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Équateur 2012: récit English translation pending
J’ai organisé mon parcours en Equateur avec le Lonely Planet (assez ancien car date de 2009) et surtout le livre de Vincent GEUS « Equateur de la randonnée littorale à l’alpinisme » édité chez Glénat (2011) qui propose une 40aine de ballades, treks et ascensions avec descriptif du trajet et carte à l’appui (http://andes.free.fr/...equateur_geusv2.html).
Par contre, contrairement à ce qui est écrit dans ces deux livres, nous n’avons jamais payé de droit d’entrée pour les parcs. La réglementation a dû changer entre temps.
Pour une carte GPS de l’Equateur : http://mapas.alternativaslibres.es/index_en.php
Vendredi 10 août 2012 :
- arrivée à l’aéroport à 16h25
- prendre un taxi (8 $) pour 20 min de trajet
- Hôtel Auberge Inn (coût : 26 $ http://www.auberge-inn-hostal.com/) : l’un des rares hôtels à moins de 30 $ la nuit avec quelques personnes qui parlent le français ce qui peut être très utile. Nous avons acheté une carte téléphonique Claro mais il faut s’identifier avec son numéro de passeport auprès du service clientèle : c’est long et il vaut mieux bien parler espagnol. Du coup, c’est à l’hôtel qu’on a trouvé un coup de main :)
Samedi 11 août 2012 :
- visite de Quito : Parque La Alameda, la Basilica del Voto National, la Merced, la Plaza San Francisco, la Compania (très richement décorée : il y a de l’or partout !), le Mercado central, le Parque Itchimbia durant un concert de hard rock. Jolie ville pour se balader en grignotant des pralines ou autres graines achetées au coin de la rue et où il n’est pas rare de croiser une procession religieuse et son cortège de croyants. D’ailleurs, les monuments religieux sont richement décorés façon rococo ce qui est un peu déroutant pour un européen.
- direction Otavalo (taxi (20 min et 8 $) via le terminal de bus de Carcelén bus ttes les 15 min avec Union de Otavalo : trajet 2h, 2 $)
- Hôtel Riviera Sucre (coût : 26 $ mais le prix a augmenté depuis ; http://www.rivierasucre.com/fran_index.html). Hôtel sympa et agréable.
Dimanche 12 août 2012 :
- direction la Laguna Cuicocha (taxi : 35 min, 10 $ pour aller jusqu’à el Mirador : impossible d’aller jusqu’à Los Pinos en taxi. Nous commençons donc à marcher sur cette route caillouteuse avec l’espoir d’être pris en stop. Après 15 min, un troisième 4x4 s’arrête et nous amène au pied du sentier (point GPS : N 00°18.191 W 078°22.806) : ils auront d’ailleurs fait une partie du chemin juste pour nous car nous les voyons faire demi-tour : sympa). Le sentier débute sous les pins et longe un grillage jusqu’au bord du cratère.
- Nous ferons le tour de la lagune dans le sens contraire de ce qui est indiqué sur le parcours en 2h45 environ en marchant tranquillement et sans difficulté d’orientation. Le paysage est agréable avec ces deux petites îles au milieu de ce grand cratère transformé en lac sur lequel nous voyons de petits bateaux naviguer.

- Au poste de contrôle, nous n’avons pas trouvé de taxi et décidons de faire du stop : le quatrième 4x4 sera le bon et va justement à Latacachi : nous n’aurons même pas attendu plus de 10 minutes. Il s’agit d’un couple d’équatoriens et leur fils en vacances dans la région.
- Nous visiterons rapidement le village et mangerons un délicieux ceviche aux crevettes.
- Direction Otavalo (bus ttes les heures : durée : 25 min pour 0,25 $/pers) et taxi pour rejoindre le parc Bolivar à partir duquel il est possible de rejoindre à pied El Lechero (lieu de rituels et d’offrandes très ancien puisque les chefs Incas Atahualpa et Ruminahui s’y concertèrent) mais la ballade pour y parvenir ne présente pas vraiment d’intérêt. De là, il y a une vue sur la Laguna de San Pablo et il est possible de rejoindre le parque Condor (3,5 $/pers) pour y voir toute sorte de rapaces (possible de faire appeler un taxi pour rejoindre Otavalo et de lui demander de faire un court arrêt à la cascade de Peguche (9 $). Nous partagerons d’ailleurs ce taxi avec une famille de suisse rencontrée au parque Condor.
- Hôtel Riviera Sucre.
Lundi 13 août 2012 :
- Nous avons prévu de faire l’ascencion du Fuya-Fuya (nuages-nuages) et de rejoindre ensuite le site archéologique de Cochasqui. Nous rejoignons ainsi la laguna Mojanda en taxi (15 $, appelé par l’hôtel, le chauffeur devant être un membre de la famille de notre ami hôtelier…). Le taxi nous dépose au pied du sentier qui n’est pas vraiment tracé au début. Nous trouvons assez rapidement des panneaux mais il semble qu’il existe plusieurs sentiers dont un qui contourne le sommet au nord et un autre au sud. Nous prendrons le second avec un sommet atteint en 2 heures environ. Le Fuya-Fuya (4 263 m) n’est pas vraiment le sommet d’un volcan mais une partie du cratère effondré d’un volcan.


- Pour la descente, nous dévions du sentier par le sud en suivant une sente qui évolue à mi pente sur le Cerro Colangal. Sur le papier, c’était une bonne idée sauf que les herbes du paramo sont plus longues sur ce versant et sont rabattues sur la sente ce qui ralenti la progression. Nous arrivons finalement à la lagune Warmicocha mais plus vraiment motivés pour rejoindre Cochasqui qui est encore à 14 km même si la route caillouteuse à emprunter est juste devant nous.
- Nous décidons de renoncer en considérant avoir suffisamment fait connaissance avec le paramo pour aujourd’hui et en constatant qu’il serait difficile de rejoindre le site archéologique avant sa fermeture à 16h30 (d’autant plus que nous comptions sur un membre du personnel rentrant chez lui à la fin de sa journée de travail pour nous amener à un arrêt de bus…). Nous rejoignons ainsi la lagune Caricocha en voyant les deux bus de touristes s’en aller au loin. Nous sommes lundi, il est 15h, pas un chat et la pluie qui arrive. Une chance que j’ai pensé prendre le numéro de notre taxi de ce matin (15 $) qui viendra nous chercher et nous déposer à un arrêt de bus à Otavalo pour Quito (2 $/pers).
- Hôtel Auberge Inn.
Mardi 14 août 2012 :
- Nous avions pour ambition de faire la traverser entre le Rucu (« vieux ») et le Gua-Gua (« jeune ») Pichincha sur deux jours, 25 km en portant les sacs comprenant eau, nourriture et sacs de couchage. J’en profite pour signaler que nous n’avons pas réussi à trouver à Quito de cartouche de gaz à visser mais seulement le kit Camping Gaz C206 (et encore dans une petite boutique paumée du quartier San Blas spécialisée dans le matériel de randonnée).
- Niveau sécurité, un colombien a été arrêté il y a plusieurs mois : il attendait les touristes sur le sentier et les volait sous la menace d’une arme. Contrairement à ce qui est écrit dans le Lonely Planet à plusieurs reprises, en trois semaines en Equateur, nous n’avons pas été le moins du monde inquiété par des problèmes d’insécurité (ni dans les bus, ni dans les parcs, ni dans les villes, ni en faisant du stop) ni vu ni entendu quoi que ce soit à ce sujet-là auprès d’autres touristes.
- Nous prenons le taxi (5 $) pour le teleferiqo (8,5 $/pers, arrivée avant 9h) qui amène à Cruz Loma à 3 965 m. De là, nous avons une vue impressionnante sur Quito et toute la vallée. Le sentier débute au dessus du bâtiment d’accueil et est très facile à trouver. Le sentier est assez monotone malgré le paysage et l’arrivée au pied du Rucu (en 2h15) est gâchée par un vent glacial doublé d’un nuage bien accroché au sommet. Le sentier pour atteindre le sommet est instable et l’absence de visibilité réduit grandement l’intérêt d’atteindre le sommet. La météo ne s’améliorant pas, nous décidons de rebrousser chemin puisque l’intérêt de ce type de randonnée est de pouvoir observer les volcans et non les nuages qui les recouvrent !
- Hôtel Auberge Inn.

Mercredi 15 août 2012 :
- Direction en taxi (30 min et 10 $) au Terminal Quitumbe-sur pour un bus Trans Banos à 4,5$/pers pour un trajet d’une durée annoncée d’1h30 pour Papallacta. Nous arriverons 3 heures plus tard au bas du village…
- Ce long trajet en bus nous permet de contempler les paysages ainsi que les nombreux nuages et pour finir la pluie ce qui nous incite à renoncer d’ores et déjà au trek du Condor au départ d’El Tambo qui devait nous mener au pied du volcan Cotopaxi en 4 jours. L’organisation avait été difficile à mettre en œuvre mais bon. Pour infos, Ecuador-experience.com m’a proposé le trek du condor pour 2 + ascension du Cotopaxi pour une personne en 6 jours 1 160 $ puis 910 $ par personne comprenant guide, muletier, matériel de camping et nourriture. Surtrek ne m’a pas fait de proposition car je leur avais demandé seulement un muletier mais il ne vende que des packages. Du coup, j’ai fini pas demander par mail au propriétaire de l’hôtel Coturpa à Papallacta s’il pouvait prendre contact avec Manolo Vega, muletier à El Tambo au 09 277 5206 ce qu’il a fait. Son tarif pour le seul trek du Condor est de 90 $ par jour avec toute la logistique et 40 $ par jour pour un muletier seul.
- Nous avons également décidé d’annuler notre visite de la cascade San Rafael près du volcan actif Reventador compte tenu de la lenteur des bus. Pour réserver un hôtel dans ce coin là, j’ai contacté Victor Cansino, guide mentionné dans le livre de Vincent GEUS à l’adresse suivante : turismovolcanreventador@yahoo.com.
- Une fois atteint l’hôtel et déposé toutes nos affaires, nous sommes allés aux termas de Papallacta (7,5 $/pers + 5 $ pour avoir la clé d’un casier !, du coup, on a fait sans). Bon, c’était sympa car le temps était pluvieux et venteux donc nous étions aux premières loges mais je ne pense pas qu’il faille aller jusqu’à Papallacta uniquement pour cela. De l’hôtel jusqu’aux thermes, il faut compter 20 à 30 min à pied mais des taxis 4x4 font la navette.

- Hôtel COTURPA (coût : 30 $ ; http://www.hostalcoturpa.com) : Wilfrido PERREZ, le propriétaire est très sympa au point de me prêter son ordinateur portable pour que je puisse faire mes réservations d’hôtel et de m’avoir aidé pour la réservation d’un muletier.
- Le soir, nous décidons d’aller manger au restaurant Don Wilson mais il fait nuit noire et la route n’est pas éclairée au-delà du village. On commence à marcher et une voiture de police s’arrête à notre niveau et nous propose de nous emmener. On monte dans le véhicule un peu étonné, le type commence à rouler en allumant les sirènes et c’est comme ça qu’on arrive au resto : surréaliste !
Jeudi 16 août 2012 :
- Vu qu’on n’a pas fait 3h de bus depuis Quito juste pour aller aux thermes, nous décidons de maintenir la randonnée des lagunes de Papallacta au départ de la Virgen (5h de marche pour 14 km).
- A 7h, nous prenons donc un bus pour la Virgen (25 min, 1$/pers) qui culmine à 4060 m : le temps n’est pas terrible mais nous atteignons le poste de garde pour aviser. Nous attendons un peu dans l’espoir que les nuages se dissipent et que la pluie s’arrête. Les gardes dorment encore et nous attendons sous le porche plus d’une heure. Les gardes se réveillent et nous invitent à nous réchauffer près de la cheminée. On les reconnaît d’ailleurs car ils étaient aux thermes la veille. Je leur montre alors une photo des lagunes avec un grand soleil et le ciel bleu. Le type éclate de rire et nous explique que cela doit arriver 3 ou 4 fois par an, pas plus… Nous décidons quand même de rejoindre les antennes de Papallacta à 4408 m en nous disant qu’après ça descend et que si le temps est favorable, on poursuivra la randonnée. Sauf que plus on monte et plus il fait froid, que la pluie se transforme en neige et que sous les antennes, la glace accumulée nous tombe dessus. Nous entamons la descente mais le sol est glissant, boueux, instable, on ne voit pas les paysages et le vent est plus fort encore. Nous décidons une nouvelle fois de rebrousser chemin et croisons une équipe d’ingénieurs venue faire leurs réglages au niveau des antennes : ils nous font entrer dans leur cabane pour nous réchauffer près des plaques de cuisson et nous proposent de nous ramener. Nous leur disons que nous allons à Papallacta puis à Quito : ils nous proposent alors de nous ramener à Quito mais qu’ils doivent faire un saut à Baeza avant : sympa !
- Ils nous déposerons finalement à Papallacta où nous récupérons nos bagages pour prendre un bus pour Quito (4 $/pers).
- Hôtel Auberge Inn.
Vendredi 17 août 2012 :
- Direction Quilotoa (taxi pour le terminal de Quitumbe Sur 8 $ bus pour Latacunga : 3 $ bus Iliniza n°12 de 11h45 pour Quilotoa : 4 $ droit d’entrée : 2 $/pers) ; le bus dépose les passagers au bord de la route un peu avant le village. Pour l’anecdote, très vite, un 4x4 s’est proposé pour nous amener au village mais notre nouvel ami n’a pas pu s’empêcher de nous demander 1 $ pour la course (d’une durée d’environ 2 min à peine) ce à quoi nous lui avons répondu « muchas gracias » : rendre service, ça doit rester gratuit !
- Petite descente jusqu’au bord de la lagune puis remontée tranquille : 2h environ. Il est possible de louer des chevaux pour la remontée.
- Hôtel Chukirawa (coût : 12 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; à 30 m du mirador ; hostalchukirawa@hotmail.com) : chambre munie d’un poêle.


Samedi 18 août 2012 :
- 8h30 : direction Chugchilan en contournant la caldera par l’est (c'est-à-dire par la droite) en évoluant sur un sentier étroit et escarpé qui passe par le point culminant à 3 915 m. Derrière ce point culminant, il y a encore tout de suite après un pic à monter et descendre pour arriver ensuite sur une zone où le dénivelé est moins important. Il est possible de voir alors le village de Guayama et au loin, Chugchilan. Nous n’avons pas vraiment trouvé de sentier pour rejoindre le premier village jusqu’à un chemin de sable assez large, une sorte de piste 4x4 défoncée (point GPS : S 00°50.803 W 078°54.468). Nous descendons à pic en traversant les lacets de ce chemin jusqu’à une bergerie puis une habitation. Un panneau (point GPS : S 00°50.338 W 078°54.676) nous dirige ensuite sur un sentier en direction de Guayama. Nous traversons le village (1h environ), passons devant le petit cimetière et entamons la deuxième partie du périple. Le sentier descend d’abord doucement puis, après un mirador, de manière beaucoup plus prononcée dans la profonde ravine. Au niveau du cours d’eau, il y a un petit pont en ciment qui permet de passer sur le versant opposé et de remonter jusqu’au village de Chugchilan (1 heure environ). Cette dernière étape est assez difficile car elle intervient en fin de parcours. Nous arrivons fatigués à l’hôtel vers 18h après une dizaine d’heures de marche.
- Hostal Cloud Forest (coût : 15 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; tél : (03) 2 708016 ; en bas de la colline sur la gauche, juste après l’hostal Mama Hilda http://www.cloudforesthostal.com/index.html). Le patron est très sympa.
Dimanche 19 août 2012 :
- Retour à Latacunga via Zumbahua par le bus de 9h (3 $/pers) qui passera à 9h30 à Chugchilan. Il n’y a pas de bus tous les jours : le site de l’hôtel détaille les jours de bus, sinon il semble qu’il soit possible de rejoindre Latacunga en louant une voiture.

- Nous arriverons à Latacunga à 13h pour une journée étape avant de rejoindre le volcan COTOPAXI. Nous avons visité la ville l’après-midi en montant jusqu’au Mirador de la Virgen del Calvario pour voir le volcan au loin.
- Hôtel Rosim (coût : 32 $ http://www.hotelrosim.com/index.html) : un peu cher et quelques problèmes avec l’eau chaude.
Lundi 20 août 2012 :
- Notre guide pour l’ascension du Cotopaxi n’arrivant qu’en milieu de journée nous chercher à notre hôtel, nous décidons d’aller faire un tour à Ambato pour « le marché du lundi, qui investit les rues et les places du centre, est un important marché aux fleurs. Roses, œillets, et fleurs tropicales envahissent toute la ville » dixit le Lonely Planet. Le bus est à 2 $/pers l’aller. Arrivés à Ambato, nous arrêtons un taxi et nous lui demandons de nous amener au « marché du Lundi » : il ne semble pas en avoir entendu parler. Nous arrivons dans le centre historique de la ville et nous ne voyons pas cette effervescence qui aurait dû être celle du « marché du Lundi ». En fait, il ne doit pas exister ce « marché du Lundi » : il y a bien des mercado en dur mais rien dans les rues et le marché aux fleurs est plutôt discret. Un coup pour rien.
- Retour à Latacunga pour attendre notre guide. Nous sommes passés par l’agence Equateur Voyage Passion, agence francophone dont les bureaux sont situés à Quito dans l’Auberge Inn. Cette agence m’a proposé le prix le moins cher pour l’ascension du Cotopaxi et du Chimborazo 500 $ les deux (hors coût des refuges mais repas et matériel (sauf sac de couchage) compris) sachant que j’étais seul à faire ces ascensions (Surtrek : 960 $, Estalin Suarez de Mountain Guide : 1 100 $ (sans l’équipement), Tovar Expedition : 340 $ pour le seul Cotopaxi, Ecuador Experience : 405 $ pour le seul Cotopaxi).
- Notre guide s’appelle Miguel Pérez (miguelpérez_87@hotmail.com, tél : 098391072 et 032742053). C’est un guide connu, francophone et compétent que je recommande.
- Il est venu nous récupérer à Latacunga (il habite à Banos) avec son 4x4 pour rejoindre le Cotopaxi. Nous entrons dans le parc national puis arrivons à la piste qui mène en contrebas du refuge : la piste est fermée. Un français de 59 ans vient de décéder d’une crise cardiaque et l’ambulance est embourbée à mi-piste. Nous apprendrons par la suite que des guides ont dû descendre le corps à l’aide d’une civière jusqu’à l’ambulance…
- Une fois l’ambulance redescendue, la piste est rouverte et nous pouvons accéder au refuge (22 $/pers) après une courte montée à pied de 45 min environ. Nous mangeons, visitons les alentours du refuge puis allons nous coucher. Il n’est pas évident de dormir en refuge et à cette altitude (4 800 m) avec en plus, un vent fort qui ne présage rien de bon.


Mardi 21 août 2012 :
- Levée à minuit pour un départ à 1h : certains se sont levés plus tôt car jugés plus lents par leur guide. Je serai le dernier à partir mais pour ma part, je pense que c’est mon guide qui a eu un peu de mal à se lever. Le début de l’ascension sur le sentier en terre n’est pas difficile mais très vite ça bouchonne : il y a bien une 40aine de personnes sur le sentier. La nuit est claire et la vue sur Quito et ses lumières est surréelle.
- Nous atteignons les premières glaces et la marche avec crampons commence. Ce n’est pas très difficile au début mais la deuxième moitié de l’ascension va être rendue plus difficile à cause du vent qui se lève et qui soulève la poudreuse glacée qui vient piquer au vif le visage. Et le final est pire encore car il y a des parties très raides qui nécessitent l’usage du piolet avec en prime, pour ma part, un début de mal des montagnes à partir de 5 500 m (dû à une mauvaise acclimatation du fait de l’annulation du trek du Condor notamment pour cause de mauvais temps). L’avantage c’est qu’au sommet, j’ai pu voir des étoiles qui n’existent pas !
- La vue au sommet est bouchée avec en prime un vent fort qui soulève la poudreuse : j’apprendrais par la suite que ceux qui sont arrivés un peu avant (car partis un peu avant) ont eu une vue dégagée…
Bien repérer la sente !
- Nous décidons de redescendre assez rapidement : le guide m’avait bien dit et répété qu’arrivé au sommet, il faut avoir conservé 30 % d’énergie pour redescendre car la descente n’est pas forcément simple.
- Nous arriverons au refuge vers 9h30 : j’ai bien perdu 30 min au niveau du sentier en terre à cause de la poussière qui passe sous les lunettes de soleil pour venir se loger dans les yeux et pour un bon moment (il faut penser à emmener un masque comme au ski).
- Une fois redescendu, j’apprendrais qu’il y a bien eu 70 % d’abandon (mauvaise acclimatation, hypothermie…). Et nous avons été plusieurs à s’étonner que ce genre d’ascensions puisse être proposé au grand public. Deux américains m’ont confirmé en avoir pas mal bavé et qu’ils s’interrogeaient pour le Chimborazo.
- Notre guide nous amène ensuite jusqu’à Banos à l’hôtel Le Petit Banos (coût : 32 $ http://www.lepetit.banios.com/contacto.html), hôtel sympa avec restaurant (pas essayé), proche du centre mais calme
- Sur la route, en approchant de Banos, le volcan Tungurahua entre trois fois en éruption lâchant trois panaches de poussière couleur ocre que l’on voit se dissiper lentement.
Mercredi 22 août 2012 :
- Location de vélos (5 $/pers pour la journée) pour descendre la route des cascades. On arrive assez facilement jusqu’aux chutes du Manto de La Novia puis jusqu’à la fameuse cascade du Pailon del Diablo (chaudron du diable). Il faut descendre par le petit sentier : pour trouver le départ, il faut passer par les stands d’articles artisanaux. Le débit de cette cascade est vraiment impressionnant tout comme le bruit, sourd et continu. La plupart des sites où se trouvent les cascades est malheureusement payant.
- Après Rio Verde, la route est moins intéressante et il y a davantage de montées. Même si les fruits vendus sur le bord de la route nous donnent de l’énergie, il faut aimer faire du vélo (en l’occurrence du VTT sur de l’asphalte) pour aller jusqu’à Rio Verde voir au-delà. Nous sommes arrivés à Rio Verde à 17h50 et avons attendu à peine 10 min avant de monter dans un bus pour Banos. Le bus nous arrête devant les stands de canne à sucre à Banos : quelle bonne idée !
- Hôtel Le Petit Banos.
Jeudi 23 août 2012 :
- J’avais prévu de tenter l’ascension du Chimborazo ce jour-là mais lors de l’ascension du Cotopaxi, j’ai ressenti un léger mal des montagnes qui m’a décidé à renoncer. Du coup, nous avons le guide pour 2 jours.
- Nous allons donc faire une ballade à cheval sur les pentes du Tungurahua de 10h à 16h30 en atteignant la coulée de 2006. La vue sur la vallée de Banos est superbe mais la promenade est un peu longue et je découvre que je n’aime par faire du cheval. Lorsque nous sommes arrivés sur la coulée, nous avons laissé les chevaux pour remontée la coulée une petite demi-heure. Sympa mais sans plus.
- Hôtel Le Petit Banos.

Vendredi 24 août 2012 :
- Ce matin, nous attendons le guide à l’hôtel pour rejoindre le parc du Chimborazo lorsque le Tungurahua entre à nouveau en éruption avec un panache de poussières plus grand encore que ceux vus les jours précédents.
- Nous partons pour le parc du Chimborazo avec notre guide et sa femme pour une petite ballade sur les pentes du volcan. Ce volcan (éteint) est gigantesque : c’est d’ailleurs, paraît-il, le sommet le plus proche du soleil compte tenu de sa situation par rapport à l’équateur. Par contre, à comparer, je préfère le Cotopaxi qui est plus élégant et le parc autour est plus varié car il y a des forêts.

- Le guide nous explique que durant la journée, il y a beaucoup de chutes de pierres car le glacier fond et qu’il n’est donc pas possible de suivre le sentier classique qui mène au sommet et atteindre le refuge Whymper ni même de faire les aiguilles du Whymper. Du coup, nous emprunterons un sentier qui part sur la gauche à partir d’un parking 200 mètres environ avant le premier refuge. Nous montons sur l’arête pour arriver au niveau du glacier jusqu’à 5 275 mètres d’altitude. Les paysages valent le détour avec cette lave dont la couleur va du noir charbon au rouge en passant par le jaune soufre.

- Nous redescendons ensuite pour rejoindre le premier refuge où nous mangerons. Nous apprenons que quelques jours auparavant, une américaine a tenté l’ascension du Sangay. Elle a glissé sur une roche et fait une chute fatale sur 200 mètres. Notre guide nous explique que son guide voulait rebrousser chemin à cause de la météo mais qu’elle ne voulait pas et qu’en plus, sur les pentes d’un volcan très actif comme le Sangay, sujet à de nombreux tremblements de terre, l’usage est de ne pas être en cordée…
- Notre guide nous déposera à Riobamba à l’hôtel Tren Dorado (coût : 30 $).
Samedi 25 août 2012 :
- Direction la gare routière pour rejoindre Cuenca avec le bus de 7h30 (6 $/pers) : arrivée à 13h et petit arrêt à l’office du tourisme qui se trouve dans la gare. Nous trouverons là la réponse à toutes nos questions s’agissant de comment rejoindre le parc Cajas.
- Nous visitons la ville jusqu’à 18h45 mais sans vraiment être emballés : certes, les façades de certaines maisons sont superbes mais en comparaison avec Quito, c’est un cran en dessous. Mon meilleur souvenir restera le cochon grillé el Hornado dégusté au mercado de la Plaza Civica : un délice.

- Pour acheter un Montécristi, nous avons sillonné la ville de long en large sans vraiment trouver de magasin jusqu’à la boutique Barranco (calle Larga 10-41) qui fait aussi musée. Si vous ne trouvez pas de chapeau à votre taille, ils vous en font un dans les 20 minutes (30 $).
- J’avais repéré un restaurant de sushi sur le Lonely Planet et on y est allé dans l’idée d’en manger en quantité pour trois fois rien sauf que l’addition a été plus salée que prévu : 38 $ pour deux…
- Hôtel Casa Del Barranco (coût : 36 $ Calle Larga 841 casadelbarranco.com).
Dimanche 26 août 2012 :
- Direction le parc Cajas qui se trouve sur la route pour Guayaquil. A l’office du tourisme, on nous a dit d’aller au Terminal Sur pour prendre le bus (départ : 7h30 coût : 1,25 $/pers durée : 50 min) et de ne pas prendre le bus depuis la gare principale car le prix serait alors de 8 $ comme si on allait jusqu’au terminus, c'est-à-dire à Guayaquil.
- Le bus nous arrête à la Laguna Toreadora. Il y a un restaurant, un poste de garde et un centre d’information. Un garde nous voit arriver avec nos sacs et notre grosse valise et vient à notre rencontre. Il nous propose d’entreposer les bagages dans leur bureau le temps de notre randonnée. Ensuite, il nous explique que la Ruta 1 est bien pour découvrir le parc rapidement. Pourquoi rapidement ? parce que la brume recouvre assez vite le parc avec de la pluie et un vent froid en général (le parc est à plus de 4 000 m d’altitude).
- Nous commençons donc cette randonnée qui passe par le lac Toreadora en contrebas, puis dans une forêt de Polylepis (le seul arbre capable de pousser à cette altitude), et d’autres lacs et d’autres petites forêts. Le sentier est parfois boueux voire carrément marécageux à certains endroits. Il y a des indications tout au long du sentier sous forme de marques de différentes couleurs suivant le sentier suivi. La ruta 1 n’est pas difficile et permet de découvrir une toute petite partie de cet immense parc. Nous terminerons vers 12h30 en compagnie de quelques lamas et profiterons du panorama qu’offre le restaurant. D’ailleurs, 10 min après notre arrivée, une brume épaisse recouvre le parc au point de ne rien voir à 10 mètres !



- A l’office du tourisme de Cuenca, on nous a dit que si on veut aller à Guayaquil ensuite, pas de problème, il suffit d’arrêter un bus Cuenca-Guayaquil au bord de la route ce que le gardien du parc nous confirmera également. Ok : après 45 min d’effort aucun bus ne s’arrête et pour cause, ils sont blindés. Je me décide donc à faire du stop à la vue de ces gros 4x4 à moitié vides qui passent toutes les 2 min. Bien entendu aucun ne s’arrête, la brume rend l’exercice périlleux et le froid commence à avoir raison de mon entrain. Du coup, je tente ma chance avec les camions et bingo : un semi-remorque s’arrête après avoir freiné sur une vingtaine de mètres ! On monte dans la cabine à moitié frigorifiés mais soulagés de ne pas être obligés de retourner à Cuenca pour prendre un bus pour Guayaquil. Le type est très sympa : il nous propose des mandarines, nous offre une salade de fruits sur le bord de la route et refuse qu’on lui donne 10 $ pour le dérangement. Du coup, on lui laissera quelques bananes. Arrivés à Guayaquil, il nous aidera également à trouver un taxi pour relier le centre ville (au départ, il voulait même nous conduire à notre hôtel mais je lui ai dit qu’un taxi c’était très bien : faut pas abuser).
- Hostel suites Madrid (coût : 30 $ Quisquis 305 y Rumichaca hostalsuitesmadrid.com).
La suite du périple, c'est les Galapagos : http://voyageforum.com/...1021&%3b#5553529
Par contre, contrairement à ce qui est écrit dans ces deux livres, nous n’avons jamais payé de droit d’entrée pour les parcs. La réglementation a dû changer entre temps.
Pour une carte GPS de l’Equateur : http://mapas.alternativaslibres.es/index_en.php
Vendredi 10 août 2012 :
- arrivée à l’aéroport à 16h25
- prendre un taxi (8 $) pour 20 min de trajet
- Hôtel Auberge Inn (coût : 26 $ http://www.auberge-inn-hostal.com/) : l’un des rares hôtels à moins de 30 $ la nuit avec quelques personnes qui parlent le français ce qui peut être très utile. Nous avons acheté une carte téléphonique Claro mais il faut s’identifier avec son numéro de passeport auprès du service clientèle : c’est long et il vaut mieux bien parler espagnol. Du coup, c’est à l’hôtel qu’on a trouvé un coup de main :)
Samedi 11 août 2012 :
- visite de Quito : Parque La Alameda, la Basilica del Voto National, la Merced, la Plaza San Francisco, la Compania (très richement décorée : il y a de l’or partout !), le Mercado central, le Parque Itchimbia durant un concert de hard rock. Jolie ville pour se balader en grignotant des pralines ou autres graines achetées au coin de la rue et où il n’est pas rare de croiser une procession religieuse et son cortège de croyants. D’ailleurs, les monuments religieux sont richement décorés façon rococo ce qui est un peu déroutant pour un européen.
- direction Otavalo (taxi (20 min et 8 $) via le terminal de bus de Carcelén bus ttes les 15 min avec Union de Otavalo : trajet 2h, 2 $)
- Hôtel Riviera Sucre (coût : 26 $ mais le prix a augmenté depuis ; http://www.rivierasucre.com/fran_index.html). Hôtel sympa et agréable.
Dimanche 12 août 2012 :
- direction la Laguna Cuicocha (taxi : 35 min, 10 $ pour aller jusqu’à el Mirador : impossible d’aller jusqu’à Los Pinos en taxi. Nous commençons donc à marcher sur cette route caillouteuse avec l’espoir d’être pris en stop. Après 15 min, un troisième 4x4 s’arrête et nous amène au pied du sentier (point GPS : N 00°18.191 W 078°22.806) : ils auront d’ailleurs fait une partie du chemin juste pour nous car nous les voyons faire demi-tour : sympa). Le sentier débute sous les pins et longe un grillage jusqu’au bord du cratère.
- Nous ferons le tour de la lagune dans le sens contraire de ce qui est indiqué sur le parcours en 2h45 environ en marchant tranquillement et sans difficulté d’orientation. Le paysage est agréable avec ces deux petites îles au milieu de ce grand cratère transformé en lac sur lequel nous voyons de petits bateaux naviguer.

- Au poste de contrôle, nous n’avons pas trouvé de taxi et décidons de faire du stop : le quatrième 4x4 sera le bon et va justement à Latacachi : nous n’aurons même pas attendu plus de 10 minutes. Il s’agit d’un couple d’équatoriens et leur fils en vacances dans la région.
- Nous visiterons rapidement le village et mangerons un délicieux ceviche aux crevettes.
- Direction Otavalo (bus ttes les heures : durée : 25 min pour 0,25 $/pers) et taxi pour rejoindre le parc Bolivar à partir duquel il est possible de rejoindre à pied El Lechero (lieu de rituels et d’offrandes très ancien puisque les chefs Incas Atahualpa et Ruminahui s’y concertèrent) mais la ballade pour y parvenir ne présente pas vraiment d’intérêt. De là, il y a une vue sur la Laguna de San Pablo et il est possible de rejoindre le parque Condor (3,5 $/pers) pour y voir toute sorte de rapaces (possible de faire appeler un taxi pour rejoindre Otavalo et de lui demander de faire un court arrêt à la cascade de Peguche (9 $). Nous partagerons d’ailleurs ce taxi avec une famille de suisse rencontrée au parque Condor.
- Hôtel Riviera Sucre.
Lundi 13 août 2012 :
- Nous avons prévu de faire l’ascencion du Fuya-Fuya (nuages-nuages) et de rejoindre ensuite le site archéologique de Cochasqui. Nous rejoignons ainsi la laguna Mojanda en taxi (15 $, appelé par l’hôtel, le chauffeur devant être un membre de la famille de notre ami hôtelier…). Le taxi nous dépose au pied du sentier qui n’est pas vraiment tracé au début. Nous trouvons assez rapidement des panneaux mais il semble qu’il existe plusieurs sentiers dont un qui contourne le sommet au nord et un autre au sud. Nous prendrons le second avec un sommet atteint en 2 heures environ. Le Fuya-Fuya (4 263 m) n’est pas vraiment le sommet d’un volcan mais une partie du cratère effondré d’un volcan.


- Pour la descente, nous dévions du sentier par le sud en suivant une sente qui évolue à mi pente sur le Cerro Colangal. Sur le papier, c’était une bonne idée sauf que les herbes du paramo sont plus longues sur ce versant et sont rabattues sur la sente ce qui ralenti la progression. Nous arrivons finalement à la lagune Warmicocha mais plus vraiment motivés pour rejoindre Cochasqui qui est encore à 14 km même si la route caillouteuse à emprunter est juste devant nous.
- Nous décidons de renoncer en considérant avoir suffisamment fait connaissance avec le paramo pour aujourd’hui et en constatant qu’il serait difficile de rejoindre le site archéologique avant sa fermeture à 16h30 (d’autant plus que nous comptions sur un membre du personnel rentrant chez lui à la fin de sa journée de travail pour nous amener à un arrêt de bus…). Nous rejoignons ainsi la lagune Caricocha en voyant les deux bus de touristes s’en aller au loin. Nous sommes lundi, il est 15h, pas un chat et la pluie qui arrive. Une chance que j’ai pensé prendre le numéro de notre taxi de ce matin (15 $) qui viendra nous chercher et nous déposer à un arrêt de bus à Otavalo pour Quito (2 $/pers).
- Hôtel Auberge Inn.
Mardi 14 août 2012 :
- Nous avions pour ambition de faire la traverser entre le Rucu (« vieux ») et le Gua-Gua (« jeune ») Pichincha sur deux jours, 25 km en portant les sacs comprenant eau, nourriture et sacs de couchage. J’en profite pour signaler que nous n’avons pas réussi à trouver à Quito de cartouche de gaz à visser mais seulement le kit Camping Gaz C206 (et encore dans une petite boutique paumée du quartier San Blas spécialisée dans le matériel de randonnée).
- Niveau sécurité, un colombien a été arrêté il y a plusieurs mois : il attendait les touristes sur le sentier et les volait sous la menace d’une arme. Contrairement à ce qui est écrit dans le Lonely Planet à plusieurs reprises, en trois semaines en Equateur, nous n’avons pas été le moins du monde inquiété par des problèmes d’insécurité (ni dans les bus, ni dans les parcs, ni dans les villes, ni en faisant du stop) ni vu ni entendu quoi que ce soit à ce sujet-là auprès d’autres touristes.
- Nous prenons le taxi (5 $) pour le teleferiqo (8,5 $/pers, arrivée avant 9h) qui amène à Cruz Loma à 3 965 m. De là, nous avons une vue impressionnante sur Quito et toute la vallée. Le sentier débute au dessus du bâtiment d’accueil et est très facile à trouver. Le sentier est assez monotone malgré le paysage et l’arrivée au pied du Rucu (en 2h15) est gâchée par un vent glacial doublé d’un nuage bien accroché au sommet. Le sentier pour atteindre le sommet est instable et l’absence de visibilité réduit grandement l’intérêt d’atteindre le sommet. La météo ne s’améliorant pas, nous décidons de rebrousser chemin puisque l’intérêt de ce type de randonnée est de pouvoir observer les volcans et non les nuages qui les recouvrent !
- Hôtel Auberge Inn.

Mercredi 15 août 2012 :
- Direction en taxi (30 min et 10 $) au Terminal Quitumbe-sur pour un bus Trans Banos à 4,5$/pers pour un trajet d’une durée annoncée d’1h30 pour Papallacta. Nous arriverons 3 heures plus tard au bas du village…
- Ce long trajet en bus nous permet de contempler les paysages ainsi que les nombreux nuages et pour finir la pluie ce qui nous incite à renoncer d’ores et déjà au trek du Condor au départ d’El Tambo qui devait nous mener au pied du volcan Cotopaxi en 4 jours. L’organisation avait été difficile à mettre en œuvre mais bon. Pour infos, Ecuador-experience.com m’a proposé le trek du condor pour 2 + ascension du Cotopaxi pour une personne en 6 jours 1 160 $ puis 910 $ par personne comprenant guide, muletier, matériel de camping et nourriture. Surtrek ne m’a pas fait de proposition car je leur avais demandé seulement un muletier mais il ne vende que des packages. Du coup, j’ai fini pas demander par mail au propriétaire de l’hôtel Coturpa à Papallacta s’il pouvait prendre contact avec Manolo Vega, muletier à El Tambo au 09 277 5206 ce qu’il a fait. Son tarif pour le seul trek du Condor est de 90 $ par jour avec toute la logistique et 40 $ par jour pour un muletier seul.
- Nous avons également décidé d’annuler notre visite de la cascade San Rafael près du volcan actif Reventador compte tenu de la lenteur des bus. Pour réserver un hôtel dans ce coin là, j’ai contacté Victor Cansino, guide mentionné dans le livre de Vincent GEUS à l’adresse suivante : turismovolcanreventador@yahoo.com.
- Une fois atteint l’hôtel et déposé toutes nos affaires, nous sommes allés aux termas de Papallacta (7,5 $/pers + 5 $ pour avoir la clé d’un casier !, du coup, on a fait sans). Bon, c’était sympa car le temps était pluvieux et venteux donc nous étions aux premières loges mais je ne pense pas qu’il faille aller jusqu’à Papallacta uniquement pour cela. De l’hôtel jusqu’aux thermes, il faut compter 20 à 30 min à pied mais des taxis 4x4 font la navette.

- Hôtel COTURPA (coût : 30 $ ; http://www.hostalcoturpa.com) : Wilfrido PERREZ, le propriétaire est très sympa au point de me prêter son ordinateur portable pour que je puisse faire mes réservations d’hôtel et de m’avoir aidé pour la réservation d’un muletier.
- Le soir, nous décidons d’aller manger au restaurant Don Wilson mais il fait nuit noire et la route n’est pas éclairée au-delà du village. On commence à marcher et une voiture de police s’arrête à notre niveau et nous propose de nous emmener. On monte dans le véhicule un peu étonné, le type commence à rouler en allumant les sirènes et c’est comme ça qu’on arrive au resto : surréaliste !
Jeudi 16 août 2012 :
- Vu qu’on n’a pas fait 3h de bus depuis Quito juste pour aller aux thermes, nous décidons de maintenir la randonnée des lagunes de Papallacta au départ de la Virgen (5h de marche pour 14 km).
- A 7h, nous prenons donc un bus pour la Virgen (25 min, 1$/pers) qui culmine à 4060 m : le temps n’est pas terrible mais nous atteignons le poste de garde pour aviser. Nous attendons un peu dans l’espoir que les nuages se dissipent et que la pluie s’arrête. Les gardes dorment encore et nous attendons sous le porche plus d’une heure. Les gardes se réveillent et nous invitent à nous réchauffer près de la cheminée. On les reconnaît d’ailleurs car ils étaient aux thermes la veille. Je leur montre alors une photo des lagunes avec un grand soleil et le ciel bleu. Le type éclate de rire et nous explique que cela doit arriver 3 ou 4 fois par an, pas plus… Nous décidons quand même de rejoindre les antennes de Papallacta à 4408 m en nous disant qu’après ça descend et que si le temps est favorable, on poursuivra la randonnée. Sauf que plus on monte et plus il fait froid, que la pluie se transforme en neige et que sous les antennes, la glace accumulée nous tombe dessus. Nous entamons la descente mais le sol est glissant, boueux, instable, on ne voit pas les paysages et le vent est plus fort encore. Nous décidons une nouvelle fois de rebrousser chemin et croisons une équipe d’ingénieurs venue faire leurs réglages au niveau des antennes : ils nous font entrer dans leur cabane pour nous réchauffer près des plaques de cuisson et nous proposent de nous ramener. Nous leur disons que nous allons à Papallacta puis à Quito : ils nous proposent alors de nous ramener à Quito mais qu’ils doivent faire un saut à Baeza avant : sympa !
- Ils nous déposerons finalement à Papallacta où nous récupérons nos bagages pour prendre un bus pour Quito (4 $/pers).
- Hôtel Auberge Inn.
Vendredi 17 août 2012 :
- Direction Quilotoa (taxi pour le terminal de Quitumbe Sur 8 $ bus pour Latacunga : 3 $ bus Iliniza n°12 de 11h45 pour Quilotoa : 4 $ droit d’entrée : 2 $/pers) ; le bus dépose les passagers au bord de la route un peu avant le village. Pour l’anecdote, très vite, un 4x4 s’est proposé pour nous amener au village mais notre nouvel ami n’a pas pu s’empêcher de nous demander 1 $ pour la course (d’une durée d’environ 2 min à peine) ce à quoi nous lui avons répondu « muchas gracias » : rendre service, ça doit rester gratuit !
- Petite descente jusqu’au bord de la lagune puis remontée tranquille : 2h environ. Il est possible de louer des chevaux pour la remontée.
- Hôtel Chukirawa (coût : 12 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; à 30 m du mirador ; hostalchukirawa@hotmail.com) : chambre munie d’un poêle.


Samedi 18 août 2012 :
- 8h30 : direction Chugchilan en contournant la caldera par l’est (c'est-à-dire par la droite) en évoluant sur un sentier étroit et escarpé qui passe par le point culminant à 3 915 m. Derrière ce point culminant, il y a encore tout de suite après un pic à monter et descendre pour arriver ensuite sur une zone où le dénivelé est moins important. Il est possible de voir alors le village de Guayama et au loin, Chugchilan. Nous n’avons pas vraiment trouvé de sentier pour rejoindre le premier village jusqu’à un chemin de sable assez large, une sorte de piste 4x4 défoncée (point GPS : S 00°50.803 W 078°54.468). Nous descendons à pic en traversant les lacets de ce chemin jusqu’à une bergerie puis une habitation. Un panneau (point GPS : S 00°50.338 W 078°54.676) nous dirige ensuite sur un sentier en direction de Guayama. Nous traversons le village (1h environ), passons devant le petit cimetière et entamons la deuxième partie du périple. Le sentier descend d’abord doucement puis, après un mirador, de manière beaucoup plus prononcée dans la profonde ravine. Au niveau du cours d’eau, il y a un petit pont en ciment qui permet de passer sur le versant opposé et de remonter jusqu’au village de Chugchilan (1 heure environ). Cette dernière étape est assez difficile car elle intervient en fin de parcours. Nous arrivons fatigués à l’hôtel vers 18h après une dizaine d’heures de marche.
- Hostal Cloud Forest (coût : 15 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; tél : (03) 2 708016 ; en bas de la colline sur la gauche, juste après l’hostal Mama Hilda http://www.cloudforesthostal.com/index.html). Le patron est très sympa.
Dimanche 19 août 2012 :
- Retour à Latacunga via Zumbahua par le bus de 9h (3 $/pers) qui passera à 9h30 à Chugchilan. Il n’y a pas de bus tous les jours : le site de l’hôtel détaille les jours de bus, sinon il semble qu’il soit possible de rejoindre Latacunga en louant une voiture.

- Nous arriverons à Latacunga à 13h pour une journée étape avant de rejoindre le volcan COTOPAXI. Nous avons visité la ville l’après-midi en montant jusqu’au Mirador de la Virgen del Calvario pour voir le volcan au loin.
- Hôtel Rosim (coût : 32 $ http://www.hotelrosim.com/index.html) : un peu cher et quelques problèmes avec l’eau chaude.
Lundi 20 août 2012 :
- Notre guide pour l’ascension du Cotopaxi n’arrivant qu’en milieu de journée nous chercher à notre hôtel, nous décidons d’aller faire un tour à Ambato pour « le marché du lundi, qui investit les rues et les places du centre, est un important marché aux fleurs. Roses, œillets, et fleurs tropicales envahissent toute la ville » dixit le Lonely Planet. Le bus est à 2 $/pers l’aller. Arrivés à Ambato, nous arrêtons un taxi et nous lui demandons de nous amener au « marché du Lundi » : il ne semble pas en avoir entendu parler. Nous arrivons dans le centre historique de la ville et nous ne voyons pas cette effervescence qui aurait dû être celle du « marché du Lundi ». En fait, il ne doit pas exister ce « marché du Lundi » : il y a bien des mercado en dur mais rien dans les rues et le marché aux fleurs est plutôt discret. Un coup pour rien.
- Retour à Latacunga pour attendre notre guide. Nous sommes passés par l’agence Equateur Voyage Passion, agence francophone dont les bureaux sont situés à Quito dans l’Auberge Inn. Cette agence m’a proposé le prix le moins cher pour l’ascension du Cotopaxi et du Chimborazo 500 $ les deux (hors coût des refuges mais repas et matériel (sauf sac de couchage) compris) sachant que j’étais seul à faire ces ascensions (Surtrek : 960 $, Estalin Suarez de Mountain Guide : 1 100 $ (sans l’équipement), Tovar Expedition : 340 $ pour le seul Cotopaxi, Ecuador Experience : 405 $ pour le seul Cotopaxi).
- Notre guide s’appelle Miguel Pérez (miguelpérez_87@hotmail.com, tél : 098391072 et 032742053). C’est un guide connu, francophone et compétent que je recommande.
- Il est venu nous récupérer à Latacunga (il habite à Banos) avec son 4x4 pour rejoindre le Cotopaxi. Nous entrons dans le parc national puis arrivons à la piste qui mène en contrebas du refuge : la piste est fermée. Un français de 59 ans vient de décéder d’une crise cardiaque et l’ambulance est embourbée à mi-piste. Nous apprendrons par la suite que des guides ont dû descendre le corps à l’aide d’une civière jusqu’à l’ambulance…
- Une fois l’ambulance redescendue, la piste est rouverte et nous pouvons accéder au refuge (22 $/pers) après une courte montée à pied de 45 min environ. Nous mangeons, visitons les alentours du refuge puis allons nous coucher. Il n’est pas évident de dormir en refuge et à cette altitude (4 800 m) avec en plus, un vent fort qui ne présage rien de bon.


Mardi 21 août 2012 :
- Levée à minuit pour un départ à 1h : certains se sont levés plus tôt car jugés plus lents par leur guide. Je serai le dernier à partir mais pour ma part, je pense que c’est mon guide qui a eu un peu de mal à se lever. Le début de l’ascension sur le sentier en terre n’est pas difficile mais très vite ça bouchonne : il y a bien une 40aine de personnes sur le sentier. La nuit est claire et la vue sur Quito et ses lumières est surréelle.
- Nous atteignons les premières glaces et la marche avec crampons commence. Ce n’est pas très difficile au début mais la deuxième moitié de l’ascension va être rendue plus difficile à cause du vent qui se lève et qui soulève la poudreuse glacée qui vient piquer au vif le visage. Et le final est pire encore car il y a des parties très raides qui nécessitent l’usage du piolet avec en prime, pour ma part, un début de mal des montagnes à partir de 5 500 m (dû à une mauvaise acclimatation du fait de l’annulation du trek du Condor notamment pour cause de mauvais temps). L’avantage c’est qu’au sommet, j’ai pu voir des étoiles qui n’existent pas !
- La vue au sommet est bouchée avec en prime un vent fort qui soulève la poudreuse : j’apprendrais par la suite que ceux qui sont arrivés un peu avant (car partis un peu avant) ont eu une vue dégagée…
Bien repérer la sente !
- Nous décidons de redescendre assez rapidement : le guide m’avait bien dit et répété qu’arrivé au sommet, il faut avoir conservé 30 % d’énergie pour redescendre car la descente n’est pas forcément simple.- Nous arriverons au refuge vers 9h30 : j’ai bien perdu 30 min au niveau du sentier en terre à cause de la poussière qui passe sous les lunettes de soleil pour venir se loger dans les yeux et pour un bon moment (il faut penser à emmener un masque comme au ski).
- Une fois redescendu, j’apprendrais qu’il y a bien eu 70 % d’abandon (mauvaise acclimatation, hypothermie…). Et nous avons été plusieurs à s’étonner que ce genre d’ascensions puisse être proposé au grand public. Deux américains m’ont confirmé en avoir pas mal bavé et qu’ils s’interrogeaient pour le Chimborazo.
- Notre guide nous amène ensuite jusqu’à Banos à l’hôtel Le Petit Banos (coût : 32 $ http://www.lepetit.banios.com/contacto.html), hôtel sympa avec restaurant (pas essayé), proche du centre mais calme
- Sur la route, en approchant de Banos, le volcan Tungurahua entre trois fois en éruption lâchant trois panaches de poussière couleur ocre que l’on voit se dissiper lentement.
Mercredi 22 août 2012 :
- Location de vélos (5 $/pers pour la journée) pour descendre la route des cascades. On arrive assez facilement jusqu’aux chutes du Manto de La Novia puis jusqu’à la fameuse cascade du Pailon del Diablo (chaudron du diable). Il faut descendre par le petit sentier : pour trouver le départ, il faut passer par les stands d’articles artisanaux. Le débit de cette cascade est vraiment impressionnant tout comme le bruit, sourd et continu. La plupart des sites où se trouvent les cascades est malheureusement payant.
- Après Rio Verde, la route est moins intéressante et il y a davantage de montées. Même si les fruits vendus sur le bord de la route nous donnent de l’énergie, il faut aimer faire du vélo (en l’occurrence du VTT sur de l’asphalte) pour aller jusqu’à Rio Verde voir au-delà. Nous sommes arrivés à Rio Verde à 17h50 et avons attendu à peine 10 min avant de monter dans un bus pour Banos. Le bus nous arrête devant les stands de canne à sucre à Banos : quelle bonne idée !
- Hôtel Le Petit Banos.
Jeudi 23 août 2012 :
- J’avais prévu de tenter l’ascension du Chimborazo ce jour-là mais lors de l’ascension du Cotopaxi, j’ai ressenti un léger mal des montagnes qui m’a décidé à renoncer. Du coup, nous avons le guide pour 2 jours.
- Nous allons donc faire une ballade à cheval sur les pentes du Tungurahua de 10h à 16h30 en atteignant la coulée de 2006. La vue sur la vallée de Banos est superbe mais la promenade est un peu longue et je découvre que je n’aime par faire du cheval. Lorsque nous sommes arrivés sur la coulée, nous avons laissé les chevaux pour remontée la coulée une petite demi-heure. Sympa mais sans plus.
- Hôtel Le Petit Banos.

Vendredi 24 août 2012 :
- Ce matin, nous attendons le guide à l’hôtel pour rejoindre le parc du Chimborazo lorsque le Tungurahua entre à nouveau en éruption avec un panache de poussières plus grand encore que ceux vus les jours précédents.
- Nous partons pour le parc du Chimborazo avec notre guide et sa femme pour une petite ballade sur les pentes du volcan. Ce volcan (éteint) est gigantesque : c’est d’ailleurs, paraît-il, le sommet le plus proche du soleil compte tenu de sa situation par rapport à l’équateur. Par contre, à comparer, je préfère le Cotopaxi qui est plus élégant et le parc autour est plus varié car il y a des forêts.

- Le guide nous explique que durant la journée, il y a beaucoup de chutes de pierres car le glacier fond et qu’il n’est donc pas possible de suivre le sentier classique qui mène au sommet et atteindre le refuge Whymper ni même de faire les aiguilles du Whymper. Du coup, nous emprunterons un sentier qui part sur la gauche à partir d’un parking 200 mètres environ avant le premier refuge. Nous montons sur l’arête pour arriver au niveau du glacier jusqu’à 5 275 mètres d’altitude. Les paysages valent le détour avec cette lave dont la couleur va du noir charbon au rouge en passant par le jaune soufre.

- Nous redescendons ensuite pour rejoindre le premier refuge où nous mangerons. Nous apprenons que quelques jours auparavant, une américaine a tenté l’ascension du Sangay. Elle a glissé sur une roche et fait une chute fatale sur 200 mètres. Notre guide nous explique que son guide voulait rebrousser chemin à cause de la météo mais qu’elle ne voulait pas et qu’en plus, sur les pentes d’un volcan très actif comme le Sangay, sujet à de nombreux tremblements de terre, l’usage est de ne pas être en cordée…
- Notre guide nous déposera à Riobamba à l’hôtel Tren Dorado (coût : 30 $).
Samedi 25 août 2012 :
- Direction la gare routière pour rejoindre Cuenca avec le bus de 7h30 (6 $/pers) : arrivée à 13h et petit arrêt à l’office du tourisme qui se trouve dans la gare. Nous trouverons là la réponse à toutes nos questions s’agissant de comment rejoindre le parc Cajas.
- Nous visitons la ville jusqu’à 18h45 mais sans vraiment être emballés : certes, les façades de certaines maisons sont superbes mais en comparaison avec Quito, c’est un cran en dessous. Mon meilleur souvenir restera le cochon grillé el Hornado dégusté au mercado de la Plaza Civica : un délice.

- Pour acheter un Montécristi, nous avons sillonné la ville de long en large sans vraiment trouver de magasin jusqu’à la boutique Barranco (calle Larga 10-41) qui fait aussi musée. Si vous ne trouvez pas de chapeau à votre taille, ils vous en font un dans les 20 minutes (30 $).
- J’avais repéré un restaurant de sushi sur le Lonely Planet et on y est allé dans l’idée d’en manger en quantité pour trois fois rien sauf que l’addition a été plus salée que prévu : 38 $ pour deux…
- Hôtel Casa Del Barranco (coût : 36 $ Calle Larga 841 casadelbarranco.com).
Dimanche 26 août 2012 :
- Direction le parc Cajas qui se trouve sur la route pour Guayaquil. A l’office du tourisme, on nous a dit d’aller au Terminal Sur pour prendre le bus (départ : 7h30 coût : 1,25 $/pers durée : 50 min) et de ne pas prendre le bus depuis la gare principale car le prix serait alors de 8 $ comme si on allait jusqu’au terminus, c'est-à-dire à Guayaquil.
- Le bus nous arrête à la Laguna Toreadora. Il y a un restaurant, un poste de garde et un centre d’information. Un garde nous voit arriver avec nos sacs et notre grosse valise et vient à notre rencontre. Il nous propose d’entreposer les bagages dans leur bureau le temps de notre randonnée. Ensuite, il nous explique que la Ruta 1 est bien pour découvrir le parc rapidement. Pourquoi rapidement ? parce que la brume recouvre assez vite le parc avec de la pluie et un vent froid en général (le parc est à plus de 4 000 m d’altitude).
- Nous commençons donc cette randonnée qui passe par le lac Toreadora en contrebas, puis dans une forêt de Polylepis (le seul arbre capable de pousser à cette altitude), et d’autres lacs et d’autres petites forêts. Le sentier est parfois boueux voire carrément marécageux à certains endroits. Il y a des indications tout au long du sentier sous forme de marques de différentes couleurs suivant le sentier suivi. La ruta 1 n’est pas difficile et permet de découvrir une toute petite partie de cet immense parc. Nous terminerons vers 12h30 en compagnie de quelques lamas et profiterons du panorama qu’offre le restaurant. D’ailleurs, 10 min après notre arrivée, une brume épaisse recouvre le parc au point de ne rien voir à 10 mètres !



- A l’office du tourisme de Cuenca, on nous a dit que si on veut aller à Guayaquil ensuite, pas de problème, il suffit d’arrêter un bus Cuenca-Guayaquil au bord de la route ce que le gardien du parc nous confirmera également. Ok : après 45 min d’effort aucun bus ne s’arrête et pour cause, ils sont blindés. Je me décide donc à faire du stop à la vue de ces gros 4x4 à moitié vides qui passent toutes les 2 min. Bien entendu aucun ne s’arrête, la brume rend l’exercice périlleux et le froid commence à avoir raison de mon entrain. Du coup, je tente ma chance avec les camions et bingo : un semi-remorque s’arrête après avoir freiné sur une vingtaine de mètres ! On monte dans la cabine à moitié frigorifiés mais soulagés de ne pas être obligés de retourner à Cuenca pour prendre un bus pour Guayaquil. Le type est très sympa : il nous propose des mandarines, nous offre une salade de fruits sur le bord de la route et refuse qu’on lui donne 10 $ pour le dérangement. Du coup, on lui laissera quelques bananes. Arrivés à Guayaquil, il nous aidera également à trouver un taxi pour relier le centre ville (au départ, il voulait même nous conduire à notre hôtel mais je lui ai dit qu’un taxi c’était très bien : faut pas abuser).
- Hostel suites Madrid (coût : 30 $ Quisquis 305 y Rumichaca hostalsuitesmadrid.com).
La suite du périple, c'est les Galapagos : http://voyageforum.com/...1021&%3b#5553529
Jeu des mots (1ère édition...) English translation pending
Bonjour à tous.
Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂
Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...
Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂
Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...
Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Les prix de l'avion vers l'île Maurice et la Réunion? English translation pending
😠Est-ce vraiment normal que les prix chez Corsair frôlent les 1300 euros? Le meilleur marché, avec British airways et 36 heures de voyage, dépassé allégrement les 1100 euros. Pensez-vous que les prix peuvent baisser ou est-ce le tarif , honteusement élevé , qu'il faut payer pour aller dans cette partie de l'Océan indien?
Peut-être la question est-elle idiote mais nous avons l'habitude de voyager en Asie du sud-est et cela nous fait un choc!
Merci d'avance à ceux qui ont une réponse . Merci aussi aux quelques rares agressifs du forum de ne pas me répondre violemment, s'il vous plaît, je suis sensible aux ondes négatives.
Bonne soirée à tous!
Les suites, avantages et inconvénients English translation pending
Salut à tous,
Par curiosité, j'ai décidé de faire une comparaison entre deux types de cabines. Pour voir si cela "valait le coup" de se payer une super-cabine.
J'ai pris le Catalogue Costa "Croisières 2012"... je l'ai ouvert au hasard (parole !) et voici le résultat :
- Page 274 - Destination "Capitales Nordiques" - Navire : Costa Deliziosa tarif "brochure" - période "grise" :
- cabine pont 5 avec balcon - catégorie B1 - 18 m2 : Douche, sanitaire, TV, coffre-fort, etc....
Prix.............................................................. 2 740 € p.p.
- cabine "Grande suite Samsara" - catégorie GS - 50 m2 : Pont supérieur.
Prix ............................................................. 4 680 € p.p.
A quoi a-t-on droit en + en sur-payant de 2000 € p.p. sa croisière ?
- 1 majordome à votre service - 1 corbeille de fruits en cabine le 1er jour - 1 bouteille de mousseux + 12 petits canapés - 1 baignoire dans la SdB - Le choix des oreillers - Le déjeuner au Restaurant Samsara - L'accés au services du SPA
Personnellement, le majordome ne me sert à rien. Je peux consommer des fruits sans supplément à la caféteria. La bouteille de mousseux Proseco..... beurk ! La baignoire... sans intérêt, je prends uniquement des douches. La couleur de l'oreiller me laisse totalement indifférent. Le restaurant Samsara est sinistre au possible, et pas du tout gastronomique. L'accés au SPA ne me dit rien du tout. Les 18 m2 me suffisent tout à fait... je suis toute la journée hors de ma cabine, et pour dormir le soir, à quoi peuvent bien me servir les m2 supplémentaires !
Conclusion : je continuerai à ne prendre que des cabines en étage moyen avec balcon (c'est bien agréable); et je n'enrichirai pas Costa pour quelques prestations sans intérêt. J.
Par curiosité, j'ai décidé de faire une comparaison entre deux types de cabines. Pour voir si cela "valait le coup" de se payer une super-cabine.
J'ai pris le Catalogue Costa "Croisières 2012"... je l'ai ouvert au hasard (parole !) et voici le résultat :
- Page 274 - Destination "Capitales Nordiques" - Navire : Costa Deliziosa tarif "brochure" - période "grise" :
- cabine pont 5 avec balcon - catégorie B1 - 18 m2 : Douche, sanitaire, TV, coffre-fort, etc....
Prix.............................................................. 2 740 € p.p.
- cabine "Grande suite Samsara" - catégorie GS - 50 m2 : Pont supérieur.
Prix ............................................................. 4 680 € p.p.
A quoi a-t-on droit en + en sur-payant de 2000 € p.p. sa croisière ?
- 1 majordome à votre service - 1 corbeille de fruits en cabine le 1er jour - 1 bouteille de mousseux + 12 petits canapés - 1 baignoire dans la SdB - Le choix des oreillers - Le déjeuner au Restaurant Samsara - L'accés au services du SPA
Personnellement, le majordome ne me sert à rien. Je peux consommer des fruits sans supplément à la caféteria. La bouteille de mousseux Proseco..... beurk ! La baignoire... sans intérêt, je prends uniquement des douches. La couleur de l'oreiller me laisse totalement indifférent. Le restaurant Samsara est sinistre au possible, et pas du tout gastronomique. L'accés au SPA ne me dit rien du tout. Les 18 m2 me suffisent tout à fait... je suis toute la journée hors de ma cabine, et pour dormir le soir, à quoi peuvent bien me servir les m2 supplémentaires !
Conclusion : je continuerai à ne prendre que des cabines en étage moyen avec balcon (c'est bien agréable); et je n'enrichirai pas Costa pour quelques prestations sans intérêt. J.
Notre voyage en camping-car au Québec - informations utiles et petits pièges à éviter! English translation pending
Bonjour à tous!
Nous rentrons tout juste du Québec où nous venons de passer une 15aine de jours en motorisé. C'est avec les idées fraîches que nous souhaitons vous partager notre aventure et vous donner nos quelques ressentiments et expériences!
Sans rentrer dans les détails de tout notre périple, voici le petit tour que nous avons fait:
Départ de Montréal Parc de la Mauricie Lac Edouard Lac St Jean Fjord du Saguenay Tadoussac Charlevoix Île d'Orléans Québec Montérégie Mont St Grégoire Retour à Montréal
Total = 2500kms parcourus.
Nous avons réservé notre camping car via le site de authentik canada. Un service très complet, beaucoup d'informations reçues, des échanges de mails très complets, un vrai bonheur d'avoir été encadré par eux!
Nous étions 3 adultes, et avions choisi le plus grand modèle de la flotte : un Ford type E450, Jayco Greyhawk 31SS modèle 2012. Niveau motorisation, on est très loin de nos petits engins européens! V10 de 6,8L, 300ch, consommation estimée à 27L / 100, et c'est ce que nous avons calculé à la fin du séjour.
Budget : la location pour 13 jours de location nous a coûté environ 2800euros Pour le carburant nous avons dépensé 850euros au total.
Petites formalités : Permis de conduire, bien que le camping car présente un poids à vide de 4,4tonnes, le permis B Français suffit. Pas besoin de permis lourd. Pour la prise du véhicule, une caution de 500$ doit être prise par carte Visa obligatoirement. Donc si vous n'avez pas de carte Visa, vous ne pourrez pas prendre le véhicule (carte avec les chiffres en relief). Pour 100$ supplémentaires, vous aurez le choix de prendre une couverture tous risques. A payer sur place si vous le souhaitez (couverture bris de glace, vol, etc...)
Camping car : Super bien équipé. Il était prévu pour 4 adultes + 3 enfants. Ok pour les couchages, mais à 7 là dedans ça doit être quand même petit, malgré la taille de la bête. A 3 ou 4 maxi c’est bien. TV, Micro ondes, frigo, plaque gaz 3 feux, four gaz, évier double bac, génératrice, extension latérale, clim, auto radio DVD… tout le confort. Pour les questions techniques que se posent les novices du camping car : Le frigo fonctionne au gaz, lorsque que l’on se branche à l’électricité, il bascule automatiquement, idem lorsque l’on démarre la génératrice. La réserve de gaz est rempli au départ, en 13 jours nous n’avons consommé qu’1/3 de la réserve (cuisine au gaz, fonctionnement frigo, chauffe eau).
Circulation : Les routes sont larges, le camping car malgré son gabarit se prend en main très rapidement. Grand rayon de braquage, donc prévoir le coup pour les demi-tours ! La caméra de recul est votre meilleure amie lors des manœuvres !
Campings : au cours de notre voyage nous avons essayé plusieurs types de camping : sauvage, en ville, en camping....
En camping : nous avons sélectionné quelques campings au cours de notre parcours, soit pour la vidange sanitaire, soit parce que nous passions plusieurs jours au même endroit. Les prix varient autour de 40$ hors taxes (46-48$ TTC) pour un emplacement 3 services (eau + électricité + vidange) L'eau est pour ainsi dire indispensable, car bien que nous ayons a chaque fois rempli le réservoir, celui ci débordait selon les aléas de la route. Sur un trajet de 200kms il n'était pas rare que nous perdions un bon quart d'eau sur la route!! Donc dès qu'il y a de l'eau, faire le plein!! Ou sinon, on peut aussi choisir de remplir des bouteilles d'eau, système D! Pour la vidange, vous avez également le choix de prendre un site sans vidange et de faire votre vidange au point central du camping. au final ça vous coûtera moins cher, surtout si vous ne restez qu'une nuit, autant vidanger le lendemain avant de partir et économiser vos dollars pour autre chose !! Pour l’électricité, c’est sympa de l’avoir lorsque l’on veut recharger les appareils électriques (piles, appareils photo…) mais dans le fond on peut largement s’en passer. Nous n’avons pas utilisé la TV (c’est les vacances) ni le micro ondes.
Donc au final, si vous cherchez à l’économie, nous vous conseillons de prendre un site avec seulement eau, voir électricité si besoin. Pour la vidange, vous pourrez la faire à la zone de vidange centrale.
Camping sauvage ; Pour le camping sauvage, nous n’avons pas trop eu l’occasion d’expérimenter. Seulement la première nuit à vrai dire, au bord d’un chemin forestier, pas de passage la nuit. N’espérez pas camper au bord d’une route, pas d’emplacement, et vous serez invité à quitter les lieux. Le camping car est équipé d’une génératrice, donc possibilité d’avoir du courant en pleine nature. Perso nous ne l’avons pas utilisée. Eau chauffée au gaz, frigo fonctionnant au gaz également.
Camping en ville : Dans certaines villes, des installations sont à disposition pour les camping cars, vidange et eau, gratuits. Nous en avons rencontré pas mal au cours de notre route. Nous avons expérimenté aussi. Etant donné que la nuit était tombée, nous avons passé la nuit sur l’aire de service municipale équipée pour les camping cars. En zone industrielle, nous n’avons dérangé personne par notre présence, et avons quitté tôt.
Autrement, possibilité de stationner la nuit sur les parkings de supermarchés (Wall Mart, Super C, IGA, Metro, Maxi…). Par correction, nous demandions préalablement au personnel du supermarché, toujours OK, à condition de ne pas gêner la circulation. Vu la taille des parkings, c’est facile, il y a de la place !!
Route : N’allez pas croire que les routes son longues et droites !! Hormis en Montérégie peut être, tout le reste du voyage est agrémenté de côtes et virages ! De superbes paysages soit dit en passant, mais en ce qui concerne la consommation de carburant, ça part vite ! Surtout entre Tadoussac et Québec (région de Charlevoix). Ça monte, ça descend, ça remonte, ça redescend…. ! on a bouffé la moitié du plein sur 200kms !
Pour ceux qui auront l’occasion d’aller au Lac Edouard, serrez les genoux les p’tits choux ! de vraies montagnes russes ! Autant ne pas passez chez Tim Horton’s prendre des Timbits avant car c’est vomi assuré !
Les routes sont gratuites, donc pas de budget péages à prévoir !
Nos étapes : Mauricie : Camping Douce Evasion Lac Edouard : nous avons séjourné au village Innusit de la Seigneurie du Triton. Le camping car a passé la nuit sur le parking de l’embarcadère. Attention, 10kms de chemin forestier à faire entre le village de Lac Edouard et l’embarcadère. Chemin large et chaotique, mais praticable avec le camping car. Lac St Jean : camping de supermarché Tadoussac : Camping Essipit aux Escoumins. Sanitaires et buanderie payants dans le camping. Québec : Camping à Ste Anne de Beaupré, en face de la cathédrale. Terrain payant, avec eau. Pas de vidange, pas d’électricité. Québec : Camping de la Joie. Wifi gratuit, Camping animé, piscine. Beaucoup de Québecquois qui viennent pour le week-end. Navette pour Québec centre (14$ / personne / aller-retour). Montérégie : Stationnement à la station municipale, vidange et eau gratuits (Acton Vale) Mont St Grégoire : Camping Auclair.
Petits trucs à savoir et pièges à éviter :
- Nourriture : Nous avons eu la mauvaise idée de faire des provisions. Au final on passe à côté de plein de choses, petits restos, pâtisseries… ou bien on mange trop !! Acheter de quoi faire des petits déjeuners (café, muffins, tartes, jus de fruits…) et préférer manger sur le pouce le midi et le soir. Le budget peut être facilement tenu, et vous profiterez des produits artisanaux ! - Carburant : Les prix varient entre 1,31 et 1,40$ selon les stations et les villes. Dans une même ville les prix sont identiques partout. Avec un écart de 10cents le litre, la différence se fait vite ressentir sur un plein de 200L !!! - Île d’Orléans : les routes sont étroites et pas trop d’endroits où stationner. Nous avons fait un bref tour avec 2 arrêts : Place de l’église de Ste Pétronille et Place de l’église à St François. Pour le reste, serrez les fesses ! - Tadoussac : La ville regorge de boutiques et petits restos, malheureusement pas accessible en camping car. Stationnements auto seulement, stationnement camping car à 12$... Au resto ChantClair, vous pourrez achetez des billets de croisière avec 10$ de réduction. - Si vous avez l’occasion de passer une nuit au village Innusite de la Seigneurie du Triton à Lac Edouard (ce que nous vous conseillons vivement !!!) nous vous conseillons d’inclure à votre séjour la visite du village d’Odanak, en Montérégie, près de Nicolet. Vous comprendrez pourquoi après avoir passé la nuit au village Innusit. - Cascade de Montmorency : Parking pour le camping car = 25$ !!! - Canyon Ste Anne : sympa à voir, mais vite fait. Il est conseillé 1h pour faire le tour, en 20-30minutes c’est fait. - Il y a des toilettes propres presque partout, sur des aires municipales, sur les sentiers… - Des tables de pic-nic partout également - Les centres d’information touristique sont hyper documentés (circuits gastronomiques, circuits artisanat….) Ils sont indiqués par des « ? » sur la route. Ne les manquez pas !!
Voilà pour les quelques petites infos que nous souhaitions partager avec vous ! Sachez que les Québécquois sont super accueillants, toujours souriants, curieux de votre séjour, toujours de bons conseils. Nous avons beaucoup apprécié les rencontres faites, nous en gardons de très bons souvenirs et espérons pouvoir y retourner rapidement !!!
Si vous souhaitez d’autres infos sur des lieux à visiter, nous pouvons partager les docs que nous avons ramené. Ecrivez nous en MP !!!
A bientôt
Yann
Nous rentrons tout juste du Québec où nous venons de passer une 15aine de jours en motorisé. C'est avec les idées fraîches que nous souhaitons vous partager notre aventure et vous donner nos quelques ressentiments et expériences!
Sans rentrer dans les détails de tout notre périple, voici le petit tour que nous avons fait:
Départ de Montréal Parc de la Mauricie Lac Edouard Lac St Jean Fjord du Saguenay Tadoussac Charlevoix Île d'Orléans Québec Montérégie Mont St Grégoire Retour à Montréal
Total = 2500kms parcourus.
Nous avons réservé notre camping car via le site de authentik canada. Un service très complet, beaucoup d'informations reçues, des échanges de mails très complets, un vrai bonheur d'avoir été encadré par eux!
Nous étions 3 adultes, et avions choisi le plus grand modèle de la flotte : un Ford type E450, Jayco Greyhawk 31SS modèle 2012. Niveau motorisation, on est très loin de nos petits engins européens! V10 de 6,8L, 300ch, consommation estimée à 27L / 100, et c'est ce que nous avons calculé à la fin du séjour.
Budget : la location pour 13 jours de location nous a coûté environ 2800euros Pour le carburant nous avons dépensé 850euros au total.
Petites formalités : Permis de conduire, bien que le camping car présente un poids à vide de 4,4tonnes, le permis B Français suffit. Pas besoin de permis lourd. Pour la prise du véhicule, une caution de 500$ doit être prise par carte Visa obligatoirement. Donc si vous n'avez pas de carte Visa, vous ne pourrez pas prendre le véhicule (carte avec les chiffres en relief). Pour 100$ supplémentaires, vous aurez le choix de prendre une couverture tous risques. A payer sur place si vous le souhaitez (couverture bris de glace, vol, etc...)
Camping car : Super bien équipé. Il était prévu pour 4 adultes + 3 enfants. Ok pour les couchages, mais à 7 là dedans ça doit être quand même petit, malgré la taille de la bête. A 3 ou 4 maxi c’est bien. TV, Micro ondes, frigo, plaque gaz 3 feux, four gaz, évier double bac, génératrice, extension latérale, clim, auto radio DVD… tout le confort. Pour les questions techniques que se posent les novices du camping car : Le frigo fonctionne au gaz, lorsque que l’on se branche à l’électricité, il bascule automatiquement, idem lorsque l’on démarre la génératrice. La réserve de gaz est rempli au départ, en 13 jours nous n’avons consommé qu’1/3 de la réserve (cuisine au gaz, fonctionnement frigo, chauffe eau).
Circulation : Les routes sont larges, le camping car malgré son gabarit se prend en main très rapidement. Grand rayon de braquage, donc prévoir le coup pour les demi-tours ! La caméra de recul est votre meilleure amie lors des manœuvres !
Campings : au cours de notre voyage nous avons essayé plusieurs types de camping : sauvage, en ville, en camping....
En camping : nous avons sélectionné quelques campings au cours de notre parcours, soit pour la vidange sanitaire, soit parce que nous passions plusieurs jours au même endroit. Les prix varient autour de 40$ hors taxes (46-48$ TTC) pour un emplacement 3 services (eau + électricité + vidange) L'eau est pour ainsi dire indispensable, car bien que nous ayons a chaque fois rempli le réservoir, celui ci débordait selon les aléas de la route. Sur un trajet de 200kms il n'était pas rare que nous perdions un bon quart d'eau sur la route!! Donc dès qu'il y a de l'eau, faire le plein!! Ou sinon, on peut aussi choisir de remplir des bouteilles d'eau, système D! Pour la vidange, vous avez également le choix de prendre un site sans vidange et de faire votre vidange au point central du camping. au final ça vous coûtera moins cher, surtout si vous ne restez qu'une nuit, autant vidanger le lendemain avant de partir et économiser vos dollars pour autre chose !! Pour l’électricité, c’est sympa de l’avoir lorsque l’on veut recharger les appareils électriques (piles, appareils photo…) mais dans le fond on peut largement s’en passer. Nous n’avons pas utilisé la TV (c’est les vacances) ni le micro ondes.
Donc au final, si vous cherchez à l’économie, nous vous conseillons de prendre un site avec seulement eau, voir électricité si besoin. Pour la vidange, vous pourrez la faire à la zone de vidange centrale.
Camping sauvage ; Pour le camping sauvage, nous n’avons pas trop eu l’occasion d’expérimenter. Seulement la première nuit à vrai dire, au bord d’un chemin forestier, pas de passage la nuit. N’espérez pas camper au bord d’une route, pas d’emplacement, et vous serez invité à quitter les lieux. Le camping car est équipé d’une génératrice, donc possibilité d’avoir du courant en pleine nature. Perso nous ne l’avons pas utilisée. Eau chauffée au gaz, frigo fonctionnant au gaz également.
Camping en ville : Dans certaines villes, des installations sont à disposition pour les camping cars, vidange et eau, gratuits. Nous en avons rencontré pas mal au cours de notre route. Nous avons expérimenté aussi. Etant donné que la nuit était tombée, nous avons passé la nuit sur l’aire de service municipale équipée pour les camping cars. En zone industrielle, nous n’avons dérangé personne par notre présence, et avons quitté tôt.
Autrement, possibilité de stationner la nuit sur les parkings de supermarchés (Wall Mart, Super C, IGA, Metro, Maxi…). Par correction, nous demandions préalablement au personnel du supermarché, toujours OK, à condition de ne pas gêner la circulation. Vu la taille des parkings, c’est facile, il y a de la place !!
Route : N’allez pas croire que les routes son longues et droites !! Hormis en Montérégie peut être, tout le reste du voyage est agrémenté de côtes et virages ! De superbes paysages soit dit en passant, mais en ce qui concerne la consommation de carburant, ça part vite ! Surtout entre Tadoussac et Québec (région de Charlevoix). Ça monte, ça descend, ça remonte, ça redescend…. ! on a bouffé la moitié du plein sur 200kms !
Pour ceux qui auront l’occasion d’aller au Lac Edouard, serrez les genoux les p’tits choux ! de vraies montagnes russes ! Autant ne pas passez chez Tim Horton’s prendre des Timbits avant car c’est vomi assuré !
Les routes sont gratuites, donc pas de budget péages à prévoir !
Nos étapes : Mauricie : Camping Douce Evasion Lac Edouard : nous avons séjourné au village Innusit de la Seigneurie du Triton. Le camping car a passé la nuit sur le parking de l’embarcadère. Attention, 10kms de chemin forestier à faire entre le village de Lac Edouard et l’embarcadère. Chemin large et chaotique, mais praticable avec le camping car. Lac St Jean : camping de supermarché Tadoussac : Camping Essipit aux Escoumins. Sanitaires et buanderie payants dans le camping. Québec : Camping à Ste Anne de Beaupré, en face de la cathédrale. Terrain payant, avec eau. Pas de vidange, pas d’électricité. Québec : Camping de la Joie. Wifi gratuit, Camping animé, piscine. Beaucoup de Québecquois qui viennent pour le week-end. Navette pour Québec centre (14$ / personne / aller-retour). Montérégie : Stationnement à la station municipale, vidange et eau gratuits (Acton Vale) Mont St Grégoire : Camping Auclair.
Petits trucs à savoir et pièges à éviter :
- Nourriture : Nous avons eu la mauvaise idée de faire des provisions. Au final on passe à côté de plein de choses, petits restos, pâtisseries… ou bien on mange trop !! Acheter de quoi faire des petits déjeuners (café, muffins, tartes, jus de fruits…) et préférer manger sur le pouce le midi et le soir. Le budget peut être facilement tenu, et vous profiterez des produits artisanaux ! - Carburant : Les prix varient entre 1,31 et 1,40$ selon les stations et les villes. Dans une même ville les prix sont identiques partout. Avec un écart de 10cents le litre, la différence se fait vite ressentir sur un plein de 200L !!! - Île d’Orléans : les routes sont étroites et pas trop d’endroits où stationner. Nous avons fait un bref tour avec 2 arrêts : Place de l’église de Ste Pétronille et Place de l’église à St François. Pour le reste, serrez les fesses ! - Tadoussac : La ville regorge de boutiques et petits restos, malheureusement pas accessible en camping car. Stationnements auto seulement, stationnement camping car à 12$... Au resto ChantClair, vous pourrez achetez des billets de croisière avec 10$ de réduction. - Si vous avez l’occasion de passer une nuit au village Innusite de la Seigneurie du Triton à Lac Edouard (ce que nous vous conseillons vivement !!!) nous vous conseillons d’inclure à votre séjour la visite du village d’Odanak, en Montérégie, près de Nicolet. Vous comprendrez pourquoi après avoir passé la nuit au village Innusit. - Cascade de Montmorency : Parking pour le camping car = 25$ !!! - Canyon Ste Anne : sympa à voir, mais vite fait. Il est conseillé 1h pour faire le tour, en 20-30minutes c’est fait. - Il y a des toilettes propres presque partout, sur des aires municipales, sur les sentiers… - Des tables de pic-nic partout également - Les centres d’information touristique sont hyper documentés (circuits gastronomiques, circuits artisanat….) Ils sont indiqués par des « ? » sur la route. Ne les manquez pas !!
Voilà pour les quelques petites infos que nous souhaitions partager avec vous ! Sachez que les Québécquois sont super accueillants, toujours souriants, curieux de votre séjour, toujours de bons conseils. Nous avons beaucoup apprécié les rencontres faites, nous en gardons de très bons souvenirs et espérons pouvoir y retourner rapidement !!!
Si vous souhaitez d’autres infos sur des lieux à visiter, nous pouvons partager les docs que nous avons ramené. Ecrivez nous en MP !!!
A bientôt
Yann
My family trip to Thailand
Hi everyone, I’m Thomas, and I’d like to share my trip to Thailand with you. First, I’ll try to walk you through my preparations, my impressions, and what’s left of it all. Then, I’ll gradually post my travel journal as I review it—because right now, it’s not very appealing!
First off, it was an amazing trip. The planning started in January, but the decision to go was made back in September or October 2011. We bought our flight tickets, then chose hotels and made reservations based on the locations and the excursions they offered. We also booked train tickets for the overnight trips between Ayutthaya and Chiang Mai, and then between Chiang Mai and Bangkok. With each passing day leading up to the departure, the excitement grew, along with every new reservation. Finally, vacation day arrived, and we were off. We packed our bags the week before: 2 backpacks and 3 carry-ons. Our route: Paris → Bangkok → Ayutthaya → Chiang Mai → Chanthaburi → Bangkok → Paris → Strasbourg. Almost three weeks in total.
I was surprised by the number of big 4x4s and cars on the roads. I was expecting more two-wheelers! And the tuning scene is huge—wheels, exhaust pipes, steering wheels... they really go all out. The people are attentive, helpful, and always smiling. Okay, it’s the Land of Smiles, but it’s still nice. The landscapes are beautiful, and the air always feels fresh. The food is spicy if you don’t remember to say "no spicy," but it’s delicious. The fruits are fresh and sweet, the sea is warm... Dogs roam freely, people don’t really bother with them, and the same goes for cats. Tiny lizards scurry across ceilings, while giant ones swim in the water. The roads are generally in good condition, and the trains move slowly.
I’ll be back soon with the first day of the trip.
First off, it was an amazing trip. The planning started in January, but the decision to go was made back in September or October 2011. We bought our flight tickets, then chose hotels and made reservations based on the locations and the excursions they offered. We also booked train tickets for the overnight trips between Ayutthaya and Chiang Mai, and then between Chiang Mai and Bangkok. With each passing day leading up to the departure, the excitement grew, along with every new reservation. Finally, vacation day arrived, and we were off. We packed our bags the week before: 2 backpacks and 3 carry-ons. Our route: Paris → Bangkok → Ayutthaya → Chiang Mai → Chanthaburi → Bangkok → Paris → Strasbourg. Almost three weeks in total.
I was surprised by the number of big 4x4s and cars on the roads. I was expecting more two-wheelers! And the tuning scene is huge—wheels, exhaust pipes, steering wheels... they really go all out. The people are attentive, helpful, and always smiling. Okay, it’s the Land of Smiles, but it’s still nice. The landscapes are beautiful, and the air always feels fresh. The food is spicy if you don’t remember to say "no spicy," but it’s delicious. The fruits are fresh and sweet, the sea is warm... Dogs roam freely, people don’t really bother with them, and the same goes for cats. Tiny lizards scurry across ceilings, while giant ones swim in the water. The roads are generally in good condition, and the trains move slowly.
I’ll be back soon with the first day of the trip.
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka
Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge
Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !
Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes
Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba
Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva
Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or
Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry
Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia
Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon
L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro
Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7
En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7

En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Le tourisme de luxe n'est-il pas un leurre pour le développement local à Madagascar? English translation pending
Bonjour,
A la lecture de quelques posts, j'ai remarqué que face à crise du tourisme, quelques uns pensaient que le tourisme de très grand luxe était la voie à suivre pour Madagascar.
Je ne veux pas réduire leur propos, mais pour là où je l'ai vu se développer, le tourisme de grand luxe n'a pas apporté grand chose au pays et aux populations où il est pratiqué...
- Promesses d'engagement et de formations d'employés locaux rarement tenues sur le long terme ou même le moyen, les meilleurs postes sont réservés à des expatriés et les salaires des locaux ne dépassent que rarement la norme locale... - Promesses d'approvisionnement local rarement tenu dans le temps sous prétextes d'une qualité inégale, d'une régularité de quantité inappropriée... la carte de ces établissements étant la même dans tous les coins du monde avec quelques variantes du pays telles des anecdotes... - Poids de ces quelques gros groupes mondiaux qui tiennent ces établissements sur la politique locale : soumission totale aux règles de la corruption quand elle ne l'aggrave pas pour acheter leur "paix" de fonctionner comme ils l'entendent... - Pratique de la terre brulée pour certains d’entre eux... délaissement total d'un endroit pour un autre plus attractif ou à la mode sans attention aucune pour le délabrement qu'ils laissent derrière eux.
J'ai vu des endroits se modifier profondément pour répondre aux exigences de tels groupes... modifications opportunistes qui laissent de profondes traces alors que la mode a changé : un coup les japonais, un coup les russes, un coup les chinois, un coup les golfe persique... sur la base d'un tourisme plus ancien d'origine américain ou européen
Ce à quoi s'ajoute la clientèle très particulière de ces lieux :
- Les mêmes qui voyagent d'un bout du monde à l'autre avec toujours la même demande : ma petite piscine privée, mon petit repas aux bougies sur ma terrasse personnelle, mon niveau de prestations et d'exigences qui ne cesse d'augmenter au fil du temps et que mes revenus me permettent de demander avec autorité...
- La paranoïa de ce type de clientèle couplée à ses phobies qui sont vastes : des insectes aux microbes en passant par les enlèvements, peur des populations locales, demande de vivre en isolat souvent complet par rapport au pays (plages privées rendues inaccessibles aux personnes vivant dans le coin et gardées par des quasi-milices, services intra-muros par exemple...)
- Désintérêt total du pays visité, des populations, des problématiques par intention ou par ignorance... ces gens vivent sur une autre planète et ne désirent pas ouvrir leurs yeux... Ils le voudraient ils ne le pourraient pas pour la plupart...Tout se déplace vers eux et non l'inverse...
Ce ne sont pas eux qui vont développer les activités locales... ils ne sortent pas de leurs cocons dorés... ou alors là où on les emmène avec la sécurité adéquate.
Bien entendu mes propos semblent une caricature... forcément... donc ne m'assassinez pas trop vite
Ne faut il pas un tourisme plutôt mixte ? Un peu des 2 extrêmes avec beaucoup au milieu... qui réponde à un maximum de demandes et qui ne laissent pas le secteur dévasté à la moindre crise ? Qui profite aux locaux, de la petite vendeuse des rues aux producteurs... etc...
Bien à vous Thasamé
- Promesses d'engagement et de formations d'employés locaux rarement tenues sur le long terme ou même le moyen, les meilleurs postes sont réservés à des expatriés et les salaires des locaux ne dépassent que rarement la norme locale... - Promesses d'approvisionnement local rarement tenu dans le temps sous prétextes d'une qualité inégale, d'une régularité de quantité inappropriée... la carte de ces établissements étant la même dans tous les coins du monde avec quelques variantes du pays telles des anecdotes... - Poids de ces quelques gros groupes mondiaux qui tiennent ces établissements sur la politique locale : soumission totale aux règles de la corruption quand elle ne l'aggrave pas pour acheter leur "paix" de fonctionner comme ils l'entendent... - Pratique de la terre brulée pour certains d’entre eux... délaissement total d'un endroit pour un autre plus attractif ou à la mode sans attention aucune pour le délabrement qu'ils laissent derrière eux.
J'ai vu des endroits se modifier profondément pour répondre aux exigences de tels groupes... modifications opportunistes qui laissent de profondes traces alors que la mode a changé : un coup les japonais, un coup les russes, un coup les chinois, un coup les golfe persique... sur la base d'un tourisme plus ancien d'origine américain ou européen
Ce à quoi s'ajoute la clientèle très particulière de ces lieux :
- Les mêmes qui voyagent d'un bout du monde à l'autre avec toujours la même demande : ma petite piscine privée, mon petit repas aux bougies sur ma terrasse personnelle, mon niveau de prestations et d'exigences qui ne cesse d'augmenter au fil du temps et que mes revenus me permettent de demander avec autorité...
- La paranoïa de ce type de clientèle couplée à ses phobies qui sont vastes : des insectes aux microbes en passant par les enlèvements, peur des populations locales, demande de vivre en isolat souvent complet par rapport au pays (plages privées rendues inaccessibles aux personnes vivant dans le coin et gardées par des quasi-milices, services intra-muros par exemple...)
- Désintérêt total du pays visité, des populations, des problématiques par intention ou par ignorance... ces gens vivent sur une autre planète et ne désirent pas ouvrir leurs yeux... Ils le voudraient ils ne le pourraient pas pour la plupart...Tout se déplace vers eux et non l'inverse...
Ce ne sont pas eux qui vont développer les activités locales... ils ne sortent pas de leurs cocons dorés... ou alors là où on les emmène avec la sécurité adéquate.
Bien entendu mes propos semblent une caricature... forcément... donc ne m'assassinez pas trop vite
Ne faut il pas un tourisme plutôt mixte ? Un peu des 2 extrêmes avec beaucoup au milieu... qui réponde à un maximum de demandes et qui ne laissent pas le secteur dévasté à la moindre crise ? Qui profite aux locaux, de la petite vendeuse des rues aux producteurs... etc...
Bien à vous Thasamé
Enfants éthiopiens English translation pending
Bonjour a tous!
Je m`apprete a finir mon voyage de 6 semaines en Ethiopie ( excusez pour le manque d`accent, clavier ethiopien oblige).
J`aimerais avoir le ressenti des gens qui ont parcouru ce pays par rapport aux enfants ethiopiens. Je n`ai pas assez voyage dans d`autres pays pour avoir de point de comparaison, et c`etait la premiere fois que je voyageais seule, donc j`aurai besoin du point de vue de voyageurs plus experimentes avant de me faire un avis sur la question.
J`ai seulement decouvert rapidement 2 semaines le Mali, et dans mes souvenirs, les enfants n`etaient pas comme en Ethiopie : peut etre la langue joue-t-elle un role dans le rapport aux enfants. Voici mon ressenti en Ethiopie
Sur 40 jours, il m` a ete quasiment impossible de nouer des relations ou seulement de passer de bons moments avec des enfants. Pourtant, j`adore les enfants, je suis tres sociable, et en general je deambulais seule, donc facilement accessible. Je vais peser mes mots car je ne voudrais pas porter de jugements hatifs, mais il m`a vraiment semble que les enfants ne parviennent pas a te voir comme autre chose qu`un porte monnaie ambulant ou comme une banque de don. J`ai meme fait les frais de quelques comportements agressifs: pincements, cailloux, etc.
Je comprends tout a fait les conditions materielles de ces enfants, seulement au Mali, ou pourtant leurs conditions de vie sont similaires, il etait possible de jouer avec eux, ou de partager un bon moment. Ici, bien que j`ai essaye, impossible, si je leur dis que je ne leur donnerai pas d`argent, ils demandent des stylos. Pas de stylos? Ils me demandent mon turban, mes chaussures, mes boucles d`oreilles, a manger...
Avant de porter un jugement, et en ayant tout a fait conscience de la misere ethiopienne, je souhaitais reccueillir des temoignages, savoir si cela est caracteristique de l`Ethiopie seulement ou si c`est dans tous les pays pareil. Parce que, et cela n`engage que moi, je ne peux pas dire que la relation avec les enfants soit agreable en Ethiopie. Je parle essentiellement des enfants dans la rue ou en bande, et des regions du nord. A l`est, la medicite est moindre.
Merci a tous, et svp, pas de reponse moralisatrice. Mon intention n`est pas d`engager un debat sur la pauvrete en Ethiopie et sur le fait que nous sommes privilegies, etc. J`en ai tout a fait conscience, et je savais a quoi m`attendre, mais peut etre pas a ce point..
Finissons sur une note positive: cela ne gache pas le voyage, mais le rend peut etre moins agreable, l`objectif d1un voyage etant aussi d`echanger avec la population.
Je m`apprete a finir mon voyage de 6 semaines en Ethiopie ( excusez pour le manque d`accent, clavier ethiopien oblige).
J`aimerais avoir le ressenti des gens qui ont parcouru ce pays par rapport aux enfants ethiopiens. Je n`ai pas assez voyage dans d`autres pays pour avoir de point de comparaison, et c`etait la premiere fois que je voyageais seule, donc j`aurai besoin du point de vue de voyageurs plus experimentes avant de me faire un avis sur la question.
J`ai seulement decouvert rapidement 2 semaines le Mali, et dans mes souvenirs, les enfants n`etaient pas comme en Ethiopie : peut etre la langue joue-t-elle un role dans le rapport aux enfants. Voici mon ressenti en Ethiopie
Sur 40 jours, il m` a ete quasiment impossible de nouer des relations ou seulement de passer de bons moments avec des enfants. Pourtant, j`adore les enfants, je suis tres sociable, et en general je deambulais seule, donc facilement accessible. Je vais peser mes mots car je ne voudrais pas porter de jugements hatifs, mais il m`a vraiment semble que les enfants ne parviennent pas a te voir comme autre chose qu`un porte monnaie ambulant ou comme une banque de don. J`ai meme fait les frais de quelques comportements agressifs: pincements, cailloux, etc.
Je comprends tout a fait les conditions materielles de ces enfants, seulement au Mali, ou pourtant leurs conditions de vie sont similaires, il etait possible de jouer avec eux, ou de partager un bon moment. Ici, bien que j`ai essaye, impossible, si je leur dis que je ne leur donnerai pas d`argent, ils demandent des stylos. Pas de stylos? Ils me demandent mon turban, mes chaussures, mes boucles d`oreilles, a manger...
Avant de porter un jugement, et en ayant tout a fait conscience de la misere ethiopienne, je souhaitais reccueillir des temoignages, savoir si cela est caracteristique de l`Ethiopie seulement ou si c`est dans tous les pays pareil. Parce que, et cela n`engage que moi, je ne peux pas dire que la relation avec les enfants soit agreable en Ethiopie. Je parle essentiellement des enfants dans la rue ou en bande, et des regions du nord. A l`est, la medicite est moindre.
Merci a tous, et svp, pas de reponse moralisatrice. Mon intention n`est pas d`engager un debat sur la pauvrete en Ethiopie et sur le fait que nous sommes privilegies, etc. J`en ai tout a fait conscience, et je savais a quoi m`attendre, mais peut etre pas a ce point..
Finissons sur une note positive: cela ne gache pas le voyage, mais le rend peut etre moins agreable, l`objectif d1un voyage etant aussi d`echanger avec la population.
Où partir pas cher en octobre? English translation pending
Bonjour,
Je suis saisonnière et comme chaque année je n'ai la possibilité de partir qu'en octobre/Novembre.. Je voudrais depuis longtemps partir aux Philippines mais je ne sais pas si c'est envisageable puisque c'est la saison des pluies...quelqu'un connaît-il ce pays? a-t-il une idée si ce voyage est faisable?
Sinon mon alternative serait la Tanzanie ou l'Amérique centrale...
Je prends tous les conseils et bons plans!!!
D'avance un grand merci..
Je suis saisonnière et comme chaque année je n'ai la possibilité de partir qu'en octobre/Novembre.. Je voudrais depuis longtemps partir aux Philippines mais je ne sais pas si c'est envisageable puisque c'est la saison des pluies...quelqu'un connaît-il ce pays? a-t-il une idée si ce voyage est faisable?
Sinon mon alternative serait la Tanzanie ou l'Amérique centrale...
Je prends tous les conseils et bons plans!!!
D'avance un grand merci..
Location de 4x4 en Namibie et au Botswana? English translation pending
Bonjour,
Je recherche depuis quelques semaines des avis sur des loueurs de 4x4 (avec l'équipement de camping) dans le cadre de mon voyage en Namibie et Botswana pour octobre 2012. Je suis un peu en retard mais bon tout le reste est maintenant réservé et confirmé... J'ai parcouru différents échanges, discussions et retours de voyages pour y trouver quelques informations mais je ne suis pas parvenue à trouver une discussion axée uniquement sur le sujet - ni à me décider d'ailleurs 😊. J'ai visité le site de Caran, étudié différentes options et envoyé des emails aux loueurs pour obtenir des devis. Je fais donc appel à celles et ceux qui ont (récemment ou non) loué un 4x4 avec équipement de camping en Namibie. Cela permettrait d'avoir dans une même discussion vos précieux avis et conseils (et éventuels retours d'expériences) sur les loueurs que vous avez privilégiés.
Quelques exemples de questions que j'aimerai vous poser : - quel loueur avez-vous choisi ? - quelle a été la durée de votre location ? - avez-vous opté pour le rachat de franchise ? Si oui, lequel ? - avez-vous souscrit à l'assurance spécifique "Glass and tyres) ? - avez-vous souscrit une assurance complémentaire (type : assurlocauto) ? - y avait-il un supplément pour franchissement de frontière ? - avez-vous eu des imprévus pendant votre location (et qui ont été facturés par la suite) ? - l'agence a-t-elle été réactive pour vous aider en cas d'incident ? - Recommanderiez -vous ce loueur ?
Par avance, merci !!!!!
Shoupinia
Je recherche depuis quelques semaines des avis sur des loueurs de 4x4 (avec l'équipement de camping) dans le cadre de mon voyage en Namibie et Botswana pour octobre 2012. Je suis un peu en retard mais bon tout le reste est maintenant réservé et confirmé... J'ai parcouru différents échanges, discussions et retours de voyages pour y trouver quelques informations mais je ne suis pas parvenue à trouver une discussion axée uniquement sur le sujet - ni à me décider d'ailleurs 😊. J'ai visité le site de Caran, étudié différentes options et envoyé des emails aux loueurs pour obtenir des devis. Je fais donc appel à celles et ceux qui ont (récemment ou non) loué un 4x4 avec équipement de camping en Namibie. Cela permettrait d'avoir dans une même discussion vos précieux avis et conseils (et éventuels retours d'expériences) sur les loueurs que vous avez privilégiés.
Quelques exemples de questions que j'aimerai vous poser : - quel loueur avez-vous choisi ? - quelle a été la durée de votre location ? - avez-vous opté pour le rachat de franchise ? Si oui, lequel ? - avez-vous souscrit à l'assurance spécifique "Glass and tyres) ? - avez-vous souscrit une assurance complémentaire (type : assurlocauto) ? - y avait-il un supplément pour franchissement de frontière ? - avez-vous eu des imprévus pendant votre location (et qui ont été facturés par la suite) ? - l'agence a-t-elle été réactive pour vous aider en cas d'incident ? - Recommanderiez -vous ce loueur ?
Par avance, merci !!!!!
Shoupinia
Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam English translation pending

Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….

Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
Koh Phi Phi: l'enfer au paradis English translation pending
Bonjour à tous les VFistes et lecteurs/lectrices de passage !
Je viens écrire ce post pour parler de mon récent séjour à Koh Phi Phi.
Certains ici me connaissent un peu car à une époque je postais beaucoup sur le forum, et également via mon site internet. Pour faire simple, j'ai dans la trentaine, je viens depuis 7 ans en Thailande, pour les études, le travail, et bien sûr pour voyager.
J'ai vadrouillé un peu partout dans le pays (Isan mis à part, mais ça va venir), et je voyage toujours avec mon amie Thai. Nous voyageons donc dans les coins touristiques bien sûr, mais aussi bien dans des coins pour touristes étrangers que pour touristes Thais (si si, il y a bien les deux).
Tout ça pour dire que je pense avoir une bonne vision d'ensemble du paysage touristique en Thailande, d'un point de vue étranger, et local, sans pour autant être un expert.
Alors voilà, après 7 ans à venir et vivre en Thailande, je n'ai toujours pas été à Koh Phi Phi. J'ai fait plein d'autres endroits, mais pas celui-là. Pourquoi ? C'est relativement loin de Bangkok, et comme je n'ai souvent que des weekends, ça fait trop court. Et l'avion étant assez cher en weekends… bref, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller.
Ce weekend était un weekend de 3 jours en Thailande, pour la fête des mères (bonne fête maman !). Avec mon amie nous cherchions donc à passer 3 jours sur une ile, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait ça.
Koh Samet ? On connait déjà très bien. On adore mais on veut du changement. Koh Chang ? Mon île préférée il y a 7 ans, mais j'ai été très déçu l'année passée, les hôtels ayant défiguré la plupart des plages. Ca reste une ile sympa, mais je connais très bien aussi. Koh Samui ? Déjà fait, et nous n'avions pas trop aimé, disons que la distance pour s'y rendre ne justifiait pas de ne pas aller à Samet plutôt. Koh Phangan ? Très bien (au nord), mais loin, et déjà fait. Koh Lanta ? Fait l'année dernière, vraiment rien de terrible. Encore une fois l'ile ne justifie pas un si long voyage (les 4 jours de pluie n'avaient pas aidé, certe). Pattaya ? Ma copine étant originaire de cette région, pas très exotique comme voyage. Kanchanaburi, Chiang Mai, Ayutthaya, etc… déjà tous fait plusieurs fois. Sympa, très sympa même, mais non ! On veut de l'eau et du sable cette fois-ci !
Bref, ce rapide bilan fait, une évidence se présentait: c'était l'occasion tant attendue d'aller vers Phuket, ou Koh Phi Phi. Enfin, après 7 ans en Thailande je verrais cette île dont tout le monde parle. 😉
Ni une ni deux, le vendredi soir, on saute dans un BUS VIP pour Phuket, depuis la gare des bus du sud de Bangkok. Les avions étaient tous complets, ou à des horaires qui ne collaient pas. Cette gare est très bien, sachant qu'il y a 7 ans elle ressemblait plus à un marché au poisson géant où il fallait une boussole et beaucoup d'instinct pour trouver le bon guichet et réussir à avoir un ticket. Le plus gros souci de cette gare, c'est qu'en période de pointe, il faut presque 2H pour s'y rendre tellement les bouchons sont incroyables.
Bus VIP 24 sièges pour 1058 baths par personne, très propre, silencieux, glacial (mais on est en Thailande, le pays du froid intérieur), bon service, et arrêt à une aire d'autoroute avec repas gratuit à volonté. Bref, un long voyage en bus de 12H, mais dans des conditions optimales à prix modique.
Nous arrivons à la gare des bus de Phuket. Un peu enfarinés, fatigués, mais encore dans un état présentable. Nous n'avions rien réservé, et ne savions même pas encore si nous allions à Phuket ou Phi Phi. Vu qu'on a que 3 jours, direction Phi Phi directement, sinon ça fera trop court.
Comme à l'accoutumée, je laisse ma copine discuter avec le guichet d'information et les taxis et autres moto taxis sur place. C'est parti, on monte dans une voiture privée qui pour 200 Bahts nous amène au port. Petite étape avant à l'agence de voyage de l'ami de l'ami du frère du tonton de la personne qui nous a renseigné à la gare des bus, pour nous vendre des tickets de bateau. Bref, depuis le temps que je voyage ici, ça m'aurait surpris que ça se passe autrement. Mais bon, c'est rapide, et ma copine gère tout ça très bien (heureusement). 😛
Le demi-cousin du frère du propriétaire de l'agence nous emmène au port. Là, 4 individus non identifiés nous demandent où on va, avec la politesse d'un serveur parisien en heure de pointe. En fait, ces 4 "lascars" en jean/t-shirt/cigarette au bec sont l'équipage du bateau. Oh capitaine mon capitaine ! Une fois l'allure passée, ils sont en fait très sympas.
Ticket en poche, autocollant collé sur la poitrine, on monte sur le bateau, qui se remplit vite de jeunes farangs (étrangers) qui se précipitent pour s'allonger en plein soleil à l'avant ou l'arrière pour profiter de chaque milliseconde de soleil. Nous, on va à l'intérieur, mon amie étant Thai, il faut du froid, de l'ombre, et un siège. Parfait, ça me va aussi !
2h de bateau, et entre temps, une personne s'est assuré de nous réserver une guest house sur Koh Phi Phi. Parfait, ça de moins à faire ! C'était surement un ami du capitaine, et tout le monde du bus jusqu'à la guest house doit toucher sa commission. Ca les arrange, nous aussi.
Le moment tant attendu arrive, nous débarquons. Et là surprise, ce n'est pas 40 ou 50 personnes que nous voyons au port, mais 300 ou 400 touristes entassés sur le ponton, avec valises, dans un bazar indescriptible. Du jamais vu ! La personne du bateau nous y retrouve, et interpelle des "porteurs" de valises qui nous emmèneront à notre guest house.
Avant, il faut payer 20 bahts par personne pour la "taxe de parc national". Pourquoi pas, c'est la même chose à Koh Samet (sauf que c'est 200 Bahts à Koh Samet).
Nous marchons, et traversons alors des petites ruelles, avec partout, absolument partout autour de nous des farangs de tous bords, des boutiques de tous types, et des centaines de touristes marchant de tous les côtés. Autant de monde qu'au quartier Siam de Bangkok un vendredi soir. Nous sommes dubitatifs, pour ne pas dire désenchantés, mais on positive en se disant que ce soit être comme ça au port uniquement. 🤪
On marche une bonne quinzaine de minutes, avec une petite famille de français qui vont à la même guest house. Le père est apparemment très déçu et énervé par ce qu'il voit de l'île, il s'attendait à quelque chose de plus "nature". Nous aussi !
Ces 15 minutes de marche sont troublantes: un dédale de petites rues bondées de monde, de farangs torses nus ou en bikinis, des déchets partout par terre, des constructions anarchiques, des odeurs nauséabondes, de la musique plein pot dans les bars (il n'est que 13H), et pratiquement aucun Thai à l'horizon à part ma copine et les employés des boutiques (et encore). 🏴☠️
On arrive enfin à la guest house (Chunut house), un peu dans les terres. Ce sont des bungalows en bois, avec clim et… c'est tout ! Strict minimum, aucune décoration, salle de bain digne d'un bungalow à 300 bahts la nuit, bref, déception, pour 1500 bahts la nuit. A l'accueil la jeune femme est désagréable, et veut vite en finir avec nous pour retourner à ses activités.
Ile surpeuplée, guest house médiocre, long voyage… ça part mal. 😐
Une douche plus tard, on part se promener. On file vers la plage la plus proche pour se restaurer. Surprise, la mer est littéralement un parking géant pour bateaux, et il y a une minuscule zone de baignade délimitée par des bouées. L'eau est claire, mais les déchets sur la plage font vite oublier la possible beauté du lieu. Les restaurants sont tous fermés (il est 14H…), et personne dans aucun restaurant ne vient nous accueillir pour nous servir à manger. On y arrive tant bien que mal, la nourriture est chère, et vraiment pas terrible. Ma copine a même du mal à trouver un plat Thai dans le menu.
On se sauve vite, et on décide d'aller au fameux "View Point" de l'île. On marche, marche, marche très très longtemps, et ça grimpe à n'en plus finir dans la forêt. Un petit chemin de montagne ? Non, une hideuse route bétonnée, jonchée de détritus. Elle se termine par un chemin de terre, à peine balisé, où on croise des locaux qui visiblement non pas eu la chance de faire fructifier leur business comme d'autres sur l'ile.
Après 45 minutes de grimpette, on arrive enfin au View Point. Honnêtement, c'est sympa, belle vue sur les iles, endroit propre, et les gens qui posent pour la photo. Nous aussi ! On en profite 30 minutes, et on redescend… par un autre chemin, en fait le "vrai" chemin, bien plus court que celui que nous avions pris. Bien fait pour nous, on n'avait qu'à demander.
Nous revoilà donc dans la "ville", le soleil descend, on veut profiter un peu de la plage. On se dirige donc vers la plage, non sans être littéralement dégoutés par un amas de déchets de près de 20 mètres de long, en train de brûler… si si, ils brulaient les déchets au milieu de tout le monde, à 50m de la plage. Du jamais vu. 😕
Arrivés sur la plage, nous retrouvons un schéma très classique, des bars roots/reggae pour jeunes farangs en train de cuver de la veille, des déchets de partout sur le sable, et même… clou du spectacle… un "bateau poubelle", en plein milieu de la baie. Une sorte de barque géante en acier qui sert de camion poubelle. Apparemment ça ne gênait personne de se baigner à côté.
Trop c'est trop, on retourne à la guest house. Après une douche, on part pour diner. Quelle mission ! Les restaurant ferment à 21H30 ou 22H, et il est extrêmement difficile de trouver autre chose que des pizzas ou des steaks. Ma copine étant avide de fruits de mer, on va dans un restaurant de fruit de mer qui a pignon sur rue, et vue sur la plage. Il n'a aucun charme, mais faute de mieux… Surprise, c'est une farang qui nous amène à notre table… ah tiens, grande nouveauté en Thaïlande. On s'assoit, et on attend 20 bonnes minutes. Personne ne vient nous servir, visiblement ça ferme, et on dérange. Certe il est un peu tard, mais le minimum serait de venir nous le dire. On s'en va sans avoir mangé. Ca commence mal.
On ère 1H pour enfin trouver un restaurant, enfin un espèce de bar tenu par un japonais (toujours pas de Thai), qui serve encore à manger. C'était pas mal, mais le hip hop à fond les manettes dans les enceintes, non merci.
Ca y est, cela fait 9H que nous sommes sur l'ile, et nous n'avons envie que d'une seule chose, partir, au plus vite. On trouve un cyber café, et on réserve nos billets d'avion pour le retour à Bangkok. On est encore mieux chez nous dans notre appartement de Bangkok qu'ici !
Sur le retour pour aller nous coucher, des dizaines de jeunes farangs bourrés, à errer entre les bars. L'un d'eux, allongé devant le 7/11 avec sa 12ème bière à la main, nous voit et nous dit "attention elle va te ruiner ta gonzesse", pour ensuite faire une remarque désobligeante sur mon physique. Ayant plus de peine pour lui qu'autre chose, je lui souris poliment, et passe mon chemin, content que ma copine ne l'ait pas entendu.
Vivre en Thailande m'a appris à me contenir et à garder mon calme en apparence, et visiblement ce jeune garçon va passer une plus mauvaise soirée que moi. Mais si nous avions été dans un endroit normal en Thailande, c'est-à-dire avec des Thais et pas 99% de farangs, ce jeune homme ne serait pas resté plus de 2 minutes allongé comme un ivrogne à insulter les gens (et surtout une Thaie) devant le 7/11. Là, il aurait passé une très, très mauvaise nuit, et serait surement dans le prochain avion. Mais bon passons, il y a des cons partout (enfin surtout ici).
Nous voila à la guest house, nous nous écroulons sur le lit après ce long périple.
Le lendemain, nous devons repartir de l'ile à 14H pour avoir notre avion à 21H à Phuket.
Nous avons donc la matinée. Nous détestons ce qui nous entoure, mais nous nous trouvons un peu bête de ne même pas avoir vu Maya Bay ou fait du snorkeling. Si ça se trouve on est mal tombés jusqu'ici, et on est passé à côté de belles choses.
On réserve donc rapidement un long tail boat juste pour nous deux, qui nous fait un petit tour de 2H entre les iles. 🙂
Enfin, un truc sympa, entre nous, et un peu de nature ! Le capitaine du Long tail boat est sympathique, et nous dépose sur Maya Bay. Sans surprise, la baie ressemble plus à la baie de Monaco, les yachts étant remplacés par des speed boats. Il y a peut-être 30 ou 40 bateaux entassés sur cette magnifique baie. Quelle horreur. Mais bon, après tout nous aussi on est là.
Le long tail boat se gare sur la plage… entre les déchets flottants sur l'eau… oui oui, Maya Baie, si vous regardez de près, c'est surement l'eau la plus sale que j'ai vu en Thailande. Elle est en effet d'un bleu turquoise magnifique, mais la canette de coca qui y flotte est bien rouge et blanche.
On paye 200 bahts de taxe à un monsieur sur la plage (gratuit pour ma copine car Thaie), et nous avons le droit de rester seulement 20 minutes montre en main. On fait comme tout le monde (les 500 autres personnes avec nous), on va voir la baie, on prend des photos, et on repart.
Oui, c'est beau, oui l'eau est turquoise, oui on voit des poissons par milliers, mais les dizaines de bateaux, les centaines de touristes, les déchets à la tonne, ça prend le dessus. Sans parler de ces speed boats qui passent à fond les manettes près de gens en train de faire du snorkeling.
On revient à terre, pour se précipité dans le bateau, et on rentre, direction l'aéroport. 😏
Alors voilà la fin de notre très, très bref périple à Koh Phi Phi. Cette ile est une beauté, ou du moins l'était. C'est désormais un ghetto pour touristes en mal de fête, d'alcool, et de "j'y étais, regarde la photo". Les constructions sont anarchiques, c'est extrêmement pollué par les déchets, ça pue les égouts presque partout, les touristes sont irrespectueux des coutumes Thais (enfin ce n'est plus vraiment la Thailande), et comble du comble, ma copine était pratiquement la seule touriste Thaie de l'ile. Presque à chaque fois les locaux étaient surpris qu'elle parle Thai… et bien si, je vais vous l'apprendre (enfin pas à vous lecteurs), mais il y a des Thais en Thailande.
En 7 ans en Thailande, je n'ai jamais vu ça. Oui les Thais ne sont pas réputés pour leur gestion optimale du développement touristique, mais là, on a atteint un niveau hors norme. Et c'est la faute autant des Thais que des touristes.
Koh Samet, Koh Lanta, Koh Chang, Koh Phangan (pas le ghetto au sud) pour ne citer que les plus célèbres, sont infiniment mieux, moins belles certes, mais vivables, avec encore des coins beaux et propres. Pour n'en citer qu'une, la plage d'Ao Phrao à Koh Samet est un bijou comparé à Koh Phi Phi.
Le pire de tout ça, c'est que nous étions en basse saison… je n'ose imaginer le désastre en haute saison. 😕
Bref, passez votre chemin, oubliez les images vues sur internet ou dans un célèbre film, vous les verrez ailleurs, ce n'est pas ce qui manque.
Malgré la beauté de l'ile, il n'y aucune raison de s'infliger la visite d'un tel lieu, ou alors de passage éclair pour du snorkeling sans poser le pied à terre. Mais il faut croire que certains aiment… tant mieux ! Qu'ils restent là-bas, au moins on sait où ils sont.
Et au moment ou j'écris ces lignes, un resort gigantesque est en construction sur l'ile, et en train d'arracher tous les arbres de ce qu'il restait de nature à ce bout de terre. Si si, ce n'est pas terminé.
Voila, désolé pour autant de négativité, ce n'est pas dans mes habitudes. Mais jamais ne n'aurais cru un tel spectacle possible. 😠
Pour conclure, voici les mots de ma copine sur l'ile:
"Tu as remarqué, il n'y a pas de Buddha sur l'ile, ou du moins aucun signe ne l'indiquant. C'est mauvais signe ça."
Un peu de superstition Thai me redonne toujours le sourire, quand le "Mai pen Rai" ne suffit plus. 😉
Cordialement,
Je viens écrire ce post pour parler de mon récent séjour à Koh Phi Phi.
Certains ici me connaissent un peu car à une époque je postais beaucoup sur le forum, et également via mon site internet. Pour faire simple, j'ai dans la trentaine, je viens depuis 7 ans en Thailande, pour les études, le travail, et bien sûr pour voyager.
J'ai vadrouillé un peu partout dans le pays (Isan mis à part, mais ça va venir), et je voyage toujours avec mon amie Thai. Nous voyageons donc dans les coins touristiques bien sûr, mais aussi bien dans des coins pour touristes étrangers que pour touristes Thais (si si, il y a bien les deux).
Tout ça pour dire que je pense avoir une bonne vision d'ensemble du paysage touristique en Thailande, d'un point de vue étranger, et local, sans pour autant être un expert.
Alors voilà, après 7 ans à venir et vivre en Thailande, je n'ai toujours pas été à Koh Phi Phi. J'ai fait plein d'autres endroits, mais pas celui-là. Pourquoi ? C'est relativement loin de Bangkok, et comme je n'ai souvent que des weekends, ça fait trop court. Et l'avion étant assez cher en weekends… bref, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller.
Ce weekend était un weekend de 3 jours en Thailande, pour la fête des mères (bonne fête maman !). Avec mon amie nous cherchions donc à passer 3 jours sur une ile, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait ça.
Koh Samet ? On connait déjà très bien. On adore mais on veut du changement. Koh Chang ? Mon île préférée il y a 7 ans, mais j'ai été très déçu l'année passée, les hôtels ayant défiguré la plupart des plages. Ca reste une ile sympa, mais je connais très bien aussi. Koh Samui ? Déjà fait, et nous n'avions pas trop aimé, disons que la distance pour s'y rendre ne justifiait pas de ne pas aller à Samet plutôt. Koh Phangan ? Très bien (au nord), mais loin, et déjà fait. Koh Lanta ? Fait l'année dernière, vraiment rien de terrible. Encore une fois l'ile ne justifie pas un si long voyage (les 4 jours de pluie n'avaient pas aidé, certe). Pattaya ? Ma copine étant originaire de cette région, pas très exotique comme voyage. Kanchanaburi, Chiang Mai, Ayutthaya, etc… déjà tous fait plusieurs fois. Sympa, très sympa même, mais non ! On veut de l'eau et du sable cette fois-ci !
Bref, ce rapide bilan fait, une évidence se présentait: c'était l'occasion tant attendue d'aller vers Phuket, ou Koh Phi Phi. Enfin, après 7 ans en Thailande je verrais cette île dont tout le monde parle. 😉
Ni une ni deux, le vendredi soir, on saute dans un BUS VIP pour Phuket, depuis la gare des bus du sud de Bangkok. Les avions étaient tous complets, ou à des horaires qui ne collaient pas. Cette gare est très bien, sachant qu'il y a 7 ans elle ressemblait plus à un marché au poisson géant où il fallait une boussole et beaucoup d'instinct pour trouver le bon guichet et réussir à avoir un ticket. Le plus gros souci de cette gare, c'est qu'en période de pointe, il faut presque 2H pour s'y rendre tellement les bouchons sont incroyables.
Bus VIP 24 sièges pour 1058 baths par personne, très propre, silencieux, glacial (mais on est en Thailande, le pays du froid intérieur), bon service, et arrêt à une aire d'autoroute avec repas gratuit à volonté. Bref, un long voyage en bus de 12H, mais dans des conditions optimales à prix modique.
Nous arrivons à la gare des bus de Phuket. Un peu enfarinés, fatigués, mais encore dans un état présentable. Nous n'avions rien réservé, et ne savions même pas encore si nous allions à Phuket ou Phi Phi. Vu qu'on a que 3 jours, direction Phi Phi directement, sinon ça fera trop court.
Comme à l'accoutumée, je laisse ma copine discuter avec le guichet d'information et les taxis et autres moto taxis sur place. C'est parti, on monte dans une voiture privée qui pour 200 Bahts nous amène au port. Petite étape avant à l'agence de voyage de l'ami de l'ami du frère du tonton de la personne qui nous a renseigné à la gare des bus, pour nous vendre des tickets de bateau. Bref, depuis le temps que je voyage ici, ça m'aurait surpris que ça se passe autrement. Mais bon, c'est rapide, et ma copine gère tout ça très bien (heureusement). 😛
Le demi-cousin du frère du propriétaire de l'agence nous emmène au port. Là, 4 individus non identifiés nous demandent où on va, avec la politesse d'un serveur parisien en heure de pointe. En fait, ces 4 "lascars" en jean/t-shirt/cigarette au bec sont l'équipage du bateau. Oh capitaine mon capitaine ! Une fois l'allure passée, ils sont en fait très sympas.
Ticket en poche, autocollant collé sur la poitrine, on monte sur le bateau, qui se remplit vite de jeunes farangs (étrangers) qui se précipitent pour s'allonger en plein soleil à l'avant ou l'arrière pour profiter de chaque milliseconde de soleil. Nous, on va à l'intérieur, mon amie étant Thai, il faut du froid, de l'ombre, et un siège. Parfait, ça me va aussi !
2h de bateau, et entre temps, une personne s'est assuré de nous réserver une guest house sur Koh Phi Phi. Parfait, ça de moins à faire ! C'était surement un ami du capitaine, et tout le monde du bus jusqu'à la guest house doit toucher sa commission. Ca les arrange, nous aussi.
Le moment tant attendu arrive, nous débarquons. Et là surprise, ce n'est pas 40 ou 50 personnes que nous voyons au port, mais 300 ou 400 touristes entassés sur le ponton, avec valises, dans un bazar indescriptible. Du jamais vu ! La personne du bateau nous y retrouve, et interpelle des "porteurs" de valises qui nous emmèneront à notre guest house.
Avant, il faut payer 20 bahts par personne pour la "taxe de parc national". Pourquoi pas, c'est la même chose à Koh Samet (sauf que c'est 200 Bahts à Koh Samet).
Nous marchons, et traversons alors des petites ruelles, avec partout, absolument partout autour de nous des farangs de tous bords, des boutiques de tous types, et des centaines de touristes marchant de tous les côtés. Autant de monde qu'au quartier Siam de Bangkok un vendredi soir. Nous sommes dubitatifs, pour ne pas dire désenchantés, mais on positive en se disant que ce soit être comme ça au port uniquement. 🤪
On marche une bonne quinzaine de minutes, avec une petite famille de français qui vont à la même guest house. Le père est apparemment très déçu et énervé par ce qu'il voit de l'île, il s'attendait à quelque chose de plus "nature". Nous aussi !
Ces 15 minutes de marche sont troublantes: un dédale de petites rues bondées de monde, de farangs torses nus ou en bikinis, des déchets partout par terre, des constructions anarchiques, des odeurs nauséabondes, de la musique plein pot dans les bars (il n'est que 13H), et pratiquement aucun Thai à l'horizon à part ma copine et les employés des boutiques (et encore). 🏴☠️
On arrive enfin à la guest house (Chunut house), un peu dans les terres. Ce sont des bungalows en bois, avec clim et… c'est tout ! Strict minimum, aucune décoration, salle de bain digne d'un bungalow à 300 bahts la nuit, bref, déception, pour 1500 bahts la nuit. A l'accueil la jeune femme est désagréable, et veut vite en finir avec nous pour retourner à ses activités.
Ile surpeuplée, guest house médiocre, long voyage… ça part mal. 😐
Une douche plus tard, on part se promener. On file vers la plage la plus proche pour se restaurer. Surprise, la mer est littéralement un parking géant pour bateaux, et il y a une minuscule zone de baignade délimitée par des bouées. L'eau est claire, mais les déchets sur la plage font vite oublier la possible beauté du lieu. Les restaurants sont tous fermés (il est 14H…), et personne dans aucun restaurant ne vient nous accueillir pour nous servir à manger. On y arrive tant bien que mal, la nourriture est chère, et vraiment pas terrible. Ma copine a même du mal à trouver un plat Thai dans le menu.
On se sauve vite, et on décide d'aller au fameux "View Point" de l'île. On marche, marche, marche très très longtemps, et ça grimpe à n'en plus finir dans la forêt. Un petit chemin de montagne ? Non, une hideuse route bétonnée, jonchée de détritus. Elle se termine par un chemin de terre, à peine balisé, où on croise des locaux qui visiblement non pas eu la chance de faire fructifier leur business comme d'autres sur l'ile.
Après 45 minutes de grimpette, on arrive enfin au View Point. Honnêtement, c'est sympa, belle vue sur les iles, endroit propre, et les gens qui posent pour la photo. Nous aussi ! On en profite 30 minutes, et on redescend… par un autre chemin, en fait le "vrai" chemin, bien plus court que celui que nous avions pris. Bien fait pour nous, on n'avait qu'à demander.
Nous revoilà donc dans la "ville", le soleil descend, on veut profiter un peu de la plage. On se dirige donc vers la plage, non sans être littéralement dégoutés par un amas de déchets de près de 20 mètres de long, en train de brûler… si si, ils brulaient les déchets au milieu de tout le monde, à 50m de la plage. Du jamais vu. 😕
Arrivés sur la plage, nous retrouvons un schéma très classique, des bars roots/reggae pour jeunes farangs en train de cuver de la veille, des déchets de partout sur le sable, et même… clou du spectacle… un "bateau poubelle", en plein milieu de la baie. Une sorte de barque géante en acier qui sert de camion poubelle. Apparemment ça ne gênait personne de se baigner à côté.
Trop c'est trop, on retourne à la guest house. Après une douche, on part pour diner. Quelle mission ! Les restaurant ferment à 21H30 ou 22H, et il est extrêmement difficile de trouver autre chose que des pizzas ou des steaks. Ma copine étant avide de fruits de mer, on va dans un restaurant de fruit de mer qui a pignon sur rue, et vue sur la plage. Il n'a aucun charme, mais faute de mieux… Surprise, c'est une farang qui nous amène à notre table… ah tiens, grande nouveauté en Thaïlande. On s'assoit, et on attend 20 bonnes minutes. Personne ne vient nous servir, visiblement ça ferme, et on dérange. Certe il est un peu tard, mais le minimum serait de venir nous le dire. On s'en va sans avoir mangé. Ca commence mal.
On ère 1H pour enfin trouver un restaurant, enfin un espèce de bar tenu par un japonais (toujours pas de Thai), qui serve encore à manger. C'était pas mal, mais le hip hop à fond les manettes dans les enceintes, non merci.
Ca y est, cela fait 9H que nous sommes sur l'ile, et nous n'avons envie que d'une seule chose, partir, au plus vite. On trouve un cyber café, et on réserve nos billets d'avion pour le retour à Bangkok. On est encore mieux chez nous dans notre appartement de Bangkok qu'ici !
Sur le retour pour aller nous coucher, des dizaines de jeunes farangs bourrés, à errer entre les bars. L'un d'eux, allongé devant le 7/11 avec sa 12ème bière à la main, nous voit et nous dit "attention elle va te ruiner ta gonzesse", pour ensuite faire une remarque désobligeante sur mon physique. Ayant plus de peine pour lui qu'autre chose, je lui souris poliment, et passe mon chemin, content que ma copine ne l'ait pas entendu.
Vivre en Thailande m'a appris à me contenir et à garder mon calme en apparence, et visiblement ce jeune garçon va passer une plus mauvaise soirée que moi. Mais si nous avions été dans un endroit normal en Thailande, c'est-à-dire avec des Thais et pas 99% de farangs, ce jeune homme ne serait pas resté plus de 2 minutes allongé comme un ivrogne à insulter les gens (et surtout une Thaie) devant le 7/11. Là, il aurait passé une très, très mauvaise nuit, et serait surement dans le prochain avion. Mais bon passons, il y a des cons partout (enfin surtout ici).
Nous voila à la guest house, nous nous écroulons sur le lit après ce long périple.
Le lendemain, nous devons repartir de l'ile à 14H pour avoir notre avion à 21H à Phuket.
Nous avons donc la matinée. Nous détestons ce qui nous entoure, mais nous nous trouvons un peu bête de ne même pas avoir vu Maya Bay ou fait du snorkeling. Si ça se trouve on est mal tombés jusqu'ici, et on est passé à côté de belles choses.
On réserve donc rapidement un long tail boat juste pour nous deux, qui nous fait un petit tour de 2H entre les iles. 🙂
Enfin, un truc sympa, entre nous, et un peu de nature ! Le capitaine du Long tail boat est sympathique, et nous dépose sur Maya Bay. Sans surprise, la baie ressemble plus à la baie de Monaco, les yachts étant remplacés par des speed boats. Il y a peut-être 30 ou 40 bateaux entassés sur cette magnifique baie. Quelle horreur. Mais bon, après tout nous aussi on est là.
Le long tail boat se gare sur la plage… entre les déchets flottants sur l'eau… oui oui, Maya Baie, si vous regardez de près, c'est surement l'eau la plus sale que j'ai vu en Thailande. Elle est en effet d'un bleu turquoise magnifique, mais la canette de coca qui y flotte est bien rouge et blanche.
On paye 200 bahts de taxe à un monsieur sur la plage (gratuit pour ma copine car Thaie), et nous avons le droit de rester seulement 20 minutes montre en main. On fait comme tout le monde (les 500 autres personnes avec nous), on va voir la baie, on prend des photos, et on repart.
Oui, c'est beau, oui l'eau est turquoise, oui on voit des poissons par milliers, mais les dizaines de bateaux, les centaines de touristes, les déchets à la tonne, ça prend le dessus. Sans parler de ces speed boats qui passent à fond les manettes près de gens en train de faire du snorkeling.
On revient à terre, pour se précipité dans le bateau, et on rentre, direction l'aéroport. 😏
Alors voilà la fin de notre très, très bref périple à Koh Phi Phi. Cette ile est une beauté, ou du moins l'était. C'est désormais un ghetto pour touristes en mal de fête, d'alcool, et de "j'y étais, regarde la photo". Les constructions sont anarchiques, c'est extrêmement pollué par les déchets, ça pue les égouts presque partout, les touristes sont irrespectueux des coutumes Thais (enfin ce n'est plus vraiment la Thailande), et comble du comble, ma copine était pratiquement la seule touriste Thaie de l'ile. Presque à chaque fois les locaux étaient surpris qu'elle parle Thai… et bien si, je vais vous l'apprendre (enfin pas à vous lecteurs), mais il y a des Thais en Thailande.
En 7 ans en Thailande, je n'ai jamais vu ça. Oui les Thais ne sont pas réputés pour leur gestion optimale du développement touristique, mais là, on a atteint un niveau hors norme. Et c'est la faute autant des Thais que des touristes.
Koh Samet, Koh Lanta, Koh Chang, Koh Phangan (pas le ghetto au sud) pour ne citer que les plus célèbres, sont infiniment mieux, moins belles certes, mais vivables, avec encore des coins beaux et propres. Pour n'en citer qu'une, la plage d'Ao Phrao à Koh Samet est un bijou comparé à Koh Phi Phi.
Le pire de tout ça, c'est que nous étions en basse saison… je n'ose imaginer le désastre en haute saison. 😕
Bref, passez votre chemin, oubliez les images vues sur internet ou dans un célèbre film, vous les verrez ailleurs, ce n'est pas ce qui manque.
Malgré la beauté de l'ile, il n'y aucune raison de s'infliger la visite d'un tel lieu, ou alors de passage éclair pour du snorkeling sans poser le pied à terre. Mais il faut croire que certains aiment… tant mieux ! Qu'ils restent là-bas, au moins on sait où ils sont.
Et au moment ou j'écris ces lignes, un resort gigantesque est en construction sur l'ile, et en train d'arracher tous les arbres de ce qu'il restait de nature à ce bout de terre. Si si, ce n'est pas terminé.
Voila, désolé pour autant de négativité, ce n'est pas dans mes habitudes. Mais jamais ne n'aurais cru un tel spectacle possible. 😠
Pour conclure, voici les mots de ma copine sur l'ile:
"Tu as remarqué, il n'y a pas de Buddha sur l'ile, ou du moins aucun signe ne l'indiquant. C'est mauvais signe ça."
Un peu de superstition Thai me redonne toujours le sourire, quand le "Mai pen Rai" ne suffit plus. 😉
Cordialement,
Avoir ma plantation en Thaïlande English translation pending
bonjour,
Depuis sept ans que je voyage entre la Thailande et la France, j'ai décidé de m'installer dans le village de ma femme dans la province de Korat.nous avons fait construire une maison, et nous avons une parcelle de terrain de 2rai ou j'aimerai y faire une plantation à rendement rapide et rentable.si quelqu'un avez une idée à me proposer, ce serait trés sympas?
au début j'avai pensé à la culture de l'hévéa, mais aprés reflexion j'ai abandonné cette idée.savez-vous si il est possible de cultiver le kiwi en Thailande?
SunWing et sa limite de bagage English translation pending
SunWing est de loin la compagnie qui applique la politique la plus restrictive en terme de limite de poids pour les bagages, Je fais référence ici spécifiquement à l'itinéraire Montréal - Cuba (car la dite limite peut varier selon les destinations) - Or, il me semble que avec une limite de 5kg (bagage de cabine) et 15kg (bagage de soute) pour un total ne devant pas excéder 20kg cette compagnie se démarque clairement des autres par sa mesquinerie sur ce point. Ajoutez à cela que c'est également une des compagnie qui va vous charger le plus cher par kg d'excédent et ils n'hésitent pas à le faire. Soyez bien informé, car dans ces conditions il pourrait être beaucoup plus économique de laisser sur place la bouteille de rhum et les quelques souvenirs que vous auriez aimé rapporter de Cuba ...
Je dois ajouter que j'ai voyagé souvent avec cette compagnie qui tant qu'a moi a toujours respecté ses horaires de vol et offert un service à bord dont je n'ai jamais eu à me plaindre, alors n'interprétez pas mal mes propos, mais il reste que leur politique de poids-bagage est un irritant inutile. Alors que toutes les compagnies permettent un bagage de soute de 20kg (et parfois plus) chez Sunwing on orbite à l'extérieur du système solaire avec un chiche 15kg et j'ai toujours eu l'impression qu'on m'attendait au détour pour me charger un excédent. Comme on est dans le domaine de la libre concurence, je vais éviter cette commpagnie à l'avenir et en même temps me libérer du stress de voyager avec des valises qui sont toujours ¨limites¨ avec ce transporteur - Dommage!
Je dois ajouter que j'ai voyagé souvent avec cette compagnie qui tant qu'a moi a toujours respecté ses horaires de vol et offert un service à bord dont je n'ai jamais eu à me plaindre, alors n'interprétez pas mal mes propos, mais il reste que leur politique de poids-bagage est un irritant inutile. Alors que toutes les compagnies permettent un bagage de soute de 20kg (et parfois plus) chez Sunwing on orbite à l'extérieur du système solaire avec un chiche 15kg et j'ai toujours eu l'impression qu'on m'attendait au détour pour me charger un excédent. Comme on est dans le domaine de la libre concurence, je vais éviter cette commpagnie à l'avenir et en même temps me libérer du stress de voyager avec des valises qui sont toujours ¨limites¨ avec ce transporteur - Dommage!
Hôtel Barcelo Bavaro Palace Deluxe English translation pending
Bonjour,
Je pars en vacances début septembre pour deux semaines en RD avec ma femme et mon enfant de 1an et 1/2. J'ai réservé une une suite Junior à l’hôtel Barcelo Bavaro Palace Deluxe en formule All Inclusive.
Je voulais savoir s'il y'a des gens qui ont partis pour ce même hôtel et qui ont prit le même genre de suite. Qu'est ce qu'ils pensent de l’hôtel, de la suite, du service, de la restauration, est ce qu'il y'a des travaux ou pas ?
Y'a t'ils des bon plans dans le coin de bavaro ? ou fallait-il que je pars à Bayahibes toujours ?
J'ai réservé un vol sec et j'ai fait la réservation de l'hôtel sur un site à part. J'ai eu le tout pour environ 4 100 € (1700€ Vol et 2400€ Hotel). Du coup, Je voulais savoir si pour cette même prestation est ce que le prix colle ou est ce que j'ai passé pour un pigeon ? Si j'ztais pigeon, pourriez vous m'indiquer le meilleur tuyau et me dire combien j'aurais pu garder dans ma poche si j'ai passer par ce tuyau là ?
J'ai contacté l'hôtel pour le transfert depuis l'aéroport, et ils m'ont informé que c'est pas inclus dans la formule tout inclus donc il fallait payer 90$ de plus pour un transfert en deux sens (aller - retour) pour toute ma famille. J'ai vu certains posts sur ce forum qui parlent des tarifs Taxis à 35$, à 40$ ou 45$ et certains disent que la tarification a été fixée par l'organisme de tourisme dominicain. Pour ceux qui était dans le même hôtel et qui étaient dans le même cas de figure, pourriez vous me conseiller, c'est quoi le mieux ?
Est ce vrai, qu'un euro = un dollar en RD ? Et si c'est le cas, sera pas mieux que je transforme mes euros en dollars américain avant de partir ? y'a t'il un plafond pour les montant à introduire dans le pays RD ?
Et finalement, pour le climat pendant cette période, fait-il bô ou est ce qu'il fait moche ? tellement il fais gris sur paris, que j'aurais une crise cardiaque si je trouverais la même chose là bas :)
ça fait beaucoup de questions mais dépêchez-vous et mettez vos doigts sur le clavier pour me répondre. Car, j'espère que j'aurais des réponses avant mon départ. Et merci d'avance.
Je pars en vacances début septembre pour deux semaines en RD avec ma femme et mon enfant de 1an et 1/2. J'ai réservé une une suite Junior à l’hôtel Barcelo Bavaro Palace Deluxe en formule All Inclusive.
Je voulais savoir s'il y'a des gens qui ont partis pour ce même hôtel et qui ont prit le même genre de suite. Qu'est ce qu'ils pensent de l’hôtel, de la suite, du service, de la restauration, est ce qu'il y'a des travaux ou pas ?
Y'a t'ils des bon plans dans le coin de bavaro ? ou fallait-il que je pars à Bayahibes toujours ?
J'ai réservé un vol sec et j'ai fait la réservation de l'hôtel sur un site à part. J'ai eu le tout pour environ 4 100 € (1700€ Vol et 2400€ Hotel). Du coup, Je voulais savoir si pour cette même prestation est ce que le prix colle ou est ce que j'ai passé pour un pigeon ? Si j'ztais pigeon, pourriez vous m'indiquer le meilleur tuyau et me dire combien j'aurais pu garder dans ma poche si j'ai passer par ce tuyau là ?
J'ai contacté l'hôtel pour le transfert depuis l'aéroport, et ils m'ont informé que c'est pas inclus dans la formule tout inclus donc il fallait payer 90$ de plus pour un transfert en deux sens (aller - retour) pour toute ma famille. J'ai vu certains posts sur ce forum qui parlent des tarifs Taxis à 35$, à 40$ ou 45$ et certains disent que la tarification a été fixée par l'organisme de tourisme dominicain. Pour ceux qui était dans le même hôtel et qui étaient dans le même cas de figure, pourriez vous me conseiller, c'est quoi le mieux ?
Est ce vrai, qu'un euro = un dollar en RD ? Et si c'est le cas, sera pas mieux que je transforme mes euros en dollars américain avant de partir ? y'a t'il un plafond pour les montant à introduire dans le pays RD ?
Et finalement, pour le climat pendant cette période, fait-il bô ou est ce qu'il fait moche ? tellement il fais gris sur paris, que j'aurais une crise cardiaque si je trouverais la même chose là bas :)
ça fait beaucoup de questions mais dépêchez-vous et mettez vos doigts sur le clavier pour me répondre. Car, j'espère que j'aurais des réponses avant mon départ. Et merci d'avance.
Méduses à Fitzroy Island? (Australie) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en voyage de noces en Australie fin septembre et nous finirons ce merveilleux voyage par un séjour sur Fitzroy Island (du 14 au 17 octobre). 🙂
Nous avons choisi cette île car elle est financièrement accessible, parcequ'elle à l'air jolie et parcequ'en dehors de la plage, des ballades y sont possible. J'ai lu que sur cette île, les fameuses box jellyfish y sont moins, voire pas, présentes. Quelqu'un peut il me le confirmer? J'avoue que me baigner en combinaison intégrale ne m'emballe pas tellement... 😐
D'avance merci pour vos réponses 😉
Nous partons en voyage de noces en Australie fin septembre et nous finirons ce merveilleux voyage par un séjour sur Fitzroy Island (du 14 au 17 octobre). 🙂
Nous avons choisi cette île car elle est financièrement accessible, parcequ'elle à l'air jolie et parcequ'en dehors de la plage, des ballades y sont possible. J'ai lu que sur cette île, les fameuses box jellyfish y sont moins, voire pas, présentes. Quelqu'un peut il me le confirmer? J'avoue que me baigner en combinaison intégrale ne m'emballe pas tellement... 😐
D'avance merci pour vos réponses 😉
Île de Saint-Martin/Sint Maarten... en 20 photos English translation pending
Une île des Caraïbes, deux nationalités et deux territoires séparés par une frontière … virtuelle !
Dans la partie nord, c’est la France d’Outremer avec Saint-Martin au sud Sint Maarten fait partie des Pays-Bas ultramarin.
En commun, une mer tropicale, des plages de sable fin … et l’agréable atmosphère antillaise.
C’est en 20 photos que je vous présente cette charmante île aux deux facettes, avec 10 photos pour chacun des deux territoires.
Les photos parlent souvent d’elles même mais en y ajoutant quelques phrases de légende, leur impact ne sera, je le souhaite, que plus intéressant.
Allez, on commence par le nord avec Saint-Martin, la française …
ÎLE DE SAINT-MARTIN Lever de soleil caraïbe Quoi de mieux pour débuter une journée sous les Tropiques que d’assister au lever de soleil au dessus de l’horizon marin. On espère que les quelques nuages ne viendront pas masquer le début du spectacle … Voilà les premières lueurs, puis vient le moment attendu où l’astre apparaît et où l’amateur de photos effectue les réglages de son réflex. Objectif : éviter la surexposition comme tout autant le rendu trop sombre ! Clic, clac ! La journée de découverte et de photos a déjà commencé…

Drôles de cactus Ces amusants cactus avec leurs pompons rouge couverts d'épines sont nombreux sur les côtes de l’île. Comme l'aspect de ces plantes évoquent des chapeaux, ils sont appelés "Tête à l'Anglais" ou "Turk's cap" in english. Et pour les botanistes ce sont des melocactus intortus. Mais attention, qui s’y frotte, s’y pique ! Pour cette composition photo, j’ai apprécié cette diagonale formée par les cactus au premier plan comme également la grande perspective de cette plage d’Orient Bay, une des plus longues de l’île.

Un îlet paradisiaque Il est toujours difficile de hiérarchiser la beauté des différents lieux d’un pays ou d’une île … Mais à Saint-Martin, sans conteste, c’est l’îlet Pinel avec son décor naturel enchanteur qui m’a le plus séduit. Imaginez une île minuscule (quelques centaines de mètres) au relief accidenté, une côte sauvage battue par la houle et des cocotiers au bord d’un banc de sable qui « pointe » vers la superbe ligne de crête des mornes de Saint-Martin. Il est conseillé d’y arriver tôt le matin, soit par la première barque des passeurs ou en catamaran, pour pouvoir bénéficier d’une pointe sablonneuse pratiquement vierge … Dans les heures qui suivent, rançon du succès, ce lieu paradisiaque est peu à peu « inondé » de promeneurs et de baigneurs. Quant à la lumière matinale, elle illumine de ses doux rayons le panorama pour le plaisir des visiteurs … et des photographes !

Qu’est-ce qu’elle ma gueule ? Drôle de tête, n’est-ce pas ? Cet animal semble tout droit sorti de la préhistoire, on l’imagine cousin des dinosaures avec sa peau évoquant une carapace et avec la présence de cette membrane qui pend à son cou (appelée fanon gulaire par les spécialistes …). En observant cet œil aux aguets, inquiet et interrogateur, j’avais l’impression que cet iguane voulait me dire : « Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? ». Ces gros lézards dont certains spécimens peuvent atteindre 1,50 mètre de longueur, queue comprise, sont assez craintifs et ont tendance à fuir rapidement au moindre mouvement … A Pinel, quelques « beaux » iguanes ont pris l’habitude de roder derrière le snackbar de la plage … seraient-ils intéressés par les restes alimentaires des visiteurs ? Probablement !

Traditionnel et touristique Cette barque au vert éclatant, placée sur le sable de la plage entre deux cases créoles, témoigne que le village de Grand Case est avant tout un village de pêcheurs … enfin, était ! Car le tourisme est devenu la principale ressource et occupation des habitants. Il faut reconnaître que le site a beaucoup de charme avec sa jolie plage de sable fin et avec sa succession de cases traditionnelles et de belles maisons créoles. Restaurants, boutiques de souvenirs ou de vêtements des îles, bars d’ambiance …. mais aussi quelques « lolos » antillais (sympathiques petits restos typiques) bordent la rue principale où l’animation bat son plein surtout en soirée. Un lieu pittoresque et touristique qui vaut bien une double photo.

Prairie à cabris En dehors des plages, des secteurs habités et des mornes peu accessibles du centre de l’île, il reste un peu de place pour quelques hectares de prairies verdoyantes. Comme ici, près du village de Grand Case. Là, au pied de collines au relief émoussé des cabris broutent tranquillement. Les herbes verdoyantes ondulent au gré de la brise marine … comme des vagues à la surface de la mer. Un aspect dynamique difficile à rendre en photo … sauf si l’on augmente le temps d’exposition afin d’obtenir des tiges d’herbes légèrement floues en avant-plan, traduisant ainsi l’impression de mouvements. Mais les biquettes du premier plan risquaient elles aussi d’être floues, cela aurait été dommage.

Au paradis Une île paradisiaquese doit d’avoir son coin de paradis … A Saint-Martin, il existe. Pour s’y rendre, il faut emprunter une route bétonnée qui serpente et s’élève à travers les hauteurs du centre de l’île. Le point de vue panoramique, on le découvre à 424 mètres d’altitude, au sommet du Pic Paradis, point culminant du territoire. De là, le regard peut faire un travelling sur une grande partie de la côte saint-martinoise, puis vers la ville de Marigot et ensuite en direction du large avec en point de mire l’île anglaise d’Anguilla qui apparait comme posée sur l’horizon marin. Pourquoi n’ai-je pas fait plusieurs prises horizontales pour faire un assemblage au format panoramique ? Pourtant, le site s’y prêtait ! Bien sûr, un petit sentier circulaire autour du pic et à travers une végétation touffue permet de bénéficier d’autres vues : sur la côte opposée ainsi qu’au sud, sur la partie hollandaise de l’île.

Marigot : capitale de la COM Une vue plongeante sur Marigot, la petite capitale de la partie française (36 000 habitants) de cette île franco-hollandaise. Un panorama pris du Fort Louis édifié en 1789 afin de protéger la population des attaques anglaises, d’où les anciens canons en avant-plan. Quant au titre en COM, ce n'est pas une allusion à un quelconque site internet mais pour évoquer le statut du côté français de l'île ; depuis le 15 juillet 2007, l’île de Saint-Martin n'est plus une commune dépendant de la Guadeloupe mais une Collectivité d'Outremer (une COM) avec de ce fait plus d'autonomie.

Entre terre et mer Le littoral à l’ouest de l’île est constitué de plages, immense à l’image de celle de Baie Longue qui porte bien son nom. En ce qui concerne celle de Baie aux Prunes, tout aussi charmante, je n’y ai vu que des cocotiers et de luxueuses villas. Mais toutes deux offrent au visiteur une beauté de carte postale, au bon sens du terme, c'est-à-dire des vues photogéniques à souhait : sable clair, palmiers, cocotiers et une ligne d’horizon qui sépare le bleu de la mer de celui du ciel … de plus, elles sont peu fréquentées. Pour équilibrer mes compositions, quelques palmes de cocotiers dans l’angle pour l’une et un détail qui accroche le regard avec un voilier qui a eu la bonne idée de voguer dans les parages pour la seconde.

Coups de pagaies dans le lagon Le lagon de Simpson Bay se prête idéalement à la balade en kayak, les eaux y sont en général calme et cela fait belle lurette que l’on exploite plus ici le sel de ces anciens marais salants. Me voilà parti de la Baie Nettlé … progressant au fil de l’eau le long de la mangrove. Au rythme des coups de pagaies on progresse sur les eaux de cette petite mer intérieure tout en admirant le paysage et les mornes de l’intérieur de l’île. On peut même sans s’en douter traverser la frontière (imaginaire) qui marque la séparation entre le territoire français et hollandais, en effet, la limite entre les deux parties de l’île passe par le milieu du lagon … mais sur l’eau, il n’y a aucun drapeau ni douanier pour la signaler !

SINT MAARTEN ISLAND Entre ocre et bleus Cette partie du littoral de Sint Maarten, la hollandaise, change un peu des longues plages de sable. Ici, à Cupcoy, on trouve des falaises, des criques … et beaucoup de résidences de vacances en bord de mer, malheureusement elles ne sont pas toutes esthétiques, c’est une réalité du tourisme local. Mieux vaut se tourner vers l’horizon marin, bien plus plaisant à contempler. La teinte des rochers s’harmonise avec les bleus du ciel et de la mer, attendons qu’une vague se brise sur les rocs pour dynamiser l’image. Super, un voilier vient compléter la composition !

Depuis les mornes … Depuis les mornes … on bénéficie de points de vue presque aériens sur la petite capitale de ce territoire des Pays-Bas des tropiques. Philipsburg (environ 40 000 habitants) s’étend sur un long ruban de terre et de sable entre une mer aux eaux turquoise et une saline aux eaux saumâtres !
Autre colline, autre panorama. Là, c’est sur le grand étang de Simpson Bay que le regard se concentre. La lumière dorée de la fin d’après-midi donne des teintes chaudes à la vue ; mais, paraît-il, c’est au crépuscule que le panorama devient encore plus photogénique avec des milliers de lumières qui se mettent à scintiller …

Cocktail tropical Le Guavaberry est la spécialité locale. Vous vous doutez que dans une île tropicale cette boisson ne peut qu’être préparée à base de rhum … une évidence. Ajoutez-y du sirop de canne à sucre et surtout des baies locales, ces fameuses guavaberry (Myrciaria floribunda pour les puristes). Ensuite, ce doux (et enivrant breuvage) est mis à vieillir en fût de chêne afin de gagner en saveur. A Philipsburg, dans la rue principale où sont situées les principales boutiques, l’une d’entre elles propose aux visiteurs cette spécialité. On peut la photographier et admirer son style de « case traditionnelle » ou bien y entrer et déguster cette liqueur locale. Bien sûr, on peut faire les deux ! J’en témoigne …

Couleurs et sourires : Ambiance Carnaval ! Ce n’est bien entendu pas Rio … mais le Carnaval de Sint Maarten est haut en couleurs et en musique. Il a lieu chaque année fin avril. Plusieurs jours de fêtes et de défilés dans les rues de Philipsburg. La « Grande Parade » est le point culminant de cette période festive. La photo a été prise avant le départ du défilé carnavalesque, sur le lieu de rassemblement des groupes de danseurs. Des participants qui semblent s’impatienter, Ils sont prêts, le jour J tant attendu est enfin arrivé. Les sonos déjà poussées à fond incitent à entamer quelques pas de danses caraïbes … Il reste encore quelques minutes avant le départ, j’en profite pour faire des photos, ces danseuses ont l’air ravi de poser … et d’être déjà admirées ! Bravo pour ce joli maquillage qui illumine votre visage et merci pour la pose et le sourire … idéal pour réussir un portrait en photo. Et que la Fête commence !

Souvenir du passé Comment ? Il n’y aurait que des plages à voir dans les îles paradisiaques … Certes, les monuments historiques sont peu nombreux à Sint Maarten, mais à Philipsburg, en face de la jetée principale, on peut voir cette façade (rénovée) de la Courthouse. Construite en 1793, ce monument historique était à l’origine la maison du Commandant John Philips, le fondateur de la ville … d’où le nom donné à cette agglomération, Philipsburg. Quant à l’ananas sculpté en haut de la toiture, il correspond à un symbole de bienvenu.

Sous le soleil exactement … C’est cette chanson de Serge Gainsbourg qui m’est venue à l’esprit en découvrant cette scène de plage … « Dans quel pays, dans quel district C'était tout au bord de la mer Depuis j'ai oublié laquelle Sous le soleil exactement Pas à côté, pas n'importe où Sous le soleil, sous le soleil Exactement juste en dessous. » C’était exactement sur la plage de sable fin de … Philipsburg. Une large baie longe le front de mer. Et si je vous dis que cette photo a été prise dans la matinée d’un premier janvier. Un bain de soleil tropical revigorant après un réveillon, de quoi faire rêver, n’est-ce pas ?

A l’abri des rochers Situé sur la côte aux vents, à l’Est de l’île, ce site n’est accessible seulement que par un sentier de randonnée. Une belle randonnée parmi un décor sauvage fait de falaises abruptes, d’arbustes rabougris, de cactus et d’herbes ondulant au gré des alizés. Il faut cheminer plus d’une demi-heure pour enfin atteindre la pointe rocheuse de Geneve Bay, le but de la promenade. Là, de charmantes piscines naturelles bien abritées de la houle et du vent du large vous invitent à la baignade. Une plaisante récompense pour le randonneur avec des eaux cristallines et tièdes à souhait … Le meilleur point de vue pour la photo ? Du haut des falaises, le contraste entre la quiétude des bassins et la mer agitée par la houle fait un bon effet, comme ce voilier idéalement placé pour l’équilibre de la composition.

Un incroyable spectacle ! Maho Beach est une des plages néerlandaises de l’île. Et si elle est toujours très fréquentée ce n’est pas vraiment pour son sable et ses eaux turquoise, non, ici les touristes ne font que passer, on y vient pour voir un spectacle insolite qui est à mille lieux de l’idée que l’on se fait de celui d’une plage caribéenne. .. Récit. Ici, on oublie le farniente et la baignade … seuls les enfants continuent de jouer avec le sable. En effet, la plage est située juste au bout de la piste de l’aéroport international Princess Juliana et le spectacle est donné très régulièrement, il suffit de lever les yeux. Voilà qu’un long courrier surgit du ciel et se dirige droit sur nous avant de raser la plage quelques mètres avant d’atterrir sur la piste. Le bruit est assourdissant et l’effet très impressionnant. Et chacun d’essayer de cadrer « l’oiseau » mécanique pour faire une photo souvenir … l’effet de surprise et de rapidité font que très souvent l’avion sort du cadre de la photo au grand désarroi du vacancier photographe ! Mais tout n’est pas perdu, les avions se succèdent même si tous ne sont pas aussi imposants. Mais le moment encore plus spectaculaire est celui du départ des gros porteurs. Un imposant Boeing d’une compagnie de charter se place maintenant en bout de piste à quelques dizaines de mètres de la plage. Un instant de calme avant que la tempête ne débute avec la montée en puissance des réacteurs. Le vacarme engendré par ce puissant souffle est indescriptible. Une forte odeur de kérosène se mêle aux poussières qui volent en tout sens. Quant aux imprudents qui se trouvent encore sur la plage, ils subissent l’effet d’un très désagréable vent de sable, les casquettes et les serviettes volent aussi vers l’eau … mais sans leurs étourdis propriétaires.

Parasol rouge sur sable clair Le photographe (et le voyageur) regrette souvent de voir les plus belles plages bondées de touristes … la rançon d’un succès bien compréhensible, tout le monde veut en profiter ! Mullet beach fait partie des plages les plus fréquentées de Sint Maarten. Aussi, en arrivant aux premières heures de la matinée, j’ai eu la joie de découvrir cette scène au fort impact visuel. Une composition parfaite avec cette touche de rouge sur sable clair et en fond les tonalités bleues de la mer et du ciel. De plus la lumière était splendide. Cadrer puis déclencher rapidement, clic ! clac ! Car dans les minutes qui ont suivies, peu à peu, les amateurs de bains de mer et de soleil sont arrivés avec pour conséquence, un inévitable alignement de serviettes et de transats …

Tropical « sunset » Est-il besoin d’ajouter des mots pour décrire la beauté d’un coucher de soleil aux Antilles ? La photo se suffit à elle-même : un ciel embrasé, un soleil qui joue à cache-cache avec les nuages avant de tirer sa révérence en passant sous l’horizon, des lumières réfléchies qui dansent à la surface de la mer des Caraïbes … et puis pour parfaire le cliché tropical, j’ai dans mon cadrage un cocotier penché. Photo prise à Mullet beach, charmante plage du matin jusqu’au soir !

ÎLE DE SAINT-MARTIN Lever de soleil caraïbe Quoi de mieux pour débuter une journée sous les Tropiques que d’assister au lever de soleil au dessus de l’horizon marin. On espère que les quelques nuages ne viendront pas masquer le début du spectacle … Voilà les premières lueurs, puis vient le moment attendu où l’astre apparaît et où l’amateur de photos effectue les réglages de son réflex. Objectif : éviter la surexposition comme tout autant le rendu trop sombre ! Clic, clac ! La journée de découverte et de photos a déjà commencé…

Drôles de cactus Ces amusants cactus avec leurs pompons rouge couverts d'épines sont nombreux sur les côtes de l’île. Comme l'aspect de ces plantes évoquent des chapeaux, ils sont appelés "Tête à l'Anglais" ou "Turk's cap" in english. Et pour les botanistes ce sont des melocactus intortus. Mais attention, qui s’y frotte, s’y pique ! Pour cette composition photo, j’ai apprécié cette diagonale formée par les cactus au premier plan comme également la grande perspective de cette plage d’Orient Bay, une des plus longues de l’île.

Un îlet paradisiaque Il est toujours difficile de hiérarchiser la beauté des différents lieux d’un pays ou d’une île … Mais à Saint-Martin, sans conteste, c’est l’îlet Pinel avec son décor naturel enchanteur qui m’a le plus séduit. Imaginez une île minuscule (quelques centaines de mètres) au relief accidenté, une côte sauvage battue par la houle et des cocotiers au bord d’un banc de sable qui « pointe » vers la superbe ligne de crête des mornes de Saint-Martin. Il est conseillé d’y arriver tôt le matin, soit par la première barque des passeurs ou en catamaran, pour pouvoir bénéficier d’une pointe sablonneuse pratiquement vierge … Dans les heures qui suivent, rançon du succès, ce lieu paradisiaque est peu à peu « inondé » de promeneurs et de baigneurs. Quant à la lumière matinale, elle illumine de ses doux rayons le panorama pour le plaisir des visiteurs … et des photographes !

Qu’est-ce qu’elle ma gueule ? Drôle de tête, n’est-ce pas ? Cet animal semble tout droit sorti de la préhistoire, on l’imagine cousin des dinosaures avec sa peau évoquant une carapace et avec la présence de cette membrane qui pend à son cou (appelée fanon gulaire par les spécialistes …). En observant cet œil aux aguets, inquiet et interrogateur, j’avais l’impression que cet iguane voulait me dire : « Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? ». Ces gros lézards dont certains spécimens peuvent atteindre 1,50 mètre de longueur, queue comprise, sont assez craintifs et ont tendance à fuir rapidement au moindre mouvement … A Pinel, quelques « beaux » iguanes ont pris l’habitude de roder derrière le snackbar de la plage … seraient-ils intéressés par les restes alimentaires des visiteurs ? Probablement !

Traditionnel et touristique Cette barque au vert éclatant, placée sur le sable de la plage entre deux cases créoles, témoigne que le village de Grand Case est avant tout un village de pêcheurs … enfin, était ! Car le tourisme est devenu la principale ressource et occupation des habitants. Il faut reconnaître que le site a beaucoup de charme avec sa jolie plage de sable fin et avec sa succession de cases traditionnelles et de belles maisons créoles. Restaurants, boutiques de souvenirs ou de vêtements des îles, bars d’ambiance …. mais aussi quelques « lolos » antillais (sympathiques petits restos typiques) bordent la rue principale où l’animation bat son plein surtout en soirée. Un lieu pittoresque et touristique qui vaut bien une double photo.

Prairie à cabris En dehors des plages, des secteurs habités et des mornes peu accessibles du centre de l’île, il reste un peu de place pour quelques hectares de prairies verdoyantes. Comme ici, près du village de Grand Case. Là, au pied de collines au relief émoussé des cabris broutent tranquillement. Les herbes verdoyantes ondulent au gré de la brise marine … comme des vagues à la surface de la mer. Un aspect dynamique difficile à rendre en photo … sauf si l’on augmente le temps d’exposition afin d’obtenir des tiges d’herbes légèrement floues en avant-plan, traduisant ainsi l’impression de mouvements. Mais les biquettes du premier plan risquaient elles aussi d’être floues, cela aurait été dommage.

Au paradis Une île paradisiaquese doit d’avoir son coin de paradis … A Saint-Martin, il existe. Pour s’y rendre, il faut emprunter une route bétonnée qui serpente et s’élève à travers les hauteurs du centre de l’île. Le point de vue panoramique, on le découvre à 424 mètres d’altitude, au sommet du Pic Paradis, point culminant du territoire. De là, le regard peut faire un travelling sur une grande partie de la côte saint-martinoise, puis vers la ville de Marigot et ensuite en direction du large avec en point de mire l’île anglaise d’Anguilla qui apparait comme posée sur l’horizon marin. Pourquoi n’ai-je pas fait plusieurs prises horizontales pour faire un assemblage au format panoramique ? Pourtant, le site s’y prêtait ! Bien sûr, un petit sentier circulaire autour du pic et à travers une végétation touffue permet de bénéficier d’autres vues : sur la côte opposée ainsi qu’au sud, sur la partie hollandaise de l’île.

Marigot : capitale de la COM Une vue plongeante sur Marigot, la petite capitale de la partie française (36 000 habitants) de cette île franco-hollandaise. Un panorama pris du Fort Louis édifié en 1789 afin de protéger la population des attaques anglaises, d’où les anciens canons en avant-plan. Quant au titre en COM, ce n'est pas une allusion à un quelconque site internet mais pour évoquer le statut du côté français de l'île ; depuis le 15 juillet 2007, l’île de Saint-Martin n'est plus une commune dépendant de la Guadeloupe mais une Collectivité d'Outremer (une COM) avec de ce fait plus d'autonomie.

Entre terre et mer Le littoral à l’ouest de l’île est constitué de plages, immense à l’image de celle de Baie Longue qui porte bien son nom. En ce qui concerne celle de Baie aux Prunes, tout aussi charmante, je n’y ai vu que des cocotiers et de luxueuses villas. Mais toutes deux offrent au visiteur une beauté de carte postale, au bon sens du terme, c'est-à-dire des vues photogéniques à souhait : sable clair, palmiers, cocotiers et une ligne d’horizon qui sépare le bleu de la mer de celui du ciel … de plus, elles sont peu fréquentées. Pour équilibrer mes compositions, quelques palmes de cocotiers dans l’angle pour l’une et un détail qui accroche le regard avec un voilier qui a eu la bonne idée de voguer dans les parages pour la seconde.

Coups de pagaies dans le lagon Le lagon de Simpson Bay se prête idéalement à la balade en kayak, les eaux y sont en général calme et cela fait belle lurette que l’on exploite plus ici le sel de ces anciens marais salants. Me voilà parti de la Baie Nettlé … progressant au fil de l’eau le long de la mangrove. Au rythme des coups de pagaies on progresse sur les eaux de cette petite mer intérieure tout en admirant le paysage et les mornes de l’intérieur de l’île. On peut même sans s’en douter traverser la frontière (imaginaire) qui marque la séparation entre le territoire français et hollandais, en effet, la limite entre les deux parties de l’île passe par le milieu du lagon … mais sur l’eau, il n’y a aucun drapeau ni douanier pour la signaler !

SINT MAARTEN ISLAND Entre ocre et bleus Cette partie du littoral de Sint Maarten, la hollandaise, change un peu des longues plages de sable. Ici, à Cupcoy, on trouve des falaises, des criques … et beaucoup de résidences de vacances en bord de mer, malheureusement elles ne sont pas toutes esthétiques, c’est une réalité du tourisme local. Mieux vaut se tourner vers l’horizon marin, bien plus plaisant à contempler. La teinte des rochers s’harmonise avec les bleus du ciel et de la mer, attendons qu’une vague se brise sur les rocs pour dynamiser l’image. Super, un voilier vient compléter la composition !

Depuis les mornes … Depuis les mornes … on bénéficie de points de vue presque aériens sur la petite capitale de ce territoire des Pays-Bas des tropiques. Philipsburg (environ 40 000 habitants) s’étend sur un long ruban de terre et de sable entre une mer aux eaux turquoise et une saline aux eaux saumâtres !
Autre colline, autre panorama. Là, c’est sur le grand étang de Simpson Bay que le regard se concentre. La lumière dorée de la fin d’après-midi donne des teintes chaudes à la vue ; mais, paraît-il, c’est au crépuscule que le panorama devient encore plus photogénique avec des milliers de lumières qui se mettent à scintiller …

Cocktail tropical Le Guavaberry est la spécialité locale. Vous vous doutez que dans une île tropicale cette boisson ne peut qu’être préparée à base de rhum … une évidence. Ajoutez-y du sirop de canne à sucre et surtout des baies locales, ces fameuses guavaberry (Myrciaria floribunda pour les puristes). Ensuite, ce doux (et enivrant breuvage) est mis à vieillir en fût de chêne afin de gagner en saveur. A Philipsburg, dans la rue principale où sont situées les principales boutiques, l’une d’entre elles propose aux visiteurs cette spécialité. On peut la photographier et admirer son style de « case traditionnelle » ou bien y entrer et déguster cette liqueur locale. Bien sûr, on peut faire les deux ! J’en témoigne …

Couleurs et sourires : Ambiance Carnaval ! Ce n’est bien entendu pas Rio … mais le Carnaval de Sint Maarten est haut en couleurs et en musique. Il a lieu chaque année fin avril. Plusieurs jours de fêtes et de défilés dans les rues de Philipsburg. La « Grande Parade » est le point culminant de cette période festive. La photo a été prise avant le départ du défilé carnavalesque, sur le lieu de rassemblement des groupes de danseurs. Des participants qui semblent s’impatienter, Ils sont prêts, le jour J tant attendu est enfin arrivé. Les sonos déjà poussées à fond incitent à entamer quelques pas de danses caraïbes … Il reste encore quelques minutes avant le départ, j’en profite pour faire des photos, ces danseuses ont l’air ravi de poser … et d’être déjà admirées ! Bravo pour ce joli maquillage qui illumine votre visage et merci pour la pose et le sourire … idéal pour réussir un portrait en photo. Et que la Fête commence !

Souvenir du passé Comment ? Il n’y aurait que des plages à voir dans les îles paradisiaques … Certes, les monuments historiques sont peu nombreux à Sint Maarten, mais à Philipsburg, en face de la jetée principale, on peut voir cette façade (rénovée) de la Courthouse. Construite en 1793, ce monument historique était à l’origine la maison du Commandant John Philips, le fondateur de la ville … d’où le nom donné à cette agglomération, Philipsburg. Quant à l’ananas sculpté en haut de la toiture, il correspond à un symbole de bienvenu.

Sous le soleil exactement … C’est cette chanson de Serge Gainsbourg qui m’est venue à l’esprit en découvrant cette scène de plage … « Dans quel pays, dans quel district C'était tout au bord de la mer Depuis j'ai oublié laquelle Sous le soleil exactement Pas à côté, pas n'importe où Sous le soleil, sous le soleil Exactement juste en dessous. » C’était exactement sur la plage de sable fin de … Philipsburg. Une large baie longe le front de mer. Et si je vous dis que cette photo a été prise dans la matinée d’un premier janvier. Un bain de soleil tropical revigorant après un réveillon, de quoi faire rêver, n’est-ce pas ?

A l’abri des rochers Situé sur la côte aux vents, à l’Est de l’île, ce site n’est accessible seulement que par un sentier de randonnée. Une belle randonnée parmi un décor sauvage fait de falaises abruptes, d’arbustes rabougris, de cactus et d’herbes ondulant au gré des alizés. Il faut cheminer plus d’une demi-heure pour enfin atteindre la pointe rocheuse de Geneve Bay, le but de la promenade. Là, de charmantes piscines naturelles bien abritées de la houle et du vent du large vous invitent à la baignade. Une plaisante récompense pour le randonneur avec des eaux cristallines et tièdes à souhait … Le meilleur point de vue pour la photo ? Du haut des falaises, le contraste entre la quiétude des bassins et la mer agitée par la houle fait un bon effet, comme ce voilier idéalement placé pour l’équilibre de la composition.

Un incroyable spectacle ! Maho Beach est une des plages néerlandaises de l’île. Et si elle est toujours très fréquentée ce n’est pas vraiment pour son sable et ses eaux turquoise, non, ici les touristes ne font que passer, on y vient pour voir un spectacle insolite qui est à mille lieux de l’idée que l’on se fait de celui d’une plage caribéenne. .. Récit. Ici, on oublie le farniente et la baignade … seuls les enfants continuent de jouer avec le sable. En effet, la plage est située juste au bout de la piste de l’aéroport international Princess Juliana et le spectacle est donné très régulièrement, il suffit de lever les yeux. Voilà qu’un long courrier surgit du ciel et se dirige droit sur nous avant de raser la plage quelques mètres avant d’atterrir sur la piste. Le bruit est assourdissant et l’effet très impressionnant. Et chacun d’essayer de cadrer « l’oiseau » mécanique pour faire une photo souvenir … l’effet de surprise et de rapidité font que très souvent l’avion sort du cadre de la photo au grand désarroi du vacancier photographe ! Mais tout n’est pas perdu, les avions se succèdent même si tous ne sont pas aussi imposants. Mais le moment encore plus spectaculaire est celui du départ des gros porteurs. Un imposant Boeing d’une compagnie de charter se place maintenant en bout de piste à quelques dizaines de mètres de la plage. Un instant de calme avant que la tempête ne débute avec la montée en puissance des réacteurs. Le vacarme engendré par ce puissant souffle est indescriptible. Une forte odeur de kérosène se mêle aux poussières qui volent en tout sens. Quant aux imprudents qui se trouvent encore sur la plage, ils subissent l’effet d’un très désagréable vent de sable, les casquettes et les serviettes volent aussi vers l’eau … mais sans leurs étourdis propriétaires.

Parasol rouge sur sable clair Le photographe (et le voyageur) regrette souvent de voir les plus belles plages bondées de touristes … la rançon d’un succès bien compréhensible, tout le monde veut en profiter ! Mullet beach fait partie des plages les plus fréquentées de Sint Maarten. Aussi, en arrivant aux premières heures de la matinée, j’ai eu la joie de découvrir cette scène au fort impact visuel. Une composition parfaite avec cette touche de rouge sur sable clair et en fond les tonalités bleues de la mer et du ciel. De plus la lumière était splendide. Cadrer puis déclencher rapidement, clic ! clac ! Car dans les minutes qui ont suivies, peu à peu, les amateurs de bains de mer et de soleil sont arrivés avec pour conséquence, un inévitable alignement de serviettes et de transats …

Tropical « sunset » Est-il besoin d’ajouter des mots pour décrire la beauté d’un coucher de soleil aux Antilles ? La photo se suffit à elle-même : un ciel embrasé, un soleil qui joue à cache-cache avec les nuages avant de tirer sa révérence en passant sous l’horizon, des lumières réfléchies qui dansent à la surface de la mer des Caraïbes … et puis pour parfaire le cliché tropical, j’ai dans mon cadrage un cocotier penché. Photo prise à Mullet beach, charmante plage du matin jusqu’au soir !

Trois semaines de rêve en Inde du Sud! English translation pending
Voici donc un carnet de voyage « pratique » sur le voyage que je viens de faire avec ma compagne et dont nous rentrons à l’instant (ou presque…)
Dates : du 6 au 29 juillet 2012
De Chennai à Mumbai
Jour Départ : départ Toulouse – Francfort puis Francfort – Chennai avec Lufthansa, arrivée à Chennai à 23h45 heure locale.
Première nuit à la Siva Guest house à Mahabalipuram (que je recommande !), 650 rs TTC la nuit, avec chauffeur (de siva guest house) venu nous chercher et nous attendre à l’aéroport (1.300 rs le trajet Chennai – Mahabalipuram)
Jour 1 : Mahabalipuram.
Question logistique : Réservation de tous les billets de train dans un cyber café – boui-boui, « AV Communication » sur Main road. Très sympa ! Le mec réserve sur irctc en payant avec son compte en banque et on lui rembourse les billets + 50 rs de commission par billet.
Plus : Location d’une voiture avec chauffeur. Alors là, croyez moi, pour en avoir fait beaucoup de chauffeurs, celui-ci était un être charmant du nom de Raj !! Il est rattaché à la Santana guest House. J’avais une requête particulière : c'est-à-dire faire deux grosses étapes en deux jours donc… prix élevés car au kilomètre (sachant que l’essence et le diesel sont devenus hors de prix pour eux). En gros 10 rs du kilomètre en Logan climatisée. Donc 12.500 rs dépensées pour deux jours étapes : premier jour Mahabalipuram – Trichy, lendemain Trichy – Rameshwaram.
Jour 2 : Mahabalipuram – Trichy, en s’arrêtant visiter les temples (dans l’ordre) Chiddambaram (Super), Gongakondacholapuram (Absolument Génial), Tanjavore (Génial) plus les derniers artisans du Bronze, et arrivée le soir vers 20 heures à Trichy.
Nuit à l’hotel « Temple In », recommandé par le Lonely : à chier ! Chambre minable pour 1.100 rs : du vol !!!
Jour 3 : Trichy – Rameshwaram
Visite du Rock fort Temple + ET A NE PAS MANQUER CAR L UN DES PLUS BEAUX QUE J AI VUS !!! le « Fruit Market » de Trichy (Pas loin de l’entrée du Rockfort) marché de fruit et légumes magnifique où ils ne voient pas des blancs tous les jours !!! Génial.
Plus visite du Sirangam Temple… Bof bof… pas terrible surtout que les non hindous ne peuvent pas aller très loin…
La ballade dans Trichy était très agréable !
Départ 13 heures pour Rameshwaram et arrivée vers 19 heures. Nuit à l’AMBIKA LODGE (Dans aucun guide et très très bien, au calme, avec balcon and sea view^^) 800 rs la nuit.
Jour 4 : Rameshwaram : Visite du Ramanathaswamy Temple : Extraordinaire !!! (Lun des plus beaux car l’un des plus vivants d’Inde) Là-dessus un petit commentaire, j’étais venu à Rameshwaram en 2002 et à l’époque c’était un village minuscule avec le temple et deux hotels… A l’époque j’avais reçu le « baptème » des 22 puits sacrés du temple (Tīrthas) en allant jusqu’au cœur de ce dernier… Et là : C’est devenu un Lourdes miniature avec multiplications de Lodges à pèlerins en tout genre, le temple était bondé et… bien malheureusement, les non hindous ne peuvent plus pénétrer n’y se voir bénir des eaux sacrées… mais bon ca reste encore exceptionnel !!
L’après-Midi : Location d’un Motobylette XL SUPER HEAVY DUTY à un indien dans la rue (200rs l’apres midi : du vol mais bon…) et départ pour Adam’s Bridge ! Génial + Le pont (dont le nom m’échappe) 15 bornes avant Rameshwaram avec visite du village en suivant.
Nouvelle nuit à Rameshwaram
Jour 5 : Rameshwaram – Trivandrum
Départ en bus de Rameshwaram à Madurai vers 8 heures – arrivée 12 h. Découverte du film Tamoul Mankhata (Extraordinaire !!!!) dans le bus pourtant pourri du gouvernement ^^ !
Visite du Temple Minakshi (A faire mais moins beau que le précédent…)
Départ en Train (running every day) à 16 h 35 pour Trivandrum avec arrivée à 23H30.
Nuit au… Pas mal.
Jour 6 : Petit Déj à la Indian Coffee House de Trivandrum (Y aller absolument !!!! Le lieu est juste incroyable !!!!) avant départ en Rickshaw pour Kovalam.
Nuit au Rockholm Hotel ! Là !! Coup de cœur !!! Je connaissais l’hotel pour y être aller il y a 10 ans … il ne figure plus dans aucun guide mais je crois pouvoir dire qu’il a tout simplement le meilleur emplcement de Kovalam ! Sur la corniche ! Vue : UNIQUEMENT sur la mer, sans le moindre vis-à-vis ! Charme désuet du passé colonial (Style thé servi sur un plateau avec napperon blanc brodé^^ et service arborant le nom de l’ hôtel partout ;) ) 1.300 rs la nuit pour chambre avec balcon sur la mer ! Splendide !!!
Jour 7 : Kovalam
Petit commentaire : J’avais créé un post VARKALA-KOVALAM même combat… Et bien je maintiens… Difficile de dire l’endroit que je préfère… Pour le Rockholm Hotel, Kovalam a ma préférence. En discutant avec les locaux, ceux-ci m’indiquaient qu’il y avaient finalement de moins en moins de touristes occidentaux à Kovalam et de plus en plus d’indiens (ce qui est valable partout grâce à la montée d’une classe moyenne qui a justement plus les moyens^^).
Le critère de choix devrait être selon moi la saison… Car en effet durant la mousson, Varkala présente une plage plus agréable. A kovalam, la plage avait tout bonnement disparue… Mais bon… je n’y allais pas pour faire du farniente, juste se reposer deux nuits au calme et ce n’est pas ce que nous avons préféré de notre voyage.
Jour 8 : Kovalam – Allepey
Plutôt que de faire le long QUILON – ALLEPEY en rafiot gouvernemental (trajet de 7 heures sur les grands carneaux des back waters) nous avons rejoint Trivandrum de bon matin pour prendre un bus pour Allepey (mieux vaut le faire en train mais… il n’y avait plus de billets) avec un chauffard fou qui a failli nous tuer ou – à défaut – tuer des malheureux à chaque kilomètres… Une horreur !
Arrivée Allepey vers 11 h 45 (4 heures de bus) et prise de chambre à la Vrindavanam Heritage Home (GENIAL !!!!!!!) Dans aucun guide mais très très connue des locaux et pour cause… ! Super chambre dans une maisonnette kéralaise à 600 rs donnant sur un jardin Zen avec des tenanciers jeunes et agréables ! (Pour les amateurs de soirées routard… alcool et autres peuvent être au programme)
Puis, départ à 13 heures avec le ferry boat pour Changanassery. Départ 13 h à la Jetty, 3 heures de trajet sublime (beaucoup en ont parlé) pour 11 rs… !!!
Retour en bus de Changanessery à Allepey le soir.
Jour 9 : Allepey
Visite et ballade dans la ville. Je sais qu’il y a ici quelques inconditionnels mais… c’est pas terrible !! Pas grand-chose à voir ou à faire… Oui… un parapluie chez Popy et après … ?
Après : les backwaters (donc pas la ville^^).
Location de deux canoes à rame et départ avec un guide dans les backwaters pour 4 heures ! Génial !!! Les backwaters sans le bruit d’un moteur (donc exit rafiot + Houseboat polluants…) c’est génial !!!
Logistique : Location d’une voiture avec chauffeur pour trois jours – deux nuits. Allepey �� Munnar, Munnar, Munnar – Cochin (5.000 rs) Ici aussi, rencontre avec un driver en or !!! N’hésitez pas à le contacter !!! Il connaissait tout et était ravissant !
Jour 10 : Allepey – Munnar
Départ le matin vers 8 h 30.
Ascension vers Munnar Magnifique avec arrêts aux diverses cascades, un jardin d’épice (Génial) et détour dans une localité dont le nom m’échappe pour une ballade en Elephant ! (Ok… c’est touristique… mais on n’a pas l’occasion d’en faire tous les jours^^)
Arrivée Munnar vers 15h 30 et prise de chambre au JJ cottage ! Super : 500 rs la nuit avec eau chaude 24 / 24 et bien placé à l’écart du cœur du village. (Trajet en rickshaw de l’hotel à Munnar town : 20 rs)
Visite du marché couvert de Munnar et du village.
Le soir, repas dont je rêvais au Rapsy Restaurant !!! A ne pas manquer !!! Tout y est absolument parfait et délicieux !!! Un incontournable !!!! (recommandation : un chicken 65 boneless avec des french fries et soupe de tomate : vous m’en direz des nouvelles !)
Jour 11 : Départ pour Top station : magnifique avec arrêts à eccho point (booooof) et le lac dont le nom m’échappe).
Retour fin de matinée avec visite du TATA tea museum. Sympa !!
Après midi : treck en solitaire à partir du JJ cottage dans les champs de thé : seuls au monde sous quelques averses dans un décor de rêve !!! Sublimissime !!!
Jour12 : Munnar – Hampi – Via Bangalore
Départ vers 10 heures de Munnar et arrivé à l’aéroport de Cochin vers 14 heures.
Vol Indigo (Au top !! Airbus flambant neuf !!!) de 16 h 35 avec arrivée à Bangalore à 17 h 30 (40 € le billet)
Bus municipal de l’aéroport à la Railway station pour y laisser les bagages à la consigne.
Rickshaw jusqu’à MG road pour voir l’inde … moderne…. (pas ce que je préfère) et repas.
Départ en train de nuit à 22 heures pour HOSPET (arrivée le lendemain matin à 7 heures 45)
Jour 12 : Hampi
Arrivée à Hospet à 8 heures et rickshaw jusqu’à Hospet. Prise de chambre à Venu Guest House (chez une mamma indienne très sympa) : 400 rs la nuit avec moustiquaire : très bien.
Petit commentaire… Le Bazaar d’Hampi a été tout bonnement défiguré et c’est triste… L’Unesco (aux dires des locaux) a exigé la démolition de toutes les échoppes situées sur la rue principale et qui avait pris appui sur les vestiges… En arrivant j’ai cru qu’un tremblement de terre ou une guerre… s’était produit ! Tout a été démoli et les ruines sont présentes partout.
Toutes les guests houses à touristes et restos sympas du bazaar ont été démolis sciemment à l’exception de trois guest house situées dans la même rue… Bref… c’est moche et tous les habitants étaient déçus et pour cause ! Le bazaar a perdu son âme…
Déjeuner au Mango tree (ouf !!!! il est encore là !!!)
Après-midi : Location d’un Motobylette XL SUPER HEAVY DUTY (100 rs l’apres midi)
Départ pour Hospet et visite de la ville : Génial !! Aucun touriste !!!
Retour vers Hampi et visite des temples et sites extérieurs.
Soir : coucher de soleil sur les hauteurs (Sublime !!!)
Jour 13 :
Matin, visite du Vittal temple (et des autres…) par la ballade le long de la rivière : Magnifique !
Apres midi : relocation de motobylette et « ride » à travers les ruines un peu partout !
Repas du soir : Au moonlight restaurant : Génial !! C’est familial et le pater familias est un excellent cuisinier ! Essayez son Paneer Kofta avec un ou deux nans : vous m’en direz là aussi des nouvelles !
Jour 14 :
Hampi – Badami
Départ en train d’Hospet à 7 h45 pour Gadag (Arrivée 9 h 20)
Petit déj dans le GADAG RESTAURANT (à faire^^)
Bus pour BADAMI (2 heures)
De tous les bus qu’on a pris… ce trajet a été le plus pénible… surtout pour ces dames … Les routes du Karnataka sont pourrie et les secousses terribles et font très mal à la poitrine… (autant le préciser)
Arrivée à BADAMI vers 12 heures et prise de chambre au MaYURA CHALUKYA (Hotel d’Etat). J’y avais dormi y a trois ans pour 700 rs et là on m’annonce 1200 !! Ayant lu le times of india faisant part de 10 % d’inflation rien que cette année… je suis tolérant mais bon… après une bonne gueulante on a obtenu 950 rs la nuit et c’est trop cher pour ce que c’est mais… on aurait pas eu mieux ailleurs…
L’hotel a l’avantage d’être à l’écart de la main road et d’offrir des chambres spacieuse et spartiate mais propres.
BADAMI : véritable coup de cœur !!! Un bonheur d’y retourner !!! C’est la Ville que nous avons préférée !!!
L’après-midi nous nous sommes tout simplement ballader dans le old badami et c’était magique ! Pas un seul autre touriste ! Le tank est sublime et les enfants et habitants merveilleusement gentils !
Jour 15 : BADAMI et alentours
Départ avec un génial Rickshaw driver qui m’avait étalé ses recommandations (sur son calepin perso) et pour cause !! à la visite des sites !!
Pour l’avoir fait il y a trois ans, je peux dire que celui-ci est un bon !!! car le précédent m’avait amené seulement à Ahiole et Pattadakal …
Nous avons commencé la journée par la visite d’un temple (certes quelconque) d’une bourgade à proximité mais présentant un tank absolument merveilleux !!!
Puis… mini coup de cœur !! Un nattagara temple en pleine jungle !! au bout d’un sentier battu d’un kilometres… au milieu des singes sauvages (trois espèces différentes) et des chauves souris !! Génial !!!
Ensuite : sublimissime × 10 !!! Mahakota !!! Indescriptible de bonheur ! De beauté !!! Sensationnel !!!!
Puis pattadakal … décevant car sans vie… et là on a « pété un plomb » et on a refusé d’être pris pour des pigeons ! Je m’explique : quand l’entrée pour un indien coute 10rs et pour un étranger 250rs : c’est trop ! du coup on a renoncés car j’ai beau retourner la question dans tous les sens… je vois pas de justification valable !
Mais bon… retour à BADAMI et visite des « caves » et des temples en face… sublime !!! Merveilleux !! Génial !!!!
And… last but not least : Y étant un lundi : le marché !!! Le plus beau que j’ai jamais vu (et j’en ai fait ^^)
Jour 16 : Badami – Bijapur
Train à 7 h35 pour Bijapur avec arrivée vers 10 h 30
Prise d’hotel au Kanishka Hotel. 1050 rs la nuit : correct.
Après midi visite de l’Ibrahim Roza et ballade en ville. Là encore un marché et des halles exceptionnels !!! Bouillonantes !! Et un bar… improbable mais super agréable en terrasse le SNABNA BAR !!! Super !!! et la bouffe y est excellente !
Jour 17 : BIJAPUR – MUBAI via SOLAPUR
Matin visite du Gol Gumbaz ! Enorme !! Ravi de l’avoir fait !
Retour au marché et au snabna Bar.
Puis départ à 16h20 pour Solapur (arrivée 19 heures)
Dîner au Kamat (Dégueulasse)
Puis Train de nuit : 22h45 – arrivée MUMBAI CST à 7 heures.
Jour 18 - 19 – 20 : MUMBAI
J’adore… !
Residency Hotel (150 mètres de Flora Fountain) 60 € la nuit mais grand luxe !
Quelques remarques perso :
Je n’étais pas revenu dans le Tami Nadu depuis 10 ans et… ca a énormément changé !
On sent vraiment l’expansion économique qu’il y a eu. Je n’ai pas reconnu Mahabalipuram qui ressemblait à un village de pêcheurs et aujourd’hui à une station balnéaire bondée et fréquentée par les riches de Chennai.
J’en ai parlé au niveau de Rameshwaram où … pour le coup la transformation était flagrante !
L’inde que j’ai connue n’a cependant pas disparue ! Les marchés, les ruelles, les cœurs de villes, les stands de chaï demeurent à mon plus grand bonheur car j’aime être au contact des locaux et au milieu de la vie quotidienne indienne.
Un autre phénomène qui n’a pas manqué de me « surprendre » c’est la multiplication des femmes en burka… Il y a dix ans, c’est simple : je n’en avais vu aucune dans toute l’Inde !
Il y a trois ans encore je n’en avais pas souvenir et… là… on en croisait des dizaine tous les jours !
Cela témoigne d’une radicalisation de l’Islam en Inde dont je ne me permettrais pas de parler si cela n’avait pas eu des conséquences directes sur ma compagne et moi.
L’exemple m’a frappé… Alors que nous avions deux billets réservés dans un train SLEEPER, il se trouve que nos places étaient dans un mini compartiment (pour les connaisseur dans l’emplacement pour 6 où se trouvent les lower, middle et upper bed qui se font face) où se trouvaient déjà plusieurs hommes musulmans. Sitôt montés, et alors que nous allions nous installer, le chef de gare nous a rejoint en urgence pour nous expliquer de ne pas nous asseoir là… ?!
Pourquoi donc notre présence les aurait elle gênés ? La mienne ? Celle de ma compagne ?
C’était indubitablement celle de ma compagne car.. dans l’alcôve suivant (le mini compartiment de 6) un des hommes s’affairait à tendre un drap pour que nous ne puissions pas voir leurs 6 femmes en bourka noire (je dis bien bourka)…
Nous avons donc du aller plus loin et heureusement il nous restait deux places de libre avec des hindous plus accueillants…
Bref… c’est pas l’un des aspects que je préfère !
Mis à part cela : nous avons fait un magnifique voyage qui nous a permis d’en voir un maximum en un temps record !
Après avoir longtemps voyagé en routard pur lorsque j’avais 20 ans… nous avons eu et employé quelques moyens pour se rendre le voyage plus « confortable » notamment avec nos chauffeurs.
Budget total : 850 € de billets AR chacun + 1200 € sur place en ne se refusant rien.
Si vous avez des questions : n’hésitez pas !!!
Dates : du 6 au 29 juillet 2012
De Chennai à Mumbai
Jour Départ : départ Toulouse – Francfort puis Francfort – Chennai avec Lufthansa, arrivée à Chennai à 23h45 heure locale.
Première nuit à la Siva Guest house à Mahabalipuram (que je recommande !), 650 rs TTC la nuit, avec chauffeur (de siva guest house) venu nous chercher et nous attendre à l’aéroport (1.300 rs le trajet Chennai – Mahabalipuram)
Jour 1 : Mahabalipuram.
Question logistique : Réservation de tous les billets de train dans un cyber café – boui-boui, « AV Communication » sur Main road. Très sympa ! Le mec réserve sur irctc en payant avec son compte en banque et on lui rembourse les billets + 50 rs de commission par billet.
Plus : Location d’une voiture avec chauffeur. Alors là, croyez moi, pour en avoir fait beaucoup de chauffeurs, celui-ci était un être charmant du nom de Raj !! Il est rattaché à la Santana guest House. J’avais une requête particulière : c'est-à-dire faire deux grosses étapes en deux jours donc… prix élevés car au kilomètre (sachant que l’essence et le diesel sont devenus hors de prix pour eux). En gros 10 rs du kilomètre en Logan climatisée. Donc 12.500 rs dépensées pour deux jours étapes : premier jour Mahabalipuram – Trichy, lendemain Trichy – Rameshwaram.
Jour 2 : Mahabalipuram – Trichy, en s’arrêtant visiter les temples (dans l’ordre) Chiddambaram (Super), Gongakondacholapuram (Absolument Génial), Tanjavore (Génial) plus les derniers artisans du Bronze, et arrivée le soir vers 20 heures à Trichy.
Nuit à l’hotel « Temple In », recommandé par le Lonely : à chier ! Chambre minable pour 1.100 rs : du vol !!!
Jour 3 : Trichy – Rameshwaram
Visite du Rock fort Temple + ET A NE PAS MANQUER CAR L UN DES PLUS BEAUX QUE J AI VUS !!! le « Fruit Market » de Trichy (Pas loin de l’entrée du Rockfort) marché de fruit et légumes magnifique où ils ne voient pas des blancs tous les jours !!! Génial.
Plus visite du Sirangam Temple… Bof bof… pas terrible surtout que les non hindous ne peuvent pas aller très loin…
La ballade dans Trichy était très agréable !
Départ 13 heures pour Rameshwaram et arrivée vers 19 heures. Nuit à l’AMBIKA LODGE (Dans aucun guide et très très bien, au calme, avec balcon and sea view^^) 800 rs la nuit.
Jour 4 : Rameshwaram : Visite du Ramanathaswamy Temple : Extraordinaire !!! (Lun des plus beaux car l’un des plus vivants d’Inde) Là-dessus un petit commentaire, j’étais venu à Rameshwaram en 2002 et à l’époque c’était un village minuscule avec le temple et deux hotels… A l’époque j’avais reçu le « baptème » des 22 puits sacrés du temple (Tīrthas) en allant jusqu’au cœur de ce dernier… Et là : C’est devenu un Lourdes miniature avec multiplications de Lodges à pèlerins en tout genre, le temple était bondé et… bien malheureusement, les non hindous ne peuvent plus pénétrer n’y se voir bénir des eaux sacrées… mais bon ca reste encore exceptionnel !!
L’après-Midi : Location d’un Motobylette XL SUPER HEAVY DUTY à un indien dans la rue (200rs l’apres midi : du vol mais bon…) et départ pour Adam’s Bridge ! Génial + Le pont (dont le nom m’échappe) 15 bornes avant Rameshwaram avec visite du village en suivant.
Nouvelle nuit à Rameshwaram
Jour 5 : Rameshwaram – Trivandrum
Départ en bus de Rameshwaram à Madurai vers 8 heures – arrivée 12 h. Découverte du film Tamoul Mankhata (Extraordinaire !!!!) dans le bus pourtant pourri du gouvernement ^^ !
Visite du Temple Minakshi (A faire mais moins beau que le précédent…)
Départ en Train (running every day) à 16 h 35 pour Trivandrum avec arrivée à 23H30.
Nuit au… Pas mal.
Jour 6 : Petit Déj à la Indian Coffee House de Trivandrum (Y aller absolument !!!! Le lieu est juste incroyable !!!!) avant départ en Rickshaw pour Kovalam.
Nuit au Rockholm Hotel ! Là !! Coup de cœur !!! Je connaissais l’hotel pour y être aller il y a 10 ans … il ne figure plus dans aucun guide mais je crois pouvoir dire qu’il a tout simplement le meilleur emplcement de Kovalam ! Sur la corniche ! Vue : UNIQUEMENT sur la mer, sans le moindre vis-à-vis ! Charme désuet du passé colonial (Style thé servi sur un plateau avec napperon blanc brodé^^ et service arborant le nom de l’ hôtel partout ;) ) 1.300 rs la nuit pour chambre avec balcon sur la mer ! Splendide !!!
Jour 7 : Kovalam
Petit commentaire : J’avais créé un post VARKALA-KOVALAM même combat… Et bien je maintiens… Difficile de dire l’endroit que je préfère… Pour le Rockholm Hotel, Kovalam a ma préférence. En discutant avec les locaux, ceux-ci m’indiquaient qu’il y avaient finalement de moins en moins de touristes occidentaux à Kovalam et de plus en plus d’indiens (ce qui est valable partout grâce à la montée d’une classe moyenne qui a justement plus les moyens^^).
Le critère de choix devrait être selon moi la saison… Car en effet durant la mousson, Varkala présente une plage plus agréable. A kovalam, la plage avait tout bonnement disparue… Mais bon… je n’y allais pas pour faire du farniente, juste se reposer deux nuits au calme et ce n’est pas ce que nous avons préféré de notre voyage.
Jour 8 : Kovalam – Allepey
Plutôt que de faire le long QUILON – ALLEPEY en rafiot gouvernemental (trajet de 7 heures sur les grands carneaux des back waters) nous avons rejoint Trivandrum de bon matin pour prendre un bus pour Allepey (mieux vaut le faire en train mais… il n’y avait plus de billets) avec un chauffard fou qui a failli nous tuer ou – à défaut – tuer des malheureux à chaque kilomètres… Une horreur !
Arrivée Allepey vers 11 h 45 (4 heures de bus) et prise de chambre à la Vrindavanam Heritage Home (GENIAL !!!!!!!) Dans aucun guide mais très très connue des locaux et pour cause… ! Super chambre dans une maisonnette kéralaise à 600 rs donnant sur un jardin Zen avec des tenanciers jeunes et agréables ! (Pour les amateurs de soirées routard… alcool et autres peuvent être au programme)
Puis, départ à 13 heures avec le ferry boat pour Changanassery. Départ 13 h à la Jetty, 3 heures de trajet sublime (beaucoup en ont parlé) pour 11 rs… !!!
Retour en bus de Changanessery à Allepey le soir.
Jour 9 : Allepey
Visite et ballade dans la ville. Je sais qu’il y a ici quelques inconditionnels mais… c’est pas terrible !! Pas grand-chose à voir ou à faire… Oui… un parapluie chez Popy et après … ?
Après : les backwaters (donc pas la ville^^).
Location de deux canoes à rame et départ avec un guide dans les backwaters pour 4 heures ! Génial !!! Les backwaters sans le bruit d’un moteur (donc exit rafiot + Houseboat polluants…) c’est génial !!!
Logistique : Location d’une voiture avec chauffeur pour trois jours – deux nuits. Allepey �� Munnar, Munnar, Munnar – Cochin (5.000 rs) Ici aussi, rencontre avec un driver en or !!! N’hésitez pas à le contacter !!! Il connaissait tout et était ravissant !
Jour 10 : Allepey – Munnar
Départ le matin vers 8 h 30.
Ascension vers Munnar Magnifique avec arrêts aux diverses cascades, un jardin d’épice (Génial) et détour dans une localité dont le nom m’échappe pour une ballade en Elephant ! (Ok… c’est touristique… mais on n’a pas l’occasion d’en faire tous les jours^^)
Arrivée Munnar vers 15h 30 et prise de chambre au JJ cottage ! Super : 500 rs la nuit avec eau chaude 24 / 24 et bien placé à l’écart du cœur du village. (Trajet en rickshaw de l’hotel à Munnar town : 20 rs)
Visite du marché couvert de Munnar et du village.
Le soir, repas dont je rêvais au Rapsy Restaurant !!! A ne pas manquer !!! Tout y est absolument parfait et délicieux !!! Un incontournable !!!! (recommandation : un chicken 65 boneless avec des french fries et soupe de tomate : vous m’en direz des nouvelles !)
Jour 11 : Départ pour Top station : magnifique avec arrêts à eccho point (booooof) et le lac dont le nom m’échappe).
Retour fin de matinée avec visite du TATA tea museum. Sympa !!
Après midi : treck en solitaire à partir du JJ cottage dans les champs de thé : seuls au monde sous quelques averses dans un décor de rêve !!! Sublimissime !!!
Jour12 : Munnar – Hampi – Via Bangalore
Départ vers 10 heures de Munnar et arrivé à l’aéroport de Cochin vers 14 heures.
Vol Indigo (Au top !! Airbus flambant neuf !!!) de 16 h 35 avec arrivée à Bangalore à 17 h 30 (40 € le billet)
Bus municipal de l’aéroport à la Railway station pour y laisser les bagages à la consigne.
Rickshaw jusqu’à MG road pour voir l’inde … moderne…. (pas ce que je préfère) et repas.
Départ en train de nuit à 22 heures pour HOSPET (arrivée le lendemain matin à 7 heures 45)
Jour 12 : Hampi
Arrivée à Hospet à 8 heures et rickshaw jusqu’à Hospet. Prise de chambre à Venu Guest House (chez une mamma indienne très sympa) : 400 rs la nuit avec moustiquaire : très bien.
Petit commentaire… Le Bazaar d’Hampi a été tout bonnement défiguré et c’est triste… L’Unesco (aux dires des locaux) a exigé la démolition de toutes les échoppes situées sur la rue principale et qui avait pris appui sur les vestiges… En arrivant j’ai cru qu’un tremblement de terre ou une guerre… s’était produit ! Tout a été démoli et les ruines sont présentes partout.
Toutes les guests houses à touristes et restos sympas du bazaar ont été démolis sciemment à l’exception de trois guest house situées dans la même rue… Bref… c’est moche et tous les habitants étaient déçus et pour cause ! Le bazaar a perdu son âme…
Déjeuner au Mango tree (ouf !!!! il est encore là !!!)
Après-midi : Location d’un Motobylette XL SUPER HEAVY DUTY (100 rs l’apres midi)
Départ pour Hospet et visite de la ville : Génial !! Aucun touriste !!!
Retour vers Hampi et visite des temples et sites extérieurs.
Soir : coucher de soleil sur les hauteurs (Sublime !!!)
Jour 13 :
Matin, visite du Vittal temple (et des autres…) par la ballade le long de la rivière : Magnifique !
Apres midi : relocation de motobylette et « ride » à travers les ruines un peu partout !
Repas du soir : Au moonlight restaurant : Génial !! C’est familial et le pater familias est un excellent cuisinier ! Essayez son Paneer Kofta avec un ou deux nans : vous m’en direz là aussi des nouvelles !
Jour 14 :
Hampi – Badami
Départ en train d’Hospet à 7 h45 pour Gadag (Arrivée 9 h 20)
Petit déj dans le GADAG RESTAURANT (à faire^^)
Bus pour BADAMI (2 heures)
De tous les bus qu’on a pris… ce trajet a été le plus pénible… surtout pour ces dames … Les routes du Karnataka sont pourrie et les secousses terribles et font très mal à la poitrine… (autant le préciser)
Arrivée à BADAMI vers 12 heures et prise de chambre au MaYURA CHALUKYA (Hotel d’Etat). J’y avais dormi y a trois ans pour 700 rs et là on m’annonce 1200 !! Ayant lu le times of india faisant part de 10 % d’inflation rien que cette année… je suis tolérant mais bon… après une bonne gueulante on a obtenu 950 rs la nuit et c’est trop cher pour ce que c’est mais… on aurait pas eu mieux ailleurs…
L’hotel a l’avantage d’être à l’écart de la main road et d’offrir des chambres spacieuse et spartiate mais propres.
BADAMI : véritable coup de cœur !!! Un bonheur d’y retourner !!! C’est la Ville que nous avons préférée !!!
L’après-midi nous nous sommes tout simplement ballader dans le old badami et c’était magique ! Pas un seul autre touriste ! Le tank est sublime et les enfants et habitants merveilleusement gentils !
Jour 15 : BADAMI et alentours
Départ avec un génial Rickshaw driver qui m’avait étalé ses recommandations (sur son calepin perso) et pour cause !! à la visite des sites !!
Pour l’avoir fait il y a trois ans, je peux dire que celui-ci est un bon !!! car le précédent m’avait amené seulement à Ahiole et Pattadakal …
Nous avons commencé la journée par la visite d’un temple (certes quelconque) d’une bourgade à proximité mais présentant un tank absolument merveilleux !!!
Puis… mini coup de cœur !! Un nattagara temple en pleine jungle !! au bout d’un sentier battu d’un kilometres… au milieu des singes sauvages (trois espèces différentes) et des chauves souris !! Génial !!!
Ensuite : sublimissime × 10 !!! Mahakota !!! Indescriptible de bonheur ! De beauté !!! Sensationnel !!!!
Puis pattadakal … décevant car sans vie… et là on a « pété un plomb » et on a refusé d’être pris pour des pigeons ! Je m’explique : quand l’entrée pour un indien coute 10rs et pour un étranger 250rs : c’est trop ! du coup on a renoncés car j’ai beau retourner la question dans tous les sens… je vois pas de justification valable !
Mais bon… retour à BADAMI et visite des « caves » et des temples en face… sublime !!! Merveilleux !! Génial !!!!
And… last but not least : Y étant un lundi : le marché !!! Le plus beau que j’ai jamais vu (et j’en ai fait ^^)
Jour 16 : Badami – Bijapur
Train à 7 h35 pour Bijapur avec arrivée vers 10 h 30
Prise d’hotel au Kanishka Hotel. 1050 rs la nuit : correct.
Après midi visite de l’Ibrahim Roza et ballade en ville. Là encore un marché et des halles exceptionnels !!! Bouillonantes !! Et un bar… improbable mais super agréable en terrasse le SNABNA BAR !!! Super !!! et la bouffe y est excellente !
Jour 17 : BIJAPUR – MUBAI via SOLAPUR
Matin visite du Gol Gumbaz ! Enorme !! Ravi de l’avoir fait !
Retour au marché et au snabna Bar.
Puis départ à 16h20 pour Solapur (arrivée 19 heures)
Dîner au Kamat (Dégueulasse)
Puis Train de nuit : 22h45 – arrivée MUMBAI CST à 7 heures.
Jour 18 - 19 – 20 : MUMBAI
J’adore… !
Residency Hotel (150 mètres de Flora Fountain) 60 € la nuit mais grand luxe !
Quelques remarques perso :
Je n’étais pas revenu dans le Tami Nadu depuis 10 ans et… ca a énormément changé !
On sent vraiment l’expansion économique qu’il y a eu. Je n’ai pas reconnu Mahabalipuram qui ressemblait à un village de pêcheurs et aujourd’hui à une station balnéaire bondée et fréquentée par les riches de Chennai.
J’en ai parlé au niveau de Rameshwaram où … pour le coup la transformation était flagrante !
L’inde que j’ai connue n’a cependant pas disparue ! Les marchés, les ruelles, les cœurs de villes, les stands de chaï demeurent à mon plus grand bonheur car j’aime être au contact des locaux et au milieu de la vie quotidienne indienne.
Un autre phénomène qui n’a pas manqué de me « surprendre » c’est la multiplication des femmes en burka… Il y a dix ans, c’est simple : je n’en avais vu aucune dans toute l’Inde !
Il y a trois ans encore je n’en avais pas souvenir et… là… on en croisait des dizaine tous les jours !
Cela témoigne d’une radicalisation de l’Islam en Inde dont je ne me permettrais pas de parler si cela n’avait pas eu des conséquences directes sur ma compagne et moi.
L’exemple m’a frappé… Alors que nous avions deux billets réservés dans un train SLEEPER, il se trouve que nos places étaient dans un mini compartiment (pour les connaisseur dans l’emplacement pour 6 où se trouvent les lower, middle et upper bed qui se font face) où se trouvaient déjà plusieurs hommes musulmans. Sitôt montés, et alors que nous allions nous installer, le chef de gare nous a rejoint en urgence pour nous expliquer de ne pas nous asseoir là… ?!
Pourquoi donc notre présence les aurait elle gênés ? La mienne ? Celle de ma compagne ?
C’était indubitablement celle de ma compagne car.. dans l’alcôve suivant (le mini compartiment de 6) un des hommes s’affairait à tendre un drap pour que nous ne puissions pas voir leurs 6 femmes en bourka noire (je dis bien bourka)…
Nous avons donc du aller plus loin et heureusement il nous restait deux places de libre avec des hindous plus accueillants…
Bref… c’est pas l’un des aspects que je préfère !
Mis à part cela : nous avons fait un magnifique voyage qui nous a permis d’en voir un maximum en un temps record !
Après avoir longtemps voyagé en routard pur lorsque j’avais 20 ans… nous avons eu et employé quelques moyens pour se rendre le voyage plus « confortable » notamment avec nos chauffeurs.
Budget total : 850 € de billets AR chacun + 1200 € sur place en ne se refusant rien.
Si vous avez des questions : n’hésitez pas !!!
Mais que se passe t-il à Madagascar actuellement? English translation pending
Bonjour,
Étant amoureux de Mada et souhaitant y résider un jour prochain, je me pose des questions quant à y aller ou pas???🤪 tant l'insécurité y est grandissante de jours en jours!!... Mais que se passe t-il donc???... Que font les autorités????....Si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait gentil. (j'affectionne plus particulièrement Tamatave et sa région..)
Merci à tous!..
Retour de New York English translation pending
Bonjour a tous
Voila les vacances sont terminées🙁 ça va faire une semaine que je suis rentré et je suis toujours dégouté d'etre revenu new york c'est une vrai drogue il me tarde qu'une chose y revenir.
Cette ville c'est juste magique il faut le voir pour le croire. De plus les new yorkais sont tres sympathique .
J'y suis resté 9 jours plus une journée a washington je suis parti seul et j'avais un peu peur de me sentir seul et bien pas du tout il y a tellement de choses a faire et a voir puis j'ai fais connaissance avec quelques français.
J'étais a l'hotel américana inn proche de bryant park tres bien pour le prix juste un peu bruyant les soirs personnels tres serviables.
Je suis parti avec 1200 dollars j'en est eu assez tout en me faisant plaisir shopping resto bar, j'avais acheté le city pass a l'avance sur le net.
Mes coups de coeur y'en a beaucoup times square de nuit hallucinant, central park que j'ai parcouru dans tous les sens mes pieds s'en souvienne encore + tous les petits parcs dans manhattan , le pont de brooklyn et de manhattan au coucher du soleil, la montée au sommet du top of the rock et de l'empire 2 fois chacun, le match de baseball, la statue, marcher dans tous les quartiers de manhattan qui sont tous differents , l'odeur de la ville . les moins, j'ai pas aimé le quartier de chinatown , le feux du 4 juillet ma deçu
Pour me déplacé j'ai beaucoup marché et pris le métro c'est vraiment tres simple je ne l'avais jamais pris il suffit d'avoir un plan et de pas se tromper dans le sens uptown et downtown.
Voila si vous avez des questions que je puisse vous aidez a mon tour.
Voila les vacances sont terminées🙁 ça va faire une semaine que je suis rentré et je suis toujours dégouté d'etre revenu new york c'est une vrai drogue il me tarde qu'une chose y revenir.
Cette ville c'est juste magique il faut le voir pour le croire. De plus les new yorkais sont tres sympathique .
J'y suis resté 9 jours plus une journée a washington je suis parti seul et j'avais un peu peur de me sentir seul et bien pas du tout il y a tellement de choses a faire et a voir puis j'ai fais connaissance avec quelques français.
J'étais a l'hotel américana inn proche de bryant park tres bien pour le prix juste un peu bruyant les soirs personnels tres serviables.
Je suis parti avec 1200 dollars j'en est eu assez tout en me faisant plaisir shopping resto bar, j'avais acheté le city pass a l'avance sur le net.
Mes coups de coeur y'en a beaucoup times square de nuit hallucinant, central park que j'ai parcouru dans tous les sens mes pieds s'en souvienne encore + tous les petits parcs dans manhattan , le pont de brooklyn et de manhattan au coucher du soleil, la montée au sommet du top of the rock et de l'empire 2 fois chacun, le match de baseball, la statue, marcher dans tous les quartiers de manhattan qui sont tous differents , l'odeur de la ville . les moins, j'ai pas aimé le quartier de chinatown , le feux du 4 juillet ma deçu
Pour me déplacé j'ai beaucoup marché et pris le métro c'est vraiment tres simple je ne l'avais jamais pris il suffit d'avoir un plan et de pas se tromper dans le sens uptown et downtown.
Voila si vous avez des questions que je puisse vous aidez a mon tour.
Conseils sur un itinéraire en Floride du 24 août au 8 septembre? English translation pending
Bonjour !
Après avoir fait 3 semaines l’an passé dans l’ouest (Los Angeles – San Francisco par la côte, puis les parcs), on pensait économiser pour refaire pareil dans 2 ans… Mais la tentation a été trop forte et nous avons décidé d’aller faire un tour en Floride fin août début septembre. J’aurais bien voulu savoir ce que vous pensez de notre itinéraire vu que l'an passé notre circuit s'est déroulé parfaitement grâce à tous les conseils reçus sur le forum !
On va louer une voiture à Miami et la garder jusqu’au départ d’Orlando. Notre but est de profiter de la nature, de la vie aquatique, mais sans devoir courir. On a également prévu des plans de replis en cas de pluie mais je ne les ai pas mentionnés ici.
(Ci-dessous, la date, le trajet du jour, l’endroit où nous passerons la nuit, puis les activités prévues).
24.08 : Genève – Miami, arrivée à 14h00 (Nuit à Miami Beach). Louer la voiture, prendre possession de la chambre d’hôtel, ballade à Miami Beach. 25.08 : Miami (Nuit à Fort Lauderdale ou Miami Beach). Visite de Miami Beach, peut-être baignade à la Venetian pool puis départ pour Fort Lauderdale et visite. 26.08 : Miami – Fort Lauderdale (Nuit à Fort Lauderdale). Visite de Miami (Little Havana + Haiti) + fin d’après-midi et soirée à Fort Lauderdale. 27.08 : Fort Lauderdale Key West (Nuit à Key West). Route pour aller à Key West, arrêt à Key Biscayne. 28.08 : Key West (Nuit à Key West). Journée à Key West, si possible sortie en bâteau pour snorkeling + ballade en vélo dans la ville. 29.08 : Key West – Kendall (Nuit à Kendall). Retour sur le „continent“ avec arrêt au Bahia Honda park et à Key Largo. 30.08 : Everglades (Nuit à Kendall). Journée de randonnée dans les Everglades (Shark Valley) 31.08 : Kendall – Everglades – Naples (Nuit à Naples). Journée de randonnée dans les Everglades. 01.09 : Naples – Fort Myers (Nuit à Fort Myers). Arrêt à Sanibel Islande, puis visite de Fort Myers. 02.09 : Fort Myers – Tampa (Nuit à Tampa). Arrêt à Sarasota (Siesta Key beach), puis à Venice beach pour chercher les dents de requin. 03.09 : Tampa (Nuit à Tampa). Matinée à la Crystal River, puis après-midi à Lithia Springs. 04.09 : Tampa – Ocala (Nuit à Ocala). Silver Glen springs puis Juniper springs. 05.09 : Ocala (Nuit à Orlando). Départ pour Orlando en passant par Daytona. 06.09 : Orlando (Nuit à Orlando). Excursion à Rock Springs. 07.09 : Orlando (Nuit à Orlando). Seaword (ou Island of aventures). 08.09 : Départ pour Genève depuis Orlando à 17h00. Ballade dans la ville d’Orlando.
J’aurais quelques questions que je me permets de vous poser ci-dessous :
- Pour finir, nous allons partir le 23.08 au lieu du 24.08 donc nous avons une nuit de plus à ajouter quelque part. Une idée ?
- Le 25.08, j’avais pensé passer la nuit à Fort Lauderdale avant de revenir visiter Miami le lendemain puisque les hôtels sont vraiment chers à Miami et qu’à voir les places de parcs sont difficiles à trouver. Est-ce du trajet dans le vide ? Devons-nous nous attendre à des bouchons ?
- Concernant les Everglades, j’ai prévu 2 jours complets. Est-ce trop ? Petite info : je suis allergique aux moustiques (eh oui !), du coup je vais tenter avec plusieurs couches de vêtements (me réjouis de cuire !) mais j’ai du mal à me rendre compte si on pourra tout de même se balader ou s’il vaut mieux juste y passer en coup de vent parce que ce sera trop pénible ?
- J’hésite d’ajouter St-Petersburg et la plage de Clearwater lorsque nous serons à Tampa, qu’en pensez-vous ?
- Concernant la Crystal River, notre souhait serait de voir des lamantins mais vu que ce n’est pas la saison, je me demande si ça vaut la peine… ?
Un grand merci d'avance à tous ceux qui trouveront le temps de lire mon message !
Après avoir fait 3 semaines l’an passé dans l’ouest (Los Angeles – San Francisco par la côte, puis les parcs), on pensait économiser pour refaire pareil dans 2 ans… Mais la tentation a été trop forte et nous avons décidé d’aller faire un tour en Floride fin août début septembre. J’aurais bien voulu savoir ce que vous pensez de notre itinéraire vu que l'an passé notre circuit s'est déroulé parfaitement grâce à tous les conseils reçus sur le forum !
On va louer une voiture à Miami et la garder jusqu’au départ d’Orlando. Notre but est de profiter de la nature, de la vie aquatique, mais sans devoir courir. On a également prévu des plans de replis en cas de pluie mais je ne les ai pas mentionnés ici.
(Ci-dessous, la date, le trajet du jour, l’endroit où nous passerons la nuit, puis les activités prévues).
24.08 : Genève – Miami, arrivée à 14h00 (Nuit à Miami Beach). Louer la voiture, prendre possession de la chambre d’hôtel, ballade à Miami Beach. 25.08 : Miami (Nuit à Fort Lauderdale ou Miami Beach). Visite de Miami Beach, peut-être baignade à la Venetian pool puis départ pour Fort Lauderdale et visite. 26.08 : Miami – Fort Lauderdale (Nuit à Fort Lauderdale). Visite de Miami (Little Havana + Haiti) + fin d’après-midi et soirée à Fort Lauderdale. 27.08 : Fort Lauderdale Key West (Nuit à Key West). Route pour aller à Key West, arrêt à Key Biscayne. 28.08 : Key West (Nuit à Key West). Journée à Key West, si possible sortie en bâteau pour snorkeling + ballade en vélo dans la ville. 29.08 : Key West – Kendall (Nuit à Kendall). Retour sur le „continent“ avec arrêt au Bahia Honda park et à Key Largo. 30.08 : Everglades (Nuit à Kendall). Journée de randonnée dans les Everglades (Shark Valley) 31.08 : Kendall – Everglades – Naples (Nuit à Naples). Journée de randonnée dans les Everglades. 01.09 : Naples – Fort Myers (Nuit à Fort Myers). Arrêt à Sanibel Islande, puis visite de Fort Myers. 02.09 : Fort Myers – Tampa (Nuit à Tampa). Arrêt à Sarasota (Siesta Key beach), puis à Venice beach pour chercher les dents de requin. 03.09 : Tampa (Nuit à Tampa). Matinée à la Crystal River, puis après-midi à Lithia Springs. 04.09 : Tampa – Ocala (Nuit à Ocala). Silver Glen springs puis Juniper springs. 05.09 : Ocala (Nuit à Orlando). Départ pour Orlando en passant par Daytona. 06.09 : Orlando (Nuit à Orlando). Excursion à Rock Springs. 07.09 : Orlando (Nuit à Orlando). Seaword (ou Island of aventures). 08.09 : Départ pour Genève depuis Orlando à 17h00. Ballade dans la ville d’Orlando.
J’aurais quelques questions que je me permets de vous poser ci-dessous :
- Pour finir, nous allons partir le 23.08 au lieu du 24.08 donc nous avons une nuit de plus à ajouter quelque part. Une idée ?
- Le 25.08, j’avais pensé passer la nuit à Fort Lauderdale avant de revenir visiter Miami le lendemain puisque les hôtels sont vraiment chers à Miami et qu’à voir les places de parcs sont difficiles à trouver. Est-ce du trajet dans le vide ? Devons-nous nous attendre à des bouchons ?
- Concernant les Everglades, j’ai prévu 2 jours complets. Est-ce trop ? Petite info : je suis allergique aux moustiques (eh oui !), du coup je vais tenter avec plusieurs couches de vêtements (me réjouis de cuire !) mais j’ai du mal à me rendre compte si on pourra tout de même se balader ou s’il vaut mieux juste y passer en coup de vent parce que ce sera trop pénible ?
- J’hésite d’ajouter St-Petersburg et la plage de Clearwater lorsque nous serons à Tampa, qu’en pensez-vous ?
- Concernant la Crystal River, notre souhait serait de voir des lamantins mais vu que ce n’est pas la saison, je me demande si ça vaut la peine… ?
Un grand merci d'avance à tous ceux qui trouveront le temps de lire mon message !
Suites junior à l'hôtel Bavaro Princess de Punta Cana English translation pending
Bonjour à tous!
Je quitte prochainement soit du 2 au 9 août 2012 pour le Bavaro Princess de Punta Cana avec Sunwing. Jusqu'à hier tout allait bien, cependant en lisant les forums concernant les suites junior de Sunwing au bavaro Princess on avait dépeint la situation comme n'étant limité qu'au fameux BUNKER à l'entrée principale de l'hötel dont la décoration et l'équipement semblent vétustes et non rénové au goût du jour. En appelant Sunwing j'ai su qu'ils possèdent également des bungalows qu'ils nomment aussi ''Suites Junior'' près de la plage. Je garde donc espoir de loger dans l'un de ces bungalows et non dans le dit ''BUNKER'' près de l'entrée. Bien sûr j'ai fait parvenir quelques mails à l’hôtel leur exprimant mes requêtes. Il est donc permis d'espérer et si cette petite info peut servir à un quelconque voyageur qui comme moi a la frousse et le sentiment de s'être fait piéger, alors tant mieux! Chose certaine je ne ferai plus jamais affaire avec ''Redtag'' et Sunwing. Je crois qu'il est préférable de passer par un voyagiste. Ainsi on a l'heure juste et pas de petites surprises!
Bon voyage à ceux qui partent sous peu!
Je quitte prochainement soit du 2 au 9 août 2012 pour le Bavaro Princess de Punta Cana avec Sunwing. Jusqu'à hier tout allait bien, cependant en lisant les forums concernant les suites junior de Sunwing au bavaro Princess on avait dépeint la situation comme n'étant limité qu'au fameux BUNKER à l'entrée principale de l'hötel dont la décoration et l'équipement semblent vétustes et non rénové au goût du jour. En appelant Sunwing j'ai su qu'ils possèdent également des bungalows qu'ils nomment aussi ''Suites Junior'' près de la plage. Je garde donc espoir de loger dans l'un de ces bungalows et non dans le dit ''BUNKER'' près de l'entrée. Bien sûr j'ai fait parvenir quelques mails à l’hôtel leur exprimant mes requêtes. Il est donc permis d'espérer et si cette petite info peut servir à un quelconque voyageur qui comme moi a la frousse et le sentiment de s'être fait piéger, alors tant mieux! Chose certaine je ne ferai plus jamais affaire avec ''Redtag'' et Sunwing. Je crois qu'il est préférable de passer par un voyagiste. Ainsi on a l'heure juste et pas de petites surprises!
Bon voyage à ceux qui partent sous peu!
Une semaine aux Fidji en solo English translation pending
Bonjour,
Je commence à prévoir un voyage qui devrait me faire passer une semaine (environ) à Fidji. D'après mes premières lectures, il semblerai que Fidji soit surtout une destination de tourisme de "luxe pas cher" pour les australiens, avec beaucoup de resorts et autres structures "all inclusive" (un peu comme le Maroc pour les français). C'est à peu de chose près l'opposé de ce que je recherche. Je cherche plutôt une petite structure (7 ou 8 chambres maxi), au calme, genre pension de famille en Polynésie, avec un club de plongée pas loin.
Est-ce que quelqu'un aurait un endroit comme ça à me conseiller ? Je débute juste ma prospection donc je prend tout bon conseil qui passera par là. Merci.
- - Rénald
Je commence à prévoir un voyage qui devrait me faire passer une semaine (environ) à Fidji. D'après mes premières lectures, il semblerai que Fidji soit surtout une destination de tourisme de "luxe pas cher" pour les australiens, avec beaucoup de resorts et autres structures "all inclusive" (un peu comme le Maroc pour les français). C'est à peu de chose près l'opposé de ce que je recherche. Je cherche plutôt une petite structure (7 ou 8 chambres maxi), au calme, genre pension de famille en Polynésie, avec un club de plongée pas loin.
Est-ce que quelqu'un aurait un endroit comme ça à me conseiller ? Je débute juste ma prospection donc je prend tout bon conseil qui passera par là. Merci.
- - Rénald
Balade à dos d'éléphant sur Chiang Mai? English translation pending
SALUT !!
Connaissez-vous où aller faire une ballade a dos éléphant à Chian Mia et leurs tarifs? MERCI 😏
Connaissez-vous où aller faire une ballade a dos éléphant à Chian Mia et leurs tarifs? MERCI 😏
Voyage à Bali avec bébé de 13 mois English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans moins d'un mois à Bali pour trois semaines avec notre bébé qui aura 13 mois. On a loué une voiture (et on espère qu'il y aura le siège-auto commandé) et réservé des hôtels dans les 4 coins de l'île. Nous commençons par Ubud.
J'aurais voulu avoir quelques conseils de choses à absolument éviter, ne pas oublier à la maison (je suis en train de faire ma checklist), des astuces, etc. et plus précisément, est-il utile de prendre un petit pousse-pousse et est-il facile de faire faire chauffer de l'eau dans les restaurants ou les hôtels (pour le biberon) ou est-il nécessaire de prendre une bouilloire électrique? La qualité de la nourriture est-elle suffisamment bonne pour qu'un bébé de 13 mois y goûte?
Mille mercis d'avance pour vos commentaires!
Elobibi
Nous partons dans moins d'un mois à Bali pour trois semaines avec notre bébé qui aura 13 mois. On a loué une voiture (et on espère qu'il y aura le siège-auto commandé) et réservé des hôtels dans les 4 coins de l'île. Nous commençons par Ubud.
J'aurais voulu avoir quelques conseils de choses à absolument éviter, ne pas oublier à la maison (je suis en train de faire ma checklist), des astuces, etc. et plus précisément, est-il utile de prendre un petit pousse-pousse et est-il facile de faire faire chauffer de l'eau dans les restaurants ou les hôtels (pour le biberon) ou est-il nécessaire de prendre une bouilloire électrique? La qualité de la nourriture est-elle suffisamment bonne pour qu'un bébé de 13 mois y goûte?
Mille mercis d'avance pour vos commentaires!
Elobibi
4 semaines à la découverte de l'Ouest américain - Complet English translation pending
Au printemps, j'ai (enfin!) terminé mon carnet de voyage de l'été 2010. Oui, je sais, j'ai pris mon temps … Le résultat prend la forme d'un joli livre photo et du compte-rendu ci-dessous.
Ce voyage a eu lieu en juin / juillet 2010 et reste à ce jour l'un de mes plus beaux souvenirs grâce aux conseils avisés des voyageurs rencontrés sur ce forum.
Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).

Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...

Chiche!
Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.
Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...
Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.
Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!

Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!

On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!
Jeudi 24 juin:
Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !


Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.

Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.


Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.

A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!



Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont été aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.


Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.
Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?
Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!
Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.


Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!
Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …

Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.




Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!
Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.


Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!
Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.




Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.
Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!




La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!

Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!
A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!
A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!
Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!
Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très décadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait!
Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque! 
Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).

Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...

Chiche!
Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.
Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...
Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.
Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!

Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!

On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!
Jeudi 24 juin:
Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !


Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.

Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.


Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.

A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!



Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont été aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.


Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.
Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?
Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!
Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.


Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!
Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …

Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.




Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!
Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.


Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!
Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.




Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.
Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!




La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!

Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!
A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!
A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!
Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!
Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très décadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait!
Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque! 
Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
Pantanal versus Pampa bolivienne? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous nous demandons si ça vaut le coup (et le coût!) d'aller faire un tour dans le Pantanal étant donné que nous irons par la suite dans la pampa du côté de Rurrenabaque. Nous aurions souhaité aller dans le Pantanal côté bolivien car à priori moins cher et moins touristique mais à Quijarro nous n'avons pas trouvé d'agence.
Y-a-t-il beaucoup d'animaux que l'on peut voir dans le Pantanal et pas dans la pampa bolivienne? Si oui, auriez-vous une agence à recommander? Nous avons entendu que malgré les prix relativement élevés pour les tour dans le Pantanal c'est souvent assez mal organisé.
Merci d'avance pour vos réponses.
Angélique
Nous nous demandons si ça vaut le coup (et le coût!) d'aller faire un tour dans le Pantanal étant donné que nous irons par la suite dans la pampa du côté de Rurrenabaque. Nous aurions souhaité aller dans le Pantanal côté bolivien car à priori moins cher et moins touristique mais à Quijarro nous n'avons pas trouvé d'agence.
Y-a-t-il beaucoup d'animaux que l'on peut voir dans le Pantanal et pas dans la pampa bolivienne? Si oui, auriez-vous une agence à recommander? Nous avons entendu que malgré les prix relativement élevés pour les tour dans le Pantanal c'est souvent assez mal organisé.
Merci d'avance pour vos réponses.
Angélique
Agression et vol à l'arraché à Georges Town (Malaisie) English translation pending
HELLO TOUT LE MONDE
juste pour vous mettre en garde si vous partez en Malaisie cest un pays qui est super joli , les malaisiens sont supers gentils et accueillants mais malheureusement sevit une insecurite et une delinquance assez forte Mefiez vous et soyez tres vigilents kan a vos documents papiers argent carte visa... ne vous promenez pas avec un sac a main mais avec une ceinture plutot ou vous mettrez a labri vos documents et argent le sac a main servira pour porter vos objets futiles et sans valeur
jai fait la betise de porter un sac a main et un appareil photo avec moi jetais a Georgetown une ville situee a Penang jetais dans un bus station kan un gars ma suivi et vol a larrachee de mon sac et ma camera jai essayer de me debattre il ma fortement pousser a terre nombreuses contusions et ecorchages tres graves bilan : une journee a lhopital , sac a main et camera derobes... passport , carte visa , argent ...tout a disparu! outre le choc emotionnel de lagression physique , il a fallu courir pour aller a la police pour deposer une plainte heureusement la police malaisienne est dune gentillesse extreme ils se sont occupes de moi , ont payer lhotel et les repas puis mont amener a lambassade de france la je suis en train de refaire mon passeport pour pouvoir repartir en france dans 2 ou 3 jours ce sera bon
je garde un souvenir amer de la malaisie jy reviendrai un jour cest sur car cest un magnifique pays mais je pense pas de sitot malheureusement :(
juste pour vous mettre en garde si vous partez en Malaisie cest un pays qui est super joli , les malaisiens sont supers gentils et accueillants mais malheureusement sevit une insecurite et une delinquance assez forte Mefiez vous et soyez tres vigilents kan a vos documents papiers argent carte visa... ne vous promenez pas avec un sac a main mais avec une ceinture plutot ou vous mettrez a labri vos documents et argent le sac a main servira pour porter vos objets futiles et sans valeur
jai fait la betise de porter un sac a main et un appareil photo avec moi jetais a Georgetown une ville situee a Penang jetais dans un bus station kan un gars ma suivi et vol a larrachee de mon sac et ma camera jai essayer de me debattre il ma fortement pousser a terre nombreuses contusions et ecorchages tres graves bilan : une journee a lhopital , sac a main et camera derobes... passport , carte visa , argent ...tout a disparu! outre le choc emotionnel de lagression physique , il a fallu courir pour aller a la police pour deposer une plainte heureusement la police malaisienne est dune gentillesse extreme ils se sont occupes de moi , ont payer lhotel et les repas puis mont amener a lambassade de france la je suis en train de refaire mon passeport pour pouvoir repartir en france dans 2 ou 3 jours ce sera bon
je garde un souvenir amer de la malaisie jy reviendrai un jour cest sur car cest un magnifique pays mais je pense pas de sitot malheureusement :(
Topo sur circuit Tamil Nadu et Kérala English translation pending
Bonjour,
Après avoir profité de tous vos conseils avisés, après avoir posé maintes questions, fait et refait mon itinéraire, je me devais à mon retour de vous faire part de mes impressions et surtout de vous faire partager mes bonnes adresses comme vous l'avez fait avec moi. Avec trois mois de recul ( ou plutôt de retard ), je viens aujourd'hui vous poster ce petit topo sur le Tamil Naddu et le Kérala, accompagné de mes impressions personnelles sur les lieux visités, les hébergements, des petits détails, les coups de cœur et aussi ... ce qui ne m'a pas plu. En sachant d'avance que l'on ne peut pas être au goût de tout le monde ... Mon voyage s'est déroulé du 29/02 au 29/03/12 en solo.
J1 : Milan ... Bombay
J'ai pris mes billets en Octobre chez Nouvelles Frontières. Vol Swiss Milan ... Zurich ... Bombay pour 430 euros aller retour. Tarif correct. Départ de Milan à 7H05 pour 45 minutes de vol vers Zurich. Survol des Alpes, boisson et chocolat Suisse. 9H45 vol Zurich ... Bombay. Peu de passagers à bord, vol très agréable, personnel aux petits soins, repas copieux et toujours chocolat Suisse. Possibilité de se coucher sur les sièges inoccupés de la rangée centrale (4 sièges) : en dormant presque comme dans un lit, le vol semble très court!. Arrivée ponctuelle à 22H45. Il fait 27°C. Formalités de douane et visa très rapides. Je dois me rendre au domestic air port car mon vol pour Madras part le lendemain à 8H00 du mat. Donc nuit au domestic air port . Une flèche avant de sortir de l'aéroport le signale mais je préfère prendre l'air et sortir de l'aérogare. Erreur de ma part : malgré plusieurs tentatives, impossible par la suite de retourner et rentrer à nouveau dans l'aéroport ( malgré le e-ticket ) et pouvoir prendre la navette gratuite qui relie les deux aéroports. Taxi, 1/2 heure de route 180 Rs, cher...
J2 : Bombay ... Madras ... Mamallapuram
Nuit à l'aéroport. En fait le domestic air port est comme une sorte de gros hangar amélioré avec quelques kiosques ( journaux, boissons et encas ) et quelques fauteuils pris d'assaut par les passagers en attente. Dans la nuit coupure de courant pendant ... une bonne heure et alarmes ( sirènes ) à fond les manettes !. Eh oui , ce n'est que la première coupure d'une très longue série. Dans le Tamil naddu ( sauf à Pondichéry ) les coupures de courant sont légion, jour et nuit avec environ 10 à 12H00 de coupure sur 24H00. Vol Spicejet ( low cost style Easyjet ) à 8H00 pour Madras. Ponctuel, 35 euros environ, réservé avant le départ sur Cleartrip. Arrivée à Madras 2H00 plus tard. Sortie à pied de l'enceinte de l'aéroport et ensuite ricksaw ( 45 minutes de gym-kana dans une circulation hallucinante ) vers le terminal de bus Mofussil. Bus pour Mamallapuram : 50 Rs, 3H00 de trajet dont deux pour sortir de la ville tentaculaire. Arrivée à 13H00 à la guesthouse. Un peu cassé quand même. Il fait vraiment très chaud. J3, J4 : Mamallapuram
Visite des monuments de la ville (5 rathas, le parc et la pierre " boule de ghee" de Krishna, le temple du rivage ). Visite du marché aux légumes et marché aux poissons (avec les mêmes poissonnières que sur le vieux port à Marseille : ça s'engueule, ça parle fort), c'est pas super propre et franchement le poisson ça donne pas trop envie, et pourtant quand il arrive bien cuisiné dans notre assiette c'est un vrai régal. A côté de la rue principale qui va vers la plage, il y a le village de pêcheurs : belle ballade dans les ruelles très colorées. Promenade à la plage : on se mouille un doigt de pied, le sari, voir jusqu'au genoux pour les plus courageux, on fait une ballade à cheval au bord de l'eau, on pique nique, les enfants font du manège, plein de vendeurs de glaces ou d'encas salés ou sucrés, des voyants avec leurs perroquets en cage et leurs cartes. Des heures à rien faire, à regarder la vie qui s'écoule, des moments magiques. La plage près de la rue principale est sympa aussi avec les pêcheurs qui raccommodent les filets, reviennent de la pêche, font la sieste. Il y a aussi les tailleurs de pierres.
Deux jours à Mamallapuram ça suffit, c'est une bonne étape à l'arrivée en Inde, ça permets de se reposer, de prendre la température, ça mets gentiment dans le bain, c'est super cool, la vie s'écoule tranquillement. Si l'on est pressé une seule journée peut suffire.
Hébergement : Siva Guesthouse, 700 Rs, chambre double fan, sans petit dej. Très propre, dans une petite ruelle calme, pas très loin de la plage, terrasse avec vue sur la mer, le boss est super sympa et plein de bons conseils.
Repas : des bons thalis pour 45 à 65 Rs à la gare routière. Un restau en bord de plage : Le Santana, la terrasse tout en haut pour la brise, la vue et des plats bien cuisinés ( veg biryani, poissons, gambas ).
J5 : Mamallapuram ... Pondichéry
Départ à 8H00 de la guesthouse pour prendre le bus pour Pondichéry, 90 kilomètres, 2H00 de route, 60 Rs. Le chauffeur conduit comme un dingue, klaxon à fond. Étant assis devant à côté du pilote , il faut serrer les dents et souvent fermer les yeux !. Après plusieurs trajets en bus lors de mon périple et pour avoir toujours occupé la place de devant, je peux vous dire que " même plus peur " comme quoi on arrive à s'habituer. Rizières , salines et beaux villages durant le trajet. Arrivée à Pondi, en fin de matinée. Installation à la guesthouse. Après midi cool. C'est dimanche il y a sur Mahatma Gandhi road le Sunday market : sur les deux côtés de la rue, grand déballage de tous les ustensiles culinaires possibles et imaginables , des vêtements à la tonne, un joyeux bazar organisé.
J6 : Pondichéry
Visite des différents quartiers ( musulman, indien, ville blanche ) séparés par un canal. Le front de mer est un long boulevard qui se remplit en fin d'après midi et devient alors le lieu de promenade du tout Pondi, ambiance bonne enfant. Le quartier français le long du front de mer est très style colonial : beaucoup de panneaux en français, consulat, lycée français, maisons couleur Indochine, de belles églises ( Notre Dame des Anges, ...). Un temple magnifique Sri Manakula, présence d'un éléphant qui "bénit" les visiteurs moyennant quelques roupies. Séances de bénédiction et bon présage pour tous les véhicules neufs ( motos, voitures et camions ) faites par les prêtres du temple avec une cérémonie particulière.
J7 : Pondichéry ... Tiruvanamalai ... Pondichéry
Départ à 9H30 en bus pour Tiruvanamalai, 3H00 de route, 45 Rs. La chaleur écrasante ainsi que la fatigue auront raison de moi et je ne verrai que très peu les paysages. Passage à Gingee. arrivée à Tiruvanamalai en fin de matinée. Le temple dédié à Shiva est immense, dès l'entrée du temple le feu sacré est allumé, une odeur de ghee flotte partout, de nombreux saddhus, des mendiants. Il fait très chaud et les pieds nus sur les pierres du temple sont mis à rude épreuve. Je vais passer l'après midi au temple et profiter de nombreuses pujas, de nombreuses cérémonies, magnifiques, avec des chants, des rituels, ...Ce temple est tout simplement superbe et il y règne vraiment une ambiance très particulière, retrouvée nulle part. Départ à 18H30 pour un retour en bus vers Pondichéry. Le chemin du retour est très éprouvant : la route n'est pas très large, il fait nuit, des vélos, des motos, des piétons, de nombreux paysans avec des tracteurs et leur remorque remplie et débordant de canne à sucre circulent tous feux éteints, le bus fait des embardées, on circule au klaxon, on évite tout ce petit monde qui circule dans un joyeux bazar organisé et bruyant. Arrivée à 20H30 à Pondi. Si vous êtes de passage à Pondi vous devez impérativement aller faire un tour à Tiruvanamalai. Cette ville est empreinte d'une très grande spiritualité, a refaire je resterai quelques jours . J'y reviendrai un jour et y séjournerai plus longtemps, le pèlerinage lors de la nuit de pleine lune ( 14 kms pieds nus autour de la montagne sacrée ) semble être une bonne expérience.
J8 : Pondichéry
Continuation de la visite de la ville et visite de l'Ashram Sri Aurobindo : j'ai pas accroché du tout. Dans la cour de l'ashram les fidèles ( Européens pour la plupart ) viennent se prosterner sur les tombes du gourou et de la Mère. Bof, c'est un peu too much à mon goût. Afin d'en avoir une idée un peu plus précise je décide de ne pas quitter Pondi sans être allé à Auroville. Ricksaw 200 Rs aller et 100 Rs le retour négocié âprement. Pour aller voir le Matrimundir ( grande sphère dorée qui abrite un très gros cristal et surtout qui est le cœur spirituel du centre), il faut auparavant regarder un film de présentation sur la ville idéale. La visite par la suite se révèle inintéressante, rien à voir ou plutôt aucun accès autorisé, rien à faire si ce n'est quelques achats hors de prix dans les boutiques de l'accueil. Bref là non plus je n'ai pas accroché du tout.
Hébergement : Swades Guesthouse, chambre single , réservée quelques mois à l'avance ( because c'est toujours complet ), 800 Rs, sans petit dej. Propre nickel, très colorée, la guesthouse est tenue de main de maître par son propriétaire Ilyas et sa famille. Ilyas a longtemps vécu en France et a retapé la maison familiale pour y faire une super guesthouse de 5 chambres. Située dans le quartier musulman, dans une petite rue au calme, nombreuses terrasses, cuisine équipée commune avec frigo. Ilyas est une mine d'informations, de bonnes adresses, de bons conseils ( merci Ilyas pour la ballade à Tiruvanamalai ) et surtout il ne compte pas son temps pour l'accueil de ses résidents.
Repas : des encas ( samoussas et autres dans la rue De Bussy, pois chiches en salade sur la jetée ). Restaurant Surguru : un bon petit restau, très bonne cuisine : le riz aux champignons est une tuerie, essayez aussi le nan fromage ail, petits prix, ambiance sympa mi touriste mi locale, clim à fond les manettes , prévoir une veste.
Deux jours à Pondi c'est presque trop. Par contre deux jours à Tiruvanamalai c'est ce qu'il faut.
J9 : Pondichéry ... Trichy
Départ à 7H00 pour la gare routière, bus pour Villapuram, 1H00 de bus, 18 Rs. Changement de bus pour Trichy. La gare routière de Villapuram est particulièrement crade : ça sent bon la pisse. Bus "express" pour Trichy, 100 kms, 3 H 00 de route , 100 Rs. A l'arrivée, bus n° 1 pour se rendre �� Sri Rangam. En fait je dois aller vers Sri Rangam car j'ai réservé par le biais d'un post sur un forum une chambre chez l'habitant et la maison se trouve pas très loin du temple. Un mail, pas trop de précisions, pas de photos, juste une adresse, je me lance vers l'inconnu ... mais bizarrement je suis confiant et j'ai bien fait : c'est la plus belle rencontre de mon voyage.
J10, J11 : Trichy
Visite du temple Sri Rangam : un gopuram très haut et très coloré donne le ton dès l'entrée. D'autres tours moins hautes sont disséminées dans l'enceinte du temple. Visite du rock fort: belle vue générale de la ville . Le matin de bonne heure nous allons voir les rituels le long de la Cauvery river : rituel de la 1ère coupe de cheveux, rituels de purification, autres rituels ( pour trouver un bon mari ou une bonne épouse ). La rivière est aussi une grande baignoire ou tout le monde en plus de faire ses ablutions fait sa toilette, lave son linge, ... Nous allons aussi voir les dobbi wallah : les laveurs de linge en bord du fleuve, linge lavé et ensuite étendu et séché au soleil. Des centaines de chemises et pantalons sont là en attente de lessivage. Pour le repassage c'est 4 Rs par pièce ( chemise ou pantalon ) : fer au charbon ou plutôt à la braise. Belles ballades à pied le long d'une petite rivière à côté du temple Sri Rangam : petits villages, fabrique de briques, des sourires à volonté, des enfants qui jouent, des beaux moments, le temps qui s'écoule lentement. Nous sommes aussi aller visiter un temple, dont je ne me souviens plus le nom, où tous les jours à 12H00 un prêtre s'habille en sari et fait une procession dans le temple avec un éléphant , des musiciens, il béni ensuite une vache sacrée à l'intérieur du temple. Là aussi un grand moment de sérénité et de spiritualité.
Hébergement / Repas : Comme dit plus haut , j'ai logé chez l'habitant. Une jolie maison , coquette, à 200 mètres du temple, habitée par un couple d'indiens Raja et Usha qui m'ont accueillis chez eux comme jamais je n'ai été accueilli nulle part. Une chambre très spacieuse, lit à baldaquin, moustiquaire, la chambre est au dernier étage sous le toit, avec une grande terrasse avec vue sur le temple Sri Rangam. Air conditionné, ventilo, eau chaude. Excellente cuisine faite à la demande par Usha la maîtresse des lieux ( le riz au citron me mets les papilles en émoi rien que d'y penser ) qui parle anglais couramment et qui m'a servi de guide accompagnatrice pendant tout mon séjour. Raja parle couramment français. Si vous passez par Trichy, ne cherchez pas, c'est la chambre d'hôtes où il faut aller. Coordonnées e mail en message privé.
Deux ou trois jours à Trichy c'est ce qu'il faut.
J12 : Trichy ... Tanjore
Départ en train pour Tanjore, 50 kms, 1H30 de train, 8Rs. Je vais rester la journée à Tanjore et prendre un train de nuit pour rameswaram. Bagage à la clock room, 10 Rs. Je visite le temple Chola : complètement différent des autres jusqu'alors visités. C'est dimanche, la ville semble morte, bof , bof, j'accroche pas plus que ça.
Une journée à Tanjore est suffisante à mon goût.
J13 : Tanjore ... Rameswaram
Mon train part à 3H40, le Rameswaram express ( il part de Chennai ) et comme par hasard il est en retard. Je passe donc une grande partie de la nuit à somnoler dans le hall de la gare, très calme bizarrement. Le Rameswaram express arrive à destination vers midi. 180 Rs pour une Sleeper : 3 couchages superposés, fan. Billet réservé sur Cleartrip avant le départ de France. L'arrivée est a couper le souffle : Rameswaram est une île reliée à la terre par une voie ferrée et un très grand pont pour les véhicules. Le train sur les deux derniers kilomètres semble " voler " sur la mer. En effet seul les rails et quelques plots dépassent de l'eau: c'est magique, portes grandes ouvertes, se pencher au dehors , dans le vide, regardez les vidéos sur Youtube et vous comprendrez.
J14, J15, J16 : Rameswaram
La ville sainte du Sud de l'Inde. Un temple magnifique, des couloirs ouverts sur l'extérieur, peintures au plafond avec une luminosité exceptionnelle, des rituels en bord de mer et aussi 21 puits dans le temple avec un parcours à suivre pour la purification. Une ville de pèlerins et de pèlerinages, très peu de touristes. Rameswaram c'est aussi Danuskodi : le dernier morceau de sable face à la mer et au Sri Lanka. J'y suis allé à deux reprises et y est fêté mes 50 ans!. Inoubliable. Le bus n° 3 part du centre ville et pour quelques roupies vous conduit au dernier village de pêcheurs, la plage y est magnifique. Ensuite il faut négocier une camionnette pour aller au bout de la bande de sable , 120 Rs par personne. Le port de Rameswaram est très grand et l'arrivée des bateaux de pêche est superbe : des tonnes de poissons sont débarquées sur des charrettes tirées par des bœufs, des raies, des gambas, des crabes bleus, ... Le village de pêcheurs qui jouxte le port est calme et vaut le détour. A midi allez au bout de l'île, sur le pont routier qui la relie au continent, et surplombez la voie ferrée, regardez le Rameswaram express qui arrive ... un grand moment vu d'en haut.
Hébergement : Blue Coral cottage, chambre single, air con, 650 Rs, pas de petit dej. Très propre, quelques chambres, tenu par deux frères dont un sert bien volontiers de guide. Prochainement un restau sur le toit de la guesthouse. Vue sur la mer, à côté du lieu des pujas et du temple.
Repas : plein de petites gargotes et petits restaus. J'ai plus particulièrement aimé Shanmuga Bhavan ( dans la rue du temple, direction opposée à la plage ) : le Jeera rice est divin. Tarifs très raisonnables.
Avec Trichy, c'est mon coup de cœur dans le Tamil Naddu. Restez y comme moi trois jours, vous ne le regretterez pas, et surtout arrivez de jour en train.
J17 : Rameswaram ... Madurai
Bus n° 1 pour la gare routière , 4Rs. Je prends ensuite le bus Madurai express, 4H00 de route, 98 Rs. Je ne sens pas du tout cette étape depuis le début et en fait ça va être un peu galère surtout au niveau hébergement. Ce qui me console c'est que les autres touristes avec qui j'ai discuter de Madurai durant mon voyage ont eu les mêmes soucis de logement. Aucun hôtel de réservé, tout est complet dans le " propre et pas cher ". Il reste le cher et ... pas forcément très propre. Alors je vais dans le pas cher et pas très propre, pour une nuit il faudra s'y faire. Par contre très bien situé , au pied du temple Sri Menaski. Je passe l'après midi au temple qui est magnifique et le plus grand vu jusqu'ici, un des derniers par ailleurs car au Kérala fini les grands temples. La vue de la terrasse du magasin de souvenirs en face du temple est exceptionnelle. Le soir venu c'est le top : le temple est ouvert jusqu'à 22H00, bougies , éclairage aux lampes à huile, processions, beaucoup de fidèles, des enfants, des familles, toujours l'éléphant qui béni les fidèles. Une très belle soirée.
Hébergement : West tower Hôtel, 450 Rs, la salle de bain est tellement crade que je n'ose même pas m'y doucher. J'utilise pour la première fois mon sac à viande. Dans les couloirs de l’hôtel c'est le grand déballage : des matelas enchevêtrés de partout et pas du neuf. Hôtel à 100 mètres de l'entrée du temple, seule satisfaction.
Une journée à Madurai a été un bon choix pour ce qui me concerne.
J18 : Madurai ... Munnar
Départ à 7H30 pour la gare routière, 160 kms, 5H00 de route, 104 Rs. Trajet dans la plaine très roulant ( ça klaxonne comme jamais, Fanjo est de retour ) et ensuite beau parcours dans les montagnes ( des lacets où le chauffeur de bus doit s'y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir passer, le vide pas très loin, la route se rétrécit de plus en plus ). Les montagnes de théiers arrivent avec un spectacle à tous moments, on ne sait plus où donner de la tête : c'est très vert et soudain, il fait presque froid, on arrive à 1500 m d'altitude et après les 40 °C, ça chute sec et ça caille. Le pire sera dans la chambre d’hôtel la nuit !. Passage du check point entre le Tamil Naddu et le Kérala. Arrivée à Munnar à 13H30.
J19, J20, J21 : Munnar
Un chauffeur de riksaw propose de me conduire pour aller à mon hotel, j'accepte. Il va aussi me proposer une ballade pour la fin d'après midi dans un jardin d'épices et aussi une journée dans les plantations de thé. Ses parents travaillent pour la Tata Compagnie et il habite dans les villages des plantations. RDV est pris. Je ferai avec ANBU téléphone mobile 09447187745, de super ballades pendant les trois journées passées à Munnar. 800 Rs la journée (de 8H30 à 18H00) : riksaw, déjeuner dans sa famille, trek pendant 5 heures au milieu des théiers et des femmes qui récoltent ces précieuses feuilles. Ballades dans les plantations, visite des villages, point de vue à Top Station, recherche des éléphants sauvages autour d'un lac vers Mattupatty ( nous avons eu la chance d'en voir un ), spectacle de Khatakali ( 200 Rs ).
Hébergement : Green View hôtel, 550 Rs, la double sans petit dej, occupation single, eau chaude à volonté. Très propre, un peu à l'écart du centre ville, très confortable, des couvertures pour les nuitées très fraîches ( buée aux carreaux des fenêtres tous les matins !).
Repas : principalement au restaurant Saravan Bhavan : bonne cuisine, personnel sympa, petits prix.
Munnar vaut vraiment une pause de quelques jours pour pouvoir apprécier et découvrir les collines alentour. Le spectacle de Khatakali est très long, la séance de maquillage publique des acteurs et leur préparation avant le spectacle est très intéressante. Les ballades dans les plantations sont super : perdu au milieu des théiers à perte de vue c'est génial.
J22 : Munnar ... Kottayam ... Allepey
Départ en bus le matin vers 7H00 pour Kottayam, 5H00 de trajet en bus, 90 Rs. Route magnifique au milieu de vallées fertiles et très cultivées, belles maisons, planatations d'ananas, de manbioc, de café, on dirait la Thailande ( même style de maisons, très propre, ...). Arrivée à Kottayam à 13H00. Riksaw pour la station des bateaux, 20 Rs. Bateau public pour Allepey à 13H00 ( qui heureusement partira avec du retard, ce qui m'a permis de l'avoir ) , 3H00 de ballade aquatique pour seulement 11Rs. Le bateau est un bateau bus et s'arrête donc pour la montée et la descente des passagers : écoliers, paysans, familles, poules, sacs de riz et tout ce que l'on peut imaginer. Des ponts en bois qui se relèvent à chaque passage de bateaux jalonnent tout le parcours. Des maisons longent les canaux et la vie paisible des paysans et pêcheurs se déroule devant nos yeux. Un enchantement de 3H00 va s'offrir à moi avec un coucher de soleil magnifique lors de l'arrivée à Allepey. Malheureusement plus on approche d'Allepey, plus les canaux sont envahis par les barges ( house boats ), des centaines qui sont soit parquées en attente de clients soit en train de naviguer avec à bord une ou deux personnes, la clim et tout le toutim. Bof , bof.
J23, J24, J25 : Allepey
Visite de la ville , du marché aux épices, ballades en vélo au hasard des ruelles et des chemins, se perdre, loin de la cohue . Passage à Marari Beach : sable blanc, soleil de plomb, les joies de la plage. Ballade en petit bateau à rame pendant 5 H00 dans les backwaters, massages ayurvédiques, sirodhara ( juste trop bien cette huile chaude qui coule lentement sur le front et glisse dans les cheveux, au bout de 5 minutes c'est le grand voyage assuré ).
Hébergement : South Canal Holidays, 1200 Rs la nuit petit dej compris, guesthouse vers le phare, prêt de vélos, en bordure d'un canal. Palm Lake Resort 850 Rs la nuit petit dej compris. Logement en bungalows dans un petit jardin très bien entretenu, hamacs, chambre avec fan, grand, propre, réveil par le chant des oiseaux, petit dej gargantuesque préparé avec soin par Macy dans la cuisine de la maison familiale, la propriétaire des lieux. Très bon accueil, guesthouse située légèrement en dehors du village, en bordure des canaux, un plus plus pour un accueil et des supers moments passés avec Macy et son mari Gigi.
Repas : Restaurant Mushroom : poissons délicieux, tables en terrasse. Thaff restaurant : en ville , un petit restau, couru par les locaux, simple, mais une cuisine vraie et délicieuse pour une bouchée de pain. Goutez au poisson ( bonite ) sauce Masala Molly, une tuerie.
Massages : Sree Krishna : très propre, tarifs raisonnables , très bon rapport qualité prix. Le Sirodhara est une merveille, les massages sont super. N'oubliez pas d'acheter un parapluie au magasin Popy Umbrellas : pas cher et vraiment super. Mon séjour à Allepey a été en teinte mitigée : déçu par les backwaters et surtout par la cohue des houseboats. Ce qui a sauvé la mise : de belles ballades en bateau tout particulièrement le trajet Kottayam Allepey, de très belles rencontres avec Gigi et Macy au Palm lake Resort, une très bonne adresse.
J26 : Allepey ... Cochin
Départ pour Cochin en bus, 1H30 de route, 41 Rs. Visite rapide de Cochin, le bord de mer, les carrelets chinois. Cette étape n'était pas prévue lors de l'élaboration de mon circuit mais j'ai préféré faire ce stop à Cochin pour être tranquille le lendemain car mon vol pour Bombay était assez tôt.
Hébergement : Heavenly Homestay, 1200 Rs la nuit chambre double, air con, petit dej compris : deux chambres dans une belle maison près du bord de mer à Fort Cochin. Un accueil fantastique, jus de fruits frais, bouteilles d'eau, très propre, Patric le proprio est très disponible, le petit dej est un repas de mariage, quand il y en a plus, il y en a encore, tout fait maison. Une très bonne adresse ... souvent complet, n'oubliez pas de réserver bien longtemps à l'avance.
Repas : Restaurant Oceanos à Fort Cochin : un thon au poivre et un riz à la noix de coco mémorables. Tarifs élevés mais bon rapport qualité prix.
J27 : Cochin ... Bombay
Riksaw pour l'aéroport, attention à la circulation, l'aéroport est très excentré. Vol Spicejet, 35 euros acheté sur le site Cleartrip avant de partir de France. Ponctuel, compagnie low cost, vol ok.
J28, J29 : Bombay
Visite de Crawford market ( début de la saison des mangues, miam! ), grandes ballades dans le quartier animé autour de Crawford market, Gateway of India ( bof ), le quartier de Colaba, Marina Drive, Chowpatty beach. J'ai adoré la vue des dobbi wallah ( les laveurs de linge ) à Mahalaxmi....... bien qu'il soit impossible d'y entrer sans payer une taxe aux rabatteurs postés à chaque "entrée " du site ( 200 voir 300 Rs pour accéder aux lavoirs proprement dit). Je suis resté sur le pont et dans les rues avoisinantes, la vue est magnifique. J'ai adoré aussi la gare de CST terminus : une vraie fourmilière, le bâtiment est magnifique. Visite du bâtiment de la High Cour ( le tribunal ), et vers midi passage à Churchgate Station pour voir les dabba wallahs prendre en charge les gamelles repas et partir les distribuer dans toute la ville. Se perdre dans le dédale des ruelles de la ville, au hasard. Et puis quelques chose que j'ai adoré c'est se balader en train : bondés, fenêtres et portes ouvertes, la vie et les paysages qui défilent, les wagons réservés ( femmes, malades, ...), les petits vendeurs, les gares et leur grande cohue, ...
Hébergement : Hôtel New Bengal , réservé sur AGODA, 33 euros la nuit, chambre single air con, petit dej compris ( pas top du tout le petit dej, mais bon pour le prix, on est à Bombay ). Très propre, assez calme, situé à côté du Crawford Market. Un bon rapport qualité prix vu les tarifs excessifs de Bombay.
J30 : Bombay ... Milan
Départ vers 1H00 du matin. Vol Swiss Bombay Zurich Milan. En règle générale , le vol retour c'est dodo tout de suite pour oublier ... qu'il faut rentrer et attendre ... les prochaines vacances.
Les plus, les indispensables, le must : Trichy, Rameswaram, Tiruvanamalai, Munnar, Pondi. J'ai préféré le Tamil Naddu au Kérala. Les moins, ceux que l'on peut abréger, ceux où j'ai pas accroché : Tanjore, Madurai, Allepey.
Mais partout des belles rencontres et plus particulièrement Raja et Usha à Trichy, Gigi et Macy à Allepey, Ilyas à Pondichéry. Mon périple en Inde du Sud n'était je pense qu'une première approche rapide que je vais surement approfondir dans les années à venir. Merci encore à tous pour vos infos qui m'ont permis de faire ce magnifique parcours et à bientôt sur le forum ... pour d'autres messages et d'autres destinations.
Après avoir profité de tous vos conseils avisés, après avoir posé maintes questions, fait et refait mon itinéraire, je me devais à mon retour de vous faire part de mes impressions et surtout de vous faire partager mes bonnes adresses comme vous l'avez fait avec moi. Avec trois mois de recul ( ou plutôt de retard ), je viens aujourd'hui vous poster ce petit topo sur le Tamil Naddu et le Kérala, accompagné de mes impressions personnelles sur les lieux visités, les hébergements, des petits détails, les coups de cœur et aussi ... ce qui ne m'a pas plu. En sachant d'avance que l'on ne peut pas être au goût de tout le monde ... Mon voyage s'est déroulé du 29/02 au 29/03/12 en solo.
J1 : Milan ... Bombay
J'ai pris mes billets en Octobre chez Nouvelles Frontières. Vol Swiss Milan ... Zurich ... Bombay pour 430 euros aller retour. Tarif correct. Départ de Milan à 7H05 pour 45 minutes de vol vers Zurich. Survol des Alpes, boisson et chocolat Suisse. 9H45 vol Zurich ... Bombay. Peu de passagers à bord, vol très agréable, personnel aux petits soins, repas copieux et toujours chocolat Suisse. Possibilité de se coucher sur les sièges inoccupés de la rangée centrale (4 sièges) : en dormant presque comme dans un lit, le vol semble très court!. Arrivée ponctuelle à 22H45. Il fait 27°C. Formalités de douane et visa très rapides. Je dois me rendre au domestic air port car mon vol pour Madras part le lendemain à 8H00 du mat. Donc nuit au domestic air port . Une flèche avant de sortir de l'aéroport le signale mais je préfère prendre l'air et sortir de l'aérogare. Erreur de ma part : malgré plusieurs tentatives, impossible par la suite de retourner et rentrer à nouveau dans l'aéroport ( malgré le e-ticket ) et pouvoir prendre la navette gratuite qui relie les deux aéroports. Taxi, 1/2 heure de route 180 Rs, cher...
J2 : Bombay ... Madras ... Mamallapuram
Nuit à l'aéroport. En fait le domestic air port est comme une sorte de gros hangar amélioré avec quelques kiosques ( journaux, boissons et encas ) et quelques fauteuils pris d'assaut par les passagers en attente. Dans la nuit coupure de courant pendant ... une bonne heure et alarmes ( sirènes ) à fond les manettes !. Eh oui , ce n'est que la première coupure d'une très longue série. Dans le Tamil naddu ( sauf à Pondichéry ) les coupures de courant sont légion, jour et nuit avec environ 10 à 12H00 de coupure sur 24H00. Vol Spicejet ( low cost style Easyjet ) à 8H00 pour Madras. Ponctuel, 35 euros environ, réservé avant le départ sur Cleartrip. Arrivée à Madras 2H00 plus tard. Sortie à pied de l'enceinte de l'aéroport et ensuite ricksaw ( 45 minutes de gym-kana dans une circulation hallucinante ) vers le terminal de bus Mofussil. Bus pour Mamallapuram : 50 Rs, 3H00 de trajet dont deux pour sortir de la ville tentaculaire. Arrivée à 13H00 à la guesthouse. Un peu cassé quand même. Il fait vraiment très chaud. J3, J4 : Mamallapuram
Visite des monuments de la ville (5 rathas, le parc et la pierre " boule de ghee" de Krishna, le temple du rivage ). Visite du marché aux légumes et marché aux poissons (avec les mêmes poissonnières que sur le vieux port à Marseille : ça s'engueule, ça parle fort), c'est pas super propre et franchement le poisson ça donne pas trop envie, et pourtant quand il arrive bien cuisiné dans notre assiette c'est un vrai régal. A côté de la rue principale qui va vers la plage, il y a le village de pêcheurs : belle ballade dans les ruelles très colorées. Promenade à la plage : on se mouille un doigt de pied, le sari, voir jusqu'au genoux pour les plus courageux, on fait une ballade à cheval au bord de l'eau, on pique nique, les enfants font du manège, plein de vendeurs de glaces ou d'encas salés ou sucrés, des voyants avec leurs perroquets en cage et leurs cartes. Des heures à rien faire, à regarder la vie qui s'écoule, des moments magiques. La plage près de la rue principale est sympa aussi avec les pêcheurs qui raccommodent les filets, reviennent de la pêche, font la sieste. Il y a aussi les tailleurs de pierres.
Deux jours à Mamallapuram ça suffit, c'est une bonne étape à l'arrivée en Inde, ça permets de se reposer, de prendre la température, ça mets gentiment dans le bain, c'est super cool, la vie s'écoule tranquillement. Si l'on est pressé une seule journée peut suffire.
Hébergement : Siva Guesthouse, 700 Rs, chambre double fan, sans petit dej. Très propre, dans une petite ruelle calme, pas très loin de la plage, terrasse avec vue sur la mer, le boss est super sympa et plein de bons conseils.
Repas : des bons thalis pour 45 à 65 Rs à la gare routière. Un restau en bord de plage : Le Santana, la terrasse tout en haut pour la brise, la vue et des plats bien cuisinés ( veg biryani, poissons, gambas ).
J5 : Mamallapuram ... Pondichéry
Départ à 8H00 de la guesthouse pour prendre le bus pour Pondichéry, 90 kilomètres, 2H00 de route, 60 Rs. Le chauffeur conduit comme un dingue, klaxon à fond. Étant assis devant à côté du pilote , il faut serrer les dents et souvent fermer les yeux !. Après plusieurs trajets en bus lors de mon périple et pour avoir toujours occupé la place de devant, je peux vous dire que " même plus peur " comme quoi on arrive à s'habituer. Rizières , salines et beaux villages durant le trajet. Arrivée à Pondi, en fin de matinée. Installation à la guesthouse. Après midi cool. C'est dimanche il y a sur Mahatma Gandhi road le Sunday market : sur les deux côtés de la rue, grand déballage de tous les ustensiles culinaires possibles et imaginables , des vêtements à la tonne, un joyeux bazar organisé.
J6 : Pondichéry
Visite des différents quartiers ( musulman, indien, ville blanche ) séparés par un canal. Le front de mer est un long boulevard qui se remplit en fin d'après midi et devient alors le lieu de promenade du tout Pondi, ambiance bonne enfant. Le quartier français le long du front de mer est très style colonial : beaucoup de panneaux en français, consulat, lycée français, maisons couleur Indochine, de belles églises ( Notre Dame des Anges, ...). Un temple magnifique Sri Manakula, présence d'un éléphant qui "bénit" les visiteurs moyennant quelques roupies. Séances de bénédiction et bon présage pour tous les véhicules neufs ( motos, voitures et camions ) faites par les prêtres du temple avec une cérémonie particulière.
J7 : Pondichéry ... Tiruvanamalai ... Pondichéry
Départ à 9H30 en bus pour Tiruvanamalai, 3H00 de route, 45 Rs. La chaleur écrasante ainsi que la fatigue auront raison de moi et je ne verrai que très peu les paysages. Passage à Gingee. arrivée à Tiruvanamalai en fin de matinée. Le temple dédié à Shiva est immense, dès l'entrée du temple le feu sacré est allumé, une odeur de ghee flotte partout, de nombreux saddhus, des mendiants. Il fait très chaud et les pieds nus sur les pierres du temple sont mis à rude épreuve. Je vais passer l'après midi au temple et profiter de nombreuses pujas, de nombreuses cérémonies, magnifiques, avec des chants, des rituels, ...Ce temple est tout simplement superbe et il y règne vraiment une ambiance très particulière, retrouvée nulle part. Départ à 18H30 pour un retour en bus vers Pondichéry. Le chemin du retour est très éprouvant : la route n'est pas très large, il fait nuit, des vélos, des motos, des piétons, de nombreux paysans avec des tracteurs et leur remorque remplie et débordant de canne à sucre circulent tous feux éteints, le bus fait des embardées, on circule au klaxon, on évite tout ce petit monde qui circule dans un joyeux bazar organisé et bruyant. Arrivée à 20H30 à Pondi. Si vous êtes de passage à Pondi vous devez impérativement aller faire un tour à Tiruvanamalai. Cette ville est empreinte d'une très grande spiritualité, a refaire je resterai quelques jours . J'y reviendrai un jour et y séjournerai plus longtemps, le pèlerinage lors de la nuit de pleine lune ( 14 kms pieds nus autour de la montagne sacrée ) semble être une bonne expérience.
J8 : Pondichéry
Continuation de la visite de la ville et visite de l'Ashram Sri Aurobindo : j'ai pas accroché du tout. Dans la cour de l'ashram les fidèles ( Européens pour la plupart ) viennent se prosterner sur les tombes du gourou et de la Mère. Bof, c'est un peu too much à mon goût. Afin d'en avoir une idée un peu plus précise je décide de ne pas quitter Pondi sans être allé à Auroville. Ricksaw 200 Rs aller et 100 Rs le retour négocié âprement. Pour aller voir le Matrimundir ( grande sphère dorée qui abrite un très gros cristal et surtout qui est le cœur spirituel du centre), il faut auparavant regarder un film de présentation sur la ville idéale. La visite par la suite se révèle inintéressante, rien à voir ou plutôt aucun accès autorisé, rien à faire si ce n'est quelques achats hors de prix dans les boutiques de l'accueil. Bref là non plus je n'ai pas accroché du tout.
Hébergement : Swades Guesthouse, chambre single , réservée quelques mois à l'avance ( because c'est toujours complet ), 800 Rs, sans petit dej. Propre nickel, très colorée, la guesthouse est tenue de main de maître par son propriétaire Ilyas et sa famille. Ilyas a longtemps vécu en France et a retapé la maison familiale pour y faire une super guesthouse de 5 chambres. Située dans le quartier musulman, dans une petite rue au calme, nombreuses terrasses, cuisine équipée commune avec frigo. Ilyas est une mine d'informations, de bonnes adresses, de bons conseils ( merci Ilyas pour la ballade à Tiruvanamalai ) et surtout il ne compte pas son temps pour l'accueil de ses résidents.
Repas : des encas ( samoussas et autres dans la rue De Bussy, pois chiches en salade sur la jetée ). Restaurant Surguru : un bon petit restau, très bonne cuisine : le riz aux champignons est une tuerie, essayez aussi le nan fromage ail, petits prix, ambiance sympa mi touriste mi locale, clim à fond les manettes , prévoir une veste.
Deux jours à Pondi c'est presque trop. Par contre deux jours à Tiruvanamalai c'est ce qu'il faut.
J9 : Pondichéry ... Trichy
Départ à 7H00 pour la gare routière, bus pour Villapuram, 1H00 de bus, 18 Rs. Changement de bus pour Trichy. La gare routière de Villapuram est particulièrement crade : ça sent bon la pisse. Bus "express" pour Trichy, 100 kms, 3 H 00 de route , 100 Rs. A l'arrivée, bus n° 1 pour se rendre �� Sri Rangam. En fait je dois aller vers Sri Rangam car j'ai réservé par le biais d'un post sur un forum une chambre chez l'habitant et la maison se trouve pas très loin du temple. Un mail, pas trop de précisions, pas de photos, juste une adresse, je me lance vers l'inconnu ... mais bizarrement je suis confiant et j'ai bien fait : c'est la plus belle rencontre de mon voyage.
J10, J11 : Trichy
Visite du temple Sri Rangam : un gopuram très haut et très coloré donne le ton dès l'entrée. D'autres tours moins hautes sont disséminées dans l'enceinte du temple. Visite du rock fort: belle vue générale de la ville . Le matin de bonne heure nous allons voir les rituels le long de la Cauvery river : rituel de la 1ère coupe de cheveux, rituels de purification, autres rituels ( pour trouver un bon mari ou une bonne épouse ). La rivière est aussi une grande baignoire ou tout le monde en plus de faire ses ablutions fait sa toilette, lave son linge, ... Nous allons aussi voir les dobbi wallah : les laveurs de linge en bord du fleuve, linge lavé et ensuite étendu et séché au soleil. Des centaines de chemises et pantalons sont là en attente de lessivage. Pour le repassage c'est 4 Rs par pièce ( chemise ou pantalon ) : fer au charbon ou plutôt à la braise. Belles ballades à pied le long d'une petite rivière à côté du temple Sri Rangam : petits villages, fabrique de briques, des sourires à volonté, des enfants qui jouent, des beaux moments, le temps qui s'écoule lentement. Nous sommes aussi aller visiter un temple, dont je ne me souviens plus le nom, où tous les jours à 12H00 un prêtre s'habille en sari et fait une procession dans le temple avec un éléphant , des musiciens, il béni ensuite une vache sacrée à l'intérieur du temple. Là aussi un grand moment de sérénité et de spiritualité.
Hébergement / Repas : Comme dit plus haut , j'ai logé chez l'habitant. Une jolie maison , coquette, à 200 mètres du temple, habitée par un couple d'indiens Raja et Usha qui m'ont accueillis chez eux comme jamais je n'ai été accueilli nulle part. Une chambre très spacieuse, lit à baldaquin, moustiquaire, la chambre est au dernier étage sous le toit, avec une grande terrasse avec vue sur le temple Sri Rangam. Air conditionné, ventilo, eau chaude. Excellente cuisine faite à la demande par Usha la maîtresse des lieux ( le riz au citron me mets les papilles en émoi rien que d'y penser ) qui parle anglais couramment et qui m'a servi de guide accompagnatrice pendant tout mon séjour. Raja parle couramment français. Si vous passez par Trichy, ne cherchez pas, c'est la chambre d'hôtes où il faut aller. Coordonnées e mail en message privé.
Deux ou trois jours à Trichy c'est ce qu'il faut.
J12 : Trichy ... Tanjore
Départ en train pour Tanjore, 50 kms, 1H30 de train, 8Rs. Je vais rester la journée à Tanjore et prendre un train de nuit pour rameswaram. Bagage à la clock room, 10 Rs. Je visite le temple Chola : complètement différent des autres jusqu'alors visités. C'est dimanche, la ville semble morte, bof , bof, j'accroche pas plus que ça.
Une journée à Tanjore est suffisante à mon goût.
J13 : Tanjore ... Rameswaram
Mon train part à 3H40, le Rameswaram express ( il part de Chennai ) et comme par hasard il est en retard. Je passe donc une grande partie de la nuit à somnoler dans le hall de la gare, très calme bizarrement. Le Rameswaram express arrive à destination vers midi. 180 Rs pour une Sleeper : 3 couchages superposés, fan. Billet réservé sur Cleartrip avant le départ de France. L'arrivée est a couper le souffle : Rameswaram est une île reliée à la terre par une voie ferrée et un très grand pont pour les véhicules. Le train sur les deux derniers kilomètres semble " voler " sur la mer. En effet seul les rails et quelques plots dépassent de l'eau: c'est magique, portes grandes ouvertes, se pencher au dehors , dans le vide, regardez les vidéos sur Youtube et vous comprendrez.
J14, J15, J16 : Rameswaram
La ville sainte du Sud de l'Inde. Un temple magnifique, des couloirs ouverts sur l'extérieur, peintures au plafond avec une luminosité exceptionnelle, des rituels en bord de mer et aussi 21 puits dans le temple avec un parcours à suivre pour la purification. Une ville de pèlerins et de pèlerinages, très peu de touristes. Rameswaram c'est aussi Danuskodi : le dernier morceau de sable face à la mer et au Sri Lanka. J'y suis allé à deux reprises et y est fêté mes 50 ans!. Inoubliable. Le bus n° 3 part du centre ville et pour quelques roupies vous conduit au dernier village de pêcheurs, la plage y est magnifique. Ensuite il faut négocier une camionnette pour aller au bout de la bande de sable , 120 Rs par personne. Le port de Rameswaram est très grand et l'arrivée des bateaux de pêche est superbe : des tonnes de poissons sont débarquées sur des charrettes tirées par des bœufs, des raies, des gambas, des crabes bleus, ... Le village de pêcheurs qui jouxte le port est calme et vaut le détour. A midi allez au bout de l'île, sur le pont routier qui la relie au continent, et surplombez la voie ferrée, regardez le Rameswaram express qui arrive ... un grand moment vu d'en haut.
Hébergement : Blue Coral cottage, chambre single, air con, 650 Rs, pas de petit dej. Très propre, quelques chambres, tenu par deux frères dont un sert bien volontiers de guide. Prochainement un restau sur le toit de la guesthouse. Vue sur la mer, à côté du lieu des pujas et du temple.
Repas : plein de petites gargotes et petits restaus. J'ai plus particulièrement aimé Shanmuga Bhavan ( dans la rue du temple, direction opposée à la plage ) : le Jeera rice est divin. Tarifs très raisonnables.
Avec Trichy, c'est mon coup de cœur dans le Tamil Naddu. Restez y comme moi trois jours, vous ne le regretterez pas, et surtout arrivez de jour en train.
J17 : Rameswaram ... Madurai
Bus n° 1 pour la gare routière , 4Rs. Je prends ensuite le bus Madurai express, 4H00 de route, 98 Rs. Je ne sens pas du tout cette étape depuis le début et en fait ça va être un peu galère surtout au niveau hébergement. Ce qui me console c'est que les autres touristes avec qui j'ai discuter de Madurai durant mon voyage ont eu les mêmes soucis de logement. Aucun hôtel de réservé, tout est complet dans le " propre et pas cher ". Il reste le cher et ... pas forcément très propre. Alors je vais dans le pas cher et pas très propre, pour une nuit il faudra s'y faire. Par contre très bien situé , au pied du temple Sri Menaski. Je passe l'après midi au temple qui est magnifique et le plus grand vu jusqu'ici, un des derniers par ailleurs car au Kérala fini les grands temples. La vue de la terrasse du magasin de souvenirs en face du temple est exceptionnelle. Le soir venu c'est le top : le temple est ouvert jusqu'à 22H00, bougies , éclairage aux lampes à huile, processions, beaucoup de fidèles, des enfants, des familles, toujours l'éléphant qui béni les fidèles. Une très belle soirée.
Hébergement : West tower Hôtel, 450 Rs, la salle de bain est tellement crade que je n'ose même pas m'y doucher. J'utilise pour la première fois mon sac à viande. Dans les couloirs de l’hôtel c'est le grand déballage : des matelas enchevêtrés de partout et pas du neuf. Hôtel à 100 mètres de l'entrée du temple, seule satisfaction.
Une journée à Madurai a été un bon choix pour ce qui me concerne.
J18 : Madurai ... Munnar
Départ à 7H30 pour la gare routière, 160 kms, 5H00 de route, 104 Rs. Trajet dans la plaine très roulant ( ça klaxonne comme jamais, Fanjo est de retour ) et ensuite beau parcours dans les montagnes ( des lacets où le chauffeur de bus doit s'y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir passer, le vide pas très loin, la route se rétrécit de plus en plus ). Les montagnes de théiers arrivent avec un spectacle à tous moments, on ne sait plus où donner de la tête : c'est très vert et soudain, il fait presque froid, on arrive à 1500 m d'altitude et après les 40 °C, ça chute sec et ça caille. Le pire sera dans la chambre d’hôtel la nuit !. Passage du check point entre le Tamil Naddu et le Kérala. Arrivée à Munnar à 13H30.
J19, J20, J21 : Munnar
Un chauffeur de riksaw propose de me conduire pour aller à mon hotel, j'accepte. Il va aussi me proposer une ballade pour la fin d'après midi dans un jardin d'épices et aussi une journée dans les plantations de thé. Ses parents travaillent pour la Tata Compagnie et il habite dans les villages des plantations. RDV est pris. Je ferai avec ANBU téléphone mobile 09447187745, de super ballades pendant les trois journées passées à Munnar. 800 Rs la journée (de 8H30 à 18H00) : riksaw, déjeuner dans sa famille, trek pendant 5 heures au milieu des théiers et des femmes qui récoltent ces précieuses feuilles. Ballades dans les plantations, visite des villages, point de vue à Top Station, recherche des éléphants sauvages autour d'un lac vers Mattupatty ( nous avons eu la chance d'en voir un ), spectacle de Khatakali ( 200 Rs ).
Hébergement : Green View hôtel, 550 Rs, la double sans petit dej, occupation single, eau chaude à volonté. Très propre, un peu à l'écart du centre ville, très confortable, des couvertures pour les nuitées très fraîches ( buée aux carreaux des fenêtres tous les matins !).
Repas : principalement au restaurant Saravan Bhavan : bonne cuisine, personnel sympa, petits prix.
Munnar vaut vraiment une pause de quelques jours pour pouvoir apprécier et découvrir les collines alentour. Le spectacle de Khatakali est très long, la séance de maquillage publique des acteurs et leur préparation avant le spectacle est très intéressante. Les ballades dans les plantations sont super : perdu au milieu des théiers à perte de vue c'est génial.
J22 : Munnar ... Kottayam ... Allepey
Départ en bus le matin vers 7H00 pour Kottayam, 5H00 de trajet en bus, 90 Rs. Route magnifique au milieu de vallées fertiles et très cultivées, belles maisons, planatations d'ananas, de manbioc, de café, on dirait la Thailande ( même style de maisons, très propre, ...). Arrivée à Kottayam à 13H00. Riksaw pour la station des bateaux, 20 Rs. Bateau public pour Allepey à 13H00 ( qui heureusement partira avec du retard, ce qui m'a permis de l'avoir ) , 3H00 de ballade aquatique pour seulement 11Rs. Le bateau est un bateau bus et s'arrête donc pour la montée et la descente des passagers : écoliers, paysans, familles, poules, sacs de riz et tout ce que l'on peut imaginer. Des ponts en bois qui se relèvent à chaque passage de bateaux jalonnent tout le parcours. Des maisons longent les canaux et la vie paisible des paysans et pêcheurs se déroule devant nos yeux. Un enchantement de 3H00 va s'offrir à moi avec un coucher de soleil magnifique lors de l'arrivée à Allepey. Malheureusement plus on approche d'Allepey, plus les canaux sont envahis par les barges ( house boats ), des centaines qui sont soit parquées en attente de clients soit en train de naviguer avec à bord une ou deux personnes, la clim et tout le toutim. Bof , bof.
J23, J24, J25 : Allepey
Visite de la ville , du marché aux épices, ballades en vélo au hasard des ruelles et des chemins, se perdre, loin de la cohue . Passage à Marari Beach : sable blanc, soleil de plomb, les joies de la plage. Ballade en petit bateau à rame pendant 5 H00 dans les backwaters, massages ayurvédiques, sirodhara ( juste trop bien cette huile chaude qui coule lentement sur le front et glisse dans les cheveux, au bout de 5 minutes c'est le grand voyage assuré ).
Hébergement : South Canal Holidays, 1200 Rs la nuit petit dej compris, guesthouse vers le phare, prêt de vélos, en bordure d'un canal. Palm Lake Resort 850 Rs la nuit petit dej compris. Logement en bungalows dans un petit jardin très bien entretenu, hamacs, chambre avec fan, grand, propre, réveil par le chant des oiseaux, petit dej gargantuesque préparé avec soin par Macy dans la cuisine de la maison familiale, la propriétaire des lieux. Très bon accueil, guesthouse située légèrement en dehors du village, en bordure des canaux, un plus plus pour un accueil et des supers moments passés avec Macy et son mari Gigi.
Repas : Restaurant Mushroom : poissons délicieux, tables en terrasse. Thaff restaurant : en ville , un petit restau, couru par les locaux, simple, mais une cuisine vraie et délicieuse pour une bouchée de pain. Goutez au poisson ( bonite ) sauce Masala Molly, une tuerie.
Massages : Sree Krishna : très propre, tarifs raisonnables , très bon rapport qualité prix. Le Sirodhara est une merveille, les massages sont super. N'oubliez pas d'acheter un parapluie au magasin Popy Umbrellas : pas cher et vraiment super. Mon séjour à Allepey a été en teinte mitigée : déçu par les backwaters et surtout par la cohue des houseboats. Ce qui a sauvé la mise : de belles ballades en bateau tout particulièrement le trajet Kottayam Allepey, de très belles rencontres avec Gigi et Macy au Palm lake Resort, une très bonne adresse.
J26 : Allepey ... Cochin
Départ pour Cochin en bus, 1H30 de route, 41 Rs. Visite rapide de Cochin, le bord de mer, les carrelets chinois. Cette étape n'était pas prévue lors de l'élaboration de mon circuit mais j'ai préféré faire ce stop à Cochin pour être tranquille le lendemain car mon vol pour Bombay était assez tôt.
Hébergement : Heavenly Homestay, 1200 Rs la nuit chambre double, air con, petit dej compris : deux chambres dans une belle maison près du bord de mer à Fort Cochin. Un accueil fantastique, jus de fruits frais, bouteilles d'eau, très propre, Patric le proprio est très disponible, le petit dej est un repas de mariage, quand il y en a plus, il y en a encore, tout fait maison. Une très bonne adresse ... souvent complet, n'oubliez pas de réserver bien longtemps à l'avance.
Repas : Restaurant Oceanos à Fort Cochin : un thon au poivre et un riz à la noix de coco mémorables. Tarifs élevés mais bon rapport qualité prix.
J27 : Cochin ... Bombay
Riksaw pour l'aéroport, attention à la circulation, l'aéroport est très excentré. Vol Spicejet, 35 euros acheté sur le site Cleartrip avant de partir de France. Ponctuel, compagnie low cost, vol ok.
J28, J29 : Bombay
Visite de Crawford market ( début de la saison des mangues, miam! ), grandes ballades dans le quartier animé autour de Crawford market, Gateway of India ( bof ), le quartier de Colaba, Marina Drive, Chowpatty beach. J'ai adoré la vue des dobbi wallah ( les laveurs de linge ) à Mahalaxmi....... bien qu'il soit impossible d'y entrer sans payer une taxe aux rabatteurs postés à chaque "entrée " du site ( 200 voir 300 Rs pour accéder aux lavoirs proprement dit). Je suis resté sur le pont et dans les rues avoisinantes, la vue est magnifique. J'ai adoré aussi la gare de CST terminus : une vraie fourmilière, le bâtiment est magnifique. Visite du bâtiment de la High Cour ( le tribunal ), et vers midi passage à Churchgate Station pour voir les dabba wallahs prendre en charge les gamelles repas et partir les distribuer dans toute la ville. Se perdre dans le dédale des ruelles de la ville, au hasard. Et puis quelques chose que j'ai adoré c'est se balader en train : bondés, fenêtres et portes ouvertes, la vie et les paysages qui défilent, les wagons réservés ( femmes, malades, ...), les petits vendeurs, les gares et leur grande cohue, ...
Hébergement : Hôtel New Bengal , réservé sur AGODA, 33 euros la nuit, chambre single air con, petit dej compris ( pas top du tout le petit dej, mais bon pour le prix, on est à Bombay ). Très propre, assez calme, situé à côté du Crawford Market. Un bon rapport qualité prix vu les tarifs excessifs de Bombay.
J30 : Bombay ... Milan
Départ vers 1H00 du matin. Vol Swiss Bombay Zurich Milan. En règle générale , le vol retour c'est dodo tout de suite pour oublier ... qu'il faut rentrer et attendre ... les prochaines vacances.
Les plus, les indispensables, le must : Trichy, Rameswaram, Tiruvanamalai, Munnar, Pondi. J'ai préféré le Tamil Naddu au Kérala. Les moins, ceux que l'on peut abréger, ceux où j'ai pas accroché : Tanjore, Madurai, Allepey.
Mais partout des belles rencontres et plus particulièrement Raja et Usha à Trichy, Gigi et Macy à Allepey, Ilyas à Pondichéry. Mon périple en Inde du Sud n'était je pense qu'une première approche rapide que je vais surement approfondir dans les années à venir. Merci encore à tous pour vos infos qui m'ont permis de faire ce magnifique parcours et à bientôt sur le forum ... pour d'autres messages et d'autres destinations.