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Téléphone portable au Japon English translation pending
Bonjour !
Comme dans tous mes voyages je compte emmener mon portable français ...
Non pas pour téléphoner , ni etre appelé ça revient bien trop cher , mais pour échanger par textos avec la famille
Savez vous si ça passe ?
J ai aussi un portable débloqué que j'emmène toujours pour y glisser une SIM locale , et avoir ainsi un moyen de communiquer au Japon et aussi vers la France mais il parait qu au Japon pas de cartes sim dans leur portables ...
Si quelqu un peut m'éclairer là dessus ?
Merci 😉
Comme dans tous mes voyages je compte emmener mon portable français ...
Non pas pour téléphoner , ni etre appelé ça revient bien trop cher , mais pour échanger par textos avec la famille
Savez vous si ça passe ?
J ai aussi un portable débloqué que j'emmène toujours pour y glisser une SIM locale , et avoir ainsi un moyen de communiquer au Japon et aussi vers la France mais il parait qu au Japon pas de cartes sim dans leur portables ...
Si quelqu un peut m'éclairer là dessus ?
Merci 😉
Cap Nord en fourgon avec nos enfants de 1 et 3 ans English translation pending
Bonjour à tous,
voici mon dernier carnet...
Je posterai petit à petit, le nouveau système de publication des photos ne me simplifie pas la tâche...
Un fourgon, une famille, deux enfants de 1 an et 3 ans, 8 m² pour vivre et se déplacer, huit pays, 41 jours, 7615 photos et 10 017 km. Voici en quelques chiffres les contours de notre petit périple vers le Cap Nord, au-delà du cercle polaire et sous le soleil de minuit. Récit en images et en mots d’une aventure familiale riche et pleine de vie. J’aurais pu intituler ce récit « Tour de Scandinavie des toboggans et autres balançoires » ou « record du monde de lancers de cailloux dans les lacs, rivières et mers d’Europe du Nord »… En route pour le Cap Nord…
Un fourgon, une famille, deux enfants de 1 an et 3 ans, 8 m² pour vivre et se déplacer, huit pays, 41 jours, 7615 photos et 10 017 km. Voici en quelques chiffres les contours de notre petit périple vers le Cap Nord, au-delà du cercle polaire et sous le soleil de minuit. Récit en images et en mots d’une aventure familiale riche et pleine de vie. J’aurais pu intituler ce récit « Tour de Scandinavie des toboggans et autres balançoires » ou « record du monde de lancers de cailloux dans les lacs, rivières et mers d’Europe du Nord »… En route pour le Cap Nord…
Prix pour un vol Toulouse-Bangkok en juillet/août English translation pending
Bonjour,
Nous planifions un voyage en Thaïlande pour l'été prochain et nous cherchons à nous faire une idée d'un bon prix pour un Toulouse/Bangkok entre juillet et Aout (date flexible pour ~23j) Ce message s'adresse principalement à ceux ayant fait ce voyage ces dernières années (disons depuis 2011). Si vous pouviez m'indiquer le prix et la compagnie utilisée cela serait super.
Actuellement, nous avons un Toulouse/Bangkok (via Francfort) du 11 Juillet au 4 Aout pour 861€ mais xxx nous indique un vol avec Turkish pour 633€ mais pas moyen de trouver ce prix sur le site de Turkish (plutot le double ???).
Je remercie d'avance ceux qui prendront un peu de temps pour me répondre.
Cordialement
Nous planifions un voyage en Thaïlande pour l'été prochain et nous cherchons à nous faire une idée d'un bon prix pour un Toulouse/Bangkok entre juillet et Aout (date flexible pour ~23j) Ce message s'adresse principalement à ceux ayant fait ce voyage ces dernières années (disons depuis 2011). Si vous pouviez m'indiquer le prix et la compagnie utilisée cela serait super.
Actuellement, nous avons un Toulouse/Bangkok (via Francfort) du 11 Juillet au 4 Aout pour 861€ mais xxx nous indique un vol avec Turkish pour 633€ mais pas moyen de trouver ce prix sur le site de Turkish (plutot le double ???).
Je remercie d'avance ceux qui prendront un peu de temps pour me répondre.
Cordialement
Résumé de nos 3 semaines entre grandes villes et grands parcs English translation pending
Nous voila rentrés de trois semaines d’un beau voyage avec nos filles de 12 et 14 ans. Notre premier voyage, il y a deux ans, nous avait donné envie de revenir et nous ne l’avons pas regretté.
Voila l’itinéraire : San Francisco – Yosemite – Monterey –San Simeon – Santa Barbara – Los Angeles – Las Vegas – Zion – Bryce – Las Vegas – New York.
Je ne vais pas pouvoir remercier individuellement tous ceux qui m’ont aidée par leurs réponses ou leurs questions mais un grand merci en particulier au site d’Itat pour le choix des randonnées et à Cendryon pour ses magnifiques carnets qui donnent envie de voyager.
J1 : Vol pour San Francisco
Le voyage commence par un réveil très matinal puisque notre premier vol avec KLM décolle de Nice à 6H25 du matin. Pour le vol suivant, le transit à Amsterdam n’est que de 1H25 mais c’est largement suffisant car les bagages sont enregistrés jusqu’à San Francisco et il faut 20 min pour rejoindre la porte d’embarquement. Je dirai un petit mot à la fin sur les billets d’avions et les hôtels. Après 11 heures de vol qui sont passées étonnamment vite, nous voila enfin arrivés. Le passage de l’immigration n’a pris que 15 min et on a même eu droit à un agent souriant.
Le taxiste qui nous a un peu intrigué car parlant encore plus mal anglais que nous, nous a emmené sans encombre au Grant Hotel pour 53 $ (pourboire compris) et à peine une heure après être sortis de l’avion, les vacances ont enfin commencé !
Pour ce premier jour, comme je ne savais pas très bien à quelle heure et dans quel état on arriverait, je n’avais pas prévu grand-chose. Nous sommes donc partis en début d’après-midi visiter les quartiers proches de l’hôtel. Nous avons commencé par faire un petit tour à Union Square, très animé.


Les filles ont eu droit à une énorme glace gratuite car en passant devant un immeuble, quelqu’un nous a dit d’entrer car on distribuait des glaces. Effectivement, à l’intérieur d’une immense verrière, il y avait deux personnes distribuant des glaces qui nous ont demandé quels parfums on voulait et ensuite il y avait sur des tables quantité de toppings différents. Celui qui servait les glaces, n’a pas su nous dire pour quelle raison il les servait, sa seule explication, c’est que c’était déjà comme ça l’été dernier !
Après cette sympathique entrée en matière, nous sommes partis vers le Civic Center.

Et là, changement de quartier et changement d’ambiance. Je savais que le quartier de Tenderloin abritait beaucoup de SDF mais la misère sociale de certaines rues que nous avons traversées m’a vraiment choquée. Surtout après avoir arpenté la partie très animée et commerçante de Market St. La seule chose qui m’ait plu dans ce quartier, c’est un jardin communautaire au milieu de la ville. Nous avons discuté avec une des femmes qui jardinait et qui nous a parlé de son fonctionnement. Les membres très hétéroclites (on a vu des jeunes, des moins jeunes et même un SDF) qui sont des habitants du quartier viennent entretenir le très beau potager plusieurs heures par mois.


Après ce premier aperçu de la ville, il a fallu se rendre à l’évidence, le voyage et le décalage horaire, nous avaient bien ratatinés et nous n’avions même pas le courage d’aller diner quelque part. On a donc acheté des salades toutes prêtes à un Walgreens ( une sorte de droguerie-pharmacie où l’on trouve des salades toutes prêtes de crudités et de fruits et des boissons). Et on est allés se coucher à 18H30 …
Voila l’itinéraire : San Francisco – Yosemite – Monterey –San Simeon – Santa Barbara – Los Angeles – Las Vegas – Zion – Bryce – Las Vegas – New York.
Je ne vais pas pouvoir remercier individuellement tous ceux qui m’ont aidée par leurs réponses ou leurs questions mais un grand merci en particulier au site d’Itat pour le choix des randonnées et à Cendryon pour ses magnifiques carnets qui donnent envie de voyager.
J1 : Vol pour San Francisco
Le voyage commence par un réveil très matinal puisque notre premier vol avec KLM décolle de Nice à 6H25 du matin. Pour le vol suivant, le transit à Amsterdam n’est que de 1H25 mais c’est largement suffisant car les bagages sont enregistrés jusqu’à San Francisco et il faut 20 min pour rejoindre la porte d’embarquement. Je dirai un petit mot à la fin sur les billets d’avions et les hôtels. Après 11 heures de vol qui sont passées étonnamment vite, nous voila enfin arrivés. Le passage de l’immigration n’a pris que 15 min et on a même eu droit à un agent souriant.
Le taxiste qui nous a un peu intrigué car parlant encore plus mal anglais que nous, nous a emmené sans encombre au Grant Hotel pour 53 $ (pourboire compris) et à peine une heure après être sortis de l’avion, les vacances ont enfin commencé !
Pour ce premier jour, comme je ne savais pas très bien à quelle heure et dans quel état on arriverait, je n’avais pas prévu grand-chose. Nous sommes donc partis en début d’après-midi visiter les quartiers proches de l’hôtel. Nous avons commencé par faire un petit tour à Union Square, très animé.


Les filles ont eu droit à une énorme glace gratuite car en passant devant un immeuble, quelqu’un nous a dit d’entrer car on distribuait des glaces. Effectivement, à l’intérieur d’une immense verrière, il y avait deux personnes distribuant des glaces qui nous ont demandé quels parfums on voulait et ensuite il y avait sur des tables quantité de toppings différents. Celui qui servait les glaces, n’a pas su nous dire pour quelle raison il les servait, sa seule explication, c’est que c’était déjà comme ça l’été dernier !
Après cette sympathique entrée en matière, nous sommes partis vers le Civic Center.

Et là, changement de quartier et changement d’ambiance. Je savais que le quartier de Tenderloin abritait beaucoup de SDF mais la misère sociale de certaines rues que nous avons traversées m’a vraiment choquée. Surtout après avoir arpenté la partie très animée et commerçante de Market St. La seule chose qui m’ait plu dans ce quartier, c’est un jardin communautaire au milieu de la ville. Nous avons discuté avec une des femmes qui jardinait et qui nous a parlé de son fonctionnement. Les membres très hétéroclites (on a vu des jeunes, des moins jeunes et même un SDF) qui sont des habitants du quartier viennent entretenir le très beau potager plusieurs heures par mois.


Après ce premier aperçu de la ville, il a fallu se rendre à l’évidence, le voyage et le décalage horaire, nous avaient bien ratatinés et nous n’avions même pas le courage d’aller diner quelque part. On a donc acheté des salades toutes prêtes à un Walgreens ( une sorte de droguerie-pharmacie où l’on trouve des salades toutes prêtes de crudités et de fruits et des boissons). Et on est allés se coucher à 18H30 …
Sri Lanka: plages du Nord-Est et du Sud English translation pending
hello
quelqu’un connait la zone nord est du sri lanka (trincomalee/ plages d’Uppuveli et surtout de Nilaveli, Kuchevali ?
un bon plan de plage cool, avec petit bars sympas et belle plage dans la partie sud du pays ?
merci pour vos infos toto😎
quelqu’un connait la zone nord est du sri lanka (trincomalee/ plages d’Uppuveli et surtout de Nilaveli, Kuchevali ?
un bon plan de plage cool, avec petit bars sympas et belle plage dans la partie sud du pays ?
merci pour vos infos toto😎
Itinéraire de 3 semaines à Madagascar mi-septembre-octobre English translation pending
Nous partons avec mon mari mi-septembre pour la 1ère fois au Madagascar. Nous avons l'habitude de voyager en sac à dos tous les ans sans trop réserver mais en regardant à l'avance l'itinéraire.
Les transports m'ont l'air plus compliqué que d'habitude à Mada! On prendra le taxi brousse la plupart du temps sauf pour les trecks et la descente de la côte ouest.
J'ai l'impression qu'il est assez facile d'organiser tout sur place quitte à s'associer avec d'autres touristes et les prix seront plus faciles à discuter.
Que pensez-vous de ce périple? Le but était de faire une boucle en évitant de prendre l'avion. J1 Arrivée Tana 7H40 le jeudi 19 septembre, direction vers Antsirabe en utilisant la navette de l'aéroport pour s'approcher de la station de bus. Nuit Antsirabe J2 Antsirabe : ballade en VTT vers les Lacs J3 Antsirabé --> Mihandrivano (6H) , départ le matin pour organiser sur place la descente de la Tsiribihina J4 Descente de la Tsiribihina J5 Descente de la Tsiribihina J6 Retour sur Belo sur Tsiribihina Nuit sur place. J7 Départ pour Bekopaka J8 Tsingy (petit) (à organiser sur place ou qq jours avant en couplant avec la rivière) J9 Tsingy (grand) J10 Bekopaka --> Morondava avec coucher soleil allée des Baobabs J11 Morondava --> Belo sur Mer (5H) avec location de 4x4 sur place avec guide J12 Belo --> Manja ou Morombe J13 Direction Andavadoaka J14 Andavadoaka J15 Andavadoaka J16 Andavadoaka -->(4H) Salary J17 Salary -->(6-7) Isalo avec organisation sur place d'un mini treck dans le parc J18 Parc Isalo J19 Parc Isalo J20 Isalo --> Fianarantsoa (6-7H) J21 Direction Ambositra (3,30H) J22 Ambositra +villages J23 Ambositra --> TANA (5-6H) J24 Tana, départ 23H50
Si vous avez des suggestions?
Merci d'avance.
Que pensez-vous de ce périple? Le but était de faire une boucle en évitant de prendre l'avion. J1 Arrivée Tana 7H40 le jeudi 19 septembre, direction vers Antsirabe en utilisant la navette de l'aéroport pour s'approcher de la station de bus. Nuit Antsirabe J2 Antsirabe : ballade en VTT vers les Lacs J3 Antsirabé --> Mihandrivano (6H) , départ le matin pour organiser sur place la descente de la Tsiribihina J4 Descente de la Tsiribihina J5 Descente de la Tsiribihina J6 Retour sur Belo sur Tsiribihina Nuit sur place. J7 Départ pour Bekopaka J8 Tsingy (petit) (à organiser sur place ou qq jours avant en couplant avec la rivière) J9 Tsingy (grand) J10 Bekopaka --> Morondava avec coucher soleil allée des Baobabs J11 Morondava --> Belo sur Mer (5H) avec location de 4x4 sur place avec guide J12 Belo --> Manja ou Morombe J13 Direction Andavadoaka J14 Andavadoaka J15 Andavadoaka J16 Andavadoaka -->(4H) Salary J17 Salary -->(6-7) Isalo avec organisation sur place d'un mini treck dans le parc J18 Parc Isalo J19 Parc Isalo J20 Isalo --> Fianarantsoa (6-7H) J21 Direction Ambositra (3,30H) J22 Ambositra +villages J23 Ambositra --> TANA (5-6H) J24 Tana, départ 23H50
Si vous avez des suggestions?
Merci d'avance.
Paris du 5 au 8 septembre 2013 "Délicieuse Thaïlande" English translation pending
A la rentrée, la Thaïlande fait son festival!
"Délicieuse Thaïlande", organisé par Le Bureau des Affaires Commerciales et l'Ambassade Royale de Thaïlande,
vous propose de nombreuses animations autour des thèmes de la cuisine, de la danse, de l’artisanat, de la culture et du voyage.
La "Délicieuse Tha��lande" est à déguster sans modération du 5 au 8 septembre 2013
de 11h00 à 19h00 aux Jardins du Trocadéro à Paris.
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=568463219881465&set=a.145737145487410.28961.139102666150858&type=1&theater


Tour historique de la RC 4 entre Lang Son et Cao Bang English translation pending
Bonjour
De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !
POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?
J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"
La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).
Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.
LES PRÉMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON
C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :
Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.
La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.
Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.
JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE
Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.
Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).
2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.
JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA
Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.
JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO
Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.
Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !
JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE
Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.
Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !
POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?
J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"
La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).
Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.
LES PRÉMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON
C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :
Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.
La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.
Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.
JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE
Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.
Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).
2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.
JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA
Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.
JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO
Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.
Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !
JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE
Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.
Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
Mal Aigu des Montagnes (MAM) English translation pending
Bonjour.
Après avoir lu différentes théories sur le MAM, je voudrais savoir si le pallier à respecter est bien d'environ 400 à 500 mètres par jour, et si ces 500 m sont l'amplitude maximale de dénivelé à gravir par jour ou bien la différence maxi entre le lieu du départ du matin et l'endroit où on va dormir le soir.
Petit tuyau que j'ai recupéré : pour prévenir le MAM, il serait bon de prendre Coca 9 ch. Vrai ou faux? Autres moyens?
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement
Christian
France Chine retour par l'Inde en voiture English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de faire un voyage de 6 mois début 2015 en famille (avec nos 3 enfants agés de 5,12 et 19ans) A/R France Chine en passant par l'Inde au retour en véhicule 4x4 équipé de couchage.
Ce projet est en début de réflexion alors bien entendu nous avons plein de question. Tout d'abord, s'agissant du parcours nous souhaiterions passer par turquie azerbajian mer caspienne turmenistan ouzbekistan et tadjikistan ?
Avez vous des remarques sur ce trajet ?
Merci
Gué de Cathedral valley à Capitol Reef English translation pending
Bonjour tout le monde.
Je viens de regarder sur GoogleEarth la piste de Cathedral Valley.
Au niveau du gué (accès ouest), je vois 2 gués distant d'une centaine de mètres.
Lequel faut-il emprunter ?
Merci et bonne journée.
Autoroutes à péage automatique au Bélarus pour les étrangers English translation pending
A COMPTER DU 1 ER AOUT 2013
Bonne nouvelle pour les étrangers qui ont des véhicules immatriculés hors Belarus ou union CEE .. La quasi totalité des autoroutes sont désormais à péages automatiques. Le système Autrichien adopté est composé de portiques sur les autoroutes, avec caméras et tout le tremblement pour détecter la plaque d'immatriculation et si vous n'êtes pas du Belarus pour les voitures particulières, moins de 3,5 t ...poum poum , vous payez automatiquement....!! pas besoin de s'arrêter, pas de postes de péages, super ... sauf que ..? Mais là où tout se complique pour les étrangers, c'est que vous devez acheter une box, environ 20 euros et ensuite alimenter en argent cette BOX qui sera débitée. Comment alimenter la box, je ne sais pas à l'heure actuelle..?? Pour acheter cette box, à ce jour c'est encore le bordel le plus total, il faut en effet remplir des documents.. Connaissant l'amour pour les papiers administratifs au Belarus, j'imagine que cela ne va pas être simple..!! Dans quelles langues les documents seront-ils..?? En tous les cas il faut 4/5 heures de queue le 2 juillet 2013 pour avoir cette BOX et le nombre de point de vente semble réduit..! Mais c'est une période de rodage et cela semble se faire dans beaucoup d'improvisations Pour celui qui va arriver avec sa voiture Française à Brest pour aller à Minsk, (voir faire le transit du Belarus pour aller à Moscou ..)je ne sais pas comment cela va se passer, il faut compter 3/5 h et plus pour la douane et si en plus il faut acheter la box, remplir les papiers, créditer celle ci..!! et la douane est-elle organisée pour cette opération...?? J'imagine le bordel..!! Pour aller dans ma datcha située à 15 km de Minsk, je vais devoir payer entre l'appartement et ma datcha, (étant avec plaque Française pendant mon séjour.) 1.4 euro l'aller et retour. Des voitures WV combi, supers équipées en technologies, contrôleront automatiquement les box à tous moments dans les véhicules et à n'importe quel endroit du trajet et si vous êtes en infraction, vous serez aimablement invité à payer 250 euros d'amende . Mise en application le 1 er juillet 2013 et définitif après la période de tests le 1 août 2013. Tarif 0.04 euro du km pour les V.L attention j'ai lu que la hauteur du véhicule était limitée à 2,10 m alors les camping car par exemple cela risque d'être plus cher Business is Business au Belarus
Bonne nouvelle pour les étrangers qui ont des véhicules immatriculés hors Belarus ou union CEE .. La quasi totalité des autoroutes sont désormais à péages automatiques. Le système Autrichien adopté est composé de portiques sur les autoroutes, avec caméras et tout le tremblement pour détecter la plaque d'immatriculation et si vous n'êtes pas du Belarus pour les voitures particulières, moins de 3,5 t ...poum poum , vous payez automatiquement....!! pas besoin de s'arrêter, pas de postes de péages, super ... sauf que ..? Mais là où tout se complique pour les étrangers, c'est que vous devez acheter une box, environ 20 euros et ensuite alimenter en argent cette BOX qui sera débitée. Comment alimenter la box, je ne sais pas à l'heure actuelle..?? Pour acheter cette box, à ce jour c'est encore le bordel le plus total, il faut en effet remplir des documents.. Connaissant l'amour pour les papiers administratifs au Belarus, j'imagine que cela ne va pas être simple..!! Dans quelles langues les documents seront-ils..?? En tous les cas il faut 4/5 heures de queue le 2 juillet 2013 pour avoir cette BOX et le nombre de point de vente semble réduit..! Mais c'est une période de rodage et cela semble se faire dans beaucoup d'improvisations Pour celui qui va arriver avec sa voiture Française à Brest pour aller à Minsk, (voir faire le transit du Belarus pour aller à Moscou ..)je ne sais pas comment cela va se passer, il faut compter 3/5 h et plus pour la douane et si en plus il faut acheter la box, remplir les papiers, créditer celle ci..!! et la douane est-elle organisée pour cette opération...?? J'imagine le bordel..!! Pour aller dans ma datcha située à 15 km de Minsk, je vais devoir payer entre l'appartement et ma datcha, (étant avec plaque Française pendant mon séjour.) 1.4 euro l'aller et retour. Des voitures WV combi, supers équipées en technologies, contrôleront automatiquement les box à tous moments dans les véhicules et à n'importe quel endroit du trajet et si vous êtes en infraction, vous serez aimablement invité à payer 250 euros d'amende . Mise en application le 1 er juillet 2013 et définitif après la période de tests le 1 août 2013. Tarif 0.04 euro du km pour les V.L attention j'ai lu que la hauteur du véhicule était limitée à 2,10 m alors les camping car par exemple cela risque d'être plus cher Business is Business au Belarus
Billet d'avion open Nouvelle-Zélande pour Te Araroa English translation pending
Bonjour à tous, amis voyageurs !
Je m'en vais traverser la Nouvelle Zélande du nord au sud en Octobre prochain sur le sentier du Te Araroa (plus d'infos içi : http://www.teararoa.org.nz/). Je me penche sur la question du billet d'avion et en profite pour vous demander 2 choses :
1. Est il possible d'acheter online un billet d'avion open, qui offre donc la possibilité de choisir la date de son retour (sachant que je compte partir environ 6 mois).
2. Est-il possible de rallonger les durées des escales de quelques jours ? (j'ai toujours eu du mal avec l'idée d'être si proche d'un pays inconnu et de ne pas visiter).
Merci à vous et si vous avez des questions sur le trek du Te Araroa, n'hésitez pas !
A+ Nico
Je m'en vais traverser la Nouvelle Zélande du nord au sud en Octobre prochain sur le sentier du Te Araroa (plus d'infos içi : http://www.teararoa.org.nz/). Je me penche sur la question du billet d'avion et en profite pour vous demander 2 choses :
1. Est il possible d'acheter online un billet d'avion open, qui offre donc la possibilité de choisir la date de son retour (sachant que je compte partir environ 6 mois).
2. Est-il possible de rallonger les durées des escales de quelques jours ? (j'ai toujours eu du mal avec l'idée d'être si proche d'un pays inconnu et de ne pas visiter).
Merci à vous et si vous avez des questions sur le trek du Te Araroa, n'hésitez pas !
A+ Nico
Tremblement de terre à Colca English translation pending
Bonjour a tous!
Nous sommes en ce moment au Perou, on se regale bien !
Par contre on vient de croiser des touristes qui revenaient du Canyon de Colca, mais qui n'ont pas pu faire le trek il y a 2 semaines, car il y a eu un tremblement de terre juste avant, et le chemin etait en partie effondre.
Avez-vous des nouvelles a ce sujet ? selon eux, cela ne devrait pas prendre trop de temps, mais aucune date precise ne leur a ete donnee...
Bonne journee !
Le Soudan en 1980 English translation pending
Bnjour aux amoureux du Soudan,
Je vois que le Soudan est encore visité et traversé par quelques voyageurs qui semble l'apprécier autant que je l'aimé quand je l'ai visité il y a 33 ans, en 1980.
Je vous propose de le revisiter avec une sélection de mes diapos de l'époque, afin de voir s'il a beaucoup changé ou pas.
A cet époque le pays n'avais pas connu la guerre civile. Il n'y avait aucun problème de sécurité, mais les transports étaient très laborieux et l'hébergement inexistant. De ce que j'ai pu lire de vos posts ou blogs (Jérémie et Claire), ce qui n'a pas changé c'est la gentillesse des habitants, les problèmes de langue, et les insectes le soir le long du Nil qui vous rentrent par les yeux, bouche et oreilles ;-)
1ere partie: Assouan - Wadi Halfa: Une seule possibilité, le bateau, c'est à dire deux bateaux reliés l'un à l'autre par une barge, chargés de gens et de marchandises, qui faisiaent le trajet en 3 jours. 3 jours à regarder le paysage, les soudanais jouer aux cartes, boire du thé, partager la nourriture... Ca non plus ça n'a pas du changer:
A cet époque le pays n'avais pas connu la guerre civile. Il n'y avait aucun problème de sécurité, mais les transports étaient très laborieux et l'hébergement inexistant. De ce que j'ai pu lire de vos posts ou blogs (Jérémie et Claire), ce qui n'a pas changé c'est la gentillesse des habitants, les problèmes de langue, et les insectes le soir le long du Nil qui vous rentrent par les yeux, bouche et oreilles ;-)
1ere partie: Assouan - Wadi Halfa: Une seule possibilité, le bateau, c'est à dire deux bateaux reliés l'un à l'autre par une barge, chargés de gens et de marchandises, qui faisiaent le trajet en 3 jours. 3 jours à regarder le paysage, les soudanais jouer aux cartes, boire du thé, partager la nourriture... Ca non plus ça n'a pas du changer:
Sedona versus Canyon de Chelly, et Zion Bright Angels Landing versus Toroweap English translation pending
Bonjour,
J’organise pour la quatrième fois un voyage en famille aux usa, mais cette fois durant les 15 jours de vacances de Pâques. Je suis pour la première fois perplexe face à deux choix à opérer ( qui a dit que choisir s’est renoncer ?)
Pour info : 15 jours avril 2014, Voiture Chevrolet Tahoe, Tente OK, mais pas tous les jours, aller et départ de Las Vegas.
Mon rêve : visiter HAVASUPAI et CAPITOL REEF …ce qui m’oblige à faire une grande boucle.
Mes doutes : Que choisir comme autre parc entre parmi ceux que je n’ai pas encore visités.
1. Sedona ou le canyon de Chelly ?
2. Loger à cathédral Valley ou faire la boucle en un jour ?
3. Retourner à Zion pour rejoindre bright angle landing non réalisé auparavant « ou passer une nuit à ?
4. S’arrêter à page pour Lower Antelope Canyon ou pas, sachant que nous n’avions pas apprécié l’Upper …sauf les enfants…et surtout pour la balade en 4X4. Bien évidemment, si j’obtiens le ticket pour The Wave, le choix sera vite fait. …Mais ne compte pas trop sur la chance d’obtenir le pass.
J'attends avec impatience vos avis et expérience, Merci à vous
Viarhôna - Lyon à vélo English translation pending
bonjour,
je voudrais partir du début de la viarhona (lac leman il me semble..) jusqu à lyon. j aimerais savoir dans quelle gare sncf je dois descendre au plus près pour commencer..
Je suis aussi intéressé par tout types de conseils ou de soucis que vous avez pu rencontrer sur ce parcours.
merci
je voudrais partir du début de la viarhona (lac leman il me semble..) jusqu à lyon. j aimerais savoir dans quelle gare sncf je dois descendre au plus près pour commencer..
Je suis aussi intéressé par tout types de conseils ou de soucis que vous avez pu rencontrer sur ce parcours.
merci
Conduire en Roumanie English translation pending
Bonjour,
Les guides papiers et internet semblent dire que conduire en Roumanie n'est pas vraiment facile, entre l'état des route, les roumains, les charrettes, prendre le temps de me dérange pas, mais changer une roue, risquer un accrochage si. Parmi ceux qui ont conduit en Roumanie quel est votre retour d'expérience. Sans voiture c'est se priver de quelques petits coins isolés bien tranquilles j'imagine..
Rien que pour aller dans la montagne au départ d'une rando, y a t'il des bus qui y conduisent ?
Merci.
Les guides papiers et internet semblent dire que conduire en Roumanie n'est pas vraiment facile, entre l'état des route, les roumains, les charrettes, prendre le temps de me dérange pas, mais changer une roue, risquer un accrochage si. Parmi ceux qui ont conduit en Roumanie quel est votre retour d'expérience. Sans voiture c'est se priver de quelques petits coins isolés bien tranquilles j'imagine..
Rien que pour aller dans la montagne au départ d'une rando, y a t'il des bus qui y conduisent ?
Merci.
Dix jours à Bali English translation pending
Bonjour,
Je pars 10j à bali avec une amie fin septembre et j'ai plusieurs questions.
1.Combien de temps est-il judicieux de consacrer à ubud? Ça à l'air d'être le lieu le plus riche en matière de visites.
2.Est-il nécessaire de prendre un guide sachant que nous ne maitrisons pas le scooter? Et combien ça coûte en moyenne pour 10j?
3. Y a til des transports en communs qui relient les villes aux temples ou lieux de visites? J'ai vaguement entendu parler de van aménagés.
4.Auront nous le temps d'aller sur gili selon vous?
Pas facile à organiser tout ça. Merci d'avance pour votre aide.
Pas facile à organiser tout ça. Merci d'avance pour votre aide.
Vancouver-Yukon en stop-pouce: bivouaquer en pleine nature English translation pending
Bonjour a tous,
Je me permets de lancer cette discussion, parce que les seules que j´ai pu trouver sur le Yukon ou la BC concernaient le West Trail.
Etudiant francais a Montréal l´an prochain, je veux profiter des mois de mai et juin 2014 pour filer vers le nord-ouest: Ainsi Montréal-Vancouver en bus, vec le projet ensuite de piquer vers le nord en faisant du "pouce", et ce si possible jusque Inuvik et la mer de Beaufort (en passant par Whitehorse et Dawson). J´embarquerai évidemment un matériel d´autonomie complete. J´ai été par contre interpellé par les récurrence des remarques sur les risques : ours et loups notamment, au Yukon ou plus au Nord, si je suis a amené a bivouaquer en pleine nature. Certains d´entre vous l´auraient déja fait, ou auraient s´il vous plait des infos lä-dessus? De meme, si vous voulez vous joindre a moi, vous etes les bienvenus ;-)
Aventureusement votre, Sébastien
Je me permets de lancer cette discussion, parce que les seules que j´ai pu trouver sur le Yukon ou la BC concernaient le West Trail.
Etudiant francais a Montréal l´an prochain, je veux profiter des mois de mai et juin 2014 pour filer vers le nord-ouest: Ainsi Montréal-Vancouver en bus, vec le projet ensuite de piquer vers le nord en faisant du "pouce", et ce si possible jusque Inuvik et la mer de Beaufort (en passant par Whitehorse et Dawson). J´embarquerai évidemment un matériel d´autonomie complete. J´ai été par contre interpellé par les récurrence des remarques sur les risques : ours et loups notamment, au Yukon ou plus au Nord, si je suis a amené a bivouaquer en pleine nature. Certains d´entre vous l´auraient déja fait, ou auraient s´il vous plait des infos lä-dessus? De meme, si vous voulez vous joindre a moi, vous etes les bienvenus ;-)
Aventureusement votre, Sébastien
Projet de tunnel sous le détroit de Béring entre la Russie et l'Alaska? English translation pending
Bonjour,
J'ai vu cette semaine que l'idée de percer un tunnel ferroviaire sous le détroit de Bering, pour relier la Russie à l'Alaska, était relancée: http://www.20min.ch/ro/videotv/?cid=120&vid=247231 Avez vous plus d'infos? Ce serait pour 2017? A+
Brigitte
J'ai vu cette semaine que l'idée de percer un tunnel ferroviaire sous le détroit de Bering, pour relier la Russie à l'Alaska, était relancée: http://www.20min.ch/ro/videotv/?cid=120&vid=247231 Avez vous plus d'infos? Ce serait pour 2017? A+
Brigitte
Visa pour trois mois en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tlm ,
Nous devons bien sûr faire faire des visas de 3 mois pour nôtre futur voyage qui démarre le 01/12 et qui se termine 19/01. Je pense envoyer début novembre nos passeports à "Visa facile" à Paris et il me semble que cette société est bien pour faire cette démarche .
Connaissez vous ou bien d'autres ?., merci .
Joboker
Avis sur circuit dans le sud des Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
après avoir parcouru la floride en 2011 et l'ouest (californie, nevada, utah et arizona) en 2012, le tout en autotour, je réflechi déjà au voyage de 2014...Il n'y en aura pas cette année pour cause de naissance. Je viens demander conseil aux spécialistes pour ce projet qui sera fait en été 2014 en voiture. En gros voici un résumé, merci de vos avis...
Jour 1 : Paris/Denver Jour 2 : Denver Jour 3 : Denver, Itinéraire en voiture vers Rocky Mountain National Park, Estes Park Puis route vers Colorado Springs Jour 4 : pikes peak prendre train à Manitou Spring Puis retour à Garden of the gods et direction Cripple Creek Jour 5 : Cripple Creek, vers Great Sand Dunes NP Puis direction Pagosa Springs, sources thermales et nuit sur place Jour 6 : Pagosa Springs vers Mesa Verde via Durango Puis route pour passer la nuit à Farmington NM Jour 7 : Direction Santa Fe via Chaco Visite et nuit à Santa Fe Jour 8 : Direction Albuquerque Jour 9 : direction alamogordo et visite de White Sands Dunes Nuit à Alamogordo Jour 10 : direction Carlsbad via Roswell Visite Carlsbad Caverns NP Nuit à Carlsbad Jour 11 : direction Big Bend NP via Fort Stockton Jour 12 : direction San Antonio Visite et nuit à San Antonio Jour 13 : visite San Antonio Jour 14 : départ vers Corpus Christi Jour 15 : Direction Houston Jour 16 : Départ vers Lafayette (Louisiane) Visite de Lafayette et alentour Jour 17 : route vers le sud et les bayous, direction New-Orleans Visite au fil de la route (Saint Martinville, New Iberia, Avery island, usine tabasco, Houma, détour par Oak Alley plantation …) Nuit Nouvelle-Orléans Jour 18 : visite Nouvelle-Orléans Jour 19 : visite Nouvelle-Orléans et alentour, détente… Jour 20 : départ en passant par Lake Pontchartrain Causeway, direction Pensacola, détente Jour 21 : direction Apalachicola et les plages de sable blanc en longeant le golfe du Mexique Nuit à Apalachicola ou Panama City Jour 22 : profitez des plages Jour 23 : retour 4942 kms en tout sans grosse étape de plus de 350 kms. J'hésite encore pour les jours 21 et 22, savoir si je continue à avancer en Floride ou si je reste à la nouvelle-orléans, par rapport aux plages, je voulais finir en farniente pour se remettre, est-ce que les plages de louisiane sont aussi sympas qu'en floride ?
Merci pour vos avis et si vous avez des activités sympas à faire sur cet itinéraire, n'hésitez pas à partager... 😉
après avoir parcouru la floride en 2011 et l'ouest (californie, nevada, utah et arizona) en 2012, le tout en autotour, je réflechi déjà au voyage de 2014...Il n'y en aura pas cette année pour cause de naissance. Je viens demander conseil aux spécialistes pour ce projet qui sera fait en été 2014 en voiture. En gros voici un résumé, merci de vos avis...
Jour 1 : Paris/Denver Jour 2 : Denver Jour 3 : Denver, Itinéraire en voiture vers Rocky Mountain National Park, Estes Park Puis route vers Colorado Springs Jour 4 : pikes peak prendre train à Manitou Spring Puis retour à Garden of the gods et direction Cripple Creek Jour 5 : Cripple Creek, vers Great Sand Dunes NP Puis direction Pagosa Springs, sources thermales et nuit sur place Jour 6 : Pagosa Springs vers Mesa Verde via Durango Puis route pour passer la nuit à Farmington NM Jour 7 : Direction Santa Fe via Chaco Visite et nuit à Santa Fe Jour 8 : Direction Albuquerque Jour 9 : direction alamogordo et visite de White Sands Dunes Nuit à Alamogordo Jour 10 : direction Carlsbad via Roswell Visite Carlsbad Caverns NP Nuit à Carlsbad Jour 11 : direction Big Bend NP via Fort Stockton Jour 12 : direction San Antonio Visite et nuit à San Antonio Jour 13 : visite San Antonio Jour 14 : départ vers Corpus Christi Jour 15 : Direction Houston Jour 16 : Départ vers Lafayette (Louisiane) Visite de Lafayette et alentour Jour 17 : route vers le sud et les bayous, direction New-Orleans Visite au fil de la route (Saint Martinville, New Iberia, Avery island, usine tabasco, Houma, détour par Oak Alley plantation …) Nuit Nouvelle-Orléans Jour 18 : visite Nouvelle-Orléans Jour 19 : visite Nouvelle-Orléans et alentour, détente… Jour 20 : départ en passant par Lake Pontchartrain Causeway, direction Pensacola, détente Jour 21 : direction Apalachicola et les plages de sable blanc en longeant le golfe du Mexique Nuit à Apalachicola ou Panama City Jour 22 : profitez des plages Jour 23 : retour 4942 kms en tout sans grosse étape de plus de 350 kms. J'hésite encore pour les jours 21 et 22, savoir si je continue à avancer en Floride ou si je reste à la nouvelle-orléans, par rapport aux plages, je voulais finir en farniente pour se remettre, est-ce que les plages de louisiane sont aussi sympas qu'en floride ?
Merci pour vos avis et si vous avez des activités sympas à faire sur cet itinéraire, n'hésitez pas à partager... 😉
Bilan d'un septième voyage à Cuba: coups de coeur, de gueule, informations pratiques... English translation pending
Bonjour à tous!
Sur le même principe qu'une précédente discussion ouverte ici, je vous ai préparé un petit compte rendu de mon dernier voyage à Cuba. Coups de cœur, coups de gueule, découvertes et infos pratiques, il y a un peu de tout classé par thème et par ville 🙂 Toujours avec mon amie canadienne rencontrée sur les bancs de l'université de la Havane lorsqu'on suivait nos cours d'espagnol en 2009, nous sommes parties 3 semaines (fin juin début juillet) et étions décidées, même si ca a été difficile de nous arracher à notre belle Havane, à parcourir l'île d'est en ouest. Les villes de notre parcours : La Havane - Vinales - Guantanamo - Baracoa - Santiago. Le mode de transport : Viazul
Je le précise, comme toujours, il s'agit de mon expérience, mon ressenti, à une période donnée et en réaction à ma culture, mes habitudes, mon expérience de l'île. Je suis prête à débattre, ce que je raconte n'est pas parole d'évangile et chacun prendra dans mon récit ce qu'il voudra et laissera de côté ce qu'il jugera sans intérêt ou à côté de la plaque.
Transport : Après avoir regardé rapidement le prix de la location d'une voiture pouvant accueillir les 15 valises de ma copine et suivi l'affaire de la mort de Paya, c'était décidé, on prendrait le bus!
On a donc fait La Havane-Vinales, la Havane-Guantanamo, Guantanamo-Baracoa, Santiago-la Havane. Et les surprises ont eu lieu pendant les voyages vers et en Oriente!
On ne le répétera jamais assez, il peut faire TRES FROID, dans les bus viazul. Tellement froid par moment que j'me suis maudite de n'avoir pas ramené une couverture en plus de mon pull type polaire. La prochaine fois j'embarquerai la couverture de l'avion! Donc pull obligatoire au minimum, une petite écharpe (le paréo fait très bien l'affaire) et des chaussettes ne seront pas de trop pour les frileux.
En Oriente il y avait souvent une majorité de cubains dans les bus (nous étions 4 étrangers de La Havane à Santiago), chose que je n'avais jamais vu à l'est. Des cubains avec de l'argent ou des cubains vivant à l'étranger de ce que j'ai compris en discutant avec les gens.
Les bus sont vraiment confortables mais parfois ils prennent l'eau, c'est ce qui est arrivé durant notre trajet jusqu'a Santiago, et ce n'était pas 3 gouttes, il a vraiment plu dans le bus!
Comme je le disais au début il s'agit de mon expérience à un moment donné de l'année donc peut être que d'autres ne rencontreront pas ce problème mais si j'ai un conseil à vous donner pour les voyages La Havane- Santiago et Santiago-La Havane, réservez le plus tôt possible votre billet!! A l'aller on a du prendre le bus qui s'arrête 50 fois et au retour plus aucune place le jour où on voulait partir et nous avons eu les avants dernières places pour le jour suivant.
Réservez tôt également car ainsi vous aurez des places à l'avant du bus. Sur ces longs trajets les numéros de sièges attribués sont respectés, et pour cause, l'odeur qui se dégage des toilettes au fond du bus est souvent insupportable passé un certain temps (je vous parle d'expérience, 8h a me badigeonner le nez de "crème" grasse de cacao ramenée de Baracoa. Vous rajoutez à ça un couple d'étrangers qui a eu la très bonne idée de voyager avec un bébé d'à peine 1 an... j'ai cru mourir. Et puis juste avant de mourir j'me suis dis "arrête de faire ta bourgeoise, t'as de quoi te payer le billet ça pourra jamais, jamais être au niveau de ce que doivent supporter ceux qui le font en camion et stop"). Même sur des trajets plus courts privilégiez donc quand même à chaque fois l'avant du bus (de Guantanamo à Baracoa le groupe de français du fond a eu beaucoup de mal à supporter la situation..).
Une chose à savoir également, nous n'avons jamais réussi à acheter un billet dans une ville qui n'était pas le départ de notre voyage. La réservation en ligne possible sur le site internet de viazul depuis peu parait donc intéressante (quelqu'un a déjà procédé ainsi? je serai curieuse de savoir si ca marche). Bonne chose à savoir aussi, à la Havane on peut acheter ses billets à l'hôtel Telegrafo et à Santiago on peut les acheter chez Cubatur, a coté de la place Cespedez. Par contre à Guantanamo impossible d'acheter le billet avant que le bus se pointe. Et donc là c'est la surprise. Mais nous avons eu de la place. Les 20 CUC ont du aller directement dans la poche du chauffeur puisque c'est lui qui a encaissé sans qu'on voit la couleur d'un billet ou d'un nom inscrit quelque part.
La Havane :
Nous y avons passé peu de temps mais on a quand même pu prendre un peu le pouls de la ville. Beaucoup de nouveaux paladares ont ouverts (ca faisait un an et demi que je n'étais pas revenue), avec un service de mieux en mieux dans ces établissements. On sent que la concurrence joue. Apparemment il est même possible de manger des sushis à la Havane! Par contre je m'interroge pas mal sur l'approvisionnement de ces restau et les investisseurs étrangers dans tout ça.. Courrier international (n°1183 du 4 au 10 juillet) propose un dossier "Cuba la couleur de l'argent", je vais peut être en savoir plus!
Restaurant :
Les adresses testées et approuvées
Dans le Vedado : Sancho Panza - Très bon service, ambiance sympa avec démo de flamenco (musique beaucoup trop forte par contre), prix plus que raisonnables, belle carte, assiettes copieuses et très bonne pina colada.
Waoo snack bar (quasiment en face de Habana libre) - un nom de restaurant très mal choisi pour une cuisine assez fine au final. Malgré tout pas un très grand choix (et pas de snack comme le laisse entendre le nom!) et des prix assez élevés. Mais c'était bon et le service était impeccable (les serveuses étaient sublimes) Les tables pour deux installées aux fenêtres sont vraiment sympas.
Dans le centre : Place de la Cathédrale : Dona Eutimia - Apparemment c'est devenue "l'adresse" où sortir manger.Et c'est vrai qu'on y mange très bien, service nickel, très belle déco épurée, pas étonnant que cela plaise autant aux étrangers de passage ainsi qu'aux expat! Réservation plus que conseillée
Rue San Rafael : San Cristobal Paladar - mon coup de cœur au niveau du lieu! On y a très très bien mangé, une cuisine forcement créole, raffinée et des produits très frais. J'ai adoré le lieu, la disposition en petits salons, une ambiance d'alcôve, les murs chargés, un brin kitch, mais décoré avec beaucoup de gout, de vieilles affiches retro et des toilettes pour dames dans une grande salle de bain d'appartement. Je suis vraiment fan! De plus le service est impeccable, tout comme la cuisine que nous avons visité.
Sorties :
Peu d'occasions de sortir mais tout de même deux adresses de faites (déjà connues) : la casa de la musica de Galiano et le 1830. C'est vrai, je m'étais jurée de ne plus mettre les pieds à la casa de la musica après mes expériences de la dernière fois, mais on était le jour d emon arrivée, j'avais cru mourir dans la file d'attente pour la douane (1h30 d'attente.. les gens étaient sur le point de se mettre sur la tronche..), il était 23h30, j'avais mangé donc repris des forces et après une journée de voyage il n'était pas question de rentrer se coucher! L'option la plus facile : la casa de la musica qui ferme tard et accessible pour nous en taxi collectif. ERREUR! De nouveau des tables réservées pour personne.., des serveurs peu aimables, des conso hors de prix et une horde de jineteros comme j'avais jamais vu! Peu de touristes du coup c'était la folie dès qu'un étranger pointait le bout de son nez!
Les deux autres fois on est sorti danser au 1830. Il y a des jineteros bien sur mais l'ambiance est beaucoup plus sympa, les gens sont là principalement pour danser et ça se ressent. Démo de danse, choré de groupe ambiance cours de zumba, interventions sur la musique, c'est léger et festif, la musique est bonne et les conso raisonnables. C'est l'adresse la plus sympa pour sortir danser la salsa à La Havane. L'entrée est à 3 CUC, par contre on vous oblige à laisser votre sac au vestiaire. Vous aurez beau discuter, c'est la règle! L'endroit est à ciel ouvert donc les jours de pluie ne tentez même pas!
Je profite de ce paragraphe sur la danse pour casser un mythe, un cliché encore trop ancré dans la tête des gens, à Cuba la salsa n'est plus reine! Vous trouverez plus d'endroits où sortir danser et plus de très bons danseurs à Paris qu'en cumulant tous les endroits ou sortir danser dans l'île. La grande majorité des cubains savent faire 3 pas de salsa et le plus mauvais d'entre eux saura toujours mieux bouger en rythme qu'un européen ou qu'un canadien, mais la salsa, dans les grandes villes c'est avant tout pour les touristes! Et là où ca a été flagrant et où ça m'a particulièrement énervé c'est à Santiago.. mais j'y reviendrai. C'est le roi reggaeton qui règne maintenant (le tube qui passe en boucle partout dans l'île : Los Desiguales - Que Riquera. Les gens comprenant l'espagnol apprécieront la subtilité du texte!), on danse aussi la bachata (mais pas forcement sur de la bachata..(??)), le merengue, et même la kizomba (!). Mais sorti des lieux à touristes vous pouvez parfois attendre longtemps avant d'entendre une salsa!
Santé :
3 ans que je n'avais pas été malade et ça m'est tombé dessus en début de séjour.. comme ma gorge allait de plus en plus mal et que j'avais régulièrement de la fièvre j'me suis décidée à aller voir le médecin à la Havane avant de partir pour l'Oriente (l'automédication rhum ibuprofène n'a pas donné les résultats escomptés..). J'ai donc ouvert mon guide du routard et choisis le service pour les étrangers de l'hôpital Hermanos Ameijeiras qui se trouve au bout de San Lazaro dans le Vedado et où je pouvais me rendre en taxi collectif. Sauf que une fois là bas ils m'ont dit que c'était sur "rendez vous" (ce que ne précisait pas le routard) ici et que donc aucun médecin ne pouvait me recevoir.. donc direction Miramar. Je ne sais pas si je n'ai pas eu de chance mais dans le doute j'vous conseillerais de vous rendre directement à Miramar où j'ai été prise en charge rapidement. 25 CUC la consultation + 65 CUC pour deux boites d'antibiotiques. bim. (sans compter les frais de taxi puisque c'est le bout du monde ce quartier)
Mes meilleurs contacts pour organiser son séjour dans la capitale :
A la Havane j'ai revu à plusieurs reprises mon ami Ernesto, prof de français qui propose ses services comme guide. Il travaille souvent avec des équipage entre deux vols et connait bien les attentes des touristes francophones. Il peut également faire des visites en anglais. Je vous en reparle parce que certes c'est mon ami et que je l'apprécie énormément mais c'est surtout parce que c'est quelqu'un de très fiable, qui connait extrêmement bien son pays et la Havane et surtout son quartier, Habana vieja. Il peut aussi orienter, accompagner et présenter les bonnes personnes aux touristes qui s'intéressent à la culture afro cubaine, aux cigares, qui souhaitent pêcher, .. son rêve est d'ouvrir une agence de tourisme à la carte et je lui souhaite de pouvoir le faire un jour. En attendant si vous cherchez un guide envoyez moi un message, je vous donnerai ses coordonnées (il sera peut être absent au mois d'aout car il doit venir passer quelques semaines en France et comme il est deja venu il y a des chances qu'ils lui donnent à nouveau l'autorisation).
Une autre personne chère à mon coeur dans la capitale, c'est Angela. Ce n'est pas une amie mais ce n'est pas qu'une propriétaire de casa non plus. C'est un peu notre maman la bas. Elle nous sort des galères, appelle dans les casas pour savoir comment on va, .. une maman quoi (et pour les mauvaises langues elle fait ça de manière désintéressée car si moi je lui fais de la pub publiquement, mon amie canadienne n'intervient pas sur internet pour en parler et Angela est encore plus proche d'elle). Elle et sa fille proposent des petits studios indépendants. Sa fille dans la très belle maison en face de l'hôtel las colinas dans le Vedado et Angela dans sa maison qui se trouve à 2 rues. C'est un hébergement parfait pour des gens souhaitant être un peu indépendant (pouvoir cuisiner, ...) ou des étudiants souhaitant rester longtemps. Et même si le studio est indépendant Angela n'est jamais loin pour discuter, partager un café, .. Elle est comme ça car elle aime les gens et échanger avec eux. Elle se préoccupe sincèrement des personnes qu'elle loge. Pour la contacter vous pouvez lui écrire à cette adresse : angela_hid@yahoo.esa
Vinales :
Comme j'ai été malade j'avoue que ça n'a pas été la meilleure partie du voyage.. Le village est toujours aussi charmant, petites maisons colorées au milieu des mogotes. Une casa particular tous les 2 m mais les gens partent visiter en journée donc ça reste supportable niveau ambiance touristique. Par contre si il pleut y a vraiment pas grand chose à faire.. On est allé se baigner dans la piscine de l'Hôtel los Jasmines où la vue est magnifique. Je crois qu'il faut payer 6 CUC dont 3 ou 4 CUC sont en consommation.
Je vous conseille chaleureusement la casa où j'étais : Villa Nery y Felix Carretera al cementario #8 felis@correodecuba.cu (01) 52391821 ou (01) 52238890
Je dois quand même préciser qu'elle est un peu excentrée (mais sur la rue principale donc pour se rendre dans le centre c'est toujours tout droit), donc pour ceux qui n'aiment pas marcher oubliez! Mais du coup c'est calme et à l'arrière de la maison vous avez un patio très agréable avec vu sur les montagnes. Un endroit paisible et beau. La maison est très bien tenue, Nery et Felix vous mettent très à l'aise, lui assez discret, elle très communicative. C'est monsieur qui cuisine et il fait ça bien! On a négocié la chambre à 15 CUC (mais je crois que c'est plutôt 20 normalement), repas 8 CUC et petit dej 3 CUC.
Nous avons fait une journée à Cayo Jutias (environs 22 CUC). La plage est toujours aussi belle pour ceux qui ne font pas les fainéants en restant avec tous les touristes sur le devant du restau.. en marchant on trouve du sable encore plus blanc, du bois flotté, et des petits coins tranquilles avec la végétation derrière vous. Les pécheurs du coin vous proposerons de la langouste. Pas testé. Le déjeuner proposé et inclus dans le prix était moins bon que la dernière fois et il fallait venir le prendre à une heure fixe.
Une précision pour les gens qui prendraient l'excursion pour Maria la Gorda, il se peut que le bus qu'on vous a annoncé se transforme en taxi. C'est ce qui est arrivé à un couple de français rencontré sur place. Comme on leur avait dit que c'était un bus qui devait venir les chercher ils ont cru à une arnaque lorsque le taxi s'est présenté, et n'ont pas voulu le prendre. L'agence de voyage n'a rien voulu savoir, en compensation ils ont juste eu le droit de faire l'excursion à Cayo Jutias (qui n'est pas au même prix bien sur..), aucune autre forme de dédommagement ne leur a été proposé.
Sinon nous avons fait le circuit classique en négociant le prix d'un taxi en fonction de ce que nous aurait coûté le bus vert pour deux. Le mur de la préhistoire est une énorme arnaque (3 CUC l'entrée) et la démonstration folklorique à la sortie de la grotte dans l'espèce d'espace aménagé comme à l'époque des cimarones est ridicule...rien n'est expliqué, rien n'est exposé, .. du pur spectacle à touriste qui m'a mis plutôt mal à l'aise alors que c'est une partie de l'histoire de Cuba super intéressante.
A Vinales j'ai enfin trouvé le rhum de guayabita dulce que je cherchais PARTOUT les 2 dernières fois où je suis venue! le sec se trouve facilement à la Havane mais le dulce était impossible à trouver! A Vinales je ne l'ai trouvé que dans la boutique qui vend des cigares de la région notamment. C'est un rhum très doux, qui se boit comme du petit lait! (la fabrique se visite à Pinar del Rio).
Malgré les messages que certains postent sur les forums appelant à fuir l'Oriente, ses hordes de noirs la bave aux lèvres prêts à vous égorger pour vous voler la mangue que vous êtes entrain de manger (sans parler du Choléra!) nous avons décidé de nous lancer sur les routes.Guantanamo/Baracoa/Santiago. N'écoutant que notre courage nous sommes allées même là où tous les amis havanais nous avez déconseillé de mettre les pieds (tellement snobs ces gens de la capitale! pire que des parisiens!) : Guantanamo.
Guantanamo :
Tout le monde crache sur cette ville! De la Havane en passant par Baracoa. Je ne sais pas ce que ces pauvres guantanameros ont fait à l'île mais personne ne comprend que tu veuilles mettre un pied la bas! Même le chauffeur de bus nous a charrié et ne voulait pas croire qu'on s'arrête dans cette ville ("Seguro tienes un novio aqui!!" ben non j'ai pas de mec là bas, juste envie d'aller voir là où personne ne va). Donc aussi incroyable que ca puisse paraitre on a posé nos valises dans l'une des 3 casas particulares de la ville et on est allée à la rencontre de cubains (un frère et une sœur) dont on m'avait donné le contact et avec qui j'avais échangé un peu avant d'arriver.
Et je vous le dis, on a ADORE!
Alors, objectivement, il n'y a pas grand chose a visiter, mais qu'est ce qu'on était bien là bas! Doit y avoir 3 étrangers dans la ville, personne ne vient vous saouler dans la rue, bien sur on vous lance des compliments et des baisers au vent mais on vous laisse tranquille. Vous pouvez prendre le rythme de la ville, de ses habitants sans être constamment sollicités. On y a rencontré des gens géniaux qui nous ont accueilli comme des amies. Ils nous avaient proposé l'hébergement mais débarquant à deux et n'ayant eu que des échanges par mail on a pas voulu s'imposer et on a préféré aller en casa. Mais on a passé tout notre temps chez eux, à cuisiner, à discuter, à regarder des vieux clips sur des DVD, à rencontrer la famille, les voisins, à se faire les ongles pour 5 pesos... On a aussi fait l'expérience de la piscine de je ne sais plus quel hôtel. Une ambiance de folie! des associations culturelles qui venaient présenter leur travail (demo de changui, chanteur aux balades romantiques, ...) Et puis on est un peu sorti, et ça bouge à Guantanamo le week end! 😎
J'ai enfin vu un groupe que l'on m'avait fait découvrir quelques mois auparavant : Madera Limpia. J'aime moins leur nouvelle orientation reggaeton, mais comme me disait l'un des chanteurs "il faut aussi s'adapter au publique", par contre je suis ultra fan des deux albums de fusion de musiques traditionnelles qu'ils ont sorti avant. J'vous invite à les découvrir!
Culturellement il se passe beaucoup de choses dans la ville et ils organisent également un carnaval au mois d'aout. Je comprends que la ville ne soit pas une priorité pour la majorité des voyageurs mais vraiment, si vous passez non loin, allez saluer les guantanameros!
Je vous laisse avec l'article que mon amie Anne a écrit sur la ville : http://tafmag.com/guantanamo-le-cote-clair-de-la-force/ C'est elle qui m'a donné ses contacts la bas. Je crois que j'avais déjà parlé de son projet sur ce site, elle est partie tourner un documentaire la bas et à ramener de supers images et portraits. C'est toujours en montage mais la bande annonce est disponible : http://cumano.fr Comme elle s'en est déjà pris de tous les côtés, pro et anti, je crois que ça veut dire que c'est réussi jaja! En tout cas son travail est sincère et elle n'appartient à aucun camp.
Après Guantanamo nous avons pris la route de Baracoa
Baracoa :
Le chemin pour arriver à Baracoa est vraiment splendide! Les paysages étaient nouveaux pour nous et on avait hâte de découvrir cette ville que beaucoup de gens nous ont conseillé d'aller voir.
La casa où nous étions a été la meilleure du séjour! Extrêmement bien située, avec une terrasse jouissant d'une vue magnifique, fruits à volonté à disposition, belles chambre et salle de bain (l'une des chambres à un petit balcon privatif), une propriétaire pleine d'attentions. Une nuit négociée à 15 CUC (mais je crois que normalement c'est plutôt 20), 5 CUC les 2 petits déjeuners et 6 CUC le diner avec poulet.
Casa Bella vista (elle porte très bien son nom!) Senora Onoria Delgado Leyva Calixto Garcia #55 (entre caliseo y Peralejo) Tel : (53-21) 64 3883 Cel : 52 40 00115 c.bellavista@yahoo.com / alexllegra@yahoo.com
Nous avions aussi des contacts là bas et parmi eux surement le plus grand jinetero de la ville! (mais j'étais prévenue!). Ces jeunes hommes ont vite compris qu'on ne succomberaient jamais du coup ils ont arrêté de nous traiter en étrangères susceptibles d'atterrir dans leur lit et on fait comme s'ils étaient avec des "potes". Ce qui nous a valu le déballage de toutes leurs histoires de nanas (toutes étrangères bien sur) et leurs techniques pour les amener à venir prendre des "cours de natation sur la plage avec eux".. C'était pas triste..! Faut dire qu'on a pu constater que les jeunes (et surtout moins jeunes..) filles ne se font pas trop prier le soir venu.. Alors mesdemoiselles (en générale les femmes plus âgées sont moins dupes de leur manège..), ils sont beaux, charmants, vous font danser innocemment, vous font rire, vous présentent à leurs amis, .. profitez profitez (pensez à vous protéger!) mais gardez à l'esprit que vous serez la 100 000 ème qui succombera! Ca vous évitera bien des désillusions. On a eu l'impression que beaucoup de touristes ne sortent pas et restent dans les casas à Baracoa, on retrouve donc beaucoup de ces couples femme d'un certain âge/jeune cubain danseur de salsa. Dans notre cas on a surtout dansé à la casa de la trova (1 CUC l'entrée) et trainé dans le parc en face de l'église.
Les garçons nous ont quand même bien fait découvrir la ville et conseillé les choses à voir à l'extérieur. Ils nous ont conduit à l'embouchure du rio miel et de la mer, l'endroit était super! Pas un touriste, quelques pêcheurs, des locaux arrivés en fin d'après midi, une eau calme là où les vagues étaient vraiment fortes sur tout le chemin. Il faut marcher tout le long de la plage qui s'étend après le stade, marcher marcher marcher jusqu'au bout. On a fait un tour à playa Blanca et pour ça on a rejoint l'autre rive à la nage (il y a quelques metres). Avec un peu de grimpette on a atterri sur le chemin où se trouve le panneau indiquant le cheminmenant à la plage (je crois qu'il y a un pont un peu plus loin mais j'ai cru comprendre qu'il fallait payer quelque chose et que c'est pour ça qu'ils coupaient par là). Bon alors franchement playa Blanca ca n'a rien d'extraordinaire.. y a juste du sable clair alors qu'ailleurs il est noir. Mais c'est petit, il y avait un peu de monde et des vagues assez fortes. Le temps de manger quelques mangues chipées sur le chemin et on était reparti.
Un autre jour nous avons négocié un taxi (pour 2) pour aller jusqu'au point d'où partent les visites à la cascade en bas del Yunque puis à la plage de Maguana. Ca nous a coûté 20 CUC (on a négocié sec, les premiers mecs nous ont dit qu'on trouverait jamais à ce prix) sachant qu'à Guantanamo on m'avait dit de ne pas payer plus de 15 CUC pour un taxi en direction de Maguana. Il avait un peu plu la veille donc l'eau n'était pas complètement limpide (on nous a déconseillé d'y aller lorsqu'il a beaucoup plu car l'eau devient vraiment trouble). On a payé 8 CUC l'entrée au parc (mais apparemment c'est 9? va savoir..) avec un guide pour nous conduire à la cascade (vous êtes obligé d'être avec lui). Après avoir vu el Nincho j'avoue que cette cascade là ne m'a pas trop impressionné mais c'était une balade et une baignade très sympas. Par contre il faut vraiment y aller en basket et pour monter d'une cascade à l'autre il faut naviguer, sans chaussures, sur les rochers. J'en suis ressortie avec quelques égratignures (les rochers coupent facilement en cas de chocs, même petits). La plage de Maguana est assez sympa mais là encore ça ne vaut pas les plages de l'est du pays.On vous proposera de la langouste et il y a des vendeurs d'objets en bois et autres qui parcourent la plage.
Sinon je vous conseille d'aller voir la vue depuis l'hôtel el Castillo et si vous souhaitez vous baigner dans la piscine je crois que l'entrée était à 10 CUC dont 6 en consommation.
On a finalement écourté notre séjour d'une nuit à Baracoa pour retourner à Guantanamo.
Puis direction Santiago
Santiago :
Nous y étions durant le festival des caraibes (ou festival del fuego). On a jamais réussi a trouver le programme (je l'avais oublié en France et on jamais réussi à se pointer au bon moment à la maison des caraïbes), donc nous avons suivi les manifestations artistiques qu'on a croisé au hasard des rues et des informations des gens.
Place Cespedes une scène avait été montée et on pouvait assister à des concerts gratuit en soirée. Le problème c'est qu'avec mon mètre 80 et nos traits d'étrangères bien marqués on nous repérait à 3 km.. du coup pas possible d'être tranquille plus de 10 min.. résultat on s'est posté à côté de la police et ça en a démotivé plus d'un.
Je tiens quand même à préciser que je ne me suis jamais sentie en danger ou agressée, personne n'a eu de gestes ou de paroles déplacés, et en étant ferme sur le fait qu'on était pas intéressée on se débarrassait des gens très facilement. C'est juste qu'ils sont uuuuuultra chauds à Santiago (je ne dis pas en Oriente parce qu'on a pas vécu ça à Baracoa ou à Guantanamo). Tu te fais brancher tout le temps et ton passage est accompagné d'un espèce de concert de bisous qui raisonnent aussi forts qu'un champ de grillons. Et ils se vendent les mecs, la fierté orientale et surtout santiaguera! "viens gouter un oriental, ils sont plein de saveurs les mecs d'ici" "oui alors je t'explique pour moi un cubain c'est devenu aussi exotique qu'un mojito.. et si j'avais envie de tester un oriental pas besoin de venir jusqu'à Santiago, à Paris y en a plein". Au bout de deux jours ça nous a rendu un peu agressive.. à la fin on disait même qu'on ne parlait ni espagnol ni anglais. On a rencontré un groupe de 4 filles belges qui commençaient aussi à péter un plomb.. Donc à moins que vous fassiez moins d'1m65, que vous n'ayez pas des traits d'étrangère trop marqués et que vous adoptiez le look mini short, tshirt moulant et cheveux tirés, je ne conseillerai pas à des filles, qui n'ont pas envie de se mettre sous la "protection" de cubains et qui voyagent seules, de faire le carnaval. Parce qu'avec l'excitation de la fête, l'alcool et le soleil qui cognent j'imagine que les mecs doivent être encore plus chauds!!
Pour les mecs je ne sais pas comment ça se passe par contre, c'est peut être plus tranquille!
On m'avait dit qu'à Santiago je pourrais danser beaucoup plus, que c'était là où il fallait aller si tu aimais la danse. Alors certains ont bien reçu le message puisque c'est LA ville des écoles de danse! pfffiou tu trouves que ça quand tu sors. C'était le varadero de la danse! Tu croises plein de groupes d'étrangers (beaucoup de français) à qui on a vendu la Cuba authentique à venir chercher à Santiago pour apprendre et danser la salsa. Sauf que c'est que de la poudre aux yeux.. On leur donne l'impression de sortir avec leurs potes cubains faire la fête comme les locaux alors qu'en fait ils vont dans des endroits auxquels n'ont accès que les jineteros et les cubains qu'on paie pour danser avec eux et qui bien que te matant toute la soirée, te disant que tu es trop belle à la première occasion, ne viendront jamais t'inviter à danser parce que toi tu n'as pas payé pour prendre les cours de danse.. Et tu retrouves après ces gens de retour de vacances qui te racontent leur expérience authentique de la danse et de la vie à Cuba auprès du vrai peuple.. Et je parle pas de toutes ces femmes âgées accompagnées de leurs beaux mulatos.. Bref la Cuba que j'adore... Donc grosse grosse déception côté sortie nocturne, même si on a vu des concerts sympas avec de très bons musiciens et des chanteurs plein d'énergie, le reste sonnait faux de chez faux.. et il y a finalement peu d'endroits ou sortir en comparaison de la Havane. Après nous y étions en semaine, peut être que l'ambiance est différente le week end. Et puis peut être aussi qu'on a raté les endroits où tous ces phénomènes sont moins présents.. Si certains on des adresses ça pourrait être interessant si je devais repasser par la bas! A la Havane tout ça existe aussi bien sur mais ça vient se fondre avec les autres formes de tourisme et les cubains qui ont de l'argent et qui sortent. Du coup tu n'es pas confronté qu'à ca.
En journée nous avons visité la ville, qui est très jolie et offre des points de vues avec de très belles perspectives. C'est assez sport parfois puisque ça monte et ça descend (ce qui fait aussi qu'on a de très belles vues!) et qu'il fait très très chaud. Nous sommes allées visiter el castillo, qui ressemble beaucoup à celui de la Havane (je crois d'ailleurs que c'est le même architecte). Quelques salles où est exposée l'histoire de la ville (possibilité de prendre un guide), il y avait une expo de photos sous marine lorsque nous y étions, mais surtout vous avez un panorama magnifique! Par contre 5 CUC pour pouvoir prendre des photos c'est vraiment du vol! Nous sommes également aller visiter el Cobre. Une belle Basilique où l'intérêt (depuis que je suis allée à Rome c'est vrai que je suis un peu plus difficile en matière d'église ;) ) réside surtout dans son environnement. Au milieu des "collines", depuis la route ou depuis son parvis, le paysage de cette église est splendide. Sur le chemin vous pourrez acheter des objets religieux ou des bouquets à offrir à la Vierge de la charité. Sa couleur est le jaune, c'est pour cela qu'on vous proposera beaucoup de fleurs de tournesols. Beaucoup de cubains viennent prier habillés de cette couleur.
J'aurais beaucoup aimé visiter le cimetière mais il était fermé aux visites lorsque nous nous y sommes rendues.
Je vous laisse l'adresse de notre casa dans laquelle nous nous sommes senties très bien. Elle est situé à 2 min de la place Cespedez, il y a une terrasse très agréable pour manger et la possibilité de monter sur une 2eme terrasse qui offre une vue encore plus belle. Cette maison est remplie de femmes qui vous donnent du mi amor, mi vida, avec un sincère intérêt. La seule chose à leur reprocher c'est que les prix sont un peu élevés. On a négocié la chambre à 20 CUC, le petit déjeuner à 3 (mais normalement c'est 4) et le diner avec poulet à 7 (alors que c'était 10. 10 pour du poulet faut quand même pas charrier!). Tout était bon et la chambre était propre et agréable.
J'ai beaucoup aimé découvrir l'Oriente, il y a des endroits où je ne retournerai pas et d'autres où je sais que la porte sera toujours ouverte et qu'il me tarde de retrouver. L'oriente est riche de son métissage, les peaux chocolat, ébène, caramel, les sons haïtiens, jamaïcains, les démarches voluptueuses, chaloupées des femmes, les corps bien dessinés des hommes. Les cubains d'oriente sont vraiment beaux et il s'en dégagent une vraie sensualité.
Mon cœur appartient toujours à la Havane, se sont mes premières amours, je connais ses rues, ses habitants, mais j'ai réalisé que c'est une bulle avec sa dynamique et son décalage par rapport au reste de l'île. Une ville plus "cosmopolite", plus connectée, plus branchée, surtout depuis les derniers changements de lois. Il était donc bon d'en sortir et d'aller voir ce qui se passe en dehors.
Je profite de ce post pour vous parler du très bel exemplaire du magazine SLANTED sur cuba et le graphisme. Malheureusement il n'est plus dispo à la vente, mais pour vous faire une idée : http://creative.arte.tv/fr/community/slanted-magazin-21-cuba-new-generation
Voila j'espère ne pas avoir perdu trop de monde en route avec ce long récit 🙂
Très bonne journée, nuit selon où vous vous trouvez dans le monde!
Marie
Sur le même principe qu'une précédente discussion ouverte ici, je vous ai préparé un petit compte rendu de mon dernier voyage à Cuba. Coups de cœur, coups de gueule, découvertes et infos pratiques, il y a un peu de tout classé par thème et par ville 🙂 Toujours avec mon amie canadienne rencontrée sur les bancs de l'université de la Havane lorsqu'on suivait nos cours d'espagnol en 2009, nous sommes parties 3 semaines (fin juin début juillet) et étions décidées, même si ca a été difficile de nous arracher à notre belle Havane, à parcourir l'île d'est en ouest. Les villes de notre parcours : La Havane - Vinales - Guantanamo - Baracoa - Santiago. Le mode de transport : Viazul
Je le précise, comme toujours, il s'agit de mon expérience, mon ressenti, à une période donnée et en réaction à ma culture, mes habitudes, mon expérience de l'île. Je suis prête à débattre, ce que je raconte n'est pas parole d'évangile et chacun prendra dans mon récit ce qu'il voudra et laissera de côté ce qu'il jugera sans intérêt ou à côté de la plaque.
Transport : Après avoir regardé rapidement le prix de la location d'une voiture pouvant accueillir les 15 valises de ma copine et suivi l'affaire de la mort de Paya, c'était décidé, on prendrait le bus!
On a donc fait La Havane-Vinales, la Havane-Guantanamo, Guantanamo-Baracoa, Santiago-la Havane. Et les surprises ont eu lieu pendant les voyages vers et en Oriente!
On ne le répétera jamais assez, il peut faire TRES FROID, dans les bus viazul. Tellement froid par moment que j'me suis maudite de n'avoir pas ramené une couverture en plus de mon pull type polaire. La prochaine fois j'embarquerai la couverture de l'avion! Donc pull obligatoire au minimum, une petite écharpe (le paréo fait très bien l'affaire) et des chaussettes ne seront pas de trop pour les frileux.
En Oriente il y avait souvent une majorité de cubains dans les bus (nous étions 4 étrangers de La Havane à Santiago), chose que je n'avais jamais vu à l'est. Des cubains avec de l'argent ou des cubains vivant à l'étranger de ce que j'ai compris en discutant avec les gens.
Les bus sont vraiment confortables mais parfois ils prennent l'eau, c'est ce qui est arrivé durant notre trajet jusqu'a Santiago, et ce n'était pas 3 gouttes, il a vraiment plu dans le bus!
Comme je le disais au début il s'agit de mon expérience à un moment donné de l'année donc peut être que d'autres ne rencontreront pas ce problème mais si j'ai un conseil à vous donner pour les voyages La Havane- Santiago et Santiago-La Havane, réservez le plus tôt possible votre billet!! A l'aller on a du prendre le bus qui s'arrête 50 fois et au retour plus aucune place le jour où on voulait partir et nous avons eu les avants dernières places pour le jour suivant.
Réservez tôt également car ainsi vous aurez des places à l'avant du bus. Sur ces longs trajets les numéros de sièges attribués sont respectés, et pour cause, l'odeur qui se dégage des toilettes au fond du bus est souvent insupportable passé un certain temps (je vous parle d'expérience, 8h a me badigeonner le nez de "crème" grasse de cacao ramenée de Baracoa. Vous rajoutez à ça un couple d'étrangers qui a eu la très bonne idée de voyager avec un bébé d'à peine 1 an... j'ai cru mourir. Et puis juste avant de mourir j'me suis dis "arrête de faire ta bourgeoise, t'as de quoi te payer le billet ça pourra jamais, jamais être au niveau de ce que doivent supporter ceux qui le font en camion et stop"). Même sur des trajets plus courts privilégiez donc quand même à chaque fois l'avant du bus (de Guantanamo à Baracoa le groupe de français du fond a eu beaucoup de mal à supporter la situation..).
Une chose à savoir également, nous n'avons jamais réussi à acheter un billet dans une ville qui n'était pas le départ de notre voyage. La réservation en ligne possible sur le site internet de viazul depuis peu parait donc intéressante (quelqu'un a déjà procédé ainsi? je serai curieuse de savoir si ca marche). Bonne chose à savoir aussi, à la Havane on peut acheter ses billets à l'hôtel Telegrafo et à Santiago on peut les acheter chez Cubatur, a coté de la place Cespedez. Par contre à Guantanamo impossible d'acheter le billet avant que le bus se pointe. Et donc là c'est la surprise. Mais nous avons eu de la place. Les 20 CUC ont du aller directement dans la poche du chauffeur puisque c'est lui qui a encaissé sans qu'on voit la couleur d'un billet ou d'un nom inscrit quelque part.
La Havane :
Nous y avons passé peu de temps mais on a quand même pu prendre un peu le pouls de la ville. Beaucoup de nouveaux paladares ont ouverts (ca faisait un an et demi que je n'étais pas revenue), avec un service de mieux en mieux dans ces établissements. On sent que la concurrence joue. Apparemment il est même possible de manger des sushis à la Havane! Par contre je m'interroge pas mal sur l'approvisionnement de ces restau et les investisseurs étrangers dans tout ça.. Courrier international (n°1183 du 4 au 10 juillet) propose un dossier "Cuba la couleur de l'argent", je vais peut être en savoir plus!
Restaurant :
Les adresses testées et approuvées
Dans le Vedado : Sancho Panza - Très bon service, ambiance sympa avec démo de flamenco (musique beaucoup trop forte par contre), prix plus que raisonnables, belle carte, assiettes copieuses et très bonne pina colada.
Waoo snack bar (quasiment en face de Habana libre) - un nom de restaurant très mal choisi pour une cuisine assez fine au final. Malgré tout pas un très grand choix (et pas de snack comme le laisse entendre le nom!) et des prix assez élevés. Mais c'était bon et le service était impeccable (les serveuses étaient sublimes) Les tables pour deux installées aux fenêtres sont vraiment sympas.
Dans le centre : Place de la Cathédrale : Dona Eutimia - Apparemment c'est devenue "l'adresse" où sortir manger.Et c'est vrai qu'on y mange très bien, service nickel, très belle déco épurée, pas étonnant que cela plaise autant aux étrangers de passage ainsi qu'aux expat! Réservation plus que conseillée
Rue San Rafael : San Cristobal Paladar - mon coup de cœur au niveau du lieu! On y a très très bien mangé, une cuisine forcement créole, raffinée et des produits très frais. J'ai adoré le lieu, la disposition en petits salons, une ambiance d'alcôve, les murs chargés, un brin kitch, mais décoré avec beaucoup de gout, de vieilles affiches retro et des toilettes pour dames dans une grande salle de bain d'appartement. Je suis vraiment fan! De plus le service est impeccable, tout comme la cuisine que nous avons visité.
Sorties :
Peu d'occasions de sortir mais tout de même deux adresses de faites (déjà connues) : la casa de la musica de Galiano et le 1830. C'est vrai, je m'étais jurée de ne plus mettre les pieds à la casa de la musica après mes expériences de la dernière fois, mais on était le jour d emon arrivée, j'avais cru mourir dans la file d'attente pour la douane (1h30 d'attente.. les gens étaient sur le point de se mettre sur la tronche..), il était 23h30, j'avais mangé donc repris des forces et après une journée de voyage il n'était pas question de rentrer se coucher! L'option la plus facile : la casa de la musica qui ferme tard et accessible pour nous en taxi collectif. ERREUR! De nouveau des tables réservées pour personne.., des serveurs peu aimables, des conso hors de prix et une horde de jineteros comme j'avais jamais vu! Peu de touristes du coup c'était la folie dès qu'un étranger pointait le bout de son nez!
Les deux autres fois on est sorti danser au 1830. Il y a des jineteros bien sur mais l'ambiance est beaucoup plus sympa, les gens sont là principalement pour danser et ça se ressent. Démo de danse, choré de groupe ambiance cours de zumba, interventions sur la musique, c'est léger et festif, la musique est bonne et les conso raisonnables. C'est l'adresse la plus sympa pour sortir danser la salsa à La Havane. L'entrée est à 3 CUC, par contre on vous oblige à laisser votre sac au vestiaire. Vous aurez beau discuter, c'est la règle! L'endroit est à ciel ouvert donc les jours de pluie ne tentez même pas!
Je profite de ce paragraphe sur la danse pour casser un mythe, un cliché encore trop ancré dans la tête des gens, à Cuba la salsa n'est plus reine! Vous trouverez plus d'endroits où sortir danser et plus de très bons danseurs à Paris qu'en cumulant tous les endroits ou sortir danser dans l'île. La grande majorité des cubains savent faire 3 pas de salsa et le plus mauvais d'entre eux saura toujours mieux bouger en rythme qu'un européen ou qu'un canadien, mais la salsa, dans les grandes villes c'est avant tout pour les touristes! Et là où ca a été flagrant et où ça m'a particulièrement énervé c'est à Santiago.. mais j'y reviendrai. C'est le roi reggaeton qui règne maintenant (le tube qui passe en boucle partout dans l'île : Los Desiguales - Que Riquera. Les gens comprenant l'espagnol apprécieront la subtilité du texte!), on danse aussi la bachata (mais pas forcement sur de la bachata..(??)), le merengue, et même la kizomba (!). Mais sorti des lieux à touristes vous pouvez parfois attendre longtemps avant d'entendre une salsa!
Santé :
3 ans que je n'avais pas été malade et ça m'est tombé dessus en début de séjour.. comme ma gorge allait de plus en plus mal et que j'avais régulièrement de la fièvre j'me suis décidée à aller voir le médecin à la Havane avant de partir pour l'Oriente (l'automédication rhum ibuprofène n'a pas donné les résultats escomptés..). J'ai donc ouvert mon guide du routard et choisis le service pour les étrangers de l'hôpital Hermanos Ameijeiras qui se trouve au bout de San Lazaro dans le Vedado et où je pouvais me rendre en taxi collectif. Sauf que une fois là bas ils m'ont dit que c'était sur "rendez vous" (ce que ne précisait pas le routard) ici et que donc aucun médecin ne pouvait me recevoir.. donc direction Miramar. Je ne sais pas si je n'ai pas eu de chance mais dans le doute j'vous conseillerais de vous rendre directement à Miramar où j'ai été prise en charge rapidement. 25 CUC la consultation + 65 CUC pour deux boites d'antibiotiques. bim. (sans compter les frais de taxi puisque c'est le bout du monde ce quartier)
Mes meilleurs contacts pour organiser son séjour dans la capitale :
A la Havane j'ai revu à plusieurs reprises mon ami Ernesto, prof de français qui propose ses services comme guide. Il travaille souvent avec des équipage entre deux vols et connait bien les attentes des touristes francophones. Il peut également faire des visites en anglais. Je vous en reparle parce que certes c'est mon ami et que je l'apprécie énormément mais c'est surtout parce que c'est quelqu'un de très fiable, qui connait extrêmement bien son pays et la Havane et surtout son quartier, Habana vieja. Il peut aussi orienter, accompagner et présenter les bonnes personnes aux touristes qui s'intéressent à la culture afro cubaine, aux cigares, qui souhaitent pêcher, .. son rêve est d'ouvrir une agence de tourisme à la carte et je lui souhaite de pouvoir le faire un jour. En attendant si vous cherchez un guide envoyez moi un message, je vous donnerai ses coordonnées (il sera peut être absent au mois d'aout car il doit venir passer quelques semaines en France et comme il est deja venu il y a des chances qu'ils lui donnent à nouveau l'autorisation).
Une autre personne chère à mon coeur dans la capitale, c'est Angela. Ce n'est pas une amie mais ce n'est pas qu'une propriétaire de casa non plus. C'est un peu notre maman la bas. Elle nous sort des galères, appelle dans les casas pour savoir comment on va, .. une maman quoi (et pour les mauvaises langues elle fait ça de manière désintéressée car si moi je lui fais de la pub publiquement, mon amie canadienne n'intervient pas sur internet pour en parler et Angela est encore plus proche d'elle). Elle et sa fille proposent des petits studios indépendants. Sa fille dans la très belle maison en face de l'hôtel las colinas dans le Vedado et Angela dans sa maison qui se trouve à 2 rues. C'est un hébergement parfait pour des gens souhaitant être un peu indépendant (pouvoir cuisiner, ...) ou des étudiants souhaitant rester longtemps. Et même si le studio est indépendant Angela n'est jamais loin pour discuter, partager un café, .. Elle est comme ça car elle aime les gens et échanger avec eux. Elle se préoccupe sincèrement des personnes qu'elle loge. Pour la contacter vous pouvez lui écrire à cette adresse : angela_hid@yahoo.esa
Vinales :
Comme j'ai été malade j'avoue que ça n'a pas été la meilleure partie du voyage.. Le village est toujours aussi charmant, petites maisons colorées au milieu des mogotes. Une casa particular tous les 2 m mais les gens partent visiter en journée donc ça reste supportable niveau ambiance touristique. Par contre si il pleut y a vraiment pas grand chose à faire.. On est allé se baigner dans la piscine de l'Hôtel los Jasmines où la vue est magnifique. Je crois qu'il faut payer 6 CUC dont 3 ou 4 CUC sont en consommation.
Je vous conseille chaleureusement la casa où j'étais : Villa Nery y Felix Carretera al cementario #8 felis@correodecuba.cu (01) 52391821 ou (01) 52238890
Je dois quand même préciser qu'elle est un peu excentrée (mais sur la rue principale donc pour se rendre dans le centre c'est toujours tout droit), donc pour ceux qui n'aiment pas marcher oubliez! Mais du coup c'est calme et à l'arrière de la maison vous avez un patio très agréable avec vu sur les montagnes. Un endroit paisible et beau. La maison est très bien tenue, Nery et Felix vous mettent très à l'aise, lui assez discret, elle très communicative. C'est monsieur qui cuisine et il fait ça bien! On a négocié la chambre à 15 CUC (mais je crois que c'est plutôt 20 normalement), repas 8 CUC et petit dej 3 CUC.
Nous avons fait une journée à Cayo Jutias (environs 22 CUC). La plage est toujours aussi belle pour ceux qui ne font pas les fainéants en restant avec tous les touristes sur le devant du restau.. en marchant on trouve du sable encore plus blanc, du bois flotté, et des petits coins tranquilles avec la végétation derrière vous. Les pécheurs du coin vous proposerons de la langouste. Pas testé. Le déjeuner proposé et inclus dans le prix était moins bon que la dernière fois et il fallait venir le prendre à une heure fixe.
Une précision pour les gens qui prendraient l'excursion pour Maria la Gorda, il se peut que le bus qu'on vous a annoncé se transforme en taxi. C'est ce qui est arrivé à un couple de français rencontré sur place. Comme on leur avait dit que c'était un bus qui devait venir les chercher ils ont cru à une arnaque lorsque le taxi s'est présenté, et n'ont pas voulu le prendre. L'agence de voyage n'a rien voulu savoir, en compensation ils ont juste eu le droit de faire l'excursion à Cayo Jutias (qui n'est pas au même prix bien sur..), aucune autre forme de dédommagement ne leur a été proposé.
Sinon nous avons fait le circuit classique en négociant le prix d'un taxi en fonction de ce que nous aurait coûté le bus vert pour deux. Le mur de la préhistoire est une énorme arnaque (3 CUC l'entrée) et la démonstration folklorique à la sortie de la grotte dans l'espèce d'espace aménagé comme à l'époque des cimarones est ridicule...rien n'est expliqué, rien n'est exposé, .. du pur spectacle à touriste qui m'a mis plutôt mal à l'aise alors que c'est une partie de l'histoire de Cuba super intéressante.
A Vinales j'ai enfin trouvé le rhum de guayabita dulce que je cherchais PARTOUT les 2 dernières fois où je suis venue! le sec se trouve facilement à la Havane mais le dulce était impossible à trouver! A Vinales je ne l'ai trouvé que dans la boutique qui vend des cigares de la région notamment. C'est un rhum très doux, qui se boit comme du petit lait! (la fabrique se visite à Pinar del Rio).
Malgré les messages que certains postent sur les forums appelant à fuir l'Oriente, ses hordes de noirs la bave aux lèvres prêts à vous égorger pour vous voler la mangue que vous êtes entrain de manger (sans parler du Choléra!) nous avons décidé de nous lancer sur les routes.Guantanamo/Baracoa/Santiago. N'écoutant que notre courage nous sommes allées même là où tous les amis havanais nous avez déconseillé de mettre les pieds (tellement snobs ces gens de la capitale! pire que des parisiens!) : Guantanamo.
Guantanamo :
Tout le monde crache sur cette ville! De la Havane en passant par Baracoa. Je ne sais pas ce que ces pauvres guantanameros ont fait à l'île mais personne ne comprend que tu veuilles mettre un pied la bas! Même le chauffeur de bus nous a charrié et ne voulait pas croire qu'on s'arrête dans cette ville ("Seguro tienes un novio aqui!!" ben non j'ai pas de mec là bas, juste envie d'aller voir là où personne ne va). Donc aussi incroyable que ca puisse paraitre on a posé nos valises dans l'une des 3 casas particulares de la ville et on est allée à la rencontre de cubains (un frère et une sœur) dont on m'avait donné le contact et avec qui j'avais échangé un peu avant d'arriver.
Et je vous le dis, on a ADORE!
Alors, objectivement, il n'y a pas grand chose a visiter, mais qu'est ce qu'on était bien là bas! Doit y avoir 3 étrangers dans la ville, personne ne vient vous saouler dans la rue, bien sur on vous lance des compliments et des baisers au vent mais on vous laisse tranquille. Vous pouvez prendre le rythme de la ville, de ses habitants sans être constamment sollicités. On y a rencontré des gens géniaux qui nous ont accueilli comme des amies. Ils nous avaient proposé l'hébergement mais débarquant à deux et n'ayant eu que des échanges par mail on a pas voulu s'imposer et on a préféré aller en casa. Mais on a passé tout notre temps chez eux, à cuisiner, à discuter, à regarder des vieux clips sur des DVD, à rencontrer la famille, les voisins, à se faire les ongles pour 5 pesos... On a aussi fait l'expérience de la piscine de je ne sais plus quel hôtel. Une ambiance de folie! des associations culturelles qui venaient présenter leur travail (demo de changui, chanteur aux balades romantiques, ...) Et puis on est un peu sorti, et ça bouge à Guantanamo le week end! 😎
J'ai enfin vu un groupe que l'on m'avait fait découvrir quelques mois auparavant : Madera Limpia. J'aime moins leur nouvelle orientation reggaeton, mais comme me disait l'un des chanteurs "il faut aussi s'adapter au publique", par contre je suis ultra fan des deux albums de fusion de musiques traditionnelles qu'ils ont sorti avant. J'vous invite à les découvrir!
Culturellement il se passe beaucoup de choses dans la ville et ils organisent également un carnaval au mois d'aout. Je comprends que la ville ne soit pas une priorité pour la majorité des voyageurs mais vraiment, si vous passez non loin, allez saluer les guantanameros!
Je vous laisse avec l'article que mon amie Anne a écrit sur la ville : http://tafmag.com/guantanamo-le-cote-clair-de-la-force/ C'est elle qui m'a donné ses contacts la bas. Je crois que j'avais déjà parlé de son projet sur ce site, elle est partie tourner un documentaire la bas et à ramener de supers images et portraits. C'est toujours en montage mais la bande annonce est disponible : http://cumano.fr Comme elle s'en est déjà pris de tous les côtés, pro et anti, je crois que ça veut dire que c'est réussi jaja! En tout cas son travail est sincère et elle n'appartient à aucun camp.
Après Guantanamo nous avons pris la route de Baracoa
Baracoa :
Le chemin pour arriver à Baracoa est vraiment splendide! Les paysages étaient nouveaux pour nous et on avait hâte de découvrir cette ville que beaucoup de gens nous ont conseillé d'aller voir.
La casa où nous étions a été la meilleure du séjour! Extrêmement bien située, avec une terrasse jouissant d'une vue magnifique, fruits à volonté à disposition, belles chambre et salle de bain (l'une des chambres à un petit balcon privatif), une propriétaire pleine d'attentions. Une nuit négociée à 15 CUC (mais je crois que normalement c'est plutôt 20), 5 CUC les 2 petits déjeuners et 6 CUC le diner avec poulet.
Casa Bella vista (elle porte très bien son nom!) Senora Onoria Delgado Leyva Calixto Garcia #55 (entre caliseo y Peralejo) Tel : (53-21) 64 3883 Cel : 52 40 00115 c.bellavista@yahoo.com / alexllegra@yahoo.com
Nous avions aussi des contacts là bas et parmi eux surement le plus grand jinetero de la ville! (mais j'étais prévenue!). Ces jeunes hommes ont vite compris qu'on ne succomberaient jamais du coup ils ont arrêté de nous traiter en étrangères susceptibles d'atterrir dans leur lit et on fait comme s'ils étaient avec des "potes". Ce qui nous a valu le déballage de toutes leurs histoires de nanas (toutes étrangères bien sur) et leurs techniques pour les amener à venir prendre des "cours de natation sur la plage avec eux".. C'était pas triste..! Faut dire qu'on a pu constater que les jeunes (et surtout moins jeunes..) filles ne se font pas trop prier le soir venu.. Alors mesdemoiselles (en générale les femmes plus âgées sont moins dupes de leur manège..), ils sont beaux, charmants, vous font danser innocemment, vous font rire, vous présentent à leurs amis, .. profitez profitez (pensez à vous protéger!) mais gardez à l'esprit que vous serez la 100 000 ème qui succombera! Ca vous évitera bien des désillusions. On a eu l'impression que beaucoup de touristes ne sortent pas et restent dans les casas à Baracoa, on retrouve donc beaucoup de ces couples femme d'un certain âge/jeune cubain danseur de salsa. Dans notre cas on a surtout dansé à la casa de la trova (1 CUC l'entrée) et trainé dans le parc en face de l'église.
Les garçons nous ont quand même bien fait découvrir la ville et conseillé les choses à voir à l'extérieur. Ils nous ont conduit à l'embouchure du rio miel et de la mer, l'endroit était super! Pas un touriste, quelques pêcheurs, des locaux arrivés en fin d'après midi, une eau calme là où les vagues étaient vraiment fortes sur tout le chemin. Il faut marcher tout le long de la plage qui s'étend après le stade, marcher marcher marcher jusqu'au bout. On a fait un tour à playa Blanca et pour ça on a rejoint l'autre rive à la nage (il y a quelques metres). Avec un peu de grimpette on a atterri sur le chemin où se trouve le panneau indiquant le cheminmenant à la plage (je crois qu'il y a un pont un peu plus loin mais j'ai cru comprendre qu'il fallait payer quelque chose et que c'est pour ça qu'ils coupaient par là). Bon alors franchement playa Blanca ca n'a rien d'extraordinaire.. y a juste du sable clair alors qu'ailleurs il est noir. Mais c'est petit, il y avait un peu de monde et des vagues assez fortes. Le temps de manger quelques mangues chipées sur le chemin et on était reparti.
Un autre jour nous avons négocié un taxi (pour 2) pour aller jusqu'au point d'où partent les visites à la cascade en bas del Yunque puis à la plage de Maguana. Ca nous a coûté 20 CUC (on a négocié sec, les premiers mecs nous ont dit qu'on trouverait jamais à ce prix) sachant qu'à Guantanamo on m'avait dit de ne pas payer plus de 15 CUC pour un taxi en direction de Maguana. Il avait un peu plu la veille donc l'eau n'était pas complètement limpide (on nous a déconseillé d'y aller lorsqu'il a beaucoup plu car l'eau devient vraiment trouble). On a payé 8 CUC l'entrée au parc (mais apparemment c'est 9? va savoir..) avec un guide pour nous conduire à la cascade (vous êtes obligé d'être avec lui). Après avoir vu el Nincho j'avoue que cette cascade là ne m'a pas trop impressionné mais c'était une balade et une baignade très sympas. Par contre il faut vraiment y aller en basket et pour monter d'une cascade à l'autre il faut naviguer, sans chaussures, sur les rochers. J'en suis ressortie avec quelques égratignures (les rochers coupent facilement en cas de chocs, même petits). La plage de Maguana est assez sympa mais là encore ça ne vaut pas les plages de l'est du pays.On vous proposera de la langouste et il y a des vendeurs d'objets en bois et autres qui parcourent la plage.
Sinon je vous conseille d'aller voir la vue depuis l'hôtel el Castillo et si vous souhaitez vous baigner dans la piscine je crois que l'entrée était à 10 CUC dont 6 en consommation.
On a finalement écourté notre séjour d'une nuit à Baracoa pour retourner à Guantanamo.
Puis direction Santiago
Santiago :
Nous y étions durant le festival des caraibes (ou festival del fuego). On a jamais réussi a trouver le programme (je l'avais oublié en France et on jamais réussi à se pointer au bon moment à la maison des caraïbes), donc nous avons suivi les manifestations artistiques qu'on a croisé au hasard des rues et des informations des gens.
Place Cespedes une scène avait été montée et on pouvait assister à des concerts gratuit en soirée. Le problème c'est qu'avec mon mètre 80 et nos traits d'étrangères bien marqués on nous repérait à 3 km.. du coup pas possible d'être tranquille plus de 10 min.. résultat on s'est posté à côté de la police et ça en a démotivé plus d'un.
Je tiens quand même à préciser que je ne me suis jamais sentie en danger ou agressée, personne n'a eu de gestes ou de paroles déplacés, et en étant ferme sur le fait qu'on était pas intéressée on se débarrassait des gens très facilement. C'est juste qu'ils sont uuuuuultra chauds à Santiago (je ne dis pas en Oriente parce qu'on a pas vécu ça à Baracoa ou à Guantanamo). Tu te fais brancher tout le temps et ton passage est accompagné d'un espèce de concert de bisous qui raisonnent aussi forts qu'un champ de grillons. Et ils se vendent les mecs, la fierté orientale et surtout santiaguera! "viens gouter un oriental, ils sont plein de saveurs les mecs d'ici" "oui alors je t'explique pour moi un cubain c'est devenu aussi exotique qu'un mojito.. et si j'avais envie de tester un oriental pas besoin de venir jusqu'à Santiago, à Paris y en a plein". Au bout de deux jours ça nous a rendu un peu agressive.. à la fin on disait même qu'on ne parlait ni espagnol ni anglais. On a rencontré un groupe de 4 filles belges qui commençaient aussi à péter un plomb.. Donc à moins que vous fassiez moins d'1m65, que vous n'ayez pas des traits d'étrangère trop marqués et que vous adoptiez le look mini short, tshirt moulant et cheveux tirés, je ne conseillerai pas à des filles, qui n'ont pas envie de se mettre sous la "protection" de cubains et qui voyagent seules, de faire le carnaval. Parce qu'avec l'excitation de la fête, l'alcool et le soleil qui cognent j'imagine que les mecs doivent être encore plus chauds!!
Pour les mecs je ne sais pas comment ça se passe par contre, c'est peut être plus tranquille!
On m'avait dit qu'à Santiago je pourrais danser beaucoup plus, que c'était là où il fallait aller si tu aimais la danse. Alors certains ont bien reçu le message puisque c'est LA ville des écoles de danse! pfffiou tu trouves que ça quand tu sors. C'était le varadero de la danse! Tu croises plein de groupes d'étrangers (beaucoup de français) à qui on a vendu la Cuba authentique à venir chercher à Santiago pour apprendre et danser la salsa. Sauf que c'est que de la poudre aux yeux.. On leur donne l'impression de sortir avec leurs potes cubains faire la fête comme les locaux alors qu'en fait ils vont dans des endroits auxquels n'ont accès que les jineteros et les cubains qu'on paie pour danser avec eux et qui bien que te matant toute la soirée, te disant que tu es trop belle à la première occasion, ne viendront jamais t'inviter à danser parce que toi tu n'as pas payé pour prendre les cours de danse.. Et tu retrouves après ces gens de retour de vacances qui te racontent leur expérience authentique de la danse et de la vie à Cuba auprès du vrai peuple.. Et je parle pas de toutes ces femmes âgées accompagnées de leurs beaux mulatos.. Bref la Cuba que j'adore... Donc grosse grosse déception côté sortie nocturne, même si on a vu des concerts sympas avec de très bons musiciens et des chanteurs plein d'énergie, le reste sonnait faux de chez faux.. et il y a finalement peu d'endroits ou sortir en comparaison de la Havane. Après nous y étions en semaine, peut être que l'ambiance est différente le week end. Et puis peut être aussi qu'on a raté les endroits où tous ces phénomènes sont moins présents.. Si certains on des adresses ça pourrait être interessant si je devais repasser par la bas! A la Havane tout ça existe aussi bien sur mais ça vient se fondre avec les autres formes de tourisme et les cubains qui ont de l'argent et qui sortent. Du coup tu n'es pas confronté qu'à ca.
En journée nous avons visité la ville, qui est très jolie et offre des points de vues avec de très belles perspectives. C'est assez sport parfois puisque ça monte et ça descend (ce qui fait aussi qu'on a de très belles vues!) et qu'il fait très très chaud. Nous sommes allées visiter el castillo, qui ressemble beaucoup à celui de la Havane (je crois d'ailleurs que c'est le même architecte). Quelques salles où est exposée l'histoire de la ville (possibilité de prendre un guide), il y avait une expo de photos sous marine lorsque nous y étions, mais surtout vous avez un panorama magnifique! Par contre 5 CUC pour pouvoir prendre des photos c'est vraiment du vol! Nous sommes également aller visiter el Cobre. Une belle Basilique où l'intérêt (depuis que je suis allée à Rome c'est vrai que je suis un peu plus difficile en matière d'église ;) ) réside surtout dans son environnement. Au milieu des "collines", depuis la route ou depuis son parvis, le paysage de cette église est splendide. Sur le chemin vous pourrez acheter des objets religieux ou des bouquets à offrir à la Vierge de la charité. Sa couleur est le jaune, c'est pour cela qu'on vous proposera beaucoup de fleurs de tournesols. Beaucoup de cubains viennent prier habillés de cette couleur.
J'aurais beaucoup aimé visiter le cimetière mais il était fermé aux visites lorsque nous nous y sommes rendues.
Je vous laisse l'adresse de notre casa dans laquelle nous nous sommes senties très bien. Elle est situé à 2 min de la place Cespedez, il y a une terrasse très agréable pour manger et la possibilité de monter sur une 2eme terrasse qui offre une vue encore plus belle. Cette maison est remplie de femmes qui vous donnent du mi amor, mi vida, avec un sincère intérêt. La seule chose à leur reprocher c'est que les prix sont un peu élevés. On a négocié la chambre à 20 CUC, le petit déjeuner à 3 (mais normalement c'est 4) et le diner avec poulet à 7 (alors que c'était 10. 10 pour du poulet faut quand même pas charrier!). Tout était bon et la chambre était propre et agréable.
J'ai beaucoup aimé découvrir l'Oriente, il y a des endroits où je ne retournerai pas et d'autres où je sais que la porte sera toujours ouverte et qu'il me tarde de retrouver. L'oriente est riche de son métissage, les peaux chocolat, ébène, caramel, les sons haïtiens, jamaïcains, les démarches voluptueuses, chaloupées des femmes, les corps bien dessinés des hommes. Les cubains d'oriente sont vraiment beaux et il s'en dégagent une vraie sensualité.
Mon cœur appartient toujours à la Havane, se sont mes premières amours, je connais ses rues, ses habitants, mais j'ai réalisé que c'est une bulle avec sa dynamique et son décalage par rapport au reste de l'île. Une ville plus "cosmopolite", plus connectée, plus branchée, surtout depuis les derniers changements de lois. Il était donc bon d'en sortir et d'aller voir ce qui se passe en dehors.
Je profite de ce post pour vous parler du très bel exemplaire du magazine SLANTED sur cuba et le graphisme. Malheureusement il n'est plus dispo à la vente, mais pour vous faire une idée : http://creative.arte.tv/fr/community/slanted-magazin-21-cuba-new-generation
Voila j'espère ne pas avoir perdu trop de monde en route avec ce long récit 🙂
Très bonne journée, nuit selon où vous vous trouvez dans le monde!
Marie
De Cuemba à Quellimane English translation pending
Cuemba.. Une halte sur la route du Malawi.. Mais je fais demi tour.
Je suis arrivé dans cette ville, hier soir vers 16 heures par le train qui part de Nampula le matin à 6 heures. Ville sans aucun intérêt, mais point de passage obligé.
Je souhaitais découvrir les bords du lac Nyassa à partir de Linchinga et je pensais revenir à Maputo par l'avion. J'apprends de la LAM, compagnie aérienne nationale, que l'aller simple pour Maputo est à 360 euros.
Là c'est trop... Je rebrousse chemin en direction de Maputo, toujours par la route.
Je pourrais reprendre le train en sens inverse mais je décide d'aller à Gurué. Etape manquée en montant vers le Nord.
De là, il sera simple de rejoindre Mocuba. Normalement.
Lever 4 heures du matin. Je quitte l'hôtel "Carioca" sans regret. Escroquerie pure. Mais pas de concurrence à part un autre hôtel plus cher et aussi lamentable. Rues désertes, lumières blafardes. Atmosphère pesante. Fraîcheur de la nuit. Estomac vide. Il faut rejoindre l'endroit de départ des chappas pour GURUE et marcher environ deux bons kilomètres. Traverser la voie ferrée.
Départ à 5h30. Dans un van hyper chargé....22 personnes et 3 enfants. Je n'en crois pas mes yeux. Jamais je n'avais vu ça auparavant lors de ma vie de voyageur, pourtant pas si mal remplie. C'est invraisemblable mais pourtant réel. Je n'ose pas imaginer ce qui se passerait en cas d'accident. Je suis effaré alors que les passagers sont plutôt souriants. Ils acceptent de bonne grâce d'être traités de la sorte. L'inconfort ne semble nullement les perturber et fait partie de leur quotidien , à défaut, de leurs habitudes. Soumission totale au dicktat du chauffeur. C'est ça ou rester sur place. il n'y a qu'un seul chappa pour Gurué.
Paysages vraiment jolis et piste bien carrossable. Le chappa peine dans les montées car nous sommes, à l'évidence, en surcharge. Avant Gurué, une petite altercation avec le chauffeur du Chappas. Son véhicule est tombé en panne à 20 kms de la ville et il veut nous faire payer malgré tout, la totalité du trajet. Soit 200 Mtz. Je refuse. Échanges virils. Je suis d'autant moins enclin à faire un effort que je le trouve fort désagréable, un peu hargneux et surtout à la limite de l'honneteté. Je lui laisserai 150 Mtz malgré ses menaces. Mes 115 kgs ont fait pencher la balance de mon côté.
Je rejoins GURUé à l'aide d'un 4X4 qui a bien voulu s'arrêter pour me prendre à son bord. La route est superbe. de la moyenne montagne, vallonnée, couverte d'immenses plantations de thé. Juste le temps de m'acheter un morceau de pain, j'attrape de manière inattendue, quasiment inespérée, un bus qui part pour Mocuba. Un Coaster Toyota où ne nous sommes pas entassés comme du bétail.!! Finalement le plaisir sera de courte durée, le conducteur nous déposera à mi- chemin à ILE. C'est une pratique courante de se refiler les passagers comme s'il s'agissait d'une vulgaire marchandise. Je poursuis donc ma route dans un autre mini-van, bien moins confortable. Mais il ne reste que 1h30 environ de transport. Ca ira. A MOCUBA , c'est le même scénario, le chauffeur transvase les passagers dans un autre Chappa qui est déjà bien rempli celui-ci.. Je décide de mettre fin à ce désagréable scénario et réclame l'argent du voyage payé jusqu'à Quellimane. J'ai décidé de tenter le stop. Je connais déjà l'endroit pour y avoir passé une nuit en montant vers le Nord. Je marche un bon kilomètre pour m'éloigner de la gare des chapas malgré les recommandations pressées des locaux qui m'incitent à rester sur place. Ils sont convaincus que j'aurai bien plus de chance de trouver une voiture à cet endroit. Ils n'ont pas compris mon intention. J'attends donc, debout en plein soleil, à la sortie de la ville qu'un véhicule s'arrête. En vain malgré un bon trafic de voitures. Cela dure plus d'une heure. Finalement un "camion- chapas" s'arrête et m'emmène pour 120 Mtz. Il s'arrêtera partout, évidemment. J' arrive donc de nuit à QUELLIMANE . Difficile, ici comme dans le reste du pays, de trouver une chambre d'hôtel digne de ce nom. J'ai cependant une adresse. Le "Rosy hôtel". Chambres à 1000 Mtz. Il est plein. On m'indique la " Pension IDÉAL ". A quelques centaines de mètres. Pas trop mal. Plutôt fréquentée et restaurant contigu. Chambres disponibles. Avec ou sans " salle de bain". Pour 750 Mtz ce sera sans salle de bain. Bien suffisant. Surprise, à ce prix là j'ai droit à une antique climatisation qui me sera de toutes façons inutile. Les nuits restent fraîches. Le matelas a déjà bien vécu. Je passerai la nuit sur les lattes de bois de ce qui sert de sommier. Réveillé dès 6 heures. Presque une grasse matinée. J'en ai ma claque de me lever à 3 heures du matin pour prendre des bus bondés.
Il set plus de 7 heures quand je quitte l'hôtel. Il faut rejoindre Nicoalada, la jonction de la route principale qui me mènera à Inchope.
3 véhicules différents pour arriver a INCHOPE. Le premier tronçon est effectué avec un petit camion- pick up. 20 mtz pour se rendre à Nicoalada. Ensuite, un camion plus traditionnel jusqu'à Caia pour 200 mtz et enfin un bus "Nagui" ( trés bien) qui vient de Pemba et part à Maputo pour 300mtz. Arrivée à 17 h30. Certaines portions de routes sont désastreuses car pleines de nids de poules.
Arrivé à INCHOPE, je sais déjà où je vais dormir. C'est l'avantage d'y être passé en arrivant.. On me reconnaît.. J'aurai donc la même chambre au même prix et toujours sans douche. Une grosse bassine d'eau fera l'affaire. Je mange mon poulet-frite, un peu cher pour l'endroit, et vais me coucher après avoir avalé deux grandes bières. Je suis fatigué, du trajet, et de ce pays...
une bonne nuit de sommeil et demain ça ira mieux...
Lever 4 heures du matin. Je quitte l'hôtel "Carioca" sans regret. Escroquerie pure. Mais pas de concurrence à part un autre hôtel plus cher et aussi lamentable. Rues désertes, lumières blafardes. Atmosphère pesante. Fraîcheur de la nuit. Estomac vide. Il faut rejoindre l'endroit de départ des chappas pour GURUE et marcher environ deux bons kilomètres. Traverser la voie ferrée.
Départ à 5h30. Dans un van hyper chargé....22 personnes et 3 enfants. Je n'en crois pas mes yeux. Jamais je n'avais vu ça auparavant lors de ma vie de voyageur, pourtant pas si mal remplie. C'est invraisemblable mais pourtant réel. Je n'ose pas imaginer ce qui se passerait en cas d'accident. Je suis effaré alors que les passagers sont plutôt souriants. Ils acceptent de bonne grâce d'être traités de la sorte. L'inconfort ne semble nullement les perturber et fait partie de leur quotidien , à défaut, de leurs habitudes. Soumission totale au dicktat du chauffeur. C'est ça ou rester sur place. il n'y a qu'un seul chappa pour Gurué.
Paysages vraiment jolis et piste bien carrossable. Le chappa peine dans les montées car nous sommes, à l'évidence, en surcharge. Avant Gurué, une petite altercation avec le chauffeur du Chappas. Son véhicule est tombé en panne à 20 kms de la ville et il veut nous faire payer malgré tout, la totalité du trajet. Soit 200 Mtz. Je refuse. Échanges virils. Je suis d'autant moins enclin à faire un effort que je le trouve fort désagréable, un peu hargneux et surtout à la limite de l'honneteté. Je lui laisserai 150 Mtz malgré ses menaces. Mes 115 kgs ont fait pencher la balance de mon côté.
Je rejoins GURUé à l'aide d'un 4X4 qui a bien voulu s'arrêter pour me prendre à son bord. La route est superbe. de la moyenne montagne, vallonnée, couverte d'immenses plantations de thé. Juste le temps de m'acheter un morceau de pain, j'attrape de manière inattendue, quasiment inespérée, un bus qui part pour Mocuba. Un Coaster Toyota où ne nous sommes pas entassés comme du bétail.!! Finalement le plaisir sera de courte durée, le conducteur nous déposera à mi- chemin à ILE. C'est une pratique courante de se refiler les passagers comme s'il s'agissait d'une vulgaire marchandise. Je poursuis donc ma route dans un autre mini-van, bien moins confortable. Mais il ne reste que 1h30 environ de transport. Ca ira. A MOCUBA , c'est le même scénario, le chauffeur transvase les passagers dans un autre Chappa qui est déjà bien rempli celui-ci.. Je décide de mettre fin à ce désagréable scénario et réclame l'argent du voyage payé jusqu'à Quellimane. J'ai décidé de tenter le stop. Je connais déjà l'endroit pour y avoir passé une nuit en montant vers le Nord. Je marche un bon kilomètre pour m'éloigner de la gare des chapas malgré les recommandations pressées des locaux qui m'incitent à rester sur place. Ils sont convaincus que j'aurai bien plus de chance de trouver une voiture à cet endroit. Ils n'ont pas compris mon intention. J'attends donc, debout en plein soleil, à la sortie de la ville qu'un véhicule s'arrête. En vain malgré un bon trafic de voitures. Cela dure plus d'une heure. Finalement un "camion- chapas" s'arrête et m'emmène pour 120 Mtz. Il s'arrêtera partout, évidemment. J' arrive donc de nuit à QUELLIMANE . Difficile, ici comme dans le reste du pays, de trouver une chambre d'hôtel digne de ce nom. J'ai cependant une adresse. Le "Rosy hôtel". Chambres à 1000 Mtz. Il est plein. On m'indique la " Pension IDÉAL ". A quelques centaines de mètres. Pas trop mal. Plutôt fréquentée et restaurant contigu. Chambres disponibles. Avec ou sans " salle de bain". Pour 750 Mtz ce sera sans salle de bain. Bien suffisant. Surprise, à ce prix là j'ai droit à une antique climatisation qui me sera de toutes façons inutile. Les nuits restent fraîches. Le matelas a déjà bien vécu. Je passerai la nuit sur les lattes de bois de ce qui sert de sommier. Réveillé dès 6 heures. Presque une grasse matinée. J'en ai ma claque de me lever à 3 heures du matin pour prendre des bus bondés.
Il set plus de 7 heures quand je quitte l'hôtel. Il faut rejoindre Nicoalada, la jonction de la route principale qui me mènera à Inchope.
3 véhicules différents pour arriver a INCHOPE. Le premier tronçon est effectué avec un petit camion- pick up. 20 mtz pour se rendre à Nicoalada. Ensuite, un camion plus traditionnel jusqu'à Caia pour 200 mtz et enfin un bus "Nagui" ( trés bien) qui vient de Pemba et part à Maputo pour 300mtz. Arrivée à 17 h30. Certaines portions de routes sont désastreuses car pleines de nids de poules.
Arrivé à INCHOPE, je sais déjà où je vais dormir. C'est l'avantage d'y être passé en arrivant.. On me reconnaît.. J'aurai donc la même chambre au même prix et toujours sans douche. Une grosse bassine d'eau fera l'affaire. Je mange mon poulet-frite, un peu cher pour l'endroit, et vais me coucher après avoir avalé deux grandes bières. Je suis fatigué, du trajet, et de ce pays...
une bonne nuit de sommeil et demain ça ira mieux...
De Beira à Mocuba (Mozambique) English translation pending
Un petit bout de trajet.. 25 juin 2013
Devant les prix décidément trop élevés des hôtels, j'ai décidé de dormir dans la gare routière de Beira car le bus est sensé partir à 4 heures du matin. Bien plus facile dans ces cas là d'être sur place que de trouver un hypothétique taxi à cette heure de la nuit. Comme, en plus, les hôtels sont aussi minables qu'hors de prix, la décision s'imposait d'elle- même. D'autres personnes ont opté pour la même solution que moi. Il y a des familles entières qui dorment à même le sol, emmitouflées dans des couvertures.
La nuit a donc été brève et difficile. Bruyante et froide. Le bus part avec 20 minutes de retard. Le chauffeur conduit de façon brutale, saccadée . Il cherche a éviter les nombreux nids de poule sur le chemin mais sa vitesse excessive est inadaptée au mauvais état de la route.. le pire tronçon de tout le Mozambique. Il devrait bientôt être refait m'affirme -t-on.
Après 8 heures de trajet arrivons enfin au croisement de QUELLIMANE et de MOCUBA. Je pars à MOCUBA et je décidé de m'arrêter à cet endroit. Cela m'épargne un aller et retour de 60 kms pour Quellimane où il n'y aurait rien ni à faire ni à voir selon les guides. A cette croisée des chemins, il me faudra une bonne heure d'attente avant de trouver un pick- up qui accepte de m'emmener à destination. Les hôtels sont chers. On me propose des trucs horribles à des prix que j'ai du mal à croire pour la chambre offerte. La fatigue me rattrape. Je commence à en avoir bien plus que marre de ce pays. Une grosse lassitude s'empare de moi. Et c'est peu de le dire. Un gros coup de mou.!! J'atterris dans un hotel minable qui me propose une chambre tout aussi minable pour 22 euros. Le " Santo Cristovao. Quand je pense à ce que j'aurais en Asie pour ce prix , je me jure que je ne mettrai plus les pieds en Afrique. Tout au moins dans ces pays africains où les clients sont considérés comme des vaches à lait. Et je ne parle pas que des touristes blancs. Une grande frange de la population mozambiquaine est sous le même statut. Comment font-ils pour payer ces chambres si chères..? Bref. Mystère. Il est 20 heures. J'ai terminé mon éternel poulet frites et bu mes deux bières. Je réintègre la chambre et réalise qu'elle est contiguë au bar. La musique ravageuse est au rendez- vous. Rien ne m'aura été épargné.
Demain je pars à GURUé. Une halte sympa dans un paysage de moyenne montagne avec d'immenses plantations de thé. Une petite journée pour souffler. Puis ce sera Ilha de Mozambique. Via un raccourci en piste et en camion. Je connais Ilha de Mozambique déjà. J'y suis venu en 2006. je sais que j'y serai bien et que je pourrai me reposer au calme quelques jours.
Devant les prix décidément trop élevés des hôtels, j'ai décidé de dormir dans la gare routière de Beira car le bus est sensé partir à 4 heures du matin. Bien plus facile dans ces cas là d'être sur place que de trouver un hypothétique taxi à cette heure de la nuit. Comme, en plus, les hôtels sont aussi minables qu'hors de prix, la décision s'imposait d'elle- même. D'autres personnes ont opté pour la même solution que moi. Il y a des familles entières qui dorment à même le sol, emmitouflées dans des couvertures.
La nuit a donc été brève et difficile. Bruyante et froide. Le bus part avec 20 minutes de retard. Le chauffeur conduit de façon brutale, saccadée . Il cherche a éviter les nombreux nids de poule sur le chemin mais sa vitesse excessive est inadaptée au mauvais état de la route.. le pire tronçon de tout le Mozambique. Il devrait bientôt être refait m'affirme -t-on.
Après 8 heures de trajet arrivons enfin au croisement de QUELLIMANE et de MOCUBA. Je pars à MOCUBA et je décidé de m'arrêter à cet endroit. Cela m'épargne un aller et retour de 60 kms pour Quellimane où il n'y aurait rien ni à faire ni à voir selon les guides. A cette croisée des chemins, il me faudra une bonne heure d'attente avant de trouver un pick- up qui accepte de m'emmener à destination. Les hôtels sont chers. On me propose des trucs horribles à des prix que j'ai du mal à croire pour la chambre offerte. La fatigue me rattrape. Je commence à en avoir bien plus que marre de ce pays. Une grosse lassitude s'empare de moi. Et c'est peu de le dire. Un gros coup de mou.!! J'atterris dans un hotel minable qui me propose une chambre tout aussi minable pour 22 euros. Le " Santo Cristovao. Quand je pense à ce que j'aurais en Asie pour ce prix , je me jure que je ne mettrai plus les pieds en Afrique. Tout au moins dans ces pays africains où les clients sont considérés comme des vaches à lait. Et je ne parle pas que des touristes blancs. Une grande frange de la population mozambiquaine est sous le même statut. Comment font-ils pour payer ces chambres si chères..? Bref. Mystère. Il est 20 heures. J'ai terminé mon éternel poulet frites et bu mes deux bières. Je réintègre la chambre et réalise qu'elle est contiguë au bar. La musique ravageuse est au rendez- vous. Rien ne m'aura été épargné.
Demain je pars à GURUé. Une halte sympa dans un paysage de moyenne montagne avec d'immenses plantations de thé. Une petite journée pour souffler. Puis ce sera Ilha de Mozambique. Via un raccourci en piste et en camion. Je connais Ilha de Mozambique déjà. J'y suis venu en 2006. je sais que j'y serai bien et que je pourrai me reposer au calme quelques jours.
Cadeaux hôtes pour Sapa? English translation pending
bonjour
nous partons dans une semaine enfin !!! nous devons effectuer un trek de 3j dans la région de SAPA
nous passons 2 nuits chez l habitant, je me demande ce que je peux amener pour les remercier ? je n aime pas arriver les mains vides ... que me suggérez vous ?
que doit on donner aux enfants que l'on croise par exemple , ou les personnes qui nous suivent ou aident lors du trek si jamais nous ne sommes pas intéressés par ce qu'ils vendent ...
merci
Le Mozambique en 10 points... English translation pending
Le Mozambique en 10 points. Juin 2013.
-1 Le climat. La période la plus propice pour une visite du pays est sans nul doute mi juin, mi juillet. C'est le début de l'hiver austral. Les journées sont toujours ensoleillées et les températures sont douces voire fraîches la nuit. Prévoir une petite laine.! Seul point ennuyeux, le soir arrive vite. A partir de 16 h30 le soleil décline fortement et, à un peu moins de 18 heures, vous serez dans le noir.
2- les transports. Les locations de voitures sont chères. Il faut en effet compter 100 euros par jour en moyenne. Il est préférable de trouver un loueur à Joburg s'il consent à vous laisser partir au Mozambique. Mais ils rechignent souvent à cause des risques encourus. Vols et casse. Le train est quasi inexistant pour les voyageurs sauf sur la portion Nampula/Cuamba. Reste donc les bus. Plutôt en bon état et relativement confortables pour les grandes compagnies. Si vous venez d'Afrique du Sud, INTERCAPE est représentée au Mozambique et dessert de nombreuses villes jusqu'à Beira. Le Nord reste ignoré. D'autres compagnies comme GREYHOUND ou LTC , Inter City...sillonnent le pays jusqu'à Beira également. Plus au nord cela devient compliqué. Le coût des transports , sans être très onéreux , n'est quand même pas faible. Pour avoir une bonne idée des prix, il faut compter un peu plus qu'un Mtz du kilomètre. Ça sert de base de négociation avec les chauffeurs de camion qui parfois abusent. C'est INTERCAPE, compagnie Sud Africaine, qui pratique les prix les plus élevés. Choisir l'autobus comme mode de transport impose de se lever tôt. Les départs s'effectuent généralement à 4 heures du matin, quelque soit la destination. Dès 21 heures les transports en commun doivent s'arrêter. C'est la loi; les bus ne roulent pas la nuit. Donc , il faut se lever TRÈS tôt... Un peu dur quand on est en vacances. Une autre solution consiste à emprunter les mini- vans locaux. Les "chappas". Ils partent quand ils sont pleins ( donc patience) . Aux mêmes prix que les bus, ils sont nettement plus inconfortables et il ne faut pas craindre la promiscuité. Vous serez souvent très entassés dans ces petits véhicules .On traite mieux le bétail en Europe.!!! A l'instar d'autres pays africains, ça frise parfois le délire. De surcroît, les arrêts sont innombrables et parfois votre patience sera mise à rude épreuve. Enfin... il reste l'alternative de dénicher un "privé" qui offre des places dans sa voiture personnelle. Ou un de ces énormes camions qui sillonnent les routes. C'est tout à fait possible. Il faut "simplement " le trouver. Mais vous apprendrez vite où vous poster pour avoir une chance de les récupérer au passage. Et sachez que vous aurez à payer le prix de votre transport. C'est la régle dans ce pays même avec une voiture privée. N'écoutez pas systématiquement les conseils des locaux qui vous invitent toujours à rejoindre les arrêts de bus traditionnels. Ce ne sont pas obligatoirement les meilleurs endroits. Fiez-vous à votre bon sens et à votre expérience. Les chauffeurs roulent plutôt vite sans qu'il y ait pour autant beaucoup d'accidents. Les véhicules sont globalement correctement entretenus et les pannes moins fréquentes que dans nombre de pays de l'Afrique de l'Ouest. Mais elles existent bien sûr, et dans ce cas les dépannages sont toujours longs et fastidieux. Regardez l'état du véhicule avant de vous engager. Il y a quand même des " poubelles" ambulantes.
Les routes, dans le sud du pays sont en bon état. Les pistes sont assez bien entretenues et ne posent pas de difficultés en dehors de la saison humide. Cependant, certains tronçons comme INCHOPE / Beira sont une calamité. Vous comprendrez , après un séjour au Mozambique, ce que " nids de poule" veut dire. !!
L'avion est un moyen commode d'éviter les longues et fastidieuses distances. Mais ça c'est vrai partout. La seule différence ici, ce sont les prix plutôt élevés des vols intérieurs. Exemple: Linchinga >> Maputo c'est 360 euros.
3- la sécurité- la santé. Pas de problèmes majeurs si on excepte les revendications parfois violentes de la RENAMO qui, à l'approche des élections présidentielles, refait parler d'elle. Cela semble être cependant un épiphénomène. Bien sûr, il y a une population importante de jeunes désœuvrés, et, comme partout, un peu de délinquance mais rien de bien méchant. Des vols bien sûr, mais jamais je n'ai entendu parler d'agressions. Il suffit de respecter les règles de bon sens et tout se passe bien. Les Mozambicains sont plutôt accueillants et globalement polis. La police est omni-présente sur les routes et les contrôles fréquents. Il s'agirait, dit- on, d'arrondir les fins de mois... Mais personnellement , je n'ai pas constaté de cas de corruption. Elle m'a cependant été confirmée plusieurs fois.
En cas de gros pépin de santé, il est préférable de songer à un rapatriement. Les services hospitaliers ne sont pas engageants et il y a un déficit de médecins, compétents ou pas..! Les pharmacies ne possèdent pas les médicaments de dernières générations voire même les plus usuels. Il faut enfin savoir que le paludisme est actif dans tout le Mozambique . Un traitement à la Savarine ou Malarone est préconisé. A minima munissez- vous d'un répulsif.
4- l'hôtellerie C'est le GROS point faible du pays. L'énorme point faible devrais- je dire..! Il y a une offre hôtelière mais les prix sont indécents pour le confort proposé. Les habitués de l'Asie et de ses prix doux seront affolés du rapport qualité- prix. C'est un des plus mauvais que je connaisse. Les hôtels d'entrée de gamme offrent des chambres à 20 euros en moyenne, qui sont la plupart du temps exécrables, voire immondes... Exiguës, spartiates, sans salle de bain privative et sans petit déjeuner. ( voir mes posts à ce sujet). La gamme moyenne se situe entre 50 et 80 euros. Et à ce prix là, n'espérez pas du luxe.. Vous vous demanderez parfois si on ne se moque pas ouvertement de vous en visitant certaines chambres. Ensuite les prix montent en flèche...
5- la restauration. Ne vous attendez pas à faire de sublimes gueuletons, dans des restaurants de rêve avec une vue imprenable sur la mer. C'est une configuration plutôt rare. Sauf peut-être à Vilanculos dans quelques hôtels luxueux tenus par des Sud africains. Au Mozambique, tous les menus se ressemblent étrangement. Ce sera poisson ou poulet accompagnés de riz, d'un peu de salade et de quelques frites. Pas mauvais en soi mais pendant 3 semaines ça peut lasser. Rien de gastronomique ni de raffiné dans cette cuisine qui sert essentiellement à remplir les estomacs. On ne sert jamais de porc et le bœuf est rarement proposé. On trouve de la bière partout. La 2 M. ( Mac Mahon) en bouteille de 55 cl est la plus consommée . Son prix moyen est de 40 Metzical soit 1 euro. Elle est plutôt bonne. Vous trouverez aussi du vin Sud Africain mais jamais bon marché, et bien sûr, de l'eau capsulée et des sodas. Pour un repas dans un petit resto local compter environ 200 Metzical soit environ 5 euros. ( Sans la boisson) Mais je le répète, à ce prix là, pas de nappe blanche sur votre table ( façon de parler..) Le café est souvent fait à partir de poudre additionnée d'eau bouillante. Pas si mauvais si nous n'êtes pas un réel amateur d'expressos crémeux. What else..? Une exception notable.. Vous trouverez d'excellents Cappucino au Kilimanjaro Café à Vilankulos.. Et du WiFI gratuit.
6- l'électricité et vos chargeurs. L'Internet et le wifi. Le téléphone. Les prises électriques sont la plupart du temps compatibles avec les standards européens. Pas de besoin d'adaptateurs donc. Cependant vous trouverez quelques prises d'origine sud-africaine. Dans ce cas, il faut un connecteur spécial . On peut trouver ça sur place et bien souvent les hôtels ou restaurants sont à même de dépanner. L'Internet se développe mais le Wifi reste très rare. Vraiment très rare et quasiment toujours payant. Certains ne comprennent même pas la signification du mot.. A tous les " connectés" en permanence, prudence donc, car vos habitudes seront bousculées. Sauf à posséder une carte sim intégrée à vos E Devices..
Vous trouverez facilement des cartes SIM pour quelques euros et les vendeurs de recharges pullulent. VODACOM et MCEL sont présents dans tout le pays avec peut-être une meilleure densité d'implantation pour VODACOM.
Tout le monde ici possède au moins un tel mobile.. Mais l'Iphone n'a pas encore conquis le pays. Samsung domine largement avec NOKIA .
7- la vie quotidienne - la religion. Au Mozambique , comme dans la plupart des pays africains, on se lève tôt. Pratiquement avec le soleil. Il est fréquent de voir des femmes se rendre aux travaux des champs dès le lever du soleil. On croise aussi, de bon matin, de longues cohortes de jeunes enfants qui partent à pied, le long des routes, à l'école. Peu de bicyclettes et peu de motos. Les accidents de circulation ne semblent pas fréquents, même si, l'alcool et le cannabis restent assez consommés, et généralement les conducteurs sont plutôt prudents. Le niveau de vie moyen n'est pas très élevé. 150 à 300dollars mensuels en moyenne. Un chauffeur expérimenté de gros camion ira jusqu'à 8 ou 900 dollars par mois. Peu de gens parlent anglais ce qui parfois est une source de complication.
C'est surtout le christianisme qui domine bien sûr. Mais on trouve aussi une communauté islamique qui n'a aucune crainte d'afficher ses principes religieux. Port du voile et fréquentation de mosquées ne semblent poser aucun problème dans le pays.
8- les distractions. Pour les gens du pays il y en a peu mis à part le restaurant. Les boîtes de nuit, peu nombreuses, sont fréquentées par des jeunes qui parfois veulent arrondir leurs fins de mois. Certaines jeunes femmes, pas toujours les plus jolies, ne semblent ni farouches ni très regardantes. Les touristes étrangers disposant d'un bon budget trouveront des endroits de plongée encore presque vierges. Et si vous disposez d'un véhicule personnel, vous aurez le loisir de visiter les parcs nationaux. Ce qui n'a pas été mon cas.!!! Il y a aussi , bien sûr, quelques belles plages, malheureusement peu entretenues.
9- l'argent Vous trouverez des distributeurs d'argent un peu partout. Visa et Master Cards acceptées. Nombreuses enseignes de banque. Barclays, Standard bank, BCI, et la BMI Millénium, la pire de toutes en matière de service rendu. Elles ouvrent en général vers 8 heures et ferment à 15 heures. Si vous prenez du cash, optez pour la FNB ( First National Bank) qui ne prend pas de commission sur l'opération de conversion. (Pour mémoire , en juin 2013 , un euro valait 40 Metzical ). C'est le moyen le plus simple et le plus sûr pour le change. Si vous avez recours à des bureaux de change, il est presque toujours plus intéressant de changer à Maputo pour avoir un taux plus intéressant. ATTENTION aux changeurs dans la rue...!!!!! Pour vous appâter , ils vous proposeront un taux toujours supérieur à celui du cours. Mais dans l'échange, certains billets sont subtilisés avec brio et quand vous vous en rendez compte il est évidemment trop tard. Les escrocs ont complètement disparu..
10- Mon avis personnel. Les Mozambicains sont plutôt gentils, assez accueillants . Je n'ai jamais subi de désagréments ni senti d'agressivité . Cependant, cela ne compense pas les énormes lacunes en matière touristique. Hôtels souvent indigents, transports compliqués, nourriture plutôt basique et sans variété. Les paysages et distractions offertes sont bien en deçà de l'investissement consenti pour visiter le pays. C'en est parfois si navrant que je ne conseille pas le Mozambique. Sauf si l'inconfort régulier ne vous rebute pas ou si vous prévoyez un gros budget..! En résumé, n'allez pas dans ce pays avec votre petite copine et sa grosse valise pleine de fringues. ( Excusez la caricature..) Ce n'est pas le bon endroit.. Et pour les autres, qui pensent être bien aguerris, ceux que la fatigue et le manque de confort ne rebutent pas, je vous conseille toutefois d'y réfléchir à deux fois. Il y aura des moments difficiles..! Cependant, si vous voyagez seul ( c'est plus simple pour les transports mais plus cher pour l'hébergement) et que vous avez une bonne expérience des pays africains vous ne ne trouverez pas le Mozambique plus compliqué que les autres pays déjà visités. Personnellement , et en guise de conclusion, c'était mon deuxième et dernier voyage au Mozambique. Je n'y retournerai plus. Pas assez de retour sur investissement. Seule la partie Nord offre un intérêt à mes yeux ainsi que tout se qui se situe à l'ouest de Nampula. Sans oublier Ilha de Mozambique bien sûr.!!! L'on peut donc très bien arriver par le Malawi et repartir en Tanzanie par Pemba. On gagne du temps, on économise de l'énergie et on ne perd pas grand- chose.
-1 Le climat. La période la plus propice pour une visite du pays est sans nul doute mi juin, mi juillet. C'est le début de l'hiver austral. Les journées sont toujours ensoleillées et les températures sont douces voire fraîches la nuit. Prévoir une petite laine.! Seul point ennuyeux, le soir arrive vite. A partir de 16 h30 le soleil décline fortement et, à un peu moins de 18 heures, vous serez dans le noir.
2- les transports. Les locations de voitures sont chères. Il faut en effet compter 100 euros par jour en moyenne. Il est préférable de trouver un loueur à Joburg s'il consent à vous laisser partir au Mozambique. Mais ils rechignent souvent à cause des risques encourus. Vols et casse. Le train est quasi inexistant pour les voyageurs sauf sur la portion Nampula/Cuamba. Reste donc les bus. Plutôt en bon état et relativement confortables pour les grandes compagnies. Si vous venez d'Afrique du Sud, INTERCAPE est représentée au Mozambique et dessert de nombreuses villes jusqu'à Beira. Le Nord reste ignoré. D'autres compagnies comme GREYHOUND ou LTC , Inter City...sillonnent le pays jusqu'à Beira également. Plus au nord cela devient compliqué. Le coût des transports , sans être très onéreux , n'est quand même pas faible. Pour avoir une bonne idée des prix, il faut compter un peu plus qu'un Mtz du kilomètre. Ça sert de base de négociation avec les chauffeurs de camion qui parfois abusent. C'est INTERCAPE, compagnie Sud Africaine, qui pratique les prix les plus élevés. Choisir l'autobus comme mode de transport impose de se lever tôt. Les départs s'effectuent généralement à 4 heures du matin, quelque soit la destination. Dès 21 heures les transports en commun doivent s'arrêter. C'est la loi; les bus ne roulent pas la nuit. Donc , il faut se lever TRÈS tôt... Un peu dur quand on est en vacances. Une autre solution consiste à emprunter les mini- vans locaux. Les "chappas". Ils partent quand ils sont pleins ( donc patience) . Aux mêmes prix que les bus, ils sont nettement plus inconfortables et il ne faut pas craindre la promiscuité. Vous serez souvent très entassés dans ces petits véhicules .On traite mieux le bétail en Europe.!!! A l'instar d'autres pays africains, ça frise parfois le délire. De surcroît, les arrêts sont innombrables et parfois votre patience sera mise à rude épreuve. Enfin... il reste l'alternative de dénicher un "privé" qui offre des places dans sa voiture personnelle. Ou un de ces énormes camions qui sillonnent les routes. C'est tout à fait possible. Il faut "simplement " le trouver. Mais vous apprendrez vite où vous poster pour avoir une chance de les récupérer au passage. Et sachez que vous aurez à payer le prix de votre transport. C'est la régle dans ce pays même avec une voiture privée. N'écoutez pas systématiquement les conseils des locaux qui vous invitent toujours à rejoindre les arrêts de bus traditionnels. Ce ne sont pas obligatoirement les meilleurs endroits. Fiez-vous à votre bon sens et à votre expérience. Les chauffeurs roulent plutôt vite sans qu'il y ait pour autant beaucoup d'accidents. Les véhicules sont globalement correctement entretenus et les pannes moins fréquentes que dans nombre de pays de l'Afrique de l'Ouest. Mais elles existent bien sûr, et dans ce cas les dépannages sont toujours longs et fastidieux. Regardez l'état du véhicule avant de vous engager. Il y a quand même des " poubelles" ambulantes.
Les routes, dans le sud du pays sont en bon état. Les pistes sont assez bien entretenues et ne posent pas de difficultés en dehors de la saison humide. Cependant, certains tronçons comme INCHOPE / Beira sont une calamité. Vous comprendrez , après un séjour au Mozambique, ce que " nids de poule" veut dire. !!
L'avion est un moyen commode d'éviter les longues et fastidieuses distances. Mais ça c'est vrai partout. La seule différence ici, ce sont les prix plutôt élevés des vols intérieurs. Exemple: Linchinga >> Maputo c'est 360 euros.
3- la sécurité- la santé. Pas de problèmes majeurs si on excepte les revendications parfois violentes de la RENAMO qui, à l'approche des élections présidentielles, refait parler d'elle. Cela semble être cependant un épiphénomène. Bien sûr, il y a une population importante de jeunes désœuvrés, et, comme partout, un peu de délinquance mais rien de bien méchant. Des vols bien sûr, mais jamais je n'ai entendu parler d'agressions. Il suffit de respecter les règles de bon sens et tout se passe bien. Les Mozambicains sont plutôt accueillants et globalement polis. La police est omni-présente sur les routes et les contrôles fréquents. Il s'agirait, dit- on, d'arrondir les fins de mois... Mais personnellement , je n'ai pas constaté de cas de corruption. Elle m'a cependant été confirmée plusieurs fois.
En cas de gros pépin de santé, il est préférable de songer à un rapatriement. Les services hospitaliers ne sont pas engageants et il y a un déficit de médecins, compétents ou pas..! Les pharmacies ne possèdent pas les médicaments de dernières générations voire même les plus usuels. Il faut enfin savoir que le paludisme est actif dans tout le Mozambique . Un traitement à la Savarine ou Malarone est préconisé. A minima munissez- vous d'un répulsif.
4- l'hôtellerie C'est le GROS point faible du pays. L'énorme point faible devrais- je dire..! Il y a une offre hôtelière mais les prix sont indécents pour le confort proposé. Les habitués de l'Asie et de ses prix doux seront affolés du rapport qualité- prix. C'est un des plus mauvais que je connaisse. Les hôtels d'entrée de gamme offrent des chambres à 20 euros en moyenne, qui sont la plupart du temps exécrables, voire immondes... Exiguës, spartiates, sans salle de bain privative et sans petit déjeuner. ( voir mes posts à ce sujet). La gamme moyenne se situe entre 50 et 80 euros. Et à ce prix là, n'espérez pas du luxe.. Vous vous demanderez parfois si on ne se moque pas ouvertement de vous en visitant certaines chambres. Ensuite les prix montent en flèche...
5- la restauration. Ne vous attendez pas à faire de sublimes gueuletons, dans des restaurants de rêve avec une vue imprenable sur la mer. C'est une configuration plutôt rare. Sauf peut-être à Vilanculos dans quelques hôtels luxueux tenus par des Sud africains. Au Mozambique, tous les menus se ressemblent étrangement. Ce sera poisson ou poulet accompagnés de riz, d'un peu de salade et de quelques frites. Pas mauvais en soi mais pendant 3 semaines ça peut lasser. Rien de gastronomique ni de raffiné dans cette cuisine qui sert essentiellement à remplir les estomacs. On ne sert jamais de porc et le bœuf est rarement proposé. On trouve de la bière partout. La 2 M. ( Mac Mahon) en bouteille de 55 cl est la plus consommée . Son prix moyen est de 40 Metzical soit 1 euro. Elle est plutôt bonne. Vous trouverez aussi du vin Sud Africain mais jamais bon marché, et bien sûr, de l'eau capsulée et des sodas. Pour un repas dans un petit resto local compter environ 200 Metzical soit environ 5 euros. ( Sans la boisson) Mais je le répète, à ce prix là, pas de nappe blanche sur votre table ( façon de parler..) Le café est souvent fait à partir de poudre additionnée d'eau bouillante. Pas si mauvais si nous n'êtes pas un réel amateur d'expressos crémeux. What else..? Une exception notable.. Vous trouverez d'excellents Cappucino au Kilimanjaro Café à Vilankulos.. Et du WiFI gratuit.
6- l'électricité et vos chargeurs. L'Internet et le wifi. Le téléphone. Les prises électriques sont la plupart du temps compatibles avec les standards européens. Pas de besoin d'adaptateurs donc. Cependant vous trouverez quelques prises d'origine sud-africaine. Dans ce cas, il faut un connecteur spécial . On peut trouver ça sur place et bien souvent les hôtels ou restaurants sont à même de dépanner. L'Internet se développe mais le Wifi reste très rare. Vraiment très rare et quasiment toujours payant. Certains ne comprennent même pas la signification du mot.. A tous les " connectés" en permanence, prudence donc, car vos habitudes seront bousculées. Sauf à posséder une carte sim intégrée à vos E Devices..
Vous trouverez facilement des cartes SIM pour quelques euros et les vendeurs de recharges pullulent. VODACOM et MCEL sont présents dans tout le pays avec peut-être une meilleure densité d'implantation pour VODACOM.
Tout le monde ici possède au moins un tel mobile.. Mais l'Iphone n'a pas encore conquis le pays. Samsung domine largement avec NOKIA .
7- la vie quotidienne - la religion. Au Mozambique , comme dans la plupart des pays africains, on se lève tôt. Pratiquement avec le soleil. Il est fréquent de voir des femmes se rendre aux travaux des champs dès le lever du soleil. On croise aussi, de bon matin, de longues cohortes de jeunes enfants qui partent à pied, le long des routes, à l'école. Peu de bicyclettes et peu de motos. Les accidents de circulation ne semblent pas fréquents, même si, l'alcool et le cannabis restent assez consommés, et généralement les conducteurs sont plutôt prudents. Le niveau de vie moyen n'est pas très élevé. 150 à 300dollars mensuels en moyenne. Un chauffeur expérimenté de gros camion ira jusqu'à 8 ou 900 dollars par mois. Peu de gens parlent anglais ce qui parfois est une source de complication.
C'est surtout le christianisme qui domine bien sûr. Mais on trouve aussi une communauté islamique qui n'a aucune crainte d'afficher ses principes religieux. Port du voile et fréquentation de mosquées ne semblent poser aucun problème dans le pays.
8- les distractions. Pour les gens du pays il y en a peu mis à part le restaurant. Les boîtes de nuit, peu nombreuses, sont fréquentées par des jeunes qui parfois veulent arrondir leurs fins de mois. Certaines jeunes femmes, pas toujours les plus jolies, ne semblent ni farouches ni très regardantes. Les touristes étrangers disposant d'un bon budget trouveront des endroits de plongée encore presque vierges. Et si vous disposez d'un véhicule personnel, vous aurez le loisir de visiter les parcs nationaux. Ce qui n'a pas été mon cas.!!! Il y a aussi , bien sûr, quelques belles plages, malheureusement peu entretenues.
9- l'argent Vous trouverez des distributeurs d'argent un peu partout. Visa et Master Cards acceptées. Nombreuses enseignes de banque. Barclays, Standard bank, BCI, et la BMI Millénium, la pire de toutes en matière de service rendu. Elles ouvrent en général vers 8 heures et ferment à 15 heures. Si vous prenez du cash, optez pour la FNB ( First National Bank) qui ne prend pas de commission sur l'opération de conversion. (Pour mémoire , en juin 2013 , un euro valait 40 Metzical ). C'est le moyen le plus simple et le plus sûr pour le change. Si vous avez recours à des bureaux de change, il est presque toujours plus intéressant de changer à Maputo pour avoir un taux plus intéressant. ATTENTION aux changeurs dans la rue...!!!!! Pour vous appâter , ils vous proposeront un taux toujours supérieur à celui du cours. Mais dans l'échange, certains billets sont subtilisés avec brio et quand vous vous en rendez compte il est évidemment trop tard. Les escrocs ont complètement disparu..
10- Mon avis personnel. Les Mozambicains sont plutôt gentils, assez accueillants . Je n'ai jamais subi de désagréments ni senti d'agressivité . Cependant, cela ne compense pas les énormes lacunes en matière touristique. Hôtels souvent indigents, transports compliqués, nourriture plutôt basique et sans variété. Les paysages et distractions offertes sont bien en deçà de l'investissement consenti pour visiter le pays. C'en est parfois si navrant que je ne conseille pas le Mozambique. Sauf si l'inconfort régulier ne vous rebute pas ou si vous prévoyez un gros budget..! En résumé, n'allez pas dans ce pays avec votre petite copine et sa grosse valise pleine de fringues. ( Excusez la caricature..) Ce n'est pas le bon endroit.. Et pour les autres, qui pensent être bien aguerris, ceux que la fatigue et le manque de confort ne rebutent pas, je vous conseille toutefois d'y réfléchir à deux fois. Il y aura des moments difficiles..! Cependant, si vous voyagez seul ( c'est plus simple pour les transports mais plus cher pour l'hébergement) et que vous avez une bonne expérience des pays africains vous ne ne trouverez pas le Mozambique plus compliqué que les autres pays déjà visités. Personnellement , et en guise de conclusion, c'était mon deuxième et dernier voyage au Mozambique. Je n'y retournerai plus. Pas assez de retour sur investissement. Seule la partie Nord offre un intérêt à mes yeux ainsi que tout se qui se situe à l'ouest de Nampula. Sans oublier Ilha de Mozambique bien sûr.!!! L'on peut donc très bien arriver par le Malawi et repartir en Tanzanie par Pemba. On gagne du temps, on économise de l'énergie et on ne perd pas grand- chose.
Conte bambara (en bambara/français): "Nsonsannin ani surukuba/Le petit lièvre et la grande hyène" English translation pending
Salut Assigué, tu as bien raison : on rencontre beaucoup d’hyènes dans les contes bambara (et dans les contes bozo également) : l’éternelle opposition de l’hyène. Et souvent en relation avec la nourriture, juste compte tenu du fait que cet animal est incroyablement vorace, une attitude qui ne se fait pas dans un pays comme le MALI où la faim, et encore plus la peur de la faim, sont encore des réalités présentes et oppressantes. Comme évoqué, la présence de la nourriture comme motif ou ressort essentiel de l’intrigue se retrouve dans les contes, mais aussi dans les récits, les proverbes et notamment dans l’histoire : p.ex. le "prix du miel" est le nom de l’impôt qu’on payait dans le Royaume de Ségou. Bon, dans beaucoup de sociétés traditionnelles où la certitude de manger n’est pas assurée pour chacun et pour chaque jour, la présence de la nourriture est (presque) obsessionnelle dans le quotidien – et avant tout dans celui des femmes –, ou quand même dans toutes les domaines de la vie sociale. Un autre sujet important dans les contes est l’amitié, pour dire que l’amitié est le meilleur des sentiments qui puissent lier les gens.
C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de trouver un conte qui relie l’opposition de l’hyène, la nourriture et l’amitié. Espérons que j’ai fait un excellent choix. Voici ...
(Petite remarque : par dérogation au texte original, j’ai préféré écrire nsonsan/nsonsannin auprès de sonsan/sonsannin puisque j’ai appris cette orthographe qui convient aussi à Dumestre 2011. Néanmoins, toutes les deux orthographes sont correctes)
NSONSANNIN ANI SURUKUBA LE PETIT LIÈVRE ET LA GRANDE HYÈNE
– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. San dò la, kòngòba donna jamana kònò. Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. Kungokònòsogow tun bè sa don o don. Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a wulila ka na se nsonsannin ma. A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, an bè taa jègèminè nyògòn fè !" Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : "Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn ka taa kò da la tugun. Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. A y’i kanto surukuba ma tugun: "Kòrò suruku, I bè taa ni bi jègè fila ye, wa i bè sinita naani de fisaya ?" Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. U sera ka jègè naani minè. O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna ko nsonsansu de tun don. A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila ka nsonsansu in ta. A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : "Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila yen ...
– Texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène. Ces deux animaux étaient voisins et amis. Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène, mais malgré tout, leur amitié se maintint: Une année, le pays connut une grande famine. Aussi bien les hommes que les animaux ne trouvaient rien à se mettre sous la dent. Les animaux de la forêt mouraient tous les jours. La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux et les dévorait. Mais il fut un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal. Elle maigrit et maigrit. Un jour, elle souffrit trop de la faim. Ce jour-là, elle se leva et vint voir le petit lièvre. Elle trouva que le petit lièvre avait la peau bien luisante. La grande hyène salua son voisin et ami et s’adressa ensuite à lui : "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as ! Moi en tout cas je me porte mal, tu vois, je n’arrive presque plus à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas, je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord. Grande sœur hyène, tâche d’être là demain matin de bonne heure, nous irons pêcher ensemble." L’aube trouva la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre. Dès que le petit lièvre ouvrit la porte, la grande hyène lui dit : "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour." Le petit lièvre se mit devant la grande hyène, ils partirent au bord d’une rivière. Ils y passèrent toute la journée, mais n’eurent qu’un seul poisson. Quand ce fut l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre demanda à la grande hyène : "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?" Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale. Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle répondit qu’elle voulait les deux poissons de demain. Le petit lièvre prit ce poisson et s’en alla avec à la maison. Le lendemain, nos deux animaux se rencontrèrent et partirent encore au bord de la rivière. Dieu fit qu’ils prirent cette fois-ci deux poissons. Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi. Il s’adressa encore à la grande hyène : "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui, ou tu préfères les quatre de demain ?" Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain. Le jour qui suivit, ils retournèrent encore au bord de la rivière. Ils purent prendre quatre poissons. Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante. Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges. Son ventre ne cessait de faire du bruit. Cette fois, la grande hyène n’écouta pas le petit lièvre. Une fois le soir arrivé, elle saisit les quatre poissons, les mit dans son gros sac et prit le chemin de la maison. Mais le petit lièvre n’avait pas renoncé à ces poissons. Il courut, devança l’hyène, se coucha sur le dos sur la route, les jambes en l’air, et fit sortir sa langue. Quand la grande hyène vit le lièvre couché, elle pensa que c’était un lièvre mort. Elle s’écria : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulut pas déposer ses poissons pour prendre ce lièvre mort. Elle continua son chemin. Dès que la grande hyène passa, le petit lièvre se leva, courut très vite et alla se coucher encore devant l’hyène sur la route. Ce lièvre mort n’échappa pas du tout à la vue de la grande hyène. Elle s’exclama : "Un autre lièvre mort !" Quand elle eut compté dix lièvres morts, elle pensa que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours. Elle déposa son gros sac près de ce dernier lièvre pour aller chercher les neuf autres. Mais elle ne vit pas un seul lièvre mort. Elle revint sur ses pas en courant, mais elle trouva que son sac aussi avait disparu. Le lièvre s’en était déjà emparé et avait pris la poudre d’escampette avec. La grande hyène retourna à la maison, affamée et le cœur serré. Je laisse ce conte où je l’ai pris ...
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Nsonsannin ani surukuba nsonsan-nin – ani – suruku-ba lièvre-DIM – et – hyène-AUG Le petit lièvre et la grande hyène.
Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. nsiirin – n y’a ta k’a da – nsonsannin – ani – surukaba – la conte – il était une fois ... – pt. lièvre – et – gr. hyène – à Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène.
Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. sogo – fila – ninnu – tun – ye – sigi-nyògòn-w – ni – teri-w – de – ye animal – 2 – DEM – PAS – EQ – installer-réciproque-PL – et – ami-PL – FOC – EQ Ces deux animaux étaient voisins et amis.
Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nsonsannin – tun – bè – surukuba – nègèn – sinyè – caman pt. lièvre – PAS – INAC – gr. hyène – tromper – fois – beaucoup Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène,
nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. nka – o bèè ni a ta – u – ka – teriya – ma – sa mais – malgré tout – leur – CONN – amitié – ACnég – mourir mais malgré tout, leur amitié s’est maintenue.
San dò la, kòngòba donna jamana kònò. san – dò – la – kòngò-ba – don-na – jamana – kònò année – une – à – famine-AUG – entrer-AC – pays – dans Une année, une grande famine s’est abattue sur le pays.
Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. mògò-w – wo – bagan-w – wo – olu – si – tun – tè – fèn – sòrò – ka – a – don – u – da homme-PL – EXP – animal-PL – EXP – eux – aucun – PAS – INACnég – chose – trouver – CONV – le – mettre – leur – bouche Les hommes commes les animaux ne trovaient rien à se mettre sous la dent.
Kungokònòsogow tun bè sa don o don. kungo-kònò-sogo-w – tun – bè – sa – don o don brousse-dans-animal-PL – PAS – INAC – mourir – jour par jour Les animaux sauvages mouraient tous les jours.
Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. surukuba – tun – bè – sogo-su – olu – de – nyini – tuma bèe – ka – u – dun gr. hyène – PAS – INAC – animal-cadavre – eux – FOC – chercher – toujours – CONV – les – manger La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux pour les dévorer.
Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. nka – tuma – dò – se-ra – surukuba – tun – tè – hali – sogosu – sòrò – bilen mais – temps – un – arriver-AC – gr. hyène – PAS – INACnég – même – cadavre d’animal – trouver – ne...plus Mais il était un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal.
A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a – fasa-ra – ka – fasa – don – dò – la – kòngò – digi-ra – a – la – kojugu elle – maigrir-AC – CONV – maigrir – jour – un – à – faim – faire mal-AC – elle – à – trop Elle a maigri et a maigri. Un jour, la faim lui a fait trop de mal,
a wulila ka na se nsonsannin ma. a – wuli-la – ka – na – se – nsonsannin – ma elle – se lever-AC – CONV – venir – arriver – pt. lièvre – à et elle s’est levée pour venir voir le petit lièvre.
A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. a – ye a sòrò – nsonsannin -. fari – tun – nugu-len-ba – bè – a – kan elle – trouver que – pt. lièvre – corps – PAS – polir-PART2-AUG – SIT – lui – à Elle a trouvé que le petit lièvre avait la peau bien luisante.
Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : surukuba – ye – a – siginyògòn – ni – a – teri – fo – ka – tila – ka – i kanto – a – ma gr. hyène – AC – son – voisin – et – son – ami – saluer – CONV – ?? – CONV – s’adresser – lui – à La grande hyène a salué son voisin et ami et s’est adressé ensuite à lui :
"Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! dògò – nsonsan – e – dun – tòlò-len – don – sa petit frère – lièvre – toi – PRE – engraisser-PART2 – PRES – PHRA "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as.
Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè cogoya – fosi – tè – ne – kòni – bolo – i – nyè – tè – n – bèna – dèsè méthode – rien – SITnég – moi – FOC – main – ta – vue – PRESnég – je – FUT – manquer Moi en tout cas je me porte mal, tu ne vois pas, je n’arrive presque plus
ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, ka – n – jò – n – senw – kan – ni – i – ma – n – dèmè CONV – moi – mettre debout – mes – pieds – sur – si – tu – ACnég – me – aider à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas,
kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. kòngò – bè – n – faga – dè – nsonsannin – ko – surukuba – ma – baasi – tè faim – INAC – me – tuer – PHRA – pt. lièvre – dire – gr. hyène – à – problème – PRESnég je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord.
Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, kòrò – suruku – i jita – sini – sògòma – joona – ka – i – sòrò – yan grande sœur – hyène – s’efforcer – demain – matin – de bonne heure – CONV – te – recevoir – ici Grande sœur hyène, efforce-toi d’être là demain matin de bonne heure,
an bè taa jègèminè nyògòn fè !" an – bè – taa – jègè-minè – nyògòn – fè nous – INAC – partir – poisson-prendre – ensemble – avec nous irons pêcher ensemble."
Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. dugujè – ye – surukuba – jò-len – sòrò – nsonsannin – ka – so – da – la aube – AC – gr. hyène – arrêter-PART2 – trouver – pt. lièvre – CONN – maison – porte – à L’aube a trouvé la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre.
Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : nsonsannin – ye – da – yèlè – dòròn – surukuba – ye – i kanto – a – ma pt. lièvre – AC – porte – ouvrir – dès que – gr. hyène – AC – s’adresser – lui – à Dès que le petit lièvre a ouvert la porte, la grande hyène lui dit :
"Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" dògò – nsonsan – an – ka – an teliya – ka – taa – tile – gan-na petit frère – lièvre – nous – HORT – se dépêcher – CONV – partir – soleil – chauffer-AC "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour."
Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. nsonsannin – bila-la – suruku – nyè – u – taa-ra – kò – dò – da – la pt. lièvre – placer-AC – hyène – devant – ils – partir-AC – rivière – une – bord – à Le petit lièvre s’est mis devant la grande hyène, ils sont partis au bord d’une rivière.
U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. u – ye – tile – bèè – kè – yen – nka – u – ye – jègè – kelen – pe – de – sòrò ils – AC – jour – tout – faire – là-bas – mais – ils – AC – poisson – 1 – PHRA – FOC – gagner Ils ont passé toute la journée là mais n’ont gagné qu’un seul poisson.
Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : so-taa-tuma – se-len – nsonsannin – ye – surukuba – nyininka maison-partir-heure – arriver-PART2 – pt. lièvre – AC – gr. hyène – demander Quand c’était l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre a demandé à la grande hyène :
"Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" kòrò – suruku – n – ka – bi – jègè – di – i – ma – wa – i – bè – sini-ta – fila – kònò grande sœur – hyène – je – HORT – ce jour – poisson – donner – toi – à – ou – tu – INAC – demain-part – 2 – attendre "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?"
Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. bèè – bè – a – dòn – ko – surukuba – nyògòn – nataba – tè tous – INAC – le – savoir – que – gr. hyène – pareil – cupide – SITnég Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale.
Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. kòngò – tun – bè – nyini – ka – a – faga – nka – o bèè la – a – ko – ko – ale – sini- fila – de – fè faim – PAS – INAC – chercher – CONV – la – tuer – mais – malgré cela – elle – dire – que – elle – SIT – demain – 2 – FOC – SIT Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle a répondu qu’elle voulait les deux poissons de demain.
Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. nsonsannin .- ye – jègè – in – ta – ka – taa – ni a ye – so pt. lièvre – AC – poisson – DEM – prendre – CONV – partir – avec lui – maison Le petit lièvre a pris ce poisson et s’en est allé avec à la maison.
O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn o – dugusejè – an – ka – sogo – fila – ninnu – ye – nyògòn - kunbèn DET – aube – nos – CONN – animal – 2 – DEM – AC – ensemble – rencontrer Le lendemain, nos deux animaux se sont rencontrés
ka taa kò da la tugun. ka – taa – kò – da – la – tugun CONV – partir – rivière – bord – à – encore et sont partis encore au bord de la rivière.
Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Ala – ye – a – kè – u – ye – jègè – fila – minè – nin – sen Dieu – AC – le – faire – ils – AC – poisson – 2 – pêcher – DEM – fois Dieu a fait qu’ils prenaient cette fois-ci deux poissons.
Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. nsonsannin – tun – bè a fè – ka – jègè – fila – ninnu – fana – dun pt. lièvre – PAS – vouloir – CONV – poisson – 2 – DEM – aussi – manger Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi.
A y’i kanto surukuba ma tugun: a – ye – i kanto – surukuba – ma – tugun il – AC – s’adresser – gr. hyène – à – encore Il s’est adressé encore à la grande hyène :
"Kòrò suruku, i bè taa ni bi jègè fila ye, kòrò – suruku – i – bè – taa – ni – bi – jègè – fila – ye grande sœur – hyène – tu – INAC – partir – et – aujourd’hui – poisson – 2 – avec "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui,
wa i bè sinita naani de fisaya ?" wa – i – bè – sini-ta – naani – de – fisaya ou – tu – INAC – demain-part – 4 – FOC – préférer ou tu préfères les quatre de demain ?"
Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. nin – sen – in – na – fana – suruku – nalonma-ba – in – ko – ko – ale – bè – sini – kònò DEM – fois – DEM – à – aussi – hyène – sotte-AUG – DEM – dire – que – elle – INAC – demain – attendre Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain.
Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. don – min – da-ra – o – don – kan – u – segin-na – kò – da – la – tugun jour – REL – suivre-AC – DET – jour – à – ils – retourner-AC – rivière – bord – à – encore Le jour qui suivait, ils sont retournés de nouveau au bord de la rivière.
U sera ka jègè naani minè. u – se-ra – ka – jègè – naani – minè ils – pouvoir-AC – CONV – poisson – 4 – saisir Ils pouvaient prendre quatre poissons.
O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. o – don – kòngò – tun – gan-nen – bè – surukuba – la – kojugu DET – jour – faim – PAS – chauffer-PART2 – SIT – gr. hyène – SIT – trop Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante.
O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. o – kòngò – tun – juguya-ra – fo – an – ka – sogo – in – tun – bè nyènamini DET – faim – PAS – aggraver-AC – de telle sorte que – notre – CONN – animal – DEM – PAS – avoir un étourdissement Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges.
A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. a – kònò – tun – bè – mankan – bò – cogo – min – a – tun – bè – a – bò – ten son – ventre – PAS – INAC – bruit – faire – manière – REL – il – PAS – INAC – le – faire – ainsi Son ventre ne cessait de faire du bruit.
Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. nin – sen – surukuba – ma – nsonsannin – lamèn DEM – fois – gr. hyène – ACnég – pt. lièvre – écouter Cette fois, la grande hyène n’a pas écouté le petit lièvre.
Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta wula – se-ra – dòròn – a – ye – jègè – naani – ninnu – ta soir – arriver-AC – dès que – elle – AC – poisson – 4 – DEM – prendre Une fois le soir arrivé, elle a pris les quatre poissons
k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. ka – u – bila – a – ka – bòrè-ba – kònò – ka – so-taa-sira – minè CONV – les – mettre – son – CONN – sac-AUG – dans – CONV – maison-partir-route – prendre et les a mis dans son gros sac et a pris le chemin de la maison.
Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. nka – nsonsannin – tun – ma – dinyè – jègè – ninnu – kò mais – pt. lièvre – PAS – ACnég – vie? - poisson – DEM – renoncer Mais le petit lièvre n’a pas renoncé à ces poissons.
A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, a – boli-la – ka – taa – suruku – nyè – ka – i jan – sira – kan il – courir-AC – CONV – partir – hyène – devant – CONV – se tourner face au ciel – route – sur Il a couru devant l’hyène, s’est couché sur la route,
k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. ka – a – sen-w – kòròta – san fè – ka – a – nen – bò CONV – ses – jambe-PL – soulever – au-dessus – CONV – sa – langue – faire sortir les jambes en l’air, et a fait sortir sa langue.
Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna surukuba – ye – nsonsannin – da-len – ye – minkè – a – kè-ra a nyèna gr. hyène – AC – pt. lièvre – coucher-PART2 – voir – lorsque – elle – penser-AC Quand la grande hyène a vu le lièvre couché, elle pensait
ko nsonsansu de tun don. ko – nsonsan-su – de – tun – don que – lièvre-cadavre – FOC – PAS - PRES que c’était un lièvre mort.
A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila a – ko – nsonsansu – nka – a – ma – sòn – ka – a – ka – jègèw – bila elle – dire – lièvre mort – mais – elle – ACnég – accepter – CONV – ses – CONN – poissons - déposer Elle s’écriait : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulait pas déposer ses poissons
ka nsonsansu in ta. ka – nsonsansu – in – ta CONV – lièvre mort – DEM – prendre pour prendre ce lièvre mort.
A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, a – taa-ra – a – ka – sira – fè – surukuba – tèmèn-na – dòròn – nsonsannin – wuli-la elle – partir-AC – son – CONN – chemin – sur – gr. hyène – passer-AC – dès que – pt. lièvre – se lever-AC Elle a continué son chemin. Dès que la grande hyène a surpassé, le petit lièvre s’est levé
k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. ka – i – boli – biribiri – ka – tè – i da – suruku – nyè – tugun – sira – kan CONV – il (repr.) – courir – très vite – CONV – passer ? – se coucher – hyène – devant – encore – route – sur et a couru très vite pour aller se coucher encore devant l’hyène sur la route.
Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : suruku – nyè – ma – tèmèn – nsonsan – in – kan – fewu – a – ko hyène – vue – ACnég – passer – lièvre – DEM – sur – PHRA – elle – dire Ce lièvre mort n’a pas échappé du tout à la vue de la grande hyène. Elle dit :
"Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri nsonsansu – wèrè – a – ye – nsonsansu – tan – dan – tuma – min – na – a – ye – i miiri lièvre mort – autre – elle – AC – lièvre mort – 10 – compter – moment – REL – à – elle – AC – penser "Un autre lièvre mort !" Quand elle a compté dix lièvres morts, elle pensait
ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. ko – olu – bè – se – ka – ale – ka – tile – caman – dumuni – bò que – eux – INAC – pouvoir – CONV – lui – HORT – jour – beaucoup – repas – suffire que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours.
A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè a – ye – a – ka – bòrèba – bila – nsonsan – laban – in – kèrèfè elle – AC – son – CONN – gros sac – placer – lièvre – dernier – DEM – près de Elle a déposé son grand sac près du dernier lièvre
ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. ko – a – bè – taa – a – tò – kònòtòn – nòfè que – elle – INAC – partir – son – reste – 9 – à la suite de pour aller chercher les neuf autres.
Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin nka – a – ma – nsonsansu – hali – kelen – ye – tugun – a – boli-la – ka – segin mais – elle – ACnég – lièvre mort – même – 1 – voir – encore – elle – courir-AC – CONV – retourner Mais elle n’a plus vu même un seul lièvre mort. Elle est revenue sur ses pas
a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. a – kò – nka – a – ye a sòrò – a – ka – bòrè – fana – tun – tunun-na lui – derrière? – mais – elle – trouver que – son – CONN – sac - aussi – PAS – perdre-AC en courant, mais elle trouvait que son sac aussi avait disparu.
Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. nsonsannin – tun – ye – o – ta – kaban – ka – finyè sògò – ni a ye pt. lièvre – PAS – AC – DET – prendre – déjà – CONV – prendre la fuite – avec lui Le petit lièvre l’a déjà emparé et a pris la fuite avec.
Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. surukuba – kòngò-baga-tò – ni – a – sòn – ja-len – segin-na – so gr. hyène – faim-AG-PART1 – et – son – cœur – paralyser-PART2 – retourner-AC – maison La grande hyène est retournée à la maison, affamée et le cœur serré.
N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila ye ... ni – ye – nsiirin – in – ta – yòrò – min – na – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte – DEM – prendre – lieu – REL – à – je – AC – le – laisser – là-bas Je laisse ce conte là où je l’ai pris ...
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Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; AUG = augmentatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PART1 = participe (de valeur d’inaccompli) ; PART2 = participe (de valeur d’accompli) ; PAS = passé ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; PRE = particule de renforcement ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négatif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative.
Référence : Touré, Mohamed. Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung. Chrestomathie Bambara : Textes originaux bambara avec traductions allemandes et françaises. Kalanjè Gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe, 1996.
Bonne lecture !
Herbert

C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de trouver un conte qui relie l’opposition de l’hyène, la nourriture et l’amitié. Espérons que j’ai fait un excellent choix. Voici ...
(Petite remarque : par dérogation au texte original, j’ai préféré écrire nsonsan/nsonsannin auprès de sonsan/sonsannin puisque j’ai appris cette orthographe qui convient aussi à Dumestre 2011. Néanmoins, toutes les deux orthographes sont correctes)
NSONSANNIN ANI SURUKUBA LE PETIT LIÈVRE ET LA GRANDE HYÈNE
– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. San dò la, kòngòba donna jamana kònò. Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. Kungokònòsogow tun bè sa don o don. Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a wulila ka na se nsonsannin ma. A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, an bè taa jègèminè nyògòn fè !" Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : "Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn ka taa kò da la tugun. Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. A y’i kanto surukuba ma tugun: "Kòrò suruku, I bè taa ni bi jègè fila ye, wa i bè sinita naani de fisaya ?" Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. U sera ka jègè naani minè. O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna ko nsonsansu de tun don. A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila ka nsonsansu in ta. A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : "Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila yen ...
– Texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène. Ces deux animaux étaient voisins et amis. Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène, mais malgré tout, leur amitié se maintint: Une année, le pays connut une grande famine. Aussi bien les hommes que les animaux ne trouvaient rien à se mettre sous la dent. Les animaux de la forêt mouraient tous les jours. La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux et les dévorait. Mais il fut un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal. Elle maigrit et maigrit. Un jour, elle souffrit trop de la faim. Ce jour-là, elle se leva et vint voir le petit lièvre. Elle trouva que le petit lièvre avait la peau bien luisante. La grande hyène salua son voisin et ami et s’adressa ensuite à lui : "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as ! Moi en tout cas je me porte mal, tu vois, je n’arrive presque plus à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas, je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord. Grande sœur hyène, tâche d’être là demain matin de bonne heure, nous irons pêcher ensemble." L’aube trouva la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre. Dès que le petit lièvre ouvrit la porte, la grande hyène lui dit : "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour." Le petit lièvre se mit devant la grande hyène, ils partirent au bord d’une rivière. Ils y passèrent toute la journée, mais n’eurent qu’un seul poisson. Quand ce fut l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre demanda à la grande hyène : "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?" Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale. Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle répondit qu’elle voulait les deux poissons de demain. Le petit lièvre prit ce poisson et s’en alla avec à la maison. Le lendemain, nos deux animaux se rencontrèrent et partirent encore au bord de la rivière. Dieu fit qu’ils prirent cette fois-ci deux poissons. Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi. Il s’adressa encore à la grande hyène : "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui, ou tu préfères les quatre de demain ?" Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain. Le jour qui suivit, ils retournèrent encore au bord de la rivière. Ils purent prendre quatre poissons. Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante. Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges. Son ventre ne cessait de faire du bruit. Cette fois, la grande hyène n’écouta pas le petit lièvre. Une fois le soir arrivé, elle saisit les quatre poissons, les mit dans son gros sac et prit le chemin de la maison. Mais le petit lièvre n’avait pas renoncé à ces poissons. Il courut, devança l’hyène, se coucha sur le dos sur la route, les jambes en l’air, et fit sortir sa langue. Quand la grande hyène vit le lièvre couché, elle pensa que c’était un lièvre mort. Elle s’écria : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulut pas déposer ses poissons pour prendre ce lièvre mort. Elle continua son chemin. Dès que la grande hyène passa, le petit lièvre se leva, courut très vite et alla se coucher encore devant l’hyène sur la route. Ce lièvre mort n’échappa pas du tout à la vue de la grande hyène. Elle s’exclama : "Un autre lièvre mort !" Quand elle eut compté dix lièvres morts, elle pensa que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours. Elle déposa son gros sac près de ce dernier lièvre pour aller chercher les neuf autres. Mais elle ne vit pas un seul lièvre mort. Elle revint sur ses pas en courant, mais elle trouva que son sac aussi avait disparu. Le lièvre s’en était déjà emparé et avait pris la poudre d’escampette avec. La grande hyène retourna à la maison, affamée et le cœur serré. Je laisse ce conte où je l’ai pris ...
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Nsonsannin ani surukuba nsonsan-nin – ani – suruku-ba lièvre-DIM – et – hyène-AUG Le petit lièvre et la grande hyène.
Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. nsiirin – n y’a ta k’a da – nsonsannin – ani – surukaba – la conte – il était une fois ... – pt. lièvre – et – gr. hyène – à Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène.
Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. sogo – fila – ninnu – tun – ye – sigi-nyògòn-w – ni – teri-w – de – ye animal – 2 – DEM – PAS – EQ – installer-réciproque-PL – et – ami-PL – FOC – EQ Ces deux animaux étaient voisins et amis.
Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nsonsannin – tun – bè – surukuba – nègèn – sinyè – caman pt. lièvre – PAS – INAC – gr. hyène – tromper – fois – beaucoup Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène,
nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. nka – o bèè ni a ta – u – ka – teriya – ma – sa mais – malgré tout – leur – CONN – amitié – ACnég – mourir mais malgré tout, leur amitié s’est maintenue.
San dò la, kòngòba donna jamana kònò. san – dò – la – kòngò-ba – don-na – jamana – kònò année – une – à – famine-AUG – entrer-AC – pays – dans Une année, une grande famine s’est abattue sur le pays.
Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. mògò-w – wo – bagan-w – wo – olu – si – tun – tè – fèn – sòrò – ka – a – don – u – da homme-PL – EXP – animal-PL – EXP – eux – aucun – PAS – INACnég – chose – trouver – CONV – le – mettre – leur – bouche Les hommes commes les animaux ne trovaient rien à se mettre sous la dent.
Kungokònòsogow tun bè sa don o don. kungo-kònò-sogo-w – tun – bè – sa – don o don brousse-dans-animal-PL – PAS – INAC – mourir – jour par jour Les animaux sauvages mouraient tous les jours.
Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. surukuba – tun – bè – sogo-su – olu – de – nyini – tuma bèe – ka – u – dun gr. hyène – PAS – INAC – animal-cadavre – eux – FOC – chercher – toujours – CONV – les – manger La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux pour les dévorer.
Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. nka – tuma – dò – se-ra – surukuba – tun – tè – hali – sogosu – sòrò – bilen mais – temps – un – arriver-AC – gr. hyène – PAS – INACnég – même – cadavre d’animal – trouver – ne...plus Mais il était un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal.
A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a – fasa-ra – ka – fasa – don – dò – la – kòngò – digi-ra – a – la – kojugu elle – maigrir-AC – CONV – maigrir – jour – un – à – faim – faire mal-AC – elle – à – trop Elle a maigri et a maigri. Un jour, la faim lui a fait trop de mal,
a wulila ka na se nsonsannin ma. a – wuli-la – ka – na – se – nsonsannin – ma elle – se lever-AC – CONV – venir – arriver – pt. lièvre – à et elle s’est levée pour venir voir le petit lièvre.
A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. a – ye a sòrò – nsonsannin -. fari – tun – nugu-len-ba – bè – a – kan elle – trouver que – pt. lièvre – corps – PAS – polir-PART2-AUG – SIT – lui – à Elle a trouvé que le petit lièvre avait la peau bien luisante.
Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : surukuba – ye – a – siginyògòn – ni – a – teri – fo – ka – tila – ka – i kanto – a – ma gr. hyène – AC – son – voisin – et – son – ami – saluer – CONV – ?? – CONV – s’adresser – lui – à La grande hyène a salué son voisin et ami et s’est adressé ensuite à lui :
"Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! dògò – nsonsan – e – dun – tòlò-len – don – sa petit frère – lièvre – toi – PRE – engraisser-PART2 – PRES – PHRA "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as.
Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè cogoya – fosi – tè – ne – kòni – bolo – i – nyè – tè – n – bèna – dèsè méthode – rien – SITnég – moi – FOC – main – ta – vue – PRESnég – je – FUT – manquer Moi en tout cas je me porte mal, tu ne vois pas, je n’arrive presque plus
ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, ka – n – jò – n – senw – kan – ni – i – ma – n – dèmè CONV – moi – mettre debout – mes – pieds – sur – si – tu – ACnég – me – aider à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas,
kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. kòngò – bè – n – faga – dè – nsonsannin – ko – surukuba – ma – baasi – tè faim – INAC – me – tuer – PHRA – pt. lièvre – dire – gr. hyène – à – problème – PRESnég je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord.
Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, kòrò – suruku – i jita – sini – sògòma – joona – ka – i – sòrò – yan grande sœur – hyène – s’efforcer – demain – matin – de bonne heure – CONV – te – recevoir – ici Grande sœur hyène, efforce-toi d’être là demain matin de bonne heure,
an bè taa jègèminè nyògòn fè !" an – bè – taa – jègè-minè – nyògòn – fè nous – INAC – partir – poisson-prendre – ensemble – avec nous irons pêcher ensemble."
Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. dugujè – ye – surukuba – jò-len – sòrò – nsonsannin – ka – so – da – la aube – AC – gr. hyène – arrêter-PART2 – trouver – pt. lièvre – CONN – maison – porte – à L’aube a trouvé la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre.
Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : nsonsannin – ye – da – yèlè – dòròn – surukuba – ye – i kanto – a – ma pt. lièvre – AC – porte – ouvrir – dès que – gr. hyène – AC – s’adresser – lui – à Dès que le petit lièvre a ouvert la porte, la grande hyène lui dit :
"Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" dògò – nsonsan – an – ka – an teliya – ka – taa – tile – gan-na petit frère – lièvre – nous – HORT – se dépêcher – CONV – partir – soleil – chauffer-AC "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour."
Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. nsonsannin – bila-la – suruku – nyè – u – taa-ra – kò – dò – da – la pt. lièvre – placer-AC – hyène – devant – ils – partir-AC – rivière – une – bord – à Le petit lièvre s’est mis devant la grande hyène, ils sont partis au bord d’une rivière.
U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. u – ye – tile – bèè – kè – yen – nka – u – ye – jègè – kelen – pe – de – sòrò ils – AC – jour – tout – faire – là-bas – mais – ils – AC – poisson – 1 – PHRA – FOC – gagner Ils ont passé toute la journée là mais n’ont gagné qu’un seul poisson.
Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : so-taa-tuma – se-len – nsonsannin – ye – surukuba – nyininka maison-partir-heure – arriver-PART2 – pt. lièvre – AC – gr. hyène – demander Quand c’était l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre a demandé à la grande hyène :
"Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" kòrò – suruku – n – ka – bi – jègè – di – i – ma – wa – i – bè – sini-ta – fila – kònò grande sœur – hyène – je – HORT – ce jour – poisson – donner – toi – à – ou – tu – INAC – demain-part – 2 – attendre "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?"
Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. bèè – bè – a – dòn – ko – surukuba – nyògòn – nataba – tè tous – INAC – le – savoir – que – gr. hyène – pareil – cupide – SITnég Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale.
Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. kòngò – tun – bè – nyini – ka – a – faga – nka – o bèè la – a – ko – ko – ale – sini- fila – de – fè faim – PAS – INAC – chercher – CONV – la – tuer – mais – malgré cela – elle – dire – que – elle – SIT – demain – 2 – FOC – SIT Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle a répondu qu’elle voulait les deux poissons de demain.
Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. nsonsannin .- ye – jègè – in – ta – ka – taa – ni a ye – so pt. lièvre – AC – poisson – DEM – prendre – CONV – partir – avec lui – maison Le petit lièvre a pris ce poisson et s’en est allé avec à la maison.
O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn o – dugusejè – an – ka – sogo – fila – ninnu – ye – nyògòn - kunbèn DET – aube – nos – CONN – animal – 2 – DEM – AC – ensemble – rencontrer Le lendemain, nos deux animaux se sont rencontrés
ka taa kò da la tugun. ka – taa – kò – da – la – tugun CONV – partir – rivière – bord – à – encore et sont partis encore au bord de la rivière.
Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Ala – ye – a – kè – u – ye – jègè – fila – minè – nin – sen Dieu – AC – le – faire – ils – AC – poisson – 2 – pêcher – DEM – fois Dieu a fait qu’ils prenaient cette fois-ci deux poissons.
Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. nsonsannin – tun – bè a fè – ka – jègè – fila – ninnu – fana – dun pt. lièvre – PAS – vouloir – CONV – poisson – 2 – DEM – aussi – manger Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi.
A y’i kanto surukuba ma tugun: a – ye – i kanto – surukuba – ma – tugun il – AC – s’adresser – gr. hyène – à – encore Il s’est adressé encore à la grande hyène :
"Kòrò suruku, i bè taa ni bi jègè fila ye, kòrò – suruku – i – bè – taa – ni – bi – jègè – fila – ye grande sœur – hyène – tu – INAC – partir – et – aujourd’hui – poisson – 2 – avec "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui,
wa i bè sinita naani de fisaya ?" wa – i – bè – sini-ta – naani – de – fisaya ou – tu – INAC – demain-part – 4 – FOC – préférer ou tu préfères les quatre de demain ?"
Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. nin – sen – in – na – fana – suruku – nalonma-ba – in – ko – ko – ale – bè – sini – kònò DEM – fois – DEM – à – aussi – hyène – sotte-AUG – DEM – dire – que – elle – INAC – demain – attendre Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain.
Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. don – min – da-ra – o – don – kan – u – segin-na – kò – da – la – tugun jour – REL – suivre-AC – DET – jour – à – ils – retourner-AC – rivière – bord – à – encore Le jour qui suivait, ils sont retournés de nouveau au bord de la rivière.
U sera ka jègè naani minè. u – se-ra – ka – jègè – naani – minè ils – pouvoir-AC – CONV – poisson – 4 – saisir Ils pouvaient prendre quatre poissons.
O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. o – don – kòngò – tun – gan-nen – bè – surukuba – la – kojugu DET – jour – faim – PAS – chauffer-PART2 – SIT – gr. hyène – SIT – trop Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante.
O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. o – kòngò – tun – juguya-ra – fo – an – ka – sogo – in – tun – bè nyènamini DET – faim – PAS – aggraver-AC – de telle sorte que – notre – CONN – animal – DEM – PAS – avoir un étourdissement Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges.
A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. a – kònò – tun – bè – mankan – bò – cogo – min – a – tun – bè – a – bò – ten son – ventre – PAS – INAC – bruit – faire – manière – REL – il – PAS – INAC – le – faire – ainsi Son ventre ne cessait de faire du bruit.
Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. nin – sen – surukuba – ma – nsonsannin – lamèn DEM – fois – gr. hyène – ACnég – pt. lièvre – écouter Cette fois, la grande hyène n’a pas écouté le petit lièvre.
Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta wula – se-ra – dòròn – a – ye – jègè – naani – ninnu – ta soir – arriver-AC – dès que – elle – AC – poisson – 4 – DEM – prendre Une fois le soir arrivé, elle a pris les quatre poissons
k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. ka – u – bila – a – ka – bòrè-ba – kònò – ka – so-taa-sira – minè CONV – les – mettre – son – CONN – sac-AUG – dans – CONV – maison-partir-route – prendre et les a mis dans son gros sac et a pris le chemin de la maison.
Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. nka – nsonsannin – tun – ma – dinyè – jègè – ninnu – kò mais – pt. lièvre – PAS – ACnég – vie? - poisson – DEM – renoncer Mais le petit lièvre n’a pas renoncé à ces poissons.
A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, a – boli-la – ka – taa – suruku – nyè – ka – i jan – sira – kan il – courir-AC – CONV – partir – hyène – devant – CONV – se tourner face au ciel – route – sur Il a couru devant l’hyène, s’est couché sur la route,
k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. ka – a – sen-w – kòròta – san fè – ka – a – nen – bò CONV – ses – jambe-PL – soulever – au-dessus – CONV – sa – langue – faire sortir les jambes en l’air, et a fait sortir sa langue.
Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna surukuba – ye – nsonsannin – da-len – ye – minkè – a – kè-ra a nyèna gr. hyène – AC – pt. lièvre – coucher-PART2 – voir – lorsque – elle – penser-AC Quand la grande hyène a vu le lièvre couché, elle pensait
ko nsonsansu de tun don. ko – nsonsan-su – de – tun – don que – lièvre-cadavre – FOC – PAS - PRES que c’était un lièvre mort.
A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila a – ko – nsonsansu – nka – a – ma – sòn – ka – a – ka – jègèw – bila elle – dire – lièvre mort – mais – elle – ACnég – accepter – CONV – ses – CONN – poissons - déposer Elle s’écriait : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulait pas déposer ses poissons
ka nsonsansu in ta. ka – nsonsansu – in – ta CONV – lièvre mort – DEM – prendre pour prendre ce lièvre mort.
A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, a – taa-ra – a – ka – sira – fè – surukuba – tèmèn-na – dòròn – nsonsannin – wuli-la elle – partir-AC – son – CONN – chemin – sur – gr. hyène – passer-AC – dès que – pt. lièvre – se lever-AC Elle a continué son chemin. Dès que la grande hyène a surpassé, le petit lièvre s’est levé
k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. ka – i – boli – biribiri – ka – tè – i da – suruku – nyè – tugun – sira – kan CONV – il (repr.) – courir – très vite – CONV – passer ? – se coucher – hyène – devant – encore – route – sur et a couru très vite pour aller se coucher encore devant l’hyène sur la route.
Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : suruku – nyè – ma – tèmèn – nsonsan – in – kan – fewu – a – ko hyène – vue – ACnég – passer – lièvre – DEM – sur – PHRA – elle – dire Ce lièvre mort n’a pas échappé du tout à la vue de la grande hyène. Elle dit :
"Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri nsonsansu – wèrè – a – ye – nsonsansu – tan – dan – tuma – min – na – a – ye – i miiri lièvre mort – autre – elle – AC – lièvre mort – 10 – compter – moment – REL – à – elle – AC – penser "Un autre lièvre mort !" Quand elle a compté dix lièvres morts, elle pensait
ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. ko – olu – bè – se – ka – ale – ka – tile – caman – dumuni – bò que – eux – INAC – pouvoir – CONV – lui – HORT – jour – beaucoup – repas – suffire que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours.
A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè a – ye – a – ka – bòrèba – bila – nsonsan – laban – in – kèrèfè elle – AC – son – CONN – gros sac – placer – lièvre – dernier – DEM – près de Elle a déposé son grand sac près du dernier lièvre
ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. ko – a – bè – taa – a – tò – kònòtòn – nòfè que – elle – INAC – partir – son – reste – 9 – à la suite de pour aller chercher les neuf autres.
Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin nka – a – ma – nsonsansu – hali – kelen – ye – tugun – a – boli-la – ka – segin mais – elle – ACnég – lièvre mort – même – 1 – voir – encore – elle – courir-AC – CONV – retourner Mais elle n’a plus vu même un seul lièvre mort. Elle est revenue sur ses pas
a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. a – kò – nka – a – ye a sòrò – a – ka – bòrè – fana – tun – tunun-na lui – derrière? – mais – elle – trouver que – son – CONN – sac - aussi – PAS – perdre-AC en courant, mais elle trouvait que son sac aussi avait disparu.
Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. nsonsannin – tun – ye – o – ta – kaban – ka – finyè sògò – ni a ye pt. lièvre – PAS – AC – DET – prendre – déjà – CONV – prendre la fuite – avec lui Le petit lièvre l’a déjà emparé et a pris la fuite avec.
Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. surukuba – kòngò-baga-tò – ni – a – sòn – ja-len – segin-na – so gr. hyène – faim-AG-PART1 – et – son – cœur – paralyser-PART2 – retourner-AC – maison La grande hyène est retournée à la maison, affamée et le cœur serré.
N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila ye ... ni – ye – nsiirin – in – ta – yòrò – min – na – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte – DEM – prendre – lieu – REL – à – je – AC – le – laisser – là-bas Je laisse ce conte là où je l’ai pris ...
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Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; AUG = augmentatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PART1 = participe (de valeur d’inaccompli) ; PART2 = participe (de valeur d’accompli) ; PAS = passé ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; PRE = particule de renforcement ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négatif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative.
Référence : Touré, Mohamed. Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung. Chrestomathie Bambara : Textes originaux bambara avec traductions allemandes et françaises. Kalanjè Gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe, 1996.
Bonne lecture !
Herbert

Escale de nuit à Panama English translation pending
Ola amigos !
Dans 2 semaines, nous aurons une escale de nuit à Panama : arrivée 22h, départ 9h le lendemain matin.
Que nous conseillez-vous : dormir à l'aéroport (possible ? sûr ?), dans un hôtel proche de l'aéroport, dans le centre (avez-vous des bonnes adresses ?) ?
Pouvez-vous me confirmer que les ressortissants français n'ont pas besoin de visa pour le Panama ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Merci d'avance pour vos réponses !