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Sur la route del Sur (étape 5: extrême sud de l'Argentine et du Chili) English translation pending
Je ferme les yeux, j'imagine une mappemonde: je suis là, tout en bas, sur la route de Punta Arenas.
Faire fortune ici, c'est trop facile, il vaut vendre du barbelé et des piquets de bois. Car ce sont des centaines et des milliers de kilomètres d'enclos qui parquent les bêtes. Les Andes paraissent bien loin même si en tournant la tête je les distingue encore quelques heures pendant que le bus roule en direction du grand sud. Le paysage est parfois d'une platitude extrême, le relief se limite à quelques collines. Il faut oublier ici le concept de ville, de village, ou même de hameau. Tous les 15 kilomètres une estancia, comme une oasis, et c'est tout pour la présence humaine. Grandes prairies et zones boisées se partagnent à part égale cette immensité là (quels sont ces arbres, pas très hauts, torturés, sculptés par le vent, et aux reflets vert clair des lichens qui les envahissent ?). Le ciel s'assombrit mais je me dis que le soleil n'avair rien à faire avec la rudesse de ce pays. Et ce sont bientôt les arbres qui disparaissent. Je sais maintenant pourquoi un mouton se comporte comme un mouton, à toujours suivre ses congénères. C'est qu'il a bien trop les boules, le mouton, à l'idée de se retrouver là, tout seul, dans l'infini de la steppe patagonienne. Les moutons de chez nous doivent avoir le souvenir de cette peur là dans leurs gènes. Juste avant Punta Arenas, après donc plusieurs heures de bus qui n'est pourtant pas un tortillard, le détroit de Magellan, comme un océan. Car vous ne le saviez peut être pas vous non plus mais le détroit de Magellan est très large, à tel point que la plupart du temps on ne voit pas la rive d'en face. Large ou pas, il faut absolument que j'y trempe les doigts de pieds avant mon départ du Chili. Escale technique, une nuit dans cette grosse ville (Punta Arenas donc) finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais. Le temps de retirer mes chaussures, faire deux pas dans les eaux froides et vertes du détroit, et me voilà reparti, direction Ushuaïa. Le détroit se franchit dans sa partie le plus étroite, en 30 minutes de ferry, et me voici sur la plus grande île d'Amérique du sud: la Terre de Feu. A la frontière entre Chili et Argentine il y a un hotel, au milieu donc de cette steppe qui n'en finit toujours pas. Vous vous souvenez de 'Bagdad Café' ?, ben voilà, c'est exactement ça. J'aurais bien passé là une nuit, mais non, pas question. Les tensions sont encore vives entre chiliens et argentins sur le tracé des frontières, et c'est parait-il la raison pour laquelle les bus refusent de déposer leurs passagers ici (??). Et la route continue, des heures durant, monotone. Elle continue monotone puis s'élève d'un coup, franchit un col dominé de pics enneigés, et descend brutalement sur le canal Beagle et Ushuaïa. Je vous ai dit que les laisons internet ne sont pas au top ici, alors ce n'est peut être pas la peine de perdre mon temps et de risquer un rupture de faisceau à vous parler d'Ushuaïa. Vous connaissez Andorre ou le Pas de la Case ? Ben alors vous connaissez Ushuaïa. A ceci près qu'ici on ne vend pas d'alcool ou de cigarettes. Ici on vend le porte-clés 'fin del mundo' et le T-shirt 'fin del mundo'. On boit le cocktail 'fin del mundo' juste avant de passer à table pour déguster -tu parles !!- le menu 'fin del mundo'. Ushuaïa n'est qu'une grosse m... bien moche et très commerciale déposée sur la pointe de l'Amérique du sud, n'y allez pas ! Et c'est d'autant plus dommage que le cadre, tout autour, est plutôt majestueux. J'ai tout de même 2 souvenirs marquants de cette ville: A Ushuaïa il fait jour jusqu'à 23h30 et ça c'est drôlement sympa. Et puis il y a devant la mer, un peu à l'écart des commerces, un café vraiment sympa, et d'autant plus qu'on y sert, j'vous jure, du Ricard !
Ca donne ça:
Moi: - Oun Ricard por favor (là j'attendais que le serveur me dise que je prononce mal le mot 'Ricard', il allait m'entendre le type !!)
Le serveur: - ok, oun Ricard. Hmmmm.... con agua ? (le mec me demande si je veux de l'eau dans mon Ricard !)
Moi: - Si si, oun Ricard con agua
Le serveur: - Hmmmmm.... con gas o sin gas ?
Moi: - ?????? (putaiiiiiiinnn, le mec me demande si je veux de l'eau gazeuse dans mon Ricard !!!!)
Bon, j'ai pas fait de scandale, je tenais à le boire, mon Ricard.
Une dernière chose sur cette ville: Oubliez Nicolas Hulot, ou bien rappelez-le à l'ordre: Ouchou-a-ya ça se prononce Oussou-a-ya !
24 heures plus tard j'étais dans un avion et 1h15 plus tard, j'étais à El Calafate, sur ce coup là je me suis épargné 18 heures de bus.
Si à Ushuaïa on vous vend du 'fin del mundo' à El Calafate on vous vend du glacier Perito Moreno. A toutes les sauces, là aussi. A ceci près tout de même qu'ici un petit effort a été fait en ce qui concerne l'architecture de la ville, tout en rondins, à ceci près surtout que le glacier Perito Moreno, lui, il faut le voir. Il n'y a que quelques minutes de marche -après pas mal de bus quand même- pour accéder aux passerelles les plus proches du front. Et là, quel spectacle ! Il y a bien sûr le front de glace lui-même, juste devant moi, tout au plus à quelques dizaines de mètres, immense, mais il y a aussi (surtout) le bruit. Car on l'entend vivre ce glacier, c'est incroyable. Ce sont des claquements énormes, des vombrissements, des coups de tonnerre, incroyable je vous dis. A chaque instant on a l'impression que tout ça va s'effondrer d'un coup en un monstrueux splash dans le lac qu'on domine de quelques mètres. Ben non, ça tient le coup. Enfin pas tout à fait puisque de temps en temps, des pans du front s'écrasent dans l'eau, même que c'est ça que tout le monde attend. Et vous pouvez être sûr que quand ça arrive, c'est le moment où vous ne regardiez pa. N'empêche que ça fait une vague énorme et bien sûr un gros badaboum à la dimension du monstre.
El Calafate, ça n'est pas très loin d'El Chalten qui elle, vend le Fitz Roy. El Chalten, ma troisième ville argentine, à croire que chaque ville argentine a quelque chose à vendre. Mais là encore, on succombe. Le Fitz Roy est décrit dans les guides comme la plus belle partie des Andes, et je veux bien le croire. Une montagne de 3405 mètres d'altitude où les français ont laissé des traces, car le premier vainqueur de ce sommet mythique est du pays, cocorico. Mais également parce que les sommets proches et à peine moins élevés s'appellent 'St Exupéry', 'Mermoz' ou 'Guillaumet' en mémoire aux héros de la postale aérienne sud-américaine (pour la petite histoire, St Ex s'est inspiré des montagnes du coin, des gens aussi, pour écrire son 'petit prince'). Une longue marche de 8 heures m'a fait apprécier de près toutes ces beautés. Et puis il y a aussi, très majestueux dans ce même massif, le cerro Torre, comme une aiguille, et considérée par les alpinistes comme l'une des montagnes les plus difficiles au monde.
Ouais....donc un tout petit peu trop difficile pour moi. Je cède donc à la facilité, je rejoins le Chili -ouf !, mes premières impressions sur les villes argentines, trop mercantiles, ne sont pas vraiment positives- et je retourne en bus vers Puerto Natales.
C'est l'occasion de me rendre compte que la Patagonie possède plusieurs visages. Car à cette latitude là, protégée des grands courants aériens d'ouest et donc des perturbations par les Andes (j'vais pas vous faire un cours de météo hein), la Patagonie est un désert, oui un vrai désert, très sec, où la végétation se limite à quelques touffes d'herbe. Et toujours, toujours, sur des centaines de kilomètres, toujours des barbelés, des piquets de bois, et jamais des hommes.
Puerto Natalès entendons-nous bien, je n'y retourne pas pour la beauté de la ville, ni pour le charme des chiliennes. J'y suis pour faire quelques provisions, louer une tente et un matelas de mousse et me préparer pour le 'W', un trek de 5 jours dans les montagnes du 'Torres del Paine'.
Et ça, c'est pour demain.
Chouette !
Faire fortune ici, c'est trop facile, il vaut vendre du barbelé et des piquets de bois. Car ce sont des centaines et des milliers de kilomètres d'enclos qui parquent les bêtes. Les Andes paraissent bien loin même si en tournant la tête je les distingue encore quelques heures pendant que le bus roule en direction du grand sud. Le paysage est parfois d'une platitude extrême, le relief se limite à quelques collines. Il faut oublier ici le concept de ville, de village, ou même de hameau. Tous les 15 kilomètres une estancia, comme une oasis, et c'est tout pour la présence humaine. Grandes prairies et zones boisées se partagnent à part égale cette immensité là (quels sont ces arbres, pas très hauts, torturés, sculptés par le vent, et aux reflets vert clair des lichens qui les envahissent ?). Le ciel s'assombrit mais je me dis que le soleil n'avair rien à faire avec la rudesse de ce pays. Et ce sont bientôt les arbres qui disparaissent. Je sais maintenant pourquoi un mouton se comporte comme un mouton, à toujours suivre ses congénères. C'est qu'il a bien trop les boules, le mouton, à l'idée de se retrouver là, tout seul, dans l'infini de la steppe patagonienne. Les moutons de chez nous doivent avoir le souvenir de cette peur là dans leurs gènes. Juste avant Punta Arenas, après donc plusieurs heures de bus qui n'est pourtant pas un tortillard, le détroit de Magellan, comme un océan. Car vous ne le saviez peut être pas vous non plus mais le détroit de Magellan est très large, à tel point que la plupart du temps on ne voit pas la rive d'en face. Large ou pas, il faut absolument que j'y trempe les doigts de pieds avant mon départ du Chili. Escale technique, une nuit dans cette grosse ville (Punta Arenas donc) finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais. Le temps de retirer mes chaussures, faire deux pas dans les eaux froides et vertes du détroit, et me voilà reparti, direction Ushuaïa. Le détroit se franchit dans sa partie le plus étroite, en 30 minutes de ferry, et me voici sur la plus grande île d'Amérique du sud: la Terre de Feu. A la frontière entre Chili et Argentine il y a un hotel, au milieu donc de cette steppe qui n'en finit toujours pas. Vous vous souvenez de 'Bagdad Café' ?, ben voilà, c'est exactement ça. J'aurais bien passé là une nuit, mais non, pas question. Les tensions sont encore vives entre chiliens et argentins sur le tracé des frontières, et c'est parait-il la raison pour laquelle les bus refusent de déposer leurs passagers ici (??). Et la route continue, des heures durant, monotone. Elle continue monotone puis s'élève d'un coup, franchit un col dominé de pics enneigés, et descend brutalement sur le canal Beagle et Ushuaïa. Je vous ai dit que les laisons internet ne sont pas au top ici, alors ce n'est peut être pas la peine de perdre mon temps et de risquer un rupture de faisceau à vous parler d'Ushuaïa. Vous connaissez Andorre ou le Pas de la Case ? Ben alors vous connaissez Ushuaïa. A ceci près qu'ici on ne vend pas d'alcool ou de cigarettes. Ici on vend le porte-clés 'fin del mundo' et le T-shirt 'fin del mundo'. On boit le cocktail 'fin del mundo' juste avant de passer à table pour déguster -tu parles !!- le menu 'fin del mundo'. Ushuaïa n'est qu'une grosse m... bien moche et très commerciale déposée sur la pointe de l'Amérique du sud, n'y allez pas ! Et c'est d'autant plus dommage que le cadre, tout autour, est plutôt majestueux. J'ai tout de même 2 souvenirs marquants de cette ville: A Ushuaïa il fait jour jusqu'à 23h30 et ça c'est drôlement sympa. Et puis il y a devant la mer, un peu à l'écart des commerces, un café vraiment sympa, et d'autant plus qu'on y sert, j'vous jure, du Ricard !
Ca donne ça:
Moi: - Oun Ricard por favor (là j'attendais que le serveur me dise que je prononce mal le mot 'Ricard', il allait m'entendre le type !!)
Le serveur: - ok, oun Ricard. Hmmmm.... con agua ? (le mec me demande si je veux de l'eau dans mon Ricard !)
Moi: - Si si, oun Ricard con agua
Le serveur: - Hmmmmm.... con gas o sin gas ?
Moi: - ?????? (putaiiiiiiinnn, le mec me demande si je veux de l'eau gazeuse dans mon Ricard !!!!)
Bon, j'ai pas fait de scandale, je tenais à le boire, mon Ricard.
Une dernière chose sur cette ville: Oubliez Nicolas Hulot, ou bien rappelez-le à l'ordre: Ouchou-a-ya ça se prononce Oussou-a-ya !
24 heures plus tard j'étais dans un avion et 1h15 plus tard, j'étais à El Calafate, sur ce coup là je me suis épargné 18 heures de bus.
Si à Ushuaïa on vous vend du 'fin del mundo' à El Calafate on vous vend du glacier Perito Moreno. A toutes les sauces, là aussi. A ceci près tout de même qu'ici un petit effort a été fait en ce qui concerne l'architecture de la ville, tout en rondins, à ceci près surtout que le glacier Perito Moreno, lui, il faut le voir. Il n'y a que quelques minutes de marche -après pas mal de bus quand même- pour accéder aux passerelles les plus proches du front. Et là, quel spectacle ! Il y a bien sûr le front de glace lui-même, juste devant moi, tout au plus à quelques dizaines de mètres, immense, mais il y a aussi (surtout) le bruit. Car on l'entend vivre ce glacier, c'est incroyable. Ce sont des claquements énormes, des vombrissements, des coups de tonnerre, incroyable je vous dis. A chaque instant on a l'impression que tout ça va s'effondrer d'un coup en un monstrueux splash dans le lac qu'on domine de quelques mètres. Ben non, ça tient le coup. Enfin pas tout à fait puisque de temps en temps, des pans du front s'écrasent dans l'eau, même que c'est ça que tout le monde attend. Et vous pouvez être sûr que quand ça arrive, c'est le moment où vous ne regardiez pa. N'empêche que ça fait une vague énorme et bien sûr un gros badaboum à la dimension du monstre.
El Calafate, ça n'est pas très loin d'El Chalten qui elle, vend le Fitz Roy. El Chalten, ma troisième ville argentine, à croire que chaque ville argentine a quelque chose à vendre. Mais là encore, on succombe. Le Fitz Roy est décrit dans les guides comme la plus belle partie des Andes, et je veux bien le croire. Une montagne de 3405 mètres d'altitude où les français ont laissé des traces, car le premier vainqueur de ce sommet mythique est du pays, cocorico. Mais également parce que les sommets proches et à peine moins élevés s'appellent 'St Exupéry', 'Mermoz' ou 'Guillaumet' en mémoire aux héros de la postale aérienne sud-américaine (pour la petite histoire, St Ex s'est inspiré des montagnes du coin, des gens aussi, pour écrire son 'petit prince'). Une longue marche de 8 heures m'a fait apprécier de près toutes ces beautés. Et puis il y a aussi, très majestueux dans ce même massif, le cerro Torre, comme une aiguille, et considérée par les alpinistes comme l'une des montagnes les plus difficiles au monde.
Ouais....donc un tout petit peu trop difficile pour moi. Je cède donc à la facilité, je rejoins le Chili -ouf !, mes premières impressions sur les villes argentines, trop mercantiles, ne sont pas vraiment positives- et je retourne en bus vers Puerto Natales.
C'est l'occasion de me rendre compte que la Patagonie possède plusieurs visages. Car à cette latitude là, protégée des grands courants aériens d'ouest et donc des perturbations par les Andes (j'vais pas vous faire un cours de météo hein), la Patagonie est un désert, oui un vrai désert, très sec, où la végétation se limite à quelques touffes d'herbe. Et toujours, toujours, sur des centaines de kilomètres, toujours des barbelés, des piquets de bois, et jamais des hommes.
Puerto Natalès entendons-nous bien, je n'y retourne pas pour la beauté de la ville, ni pour le charme des chiliennes. J'y suis pour faire quelques provisions, louer une tente et un matelas de mousse et me préparer pour le 'W', un trek de 5 jours dans les montagnes du 'Torres del Paine'.
Et ça, c'est pour demain.
Chouette !
Sur la route del Sur (étape 4: approche du Torres des Paine) English translation pending
Je n'ai jamais été très fort en littérature, je vais donc vite épuiser mon stock de superlatifs. En marchant j'ai eu le temps de fouiller dans mes souvenirs et dans mes voyages, mais je ne me rappelle pas avoir vu plus beaux paysages que ceux qu'offre le Parc National « Torres del Paine ». Le superlatif qui signifie 'putain, c'est beau, ch'uis sur le cul et sans voix', ben c'est celui-là qui convient.
J'ai donc marché là 2 jours. Pour aller tout au fond du parc, là où les touristes ne vont pas, il faut d'abord se taper 2h30 de bus et puis ensuite faire appel à une voiture particulière. Ca commence par de grands paysages d'estancias, ces énormes propriétés de plusieurs milliers d'hectares sur lesquels paissent les troupeaux de vaches et de moutons. L'entrée du parc, ça ressemble de loin aux Causses de Lozère. De loin hein, parce qu'ici le relief est plus marqué. On commence à apercevoir les premiers guanacos. Le guanaco, ça ressemble vachement au lama. D'après moi qui ne connait rien à ces bestioles, la différence essentielle entre guanacos et lamas, c'est leur nom. Un peu plus loin on croise un émeu. L'émeu ressemble vachement à l'autruche si vous voyez, et moi qui ne suis pas spécialiste, je dirais que la plus grande différence entre émeus et autruches c'est... ah ouais, je l'ai déjà faite celle-là. Bon, mais le spectaculaire ici ce ne sont pas les animaux, c'est cet incroyable relief qu'on atteint un peu plus loin, né de je ne sais quoi (le Torres del Paine bien que tout proche de la Cordillère, n'a rien à voir avec elle). C'est grandiose quoi. Mon 'chauffeur particulier', gentiment, m'a montré les meilleurs spots pour mes photos. Au pied des Torres, on a longé un moment le Rio Grey, gris certes, mais dont on voit bien qu'il emmène avec lui un peu du bleu des glaciers qui l'ont fait naître. On m'a déposé au très luxueux 'hotel lago grey' et c'est de là que j'ai débuté une marche de 4 heures.. Parfois en clairières qui permettent d'apercevoir plusieurs glaciers à la fois, parfois en sous-bois. Je ne croise personne sur ce chemin. 3 heures de marche et je m'impose un petit détour pour voir les impressionnantes chutes du rio Pingo, même que si tu tombes dedans, t'es mort. Au « camping Zapata », je plante la tente louée la veille à Puerto Natalés. Je mets camping entre guillemets parce qu'en fait c'est juste un pré où j'ai l'autorisation de camper. Mais il n'y a pas de toilettes ici, je peux oublier la douche, même pas d'eau, j'ai bien fait d'économiser ma réserve en me désaltérant dans les rivières. Il n'est que 18 heures, il fait jour jusque très tard ici, et je décide de pousser jusqu'au mirador Zapata, un point de vue situé à une heure de marche (mais sans mon sac à dos que je laisse sous la tente). Là-bas m'attend une large vallée dont l'origine glaciaire ne fait pas de doute. On aperçoit au loin d'immenses chutes d'eau et plus haut encore ce qu'il reste du glacier qui a sculpté le paysage. Je m'allonge sur les grands rochers plats encore chauds du soleil de l'après-midi et je réalise que l'être humain le plus proche est à 4 heures de marche*. L'endroit -un étang, quelques oiseaux, même les insectes ne sont pas chiants- est d'un calme incroyable. Mais je ne peux empêcher quelques idées noires: à quelques milliers de kilomètres de là, l'effervescence de la fourmillière humaine fait fondre là sous mes yeux, les glaciers bleus.
J'ai campé seul, ce soir là, au bout du bout du monde.
Le lendemain, de retour au début du sentier, je me suis fait une autre balade plus modeste, d'une petite heure uniquement. Les icebergs détachés du glacier et qui flottent sur un lac, ça en jette!
Bon c'est pas tout ça, mais moi j'en ai plein les pattes. Avant de revenir dans le coin pour me faire la mythique rando en 'W' du Torres del Paine (5 jours de marche, j'ai besoin de recharger les accus), je me fais un petit break de quelques jours. Et je vais en profiter pour faire une petite lessive à...Ushuaïa.
A bientôt
* Définitivement, si vous voulez avoir l'impression d'un bout du monde, ça n'est pas à Ushuaïa qu'il faut aller (j'aborde le sujet dans le prochain post). Essayez plutôt le camping Zapata.
J'ai donc marché là 2 jours. Pour aller tout au fond du parc, là où les touristes ne vont pas, il faut d'abord se taper 2h30 de bus et puis ensuite faire appel à une voiture particulière. Ca commence par de grands paysages d'estancias, ces énormes propriétés de plusieurs milliers d'hectares sur lesquels paissent les troupeaux de vaches et de moutons. L'entrée du parc, ça ressemble de loin aux Causses de Lozère. De loin hein, parce qu'ici le relief est plus marqué. On commence à apercevoir les premiers guanacos. Le guanaco, ça ressemble vachement au lama. D'après moi qui ne connait rien à ces bestioles, la différence essentielle entre guanacos et lamas, c'est leur nom. Un peu plus loin on croise un émeu. L'émeu ressemble vachement à l'autruche si vous voyez, et moi qui ne suis pas spécialiste, je dirais que la plus grande différence entre émeus et autruches c'est... ah ouais, je l'ai déjà faite celle-là. Bon, mais le spectaculaire ici ce ne sont pas les animaux, c'est cet incroyable relief qu'on atteint un peu plus loin, né de je ne sais quoi (le Torres del Paine bien que tout proche de la Cordillère, n'a rien à voir avec elle). C'est grandiose quoi. Mon 'chauffeur particulier', gentiment, m'a montré les meilleurs spots pour mes photos. Au pied des Torres, on a longé un moment le Rio Grey, gris certes, mais dont on voit bien qu'il emmène avec lui un peu du bleu des glaciers qui l'ont fait naître. On m'a déposé au très luxueux 'hotel lago grey' et c'est de là que j'ai débuté une marche de 4 heures.. Parfois en clairières qui permettent d'apercevoir plusieurs glaciers à la fois, parfois en sous-bois. Je ne croise personne sur ce chemin. 3 heures de marche et je m'impose un petit détour pour voir les impressionnantes chutes du rio Pingo, même que si tu tombes dedans, t'es mort. Au « camping Zapata », je plante la tente louée la veille à Puerto Natalés. Je mets camping entre guillemets parce qu'en fait c'est juste un pré où j'ai l'autorisation de camper. Mais il n'y a pas de toilettes ici, je peux oublier la douche, même pas d'eau, j'ai bien fait d'économiser ma réserve en me désaltérant dans les rivières. Il n'est que 18 heures, il fait jour jusque très tard ici, et je décide de pousser jusqu'au mirador Zapata, un point de vue situé à une heure de marche (mais sans mon sac à dos que je laisse sous la tente). Là-bas m'attend une large vallée dont l'origine glaciaire ne fait pas de doute. On aperçoit au loin d'immenses chutes d'eau et plus haut encore ce qu'il reste du glacier qui a sculpté le paysage. Je m'allonge sur les grands rochers plats encore chauds du soleil de l'après-midi et je réalise que l'être humain le plus proche est à 4 heures de marche*. L'endroit -un étang, quelques oiseaux, même les insectes ne sont pas chiants- est d'un calme incroyable. Mais je ne peux empêcher quelques idées noires: à quelques milliers de kilomètres de là, l'effervescence de la fourmillière humaine fait fondre là sous mes yeux, les glaciers bleus.
J'ai campé seul, ce soir là, au bout du bout du monde.
Le lendemain, de retour au début du sentier, je me suis fait une autre balade plus modeste, d'une petite heure uniquement. Les icebergs détachés du glacier et qui flottent sur un lac, ça en jette!
Bon c'est pas tout ça, mais moi j'en ai plein les pattes. Avant de revenir dans le coin pour me faire la mythique rando en 'W' du Torres del Paine (5 jours de marche, j'ai besoin de recharger les accus), je me fais un petit break de quelques jours. Et je vais en profiter pour faire une petite lessive à...Ushuaïa.
A bientôt
* Définitivement, si vous voulez avoir l'impression d'un bout du monde, ça n'est pas à Ushuaïa qu'il faut aller (j'aborde le sujet dans le prochain post). Essayez plutôt le camping Zapata.
Sur la route del Sur (étape 3: Chiloé et la regrettée Chaïten) English translation pending
En relisant l'étape 2, je m'aperçois d'une erreur d'abord: il ne s'agissait pas (dans le titre) de Salta mais de Talca.
Et puis une omission: J'ai oublié de vous parler de la descente du Villarica. Car autant la montée est éprouvante, autant la descente est...funny ! Les anglais ont inventé ce mot là pour qualifier la grosse poilade qu'on prend à dévaler sur les fesses les pentes enneigées et tout de même raides du volcan. Fou rire assuré !
Chiloé, c'est la plus grande île d'Amérique du sud après la terre de Feu. On y accède par un court trajet en bac qui me rappelle celui de l'île de Ré en son temps. Ici, les chiliens ressemblent à des chiliens, je veux dire évidemment à l'idée qu'on s'en fait: petite taille, teint buriné, cheveux noirs, alors que jusqu'à présent les métissages faisaient de ces gens là des gens comme vous et moi, physiquement parlant s'entend bien sûr. C'est peut etre le moment de répondre à l'un d'entre vous, qui me demandait ce qu'il en est de mon activité sexuelle au Chili. Les chiliennes sont petites, teint buriné et cheveux noirs -ici en tout cas- plutôt mal foutues selon nos critères d'occidentaux bien formatés et, à tout bien réfléchir, pas franchement attirantes selon mes critères personnels bien formatés eux aussi forcément. Mon activité est proportionnelle à ces conditions extrêmes, c'est à dire proche du zéro absolu (ok ??!!).
Castro, la capitale de l'île, n'est pas désagréable. Il y a, situées aux entrées sud et nord de la ville, ces drôles de maisons posées sur pilotis, construites tout au bord de la mer et d'un charme incroyable: les palafitos. J'imagine que ces maisons toutes plus délabrées les unes que les autres seront bientôt le nec plus ultra des bobos de Castro, mais pour l'instant c'est la misère. J'ai tout de même mangé là une paila marina (que je prenais il y a quelques temps encore pour une paëlla ratée, wouah le naze) qui méritait le détour, et accompagnée d'un petit Cabernet blanc qui le faisait bien. Il y a, un peu plus loin, le parc national auquel j'accède en bus. Il n'est pas top ce parc, et la grande et belle plage sur laquelle les vaches font leurs vies rappelle vraiment celles de la mer du nord.
En prenant un ferry pour traverser un bras de mer et revenir sur le continent, j'espère bien trouver enfin quelque chose de sud américain dans ce pays. J'arrive dans un tout petit bled bien paumé, porte du parc Pumalin, un grand parc créé par un milliardaire américain et dont la visite est gratuite comme quoi hein. Je découvre l'Alerce, un arbre du genre énorme qui a été largement exploité ici et qui donc a été en grande partie sauvé par le Ricain en question. Une chouette rando de 4 heures en direction d'un glacier se termine par un petit bain en pleine nature dans des eaux thermales. Une pancarte indique qu'on est priés de « ne pas réaliser d'actes d'amour dans les bassins » !!!!, véridique. Le 19 janvier a été hyper-chouette, je me suis tapé 30 kms de vélo sur une piste de graviers et de cailloux, dans la poussière, par 35° à l'ombre. Je vous dis ça c'est surtout pour tout ceux qui ont oublié mon anniversaire.... Après avoir sué eau et probablement sang aussi, je suis arrivé sur une très belle plage sur laquelle j'ai vu un truc unique: sur le sable y'avait des vaches. Ouais je sais ce que vous vous dîtes là, Didier il déraille complet. Le truc génial c'est que sur le sable y'avait les vaches, et dans l'eau, des dauphins. Alors hein ??!!, qui parmi vous peut se vanter d'avoir vu en même temps des vaches et des dauphins, hein?? De Chaïten*, le bled paumé, je retourne sur Puerto Montt où m'attend un bateau qui me conduira vers le sud, le vrai de vrai.
Mon espagnol fait des progrés incroyables. Désormais je peux dire: « a que hora es el ultimo autobus para Petaouchnok? » phrase qu'il est important de maîtriser quand on ne veut pas rater le dernier bus pour Petaouchnok, mais sinon beaucoup moins si on va ailleurs.
Sur cette nouvelle blague à deux balles, il est grand temps que je vous laisse.
Bises
* Depuis l'envoi de ce mail, Chaïten, petite ville loin du monde et pleine de charme, a été ensevelie sous les cendres du volcan tout proche. Il n'y a plus grand chose là-bas, quelques habitants sont restés malgré l'ordre d'évacuation des autorités. On trouve qq images (très impressionnantes) sur le net.
Et puis une omission: J'ai oublié de vous parler de la descente du Villarica. Car autant la montée est éprouvante, autant la descente est...funny ! Les anglais ont inventé ce mot là pour qualifier la grosse poilade qu'on prend à dévaler sur les fesses les pentes enneigées et tout de même raides du volcan. Fou rire assuré !
Chiloé, c'est la plus grande île d'Amérique du sud après la terre de Feu. On y accède par un court trajet en bac qui me rappelle celui de l'île de Ré en son temps. Ici, les chiliens ressemblent à des chiliens, je veux dire évidemment à l'idée qu'on s'en fait: petite taille, teint buriné, cheveux noirs, alors que jusqu'à présent les métissages faisaient de ces gens là des gens comme vous et moi, physiquement parlant s'entend bien sûr. C'est peut etre le moment de répondre à l'un d'entre vous, qui me demandait ce qu'il en est de mon activité sexuelle au Chili. Les chiliennes sont petites, teint buriné et cheveux noirs -ici en tout cas- plutôt mal foutues selon nos critères d'occidentaux bien formatés et, à tout bien réfléchir, pas franchement attirantes selon mes critères personnels bien formatés eux aussi forcément. Mon activité est proportionnelle à ces conditions extrêmes, c'est à dire proche du zéro absolu (ok ??!!).
Castro, la capitale de l'île, n'est pas désagréable. Il y a, situées aux entrées sud et nord de la ville, ces drôles de maisons posées sur pilotis, construites tout au bord de la mer et d'un charme incroyable: les palafitos. J'imagine que ces maisons toutes plus délabrées les unes que les autres seront bientôt le nec plus ultra des bobos de Castro, mais pour l'instant c'est la misère. J'ai tout de même mangé là une paila marina (que je prenais il y a quelques temps encore pour une paëlla ratée, wouah le naze) qui méritait le détour, et accompagnée d'un petit Cabernet blanc qui le faisait bien. Il y a, un peu plus loin, le parc national auquel j'accède en bus. Il n'est pas top ce parc, et la grande et belle plage sur laquelle les vaches font leurs vies rappelle vraiment celles de la mer du nord.
En prenant un ferry pour traverser un bras de mer et revenir sur le continent, j'espère bien trouver enfin quelque chose de sud américain dans ce pays. J'arrive dans un tout petit bled bien paumé, porte du parc Pumalin, un grand parc créé par un milliardaire américain et dont la visite est gratuite comme quoi hein. Je découvre l'Alerce, un arbre du genre énorme qui a été largement exploité ici et qui donc a été en grande partie sauvé par le Ricain en question. Une chouette rando de 4 heures en direction d'un glacier se termine par un petit bain en pleine nature dans des eaux thermales. Une pancarte indique qu'on est priés de « ne pas réaliser d'actes d'amour dans les bassins » !!!!, véridique. Le 19 janvier a été hyper-chouette, je me suis tapé 30 kms de vélo sur une piste de graviers et de cailloux, dans la poussière, par 35° à l'ombre. Je vous dis ça c'est surtout pour tout ceux qui ont oublié mon anniversaire.... Après avoir sué eau et probablement sang aussi, je suis arrivé sur une très belle plage sur laquelle j'ai vu un truc unique: sur le sable y'avait des vaches. Ouais je sais ce que vous vous dîtes là, Didier il déraille complet. Le truc génial c'est que sur le sable y'avait les vaches, et dans l'eau, des dauphins. Alors hein ??!!, qui parmi vous peut se vanter d'avoir vu en même temps des vaches et des dauphins, hein?? De Chaïten*, le bled paumé, je retourne sur Puerto Montt où m'attend un bateau qui me conduira vers le sud, le vrai de vrai.
Mon espagnol fait des progrés incroyables. Désormais je peux dire: « a que hora es el ultimo autobus para Petaouchnok? » phrase qu'il est important de maîtriser quand on ne veut pas rater le dernier bus pour Petaouchnok, mais sinon beaucoup moins si on va ailleurs.
Sur cette nouvelle blague à deux balles, il est grand temps que je vous laisse.
Bises
* Depuis l'envoi de ce mail, Chaïten, petite ville loin du monde et pleine de charme, a été ensevelie sous les cendres du volcan tout proche. Il n'y a plus grand chose là-bas, quelques habitants sont restés malgré l'ordre d'évacuation des autorités. On trouve qq images (très impressionnantes) sur le net.
Albanie: passage sur la route Peshkopi-Librazhd avec un camping-car de sept mètres? English translation pending
Bonjour
Un renseignement si quelqu'un a pris la route de Peshkopi a Librazhd en passant par Shupenze-Klenje-Lunik
Es-ce possible avec un camping-car de 7 metres
Merci pour vos conseils
Sur la route del Sur (étape 2: Talca, vignobles chiliens et volcans) English translation pending
Faut absolument que je vous parle du vignoble chilien. Ils ont ici, comme chez nous, plusieurs vignobles tres distants les uns des autres. Celui dans lequel je me suis balade en velo n est pas le plus repute, mais les petits rouges que j y ai goute se laissaient tres facilement boire, je vous assure. Au Chili comme souvent a l etranger le vin se distingue d un autre avant tout par son cepage (et non pas par le nom du chateau comme chez nous). J ai donc goute le Cabernet-Sauvignon qui est tres bien. Bis abres jai goute le Merlot que je prefere au Caberbet-Bauvignon dont jai parler. AAAAnfin y avait la lautre vin gui zappelait audrement et quiiiiiil letait bon zaussi. Mouaip !
Mais sans blague, je fais connaissance avec un cepage dont je n ai jamais entendu parle chez nous, le Carmenere, qui a un petit gout de reviens-y, meme que je ne me suis pas prive.
Cote bebidas (ca c est les boissons mais je vais pas vous prendre le chou avec un cours d espagnol, je connais tout au plus 12 mots espagnols qui me permettent de dormir a l abri, me deplacer avec une chance d arriver a destination, manger a ma faim, et donc boire a ma grande soif mais grande uniquement parce qu il fait tres chaud), cote bebidas donc y a le Pisco sour qui est un apero mais aussi digestif, pas mauvais mais bon rien d exeptionnel non plus. Cote bouffe, certaines empanadas sont vraiment bien (petit chausson fourre de viande, oignons, oeuf) mais faut bien tomber. Les plats sont pas hyper top mais la je sors de table, un tout petit resto vraiment sympa, et la truite sortie du lac ce matin etait pas mal.
J ai donc passe 3 jours dans le vignoble -Talca si vous avez une carte du pays sous les yeux- (hips, hips et re-hips), 3 jours dans la chaleur et beaucoup de poussiere, avant de poursuivre ma route vers le sud. Les voyages sont longs, mais les bus sont plutot confortables et y a pas a se plaindre de ce cote la.
En poursuivant vers le sud, le grand choc, c est de se retrouver dans nos campagnes. Je vous assure qu a certain moments on se croirait vraiment en Normandie, y a beaucoup de bocages ici, et puis les vaches qui vont avec. Parfois ca ressemble plus aux vosges, si si, meme si il y a dans le coin beaucoup d eucalyptus. Heureusement, bientot, se detache au fond le cone parfait du volcan Villarica, je suis bien au Chili. Car meme si la ville de Villarica est plutot agreable c est bien pour le volcan qu on vient ici.
L ascension ne peut pas se faire seul, on se joint a un groupe securise par des guides. Faut dire qu apres 1heure et demie de montee bien raide dans les cailloux, on marche dans la neige, et plus haut encore sur de la glace pilee. Meme qu avec les rafales de vent tres fortes qui soufflent la-haut la glace s envole et on prend ca en plein tronche, ca rajoute au folklore local. Le sommet est a 2847 metres, quand meme, on y arrive apres 4 heures de marche mais je vous raconte pas dans quel etat lamentable je suis arrive. J ai quand meme une excuse parce que sur les trente personnes qui formaient le groupe au depart, seule une petite dizaine a atteint le cratere. Sur la photo j ai l air d un cosmonaute mais pour de vrai tout l equipement qu on porte n est pas de trop. Du sommet evidemment, la vue est superbe, meme si les fumerolles empechent de voir le fond du cratere.
Dans les auberges je croise quelques francophones (beaucoup de belges, des francais), c est pas bon pour mes progres en espagnol, mais c est tres sympa et plus pratique pour echanger quelques impressions de voyage et quelques tuyaux.
Journee bus hier. Je suis sur le 42eme degre de latitude sud a Ensenada, bled paume de chez paume, mais d ou la vue est sublime sur 2 autres volcans, ouais mais ca c est quand il fait beau, et la c est pas trop le cas, il pleut meme pour la premiere fois depuis mon arrivee dans le pays. Pour la premiere fois j ai enfile un pull. Plus je descends dans le sud du pays, plus les paysages sont semblables aux notres. Et c est surement aussi pour ca que les allemands et les Suisse-allemands se sont installes ici en tres grand nombre, au milieu du XXeme siecle. Bref, plus je file vers des terres inconnues, moins je suis depayse, ben ouais. Pour vous dire, et c est veridique, a Talca je logeais chez un ´Franz Schubert´ mais c est pas chez lui que j ai mange la truite dont je vous parlais, c est vraiment de la blague a deux balles je sais, mais la hein j ai pas souvent l occasion de me marrer alors soyez indulgents.
Bises a tous Didier.
Bises a tous Didier.
Sur la route del Sur (étape 1: Santiago-Valparaiso) English translation pending
Bonjour,
Ci-dessous, et sur quelques messages que je mettrai en ligne très vite, un "journal" de mon voyage au Chili/Argentine effectué l'an dernier. En espérant que ça vous fera voyager... (il s'agit en fait de mails que j'envoyais à mes amis restés, eux les malheureux, en Europe. Ma première étape commençait à Santiago, un 30 décembre)
Hola, Logiquement, je veux dire chronologiquement, je vais commencer par mes premieres impressions.
- Avant meme l atterrissage, le survol de la Cordillere: J' ai survole, par grand ciel bleu, la cordillere des Andes et ses glaciers !! C'est beau. Et plus loin, alors que notre descente est bien entamee, le nombre incroyable de piscines dans les jardins, tu parles d'un pays en voie de developpement. - Tous les aeroports se ressemblent. Il y a cette horde de rabatteurs qui vous attendent des le poste de douane franchit, et vous proposent chacun un taxi, le leur et pas celui d'un autre evidemment. 'no gracias, no gracias..., no gracias'. Ce n'est qu'apres une petite vingtaine de 'no gracias' que je reussis a m'extirper de la foule, franchir les portes vitrees, etre ebloui par la luminosite plus de saison d'ou je viens, et le trouver beau ce bus bleu d'un autre age, marque 'centropuerto', et qui va m'emmener a moindre frais vers le centre. - Toutes les routes du monde qui vont d'un aeroport a un centre-ville sont moches, et celle-ci est bien dans la norme. Les voitures qu'on croise sont identiques aux notres. - Tous les backpackers ne se ressemblent pas, mais ils sont tous peuples de d'jeuns qui se la jouent d'jeuns, qui ecoutent de la musique tres fort, qui boivent et picolent et sont fin bourres avant meme 7 heures le soir. Ils causent tous anglais entre eux parce que c'est la langue du d'jeun qui voyage et ils rient fort. Ils dorment tous en dortoir, et moi avec eux, et ils se contrefoutent que je n'attende pas 3 heures du mat' pour me mettre au lit, alors ils braillent, me mettent leur lampe plein pot en pleine tronche en pleine nuit et se couchent sur le lit au dessus du mien. Et la je me dis que j'aurai bien de la chance si ce con de d'jeun au dessus de moi il garde au fond de l estomac tout ce qu'il a ingurgite ce soir. - Aucune des villes du monde ne se ressemble et pourtant c'est partout pareil, y'a personne le dimanche matin dans les rues. Parce que oui, on est dimanche matin, dimanche 30 decembre, et a partir d'aujourd'hui j'ai 100 jours pour decouvrir ce que sont le Chili et l'Argentine. - A premiere vue les rues sont moches, et le metro lui aussi est moche. Y'a ca que j'aime bien dans les voyages c'est que les premieres vues sont rarement les bonnes. Et je m'apercois vite qu'a Santiago il suffit de 2 stations de metro pour se retrouver un dimanche matin dans des rues noires de monde. - La plaza de armas, moi je parle pas espagnol, mais je me doute grosso modo de ce que ca veut dire. La place donc, est tres animee. C'est le point de rencontre de quelques rues pietonnes, comme chez nous dediees au commerce. Aux memes commerces que chez nous. C'est pas la qu'il faut chercher du depaysement. C'est pas non plus sur l'apparence des gens. Ok, ils sont un peu plus basanes que nous, mais finalement pas tant que ca, et meme pas toujours. Ils se fringuent comme nous, enfin je veux dire comme moi, T-shirt ou chemisette, pantalon leger, claquettes. Forcement ils ne se fringuent pas comme vous car quand je vous ai quitte il faisait quelque chose comme 3-4 degres en France et que je ne pense pas que la temperature y ait grimpe de 20 degres en 2 jours. Les minettes de 13-14 ans sont elles aussi fringuees comme chez nous, avec leur moche pantalon taille basse qui laisse voir le nombril. C'est ca qui etonne le plus au debut, c'est qu'il n'y a pas grand chose d'etonnant. - Y'a des p'tites differences quand meme. Dans l'eau brune de la fontaine centrale de la plaza de armas, y'a des petits enfants en maillots qui jouent. Un p'tit enfant europeen bien aseptisé de chez Mc Do qui se baigne la-dedans, il se dissout. Si ca se trouve le brun de l'eau de la fontaine, c'est la couleur des enfants d'europeens qui se sont dissouts dedans, en voulant faire leurs marioles a imiter les chiliens. Tout ca pour dire qu'il fait tres chaud, a midi le soleil est bien vertical. - Y'a quand meme des premieres vues qui, meme en voyage, sont des bonnes vues. Santiago est desesperement moche. En filant vers le bout du bout de cette rue pietonne, quand meme, j'arrive a quelque chose de vraiment sympa. Le mercado central. Une succession d'etals qui proposent fraises, abricots, et tout un tas de fruits dont j'oublie toujours le nom. Il y a les etals de viande, ceux de poisson. Mais il y a aussi, dans le marche, tout un tas de restos vachement sympathiques. Les rabatteurs, le matin ils sont a l'aeroport pour proposer leur taxi, mais a midi ils sont au mercado central pour vous proposer une table. 'No gracias, no gracias, ...no gracias', j'ai juste pas faim la. Quand meme, par gourmandise, je me laisse tenter par d'enormes cerises, une fois dans ma vie j'aurais mange de tres bonnes cerises a 75 centimes d euros le kilo. - J'ai dit que leurs commerces sont les memes, certes, mais on n'y vend pas toujours les memes choses. Par exemple de toute evidence ils en sont encore aux televiseurs cathodiques, mais siiiii, vous savez bien, les teles plus profondes que larges du siecle d'avant. Ah, pis y'a un truc, dans la rue, personne ne telephone. Ils n'ont pas de portables !!!!!!!! (wouahhh la honteuuuuu). - En reservant un billet de bus, j'ai parle espagnol, ben meme que les deux jeunes qui le vendait le billet, ils m'ont compris, ouais. Trop d'la balle. Reste plus qu'a esperer que le billet qu'ils m'ont refile me permettra effectivement de rejoindre Valparaiso, ma prochaine etape, classee au patrimoine de l'humanite, s'iou plait.
2 janvier. backpackers minable. de toute facon je savais a quoi m attendre, je n ai pas les moyens de me payer l hotel classieux tous les jours. Valparaiso, a l ímage de l auberge, est assez crasseuse elle aussi. Mais elle degage egalement un charme incroyable avec ses maisons a pilotis construits a flanc de montagne (cette partie la est classee au patrimoine mondial de l humanite). Et c est tres agreable de parcourir ses ruelles tortueuses et ses escaliers extenuants et sans fin. Le front de mer est entierement dedie a la marine nationale et au port industriel et commercial, donc sans attraits. Le 31 decembre ici, c est une mega fiesta comme il n en existe pas chez nous je crois. Ca commence par un immense feu d artifice qui embrase toute la baie. Mais je ne suis pas sur que vous apprecieriez tous, car grosso modo, 2 heures plus tard, y a bien un habitant sur deux qui est completement saoul et le lendemain 1er janvier, la ville a vraiment quelque chose d apocalyptique: des tonnes de detritus en tous genres dans la ville et surtout une population entiere de zombies qui jonche le sol et les trottoirs, tous plus avines les uns que les autres, et dont on se demande si parmi eux certains ne sont pas vraiment morts. Par je ne sais quel miracle, l apres midi, la ville a repris son visage habituel, c est a dire crade certes, mais pas plus qu a l accoutumee, et on peut marcher sur les trottoirs sans plus avoir a enjamber les corps inertes des fetards de la veille. 3 jours entiers passes ici, je n ai pas encore fait un repas classique, je veux dire equilibre. Les empanadas font bien l affaire pour grignoter. Je me suis tout de meme risque a manger une "paella" une espece de soupe a base de fruits de mer qui n a rien a voir avec la specialite espagnole. Le risque n etait pas vraiment calcule et le gout de produit de vaisselle de cette mixture m a vite rebute. Hier soir j ai partage un foie gras ramene de metropole avec des residents du backpackers, vous voyez bien que malgre tout je me soigne. Aujourd hui je file vers le sud, sur Talca, au milieu du vignoble chilien. J y vais pour randonner...bien evidemment.
Le premier jour de l annee, pour moi, a ete synonyme de premier coup de soleil, ca fait bien mal la, derriere le cou. Malheureusement, y avait aucune chance que ca vous arrive hein ?
Bises Didier
pssss: non, je ne suis pas fache avec la ponctuation et les accents. C est seulement que les claviers espagnols ne sont pas identiques aux notres, et c est franchement galere de taper un message de cette longueur.
Ci-dessous, et sur quelques messages que je mettrai en ligne très vite, un "journal" de mon voyage au Chili/Argentine effectué l'an dernier. En espérant que ça vous fera voyager... (il s'agit en fait de mails que j'envoyais à mes amis restés, eux les malheureux, en Europe. Ma première étape commençait à Santiago, un 30 décembre)
Hola, Logiquement, je veux dire chronologiquement, je vais commencer par mes premieres impressions.
- Avant meme l atterrissage, le survol de la Cordillere: J' ai survole, par grand ciel bleu, la cordillere des Andes et ses glaciers !! C'est beau. Et plus loin, alors que notre descente est bien entamee, le nombre incroyable de piscines dans les jardins, tu parles d'un pays en voie de developpement. - Tous les aeroports se ressemblent. Il y a cette horde de rabatteurs qui vous attendent des le poste de douane franchit, et vous proposent chacun un taxi, le leur et pas celui d'un autre evidemment. 'no gracias, no gracias..., no gracias'. Ce n'est qu'apres une petite vingtaine de 'no gracias' que je reussis a m'extirper de la foule, franchir les portes vitrees, etre ebloui par la luminosite plus de saison d'ou je viens, et le trouver beau ce bus bleu d'un autre age, marque 'centropuerto', et qui va m'emmener a moindre frais vers le centre. - Toutes les routes du monde qui vont d'un aeroport a un centre-ville sont moches, et celle-ci est bien dans la norme. Les voitures qu'on croise sont identiques aux notres. - Tous les backpackers ne se ressemblent pas, mais ils sont tous peuples de d'jeuns qui se la jouent d'jeuns, qui ecoutent de la musique tres fort, qui boivent et picolent et sont fin bourres avant meme 7 heures le soir. Ils causent tous anglais entre eux parce que c'est la langue du d'jeun qui voyage et ils rient fort. Ils dorment tous en dortoir, et moi avec eux, et ils se contrefoutent que je n'attende pas 3 heures du mat' pour me mettre au lit, alors ils braillent, me mettent leur lampe plein pot en pleine tronche en pleine nuit et se couchent sur le lit au dessus du mien. Et la je me dis que j'aurai bien de la chance si ce con de d'jeun au dessus de moi il garde au fond de l estomac tout ce qu'il a ingurgite ce soir. - Aucune des villes du monde ne se ressemble et pourtant c'est partout pareil, y'a personne le dimanche matin dans les rues. Parce que oui, on est dimanche matin, dimanche 30 decembre, et a partir d'aujourd'hui j'ai 100 jours pour decouvrir ce que sont le Chili et l'Argentine. - A premiere vue les rues sont moches, et le metro lui aussi est moche. Y'a ca que j'aime bien dans les voyages c'est que les premieres vues sont rarement les bonnes. Et je m'apercois vite qu'a Santiago il suffit de 2 stations de metro pour se retrouver un dimanche matin dans des rues noires de monde. - La plaza de armas, moi je parle pas espagnol, mais je me doute grosso modo de ce que ca veut dire. La place donc, est tres animee. C'est le point de rencontre de quelques rues pietonnes, comme chez nous dediees au commerce. Aux memes commerces que chez nous. C'est pas la qu'il faut chercher du depaysement. C'est pas non plus sur l'apparence des gens. Ok, ils sont un peu plus basanes que nous, mais finalement pas tant que ca, et meme pas toujours. Ils se fringuent comme nous, enfin je veux dire comme moi, T-shirt ou chemisette, pantalon leger, claquettes. Forcement ils ne se fringuent pas comme vous car quand je vous ai quitte il faisait quelque chose comme 3-4 degres en France et que je ne pense pas que la temperature y ait grimpe de 20 degres en 2 jours. Les minettes de 13-14 ans sont elles aussi fringuees comme chez nous, avec leur moche pantalon taille basse qui laisse voir le nombril. C'est ca qui etonne le plus au debut, c'est qu'il n'y a pas grand chose d'etonnant. - Y'a des p'tites differences quand meme. Dans l'eau brune de la fontaine centrale de la plaza de armas, y'a des petits enfants en maillots qui jouent. Un p'tit enfant europeen bien aseptisé de chez Mc Do qui se baigne la-dedans, il se dissout. Si ca se trouve le brun de l'eau de la fontaine, c'est la couleur des enfants d'europeens qui se sont dissouts dedans, en voulant faire leurs marioles a imiter les chiliens. Tout ca pour dire qu'il fait tres chaud, a midi le soleil est bien vertical. - Y'a quand meme des premieres vues qui, meme en voyage, sont des bonnes vues. Santiago est desesperement moche. En filant vers le bout du bout de cette rue pietonne, quand meme, j'arrive a quelque chose de vraiment sympa. Le mercado central. Une succession d'etals qui proposent fraises, abricots, et tout un tas de fruits dont j'oublie toujours le nom. Il y a les etals de viande, ceux de poisson. Mais il y a aussi, dans le marche, tout un tas de restos vachement sympathiques. Les rabatteurs, le matin ils sont a l'aeroport pour proposer leur taxi, mais a midi ils sont au mercado central pour vous proposer une table. 'No gracias, no gracias, ...no gracias', j'ai juste pas faim la. Quand meme, par gourmandise, je me laisse tenter par d'enormes cerises, une fois dans ma vie j'aurais mange de tres bonnes cerises a 75 centimes d euros le kilo. - J'ai dit que leurs commerces sont les memes, certes, mais on n'y vend pas toujours les memes choses. Par exemple de toute evidence ils en sont encore aux televiseurs cathodiques, mais siiiii, vous savez bien, les teles plus profondes que larges du siecle d'avant. Ah, pis y'a un truc, dans la rue, personne ne telephone. Ils n'ont pas de portables !!!!!!!! (wouahhh la honteuuuuu). - En reservant un billet de bus, j'ai parle espagnol, ben meme que les deux jeunes qui le vendait le billet, ils m'ont compris, ouais. Trop d'la balle. Reste plus qu'a esperer que le billet qu'ils m'ont refile me permettra effectivement de rejoindre Valparaiso, ma prochaine etape, classee au patrimoine de l'humanite, s'iou plait.
2 janvier. backpackers minable. de toute facon je savais a quoi m attendre, je n ai pas les moyens de me payer l hotel classieux tous les jours. Valparaiso, a l ímage de l auberge, est assez crasseuse elle aussi. Mais elle degage egalement un charme incroyable avec ses maisons a pilotis construits a flanc de montagne (cette partie la est classee au patrimoine mondial de l humanite). Et c est tres agreable de parcourir ses ruelles tortueuses et ses escaliers extenuants et sans fin. Le front de mer est entierement dedie a la marine nationale et au port industriel et commercial, donc sans attraits. Le 31 decembre ici, c est une mega fiesta comme il n en existe pas chez nous je crois. Ca commence par un immense feu d artifice qui embrase toute la baie. Mais je ne suis pas sur que vous apprecieriez tous, car grosso modo, 2 heures plus tard, y a bien un habitant sur deux qui est completement saoul et le lendemain 1er janvier, la ville a vraiment quelque chose d apocalyptique: des tonnes de detritus en tous genres dans la ville et surtout une population entiere de zombies qui jonche le sol et les trottoirs, tous plus avines les uns que les autres, et dont on se demande si parmi eux certains ne sont pas vraiment morts. Par je ne sais quel miracle, l apres midi, la ville a repris son visage habituel, c est a dire crade certes, mais pas plus qu a l accoutumee, et on peut marcher sur les trottoirs sans plus avoir a enjamber les corps inertes des fetards de la veille. 3 jours entiers passes ici, je n ai pas encore fait un repas classique, je veux dire equilibre. Les empanadas font bien l affaire pour grignoter. Je me suis tout de meme risque a manger une "paella" une espece de soupe a base de fruits de mer qui n a rien a voir avec la specialite espagnole. Le risque n etait pas vraiment calcule et le gout de produit de vaisselle de cette mixture m a vite rebute. Hier soir j ai partage un foie gras ramene de metropole avec des residents du backpackers, vous voyez bien que malgre tout je me soigne. Aujourd hui je file vers le sud, sur Talca, au milieu du vignoble chilien. J y vais pour randonner...bien evidemment.
Le premier jour de l annee, pour moi, a ete synonyme de premier coup de soleil, ca fait bien mal la, derriere le cou. Malheureusement, y avait aucune chance que ca vous arrive hein ?
Bises Didier
pssss: non, je ne suis pas fache avec la ponctuation et les accents. C est seulement que les claviers espagnols ne sont pas identiques aux notres, et c est franchement galere de taper un message de cette longueur.
Comment est la route entre Guercif et Midelt? (Maroc) English translation pending
bonsoir:j'aimeais savoir comment est la route(n15)entre guercif et midelt. car je voudrais rejoindre marrkech de guercif par la, puis ar-rachidia, boulman-dadés, ouarzazate et marrakech en voiture cet ètè.merci a vous
État de la route entre l'aéroport de Cayo Coco et Cayo Guillermo? English translation pending
Y-a-t-il quelqu'un qui peut me décrire comment est la route entre l'aéroport de Cayo Coco et Cayo Guillermo...il paraît que c'est de toute beauté........merci!!
Chargement humanitaire sur la route du Togo English translation pending
Nous partons vendredi depuis Chalon sur Saône vers le Togo via Toulouse et la Mauritanie.
Notre chargement de fauteuils roulants à été annulé, il nous reste donc du volume pour charger de l'humanitaire ainsi qu'éventuellement deux coéquipiers. On aimerait ne pas faire trop de détour.
Merci de vos propositions de dernière minute.
La plus belle route entre Vancouver et Jasper? English translation pending
Bonjour
Je suis en train de préparer un voyage de 15 jours dans l'ouest Canadien du 8 au 23 aout 2010. (couple + 2 ados de 14 et 16 ans).
Je pense qu'il va se dérouler en 4 phases:
1) Arrivée et 1 journée à Vancouver, + 3 jours sur l'ile (Ucluelet ?) 2) Trajet Vancouver - Jasper National Park en 3 ou 4 jours 3) Séjour dans le Jasper National Park pendant 4 jours 4) descente sur Banff et départ de Calgary
Toutes suggestions sur toutes les parties de ce voyage sont les bienvenues !!! J'ai surtout du mal à organiser le trajet Vancouver - Jasper: Quelle est la route la plus jolie ?, où faire les étapes ? Dans quel coin de Park séjourner ?
D'avance, merci pour vos suggestions ! Lionel
1) Arrivée et 1 journée à Vancouver, + 3 jours sur l'ile (Ucluelet ?) 2) Trajet Vancouver - Jasper National Park en 3 ou 4 jours 3) Séjour dans le Jasper National Park pendant 4 jours 4) descente sur Banff et départ de Calgary
Toutes suggestions sur toutes les parties de ce voyage sont les bienvenues !!! J'ai surtout du mal à organiser le trajet Vancouver - Jasper: Quelle est la route la plus jolie ?, où faire les étapes ? Dans quel coin de Park séjourner ?
D'avance, merci pour vos suggestions ! Lionel
Faire la route depuis Lhassa vers Kathmandu en individuel? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions faire le trajet depuis le Tibet, Lhassa, vers le Népal, Kathmandu, au mois de Mars. Nous ne faisons pas parti d'un groupe, nous voyageons à deux & souhaiterions avoir des informations quant aux formalités & conditions de voyage entre ces deux points. Et quel serait le meilleur mode de transport pour faire cette traversée?
Merci d'avance pour toutes les informations que vous pourrez nous apporter!
A très vite!
Arrêts incontournables sur la route Minneapolis-Chicago-Boston en été 2010? English translation pending
Nous voyageons cet été départ 20 juin de Minneapolis en voiture et allons jusqu'à Boston.
Nous voulons passer par Chicago et sans doute Toronto. Quels sont les endroits à ne pas rater sur notre chemin, notamment autour des grands lacs ???
Merci à tous !
Danger sur la route Taleb Larbi - El-Oued? (Algérie) English translation pending
Il y a quelques années en arrière, on parlait da caillassage entre la frontière et EL OUED. Quelques uns ont eu les vitres cassés, pour ma part nous sommes passés sans problème. Nous partons dans quelques jours, et je viens d'entende parler de nouveau de ce problème. Les derniers rentrés avez-vous remarqué quelque chose ?
Etat de la route de la Havane à Cayo Jutias? English translation pending
Quel est l'état de la route de la Havane à Cayo jutias par le nord?
Merci
État de la route entre Marrakech et Ouarzazate en février? English translation pending
La route Marrakech Ouarzazate est elle parfois fermée pendant le mois de février ? Est- elle dégagée en cas de chute de neige ? Les lignes de bus régulières sont elles assurées en cette saison ?...
Voyage sur la Route 66: budget et conseils? English translation pending
Bonsoir,
Désolé tout d'abord j'ai essayé de faire les recherches nécessaires.. mais je n'ai pas vraiment trouvé de réponses voulues. Donc j'ose poster un message ici.
J'aimerais partir au états-unis, la route 66 ainsi qu'un petit moment à San Diego en vue. En gros, rien n'est encore prévu mais ça serai comme suit: Début Juin, partir en direction de Washington où je dois rejoindre un ami avec lequel je vais faire le voyage. Depuis la on aimerait acheter une voiture (je pense que ça nous reviendra moins chère en acheter une et la revendre après non?). Depuis la nous partirons pour Chicago puis nous prendrions la route 66. Nous ne voulons pas absolument faire toute la route 66, mais nous aimerions traversé les Etats-unis en voiture. Donc même si après 2000km ce n'est plus la mythique route, tant pis.
Nous avons calculé 3 semaines pour faire ce voyage, car nous avons l'intention de nous arretez aux endroits qui nous plaisent. (Surtout qu'il va y en avoir beaucoup.. alors va falloir choisir).
Après ce voyage, nous avons l'intention de rester 2-3 semaines à San Diego, car nous avons prévu de rencontrer d'autres amis.
Ce qui fait en gros 5 semaines en voyage: 3 en route, et 2 sur place.
TOut d'abord, étant encore étudiant je n'ai pas bcp d'expérience de voyage, j'aimerai savoir ce que vous pensez de ce "petit plan vite fait".
Ensuite, au niveau du budget, que faut-il compté (sur place)? Nous ne cherchons pas du tout la luxure. En comptant, Voiture (en esperant la vendre bien sur après) l'essence, le voyage et 2-3 semaines a San diego quel budget faut-il prévoir? (je n'ose pas écrire un chiffre j'ai peur d'être à côté de la plaque..)
Enfin, tout les conseils sont vraiment les bienvenus
Merci d'avance!!
Désolé tout d'abord j'ai essayé de faire les recherches nécessaires.. mais je n'ai pas vraiment trouvé de réponses voulues. Donc j'ose poster un message ici.
J'aimerais partir au états-unis, la route 66 ainsi qu'un petit moment à San Diego en vue. En gros, rien n'est encore prévu mais ça serai comme suit: Début Juin, partir en direction de Washington où je dois rejoindre un ami avec lequel je vais faire le voyage. Depuis la on aimerait acheter une voiture (je pense que ça nous reviendra moins chère en acheter une et la revendre après non?). Depuis la nous partirons pour Chicago puis nous prendrions la route 66. Nous ne voulons pas absolument faire toute la route 66, mais nous aimerions traversé les Etats-unis en voiture. Donc même si après 2000km ce n'est plus la mythique route, tant pis.
Nous avons calculé 3 semaines pour faire ce voyage, car nous avons l'intention de nous arretez aux endroits qui nous plaisent. (Surtout qu'il va y en avoir beaucoup.. alors va falloir choisir).
Après ce voyage, nous avons l'intention de rester 2-3 semaines à San Diego, car nous avons prévu de rencontrer d'autres amis.
Ce qui fait en gros 5 semaines en voyage: 3 en route, et 2 sur place.
TOut d'abord, étant encore étudiant je n'ai pas bcp d'expérience de voyage, j'aimerai savoir ce que vous pensez de ce "petit plan vite fait".
Ensuite, au niveau du budget, que faut-il compté (sur place)? Nous ne cherchons pas du tout la luxure. En comptant, Voiture (en esperant la vendre bien sur après) l'essence, le voyage et 2-3 semaines a San diego quel budget faut-il prévoir? (je n'ose pas écrire un chiffre j'ai peur d'être à côté de la plaque..)
Enfin, tout les conseils sont vraiment les bienvenus
Merci d'avance!!
Carnet de route de notre tour du monde English translation pending
Bonjour!
Donc voilà le topo. Avec mon amie nous avons préparé un voyage à travers le Monde. Nous nous sommes renseigné pendant prés d'un an sur internet à travers les blogs de voyageur, les sites de santé, les sites en tout genre.
Le soucis c'est que nous n'avions jamais les réponses à toutes nos questions. Alors nous en avons profité pour faire un topo des trucs à faire et à savoir avant le départ. La préparation fait partie du voyage :) Avec ses hauts et ses bas.
Cela fait maintenant 7 mois que nous sommes partit et nous avons traversés la Russie, la Mongolie, la Chine, le Népal, l'Inde, la Thaïlande, le Laos et sommes au Vietnam en ce moment.
Le blog se met à jour régulièrement mais doucement, faute de temps ou de connexions fiables :)
Nous espérons que ce carnet de voyage permettra à certains d'en apprendre plus ou de faciliter quelques démarches pour partir à l'étranger. Finalement ça n'est pas si compliqué de bouger.
Nous y mettons du coeur et pleins de photos qu'on essaye de rendre belles :p
Notre adresse : http://lacbaikal.uniterre.com/
Amicalement,
Alix & Ben.
Donc voilà le topo. Avec mon amie nous avons préparé un voyage à travers le Monde. Nous nous sommes renseigné pendant prés d'un an sur internet à travers les blogs de voyageur, les sites de santé, les sites en tout genre.
Le soucis c'est que nous n'avions jamais les réponses à toutes nos questions. Alors nous en avons profité pour faire un topo des trucs à faire et à savoir avant le départ. La préparation fait partie du voyage :) Avec ses hauts et ses bas.
Cela fait maintenant 7 mois que nous sommes partit et nous avons traversés la Russie, la Mongolie, la Chine, le Népal, l'Inde, la Thaïlande, le Laos et sommes au Vietnam en ce moment.
Le blog se met à jour régulièrement mais doucement, faute de temps ou de connexions fiables :)
Nous espérons que ce carnet de voyage permettra à certains d'en apprendre plus ou de faciliter quelques démarches pour partir à l'étranger. Finalement ça n'est pas si compliqué de bouger.
Nous y mettons du coeur et pleins de photos qu'on essaye de rendre belles :p
Notre adresse : http://lacbaikal.uniterre.com/
Amicalement,
Alix & Ben.
Meilleur itinéraire par la route entre Alger et Timimoun? English translation pending
bonjour, je voudrais savoir quel est le meilleur itinéraire (par route) d'Alger à timimoun, en combien de temps il se fait et quelle est la distance. Merci d'avance
Etat de la route Kidira-Bakel-Matam-Rosso? (Sénégal) English translation pending
quel est l'etat de la route kidira- rosso au senegal? ceci afin d'eviter la route de l'espoir en mauritanie compte tenu des evenements.
amitiés à tous
Costa Rica fin janvier: route des plages de Nicoya de Samara à Montezuma praticable pour deux femmes en 4x4? English translation pending
Bonjour,
Ca y est notre voyage est décidé et dessiné. La seule interrogation: qui peut me dire si la route des plages qui descend la péninsule de Nicoya de Samara a Montezuma est praticable pour deux femmes en 4*4, y a t il risque d'etre seules au milieu de nul part ou bien y aura t il d'autres véhicules à cette époque? Les gué ne sont ils pas trop profonds?
Merci à ceux qui me répondront et de très bonnes fêtes
Ca y est notre voyage est décidé et dessiné. La seule interrogation: qui peut me dire si la route des plages qui descend la péninsule de Nicoya de Samara a Montezuma est praticable pour deux femmes en 4*4, y a t il risque d'etre seules au milieu de nul part ou bien y aura t il d'autres véhicules à cette époque? Les gué ne sont ils pas trop profonds?
Merci à ceux qui me répondront et de très bonnes fêtes
Le Nord Laos, en route vers le Vietnam (leçon de chaleur en ces temps hivernaux) English translation pending
Enfin! Il était grand temps!!
Grand temps d'en finir avec le conte de mes histoires au Laos!
Je tiens à dire tout d'abord que c'est inversement proportionnel avec le sentiment que j'ai eu de quitter ce merveilleux pays qui m'a enchanté mais comme même les meilleures choses ont une fin, je me mets enfin en route vers le Vietnam...
Quand je me suis réveillé, j'ai tout de suite réalisé que pour la ènième fois, les moines et moi, on a pas vraiment le même rythme... Qu'est ce que c'est que cette manie qu'ils ont de se lever aux aurores. Ils ne peuvent pas prendre leur petit déjeuner autour de 10h comme tout le monde! Ca m'aurait au moins permis de les admirer plus souvent qu'une seule et unique fois en presque une semaine passée à Luan Prabang. De toute façon, ce matin, je n'ai pas vraiment de regrets étant donné que le ciel est tellement bouché que je me demande quand il va me tomber sur la tête. Ca ne saurait tarder même si pour l'instant, en m'éclipsant discrètement de ma chambre d'hotel, c'est encore sec à l'extérieur. Je précise discrètement car je n'avait vraiment pas envie de me répendre en excuses de ne pas avoir réveillée ma voisine à 5h40 comme je me devais.
C'est donc sur la pointe des pieds que j'atteints la réception où tout le monde est très surpris de me voir partir. Ca faisait déjà quelques jours que, lorsque je me couchais, je disais à qui voulait l'entendre que j'allais lever le camp le jour suivant mais cette fois c'est vrai et ça soulève presque l'indignation chez mes hotes. Seulement aujourd'hui je n'y peux rien, il faut vraiment que j'y ailles. Mon visa vietnamien prend effet au 2 avril et comme c'est également la date d'entrée dans le pays de Nathalie et Jo de l'amicale des joyeux déconneurs que j'ai déjà croisés à de nombreuses reprises, il faut que je m'active le jonc si je veux avoir une chance de les intercepter sur la route de la frontière.
Je file donc au pas de charge vers l'embarcadère en eau douce et me dégotte un bateau partant dans l'heure vers Nong Khiaw à environ six heures de navigation de Luan Prabang en direction du nord. Le frêle esquif arrive, j'embarque et m'assois sur l'une des chaises en bois dont je sais d'avance qu'elle va me ruiner le fessard bien avant d'atteindre ma destination. Seulement, j'espère bien que les panoramas sauront me faire oublier tout ça. En effet, ce tronçon que j'emprunte aujourd'hui est cessé être l'un des plus spectaculaire qui peut être donné à voir à qui veut bien se faire mal au derrière pendant six heures. Mais, alors que le bateau est parti depuis quelques pauvres minutes, la pluie montre son nez. Les nuages bas, c'était déjà pas suffisant, il manquait la pluie pour rajouter un peu de dramaturgie à l'ensemble. Le résultat de tout ça, c'est que quand il pleut, la vie du fleuve entre dans une douce hibernation. Pas un pêcheur, pas un gamin qui joue, seuls les bufles s'en moquent, comme si ils avaient le choix!! Dans le bateau, les passagers sortent les imperméables au lieu de sortir les appareils photos et tous sans exception, hormis votre serviteur, s'équipent d'un très seillant gilet de sauvetage.
La traversée se passe à la vitesse d'un escargot qui courre. Les paysages sont sublimes à mesure que l'on s'éloigne de Luan Prabang mais on n'en profite que très sporadiquement car il y a beau y avoir de magnifiques montagnes de part et d'autre de la rivière, le plus souvent, on en voit que la base car les sommets sont autant recouverts de nuages qu'une pièce montée est couverte de crème fouettée. Heureusement dans tout ça, je peux quand même discuter avec les autres passagers embarqués dans cette croisière sans retour. Je rencontre entre autre Jérome, un français fraichement débarqué du territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur, puisqu'il a quitté notre terre natale depuis seulement deux jours!! Tu parles d'un décallage pour lui et son enthousiasme fait plaisir à voir malgré la grisouille qui nous entoure de tous bords. On dirait déjà un roi de la baroude tant il a déjà oublié ses vieux réflexes de français plaintif qui font malheureusement notre réputation. Et malgré les trombes qui tombent maintenant, il y a vraiment de quoi tout oublier tant le spectacle est dantesque. Entre les paysages accidentés et la nature qui nous jouent des tours, c'est renversant, sans doute pour ça que les gilets de sauvetage sont de sortie!
Il est finalement 17h quand on arrive à Nong Khiaw et comme prévu j'aurais bien besoin d'un massage des fessiers! Assis sur une planche pendant six heures, vous m'en direz des nouvelles!! J'ai quand même chaud au coeur quand la pluie s'arrête enfin, à croire que c'était seulement pour rendre la navigation plus exaltante.
Avec Jérome, on part à la recherche d'une GH pour la nuit sachant que pour ma part, je vais remettre les voiles dès le lendemain. On s'en déniche une d'enfer. Deux petites cabanes de rien construites sur pilotis juste sur les rives de la rivière avec un grand espace commun pour des repas de qualité, rien que ça.
Pour le dîner, on retrouve certains de nos partenaires d'équipage : trois allemand(e)s, deux japonais et nous deux. Le compte est bon.
Mais pour ma part, je mange au lance-pierres n'ayant pas encore digéré le coup de Trafalgar version virus de l'ami Lambert. Je n'ai pas fini mon nettoyage la veille et pour ma tranquilité d'esprit, il va être bon de savoir à quoi m'attendre une fois celui-ci terminé. Je retourne donc me lancer dans une intense prise de tête à 21h30 et ne termine celle-ci que vers 2h du matin, heure à laquelle le village est plus proche du lever que du coucher. Rien que de très normal donc... Comme le fait que malgré mes espérances, il semble que je vais trainer jusqu'au bout des séquelles du virus sur mon archos. Rien que de très normal...
Au matin, je retrouve au moment d'engouffrer mon petit déjeuner Jérome ainsi que Olie et Avi, le couple d'allemands de la veille. Et ces deux là ont eu une aventure pas banale. Au cours de la nuit, ils ont eu des problèmes de rongeurs. A plusieurs reprises, ils ont été réveillé par des souris qui ont pris leur chambre pour repère. Ils ont ainsi mieux compris pourquoi sur un de leur mur, une affichette proposait de louer un chat pour l'équivalent d'un euro!! Incroyable!!! Ca me laisse vraiment sur le cul, je n'en reviens pas!!! J'imagine le propriétaire sans foi ni loi qui met à disposition des piaules infestées de souris pour se faire un peu plus de beurre sur le dos de ses résidents en exploitant sans vergogne un chat à l'appétit d'ours. Poisson d'avril!!! L'imagination et le sens de l'humour germains sont à l'honneur ce matin!!!!! Et moi, j'applaudis la malice des deux mains jusqu'au moment où il est l'heure de dire au revoir à tout ce petit monde car mon bateau suivant n'attend pas.
Je prends donc mon sac, me mets en route, me rapproche de l'embarcadère, et remarque deux silouhettes familières un peu plus loin sur la route. Qui vient d'arriver à nong Khiaw alors que j'en pars? Ana et Steve!!!!!! Dans la seconde, je laisse tomber mon sac à terre et courre les bras grands ouverts dans les flaques laissées par les intempéries de la veille. De l'autre côté, Steve dans une symétrie parfaite fait la même et après vingt mètres de course chacun, on se tombe littéralement dans les bras l'un de l'autre. Moment d'extase fraternelle s'il en est dont il faut bien profiter car les retrouvailles ne durent que quelques minutes après lesquelles je m'éclipse avec regrets de ne pas pouvoir poser mes valises plus longtemps ici en leur compagnie. Mais c'est la vie, espérons seulement qu'on aura d'autres occasions à l'avenir de courir l'un vers l'autre en comparant ensuite qui de nous deux aura le plus fait les 400 coups...
Je suis donc de retour sur le pont d'un bateau. Et à la différence d'hier, il y a un soleil radieux qui innonde la vallée de ses rayons généreusements caniculaires. Je n'ai donc plus à m'assoir sur un siège fait de douleur mais à l'arrière, la tête au vent, alangui au dessus du bloc moteur à la verticale du soleil. Qui plus est, le spectacle est en tout point comparable avec celui de la veille mais en version dégagée. C'est le moment de ressortir l'appareil photo et d'en profiter autrement mieux que les 28 autres personnes, la tête sous une bache les protégeant de l'insolation, qui occupent l'embarcation de douze mètres de long. En un mot, on est un poil chargé. Et si on peinait à s'en rendre compte, il suffit aussi de voir le type assis complètement à l'arrière avec ses quatre chiens sur les genous!
La journée est donc idyllique au possible. Seulement, il y a toujours un revers à la médaille dans la vie tourmentée du Braïce... Il fait 40° au soleil, il fait sec comme pas possible, pas besoin de protéger quoi que ce soit d'une pluie éventuelle. Et pourtant, dans tout ce calme climatique, j'aurais dû me méfier. Mon petit sac, celui qui contient tous mes objets de valeur, est installé à l'intérieur du bateau à la limite de la bache qui fait office de toit. Et le bord de celle-ci goutte lentement de la pluie de la veille, et ces gouttes, elles atterrissent directement sur mon sac. Je remarque ce manège aquatique après trois heures de navigation et récupère mon bien pour estimer les dégats, si dégats il y a. L'ordi est OK. L'archos est OK. L'Ipod est OK. Le portefeuille est OK. Quoi alors? Je vais vous la faire autrement... L'ordi, l'archos, l'Ipod, le portefeuille et le passeport sont dans un bateau. Le passeport tombe à l'eau. Qu'est ce qui reste au sec? Bordel de Zeus!!! Mon passeport est détrempé!! Tous les tampons effectués jusqu'alors sont en train de baver sur toutes les pages autour. Les timbres se décollent. Il ne manquait plus que ça!!! Je passe donc les deux heures de soleil restantes à ventiler le tout dans la chaleur du jour. Mais alors qu'on arrive à Muang Khua, rien n'est arrangé, c'est toujours la fête à la grenouille pour mon document administratif le plus important et de loin. Et comme je ne voyage pas avec un sèche cheveux, il faut quand même pas déconner, je n'ai plus qu'à laisser le temps et le sec faire leur oeuvre... Je mets donc la souillure à sècher dans ma nouvelle chambre et pars tenter d'oublier tout ce brin dans les rues du village qui plonge doucement dans l'obscurité.
Je remonte alors la rue principale avec la rivière dans le dos quand j'aperçois atablés dans un rade les loustics dont j'étais parti plus ou moins en quête : Nat et Jo!! Nouvelles retrouvailles dans cette journée animée malgré six nouvelles heures assis sur le pont d'un bateau. Et celles-ci s'annoncent plus fructueuses qu'avec Ana et Steve, étant donné qu'on prend le même chemin. Dans le rade, se trouvent également Marius et Dani, deux allemands, encore, que j'avais rencontrés un peu plus tôt au Laos. C'est donc dans la joie et l'allégresse qu'on enfile les bières comme des perles, comme un adieu à la Beer Lao.
Le ciel est constellé d'étoiles lorqu'on file dans un restaurant proche se remplir la panse plutot que le gosier. A dire la vérité, on fera les deux en fin de compte. Des français, un belge, des allemands, comment pourrait-il en être autrement? Dans notre restaurant très très local, on est entouré de locaux. Ceux-ci sont à un stade d'ébriété inateignable même pour nous. Ca chante, ça festoit, c'est gai.
Vers la fin du dîner, alors qu'on approche le moment où on se dit tous à demain, je crois apercevoir un éclair dans le ciel qui s'étale sous nos yeux. Vu le temps qu'il a fait aujourd'hui, tout le monde se fout de ma tronche et croit à l'hallucination. Mais j'ai pas la berlue. Dix minutes plus tard, les éclairs se multiplient, l'orage gronde et la tempête s'abat de tout son poids sur notre incrédulité. C'est le déluge en mode XXXL!! Et comme on est plus ou moins à l'abri quand les rafales ne renvoient pas la flotte sur nous qui sommes à l'abri, on reprend une tournée comme pour conjurer le sort et attendre une accalmie. Mais d'acalmie, il n'y a pas et c'est sous la tempète que chacun regagne son hotel. Et comme à Muang Khua, il n'y a pas d'électricité passé 22h, c'est un parcours du combattant qui s'offre à nous et surtout à moi qui habite au bord du fleuve avec entre la GH et la rue, un terrain vague devenu warzone à traverser... Tant bien que mal, je retrouve le chemin et fini par arriver détrempé jusqu'à mon pieu et mon passeport encore trempé. A nous deux, on peut maintenant dire qu'on fait la paire!! Seulement moi, je sèche en un rien de temps; pour le passeport, il faudra attendre encore un peu pour savoir si je vais devoir l'inhumer ou s'il va renaitre de ses cendres...
Quant au Vietnam, il nous tend maintenant les bras. Le minibus devrait partir le lendemain à 6h ce qui indique que le réveil sera une nouvelle fois à mettre dans les anales des réveils autres qu'onctueux et délicats. Mais c'est l'essence même du voyage, l'essence même de mon quotidien. Pas de temps morts ou le moins possible et par tous les temps, l'aventure nous attend comme t'attends aussi une nouvelle vidéo de Nang Khiaw si tu tends à savoir à quoi ça ressemble une fois la pluie passée.
Quand je me suis réveillé, j'ai tout de suite réalisé que pour la ènième fois, les moines et moi, on a pas vraiment le même rythme... Qu'est ce que c'est que cette manie qu'ils ont de se lever aux aurores. Ils ne peuvent pas prendre leur petit déjeuner autour de 10h comme tout le monde! Ca m'aurait au moins permis de les admirer plus souvent qu'une seule et unique fois en presque une semaine passée à Luan Prabang. De toute façon, ce matin, je n'ai pas vraiment de regrets étant donné que le ciel est tellement bouché que je me demande quand il va me tomber sur la tête. Ca ne saurait tarder même si pour l'instant, en m'éclipsant discrètement de ma chambre d'hotel, c'est encore sec à l'extérieur. Je précise discrètement car je n'avait vraiment pas envie de me répendre en excuses de ne pas avoir réveillée ma voisine à 5h40 comme je me devais.
C'est donc sur la pointe des pieds que j'atteints la réception où tout le monde est très surpris de me voir partir. Ca faisait déjà quelques jours que, lorsque je me couchais, je disais à qui voulait l'entendre que j'allais lever le camp le jour suivant mais cette fois c'est vrai et ça soulève presque l'indignation chez mes hotes. Seulement aujourd'hui je n'y peux rien, il faut vraiment que j'y ailles. Mon visa vietnamien prend effet au 2 avril et comme c'est également la date d'entrée dans le pays de Nathalie et Jo de l'amicale des joyeux déconneurs que j'ai déjà croisés à de nombreuses reprises, il faut que je m'active le jonc si je veux avoir une chance de les intercepter sur la route de la frontière.
Je file donc au pas de charge vers l'embarcadère en eau douce et me dégotte un bateau partant dans l'heure vers Nong Khiaw à environ six heures de navigation de Luan Prabang en direction du nord. Le frêle esquif arrive, j'embarque et m'assois sur l'une des chaises en bois dont je sais d'avance qu'elle va me ruiner le fessard bien avant d'atteindre ma destination. Seulement, j'espère bien que les panoramas sauront me faire oublier tout ça. En effet, ce tronçon que j'emprunte aujourd'hui est cessé être l'un des plus spectaculaire qui peut être donné à voir à qui veut bien se faire mal au derrière pendant six heures. Mais, alors que le bateau est parti depuis quelques pauvres minutes, la pluie montre son nez. Les nuages bas, c'était déjà pas suffisant, il manquait la pluie pour rajouter un peu de dramaturgie à l'ensemble. Le résultat de tout ça, c'est que quand il pleut, la vie du fleuve entre dans une douce hibernation. Pas un pêcheur, pas un gamin qui joue, seuls les bufles s'en moquent, comme si ils avaient le choix!! Dans le bateau, les passagers sortent les imperméables au lieu de sortir les appareils photos et tous sans exception, hormis votre serviteur, s'équipent d'un très seillant gilet de sauvetage.
La traversée se passe à la vitesse d'un escargot qui courre. Les paysages sont sublimes à mesure que l'on s'éloigne de Luan Prabang mais on n'en profite que très sporadiquement car il y a beau y avoir de magnifiques montagnes de part et d'autre de la rivière, le plus souvent, on en voit que la base car les sommets sont autant recouverts de nuages qu'une pièce montée est couverte de crème fouettée. Heureusement dans tout ça, je peux quand même discuter avec les autres passagers embarqués dans cette croisière sans retour. Je rencontre entre autre Jérome, un français fraichement débarqué du territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur, puisqu'il a quitté notre terre natale depuis seulement deux jours!! Tu parles d'un décallage pour lui et son enthousiasme fait plaisir à voir malgré la grisouille qui nous entoure de tous bords. On dirait déjà un roi de la baroude tant il a déjà oublié ses vieux réflexes de français plaintif qui font malheureusement notre réputation. Et malgré les trombes qui tombent maintenant, il y a vraiment de quoi tout oublier tant le spectacle est dantesque. Entre les paysages accidentés et la nature qui nous jouent des tours, c'est renversant, sans doute pour ça que les gilets de sauvetage sont de sortie!
Il est finalement 17h quand on arrive à Nong Khiaw et comme prévu j'aurais bien besoin d'un massage des fessiers! Assis sur une planche pendant six heures, vous m'en direz des nouvelles!! J'ai quand même chaud au coeur quand la pluie s'arrête enfin, à croire que c'était seulement pour rendre la navigation plus exaltante.
Avec Jérome, on part à la recherche d'une GH pour la nuit sachant que pour ma part, je vais remettre les voiles dès le lendemain. On s'en déniche une d'enfer. Deux petites cabanes de rien construites sur pilotis juste sur les rives de la rivière avec un grand espace commun pour des repas de qualité, rien que ça.
Pour le dîner, on retrouve certains de nos partenaires d'équipage : trois allemand(e)s, deux japonais et nous deux. Le compte est bon.
Mais pour ma part, je mange au lance-pierres n'ayant pas encore digéré le coup de Trafalgar version virus de l'ami Lambert. Je n'ai pas fini mon nettoyage la veille et pour ma tranquilité d'esprit, il va être bon de savoir à quoi m'attendre une fois celui-ci terminé. Je retourne donc me lancer dans une intense prise de tête à 21h30 et ne termine celle-ci que vers 2h du matin, heure à laquelle le village est plus proche du lever que du coucher. Rien que de très normal donc... Comme le fait que malgré mes espérances, il semble que je vais trainer jusqu'au bout des séquelles du virus sur mon archos. Rien que de très normal...
Au matin, je retrouve au moment d'engouffrer mon petit déjeuner Jérome ainsi que Olie et Avi, le couple d'allemands de la veille. Et ces deux là ont eu une aventure pas banale. Au cours de la nuit, ils ont eu des problèmes de rongeurs. A plusieurs reprises, ils ont été réveillé par des souris qui ont pris leur chambre pour repère. Ils ont ainsi mieux compris pourquoi sur un de leur mur, une affichette proposait de louer un chat pour l'équivalent d'un euro!! Incroyable!!! Ca me laisse vraiment sur le cul, je n'en reviens pas!!! J'imagine le propriétaire sans foi ni loi qui met à disposition des piaules infestées de souris pour se faire un peu plus de beurre sur le dos de ses résidents en exploitant sans vergogne un chat à l'appétit d'ours. Poisson d'avril!!! L'imagination et le sens de l'humour germains sont à l'honneur ce matin!!!!! Et moi, j'applaudis la malice des deux mains jusqu'au moment où il est l'heure de dire au revoir à tout ce petit monde car mon bateau suivant n'attend pas.
Je prends donc mon sac, me mets en route, me rapproche de l'embarcadère, et remarque deux silouhettes familières un peu plus loin sur la route. Qui vient d'arriver à nong Khiaw alors que j'en pars? Ana et Steve!!!!!! Dans la seconde, je laisse tomber mon sac à terre et courre les bras grands ouverts dans les flaques laissées par les intempéries de la veille. De l'autre côté, Steve dans une symétrie parfaite fait la même et après vingt mètres de course chacun, on se tombe littéralement dans les bras l'un de l'autre. Moment d'extase fraternelle s'il en est dont il faut bien profiter car les retrouvailles ne durent que quelques minutes après lesquelles je m'éclipse avec regrets de ne pas pouvoir poser mes valises plus longtemps ici en leur compagnie. Mais c'est la vie, espérons seulement qu'on aura d'autres occasions à l'avenir de courir l'un vers l'autre en comparant ensuite qui de nous deux aura le plus fait les 400 coups...
Je suis donc de retour sur le pont d'un bateau. Et à la différence d'hier, il y a un soleil radieux qui innonde la vallée de ses rayons généreusements caniculaires. Je n'ai donc plus à m'assoir sur un siège fait de douleur mais à l'arrière, la tête au vent, alangui au dessus du bloc moteur à la verticale du soleil. Qui plus est, le spectacle est en tout point comparable avec celui de la veille mais en version dégagée. C'est le moment de ressortir l'appareil photo et d'en profiter autrement mieux que les 28 autres personnes, la tête sous une bache les protégeant de l'insolation, qui occupent l'embarcation de douze mètres de long. En un mot, on est un poil chargé. Et si on peinait à s'en rendre compte, il suffit aussi de voir le type assis complètement à l'arrière avec ses quatre chiens sur les genous!
La journée est donc idyllique au possible. Seulement, il y a toujours un revers à la médaille dans la vie tourmentée du Braïce... Il fait 40° au soleil, il fait sec comme pas possible, pas besoin de protéger quoi que ce soit d'une pluie éventuelle. Et pourtant, dans tout ce calme climatique, j'aurais dû me méfier. Mon petit sac, celui qui contient tous mes objets de valeur, est installé à l'intérieur du bateau à la limite de la bache qui fait office de toit. Et le bord de celle-ci goutte lentement de la pluie de la veille, et ces gouttes, elles atterrissent directement sur mon sac. Je remarque ce manège aquatique après trois heures de navigation et récupère mon bien pour estimer les dégats, si dégats il y a. L'ordi est OK. L'archos est OK. L'Ipod est OK. Le portefeuille est OK. Quoi alors? Je vais vous la faire autrement... L'ordi, l'archos, l'Ipod, le portefeuille et le passeport sont dans un bateau. Le passeport tombe à l'eau. Qu'est ce qui reste au sec? Bordel de Zeus!!! Mon passeport est détrempé!! Tous les tampons effectués jusqu'alors sont en train de baver sur toutes les pages autour. Les timbres se décollent. Il ne manquait plus que ça!!! Je passe donc les deux heures de soleil restantes à ventiler le tout dans la chaleur du jour. Mais alors qu'on arrive à Muang Khua, rien n'est arrangé, c'est toujours la fête à la grenouille pour mon document administratif le plus important et de loin. Et comme je ne voyage pas avec un sèche cheveux, il faut quand même pas déconner, je n'ai plus qu'à laisser le temps et le sec faire leur oeuvre... Je mets donc la souillure à sècher dans ma nouvelle chambre et pars tenter d'oublier tout ce brin dans les rues du village qui plonge doucement dans l'obscurité.
Je remonte alors la rue principale avec la rivière dans le dos quand j'aperçois atablés dans un rade les loustics dont j'étais parti plus ou moins en quête : Nat et Jo!! Nouvelles retrouvailles dans cette journée animée malgré six nouvelles heures assis sur le pont d'un bateau. Et celles-ci s'annoncent plus fructueuses qu'avec Ana et Steve, étant donné qu'on prend le même chemin. Dans le rade, se trouvent également Marius et Dani, deux allemands, encore, que j'avais rencontrés un peu plus tôt au Laos. C'est donc dans la joie et l'allégresse qu'on enfile les bières comme des perles, comme un adieu à la Beer Lao.
Le ciel est constellé d'étoiles lorqu'on file dans un restaurant proche se remplir la panse plutot que le gosier. A dire la vérité, on fera les deux en fin de compte. Des français, un belge, des allemands, comment pourrait-il en être autrement? Dans notre restaurant très très local, on est entouré de locaux. Ceux-ci sont à un stade d'ébriété inateignable même pour nous. Ca chante, ça festoit, c'est gai.
Vers la fin du dîner, alors qu'on approche le moment où on se dit tous à demain, je crois apercevoir un éclair dans le ciel qui s'étale sous nos yeux. Vu le temps qu'il a fait aujourd'hui, tout le monde se fout de ma tronche et croit à l'hallucination. Mais j'ai pas la berlue. Dix minutes plus tard, les éclairs se multiplient, l'orage gronde et la tempête s'abat de tout son poids sur notre incrédulité. C'est le déluge en mode XXXL!! Et comme on est plus ou moins à l'abri quand les rafales ne renvoient pas la flotte sur nous qui sommes à l'abri, on reprend une tournée comme pour conjurer le sort et attendre une accalmie. Mais d'acalmie, il n'y a pas et c'est sous la tempète que chacun regagne son hotel. Et comme à Muang Khua, il n'y a pas d'électricité passé 22h, c'est un parcours du combattant qui s'offre à nous et surtout à moi qui habite au bord du fleuve avec entre la GH et la rue, un terrain vague devenu warzone à traverser... Tant bien que mal, je retrouve le chemin et fini par arriver détrempé jusqu'à mon pieu et mon passeport encore trempé. A nous deux, on peut maintenant dire qu'on fait la paire!! Seulement moi, je sèche en un rien de temps; pour le passeport, il faudra attendre encore un peu pour savoir si je vais devoir l'inhumer ou s'il va renaitre de ses cendres...
Quant au Vietnam, il nous tend maintenant les bras. Le minibus devrait partir le lendemain à 6h ce qui indique que le réveil sera une nouvelle fois à mettre dans les anales des réveils autres qu'onctueux et délicats. Mais c'est l'essence même du voyage, l'essence même de mon quotidien. Pas de temps morts ou le moins possible et par tous les temps, l'aventure nous attend comme t'attends aussi une nouvelle vidéo de Nang Khiaw si tu tends à savoir à quoi ça ressemble une fois la pluie passée.
Circuit par la route Joliette-Gaspésie English translation pending
Bonjour, moi et 4 de mes amies de 16-17 ans voudrions partir de Joliette pour aller en Gaspésie l'été prochain et je voudrais savoir si vous auriez des conseils pour nous. J'ai quelques questions:
Quel est le meilleur moment pour aller en Gaspésie?(quand il fait plus chaud)
Qu'est-ce qu'on peux visiter en environ 15 jours?
Quels sont les endroits où nous pouvons faire du camping pas trop cher?
Combien d'heures de route y a t'il de Joliette jusqu'en Gaspésie ou si vous ne connaissez pas Joliette, de Montréal à Gaspé?
Y a t'il un trajet préférable à un autre?
En fait, nous voulons faire un genre de petit road trip avant de commencer le cégep, mais nous voudrions être quand même assez préparés et que ça ne coûte pas trop cher.
Merci de me répondre! 🙂
Enlèvement sur la route Ayoun/frontière Mali English translation pending
D'après le site www.cridem.org ( mauritanie ) on suppose qu'un enlèvement aurait eu lieu près de KOBENI localité de N'EISSIRA à 20 km de la frontière du Mali , ça concernerait un minibus conduit par un Italien et sa compagne Burkinabé. Le véhicule a été retrouvé en bordure de route avec des impacts de balle et pneus crevés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Situation actuelle de la route Niamey (Niger) - Fada N'Gourma (Burkina Faso)? English translation pending
Bonjour,
Il y a 3-4 ans je pratiquais la route Niamey-Fada n 'Gourma en voiture mais en 2008 et 2009 il y a eu des attaques régulières de véhicules notamment après Kantchari (coupeurs de route). Je dois m'y rendre en fevrier prochain. Quelle est la situation actuelle de cette route du point de vue sécurité. merci de m'informer seulement si vous avez des informations de moins de 6 mois .
Salutations
Franck
Il y a 3-4 ans je pratiquais la route Niamey-Fada n 'Gourma en voiture mais en 2008 et 2009 il y a eu des attaques régulières de véhicules notamment après Kantchari (coupeurs de route). Je dois m'y rendre en fevrier prochain. Quelle est la situation actuelle de cette route du point de vue sécurité. merci de m'informer seulement si vous avez des informations de moins de 6 mois .
Salutations
Franck
Ouest américain: quelle route choisir de Moab à Flaming Gorge? English translation pending
Pour aller de MOAB (Red Cliffs lodge) à FLAMING GORGE (Red Canyon lodge), google map me propose 3 itinéraires :
1) le plus rapide Par la 128 + H-way70 + la longue 139 + 40 soit 368km en 5h31

2) Par la 191, soit 443km en 6h45

3) Au milieu de nulle part...enfin par des toutes petites routes (où il doit être facile de se perdre...), 346km (seulement !) mais en 7h20

Pour ceux qui connaissent, quelle est la route la plus agréable ?
1) le plus rapide Par la 128 + H-way70 + la longue 139 + 40 soit 368km en 5h31

2) Par la 191, soit 443km en 6h45

3) Au milieu de nulle part...enfin par des toutes petites routes (où il doit être facile de se perdre...), 346km (seulement !) mais en 7h20

Pour ceux qui connaissent, quelle est la route la plus agréable ?
Recherche cassette route 10 vitesses English translation pending
bonjour a tous je recherche une cassette shimano ou compatible en 10 vitesses mais qui debute par un 13 dents !!!je n arrive pas a trouver un velociste m a meme dit ca ne debute que sur un 12 dents et c est comme si vous vouliez une ferrari avec des pneus de 2 cv !! a croire qu il n est pas possible d avoir une cassette cyclo quand on a 10 vitesses !! au mieux j ai trouvé 12 a 27 perso je perfere debuter a 13 ou 14 dents ca permet d etager mieux les pignons pour tracter ma remorque si vous avez uns solution ou une idee merci de m en faire part !!
daniel
État de la route entre Mandalay et Inle? English translation pending
J'ai déjà effectué un voyage au Myanmar en 2005 et certains trajets (Bagan/Inle surtout) étaient vraiment épouvantables en bus... Si recemment vous avez fait en bus le trajet Mandalay/Inle pouvez vous me dire comment est la route?
Je suis intéressé aussi de savoir comment est la route entre Rangon et Bagan ; Bagan et Mandalay ; Inle et Yangoon
Merci d'avance
Chine-Thaïlande par la route c'est possible? English translation pending
je compte aller en thailande et j ai vu qu il y a aussi des prix d avion pas cher sur la chine, Hongkong et Shangai.
- Est ce que c est facile d aller de Hongkong a Bangkok par la route? Il doit falloir rouler en bus en chine jusqu au vietnam puis le laos et enfin la thailande. histoire de voir du pays pas troop cher. et les visas? il faut des visas pour tous ces pays ou comme en thailande visa a l aeroport en presentant le passeport?
- en fait mon but ultime em thailande est Nan mais bon les informations generales deja pour faire chine - bangkok m aideront deja
merci
Etat de la route bord du fleuve Sénégal Rosso Dagana Matam Kidira? English translation pending
Bonjour j'aimerai savoir si la route du bord du fleuve senegal, par le senegal est correct? a t elle etait refaite? je voudrai la faire en petite voiture?
merci
Etat de la route Kayes-Bamako par Kita? English translation pending
Salam!
La route est elle fini? Peut on la prendre avec une mercedes 190???