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Voyage d'une semaine en Écosse entre amies English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 amies parées pour passer une semaine inoubliable en Ecosse durant les vacances de février. On souhaite passer quelque jour a Edimbourg mais on veut aussi découvrir les beaux paysages, la culture ecossaise, on est passionné d'histoire et d'archéologie ! On veut absolument aller voir le loch ness. On ne loue pas de voiture. je voulais savoir si voyager en train/bus c'était possible/facile, surtour jusqu'au lock ness. Quel itineraire est le mieux pour 7 jours?
Merci d'avance pour vos réponse 🙂 !
Nous sommes 4 amies parées pour passer une semaine inoubliable en Ecosse durant les vacances de février. On souhaite passer quelque jour a Edimbourg mais on veut aussi découvrir les beaux paysages, la culture ecossaise, on est passionné d'histoire et d'archéologie ! On veut absolument aller voir le loch ness. On ne loue pas de voiture. je voulais savoir si voyager en train/bus c'était possible/facile, surtour jusqu'au lock ness. Quel itineraire est le mieux pour 7 jours?
Merci d'avance pour vos réponse 🙂 !
Conseils pour tour du monde English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai tous juste 17 ans et j'aimerai faire un tour du monde a mes 18 ans. je sais que c'est peut etre jeune pour faire ce genre de voyage mais c'est vraiment un de mes reves les plus fou. Depuis que je suis toute jeune je reves de voyager , j'adore apprendre et je me mets constamment au défits. voyager, découvrire de nouvelles cultures de nouvelles langues tous sa me passionne énormements. j'ai parlé avec beaucoup de gens et peu mon encouragé vu mon jeune age et le fait d'etre une fille etc. Ces pour cela que j'aimerai partire avec un/une partenair ou plusieurs. Je voudrais changer de ma routine que je déteste, repousser un peu mes limites et sortir de mon petit confort quotidient. j'esseye quand meme de rester réaliste car je n'es pas beaucoup d'argent, je suis jeune en plus d'etre une fille mais je nes pas envie de me laisser frainer pour ca je suis une passionnée et jespere trouver ma voix et peut etre quelqun avec qui partager ma passion!
ne soyer pas gené de me donner votre avis et merci d'avance (dsl pour les faute d'orthographe :P)!!!!
J'ai tous juste 17 ans et j'aimerai faire un tour du monde a mes 18 ans. je sais que c'est peut etre jeune pour faire ce genre de voyage mais c'est vraiment un de mes reves les plus fou. Depuis que je suis toute jeune je reves de voyager , j'adore apprendre et je me mets constamment au défits. voyager, découvrire de nouvelles cultures de nouvelles langues tous sa me passionne énormements. j'ai parlé avec beaucoup de gens et peu mon encouragé vu mon jeune age et le fait d'etre une fille etc. Ces pour cela que j'aimerai partire avec un/une partenair ou plusieurs. Je voudrais changer de ma routine que je déteste, repousser un peu mes limites et sortir de mon petit confort quotidient. j'esseye quand meme de rester réaliste car je n'es pas beaucoup d'argent, je suis jeune en plus d'etre une fille mais je nes pas envie de me laisser frainer pour ca je suis une passionnée et jespere trouver ma voix et peut etre quelqun avec qui partager ma passion!
ne soyer pas gené de me donner votre avis et merci d'avance (dsl pour les faute d'orthographe :P)!!!!
Situation en Tunisie ce 2 septembre 2011 English translation pending
Suite à des graves manifestations à Douz dans le sud de la Tunisie un couvre feu vient d etre mise en place ce jour de 19 heures à 5 heures du matin
Dans le centre du pays en particulier a Sbeitha des heurts ont occasionnés la mort d une jeune fille de 17 ans tuée par balle et plusieurs blessés
Amis vacanciers qui circulez dans cette région tenez en compte car les esprits s échauffent et en vue des prochaines élections on active......les flammes
Dans le centre du pays en particulier a Sbeitha des heurts ont occasionnés la mort d une jeune fille de 17 ans tuée par balle et plusieurs blessés
Amis vacanciers qui circulez dans cette région tenez en compte car les esprits s échauffent et en vue des prochaines élections on active......les flammes
Maroc: Fès - Chefchouen - Tetouan - Tanger - Asilah - Larache à la mi-octobre English translation pending
Bonjour à tous.!!!!
Nous serons Mi-octobre sur la région Nord du Maroc.
Cette fois, nous serons trés certainement sans voiture et donc soumis au moyen de transport collectifs.
Nous recherchons des informations diverses et variées sur :
- Moyen transport entre chaque ville, comme le nombre de départ de bus entre Fés et chefchaouen (nous arrivons mi-journée à Fés et on veut partir de suite sur Chefchaouen, donc important pour nous de savoir).
- Moyen d'hebergement dans chacune des villes, hébergement vécu et vu par chacun d'entre vous (oui...., nous avons le guide du routard et le Géoguide, mais rien ne remplace le vécu, les petites anecdotes personnelles...!!!!!)
- Les incontournables à voir dans chaque villes
- et.... les bons petits trucs et astuces à voir, à découvrir, à ressentir.....!!
Merci à chacun pour les éléments que vous nous apporterez...
A tres bientôt de vous lire
Merci à chacun pour les éléments que vous nous apporterez...
A tres bientôt de vous lire
Titre de séjour belge illimité (définitif) et Schengen English translation pending
Bonjour. J'ai pas trouvé de réponse à ma question lors de ma recherche donc je me permets de vous poser la question en créant un sujet.
Je ne sais pas si je dois me présenter ou pas. Sinon, je suis un jeune kurde de 22 ans et j'habite depuis 20 ans en Belgique. J'ai un titre de séjour définitive (sans durée limite) et c'est également une "carte d'identité pour étranger" (ce qui est marqué dessus). Il est également marqué que je suis de nationalité Turque, ce qui n'est pas vraiment le cas, car j'hérite de la nationalité de mes parents. Cependant, je ne suis pas inscrit au registre turc. Je suis en procédure d'obtention de la nationalité belge mais justement ça posait quelques soucis, mais je suis sur une dernière ligne droite.
Si je vous explique cela, c'est parce que j'ai un autre soucis du coup. J'ai le titre de séjour... j'ai aucun problème en Belgique. Cependant, je me déplace souvent en France, aux Pays-bas, Luxembourg et en Allemagne (2 fois en Suisse) mais ça ne m'a jamais posé de problème. Sauf une fois où la police française m'a demandé mon passeport mais je leur ai expliqué que c'était un titre de séjour définitif, que je comptais pas m'installer en France puisque la Belgique n'est pas un pays où la misère sévit (dont je devrais fuir), que j'étudie (et travaille) et que je ne savais pas que le passeport serait nécessaire. Ils m'ont rien dit et sont partis. Mais je me pose la question maintenant pour le Norvège où les parents de ma fiancée vont se rendre, et ils aimeraient me revoir là-bas.
Donc je voulais savoir si le passeport est nécessaire, même avec un titre de séjour définitif, dans la zone Schengen... et en Norvège.
Merci beaucoup d'avance pour vos réponses.
Je ne sais pas si je dois me présenter ou pas. Sinon, je suis un jeune kurde de 22 ans et j'habite depuis 20 ans en Belgique. J'ai un titre de séjour définitive (sans durée limite) et c'est également une "carte d'identité pour étranger" (ce qui est marqué dessus). Il est également marqué que je suis de nationalité Turque, ce qui n'est pas vraiment le cas, car j'hérite de la nationalité de mes parents. Cependant, je ne suis pas inscrit au registre turc. Je suis en procédure d'obtention de la nationalité belge mais justement ça posait quelques soucis, mais je suis sur une dernière ligne droite.
Si je vous explique cela, c'est parce que j'ai un autre soucis du coup. J'ai le titre de séjour... j'ai aucun problème en Belgique. Cependant, je me déplace souvent en France, aux Pays-bas, Luxembourg et en Allemagne (2 fois en Suisse) mais ça ne m'a jamais posé de problème. Sauf une fois où la police française m'a demandé mon passeport mais je leur ai expliqué que c'était un titre de séjour définitif, que je comptais pas m'installer en France puisque la Belgique n'est pas un pays où la misère sévit (dont je devrais fuir), que j'étudie (et travaille) et que je ne savais pas que le passeport serait nécessaire. Ils m'ont rien dit et sont partis. Mais je me pose la question maintenant pour le Norvège où les parents de ma fiancée vont se rendre, et ils aimeraient me revoir là-bas.
Donc je voulais savoir si le passeport est nécessaire, même avec un titre de séjour définitif, dans la zone Schengen... et en Norvège.
Merci beaucoup d'avance pour vos réponses.
Du Yunnan (Chine) à la Thaïlande par le Mékong English translation pending
Bonjours à tous,
je suis actuellement en Chine à l'occasion de mon tour du monde (ou j'évite au maximun de prendre l'avion (réussi jusque là)).
J'aimerais rejoindre le Yunnan depuis Shangai dans un premier temps, avec un arrêt aux montagne jaunes, puis après je ne sais pas trop encore ce qu'il y a à voire ou à faire sur le chemin Shangai-Yunnan. Si vous avez des suggestions.
Pour HongKong je ne sais pas encore non plus.
Mais ma question la plus importante, est savez vous si il est toujours possible de rejoindre le Thailande depuis le Yunnan via le Mékong ? J'ai trouvé un sujet de l'année dernière me disant que c'est possible, surtout en septembre ou le niveau de l'eau est suffisant. (http://voyageforum.com/v.f?post=3281640;search_string=chine%20yunnan%20thailande%20m%E9kong;)
Quelques petites mises à jours ? De quelle ville je dois partir ? Les horaires et les jours des bateaux ? Je peux partir de la chine sans mon Visa pour la thailande puisque c'est à la frontière ? Le trajet du bateau ne nécéssite pas les visas du laos ou de la birmanie par exemple ?
Si vous avez toutes autres information à m'apporter, qui vous semble utiles ;)
Merci d'avance
Mais ma question la plus importante, est savez vous si il est toujours possible de rejoindre le Thailande depuis le Yunnan via le Mékong ? J'ai trouvé un sujet de l'année dernière me disant que c'est possible, surtout en septembre ou le niveau de l'eau est suffisant. (http://voyageforum.com/v.f?post=3281640;search_string=chine%20yunnan%20thailande%20m%E9kong;)
Quelques petites mises à jours ? De quelle ville je dois partir ? Les horaires et les jours des bateaux ? Je peux partir de la chine sans mon Visa pour la thailande puisque c'est à la frontière ? Le trajet du bateau ne nécéssite pas les visas du laos ou de la birmanie par exemple ?
Si vous avez toutes autres information à m'apporter, qui vous semble utiles ;)
Merci d'avance
Séquoias au Yosemite English translation pending
Bonjour à tous,
Appel aux connaisseurs ! Dans lequel de ces deux sites peut-on voir les plus beaux sequoias : Tuolumne Grove ou Mariposa Grove ? Vaut-il le coup de visiter ces deux endroits, ou peut-on se contenter d'un seul ?
Merci d'avance Christine
Appel aux connaisseurs ! Dans lequel de ces deux sites peut-on voir les plus beaux sequoias : Tuolumne Grove ou Mariposa Grove ? Vaut-il le coup de visiter ces deux endroits, ou peut-on se contenter d'un seul ?
Merci d'avance Christine
Bangkok - Hua Hin en bus English translation pending
Hello
J'arrive demain matin a l'aéroport de Bangkok . Quel est le meilleur moyen et pas cher d'aller a hua hin 2 personnes avec valises ? De ou partir et a quelle prix ? Merci de vos conseils ...
Se fixer à Bruxelles ou Bruges pour une semaine de visites? English translation pending
Bonjour,
Je regarde pour aller une semaine en Belgique en octobre, je me proposais de visiter Bruxelles, Bruges, Anvers et Gand je suis certaine qu'il y a plein d'autres belles villes mais je n'ai que 8 jours. Ma question est devrais-je rester loger à un seul endroit et prendre le train ou changer d'hotels, si c'est de rester fixe serais-je mieux Bruxelles ou Bruges? Comme je serai seule j'aimerais un ville ou je peux me balader le soir et aller prendre un café par exemple. Je cherche aussi un petit studio ou chambre avec cuisinette si vous avez des suggestions.
Merci
Merci
Deux heures pour changer de vol à l'aéroport Changi de Singapour? English translation pending
Hello,
pour aller à Auckland, je dois faire escale à Singapour. A l'aller je n'y reste que 2 h et au retour plus de 4h. Questions :
- A l'aller : Est ce que 2h c'est suffisant pour changer de vol? En sachant que je reste sur la même compagnie ? J'ai peur de me perdre pour le changement, j'ai entendu parler d'un train pour changer de terminal, aurai je vraiment besoin de le prendre?
- Au retour : 4h, me semble un peu juste pour se promener dans Singapour même. Néanmoins, si je ne dors pas, que puis je faire pour passer le temps?
La sécurité (même si c'est à Singapour) est présente au sein même de l'aéroport pour une jeune femme seule? Et les douanes comment se passent elles?
Désolée de poser toutes ces questions, mais pour un bon voyage je préfère partir informée le plus possible :)
pour aller à Auckland, je dois faire escale à Singapour. A l'aller je n'y reste que 2 h et au retour plus de 4h. Questions :
- A l'aller : Est ce que 2h c'est suffisant pour changer de vol? En sachant que je reste sur la même compagnie ? J'ai peur de me perdre pour le changement, j'ai entendu parler d'un train pour changer de terminal, aurai je vraiment besoin de le prendre?
- Au retour : 4h, me semble un peu juste pour se promener dans Singapour même. Néanmoins, si je ne dors pas, que puis je faire pour passer le temps?
La sécurité (même si c'est à Singapour) est présente au sein même de l'aéroport pour une jeune femme seule? Et les douanes comment se passent elles?
Désolée de poser toutes ces questions, mais pour un bon voyage je préfère partir informée le plus possible :)
Devenir infirmière à la Réunion English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je suis actuellement infirmiere en metropole et je souhaiterais m'expatrier sur l'Ile de la Reunion a partir du 1er novembre 2011. C'est un departement qui m'attire beaucoup et j'ai quelques contacts la bas, en revanche je ne sais pas grand chose sur ls conditions de travail des infirmiere. Je fais donc appelle a vous pour me renseigner: Faut-il mieux travailler dans le publique ou dans le prive, est-ce qu'il y a des etablissements recommandables, est-ce que les conditions de travail sont similaires a celles de la metropole? Merci pour votre aide.
Ophelie
Je suis actuellement infirmiere en metropole et je souhaiterais m'expatrier sur l'Ile de la Reunion a partir du 1er novembre 2011. C'est un departement qui m'attire beaucoup et j'ai quelques contacts la bas, en revanche je ne sais pas grand chose sur ls conditions de travail des infirmiere. Je fais donc appelle a vous pour me renseigner: Faut-il mieux travailler dans le publique ou dans le prive, est-ce qu'il y a des etablissements recommandables, est-ce que les conditions de travail sont similaires a celles de la metropole? Merci pour votre aide.
Ophelie
Que choisir entre l'Inde et le Népal pour un premier voyage seul? English translation pending
Bonjour à tous,
tout d'abord merci d'animer ce merveilleux forum que je dévore depuis deux jours 🙂
Je me présente, je suis un jeune homme de 24 ans qui a 1 mois/ 1 mois et demi devant lui et un bon petit budget, et je désire me lancer dans un périple seul (mes amis n'ont pas le temps et les moyens de me suivre, et puis même, j'ai le désir de partir seul afin d'être encore plus ouvert à cette aventure).
Mon choix de départ à été l'Inde en général, puis l'Inde du Sud (d'abord un peu par hasard, puis au fur et à mesure de mes recherches je me suis rendu compte que ce lieux a l'air d'être passionant/enrichissant/envoutant). J'ai activement dévoré des vidéos et des témoignages, et petit à petit, certaines appréhensions sont venues : tous d'abord la découverte du "symptome de l'Inde", et puis tous ces témoignages de gens qui sont revenus le ventre complètement retournées de l'Inde suite à leur expérience (harcellement/escroquerie dés leur arrivé à Delhi, toutes ces personnes qui te tombent dessus, gros temps d'adaptation, etc.) Je précise que je suis une personne pas spécialement peureuse et plutôt ouverte d'esprit, mais l'idée de me retrouver seul au milieu d'une culture qui est à l'opposée de la mienne avec le monde entier qui essaye de m'entuber alors que je viens d'arriver me fait peur. D'autant plus pour un premier voyage (j'ai déjà visité toute l'Europe ainsi que la Tunisie, mais j'étais accompagné et ces pays n'ont rien à voir avec l'Inde).
Puis, j'ai lu quelques messages sur le Népal, et cela à l'air d'être également une très bonne expérience nettement plus tranquile... je me renseigne de plus en plus sur le Népal mais avec le sentiment que si je pars au Népal parce que je n'ai "pas eu les couilles" de partir en Inde, et bien je vais avoir un petit regret. Pour autant, si je pars en Inde et que je vis un énorme calvaire qui m'empeche d'apprécier l'immense beauté de ce pays je vais avoir d'énorme regret de n'être pas parti au Népal.
J'aimerais donc avoir quelques conseils/avis de personnes qui se sont retrouvées dans le même dileme que moi, ou qui ont testé les deux pays (seul, je précise)... Est ce que je sous estime le Népal? Dois-je suivre ma première impression et partir en Inde au risque d'être dégouté des voyages solos? L'Inde a l'air tellement envoutante, mais elle fait peur aussi.
Je me présente, je suis un jeune homme de 24 ans qui a 1 mois/ 1 mois et demi devant lui et un bon petit budget, et je désire me lancer dans un périple seul (mes amis n'ont pas le temps et les moyens de me suivre, et puis même, j'ai le désir de partir seul afin d'être encore plus ouvert à cette aventure).
Mon choix de départ à été l'Inde en général, puis l'Inde du Sud (d'abord un peu par hasard, puis au fur et à mesure de mes recherches je me suis rendu compte que ce lieux a l'air d'être passionant/enrichissant/envoutant). J'ai activement dévoré des vidéos et des témoignages, et petit à petit, certaines appréhensions sont venues : tous d'abord la découverte du "symptome de l'Inde", et puis tous ces témoignages de gens qui sont revenus le ventre complètement retournées de l'Inde suite à leur expérience (harcellement/escroquerie dés leur arrivé à Delhi, toutes ces personnes qui te tombent dessus, gros temps d'adaptation, etc.) Je précise que je suis une personne pas spécialement peureuse et plutôt ouverte d'esprit, mais l'idée de me retrouver seul au milieu d'une culture qui est à l'opposée de la mienne avec le monde entier qui essaye de m'entuber alors que je viens d'arriver me fait peur. D'autant plus pour un premier voyage (j'ai déjà visité toute l'Europe ainsi que la Tunisie, mais j'étais accompagné et ces pays n'ont rien à voir avec l'Inde).
Puis, j'ai lu quelques messages sur le Népal, et cela à l'air d'être également une très bonne expérience nettement plus tranquile... je me renseigne de plus en plus sur le Népal mais avec le sentiment que si je pars au Népal parce que je n'ai "pas eu les couilles" de partir en Inde, et bien je vais avoir un petit regret. Pour autant, si je pars en Inde et que je vis un énorme calvaire qui m'empeche d'apprécier l'immense beauté de ce pays je vais avoir d'énorme regret de n'être pas parti au Népal.
J'aimerais donc avoir quelques conseils/avis de personnes qui se sont retrouvées dans le même dileme que moi, ou qui ont testé les deux pays (seul, je précise)... Est ce que je sous estime le Népal? Dois-je suivre ma première impression et partir en Inde au risque d'être dégouté des voyages solos? L'Inde a l'air tellement envoutante, mais elle fait peur aussi.
Premier voyage en Inde, seule au Rajasthan English translation pending
Bonjour,
Je pars au Rajasthan au mois de Novembre pour 3 semaines. Je serai à Bikaner durant envrion 15 jours, au sein d'une association. Puis je me laisse 1 semaine pour visiter Jodhpur, Jaipur, Udaipur, Agra, Benares. J'envisage de prendre un véhicule avec chauffeur de manière à ne pas perdre trop de temps. Cela dit, je vais être amenée à prendre un bus de nuit notamment entre DELHI et Bikaner. Qu'en pensez-vous pour une jeune femme de 26 ans, seule? D'après vous, est-il préférable de prendre le train de nuit? Ce n'est pas le confort qui m'intéresse mais d'avantage la sécurité et la tranquillité d'esprit! Mon arrivée à Delhi est prévue dans la nuit du 07 au 08 novembre 2011, si quelqu'un est interessé pour faire le chemin ensemble, c'est avec plaisir!
Merci pour vos réponses et à bientôt!
Anne
Je pars au Rajasthan au mois de Novembre pour 3 semaines. Je serai à Bikaner durant envrion 15 jours, au sein d'une association. Puis je me laisse 1 semaine pour visiter Jodhpur, Jaipur, Udaipur, Agra, Benares. J'envisage de prendre un véhicule avec chauffeur de manière à ne pas perdre trop de temps. Cela dit, je vais être amenée à prendre un bus de nuit notamment entre DELHI et Bikaner. Qu'en pensez-vous pour une jeune femme de 26 ans, seule? D'après vous, est-il préférable de prendre le train de nuit? Ce n'est pas le confort qui m'intéresse mais d'avantage la sécurité et la tranquillité d'esprit! Mon arrivée à Delhi est prévue dans la nuit du 07 au 08 novembre 2011, si quelqu'un est interessé pour faire le chemin ensemble, c'est avec plaisir!
Merci pour vos réponses et à bientôt!
Anne
Séjour à Byblos au Liban: climat, sécurité...? English translation pending
Bonjour,
avec ma compagne, nous avons une possibilité de location au Liban, Byblos très précisément ! Nous nous posons quelques questions.
1) le climat en aout ? est-ce agréable ou insuportable en terme de chaleur ? 2) sécurité : ou en est la région ? quelles sont les éventuelles zones à éviter ? 3) les relations entre entre la population et les touristes, sont elles purement "commercial" ou assez "chaleureuses" ? 4) La région de Byblos est elle juste une station balnéaire ou bien y a t'il des visites et une richesse culturelle permettant de "sortir" de la plage ? 5) la location d'une voiture est elle indispensable pour visiter la région ? ou bien y a t-il des bus et train qui permettent de faire les visites et les transferts entre les villes ?
Voilà, merci d'avance à tous pour vos réponses et conseils !
avec ma compagne, nous avons une possibilité de location au Liban, Byblos très précisément ! Nous nous posons quelques questions.
1) le climat en aout ? est-ce agréable ou insuportable en terme de chaleur ? 2) sécurité : ou en est la région ? quelles sont les éventuelles zones à éviter ? 3) les relations entre entre la population et les touristes, sont elles purement "commercial" ou assez "chaleureuses" ? 4) La région de Byblos est elle juste une station balnéaire ou bien y a t'il des visites et une richesse culturelle permettant de "sortir" de la plage ? 5) la location d'une voiture est elle indispensable pour visiter la région ? ou bien y a t-il des bus et train qui permettent de faire les visites et les transferts entre les villes ?
Voilà, merci d'avance à tous pour vos réponses et conseils !
Barcelone: attention aux pickpockets English translation pending
Si je vous raconte mon histoire de Barcelone, ce n'est pas pour faire peur à personne, mais bien pour que vous soyez sur vos gardes si vous y allez.
Je suis arrivée à Barcelone le 3 juin 2011 par train de nuit depuis Madrid. J'ai débarqué à la station Barcelona Sants et j'ai pris le métro pour aller à mon hôtel. Il était environ 10h du matin.
Lorsque je suis sortie du métro avec ma valise et mon sac à dos (que je portais sur le ventre pour plus de sécurité), j'ai vu que l'ascenseur était brisé. Je me suis donc dirigée vers l'escalier roulant, mais il s'est subitement arrêté alors que je venais d'y entrer. J'ai donc dû utiliser l'escalier, ce qui n'est pas évident, on en conviendra, avec une valise et un sac.
Au milieu de l'escalier eviron, un homme est entré en contact avec moi (sur le coup, j'ai cru à une collision accidentelle). Je suis tombée en arrière et pour ne pas me blesser, j'ai dû relâcher quelque peu mes bagages. Un autre homme d'origine arabe est arrivé et a pris ma valise soit-disant pour m'aider, et le temps que je lui dise "non", son complice est arrivé et m'a arraché mon sac à dos. Les deux sont partis à courir dans le métro.
J'ai essayé de les poursuivre mais je ne savais pas trop quoi faire - est-ce que je laisse ma valise là pour les rattraper, au risque de perdre ma valise aussi? J'ai crié, et un monsieur est venu "m'aider" et a prétendu ne rien comprendre de ce que je disais (je parle pourtant couramment espagnol mais il me répondait en catalan). J'ai par la suite appris qu'il était aussi impliqué dans le vol.
Alors finalement, après 5 minutes interminables, les gardes du métro sont arrivés, aucunement sensibles à ce qui venait de m'arriver. Ils ont retrouvé mon sac, que les voleurs avaient jeté après avoir pris mon portefeuille, ma caméra, mes lunettes de soleil et mon passeport.
Je vous épargne la suite... déclaration de police, demande de passeport, annulation de cartes de crédit, transfert d'argent par Western Union...
Mais c'est seulement pour vous dire d'être sur vos gardes. Si quelqu'un vous rentre dedans, regardez s'il vous manque quelque chose. Si on vous propose de vous aider, méfiez-vous.
J'ai aussi rencontré plein de gens au consulat canadien avec des histoires d'horreur semblables à la mienne. Un couple s'est fait voler dans le restaurant d'un hôtel 5 étoiles. Un jeune homme a voulu aider un enfant qui pleurait et son sac a été dérobé. Une dame regardait une carte de la ville pendant qu'un voleur partait avec son portefeuille... Un groupe d'amis attablé dans un bar signait une pétition anti-guerre pendant que leurs affaires étaient pillées. La liste est infinie.
Barcelone est une ville superbe, mais de grâce, faites attention.
Je suis arrivée à Barcelone le 3 juin 2011 par train de nuit depuis Madrid. J'ai débarqué à la station Barcelona Sants et j'ai pris le métro pour aller à mon hôtel. Il était environ 10h du matin.
Lorsque je suis sortie du métro avec ma valise et mon sac à dos (que je portais sur le ventre pour plus de sécurité), j'ai vu que l'ascenseur était brisé. Je me suis donc dirigée vers l'escalier roulant, mais il s'est subitement arrêté alors que je venais d'y entrer. J'ai donc dû utiliser l'escalier, ce qui n'est pas évident, on en conviendra, avec une valise et un sac.
Au milieu de l'escalier eviron, un homme est entré en contact avec moi (sur le coup, j'ai cru à une collision accidentelle). Je suis tombée en arrière et pour ne pas me blesser, j'ai dû relâcher quelque peu mes bagages. Un autre homme d'origine arabe est arrivé et a pris ma valise soit-disant pour m'aider, et le temps que je lui dise "non", son complice est arrivé et m'a arraché mon sac à dos. Les deux sont partis à courir dans le métro.
J'ai essayé de les poursuivre mais je ne savais pas trop quoi faire - est-ce que je laisse ma valise là pour les rattraper, au risque de perdre ma valise aussi? J'ai crié, et un monsieur est venu "m'aider" et a prétendu ne rien comprendre de ce que je disais (je parle pourtant couramment espagnol mais il me répondait en catalan). J'ai par la suite appris qu'il était aussi impliqué dans le vol.
Alors finalement, après 5 minutes interminables, les gardes du métro sont arrivés, aucunement sensibles à ce qui venait de m'arriver. Ils ont retrouvé mon sac, que les voleurs avaient jeté après avoir pris mon portefeuille, ma caméra, mes lunettes de soleil et mon passeport.
Je vous épargne la suite... déclaration de police, demande de passeport, annulation de cartes de crédit, transfert d'argent par Western Union...
Mais c'est seulement pour vous dire d'être sur vos gardes. Si quelqu'un vous rentre dedans, regardez s'il vous manque quelque chose. Si on vous propose de vous aider, méfiez-vous.
J'ai aussi rencontré plein de gens au consulat canadien avec des histoires d'horreur semblables à la mienne. Un couple s'est fait voler dans le restaurant d'un hôtel 5 étoiles. Un jeune homme a voulu aider un enfant qui pleurait et son sac a été dérobé. Une dame regardait une carte de la ville pendant qu'un voleur partait avec son portefeuille... Un groupe d'amis attablé dans un bar signait une pétition anti-guerre pendant que leurs affaires étaient pillées. La liste est infinie.
Barcelone est une ville superbe, mais de grâce, faites attention.
Expatriation à Lausanne English translation pending
Bonjour,
J’ai eu l’occasion dernièrement de visiter la Suisse, particulièrement Lausanne. J’y ai apprécié les comportements humains, la beauté, la multitude de « passages secrets » dans le ville, la « pureté » des espaces publics… je m’y suis toute de suite sentie bien et j’aimerai m���y installer.
J’ai 24 ans, jeune urbaniste (bac +5 en France) avec une grande sensibilité au paysage. j’ai une expérience de 8 mois en agence française et des stages dans les domaines de l’horticulture/maraichage, de la pépinière et de l’aménagement du paysage. je souhaite valoriser mes acquis et me plonger dans le travail. D’après mes premières lectures, la valeur du travail y est largement reconnue.
Après discussions avec des Suisses, il semble qu’il n’y ai pas assez d’urbanistes formés en Suisse même et que les places ne manquent pas. Il semble aussi que l’on laisse plus facilement la chance de faire leurs preuves à de jeunes diplômés. Est-ce vrai ? Quelles sont mes chances selon vous d’intégrer un poste d’urbaniste en Suisse ? Faut-il déjà faire ces preuves en prenant dans un premier temps des « petits boulots » ?
Le salaire auquel je pourrais prétendre n’est pas ma motivation et je souhaiterais m’intégrer avant tout, en vivant en collocation par exemple. Les français sont-ils toujours mal perçus ?
A vos remarques !
J’ai eu l’occasion dernièrement de visiter la Suisse, particulièrement Lausanne. J’y ai apprécié les comportements humains, la beauté, la multitude de « passages secrets » dans le ville, la « pureté » des espaces publics… je m’y suis toute de suite sentie bien et j’aimerai m���y installer.
J’ai 24 ans, jeune urbaniste (bac +5 en France) avec une grande sensibilité au paysage. j’ai une expérience de 8 mois en agence française et des stages dans les domaines de l’horticulture/maraichage, de la pépinière et de l’aménagement du paysage. je souhaite valoriser mes acquis et me plonger dans le travail. D’après mes premières lectures, la valeur du travail y est largement reconnue.
Après discussions avec des Suisses, il semble qu’il n’y ai pas assez d’urbanistes formés en Suisse même et que les places ne manquent pas. Il semble aussi que l’on laisse plus facilement la chance de faire leurs preuves à de jeunes diplômés. Est-ce vrai ? Quelles sont mes chances selon vous d’intégrer un poste d’urbaniste en Suisse ? Faut-il déjà faire ces preuves en prenant dans un premier temps des « petits boulots » ?
Le salaire auquel je pourrais prétendre n’est pas ma motivation et je souhaiterais m’intégrer avant tout, en vivant en collocation par exemple. Les français sont-ils toujours mal perçus ?
A vos remarques !
Logement et travail à Manchester? English translation pending
Bonjour a tous,
j'aimerais l'an prochain d'ici septembre certainement partir a manchester ! je suis un jeune de 21 ans qui souhaite donc partir pour 6 mois voir plus pour apprendre l'anglais ce ne serait pas dans le cadre de mes etudes
J'ai demarrer une nouvelle discussion pour avoir si possible des renseignements sur les logements si il sont cher ou moins cher que a londres si quelqu'un a des pistes sur des locations ou des job la bas !
merci d'avance
Yoann
j'aimerais l'an prochain d'ici septembre certainement partir a manchester ! je suis un jeune de 21 ans qui souhaite donc partir pour 6 mois voir plus pour apprendre l'anglais ce ne serait pas dans le cadre de mes etudes
J'ai demarrer une nouvelle discussion pour avoir si possible des renseignements sur les logements si il sont cher ou moins cher que a londres si quelqu'un a des pistes sur des locations ou des job la bas !
merci d'avance
Yoann
Avis sur itinéraire d'un mois en Chine? English translation pending
Bonjour,
nous sommes 2 et allons en Chine du 1er juillet au 5 août. Arrivée : Shanghaï, départ : Hongkong.
Nous sommes surtout intéressés par la région du Yunnan mais pour l'instant j'essaye surtout de préparer nos premiers jours en chine je vais mettre en gras mes questions pour faciliter la lecture 😄. Bien entendu toutes les dates sont flexibles.
Vendredi 1 : Shanghai (arrivée à 1h du mat donc ce sera une première journée entière à Shanghai, malgré la fatigue) - Lundi 4 : me conseillez-vous de quitter Shanghai le matin ou d'en profiter encore une journée (où puis-je laisser mes bagages la journée ?) et de partir le soir avec un train de nuit ?
Mardi 5 : on m'a vraiment conseillé les montagnes jaunes/Huang Shan et je pense donc y aller (les droits d'entrées sont-ils de 200y ou 60y pour les étudiants ? faut-il la carte d'étudiant internationale ?) Si j'ai bien compris je peux prendre ce trajet : bus Shanghai-Tangkou (120y). Mais je peux aussi faire bus de Shanghai à Tunxi (132y, 5h, le dernier à 15h50... Pourquoi le trajet en train dure t-il 13 heures ??), de là peut-être aller dans un village environnant (de préférence un petit village pas trop touristique, avant d'affronter la foule des montagnes, quelqu'un peut me dire si c'est bien Yuliang ?). Puis, retour à Tunxi et bus pour Tangkou (13y).
Mercredi 6 : à Tangkou. Je pense que nous laisserons nos bagages "en bas". L'ascension par les marches de l'Ouest est-elle vraiment difficile (je ne suis pas particulièrement sportif mais j'aime la marche) ? 15km c'est crevant mais qui a dit qu'on partait en vacances pour se reposer 🙂. Quelqu'un connaît-il une auberge peu chère au sommet ?
Jeudi 7 : redescente jusqu'à Tangkou par téléphérique (on ne peut pas redescendre par la randonnée "défilé de la mer de l'ouest" ?)
J'aimerais ensuite passer par Wuyuan et ses alentours, mais je compte suivre les conseils du lonely planet et ne pas rester dans la ville de Wuyuan même (ou "Ziyangzhen"). J'observe sur une carte que certains villages sont plus proches de Tunxi que Wuyuan. Existe t-il des bus allant de Tunxi à ces villages ? Sinon je passerais d'abord par Wuyuan, pas grave. Quel village(s) me conseillez-vous ? Xiao Likeng a l'air pas mal.
Vendredi 8 : il sera temps de partir vers le Yunnan. A priori nous irons en premier à Kunming. J'ai trouvé ce train : de Nanchang à Kunming, départ à 15h, arrivée le lendemain à 20h, 230y en couchette dure. Qu'en pensez-vous ? Peut-être y a t-il mieux que d'aller jusqu'à Nanchang.
Samedi 9 : A partir de là c'est encore très flou mais j'espère que vous m'aiderez à préciser tout cela plus tard.
...
En supposant que nous repartions depuis Kunming vers Hong Kong aux alentours du vendredi 29 août, quelle ville me conseillez-vous pour un arrêt d'une nuit entre les deux ?
Que pensez-vous de ces premiers jours de voyage ?
Merci 😊
nous sommes 2 et allons en Chine du 1er juillet au 5 août. Arrivée : Shanghaï, départ : Hongkong.
Nous sommes surtout intéressés par la région du Yunnan mais pour l'instant j'essaye surtout de préparer nos premiers jours en chine je vais mettre en gras mes questions pour faciliter la lecture 😄. Bien entendu toutes les dates sont flexibles.
Vendredi 1 : Shanghai (arrivée à 1h du mat donc ce sera une première journée entière à Shanghai, malgré la fatigue) - Lundi 4 : me conseillez-vous de quitter Shanghai le matin ou d'en profiter encore une journée (où puis-je laisser mes bagages la journée ?) et de partir le soir avec un train de nuit ?
Mardi 5 : on m'a vraiment conseillé les montagnes jaunes/Huang Shan et je pense donc y aller (les droits d'entrées sont-ils de 200y ou 60y pour les étudiants ? faut-il la carte d'étudiant internationale ?) Si j'ai bien compris je peux prendre ce trajet : bus Shanghai-Tangkou (120y). Mais je peux aussi faire bus de Shanghai à Tunxi (132y, 5h, le dernier à 15h50... Pourquoi le trajet en train dure t-il 13 heures ??), de là peut-être aller dans un village environnant (de préférence un petit village pas trop touristique, avant d'affronter la foule des montagnes, quelqu'un peut me dire si c'est bien Yuliang ?). Puis, retour à Tunxi et bus pour Tangkou (13y).
Mercredi 6 : à Tangkou. Je pense que nous laisserons nos bagages "en bas". L'ascension par les marches de l'Ouest est-elle vraiment difficile (je ne suis pas particulièrement sportif mais j'aime la marche) ? 15km c'est crevant mais qui a dit qu'on partait en vacances pour se reposer 🙂. Quelqu'un connaît-il une auberge peu chère au sommet ?
Jeudi 7 : redescente jusqu'à Tangkou par téléphérique (on ne peut pas redescendre par la randonnée "défilé de la mer de l'ouest" ?)
J'aimerais ensuite passer par Wuyuan et ses alentours, mais je compte suivre les conseils du lonely planet et ne pas rester dans la ville de Wuyuan même (ou "Ziyangzhen"). J'observe sur une carte que certains villages sont plus proches de Tunxi que Wuyuan. Existe t-il des bus allant de Tunxi à ces villages ? Sinon je passerais d'abord par Wuyuan, pas grave. Quel village(s) me conseillez-vous ? Xiao Likeng a l'air pas mal.
Vendredi 8 : il sera temps de partir vers le Yunnan. A priori nous irons en premier à Kunming. J'ai trouvé ce train : de Nanchang à Kunming, départ à 15h, arrivée le lendemain à 20h, 230y en couchette dure. Qu'en pensez-vous ? Peut-être y a t-il mieux que d'aller jusqu'à Nanchang.
Samedi 9 : A partir de là c'est encore très flou mais j'espère que vous m'aiderez à préciser tout cela plus tard.
...
En supposant que nous repartions depuis Kunming vers Hong Kong aux alentours du vendredi 29 août, quelle ville me conseillez-vous pour un arrêt d'une nuit entre les deux ?
Que pensez-vous de ces premiers jours de voyage ?
Merci 😊
Voyage au Vietnam en novembre 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
je me présente, moi c'est Yann j'ai 22ans et je habite au Luxembourg.
Voilà pour ce mois de novembre, je vais faire un voyage en solo au vietnam de 3 semaines, du 6 au 26 nov.
Je veux voyager à sac-à-dos, hébergement dans des auberges de jeunesses, utiliser le train pour traverser le pays. Et faire de belle photo et découvrir le pays et sa culutre le plus possible =)
Je vais arriver à Hanoi et repartir de Saigon, donc je dois descendre du nord au sud avec train/avion
Etant mon premier voyage au vietnam, se serait cool si vous pouviez me conseillez des endroits/itinéraires/choses à ne pas rater etc. =)
J'ai déjà une idée d'intinéraire... nord au sud
- Hanoi (2jours) découvrir la ville
- Baie d'Along (2jours) sorti avec une jonque
- Baie d'along terestre (1 ou 2 jours) hébergement chez loan p.ex. et découverte de la nature
- Hué (2jours) cité impériale, les mausolés, ville etc
- Da nang (2 jours)
- Nha trang (2jours) faire de la plongée
- Saigon (2 jours) découverte de la ville
Après je ne sais pas, si je devrais aussi aller plus au nord au début du voyage, vers Dien Bien Phu et Sa Pa
- se qui me tente aussi c'est de participer à une leçon de cuisine vietnamienne?
Merci de vos conseil!
a+
Yann
je me présente, moi c'est Yann j'ai 22ans et je habite au Luxembourg.
Voilà pour ce mois de novembre, je vais faire un voyage en solo au vietnam de 3 semaines, du 6 au 26 nov.
Je veux voyager à sac-à-dos, hébergement dans des auberges de jeunesses, utiliser le train pour traverser le pays. Et faire de belle photo et découvrir le pays et sa culutre le plus possible =)
Je vais arriver à Hanoi et repartir de Saigon, donc je dois descendre du nord au sud avec train/avion
Etant mon premier voyage au vietnam, se serait cool si vous pouviez me conseillez des endroits/itinéraires/choses à ne pas rater etc. =)
J'ai déjà une idée d'intinéraire... nord au sud
- Hanoi (2jours) découvrir la ville
- Baie d'Along (2jours) sorti avec une jonque
- Baie d'along terestre (1 ou 2 jours) hébergement chez loan p.ex. et découverte de la nature
- Hué (2jours) cité impériale, les mausolés, ville etc
- Da nang (2 jours)
- Nha trang (2jours) faire de la plongée
- Saigon (2 jours) découverte de la ville
Après je ne sais pas, si je devrais aussi aller plus au nord au début du voyage, vers Dien Bien Phu et Sa Pa
- se qui me tente aussi c'est de participer à une leçon de cuisine vietnamienne?
Merci de vos conseil!
a+
Yann
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
Saint-Gervais Briançon par le GR5
Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.
Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.
Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.
Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.
Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.
Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !
La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.
Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.
Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.
La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.
Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.
Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.
Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.
Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.
Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.
A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.
La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.
Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.
Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.
Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.
Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.
Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :
Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !
Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!
Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.
D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.
En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.
La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!
Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !
Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.
Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.
Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.
Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?
La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.
Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.
Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.
Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.
Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.
Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.
Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !
Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?
Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.
Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.
Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.
Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.
Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.
Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !
Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.
Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.
Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.
Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.
Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.
Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.
Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !
La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.
Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.
Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.
La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.
Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.
Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.
Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.
Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.
Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.
A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.
La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.
Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.
Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.
Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.
Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.
Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :
Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !
Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!
Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.
D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.
En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.
La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!
Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !
Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.
Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.
Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.
Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?
La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.
Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.
Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.
Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.
Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.
Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.
Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !
Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?
Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.
Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.
Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.
Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.
Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.
Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !
Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.
Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Les Balkans et peut-être Istanbul en quinze jours avec petit budget English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis une étudiante de 23 ans et prévois un voyage sac-à-dos dans les Balkans sur les deux dernières semaines d'août. Mon point de départ sera Zagreb en Croatie et je me demandais ce que j'ai vraiment le temps de faire en 15 jours. Je comptais aller soit jusqu'à Istambul, soit jusqu'à Thessalonique (seuls aéroports depuis lesquels easyjet me ramènerait jusqu'en Suisse), mais je ne me rends pas compte du temps qu'il me restera pour faire des haltes sur le trajet. Idéalement, j'aimerais entre autre passer par la Bosnie, la Serbie, la Bulgarie et le Kosovo, mais ça me semble un peu beaucoup en si peu de temps (même si le but est plutôt de se faire une idée des endroits, pas de s'incruster...). Le plus important est qu'il me faudra être sûre d'arriver à l'aéroport à l'heure, étant donné qu'easyjet ne m'attendra pas!
D'autres part, voici quelques questions "accessoires": - est possible, sûr, agréable, etc. de voyager seule en tant que jeune femme? - est ce que l'auto-stop est pratiquable/pratiqué, ou dois-je surtout compter sur le bus et le train? - qu'en est-il des possibilités d'hebergement? à la belle étoile, dans des étables/granges, chez l'habitant, en hostel? (le tout pour petit budget, bien sûr!)
Merci pour vos idées et conseils!
Je suis une étudiante de 23 ans et prévois un voyage sac-à-dos dans les Balkans sur les deux dernières semaines d'août. Mon point de départ sera Zagreb en Croatie et je me demandais ce que j'ai vraiment le temps de faire en 15 jours. Je comptais aller soit jusqu'à Istambul, soit jusqu'à Thessalonique (seuls aéroports depuis lesquels easyjet me ramènerait jusqu'en Suisse), mais je ne me rends pas compte du temps qu'il me restera pour faire des haltes sur le trajet. Idéalement, j'aimerais entre autre passer par la Bosnie, la Serbie, la Bulgarie et le Kosovo, mais ça me semble un peu beaucoup en si peu de temps (même si le but est plutôt de se faire une idée des endroits, pas de s'incruster...). Le plus important est qu'il me faudra être sûre d'arriver à l'aéroport à l'heure, étant donné qu'easyjet ne m'attendra pas!
D'autres part, voici quelques questions "accessoires": - est possible, sûr, agréable, etc. de voyager seule en tant que jeune femme? - est ce que l'auto-stop est pratiquable/pratiqué, ou dois-je surtout compter sur le bus et le train? - qu'en est-il des possibilités d'hebergement? à la belle étoile, dans des étables/granges, chez l'habitant, en hostel? (le tout pour petit budget, bien sûr!)
Merci pour vos idées et conseils!
Activités à Hergla? (Tunisie) English translation pending
Bonjour, nous partons en Tunisie à Hergla, la première quinzaine d'aout, sans connaitre cette ville, pouvez vous nous indiquer les choses à faire sur place ? (Hors boites de nuit ! ) MERCI !!!
Itinéraire de quinze jours dans le Rajasthan English translation pending
Bonjour,
Je pars en voyage la semaine prochaine pour l'été. Mon voyage va se terminer en Inde où je passerai tout le mois d'août. J'ai fait beaucoup de recherche dans les derniers mois afin de prévoir un itinéraire de 15 jours dans la région du Rajasthan. Je voulais savoir ce que vous en pensez...
16 : Train de nuit vers Jaisalmer à partir de Delhi 17-18-19 : Jaisalmer 20: départ vers Udaipur via Jodhpur 21-22: Udaipur 23: Train de nuit vers Pushkar 24-25: Pushkar 26: Trajet vers Bundi 27-28: Bundi 29: Retour à Delhi via Jaipur
Est-ce que vous trouvez cela trop chargé? Si oui, qu'est-ce que vous me proposez d'enlever?
Merci beaucoup de votre aide !
Je pars en voyage la semaine prochaine pour l'été. Mon voyage va se terminer en Inde où je passerai tout le mois d'août. J'ai fait beaucoup de recherche dans les derniers mois afin de prévoir un itinéraire de 15 jours dans la région du Rajasthan. Je voulais savoir ce que vous en pensez...
16 : Train de nuit vers Jaisalmer à partir de Delhi 17-18-19 : Jaisalmer 20: départ vers Udaipur via Jodhpur 21-22: Udaipur 23: Train de nuit vers Pushkar 24-25: Pushkar 26: Trajet vers Bundi 27-28: Bundi 29: Retour à Delhi via Jaipur
Est-ce que vous trouvez cela trop chargé? Si oui, qu'est-ce que vous me proposez d'enlever?
Merci beaucoup de votre aide !
Croisière sur le MSC Fantasia 5***** départ le 3 juillet 2011 English translation pending
Bonjour ! 🙂
Voila a quelques semaines du départ, j'organise mes excursions...
A moins que vous me conseillez fortement telle ou telle excursions avec le MSC,
Je souhaiterai bien-sur partir par mes propres moyens pour des raisons financières mais c'est pas toujours évident...
Nous sommes un jeune couple, j'ai 26 ans et ma copine 27, c'est notre première croisière donc j'aimerai ne pas me louper ! :D
Et que tout soit parfait !
JOUR 1 : Marseille (France) - Au port Départ: 18:00 JOUR 2 : Barcelone ( Espagne ) - Au port Arrivée: 07:00 - Départ: 14h00 JOUR 3 : En mer JOUR 4 : La Valette ( Malte ) - Au port Arrivée: 09:00 - Départ: 18:00 JOUR 5 : Messine ( Sicile, Italie ) - Au port Arrivée 07h00 - Départ 14h00 JOUR 6 : Cicitavecchia ( Italie ) - Au port Arrivée: 08h00 - Départ: 19h00 JOUR 7 : Gênes ( Italie ) - Au port Arrivée: 09h00 - Départ: 18h00 JOUR 8 : Marseille ( France ) - Au port Arrivée: 08h00
Pour les personnes qui ont déjà fait cette croisière, et pour ceux qui connaissent ces villes, pouvez-vous me conseiller sur quoi faire, comment (bus, taxi, ou se prennent-ils), et...pour combien!!
Et par la même occasion que faut il prendre comme affaire perso ?
Ce serai super gentil, si par hasard il y a des personnes qui vont faire la même croisière n'hésitez pas a me faire signe. lol
Merci à vous d'avance.
JOUR 1 : Marseille (France) - Au port Départ: 18:00 JOUR 2 : Barcelone ( Espagne ) - Au port Arrivée: 07:00 - Départ: 14h00 JOUR 3 : En mer JOUR 4 : La Valette ( Malte ) - Au port Arrivée: 09:00 - Départ: 18:00 JOUR 5 : Messine ( Sicile, Italie ) - Au port Arrivée 07h00 - Départ 14h00 JOUR 6 : Cicitavecchia ( Italie ) - Au port Arrivée: 08h00 - Départ: 19h00 JOUR 7 : Gênes ( Italie ) - Au port Arrivée: 09h00 - Départ: 18h00 JOUR 8 : Marseille ( France ) - Au port Arrivée: 08h00
Pour les personnes qui ont déjà fait cette croisière, et pour ceux qui connaissent ces villes, pouvez-vous me conseiller sur quoi faire, comment (bus, taxi, ou se prennent-ils), et...pour combien!!
Et par la même occasion que faut il prendre comme affaire perso ?
Ce serai super gentil, si par hasard il y a des personnes qui vont faire la même croisière n'hésitez pas a me faire signe. lol
Merci à vous d'avance.
Retour de croisière sur le MSC Lirica le 6 mai 2011 English translation pending
Bonjour a tous,
un petit coucou pour vous dire que l'on vient d'arriver de notre croisière, tout s'est super bien passé, beau temps😎😎 belles visites😉😉 et le bateau que l'on connaissait déà super!!!!!!!!!!!😉😉 je suis en train de defaire les valises, mais dés que j'ai un petit moment je viendrais vous faire part de mes impressions, vous saurez tout tout!!!!!!!!!!😉 et j'ai fait la connaissance de bruno de sa femme et de son fils, ils sont super sympas, on a bu un verre a Palma et cela m'a fait plaisir de les connaitrent😉😉 A bientot Brigitte
un petit coucou pour vous dire que l'on vient d'arriver de notre croisière, tout s'est super bien passé, beau temps😎😎 belles visites😉😉 et le bateau que l'on connaissait déà super!!!!!!!!!!!😉😉 je suis en train de defaire les valises, mais dés que j'ai un petit moment je viendrais vous faire part de mes impressions, vous saurez tout tout!!!!!!!!!!😉 et j'ai fait la connaissance de bruno de sa femme et de son fils, ils sont super sympas, on a bu un verre a Palma et cela m'a fait plaisir de les connaitrent😉😉 A bientot Brigitte
Europe Centrale pour douze jours: Prague-Budapest-Bratislava-Vienne English translation pending
Bonjour,
Organisant un voyage en Europe Centrale à l'été 2011, j'aimerais connaître votre avis sur l'organisation de mon séjour.
Après avoir lu différents guides, nous avons changé plusieurs fois d'avis.
Nous pensions au préalable faire : Prague (3 nuits puis 1 nuit dans le train), Budapest (3 nuits), Vienne (3 nuits), Bratislava (1 nuit). L'avion arrivant à Prague et repartant de Bratislava.
Puis, nous avons considéré qu'il était plus raisonnable de se limiter à : Prague (4 nuits), train de nuit, Budapest (4 nuits), Bratislava (2 nuits).
Qu'en pensez-vous ? Combien de temps est-il nécessaire dans chacune de ces villes ?
Est-il judicieux d'enlever Vienne à notre séjour ? Auriez-vous d'autres propositions ? Nous avons déjà réservé notre avion Paris-Prague, Bratislava-Paris.
En vous remerciant, :)
Organisant un voyage en Europe Centrale à l'été 2011, j'aimerais connaître votre avis sur l'organisation de mon séjour.
Après avoir lu différents guides, nous avons changé plusieurs fois d'avis.
Nous pensions au préalable faire : Prague (3 nuits puis 1 nuit dans le train), Budapest (3 nuits), Vienne (3 nuits), Bratislava (1 nuit). L'avion arrivant à Prague et repartant de Bratislava.
Puis, nous avons considéré qu'il était plus raisonnable de se limiter à : Prague (4 nuits), train de nuit, Budapest (4 nuits), Bratislava (2 nuits).
Qu'en pensez-vous ? Combien de temps est-il nécessaire dans chacune de ces villes ?
Est-il judicieux d'enlever Vienne à notre séjour ? Auriez-vous d'autres propositions ? Nous avons déjà réservé notre avion Paris-Prague, Bratislava-Paris.
En vous remerciant, :)
Interprète pour la Mongolie avec deux enfants (3 et 4 ans) English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons découvrir la mongolie avec nos 2 enfants de 3 et 4 ans mais nous avons des problèmes d'organisation.
nous avons besoin d'un guide cavalier permettant de porter notre fille lorsqu'elle est fatiguée et un cheval de bât pour porter les affaires et la nourriture.
Nous aurions aimé aussi savoir si on pouvait trouver un jeune étudiant par exemple qui parlerait anglais ou francais et qui nous accompagnerait pendant le périple et nous aiderait pour louer les services d'un cavalier et d'un cheval de bat.
pourriez-vous nous donner des infos pour organiser ce voyage?
Nous partirons en juillet aout si on arrive à s'organiser.
PS : Nous ne voulons surtout pas partir avec un voyage ficelé par une agence francaise
merci de votre aide
pourriez-vous nous donner des infos pour organiser ce voyage?
Nous partirons en juillet aout si on arrive à s'organiser.
PS : Nous ne voulons surtout pas partir avec un voyage ficelé par une agence francaise
merci de votre aide
Transport de l'aéroport JFK vers Manhattan: navette ou taxi? English translation pending
Bonjour,
J'ai cherché sur le forum mais pas de réponse qui me satisfait.
Je sais que de JFK Airport pour aller à Manhattan il au moins 3 moyen de transport : le taxi, les shuttles et le train-métro. J'ai acheté un transport en shuttle par Voyages-SNCF à 12,50 €. Ma question est est-ce que c'est valable par rapport au taxi, dont le prix est d'après ce que j'ai trouvé sur le site est de 55-60 $, en tenant compte du temps que mettra l'un et l'autre transport ? Je ne voudrai pas passer trop de temps dans le transport.
Merci
J'ai cherché sur le forum mais pas de réponse qui me satisfait.
Je sais que de JFK Airport pour aller à Manhattan il au moins 3 moyen de transport : le taxi, les shuttles et le train-métro. J'ai acheté un transport en shuttle par Voyages-SNCF à 12,50 €. Ma question est est-ce que c'est valable par rapport au taxi, dont le prix est d'après ce que j'ai trouvé sur le site est de 55-60 $, en tenant compte du temps que mettra l'un et l'autre transport ? Je ne voudrai pas passer trop de temps dans le transport.
Merci
Voyage de deux, trois ou quatre jours à petits prix entre adolescents? English translation pending
Bonsoir,
alors voilà, je lance un sujet car mes amis et moi voudrions partir au bord de la mer 3 ou 4 jours. Seulement, nous n'avons pour la plupart que 14 ou 15 ans. Nous sommes en classe de 3eme et comme nous allons tous nous "séparer" l"année prochaines, nous voulions finir cette année entre nous en beauté. Nous somme à peu près 10 (11 précisément) à partir.
Ce qu'on voudrait précisément faire : quand les jours seront définis, nous voudrions partir près de la mer, pour quelques jours. S'il est possible, nous aimerions dormir dans un "studio" qu'on lourait, ou si cela n'est pas possible, dans un hotel. Mais l'idée du studio nous aurait plu, car comme c'est bien plus grand et plus "isolé", on aurait pu faire un peu plus les fous ^^. Bref et en ce qui concerne les voyages, j'aimerai savoir si, selon vous, il aurait été possible de partir "seuls", sans adultes en train.
Ce que j'aimerais de votre pars : des conseils pour une ville ou un village, des idées pour voyager pas cher, des sites pour trouver un studio à louer...
Selon vous, est-il légal de partir quelques jours seuls sans la présence d'un adulte ?
Merci par avance !
:)
:)
Crochet vers les Cinque Terre en Italie English translation pending
Pendant que nous serons en Toscane, nous nous proposons de faire un crochet vers les Cinque Terre. Avons lu tous les avis (ou presque) publiés sur ce forum. Nous savons que l'idéal serait d'y passer plusieurs jours. Hélas, cela n'est pas possible 🙁.
N'empêche que nous voulons tout de même en avoir un aperçu représentatif.
Nous arriverons à Levanto le 4 mai, fin p.-m. et en repartirons le matin du 6 mai. Donc, 2 nuits à Levanto, et une journée entière pour la visite. Nous devrons donc faire des choix... Nous sommes bons marcheurs, mais nos jambes n'ont plus 30 ans... ni même 50... Nos yeux, cependant, captent toujours la beauté avec l'acuité de notre jeune âge. Et peut-être avec encore plus de sensibilité... Cela dit, que devrait-on privilégier ?
Merci !
Tipoupou
Nous arriverons à Levanto le 4 mai, fin p.-m. et en repartirons le matin du 6 mai. Donc, 2 nuits à Levanto, et une journée entière pour la visite. Nous devrons donc faire des choix... Nous sommes bons marcheurs, mais nos jambes n'ont plus 30 ans... ni même 50... Nos yeux, cependant, captent toujours la beauté avec l'acuité de notre jeune âge. Et peut-être avec encore plus de sensibilité... Cela dit, que devrait-on privilégier ?
Merci !
Tipoupou