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Randonnée en solitaire au Canada English translation pending
by D4w33d · 2010-03-21 · 14 replies
Bonjour à tous,

J'ai 22 ans, et j'ai l'intention de partir cet été randonner au Canada, probablement dans les Territoires du Nord-Ouest et/ou dans le Yukon. Petite spécificité par rapport aux autres projets que j'ai pu lire sur ce forum : je souhaite partir seul.

Je sens déjà venir les réactions : "Allez ! Un autre pseudo-aventurier qui va se la jouer à la Into The Wild" ! Je vous arrête tout de suite : ce n'est pas l'idée. J'ai bien l'intention de revenir entier, et de retrouver la société humaine (et la France) après ce voyage 🙂. Je prend donc plus ça comme une étape nécessaire que comme une fuite de la société.

Pour l'instant, le projet reste "relativement" modeste : partir 3 semaines totalement seul, avec en amont, une participation à une randonnée de groupe avec guide, pour me mettre dans le bain, et en fin de projet, une autre randonnée, probablement en retrouvant un ou plusieurs amis, pour revenir tranquillement à la réalité humaine.

D'un point de vue matériel, tout n'est pas encore bien clair. J'envisage très sérieusement de prendre un Iridium (la comparaison avec Christopher McCandless n'est donc vraiment pas fondée 😉), en cas de souci (une patte de cassée, etc.), et pour rassurer de temps en temps mes proches par SMS. J'investirai probablement également dans un récepteur GPS, qui, associé aux indispensables cartes augmentera probablement encore un peu ma sécurité. Je me penche également sur la question d'une carabine, afin de me protéger des Ours.

Mes questions sont donc bien évidemment multiples : avez-vous des conseils particuliers à me donner, des astuces, des lieux à risque à éviter, d'autres à privilégier (en considérant toujours le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest comme destination). Quelle est la saison idéale ? Je pensais à l'été, voire à l'automne, afin d'éviter la fonte des glaces, et les torrents violents, mais peut-être ais-je tort, et peut être n'est-ce pas la plus belle saison.

Connaissez-vous également des organismes de randonnée du coin dont vous êtes satisfaits, et avec lesquels je pourrait effectuer la première partie du projet.

Avez-vous des informations précises concernant le port d'armes à feu (temporaire puisque sur quelques semaines) pour les non-résidents au Canada. À ce sujet, je précise que je n'ai actuellement aucun permis, et que je n'ai jamais tiré (au fusil de chasse ou à la carabine) de ma vie. L'idée serait donc plutôt d'acheter, si nécessaire, l'arme sur place. Peut-être me conseillerez-vous également de faire quelques séances de tir en sale avant de partir, ou bien est-ce inutile ?

Pour information, j'estime le coût total du projet entre 10 000 et 15 000 €. Cela inclus donc matériel, nourriture, hébergement, etc.

Merci d'avance pour vos réponses, Bien à vous, David.
Canada: vos meilleurs endroits pour faire du camping sauvage en Colombie-Britannique et au Yukon? English translation pending
by Drous · 2010-03-20 · 5 replies
Salut, j'aimerais bien connaître VOS meilleurs endroits pour faire du camping sauvage en Colombie-Britannique et au Yukon. Je pars à la fin juin pour une durée indéterminée et mon but est de me trouver un endroit reculé et y construire un abri pour y survivre. J'ai environ 20 000 km en stop à mon actif et j'ai d'excellentes connaissances en survie, en charpentrie, en maçonnerie, en pêche et en trappage. J'ai passé ma vie en forêt, alors s.v.p., épargnez-moi vos commentaires de mères...J'en ai déjà une...J'ai des endroits en tête, mais je me suis dit que d'autres idées ne seraient pas de trop. J'aime bien découvrir de nouveaux endroits. Je recherche un endroit avec un paysage à couper le souffle, à proximité d'un cours d'eau où les poissons abonde et TRÈS loin de tout. Ça m'est égale de devoir marcher une semaine en forêt pour m'installer et ne pas entendre 1 son de la civilisation...ex.: sirènes de police, trains, trains routier, klaxon...etc. Pour ceux qui croient que de tels endroits n'existent plus... j'ai de petites nouvelles pour vous. J'en ai trouvé 5 endroits comme ça en 2 ans de voyage en Colombie-Britannique et au Yukon. Et je suis sûr que d'autres personnes en ont trouvés aussi, et c'est à eux que je m'adresse. Je peux comprendre que c'est gens veuillent garder ces endroits secrets, afin d'éviter que ce secret se propage et n'en soit plus un. Je me risque quand même à demander... Qui risque rien n'a rien... Alors merci pour votre intérêt envers mon message.
Idées de visites pour la région d'Hersonissos en Crète? English translation pending
by Simbad88 · 2010-03-15 · 3 replies
Bonjour à tous,

je viens à vous afin d'avoir quelques rensseignement sur la région d'Hersonissos en Crète. En effet j'ai trouvé un hôtel là bas et j'aimerais savoir s'il y a des visites à faire dans le coin...

Merci d'avance!
Voyage à Québec avec un enfant en septembre: activités à faire? English translation pending
by Anthony33 · 2010-03-14 · 10 replies
Bonjour à tous !!!

Nous sommes une petite famille française de deux adultes et un enfant de 7 ans qui retournent à Québec début septembre pour quinze jours, nous avons déjà notre logement. Nous venons encore vous soliciter pour trouver des idées d'activités à faire à Québec sachant que nous avons déjà fait le zoo de saint félicien et les baleines à Tadoussac. Pouvez-vous me dire si il est possible de dormir dans un tipie.

En l'attente de vos réponses et propositions d'activités

Cordialement
Petites îles tranquilles pour un mois en famille aux Antilles? English translation pending
by Huahine62 · 2010-03-14 · 2 replies
Bonjour à tous,

Ma petite famille et moi avons l'habitude de voyager en asie du sud-est, cette année on aimerai changer et partir aux antilles Mais voilà, on est un peu exigeants!!!, on fuit le tourisme de masse, on aimerait se retrouver seuls, ou presque sur des petites iles tranquilles, en etant proche de la population, donc ma question c'est: est-ce que ce genre d'endroit existe aux antilles.... si oui merci de nous les indiquer.

Moi je penche plus pour les petites antilles...... j'attends votre réponse avec impatience, merci d'avance
Carnet de voyage au Québec (février 2010) English translation pending
by Titi77310 · 2010-03-12 · 49 replies
CARNET DE SEJOUR AU QUEBEC (7 JOURS) 27 février 2010 / 5 mars 2010

Programme : Ø Vol AIR CANADA (B-777) vol direct PARIS-MONTREAL-PARIS. Ø Location de voiture AVIS (à l’aéroport). Ø 1 nuit à Montréal (petit déj) Hôtel Roberval. (T° de -2° à 4°) Ø 4 nuits à la Pourvoirie du Lac Blanc (pension complète). (T° de -5° à 5°) Ø 1 nuit à Québec (petit déj) Hôtel Bellevue. (T° de -7° à 2°) Ø Activités incluses (Motoneige, Randonnée raquette, Pêche blanche, Chiens de traîneaux). Ø Prêt gratuit (ski de fond, raquettes, vêtements hiver)

JOUR 1 : Nous partons sur Air Canada en Boeing 777 récent, écran individuel, prise électrique et USB personnelle, nourriture bonne ou standard. Décollage Paris 13h40, atterrissage Montréal 15h20, la vue par les hublots dévoile le tapis blanc du Québec. Nous allons passer 3 contrôles, cela a été assez long entre la douane et ses questions diverses et la récupération des bagages et la sortie de l’aéroport (plus long que notre expérience américaine de 2009). Après 1h40 environ nous sortons et nous dirigeons vers les locations de voiture, il faut traverser un parking souterrain en face de la sortie. Nous récupérons en 15 minutes une Elantra Hyundai, il est 17h20. Nous rejoignons l’hôtel Roberval en centre ville pour cette première nuit. Ce soir, c’est le dernier jour de La Nuit Blanche et des lumières à Montréal. Nous allons essayer d’en profiter. Nous prenons le métro (surchauffé) et nous dirigeons vers le Parc Olympique pour visiter le Biodome. Il s’agit à la fois d’un aquarium et de la reconstitution de 5 forêts différentes (5 écosystèmes). Il y a des animations au dehors, la piscine olympique est ouverte, on nous offre un chocolat chaud. Puis nous repartons vers le centre ville, un feu d’artifice est tiré au vieux port et la place Jacques Cartier est très active et bondée. Dégustation de tire d’érable, cidre chaud, saucisses, le grande roue est illuminée et un concert en plein air se joue en face de la place Jacques Cartier. Il est 22h00, avec le décalage horaire (+6h à Paris) nous sommes quelque peu fatigués, retour à l’hôtel, bonne nuit. JOUR 2 : Petit déjeuner prit à l’hôtel, nous partons en voiture visiter l’insectarium où il y a des espèces vivantes (mygale, blattes etc), intéressant pour les enfants. Puis nous dirigeons à pied à côté à la serre aux papillons en liberté, cela n’arrive que pendant 1 mois et demi, nous tombons très bien, et finissons par le jardin botanique. En fin de matinée, direction le parc du Mont Royal qui surplombe la ville. On peut s’y promener et l’hiver pratiquer raquettes, ski de fond et patinage. Le patinage se pratique au pavillon Lac aux castors (location 7$), les enfants en ont profité, il y a une restauration à l’étage. A 12h30, nous partons pour une rencontre unique, celle d’un membre VF (que je nommerai pas ici). L’accueil est terriblement chaleureux et pourtant nous ne nous connaissons pas (merci VF). Cette après midi se déroulera parfaitement et restera privée. Il est 16h00, il est tant pour nous de partir vers la pourvoirie, je veux arriver avant la nuit. J’ai environ 150 km à effectuer, j’utilise des cartes et plans, les 3 derniers km se terminent par une route en terre et neige défoncée. Nous franchissons les portent de la pourvoirie à 18h00, il fait presque nuit. JOUR 3 : Nous avons dès ce matin une activité incluse, une sortie en motoneige. Je pilote l’engin sur le lac gelé, et dans des chemins de bois et forets. Un réseau de route et chemin est identifié ici au Québec, la balade est superbe. L’après midi consacré à la détente et une petite randonnée dans les bois alentour en raquette, nous oxygène. (prêt du matériel par la pourvoirie) JOUR 4 : Cette matinée est utilisé pour se reposer et pratiquer les jeux de neige notamment la glissade pour les enfants. Des motoneiges passent ça et là, des traîneaux à chiens partent, et 4 avions à ski se posent sur le lac. Cet après midi, c’est à notre tour de partir en chien de traîneaux. Gille le propriétaire des 25 chiens présents, prépare les attelages, au total 5, nous avons chacun notre attelage. La balade commence sur le lac, les chiens obéissent à la voix. Le paysage est magnifique et avons un soleil radieux. Nous faisons un passage dans les bois avec montée et descente, cette expérience restera la meilleure du séjour. JOUR 5 : Ce matin, nous nous préparons à une demi-journée d’activité, départ avec un trappeur en randonnée en foret, lieu de vie de nombreux animaux, les mangeoires à ours sont là mais c’est pour l’été uniquement, écureuils et oiseaux nous accompagnent. Nous arrivons sur un petit lac gelé (ici au Québec il y a environ 1 million de lacs), où nous allons pratiquer la pêche à la truite sous 1 mètre de glace, (10 cm supporte un homme, 20 cm un cheval). Des trous de 20 cm de diamètre sont faits, il ne reste plus qu’à attendre. La pêche ne sera pas « mordante », 3 truites en 2 heures dans le groupe. A midi nous partons à la tente du prospecteur qui étudiait et explorait la nature de cette vaste région par le passé. Un repas est pris et nous dégustons un ragoût de viandes sauvage, une salade, un dessert et un café. Nous repartons ensuite vers la pourvoirie, il est 15h00. Il est tant de rejoindre un avion à ski sur le lac pour un tour sympathique de la région vu d’en haut. Nous observons une dizaines de lacs avec des traces de motoneiges, le paysage est très beau. Fin de journée chargée en glissade et jeux. JOUR 6 : Dernière demi-journée à la pourvoirie, cette matinée très ensoleillée est consacrée au ski de fond sur le lac, 1h30 de bonheur dans un décor naturel grandiose. Il est 13h00, nous prenons la route pour Québec, 200 km plus loin, nous arrivons à l’hôtel situé dans la citadelle, au pied du château Frontenac avec vue sur le St Laurent gelé. Nous nous baladons dans les rues de la ville et contemplons les nombreux monuments, utilisons le féniculaire pour descendre dans le vieux Québec (quartier petit Champlain) il fait un froid glacial. (pour ceux que cela intéresse le terminal de croisière est en centre ville, près du vieux Québec). JOUR 7 : Pendant cette matinée, nous faisons des emplettes et profitons encore de cette merveilleuse ville classée au patrimoine mondial. Il se fait 13h30, il faut repartir vers Montréal, nous avons 280 km jusqu’à l’aéroport. Nous arrivons à 17h00 environ chez le loueur AVIS et rendons l’auto. 20h00 décollage, au revoir le Québec et à bientôt.
Que ramener comme souvenirs de Phu Quoc? (Vietnam) English translation pending
by Mavn · 2010-03-11 · 34 replies
Bonsoir,

Qui pourrait me dire ce que l'on peut ramener comme souvenirs de Phu Quoc ?

Merci à l'avance.😉😉😉
Ça chauffe pour les faux guides au Maroc (mars 2010) English translation pending
by Raoulx · 2010-03-11 · 25 replies
Bonsoir,

Il semblerait que les professionnels marocains du tourisme en ont assez de se voir piquer le gateau du tourisme par des individus ou des structures dont la légalité est douteuse.

une petite info : ""Un mois de prison avec sursis pour la française «professionnal shopper» de Marrakech, Leaticia Trouillet. Elle a été poursuivie par l'association des guides de Marrakech «pour exercice illégal du métier». (Cf.leconomiste. com). Le tribunal a donné raison aux guides en condamnant Leaticia Trouillet à un mois avec sursis et une amende de 5.000 DH. Les guides comptent interjeter appel."" (source groupe le Maroc en 4x4)

Il semblerait que des accompagnateurs professionnels de groupes de motos, 4x4, camping cars , européens, soient eux aussi dans le collimateur suite à une nouvelle règlementation.

Juste pour les éventuels "clients" qui pourraient, au mieux , se retrouver orphelins, au pire, dans la tourmente judiciaire.
Itinéraire de dix-neuf jours au Québec English translation pending
by Ellabak · 2010-03-11 · 10 replies
Bonjour à tous...

J'ai fini mes préparatifs pour l'ouest de Etats-Unis et New York en juillet (sur les conseils avisés des membres du forum) et c'est alors que mon esprit se réveille: "Mais pardi, en août, tu pars au Québec, faudrait voir à y penser aussi"!

Voilà donc le premier itinéraire auquel j'ai pensé:

Nuit du 31juillet au 1er août: Greyhound de NY à Plattsburgh (On vient nous chercher là) 1er et 2 août: Repos à Saint-Jean-sur-Richelieu chez des amis (oui, repos après un mois sur les routes de l'ouest américain!) 3 août: Route jusque Rivière-du-Loup (424km - 4h30 de route, la plus grosse étape) 4: Route jusque Sainte-Flavie (151km-2h, visite du parc du Bic et des Jardins de Métis) 5: Route jusque Saint-Anne-des-Monts (149km - 1h45, visite du parc de la Gaspésie) 6: Route jusque Gaspé (208km-2h30, visite du parc de Forillon et... baleines!) 7: Route jusque Percé (77km-1h, fin de visite du Forillon + tour en bateau et rando sur l’île de Bonaventure 8: Route jusque Bonaventure (122km-1h30, Baie-des-Chaleurs, Anse-à-Beaufils et Paspébiac) 9: Route jusque Matapédia (134km-1h30, passage par Miguasha et visite de la vallée de Matapédia) 10: Route jusque Rimouski puis Forestville (180km - 2h15 + 55min de traversée) 11: Route jusque Tadoussac (96km - 2h, parc du Saguenay) 12: Route jusque Baie-St-Paul (passer par La Malbaie) 13: Route jusque Québec (93km - 1h10, visite Québec) 14: Québec (visite Québec) 15: Route jusque Montréal (260- 3h, visite de Montréal) 16 et 17: visite de Montréal 18: Retour à Saint-Jean-sur-Richelieu 19: Greyhound pour Ny et avion le soir pour le retour définitif qui risque d'être bien dur!

Voili voilà, j'aimerais beaucoup savoir ce que d'autres en pensent. Vaudrait-il mieux mettre Québec au début du voyage et pas avant Montréal? Ai-je loupé des choses essentielles?

Merci de vos futurs conseils

Valérie
Suggestions de cadeaux à offrir aux Cubains? English translation pending
by ChristineL · 2010-03-09 · 9 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si certaines personnes ont des suggestions concernant les cadeaux à offrir et qui sont appréciés des travailleurs dans l'hôtellerie.

Je laisse souvent la même chose (produits pour le corps, crayons de couleur, casquettes, etc.) et j'aimerais varier, mais surtout offir ce dont ils ont davantage besoin.

Merci!
Idées de circuits et de visites pour l'Inde du 3 au 27 août? English translation pending
by Anniki421 · 2010-03-09 · 6 replies
Bonjour,

Je pars en Inde et après au Népal, du 3 au 27 aout et je ne sais pas par ou commencer (le pays est tellement grand + la mousson) !!! Si vous pouviez me donner des idées de circuits comprenant les endroits vraiments sympa à voir (plutot sud ou nord en incluanty le Népal!!) Merci pour votre aide!!!!!!!!!!

Erwan du 75
Circuit de trois semaines au Québec durant l'été indien English translation pending
by Loohen · 2010-03-09 · 23 replies
Salut à tous, je me lance enfin sur le site après avoir lu pas mal de posts, je me suis dit que je pourrais poster le circuit que j'aimerais faire et avoir vos précieux conseils.

Alors je partirai genre début/ mi septembre pour 3 semaines au Québec : Voilà à peu près le parcours non définitif que j'aimerai faire : je n'ai pas encore entrepris la recherche d'auberges ou autres pour le moment. J'ai plus ou moins noté les villes de passage, sans trop savoir où je vais m'attarder réellement.

J1 Montréal J2 Montréal J3 Montreal-Ottawa J4 Ottawa J5 Ottawa - Trois rivières-parc mauricie (balade/ canoe) J6 parc Mauricie (balade/ canoe) J7 parc Mauricie - Québec J8 Québec J9 Québec -Wendake -parc Jacques Cartier J10 parc Jacques Cartier- Cap tourmente -Baie Saint Paul- ile aux Coudres J11 parc des grands jardins ou hautes gorges (Lequel est le plus intéressant à voir ?) (balade) - Port au persil- Petit saguenay - Anse saint jean J12 Anse saint jean - Saint felix d'otis - Chicoutimi - Mashteuiatsch J13 Mashteuiatsch - Zoo saint felicien - Peribonka - Tadoussac J14 Tadoussac- Bergeronnes-Les escoumins (hydravion / kayak avec les baleines) J15 Les Escoumins - Rimouski - Carleton saint omer J16 Carleton - Bonaventure - Percé J17 Percé (parc ile Bonaventure) J18 Percé - Gaspé - parc Gaspésie (observation faune et nuit sur place) J19 Parc gaspésie- Riviere du loup -St Roch des Aulnaies J20 saint Roch des aulnaies - Montréal J21 Montréal J22 Montréal -départ

Voila à peu près l'idée, sachant que le but étant de faire quelques balades dans les parcs et puis de découvrir les couleurs de l'été indien aussi 🙂 Au niveau des parcs, y en a t'-il à privilégier ? Ca ne me dérangerait pas, par exemple de supprimer le parc Jacques Cartier et de rattraper ce jour en Gaspésie !!😎

Merci d'avance à ceux et celles qui me donnent leur avis.
Location de voiture à Nuweiba (Égypte) English translation pending
by Galletjean · 2010-03-08 · 2 replies
Bonjour et merci de votre réponse, Est-il possible de louer un véhicule a Nuweiba afin de se rendre au monastere de Sainte Catherine, ce qui m'eviterait de payer les frais douaniers egyptiens pour mon véhicule, car je serais en Jordanie? Si oui, pouvez vous me donner un contact eventuel Jean Pierre
Hôtel Manda Beach à Madagascar English translation pending
by Germiche · 2010-03-08 · 2 replies
j' aimerai partir en octobre a l' hotel manda beach avec promovacance en petit dejeuner qui peux me renseigner sur le prix d' un repas moyen dans cet hotel ou a proximite le prix des divers escursions a faire dans cette region savoir s' il y a possibilite de visiter la capitale j' ai malheureusement un budget a suivre merci de votre aide germiche
Lieu d'hébergement à Chypre du Nord (partie Turque)? English translation pending
by Hireegy · 2010-03-06 · 10 replies
Bonjour,

Je planifie peut-être de partir dans la partie Nord de Chypre cet été, dont je sais qu'elle est moins touristique etc, et que ses aéroports ne sont pas des "aéroports reconnus à l'international", donc on ne peut y venir que de Turquie. ça, de toute façon, c'est pour comment arriver là-bas, et ça on trouvera bien. Ce qui m'intéresse, c'est où dormir, parce que même le géant booking.com ne voit AUCUN hotel dans la partie turque de Chypre. Alors je veux bien qu'il n'y ait pas suffisamment d'accords commerciaux pour que des hotels de là-bas soient référencés dans ce truc bien occidental qu'est booking.com, mais alors où trouver des lieux d'hébergement? Chez l'habitant? Sur des sites turcs? Ceux qui y sont allés, où avez-vous dormi pendant votre séjour à Chypre du Nord? Je précise que je voyage en couple. Et j'insiste, je sais déjà toute l'histoire sur les vols, les bateaux etc, ce qui m'intéresse c'est précisément l'hébergement sur place. Ne pas dormir dans une tente quoi, ou dans la rue! A noter que si j'ai le choix, je penche pour les endroits où je suis sûr qu'on ne piquera rien dans mes bagages...un endroit sûr quoi. Au moins relativement... En particulier aussi, j'ai vu sur google maps une plage qui a l'air jolie près de Rizokarpasso. Est-ce un coin recommandable? Et enfin, dernière chose: est-il recommandé de se déplacer à vélo à Chypre, sur d'assez longues distances (plusieurs km)? y a-t-il des locations de vélos disponibles, surtout dans la partie nord? Je précise que toutes ces dernières questions sont bien réelles, mais ne doivent pas détourner l'attention du principal: l'hébergement! pour l'instant c'est ça le plus gros problème! Jusque là j'étais un voyageur habitué à réserver sur les énormes sites booking.com et hotel.com, ou alors à loger chez l'habitant, mais là j'aimerais au moins être sûr que le logement chez l'habitant est possible là-bas...

Voilà :-) D'avance merci pour vos réponses...
Feuille de Coca: est-ce légal de consommer cette plante au Pérou? English translation pending
by Nordique1999 · 2010-03-05 · 5 replies
Bonjours a tous,

je voudrais plus dinformation sur la feuille de coca. Est ce que cest legal de consomer cette plante au Peru. Je sais quelle est utiliser comme medicament contre le mal des montagnes. Ensuite, si cest legal, je veux savoir ou est ce que je peux en trouver et quel est le prix de vente. Je crois que leffet de cette plante est de donner un boost au corps. Un peu comme un red bull fait mais quand meme plus puissant. Est ce que cette plante est dommagable pour le corps.

Merci de vos reponse

Mateo
Lieu de vacances-plongée en Tunisie avec un enfant de 3 ans? English translation pending
by Christophine · 2010-03-03 · 3 replies
😛 Nous envisageons de partir en Tunisie début août avec notre fille de trois ans. Nous cherchons un bel endroit où faire de la plongée (pour mon mari), un hôtel au bord de la mer avec de quoi occuper bout'd'chou et à proximité d'endroits intéressants à visiter (pour moi). On nous a parlé de Tabarka. Vos conseils nous seront précieux
Patissier au Gabon? English translation pending
by Kokokiki · 2010-03-03 · 11 replies
Bonjour a toutes et a tous!

Je m'appelle serge g bientot 21 ans g deja vecu 2 ans au nigeria et 6 ans au congo etant petit...je vais bientot faire une formation de patissier et j aurai voulu savoir si ce metier etait reconnu au gabon et si on pouvait bien gagner sa vie en le pratiquant?? le gabon est pour moi une destination de reve etant fan de peche de nature et de soleil et meme de pluies chaudes!!! je vous remercie pour vos reponses..a bientot
Kelibia ville animée? (Tunisie) English translation pending
by Valy3007 · 2010-03-02 · 10 replies
Quelqu'un peut il me dire si Kelibia est une ville ou l'on peut aller avec des ados qui cherchent un peu d'animation le soir et faire du shopping dans la journée?
Itinéraire d'un voyage de noces au Québec en septembre-octobre English translation pending
by Alienlebarge · 2010-03-01 · 7 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train 'organiser notre voyage de noce au Québec. Nous y seront en septembre-octobre. Est-ce que vous pensez que le parcours que j'ai prévus est ok ? Pas trop de km ?

Le voici :

- Arrivée N1 : Montréal N2 : Montréal N3 : Montréal - Trajet - Parc National de la Maurice N4 : Lac St-Jean - Résèrve Faunique de Saint-Félicien N5 : Lac St-Jean - Trajet - Parc du Saguenay N6 : Tadoussac - Trajet - Centre d'interprétation et d'observation de Cap-de-Bon-Désir - Parc du Bic N7 : Saint-Anne-des-Monts - Parc de la Gaspésie - Exploramer N8 : Saint-Anne-des-Monts - Trajet - Phare de Pointe-à-la-Renommée - Phare de Cap-des-Rosiers N9 : Percé ou environ - Parc National du Forillon N10 : Percé ou environ - Ile Bonaventure - Trajet N11 : Campbellton - Trajet N12 : Rivière-du-Loups ou environ - Trajet N13 : Québec N14 : Québec N15 : Québec N16 : Montréal - Départ

J'ai encore une nuit à placer, où est-ce que vous la mettriez ? Pour le Trajet Campbelton - Rivière-du Loups, est-ce qu'il vaut mieux passer par le Sud (Frontière USA) ou le Nord (Lac-au-Saumon) ? Est-ce que ça vaut la peine de faire une halte à Trois-Rivières ? Si vous avez des conseil sur des endroits à visiter ...

Merci pour votre aide ; )

céd
Recherche d'un lieu à partir d'une photo English translation pending
by Lulli7 · 2010-02-28 · 18 replies
Bonjour! Voilà, j'ai reçu cet image par mail et j'aimerais savoir dans quel pays elle a pu être prise, voir même si vous connaissez le nom précis du lieu. J'espère que ça vous dira quelque chose...merci beaucoup de votre aide!! 😄
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
by Lucbertrand · 2010-02-27 · 6 replies
Une traversée des Calanques en janvier

Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.

Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.

Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.

L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.

En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.

Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.

Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.

Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.

Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.

Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.

L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.

Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.

Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.

Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.

On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?

Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!

Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.

Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.

Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.

Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.

Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.

Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !

Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!

Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.

- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.

La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.

Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !

A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !

Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.

Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.

La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.

Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.

L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.

L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.

Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.

Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.

Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.

J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.

La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.

J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.

Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.

L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.

Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.

Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.

Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d��être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.

Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !

Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.

Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.

Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !

Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.

Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.

Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Voyage d'un mois au Québec: logement, transport, ville...? English translation pending
by MelodyO · 2010-02-25 · 3 replies
je suis au quebec a trois rivieres jusqu au 10 juillet a patir de la jai jusqu au 10 aout por faire ce que je veut en terme de voyage quebecois cous me conseiller daller ou ? de faire quoi? je ne connais pas le quebec je viens juste darriver merci pour vos bon conseils, logement, transport, ville....
Voyage itinérant en Gaspésie (juillet 2010) English translation pending
by Vincenta · 2010-02-23 · 2 replies
Je souhaiterais faire un voyage itinérant en Gaspésie cet été d'une dizaine de jours en partant de Québec. Pouvez-vous m'indiquer quels sont les lieux à ne pas manquer (beauté des paysages, sites culturels, historiques...) y compris les randonnées pédestres ? De plus, j'aimerais dormir soit en chambre d'hôtes ou en hôtel bon marché, (rapport qualité/prix correct). Pouvez-vous me conseiller des adresses ? Merci à tous pour vos réponses qui vont m'aider à préparer mon voyage.
Où pratiquer le kite surf en Grèce? English translation pending
by Voile33 · 2010-02-20 · 7 replies
bonjour à tous, 🙂

je vais bientot me rendre en grece , et j'aimerai savoir si il y a des spots..et les quelles? MERCI
Que veulent dire ces signes chinois? English translation pending
by Claireetdan · 2010-02-19 · 8 replies
Qui pourrait me dire ce que veulent dire ces signes et

à quoi sert cette petite tête (utilité spirituelle? incantation ? offrande en remerciement ?).

Je pensais que c'était du thaillandais mais il semble que ce soit plutôt du chinois.

Marci d'avance.
Rivières entre le Québec/Nouveau-Brunswick? English translation pending
by Yeti1966 · 2010-02-19 · 10 replies
Salut a tous je cherche des renseignement sur la rivière ristigouche, rivière Kedgwick, rivière saint-francois et la rivière st-jean elle son entre le Québec et le Nouveau-Brunswuick. Tout renseignement serais aprécié Merçi😎😉
Agence pour un circuit en Indonésie? English translation pending
by Voyageuse001 · 2010-02-18 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je cherche un organisme pour partir en Indonésie cet été: je suis seule, et j'aimerais me joindre à un petit groupe pour un circuit découverte. Et aussi un peu de randonnée... Une quinzaine de jours.

J'ai déjà regardé plusieurs brochures mais je préfèrerais avoir vos avis...

Quelles sont vos expériences ?

Merci !!!
Bons coins dans le nord de la Thaïlande avec deux enfants? English translation pending
by Lionfish · 2010-02-15 · 12 replies
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes une famille avec 2 enfants de 5 et 9 ans .Nous sommes déjà parti 6 fois en Thaïlande 😉 Nous connaissons assez bien le sud (pour y être allés 5 fois) (Koh payam, koh phangan, Krabi , Puhkett etc...) Depuis notre dernier voyage nous avons été obligés de changer la période de l'année ou nous partions (à cause des vacances scolaires) Du coup c'est reparti pour un voyage en pleine saison des pluies (juillet-août) 😛 la dernière fois nous avons fait BKK, Chungporn, Thapesakae et Koh Tao. j'irais bien une fois un peu au nord pour plusieurs jours...est ce que quelqu'un aurait une bonne idée d'endroit...de coins à voir absolument je suis preneuse. Merciii à tous pour votre lecture @+ Lionfish

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