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Bangkok: télévision française, bar français, communauté française, foot et piscine? English translation pending
by Vandermars · 2010-08-15 · 36 replies
Bonjour,

Je viens d'arriver sur Bangkok (pour la 4ème fois) rejoindre ma tendre et douce...J'ai plusieurs questions à vous soumettre et en particulier ceux qui vivent en thailande ou y ont vécu un certain moment..:

Est il possible de s abonner au satellite pour recevoir l ensemble des chaines françaises (dont canal +) ? Sinon y a t il un quelconque moyen de les regarder. Je pense notamment à la ligue 1. Connaissez vous des bars "Français" qui retransmettent les matchs...(surtout L'OM ;) à Bangkok ? l espoir fait vivre...

Je suis un peu accro au foot et me demandais ou peut on y jouer à Bangkok ? Avec des farang (étranger) ou thai et bien entendu les 2 ;) En club ou loisir...ça peut être bien sympa. Je me rappel d'un match de foot à bali (ubud) il y a 10 ans, c'était mythique ! J'aimerai bien ressentir cette bonne sensation de nouveau ;)

Je recherche un piscine olympique, si possible dans le secteur de Bang Na à Bangkok, pouvez vous m éclairer ?

Voila, Je n'ai pas vraiment trouvé de post pour mes Questions diverses, variées et peut être un peu bizarre pour certains, donc j envoi ça en vrac dsl ;).

Merci à Vous

Vincent
S'installer dans quelle ville aux États-Unis? (pâtissier) English translation pending
by Ines94 · 2010-07-19 · 54 replies
salut tt le monde je souhaite m'installer aux usa mais je en sais pas encore sur quelle ville chercher j'ai 2 dîplomes de pâtisserie et il me faudrait une ville sympas où le côut de la vie n'es par exemple pas comme à NYC (hors de prix logement, école, nounou) sans oublier que j'ai une puce de 5 ans (pas les coins craignos svp) voilà merci de m'aider que je cible un peu plus mes recherche merci d'avance
Premier voyage à Cuba: le plus bel endroit et la meilleure période? English translation pending
by Beaupré · 2010-07-11 · 25 replies
Bonjour, Je suis une québécoise et j'aimerais connaìtre le plus bel endroit et aussi si fin novembre est un bon temps pour se rendre à Cuba?

Merci de tous vos conseils

Une québécoise
Hôtel Gran Riviera Princess English translation pending
by Bed67 · 2010-06-17 · 17 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple et nous quittons pour Riviera Maya au début juillet 2010 au Gran Riviera Princess.

C'est notre premier voyage au Mexique ! Punta cana était notre destination pref.

J'aimerais avoir des commentaires sur cet hôtel et les petits trucs à savoir avant de réserver notre chambre ? Ex quel bloc est préférable, les resto, les excurtions etc.

Merci à tous :-)

Martin 😉
Partir quinze jours à Madagascar au mois de novembre English translation pending
by Zoe4110 · 2010-05-23 · 25 replies
Nous projetons de partir pour 15 jours à Mada en Novembre. Nous connaissons deja Nosy Be, Tana bien sur et Sainte Marie. Pour notre prochain trip on souhaite faire la cote Ouest, les tsingys etc... ou alors descendre de Tana par la RN7 c'est ca? Que conseillez vous? Le but est de descendre vers Tulear que nous ne connaissons pas. Nous sommes des fans de Madagascar, recherchons de bons plans pour voir du pays, découvrir, rencontrer.

Merci d'avance pour vos conseils.
Travailler et vivre en Thaïlande English translation pending
by Lotus03 · 2010-05-20 · 132 replies
Bonjour,

Je suis de retour d'un voyage en Thailande et ça été le coup de foudre. Ma situation est la suivante: je suis infirmière Canadienne, travaillant en ce moment en Suisse et j'aimerais savoir s'il me serait possible d'aller travailler en Thailande (préférablement Koh Samui). Quelles sont les formalités, y a-t-il de l'emploi pour les infirmières et est-il possible d'y travailler si pour le moment je ne maitrise que l'anglais et le français?

Je crois que même si ce n'était pas comme infirmière, je serais prête à tenter un nouveau boulot si celui-ci est intéressant.

J'aimerais beaucoup avoir les témoignages des gens qui ont franchis ce pas et l'aide de ceux qui y sont déjà afin de savoir un peu comment m'y prendre.

Merci d'avance pour votre aide ou Kop Khun Ka 🙂
Voyage camping-car en Turquie en septembre-octobre 2010 English translation pending
by Claude66 · 2010-05-15 · 43 replies
Bonjour apres avoir remplacé notre voyage de printemps dans les Balkans par 6 semaines au Maroc nous nous préparons pour 7 semaines en Turquie. Je commence à lire tout ce qui est écrit sur le forum, mais j 'aimerais avoir des infos récentes, de voyageurs revenant de ce pays et éventuellement partager ce voyage avec d'autres . 1° Itinéraire: comment se rendre en Turquie: Ancone -Igoumenuista puis la route ? 2° Itinèraire: 6 semaines en Turquie : quel périple ? Quels sont les incontournables . 3° Camping ou camping car en liberté ? 4° Budget : côut de la vie, du gasoil, des campings ? 5° Gaz: deux bouteilles devraient suffire ! 6° Papiers/ Formalités / Passeport ? Etc, etc...
Riads ou hôtels à Marrakech et Essaouira? English translation pending
by Ssteff · 2010-05-15 · 33 replies
Bonjour, J'emmene ma maman de 63 ans qui n'a jamais voyagé en septembre pour une semaine a marrakech et essaouira. Notre budget sera léger (- de 50 euros par nuit en chambre double 2 lits), mais j'amerai avoir des endroits un minimum typiques, propres, pas trop bruyant, convivial et dans la médina, où elle ne risque pas de se perdre 😄 si nous nous séparons un peu... Vos propositions sont les bienvenues... Merci à vous
Deux semaines dans la région de Kyoto: quel pass prendre? English translation pending
by Sylvsteph · 2010-05-14 · 45 replies
Avec mon ami, nous commençons à prévoir un voyage au Japon, très à l'avance vu ce qu'on entend dire sur les prix des hébergements et transports, on risque d'en avoir pour quelques années à mettre de côté le budget. Nous pensons passer 2 semaines à kyoto et prendre un pass pour les transports mais en alternant journées de visites à pied de Kyoto et journées de visite à l'extérieur (Nara, Osaka...), donc en utilisant le pass un jour sur 2 ou 2 jours sur 3 à peu près. Quel pass prendre? Les deux dernières semaines de novembre ou la dernière semaine de novembre + la première de décembre, pour les arbres couleurs rouge et rouille, est-ce de bonnes périodes? Quels vêtements prévoir? Nous aimerions avoir une chambre pour 2 si possible et rester dans la même durant tout le séjour, quels seraient les hôtels ou auberges les moins chers dans Kyoto? Merci d'avance Sylvie
Egypte, du désert aux berges du Nil English translation pending
by Grisemote · 2010-04-29 · 27 replies
15 jours en février 2010, hors des sentiers battus en Egypte

La version complète avec toutes les photos se trouve ici:
http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home

Préparation du voyage :

Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)

- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)

Texte et photos : Gilles et Sylvie

1er jour

Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !

L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.

Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.

Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.

L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)

2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !

A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.

Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …



Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.



Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.

Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.

3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.



L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.

4ème jour



Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.



De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.



Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.

5ème jour



Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).

Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !



Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.



Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…

6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.



A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….

7ème jour

Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com

Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.

Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.

Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !

8 ème jour



Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.



Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !



La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !

9 ème jour

Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.



Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …

Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…

Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !



Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !

De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!

10 ème jour



Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.

Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !

11 ème jour

Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.

Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.



A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?



Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .

12 ème jour

C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/

Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr



Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.



Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.



Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)

Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.

Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !



Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).

13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?

Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !



On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.



Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.

Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !

Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !

Divers liens qui peuvent être utiles :

Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr

Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/

Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)

Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu

Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
Voyage dans l'Ouest américain: combien de temps pour chaque parc? English translation pending
by Petitbanjo · 2010-04-25 · 29 replies
nous sommes en train de préparer notre voyage dans l'ouest américain en nous aidant des circuits proposés par les différents tour operators et souvent on voit en une journée beaucoup de km d'une étape à une autre et une visite de parc en partant le matin ou en arrivant dans l'après-midi !!! on se demandait donc combien de temps était nécessaire selon vous pour visiter les parcs suivants pour ceux que vous connaissez : Joshua Tree Grand Canyon Canyon de Chelly Antelope Canyon Monument Valley Arches Canyonlands Lake Powell Capitol Reef Mesa Verde Bryce Canyon Vallée du Feu Zion Death Valley Mammoth Lakes Yosemite Sequoïa

merci à vous !
Où vivre sans argent? English translation pending
by Bonzaille · 2010-03-29 · 155 replies
Bonjour, je voudrais savoir si il y a une place sur terre ou l'on peut rentrer dans une tribu et y vivre de chasse de peche de cuiellette ou juste d, échange de service, je veux retrouver ma place dans l'univers et dans le plan divin et ne plus avoir a me soucier de l'argent, du matériel, de la hâte, de l'envi, du pouvoir et tout cela :) je suis une jeune femme de 22 ans et j'ai la volonté de lumière, je suis amour. Mais ou donc trouver de tels gens? Merci!!
Comptes rendus de croisières 2010 des membres de VoyageForum English translation pending
by Ide19 · 2010-02-24 · 118 replies
Bonjour à tous,

suite à mon petit sondage, je vais lancer ce post pour répertorier les comptes rendus des membres VF de retour de leur croisière; l'idée étant de faciliter les recherches aussi bien sur les bateaux que sur les futures destinations.

Le Classement des C/R se fera par bateau; je sais que certains préféreront un classement par destinations mais je ne peux pas tout faire et si une bonne volonté veut faire un tri par destination pas de problème, je ferai comme avec titi77130 un partage des nouveaux inscrits.

Je ferai une première mise à jour à la fin de la semaine 9 puis toutes les 2 semaines. Entre temps, tous ceux qui voudront que leur C/R soit visible sur le listing me laisseront le lien de leur C/R sur ce post.

Le classement étant fait par bateau, veuillez me laisser dans le post le nom du bateau; cela m'évitera d'avoir à ouvrir chaque lien pour déterminer le bateau.

Je vous laisse ci dessous les liens que j'ai déjà répertorié depuis le début de l'année donc pour les foromeurs concernés pas besoin de se réinscrire.

En espérant que cette initiative trouve à vos yeux quelque intérêt.

Bonne journée à tous!!

Liste des C/R :



Liberty

C/R moniquem



Fortuna

C/R Francine2203

Marina

C/R fmartin

Mediterranea

C/R stepholi C/R yaya71 C/R Navinic C/R JETLI C/R Friquette07 C/R JGFrance C/R MagetLo80

Pacifica

C/R Cocodat C/R crisil C/R annabellecar C/R Voyageuses71

Serena

C/R lamy09dada C/R Cormier06



Splendida

C/R Fiora



Adventure OTS

C/R Filament C/R buny

Oasis OTS

C/R sylmar36

Serenade OTS

C/R JoelleStGenis C/R hibou5 C/R lortee



Pacific Dream

C/R coquelicot13 C/R frangui C/R fenouil
Société TLS Contact pour l'obtention des visas thaïlandais English translation pending
by Pascman · 2010-02-21 · 36 replies
depuis le 1er fevrier 2010 pour qu un thailandais puisse avoir un visa pour venir en france , il doit se presenter a une societe privee qui s occupe de tout.

Depuis plusieurs mois, l ambassade de france avait fait un appel d offre pour qu une societe privee s occupe de recevoir les demandeurs de visas et controle les differents papiers necessaires pour venir en france.

Apres une premiere experience, voici mes impressions.

Bonnes: - On peut changer facilement de date en appelant - On a facilement une personne au tel - Sur place les personnes sont souriants - 3 jours pour avoir la reponse a la demande de visa ( 7 jours avant ) - Ils vous previennent par SMS pour venir chercher votre passeport avec la bonne ou mauvaise nouvelle - vous avez un suivi par internet ou se trouve votre dossier

Moins bonnes : - Au tel les personnes ne parlent pas francais. Dommage pour une societe qui travaille avec l l ambassade de france et les francais. - Le conseiller qui vous recoit ne parle pas le francais sauf la chef de tous les conseillers - On nous a recu avec 30 minutes de retard ( mais escuse a la fin de l entretien pour ce retard) - 1000 bath de plus pour le service

Au debut j etais tres en colere de ce changement et le besoin de dedourser encore plus d argent. Mais j avoue que nous avons ete content du service de la societe TLS contact
Carnet pratique Égypte English translation pending
by Chouhibou · 2010-01-24 · 37 replies
Bonjour,

De retour d'un voyage de 3 petites semaines en Egypte, voici quelques infos qui pourront peut être servir à d'autres. D'abord nous et notre façon de voyager: nous sommes un couple franco-belge. Nous voyageons en "routard": sac à dos (9 et 11 kg pour ce voyage), petits hotels simples ou logement chez l'habitant, parfois limites, et puis de temps en temps on se fait plaisir. Nous goutons à la cuisine locale en prenant tout de même un minimum de précautions. Il n'est pas rare que nous ne fassions qu'un vrai repas par jour. Nous voyageons en bus ou train de préférence, il nous arrive d'utiliser des vols intérieurs (mais en l'occurrence pas en Egypte). Nous comprenons tout à fait que certains n'aient pas d'autres choix que de visiter un pays via une agence ou un groupe organisé, mais ça n'est pas trop notre truc. Nous avons l'impression de voyager au plus près de la population locale (sans être dupes, ça n'est évidemment pas en 3 semaines, ni même en 3 mois, que nous devenons experts des conditions de vie d'une population étrangère). Cela n'est cependant pas toujours la solution idéale car nous aimerions parfois avoir l'appui d'un guide pour approfondir (ce qui, en Egypte, est toutefois possible puisque des guides offrent leurs services à l'entrée des sites – sans gage de qualité). Bref, on part du principe que la solution idéale n'existe pas et que celle là -la méthode routard- nous paraît la moins mauvaise. Nous sommes partis le 29 décembre 2009 pour un retour le samedi 16 janvier 2010. Nous avons voyagé avec le Lonely planet (qu'on préfère en général au routard mais qui, pour son édition 2009, a malheureusement présenté davantage d'erreurs que d'habitude, signifiant un manque flagrant de mise à jour) ainsi qu'avec le guide vert Michelin, très apprécié pour son apport culturel détaillé. Coté transport nous avons choisi la SWISSAIR pour un Bruxelles-Zurich-Le Caire et retour, le moins cher à ces dates (315 euros/personne, A-R). Les prix changeant tout le temps, il est conseillé de fouiller un peu sur le net via un comparateur. En Egypte: Ce qui nous a vraiment plu:En premier lieu, le comportement des Egyptiens, leur gentillesse. J'ai une relative expérience en voyages autour du globe et je peux affirmer que je n'ai jamais eu autant de discussions sympas avec les autochtones qu'en Egypte. Certains vous diront qu'ils ont toujours quelque chose à vendre (qu'il y a donc un calcul derrière). C'est souvent vrai, mais pas toujours, loin de là. Et puis, quand une transaction a été conclue on peut discuter très librement avec son interlocuteur. Les Egyptiens plaisantent beaucoup et nous n'en avons jamais croisé d'agressifs. Ils sont nombreux à parler anglais, ou à en avoir au moins quelques notions, cela facilite évidemment les échanges. Ce qui facilite aussi beaucoup les échanges, c'est évidemment le marchandage. A peu près tout se marchande (mais pas: les billets de transports type train/bus/avion, les médocs, les prix affichés - et encore.... il existe souvent une carte « touristes » et une carte « locaux » dans les restos - les visites dans les monuments nationaux où il existe une billeterie nationale, heu...ça doit être à peu près tout ! ). Certains peuvent voir dans le marchandage une bonne occasion de se faire arnaquer. Oui, peut être. Nous y voyons plutôt l'occasion d'un échange. Ca a été souvent l'occasion de blaguer avec les égyptiens. Il ne faut pas hésiter à leur montrer qu'on sait qu'ils essaient de nous avoir. En ce qui nous concerne, ca s'est toujours terminé par des sourires des 2 cotés quelle que soit l'issue du marchandage. Et puis clairement, on n'est jamais obligés d'acheter, même si les vendeurs sont parfois TRES insistants (particulièrement dans les souks à touristes). Les Egyptiens restent toujours courtois (attention toutefois: quand vous avez « conclu » un marché, ne jamais revenir dessus après coup, ça ils n'aiment pas – et nous non plus! - ils fonctionnent davantage qu'en Occident sur des contrats oraux. La seule vraie arnaque qu'on ait eue à subir: un taxi qui nous annonce un prix puis à l'arrivée qui nous dit que c'était le prix par personne. Je vous conseille de faire préciser que le prix s'entent bien (twenty pounds ? Together ?) pour tous les passagers AVANT le début de la course, car c'est une arnaque assez classique là-bas. le coté « sécure » du pays: vous serez beaucoup plus en sécurité en Egypte que n'importe où en Europe, si si. Nous avons pourtant traîné nos bottes dans certains quartiers très pauvres. Le fait qu'on puisse facilement échapper aux flots de touristes dès qu'on s'écarte un peu des sites les plus connus (mais cependant incontournables). Le climat en janvier. Doux comme on l'aime (20 à 25 degrés et parfois plus en mileu de journée). On s'est souvent félicités de ne pas avoir choisi de partir en été où ça doit être infernal. Il fait un peu frais au petit matin ou en soirée (une petite laine polaire fait du bien mais on l'enlève vite), mais c'est très supportable. Les prix. Sur place nous avons dépensé 30 Euros/jour/personne. Sans nous priver. (including tout: Hotels, restos, visites, petits pots en terrasses, backchichs, transports internes...). En janvier 2010, 1Euro= 7.80 Livres Egyptiennes (LE). Une grande bouteille d'eau entre 2, 5 et 5 LE (à marchander sauf face aux sites touristiques). Un awa (café) entre 2 et 5, souvent 4 LE. Un chaï (thé) vaut souvent 2 à 4, parfois plus (à marchander), pareil pour le Karkadé (fleur d'hibiscus en tisane). Un falafel (petit sandwich 'achement bon) de 2 à 4 LE. Un limoun (jus de citron frais, bonjour la turista mais c'est tellement bon) 4 à 5 LE. On a souvent réussi à manger à notre faim pour l'équivalent de 3 euros, mais parfois moins (moins de 2Euros pour 2 repas avec 2 boissons c'est notre record au Caire). Les monuments en général: Il y a en Egypte de pures merveilles. On les a vues 100 fois dans les livres et pourtant...putain ça jette un max !!!! Ce qu'on n'a pas aimé:A quelques endroits (les souks touristiques, les berges du Nil à Louxor et Assouan) le « harcèlement ». Les backchichs demandés par les flics (!) ou les enfants, un contrôleur de train... Nous avons accepté de donner uniquement lorsqu'un service était réellement rendu. Cela augure mal de la corruption qu'on sent présente partout. On peut également se demander où va l'argent laissé par les touristes. Car les accès aux sites sont relativement chers alors que les abords ou les villes qui les proposent sont clairement laissés souvent à l'abandon. Les hotels très bruyants parfois (au Caire évitez les chambres sur les avenues, à Assouan les chambres avec la belle vue sur le Nil mais aussi sur le tintamare de la corniche. Le double vitrage, ils ne connaissent pas) La circulation au Caire. Démentiel. Louer une voiture là-bas, c'est suicidaire. Traverser à pieds une avenue du Caire est extrêmement sportif également. Il y a une technique a acquérir mais au début très déroutant...et dangereux. L'appel à la prière à 5h du mat' quand on a malencontreusement choisi un hotel situé à 30 mètres d'une mosquée...Zen...restons zen.... Ce que j'ai détesté: La tour du Movenpick à Assouan. Juste honteux. Notre voyage : Le Caire – Siwa – Le Caire – Louxor – Assouan – Le Caire par site: - SIWA, désert lybique. On a adoré. Bus de nuit LC-Siwa 60LE. Frigorifique. Les fauteuils sont limites pour la nuit; on dort pas beaucoup. Arrivée à 06h00. Hotel: siwa safari paradise, réservé depuis l'Europe. On déconseille car rapport qualité/prix minable (40Euros/nuit c'est très cher et ça ne les vaut pas). En pleine saison, on aurait pu ne pas réserver, il y avait de la place un peu partout. Cet hotel est un de nos rares regrets. On a aimé Abdu restaurant (repas 48 LE pour 2...soit 6 euros !). Un autre également dans la citadelle effondrée (repas réveillon 93 LE pour 2 avec 4 boissons). Location vélo (20LE/vélo), très chouette ballade à la source fatnas, un de mes endroits préférés en Egypte. Marché très authentique. Gens très sympas. Malheureusement les femmes restent parquées à la maison. Quand elles sortent (rarement) elles sont entièrement voilées. Excursion en 4X4 dans le désert de sable (réservée via Abdu restaurant). Génial (100 LE/pers + 40 LE de permis), coucher de soleil en prime. Peu de touristes.Louxor. Les temples, les tombes...rien que de la démesure et du merveilleux LC-Louxor en train de nuit 1ere classe. Très correct, les fauteuils se penchent bien, on peut dormir. Beaucoup moins cher que les couchettes (mais je n'ai pas noté les prix) On logeait sur la rive occidentale, plus calme. Hotel avec terrasse vue sur le Nil 150 LE/nuit (donc moins de 20 euros) pour 2 petit dej' compris. Ca n'est pas le moins cher mais c'était très propre. Patron et employés sympas. Le ferry entre les deux rives vaut 1LE le trajet. Visites Louxor (50LE) en soirée, Karnak (65 LE) sont incoutournables mais très fréquentées par les bus de touristes. Beaucoup moins de monde dans les vallées des rois (65LE pour 3 tombes), des reines et les tombes des nobles. Attention nombreuses tombes de rois fermées, dont semble-t-il les plus intéressantes (mais à faire quand même). L'état de conservation et la beauté des peintures est incroyable. (accès par taxi 80LE pour l'après-midi et plusieurs trajets entre les sites mais sur ce coup là on a mal marchandé). Le temple d'Hatchepsout (35LE) m'a un peu déçu, mais j'ai beaucoup aimé Medinet Habou (Ramsès III). Au resto Toutankhamon (rive ouest), notre meilleur repas en Egypte. On a également très bien mangé, au bord du Nil, au Ali Baba resto (65 LE pour 2) tout près du Toutankhamon. On a adoré les petites terrasses de la rive ouest dans la rue principale. Ca respire pas le frais mais les gens sont très sympas, beaucoup de petits contacts (et aucun touriste pour client). Le souk de Louxor est touristique, laissez tomber. C'est à Louxor qu'on a été le plus harcelés, faut faire avec, parfois c'est pénible. Assouan, on aime aussi: On a pris le train entre Louxor et Assouan, la seconde classe reste correcte (il paraît que la 3ème est immonde, c'est déjà le cas des toilettes en 1ère). 1er hotel sur la corniche TRES bruyant, ils le sont tous (60 LE pour 2) devant le Nil. On a changé pour le « Al Amir », en 2eme ligne donc moins bruyant, grande chambre propre et tout de même vue sur le Nil (165 LE pour 2 donc 20 Euros). Dommage pas de terrasse, gros coup de cafard dans la salle de resto pour le petit dèj qui mérite un rafraîchissement. Chouettes ruines sur l'île Elephantine (ferry public 1, 5 LE). Le ferry qui va (et revient) au Movenpick est gratuit quand on fait croire qu'on loge à l'hotel ( les chambres sont à plus de 300 dollars pile poil dans notre budget ah ah ah ). Allez à la nubian house Baba dool, derrière le Movenpick, sur Eléphantine. C'est trooop bon de glander sur cette terrasse, face au Nil et aux felouques (repas un peu cher mais on aurait du marchander avant et puis on peut se contenter de boire un verre). Il y a une autre Nubian house, beaucoup plus loin, renseigné sur le Lonely. Accueil déplorable, cher, mais c'est la plus belle terrasse de toute l'Egypte !! On a fait ça en rentrant de Philae. Ensuite on rejoint Assouan à pied par des quartiers nubians assez pauvres (mais sécures c'est sûr). Le Restau Panorama est un des seuls à ne pas avoir de....panorama ! (un bateau de croisière se gare souvent devant la terrasse). On y mange très correctement et un des serveurs est très sympa (il vous accueille avec un « ça farte ou ça gaze ? » en français). 1H30 en felouque nous a couté 75 LE, c'est un très chouette moment que nous vous conseillons. La visite de Philae (50 LE) est sympa. On a payé 20LE par pers la barque pour y aller, trajet partagé avec un allemand pour diminuer les frais. Le taxi nous a pris 50 LE pour l'AR avec 2 heures sur place. Devant la gare, un resto fait de bonnes pizzas pour 30 LE. Train 1ere classe de nuit départ 20 heures pour Louxor (165 LE/pax) Le Caire. On ne pensait pas pouvoir aimer un ville autant polluée et bruyante. Ben si... Le musée égyptien est à faire absolument avec en apothéose le trésor de Toutankhamon. Nous avons fait le souk. Il faut absolument s'écarter des rues touristiques et se perdre dans les ruelles crasseuses. Un autre souk très chouette (avec toute une rue réservée au marché à poissons) à Sayyida zeinab, autour d'une mosquée. Très chouette et garanti zéro touriste. Attention mosquées fermées à la visite le vendredi matin. Bouchez-vous aussi les oreilles ce jour là, chez eux c'est dimanche, bonjour la cacophonie des muezzins. La mosquée Al Azhar est à voir. Les pyramides sont grandioses. Beaucoup de touristes mais c'est un passage obligé. A l'intérieur de la grande pyramide nous n'étions que nous 2 !! (les touristes en bus n'y vont pas beaucoup, c'est un peu cher - 100 LE juste l'intérieur - mais franchement c'est quand la prochaine fois que vous allez vous retrouver tout seul avec votre amoureuse à l'intérieur d'une grande pyramide qui a 3000 ans ?)(à ce propos le saviez-vous ? Il s'est passé plus de temps entre les 1ers pharaons et les derniers qu'entre les derniers pharaons et nous !!!!). On a passé une grosse matinée sur ce site sans voir le temps passer. Coté hôtel on vous conseille l'hôtel Luna 180LE pour 2, en plein centre. Ne prenez pas une chambre sur l'avenue, insomnie assurée, chambres plus calmes à l'arrière. Le pensio Roma est moins agréable mais aussi moins cher. Un taxi nous a pris 65 LE pour aller du centre à l'aéroport, doit y avoir moyen d'avoir ça moins cher (à l'aller dans un bus local tout pourri, on a payé... 4LE pour 2 !!). Enfin, Il y a une consigne à bagages pratique à la gare Ramsès.

L'Egypte.... allez-y !
Itinéraire pour deux semaines au Nicaragua? English translation pending
by Er83400 · 2010-01-21 · 14 replies
salut a tous

nous passons en ce moment 2 mois au costa rica et nous envisagons de passer 2 semaines de notre sejour au nicaragua , plutot dans le sud pour eviter de trop longs trajets car nous sommes en bus (et petit budget)

avez vous des avis d itineraire?

Sinon est ce que ca vaut vraiment le detour d aller au panama qqes jours?

merci a tous
Carnet de voyage sur un mois au Pérou en été 2009 English translation pending
by Amarion · 2009-11-15 · 13 replies
Bonjour à tous, 3 mois après le retour, voici enfin un carnet de voyage de notre ballade au Pérou du 16/07/09 au 13/08/09. Je tenais à le faire pour rendre la pareille à voyageforum et à toutes les personnes qui, par le biais de leurs réponses, ont participé à l'élaboration de notre voyage. En espérant qu'il serve aux lecteurs, bonne lecture. Adrien
La Thaïlande en vingt-quatre jours English translation pending
by Tyris · 2009-10-09 · 22 replies
Du 15 septembre au 7 octobre, saison des pluiesAyutata 2 nuits :A peine arrivés, nous prennons un bus pour la gare afin de nous rendre à Ayutaya. Inutile de dire que nous arrivons épuisés. Nous trouvons une chambre au Baan Lotus, conseillé par le Lonely Planet LP. La vue sur la mare recouverte de népuphar, la gérante qui n'a plus toute sa tête et nous demande à chaque fois qu'elle nous croise si on veut une chambre, et le coin un peu paisible nous plaisent de suite. Juste à coté, il y a un bar sympa où nous ne croisons que des habitués thaï, qui laissent là leur bouteille de whisky avec leur nom sur l'étagère. Le lendemain, nous louons un vélo et décidons de visiter les temples à pied. Entre le manque de sommeil et le décalage, nous n'avons pas vraiment envie de faire l'intégralité de la ville pour tout trouver, et nous sommes déçus par le prix d'entrée de chaque monument. La nuit, une flopée, que dis-je, une armée d'insectes semble frotter ses menbibules dans un son assourdissant. Avec le ciel couvert, en un rien de temps j'attrape un des plus gros coup de soleil jamais eu, celà me servira de leçon pour la suite du voyage. Nous repartons 2 nuits plus tard en train, pour Phitsanulok. Phitsanulok 3 nuits :Nous avons prévu de ne rester qu'une nuit, pour faire une étape vers Sukhothai. A peine arrivés, nous trouvons la ville peu agréable, et nous nous dirigons vers la rivière pour trouver une chambre dans une petite rue (London Hotel, toujours recommandé par le LP, 150 baths la nuit). A ce prix là, (ce sera la seule chambre en dessous de 250 baths que nous ferons) je dois dire que c'est loin d'etre feng shui : salle de bain commune qui sent la pisse et salle, oreillers en plastic dur qui me laisseront une marque sur le visage pendant plusieurs jours, personnel qui nous ignore totalement... Mais bon, nous partons nous renseigner pour les bus, à la gare routière, qui n'est pas tout à coté. Au passage, nous croisons un couple de thai dans leur pickup qui nous vois marcher dans la rue et nous propose de nous y déposer gratuitement, pour nous rendre service. Ils avaient l'air tout content de nous aider. Et nous aussi. Nous leur faisons plein de signes et de merci en partant, apprennons que pour les bus ordinaires nous ne pouvons pas acheter a l'avance, puis nous rentrons à pied. Sur le chemin du retour, nous arrivons au night bazar, qui est vraiment sympa, où nous mangeons le bord de la rivière les fameux liserons d'eau, ou "flying vegetables" qui donnent lieu à un spectacle chaque soir. Vers minuit, je me réveille avec une douleur en allant aux toilettes qui ne part pas. Deux heures et 2 litres d'eau et 20 pauses pipi plus tard en fiasant bien chier tout le monde, je n'arrive toujours pas à dormir et nous décidons d'aller aux urgences de nuit de Phitsanulok, à pied, en zigzaguant entre les cafards dans la rue. Nous trouvons l'intégralité du service endormit, et qui s'active à notre arrivée. Me voila entourée de 3 infirmières, d'un médecin, d'une interne etc... La majorité ne parlent pas anglais, mais je finis par expliquer que je fais une infection urinaire. Après une piqure anti douleur, des antibiotiques pour 5 jours (photo sensibiliants... pas glop) et des médicaments contre les spasmes, le personnel insiste pour nous faire raccompagner en ambulance, en précisant 5 fois que c'est un service gratuit, meme si nous dormons à 10 minutes à pied de là. La docteur, autoritaire, ne nous laisse guère la possibilité de refuser. Nous retournons donc avec chauffeur à notre chambre. L'intégralité ne nous aura couté que 500 baths ! La docteur en partant nous recommande de ne pas trop voyager le temps de s'assurer que les antibiotiques feront bien leur effet. Et nous voilà donc pour 2 nuits supplémentaires dans cette ville, pour rester prudent. Le lendemain, après avoir quité notre guest house sans regrets pour Bon Bon guest house (nickel, sympa, propre, et bon marché) nous galérons quelques heures à la recherche d'un cyber café : il n'y en a quasiment aucun dans la ville au centre, et ils sont tous pris s'assaut par les jeunes thai, qui semble avoir attrapé le virus du jeu en ligne. Nous allons tout de meme visiter l'un des plus beaux boudha de thailande, au Wat Phra Sri Rattana Mahathat. Nous papotons aussi un peu avec le gérant qui nous apprends quelques mots de base en thai pour expliquer que nous ne voulons pas de viande (may kin nuaa) ni de poisson (may kin plaa), et on apprends à dire en thai le fameux plat de liserons d'eau à la sauce d'huite et à l'ail (pak bung). Il s'amuse comme un fou à nous voir eccorcher sa langue, et nous apprends à faire une déclaration d'amour (pom lak kun mar mars), en nous expliquant qu'on doit se tenir la main, et qu'on peut se faire un bisou sur la joue à la fin, tout en détournant pudiquement la tête à ce moment, en rigolant avec sa femme. Au final, cette ville est plus agréable qu'il n'y parrait, même s'il n'y a pas grand chose à y faire. On sent qu'ici peu de touristes passent, et que les thaï ne sont pas blasés par les farang. Des sourires de partout, des coucou, la vendeuse de jus de fruit qui essaye désespéremment de nous apprendre à compter en thaï... C'est plutot agréable et léger. Une thai, nous voyant fouiller dans le guide, nous approche avec un gentil "do you near hear ?". Nous mettons quelques secondes à comprendre qu'elle nous propose de l'aide. Globalement, la communication en anglais est déjà un peu plus difficile qu'à Ayutaya ici. Pour le moment la "mousson" nous épargne : il ne pleut que la nuit et c'est tant mieux. Je ressens le besoin d'avoir le "regard" d'un local ou d'un expat, car je me sens relativement blasée par les conseils du guide, et partir comme ça au pif ne donne pas que des choses intéressantes. Nous décidons donc de rejoindre Olivier à Loei, rencontré ici sur Voyage forum (alias thaiissan).Loei 2 nuits :Après environ 4h30 de bus, nous arrivons dans la ville de Loei, Issan, où après avoir vite fait le tour, nous sommes plus que blasés. Pas de sourire, des regards "louches", rien à voir... Nous prennons une chambre au Royal Inn (conseil LP), par chère du tout et parfaite... jusqu'au soir. En effet, arrivé vers 20h, le "restaurant" de l'hotel mets la sono à fond. Nous essayons de trouver un coin pour manger dans une de ces "clean food street" que l'on croisera dans plusieurs villes. Mais dès que nous expliquons que nous ne mangeons pas de viande, on nous envoie au restaurant à touriste du coin. Déçus, nous envoyons rapidement un message à Olivier pour lui donner le nom de l'hotel et nous patrons manger quelque part. Olivier nous rejoint quelques temps plus tard et nous faisons sa connaissance. Notre hotel le faire sourire car il s'agit de la rue "chaude" de la ville (ce que le guide oublie de mentionner). Nous nous mettons d'accord pour nous retrouver demain pour une balade dans la région et nous rentrons. De 10h à 2h du matin, impossible de dormir. Nous avons croisé quelques prostituées, qui semblent venir à cet hotel pour "travailler" : entre le karaoké, la télé à fond, et les talons aiguilles qui montent et descendent toute la nuit, puis les douches des clients, nous n'en pouvons plus. Je finis par perdre mon calme et expliquer à l'accueil que je n'en peux plus et que je ne trouve pas normal que les clients ne puissent pas dormir. Les prostitués se font chasser en faisant la tête, et une heure plus tard le calme revient. Une nuit vraiment merdique. Le lendemain, Olivier nous récupère. Sa femme, thai, a appris que nous avons dormis dans cet hotel et est en "colère" que nous soyons restés dans un endroit comme ça : elle insiste pour que nous soyons hébergés chez eux, car ils ont un bungalow vide à coté du leur. Olivier vient de découvrir un temple en haut d'environ 300 marches, paumé au milieu de nulle part, et aimerait profiter de notre présence pour le visiter. A notre arrivée, une agréable surprise nous attends : nous sommes complètement seuls ici, et en bas du temple des dizaines de petits singes vivent. Une jeune fille thai en scooter nous a vue et nous a suivit. Elle porte avec elle des morceaux de maïs pour les singes. Nous lui achetons quelques morceaux de maïs et voila des tonnes de singes qui rappliquent vers nous en courant, certains portant leur petit sous le ventre. Ils sont peureux mais pas du tout agressifs. On tend la main, et ils viennent prendre la nouriture avec leur pate, posant la leur sur notre main, ou parfois se tenant à notre pantalon. Certains essayent de nous amadouer à coup de sourire, d'autre plus nerveux crient pour attirer notre attention. C'est un moment magique. Le temple, connu uniquement par quelques thais, est dans une grotte perchée, et un local vient nous ouvrir (après qu'une bonne quantité de singes nous aie suivit pendant toute la montée). Olivier nous parle de plein de choses, nous explique comment "saluer" un boudha pour lui porter respect et nous repartons en voiture. Cette fois-ci, nous arrivons à un autre temple dans une grotte paumé, mais remplit de chauves souris. Ensuite, nous partons manger dans le petit village où il vit. Sa femme, adorable, nous a écrit la nuit précédente une feuille avec des plats, écrits en thai, sans viande ou demandant d'enlever la viande. Nous voilà parrés pour les futures villes où les gens ne parleront pas anglais. Ensuite l'après midi nous visitons les paysages autour de Loei, qui sont à couper le souffle, et remontons doucement vers Pak chom, pour longer le mekong (où en chemin nous trouvons un temple avec à coté des "statues" étranges en forme de pénis) jusqu'à Chiang Khan au coucher du soleil magnifique qui nous y attends. Des locaux nous proposent de tester leur alcool maison, et des jeunes nous demandent de les prendre en photo avec nous. Olivier nous explique les projets qu'il a pour aider sa famille, permettre à certaines veuves d'etre à l'abris du besoin, ou permettre à son cousin handicapé d'avoir une petite rente. J'aime beaucoup son approche, et ce qu'il fait pour sa famille thai. Je trouve qu'il a plein d'idées intéressantes, et nous espérons vivement que ses projets vont marcher très bientot. La journée que nous avons passée est géniale, et il envisage bientôt de la proposer comme activité dans la région, pour les touristes. C'était une journée très nature, et très simple, bien loin des sentiers batus. Le lendemain, après avoir passé une super nuit dans le bungalow d'Olivier, mais blasés par la pluie, nous décidont d'aller tout de même à Sukhothai, sans passer par la case Phitsanulok cette fois ci. Nous avons passé une journée géniale, et nous avons appris plein de choses sur la culture thailandaise au passage. Malgré notre demande fréquente de défrayer Olivier, celui-ci refuse obstinément notre argent. Nous avons juste regrété ne pas avoir pu connaitre sa femme, qui bossait bien loin de là pendant la semaine. Sukhothai 2 nuitsArrivés à 21h, nous arrivons au Baan Thai, tenu par une famille souriante et sympatique. Nous visitons la vieille ville le lendemain en vélo, un vrai bonheur : la balade ombragée fait du bien avec la chaleur, les jardins sont superbes, il n'y a pas trop de monde, et nous nous y posons toute la matinée. L'après midi, sur les conseils d'une des filles de la guest house, nous testons un vrai massage thai. Les femmes commencent par une prière, et ensuite c'est partit pour 1h30 de torture. Je dois dire que pas un seul moment n'est agréable, mais la masseuse arrive à débloquer des vertèbres que notre kiné n'arrive pas à débloquer en temps normal chez mon homme. Au final, son nerf sciatique va beaucoup mieux, c'était donc un "mal nécessaire". La nouvelle ville en revanche n'a aucun charme. Chiang Mai 4 nuitsNous avons décidé d'aller dans la guest house de Manu et Ludovic, Bungalows Guest house. Elle est tenue par 2 frères français installés dans le pays depuis plusieurs années. Manu, ex légionaire, est un sacré personnage, mais connais beaucoup de choses et en parle avec passion. Noius avons eu du bol d'arriver au bon moment, car le mois de septembre est pour eux en général l'occasion de partir trouver de nouvelles activités à proposer à leurs hôtes (ils revennaient du Laos). Nous voulions lui acheter quelques livres sur la thailande, qu'il a écrit, mais nous avons zappé au dernier moment. Leurs lits, avec celui d'Olivier, seront les plus confortables de notre voyage. Il y a meme une piscine, ce qui ne gache rien. La ville en elle même est ecoeurante : les rues ne sont que des guest house, massage, agances de voyage, à répétition de partout. Manu et Ludovic organisent de nombreuses excurtions un peu hors sentier battus, a à peine quelques kilomètres de la ville, et nous avions vraiment voulu tester la journée avec les éléphants. Ils ont organisé cette journée, car en général dans la région, on trouve 2 types d'activité avec les éléphant : demi journée touriste, où si l'on a vraiment pas de chance on verra les pachidermes jouer au foot (!!!) ou alors camps de travail où l'on vient réparer des clotures et aider. Cette journée qu'il organise est très différente car on passe une journée entière avec son éléphant, on le lave, lui fait prendre son bain de boue, et il s'agit d'un camp de préservation. Nous avons remarqué que les thais prennaient vraiment soin des éléphants. L'une était en gestation, à quelques kolimètres isolée, et suivit en permanence par un thai qui s'occupe d'elle. Après avoir appris à diriger l'éléphant en lui parlant une langue spécifique, nous les lavons, les promenons, puis finissons tous dans une boue tellement profonde qu'il faut ramper pour en sortir (et qui ne nous rendra pas pour autant la peau plus douce 😉). Nous plantons quelques cannes à sucre pour "l'avenir" et finissons par une prière aux éléphants. Une journée épuisante et magique.

Le lendemain, nous "louons" le taxi de la guest house 700 baths à partager entre 6 personnes pour l'après midi, afin de visiter les temples de la ville (avec d'étranges moines en cire très réalistes, et d'autres où sont affichés les boudhas qui correspondent à chaque jour de la semaine, chaque thai choisissant en fonction du jour où il est né, pour faire son offrande, et où des thai déposent des feuilles d'or sur un boudha), plus un village qui rassemble presque 30 ruines et temples (dont la majorité ne sont pas intéressants, et où il est "obligatoire" de cirucluer en cariole tirée par des chevaux, concept que nous n'avons pas vraiment aimé). Le jour d'après, nous prennons la journée 4x4, qui nous fait visiter le temple perché sur la montagne (Doi Suthep, trop touristique), une plantation de café où nous avons dégusté du bon arabica, une tribu karen qui a construit une école accueillant tous les villages des environs, faire de la piste dans la jungle boueuse pendant quelques heures, manger sur un lac sur des radeaux de bois à midi, puis visiter des boudhas recouverts de mousse dans la forêt. Nous avons partagé toutes ces activités avec 3 français et un américain tous super sympas, rencontrés à Sukhotai, et qui nous ont suivit jusque là, puis que nous avons recroisés ensuite plus tard à chiang rai.

La suite au prochain post, celà prends un temps fou à écrire 🙂
Trouver une location pour deux/trois mois à Bangkok en famille? (urgent) English translation pending
by Senseoo · 2009-08-23 · 37 replies
Bonjour tout le Monde

je pars pour Bangkok dans quelques jours, avec mes deux filles, 8 et 11 ans.

Mes filles sont scolarisées par la CNED, et nous comptons rester un an, pour que je suive des stages en massages divers; je commence par wat po.

Nous ne parlons pas tres bien Anglais mais nous allons nous debrouiller :)

Je pense rester deux ou trois mois sur Bangkok, que me conseillez vous comme Locations ?

avez vous des conseils? pour me rassurer un petit peu :)

Merci beaucoup
Vivre sans travailler English translation pending
by Blvlr · 2009-08-09 · 205 replies
Bonjour,

vaste sujet!😉 Bien sûr ce sujet est destiné aux personnes "hors normes" comme moi. Et non aux personnes qui se créeent des besoins..🤪

Ce site est pas mal pour en discuter, car je considère les personnes qui voyagent avoir des atouts supplémentaires. Et un bel état d'esprit concernant la vie; le vécu; riches d'expériences..

Si des personnes se reconnaissent pour parler de leur expérience; c'est avec plaisir.😉 Voyages...Tout plaquer.... Bon été.

Les raisonnables ont duré; les passionnés ont vécu!
Aménagement de notre 4x4 English translation pending
by Sebpopeye · 2009-07-26 · 7 replies
bonjour à tous,

on aurait besoin de petits conseilspratiques pour commencer l'aménagement de notre 4X4. si vous pouvez nous aiguiller ce serait super sympa!

jerrican essence:quel type et quelle contenance faut-il acheter si l'on veut avoir une autonomie de 170l d'essence (à placer sur une gallerie), sachant que notre réservoir fixe est de 80l et que notre 4X4 consomme pas mal (18L aux 100kms)? où pouvons nous acheter ce type de jerricans? plutôt annonce sur internet, ou magasin spécialisé pr 4X4? si on prend des jerricans pleins sur la gallerie, est-qu'il vaut mieux les utiliser rapidemment ou est ce que l'essence peut stagner pendant plusieurs semaines en pleine chaleur?

bidon eau: qu'est ce vous recommendez comme autonomie d'eau et quel type de bidon (plastique)? est ce que le filtre à eau est suffisant pour enlever les impuretés ou micropure est la valeur sûre???

merci

popeye
Trajet le moins cher Paris-Algérie par bateau? English translation pending
by Xenon99 · 2009-06-26 · 19 replies
Bonjour vu les prix pratiquer spécialement aux algériens , Quel est le trajet en voiture qui coute le moins chére en période estivale? J'ai tester l 'année derniére Paris-Génes-Tunis (avec euromer) et puis algérie mais c'est trop soulant de se taper deux fois la douane tunisienne avec leurs gendarmes et douaniers qui demandent des pots de vin du port jusqu'a la frontiére incéssamment(350/400km) , on m'arretait pour savoir si j avais des euros a donner et comme je disait toujours nan a la fin on me demandait si javais pas des pistaches etc.. lol

Bref en prenant genes tunis en bateau(500 euros) il reste juste le trajet gazoil + péages en tout à peu prés 750 euros

si je peux payer ce prix et éviter la tunisie ca serai avec plaisir donc si quelqu un a tester autre chose et qui serai méme moins chére quitte méme à passer par oran si c'est vraiment moins chére sachant que je suis du coté de batna.

J'ai regarder les prix de la sncm c vachement cher méme en prenant alicante alger ca reste super chére faut croire que létat algérien nous prennent vraiment pour des gros pigeons et nous méprise a fond
Retour d'un voyage de six semaines à Madagascar English translation pending
by Tamerlan95 · 2009-06-01 · 31 replies
Bonjour!!!!!!!!

Me voila de retour de mon trip à Madagascar et comme promis, je fais un petit topo de son déroulement.🙂

Après une arrivée le 20 avril à Tana et y passer deux jours durant une période houleuse car il y avait eu le lundi 20 avril encore des problèmes et surtout des morts!!!!!!!!🙁

Nous nous envolons le 22 avril pour la côte de la vanille et plus particulièrement à Sambava et nous prenons résidence à l'hôtel Las Palmas et de là nous avons visité la cocoteraie et aussi une usine de confection de vanille et durant le séjour, nous avons fait la connaissance d'une personne très intêréssante qui travaille à l'Alliance française et qui s'appelle Cerveau.

Pour aller à Andapa et faire le parc de la Marojejy nous optons pour louer les services d'un chauffeur de taxi avec une 4L et nous nous dirigeons vers Andapa où nous logeons chez Paho et le lendemain nous visitons le parc et couchons au deuxième campement et le lendemain redescente dans la vallée et de là; nous prenons une pirogue pour faire une partie de la descente de la rivière Lokoho.

Après être revenu à Sambava et y rester 2 jours, nous prenons le taxi brousse pour Antalaha et dès notre arrivons nous allons prendre comme hôtel Océan Momo qui est un très bon hôtel avec des bungalows et situé au bord de la mer et pas très loin du port.

Nous prenons aussi la demi pension dans cette ville au Cocotier tenu par une charmante personne qui se nomme Charlotte et qui nous prépare de succulents repas et surtout d'excellents rhums arrangés et je vous conseille si vous y faite une halte de les gouter.😉

Durant notre séjour d'une petite semaine à Antalaha, nous en avons profiter pour faire une excursion de 2 jours à Cap est mais là encore les ravages du cyclone ont coupés le pont et nous devons faire deux transbordements pour accéder à Cap est et surtout à la Résidence du Cap et surtout marcher deux fois 7 kms aller et retour mais que de bons souvenirs!!!!!!!! La plage est belle et nous pouvons aussi y déguster de la langouste et pour pas cher.🙂

Après un retour à Antalaha et y passer deux autres jours et oui car nous avons fait ce voyage vraiment mora mora comme cela doit être fait dans ce pays.😇

Donc , nous prenons l'avion de Antalaha à Maraontsetra et nous restons trois jours dans cette région pour en profiter bien sur et faire l'ile de Nosy Mangabé et prendre les services d'un guide piroguier qui nous permet de faire une très belle virée dans les bras de la rivière et de visiter plusieurs petits villages.

Après Maraontsetra nous voulions prendre le taxi brousse pour Mananara mais là, nous avons rencontré énormement de pbls pour en trouver un qui puisse partir car en effet les départs ne se font que tous les 4 à 5 jours en moyenne et donc nous n'avions eu que le choix de prendre un bateau gasy de marchandises plein à craquer de passagers et de marchandises et il a fallut naviger durant 13 heures et cela de 14 heures à 2 heure du matin. Que de souvenirs mémorables sur ce bateau mais aussi une grande peur.

Nous avons passé trois jours à Mananara en compagnie de Marie Louise, une guide qui connait très bien cette région et nous avons logé cher Roger qui est un personnage très agréable pour dialoguer. Il ne faut surtout pas rater l'Ile aux Aie aie car pour en voir ailleurs et bien c'est très dur.

Pour poursuivre notre périple, nous voulions aussi prendre le taxi brousse pour rejoindre Antanambé mais là encore ce ne fut pas chose simple et nous avions été obligé de prendre un chauffeur de 4X4 privé pour y parvenir avec un arrêt à Sahasoa qui fut le clou de ce périple car la plage de ce petit village est très belle et puis après y avoir séjourner, nous prenons le service un bateau rapide de l'ANGAP pour aller à l'ile Atafana.

Cette ile est très belle et ressemble à un véritable bijou dans son écrin couleur émeraude et nous pouvons passer d'une ile à l'autre à pied et ce que nous pouvons voir sur cette ile se sont les roussettes géantes.

Après avoir visiter cette ile, nous partons pour Antanambé chez Grondin avec un acceuil chaleureux de la part d'Eve la fille des propriétaires et de cet hôtel nous avons une superbe vue sur la baie.

Le lendemain, nous repartons pour Manompana et nous y resterons deux jours chez Wen Kui c'est un hôtel très correct et les repas sont excellents et le personnel gasy très souriant et très serviable. Ce petit village de Manonpana est un exemple concernant ce que certaines personnes font pour que les gasy puissent travailler et surtout améliorer leur quotidien et je citerai Pascal dans la péninsule de Mahela.

Après ce séjour dans ce petit coin de paradis nous utilsons les services d'un chauffeur de 4X4 qui sert de taxi brousse pour nous amener à Soanierana ivongo et de là pouvoir enfin prendre un taxi brousse pour Mahambo.

Dans ce village de bord de mer qu'est Mahambo, nous avions décidé de loger à l'hôtel Récif qui malheureusement fut fermé et donc nous choisissons un hôtel très confortable mais assez cher et heureusement que nous avions négocié une réduction de 20% due à la crise politique mais nous n'avons pas été déçu du bungalow.Pour les personnes qui voudraient aller dans un hôtel moins cher dans cette station balnéaire, je leur conseille d'aller au Ylang Ylang rapport qualité prix c'est excellent.

Puis nous restons trois jours à Mahambo pour nous rendre à Foulpointe qui pour moi est le meilleur endroit pour se baigner dans la région de Tamatave et là comme d'habitude nous prenons pension au Gentil Pêcheur qui lui aussi est d'un bon rapport qualité prix.Il ne faut surtout pas rater, de déguster sur cette plage la langouste qui ne coute vraiment pas cher.

Enfin, de Foulpointe, nous nous sommes rendus dans la famille et avons logé dans un hôtel de catégorie moyenne au Victoria et nous voulions faire en train le trajet de T/VE à Moramanga mais le train avait eu des pbls et surtout subit un déraillement avant de revenir sur T/VE. Donc nous avons pris le taxi brousse pour aller à Mantasoa qui mérite aussi d'y faire une petite virée pour une journée ou deux pour se reposer d'un parcours assez difficile et là nous avons logé au Domaine de l'Hermitage qui est un très bon hôtel mais fort cher bien sur!!!🙁

Enfin après ces 6 semaines de trip nous retrouvons Tana🙁 et la famille😎 ;mais j'aime aussi cette capitale mais qui est très polluée quand même!!!!😕

Voila, le récit de mon voyage à Madagascar!!!!!!! Je voulais faire court mais je n'ai pas réussi et je m'excuse de cela.

Pour ceux qui hésitent encore de connaitre ce pays et bien surtout il faut s'y rendre car c'est un pays surprenant et surtout attachant.

Amicalement et vivement 2010 pour y retourner et revoir ma moitié😎😉
Aéroflot pour la Thaïlande: poids des bagages autorisé? English translation pending
by Annllnn · 2009-06-01 · 46 replies
coucou je pars cet été en thailande avec aeroflot, je voulais savoir a combien de kilo de bagage avons nous droit pour la soute ? merci a tous
Votre image de la Corée du Sud? English translation pending
by Somuchtosee · 2009-05-30 · 62 replies
Salut a tous,

Ca fait plusieurs fois que je lis, sur ce forum ou sur d'autres, et que j'entend des personnes, dans des situations de tous les jours, parler de la Coree (du Sud) comme si c'etait quasiment un pays du tiers-monde. C'est a y croire que certaines personnes qui prevoient y faire un tour se demandent des questions aussi stupides et ignorantes tels que "est-ce qu'il y a de l'eau courante" en Coree (du Sud).

Je ne sais pas d'ou provient une telle image de ce pays (de la part des "blancs", europeens et nord-americains principalement) et je ne sais pas pourquoi tant de personnes sont si ignorantes, mais c'est assez frustrant. Pour ceux qui ne le savent pas, la Coree du Sud est un des pays les plus "avances" au monde. C'est un des pays les plus eduques au monde, incontestablement, et chaque famille, en moyenne, depense plus d'argent pour l'education de leur enfants que n'importe ou ailleurs au monde.

Le systeme medical est aussi un des meilleurs qui se trouve, avec la fine pointe de la technologie et des docteurs et chirurgiens en demande internationale.

L'economie de la Coree se base entre autres, mais principalement, sur le secteur tertiaire, avec une production de haute technologie surpassee nulle part ailleurs. L'internet est le plus rapide au monde, et d'ici 2012 ils prevoient d'augmenter la vitesse a 1Gbps, une veritable innovation technologique, alors que bien des pays ("industrialises") sont toujours a 50kbps, faites le compte. Sans compter la nano technologie, la production d'automobiles (Hyundai, Kia, daewoo, Ssang-yong, Samsung), la production de milliers d'appareils electroniques par des marques reconnues internationalement (Samsung, LG, etc), et parmi les meilleurs compagnies de constructions au monde. Ils ont construits, juste pour donner un example, les tours petronas en Malaisie qui etaient jusqu'a recemment les tours jumelles les plus hautes au monde.

La Coree est parti de virtuellement rien, ils ont eu a subir un demi-siecle de domination et de torture japonaise et des annees de guerres, mais avec leur intelligence, leur passion et leur perseverance ils sont devenus un pays incroyable, alors que la plupart des pays europeens doivent leur presante richesse par leurs crimes passes, donc leur imperialisme, etablissement de colonies, esclavage, et jen passe.

La Coree est aussi un pays tres "sur", sans danger. Les drogues et les armes a feux sont, pour dire, quasiment inexistantes.

Desole si je semble rude, mais je suis tout simplement fatigue d'entendre des commentaires condescendants face a la Coree, ou aux autres pays asiatiques en general, la plupart du temps bien sur par des blancs. Si vous avez dans les projets d'aller en Coree, essayez d'en apprendre le plus que vous pouvez sur ce pays, sur leur culture, leur merveilles culinaires, leur musique, etc. C'est certes, un pays a decouvrir et a connaitre.

Il est tres triste que les deux superpuissances, USA et USSR aient separe et dechire ce pays en deux lors de la guerre de Coree en 1950... dois-je dire la guerre froide. Si jamais vous voyez aux nouvelles des grand titres sur la Coree du Nord, rappelez-vous aussi que tout cela est entierement la faute des Etats-Unis et de la Russie, encore une fois des criminels internationaux.

J'espere que vous aurez trouvez mon message interessant, et je suis ouvert aux commentaires et discussions.

Bien a vous
Ordinateur portable et voyages à vélo English translation pending
by Bikepunk2 · 2009-05-18 · 262 replies
bonjour,

je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?

a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.

merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
Histoire étonnante de Vietnamiens English translation pending
by Larsay · 2009-05-12 · 51 replies
Il y a 15 jours, j'ai signale l'ouverture d'un nouveau petit (5 chambres) hotel tout mignon, Chez Loan, a Tam Coc. Depuis, j'ai appris une histoire epoustouflante sur Loan et son mari: elle etait rameuse sur la riviere le jour + brodeuse la nuit, et son mari rameur. lls ont economise sou par sou pendant des annees (j'ai decouvert aussi que nous payions la ballade en bateau 60 000 dongs, mais si vous saviez combien est reverse aux pauvres rameurs(ses) -sans compter le pot de vin pour se faire engager -Apres les touristes gu.... parceque les pauvres essaient de vendre quelque T-shirts ou sont pas contentes parcequ'ils ne leur donnent pas de pourboire 🤪). Il y a 2 ans, Loan a pris une decision incroyable: mener une vie de dingue pendant 1 an a 1) Apprendre le francais au Centre Culturel d'Hanoi plus l'anglais avec la Methode Assimyl pendant 4 jours, 2) Rentrer a Tam Coc pendant 3 jours pour ramer et broder afin de payer les etudes. Au bout d'un an, elle et son mari ont monte ce petit hotel (5 chambres!) avec de l'argent emprunte a de la famille habitant en France, hotel qu'elle mene toute seule avec 2 jeunes filles pendant que son mari est en train d'apprendre le metier de cuisinier dans un hotel de Ninh Binh.

Bel exemple pour tous les jeunes francais qui pensent que le gouvernement doit -ou devrait- les aider a reussir dans la vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voyage avec enfant mineur au Canada English translation pending
by Tsico · 2009-05-01 · 144 replies
Je dois partir cet été au Canada avec mon fils de 3 ans. Je suis séparée de son père qui a disparu dans la nature depuis des mois. J'ai vu que j'avais besoin de sa pièce d'identité et du lettre de consentement. Bien sûr je ne peux pas me les procurer puisque je ne sais pas où il est! Vous pensez que ça peut poser un gros soucis?
Coût de la vie au Sri Lanka et déplacements (mars-avril 2009) English translation pending
by Onthenet6464 · 2009-04-29 · 47 replies
bonjour

j'adore ces post ... difficile de prevoir un budget d'abord parce que chacun a sa facon de depenser et qu'ensuite cela depend vachement du pays ... tout ca pour dire que forum voyage devrait ouvrir une rubrique "cout de la vie" avec une liste que nous pourrions mettre a jour en temps reel ... cela eviterait aussi a tout un chacun de se faire avoir ou de devoir palabrer pendant trois plombes pour negocier un prix ... ou ne pas acheter parce que ca prend la tete

donc voici "ma" liste ... je prepare aussi un road book mais me fo du temps libre hihihihihi

donc sejour mars avril 2009

taux de change a l'airport de colombo 1 euro = 142 rs (pour roupie srilankaise !!!)

room 500 /600 rs (avec fan moustiquaire, sdb et souvent eau chaude) attention au 10 % de taxe

eau 1, 5 l 50/60 rs jus de fruit bouteille 1 l 150 rs coca sprite 1, 5 l 150 rs fanta local 50 cl 30 rs died coke 33 cl 130 rs coke 33 cl 120 rs coca fanta sprite bouteille verre 50 rs pot of tea or coffe de 100 a 150 rs bierre: c'est pas bon pour la ligne !!!

fruit juice 60 rs a 150 rs shake 120 a 150 rs

banane 60 a 100 rs le kg mangoustan 10 rs piece noix de coco 20/30 rs ananas 100 a 150 rs cacahuete en sachet 50 gr 40 rs

esquimo 35 rs biscuit paquet 100 gr 35 rs biscuit oreo 200 rs chips 180 rs pringles 250/280 rs cake au fruit 500 gr 160 rs mars snicker 140/150 rs kinder bueno 175 rs bonbon polo 30 rs (je vous conseille aussi les "hacks original" 1rs piece mdr) boite 8 vache ki rie locale 225 rs cornflakes 250gr 280 rs pain de mie 100 rs pain de mie local 40 rs tout plein de patisserie partout et pas chere (gaffe a la ligne !!!) the en sachet x25 130 a 160rs

menu kfc : pate de poulet riz sauce et coca 350 rs curry de rue dans un journal 90/100/150 rs plat au restau de 250 rs à 600rs

internet 40 rs pour 1/2 heure mais aussi 4 rs la min phone en local 10 rs la min carte postale 25 rs timbre pour l'europe 20 rs

super glue 45 rs pile alkaline de marque x2 130 rs tout petit paquet de lessive 6 rs lunette de sun a 200 rs (durée de vie 1 semaine !!)

tshirt "gap" 500 rs sarong 300 a 500 rs batik 500 a 600 rs

acces pass triangle culturel: 50 $ ou 5700 rs

transport (euh !! vous avez donc mon parcours par la meme occasion !!)

attention les srilankais vous dirons tres tres souvent "jing cien" enfin un truc dans ce gout la quoi !!! inutil de chercher sur votre carte !! c'est en fait leur pronociation pour "junction" qui veut dire ... croisement ou intersection ... comme on veut

car les bus circulent partout impec mais se prennent tres tres souvent aux intersection ce qui est logique nan ?? fo aussi par trop chercher a comprendre pourquoi de nombreux bus ne s'arretent pas ... ils sont directs enfin ils s'arrettent que pour vous deposer si vous etes dans le bus !!!

enfin vous comprendrais vite pourquoi tout le monde se cramponnent grav et que personne ne se leve pour vous laissez passer ... attention aux places derriere le chauffeur elles sont reservée aux moines mais vous pouvez les occuper si ils sont pas la ... sinon les srilankais laissent leur places aux dames si si eviter le matin avec tous les eleves qui vont a l'ecole (j'dis ca mais en fait c'est genial papa ou maman qui accompagnent les gamins qui payent tous 1 ou 2 rs ) ensuite pour les routards sac a dos monter a l'avant du bus ou vous pouvez poser votre sac a dos sur le capot moteur ou par terre certains "ticket man" sont pas tres cool avec les sac a dos ... sachez aussi que comme en inde le bus n'est jamais plein on vous dit jamais ... y a toujours de la place si c'est possible et qu'evidement ils klaxonnent toutes les 2 secondes (j'en ai enguellé un qui klaxonnait comme un fou furieux en plein Galle alors que d'abord il se trainait a 10 kmh avant d'arriver en ville et qu'il lui aurait fallu un helicoptere !!! facil a expliquer helicoptere en geste !!! ca a bien fait rire tout le monde !!! et il s'est calmé ... 5 minutes !!!) comme on dit les transports forment la ...

voyage en train trop trop genial (mais compter large car ils ne sont jamais a l'heure)

colombo airport a bus stand de colombo = free bus stand colombo negombo 18 rs 45 min negombo bus stand to the beach 150 rs en tuktuk (possible a 130 rs) negombo kurunegala en intercity 120 rs moins de 2 heures kurunegala maho 50rs 1h20 bus pour junction yapawela 10 rs tuk tuk junction ruine 200 rs a/r bus junction anudarapura ? rs 1h15 anudarapura minhintale 24 rs anudarapura kekirawa 100 rs intercity 1h kekirawa okana 28 rs kekirawa dambula 32 rs dambula sigiraya 24 rs 40 min sigiraya maluwa junction 11 rs junction to polonaruwa 100rs 1 h (yes yes crasy bus !!!) polonaruwa pour midiriglia 30 rs puis 2 eme bus 25 rs retour idem polonaruwa nalanda (par dambula !) 100 rs 2h nalanda kandy 60 rs kandy bus pour les temples dans la campagne 30 rs retour par la big route 18 rs train kandy hatton (dalousie) 2 eme class 110 rs 3h pour 3 heure d'attente car retard bus hatton dalousie 57 rs 1h (retour 40 min car descente !!!) trains hatton ela 2 eme class 160 rs 6h (euh la encore de la chance ca devait etre le train d'y a trois jours qui arrivait just !!! ) ela bus pour dowa temple 14 rs ela bus pour waterfalls 19 rs bus ela wellawaya ? rs 1h tuk tuk pour buddha debout depuis wellawaya 400 rs a/r bus wellawaya tengalle 112 rs 3h bus temples grotte tengalle 22rs tengalle matara 38 rs 1h matara polhena 10 rs matara temple budha assis 11 rs matara tondra 10rs matara mirissa 20 rs mirissa unawatuna 100 rs intercity clim 30 min (c'est le 1 er bus ki est passé !!) mirissa galle 10 rs galle matara 10 rs galle hikatuwa 19 rs descendre au km 98. galle unawutuna 15 rs a 20rs galle colombo fort 102 rs 4h colombo bus n° 240 pour negombo ? rs 1h30 negombo centre pour rue lewis place (beach) bus n°905 10 rs bus pour airport: negombo colombo bus stand 18 rs bus n° 243 marqué airport mais demandez car il y a aussi d'autres bus puis navette gratuite bus stand colombo airport

consigne a la train station colombo fort: 50 + 10 rs (avec commission preposé !!!) de grand casier prevoir votre cadenas et le monsieur te dit: "ne pas perdre le papier !!!"

internet free a l'airport de colombo apres la zone controle passeport et pas de departure taxe

rechange a l'airport 115 rs = 1$
Retour de croisière " Parfums Méditerranéens" sur l'Orient Queen English translation pending
by Choumi · 2009-04-20 · 40 replies
😉😉😉 Bonjour à tous ceux qui sont rentrés hier, 19 avril, à Marseille, bonjour😎 Nath42, Nounou54😏, tous ceux de😉 l'Isère, les amis 😏😏😏 de table d'Avignon, Bordeaux, Montluçon et toutes les connaissances 😄😏faites sur cette croisière.

Nous sommes bien rentrés par la route et la maison semblait bien tristounette après ce magnifique circuit. Les enfants étaient les "rois" de cette croisière et je crois qu'ils s'en souviendront.

Bien sûr, par rapport à ma croisière sur l'Orient Queen d'avril 2008, j'ai trouvé bien des😕 différences que j'expliquerai après. Mais, ceux qui faisaient leur première croisière ont tous été ravis.

Météo parfaite tout le temps pour les excursions, un peu de "bouge-bouge" les nuits, nourriture très bonne, moins copieuse et moins de choix que l'an dernier, mais ils ont misé sur les buffets pour les enfants.

Excursions : 1/ GENES, nous avons fait l'aquarium et ne l'avons pas regretté ! J'ai vu bien des aquariums mais aucun aussi intéressant et, pour les enfants, bien mieux que le tour de ville ou Portofino. Nous n'avons pas attendu aussi longtemps que nous le pensions en voyant ce monde, avons pris la visite des bassins à 15 euros/adultes et 12 euros/enfants. Pour la journée et tout voir, c'est 35 euros. C'est magnifique !!!!

2/ Civitavecchia/ROME, nous avons pris l'excursion à la journée, tout y est splendide, on ne sait plus où regarder tellement il y a de choses à voir. Seul, le repas fourni nous a compliqué la vie, on nous le donne à l'arrivée à Rome et ce carton encombrant nous a tous énervés...pour marcher, ensuite on nous a donné un plastique, ce qui était déjà mieux ! La basilique est à voir, c'est sûr, et nous n'avons pas eu à trop attendre dans les files.

3/ TRAPANI, nous avons pris l'excursion à Erice, très beau village médiéval, puis, nous avons pris le funiculaire, dans le brouillard total, mais, comme disait notre charmant guide " c'est un voile magique, imaginez la légende de ce pays, c'est encore plus beau comme ça...etc...). C'est qu'on monte à 750 m ! Car, par beau temps, la vue là-haut est magnifique...Dans le brouillard et le froid, nous avons donc essayé de "voir" à travers ces mèches de brouillard et, soudain, quelques minutes de clarté pour la photo et...hop ! re-brouillard et il "gelait". Ce fut cependant vraiment magique, y compris la descente en funiculaire dans ce coton nous enveloppant complètement... Arrivés dans ce beau village, où il faisait beau, nous ne pensions qu'à une chose : boire quelque chose de chaud ! Certains ont suivi le guide pour visiter.

Je continuerai plus tard et espère que tout le monde est arrivé à "bon port", Amicalement à tous, Choumi😎

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