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Australie: quinze jours sur la côte Sud-Est English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir lu 500 messages sur les itinéraires entre Sydney et Melbourne, les points d'intérêts, les sites à ne pas manquer, mais aussi après avoir visité divers sites d'offices du tourisme de l'Australie et du New South Wales... je suis PERDUE. J'ai le sentiment qu'il y a tant de choses à faire et à voir que du coup je ne sais plus vers où partir, combien de temps y passer...
J'ai donc besoin d'aide pour organiser notre séjour la première quinzaine de décembre 2011 avec une arrivée prévue à Melbourne et retour de Sydney (ou l'inverse, peu importe). Je précise que j'habite en Polynésie, nous n'aurons pas à nous remettre du voyage et du décalage horaire, donc nous serons opérationnels quasiment tout de suite.
Nous voudrions un séjour partiellement urbain et culturel - Sydney et Melbourne valent le détour, n'est-ce pas? Et puis nous devons faire du shopping... - mais aussi avoir une chance d'admirer certains des apparemment magnifiques sites naturels de l'Australie. En gros, moitié-moitié, c'est possible? 3 jours à Melbourne, 4 jours à Sydney, 7 jours pour la nature, c'est un bon équilibre? Ou risquons-nous d'être frustrés du temps passé dans chaque activité et ferions-nous mieux de choisir pour de bon?
J'ai découvert que la Great Ocean Road était au sud de Melbourne, et non pas la route entre Melbourne et Sydney. Et qu'apparemment la route entre Sydney et Melbourne n'est pas indispensable à faire. Vous confirmez? Mais qu'en revanche la Great Ocean Road vaut vraiment le détour. Oui?
J'ai découvert aussi qu'hormis les Blue Mountains il y a des TAS de parcs nationaux magnifiques dans cette zone entre Melbourne et Sydney. Nous ne sommes malheureusement pas des grands marcheurs mon mari et moi, mais pouvons faire des parcours faciles pendant environ 2 à 3h. Cela nous aidera-t-il à nous décider vers quels parcs nationaux nous diriger? Si oui, lesquels? Sinon, par goût, vous iriez où? Nous aimons l'eau - les rivières, les cascades, les lacs...
En fait, c'est trop grand, trop riche, l'Australie... 😉 Et je crois que j'ai tout simplement peur de passer à côté d'expériences magiques ou magnifiques par manque d'information... alors que jusque là c'est finalement le trop d'information qui m'empêche d'avancer!
Alors merci mille fois par avance de votre aide.
Après avoir lu 500 messages sur les itinéraires entre Sydney et Melbourne, les points d'intérêts, les sites à ne pas manquer, mais aussi après avoir visité divers sites d'offices du tourisme de l'Australie et du New South Wales... je suis PERDUE. J'ai le sentiment qu'il y a tant de choses à faire et à voir que du coup je ne sais plus vers où partir, combien de temps y passer...
J'ai donc besoin d'aide pour organiser notre séjour la première quinzaine de décembre 2011 avec une arrivée prévue à Melbourne et retour de Sydney (ou l'inverse, peu importe). Je précise que j'habite en Polynésie, nous n'aurons pas à nous remettre du voyage et du décalage horaire, donc nous serons opérationnels quasiment tout de suite.
Nous voudrions un séjour partiellement urbain et culturel - Sydney et Melbourne valent le détour, n'est-ce pas? Et puis nous devons faire du shopping... - mais aussi avoir une chance d'admirer certains des apparemment magnifiques sites naturels de l'Australie. En gros, moitié-moitié, c'est possible? 3 jours à Melbourne, 4 jours à Sydney, 7 jours pour la nature, c'est un bon équilibre? Ou risquons-nous d'être frustrés du temps passé dans chaque activité et ferions-nous mieux de choisir pour de bon?
J'ai découvert que la Great Ocean Road était au sud de Melbourne, et non pas la route entre Melbourne et Sydney. Et qu'apparemment la route entre Sydney et Melbourne n'est pas indispensable à faire. Vous confirmez? Mais qu'en revanche la Great Ocean Road vaut vraiment le détour. Oui?
J'ai découvert aussi qu'hormis les Blue Mountains il y a des TAS de parcs nationaux magnifiques dans cette zone entre Melbourne et Sydney. Nous ne sommes malheureusement pas des grands marcheurs mon mari et moi, mais pouvons faire des parcours faciles pendant environ 2 à 3h. Cela nous aidera-t-il à nous décider vers quels parcs nationaux nous diriger? Si oui, lesquels? Sinon, par goût, vous iriez où? Nous aimons l'eau - les rivières, les cascades, les lacs...
En fait, c'est trop grand, trop riche, l'Australie... 😉 Et je crois que j'ai tout simplement peur de passer à côté d'expériences magiques ou magnifiques par manque d'information... alors que jusque là c'est finalement le trop d'information qui m'empêche d'avancer!
Alors merci mille fois par avance de votre aide.
Air France réduirait ses vols vers Bangkok (fin mars 2012) English translation pending
Je suis surpris de cette info lu aujourd'hui dans la presse touristique; AF réduirait considérablement la voilure vers Bangkok à partir du 25 mars 2012,
(d'un quotidien à 3 par semaine) alors que les compagnies du golfe multiplient la desserte de la ville à grand renforts de liaisons supplémentaires et A 380...
Je suis par contre moins étonné du remaniement à la tête de l'entreprise, la situation doit être pour le moins délicate quant au devenir de celle-ci !
AIRFRANCE Bangkok Reductions & Service Changes; Adjusts Indo-ChinaService in S12 2nd Edit as of 0900GMT 21SEP11: Readers has pointed out that AF has 4th Boeing 777-300ER configuration, details below. First Edit as of 0400GMT 20SEP11. As per 20SEP11 GDS timetable and inventory display, AIRFRANCE is making significant changes to Indo-China and Thailand operation in Summer 2012 season, effective 25MAR12. Daily service on Paris CDG – Bangkok is reducing from Daily to 3 weekly, while Phnom Penh service will be routed via Ho Chi Minh, where the latter will also see adjustments. Details:
Paris CDG – Bangkok Reduce from Daily to 3 weekly, with High-Density “Loisirs” configuration AF166 CDG1345 – 0545+1BKK 77W 136 AF165 BKK1030 – 1715CDG 77W 247 From 25MAR12 to 05MAY12, service operates with 2-class Boeing 747-400 (J40Y396). 777-300ER operates from 07MAY12, configuration is J14Y458. Full Business and Full Premium Voyageur Class service will be replaced by Affaires (Business 2-3-2 configuration) and Voyageur (Standard Loisirs Economy). Note AF242/241 and AF274/273 is still showing in GDS and AF site as of 20SEP11, but reservation for these flights are closed (Zero’d out).
AIRFRANCE Bangkok Reductions & Service Changes; Adjusts Indo-ChinaService in S12 2nd Edit as of 0900GMT 21SEP11: Readers has pointed out that AF has 4th Boeing 777-300ER configuration, details below. First Edit as of 0400GMT 20SEP11. As per 20SEP11 GDS timetable and inventory display, AIRFRANCE is making significant changes to Indo-China and Thailand operation in Summer 2012 season, effective 25MAR12. Daily service on Paris CDG – Bangkok is reducing from Daily to 3 weekly, while Phnom Penh service will be routed via Ho Chi Minh, where the latter will also see adjustments. Details:
Paris CDG – Bangkok Reduce from Daily to 3 weekly, with High-Density “Loisirs” configuration AF166 CDG1345 – 0545+1BKK 77W 136 AF165 BKK1030 – 1715CDG 77W 247 From 25MAR12 to 05MAY12, service operates with 2-class Boeing 747-400 (J40Y396). 777-300ER operates from 07MAY12, configuration is J14Y458. Full Business and Full Premium Voyageur Class service will be replaced by Affaires (Business 2-3-2 configuration) and Voyageur (Standard Loisirs Economy). Note AF242/241 and AF274/273 is still showing in GDS and AF site as of 20SEP11, but reservation for these flights are closed (Zero’d out).
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
Route des Grandes Alpes
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Séjour à l'île Maurice, change, excursions...? English translation pending
Bonjour,
J'effectue un séjour à l'hotel Mauritius au Morne du 30/10 au 07/11/2011.
Concernant le change vaut-il mieux le faire en France avant de partir ou sur place. Là-bas la monnaie locale est-elle échangeable au même change quelque soit le lieu(banques, officines de change...)?
Concernant les excursions est-il préférable de les prendre au club ou alors aux agences de voyages locales ou louer un taxi ou autres prestataires?
Peut-on se rendre du Morne en bus à Port-louis facilement et si oui en combien de temps?
Enfin l'achat de vêtements, bijoux ou autres sont-ils intéressants par rapport à la France?
Merci pour vos réponses.
Cordialement.
Billets d'avion aux Philippines (vols intérieurs) English translation pending
Une question aux filipinos 😉
Avez-vous un site comparatif de vols "special philippines" afin de trouver le meilleur prix sur un vol entre les différentes compagnies et ensuite pouvoir acheter le billet direct sur le site de la cie par internet. Ou bien passez-vous par une agence pour acheter vos billets. Pour le moment, pour comparer les prix, je vais sur les sites des compagnies et c'est un peu fastidieux. + le problème des bagages, des taxes etc... ça prend du temps !
Est-ce que c'est plus cher, sur place d'acheter dans une agence ? ou bien est-ce que la différence est minime ?
Merci
Avez-vous un site comparatif de vols "special philippines" afin de trouver le meilleur prix sur un vol entre les différentes compagnies et ensuite pouvoir acheter le billet direct sur le site de la cie par internet. Ou bien passez-vous par une agence pour acheter vos billets. Pour le moment, pour comparer les prix, je vais sur les sites des compagnies et c'est un peu fastidieux. + le problème des bagages, des taxes etc... ça prend du temps !
Est-ce que c'est plus cher, sur place d'acheter dans une agence ? ou bien est-ce que la différence est minime ?
Merci
Avis sur circuit de trente jours à partir de Denver? English translation pending
Bonsoir !
Nous prévoyons pour l'été prochain un circuit (à 2) à partir de Denver ; il y a toute une partie commune avec celui de Itat donc j'ai pris pas mal de notes
Nous pensons louer un véhicule classique
Le plus gros se fait dans le Colorado et le Wyoming, un petit peu au sud dakota, montana et utah
Nous sommes déjà allés aux USA en 2008 (3 semaines de circuit classique dans les parcs de l'ouest)
J'ai sûrement oublié des trucs ou fait des erreurs, donc n'hésitez pas à faire part de votre expérience et merci déjà de prendre le temps de me lire !
Donc voilà ma composition :
samedi 21 juillet arrivée à denver 18h40 dimanche 22 juillet denver lundi 23 juillet denver 2 jours pour visiter et se remettre du voyage, faire le flea market...
mardi 24 juillet estes park 2h de route via golden et boulder jusqu'à estes park la tombe de BB, la coors brewing company et le visitor center (le temps d'une balade peut-être ?)
mercredi 25 juillet estes park visite du parc
jeudi 26 juillet cheyenne 1/2j visite du parc 2h de route jusqu'à cheyenne (via fort collins ?)
ven 27 juillet cheyenne sam 28 juillet cheyenne
ce sont les frontier days à cheyenne, breakfast pancake, grand parad, concerts...ambiance assurée !
dim 29 juillet custer 4h30 de route jusqu'à custer via fort laramie au choix : repos, sylvan lake ou wildlife loop road en soirée à moins qu'on aille au son et lumière du crazy horse
lundi 30 juillet interior visite du mont rushmore le matin 2h de route jusqu'à interior via rapid city coucher de soleil sur les badlands
mardi 31 juillet deadwood 2h20 de route jusqu'à deadwood via la route 240 randos dans les badlands, wall, sturgis c'est ce soir qu'on gagne le jackpot !
mercredi 01 août buffalo 3h20 de route jusqu'à buffalo via devil's tower je le mets parce que tout le monde le conseille mais je ne sais pas pourquoi la devil's tower me branche moyennement sinon 1/2j repos
jeudi 02 août cody là je n'ai pas encore décidé par où passer pour aller à cody, sans doute lovell et le bighorn canyon 3h de route je pense concert à cody
vendredi 03 août red lodge buffalo bill historical center 2h30 de route jusqu'à red lodge via les routes 296 et 212
samedi 04 août bozeman (ou une étape plus sympa ?) 2h30 de route via livingstone musée des rockies
dimanche 05 août ennis 3h de route jusquà ennis via butte, virginia city
lundi 06 août old faithful inn 2h30 de route jusqu'à old faithful randos dans le coin
mardi 07 août mammoth hot springs ou canyon village visite du parc
mercredi 08 août canyon village visite du parc
jeudi 09 août jackson lake lodge 3h de route entre canyon village et jackson lake lodge matinée de visite à yellowstone
vendredi 10 août jackson hole trajet et randos via la teton park road
samedi 11 août logan 3h50 de route jusqu'à logan soirée à l'opéra "my fair lady" !
dimanche 12 août salt lake city 1h30 de route jusqu'à slc, visite de la ville
lundi 13 août moab nous avons déjà visité moab en 2008 donc c'est du plus 4h de route jusqu'à moab corona arch en soirée
mardi 14 août moab sunrise à mesa arch ; repos ; fiery furnace en fin d'après-midi et delicate arch au sunset !
mercredi 15 août gd junction survol de canyonlands negro bill canyon, fisher towers 2h de route jusqu'à gd junction par la route 128
jeudi 16 août montrose colorado nm le matin 2h40 de route avec la scenic drive jusqu'à montrose
vendredi 17 août durango black canyon of the G le matin 2h40 de route jusqu'à durango concert à durango
samedi 18 août great sand dunes 3h30 de route jusqu'au great sand dunes lodge repos coucher de soleil sur les dunes
dimanche 19 août colorado springs rando autour des dunes le matin 2h40 de route jusqu'à colorado springs
lundi 20 août lever de soleil sur le garden of the gods 1h10 de route jusqu'à denver retour du véhicule et départ de denver à 17h15 si on a le temps outlet à castle rock (?)
Voilà ! il me reste encore plein de choses à peaufiner mais c'est déjà une ébauche !
Nous prévoyons pour l'été prochain un circuit (à 2) à partir de Denver ; il y a toute une partie commune avec celui de Itat donc j'ai pris pas mal de notes
Nous pensons louer un véhicule classique
Le plus gros se fait dans le Colorado et le Wyoming, un petit peu au sud dakota, montana et utah
Nous sommes déjà allés aux USA en 2008 (3 semaines de circuit classique dans les parcs de l'ouest)
J'ai sûrement oublié des trucs ou fait des erreurs, donc n'hésitez pas à faire part de votre expérience et merci déjà de prendre le temps de me lire !
Donc voilà ma composition :
samedi 21 juillet arrivée à denver 18h40 dimanche 22 juillet denver lundi 23 juillet denver 2 jours pour visiter et se remettre du voyage, faire le flea market...
mardi 24 juillet estes park 2h de route via golden et boulder jusqu'à estes park la tombe de BB, la coors brewing company et le visitor center (le temps d'une balade peut-être ?)
mercredi 25 juillet estes park visite du parc
jeudi 26 juillet cheyenne 1/2j visite du parc 2h de route jusqu'à cheyenne (via fort collins ?)
ven 27 juillet cheyenne sam 28 juillet cheyenne
ce sont les frontier days à cheyenne, breakfast pancake, grand parad, concerts...ambiance assurée !
dim 29 juillet custer 4h30 de route jusqu'à custer via fort laramie au choix : repos, sylvan lake ou wildlife loop road en soirée à moins qu'on aille au son et lumière du crazy horse
lundi 30 juillet interior visite du mont rushmore le matin 2h de route jusqu'à interior via rapid city coucher de soleil sur les badlands
mardi 31 juillet deadwood 2h20 de route jusqu'à deadwood via la route 240 randos dans les badlands, wall, sturgis c'est ce soir qu'on gagne le jackpot !
mercredi 01 août buffalo 3h20 de route jusqu'à buffalo via devil's tower je le mets parce que tout le monde le conseille mais je ne sais pas pourquoi la devil's tower me branche moyennement sinon 1/2j repos
jeudi 02 août cody là je n'ai pas encore décidé par où passer pour aller à cody, sans doute lovell et le bighorn canyon 3h de route je pense concert à cody
vendredi 03 août red lodge buffalo bill historical center 2h30 de route jusqu'à red lodge via les routes 296 et 212
samedi 04 août bozeman (ou une étape plus sympa ?) 2h30 de route via livingstone musée des rockies
dimanche 05 août ennis 3h de route jusquà ennis via butte, virginia city
lundi 06 août old faithful inn 2h30 de route jusqu'à old faithful randos dans le coin
mardi 07 août mammoth hot springs ou canyon village visite du parc
mercredi 08 août canyon village visite du parc
jeudi 09 août jackson lake lodge 3h de route entre canyon village et jackson lake lodge matinée de visite à yellowstone
vendredi 10 août jackson hole trajet et randos via la teton park road
samedi 11 août logan 3h50 de route jusqu'à logan soirée à l'opéra "my fair lady" !
dimanche 12 août salt lake city 1h30 de route jusqu'à slc, visite de la ville
lundi 13 août moab nous avons déjà visité moab en 2008 donc c'est du plus 4h de route jusqu'à moab corona arch en soirée
mardi 14 août moab sunrise à mesa arch ; repos ; fiery furnace en fin d'après-midi et delicate arch au sunset !
mercredi 15 août gd junction survol de canyonlands negro bill canyon, fisher towers 2h de route jusqu'à gd junction par la route 128
jeudi 16 août montrose colorado nm le matin 2h40 de route avec la scenic drive jusqu'à montrose
vendredi 17 août durango black canyon of the G le matin 2h40 de route jusqu'à durango concert à durango
samedi 18 août great sand dunes 3h30 de route jusqu'au great sand dunes lodge repos coucher de soleil sur les dunes
dimanche 19 août colorado springs rando autour des dunes le matin 2h40 de route jusqu'à colorado springs
lundi 20 août lever de soleil sur le garden of the gods 1h10 de route jusqu'à denver retour du véhicule et départ de denver à 17h15 si on a le temps outlet à castle rock (?)
Voilà ! il me reste encore plein de choses à peaufiner mais c'est déjà une ébauche !
Refoulés à la frontière indonésienne English translation pending
Bonjour,
je vous raconte mon premier et dernier voyage en Indonésie. Je pars avec mes 2 frères au départ de Paris Pour Bali en passant par Abu Dhabi et escale à Jakarta. Nous sommes d'origine indienne de nationalité française.
Les services de l'immigration à Jakarta nous prennent à part dans un bureau pour un contrôle. On en a l'habitude. Ce n'est pas très agréable mais on a toujours fini par entrer dans le pays qu'on voulait visiter. Cette fois, on a été tout bonnement refoulé du territoire.
avant toute chose:les passeports sont en règle dont 2 tout neufs renouvelés il y a un mois les visas ont été délivrés à l'arrivée à Jakartale billet retour était réservénous avions de l'argent liquide en euros (environ 800 chacun) + carte de créditnous avions réservé un guest house à Séminiak Il n'y a eu aucune possibilité " d'arranger l'affaire" mais par contre on nous a dit qu'il y avait de sérieux doutes sur l'authenticité des passeports notamment sur le manque de tampons "exit" à la sortie du territoire français sans pour autant chercher à vérifier en faisant appel aux autorités. Ils ne nous ont pas mis au courant de la situation urgente (1h d'attente) Ils nous ont dit que nous ressemblions pas à des français ("blancs")Aucune procédure nous a été remise, ni papier, ni justificatif. Lorsqu'on avait quelqu'un de l'ambassade au téléphone ils ne voulaient pas leur parlerIls ne nous ont pas laissé appeler d'une cabine téléphonique (sauf une fois lorsqu'on était avec des personnes de la compagnie Etihad qui nous escortent à l'avion ) Menace de détention en cellule si on ne montait pas dans l'avion retourJ'essaye désespérément d'avoir de me faire indemniser les 900 euros déboursés mais rien à faire. Les assurances et les assistances ne couvrent pas un problème administratif liée aux autorités sur place. Je suis en colère, je me sens abandonné, isolé et floué. Comment repartir en voyage à l'étranger après une expérience pareille? Travailler une année et économiser pour ça, c'est tout simplement injuste!
Ceci est un témoignage mais aussi un appel au cas où vous auriez une solution. Merci de votre contribution
avant toute chose:les passeports sont en règle dont 2 tout neufs renouvelés il y a un mois les visas ont été délivrés à l'arrivée à Jakartale billet retour était réservénous avions de l'argent liquide en euros (environ 800 chacun) + carte de créditnous avions réservé un guest house à Séminiak Il n'y a eu aucune possibilité " d'arranger l'affaire" mais par contre on nous a dit qu'il y avait de sérieux doutes sur l'authenticité des passeports notamment sur le manque de tampons "exit" à la sortie du territoire français sans pour autant chercher à vérifier en faisant appel aux autorités. Ils ne nous ont pas mis au courant de la situation urgente (1h d'attente) Ils nous ont dit que nous ressemblions pas à des français ("blancs")Aucune procédure nous a été remise, ni papier, ni justificatif. Lorsqu'on avait quelqu'un de l'ambassade au téléphone ils ne voulaient pas leur parlerIls ne nous ont pas laissé appeler d'une cabine téléphonique (sauf une fois lorsqu'on était avec des personnes de la compagnie Etihad qui nous escortent à l'avion ) Menace de détention en cellule si on ne montait pas dans l'avion retourJ'essaye désespérément d'avoir de me faire indemniser les 900 euros déboursés mais rien à faire. Les assurances et les assistances ne couvrent pas un problème administratif liée aux autorités sur place. Je suis en colère, je me sens abandonné, isolé et floué. Comment repartir en voyage à l'étranger après une expérience pareille? Travailler une année et économiser pour ça, c'est tout simplement injuste!
Ceci est un témoignage mais aussi un appel au cas où vous auriez une solution. Merci de votre contribution
Itinéraire de trois semaines en Thaïlande fin octobre-début novembre English translation pending
bonjour,
tt d'abord merci pour vos nombreuses discussions elle sont trés instructives 😉.
par ailleurs je prepare mon voyage de noce en thailande ( départ prévu le 31/10 ) et nous souhaitons nous faire un circuit sur mesure et pas trop fatiguant car nous attendons un heureux evenement ( surprise ! ).
compte tenu des inondations persistantes et de mes contraintes voici ce que nous avons prévu
bkk 2-3 jours chang mai 5 jours bkk1 jours 1ou2 iles 6-7 jours bkk 1
pensez vous que c'est suffisant ? sachant que ma femme rentrera dans son 5eme mois de grossesse ? ( avec accord du medecin ) j'ai choisi des journée d'arrêt à bkk entre les voyages pour se reposer. si vous avez des îles a me conseiller :)
derniere chose : j'hesite tt simplement à annuler le voyage compte tenu des inondations...
merci pour votre aide
bkk 2-3 jours chang mai 5 jours bkk1 jours 1ou2 iles 6-7 jours bkk 1
pensez vous que c'est suffisant ? sachant que ma femme rentrera dans son 5eme mois de grossesse ? ( avec accord du medecin ) j'ai choisi des journée d'arrêt à bkk entre les voyages pour se reposer. si vous avez des îles a me conseiller :)
derniere chose : j'hesite tt simplement à annuler le voyage compte tenu des inondations...
merci pour votre aide
Film "The Lady" (Aung San Suu Kyi, Birmanie) English translation pending
Prochainement au ciné, sortie le 30 novembre.
Luc Besson retrace l'édifiant destin de la Birmane Aung San Suu Kyi, figure de proue de la résistance prodémocratique contre la dictature militaire de son pays, qui pour son peuple, sacrifiera son bonheur personnel...et l'amour de sa vie.
🙂
Luc Besson retrace l'édifiant destin de la Birmane Aung San Suu Kyi, figure de proue de la résistance prodémocratique contre la dictature militaire de son pays, qui pour son peuple, sacrifiera son bonheur personnel...et l'amour de sa vie.
🙂
Projet de circuit Cambodge-Laos: visas, transports...? English translation pending
Bonjour,
Nous projetons, mon epouse et moi, un voyage, sans agence et sans guide, dans le Sud Est asiatique... Cambodge et Laos ? Cambodge et Viet nam ? Cambodge et Thailande ? pour le mois de Fevrier 2011... Est ce la bonne période ? Peut-on visiter 2 pays, voir 3 pays ? Combien de jours ? Quel circuit "Routard" prévoir pour visiter la région et quels sites privilegier ??
Nous souhaitons prendre un vol sec de Lyon, de Geneve, où d'ailleurs, le moins cher... Le visa ou les visas seront demandés à l'arrivée... Est ce possible ? Quel est l'aeroport de destination le plus "adéquat" pour visiter la région en privilegiant le Cambodge ?
Beaucoup de questions... sur les contacts avec les populations, les transports routiers et autres, le climat, l'hébergement, la restauration...
Nous esperons, avec votre aide, définir un circuit "realiste" pour un couple de retraités qui ne connait encore aucun pays asiatique...
Merci et à bientot
Nous projetons, mon epouse et moi, un voyage, sans agence et sans guide, dans le Sud Est asiatique... Cambodge et Laos ? Cambodge et Viet nam ? Cambodge et Thailande ? pour le mois de Fevrier 2011... Est ce la bonne période ? Peut-on visiter 2 pays, voir 3 pays ? Combien de jours ? Quel circuit "Routard" prévoir pour visiter la région et quels sites privilegier ??
Nous souhaitons prendre un vol sec de Lyon, de Geneve, où d'ailleurs, le moins cher... Le visa ou les visas seront demandés à l'arrivée... Est ce possible ? Quel est l'aeroport de destination le plus "adéquat" pour visiter la région en privilegiant le Cambodge ?
Beaucoup de questions... sur les contacts avec les populations, les transports routiers et autres, le climat, l'hébergement, la restauration...
Nous esperons, avec votre aide, définir un circuit "realiste" pour un couple de retraités qui ne connait encore aucun pays asiatique...
Merci et à bientot
Vol Paris - San Francisco sur l'A380: votre expérience? English translation pending
Est-ce que quelqu'un a recemment voyagé sur le A380 (Paris/SFO ou SFO/Paris avec Air France) ?
Quelles sont vos impressions?
Kristen
Inondations (encore) en Thaïlande (début octobre 2011) English translation pending
224 morts depuis juillet 2011 et l'eau continue de monter sur Ayutaya (région souvent inondée) et Chiang Mai.... 😕
Bibliographie: traduction du russe English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis en train d’établir une bibliographie linguistique bambara. Disposant déjà d’un fichier relativement important, j’essaie de le compléter, autant que faire se peut, pour présenter cette bibliographie (exhaustive) qui constituera, je l’espère, un utile instrument de travail pour tous ceux qui poursuivent des recherches dans ce domaine ou, en général, pour tous ceux (non-linguistes compris) qui s’intéressent pour les langues et cultures mandé en Afrique de l’Ouest (surtout le Mali mais aussi la Gambie, le Sénégal, la Guinée, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Libéria, la Sierra Leone) ...
Cette bibliographie recense des ouvrages – éditions originales, rééditions, traductions –, des articles de périodiques ou d’ouvrages collectifs, des travaux non-publiés – communications à des colloques, publications à diffusion limitée (mémoires, thèses, documents de travail) – dont je peux avoir connaissance, et aussi des travaux qui ne traitent pas exclusivement de linguistique mandé mais qui fournissent des informations de portée plus générale pour mieux situer cette famille rattachée au phylum Niger-Congo (dans la classification de Greenberg), tant sur le plan historique que strictement linguistique.
Dans cette bibliographie se trouveront des travaux écrits essentiellement en langues allemande, anglaise, bambara, française, italienne et russe.
En ce qui est le russe, j’ai l’intention de traduire les titres en français (les traduire après en allemand et/ou en anglais ne fait aucun problème). Pour cette raison, je m’adresse à vous pour m’aider, moi, qui ne maîtrise pas du tout le russe. Si quelqu’un avait la gentillesse de traduire les titres en bas, ça me serait à la fois un grand plaisir et d’un grand secours …
Note : en écrivant les titres, j’ai bon gré mal gré abandonné les signes diacritiques (p.ex. le caron pour les c, s et z ou le tréma pour le e …). D’ailleurs, par pur plaisir, j’ai essayé de traduire moi-même un petit nombre de titres, mis en […], svp, vérifiez-les. Merci beaucoup !!!
Les articles :
Arsen’ev, Vladimir R. 1978. « Bambara : lingvisticeskie i social’nie aspektiy eatnoceskoj istorii »
Arsen’ev, Vladimir R./Vladimir A. Popov 1980. « K tipologiceskoj charakteristike sovremennoj sistemy terminov rodstva bambara »
Bergel’son, Mira 1983. « Konstrukcii s topikom v bamana »
Bergel’son, Mira 1985. « Sintaksis monopredikativnych konstrukcij v jazyke izilirojuscego tipa (na materiale jazyka bamana) »
Bergel’son, Mira 1988. « O vsaimosvjazi leksiceskogo i grammaticeskogo znacenij v leksike izolirujuscego jazyka (na materiale bamana) »
Bergel’son, Mira/Adama Konaté 1988. « Nekotoryje sintaksiceskie osobenosti dialekta Beledugu v sopostavlenii so ‘standartyjm bamana’ : upotreslenije nulevogo anaforiceskogo elementa »
Bergel’son, Mira 1988. « Problema castej reci v jazykach izolirujuscego tipa (na materiale bamana) »
Berte, Salif 1983. « Opyt opisanija leksiceskoj sistemy mladopis’mennogo jazyka (na materiale jazyka bamana) »
Coulibaly, Diokolo A. 1992. « Refleksivnye konstrukcii v jazyke bamana : Morfo-sintaktiko-semanticeskaja klassifikacija refleksivnich glagolov »
Coulibaly, Cheik P. 1982. « Voprosu formirovanija literaturnogo jazyka (na materiale bamana) »
Dembélé, Lamine 1988. « Opyt sistematizacii lingvisticeskoj terminologija v jazyke bamana »
Dembélé, Lamine 1989. « Principy formirovanija lingvisticeskoj terminologii v jazyke bamana »
Diabaté, Diélimakan 1988. « Obscaja tonovaja charakteristika dialektov Bamanan »
Diakité, Djibril 1988. « Predvaritel’noe opisanie ideofonov v Bamana »
Diakité, Djibril 1989. « Ideofoniceskaja leksika v sisteme castej reci (na materiale jazyka bamana) »
Diarra, Abou 1985. « Fonetiko-fonologiceskoe issledovanie dialektov mladopis’mennogo jazyka (na materiale bamana) »
Doumbia, Bréhima 1976. « Jazyk griotskogo eaposa naroda bamana »
Konaré, Demba 1983. « Struktura i semantika glagola (na materiale jazyka bamana) »
Konaté, Adama 1989. « Sopostavitel’nych analiz dialektovu Beledugu i Bamako jazyka bamana (fonetika, grammatika) »
Pereira K./M. Celeste 1973. « Ob obogascenii leksiki jazyka bambara v svjazi s jazykovym stroitel’stvom v Respublike Mali »
Petrjankina, V.N. 1983. « Tipy predlozenija i intonacii v jazyke bamana »
Rozanskij, Fodor I. 1993. « Glagolnye konstrukcii s prostpanstvennymi argumentami »
Togojeva, Irina A. « Priznaki vydelenija osnovnych castej reci v jazyke bambara »
Togojeva, Irina A. 1977. « K voprosu o tipologiceskoj prinadleznosti jazyka bamana »
Togojeva, Irina A. 1978a. « Opisanie sintaksisa prostogo predlozenija bamana po metody ESK »
Togojeva, Irina A. 1978b. « Osnovnye voprosy grammaticeskogo stroja prostogo predlozenija v jazyke bamana ».
Togojeva, Irina A. 1979. « Ispol’zovanie metoda NS pri opisanii sintaksisa prostogo predlozenija (na primere jazyka bamana) »
Togojeva, Irina A. 1983. « Nekotorye osobennosti kategorii perechodnosti/neperechodnosti v jazyke bamana »
Tomcina, Svetlana 1974. « Ob aggljutinacii v jazykach mandeng (bamana i maninka) »
Toporova, Irina N. 1975. « Tipologija fonologice_skoj sistemy bambara »
Touré, Saydoul Wahab 1983. « Tipologija pritjazatel’nych imenych sintagm i vzaimosvjazy mezdu pritjazatel’nymi i atributivnymi opredelenijami »
Zurinskij, Albert N. 1977. « Rol’ griotskoj poezii v jazykovoj situacii Respubliki Mali (na materiale eposa ‘Buakaridzan’ »
Zurkovskij, Boris V. 1988. « Tipologija ideofona Bamana »
Merci d‘avance !
Je suis en train d’établir une bibliographie linguistique bambara. Disposant déjà d’un fichier relativement important, j’essaie de le compléter, autant que faire se peut, pour présenter cette bibliographie (exhaustive) qui constituera, je l’espère, un utile instrument de travail pour tous ceux qui poursuivent des recherches dans ce domaine ou, en général, pour tous ceux (non-linguistes compris) qui s’intéressent pour les langues et cultures mandé en Afrique de l’Ouest (surtout le Mali mais aussi la Gambie, le Sénégal, la Guinée, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Libéria, la Sierra Leone) ...
Cette bibliographie recense des ouvrages – éditions originales, rééditions, traductions –, des articles de périodiques ou d’ouvrages collectifs, des travaux non-publiés – communications à des colloques, publications à diffusion limitée (mémoires, thèses, documents de travail) – dont je peux avoir connaissance, et aussi des travaux qui ne traitent pas exclusivement de linguistique mandé mais qui fournissent des informations de portée plus générale pour mieux situer cette famille rattachée au phylum Niger-Congo (dans la classification de Greenberg), tant sur le plan historique que strictement linguistique.
Dans cette bibliographie se trouveront des travaux écrits essentiellement en langues allemande, anglaise, bambara, française, italienne et russe.
En ce qui est le russe, j’ai l’intention de traduire les titres en français (les traduire après en allemand et/ou en anglais ne fait aucun problème). Pour cette raison, je m’adresse à vous pour m’aider, moi, qui ne maîtrise pas du tout le russe. Si quelqu’un avait la gentillesse de traduire les titres en bas, ça me serait à la fois un grand plaisir et d’un grand secours …
Note : en écrivant les titres, j’ai bon gré mal gré abandonné les signes diacritiques (p.ex. le caron pour les c, s et z ou le tréma pour le e …). D’ailleurs, par pur plaisir, j’ai essayé de traduire moi-même un petit nombre de titres, mis en […], svp, vérifiez-les. Merci beaucoup !!!
Les articles :
Arsen’ev, Vladimir R. 1978. « Bambara : lingvisticeskie i social’nie aspektiy eatnoceskoj istorii »
Arsen’ev, Vladimir R./Vladimir A. Popov 1980. « K tipologiceskoj charakteristike sovremennoj sistemy terminov rodstva bambara »
Bergel’son, Mira 1983. « Konstrukcii s topikom v bamana »
Bergel’son, Mira 1985. « Sintaksis monopredikativnych konstrukcij v jazyke izilirojuscego tipa (na materiale jazyka bamana) »
Bergel’son, Mira 1988. « O vsaimosvjazi leksiceskogo i grammaticeskogo znacenij v leksike izolirujuscego jazyka (na materiale bamana) »
Bergel’son, Mira/Adama Konaté 1988. « Nekotoryje sintaksiceskie osobenosti dialekta Beledugu v sopostavlenii so ‘standartyjm bamana’ : upotreslenije nulevogo anaforiceskogo elementa »
Bergel’son, Mira 1988. « Problema castej reci v jazykach izolirujuscego tipa (na materiale bamana) »
Berte, Salif 1983. « Opyt opisanija leksiceskoj sistemy mladopis’mennogo jazyka (na materiale jazyka bamana) »
Coulibaly, Diokolo A. 1992. « Refleksivnye konstrukcii v jazyke bamana : Morfo-sintaktiko-semanticeskaja klassifikacija refleksivnich glagolov »
Coulibaly, Cheik P. 1982. « Voprosu formirovanija literaturnogo jazyka (na materiale bamana) »
Dembélé, Lamine 1988. « Opyt sistematizacii lingvisticeskoj terminologija v jazyke bamana »
Dembélé, Lamine 1989. « Principy formirovanija lingvisticeskoj terminologii v jazyke bamana »
Diabaté, Diélimakan 1988. « Obscaja tonovaja charakteristika dialektov Bamanan »
Diakité, Djibril 1988. « Predvaritel’noe opisanie ideofonov v Bamana »
Diakité, Djibril 1989. « Ideofoniceskaja leksika v sisteme castej reci (na materiale jazyka bamana) »
Diarra, Abou 1985. « Fonetiko-fonologiceskoe issledovanie dialektov mladopis’mennogo jazyka (na materiale bamana) »
Doumbia, Bréhima 1976. « Jazyk griotskogo eaposa naroda bamana »
Konaré, Demba 1983. « Struktura i semantika glagola (na materiale jazyka bamana) »
Konaté, Adama 1989. « Sopostavitel’nych analiz dialektovu Beledugu i Bamako jazyka bamana (fonetika, grammatika) »
Pereira K./M. Celeste 1973. « Ob obogascenii leksiki jazyka bambara v svjazi s jazykovym stroitel’stvom v Respublike Mali »
Petrjankina, V.N. 1983. « Tipy predlozenija i intonacii v jazyke bamana »
Rozanskij, Fodor I. 1993. « Glagolnye konstrukcii s prostpanstvennymi argumentami »
Togojeva, Irina A. « Priznaki vydelenija osnovnych castej reci v jazyke bambara »
Togojeva, Irina A. 1977. « K voprosu o tipologiceskoj prinadleznosti jazyka bamana »
Togojeva, Irina A. 1978a. « Opisanie sintaksisa prostogo predlozenija bamana po metody ESK »
Togojeva, Irina A. 1978b. « Osnovnye voprosy grammaticeskogo stroja prostogo predlozenija v jazyke bamana ».
Togojeva, Irina A. 1979. « Ispol’zovanie metoda NS pri opisanii sintaksisa prostogo predlozenija (na primere jazyka bamana) »
Togojeva, Irina A. 1983. « Nekotorye osobennosti kategorii perechodnosti/neperechodnosti v jazyke bamana »
Tomcina, Svetlana 1974. « Ob aggljutinacii v jazykach mandeng (bamana i maninka) »
Toporova, Irina N. 1975. « Tipologija fonologice_skoj sistemy bambara »
Touré, Saydoul Wahab 1983. « Tipologija pritjazatel’nych imenych sintagm i vzaimosvjazy mezdu pritjazatel’nymi i atributivnymi opredelenijami »
Zurinskij, Albert N. 1977. « Rol’ griotskoj poezii v jazykovoj situacii Respubliki Mali (na materiale eposa ‘Buakaridzan’ »
Zurkovskij, Boris V. 1988. « Tipologija ideofona Bamana »
Merci d‘avance !
Dilemme English translation pending
Merveilleux voyages qui permettent de s'évader, de se rencontrer, d'élargir son horizon, sa pensée... Malheureusement,
il y a un sérieux revers à la médaille.
Petit article parut récemment :
http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Petit article parut récemment :
http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Retour de croisière sur le Costa Atlantica du 19 septembre au 02 octobre 2011 English translation pending
Bonjour à vous tous,
De retour hier en fin de soirée, je tiens à vous faire part de mes impressions de cette croisière dont le thème était : Passage à l'Est. C'est donc pour la 2ème fois que j'ai pu apprécier ce circuit, la première remonte à septembre 2008.
Je vous fais un rapide compte-rendu tout en sachant que de nombreuses questions viendront ensuite compléter cette discussion. J'ai fait énormément de photos (+ de 5000) que je mettrai ensuite au fur et à mesure de l'avancée de la discussion.
SAVONE :
Nous avions fait le choix de rejoindre Savone en voiture. Pour nous, par rapport à notre lieu d'habitation, le trajet est de 450 km. Comme nous avions des amis qui souhaitaient découvrir le monde des croisières pour la première fois, nous avons donc décidé de faire route commune. Et puis pourquoi pas, faire la route la veille... Nous avons réservé un hôtel par internet à VALDO LIGURE. Le coin est moins charmant que SAVONE mais l'hôtel de bonne qualité. Cela dit, la prochaine fois, je réserverai à SAVONE. Vous comprenez bien que les épouses préfèrent une ville avec des magasins.
L'embarquement :
A 10h30, après avoir passé une bonne nuit, nous nous sommes présentés au port car l'accès était ouvert. J'ai donc laissé le véhicule, les bagages pris en main et obtenu le carton du groupe n° 2. Puis, nous nous sommes dirigés vers les rues de Savone en passant, pour ceux qui la connaisse, la passerelle qui se trouve juste derrière le navire et qui est accolée au PALACROCIERE. Belle ballade et surtout le panorama est sympa de plus, ce jour là, 3 navires étaient à quai : le CONCORDIA, le MEDITERRANEA et l'ATLANTICA. La position à quai de ces navires vous change, bien entendu le sens de l'embarquement. Le CONCORDIA était devant le PALACROCIERE. Le MEDITERRANEA était tout prêt de lui, ce qui a permis un accès sur le même quai. L'ATLANTICA, se trouvait sur la parti du port près du silo. Les déplacements devaient se faire en bus.
Vu que ces 3 navires étaient présents, cela a généré du monde. Il comptait un minimum de 2300 personnes par navires car ceux-ci n'étaint pas complets d'après les hôtesses d'accueil et concernant l' ATLANTICA = 2175 personnes.
Notre embarquement s'est effectué sous des tentes blanches ou régnait une forte chaleur. Nous nous sommes présentés à 11h45 et nous étions sur le navire à 12h30. Nous avons rejoint notre cabine au pont 7, la 7216 et là les valises s'y trouvaient déjà. C'est la première fois que nous avons accès si tôt et si rapidement dans les cabines. Je fais un petit retour pour reparler de l'embarquement : chacun possède une carte d'embarquement avec un numéro. Nous, nous avions le n° 2. Il est logique de laisser passer le groupe n° 1, vous êtes d'accord avec moi... Parmi notre groupe, des personnes intelligentes avec des n° 7,8 et 9 essayaient de forcer le passage ce qui a bien entendu provoqué des bousculades et des engueulades... Le personnel Costa a dû faire face encore à diverses interventions pour interdire l'accès à ces personnes.
Le Navire :
Je connaissais déjà le Méditerranea et donc l'Atlantica offre simplement une déco différente. Par contre, nous avons ressenti plus de vibrations par rapport au Méditerranea, notamment au restaurant qui se trouve en partie basse arrière (pont n° 2 et 3). Nous occupions la table 54 qui se trouvait contre les baies vitrées, au milieu à l'arrière. Sinon, dans l'ensemble, ce navire se comporte encore bien. Il est bien entretenu. La déco est diverse, colorée mais pas choquante. Petit bémol dans notre cabine, la moquette était tachée. Je fais une croisière et je ne suis pas en inspection, donc pour moi, il est encore de bon niveau.
Ce que nous avons également trouvé de très bien :
le service à table, à savoir que nous n'avons mangé qu'une fois au buffet, le premier jour et tout le reste du temps en salle à manger.
le choix des menus : de très bonne qualité.
les spectacles : de très bon goût notamment dans la diversité des costumes, des thèmes, de l'ambiance et des musiques. Une participation énorme de l'ensemble de tout le personnel du bord : extra.
la vie à bord : pas une seule fois gênée par la foule à bord mais une chose étonnante que nous avons vécu pratiquement tous les jours, c'est le manque d'ambiance de la part des passagers français sur ce circuit : une honte. Nous étions 400 français et des engueulades tous les jours. Alors, là, je m'adresse aux jeunes car il faut que vous sachiez que vous n'avez aucune honte dans votre comportement car la génération des 60 - 70 ans se sont comportés vraiment comme des égoïstes et des individualistes. Aucun respect pour l'accès aux ascenseurs, des bousculades, des prises de bec, un manque de respect pour le personnel du bord, aucune participation lors des spectacles à la demande des artistes. Mes amis et moi, avons trouvé des gens qui courraient pour se rendre au car afin d'avoir la première place. Ils ne respectaient même plus l'ordre de départ des excursions.... Je lis souvent des messages sur ce forum et comme vous pouvez le voir, il n'y pas que les italiens ou autres qui font défaut.
Les excursions :
CIVITAVECCHIA/ROME = super
MYKONOS = à voir car belle ballade et bon resto.
IZMIR = belle ballade à pied depuis le port sur l'esplanade du bord de mer et centre ville.
ISTANBUL = superbe excursion mais ��a coince à la Mosquée Bleue ou à la Basilique. Le reste à faire absolument.
CONSTANZA = cette escale devrait être supprimée car rien d'intéressant et surtout pour le prix demandé.
ODESSA : très belle ville, beaux thèmes : escale intéressante.
YALTA : à faire le palais de LIVADIA et autres endroits de la Crimée. Par contre l'excursion à Sébastopole = moyenne mais un super plus pour le panorama de la guerre de Crimée.
LE PIREE/ATHENES = pleins de choses à voir mais la ville est de plus en plus salle. L’excursion du canal de Corinthe est toujours aussi super.
KATAKOLON : rien ne change...
CIVITAVECCHIA : escale technique.
Je développerais plus par la suite mais sachez que c'est un circuit de 14 jours et en fait on profite pas mal de tout. La chance était avec nous car nous avons eu une mer calme sauf le premier soir en partant de Savone mais le beau temps est vite revenu.
Bonne journée.
JC
De retour hier en fin de soirée, je tiens à vous faire part de mes impressions de cette croisière dont le thème était : Passage à l'Est. C'est donc pour la 2ème fois que j'ai pu apprécier ce circuit, la première remonte à septembre 2008.
Je vous fais un rapide compte-rendu tout en sachant que de nombreuses questions viendront ensuite compléter cette discussion. J'ai fait énormément de photos (+ de 5000) que je mettrai ensuite au fur et à mesure de l'avancée de la discussion.
SAVONE :
Nous avions fait le choix de rejoindre Savone en voiture. Pour nous, par rapport à notre lieu d'habitation, le trajet est de 450 km. Comme nous avions des amis qui souhaitaient découvrir le monde des croisières pour la première fois, nous avons donc décidé de faire route commune. Et puis pourquoi pas, faire la route la veille... Nous avons réservé un hôtel par internet à VALDO LIGURE. Le coin est moins charmant que SAVONE mais l'hôtel de bonne qualité. Cela dit, la prochaine fois, je réserverai à SAVONE. Vous comprenez bien que les épouses préfèrent une ville avec des magasins.
L'embarquement :
A 10h30, après avoir passé une bonne nuit, nous nous sommes présentés au port car l'accès était ouvert. J'ai donc laissé le véhicule, les bagages pris en main et obtenu le carton du groupe n° 2. Puis, nous nous sommes dirigés vers les rues de Savone en passant, pour ceux qui la connaisse, la passerelle qui se trouve juste derrière le navire et qui est accolée au PALACROCIERE. Belle ballade et surtout le panorama est sympa de plus, ce jour là, 3 navires étaient à quai : le CONCORDIA, le MEDITERRANEA et l'ATLANTICA. La position à quai de ces navires vous change, bien entendu le sens de l'embarquement. Le CONCORDIA était devant le PALACROCIERE. Le MEDITERRANEA était tout prêt de lui, ce qui a permis un accès sur le même quai. L'ATLANTICA, se trouvait sur la parti du port près du silo. Les déplacements devaient se faire en bus.
Vu que ces 3 navires étaient présents, cela a généré du monde. Il comptait un minimum de 2300 personnes par navires car ceux-ci n'étaint pas complets d'après les hôtesses d'accueil et concernant l' ATLANTICA = 2175 personnes.
Notre embarquement s'est effectué sous des tentes blanches ou régnait une forte chaleur. Nous nous sommes présentés à 11h45 et nous étions sur le navire à 12h30. Nous avons rejoint notre cabine au pont 7, la 7216 et là les valises s'y trouvaient déjà. C'est la première fois que nous avons accès si tôt et si rapidement dans les cabines. Je fais un petit retour pour reparler de l'embarquement : chacun possède une carte d'embarquement avec un numéro. Nous, nous avions le n° 2. Il est logique de laisser passer le groupe n° 1, vous êtes d'accord avec moi... Parmi notre groupe, des personnes intelligentes avec des n° 7,8 et 9 essayaient de forcer le passage ce qui a bien entendu provoqué des bousculades et des engueulades... Le personnel Costa a dû faire face encore à diverses interventions pour interdire l'accès à ces personnes.
Le Navire :
Je connaissais déjà le Méditerranea et donc l'Atlantica offre simplement une déco différente. Par contre, nous avons ressenti plus de vibrations par rapport au Méditerranea, notamment au restaurant qui se trouve en partie basse arrière (pont n° 2 et 3). Nous occupions la table 54 qui se trouvait contre les baies vitrées, au milieu à l'arrière. Sinon, dans l'ensemble, ce navire se comporte encore bien. Il est bien entretenu. La déco est diverse, colorée mais pas choquante. Petit bémol dans notre cabine, la moquette était tachée. Je fais une croisière et je ne suis pas en inspection, donc pour moi, il est encore de bon niveau.
Ce que nous avons également trouvé de très bien :
le service à table, à savoir que nous n'avons mangé qu'une fois au buffet, le premier jour et tout le reste du temps en salle à manger.
le choix des menus : de très bonne qualité.
les spectacles : de très bon goût notamment dans la diversité des costumes, des thèmes, de l'ambiance et des musiques. Une participation énorme de l'ensemble de tout le personnel du bord : extra.
la vie à bord : pas une seule fois gênée par la foule à bord mais une chose étonnante que nous avons vécu pratiquement tous les jours, c'est le manque d'ambiance de la part des passagers français sur ce circuit : une honte. Nous étions 400 français et des engueulades tous les jours. Alors, là, je m'adresse aux jeunes car il faut que vous sachiez que vous n'avez aucune honte dans votre comportement car la génération des 60 - 70 ans se sont comportés vraiment comme des égoïstes et des individualistes. Aucun respect pour l'accès aux ascenseurs, des bousculades, des prises de bec, un manque de respect pour le personnel du bord, aucune participation lors des spectacles à la demande des artistes. Mes amis et moi, avons trouvé des gens qui courraient pour se rendre au car afin d'avoir la première place. Ils ne respectaient même plus l'ordre de départ des excursions.... Je lis souvent des messages sur ce forum et comme vous pouvez le voir, il n'y pas que les italiens ou autres qui font défaut.
Les excursions :
CIVITAVECCHIA/ROME = super
MYKONOS = à voir car belle ballade et bon resto.
IZMIR = belle ballade à pied depuis le port sur l'esplanade du bord de mer et centre ville.
ISTANBUL = superbe excursion mais ��a coince à la Mosquée Bleue ou à la Basilique. Le reste à faire absolument.
CONSTANZA = cette escale devrait être supprimée car rien d'intéressant et surtout pour le prix demandé.
ODESSA : très belle ville, beaux thèmes : escale intéressante.
YALTA : à faire le palais de LIVADIA et autres endroits de la Crimée. Par contre l'excursion à Sébastopole = moyenne mais un super plus pour le panorama de la guerre de Crimée.
LE PIREE/ATHENES = pleins de choses à voir mais la ville est de plus en plus salle. L’excursion du canal de Corinthe est toujours aussi super.
KATAKOLON : rien ne change...
CIVITAVECCHIA : escale technique.
Je développerais plus par la suite mais sachez que c'est un circuit de 14 jours et en fait on profite pas mal de tout. La chance était avec nous car nous avons eu une mer calme sauf le premier soir en partant de Savone mais le beau temps est vite revenu.
Bonne journée.
JC
Tous les à-cotés du concours d'octobre: L'homme et son animal English translation pending
🙂C'est ici que tous les bla bla bla et autres pourquoi ? comment cela marche ? qu'est ce qu'il faut faire ? est ce que le chien de ma voisine avec le petit cousin de mon oncle cela entre dans le thème ?
Bon je joins à ce message quelques photos qui pourront vous donner des idées (photo hors concours évidemment 😉!!)
Bon je joins à ce message quelques photos qui pourront vous donner des idées (photo hors concours évidemment 😉!!)
Budapest, Prague ou Vienne? English translation pending
Bonjour à tous!
Je sais que je m'y prend assez bien à l'avance mais bon = )
Pour cette période de Noël, nous aimerions partir à l'étranger moi et mon petit ami. Nous sommes encore étudiants donc je viserais plutôt un citytrip. J'aimerais donc vos conseils à ce sujet, vos expériences peut être = )
Ce que nous recherchons, c'est véritablement être plongés dans une ambiance féérique de noël (marchés de noel, illuminations, neige, ...). Nous sommes inétressés par d'autres destinations que la France (Paris, alsace, ...) et la ville de Londres. On a pensé partir du côté de l'europe centrale ou de l'est et donc nous penchons plutot pour Prague, Budapest ou Vienne (pour son ambiance "châteaux").
J'espère recevoir différents avis de votre part pour nous aider dans notre décision!
Merci beaucoup! = )
Je sais que je m'y prend assez bien à l'avance mais bon = )
Pour cette période de Noël, nous aimerions partir à l'étranger moi et mon petit ami. Nous sommes encore étudiants donc je viserais plutôt un citytrip. J'aimerais donc vos conseils à ce sujet, vos expériences peut être = )
Ce que nous recherchons, c'est véritablement être plongés dans une ambiance féérique de noël (marchés de noel, illuminations, neige, ...). Nous sommes inétressés par d'autres destinations que la France (Paris, alsace, ...) et la ville de Londres. On a pensé partir du côté de l'europe centrale ou de l'est et donc nous penchons plutot pour Prague, Budapest ou Vienne (pour son ambiance "châteaux").
J'espère recevoir différents avis de votre part pour nous aider dans notre décision!
Merci beaucoup! = )
Air France va utiliser la version COI du 77W sur davantage de destinations English translation pending
Les classes avant - Première et Affaires - connaissent, semble-t'il, des taux d'occupation de plus en plus préoccupants chez AF. La clientèle Haute Contribution se fait rare en raison de la crise et la concurrence BA/LH. Ainsi, La Première ne sera plus offerte sur MEX l'hiver prochain.
À partir de l'été 2012, BKK et MRU (Bangkok, Maurice) seront desservies en 77W configuré "COI" (14C, 458M) traduisant une offre Affaires en chute libre sur ces destinations (période été de basse saison, certes). Ce en plus des destinations traditionnellement desservies telles FDF, PTP, SDQ, PUJ, HAV, RUN, CAY, TNR ainsi que YUL.
De plus, c'est un peu dommage qu'ainsi, ne peuvent être proposées dans cette configuration la cabine Premium Voyageur et la dernière version NEV4 de la cabine Affaires.
9 77W sont configurés en version COI et je crois qu'il est question que 4 autres 77W le soient dans un futur proche (77W déjà présents dans la flotte ou nouvelles acquisitions ? I don't know..). Normalement la cabine Alizé sera équipé du siège Premium Voyageur courant 2012. Mais pas de modification prévue du siège Affaires (NEV2).
D'autres destinations devraient être concernées vraisemblablement en 2012/2013. Cela confirme que la stratégie se concentre sur la clientèle peu contributive (low-yield).
Personnellement, je pense que tant qu'AF proposera 2 produits Première et Affaires largement distancés par la concurrence (BA, LX, LH et son "full-flat bed" en J pour 2012, etc.), la rentabilité ne sera pas au RDV. Un projet pour une refonte complète de l'offre P/J (pour une commercialisation courant 2013) était jusque là dans les cartons....la situation financière d'AF en aurait-elle décidé autrement ? Sa stratégie est peut-être de laisser "mourir" la First, proposer un produit Business "moyen de gamme" seulement complémentaire d'une configuration haute densité en Y...Cependant, l'argument marketing de "luxe à la Française" perd de sa superbe...
Vos avis ?
À partir de l'été 2012, BKK et MRU (Bangkok, Maurice) seront desservies en 77W configuré "COI" (14C, 458M) traduisant une offre Affaires en chute libre sur ces destinations (période été de basse saison, certes). Ce en plus des destinations traditionnellement desservies telles FDF, PTP, SDQ, PUJ, HAV, RUN, CAY, TNR ainsi que YUL.
De plus, c'est un peu dommage qu'ainsi, ne peuvent être proposées dans cette configuration la cabine Premium Voyageur et la dernière version NEV4 de la cabine Affaires.
9 77W sont configurés en version COI et je crois qu'il est question que 4 autres 77W le soient dans un futur proche (77W déjà présents dans la flotte ou nouvelles acquisitions ? I don't know..). Normalement la cabine Alizé sera équipé du siège Premium Voyageur courant 2012. Mais pas de modification prévue du siège Affaires (NEV2).
D'autres destinations devraient être concernées vraisemblablement en 2012/2013. Cela confirme que la stratégie se concentre sur la clientèle peu contributive (low-yield).
Personnellement, je pense que tant qu'AF proposera 2 produits Première et Affaires largement distancés par la concurrence (BA, LX, LH et son "full-flat bed" en J pour 2012, etc.), la rentabilité ne sera pas au RDV. Un projet pour une refonte complète de l'offre P/J (pour une commercialisation courant 2013) était jusque là dans les cartons....la situation financière d'AF en aurait-elle décidé autrement ? Sa stratégie est peut-être de laisser "mourir" la First, proposer un produit Business "moyen de gamme" seulement complémentaire d'une configuration haute densité en Y...Cependant, l'argument marketing de "luxe à la Française" perd de sa superbe...
Vos avis ?
Recommandations pour l'Ethiopie? English translation pending
Bonjour,
Je suis en partance pour l'Ethiopie dans à peine 15 jours et toujours en pleine préparation avec le guide Bradt et les forums. Mon choix durant ce mois de voyage s'orientera vers le Nord et l'Est avec Addis, Bahir Dar, Gorgora, Gonder, Lalibela, les marchés de Senbété et Bati (en passant pas Kombolcha ou Dessie, laquelle de ces deux villes est la plus intéressante ?), et Harar. Faute de moyens, je doute que je puisse faire le trek dans le Simiens ou le Danakil et comme j'aime bien rester plusieurs jours sur un même lieu, je me demandais si Axoum et Mékélé étaient vraiment des sites incontournables.
Il me reste encore quelques jours de battement dans mon programme, qui ne sera sûrement pas tenu à la lettre, alors y-a-t-il des lieux à visiter impérativement dans le Nord du pays ?
Enfin, au niveau des billets d'avion, quel est environ le coût d'un vol intérieur si on l'achète dans une agence sur place ?
Merci d'avance pour tous vos renseignements Christophe
* Eventuellement en échange, je peux vous faire part de mes expériences en Birmanie
Je suis en partance pour l'Ethiopie dans à peine 15 jours et toujours en pleine préparation avec le guide Bradt et les forums. Mon choix durant ce mois de voyage s'orientera vers le Nord et l'Est avec Addis, Bahir Dar, Gorgora, Gonder, Lalibela, les marchés de Senbété et Bati (en passant pas Kombolcha ou Dessie, laquelle de ces deux villes est la plus intéressante ?), et Harar. Faute de moyens, je doute que je puisse faire le trek dans le Simiens ou le Danakil et comme j'aime bien rester plusieurs jours sur un même lieu, je me demandais si Axoum et Mékélé étaient vraiment des sites incontournables.
Il me reste encore quelques jours de battement dans mon programme, qui ne sera sûrement pas tenu à la lettre, alors y-a-t-il des lieux à visiter impérativement dans le Nord du pays ?
Enfin, au niveau des billets d'avion, quel est environ le coût d'un vol intérieur si on l'achète dans une agence sur place ?
Merci d'avance pour tous vos renseignements Christophe
* Eventuellement en échange, je peux vous faire part de mes expériences en Birmanie
Projet de voyage dans l'Ouest américain du 20 août au 7 septembre 2012 English translation pending
Voici notre projet de voyage pour le grand ouest merci de déposer des critique constructive afin de pouvoir le pauffiner
Jour 1: Bruxelles Los Angeles
Jour 2: visite Disneyland
Jour 3: visite de Los Angeles
Jour 4: viste des studio Universal
Jour 5: route 66 dormir a Williams
Jour 6: Grand Canyon
Jour 7: Lac Powell et ses alentour dormir à Pages
Jour 8: Bryce Canyon
Jour 9: Zion et arriver en soirée a Las Vagas
Jour 10: visite de Las Vegas
Jour 11: Death Valley
Jour 12: Yosemite
Jour 13: visite et ballade de Yosemite
Jour 15: San Francisco
Jour 16 et 17: visite de San Francisco
Jour 17 et 18: CA 1 direction Los Angeles
Jour 19: Retour à Bruxelles
Merci d'avance pour vos conseil
Eddy, Stephane et Delphine
Merci d'avance pour vos conseil
Eddy, Stephane et Delphine
Lufthansa: plus jamais! (vol Lyon-Istanbul) English translation pending
Nous voyagions avec Lufthansa depuis plusieurs années sans aucun problème jusqu'à ........ l'été 2011.
Cet été, nous sommes allés en Turquie. Nos billets étaient réservés pour un Lyon-Francfort-Istanbul et Istanbul-Francfort-Lyon, aller fin Juillet, retour le 25 Août 2011.
ALLER : mon mari et moi avions chacun 1 bagage à main et mon mari le sac à dos (photo) en plus. Bien que nous ayons passé l'enregistrement sans aucun problème, au moment d'entrer dans l'avion, les ennuis ont commencé. Alors qu'en même temps que nous, des passagers passaient haut la main avec 2 bagages de cabine ou 1 bagage de cabine + autre chose, pour nous deux, c'était "NIET". Bonjour la discrimination ! Nous avons eu le malheur de le faire constater à l'équipage, et c'est là que nous avons appris que "un commandant est seul maître à bord de son avion et que s'il estime qu'un ou des passagers posent des "problèmes" (parce qu'avec Lufthansa, poser poliment des questions et émettre des remarques sur des faits s'appelle "poser des problèmes"), il peut vous refuser à son bord purement et simplement. Avec Lufthansa, vous n'avez pas le droit de demander des explications ou de faire des remarques justifiées. Le seul droit et devoir que vous avez est d'OBEIR et VOUS TAIRE !!!. Charmant ! Le commandant estimant que nous étions des passagés indisciplinés nous a fait éjecter de SON avion manu militari. Nous avons dû nous débrouiller pour trouver un autre vol en payant bien entendu un supplément (et en passant par Munich cette fois). Nous sommes donc rentrés chez nous - heureusement, nous n'habitons pas trop loin de l'aéroport - et sommes revenus le lendemain matin aux aurores pour prendre le nouveau vol. Nous ne nous étendrons pas sur le fait qu'un de nos bagages était bien entendu parti pour Istanbul dans l'avion de la veille. Par miracle, il nous a été livré à Istanbul le lendemain.
Bilan : maxi stress, humiliation devant tous les passagers (qui, entre nous soit dit, n'ont pas levé le petit doigt devant cette injustice flagrante), perte d'une journée de voyage, coût supplémentaire, perte d'une nuit d'hôtel pré-payée à Istanbul. De plus, le chef d'escale nous a menacés de ne pas nous accepter sur le vol du lendemain si nous "posions encore des problèmes" (sans commentaires .....).
RETOUR : nous avions pris bien soin de ne prendre qu'un seul bagage de cabine par personne (mon mari le petit sac à dos et moi une valisette). Oui, mais voilà, l'avion Istanbul-Francfort a pris un énorme retard pour différentes raisons, et notre temps de connexion était extrêmement court. A l'arrivée à Francfort, cavalant dans les couloirs, trempés de sueur, nous arrivons comme des fous à la porte d'embarquement. Ouf, nous avions encore 2-3 minutes pour embarquer. Sauvés pensions-nous. Que neni ! Arrivés à la porte de l'avion, alors que certains passagers passaient tranquillement avec une valise de cabine + une GUITARE dans son étui ou une énorme valise de cabine, on nous dit que NOTRE valisette ne peut pas être prise en cabine : plus de place !!! Or, nous avions placé dans cette valisette tout ce qui était fragile + l'ordinateur, et nous ne l'avions pas cadenassée. Après une brève tentative de nous opposer à ce que ce petit bagage aille en soute, échaudés par les problèmes de l'aller, nous le laissons à contre coeur avec 4 autres bagages à main placés eux aussi (on ne sait pas pourquoi) en "off load". Le retard n'était pas de notre fait, et d'ailleurs l'hôtesse de Lufthansa l'a reconnu, mais c'était tant pis pour nous. En allant rejoindre nos sièges, nous avons constaté qu'il restait largement assez de place dans les "casiers" pour placer notre valisette. Nous pouvions voir des passagers avec leur guitare calée entre les jambes. Nous étions furieux et outragés. A l'arrivée, nous avons récupéré notre valisette avec, bien entendu, des objets d'artisanat en mille morceaux.
Pour nous, Lufthansa, c'est TERMINE !!! Nous avons été traités comme des chiens et nous ne saurons jamais si le fait que l'un de nous deux est "noir" a joué ou non dans ces évènements .........
Nous avons adressé un e-mail à Lufthansa qui n'a bien entendu jamais répondu et continue comme si de rien n'était à nous adresser des propositions commerciales.
Nous souhaitions informer les voyageurs que vous êtes du comportement des gens de Lufthansa. Nous avons bien évidemment fait une synthèse des évènements car le détail, bien que particulièrement édifiant, vous aurait peut-être ennuyés.
Cet été, nous sommes allés en Turquie. Nos billets étaient réservés pour un Lyon-Francfort-Istanbul et Istanbul-Francfort-Lyon, aller fin Juillet, retour le 25 Août 2011.
ALLER : mon mari et moi avions chacun 1 bagage à main et mon mari le sac à dos (photo) en plus. Bien que nous ayons passé l'enregistrement sans aucun problème, au moment d'entrer dans l'avion, les ennuis ont commencé. Alors qu'en même temps que nous, des passagers passaient haut la main avec 2 bagages de cabine ou 1 bagage de cabine + autre chose, pour nous deux, c'était "NIET". Bonjour la discrimination ! Nous avons eu le malheur de le faire constater à l'équipage, et c'est là que nous avons appris que "un commandant est seul maître à bord de son avion et que s'il estime qu'un ou des passagers posent des "problèmes" (parce qu'avec Lufthansa, poser poliment des questions et émettre des remarques sur des faits s'appelle "poser des problèmes"), il peut vous refuser à son bord purement et simplement. Avec Lufthansa, vous n'avez pas le droit de demander des explications ou de faire des remarques justifiées. Le seul droit et devoir que vous avez est d'OBEIR et VOUS TAIRE !!!. Charmant ! Le commandant estimant que nous étions des passagés indisciplinés nous a fait éjecter de SON avion manu militari. Nous avons dû nous débrouiller pour trouver un autre vol en payant bien entendu un supplément (et en passant par Munich cette fois). Nous sommes donc rentrés chez nous - heureusement, nous n'habitons pas trop loin de l'aéroport - et sommes revenus le lendemain matin aux aurores pour prendre le nouveau vol. Nous ne nous étendrons pas sur le fait qu'un de nos bagages était bien entendu parti pour Istanbul dans l'avion de la veille. Par miracle, il nous a été livré à Istanbul le lendemain.
Bilan : maxi stress, humiliation devant tous les passagers (qui, entre nous soit dit, n'ont pas levé le petit doigt devant cette injustice flagrante), perte d'une journée de voyage, coût supplémentaire, perte d'une nuit d'hôtel pré-payée à Istanbul. De plus, le chef d'escale nous a menacés de ne pas nous accepter sur le vol du lendemain si nous "posions encore des problèmes" (sans commentaires .....).
RETOUR : nous avions pris bien soin de ne prendre qu'un seul bagage de cabine par personne (mon mari le petit sac à dos et moi une valisette). Oui, mais voilà, l'avion Istanbul-Francfort a pris un énorme retard pour différentes raisons, et notre temps de connexion était extrêmement court. A l'arrivée à Francfort, cavalant dans les couloirs, trempés de sueur, nous arrivons comme des fous à la porte d'embarquement. Ouf, nous avions encore 2-3 minutes pour embarquer. Sauvés pensions-nous. Que neni ! Arrivés à la porte de l'avion, alors que certains passagers passaient tranquillement avec une valise de cabine + une GUITARE dans son étui ou une énorme valise de cabine, on nous dit que NOTRE valisette ne peut pas être prise en cabine : plus de place !!! Or, nous avions placé dans cette valisette tout ce qui était fragile + l'ordinateur, et nous ne l'avions pas cadenassée. Après une brève tentative de nous opposer à ce que ce petit bagage aille en soute, échaudés par les problèmes de l'aller, nous le laissons à contre coeur avec 4 autres bagages à main placés eux aussi (on ne sait pas pourquoi) en "off load". Le retard n'était pas de notre fait, et d'ailleurs l'hôtesse de Lufthansa l'a reconnu, mais c'était tant pis pour nous. En allant rejoindre nos sièges, nous avons constaté qu'il restait largement assez de place dans les "casiers" pour placer notre valisette. Nous pouvions voir des passagers avec leur guitare calée entre les jambes. Nous étions furieux et outragés. A l'arrivée, nous avons récupéré notre valisette avec, bien entendu, des objets d'artisanat en mille morceaux.
Pour nous, Lufthansa, c'est TERMINE !!! Nous avons été traités comme des chiens et nous ne saurons jamais si le fait que l'un de nous deux est "noir" a joué ou non dans ces évènements .........
Nous avons adressé un e-mail à Lufthansa qui n'a bien entendu jamais répondu et continue comme si de rien n'était à nous adresser des propositions commerciales.
Nous souhaitions informer les voyageurs que vous êtes du comportement des gens de Lufthansa. Nous avons bien évidemment fait une synthèse des évènements car le détail, bien que particulièrement édifiant, vous aurait peut-être ennuyés.
Itinéraire de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Ma copine et moi envisageons de nous rendre aux Etats-Unis au mois de septembre 2012. Après avoir passé plusieurs heures à lire différents sujets sur le forum j'ai décidé de lancer le miens parce qu'après tout, malgré les renseignements forts utiles que l'on trouve à gauche à droite, chaque parcours est personnel et personnalisable :)
Nos envies clairement affichées sont de pouvoir visiter les villes de Los Angeles, Las Vegas et San Francisco mais aussi d'en prendre plein la vue et de nous nourrir de souvenirs à vie des différents parcs d'états ou nationaux des Etats-Unis (tels que Bryce, Zion, Death Valley, etc.)
Nous partirons au départ de Bruxelles et nous envisageons un voyage multi-destinations pour nous faciliter le voyage, nous pensions arriver à San Francisco et repartir par Los Angeles.
En parcourant le forum j'ai trouvé un parcours qui semblait intéressant sur 15 jours, maintenant pourriez-vous m'aider à "l'améliorer" vu nos envies à mon amie et moi même ?
J1 : Arrivée à San Francisco J2 : SF J3 : SF J4 : Trajet San Francisco-Yosemite + début visite de Yosemite - nuit dans le parc J5 : Traversée complète de Yosemite par la Tioga Road - nuit à la sortie Est du parc (Lee Vining) J6 : Lee Vining - Bodie, Mono Lake, Alabama Hills (Lone Pine) - Death Valley en fin aprem et soir J7 : Death Valley (Visite à l'aube et début de matinée) - Las Vegas - nuit à Vegas J8 : Las Vegas J9 : Las Vegas – Zion (en passant sans y randonner) - Bryce Canyon (début visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit à Bryce J10 : Bryce Canyon (fin de visite) - Page - nuit à Page J11 : Page (Antelope Canyon+ Horseshoe Bend) - Monument Valley (Visite 3H en fin d'après-midi) J12 : Monument Valley - Grand Canyon (visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit au Grand Canyon J13 : Lever de soleil au Grand Canyon - trajet vers LA (8H de route avec arrêts le long de la Rte 66) J14 : LA J15 : retour depuis LA
- --
Alors quelques questions concernant cet itinéraire :
- Est-ce que le passage "Bodie, Mono Lake, Alabama Hills (Lone Pine)" est réellement intéressant ? Ma question est de savoir si aller directement à Death Valley pour faire la visite entièrement sur le J6 et prévoir autre chose sur le J7 avant Las Vegas ne serait pas mieux ? (Ce qui permettrait de passer moins de temps à Las Vegas par exemple et plus de temps à Zion ?)
- Quand sur l'itinéraire il est dit par exemple "nuit à Bryce" ou "nuit à Grand Canyon" je ne visualise absolument pas ce qui est proposable... Camper dans le parc ? Des hotels aux sorties du parc, dans les alentours ou ailleurs ? A quelles distances ? Je suis sûr que le choix doit être large mais simplement pour que je visualise un minimum.
- Ne faire que passer en voiture et s'arrêter à quelques points d'intérêts nous fait rater énormément de choses à Bryce et Zion par exemple ? Pour voir des animaux par exemple, il faudrait faire des randonées dans le parc ? De quelles durées approximativement ?
- Sur quel site obtenez-vous vos meilleures locations de voiture ? Je pensais que ce serait cool de pouvoir louer une décapotable style Ford Mustang pour nos différents trajets ou un 4x4... Et justement, sur quels trajets/jours aura-t-on besoin de la voiture ?
- Des conseils de choses à faire dans les différentes viles ? Que j'étoffe un petit peu parce que juste "San Francisco" pour quelqu'un qui ne connaît pas ça dit pas grand chose :p (ex: Alcatraz, etc.) Bref, tout ce que vous estimez vous incontournable et fabuleux dans ces différents points :)
- --
Au niveau de l'hotellerie, nous cherchons le bon rapport qualité / prix sans que ce soit trop cher, il n'y a que pour Las Vegas et éventuellement en fin de voyage à LA qu'on souhaiterait passer 1 nuit dans un hotel de luxe, des préférences ? des avis ?
J'espère avoir été assez complet dans mes questions, je compte sur vos expériences diverses et variées, merci beaucoup :)
Ma copine et moi envisageons de nous rendre aux Etats-Unis au mois de septembre 2012. Après avoir passé plusieurs heures à lire différents sujets sur le forum j'ai décidé de lancer le miens parce qu'après tout, malgré les renseignements forts utiles que l'on trouve à gauche à droite, chaque parcours est personnel et personnalisable :)
Nos envies clairement affichées sont de pouvoir visiter les villes de Los Angeles, Las Vegas et San Francisco mais aussi d'en prendre plein la vue et de nous nourrir de souvenirs à vie des différents parcs d'états ou nationaux des Etats-Unis (tels que Bryce, Zion, Death Valley, etc.)
Nous partirons au départ de Bruxelles et nous envisageons un voyage multi-destinations pour nous faciliter le voyage, nous pensions arriver à San Francisco et repartir par Los Angeles.
En parcourant le forum j'ai trouvé un parcours qui semblait intéressant sur 15 jours, maintenant pourriez-vous m'aider à "l'améliorer" vu nos envies à mon amie et moi même ?
J1 : Arrivée à San Francisco J2 : SF J3 : SF J4 : Trajet San Francisco-Yosemite + début visite de Yosemite - nuit dans le parc J5 : Traversée complète de Yosemite par la Tioga Road - nuit à la sortie Est du parc (Lee Vining) J6 : Lee Vining - Bodie, Mono Lake, Alabama Hills (Lone Pine) - Death Valley en fin aprem et soir J7 : Death Valley (Visite à l'aube et début de matinée) - Las Vegas - nuit à Vegas J8 : Las Vegas J9 : Las Vegas – Zion (en passant sans y randonner) - Bryce Canyon (début visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit à Bryce J10 : Bryce Canyon (fin de visite) - Page - nuit à Page J11 : Page (Antelope Canyon+ Horseshoe Bend) - Monument Valley (Visite 3H en fin d'après-midi) J12 : Monument Valley - Grand Canyon (visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit au Grand Canyon J13 : Lever de soleil au Grand Canyon - trajet vers LA (8H de route avec arrêts le long de la Rte 66) J14 : LA J15 : retour depuis LA
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Alors quelques questions concernant cet itinéraire :
- Est-ce que le passage "Bodie, Mono Lake, Alabama Hills (Lone Pine)" est réellement intéressant ? Ma question est de savoir si aller directement à Death Valley pour faire la visite entièrement sur le J6 et prévoir autre chose sur le J7 avant Las Vegas ne serait pas mieux ? (Ce qui permettrait de passer moins de temps à Las Vegas par exemple et plus de temps à Zion ?)
- Quand sur l'itinéraire il est dit par exemple "nuit à Bryce" ou "nuit à Grand Canyon" je ne visualise absolument pas ce qui est proposable... Camper dans le parc ? Des hotels aux sorties du parc, dans les alentours ou ailleurs ? A quelles distances ? Je suis sûr que le choix doit être large mais simplement pour que je visualise un minimum.
- Ne faire que passer en voiture et s'arrêter à quelques points d'intérêts nous fait rater énormément de choses à Bryce et Zion par exemple ? Pour voir des animaux par exemple, il faudrait faire des randonées dans le parc ? De quelles durées approximativement ?
- Sur quel site obtenez-vous vos meilleures locations de voiture ? Je pensais que ce serait cool de pouvoir louer une décapotable style Ford Mustang pour nos différents trajets ou un 4x4... Et justement, sur quels trajets/jours aura-t-on besoin de la voiture ?
- Des conseils de choses à faire dans les différentes viles ? Que j'étoffe un petit peu parce que juste "San Francisco" pour quelqu'un qui ne connaît pas ça dit pas grand chose :p (ex: Alcatraz, etc.) Bref, tout ce que vous estimez vous incontournable et fabuleux dans ces différents points :)
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Au niveau de l'hotellerie, nous cherchons le bon rapport qualité / prix sans que ce soit trop cher, il n'y a que pour Las Vegas et éventuellement en fin de voyage à LA qu'on souhaiterait passer 1 nuit dans un hotel de luxe, des préférences ? des avis ?
J'espère avoir été assez complet dans mes questions, je compte sur vos expériences diverses et variées, merci beaucoup :)
Don d'organes English translation pending
Bonsoir a tous,
C'est la premiere fois que je lance un sujet, donc, j'espere que vous me pardonnerez mon inexperience dans la maniere ou je le lance. Mais comme j'ai a faire a de nombreuses personnes qui voyagent beaucoup, ils sont probablement au courant d'un "leger probleme" dans beaucoup de pays du tiers monde... je parle du "don d'organe". Nous savons tous (du moins je l'espere) que dans des pays comme la Chine, des gens sont executes pour pouvoir fournir des organes a l'occident. Donc je lance un grand appel sur Voyageforum.com. Qui est donneur parmi vous ? Je sais que cela sort un petit peu au dehors du forum classique... mais je pense avoir bien choisi la section ou je lance ce debat. Etes vous donneur ? si oui, pourquoi ? si on pourquoi pas ? Je ne suis pas une donneuse de lecon, j'aimerais simplement avoir vos opinions sur la question... aussi j'apprecierais beacoup que nous nous en tenions au vif du sujet sans trop diverger sur des parallelles... Bon weekend a tous
C'est la premiere fois que je lance un sujet, donc, j'espere que vous me pardonnerez mon inexperience dans la maniere ou je le lance. Mais comme j'ai a faire a de nombreuses personnes qui voyagent beaucoup, ils sont probablement au courant d'un "leger probleme" dans beaucoup de pays du tiers monde... je parle du "don d'organe". Nous savons tous (du moins je l'espere) que dans des pays comme la Chine, des gens sont executes pour pouvoir fournir des organes a l'occident. Donc je lance un grand appel sur Voyageforum.com. Qui est donneur parmi vous ? Je sais que cela sort un petit peu au dehors du forum classique... mais je pense avoir bien choisi la section ou je lance ce debat. Etes vous donneur ? si oui, pourquoi ? si on pourquoi pas ? Je ne suis pas une donneuse de lecon, j'aimerais simplement avoir vos opinions sur la question... aussi j'apprecierais beacoup que nous nous en tenions au vif du sujet sans trop diverger sur des parallelles... Bon weekend a tous
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? English translation pending
S’installer de manière durable en Amérique latine ne détruit-il pas le mythe ?
C'est un long et vaste sujet, je pense que les deux opinions sont totalement complémentaires :
- L'expat met le doigt sur des choses que le voyageur n'a pas le temps de voir
- Le voyageur rappelle en permanence à l'expat qu'il doit réviser en permanence les perceptions qu'il a de son pays d'adoption
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Tour du monde seul ou accompagné? English translation pending
Bonsoir,
Voilà, je me présente, Jonathan, fils unique, 20 ans dans quelques jours.
J'ai toujours eu un mal être constant dans ma vie, toujours eu l'envie de partir très loin, beaucoup de personne l'on penser, ou vécu mais moi je n'arrive pas a construire quoi que ce soit dans cette société, rebelle étant jeune, n’ayant pas chercher a utiliser mes capacités, sans diplôme, je me suis toujours senti différent, il y a quelques semaines j'ai arrêter ma formation de menuiserie ou j'ai eu LE déclic de partir. Je suis actuellement en train de passer mon permis, une triste reconnaissance pour mes parents .... je voudrait ensuite partir en auto-stop sans gros budget et en quête de soi. Loin de ne pas avoir d'amis, la fête tout les week-ends depuis plusieurs années et entourés de gens sur qui je peut compter, adolescence difficile, pas toujours de bons rapports avec mes parents, assez solitaire mais pas forcement autonome et indépendant a 100% , j'ai toujours tourner une et mille questions dans mes petites solitudes étant quelqu'un de très ouvert acceptant les idées et pensés des autres. Je vous cachent pas que je me vois comme misanthrope, l'individualisme, les médias, le matérialisme, l'argent, les guerres, la liste est grande le sujet n'est pas la, ce n'est pas pour cela que je n'y trouve aucuns avantages dans la vie des autres, l’évolution aussi. Mais bon j'ai du mal a croire a la bonne morale, je suis plutôt quelqu’un de négatif dans la vie, fataliste en quelque sorte. Je n'ai presque pas voyager, je veux tout quitter mais en sécurité bien-sur, je m’inquiète pour le budget, je connais le woofing, le couchsurfing ect .. Je voudrais partir pour plus d'un ans, je ne me donne pas trop de limites, le départ ce fera quand je serai prêt. Mais avec toutes les informations que je lis sur des forums, ou encore des personnes que je suit a travers le monde, j'ai du mal a estimer un quelconque budget, je voudrais le minimiser. Je vous demande conseil pour cela et aussi suivant la description que je vous est fait de ma personne, est-ce mieux de partir seul ou accompagné ? et si vous avez d'autres suggestions pour des préparatifs ou autres je suis a l’écoute. Je ne veux en aucuns cas être juger pour quoi que ce soit cela a déjà été fait ... en parler ne serai pas de refus :) Je m’excuse pour les fautes d’orthographe ou de grammaire ou de mon expression.
Voilà, je me présente, Jonathan, fils unique, 20 ans dans quelques jours.
J'ai toujours eu un mal être constant dans ma vie, toujours eu l'envie de partir très loin, beaucoup de personne l'on penser, ou vécu mais moi je n'arrive pas a construire quoi que ce soit dans cette société, rebelle étant jeune, n’ayant pas chercher a utiliser mes capacités, sans diplôme, je me suis toujours senti différent, il y a quelques semaines j'ai arrêter ma formation de menuiserie ou j'ai eu LE déclic de partir. Je suis actuellement en train de passer mon permis, une triste reconnaissance pour mes parents .... je voudrait ensuite partir en auto-stop sans gros budget et en quête de soi. Loin de ne pas avoir d'amis, la fête tout les week-ends depuis plusieurs années et entourés de gens sur qui je peut compter, adolescence difficile, pas toujours de bons rapports avec mes parents, assez solitaire mais pas forcement autonome et indépendant a 100% , j'ai toujours tourner une et mille questions dans mes petites solitudes étant quelqu'un de très ouvert acceptant les idées et pensés des autres. Je vous cachent pas que je me vois comme misanthrope, l'individualisme, les médias, le matérialisme, l'argent, les guerres, la liste est grande le sujet n'est pas la, ce n'est pas pour cela que je n'y trouve aucuns avantages dans la vie des autres, l’évolution aussi. Mais bon j'ai du mal a croire a la bonne morale, je suis plutôt quelqu’un de négatif dans la vie, fataliste en quelque sorte. Je n'ai presque pas voyager, je veux tout quitter mais en sécurité bien-sur, je m’inquiète pour le budget, je connais le woofing, le couchsurfing ect .. Je voudrais partir pour plus d'un ans, je ne me donne pas trop de limites, le départ ce fera quand je serai prêt. Mais avec toutes les informations que je lis sur des forums, ou encore des personnes que je suit a travers le monde, j'ai du mal a estimer un quelconque budget, je voudrais le minimiser. Je vous demande conseil pour cela et aussi suivant la description que je vous est fait de ma personne, est-ce mieux de partir seul ou accompagné ? et si vous avez d'autres suggestions pour des préparatifs ou autres je suis a l’écoute. Je ne veux en aucuns cas être juger pour quoi que ce soit cela a déjà été fait ... en parler ne serai pas de refus :) Je m’excuse pour les fautes d’orthographe ou de grammaire ou de mon expression.
Comment partir de la ville de Xian à la montagne Wudang Shan (Chine) English translation pending
Je m'appelle Alex et je suis un chti du du Nord (Wavrin). Cela fait plusieurs années que je lis ce forum sans jamais poster de commentaires. J'y ai trouvé beaucoup info qui m'ont aidé à préparer mes voyages. Et j'aimerai pour une fois apporter ma petite contribution.
Ce sujet a pour but de faire gagner du temps pour ceux qui préparent un circuit touristique en solo en Chine, ou bien pour ceux qui ne parlent pas le chinois. Je n'ai trouve aucune information en français sur ce sujet sur Internet, c'est pourquoi je l'ai écris sur ce forum. J’espère qu'il vous aidera à préparer mieux votre voyage.
Les montagnes de Wudang se trouvent au sud de la ville de Shiyan, dans la province du Hubei; elles sont surtout connues pour ces anciens monastères taoïstes et les art martiaux. Les bâtiments sont classés comme patrimoine mondial de l'UNESCO. En général les touristes consacrent un ou deux jours maximum pour visiter les lieux. Je suis parti là-bas parce que je suis un passionné des arts martiaux depuis six ans.
Les montagnes de Wudang sont situées entre deux grandes villes: - à 350km au sud-est de Xian (province du Shaanxi); - et à 450km au nord-ouest de Wuhan (province du Hubei).
La plupart des touristes vont jusqu'à Wuhan et ensuite prennent un train direct vers les montagnes de Wudang. Il y a des trains "normaux" et des trains express chaque jour au départ de Wuhan pour les montagnes de Wudang Shan.
Si vous êtes à dans la ville de Xian, vous pouvez atteindre directement les montagnes de Wudang Shan en autocar en 4 ou 5 heures de voyage; cela vous évitera de faire un long détour via la ville de Wuhan et de perdre une journée entière dans les transports.
De 08h00 à 18h00, il y a 8 autocars qui partent chaque jour de Xian vers les montagnes de Wudang Shan:
(a) 2 autocars s'arrêtent directement au pied de la montagne, le premier part vers 08h00 du matin et le second à 14h30, et le ticket coûte 139 yuan.
(a) 6 autocars vont jusqu'à la ville de Shiyan 十堰, et le ticket coûte environ 100 yuan. Quand vous arriverez dans la ville de Shiyan, il reste 30km pour atteindre Wudang Shan; prenez un mini-bus (8 yuan) ou bien un taxi.
Où devez-vous acheter le ticket dans la ville de Xian? Vous devez aller à la gare des autocars 省西安汽车站 (xing xi an qi che zhan), à l'intérieur du bâtiment toutes les informations sont ecrites en chinois, vous n'en trouverez pas une seule en anglais.
J'ai eu un peu de mal à trouver le guichet. Vous devez vous rendre d'abord près de la principale gare ferroviaire de Xian. Le ville de Xian est enfermé à l'intérieur d'un rempart rectangulaire de 25km de périmètre, cette gare ferroviaire est située au nord-est des remparts, au bout de la grande rue "Jiefang Road 解放 路". Allez près de l'entrée principale de la gare (cette entrée est situé au sud du bâtiment), vous verrez une grande horloge placé en haut du bâtiment, placez-vous juste en face de l'entrée principale, puis retournez-vous complètement et vous verrez un grand pont. Passez en-dessous de ce pont, puis vous verrez le grand fastfood Mac Donald sur le coin gauche de la rue, et le fastfood KFC près du coin droit de cette même rue. En fait la gare des autocars se trouve juste à coté du fastfood KFC, les guichets sont juste à droite du fastfood KFC. N'achetez pas votre ticket auprès des vendeurs ambulants (ils vous aborderont immédiatement à peine que vous êtes entré), faites-la file comme tout le monde au guichet et vous n'aurez pas de mauvaise surprise.
Si vous ne parlez pas le chinois, écrivez ou bien imprimez les caractères chinois ci-dessous sur une feuille. Et montrez-la au guichetier pour acheter votre ticket. Si vous imprimez le message, choisissez une grande taille de caractère (je l'ai imprimé en taille 10 avec Microsoft Word, mais le guichetier n'arrivait pas déchiffrer le message car il était un peu myope).
我想买张去武当山的票 Je voudrais un ticket pour Wudang Shan (wo xiang mai zhang wu dang shan de piao).
我想买张去十堰的票 Je voudrais un ticket pour Shiyan (wo xiang mai zhang shi yan de piao).
Il faut maintenant trouver le parking des autocars. Il y a une grande salle d'attente juste à côté de la salle où se trouvent les guichets; une fois que vous avez reçu votre ticket, sortez du bâtiment et entrez par la seconde entrée pour arriver dans cette salle d'attente. Franchissez les barrières pour arriver dans une grande cours où vous verrez des dizaines d'autocars garés sur place.
Ensuite sur ce parking il faut trouver le quai ou bien le bon autocar qui va à Wudang Shan ou bien Shiyan, ce n'est pas évident quand on ne sait pas lire le chinois, il y a deux techniques:
(1) Trouvez et déchiffrez la bonne pancarte qui est accroché sur l'autocar: 武当山 (Wudang Shan en caractère simplifié) 武當山 (Wudang Shan en caractère traditionnel) 十堰 (Shiyan)
(2) J'ai montrer mon ticket à un agent en uniforme bleu, avec ma tête de français, il a compris tout de suite que j'étais incapable de lire le chinois, il m'a gentiment emmené vers l'autocar qui partait à Wudang Shan: Ecrivez ou bien imprimez: 去武当山要坐哪汽车? Quel est le bus à destination de Wudang Shan? (qu wu dang shan yao zuo na qi che?). 去十堰要坐哪汽车? Quel est le bus à destination de Shiyan? (qu shi yan yao zuo na qi che).
Si vous avez pris l'autocar pour Wudang Shan, il fera une petite halte dans la gare d'autocars de Shiyan avant de reprendre la route jusqu'à Wudang Shan (encore une demie heure de route). L'autocar s'arrête près de la grande porte principale de Wudang Shan (c'est une sorte de grande arche chinoise en pierre avec 5 voutes, sur laquelle est sculptée trois caractères chinois 武當山). Près de cette grande porte chinoise, il y a deux hôtels: le premier est très chic et coute 50 ou 60 euro la nuit, le deuxième hôtel s'appelle "Yin Jie Holiday Inn" et m'a couté 22 euro par nuit (vous pouvez négocier le prix si vous restez plusieurs nuits). Mon hôtel était pas luxueux, mais il était très propre et acceptable, il avait aussi l'avantage d'être juste à côté de l'accès principale à la montagne et des mini-bus verts qui vous emmènent aux temples. L'accès à la montage est payante et il faut s'enregistrer.
Sur Internet je n'ai trouvé qu'un seul site en français qui donnent des conseils de voyage pour ceux qui arrivent à Wudang Shan: http://wudang-shan-visite-guide.over-blog.com/ Je trouve que ce site est une mine d'information pour ceux qui, comme moi, ne maitrisent pas trop l'anglais et ne parlent du tout le chinois.
Savoir parler l'anglais ne vous aidera pas beaucoup lorsque vous voyagez dans les provinces de Chine; si vous voyagez sans guide, je vous conseille d'acheter un petit livre de conversation, le mien m'a vachement aidé à me sortir de certaines situations (Guide de conversation Routard chinois, prix 7 euro). Ou bien commencer à étudier le chinois.
Ce sujet a pour but de faire gagner du temps pour ceux qui préparent un circuit touristique en solo en Chine, ou bien pour ceux qui ne parlent pas le chinois. Je n'ai trouve aucune information en français sur ce sujet sur Internet, c'est pourquoi je l'ai écris sur ce forum. J’espère qu'il vous aidera à préparer mieux votre voyage.
Les montagnes de Wudang se trouvent au sud de la ville de Shiyan, dans la province du Hubei; elles sont surtout connues pour ces anciens monastères taoïstes et les art martiaux. Les bâtiments sont classés comme patrimoine mondial de l'UNESCO. En général les touristes consacrent un ou deux jours maximum pour visiter les lieux. Je suis parti là-bas parce que je suis un passionné des arts martiaux depuis six ans.
Les montagnes de Wudang sont situées entre deux grandes villes: - à 350km au sud-est de Xian (province du Shaanxi); - et à 450km au nord-ouest de Wuhan (province du Hubei).
La plupart des touristes vont jusqu'à Wuhan et ensuite prennent un train direct vers les montagnes de Wudang. Il y a des trains "normaux" et des trains express chaque jour au départ de Wuhan pour les montagnes de Wudang Shan.
Si vous êtes à dans la ville de Xian, vous pouvez atteindre directement les montagnes de Wudang Shan en autocar en 4 ou 5 heures de voyage; cela vous évitera de faire un long détour via la ville de Wuhan et de perdre une journée entière dans les transports.
De 08h00 à 18h00, il y a 8 autocars qui partent chaque jour de Xian vers les montagnes de Wudang Shan:
(a) 2 autocars s'arrêtent directement au pied de la montagne, le premier part vers 08h00 du matin et le second à 14h30, et le ticket coûte 139 yuan.
(a) 6 autocars vont jusqu'à la ville de Shiyan 十堰, et le ticket coûte environ 100 yuan. Quand vous arriverez dans la ville de Shiyan, il reste 30km pour atteindre Wudang Shan; prenez un mini-bus (8 yuan) ou bien un taxi.
Où devez-vous acheter le ticket dans la ville de Xian? Vous devez aller à la gare des autocars 省西安汽车站 (xing xi an qi che zhan), à l'intérieur du bâtiment toutes les informations sont ecrites en chinois, vous n'en trouverez pas une seule en anglais.
J'ai eu un peu de mal à trouver le guichet. Vous devez vous rendre d'abord près de la principale gare ferroviaire de Xian. Le ville de Xian est enfermé à l'intérieur d'un rempart rectangulaire de 25km de périmètre, cette gare ferroviaire est située au nord-est des remparts, au bout de la grande rue "Jiefang Road 解放 路". Allez près de l'entrée principale de la gare (cette entrée est situé au sud du bâtiment), vous verrez une grande horloge placé en haut du bâtiment, placez-vous juste en face de l'entrée principale, puis retournez-vous complètement et vous verrez un grand pont. Passez en-dessous de ce pont, puis vous verrez le grand fastfood Mac Donald sur le coin gauche de la rue, et le fastfood KFC près du coin droit de cette même rue. En fait la gare des autocars se trouve juste à coté du fastfood KFC, les guichets sont juste à droite du fastfood KFC. N'achetez pas votre ticket auprès des vendeurs ambulants (ils vous aborderont immédiatement à peine que vous êtes entré), faites-la file comme tout le monde au guichet et vous n'aurez pas de mauvaise surprise.
Si vous ne parlez pas le chinois, écrivez ou bien imprimez les caractères chinois ci-dessous sur une feuille. Et montrez-la au guichetier pour acheter votre ticket. Si vous imprimez le message, choisissez une grande taille de caractère (je l'ai imprimé en taille 10 avec Microsoft Word, mais le guichetier n'arrivait pas déchiffrer le message car il était un peu myope).
我想买张去武当山的票 Je voudrais un ticket pour Wudang Shan (wo xiang mai zhang wu dang shan de piao).
我想买张去十堰的票 Je voudrais un ticket pour Shiyan (wo xiang mai zhang shi yan de piao).
Il faut maintenant trouver le parking des autocars. Il y a une grande salle d'attente juste à côté de la salle où se trouvent les guichets; une fois que vous avez reçu votre ticket, sortez du bâtiment et entrez par la seconde entrée pour arriver dans cette salle d'attente. Franchissez les barrières pour arriver dans une grande cours où vous verrez des dizaines d'autocars garés sur place.
Ensuite sur ce parking il faut trouver le quai ou bien le bon autocar qui va à Wudang Shan ou bien Shiyan, ce n'est pas évident quand on ne sait pas lire le chinois, il y a deux techniques:
(1) Trouvez et déchiffrez la bonne pancarte qui est accroché sur l'autocar: 武当山 (Wudang Shan en caractère simplifié) 武當山 (Wudang Shan en caractère traditionnel) 十堰 (Shiyan)
(2) J'ai montrer mon ticket à un agent en uniforme bleu, avec ma tête de français, il a compris tout de suite que j'étais incapable de lire le chinois, il m'a gentiment emmené vers l'autocar qui partait à Wudang Shan: Ecrivez ou bien imprimez: 去武当山要坐哪汽车? Quel est le bus à destination de Wudang Shan? (qu wu dang shan yao zuo na qi che?). 去十堰要坐哪汽车? Quel est le bus à destination de Shiyan? (qu shi yan yao zuo na qi che).
Si vous avez pris l'autocar pour Wudang Shan, il fera une petite halte dans la gare d'autocars de Shiyan avant de reprendre la route jusqu'à Wudang Shan (encore une demie heure de route). L'autocar s'arrête près de la grande porte principale de Wudang Shan (c'est une sorte de grande arche chinoise en pierre avec 5 voutes, sur laquelle est sculptée trois caractères chinois 武當山). Près de cette grande porte chinoise, il y a deux hôtels: le premier est très chic et coute 50 ou 60 euro la nuit, le deuxième hôtel s'appelle "Yin Jie Holiday Inn" et m'a couté 22 euro par nuit (vous pouvez négocier le prix si vous restez plusieurs nuits). Mon hôtel était pas luxueux, mais il était très propre et acceptable, il avait aussi l'avantage d'être juste à côté de l'accès principale à la montagne et des mini-bus verts qui vous emmènent aux temples. L'accès à la montage est payante et il faut s'enregistrer.
Sur Internet je n'ai trouvé qu'un seul site en français qui donnent des conseils de voyage pour ceux qui arrivent à Wudang Shan: http://wudang-shan-visite-guide.over-blog.com/ Je trouve que ce site est une mine d'information pour ceux qui, comme moi, ne maitrisent pas trop l'anglais et ne parlent du tout le chinois.
Savoir parler l'anglais ne vous aidera pas beaucoup lorsque vous voyagez dans les provinces de Chine; si vous voyagez sans guide, je vous conseille d'acheter un petit livre de conversation, le mien m'a vachement aidé à me sortir de certaines situations (Guide de conversation Routard chinois, prix 7 euro). Ou bien commencer à étudier le chinois.
Y a-t-il des compagnies aériennes à éviter en Équateur? English translation pending
Bonjour,
comme le titre le demande, est-ce qu'il y a des compagnies aériennes pour vols intérieurs à éviter ou à privilégier en Équateur (ponctualité, fiabilité des appareils, ...)
C'est pour Quito-Esmeraldas et Quito-Cuenca.
Merci pour l'info
comme le titre le demande, est-ce qu'il y a des compagnies aériennes pour vols intérieurs à éviter ou à privilégier en Équateur (ponctualité, fiabilité des appareils, ...)
C'est pour Quito-Esmeraldas et Quito-Cuenca.
Merci pour l'info
Relation entre l'Égypte et Israël: passage de la frontière difficile? English translation pending
Bonjour,
J'achète mes billets d'avions cette semaine pour l'Égypte. Nous avons l'intention dans notre séjour de faire une boucle Caire - Jérusalem - Petra - Sinai - Caire.
Avec les tensions diplomatiques Égypte - Israel, est-il toujours possible de traverser la frontière sans trop de problème ? Avec les Élections qui approchent, le procès de Moubarrak et les problèmes des voisins de Libye, est-ce toujours une bonne idée de planifier un voyage en Égypte.
Nous prévoyons être dans cette région du 13 décembre 2011 au 20 janvier 2012. Nous voulons seulement être rassurés du bon choix de notre lieu de voyage pour cette année et ne pas prendre de risques inutiles.
Merci.
J'achète mes billets d'avions cette semaine pour l'Égypte. Nous avons l'intention dans notre séjour de faire une boucle Caire - Jérusalem - Petra - Sinai - Caire.
Avec les tensions diplomatiques Égypte - Israel, est-il toujours possible de traverser la frontière sans trop de problème ? Avec les Élections qui approchent, le procès de Moubarrak et les problèmes des voisins de Libye, est-ce toujours une bonne idée de planifier un voyage en Égypte.
Nous prévoyons être dans cette région du 13 décembre 2011 au 20 janvier 2012. Nous voulons seulement être rassurés du bon choix de notre lieu de voyage pour cette année et ne pas prendre de risques inutiles.
Merci.
Quel billet choisir pour relier l'Afrique du Sud est et l'Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà j'expose mon cas, nous partons avec ma petite famille (copine et mon fils de 18 mois) faire le tour de l'Ocean indien en novembre 2011 pour 6 mois.
L'itinéraire projeté est le suivant : Paris - Madagascar 4 sem - Réunion 3 sem - Maurice 3 sem - Thailande 6 sem - Viet Nam 3 sem - Bali 3 sem - Paris
Je suis maintenant à la recherche du billet, j'ai donc regardé les forules billet TDM mais j'ai du mal à m'y retrouver, j'ai l'impression qu'aucune compagnie dessert à la fois l'Afrique du SE et l'Asie du SE. Par ex je ne trouve pas d'alliance qui dessert madagascar, et comment relier les 2 continents ? existe-t-il un Maurice - Bangkok desservi par une compagnie conventionnée dans une alliance ?
sinon je pensais peut être faire en 2 temps :
Paris - Maurice et avec un autre billet mada réunion, puis revenir à Paris.
puis Paris Bangkok - Bangkok Paris, avec un autre billet depuis bangkok pour le viet nam et bali (il me semble que les départs depuis la Thailande sont intéressants pour les tarifs) genre avec airasia.
Voilà je sais que c'est assez précis mais si kkun a une info utile ou une idée je suis 100% preneur ! Merci d'avance à ceux qui prendront le tmps de répondre et bon voyage à tous
Voilà j'expose mon cas, nous partons avec ma petite famille (copine et mon fils de 18 mois) faire le tour de l'Ocean indien en novembre 2011 pour 6 mois.
L'itinéraire projeté est le suivant : Paris - Madagascar 4 sem - Réunion 3 sem - Maurice 3 sem - Thailande 6 sem - Viet Nam 3 sem - Bali 3 sem - Paris
Je suis maintenant à la recherche du billet, j'ai donc regardé les forules billet TDM mais j'ai du mal à m'y retrouver, j'ai l'impression qu'aucune compagnie dessert à la fois l'Afrique du SE et l'Asie du SE. Par ex je ne trouve pas d'alliance qui dessert madagascar, et comment relier les 2 continents ? existe-t-il un Maurice - Bangkok desservi par une compagnie conventionnée dans une alliance ?
sinon je pensais peut être faire en 2 temps :
Paris - Maurice et avec un autre billet mada réunion, puis revenir à Paris.
puis Paris Bangkok - Bangkok Paris, avec un autre billet depuis bangkok pour le viet nam et bali (il me semble que les départs depuis la Thailande sont intéressants pour les tarifs) genre avec airasia.
Voilà je sais que c'est assez précis mais si kkun a une info utile ou une idée je suis 100% preneur ! Merci d'avance à ceux qui prendront le tmps de répondre et bon voyage à tous
Trois semaines et deux îles en Nouvelle-Zélande: que pensez-vous de mon circuit? English translation pending
Bonjour
Fraichement arrivee sur le forum, je suis en train de concocter mon voyage de noces prevu pour Janvier 2012 pour 3 semaines. Apres avoir envisage la solution camping car, je me suis laissee dissuader par les distances a faible vitesse et un cout pas forcement plus avantageux que voiture+motel. Du coup, c'est cette derniere option qui a mes faveurs (avec 2 vols interieurs). J'ai essaye d'etre realiste avec les distances et les temps de trajets, mais il y a surement encore des couacs. Vous pouvez y jeter un oeil pour me dire ce que ca donne? Je ne suis pas convaincue du troncon J9-J12, donc la aussi si vous avez des conseils (et aussi des tips sur des coins sympas pour la nuit)... Pour le retour sur Auckland, j'ai prevu un jour et une nuit de recup expres, histoire de marquer le coup "lune de miel" dans un hotel sympa avant le grand retour.
Merciiii! :)
Nouvelle Zelande en 21 jours (trajet A/R inclus) – Circuit possible J1- trajet J2- Arrivee a Auckland / prise voiture / nuit J3- Depart Coromandel / Coromandel Walkways / nuit J4- Cathedral Cove / Hot Beach Point / depart Rotorua – nuit J5- Rafting / Lake Taupo / Depart Whakapapa – nuit J6- Tongariro Alpine Crossing / nuit J7- Depart Wellington / Visit – nuit J8- Traversee à Picton / Depart Nelson- nuit J9- Abel Tasman Bay sea kayaking + hike – nuit J10- Depart pour Christchurch (avion – remise voiture + reprise nouvelle) / visite / Banks Peninsula / nuit Akaroa J11- Depart Dunedin via Oamaru + Otago Peninsula / nuit J12- Depart Invercargills via Nugget Point + Catlins Park / nuit J13- vers Lake Manapouri puis Te Anau / nuit J14- Milford Sound – nuit J15- Vers Wanaka - nuit J16- Wanaka + secteur Arrowtown (Fjordland) / Depart Queenstown – nuit J17- Queenstown – nuit J18- Depart Auckland – remise voiture - nuit J19- Auckland (recup) J20- Retour Paris J21- arrivee Paris
Nouvelle Zelande en 21 jours (trajet A/R inclus) – Circuit possible J1- trajet J2- Arrivee a Auckland / prise voiture / nuit J3- Depart Coromandel / Coromandel Walkways / nuit J4- Cathedral Cove / Hot Beach Point / depart Rotorua – nuit J5- Rafting / Lake Taupo / Depart Whakapapa – nuit J6- Tongariro Alpine Crossing / nuit J7- Depart Wellington / Visit – nuit J8- Traversee à Picton / Depart Nelson- nuit J9- Abel Tasman Bay sea kayaking + hike – nuit J10- Depart pour Christchurch (avion – remise voiture + reprise nouvelle) / visite / Banks Peninsula / nuit Akaroa J11- Depart Dunedin via Oamaru + Otago Peninsula / nuit J12- Depart Invercargills via Nugget Point + Catlins Park / nuit J13- vers Lake Manapouri puis Te Anau / nuit J14- Milford Sound – nuit J15- Vers Wanaka - nuit J16- Wanaka + secteur Arrowtown (Fjordland) / Depart Queenstown – nuit J17- Queenstown – nuit J18- Depart Auckland – remise voiture - nuit J19- Auckland (recup) J20- Retour Paris J21- arrivee Paris