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Circuit pour un mois en Inde du Sud à vélo? English translation pending
En atterissant à Bangalore en novembre
est ce une région interessante à faire à vélo pendant un mois
climat à cette époque.
qui peut me conseiller un circuit intéressant pour voir le plus de choses possible en peu de temps .
toile de tente ou pas ?
merci
Tour du monde de septembre 2009 à septembre 2010 English translation pending
Bonjour,
Après moult péripéties, mon ami et moi-même sommes enfin dans la dernière ligne droite avant notre départ pour un Tour du monde. Nous décollons le 21 septembre prochain de Londres, pour visiter Népal, Inde, Thailande, Cambodge, Vietnam (peut-être Laos), Nouvelle-Zélande, AUstralie, Chili, Pérou, Bolivie, Argentine (ce qui reste assez classique, j'en conviens, mais largement de quoi en avoir plein les yeux, la tête et le coeur !)
Hé oui, nous avons finalement abandonné le Tibet (mais merci à tous ceux du forum qui ont pris le temps de me répondre en détail sur le sujet !)
Nous avons construit un site internet pour l'occasion http://tipiman.net/an-nou-ay/ où nous essayons de mettre des infos pour aider ceux qui souhaitent aussi partir à l'aventure. Et nous le mettrons bien sur à jour au fil du voyage.
N'hésitez pas à nous poser vos questions ! Nous essaierons d'y répondre au mieux, car nous avons apprécié l'aide qui nous a été apportée par d'autres globe-trotteurs !
Peut-être aurons-nous l'occasion de croiser certains d'entre vous quelquepart là-bas .... 😉
à plus!
Après moult péripéties, mon ami et moi-même sommes enfin dans la dernière ligne droite avant notre départ pour un Tour du monde. Nous décollons le 21 septembre prochain de Londres, pour visiter Népal, Inde, Thailande, Cambodge, Vietnam (peut-être Laos), Nouvelle-Zélande, AUstralie, Chili, Pérou, Bolivie, Argentine (ce qui reste assez classique, j'en conviens, mais largement de quoi en avoir plein les yeux, la tête et le coeur !)
Hé oui, nous avons finalement abandonné le Tibet (mais merci à tous ceux du forum qui ont pris le temps de me répondre en détail sur le sujet !)
Nous avons construit un site internet pour l'occasion http://tipiman.net/an-nou-ay/ où nous essayons de mettre des infos pour aider ceux qui souhaitent aussi partir à l'aventure. Et nous le mettrons bien sur à jour au fil du voyage.
N'hésitez pas à nous poser vos questions ! Nous essaierons d'y répondre au mieux, car nous avons apprécié l'aide qui nous a été apportée par d'autres globe-trotteurs !
Peut-être aurons-nous l'occasion de croiser certains d'entre vous quelquepart là-bas .... 😉
à plus!
Français aux pays à risques: les imprudents devront payer English translation pending
Malgré les mises en garde du ministère des Affaires étrangères, il arrive encore que des touristes aillent dans des pays à risques. Bientôt, ils seront mis à l’amende .
L’Etat ne veut plus payer pour ses ressortissants qui prennent des risques à l’étranger. Bientôt, les Français s’aventurant sans motif légitime en zone dangereuse, et donc déconseillée par le ministère des Affaires étrangères, pourraient être amenés à rembourser tout ou partie des frais induits par d’éventuelles opérations de secours.
Bernard Kouchner a présenté le 22 juillet au Conseil des ministres un projet de loi en ce sens, visant à « responsabiliser les touristes ». Il faut dire que, de 11 en 2004, le nombre de prises d’otages de Français dans le monde est passé à 59 en 2008. La cellule de crise du Quai d’Orsay, qui suit les affaires concernant les Français en difficulté à l’étranger, mesure chaque jour l’intensité des périls. Elle délivre sur le site Internet du ministère* des conseils à destination des voyageurs et une évaluation par zone : verte, orange ou rouge en fonction des menaces diverses (manifestations, ouragans, conflits)… Les zones rouges sont interdites d’accès. Par exemple l’Afghanistan, l’est de la Turquie, l’Abkhazie. Les tour-opérateurs seront concernés Trois profils de voyageurs sont répertoriés par le Quai d’Orsay : les sportifs, les vacanciers et les professionnels. Tous seront bien sûr toujours aidés par l’Etat en cas de problème. Mais l’Etat pourra réclamer des compensations aux voyageurs qui bravent les mises en gardes sans raison valable. Un peu à l’image de ce qui se passe depuis 1985 pour les secours en montagne. Chaque affaire serait jugée au cas par cas, et les professionnels (journalistes, hommes politiques), considérés comme ayant un motif légitime, ne seraient pas concernés. De même, la situation de Clotilde Reiss, détenue en Iran depuis le 1 e r juillet, n’entre absolument pas dans ce cas de figure. Un phénomène nouveau inquiète le Quai d’Orsay : le développement d’un tourisme dit de guerre, destiné à des voyageurs en quête d’adrénaline. Le cas de ce Français de 41 ans, enlevé le 23 mai dernier au Baloutchistan (Pakistan), classée en zone rouge, qui effectuait un trajet avec deux hommes, une femme et deux enfants, illustre ce tourisme de tous les dangers. Officiellement, cette prise d’otage n’a toujours pas été revendiquée et la cellule de crise reste mobilisée. Les tour-opérateurs favorisant ces excursions à risques pourraient aussi être soumis à des amendes. Certains n’hésitent pas à abandonner leurs clients à l’étranger en cas de troubles. Ils délèguent dans le même temps à l’Etat le soin de gérer et régler les opérations de retour. L’évacuation de 500 Français lors de la crise à Bangkok (Thaïlande) fin 2008, avec l’affrètement d’un gros-porteur, avait ainsi coûté 700 000 € à la France et réclamé un travail considérable à la cellule de crise. Le projet de loi pourrait être voté par le Parlement avant la fin 2009 et ne devrait concerner que moins de 5 % des affaires traitées chaque année. Au ministère des Affaires étrangères, on insiste : il s’agit avant tout « d’inciter les voyageurs à mieux s’assurer ». Les amateurs de sensations fortes en Irak, Somalie ou Afghanistan… en seront pour leurs frais. * Site Internet : www.diplomatie.gouv.fr (rubrique Conseils aux voyageurs). Source : Le Parisien .
L’Etat ne veut plus payer pour ses ressortissants qui prennent des risques à l’étranger. Bientôt, les Français s’aventurant sans motif légitime en zone dangereuse, et donc déconseillée par le ministère des Affaires étrangères, pourraient être amenés à rembourser tout ou partie des frais induits par d’éventuelles opérations de secours.
Bernard Kouchner a présenté le 22 juillet au Conseil des ministres un projet de loi en ce sens, visant à « responsabiliser les touristes ». Il faut dire que, de 11 en 2004, le nombre de prises d’otages de Français dans le monde est passé à 59 en 2008. La cellule de crise du Quai d’Orsay, qui suit les affaires concernant les Français en difficulté à l’étranger, mesure chaque jour l’intensité des périls. Elle délivre sur le site Internet du ministère* des conseils à destination des voyageurs et une évaluation par zone : verte, orange ou rouge en fonction des menaces diverses (manifestations, ouragans, conflits)… Les zones rouges sont interdites d’accès. Par exemple l’Afghanistan, l’est de la Turquie, l’Abkhazie. Les tour-opérateurs seront concernés Trois profils de voyageurs sont répertoriés par le Quai d’Orsay : les sportifs, les vacanciers et les professionnels. Tous seront bien sûr toujours aidés par l’Etat en cas de problème. Mais l’Etat pourra réclamer des compensations aux voyageurs qui bravent les mises en gardes sans raison valable. Un peu à l’image de ce qui se passe depuis 1985 pour les secours en montagne. Chaque affaire serait jugée au cas par cas, et les professionnels (journalistes, hommes politiques), considérés comme ayant un motif légitime, ne seraient pas concernés. De même, la situation de Clotilde Reiss, détenue en Iran depuis le 1 e r juillet, n’entre absolument pas dans ce cas de figure. Un phénomène nouveau inquiète le Quai d’Orsay : le développement d’un tourisme dit de guerre, destiné à des voyageurs en quête d’adrénaline. Le cas de ce Français de 41 ans, enlevé le 23 mai dernier au Baloutchistan (Pakistan), classée en zone rouge, qui effectuait un trajet avec deux hommes, une femme et deux enfants, illustre ce tourisme de tous les dangers. Officiellement, cette prise d’otage n’a toujours pas été revendiquée et la cellule de crise reste mobilisée. Les tour-opérateurs favorisant ces excursions à risques pourraient aussi être soumis à des amendes. Certains n’hésitent pas à abandonner leurs clients à l’étranger en cas de troubles. Ils délèguent dans le même temps à l’Etat le soin de gérer et régler les opérations de retour. L’évacuation de 500 Français lors de la crise à Bangkok (Thaïlande) fin 2008, avec l’affrètement d’un gros-porteur, avait ainsi coûté 700 000 € à la France et réclamé un travail considérable à la cellule de crise. Le projet de loi pourrait être voté par le Parlement avant la fin 2009 et ne devrait concerner que moins de 5 % des affaires traitées chaque année. Au ministère des Affaires étrangères, on insiste : il s’agit avant tout « d’inciter les voyageurs à mieux s’assurer ». Les amateurs de sensations fortes en Irak, Somalie ou Afghanistan… en seront pour leurs frais. * Site Internet : www.diplomatie.gouv.fr (rubrique Conseils aux voyageurs). Source : Le Parisien .
Les nouvelles manigances d'Air France Flying Blue? English translation pending
Une personne vient de recevoir ce courrier:
Ivry sur Seine, le 12 Août 2009
Monsieur,
Le fait de proposer à la vente tout ou partie de vos Miles sur Internet ( Annonce N° ******, sur le site www.eBay.fr, ainsi que sur le site "voyageForum.com" sous le pseudonyme "*****") est en complète contradiction avec les termes des Contions Générales qui régissent le programme auquel vous avez souscrit.
Nous vous rappelons que de tels agissements sont contraires à l’article1.4.7 des Conditions Générales du Programme, qui stipule: 1.4.7 "La vente, l’achat, le courtage, la revente, le troc ou l’échange de Miles-Statut et de Miles-Prime, de billets primes ou bons en l’échange d’une quelconque contrepartie sont interdits. Les contrevenants, y compris tout passager utilisant une Prime achetée ou troquée, pourront être tenus de payer des dommages et intérêts ainsi que les frais de justice. Les Miles-Statut, les Miles-Prime et les Primes n’ont pas de valeur marchande et ne peuvent en aucun cas être convertis en argent."
A ce titre, et par application de l'article 1.4.8 de ces mêmes Conditions Générales qui stipule, 1.4.8 "La violation des conditions de transport ou des conditions tarifaires d’AIR FRANCE, de KLM, ou de tous partenaires Aériens – SkyTeam y compris -, des conditions générales des Partenaires Non-Aériens, la violation grave des Conditions Générales, l’utilisation abusive du Programme - notamment le non-respect des politiques et procédures du programme -, la vente ou le troc de Primes ou de billets, et toute fausse déclaration de faits relativement aux présentes, tout comportement répréhensible - notamment tout comportement fâcheux ou malveillant à l’égard de tout employé d’AIR FRANCE, KLM ou de leurs Partenaires, tout comportement indiscipliné à bord ou dans les salons, ou tout refus de suivre les instructions d’un employé -, pourront entraîner l’annulation du compte du Membre et l’exclusion consécutive du Programme, la confiscation de la totalité des Miles-Statut et des Miles-Prime accumulés et l’annulation des Primes antérieurement émises mais non utilisées." nous sommes au regret de vous informer de la fermeture définitive de votre compte Flying Blue et de vous exclure du Programme dès à présent ainsi que pour toute adhésion ultérieure. Nous vous demandons également de bien vouloir nous restituer par courrier votre carte d'adhérent dans les meilleurs délais, à l'adresse indiquée ci-après, à l'attention du Service Prévention des Fraudes.
Nous vous laissons le soin d'alerter l'acheteur du billet prime N°********- Réf dossier ******-, de la suspension effective, et de l'invalidité qui en découle, du titre de transport aux motifs ci-dessus évoqués.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de nos plus cordiales salutations.
Pour le service,
Blue Link Services Flying Blue - AF / KLM Prévention des Fraudes - Audit Department 94852 Ivry Sur Seine Cedex Email: Audit@bluelinkservices.
Monsieur,
Le fait de proposer à la vente tout ou partie de vos Miles sur Internet ( Annonce N° ******, sur le site www.eBay.fr, ainsi que sur le site "voyageForum.com" sous le pseudonyme "*****") est en complète contradiction avec les termes des Contions Générales qui régissent le programme auquel vous avez souscrit.
Nous vous rappelons que de tels agissements sont contraires à l’article1.4.7 des Conditions Générales du Programme, qui stipule: 1.4.7 "La vente, l’achat, le courtage, la revente, le troc ou l’échange de Miles-Statut et de Miles-Prime, de billets primes ou bons en l’échange d’une quelconque contrepartie sont interdits. Les contrevenants, y compris tout passager utilisant une Prime achetée ou troquée, pourront être tenus de payer des dommages et intérêts ainsi que les frais de justice. Les Miles-Statut, les Miles-Prime et les Primes n’ont pas de valeur marchande et ne peuvent en aucun cas être convertis en argent."
A ce titre, et par application de l'article 1.4.8 de ces mêmes Conditions Générales qui stipule, 1.4.8 "La violation des conditions de transport ou des conditions tarifaires d’AIR FRANCE, de KLM, ou de tous partenaires Aériens – SkyTeam y compris -, des conditions générales des Partenaires Non-Aériens, la violation grave des Conditions Générales, l’utilisation abusive du Programme - notamment le non-respect des politiques et procédures du programme -, la vente ou le troc de Primes ou de billets, et toute fausse déclaration de faits relativement aux présentes, tout comportement répréhensible - notamment tout comportement fâcheux ou malveillant à l’égard de tout employé d’AIR FRANCE, KLM ou de leurs Partenaires, tout comportement indiscipliné à bord ou dans les salons, ou tout refus de suivre les instructions d’un employé -, pourront entraîner l’annulation du compte du Membre et l’exclusion consécutive du Programme, la confiscation de la totalité des Miles-Statut et des Miles-Prime accumulés et l’annulation des Primes antérieurement émises mais non utilisées." nous sommes au regret de vous informer de la fermeture définitive de votre compte Flying Blue et de vous exclure du Programme dès à présent ainsi que pour toute adhésion ultérieure. Nous vous demandons également de bien vouloir nous restituer par courrier votre carte d'adhérent dans les meilleurs délais, à l'adresse indiquée ci-après, à l'attention du Service Prévention des Fraudes.
Nous vous laissons le soin d'alerter l'acheteur du billet prime N°********- Réf dossier ******-, de la suspension effective, et de l'invalidité qui en découle, du titre de transport aux motifs ci-dessus évoqués.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de nos plus cordiales salutations.
Pour le service,
Blue Link Services Flying Blue - AF / KLM Prévention des Fraudes - Audit Department 94852 Ivry Sur Seine Cedex Email: Audit@bluelinkservices.
Retour de la croisière "Odyssée mauresque" English translation pending
Nous revenons d’une croisière « odyssée mauresque » et honnêtement nous en sommes revenus enchantés. Si cela peut servir à éclairer celles et ceux qui s’apprêtent à faire comme nous, voici quelques informations que nous apportons en qualité de témoins.
Date de la croisière : du 26 juillet au 2 août 2009. Prix de la croisière : 1785 euros pour deux adultes (on a voulu nous faire croire que nous avions bénéficié d’une remise de 50 %, qu’on a aurait eu droit à une autre remise exceptionnelle de 5 %, mais on n’est pas tenu de croire à l’extraordinaire générosité d’une entreprise monégasque quoique, à Monaco, il peut y avoir des entreprises honnêtes ! D’autre part, nous ne comprenons pas très bien ces remises de 50 % durant toute l’année, c’est comme si votre boulanger affichait qu’il vend les croissants du dimanche à -50 % du prix normal durant toute l’année) Cabine vue sur mer, pont Dionysos, première cabine D1 La cabine est relativement petite mais elle dispose de toutes les commodités, lavabo de toilette, WC et douche. La chambre est nettoyée trois fois par jour par deux hommes de ménage ! Boissons : nous n’avons pris aucun forfait pour la simple raison que deux bouteilles d’eau par jour –soit 3 litres- suffisaient très largement à satisfaire nos besoins en eau, si l’on tient compte qu’on petit déjeune, on déjeune, on prend le café de 16 heures et on dîne on n’a vraiment pas eu besoin de plus qu’il nous en fallait et on s’en est bien sorti puisque deux bouteilles d’eau par jour c’est 4.70 euros alors que le forfait boissons non alcoolisées est de 15 euros par jour et par personne ce qui représente une économie de 25 euros par jour durant les sept jours de la croisière. Les excursions : nous avons participé à une seule excursion, (celle qui est la plus chère 108 euros mais ce n'est pas la raison de notre choix), pour visiter l’Alhambra de Grenade qui est distante à plus de 200 km de notre escale, mais nous avons évité toutes les autres excursions pour la simple raison qu’on pouvait parfaitement toutes les faire par nos propres moyens. "L’arnaque" de ces excursions bien que le mot "arnaque" nous semble excessif car personne ne vous oblige à y participer, outre le prix élevé, il faut compter au minimum 40 à 45 euros par excursion et par personne, certaines excursions ne sont d’aucun intérêt, par exemple payer 37 euros pour visiter le Rocher de Gibraltar alors qu’il suffit d’aller à pieds jusqu’au téléphérique et payer 11.50 euros pour la montée et la descente, soit dit en passant, cette visite de Gibraltar même au prix du téléphérique, payer 23 euros pour voir 3 ou 4 singes déféquer, uriner ou chaparder le sac d’une gourde, ce n’est pas un spectacle qui mérite le déplacement d’autant plus que les délais sont si courts, que vous avez à peine le temps de monter, de descendre et de reprendre la chemin du retour à pas cadencé par des militaires ! Si non, nous avons beaucoup aimé Palma, elle est située à 30 minutes à pieds du port et l’autobus public (toutes les 15 minutes) situé juste à la sortie du port, coûte 1.25 euros par personne. Dans cette superbe ville, on peut admirer le palais royal Almudeina (situé juste en face de la cathédrale) on peut déguster un excellent café express pour 1.15 euros ( café-restaurant Apagantos en bas du palais royal) , on peut acheter une ou deux bouteilles d’eau dans le moins cher des supermarchés de Palma ( Eroksi) à 0.50 euros ( au lieu de 2.35 euros dans le Coral, mais dans un restaurant vous auriez payé autant si ce n'est plus), on peut s’arrêter un petit quart d’heure pour écouter l’un ou l’autre des saltimbanques, mimes ou guitaristes qui vous enchantent par les morceaux les plus connus de la musique classique espagnole d’Arranjuez à Manuel de Falla. Ibiza est magnifique ne manquez pas de visiter gratuitement le musée Puget (rien à voir avec les huiles d’olive) Puget est un artiste des iles Baléares qui a peint les quartiers et habitants de cette île, ses œuvres sont visibles dans un superbe musée où vous êtes accueillis par un personnel qui sait ce que recevoir veut dire ! Nous n’avons pas du tout aimé notre arrivée à six heures du matin à Tanger, heure à laquelle les gens de Tanger dorment du sommeil du juste, heure aussi à laquelle la ville est morte, pratiquement pas un chat dans les rues, magasins fermés mais une flopée de guides plus ou moins formés à vous soutirer dix ou quinze euros par personne pour vous faire visiter la ville endormie. C’est dommage car Tanger est belle et mériterait un autre traitement que de la voir au lever du jour ! Mais pour nous consoler, nous avons trouvé une excellente pâtisserie, « Pâtisserie Bab el Medina » ( porte de la ville) avenue d’Italie, qui est ouverte aux heures matinales et qui nous a servis du vrai thé à la menthe, un vrai café »arabe » sans oublier les délicieuses pâtisseries sablées et fondantes dans le respect des traditions depuis le moyen âge jusqu’à nos jours ! Malaga est une très, très belle ville parfaitement entretenue par la municipalité pour accueillir les touristes de tous pays et ces derniers le lui rendent bien si j’en crois ceux que j’ai vus déambuler le long des ramblas. Barcelone est sans doute la ville la plus éclatante d’Espagne, on a à peine eu le temps de visiter quelques points essentiels, mais Barcelone mérite qu’on y revienne spécialement pour l’apprécier durant une semaine, un peu comme on passerait une semaine à Paris. Petite histoire que les Espagnols ne vous diront pas, Barcelone a failli manquer d’eau potable et il a fallu le concours de l’Union européenne pour l’aider à construire une usine de dessalement des eaux mer pour permettre aux Barcelonaises de boire l’eau du robinet, l’usine a été financée à 75 % par l’Union européenne et après cela, certains diront que l’Europe ne fait rien pour les européens ! Pour visiter Barcelone sans se ruiner, on a pris le bus touristique de Barcelone, c’est un bus qui fait absolument tous les lieux historiques ou pittoresques de la ville, vous disposez d’un écouteur avec un choix d’une dizaines de langues, vous pouvez descendre et remonter à toutes les stations et la validité est d’une journée, prix du billet 21 € par personne, ce n’est pas volé. Gênes mérite le détour ne serait-ce que par ses artisans glaciers qui vous préparent les meilleures glaces au monde, à la condition toutefois que vous sachiez les distinguer ces maîtres artisans glaciers et que vous ne preniez pas votre glace n’importe où chez n’importe qui. Outre les glaces aux parfums subtils, les amoureux du bricolage pourront trouver facilement des tas d’outils et d’instruments de bricolage qui font le bonheur des marins et cela à des prix très attrayants. Le marché biologique de Gênes est également agréable à visiter. La cuisine à bord du Corail est de très bonne qualité - on peut même la qualifier de restaurant étoilé au Michelin- en même temps qu’elle est diététique au sens où les mets, si on les consomme modérément, on n’a aucun risque de prendre un kilo de graisse, mais si vous vous lâchez à manger comme des affamés matin, midi et soir, les risques sont grands de grossir et même de modifier le taux de glycémie avec les risques de diabètes qui en découlent. Nous avons vu comment certains et certaines prenaient d’assaut le buffet comme des joueurs de rugby éméchés. Nous en avons vu d’autre s’empiffrer comme des malades sans la moindre retenue, sans la moindre modération, on aurait cru que c’était leur dernier dîner de la vie ! La soirée de gala qui débute par un verre de bienvenue offert par le commandant du navire est bien organisée, le pacha présente toute son équipe et trouve le mot juste pour toucher chacun d’entre nous, le navire à quarante ans, mais il est si bien entretenu qu’il est comme une horloge par plus d’une centaine de marins de toutes spécialités. Le capitaine nous prie de nous considérer dans son navire comme on se considérerait chez nous – c’est une formule de politesse à ne pas prendre au pied de la lettre- de même qu’il nous invite à compter chacun des membres d’équipage comme un membre de notre famille. Pour cette soirée de gala il est recommandé de porter une tenue correcte mais là encore l’échelle du correct est très variable par les goûts et le manque de goût au point de se demander si certains s’informent exclusivement par les feuilletons américains télévisés de série B. A propos des animations auxquelles nous n’avons que très peu gouté. L’équipe d’animation nous semble un peu ringarde et ringarde à la manière des gens des pays de l’Est c’est qui est encore une autre forme de ringardise. Cela dit, la ringardise peut plaire à quantité de gens qui s’en satisfassent comme ils se satisfont de merguez ou de saucisses de Francfort, mais bon, on n’est pas venu leur demander l’impossible auquel ils ne sont pas tenus, disons que vous pouvez vous en passer sans rien louper et si vous voulez y assister vous n’en serez pas plus bête à la sortie ! Disons que les enfants sont bien encadrés par les animatrices bulgares et roumaines ! Il existe à bord du Coral un casino pour les amateurs de sensations fortes, avec des machines à sous qui vous permettront de gagner et plus surement de perdre votre argent comme il est de règle dans tout établissement de jeux du hasard! La piscine n’est guère plus grande qu’un jacuzzi mais elle fait la joie des enfants ! La salle de sport se compose d’un ou deux tapis roulants et de trois bicyclettes fixes. Un point, qui a fait hurler bien des gens au moment du paiement, celui des 8 euros par jour pour les pourboires au malheureux personnel de ménage et du restaurant. Voir des gens protester et dire qu’ils ont payé des sommes astronomiques pour la croisière et rechigner sur 56 malheureux euros c’est désobligeant. Cela dit, la compagnie Louis Cruise est particulièrement malhonnête de faire payer une partie des salaires de son personnel par la charité des touristes, comme si vous alliez au restaurant à Paris et qu’après avoir bien dîné, le personnel de service vienne vous voir et vous tend la main, car la moitié de leur salaire provient du pourboire que verse ou ne verse pas le touriste culpabilisé. Nous avons versé deux fois 56 euros pour deux adultes parce que nous voulions être juste vis-à-vis des gens qui nous ont servis comme des princes, évidemment on aurait préféré donner de la main à la main, mais la moitié des gens qui vous rendent la vie agréable, vous ne les voyez pas, alors pourquoi pénaliser des gens au profit d’autres, pourquoi jouer les radins et les pingres quand on a été si bien servi ? Nous on a préféré être corrects et honnêtes au sens où, 56 euros ce n’est pas cela qui nous empêcherait de dormir la conscience tranquille surtout que ce personnel est payé à coups de lance-pierres avec 300 euros par mois et l'incertitude d'être débarqué d'un port ou d'un autre et de repartir chez soi à ses frais, nous avons connu des gens qui habitent le Honduras et d'autres l'Ile Maurice, le prix du billet de retour pour eux correspond à quelques mois de salaires. Paiement des charges de boissons et autres par cartes bancaires, mais il est préférable de payer en espèces sonnantes et trébuchantes pour éviter toute erreur débit ou prélèvement sans rapport avec la somme demandée par le Coral. Je précise pour les mordu(e)s de la carte bancaire que le Coral vous prélève 11 euros uniquement pour le traitement de votre facture par carte bancaire ! Les gens que l’on peut rencontrer, croiser, ignorer ou connaître à bord du Coral sont à l’identique de la vie de tous les jours, avec cette petite différence c’est qu’ils sont assez disponibles pour être connus ou ignorés selon leur ouverture d’esprit, leur degré de courtoisie et leurs capacités à nouer des relations, nous avons connus un merveilleux couple qui a survécu au naufrage du Sea Diamond en 2007 bateau de la même compagnie que celui du Coral, et qui revient de loin si je puis dire. Nous avons aussi discuté avec une famille de Perpignan des gens parfaitement charmants à un point délicieux, nous avons évité quelques autres pour précisément éviter de malentendus aussi inutiles que désagréables, des gens qui arrivent au restaurant comme s’ils entraient chez eux sans la moindre attention ou la moindre marque de politesse vis-à-vis d’autres, d’autres qui ne savent pas du tout se tenir à table, d’autres encore qui gardent leur casquette comme s’ils avaient peur qu’ils la perdent et d’autres qui n’ont pas appris un seul mot aimable durant leur enfance au point où on se demande s’ils ne sont pas encore à l’état sauvage, il en existe comme dans toute communautés quelles que soient les origines italiennes ou françaises, immigrés de la énième génération ou américains des coins les plus reculés de la campagne américaine. C’est le revers de la démocratisation des vacances, comme d’autres verraient d’un œil sceptique la démocratisation de l’enseignement de masse qui produit maintenant des analphabètes à la pelle, une de mes amies m’a dit que son entreprise a publié une annonce disant qu’elle recherchait des bacheliers sachant lire et écrire ! On pourrait dire que les croisières entrainent toutes sortes de gens des plus éduqués aux ploucs les plus rustres, c’est le revers du tourisme de masse ! Enfin, quelques détails pour aller au port d’embarcation de Marseille, port qui est très mal desservi par les transports communs, donc il est prudent de prendre un taxi pour une somme de l’ordre de 27 euros pour quatre personnes et quatre bagages. Au retour on peut faire la même chose en partant ensemble avec deux autres voyageurs, ce qui revient à, à peu près 7 euros par personne. Mais pour les irréductibles du transport en commun à Marseille, pour atteindre le port, il vous faut prendre le métro et sortir à la station Joliette, de cette station vous devez prendre un autobus je crois le numéro 35 qui vous mènera à 2 ou 3 km du port d'embarcation, vous aurez à grimper une centaine de marches d'escalier, à traverser un pont à pieds et à tirer votre valise sur une distance d'au moins 2 km jusqu'au lieu d'enregistrement de vos bagages. Prévoyez une bouteille d'eau pour vous désaltérer! Si vous venez par l’aéroport de Marseille Marignane, il existe une navette juste à la sortie de l’aéroport, il faut payer 9.50 euros par passager et cette navette part tous les quarts d’heure depuis l’aéroport jusqu’à la gare Saint Charles, gare à partir de laquelle on peut alors prendre un taxi jusqu’au port d’embarcation.
Voilà ce qui nous a semblé utile de vous relater pour vous permettre de passer une croisière agréable en connaissance de cause, nous ne prétendons pas avoir tout vu et tout entendu mais nous avons essayé de vous relater ce que nous avons observé et senti durant une semaine ! Si vous souhaitez un complément d’informations n’hésitez pas, je suis encore en congés durant quelques jours et si vous souhaitez commenter mes commentaires, vous êtes également les bienvenu(e)s !
Date de la croisière : du 26 juillet au 2 août 2009. Prix de la croisière : 1785 euros pour deux adultes (on a voulu nous faire croire que nous avions bénéficié d’une remise de 50 %, qu’on a aurait eu droit à une autre remise exceptionnelle de 5 %, mais on n’est pas tenu de croire à l’extraordinaire générosité d’une entreprise monégasque quoique, à Monaco, il peut y avoir des entreprises honnêtes ! D’autre part, nous ne comprenons pas très bien ces remises de 50 % durant toute l’année, c’est comme si votre boulanger affichait qu’il vend les croissants du dimanche à -50 % du prix normal durant toute l’année) Cabine vue sur mer, pont Dionysos, première cabine D1 La cabine est relativement petite mais elle dispose de toutes les commodités, lavabo de toilette, WC et douche. La chambre est nettoyée trois fois par jour par deux hommes de ménage ! Boissons : nous n’avons pris aucun forfait pour la simple raison que deux bouteilles d’eau par jour –soit 3 litres- suffisaient très largement à satisfaire nos besoins en eau, si l’on tient compte qu’on petit déjeune, on déjeune, on prend le café de 16 heures et on dîne on n’a vraiment pas eu besoin de plus qu’il nous en fallait et on s’en est bien sorti puisque deux bouteilles d’eau par jour c’est 4.70 euros alors que le forfait boissons non alcoolisées est de 15 euros par jour et par personne ce qui représente une économie de 25 euros par jour durant les sept jours de la croisière. Les excursions : nous avons participé à une seule excursion, (celle qui est la plus chère 108 euros mais ce n'est pas la raison de notre choix), pour visiter l’Alhambra de Grenade qui est distante à plus de 200 km de notre escale, mais nous avons évité toutes les autres excursions pour la simple raison qu’on pouvait parfaitement toutes les faire par nos propres moyens. "L’arnaque" de ces excursions bien que le mot "arnaque" nous semble excessif car personne ne vous oblige à y participer, outre le prix élevé, il faut compter au minimum 40 à 45 euros par excursion et par personne, certaines excursions ne sont d’aucun intérêt, par exemple payer 37 euros pour visiter le Rocher de Gibraltar alors qu’il suffit d’aller à pieds jusqu’au téléphérique et payer 11.50 euros pour la montée et la descente, soit dit en passant, cette visite de Gibraltar même au prix du téléphérique, payer 23 euros pour voir 3 ou 4 singes déféquer, uriner ou chaparder le sac d’une gourde, ce n’est pas un spectacle qui mérite le déplacement d’autant plus que les délais sont si courts, que vous avez à peine le temps de monter, de descendre et de reprendre la chemin du retour à pas cadencé par des militaires ! Si non, nous avons beaucoup aimé Palma, elle est située à 30 minutes à pieds du port et l’autobus public (toutes les 15 minutes) situé juste à la sortie du port, coûte 1.25 euros par personne. Dans cette superbe ville, on peut admirer le palais royal Almudeina (situé juste en face de la cathédrale) on peut déguster un excellent café express pour 1.15 euros ( café-restaurant Apagantos en bas du palais royal) , on peut acheter une ou deux bouteilles d’eau dans le moins cher des supermarchés de Palma ( Eroksi) à 0.50 euros ( au lieu de 2.35 euros dans le Coral, mais dans un restaurant vous auriez payé autant si ce n'est plus), on peut s’arrêter un petit quart d’heure pour écouter l’un ou l’autre des saltimbanques, mimes ou guitaristes qui vous enchantent par les morceaux les plus connus de la musique classique espagnole d’Arranjuez à Manuel de Falla. Ibiza est magnifique ne manquez pas de visiter gratuitement le musée Puget (rien à voir avec les huiles d’olive) Puget est un artiste des iles Baléares qui a peint les quartiers et habitants de cette île, ses œuvres sont visibles dans un superbe musée où vous êtes accueillis par un personnel qui sait ce que recevoir veut dire ! Nous n’avons pas du tout aimé notre arrivée à six heures du matin à Tanger, heure à laquelle les gens de Tanger dorment du sommeil du juste, heure aussi à laquelle la ville est morte, pratiquement pas un chat dans les rues, magasins fermés mais une flopée de guides plus ou moins formés à vous soutirer dix ou quinze euros par personne pour vous faire visiter la ville endormie. C’est dommage car Tanger est belle et mériterait un autre traitement que de la voir au lever du jour ! Mais pour nous consoler, nous avons trouvé une excellente pâtisserie, « Pâtisserie Bab el Medina » ( porte de la ville) avenue d’Italie, qui est ouverte aux heures matinales et qui nous a servis du vrai thé à la menthe, un vrai café »arabe » sans oublier les délicieuses pâtisseries sablées et fondantes dans le respect des traditions depuis le moyen âge jusqu’à nos jours ! Malaga est une très, très belle ville parfaitement entretenue par la municipalité pour accueillir les touristes de tous pays et ces derniers le lui rendent bien si j’en crois ceux que j’ai vus déambuler le long des ramblas. Barcelone est sans doute la ville la plus éclatante d’Espagne, on a à peine eu le temps de visiter quelques points essentiels, mais Barcelone mérite qu’on y revienne spécialement pour l’apprécier durant une semaine, un peu comme on passerait une semaine à Paris. Petite histoire que les Espagnols ne vous diront pas, Barcelone a failli manquer d’eau potable et il a fallu le concours de l’Union européenne pour l’aider à construire une usine de dessalement des eaux mer pour permettre aux Barcelonaises de boire l’eau du robinet, l’usine a été financée à 75 % par l’Union européenne et après cela, certains diront que l’Europe ne fait rien pour les européens ! Pour visiter Barcelone sans se ruiner, on a pris le bus touristique de Barcelone, c’est un bus qui fait absolument tous les lieux historiques ou pittoresques de la ville, vous disposez d’un écouteur avec un choix d’une dizaines de langues, vous pouvez descendre et remonter à toutes les stations et la validité est d’une journée, prix du billet 21 € par personne, ce n’est pas volé. Gênes mérite le détour ne serait-ce que par ses artisans glaciers qui vous préparent les meilleures glaces au monde, à la condition toutefois que vous sachiez les distinguer ces maîtres artisans glaciers et que vous ne preniez pas votre glace n’importe où chez n’importe qui. Outre les glaces aux parfums subtils, les amoureux du bricolage pourront trouver facilement des tas d’outils et d’instruments de bricolage qui font le bonheur des marins et cela à des prix très attrayants. Le marché biologique de Gênes est également agréable à visiter. La cuisine à bord du Corail est de très bonne qualité - on peut même la qualifier de restaurant étoilé au Michelin- en même temps qu’elle est diététique au sens où les mets, si on les consomme modérément, on n’a aucun risque de prendre un kilo de graisse, mais si vous vous lâchez à manger comme des affamés matin, midi et soir, les risques sont grands de grossir et même de modifier le taux de glycémie avec les risques de diabètes qui en découlent. Nous avons vu comment certains et certaines prenaient d’assaut le buffet comme des joueurs de rugby éméchés. Nous en avons vu d’autre s’empiffrer comme des malades sans la moindre retenue, sans la moindre modération, on aurait cru que c’était leur dernier dîner de la vie ! La soirée de gala qui débute par un verre de bienvenue offert par le commandant du navire est bien organisée, le pacha présente toute son équipe et trouve le mot juste pour toucher chacun d’entre nous, le navire à quarante ans, mais il est si bien entretenu qu’il est comme une horloge par plus d’une centaine de marins de toutes spécialités. Le capitaine nous prie de nous considérer dans son navire comme on se considérerait chez nous – c’est une formule de politesse à ne pas prendre au pied de la lettre- de même qu’il nous invite à compter chacun des membres d’équipage comme un membre de notre famille. Pour cette soirée de gala il est recommandé de porter une tenue correcte mais là encore l’échelle du correct est très variable par les goûts et le manque de goût au point de se demander si certains s’informent exclusivement par les feuilletons américains télévisés de série B. A propos des animations auxquelles nous n’avons que très peu gouté. L’équipe d’animation nous semble un peu ringarde et ringarde à la manière des gens des pays de l’Est c’est qui est encore une autre forme de ringardise. Cela dit, la ringardise peut plaire à quantité de gens qui s’en satisfassent comme ils se satisfont de merguez ou de saucisses de Francfort, mais bon, on n’est pas venu leur demander l’impossible auquel ils ne sont pas tenus, disons que vous pouvez vous en passer sans rien louper et si vous voulez y assister vous n’en serez pas plus bête à la sortie ! Disons que les enfants sont bien encadrés par les animatrices bulgares et roumaines ! Il existe à bord du Coral un casino pour les amateurs de sensations fortes, avec des machines à sous qui vous permettront de gagner et plus surement de perdre votre argent comme il est de règle dans tout établissement de jeux du hasard! La piscine n’est guère plus grande qu’un jacuzzi mais elle fait la joie des enfants ! La salle de sport se compose d’un ou deux tapis roulants et de trois bicyclettes fixes. Un point, qui a fait hurler bien des gens au moment du paiement, celui des 8 euros par jour pour les pourboires au malheureux personnel de ménage et du restaurant. Voir des gens protester et dire qu’ils ont payé des sommes astronomiques pour la croisière et rechigner sur 56 malheureux euros c’est désobligeant. Cela dit, la compagnie Louis Cruise est particulièrement malhonnête de faire payer une partie des salaires de son personnel par la charité des touristes, comme si vous alliez au restaurant à Paris et qu’après avoir bien dîné, le personnel de service vienne vous voir et vous tend la main, car la moitié de leur salaire provient du pourboire que verse ou ne verse pas le touriste culpabilisé. Nous avons versé deux fois 56 euros pour deux adultes parce que nous voulions être juste vis-à-vis des gens qui nous ont servis comme des princes, évidemment on aurait préféré donner de la main à la main, mais la moitié des gens qui vous rendent la vie agréable, vous ne les voyez pas, alors pourquoi pénaliser des gens au profit d’autres, pourquoi jouer les radins et les pingres quand on a été si bien servi ? Nous on a préféré être corrects et honnêtes au sens où, 56 euros ce n’est pas cela qui nous empêcherait de dormir la conscience tranquille surtout que ce personnel est payé à coups de lance-pierres avec 300 euros par mois et l'incertitude d'être débarqué d'un port ou d'un autre et de repartir chez soi à ses frais, nous avons connu des gens qui habitent le Honduras et d'autres l'Ile Maurice, le prix du billet de retour pour eux correspond à quelques mois de salaires. Paiement des charges de boissons et autres par cartes bancaires, mais il est préférable de payer en espèces sonnantes et trébuchantes pour éviter toute erreur débit ou prélèvement sans rapport avec la somme demandée par le Coral. Je précise pour les mordu(e)s de la carte bancaire que le Coral vous prélève 11 euros uniquement pour le traitement de votre facture par carte bancaire ! Les gens que l’on peut rencontrer, croiser, ignorer ou connaître à bord du Coral sont à l’identique de la vie de tous les jours, avec cette petite différence c’est qu’ils sont assez disponibles pour être connus ou ignorés selon leur ouverture d’esprit, leur degré de courtoisie et leurs capacités à nouer des relations, nous avons connus un merveilleux couple qui a survécu au naufrage du Sea Diamond en 2007 bateau de la même compagnie que celui du Coral, et qui revient de loin si je puis dire. Nous avons aussi discuté avec une famille de Perpignan des gens parfaitement charmants à un point délicieux, nous avons évité quelques autres pour précisément éviter de malentendus aussi inutiles que désagréables, des gens qui arrivent au restaurant comme s’ils entraient chez eux sans la moindre attention ou la moindre marque de politesse vis-à-vis d’autres, d’autres qui ne savent pas du tout se tenir à table, d’autres encore qui gardent leur casquette comme s’ils avaient peur qu’ils la perdent et d’autres qui n’ont pas appris un seul mot aimable durant leur enfance au point où on se demande s’ils ne sont pas encore à l’état sauvage, il en existe comme dans toute communautés quelles que soient les origines italiennes ou françaises, immigrés de la énième génération ou américains des coins les plus reculés de la campagne américaine. C’est le revers de la démocratisation des vacances, comme d’autres verraient d’un œil sceptique la démocratisation de l’enseignement de masse qui produit maintenant des analphabètes à la pelle, une de mes amies m’a dit que son entreprise a publié une annonce disant qu’elle recherchait des bacheliers sachant lire et écrire ! On pourrait dire que les croisières entrainent toutes sortes de gens des plus éduqués aux ploucs les plus rustres, c’est le revers du tourisme de masse ! Enfin, quelques détails pour aller au port d’embarcation de Marseille, port qui est très mal desservi par les transports communs, donc il est prudent de prendre un taxi pour une somme de l’ordre de 27 euros pour quatre personnes et quatre bagages. Au retour on peut faire la même chose en partant ensemble avec deux autres voyageurs, ce qui revient à, à peu près 7 euros par personne. Mais pour les irréductibles du transport en commun à Marseille, pour atteindre le port, il vous faut prendre le métro et sortir à la station Joliette, de cette station vous devez prendre un autobus je crois le numéro 35 qui vous mènera à 2 ou 3 km du port d'embarcation, vous aurez à grimper une centaine de marches d'escalier, à traverser un pont à pieds et à tirer votre valise sur une distance d'au moins 2 km jusqu'au lieu d'enregistrement de vos bagages. Prévoyez une bouteille d'eau pour vous désaltérer! Si vous venez par l’aéroport de Marseille Marignane, il existe une navette juste à la sortie de l’aéroport, il faut payer 9.50 euros par passager et cette navette part tous les quarts d’heure depuis l’aéroport jusqu’à la gare Saint Charles, gare à partir de laquelle on peut alors prendre un taxi jusqu’au port d’embarcation.
Voilà ce qui nous a semblé utile de vous relater pour vous permettre de passer une croisière agréable en connaissance de cause, nous ne prétendons pas avoir tout vu et tout entendu mais nous avons essayé de vous relater ce que nous avons observé et senti durant une semaine ! Si vous souhaitez un complément d’informations n’hésitez pas, je suis encore en congés durant quelques jours et si vous souhaitez commenter mes commentaires, vous êtes également les bienvenu(e)s !
Organiser soi-même un périple en Polynésie-Française et à Nouméa English translation pending
Bonjour,
Je prépare un séjour en NC et un "périple" (c'est le terme utilisé par les agences de vogage) en PF et plus exactement dans les Tuamotus. J'ai donc fait quelques agences à Paris pour avoir des devis et j'ai l'impression que ces gens se moquent du client (pour rester poli). Une première agence (soit disant spécialisé sur la PF) m'a assuré qu'il n'était pas possible d'aller à Mataiva, une deuxième m'a envoyé un devis complètement abracadabrant qui me fait passer 8 fois à l'aéroport de Faaa (4 fois pour l'international et 4 fois pour des vols internes) et j'attend les autres devis.
Bref, je me dit que je ferais mieux d'organiser moi-même mon voyage : acheter mes billets d'avion pour l'international, mon Pass Lagon Air Tahiti et... mes hébergements. Alors pour les billets d'avion ça ne pose pas de problème a priori, mais les hébergements ça m'inquiète un peu plus et j'en viens à la question qui m'amène sur ce forum :
Sachant que je ne veux QUE des hébergements en pension de famille (sauf éventuellement à Tahiti où je ne ferais que passer), peut-on réserver sans crainte un hébergement directement auprès de l'hôtelier ? Pour bloquer la réservation j'imagine qu'il faut verser un accompte, donc comment faire ce versement pour des pensions de famille qui n'acceptent pas la CB ? Si je dois faire un virement international à chaque fois, ça va me coûter une fortune (en frais bancaires). Et si je fini par réserver toutes ces pensions de famille qui offrent le transfert aéroport/pension, est-ce que je peux être certain qu'il y aura quelqu'un qui m'attendra à l'aéroport le jour J ?
Si quelqu'un passant par là a déjà tenté l'expérience, j'aimerai beaucoup qu'il me dise comment ça s'est passé, et d'autres personnes ont un avis à donner, c'est aussi avec plaisir.
Maururu,
- - Rénald
Je prépare un séjour en NC et un "périple" (c'est le terme utilisé par les agences de vogage) en PF et plus exactement dans les Tuamotus. J'ai donc fait quelques agences à Paris pour avoir des devis et j'ai l'impression que ces gens se moquent du client (pour rester poli). Une première agence (soit disant spécialisé sur la PF) m'a assuré qu'il n'était pas possible d'aller à Mataiva, une deuxième m'a envoyé un devis complètement abracadabrant qui me fait passer 8 fois à l'aéroport de Faaa (4 fois pour l'international et 4 fois pour des vols internes) et j'attend les autres devis.
Bref, je me dit que je ferais mieux d'organiser moi-même mon voyage : acheter mes billets d'avion pour l'international, mon Pass Lagon Air Tahiti et... mes hébergements. Alors pour les billets d'avion ça ne pose pas de problème a priori, mais les hébergements ça m'inquiète un peu plus et j'en viens à la question qui m'amène sur ce forum :
Sachant que je ne veux QUE des hébergements en pension de famille (sauf éventuellement à Tahiti où je ne ferais que passer), peut-on réserver sans crainte un hébergement directement auprès de l'hôtelier ? Pour bloquer la réservation j'imagine qu'il faut verser un accompte, donc comment faire ce versement pour des pensions de famille qui n'acceptent pas la CB ? Si je dois faire un virement international à chaque fois, ça va me coûter une fortune (en frais bancaires). Et si je fini par réserver toutes ces pensions de famille qui offrent le transfert aéroport/pension, est-ce que je peux être certain qu'il y aura quelqu'un qui m'attendra à l'aéroport le jour J ?
Si quelqu'un passant par là a déjà tenté l'expérience, j'aimerai beaucoup qu'il me dise comment ça s'est passé, et d'autres personnes ont un avis à donner, c'est aussi avec plaisir.
Maururu,
- - Rénald
Le wifi dans les hôtels de l'Ouest américain... English translation pending
... ben c'est sympa... puisque ça me permet de vous faire un coucou depuis l'holiday inn express de Santa Barbara !
Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.
Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...
Sheraton aéroport : Une usine
L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes
Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)
Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.
LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".
Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !
Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!
Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)
L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.
Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !
Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.
SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !
Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !
Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.
Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...
Sheraton aéroport : Une usine
L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes
Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)
Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.
LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".
Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !
Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!
Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)
L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.
Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !
Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.
SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !
Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !
Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Air France/KLM: billet non remboursable et non modifiable, une solution? English translation pending
Bonjour,
Dimanche j'ai trouvé un billet très intéressant sur le site de TerminalA: pour la somme de 693 euro j'avais un allé retour direct avec air France du 9 au 24 aout.
Mais voila lorsque j'ai reçu la confirmation de la réservation je me suis rendu compte que le billet confirmé n'était pas le bon, au lieu d'un retour pour le 24 j'ai eu un retour pour le 16, ce n'est plus air France qui assure le vol mais des compagnies étrangères car il y'a maintenait une escale à l'allé et une autre au retour.
Comme il était dimanche je ne pouvais rien faire, j'ai donc attendu Lundi pour contacter le service client de TerminalA pour modifier la date de retour voir même annulé le billet si cela était possible.
Coup du sort le billet n'est ni modifiable et encore moins remboursable. Après avoir bien insisté, un agent téléphonique m'informe que tout dépend de KLM car TerminalA n'est qu'une plateforme de réservation. Je devais appelé KLM pour leur demandé une modification en ce qui concerne la date de retour car le billet leur appartient, ce que j'ai fait immédiatement.
Après des heures de communications, j'étais au même point: Ni TerminalA ni KLM ne voulait endossé la responsabilité de cette erreur de dates. J'ai donc demandé à ce que TerminalA contacte KLM pour voir ce qu'ils pouvaient faire, résultat ni KLM ni TerminalA n'ont accepté cette demande, pourtant elle m'a été suggéré par un des agents téléphoniques.
La seul solution qui m'a été proposé a été de rédigé un e-mail à l'attention du service client de TerminalA pour leur demander de s'arranger avec KLM.
Je suis vraiment perdu et surtout dégouté car j'ai investi dans ce billet (je suis étudiant et j'ai travaillé tout l'été pour pouvoir me payer ce voyage).
Je remercie d'avance tous ceux qui s'intéresseront à mon témoignage et à ma demande désespérée d'aide.
Dimanche j'ai trouvé un billet très intéressant sur le site de TerminalA: pour la somme de 693 euro j'avais un allé retour direct avec air France du 9 au 24 aout.
Mais voila lorsque j'ai reçu la confirmation de la réservation je me suis rendu compte que le billet confirmé n'était pas le bon, au lieu d'un retour pour le 24 j'ai eu un retour pour le 16, ce n'est plus air France qui assure le vol mais des compagnies étrangères car il y'a maintenait une escale à l'allé et une autre au retour.
Comme il était dimanche je ne pouvais rien faire, j'ai donc attendu Lundi pour contacter le service client de TerminalA pour modifier la date de retour voir même annulé le billet si cela était possible.
Coup du sort le billet n'est ni modifiable et encore moins remboursable. Après avoir bien insisté, un agent téléphonique m'informe que tout dépend de KLM car TerminalA n'est qu'une plateforme de réservation. Je devais appelé KLM pour leur demandé une modification en ce qui concerne la date de retour car le billet leur appartient, ce que j'ai fait immédiatement.
Après des heures de communications, j'étais au même point: Ni TerminalA ni KLM ne voulait endossé la responsabilité de cette erreur de dates. J'ai donc demandé à ce que TerminalA contacte KLM pour voir ce qu'ils pouvaient faire, résultat ni KLM ni TerminalA n'ont accepté cette demande, pourtant elle m'a été suggéré par un des agents téléphoniques.
La seul solution qui m'a été proposé a été de rédigé un e-mail à l'attention du service client de TerminalA pour leur demander de s'arranger avec KLM.
Je suis vraiment perdu et surtout dégouté car j'ai investi dans ce billet (je suis étudiant et j'ai travaillé tout l'été pour pouvoir me payer ce voyage).
Je remercie d'avance tous ceux qui s'intéresseront à mon témoignage et à ma demande désespérée d'aide.
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la temp��te et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la temp��te et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Contrôle abusif à l'aéroport Roissy sur un vol El Al (compagnie aérienne nationale israélienne) English translation pending
Bonjour,
J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.
En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.
La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.
Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.
Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.
S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?
A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").
Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).
Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,
A+
J'ai pris un vol ElAl ce matin (Paris => Jérusalem), j'ai fait l'objet d'un contrôle sans fin à Roissy. Ca a duré plus d'1 heure, tout s'est passé en anglais (les gars ne parlaient pas français), ils ont voulu que je leur montre mes relevés de comptes bancaires, mes mails perso, mails pro pour prouver tout ce que je disais.
En fait pour la plupart des questions ils me demandaient si j'avais de quoi prouver ce que j'avançais, via un mail par exemple. Comme j'ai répondu oui ils m'ont amené dans une salle derrière les bureaux d'enregistrements et m'ont demandé de leur montrer depuis un ordinateur.
La discussion a pris des disgressions hallucinantes : Lui : ou êtes vous parti à l'étranger pour la dernière fois Moi : Los Angles Lui : pourquoi Moi : business Lui : vous avez rencontré qui ? Moi : mon avocat (je bosse dans la production ciné) Lui : quel est son nom, à quoi il ressemble, vous avez un échange de mail pour prouver cette rencontre.
Tout ca a duré plus d'une heure et ça a commencé avant même l'enregistrement de mon bagage, ils ont des espèces de comptoires (Roissy 2A) pour les vérifications de routines mais là on allait bien au delà des questions du genre "avez vous fait votre bagage tout seul". J'ai été le seul à qui ils ont posé toutes ces questions, en même temps je me suis aperçu une fois dans l'avion que j'étais peut-être le seul goy.
Bref, ca me serait arrivé à Tel Aviv j'aurai compris mais là je ne comprends pas comment un type qui ni policier ni même français peut se permettre d'éplucher les mails et les comptes bancaires des passagers sur le sol français, ce type n'est qu'un employé d'ElAl et apparemment j'étais le cobaye pour sa formation (il allait reporter à son boss toutes les 10 minutes). Tout s'est passé en anglais, aucun des deux ne parle français.
S'il y a des juristes sur le forum ca vous semble pas un peu limite ? J'ai peut être trop regardé la TV mais il m semble qu'un policier français a besoin d'un mandat pour aller fouiller dans les données perso d'un citoyen lambda, un type de la sécurité d'ElAl qui n'est ni policier ni français est il au dessus des lois ? La zone du comptoir d'enregistrement à Roissy est elle sous juridiction israëlienne ?
A Tel Aviv le passe de la sécurité à pris 5 secondes montre en main (> "First time in Israel", >> "yes", > "ok, have a nice trip").
Info sur mon 'profil' : 29 ans, pas mal de tampons sur mon passeports, certains un peu exotiques (Namibie, Lesotho, Colombie, Panama...) d'autres moins (USA) mais aucun de leur "axe du mal" (Syrie, Iran...).
Merci à ceux qui ont quelques compétences juridiques pour leurs avis,
A+
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (1ère partie) English translation pending

40 jours dans le sud-ouest américain
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (1ère partie)
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Genèse de notre voyage Lors du départ de nos amis Laurence et Jean-Pierre pour Los Angeles (pour le boulot de JP) en 2008, ce dernier nous a dit « vous savez où vous passerez vos prochaines vacances ». Pratiquement un an plus tard, après une préparation que je pense pouvoir qualifier d'intensive, nous voici à l'aube de notre « grand périple ».
Quelques chiffres pour résumer :départ le 16 mai et retour le 25 juin (je pioche dans mon compte épargne-temps), 30 jours de randonnées et visites, principalement nord Arizona et sud Utah, environ 6200 km de prévus, 6 nuits d'hôtels et 3 chez l'habitant (pour le reste, ce sera dans la voiture).Deux thèmes principaux ont orienté ce voyage :paysages et miracles de l'érosion, traces de civilisations anciennes (précolombiennes).

Vous pouvez trouver (plein) d'autres photos à l'adresse suivante : http://picasaweb.google.com/isap29
Préparation Isabelle me laissant le soin de la préparation, je commence par les guides standards : le Routard (toujours mon préféré) Californie et Parcs de l'ouest américain, le Futé, Hachette et Lonely Planet. Je surligne abondamment sans trop restreindre (je laisse quand même tomber Yellowstone, trop haut pour cette fois). Des vacances pluvieuses à Belle-Île en août 2008 me permettent d'établir un fichier Excel avec tous les points sélectionnés et les infos associées. Un ami me fait découvrir Google Maps (quel plaisir et quel outil) et je génère une première carte. Oups ! Plus de 7500 km en n'ayant pris que les points principaux soit, au minimum, plus de 10 000 au final. Restrictions drastiques : je supprime le Colorado et le Nouveau-Mexique, San Francisco (au grand dam d'Isabelle) et Yosemite. On arrive à 4200 km, ce qui semble déjà plus raisonnable. J'estime, à la louche, la durée à 30 jours, plus le temps chez nos amis (on va là-bas aussi pour les voir et être avec eux), d'où environ 40 jours. Heureusement, je possède un compte épargne-temps au travail et, après discussion avec mon responsable, accord de principe pour cette durée. Nous pouvons continuer la préparation. Commence alors la recherche sur internet et bingo : je découvre ouestusa.fr, merveilleux site (et je pèse mes mots) qui fait que notre voyage passe de standard à amélioré (hors des sentiers battus) et grâce auquel je commande Photographing The Southwest (tomes 1 et 2), splendides ouvrages qui ne nous quitteront plus (ils étaient même dans nos sacs à dos lors de certaines randonnées). D'autres sites, français, allemands et américains, me permettent de compléter nos informations. Je découvre ensuite VoyageForum et re bingo : des comptes-rendus à couper le souffle, des discussions menées tambour battant par des habitués de ce grand-ouest. Je m'inscris, pose assez vite mes premières questions et, rapidement, noue mes premiers contacts avec un des piliers du forum Amérique du nord, Sedonax (que je ne remercierai jamais assez). Jeu de questions-réponses, mails perso et communications téléphoniques me permettent de finaliser le programme. J'en profite pour remercier ici tou(te)s ceux qui m'ont aidé dans la préparation car Philippe (Sedonax) n'a pas été le seul à répondre à toutes mes questions et, pour un voyage comme celui-ci, il y en avait ! Laurence d'Angers m'a fait découvrir (même si c'était indiqué dans PTS) la cartographie sur PC de National Geographic, formidable outil pour la préparation, permettant entre autre de générer une base de points GPS pour garnir Tomtom et GPS de rando et d'imprimer toutes les cartes souhaitées. La carte finale est prête et Excel indique 6500 km en 30 jours ; oups ! Mais seules quelques étapes seront un peu longues, surtout dans les premières. Un Tomtom avec cartographie US (prêté) est chargé de nous conduire où nous voulons (254 points chargés) ; comme nous avons le même en version française, nous ne serons pas dépaysés. Un point que j'allais oublier, et non des moindres : le logement. Au départ, hôtel puis, rapidement hôtel+voiture pour, assez vite, passer à voiture+hôtel et finir par voiture et quelques rares fois hôtel et gite. Pratiquement pas de réservations, mais toutes par internet : 3 nuits d'hôtel dont Las Vegas, 2 nuits au camping (Grand Canyon sud et Bryce) et un gite + rando chez un guide local. Le reste se fera au fil de l'eau, en fonction de la route et de l'avancement, des envies et de la fatigue, même si tous les points de chute sont préprogrammés. La période a été choisie pour éviter les trop grosses chaleurs et en fonction de 2 contraintes personnelles incontournables. C'est aussi la température qui nous fera commencer notre boucle par le sud Arizona.
Samedi 16 mai Je passe rapidement sur la partie la moins intéressante du périple, à savoir le départ en voiture de Brest vers Paris et le vol. Pratiquement 100 kg de bagages pour nous deux, répartis dans nos 4 sacs de plongée, plus chacun nos 2 bagages cabine. Arrivée à Roissy entassés dans la voiture de l'oncle d'Isabelle (merci à lui), sortie des bagages et direction le comptoir de British Airways ; accueil très sympathique, pesée des bagages (ouf, tout est OK, pas de surcharge) et en route pour l'embarquement. Et là, vidage complet de ma valise cabine, les gabelous n'auraient jamais vu çà : une valise bourrée d'appareils photos, caméscopes, disque externe, onduleur, accus divers, bref, tout ce que nous n'avons pas voulu mettre en soute car fragile et d'autant plus que Heathrow à la sinistre réputation de perdre les bagages. Arrivée à Londres, refouille de ma valise et départ vers la patrie de l'oncle Sam, but de notre périple. Décollage avec un poil de retard (il est 16h40), mais qu'importe, nous partons. Isabelle est près du hublot et nous avons le caméscope à portée de main (sa petite taille fait ici merveille). Quelques vues splendides du Groenland,
survol du Canada,
Baie de Hudsonet de la partie ouest des USA,
Vue sur les Montagnes Rocheusesl'approche de Salt Lake City,

Champs irrigués (il suffit de voir les formes)aperçu de quelques zones « rouges » entre SLC et Las Vegas

et nous atterrissons à Los Angeles (il est 18h33, heure locale).
Sur les conseils avisés de JP, nous nous pressons pour arriver dans les premiers à l'immigration. Il faut toujours remplir dans l'avion le formulaire vert, malgré l'obligation de l'ESTA. À part le fait qu'il semble ne pas comprendre mes explications sur nos conserves de foie gras, l'officier d'immigration est plutôt sympathique. Récupération des bagages (un peu d'appréhension, mais tous sont finalement là) et direction la douane (ok) puis la sortie où JP doit nous attendre (un point de rendez-vous à l'extérieur est prévu au cas où). JP est finalement un poil en retard (il vient de se ramasser une prune) et en route pour Thousand Oaks, à l'ouest de LA, lieu de villégiature de nos amis et notre havre pendant notre séjour, quand nous ne serons pas sur la piste. Bien qu'il soit assez tard, le trafic est intense et ce premier contact avec la circulation aux USA est impressionnant (freeways à 4, 5 voire 6 files dans chaque sens et, ici, contrairement à chez nous, on dépasse sur n'importe quelle file, ce qui oblige à une attention accrue). Arrivée à Thousand Oaks à 20h48.
Après quelques instants de retrouvailles avec Laurence et Noé leur petit garçon de 4 ans et demi, nous passons à table, mais la fatigue commence sérieusement à se faire sentir ; pour nous, métropolitains, il est environ 6h du matin.
Dimanche 17 mai Après une nuit entrecoupée de réveils dus au jet-lag, levée matinale (pour moi) et plouf dans la piscine. À 5h du matin, ça réveille bien ! Au programme de la journée, visite de LA. Quelques courses pour le pique-nique et c'est parti. Griffith Observatory avec vue sur la colline où sont implantées les fameuses lettres HOLLYWOOD,
mais une brume assez tenace nous masquera en partie la vue. À l'intérieur, un pendule de Foucault démontre la rotation de la terre.

Déjeuner sur l'herbe, en dessous du parc. Isabelle et moi allons photographier 2 arbres qui sortent de l'ordinaire, l'un aux fleurs bleues, l'autre rouges, mais sans feuilles. Le premier est finalement un Jacaranda mimosifolia, arbre originaire du Brésil ; le deuxième, un Erythrina flabelliformis.

Pour finir le repas sur une note sucrée, une glace sur Hollywood Boulevard. Nous faisons connaissance avec la gente américaine et, pour une fois, nous avons presque l'impression d'être sveltes. Remontée du mythique boulevard, vision réelle des fameuses étoiles, déambulation parmi la foule et les artistes mimant les héros du monde cinématographique (Dark Vador, Superman, Sponge Bob, …).

Ensuite, visite de quelques rues de Beverly Hills où nous avons la surprise de découvrir un chacal et après quelques allers et retours dans Bel Air où l'on ne voit pas grand chose tant les propriétés semblent immenses, retour vers Thousand Oaks.

Apéro, piscine et jacuzzi nous aident à patienter en attendant le barbecue, préparé par JP.

Lundi 18 mai Départ pour Universal Studios où nous passons la journée entre les diverses attractions et les reconstitutions de scènes de films avec explications.

Mardi 19 et mercredi 20 mai Nous mettons notre amie Laurence à contribution pour faire les courses : glacière électrique, chapeaux, chaussures de marche (seconde paire), batterie de cuisine, réchaud, bidons pour l'eau et l'alimentaire ; on dirait un départ pour le fin-fond de l'Afrique 😉. À la fin de la journée, Laurence en a marre et nous aussi. Le lendemain, départ pour LAX pour y déposer Annabelle, la baby-sitter de Noé (qui rentre en France) et arrêt chez Alamo pour récupérer la voiture. Pas de problèmes spécifiques, mais heureusement que Laurence est là, car je ne comprends pas tout (euphémisme) ce que l'on me dit. Signatures du contrat et nous voici sur le parc, pour choisir notre compagnon de route ; je tiens à la main une feuille de papier où sont notés les modèles de véhicules recommandés sur VF, notamment par Philippe. Je parcours rapidement 2 fois la zone du parc où nous devons choisir et rien, nada ! Aucun des véhicules de ma liste ne correspond. Désappointé, je rejoins mes 3 femmes (Isabelle, Laurence et Annabelle) qui semblent avoir jeté leur dévolu sur un Toyota Sienna LE. Ce véhicule semble être le plus grand de ceux disponibles et comme j'ai déjà eu dans les mains 2 véhicules 4*4 de chez Toyota, je ne prête pas d'attention spéciale à ce point (grossière erreur, mais j'ai déjà dit que j'étais désappointé, non ?) et, quelques instants plus tard, nous voici partis après l'état des lieux. Il ne nous reste plus qu'à rentrer à Thousand Oaks tous seuls, mais avec notre Tomtom oh combien apprécié ! La conduite sur les immenses freeways avec des véhicules qui vous doublent de partout et sans trop savoir où l'on va est tout de même assez stressante la première fois. Arrivés à bon port, nous commençons par enlever les 3 sièges centraux que nous laisserons dans le garage et à rabaisser les 2 sièges arrières qui rentrent complètement dans le plancher. JP, rentré du travail, nous fait remarquer que notre véhicule n'est pas un 4*4 ; vérification physique (pas de pont arrière) et sur la notice : notre véhicule est un 2wd, point final. Quelques instants de panique (JP nous propose de repartir à LA, mais c'est tout de même à presque 1h30 de route) et je finis par jeter l'éponge : on garde notre véhicule et on modifiera le programme en conséquence. Pendant que je vais acheter un téléphone, Isabelle prépare notre carrosse pour les 30 jours et nuits à venir : pose d'une bâche sur le plancher, installation du matelas et des duvets, de la glacière et de tout le fourbi acheté la veille. Avec un peu d'organisation, tout prend sa place relativement aisément. Le soir et le matin, il nous suffira d'à peine un quart d'heure sans se presser pour passer de la position jour à la position nuit (tout ce qui gêne passe sur les sièges avant) et réciproquement.

En anticipant sur la fin de ce compte-rendu, je peux écrire que nous avons sans doute fait le bon choix tellement ce véhicule fut confortable, même si la fonction 4 roues motrices nous a un peu manquée. Le confort gagné a sûrement permis de passer outre à certains petits problèmes.
Jeudi 21 mai Départ pour Joshua Tree. Nous croisons nos premiers champs d'éoliennes
et arrivons au Visitor Center peu avant 15h. Il est temps de manger, non ? La bière dans la glacière est bien fraîche alors qu'il fait 32°C dehors ; cela nous permet d'envisager la suite avec sérénité. Un petit vent soutenu rend la température extérieure agréable.Balade à Barker Dam, notre premier contact avec le « désert », les cactus et les pétroglyphes.

Le barrage ne retient presque plus d'eau et nous ne sommes qu'en mai ! Mais il ne sert plus qu'aux animaux sauvages.

Pour notre découverte des pétroglyphes et pictographes, je reste un peu sur ma faim car un panneau indique que nombreux sont ceux qui ont été peints par dessus récemment. Ce que nous voyons n'est donc pas forcément original, mais nous nous rattraperons par la suite.

Courte balade à Cape Rock parmi les Joshua Trees, les yuccas et les cactus,
suivie par un aperçu brumeux de la faille de San Andrea à partir de Key View.Il est quasiment 19h et il est temps de nous préoccuper de l'endroit où nous allons passer notre première nuit : le camping de White Tank. Nous découvrons ce type de camp semi-primitif où tous les emplacements sont définis avec leur parking, l'endroit du feu et/ou du barbecue ; les WC chimiques un peu plus loin ainsi que le système d'enveloppe. Ici, tout fonctionne à la confiance (cela ne marcherait pas longtemps chez nous), on complète une enveloppe avec les renseignements demandés (véhicule, nombre de personnes et de nuits, montant à payer), on découpe le talon de cette enveloppe que l'on place sur l'emplacement choisi (une pince est prévue à cet effet) et on glisse l'enveloppe plus la monnaie dans son réceptacle et c'est tout. C'est le fonctionnement premier arrivé, premier servi que nous retrouverons dans de nombreux endroits.
Avant le diner, petite rando à Arch Rock, juste au pied du camping et coucher de soleil.

Apéro puis diner sur la table avec utilisation du réchaud, tout marche comme sur des roulettes. Il ne reste plus qu'à étrenner notre couchage. Bilan de la journée : 5 km de marche et 222 miles de parcourus.
Vendredi 22 mai

Réveil à 5h20 ; sûrement des restes du jet-lag. Il fait déjà 17°C. La nuit s'est relativement bien passée, pas trop chaud (c'était un peu la crainte), ni trop mal au dos. Isabelle dégonfle un peu son matelas et moi, je vire mon oreiller que je vais remplacer par ma polaire, il faut bien qu'elle serve à quelque chose. Rangement du véhicule (position jour), toilette, petit-déjeuner et nous voilà partis (6h48) pour Cholla Cactus Garden. En cours de route, découverte des buissons d'ocotillos qui ne sont pas des cactus.

Ce petit jardin mérite pleinement que l'on s'y arrête : nous y sommes restés 1h15 et sans aucun regret ; il s'agit d'une balade documentée, avec des points d'arrêts expliqués qui nous permettent de faire plus ample connaissance avec la flore du désert.
Cholla cactus
Squelette d'un Cholla défuntNous quittons le parc de Joshua Tree vers 9h10, direction Tucson (prononcer Toussonne) via Phoenix en Arizona. Une heure après, passage de la frontière d'état et découverte (coïncidence ?) de nos premiers cactus Saguaro. Même si Monument Valley est encore loin, nous voici plongés dans l'atmosphère Western ! La traversée de Phoenix se fait au rythme des radars, très fréquents sur les freeways (fixes et mobiles) ; vers 12h15, coup de pompe et je m'arrête pour confectionner un café. Notre thermoplongeur est très pratique et on pourrait presque le faire en roulant car notre provision d'eau (plus de 12 gallons) nous le permettrait aisément. Déjeuner sur une aire de repos vers 13h30 et arrivée au camping de Gilbert Ray à 15h37. Ce terrain parmi les cactus est très plaisant, même si sans ombre (nous n'y passons que la nuit) ni douche. Choix de l'emplacement, réservation par le système d'enveloppe et départ pour le Visitor Center de Saguaro National Park (il fait 28°C).

Après présentation du Pass (donné par nos amis Monique et Yves) et d'une pièce d'identité (ce sera souvent le cas), achat de cartes postales (ce sera systématique dans tous les VC car elles sont généralement belles), d'un livre sur la flore de l'Arizona et nous voici partis pour quelques balades dans la zone ouest du parc :Hohokam Road : balade sur une piste en partie en sens unique parmi les Saguaros (et autres cactus) ; certains sont encore en fleurs et d'autres, totalement détruits, nous laissent voir leur architecture intérieure.



Signal Hill et ses pétroglyphes : en bons français, nous ne pouvons rester derrière les barrières, tant ils sont nombreux, mais nous essayons de faire attention (je suppose que tout le monde dit la même chose).
Nature Trail que nous attaquons vers 19h : ici aussi, balade parmi les cactus de toutes sortes et de toutes formes.


Le soir, nous allons diner dans une petite cantine mexicaine recommandée par le Routard, El Torero. Un peu bruyant car une famille fête un anniversaire, mais très agréable et copieux ; nous n'avons pas pris de dessert mais notre addition était déjà prête ! Retour au camp vers 21h10 et extinction des feux vers 22h.
Samedi 23 mai Réveil à 5h30, les tourterelles roucoulent et le ciel est assez nuageux (pommelé dit Isabelle). À 6h20, il fait déjà 21°C. Nous partons à 7h15 pour Arizona Sonora Desert Museum, situé à moins de 5 mn du camping. Ce parc zoologique permet de voir un condensé de la faune et de la flore du sud Arizona ; nous y avons consacré environ 4h, mais il mériterait une journée, surtout avec des enfants.



Juste avant de partir, nous repassons par le repaire des pumas pour essayer de les apercevoir car ceux-ci étaient cachés dans leur tanière lors de notre premier passage. Et là, youpi, ils sont sortis et on peut les admirer (de loin !) et les photographier. Il y en a même un qui fait ses griffes sur un tronc d'arbre.

Départ vers 11h10 pour Grand Canyon South, via Phoenix et ses travaux routiers nord et sud. On retrouve les Saguaros et le sol devient rouge. Casse-croute rapide à Sunset Point Rest Area, entre Phoenix et Flagstaff, sur la I17 (28°C), avec un bel ocotillo.

Au niveau de Sedona, une bonne pluie nous fait moins regretter de ne pas avoir prévu de nous y arrêter malgré les nombreuses recommandations ; nous sommes à 5 000 ft au mile 304 et il ne fait plus que 19°C. Les arbres sont verts et il n'y a plus de cactus. La route continue à monter (6 000 ft au mile 311) et traverse une forêt de conifères. À Munds Park (près de Flagstaff), très gros nuages gris foncé et, très vite, grosse pluie ; il ne fait plus que 11°C. Après Flagstaff, scenic road 180 qui traverse, dans la zone des 8 000 ft, une forêt de trembles au tronc blanc et de conifères.

Passage rapide au « péage » de Grand Canyon sud grâce au Pass ; il y a des restants de neige sur le bas côté. Nous prenons possession de notre emplacement (n° 293) à Mather Campground à 17h53. Finalement, la route ne nous a pas parue trop longue, même si les travaux avant et après Phoenix nous ont bien ralentis. Départ à pieds pour Yavupai pour le coucher de soleil, qui sera raté vu la météo ;



20h, fin de la séance photos et retour au camp.
Dimanche 24 mai Réveil à 4h pour attraper la navette bleue puis verte pour voir le lever de soleil à Yaki Point.

Une escouade de japonais est montée à Market Plaza, vraisemblablement pour partir à l'assaut de South Kaibab Trail. Ciel encore assez chargé, il fait frais mais c'est logique vue l'heure. Nous ne sommes pas seuls, mais c'est loin d'être la foule de la veille.


Retour vers 7h au camp après avoir vu des mules deer près du Visitor Center et à l'intérieur du camp.

Départ pour Hermit Rest vers 8h15 et pratiquement une heure plus tard, nous démarrons à Trailview Overlook par un aperçu sur les chemins de randonnées à l'intérieur du canyon.

Après être passés successivement à Maricopa (froid et pluie),
Powell Point, nous arrivons à Hopi Point où nous trouvons enfin une vue assez dégagée sur le Colorado. Un floridien (habitant de la Floride, quoi !!!) nous dit que la couleur boueuse du Colorado est due aux orages des jours précédents. Nous en profitons pour discuter un peu avec lui, entre autre de l'Europe qu'il a un peu visitée et du Grand Canyon qu'il a déjà vu à l'époque où il n'y avait pas de garde-fous partout.

De Hopi Point à Mohave Point, il est impératif de faire le chemin à pieds et, si vous n'avez que peu de temps à consacrer à la rando, faites au moins celle-ci tellement la vue est belle. Retour vers le camp et discussion avec la chauffeuse de navette à propos des arrêts : la carte du document en français est fausse, consulter celle en anglais.

Orage et coup de fil à mon père pour son anniversaire (et merci à JP qui nous a dépanné). Arrivée au camp et de nouveau des mules deer. Pluie une fois de plus qui nous contraint à manger à l'intérieur de la voiture ; la glacière est en route, ainsi que l'onduleur pour recharger les batteries des appareils photos. À un moment donné, l'onduleur fait entendre un sifflement strident et s'arrête ; je suspecte un dysfonctionnement mais non, c'est tout simplement la batterie de la voiture qui vient de passer sous un certain seuil (<12 volt ? ). Évidemment, impossible de démarrer ! La guigne (et je reste poli). Que faire ? Je cherche dans le contrat de location (Alamo) et ne trouve pas grand-chose. Nous décidons d'essayer de les appeler sur un téléphone fixe (notre forfait portable étant limité) ; il y a des cabines à l'entrée du camp. Pas de pb pour les joindre, mais incompréhension totale au bout du fil. Je finis par demander à un membre de l'équipe du camp (Gloria, très sympathique et surtout très serviable) qui, après plus de 10 mn au téléphone avec Alamo, a fini par les envoyer balader et nous a appelé un dépanneur local (avec notre accord, évidemment). Entre temps, Alamo m'avait imposé de prendre un contrat « Dépannage » pour intervenir (je ne me souviens plus du montant). Bilan : une heure plus tard et 75$ en moins dans le porte-monnaie, la voiture démarre (intervention de moins de 3 minutes, pas un bon point pour Alamo). Le dépanneur nous conseille de présenter la facture à Alamo au retour, ce que nous ne manquerons pas de faire.
Vers 18h30 (après-midi perdu donc pas de descente dans le canyon), départ vers Shoshone Point (découvert sur Ouestusa.fr) pour le coucher de soleil. Ce point est très facile à trouver (1.3 mile vers l'est après l'embranchement de Yaki Point) mais pas du tout indiqué ; parking aisé et petite balade assez courte (3.6 km aller-retour) et nous arrivons au bord du canyon.

Il n'y a personne ; quel changement par rapport à hier soir à Yavupai ! Quelques instants plus tard, 2 personnes arrivent et s'étonnent de nous trouver là : « Mais comment avez-vous trouvé cet endroit ? » nous demande une voix en français mais avec un accent non américain. Après discussion, il s'agit d'une allemande installée aux USA et de son ami américain qui habitent Flagstaff ; la séance photos terminée, nous partageons le verre de l'amitié avec un peu de vin australien qu'ils avaient apporté.

Retour au camp, diner et dodo à 22h.
Lundi 25 mai Réveil 5h, il fait 7°C, le temps est clair avec quelques petits nuages. Départ du camp vers 6h20 pour les dernières photos du Grand Canyon rive sud : Grandview Point et Moran Point avec, à ce dernier arrêt, une belle vue sur le Colorado.

Sur la route, quelques photos de Humphreys Peak, plus haut sommet de l'Arizona (3851 mètres)
et, ensuite, petite portion de la 66 vers Flagstaff pour le fun.

Arrivée à 11h à Holbrook pour vérification de la réservation d'hôtel : tout est ok, mais trop tôt pour avoir la chambre. Départ pour Petrified Forest.


Première (courte) balade à Giant Logs où nous voyons déjà très bien (il n'y a quasiment personne) ces troncs fossilisés que l'on peut admirer dans leur intégralité, souche comprise. Heureusement car nous zappons involontairement Long Logs.

Nous poursuivons par Crystal Forest où nous trouvons déjà davantage de monde (il devient parfois dur de prendre une photo sans personne dessus). Vent à décorner les bœufs ! Véritable forêt (couchée !) de troncs aux jolies couleurs, mais il est vrai que nous aimons tous les 2 la minéralogie.

Départ pour Blue Mesa avec un ciel de plus en plus chargé.

Le manque de lumière ne fait pas ressortir les couleurs comme il faudrait, mais c'est une balade intéressante dans ce genre de sol nouveau pour nous, les « badlands », sorte de boue solidifiée au fil des âges et où l'érosion frappe très fort. Cette érosion nous permet d'ailleurs de constater que la majorité des « cailloux » sur lesquels nous marchons sont en fait des débris de bois fossilisé.

Nous découvrons même, au fond, quelques teepees,
avant de voir les « vrais » un peu plus loin sur la route.

À Newspaper Rock, des pétroglyphes tellement protégés que le téléobjectif est indispensable.

L'arrêt suivant à Puerco Pueblo nous permet d'en voir d'autres, un peu plus près, mais le téléobjectif reste utile.

Des ruines d'habitations complètent la visite.
The Plaza
KivaAprès être passés au dessus de la I40, nous abordons la partie Painted Desert. Arrivés à Lacey Point, il est 15h passé et nous avons faim ! Casse-croûte léger sur le pouce ; le ciel est de plus en plus chargé et, au nord, des éclairs zèbrent le ciel.

Nous nous arrêtons aux différents points de vue et,
Chinde pointà Kachina Point, nous pensons descendre un peu dans le wash mais, après avoir attaqué la descente, la chaleur, la pente et les gros risques d'orage nous font remonter rapidement.
Kachina PointNous en profitons pour une courte visite de Painted Desert Inn où nous trouvons un beau spécimen de pétroglyphes de lion des montagnes (puma)
et une magnifique peinture murale Hopi.

Nous quittons ce parc vers 17h et, comme nous ne pouvions pas repartir avec des morceaux de bois fossilisé (interdit), direction un magasin (Petrified Wood Co. Jim Gray's) pour en admirer tout un stock et en acheter un (petit) morceau ; que c'est beau, une fois poli ! Retour à l'hôtel où nous prenons possession de notre chambre. C'est là que nous avons notre premier vrai contact linguistique avec l'Amérique profonde. À la question « à quelle heure est le petit déjeuner ? », notre interlocuteur nous répond « six teurdy » ; enfin..., c'est ce que nous avons compris ! « Six », ça va, mais « teurdy » ? Après quelques valses-hésitations, nous comprenons qu'il s'agit de 6h30, mais j'insiste pour comprendre le fameux « teurdy » ; il s'agit tout simplement de « thirty » avec l'accent local et heureusement que nous avons persévéré, car nous entendrons cette « expression » plusieurs fois. L'hôtel est le Americas Best Value Inn (37, 42€), mais nous ne le recommandons pas (et nous ne sommes pas difficiles).
Mardi 26 mai Réveil à 5h, sauvegarde des photos sur le disque externe, mise en ligne sur Picasaweb grâce au wi-fi, petit déjeuner et départ vers 8h pour le Canyon de Chelly. Sur la route, arrêt au Hubbell Trading Post d'où nous ressortons en courant au vu des prix affichés. Passage au Visitor Center avec découverte d'un hogan (habitation traditionnelle des indiens navajos)
puis direction Antelope House (rim nord). Le chemin nous est indiqué par des « piedrographes » 😉
et après quelques magnifiques vues sur le Canyon del Muerto,
nous découvrons les ruines au pied de la falaise ; par contre, nous avons beau regarder partout, nous ne voyons pas les pétroglyphes.

Retour vers la rim sud et belles vues sur l'entrée du canyon.


Vers 12h45, arrêt à White House Overlook pour faire la balade des ruines que nous apercevons rapidement (d'en haut), mais nous en revenons en courant, sous la pluie !

À 13h52, montre en main, nous finissons de déjeuner dans la voiture et il pleut toujours. Pas question de descendre aux ruines pour l'instant donc départ vers Sliding House Overlook. Il pleut toujours et il fait seulement 12°C ; nous continuons sur Spider Rock, dernier endroit de la visite de ce beau canyon que, personnellement, je trouve à taille plus humaine que le Grand Canyon.


Sur le chemin du retour, la pluie s'arrête, mais il est trop tard pour la rando (et la descente serait sûrement impraticable) et nous en profitons pour photographier quelques fleurs.

Arrêt pipi au Visitor Center (malheureusement déjà fermé) et nous mettons nos montres à l'heure de l'Utah où, à part Monument Valley, nous allons passer les 18 prochains jours. Il est maintenant 17h15 Utah. Nous voici donc partis pour Goosenecks State Park, camping pour les 2 prochaines nuits. Sur la très jolie route dans Carson Mesa, nous rencontrons des paysages dignes de Monument Valley et ce, jusqu'à la sortie de Rock Point ; les photos, prises de la voiture en roulant, ne rendent pas hommage au paysage.

À peine entrés dans l'Utah, nous découvrons un panneau routier « Open Range » (petit clin d'œil pour les amoureux des westerns) indiquant que du bétail peut se trouver n'importe où, même sur la chaussée. Nous rencontrerons souvent ce panneau et, parfois même, du bétail sur la route. Nous arrivons au camping (rustique) de Goosenecks vers 19h30 ; la température extérieure est de 23°C. Après une installation rapide (nous avons maintenant l'habitude), nous allons observer ces fameux Goosenecks ; ce sont des méandres de la San Juan River, mais très resserrés. Leur profondeur fait que la lumière, trop basse sur l'horizon, ne peut éclairer le canyon dans sa totalité. Il faudra refaire des photos plutôt en fin de matinée.


Vers 20h, un autochtone, dans une grande caravane garée au bord du vide, diffuse ce qui semble être de la musique indienne (à un niveau très correct) ; les doigts de pieds en éventail, un ti-punch à la main, nous regardons la nuit tomber sur ces bizarreries de la nature. Au cours du diner, une rafale de vent fait envoler ma serviette de table. Moi, surpris et imperturbable dans mon repas, ne bougeant pas, Isabelle bondit, se précipite alors pour la rattraper, glisse sur les cailloux et ... patatras, s'étale lamentablement. Non, non, elle me dit qu'elle n'est pas bourrée 😉 ! Résultat : une cheville de tordue et le devant de la jambe gauche complètement éraflé, pas top le début du bronzage ! Cet incident n'aura heureusement pas de conséquence pour la suite de notre périple (même si 2 mois plus tard elle en porte encore les traces).
Mercredi 27 mai Lever à 6h ; il fait déjà 22°C et un beau soleil. Comme constaté la veille, la lumière trop rasante ne permet pas de voir la profondeur du canyon. Nous repasserons donc après Mulet Point. À 7h45, nous attaquons (la cavalerie arrive) Valley of the Gods par son entrée est, notre premier contact avec la piste. Un petit ru dès l'entrée, pour nous mettre en forme, et nous voilà partis. La piste ne semble pas présenter de difficultés majeures (pas d'eau, pas de boue, pas d'ornières profondes ; il faut juste faire attention aux trous et ornières ainsi qu'aux passages des torrents (wash) à secs où la violence du flot a pu dégrader le sol, voire y déposer des blocs importants. De très belles vues sur ces falaises érodées qui, paraît-il, sont comme un Monument Valley en miniature. Bel apéritif !
Seven Sailors Rock
Rooster Butte et Setting Hen Rock
Setting Hen Rock
Pinnacles et Battleship Rock
Castle Butte
Balanced Rock et Lady in a TubNous quittons cette vallée à 9h30, après un petit coucou au B&B qui était fermé, et prenons à droite pour gravir la Moky Dugway. Nous sommes sur un plateau et avons l'impression d'aller vers un cul de sac, en butée sur la falaise devant nous ; nous avons beau regarder à droite et à gauche, nous ne voyons pas où la route peut passer. Il faut vraiment arriver au pied de la falaise pour apercevoir les premiers lacets. La route se transforme alors rapidement en une piste gravillonnée (sauf les virages), mais aucun problème pour rouler ; il suffit de faire un peu attention car il n'y a quasiment pas de garde-fou. Il y a plusieurs points d'arrêt pour prendre des photos.

Arrivés en haut, direction Muley Point, pour de nouveaux méandres sur la San Juan River et vue lointaine sur Monument Valley.
Là non plus, la piste ne présente pas de difficulté et nous arrivons rapidement sur le site. Nous sommes un peu déçus car aucune vue sur la rivière, même si les méandres sont nombreux. La vue lointaine sur MV que nous ne connaissons pas encore ne nous a pas marqués non plus.Retour à Goosenecks SP en descendant la Moki Dugway ; c'est toujours plus impressionnant que la montée. Nous y arrivons à 11h30 avec une température de 22°C. Le soleil, nettement plus haut, éclaire maintenant la totalité des méandres, jusqu'au fond ; séance photos et déjeuner sur place.

Quelques marchands ambulants (Navajos a priori) et nous achetons 2 colliers à une grand-mère qui a l'air d'en fabriquer devant nous. Départ pour Mexican Hat vers 12h30 (nos appareils photos sont toujours à l'heure Californienne). Au bout de la route de Goosenecks, le paysage ressemble à des tableaux de sables.

Le rocher qui a donné son nom à Mexican Hat se trouve sur la gauche de la route, mais nous n'en ferons pas le tour car les ornières sont profondes.

L'approche de MV nous offre des paysages somptueux et, comme nous aimons les westerns, nous plonge dans nos souvenirs.

Le premier contact est à Monument Pass et nous nous arrêtons pour commencer le safari photos : la réputation de MV n'étant plus à faire et nous l'avions tellement vue dans les films que nous avions peur d'être blasés. Que nenni, bien au contraire !
Monument Pass : Saddleback, King on His Throne, Stagecoach, Bear and Rabbit et Castel RockComme il est encore un peu tôt, nous en profitons pour aller sur la droite, vers Goulding pour découvrir les prémices.
Je pensais pouvoir faire le tour par Rock Door Mesa et revenir sur la route, mais non, la piste de sable nous entraine inexorablement vers l'ouest. Demi-tour ; une indienne en gros 4*4 s'arrête, l'air un peu revêche mais finalement très aimable, pour nous demander si nous avons un problème.Retour donc vers le monument du jour, Monument Valley. Il est 14h15 et 24 °C au thermomètre. Nous payons nos 10$ d'entrée (le Pass ne marche pas, nous sommes en territoire Navajo !) et nous nous garons sur un parking en plein soleil, parmi les travaux dus au nouvel hôtel. Premières photos sur ce territoire magnifique, mais il faut attendre son tour, car il y a du monde !
Nous apercevons Sentinel Mesa, West Mitten Butte, East Mitten Butte un peu plus au loin, et Merrick Butte sur la droite, avec la piste en contrebas.Vue l'heure, j'hésite un peu sur la suite des évènements et, finalement, nous décidons de prendre la piste pour faire un premier tour rapide et un second, plus tard, plus « approfondi », et avec une « meilleure » lumière (finalement, nous ferons le premier tour tout à fait « normal »). À part les 5 premiers points, que l'on peut faire à l'aller et au retour, pour les autres nous n'avons pas le choix car la piste est en sens unique.
West Mitten Butte et Monument Pass au fond
East Mitten Butte et Merrick Butte
Three Sisters
John Ford's Point (il manque le cheval !)
Camel Butte
Yei Bi Chei et Totem Pole de loin
Big Chair
Rooster Rock et Hunts Mesa en arrière plan, Sand Spring, Yei Bi Chei et Totem Pole
Vue de Artist's Point
North Window
The Thumb devant et derrièreAprès un intermède agréable au Visitor Center (air conditionné), nous décidons de reprendre la piste en nous limitant à quelques points intéressants, de manière à être de retour pour le coucher de soleil.
Gros nuages gris sur Monument PassNous voici de retour à 19h Utah sur la terrasse du Visitor Center pour attendre le coucher de soleil, mais nous ne verrons jamais les superbes couleurs aperçues sur certains sites ou dans les livres (miracles de Photoshop ?).

La journée s'achève et les ombres gagnent la valléeDépart vers 20h30 pour notre seconde nuit à Goosenecks SP (il fait encore 24°C) où nous arrivons 35mn plus tard (19°C) après avoir traversé la queue d'un orage. Philippe nous avait proposé de coucher à Muley Point car le camping sauvage y est autorisé, mais nous n'avons pas voulu attaquer la Moky Dugway de nuit et fatigués (nous sommes debout depuis 6h du matin). Extinction des feux à 22h.
Fin de la première partie.
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie :de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie :de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Un après-midi à Apache Trail (États-Unis) English translation pending
Hello les amis
je finis mon voyage en passant grosso-modo 1 journée (1 fin d'après-midi et une matinée) à Phoenix.
j'ai vu qu'iln'y a pas gand chose à faire dans le coin, et on m'a conseillé pour "tuer" le temps lors de ma fin d'après-midi, de faire l'Apache Trail...
Mais ca a la'ir long et pas très carrossable, à y regarder de plus près. Néanmoins, la partie entre Apache Junction et Tortilla Flat semble faisable.
Pouvez-vous m'en dire plus ? Combient de temps faut-il compter pour faire Scosttsdale-Tortilla Flat aller-retour ?
Merci
A+ 😉
je finis mon voyage en passant grosso-modo 1 journée (1 fin d'après-midi et une matinée) à Phoenix.
j'ai vu qu'iln'y a pas gand chose à faire dans le coin, et on m'a conseillé pour "tuer" le temps lors de ma fin d'après-midi, de faire l'Apache Trail...
Mais ca a la'ir long et pas très carrossable, à y regarder de plus près. Néanmoins, la partie entre Apache Junction et Tortilla Flat semble faisable.
Pouvez-vous m'en dire plus ? Combient de temps faut-il compter pour faire Scosttsdale-Tortilla Flat aller-retour ?
Merci
A+ 😉
Comment accorder un kamel n'goni ou n'goni? (instrument malien) English translation pending
Hi !
Cet instrument est originaire du vieil empire mandingue. Instrument a 8 cordes joue tel que sa soeur la kora (sauf que celle ci a beaucoup plus de cordes).
Bref, l annee derniere, lors de mon passage a Bamako, Mali, j ai pu pratiquer un peu cet instru et en acheter un.
Petit probleme : A mon retour, cet instru s est totalement desaccorde. Impossible pour moi de trouver les bonnes notes. Difficile pour moi aussi de trouver des infos sur Internet.
Quelqu un peut il me filer une aide a ce niveau ?
J aurai pu demander conseils a des maliens/ivoiriens/burkinabes exiles mais habitant en England, pas facile non plus de trouver ce type de personnes (il y a plus de nigeriens, ghaneens, que de mandingues...)
Un grand merci a vous pour votre aide !
Cet instrument est originaire du vieil empire mandingue. Instrument a 8 cordes joue tel que sa soeur la kora (sauf que celle ci a beaucoup plus de cordes).
Bref, l annee derniere, lors de mon passage a Bamako, Mali, j ai pu pratiquer un peu cet instru et en acheter un.
Petit probleme : A mon retour, cet instru s est totalement desaccorde. Impossible pour moi de trouver les bonnes notes. Difficile pour moi aussi de trouver des infos sur Internet.
Quelqu un peut il me filer une aide a ce niveau ?
J aurai pu demander conseils a des maliens/ivoiriens/burkinabes exiles mais habitant en England, pas facile non plus de trouver ce type de personnes (il y a plus de nigeriens, ghaneens, que de mandingues...)
Un grand merci a vous pour votre aide !
Continental Airlines: fiable pour aller aux États-Unis? English translation pending
Bonjour je voudrais savoir si la compagnie aérienne Continental Airlines est fiable, je prévois d'aller aux USA avec cette compagnie.
Quel budget estimez-vous pour un mois au Japon? English translation pending
Bonjour a tous !
Je pars l'année prochaine au Japon pour 1 mois.
J'essaye de reflechir à combien je pourrai estimer mon budget. Pour l'instant je l'estime a 2700€ avec le billet de train. En gros environ: BILLET D'AVION: 800€ NOURRITURE: 300€ ( comme je pars avec 1 amie on assemblera les 2 sommes ce qui donnera 600€) HEBERGEMENT: 450€ + 240€ (nous allons dans une guest house dans la banlieue de Tokyo.)**D'ailleurs je remarque que partir a plusieurs ca nous diminue le prix de l'hebergement c'est un bon point** SHOPPING: 600€ ( je pense que je vais large pour le shopping XD ) TRANSPORT: 400€ ( sachant que nous prendront le JR RAIL PASS 7jours equivalent à 250€ je crois ). Selon vous est ce que c'est assez ? Combien me conseillez vous ?
J'aimerai aussi savoir si vous connaissez le prix de la ligne Tokyu celle la : http://upload.wikimedia.org/..._subway_toei_map.png
Merci beaucoup
J'attends vos reponses avec impatience !
Je pars l'année prochaine au Japon pour 1 mois.
J'essaye de reflechir à combien je pourrai estimer mon budget. Pour l'instant je l'estime a 2700€ avec le billet de train. En gros environ: BILLET D'AVION: 800€ NOURRITURE: 300€ ( comme je pars avec 1 amie on assemblera les 2 sommes ce qui donnera 600€) HEBERGEMENT: 450€ + 240€ (nous allons dans une guest house dans la banlieue de Tokyo.)**D'ailleurs je remarque que partir a plusieurs ca nous diminue le prix de l'hebergement c'est un bon point** SHOPPING: 600€ ( je pense que je vais large pour le shopping XD ) TRANSPORT: 400€ ( sachant que nous prendront le JR RAIL PASS 7jours equivalent à 250€ je crois ). Selon vous est ce que c'est assez ? Combien me conseillez vous ?
J'aimerai aussi savoir si vous connaissez le prix de la ligne Tokyu celle la : http://upload.wikimedia.org/..._subway_toei_map.png
Merci beaucoup
J'attends vos reponses avec impatience !
Retour d'un premier séjour de trois semaines dans l'Ouest américain (8 juin-1er juillet 2009) English translation pending
introduction :
tout d'abord un grand merci pour tous les intervenants de ce forum, grâce à vous j'ai pu concevoir depuis 1 an un circuit et partir découvrir à mon rythme l'ouest usa, sans vous, j'aurai pris un voyage organisé en bus et donc beaucoup de regret à mon retour, donc pour ceux qui se posent la question si le forum est utile, je répond oui et je suis sûr que des milliers de personnes sont dans mon cas.
impression sur mon voyage : de mon premier voyage du 08 juin au 01 juillet j'en reviens avec des souvenirs plein la tête qu'il me faudra plusieurs mois pour digérer. bilan sur place : 6000 km en voiture, 5000 photos numérique ( converti en 1500 photos papiers, de quoi remplir plusieurs albums ), des décors fantastiques, des villes extraordinaires, des gens formidables.....et cerise in the cake, du beau temps de bout en bout ( même à san francisco ) si j'ai quelques conseils à donner pour ceux qui vont partir : - le GPS : à mon avis il reste indispensable dans les villes ( san francisco , los angeles ), et le deuxème avantage, c'est qu'il nous donne en permanence le temps restant jusqu'à destination (utile pour prévoir des arrêts sur le parcours, et il y en a beaucoup ), on peut s'en passer mais c'est à mon avis plus compliqué - la voiture : quel plaisir de rouler aux usa, tout est conçu pour la voiture, route longue, large, pas de péage, pas de bouchon....un conseil si vous le pouvez prenez un SUV, car personnellement j'avais pris une grosse berline, j'avais deux grandes valises, + 1 petite + 2 sacs à dos + 1 glacière ( eh bien c'était un peu juste dans la voiture ) de plus j'ai commé à faire un peu de route non goudronnée dans le parc saguaro, et j'avoue que c'était pas pratique côté garde au sol, dons au bout de 3 jours je suis retourné prendre un SUV ( chevrolet traverse ) et je l'ai eu pour le même prix, mais alors là, du volume, un confort de par la position haute, 7 places + un grand coffre ( je précise que nos étions qu'à 2 personnes ) donc si c'était à refaire je prendrais de suite un SUV - las vegas : j'ai lu beaucoup d'avis positif et negatif sur las vegas, à mon avis c'est à faire au moins une fois, je ne suis pas joueur ( d'ailleurs je n'ai pas mis un dollar dans un casino ) mais il faut voir les decors extérieurs et intérieurs des casinos, de plus les spectacles sont fantastiques ( KA reste un moment fort de ce voyage au MGM ), de plus la ville peut être une ville de repos entre deux étapes de désert ( pas de voiture, piscine dans l'hotel, chambre confortable.....j'étais au luxor et pas de regret ) - un conseil : faire le max de rando ( je ne suis pas un gros marcheur, mais quel plaisir de faire une rando dans bryce canyon, saguaro parc; grand canyon......des grands moments d'autant plus que je voyais par moment les bus arriver à une étape et repartir quelques insatants plus tard en entendant les gens dire " déjà " quel plaisir à ce moment d'être en autonomie - le téléphone : j'ai experimenté le logiciel skype ( merci au forum ) et resultat, une bonne surprise, j'ai pu téléphoner des heures gratuitement ( en liaison avec un autre PC ) qualité identique à un téléphone classique, autrement pour 10 euros j'ai pu appeller les fixes et portables sans problème sur 3 semaines. - internet : j'avais choisi pour mon premier voyage des hotels bien notés, le regret dans ces hotels, c'est que wifi est souvent payant ( 20 dollar pour 24h00, problème survenu au moins 1 hotel sur 2, moi qui croyais que cela ne se voyait qu'on europe, donc si vous utilisez internet, faite une recherche pour voir si l'hotel à le wifi gratuit ( si j'avais su avant .....) - nourriture : aux usa, c'est comme en france, si on veut manger pas chère c'est possible ( après la qualité et le service ...), mais on peut manger dans des très beaux et bons restaurants ( le prix n'est pas le même, voir le spinnaker à sausalito avec vu sur san francisco... pour 100 dollars avec le tips ), et les steaks, énormes et épais, des bons moments au rubys à bryce, et au furnace creek ranch ou le serveur est venu nous apporter toutes les catégories des steaks crus sur un plateau - les animaux : j'ai fait des rencontres formidables avec les animaux dans les différents parcs, comme quoi ce pays est encore un peu sauvage ( des cerfs, des pumas, des milliers d'ecureuils, des serpents à sonnette........) - les parcs : quel decors, entre la couleur orange, les déserts, les cactus, les roches, la neige ( pour yosemite )... formidable et le silence sauf qu'on on rencontre quelques français qui font un boucan d'enfer ( apéro....) sur leur balcon lorsque le soleil se couche sur monument valley au goulding's...j'ai eu honte pour notre pays ce soir là car le reste de l'hotel était d'un calme. devant ce spectacle merveilleux...... - les villes : que du bonheur à san francisco ( le passage du golden gate bridge .....), los angeles, je n'ai pas détesté, je crois même que j'y retournerais, c'est vrai qu'il n'y a pas de centre ville comme en europe, on a l'impression de traverser une banlieue permanente, mais j'ai aimé ( bon c'est vrai que hollywood boulevard ne demande pas 1 journée de visite....), - les gens : quelle gentillesse, comme je ne parle pas beaucoup anglais, bien que je le comprenne, les gens disaient que ce n'étaient pas un problème pour eux, et ils vous expliquent par d'autres moyens ce qu'ils veulent vous dire, encore une fois c'est pas en europe qu'on verrait celà, de plus le service !!!! ils viennent tous les 5 minutes vous demander si ça va ( je sais qu'il y a le tips derrière mais quand même ) - le temps de séjour : au départ je devais partir 15 jours, ensuite en voyant les posts sur le forum j'ai ajouté des jours à mon voyage pour arriver à 22 jours, avec le recul c'était la bonne solution, et je dirais que le temps minimum reste 3 semaines ( voir 4 pour ceux qui le peuvent ), car il y d'abord le décalge horraires ( il faut au moins 4 à 5 jours pour le rattrapper ), ensuite je pense que changer d'hotel chaque nuit n'est pas toujours la bonne solution, j'ai quasiment sur chaque étape ( sauf à death valley, monterey, pismo beach ) pris deux nuits, et là j'ai pu profiter des étapes, car nous arrivions en milieu ou fin d'après midi, donc on avait la soirée et la journée complète du lendemain pour profiter ( deux couchers et lever de soleil )
- conclusion : j'ai aimé ce pays, et je reprogramme déjà un voyage d'au moins 3 semaines pour 2011 ( 2010 pas possible car des travaux importants programmés dans ma maison ), mais je compte me servir de vos séjour pour concocté le mien ( donc je vais vous suivre...), mais comme je me suis servi de ce forum, c'est maintenant à mon tour de donner des avis si vous le souhaitez ( sachant qu'il y a des experts sur le forum, et que je reste un sodat parmi ces maréchaux historiques )
mes hotels : tucson: 3 nuits au loews canyon ventana resort ( superbe hotel ). Tucson reste à mon avis une région dont on ne parle pas trop sur le forum, mais pour moi elle reste une étape incontournable ( par saguaro avec ces randos, cactus fantastiques...) de plus le fait d'y rester 3 nuits sans changer d'étape après mon arrivée en avion m'a permis de prendre mes marques aux usa ( quand j'en voit qu'y arrive le soir et qui parte le lendemain pour des étapes de 600 km, non c'est pas pour moi, chacun son rythme )
grand canyon :2 nuits à l' hotel el tovar ( spendide hotel, au bord de la rive, idéal pour partir de bonne heure faire de la rando....)
monument valley :1 nuit à l' hotel goulding's lodge ( bon hotel, bien situé, avec vue sur monument valley ). une piste que j'ai adoré c'était de faire vally of the god, merveilleux parcours, 2 h00 sans croiser personnes dans des décors superbes ( alors que sur monument valley c'est l'usine )
bryce canyon : 2 nuits à l'hotel bryce canyon lodge dans les westerns cabines ( pittoresques ) et à quelques dizaines de mètres des points de vues, la rando le lendemain, fantastique....
las vegas :2 nuits à l' hotel luxor ( sympa dans la pyramide )
mammoth lakes : 1 nuit à l'hotel alpenhof ( belle étape )
yosemite : 2 nuits à l'hotel wawona ( historique....)
san francisco : 3 nuits à l'hotel argonaut sur fishermann warf ( bien )
monterey : 1 nuit à hotel intercontinental the clement ( bien )
pismo beach : 1 nuit à l'hotel shelter cove lodge ( en face du pacifique )
los angeles : 2 nuits à l'hotel sheraton ( bien situé pour se rendre au parc universal studio, et faire le quartier hollywood, de plus pas trop loin de santa monica....je n'ai pas pu aller sur l'observatoire la route était fermée ( j'ai vu que certains on pu y aller comment ont-ils fait ? )
je souhaite mettre des photos sur les différentes étapes, mais j'avoue que je ne sais pas comment faire, si quelqu'un pourrait m'aider je developperai un peu chaque étape
A+
impression sur mon voyage : de mon premier voyage du 08 juin au 01 juillet j'en reviens avec des souvenirs plein la tête qu'il me faudra plusieurs mois pour digérer. bilan sur place : 6000 km en voiture, 5000 photos numérique ( converti en 1500 photos papiers, de quoi remplir plusieurs albums ), des décors fantastiques, des villes extraordinaires, des gens formidables.....et cerise in the cake, du beau temps de bout en bout ( même à san francisco ) si j'ai quelques conseils à donner pour ceux qui vont partir : - le GPS : à mon avis il reste indispensable dans les villes ( san francisco , los angeles ), et le deuxème avantage, c'est qu'il nous donne en permanence le temps restant jusqu'à destination (utile pour prévoir des arrêts sur le parcours, et il y en a beaucoup ), on peut s'en passer mais c'est à mon avis plus compliqué - la voiture : quel plaisir de rouler aux usa, tout est conçu pour la voiture, route longue, large, pas de péage, pas de bouchon....un conseil si vous le pouvez prenez un SUV, car personnellement j'avais pris une grosse berline, j'avais deux grandes valises, + 1 petite + 2 sacs à dos + 1 glacière ( eh bien c'était un peu juste dans la voiture ) de plus j'ai commé à faire un peu de route non goudronnée dans le parc saguaro, et j'avoue que c'était pas pratique côté garde au sol, dons au bout de 3 jours je suis retourné prendre un SUV ( chevrolet traverse ) et je l'ai eu pour le même prix, mais alors là, du volume, un confort de par la position haute, 7 places + un grand coffre ( je précise que nos étions qu'à 2 personnes ) donc si c'était à refaire je prendrais de suite un SUV - las vegas : j'ai lu beaucoup d'avis positif et negatif sur las vegas, à mon avis c'est à faire au moins une fois, je ne suis pas joueur ( d'ailleurs je n'ai pas mis un dollar dans un casino ) mais il faut voir les decors extérieurs et intérieurs des casinos, de plus les spectacles sont fantastiques ( KA reste un moment fort de ce voyage au MGM ), de plus la ville peut être une ville de repos entre deux étapes de désert ( pas de voiture, piscine dans l'hotel, chambre confortable.....j'étais au luxor et pas de regret ) - un conseil : faire le max de rando ( je ne suis pas un gros marcheur, mais quel plaisir de faire une rando dans bryce canyon, saguaro parc; grand canyon......des grands moments d'autant plus que je voyais par moment les bus arriver à une étape et repartir quelques insatants plus tard en entendant les gens dire " déjà " quel plaisir à ce moment d'être en autonomie - le téléphone : j'ai experimenté le logiciel skype ( merci au forum ) et resultat, une bonne surprise, j'ai pu téléphoner des heures gratuitement ( en liaison avec un autre PC ) qualité identique à un téléphone classique, autrement pour 10 euros j'ai pu appeller les fixes et portables sans problème sur 3 semaines. - internet : j'avais choisi pour mon premier voyage des hotels bien notés, le regret dans ces hotels, c'est que wifi est souvent payant ( 20 dollar pour 24h00, problème survenu au moins 1 hotel sur 2, moi qui croyais que cela ne se voyait qu'on europe, donc si vous utilisez internet, faite une recherche pour voir si l'hotel à le wifi gratuit ( si j'avais su avant .....) - nourriture : aux usa, c'est comme en france, si on veut manger pas chère c'est possible ( après la qualité et le service ...), mais on peut manger dans des très beaux et bons restaurants ( le prix n'est pas le même, voir le spinnaker à sausalito avec vu sur san francisco... pour 100 dollars avec le tips ), et les steaks, énormes et épais, des bons moments au rubys à bryce, et au furnace creek ranch ou le serveur est venu nous apporter toutes les catégories des steaks crus sur un plateau - les animaux : j'ai fait des rencontres formidables avec les animaux dans les différents parcs, comme quoi ce pays est encore un peu sauvage ( des cerfs, des pumas, des milliers d'ecureuils, des serpents à sonnette........) - les parcs : quel decors, entre la couleur orange, les déserts, les cactus, les roches, la neige ( pour yosemite )... formidable et le silence sauf qu'on on rencontre quelques français qui font un boucan d'enfer ( apéro....) sur leur balcon lorsque le soleil se couche sur monument valley au goulding's...j'ai eu honte pour notre pays ce soir là car le reste de l'hotel était d'un calme. devant ce spectacle merveilleux...... - les villes : que du bonheur à san francisco ( le passage du golden gate bridge .....), los angeles, je n'ai pas détesté, je crois même que j'y retournerais, c'est vrai qu'il n'y a pas de centre ville comme en europe, on a l'impression de traverser une banlieue permanente, mais j'ai aimé ( bon c'est vrai que hollywood boulevard ne demande pas 1 journée de visite....), - les gens : quelle gentillesse, comme je ne parle pas beaucoup anglais, bien que je le comprenne, les gens disaient que ce n'étaient pas un problème pour eux, et ils vous expliquent par d'autres moyens ce qu'ils veulent vous dire, encore une fois c'est pas en europe qu'on verrait celà, de plus le service !!!! ils viennent tous les 5 minutes vous demander si ça va ( je sais qu'il y a le tips derrière mais quand même ) - le temps de séjour : au départ je devais partir 15 jours, ensuite en voyant les posts sur le forum j'ai ajouté des jours à mon voyage pour arriver à 22 jours, avec le recul c'était la bonne solution, et je dirais que le temps minimum reste 3 semaines ( voir 4 pour ceux qui le peuvent ), car il y d'abord le décalge horraires ( il faut au moins 4 à 5 jours pour le rattrapper ), ensuite je pense que changer d'hotel chaque nuit n'est pas toujours la bonne solution, j'ai quasiment sur chaque étape ( sauf à death valley, monterey, pismo beach ) pris deux nuits, et là j'ai pu profiter des étapes, car nous arrivions en milieu ou fin d'après midi, donc on avait la soirée et la journée complète du lendemain pour profiter ( deux couchers et lever de soleil )
- conclusion : j'ai aimé ce pays, et je reprogramme déjà un voyage d'au moins 3 semaines pour 2011 ( 2010 pas possible car des travaux importants programmés dans ma maison ), mais je compte me servir de vos séjour pour concocté le mien ( donc je vais vous suivre...), mais comme je me suis servi de ce forum, c'est maintenant à mon tour de donner des avis si vous le souhaitez ( sachant qu'il y a des experts sur le forum, et que je reste un sodat parmi ces maréchaux historiques )
mes hotels : tucson: 3 nuits au loews canyon ventana resort ( superbe hotel ). Tucson reste à mon avis une région dont on ne parle pas trop sur le forum, mais pour moi elle reste une étape incontournable ( par saguaro avec ces randos, cactus fantastiques...) de plus le fait d'y rester 3 nuits sans changer d'étape après mon arrivée en avion m'a permis de prendre mes marques aux usa ( quand j'en voit qu'y arrive le soir et qui parte le lendemain pour des étapes de 600 km, non c'est pas pour moi, chacun son rythme )
grand canyon :2 nuits à l' hotel el tovar ( spendide hotel, au bord de la rive, idéal pour partir de bonne heure faire de la rando....)
monument valley :1 nuit à l' hotel goulding's lodge ( bon hotel, bien situé, avec vue sur monument valley ). une piste que j'ai adoré c'était de faire vally of the god, merveilleux parcours, 2 h00 sans croiser personnes dans des décors superbes ( alors que sur monument valley c'est l'usine )
bryce canyon : 2 nuits à l'hotel bryce canyon lodge dans les westerns cabines ( pittoresques ) et à quelques dizaines de mètres des points de vues, la rando le lendemain, fantastique....
las vegas :2 nuits à l' hotel luxor ( sympa dans la pyramide )
mammoth lakes : 1 nuit à l'hotel alpenhof ( belle étape )
yosemite : 2 nuits à l'hotel wawona ( historique....)
san francisco : 3 nuits à l'hotel argonaut sur fishermann warf ( bien )
monterey : 1 nuit à hotel intercontinental the clement ( bien )
pismo beach : 1 nuit à l'hotel shelter cove lodge ( en face du pacifique )
los angeles : 2 nuits à l'hotel sheraton ( bien situé pour se rendre au parc universal studio, et faire le quartier hollywood, de plus pas trop loin de santa monica....je n'ai pas pu aller sur l'observatoire la route était fermée ( j'ai vu que certains on pu y aller comment ont-ils fait ? )
je souhaite mettre des photos sur les différentes étapes, mais j'avoue que je ne sais pas comment faire, si quelqu'un pourrait m'aider je developperai un peu chaque étape
A+
Voyage de quinze jours en voiture dans l'Ouest américain en juin 2009 English translation pending
Je reviens vers vous car grace à vos conseils j'ai reussi en vain à mettre au point nos vacances de 15 jours au US.
Pour aider certain je vais vous donner notre itineraire + budget + avis!
Nous sommes partit du 20 juin au 5 juillet 2800km parcourus en voiture.
Arrivée Paris las vegas- San francisco Paris, avec escale à Charlotte 15h de voyages en gros!
Tarif: 530€ par personnes pour l'aller retour multi destinations chez US airways qui n est d ailleur pas une compagnie bien terrible mais bon!
Sur place nous avons loué une voiture au depart de notre hotel de las vegas jusqu a san francisco pour 10 jours, 197€ avec toutes les assurances etc. L' essence coutait a peu pres 50centimes d euros le litre donc autant dire pas mal du tout!
On avait pris une voiture au dessus du premier prix une 5 portes c'etait une dodge caliber http://gallery.carreview.com/...dodge_caliber017.JPG.
Sur place nous avons changé 7 fois d'hotels avec des fois ptit dej compris, et pour les 5 nuits a san francisco nous etions hebergés.
Ca nous a couté 3000euros pour hebergement+resto+taxi+voiture+400euros de cadeaux chacuns,
Soit 4060€ pour toutes nos vacances pour 15 jours pour 2 en amoureux.
Le circuit
Arrivé a las vegas au Luxor (hotel que je ne conseil pas, trop poussiereux et insalubre aux etages des chambres) resté 3 nuits. On prend la voiture et on part vers Bryce canon. Nous traverserons le nevada, l Arizona et L utah en 5 heures. Nous nous arreterons à Tropic petite bourgade non lion de Bryce canyon. Où nous avons logé au bryce country cabins, Super petites cabanes confortables au coeur d un petit ranch et au bord de la route. C'etait tres calme, en Juin. Resté 2 nuits! On serait bien resté plus! Les allentours etaient super sympa a faire en voiture!beaux paysages et calme.
En route vers death valley le matin, en passant par Zion cette fois ci, On s'est arreté au Furnace creek ranch il devait etre 17h. Nous avons pausé nos bagages pour une soiree piscine et bar et une nuit.
En route vers LA en traversant vers le nord ouest death valley, Nous arriverons en fin de journée a Venice. (LA) nous posons nos bagages pour 2 nuits au Jolly Roger, decu que ce soit assez loin du centre. Finalement Santa Monica c'etait mieux!
C'est repartit pour 2 heures de voitures et nous arrivons a Santa Barbara. Gros coup de coeur pour la ville, animée, calme, palmier, plage... sympa! On reste une nuit au marina beach motel. Quel bonheur! pas donné! Mais on serait bien resté!!!!
Croyant que Monterey serait mieux nous partons, et là on se retrouve dans la brume causé par le choc thermique entre la chaleur de la terre et la fraicheur de la mer. On longe sur la california 1. On passe par Big sur on se fait un petit gouter bien sympathique a big sur bakery! Puis on s arrete a carmel pour quelques photos embrumées! Magnifique petite ville aux maisons toutes différentes et originales!!! Puis on defait les bagages a Monterrey au borg's ocean front motel. Au bord de la mer ya pas plus proche hotel. Mais Pas trop aimé la ville bien trop touristique! On s'est arreté au Cannery Row antique Mall. Super brocante on est resté 2 heures (point positif a Monterrey),
On reprend la route pensant que santa cruz sera mieux et on s arrete au guest house pacific inn! Quel malheur! Soit l hotel n est pas trop loin du centre ou de la plage (qui sont aux opposés) mais la ville à l air d une ville morte habité par des gens bizarroïdes!!! on ne s est pas sentit très a l aise! Et pas a l hotel non plus! Entièrement ouvert avec l exterieur n importe qui rentre dedans! Bizarre! La ville pouvait etre sympa on s est arreté manger dans une tres bonne pizzeria et manger une bonne glace artisanale! Quelques magasins mais on ne s est pas attardé!
Enfin on trace vers san francisco où un ami nous attends pour nous laisser son appart pour 5 nuits! Il habitait un appart du coté de la zone industriel a l est de la ville, malgres tout c etait bien situé et calme! Il faut savoir que la majorité des usines sont devenues des lofts, donc plutot bien fréquenté!
Donc je conseille bryce canyon et tropic pour dormir. Santa monica pour dormir a LA. Furnace creek ranch pour death valley la ville de Santa barbara et le marina beach motel
Pour moi ne pas trop s attarder a monterey, ne pas aller a santa cruz, LA c est super mais faut etre patient en voiture! San francisco c'est chouette mais un peu dans le vent! Las vegas n'y allez pas pour vous reposer c'est rempli d'americaine en mini jupe là pour faire la fete autour de la piscine avec la sono a fond et la biere de bon matin et jusqu au bout de la nuit, , , Et un peu trop carton pate a mon gout! En tout cas pas vu trop de touristes sur notre passage!
En tout cas super souvenir ca donne envie d y retourner et de traverser tout les etats unis! Pas decu par les Amercians qui sont supers serviables et agreables, et pas decu par les clichés qu on peu avoir en tete et des paysages vehiculés par toutes les series et films amercains! Ils ont vraiement de quoi s inspirer et nous faire rever!
Le circuit
Arrivé a las vegas au Luxor (hotel que je ne conseil pas, trop poussiereux et insalubre aux etages des chambres) resté 3 nuits. On prend la voiture et on part vers Bryce canon. Nous traverserons le nevada, l Arizona et L utah en 5 heures. Nous nous arreterons à Tropic petite bourgade non lion de Bryce canyon. Où nous avons logé au bryce country cabins, Super petites cabanes confortables au coeur d un petit ranch et au bord de la route. C'etait tres calme, en Juin. Resté 2 nuits! On serait bien resté plus! Les allentours etaient super sympa a faire en voiture!beaux paysages et calme.
En route vers death valley le matin, en passant par Zion cette fois ci, On s'est arreté au Furnace creek ranch il devait etre 17h. Nous avons pausé nos bagages pour une soiree piscine et bar et une nuit.
En route vers LA en traversant vers le nord ouest death valley, Nous arriverons en fin de journée a Venice. (LA) nous posons nos bagages pour 2 nuits au Jolly Roger, decu que ce soit assez loin du centre. Finalement Santa Monica c'etait mieux!
C'est repartit pour 2 heures de voitures et nous arrivons a Santa Barbara. Gros coup de coeur pour la ville, animée, calme, palmier, plage... sympa! On reste une nuit au marina beach motel. Quel bonheur! pas donné! Mais on serait bien resté!!!!
Croyant que Monterey serait mieux nous partons, et là on se retrouve dans la brume causé par le choc thermique entre la chaleur de la terre et la fraicheur de la mer. On longe sur la california 1. On passe par Big sur on se fait un petit gouter bien sympathique a big sur bakery! Puis on s arrete a carmel pour quelques photos embrumées! Magnifique petite ville aux maisons toutes différentes et originales!!! Puis on defait les bagages a Monterrey au borg's ocean front motel. Au bord de la mer ya pas plus proche hotel. Mais Pas trop aimé la ville bien trop touristique! On s'est arreté au Cannery Row antique Mall. Super brocante on est resté 2 heures (point positif a Monterrey),
On reprend la route pensant que santa cruz sera mieux et on s arrete au guest house pacific inn! Quel malheur! Soit l hotel n est pas trop loin du centre ou de la plage (qui sont aux opposés) mais la ville à l air d une ville morte habité par des gens bizarroïdes!!! on ne s est pas sentit très a l aise! Et pas a l hotel non plus! Entièrement ouvert avec l exterieur n importe qui rentre dedans! Bizarre! La ville pouvait etre sympa on s est arreté manger dans une tres bonne pizzeria et manger une bonne glace artisanale! Quelques magasins mais on ne s est pas attardé!
Enfin on trace vers san francisco où un ami nous attends pour nous laisser son appart pour 5 nuits! Il habitait un appart du coté de la zone industriel a l est de la ville, malgres tout c etait bien situé et calme! Il faut savoir que la majorité des usines sont devenues des lofts, donc plutot bien fréquenté!
Donc je conseille bryce canyon et tropic pour dormir. Santa monica pour dormir a LA. Furnace creek ranch pour death valley la ville de Santa barbara et le marina beach motel
Pour moi ne pas trop s attarder a monterey, ne pas aller a santa cruz, LA c est super mais faut etre patient en voiture! San francisco c'est chouette mais un peu dans le vent! Las vegas n'y allez pas pour vous reposer c'est rempli d'americaine en mini jupe là pour faire la fete autour de la piscine avec la sono a fond et la biere de bon matin et jusqu au bout de la nuit, , , Et un peu trop carton pate a mon gout! En tout cas pas vu trop de touristes sur notre passage!
En tout cas super souvenir ca donne envie d y retourner et de traverser tout les etats unis! Pas decu par les Amercians qui sont supers serviables et agreables, et pas decu par les clichés qu on peu avoir en tete et des paysages vehiculés par toutes les series et films amercains! Ils ont vraiement de quoi s inspirer et nous faire rever!
Inde: longueur de chaîne pour les trajets en trains et bus? English translation pending
Bonjour
je pars en Inde cet été et je voulais savoir quel longueur de chaine prendre pour les trajets en trains et en bus (mon sac fait 100l) de plus comment sa marche, comment on les installes? j'espère avoir été clair.
Nouvelle classe Première à bord de l'A380 d'Air France? English translation pending
Bonjour,
Le premier A380 d'Air France à sortie son nez il y a quelques jours. Le site corporate d'Air France a annoncé qu'il y aurait 9 sièges Première au pont principal. Bizard car les sièges Première était aujourd'hui 4 ou 8 par avion. Donc pensez-vous comme moi que des nouveaux sièges Première vont faire leurs apparition ?
Le premier A380 d'Air France à sortie son nez il y a quelques jours. Le site corporate d'Air France a annoncé qu'il y aurait 9 sièges Première au pont principal. Bizard car les sièges Première était aujourd'hui 4 ou 8 par avion. Donc pensez-vous comme moi que des nouveaux sièges Première vont faire leurs apparition ?
Aller sur l'île de Jeju gratuitement de Corée English translation pending
Avis a tous les futurs voyageurs en Coree du sud qui voudrait aller a Jeju.
En venant d'effectuer un Europe-Coree, vol Air France/Korean Air, meme sky team, vous pouvez reserver un billet aler retour gratuit (avec vos miles), en business class s'il vous plait.
Resa possibles dans toutes les agences et aeroports du territoire, a partir de Seoul, Daegu, Busan, de 30 mns a 1 h de vol.
Sunhae
Sunhae
Billets d'avion tour du monde ou séparés? English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai pas mal fouille dans le forum deja, mais je n'arrive pas a trouver une idee de solution a mon probleme: Je voudrais partir sur 10 mois sur [ Pitetre Inde ] (parceque apparemment pr aller au Nepal, ca passe pas mal par l'Inde) Nepal / Laos / Cambodge / Vietnam (pr aller par la, ptet un passage en bus par le tibet/chine...) Fidji eventuellement Nouvelle Zelande Australie (Tasmanie, Alice Spring...) Argentine, descente vers la Pantagonie remontee par le Chili ( ou bien l'inverse: chili descente en panta et remontee par l'argentine, puis vol pr perou? ) Perou puis peut etre Bresil si je trouve un plan de transatlantique, et sinon Perou-Fr.
Au niveau des billets d'avion, je peux avoir un billet pour l'Inde pas cher (moins de 150 E) et le retour bresil-fr se ferait eventuellement autrement que par avion... ou bien comme a l'aller avec un billet pas cher.
Maintenant, je me demande si les billets TDM de One World sont prevus integralement pr un depart + arrivee au meme endroit (Paris-...-Paris) ou non... et est ce que finalement ca reviendrait moins cher de prendre les billets separement (j'ai cru comprendre que les prix des billets australie-am du sud sont exorbitants).
Merci pour votre aide
Sandra
J'ai pas mal fouille dans le forum deja, mais je n'arrive pas a trouver une idee de solution a mon probleme: Je voudrais partir sur 10 mois sur [ Pitetre Inde ] (parceque apparemment pr aller au Nepal, ca passe pas mal par l'Inde) Nepal / Laos / Cambodge / Vietnam (pr aller par la, ptet un passage en bus par le tibet/chine...) Fidji eventuellement Nouvelle Zelande Australie (Tasmanie, Alice Spring...) Argentine, descente vers la Pantagonie remontee par le Chili ( ou bien l'inverse: chili descente en panta et remontee par l'argentine, puis vol pr perou? ) Perou puis peut etre Bresil si je trouve un plan de transatlantique, et sinon Perou-Fr.
Au niveau des billets d'avion, je peux avoir un billet pour l'Inde pas cher (moins de 150 E) et le retour bresil-fr se ferait eventuellement autrement que par avion... ou bien comme a l'aller avec un billet pas cher.
Maintenant, je me demande si les billets TDM de One World sont prevus integralement pr un depart + arrivee au meme endroit (Paris-...-Paris) ou non... et est ce que finalement ca reviendrait moins cher de prendre les billets separement (j'ai cru comprendre que les prix des billets australie-am du sud sont exorbitants).
Merci pour votre aide
Sandra
Espaces Affaires et Premiere sur Air France (Suite 2) English translation pending
Le précédent post atteignant les 500 messages, voici de quoi continuer à nous exprimer.
Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.
N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛
Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.
N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛
Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
A-t-on le droit de prendre la couverture distribuée dans l'avion? English translation pending
Bonjour , je me demandais si nous avions le droit d'emporter la couverture mise a notre disposition dans l'avion . De meme pour le contenu de la pochette du siege a t'on le droit de l'emporter ?
Merci
Merci
Évolution de la grippe porcine en Thaïlande et mesures préventives English translation pending
Le Ministère de la Santé a communiqué aujourd'hui:
- 2718 patients ont été affectés à ce jour par le virus.
- On compte 2 nouvelles victimes, portant le total à 11. La première souffrait déjà précédemment d'une pneumonie, la seconde d'un dérèglement de la thyroïde.
- A ce jour, 8 patients sont toujours hospitalisés dans un état critique.
- Le Ministre de la Santé estime que le chiffre des personnes touchées par cette grippe pourrait doubler, voire tripler, au retour des vacances, ce jeudi.
- Le Ministère envisage des mesures pour circonscrire l'évolution, notamment dans les écoles, estimant aussi que les cafés internet pourraient être un lieu important de diffusion du virus.
(propos repris par le Bangkok post)
Donc à titre préventif, pour profiter pleinement de votre séjour, sans paniquer, (vous risquez simplement d'être cloué au lit 4 jours, sympa le voyage...) et en attendant que la vague de contamination arrive en Europe pour la rentrée de septembre, quelques conseils: -lavez vous les mains régulièrement, avec du savon et une serviette sèche. -évitez le plus possible les lieux publics où vous n'avez rien à faire de précis. -mouchez-vous avec des mouchoirs en papier, jetez-les dans les poubelles dès après unique utilisation. -éloignez vous de toute personne qui présente des symptômes grippaux tels que éternuements par exemple, toux ou nez qui coule, ou d'un thaï qui transpirerait. -évitez les cafés internet dans la mesure du possible, les micros-casque bien entendu, et personnellement je vous conseille de passer le clavier avec une lingette désinfectante, même si la possibilité de transmission par contact est infime, ou de porter des gants en coutchouc.
- 2718 patients ont été affectés à ce jour par le virus.
- On compte 2 nouvelles victimes, portant le total à 11. La première souffrait déjà précédemment d'une pneumonie, la seconde d'un dérèglement de la thyroïde.
- A ce jour, 8 patients sont toujours hospitalisés dans un état critique.
- Le Ministre de la Santé estime que le chiffre des personnes touchées par cette grippe pourrait doubler, voire tripler, au retour des vacances, ce jeudi.
- Le Ministère envisage des mesures pour circonscrire l'évolution, notamment dans les écoles, estimant aussi que les cafés internet pourraient être un lieu important de diffusion du virus.
(propos repris par le Bangkok post)
Donc à titre préventif, pour profiter pleinement de votre séjour, sans paniquer, (vous risquez simplement d'être cloué au lit 4 jours, sympa le voyage...) et en attendant que la vague de contamination arrive en Europe pour la rentrée de septembre, quelques conseils: -lavez vous les mains régulièrement, avec du savon et une serviette sèche. -évitez le plus possible les lieux publics où vous n'avez rien à faire de précis. -mouchez-vous avec des mouchoirs en papier, jetez-les dans les poubelles dès après unique utilisation. -éloignez vous de toute personne qui présente des symptômes grippaux tels que éternuements par exemple, toux ou nez qui coule, ou d'un thaï qui transpirerait. -évitez les cafés internet dans la mesure du possible, les micros-casque bien entendu, et personnellement je vous conseille de passer le clavier avec une lingette désinfectante, même si la possibilité de transmission par contact est infime, ou de porter des gants en coutchouc.
Petit tour du monde pour notre voyage de noces! English translation pending
Bonjour,
Voila, nous nous marions en juin 2010 et nous avons abordé le sujet du voyage. On était parti sur l'inde et les maldives mais finalement nous avons une envie bien plus grande lol
On partirait deux mois et nous avons sélectionné plusieurs projets et on ne sait pas si c'est réalisable en deux mois et aussi en fonciton du budget !
Alors voila :
1- Italie Corse sardaigne grèce crète chypre et Eventuellement Egypte 2- Bali Australie New zelande. 3 Antilles -Cuba - St barth et St Martin 4 Ile maurice les seychelles et les maldives 5-Maroc les acores Tenerife Espagne
Bref deja serait il possible de me dire si en deux mois on peut faire ce genre de voyage à deux! Sachant que le 1 et 2 nous interesse bcp!
Ensuite, si quelqu'un à fait ce genre de voyage sans agence, et nous donner son expérience ca serait super!!!!
Merci!!
Voila, nous nous marions en juin 2010 et nous avons abordé le sujet du voyage. On était parti sur l'inde et les maldives mais finalement nous avons une envie bien plus grande lol
On partirait deux mois et nous avons sélectionné plusieurs projets et on ne sait pas si c'est réalisable en deux mois et aussi en fonciton du budget !
Alors voila :
1- Italie Corse sardaigne grèce crète chypre et Eventuellement Egypte 2- Bali Australie New zelande. 3 Antilles -Cuba - St barth et St Martin 4 Ile maurice les seychelles et les maldives 5-Maroc les acores Tenerife Espagne
Bref deja serait il possible de me dire si en deux mois on peut faire ce genre de voyage à deux! Sachant que le 1 et 2 nous interesse bcp!
Ensuite, si quelqu'un à fait ce genre de voyage sans agence, et nous donner son expérience ca serait super!!!!
Merci!!
Ryanair, le dossier noir English translation pending
Bon, puisque la mode est d'ouvrir de nouveaux "topics" thématiques, j'apporte ma pierre à l'édifice en lançant un thème presque un peu démago: la liste de tous les abus de Ryanair, qui non seulement fait tout payer mais en plus se croit en plus au-dessus des lois.
Et je commence assez fort avec cette dépêche d'hier soir:
Des passagers bloqués 24 heures à Marrakech dénoncent l'attitude de Ryanair
londres (GBR), 06 juil 2009 (AFP) Quelque 160 passagers de Ryanair bloqués plus de 24 heures dimanche et lundi à l'aéroport de Marrakech (Maroc) envisagent de poursuivre la compagnie à bas coût en raison de la façon dont elles ont été traitées, n'obtenant notamment qu'un bon alimentaire de cinq euros. "Il est temps que Ryanair soit tenu responsable envers ses clients", a déclaré à l'AFP Robert Davis, avocat spécialisé dans les litiges liés aux voyages et passager du vol FR3507 qui devait quitter Marrakech dimanche à 10H00 (09H00 GMT) pour rallier Londres-Luton à 13H40. Les dommages causés par un oiseau dans un réacteur ont nécessité l'intervention de plusieurs mécaniciens, dont l'un acheminé de Barcelone dimanche. Après plusieurs rebondissements, le vol a été annulé vers 2h du matin puis annoncé pour lundi à 11H00. La compagnie a néanmoins refusé de prendre en charge les frais d'hôtels et de repas, a constaté une journaliste de l'AFP enregistrée sur ce vol. Vers 3h30, le consul britannique à Marrakech, Mohamed Zkiri, annonçait l'envoi d'ingénieurs plutôt que d'un second appareil. Les passagers ont finalement décollé en milieu de journée lundi pour atterrir à 15H45 à Londres. "Comment espèrent-ils que nous allons réagir? Ils n'ont pas été honnêtes avec nous dès le début", a dénoncé Samina Hurry, 29 ans, l'une des passagères. Comme elle, plusieurs voyageurs étaient offusqués de ne recevoir qu'un bon alimentaire (consenti par Ryanair dimanche) donnant droit à un sandwich et une petite bouteille d'eau alors que la température flirtait avec les 40° à Marrakech. L'absence de distributeur automatique dans la salle d'embarquement a contraint les naufragés du vol FR3507 à quêter les dirhams auprès d'autres voyageurs, pour acheter de l'eau auprès de restaurants refusant les cartes bancaires. "Personne ne peut leur en vouloir pour un problème technique mais des compensations sont prévues en cas de retard comme le logement, la nourriture", a relevé M. Davis, soulignant les journées de travail perdues. Ryanair a présenté ses excuses pour un "retard inévitable". Un porte-parole a affirmé que la compagnie avait "fourni aux passagers des bons de rafraîchissements et donné des informations" sur sa politique en matière d'annulation. PS: vous apprécierez le "presque un peu démago"...
Des passagers bloqués 24 heures à Marrakech dénoncent l'attitude de Ryanair
londres (GBR), 06 juil 2009 (AFP) Quelque 160 passagers de Ryanair bloqués plus de 24 heures dimanche et lundi à l'aéroport de Marrakech (Maroc) envisagent de poursuivre la compagnie à bas coût en raison de la façon dont elles ont été traitées, n'obtenant notamment qu'un bon alimentaire de cinq euros. "Il est temps que Ryanair soit tenu responsable envers ses clients", a déclaré à l'AFP Robert Davis, avocat spécialisé dans les litiges liés aux voyages et passager du vol FR3507 qui devait quitter Marrakech dimanche à 10H00 (09H00 GMT) pour rallier Londres-Luton à 13H40. Les dommages causés par un oiseau dans un réacteur ont nécessité l'intervention de plusieurs mécaniciens, dont l'un acheminé de Barcelone dimanche. Après plusieurs rebondissements, le vol a été annulé vers 2h du matin puis annoncé pour lundi à 11H00. La compagnie a néanmoins refusé de prendre en charge les frais d'hôtels et de repas, a constaté une journaliste de l'AFP enregistrée sur ce vol. Vers 3h30, le consul britannique à Marrakech, Mohamed Zkiri, annonçait l'envoi d'ingénieurs plutôt que d'un second appareil. Les passagers ont finalement décollé en milieu de journée lundi pour atterrir à 15H45 à Londres. "Comment espèrent-ils que nous allons réagir? Ils n'ont pas été honnêtes avec nous dès le début", a dénoncé Samina Hurry, 29 ans, l'une des passagères. Comme elle, plusieurs voyageurs étaient offusqués de ne recevoir qu'un bon alimentaire (consenti par Ryanair dimanche) donnant droit à un sandwich et une petite bouteille d'eau alors que la température flirtait avec les 40° à Marrakech. L'absence de distributeur automatique dans la salle d'embarquement a contraint les naufragés du vol FR3507 à quêter les dirhams auprès d'autres voyageurs, pour acheter de l'eau auprès de restaurants refusant les cartes bancaires. "Personne ne peut leur en vouloir pour un problème technique mais des compensations sont prévues en cas de retard comme le logement, la nourriture", a relevé M. Davis, soulignant les journées de travail perdues. Ryanair a présenté ses excuses pour un "retard inévitable". Un porte-parole a affirmé que la compagnie avait "fourni aux passagers des bons de rafraîchissements et donné des informations" sur sa politique en matière d'annulation. PS: vous apprécierez le "presque un peu démago"...
Quelques péripéties en voyage à Marrakech English translation pending
Bonjour a tous !!
Je suis nouvelle sur ce forum .. mais depuis qqle tps j'ai suivi les discussions, les nombreux conseils et bons plans pour preparer notre voyage a mon copain et moi même, qui revenons tout juste de 15 jours de vacances.. une semaine en Andalousie et une autre au Maroc 😉.
Tout c'est bien passé surtout en Andalousie .. En revanche au Maroc qqles péripéties nous sont arrivé.. Je ne compte pas ici les énumérer du fait qu'elles sont semblables a ce que j'ai pu lire ici .. ( Faux guide a Fes venus taper a la porte de notre chambre et essayer de l'ouvrir jusqu'a 23 h00 pour etre choisi pour guide le lendemain ...) Mais la plus grosse arnaque ou plutot le plus Gros Racket fut a Marrakech ( ou plutot a Arnakech comme il se dit entre voyageurs victimes..)
En effet, alors que nous revenions d'un treck dans le desert, nous sommes arrivés vers les 1h30 du matin sur Marrakech (qqles pb d'éboulement sur la route dus aux dernières pluies dans les montagnes..) nous avions réservé un super hotel pour notre dernière nuit de vacances ( piscine, jacuzzi, tire a l'arc, massage, hamman .. bref la totale 😏.. ) on prend un premier taxi ( un petit taxi ) qui devait nous mener jusqu'a l'hotel .. dans la palmeraie. Celui ci nous enmène a l'endroit ou il pensé qu'il y a avait l'hotel ..( nous n'avions pas l'adresse exact .. oups !!) mais en réalité l'hotel se trouver plus loin au delà de la limite pour laquelle il n'était autorisé à rouler avec sa licence de taxi .. il nous dépose donc devant un autre taxi ( grand taxi ) le seul présent dans les environ et nous fait payer un petit moins que ce que nous avions négocier au début du fait qu'il ne nous avait pas enmenés a l'hotel .. donc plutot honnete de ca part .. En revanche le grand taxi lui ne la pas du tout etait !!! Nous degocions un tarif au départ de 10 euros pour environs 3 kms de route (payé en euros donc déja un peu plus gagnant qu'avec des Dirhams ..) il est ok .. Son frère monte et on part .. tout ce passe bien mis a part que l'hotel se situe de l'autre côté par rapport a ce qu'il pensé.. jusqu'au moment où les deux hommes discutent entre eux et que le chauffeur s'arrete net , au milieu de nulle part , a 2 h00 du mat il se retourne et commence a nous demander le double de ce que nous avions négocié a la base !! soit 20 euros pour 10 min grand max de route !! mais le pire ce n'est pas ca !! le pire et c'est la où je parle de racket !! c'est qu'il nous fait du chantage en nous disant que si nous ne payons pas 20 euros pour le reste de la course il ne nous rendrai pas nos bagages dans le coffre de sa voiture !!! pretextant que le chemin risque d'abimer sa voiture ( chemin de terre et de boue du fait de la pluie de la journée.. ) le ton monte entre eux et nous !! leur disant que ce n'est pas honnete de leur part , qu'un accord est un accord !! nous annoncons que nous sommes pres a continuer a pieds ..(nous n'etions plus tres loin .. on pouvait voir les lumières de l'hotel ) ils commencent tout deux a s'ennerver de plus en plus ( le join aidant je pense ..) et persiste dans leur racket !! La fatigue se faisant , la peur aussi que celà devienne peu etre plus violent je décide de payer les 20 euros quand nous arriverions a l'hotel .. ils se calment , on repart !! et la REVANCHE la voiture s'embourbe dans la boue et stop net ( tout comme leur premier arret . mais cette fois ci un peu moins volontaire ..hi hi) la voiture reste coincée dans la boue et le comble du comble ils nous demande de pousser la voiture !! mdr c'est ca oui !! peut rever ..
Au final nous avons continués a pied dans la boue jusqu'au chevilles , en pleine nuit au milieu de nulle part .. mais un peu plus soulagés d'être sortis de cette voiture !! meme si arrivés a l'hotel nous avons du payer les 20 euros racketés auparavant .. ( l'un des deux frères nous avez suivi pour demandé de l'aide a l'hotel et etre sur d'etre payé .. ) et encore il s'est permis de nous balancer a la tete tout en prenant les 20 euros que cette somme n'était que de la merde !!! que celà suffirai tout juste a nettoyer la voiture ( si on compte la boue que nous avions mis exprès à l'interrieur .. oui peut etre .. lol )
Bref tout ca pour dire que nous sommes tombés sur de vrais enfoirés et je pèse bien mes mots .. 😠 et que c'est du véritable vol !! heureusement on s'est bien rattrapés le lendemain avec les activités de l'hotel et une journée totale détente !!!
Ps : penser a prendre vos bagages avec vous a l'arriere s'ils ne sont pas trop gros ...
Lior
Je suis nouvelle sur ce forum .. mais depuis qqle tps j'ai suivi les discussions, les nombreux conseils et bons plans pour preparer notre voyage a mon copain et moi même, qui revenons tout juste de 15 jours de vacances.. une semaine en Andalousie et une autre au Maroc 😉.
Tout c'est bien passé surtout en Andalousie .. En revanche au Maroc qqles péripéties nous sont arrivé.. Je ne compte pas ici les énumérer du fait qu'elles sont semblables a ce que j'ai pu lire ici .. ( Faux guide a Fes venus taper a la porte de notre chambre et essayer de l'ouvrir jusqu'a 23 h00 pour etre choisi pour guide le lendemain ...) Mais la plus grosse arnaque ou plutot le plus Gros Racket fut a Marrakech ( ou plutot a Arnakech comme il se dit entre voyageurs victimes..)
En effet, alors que nous revenions d'un treck dans le desert, nous sommes arrivés vers les 1h30 du matin sur Marrakech (qqles pb d'éboulement sur la route dus aux dernières pluies dans les montagnes..) nous avions réservé un super hotel pour notre dernière nuit de vacances ( piscine, jacuzzi, tire a l'arc, massage, hamman .. bref la totale 😏.. ) on prend un premier taxi ( un petit taxi ) qui devait nous mener jusqu'a l'hotel .. dans la palmeraie. Celui ci nous enmène a l'endroit ou il pensé qu'il y a avait l'hotel ..( nous n'avions pas l'adresse exact .. oups !!) mais en réalité l'hotel se trouver plus loin au delà de la limite pour laquelle il n'était autorisé à rouler avec sa licence de taxi .. il nous dépose donc devant un autre taxi ( grand taxi ) le seul présent dans les environ et nous fait payer un petit moins que ce que nous avions négocier au début du fait qu'il ne nous avait pas enmenés a l'hotel .. donc plutot honnete de ca part .. En revanche le grand taxi lui ne la pas du tout etait !!! Nous degocions un tarif au départ de 10 euros pour environs 3 kms de route (payé en euros donc déja un peu plus gagnant qu'avec des Dirhams ..) il est ok .. Son frère monte et on part .. tout ce passe bien mis a part que l'hotel se situe de l'autre côté par rapport a ce qu'il pensé.. jusqu'au moment où les deux hommes discutent entre eux et que le chauffeur s'arrete net , au milieu de nulle part , a 2 h00 du mat il se retourne et commence a nous demander le double de ce que nous avions négocié a la base !! soit 20 euros pour 10 min grand max de route !! mais le pire ce n'est pas ca !! le pire et c'est la où je parle de racket !! c'est qu'il nous fait du chantage en nous disant que si nous ne payons pas 20 euros pour le reste de la course il ne nous rendrai pas nos bagages dans le coffre de sa voiture !!! pretextant que le chemin risque d'abimer sa voiture ( chemin de terre et de boue du fait de la pluie de la journée.. ) le ton monte entre eux et nous !! leur disant que ce n'est pas honnete de leur part , qu'un accord est un accord !! nous annoncons que nous sommes pres a continuer a pieds ..(nous n'etions plus tres loin .. on pouvait voir les lumières de l'hotel ) ils commencent tout deux a s'ennerver de plus en plus ( le join aidant je pense ..) et persiste dans leur racket !! La fatigue se faisant , la peur aussi que celà devienne peu etre plus violent je décide de payer les 20 euros quand nous arriverions a l'hotel .. ils se calment , on repart !! et la REVANCHE la voiture s'embourbe dans la boue et stop net ( tout comme leur premier arret . mais cette fois ci un peu moins volontaire ..hi hi) la voiture reste coincée dans la boue et le comble du comble ils nous demande de pousser la voiture !! mdr c'est ca oui !! peut rever ..
Au final nous avons continués a pied dans la boue jusqu'au chevilles , en pleine nuit au milieu de nulle part .. mais un peu plus soulagés d'être sortis de cette voiture !! meme si arrivés a l'hotel nous avons du payer les 20 euros racketés auparavant .. ( l'un des deux frères nous avez suivi pour demandé de l'aide a l'hotel et etre sur d'etre payé .. ) et encore il s'est permis de nous balancer a la tete tout en prenant les 20 euros que cette somme n'était que de la merde !!! que celà suffirai tout juste a nettoyer la voiture ( si on compte la boue que nous avions mis exprès à l'interrieur .. oui peut etre .. lol )
Bref tout ca pour dire que nous sommes tombés sur de vrais enfoirés et je pèse bien mes mots .. 😠 et que c'est du véritable vol !! heureusement on s'est bien rattrapés le lendemain avec les activités de l'hotel et une journée totale détente !!!
Ps : penser a prendre vos bagages avec vous a l'arriere s'ils ne sont pas trop gros ...
Lior
Londres-Paris en mai 2010 English translation pending
Bonjour à tous
Moi et mon mari on prévoit partir pour Londre et Paris, pour le mois de mai 2010. Je sais que c'est un peu d'avance, mais ça ne coute rien de se préparer en avance :)
J'aimerais savoir par où commencer. Nous avons effectuer un voyage à Tokyo cette année, et c'était simple car il n'y avait qu'une ville à notre itinéraire. Cette fois-ci, je suis un peu stresser, car il y en a 2. Désoler de paraître insécure, mais nous avons commencer notre "carrière" de voyageur seulement cette année justement :)
Merci de votre aide à tous!!!
Moi et mon mari on prévoit partir pour Londre et Paris, pour le mois de mai 2010. Je sais que c'est un peu d'avance, mais ça ne coute rien de se préparer en avance :)
J'aimerais savoir par où commencer. Nous avons effectuer un voyage à Tokyo cette année, et c'était simple car il n'y avait qu'une ville à notre itinéraire. Cette fois-ci, je suis un peu stresser, car il y en a 2. Désoler de paraître insécure, mais nous avons commencer notre "carrière" de voyageur seulement cette année justement :)
Merci de votre aide à tous!!!
Vers l'Orient dans les années 1970 English translation pending
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
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Opinions sur itinéraire et prix d'un tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous,
je m'appelle Lionel et suis comme bon nombre d'entre vous un passionné de voyage. Ainsi, je me prépare à partir faire le tour de la planète début décembre.
J'en suis actuellement à l'étape de l'itinéraire qui est déjà bien avancé et ce au prix de nombreuse prise de tete je dois bien avouer.
D'ailleurs, on veut tellement que cela soit parfait que l'on a du mal à se décider et c'est pourquoi je ne serais pas contre d'avoir votre avis la dessus ( - signifie transfert avion et /// à pied. Je suppose que vous le saviez ms je précise tout de meme ) :
London -Rio de Janeiro///Quito- (Galapagos). De décembre à Mai, les pays traversés seront : 1/BRESIL, 2/ARGENTINE 3/CHILI 4/BOLIVIE 5/PEROU 6/EQUATEUR.
Quito-Mexico///Los Angeles. Je passerai respectivement dans : 7/MEXIQUE 8/GUATEMALA 9/ BELIZE 10/ ETATS UNIS
Je pense passer mai et juin 2010 soit 2 mois.
Los Angeles-Sydney. 11/AUSTRALIE pour le mois de Juillet.
Sydney – Bali Traversée de l'Asie à partir de Bali. Pays traversés : 12/INDONESIE 13/MALAYSIE 14/THAILANDE 15/ CAMBODGE 16/ VIETNAM 17/LAOS
Et retour sur Bangkok en Thailande pour mon transfert. Durée estimée : De Aout à min Novembre.
Bangkok-Kathmandu
August 2010- 15th October 2010
Sydney - Bali///Bangkok
October 2010 - December 2010.
je m'appelle Lionel et suis comme bon nombre d'entre vous un passionné de voyage. Ainsi, je me prépare à partir faire le tour de la planète début décembre.
J'en suis actuellement à l'étape de l'itinéraire qui est déjà bien avancé et ce au prix de nombreuse prise de tete je dois bien avouer.
D'ailleurs, on veut tellement que cela soit parfait que l'on a du mal à se décider et c'est pourquoi je ne serais pas contre d'avoir votre avis la dessus ( - signifie transfert avion et /// à pied. Je suppose que vous le saviez ms je précise tout de meme ) :
London -Rio de Janeiro///Quito- (Galapagos). De décembre à Mai, les pays traversés seront : 1/BRESIL, 2/ARGENTINE 3/CHILI 4/BOLIVIE 5/PEROU 6/EQUATEUR.
Quito-Mexico///Los Angeles. Je passerai respectivement dans : 7/MEXIQUE 8/GUATEMALA 9/ BELIZE 10/ ETATS UNIS
Je pense passer mai et juin 2010 soit 2 mois.
Los Angeles-Sydney. 11/AUSTRALIE pour le mois de Juillet.
Sydney – Bali Traversée de l'Asie à partir de Bali. Pays traversés : 12/INDONESIE 13/MALAYSIE 14/THAILANDE 15/ CAMBODGE 16/ VIETNAM 17/LAOS
Et retour sur Bangkok en Thailande pour mon transfert. Durée estimée : De Aout à min Novembre.
Bangkok-Kathmandu
August 2010- 15th October 2010
Sydney - Bali///Bangkok
October 2010 - December 2010.