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Relier Haïphong à Nin Binh sans passer par Hanoï? (Vietnam) English translation pending
Bonsoir,
Est-il possible de relier Haiphong à Nin Binh sans passer par Hanoi? Avez-vous un coup de coeur pour un hotel à Nin Binh?
Merci
Est-il possible de relier Haiphong à Nin Binh sans passer par Hanoi? Avez-vous un coup de coeur pour un hotel à Nin Binh?
Merci
Circuits au Vietnam et au Laos pour un voyage en décembre-janvier? English translation pending
Je pars pour le vietnam et le laos en décembre et janvier, est ce qu'il y a des circuits meiux que les autres et quoi ne pas manquer. je voyage en sac à dos et non organisé d, avance merci
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Bostwana et 1 zeste de Zambie: 1ère partie English translation pending
Ca y est !!!🙂
J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.
J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪
PROLOGUE AU VOYAGE
Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.
Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.
Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.
Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.
Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.
L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.
D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.
Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.
Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.
Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)
LE PERIPLE
Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...
Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.
Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom
On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...
Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.
Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...
Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.
Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.
Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.
Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.
Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.
On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)
Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.
Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....
La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...
Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.
Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...
Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.
Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.
Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.
Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.
Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.
La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.
Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.
On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.
En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.
On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.
Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....
Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.
Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.
Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.
Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.
De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.
Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.
Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.
Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.
Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!
Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».
Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.
Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.
Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.
Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.
En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.
Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.
Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?
Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.
Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...
Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.
Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.
Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.
La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.
Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »
Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….
De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.
Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.
Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.
A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.
La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.
Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.
L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.
Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.
Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.
Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.
La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.
Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.
Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...
La suite est là : http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.
J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪
PROLOGUE AU VOYAGE
Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.
Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.
Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.
Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.
Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.
L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.
D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.
Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.
Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.
Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)
LE PERIPLE
Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...
Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.
Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom
On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...
Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.
Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...
Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.
Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.
Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.
Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.
Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.
On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)
Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.
Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....
La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...
Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.
Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...
Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.
Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.
Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.
Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.
Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.
La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.
Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.
On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.
En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.
On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.
Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....
Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.
Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.
Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.
Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.
De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.
Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.
Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.
Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.
Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!
Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».
Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.
Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.
Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.
Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.
En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.
Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.
Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?
Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.
Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...
Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.
Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.
Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.
La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.
Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »
Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….
De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.
Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.
Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.
A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.
La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.
Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.
L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.
Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.
Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.
Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.
La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.
Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.
Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...
La suite est là : http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
Croisière sur le MSC Orchestra le 27 septembre 2008 English translation pending
Bonjour à tous ! je vais effectuer ma première croisière avec ma soeur à bord du msc orchestra le 27 septembre et j'ai quelques questions à poser à ceux qui ont déjà effectué une croisière sur ce bateau et eventuellement à ceux qui ont fait les meme escales à savoir marseilles, genes, naples, palerme, tunis, palma de majorque et barcelone
Déjà j'envisage de faire quelques excursions avec msc est ce que vous pouriez me dire si c'est un bon choix ou non:
gênes: centre historique
naples: pompéi
palerme: sites historiques de parlerme et monreale
tunis: shopping à la Medina et visite de Sidi Bou Said
Pour Palma de Majorque et Barcelone nous préferons les visiter par nos propres moyens.
Ensuite je ne me souviens pas avoir préciser lors de notre réservation à quel service nous voulions manger, est ce qu'on nous le demandera lors de notre embarquement ? et si on nous a inscris au 1er service est ce qu'on peut toujours demander à manger au 2nd lors de notre arrivée ? et est ce qu'il existe des tables pour 2 ? Sur le carnet de voyage il est également inscris que l'eau minérale est payante. Est ce qu'a table on peut tout de meme avoir des carafes d'eau (gratuitement) ? est ce qu'on peut apporter dans nos valise quelques bouteilles d'eau ou vous pensez que cela ne vaut pas le cout ? et en ce qui concerne la gratification du personnel à bord, j'ai vu qu'on serait prélevé 6euros par jour et comme notre budget est assez serré est ce qu'on peut demandé a supprimer ce prélèvement et on donnera ce que l'on veut au personnel qui s'occupe de nous ou est ce qu'on est obligé d'être prélevé un minimum ?
Enfin je voulais savoir quelle est la moyenne d'age sur le bateau car nous sommes assez jeunes (19 et 25 ans) ? Merci d'avance pour vos réponses !!🙂
Ensuite je ne me souviens pas avoir préciser lors de notre réservation à quel service nous voulions manger, est ce qu'on nous le demandera lors de notre embarquement ? et si on nous a inscris au 1er service est ce qu'on peut toujours demander à manger au 2nd lors de notre arrivée ? et est ce qu'il existe des tables pour 2 ? Sur le carnet de voyage il est également inscris que l'eau minérale est payante. Est ce qu'a table on peut tout de meme avoir des carafes d'eau (gratuitement) ? est ce qu'on peut apporter dans nos valise quelques bouteilles d'eau ou vous pensez que cela ne vaut pas le cout ? et en ce qui concerne la gratification du personnel à bord, j'ai vu qu'on serait prélevé 6euros par jour et comme notre budget est assez serré est ce qu'on peut demandé a supprimer ce prélèvement et on donnera ce que l'on veut au personnel qui s'occupe de nous ou est ce qu'on est obligé d'être prélevé un minimum ?
Enfin je voulais savoir quelle est la moyenne d'age sur le bateau car nous sommes assez jeunes (19 et 25 ans) ? Merci d'avance pour vos réponses !!🙂
Destination Ladakh English translation pending
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.
L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.
L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.Avis sur itinéraire Toronto - Québec - Gaspésie English translation pending
Bonjour
J'envisage pour l'été prochain un itinéraire Toronto - Québec "via" la Gaspésie ; en première approximation, j'ai pensé à ça :
J1 Paris Toronto J2 Toronto Niagara Falls J3 Niagara Falls Ottawa J4 Ottawa Montréal J5 Montréal Lac Saint Jean J6 Lac Saint Jean Tadoussac J7 Tadoussac Rivière-du-Loup J8 Rivière-du-Loup Pasbébiac J9 Pasbébiac Percé J10 Percé Gaspé J11 Gaspé Sainte-Anne des Monts J12 Sainte-Anne des Monts Saint-Jean-Port-Joli J13 Saint-Jean-Port-Joli Québec
Quelqu'un peut-il m'aider à préqualifier cet intinéraire : - est-ce que je loupe une merveille du monde ? - les étapes sont-elles adaptées, ni trop courtes, ni trop longues ? - tout "truc" bienvenu...
Merci d'avance pour vos avis éclairés.
J'envisage pour l'été prochain un itinéraire Toronto - Québec "via" la Gaspésie ; en première approximation, j'ai pensé à ça :
J1 Paris Toronto J2 Toronto Niagara Falls J3 Niagara Falls Ottawa J4 Ottawa Montréal J5 Montréal Lac Saint Jean J6 Lac Saint Jean Tadoussac J7 Tadoussac Rivière-du-Loup J8 Rivière-du-Loup Pasbébiac J9 Pasbébiac Percé J10 Percé Gaspé J11 Gaspé Sainte-Anne des Monts J12 Sainte-Anne des Monts Saint-Jean-Port-Joli J13 Saint-Jean-Port-Joli Québec
Quelqu'un peut-il m'aider à préqualifier cet intinéraire : - est-ce que je loupe une merveille du monde ? - les étapes sont-elles adaptées, ni trop courtes, ni trop longues ? - tout "truc" bienvenu...
Merci d'avance pour vos avis éclairés.
Temps pour parcourir la Shafer Trail du haut jusqu'à Moab? (Etats-Unis) English translation pending
J'ai lu pas mal de poste sur la Shafer trail. Mais ce que je ne sais pas c'est combien de temps faut-il prévoir pour la parcourir du haut jusque Moab (avec Potash Rd).
On a prévu sur 2 jours: Jour 1) matin : Arches (côté Devils Garden et Double Arch). Après-midi : Island in the sky et Dead Horse ST. Jour 2) matin : Shafer trail vers Moab. Après-midi : Arches : le reste dont Delicate.
Parce que si on est déjà à Island in the sky, autant repartir par la Shafer. Mais si c'est trop long et qu'on la termine dans le crépuscule, je suis bonne pour tomber dans le ravin. ou me conseillez-vous : Jour 1) matin : Arches (idem). Dead Horse ST. Jour 2) Island + shafer. Après-midi : Arches (idem).
On demandera d'office au ranger son avis avant de la prendre. Moi ce qui me fait peur en plus, c'est l'utilisation de ces foutues bagnoles (on a loué un 4x4) à boites automatiques...mais bon on aura déjà 1 semaine de pratique dans les dents.
On a prévu sur 2 jours: Jour 1) matin : Arches (côté Devils Garden et Double Arch). Après-midi : Island in the sky et Dead Horse ST. Jour 2) matin : Shafer trail vers Moab. Après-midi : Arches : le reste dont Delicate.
Parce que si on est déjà à Island in the sky, autant repartir par la Shafer. Mais si c'est trop long et qu'on la termine dans le crépuscule, je suis bonne pour tomber dans le ravin. ou me conseillez-vous : Jour 1) matin : Arches (idem). Dead Horse ST. Jour 2) Island + shafer. Après-midi : Arches (idem).
On demandera d'office au ranger son avis avant de la prendre. Moi ce qui me fait peur en plus, c'est l'utilisation de ces foutues bagnoles (on a loué un 4x4) à boites automatiques...mais bon on aura déjà 1 semaine de pratique dans les dents.
Voyage de trois semaines au Vietnam: détour au Cambodge? English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines au Vietnam (arrivée à saigon le 31/01/09 et décollage de Hanoi 22/02/2009) en février 09.
Nous comptions remonter doucement (en 3 semaines) les 1700 km entre saigon et hanoi + détours en se servant du train comme fil rouge. Après renseignements, il s'avère que la période (fête du têt et climat peu avantageux en remonter vers le nord) n'est peu etre pas la meilleur pour réaliser notre voyage dans ce sens là.
Nous envisageons peut être une autre alternative cad de rejoindre le cambodge depuis saigon (en bus) en passant par pnhom penh et en montant jusqu'au siem reap pour voir Angkor. De la direction la frontière du vietnam en direction de HUE pour remonter ensuite vers hanoi a moins qu'un passage soit possible ????
Nos modes de transports seront le bus; train et si nécessaire histoire de gagner du tps avion mais j'ai l'impression que certaines liaisons aériennes n'existent pas entre des villes comme siem reap et hue ou même ventiane au laos.
Merci de vos impressions sur le timing de ce voyage est il raisonnable d'envisager le passage par le cambodge en 3 semaines sans non plus le faire au pas de course
Dans l'attente de vous lire
Nous partons 3 semaines au Vietnam (arrivée à saigon le 31/01/09 et décollage de Hanoi 22/02/2009) en février 09.
Nous comptions remonter doucement (en 3 semaines) les 1700 km entre saigon et hanoi + détours en se servant du train comme fil rouge. Après renseignements, il s'avère que la période (fête du têt et climat peu avantageux en remonter vers le nord) n'est peu etre pas la meilleur pour réaliser notre voyage dans ce sens là.
Nous envisageons peut être une autre alternative cad de rejoindre le cambodge depuis saigon (en bus) en passant par pnhom penh et en montant jusqu'au siem reap pour voir Angkor. De la direction la frontière du vietnam en direction de HUE pour remonter ensuite vers hanoi a moins qu'un passage soit possible ????
Nos modes de transports seront le bus; train et si nécessaire histoire de gagner du tps avion mais j'ai l'impression que certaines liaisons aériennes n'existent pas entre des villes comme siem reap et hue ou même ventiane au laos.
Merci de vos impressions sur le timing de ce voyage est il raisonnable d'envisager le passage par le cambodge en 3 semaines sans non plus le faire au pas de course
Dans l'attente de vous lire
Transports Hanoi-Cao Bang et Cao Bang-Lang Son? (Vietnam) English translation pending
Bonjour, à tous, nous partons Jeudi 4 pour le VietNam & pensons monter dans le nord, direction CAO BANG redescendre par LANG SON direction la Baie d'Along.
Est-il possible de faire Hanoï Cao bang en train (et si possible de nuit)?
Pour la liason Cao Bang - Lang Son existe t-il des train pourle faire ou en bus uniquement?
& dernière petite question, sur ce que nous avons pu lire ça et là, c'est moins fréquenté que Sapa & ses environs, peut-être moins touristique, mais selon vous, ce coin est-il sympa, jolie, intéressant?
D'avance merci beaucoup
Est-il possible de faire Hanoï Cao bang en train (et si possible de nuit)?
Pour la liason Cao Bang - Lang Son existe t-il des train pourle faire ou en bus uniquement?
& dernière petite question, sur ce que nous avons pu lire ça et là, c'est moins fréquenté que Sapa & ses environs, peut-être moins touristique, mais selon vous, ce coin est-il sympa, jolie, intéressant?
D'avance merci beaucoup
Myanmar (Birmanie) - Cambodge en un mois: les vols? English translation pending
J'ai trouvé un Paris-BKK-Paris à 805€ sur AF (vol avec un escale à Rome à aller puis Amsterdam au retour assuré par Air China) du 01 actobre au 31 octobre.
Je compte aller à Rangoon directement apres mon arrivée à BKK le 02. Et je fini mon voyage le 30 à Phnom Penh.
Pour BKK-Rangoon : Air Asia (50€) Pour Phnom Penh-BKK : Air Asia (40€)
Total : 900€
Un Paris-BKK-Rangoon et Phnom Penh-BKK-Paris avec Thai Airways c'est 1250€.
Différence : 350€
Sachant que pour passer de Mayanmar au Cambodge, je vais devoir prendre un vol Rangoon-Siem Rap (Bkk airways 150€) ou Rangoon-BKK-Phnom Penh (90€ - Interessant si je fais un stop de 1 jours à BKK pour visister?=)
Ca en fait des vols dis donc ... 😎 pour un voyage d'un mois...sachant que je risque aussi de prendre des vols interieurs au Mayanmar et au Cambodge (je reste 14 jours ds chaque pays)...🤪
Qu'en pensez vous? Que feriez vous à ma place ?
Ne me dites pas de me limitez à un seul pays : Plzzzzzzzzzzzzzzzzz....Je sais je sais...Mais svp !
Merciiiii...🙂
Je compte aller à Rangoon directement apres mon arrivée à BKK le 02. Et je fini mon voyage le 30 à Phnom Penh.
Pour BKK-Rangoon : Air Asia (50€) Pour Phnom Penh-BKK : Air Asia (40€)
Total : 900€
Un Paris-BKK-Rangoon et Phnom Penh-BKK-Paris avec Thai Airways c'est 1250€.
Différence : 350€
Sachant que pour passer de Mayanmar au Cambodge, je vais devoir prendre un vol Rangoon-Siem Rap (Bkk airways 150€) ou Rangoon-BKK-Phnom Penh (90€ - Interessant si je fais un stop de 1 jours à BKK pour visister?=)
Ca en fait des vols dis donc ... 😎 pour un voyage d'un mois...sachant que je risque aussi de prendre des vols interieurs au Mayanmar et au Cambodge (je reste 14 jours ds chaque pays)...🤪
Qu'en pensez vous? Que feriez vous à ma place ?
Ne me dites pas de me limitez à un seul pays : Plzzzzzzzzzzzzzzzzz....Je sais je sais...Mais svp !
Merciiiii...🙂
Retour de croisière à bord du Coral (suite) English translation pending
Bonjour a tous,
Ce matin j'ai la désagréable surprise de constater que le lien concernant le "Retour de croisiere a bord du coral " est inactif, avec dicsussion fermee sur tous les messages.
Je viens de mettre un message dans la rubrique adequate afin de savoir le pourquoi et comment réactiver celui ci.
Je pense que vous etes nombreux a revenir de croisiere, et que beaucoup doivent egalement etre sur le point d'embarquer donc en attendant que notre lien fonctionne a nouveau nous allons continuer ici.
En souhaitant bon courage a tous ceux qui reprennent le travail (merci a eux qui contribuent a payer nos retraites😄) bon courage a nos cheres petites tetes blondes pour demain egalement, c'est le jour des preparatifs de cartables, le meilleur jour de l'annee scolaire en quelque sorte, avec le 30 juin.
Voici le lien du Coral dont les discussions ont ete fermees :
http://voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_bord_coral_D529183-120/
Bien amicalement a tous
Ce matin j'ai la désagréable surprise de constater que le lien concernant le "Retour de croisiere a bord du coral " est inactif, avec dicsussion fermee sur tous les messages.
Je viens de mettre un message dans la rubrique adequate afin de savoir le pourquoi et comment réactiver celui ci.
Je pense que vous etes nombreux a revenir de croisiere, et que beaucoup doivent egalement etre sur le point d'embarquer donc en attendant que notre lien fonctionne a nouveau nous allons continuer ici.
En souhaitant bon courage a tous ceux qui reprennent le travail (merci a eux qui contribuent a payer nos retraites😄) bon courage a nos cheres petites tetes blondes pour demain egalement, c'est le jour des preparatifs de cartables, le meilleur jour de l'annee scolaire en quelque sorte, avec le 30 juin.
Voici le lien du Coral dont les discussions ont ete fermees :
http://voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_bord_coral_D529183-120/
Bien amicalement a tous
Sites hittites et byzantins en Turquie: transport, lieux, tarifs? English translation pending
😉 Bonjour à tous,
Est-ce que quelqu'un qui aurait eut l'occasion de visité la Turquie pourrait nous dire dans quels villes ou lieux peut-ont admiré les sites anciens des civilisations Hittites et Byzantines? Où trouver les mausolée ou tombes des empereurs Byzantins comme Justinien par exemple? Peut-ont visiter ces endroits? Et si oui, quels sont les tarifs pratiqués? De plus, peut-on prendre des photos dans les musées consacrées à ces deux civilisations? Pour finir, quels sont les moyens de transports pour gagner ses lieux anciens. Je pose ces questions, car le problème avec la Turquie c'est que beaucoup de sites Grecques ont changé de noms.
Quand est-il aussi du site de Troie?
Merci de vos réponses😉
Est-ce que quelqu'un qui aurait eut l'occasion de visité la Turquie pourrait nous dire dans quels villes ou lieux peut-ont admiré les sites anciens des civilisations Hittites et Byzantines? Où trouver les mausolée ou tombes des empereurs Byzantins comme Justinien par exemple? Peut-ont visiter ces endroits? Et si oui, quels sont les tarifs pratiqués? De plus, peut-on prendre des photos dans les musées consacrées à ces deux civilisations? Pour finir, quels sont les moyens de transports pour gagner ses lieux anciens. Je pose ces questions, car le problème avec la Turquie c'est que beaucoup de sites Grecques ont changé de noms.
Quand est-il aussi du site de Troie?
Merci de vos réponses😉
Voyage d'un an en Asie du Sud: Inde, Népal: budget à prévoir, démarches administratives? English translation pending
Bonjour a tous,
Voila, j'aimerais d'ici quelque année effectué un voyage d'un ans en compagnie d'une amie, notre destination serait l'asie du sud, l'inde, le népal, laos .... notre principale moyen de transport serait la marche et faire du stop, et si necessaire train, car... notre logement, des hotels au cadre très simple, et camper si cela savair necessaire. Pour cela j'aimerais avoir une idée aproximative du budget à economisé. Et biensur de tout les sages conseil que vous pourrez me donner. Très cordialement.
Voila, j'aimerais d'ici quelque année effectué un voyage d'un ans en compagnie d'une amie, notre destination serait l'asie du sud, l'inde, le népal, laos .... notre principale moyen de transport serait la marche et faire du stop, et si necessaire train, car... notre logement, des hotels au cadre très simple, et camper si cela savair necessaire. Pour cela j'aimerais avoir une idée aproximative du budget à economisé. Et biensur de tout les sages conseil que vous pourrez me donner. Très cordialement.
Quelle devise prendre avec soi pour le Sri Lanka et les Maldives? English translation pending
Bonjour
Je pars pour 15 jours début septembre au Sri Lanka et aux Maldives (7 jours Sri Lanka en circuit, 7 jours aux Maldives)
En fonction des taux de change quelle devise est la plus intéressante à emmener pour un séjour au Sri Lanka et aux Maldives ?
des Dollars US ou des euros ?
J'hésite aussi à prendre des Travellers check, là encore la question du libellé se pose (EURO ou USD)
Ca serait gentil de faire partager votre expérience en ce domaine ! :)
Merci
Aurélien
Aurélien
Coût du "permis d'ascension" pour faire le Mera Peak? (Népal) English translation pending
Bonjour à Tous,
Je suis déja alle au Népal et aimerai mettre en place ma propre ascension sans passe par une agence. A ce titre, j'aimerai savoir si vous conaissez le coût du "Permis d'ascension pour faire le Mera Peak et les trois cols?
Merci enormement pour tous vos precieux renseignements,
Amitié,
David.
Je suis déja alle au Népal et aimerai mettre en place ma propre ascension sans passe par une agence. A ce titre, j'aimerai savoir si vous conaissez le coût du "Permis d'ascension pour faire le Mera Peak et les trois cols?
Merci enormement pour tous vos precieux renseignements,
Amitié,
David.
Mes anti-carnets de voyage English translation pending
PREFACE
Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂
Bonne lecture
Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂
Bonne lecture
Itinéraire pour quinze jours au Québec? English translation pending
Bonjour,
Je pars les deux premières semaines de septembre au Québec et je suis encore en train de réfléchir à mon itinéraire. Pour l'instant je n'ai réservé que les 3 premières nuits d'hôtel à Montréal que je compte donc visiter pendant 2 jours et demi. Ensuite je compte louer une voiture pour au moins une semaine et aller à Québec une journée. Pour la suite c'est là que j'hésite, je souhaite faire de la rando dans les parcs, découvrir la nature, faire du camping et surtout faire une excursion en kayak ou zodiac pour observer les baleines. Je suis consciente que je n'aurai surement pas le temps de faire à la fois le côté Ouest du Saint Laurent, avec le Saguenay et Tadoussac, et la Gaspésie. J'ai vu qu'il y avait aussi des sites d'observation des baleines en Gaspésie et je m'interroge sur leur qualité, la probabilité d'y voir des baleines, etc, par rapport à Tadoussac. Concernant les parcs, je me demandais aussi si je devais privilégier la Gaspésie ou alors la région du Saguenay ? Le parc du Mont Tremblant à proximité de Montréal est-il vraiment à voir ? Ou alors puis-je remonter jusqu'à Tadoussac puis traverser le Saint Laurent en bateau pour rejoindre directement la Gaspésie ? Par quelle ligne et en combien de temps ? Certains m'ont dit que le camping en septembre était une mauvaise idée en raison du climat, mais dans ce cas pourquoi tant de campings sont encore ouverts à cette période ? Autre chose, à la fin de notre séjour nous avions envie d'aller passer 2 ou 3 jours à NY au départ de Montréal par les bus de nuit Greyhound, mais pas de possibilité d'acheter les billets en ligne. Est-ce que les acheter sur place une semaine à l'avance ça suffit? Est-ce que certains ont déjà expérimenté ce bus ?
Merci d'avance de votre aide, je ne pars que peu de temps et d'après mes guides il semble y avoir tellement de belles choses à voir que c'est difficile de savoir quels endroits privilégier.
Je pars les deux premières semaines de septembre au Québec et je suis encore en train de réfléchir à mon itinéraire. Pour l'instant je n'ai réservé que les 3 premières nuits d'hôtel à Montréal que je compte donc visiter pendant 2 jours et demi. Ensuite je compte louer une voiture pour au moins une semaine et aller à Québec une journée. Pour la suite c'est là que j'hésite, je souhaite faire de la rando dans les parcs, découvrir la nature, faire du camping et surtout faire une excursion en kayak ou zodiac pour observer les baleines. Je suis consciente que je n'aurai surement pas le temps de faire à la fois le côté Ouest du Saint Laurent, avec le Saguenay et Tadoussac, et la Gaspésie. J'ai vu qu'il y avait aussi des sites d'observation des baleines en Gaspésie et je m'interroge sur leur qualité, la probabilité d'y voir des baleines, etc, par rapport à Tadoussac. Concernant les parcs, je me demandais aussi si je devais privilégier la Gaspésie ou alors la région du Saguenay ? Le parc du Mont Tremblant à proximité de Montréal est-il vraiment à voir ? Ou alors puis-je remonter jusqu'à Tadoussac puis traverser le Saint Laurent en bateau pour rejoindre directement la Gaspésie ? Par quelle ligne et en combien de temps ? Certains m'ont dit que le camping en septembre était une mauvaise idée en raison du climat, mais dans ce cas pourquoi tant de campings sont encore ouverts à cette période ? Autre chose, à la fin de notre séjour nous avions envie d'aller passer 2 ou 3 jours à NY au départ de Montréal par les bus de nuit Greyhound, mais pas de possibilité d'acheter les billets en ligne. Est-ce que les acheter sur place une semaine à l'avance ça suffit? Est-ce que certains ont déjà expérimenté ce bus ?
Merci d'avance de votre aide, je ne pars que peu de temps et d'après mes guides il semble y avoir tellement de belles choses à voir que c'est difficile de savoir quels endroits privilégier.
Avis sur notre parcours aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Après avoir beaucoup lu vos messages, j'ai choisi de faire : Paris - San Francisco (Hôtel Bijou selon vos recommandations 3 nuits) SF - direction Yosemite
et là je n'ai encore rien réservé mais je crois que nous ferons au feeling car on aime bien laisser le temps au temps en général.
Yosemite - Las Vegas
Mon mari veut participer à un show aérien près de Las Vegas le 9/10 novembre, ça c'est la raison du voyage mais moi je m'en moque un peu de ce show, je l'accompagne mais surtout je veux découvrir les USA.
Alors à Vegas je n'arrive pas à me décider le Bellagio c'est trop cher je trouve.
Mais j'ai bien noté tous les restaurants sympas.
Au fait Alcatraz ça vaut le coup d'après vous?
Merci encore pour vos conseils. A+
Après avoir beaucoup lu vos messages, j'ai choisi de faire : Paris - San Francisco (Hôtel Bijou selon vos recommandations 3 nuits) SF - direction Yosemite
et là je n'ai encore rien réservé mais je crois que nous ferons au feeling car on aime bien laisser le temps au temps en général.
Yosemite - Las Vegas
Mon mari veut participer à un show aérien près de Las Vegas le 9/10 novembre, ça c'est la raison du voyage mais moi je m'en moque un peu de ce show, je l'accompagne mais surtout je veux découvrir les USA.
Alors à Vegas je n'arrive pas à me décider le Bellagio c'est trop cher je trouve.
Mais j'ai bien noté tous les restaurants sympas.
Au fait Alcatraz ça vaut le coup d'après vous?
Merci encore pour vos conseils. A+
Andalousie: question culturelle English translation pending
Bonjour,
revenant d'un trip de deux semaines à travers l'andalousie, nous avons remarqué, quasiment dans toutes les villes traversées, la présence d'une branche de palmier (?) accrochée aux barreaux de quelques balcons, parfois agrémentée de jolis noeuds... bref, une branche volontairement fixée décorativement sur les balcons. Au début nous avons cru à un cas spécifique mais cela s'est retrouvé à Jerez, Arcos, Séville... certains d'entre vous sauraient-ils à quoi cette pratique fait référence ?
Merci à vous 😉
revenant d'un trip de deux semaines à travers l'andalousie, nous avons remarqué, quasiment dans toutes les villes traversées, la présence d'une branche de palmier (?) accrochée aux barreaux de quelques balcons, parfois agrémentée de jolis noeuds... bref, une branche volontairement fixée décorativement sur les balcons. Au début nous avons cru à un cas spécifique mais cela s'est retrouvé à Jerez, Arcos, Séville... certains d'entre vous sauraient-ils à quoi cette pratique fait référence ?
Merci à vous 😉
Chaussures multi-activités pour faire de la randonnée? English translation pending
bonjour,
je vais acheter des chaussures de randonnée et mon choix s'est arréter sur des multiactivités. En effet je compte voyager et faire des saisons notamment dans l'agriculture. Mais je ferais egalement pas mal de marche en forêt, campagne et moyenne montagne. Etant donné que les grosses chaussures c'est assez limite quand on gambade en ville/village et que je compte pas vraiment depasser les 1500 metres d'altitudes, je pense que des chaussures à tige basse, c'est l'ideal non ?
Apres ya le choix grosses chaussures+basket mais jai peur que ce soit encombrant. Et on ma dit qu'avec des tiges basses : moins de fatigues, donc plus de concentration et moins de chances de se tordre la cheville, d'autant que cette derniere se "renforcerait" sans soutien de la cheville, c'est ce qu'on ma dit.
Voilà, chu aller à decathlon et le choix est vraiment pauvre, pour des tiges bases solides, c la misere. Je suis allé sur le site du vieux campeur et c'est pas non plus la foule mais bon peut etre que c mieux que decathlon.
J'aimerais vos conseils sur les marques à eviter. Est ce que le gore tex c une bonne chose, c impérmeable mais est ce aussi respirant que sans ?
http://www.au-vieux-campeur.fr/gp/asp/sous_categories.asp?codctg=2283
voilà jattends vos avis sur les godasses
je vais acheter des chaussures de randonnée et mon choix s'est arréter sur des multiactivités. En effet je compte voyager et faire des saisons notamment dans l'agriculture. Mais je ferais egalement pas mal de marche en forêt, campagne et moyenne montagne. Etant donné que les grosses chaussures c'est assez limite quand on gambade en ville/village et que je compte pas vraiment depasser les 1500 metres d'altitudes, je pense que des chaussures à tige basse, c'est l'ideal non ?
Apres ya le choix grosses chaussures+basket mais jai peur que ce soit encombrant. Et on ma dit qu'avec des tiges basses : moins de fatigues, donc plus de concentration et moins de chances de se tordre la cheville, d'autant que cette derniere se "renforcerait" sans soutien de la cheville, c'est ce qu'on ma dit.
Voilà, chu aller à decathlon et le choix est vraiment pauvre, pour des tiges bases solides, c la misere. Je suis allé sur le site du vieux campeur et c'est pas non plus la foule mais bon peut etre que c mieux que decathlon.
J'aimerais vos conseils sur les marques à eviter. Est ce que le gore tex c une bonne chose, c impérmeable mais est ce aussi respirant que sans ?
http://www.au-vieux-campeur.fr/gp/asp/sous_categories.asp?codctg=2283
voilà jattends vos avis sur les godasses
Vacances 2008: vos cinq meilleures photos English translation pending
Le nouveau système de mise en ligne des photos sur VF (super, surtout la navigation avec les flèches du clavier ! 🙂) m'inspire et je lance un petit concours photo de rentrée de vacances (comme d'habitude sans classement des candidats, et juste pour "le plaisir des yeux")
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
3 000 km en scooter en Indonésie à travers Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba English translation pending
bonjour
Voilà j'ai fini de mettre mes photos et mes vidéos en ligne:
........ Sumbawa .................. Komodo .................. Florès .................... Sumba
J'espère que ça vous plaira, je suis ouvert à toutes les critiques 🙂
Voilà j'ai fini de mettre mes photos et mes vidéos en ligne:
Trek au Touquet-Paris-Plage English translation pending
Si maintenant on peut choisir ....
Alors, pour moi ce sera : sportif, amoureux, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé.
Si tu peux ajouter aussi le cerf-volant !!!
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
Séjour aux alentours de Pau English translation pending
Bonjour à chacun,
j'ai la chance de pouvoir être hébergé à PAU. Quelqu'un a-t-il connaissance des choses à faire sur PAU ou alentours. Aussi, est-il possible de randonner en Pyrénnée depuis Pau si j'y reste 4jours?
Je suis preneur de tous types d'infos sur les randos possibles.
Merci beaucoup
Antoine
j'ai la chance de pouvoir être hébergé à PAU. Quelqu'un a-t-il connaissance des choses à faire sur PAU ou alentours. Aussi, est-il possible de randonner en Pyrénnée depuis Pau si j'y reste 4jours?
Je suis preneur de tous types d'infos sur les randos possibles.
Merci beaucoup
Antoine
Randonnée en Ecosse: la West Highland Way accessible à tous? English translation pending
Bonjour!
Je sollicite vos conseils de voyageurs
Je pars dans une semaine en Ecosse avec un ami. Nous restons la bas une semaine entière. On aimerait bien partir en randonnée et j'ai beaucoup entendu parler du West Highland Way. Cependant, même si aventuriers dans l'ame, nous ne sommes pas des randonneurs habitués... N'ayons même pas peur de le dire, pas randonneurs du tout.
Donc ma question est la suivante, etant novice en rando, peut-on se lancer sur la West Highland Way? Les chemins sont-ils balisés? Risque t-on de se paumer? A t-on besoin de carte topographiques, boussole... enfin le matos de vieux loup solitaire...
Sur 5 jours, nous n'aurons pas sans doute pas les moyens d'en voir le bout... Y'a t-il des moyens de transports a chaque étape? (pour revenir a Glasgow s'il faut reprendre l'avion)
Peut être, y-a t'il d'autres alternatives a la West Highland Way?
(oui ça fait pas mal de questions ^^)
En tout cas, ce forum a l'air super... j'ai déja trouvé pas mal d'infos... notamment sur les "midges" qui font froid dans le dos 🤪
Merci d'avance! 😉
Je sollicite vos conseils de voyageurs
Je pars dans une semaine en Ecosse avec un ami. Nous restons la bas une semaine entière. On aimerait bien partir en randonnée et j'ai beaucoup entendu parler du West Highland Way. Cependant, même si aventuriers dans l'ame, nous ne sommes pas des randonneurs habitués... N'ayons même pas peur de le dire, pas randonneurs du tout.
Donc ma question est la suivante, etant novice en rando, peut-on se lancer sur la West Highland Way? Les chemins sont-ils balisés? Risque t-on de se paumer? A t-on besoin de carte topographiques, boussole... enfin le matos de vieux loup solitaire...
Sur 5 jours, nous n'aurons pas sans doute pas les moyens d'en voir le bout... Y'a t-il des moyens de transports a chaque étape? (pour revenir a Glasgow s'il faut reprendre l'avion)
Peut être, y-a t'il d'autres alternatives a la West Highland Way?
(oui ça fait pas mal de questions ^^)
En tout cas, ce forum a l'air super... j'ai déja trouvé pas mal d'infos... notamment sur les "midges" qui font froid dans le dos 🤪
Merci d'avance! 😉
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (1) English translation pending
Été 2008 : 40 jours à travers le Wyoming, le Colorado, l'Utah et l'Arizona.... quelques sites classiques et d'autres plus confidentiels !
Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.
Pour une version avec plus de photos, allez directement là :
sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/

==========================================================================
Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers
- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon
avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!
Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.
Yellowstone : geysers et compagnie
J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City
Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…
Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).
Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.
Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)
Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.
Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…
Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !
J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone
Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.
En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !
Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !
Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !
Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !
Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».
Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).
Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.
Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !
J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner
Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.
Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !
Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.
Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !
La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.
Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !
Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.
Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.
J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City
Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.
Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.
Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !
Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.
Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.
Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.
De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !
Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?
Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !
"Monkey Face Spring"
Grand Teton : c'est encore l'hiver
J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton
Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !
Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.
A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !
Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !
Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !
La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.
Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.
Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.
Notre Nissan à l’arrivée au lac !
Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.
Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !
Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.
Là enfin, du soleil !!!
Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.
Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !
J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge
Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !
Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !
Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.
Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.
Personne à l’horizon, si quelques marmottes !
Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.
Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).
Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.
Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !
300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.
Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !
De la neige à Grand Teton
Flaming Gorge et Red Canyon
J7 (08/06) : Flaming Gorge
Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !
- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay
- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon
- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon
Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !
D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !
Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.
J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !
Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.
Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.
Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.
Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !
Sheep Creek Bay
Dinosaur National Monument
J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal
Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.
Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.
3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !
Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.
Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.
Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.
Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !
Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.
Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !
J9 (10/06) : Vernal-Echo Park
Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !
Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.
Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.
Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :
Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.
Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.
Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !
D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).
A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !
Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.
Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.
Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.
Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!
Vue depuis Harper's Corner
De Dinosaur à Colorado National Monument
J10 (11/06) : Echo Park - Fruita
Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.
Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.
C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).
Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !
Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.
Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !
Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)
Castle Park Overlook
Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !
Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.
Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).
Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !
Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !
J11 (12/06) : Fruita – Moab
Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !
Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.
Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)
Monument Canyon View
L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.
Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.
Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !
Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.
Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.
Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !
Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !
Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !
Steamboat Rock
Canyonlands : Island in the Sky
J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.
C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).
Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !
Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !
Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !
Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !
Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.
Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)
Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !
Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.
Mark Walker’s Cabin
Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !
Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !
Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».
C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)
Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »
En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…
Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !
Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…
Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.
Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.
J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.
Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.
Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.
OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.
Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !
Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.
L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !
Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.
L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.
Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.
En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !
Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.
Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!
Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.
Moses & Zeus
Arches : Fiery Furnace et autres arches
J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab
Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.
La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.
Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.
La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.
Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?
Sand Arch
Broken Arch
Encore d’autres arches…sur le parcours !
C’est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men
L’arche, à distance.
Vue depuis l’arche.
Les Marching Men
Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.
Ici la Salt Valley
Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)
Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.
Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !
Coucher de soleil sur Fiery Furnace
Canyonlands : the Needles
J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !
Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.
Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !
Là c’est quand ça devient impossible à passer !
La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.
En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.
Nous sommes toujours aussi enthousiastes !
Chesler Park overlook
Chesler Park au coucher du soleil !
Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.
J16 (17/06) : Needles (suite).
Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .
En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.
La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.
Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.
L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.
Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !
Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !
Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.
En chemin vers Confluence Overlook
De Monticello à Natural Bridges
J17 (18/06) : Needles – Blanding
Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !
Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.
En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?
Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !
Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !
Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !
Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.
En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.
En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !
Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.
J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding
Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!
Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !
Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »
Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.
Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».
Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.
J’y suis !
En levant les yeux sous la Bridge !
Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !
Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.
Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !
Encore plus impressionnant d’en dessous !
Retour à Blanding par la même route.
Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !
House on Fire
De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff
Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.
Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !
La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…
Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.
La voilà enfin !
Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !
Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !
Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !
Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.
Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !
L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!
Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !
Journée mémorable !
J20 (21/06) : Bluff (suite)
Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !
D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.
Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.
- Muley Point Overlook
- Vue sur Moki Dugway
Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !
En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !
Valley of the Gods
Monument Valley
J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff
Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.
Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.
Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !
Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !
Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !
Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge
Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !
Ils portent bien leur nom : Procession Panel !
L’homme aux doigts et orteils !
L’homme au serpent !
Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.
Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !
En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !
Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.
Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.
Monument Valley
La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI
Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.
Pour une version avec plus de photos, allez directement là :
sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/

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Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers
- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon
avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!
Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.
Yellowstone : geysers et compagnie
J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City
Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…
Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).
Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.
Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)
Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.
Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…
Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !
J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone
Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.
En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !
Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !
Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !
Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !
Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».
Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).
Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.
Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !
J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner
Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.
Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !
Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.
Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !
La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.
Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !
Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.
Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.
J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City
Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.
Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.
Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !
Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.
Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.
Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.
De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !
Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?
Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !
"Monkey Face Spring"

Grand Teton : c'est encore l'hiver
J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton
Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !
Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.
A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !
Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !
Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !
La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.
Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.
Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.
Notre Nissan à l’arrivée au lac !
Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.
Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !
Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.
Là enfin, du soleil !!!
Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.
Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !
J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge
Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !
Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !
Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.
Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.
Personne à l’horizon, si quelques marmottes !
Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.
Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).
Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.
Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !
300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.
Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !
De la neige à Grand Teton

Flaming Gorge et Red Canyon
J7 (08/06) : Flaming Gorge
Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !
- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay
- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon
- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon
Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !
D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !
Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.
J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !
Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.
Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.
Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.
Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !
Sheep Creek Bay

Dinosaur National Monument
J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal
Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.
Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.
3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !
Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.
Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.
Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.
Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !
Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.
Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !
J9 (10/06) : Vernal-Echo Park
Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !
Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.
Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.
Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :
Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.
Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.
Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !
D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).
A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !
Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.
Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.
Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.
Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!
Vue depuis Harper's Corner

De Dinosaur à Colorado National Monument
J10 (11/06) : Echo Park - Fruita
Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.
Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.
C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).
Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !
Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.
Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !
Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)
Castle Park Overlook
Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !
Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.
Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).
Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !
Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !
J11 (12/06) : Fruita – Moab
Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !
Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.
Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)
Monument Canyon View
L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.
Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.
Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !
Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.
Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.
Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !
Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !
Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !
Steamboat Rock

Canyonlands : Island in the Sky
J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.
C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).
Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !
Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !
Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !
Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !
Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.
Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)
Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !
Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.
Mark Walker’s Cabin
Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !
Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !
Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».
C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)
Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »
En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…
Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !
Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…
Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.
Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.
J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.
Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.
Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.
OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.
Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !
Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.
L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !
Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.
L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.
Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.
En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !
Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.
Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!
Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.
Moses & Zeus

Arches : Fiery Furnace et autres arches
J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab
Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.
La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.
Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.
La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.
Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?
Sand Arch
Broken Arch
Encore d’autres arches…sur le parcours !
C’est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men
L’arche, à distance.
Vue depuis l’arche.
Les Marching Men
Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.
Ici la Salt Valley
Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)
Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.
Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !
Coucher de soleil sur Fiery Furnace

Canyonlands : the Needles
J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !
Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.
Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !
Là c’est quand ça devient impossible à passer !
La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.
En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.
Nous sommes toujours aussi enthousiastes !
Chesler Park overlook
Chesler Park au coucher du soleil !
Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.
J16 (17/06) : Needles (suite).
Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .
En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.
La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.
Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.
L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.
Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !
Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !
Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.
En chemin vers Confluence Overlook

De Monticello à Natural Bridges
J17 (18/06) : Needles – Blanding
Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !
Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.
En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?
Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !
Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !
Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !
Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.
En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.
En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !
Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.
J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding
Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!
Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !
Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »
Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.
Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».
Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.
J’y suis !
En levant les yeux sous la Bridge !
Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !
Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.
Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !
Encore plus impressionnant d’en dessous !
Retour à Blanding par la même route.
Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !
House on Fire

De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff
Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.
Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !
La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…
Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.
La voilà enfin !
Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !
Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !
Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !
Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.
Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !
L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!
Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !
Journée mémorable !
J20 (21/06) : Bluff (suite)
Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !
D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.
Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.
- Muley Point Overlook
- Vue sur Moki Dugway
Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !
En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !
Valley of the Gods

Monument Valley
J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff
Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.
Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.
Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !
Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !
Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !
Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge
Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !
Ils portent bien leur nom : Procession Panel !
L’homme aux doigts et orteils !
L’homme au serpent !
Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.
Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !
En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !
Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.
Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.
Monument Valley

La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI
Être touriste ou voyageur? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me lance dans ma 1ère réflexion de touriste, ou de voyageuse, je ne sais plus trop... Ce post m'a inspiré, ayant lu pas mal de messages sur ce forum: Beaucoup de gens se plaignent que certains endoits de la planète (souvent très beau) sont "pourris" par les touristes... qu'ils peuvent ne plus avoir d'interet, à cause de ça justement. Beaucoup de voyageurs aiment partir, à l'arrache, sans trop d'argent, dormir dans des hôtels miteux et prendre des bus "populaires", pour soit disant ne pas faire comme tous les touristes, vivre le truc à fond, et être plus proche de la population. Ne pensez-vous pas qu'au contraire, sans avoir une attitude exubérante et déplacée dans le pays où l'on se rend, que les bus à touristes sont justement POUR les touristes et devraient être empruntés par ceux-ci? Si tous les touristes voyagaient comme les locaux, le tourisme ne rapporterait pas autant d'argent, ce qui je pense les arrangerait moins... D'ailleurs, les bus à touristes offrent plus de confort, souvent plus de sécurité, est-ce raisonnable de prendre des risques gratuits pour ne gagner que quelques euros de différence sur un trajet de bus, alors qu'on les mettrait volontiers dans un Mc Do à notre retour en France? Les voyageurs qui se la jouent un peu "roots", qui comptent partir à l'arrache et se débrouiller sur place pour manger (souvent avec les locaux, chez eux -j'ai déjà lu des posts comme ça 😐), ne se trouvent-ils pas un peu irrespectueux envers certaines populations qui souvent n'ont même pas de quoi nourir leur famille, mais qui souvent sont aussi très acceuillante? Pour ce qui est des sites pourris par le tourisme de masse, c'est sûr c'est dommage... pour le site j'entends... car finalement, je suis une touriste comme une autre, moi aussi j'aurais aimé visiter le Machu Picchu all by myself 😛 Et du coup les touristes qui se ruent hors des sentiers battus, dans des sites peu visités, ne contribuent-ils pas aussi à amener, petit à petit, tout un tas de touristes un peu old-school qui risquent de les pourrir à leur tour?
J'ai commencé me faire cette réfléxion le jour où une copine à moi s'est faite séquestrée plusieurs heures à la frontière bolivienne, après avoir pris un combi un peu vide, ou le chauffeur était de mèche avec les ravisseurs. Et là j'me suis dit "Mais qu'est-ce qu'elle foutait dans un combi à la frontière bolivienne?". Elle est pas exhubérante, parle espagnol... était accompagnée d'un mec. Bref, j'ai l'impression que beaucoup ont tendance à oublier, que quand on est pas local, on est un touriste, qu'on se doit d'agir un peu comme tel aussi (par là jme comprends, je mets de côté les irrespectueux colonialistes qui font ce qui leur chante), sans en être constament complexé.
Voilà c'était une réfléxion, pas vraiment un coup de gueule, juste une incompréhension 😕 Le débat est ouvert 😉
Je me lance dans ma 1ère réflexion de touriste, ou de voyageuse, je ne sais plus trop... Ce post m'a inspiré, ayant lu pas mal de messages sur ce forum: Beaucoup de gens se plaignent que certains endoits de la planète (souvent très beau) sont "pourris" par les touristes... qu'ils peuvent ne plus avoir d'interet, à cause de ça justement. Beaucoup de voyageurs aiment partir, à l'arrache, sans trop d'argent, dormir dans des hôtels miteux et prendre des bus "populaires", pour soit disant ne pas faire comme tous les touristes, vivre le truc à fond, et être plus proche de la population. Ne pensez-vous pas qu'au contraire, sans avoir une attitude exubérante et déplacée dans le pays où l'on se rend, que les bus à touristes sont justement POUR les touristes et devraient être empruntés par ceux-ci? Si tous les touristes voyagaient comme les locaux, le tourisme ne rapporterait pas autant d'argent, ce qui je pense les arrangerait moins... D'ailleurs, les bus à touristes offrent plus de confort, souvent plus de sécurité, est-ce raisonnable de prendre des risques gratuits pour ne gagner que quelques euros de différence sur un trajet de bus, alors qu'on les mettrait volontiers dans un Mc Do à notre retour en France? Les voyageurs qui se la jouent un peu "roots", qui comptent partir à l'arrache et se débrouiller sur place pour manger (souvent avec les locaux, chez eux -j'ai déjà lu des posts comme ça 😐), ne se trouvent-ils pas un peu irrespectueux envers certaines populations qui souvent n'ont même pas de quoi nourir leur famille, mais qui souvent sont aussi très acceuillante? Pour ce qui est des sites pourris par le tourisme de masse, c'est sûr c'est dommage... pour le site j'entends... car finalement, je suis une touriste comme une autre, moi aussi j'aurais aimé visiter le Machu Picchu all by myself 😛 Et du coup les touristes qui se ruent hors des sentiers battus, dans des sites peu visités, ne contribuent-ils pas aussi à amener, petit à petit, tout un tas de touristes un peu old-school qui risquent de les pourrir à leur tour?
J'ai commencé me faire cette réfléxion le jour où une copine à moi s'est faite séquestrée plusieurs heures à la frontière bolivienne, après avoir pris un combi un peu vide, ou le chauffeur était de mèche avec les ravisseurs. Et là j'me suis dit "Mais qu'est-ce qu'elle foutait dans un combi à la frontière bolivienne?". Elle est pas exhubérante, parle espagnol... était accompagnée d'un mec. Bref, j'ai l'impression que beaucoup ont tendance à oublier, que quand on est pas local, on est un touriste, qu'on se doit d'agir un peu comme tel aussi (par là jme comprends, je mets de côté les irrespectueux colonialistes qui font ce qui leur chante), sans en être constament complexé.
Voilà c'était une réfléxion, pas vraiment un coup de gueule, juste une incompréhension 😕 Le débat est ouvert 😉
Visites entre L’Île-Rousse et Calvi en Corse? English translation pending
bonjour à tous et à toutes.je pars à lozari le 10 aout et je ne connais pas du tout la région.j'aurais aimé connaitre les principaux endroits à visiter entre l'ile rousse et calvi ainsi que les plages ou les calanques, les excursions que l'on peut faire et surtout des auberges ou l'on mange à la bonne franquette et ou l'on se sent vraiment là bas.
quitte à manger chez l'habitant ou avec les bergers.quelle est l'excursion la plus jolie à faire en bateau? il parait que le site est magnifique, je reste une seule semaine alors je compte sur vous pour avoir le plus de renseignement possible et eviter de tourner en rond les premiers jours.j'ai ma propre voiture et je n'ai pas peur de faire de la route si ça vaut le detour.
je vous remercie d'avance.
philippe
philippe
Récit et photos de notre voyage aux États-Unis, mai 2008 (première partie, suite et fin!) English translation pending
Nous avons mis un bon moment à organiser ce voyage. C’est l’homme qui a choisi les USA. Moi, je nous voyais déjà partir au Myanmar ou au Cambodge. Mais comme c’est toujours moi qui propose les destinations de voyage, j’ai laissé la main cette fois-ci !
Ce sera donc l’hémisphère ouest pour le prochain voyage !
Nous achetons le Lonely Planet « Ouest Américain » et le Routard « Parcs nationaux de l’ouest Américain ».
Nous voulons visiter des parcs mais des villes également. L’itinéraire est maintes fois modifié. Voici donc la version finale :
3 mai : voyage Genève – San Francisco via Newark, avec Continental Airlines. Arrivée le soir
4-6 mai : visite de San Francisco
7 mai : descente jusqu’à San Luis Obispo par la California Coast Hgwy 1
8 mai : voyage jusqu’à Visalia et visite du premier parc : Sequoia NP
9 mai : route jusqu’à LA
9 – 12 mai : visite de LA et alentours
12 mai : longue route jusqu’à Williams
13 mai : Gd Canyon & vol en hélico puis route jusqu’à Page
14 – 15 mai : Page : Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Lake Powell
15 mai : on prend la route pour Monument Valley, visite du parc
16 mai : voyage jusqu’à Moab. Visite d’Arches
17 mai : Canyonlands
18 mai : avant dernière étape : Bryce Canyon
19 mai : Bryce Canyon
20 mai : dernière étape : Las Vegas
23 mai : vol retour Las Vegas – Genève via Newark
Nous avons loué une voiture. J’avais cherché chez plusieurs loueurs mais les prix restaient très élevés (1700 CHF pour un SUV pour tout le séjour). Une collègue, ex agent de voyages en Colombie, a demandé à une de ces anciennes collègues de réserver la voiture depuis Bogota. Drôle d’idée effectivement. Mais la voiture nous a coûté 1100 $. Chez Dollar. Sacrée différence ! (Assurances incluses !)
Nous avons volé sur Continental Airlines. 890 CHF TTC. On a vraiment eu du bol car les taxes carburant étaient encore relativement basses au moment de la réservation. (Février 2008).
Pour les hôtels, on a bcp hésité à les réserver avant le départ. J’ai un peu regardé sur le net et quand je me suis aperçue que bcp d’hôtels à Page, Moab et autour de Monument Valley étaient déjà pleins (tjrs en février pour mai), nous avons décidé de tout booker. De toute façon, vu le programme, il serait difficile d’improviser et de sauter/prolonger des étapes. Autant réserver donc !
Voici les hôtels : (Les petits déjeuners ne sont pas inclus sauf si indiqué)
San Francisco : Greenwich Inn, 3201Steiner Street & Greenwich. Près de Lombard. King Size Bed, 326 $ pour 4 nuits. Nous avons choisi cet hôtel pour différentes raisons : Le tarif, une salle de bains dans la chambre (rare pour ce tarif à SF), le parking gratuit.
Points forts : 3 points cités plus haut, le Mel’s Drive Inn à 2 minutes. Excellent endroit pour les petits déjeuners, l’emplacement.
Points négatifs : le fait que l’hôtel soit situé en face d’une caserne de pompiers, le chauffage qui goutte, la salle de bains très sommaire… mais bon, vu le tarif, on ne peut pas dire grand-chose !

San Luis Obispo : Peach Tree Inn, 2001 Monterey Street. 97 $ pour une nuit. King Size bed Pt déjeuner inclus. Nous avons trouvé cet hôtel sur GoogleEarth et l’avons choisi pour le tarif, pt déjeuner inclus, parking gratuit, et les excellents commentaires sur tripadvisor.
Rien à redire. Le personnel est très sympa, le lit très confortable. A la cuisine, on se croirait comme à la maison. Très bonne surprise. Petit déjeuner continental : Céréales, diverses sortes de pains, confitures, beurre de cacahuètes, fruits etc. A 20 min à pied du centre. Accès Internet gratuit.


Visalia (Sequoia NP) : Lamp Liter Inn, 3300 W Mineral King Ave. 2 Queen Size. 86 $ pour une nuit. Parking gratuit Lien trouvé sur Google Map. Bons commentaires sur TripAdvisor.
Très bonne surprise. Les chambres sont correctes, très joli jardin, piscine, chaises longues, parking, restaurant pour tous les repas, pt déjeuners copieux, près du centre ville.


Los Angeles : Hollywood Downtowner Inn, 5601 Hollywood Blvd. Trouvé sur Booking. King Size bed, 270 $ pour 3 nuits. Pt déj inclus. Piscine
On s’attendait à quelque chose de moyen vu les nombreux commentaires négatifs trouvés sur cet établissement, et n’avons donc pas été surpris ! En effet, nous ne recommandons pas cet hôtel. Il est très mal situé (20 min à pied du Théatre Chinois), Les chambres sont très mal insonorisées. Nous avons été réveillés maintes fois par les clients. On les entend parler, marcher, ouvrir/fermer la porte … Le pt déjeuner est très médiocre : dognuts, bananes, pommes, céréales, lait et café. Venir avant 9h sinon il n y a plus rien. La salle de bains est petite, le rideau de douche colle à la peau, bref…
Les points positifs sont donc le prix, le parking et la piscine. Je pense que LA est un endroit ou il vaut la peine d’investir un peu plus pour une chambre ! La prochaine fois on ira à Sta Monica !

Williams (Grand Canyon) : The Canyon hotel & RV Park, 1900 E Rodeo Rd. Trouvé dans le Guide du Routard. 85 CHF la nuit (env. 70 $). King Size Bed
Personnel très sympathique et très serviable. On peut dormir dans les cabanons (standard) ou dans un ancien train, dans une roulotte… très original. Nous avons choisi le cabanon pour le prix. Parking devant la chambre. Situé à 10 min du centre de Williams. Chambre et sdb correctes. Pas de sèche cheveux.
Page : Rodeway Inn Page : 107 S Lake Powell Blvd. Trouvé sur Tripadvisor. 146 $ pour 2 nuits. Pt déjeuner inclus. King Size Bed. Parking Gratuit. Petite piscine. Pas de sèche cheveux.
Les commentaires sur TripAdvisor n’étaient pas terribles mais la plupart des hôtels bon marchés indiqués dans les guides et autres sites web étaient déjà complets en février !!! Pour ceux qui partent en haute saison, si vous avez un hôtel en tête, n’hésitez pas à réserver rapidement !
Nous avons trouvé très cher pour ce que c’était. La chambre est vieille, mal insonorisée. La salle de bains est désastreuse. La chasse d’eau était bloquée et il fallait ouvrir le bac à eau et trifouiller dedans pour que l’eau arrête de couler après avoir tiré la chasse d’eau. Grande fenêtre dans la salle de bains qui donne sur des maisons… pas de rideau ! Si on ne veut pas faire de l’exhibitionnisme, il faut donc laisser la porte ouverte pour cacher la fenêtre…
Pt déjeuner très moyen (dognuts, céréales, toasts & Café/thé). Accès Internet gratuit. Parking gratuit. Laverie et bcp de restaurants à proximité
Mexican Hat (Monument Valley) : Mexican Hat Lodge, Main Ave, Mexican Hat Recommandé dans les guides et par des amis y ayant séjourné. 97$. King Size bed. Parking gratuit.
Excellente surprise. Les critiques ne sont pas très bonnes sur les forums, TripAdvisor etc. Nous avons adoré. La chambre est très jolie, le lit très confortable. Salle de bains correcte. L’accueil est un peu froid.
Le must est le restaurant. On y mange des hamburgers ou steaks cuits sur le Swinging BBQ (BBQ balançoire). La viande est servie avec 2 toasts, des haricots bruns et de la salade. Le proprio a un groupe de country. Ils jouent tous les soirs pour le plus gd plaisir de leurs clients. Très bonne ambiance.

Moab (Arches & Canyonlands) : Sleep Inn Moab, 1051 N Main St. 267 $ pour 2 nuits. Pt déj inclus. Parking gratuit. King Size Bed. Piscine et jacuzzi (hors service en mai)
Là aussi, la plupart des hôtels recommandés dans les guides étaient déjà pleins. En roulant sur Main St, nous avons vu bcp d’hôtels avec le signal « No Vacancy » allumé. Pensez à réserver bien à l’avance si vous voulez un hôtel précis.
Grande chambre, propre, salle de bains bien équipée. Petit déjeuner très complet. (Divers pains, confitures, beurre de cacahuètes, miel, divers fruits, œufs, céréales…)
Bryce Canyon : Ruby’s Inn, Ut Highway 63, 305 $ pour 2 nuits, 2 queen beds, parking.
Le Bryce view lodge était déjà complet donc nous avons opté pour le Ruby’s Inn. Très cher pour ce que c’est. Le Ruby’s Inn est une immense pompe à fric. Des centaines de chambres, un énorme magasin de souvenirs à prix exorbitants, un immense restaurant très médiocre avec un service moyen. Un autre petit restaurant « snack » tout aussi médiocre un peu plus loin. Les chambres sont grandes, la salle de bains également mais ne vaut absolument pas le prix.
Las Vegas : 4 Queens, (Downtown) Freemont St. 42$ pour 1 nuit, king size bed, parking gratuit
Excellent rapport qualité/prix pour cet hôtel sans chichis. La chambre était correcte, salle de bains un peu vieille. Nous avons passé 1 nuit à Freemont St. Car cette nuit, les chambres sur le strip étaient 3x plus chères que d’habitude à cause d’un congrès… Très bonne surprise.

Las Vegas : The Signature at MGM Grand, 145 East Harmon ave. Junior suite, parking gratuit. 482$ pour 2 nuits. Piscine.
Nous avions longuement hésité entre le Bellagio, le Wynn et le Venentian mais les chambres étaient hors de prix et les commentaires pas toujours glorieux. Finalement nous avons choisi le Signature grâce aux commentaires sur TripAdvisor. Aucun regret. Il n’est pas directement sur le Strip (il y a un passage qui relie le Signature au MGM Grand, il faut ensuite traverser l’hôtel pour accéder au Strip).
L’accueil est très sympathique. On nous laisse choisir la tour. Je dis que ça importe peu, on aimerait juste une chambre le plus haut possible. Nous obtenons donc une chambre au dernière étage (38è). La chambre est magnifique. Le lit, super confortable. Cuisine, écran plat, coin salon. Coffre fort. La salle de bains est incroyable. Grande douche, baignoire jacuzzi…. La grande classe. Nous recommandons très vivement cet hôtel !

Maintenant, le récit !
Le 3 mai, après 25h de voyage, nous atterrissons à l’aéroport de San Francisco. Nous nous sommes réveillés à 5h du matin pour être à l’aéroport de Genève à 6h. Le vol était sensé partir à 9h. Il est parti à 11h45 ! Nous avons également eu 2h30 de retard à Newark. Le voyage a donc été long. Très long.
Arrivée à Newark. A peine on entre dans l’aéroport qu’une odeur de friture nous caresse les narines J Ca y est, on est arrivé au pays de Mc Do & Co !
Nous devons passer la douane. Il y a une foule monstrueuse et notre vol pour San Francisco est prévu pour dans ¾ d’heure. Malgré le monde, cela se fait assez rapidement. Prise d’empreintes, photo, sourire du douanier ( !) et c’est bon, on va chercher les valises. Cette étape s’est également fait assez rapidement. Tout est indiqué, easy !
A peine arrivés devant la porte d’embarquement, on nous informe que notre vol aura 2 h de retard ! Super ! Quand enfin on peut monter à bord, on nous demande de ressortir de l’avion. Problème technique. On finit par pouvoir remonter. C’est parti pour 6h de vol. L’appareil est vieux (toujours Continental). Le tissus des sièges est déchiré et il n’y a pas d’écran individuel. Pas grave, on est crevés, on en profite donc pour dormir !
Arrivés à San Francisco, on récupère nos bagages et on prend un train pour aller au dernier terminal afin d’aller récupérer notre voiture de location.
Au guichet de Dollar, l’agent de réservation nous donne les clés et le contrat après avoir essayé de nous refourguer un GPS et une enième assurance je ne sais quoi. Au garage, on nous conduit à notre véhicule. C’est un veau ! Une Toyota Highlander flambant neuve et surtout, ENORME. C’est décidé, c’est l’homme qui conduira ! Du moins en ville et sur les autoroutes ! Il ne lui faut pas bcp de temps pour s’habituer au système de boîte automatique. Ca y est, on y va, l’aventure commence !
Toutes les rues sont super bien indiquées. C’est vraiment simple de se repérer. Nous arrivons sans problème au Greenwich Inn. Le parcage est assez laborieux mais l’homme s’en sort comme un chef !
Il est minuit passé, 15h à Genève, on va vite manger une tranche de pizza dans un petit restau au coin de la rue avant d’aller dormir. Enfin, d’essayer de dormir. C’est samedi soir, les gens sortent, boivent et hurlent. Sans oublier les camions de pompiers qui sortent de la caserne, sirènes hurlantes dès 6h du mat.
4 mai
A 5h, nous avons les yeux grands ouverts et un bon ptit creux. Nous attendons 6h30 pour aller prendre le pt déjeuner au Mel’s Drive Inn. C’est endroit est vraiment sympa. On se croirait dans un film. Banquettes rouges, jukes boxes et huge breakfast ! 3 pancakes, 2 œufs brouillés et bacon pour moi. Des toasts pour l’homme. Et café-jus-de-chaussette à gogo ! Après un pt dèj pareil, nous sommes prêts à découvrir SF.

Nous avons marché toute la journée :
Nous avons pris Divisadero Street, longé la Marina, Fisherman’s Warf. On réserve une excursion à Alcatraz pour le lendemain (24.50$ par personne) puis nous grimpons jusqu’à la Coit Tower, puis North Beach, grignotage à China Town, shopping à Union Square, Lombard Street. Je pensais que Lisbonne était une ville pentue. A côté de SF, ce n’est rien ! Nous avons pris le Cable Car (5$ par personne) jusqu’à l’hôtel. A la fin de la journée, on était EPUISE. Ce tour nous a donné un joli aperçu de la ville. C’est confirmé, on adore cet endroit.
En passant par la Marina

Architecture de SF
Fisherman's Warf
Touristes sportifs...

Fraises transgéniques!!! Et hors de prix ...
Enseigne d'un fast food
North Beach (Quartier italien)

L'entrée de Chinatown

Union Square
Technique de parcage particulière à SF...
Ne surtout pas oublier le frein à main...

Lombard Street... à contre jour 😠
Les fameux School busses

Le soir, on dîne dans un petit restau espagnol sur Chestnut St. Je ne me souviens pas du nom du restau mais c’est pas bien grave vu qu’il n’en vaut pas vraiment la peine.
5 mai
Pt déjeuner à l’épicerie en face de l’hôtel.
Le départ pour Alcatraz est prévu à 12h10. On se rend donc au Pier 33 à pied. On s’arrête dans une des nombreuses boutiques souvenir de Fisherman’s Warf pour m’acheter un gros pull car il ne fait pas chaud du tout.
Il y a une longue file d’attente pour monter dans le bateau. On se met tous en file indienne. Au bout de la file, un photographe … Photo souvenir avec un montage photo d’Alcatraz en arrière plan. Après ça, on monte dans le bateau. C’est parti pour l’excursion. Sur le pont, il fait vraiment froid. Je ne regrette absolument pas l’achat du pull !!!
Depuis le bateau qui nous mène à la célèbre prison

Arrivés dans la prison, on nous tend les casques pour la visite audio. C’est super intéressant. Cette visite nous a bcp plu. C’est vraiment quelque chose à faire.



QUelques fameux pentionnaires!
Après la visite, on va voir les otaries à Fisherman’s Warf et on déjeune dans un des nombreux restaurants du Pier 39.
On va ensuite chercher la voiture à l’hôtel et on se fait la descente de la partie sinueuse de la mythique Lombard Street. Le temps se gâte alors on continue la visite de la ville en voiture. On fait une partie la 49 mile scenic drive : Alamo Square, Golden Gate Park. Le jardin Japonais est déjà fermé. On retournera le lendemain. On essaie le Twin Peaks Park mais en arrivant en haut, il fait tellement moche qu on ne voit rien. Tant pis…

America, land of freedom 😉 Une des entrées du Golden Gate Park

Le soir, on mange chez Hooters ( !!) C’est marrant à voir mais sans plus. La nourriture est vraiment dégueu. J’ai commandé 4 mini hamburgers qui sont arrivés froids, l’homme a pris un gros hamburger, sans plus. On a demandé du Coca et on a eu chacun 1 litre de coca ! Les portions sont monstrueuses. On voulait y aller pour voir, voilà, c’est fait. Rien d’extraordinaire à part que les serveuses portent des vêtements sexy, taille enfant ! 😛 Pas de photos mais vous pourrez vous faire une idée en allant sur leur site Internet...
6 mai
Après un pt déjeuner au Mel’s Drive Inn, on prend la voiture et on traverse le Golden Gate Bridge. Il fait vraiment brumeux alors on se dirige vers Sausalito. Alors que SF est sous la brume, à Sausalito, il fait grand beau. Cette petite ville est vraiment très sympa.
Le Golden Gate Bridge sous le SMOG

Et Sausalito... sous le soleil!



On se dirige ensuite vers Fort Cronkhite. Quand on est là bas, c’est difficile de croire qu’on est vraiment tout près d’une grande ville. Cet endroit est vraiment sauvage. Il n’y a quasiment personne. Il y a une plage et quelques surfeurs. L’Océan est assez agité. Il y a bcp de vent. On se promène un peu mais certains chemins sont fermés. Apparemment, ce coin est dangereux !




On retourne au Golden Gate. Cette fois, on aperçoit un peu de ciel bleu. Stop photo… .

Le Golden Gate Bridge... De dessous!
Et puis avec un peu moins de brume...



Puis on retourne au Golden Gate Park pour voir le Jardin Japonais. Il faut payer pour entrer (4 $ il me semble). Ce jardin est vraiment superbe. Il est assez petit mais vraiment incroyable. Très bien entretenu. Au bout du jardin, il y a un petit salon de thé. Les serveuses sont vêtues d’un kimono et portent des « tongs » traditionnelles Le Golden Gate Park est immense. C’est le plus grand parc aménagé au monde. On peut y faire des BBQ, du pédalo, du vélo… il y en a pour tous les goûts.



7 mai
Nous descendons à San Luis Obispo par la California State Route 1. La route sera longue (9h de voyage, stops inclus) mais aucun regret, les paysages en valent vraiment la peine. Nous nous arrêtons d’abord à Monterey pour manger. On va au Fisherman’s Warf et choisissons le restaurant tout au bout. Très bonne surprise. Puis petite ballade digestive avant de reprendre la route.
Entre SF et Monterey




2ème arrêt : Carmel-by-the-Sea. Le ciel est couvert et il fait assez froid. Nous allons d’abord sur la plage puis marchons un peu dans la ville. Cette petite ville est vraiment très jolie. Beaucoup de boutiques d’antiquités, d’art et de vêtements absolument hors de prix. On s’arrête dans un coffee shop pour boire un café avant de reprendre la route.


On continue, direction San Luis Obispo. La météo change énormément. Un coup il fait super beau, et qques miles plus tard, c’est ciel totalement gris. Les paysages sont sublimes, impressionnants. Il y a de nombreux « View Points » où il est possible de s’arrêter pour prendre des photos.





En fin de journée, nous arrivons à l’hôtel. On va ensuite chercher un restaurant au centre ville. Nous sommes tombés sur un restau vraiment super, le F Mc Lintocks Saloon & Dining. Spécialité de la maison : BBQ. La viande était super bien grillée, la sauce était excellente. Le tout était servi avec des haricots, des toasts et des frites !
8 mai
5ème jour, nous allons à Visalia. Les paysages sont vraiment monotones : Collines dorées pendant 2h30! C’est très très sec et il fait vraiment chaud. On croise énormément de camions sur la route.

A Visalia, on dépose nos bagages dans notre chambre, mangeons un sandwich au snack de l’hôtel et partons voir le 1er parc prévu dans notre programme : Sequoia NP.
A l’entrée du parc, nous achetons l’Anual Pass pour tous les parcs nationaux du pays. (80$)
Les paysages sont magnifiques

On se sent... petit!

On voit pas mal de panneaux « attention aux ours ». J’aimerai bien en voir mais bon, apparemment, c’est assez rare.
Nous nous dirigeons vers la Giant Forest pour voir le General Sherman Tree, l’être vivant le plus imposant au monde. Sur la route, on croise des biches, puis un coyote.

Puis un troupeau de photographes, mitraillant tous dans la même direction. On s’arrête, et là, surprise… 2 oursons jouent à quelques mètres de nous. Je change mon objectif en un temps record !!! Ai juste oublié un truc… activer le stabilisateur d’image. Grrrr. Je mitraille également les 2 peluches en jetant tout de même un coup d’œil autour de moi de temps en temps histoire de vérifier que la mère ne débarque pas par surprise !

On continue la route jusqu’au parking proche du General Sherman.

Forcément, il y a pas mal de monde…
On se promène un peu et comme il se fait tard et qu on a encore une heure de voiture à faire, on décide de rentrer à l’hôtel.
Le soir, on prend la voiture pour aller au centre de Visalia. La ville n’a pas bcp de charme mais a l’air assez animée. On mange dans un restau mexicain. La déco est très kitch mais très chouette également. L’homme commande une enchillada et moi une soupe froide de tomate & crevettes. (J’en peux plus des fritures ! J veux du light pour finir la journée!!!) Rien d’extraordinaire. Vraiment. Grosse déception même.
On décide d’aller boire un verre mais en sortant du restau, on remarque que tout est fermé ! Pourtant il n’est que 21h. Dingue. Même les restaurants ferment. La ville est devenue quasi déserte en ¾ d’heure. Ca en devient limite flippant. On croise des groupes de types dans des énormes pick ups style « Pimp my Ride » J, fenêtres ouvertes, bras dehors, rap à fond. Bon ben on va rentrer hen !!!
9 mai
Petit déjeuner au snack de l’hôtel. Omelette, bacon et 2 pancakes et on prend la route direction LA ! On décide de partir tôt pour éviter les bouchons de LA le soir…
Nous arrivons vers 13h à notre hôtel, assez proche de la sortie de l’autoroute. Il fait gris, c est glauque à souhait. Un SDF est assis devant l’entrée de l’hôtel. Notre chambre n’est pas encore prête alors nous patientons dans le patio.
Au bout de ¾ d’heure, on peut entrer dans la chambre. Ca pue le produit anti cafards… bon, ben au moins, on ne devrait pas en croiser ! On se douche vite fait et on part à pied voir le Walk of Fame. Apparament, c’est à 15 minutes à pied. C est bien plus en fait.
On croise plein de spécimens bizarres qui chantent, parlent, hurlent tout seuls. Gros contraste avec San Francisco. Tout le monde nous a dit qu on serait déçus mais on voulait se faire notre propre idée... Voilà, c'est fait! 🙂 Les rues sont dégueulasses, tout est glauque. Dire qu on restera ici 3 nuits. C’est ça la capitale du cinéma ? J'ai même pas envie de faire des photos. Je n'ai donc pas d'images du Walk of Fame, des lettres sur la colline etc...
On se rend à Santa Monica, via West Hollywood et Beverly Hills. Ca change !
Santa Monica est vraiment un endroit génial. On s’arrête à la Third St. Promenade. Avis aux filles, c’est un véritable paradis !!! Si l’homme n’avait pas été là, j’y aurai passé une journée mais bon, le pauvre s’ennuyait à mourir dans les boutiques féminines, j’ai donc fait vite . Plein de magasins partout… Ca y est, je suis réconciliée avec LA J. On mange une salade là bas et on va à Beverly Hills et son célèbre Rodeo Drive.
Là bas, c’est totalement irréel. Tout est blanc et propre, on dirait un décor de cinéma. Impossible de se garer à moins de payer une fortune. On traverse donc avec la voiture.
Avant de renter, on passe dans les rues aux superbes baraques. Nous suivons un petit bus touristique qui fait une visite guidée des maisons de stars. Il y a des espaces verts au bord de la route, et des SDF qui dorment là. Ca fait bizarre.

Finalement, on ne regrette plus notre stop dans cette ville ! Ya quand même des endroits sympa! :)
10 mai
Au programme de ce 7è jour : Santa Barbara, à 150 km de Hollywood.
On s’arrête d’abord à Malibu. Les plages sont désertes (fait assez froid). Pas de Mitch ou de Pamela à l’horizon… juste quelques surfeurs.



Nous continuons un peu et on s’arrête au Paradise Cove. On découvre là un restaurant sur la plage. Cet endroit a l’air vraiment génial. Stop bouffe donc ! Le restau est bondé et les plats sont ENOOORMES ! En attendant notre table, on se prend un mojito à la fraise. Vraiment super bon.

L’homme prend un KOBE steak et moi des moules frites.
La viande est tendre à souhait et les moules sont délicieuses. Les frites, elles, sont absolument divines.
En dessert, on commende le « 1 mile cake »… et une boîte en carton pour l’emporter ! On en peut plus, nos bides sont à la limite d’exploser. Le gâteau est gigantesque. Ce sera notre petit dèj pour les 2 prochains jours… La facture est salée... 97$ : 1 Corona: 5.95$, Mojito: 10.95, Steak Kobe: 25.95, Moules frites: 21.95, le gâteau: 8.95 et 2 je ne sais plus quoi (j arrive plus à déchiffrer la facture): 15.90 $ + les taxes: 7.40 ... sans oublier le pourboire... Mais bon, ça en valait la peine!

On ferait bien une sieste digestive sur la plage mais on continue jusqu’à Santa Barbara.
Santa Barbara est vraiment une très jolie ville. Les hommes aimeront, ça grouille de bimbos blondes, bronzées, manucurées, brushées et en micro shorts… 😎

On fait un peu de shopping, on se promène dans les rues et quand tout commence à fermer, on rentre à l’hôtel. Bizzarement, je n’ai pas faim DU TOUT. L’homme mange un bout du gâteau avant d’aller se coucher.

11 mai :
Le matin, on va à Venice Beach. C’est ce qu’on s’imaginait… Plein de gens bizzares... 🙂! Je prends quelques photos mais n’arrive pas vraiment à apprécier l’endroit. J sais pas pourquoi, je n’accroche pas, mais suis contente d’y avoir été.



On va ensuite au Santa Monica Pier pour se ballader un peu et manger qqch.



Puis l’homme veut aller dans un immense centre commercial devant lequel on est passé la veille. Go. J’ai super mal au dos alors je m’arrête 10 minutes pour me faire faire un massage chinois. A peine le masseur a-t-il mis ses mains sur mon dos qu il me dit de me détendre…euh, j’arrive pas ! C est parti pour 10 minutes de pure douleur. C’était atroce. Mais après ça, je me sentais vraiment mieux !
Continuation sur Melrose Ave mais tout est fermé… On reprend la voiture et on roule sur Sunset Blvd, on passe par Beverly Hills, Bel Air, Pacific Palissades, on rêve devant les baraques de millionaires et on arrive sur Malibu… Bon, ben on retourne au Paradise Cove histoire de manger qqch. Il y a une longue file d’attente, on nous donne donc un homard en plastique qui vibrera pour nous annoncer que notre table est prête.
Autour du restaurant, il y a une terrasse/plage avec des barrières autour. Après les barrières, une tjrs la plage. L’homme prend une bière et moi un Mojito. On se pose ensuite sur la grande plage jusqu’à ce qu’un vigile s’approche vers nous et nous annonce qu’il faut retourner sur la terrasse autour du restau car là ou on est, on ne peut pas consommer d’alcools forts… juste des boissons non alcoolisées, de la bière ou du vin… ( !!!) Après un 2ème délicieux repas, on va boire un apéro à Santa Monica avant de retourner à l'hôtel pour cette dernière nuit en Californie!
12 mai
Départ tôt le matin. Cette journée va être loooongue. En effet, nous avons pas mal de Km à parcourir. 709 exactement. Environ 7h de route.
La destination finale sera Williams, en Arizona, une petite ville proche du Grand Canyon.
La sortie de LA se fait assez facilement, et l’homme n’a pas besoin de s’énerver, je lui indique parfaitement le chemin ! 😎
Nous nous arrêtons à Newberry Springs pour une pause déjeuner. Cette ville, sur la Route 66, ne vous dit peut-être pas grand-chose ? c’est là que se trouve Bagdad Café. Celui du film du même nom.
L’ambiance de cette ville, enfin, de ce bled (à part le café, il n’y a pas grand-chose…) est vraiment particulière. A part les couleurs très intensifiées dans le film, tout est pareil. Rien n’a changé. Il y a d’abord ce vent… Il a l’air incessant. Et cette chaleur.




Dehors, devant la porte d’entrée, un homme, un habitué, est accoudé à une table, un chapeau de cow boy perché sur la tête. Il fume une cigarette qui doit se consumer bien rapidement à cause du vent. Le cow boy a l’air las. Pas grand-chose à faire dans le coin j’imagine.
A l’intérieur, c'est tjrs l'ambiance du film… Tout est vieux. Des T-shirts et cartes de visites des touristes tapissent les murs. Des photos du film également. La patronne est derrière le bar et 2 serveuses, une mère et sa fille, sont là également.
Il y a aussi 2 couples de touristes. Un japonais et un allemand. Puis des « locaux ». Des habitués je suppose.
Le piano est tjrs là...

Les serveuses font vraiment « film glauque ». Leurs mains, leurs habits, leurs cheveux sont crasseux. La mère a un bandage autour du bras. Pas très propre lui non plus ! C’est pas grave, on y est, c’est Bagdad Café.
The coffee machine!
Nous commandons une bière et un panaché. Apparament, c’est la première fois qu’un panaché est commandé ici. Nous commandons également un burger et un BLT (sandwich Bacon, Letuce & Tomato).
Bien entendu, la patronne nous met « I’m Calling You » et sort les tasses souvenir !
Je prends quelques photos, et nous continuons la route jusqu’à Williams. Comme il n’y a pas un chat, je prends le volant. Ah la bête ! Tout va bien jusqu’au moment de s’arrêter à la station service pour faire le plein. Vu que ca faisait 2h que je roulais sans vraiment freiner, le réflexe du pied sur l’embrayage était encore là… A part une grosse surprise, rien de grave ! Mais ça surprend !!!
Nous arrivons au Gd Canyon Motel RV Park en fin de journée. Cet endroit est vraiment mignon. A l’accueil, on nous donne les clés, des bons repas et des plans de la région.
On rentre nos affaires, prend un douche et allons à Williams. L’hôtel n’est pas au centre même, il faut prendre la voiture. Il fait bcp plus frais qu’en Californie. Mon pull acheté à San Francisco est donc à nouveau utile !
En fait, Williams, ce sont 2 rues parallèles. C’est très vite traversé à pied. Le soir, les enseignes lumineuses brillent de partout.
Le Routard ayant été d’assez bon conseil jusqu’à maintenant, nous suivons à nouveau ses recommandations et allons manger au Rod’s Steak House. Nous commandons chacun la plus petite viande car nous n’avons pas une grosse faim. Ben c’était vraiment décevant. De plus, le service n’était pas top non plus. Notre serveur était vraiment antipathique. La facture, elle, était bien élevée par contre ! Bref, déception…
Après le restau, on fait un petit tour dans la ville et on s’arrête dans un bar. L’homme est ravi, il y a une table de billard. Il adore ce jeu, nous faisons donc quelques parties.
Le proprio vient nous parler et nous remercie d’être venu de si loin pour voir son bar J Lui et quelques clients portent un chapeau de cow boy et des chemises à carreaux. Dépaysant!
L’homme joue assez bien au billard et se fait repérer par un client qui vient lui demander de jouer quelques parties avec lui. Il essaie de jouer à l’argent mais l’homme lui fait comprendre que jouer sans fric, c’est sympa aussi. On remarque vite (et il l’avouera par la suite) qu'en plus d'être un passe temps, le billard est également son gagne pain!… Il finit par sortir ses propres cannes de billard et nous laisse jouer avec. Il nous indique également quelques magasins de billard à Vegas ou l’homme pourrait s’acheter du matos.
Bref, sympathique soirée à Williams. On ne fait pas trop tard car le lendemain, nous avons prévu un tour en hélico à 9h…

13 mai
Notre portable nous réveille à 7h. Je fais remarquer à l’homme qu’il y a comme un bruit de pluie dehors… Merde, ça va être sympa l’hélico. Je m’approche de la fenêtre et ouvre les rideaux et… pousse un cri. Dehors, il y a 10 bons cm de neige !!! J’appelle vite la compagnie Papillon pour savoir si il faut quand même qu on vienne pour 8h30 ou si tout est annulé… La dame ne sait pas et nous dit de venir quand même.

On se dépêche donc et on zappe le pt déj qu on voulait prendre au Old Smoky’s Pancake House. Il faut déblayer la neige et on n’a RIEN pour ça. La réception de l’hôtel n’ouvrant pas avant 8h, on fait avec ce qu’on a… des linges ! Forcément, on ne s’attendait pas à de la neige au Gd Canyon le 13 mai. L’homme a des baskets, mais non imperméabilisées. Moi j’ai des bonnes chaussures de marche super imperméables, donc ça va. On enfile un t shirt, un pull et une veste et GO !
Arrivés chez Papillon, on nous dit que tout est annulé jusqu’à 11h. Il faudra les rappeler à ce moment pour savoir si on peut survoler le Gd Canyon ou pas.
En attendant, on prend un petit déj puis on va au Gd Canyon, en voiture.
Sur place, on croise des tas de touristes japonais en shorts et sandales ouvertes, tremblant de froid. Le Gd Canyon est magnifique sous la neige. On prend des photos mais on retourne vite à la voiture. Il fait vraiment trop froid, impossible de rester dehors. Nos mains sont rouges et glacées.



On retourne boire un thé en attendant que l’heure tourne. Finalement, à 11h, on nous dit qu’on peut voler à partir de 14h. Par contre, le tour Emperial est annulé. On ne peut faire que le petit tour (à cause du vent). On s’inscrit pour 14h. Le tour dure 30 minutes et est moins cher que l’Emperial. C’est pas plus mal finalement.
On vient 45 min avant pour… recharger la caméra vidéo qui était restée allumée dans le sac et qui a vidé la batterie. Grrrr. On nous donne les places. J serai à côté du pilote. L’homme, lui, a moins de chance, il sera dos à moi. A « l’envers donc ». Le tour était vraiment sympa. C’est vraiment impressionnant. J’ai bcp aimé. L’homme, lui, a bcp moins apprécié. Il a failli rendre son déjeuner plus d’une fois. Il y avait pas mal de vent et entre les trous d’air et le fait qu il soit à l’envers… c’était pas génial. Il était ravi que ce soit vite fini. Dommage.



On prend ensuite la voiture pour voir les différents view points. La neige a fondu... Après coup, à la fin du voyage, nous étions contents d'avoir commencé par le Gd Canyon. C'était très beau, mais cela ne nous a pas fait l'effet attendu. Je pense que si nous avions terminé ici, nous aurions été déçu. J'ai de la peine a expliquer cela. C'est majestueux, sublime, tout ce qu'on veut mais... On pourrait dire que c'est dû aux nombreux touristes, mais ils sont partout. Peut être les couleurs? Plus fades qu'ailleurs? Bref. Et vous? Est ce que vous avez eu ce sentiment également?

une touriste indienne...
Arrivés au bout, nous continuons la route jusqu’à Page. Le soleil se couche et les couleurs sont très belles. Les paysages sont sublimes et je demande très souvent à l’homme de faire des stops photos.

Nous arrivons à Page juste après le coucher de soleil. Nous dînons au restau "Fiesta Mexicana", juste à côté de notre hôtel. On choisit des fajitas. Ce n'est pas trop mal. Les portions sont enormes et nous ne finissons donc pas... Nous goûtons également aux Margaritas. Elles sont... corsées 🤪 Pas mal de francophones dans ce restau. C'est là qu'on voit la popularité du Routard 😉
14 mai
Programme pas très sympa pour commencer la journée, mais c'est indispensable: on va à la laverie car nous n'avons plus de fringues propres et il nous reste quand même pas mal de jours avant le retour! 2h30 plus tard, tout est propre et sec. En attendant, nous avons été réserver une excursion pour le lendemain: Antelope Canyon.
Nous rapportons notre linge à l'hôtel et partons ensuite direction HORSESHOE BEND. Il fait super chaud, on embarque donc quelques bouteilles d'eau et l'appareil photo et go!
Il y a une petite marche à faire dans le sable couleur ocre avant d'arriver au point de vue. C'est epoustoufflant. L'homme part explorer les alentours. Moi je reste assise sur un rocher un bon moment à contempler ce site et à prendre des photos 😇






Après en avoir pris plein la vue, on prend la voiture et on va jusqu au Lake Powell. Toutes les excursions sont complètes (Si vous venez en été, pensez à réserver bien en avance!!!)


On fait un petit tour au bord du lac puis on reprend la voiture et on prend une route un peu paumée. Je ne sais pas si elle est réservée aux 4x4 ou non mais l'homme prend son pied. Là encore, on est totalement bluffés. Les roches sont si différentes. Il n'y a personne. On se croit seuls au monde. Nous avons croisé 2 voitures de rangers. C'est tout. La voiture etait dans un sale état. On ne voyait plus rien ...




Il ne va pas tarder à faire nuit et nous sommes assez loin de Page, nous faisons donc demi tour...


Le soir nous mangeons au The Dam Bar & Grille. C'est le seul restau ou il est permis de fumer... en terrasse (couverte avec brumisateur). On commande des steaks avec une soupe en entrée. Bof bof. La viande n'a pas de goût. Dommage.
15 mai
Nous avons RDV à 11h devant l'agence qui organise l'excursion à Antelope Canyon. Il y a plusieurs agences à Page. Toutes pratiquent les mêmes tarifs. Le Routard (édition 2008) annonçait 29$. Ca a déjà augmenté... 32 $!
Avec nous, dans la jeep, il y avait 3 japonais et un groupe de belges. Arrivés devant le canyon, on voit plein de jeeps parquées. C'est sûr, nous ne serons pas seuls!!! 🤪 On a croisé des types qui faisaient le tour photo, et franchement, je ne regrette pas de ne pas l'avoir pris! Ils devaient patienter que tout le monde dégage, et ce n'était pas une mince affaire! On n'a pas eu de bol, le soleil était caché par un beau gros nuage, du coup on n'a quasiment pas vu de puits de lumière. J'avais pris mon trépied mais c était tellement laborieux que j ai vite laissé tomber. Du coup, la plupart des photos sont floues 😠 Voici les plus potables.




Après la visite, nous mangeons un sandwich et reprenons la route jusqu'à ... Monument Valley!
Tout va bien jusqu'à... qques 10 km avant Monument Valley. Il se met à pleuvoir. C'est le déluge. J'suis dégoûtée. On va donc laisser tomber le tour à cheval... Lorsqu'on arrive à Mt Valley, il ne pleut plus mais le ciel est tjrs bien gris.
Le site n'étant pas un parc national, nous payons l'entrée. 5$ par personne. L'homme est à nouveau très heureux, il s'éclate sur la route avec le 4x4. On croise des gens dans des petites voitures et certains ont vraiment de la peine à certains endroits.
Le ciel persiste à rester... gris 😕 Je prends qques photos. Il y a pas mal de Navajos qui tiennent des stands de bijoux. Après plusieurs refus, je m'approche d'un stand tenu par un Navajo. Il est accompagné de son petit garçon. Nous discutons un moment avec eux et le papa m'affirme que le ciel ne va pas tarder à se dégager et que nous devrions pouvoir assister à un beau coucher de soleil... Ah... ben reste plus qu'à espérer! Cet homme est bien sympathique et je finis par lui acheter un collier...
Nous continuons la visite et les stops photos. Ce site est majestueux. Encore mieux que dans mon immagination. Fait ch... la caméra n'a plus de batterie. On ne filmera donc pas. 😠 Mon père ayant grandi avec les films western, il rêve de voir cet endroit. Je mitraille donc Monument Valley un peu pour lui aussi.


l'idole du paternel... John Wayne! 😎

L'ami Navajo n'a pas eu tord... le ciel se dégage!!!





Le coucher de soleil est... 😮
J'ai un peu écouté la conversation de 2 photographes qui étaient postés là, et apparament, l'un d'eux n'avait jamais vu une si belle lumière et de si belles couleurs à Monument Valley...


Nous sommes restés 3h à Mt Valley. On s'est un peu dépêché sur la route pour rejoindre Mexican Hat, là ou nous allions passer la nuit mais surtout... manger!!! Pour info, ils arrêtent de servir à 22h.
On récupère les clés de notre chambre et on va manger. L'ambiance au Mexican Hat Lodge est géniale. Le proprio a un groupe rock et ils chantent tte la soirée. Nous avons passé un excellent moment. La viande était assez bonne mais manquait un peu de goût je trouve. Nous sommes restés jusqu'à ce que le groupe s'arrête de jouer. Très sympathique soirée!
Le Swingin' BBQ...


La suite bientôt...!
Ce sera donc l’hémisphère ouest pour le prochain voyage !
Nous achetons le Lonely Planet « Ouest Américain » et le Routard « Parcs nationaux de l’ouest Américain ».
Nous voulons visiter des parcs mais des villes également. L’itinéraire est maintes fois modifié. Voici donc la version finale :
3 mai : voyage Genève – San Francisco via Newark, avec Continental Airlines. Arrivée le soir
4-6 mai : visite de San Francisco
7 mai : descente jusqu’à San Luis Obispo par la California Coast Hgwy 1
8 mai : voyage jusqu’à Visalia et visite du premier parc : Sequoia NP
9 mai : route jusqu’à LA
9 – 12 mai : visite de LA et alentours
12 mai : longue route jusqu’à Williams
13 mai : Gd Canyon & vol en hélico puis route jusqu’à Page
14 – 15 mai : Page : Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Lake Powell
15 mai : on prend la route pour Monument Valley, visite du parc
16 mai : voyage jusqu’à Moab. Visite d’Arches
17 mai : Canyonlands
18 mai : avant dernière étape : Bryce Canyon
19 mai : Bryce Canyon
20 mai : dernière étape : Las Vegas
23 mai : vol retour Las Vegas – Genève via Newark
Nous avons loué une voiture. J’avais cherché chez plusieurs loueurs mais les prix restaient très élevés (1700 CHF pour un SUV pour tout le séjour). Une collègue, ex agent de voyages en Colombie, a demandé à une de ces anciennes collègues de réserver la voiture depuis Bogota. Drôle d’idée effectivement. Mais la voiture nous a coûté 1100 $. Chez Dollar. Sacrée différence ! (Assurances incluses !)
Nous avons volé sur Continental Airlines. 890 CHF TTC. On a vraiment eu du bol car les taxes carburant étaient encore relativement basses au moment de la réservation. (Février 2008).
Pour les hôtels, on a bcp hésité à les réserver avant le départ. J’ai un peu regardé sur le net et quand je me suis aperçue que bcp d’hôtels à Page, Moab et autour de Monument Valley étaient déjà pleins (tjrs en février pour mai), nous avons décidé de tout booker. De toute façon, vu le programme, il serait difficile d’improviser et de sauter/prolonger des étapes. Autant réserver donc !
Voici les hôtels : (Les petits déjeuners ne sont pas inclus sauf si indiqué)
San Francisco : Greenwich Inn, 3201Steiner Street & Greenwich. Près de Lombard. King Size Bed, 326 $ pour 4 nuits. Nous avons choisi cet hôtel pour différentes raisons : Le tarif, une salle de bains dans la chambre (rare pour ce tarif à SF), le parking gratuit.
Points forts : 3 points cités plus haut, le Mel’s Drive Inn à 2 minutes. Excellent endroit pour les petits déjeuners, l’emplacement.
Points négatifs : le fait que l’hôtel soit situé en face d’une caserne de pompiers, le chauffage qui goutte, la salle de bains très sommaire… mais bon, vu le tarif, on ne peut pas dire grand-chose !

San Luis Obispo : Peach Tree Inn, 2001 Monterey Street. 97 $ pour une nuit. King Size bed Pt déjeuner inclus. Nous avons trouvé cet hôtel sur GoogleEarth et l’avons choisi pour le tarif, pt déjeuner inclus, parking gratuit, et les excellents commentaires sur tripadvisor.
Rien à redire. Le personnel est très sympa, le lit très confortable. A la cuisine, on se croirait comme à la maison. Très bonne surprise. Petit déjeuner continental : Céréales, diverses sortes de pains, confitures, beurre de cacahuètes, fruits etc. A 20 min à pied du centre. Accès Internet gratuit.


Visalia (Sequoia NP) : Lamp Liter Inn, 3300 W Mineral King Ave. 2 Queen Size. 86 $ pour une nuit. Parking gratuit Lien trouvé sur Google Map. Bons commentaires sur TripAdvisor.
Très bonne surprise. Les chambres sont correctes, très joli jardin, piscine, chaises longues, parking, restaurant pour tous les repas, pt déjeuners copieux, près du centre ville.


Los Angeles : Hollywood Downtowner Inn, 5601 Hollywood Blvd. Trouvé sur Booking. King Size bed, 270 $ pour 3 nuits. Pt déj inclus. Piscine
On s’attendait à quelque chose de moyen vu les nombreux commentaires négatifs trouvés sur cet établissement, et n’avons donc pas été surpris ! En effet, nous ne recommandons pas cet hôtel. Il est très mal situé (20 min à pied du Théatre Chinois), Les chambres sont très mal insonorisées. Nous avons été réveillés maintes fois par les clients. On les entend parler, marcher, ouvrir/fermer la porte … Le pt déjeuner est très médiocre : dognuts, bananes, pommes, céréales, lait et café. Venir avant 9h sinon il n y a plus rien. La salle de bains est petite, le rideau de douche colle à la peau, bref…
Les points positifs sont donc le prix, le parking et la piscine. Je pense que LA est un endroit ou il vaut la peine d’investir un peu plus pour une chambre ! La prochaine fois on ira à Sta Monica !

Williams (Grand Canyon) : The Canyon hotel & RV Park, 1900 E Rodeo Rd. Trouvé dans le Guide du Routard. 85 CHF la nuit (env. 70 $). King Size Bed
Personnel très sympathique et très serviable. On peut dormir dans les cabanons (standard) ou dans un ancien train, dans une roulotte… très original. Nous avons choisi le cabanon pour le prix. Parking devant la chambre. Situé à 10 min du centre de Williams. Chambre et sdb correctes. Pas de sèche cheveux.
Page : Rodeway Inn Page : 107 S Lake Powell Blvd. Trouvé sur Tripadvisor. 146 $ pour 2 nuits. Pt déjeuner inclus. King Size Bed. Parking Gratuit. Petite piscine. Pas de sèche cheveux.
Les commentaires sur TripAdvisor n’étaient pas terribles mais la plupart des hôtels bon marchés indiqués dans les guides et autres sites web étaient déjà complets en février !!! Pour ceux qui partent en haute saison, si vous avez un hôtel en tête, n’hésitez pas à réserver rapidement !
Nous avons trouvé très cher pour ce que c’était. La chambre est vieille, mal insonorisée. La salle de bains est désastreuse. La chasse d’eau était bloquée et il fallait ouvrir le bac à eau et trifouiller dedans pour que l’eau arrête de couler après avoir tiré la chasse d’eau. Grande fenêtre dans la salle de bains qui donne sur des maisons… pas de rideau ! Si on ne veut pas faire de l’exhibitionnisme, il faut donc laisser la porte ouverte pour cacher la fenêtre…
Pt déjeuner très moyen (dognuts, céréales, toasts & Café/thé). Accès Internet gratuit. Parking gratuit. Laverie et bcp de restaurants à proximité
Mexican Hat (Monument Valley) : Mexican Hat Lodge, Main Ave, Mexican Hat Recommandé dans les guides et par des amis y ayant séjourné. 97$. King Size bed. Parking gratuit.
Excellente surprise. Les critiques ne sont pas très bonnes sur les forums, TripAdvisor etc. Nous avons adoré. La chambre est très jolie, le lit très confortable. Salle de bains correcte. L’accueil est un peu froid.
Le must est le restaurant. On y mange des hamburgers ou steaks cuits sur le Swinging BBQ (BBQ balançoire). La viande est servie avec 2 toasts, des haricots bruns et de la salade. Le proprio a un groupe de country. Ils jouent tous les soirs pour le plus gd plaisir de leurs clients. Très bonne ambiance.

Moab (Arches & Canyonlands) : Sleep Inn Moab, 1051 N Main St. 267 $ pour 2 nuits. Pt déj inclus. Parking gratuit. King Size Bed. Piscine et jacuzzi (hors service en mai)
Là aussi, la plupart des hôtels recommandés dans les guides étaient déjà pleins. En roulant sur Main St, nous avons vu bcp d’hôtels avec le signal « No Vacancy » allumé. Pensez à réserver bien à l’avance si vous voulez un hôtel précis.
Grande chambre, propre, salle de bains bien équipée. Petit déjeuner très complet. (Divers pains, confitures, beurre de cacahuètes, miel, divers fruits, œufs, céréales…)
Bryce Canyon : Ruby’s Inn, Ut Highway 63, 305 $ pour 2 nuits, 2 queen beds, parking.
Le Bryce view lodge était déjà complet donc nous avons opté pour le Ruby’s Inn. Très cher pour ce que c’est. Le Ruby’s Inn est une immense pompe à fric. Des centaines de chambres, un énorme magasin de souvenirs à prix exorbitants, un immense restaurant très médiocre avec un service moyen. Un autre petit restaurant « snack » tout aussi médiocre un peu plus loin. Les chambres sont grandes, la salle de bains également mais ne vaut absolument pas le prix.
Las Vegas : 4 Queens, (Downtown) Freemont St. 42$ pour 1 nuit, king size bed, parking gratuit
Excellent rapport qualité/prix pour cet hôtel sans chichis. La chambre était correcte, salle de bains un peu vieille. Nous avons passé 1 nuit à Freemont St. Car cette nuit, les chambres sur le strip étaient 3x plus chères que d’habitude à cause d’un congrès… Très bonne surprise.

Las Vegas : The Signature at MGM Grand, 145 East Harmon ave. Junior suite, parking gratuit. 482$ pour 2 nuits. Piscine.
Nous avions longuement hésité entre le Bellagio, le Wynn et le Venentian mais les chambres étaient hors de prix et les commentaires pas toujours glorieux. Finalement nous avons choisi le Signature grâce aux commentaires sur TripAdvisor. Aucun regret. Il n’est pas directement sur le Strip (il y a un passage qui relie le Signature au MGM Grand, il faut ensuite traverser l’hôtel pour accéder au Strip).
L’accueil est très sympathique. On nous laisse choisir la tour. Je dis que ça importe peu, on aimerait juste une chambre le plus haut possible. Nous obtenons donc une chambre au dernière étage (38è). La chambre est magnifique. Le lit, super confortable. Cuisine, écran plat, coin salon. Coffre fort. La salle de bains est incroyable. Grande douche, baignoire jacuzzi…. La grande classe. Nous recommandons très vivement cet hôtel !

Maintenant, le récit !
Le 3 mai, après 25h de voyage, nous atterrissons à l’aéroport de San Francisco. Nous nous sommes réveillés à 5h du matin pour être à l’aéroport de Genève à 6h. Le vol était sensé partir à 9h. Il est parti à 11h45 ! Nous avons également eu 2h30 de retard à Newark. Le voyage a donc été long. Très long.
Arrivée à Newark. A peine on entre dans l’aéroport qu’une odeur de friture nous caresse les narines J Ca y est, on est arrivé au pays de Mc Do & Co !
Nous devons passer la douane. Il y a une foule monstrueuse et notre vol pour San Francisco est prévu pour dans ¾ d’heure. Malgré le monde, cela se fait assez rapidement. Prise d’empreintes, photo, sourire du douanier ( !) et c’est bon, on va chercher les valises. Cette étape s’est également fait assez rapidement. Tout est indiqué, easy !
A peine arrivés devant la porte d’embarquement, on nous informe que notre vol aura 2 h de retard ! Super ! Quand enfin on peut monter à bord, on nous demande de ressortir de l’avion. Problème technique. On finit par pouvoir remonter. C’est parti pour 6h de vol. L’appareil est vieux (toujours Continental). Le tissus des sièges est déchiré et il n’y a pas d’écran individuel. Pas grave, on est crevés, on en profite donc pour dormir !
Arrivés à San Francisco, on récupère nos bagages et on prend un train pour aller au dernier terminal afin d’aller récupérer notre voiture de location.
Au guichet de Dollar, l’agent de réservation nous donne les clés et le contrat après avoir essayé de nous refourguer un GPS et une enième assurance je ne sais quoi. Au garage, on nous conduit à notre véhicule. C’est un veau ! Une Toyota Highlander flambant neuve et surtout, ENORME. C’est décidé, c’est l’homme qui conduira ! Du moins en ville et sur les autoroutes ! Il ne lui faut pas bcp de temps pour s’habituer au système de boîte automatique. Ca y est, on y va, l’aventure commence !
Toutes les rues sont super bien indiquées. C’est vraiment simple de se repérer. Nous arrivons sans problème au Greenwich Inn. Le parcage est assez laborieux mais l’homme s’en sort comme un chef !
Il est minuit passé, 15h à Genève, on va vite manger une tranche de pizza dans un petit restau au coin de la rue avant d’aller dormir. Enfin, d’essayer de dormir. C’est samedi soir, les gens sortent, boivent et hurlent. Sans oublier les camions de pompiers qui sortent de la caserne, sirènes hurlantes dès 6h du mat.
4 mai
A 5h, nous avons les yeux grands ouverts et un bon ptit creux. Nous attendons 6h30 pour aller prendre le pt déjeuner au Mel’s Drive Inn. C’est endroit est vraiment sympa. On se croirait dans un film. Banquettes rouges, jukes boxes et huge breakfast ! 3 pancakes, 2 œufs brouillés et bacon pour moi. Des toasts pour l’homme. Et café-jus-de-chaussette à gogo ! Après un pt dèj pareil, nous sommes prêts à découvrir SF.

Nous avons marché toute la journée :
Nous avons pris Divisadero Street, longé la Marina, Fisherman’s Warf. On réserve une excursion à Alcatraz pour le lendemain (24.50$ par personne) puis nous grimpons jusqu’à la Coit Tower, puis North Beach, grignotage à China Town, shopping à Union Square, Lombard Street. Je pensais que Lisbonne était une ville pentue. A côté de SF, ce n’est rien ! Nous avons pris le Cable Car (5$ par personne) jusqu’à l’hôtel. A la fin de la journée, on était EPUISE. Ce tour nous a donné un joli aperçu de la ville. C’est confirmé, on adore cet endroit.
En passant par la Marina

Architecture de SF

Fisherman's Warf

Touristes sportifs...


Fraises transgéniques!!! Et hors de prix ...

Enseigne d'un fast food
North Beach (Quartier italien)

L'entrée de Chinatown

Union Square

Technique de parcage particulière à SF...
Ne surtout pas oublier le frein à main...

Lombard Street... à contre jour 😠
Les fameux School busses

Le soir, on dîne dans un petit restau espagnol sur Chestnut St. Je ne me souviens pas du nom du restau mais c’est pas bien grave vu qu’il n’en vaut pas vraiment la peine.
5 mai
Pt déjeuner à l’épicerie en face de l’hôtel.
Le départ pour Alcatraz est prévu à 12h10. On se rend donc au Pier 33 à pied. On s’arrête dans une des nombreuses boutiques souvenir de Fisherman’s Warf pour m’acheter un gros pull car il ne fait pas chaud du tout.
Il y a une longue file d’attente pour monter dans le bateau. On se met tous en file indienne. Au bout de la file, un photographe … Photo souvenir avec un montage photo d’Alcatraz en arrière plan. Après ça, on monte dans le bateau. C’est parti pour l’excursion. Sur le pont, il fait vraiment froid. Je ne regrette absolument pas l’achat du pull !!!
Depuis le bateau qui nous mène à la célèbre prison

Arrivés dans la prison, on nous tend les casques pour la visite audio. C’est super intéressant. Cette visite nous a bcp plu. C’est vraiment quelque chose à faire.



QUelques fameux pentionnaires!

Après la visite, on va voir les otaries à Fisherman’s Warf et on déjeune dans un des nombreux restaurants du Pier 39.
On va ensuite chercher la voiture à l’hôtel et on se fait la descente de la partie sinueuse de la mythique Lombard Street. Le temps se gâte alors on continue la visite de la ville en voiture. On fait une partie la 49 mile scenic drive : Alamo Square, Golden Gate Park. Le jardin Japonais est déjà fermé. On retournera le lendemain. On essaie le Twin Peaks Park mais en arrivant en haut, il fait tellement moche qu on ne voit rien. Tant pis…

America, land of freedom 😉 Une des entrées du Golden Gate Park

Le soir, on mange chez Hooters ( !!) C’est marrant à voir mais sans plus. La nourriture est vraiment dégueu. J’ai commandé 4 mini hamburgers qui sont arrivés froids, l’homme a pris un gros hamburger, sans plus. On a demandé du Coca et on a eu chacun 1 litre de coca ! Les portions sont monstrueuses. On voulait y aller pour voir, voilà, c’est fait. Rien d’extraordinaire à part que les serveuses portent des vêtements sexy, taille enfant ! 😛 Pas de photos mais vous pourrez vous faire une idée en allant sur leur site Internet...
6 mai
Après un pt déjeuner au Mel’s Drive Inn, on prend la voiture et on traverse le Golden Gate Bridge. Il fait vraiment brumeux alors on se dirige vers Sausalito. Alors que SF est sous la brume, à Sausalito, il fait grand beau. Cette petite ville est vraiment très sympa.
Le Golden Gate Bridge sous le SMOG

Et Sausalito... sous le soleil!



On se dirige ensuite vers Fort Cronkhite. Quand on est là bas, c’est difficile de croire qu’on est vraiment tout près d’une grande ville. Cet endroit est vraiment sauvage. Il n’y a quasiment personne. Il y a une plage et quelques surfeurs. L’Océan est assez agité. Il y a bcp de vent. On se promène un peu mais certains chemins sont fermés. Apparemment, ce coin est dangereux !




On retourne au Golden Gate. Cette fois, on aperçoit un peu de ciel bleu. Stop photo… .

Le Golden Gate Bridge... De dessous!
Et puis avec un peu moins de brume...



Puis on retourne au Golden Gate Park pour voir le Jardin Japonais. Il faut payer pour entrer (4 $ il me semble). Ce jardin est vraiment superbe. Il est assez petit mais vraiment incroyable. Très bien entretenu. Au bout du jardin, il y a un petit salon de thé. Les serveuses sont vêtues d’un kimono et portent des « tongs » traditionnelles Le Golden Gate Park est immense. C’est le plus grand parc aménagé au monde. On peut y faire des BBQ, du pédalo, du vélo… il y en a pour tous les goûts.



7 mai
Nous descendons à San Luis Obispo par la California State Route 1. La route sera longue (9h de voyage, stops inclus) mais aucun regret, les paysages en valent vraiment la peine. Nous nous arrêtons d’abord à Monterey pour manger. On va au Fisherman’s Warf et choisissons le restaurant tout au bout. Très bonne surprise. Puis petite ballade digestive avant de reprendre la route.
Entre SF et Monterey




2ème arrêt : Carmel-by-the-Sea. Le ciel est couvert et il fait assez froid. Nous allons d’abord sur la plage puis marchons un peu dans la ville. Cette petite ville est vraiment très jolie. Beaucoup de boutiques d’antiquités, d’art et de vêtements absolument hors de prix. On s’arrête dans un coffee shop pour boire un café avant de reprendre la route.


On continue, direction San Luis Obispo. La météo change énormément. Un coup il fait super beau, et qques miles plus tard, c’est ciel totalement gris. Les paysages sont sublimes, impressionnants. Il y a de nombreux « View Points » où il est possible de s’arrêter pour prendre des photos.





En fin de journée, nous arrivons à l’hôtel. On va ensuite chercher un restaurant au centre ville. Nous sommes tombés sur un restau vraiment super, le F Mc Lintocks Saloon & Dining. Spécialité de la maison : BBQ. La viande était super bien grillée, la sauce était excellente. Le tout était servi avec des haricots, des toasts et des frites !
8 mai
5ème jour, nous allons à Visalia. Les paysages sont vraiment monotones : Collines dorées pendant 2h30! C’est très très sec et il fait vraiment chaud. On croise énormément de camions sur la route.

A Visalia, on dépose nos bagages dans notre chambre, mangeons un sandwich au snack de l’hôtel et partons voir le 1er parc prévu dans notre programme : Sequoia NP.
A l’entrée du parc, nous achetons l’Anual Pass pour tous les parcs nationaux du pays. (80$)
Les paysages sont magnifiques

On se sent... petit!

On voit pas mal de panneaux « attention aux ours ». J’aimerai bien en voir mais bon, apparemment, c’est assez rare.
Nous nous dirigeons vers la Giant Forest pour voir le General Sherman Tree, l’être vivant le plus imposant au monde. Sur la route, on croise des biches, puis un coyote.

Puis un troupeau de photographes, mitraillant tous dans la même direction. On s’arrête, et là, surprise… 2 oursons jouent à quelques mètres de nous. Je change mon objectif en un temps record !!! Ai juste oublié un truc… activer le stabilisateur d’image. Grrrr. Je mitraille également les 2 peluches en jetant tout de même un coup d’œil autour de moi de temps en temps histoire de vérifier que la mère ne débarque pas par surprise !

On continue la route jusqu’au parking proche du General Sherman.

Forcément, il y a pas mal de monde…
On se promène un peu et comme il se fait tard et qu on a encore une heure de voiture à faire, on décide de rentrer à l’hôtel.
Le soir, on prend la voiture pour aller au centre de Visalia. La ville n’a pas bcp de charme mais a l’air assez animée. On mange dans un restau mexicain. La déco est très kitch mais très chouette également. L’homme commande une enchillada et moi une soupe froide de tomate & crevettes. (J’en peux plus des fritures ! J veux du light pour finir la journée!!!) Rien d’extraordinaire. Vraiment. Grosse déception même.
On décide d’aller boire un verre mais en sortant du restau, on remarque que tout est fermé ! Pourtant il n’est que 21h. Dingue. Même les restaurants ferment. La ville est devenue quasi déserte en ¾ d’heure. Ca en devient limite flippant. On croise des groupes de types dans des énormes pick ups style « Pimp my Ride » J, fenêtres ouvertes, bras dehors, rap à fond. Bon ben on va rentrer hen !!!
9 mai
Petit déjeuner au snack de l’hôtel. Omelette, bacon et 2 pancakes et on prend la route direction LA ! On décide de partir tôt pour éviter les bouchons de LA le soir…
Nous arrivons vers 13h à notre hôtel, assez proche de la sortie de l’autoroute. Il fait gris, c est glauque à souhait. Un SDF est assis devant l’entrée de l’hôtel. Notre chambre n’est pas encore prête alors nous patientons dans le patio.
Au bout de ¾ d’heure, on peut entrer dans la chambre. Ca pue le produit anti cafards… bon, ben au moins, on ne devrait pas en croiser ! On se douche vite fait et on part à pied voir le Walk of Fame. Apparament, c’est à 15 minutes à pied. C est bien plus en fait.
On croise plein de spécimens bizarres qui chantent, parlent, hurlent tout seuls. Gros contraste avec San Francisco. Tout le monde nous a dit qu on serait déçus mais on voulait se faire notre propre idée... Voilà, c'est fait! 🙂 Les rues sont dégueulasses, tout est glauque. Dire qu on restera ici 3 nuits. C’est ça la capitale du cinéma ? J'ai même pas envie de faire des photos. Je n'ai donc pas d'images du Walk of Fame, des lettres sur la colline etc...
On se rend à Santa Monica, via West Hollywood et Beverly Hills. Ca change !
Santa Monica est vraiment un endroit génial. On s’arrête à la Third St. Promenade. Avis aux filles, c’est un véritable paradis !!! Si l’homme n’avait pas été là, j’y aurai passé une journée mais bon, le pauvre s’ennuyait à mourir dans les boutiques féminines, j’ai donc fait vite . Plein de magasins partout… Ca y est, je suis réconciliée avec LA J. On mange une salade là bas et on va à Beverly Hills et son célèbre Rodeo Drive.
Là bas, c’est totalement irréel. Tout est blanc et propre, on dirait un décor de cinéma. Impossible de se garer à moins de payer une fortune. On traverse donc avec la voiture.
Avant de renter, on passe dans les rues aux superbes baraques. Nous suivons un petit bus touristique qui fait une visite guidée des maisons de stars. Il y a des espaces verts au bord de la route, et des SDF qui dorment là. Ca fait bizarre.

Finalement, on ne regrette plus notre stop dans cette ville ! Ya quand même des endroits sympa! :)
10 mai
Au programme de ce 7è jour : Santa Barbara, à 150 km de Hollywood.
On s’arrête d’abord à Malibu. Les plages sont désertes (fait assez froid). Pas de Mitch ou de Pamela à l’horizon… juste quelques surfeurs.



Nous continuons un peu et on s’arrête au Paradise Cove. On découvre là un restaurant sur la plage. Cet endroit a l’air vraiment génial. Stop bouffe donc ! Le restau est bondé et les plats sont ENOOORMES ! En attendant notre table, on se prend un mojito à la fraise. Vraiment super bon.

L’homme prend un KOBE steak et moi des moules frites.
La viande est tendre à souhait et les moules sont délicieuses. Les frites, elles, sont absolument divines.
En dessert, on commende le « 1 mile cake »… et une boîte en carton pour l’emporter ! On en peut plus, nos bides sont à la limite d’exploser. Le gâteau est gigantesque. Ce sera notre petit dèj pour les 2 prochains jours… La facture est salée... 97$ : 1 Corona: 5.95$, Mojito: 10.95, Steak Kobe: 25.95, Moules frites: 21.95, le gâteau: 8.95 et 2 je ne sais plus quoi (j arrive plus à déchiffrer la facture): 15.90 $ + les taxes: 7.40 ... sans oublier le pourboire... Mais bon, ça en valait la peine!

On ferait bien une sieste digestive sur la plage mais on continue jusqu’à Santa Barbara.
Santa Barbara est vraiment une très jolie ville. Les hommes aimeront, ça grouille de bimbos blondes, bronzées, manucurées, brushées et en micro shorts… 😎

On fait un peu de shopping, on se promène dans les rues et quand tout commence à fermer, on rentre à l’hôtel. Bizzarement, je n’ai pas faim DU TOUT. L’homme mange un bout du gâteau avant d’aller se coucher.

11 mai :
Le matin, on va à Venice Beach. C’est ce qu’on s’imaginait… Plein de gens bizzares... 🙂! Je prends quelques photos mais n’arrive pas vraiment à apprécier l’endroit. J sais pas pourquoi, je n’accroche pas, mais suis contente d’y avoir été.



On va ensuite au Santa Monica Pier pour se ballader un peu et manger qqch.



Puis l’homme veut aller dans un immense centre commercial devant lequel on est passé la veille. Go. J’ai super mal au dos alors je m’arrête 10 minutes pour me faire faire un massage chinois. A peine le masseur a-t-il mis ses mains sur mon dos qu il me dit de me détendre…euh, j’arrive pas ! C est parti pour 10 minutes de pure douleur. C’était atroce. Mais après ça, je me sentais vraiment mieux !
Continuation sur Melrose Ave mais tout est fermé… On reprend la voiture et on roule sur Sunset Blvd, on passe par Beverly Hills, Bel Air, Pacific Palissades, on rêve devant les baraques de millionaires et on arrive sur Malibu… Bon, ben on retourne au Paradise Cove histoire de manger qqch. Il y a une longue file d’attente, on nous donne donc un homard en plastique qui vibrera pour nous annoncer que notre table est prête.
Autour du restaurant, il y a une terrasse/plage avec des barrières autour. Après les barrières, une tjrs la plage. L’homme prend une bière et moi un Mojito. On se pose ensuite sur la grande plage jusqu’à ce qu’un vigile s’approche vers nous et nous annonce qu’il faut retourner sur la terrasse autour du restau car là ou on est, on ne peut pas consommer d’alcools forts… juste des boissons non alcoolisées, de la bière ou du vin… ( !!!) Après un 2ème délicieux repas, on va boire un apéro à Santa Monica avant de retourner à l'hôtel pour cette dernière nuit en Californie!
12 mai
Départ tôt le matin. Cette journée va être loooongue. En effet, nous avons pas mal de Km à parcourir. 709 exactement. Environ 7h de route.
La destination finale sera Williams, en Arizona, une petite ville proche du Grand Canyon.
La sortie de LA se fait assez facilement, et l’homme n’a pas besoin de s’énerver, je lui indique parfaitement le chemin ! 😎
Nous nous arrêtons à Newberry Springs pour une pause déjeuner. Cette ville, sur la Route 66, ne vous dit peut-être pas grand-chose ? c’est là que se trouve Bagdad Café. Celui du film du même nom.
L’ambiance de cette ville, enfin, de ce bled (à part le café, il n’y a pas grand-chose…) est vraiment particulière. A part les couleurs très intensifiées dans le film, tout est pareil. Rien n’a changé. Il y a d’abord ce vent… Il a l’air incessant. Et cette chaleur.




Dehors, devant la porte d’entrée, un homme, un habitué, est accoudé à une table, un chapeau de cow boy perché sur la tête. Il fume une cigarette qui doit se consumer bien rapidement à cause du vent. Le cow boy a l’air las. Pas grand-chose à faire dans le coin j’imagine.
A l’intérieur, c'est tjrs l'ambiance du film… Tout est vieux. Des T-shirts et cartes de visites des touristes tapissent les murs. Des photos du film également. La patronne est derrière le bar et 2 serveuses, une mère et sa fille, sont là également.
Il y a aussi 2 couples de touristes. Un japonais et un allemand. Puis des « locaux ». Des habitués je suppose.
Le piano est tjrs là...

Les serveuses font vraiment « film glauque ». Leurs mains, leurs habits, leurs cheveux sont crasseux. La mère a un bandage autour du bras. Pas très propre lui non plus ! C’est pas grave, on y est, c’est Bagdad Café.
The coffee machine!
Nous commandons une bière et un panaché. Apparament, c’est la première fois qu’un panaché est commandé ici. Nous commandons également un burger et un BLT (sandwich Bacon, Letuce & Tomato).Bien entendu, la patronne nous met « I’m Calling You » et sort les tasses souvenir !
Je prends quelques photos, et nous continuons la route jusqu’à Williams. Comme il n’y a pas un chat, je prends le volant. Ah la bête ! Tout va bien jusqu’au moment de s’arrêter à la station service pour faire le plein. Vu que ca faisait 2h que je roulais sans vraiment freiner, le réflexe du pied sur l’embrayage était encore là… A part une grosse surprise, rien de grave ! Mais ça surprend !!!
Nous arrivons au Gd Canyon Motel RV Park en fin de journée. Cet endroit est vraiment mignon. A l’accueil, on nous donne les clés, des bons repas et des plans de la région.
On rentre nos affaires, prend un douche et allons à Williams. L’hôtel n’est pas au centre même, il faut prendre la voiture. Il fait bcp plus frais qu’en Californie. Mon pull acheté à San Francisco est donc à nouveau utile !
En fait, Williams, ce sont 2 rues parallèles. C’est très vite traversé à pied. Le soir, les enseignes lumineuses brillent de partout.
Le Routard ayant été d’assez bon conseil jusqu’à maintenant, nous suivons à nouveau ses recommandations et allons manger au Rod’s Steak House. Nous commandons chacun la plus petite viande car nous n’avons pas une grosse faim. Ben c’était vraiment décevant. De plus, le service n’était pas top non plus. Notre serveur était vraiment antipathique. La facture, elle, était bien élevée par contre ! Bref, déception…
Après le restau, on fait un petit tour dans la ville et on s’arrête dans un bar. L’homme est ravi, il y a une table de billard. Il adore ce jeu, nous faisons donc quelques parties.
Le proprio vient nous parler et nous remercie d’être venu de si loin pour voir son bar J Lui et quelques clients portent un chapeau de cow boy et des chemises à carreaux. Dépaysant!
L’homme joue assez bien au billard et se fait repérer par un client qui vient lui demander de jouer quelques parties avec lui. Il essaie de jouer à l’argent mais l’homme lui fait comprendre que jouer sans fric, c’est sympa aussi. On remarque vite (et il l’avouera par la suite) qu'en plus d'être un passe temps, le billard est également son gagne pain!… Il finit par sortir ses propres cannes de billard et nous laisse jouer avec. Il nous indique également quelques magasins de billard à Vegas ou l’homme pourrait s’acheter du matos.
Bref, sympathique soirée à Williams. On ne fait pas trop tard car le lendemain, nous avons prévu un tour en hélico à 9h…

13 mai
Notre portable nous réveille à 7h. Je fais remarquer à l’homme qu’il y a comme un bruit de pluie dehors… Merde, ça va être sympa l’hélico. Je m’approche de la fenêtre et ouvre les rideaux et… pousse un cri. Dehors, il y a 10 bons cm de neige !!! J’appelle vite la compagnie Papillon pour savoir si il faut quand même qu on vienne pour 8h30 ou si tout est annulé… La dame ne sait pas et nous dit de venir quand même.

On se dépêche donc et on zappe le pt déj qu on voulait prendre au Old Smoky’s Pancake House. Il faut déblayer la neige et on n’a RIEN pour ça. La réception de l’hôtel n’ouvrant pas avant 8h, on fait avec ce qu’on a… des linges ! Forcément, on ne s’attendait pas à de la neige au Gd Canyon le 13 mai. L’homme a des baskets, mais non imperméabilisées. Moi j’ai des bonnes chaussures de marche super imperméables, donc ça va. On enfile un t shirt, un pull et une veste et GO !
Arrivés chez Papillon, on nous dit que tout est annulé jusqu’à 11h. Il faudra les rappeler à ce moment pour savoir si on peut survoler le Gd Canyon ou pas.
En attendant, on prend un petit déj puis on va au Gd Canyon, en voiture.
Sur place, on croise des tas de touristes japonais en shorts et sandales ouvertes, tremblant de froid. Le Gd Canyon est magnifique sous la neige. On prend des photos mais on retourne vite à la voiture. Il fait vraiment trop froid, impossible de rester dehors. Nos mains sont rouges et glacées.



On retourne boire un thé en attendant que l’heure tourne. Finalement, à 11h, on nous dit qu’on peut voler à partir de 14h. Par contre, le tour Emperial est annulé. On ne peut faire que le petit tour (à cause du vent). On s’inscrit pour 14h. Le tour dure 30 minutes et est moins cher que l’Emperial. C’est pas plus mal finalement.
On vient 45 min avant pour… recharger la caméra vidéo qui était restée allumée dans le sac et qui a vidé la batterie. Grrrr. On nous donne les places. J serai à côté du pilote. L’homme, lui, a moins de chance, il sera dos à moi. A « l’envers donc ». Le tour était vraiment sympa. C’est vraiment impressionnant. J’ai bcp aimé. L’homme, lui, a bcp moins apprécié. Il a failli rendre son déjeuner plus d’une fois. Il y avait pas mal de vent et entre les trous d’air et le fait qu il soit à l’envers… c’était pas génial. Il était ravi que ce soit vite fini. Dommage.



On prend ensuite la voiture pour voir les différents view points. La neige a fondu... Après coup, à la fin du voyage, nous étions contents d'avoir commencé par le Gd Canyon. C'était très beau, mais cela ne nous a pas fait l'effet attendu. Je pense que si nous avions terminé ici, nous aurions été déçu. J'ai de la peine a expliquer cela. C'est majestueux, sublime, tout ce qu'on veut mais... On pourrait dire que c'est dû aux nombreux touristes, mais ils sont partout. Peut être les couleurs? Plus fades qu'ailleurs? Bref. Et vous? Est ce que vous avez eu ce sentiment également?

une touriste indienne...

Arrivés au bout, nous continuons la route jusqu’à Page. Le soleil se couche et les couleurs sont très belles. Les paysages sont sublimes et je demande très souvent à l’homme de faire des stops photos.

Nous arrivons à Page juste après le coucher de soleil. Nous dînons au restau "Fiesta Mexicana", juste à côté de notre hôtel. On choisit des fajitas. Ce n'est pas trop mal. Les portions sont enormes et nous ne finissons donc pas... Nous goûtons également aux Margaritas. Elles sont... corsées 🤪 Pas mal de francophones dans ce restau. C'est là qu'on voit la popularité du Routard 😉
14 mai
Programme pas très sympa pour commencer la journée, mais c'est indispensable: on va à la laverie car nous n'avons plus de fringues propres et il nous reste quand même pas mal de jours avant le retour! 2h30 plus tard, tout est propre et sec. En attendant, nous avons été réserver une excursion pour le lendemain: Antelope Canyon.
Nous rapportons notre linge à l'hôtel et partons ensuite direction HORSESHOE BEND. Il fait super chaud, on embarque donc quelques bouteilles d'eau et l'appareil photo et go!
Il y a une petite marche à faire dans le sable couleur ocre avant d'arriver au point de vue. C'est epoustoufflant. L'homme part explorer les alentours. Moi je reste assise sur un rocher un bon moment à contempler ce site et à prendre des photos 😇






Après en avoir pris plein la vue, on prend la voiture et on va jusqu au Lake Powell. Toutes les excursions sont complètes (Si vous venez en été, pensez à réserver bien en avance!!!)


On fait un petit tour au bord du lac puis on reprend la voiture et on prend une route un peu paumée. Je ne sais pas si elle est réservée aux 4x4 ou non mais l'homme prend son pied. Là encore, on est totalement bluffés. Les roches sont si différentes. Il n'y a personne. On se croit seuls au monde. Nous avons croisé 2 voitures de rangers. C'est tout. La voiture etait dans un sale état. On ne voyait plus rien ...




Il ne va pas tarder à faire nuit et nous sommes assez loin de Page, nous faisons donc demi tour...


Le soir nous mangeons au The Dam Bar & Grille. C'est le seul restau ou il est permis de fumer... en terrasse (couverte avec brumisateur). On commande des steaks avec une soupe en entrée. Bof bof. La viande n'a pas de goût. Dommage.
15 mai
Nous avons RDV à 11h devant l'agence qui organise l'excursion à Antelope Canyon. Il y a plusieurs agences à Page. Toutes pratiquent les mêmes tarifs. Le Routard (édition 2008) annonçait 29$. Ca a déjà augmenté... 32 $!
Avec nous, dans la jeep, il y avait 3 japonais et un groupe de belges. Arrivés devant le canyon, on voit plein de jeeps parquées. C'est sûr, nous ne serons pas seuls!!! 🤪 On a croisé des types qui faisaient le tour photo, et franchement, je ne regrette pas de ne pas l'avoir pris! Ils devaient patienter que tout le monde dégage, et ce n'était pas une mince affaire! On n'a pas eu de bol, le soleil était caché par un beau gros nuage, du coup on n'a quasiment pas vu de puits de lumière. J'avais pris mon trépied mais c était tellement laborieux que j ai vite laissé tomber. Du coup, la plupart des photos sont floues 😠 Voici les plus potables.





Après la visite, nous mangeons un sandwich et reprenons la route jusqu'à ... Monument Valley!
Tout va bien jusqu'à... qques 10 km avant Monument Valley. Il se met à pleuvoir. C'est le déluge. J'suis dégoûtée. On va donc laisser tomber le tour à cheval... Lorsqu'on arrive à Mt Valley, il ne pleut plus mais le ciel est tjrs bien gris.
Le site n'étant pas un parc national, nous payons l'entrée. 5$ par personne. L'homme est à nouveau très heureux, il s'éclate sur la route avec le 4x4. On croise des gens dans des petites voitures et certains ont vraiment de la peine à certains endroits.
Le ciel persiste à rester... gris 😕 Je prends qques photos. Il y a pas mal de Navajos qui tiennent des stands de bijoux. Après plusieurs refus, je m'approche d'un stand tenu par un Navajo. Il est accompagné de son petit garçon. Nous discutons un moment avec eux et le papa m'affirme que le ciel ne va pas tarder à se dégager et que nous devrions pouvoir assister à un beau coucher de soleil... Ah... ben reste plus qu'à espérer! Cet homme est bien sympathique et je finis par lui acheter un collier...
Nous continuons la visite et les stops photos. Ce site est majestueux. Encore mieux que dans mon immagination. Fait ch... la caméra n'a plus de batterie. On ne filmera donc pas. 😠 Mon père ayant grandi avec les films western, il rêve de voir cet endroit. Je mitraille donc Monument Valley un peu pour lui aussi.


l'idole du paternel... John Wayne! 😎


L'ami Navajo n'a pas eu tord... le ciel se dégage!!!





Le coucher de soleil est... 😮
J'ai un peu écouté la conversation de 2 photographes qui étaient postés là, et apparament, l'un d'eux n'avait jamais vu une si belle lumière et de si belles couleurs à Monument Valley...


Nous sommes restés 3h à Mt Valley. On s'est un peu dépêché sur la route pour rejoindre Mexican Hat, là ou nous allions passer la nuit mais surtout... manger!!! Pour info, ils arrêtent de servir à 22h.
On récupère les clés de notre chambre et on va manger. L'ambiance au Mexican Hat Lodge est géniale. Le proprio a un groupe rock et ils chantent tte la soirée. Nous avons passé un excellent moment. La viande était assez bonne mais manquait un peu de goût je trouve. Nous sommes restés jusqu'à ce que le groupe s'arrête de jouer. Très sympathique soirée!
Le Swingin' BBQ...


La suite bientôt...!
Retour de croisière sur le Bleu de France (6 au 13 juillet) English translation pending
comme promis mes impressions suite à la croisiére sur le BDF du 6 au 13 juillet
tout d'abord, c'était notre 1ére croisiére et nous en sommes revenus ravis
en effet, veaux souvenirs, belle prestations
point négatif: nos toilettes ne fonctionnaient pas à notre arrivée et ce pendant 2 jours, un peu génant quand même
mauvaise odeur au pont 9 au niveau du zanzibar
malheureusement, n'tant pas habituée à la mer, 1ére nuit passée dans les toilettes à être malade mais la réception m'a fourni des cachets tous les autres soirs et aprés j'ai dormi comme un bébé
le reste que du positif:
le personnel est à vos petits soins pendant toute la semaine
équipement bébé super, lit, baignoire, chaise haute, rien à redire
restauration de qualité au restaurant le flamboyant, variée, également au buffet panorama
buffet du petit déjeuner pour tous les gouts
avons testé le casino, bon moment
le all inclusive est complet, cocktails à gogo, bcp de choix
l'eu de la piscine était un peu froide mais de quoi en profiter et nous n'étions pas montés les uns sur les autres
notre cabine au pont 8, nickel, bcp de place et une cabiniére super sympa ( mais qui ne parle pas français)
les excursions sont parfois honéreuses mais pratiques, pas besoin de chercher un taxi ou un bus pour aller en ville surtout que les centres ne sont pas tout prés des ports
contrairement à l'avis d'une personne ayant navigué en même temps que nous, à l'olive bistrot, nous avons rencontrés 2 serveurs de nationalités étrangéres et franchement super sympa et ils choyés ma fille à chaque fois
le personnel se veut rassurant, ca m'a beaucoup aidé. On m'a conseillé le pont 9, pont de promenade, le soir, pour calmer mes angoisses et regarder à l'horizon, ca a marché à chaque fois
mon mari a testé le millésime cigars, tous les soirs il en fumé un, les prix sont raisonnables
un conseil, ne partez pas chargé de serviettes de toilettes, shampooing et gel douche, tout est fourni et changé 2 fois par jour
prévoyez de bonnes batteries pour les photos, il y a des choses à ne pas rater
les couchers de soleil au pont 9 sont magnifiques
pas d'informations sur les soirées auxquelles nous n'avons pu assister car bébé ne tenait pas le coup
nous étions au service de 19h15, trés bien car quand on rentre d'excursion, il fait faim
voili voilou pour les 1éres impressions qui me viennent à l'esprit
je reste à votre disposition
en tous cas, en 2 mot, ravis et de beaux moments à savourer