Results for "Rabat+|+1+>+66"
5571 results found.
Japon du 5 au 21 mars? English translation pending
bonjour a tous ,
je suis en grand dilemme car j ai la possibilite d aller au japon 2 semaines du 5 au 21 mars aller retour bangkok tokyo 400 euros ttc sur e dream j ai peur de pas avoir du beau temps et bcp de pluie puisque c est le meme temps qu en france c est maintenant ou jamais pour la japon ... queceque je fais ?? j y vais ? jy vais pas ?? qu en pensez vous et que feriez vous a ma place ?? bien a vous vanilla
je suis en grand dilemme car j ai la possibilite d aller au japon 2 semaines du 5 au 21 mars aller retour bangkok tokyo 400 euros ttc sur e dream j ai peur de pas avoir du beau temps et bcp de pluie puisque c est le meme temps qu en france c est maintenant ou jamais pour la japon ... queceque je fais ?? j y vais ? jy vais pas ?? qu en pensez vous et que feriez vous a ma place ?? bien a vous vanilla
Croatie: séjour à 4 étudiants deux semaines en juillet English translation pending
Bonjour !
Avec trois amis nous voudrons nous lancer dans la découverte de la croatie cet été deux semaines en juillet.🙂
Nous n'avons pas de voiture donc nous nous sommes tournés vers le pass interrail one country et un voyage en avion jusqu'à Zagreb.
Les villes qui nous intéressent seraient Rovinj Zagreb Pula Dubrovnik . Pour le logement on cherche le plus économique et le plus simple auberge de jeunesse, camping ou logement chez l'habitant peu importe!
Donc besoin d'un peu d'aide pour répondre à ses question:
- Un pass interrail et un billet d'avion sont-ils une bonne solution pour découvrir la croatie?
- Quel est suivant les villes le meilleur moyen de logement (si plus de précisions je suis preneur car c'est super galère à organiser😕). Proposition d'AJ ou de chambre, d'hôtel déjà testés...
- Ce choix de villes en deux semaines est-il raisonnable ?? (meilleure proposition ...)
- quels sont les endroits à ne pas rater ou ceux à éviter ?
Merci d'avance !
Merci d'avance !
Chirurgie au laser au Vietnam... English translation pending
Bonsoir,
Je me demande si mon prochain voyage au vietnam ne serait pas l'occasion de faire la chirurgie que j'attends déjà depuis quelques temps, traiter la myopie !
Les prix sont trois fois moins chers qu'en France comme sur ce site qui a l'air très sérieux :
http://www.fvhospital.com/fr/news/newsdetail.php?id=44
Certains ont ils déjà tentés la chirugie dans un hopital ? résultat et bonnes adresses ?
Merci de vos conseils (j'avoue que ca me fait un peu peur déjà en france d'ou mes questions)
Je me demande si mon prochain voyage au vietnam ne serait pas l'occasion de faire la chirurgie que j'attends déjà depuis quelques temps, traiter la myopie !
Les prix sont trois fois moins chers qu'en France comme sur ce site qui a l'air très sérieux :
http://www.fvhospital.com/fr/news/newsdetail.php?id=44
Certains ont ils déjà tentés la chirugie dans un hopital ? résultat et bonnes adresses ?
Merci de vos conseils (j'avoue que ca me fait un peu peur déjà en france d'ou mes questions)
Cherche romans se déroulant à l'île Maurice English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Je suis devenue depuis un an une inconditionnelle de l'île Maurice: mon frère y habite, ma belle-soeur est mauritienne, j'adore sa famille...
Pour me replonger dans l'ambiance de l'île, j'aimerais trouver des livres, romans ou nouvelles dont l'histoire s'y déroule.
Avez-vous des idées?
Merci d'avance ;)
Je suis devenue depuis un an une inconditionnelle de l'île Maurice: mon frère y habite, ma belle-soeur est mauritienne, j'adore sa famille...
Pour me replonger dans l'ambiance de l'île, j'aimerais trouver des livres, romans ou nouvelles dont l'histoire s'y déroule.
Avez-vous des idées?
Merci d'avance ;)
Orthodontie en Thaïlande English translation pending
coucou les globe-trotters!
je pars dans moins de 2 mois pr la Thailande 😎 (yesss!) et j'ai découvert en m'informant que les soins dentaires et esthétiques y étaient efficaces et bien plus abordables financièrement que dans nos contrées.Les soins ont l'air vraiment top qualité... Je me demandais du coup s'il est judicieux de songer à me faire poser un appareil (genre des bagues) afin de redresser et aligner mes dents, ce dont je rêve de + en + depuis 1 moment mais dont le prix me freine toujours... Je pars là-bas pour 1 mois et compte faire un bon trip sac à dos à travers la Thailande mais donc j'envisage de prendre 1 rdv à BKK ds 1 clinique dentaire à mon arrivée...
donc mes questions:
- qqn a déjà fait l'expérience de se faire poser un appareil dentaire (système d'orthodontie) sur place?
- de bonnes adresses? (de bons rapports qualité prix? - enfin surtout qualité)
- quid du suivi au retour (réajustements, etc) vu que je reviens en Belgique ensuite...
- des conseils? 🙂
Merci pr vos réponses à venir, je nage ds le doute! 🤪 😏
Merci pr vos réponses à venir, je nage ds le doute! 🤪 😏
Conseils pour une future cyclotouriste préparant un voyage en Europe? English translation pending
Bonjour, je me présente ; Marie, 17 ans et une ambition pour l'été 2011 : un voyage à vélo en Europe.
Apres l'obtention ( esperons!!) de mon BAC, j'aimerai vivre une expérience nouvelle, pour gagner en maturité, me dépenser, découvrir des paysages, être au plus près de la nature sur une période de quelques semaines, avant de devoir commencer mes études à l'université.
J'ai énormément de questions, mais je ne veux pas spammer le forum! Je cherche des personnes qui pourraient me conseiller dans la préparation de ce voyage! Autant pour le matériel (vélo, sacoches, outils..) que pour l'itinéraire (je ne sais vrmt pas par ou commencer) que pour la nourriture..
Pour le moment je sais que le départ se ferait en Suède à Gothenburg.. et que la destination finale serait dans les Alpes (ou exactement.. je ne sais pas), mon rêve étant de finir par des paysages montagneux pour faire une ou deux randonnées à pied.
Merci pour toutes vos réponses, suggestions, conseils ou même critiques!
Apres l'obtention ( esperons!!) de mon BAC, j'aimerai vivre une expérience nouvelle, pour gagner en maturité, me dépenser, découvrir des paysages, être au plus près de la nature sur une période de quelques semaines, avant de devoir commencer mes études à l'université.
J'ai énormément de questions, mais je ne veux pas spammer le forum! Je cherche des personnes qui pourraient me conseiller dans la préparation de ce voyage! Autant pour le matériel (vélo, sacoches, outils..) que pour l'itinéraire (je ne sais vrmt pas par ou commencer) que pour la nourriture..
Pour le moment je sais que le départ se ferait en Suède à Gothenburg.. et que la destination finale serait dans les Alpes (ou exactement.. je ne sais pas), mon rêve étant de finir par des paysages montagneux pour faire une ou deux randonnées à pied.
Merci pour toutes vos réponses, suggestions, conseils ou même critiques!
Trajet Dali (Chine) - Lhassa à vélo en août 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir sur les routes du Tibet cet été à vélo. Bien que le forum (et le web en général) regorge d'informations et de site utiles, je n'ai pas trouvé d'informations récentes sur l'état des routes et sur la sévérité des forces de l'ordre aux différents "check-point".
En gros, nous souhaiterions faire le trajet Dali Lhassa. Nous avons en gros un mois (août 2011).
J'ai donc plusieurs questions : - est-ce la bonne période pour rouler ? - le trajet est-il faisable en un mois ? - quel est l'état des routes ? - faut-il opter pour un VTT de voyage, ou la suspension est-elle superflue ? - les checkpoint sont-ils nombreux ? Si oui est-il facile de les passer ?
Enfin dernière question : malgré la barrière de la langue, les gens sont-ils accueillants ?
Merci beaucoup.
Mathilde et Julien.
Nous souhaitons partir sur les routes du Tibet cet été à vélo. Bien que le forum (et le web en général) regorge d'informations et de site utiles, je n'ai pas trouvé d'informations récentes sur l'état des routes et sur la sévérité des forces de l'ordre aux différents "check-point".
En gros, nous souhaiterions faire le trajet Dali Lhassa. Nous avons en gros un mois (août 2011).
J'ai donc plusieurs questions : - est-ce la bonne période pour rouler ? - le trajet est-il faisable en un mois ? - quel est l'état des routes ? - faut-il opter pour un VTT de voyage, ou la suspension est-elle superflue ? - les checkpoint sont-ils nombreux ? Si oui est-il facile de les passer ?
Enfin dernière question : malgré la barrière de la langue, les gens sont-ils accueillants ?
Merci beaucoup.
Mathilde et Julien.
Sécurité à Buenos Aires English translation pending
Bonjour,
Partant dans quelque semaine en Argentine pour plusieurs moi. J'ai fait quelque recherche sur la sécurité de Buenos Aires. Sur le forum et également sur le site du ministère des affaires étrangères.
Ma conclusion ne jamais mettre un pied a la Boca. Ne jamais sortir avec :passeportcarte bleubijouxiphone faire attention au faux taxiAvoir toujours 100 pesos pour donner en cas d'agression.
Changer mon reflex par un tit compact plus discret
J'ai oubliqué qqch ?
Sinon ma grande question du jours. LE métro est safe ? Je dois aller au bureau avec mon portable. Je vais donc devoir me déplacer.
l'adresse du bureau MALABIA 1720, PALERMO SOHO, BUENOS AIRES
L'adresse de mon appart
San telmo calle peru y chili
Est ce que c'est safe ?
Voila j'ai l'habitude de voyager mais ca ma première fois en amérique latine.
Je veux pas faire l'idiote en passant que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil
Autre question :
Au niveau de la langue mon espagnol est inexistant, mais je me soigne car j'irais dans une ecole 4 fois par semaine pour apprendre l'espagnol. Pourrais je utiliser un peu l'anglais pour le premier. J'espère que au bout d'un mois j'arrive a dire 2 mots
Je vous remercie d'avance
Partant dans quelque semaine en Argentine pour plusieurs moi. J'ai fait quelque recherche sur la sécurité de Buenos Aires. Sur le forum et également sur le site du ministère des affaires étrangères.
Ma conclusion ne jamais mettre un pied a la Boca. Ne jamais sortir avec :passeportcarte bleubijouxiphone faire attention au faux taxiAvoir toujours 100 pesos pour donner en cas d'agression.
Changer mon reflex par un tit compact plus discret
J'ai oubliqué qqch ?
Sinon ma grande question du jours. LE métro est safe ? Je dois aller au bureau avec mon portable. Je vais donc devoir me déplacer.
l'adresse du bureau MALABIA 1720, PALERMO SOHO, BUENOS AIRES
L'adresse de mon appart
San telmo calle peru y chili
Est ce que c'est safe ?
Voila j'ai l'habitude de voyager mais ca ma première fois en amérique latine.
Je veux pas faire l'idiote en passant que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil
Autre question :
Au niveau de la langue mon espagnol est inexistant, mais je me soigne car j'irais dans une ecole 4 fois par semaine pour apprendre l'espagnol. Pourrais je utiliser un peu l'anglais pour le premier. J'espère que au bout d'un mois j'arrive a dire 2 mots
Je vous remercie d'avance
Se mettre au service des personnes en difficultés dans le monde English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'appele Arthur, j'ai 18 ans et je suis en BTS NRC ( Negociation et Relation Client ). J'ai toujours voulu travailler dans le commerce depuis longtemps, me voyant déjà commercial aux rendez-vous complets, se déplaçant avec sa voiture de fonction ... Je pense encore cela totalement possible.
Mais bien entendu C'est en pratiquant qu'on se rend compte de beaucoup de choses. Je suis maintenant en période de stage. Et je dois avouer que , malgré un bon boulot de ma part dans la vente, le monde de l'entreprise me dégoute. Je ne me vois pas toute ma vie faire le " requin " sur les pauvres gens en cherchant à faire adopter des crédits qu'ils ne pourront jamais payer, je ne veux pas rester assis dans des réunions où 20 "cols blancs" se préoccupent de leurs bénéfices, plans marketing, et actions en bourse... pendant que d'autres , des centaines dans le monde crèvent de faims et vivent dans des conditions qui ne peuvent réelement choquées qu'en étant vues.
J'ai beaucoup voyagé, pays riches comme pauvres. La misère est partout . Je ne m'imagine pas travailler 1 an de plus dans le domaine commercial et veux me mettre au service des personnes en difficultés dans le monde.
C'est en faisant cela que je me sentirai vraiment utile, que j'aurai une bonne conscience, et que je serai heureux.
Ce n'est pas un rêve : je sais que je dois me lancer et je le ferai.
Maintenant venons en aux faits : je veux m'adresser au meilleur organisme de missions humanitaires dans le monde ... Je suis prêt à être exilé très loin, très longtemps, à m'adapter à toute sorte de culture... un organisme qui me permettra tout de même de vivre finacièrement de cette passion et qui me garantit un avenir à long terme dans cette voie ... Prêt à claquer tout derrière moi.
Je ne connais pas grand chose des organisations pour ce genre de missions, et je vous fais confiance pour me guider le mieux possible en fonction de mes ambitions ...
Merci d'avoir été attentif à mon appel , j'attends vos réponses avec impatience.
Je m'appele Arthur, j'ai 18 ans et je suis en BTS NRC ( Negociation et Relation Client ). J'ai toujours voulu travailler dans le commerce depuis longtemps, me voyant déjà commercial aux rendez-vous complets, se déplaçant avec sa voiture de fonction ... Je pense encore cela totalement possible.
Mais bien entendu C'est en pratiquant qu'on se rend compte de beaucoup de choses. Je suis maintenant en période de stage. Et je dois avouer que , malgré un bon boulot de ma part dans la vente, le monde de l'entreprise me dégoute. Je ne me vois pas toute ma vie faire le " requin " sur les pauvres gens en cherchant à faire adopter des crédits qu'ils ne pourront jamais payer, je ne veux pas rester assis dans des réunions où 20 "cols blancs" se préoccupent de leurs bénéfices, plans marketing, et actions en bourse... pendant que d'autres , des centaines dans le monde crèvent de faims et vivent dans des conditions qui ne peuvent réelement choquées qu'en étant vues.
J'ai beaucoup voyagé, pays riches comme pauvres. La misère est partout . Je ne m'imagine pas travailler 1 an de plus dans le domaine commercial et veux me mettre au service des personnes en difficultés dans le monde.
C'est en faisant cela que je me sentirai vraiment utile, que j'aurai une bonne conscience, et que je serai heureux.
Ce n'est pas un rêve : je sais que je dois me lancer et je le ferai.
Maintenant venons en aux faits : je veux m'adresser au meilleur organisme de missions humanitaires dans le monde ... Je suis prêt à être exilé très loin, très longtemps, à m'adapter à toute sorte de culture... un organisme qui me permettra tout de même de vivre finacièrement de cette passion et qui me garantit un avenir à long terme dans cette voie ... Prêt à claquer tout derrière moi.
Je ne connais pas grand chose des organisations pour ce genre de missions, et je vous fais confiance pour me guider le mieux possible en fonction de mes ambitions ...
Merci d'avoir été attentif à mon appel , j'attends vos réponses avec impatience.
Tu conduis depuis trop longtemps en Thailande si: English translation pending
Je sais que mon humour n'est pas à la portée de tous, mais tant pis, je récidive et prend le risque d'être incompris :a:
Donc après environ 150.000 km au volant au Pays du sourire, je voudrais vous faire partager mes réflexions sur la conduite en Thaïlande. Ce texte ne demande bien sur qu'a être enrichi par vos apports.
Et encore une fois mes excuses d'Avance à ceux qui ne comprendront pas mon humour et qui comme pour les "Thaïlandises 1 et 2, "prendrai ce texte comme une étude sociologique ou comme ayant une quelconque valeur d'étude sociologique , je les rassure il n'est rien d'autre que le produit de mon esprit....
Tu sais que tu vis depuis trop longtemps en Thaïlande lorsque, en conduisant :
- Tu tournes d’abord et tu mets le clignotant après - Tu t’arrêtes en pleine voie juste pour acheter 2 brochettes au vendeur au bord de la route - Tu mets le clignotant une fois que tu es arrêté pour bien indiquer ton intention de stationner là le temps de manger tes brochettes. - Tu t’engages à gauche sur une Nationale sans ralentir (tu roules déjà très lentement…) ni tenir compte du trafic qui arrive à ta droite ou à ta gauche. - Tu t’engages sur la Nationale toujours le plus lentement possible de façon à faire piler ceux qui arrivent de droite. - Tu poses quelques branches d’arbres à 3 mètres derrière ta voiture si tu es en panne ou a crevé une roue. - Tu laisses les branches en place une fois que tu as réparé. Cela ne peut que faire ralentir les autres. - Tu mets le « warning » uniquement pour traverser un carrefour pour bien indiquer que tu vas aller tout droit sans t’arrêter ni tourner à droite ou à gauche. - Tu fais des appels de phares frénétiques aux véhicules qui roulent sagement en face pour qu’ils se poussent, alors que c’Est toi qui double en 3éme position. - Tu colles à la ligne jaune et ne t’en écarte que si un véhicule venant en face fait de même. - Tu n’utilises les voies de sélections pour tourner à droite ou à gauche qu’en dernière extrémité et sans tenir compte des véhicules qui te suivent ou qui eux ont pris la voie de sélection depuis le début. - Tu ne te sers plus des rétroviseurs. - Tu ne comptes plus combien de passagers tu as dans la benne du Pick up. - Tu ne comptes plus le nombre de passagers que tu as dans l’habitacle. - Tu freines sans aucune raison. - Tu n’allumes tes feux de croisement que lorsqu’il fait nuit noire, même si il pleut. - Tu stationnes obligatoirement à l’ombre, même si c’est en plein virage, en haut d’une côte ou sur un carrefour. - Tu stationnes au plus prés du magasin ou de la boutique qui t’intéresse, même si tu bloques la circulation car un autre véhicule est déjà garé dans l’autre sens au même endroit. - Tu roules à 5 sur une moto ou un scooter (sans compter les BB) - Tu n’as pas le permis moto pour conduire une moto, mais tu conduis quand même. - Tu n’es pas assuré pour ton véhicule, mais tu achètes une protection de Bouddha à 20 bahts au premier carrefour venu. - Tu n’es pas assuré pour ton véhicule, mais tu l’as fait bénir par un moine au temple d’à coté. - Tu conduis 12 heures d’Affilées en buvant du M150 - Tu ne laisses la priorité qu’a un véhicule ou un animal plus gros que ton pare buffle… - Tu ne laisses jamais la priorité à un piéton qui traverse la rue. - Tu roules sur la voie de droite de la 4 voies à 40 km/h, 5km avant le U-turn que tu dois emprunter. - Tu roules sur la voie de droite de la 4 voies à 40 km/h et 50 mètres avant le U turn que tu dois emprunter, tu traverses la 4 voie en diagonale pour faire demi-tour. - Tu roules à contre sens sur la 4 voies après avoir utilisé le U turn pour rejoindre ta station service préférée. - Tu déboites très largement, minimum 4 mètres, pour doubler un vélo ou une moto, même si pour cela tu te jettes sur le camion venant en face - Tu te rabats en catastrophe et tu tournes juste devant le vélo que tu viens de doubler pour rentrer dans ta rue. - Tu piles devant le vélo ou la moto que tu viens de doubler, car tu es arrivé devant ta maison. - Tu as deux permis de conduire sur toi : un petit avec ta photo et l’autre rose avec la photo du Roi - Tu t’engages sur une Nationale en sortant d’un chemin de terre sans regarder à droite ni à gauche. - Tu restes collé a un mètre derrière le bus ou le camion qui te précède sans jamais essayer de le doubler, mais en empêchant juste ceux qui te suivent de le faire. - Tu te décides enfin à doubler le véhicule devant toi qui roule à 60 km/h sans rétrograder et en accélérant jusqu'à 62 km/h. - Tu choisis de le faire seulement à la fin de la longue ligne droite bien dégagée et de 2 km de long, pour pouvoir te rabattre en plein virage. - Tu es bien sur resté à cheval sur la ligne jaune pendant toute la ligne droite pour obliger les véhicules qui te suivent à te suivre sans pouvoir doubler…. - Tu regardes d’un air méprisant le farang qui a perdu la face en te klaxonnant pour tout ce qu’il y a au dessus….
Donc après environ 150.000 km au volant au Pays du sourire, je voudrais vous faire partager mes réflexions sur la conduite en Thaïlande. Ce texte ne demande bien sur qu'a être enrichi par vos apports.
Et encore une fois mes excuses d'Avance à ceux qui ne comprendront pas mon humour et qui comme pour les "Thaïlandises 1 et 2, "prendrai ce texte comme une étude sociologique ou comme ayant une quelconque valeur d'étude sociologique , je les rassure il n'est rien d'autre que le produit de mon esprit....
Tu sais que tu vis depuis trop longtemps en Thaïlande lorsque, en conduisant :
- Tu tournes d’abord et tu mets le clignotant après - Tu t’arrêtes en pleine voie juste pour acheter 2 brochettes au vendeur au bord de la route - Tu mets le clignotant une fois que tu es arrêté pour bien indiquer ton intention de stationner là le temps de manger tes brochettes. - Tu t’engages à gauche sur une Nationale sans ralentir (tu roules déjà très lentement…) ni tenir compte du trafic qui arrive à ta droite ou à ta gauche. - Tu t’engages sur la Nationale toujours le plus lentement possible de façon à faire piler ceux qui arrivent de droite. - Tu poses quelques branches d’arbres à 3 mètres derrière ta voiture si tu es en panne ou a crevé une roue. - Tu laisses les branches en place une fois que tu as réparé. Cela ne peut que faire ralentir les autres. - Tu mets le « warning » uniquement pour traverser un carrefour pour bien indiquer que tu vas aller tout droit sans t’arrêter ni tourner à droite ou à gauche. - Tu fais des appels de phares frénétiques aux véhicules qui roulent sagement en face pour qu’ils se poussent, alors que c’Est toi qui double en 3éme position. - Tu colles à la ligne jaune et ne t’en écarte que si un véhicule venant en face fait de même. - Tu n’utilises les voies de sélections pour tourner à droite ou à gauche qu’en dernière extrémité et sans tenir compte des véhicules qui te suivent ou qui eux ont pris la voie de sélection depuis le début. - Tu ne te sers plus des rétroviseurs. - Tu ne comptes plus combien de passagers tu as dans la benne du Pick up. - Tu ne comptes plus le nombre de passagers que tu as dans l’habitacle. - Tu freines sans aucune raison. - Tu n’allumes tes feux de croisement que lorsqu’il fait nuit noire, même si il pleut. - Tu stationnes obligatoirement à l’ombre, même si c’est en plein virage, en haut d’une côte ou sur un carrefour. - Tu stationnes au plus prés du magasin ou de la boutique qui t’intéresse, même si tu bloques la circulation car un autre véhicule est déjà garé dans l’autre sens au même endroit. - Tu roules à 5 sur une moto ou un scooter (sans compter les BB) - Tu n’as pas le permis moto pour conduire une moto, mais tu conduis quand même. - Tu n’es pas assuré pour ton véhicule, mais tu achètes une protection de Bouddha à 20 bahts au premier carrefour venu. - Tu n’es pas assuré pour ton véhicule, mais tu l’as fait bénir par un moine au temple d’à coté. - Tu conduis 12 heures d’Affilées en buvant du M150 - Tu ne laisses la priorité qu’a un véhicule ou un animal plus gros que ton pare buffle… - Tu ne laisses jamais la priorité à un piéton qui traverse la rue. - Tu roules sur la voie de droite de la 4 voies à 40 km/h, 5km avant le U-turn que tu dois emprunter. - Tu roules sur la voie de droite de la 4 voies à 40 km/h et 50 mètres avant le U turn que tu dois emprunter, tu traverses la 4 voie en diagonale pour faire demi-tour. - Tu roules à contre sens sur la 4 voies après avoir utilisé le U turn pour rejoindre ta station service préférée. - Tu déboites très largement, minimum 4 mètres, pour doubler un vélo ou une moto, même si pour cela tu te jettes sur le camion venant en face - Tu te rabats en catastrophe et tu tournes juste devant le vélo que tu viens de doubler pour rentrer dans ta rue. - Tu piles devant le vélo ou la moto que tu viens de doubler, car tu es arrivé devant ta maison. - Tu as deux permis de conduire sur toi : un petit avec ta photo et l’autre rose avec la photo du Roi - Tu t’engages sur une Nationale en sortant d’un chemin de terre sans regarder à droite ni à gauche. - Tu restes collé a un mètre derrière le bus ou le camion qui te précède sans jamais essayer de le doubler, mais en empêchant juste ceux qui te suivent de le faire. - Tu te décides enfin à doubler le véhicule devant toi qui roule à 60 km/h sans rétrograder et en accélérant jusqu'à 62 km/h. - Tu choisis de le faire seulement à la fin de la longue ligne droite bien dégagée et de 2 km de long, pour pouvoir te rabattre en plein virage. - Tu es bien sur resté à cheval sur la ligne jaune pendant toute la ligne droite pour obliger les véhicules qui te suivent à te suivre sans pouvoir doubler…. - Tu regardes d’un air méprisant le farang qui a perdu la face en te klaxonnant pour tout ce qu’il y a au dessus….
Cadeaux utiles pour les Birmans? English translation pending
Bonsoir
Notre départ pour le Myanmar approche et je souhaiterai apporter des petites choses utiles, mis à part les échantillons de parfum qui font toujours plaisir !!
j'attends vos conseils
bridget
À quoi correspond 3,000 points Flying Blue? English translation pending
bonjour apres avoir prix 2 billets pr los angeles chez air france
on a eu le droit a ( 3000 points chacun je crois) flying blue
pourriez vous me dire a quoi cela correspond 3000 points ?
Cherche équipiers pour un voyage en catamaran en Indonésie English translation pending
Bonjour. Je suis actuellement en Indonesie avec mon cata. Les Moluques et prochainement l Iran Jaya. Si vous voulez rejoindre mon bord avec une participation au frais, vous etes les bienvenues.
Destination "nature" à visiter en Amérique du Sud pendant environ deux semaines au mois d'août? English translation pending
Alors voilà ! Je recherche un pays a visiter au mois d'aout pendant environ 2 semaines ! J'aimerais une destination avec beaucoup de nature , des paysages et des activités variés. Je préfèrerais un pays ou une région non touristique un peu pittoresque . Est-il possible de trouver un pays où louer un camping car et de se promener librement avec? Sinon je cherche un circuit ou un itinéraire. Ou meme un endroit ou rester pendant la durée du séjour . L'essentiel pour moi est que l'endroit soit très naturelle avec beaucoup d'activités genre équitation, excursions mais aussi des parcs ou des réserves naturels. J'aime beaucoup changer complètement d'environnement en garant toutefois un minimum de confort. Avez vous des pays à me conseiller ? merci d'avance !
Ile de Koh Chang, guest house? English translation pending
hello a toutes et a tous!
je suis aller a kho chang il y a presque deux ans je regarde un peu tous les anciens post, aucun recent sur kho chang. Je pense y aller au mois de janvier comment est elle devenue cette ile??? vous me conseillez ou comme guest house? Thks a lot MERCI!!!!
je suis aller a kho chang il y a presque deux ans je regarde un peu tous les anciens post, aucun recent sur kho chang. Je pense y aller au mois de janvier comment est elle devenue cette ile??? vous me conseillez ou comme guest house? Thks a lot MERCI!!!!
Air France et Lufthansa, une belle histoire d'amour English translation pending
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/11/09/04015-20101109ARTFIG00431-cartel-du-fret-aerien-amende-salee-en-vue-pour-air-france.php
Lufthansa, qui avait dénoncé la constitution de ce cartel, et sa filiale Swiss ont bénéficié d'une immunité totale et ne paieront pas d'amende. Dans ce type d'affaires, la Commission européenne peut infliger à une entreprise une amende représentant jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires en cas d'infraction à la réglementation européenne.
Perso ça me fait un peu rager de foutre des amendes records à des secteurs lourdement déficitaires. C'est pas comme si les compagnies majors européennes faisaient des milliards de bénéfices sur le fret chaque année... Ils veulent pas aller voir du côté de France Télécom?
Lufthansa, qui avait dénoncé la constitution de ce cartel, et sa filiale Swiss ont bénéficié d'une immunité totale et ne paieront pas d'amende. Dans ce type d'affaires, la Commission européenne peut infliger à une entreprise une amende représentant jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires en cas d'infraction à la réglementation européenne.
Perso ça me fait un peu rager de foutre des amendes records à des secteurs lourdement déficitaires. C'est pas comme si les compagnies majors européennes faisaient des milliards de bénéfices sur le fret chaque année... Ils veulent pas aller voir du côté de France Télécom?
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°6) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument
Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.
Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.
Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.
En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.
Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.
Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouillé tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.
Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.
Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :

Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.

Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.
Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.


Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…


…mais il offre une belle lumière réfléchie….




…avant de devenir encore plus sombre et resserré.


Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.
Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !


Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».
La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.
J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.
Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.

J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.
C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !
Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.
Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….




Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.





Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.
La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.












Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.


Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.



Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.
JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument
Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.
Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.


La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.




Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.
En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.
La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !
L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.


Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.

Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.
J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…
Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.

Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…

Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.
Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.


Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.
Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.








A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.

Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.






Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…

Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.
Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….
Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :


Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.
Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.

Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.



Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.
De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.

Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…



… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !


D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.






Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.


Un dernier coup d’œil de la Highway 12…

… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.
JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef
Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….

… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.


L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.








De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.
Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).




Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.
La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.
La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).
Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».
Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d���un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.


A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.
L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).



La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…


… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.



Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).
Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.
Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.





En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …

… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …

… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …

… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.




Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.
A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument
Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.
Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.
Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.
En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.
Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.
Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouillé tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.
Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.
Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :

Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.

Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.
Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.


Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…


…mais il offre une belle lumière réfléchie….




…avant de devenir encore plus sombre et resserré.


Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.
Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !


Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».
La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.
J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.
Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.

J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.
C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !
Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.
Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….




Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.





Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.
La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.












Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.


Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.



Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.
JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument
Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.
Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.


La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.




Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.
En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.
La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !
L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.


Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.

Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.
J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…
Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.

Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…

Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.
Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.


Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.
Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.








A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.

Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.






Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…

Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.
Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….
Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :


Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.
Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.

Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.



Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.
De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.

Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…



… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !


D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.






Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.


Un dernier coup d’œil de la Highway 12…

… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.
JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef
Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….

… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.


L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.








De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.
Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).




Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.
La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.
La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).
Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».
Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d���un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.


A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.
L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).



La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…


… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.



Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).
Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.
Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.





En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …

… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …

… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …

… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.




Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.
A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Punta Cana.. je viens d'apprendre que je suis enceinte English translation pending
J'ai réservé un voyage au Grand bahia principe section royal golden. (5 étoiles)
On part le 9 février pour 7 jours.
ça fait 2 mois qu'il est réservé ce voyage là et il y a 2 semaine j'ai eu une surprise! test de grossesse positif..
bébé pas prévu mais accepté avec joie!
Sauf que là j'ai terriblement peur de voyager enceinte .. l'avoir su j'aurais pas voyager.. du moins pas a punta cana, j'aurais choisi une autre destination..
Parrait que les soin médicaux c'est pas fort et c'est surtout ça qui me fait peur!! c'est aussi tres pauvre là bas a ce qui parrait..
Et aussi la malaria.. ça me fait peur et le chasse moustique m'a été déconseillé enceinte de mon dernier car on disait qui c'était tres nocif pour le bébé..
et j'ai peur aussi pour l'hépatite (je ne suis pas vacciner, je devais le faire mais enceinte il est déconseiller!)
Est-ce que c'est moi qui se fait des peur pour rien? j'aurais 22-23 semaine d'aménorhée a ce moment là. Beau temps pour voyager mais la destination, je suis pas sur. Quelqu'un peux me rassurer un peu sur la destination et le voyage enceinte ? Sinon qu'est-ce que je peux faire? je peux annuler un voyage ?
Merci
Est-ce que c'est moi qui se fait des peur pour rien? j'aurais 22-23 semaine d'aménorhée a ce moment là. Beau temps pour voyager mais la destination, je suis pas sur. Quelqu'un peux me rassurer un peu sur la destination et le voyage enceinte ? Sinon qu'est-ce que je peux faire? je peux annuler un voyage ?
Merci
Voyage à Agadir: visites, excursions, pêche au gros? English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons à Agadir du 13novembre au 21 novembre. Nous voulions avoir quelques conseils de visites, ballades, découvertes à faire aux alentours. Auriez-vous également des adresses pour aller faire de la pêche au gros. Nous ne connaissons pas le Maroc. Nous attendons vos conseils. Merci
Nous partons à Agadir du 13novembre au 21 novembre. Nous voulions avoir quelques conseils de visites, ballades, découvertes à faire aux alentours. Auriez-vous également des adresses pour aller faire de la pêche au gros. Nous ne connaissons pas le Maroc. Nous attendons vos conseils. Merci
Égypte: quel argent et comment payer l'hôtel? English translation pending
Bonjour
Notre départ s'approche (demain!!!) et je me pose des questions sur le paiement des hôtels. La plupart donnent des prix en $US ou en €, presque jamais en EGP.
Sur place, est ce qu'on paye en euros?? ou bien on peut payer en EGP ? Enfin la question c'est surtout : est ce que dans certain cas il faut payer en euros (ou alors en EGP avec un change avantageux pour l'hôtel) ou il vaut mieux payer en EGP (sinon en euros on a droit à un change élevé)?
Un des hôtels avec qui j'ai eu un échange de mails me donne le prix en euros, et quand je demande le prix en EGP? me répond que ça dépend du cours !! Egalement je viens de réserver au Keylani à Assouan sur un site internet, j'ai payé 10% en euros, je paye la différence en euros là bas? Je me pose la question pour savoir ce que j'emporte comme euros là bas..
Merci d'avance
Notre départ s'approche (demain!!!) et je me pose des questions sur le paiement des hôtels. La plupart donnent des prix en $US ou en €, presque jamais en EGP.
Sur place, est ce qu'on paye en euros?? ou bien on peut payer en EGP ? Enfin la question c'est surtout : est ce que dans certain cas il faut payer en euros (ou alors en EGP avec un change avantageux pour l'hôtel) ou il vaut mieux payer en EGP (sinon en euros on a droit à un change élevé)?
Un des hôtels avec qui j'ai eu un échange de mails me donne le prix en euros, et quand je demande le prix en EGP? me répond que ça dépend du cours !! Egalement je viens de réserver au Keylani à Assouan sur un site internet, j'ai payé 10% en euros, je paye la différence en euros là bas? Je me pose la question pour savoir ce que j'emporte comme euros là bas..
Merci d'avance
Vivre en bus aménagé avec trois enfants English translation pending
Bonjour tout le monde les gens😛
Voilà notre projet , nous allons vivre dans un bus aménagé en maison par nos soins , nous nous sommes donné 1 petite année pour aménager le bus , ensuite nous voyagerons en Europe dans un premier temps.
Nous avons 3 loulous de 2, 6 et 9 ans qui sont à fond dans le projet tout comme nous!
D'ici un mois nous quittons notre vie ici dans Drôme , pour rejoindre mes parents en Charente Maritime , ils nous hébergent le temps d'aménager le bus!
Je voulais savoir si il y a des familles dans cette situation , connaitre leurs quotidiens et leurs vécus.
Merci beaucoup 😉
a bientôt !!
a bientôt !!
Clientèle de l'hôtel Oasis Canoa, pour deux filles? English translation pending
allo nous sommes 2 filles de 25 ans qui iraient à l'oasis canoa (be live canoa) et on se demandait si la clientèle était seulement européenne
et s'il y avait des jeunes à cet hotel, jai lu que cétait plut^t tranquille...mais nous ne recherchons pas nécessairement un endroit
trop de party, mais ce serait bien... notre choix cest arrêter là
parce que nous aimerions faire de la plongée en apnée et ce nest pas possible partout en république. la plage est magnifique semble-t-il.
jaimerais avoir des précisions sur ces points. nous partirons en mars. merci!!
Ascension du volcan Rinjani? (Indonésie) English translation pending
Salut à tous,
j'aimerais savoir la meilleur agence et avec de bons guides et à quel endroit pour organiser un trek au volcan Rinjani, d'après votre expérience vécue ??
Merci de vos infos.
P.S. Je pars dans 3 jours.
Problème de boutons revenant du Burkina Faso: crise de prurigo ou réaction au Doxypalu? English translation pending
Bonjour,
je suis allée 3 fois 6 semaines au Burkina Faso durant la saison des pluies.
A chaque fois, j'ai droit à une éruption de boutons qui s'infectent. Il reste de grosses cicatrices.
Je précise qu'à chaque fois, les boutons sont arrivés au bout d'une dizaine de jours.
A chaque fois, j'habite dans une maison située en ville, je dors sous une moustiquaire, je porte des vètements longs, etc... je fais attention.
Le dermato pense que c'est une crise de prurigo causée par les piqures d'insecte.
C'est possible.
Mais étant donné que je prends du Doxypalu, je voudrais savoir si d'autres voyageurs ont vécu la même chose.
Est-ce qu'il ne s'agirait pas d'une réaction causée par la prise de ce médicament ?
Serait- ce une réaction à l'eau (douche) ou boisson (eau du robinet traitée) ?
La nourriture ?
Ou autre chose ?
Merci pour vos réponses.
Idées pour passer une semaine en Tunisie? English translation pending
bonjour
je viens de'acheter sur enchère NF un billet nantes monastir pour mon fils -20 ans- départ samedi donc pas trop le temps d'étudier le voyage
que lui conseilleriez vous ? Visite sur le nord ou prendre un train pour tozeur et visite du sud du pays
pour y être allée - il y a de nombreuses années je préfère le sud mais comme il a 6 jours sur place vaut il mieux aller sur tunis carthage sidi bou said kairouan?
Une autre question il atterit à monastir à 01.35 le matin et j'aimerai lui réserver un hôtel pour la 1ere nuit (enfin 1/2 NUIT)
dois je regarder plutôt sur sousse ?
Bref tous les conseils seront le bienvenus ainsi que les bonnes adresses genre pas cher mais tout de même propre et surtout calme
moyen de transport vaut il mieux prendre le bus ou le train j'ai vu qu'il existe une carte valable 7 jours pour le train qui me sembe raisonnable
merci par avance
Bandoulières des sacoches Ortlieb English translation pending
Bonjour à tous.
Je reviens d'un petit periple vélo à travers quelques départements francais. Dans un camping j'ai fait connaissance d'un cyclo qui pestait sur la partie plastique des bandoulière des sacoches ortlieb. Après sa diatribe sur le sujet, il à pris un couteau et à commencer à découper les plastiques en question, voir photo ci jointe.
Que pensez vous d'un tel acte? surtout quant on connait le prix de ces fameuses sacoches.
Je reviens d'un petit periple vélo à travers quelques départements francais. Dans un camping j'ai fait connaissance d'un cyclo qui pestait sur la partie plastique des bandoulière des sacoches ortlieb. Après sa diatribe sur le sujet, il à pris un couteau et à commencer à découper les plastiques en question, voir photo ci jointe.
Que pensez vous d'un tel acte? surtout quant on connait le prix de ces fameuses sacoches.
Qui connaît un tour opérateur local dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour
Je cherche à organiser mon voyage dans l'ouest en Septembre 2010, et je cherche des TO directement au US, sur place, à Las Vagas ou Jackon ou Salt lake City. Quelqu'un connait-il quelque chose de fiable ?
Merci beacoup !
Je cherche à organiser mon voyage dans l'ouest en Septembre 2010, et je cherche des TO directement au US, sur place, à Las Vagas ou Jackon ou Salt lake City. Quelqu'un connait-il quelque chose de fiable ?
Merci beacoup !
Quelqu'un part avec ASTVS au Maroc du 21 juillet au 8 août? English translation pending
Bonjour,
je me suis inscrite à un projet avec l'association astvs dans la région d'Errachidia et je voulais savoir si il y avait parmi vous, d'autres inscrits.
Merci d'avance.
Travailler en Guyane? (pas fonctionnaire français) English translation pending
Bonjour à tous,
Après avor vécu 4 ans au Suriname, et être retourné depuis quelques années en Belgique d'où je viens, je serais heureux de m'installer en Guyane où j'ai eu l'occasion de me rendre à quelques reprises (surtout Awala Yalimapo et Cayenne).
Les avantages que présentent une petite bulle d'europe en Amérique du Sud par rapport aux nations indépendantes ne sont pas négligeable, croyez-moi. Toutefois, j'en connais les faîblesses également, rassurez-vous !
Je ne suis pas donc pas français, ni fonctionnaire, et ne peut prétendre à un diplôme "français"). Par ailleurs je suis juriste (droit belge, donc d'aucune valeur). Pas brillant tout ça, pour commencer...
Par contre, j'ai une certaine expérience du coin, des gens, et je parle couramment l'anglais, le néerlandais (hollandais), le surinamien (bushi nenge), et bien sûr le français qui sont les grandes langues des 3 guyanes.
Du reste, je suis bien élevé, je met toujours ma main devant ma bouche quand je baille et je sais raisonnablement compter sur mes dix doigts. Avec pareil profil, pensez-vous que je puisse représenter le moindre intérêt pour un employeur en Guyane ? Allez-y, je ne serai pas vexé !
Mais que vais-je fouttre là-bas me direz-vous ? La vraie vie elle est par là-bas pour moi, je dis bien pour moi, et mon épouse.
Merci d'avance pour vos tuyaux, ou même casseroles. Je préfère être prévenu à l'avance.
A bientôt j'espère ! Mista Jungle (ça ne s'invente pas).
Après avor vécu 4 ans au Suriname, et être retourné depuis quelques années en Belgique d'où je viens, je serais heureux de m'installer en Guyane où j'ai eu l'occasion de me rendre à quelques reprises (surtout Awala Yalimapo et Cayenne).
Les avantages que présentent une petite bulle d'europe en Amérique du Sud par rapport aux nations indépendantes ne sont pas négligeable, croyez-moi. Toutefois, j'en connais les faîblesses également, rassurez-vous !
Je ne suis pas donc pas français, ni fonctionnaire, et ne peut prétendre à un diplôme "français"). Par ailleurs je suis juriste (droit belge, donc d'aucune valeur). Pas brillant tout ça, pour commencer...
Par contre, j'ai une certaine expérience du coin, des gens, et je parle couramment l'anglais, le néerlandais (hollandais), le surinamien (bushi nenge), et bien sûr le français qui sont les grandes langues des 3 guyanes.
Du reste, je suis bien élevé, je met toujours ma main devant ma bouche quand je baille et je sais raisonnablement compter sur mes dix doigts. Avec pareil profil, pensez-vous que je puisse représenter le moindre intérêt pour un employeur en Guyane ? Allez-y, je ne serai pas vexé !
Mais que vais-je fouttre là-bas me direz-vous ? La vraie vie elle est par là-bas pour moi, je dis bien pour moi, et mon épouse.
Merci d'avance pour vos tuyaux, ou même casseroles. Je préfère être prévenu à l'avance.
A bientôt j'espère ! Mista Jungle (ça ne s'invente pas).
La montagne, le vélo et... la musique English translation pending
bonjour
un petit problème à résoudre ..
sachant que : 1 il aime monter des cols l'été avec une lourde cariole derrière son vélo 2 en plus des boissons sucrées et caféinées il aimerais bien aussi se booster avec de la musique " qui gonfle les mollets "
il possède : 1 un mp3 2 du fortifiant qui s'appelle ac/dc - motorhead - exploited - siouxie - the stooges - the cramps etc 3 un petit panneau solaire pour recharger les piles AA ( LR 6 ? )
question : existe-t-il un système où l'on pourrait brancher le MP 3 sur un petit haut parleur qui fonctionnerait avec des piles AA ??
janick .. il adore l'air frais des montagnes , la musique et l'effort
merci pour vos infos !!
un petit problème à résoudre ..
sachant que : 1 il aime monter des cols l'été avec une lourde cariole derrière son vélo 2 en plus des boissons sucrées et caféinées il aimerais bien aussi se booster avec de la musique " qui gonfle les mollets "
il possède : 1 un mp3 2 du fortifiant qui s'appelle ac/dc - motorhead - exploited - siouxie - the stooges - the cramps etc 3 un petit panneau solaire pour recharger les piles AA ( LR 6 ? )
question : existe-t-il un système où l'on pourrait brancher le MP 3 sur un petit haut parleur qui fonctionnerait avec des piles AA ??
janick .. il adore l'air frais des montagnes , la musique et l'effort
merci pour vos infos !!