Results for "Cambridge+|+3+>+99"
21380 results found.
Passage au Cambodge par la Thaïlande English translation pending
Bonjour, avez-vous quelques petits conseils à me dispenser concernant le passage de la Thaïlande au Cambodge via POIPET ? J'aurai déjà mon visa en poche, et ma question concerne surtout le moyen de transport depuis Bangkok jusqu'à Angkor...
D'avance merci, je prends tous les conseils...
Horaires et compagnies de bus pour Phnom Penh - Siem Reap? English translation pending
Hello,
bon alors pour avancer dans l'orga du petit trip, on arrivera à PNH par avion sur le coup des 19h00 (on a éliminé l'option boucle par les terres suite a diverses lectures ici ou la, on va la jouer plus sécu). On souhaiterait ensuite poursuivre pour Siem Reap dans la foulée, disons le lendemain si possible ou le surlendemain. Apres avoir fouillé, il semble qu'il y ait plusieurs départs de bus entre PNH et SR, dans la matinée (entre 6h et 13h grand max). Est il facile d'obtenir de la place (4 en l'occurrence, 2 + 2 fillettes) le jour même pour SR ? Ou est-il preferable de passer du temps a PNH et assurer pour le lendemain à l'heure voulue ?
D'autres parts, des compagnies a privilegier ou eliminer ? J'ai lu ici des echos positifs pour Capitol, meme si un peu plus cher semble t-il. Capitol, c'est quoi, une guesthouse ou une compagnie de bus, pas trop compris sur ce site http://www.canbypublications.com/siemreap/srtransp.htm ) Un avantage peut-etre pour Capitol, le depart est plus central et ne partirait pas de la gare centrales de bus ?
Sinon, on se demandait encore il y a 5mn si on ferait pas l'aller en bateau, mais je viens de lire ca : River Ferry The local ferry service between Phnom Penh and Siem Reap has been suspended as of July 2006, which is probably a good thing as these ferries were unreliable, overpriced and did not meet international safety standards. (source http://www.canbypublications.com/siemreap/srtransp.htm ) donc ca semble éviter d'avoir a reflechir. Vous confirmez cet abandon ? Car jamais entendu parlé encore, ou pas vu.
Merci pour vos tuyaux...
bon alors pour avancer dans l'orga du petit trip, on arrivera à PNH par avion sur le coup des 19h00 (on a éliminé l'option boucle par les terres suite a diverses lectures ici ou la, on va la jouer plus sécu). On souhaiterait ensuite poursuivre pour Siem Reap dans la foulée, disons le lendemain si possible ou le surlendemain. Apres avoir fouillé, il semble qu'il y ait plusieurs départs de bus entre PNH et SR, dans la matinée (entre 6h et 13h grand max). Est il facile d'obtenir de la place (4 en l'occurrence, 2 + 2 fillettes) le jour même pour SR ? Ou est-il preferable de passer du temps a PNH et assurer pour le lendemain à l'heure voulue ?
D'autres parts, des compagnies a privilegier ou eliminer ? J'ai lu ici des echos positifs pour Capitol, meme si un peu plus cher semble t-il. Capitol, c'est quoi, une guesthouse ou une compagnie de bus, pas trop compris sur ce site http://www.canbypublications.com/siemreap/srtransp.htm ) Un avantage peut-etre pour Capitol, le depart est plus central et ne partirait pas de la gare centrales de bus ?
Sinon, on se demandait encore il y a 5mn si on ferait pas l'aller en bateau, mais je viens de lire ca : River Ferry The local ferry service between Phnom Penh and Siem Reap has been suspended as of July 2006, which is probably a good thing as these ferries were unreliable, overpriced and did not meet international safety standards. (source http://www.canbypublications.com/siemreap/srtransp.htm ) donc ca semble éviter d'avoir a reflechir. Vous confirmez cet abandon ? Car jamais entendu parlé encore, ou pas vu.
Merci pour vos tuyaux...
Précautions à prendre au Cambodge et Vietnam contre la chaleur? English translation pending
je dois faire un voyage au cambodge et au vietnam fin mars debut avril et j'aimerais avoir quelques precautions a prendre contre la chaleur a cette epoque de l'annee
Combiné Vietnam / Cambodge en trois semaines English translation pending
Bonjour à vous tous !!
Au mois de septembre ou au mois d'octobre je compte faire le combiné vietnam/cambodge pendant 3 semaines!!
Ma question est: est qu'il vaut mieux faire vietnam/cambodge ou cambodge/Vietnam?? et quel itinéraire me conseillez vous de faire??
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Au mois de septembre ou au mois d'octobre je compte faire le combiné vietnam/cambodge pendant 3 semaines!!
Ma question est: est qu'il vaut mieux faire vietnam/cambodge ou cambodge/Vietnam?? et quel itinéraire me conseillez vous de faire??
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Passage de la frontière Thaïlande-Cambodge English translation pending
Lundi 25 Décembre 22h30, nous quittons le centre de Bangkok, Catherine, Nadine, Jean-François et moi avec le van que nous avons réservé; le chauffeur est jeune, , il vient d'en "griller une" avant de monter, il a l'air sùr de lui; les filles le trouvent un peu tendre" pour un tel voyage, on rassure, ce n'est pas la traversée de la Mongolie.Je suis placé dans sa diagonale, vision du tableau de bord et de son profil et je réalise rapidement que l'aiguille du compteur ne fonctionne pas, je me redresse un peu sur le siège.
Je contemple cette sortie de Bangkok découverte la veille en arrivant, voici les panneaux de l'aéroport, on le dépasse, direction sud-est; Trat, Hat Lek, frontière et Shanoukville; les lumières s'espacent, je note avec satisfaction que nous sommes sur une 4 voies.
Les filles commencent à organiser le couchage à l'arrière; réglage de la clim, oreillers, châles et petites chaussettes(c'est fragile ces petites choses), elles oublient un peu la conduite sport dans les rues de Bangkok, le rythme régulier du van doit les rassurer.
On parle encore un peu et puis les mots se font rares
Minuit trente, le chauffeur baille, je pense que cela va être une petite nuit!
Pause dans un 7/eleven dans une ville inconnue; je me dis "tiens, ils vendent aussi des amphétamines!" en faît c'était juste une carte téléphone qu'il installe en conduisant; je regarde de plus en plus la route.
Ce que je distingue des paysages ne me semble pas passionnant.
Un accident en face; camion couché, des caisses partout sur la route.
Pause dans une aire de service; hormis la chaleur, l'ambiance est connue; des ombres, les bruits plus marqués, les employés de la boutique un peu éteints mais qui retrouvent le sourire à notre arrivée; c'est donc vrai, nous ne sommes pas sur l' A6 à Beaune!!
C'est reparti; peu après un sifflement bizarre, le chauffeur s'agite, ouvre la fenêtre, referme, s'agite encore, le sifflement cesse; cela va vraiment, vraiment être une petite nuit!!
3 heures du matin, le van s'arrête dans une station service; le chauffeur nous explique qu'il va dormir ici afin de ne pas arriver trop tôt à la frontière; un peu avant j'ai vu un poste de militaires en faction; des camions sont garés autour, cela ressemble à une zone sécurisée, il doit être habitué au trajet.
Court repos et nous repartons: JF emerge un peu, les filles plus mollement, elles attendent peut être les croissants?
Nous dépassons Trat, le jour se lève sur cette mince bande côtière qui mène à la frontière, le paysage me fait penser à Koh Lanta, ou est-ce juste pour m'occuper l'esprit?
6 H30; nous y sommes, l'endroit est dèjà bien agité, nous essayons de faire assez bonne figure en descendant; il y a du mouvement autour du van, on nous propose des services que nous ne comprennons pas bien; le chauffeur intervient pour faire disposer les bagages sur une charette, puis il explique brièvement la marche à suivre, cela à l'air simple, un tip et il est déjà reparti!
Voici donc cet endroit qui m'avait tant occupé l'esprit durant la préparation du voyage.
Une sorte de check point charlie pour ceux qui ont connus les "joies" des pays de l'Est avant 1989; grandes barrières grillagées et hommes en armes.
Le bureau thaï de l'immigration est fermé, nous nous plaçons en bonne position; objectif: prendre le bateau de 8h00 pour Sihanoukville.
Quelques farangs autour de nous, certains tout droit sortis de KSR.
Nous prenons une boisson chaude dans une grande gamelle; les filles espèrent un thé; cela a la couleur du gas-oil, pas tout à fat le goût, on ne saura jamais.
7H00, le bureau ouvre, les formalités sont assez rapides; pendant ce temps dans le sens inverse une colonne de femmes cambodgiennes est parquée entre les barrières, en rang par deux, caisses et cuvettes remplies de choses à vendre au petit marché de l'autre côté, sorte d'Eldorado quotidien à atteindre.On sent bien que notre présence tempère un peu les agissements des militaires.
Les barrières s 'ouvrent, les femmes se précipitent vers la Thaïlande, nous marchons d'un bon pas vers le Cambodge.
Nous sommes rapidement encadrés par des prestataires de servces, nous essayons de garder une certaine distance, poliment
Passeports et visas sont déposés à l'immigration ; j'avais pensé que les visas électroniques pouvaient nous faire gagner du temps; mauvaise pioche!Nos documents passent et repassent de mains en mains; un les mets en tas, l'autre les étale sur la table; j'ai l'oeil sur la montre et l'autre sur les papiers qui bougent sans cesse; on croirait un jeu de bonneteau;"il est où le passeport? trouvez le et c'est gagné"
Nous laissons petit à petit un "prestataire" prendre des initiatives, ce n'est pas d'une efficacité folle mas on se sent moins seuls.
Ca y est !! nous avons les documents, prèts à foncer vers les véhicules pour nous emmener au port!STOP! un policier sort du bureau, l veut le 2ème exemplaire du visa, celui que nous devons garder; on donne, si j'avais ma carte vitale et ma licence de golf sur moi, j'aurais donné aussi; et c'est reparti;"il est où le passeport...???"
Enfin, sésames à la main, notre prestataire nous propose un véhicule les bagages sont chargés, attachés par une sangle dans un coffre qui ne ferme pas; je pense que nous allons rater le bateau; "no problem"
C'est parti, bienvenus sur le réseau routier du Cambodge; 6 dans la voiture, ils conduisent à deux: les amortisseurs finissent leur agonie, qu'ils reposent en paix, mais j'oublie qu'ici il y a la réincarnation. Faubourgs du port, nous n'avons pas bien le temps d'observer ce qu nous entoure, on sent bien quand même un autre pays!Notre prestataire nous enumère toutes ses activités; GH, chauffeur etc..il peut aller partout! si je lui demande les chateaux de la loire, il doit pouvoir le faire aussi.
8h15, nous entrons dans le port(c'est pas la Ciotat) le bateau est là, son retard nous enchante; l'équipage a peut-être été formé à la SNCM?
Attroupement autour de la voiture, on nous donne nos billets, on règle les prestations voiture, bagages, c'est un peu éxagéré sans doute mais le bateau est là: moche et vieux mais là, prèt à partir.Les autres "étrangers" sont là aussi; et si le bateau attendait, malgré tout, pour ne pas se priver de 200 ou 300$ payés par les "farangs" chaque jour? On ne se pose plus de questions; même les 4h de karaoké cambo vont nous paraître délicieuses: le bateau bouge, nous partons pour Sihanoukville
Ne pas voir Angkor c'est horrible? English translation pending
Je pars pour 3 semaines et je commence par le Nord Laos puis sud Laos et peut-être cambodge.
Ma question la voilà: il vaut mieux me presser un peu au Laos et ne pas louper la visite d'Angkor ou prendre un peu mon temps et du coup ne voir que Phnom Penh avant de repartir vers Paris ?
merci pour votre aide 🙂
merci pour votre aide 🙂
Mise au point de l'hébergement à Phnom Penh English translation pending
Bonjour à tous, je sais que la question de l'hébergement au Cambodge a souvent été abordée sur ce forum mais j'aimerais connaître l'avis de voyageurs ayant été récemment à Phnom Penh en particulier. En effet, j'ai lu bcp de suggestions mais pas toujours d'actualité. Apparement la Okay Guesthouse a bonne réputation mais j'ai quand même lu quelques avis comme quoi le patron n'aide pas bcp les touristes quand ça ne rencontre pas ses intérêts si vous voyez ce que je veux dire. Est-ce que le Billabong Hotel est sympa? Les chambres, le personnel? Le Pavillon, quelqu'un connaît?
Merci d'avance pour vos réponses
Notrick
Merci d'avance pour vos réponses
Notrick
L'envers du décor (Cambodge) English translation pending
Je m’étais dit, que je n’étalerais pas mes expériences dans les forums de ce site consacré aux voyages. Trop noires, trop difficiles pour un site comme celui-ci. Mais force est de constater que beaucoup voyagent dans des pays sans vraiment se rendre compte de ce qu’ils consomment et ce qu’ils engendrent par leurs comportements « légers » auprès des populations que l’on dit souvent qu’elles nous « invitent » ou nous « accueillent ». Nous ne sommes pas invités là-bas, c’est certain. En tous cas pas comme on invite un ami à manger à notre table. « On » nous invite, oui. Mais à consommer. Restaurants, éléphants, hôtels ou guest house, bars, etc. « On » nous invite à être des touristes qui recherchent des plaisirs. Quand je dis « on », je ne parle pas des populations mais des gouvernements de ces pays. Les populations profitent, ou subissent parfois, notre présence. « On » ce n’est pas l’individu que vous avez rencontré qui a été magnifique avec vous. « On », c’est tout ce qui pousse le tourisme de masse et certains voyageurs dans ces pays.
Heureusement j’ai pu lire des récits touchants de jeunes voyageurs comme celui de LAjoulie ( http://voyageforum.com/voyage/six_mois_en_thailande_dans_un_foyer_pour_filles_D434919/ ) qui me laisse entrevoir un peu d’espoir tout de même.
C’était au Cambodge, il y a un peu plus d’un an aujourd’hui. Pour les besoins de mon boulot, j’étais amené à fréquenter des foyers, des orphelinats, des hôpitaux, des psys et surtout des gens qui étaient internés dans ces établissements. Je devais les questionner et enquêter sur ces personnes. Plusieurs personnes m’aidaient dans ce travail : une traductrice/assistante, des médecins et le personnel des établissements. Je m’étais obligé à ne pas entrer en contact avec des occidentaux et de rester uniquement avec les khmers, ce qui s���est avéré très difficile, mais tellement plus riche.
Plutôt qu’un récit de voyage, je vais vous raconter les histoires de trois personnes.
La première est celle de Sammang. Un enfant des rues de Phnom Penh. Il se présente, regarde à terre, son regard fuit. Il a 12 ans aujourd’hui, mais ce qu’il me raconte remonte à six ans, il n’arrive pas à savoir exactement. Il était un de ces nombreux enfants qui peuplent les rues de la ville. Torses nus qui se jettent dans le fleuve avec ses copains, qui rient, qui chapardent. Une image d’insouciance et souriante mais qui cache des réalités difficiles : mendicité, travail dans la décharge, prostitution. Un jour, les parents de Sammang décident qu’il doit ramener plus d’argent. Père alcoolique et joueur, mère dans l’obligation de se prostituer. Sammang rapporte de l’argent. Jamais assez. Il mendie près du petit temple des voyageurs, sur les rives de la rivière. Là passent les touristes et les khmers pour faire une offrande. Seuls les touristes, ou presque, lui donnent de l’argent. On lui a dit qu’il devait les poursuivre jusqu’à ce qu’il obtienne une pièce, un billet.
Un jour, son père décide que c’en est trop, ou plutôt pas assez. Il est saoul comme d’habitude. Il frappe Sammang, comme d’habitude. Sa mère n’est pas là, comme d’habitude. Les yeux de Sammang se remplissent de larmes à l’évocation de ces souvenirs lointains, sans jamais pleurer. Ma traductrice, Chenda, essaie tant bien que mal d’aider l’enfant. Sammang a du mal et baisse les yeux comme un coupable. Il raconte.
Son père le jette à terre, prend un objet (il ne se souvient plus lequel) et le fracasse à plusieurs reprises sur sa jambe. Sammang pleure, crie, saigne. Chenda me traduit de plus en plus difficilement. J’ai du mal à écouter, à ne rester sans rien faire, à l’encourager à continuer.
Sammang continue son récit. Sa jambe pend inerte et en mille morceaux. Il perd connaissance. Ce qu’il nous dit ensuite est flou, parce que ses souvenirs sont effacés, comme s’il s’était protégé. Comme beaucoup d’enfants résilients, il se crée des barrières mentales. Il survit à ses blessures, on l’ampute, son père est ravi.
Il a entendu son père dire autour de lui qu’il s’agissait d’un accident de la route, une voiture qui passe, qui écrase, comme beaucoup à Phnom Penh sans s’arrêter pour si peu… Une organisation internationale lui fournit une jambe artificielle et une béquille. Sammang une fois rétabli retourne sur les trottoirs de la ville. Toujours près de la rivière. Il mendie comme son père le lui demande. La mère a gobé l’histoire de l’accident. Il rapporte un peu plus d’argent, mais pas beaucoup plus. Son père le bat toujours. Sammang grandit, plusieurs années passent. Vers 10 ans, sa mère est retrouvée morte. Il ne sait pas de quoi et comment. On ne lui dit rien.
Malgré sa jambe en moins, Sammang devient un petit caïd dans la bande. Il prend sous son aile des plus jeunes que lui qu’il raquette, comme lui-même est raquetté par de plus vieux. Mais pour son père, ce n’est pas encore assez. Privé de l’argent de sa femme, il pousse son fils sur les trottoirs ou plutôt dans les bras de gens qui feront de Sammang le garçon tremblant, mutilé dans son corps et son esprit, en loques et presque mourant que l’on trouvera dans les rues de Phnom Penh quelques mois plus tard. Sammang ne nous dira pas ce qu’il a subit. Sammang ne nous dira pas par quoi il a dû passer, mais les traces sur son corps en disent bien plus long que n’importe quel récit.
Aujourd’hui il a 12 ans, il est libéré de son père, mais il est impossible de dire s’il va sortir de la spirale dans laquelle il est entré. Du moins il sourit malgré tout et on peut espérer.
Chenda me dira que Sammang veut dire « chance »…
Heureusement j’ai pu lire des récits touchants de jeunes voyageurs comme celui de LAjoulie ( http://voyageforum.com/voyage/six_mois_en_thailande_dans_un_foyer_pour_filles_D434919/ ) qui me laisse entrevoir un peu d’espoir tout de même.
C’était au Cambodge, il y a un peu plus d’un an aujourd’hui. Pour les besoins de mon boulot, j’étais amené à fréquenter des foyers, des orphelinats, des hôpitaux, des psys et surtout des gens qui étaient internés dans ces établissements. Je devais les questionner et enquêter sur ces personnes. Plusieurs personnes m’aidaient dans ce travail : une traductrice/assistante, des médecins et le personnel des établissements. Je m’étais obligé à ne pas entrer en contact avec des occidentaux et de rester uniquement avec les khmers, ce qui s���est avéré très difficile, mais tellement plus riche.
Plutôt qu’un récit de voyage, je vais vous raconter les histoires de trois personnes.
La première est celle de Sammang. Un enfant des rues de Phnom Penh. Il se présente, regarde à terre, son regard fuit. Il a 12 ans aujourd’hui, mais ce qu’il me raconte remonte à six ans, il n’arrive pas à savoir exactement. Il était un de ces nombreux enfants qui peuplent les rues de la ville. Torses nus qui se jettent dans le fleuve avec ses copains, qui rient, qui chapardent. Une image d’insouciance et souriante mais qui cache des réalités difficiles : mendicité, travail dans la décharge, prostitution. Un jour, les parents de Sammang décident qu’il doit ramener plus d’argent. Père alcoolique et joueur, mère dans l’obligation de se prostituer. Sammang rapporte de l’argent. Jamais assez. Il mendie près du petit temple des voyageurs, sur les rives de la rivière. Là passent les touristes et les khmers pour faire une offrande. Seuls les touristes, ou presque, lui donnent de l’argent. On lui a dit qu’il devait les poursuivre jusqu’à ce qu’il obtienne une pièce, un billet.
Un jour, son père décide que c’en est trop, ou plutôt pas assez. Il est saoul comme d’habitude. Il frappe Sammang, comme d’habitude. Sa mère n’est pas là, comme d’habitude. Les yeux de Sammang se remplissent de larmes à l’évocation de ces souvenirs lointains, sans jamais pleurer. Ma traductrice, Chenda, essaie tant bien que mal d’aider l’enfant. Sammang a du mal et baisse les yeux comme un coupable. Il raconte.
Son père le jette à terre, prend un objet (il ne se souvient plus lequel) et le fracasse à plusieurs reprises sur sa jambe. Sammang pleure, crie, saigne. Chenda me traduit de plus en plus difficilement. J’ai du mal à écouter, à ne rester sans rien faire, à l’encourager à continuer.
Sammang continue son récit. Sa jambe pend inerte et en mille morceaux. Il perd connaissance. Ce qu’il nous dit ensuite est flou, parce que ses souvenirs sont effacés, comme s’il s’était protégé. Comme beaucoup d’enfants résilients, il se crée des barrières mentales. Il survit à ses blessures, on l’ampute, son père est ravi.
Il a entendu son père dire autour de lui qu’il s’agissait d’un accident de la route, une voiture qui passe, qui écrase, comme beaucoup à Phnom Penh sans s’arrêter pour si peu… Une organisation internationale lui fournit une jambe artificielle et une béquille. Sammang une fois rétabli retourne sur les trottoirs de la ville. Toujours près de la rivière. Il mendie comme son père le lui demande. La mère a gobé l’histoire de l’accident. Il rapporte un peu plus d’argent, mais pas beaucoup plus. Son père le bat toujours. Sammang grandit, plusieurs années passent. Vers 10 ans, sa mère est retrouvée morte. Il ne sait pas de quoi et comment. On ne lui dit rien.
Malgré sa jambe en moins, Sammang devient un petit caïd dans la bande. Il prend sous son aile des plus jeunes que lui qu’il raquette, comme lui-même est raquetté par de plus vieux. Mais pour son père, ce n’est pas encore assez. Privé de l’argent de sa femme, il pousse son fils sur les trottoirs ou plutôt dans les bras de gens qui feront de Sammang le garçon tremblant, mutilé dans son corps et son esprit, en loques et presque mourant que l’on trouvera dans les rues de Phnom Penh quelques mois plus tard. Sammang ne nous dira pas ce qu’il a subit. Sammang ne nous dira pas par quoi il a dû passer, mais les traces sur son corps en disent bien plus long que n’importe quel récit.
Aujourd’hui il a 12 ans, il est libéré de son père, mais il est impossible de dire s’il va sortir de la spirale dans laquelle il est entré. Du moins il sourit malgré tout et on peut espérer.
Chenda me dira que Sammang veut dire « chance »…
Liaison de Hô-Chi-Minh-Ville à Phnom Penh en bateau English translation pending
bonjour,
est il possible de faire la liaison de Ho chi minh à Phnom penh par bateau ? et si c possible qu'elle est la durée du voyage et combien celà coute il ?
nous serons en possessions des visas requis
merci pour vos infos
est il possible de faire la liaison de Ho chi minh à Phnom penh par bateau ? et si c possible qu'elle est la durée du voyage et combien celà coute il ?
nous serons en possessions des visas requis
merci pour vos infos
Cambodge à la mi-février English translation pending
Bonjour à tous,
c'est pour nous l'époque des questions, à savoir où va t-on aller mi fevrier ? On a deja nos billets pour Bangkok pour nous et nos 2 filles de 5 et 7 ans (eh oui elles ont pris un an depuis l'année derniere 😉 ) On est sur le point de partir direct pour le cambodge. On va leur eviter le trajet bus alors on compte prendre l'avion jusqu'a phnom-penh, et retour pareil a priori.
Mais on se pose qq questions existencielles apres la lecture de quelques compte rendus contradictoires : les thais aimaient bien tripoter les joues de nos filles l'annee derniere dans la rue, c'etait touchant et amusant, et pas trop genant pour elles. On a lu que ca pourrait carrement etre l'assaut au Cambodge, et la ca nous plairait un peu moins, surtout a elles qui sont assez reservées. Est-ce vrai dans les endroits courants (PP, Siem Reap, Sihanoukville) ? certains parlent beaucoup de mendicité, handicapés, estropiés... est-ce vraiment si visible et reel au Cambodge ? Qqun nous dit que ca se voit quasiment pas, sauf a s'enfoncer dans les meandres des marchés, d'autres disent le contraire. pour les reposer apres quelques vadrouilles dans le pays, on passerait bien quelques nuits du cote de Sihanoukville, est-ce que certains auraient des adresses de bungalows sympas et sur la plage, genre 700 à 1000 bahts (20 euros) pour une triple (on est 4, et oui je sais c'est en thai les bahts !) au passage on prend des adresses sympas sans la plage a PP et Siem Reap...
En gros on hesite entre des vacances cool genre centre de la thailande puis iles cote ko tao ou iles du sud ouest (l'annee derniere on etait parti pour koh chang), ou des vacances un peu plus bougeantes mais qu'on ne voudrait pas trop rudes encore (on a encore le temps d'emmener nos filles routarder à la rude).
NB. je vais aussi recontacter en direct Hevia avec qui on avait echangé deja sur la thailande. Je dis ca pour Alan avant qu'il me suggere cette idée 😉
Merci 🙂 Namast
c'est pour nous l'époque des questions, à savoir où va t-on aller mi fevrier ? On a deja nos billets pour Bangkok pour nous et nos 2 filles de 5 et 7 ans (eh oui elles ont pris un an depuis l'année derniere 😉 ) On est sur le point de partir direct pour le cambodge. On va leur eviter le trajet bus alors on compte prendre l'avion jusqu'a phnom-penh, et retour pareil a priori.
Mais on se pose qq questions existencielles apres la lecture de quelques compte rendus contradictoires : les thais aimaient bien tripoter les joues de nos filles l'annee derniere dans la rue, c'etait touchant et amusant, et pas trop genant pour elles. On a lu que ca pourrait carrement etre l'assaut au Cambodge, et la ca nous plairait un peu moins, surtout a elles qui sont assez reservées. Est-ce vrai dans les endroits courants (PP, Siem Reap, Sihanoukville) ? certains parlent beaucoup de mendicité, handicapés, estropiés... est-ce vraiment si visible et reel au Cambodge ? Qqun nous dit que ca se voit quasiment pas, sauf a s'enfoncer dans les meandres des marchés, d'autres disent le contraire. pour les reposer apres quelques vadrouilles dans le pays, on passerait bien quelques nuits du cote de Sihanoukville, est-ce que certains auraient des adresses de bungalows sympas et sur la plage, genre 700 à 1000 bahts (20 euros) pour une triple (on est 4, et oui je sais c'est en thai les bahts !) au passage on prend des adresses sympas sans la plage a PP et Siem Reap...
En gros on hesite entre des vacances cool genre centre de la thailande puis iles cote ko tao ou iles du sud ouest (l'annee derniere on etait parti pour koh chang), ou des vacances un peu plus bougeantes mais qu'on ne voudrait pas trop rudes encore (on a encore le temps d'emmener nos filles routarder à la rude).
NB. je vais aussi recontacter en direct Hevia avec qui on avait echangé deja sur la thailande. Je dis ca pour Alan avant qu'il me suggere cette idée 😉
Merci 🙂 Namast
Visa pour le Cambodge depuis Bangkok English translation pending
Atterrissant à Bangkok, je compte me diriger tres rapidement vers le cambodge.
Est-il preferable de prendre son visa sur KHAO SAN road ou à l'ambassade du cambodge à bangkok, ou encore à la frontiere(Poipet).Y a-t-il des differences de prix suivant ces differents endroits?Je vous remercie pour vos infos.
Parcours le plus rapide à partir de l'île de Khone (Laos) vers Siem Reap? English translation pending
bonsoir a tous!je desire depuis les iles khone rejoindre siem reap cambodge par le parcours le plus rapide! en evitant phnom phen si possible!
merci pour vos reponses😉
Bus Bangkok-Phnom Penh et passage des frontières English translation pending
Bonjour a tous,
nous aimerions savoir si un bus fait le trajet Bangkok - Pnom phen? Le passage de frontiere est-il simple?😛 Merci d'avance de nous repondre, en attendant bonne anne a tous! estelle et sam
nous aimerions savoir si un bus fait le trajet Bangkok - Pnom phen? Le passage de frontiere est-il simple?😛 Merci d'avance de nous repondre, en attendant bonne anne a tous! estelle et sam
Météo à Siam Reap en février/mars? English translation pending
Bonjour,
je suis à la recherche d'info sur le temps qu'il fait en principe à angkor en février mars
niveau température
niveau pluie;
merci d'avance bonne année à tous beaucoup de beaux voyages...
merci d'avance bonne année à tous beaucoup de beaux voyages...
Transit Bangkok-Cambodge English translation pending
bonjours,
Deja bonne année a tous, pourvu qu'elle vous apporte bcp de voyage et d'aventure.
Je voulais savoir si pour changer d'avion, avec une autre compagnie a bangkok, il faut passer la douane ou pas pour diection cambodge. Vais je resté en zone transit
Car g reservé a des moments differents les billets.
Pour les amoureux du Cambodge English translation pending
site très bien fait
http://gilkergu.club.fr/Asie/Cambodge/Accueil/Cambodge.htm
pour ceux qui ne le connaissent pas
régalez vous
amitié
Obtention du visa à Phnom Penh et Sud du Cambodge English translation pending
Bonjour a tous,
Nous partons a 4 la semaine prochaine pour PP, et habitant tous tres loin d´un ambassade ou d´un consulat cambodgien, je voudrais m´assurer qu´il est possible d´acheter les visas sur place, a l´aéroport de PP?
La semaine suivante nous partons dans le sud et j´aimerais savoir si quelqu´un a l´adresse d´un resort sympa au bord de l´eau? Et quel endroit est le plus sympa, entre Kep, Kampot et sianoukville?
Derniére question, y a t´il possibilité de rejpoindre phu quoc depuis sianoukville et si non peut on rejoindre rha giah par la frontiére situé juste aprés Kep?
D´avance merci.
Photos de Phnom Penh English translation pending
Je démarre un topic sur Phnom Pehn, mais essentiellement des photos sur cette ville et si vous en avez merci de les partager .....
Voici la première .... il s'agit de la colline du Wat Phnom ......

Voici la première .... il s'agit de la colline du Wat Phnom ......

Bangkok-Siem Reap en taxi/bus: arnaque? English translation pending
Salut a tous...
Je suis a Bkk et j ai reserve a ma guest house new siam un billet par bus pour siem reap...le taxi me prend a 8h30 et j arrive a 22h a Siem Reap...meme si les routes sont difficiles au cambodge je trouve le trajet un peu long par rapport a la distance...de plus j ai lu ds le lonely qu il y a souvent des arnaques des agences de voyages de bkk a siem reap...
Si qqun pouvait m eclairer ce sreait chouette
Sait on facilement retirer de l argent avec carte visa au cambodge ou dois je prevoir a l avance...
merci bcp...
Bonne année à tous de Siem Reap English translation pending
Bonjour,
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2007 A TOUS de Siem-Reap
(heure local : 16h50 le 31/12/06)
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2007 A TOUS de Siem-Reap
(heure local : 16h50 le 31/12/06)
Itinéraire pour l'est du Cambodge? English translation pending
Bonjour,
Qui a fait le trajet du Cambodge Nord Est à partir de la frontière sud du Laos :
Voen Kham / Stung Treng / Kratie / Kampong Cham / Phnom Penh ...
(je connais déjà Siem Reap)
Le trajet en bus est-il fatiguant ?
Je vais prendre à Bangkok un vol sur Ubon Ratchathani ensuite je passe 5 ou 6 jours dans le Sud du Laos (je connais déjà Vientiane et Luang Prabang)
donc je voudrais redescendre par le Cambodge rester 2/3 jours à la plage de Sihanoukville et repartir sur Bangkok.
c'est faisable en 1 mois ?
Merci pour votre aide.
Pursat et Battambang au Cambodge: incontournables? English translation pending
est ce que pursat et battambang sont incontournables par ce que je veux modifier mon itineraire???
pouvez vous m'en dire plus sur ces deux villes???
Phnom Penh (Cambodge) English translation pending
Un australien (mais peut etre qu il change sa nationalite selon son humeur) hante les rues de Phnom Penh en racontant, l air desempare, qu on lui a tout pique, blablabli blablabla, que l ambassade ne peut pas joindre sa famille, qu il est a la rue, que quelques dollars lui permetraient au moins de manger.
Bon c est que du pipeau (ou alors il a vraiment pas de chance) je l ai vu 3 fois en 3 semaines.
Trajet Phnom Penh vers Chau doc (Cambodge) English translation pending
Bonjour,
Comment pouvons nous nous rendre de Phnom Penh a chau Doc? nous aurions une preference pour descendre le mekong mais quelle est la durée de ce trajet et quel est son prix, y a t il des horaires fixes?
Merci juju01
Comment pouvons nous nous rendre de Phnom Penh a chau Doc? nous aurions une preference pour descendre le mekong mais quelle est la durée de ce trajet et quel est son prix, y a t il des horaires fixes?
Merci juju01
Frontière Laos vers le Cambodge aux 4000 îles et visa English translation pending
Bonjour,
je sais que ce sujet a deja ete aborde mais dans ce domaine les choses bougent vite.
Est il possible de passer la frontiere ?
Peut on prendre le visa sur place ? a quel prix ?
Je suis preneur de toutes info et mon velo aimerait connaitre l'etat des routes pour rejoindre Siam Reap. (piste=>bus)
Luc a Vientiane hesitant 1 Isan a velo .... 2 Bus pour Paske puis Boleven en velo et divers (bateau, bus, velo) vers Ankor
je sais que ce sujet a deja ete aborde mais dans ce domaine les choses bougent vite.
Est il possible de passer la frontiere ?
Peut on prendre le visa sur place ? a quel prix ?
Je suis preneur de toutes info et mon velo aimerait connaitre l'etat des routes pour rejoindre Siam Reap. (piste=>bus)
Luc a Vientiane hesitant 1 Isan a velo .... 2 Bus pour Paske puis Boleven en velo et divers (bateau, bus, velo) vers Ankor
Cambodge: et pourquoi pas l'Asie du Sud-Est pour changer? English translation pending
Une fois n'est pas coutume, c'est sans grand enthousiasme et plutôt par défaut que j'ai choisi ma destination de voyage, à des dates qui ne m'enchantaient pas non plus. Une partie du forum a déjà assisté en direct au (pas si) long processus de décision qui m'a incité à choisir le Cambodge, inutile donc d'épiloguer dessus. Pour simplifier, disons qu'il ne me déplaisait pas d'aller visiter un pays où il ne fait pas trop froid l'hiver, où on mange bien, et où il y a des choses à voir et à faire. La gentillesse et le sourire des gens n'ont en revanche pas pesé dans ce choix, car je n'aime en général pas les gens qui sourient trop, et me sens plus à l'aise dans les plus austères contrées d'Asie du Nord.
Bon an mal an, je me suis retrouvé il y a quelques jours dans le superbe nouvel aéroport de Canton, où je devais embarquer pour Phnom Penh, après avoir passé une journée dans la capitale de la Chine du Sud et sa voisine Dongguan, sous le signe de la bonne bouffe, des amis retrouvés... et de la bière.
Sans surprise, c'était surtout des chinois qui occupaient l'avion, les cambodgiens étant quasi absents, et les étrangers en route pour les vacances pas trop mal représentés.
Les chinois qui étaient autour de moi n'étaient pas des vacanciers, mais des migrants en quête de petits boulots. Ayant aidé quelques uns d'entre eux à remplir leurs papiers d'immigration (ils ne savaient ni lire ni écrire l'anglais ou le khmer), cela m'a donc permis de lier connaissance et d'écouter leurs histoires.
Ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait là-bas ni de ce qu'ils allaient y faire, ni de combien de temps ils allaient rester. Tout ce qu'ils savaient, c'est que quelqu'un viendrait les chercher à l'aéroport et s'occuperait de tout. Une dame a toutefois dit qu'elle supposait qu'on allait l'envoyer dans une usine textile. Tout cela n'a rien d'extraordinaire, de nombreux passagers ayant déjà rencontré ce type de migrants dans les avions reliant la Chine à la plupart des destinations du monde. Mais ce qui se comprend facilement pour la France est plus surprenant pour le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, où la main d'oeuvre non qualifiée ne doit pas manquer. Malgré cela, des avions de chinois continuent à atterrir à Phnom Penh pour y débarquer de la main d'oeuvre docile et peut-être à peine plus chère que la locale.
Mon voisin de gauche avec qui j'ai sympathisé car il venait de la province du Jiangxi (les fidèles lecteurs de mes carnets savent pourquoi j'aime bien cette province et ses habitants) avait un problème que je n'arrivais pas à résoudre pour remplir ses papiers d'immigration: le lieu d'émission du visa était écrit en khmer. Notre remue-ménage a fini par attirer une hôtesse qui a froncé les sourcils, et a conseillé à notre homme d'écrire "Jiangxi" dans cette case.
La semaine de travail que je venais de passer était une des plus dures de ma carrière, et la pression accumulée avait besoin de se dégonfler le plus rapidement possible. Voir donc une hôtesse chinoise (une espèce vivante à l'intelligence souvent assez limitée) proférer des absurdités administratives, c'était exactement ce qu'il me fallait pour atteindre ce but. Un crime contre la paperasse ordonnée et l'orthodoxie juridique, du pain béni pour moi!
Elle ne voulait pas lâcher le morceau: il fallait écrire "Jiangxi" dans la case "place of issuance" (sous entendu du visa). Je lui ai donc dit qu'en tant qu'hôtesse de l'air il était stupéfiant qu'elle ne sache pas la différence entre un passeport et un visa et qu'il n'était vraiment pas sympa de dire n'importe quoi aux passagers, à qui on pourrait plus difficilement reprocher ce manque de connaissances élémentaires. Les arguments logiques ont tous échoué: il n'y a pas de consulat cambodgien au Jiangxi, comment voulez vous que le visa ait été émis là-bas? regardez la dame à côté, son visa a été émis à Pékin (l'ambassade) tandis que son passeport a été émis au Jiangsu (là où elle vit)
Elle a alors rétorqué qu'elle avait déjà posé la question à un expert (???) qui avait dit qu'il fallait écrire ce qui était indiqué en face de "place of issuance" sur le passeport. Elle ajouta non sans ironie que: c'est écrit en anglais sur le passeport, tu peux lire "place of issuance: Jiangxi". Et bien sur le formulaire cambodgien c'est pareil, ce sont les mêmes mots "place of issuance", il faut donc écrire pareil.
J'ai eu beau lui répondre que si elle savait lire l'anglais elle comprendrait immédiatement que son argument est stupide, elle ne voulait pas lâcher prise. Pire: elle prétendit que si la dame d'à côté avait "Pékin" et "Jiangsu" sur son passeport et visa, c'était parce que le formulaire précisait qu'il fallait indiquer le lieu où le visa a été décidé et celui où il avait été octroyé, dans les cases "place of issuance" et "purpose of the trip". Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire et de faire perdre volontairement la face à l'hôtesse en hurlant que ce serait complètement débile d'écrire "Pékin" ou "Jiangxi" dans une case "but du voyage (au Cambodge)" dans un formulaire cambodgien, mais l'hôtesse a fini par décréter que je n'y connaissais rien, et, après avoir pris acte de mon refus de responsabilité, a fini par convaincre le pauvre homme de remplir le formulaire selon ses lubies. de toute façon les cambodgiens se foutent de ce qu'on écrit sur le formulaire, ils n'y font pas attention, ajouta-t-elle.
Bon ok, je veux bien, mais ça heurte mon bon sens et mon culte du papier bien rempli, et ça m'a foutu en rogne pour le reste du trajet.
Voilà donc comment inventer des problèmes pour s'occuper pendant un voyage en avion quand on n'a absolument rien à faire. Sur ce, l'avion a fini par atterrir et tous les chinois sont passés devant à l'immigration, tandis que les occidentaux devaient d'abord demander leur visa.
Bon an mal an, je me suis retrouvé il y a quelques jours dans le superbe nouvel aéroport de Canton, où je devais embarquer pour Phnom Penh, après avoir passé une journée dans la capitale de la Chine du Sud et sa voisine Dongguan, sous le signe de la bonne bouffe, des amis retrouvés... et de la bière.
Sans surprise, c'était surtout des chinois qui occupaient l'avion, les cambodgiens étant quasi absents, et les étrangers en route pour les vacances pas trop mal représentés.
Les chinois qui étaient autour de moi n'étaient pas des vacanciers, mais des migrants en quête de petits boulots. Ayant aidé quelques uns d'entre eux à remplir leurs papiers d'immigration (ils ne savaient ni lire ni écrire l'anglais ou le khmer), cela m'a donc permis de lier connaissance et d'écouter leurs histoires.
Ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait là-bas ni de ce qu'ils allaient y faire, ni de combien de temps ils allaient rester. Tout ce qu'ils savaient, c'est que quelqu'un viendrait les chercher à l'aéroport et s'occuperait de tout. Une dame a toutefois dit qu'elle supposait qu'on allait l'envoyer dans une usine textile. Tout cela n'a rien d'extraordinaire, de nombreux passagers ayant déjà rencontré ce type de migrants dans les avions reliant la Chine à la plupart des destinations du monde. Mais ce qui se comprend facilement pour la France est plus surprenant pour le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, où la main d'oeuvre non qualifiée ne doit pas manquer. Malgré cela, des avions de chinois continuent à atterrir à Phnom Penh pour y débarquer de la main d'oeuvre docile et peut-être à peine plus chère que la locale.
Mon voisin de gauche avec qui j'ai sympathisé car il venait de la province du Jiangxi (les fidèles lecteurs de mes carnets savent pourquoi j'aime bien cette province et ses habitants) avait un problème que je n'arrivais pas à résoudre pour remplir ses papiers d'immigration: le lieu d'émission du visa était écrit en khmer. Notre remue-ménage a fini par attirer une hôtesse qui a froncé les sourcils, et a conseillé à notre homme d'écrire "Jiangxi" dans cette case.
La semaine de travail que je venais de passer était une des plus dures de ma carrière, et la pression accumulée avait besoin de se dégonfler le plus rapidement possible. Voir donc une hôtesse chinoise (une espèce vivante à l'intelligence souvent assez limitée) proférer des absurdités administratives, c'était exactement ce qu'il me fallait pour atteindre ce but. Un crime contre la paperasse ordonnée et l'orthodoxie juridique, du pain béni pour moi!
Elle ne voulait pas lâcher le morceau: il fallait écrire "Jiangxi" dans la case "place of issuance" (sous entendu du visa). Je lui ai donc dit qu'en tant qu'hôtesse de l'air il était stupéfiant qu'elle ne sache pas la différence entre un passeport et un visa et qu'il n'était vraiment pas sympa de dire n'importe quoi aux passagers, à qui on pourrait plus difficilement reprocher ce manque de connaissances élémentaires. Les arguments logiques ont tous échoué: il n'y a pas de consulat cambodgien au Jiangxi, comment voulez vous que le visa ait été émis là-bas? regardez la dame à côté, son visa a été émis à Pékin (l'ambassade) tandis que son passeport a été émis au Jiangsu (là où elle vit)
Elle a alors rétorqué qu'elle avait déjà posé la question à un expert (???) qui avait dit qu'il fallait écrire ce qui était indiqué en face de "place of issuance" sur le passeport. Elle ajouta non sans ironie que: c'est écrit en anglais sur le passeport, tu peux lire "place of issuance: Jiangxi". Et bien sur le formulaire cambodgien c'est pareil, ce sont les mêmes mots "place of issuance", il faut donc écrire pareil.
J'ai eu beau lui répondre que si elle savait lire l'anglais elle comprendrait immédiatement que son argument est stupide, elle ne voulait pas lâcher prise. Pire: elle prétendit que si la dame d'à côté avait "Pékin" et "Jiangsu" sur son passeport et visa, c'était parce que le formulaire précisait qu'il fallait indiquer le lieu où le visa a été décidé et celui où il avait été octroyé, dans les cases "place of issuance" et "purpose of the trip". Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire et de faire perdre volontairement la face à l'hôtesse en hurlant que ce serait complètement débile d'écrire "Pékin" ou "Jiangxi" dans une case "but du voyage (au Cambodge)" dans un formulaire cambodgien, mais l'hôtesse a fini par décréter que je n'y connaissais rien, et, après avoir pris acte de mon refus de responsabilité, a fini par convaincre le pauvre homme de remplir le formulaire selon ses lubies. de toute façon les cambodgiens se foutent de ce qu'on écrit sur le formulaire, ils n'y font pas attention, ajouta-t-elle.
Bon ok, je veux bien, mais ça heurte mon bon sens et mon culte du papier bien rempli, et ça m'a foutu en rogne pour le reste du trajet.
Voilà donc comment inventer des problèmes pour s'occuper pendant un voyage en avion quand on n'a absolument rien à faire. Sur ce, l'avion a fini par atterrir et tous les chinois sont passés devant à l'immigration, tandis que les occidentaux devaient d'abord demander leur visa.
Trajet Trat/Sihanoukville par bateau? English translation pending
bonjour quelqu'un aurait il fait le trajet trat/sianoukville en bateau, certains disent que ça vaut le coup d'autres que la mer est agitée, pourtant on borde les cotes?
merci de m'eclairer ce serait pour mi fevrier
Cambodge: pour changer de la visite des temples English translation pending
Bonjour
Voici quelques adresses (déja connues) à Siem Reap LES ARTISANS D'ANGKOR (www.artisansdangkor.com)
Il s'agit d'une association qui assure une formation professionnelle dans les spécialités suivantes : sculpture sur pierre et sur bois - laque et dorure sur bois - laque et dorure sur pierre - tissage de la soie.
Les élèves une fois formés retournent dans leur village. La matière première est fournie par l'association qui leur rachète les produits finis. Le prix des articles sont plus élevés qu'ailleurs mais ils sont d'une excellente qualité.
Adresses : A Siem Reap : au Sud-Ouest du vieux marché. Visites guidées (en français…) tous les jours de 7h à 17h (la boutique reste ouverte jusqu'à 17h30). A Puok : village de la soie, de la culture du mûrier au tissage (avec toutes les étapes intermédiaires : élevage des vers à soie…). Puok est à 16 km de Siem Reap (route de l'aéroport). Ouvert tous les jours de 7h à 17h (boutique ouverte jusqu'à 17h30). Visites guidées (en français…).
Un très bon restaurant : La Noria, au Nord de la ville le long de la rivière. Le mercredi soir il y a un spectacle organisé par les enfants et adolescents de l'association Krousar-Thmey (www.krousar-thmey.org ). Pour le spectacle de "théâtre d'ombres" et de danses il a un supplément de 6 $ par personne, somme directement reversée à l'ONG. Il faut réserver sa table pour le spectacle. Réserver le plus tôt possible (parfois il y a des groupes). Demander à voir la salle pour avoir de bonnes places.
Autre très bonne adresse de restaurant : Sala Bai. Il s'agit d'une ONG française "Agir pour le Cambodge" site www.agirpourlecambodge.org. C'est une école hôtelière qui assure la formation professionnelle des jeunes. Le repas avec entrée, plat principal et dessert coûte 6 $. Excellent rapport qualité prix. La cuisine et le service sont assurés par les élèves. Pour info l'enseignement et le logement des élèves est gratuit (contrairement à une autre école, dont je ne citerai pas le nom, crée à l'origine par un grand cuisinier français…). Le financement est assuré par les dons. Là encore si possible réserver (parfois il y a des groupes), les repas sont uniquement servis le midi du Lundi au Vendredi.
Jacques
Un très bon restaurant : La Noria, au Nord de la ville le long de la rivière. Le mercredi soir il y a un spectacle organisé par les enfants et adolescents de l'association Krousar-Thmey (www.krousar-thmey.org ). Pour le spectacle de "théâtre d'ombres" et de danses il a un supplément de 6 $ par personne, somme directement reversée à l'ONG. Il faut réserver sa table pour le spectacle. Réserver le plus tôt possible (parfois il y a des groupes). Demander à voir la salle pour avoir de bonnes places.
Autre très bonne adresse de restaurant : Sala Bai. Il s'agit d'une ONG française "Agir pour le Cambodge" site www.agirpourlecambodge.org. C'est une école hôtelière qui assure la formation professionnelle des jeunes. Le repas avec entrée, plat principal et dessert coûte 6 $. Excellent rapport qualité prix. La cuisine et le service sont assurés par les élèves. Pour info l'enseignement et le logement des élèves est gratuit (contrairement à une autre école, dont je ne citerai pas le nom, crée à l'origine par un grand cuisinier français…). Le financement est assuré par les dons. Là encore si possible réserver (parfois il y a des groupes), les repas sont uniquement servis le midi du Lundi au Vendredi.
Jacques
Trajet de Siem Reap à la frontière sud thailandaise (Trat-Chanthaburi) English translation pending
Divers messages ont été écrits à ce sujet.
Quelqu'un aurait-il des informations récentes?
Transport sur le trajet Siem Reap-Battambang-Pailin-frontière-Trat?
Voiture de location avec chauffeur?
Quelqu'un s'est-il aventuré de ce côté?
Merci. 🙂
Archives vidéos du Cambodge English translation pending
En furetant sur un site d info sur le Cambodge, j ai trouve cet article qui va en interesser au moins un (n est ce pas Alan) et quelques autres j esperes.
J en profites pour dire merci a Alan pour cette belle chanson Khmere sur son dernier post.
Bref voila le contenu de l article :
"10/11/2006 : Un événement : le fonds audiovisuel cambodgien sauvé par l'Ina. Par une convention signée en 2005 entre le Gouvernement du Cambodge et l'Institut national de l'audiovisuel, le Ministère de la Culture et des Beaux Arts a confié à l'Ina un fonds audiovisuel exceptionnel.
Par cet acte de confiance, les autorités cambodgiennes reconnaissent le savoir-faire et l'expertise de l'Ina et de ses équipes.
40 heures sauvegardées et numérisées par l'Ina. 200 documents qui retracent plus de 20 ans d'Histoire du Cambodge. Il s'agit d'un patrimoine unique au monde, quasiment inédit, qui couvre la période de 1960 à 1980 : une richesse documentaire formidable qui était en danger de perdition.
A titre d'exemple, nous pouvons citer parmi la documentation restaurée et numérisée : Films de propagande Khmers rouges Documentaire sur les orphelins victimes de la guerre civile Reportage sur la cérémonie traditionnelle de la charrue.
Dans quelles conditions ce patrimoine cambodgien, sauvé par l'Ina, sera-t-il accessible?
A partir du 4 décembre 2006 : Au Cambodge : La diffusion de ce patrimoine audiovisuel sera de nouveau possible dans le cadre des activités du Centre Bophana. Et partout ailleurs dans le monde, grâce à l'Ina : inamedia.com permettra aux professionnels d'accéder à ce fonds exceptionnel. ina.fr rendra ces archives consultables par le plus grand nombre.
Le projet du Centre Bophana est une initiative des réalisateurs cambodgiens Rithy Panh et Ieu Pannakar. Le soutien de l'Ina est fort et inestimable depuis les premiers pas du projet. Qu'il s'agisse d'ouvrir son immense fonds d'archives, de fournir des copies numériques des archives relatives au Cambodge (500 documents), de détacher du personnel, d'offrir d'importants moyens techniques et financiers pour la mise au point d'une base de données, de soutenir la formation des documentalistes, ou encore d'appuyer la légitimité du projet lors de colloques internationaux, l'Ina a démontré depuis 2004 qu'il était le partenaire de tous les instants. Premie centre d'archives numérisées au monde, accessibles en ligne pour le grand public à travers son site ina.fr, l'Institut s'investit dans des projets innovants de sauvegarde du patrimoine audiovisuel à l'étranger : de la restitution d'archives en passant par la formation, l'expertise ou l'assistance. Le Centre Bophana en est à ce jour un des exemples les plus achevés. Le Monde"
"10/11/2006 : Un événement : le fonds audiovisuel cambodgien sauvé par l'Ina. Par une convention signée en 2005 entre le Gouvernement du Cambodge et l'Institut national de l'audiovisuel, le Ministère de la Culture et des Beaux Arts a confié à l'Ina un fonds audiovisuel exceptionnel.
Par cet acte de confiance, les autorités cambodgiennes reconnaissent le savoir-faire et l'expertise de l'Ina et de ses équipes.
40 heures sauvegardées et numérisées par l'Ina. 200 documents qui retracent plus de 20 ans d'Histoire du Cambodge. Il s'agit d'un patrimoine unique au monde, quasiment inédit, qui couvre la période de 1960 à 1980 : une richesse documentaire formidable qui était en danger de perdition.
A titre d'exemple, nous pouvons citer parmi la documentation restaurée et numérisée : Films de propagande Khmers rouges Documentaire sur les orphelins victimes de la guerre civile Reportage sur la cérémonie traditionnelle de la charrue.
Dans quelles conditions ce patrimoine cambodgien, sauvé par l'Ina, sera-t-il accessible?
A partir du 4 décembre 2006 : Au Cambodge : La diffusion de ce patrimoine audiovisuel sera de nouveau possible dans le cadre des activités du Centre Bophana. Et partout ailleurs dans le monde, grâce à l'Ina : inamedia.com permettra aux professionnels d'accéder à ce fonds exceptionnel. ina.fr rendra ces archives consultables par le plus grand nombre.
Le projet du Centre Bophana est une initiative des réalisateurs cambodgiens Rithy Panh et Ieu Pannakar. Le soutien de l'Ina est fort et inestimable depuis les premiers pas du projet. Qu'il s'agisse d'ouvrir son immense fonds d'archives, de fournir des copies numériques des archives relatives au Cambodge (500 documents), de détacher du personnel, d'offrir d'importants moyens techniques et financiers pour la mise au point d'une base de données, de soutenir la formation des documentalistes, ou encore d'appuyer la légitimité du projet lors de colloques internationaux, l'Ina a démontré depuis 2004 qu'il était le partenaire de tous les instants. Premie centre d'archives numérisées au monde, accessibles en ligne pour le grand public à travers son site ina.fr, l'Institut s'investit dans des projets innovants de sauvegarde du patrimoine audiovisuel à l'étranger : de la restitution d'archives en passant par la formation, l'expertise ou l'assistance. Le Centre Bophana en est à ce jour un des exemples les plus achevés. Le Monde"