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Croisière Costa Magica "Civilisations antiques" du 11 au 21 mai 2012 English translation pending
by Baby42 · 2012-03-08 · 181 replies
croisière départ marseille "civilisations antiques" sur le Magica réservation cabine avec balcon pont 10 ....B5

Nous allons effectuer ave mon épouse notre première croisière, et je souhaite trouver des informations qui me manquent et incomprises également. Peut-on utiliser son téléphone portable librement et est-ce obligatoire pour ceci d'utiliser (et acquérir) une "puce" remise par costa ? et à quel tarif ?

Pour les excusions est-il préférable d'effectuer la réservation sur internet ou attendre d'être sur le bateau ?

merci pour les personnes nous donnant quelques informations.🙂
Itinéraire de quinze jours en Floride: votre avis? English translation pending
by Losca14 · 2012-02-20 · 11 replies
Bonsoir🙂, je lis depuis un certain temps les nombreux messages du forum pour préparer le voyage que nous nous offrons pour nos 40 ans avec nos 3 enfants(12,10et 7ans) .Nous ne sommes pas de grands voyageurs et ce sera le premier voyage que j'organiserai sans passer par une agence de voyage. Nous partons donc 15 jours au moment des vacances de la toussaint en Floride. Voici l'itinéraire auquel j'ai pensé JOUR1:paris miami récupération de la voiture arrivée hôtel et dodo. JOUR2:visite de South beach ballade plage JOUR3:visite rapide de downtown avec tour en métro , bayside marketplace et tour en bateau. jour4:départ miami pour les everglades arrêt à Shark valley ballade en vélo mais là je vois mal le dernier faire les 24 km en vélo mais mon mari y tient absolument ...début d'am départ pour everglades city pour un tour en airboat et soir hôtel à Naples? JOUR5:outlet et musée edison nuit fort myers JOUR6:Sanibel island avec si possible tour en bateau nuit fort myers JOUR 7:myakka river state park bateau le matin canopy walk début am fin d'am plage siesta key pour la nuit on reste sur sarasota ou on retourne sur fort myers? JOUR 8:plage le matin puis départ ORLANDO JOUR9 àJOUR13 Orlando on veut faire seaworld, discovery cove , universal studio , island of adventure et animal kingdom .Un jour par parc. JOUR14:matin libre ou ballade en vélo à orange city je crois puis départ en début d'am pour fort lauderdale où on dort JOUR 15:matin jusqu'au début d'am plage visite fort lauderdale puis aéroport et retour voiture vol le soir. Voilà pour l'instant le seul impératif c'est le vol arrivée et départ Miami c'est déjà réservé . Mes interrogations viennent surtout des hôtels et du programme entre Miami et Orlando. Pour les hôtels pensez-vous que c'est le moment de réserver ou mieux vaut-il attendre un peu pour profiter de promo car j'ai cru comprendre que c'est une période de l'année pas très fréquentée en Floride. Pour les hôtels je pense réserver en direct des sites américains , bonne idée ou pas? Pour les nuits J4 àJ7 je souhaitais rester au même hôtel sur Fort Myers mais est_ce raisonnable d'envisager de dormir le soir de J4 à Fort myers ou Naples est bien plus envisageable? Enfin pour Orlando j'ai repéré des hôtels très bien sur Kissimee mais je me dis qu'on serait peut-être mieux sur international drive surtout si on veut sortir le soir (outlet, peut-être cirque du soleil) et d'un autre côté je me dis que Kissimee doit être plus calme🤪 Bon je pense que c'est assez pour un premier message , j'aurai encore sûrement plein d'autres questions!!! Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider.😉
Partager un bateau en juin pour les îles Raja Ampat (Indonésie) English translation pending
by Canadianchou · 2012-02-13 · 6 replies
Salut à tous, Nous prévoyons d'aller aux iles Raja Ampat pour une semaine au mois de juin 2012. un des coins de paradis en Indonésie !!

Comme vous avez vu sur internet, les hôtels sont hors de prix et les chambres chez l'habitant très rustiques... Alors on a trouvé une autre solution sur un forum: prendre un bateau traditionnel de pêche and faire "une croisière" dans les îles du nord et du sud !

Le voyage dans cet archipel a l'air spectaculaire. Un guide local, appelé Deni, propose de visiter les iles avec les locaux. Il travaille aussi pour le Kri Eco Lodge.

L'itinéraire est sur son site web : www.rajaampatadventures.com et vous pouvez voir des albums photos sur sa page facebook : Deni Rajaampat

Parfois on dort sur le bateau, parfois on campe dans une tente sur des îles inhabitées. On fait du snorkelling, on pêche, on marche voir des chutes, on grimpe en haut des collines pour avoir une vue de folie... on visite aussi des villages pour découvrir l'art papou.

Comme le bateau prend minimum 3 personnes à bord, on a besoin de trouver d'autres aventuriers pour se joindre à nous !!!

On est un jeune couple (26 ans) et on vient de Paris & Montréal. On adore les nouvelles expériences, camper, faire du sport, plonger... etc !

Notre voyage est prévu du dimanche 17 juin au dimanche 24 juin 2012.

Apparemment, les locaux sont des skippers excellents. Ils ont du nouveau matériel de camping, et l'équipage installe un joli camp (et feu de camp) chaque soir. On doit juste apporter un drap et des chaussures de marche. Le prix est de 7 millions de rupiahs par personne (environ 580€) for une semaine tout inclus. Cela comprend le bateau, les nuits (avec matelas dans les tentes), 3 repas par jour (préparés par un chef dédié), le taxi depuis & vers l'aéroport. Le prix ne comprend pas le permis "Raja Ampat Marine Park Entry" qui est obligatoire et payable à l'aéroport (500 000 rupiahs). Certes, c'est un budget... mais ça reste moins cher qu'une semaine dans les autres hôtels (environ 1200€ dans les lodges).

Comme on rêve de faire ce voyage (sur un bateau, à l'aventure, avec un "petit" budget), on poste l'information dans différents forums en espérant trouver d'autres matelots !!

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou bien de contacter directement le guide Deni (adresse mail sur son site web)

En espérant voyager avec vous prochainement :) Laurence & David
Bateau de croisières Costa neoRomantica: le grand secret? English translation pending
by PAP86 · 2012-02-05 · 211 replies
hello tous !

Même si je ne suis plus concerné, sauf miracle, mais je crois que Costa ne sait plus faire de miracles, par ce bateau, et devant le total "silence-radio" le concernant depuis la mi-janvier, alors que Costa multipliait jusqu'alors photos du chantier et promesses dithyrambiques, j'aurais aimé que Costa,

AVANT LE 7 FEVRIER,

torde le cou à deux rumeurs lues ici ou là :

- ils ont "ajouté" des balcons sur les côtés (comme ceux qui existent sur le projet initial) - ils ont "ajouté des lits (plus de cabines avec 3ème / 4ème lit) pour rajouter des passagers.

sachant que ce bateau devait avoir, selon les dernières données, et derniers plans publiés, et toutes les photos virtuelles et maquettes :

- 86 cabines balcon dont 60 "sur les côtés" et 26 "en haut", et 24 suites balcon, 46 cabines samsara balcon et 4 suites samsara balcon, soit un total de 160 balcons

- 1800 lits (pas UN de plus !) dont 222 en "lits supplémentaires" dans certaines des 789 cabines.

On ne dira pas que je n'ai pas posé la question, tant sur le blog Costa, que sur la page Facebook Costa...

Mais on nous joue "Le silence de la mer"...

"je vous souhaite une bonne nuit"... 😉
Costa Concordia: l'enquête English translation pending
by Mookat · 2012-01-22 · 759 replies
J'ai pensé qu'il serait bien de créer un fil consacré exclusivement aux derniers développements de l’enquête concernant le naufrage du Costa Concordia dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012 :

Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.

Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur. Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.

Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite». Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.

Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus? Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.

Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
Hôtel Biyadhoo au Maldives? English translation pending
by Phoenixjc · 2011-12-21 · 10 replies
Nous avons trouvé sur opodo un tarif particulièrement intéressant pour les maldives en janvier à l'hotel biyadhoo. Quelqu'un parmi vous pourrait il nous donner des infos sur cet hotel?😉
Trois semaines au Sri Lanka en début d'année English translation pending
by Breguet · 2011-10-06 · 10 replies
A notre tour de vous faire profiter de notre voyage au Sri Lanka LE DEROULEMENT DE NOS TROIS SEMAINES :

Ven 31 : Vol Paris – Colombo via Dubai avec Emirats Sam 01 : Négombo au nord de Colombo Dim 02 : Négombo – Anuradhapura – Mihintalé - Anuradhapura Lun 03 : Anuradhapura Mar 04 : Anuradhapura – excursion (Sassurewa-Aukana-Ritigala) - Polonnaruwa Mer 05 : Polonnaruwa Jeu 06 : Sigiriya – Dambulla - Sigiriya Ven 07 : Sigiriya - Kandy Sam 08 : Kandy Dim 09 : Kandy Lun 10 : Kandy – Galle via Colombo Mar 11 : Galle Mer 12 : Tangalle via Matara Jeu 13 : Tissamaharama Ven 14 : Parc de Yala - Ella Sam 15 : Ella Dim 16 : Haputale Lun 17 : Haputale – Horton Plains + trek (aller/retour Haputale-Idalgashina) Mar 18 : Haputale – Lipton Seat - Dambatène Mer 19 : Dalhousie Jeu 20 : Dalhousie – Ascension de l’Adam’s Peak Ven 21 : Dalhousie – Kandy - Négombo

LE SRI LANKA Je suis un petit écrin de verdure naturelle en forme de goutte d’eau niché dans l’océan Indien à l’est de l’Inde du Sud où l’on peut y voir de magnifiques champs de thé à flanc de collines dans la région d’Haputalé notamment, et où il est possible d’apercevoir des animaux dans leur milieu naturel et dont la végétation est encore omniprésente. Vous pourrez partager avec moi un peu de mon histoire dans la région du Triangle Culturel. Je vous offre aussi quelques coins de paradis au bord de l’océan Indien telle que Unawatuna, Mirissa et bien d’autre. Comme vous l’aurait compris, il y en a pour tous les goûts sur ma petite île. Mes habitants seront ravis de vous accueillir et de vous venir en aide en cas de besoin. A très bientôt donc….Mais avant je vais vous raconter l’origine de mon nom et vous donner quelques mots clé pour mieux me comprendre : Jusqu’en 1972, je m’appelai Ceylan et depuis on m’a redonné mon nom d’origine et à votre avis pourquoi ?!... Pour les Cinghalais (1), je me nommais Lanka (à l’origine ce nom était cité dans le livre sacré Ramayana) et Ilankai pour les Tamouls (2). A l’époque des romains, je m’appelais l’île de Taprobane puis au VIIIe siècle à l’arrivée des négociants arabes, on parlera de moi sous le nom de Serendib (île des joyaux en arabes). Vers 1505, nous vîmes débarquer les Portugais, qui transformèrent le nom de Sinhala-Dvipa (île des Cinghalais) en Ceilao et pour finir vers 1602, c’est les Hollandais qui allaient me donner le nom de Ceylan et pour les Britaniques se sera Ceylon. Depuis 1972, on me redonna mon joli nom de Lanka auquel on accolera « Sri » qui signifie en Cinghalais « resplendissant ». Et voilà, maintenant vous savez tout, enfin presque sur l’origine de mon nom. (1) Les Cinghalais : désigne une des communautés de l’île, ils ont leurs langues et leurs religion (bouddhistes) et ils représente 74 % de la population.

(2) Les Tamouls : autre communauté présente sur l’île. Ils sont de confession Hindou. On distingue deux groupes de Tamouls séparés par la géographie, l’histoire et les castes. Les Tamouls de Jaffna qui se trouvent dans le nord de l’île qui descendent des Tamouls de l’Inde du Sud et les Tamouls des « plantations » amenés d’Inde au XIXe siècle par les Anglais pour travailler dans les plantations de thé. Maintenant, passons au côté pratique de ma présentation pour passer je l’espère un merveilleux voyage. BUDGET : La monnaie locale est la roupie Sri Lankaise (Rs) Le cours actuel 1.00 € = 144 RS, 1.00 dollar = 110 RS Dépenses sur place : Nous avons dépensé 1050.00 € et 100.00 dollars. Nous avons changé à l’aéroport au guichet Thomas Cook avec une commission 500 euros. Quelques prix : Une bouteille d’eau : 50 Rs à 70 Rs Une bière en bouteille (Lion) : 170 Rs – 260 Rs Un ticket de bus aéroport – Négombo : 20 Rs Une course en tuk tuk Négombo – aéroport après 22h00 : 500 Rs GUIDES ET INFOS : Lonely Planet, 2009 : toujours intéressant pour s’inspirer des parcours. Petit futé, 2008 peu utile. Un petit conseil, il est bon de laisser les guides dans son sac et de faire confiance aux locaux qui seront plus à même de vous renseigner. VISA : Pour les ressortissants Français, pas besoin de visa, on vous apposera un tampon sur votre passeport à votre arrivée à l’aéroport valable 30 jours. Si vous souhaitez rester plus temps, sachez qu’il est possible de prolonger votre visa au Department of Immigration and Emigration Sri Lanka à Colombo dans le quartier du Fort.

TRANSPORTS :

1- Vol A/R Paris –Colombo via Dubai/Colombo – Trivandrum/Madras –Paris via Dubai : compagnie Emirats avec A380 sur Paris – Dubai et Dubai – Paris acheté sur le site d’Emirats pour un coût de 931 Î par personne. 2 – Aéroport – Négombo en bus 20 Rs/pers : Prendre la navette situé sur la gauche à la sortie de l’aéroport (n’hésitez pas à demander si vous êtes un peu perdu) pour sortir de l’aéroport (gratuite) qui vous emmène à la station de bus qui dessert Négombo. Tuk Tuk gare routière – quartier des hôtels : 200 Rs 3 – Négombo – Anuradhapura : Hôtel – gare routière en tuk tuk 200 Rs Bus Négombo – Kurunegala 360 Rs à 2 + 1 place pour les sacs Bus Kurunegala – Anuradhapura 107 Rs/pers Tuk tuk nouvelle station de bus Anuradhapura – hôtel 100 Rs 4 – Excursion Mihintalé : Aller/retour en tuk tuk attente comprise (11 km d’Anuradhapura) 1 300 Rs 5 – Anuradhapura : Hôtel – musée (entrée du site) en tuk tuk 200 Rs Vélo pour la balade dans le site pour la journée 600 Rs à 2 Tuk tuk pour se déplacer 350 Rs 6 – Excursion Aukana – Sassurewa – Ritigala à partir de Kekirawa : Bus pour Kekirawa 50 Rs/pers Tuk tuk loué pour l’excursion aller/retour 4 000 Rs Bus Kekirawa – Polonnaruwa 70 Rs/pers Tuk tuk gare routière – hôtel 70 Rs 7 - Polonnaruwa : Vélo loué à la journée 200 Rs/pers 8 - Polonnaruwa – Sigiriya + visite Dambulla : Tuk tuk hôtel – gare routière 400 Rs Bus Polonnaruwa – Sigiriya jonction 60 Rs/pers Bus Sigiriya jonction – Sigiriya 20 Rs Bus Sigiriya – Dambulla (A/R) 100 Rs à 2 9 - Sigiriya – Kandy : Tuk Tuk Sighirya – Dambula 250 Rs Bus Dambulla – Kandy 148 Rs arrondi à 150 Rs Tuk Tuk gare routière Kandy – Hôtel 400 Rs Tuk tuk centre ville – hôtel 200 Rs 10 - Excursion aux environs de Kandy : Bus pour le jardin botanique 12 Rs/pers Bus pour le temple de Gadaladeniya 15 Rs/pers Tuk tuk pour le temple Embekka Devale – Galuwa 200 Rs Bus Galuwa – Kandy 20 Rs/pers Tuk tuk pour l’hôtel 300 Rs 11 – Kandy – Galle via Colombo : Tuk tuk hotel – gare routière 200 Rs Bus Air Conditionné pour Colombo 230 Rs/pers Bus Colombo – Galle 160 Rs/pers Tuk tuk gare routière – hôtel 200 Rs Tuk tuk course en ville 50 Rs 12 – Galle – Tangalle via Matara : Tuk tuk hôtel gare routière – hôtel 100 Rs Bus Galle – Matara 48 Rs/pers Bus Matara – Tangalle 43 Rs/pers Tuk tuk gare routière – hôtel 200 Rs Passage en barque dans la mangrove 30 Rs 13 – Tangalle – Tissamaharama : Bus Tangalle – Tissa 75 Rs/pers Tuk tuk gare routière – hôtel 100 Rs, dans le sens inverse 200 Rs (une commission a été prise par l’hôtel) 14 – Tissamaharama – Ella : Tuk tuk hôtel – Pannagamuwa 300 Rs Bus Pannagamuwa – Wellawaya 60 Rs/pers Bus Wellawaya – Ella 45 Rs/pers 15 – Ella – Haputale : Train 25 Rs/pers 16 – Excursion à Buduruwagala : Bus Haputale – Wellawaya 67 Rs/pers à l’aller et 70 Rs/pers au retour Tuk tuk Wellawaya – Buduruwagala (A/R+temps d’attente) 500 Rs 17 – Excursion à Horton Plains : Chauffeur pris à l’hôtel (5h30 – 12h15) 3 000 Rs 18 – Excursion à Lipton Seat : Pris par l’intermédiaire de l’hôtel, tuk tuk hôtel – Lipton Seat 900 Rs Bus retour Dambatène – Haputale 20 Rs/pers 19 – Haputale – Dalhousie (Adam’s Peak) : Train Haputale – Hatton 70 Rs/pers Minibus de l’hôtel Achinica Hatton – Dalhousie VOIR NOTES 20 – Dalhousie – Négombo : Bus Dalhousie – Hatton 55 Rs/pers Tuk tuk gare routière – gare Hatton 60 Rs Train Hatton – Kandy 70 Rs/pers Bus Kandy – Négombo 55 Rs/pers 21 – Négombo : Tuk tuk gare routière – resto où on a laissé nos bagages 150 Rs Tuk tuk resto – resto Sea food (où on a diné) retrouvé le prix Tuk tuk Lewis place – hôtel (où on a laissé les sacs) 250 Rs Tuk tuk Négombo – aéroport après 22h00 500 Rs Remarque : Les déplacements en bus peuvent se révéler très éprouvant dû en partie au long trajet par rapport à la distance parcourue et bien sûr la fréquentation où il peut arriver que vous voyager debout pendant des heures le nez collé à l’aisselle de votre voisin… Les bagages aussi par manque de place peuvent vite devenir un vrai problème, bien souvent on nous place devant (place du mort) avec nos bagages, un petit supplément en plus correspondant au prix d’une place en général.

HEBERGEMENTS : 1 – Négombo : Chez MAURIN 850 Rs la double sans petit déj ©© Non citée dans les guides, eau froide, propre sans prétention mais pour une nuit ça suffit, moins cher que ses voisins. 2 – Anuradhapura : MILANO 2 700 Rs la double pour 2 nuits sans le petit déj ©© Loin du site mais au calme, propre avec eau chaude. Le personnel passe refaire la chambre si vous restez plusieurs jours. 3 – Polonnaruwa : HOTEL DEVI 2 300 Rs (1ère nuit) + 2 290 Rs (2ème nuit) avec repas du soir (rice and curry) ©© Propre, joli cadre avec petit cour intérieure, accueil commercial 4 – Sigiriya : FLOWER INN 3 740 Rs avec taxe de 10 % + repas du soir ©©© Situé tout près du site, il y a l’arrêt de bus pour Dambulla situé devant la guesthouse. Très bon accueil, cadre sympas, chambre propre et spacieuse et excellente cuisine copieuse 5 – Kandy : MC LEOD 11 650 Rs pour 3 nuits + 2 repas + 3 petit déj ©©© Cité dans le LP, chambre sans vue mais correcte avec eau chaude (appréciable), propre, très bon accueil, serviable. Terrasse avec vue sur le temple et le lac 6 – Galle : LE FRANGIPANI 2 800 Rs la double pour une nuit ©© Cité dans le LP, propre, pas de fenêtre, eau chaude, spacieuse, possibilité de faire laver son linge 7 – Tangalle : GANESH GARDEN 8 684 Rs pour 1 nuit + 2 repas + le petit déj Très cher, ils acceptent la CB, nourriture continentale Cité dans le LP, ambiance Club Med, possibilité d’avoir un bungalow, eau froide, accueil commercial. On n’a pas aimé 8 – Tissa : TRAVELLER’S HOME 4 350 Rs repas + nuit ©©© Lieu sympas cité dans le LP, très bon accueil, possibilité de prendre ses repas sur place, organise des safaris dans le parc de Yala à prix intéressant 9 – Ella : RAWANA 6 385 Rs repas + petit déj +nuits (2) ©© Cité dans le LP, joli cadre et belle vue, chambre spacieuse avec eau chaude (appréciable on est en montagne) mais très humide avec balcon. 10 – Haputale : SRI LAKE VIEW 9 125 Rs Cité dans le LP mais en fait il s’agit d’un hôtel pour groupes. Nous avons logés dans les bâtiments en travaux, la 1ère chambre où on a logé est en fait pour les ouvriers ( ???) très humide, la 2ème un peu mieux est moins humide elle est situé dans le coin au bout du balcon. En revanche, le patron est de bons conseils 11 – Dalhousie (Adam’s Peak) : ACHINICA 1 850 Rs C’est le patron qui nous a pris à la gare d’Hatton. Cher pour le rapport qualité/prix et la nourriture n’est pas excellente. On n’a pas aimé et on a changé d’hôtel pour la seconde nuit. GREEN HOUSE 3 300 Rs avec 2 petit déj + 1 nuit + repas du soir + bains aux herbes. ©©© Citée dans le LP, charmante petite guesthouse, vous aurez sûrement l’occasion de croiser la route de Brenda (elle travaille pour la guesthouse) à la descente du bus ou dans la rue principale. Cadre idéal, très bon accueil, chambre un peu petite avec les douches à l’extérieur mais avec eau chaude. Bon endroit pour décompresser après l’ascension d’Adam’s Peak. Propose des bains aux plantes à commander à l’avance.

RESTAURANTS : La cuisine Sri Lankaise est assez variée dans les saveurs, mais le RICE and CURRY revient souvent avec des saveurs sucrées – salées selon la saison, super épicée, rôtis (le matin) ou beignets aux légumes entre autre. On trouve des HOPPERS (sorte de fine crêpe) à déguster avec un œuf au plat, simple mais excellent, également le STRING HOPPER (au petit déj) : il s’agit de nouilles chinoises avec des pommes de terre et des oignons au curry pas mauvais. Ils servent souvent les repas froids, parfois vous attendez un peu pensant que l’on va vous apporter votre plat tout chaud mais non…..Autre petit plaisir sucré cette le WATTAPALAM, il s’agit d’une crème au lait de coco, divin à déguster frais. Au marché Hollandais à Galle, vous aurez l’occasion de voir les légumes qui composent votre curry…étonnant de couleurs…. 1 – Négombo : RIWINI 2 440 Rs Cité dans le LP, service très long et repas pas terrible 2 – Anuradhapura : LA CASSEROLE 3 150 Rs pour 2 repas pour 2 soirs Cité dans le LP, cuisine chinoise pas terrible mais situé pas très loin de l’hôtel 3 – Polonnaruwa : Repas pris à l’hôtel les 2 soirs : rice and curry + bières pas varié mais correct 4 – Sigiriya : Repas pris à l’hôtel, copieux et excellent. 5 – Kandy : OLD EMPIRE 1 263 Rs Cité dans le LP, cuisine simple mais correcte. Les 2 autres soirs, on a pris les repas à l’hôtel, correct mais pas variés (rice and curry). 6 – Galle : MAMA ‘S 3 050Rs Cité dans le LP, très bon repas, cher on paie le cadre et la réputation des lieux. 2ème soir, on a dîné dans une gargote dans la ville nouvelle, au menu : hopper avec œuf au plat et curry simple, très bon et pas cher 600 Rs. 7 – Tangalle : Repas pris à l’hôtel, correct. En même temps, on n’a pas trop le choix car l’hôtel est situé un peu loin du centre ville. 8 – Tissamaharama : ROYAL RESTAURANT 1 190 Rs Cité dans le LP, bof ça dépanne. L’hôtel nous a fourni un petit pique nique pour le petit déj le jour du safari. 9 – Ella : Repas pris à l’hôtel, très bon et copieux. 10 – Haputale : Repas pris à l’hôtel mais pas terrible. 11 – Dalhousie : Repas pris dans un resto au « centre ville » 2ème soir, on a pris le repas à la guesthouse, correct. 12 – Négombo : SEA FOODS Situé sur Lewis Place dans le quartier des hôtels, bon repas. Le 1er janvier, nous avons décidé de nous poser à Négombo qui se situe près de l’aéroport. Au programme : repos et détente pour nous remettre de l’année écoulée et affronter les 7 semaines à venir.

LE TRIANGLE CULTUREL Si on compte visiter plusieurs sites dans cette zone, il est préférable d’acheter le pass TRIANGLE CULTUREL (50$/pers). Nous l’avons acheté à Anuradhapura au musée. Mihintalé : Hors pass culturel (500 Rs/pers). Arrivés en fin de matinée à Anuradhapura, on a décidé de consacrer l’après-midi au site Mihintalé situé à une demi-heure de là en tuk tuk. Nous avons beaucoup aimé déambuler dans ce site perdu en pleine jungle accompagné bien souvent par les singes à l’affût de toute nourriture. Surtout ne louper pas le point ET VIHARA qui domine tout le site. Nous avons eu la chance d’assister à la formation d’un arc-en-ciel qui encerclé la pagode Ambasthale…magique !!!.... Anuradhapura : Pour visiter le site, nous avons loué des vélos dans un hôtel (le Tissawewa Rest House) pour la journée (prix indiqué dans la rubrique transports). Non loin de là se trouve l’entrée du musée où vous pouvez acheter votre billet ou votre pass. Contrairement à Polonna qui est une cité figée dans le temps, le site d’Anuradhapura reste quant à lui très vivant et fréquenté par beaucoup de bouddhistes qui se retrouvent autour de l’arbre sacré de la bodhi (Sri Maha Bodhi). Le site est vraiment de toute beauté situé dans une luxuriante végétation où l’on peut entendre le bruit des oiseaux, voir des singes et autres animaux. Aukana, Sasurewa et Ritigala : Les 2 premiers sites sont payants et Ritigala est compris dans le pass. A la base, nous souhaitions rejoindre Polonnaruwa en taxi en visitant ses 3 sites dans la journée, vu les prix pratiqués nous y avons très vite renoncé (entre 12 000 Rs et 18 000 Rs). Nous optons pour une autre option : on se rend en bus jusqu’à Kekirawa et de là on a loué les services d’un tuk tuk pour visiter les 3 sites. Nous commençons la visite par le site d’Aukana où se trouve un grand bouddha taillé dans la roche. Nous poursuivons notre route jalonnée de rizière pour aller visiter le site de Sassurewa où l’on a droit à une visite guidée des lieux commentée par le responsable du monastère. Le site est composé d’une grotte avec des bouddhas ainsi qu’un bouddha taillé dans la roche et des peintures rupestres. Avec beaucoup de mal, nous retrouvons notre chemin pour nous rendre à Ritigala. Ce site ne présente pas un intérêt majeur si ce n’est la balade en forêt qui ne présente aucun danger (aucune chance de voir des éléphants hormis sur les panneaux !!!). Polonnaruwa : Inclus dans le pass. Le site est beaucoup plus riche en vestiges (vatadages bien conservés, bouddhas couchés, dagobas…) et fait penser à un musée à ciel ouvert. Une bonne journée de vélo nous est nécessaire pour visiter le site entrecoupée d’averses. Ce qui nous a permis de discuter sport avec les Sri Lankais. Le bon côté des choses de la pluie est que l’on ne se brûle pas les pieds lors des visites. Ne pas louper le petit musée archéologique ça vaut le coup d’œil. Sigiriya – Dambulla : Nous avons opté pour Sigiriya comme point de chute non loin du rocher accessible à pieds en 5 minutes. En fin de matinée, nous prenons le bus en face de la guesthouse pour aller à Dambulla (hors pass). Il nous faudra marcher environ 10 minutes après le terminus du bus pour arriver au site. Notre première impression à notre arrivée sur le site nous laisse un goût de « j’ai envie de repartir d’ici » à cause de l’énorme bouddha trop kitch. Au bout d’une demi-heure de grimpette (sous la pluie) nous arrivons enfin à une succession de grottes (5 au total) qui contiennent chacune différentes représentations de bouddhas ainsi que des peintures rupestres. Il y a une sorte de mélange de divinités Hindoues et bouddhistes. Au final, ce site reste intéressant malgré l’omniprésence des touristes, Russes notamment. Nous nous sommes levés tôt (6h00) pour grimper en haut du rocher de Sigiriya. Le site ouvre à 7h00, à cette heure là aucun touristes mais beaucoup de chiens qui vous suivent tout le temps. Passés l’entrée, on se balade dans des jardins en accédant tranquillement au rocher qui se grimpe assez facilement. Attention, les « demoiselles » se visitent à partir de 8h00. Malheureusement, une fois au sommet la brume a recouvert tous les alentours. Pas de vue magique. Un peu déçus…mais nous avons quand même appréciés le site©©©. Conclusion : Sachez qu’il est possible de relier les principaux sites du triangle culturel en transports en commun, il n’est pas nécessaire de louer une voiture avec chauffeur. Il faut bien sûr un peu plus de temps. On a mis 6 jours pour réaliser notre périple. Notre seul petit regret est de ne pas avoir visité le vatadage de Mandalagiri Vihara situé au nord de Polonnaruwa (inclus dans le pass). La beauté des sites conjuguée avec la nature environnante dégage une atmosphère très agréable. Même si vous ne souhaiter pas passer beaucoup de temps dans le triangle culturel nous vous conseillons au moins Anuradhapura, Polonnaruwa et Sigiriya.

LA MONTAGNE, PARC DE YALA + la côte sud

1er jour : Kandy : Nous attrapons le bus pour Kandy, alors que nous pensions voyager debout pendant 3 heures, soudain un bruit sourd se fait entendre BOUM …. Une chance pour nous le bus tombe en panne… nous voilà entrain de faire la queue parmi les Sri Lankais pour nous faire rembourser nos tickets de bus. Le bus suivant fut pris d’assaut par nos compagnons de route, nous devons attendre un second bus archi bondé aussi pour enfin arriver au pays de Kandy. Nous avons eu l’impression d’une ville bruyante et gigantesque. Très vite on décide de prendre un tuk tuk pour nous installer dans une pension situé à flanc de colline loin de l’agitation du centre ville, avec vue sur le lac et le Temple de la Dent. Finalement, nous finirons par apprivoiser cette petite ville avec ses charmes coloniaux, son lac…Nous filons visiter le Temple de la Dent (hors pass culturel 1 000 Rs/pers). Nous participons à la puja durant laquelle on peut apercevoir le FAMEUX reliquaire de la dent de Bouddha… Cette célébration donne lieu à un impressionnant rassemblement de pèlerins, d’où se dégage une grande ferveur religieuse accompagnée par la musique lancinante des joueurs de tambours Kandyen. 2ème jour : Kandy : Nous profitons du début de matinée pour nous immerger dans la ville sacrée. Notre balade nous conduit à prendre le bus (652) pour le jardin royal botanique situé à 6 km de Kandy. L’entrée est de 1 100 Rs/pers (10$). Durant notre visite on a pu découvrir des arbres « dansant », des chauves souris par centaine, un magnifique figuier de Java et plusieurs espèces d’arbres exotiques que les botanistes en herbe se feront un plaisir de découvrir, tout ceci en compagnie de jeunes couples Sri Lankais. Il est également possible de voir des jardins d’orchidées et des jardins d’épices. Nous consacrons l’après-midi à une randonnée dans la campagne des environs de Kandy avec ses rizières et ses petits villages. Cette balade nous conduira à la visite de 3 temples hindo-bouddhiques du XIVe siècle (Embekka Devale, Lankatilake et Gadaladeniya). Malheureusement, la fin de journée (vers 16h00), se terminera par des trombes d’eau qui s’abattent sur la région et qui ne cesseront que le lendemain vers 18h00. 3ème jour : Kandy : Nous nous sommes couchés avec la pluie et oh surprise on se réveille avec….la pluie !!! Heureusement qu’on avait pris un bon hôtel avec une jolie vue (sur le lac et le temple de la Dent), cela nous a permis de nous détendre, au programme : lecture et discussion avec les autres voyageurs. En milieu d’après-midi, on décide de braver la pluie en nous rendant au spectacle de danseurs Kandiens. Notre choix s’est porté sur le Kandyan Art Association situé juste à côté du temple de la Dent. Le spectacle dure environ 1heure où l’on peut y voir de beaux costumes, de bons danseurs et danseuses ainsi que de bons percussionnistes, le tout est très coloré et il y a un beau final. Vu la météo médiocre, nous décidons au final de ne pas rejoindre la montagne mais de filer sur la côté sud, plus exactement à Galle. 1er jour Galle (prononcé Gaule) : Après 6h00 passées dans le bus avec un changement rapide à Colombo, nous arrivons enfin à Galle un peu épuisés… Certes, la pluie a cessée mais le soleil n’est toujours au rendez-vous !!! Ce qui ne nous empêchera pas d’apprécier notre petite balade sur les remparts. L’intérieur du Fort de Galle (classé au patrimoine mondial) dégage une atmosphère de cité Européenne héritée du passé colonial Néerlandais et Portugais. Notre promenade nous a mené au 22 rue de l’Hôpital où a séjourné Nicolas Bouvier (son livre « Poisson Scorpion »), qui a l’air aujourd’hui laissé à l’abandon. 2ème jour Galle : Après avoir pris un bon petit déjeuner Sri Lankais, nous voilà fin prêt pour arpenter la ville nouvelle située en dehors du fort avec au programme la visite du marché Hollandais vieux de 300 ans et très coloré, pour ensuite faire une balade au bord de l’océan Indien et voir la rentrée des pêcheurs et la vente à la criée. Toute cette matinée finie par nous donner bien soif … on finit par croiser la route d’un vendeur ambulant de noix de coco à vélo. Petite démonstration : en un tour de main, muni de sa machette, il vous décapite la noix de coco, y plonge une paille et le tour est joué et bien sûr le tout pour une poignée de roupies. Une fois bue, notre vendeur toujours muni de sa machette se met à éventrer la noix de coco afin que l’on puisse manger l’intérieur de celle-ci avec une cuillère faite maison (il s’agit d’une partie de la coque). Hum…tout ceci est bien bon, miam, miam !!! Dans l’après-midi, nous retournons nous imprégner de l’atmosphère si particulière du fort de Galle. Et pour clôturer cette belle journée, on n’a pas pu résister à un petit hopper, c’est si simple mais si bon !!! Tangalle : Nous ne garderons pas un grand souvenir de notre séjour à Tangalle, est-ce dû au mauvais temps ? Est-ce dû à l’impossibilité de nous baigner car l’océan était très agité ? Bref à part nous balader sur la plage et un peu dans la mangrove, la seule activité de la journée sera de nous détendre dans un hamac. Est-ce qu’avec un magnifique beau temps le site nous aurait plus ?!... On ne le sera jamais. Tissamaharama : Enfin !!!!...nos premiers rayons de soleil. A ne pas rater : la balade autour du lac…splendide !!! Est-ce dû à la pluie de ces jours passés, en tout cas la magie opère, un paysage digne d’un décor de carte postale. Nous regrettons qu’une seule chose ne pas avoir pu assister au coucher du soleil sur le lac. Eh oui, nous avons croisé la route d’un jeune Sri Lankaise qui nous a invité chez elle. Au début tout se passe bien on boit le thé, on discute. On décide d’accompagner la jeune fille et sa mère au temple, où elles vont prier. Nous passons un bon moment, on les raccompagne chez elle, et là patatras, la jeune fille finit par nous demander de l’argent en prétextant qu’elle fait des études et que cela lui revient très cher. Bref, nous avons été très déçus et plutôt méfiant par la suite même si nous avons trouvé que dans la région montagneuse les locaux sont encore plus chaleureux, dénués d’arrière pensée. Le soir, nous avons organisé notre safari au Parc de Yala par le biais de notre hôtel, il nous en coûtera 4 500 Rs/pers (jeep+chauffeur+entrée du parc compris) la demi journée. Le Parc de Yala : Nous voilà parti pour une demie journée de safari, nous partons à 5h00 matin en compagnie de 2 Chinoises et 1 Canadienne. De Tissa, il faut compter 1 heure de route pour arriver à l’entrée du Parc pour le sunrise (lever du soleil). Peut-être avons-nous eu beaucoup de chance, en tout cas c’est l’avis du chauffeur, mais durant ce safari nous avons pu observer beaucoup d’oiseaux, de buffles, des daims, quelques mangoustes et iguanes, des crocodiles, des singes…peut-être en oublions nous ! Nous avons pu également voir maman éléphant et son petit qui la suivait bien sagement, quel spectacle ! Et bien sûr nous avons pu apercevoir par 3 fois Mr le léopard donc une fois posée nonchalamment dans un arbre. Malheureusement nous n’étions pas tout seul. De plus, le parc ressemble à un petit coin de paradis avec son mélange de forêt assez dense, ses plaines herbeuses et ses points d’eau où l’on peut apercevoir des crocos à la gueule grande ouverte ! Le cahotement de la jeep, nous fera apprécier la petite pause au bord de l’océan Indien à l’intérieur du Parc. Notre retour à la guesthouse se fera dans la joie et la bonne humeur avec en mémoire des souvenirs inoubliables. Après un rapide déjeuner, nous nous mettons en route pour la montagne en direction d’Ella avec cette fois ci on l’espère du soleil !!! Il nous faudra 3heures pour arriver à Ella, tout le long du trajet nous aurons le loisir d’admirer de superbes paysages très variés. Ella : Enfin, nous apercevons nos premières plantations de thé à flanc de collines mais le soleil a toujours du mal à faire son apparition. Après le petit déjeuner, départ pour la petite randonnée à Ella Gap (faille d’Ella). La marche commence le long de la voie ferrée d’où l’on aperçoit la cascade de Rawana, très sympa. Après le pont, la rando se poursuit dans les herbes hautes (attention aux sangsues et autres petites bêtes) et enfin ça grimpe sec dans la forêt pour arriver enfin à la faille d’Ella et si comme nous vous avez de la chance que le temps soit dégagé vous aurez une jolie vue sur little Adams Peak et les alentours d’Ella. Petit conseil : ayez de bonne chaussures de marche. En redescendant sur Ella, nous ferons la connaissance d’un couple et de leur petit bonhomme (Agathe, Jeoffrey et p’tit Tom). Nous les retrouverons au restaurant lors de notre pause déjeuner, nous passerons 2 heures ensemble à faire connaissance et à parler voyage. Après tout ça, nous sommes de nouveau d’attaque pour affronter little Adams Peak qui finalement se révèlera être plus une balade qu’une randonnée. Nous sommes montés vers la fin de journée pour y admirer le coucher du soleil, malheureusement les nuages étaient aussi de la partie. Pour bien récupérer de cette journée, nous décidons de nous laisser tenter par un massage ayurvédique au « SUWAMADURA », nous passerons environ deux heures dans ce lieu, Norbert appréciera d’avantage que moi sa séance de massage. Je n’ose imaginer que c’est à cause de la jolie masseuse qui s’est occupé de lui !!! La séance débute par un massage du cuir chevelu pour ensuite se poursuivre de la tête jusqu’au pied le tout badigeonner d’huile… Nous terminerons cette belle journée, non devant le traditionnel rice and curry mais devant une bonne pizza et un bon cheeseburger…que c’est bon la cuisine occidentale !!! 1er jour Haputalé : Nous décidons de remonter sur Kandy tranquillement en prenant le train à travers la montagne en faisant un stop à Haputalé puis à Hatton. A la gare, nous retrouvons Agathe, Jeffrey et Tom ainsi que Franck, Juliette et Mélissandre rencontrés à l’hôtel à Ella et d’autres voyageurs. La gare d’Ella a un petit air british avec son chef de gare, son vendeur de tickets et ses rest rooms (salles d’attente) hommes et femmes. Le train parti avec 1h20 de retard mettra 1h00 pour relier Ella à Haputalé. De drôles de petites scènes se produisent comme par exemple en gare de Bandarawela, des gens nous passent leurs paquets et leurs enfants par la fenêtre pour réserver leur place. A peine installé, nous revoilà reparti en bus, ça devait nous manquer !! Pour aller visiter le site de Buduruwagala (bouddhas taillés dans la roche). Il nous a fallut 1h30 pour rejoindre Wellawaya avec en route la jolie cascade de Diyaluma (hautes de 171m, les 3ème plus hautes du pays) et de très beaux paysages. Une fois arrivés à Wellawaya, il nous a fallut prendre un tuk tuk pour aller jusqu’au site. Et voilà encore une belle et sympathique journée qui s’achève. Nous devons nous coucher tôt ce soir, car demain nous devons partir à 5h30 pour Horton Plains et World’s end, nous organisons cette excursion sur les bons conseils du gérant de l’hôtel Sri Lake View. 2ème jour Haputalé : Les avis divergent pour savoir si il est vraiment intéressant ou pas d’aller à Hortons Plains. Il est vrai que l’entrée du parc est assez chère et il faut avoir très beau temps pour pouvoir admirer la très belle vue à World’s End et arrivés tôt. Pour nous, toutes les conditions étaient réunies et de plus, à l’heure où nous sommes arrivés à World’s End, vers 8h30 la vue était parfaitement dégagée. Une demi heure plus tard, il était déjà trop tard… Nous vous conseillons, une fois arrivés aux indications qui sont sur le rocher prendre à gauche en effectuant le parcours dans le sens des aiguilles d’une montre (sens mini World’s end, World’s end et Baker fall). De retour vers 12h00 à Haputalé, après une petite pause nous reprenons la route pour une petite randonnée qui doit nous conduire à Idalghashinna, petit village perché à flanc de colline. Pour cela, il faut prendre la route qui mène au monastère d’Adishan et ensuite suivre la route qui serpente dans les plantations de thé. N’hésitez à demander votre chemin !!! On se retrouve dans un domaine de plantations de thé et on traverse « un village » où vivent les gens qui travaillent dans les champs de thé avec leurs familles. Une vraie ville à l’intérieur du domaine où se trouvent un dispensaire et une école utile à la vie des villageois. Cette façon d’organiser la vie des travailleurs à l’intérieur du domaine nous rappelle le familistère Gaudin dans l’Aisne. L’ascension jusqu’au village d’Idalghannissa est assez raide. Le retour vers Haputalé se fait par la voie ferrée ou bien on peut prendre le train. Nous avons choisi la première solution mais en fait la vue n’est pas grandiose. C’est plus agréable quand on est au milieu des plantations sauf en arrivant sur Haputalé où la vue est plus dégagée. Il s’agit d’une randonnée très sympathique où l’on peut avoir des contacts avec la population et profiter des belles couleurs des champs de thé. Petite précision la randonnée fait environ 20 km aller/retour. Décidemment, la montagne est un endroit vraiment très plaisant et où l’on se sent bien. Notre journée de demain commencera encore très tôt, nous devons nous rendre à Lipton Seat. 3ème jour Haputalé : Départ à 6h00 du matin en tuk tuk pour Lipton Seat, 40 minutes sont nécessaires pour arriver à l’entrée du site. Après une petite marche d’un kilomètre, nous pouvons enfin jouir d’un joli point de vue et également saluer la mémoire de Sir Lipton of course !!!... endroit idéal pour prendre son petit déjeuner so British !! Nous redescendons tranquillement vers le village de Dambatène à travers de magnifiques plantations de thé où la lumière du matin révèle à nos yeux toute une palette de couleur verte. Enfin !! au milieu des plantations nous avons la chance de rencontrer les cueilleuses de thé dont la majorité sont Tamoul, malgré des conditions de travail très dur, les cueilleuses sont toujours restées très souriantes. On a pu ainsi créer quelques liens, faire des photos, discuter un peu à propos de leur travail….. Un moment inoubliable et très agréable. A Dambatène nous voulions visiter la fabrique de thé, pas de chance ce jour là elle n’était pas en fonction. En insistant un peu, un guide nous a fait la visite dans un anglais incompréhensible. Ce fut un peu décevant car nous avions envie de découvrir le processus de fabrication du thé que l’on consomme quotidiennement chez nous le fameux LIPTON. Impossible d’acheter du thé à la fabrique mais il est possible d’en trouver à Haputalé au cybercafé cité dans le Lonely Planet. Nous sommes redescendu vers Haputalé en bus, mais c’est possible de le faire à pieds. Une très belle journée, riche en rencontres. Nous avons passés 3 merveilleux jours dans cette région.

e 6 octobre 2011 à 23:49 Demain matin, nous prenons le train direction Hatton pour ensuite rejoindre Dalhousie, base pour l’ascension de Sri Pada (Adam’s Peak).

ADAM’S PEAK 1er jour Dalhousie : Prendre le train se révèle être une vraie aventure, il faut le vivre pour le croire…c’est la cohue c’est à qui montera le premier pour avoir une place ! Durant ce voyage, Norbert tombera sous le charme d’Ichali une jeune et charmante Sri Lankaise. Le train est un bon moyen pour faire des rencontres et permet de profiter de la beauté des paysages à vitesse réduite !!! La magnifique route entre Hatton et Dalhousie contourne le lac de Maussakelle lui-même cerné par les plantations de thé. A notre arrivée à Dalhousie, les questions se bousculent dans notre tête à la vue de l’Adam’s Peak, car demain nous devons l’affronter : Vais-je arriver au sommet ? C’est haut ?!... Comment est la montée ? Est-ce vraiment difficile, d’autre l’on fait pourquoi pas nous…Bref, demain, il sera question de dissiper tous ces doutes et d’ascensionner l’Adam’s Peak, mont sacré pour les Hindous, les Musulmans, les Bouddhistes et les Chrétiens. Pour ça il faudra se lever très tôt dans la nuit pour être en haut au lever du soleil. 2ème jour Dalhousie : Ca y est c’est l’heure (1h30 du matin), il est temps de se mettre en route pour grimper tranquillement jusqu’au sommet. Il ne s’agit pas d’une course ! A cette période de l’année, de nombreux pèlerins font le déplacement. 1000 mètres de dénivelé, 5 000 marches et 3 heures plus tard nous voilà en haut!!!... Ce sommet tant redouté la veille est finalement domptable même sans entraînement particulier. Alors me direz-vous c'était comment ? Au début, très physique puis viennent ensuite les marches qui sont irrégulières et enfin la dernière ligne droite pour arriver au sommet un peu raide mais il y a des rampes pour faciliter la montée. Tout au long de l'ascension, on trouve des petites échoppes pour boire un thé ou acheter des offrandes. Bon assez disserté, on est là pour la vue avant tout... Nous découvrirons un magnifique lever de soleil avec de très belles couleurs, le tout au dessus des nuages avec cerise sur le gâteau le reflet de l'Adam's Peak dans les nuages. La foule de pèlerins et de touristes redescend quelques minutes après le lever du soleil, nous on décidera d'en profiter un peu.Après l'ascension, nous devions reprendre le bus et le train pour Kandy, mais réflexion faite nous resterons à Dalhousie pour décompresser un peu et se remettre de l'ascension. Nous nous installons au Green House, petit havre de paix...où Brenda s'occupera de nous en nous préparant un bon petit déjeuner, et nous en profiterons pour demander un bain aux herbes. Départ vers d'autres horizons :Aujourd'hui c'est retour à Négombo via Kandy, journée transports !!! Nous rejoindrons Hatton en bus puis nous prenons le train pour Kandy à 10h50 (attention il faut changer de train à Peridenya Junction). Nous finissons par trouver une place au waggon restaurant, où nous retrouverons le couple d'Italiens que nous avions rencontrés à Tissamaharama, et ce sera l'occasion d'échanger des infos sur l'Inde du Sud. Nous retrouvons l'agitation de la ville à Kandy où nous nous mettons en quête du bus pour Négombo. Départ 15h50. Le bus est bondé durant tout le trajet, il nous faudra plus de 3 heures pour regagner Négombo. Ca y est on a bouclé la boucle de ce formidable périple de 3 semaines durant lequel nous avons passé de merveilleux moments en compagnie de tout les Sri Lankais qui on croisé notre route et nous avons pu apprécier toute la richesse de l'histoire de cette magnifique île.Mais notre voyage ne s'arrête pas là, demain matin, nous embarquons vers un nouvel horizon, direction Trivandrum au Kérala en Inde du Sud où nous passerons 4 semaines.
La Province du Hainaut à l'été indien English translation pending
by Tomas3 · 2011-09-14 · 36 replies
La ville où Verlaine vécut dans une « prison » enchantée…(1)

Au-delà de Lille et de Valenciennes, à l’Est du Brabant, au Sud-Ouest de la Wallonie, se déroule le Hainaut, belle province belge, française et hollandaise par intermittence…

Si, par hasard, vous la parcourez à l’été indien, les villes et les villages enfouis dans la verdure, les autoroutes bordées de lacs et de canaux, vous procurent l’impression de traverser un Parc National…

Loin des stéréotypes du borinage et des friches industrielles, vous découvrez alors une population aimable et souriante, plus prompte à échanger une Chimay* et à vous indiquer avec le sourire une adresse de « kot »* où déposer votre « breul »*…

Le patois local n’est pas le moins drôle des détails pittoresques de votre voyage… La guide-conférencière du patrimoine ira même jusqu’à vous chanter en dialecte une chansonnette que vous pensiez bien française jusqu’alors…

On est à la fois dans un pays francophone, mais aussi dans une province qui revendique sa propre identité…

La ville qui vit naître Roland de Lassus, le prince de la polyphonie, la ville qui eut « l’honneur » d’emprisonner Verlaine pendant deux longues années, saura vous révéler des trésors de légendes et d’histoire si vous vous surprenez à vouloir la découvrir avec patience, au détour de « refuges d’abbaye » et d’auberges danoises*…

Mons, comme son nom l’indique « Bergen », est « montueuse »: il faudra gravir la rue de la Chaussée ou la rue Havre avant d’atteindre la Grand Place et les dépendances comtales…

Vous aurez l’impression, une fois la Grand Place conquise, de vivre le temps retrouvé de « Piazza Navone » ou de « plazza nationale » de pays du Sud…

Le soleil se reflète sur les pierres grises du palais du Bourgmestre ou sur le fronton de l’Opéra Royal, avec en fond musical, une vieille berceuse sur le carillon électronique…
Le pourboire (le "tip") est-il obligatoire aux Etats-Unis? English translation pending
by Tunnack · 2011-09-04 · 266 replies
Bonjour,

Je part dans 2 jours au usa, est ce qu'il est obligatoire de payer du tip partout car ca revient cher si il faut payer partout.

J'ai regarde sur internet et y pas mal de chose qui disent. Il faut payer en tip

- Resto 15% de l'adtition - Taxi - Hotel - Bar Et d'autre endroit

Car si par exemple je suis pas satisfait du service, ca me tente pas de payer un pourboire.

Lors de votre voyage au usa vous payer les tip, pourboire en plus. Si on donne pas de tip, il vont nous regarder de travers.

Merci de me dire votre avis
Afrique du Sud - Août 2011 English translation pending
by Nancy · 2011-09-02 · 15 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Après une belle expérience en Namibie en 2005 (carnet ici : clic … mais il date un peu …), nous avons eu envie de retrouver les animaux d'Afrique. Et d'y ajouter, puisque le pays s'y prête, une nouvelle expérience : celle du camping car. 2 courtes semaines dans cet immense pays. Comme toujours, on se limite énormément, préférant se donner du temps et faire la part belle à Blyde River Canyon et Kruger.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Ven 5 Août– Vol de nuit AF Paris CDG / Johannesburg Sam – Arrivée à JNB à 9h50 – Prise en main du camping car – Courses au supermarché SPAR voisin - Nuit à Benoni Dim – Botshabelo - Nuit à Sabie Lun– Mac Mac Pools – Mac Mac Falls – The Pinnacle – God's Window - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Mar – Rando dans le canyon, belle boucle depuis le camping - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Mer– Bourke's Luck Potholes – Pilgrim's Rest – Potholes bis - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Jeu – Route vers le Nord via Louis Trichardt – Mapungubwe NP pour réserver le tour du lendemain matin - Nuit au Dongola Ranch Ven – Mapungubwe NP - Nuit à Tshipise Sam– Entrée dans le Parc Kruger par Pafuri Gate – Nuit à Punda Maria Dim– Parc Kruger J2 – Nuit à Tsendze, camp satellite de Mopani Lun– Parc Kruger J3 - Nuit à Letaba Mar– Parc Kruger J4 - Nuit à Skukuza Mer – Parc Kruger J5 - Nuit à Berg en Dal Jeu – Parc Kruger J6 - Nuit à Berg en Dal Ven – Parc Kruger J7 – Sortie du Parc par Phabeni Gate - En route vers JNB - Nuit à Waterval Onder Sam 20 Août – Restitution du CC - Vol AF retour vers Paris

BUDGET : Cours : 10 Rands = 1,06 €

Dépenses préalables : Vols réguliers AF Paris/JNB : 1017 €/p l'A/R 50% de la location du camping car (CC par la suite) payé un mois avant notre départ : 9840 R (1043 €)

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Solde de la location du CC : 1043 € Essence (diesel) : 307 € Péages autoroutes : 23 € Campings : 247 € Entrées des sites : 290 € Autres (essentiellement restau + alimentation) : 500 €

Budget total tout compris (hors achats perso) : 5487 € pour nous 2 Remarque : pas d'achats perso (sauf une paire de béquilles !). Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Pour 2, la location d'un CC n'est pas rentable. J'y reviendrai dans un paragraphe spécifique.

GUIDES : Lonely Planet Afrique du Sud – Edition française Guide Neos - Et sur internet pour préparer Kruger :
http://www.krugerpark.co.za/ http://www.sanparks.org/parks/kruger/

LE CAMPING CAR : Pourquoi un CC ? A 2, ce n'est pas vraiment rentable. Alors ?... Nous avions envie de tenter cette nouvelle expérience. Il fallait un pays qui s'y prête. Et puis, en Namibie, nous avions envié ceux qui pouvaient se poser face à un point d'eau et continuer à vivre confortablement. C'est d'ailleurs pour la grande baie vitrée arrière que nous avons choisi ce modèle. Et de fait, ce furent nos meilleurs moments : prendre le petit déjeuner face à un point d'eau, en regardant les impalas ou les hippos s'abreuver ou dormir tranquillement ! On s'est vraiment régalé … Et tant qu'à faire, tant qu'à tenter l'expérience, tant qu'à péter la tirelire, nous avons opté pour un spacieux CC prévu pour 4. Pour plus de confort. Car, même avec le lit ouvert, nous disposions encore d'une table. J'y ai écrit mon carnet de voyage tous les soirs pendant que Philippe lisait au lit. Un vrai plaisir !

Nous avons choisi Bobo Campers, de bonne réputation sur VF, et nous avons bien fait. 6 mois à l'avance, je réserve un Discoverer 4. Communications faciles et courtoises par mail. http://www.bobocampers.com/...discoverer%204Fr.htm Photos et vidéos ne sont pas trompeuses. Tarif : 1300 R/j + 180 R pour l'accueil à l'aéroport et le transfert jusqu'à leur dépôt. Le transfert au retour est gratuit. Nous ne prendrons ni l'option km illimité (inutile pour notre court périple), ni les assurances de rachat de franchise, ni la location GPS ; choix faits à la réception du CC. Coût final : 1300 X 15 + 180 = 19 680 R. J'avais payé 50% 1 mois avant le départ. Paiement du solde sur place par CB. A cela, on va rajouter un atlas routier édité par Bobo Campers (que je recommande vivement) à 85 R, ainsi que 7 pastilles chimiques à 15 R chaque. Les pastilles seront rendues et remboursées au retour puisque nous n'utiliserons finalement jamais les wc du CC. Donc, aucune mauvaise surprise, aucune embrouille, aucune mesquinerie de leur part (du style, oui, mais là, il y a une petite rayure …). Pourtant, n'ayant pas pris les assurances complémentaires, je m'attendais à un peu de tatillonnage. Pas du tout ! Bref, vraiment une bonne compagnie. Bien sûr, j'ai annoncé et payé les 2 verres que nous avions cassés …

A la réception, nous passerons près de 2 heures à suivre attentivement les explications in situ de "Mme Bobo". Elle parle clairement et lentement. On prendra le temps ensuite de refaire le tour complet du CC seuls avant de partir pour vérifier qu'on a bien tout compris et tout retenu. Et de fait, on ne savait plus comment ouvrir le réservoir d'eau … Ah, oui, il faut appuyer tout en tournant. On aurait pu y penser … Bref, tout ça pour dire qu'on vous met très à l'aise pour que vous preniez votre temps avant de partir pour être tranquille après. Pour nous, c'était une 1ère, on découvrait plein de choses … Enfin, une petite brochure très bien faite nous a été remise pour servir de pense-bête … Pas eu besoin, nous avions tout compris ! En conclusion, n'hésitez pas si vous n'avez jamais fait. Ca n'est pas réservé aux pros : il n'y a rien de compliqué ou d'insurmontable !

Cabine : pour 2, c'est vraiment royal. Très spacieuse, très confortable, très bien agencée. Nous aurions même pu laisser le lit fait ; nous avons préféré consacrer 5 minutes chaque matin à le démonter pour mieux profiter de l'espace et de la baie vitrée. Un chauffage d'appoint (petit ventilo) est fourni et pour nous, a été indispensable et suffisant. Nous n'avons jamais testé la climatisation. On aurait aimé … 2 prises électriques permettent de brancher le petit ventilo et de recharger votre APN. Attention, ces prises ne fonctionnent que si le CC est branché à un powerpoint. Prises compatibles, adaptateur non nécessaire. Les campings sont très bien aménagés, très fonctionnels, très propres (j'en reparlerai). C'est pourquoi, nous n'avons au final jamais utilisé ni la douche, ni les wc du CC, préférant quand même ceux des camps, plus spacieux. Nous n'avons donc jamais eu non plus besoin de vider le bassin des wc (chouette !). L'évier (comme la douche) est directement évacuée sur le sol.

Cockpit : énorme avantage, la hauteur ! On est assis beaucoup plus haut que dans une voiture. Résultat : on débusque mieux les animaux et on peut aussi se placer à côté d'une voiture sans être gêné, on passe au-dessus … Dans Kruger, c'est un avantage fabuleux. Inconvénient, si on est au premier plan, on bouche la vue très facilement … de tout le monde !! Mais avec un peu de courtoisie et de patience tout se passe très bien.

Conduite : puissant, très maniable (un rayon de braquage incroyable), fiable, souple et confortable. Nous l'avons conduit tous les 2 (option conducteur additionnel gratuite) avec un très grand plaisir. A la location, il faut présenter le permis national + international. Conduite à gauche. Routes, parkings, villes, tout se prêtait très bien (dans notre périple) à ce grand camion. Parce que quand même, c'est vraiment grand !

Inconvénients : - Une fois installés dans le camping, on ne dispose plus de véhicule … On n'a pas pu, comme on l'a fait en Namibie avec la tente, décider de se séparer : l'un qui se pose, l'autre qui repart. - On a vaiment hésité à s'engager sur les gravel roads. En effet, les plus mauvaises se transforment en tôle ondulée. Et là, tout vibre dans le CC. Une véritable cacophonie ! Ce n'est vraiment pas agréable. Sans oublier la grosse crainte de crever (ce qui ne nous arrivera pas) car changer une roue de CC ce n'est pas comme sur une 206 Peugeot … Déjà que … - N'ayant pas pris les assurances complémentaires, Bobo fait une demande d'autorisation pour la totalité de la franchise soit 39 000 R sur la CB de Philippe. Le compte n'est pas débité, néanmoins, la demande d'autorisation a suffi, vu le montant, à bloquer pendant quelques jours la carte en paiement commerçant. Il faut le savoir et prévoir une autre CB.

CAMPINGS : Bobo Campers nous a offert une brochure présentant un grand nombre de campings. Ca nous a bien aidés. J'avais aussi imprimé les quelques pages concernant le Limpopo et le Mpumalanga depuis le site suivant : http://www.linx.co.za/...vinces/kw43camp.html On a recoupé les infos. Et bien sûr pour Kruger : http://www.sanparks.org/parks/kruger/

Aucune réservation préalable nulle part. On a eu tort, pour Kruger seulement.

Dans tous les campings (sauf à Tsendze), à la réception, en nous montrant sur un petit plan l'aire (ou les aires) réservées aux CC et aux tentes, on nous dit "installez-vous où vous voulez". Bon … Selon les campings, les emplacements sont plus ou moins bien délimités. Dans les mieux équipés (Forever Resorts de Blyde Canyon par ex), l'emplacement est clairement identifiable, voire numéroté et il offre un powerpoint, un braï (le bbq), un robinet, une grande poubelle, une table et des bancs. Là, c'est super facile et royal. Il ne reste plus qu'à choisir sa place en fonction de la platitude du sol, de la proximité du bloc sanitaires ou de la taille de l'arbre qui agrémente l'emplacement. C'est facile … Mais parfois, c'est vraiment le bordel, passez-moi l'expression, il n'y en a pas d'autres. Pour moi qui suis d'une nature à aimer ce qui est structuré et organisé (trop, je sais !), j'ai halluciné ! Pas d'emplacement fixe, juste des blocs de powerpoints auxquels se branchent les CC et les caravanes. On se pose là où on peut, là où on veut, selon la longueur de sa rallonge électrique … Le pompon est détenu par Letaba où l'on s'est branché à un powerpoint alors que normalement ils étaient tous réservés … Avons-nous lésé qqn ? … non, on a surveillé jusqu'après la fermeture du camp, il restait encore des powerpoints dispo … Cela dit, on s'en sort toujours évidemment ! Dans tous, nous avons disposé de douches chaudes et de wc, parfois un peu vétustes, mais toujours d'une propreté remarquable. Dans la plupart, nous avions aussi un coin évier, des réchauds (électriques ou au gaz), un coin buanderie. Bref, on a vu des Sud-Africains s'installer de véritables résidences secondaires dans ces campings ! On sentait là des accros à ce mode de vie ! Pendant une séance vaisselle, une famille nous disait qu'elle venait dans Kruger chaque année depuis 25 ans !... Bien sûr, vie avec le soleil : ça s'anime à partir de 5h30 le matin. En fin d'après-midi, avant la tombée de la nuit, vers 17h30, chacun lance son feu de bois (qu'ils y fassent ou non griller de la viande). Vers 18h30, il faisait nuit noire. Le camp n'était plus alors éclairé que par quelques lampadaires et surtout par les feux des uns et des autres. Chacun dîne dans le calme. Vers 20h30, tout le monde est couché ! On a trouvé dans ces campings beaucoup de discrétion, un grand respect mutuel, et une énorme solidarité entre campeurs (dont on a vraiment bénéficié quand Philippe s'est cassé le pied. Nos voisins campeurs, portant beau leurs 70 ans bien tassés, se sont mis en 4 pour nous aider). Et quel grand souvenir aussi que cette mamie avec son improbable robe de chambre rose, son petit nécessaire à toilette sous le bras, qui part vers les douches à 6h du mat'. Il fait froid. Pourtant elle s'arrête près de moi pour faire la causette, savoir d'où l'on vient et où l'on va. J'ai adoré ces contacts faciles et simples, sans chichi ni lourdeur.

Nos coups de cœur : Dongola (magnifique et luxueux !), Forever Resorts de Blyde et Tsendze qui, bien que rustique (sans électricité du tout) était super bien aménagé et très au calme.

BENONI : Acacia Thorn Tree Campervan Park http://www.acaciacampervanpark.co.za/index.html 200 R (je donne ici le prix de l'emplacement pour nous 2) - Powerpoint Préconisé par Bobo Campers, avec un bon plan pour y aller, à moins de 10km du dépôt Une option pratique s'il est déjà tard pour ne pas avoir à trop rouler dès le 1er jour. Tout petit camping d'appoint – Rien d'exceptionnel, juste pratique …

SABIE : Merry Pebbles http://www.merrypebbles.co.za/ 220 R – Powerpoint Grande structure – Piscine extérieure chauffée dont on a profité avec bonheur – Restaurant très agréable dont on a aussi profité avec délices ! Emplacements très réduits mais vu qu'il n'y avait personne c'était royal. En pleine période, je pense qu'il doit se transformer en usine et manquer de charme.

BLYDE CANYON : Forever Resorts http://www.foreverblydecanyon.co.za/index.php?page=accomm 165 R – Powerpoint Enorme resort avec tout type de bungalows. Les emplacements y sont vraiment chouettes. Sous les flamboyants (?), ce doit être magnifique quand ils sont en fleur. Enorme avantage : de belles randonnées en boucle vers le canyon, au départ du camp. Un de nos préférés.

MAPUNGUBWE : Dongola Ranch pas de lien internet 220 R – Grand confort A 30 km à l'est du Mapungubwe National Park, sur la R572. On a préféré cette option au Mazhou Camping Site proposé par le Mapungubwe NP, à 40 km à l'Ouest, pour éviter 12km de piste. Des emplacements immenses et tout confort avec, pour chaque emplacement, toutes les commodités privées dans une rondavel : douche, wc, coin évier, powerpoint, bbq – Superbe et unique ! Le plus beau camping, de très très loin. Au même prix que Merry Pebbles ….

TSHIPISE : Forever Resorts http://www.forevertshipise.co.za/index.php?page=accomm 190 R – Powerpoint C'est une véritable usine, aucun charme. Piscine chauffée extérieure dont on a bien profité néanmoins. Beaucoup de retraités sud-africains viennent soulager leurs rhumatismes dans les eaux chaudes naturelles.

KRUGER : Punda Maria http://www.sanparks.org/...ps/punda/default.php 165 R – Powerpoint Camping assez petit, pas très sympa. Evitez si vous pouvez. Accueil glacial … Pour notre arrivée dans Kruger, c'était bien peu engageant ! C'est ici que j'ai réservé tous les autres campings de notre traversée de Kruger, à la réception, avec "l'aide" de l'hôtesse d'accueil. Ce fut vraiment pénible : nous, un peu dans la panade, elle, qui n'y mettait vraiment pas du sien et n'apportait aucune aide, aucune idée, aucune suggestion. Laborieux ! Gros coup de blues après ça ! C'est ici que j'ai le plus regretté d'avoir trop peu préparé notre visite de Kruger. J'étais trop confiante, je pensais que ça se ferait tout seul.

KRUGER : Tsendze http://www.sanparks.org/.../tsendze/default.php 185 R – Sans powerpoint Check-in à Mopani (dont Tsendze est le "rustic" camp site) où l'on nous remet un numéro d'emplacement – En soirée, Roger viendra vérifier nos identités. Perdu dans la nature – Coin cuisine avec des réchauds au gaz – Aucune alimentation électrique (on ne peut donc pas recharger ses batteries d'APN, attention) – Ni réception, ni boutique, ni restau : autonomie obligatoire. Emplacements vastes, numérotés, bien isolés les uns des autres. Une expérience vraiment sympa

KRUGER : Letaba http://www.sanparks.org/...s/letaba/default.php 150 R – Sans powerpoint (mais on s'est branché quand même … pas bien compris …)

KRUGER : Skukuza http://www.sanparks.org/.../skukuza/default.php 165 R – Avec powerpoint Grand camp (le plus grand je crois) Super restaurant dans l'ancienne gare, on s'y régale. Et un musée de l'éléphant qu'on visite trop rapidement car il fermait. Emplacements un peu mieux délimités qu'ailleurs

KRUGER : Berg en Dal http://www.sanparks.org/...g-en-dal/default.php 165 R – Avec powerpoint

Les Main Rest Camps de Kruger se ressemblent un peu tous. On trouve le même type de restaurants et de boutiques. Dans les Tree Restaurant, offrant souvent une jolie vue, la Grilled Chicken Salad à 50 R est vraiment bien. Evitez par contre les pizzas, infectes. Vous trouverez aussi un restaurant (Wooden Banana) vendant des plats préparés à emporter. Et une petite boutique pour les provisions de base.

WATERVAL ONDER : Elangedi Holiday Resort http://www.elangeni-resort.co.za/ 150 R – Avec powerpoint Nous y étions seuls dans la grande partie camping ! Confortable – De beaux emplacements – Avantage : tout près de la N4, c'est une bonne option pour la dernière nuit avant de rendre le CC Inconvénient : tout près de la N4, donc un peu bruyant. Mais ça se calme vite avec la tombée de la nuit.

REPAS : Les supermarchés SPAR sont nombreux et nous ont permis de nous réapprovisionner régulièrement. Il y en a un à une dizaine de km du dépôt de Bobo Campers. A ce propos, le CC est fourni vide de toute alimentation de base (ni sel, ni poivre …). Les boutiques des campings ne sont pas beaucoup plus chères que les SPAR mais elles ne fournissent que l'essentiel.

Chez SPAR : 1l de jus de fruit : 14 R 750 gr de muesli en sac vrac : 40 R Crackers Crispbread Provita Multigrain 500 gr : 30 R (super pour l'apéro et pour remplacer le pain, se conserve très très bien) Pot de yaourt 500 gr : 12 R Pot de cottage cheese 250 gr : 14 R 500 gr de pâtes : 10R 1 cannette de coca light : 6.50 R 1 friand au poulet ou au mouton : 10 R (vendu chaud dans le rayon traiteur des SPAR, c'est un bon plan car même froid, c'est très bon) Magnum au choco : 15 R (ben quoi !? c'est notre péché mignon des vacances !!)

Nos 3 meilleurs souvenirs de restaurants : Merry Pebbles Restaurant (à Sabie) : On s'y régalera de truite de la rivière Sabie (80 R le plat) accompagné d'un Sauvignon blanc à 80 R servi bien frais. Belle ambiance chaleureuse. Harries Pancakes (à Graskop) : 215 R pour nous 2 avec, pour chacun, 1 crêpe salée + 1 crêpe sucrée + 1 cannette de cidre. Selati (à Skukuza, Kruger ) : Restaurant installé sur le quai de l'ancienne gare. Bourré de charme et d'originalité. Excellente cuisine. Plat à moins de 100 R, vin (pinotage) à 110 R

L’ITINERAIRE : Il est très léger. C'était voulu. J'avais commencé par envisager, en plus de Blyde River Canyon et du Parc Kruger, le Drakensberg avec une montée au Lesotho par la Sani Pass, les réserves de Hluhluwe et Imfolosi, Santa Lucia et la traversée du Swaziland. C'est l'option choisie par beaucoup de voyageurs. Mais nous voulions faire la part belle à Kruger donc, on a coupé très très largement. Et on a ajouté une originalité : la réserve de Mapungubwe dans l'extrême Nord qui recèle de magnifiques baobabs.

Donc, seulement 3 grandes étapes pour notre périple :

Blyde River Canyon Entre Sabie et le camping Forever Resorts qui sera notre point de chute pour 3 nuits, la belle route 532 longe le canyon et est ponctuée de plusieurs arrêts pour profiter de ce paysage grandiose. On commence gentiment par Mac-Mac Pools (10R/p) qui offre un cadre idyllique pour pique-niquer. Mac-Mac Falls (10R/p) est une belle chute d'eau mais elle ne me laissera pas un grand souvenir. Graskop est une petite ville animée, sympathique où l'on trouve tout : un supermarché SPAR, de l'essence, des restaurants ainsi que de nombreuses boutiques d'artisanat local (attention, vous ne trouverez pas l'équivalent dans Kruger). L'arrêt suivant est The Pinnacle : un pic rocheux qui se dresse fièrement au milieu du canyon. Ne vous contentez pas de la vue sur The Pinnacle, poussez à droite jusqu'au ruisseau qui se jette dans le canyon et traversez-le pour pouvoir passer de l'autre côté du ravin. De là, vous aurez une bien jolie vue sur la cascade. On reprend la route, on continue à monter. God's Window permet d'avoir de jolies vues sur le canyon mais propose aussi (et surtout) une balade très agréable dans la Rain Forest. Enfin, nous arrivons aux fameux Bourke's Luck Potholes. La raison pour laquelle on est ici, dans cette région ! Des photos qui m'ont littéralement suffoquée ! Je piaffe d'impatience dans le CC. Nous y voici. Tiens, des chaînes ferment l'entrée … ? Et tout un attroupement … On comprend vite : grève du personnel. Argh !! On prend aussitôt la décision de se redonner une chance : il faudra revenir ! Après tout, nous avons du temps, profitons-en. Nous reprenons la route, un peu déçus et contrariés mais conscients que tout espoir n'est pas perdu. Nous passons devant le point de vue des 3 Sisters. Il est tard, nous décidons d'y revenir un autre jour. Nous arrivons au Forever Resorts. Il est quasiment vide. On s'installe. Et on organise notre plan de bataille. Enorme avantage du Forever Resort : de nombreuses randos pédestres partent de là. Un petit plan est remis à la réception. Randos en boucle bien fléchées. On se réveille le lendemain avec un magnifique soleil (chouette !). Du coup, on décide de consacrer la journée aux randos proposées. Et en une journée, on a largement le temps de parcourir la totalité des boucles. Les randos au départ du Forever Resorts : Les explications qui suivent prendront tout leur sens avec le plan fourni. On démarre de Worlds End, un petit coup d'œil à l'Upper Lookout (A2 sur le plan) qui offre une splendide vue sur les 3 Sisters mais il est trop tôt, la lumière n'est pas bonne. On prévoit d'y revenir au coucher du soleil. Le sentier A1 (Leopard Trail) est magnifique : de hautes parois rouges, du coton sauvage, de belles vues sur le canyon, la Blyde, les Sisters … Un régal ! C'est sur ce sentier qu'on s'est dit que cette journée justifiait à elle seule le voyage. C'est dire ! On arrive à l'intersection du sentier B1 (Guinea Fowl Trail) qu'on prend à rebrousse poil jusqu'à tomber sur le départ du sentier B2 (Loerie Trail). On l'emprunte. Le Loerie Trail est moins pratiqué, on cherche les marques un peu plus souvent mais on finit par les trouver et … ça vaut vraiment le coup de les chercher !!! Ici, finis les points de vue spectaculaires, on est au cœur de la forêt, on longe la rivière Kadishi qu'on va traverser plusieurs fois. C'est parfois un peu délicat, jamais dangereux, jamais infaisable. J'hésite un peu sur la dernière traversée : le rondin de bois me parait moins stable. Pourtant Philippe passe aisément, mais voilà … moi, nigaude, j'hésite !... Ni une, ni deux, je me déchausse, je traverse fièrement, les chaussures à la main, dans 15 cm d'une eau claire et fraîche et je me rechausse sur l'autre rive sous les regards incrédules et moqueurs de Philippe. M'en fous ! Le ridicule ne tue pas, et j'ai les pieds au sec. Lui aussi me dit-il ! Bref !... C'est au milieu de ce parcours du Loerie que nous faisons notre arrêt pique nique. La rivière est bordée de roseaux, je vais y laver mes pommes. L'endroit est superbe ; mon imagination débordante travaille et j'imagine un crocodile surgir des roseaux pendant que je suis accroupie, occupée à rincer mes pommes. Du coup, j'abrège le rinçage, ça va comme ça, elles sont propres … Non, non, il n'y a évidemment pas de crocos ici !! Cette rando vaut vraiment le coup et on est vraiment récompensé de l'effort qu'il faut faire, à 2 ou 3 reprises, pour trouver les balisages. En fait, les marques sont bien là, bien entretenues mais pas là où on les attend … donc, on avance trop confiant et … oups … du coup, ½ tour et recherche plus attentive. Le B2 rejoint le B1 qu'on emprunte jusqu'à la route. Et plutôt que de rentrer par l'asphalte, on emprunte le sentier C (Tufa Trail) qui passe par une superbe cascade, pas bien haute mais nichée dans un bel écrin de verdure. Le Tufa Trail se termine dans le camping à côté du chalet 64. Nous avons bouclé ! Une bonne ½ journée (4h30 de marche) suffit pour faire cette belle grande boucle qui enchaîne toutes les randos proposées par le camping. Aucune difficulté particulière. C'est accessible à tous. Retour à l'Upper Lookout vers 17h avec le soleil couchant. Nous y étions seuls. Magnifique spectacle ! Incontournable si vous êtes ici. Du coup, le lendemain, nous ne nous sommes pas arrêtés au point de vue des 3 Sisters sur la route, nous avions eu largement notre lot. Le lendemain, nous redescendons vers Graskop pour retenter notre chance aux Bourcke's Luck Potholes. Bingo, cette fois, c'est ouvert. 25 R/p + 5 R/CC. Nous sommes les premiers, la lumière est froide, dommage. Quel chef d'œuvre de la nature. Voilà encore bien une création de génie, due à l'érosion de l'eau et du vent. Le site est plus grand que je l'imaginais, on va s'y promener dans le calme pendant près d'une heure. Nombreuses photos, ça s'y prête. En partant, nous vérifions auprès du caissier à l'entrée la possibilité de repasser en fin d'après midi sans avoir à repayer. Ca marche, on le fera. Et en fin d'après midi une jolie lumière dorée nous laissait espérer de bien meilleurs clichés. Eh bien, il n'en fut rien, car avec la lumière rasante, les ombres sont bien plus marquées. Nos photos du matin sont plus belles. Pilgrim's Rest se situe à quelques km à l'Ouest de Graskop. C'est une ancienne ville de mineurs. Une partie haute et une basse, séparées par plusieurs km. Ca ne nous a pas beaucoup plu. Mais, n'en tirez pas de conclusions, je pense qu'on a raté notre visite, tout seuls comme des grands. On n'a pas su par quel bout la prendre, où était la partie haute, où la basse, si ça valait le coup de visiter ou non les maisons payantes … Les autres maisons sont toutes reconverties en boutiques ou en restau, on a un peu eu l'impression d'être dans Main Street chez Disney, avec la même foule d'ailleurs. Manque d'authenticité, trop de monde … Et pour finir, on retrouve notre CC propre comme un sou neuf, lavé de haut en bas. Racket compréhensible mais agaçant … Bref, je grognonne … Voilà comment on passe à côté d'un moment qui aurait pu être sympa. Nous avions prévu d'y manger, aucun restau ne nous tente … On a fui Pilgrim's Rest, il n'y a pas d'autres mots, mais encore une fois, je pense qu'on n'était pas disposé. J'imagine qu'on a tous connu ça un jour en voyage : une petite contrariété, une mauvaise nuit, un accueil trop glacial, une n-ième journée de pluie … et hop, ça part en sucette … et on rate la visite prévue. Nous, dans ces cas-là (bien rares heureusement), on n'insiste pas. C'est foiré, tant pis. On abandonne, on passe à autre chose. En l'occurrence, on se réfugie avec bonheur au Harries' Pancakes de Graskop ! Pour manger, on est toujours de bonne humeur !

Ce qu'on a fait ici en 3 jours peut largement se faire en 2 jours. La grève aux Potholes nous a donné un prétexte supplémentaire pour prendre notre temps.

Mapungubwe et l'extrême Nord La montée dans le Nord nous a permis de découvrir de fabuleux paysages de savane parsemée de baobabs majestueux. Au départ, nous voulions faire un tour dans la Messina Nature Reserve mais nous abandonnons devant les petites pistes de sable qu'il fallait y emprunter. Ici, mieux vaut un petit 4X4 maniable qu'un gros CC … Bonne décision, puisque nous verrons beaucoup de baobabs sur la route goudronnée de Mapungubwe … Nous y arrivons vers 15h. Nous réservons l'Heritage Site Tour & Walk (100 R/p pour l'entrée du parc + 150R/p pour le tour) pour le lendemain matin 10h. Le camping proposé par le Park ne nous convient pas, il est à 40 km dont 12 de piste. Nous retournons à Dongola Ranch, que nous avions dépassé sur la route. Le lendemain à 10h, nous voici partis avec Cédric au volant d'un grand 4X4. Nous sommes 3 couples de touristes (dont un autre couple de Français qui détient à ce jour le record d'antipathie). Après 20 min de très mauvaise piste, nous descendons dans un paysage grandiose. Nous avons une journée magnifique, les baobabs se détachent superbement sur le ciel bleu pétant. 15 minutes de marche nous conduisent au site, plus symbolique que vraiment spectaculaire. C'est là que Cédric nous explique l'histoire de cette grande civilisation dans un très bon Anglais mais c'est long et parfois un peu technique, il faut s'accrocher un peu … Puis, nous grimpons en haut d'une belle colline proche par un escalier de bois aménagé pour notre confort entre 2 énormes rochers. De là-haut, belle vue à 360° sur la plaine. A l'arrière-plan, le Zimbabwe et le Botswana. Je mentirais si je disais que cette sortie est passionnante d'un point de vue culturel, mais la beauté des lieux compense largement le reste. Maintenant, vu le prix (500R pour nous 2 quand même), ça reste optionnel.

Kruger On y entre par la Pafuri Gate, on en sort par la Phabeni Gate. Du Nord au Sud.

On a fini par abandonner les gravel roads, insupportables avec le CC tant elles nous secouaient, nous et tout l'équipement de cuisine. On ne pouvait plus parler tellement le concert des couverts et des casseroles couvraient nos voix ! Ca a fini par nous saouler d'autant plus que nous n'avons pas trouvé dans ces gravel roads d'autre intérêt que celui d'une plus jolie photo avec une jolie piste de sable orangé plutôt qu'un bête ruban de goudron. Le parc Kruger est beau, et ce, avec ou sans animaux et c'est sans doute la différence majeure avec Etosha en Namibie. Ici, la végétation, les collines, les escarpements, la savane, les grandes herbes dorées et fauves, les rivières, les rochers dans les rivières (ah pardon, il bouge, c'est un hippo !), les arbres, tout est sujet à émerveillement avec une belle évolution du paysage du Nord au Sud. Il fait donc bon s'y promener et c'est tant mieux car, nous allions y passer quelques heures !!

Les journées sont faites d'observation, à 50 km/h maxi. On scrute le paysage, on se fatigue les yeux à force de se concentrer pour débusquer le lion dans ces herbes fauves. Pas facile. Et puis, arrive la rencontre : une famille de rhino, une hyène en train de dévorer une patte d'impala, un immense troupeau de buffles traversant la route (bon, ben, on va attendre … ), un éléphant s'amusant à faire reculer les voitures toute oreille battante, des vautours perchés sur un arbre mort qui ont sans aucun doute un jour inspiré les dessinateurs de Disney, des hippos avachis sur la berge d'une mare, mêlés aux crocos endormis gueule béante … Cette rencontre, c'est pour elle que tout le jour on roule. Elle paye de l'effort, de la concentration, de la patience.

Ce qu'on a préféré : s'arrêter à un point d'eau ou le long d'une rivière, CC retourné pour profiter de la baie vitrée arrière et y prendre notre petit déjeuner ou notre thé l'après-midi. De très loin, nos meilleurs moments.

Conditions tarifaires : dès notre entrée dans Kruger, on nous remet un permis qu'il faudra soigneusement conserver. Nous aurons à le présenter à chaque camping et à la sortie. Le "conservation fee", le droit d'accès au Parc se paie par jour : 180 R/j/p. Une Wild Card peut être intéressante si on reste assez longtemps. Nous avons choisi le paiement à la journée. On a donc payé 360 R à Pafuri Gate, puis 360 R à chaque camping les jours suivants. On ne l'a pas payé à la sortie (je suppose donc que c'est pour chaque nuit passée dans le parc). Ca chiffre vite, pour 6 nuits : 2160 R quand même …

Un petit mot sur Botshabelo (25 R/p) Ce fut pour nous l'occasion d'une petite halte sympathique en allant vers Sabie. Il s'agit au départ d'un village créé par un missionnaire allemand. Transformé depuis en musée en plein air. Puis, un peu plus loin, sur la hauteur d'une colline, quelques rondavels ont été bâties et peintes dans la tradition des Ndébélé. C'est une reconstitution, rien d'authentique, mais ça permet de comprendre l'évolution de l'architecture et des peintures. Visite intéressante, sans être immanquable. Le LP n'en parle même pas … C'est sur la route N11, à une quinzaine de km au Nord de Middleburg.

ET SI C'ETAIT A REFAIRE : - la période : certes, l'observation des animaux est facilitée par des herbes moins hautes. C'est la raison de notre choix. Mais beaucoup d'arbres sont nus, dépouillés de leurs feuilles et de leurs fleurs. Et là, je pense qu'on a beaucoup perdu. J'imagine la beauté du camping Forever Resorts à Blyde Canyon au printemps ! Il faut savoir ce qu'on gagne et ce qu'on perd … Et puis, l'eau à cette époque est abondante dans Kruger, du coup, les animaux n'éprouvent pas la nécessité de se rendre aux points d'eau pour s'abreuver, du coup … plus difficiles à débusquer. - les campings dans Kruger : avec la location du CC, nous avons voulu pousser la liberté jusqu'au bout et ne rien réserver. Nulle part, pas même dans Kruger. J'avais d'ailleurs lu tout et son contraire … donc, on hésite, on se concerte et on choisit l'option liberté. On a eu tort. Dès notre entrée dans Kruger, à la porte Pafuri, le ranger nous annonce que Shingwedzi est plein, idem pour Satara, idem pour …! là, on a senti que ça merdait. Du coup, plus le choix, et réservations obligées des nuits suivantes dans les rares campings où il restait de la place. Au final, ce sont les campings qui ont défini notre itinéraire dans Kruger et pas l'inverse … Et nous n'avons jamais pu dormir à Satara, le camping central, où j'avais imaginé passer au moins 2 ou 3 nuits. Donc, tant qu'à être contraints, autant choisir ses contraintes et, si c'était à refaire, je réserverais la totalité de mes campings à Kruger (uniquement là, pour le reste, c'était largement dispo).

DIVERS : L’accueil : Magnifique entraide de la part des campeurs sud africains. On a pu le vérifier de nombreuses fois ! La carte bancaire : Les retraits dans les ATM (ABSA bien répandus) sont limités à 3 000 R par transaction. Les paiements par CB sont largement acceptés mais refusés pour l'essence et les péages d'autoroute. Le climat à cette époque : Les soirées et les matins sont frais, voire froids. En moyenne 12-15°C dans la journée. Dans le Nord, on a eu quelques très belles journées à 25°C. Une polaire est indispensable. Nous le savions et étions bien équipés pour parer au froid. Malheureusement pour nous, nous avons eu trop souvent (aux dires mêmes des SudAf') des journées maussades, pluvieuses, couvertes, avec un affreux ciel blanc. On s'attendait à de belles journées certes froides, mais ensoleillées et sèches. Elles furent trop rares. Vêtements : Polaire indispensable mais vous pouvez laisser chez vous les gants, bonnets, écharpes. L’affluence touristique à cette époque : Pas grand monde en dehors de Kruger où on a surtout rencontré des retraités sud africains qui adorent le camping et la vie dans le bush. Les problèmes de santé : Aucun en dehors d'un pied cassé pour Philippe (qui aurait pu lui arriver n'importe où !). Les moustiques : Très très peu. Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Pour photographier les animaux, rien ne remplace le bon reflex numérique classique avec un grand objectif. Certes, c'est lourd et volumineux, et depuis l'arrivée et la qualité des petits APN compacts, on a perdu l'habitude de s'encombrer de cette façon. Mais là, c'est indispensable, et on retrouve bien vite le plaisir de coller son œil au viseur pour faire des photos impossibles avec les petits compacts (bien utiles par ailleurs). Les 2 appareils sont complémentaires. L'artisanat : On pensait avoir le temps … On pensait avoir le choix dans Kruger … On ne voulait pas se précipiter. Ainsi nous contentons-nous dans les boutiques de Graskop, de Pilgrim's Rest ou sur les étals le long de la route de Blyde de repérer ce que nous pensions acheter plus tard dans Kruger. Erreur fatale ! Les boutiques de Kruger proposent tout à fait autre chose. Nous ne retrouverons pas cet artisanat local, ce travail du bois et du tissu. Tant pis, dommage. Nous ne rapportons qu'un ensemble de couverts à salade acheté … à l'aéroport. Dommage !

On a beaucoup aimé : 🙂 L'expérience CC Les petits déjeuners devant les points d'eau dans Kruger La journée de rando à Blyde L'ambiance dans les campings : simple et détendue tout en étant respectueuse et discrète

On a moins aimé : 😕 Le climat (pas de chance ?...) : trop de journées couvertes avec un affreux ciel blanc

En conclusion : Voyage perfectible : j'avais mal préparé Kruger, nous aurions dû y réserver nos campings. Un temps trop maussade pour la saison, des lions trop discrets dans Kruger qu'on n'a pas réussi à débusquer, nous avons joué de malchance. Un petit goût de frustration donc … Mais nous gardons néanmoins des souvenirs inoubliables de paysages grandioses, que ce soit dans Blyde, dans le Nord ou dans Kruger. L'expérience du CC nous a enchantés et a été salutaire pour le pied cassé de Philippe. Comment aurions-nous pu faire si nous avions été en bus local avec sac à dos … Ca tombait bien, si j'ose dire …
Frais d'avions/trains pour un voyage aux États-Unis English translation pending
by Fmasque · 2011-08-30 · 21 replies
Bonjour à tous,

Je prévois un voyage d'un mois au Etats-Unis pour le mois d’août 2012. J'ai deja commencé à faire quelques recherches, notamment au niveau des prix de déplacements dans les villes et les frais relatifs a l'aller-retour. J'ai cependant quelques questions.

J'ai simulé plusieurs voyages inter-villes sur le site de Amtrak, la compagnie de train américaine, les prix augmentent-ils en periode estivale, c'est a dire juillet/aout? Ensuite, mon itinéraire m'emmenerai de New-York jusqu'à Portland, mes trajets avions seront approximativement, après comparaison des prix les plus avantageux, Bruxelles - New-York, puis Portland - Bruxelles. Ai-je besoin de reserver mes places très a l'avance pour faire des économies? Imaginons que je reserve mes place fin juin 2012, est-ce que les prix seront beaucoup plus elevés?

Je vous remercie d'avance pour toutes vos réponses.
Préparation de croisière sur MSC Armonia le 19 août 2011 English translation pending
by Jenyfer67 · 2011-08-01 · 241 replies
Voilà, une nouvelle discussion pour la préparation de ma première croisière sur MSC Armonia pour ne pas trop remplir les autres discussions de mes questions Les escales: - Venise - Ancone - Corfou - Santorin - La Pirée/Athènes - Argostoli - Kotor

je pars avec mes deux enfants de 7ans et 10ans.;on n'a pas eu de cabine monoparentale🙁, il n'y a plus au mois de février donc 1 enfant a payé un tarif adulte et un enfant en tarif enfant( taxe) On a une cabine extérieur à l'arrière 8256 pont 8

avant de prendre le bateau, on va rester 3j à Venise😎😎😎, donc on n'a pas pris l'acheminement proposé par MSC, en plus en réservant les vols le même jour que la résérvation de la croisière j'ai pu trouver un tarif abordable pour faire Paris/Venise (85 eur a/r sur AF)😉😉😉 contre (300 eur et quelques maintenant) 🙁ce que je conseille aux gens de bien regarder les vols ou trains si tgv (90jour pile avant départ) on peut trouver Paris/Marseille à 20eur par exemple! si on est sur de partir!!!

donc tout m'interesse dans les escales et les petites et grandes astuces , je noterai tous vos conseils ...

je prendrai notes promis, même les blagues de notre ami qui m'a dit que le bateau va faire marche arrière en sortant de Venise

première question, comment ça se passe l'embarquement à Venise? où est ce qu'on laisse les bagages en arrivant! merci!
Carnet de voyage en Norvège (juillet 2011) English translation pending
by Titi77310 · 2011-07-29 · 33 replies
Information sur programme : le site des DKP

Parcours en Norvège de Kristiansand à Trondheim Transport = voiture Hébergement = camping (emplacement tente) Monnaie : couronne norvégienne, écrit "NOK" ou "kr" (1€=7,60 kr)

JOUR 1 : 09/07 : Paris/Osnabrück (Allemagne) – 16° à 23° – pluie – 680 kms

C’est le départ depuis Paris en voiture par l’autoroute du nord jusqu’à Cambrai, puis direction Valenciennes. On passe en Belgique vers 12h30, il pleut pas mal depuis le départ. Nous passons à proximité de Mons, Namur et Liège, à 14h30, on entre en Allemagne à hauteur de Aix la Chapelle, le temps s’améliore, puis vers 17h, il est temps de chercher un camping. On est à côté de la ville de Osnabrück. Le camping s’appelle "Niedersachsenhof". On s’installe avec des hollandais et allemands en camping-car. C’est parfait pour passer la nuit, tente montée en 5 minutes. (emplacement 5€ et 4,50€ par personne, douches gratuites)
Vietnam: visites recommandées (Nha Trang, Hoi An, Hué, Hanoi)? English translation pending
by Emicha · 2011-07-17 · 37 replies
Bonjour :)

J-20 avant le départ ! on est super impatients :)) l'itinéraire est maintenant finalisé. On a le Lonely Planet pour nous aider mais ça reste un guide et on aimerait avoir vos avis de spécialistes !

Selon vous, quelles sont les choses incontournables à voir ou à faire de ces villes :

- Nha Trang - Hoi An - Hué - Hanoi

merci pour vos suggestions et conseils

Si par ailleurs, vous avez des hotels à recommander dans ces villes on est preneurs aussi ! On cherche des hotels avec beaucoup de charme (pas de grosses chaines) avec un cadre romantique pour un jeune couple :)

Emilie.
Patagonie australe: El Fin del Mundo ou le Pays du vent English translation pending
by Kashtin · 2011-06-19 · 160 replies
Voyage en Patagonie australe, du 22 novembre 2010 au 31 décembre 2011.

La version définitive avec photos (il faut patienter un peu pendant le téléchargement, comme toujours 😊) et un texte plus complet se trouvent ici (carnet optimisé pour Google Chrome):

www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_90.html



Lundi 22 novembre

Décollage 23 h 20 sur Air France. Vol de nuit long, très long : treize heures ponctuées de turbulences plus ou moins fortes, plutôt plus que moins, d'ailleurs.

Mardi 23

Arrivée à Buenos Aires à 8 h 50, Herge est là, ce qui est bien agréable. Nous voyons défiler la campagne, verte, si verte après Paris, les arbres sont en fleurs et il fait 25°. Trois quarts d'heure plus tard nous entrons dans son appartement, sur Ayacucho, au croisement de Corrientes. Quatrième étage, baies vitrées, long balcon, salon, chambre et lit excellent, cuisine, salle de bains, c'est parfait. Au-dessous, le bruit est constant mais dans la chambre, sur la cour, nous n'entendons rien. Une douche, et une heure plus tard nous voici dehors, à crapahuter sur Corrientes jusqu'à l'obélisque et au-delà, pour prendre le pouls de la ville... qui bat très vite. La pollution est extrême, nous pique les yeux et nous prend à la gorge. A côté, l'air de Paris semble bien pur. Le soir, dans une pizzeria sur Corrientes, tout près, nous mangeons une tortilla et des lasagnes obtenues après une heure d'attente alors qu'il y a très peu de monde, puis nous rentrons nous coucher. Je n'ai pris aucune photo car Herge m'a déconseillé de me balader avec le Canon, trop voyant.

Mercredi 24

La journée a mal commencé: plus de batterie pour le netbook et les prises de l'appartement ne voulaient pas de la nôtre pour le recharger. Ensuite nous nous apercevons que le taxi commandé par le gardien de l'immeuble (via Herge qui est parti pour une semaine en Uruguay) pour vendredi matin est pour l'aéroport international (Ezeiza), à 35 km et non pour l'aéroport national (AEP), dans BsAs. Nous prévenons donc le gardien, il décommande le taxi pour EZE et le recommande pour AEP. Je passe un mail à Herge en lui disant qu'il s'est trompé et là il nous répond, heureusement rapidement, "AEP est fermé du 23 novembre au 1er décembre". Panique à bord, nous retournons voir le gardien qui redécommande et rerecommande... On le trouve vraiment très relax, il dit que une heure quarante avant c'est largement suffisant et n'en démord pas: quarante minutes de trajet + une heure avant le décollage. Oui, mais s'il y a un problème sur l'autoroute?

Peu après, je m'aperçois que le Canon est HS!!! Impossible de prendre des photos, erreur 99. Je farfouille comme à mon habitude sur Internet pour me dépanner et je finis par trouver. Je teste le boîtier, ce n'est pas lui, puis l'objectif (le 17-85mm) et c'est là que se trouve le problème. Je nettoie les contacts, rien à faire. Puis j'ai une idée; je fais un essai avec le Sigma 10-22 et ça fonctionne! Ensuite je fais un nouvel essai avec le 17-85 à 17 mm, rien, à 24, rien, à 35 et là, bingo, c'est bon! Bruit, bruit, bruit, circulation intense, foule, chaleur humide... On a été à la plaza de Mayo (ici, prononcé Majo) et ce ne sont pas les mères des disparus que nous avons trouvées mais des vétérans des Malouines! Quelques musiciens aux dreads jusqu'à la taille jouent du reggae, nous restons un moment à écouter le chanteur, vraiment très beau...

En repartant par l'avenida de Mayo, un arrêt pour goûter les glaces de Buenos Aires (au pomelo, moyennes, ce ne sont pas celles de Berthillon...), puis un autre au Café Tortoni, qui vaut vraiment le coup d'œil. Borges est partout, en photo, en mannequin grandeur nature... Beaux vitraux au plafond, hautes colonnes marron foncé, lithographies et photos alignées sur les murs, plus une flopée de serveurs. J'ai bu un très bon chocolat au goût fumé et mangé trois churros plus que moyens. Toujours pas de photos mais demain je prendrai quand même l'appareil, ne serait-ce que pour photographier ces arbres à floraison mauve magnifique qui tranche sur le noir de leur tronc: des jacarandas, ou flamboyants bleus.

Jeudi 25

J'ai été boulottée par un moustique invisible, durant la nuit, mais haut de gamme... J'ai l'avant-bras droit tout enflé...

Normalement, aujourd'hui on devait aller à Colonia, en Uruguay. Mais le prix de la traversée aller-retour du Rio de la Plata (170 euros), ajouté au nombre d'heures passées sur l'eau (plus de six heures) pour le peu de temps sur place (quatre heures), nous a découragés. Une autre fois, peut-être.

En face de l'appartement il y a un magasin de fruits et légumes. Entre les dragueurs (les Argentins ont l'air très dragueurs) et les pas aimables, on est servis... On est (je suis) accueillis par des clins d'œil appuyés ou par une mine de dix pieds de long. Les fruits eux non plus ne sont pas avenants mais hier on a quand même acheté quelques mandarines sucrées et bourrées de pépins. Ce matin, j'ai observé depuis le balcon des vendeurs entasser des dizaines et des dizaines de cagettes, la moitié vides et l'autre pleines de tomates, oignons, salades, et de tas d'autre légumes ou fruits. Et depuis une vingtaine de minutes, j'entendais un bruit incessant sous les fenêtres, je regarde et je vois que ce sont les éboueurs qui jettent dans le broyeur le contenu de toutes les cagettes. Quel gâchis! Il n'y a aucune récupération (et apparemment non plus aucun tri de poubelles dans les immeubles). Je n'ai vu personne venir récupérer ce qui était bon à manger... J'ai mis le Canon dans mon petit sac et nous sommes partis comme des voleurs faire des photos des flamboyants devant le Museo del Patrimonio de aguas argentinas, sur l'avenida Cordoba. Au retour nous avons croisé Gorge, le gardien de l'immeuble, qui nous a présentés au chauffeur de taxi qui nous amènera demain matin à l'aéroport. Un petit pépé bien sympa qui a “toute sa confiance”. C'est une sécurité parce que apparemment, chez les chauffeurs de taxi, on trouve de tout. Herge, sur son site, fait le rappel des réjouissances:

www.petitherge.com/...n-taxi-38132291.html

Par la même occasion, on lui a dit qu'on comptait aller au parque Lezama, au sud de Telmo et il a proposé de nous appeler un radio-taxi “Premium” (écrit sur la porte arrière), totalement sûrs d'après lui. Je lui ai demandé ce qu'il pensait d'emporter le Canon et il n'a pas hésité une seconde, il a ri et s'est écrié: No! No! NOOO!!! Vingt minutes plus tard on était arrivés, pour environ 6 euros. Le parc est petit mais avec de nombreuses essences d'arbres inconnues de moi, étranges et belles, l'une avec des racines comme celles des fromagers, une autre à pied d'éléphant géant, certaines, de drôles de conifères mi-séquoias mi-araucarias, le tout plutôt du genre pleureur, bourrées de perruches vertes (conures de Patagonie) en train de faire leur nid. De ses hauteurs on a une vue sur l'église orthodoxe russe et ses dômes bleu et or... qui sentent son Las Vegas. Puis nous avons déambulé dans les petites rues de San Telmo, ancien quartier des marins, ainsi nommé à cause du dominicain Pedro González Telmo, bordées d'anciennes demeures coloniales qui ont vécu leurs plus belles heures il y a bien longtemps. En 1871, les riches familles qui les habitaient les ont laissées derrière elles avec l'épidémie de fièvre jaune. Décrépitude, oui, mais avec un reste d'élégance. Aujourd'hui tous les établissements de tango se concentrent dans son périmètre. Un détail renseigne sur la sécurité du quartier qui n'est pas loin de la Boca, ce sont les épaisses barres de fer et grilles en tout genre qui protègent absolument toutes les ouvertures au moins jusqu'au premier étage!

Dans la rue en pente, trois antiques bus de la ligne 213 se suivent... N'étant apparemment même plus bons pour la casse, ils ont rempilé! Un tour à la Galeria de la Defensa, qui date des années 1880 et était la résidence de la famille Ezeiza, désormais remplie de vieilles choses à vendre, vêtements, gants, vaisselle, bric-à-brac..., un autre au Mercado San Telmo pour trouver un maillot de foot argentin à Loïc (bredouilles) et nous empruntons, à pied et toujours au pas de charge, le chemin du retour. L'envie nous prend soudain de faire un stop avant de mourir asphyxiés, aussi nous entrons manger une bricole dans un café-resto. Le serveur qui s'occupe de nous, la soixantaine très militaire, est absolument odieux! Bonjour l'hospitalité et la gentillesse argentines! Pour l'instant nous ne l'avons rencontrée que chez le portier du Café Tortoni et chez le gardien de l'immeuble d'Herge. Au moment de partir, je me lève et je sens un doigt qui s'enfonce dans mes côtes, c'est lui qui me pousse pour se précipiter devant nous et nous ouvrir la porte. Je n'en reviens pas et le gratifie d'un “Gracias!” étonné mais poli. Oui, sauf qu'Alain, qui me suivait et a tout vu, me fait remarquer que ces ronds-de-jambe étaient destinés au gros personnage suant et soufflant qui sortait derrière nous et que le serveur avait même l'air mécontent que nous soyons sortis les premiers. Mince, alors!! Et dire que je l'ai remercié!!

16 heures. Ouf, nous voilà “chez nous”, un nombre certain de kilomètres dans les jambes et quelques kilos d'oxyde de carbone en plus dans les poumons! Une bonne douche, quatre thés et des orangettes de la Maison du chocolat (achetées à prix d'or à Roissy, mais je ne résiste jamais devant mon chocolatier préféré) plus tard, je me sens mieux. Alain, lui, est reparti faire les librairies qu'il n'a pas encore visitées.

Vendredi 26

A 7 heures moins dix, tandis qu'on attendait l'ascenseur, le gardien nous appela sur l'interphone pour nous dire que le taxi était déjà là. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que le petit pépé sympa de la veille n'était pas du tout un chauffeur de taxi mais un particulier avec une voiture qui avait apparemment son âge... Le pare-brise portait huit estafilades, autrement dit il s'était pris un sacré gnon et était près de rendre l'âme. A l'arrière, les ceintures de sécurité devaient être là pour la décoration car elles ne fonctionnaient pas.... Bon, il n'était plus temps de dire quoi que ce soit et nous avions toute confiance dans le gardien d'Herge. En avant, donc, pour Ezeiza. Le pépé faisait des écarts à droite, à gauche, mais dans l'ensemble ça se passait bien jusqu'au moment où il entreprit de tirer un billet pour le péage d'une pochette posée à côté de lui. Il lâcha alors le volant et se battit d'abord avec la fermeture Eclair qui ne voulait pas s'ouvrir, puis avec le billet qui, lui, ne voulait pas sortir. Pendant ce temps je pensais qu'il ne devait pas avoir d'assurance, sinon il aurait fait réparer son pare-brise. Une fois le péage passé, rebelote, volant lâché pour rouvrir la pochette et y glisser la monnaie... Bref, j'avais hâte d'arriver. Je me disais qu'au moins on paierait moins cher qu'un taxi appartenant à une compagnie. Eh bien non, c'était encore plus cher, 150 pesos au lieu de 130.

Après avoir patienté dans une queue de un kilomètre de long, nous avons finalement embarqué pour Ushuaia via El Calafate sur un A 320, durée du vol : près de trois heures. Je n'ai pas dérogé à la règle et ai vu ma dernière heure arriver au moment du décollage, mains moites et respiration bloquée. Je ne sais pourquoi, le commandant de bord ne cessait de passer des messages – c'était apparemment un grand communicateur - et à chaque fois je me demandais ce qui allait arriver. Jusqu'à ce qu'il annonce qu'il y avait “un petit problème technique”. Là, je me suis décomposée... Le problème en question concernait la télévision mais il n'y avait pas de télévision. Vu que tout le monde était d'un calme olympien, ça m'a un peu rassurée. El Calafate, presque tout le monde descend mais peu après toutes les places sont à nouveau prises par les gens qui vont soit à Ushuaia, une minorité, soit sur BsAs.

Tierra del Fuego, Terre de Feu. Ainsi nommée à cause des feux que maintenaient allumés les Indiens Yaghans et Alakalufes, qui vivaient presque nus sur ces terres fouettées par le vent et la pluie. Nous prenons un taxi privé conduit par une femme (22 pesos) et nous voilà sur Gobernador Deloqui, au 271, à la Casa Familia de Zaprucki. Vraie petite maison en dur dans le jardin, à gauche cuisine salle à manger, au milieu salle de bains, à droite belle chambre, le tout nickel (60 euros). Nous sommes accueillis par une Mamie très aimable et qui a l'air d'adorer Paris. Peu après c'est sa fille ou sa belle-fille qui frappe à la porte. Elle nous apporte une bouteille de deux litres d'eau, un pain complet entier, un litre de lait, un paquet de fromage et un autre de jambon plus du beurre et un pot de dulce de leche. Ça fait très panier du Petit Chaperon rouge. Le tout pour le petit déjeuner. En fait on goûtera avec, et on en mangera aussi le soir...

Ushuaia, dans un autre genre, rappelle San Francisco : on monte ou on descend en permanence. Les photos que nous avions vues de la ville, qui compte quand même 60 000 habitants, étaient trompeuses, car elles ne donnent qu'un minuscule aperçu. C'est le centre-ville qui est constamment photographié, mais les constructions s'étendent loin de part et d'autre. Dès l'arrivée on a eu droit à une tempête de neige, au soleil, à la pluie, au grésil. Ici, au moins, c'est varié et à vitesse grand V. On a passé trois heures à arpenter San Martin et les rues adjacentes. Les numéros n'ont aucune logique; on passe de 238 à 270 par exemple. Ce qui fait que pour repérer l'agence de location de voitures, on a le plus grand mal à trouver le 245... Bon, on verra demain. Pour l'instant on est crevés, il fait grand jour (à 21 heures). Mais on va ressortir sur le canal de Beagle, dans le froid glacial. Quelle transition avec Buenos Aires!! Un ferry de croisière est à l'ancre, tous feux allumés, au milieu de la baie aux couleurs de mercure...

Samedi 27

Nuit glaciale, j'ai à peine fermé l'oeil... Ce matin après quelques allers-retours sur San Martin, à cause de ces sauts de numéros, nous allons chez Hertz récupérer la Chevrolet Sedan. Le coffre est grand et nous pouvons charger tous les bagages dedans.

Peu après être partis, sur la route n° 3 qui est donc bitumée, nous avons reçu une caillasse en plein pare-brise, ça commençait bien, suivi illico presto au croisement d'un camion, d'un appel d'air monumental qui a projeté avec une violence incroyable sur le haut du pare-brise un énorme truc noir. On a cru notre dernière heure arrivée, et tout ça en une fraction de seconde. C'était l'avant du capot qui avait été éjecté sous le choc. Un morceau de plastique/caoutchouc, pour faire joli sous le logo Chevrolet. Enfin on suppose vu qu'il ne reste que les rivets...

A San Sebastian, trois maisons et la douane argentine, nous passons un certain temps car nous arrivons en même temps qu'un car de passagers. Puis quelques kilomètres plus loin, rebelote, cette fois avec la douane chilienne. A chaque fois, nous avons droit au match de foot diffusé sur un écran de télévision au cas où policiers et douaniers s'ennuieraient...

145 kilomètres nous séparent maintenant de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne, 6000 habitants, par une piste de caillasse. La pampa fuégienne est gris-bronze sous le ciel chargé, éclairée çà et là par quelques touffes de fleurs jaune pâle et poussiéreuses. Nous espérons que nos enquiquinements vont s'arrêter là et que nous n'allons pas crever. Heureusement, il ne pleut pas et le vent a un peu faibli.

Tout à coup, on aperçoit au loin, devant nous, une silhouette. En arrivant sur elle, on voit que c'est un énorme malabar, avec une carrure de rugbyman, le bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et la mine plutôt patibulaire, qui nous fait de grands gestes. A peine une seconde d'hésitation et nous passons sans nous arrêter, malgré un sentiment de culpabilité... Je dois dire que ni l'un ni l'autre n'avons voulu prendre de risque. On ne comprenait pas ce qu'il faisait là, à 65 kilomètres de Porvenir, alors qu' il n'y avait aucune voiture arrêtée nulle part. Et les 4X4 chiliens que nous avions croisés peu avant ne s'étaient donc pas arrêtés non plus. Moi j'ai repensé au couple de Français assassinés en Bolivie...

Une maison de tôles sur la gauche, un étang et, dessus, une centaine de flamants très très roses. Etrange, en un tel endroit... Depuis un moment ça sent fortement le brûlé et on se demande si ce n'est pas la voiture, de même que depuis longtemps on aperçoit la pluie qui tombe au loin, en avant de la piste et on ne la rattrape jamais. En fait, les deux sont liés puisqu'il s'agit d'un incendie apparemment important, dégageant une épaisse fumée qu'on prenait pour un nuage de pluie.. Bien sûr, le problème se pose de savoir s'il coupe la piste ou si on va y échapper... Le soleil fait maintenant quelques apparitions et colore l'herbe grise en vert acidulé. Je regrette d'autant plus que l'objectif soit esquinté car le 10-20 ne me sert pas à grand-chose ici. Nous longeons l'immense Bahia Inutil et ses eaux gris sombre, crêtées d'écume blanche. Le long de la côte de galets, les cabanons de tôle rouillée se font plus présents... 
 Porvenir et ses maisons de toutes les couleurs, vertes et rose, jaunes, orange, bleues et mauves, aux toits de tôle rouillés pour la plupart. Beaucoup sont en fin de règne... Nous allons directement à l'hôtel Rosas (bien, 26 000 pesos la chambre double) et le temps de nous installer, le soleil a disparu, laissant place à une température glaciale. Bien au chaud dans la chambre, nous n'avons plus envie de ressortir et attendons en lisant et en écrivant le repas du soir, qui sera hors de prix et franchement pas bon.

Dimanche 28

Bonne nuit sous les épaisses couvertures. Dire qu'on est presque en été... A 16 heures on prend le bateau, j'espère du moins qu'on aura une place pour Punta Arenas car on n'a pas réservé (deux heures et demie de traversée). Mais en attendant, que faire? Nous projetions d'aller sur les pistes environnantes mais le risque de crevaison juste avant de prendre le ferry nous fait reculer. Un Coréen du Sud, “businessman” de centollas ou King Crabe comme il se décrit lui-même, habitué des lieux, négocie avec Alberto, l'hôtelier, de pouvoir rester dans la salle de restaurant et nous dit de faire de même, ce qui nous arrange bien.

Il est maintenant plus d'une heure et demie et nous allons “visiter” Porvenir en attendant l'ouverture de la compagnie maritime. Nos pas nous mènent droit au cimetière... Porvenir est une ville, curieusement dans cette partie du monde, à fort pourcentage croate. Ils se sont installés dans les années 1880, lorsqu'on a découvert de l'or dans la région. Sont venus ensuite des habitants de l'île de Chiloe et, même s'ils n'ont pas fait fortune, ils ont trouvé du travail dans les estancias. Aujourd'hui, la plupart des habitants sont des descendants de ces pionniers. Cette colonisation a malheureusement en peu de temps anéanti les premiers habitants des lieux, chasseurs cueilleurs ou pêcheurs. Le cimetière est extraordinaire, toutes les formes d'architecture sont représentées. Il y a même de curieuses petites cases vitrées entassées les unes sur les autres, avec photos, fleurs, etc., prolongées par les tombes.

16 heures, nous sommes à l'embarcadère. Pas de problème pour prendre les billets. A 17 heures, nous partons pour deux heures vingt de traversée du mythique détroit de Magellan. Le ferry se remplit très vite, essentiellement de jeunes qui rentrent à Punta Arenas pour le lycée. Un Chilien vient s'asseoir à côté de nous, très sympa. C'est un réfugié politique qui a fait ses études en France puis qui s'est installé en Suède. Thérapeute familial.

19 h 20. Le ferry est à l'heure. Nous sortons dans les premiers et trouvons assez rapidement l'hôtel Joshiken que nous avions repéré sur Internet mais où nous n'avions pas réservé car il fallait payer à l'avance. Jolie maison tout en bois clair, très propre, belles chambre ensoleillée (du moins par moments...) et salle de bains. Et en plus très bien placée, près de la plaza de Armas. Punta Arenas est une ville étendue, aux maisons colorées, avec beaucoup d'arbres torturés par le vent, magnifiques, et très plaisante malgré ce que nous avions lu. Le propriétaire nous indique plusieurs restaurants “tous très bons”, où l'on sert du poisson frais. Nous allons à “Jekus” et nous nous régalons d'une cuisine très fine et d'une excellente bouteille de vin rouge chilien, dans un cadre superbe, tout en bois. Avec de nombreuses références de toute sorte aux Indiens disparus...

Lundi 29

Ce matin, grand soleil. Ici, en cette saison, les nuits sont courtes, le soleil se couchant vers 22 heures et se levant vers 5 heures. C'est d'ailleurs lui qui nous a réveillés. Après un bon petit déjeuner qui fera aussi repas de midi, nous partons nous balader du côté de la plaza de Armas. Dans le parc qui en occupe le centre, un bel office du tourisme et de nombreuses roulottes, qui sont des stands où l'on vend beaucoup de vêtements de laine et d'alpaga, très colorés. Tandis que l'on se balade tranquillement, et que cinq minutes plus tôt il faisait chaud, une averse de neige se met à tomber. Et ce sera comme ça tout au long de la journée, une alternance de ciel bleu, de neige, voire de ciel tout bleu et de gouttes d'eau dont on se demande à chaque fois d'où elles viennent et si ce ne sont pas des “pipis d'oiseaux” ;-). Nous devions normalement aller à l'Isla Magdalena voir la colonie de manchots, mais le passage sur le ferry du détroit de Magellan a sérieusement refroidi Alain qui a généralement le mal de mer. Il faut dire que, par moments, on aurait pu croire que le ferry allait se briser en deux lorsqu'il prenait les vagues par le travers. Et la conversation avec le Chilien avait bien arrangé les choses, pour détourner son attention des bonds que faisait le bateau. Donc nous décidons d'aller au Seno Otway voir une autre petite colonie, à une heure de route dont une quarantaine de kilomètres de piste. A douze kilomètres de l'arrivée, nous devons payer d'abord 3000 pesos, une espèce de droit de passage, puis 10 000 pesos pour l'entrée de la pingüinera (ce qui fait au toatl une vingtaine d'euros). Il pleut par intermittence. Nous prenons le sentier de bois de 1500 mètres de long à la recherche des manchots (les pingouins, eux, sont en Arctique). Je n'arrête pas de pester après l'objectif 17-85 mm qui a définitivement rendu l'âme, je ne peux même pas m'en servir en automatique et suis cantonnée au grand angulaire. Tout ce qu'il faut, en effet, pour photographier des manchots seulement visibles des miradors, ou presque. Lorsque je mets l'œil au viseur, on dirait des crottes de mouche. Nous en voyons quelques-uns se dandiner à la queue leu leu, vraiment trop mignons, ce qui me fait pester encore une fois. Le pire, c'est que j'ai emporté les jumelles de Paris spécialement pour eux et que nous les avons oubliées à Punta Arenas!! Nous mettons cela sur le compte de l'extrême fatigue dans laquelle nous étions avant de partir. Et le voyage n'a rien arrangé... Finalement, nous trouvons que c'est bien cher payé pour un si long chemin et seulement quelques manchots de-ci de-là, faisant une bronzette sur la plage ou jouant à cache-cache avec nous.

Retour à Punta Arenas. La plaza de Armas, cet après-midi, a complètement changé d'atmosphère. On dirait le parc Montsouris (à Paris) après la sortie de l'école. Punta Arenas est une ville très jeune, bourrée de lycéens et d'étudiants.

Ce soir, nous retournons manger chez Jekus, pour fêter mon anniversaire le 1er décembre (à ce moment-là nous serons en refuge à Torres del Paine). Je n'ai jamais mangé d'agneau aussi bon... En sortant, il fait un froid glacial malgré toutes nos couches de Damart, laine et polaires, pas loin de celui de Sept-Iles (dans le nord du Québec) au mois de février...

Mardi 30

En partant pour Puerto Natales, nous retournons au bureau de change. L'argent file ici à vitesse grand V.

Nous quittons la province de l'Ultima Esperanza pour entrer dans celle des Magallanes.

La route est déserte, le ciel gris, le vent omniprésent. Nous dépassons soudain un Cristo del Camino à l'abri d'un bosquet, insolite dans ces espaces désolés. Le grand angle lui fait faire un bond en arrière, et le fait de le rapprocher sous Photoshop lui confère un flou... très peu artistique... Régulièrement, sur le bord de la route ou des pistes, on retrouve de ces petits hôtels mortuaires, avec photos, fleurs et souvenirs, et drapeau rouge claquant au vent, dont nous ignorons la signification. Mais en arrivant dans l'après-midi à Puerto Natales, au bord du Pacifique, après 250 km de steppe aride et hyper ventée (quel sport de conduire comme ça, accrochée au volant!!), la surprise est de taille! Là ce sont des centaines de bouteilles en plastique – remplies en partie d'eau à cause du vent – qui veillent les morts... La petite ville (ou le gros village, au choix) est très différente, toutes proportions gardées, de Punta Arenas. Les maisons sont basses et d'aspect plutôt délabré, toujours très colorées. Nous remarquons que les Chiliens, du moins dans le Sud, ne se préoccupent pas de l'aspect extérieur de leurs habitations. Tôles disjointes, peinture écaillée, le tout a souvent un aspect branlant et peu engageant, alors que l'intérieur est particulièrement pimpant et soigné. Les gens sont en général de petite taille, si l'on excepte certains Croates de Porvenir. Au Pléistocène (- 2000 000 d'années à - 10 000 ans), un animal fantastique arpentait ces terres du bout du monde, une espèce de grizzly herbivore à queue de kangourou, deux fois plus haut qu'un homme, appelé Milodon ou, plus simplement, Glossotherium robustus. La Cueva del Milodón en abrite un spécimen, mais en carton-pâte, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas fait le détour lorsque nous avons quitté Puerto Natales pour rejoindre le parc Torres del Paine. Le milodón qui trône en bord de mer, à Puerto Natales... L'hôtel Chorrillos est basique mais très agréable, très bien tenu et la propriétaire est extrêmement aimable. Nous discutons avec un Français installé à l'ordinateur de l'accueil, barbe et cheveux blancs, parti avec sa compagne le 10 juillet en vélo du Pérou (c'est exactement le genre de voyage qui ne m'attire pas, pédaler comme un forcené en se battant constamment contre un vent déchaîné, mais je suis très admirative). Ils s'y sont fait attaquer et voler une première fois, puis une seconde fois on leur a dérobé appareil photo, caméra et argent. Ils avaient été repérés sur le marché, puis suivis en dehors de la ville en... taxi!! L'un des quatre agresseurs (quel courage!! à quatre contre deux!) a cassé une bouteille, jeté sa compagne à terre et lui a mis le tesson sur la gorge... Courses au supermarché – Unimarc, comme à Punta Arenas – où l'on finit par trouver un camping-gaz et les cartouches qui vont avec, puis retour à l'hôtel afin de préparer les sacs à dos pour les quatre jours à venir. La chambre est dans un état! On croirait qu'on part en expédition en autonomie pour six mois ;-)): nourriture d'un côté, vêtements de rechange, appareil photo, jumelles, GPS de l'autre. Le 17-85 mm est définitivement HS, ce qui fait que je n'ai plus que le grand angulaire. Plutôt catastrophique pour un voyage pareil... Adieu tous les gros plans, comme celui de notre premier nandou croisé aujourd'hui, ou de cet adorable renard argenté aux grands yeux noirs en amande qui s'est couché dans l'herbe quand il a vu qu'on s’arrêtait pour le regarder. Il est resté là, à nous surveiller du coin de l'œil, jusqu'à ce que la voiture redémarre. Puis il est reparti de son côté et nous du nôtre. Je l'ai quand même casé dans un petit coin de la carte-mémoire. Le voici, démesurément grossi sous Photoshop, disons... dans un flou gaussien... Dehors, une multitude de chiens se font la conversation d'une rue à l'autre.

Mercredi 1er décembre

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. La nuit a été courte mais je me suis endormie tout de suite, bercée par le plus doux bruit qui soit, celui de la pluie qui tambourinait sur le toit de tôle de l'hostal... Le problème, c'est que ce matin il tombe une pluie torrentielle, fouettée par un vent qui doit avoisiner les 120 km/h. Autrement dit des conditions idéales pour entamer une randonnée de huit heures. Excellent petit déjeuner avec du cake maison et des yaourts aux fruits, entre autres. Cet hostal est une excellente adresse, pas chère (20 000 pesos), et la propriétaire est très aimable. Nous discutons avec un jeune couple de Français qui nous annonce que la piste la plus longue, celle de Laguna Amarga, c'est-à-dire l'entrée Nord, est désormais bitumée. Plutôt que de prendre la nouvelle piste plus courte de moitié qui mène à l'entrée Sud, nous choisissons la facilité, puisque du ripio, nous en aurons à revendre dans les semaines à venir. Nous partons donc, seuls sur la route. Mais à Cerro Castillo, surprise, la route devient piste, et mauvaise piste puisqu'il s'agit d'une (très mauvaise) déviation. Quelques kilomètres plus loin, passé un gaucho plus vrai que nature sur son cheval, béret vissé sur la tête qui le protège mal de la neige qui tombe en abondance, et poussant son petit troupeau de vaches, nous retombons sur la route mais pour peu de temps. Les derniers 90 kilomètres seront de nouveau de la piste. Nous voyons encore une fois des guanacos, et encore une fois je peste de n'avoir que le grand angulaire. Une fois à l'entrée du parc, nous allons payer dans une minuscule cabane où les taches sont très compartimentées: trois personnes, dont une qui prend les passeports, une deuxième dans une cahute en verre qui nous déleste de 30 000 pesos de droits d'entrée, et enfin une troisième qui vérifie les billets d'entrée et nous donne le plan du parc. Les refuges des Torres se trouvent au bout d'une mauvaise piste de sept kilomètres, coupée en son milieu par un pont-surprise. Il ne peut supporter plus de 1500 kilos. Avec la Chevrolet Corsa pas de problème, mais les véhicules genre Renault Espace sont vraiment limites...

Arrivés au refuge des Torres, nouvelle surprise: nous ne sommes pas au Central mais au Norte, autrement pas dit pas au nouveau, paraît-il très bien, mais à l'ancien de mauvaise réputation. Il fait vraiment à l'abandon. Les chambres ne sont pas chauffées, sans lumière, il n'y a des lampes à gaz (dont une seule à chaque extrémité du couloir) que jusqu'à 23 heures, le lino du sol se décolle, les « banos » sentent horriblement mauvais, un mélange de désinfectant et d'urinoirs publiques. Sinon, la chambre est petite mais banale. En fait, nous n'adorons pas les dortoirs...

Nous montons aux Torres avec un temps complètement bouché, et en en plus il fait un froid sibérien, pas loin du Québec en hiver. Nous sommes pourtant extrêmement couverts, mais la neige qui passe à l'horizontal fou ettée par un vent violent nous glace le visage. Nous traversons d'abord des terres complètement désertes, couvertes d'une petite herbe rase, puis des massifs entiers d'arbustes à floraison rouge vif, des notros (Embothrium coccineum), comme ceux que nous avions vus à Venice, à Los Angeles. Passé le refuge Chileno, à mi-chemin, nous entrons dans un bois et le chemin devient complètement boueux. Le temps est toujours totalement bouché, les Torres enfouies dans une épaisse couche de nuages et de neige et nous ne pouvons espérer les apercevoir. Nous décidons alors de faire demi-tour. Au détour du sentier, un magnifique renard, un zorro colorado aux allures de coyote, croise notre route. Il hésite. Je crois qu'il va nous emboîter le pas mais, dommage, il change d'avis puis disparaît sous les arbres. Sept heures et demie après le début de la randonnée, nous voici à nouveau au refuge. Rien ne s'arrange: impossible de se faire à manger, d'une part parce qu'à Puerto Natales nous avons acheté un camping gaz et les cartouches vendues avec (camping gaz également), malheureusement une fois ici on se rend compte qu'elles ne sont pas adaptées; d'autre part parce qu'il n'y a même pas une cuisine pour se faire chauffer de l'eau. Nous « pouvons manger au restaurant » (à 20 euros par personne en plus des 96 euros par nuit pour nos deux lits superposés...), ou nous faire de la cuisine dehors (où? en plein vent et par terre puisqu'il n'y a ni table ni bancs?) et « rentrer la manger à l'intérieur « (merci de tant de générosité!). Nous sommes furieux, d'autant qu'à l'intérieur, justement, il n'y a que trois malheureuses tables et même pas suffisamment de chaises pour aller avec. Ca promet pour les deux nuits suivantes. Nous partons nous coucher avant que toute la chambrée ne fasse de même. Ah, zut, toute la chambrée est déjà au lit...

Jeudi 2

Nous avons eu froid toute la nuit, car en plus du fait que ça ne soit pas chauffé, la fenêtre était restée légèrement ouverte. Nous n'y avions pas touché, pensant que c'était une des personnes présentes qui l'avait fait pour éviter de la condensation. Sauf que nos deux lits étaient collés sur l'air glacial, et ce n'est pas la petite couverture qui nous a protégés. En plus du reste, le double rideau avait perdu trois de ses anneaux, que personne n'avait jugé utile de remplacer. Heureusement, Géo Trouvetout (autrement dit moi, comme je suis assez souvent surnommée) a trouvé une solution en coinçant le bout du rideau de gauche dans le premier anneau du rideau de droite. A peine réveillés, nous n'avons qu'une hâte : fuir ce refuge qui est un vrai scandale étant donné son prix. Nous remballons nos affaires et filons à la voiture. Une gorgée d'eau froide, une bouchée de cake “con frutas”, et nous voilà partis pour l'embarcadère, d'où le catamaran nous amènera à Paine Grande. En chemin, des guanacos peu craintifs broutent au bord de la piste.

9 h 30. Premier départ du bateau (il y en a un autre à 10 heures, puis à midi pour ce qui est du matin). Les billets s'achètent à bord, 38 000 pesos pour deux allers-retours (en fait c'est 36 000, on s'est fait rouler de 2000 pesos..., ce qu'on aurait jamais imaginé sur une navette, dans un parc national), soit environ une soixantaine d'euros. Café, thé ou chocolat et petits gâteaux sont offerts. Le lac est venté, ça remue pas mal et les eaux sont vert sombre. Impossible d'aller à l'arrière à cause du froid glacial et des paquets d'eau projetés sur le pont. De l'intérieur, impossible aussi de faire des photos à travers les vitres complètement trempées. Une demi-heure plus tard, tout le monde descend. Au premier abord, le gite de Paine Grande est pimpant, seul au bord du lac, dominé par les montagnes (du moins on le suppose car elles sont perdues dans les brumes). Au deuxième abord, il l'est encore plus. Des tons orangés aux murs auxquels sont accrochés masques, dessins et photos concernant les Indiens disparus; plusieurs petits salons ici ou là, avec un gros poêle à bois qui ronronne et d'épais canapés ou fauteuils en cuir. Ca monte et ça descend, ça tourne et ça retourne et c'est très chaleureux. Pour l'instant, par contre, nos lits ne sont pas prêts. Nous laissons une partie de nos affaires dans une eptite pièce en face du Mini Market, dont seuls les deux vendeurs ont la clef, et nous voilà partis à 11 heures pour le glacier Grey sous un temps à ne pas mettre un chien dehors (drôle d'expression, d'ailleurs... pourquoi mettrait-on un chien dehors?). Le sentier suit une étroite vallée dans laquelle le vent s'engouffre avec rage! Il faisait 2°, mais maintenant, avec le facteur vent, je n'ose imaginer la température ressentie... La pluie est de la partie, les nuages cherchent à toucher terre et nous n'arrivons même pas à avancer. J'ai l'impression que quelqu'un me pousse constamment avec force vers l'arrière. Nous faisons des embardées à droite, à gauche, à droite, à gauche et progressons avec peine. Il faut vraiment vouloir voir ce glacier! D'ailleurs nous ne croisons absolument personne pendant plusieurs heures. La vallée n'en finit pas, alors que d'après la carte je croyais longer le lac tout du long. La notion de ce qui est difficile ou modéré n'est pas la même chez les rangers américains et les employés des parcs chiliens. Celui-ci est classé en modéré alors qu'on dirait qu'on suit le lit d'un cours d'eau. Il est encombré de roches et de pierres presque tout du long, entrecoupé de passages bourbeux, inondés, etc. Le dénivelé est faible mais il monte et descend constamment. Bref, progresser dans ces conditions est particulièrement pénible...

Nous n'arrivons pas à nous poser pour manger un morceau, la pluie et maintenant la neige ne cessent de tomber, tout est trempé ou boueux et il n'y a pas un endroit où s'asseoir. Nous finissons par nous arrêter sous un arbre aux grosses racines apparentes. J'attrape l'onglée en moins de deux, nous sommes trempés de transpiration qui gèle quasi instantanément... Quel plaisir! Comme le dit un non-anglophone qui passe près de nous: “Bad time to lunch!” Enfin, nos efforts sont récompensés et nous apercevons, là devant nous, le glacier, géant bleu figé sur toute la largeur du lac. Nous ne pouvons distinguer son épaisseur, dissimulée dans les nuages. De petits icebergs bleutés dérivent vers l'aval sur les eaux grises du lac qui aujourd'hui porte bien son nom (Lago Grey). Nous ne savons toujours pas si nous sommes entourés ou non de montagnes, comme hier tout est bouché, gris, glacial et mouillé... Nous continuons sur le chemin mais le temps décidément empire et nous faisons demi-tour. Partis à 11 heures nous rentrons à 17 heures. Notre chambre, baptisée “Puma”, est pour six personnes. En cherchant la salle de bains, je vois par les portes ouvertes que certaines chambres sont pour quatre et d'autres..., que vois-je?? pour deux ! Nous redescendons illico presto à l'accueil et demandons si l'on peut changer pour une chambre à deux lits... En deux minutes, c'est chose faite et nous déménageons de “Puma” pour “El Calafate”. C'est royal et ça change tout!! Dans la grande salle de restaurants aux tables en bois ciré nous prenons Alain un thé et moi un chocolat avec un grand cooky aux amandes et chocolat (le tout pour 3000 pesos, soit 6 euros). Par la fenêtre, nous apercevons de splendides oiseaux noir et feu. Nous sommes vraiment contents d'avoir une chambre pour nous tout seuls! La promiscuité ne nous plaît décidément pas, nous sommes trop indépendants pour ça (et mes années de colonies de vacances, trois fois par an de sept à dix-huit ans, m'ont vaccinée à vie). D'autant que personne ne se parle. On pensait pouvoir échanger deux trois mots avec nos voisins de lit mais non, ils font comme s'ils étaient seuls... La chambre donne sur la montagne derrière et on aperçoit un bout du lac Paine Grande. Il y a l'électricité et le chauffage, le rêve, en somme. Seul hic mais qui cette fois passe comme une lettre à la poste, le radiateur ne sera allumé qu'à 22 heures... En attendant, on renfile pulls et polaires pour pique-niquer, assis sur le lit... A 22 heures, on entend les premières dilatations du métal qui chauffe mais je m'aperçois assez vite que c'est uniquement une petite moitié du radiateur qui est allumée. Par ailleurs, le vent à l'assaut de la fenêtre fait un bruit de 777 et soulève le double rideau. Nous nous fourrons au lit, mais moi, qui ne suis pourtant pas frileuse, je suis frigorifiée! Il n'y a sur le lit qu'une petite couette fine, d'été je suppose, puisque nous n'en sommes qu'à même pas trois semaines. Vers 4 heures, n'ayant toujours pas fermé l'oeil, je cherche à tâtons dans le noir mon gros Damart et les deux polaires que j'étale sur le lit et m'endors illico. La nuit, toutes les lumières du couloir sont éteintes...

Vendredi 3

Je me rends compte ce matin, en examinant la fenêtre de plus près, qu'elle n'est pas hermétiquement fermée. C'est une histoire de un centimètre maximum, mais ça a suffi, étant donné le temps qu'il fait dehors, à réfrigérer complètement la chambre et moi avec. Pourtant je ne suis pas frileuse... Alain, qui dort sur le lit supérieur, l'a moins senti. Une fois fermée, le bruit passe du 777 à l'avion de tourisme et le double rideau s'est calmé... Le vent est toujours aussi violent ce matin, et il pleut... Nous ne pouvons prendre un thé dans la salle du petit déjeuner car elle est déjà fermée et nous nous contentons encore une fois d'un peu d'eau glacée et de quelques tranches de Budin, autrement dit de cake aux fruits. Ensuite, départ à 10 h 30 pour la Vallée française. Les bourrasques, chaque jour plus violentes que la veille, si c'est possible, nous jettent sur les bas-côtés chacun à notre tour. Heureusement, le sentier est plus facile aujourd'hui, puisque de terre, et plus joli également car il suit le lac Sarmiento, du moins au début. Ce lac, contrairement au lago Paine sur la berge duquel est construit le lodge, est gris sombre, ce qui signifie donc qu'il n'est pas glaciaire. Les bosquets de fleurs rouge sang sont omniprésents; on trouve aussi une multitude de petites orchidées blanches, et toujours les pois mauves et blancs. Les couleurs sont un peu les mêmes que dans l'Ouest américain au printemps, rouge et mauve: Indian paintbrush et lupin bleus. Nous croisons des oiseaux magnifiques, jaune vif et vert fluo, d'autres aux yeux de rubis et aux pattes jaune safran. Les animaux, ici, ne sont absolument pas craintifs, et nous pouvons les approcher de très près. Les oiseaux, par exemple, ne s'envolent qu'au dernier moment. Au-dessus de nous, les montagnes acérées comme des lances percent quelquefois la couche nuageuse, laissant apparaître un glacier suspendu, d'où s'écoule une eau claire et potable. Toutes les eaux de ce parc sont bonnes à boire. Je l'avais lu mais j'ai profité du passage d'un garde du parc pour me le faire confirmer. A propos de garde, d'ailleurs, le seul qu'on ait vu, alors qu'il faisait un froid de canard, pluie, vent, etc., se baladait en casquette (sans doute avec dessous un tube de glu pour la faire tenir) et en T-shirt... Mais les Indiens Alakalufs étaient bien nus en été (et ne pas oublier que nous en sommes proches) et ne portaient leurs peaux de guanacos qu'en hiver... Nous voulons arriver au campamento italiano pour pique-niquer, espérant qu'il y aura une cahute où au moins se mettre à l'abri. It's a long way pour y arriver, et je doute un peu que les distances soient fiables. Sept kilomètres et demie ce n'est pas grand-chose, or nous marchons d'un bon pas malgré le vent et toujours rien en vue. Nous passons dans un bois, puis dans un autre, et un autre encore, le sentier devient roches et caillasse, boue et racines, voire ruisseau... Les Torres sont toujours invisibles, je vois venir le moment où nous partirons et où nous ne les aurons même pas aperçues. De temps en temps, un rayon de soleil perce tous ces nuages et donne à ces sommets glacés une atmosphère fantastique. Nous nous rapprochons de la jonction avec la Vallée française, mais nous avons un peu plus tôt croisé deux Français, entre cinquante et soixante ans, du genre guide de haute montagne avec l'accent savoyard, qui nous ont dit que tout était bouché au-dessus, et qu'ils renonçaient “à monter là-haut aujourd'hui”. Soudain, nous entendons un grondement de chutes d'eau qui ont l'air gigantesques. Nous longeons le lit d'un torrent furieux et apercevons enfin un premier panneau: pont à 500 mètres (chiliens). Le temps est sombre, la pluie glaciale, le vent devrait être débaptisé, il est trop violent, trop constant, trop rageur... Voici le pont de bois, donc, puis un second, suspendu celui-là, qui ne permet de passer qu'à deux personnes à la fois. De l'autre côté, le campamento Italiano. Nous passons au-dessus du torrent rugissant, ça se balance pas mal, et prenons pied sur l'autre rive. Eh bien on peut dire que les campings chiliens n'ont rien à voir avec les campings des parcs américains! Quelques tentes sous des arbres hauts et déplumés, du genre peupliers, une terre sableuse et grisâtre, des racines absolument partout, et surtout pas les moindres cahute, table ou bancs, rien. Rien de prévu pour les campeurs installés dans ces solitudes glacées. Aucun emplacement pour faire du feu. Une cabane couverte de tôle et un panneau avertissant que c'est “privado”, entrée interdite, pour le garde que nous avons croisé, certainement. Nous faisons le tour, trouvons une cabane de trois murs de planches dans laquelle il fait carrément nuit et devinons deux silhouettes dans la pénombre. L'une se fait cuire quelque chose sur son réchaud, posé sur une planche; l'autre a l'air morose et dubitative, mais surtout transie. Une autre cabane misérable pour les w-c, et c'est tout. Nous nous asseyons sur un tronc de dix centimètres de diamètre posé sur deux petits piquets et trouvons vraiment lamentable une si piètre installation. Dans ces conditions nous ne déballons ni pain ni poulet rôti pour moi (celui acheté à Puerto Natales pour 3 000 pesos et qui est inusable) et avalons vite fait une banane et moi un délicieux cooky acheté hier en fin d'après-midi. Il faut bien sûr emporter ses poubelles... Redescente au pas de charge sur le lodge, où nous arrivons à 16 h 30 pour prendre un chocolat et un thé. Par les grandes baies vitrées, nous observons quelque chose d'étrange: comme un vent de sable à la surface du lac, de longues écharpes d'embruns qui s'effilochent et se reforment. Par endroits des mini-tornades s'élèvent tout droit vers le ciel, tandis que de grosses vagues s'écrasent sur la rive en face qui est pourtant éloignée.

Samedi 4

Le temps aujourd'hui, puisqu'on s'en va, est nettement plus beau, bien que les sommets soient toujours encapuchonnés. A 9 h 30, nous prenons le catamaran en compagnie d'un jeune Français très sympa, Loïc, avec qui nous avons échangé quelques mots en attendant. Lui est parti pour un tour du monde; arrivé en Equateur il y a trois mois, il prend l'avion après-demain à Punta Arenas pour la Nouvelle-Zélande. Comme il va aussi à Puerto Natales, nous lui proposons de l'y conduire. Et il se trouve qu'il va dans le même hostal que nous chercher ses affaires qu'il avait laissées le temps d'aller aux Torres del Paine. Dernière coïncidence, il connaît voyageforum et y a même un pseudo: karasamba. Nous prenons la nouvelle piste, celle de 85 kilomètres, qui démarre vraiment très bien, on la croirait bitumée. Mais, très vite, elle se transforme en un vrai poulailler! C'est une succession de nids-de-poules remplis d'eau boueuse qui éclaboussent la voiture. Vu deux huitriers-pie. Dans un des bureaux de change de Puerto Natales où nous changeons deux cents euros, la caissière, qui ne se prend pas pour rien, comme tous ceux à qui nous avons eu affaire jusqu'à présent dans ces endroits-là, commence à lorgner d'un oeil suspicieux le premier billet de cent euros, en direct de la Banque postale, essaie de voir à travers et le pose sur le coin de sa table avec un air à moitié dégoûté. Elle prend le second, l'examine, et repère une petite pliure plus prononcée d'environ un millimètre sur une des tranches au milieu du billet. Ca y est! Elle a ce qu'elle cherchait et nous le rend d'un air triomphant. Nous ne comprenons pas (ou faisons mine de ne pas comprendre). Je sors mes lunettes, fais comme elle, observe le billet et lui demande ce qu'il a de spécial. Je lui fais remarquer qu'en France un tel billet ne poserait pas de problème. D'un ton cassant elle nous réplique qu'ici, elle n'en veut pas!! Excédé, Alain lui demande de lui rendre le premier billet et nous ressortons furieux. Dans le deuxième bureau, tout se passe comme sur des roulettes... Le soir, dans une pizzeria (Mesita Grande), le serveur essaie de nous rouler avec une impudence incroyable! Il s'était carrément pris 100 % de pourboire! (Au Chili, le pourboire dans les restaurants est en principe de 10 %.) Nous voulions en fait dîner à Afrigonia, le meilleur restaurant de Puerto Natales, mais la salle, toute petite, était bondée et de toute façon il aurait fallu réserver.

Dimanche 5

Lit excellent mais l'isolation extérieure est déplorable (partout jusqu'à maintenant) et bien qu'à l'écart du centre, les voitures nous ont dérangés. L'adresse reste très bonne. Après le petit déjeuner composé cette fois-ci de jus d'orange, de quatre crêpes, de pains chauds, beurre et deux confitures, plus fromage, nous partons pour El Calafate en passant par le côté chilien, soit Cerro Castillo, sur la route des Torres del Paine. Ni la douane chilienne ni la douane argentine ne nous ont embêtés, et les Argentins ne nous ont même pas fouillés, ce qui fait que nous aurions pu garder tomates, beurre, œufs, poires, etc., au lieu de tout laisser à l'hostal Chorrillos. Nous prenons la piste d'une trentaine de kilomètres qui rejoint la route d'El Calafate. L'essence, ici en Argentine, est bien meilleur marché qu'au Chili (environ 0,60 euro contre plus de un euro) et nous regrettons d'avoir fait le plein à Puerto Natales. J'avais lu que plutôt que de faire le détour par La Esperanza, on pouvait couper par une piste très belle et très bonne. Nous n'hésitons donc pas une seconde sans avoir idée du kilométrage... C'est morne plaine... Pampa à droite, pampa à gauche, herbe rase et grise, horizon rectiligne. Mais la piste, assez bonne au commencement, se gâte vite et sérieusement. Ce n'est maintenant plus que de la caillasse, et il faut constamment faire attention où l'on met les roues, éviter les cailloux trop pointus et les zones trop dérapantes. Dans le ciel encombré de beaux nuages, le soleil brille et la température au thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 30°! Du jamais-vu depuis qu'on est arrivés en Patagonie. Le désert grisâtre s'étend à l'infini, de temps en temps on aperçoit le ruban de la piste comme un serpent qui filerait devant nous, dans l'infini de la pampa. Une heure passe, puis une deuxième... on n'en voit pas le bout... Les fortes pluies ont laissé par endroits sur des parcelles de sol probablement calcaires des mares plus ou moins étendues, immédiatement colonisées par tous les oiseaux de passage: flamants, cygnes à col noir, oies, canards, etc. En se rapprochant de la jonction avec la route 40, asphaltée sur cette portion, le sol se soulève en moutonnements de velours plus ou moins prononcés, dans des tons qui tirent maintenant sur le vert. Une quinzaine de kilomètres avant El Calafate, le paysage devient soudain magnifique, surplombant le lago Argentino, turquoise comme tous les lacs glaciaires sous les rayons du soleil. Le rio Santa Cruz serpente dans la vallée en une multitude de boucles serrées...

El Calafate. Albergue Lago Argentino. D'un côté de la route, le n° 1050 et l'albergue; de l'autre le 1061 et l'hostal. Nous avions réservé une petite maison dans le jardin. Il y en a deux rangées de trois, mitoyennes, de couleurs vives - carmin et beu – séparées par un gazon vert et dru. Tout est en fleurs, genêts, lupins, chèvrefeuille, arbustes de toute sorte, ça sent le printemps même si les chambres sont par là même un peu sombres. La nôtre est parfaite, la salle de bains aussi.

Le soir, nous allons manger des gnocchis de pommes de terre au safran et du gratin de potiron et maïs, arrosés d'une bonne bouteille de vin argentin dans un excellent restaurant, Pura Vida, avenida del Libertador, avec 10 % de réduction parce qu'on vient de l'albergue Lago Argentino. Le ciel est d'un bleu clair très pur, très lumineux, et la lumière transparente et rosée en cette fin de journée, comme on n'en a jamais vue ailleurs. Les Argentins, de même que les Chiliens, surchauffent leurs intérieurs et la chambre ne fait pas exception.

Lundi 6

Nous voulions être au Perito Moreno avant l'ouverture mais ça ne sera certainement pas possible. Aussi nous choisissons de prendre le petit déjeuner sur place et de partir ensuite. A 7 h 30 nous montons dans la voiture et en route pour les 70 km qui nous séparent du glacier géant. Nous doublons une flopée de cars de touristes vides, étrange..., et arrivons une demi-heure plus tard à l'entrée du parc. Les 40 pesos par personne annoncés par le Routard se sont transformés en 75 pesos... Il reste encore 28 km avant d'arriver. La route, relativement étroite et sinueuse, longe le lago Argentino, couleur menthe à l'eau, traverse des bois de résineux accrochés au pied des montagnes pelées. Le vent est toujours extrêmement violent et le sol jonché de petites branches entre lesquelles je dois zigzaguer en permanence. Jusqu'à 10 heures du matin il est possible de se garer au sommet (nous ne l'apprendrons que plus tard car rien ne l'indique), mais nous ne pourrons y retourner ensuite et il faudra rester sur l'immense parking un peu plus bas. Il y a toute une série de passerelles, à cette heure-ci totalement désertes, dont les plus proches sont celles dites « de la rupture ». D'autres s'enfoncent dans les bois, montent et descendent...Vu d'en face, le Perito Moreno, un des derniers glaciers à ne pas régresser et qui fait partie de la troisième calotte glaciaire au monde (après l'Antarctique et le Groenland, 360 km de long sue 40 km de large), ne donne pas l'ampleur de ses cinq kilomètres de large et de ses soixante mètres de hauteur... Lorsqu'il est bien disposé, il peut avancer de deux mètres par jour, aussi nous guettons ses plongées vertigineuses accompagnées de fracas de coups de canon (comme j'en entends tous les jours, je peux faire la comparaison ;-)), qui laissent derrière elles des cicatrices bleu intense. A l'avant, ce ne sont que flèches, lances et pieux prêts à faire le grand saut, à l'arrière des milliers de crêtes meringuées parcourues d'un réseau infini de crevasses. Nous décidons de prendre le bateau qui se trouve sous le restaurant - celui du dessous - pour aller voir de plus près de quoi il retourne. Cent pesos de moins dans les poches, nous montons sur le pont en compagnie d'une trentaine de personnes, très peu de monde, donc, puisque nous pourrions être trois cents! Le bateau reste à distance respectable des éventuels icebergs, tourne et vire, se rapproche de la zone de fracture, s'arrête lorsqu'une détonation se fait entendre, longe le glacier vers l'est, fait demi-tour, et trois quarts d'heure plus tard, rentre au bercail. Tout le monde descend. A cette heure-ci, midi, lorsque nous rejoignons les passerelles, c'est la cohue. Plus rien à voir avec l'atmosphère de début de matinée, où nous avions le glacier pour nous tout seuls. Deux heures plus tard nous sommes sur la très belle route d'El Calafate. Le ciel est bleu et le vent a encore forci. Pendant ces quelques heures, j'ai bien sûr eu tout loisir de pester (intérieurement ;-)) puisque je ne pouvais faire de photos qu'au grand angle. Les trois magasins de photos de la ville vendent uniquement des pellicules Kodak, ici ils n'ont pas encore fait faillite, et ma tentative de commande d'un 50 mm Canon sur Amazon.com n'a rien donné puisqu'ils ne livrent pas dans ces contrées lointaines. Il faut me faire une raison, mais c'est dur... Au supermercado nous achetons une salade de pommes de terre, carottes et petits pois, plus des œufs que je fais cuire discrètement dans la salle du petit déjeuner où « l'on ne doit pas cuisiner ». Lessive dans le lavabo miniature dont la bonde a été supprimée puisque l'hostal lave du linge contre 25 pesos, mais c'est sans compter sur Géo (Trouvetout). J'utilise une mousseline de notre propre thé que nous venons de faire infuser, la rince bien et bouche le lavabo avec. Très efficace! Eventuellement, on peut aussi d'une main appuyer sur la mousseline et de l'autre malaxer... A la guerre comme à la guerre!...

Mardi 7

Le soleil a disparu mais, par extraordinaire, il n'y a pas de vent! Nous commençons la journée, après le petit déjeuner avec des voisins de table allemands détestables et prétentieux, par le locutorio (petit local où l'on peut téléphoner). J'ai deux cartes de téléphone à 10 pesos, chacune permettant d'appeler une demi-heure en France (merci Herge pour l'info!). Ça marchait très bien de Buenos Aires avec la carte Hable Mas. A Ushuaia j'ai dû en acheter une d'une autre marque - en fait de carte, c'était un ticket de caisse avec les indications en caractères minuscules. Mais ici, plus rien ne va. « Les ondes », paraît-il, « c'est trop perdu » (celui qui nous dit ça se fiche carrément de nous, vu que toutes les cabines internationales avec paiement à la caisse sont occupées pour des coups de fil vers l'Europe!), il veut bien sûr qu'on range notre carte et qu’on lui paye directement la communication. Deuxième locutorio, même son de cloche... Ensuite passage par un supermarché pour acheter du jambon cru Lomsicar (?) en promotion. La caissière en profite pour essayer de nous rouler d'un billet de 2 pesos. Ce n'est pourtant pas compliqué: elle doit nous rendre 74,25 pesos et elle nous en rend 72,25, en se dépêchant de quitter sa caisse juste après. On récupère donc les deux pesos manquants en pestant, et on comprend pourquoi ce supermercado n’était pas indiqué sur le plan que l’on nous a donné à l'albergo Lago Argentino... A propos de monnaie, l'Argentine et apparemment avec elle le Chili manquent cruellement de pièces métalliques. Il est surprenant de voir comme les caisses sont vides et comme, à chaque fois, cela pose un problème. En général, les gens arrondissent au-dessous pour que le client ne soit pas perdant (c’est toujours le cas dans les stations-service), mais parfois c'est le contraire. Les plus généreux vous jettent une sucette sur la caisse et au suivant ! Le jambon Lomsicar est incroyablement acide, j'arrive à peine à le manger. Il va falloir que je me renseigne sur cette appellation: Lomsicar. Est-ce une recette au vinaigre, ou bien prendrais-je le Pirée pour un homme? Aujourd'hui, on avait prévu (sur la carte) de monter au cerro Calafate, 800 m de dénivelé, mais surprise on s'est aperçus que c'était une montagne complètement pelée, caillasse et poussière grise, ce qui nous a douchés d'un coup... On est restés écrire des cartes postales, faire quelques courses, laver du linge, lire et rédiger le carnet... Une journée de transition, quoi. Lomsicar, d'après Internet, ne renvoie à aucune recette, c’est une marque comme une autre. Ce jambon acide ne m'inspire plus du tout et je vais le donner à un des nombreux chiens qui, ici, comme dans chaque agglomération traversée, arpentent les rues poussiéreuses. Le conseil est de ne jamais les caresser, ils trimballent je ne sais plus quelle maladie et la rage est très courante. Mais c'est difficile, ils sont très sympa et ont tous de bonnes têtes. On se rabat sur les chats angoras et couverts de poussière de l'hostal, qui se prélassent dans le jardin et ont tout de suite senti à qui ils avaient affaire : ils nous font mille et un câlins (mais ils ne ronronnent pas... Est-ce que les chats argentins ne savent pas ronronner??).

Mercredi 8

J'ai passé une bonne nuit, heureusement car j'étais vraiment fatiguée. C'est Alain, cette fois, qui n'a pas fermé l'oeil et qui a eu droit : aux pétards et aux fusées que deux gamins lancent nuit et jour près du locutorio d'à côté (il ne manquait que Doisneau pour les photographier); au 4 x 4 au pot d'échappement percé que le voisin, assis derrière le volant au milieu de son jardin, fait rugir, lui aussi nuit et jour selon son humeur; à la musique de l'auto-radio...; et au chien de ce même voisin qui est insomniaque et s'en donne à coeur joie. Nous partons pour El Chalten après avoir fait quelques courses au supermercado La Anonima. Le ciel s'est couvert et nous craignons le pire pour la suite de la journée.

Le paysage est toujours aussi désertique, mais la proximité des Andes lui donne un peu de relief. A l'est, du côté de la pampa, longue traînée de cumulus blancs comme neige dans le ciel bleu, à l'ouest tout se mêle dans un horizon gris et cotonneux. Puis voici nos premières badlands, ressemblant fort à leurs cousines américaines de l'Utah, mais en moins colorées. Le dôme d'un ancien observatoire, fermé depuis 1943, émerge soudain dans une furtive vision. Nous longeons un temps le rio Santa Cruz aux eaux laiteuses, tout droit descendues de l'immense champ de glace qui couvre toute cette région de l'Amérique du Sud. Croisons quelques cyclistes chargés comme des baudets, le nez dans leur guidon, qui n'ont même pas l'air de nous voir passer. Je n'aimerais pas être à leur place... Le long de la ruta 23 qui laisse derrière elle la Ruta 40 pour filer plein ouest vers El Chaltén, village né en 1985 seulement, le paysage devient plus printanier, roche sombre et petite herbe rase vert tendre, désormais noyé de pluie. Une famille de condors fait la route avec nous, immenses ailes noires barrées de blanc pour les adultes, de marron pour les juvéniles, longues rémiges redressées dans le vent, tête rouge et cou rentré dans les épaules. Ils sont magnifiques!

Tout d'un coup, El Chaltén est là en contrebas, à un kilomètre environ, niché entre deux montagnes. La route serpente, bordée de touffes de fleurs jaunes et d'autres que je n'ai jamais vues, orange, ressemblant à de petits lys. Plus on se rapproche, plus le village s'étire dans la vallée en de multiples constructions inachevées, brique, aggloméré ou béton armé, tiges de métal rouillé dressées vers le ciel comme autant de doigts. Le tout a des allures de Canaries et est très inesthétique. Nous finissons par dénicher Infinito Sur dont nous avions vu la photo sur Internet et que nous croyions accroché à une pente. En fait l'hosteria est coincée sur trois côtés par de petites bâtisses toutes plus horribles les unes que les autres, béton brut laissant pointer l'armature alors que le rez-de-chaussée est déjà habité, abritant dans leur « jardin » carcasses de voiture et tout un bric-à-brac destiné, on peut le supposer, à construire un étage supplémentaire, voire le toit. Sinon, tout est très beau dans cet hôtel, bois et pierre mêlés. La chambre est grande et superbe, la salle de bains aussi, mais encore une fois surchauffées. Il fait au moins 30°!! Grand salon commun avec vue, paraît-il, sur le Fitz Roy (son nom tehuelche d'origine est El Chaltén, « la montagne qui fume »). Pour aujourd'hui, c'est vue sur les nuages, aucune montagne à l'horizon... L'Internet indiqué sur le site est « highspeed » mais en fait en download il y a 0,01 Mo, un record, et en upload... 0,00, avec un ping de 1414s!!! Nous déambulons dans les rues arpentées par une flopée de randonneurs de toute nationalité, sous une pluie persistante et un vent toujours aussi violent. Il fait un froid de canard, le vent rugit de plus belle, et je n'ai qu'une hâte: rentrer à l'abri et au chaud.

Jeudi 9

5 h 30. Est-ce que je rêve encore ou est-ce qu'il n'y a pas de vent? Je regarde derrière le rideau de la fenêtre, rien ne bouge, et la maison biscornue, sur la gauche, est rose bonbon, éclairée par le soleil levant!!

7 heures. Le vent s'est levé, en pleine forme après une bonne nuit de repos, et maintenant... il neige! On voit effectivement que dans douze jours c'est l'été. Au petit déjeuner – très bon: marbré au chocolat maison, plus deux autres gâteaux-pain tout juste sortis du four, dulce de leche, etc. -, on peut apercevoir à travers les baies vitrées le temps empirer de minute en minute. C'est une véritable tempête de neige qui à présent se déchaîne, de gros flocons serrés qui passent à cent à l'heure. Les premières montagnes, visibles il y a encore quelques heures, ont totalement disparu dans une blancheur cotonneuse. Quant à ce qu'il y a derrière elles, le Fitz Roy et ses voisins, je ne sais pas si on le verra avant de partir, après-demain matin. En tout cas, pour le moment, il est impensable de partir randonner dans ces conditions.

12 h 30. Il neige toujours mais moins abondamment et le vent est tombé, aussi nous décidons de sortir et d'aller au moins jusqu'au second mirador sur le chemin de la laguna Torre. Avenida Antonio Rojo, au bout un escalier qui escalade la colline, et là, c'est le côté cour d'El Chaltén. Des maisons posées sur la terre battue et boueuse, pour la plupart minuscules, les unes sur les autres et dans n'importe quel sens, construites de bric et de broc, la plupart en aggloméré avec des joints de goudron, de la tôle, de la brique, beaucoup de courants d'air. Tout au bout, une petite montée raide, et nous voici dans des « prairies d'herbe courte », des bois de langas (la feuille ressemble à celle du hêtre en miniature, mais pas l'écorce, qui se rapproche plus de celle d'un résineux, surtout lorsqu'ils sont âgés), puis au-dessus du rio fitz Roy. Un premier mirador, en face une chute qui dévale la montagne en ne prenant pas la voie la plus directe, puis le second mirador d'où l'on pourrait admirer, d'après la table d'orientation, une enfilade de cerros invisibles. Nous continuons, bien que la neige soit très mouillée et que ma veste soi-disant imperméable achetée à Moab ne me protège plus de grand-chose. Une mare, sur la droite, de très jolies orchidées jaunes, capachito ou topa-topa (Calceolaria uniflora), des anémones blanches (Anemona multifida). Le chemin n'est qu'un bourbier, il devient très difficile d'avancer et nous commençons à avoir froid, l'humidité s'insinuant partout. Nous faisons demi-tour et trois heures plus tard nous voici revenus à notre point de départ, à savoir la voiture qui nous attend au début du chemin, ce qui est bien agréable. Le soir nous allons dîner à El Muro, recommandée par la jeune fille de l'accueil, qui se trouve au départ du sentier du Fitz Roy. Excellent « bifteck argentin » - je prends la demi-part, sinon c'était cinq cents grammes -, mais servi seul. Je commande une purée de papas (pommes de terre) et Alain des espèces de petits pavés de pâtes fourrés au saumon, délicieux. La serveuse ressemble étonnamment, en châtain, à Brigitte Bardot. Je le lui dis, elle est confuse, « ne peut le croire », etc., mais à mon avis elle le savait parfaitement ;-).

(L'électricité, à El Chaltén, est toujours allumée: lampadaires dans les rues et lampes à l'intérieur. On ne voit aucune éolienne et on se demande d'où provient la source d'énergie.)

Vendredi 10

5 h 40. Je vais dans la salle de bains et quelque chose attire mon oeil, au-dehors. Le Fitz Roy est éclairé d'une lumière rose par le soleil levant!! C'est un vrai choc! La voici donc, cette mystérieuse aiguille de granit qui se fait tant désirer et que je désespérais d'apercevoir! Je m'habille en vitesse, prends la clef de la voiture et ouvre la porte qui ne veut pas bouger d'un millimètre, même avec la clef magnétique. Je me rabats sur le balcon du salon mais déjà la lumière n'est plus là, la « Montagne qui fume » (El Chaltén en langue indienne) est déjà grise, mais je la capture malgré tout, par-delà les toits.
Comme le temps annoncé pour la journée est neige et pluie, je me recouche, persuadée qu'à mon réveil, c'est la grisaille qui nous attendra. 8 h 40. On ne s'est jamais réveillés si tard!! Et, chose extraordinaire, il fait toujours beau et il n'y a toujours pas un souffle de vent!! Le temps de nous préparer, douches, petit déjeuner, sacs à dos avec entre autres deux bananes, quelques barres et un demi-litre d'eau - inutile de nous charger, à Los Glaciares comme à Torres del Paine les eaux descendent en droite ligne des glaciers et sont potables (et délicieuses) -, et de rejoindre le départ du sentier du Fitz Roy, il est un peu plus de 10 h 15. Nous trouvons tous les deux qu'ici c'est plus beau qu'aux Torres del Paine, malgré les lacs glaciaires (moins turquoise néanmoins que dans les Rocheuses canadiennes). Si l'on compare par exemple au sentier du glacier Grey, ou à celui des Torres, celui d'aaujourd'hui est beaucoup plus varié, on a constamment une vue superbe, soit sur le rio Fitz Roy au-dessous qui se fraie un chemin dans un large lit de galets, soit sur les pics enneigés au-dessus. Même le sentier du cerro Torre caché dans les nuages laissait deviner des merveilles... Le chemin démarre raide par des marches de terre et de bois et grimpe pendant une heure et demie, jusqu'au mirador d'où l'on a une vue superbe sur toute la chaîne des pics. Fitz roy est entouré de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet entre autres. C'est le lieu de la photo souvenir, apparemment. Passé le premier émerveillement et de nombreux clics du grand angulaire, nous continuons en direction du campamento Poincenot. Nous avons remarqué que 80 % des gens croisés sur les sentiers ne disent pas bonjour, voire ne jettent pas un regard à la personne qu'ils frôlent. Cest insupportable, surtout pour moi qui dis facilement bonjour à tout le monde avec un sourire. Et dans ces coins complètement perdus c'est encore plus difficilement acceptable.

Le chemin, qu'on dirait taillé à la bêche, pas plus de quarante centimètres de largeur, est maintenant un vrai bourbier. Soit la neige commence à fondre, soit elle a fondu depuis longtemps, formant des mares d'eau et/ou de boue épaisse et grasse. Il faut sans cesse faire de l'acrobatie pour éviter de s'enfoncer jusqu'à la cheville. Les bois de langas (on dirait que c'est le seul arbre ou presque sous ces latitudes) succèdent aux prairies qui succèdent aux bois de langas. Avec toujours, en arrière-plan, le sublime massif du Fitz Roy. Les Chiliens ne soignent pas leurs campings. Et le campamento Poincenot ne fait pas exception. Seul un panneau avertit qu'il s'agit bien d'un camping car il n'y a absolument rien de prévu pour les campeurs. Le sous-bois est d'un binz incroyable! Branches cassées, troncs pourris jonchent le sol dans un enchevêtrement incroyable. Aucun emplacement particulier n'est prévu, aucune table ni bancs, aucun abri. Je me demande s'il y a même des toilettes et Alain me montre un petit machin en métal qui doit effectivement en faire office. Le détail qui tue est cet avertissement : Interdiction de se construire un abri. Lorsqu'on sait que les conditions atmosphériques y sont très difficiles, le vent par exemple s'y déchaîne avec violence, c'est à la limite du refus d'assistance à personne en danger. Le tout est en plus pourri d'humidité...

Nous hésitons à bifurquer sur les Piedras blancas, mais le temps se couvre et les espaces découverts où passe le sentier pourraient vite devenir invisibles. En redescendant, nous apercevons, perché sur une branche d'arbre mort, un magnifique aigle au bec jaune et à la poitrine cloutée d'argent. Au-dessus de lui, un couple de rapaces plus petits font des manoeuvres d'intimidation en poussant des cris stridents.

Sur le chemin du retour, je me tords trois fois la cheville gauche. Ce n'est pourtant absolument pas le moment d'être immobilisée si loin d'El Chaltén. Heureusement, avec un peu de Synthol, tout rentre dans l'ordre. A 17 h 30, nous sommes à la voiture.

Samedi 11

A 9 heures nous sommes prêts à partir pour la Ruta 40 et Bajo Caracoles, à 460 kilomètres de là, où nous comptons faire une étape. Nous passons d'abord par le distributeur... qui est vide (il ne nous reste que 350 pesos, soit 70 euros) puis par la poste car nous avons deux cartes à envoyer, mais elle n'est pas encore ouverte, bien qu'affichant 9 heures. Hier, nous avons demandé à quelqu'un où se trouvaient « los correos ». Visiblement, il ne voyait pas du tout de quoi on parlait, jusqu'à ce que je lui montre les cartes. « Ah! Los corre! » La prononciation argentine (et chilienne) nous surprendra toujours. Entre le « pocho » (pollo), la « cache » (calle), la « jave » (llave), et tous les s finaux manquants, il faut comprendre.... Le temps est encore magnifique et nous redécouvrons la route que nous avons faite à l'aller avec tout le massif derrière nous, étincelant de neige. Nous avalons les 140 kilomètres bitumés qui nous séparent de Tres Lagos où nous faisons le plein d'essence. Nous sommes par erreur d'abord passés par le village en faisant un détour de 4 kilomètres sur la droite sur une très mauvaise piste, alors que la pompe à essence est un grand bâtiment blanc en retrait à une centaine de mètres sur la gauche. A partir de là, c'est le ripio qui nous attend. La piste est mauvaise pendant cinq ou si kilomètres, puis dans l'ensemble bien roulante, avec des passages plus délicats. Il faut quand même faire attention aux éventuels trous ou aux pierres qui pointent parfois en plein milieu, et aux amas de graviers qui la transforment en planche savonnée. Le pompiste de Tres Lagos nous a annoncé six à sept heures jusqu'à Bajo Caracoles, ce qui nous mène à 18 heures. Le sol de la pampa est marron-gris et on se demande ce que peuvent bien brouter les quelques rares moutons ou chevaux étiques que nous croisons de-ci de-là. Soudain, un 4 x 4 nous double en trombe, pojetant une cascade de pierres sur la carrosserie et le pare-brise, décoré de deux nouveaux impacts! C'est un comportement particulièrement inqualifiable que nous ne retrouverons heureusement plus, bien au contraire. Les camions, en particulier, sont extrêmement prévenants, ralentissent, s'écartent ou font signe de dépasser. Les collines se font plus présentes et sont parfois marbrées comme un gâteau. La piste tourne, monte et descend, des chevaux broutent çà et là. A la jonction de la route de Gobernador Gregores nous avons l'heureuse surprise de retrouver le bitume pour une cinquantaine de kilomètres. Puis c'est à nouveau le ripio, parfois bon, parfois mauvais, presque toujours dérapant. Je suis agrippée au volant, mes yeux cherchent continuellement à l'avant de la piste les cailloux à éviter, je ralentis dans chaque virage car ce serait les tonneaux assurés (prévus au contrat et pour lesquels nous ne sommes pas assurés). Un arrêt pour manger une banane et quelques chips près d'une estancia, le long d'un cours d'eau. La piste est bordée d'une multitude de petites fleurs crème qui embaument à la fois la rose et la violette. Peu après, nous apercevons sur notre droite un troupeau de guanacos en train d'observer un cheval couché dans l'herbe, de l'autre côté de la route. Ils se regardent en chien de faïence, c'est très drôle. Plus loin, une baby-sitter nandou et sa marmaille de vingt-deux petits qui s'égaillent avec élégance à notre passage. L'arrivée sur Bajo Caracoles est meilleure que prévue. Mais il est rageant de voir que nous longeons la toute nouvelle route bitumée pendant des kilomètres alors que nous sommes dans la caillasse.

16 h 30. Arrivée à Bajo Caracoles avec une heure trente d'avance. Il faut dire que j'ai bien roulé. Ah, Bajo Caracoles... tout un poème... Au milieu de la plaine infinie dans laquelle le vent se rue avec délices, fermée à l'ouest par les lointains sommets enneigés des Andes, battue par les vents, poussiéreuse, une poignée de maisons difficilement abritées derrière quelques peupliers chétifs, des chiens qui vont et viennent d'un pas alerte, une pompe à essence, une gomeria (endroit où l'on répare les pneus), la « policia », un poste de secours, deux campings et... un tribunal administratif et « juge de paix », un ministère de l'Education culturelle... Tout cela paraît totalement incongru au premier abord - nous sommes à de nombreuses heures de piste du moindre village -, mais c'est sans compter avec les estancias parsemées sur ces millions d'hectares. La pompe à essence fait aussi hôtel. Une bâtisse plus jolie que les autres, en grosses pierres ocre-rose, de plain-pied. Les vitres des fenêtres en façade sont obscurcies d'autocollants publicitaires, un long comptoir en L, derrière lequel s'alignent, sur des étagères murales, des bouteilles, des canettes, un peu d'épicerie. Dans un coin, un home s'égosille au téléphone...

Nous prenons une chambre avec salle de bains partagée pour 140 pesos (environ 27 euros, mais nous n'avons plus que 138 pesos et de l'argent chilien. Ca fera l'affaire, seulement nous n'aurons plus un seul peso argentin lorsque nous repasserons la frontière). Nous demandons à la voir. L'hôtelier-pompiste - très aimable - nous précède dans un long couloir au sol recouvert d'une matière étrange : c'est à celui de nous trois qui fera en marchant les schlouks-schlouks les plus sonores. Il ouvre la porte n° 1 : minuscule, nous n'apercevons d'abord qu'un lit de 90 cm, puis le second. Une table de nuit entre les deux et un porte-manteau. Le bas des murs est tout cloqué, et des dégoulinures marron descendent du plafond. Il va maintenant nous montrer les salles de bains: une pour les femmes, l'autre pour les hommes. Nous repartons derrière lui, d'un pas toujours aussi discret. Les portes sont grandes ouvertes. « Aqui, damas! »... cra-cra au possible, la chasse d'eau pas tirée (et pourtant nous sommes les seuls à dormir ici ce soir), une serpillière sale en plein milieu, une odeur nauséabonde, un grand rideau de douche bien raide et collé de toute part... Pouah! « Aqui, caballeros! » Ce n'est pas mieux, la cuvette des w-c fuit par le bas et la douche est pleine d'une mousse grisâtre... Retour à la chambre. Affichée derrière la porte, une longue liste d'interdictions et d'avertissements:

si l'on quitte la chambre après 10 heures, on paie double tarif; il est interdit de cuisiner et/ou de manger dans la chambre; les animaux familiers sont interdits; il est interdit de laver du linge ou de la vaisselle dans la salle de bains; il est interdit de rentrer dans la chambre avec des vêtements et des chaussures sales (probablement pour les ouvriers du chantier de la Ruta 40); les éléments de la chambre volés ou dégradés seront facturés; la clef doit être laissée en sortant à la réception; consulter la réception pour de plus amples informations.

Nous voilà frais! 5 heures de l'après-midi, coincés ici, avec une seule envie, fuir au plus vite. Nous nous regardons et piquons un fou rire! Puis l'idée me vient de vérifier l'état des draps. Visiblement, un des lits a déjà servi puisque le drap du dessous est tout froissé et taché. Les oreillers, eux, sont très spéciaux : longs et un peu dur, genre traversin aplati entre deux portes ou récupération de canapés, d'une couleur indéfinissable, avec une taie trop courte de chaque côté. Si j'ajoute à cela qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on se gèle, c'est complet. Au plafond, une unique ampoule diffuse une lumière de veilleuse... De mieux en mieux. Mais à quoi sert donc ce grand néon au-dessus de la fenêtre, sans interrupteur, branché à une prise près du plafond? Nous aurons l'explication plus tard: c'est une lampe de secours qui s'allumera automatiquement en cas de panne de courant. Nous décidons de faire un tour dehors, et trouvons en ouvrant la porte un chauffage électrique au fil bizarrement rafistolé avec du chatterton que l'hôtelier a apporté et que nous nous empressons d'allumer. Vent et poussière, poussière et vent, et toujours les chiens, de grands chiens aux longs poils, qui passent et repassent d'un air affairé. Nous avons réussi à avoir une lampe de chevet, le moral remonte un peu...

Dimanche 12

Nous avons bien dormi, malgré le bruit du vent. Dans le couloir, Alain rencontre la fille de la maison qui lui demande à quelle heure on veut déjeuner. Bonne nouvelle, car nous nous attendions à boire un peu d'eau froide et à avaler une tranche de Budin con frutas. Mais tout n'est pas si simple... Alors que je suis dans la salle de bains depuis deux minutes, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve nez à nez avec une jeune femme, hagarde, en survêtement noir, l'air de sortir de son lit. Je lui souris et lui dis que je lui laisse la place. Mais elle est déjà repartie, titubante, et a disparu dans une chambre. Peu après on entend des cris, d'homme d'abord, puis une femme – certainement la femme de l'hôtelier - passe en courant dans le couloir en criant : « Maria Elena!! Maria Elena!! » Branle-bas de combat, tout le monde s'engouffre dans la même pièce, y compris les clients du bar. Nous attendons dans notre chambre, dubitatifs, que se passe-t-il au juste?, est-ce quelqu'un de la famille, une cliente de l'hôtel? (mais nous étions les seuls hier soir). Dix minutes plus tard, nous faisons une tentative de sortie pour le déjeuner et nous rendons dans le bar... qui est fermé! Nous passons par l'extérieur, là aussi la porte est fermée. Bon... Le temps passe, puis la fille de la maison nous invite à passer dans une pièce attenante et nous apporte une panière de rondelles de pain décongelé et grillé, une portion de beurre et une autre de confiture. On n'entend plus rien, mais peu après l'ambulance du centre de secours arrive et la jeune femme repart entre deux infirmiers. Au moment de payer, l'hôtelier, toujours très aimable mais qui ne perd pas le nord pour autant, est surpris de nous voir sortir nos derniers 138 pesos argentins complétés de 225 pesos chiliens, si nous le désirons, nous pouvons tout payer en pesos chiliens, pas de problème! D'accord mais combien cela ferait-il? Et là il nous montre sa calculette: 20 000 tout ronds. Ah, eh bien non, plus d'accord, car le prix de la chambre passerait de 27 euros à plus de 33.

Nous quittons sous le ciel bleu Bajo Caracoles et sa colline pelée à la grande inscription blanche : « Dios te amo », et retrouvons la Ruta 40 en direction de Perito Moreno (le village du même nom que le glacier). La piste démarre assez bien mais devient vite mauvaise, puis très mauvaise. On a nettement l'impression de rouler dans un champ de pierres, et on ne peut dépasser 25 km/h. En compensation, elle est très belle, avec les Andes à l'horizon et la plaine que nous surplombons de virage en virage. Une quarantaine de kilomètres, plus loin, ô surprise, nous retrouvons enfin le bitume. Le paysage, entre Bajo Caracoles et Chile Chico, via Perito Moreno et Los Antiguos, est constamment superbe, et le devient encore plus lorsqu'on longe les rives de l'immense lago Buenos Aires (côté argentin) qui s'appelle General Carrera côté chilien, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca, nous avait dit le Chilien rencontré sur le ferry Porvenir - Punta Arenas. C'est une véritable mer intérieure bleu intense lacérée d'écume blanche, aux creux de plusieurs mètres. Autant Perito Moreno (dont les deux cajeteros - distributeurs - étaient à sec) que Los Antiguos sont de jolis villages, très verdoyants en cette fin de printemps, aux maisons basses et colorées. Douane argentine, puis douane chilienne avec fouille en règle des bagages pour voir si nous ne passons pas fruits et légumes frais, charcuteries et laitages; les douaniers confisqueront un petit rameau et une herbe séchés...

A Chile Chico, nous prenons une chambre à la Hospederia de la Patagonia, conseillée par le Lonely Planet, juste en face de l'hospederia No me olvides, avec laquelle nous avions hésité. Les deux se trouvent dans la très longue allée de peupliers d'Italie, avant l'entrée du village quand on vient de l'Argentine. (Les Patagons adorent les peupliers, qui se plient avec grâce dans le vent violent, ils sautent apparemment sur la moindre occasion pour en planter.) L'hospederia est une belle maison basse des années cinquante au toit de tôle jaune d'or, croulant sous la végétation, appartenant, toujours selon le Lonely Planet, à des descendants de colons belges. A l'entrée, sous les arbres, un très grand bateau, dans lequel jouent des enfants. Nous ne voyons personne excepté une jeune Indienne assise sur une chaise devant la porte, qui ne nous prête absolument pas attention. Nous lui demandons s'il y a des chambres à louer, visiblement elle n'a pas l'air très claire mais nous répond quand même que « la signora est sur l'arrière ». Effectivement, elle est là (puisqu'elle se lève aussitôt en nous voyant), mais en compagnie d'une tablée de bien trente personnes, plus une vingtaine d'enfants qui jouent par petits groupes sur la pelouse et sous les arbres. On est tombé en pleine fête d'anniversaire. Par contre, de descendants de colons belges, point... Elle est avenante et nous conduit à notre chambre que nous choisissons « avec salle de bains partagée », donc moins chère (25 000 pesos, soit plus de 40 euros), mais très vite nous nous apercevons qu'elle est pressée et souhaite nous laisser au plus vite . La chambre est en partie en bois, comme toute la maison, il y a une atmosphère particulière, tout est fait à la main, chaque étagère est garnie de crânes d'animaux (pumas, cerfs, renards), ou de peaux, de nids d'oiseaux, d'outils anciens de métal, de frondes pour chasser le guanaco. Des selles de cheval sont rangées dans l'entrée. La « signora » allume vite fait un feu dans le poêle à quelques mètres de notre chambre. Mais je déchante assez vite en voyant la salle de bains, plus que limite. La douche a bien soixante ans, comme la maison, et la pomme de douche a autant de trous dessus que dessous. Le lavabo a un unique robinet d'eau froide et il n'y a pas de savon. Si le prix était deux fois moins élevé, pas de problème. Mais là, il y a de l'abus. Petit déjeuner prévu à 8 h 30 demain matin, dans la belle salle à manger, remplie, elle aussi de souvenirs.

Lundi 13

Temps superbe aujourd'hui encore. Le « desayuno », comme je m'y attendais, est limite lui aussi. Nous l'avalons vite fait, je feuillette avant de partir les livres de photos de la très grande famille nombreuse des colons belges (mais où sont donc les descendants? La maison aurait-elle été rachetée par des Chiliens?), puis nous plions bagage, direction le départ du ferry afin de réserver notre passage au départ de Puerto Ingeniero Ibanez, sur l'autre rive. Or nous apprenons que le ferry circule bien tous les jours, sauf par grand vent. Hier, par exemple, il est resté à quai. Voilà qui remet en cause tout notre programme, car nous prévoyons de redescendre sur Ushuaia en trois jours pour y être le 23. Or si le ferry reste à quai un jour, voire deux, nous raterons Noël avec Françoise et Gérard ainsi que deux jours réservés à l'avance aux cabanas del Beagle. De plus, le bureau des réservations est fermé. Nous repartons donc pour Cochrane à 188 kilomètres de là, par une piste secondaire. Le départ est royal puisque la piste, bien qu'étroite, est tellement damée qu'on la dirait bitumée sur une quarantaine de kilomètres. La suite est moins réjouissante, mais le paysage est constamment époustouflant de beauté et fait passer les difficultés au sol. La conduite reste néanmoins éprouvante, d'autant que virages serrés, montées et descentes « peligrosas » se succèdent, la plupart au-dessus de ravins sans protection aucune, ainsi que nids-de-poule (comme dit Alain il vaut mieux ne pas porter de dentiers...) et trous de toute sorte. C'est une version chilienne de la Moky Dugway, en Utah, en bien plus longue et dangereuse. Mais si l'on conduit prudemment, ce que je fais, on ne risque pas grand-chose. Il nous faudra quand même six heures pour faire les 188 kilomètres, arrêts photos - nombreux - compris.

Le lac General Carrera, d'un bleu outremer profond aussi beau que le plus turquoise des lacs glaciaires, est surplombé par les Andes enneigées et bordé d'une multitude d'églantiers en fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Chaque kilomètre parcouru est une pure merveille et je suis tentée constamment de prendre des photos, malheureusement toujours cantonnée au 10-22 mm... Chevaux, moutons ou guanacos broutent le long de la piste. On aperçoit dans une étendue herbeuse une dizaine de gros oiseaux sombres à la tête jaune et au très long bec recourbé, des « bandurias ». Fechudal, puis Puerto Guadal où nous faisons le plein à prix d'or, 885 pesos (mais avec un pompiste extrêmement sympathique), soit le même prix qu'en France, enfin Cochrane, bourgade toute de verdure et de fleurs, notamment des rosiers. Là comme ailleurs les peupliers sont présents en nombre, mais la grande plaza, elle, est plantée de pins. Le long des rues aux maisons basses protégées souvent par des barrières de bois on retrouve les mêmes arbres taillés bas et peints en blanc jusqu'à un mètre du sol.

Toujours le Lonely Planet sous le bras, nous passons d'abord devant l'hosteria Rubio, puis devant l'hosteria Cerro al Cerro que nous choisissons, tout en bois et en plein soleil. 20 000 pesos pour une chambre avec salle de bains privée et même, pour la première fois, la télévision (que nous ne regardons jamais). Le plancher craque à chaque pas à réveiller un mort mais elle est bien agréable, au premier étage, avec une vue sur la montagne enneigée et les gouttières les plus originales qu'on ait jamais vues: un chapelet vertical de bouteilles d'eau en plastique. En bas, de même qu'à Chile Chico, un bégonia gigantea comme celui que nous avons à Paris (en bien meilleure santé que ses frères chiliens...). Ici non plus, ni savon ni serviette, on commence à se dire que pour le savon ça doit être normal, mais on demande des serviettes. Il n'y a pas d'eau chaude mais il y en aura demain matin). Le chauffage n'est pas allumé - c'est l'été - même si les soirées sont fraîches, mais nous avons quatre épaisses couvertures sur le lit plus une couette! Nous regardons le soir tomber sur la montagne qui domine Cochrane, et monter un croissant de lune dans le ciel.

Mardi 14

On est soignés aux petits oignons dans cette hosteria. Après un délicieux petit déjeuner, entre autres gâteau et confitures maison – même le lait est « maison » puisqu'il provient de vaches élevées à deux kilomètres de là - et une adresse dans la poche chez une amie de la « signora » à Caleta Tortel, nous voici repartis sur la Carreterra australe. La piste est complètement différente de celle que nous avons faite hier, d'autant que le ciel ce matin est très encombré. Le lac est gris sombre, et plus nous avançons, plus les pentes se couvrent de forêts. Nous ne comptons plus les panneaux « peligroso », à 300 mètres, à 200 mètres, à 100 mètres, etc. En fait ce sont soit des montées ou descentes vertigineuses au-dessus des ravins, or la piste est très étroite et sans parapet, soit des virages serrés, soit des travaux avec engins qui prennent la largeur du passage. Nous longeons le rio Baker, qui ne dévoile sa couleur désormais vert céladon que sous les rayons du soleil. Mais alors, quel enchantement!! Nous passons de nombreux rios, plus ou moins importants, plus ou moins furieux, entendons ici ou là chanter un coq, signe d'une présence humaine invisible, les cèdres remplacent peu à peu les langas, les églantiers ont cédé la place aux notros d'El Chaltén et la végétation commence étonnamment (du moins pour nous) à avoir des airs de végétation tropicale, y compris sur les rives du rio Baker, qui s'élargit jusqu'à ressembler au rio Usumacinto, fleuve frontière entre le Guatemala et le Mexique: même courant, même largeur, mêmes rives... Il y a des descentes et des virages qui ne doivent pas être mieux que la Shafer Trail en Utah, d'autant que les gravillons amassés ici ou là sont extrêmement dérapants. Nous croisons un peu plus de 4 x 4 qu'hier, et rares sont ceux qui freinent à notre passage. A nous de faire attention au pare-brise qui, ne l'oublions pas, a déjà trois impacts! Deux heures et demie plus tard et encore une fois de nombreux arrêts photos, nous prenons la déviation pour le village de Tortel, vingt kilomètres plus loin, ouverte seulement en 2005, dernière limite nord-sud du Chili par la route! Auparavant, tout se passait par la mer. La végétation est devenue carrément luxuriante, bambous à profusion, cascades de fuchsias à petites fleurs comme en Bretagne, immenses feuilles ressemblant mais en plus joli aux feuilles de rhubarbe et qui poussent là où il y a de l'eau. La piste est plutôt meilleure que la Carreterra australe, avec par moments de longues lignes droites qui traversent des champs de lances dressées vers le ciel.

Caleta Tortel, 512 habitants, au bout du bout, dernier poste avancé sur la mer, et le royaume du cèdre. Les voitures ne rentrent pas dans le village puisqu'il n'y a pas de route, seulement des passerelles de bois comme à Harrington Harbour, sur la Basse Côte Nord du Québec, mais ici il faut une bonne heure pour se rendre du secteur nord au secteur sud, en prenant le chemin le plus direct. Nous garons donc la voiture au milieu des nombreux 4 x 4 de toute sorte, prenons le nécessaire pour vingt-quatre heures, et passons par le petit bureau de l'office de tourisme pour savoir où se trouve la Residencia Estilo. Elle est à vingt-cinq minutes à pied. Tortel est un vrai labyrinthe, les passerelles sont doubles, voire triples, avec de multiples embranchements, et s'accrochent aux pentes abruptes qui plongent dans la mer. Au-dessous poussent de délicates petites orchidées blanches, sur de longues tiges frêles. Les oiseaux se chamaillent dans les arbres, les enfants courent d'un bout à l'autre du village et les petits bateaux rentrent de la pêche. Les maisons, souvent minuscules, sont toutes sur pilotis, nombreuses sont celles qui ont des façades et des toits en bardeaux, et sont entièrement couvertes de grosses écailles de cèdre. Un bateau-taxi fait le va-et-vient, les chiens ici encore vont et viennent, toujours sympa et câlins, et en se baladant on aperçoit même... un petit veau devant une maison! Ca alors! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ici, où il n'y a pas d'herbe pour le nourrir??? Alain se demande s'il n'est là pour être boulotté... (En fait, nous aurons l'explication plus tard: les propriétaires de la maison l'ont ramené du « campo » parce que sa mère est morte, et le nourrissent au lait avant de la ramener au « campo ».) Tout au bout des passerelles on arrive sur une plage, déserte et froide, plutôt du genre marécageuse, qui n'engage pas à mettre le pied dans l'eau. D'ailleurs un écriteau précise bien qu'il n'est pas conseillé de se baigner. Tiens donc, on aurait cru le contraire! Le temps se couvre de plus en plus et se découvre de moins en moins souvent... Trois heures plus tard nous rentrons nous chauffer mais la maison est maintenant vide et le poêle éteint. Nous nous installons à une petite table de la salle à manger, avec vue sur la mer, en contrebas, du même beau vert céladon que le rio Baker. Des oiseaux volent d'arbre en arbre, des espèces de gros merles bruns à bec jaune, aux grands yeux ronds étonnés. Tortel n'a pas le téléphone mais la radio. Régulièrement on entend des messages passés depuis l'autre bout du village. L'électricité, elle, est capricieuse; il n'y en avait pas depuis ce matin paraît-il, mais elle est revenue vers les 18 heures. La « signora » est rentrée de la bibliothèque où elle avait été consulter Internet et a mis un premier chauffage au gaz en route, puis s'est occupée de rallumer le poêle à bois. Elle s'occupe maintenant de faire le repas (6 000 pesos par personne): salade de coquillages et saumon puisque Alain ne mange pas de viande. Il y a deux Chiliens arrivés en fin d'après-midi qui dîneront aussi ici.

20 heures. Le repas est prêt. La salade de coquillages (grosses moules et churros) me degoûte pas mal; pas les moules, mais les churros, qui sont de gros machins tarabiscotés hyper caoutchouteux, avec une grosse poche marron... Je rajoute de l'huile, du citron, du sel, je mâche et remâche ça comme du chewing_gum. Un passe, puis deux, puis trois et Alain me sauve du désastre en finissant mon assiette! Les Chiliens, eux, plus prudents, n'en ont pas pris. Le saumon est bien meilleur, accompagné d'un peu de purée et d'une salade.

Mercredi 15

Apparemment, les Chiliens ont changé de chambre en cours de nuit. Il faut dire que les matelas ne sont pas de la première jeunesse. Mais Javier Pinella est tellement gentille que pour nous, ça passe. Dans la salle de bains une fermeture originale pour la fenêtre: un petit tube de métal récupéré sur un ancien verrou et un gros clou rouillé et tordu. Si on enlève le clou du tube, la fenêtre se relève toute seule. Ensuite on se débrouille comme on peut pour réenfiler le clou... Petit déjeuner avec vue sur le fjord ensoleillé et les passerelles au-dessous. Nous n'avons pas eu de chance les quinze premiers jours, mais depuis El Calafate c'est vraiment l'inverse, car nous traversons des régions où il pleut normalement tout le temps. Je me posais la question de savoir où les jeunes allaient au lycée et comment ils faisaient avant l'ouverture de la piste (pardon, de la Carreterra! Javier Pinella ne comprenait pas de quoi on parlait en disant « la piste »). En fait, contrairement à ce qu'écrit le Lonely Planet, elle a été ouverte en 2002. Il y a à deux kilomètres du village un centre d'école primaire, mais les jeunes lycéens vont à Cochrane (à 122 km) ou plus au nord. Auparavant, un bateau faisait la navette entre Vagabundo, à de nombreux kilomètres au nord, et Tortel. Tout devait être terriblement compliqué.

En une demi-heure nous sommes au parking (il faut une bonne heure pour parcourir le village d'un bout à l'autre) où nous rangeons à nouveau les sacs et quittons Tortel vers les 10 heures.

Cochrane. Il fait beau et carrément chaud. Nous changeons des euros, faisons quelques courses et prenons de l'essence, puis repartons pour Puerto Tranquillo. Les rios succèdent aux arroyos, le rio en contrebas est d'un bleu extraordinaire, une couleur que nous n'avons jamais vue, même au Canada. A la jonction sud du lac General Carrera, nous prenons cette fois à gauche en direction de Coiyaque. Les paysages sont tout aussi époustouflants que sur l'autre rive, une pure merveille! Nous croisons, comme chaque jour, un ou deux gauchos, béret rouge sur la tête et deux ou trois petits chiens aux trousses du cheval, voire une gauchotte. Le lac bleu indigo est bordé de montagnes enneigées, parsemé d'îlots plus ou moins grands, les massifs de lupins jaunes ont remplacés les églantiers et recouvrent la moindre parcelle de terre, dégageant un parfum entêtant. Nous ne regrettons pas les nids-de-poule, les trous et la caillasse qui pourtant nous secouent comme des noix. Au loin, du côté de Puerto Tranquillo, le temps se gâte, il pleut. Nous avons beaucoup hésité à faire une halte dans ce village, à cause de ce qu'en disait le Lonely Planet, mais la distance supplémentaire pour atteindre Villa Cerro Castillo était beaucoup trop importante. Des heures de piste supplémentaire, aussi mauvaise, était pour moi insurmontable. En fait, Puerto Tranquillo s'étend le long de la berge, envahie lui aussi par les grands lupins jaunes odorants. Le cadre est magnifique!! Et l'hôtel, qui était si mal décrit dans le Lonely Planet, se révèle pas du tout vieillot et idéalement situé. Notre chambre est grande et belle, en rotonde, avec une avancée, et donne de tous les côtés sur le lac agité et les montagnes. Mais malgré le prix (30 000 pesos, soit 50 euros la nuit), ici comme ailleurs, il faut réclamer les « toallas » (serviettes) et, vu le prix, nous réclamons aussi le « jabon » (savon). Quelle n'est pas notre surprise, tout à coup, de voir par les baies vitrées le pompiste de Puerto Guadal servir l'essence aux pompes au-dessous! Et ça ne désemplit pas, on ne dirait pas qu'on est si isolés. En attendant, il fait celui qui ne nous reconnaît pas...

Jeudi 16

Nous qui croyions bien dormir, dans le lit moelleux à souhait et bercés par le bruit de la pluie sur la tôle, c'était sans compter avec les multiples gouttières qui tombaient de pan de toit en pan de toit. On aurait dit vingt personnes tapant avec de petits marteaux sur le métal. J'ai été réveillée au moins dix fois. Dommage, parce qu'on était vraiment bien en s'endormant, sous la couette si douce et avec la vue sur le lac... Bon petit déjeuner très attentionné, avec entre autres du pain de Pâques que l'on voit partout depuis qu'on est au Chili mais que nous n'avons jamais goûté. C'est un gros pain-gâteau sucré avec de nombreux fruits secs et confits. Avant de partir, nous refaisons le plein, je dis au pompiste qu'on l'a vu à Puerto Guadal et il me répond laconiquement: « Oui, et aujourd'hui c'est ici. » Bon...

Il pleut, donc. Au revoir ciel bleu et soleil, montagnes étincelantes et eaux bleu pétrole. Un voile blanc recouvre l'horizon proche, on ne sait où sont les sommets ni même s'il y en a. La Carreterra australe est mauvaise et glissante à souhait, une vraie planche savonnée, et ça ne fait qu'empirer au fil des kilomètres. Il est impossible d'éviter les innombrables trous, de plus en plus gros, de plus en plus profonds, la pluie qui redouble transforme certains passages en vrai bourbier. Quelquefois, on se croirait sur les pistes de bentonite de l'Ouest américain lorsqu'elles sont détrempées. Je conduis lentement, et ne dépasse pas les 40 km/h. Mais cela ne nous empêche pas d'admirer les lupins qui de jaunes sont passés au bleu profond. De grands lupins magnifiques, qu'encore une fois on croirait semés, mêlés par endroits de rose et de blanc, qui tapissent les bas-côtés ou envahissent des prairies entières et les berges des rios. Les bambous sont de retour, un arbuste aux fleurs orange vif a fait son apparition, on retrouve les arbres immenses de la piste de Tortel, des descendants de la forêt primaire et d'autres aux moignons noircis qui pointent au milieu de l'herbe vert tendre. Un petit air de végétation tropicale alors qu'à quelques jours de l'été il ne fait que 10°, et que la neige est là, tout près.

Nous faisons le détour par Puerto Ingeniero Ibanez afin de réserver notre passage sur le bateau pour le 18. Le village de 3 000 habitants a été rayé de la carte en 1991 suite à l'éruption du volcan Hudson, mais s'est reconstruit depuis. Les réservations se font à la Residencial Marcial, qui rouvre à 15 heures. Et là, tuile des tuiles, nous apprenons qu'il n'y a aucune place disponible pour la voiture avant le 23 décembre, jour de notre arrivée à Ushuaia à 1800 kilomètres d'ici! Nous voilà coincés au Chili! Nous demandons à l'homme qui fait les réservations si la piste d'une centaine de kilomètres qui passe par la montagne, marquée d'un seul trait vert (donc moins bonne que la Carreterra australe, verte doublée de blanc) avec à son sommet un passage en jaune, donc franchement pas bon, est passable avec une Corsa. Il nous répond d'aller demander l'avis des carabinieros. Eux font la grimace et nous déconseillent fortement de passer le col avec une petite voiture, un 4 x 4 d'après eux étant indispensable. Ils ont une solution: faire tout le tour du lac General Carrera, ce que nous venons justement de faire depuis plusieurs jours... Le moral est en berne. Mais lorsqu'ils apprennent par où nous sommes passés et que nous avons derrière nous 1500 kilomètres de ripio dont une grande partie mauvaise, voire très mauvaise, ils changent d'avis et pensent que c'est jouable. Quant à l'idée d'Alain, passer par les pistes du nord à partir de la ville de Coyhaique, ce serait des centaines de kilomètres supplémentaires... Nous décidons de tenter la montagne samedi et en attendant filons sur Coyhaique, à 116 kilomètres au nord. Le paysage a changé du tout au tout. Il est maintenant volcanique, avec de longs cônes basaltiques qui accrochent les nuages, luisants et noirs sous la pluie ininterrompue. Tout est très vert et a un petit air de pays Basque, il y a même des moutons dodus, tout ronds avec leur épaisse toison laineuse sur le dos. Plus on se rapproche de Coyhaique (45 000 habitants), plus la circulation augmente, et pour nous qui n'avons croisé depuis plus de trois semaines que quelques rares voitures, c'est l'overdose. Nous faisons confiance au Lonely Planet et prenons une chambre à la residencial Monica. L'accueil est aimable, la maison pleine de coins et de recoins pas vraiment enthousiasmants, et la chambre sent le renfermé à tomber. Nous nous empressons d'ouvrir les fenêtres même si le fond de l'air est plus que frais. Toujours pas de serviette dans la salle de bains, ni de savon bien sûr. Je me demande pourquoi est toujours accroché dans la douche des residenciales le même antique porte-savons pour famille nombreuse, d'au moins trente centimètres de haut et rouillé de la tête aux pieds. La chambre est triste à souhait, bleu foncé et marron, avec tout un tas de vieilleries, une ampoule de 10 watts au plafond et une lampe de chevet de 5. Alain prend un morceau de Sopalin, grimpe sur le lit et enlève les fils d'araignée qui pendent ici et là. D'ailleurs, ça sent son araignée à plein nez, ici... En attendant je vais chercher des serviettes que s'empressent de me fournir le propriétaire, très aimable lui aussi. Je remonte avec deux grandes serviettes blanches trouées et déchirées, mais elles feront l'affaire. Un tour au supermercado Unimarc, où je retrouve enfin mes pralines aux amandes (appelées « Garrapinadas almendras » dans le sud du Chili et « Almendras confitas » ici, ce qui explique que personne ne connaisse depuis un moment le mot « Garrapinadas »). Nos repas du soir ne sont pas variés (quant à ceux du midi ils sont inexistants): avocats, tomates, maïs, coeur de palmiers, thon, olives noires, citron, mayonnaise Lesieur rapportée de Paris. Je commence à sérieusement saturer...

Vendredi 17

Nuit blanche ou quasi. A 4 heures je ne dormais toujours pas, tournant et retournant dans ce mauvais lit. Le matelas devait avoir l'âge des propriétaires qui, eux, étaient à la retraite. En plus le sommier était trop court, j'avais les doigts de pied recroquevillés dans le fond. Les couvertures m'arrivaient sous les bras, mais dès que je tirais dessus pour les remonter, mes orteils se pliaient en huit. On avait vingt kilos sur le dos – trois grosses couvertures plus une couette – et moi qui n'aime pas ça... Mais le froid dans la chambre était vif. Bref, si on ajoute l'odeur entêtante de moisi et de renfermé, le cocktail était prêt pour une nuit totalement blanche. Un chien s'est égosillé toute la nuit et a fini par réveillé le coq juste au-dessous de nos fenêtres, à 4 heures tapantes, qui lui-même a réveillé ses potes du voisinage! C'était complet!!

A 8 heures, j'ouvre un œil... Je prends une douche dans la salle de bains glaciale, puis nous descendons pour le petit déjeuner qu'au moins nous espérons bon. Eh bien c'est complètement raté! La salle à manger est encore plus triste que le reste, si c 'est possible, sans fenêtre, avec toujours la collection de vieilleries. Un homme seul est en train de boire son café. C'est sinistre... Trois petits pains infects, un peu de beurre, jambon et fromage mais pas de confiture ni de lait. Moi j'ai toujours du mal à démarrer la journée avec des sandwichs... et la confiture (que je ne mange qu'en voyage) me manque. Nous expédions notre thé en moins de deux et nous précipitons à la voiture.

La situation risquant de se reproduire à Puerto Ingeniero Ibáñez où il n'y a rien, nous décidons de rester à Coihaique et d'aller à l'hôtel Espagnol, hors de pris (plus de 60 euros), mais où il y a chauffage, bon lit, WiFi et le reste. Si les residenciales étaient à 10 euros, pas de problème, mais à 33, ça ne passe pas.

Nous retenons la chambre, montons nos bagages et repartons pour Puerto Aysén. La route est, là encore, superbe. Les grands lupins bleus ont tout envahi: les prairies, les berges du río, les pans de montagne. L'espèce, comme la jaune, est invasive, mais quel bonheur pour les yeux, et les rayons d'un soleil capricieux en avivent encore les couleurs!! Nous traversons un véritable jardin. L'herbe vert tendre est rase. De chaque côté de la route, d'immenses parois verticales noires recouvertes en partie de feuillus, d'énormes cônes cylindriques qui sont autant d'anciennes cheminées de volcans. On se croirait à Zion.

Retour à Coihaique et à la plaza des Armas (les zocalos mexicains). Depuis Porvenir, on sent au Chili l'omniprésence de l'armée y compris dans le moindre petit village. Les rues sont toutes dédiées au sergent Untel ou au colonel Machin, il y a toujours la statue d'un général qui trône en bonne place, les casernes occupent le terrain, les militaires vont et viennent d'un air affairé. L'hôtel Espagnol change du tout au tout par rapport à hier soir, même si la fenêtre donne sur le couloir, que le tissu de la chaise de style est complètement déchiré et qu'il y a une grosse tache d'humidité noirâtre à l'aplomb de la tête de lit. Mais le reste est parfait, notamment le lit qui est excellent. Il y a des salons partout avec de profonds et beaux canapés et tout ce qui va avec. Je prends une douche, lave un peu de linge dans le lavabo dont le bruit de la tuyauterie alerte tout le monde de la cave au grenier et poursuis le carnet. Demain matin il faudra partir de bonne heure pour avaler les 116 km qui nous séparent de Puerto Ingeniero Ibáñez et emprunter la piste de montagne de 100 km pour passer la frontière.

Samedi 18

Enfin une bonne nuit, veillés par le petit Père Noël... En ouvrant l'œil, je vois par un fenestrou près du plafond que le ciel est gris et qu'il pleuviote. Déjeuner avec œufs brouillés, miel, yaourts, jus de fruits, etc., dans un décor cent pour cent décoration de Noël. Nous réglons la chambre (dont le prix est assez original en plus d'être élevé: 42 650 pesos...) et chargeons les bagages dans la Corsa recouverte de terre marron-rouge, qui est restée en exposition devant l’hôtel… Nous n’avions pas vu qu’il y avait un parking sur l’arrière, encombré de 4 x 4 rutilants.

Route de Puerto Ingeniero Ibáñez. Les couleurs sont devenues ternes sous le ciel chargé et les sommets se cachent dans les nuages, mais nous pouvons encore admirer les longues aiguilles de lave qui dominent Coihaique. La route suit longtemps un río et se glisse entre des flancs escarpés sur lesquels s'accrochent des forêts de langas. Un gaucho chevauche tranquillement, emmitouflé dans son poncho de laine, accompagné de ses chiens. Plus on descend vers le sud plus la végétation se fait rare, et les reliefs se couvrent d'éboulis qui descendent jusqu'au milieu de la chaussée. Heureusement qu'il y a peu de circulation car il faut naviguer d'un côté à l'autre pour les éviter. La pluie maintenant se transforme en neige, il fait 4,5 °. Régulièrement aussi le bitume est remplacé par des pavés autobloquants, dans les endroits où les déformations sont trop importantes et continuelles.

Puerto Ingeniero Ibáñez, casa des carabineros. Les formalités sont vite expédiées. Le douanier/carabinero rit quand je lui demande si la piste est bonne... Effectivement, pendant une bonne vingtaine de kilomètres, soit jusqu'à la frontière, ce ne sont que caillasse, trous, rochers affleurants, pentes raides avec virages serrés, piste étroite et dérapante. Mais il y a aussi des portions de pavés autobloquants, bien agréables pour reposer les mandibules! Et puis on aperçoit le lac en contrebas, turquoise lorsqu’un fugitif rayon de soleil se pose à la surface, et les Andes enneigées en arrière-plan. La piste continue de dominer le lac… Les montagnes chiliennes faisant barrage à la pluie, on se retrouve peu à peu en plein désert. Les collines arides moutonnent à l'infini, de temps en temps, le long d'un arroyo, des peupliers d'Italie signalent la présence d'une estancia. A la fin d'une longue descente sablonneuse, nous arrivons enfin à la douane argentine qui a des allures de désert des Tartares. Perdue au milieu de nulle part, les douaniers attendent la prise qui les sortira de l'ennui. Nous avons droit à une fouille en règle de la voiture, tout y passe: la batterie du Canon et le second objectif sont secoués consciencieusement, la carte-mémoire est sortie de son étui et regardée sous toutes les coutures, les jumelles et le petit disque dur nomade également. La lessive est reniflée avec application, et tout à l'avenant. Le Canon semble intéresser grandement un des deux douaniers qui n'arrête pas de répéter « Canon, Canon », et finit par retourner à l'intérieur - où se trouve Alain - pour signaler à ses collègues la présence d' « un appareil photo Canon ». Mais ils s'en fichent royalement et lui disent de laisser tomber. Tout est OK, la prise du siècle ne sera pas encore pour cette fois. Un douanier lève la barrière: à une de ses extrémités, une grosse pierre, à l'autre une corde. Le douanier décroche la corde, la pierre touche le sol, la barrière est verticale. Lorsqu'on est passés, il tire sur la corde, la barrière revient à l'horizontale, il raccroche la corde et le tour est joué. En attendant ils ne cherchaient pas de fruits et de légumes, car j'avais oublié de finir le lait, ils l'ont vu, j'ai fait l'innocente et leur ai demandé si c'était « prohibido », et ils m'ont répondu que je n'avais qu'à le terminer en route. Ça alors! A un précedent passage de frontière un douanier avait hésité à confisquer le lait en boîte! Heureusement que sa collègue était un peu moins stupide! Côté argentin la piste a des allures de Ruta 40. Toujours le désert, toujours les rares estancias. Depuis très longtemps, la voiture a perdu sa couleur blanche, elle est marron foncé jusqu'en haut des vitres. Comme on ne voit jamais de station de lavage, on a acheté deux éponges en prévision du cours d'eau providentiellement accessible. Eh bien il est là, juste au-dessous du remblai, sur la gauche de la piste. Nous sortons les deux Tupperware, achetés en arrivant (toujours très utiles en voyage), qui vont nous servir de bassine et lavons la voiture. On se dit que le premier qui passera nous prendra pour des fous, et tiens, quand on parle du loup..., voilà un camion qui arrive! Deux petits coups de klaxon pour nous dire bonjour et il s'éloigne dans un panache de poussière. Vingt minutes plus tard, on ne reconnaît plus la Corsa!!

Perito Moreno. A l'aller, un dimanche matin sous le soleil, le gros village était animé et pimpant. Aujourd'hui, samedi en fin d'après-midi sous le ciel gris, il est mortissime. Nous allons à l'office du tourisme chercher une liste de l'alojamiento (des logements) et partons pour l'Americano puisqu'il y a apparemment une chambre de libre. Curieusement, lorsque nous arrivons, un jeune a l'air un peu débile, sans même nous rendre notre bonjour nous dit d'un air désagréable que tout est complet... Bon... retour à l'office de tourisme; nous voilà ensuite repartis pour le Belgrano, cette fois; la chambre y coûte 240 pesos, soit 50 euros, pour un hôtel très très moyen. Le village compte un nombre certain d'hôtels restaurants dus à la proximité de la « Cueva de las Manos », la grotte des mains. Il nous aurait fallu un jour supplémentaire ici - seize kilomètres d'une mauvaise piste plus deux heures de marche aller - et nous n'avons plus le temps. C'est un peu dommage car les peintures datent pour le premier groupe dit « Stylistique A » de treize mille ans – elles se distinguent par la chasse aux guanacos – alors que le second groupe date de neuf mille cinq cents ans et comporte un très grand nombre de mains, au milieu desquelles se sont égarées des empreintes de pattes de nandus. Nous prenons un chocolat et un thé dans la salle de restaurant. Tout est calme et tranquille lorsque du fond de la salle arrive une espèce d'énorme type qui allume la télévision, le son au maximum, puis s'affale sur une chaise. Il fallait s'y attendre, il regarde une émission de variétés de la pire espèce. C'est le mari de l'hôtelière, pas étonnant qu'elle ait l'air si triste avec un gus pareil...

Nous pensions manger une pizza dans un petit restaurant mais il est fermé ce soir. Je me contenterai d'une boîte de thon et de maïs et Alain de chips et de mandarines...

Dimanche 19

La salle de bains est très particulière: elle est tellement petite qu'il faut s'asseoir en travers sur les w-c, qui s'avancent dans la douche. Le problème, c'est que la douche fait exactement quarante-cinq centimètres de côté, que le rideau est trop court et que se laver là-dedans relève de l'exploit. Le rideau se colle au corps et l'eau inonde le sol. Mais c'est apparemment prévu pour, puisqu'il y a un écoulement. Ajouté à cela que les robinets du lavabo fuient et que la minuscule fenêtre, de métal peint en gris, est rouillée... La moquette est sale dans le renfoncement de la fenêtre qui laisse passer tout le vent d'Ouest, et le papier déchiré. On n'avait rien vu, hier...

Pain rassis et grillé au petit déjeuner et le thé au lait est à l'espagnol, c'est-à-dire du lait au thé. Nous ne nous éternisons pas, prenons nos sacs et allons payer. Au comptoir, le gros tas d'hier est en train de feuilleter un magazine en léchant consciencieusement son gros doigt à chaque page. Nous lui disons bonjour, il ne nous regarde pas et ne nous répond pas. Sourd et muet, probablement. A côté de lui, sa belle-mère, cent ans minimum et totalement handicapée, ne nous voit pas non plus. Une minute passe, puis deux. Alain me dit : « Apparemment, la chambre est gratuite. » On est sur le point de partir quand la vieille dame a l'air de se réveiller. Elle a toutes les peines du monde à se mouvoir, mais son gendre se contente de lui jeter un regard de travers, excédé et méprisant, de temps en temps, tout en continuant à lécher son doigt. C'est un véritable rustre!!!

Quatre cent cinquante kilomètres avant destination, sur l'Atlantique, à Puerto Deseado. Passer du Chili verdoyant et splendide à la steppe grise et poussiéreuse de l'Argentine est ardu. Nous nous retrouvons au point de départ: steppe à droite, steppe à gauche, horizon rectiligne. Entre Las Heras et Pico Truncado, des puits de pétrole – les gros criquets de métal qui, ici, comme au Nouveau-Mexique, picorent le sol poussiéreux –, des forêts de poteaux électriques et piquets en tout genre, et surtout, autour de ces deux villes, des dizaines de milliers de sac en plastique qui se sont accrochés au moindre brin d'herbe de la steppe, à perte de vue, recouvrant absolument tout, du moins pour ceux qui ont réussi à sauter les clôtures. C'est inimaginable! Nous faisons un tour dans Las Heras, « histoire de voir ». Des graphs, beaucoup de graphs qui courent sur les murs, sautent d'une maison à l'autre... Pas de merveilles, mais une explosion de couleurs dans cet environnement désolé que le vent fouille dans ses moindres recoins. Du soleil et du ciel bleu sur le béton.

Un quadrillage, comme toujours, des rues larges, et une alternance de maisons misérables, véritables taudis pour certaines, et de maisons pimpantes et colorées, avec de gros bergers allemands, pas vraiment sympathiques, derrière de hauts grillages. Ici ou là une « carniceria » (boucherie), un minimercado, une « gomeria » (endroit où l’on répare les pneus), une ancienne (?) « panificadora » (une boulangerie)…

Un dinosaure très kitsch à l’entrée de Pico Truncado, la jumelle pétrolière de Las Heras que nous éviterons cette fois, puis ensuite tout disparaît, et les choses reprennent leur aspect normal à Fitz Roy (ciudad), où nous prenons de l'essence. Je ne sais pas pourquoi, je sens qu'ici encore, on va essayer de nous rouler. Et ça ne manque pas. A peine le pompiste a-t-il la clef du réservoir en main qu'il y a déjà enfourné la pompe du « podium XXL » (l'essence la plus chère, bien sûr), qui est à 3,90 pesos au lieu de 3,26, tandis qu'un gros type qui a l'air d'être le patron se colle devant la pompe pour qu'on ne puisse rien voir. En une fraction de seconde je suis dehors et lui dis que nous voulons du super. « Mais pourquoi? Ca c'est bien meilleur! » Le temps que je m'énerve et que je lui dise que non, pour cette voiture le super est très bien, qu'il fasse celui qui ne comprend pas pourquoi je n'en veux pas, etc., le pompiste, lui, a rempli le réservoir... Il faut toujours faire très attention quand on prend de l'essence, car apparemment le touriste est un mets de choix!

Puerto Deseado. Je croyais que la route qui y mène, de 126 km, était bordée de falaises rouges, du moins c'est ce que j'avais lu sur un carnet de voyage trouvé sur Internet. En fait c'est une ligne droite de 120 km, qui traverse un paysage aussi plat que la main. Le plus beau, dans la steppe, ce n'est pas le sol, mais le ciel. Un ciel immense, avec des nuages moins variés qu'au-dessus des Andes, mais tout de même fascinants. Les derniers kilomètres escaladent de petites collines, tournent et virent. Un peu avant d’arriver, sur la hauteur, l'armée, encore et toujours, omniprésente au Chili et en Argentine. Un régiment et tous les baraquements – très pimpants – pour l'abriter. Puis, en descendant vers la mer, le bourg et le port, où se serrent les uns contre les autres cinq gros bateaux rouges. Il y a la fête foraine, manège et karaoké, et une foule incroyable de jeunes, dont beaucoup d'Indiens, qui déambulent dans les rues par petits groupes. Certains partagent du maté à la paille dans leur timbale, assis sur le trottoir. Ici et là, des affiches rappellent qu'il y a trois ans un jeune boxeur, Jesús López, a été assassiné et que ce meurtre est à ce jour resté impuni. www.youtube.com/watch?v=IDhsQ-S34Nk

Nous finissons par atterrir à Los Acantalidos, avec balcon et vue sur la mer. Nous sommes les seuls clients de l'hôtel, à deux jours de l'été. Et nous avons fait le tour de tous les autres, pas de clients non plus. Mais ici c'est très bien, des gens très aimables, et dans la chambre (pour trois personnes) téléphone (pour la première fois), télévision, Internet; dans la salle de bains, serviette, savon, shampooing et sèche-cheveux. Plus chauffage, chose rarissime!

A la confiteria de l'hôtel, je mange de l'excellente viande. Coucher de soleil magnifique, orangé, avec, sur fond de nuage noir, des draperies de pluie rose qui ne touchaient pas terre, balayées par la force du vent.

Lundi 20

Impossible d'enrouler le store, Alain a apparemment mis trop d'entrain hier soir à le dérouler, mais nous devinons qu'il fait beau. Le petit déjeuner buffet est royal, avec de délicieux gâteaux maison et la vue sur la mer en prime. Apparemment, la confiteria est le matin le rendez-vous de tous les notables du coin, des « Don » ceci et cela, dans les soixante-dix ans. C'est à celui qui aura le plus gros 4 x 4, avec le plus gros pare-chocs... Comme nous avons décidé de rester une nuit supplémentaire et que la chambre que nous occupons était réservée, on nous propose à la place une chambre de deux, juste à côté. Nous passons à la banque de Patagonie changer des euros (à 5,17). Un vigile armé le long d'un mur et à côté de lui une espèce de haute guérite blindée en métal gris mais extrêmement étroite, à laquelle on accède par deux hautes marches, avec une minuscule vitre, certainement blindée. A l'intérieur, un homme est assis et rit au téléphone. Il a l'air parfaitement à l'aise, prisonnier de ce coffre-fort de trois mètres de haut qui ferait tourner de l'œil rien qu'en le regardant n'importe quel claustrophobe...

Nous allons au port nous renseigner pour une sortie en zodiac l'après-midi, de deux heures et demie, afin de voir une pingüinera, aux « Darwin expediciones », installées dans un chalet de bois. Nous n’avons pas pris la sortie en mer d’une journée (350 pesos par personne) pour aller chez ces très étonnants manchots punks aux sourcils jaunes et à la huppe noire, les gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), car la mer est très agitée et passer trois heures aller-retour à faire du trempoline en zodiac, éclaboussés par les vagues, ne nous a pas tentés plus que ça…

Aux « Darwin expediciones », nous rencontrons un couple italo-argentin qui vit à Paris, avec leur fiston de neuf ans. Tout le monde est très sympa. Le prix de la sortie est passé en vingt-quatre heures de 150 pesos à 180... Il faut être six pour partir et nous ne sommes que cinq, donc ils ont trouvé l'astuce pour rentrer dans leurs frais. En attendant 15 heures, nous suivons le TrailBlazer des gens que nous venons de rencontrer sur une piste qui mène au « cañon » de Costa Negra. Petite balade d'une heure, chacun de son côté, dans un décor aride malgré la proximité de la mer, mosaïque de terre ocre sur laquelle blanchissent les os de quelques animaux malchanceux, lagune bleu-vert, soleil de plomb.

14 h 30, retour à l’embarcadère pour le départ à 15 heures. A 15 h 30, on est toujours à quai. Nous apprenons que désormais nous ne serons plus cinq mais onze, un groupe ayant téléphoné pour réserver. 15 h 45, ils arrivent, en short, tongues et T-shirt, alors que le vent est toujours violent et que sur l’eau la température ressentie est souvent glaciale. Mais alors, quid de l’augmentation de 30 € qui nous a été demandée pour compenser la personne manquante ? Eh bien ça ne change rien. Empochés c’est gagné ! Bienvenue au pigeon étranger, espèce fort répandue en Argentine et au Chili.

Par chance il fait étonnamment chaud aujourd'hui, que se passe-t-il? Près de 30 °C! Le temps idéal pour passer quelques heures sur l’eau. Le pilote guide est très sympa, il n’en fait pas des tonnes comme cela arrive malheureusement souvent (j’ai le souvenir d’une sortie en zodiac dans le magnifique archipel de Mingan, au Québec, complètement gâchée par des commentaires stupides et ininterrompus). Nous longeons la côte et allons d'île en île: celle des cormorans gris aux grands yeux orange vif (cormoran de Gaimard – Phalacrocorax gaimardi), qui voisinent avec les cormorans noirs (cormoran impérial – Phalacrocorax atriceps). Il va sans dire combien je suis to-ta-le-ment frustrée de n'avoir que le grand angulaire!!! Le zodiac bouge dans tous les sens et les embruns éclaboussent les objectifs…

Nous laissons les falaises cuivrées aux longs stalactites de guano et continuons à remonter le bras de mer à l’abri du gros des vagues, vers les lions de mer, de tous les âges et de toutes les couleurs. Deux dauphins, joueurs et surtout farceurs, s’amusent avec le zodiac. Ils arrivent droit sous le bateau, tout le monde se précipitent sur le bord opposé pour les voir passer, et il n'y a jamais personne..., ils ont fait demi-tour ! Mais je finis par les prendre dans les filets de l’objectif.

Le clou de cette sortie en mer est le débarquement à la pingüinera, une petite île où nidifient une foule de manchots de Magellan (en espagnol on dit pingüino, mais ce sont en réalité des manchots, les pingouins étant en Arctique). Ils sont vraiment trop mignons! Dans les quarante centimètres de haut, là encore il y a beaucoup de juvéniles, voire de gros bébés de six mois, petites boules de peluche grise. Ils sont très drôles lorsqu'ils marchent d'un air pressé en file indienne, en se dandinant, droits comme des « i ». Je réussis à les approcher à deux mètres, très lentement, avec des ruses de sioux, assise par terre ou à genoux. La lumière est très belle à cette heure de la journée, l'air est tiède et le silence troublé simplement par un appel de loin en loin. Les algues vert intense recouvrent la grève par endroits et contrastent avec l'eau turquoise. Au bout d'une heure tout le monde remonte dans le zodiac. Le vent qui s'est levé nous jette à plusieurs reprises des paquets d'embruns au visage et n'épargne pas les appareils. C'est la catastrophe, le mien est couvert de sel!

Les sternes, ces si gracieuses hirondelles de mer, nous accompagnent un temps, sans perdre de vue que le garde-manger se trouve au-dessous d'elles. Elles ont presque toutes un petit poisson dans le bec. Lorsque nous rejoignons le quai, le temps a complètement changé, on ne distingue plus la ligne d'horizon, tout est mêlé, ciel et terre, dans une même brume gris orangé, très spectaculaire, mi-vent de sable mi-fumée rugeoyante d’incendie. Le temps de faire un tour en « ville » acheter des garapinadas (pralines aux amandes), les rafales ont encore forci et se sont chargées de sable. Nous nous engouffrons dans l'hôtel, enfin à l'abri, la peau brûlée et desséchée. Repas comme hier soir à la confiteria. Pendant ce temps le ciel reprend peu à peu des couleurs, et plus tard nous assistons encore une fois à un coucher de soleil somptueux sous les altocumulus.

Nous sommes en contact quotidiennement avec Françoise et Gérard depuis qu'ils ont débarqué (au sens propre) à Buenos Aires, il y a seulement quelques jours, après plus d'un mois en mer. Ce soir, ils nous disent que les rafales de vent les ont empêchés de rouler normalement et qu'ils ont failli se renverser. La semaine dernière, un Allemand s'est retourné avec sa cellule par une rafale à 200 kilomètre/heure! On espère quand même les voir demain sur la route, car on se rapproche de plus en plus. J'ai l'impression que la baie vitrée va être arrachée, quant au circuit d'aération de la salle de bains et de la chambre, le vent qui s'engouffre à l'intérieur fait un bruit de réacteur de 747! Il paraît que la spécialité de Puerto Deseado est le très très grand vent... Mardi 21

Le vent s'est déchaîné toute la nuit et a chassé les nuages. Grand beau temps donc, et température très douce. Avant de partir, je n’oublie pas de photographier le Père Noël ! Autant au Chili qu’en Argentine, ils sont souvent beaucoup plus beaux que celui qu’on connaît en France, avec sa robe de chambre rouge… Aujourd'hui, nous espérons bien voir sur la route Françoise et Gérard. D'après nos calculs nous devrions arriver à peu près en même temps à la jonction de la Ruta 3. Nous prenons de l'essence à Petrobras, qui comprend un locutorio, où je tente une énième fois de téléphoner en France avec la carte Hable Mas achetée à Buenos Aires et... qui ne fonctionne apparemment que là-bas. La route de 126 km est toujours aussi rectiligne que l'horizon. Pas une herbe dans la steppe, pas un animal non plus. Dans le ciel, de beaux nuages de type Ouest américain. Le vent chahute la voiture et je suis cramponnée au volant comme depuis le début du voyage. Arrivés à la Ruta 3, personne en provenance de Comodoro Rivadavia. Nous tournons à gauche pour Puerto San Julián à environ 260 km plus au sud. Pendant longtemps, alors qu'aucun virage ne vient briser la monotonie de la ligne droite (et sur toute une partie en ligne continue, ce qui est un comble!), le paysage est plat et gris au plus loin que porte le regard, balayé par un vent d'ouest qui souffle en violentes rafales, très déstabilisantes pour la voiture. Puis peu à peu, à une centaine de kilomètres de Puerto San Julián, les couleurs apparaissent sous la toison de petites touffes épineuses que broutent des guanacos de plus en plus nombreux. Une harde traverse la route dans un virage et s'envole par-dessus la clôture au passage de la voiture. (Ces clôtures qui, depuis notre arrivée, nous surprennent par leur longueur. Un piquet tous les dix mètres, un plus fin tous les mètres sur quatre rangées de fil de fer. Et cela sur des millions d'hectares... Un ennui mortel nous assaille rien que de penser au travail que cela représente.) Mais ces guanacos imprudents, voire casse-cou, ne passent pas tous entre les mailles du filet, car c'est le quatrième que nous voyons en peu de temps, couché sur le bas-côté. Mortellement touché. Subitement, nous apercevons tout une tripotée de nandous, un adulte avec une quinzaine d’adolescents. Nous avons appris que les mœurs de ce très gros oiseau – qui ne vole pas mais court comme tous les membres de la même famille, autruche, émeus, casoars etc. –, étaient très particulières. Au moment de la reproduction, le mâle séduit jusqu’à une quinzaine de femelles, les fait pondre à la queue-leu-leu dans le même nid, puis s’installe à leur place pour couver tous ces gros œufs. Une fois éclos, il ne se défile pas, non, il prend au contraire leur éducation complète en charge ! Et voilà comment on avait confondu un « nouveau père » avec une baby-sitter !

Les petites collines se font plus nombreuses, les ocres pâles et les roses carmin aussi. Je ne peux pas m'arrêter pour photographier sur cette route où les voitures, néanmoins peu nombreuses, passent en trombe, et de toute façon c'est le type même de paysage qui ne donne rien au grand angulaire.

Puerto San Julián. Nous retrouvons ici encore les topes mexicains, ces dos-d'âne mortels pour les voitures qui s'aviseraient de passer autrement qu'au pas. Je desserre enfin les mains du volant et m'aperçois que j'ai de nouveau attrapé une ampoule!! Passage obligé par l'Information touristique pour avoir la liste des hôtels, puis nous jetons notre dévolu sur le petit hôtel Miramar. Tout neuf, en front de mer (je devrais dire de baie), une très jolie chambre décorée avec goût, personnalisée, une grande et belle salle de bains, du chauffage, un accueil très aimable (240 pesos avec vue sur la mer, au premier étage). Le bourg, lui, est totalement impersonnel, traversé par une avenue à l'américaine, c'est-à-dire de cent mètres de large. La côte est elle aussi quelconque, rien pour accrocher le regard, du gravier gris, des algues vertes, du sable noir... Le gallion de Magellan, ou du moins sa réplique, trône en bord de mer, tout près de l’hôtel. C'est un musée que peuvent visiter pour 8 pesos les nationaux, mais pour 12 les étrangers. Décidément, en Argentine comme au Chili, le voyageur étranger est une espèce que l'on adore plumer, mais il se trouve que nous tenons à nos plumes!

En allant jusqu’au bout de la route de bord de mer, nous passons devant un mirage français rescapé de la guerre des Malouines, dont le pilote a paraît-il coulé trois navires. Beaucoup de jeunes du village ne sont jamais revenus...

Mercredi 22

Toujours aucune nouvelle de Françoise et Gérard. Nous n’avons aucune idée de l'endroit où ils ont passé la nuit, en tout cas ils n'avaient pas d'Internet (et à Puerto San Julián, les coupures ont été nombreuses jusqu'à la panne finale). La première pompe à essence est à sec, la seconde aussi. La journée débute bien. Il nous faut faire 120 kilomètres jusqu'à la pompe suivante, à Commandante Luis Piedrabuena, avec ce qu'il reste dans le réservoir. Je conduis pépère, à 90 km/h, en surveillant le compte-tours. Pendant un moment je suis de près un camion pour faire tirer la voiture. Les camionneurs argentins (et chiliens), je l’ai déjà dit, sont toujours extrêmement aimables! Ils disent bonjour quand ils nous croisent, font signe lorsqu'on peut les doubler sans risque, c'est un vrai plaisir. Les routiers français feraient bien d'en prendre de la graine. La route est terriblement monotone, le ciel triste, la steppe terne et plate. Des moutons broutent avec application les petites touffes grisâtres. De temps en temps, çà et là, une piscine pour oiseaux de passage…

Piedrabuena. Nous craignions que la pompe ne soit aussi à sec, mais l'agitation qui y règne et le monde nous rassurent tout de suite. Nous faisons le plein dans une ambiance de fête foraine, les haut-parleurs diffusant de la musique à pleine puissance.

Les kilomètres défilent en direction de Río Gallegos, grande ville rurale qui « ne présente aucun intérêt » d'après le Routard, « mais où le voyageur échoue parfois ». Les voyageurs que nous sommes comptent pourtant y passer la nuit et partir tôt demain matin pour prendre le ferry, 68 kilomètres plus au sud, si possible à 8 h 30. Il faut compter qu'avec l'heure d'été chilienne nous perdons une heure. De plus il nous faudra passer une première fois la frontière à environ 35 kilomètres, puis une seconde fois en Terre de Feu, à San Sebastián. La pluie s'est maintenant mise à tomber. Les guanacos se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la route, ils sautent les clôtures pour améliorer leur ordinaire avec les grandes herbes aux fleurs jaune pâle qui poussent consciencieusement sur les bords... et le payent très cher. C'est même une véritable hécatombe. Nous ne comptons plus leurs dépouilles et leurs squelettes.

Enfin des virages, enfin des collines. Puis tout retombe comme un soufflé, et la banlieue de Río Gallegos se profile à l'horizon. Plus nous approchons plus je me dis que le Routard est bien au-dessous de la réalité. Sous le ciel gris, les abords de la ville sont tristes à mourir, mais probablement aussi sous le ciel bleu. Cabanes de tôle clairsemées, grillages, détritus, amas de tout ce qu'on veut un peu partout... Nous prenons la direction du centre qui n'en finit pas, encore 7 km, apercevons un Carrefour sur la droite, et hop, virage à quatre-vingt-dix degrés. Il est immense mais nous ne trouvons rien, d'autant que fruits et légumes, laitages et charcuteries sont interdits à l'entrée au Chili. Tandis que nous déambulons dans les allées, Alain a une excellente idée: partir de là illico et filer sur le terminal pour être sûrs, demain matin, d'être à l'heure pour le premier ferry. Il reste 578 kilomètres jusqu'à Ushuaia, deux frontières et un ferry où l'on peut parfois attendre paraît-il jusqu'à une demi-journée. Nous dormirons dans la Corsa, les sièges s'inclinent, et après tout nous serons plus à l’aise que dans l’avion. Adjugé! Nous sommes subitement plus légers et filons sous la pluie qui redouble, en oubliant de faire le plein d'essence en Argentine, moins chère qu'au Chili, alors qu'il ne nous reste en pesos chiliens que de quoi payer la traversée.

Le passage à la frontière est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde, des cars, surtout. C'est la plus importante de toutes celles que nous avons vues depuis un mois. Encore une trentaine de kilomètres jusqu'à Punta Delgada, l'embarcadère et la pompe à essence. En cours de route nous vient une autre idée. Pourquoi attendre le lendemain pour passer le détroit de Magellan? Nous allons plutôt essayer de prendre le bateau aujourd’hui et nous dormirons à Bahia Azul, sur l'autre rive, au terminal de la Terre de Feu.

Punta Delgada. Nous demandons où est la station-service et on nous répond qu'il n'y en a pas..., il faut aller jusqu'à Cerro Sombrero, de l'autre côté du détroit, au bout de la route goudronnée de quarante kilomètres. Notre carte est donc erronée! Il n'y a pour l'instant qu'un camion et un 4 x 4 brésilien. Nous prenons la file, d'autres camions arrivent peu à peu, quelques pick-up également, mais ce n'est pas la foule des grands jours. Il y a deux ferrys qui font la traversée en alternance, tous les trois quarts d'heure jusqu'à minuit 15.

Les dauphins nous accompagnent pendant le passage du détroit de Magellan qui est à cet endroit bien plus resserré qu'entre Porvenir et Punta Arenas. Le ciel s'est dégagé derrière nous et s'est chargé de plus en plus devant... Il est maintenant 19 h 30, nous nous sommes évité trois heures et demie sur la journée de demain, et alors que nous sommes au milieu du détroit, il nous vient la troisième idée de la journée: pourquoi ne pas poursuivre jusqu'à la pompe à essence de Cerro Sombrero? En débarquant en Terre de Feu, nous nous apercevons qu'il n'y aurait pas eu le moindre endroit pour garer la voiture au terminal. De Bahia Azul, totalement différent de celui de Punta Delgada. Ici, seule une rampe bétonnée bordée de deux murs mène de la sortie du ferry à la steppe au-dessus.

Les quarante kilomètres sous la pluie battante sont vite avalés. Il faut faire un détour de dix kilomètres pour Cerro Sombrero par rapport à la piste que nous comptons prendre demain, et qui passe par Onaisin. En arrivant dans le village, nous avons la très bonne surprise de voir qu'il y a une hosteria à l'entrée – l’hosteria Tunkelen –, qui n'est indiquée nulle part et que nous n'avons pas vue non plus sur Internet. Elle est pimpante et n'a aucune concurrente, ce qui n'augure rien de bon pour les prix. Effectivement, la chambre double est à plus de 80 euros! Nous décidons alors de prendre une chambre dans l'annexe, qui a dû connaître des jours meilleurs, à deux lits jumeaux avec salle de bains partagée, type refuge, pour l'équivalent d'une trentaine d'euros, petit déjeuner inclus, que nous payons en dollars. Puisque nous devions normalement dormir dans la Corsa, ce sera toujours beaucoup mieux. C’est très calme, ici, à l’écart de la piste et loin de tout . Les petits moutons frisés de la steppe patagonne broutent infatigablement dans la lumière dorée du soir qui tombe. La journée est terminée, nous nous sommes bien avancés sur notre route pour Ushuaia, et nous dormons finalement au chaud et dans un vrai lit, ce qui était inespéré...

Jeudi 23

Après le petit déjeuner dans l’annexe salle de restaurant de l’hôtel, sur l’arrière, en compagnie de Brésiliens qui avaient pris le ferry avec nous à Punta Delagada, nous nous dépêchons de partir avant que le premier ferry ne débarque àBahía Azul et que les camions n'envahissent la piste. Tout le long des 400 km qui nous séparent d'Ushuaia, nous constaterons pour la énième fois combien tous les routiers sans exception sont courtois, attentifs et prévenants. Quelle différence avec les particuliers qui nous croisent sur la piste à toute allure, sans ralentir ni se pousser d'un poil, en sachant qu'ils risquent de faire éclater notre pare-brise... Et certains me font même des appels de phare répétés parce que je ne mets pas les codes, comme la loi l'exige, quel excès de zèle! Je me demande bien à quoi ils peuvent servir sur des routes rectilignes à l'infini, alors que la voiture est blanche, sinon à dépenser un peu plus d'essence. La Terre de Feu est incomparablement plus belle que toute la route que nous venons de faire depuis Perito Moreno (ciudad). C’est un archipel dont l'île la plus grande, la isla Grande, est assimilée à toute la Terre de Feu. Le sol se soulève en collines sur le dos desquelles on dirait qu'est jetée une épaisse toison végétale qui ne descend pas tout à fait jusqu'en bas. Moutons ou petites vaches broutent un peu partout l'herbe blonde, souvent accompagnés de toute sorte d'oiseaux pourvu qu'il y ait un peu d'eau: flamants, canards, cygnes à col noir, poules d'eau, oies. La longue chevelure gris clair des lichens envahit de nouveau des bosquets entiers. Puis les collines laissent la place aux montagnes couvertes de forêts de langas et aux sommets encore enneigés, aux lacs et aux rivières.

Ushuaia, plus de 60 000 habitants. La ville est étendue le long de la baie mais ses maisons basses et ses jardins donnent l'impression d'une petite agglomération. D'après nos calculs, Françoise et Gérard doivent déjà être là. Nous allons directement aux cabañas del Beagle, sur les hauteurs, et faisons la connaissance d'Alejandro, le jeune propriétaire qui les a entièrement construites de ses mains. Elles sont grandes (50 m2) et magnifiques, avec d'immenses baies vitrées en angle jusqu'au plafond, très haut, ce qui donne l'impression d'être à la fois dehors et dedans. Au-dessous, par-delà les toits, on aperçoit la baie.

La suite (la semaine à Ushuaia) arrive très bientôt. Et grâce à Gérard (Vilcanota) qui m'a prêté son objectif Canon 70-200 f/2,8 et que je remercie encore une fois ici, les photos seront enfin de bien meilleure qualité!
Retour d'un mois en Espagne (surtout l'Andalousie) English translation pending
by Mguibentif · 2011-05-28 · 12 replies
Dans l'ensemble, très satisfaits de notre voyage, nous avons trouvé le pays très propre, les chambres d'hôtels, l'essence, la nourriture relativement bon marché. Aucun problème bien que de nombreuses personnes ne parlent que l'espagnol, avec l'italien, le français et les mains + quelques mots en espagnol, on y arrive aisément. De temps à autre, en anglais, voire en allemand... La conduite automobile est extrêmement agréable, mieux qu'en Italie ou en France à mon goût.

Lundi 2 mai 2011 :

Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 4 cafés, 3 pains au chocolat, 9 euros.

Départ sur autoroute, 7 h 35. Péage 2.10 euros. Bouchons vers Marseille.

8 h 15, entrée dans le tunnel Prado-Carénage, 2.60 euros.

Ensuite, Martigues.

Puis, essence vers Port-de-Bouc, 1.47 euro le litre.

Arles, Saint-Gilles, Vauvert, Montpellier, Béziers sans autoroute. Entre Béziers et Narbone, pas mal de "lucioles" au bord de la route... !

12 h 30, repas à l'entrée de Béziers à la Caféteria Casino. 1 hachis parmentier, 1 assiette saumon, 1 fromage, 1 tomate-mozarella, 1 filet cabillaud, 1 crème brûlée, 1 petit pain, 1 coca light, 1 bouteille Bordeaux 25 cl = 32.68 euros.

Départ vers 13 h 30.

Puis Narbonne et Perpignan vers 15 h. On va s'installer à la sortie de Perpignan à l'hôtel Best Hôtel sur la route du Boulou pour le départ de demain.

Simple, propre, 55 euros pour deux (+ taxe séjour 0.68 euro par personne).

Nous retournons à Perpignan, quelques bouchons à l'entrée... Parking Wilson, arrivée 16 h, nous le quitterons à 19 h 45 = 5.20 euros. Tout près de ce parking, il y a un Kyriad Hôtel et l'Hôtel de France.

2 cafés à côté du Castillet, 3.10 euros

Promenade pour revoir la ville que nous connaissions déjà.

Vers 18 h 30, arrêt dans un resto Break et Pasta. 2 menus pâtes (un bolognaise et un carbonara), 2 cocas light, 1 salade Océane, 1 moelleux au chocolat, 1 tarte aux fruits, 2 cafés = 21.10 euros.

Nous retournons au parking, sortie vers 19 h 45. A 20 h, nous arrivons à l'hôtel.

Mardi 3 mai 2011 :

Départ de l'hôtel vers 7 h.

Nous roulons jusqu'au Boulou.

2 croissants 1.40 euro, 4 cafés 4.80 euros.

Puis, nous allons jusqu'à Gérona par la route nationale II.

Nous prenons de l'essence à 1.40 euro le litre.

A Gérona, nous montons sur l'autoroute pour Barcelone. Le 110 km/h est assez bien respecté, pas mal de circulation, de camions, mais aucun bouchon.

Péage Barcelone, 6.80 euros.

Péage sortie Tarragone, 7.75 euros.

Vers 11 h, nous nous garons dans le parking souterrain de la Rambla où il y a ce jour un grand marché. Nous en ressortirons la voiture vers 16 h = 12 euros.

Nous traversons le marché à pied jusqu'au bout de la Rambla, vue sur la mer.

Nous mangeons là sur la terrasse au bar El Balcon, personnel très sympathique, vers 12 h 15. 1 plat merlu/frites/salade, 1 entrecôte (géante !), 1 verre de vin, 1 coca light = 25.90 euros

Nous allons ensuite voir l'amphithéâtre romain à l'arrière sans y entrer, puis cafés place del Rey = 2.40 euros.

Ensuite, divers monuments, musées, sans y entrer, très belle ville.

Puis, nous allons voir la cathédrale (en travaux). Nous entrons voir le cloître et le musée diocésain. 3.75 euros par personne. Magnifique cloître.

Nous décidons de rester dans la ville cette nuit.

Nous trouvons assez rapidement l'hostal Noria, place de la Font (info@hostalnoria.com). Nous montons voir les 2 chambres libres au 5e et dernier étage (nos 51 et 55). Ascenseur depuis le 1er étage. La 55, grand balcon, lit double, donne sur la place, nous craignons le bruit, donc nous optons pour la 51, donnant sur une petite rue, 2 lits, grande salle de bain avec baignoire, WC, fenêtre, très propre. L'avenir nous donnera raison car le soir il y a un match de foot et l'ambiance est "chaude" sur la place... ! L'hostal est très bien, il a dû être rénové récemment. 38 euros pour les deux que nous réglons au rez-de-chaussée, qui fait café-restaurant. Pas de wifi disponible. C'est à 100 mètres des monuments à visiter. Il y a un parking souterrain sous la place de la Font également.

1 coca au rez-de-chaussée justement = 1.95 euro.

Nous retournons à pied à la voiture, la sortons du garage, tournons 1/2 heure et trouvons une place libre blanche à la rue Carrer de Sant Antoni Maria Claret.

Retour à pied à l'hôtel avec les 2 valises, préférant ne rien laisser dans la voiture...

Repos un moment.

On repart en piste vers 19 h.

Promenade en ville. Arrêt pour 3 gâteaux, 1 coca light et 2 cafés à la Caféteria du Léman sur les Ramblas = 15.35 euros (il y a une photo du Lac Léman à l'intérieur de l'établissement... !)

Puis, nous essayons d'aller voir de nuit si l'amphithéâtre, etc. est éclairé. Seule la tour romane en face et la cathédrale le sont apparemment...

Retour à l'hôtel à 21 h 30.

Mercredi 4 mai 2011 :

Déjeuner dans le café de l'hostal au rez-de-chaussée, 4 cafés et 3 croissants = 7.70 euros (chaque chose = 1.10 euros).

Puis, retour à pied à la voiture, on s'égare un peu... on y arrive à 8 h 30.

Départ par la route nationale 340 pour Péniscola.

Arrivée à 10 h 30, très joli village ancien sur presqu'île, nous en faisons le tour à pied jusqu'à 12 h 30. Un peu trop de magasins de souvenirs... Et nous revenons près de la voiture dans la ville "nouvelle".

Vers 12 h 30, repas au bar restaurant Casa Lampe. Très bien, au calme sur terrasse. 2 menus à 10 euros (salade, entrée spaghettis, viande, frites et légumes, glace) 1 coca light, 1 vin (une bouteille entière est apportée, peu importe la consommation...), 2 euros pour coca et vin..., 2 cafés = 2.60 euros. Le tout = 24.60 euros pour les deux.

13 h 30 départ de Péniscola par la RN 340.

15 h 00, on arrive à Valence. Arrêt Avenue de Menendez y Pelayo, puis on part à pied vers le centre ville.

Nous trouvons devant le stade de foot (stade Mestalla), l'hostal Penalty, ça ne s'invente pas... Très bien, propre, assez neuf. Nous réglons la chambre avec le petit déjeuner = 61 euros. WIFI gratuit dans la chambre (demander le code à la réception), ça fonctionne très bien.

Vers 16 h 30, 2 cocas light à la machine au rez-de-chaussée = 2 euros et nous repartons à pied voir le centre ville, cathédrale, etc. Pas très facile avec le plan, beaucoup d'anciens bâtiments imbriqués dans les neufs, etc. Pas mal d'espaces verts dans cette ville. Une grande promenade donc et nous nous rapprochons de l'hôtel.

Vers 19 h. arrêt cafeteria Chef Macuine, av. Blasco Ibanez, sur la terrasse, avec piste cyclable à côté des tables, assez dangereux... 2 tortillas, 2 cocas light, 1 gâteau aux pommes, une glace, 2 cafés = 15 euros.

Retour vers 20 h à l'hôtel.

Jeudi 5 mai 2011 :

Normalement, petit déjeuner à 7 h 30. Quelques problèmes d'électricité au rez-de-chaussée, finalement nous pourrons le prendre à 7 h 50.

Il est prévu 1 café, 1 croissant, confiture, beurre, 1 jus d'orange (pressé devant vous) par personne. Sinon 1 euro pour un croissant supplémentaire, etc.

8 h 30, nous avons rejoint la voiture, on se perd un peu à la sortie de Valence. On prend la RN 344 en direction d'Alicante pour aller à Murcie, via Jumilla. Très jolis paysages avant et après Jumilla.

Avant Murcia, nous prenons de l'essence à 1.381 euros le litre.

Vers 12 h 15, nous nous garons à Murcia, près de la Plaza Circular. Parcomètre jusqu'à 14 h = 1.20 euro. Gratuit de 14 h à 17 h., nous pourrions rester jusqu'à 16 h 50 env.

Repas dans un restaurant à côté. Caféteria Tudela. 1 salade fruits mer, 1 patates avec morceaux saucisses, 1 pâté à la viande, 1 tortilla, 1 oeuf mimosa, 1 pain vanille, 2 cocas light, 2 cafés =16.20 euros

Nous partons à pied vers le centre ville et la cathédrale voir un peu comment c'est. Nous trouvons pas mal, mais tout est fermé jusqu'à 17 h. Nous allons prendre une chambre à la Pension Segura, nous payons 41 euros à deux, y compris petits déjeuners. Ce devrait être 44, mais rabais parce que j'ai le Guide du Routard... On nous donne un code à la réception pour le WIFI gratuit, ça fonctionne par moments...

Nous retraversons la ville, déplaçons la voiture en zone non payante. Nous revenons à l'hôtel avec les valises à pied. En route, 2 cocas au frais sous les arbres = 3.80 euros.

A 17 h 20, tout est installé à l'hôtel, nous ressortons, la cathédrale est à 100 mètres de la pension, nous visitons sans entrer dans le musée de la cathédrale (pour info, 3 euros l'entrée) car peu intéressés, nous allons voir la cour du Palais épiscopal à côté, puis allons visiter le casino royal de Murcia rénové depuis 2009, très beau, entrée avec audioguide = 5 euros. Comme on nous prend pour des "séniors", nous ne paierons que 4 euros chacun...

Suite de la promenade en ville, nous verrons encore quelques églises et magasins. Egalement l'Université. Plusieurs maisons assez anciennes en ville.

Nous mangeons sur une petite place 2 salades mêlées, 2 cocas, 2 cafés = 16.60 euros et nous rentrons à l'hôtel vers 20 h 30.

Vendredi 6 mai 2011 :

Petit déjeuner dans le café au bas de la pension. Il faut un ticket délivré par la pension, nous remontons le chercher car on a oublié de nous le donner la veille...

1 café, 1 tranche gâteau. Nous reprenons 2 cafés supplémentaires = 2.20 euros.

Départ à 8 h 30, nous retraversons la ville à pied pour récupérer la voiture. Vers 9 h, départ, on s'égare comme d'habitude... et trouvons la route pour Lorca au bout d'un quart d'heure.

11 h, arrivée au château de Lorca. Parking au bas (avec WC gratuit), on nous donne une contremarque à donner à l'entrée du château où il faut payer l'entrée et le parking. Il y a également un petit train pour touristes qui semble venir du centre ville de Lorca jusqu'à la porte du château.

Nous montons 5 min. à pied et arrivons à l'entrée. Entrée = 5 euros par personne (avec audioguide en français), parking 2 euros. L'endroit doit plaire aux enfants, faux gladiateurs, effets spéciaux à l'entrée, etc. Nous en faisons le tour, la vue est magnifique sur la région alentours. Il y a aussi un restaurant.

Nous repartons vers 12 h 30.

Nous nous arrêtons vers 12 h 45 au centre ville, 55 ct de parcomètre jusqu'à 14 h.

Repas dans un café-restaurant. 1 salade mêlée, 1 paella, 1 tranche porc avec patates, 3 coca light, 2 cafés = 14.60 euros.

Nous repartons vers 14 h pour Guadix.

Arrivée vers 15 h 45, l'hôtel Mulhacen est à droite sur la route juste avant d'arriver au centre ville lorsqu'on vient de Lorca. Parking gratuit à côté (sinon parking privé fermé le soir à l'arrière et payant). 1 chambre = 51 euros sans petits déjeuners, que nous réglons tout de suite (sinon 59 euros avec petit déjeuner). Chambre calme, assez grande, propre. En revanche, on m'a donné un code pour le WIFI et apparemment aucune liaison WIFI aux alentours...

Dépose des valises, puis 2 cocas light au café-restaurant en bas de l'hôtel = 3.40 euros.

Vers 17 h, nous repartons à pied au centre ville. Pas mal de vent dans cette ville.

Nous faisons le tour préconisé sur le plan remis par l'hôtel.

Visite Cathédrale et musée de la cathédrale = 3.50 euros par personne. A mon avis, inutile d'entrer, l'extérieur est bien mieux que l'intérieur... Impossible de visiter la cathédrale seule, il faut passer par le musée et payer l'entrée... La vue extérieure de l'ensemble est magnifique.

Nous allons ensuite voir d'en haut les ruines du temple romain. Il faut beaucoup d'imagination pour trouver que c'était un temple... vu ce qu'il en reste... Nous continuons le tour en direction d'une autre église où l'on nous montre vite un plafond à caissons en bois avant de fermer l'édifice, puis nous montons au mirador, belle vue sur la ville, les maisons à caves (las cuevas) et la Sierra Nevada.

Ensuite, ça devient difficile, nous longeons l'Alcazaba, il y a des travaux sur la chaussée... Musée des Cuevas = 2 euros par personne.

Nous continuons pour aller voir ces cuevas en contournant péniblement le chantier. On y arrive, effectivement très spéciales ces maisons. C'est la chose la plus intéressante de cette ville, la plus étonnante, le reste nous a un peu déçus.

Malheureusement, beaucoup de ces cuevas sont en ruine, y compris en ville ensuite, beaucoup de palais ou belles maisons en mauvais état et/ou abandonnés.

Nous revenons en ville où nous mangeons au restaurant Meson Restaurante Miguel, rue Jardin 4. 2 menus à 10 euros. 1 salade mêlée, 1 agneau à l'ail, 1 tranche porc, 1 verre de vin Rioja, 1 coca light, 2 glaces, 2 cafés = 22.20 euros.

Vers 21 h. nous rentrons à pied à l'hôtel avec un sentiment un peu mitigé sur cette ville...

Samedi 7 mai 2011 :

Petit déjeuner dans le café au bas de l'hôtel vers 7 h 45. 4 cafés et 2 croissants énormes = 6.80 euros.

Départ vers 8 h 30 de l'hôtel, quelques nuages. Nous partons vers Grenade.

En route, nous prenons de l'essence à 1.351 euro le litre et nettoyons le pare brise de la voiture. Une bonne idée car 2 minutes après, énorme orage avec gros éclairs... Il pleuvra jusqu'à Grenade.

Nous arrivons vers 10 h et tournons un peu au dessus de la Place des Taureaux, vers les hôpitaux et trouvons une place non payante rue Docteur Roman Gomez. Il pleut encore. 2 cafés au bar Le Colisée tout près = 2.20 euros, nous vérifions s'il n'y a aucun problème pour la voiture, on nous explique que nous nous trouvons au dessus de la gare.

Nous partons avec les valises en direction de la Place des Taureaux et de la gare. Nous voyons une pension dans la rue au dessus de la gare. Pension Los Carmines, rue du Docteur Oloriz. Je pars aux renseignements, interphone, au 3e étage avec ascenseur, la personne parle allemand. 40 euros la nuit, chambre 302 sur la cour, tant mieux, ce sera plus calme que sur la rue. La chambre est petite, propre, salle de bains étroite assez neuve avec baignoire assise faisant douche. Climatisation, pas de TV, pas de WIFI. Le lit s'avérera par la suite assez étroit, je pense 120 cm...

Nous nous installons et repartons voir la gare, pas d'office du tourisme, on ne donne des renseignements que sur les trains. On me fait un plan sommaire à la main. Il faut sortir de la gare, tourner à droite (c'est fléché en jaune) pour aller Avenue de la Constitution. Prendre cette rue qui au bout d'un moment change de nom pour s'appeler Avenue Colon, tourner à gauche pour aller à l'office du tourisme Piazza Nueva. 1 ou 2 km à pied, sinon il y a des bus, notamment le no 3 (1.20 euro le trajet ou des cartes de 5 trajets à 5 euros).

Là, ça devient très pénible... Juste avant la Piazza Nueva, une boutique vend les billets pour l'Alhambra, uniquement sur une machine avec carte de crédit, on m'indique que l'office du tourisme est bien environ 100 m. plus loin. Il s'avérera que c'est l'office du tourisme d'Andalousie et qu'il ne vend pas ce que je cherche, c'est-à-dire des cartes Bono 3 jours à 25 euros. Je profite pour prendre des plans d'autres villes. On n'y parle pas français et, en anglais, on me dit que les Bono, je peux les acheter au bas des marches devant l'office. On ne voit pas bien où au bas desdits escaliers, on repose la question en face et on me montre un minuscule kiosque orange sur le trottoir... Là, on parle français, mais on ne peut me vendre que des Bono 3 jours à 31 euros avec audioguides à rapporter au même endroit. On m'explique alors qu'il faut aller à Piazza Carmen 200 mètres plus bas à l'Ayutamento (mairie) où se trouve l'office du tourisme de la ville de Grenade. Bien, nous repartons... Là, c'est OK, nous achetons 2 Bono à 25 euros 3 jours (avec 5 trajets de bus) et réservons pour lundi matin à 10 h à l'Alhambra, mais il faut s'y présenter au plus tard à 9 h.

Il est 12 h 30 et nous avons réglé nos problèmes... Vaut mieux ne pas être pressé dans le secteur...

Nous partons manger. Arrêt Hôtel Dauro, calle Navas. 1 espadon avec salade et patates, 1 tranche porc à l'ail avec patates, 1 salade mêlée, 1 verre de Rioja, 1 coca light, 2 cafés = 28.90 euros.

Nous voulons aller voir la Cathédrale et la Chapelle Royale, bien sûr fermées jusqu'à 16 h. Nous profitons pour regarder le bazar autour, puis promenade à l'arrière et nous allons voir vers le monastère de Jéronimo, également fermé jusqu'à 16 h...

A 16 h, entrée dans la Chapelle Royale (comprise dans le Bono, sinon 3.50 euro par personne), 30 min. environ.

Puis, nous allons à la Cathédrale à côté. WC gratuit dans la cour d'entrée de la cathédrale. A nouveau, entrée comprise dans le Bono, sinon 3.50 euros par personne. 40 min. environ.

Ensuite, nous retournons au monastère de San Jéronimo. Compris dans le Bono, sinon 3.50 euros par personne. 40 min. environ.

Puis, nous rentrons à pied en passant vers le Jardin du Triunfo.

Arrêt pour 1 café et 1 coca sur une terrasse en route = 2.90 euros.

Retour vers 19 h 30 à l'hôtel.

Vers 20 h, petit tour dans le quartier.

2 gâteaux, 1 coeur de France, 2 cocas = 7.60 euros.

Nous rentrons vers 21 h 15 à l'hôtel.

Dimanche 8 mai 2011 :

Départ 7 h 25 à pied, rien d'ouvert vers l'hôtel, nous reprenons l'avenue de la Constitution et l'avenue Colon.

1 croissanterie ouverte, face à la Banque d'Espagne. 3 énormes croissants et 4 cafés = 11 euros.

Puis, nous prenons le bus 31 pour monter au quartier Sacromonte (compris dans le Bono, sinon 1.20 euro par personne à payer au chauffeur), et redescendons par les quartiers Sacromonte et Albaicin. Très jolis quartiers, prévoir de bonnes chaussures car cailloux et pavés...

Nous nous arrêtons Piaceta Albadia (appuyer sur le bouton stop à l'intérieur du bus sinon le chauffeur ne s'arrête pas à tous les arrêts...) et redescendons à pied le long du trajet du bus en voyant quelques églises fermées, le mirador San Nicola, magnifiques vues sur l'Alhambra, jusqu'à la porte de Evira. Puis, nous reprenons le bus (toujours compris dans le Bono) et remontons à la Piaceta Albadia et redescendons de l'autre côté, le long du Rio Darro.

En route, sur la droite, près des bains arabes (fermés dimanche et lundi), nous allons visiter le monastère de la Conception, il faut sonner pour entrer. 5 euros par personne, non compris dans le Bono. Magnifique patio notamment, quelques tableaux, etc. Visite en espagnol, donc nous comprenons 10 % au maximum de ce qui se dit... mais nous voulions voir un patio de couvent au moins... Nous aurions pu recommencer gratuitement la visite en anglais avec les personnes suivantes, mais pas envie. WC avant de sortir du monastère.

Nous passons devant le Musée Archéologique, fermé pour restauration.

Nous continuons à descendre jusqu'à l'Office du tourisme d'Andalousie, piazza Nueva. Puis, nous tournons à gauche, passons devant le couvent des Carmélites et le musée des Tiros (où nous regardons la cour-patio).

Repas sur la place face au musée vers 12 h 45. Restaurant Peniques. 2 menus à 8.50 euros = 1 salade mêlée, 2 cotelettes de porc avec patates/légumes, 1 dessert (poire au vin). 1 verre de Rioja, 1 coca light, 2 cafés = 27.16 euros avec la IVA

Vers 14 h 00, nous continuons à visiter le quartier Realejo. Nous passons vers le couvent Santa Catalina, la place Campo del Felice (nombreux restaurants, vue sur le grand hôtel de l'Alhambra), le couvent de Santiago et l'église Saint-Dominique (belle façade) et revenons vers la Mairie (Ayutamento). Repos à l'ombre sur un banc.

Ensuite, nous retournons à l'av. Colon vers 15 h 40 pour prendre le bus 8 (toujours compris dans le Bono) pour aller voir le Monastère de la Chartreuse (la Cartuja). Le bus s'arrête devant. Nous arrivons peu avant 16 h, heure d'ouverture. WC gratuits dans la cour du monastère avant l'entrée payante.

L'entrée est comprise dans le Bono, sinon 3.50 euros. Gothique très très chargé... Nous y restons 40 min. puis nous redescendons à pied en direction de la place des Taureaux, proche de notre hôtel et profitons pour aller voir si notre voiture est encore entière... C'est le cas, ouf.

Arrivée à l'hôtel vers 17 h 20, repos un moment dans la chambre.

Vers 18 h 30, nous ressortons.

Petite promenade sur l'avenue de la Constitution.

4 gâteaux et 2 coca-light dans un tea-room = 11.10 euros

Retour à l'hôtel vers 19 h 45.

Lundi 9 mai 2011 :

Départ à pied à 7 h. 30

Petit déjeuner au début de l'av. Colon. 4 cafés, 2 énormes croissants = 6.80 euros.

Nous continuons à pied sur le même trottoir jusque devant la cathédrale pour prendre le bus 30 pour l'Alhambra (compris dans le Bono, sinon 1.20 euros).

Nous arrivons à l'Alhambra, rond-point terminus, le bus redescend ensuite, facile à voir, vers 8 h 35.

L'Alhambra ouvre à 8 h 30 en fait. Le prix d'entrée affiché = 13 euros. Différents autres prix pour ceux qui ne veulent voir que les jardins, etc.

Il y a 2 files, à gauche ceux qui n'ont pas de billet du tout et qui les achètent cash, à droite, ceux, comme nous, qui ont une réservation à échanger contre un billet (à conserver tout le long de la visite car demandé plusieurs fois en route). Encore plus à droite, un pavillon vendant des souvenirs et après ce pavillon, un autre avec des machines pour acheter les billets du jour avec une carte de crédit seulement.

Ce qui fait que, pendant que nous attendons, ils annoncent par haut-parleur en espagnol, français et anglais le nombre de billets disponibles pour le matin et l'après-midi. Vers 8 h 45, 150 billets pour le matin et 350 pour l'après-midi. Il y a déjà environ 50 personnes dans la file de gauche. Donc, ceux qui ont une carte de crédit peuvent aller à la machine et passent en fait devant ceux qui font la file pour acheter cash leurs billets...

A gauche des 2 files, il y a un escalier menant aux WC (gratuits) et à une consigne (ouverte dès 7 h 30). Ce sont des casiers à clef (petits, moyens et gros), mais il y a une personne encaissant je ne sais combien et qui donne la clef d'un casier, je suppose en fonction de la taille du bagage à poser. Dans le couloir, quelques appareils délivrant des boissons, etc.

Vers 9 h 05, nous avons enfin nos billets et on nous confirme que nous devrons être à 10 h à l'entrée du Palais nazride.

On peut entrer avec un sac à dos moyen (contrairement à ce qui est écrit), à certains endroits, on nous demande de le mettre devant ou de le porter à la main. Il n'y a pas de fouille ou de scanner quelconque, donc j'aurais pu avoir boissons et sandwiches à l'intérieur. Plusieurs bancs à l'ombre dans le parc pour manger, ainsi que des cendriers. Sur le billet, il est écrit que les poussettes d'enfant doivent être laissées à la consigne.

Nous allons voir le Generalife en premier et en ressortons à 9 h 40. Nous piquons un sprint pour arriver à 10 h pile au palais nazride car il y a un bout à marcher, en passant devant la file qui attend, dans laquelle certains sont déjà là pour 11 h, mais on ne les laisse pas entrer car ils sont en avance... A 10 h pile, nous entrons.

La cour des Lions est en restauration, mais on peut en voir la moitié. Sinon, les lions eux-mêmes sont déjà restaurés et on peut les voir dans une pièce spéciale prévue à cet effet en attendant qu'on les remette autour de la fontaine...

Vers 11 h, nous en ressortons et allons tranquillement voir tout le reste, le palais de Charles Quint, sans entrer dans le Musée des Beaux-Arts (fermé le lundi, compris dans le Bono, sinon 1.50 euro d'entrée), l'Alcazaba, les bains arabes, les magasins de souvenirs, le Parador (une partie est publique), etc. On ne peut pas entrer dans l'église car fermée le lundi. A côté du parador, il y a un hôtel 1 étoile avec restaurant dans le patio = Hôtel America (www.hotelamericagranada.com) J'ai demandé le prix, on m'a dit 120 euros la chambre...

Devant l'Alcazaba, un autre bâtiment avec consignes, WC, distributeurs de boissons, etc. Il doit y avoir une autre entrée dans le secteur je suppose...

Vers 13 h, nous ressortons du parc. Contrairement à ce que je pensais, aucune vérification des billets à la sortie, donc nous aurions pu rester au-delà de 14 h semble-t-il... Je vais voir par curiosité les machines distribuant les billets. A 13 h 10, on peut encore acheter des billets valables de 14 h à 20 h avec une entrée au palais nazride à 19 h. Apparemment, on ne peut acheter que des billets pour le jour même, on ne nous propose pas de choix de dates...

Nous redescendons à pied en suivant le chemin du bus et arrivons à la place vue hier avec des restos, Campo del Principe, plus calme qu'hier dimanche à la même heure...

Nous mangeons au restaurant Casa Cristobal. 2 menus à 10 euros. 1 salade mêlée, 1 salade de tomates, 1 saucisse avec couscous, 1 paella, 1 coca light, 1 verre de Rioja = 25.25 euros. Il n'y a pas de café dans cet établissement nous dit-on...

Nous rentrons tranquillement à pied.

2 cafés au même café-restaurant que ce matin sur la terrasse à l'ombre, temps délicieux, 2.40 euros.

Av. de la Constitution no 20, près du croisement avec la rue de notre hôtel, nous regardons un magasin de seconde main, Humana; samedi passé, ils liquidaient la collection hiver tout à 1 euro, aujourd'hui, nouvelle collection... De jolies choses.

Retour à l'hôtel vers 18 h.

Nous allons régler en espèces les 3 nuits = 120 euros et rangeons les valises. La personne parlant allemand est absente, sa mère ne parle qu'espagnol, surgit un client espagnol qui traduit notre requête de l'anglais en espagnol, il tombait très bien ce client... Je n'ose imaginer si l'on avait voulu régler avec une carte de crédit !

Nous ressortons. 2 coca light, 1 coeur de France, 1 panini, 2 cafés = 10 euros.

Nous attendons qu'il fasse nuit pour aller prendre le bus 31 vers la cathédrale pour refaire le tour de l'Albaicin et voir l'Alhambra éclairée (se mettre à droite à l'intérieur du bus). Vers 10 h, nous le prenons, il y en a un toutes les 15 ou 20 min. à cette heure-là, il sera plein dès l'arrêt Piazza Nueva. Nous faisons tout le tour et arrivons vers la porte d'Elvira env. 15 min. plus tard.

C'était le 5e et dernier trajet de bus prévu dans notre Bono (sinon 1.20 euro).

Nous avons calculé que sans le Bono à 25 euros par personne, le total des choses vues et des bus aurait été de 33 euros par personne.

Retour à pied à l'hôtel.

Mardi 10 mai 2011 :

7 h 30, petit déjeuner dans un bar au bas de la pension. 4 cafés, 2 énormes croissants = 6.60 euros

8 h, départ à pied avec les valises pour la voiture, 8 h 15 départ avec la voiture pour Jaen. Nous trouvons assez facilement la route.

Quelques travaux de construction sur l'autoroute en chemin...

Nous arrivons en ville, énormes problèmes de circulation, nous tournons un moment, allons vers la gare, ne voyons qu'un seul des hôtels fléchés, un nouveau tram semble avoir été mis en circulation récemment et faire l'objet de tests... Finalement, nous renonçons et décidons d'aller à Ubeda.

Vers 11 h 30, hôtel La Paz, chambre 455 dans la cour, calme, parfait, 2 lits, grande salle de bains, sèche-cheveux. 55 euros la nuit sans le petit déjeuner (sinon 3.50 euros le petit déjeuner par personne servi dès 8 h le matin). On peut se garer gratuitement dans les rues devant l'entrée de l'hôtel. Il y a un WIFI gratuit dans tout l'hôtel, mais ne marche pas bien...

Nous allons à pied au centre ville, jolies maisons anciennes, cathédrale avec grilles magnifiques à l'intérieur, + visite chapelle du Saint-Sauveur, 3 euros par personne, nous passons devant le parador.

Vers 13 h. 30, repas au restaurant Los Reales, menus à 12 euros, 1 salade de pâtes, 1 pâté de perdrix, 1 merlu frites, 1 pizza jambon, 2 glaces citron + 1 coca light, 1 verre de Rioja, 2 cafés. Avec la TVA = 25.92 euros.

Nous remontons à l'hôtel prendre la voiture pour aller à Baeza où nous arrivons à 15 h 25 sur la place centrale. Parcomètre dès 17 h. Je mets 1 euro, c'est bon jusqu'à 19 h.

3 cocas à l'ombre sur la place (33 degrés...) = 6 euros.

Puis, nous partons voir la vieille ville, encore plus belle que Ubeda à mon goût. Porte, églises, ancienne université, cathédrale avec cloître (entrée 4 euros par personne avec audioguide).

Départ vers 17 h 30.

Nous rentrons nous garer à Ubeda à côté de l'hôtel et descendons immédiatement à pied voir la Synagogue de l'Eau que nous avions repérée juste avant de manger. Visites à 18 h 15 et 19 h (et avant également), Nous arrivons juste pour 18 h 15. La visite est en espagnol (on nous prête un texte en français) et dure 15 min. C'est tout nouveau, cela vient d'ouvrir le 27 février. Synagogue datant probablement d'avant le XIVe siècle, découverte lors d'un chantier de rénovation sous un immeuble et restaurée. Magnifique et surprenant à cet endroit. Entrée 3 euros par personne.

Il y a des billets Bono groupés à env. 20 euros pour les visites à Ubeda et à Baeza, mais ne nous convenaient pas (voir site internet www.artificis.com).

Nous rentrons vers 19 h à l'hôtel pour un moment de repos...

A 20 h 30, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 gâteaux, 2 cafés dans un bar à côté de l'hôtel = 9.50 euros Petit tour à pied et retour à l'hôtel à 21 h 30.

Mercredi 11 mai 2011 :

7 h 30, nous descendons déjeuner en face de l'hôtel

2 cafés, 1 madeleine, 1 petit pain = 4.40 euros

Nous remontons chercher les valises et payer 55 euros pour la chambre.

Départ avec la voiture à 8 h.

Nous allons directement à Cordoue via Baenza et Linares, sans repasser par Jaen.

Essence en route à 1.371 euros le litre.

Nous arrivons à Cordoue vers 10 h 30, nous tournons un peu.

Hostal Ronda, 42 euros la nuit sans petit déjeuner.

Chambre 217, 2e étage, sans ascenseur, grande chambre, salle de bains relativement grande et neuve, donne sur la cour. Calme. TV, WIFI gratuit. Apparemment, pas de climatisation, mais un chauffage mural enclanchable.

Il y a 3 places devant pour décharger les valises. On me propose de laisser la clef de la voiture et ils la gareront en face quand il y aura des places. Ce qui sera fait à notre retour vers 18 h, la clef nous attend dans notre chambre. Il semble qu'il y ait possibilité d'avoir un garage pour 7 euros.

A 11 h, 2 cocas en face à l'ombre = 2.70 euros.

Puis, nous partons à pied en ville.

Nous passons devant San Cayetano, la Tour de la Malmuerta, la place de Colon, l'église St Hypolyte, entrons dans l'église St Nicolas, traversons le quartier de la Juderia, belles maisons, quelques patios visibles et arrivons vers 12 h à la Mosquée.

Nous en visitons la cour et regardons pour les heures d'ouverture. Entrée prix normal = 8 euros, mais gratuit tous les matins (sauf le dimanche) de 8 h 30 à 10 h. Nous reviendrons demain matin. Il semble exister aussi des entrées en nocturne à 18 euros.

Nous tournons autour de la mosquée, quelques restaurations ne feraient pas de mal dans la cour et autour du mur de la cour... Nous arrivons à la Place du Triunfo. On construit un bâtiment moderne (futur musée ?) au bout du pont, heureusement dans les mêmes tons jaunes que la mosquée...

Nous passons le pont romain et voyons les restes des moulins sur le Guadalquivir qui est très boueux. Puis, nous allons sur la gauche devant l'église Sta Teresa (jaune assez vif), sur la gauche, une petite place avec un seul restaurant, il est 12 h 50. Nous nous asseyons et attendons que le repas soit prêt.

Vers 13 h 30, 1 verre vin, 1 coca light, 1 salade tomate/thon, 1 entrée chaude patates et fruits de mer, 2 oeufs au jambon avec frites, 2 melons, 2 cafés = 16 euros.

Nous repassons le pont et tournons à gauche pour aller voir l'Alcazar (visite gratuite le mercredi, sinon 30 ct par personne apparemment). Magnifiques mosaïques romaines + 1 sarcophage romain en marbre remarquable, bains arabes au sous-sol, jardins splendides).

A gauche en sortant, bâtiment des écuries royales.

Sur la place devant, au milieu, peu visibles, on croirait un parking..., sous la place, bains du calife, entrée gratuite le mercredi, sinon 2 euros par personne. Pas extraordinaire à mon avis...

Nous mangeons une glace sous les arbres 2.20 euro par personne.

Il y a des calèches qui attendent les touristes.

Nous repartons à pied à l'arrière des bains en longeant l'extérieur de la muraille, très jolie promenade, jusqu'à la statue de Sénèque et la Porte Almodovar que nous franchissons, puis, à droite, visite de la Synagogue (gratuite pour les citoyens de l'UE, sinon 30 ct, personne ne contrôle d'où nous venons). Intéressant, mais j'ai davantage apprécié celle d'Ubeda, de la même époque (14e siècle).

Nous regardons un patio regroupant des artisans locaux (Zoco municipal), le patio est joli, peu d'artisanat remarquable comme dit le guide local... Quelques belles pièces en cuir.

Nous repassons la porte Almodovar et montons voir le mausolée romain (1er siècle après J.-C., époque d'Auguste), rien de notoire. Quelques marchands de pacotilles à côté. Nous prenons l'avenue de Los Tejares, traversons la plaza de Colon, parc où nous restons un moment, puis retour à l'hôtel via la tour de la Malmuerta vers 18 h.

Repos un moment...

Vers 19 h 30, petit tour pour voir la muraille près de l'hôtel.

Puis, repas en face de l'hôtel à 20 h 45. 1 coca light, 1 verre de vin, 1 tortilla, 1 jambon sur assiette, 1 grosse salade, 2 cafés = 16.30 euros

22 h, retour à l'hôtel.

Jeudi 12 mai 2011 :

7 h 10, départ à pied de l'hôtel pour aller à la mosquée

En route, dans un café, 2 croissants au chocolat, 4 cafés = 7.60 euros.

Nous arrivons à 8 h 15, les portes de la cour de la mosquée sont encore fermées. 8 h 30, nous pouvons entrer gratuitement, c'est calme, une vingtaine de personnes présentes.

Magnifique colonnes, mirhab, etc. Nous restons jusqu'à 9 h 40. Il y a même des WC à l'intérieur de la mosquée... !

Nous nous asseyons dans la cour. Dès que 9 h 45 sonne, ils interdisent aux gens d'entrer gratuitement. A 10 h, ils ouvrent l'autre porte et les gens ayant payé peuvent entrer.

Nous repartons à l'arrière de la mosquée en direction du pont de Miraflores pour voir le pont romain depuis là.

2 coca light au café au bout du pont = 3.60 euros.

Nous montons la rue, voyons la maison du Marquis d'El Capio, puis l'extérieur et le cloître de l'église San Francisco, puis la cour de la Posada del Potro (ancienne auberge, on voit la cour, les balcons en bois avec portes des chambres et l'écurie pour les chevaux au rez-de-chaussée). Il y a des WC à droite en entrant. Puis, le Musée des Beaux-Arts, environ 5 salles, la maison elle-même est belle et le patio également. Gratuit pour les citoyens de l'UE, sinon 1.50 euros. Aucune vérification, nous entrons en parlant français, on nous donne un texte en français que l'on peut garder ensuite.

Nous continuons à monter et arrivons à la place Corredera. Belle place aux tons rouges, boutiques avec de la brocante, de la ferronnerie, une boutique avec de belles chaussures espagnoles, des restos, une halle avec fruits, légumes, viande, etc...

Nous en faisons le tour et nous installons pour manger dans un resto vers 12 h 30. 1 grosse salade tomate/surimi/poivrons, 1 gros plat de boulettes de viande avec quelques morceaux de patates, 1 coca light, 1 verre de vin = 22.50 euros.

Nous fuyons vers 13 h 45 car ça devient insupportable, essais de musique au centre de la place, travaux bruyants sur les canalisation dans un angle, un livreur qui traîne bruyamment de la bière et des harasses, etc. etc...

Nous montons derrière l'ayutamento voir les restes du temple romain. Au calme, ou presque, 2 cafés en face = 3 euros. Travaux autour du temple pour le mettre en valeur. A mon avis, pour l'instant, peu intéressant.

Nous poursuivons en nous rapprochant de l'hôtel et passons devant l'église San Pablo, entrons dans la cour de la maison Villalones pour voir le patio. Comme il y a ces jours une fête des patios en fleurs, nous en avons vu quelques-uns en route, mais ne sommes pas entrés dans tous... Cette maison serait peut-être fermée sinon.

Puis, nous passons devant la maison Luna, l'église San Andres, l'église Saint-Raphael et l'église San Lorenzo. Cette dernière semble avoir été restaurée récemment et être la plus intéressante du secteur, mais fermée à cette heure.

1 coca-light et 1 eau minérale sur une terrasse en face = 3 euros.

Puis, nous revenons tranquillement à l'hôtel. Nous profitons que la personne qui parle anglais soit présente et payons 84 euros pour les 2 nuits.

Dès 16 h, repos dans la chambre.

A 18 h, nous ressortons.

Eglise San Augustin (fermée en ce moment).

1 eau minérale et 1 glace devant = 2.70 euros

Puis, nous allons au musée du Palais Viana (ferme à 19 h normalement, mais comme il y a la fête des patios, musée fermé et visite des 12 patios gratuite, on nous dit de revenir à 19 h 30 (il est 18 h 45).

Nous allons donc en attendant voir l'église et couvent de San Isabel, extérieur plus beau que l'intérieur à mon avis. Dans l'église, on voit les soeurs du couvent à travers une grille et une vitre. Devant l'église, un fleuriste dont les balcons sont magnifiquement fleuris. Nous traversons pour aller voir l'extérieur de Santa Marina (fermée en ce moment).

Nous revenons voir nos patios au Palais Viana à 19 h 30. Magnifiques. Il y a plusieurs WC à l'intérieur du bâtiment. Nous en ressortons à 20 h.

Nous allons vers la place Colon pour manger.

Dans la pâtisserie Salazar (ce doit être une chaîne, il y en a plusieurs en ville apparemment), 2 croque-monsieurs, 2 coca light, 2 tartes aux pommes = 9.50 euros. Pas possible d'avoir le café car ils vont fermer à 21 h.

Puis, nous rentrons en direction de l'hôtel.

2 cafés en face de l'hôtel = 2.20 euros

La voiture est toujours intacte au bord du trottoir.

Retour à l'hôtel à 21 h 30, il fait encore 31 degrés... selon l'affichage dans la rue en face...

Vendredi 13 mai 2011 :

C'est vendredi 13, il y a partout des vendeurs de billets de loterie... il ne nous arrivera rien de fâcheux... !

7 h 30, départ de l'hôtel.

Nous prenons directement la route pour Séville car aucun café n'est ouvert près de l'hôtel.

8 h, arrêt pour déjeuner dans station service Repsol. 3 croissants, 3 cafés = 5.40 euros

8 h 30, départ pour Carmona.

9 h 40, arrêt au centre de Carmona, jolie ville, petit tour à pied, églises, parador, place du marché. Nous aurions voulu voir la mosaïque dans l'ayutamento (mairie), mais nombreuses choses fermées de jeudi après-midi à dimanche car Féria de Carmona...

2 cocas light = 3 euros.

Nous repartons vers 10 h.

Vers 11 h, nous tournons un moment autour de la gare de Séville (gare Santa Justa)...

Nous trouvons des places des parkings blanches dans la contre-allée de l'avenue Kansas City.

Nous partons à pied avec les valise en direction du centre ville, via la gare et l'avenue Luis Montoto et voyons en chemin des restes d'aqueduc romain restaurés.

Nous descendons dans la vieille ville et visitons plusieurs hostals en route... Chambres très petites, lits petits, salles de bain sur le palier, escaliers de meunier à monter, etc... et arrivons finalement à l'hôtel San Francisco, calle Alvarez Quintero 38 (à ne pas confondre avec l'hostal San Francisco qui existe également, nous l'avons vu dans l'après-midi ailleurs en ville). Chambre 22, 2e étage, ascenseur, 50 euros sans petit déjeuner. Donne sur une cour calme, salle de bain neuve avec baignoire/douche, assez grande, placards immenses, 2 lits, air conditionné, chauffage, parfait ! WIFI seulement vers la réception, pas dans les chambres; normalement, il y a une TV, mais tombée en panne ce matin, elle a été enlevée par le personnel. Se méfier de quelle chambre on choisit, on m'a présenté par exemple la numéro 1 au rez-de-chaussée, devant la réception, donnant dans la rue, doit être nettement moins calme... Nous sommes à moins de 100 mètres de la cathédrale en fait.

Nous ressortons et cherchons un restaurant pour manger vers 13 h 30.

Restaurant El Aguador, calle Albareda 14, 2 menus du jour à 11 euros, 2 salades mêlées avec noix, jambon, fromage, 1 thon, 1 boulettes de viande, 1 profiteroles au chocolat, 2 boules vanille, 2 cafés = 24.20 euros.

Nous allons voir comment cela se passe pour les visites de la cathédrale et de l'alcazar. L'alcazar ouvre à 9 h 30 et l'entrée coûte 7.50 euros, la cathédrale ouvre à 11 h et l'entrée coûte 8 euros. Demain matin, nous commencerons donc par l'alcazar...

Puis, nous traversons le quartier Santa Cruz et tombons sur la rue Menendez y Pelayo où il y a aussi un magasin Humana (voir Grenade) qui liquide aujourd'hui tout à 1 euro car nouvelle collection dès lundi prochain ici... Nous regardons un moment.

4 cocas light et arrêt 1 h au frais = 5.20 euros.

Nous rentrons à l'hôtel en coupant par les petites rues pour voir les colonnes romaines restantes près de la rue Aire. Dans cette rue, il y a des bains arabes ouverts dès 15 h 30. Nous arrivons vers 18 h à l'hôtel où nous enclenchons l'air conditionné un moment et restons tranquilles...

Vers 19 h, nous ressortons pour aller voir la Place des Taureaux, le bord du Guadalquivir (moins boueux qu'à Cordoue), la Tour de l'Oro (fermée).

Puis petit repas au Mc Do au bout du pont de San Telmo. 2 salades César, 2 emballages de pommes, 2 emballages d'ananas, 1 grand coca light = 17.50 euros.

Puis, place Puerta de Jerez et voir l'ancienne manufacture de tabac (transformée en université), on a pu entrer dans la cour, puis l'étonnante et magnifique place d'Espagne où nous sommes restés assis un grand moment pour admirer et pour la voir s'éclairer la nuit.

Retour à l'hôtel par le même chemin, c'est vendredi soir, il y a énormément de gens dans les rues...

Arrivée à 22 h 30 après avoir regardé encore la cathédrale et la Giralda éclairées la nuit.

Samedi 14 mai 2011 :

Départ à pied de l'hôtel vers 8 h 30, pas grand chose d'ouvert...

2 cafés vers 8 h 55 à côté de l'église San Salvador = 2.20 euros

Nous partons à pied voir la place Encarnation, avec une construction moderne sur laquelle on peut monter pour avoir une vue de Séville (mirador), il faut descendre au sous-sol pour prendre des billets pour ceci. Au sous-sol, aménagement d'un cheminement piétonnier gratuit montrant les restes archéologiques sous la place, nous ferons ceci au retour tout à l'heure...

Nous continuons dans la rue Feria.

1 boulangerie, 1 croissant au chocolat emballé = 1.10 euros

2 croissants classiques en route = 1.80 euros. Pas faciles à trouver...

Puis, nous voyons le 2e magasin Humana qui solde aussi tout à 1 euro ce jour.

2 cafés en route = 2 euros.

Nous revenons à la place Encarnation.

Nous passons devant l'Eglise du Saint-Sauveur, billet groupé à 8 euros pour cette église, la cathédrale et la Giralda. Me souvenant de la queue hier à la cathédrale, nous achetons 2 billets ici = 16 euros.

Nous visitons cette église, gothique très très chargé... WC dans le musée de l'église.

Puis nous arrivons vers 12 h à la Cathédrale.

Là, ma théorie se vérifie, une bonne centaine de personnes font la queue au soleil pour acheter le billet d'entrée. Courageusement, nous remontons toute la queue et passons le contrôle des billets en 1 minute, vu que nous avons déjà nos billets, cqfd....

Nous faisons le tour de la cathédrale et montons la rampe (une dizaine de minutes pour monter lentement) de la Giralda, c'est moins moins pénible qu'un escalier, c'est à l'intérieur, donc pas au soleil. Idem pour la terrasse en haut, pas au soleil, ouf !

Nous finissons le tour de la cathédrale et sortons vers 13 h 45.

Nous nous en écartons pour aller manger.

Restaurant caféteria Los Angeles, calle Adriano.

2 menus du jour à 10 euros. 1 salade niçoise, 1 spaghetti tomate, 1 oeuf avec bacon, 1 boeuf genre bourguignon avec frites, 2 flans caramel, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 23 euros.

A 15 h 30 environ, nous entrons à l'Alcazar, il n'y a absolument personne qui fait la queue. 2 entrées = 15 euros.

Magnifiques cours avec patios, couloir protégé du soleil pour voir les jardins d'en haut. Heureusement, car il fait très chaud.

Nous en ressortons vers 17 h 15.

1 coca + 1 eau minérale = 3.30 euros.

Ensuite, nous entamons un périple à travers divers jardins pour aller au Musée archéologique, notamment pour y voir une dizaines de mosaïques (dont plusieurs d'Italica). Nous passons derrière le palais de San Telmo, devant le théâtre Lope de Vegas, traversons l'av. de Maria Luisa, continuons par le parc de Maria Luisa jusqu'au bout du parc où se trouve le musée. Ca fait une sacrée marche, mais presqu'à l'ombre tout le long.

18 h 15, arrivée au musée. Gratuit pour les résidents de l'Union européenne. On nous demande notre nationalité, nous disons "française", aucun contrôle des passeports...

WC au sous-sol après l'entrée et le ticket gratuit. Machines délivrant des boissons aussi au sous-sol. 1 eau minérale = 0.50 euro.

Une dizaine de mosaïques toutes plus magnifiques les unes que les autres...

Nous ne faisons pas le sous-sol où il y a paraît-il notamment des objets en or à voir, nous ne sommes pas très intéressés et assez crevés...

19 h 20, nous ressortons et rentrons par le même chemin.

19 h 50, nous mangeons dans un self nommé Rodilla près de la place Puerta de Jerez, av. Constitution, en face de la cathédrale. 2 menus à 7 euros / le menu = 2 petits sandwiches à choix, 1 salade, 1 coca light.

Retour à l'hôtel vers 21 h 15.

Dimanche 15 mai 2011 :

Départ à 8 h à pied en direction de la voiture.

Encore moins de choses ouvertes qu'hier...

Nous trouvons un café ouvert avec des croissants Place San Augustin. A mon avis, ce sont des croissants d'hier, mais enfin c'est mieux que rien...

3 cafés, 3 croissants = 6.90 euros

Nous continuons à pied pour rejoindre la voiture.

Vers 9 h, départ avec la voiture pour aller à Italica. Nous trouvons facilement l'autoroute pour Mérida, il y a une sortie pour Santiponce-Italica.

Vers 9 h 30, nous arrivons dans Santiponce devant le site d'Italica. Il y a un gaillard qui veut 1 euro pour le parking, bon, nous n'insistons pas, nous aurions pu reculer et nous garer juste avant... Apparemment, effectivement, il surveille car nous le retrouverons à 14 h au même endroit...

Il y a un restaurant en face de l'entrée, 2 cocas light sous la tonnelle en attendant, délicieuse météo = 2.60 euros.

A 10 h 05, nous entrons. Gratuit pour les personnes de l'Union européenne, sinon 1.50 euros. Nous disons être Français, ça passe, aucun contrôle de passeports. On nous remet un plan en français, apparemment, pas d'audioguide. Après l'entrée, WC à droite du bâtiment ocre de l'administration, relativement peu visibles. Pas d'autres WC sur le site. Dans ce bâtiment, une petite salle avec un film sur l'aspect probable d'Italica à l'époque (env. 10 min.) que nous regarderons à la fin avant de ressortir.

Nous suivons l'itinéraire recommandé, au début, il y a des arbres, après plus d'ombre du tout... Nous circulons dans les anciennes maisons romaines. Une bonne dizaine de très belles mosaïques nous attendent. On peut regretter qu'elles ne soient pas protégées par un toit quelconque... A la fin, nous montons au dessus de l'amphithéâtre pour avoir une vue d'ensemble.

Vers 12 h 05, nous ressortons et reculons de 500 mètres dans la rue principale pour aller voir le théâtre à l'écart et tournons à gauche. Nous faisons le tour du théâtre en chantier et remontons dans la rue principale.

Nous revenons vers 12 h 45 au restaurant face au site historique. Il y a un petit vent, c'est délicieux sous la tonnelle. 2 menus du jour à 10.50 euros = 2 salades vertes/thon/tomate, 2 poulets à l'ail, 1 flan, 1 pomme, nous prenons en plus une assiette de frites, 1 coca light, 1 eau minérale, 1 verre de vin rouge = 25.10 euros. Cela devient de plus en plus bruyant, nous renonçons au café...

Un gros fou rire car le garçon comprend mal notre espagnol balbutiant et amène une camomille (manzanilla) au lieu d'une pomme (manzana)... ! Il rit encore plus que nous, et rapporte enfin une pomme.

14 h. départ pour Séville pour aller nous garer assez près de l'hôtel, derrière la place de Cuba, près du pont San Telmo. Comme nous sommes dimanche, en zone bleue, en mettant 1 euro, nous sommes tranquilles jusqu'à lundi à 10 h 20 ce qui est parfait pour le départ de demain matin.

Vers 14 h 40, arrêt au self Rodilla près de la cathédrale, 2 glaces = 4.60 euros et 2 cafés = 2.40 euros.

Nous rentrons tranquillement à l'hôtel vers 15 h 45. Repos.

Nous ressortons à 17 h 30.

2 cocas light au Rodilla = 3.70 euros, pour consulter gratuitement internet avec WIFI. On nous donne un code gratuit, cela semble fonctionner pendant 1 h. Nous restons au frais sous la climatisation en regardant internet jusqu'à 18 h 35.

Puis, nous repartons voir ce qui se passe vers la place des Taureaux, vu qu'il y a une corrida à 19 h.

Vers 18 h 55, nous apercevons furtivement par la porte d'entrée des picadors à cheval qui font leur entrée et les dernières personnes qui arrivent avec leur coussin.

Nous retournons à la cafétéria-pâtisserie Los Angeles, 2 cafés, 1 coeur de France, 2 gâteaux = 9.60 euros.

Puis, nous faisons encore une petite balade à pied en ville pour digérer.

A 20 h 10, nous sommes freinés sur la place devant l'église San Salvador par une procession de la Vierge + fanfare. Nous regardons ceci un petit moment et rentrons à l'hôtel vers 21 h. Nous entendons de loin les cris provenant de la place des taureaux. Vers 21 h 30, la procession doit être de retour car nous entendons encore la fanfare passer au loin... Entre les taureaux et la Vierge, c'est un peu bruyant ce soir...

Lundi 16 mai 2011 :

Nous réglons l'hôtel, 3 nuits = 150 euros, départ à pied à 8 h. avec les valises pour rejoindre la voiture.

Petit déjeuner en route, 4 cafés, 2 croissants, 1 pain au chocolat = 7.80 euros

A 9 h, nous partons avec la voiture direction Huelva, facile à trouver car nous sommes garés dans la bonne direction.

Vers 10 h, nous passons à coté d'Huelva. Beaucoup de cigognes sur des nids en haut des poteaux électriques, c'est drôle, parfois 3 nids l'un au dessus de l'autre sur le même poteau...

A 11 h, nous nous arrêtons juste avant Ayamonte dans un café-restaurant-motel assez neuf. 2 cocas light = 3 euros.

Puis, nous entrons dans Ayamonte, jolie petite ville avec commerces, hôtels, restaurants. Nous nous garons sur le quai à 11 h 30. Parking 2 h maximum = 1.60 euros.

Sur le quai, il y a un ferry reliant Ayamonte à Villa Real San Antonio au Portugal, de l'autre côté du fleuve. A cette époque, env. un toutes les heures, en été, un toutes les demi-heures. 5 euros par voiture et 1.60 euro par personne.

Nous nous promenons un peu en ville, température agréable, 23-24 degrés avec petit vent, beaucoup plus agréable qu'à Séville (35 degrés hier).

A 12 h 30, nous mangeons, restaurant Cerv. Baluarte, calle Lusitania, 2 menus du jour à 6.50 euros = 1 salade mêlée, 1 salade avec crevette, 2 churrasco avec frites, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 15 euros. Selon la serveuse, les seules choses moins chères au Portugal sont les légumes et la viande. Les Portugais, selon elle, viennent en Espagne acheter l'essence, le tabac, l'alcool, les produits de beauté, les sucreries...

Nous prenons encore de l'essence à 1.342 euros le litre.

A 13 h. 30, nous repartons avec la voiture et remontons sur l'autoroute, grand pont faisant frontière avec le Portugal.

Au Portugal, l'essence = 1.63 euros le litre... !!!

Vers 14 h 30, nous arrivons à Faro, une impression générale de pauvreté, semble plus pauvre qu'en Espagne, mais très propre. Nous tournons un peu et nous garons gratuitement en haut de la ville, rue Sao Luis. Plus bas, parcomètres, 3 h. maximum = 3.20 euros (de 9 h à 19 h). Nous verrons par la suite qu'il y a un immense parking gratuit à côté des remparts de la vieille ville vers le Largo San Francisco (avec quelques campings cars arrêtés aussi), mais franchement assez isolé pour la nuit... je n'aurais pas laissé la voiture là...

Nous partons à pied avec les valises. Nous voyons une première pension peu attrayante, escaliers, chambre kitch, WC, salle de bain sur le palier pour 30 euros, nous poursuivons... Les trottoirs sont pavés et très peu plats dans toute la ville...

Hôtel Santamaria, 3 étoiles, ça présente nettement mieux. Prix affichés dans le hall, 72 euros, on me dit qu'on peut me faire 65 euros, dans la chambre, indiqués 120 euros. Donc, 65 euros avec le petit déjeuner, chambre 409 à l'arrière, parfait, calme, de la place, 2 lits, salle de bains avec grande baignoire, douche, sèche-cheveux, WIFI gratuit dans les chambres, coffre-fort, climatisation.

Vers 16 h, nous repartons voir la ville. A côté de l'hôtel, une rue avec quelques magasins chics, puis la vieille ville, cathédrale (entrée 3 euros par personne) et son musée et chapelle ossuaire, vue à 360 degrés depuis la tour. Plusieurs cigognes sur les toits de la ville, pas forcément sur des cheminées d'ailleurs. Ensuite, poursuite promenade dans la vieille ville, passage à l'extérieur le long des remparts.

Sur le quai, il y a des bateaux qui vont voir la réserve naturelle, voir le site www.ilha-deserta.com

Intrigués par un train antédiluvien à pétrole (2 wagons seulement), nous allons jusqu'à la gare. Effectivement, il y a ce train régional qui va de Faro à Villa Real San Antonio en environ 1 h 15. On suppose qu'après il faut prendre le ferry susmentionné pour aller en Espagne à Ayamonte.

En face de la gare, 2 cocas light sur la terrasse du café de la gare = 2.40 euros. Le café est fumeur à l'intérieur. Il y a une machine à distribuer les cigarettes. De 3.50 à 4 euros le paquet le plus cher (Marlboro), à peu près comme en Espagne donc où je crois avoir vu les Marlboro à 4.40 euros.

La gare routière des bus est à côté de la gare des trains. Beaucoup de bus de la compagnie EVA y arrivent. Je ne sais pas s'il y a un rapport, mais quasiment à côté, il y a un hôtel 4 étoiles qui s'appelle aussi EVA. En face de la gare routière, quelques chambres à louer, etc.

L'aéroport de Faro est près du centre ville, tous les avions qui décollent passent par dessus la ville...

Près de la gare, un restaurant McDonald. Nous y prenons 2 menus Big Mac et 2 sachets de fruits (pommes) = 10.70 euros.

Il est 19 h 30, les rues se vident. Nous allons récupérer la voiture et la garons quasiment devant l'hôtel.

20 h 15, nous rentrons.

Mardi 17 mai 2011 :

A 8 h, petit déjeuner à l'hôtel, pas mal de choix, buffet.

Vers 8 h 40, départ avec la voiture. Nous prenons la route nationale 125 pour passer par Olhao (jolies halles en briques) et Tavira (joli centre historique que nous traversons en voiture) pour retourner à Villa Real San Antonio, nous passons à l'intérieur et y voyons l'arrivée du ferry provenant d'Ayamonte et, un peu plus loin, la gare avec le train provenant de Faro. La ville semble assez jolie, avec une citadelle à la sortie sur la route menant à l'Espagne.

A 10 h, nous passons le pont entre le Portugal et l'Espagne, avec contrôle de police aujourd'hui. Déjà, à Olhao, contrôle de la douane dans un giratoire, c'est le jour...

Nous roulons jusqu'à Huelva, nous y entrons pour voir, la ville est plus jolie que ce que nous pensions, nous y faisons un petit tour en voiture et reprenons la route pour Séville, nous tournons autour de Séville pour reprendre la route de Jerez et de Cadiz.

A la sortie de Séville, l'autoroute devient payante pour Cadiz, nous prenons donc la Nationale IV.

Vers 11 h 45, nous en sortons pour nous arrêter à Los Palacios. Nous procédons par étapes, d'abord dans un café 1 coca et 1 eau minérale = 2.40 euros, ensuite nous nous déplaçons au terminus de la gare routière, 2 tortillas et 2 salades tomate/crevettes/poivrons, 1 verre de vin = 6.50 euros, ensuite nous nous déplaçons dans une boulangerie, 4 gâteaux, 2 cafés = 6.30 euros.

Vers 13 h 30, nous reprenons la route.

A 14 h 30, nous arrivons à Jerez, nous tournons un peu pour trouver le centre ville, nous nous garons le long du rempart et partons à pied en ville. Nous trouvons un hôtel sur le plan affiché à l'extérieur de l'office du tourisme.

15 h 30, Pension Sanvi, une chambre au rez-de-chaussée (no 19) avec fenêtre donnant sur le patio, salle de bains, WC, pas de TV, climatisation = 33 euros, que nous réglons tout de suite. Il semble y avoir le WIFI dans les chambres, mais pas testé.

16 h 30, nous partons à pied dans la vieille ville, le plus spectaculaire est la façade de la cathédrale et les fabriques de Xeres. En route, 2 cocas light = 2.40 euros.

A 18 h, 2 cafés = 2 euros. Nous sommes bien installés et, paf, à 19 h, ils commencent à ranger les chaises et tables de la terrasse, énervés, nous partons...

Vers 19 h 30, nous trouvons un restaurant, bar Barbiana, plaza del Banco, 2 menus du jour à 10 euros = 1 paella, 1 macaroni aux tomates, 1 boulettes de viande avec frites, 1 filet de boeuf avec frites, 2 flans caramel, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 23 euros. A 20 h 50, le cirque recommence, ils empilent à nouveau les chaises... Nous sommes maudits ici.

Encore un petit tour en ville et nous rentrons à l'hôtel.

Mercredi 18 mai 2011 :

Départ à pied à 7 h 15, nous arrivons à la voiture vers 7 h 35.

Nous prenons la nationale 340, pas l'autoroute (qui est gratuite), il y a énormément de vent.

Nous allons dans la vieille ville de Cadix, arrivée à 8 h 45, nous nous garons à l'arrière de la cathédrale, en mettant 1.30 euros, nous pouvons rester jusqu'à 11 h 40, les parcomètres commençant à 9 h 30...

1 coeur de France et 2 petits gâteaux aux pommes = 3 euros, 4 cafés = 4.80 euros, difficile de trouver un café ouvert à côté de la cathédrale avant 9 h...

Très jolie vieille ville, nous faisons le tour en passant par la Cathédrale (entrée 5 euros, mais ne nous intéressait pas, donc pas entrés), le théâtre romain très endommagé, le quai, les divers bastions de défense, les bains d'époque, beaux parcs...

2 cocas light à 11 h 15 avant de repartir = 3.40 euros.

11 h 30, nous repartons en direction de Tarifa.

A 12 h 15, nous nous arrêtons à Vejer de la Frontera. A l'entrée de la ville, station de bus, il vaut mieux se garer par là. Nous sommes montés plus haut, très étroit, croisements pénibles et sommes vite redescendus... Le haut de la ville est très joli à voir.

Restaurant El Parque à 12 h 30, il commence à pleuvoir 2 menus du jour à 8 euros = 2 salades niçoises, 1 thon avec frites, 1 rôti boeuf avec frites, 1 coca-light, 1 verre Rioja + 2 crèmes brûlées + 2 cafés = 24 euros. Excellent et copieux, on y parle français.

Vers 13 h 45, départ pour Tarifa, il pleut assez fort...

14 h 45, arrivée à Tarifa sous des trombes d'eau.

Hôtel La Mirada, parking gratuit dans la rue devant, chambre 107, 2 lits, grande salle de bains avec baignoire/douche, coffre fort (contre un supplément de 3 euros par jour), très bien, très propre, WIFI gratuit dans la chambre fonctionnant très bien. 60 euros par nuit avec le petit déjeuner.

Installation et repos...

A 16 h, il ne pleut plus, nous ressortons.

Nous allons au port à pied (env. 10 min. de marche) pour acheter les billets de bateau pour Tanger demain matin avec FRS (la compagnie espagnole), sinon possible aussi avec Comarit (la compagnie marocaine). Pour 2 personnes, aller-retour = 133.20 euros. Sensiblement le même prix qu'avec l'autre compagnie. Départ à 9 h, retour open. Traversée en 35 min, compter une heure en tout avec embarquement, débarquement. Il faut être présent 30 min. avant le départ .

Puis promenade dans Tarifa, château à côté du port fermé pour travaux, ayutamento, vieille ville, grande rue à l'entrée de la ville (des dizaines de magasins d'articles de surf et/ou proposant des cours de surf).

Pas très faim après le repas copieux de midi...

2 petits sandwiches/tapas et 2 cafés = 5.60 euros.

Nous rentrons à l'hôtel vers 20 h, il y a à nouveau une averse.

Jeudi 19 mai 2011 :

Nous essayons d'obtenir le petit déjeuner vers 7 h 45 au lieu de 8 h 30, peine perdue... donc, nous partons en ville pour déjeuner.

4 cafés, 2 croissants = 7.80 euros

A 8 h 30, nous sommes au terminal du bateau, il y a une petite caféteria disponible; des piétons monteront encore jusqu'à 9 h. Il est dit que le bateau met 35 min. pour faire la traversée, en réalité, il partira à 9 h 10 et arrivera à 10 h 10 à Tanger, idem au retour d'ailleurs. Il y a une heure de décalage horaire, donc il est 9 h 10 à Tanger. A 9 h 20, nous sommes dehors du bateau.

Dès la descente du bateau, nous sommes harcelés par des taxis et des guides, un taxi en particulier qui nous poursuivra en voiture et à pied bien au delà de la sortie du port. Finalement, devant nos refus réitérés, il partira en nous traitant de racistes... !

Nous montons dans la medina, voyons 2 mosquées (fermées), pas terrible, puis plusieurs rues marchandes du centre ville, rien de folichon, moins bien que Tunis. En ce qui me concerne, c'était la première fois au Maroc et ce sera certainement la dernière...

Un coca en route dans un tea-room relativement joli, dont je ne décrirais pas l'état des WC = 1 euro.

Dans l'ensemble, les gens semblent assez tristes et résignés.

Nous en avons vite marre et décidons de reprendre le ferry de 12 h (heure de Tanger). Nous arrivons juste à l'attraper. Il partira à 12 h 20. A 14 h 30, heure de Tarifa, nous sommes au centre ville, ouf ! Dans le magasin duty-free à bord, des cartouches de cigarettes de 19 à 26 euros, les Marlboro étant les plus chères à 26 euros.

Repas près du port, restaurant "Entre dos Aguas" 2 menus du jour à 9 euros = salade mêlée, poulet et frites. + 1 verre de vin, 1 coca light, 1 glace 2 boules vanille, 2 cafés = 28.20 euros. Dans l'ensemble, assez cher pour ce que c'était...

Nous rentrons récupérer la voiture près de l'hôtel et partons vers 16 h à Algeciras (à 18 km, route assez sinueuse offrant de belles vues). Nous nous garons gratuitement rue Rafael Argeles et allons faire un tour en ville, place Alta avec des majoliques, magasins, muraille du 13e siècle, rien de notoire.

A 19 h 00, nous sommes de retour à l'hôtel à Tarifa, repos un moment.

Vers 20 h 20, nous arrivons à la pizzeria El Granero que nous avions repéré hier par hasard, calle Braille. Le patron est italien et les pizzas au feu de bois, un délice. 2 pizzas, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 19.90 euros. Il est plus facile de s'expliquer en italien...

Petit tour en ville pour digérer et nous rentrons à l'hôtel vers 22 h.

Vendredi 20 mai 2011 :

8 h 15, nous déjeunons à l'hôtel. 1 café, 1 jus d'orange, 1 croissant, confiture.

8 h 45, départ pour La Linea de la Conception direct, sans entrer dans Algeciras.

Vers 10 h, nous trouvons un parking gratuit angle Calle Pinzones et Av. Maria Auxiliadora.

Nous partons à pied avec les valises au centre ville pour chercher un hostal.

Nous arrivons à 10 h 30 près de la place centrale (place de la Iglesia).

Nous trouvons à l'arrière l'hostal Paris. Il y a un garage fermé. Nous prenons la chambre 110, 2 lits, grande salle de bains avec baignoire/douche, bidet, WC, sèche-cheveux, TV, très propre. WIFI gratuit dans la chambre. Apparemment, pas d'air conditionné. 40 euros pour deux. Il s'avérera assez calme car en retrait à l'arrière de la place centrale.

Nous repartons à pied direction Gibraltar en passant par le quai.

Avant d'entrer à Gibraltar, 1 café et 1 coca = 2.30 euros.

Nous passons à pied la douane, contrôle de tous les passeports, la carte d'identité suisse suffit.

Ici, on roule quand même à droite, et la plupart des véhicules ont le volant à gauche comme dans le reste de l'Europe.

Après la douane, on doit traverser la piste de l'aéroport. Il y a un système de feux rouges + gendarmes pour arrêter les voitures et les piétons lorsqu'un avion atterrit... ! Nous traversons, juste après sur la droite, une station service, essence à 1.235 euros le litre, nous ferons le plein dimanche matin avant de partir... Nous voyons qu'un avion va arriver, nous regardons tout ça amusés.

Ensuite, il y a un peu plus loin une passerelle bleue par dessus la route. Il est mieux de la franchir et de continuer sur la gauche via un tunnel piétonnier pour arriver en ville dans la rue piétonnière centrale (Main Street). Nous, nous faisons le tour par la droite en suivant les voitures, c'est plus long et plus bruyant... Au retour, nous passerons par le tunnel et là, il faut rester sur le trottoir de droite car le contrôle douanier est à droite au retour.

Nous ne faisons pas de change, tout le monde semble accepter les euros, mais il y a de nombreux bureaux de change un peu partout en ville (faire attention quand même car pour les francs suisses par ex. il y a de grandes différences entre les bureaux de change, de 1.75 frs à 2.0 frs pour 1 livre sterling en l'occurrence).

Nous regardons un peu les magasins de la rue centrale. Les prix des cartouches de cigarettes vont de 16 à 24 euros environ, les Marlboro étant 24 euros.

Vers 12 h 30, nous arrivons au bout de la rue principale, près du cimetière de Trafalgar.

Nous mangeons au Bar Trafalgar (choix entre menu à 9 euros ou self service à 9 euros également, mais sans salade au début). Nous prenons le menu à 9 euros = 2 salades mêlées, 1 paella, 1 poulet avec frites, 2 verres de vin, 1 coca light, 2 cafés = 21 euros.

A 14 h, nous prenons un téléphérique à l'arrière pour monter voir la vue et les singes... Nous rigolons car il a été fabriqué par von Roll à Thoune en Suisse.

2 billets aller-retour = 18 livres sterling = 25.20 euros. Il est à noter que personne ne vérifie les billets à la descente. On pourrait donc je pense monter à pied et descendre en téléphérique...

La montée dure à peine 5 minutes, dès l'arrivée, quelques singes nous attendent... ! Faire attention, ils sautent sur les touristes tenant un sandwich pour le leur voler... Il est interdit de les nourrir (amende = 500 livres sterling)

Il y a un café et des WC en haut du téléphérique à l'arrivée.

Nous regardons le paysage magnifique et allons encore un peu plus loin à pied sur le sommet.

Nous restons env. 3/4 d'heure et redescendons par le téléphérique.

Nous prenons un petit bout de la rue le long des murailles et revenons dans la rue piétonne dès la cathédrale.

Vers 17 h 30, nous passons la piste d'atterrissage et regardons 4 petits avions se poser juste après notre passage, nous passons devant l'entrée de l'aéroport, bureau de change, apparemment pas de bureau de location de voiture...

Nous passons la douane dans la file "rien à déclarer", aucun contrôle d'identité ou des sacs à dos à ce moment, malgré la présence d'un douanier espagnol.

Face à nous, il y a toute une rangée de boutiques (petites maisons brunes). Nous allons tout droit à travers, des tas de bureaux de location de voiture s'y trouvent, des restos, cafés et un WC fermé à clef.

Quelqu'un arrive aux WC avec une clef, je le suis et j'entre. A droite, WC femmes. Devant les 2 WC, un hall avec lavabos. 3 femmes sont en train de se délester de dizaines de paquets de cigarettes scotchés autour de leur taille dans du plastique pour les mettre dans des sacs... Normalement, on peut sortir de Gibraltar avec une cartouche par personne... !

Nous allons jusqu'à la grande place suivant cette allée de magasins et tournons à gauche dans la rue centrale piétonne (Calle Real).

2 cocas light = 3 euros.

Nous poursuivons cette rue qui mène droit à la place de l'église et arrivons à l'hostal à 18 h 15.

Un moment de repos et nous ressortirons en centre ville.

2 cafés = 2.60 euros et 3 petites pâtisseries = 3.70 euros, un énorme cafard dans la boulangerie...

Nous regardons un peu les magasins ouverts jusqu'à 21 h.

21 h 30, retour à l'hôtel. C'est mon jour, un autre cafard tout aussi énorme qui sort de la salle de bains; hallucinant, nous ouvrons la porte de la chambre et il sort dans le couloir, plus revu, ouf !

22 h 30, nous intervenons gentiment auprès de nos voisins roumains pour qu'ils arrêtent d'hurler dans le couloir d'une chambre à l'autre... Ca se passe plutôt bien et le bruit cesse.

Samedi 21 mai 2011 :

Nous partons à pied à 7 h 30 pour rejoindre la voiture.

2 cafés en route = 2 euros

Vers 8 h 15, départ avec la voiture pour Ronda, via Manilva, Casares (beau village), Gaucin (beau village). 2 cafés et 2 gâteaux aux amandes = 3.80 euros. Puis, Algalocin (beau village). Belle route, très sinueuse, avec panoramas magnifiques.

Vers 10 h 45, arrêt près de la gare de train de Ronda, avenue Andalucia. Nous revenons à pied au centre ville, 5 min. plus loin, sur la même rue, il y a la gare routière des bus. Encore 5 min. de plus et nous sommes au centre ville. Nous voyons l'église de la Merced, le parc à côté avec vue sur le ravin, puis, nous allons visiter la Place des Taureaux (y compris musée à l'intérieur). Entrée 6 euros par personne. Il y a des WC à l'intérieur.

Nous partons ensuite voir le Ponte Nuova et la vue d'en haut. Nous continuons un peu au delà du pont, puis, nous revenons en arrière et descendons voir les bains arabes, belle descente avec aussi vues sur la ville et passage de 2 autres ponts anciens et à nouveau vue sur le ravin.

13 h, nous entrons aux bains arabes, 3 euros par personne, le samedi, c'est fermé à 15 h. Très bien conservés et diaporama très bien fait à l'intérieur.

Nous envisagions éventuellement de manger au café-restaurant 100 mètres après, mais c'était plein de monde et bruyant. Nous remontons et passons par un autre chemin pour rentrer au centre ville.

14 h, repas dans un restaurant avec patio du 18e siècle, mais nous mangeons dans la rue à l'extérieur. 2 plats du jour à 9.50 euros = 2 salades mêlées, 1 tortilla, des oeufs avec chorizo, 2 glaces vanille, 2 cafés = 21 euros.

Puis, nous rejoignons la voiture vers 15 h. 30.

Nous rentrons via San Pedro de Alcantara, Estepona, Manilva. A nouveau, magnifique route de montagne avec beaux paysages.

A 17 h 30, nous passons à Gibraltar pour faire le plein. 1.235 euros le litre.

A 18 h, nous nous garons exactement devant l'hôtel, un moment de repos.

A 19 h 45, nous ressortons et allons à pied en passant par la place de la Constitution sur le « boulevard » piétonnier menant à Gibraltar. Rien ne nous plait, donc nous nous arrêtons au bout au McDo... 2 menus BigMac medium + 2 sachets de pommes + 2 sachets ananas = 11.10 euros.

Nous rentrons par le bord de mer, magnifique coucher de soleil. Tiens, un 3e horrible cafard sur un trottoir, décidément, il doit y en avoir plein la ville...

21 h 45, 2 cafés sur la place centrale = 2 euros. Il y a, comme hier soir, une manifestation contre les privilèges des élus (élections demain...). A 21 h 45, tout s'arrête brièvement, on commence une procession depuis l'église sur la place avec une simple croix, pas de vierge, dès que la procession s'est éloignée suffisamment, la manifestation reprend avec tambours, etc... !

22 h 10, retour à l'hôtel.

Dimanche 22 mai 2011 :

8 h 30, nous quittons l'hostal après avoir payé 80 euros pour les 2 nuits.

Petit déjeuner sur la place de l'église, 3 croissants = 3.30 euros et 4 cafés = 5.20 euros

Vers 9 h, nous partons avec la voiture en direction d'Estepona que nous traversons. Assez jolie petite ville.

Nous traversons Marbella, magasins assez chics... Pas grand intérêt le dimanche.

Puis, Fuengirola, arrêt pour 2 cafés = 2.40 euros. Petite promenade dans le marché vers la plage, plein de contrefaçons... Sinon, la ville est aussi assez jolie.

Nous continuons par la route côtière et arrivons à Malaga vers 13 h. Nous tournons un peu pour trouver où s'arrêter dans une zone bleue (non payante le dimanche, jusqu'au lundi à 9 h). Nous trouvons près de la rue Cordoba, dans la rue Martinez Campos.

Nous partons à pied avec les valises.

Tout près, nous trouvons la pension El Cenachero, rue Barroso 5, au 3e étage. Chambre 14, 2 lits, avec balcon. 58 euros que nous réglons tout de suite. Une grande chambre, grande salle de bains avec baignoire/douche, WC, bidet, pas de sèche-cheveux, TV. Pas de WIFI apparemment. Pas d'air conditionné apparemment non plus, mais un radiateur électrique qu'on peut allumer en cas de nécessité.

La gare des bus est à 100 mètres à l'arrière de l'hôtel sur le quai.

Il y a plusieurs hôtels à proximité et plusieurs restaurants arabes également (pas des kebabs, de vrais restaurants arabes).

Nous repartons à pied, rue Cordoba, puis rue Marques de Larios (rue centrale piétonne) et nous nous arrêtons pour manger devant la cathédrale. Restaurant El Jardin del Obispo. 2 menus du jour à 9.95 euros = 2 salades mêlées, 1 côte de porc/frites, 1 espadon/salade, 2 flans caramel, 1 coca light, 1 verre de vin + 2 cafés = 22.80 euros. Assez quelconque, mais l'espadon était délicieux.

Vers 15 h 30, nous continuons à l'arrière de la cathédrale jusqu'à l'Alcazaba. Nous regardons le théâtre romain à ses pieds sans y entrer (inutile et fermé le dimanche). Nous entrons gratuitement dans l'Alcazaba, le dimanche, c'est gratuit dès 14 h, sinon 2.10 euros par personne (ou 3.40 euros billet commun avec le château Gibralfaro plus haut). Belles vues sur la mer et la ville d'en haut. Il y a le Costa Magica à quai en bas et quelques cars de croisiéristes du Costa dans l'Alcazaba d'ailleurs... Pas vu de WC à l'intérieur du monument.

Très jolies salles, mais évidemment, lorsqu'on a vu Grenade avant, cela paraît moins intéressant... Nous découvrons qu'il y a un ascenseur avec lequel nous redescendrons... Pour y accéder, lorsqu'on arrive devant l'entrée de l'Alcazaba, à côté du théâtre romain, il faut tourner à droite, longer le mur de l'Alcazaba, aller à gauche, 100 mètres plus loin, rue Sotelo, derrière l'hôtel de ville (ayutamento), il y a une autre entrée, suivie d'un tunnel piétonnier menant à l'ascenseur qui s'arrête tout en haut du monument et il n'y a plus qu'à redescendre à pied...

Nous repassons ensuite devant le théâtre romain et allons Place de la Merced, place qui est en travaux de restructuration pour l'instant et qui sera sans doute très belle par la suite. Nous redescendons en direction de la place de la Constitution où il y a une manifestation à cause des élections du jour. En route, 2 eaux minérales sur une terrasse = 2 euros.

Nous redescendons la rue Marques de Larios, puis rue Cordoba et revenons à l'hôtel vers 18 h. Un moment de repos.

Vers 19 h 30, nous ressortons, rue Cordoba, rue Puerta del Mar, nous regardons un ancien marché arabe rénové sur la gauche, puis nous nous arrêtons pour manger.

Restaurant El Tren. 2 sandwiches au jambon, 1 coca light, 1 verre de vin, 1 glace 1 boule chocolat, 1 gâteau aux pommes, 2 cafés = 14.45 euros.

Puis, nous poursuivons à pied et revenons vers le quai, longeons le jardin pour voir l'Alcazaba et le château éclairés la nuit; vers 21 h 45, ils s'illuminent. Nous rentrons par l'autre côté du parc à l'hôtel où nous arrivons à 22 h 20.

Lundi 23 mai 2011 :

Départ à pied à 8 h 15.

Nous posons les valises dans la voiture et trouvons un café pour déjeuner près de la station de bus.

3 croissants et 4 cafés = 7.80 euros

A 8 h 50, nous partons avec la voiture.

Nous prenons la N340 et nous arrêtons à Nerja à 10 h 20.

Parking central = 1.85 euros pour un peu plus qu'une heure. Il y a des WC gratuits dans le parking au premier sous-sol.

Nous allons voir le Balcon de l'Europe, vue magnifique effectivement et les rues avoisinantes.

2 cafés = 2.20 euros

Nous n'allons pas voir les grottes car j'ai lu qu'on ne pouvait pas y voir les peintures rupestres mais seulement les stalagtites, etc.

Nous quittons Nerja vers 11 h 30.

Nous traversons Almunecar ensuite. Très jolie ville également, mais une petite préférence pour le site de Nerja. La route est assez belle dans la région, pas trop d'immeubles neufs comme avant Malaga...

Nous nous arrêtons pour manger à Salobrena vers 12 h 30.

Restaurant La Porteria, terrasse couverte avec délicieux air frais. 2 menus du jour à 9 euros = 2 spaghettis au thon, 2 escalopes panées de veau avec frite et chou-fleur, 2 morceaux de melon + 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 24.30 euros. A 13 h 50, nous avons juste fini et payé quand arrivent une dizaine d'Allemands convoitant notre table, nous partons sur les chapeaux de roue...

Départ avec la voiture vers 14 h. Nous continuons sur la N340. Quelques travaux vers Motril, ça n'avance pas vite. A nouveau, la route est très belle. Puis, une quarantaine de kilomètres avant Alméria, nous reprendrons l'autoroute. Enormément de serres en plastique dans la région...

Nous arrivons vers 16 h à Almeria, nous trouvons un parking gratuit Calle Pintor Rosales et nous partons à pied avec les valises.

Nous trouvons l'Hostal Maribel 1 étoile. Chambre 113, donnant sur le patio (pas beau) avec une fenêtre, il y a 3 lits dans la chambre, avec TV, climatisation réversible, salle de bains avec baignoire/douche, bidet, WC, sèche-cheveux. Tout y fonctionne très bien, l'hostal semble avoir été rénové récemment, on y peint encore le couloir... WIFI gratuit dans les chambres. 38 euros pour deux que je règle en arrivant.

Nous repartons à pied faire un tour de la ville, sauf l'Alcazaba fermé le lundi.

2 coca light en route = 4 euros.

Nous voyons la Place de la Constitution en rénovation (presque terminée), avec des bains arabes et un café lounge, la Cathédrale, l'église de la Virgen, la cour à colonnades de l'école des arts décoratifs (WC dans la cour), puis nous descendons au port voir ce qu'ils appellent ici « le câble anglais », c'est-à-dire une sorte de voie ferrée rouillée arrivant depuis la gare jusqu'au dessus de la mer. Nous supposons qu'il s'agissait autrefois d'un train menant les voyageurs directement dans les bateaux ? Ceci ressemble aux constructions faites par Gustave Eiffel... Puis, nous remontons au centre ville par le Paseo.

Café-glacier La Coquette. 2 coca-light, 2 grands sandwiches jambon/fromage/tomates, 1 glace, 1 gâteau, 2 cafés = 19.60 euros.

Nous rentrons ensuite à l'hôtel où nous arrivons à 21 h 30. Nous voyons de loin au passage l'entrée de la Plaza des Taureaux, elle a dû être repeinte récemment et ils refont l'allée principale qui y mène.

Mardi 24 mai 2011 :

Ca commence mal, un cafard mort dans la baignoire... au réveil...

Nous partons vers 8 h 20 déjeuner dans un café dans la rue au dessus de l'hostal. 2 croissants et 4 cafés = 7.20 euros

Nous rejoignons la voiture et partons à 9 h 10.

Nous prenons de l'essence à 1.336 euros le litre.

Nous sortons facilement de la ville direction Murcia et, ensuite, nous prenons l'autoroute payante A7 jusqu'à Carthagène, env. 100 km d'autoroute payante = 12.75 euros. Le paysage est assez surprenant, évoquant les westerns et le désert. Faire le plein avant l'autoroute, la première station est à 65 km...

A 11 h 10, arrivée à Carthagène, nous tournons un peu et trouvons un parking en zone bleue, 1.10 euros pour 2 h 15, nous sommes tranquilles jusqu'à 17 h, vu que c'est payant jusqu'à 14 heures.

Nous allons manger vers 12 h 30 dans la zone piétonne près du théâtre romain pour le visiter ensuite.

Restaurant El Pico Esquina, terrasse agréable, menu du jour à 10 euros = 1 salade pour deux, 2 paupiettes de saumon, 1 côtelette d'agneau avec mélange de légumes, 1 haricots avec jambon et ail, 2 glaces, 1 coca light, 1 verre de vin, 1 eau minérale + 2 cafés = 24.40 euros.

Vers 14 h, nous entrons dans le théâtre romain. Entrée = 5 euros par personne. Très bien fait, il y a d'abord quelques salles explicatives, puis un couloir souterrain menant au théâtre lui-même, bien restauré. On peut voir un peu le théâtre depuis la rue arrière sans entrer dans le musée. Nous faisons encore un petit tour en ville et reprenons la voiture vers 15 h 15 pour aller à Alicante.

Autoroute d'abord, puis péage 1.80 euros vers Torrevieja, puis N332 ensuite.

1 coca, 1 eau minérale en route = 3.50

Vers 17 h, arrivée à Alicante, nous allons nous parquer gratuitement à l'extérieur, pas facile ici, rue Perez Vengut.

Nous descendons à pied en ville dès 17 h 30, 1 h pour rejoindre le premier hostal...

Hostal Mayor, Calle Mayor, 1 étoile, chambre 102, 1er étage sans ascenseur, fenêtre dans une cour intérieure moche, très à la limite, mais propre, salle de bains ancienne avec douche ancienne... mais chaude. TV, climatisation, soi-disant WIFI, mais pas sur mon PC en tout cas..., vraiment le minimum du minimum. 30 euros la nuit. On y parle français. C'est vraiment le genre d'endroit où j'aurais pu rencontrer un cafard, et bien non, il n'y en a pas apparemment... Il nous faudra également réclamer les serviettes de toilette et une poubelle.

Nous nous reposons un moment et ressortons.

Vers 20 h, sur le quai restaurant Tarantino, sur la terrasse. 1 pizza Bolognese, 1 paella mixto, 2 coca light, 1 eau minérale, 1 verre de vin, 2 cafés = 30.78 euros

Petite balade sur le quai, il fait encore 23 degrés.

1 bouteille eau, 1 paquet ananas, 1 paquet pommes chez McDo = 4.45 euros

Retour à 22 h 20 à l'hôtel.

Mercredi 25 mai 2011 :

Petit déjeuner en face de l'hôtel dans un café. 4 cafés, 2 croissants = 6 euros

8 h 30, nous prenons le bus 8B au bas du Rambla pour nous arrêter à l'hôpital central de la ville car la voiture est à côté. 1,25 euros par personne le bus, dont les portes sont très larges, facile pour les valises, il n'y a en plus quasiment personne et le départ sur le Rambla est le terminus.

8 h 45, nous partons avec la voiture sur la N322 en direction de Valence.

9 h 30, nous passons à côté de Benidorm, horrible avec ses tours d'habitation, puis à côté de Calpe, déjà un peu moins moche de loin...

Nous contournons Valence.

A 12 h 30 arrêt en face de la gare de Sagunto.

Repas dès 13 h au buffet de la gare, délicieux à l'air sur la terrasse. Menu à 8 euros = 1 macaroni tomate, 1 salade mêlée, 1 filet de dinde/aubergine/frites, 1 steak hâché avec oeuf au plat et frites, 2 glaces, 2 cafés, 1 verre de vin, 1 coca light + 1 soda = 17.60 euros. Vers 14 h 15, nous partons à pied dans la ville et montons en direction du théâtre romain, 15 min. de marche env. Nous avons de la chance, il est ouvert car il y a des enfants en course d'école. Entrée apparemment gratuite pour les résidents de l'Union européenne. On nous délivre un ticket gratuit sans nous poser de question.

Il reste relativement peu de choses, comparé à celui de Carthagène ou à celui de Tarragone.

Nous redescendons. 1 litre d'eau minérale à la station service face à la gare = 1 euro.

Départ vers 15 h 30 pour aller à Castillo de la Plana.

Arrivée vers 16 h 10, nous tournons un moment pour trouver un hôtel.

Nous trouvons une place en zone bleue (démarrant à 17 h), nous mettons 1.05 euros pour 1 h 30.

Ensuite, 16 h 45, hôtel Real, Plaza Real,2 étoiles. Il y a une sonnette. On nous répond qu'on vient dans 5 min. 10 minutes après, toujours personne. Nous nous en allons voir si l'on trouve autre chose, en vain.

A 17 h 20, nous revenons, là quelqu'un nous ouvre et descend à la réception.

Chambre 21 avec petit balcon, 2e étage avec ascenseur, 2 lits, simple, propre, salle de bains avec baignoire/douche, pas de sèche-cheveux, TV. Nous règlons tout de suite 45 euros pour la nuit. Ensuite, la personne veut nous montrer comment fonctionne l'interphone extérieur et nous nous retrouvons les trois sur le trottoir, impossible d'entrer, la personne ayant laissé son portable et ses clefs à l'intérieur, ça devient pénible. Nous la laissons là et allons chercher nos valises dans la voiture en attendant. Au retour, après 10 minutes de cirque sur le trottoir, nous arrivons tous à entrer. 18 h, nous atteignons notre chambre... ! Il fait 36 degrés. Une douche pour mon mari, puis nous ressortons pour le parcomètre et remettons 1.05 euros pour être tranquilles jusqu'à demain matin 9 h. Retour à l'hôtel, une autre douche pour moi. 19 h, nous avons fini avec les sanitaires, les portes, le parking... Il est à noter que le mitigeur de la douche est cassé, mais fonctionne, sauf qu'il nous reste dans les mains par moment... Il est sensé y avoir une liaison WIFI dans la chambre, mais le routeur semble éteint... ça va avec le reste.

Repos bien mérité un moment dans la chambre... !

Vers 20 h, nous ressortons.

Nous nous arrêtons tout près dans un café-restaurant. 2 fettucini aux champignons, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 14.10 euros.

Nous revenons à 21 h 30 à l'hôtel. Le cirque de la sonnette recommence, c'est une autre personne qui répond et qui n'ouvre pas, nous resonnons et expliquons encore une fois dans quelle chambre nous sommes... ouf, il ouvre la porte, c'est pire que la Banque d'Espagne cet hôtel !

Jeudi 26 mai 2011 :

7 h 35, nous partons avec les valises à la voiture, rien d'ouvert, on part.

8 h 10, arrêt au bord de la route 3 croissants et 4 cafés = 6.10 euros

A 9 h 50, parking à Tortosa. Nous sommes de l'autre côté du pont, belle vue générale sur la ville.

10 h 10, visite de la cathédrale/musée, 3 euros par personne. Il y a des WC dans le musée après avoir pris les billets d'entrée. Magnifiques pièces dans le musée, cloître et cathédrale assez quelconque à mon avis.

11 h 30, départ avec la voiture

12 h 30, arrêt à Reus pour manger. Restaurant Llar del Mos, terrasse à l'arrière. 2 menus du jour à 8.50 euros + 1 coca light, 1 eau minérale, 1 verre de vin, 2 cafés = 20.60 euros

A 14 h, nous partons pour le Monastère de Poblet où nous arrivons vers 14 h 50. On peut voir et entrer dans l'église gratuitement, sinon les visites guidées seulement commencent à 15 h. La façade de l'église et l'autel en pierre sont magnifiques. Pas envie de faire la visite guidée durant 1 h, uniquement en catalan ou espagnol ce jour en plus, pour info 7 euros par personne. Il y a des WC dans la cour à gauche avant l'entrée de l'église. Nous repartons donc vers 15 h 45 pour aller à Sitges.

En route, essence à 1.347 euros le litre.

Nombreux travaux avant Sitges, ça ne va pas vite, nous y arrivons vers 18 h. Nous nous parquons un peu en dehors du centre ville pour pouvoir laisser la voiture demain, dans l'idée d'aller en train revoir Barcelone.

Nous partons à pied avec les valises.

Hostal Thermes, chambre 202, 2 lits, 2e étage sans ascenseur, climatisation, balcon, 45 euros la nuit. Salle de bains avec baignoire/douche, sèche-cheveux, TV, WIFI dans les chambres. Il y a un microonde à disposition à la réception. Très propre et très calme n'étant pas sur la grande rue ni dans le plein centre vers les restaurants et magasins.

Repos un moment dans la chambre et nous ressortons vers 19 h 30.

Promenade en ville et sur le quai.

2 sandwiches, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 14 euros.

2 fruits coupés dans un magasins = 3 euros

Nous rentrons à l'hôtel à 21 h 30

Vendredi 27 mai 2011 :

7 h 00, départ à pied de l'hôtel pour la gare, env. 5 à 10 min. de marche.

Petit déjeuner au café de la gare. 4 cafés, 2 croissants = 6.80 euros

2 billets de train aller-retour pour Barcelone avec le R2 = 12 euros pour les deux, billets à prendre le jour même aux distributeurs ou au guichet dès 6 h 30.

Nous prenons un train vers 7 h 20 et arrivons à Barcelone Sants à 8 h env. Nous connaissons déjà la ville et voulons juste y refaire un tour.

Nous descendons à pied à travers la ville par la place d'Espagne, la place des Taureaux, l'avenue Parallel, en coupant pour rejoindre la Rambla, la Place Real.

2 cocas light en route = 4.60 euros.

Nous descendons la Rambla, voyons la statue de Colomb, poursuivons au port voir le centre commercial, bof..., à l'arrière, cinémas et aquarium.

Puis, nous revenons à la statue de Colomb, longeons le quai pour aller dans la vieille ville.

A 12 h 30, nous mangeons au restaurant Venus. 2 menus du jour à 10 euros = 2 salades pâtes/thon, 2 lasagnes, 1 glace vanille, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 eau minérale, 1 verre de vin, 2 cafés = 24.10 euros.

Nous allons ensuite visiter la Cathédrale, entrée 6 euros par personne. De belles oeuvres dans le musée ; dans le cloître, une fontaine, des oies et des WC au milieu du cloître, assez dissimulés certes, mais tout de même surprenant... !

Puis, nous tournons autour de la cathédrale, voir la cour de la maison abritant les archives de la ville et, un peu plus loin, dans une cour, les 4 colonnes restantes du temple d'Auguste.

Nous revenons à la Rambla, puis Place de Catalogne et revenons à la gare en passant devant l'Université.

Le R2 repart des voies 9 et 10, nous surveillons l'affichage sur le quai 9/10 pour voir quel train s'arrête à Sitges. Nous prenons celui de 17 h 50 et arrivons à 18 h 20 à Sitges.

Nous achetons 2 packs de fruits découpés en face de la gare comme hier, 3 euros.

Retour à l'hôtel vers 18 h 45, repos un moment.

Vers 19 h 45, nous ressortons et descendons en ville.

2 gâteaux + 2 cocas light au restaurant Boccalino = 12.48 euros.

Petit tour en ville et nous rentrons vers 21 h 30 à l'hôtel.

Samedi 28 mai 2011 :

Nous sortons prendre le petit déjeuner à la gare vers 7 h 30

4 cafés = 4.80 euros, 3 croissants = 3 euros.

Nous revenons à l'hôtel prendre nos valises pour aller à la voiture.

Départ avec la voiture vers 8 h 30.

Nous montons sur l'autoroute dès la sortie de la ville pour contourner Barcelone. Un premier péage = 5.74 euros, puis, nous sortons à Mataro pour rejoindre la route nationale NII, un autre péage = 0.70 ct.

Vers 9 h 30, nous passons vers Gerona.

Essence à La Jonquera avant la douane à 1.376 euro le litre

Puis, Le Boulou, vers 12 h, énormément de circulation et queue dans le sens inverse, probablement des gens allant acheter le samedi alcool, cigarettes et parfums en Espagne. En plus, accident sur l'autoroute en contrebas, tout est bloqué apparemment.

Vers 12 h 30, nous arrivons à Elne, pour revoir le cloître de l'église, c'est ouvert en continu de 10 h à 17 h. Entrée, 4.50 euros par personne. WC dans la cour d'accès au cloître avant les billets. Magnifique. Parking, place Saint-Jordi (avec WC) et 5 min. à pied pour atteindre l'église.

Ensuite, il est 13 h 20, nous nous arrêtons pour manger au restaurant Au Remp'art sous une tonnelle ombragée. En semaine, menus à 15 euros. Comme il est samedi, nous prenons 2 menus à 25 euros = 2 tomates/mozarella, 2 entrecôtes avec légumes et frites, 1 profiteroles, 2 boules glace rhum-raisin. Délicieux et présentation originale des frites... + 1 coca light et 1/4 vin rouge. Total 56.80 euros.

Nous partons vers 15 h d'Elne en passant par Saint-Cyprien, le Canet en Roussillon, pour éviter Perpignan.

Vers 16 h 30, nous arrivons à l'entrée de Narbonne.

Hôtel Fast Hôtel, ZI de la Coupe. Chambre no 7 avec un grand lit = 39 euros. Chambre fumeur. Salle de bains avec douche, WC, lavabo, pas de sèche-cheveux, TV, WIFI gratuit. C'est plus grand et plus fonctionnel que la chaîne Première Classe pour un prix sensiblement identique je trouve. A côté, il y a un Etap Hôtel (à 41 euros).

Repos un moment, puis nous repartons pour le centre ville de Narbonne (à 5 km). Les parkings sont gratuits le samedi à Narbonne. Nous faisons un petit tour dans le centre que nous connaissons déjà.

1 coca light et 1 Vichy = 6 euros sur la place centrale, à côté des ruines de la Via Domitia.

Nous rentrons en direction de l'hôtel, peu avant, caféteria Casino (peu de choix par rapport à d'autres caféterias de la même enseigne ailleurs). 1 coca light, 1 cocktail de crevettes, 1 petite assiette de salade, 1 fraises coupées, 1 gâteau au chocolat = 15.75 euros. 1 saumon fumé, 1 oeuf mayonnaise, 1 tarte normande = 10.30 euros.

Puis, nous rentrons à l'hôtel vers 20 h.

Dimanche 29 mai 2011 :

Nous rentrons dans le Var par la même route qu'à l'aller.
Proposition de circuit en Italie pour vingt jours au mois de mai prochain English translation pending
by Didi7224 · 2011-05-11 · 37 replies
Bonjour,

je souhaiterai séjourner 20 jours en Italie avec mon mari en mai prochain et je commence à décider du parcours pour voir à quoi s'attendre niveau budget 🙂. merci de me dire vos avis si cela vous parait plausible et intéressant ou si j'ai omis un site incontournable !

Les 2 premiers jours on serait sur milan 3e jour : lac de come (voir lac majeur ???) 4e jour : vérone 5-6-7e jour : venise 8e jour : florence 9e jour : Pise et Lucca 10e : Le chianti et san Giminiano 11e : Sienne 12-13-14-15e : Rome- vatican 16e : naples 17e : capri 18e : herculanum - montee du vésuve 19e : pompei 20e : cote amalfitaine

merci d'avance pour vos réponses !
Séjour à Marrakech avec un tout petit budget English translation pending
by 2ISA11 · 2011-05-08 · 15 replies
Bonjour à tous, Avec mon mari nous souhaitons passer une semaine a Marrakech au mois d'aout. Gros bémol, nous avons un petit budget. J'ai vu sur internet quelques hotels à peu près dans mes prix. Hotel tropicana, hotel Caspien et hotel amine. Je suis allée plusieurs fois à Amine mais c'est un hotel qui se dégrade chaque année un peu plus. Que pensez vous des 2 autres hotels et connaissez vous d'autres plans ?
Philippines (Luzon-Bohol) - Avril 2011 English translation pending
by Nancy · 2011-05-04 · 6 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

La montagne et la mer. 2 semaines aux Philippines. 2 voyages en 1. D'abord 1 semaine à la montagne, au nord de Luzon, à monter dénicher les rizières (elles se méritent et elles le méritent !) ; ensuite 1 semaine à la mer, à Bohol, une île qui a aussi autre chose à offrir que de fabuleux fonds marins.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 2 Avril – Vol KLM Paris CDG / Amsterdam / Manille Dim – Arrivée à Manille NAIA à 8h55 – Taxi prépayé (durée 30min-330p) jusqu'au terminal de Victory Liner à Pasay - Bus jusqu'à Baguio (5h30-715p/p) - Nuit à Baguio Lun – Bus GL Lizardo jusqu'à Sagada (6h-220p/p) par la Halsema Highway – Sagada : grotte de Lumiang - Nuit à Sagada Mar – Sagada : grotte de Sumaging – Echo Valley – Kiltepan Peak - Nuit à Sagada Mer – Jeepney jusqu'à Bontoc (50min-40p) – Bus jusqu'à Banaue (3h-120p) - Nuit à Banaué Jeu – Trek Banaué-Bangaan J1 – Nuit à Cambulo Ven – Trek Banaué-Bangaan J2 - Nuit à Bangaan Sam – Jeepney jusqu'à Banaué (1h-cadeau) – Bus de nuit Florida jusqu'à Manille (9h–500p) – Nuit dans le bus Dim – Taxi jusqu'au Terminal 3 (30min?-236p) - Vol CEBU Manila / Tagbilaran – Arrivée à 13h25 – Tricycle jusqu'à la Villa Belza sur Panglao (45min-300p) - Nuit à Panglao Lun – Balicasag et Virgin Island (1200p la banca) - Nuit à Panglao Mar – Bohol en scooter : Chocolate Hills – Butterflies Garden – Pont suspendu – Loboc River - Nuit à Panglao Mer – Bohol en scooter : Tarsier Sanctuary – Mag Aso Falls– Punta Cruz Watch Tower - Nuit à Panglao Jeu – Panglao en scooter : Doljo Beach – Bohol Bee Farm – Dumaluan Beach - Nuit à Panglao Ven – Panglao en scooter : Bohol Bee Farm (encore !) – Hinagdanan Cave – Nuit à Panglao Sam – Tricycle jusqu'à Tagbilaran (30min-300p) - Vol CEBU Tagbilaran / Manila – Arrivée à 11h25 – Taxi ordinaire (30min-145p) jusqu'à l'hôtel - Nuit à Manille Dim 17 Avril – Taxi jusqu'à l'aéroport (40min-170p) - Vol KLM retour vers Paris – Arrivée à Paris à 22h

BUDGET : Cours : 100 Pesos Philippins = 1,64 € ; 1 € = 60,98 p

Dépenses préalables : Vols réguliers KLM (en coopération avec AF) Paris/Amsterdam/Manille : 928 €/p l'A/R Vols réguliers CEBU Manila/Tagbilaran : 80 €/p l'A/R

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 970 € (environ 60 000 p)

Budget total tout compris (hors achats perso) : 2990 € pour nous 2 Remarque : nous n'avons dépensé que 11€ pour les achats perso ! Pas grand-chose à rapporter … Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif.

Les paiements en CB sont encore bien peu répandus. Il faut prévoir du cash. Or, mauvaise surprise, le retrait dans les ATM est plafonné à 10 000 p par transaction. Malgré la commission de votre banque, ça reste néanmoins un poil plus intéressant que le change (à peine). Mais 10 000 p, ça peut ne pas suffire. Nous avions emporté des € que l'on a changés facilement pour compléter (à un très mauvais taux à Banaué). Ne misez pas tout sur la CB. Le taux du petit bureau de change près des comptoirs d'enregistrement de la Cebu Pacific à Manille (NAIA terminal 3) est le meilleur qu'on ait trouvé (1€=59,90p).

GUIDES :

Lonely Planet Philippines – Edition française 2009

J'ai également beaucoup utilisé le site de l'Australien John Piechnick pour préparer mon voyage :
http://travel-philippines.com/index.html

Enfin, je remercie également les membres de VF lemonk68 et navigator646 qui m'ont bien guidée dans mes hésitations. Rien ne vaudra jamais l'expérience vécue ! Merci encore !

TRANSPORTS :

1 – Les vols et les taxis Paris/Amsterdam/Manille - KLM Achetés fin janvier en ligne sur le site d'Air France. Pas de vol direct depuis Paris. Celui-ci n'est pas le moins cher. Cathay et Qatar proposent d'autres options intéressantes. Arrivée à 9h à Manila à l'aéroport NAIA (Ninoy Aquino International Airport). On passe l'immigration (patience !) et la douane sans problème ; on récupère nos sacs ; on cherche un ATM. Il y en a 2 dans le hall des arrivées. On part ensuite en quête d'un taxi pour la gare routière de la compagnie Victory Liner à Pasay (quartier de Manille proche de l'aéroport). J'avais lu (notamment ici http://travel-philippines.com/...ns/Manila/Manila.htm) beaucoup de mises en garde sur les taxis. On décide donc de faire simple et prudent en prenant un taxi prépayé. On trouve le comptoir dès la sortie du hall. Impossible de le rater ! Tarif forfaitaire de 330p pour Pasay. Pour prendre votre vol international de retour, ne vous effrayez pas des queues que vous verrez à chaque porte d'entrée (c'est vrai aussi pour les vols domestiques d'ailleurs). Tous les bagages sont passés aux rayons X. Donc, ça fait de bien longues queues mais ça avance bien. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol international = 750p (payable en $ aussi). Quand même … Ca se prévoit …

Manila/Tagbilaran(Bohol) - CEBU Pacific Réservés et payés (par CB) début février sur le site CEBU http://www.cebupacificair.com/index.html C'est facile et fiable. Terminal 3 de l'aéroport NAIA. Comme nous arrivions de Banaué par le bus de nuit, par prudence, j'avais réservé le vol de midi. Finalement, on est arrivé à l'aéroport vers 5h45 du matin ! Le comptoir de vente de CEBU est ouvert. Je m'y engage pour modifier mon vol. Mauvaise surprise : impossible (sinon 24h à l'avance … tu parles d'un intérêt …). Si on veut partir plus tôt, on doit repayer un billet plein pot. Ben non … Tant pis. Dommage. 6 heures, ce n'est plus une marge de sécurité, c'est une erreur. Mon conseil : prenez un bus qui part un peu plus tôt de Banaué (vers 18h). Ca vous mettra à Manille vers 3h du matin. Et là, sans grand risque, vous pourrez réserver un vol assez matinal. En fin de voyage, au retour sur Manille, un peu plus aguerris, nous refuserons de prendre le taxi prépayé qui nous demandait 550p pour aller jusqu'à l'hôtel. Nous chercherons et trouverons la file des taxis ordinaires. Le compteur est activé et la course nous reviendra à 145p. Presque 4 fois moins cher, ça valait le coup de chercher un peu. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol domestique = 200p ; à Tagbilaran = 20p.

2 – Les bus On achète le billet au guichet du terminal, à défaut, dans le bus. Dans tous les bus avec A/C, la clim' souffle à fond. Résultat, on se caille ! Prévoyez …

Manille – Baguio Victory Liner – Deluxe – 715p/p – 5 heures ½ - Départ à 11h15 Ce n'est pas la première fois qu'on fait ça. Quand on peut, on aime sauter dans un bus dès la descente de l'avion. Histoire de ne pas rester dans la capitale, d'être tout de suite dans le voyage. Et puis, les sacs à dos sont encore bien emballés, prêts pour changer de soute. Quant à nous, de toute façon, on est déjà fatigué … Le taxi de l'aéroport nous dépose rapidement au terminal Pasay de la compagnie Victory Liner. Première surprise : nous ne sommes pas en Inde (réminiscences de notre dernier voyage). Le terminal est ordonné, des chaises sont alignées pour permettre une attente confortable, quelques Philippins font sagement (!) la queue devant le guichet. Je m'y engage. Le prochain bus part dans 40 minutes et il reste quelques places. C'est un deluxe. 715p (440 pour un ordinaire). Paiement par CB. Départ à l'heure. Allez, bingo ! Bus vraiment confortable, en bon état, wc intérieurs propres … Vraiment du luxe. Il sera plein. Leur site : http://www.victoryliner.com/ J'avais tenté de réserver depuis la France. J'ai abandonné quand j'ai constaté qu'il fallait verser un acompte. In fine, à cette époque, la réservation était bien inutile.

Baguio – Sagada GL Lizardo – 220p/p – 6 heures - Départ à 8h30 Le terminal se cache en pleine ville. Jolie route (la fameuse Halsema Highway) mais éprouvante (que de virages !). Petit coucou à Vanilla de VF rencontrée dans ce bus.

Sagada – Bontoc Jeepney – 40p/p – 50 minutes – Départ à 6h30 Un jeepney, c'est le résultat surprenant de l'union d'une jeep, d'un bus et d'un camion de l'armée. A l'intérieur : 2 banquettes face à face. Colorés, décorés, enguirlandés, c'est le concours du kitsch ! Si vous grimpez sur le toit, couvrez-vous s'il s'agit d'un voyage tôt le matin (comme le 1er Sagada-Bontoc). Les horaires de la liaison Sagada-Bontoc sont affichés sur la porte de l'office du tourisme sur la petite place "centrale" de Sagada.

Bontoc – Banaué Compagnie ? - 120p/p – 3 heures – Départ prévu à 8h, rétardé à 9h30 en raison d'une fête folklorique Le jeepney de Sagada fait un 1er arrêt à l'entrée de la ville de Bontoc. Juste à côté d'un bus pour Banaué. Les locaux présents dans le jeepney nous préviennent. La correspondance est simple, immédiate. Pour notre plus grand bonheur, le bus part avec 1 heure ½ de retard en raison d'une fête folklorique qui envahit toute la rue principale. On attend que les derniers chars soient passés pour partir. Les costumes étaient superbes, les danses joyeuses, l'ambiance à la fête. Tous les Philippins de Bontoc étaient là pour assister à ce superbe défilé. On s'est octroyé les 2 places avant, à côté du chauffeur, juste devant le grand pare-brise. Heureux de savoir qu'on allait pouvoir ainsi profiter au mieux des paysages à venir et des points de vue sur les prochaines terrasses de Banaué. "Si personne ne nous déloge, on va se régaler !" chuchotais-je à Philippe. "Mais pourquoi veux-tu qu'on nous déloge ?" me répondit-il. Nous partons. Le paysage défile. Il est déjà magnifique ! Soudain, la route disparait. Elle n'existe plus. Un énorme glissement de terrain l'a totalement engloutie sur 100 mètres, dans une grande courbe. De l'autre côté, on aperçoit la route resurgir des éboulis. Quelques véhicules sont bloqués comme nous, en sens inverse. Tout le monde descend du bus. Nous sommes 3 couples de touristes. Petit conciliabule … On se décide rapidement (pas beaucoup de choix de toute façon) : on va traverser l'éboulement à pied pour rejoindre l'autre rive et, là-bas … on verra bien. Prudemment, on s'engage. Ca continue à dégringoler doucement mais c'est sans danger véritable. Il parait que ça a eu lieu la veille à 21h, sans victime. Nous voilà donc partis dans cet enchevêtrement de caillasse, de sable, de racines, de branches … Tout le monde suit sagement. Que faire d'autre ? Les vieux sont aidés par les plus jeunes. Tout se passe calmement, sans cri, sans énervement. Après 15 petites minutes, on rejoint l'autre côté. Et ça ne manque pas (en Asie, il y a toujours une solution), les pieds ont à peine touché l'asphalte que le conducteur d'un mini van nous aborde et nous propose ses services. Moyennant finances bien sûr. Pour 100p chacun (argh !), il remplit son van et nous conduit à Banaué que nous atteindrons rapidement. Mais, coincés au fond du petit van, fenêtres fermées et teintées, la vue panoramique sur les rizières, çe fut raté !… Personne ne nous a délogés de notre grand écran. Juste la Nature. En ces temps troublés, elle nous a rappelés combien elle est toujours et partout maîtresse des lieux.

Banaué – Manille Florida – 500p/p – 9 heures non stop – Départ à 20h Nous avions réservé nos billets dès notre arrivée à Banaué directement auprès du terminal de Florida (en haut de la ville, un tricycle vous y emmènera pour 10p/p) Susan, du Sanafé Lodge, nous prévient que les tricycles arrêtent leur service à 18h. Nous voilà donc obligés de monter au terminal Florida à 18h et d'attendre 2 heures là-haut. Pas très drôle. Mauvais plan. Le bus n'avait pas encore démarré que la vidéo gueulait déjà à tue-tête. Jusque là, rien de très surprenant. Le problème, le gros problème, c'est qu'il s'agissait d'un épouvantable film japonais ultra gore. De l'horreur, du sang, des tortures inimaginables, des hurlements pendant 1h30 ! Je ne supporte pas ce genre de films. J'étais enfouie dans mon bouquin, sans plus oser lever les yeux. 1h30 de calvaire !! Enfin, ça se termine. J'espérais qu'on allait avoir droit à La mélodie du bonheur pour changer. Tu parles ! Ils nous remettent ça avec un film, certes qui n'était plus gore mais encore ultra violent. J'abrège, vous avez compris, ça a été ça toute la nuit : des combats, des carnages, de la mauvaise science fiction, des monstres, des cadavres, des tueries … C'est heureusement le seul bus où l'on ait eu droit à de telles horreurs. D'où mon coup de gueule. Il y a d'autres compagnies qui font le trajet Banaué-Manille. Boycottez Florida. A moins que vous soyez amateurs du genre … Ajouté à cela, des sièges très inconfortables, qui vous niquent le dos en 1 heure. Et la cerise sur le gâteau, mon sac à dos sort de soute non seulement tout sale (ça encore, passe …) mais déchiré. Coup de gueule ! Vraiment mauvais plan. 🏴‍☠️

3 – Les tricycles Ce sont les tuk-tuk locaux. Une espèce de side-car. Nous montons à 2 dans la voiturette accrochée à droite de la moto. C'est poussif … Les prix sont raisonnables et assez fixes. Pas de démesure, pas d'arnaque, du coup pas de gros marchandage.

HEBERGEMENT : Sans jamais verser d'arrhes, nous avions réservé quelques étapes par internet. Précaution finalement inutile à cette période, sauf peut-être à la Villa Belza.

Baguio – Holiday Park Hotel – 1800 p – CB acceptée http://www.holidayparkhotel.com.ph/accomodation.html Hôtel classique, sans charme particulier mais chambre vraiment confortable et spacieuse. Prenez votre petit déj (100p) ailleurs … Pourquoi pas au sympathique restaurant Café by the ruins juste à côté.

Sagada – Sagada Homestay – 250 p/p sanitaires communs sagadahomestay@yahoo.com Toute petite chambre en pin verni. Sanitaires communs simples et propres. A une centaine de mètres de la place principale, où les bus et les jeepneys s'arrêtent. En hauteur. Petit déj pris au Yogurt House.

Banaué – Sanafé Lodge – 1600p la double deluxe (1200 la standard) sanafelodge@yahoo.com Malgré mon refus de verser des arrhes (via Western Union) pour garantir une réservation, Susan me gardera quand même une chambre. Nous n'y resterons qu'une seule nuit au lieu de 2 prévues initialement. Pas de problème. Consigne sûre pour les sacs à dos. La double deluxe est spacieuse, très lumineuse avec une belle vue sur les rizières. Sdb privée. Restaurant abrité sur une jolie terrasse face aux rizières. Susan nous a donné d'excellents conseils et nous a trouvé Elmer, un guide ultra compétent pour notre trek. Seul reproche : tout est un poil cher. Le summum étant le sandwich préparé pour le trek à 110p ! Ridiculement petit.

Cambulo – Cambulo Guest House – 200 p/p Petite guesthouse toute simple dans un village perdu au milieu des rizières. Sanitaires très rudimentaires mais propres. Eau froide et baquet. 3 ou 4 chambres à l'étage, toutes simples. 2 lits par chambre (au mini), pas de draps (on s'en est passé !) mais énorme stock de couvertures à disposition sur le grand palier. Le tout, bien propre. Table d'hôte. Repas ultra copieux (ça rattrapait le micro sandwich du Sanafé) et délicieux, à la lueur d'une grosse lampe tempête. Le matin, pancakes au petit déj !!! Pas d'électricité - Apportez votre papier toilette. J'ai sincèrement adoré cette étape, simple mais tellement authentique.

Bangaan – Family Inn & Restaurant – 150 p/p Sur la route de Banaué. Structure plus grande, permettant d'accueillir un plus grand nombre de touristes qui peuvent arriver ici en bus. Le restaurant est face à la route, les quelques chambres sont réparties dans un bâtiment à côté. Même simplicité que le précédent. Moins de soin, moins propre. Chambre à 2 lits, pas de draps non plus, et juste 2 couvertures un peu minces. J'ai eu froid ici. Sanitaires beaucoup moins propres qu'à Cambulo. Il passe ici plus de monde et l'entretien ne suit pas. Restauration traditionnelle (carte), préparation longue.

Bohol – Villa Belza – Chambre fan - 1300 p – paiement cash (Yannick accepte les € pour dépanner) http://www.villabelza.com/ Réservation faite par mail (et en français !) auprès de Yannick, le patron breton. Est-il bien utile d'en parler encore ? Les commentaires élogieux abondent sur VF … Je me dois alors d'être un peu originale si je veux ajouter quelque chose ! Essayons … Les photos de leur site doivent dater un peu car, depuis, la végétation a poussé. Fleurs et plantes sont soigneusement et quotidiennement entretenues et ajoutent encore plus de charme au lieu. 7 chambres réparties dans 3 grands bungalows de part et d'autre d'une superbe piscine d'une propreté absolument irréprochable (comme tout le reste d'ailleurs). Notre chambre était très grande, claire, carrelée, décorée avec goût, agrémentée d'un joli meuble de rangement tout en bambou, literie excellente, sanitaires privés, tout ce qu'il faut pour se poser confortablement quelques jours. Rien à redire. Possibilité de ½ pension pour 600p/p incluant le petit déj et un repas. Petit déj seul à 230p/p. Ordi wifi disponible en permanence sur le bar. Le lieu est très au calme (les nuits y sont divines) mais nécessairement un peu à l'écart de la plage. Nous avons décidé de louer un scooter pour la totalité de notre séjour (que nous garions à l'intérieur de la villa pour la nuit). En 5 minutes, nous étions alors sur Alona Beach sur laquelle nous avons souvent dîné. Conduite de nuit sans problème car : 1- ce n'est pas bien loin (900 mètres tout au plus) et 2-personne sur la route. On aurait aussi pu utiliser les services des tricycles. Le scooter nous a donné un sentiment encore plus grand de liberté. Et puis, de toute façon, nous en avions besoin dans la journée pour nos pérégrinations à travers l'île. Yannick a quelques motos à louer mais aucune automatique. Enfin, une masseuse vient prodiguer ses merveilleux bienfaits sous une paillotte en hauteur, face à la piscine, bien plus confortablement installée (et de façon plus discrète) que sur la plage. 350p pour un massage complet d'une heure (c'est 300 sur la plage). J'ai fait. Je recommande. C'est extra. Yannick connait bien Bohol et Panglao et ses nombreux conseils nous ont permis de passer un séjour très agréable. Par sa chaleur, son entrain, son expérience, il sait créer une ambiance extrêmement conviviale. Il aime favoriser les échanges (en lançant de belles parties de billard, en commentant des photos sur l'ordi, en rapprochant les tables pour le dîner …). Le soir, les plongeurs racontent des anecdotes autour du bar ou du billard dans une belle fraternité. Bon … mais jusque là, rien d'original, n'est-ce pas ?… J'y arrive. L'originalité de mon ajout réside dans notre caractère. Ceux qui nous connaissent (ou qui pour le moins ont lu mes précédents carnets) savent ou devinent qu'en vrais Lorrains nous sommes réservés, froids, distants et pas liants du tout. Des ours, des sauvages, des hirsutes, des bourrus … mais fort sympathiques au demeurant. Mais si, c'est possible, croyez-moi ! C'est donc en spectatrice passive que j'ai profité de cette ambiance joviale et j'ai pris un immense plaisir à remplir mon carnet de voyage ici … juste un peu à l'écart … Et c'est là toute l'intelligence de Yannick : il a su comprendre et respecter notre souhait d'intimité et d'isolement, pas du tout habituel ici. Nous avons dîné plusieurs fois à la Villa, et déjeuné chaque matin : jamais à la table commune … Tout ça pour dire que quels que soient votre tempérament et votre recherche, vous y trouverez votre compte grâce à la finesse des hôtes. Voilà ce que les autres n'avaient pas encore dit.

Manille – Orchid Garden Suites (LP) – Chambre fan – 3 000 p – petit déj buffet inclus - paiement CB http://www.orchidgardenhotel.com/index.htm J'avais réservé par mail. Hôtel bien situé pour nous, entre l'aéroport et le Manila Ocean Park. Grand hôtel standard sans grand intérêt ni grand charme. Pour 1 nuit, c'est bien. Nous avons eu la chance d'être surclassés dans une junior suite A/C … sympa ! Piscine (dont nous n'avons pas profité, après celle de la Villa Belza, la comparaison était dure). Le petit déj est divin !! Grand buffet philippin et occidental. Il est servi dès 6h00, pour notre dernier repas, on s'est gavé !

REPAS : A quelques exceptions près, les petits restaurants proposent un peu toujours les mêmes plats : fried rice with veggies, noddles, omelettes … Pas super varié mais c'est bon. Moi, j'ai adoré le pancit bihol : vermicelles de riz sautées aux petits légumes. Un plat avec viande ou poisson tourne autour de 200-250p, et sans, autour de 130-150p. Encore moins pour du fried rice.

Quelques prix (indicatifs) : 1 bouteille d'eau (1 litre) : moins de 30p (comme toujours, c'est assez variable selon le lieu d'achat) 1 bière locale San Miguel (33cl) : 45p 1 canette de Coca : 45p 1 plain rice : 20p 1 veg fried rice : 70p 1 pancit bihol : 130p 1 mango shake : 80p

Quelques beaux (et moins beaux) souvenirs :

Sagada - Log Cabin Une belle cheminée réchauffe l'unique pièce. Mieux vaut réserver, c'est petit. Cuisine très originale avec une forte influence française. Certes, ça change, c'est très bon, pas excessif (les spécialités de la maison sont à 220-250p) mais venons-nous à Sagada pour manger un émincé de poulet à la crème et aux champignons ? Aussi bon soit-il … Cela étant dit, on y a passé une excellente soirée.

Sagada - Yogurt House Nous n'y avons pris que notre petit déjeuner, excellent. Mais on en a entendu beaucoup de bien pour tout le reste aussi.

Sagada - Bana's Café Les milk-shake sont sans milk alors forcément, c'est beaucoup moins bon …

Banaué – Sanafé Lodge Surtout pour la belle terrasse.

Panglao – Bohol Bee Farm http://www.boholbeefarm.com/ Notre super extra méga coup de cœur - Magnifique expérience. C'est une véritable entreprise : tissage de fibres végétales, artisanat, culture de légumes, quelques bungalows, plusieurs restaurants, un solarium … Dit comme ça, ça pourrait laisser supposer qu'il s'agit d'un complexe ultra chicos, ultra snob. Non, c'est du brut, du nature, du bon goût, du beau et du bon ! Nous y venons pour manger. On choisit le grand restaurant tout en bois. Magnifique architecture, superbe charpente, on est séduit, on y est seul, ça nous va bien ! L'autre restaurant, face à la mer, n'a que sa "vue-sur-mer-bleu-turquoise" pour séduire (excusez du peu !) La carte arrive. Surprenante … On choisit les plats recommandés par le LP : Fresh herb pasta : 190p Yoga salad w/ cheese : 220p Et là, c'est la révélation. D'abord, c'est super beau. La salade yoga est couverte de pétales de fleurs. Qui se mangent. Et qui sont bons ! Non, ce n'est pas un coup de frime pour surfer sur la mode du bio. Ces 2 plats étaient vraiment délicieux. A tel point qu'ayant fini ma salade, je regrette les pâtes de Philippe (parce que vous croyez qu'il m'aurait fait goûter ?!) et Philippe aurait bien goûté ma salade (ben … pas de raison !). Bon, qu'à cela ne tienne : on redouble la commande ! La jeune Leonera nous fait répéter pour être sûre d'avoir bien compris. Oui, oui !! Cette fois, je goûte ces pâtes au miel et aux herbes d'une délicatesse digne d'une grande maison. Et Philippe avale les pétales, la salade, le radis blanc émincé, le fromage aux herbes … Même régal surpris. En guise de dessert, nous nous offrons (dans une boutique à côté du restau) 2 boules de glace maison (avocat, mangue, chocolat …). C'est toujours bio et là, avouons que ça manque un peu de goût. Forcément, on est tellement habitué à avoir des saveurs forcées que, quand on revient à du naturel, nos papilles atrophiées et paresseuses trouvent ça fadasse. Ca nous a tellement plu qu'on est revenu le lendemain. On a commandé la même chose aux proportions près : 2 plats de pâtes et 1 salade, les 3 servis en même temps svp. Grand sourire de Leonera ! Ca vous plait, donc ? Tu parles ! Du pur bonheur ! D'accord, c'est un peu cher pour du végétarien. Mais vraiment, c'est une belle expérience.

Plusieurs expériences sympas sur Alona Beach :

Isis Thaï On s'est régalé avec de la bonne cuisine thaï, copieuse et relevée juste comme il faut. Chicken Green Curry : 250p SeaFood Red Curry : 250p

Trudis Place La banana split est à 120p et le banana pancake à 80p … alors forcément, que voulez-vous, c'est vite devenu une sale manie …

Roderick & Vivien et Pyramid Poisson grillé le soir sur la plage. On choisit à chaque fois un gros Red Snapper (vivaneau) d'environ 1kg (600 à 700p le poisson ; le Trudis Place est un peu moins cher). Il sera farci de petits légumes puis grillé au BBQ. On y ajoutait 2 brochettes de l��gumes (50p) et 2 riz nature (20p) ce qui mettait ce superbe dîner pour 2 à 750-850p hors boisson. On a beaucoup aimé l'ambiance le soir sur la plage, ni trop coincée, ni trop branchée, ni trop lâchée. Le bon niveau. Ceux qui étaient là étaient heureux d'y être et ne cherchaient ni à jouer les blasés ni à bouder leur plaisir. Oui, c'est beau, c'est bon, c'est agréable et on a bien de la chance d'être là. On mange à 3 mètres de l'eau, pieds nus dans le sable (le nombre de personnes qui, comme moi, se déchaussait !). Des flambeaux, des petites guirlandes électriques, des lumignons colorés accrochés aux arbres, des bougies … tout ça apporte une belle ambiance douce. Un peu de musique live (qualité très inégale), jamais violente. Le soleil qui se couche sur la mer, les voiles blanches des bancas qui prennent une teinte violette, le bruit des vagues qui viennent mourir à quelques pas … c'était magique. A chaque fois, on est arrivé assez tôt pour profiter pleinement de la soirée et du coucher du soleil (vers 18h30). Une lampe frontale et un bon couteau suisse peuvent aider à dépiauter le poisson. On a testé les cocktails. Ceux du Roderick sont bien meilleurs que ceux du Pyramid. D'après Philippe, la Tequila Sunrise du Pyramid, c'était du Fanta !🏴‍☠️

L’ITINERAIRE : D'abord les rizières. Ce sont elles qui nous ont donné l'envie de venir aux Philippines. Et puis, ensuite, les fonds marins de Palawan. Oui, j'ai bien dit Palawan, c'était bien notre 1ère idée. On s'est très vite rendu compte (grâce à VF !) qu'une seule petite semaine pour Palawan, c'était bien trop court ! Et bien dommage. Du coup, changement de programme : on se donne un peu plus de temps dans les rizières et on choisit Bohol pour la fin du séjour, île plus petite et plus facilement accessible. Et nous consacrerons 2 belles semaines pleines à Palawan, qui, aux dires de tous, les mérite. Maintenant, avec le recul, si c'était à refaire, plutôt que de choisir entre Bohol et Palawan, peut-être aurions-nous dû finalement n'en choisir aucune des 2 cette fois-ci, rester sur Luzon pendant nos 2 semaines, abandonner Bohol et garder Palawan pour un prochain voyage. Non pas que Bohol nous ait déplu, loin de là, mais Luzon nous a enchantés et aurait largement mérité 2 pleines semaines. Nous aurions pu ainsi approfondir notre immersion dans les rizières et découvrir d'autres richesses (les rizières de Hapao, les momies de Kabayan, Vigan, le volcan Pinatubo …) et nous aurions évité une perte de temps (retour sur Manille et transfert en avion) en proportion trop importante. Nous aurions alors eu un voyage plus homogène et moins fatigant. C'est toujours plus facile de refaire le voyage après. Pour nous, c'est trop tard, mais pour vous qui préparez, si vous n'avez comme nous que 2 semaines, réfléchissez bien avant de vous éparpiller.

Sagada : Gros village sympathique, au milieu de formations rocheuses karstiques et d'une belle végétation tropicale de bambou et de bananiers. Lumiang Cave : on y arrive facilement, sans guide. A l'entrée de la grotte, quelques dizaines de cercueils sont entassés dans un désordre figé et poussiéreux. A voir. Sumaging Cave : celle-ci, nous l'avons visitée accompagnés d'un guide (500p) proposé par "l'office du tourisme", sur la place principale : ¾ h pour y aller à pied, 1h de visite, ¾ h pour revenir. Jolie grotte, naturelle, pas du tout aménagée (donc pas d'électricité), superbes concrétions orange polies par l'eau omniprésente. On s'y promène pieds nus et pantalons remontés au dessus des genoux car on patauge beaucoup. Certains plus que d'autres … C'est fabuleux de pouvoir s'amuser sur ces concrétions qu'habituellement on ne peut que regarder de loin. Le sol est à la fois poli et rugueux. Donc, très agréable d'y marcher pieds nus : c'est doux et ça accroche. Le guide nous éclaire de sa méga lampe tempête. Des passages vraiment sympas. Pas de difficultés, que du bonheur et de l'inédit. Et comme on entendait les bruits et les rires des autres, on ne souffre pas de claustrophobie. Evidemment, pour des amateurs de spéléologie, c'est du pipi de chat. Inutile de vous couvrir : il fait très bon dans cette grotte. Mon conseil : tee-shirt, short et sandales. Ca suffit. On avait apporté une polaire ! les neuneux !… Bon à savoir : comme la grotte est très humide, les pierres de l'entrée sont assez glissantes. Pour descendre au cœur de la grotte, attendez-vous à devoir vous aider de vos mains … Tiens, impression bizarre. Les pierres sont moites et glaiseuses, comme enduites d'une espèce de pâte. Bizarre. On ne voit pas très clair, le guide est devant et éclaire le chemin au sol. Puis, arrive véritablement la grotte et ses concrétions. On s'arrête pour se déchausser. On trouve un petit coin pour y laisser nos chaussures et nos polaires superflues. L'eau court partout. Le guide nous éclaire. Nos mains ! Argh !! Cette pâte, on a compris : du guano !… On a les mains pleines de m…. 😕 Et oui, comme souvent, l'entrée de la grotte est habitée par les chauves-souris. On se rince abondamment dans l'eau claire. Et on oublie bien vite ce petit désagrément … jusqu'à la remontée ! Car au sortir de la grotte, pas d'eau cette fois pour se rincer ! Pour votre confort (car quand même, sans vouloir jouer les chochottes, je vous assure que c'est désagréable), prévoyez une petite bouteille d'eau pour vous rincer à la sortie. Nous partons seuls dans Echo Valley à la recherche des cercueils suspendus. Je vous assure qu'il n'y a pas de risque de se perdre. Depuis le cimetière, montez jusqu'au point de vue en suivant les indications du LP. Ca a assez peu d'intérêt en soi mais ça permet de repérer le sentier d'en haut qui sera ensuite plus facile à suivre une fois en bas. Pas besoin d'un guide pour cette balade d'une heure. Nous poussons ensuite jusqu'à Kiltepan Peak par la route (¾h de marche depuis le cimetière). C'est un point de vue. Et vraiment, oui, ça vaut le coup. Jolies rizières cachées dans une vallée. Toutes ces visites ont bien occupé la journée ½ passée ici. Et il y a de quoi s'occuper plus longtemps.

Banaué : Cette petite ville n'est pas bien jolie. Mais c'est le point de départ vers les merveilles ! Pas de banque, pas d'ATM. On a réussi à changer quelques dizaines d'€ à un taux déplorable dans un bureau à l'étage du grand bâtiment principal. Demandez … ou mieux, prévoyez avant.

Trek Banaué-Bangaan : Ce fut le clou de notre voyage. Appelé par Susan, la proprio du Sanafé Lodge, Elmer nous rejoint un soir pour discuter de nos envies. Nous sommes avec un jeune couple de Suisses-Allemands qui, puisqu'ils avaient la même envie de randonner dans les rizières, nous ont proposé de faire groupe. Quitte à être guidés, autant l'être à 4. Nous exposons donc notre projet à Elmer, il n'a rien de bien original : partir à pied de Banaué, rejoindre Bangaan et de là prendre un jeepney ou un bus, pour rentrer vers Banaué. Elmer parle un parfait Anglais, l'esprit vif et ouvert, beaucoup d'humour, tout ce qu'il faut pour profiter pleinement de cette expérience. Il nous plait. On fait très vite affaire : 1200p par couple pour 1½ jour d'accompagnement (ça ne comprend que sa prestation, transport, repas et hébergement restent à notre charge). Il nous quittera à Batad pour attraper le bus de midi. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, 8h. Nous laissons en consigne au Sanafé nos 2 sacs à dos (alors même que nous ne reviendrons pas y dormir). En toute sécurité. Nous partons légers. A 8h, Elmer est là avec les 2 tricycles prévus (300p par couple). Ils vont nous monter au Nord de Banaué pour démarrer la rando. Petit arrêt sur la route aux 2 points de vue. C'est un peu voilé mais ça n'empêche pas Elmer de commencer à nous donner des explications techniques sur les rizières. On atteint le point de départ de la rando à 8h45. Allez, c'est parti. Forêt tropicale. Jolie, ombragée … Elmer s'arrête et confectionne avec rapidité et dextérité 5 bâtons de marche. Nous qui sommes de l'école "sans bâton", on sent qu'on n'a pas le choix et on ne la ramène pas. L'occasion de tester. La marche est soutenue sans être rapide, nous avons tous les 5 le même rythme et nous avançons régulièrement dans une splendide forêt tropicale. Comme on est venu ici pour voir des rizières, on en oublierait presque de profiter de cette végétation tout aussi splendide. Enfin, la forêt s'éclaircit et, pour notre plus grand bonheur, les 1ères rizières apparaissent. Ce sont celles de Pula. Des villageois y travaillent : ils désherbent, ils repiquent, ils aplanissent, ils labourent … Elmer expliquent, encore et encore. C'est près d'un torrent, aux abords du village, que nous décidons de déjeuner. Repas frugal : le sandwich du Sanafé nous laisse pantois ! Nous étions confiants et n'avions prévu aucun complément. On aurait vraiment dû ! Petite trempette des pieds dans le torrent, petite pause, puis on repart. On traverse Pula. Un groupe d'enfants est réuni au centre du village, ce sont les vacances scolaires. Nous leur offrons les bonbons qu'Elmer nous avait conseillé d'emporter. Ils les attendaient, sagement, sans réclamer et tous ont remercié gentiment. Pour autant, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée cette habitude de demander aux touristes de se transformer en distributeurs de friandises pour les enfants et de feuilles de tabac pour les adultes. Ca nous a paru difficile de dire non, mais c'est dommage. Je pense que ça va vite fausser les rapports. C'est juste mon point de vue, alors pitié, ne venez pas me chercher des noises sur ça, je ne me battrai pas … et en attendant, j'ai distribué mes bonbons … Nous voilà repartis dans les rizières vers Cambulo. Cette fois, on va droit dedans, on s'y enfonce, on les traverse en empruntant les petites digues de boue ou de pierre, parfois cimentées, qui servent de frontière à chaque parcelle. Pas bien larges, 50 cm, d'un côté la rizière inondée et, de l'autre le précipice vers la rizière inférieure. Le précipice ?!… Ben quand même … 2 à 3 mètres. Donc, forcément, le 1er passage impressionne un peu. Et là, je suis contente d'avoir mon bâton pour me protéger. Je ne sais pas bien de quoi … Je m'en sers soit comme d'une rambarde virtuelle côté précipice, soit comme d'une canne côté rizière. Le tout, c'est d'y croire. Je n'ai pas fait la fiérote mais je n'allais pas non plus passer pour une empotée. Donc, j'avance sans ralentir le pas, en file indienne derrière les Suisses. Philippe derrière moi mort de rire (en silence, mais je l'ai entendu quand même !) car il se doute de l'effort fourni. "Retourne-toi pour la photo". Me retourner ? Mais il est malade ou quoi ? Comment veut-il que je me retourne sur 50 cm ? Du coup, sur toutes les photos, je suis de dos … C'est comme ça. Bon, je rassure les nunuches du même genre que moi, on s'habitue très très vite. Et puis, sérieux, il n'y a aucun danger. Et même de dos, ça fait des photos extraordinaires : perdue au milieu d'un patchwork de rizières. Parfois, on s'éloigne un peu des rizières et on suit un petit canal d'irrigation, le long d'une paroi, tout comme les levadas de Madère. Nous arrivons à Cambulo vers 16h. Petit village. Une seule guesthouse. On s'y installe dans des chambres simples mais propres. 2 lits (mini) par chambre, 1 oreiller, pas de draps mais couvertures à volonté. Les 2 couvertures déjà posées sur chacun de nos lits nous suffiront. Le coin sanitaire est rudimentaire : un wc, un robinet d'eau froide, un grand baquet pour recueillir l'eau, une louche pour s'asperger. Que faut-il de plus ? On y va tant qu'il fait encore jour. Pas d'électricité ici. Que ça fait du bien cette eau fraîche ! Rafraîchis et propres, la fin d'après-midi va s'écouler tranquillement. Le repas se prépare, nous avons tous demandé un fried rice with veggies and eggs. Ca tombe bien, les Suisses sont aussi peu portés sur la viande que nous. On s'installe tous les 5 sur la grande table commune. Un énorme plat de riz blanc arrive. Oups, en voici un 2ème identique ! Ensuite arrive le saladier de légumes sautés. Re oups, un autre, puis encore un … Ah, c'est un saladier par personne ! Enfin, 2 œufs sur le plat pour chacun. Bref, paumés au milieu de nulle part, sous la seule lumière d'une grosse lampe tempête accrochée au plafond, sur une superbe table en bois massif patiné, protégés sous un auvent, avec pour seul bruit le vent dans les arbres, nous sommes servis comme des rois, avec une gentillesse et un sourire sans égal. C'est hyper copieux (et si c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire !), c'est hyper bon, les légumes sont d'une rare fraîcheur, c'est … le paradis. Rien dans mes voyages ne me plait autant que ces étapes très natures, très authentiques, où tout le superflu a disparu, tout le paraitre, tout l'inutile. Ne reste que le vrai. Je n'exagère pas en disant que c'est pour de tels moments que l'on voyage. Nous mangeons (on ne finira pas le riz, mais les 5 saladiers de légumes seront engloutis. Car, quand même, tout le monde avait faim, pas que moi …), nous parlons, nous écoutons Elmer, nous écoutons le bruit de la campagne. La grosse thermos d'eau chaude revient sur la table avec sa collection de sachets de thé, de café, de sucre et de lait en poudre. On profite, on est bien, on sait que ce moment est unique et qu'on va tous, bien vite, le regretter. Allez, il le faut, on monte se coucher à la lueur d'une bougie (et de nos lampes frontales). Et on s'endort comme des bébés, sourire aux lèvres !! 7h30 – On se retrouve de nouveau à la table commune. Le petit déjeuner arrive : des pancakes ! Non ? Incroyable. Nous payons notre nuit, nos repas, nos boissons. La nuit : 200p/p, les repas + boissons, je n'ai pas noté mais ce n'était vraiment pas ruineux même si chaque sachet de thé est décompté. Cette étape à Cambulo est fabuleuse. A 8h30, nous reprenons la route, non … nous reprenons la digue … Nous traversons des paysages magnifiques, sous une lumière matinale extraordinaire. Nous arriverons à Batad vers 10h. Notre toute 1ère idée avait été de faire Banaué-Batad en une seule étape. Techniquement, physiquement, c'est faisable. Mais quel dommage ! De rater l'étape à Cambulo, de rater la lumière du matin sur les rizières de Batad, de courir. Idée stupide, aucun intérêt. Nous entrons dans l'amphithéâtre de Batad, un petit refuge de bambou abrite une petite échoppe de boissons. Au fond de la vallée, le vieux village avec quelques maisons Ifugao ; face à nous, de l'autre côté de l'amphithéâtre les guesthouses. En contrebas, la cascade Tappia. Nous libérons Elmer (qui pourra ainsi attraper le bus pour rentrer à Banaué) en lui expliquant que, dès lors, on peut se débrouiller seuls. Vous êtes bien sûrs ? Oui, oui, vas-y Elmer et merci pour tout ! On décide de descendre jusqu'à la cascade. On a le temps. Des marches, un sentier bien aménagé. 30 minutes de marche depuis le refuge. Comme toujours, on entend la cascade bien avant de la voir. Elle apparait enfin, bien cachée dans un écrin de verdure. Avez-vous noté ? C'est toujours l'expression qu'on emploie pour décrire le cadre d'une cascade : un écrin de verdure. Mais là, vraiment, il ne peut pas y en avoir d'autres. Silvia est la seule à avoir prévu un maillot de bain. Bon, et alors ?… Au bout de quelques minutes, on barbotte tous avec grand bonheur. L'eau est fraîche mais pas glaciale, parole de Lorrains. Mais je sais que sur ce point, notre parole ne vaut pas tripette pour des Drômois. En tous cas, cette fraîcheur, on va vite la regretter pendant notre remontée … De retour au refuge, on part pour rejoindre les guesthouses. Tout l'amphi à traverser. Elles sont toutes regroupées en hauteur pour offrir les plus belles vues. Impossible de se perdre. En 15 minutes, on y est. On choisit la Rita's Guesthouse pour déjeuner. Son restaurant offre une très belle vue. Carte habituelle, rien d'original, mais c'est bon. Il est 13h30. Que fait-on ? On reste à Batad ? On poursuit jusqu'à Bangaan ?… Les rizières de Batad sont superbes mais les guesthouses, toutes regroupées en amont du vieux village, manquent un peu d'âme … C'est sûr qu'après Cambulo, c'est autre chose. On décide de poursuivre. La gentille Rita nous explique comment rejoindre Bangaan. Facile : le chemin démarre juste derrière chez elle. C'est parti. Encore des rizières. Toujours magnifiques. Plus petites, plus cachées. Des petits coins paradisiaques. On n'arrête pas de s'émerveiller. On va croiser plusieurs villageois, chargés comme des mules, qui vont vers Batad. Il nous faudra 2h30 de marche pour rejoindre Bangaan. Chemin sans difficulté, nous ne nous sommes pas trompés. Et les personnes croisées confirmaient que nous étions sur la bonne voie. Nous arrivons sur la "route" de Bangaan à Banaué. La seule guesthouse de Bangaan est ici : Family Inn & Restaurant. On s'y installe. 2 chambres de 2 lits, sanitaires communs. Structure plus grande qu'à Cambulo. C'est plus un petit hôtel simple qu'une guesthouse. Nettement moins propre qu'à Cambulo. Douche froide mais réparatrice. Ici, ce n'est pas une table d'hôte comme à Cambulo mais un vrai restaurant, joliment installé sous une véranda. Carte classique. Le fried rice & veggies est à 80p mais, ici, la portion ne me suffit pas. Je redouble. Quel goinfre je peux être !! Nuit calme. Les Suisses décident de rejoindre Banaué le plus vite possible. Ils prennent le jeepney de 8h (qui passe devant la guesthouse). Nous, nous décidons de prendre le temps de descendre visiter le vieux village de Bangaan, au fond des rizières. Jolie lumière encore, magnifiques rizières, superbement entretenues mais … quelle horreur ! ici, les digues sont protégés par une rambarde en métal. Elle est assez discrète mais suffit quand même à dénaturer ce beau paysage naturel. Nous descendons vers le village. Quelques échoppes à l'entrée. Le tour en est vite fait. Qu'elles sont jolies ces maisons Ifugao de bambou, de bois, sur pilotis, perdues au milieu de ce camaïeu de vert. Des chiens, des poules, des chats, des canards … la campagne. Au retour sur la route, nous comptions attendre le bus de midi quand un jeepney passe. A tout hasard je lui fais signe. Le chauffeur nous fait signe NON, nous dépasse et … s'arrête. La porte du jeepney s'ouvre. 7 ou 8 Philippins à l'intérieur (sous-entendu : seulement !!). Un peu surpris, on grimpe, le jeepney repart et on comprend vite qu'il s'agit en fait d'un jeepney privé, loué par une famille philippine en goguette. Elle aussi est venue découvrir cette 8ème merveille du monde. Nous insisterons pour payer notre quote-part. Sans succès. L'heure nécessaire à rejoindre Banaué sera passée à échanger nos impressions sur les Philippines. Belle rencontre. A midi, nous serons à Banaué. On est samedi. Un marché populaire sympathique et bruyant encombre la petite place.

Initialement (dans notre salon), nous avions envisagé d'aller simplement en jeepney jusqu'à Batad, dormir à Batad, puis, le lendemain pousser jusqu'à Bangaan et, de là, rejoindre Banaué en jeepney. Possible. Mais quel dommage ! Sur place (à Banaué), notre projet évolue, on sent bien que les rizières méritent plus qu'un simple et bête coup d'œil depuis une terrasse de restaurant. Nous commençons à penser à un petit trek. Nous l'envisageons dans l'autre sens : rejoindre Batad en jeepney et revenir à Banaué à pied. Mais dans ce cas, quid de l'incontournable Bangaan ? Au Sanafé, nous finalisons notre projet, avec les Suisses et Elmer. Facile ! J1 - départ de Banaué, rizières de Pula, sandwiches, dîner et nuit à Cambulo (6 heures de marche) – On se garde l'option de pousser jusqu'à Batad (option que nous balaierons dès notre arrivée à Cambulo tellement cette étape nous a charmés) J2 – rizières de Batad, cascade Tappia, lunch à Batad, rizières de Bangaan, dîner et nuit à Bangaan (6 heures de marche : 1h30 pour arriver à Batad + 1h pour la cascade + 2h30 pour arriver à Bangaan) J3 – retour à Banaué en jeepney (qui passe devant la guesthouse). Arrivée à Banaué à 13h au plus tard. Les bus et jeepneys pour Banaué ne roulent que le matin. L'intérêt est triple de faire le trek dans ce sens : 1 – globalement, de Banaué à Batad, on descend 2 – la beauté des paysages et des rizières va crescendo pour finir en apothéose à Batad et Bangaan 3 – la logistique (hébergement et transport) suit bien Pour vous rassurer, physiquement, aucune difficulté pour ce trek, il est accessible à tous. Quelques passages sur digues un peu troublants mais, encore une fois, sans aucun danger et au bout de 10 minutes, on courait presque … Presque. Ce petit trek a été fabuleux. Trop court. Nous aurions pu/dû finalement consacrer ce 1er voyage aux Philippines uniquement à cette région. Avec une immersion plus longue dans les rizières. Ca peut parfaitement se justifier.

Panglao : Location d'un scooter Pour être libres et indépendants, on décide de louer un scooter automatique (125cc). On trouve notre bonheur auprès d'un loueur professionnel, ATDA (Alona Transport Drivers Association), situé en haut de la route principale qui mène à Alona Beach, juste après la barrière manuelle. Djodjo (l'orthographe m'appartient) nous propose un scooter Yamaha en très bon état pour 1000p pour 2 jours. Nous négocierons les 2 jours suivants à 850p/2j. Pas d'état des lieux, ni avant, ni après. Ultra facile, location faite en 5 minutes. Je recommande ce loueur, sérieux, aimable et souriant. Un sourire à la Noah avec les dents du bonheur. Son scooter était en parfait état, quasi neuf, stable, et une super pêche ! Et on était à 2 dessus ! Pas de casque. Pas besoin de présenter son permis pour la location mais nous avons dû le présenter à un check point à l'entrée du pont de Panglao à Bohol. Notre permis français a suffi et a satisfait le policier. Nous gardions le scooter avec nous le soir et le garions à l'intérieur de la Villa Belza. Nous avons fait 3½ pleins (615p au total). Bref, un compagnon bien agréable, qui change le séjour ! Pour finalement 616p (soit 10€) par jour, essence comprise. Petit luxe qui change tout. Nous avons trouvé une carte de Bohol au village, à la grande épicerie du coin (en face de la police et à quelques mètres de la location de scooter) . Merci Yannick une fois de plus ! Balicasag et Virgin Island On ne manque pas d'être abordé sur Alona Beach pour nous voir proposer les services d'une banca pour nous emmener à Balicasag puis retour par Virgin Island. Ainsi que d'autres prestations éventuellement (dont les dauphins que Yannick nous avait déconseillés). Nous avons négocié, le matin même, la journée Balicasag+Virgin Island pour 1200p (la banca). On part aussitôt. 9h30. 45min de navigation sur une belle mer aux couleurs changeantes, entre le bleu turquoise, le bleu nuit, le vert émeraude … Arrivée à Balicasag, la banca s'arrête sur la plage. On descend. Les poissons sont à 100 mètres du bord, au niveau du tombant, là où l'eau passe de turquoise à bleu nuit. Nous avions apporté nos propres masques et tubas. On décline la location des palmes (300p la paire). Par contre, on se laisse tenter par l'acheminement par petite barque jusqu'au tombant (300p pour nous 2 et la barque nous attend). Soit disant que la banca ne peut pas s'arrêter près du tombant, qu'il y a du courant pour y arriver, que c'est plus sécur, blablabla, blablabla … on se laisse tenter, on se laisse berner. Car c'est une erreur. Pour y être retourné seul en nageant (et sans palmes), on sait que la petite barque ne sert strictement à rien ! Bref, qu'importe. On y arrive, on ajuste notre masque, on descend de la barque, on se glisse dans l'eau chaude et on immerge la tête pour découvrir … un véritable aquarium ! Non, bien mieux qu'un aquarium ! D'abord, on comprend pourquoi on parle de "tombant" (excusez-nous les pros de la plongée, nous, ce terme ne nous parlait pas). Les poissons sont très nombreux, très colorés. Mais surtout, au-delà de tout cela, les fonds, les coraux, sont incroyablement préservés, colorés, variés, de toutes tailles. Dans mon tuba, je hurle de stupéfaction devant ces couleurs si vives. Même avec juste un masque et un tuba, c'est déjà un spectacle extraordinaire, inoubliable, émouvant … Alors, j'imagine avec des bouteilles ! Après 1 petite heure de contemplation, nous décidons de remonter. On regrimpe (aussi élégamment que possible !) dans la petite barque, on rejoint la plage. Les 2 boatmen de "notre" banca sont là, qui à jouer au billard, qui à sommeiller. Nous décidons de manger un poisson grillé. Des petits restau proposent du poisson frais. Embarras du choix. Il sera super bon bien sûr. Et pas cher. 400p le gros poisson pour 2 (qu'on paiera ensuite 600 sur Alona Beach …). Après le repas, Philippe décide de retourner voir les poissons. Sans moi, pas tentée, j'ai eu assez. Il se baignera encore ½ h. Il conviendra que des palmes l'auraient quand même bien aidé à rejoindre le tombant. Donc, à choisir, il vaut mieux louer des palmes plutôt qu'une barque. Attention, mise en garde. Nous sommes des voyageurs expérimentés (sans aucune vanité), sages et prudents. Avec un masque et un tuba, on est à fleur d'eau et on sait qu'il n'y a rien de plus mauvais. Aussi, avions-nous enfilé sur nos maillots de bain, l'un comme l'autre, un vieux tee-shirt (et on n'était vraiment pas les seuls). Le reste : les bras, le cou, le crâne de Philippe (là où normalement on a des cheveux) ont été enduits soigneusement de protection solaire écran total. On plonge ainsi sans hésitation. Mais … on n'avait pas pensé à l'arrière des jambes. Philippe dont la peau blanche est ultra-sensible a brûlé. Mais vraiment brûlé. Du haut des cuisses jusqu'aux chevilles, transformées en d'énormes poteaux rigides et violets ! Impressionnants. Inutile de vous dire à quel point il s'en est voulu de cet oubli ! Un ami nous disait (après coup !) plonger avec un bas de pyjama. A défaut, n'oubliez surtout pas la crème protectrice sur l'arrière des jambes, chevilles comprises. Comme quoi, même expérimentés, on peut toujours faire de sacrées boulettes ! Balicasag est vraiment incontournable. Sans les brûlures de Philippe, nous y serions très probablement retournés une 2ème fois. C'est rare que je sois aussi péremptoire dans mes carnets mais là, je le suis. Si vous venez à Bohol, ce serait une hérésie de ne pas y aller. Le retour à Panglao passe par Virgin Island, île vierge, minuscule, dont on fait le tour en 5 minutes et qui est prolongée d'une longue langue de sable blanc à fleur d'eau. C'est superbe ! L'intérieur de Panglao Quel bonheur de parcourir les belles routes goudronnées, et parfois les mauvaises pistes caillouteuses, en scooter, à travers une jolie campagne à la végétation tropicale luxuriante, fleurie, en traversant des petits hameaux aux maisons typiques de bois ou de bambou tressé. Cela nous a permis aussi de découvrir des petites plages désertes superbes dont la très belle Djolo Beach à l'extrémité Ouest de l'île. Ils sont en train de l'aménager pour y construire un resort. Dépêchez-vous ! La petite grotte Hinagdanan (15p/p+5p pour Scooty) est située sur la route Nord. Ses abords sont désormais envahis par des échoppes de tee-shirts dont les vendeuses vous accrochent toutes de la même voix trainante et agaçante … Un guide payé (il refusera fermement notre pourboire) nous conduit dans la grotte. Il y a du monde. Un gouffre, une belle grande étendue d'eau claire dans laquelle de jeunes Philippins plongent avec enthousiasme, quelques stalactites, et quelques peintures rupestres surprenantes dont je me demande encore de quand elles datent … C'est une petite halte sympathique, fatigante car populeuse et qui n'est pas incontournable. Pendant notre périple, nous avons crevé. Pooh, qu'à cela ne tienne, nous étions à 20m d'un atelier de vulcanizing (traduisez "réparation des pneus crevés"). Normal, il y a en partout … On pousse Scooty jusque là. Ah mais zut, aujourd'hui il y a une coupure générale d'électricité sur l'île donc réparation impossible. Impossible ? Ici ? non, je n'y crois pas … Le mécano (qui s'est avéré être aussi le gardien de nuit de la Villa Belza, lui nous avait reconnus, pas nous … shame on us !) essaie de vulcaniser "manuellement", mais non, ça ne marche pas. Finalement, il nous propose d'acheter une nouvelle chambre à air, il ne voit plus que ça comme solution. 165p, oui, ça nous va. Il part la chercher, la remonte, regonfle le pneu. Et voilà c'est réparé, sans électricité. Je savais ! Sa motivation à nous sortir du pétrin nous a sauvé la journée. Comme d'hab ici, les galères se transforment en beaux souvenirs !

Bohol : Grâce à Scooty (et aux conseils éclairés de Yannick), nous avons pu découvrir la partie Sud-Ouest de l'île. Sur 2 petites journées. D'abord Chocolate Hills (il faut bien compter 1h30 de route pour y arriver). On y est vers 10h30. Il fait beau. Certes, il y a du monde mais que c'est joli ! Que c'est original cette immense étendue de petits mamelons, verdoyants à cette époque. Et que la route est belle pour y arriver ! Nous déjeunons au Butterflies Garden d'un excellent repas et visitons ensuite la petite serre aux papillons. Pause sympathique. En redescendant vers Loboc, nous faisons un petit détour en remontant vers le Nord, sur la route de Sevilla. Un double pont suspendu est devenu l'attraction du coin. 10p l'aller/retour pour tester sa résistance au vertige. Plus rien de m'arrête après les digues des rizières. Tiens, j'arrive même à me lâcher ici (mais toujours pas à me retourner …). Nous redescendons à Loboc et décidons de faire une petite croisière sur la Loboc River. A Loboc même, nous trouvons un petit embarcadère privé. En effet, les grands bateaux touristiques, avec buffet et musique à donf, ne nous tentent pas du tout. Pour 700p, petit tour d'1 heure jusqu'à la cascade où l'on se serait volontiers baigné s'il n'avait pas plu autant. De retour à l'embarcadère, on attendra patiemment une accalmie (qui arrivera bien vite !) en observant la petite dizaine de tarsiers regroupés ici dans un minuscule enclos. Ce petit embarcadère est situé à Loboc, sur la gauche de la route (en montant de Tagbilaran à Chocolate Hills), à environ 1km de l'église, du musée et du pont inachevé (dont la construction a été stoppée car il devait terminer sa course dans l'église). Immanquable avec un soupçon d'attention. Nous serons de retour sur Alona Beach vers 16h. Le lendemain, nous partons vers le sanctuaire des tarsiers (50p) à Corella. Cette fois, nous devons traverser Tagbilaran. La circulation est dense mais sage. Pas de panneau indicateur pour Corella. Mais avec une boussole et une langue, on s'en sort très bien. Nous serons déçus car finalement, nous ne verrons ici que 3 tarsiers, certes dans un vaste environnement naturel mais c'était bien pauvre … Hier chez le moussaillon de la Loboc, nous en avions vu bien plus et de tout près. On a presque regretté de ne pas les avoir photographiés là-bas (on se l'était interdit pour ne pas encourager la capture sauvage de ces petits lémuriens). On décide ensuite de rejoindre Antequera pour aller voir la cascade Mag-Aso (20p). La route de Corella à Balilihan est splendide. Végétation luxuriante d'immenses et fiers cocotiers, de bananiers, de bambous, de belles rizières … A Balilihan, on se trompe de route et on descend vers Cortes au lieu de rejoindre Antequera. Qu'importe les quelques km de plus. La cascade est jolie, des bassins naturels remplis d'une eau bleue laiteuse invitent à la baignade. Les parois couvertes de mousse et de végétation apportent une fraîcheur bien agréable. La Watch Tower (5p) de Punta Cruz est bien conservée. Bastion d'observation massif et impressionnant face à la mer. Et enfin des vieilles pierres à visiter !! Ouf … je rigole, on a survécu à ce sevrage. Pas trouvé de petite gargote pour manger. Dommage mais là aussi, on a survécu à cet autre sevrage. Globalement, Bohol (tout au moins, cette toute petite partie Sud-Ouest qu'on a vue) est plus verdoyante, plus luxuriante que Panglao. Ca vaut vraiment le coup de s'y balader. La moto est à mon avis le moyen idéal, offrant une totale liberté. 6 nuits passées sur place suffisent à avoir un bon aperçu de Bohol et Panglao (hors plongée bouteille mais en comptant la sortie à Balicasag). Au-delà, on commence à radoter … Cela dit, il est des lieux où il faut bon radoter, celui-ci en est un.

Manille : On a tout fait pour y passer le minimum de temps : dès notre arrivée d'Europe, on se sauve à Baguio et dès notre retour de Banaué, on s'envole pour Bohol. Mais, tout de même, impossible d'éviter d'y passer une nuit avant notre vol international. Vous imaginez donc dans quel état d'esprit on arrive à Manille, vers midi, la veille de notre départ : le voyage était fini et on n'était pas très heureux de cette dernière étape avant nos 15 heures de vol. J'avais tellement lu d'horreurs sur la circulation à Manille que j'avais réservé un hôtel sur Internet, pas trop loin de l'aéroport. Un taxi ordinaire nous y emmène. Directement, rapidement, sans embrouille. Tiens, ça commence bien. L'hôtel est convenable. On pose nos sacs. Allez, on a une après-midi à tuer. Direction le Manila Ocean Park (400p-CB) histoire de mettre un nom sur nos souvenirs aquatiques. Taxi (60p). Pas d'embrouille non plus. C'est samedi, les Philippins sont de sortie et l'aquarium est bourré de gamins enthousiastes. Ca se comprend, c'est vraiment sympa. On y passera une grosse heure, à regarder autant les poissons que les familles philippines … L'aquarium est dans un grand centre commercial dédié aux enfants. Les magasins et les restaurants visent essentiellement cette jeune clientèle. Un Pancake House. Chouette. Vue sur la baie. Pas si mal !! On prend notre temps pour laisser passer la grosse chaleur. Vers 17h, on ressort de ce centre moderne pour aller au moins jusqu'au quartier historique. Un brouhaha nous attire. Une grande fête populaire a lieu : défilés, danses folkloriques, chars, costumes splendides. On comprend qu'il s'agit d'un concours. Chaque province ou région a envoyé une délégation de danseurs et de musiciens pour faire un petit spectacle devant de grandes tribunes où un jury semble procéder à une évaluation des performances. Un écran géant permet d'en profiter. C'est assez fabuleux et de très bonne qualité. On imagine le long travail qu'il a fallu pour mettre au point ces costumes, ces grands décors ambulants, ces chorégraphies. Il nous semble que tous tournent autour de la culture du riz, de Mère Nature, de Jésus … Le cycle de la vie. Sujet classique. Ambiance festive. Vendeurs ambulants de glaces et de cerf volants … De l'autre côté de la rue, des jets d'eaux multicolores jaillissent vers le ciel au rythme de musiques variées. Devant l'air émerveillé des Philippins et les travaux encore en cours dans les bassins, on suppose qu'il s'agit peut-être d'une inauguration. C'est beau et ça devrait l'être encore plus quand tout sera fini et que les bassins seront vraiment en eau. Un peu plus loin, des joueurs d'échec concentrés retiennent notre attention encore quelque temps. Ce sont les moustiques qui finiront par nous déloger. Le soir tombe. Et nous n'avons toujours pas vu le quartier historique … Nous n'en verrons que les belles murailles. Nous n'irons pas plus loin. Retour à l'hôtel à pied en logeant la baie. Il fait nuit. La digue et la rue sont éclairées de lampadaires multicolores ultra kitsch mais sympathiques. Les buildings de ce quartier sont beaux. L'ambiance est toujours à la fête. On se restaure, en marchant, de mangues pelées, coupées, et saupoudrées de sel pimenté. 20p le sachet de 3 mangues vertes prêtes à la consommation. Elles sont croquantes, c'est excellent. Ce sera notre dernier dîner. Au final, le peu que nous avons vu de Manille nous a bien plu. C'est une ville active que j'imaginais beaucoup plus polluée et plus dégradée qu'elle ne l'est. En tous cas, pour le très peu qu'on en a vu mais j'imagine bien qu'elle doit receler son lot de quartiers plus misérables. Et contre toute attente, nous y avons finalement passé une très agréable après-midi.

DIVERS : L’accueil : La plupart parle Anglais, peu ou prou. La communication est facile. Pas de sollicitation, pas d'arnaque, pas d'embrouille (par ex : le prix des bus, on a toujours payé le même prix que notre voisin). Pas besoin de négocier pendant 3 plombes pour obtenir un prix correct d'un service. Ca facilite le voyage, les rapports sont francs et amicaux. La carte bancaire : Comme toujours, ne comptez pas sur elle pour payer dans les petites guesthouses, les petits restau, les bus … Même sur Bohol, elle est assez peu acceptée. Ne comptez pas non plus sur elle pour retirer tout le cash dont vous aurez besoin. Retrait ATM plafonné à 10 000 p. Emportez des € pour changer au fil de l'eau (et là c'est facile, à des taux plus ou moins intéressants selon le lieu, mais au moins, ça dépanne). Le climat à cette époque (2 premières semaines d'Avril) : Frais dans la cordillère (entre 10-12°C le soir et autour de 18 dans la journée), on supportait bien notre polaire en soirée. J'ai d'ailleurs dormi avec à Bangaan et j'ai encore eu froid (on y survit !). A Bohol, très agréable malgré des nuages fréquents et de la pluie quasi quotidienne. Une température qui devait tourner autour de 25-28°C. Visiter l'île à scooter est très rafraichissant. Le ventilateur dans la chambre nous a largement suffit. A Manille, étouffant de 14h à 17h. Soirée par contre très douce. Et les rizières … Sont-elles vertes à cette époque ? Grande question … Nous avons eu droit à tous les stades de la culture du riz. Depuis le labourage des rizières vides qui ressemblent alors à de grandes mares de boues (c'était le cas pour certaines du côté de Banaué), jusqu'au riz en pleine maturité (à Batad et Bangaan notamment), d'un beau vert bien pétant. Et ces rizières peuvent se côtoyer : ici les petits plants très verts, très serrés qui attendent d'être repiqués, à côté, une rizière qui vient juste d'être replantée avec les jeunes pousses cette fois très espacées, cette autre en pleine maturité avec des plants drus, hauts et bien verts … et toute la déclinaison entre ces différentes étapes. C'est pourquoi je parle souvent d'un camaïeu de vert. Vêtements : Dans les montagnes du Nord, un sweat-shirt et une petite polaire n'étaient pas superflus. Pour les amatrices de short, n'hésitez pas. Les jeunes filles locales s'habillent court. L’affluence touristique à cette époque : High season mais juste avant la semaine sainte. J'avais réservé le vol intérieur et le séjour à la Villa Belza. J'ai également réservé nos billets de bus Banaué-Manille dès notre arrivée à Banaué, 3 jours avant le départ. Précaution inutile pour le bus qui, au final, n'était pas plein (peut-être que tout le monde sait éviter Florida et son festival de l'horreur !) Je pense que la semaine sainte change toute la donne. Les problèmes de santé : Aucun en dehors du très violent coup de soleil que Philippe a pris à Balicasag. Les moustiques : Ni plus ni moins qu'ailleurs … Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Les rizières sont grandioses mais les montagnes sont souvent voilées. Les couleurs des jeepneys et des tricycles apportent un peu de variété dans ce grand camaïeu de vert. L'artisanat : Pas grand-chose … De jolis tissages à Sagada.

On a beaucoup aimé : 🙂 L'immersion dans les rizières, l'étape à Cambulo L'aquarium naturel de Balicasag Sillonner Panglao et le SO de Bohol en scooter Manger du poisson grillé sur Alona Beach le soir au coucher du soleil

On a moins aimé : 😕 Le bus Florida de Banaué à Manille

En conclusion : Un dépaysement assuré et un grand émerveillement face à ce chef d'œuvre de l'art paysager que sont les rizières en terrasse. Un grand regret : ne pas avoir consacré la totalité de nos 2 semaines à cette seule région qui le mérite amplement.
Saoudiens interdits de séjour en Thaïlande? English translation pending
by Iris63 · 2011-04-17 · 45 replies
Bonjour,

Quelqu'un m'a dit que les Saoudiens ne pouvaient pas entrer en Thailande. Savez-vs quelque chose a ce sujet ?

Merci,

Iris
De retour de la croisière "Cocktail Caraïbes" avec Costa English translation pending
by Angelique77 · 2011-03-30 · 30 replies
Je suis désolée d'avoir tardé autant pour vous raconter notre périple. Notre croisière a eu lieu du 11/02/11 au 25/02/11 sur le Costa Atlantica (nous connaissions déjà ce bateau car nous l'avions déjà pris lors d'une précédente croisière "Perles des antilles". Il est toujours aussi bien, esthétique, confortable, bien insonorisé).

Nous étions 4 (2 adultes + 2 adolescents). Nous avions une chambre unique : un lit double en bas et des lits superposés d'une personne au dessus de nos têtes (pas très intime comme ambiance mais c'était pour la bonne cause). Nous avions choisi une cabine intérieure pour ne pas faire exploser le budget et car nous savions que nous ne passerions pas beaucoup de temps dans la chambre.

Le bateau est parti de Miami. En fait, il s'agissait de deux croisières en une. Nous avons fait un premier tour d'une semaine pour revenir à Miami et faire un second tour avec des escales différentes. Nous avons préféré les escales de la 1ère semaine. Nous avons eu en tout 4 jours en mer (non consécutifs) et cela nous a fait beaucoup de bien car nous avons pu ainsi profiter du soleil pour faire bronzette et pour nous reposer des jours où nous devions nous lever tôt lors des escales.

Pour avoir déjà fait des croisières d'une semaine, nous avons beaucoup apprécié que celle-ci dure 2 semaines. En effet, nous avons pu nous remettre tranquillement du décalage horaire et nous nous sommes vraiment reposés. Une semaine passe beaucoup trop vite. Le temps de s'habituer à ce nouveau rythme et il faut déjà repartir. Par contre, l'inconvénient c'est que les menus du restaurant étaient très ressemblants d'une semaine à l'autre et que les spectacles du soir étaient les mêmes.

Nous avions choisi de réserver les vols d'avion à part (achat sur le site d'Expédia). Nous avons bien fait car cela nous a fait économiser 900 euros. Nous sommes partis avec American Airlines à partir de Paris.

Jour 1 : Notre vol est arrivé le jour J à 15H00 à Miami (retard d'une demi heure). Le temps était gris mais il faisait bon (22°c). Comme d'habitude, le passage à la douane a été long (1 heure). Mais, nous avions jusqu'à 19H30 pour embarquer. Donc, nous avions une bonne marge de manoeuvre. Nous avons préféré prendre un vol direct pour éviter un maximum les retards de vol. Notre avion est arrivé à peu près à l'heure. Nous avons pris ensuite un taxi (24 dollars pour tous les 4 + 4 valises) jusqu'au port (5 mn d'attente et environ 25 mn de trajet). Nous n'avons pas fait la queue pour monter sur le bateau. Il n'y avait personne aux comptoirs Costa. Nous avons pris possession de notre chambre. Nos bagages sont arrivés assez vite dans la chambre. Ensuite, nous sommes allés boire un rafraichissement, nous avons fait enregistrer notre carte bancaire à l'accueil puis nous avons rangé nos affaires dans les placards de la chambre (un peu difficile de ranger les valises vides compte tenu de la taille de la chambre mais on a fait avec). Nous avons pris une douche pour aller diner au restaurant Tiziano. Nous avons préféré dîner au 1er service (18H15) car, dans les premiers jours, nous étions vite fatigués (décalage horaire oblige). Nous nous arrangions pour aller diner vers 18H40-45 pour que cela ne fasse pas trop tôt. Personne ne nous a jamais fait de remarque. Nous avions une table de 4 personnes. Nous sommes allés nous coucher assez tôt (vers 22H) car la journée avait été très longue.

Je vous raconterai la suite de notre voyage demain si possible.
Pérou: informations de février 2011 English translation pending
by 50rugissants · 2011-02-11 · 5 replies
Pérou février 2011

décalage horaire 6 heures quand il est minuit au Pérou , il est 6 heures du matin en France

taxe aéroport international de LIMA 31 dollars US

principales compagnies d'autobus Linea, Cruz del sur , etc... achat des billets sur Internet préférer le cama 180° pour les longs voyages (position allongée)

http://www.transporteslinea.com.pe/default.asp?tip=1

http://www.cruzdelsur.com.pe/inicio_2.php#

Compagnies aériennes nombreuses, mais seule Air Europa offre 2 bagages de 23 kg et un bagage à main de 10 kg en classe éco .... pour envoyer et rapporter des cadeaux!!!

Internet haut débit dans presque toutes les grandes villes dans les cybers, refuser la navigation WEB avec INTERNET EXPLORER 6 (problèmes de sécurité) exiger soit I.E. 8 ou 9, ou Firefox, Google Chrome, etc.

Change 1 euro = 3.6 nuevo soles
Voyage au Vietnam en mai prochain English translation pending
by Titaneskia · 2011-01-10 · 32 replies
Bonjour, Ca y est je me suis decidee a prendre la destination du Vietnam cette annee!🙂 Je compte partir du 4 mai au 31 mai, pourquoi pas le mois complet me direz vous?... oui mais apres recherches acharnees de vols et prix les plus bas, de Toulouse a Hanoi, le plus interessant etait a ces dates la: 535,88€ 1ere question 😉 d'apres ce que j'ai lu niveau climat, mai ca passe encore debut grosses chaleurs, pas trop de pluie, c'est ca? je n'ai pas eu vraiment le choix de la periode c'etait mai ou juin...

Je compte dormir en auberges de jeunesse, j'ai ma carte d'adherente, j'ai privilegie cette piste car j'ai lu a droite a gauche que dans certains coins il n'etait pas possible de loger chez l'habitant. Ai je fais un bon choix? je compte sur les pros du voyage et du Vietnam pour me guider. Vu que je reste presque 1 mois, que je veux voir le max de choses sans pour autant courir tous les jours!😛, et je ne veux pas non plus me ruiner en hotel...

J'ai calcule pour 27 jours avec vol (avec un budget grand max de 1500€)Vols : Toulouse-Paris AR 80€ Paris-Hanoi AR 535€, Visa 1 mois multiple entrees (au cazou j'ai envie d'aller faire un petit tour au Laos ou Cambodge selon la ou j'aurai choisi d'aller nord ou sud du pays) + lettre invit prise sur le site aca-voyage 50€= 665€ Environ 10€ par jour, 3€ par jour pour la bouffe et une moyenne de 7€ pour une nuit, en AJ souvent il y a le ptit dej deja ca de pris!🙂 = 270€ Les transports, je ne sais pas trop mais d'apres ce que j'ai lu il vaut mieux que je prenne le train, non? ou certains bus de nuit car la circulation est trop dense en journee moyenne 40km/h, c'est ca? et puis aussi avec le train je peux decouvrir les paysages... ca me fait rever quand je parcours les posts avec photos😉🙂 et le train n'est pas trop trop cher j'ai vu ca sur le site seat61. Bref que me conseillez vous? et a combien ca va me revenir a peu pres? Ensuite viennent les questions d'un itineraire interessant, insolite aussi et tenant compte de la lenteur a parcourir qqs centaines de kms parfois et a faire tenir sur 27 jours🙂. La aussi j'attends vos conseils...

Merci par avance de toute reponse🙂

Cordialement Tita-Fab

PS: pour info je n'aime pas particulierement les endroits truffes de touristes et je prefere la montagne, campagne, a la mer, j'ai vecu 3 ans au Nigeria entre autres...et... je n'ai pas peur de voyager seule ...😉🙂
Itinéraire en France à vélo pour l'été 2011 English translation pending
by Richardcyclo · 2010-12-29 · 50 replies
Bonjour à tous,

Bientôt l'été 😎 je prépare mon futur périple. Une fois mon itinéraire arrêté, je vais rechercher des hébergements et c'est là où tout se complique. Je suis un adepte du camping et cela ne me dérangerait pas de dormir dans un fossé plein d'eau. Mais mon amie tient à son confort et préfère le "dur". Résultat l'itinéraire initial est bouleversé à tel point que ce sont les hébergements qui priment sur le reste. En 2010 j'ai même revu la moitié de mon itinéraire tellement les prix étaient élevés dans certaines régions. Bref jusqu'à présent je recherchais via les syndicats d'initiative, les offices de tourisme et les mairies. Le site "Gites de France" (de plus en plus chers, au confort parfois très douteux), les sites "Bienvenue à la ferme" et "accueil paysan", les petits hôtels et... la chance. Cela me prend plusieurs journées. D'où l'ouverture de ce thème : avez-vous rencontré les mêmes difficultés et comment les avez-vous surmontées ? Je recherche des contacts chez l'habitant plutôt que des structures formatées comme "Gites de France" où de plus en plus on vous remet les clefs comme dans un hôtel. Je voyage et prends des photos à la "Depardon", donc tout proche des habitants et de leur région. Merci à tous. Bonus : connaissez-vous un très bon magasin de vélo dans la région parisienne pour l'achat d'un VTC. Les vendeurs je connais mais les bons conseillers...

Et bonnes fêtes à tous !!!!!!!!!!!!!!!
Bons plans pour deux semaines en Thaïlande dès le 15 février? English translation pending
by Spyvalium · 2010-12-21 · 12 replies
Bonjour, je pars du 15 fevrier au 1mars en thailande ( pour le 3ème fois) je fais chiang mai ( jamais fais ) koh samui ( full moon du 19 !! ) et bangkok Ne connaissant pas chiang mai pouvez-vous me conseillé des chose a ne pas loupé la-bas ( je ni reste que 2 jour et demi ) nous partons a 6 personne est-ce vraiment plus galére pour les transport ( 2 taxi? ) et les prix ne flambe t-il pas trop?🙁 Fait-il vraiment meilleur temps en fevrier quand juin? ( période ou j'y étais les fois précedente) si vous connaissez de bon resto ou endroit a voir ( bar branché, ect...) sur chiang mai, bangkok, phuket? genre le bar de glace a samui... merci de vos réponse...😉
Hôtel Almond Smugglers Cove à Ste Lucie: qu'y a-t-il à faire aux alentours? English translation pending
by Fannyfoune · 2010-12-13 · 23 replies
Bonjour, nous envisageons de partir à Ste Lucie en mars. Quelqu'un connait il: Hôtel Almond Smugglers Cove?Ce qui m'intéresse pour le moment n'est pas forcément les avis sur l'hotel, mais plutot les choses à faire aux alentours. Y'a t' il une ville, un village, qq boutiques, des sites à visiter. Nous partons avant tt pour nous reposer, mais rester enfermés dans l'hotel, non merci!

Merci à tous, Fanny.
Bien préparer sa prochaine croisière English translation pending
by Alcati · 2010-12-03 · 209 replies
😉😉😉😉Bonsoir à vous tous,

Me voilà de retour dans une nouvelle discussion. Vous me manquiez et encore merci pour vos messages de soutien aux plus fidèles amis de ce forum.

Certes, le titre de cette discussion a été revu et corrigé afin de mentionner là tout ce qui peut-être utile pour préparer sa prochaine croisière.

Je vous suggère de parler de vos démarches concernant la réservation, cela permettra de nous faire apprécier ou pas les services rendus des différentes agences que ce soit par le net ou en directement en agence. De la préparation, de l'accès au port d'embarquement, de votre circuit, des escales, des excursions et de votre retour.

Vos textes, vos récits et photos seront bien venus car il ne faut pas oublier qu'il y a toujours des nouveaux sur ce site. Alors aidons les à faire le bon choix.

Les choix des compagnies, des navires, des circuits seront mentionnés ici afin d'en savoir plus sur les différentes prestations présentées et ressenties.

Il est évident que vos remarques dans cette discussions ne seront pas là pour obliger telle ou telle personne de s'orienter vers une compagnie suggérée mais pour simplement la découvrir. Chacun appréciera ou pourra poser la ou les questions utiles.

Merci à vous de lire vos commentaires à venir.

Cordialement à tous.

PS : je mentionne ici l'accès à toutes mes discussions sur ce forum au cas où :

voyageforum.com/v.f?do=resultats_recherche&search_user_username=ALCATI&first_post=1&

JC
Petit récit en direct d'une croisière sur le Costa Déliziosa English translation pending
by Jbvoile83 · 2010-10-23 · 60 replies
Un petit coucou sur le forum..............Nous sommes a Naples. Arrivé a 13h, petite balade dans la ville avec un peu de pluie.............c'est vraiment trés sale....🙁🙁🙁......Je crois que Casablanca est plus propre.......des tas d'ordures partout, ca pu....😕😕 Le bateau est trés sympa et surtout ca sent le neuf......Personnel trés gentil et la restauration est trés correct pour le moment............J'ai bien entendu raté le rendez vous VF, je suis arrivé 1/4h en retard a la réunion francophone.............😕😕 Mais je ne désespere pas........😛😛😛
Voyage de quinze jours au Japon entre filles English translation pending
by Elo357 · 2010-10-18 · 32 replies
Bonjour,

En fait je vous explique je souhaiterais partir au japon avec ma meilleure amie et on souhaiterais y rester 15 jours. Alors mon problème c'est que je ne connais pas grand chose dans l'organisation de voyage mais pour une fois je souhaiterais ne pas faire appel à une agence, car vous le savez comme moi ce sont des visites rapide et je souhaite profiter au maximum de tous ces jours.

Voilà le programme que j'ai commencé à élaborer :

2 villes à visiter maximum : tokyo et kyoto car je préfère faire 2 villes à fond que 6 villes et ne rien voir du tout à part les transports. Que pensez-vous déjà des 2 villes choisi ?

Pour le trajet entre ces 2 villes j'ai vu que le japon propose un JR pass pour pouvoir y aller en train. Est-ce que quelqu'un a déjà pris ce pass ? Si oui est-ce assez simple et dois-je le réserver avant de partir au japon ?

Pour l'hébergement j'avais prévu une auberge de jeunesse qui se nomme sakura hostel je crois. Est-ce que quelqu'un connais une auberge mieux ou quelqu'un qui a déjà été dans celle-ci et qui la trouvée très bien ?

Mon problème est de réserver quelque chose sur kyoto je souhaiterais un hôtel car après 1 semaine en auberge je pense qu'on aimerais bien être un peu tranquille !! Donc un hôtel ou un autre hébergement pas trop trop cher quand même mais avec un minimum de confort (s'il vous plaît pourriez vous me préciser les noms ou les coordonnées).

Pour ce qui est du transport on préfère le bus, mais je voulais savoir si les stations de métro ou de bus sont très faciles d'accès et si on peut aller visiter la ville sans problème car tokyo est j'imagine très très grand donc on ne voudrait pas non plus passer la journée dans les transports mais faire quand même 2 visites pas jour !!! et pas 4 heures de transport pour 1 visite !!! lol

Voilà mes principales questions, comme je suis débutante dans l'organisation n'hésitez pas à me dire si j'ai oublié des choses je suis à l'écoute !!! Et j'attends vos remarques sur mon début d'organisation.

PS : Pour l'avion on pense faire appel à une compagnie low cost (je crois que c'est comme ça que ça s'écrit). Et pour la nourriture on essaiera un peu tout sur place et en auberge il y a des cuisines.

Merci d'avance.

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