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Paris: danger dans le métro et RER? English translation pending
by Kenx83 · 2009-09-03 · 149 replies
Bonjour à tous,

Voilà, je vais partir à Paris samedi 5 au mardi 8 septembre. Je partirai avec ma copine. Nous sommes tous 2 vietnamiens et avons 25 ans. On va sûrement beaucoup prendre le métro pour visiter Paris et c'est là toute la question.

Est-ce que le RER et le métro sont dangereux? Est-ce qu'il y a des gens qui pourraient nous agresser ou nous pick-pocketer? Ils vont déjà bien s'aperçevoir que nous sommes des touristes. Bien sûr, on ne va pas prendre bcp de bagages dans les mains, juste un sac à dos. Mais pouvez-vous me faire part de vos impressions concernant l'insécurité régnant dans les transports publics?
504 break Peugeot, toujours vendable au Maghreb? English translation pending
by Coloane · 2009-09-03 · 26 replies
bonjour heritier dun break 504 diesel de 81 en bon etat, je me demande si c'est tjrs autant demandé en afrique? et notamment en algerie et au maroc? ça se vend combien? les frais de douane, c'est....%? merci pour vos infos
Choix d'un camping-car pour faire le tour du monde? English translation pending
by Solevann · 2009-09-02 · 56 replies
Bonjour; Voici mon premier post sur ce forum que je lis depuis très longtemps. Pourriez vous m'aider? Nous préparons un tdm en cc avec 2 enfants. notre choix pour l'achat du cc se porterait sur un cc capucine de marque Vilamobil (Rimor) modèle Cario 7.5, sur porteur Ford 140 cv, roues jumelées, propulsion. De 2007 avec 60 000 km, clim, régul vitesse...Quelqu'un connait-il cette marque, peut-il me donner son avis? Ou à défaut sur le porteur, la motoriastion, etc... Merci beaucoup par avance.

Coralie et Alain
Case d'hôtel à Ouagadougou? (Burkina Faso) English translation pending
by Llllll · 2009-08-31 · 20 replies
Connaissez vous la case d'hôtel à Ouaga?

Sur Tripadvisor, ils sont numéro 1.

Maison Azaaba est complet pour la location de 4x4 avec chauffeur, Case d'hôte en propose également (au même prix : 45000 CFA carburant non compris). Avez vous déjà fait appel à leurs services?

Autre question :

Quand je regarde de plus prêt combien va me revenir 4 jours dans le Sahel, ça fait pas mal... Je me faisais la remarque si je pouvais aller en bus à Gorom-Gorom et à partir de là louer un 4x4. Ca me ferait économiser 2 jours de location (aller et retour vers Ouaga).

il faut compter combien à peu prêt de budget carburant pour 4 jours en 4x4 (diesel) vers le Sahel de Ouaga?

J'essaie de trouver une solution un peu plus économique ...

Vous en pensez quoi?

Merci
Chauffeur-guide de 4x4 à Madagascar English translation pending
by Relrel · 2009-08-21 · 19 replies
Bonjour à tous,

Excusez moi de vous embêter encore ; je n'arrête pas de regarder des posts sur ce site et sur d'autres au sujet de chauffeurs guide et je lis tout et son contraire donc je m'y pers un peu. Auriez-vous quelqu'un à me conseiller qui connaitrait bien l'ouest et le sud (tsiri, tsingy, Morondave Tuléar puis la remontée de la RN7).

Je pars sur un 4x4 car nous allons faire l'isalo et l'Andringitra

Merci d'avance pour vos réponses Bonne journée et bon week end

Aurélie
Peut-on vivre avec 250 euros à Madagascar? English translation pending
by Miss4in · 2009-08-20 · 49 replies
Bonjour à tous ! Je suis Belge, jeune diplômée ingénieur spécialisée en conservation de la nature, et une ONG anglaise m'a proposé un job à Fort Dauphin pour 1 an. Cependant, le salaire est très faible pour une expat : 250 €, bien qu'il correspondent à un haut salaire pour les Malgaches. Avec ce montant, peut-on vivre correctement à Madagascar ? J'entends par là avoir un logement décent, manger normalement, et avoir qq loisirs en plus ? De plus, mon compagnon aimerait m'accompagner, et si possible trouver un job également (il est ingénieur en génie rural). Les 250 € sont-ils encore suffisant pour loger et nourrir 2 personnes ? Peut-il venir vivre facilement avec moi ? Est-il possible de trouver un job depuis Madagascar ou faut-il qu'il reste qq mois en Belgique pour essayer de décrocher qqch depuis l'Europe ? Si vous habitez à Fort Dauphin, je suis interessée par toutes les informations que vous pourriez me fournir ... D'avance merci pour tous vos conseils, Catherine
Meilleure période et temps nécessaire pour cet itinéraire australien? English translation pending
by Vnoa · 2009-08-17 · 41 replies
Hello,

On commence doucement à réfléchir à un possible voyage en Australie pour nous changer des USA 😛... ce trip est un peu hypothétique pour le moment pour diverses raisons (professionnelles surtout 😕)... mais bon, on pose les bases et comme on ne connait pas du tout le coin, on aurait un peu besoin d'aide pour y voir clair ! J'ai lu qq récits (notamment celui de Vazyvite, source d'inspiration 😉) et commencé à bouquiner le guide Voir (le Lonely est trop indigeste pour le moment)...

Bref 2 grandes questions : - à quelle période partir en fonction de l'itinéraire qui me trotte dans la tête ? * - cet itinéraire est il réalisable en 3-4 semaines max ? **

* J'ai le mois de mai en tête, mais je ne sais pas si c'est idéal ? idéalement, on voudrait éviter la flotte et surtout les grosses chaleurs... le froid, ça nous dérange moins, on n'y va pas pour se baigner !

* * Itinéraire : en gros Sydney, Melbourne-Adelaïde (Great Ocean Road + Kangaroo Island ?), le centre (Ayers Rock, Monts Olgas, King's Canyon...), Kakadu-Katherine, Kununurra (Bungle Bungle)...

3-4 jours : Sydney + Blue Mountains ? 4 jours : Melbourne --> Adelaïde 2 jours : Kangaroo Island 3 jours : Centre 4 jours : Kakadu - Katherine x jours : Kununurra et on redécolle d'où ???

Je fais l'impasse complète sur Cairns (peut être à tort ?)... la grande barrière de corail, ça ne m'intéresse pas... on ne fait pas de plongée...

Nous sommes des marcheurs "moyens", des "campeurs du dimanche" (ie camper qq nuits: ok, tout le voyage : no way 😛), des fans de photos...

Je pense qu'il va falloir faire qq "sauts" en avion (Sydney --> Melbourne; Adelaïde --> Alice Springs; Alice Springs --> Darwin ??).

Pour la location de la voiture : une classique pour Melbourne --> Adelaïde; un 4x4 ou éventuellement un Bushcamper 4WD pour les autres parties ?

Voili voilà mes 1ères questions !

Merci @+ Vnoa
Recherche associations humanitaires en Amérique Latine English translation pending
by TiboTom · 2009-08-16 · 19 replies
Bonjour, Je vous contacte car je suis actuellement avec un ami sur le projet de partir en Amérique latine sur une période de 1 an, a compter du mois d'octobre. Nous souhaitons commencer notre projet par l'Argentine, ou nous avons trouvé une école, afin de parfaire notre espagnol. Ensuite nous souaiterions remonter par le Chili Perou Colombie Panama Costa Rica Mexique, ou éventuellement d'autres pays voisins ou des actions humanitaires nécessiteraient notre aide. Notre voyage ayant pour but d' aider les enfants mais également d'apporter notre contribution a des projets acces sur l'environnement, sur le développement ou la construction. En fait apporter notre pierre a l'edifice, dans n'importe quel domaine ou notre aide serait utile. Nous sommes ouverts a tout types de missions. Nous sommes extrement motives, mais malgre de nombreuses recherches sur votre forum ou par google, on arrive pas trop a se decider entre les differentes assoc et ONG. Merci de nous faire part de vos experiences et conseils. On recherche des assoc serieuses qui ne sont pas sur le concept de project abroad, mais qui restent abordables dans la mesure du possible. Nous sommes prets bien evidement a assumer l ensemble des frais (pension). Nous attendons avec impatience vos lumieres, car ce projet nous tient beaucoup a coeur. Merci par avance pour vos réponses. Thibaut et Thomas.
Retraité vivant seul, aimant voyager: un camping-car est-il un bon choix? English translation pending
by Micdeb · 2009-08-12 · 20 replies
je suis un jeune retraité, je vis seul, j'aime voyager prendre mon temps pour la découverte, j'envisage d'acheter un cc, pour la 1ere fois, et vivre toute l'année dedans, qelle erreur à ne pas commettre?, cc d'occasion? neuf?,
Avis sur circuit à Madagascar English translation pending
by Mic13840 · 2009-08-11 · 36 replies
Bonjour Toujours dans ma préparation sejour côte est Novembre 2009( 5 novembre au 2décembre ) Suite proposition circuit d un guide j ai voulu changer mes dates de départ en augmentant la durée du séjour Gros probléme en raison de l obtention d un vol promo Air Mada je ne peux dépasser 30 jours et les vols au départ de Marseille 1 seul par semaine a jour fixe ainsi que le retour donc séjour 27 jours dans mon circuit il y a 6éme 7éme 8éme jour manakara mananjary (pirogue canal des pangalanes) question est il intéressant de bloquer ces trois jours pour faire le canal !!! souhaiterais rester 1 a 2 jours a Mananbato(proposition d un logement ) 14éme jour andasibe Manambato Ankanin'nofy (Grand lac sur les Pangalanes) 16éme jour Ankanin'Nofy Tamatave (Bateau a moteur) circuit prévu 18éme jour 19éme jour 20éme jour Ste Marie 21éme 22éme ile aux Nattes 23 retour Tana merci de vos conseils cordialement michel
Itinéraire de vingt-trois jours Burkina Faso - Mali English translation pending
by Llllll · 2009-08-10 · 49 replies
Bonsoir à tous,

Ca y est c'est décidé. Ce sera Burkina + Mali. Merci à tous sans exception pour l'autre post. Plus de 120 messages à aujourd'hui.🙂

J'ai trouvé un billet aller/retour Paris-Ouaga à 370 euros sur Afriqyas. C'est super intéressant. Mais par rapport à mon itinéraire, repartir de Ouaga n'est pas la meilleure solution. Je pensais repartir de Bamako mais ce sera plus cher (650 euros avec la RAM); A voir en fonction de l'itinéraire.

Je comptais partir 23 jours au total maxi. Par rapport à mes recherches et des différents coups de coeur que j'ai eu ça ne fait pas le compte...Va falloir que je fasse des choix. Quoi supprimer?🙁

Voici les lieux où j'aimerais aller avec une estimation du temps à consacrer à chaque endroit. Pouvez vous me donner votre point de vue. Ce que vous en pensez. Si c'est assez ou trop.

Pensez vous que j'ai zappé des lieux qui vous paressent indispensables ou que vous avez vraiment apprécié.

Question, loin d'être simple. Comment et à partir d'où rejoindre le Mali à partir du Burkina en fonction de mon itinéraire? Et comment revenir à Ouaga pour prendre mon avion du retour lorsque je serais au Mali (si je dois retourner bien sur du Burkina).

Enfin, comment construire mon itinéraire donc par rapport aux endroits que j'ai cité ?

Merci à tous.

- -- BURKINA- FASO Ouagadougou (3 jours) Sahel (Markoye, Gandéfabou, Gorom-Gorom) (3 jours) Pays Gourounsi (Village de Tiébélé et réserve de Nazinga (3 jours) Koudougou (0, 5 jours pour le marché et village de Doudou (0, 5 jours; Y passer la nuit) Bobo-Dioulassou (2 jours) Environs de Bobo-Dioulassou (2 jours) Banfora et environs (2 jours)

Total = 16 jours 😕 --

- -- MALI Djenné (2 jours) Mopti (2 jours) Pays Dogon (5 jours) Dorentza (Marché du dimanche; 1 jour) Tombouctou (2 jours) Et le fleuve Niger dans tout ça?😕 La super ballade en pinasse et le coucher du soleil magiqueuhhhh...😏

Total = 12 jours 😕 --

Totaaaaaaaallllll : 28 jours. C'est loin du compte et des 23 jours...😕 J'suis mal là. Pouarf....Surtout que cela tient compte des trajets entre chaque ville... mais pas le trajet retour vers Ouaga à la fin... Y a du boulot.

(Bonne nuit😏 & HELP ME)
Recherche chauffeur pour huit à dix jours au Sénégal en novembre English translation pending
by AJ · 2009-08-08 · 17 replies
Bonjour,

Nous envisageons un voyage de 8 à 10 jours au Sénégal vers le mois de novembre cette année. Souhaitant nous déplacer et profiter au maximum de ce court séjour, nous aimerions louer une voiture avec chauffeur. Ceux qui ont déjà fait l'expérience peuvent-ils nous conseiller ? Est-il facile de trouver un chauffeur, et pouvez-vous nous donner une idée des tarifs auxquels s'attendre ?

Merci d'avance de vos conseils.

AJ
Quelques vérités à rétablir à propos de Madagascar English translation pending
by OcéanI · 2009-08-08 · 117 replies
Bien que nouveau sur ce forum, je voudrais réagir à certains posts qui tendent à vouloir faire passer Gabian2 " - c.f. Témoinage sur une situation actuelle à Madagascar" -, pour un négligent qui, somme toute, n'a récolté sur les routes malgaches, que ce qu'il était imprudemment allé y chercher.

Je suis né à Madagascar et j'y ai passé, à ce jour, à peu près la moitié de ma vie. J'ai toujours pris le parti de parler de ce pays sans faux-fuyants, avec passion et respect certes, mais aussi avec objectivité et réalisme, les seuls sujets sur lesquels je répugne à m'exprimer étant la politique et la conduite des affaires de l'État.

Il apparaît qu'il existe, à propos de Madagascar, une forme "d'angélisme" qui consiste souvent à minimiser ou à excuser certains des "côtés" les moins engageants du pays du style "ce genre de mésaventures et de désagréments n'arrive pas qu'à Madagascar" ou "s'il avait été plus prudent, cela ne lui serait pas arrivé".

Il est d'ailleurs paradoxal de constater que cette tendance semble animée par des personnes qui connaissent peu ou mal le pays, si ce n'est par "clavier interposé".

Donc, oui, Madagascar est un pays compliqué. Oui, l'insécurité - qu'elle soit physique ou qu'elle concerne les biens et les intérêts privés - y a parfois cours. Oui, la crise politique de ce début d'année 2009 a accentué encore un peu plus la paupérisation de la population. Oui, on n'y voit, en ce moment, guère de touristes et cela se comprend - le fait que les statistiques officielles, généralement "gonflées", annoncent, pour 2009, 150.000 touristes, veut tout dire -.

On sent bien, ne serait-ce qu'à la lecture de certains posts qu'il y a, aujourd'hui, un engouement assez prononcé pour Madagascar. Certains projettent de s'y établir et d'y travailler, d'autres d'y passer leur retraite.

Mon propos n'est pas de les dissuader, simplement de leur faire prendre conscience que leur projet ne sera pas un simple "havre de paix".
Problème aux douanes à Cuba... English translation pending
by Carolo27 · 2009-08-07 · 61 replies
J'aimerais avoir votre avis ...

Lors de mon dernier voyage à Cuba, en juillet 2009, je suis aller en casa particular avec mon copain, nous avons passés deux semaines dans cette casa. Lors de mon retour, après être passé au rayon X, le douanier ou agent de ministère de l'intérieur, m'a demandé d'attendre un peu ... j'ai attendu ... il voulait me faire passer une petite interview. Il m'a posé diverses questions, à savoir si j'étais aller en dehors du resort et pourquoi, si j'étais mariée, il a noté mon nom et mon numéro de passeport, il a même demandé à voir mon billet d'avion, en fait il aurait bien voulu voir tout les papiers que j'avais entre mes mains dans ma pochette de mon agence de voyage ( dont une lettre de mon copain me donnant l'adresse de la casa, mais j'ai réussi à ne pas lui montrer ce papier !!), et FINALEMENT il me demande où je logeais durant mon séjour .... 🤪 J'ai complètement figée rendu là ... je sais que c'est légal d'aller en casa ... mais je sais pas pourquoi, j'ai figée TOTALEMENT, je lui ai donc dit que j'étais au NH Crystal ... ce qui est faux, mais il m'a dit ok merci et au revoir.

J'aimerais savoir l'impact que pourrais avoir ce mensonge sur mon prochain voyage là bas ??? Je peux facilement expliquer mon mensonge si jamais il m'en reparle. A-t-il vraiment noté toutes les réponses aux questions qu'il m'a posé pour en vérifier la validité ?? Je n'ai pas donné le nom de mon copain, de toute façon je lui ai dit que je n'étais pas marié, ce qui n'est pas un mensonge en fait !!!

Je me passerais bien des commentaires sur les relations canadienne-cubain ... là n'est pas ma question ... je vais vraiment seulement avoir votre avis sur ce qui c'est passé au douane !!

Merci à l'avance pour ceux qui voudront bien me répondre !!
Parcs de Zambie et du Zimbabwe English translation pending
by Mango12 · 2009-08-04 · 31 replies
Salut,

Mon mari et moi revenons de trois semaines passées au Botswana et en Zambie (South Luangwa) et nous n'avons qu'une envie: repartir au plus vite! Nous envisageons cette fois de faire le Zimbabwe (Hwange, Matusadona et Mana Pools) et de finir par le parc du Lower Zambezi en Zambie (jute en face de celui de Mana Pools). La question est la suivante: est-ce possible de passer la frontière (le Zambèze) à cet endroit? Merci d'avance pour vos réponses et conseils.
Un mois en Namibie - juillet 2009 English translation pending
by Noirdez · 2009-07-31 · 17 replies
Petit compte rendu d’un voyage en Namibie – juillet 2009

Pour situer : 5 personnes, dont 4 d’une même famille + un ami Le père, qui jouera chauffeur et banquier pour le mois + responsable grillade sur feu de bois La mère, qui cuisinera, dégotera des éléphants … qui s’avèreront être des girafes ^^ La fille, 20 ans, qui sera la co-pilote, ayant auparavant organisé le voyage (et qui écrit en ce moment ce carnet de voyage J) Le fils, 18 ans, nommé monteur de tente et ramasseur de bois, ainsi que œil de lynx pour répérer les animaux L’ami du fils, 18 ans, qui sera également nommé monteur de tente, aide-vaisselle, … et bien d’autres

D’un point de vue chiffre : 5 personnes pour une 4*4 Nissan 28 jours de location de voiture 5200 km parcouru 737 L d’essence pour 5262 N$ 0 crevaison 0 pare brise cassé 27 nuits sur place pour 15395 N$ pour 5 personnes 18 camping différents 3 hotels différents 2 ‘game drive’ pour 4075 N$ pour 5 personnes 4375 N$ pour 7 restos pour 5 personnes 9800 N$ de courses bouffe pour 5 personnes 3050 N$ pour les entrées des parcs/réserves pour 5 personnes

D’un point de vue pratique : · Voiture Nissan 4*4 équipée camping, louée vers février (ou mars ??) chez Camping car Hire, après avoir checké les prix chez d’autres loueurs. Le prix total de la location revenait à N$ 27203.50 + les frais du deuxième chauffeur Voiture vraiment nickel (y compris les pneus) et avec à peine 20 000km au compteur. Nous n’avons eu aucun soucis, ni crevaison, ni problème de moteur, ni … rien en fait J Le ‘kit camping’ est nickel. Cela va des essuies vaisselles, à l’ouvre-boite, au pèle-patate, aux éponges, savons, allumettes, bouteille de gaz, corde, pinces à linge …. Il ne manquait rien ! Les tentes de toit (je n’y ai pas dormi, j’avais la tente de sol, vu qu’on était 5) sont faciles à monter/démonter. Les matelas sont apparemment assez durs. Question sac de couchage, nous avions pris les nôtres. Cette agence est donc vraiment à conseiller !

· Nuits

o Windhoek – 30 juin 2009 – réservé à l’avance Pension Uhland Une double pour 550 N$ et une triple pour 670 N$. Chambres très propres, petit déj inclus. !! Nous nous sommes fait agresser au couteau par 2 personnes à 20m de l’hotel. Notre voyage aurait très bien pu s’arrêter ici. On a toujours du mal a comprendre les circonstances et l’avis de la boss de l’hotel « Very very safe place, you can walk to a restaurant situated at 200m from here. Very very safe ». J’ouvrirai p-e un post plus tard pour expliquer « en détails » cette soirée…

o Mariental – 1 juillet Anib lodge Camping pour 125 N$ par personne. ! Il y a seulement 4 emplacements, nous avons eu par chance le dernier. Superbe situation. Bloc avec douche chaude, toilette et évier pour vaisselle à chaque emplacement.

o Keetmanshop – 2 juillet Quivertree forest rest camp Camping pour 75 N$ par personne. Juste à l’entrée de la quivertree forest (45N$ par personne), et à 5km du Giant’s playground (compris dans l’entrée de 45N$). Camping le long de la route. Très peu de monde notre nuit. Beaucoup de bloc de douches (eau chaude). Accueil très moyen. Mais bonne situation ! Surtout pour le magnifique coucher de soleil dans la forêt de Kokerboom !

o Fish River Canyon – 3 et 4 juillet Hobas camp Camping pour 55 N$ par personne/nuit Situé à une dizaine de km du point de vue principal du canyon. Accueil vraiment sympathique. Première nuit avec le passage du Renault Trucks – Cape to cape, donc un peu bruyante. Deuxième nuit avec le passage d’une chorale ‘en tournée’. Très chouette moment ! Sanitaires propres avec eau chaude par moment, emplacements bien ombragés !

o Lüderitz – 5 juillet Shark Island Camping pour 50 N$ par personne. Au bord de l’eau, donc très très humide, mais vraiment belle vue !

o Aus – 6 juillet Namib Garage Le Klein-Aus Vista était complet, on s’est donc rabattu sur ce ‘camping’ situé en face de la pompe à essence (et beaucoup de passage la nuit). Petit camping sans charme (ni vue… ni rien), mais parfait pour dépanner !

o Sesriem – 7 et 8 juillet – réservé à l’avance Sesriem camp site Camping pour 210N$ par personne/nuit Situé au mieux pour le lever du soleil sur les dunes. Chacals trainant dans le camping :) Superbe vue, sanitaires assez propres. Petit magasin avec quelques boites de conserves, à boire, du pain et quelques souvenirs.

o ‘Naukluft’ – 9 juillet Hauchabfontein Camping Camping pour 100N$ par personne. Très chouette emplacement avec superbe vue sur les ‘montagnes’ environnantes. Douches, eau chaude, très soignées (bougies etc) à certains moments de la journée. A conseiller !

o ‘Gamsberg Pass’ – 10 juillet Hakos Guestfarm Camping pour 80 N$ par personne. Situé au bout d’une piste de 7km bien caillouteuse. Belle vue, mais énorme brouillard le matin. Nuit bien froide ! Sanitaires ‘bloc-de-béton-sans-électricité-ni-eau-chaude’.

o Swakopmund – 11 et 12 juillet Villa Wiese Backpacker

Double pour 385 N$ et chambre triple pour 480 N$. Endroit très sympa. Dispose d’un bar ouvert jusque 22h (ou 23h ?!). Petit dej inclus. Possède un parking gardé pouvant acceuillir quelques voitures.

o Spitzkoppe – 13 juillet Spitzkoppe rest camp Camping pour 45 N$ par personne. Superbes emplacements au pied du Spitzkoppe. Camp très très basique (pas d’eau, pas de douches, ….) mais superbe pour le coucher de soleil !

o Twyfelfontein – 14 juillet Aba Huab camp site Camping pour 60 N$ par personne. C’était un camping géré par une communauté, mais il a été racheté par un particulier. Le long de la rivière (assechée… avec des éléphants !). Douches ‘dans les arbres’ vraiment bien faites ! A quelques km des organ pipes et des gravures rupestres. Petit bar à l’entrée. A conseiller !

o Palmwag – 15 juillet Palmwag Lodge Camping pour 100 N$ par personne. Il y a peu d’emplacements, et nous avons eu la chance d’avoir le dernier ‘Overflow’. On peut disposer de toutes les facilités du lodges, dont la piscine. Le camping en soit n’a rien d’extraordinaire (bien que très bien équipé), mais c’est pratique pour faire un game-drive !

o Warmquelle – 16 juillet Ongongo Camp site Camping pour 70 N$ par personne. Situé au bout d’une piste accidentée et d’un passage dans une rivière assez surprenant. Non faisable sans 4*4… surtout pour le retour ou il faut remonter ‘à pic’. Des sud-af présents la même nuit que nous ont aidé des slovènes qui s’étaient aventurés trop loin sans 4*4 ! Petit bassin avec cascade juste à côté du camping très chouette pour une petite baignade. Chauves-souris sous les rochers du bassin :) ! pas facile facile pour trouver un emplacement plat pour des tentes de sols !

o Opuwo – 17 juillet Opuwo country lodge Camping pour 75 N$ par personne. Emplacements assez petits. Belle vue sur la vallée. On peut profiter de toutes les facilités du lodge (y compris la piscine à débordement …. À 15°c… dur dur !). Sanitaires propres et eau chaude par moment. ! Nuits bruyantes car on entends les habitants d’opuwo et de la musique toute la nuit.

o Epupa – 18 et 19 juillet … je ne me souviens plus du nom, mais c’est le premier qu’on voit en arrivant aux chutes. Camping pour 60 N$ par personne. Superbe situation sous les palmiers, et au bord de la rivière ! On peut observer des singes et des crocos sur la rive opposée/dans la rivière ! Douche nickel, et avec eau chaude. Petit bar à disposition avec très belle vue !

o Opuwo – 20 juillet Opuwo country lodge Voir précédemment

o Kamanjab – 21 juillet Kamanjab rest camp & game park Camping pour 65 N$ par personne. Grands emplacements. Possibilité de se déplacer avec son propre véhicule dans la propriété et d’observer giraffes, kudus, springboks, … Douches chaudes, sanitaires propres. Seul inconvénient : des mouchettes à ne plus savoir qu’en faire, qui vous tournent autours jusqu’à la tombée de la nuit.

o Etosha – Okaukuejo – 22 juillet – réservé à l’avance Okaukuejo rest camp. Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par pers. Sans doute le meilleur des 3 camps d’étosha. Emplacement bien délimité. Superbe point d’eau pour le soir. Sanitaires avec eau chaude très bien. Piscine (froide), bar, resto, …. Il y a beaucoup de chacals qui rodent la nuits :)

o Etosha – Halali – 23 et 24 juillet – réservé à l’avance Halali rest camp Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par personne. Sans doute le moins sympathique des 3 camps. Les emplacements sont poussiereux, petits, …. Les blocs sanitaires sont nombreux et moyennement entretenu comparé aux précédents. Point d’eau plus distant qu’à Okaukuejo, mais sympa. Piscine (froide), bar, resto, …

o Etosha – Namutoni – 25 juillet – réservé à l’avance Namutoni rest camp Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par personne. Emplacement sur du gazon, très grand. Sanitaires nickel. Piscine (froide), bar, resto, …

o Windhoek – 26 juillet – réservé au cours du voyage Pension Steiner. Double pour 685 N$ et triple pour 815 N$, petit dej inclus. Vu la soirée passée à Uhland le premier soir, on a préféré changer d’hotel pour le retour. Accueil plus chaleureux. Bonnes indications sur la sécurité. Chambres très propres.

· Equipement à prendre

On était 5, on avait donc prévu des sangles afin d’attacher un kit-bag (pour la tente de sol) sur le toit de la voiture. C’est pratique, et cela laisse plus de place pour les bagages/la bouffe.

Pour le froid, on a fabriqué des sacs à viande en polaire en utilisant des petites couvertures. Et ce fut bien utile, car certaines nuits sont très froides !

Et sinon, équipement habituel comme lampe frontale, tong pour les douches ‘douteuses’, de quoi écrire (pour les carnets de voyages :)), ….

D’un point de vue …. Littéraire :)

J1 – Arrivée Windhoek Après plus de 24h, 3 vols (Bruxelles-Londres-Jo’burg-Windhoek), nous voilà arrivés. Le ‘chauffeur’ de Camping Car Hire nous attends et «Nous voilà parti pour de nouvelles aventures ». Sur la route vers la ville, il voit des Kudus… Evidemment, avec nos yeux de novices, nous n’arriveront pas à les distinguer ! Une petite demi-heure plus tard, nous sommes chez le loueur. Explications concernant l’assurance (nous n’avons pas racheté la franchise, et vu que nous partons pour un mois, prendre une assurance pneus et vitre reviendrait à payer l’équivalent d’un pneu neuf…. Croisons les doigts pour qu’il ne nous arrive rien !), le matos de camping, les tentes de toit, le mode 4*4 et nous voilà parti ! Arrêt au Pick & Pay du coin pour faire les premières courses. C’est vraiment grand, et puis fourni ! Ensuite, direction Uhland, situé juste à l’extérieur du centre. On s’installe, organisons la voiture de manière la plus pratique, et direction resto la marmitte sur les conseils de la boss. Excellent mafe de poulet ! Sur le chemin du retour (« very very safe » dixit la boss), nous aurons notre première vraie « aventure »… Un homme nous attaque au couteau à 20m de l’entrée de l’hotel. Je pourrais écrire un roman par rapport à cette soirée qui nous laissera vraiment perplexe quant à l’honnêteté des propriétaires de l’hotel…. Un post sera p-e créé plus tard à ce sujet. Soit, pas de blessés au final (et on ne comprends toujours pas comment le couteau qui a troué le pull n’a pas fait plus de dégats que quelques égratinures… ), mais des jumelles, un appareil photo, des lunettes de soleil et d’autres petits choses en moins. On espère que cette aventure ne nous ‘pourrira’ pas le reste du voyage, car si c’est pour vivre un mois sous le stresss…. Ça risque d’être difficile ! On s’endort difficilement, en ayant hâte de quitter cette ville.

J2 – De Windhoek à Mariental Debout vers 7h pour un petit dej avant de partir sur la B1 en direction du sud. On décide d’annuler notre nuit réservée dans ce même hotel pour le dernier jour du voyage, les souvenirs ne sont pas très bons ici. 8h30, départ pour Mariental. Sur la route, pas vraiment d’animaux (on a du mal à savoir dans quel ordre de grandeur chercher). On croisera toutefois une ordre de babouins. On préfère quand même les voir ici qu’à l’intérieur du camping :D Arrivés au camping, on préfère profiter de notre première soirée que de faire le game drive proposé par le lodge. On a encore un mois pour voir des animaux, autant monter notre tente et faire notre premier repas à l’aise :)



J3 – de Mariental à Keetmanshoop La nuit fut froide, et on ne regrette vraiment pas nos sac-à-viande en polaire ni nos sous-pull pour dormir ! La route pour Keetmanshoop est plutôt courte. Après avoir pic-niqué au camping, nous nous dirigeons vers la Giant’s Playground. La lumière est vraiment belle, et je n’imaginais pas cela aussi grand. Le coucher de soleil sur la forêt de kokerboom à côté de notre campement est superbe !

J4 – De Keetmanshoop au Fish River Canyon Deuxième courses du séjour. On a quand même du mal à trouver des fruits et légumes en bon état dans le supermarché. On fera donc des boites de conserves… pendant presque toutes les vacances ! A quelques km de Keetmanshoop, on quitte la B1 pour rouler sur nos premières gravel road. La moyenne baisse, et ayant lu les conseils de sécurité un peu partout, nous ne roulons pas plus vite qu’à du 80km/h. La route est vraiment belle, surtout la dernière partie. On y verra nos premières autruches (quelle excitation !), oryx (de loin), springboks, … qu’est ce qu’on en a revé ! Arrivée au camp en début d’après midi, on décide de n’aller visiter le fish river canyon que le lendemain matin. La soirée sera plus bruyante que les précédentes, un groupe d’une 60aine de personnes participants au Renault Trucks- Cape to Cape ayant investi le camping.

J5 – Fish river Canyon Lever ‘quand-on-se-réveille-mais-malgré-tout-pas-très-tard-vu-le-potin-des-voisins’, et direction le fish river canyon en personne. N’ayant jamais vu le grand canyon (contrairement au padre), je suis vraiment vraiment impressionnée ! On ira au 3 points de vue, et nous marcherons le long pour jouir de vues encore différentes.

Après midi relax au camping… On est en vacances ! Le soir, petit retour au point de vue principal du canyon, mais la lumière (ou plutôt le soleil) n’est pas situé idéalement. Ce matin, cela donnait beaucoup mieux ! Soirée au camping, à griller un ‘texan steak’ de 2kg. Les hommes seront ravis, nous on n’est pas si fan de viande, mais faut avouer qu’elle est plutôt bonne J Cela sera accompagné d’épis de maïs grillés. J’adore !

J6 – Du fish river canyon à Aus (ou plus…) La route n’est pas de tout repos ajd (surtout qu’il n’y a qu’un chauffeur officiel. La maman n’aimant pas conduire à gauche, et moi n’ayant pas les 23 ans obligatoires pour l’assurance…). Le début de la gravel road est toujours aussi beau. Et vu qu’on est parti plus tôt, plus d’animaux ! On montera au Hartmann’s viewpoint pour avoir une très belle vue d’ensemble.



Arrivé à Aus, on constate que le camping Klein-Aus vista est plein, et que l’autre camping n’est quand même pas très joyeux pour passer une après midi+une nuit+une autre nuit. On décide donc de continuer pour faire les 125 km qui nous séparent de Lüderitz. Et quelle route ! Vraiment magnifique. En s’approchant de Lüderitz, le paysage devient lunaire. Et au loin, le début du désert du Namib et ses grandes dunes. On campera au bord du bord de la mer, sur la shark island. Ce n’est pas l’idéal question temps/vent/température/… mais quelle belle situation !





J7 – De Lüderitz à Aus Aujourdhui, on visite Kolmanskop (un peu de culture ne fait jamais de mal). A 9h30 nous y sommes. La visite me semble longue, et la guide n’est pas du plus sympathique. Je m’attendais à mieux, mais c’est néanmoins intéressant de savoir le pourquoi du comment de cette ville ‘engloutie’ par le sable !



Après cela, petit tour par la péninsule pour observer flamands roses, otaries (ou phoques ?), …. Le paysage est lunaire, pas archi passionnant, mais impressionnant !



Courses dans le Spar de la ville. On rempli le caddy pour les 4 jours à venir…. Tout en étant à côté d’habitants achetant 2 tomates ou 1 demi pain. On est quand même mal à l’aise … La route vers Aus se fera en fin d’après midi. La lumière est encore plus belle qu’à l’aller ! Et sur le chemin, quelle surprise, nous croiserons un couple d’autruches et une 20aine d’autruchons. Re-excitation :)



La nuit se fera au Namib Garage, avec un défilé de voiture à la pompe à essence.

J8 – De Aus à Sesriem Le réveil matinal pour une route qui promet d’être longue (et à 5 dans la voiture (avec les deux gaillards de 18ans qui font presque 1m90…) pas confort confort tout le temps !). J’adore vraiment cette route !



D’abord de la savane et des plateaux, puis plus montagneux puis des lignes droites à n’en plus finir (avec des panneaux de girafes (que nous ne verrons pas)). Arrivé au camping, petit couac dans les dates, on est sensé arriver demain. Heureusement on aura notre place en ‘Overflow’ et donc on pourra acceder aux dunes en même temps que les autres campeurs ! La vue du camp est magnifique ! Savane, montagnes d’un côté, dunes de sable rouge de l’autre… Premier chacal. Un peu effrayant au début, puis on s’habitue à ces cris et ces yeux luisants dans la nuit.

J9 – Sesriem Réveil archi matinal, pour pouvoir voir le lever du soleil sur les dunes. Pour faire comme tout le monde…. On monte la dune 45. On a beau ne pas être arrivé les premiers (les fous du volants qui font du 120 à l’heure…), on rattrape vite les premiers et profitons du lever de soleil assez loin sur la crête. Quelle lumière. Les dunes qui rougissent petit à petit. Superbe !





Et quel bonheur ensuite de redescendre en courant ! Ensuite, direction dead vlei. Arrivé au ‘parking’, c’est l’interrogation : Allons-nous tenter les 4km seuls ? Au final oui, on n’a quand même pas loué une 4*4 pour rien ! Les mains du père-chauffeur, n’ayant jamais conduit dans ses conditions auparavant, se font un peu plus … moite ! Mais ça passera ! Non sans un peu de doute quand à la bonne piste, mais nous y arriverons sans ensablement ! Direction Dead Vlei donc.



Il n’y a pas encore trop de monde et on peut profiter de la fraicheur du matin. Je décide de grimper une dune, un peu au hasard, et surtout, à pic, sans suivre la crête. Au bout de 25 minutes d’effort intense (1 pas en avant, 2 pas en arrière !), j’y arrive. La vue est vraiment magique !



On distingue à peine les gens se baladant sur le vlei ! Il est temps de redescendre, la petite famille s’impatiente en bas (et la température monte !). Nous n’irons pas jusque Sossusvlei, par manque de courage dans cette chaleur. Retour au camp, et après-midi détente, après avoir déplacé le camp sur notre ‘vrai’ emplacement. Vers 16h, on décide de partir vers la dune Elim.



C’est un peu une course contre la montre qui commence lorsque nous commençons l’’assenssion’ car nous sommes parti un peu tard. Nous arriverons au sommet 2-3 minutes avant que le soleil ne passe de l’autre côté de l’horizon. Ouf ! Deuxième nuit à Sesriem, avec en berceuse, les cris des chacals :)

J10 – De Sesriem au ‘Naukluft’ Réveil ‘quand-on-se-réveille’. Pour une famille de dormeur en vacances, quoi de mieux ? Vers 8h30, tout le monde est debout, et une tempète de sable vient perturber le déjeuner. On pense à ceux qui sont sur les dunes en ce moment… Heureusement pour nous, c’était hier ! Un peu flou quant à ce qu’on va faire avant Swakop qui est prévu dans 2 nuits. Après un coup de fil à NWR pour savoir ce qu’il en est de leur camping, on se résout à aller dormir autre part. On finira dans un camping à 80 km de Sesriem. La vue est vraiment belle !



Et en prime, une rivière à quelques 10aine de metres. L’eau est froide donc nous ne nous y baignerons pas. Après-midi détente. Le soir, le propriétaire du lodge vient allumer des bougies vers le chemin des douches en bambous. Chouette ambiance !

J11 – Du ‘Naukluft’ au Gamsberg Pass On avait prévu une deuxième nuit dans la région du Naukluft, mais on décide finalement d’aller vers le Gamsberg pass. La route est plutôt longue, et moins droite qu’auparavant. Camping au bout de 7 (ou 10 ?) km de piste très caillouteuse. Nous aurons droit à un magnifique coucher de soleil sur les petites montagnes environnantes !



J12 – Du Gamsberg pass à Swakopmund Le réveil est dur. Un épais brouillard nous empèche de voir plus loin que 2-3m. On a du mal à se réchauffer, malgré le feu du matin ! Vite vite quitter ce camping. La route est longue, mais belle et changeante. Moins de collines au fur et à mesure qu’on avance, pour laisser place à cette savane jaune que j’aime tant voir. Oryxs, Springboks, Kudus, autruches… un défilé ! On décide de passer par Walvis Bay pour réserver une matinée en bateau pour le lendemain. Malheureusement, il n’y a personne aux bureau de Levo, et nous ‘conclurons’ l’affaire par téléphone. Arrivé à Swakop, nous trouvons notre hotel réserver quelques jours plus tôt par téléphone. Cosy, coloré, tout ce qu’il nous faut après une nuit très humide. On se balade en ville. On se croirait… je ne sais pas trop où, mais pas en Afrique. En Allemagne peut-être ? On n’est toujours pas 100% à l’aise dans les rues, mais ça s’améliore petit à petit. Cette ville est étrange. On est samedi après-midi, tout est fermé, désert même. Quand on longe la mer, et qu’on arrive vers le phare, il y a un peu plus de monde. Les noirs sur le trottoir, les blancs aux terrasses. Cette différence archi présente en Namibie me déplait vraiment. La Namibie est indépendante depuis 1992 (si je ne me trompe pas), et pourtant, on a l’impression que tout est géré par des blancs. Je pourrais écrire un roman sur cette impression. Peut-être un futur post. Il faut dire que je suis sans doute plus sensible à cette différence que la majorité des gens, étant avec un homme noir (et bien bien noir J comparé à la vraie blanche de peau que je suis) depuis 3 ans. Passons, c’est juste que ça a sans doute été un des points les plus négatifs de mon séjour, vivre cette différence. Le soir, passage dans notre premier resto du sejour. Le lighthouse je-ne-sais-plus-quoi. Là encore, le boss est blanc, les serveurs sont noirs. Mais passons j’ai dit. Dodo pas trop tard, car demain matin, ‘croisière’ en mer au départ de Walvis Bay.

J13 – Swakopmund et Walvis Bay Réveil tôt, petit déj, et nous voilà parti. Le père ne nous accompagnera pas, ayant été victime du mal de mer à Madagascar et ayant vidé son estomac sur les plongeurs, il préfèrera ne pas nous imposer cela à nouveau J Le départ est vraiment magique. Une dizaine de pélicans nous suivent, si proche que leurs ailes touchent presque le bateau. C’est vraiment superbe !



Ensuite ce sera des dauphins que nous verrons près de la plage, puis le dos d’une baleine qui joue un peu à cache cache. Suivi des dauphins qui précèdent le bateau qui file à toute vitesse. C’est une première pour nous les dauphins, et quel plaisir de voir ça ! Et pour terminer en beauté, un phoque (ou otarie ??) monte sur le bateau. Vraiment belle matinée en mer ! Et même les huitres qu’on craignait un peu question « sécurité estomac » se sont avérées délicieuse, et n’ont fait qu’un aller simple J L’après midi sera calme à Swakop… Dommage qu’on soit dimanche et que tout soit fermé !

J14 – De Swakopmund au Spitzkoppe



Petit détour par Cape cross au programme. Après avoir passé l’entrée (40N$/pers), on roule quelques centaines et mètres, et on y est. Des otaries. Partout, vraiment partout ! On les sent, on les entend, on les voit. Légère impression d’overdose.



On fait un tour, on observe quelques individus plus précisément. Et 30minutes plus tard, nous partons. C’est impressionnant, ça vaut le détour, mais on en a vite fait le tour. Et l’odeur n’aide pas à vouloir rester :) Cap sur le Spitzkoppe donc. A plus de 80 km du but, on l’aperçoit déjà. C’est dingue comme l’air est ‘transparent’. On voit si loin ! Début d’après-midi, nous y sommes. On choisit notre emplacement, en essayant de penser à la course du soleil, et c’est parti pour une petite ascension. Cet endroit est vraiment superbe. Et le coucher de soleil encore plus. J’avais eu pas mal de questions de la part de la famille du style : Mais il y a quoi au Spitzkoppe ? Et finalement, ils ont l’air plutôt enchanté.



Le camping est archi basic, pas d’eau, pas d’électricité. Mais quel silence. Quel ciel. Le bonheur !

J15 – Du Spitzkoppe à Twijfelfontein Aujourd’hui, cap sur le camping communautaire tant vanté par nos amis venu en Namibie 2 ans plus tôt. Sur la route, nous ‘longeons’ le Brandberg. Petit arrêt essence à Uis, quelques sandwich, et c’est reparti. Après une route qui passe plutôt vite, nous sommes au camping. Celui-ci n’est plus communautaire, il s’est fait racheté par une compagnie. Nous prenons un emplacement au bord de la rivière asséchée. Après renseignements à l’acceuil du camping, on apprend que les éléphants ne sont plus venus par ici depuis 4 jours… Dommage. On file donc vers les organes pipes… qui ne nous enchanteront pas plus que ça. Oui, c’est joli, mais sans grand plus. Petit tour vers les gravures rupestres. Se dire qu’elles sont là depuis entre 2000 et 6000ans, c’est quand même assez fou. La faune ne semble pas avoir beaucoup changé en autant de temps. On peut distinguer sur les gravures des girafes, des lions, et même un animal marin. De retour au camping, on décide de remonter le lit de la rivière. Ca serait dommage de la rater s’ils ne sont qu’à quelques km. C’est sablonneux. Deuxième justification de la 4*4 :)

On se fixe une limite de 5km, car on n’avance pas vite. Et on est vite au milieu de nulle part ici. Les km passent, les crottes d’éléphants sont bien présentes, ainsi que les traces (énormes pattes !), mais pas de pachydermes à l’horizon. Arrivé à nos 5km, le fils décide qu’il va quand même aller voir à pied un rien plus loin. Et là, juste là, l’éléphant.

Notre premier. Plutôt loin, mais quelle excitation ! Il semble nous voir, et se rapproche doucement. Il y a quand même un peu de stress. On est dans un lit de rivière, plein de sable, dans lequel on ne roule pas plus vite que du 20km/h, et au pire, on peut même sensabler. Donc ce n’est pas trop le moment de faire les malins J On le laisse encore un peu s’approcher et puis on décide d’être sage et de repartir. On fêtera ça avec une Windhoek au bar du camping ! La préparation du dîner se fera dans une mini tempête de sable. Et on mangera un délicieux poulet grillé sur feu de bois par le padre. La douche est dans les arbres, ça donne vraiment bien !

J16 – De twijfelfontain à Palmwag On hésitait à aller directement sur Warmquelle/Sesfontein, on a décidé que s’il y avait de la place au lodge de Palmwag, on s’y arrêterait pour la nuit afin de profiter du premier game drive du séjour. Après avoir passé la barrière vétérinaire sans encombre (malgré une tentative de nous vendre des noix, nous n’avons pas ‘cédé’ quand l’homme nous a demandé « what’s your name ? »), nous voilà au lodge de palmwag. Il reste une dernière place en Overflow, mais plus de place pour le game drive de l’après midi… Nous irons donc avec celui du lendemain matin. La fin de journée se passe calmement (et chaudement ! Première fois qu’on a si chaud. Cela fait du bien J) au bord de la piscine à écrire des cartes postales, jouer au whist, … Le coucher de soleil, avec les palmiers du lodges, est vraiment sublime ! Qu’on est bien ici…



Le soir, les garçons cuisinent. Ce sera le deuxième énorme steak du séjour, accompagné de riz, comme d’habitude :).

J17 – De Palmwag à Warmquelle Le réveil est matinal. Le game drive comment vers 7h du matin, et il faut remballer tout le camp + déjeuner. Dans la 4*4 qui nous emmène, nous serons juste 6 : le guide et nous 5. On aperçoit assez vite nos premières girafes ! Génial ! Ensuite, nos premiers zèbres.



Et comme à l’habitude, des springboks, kudus, …. Au bout de quelques temps, le guide nous dégotte 2 hyènes. Il a l’air aussi content que nous. Il s’obstine à se rapprocher encore et encore. On finira à 2m d’elles.



Il parait que c’est plutôt rare de les voir de si près, car ce sont des animaux assez craintifs vis-à-vis de l’homme. Elles nous tourneront autour pendant quelques minutes, et il faut dire que le stress était quand même là. Le tour continue… On espère toujours les éléphants, mais nous ne les verrons finalement pas. Beau premier game drive, malgré le vent. Retour au lodge, on récupère la voiture, et direction Warmquelle. Au bout d’une heure, on s’arrête pour pic-nicquer. On ne s’éloigne pas trop de la voiture, ne sait-on jamais qu’un animal de grosse taille soit dans les parages. On reprend la route, et quelques centaines de mètres plus loin, la mère aperçoit des éléphants…. Qui seront, vérification faite à la jumelle, des girafes :) Le fils dit à moitié en rigolant qu’il s’approcherait bien d’elles pour les voir de plus près. Et après inspection à la jumelle…. On découvre deux guépards pas très loin des girafes ! Heureusement que personne n’est sorti de la voiture pour observer les girafes de plus près ! On les observe pendant une dizaine de minutes avant qu’ils ne déguerpissent. Waw ! Une heure plus tard, après avoir descendu le chemin à pic qui mène au camping, nous y sommes. Petite baignade bien sympathique dans le bassin d’eau (en compagnie de chauves-souris :)).



Très chouette journée !

J18 – De Warmquelle à Opuwo Après avoir été observer les Sud-af qui aident une 2*4 trop aventureuse sur ce chemin à pic menant au camping, nous partons pour Opuwo. Petit détour par Sesfontein afin de remplir le réservoir. Cette ville est d’un poussiéreux ! C’est impressionnant. Il est indiqué qu’il a environ 7500 habitants ici. On se demande bien où ils sont tous passés. La route est plutôt longue, et dans les montées, la moyenne tombe ! Arrivé à Opuwo, on se met à la recherche du camping communautaire. On suit les flèches, qui nous emmènent dans un drôle de quartier. On ne trouvera pas ce camping. P-e a-t-il disparu depuis l’écriture du guide… On se rabat donc sur le camping du lodge surplombant la vallée. Le prix est tout à fait raisonnable, et on peut même profiter de la piscine à débordement (froide) ! On fait nos courses au supermarché. C’est assez surprenant comme ville. Himbas, Hereros, blancs, …. Tout se mélange. Cette ville est vraiment étrange, mais je m’y sens beaucoup mieux que dans ces villes aux aspects ‘allemands’ comme Lüderitz ou Swakop… On y fait le plein de bouffe pour les 2 jours d’Epupa. De retour à l’hotel, on s’essaiera à la piscine. Juste le temps de faire quelques photos :) La nuit sera bruyante, on entend les ‘boites de nuits’ de la ville jusqu’au camping situé sur la colline.

J19 – D’Opuwo à Epupa La route sera bien meilleure que prévue. Tout est faisable sans 4*4, malgré quelques passages caillouteux. Arrivés à destination, à nouveau aucune trace du camping communautaire… On ira donc dans celui situé le plus près des chutes. La vue est vraiment belle. Des palmiers, quelques singes dans les arbres d’en face, le bruit des chutes (et parfois de la pompe du camp….), ce ciel toujours bleu…. Le pied !

L’après midi, balade vers les chutes. On a beau partir du camping vers 15h30, il fait encore très chaud !



Les baobabs s’insinuent entre les chutes et la roche. Ce n’est p-e pas Victoria falls (… qu’on ne verra pas cette fois ci), mais c’est vraiment beau ! On continue plus loin sur le chemin, et arrivons sur un banc de sable. Là, sur la rive d’en face, un beau croco. Et dire que ma tente est à quelques mètres de la rivière…. :) En rentrant au camping, on verra un magnifique iguane d’un petit mètre de long. A première vue, avant de savoir que ce n’était pas un bébé croco vu furtivement, il nous causera quelques ‘frayeurs’. Le soir c’est la grande discussion : rester une deuxième nuit à Epupa, ou filer vers Opuwo, sachant qu’on a encore 3 nuits avant de rejoindre Etosha (réservé depuis la Belgique). On décidera qu’on est en vacances, et qu’il faut profiter du temps qu’on a : On reste ici une nuit de plus. En parlant avec pas mal de touristes, on a bien l’impression qu’on fait la Namibie de manière la plus relax !

J20 – Epupa Journée calme. Cartes, baignade dans la rivière, achat de 2-3 souvenirs, bouquinage, petite balade en amont de la rivière. C’est ça aussi les vacances ! Et le chauffeur attitré ne se plaindra pas de ne pas prendre le volant pendant un jour ! On décidera de ne pas aller voir de village Himba. Visiter un village comme on visite un zoo, ou presque… Non, très peu pour nous. C’est peut-être une mauvaise façon de voir la chose. Je ne doute pas que si le village est un vrai village, et que si le guide est vraiment passionné par ce qu’il raconte, ça peut être intéressant… Mais nous n’avons pas envie de nous retrouver dans un pseudo village, où les gens n’attendent que de l’argent en se faisant prendre en photo, etc…

J21 – D’Epupa à Opuwo On a donc décidé de passer une nuit à Opuwo, et une autres dans les environs de Kamanjab avant de rejoindre Etosha pour les 4 nuits réservées. La route se fait assez rapidement. Arrivés au camping, on reprend le même emplacement. Petit tour en ville pour les news sur internet. Ce soir, c’est buffet du lodge. Trois semaines qu’on ne mange pas grand-chose d’autre que les 3-4 types de boites de conserves… on commence un peu à saturer. Premier ‘gouttage’ de kudu, et c’est vraiment bon ! Et comme dessert… du pudding encore chaud. On ne pouvait pas rêver mieux :) La nuit sera tout aussi bruyante que celle passée ici il y a 3 jours. Et dire qu’on pensait qu’ils faisaient la fête car on était vendredi. Apparemment le lundi est un jour festif également :)

J22 – D’Opuwo à Kamanjab La route est belle, et en longeant la partie ouest du parc d’étosha, on voit (de près cette fois ci) plusieurs girafes le long de la route ! Kamanjab n’est pas vraiment une ville, plutôt un ensemble de quelques barraques, une pompe à essence et un supermarché. Le père se fait vendre 3 noix gravées de nos noms… Le camping se trouve à 3 km de là, sur un terrain privé, qui ‘héberge’ girafes, kudus, springbok. Avant de partir à la découverte des animaux, on pic-nicque au milieu de milliers de mouchettes. Cela ne va pas être facile de tenir jusqu’à ce soir avec elles ^^ On mange super vite et c’est parti pour un tour en voiture dans la propriété. Effectivement, on verra 7 girafes, et quelques kudus/springbok.



Au retour, partie de carte dans la ‘salle resto’, pour éviter un maximum les satanées mouchettes !

J23 – De Kamanjab à Etosha (Okaukuejo) Nos dernières gravel road ! Arrivé à Etosha, nous filons au point d’eau après avoir mangé : un éléphant en part et il y a des zèbres et des springbok. C’est vraiment chouette ce point à côté du camping !



On décide de partir visiter d’autre points d’eau. Okondeka, plus au nord, nous permettra de voir springbok, zebre, gnou, giraffe, oryx… Et en quittant, un groupe de girafes traverse la route.



Quel beau début de séjour à Etosha ! On part pour Olifantsbad, réputé pour … ses éléphants. Sur le chemin, un individu broute patiemment devant une groupe de 5 voitures. Il n’est même pas à 2m de la route. Après bien un quart d’heure à l’observer (c’est ‘bizarre’, il a une balise autour du cou…), nous passerons doucement devant lui afin de continuer notre route. A Olifantsbad, nous ne verrons rien… Le soir, on campe au point d’eau. A tour de rôle, on va grignoter qqch à la voiture, on fait de la soupe (en sachet of course… ), …. On est paré pour rester au point d’eau un bon bout de temps.



Ce sera un vrai défilé. Tout d’abord les rhino (ils finiront au nombre de 6 ! dont un petit), ce sont nos premiers. Re-re-re-re-excitation :) Puis il y aura 2 éléphants, une huitaine de girafes… et pendant quelques minutes, la venue de 2 lions ! C’est vraiment incroyable ce point d’eau !

On y restera encore pas mal de temps. Les lions feront fuir les girafes, les lions partiront, les girafes reviendront. Quelques antilopes tenteront une percée parmis les rhinos… C’est magnifique !

J24 – Etosha (d’Okaukuejo à Halali) Réveil peinard. Aujourd’hui, on aimerait tant voir un troupeau d’éléphant… On se dirige donc vers Olifantsbad, en passant par Gembsbokvlakte (rien de chez rien !). A l’arrivée, pas un éléphant. On se dirige donc vers le point d’eau Aus… et là rien non plus. Pas découragés pour autant, nous reprenons la route pour Olifantsbad, ils finiront bien par montrer le bout de leur nez ces éléphants ! Mais non, toujours rien…. On fait une pause au coin toilette/picnic… Et 15 min plus tard, en repassant à Olifantsbad : 24 éléphants ! 24 ! Des grands, moyens, petits, dans l’eau, autour de l’eau… Des zèbres, des phacochères, des antilopes. Super !



Quelques minutes plus tard, 14 autres éléphants décident de faire leur apparition ! 38 donc. On n’en espérait pas tant !



C’est vraiment impressionnant. Et dans les nouveaux arrivants, il a y vraiment un tout petit éléphant !

Au bout d’une heure, et le départ de quelques éléphants, nous levons le camp. On en a pris plein les yeux ! On se rend donc à Halali. L’emplacement est coincé entre 3 autres, tout est poussiereux, …. On regrette déjà Okaukuejo. Le trou d’eau du camping est un peu plus loin, et nos différentes tentatives d’observer des animaux sont vaines. Le soir, nous apercevrons quand même quelques rhinos ! Et le padre, plus patient (on était là depuis bien 2h….) verra des hyènes.

J25 – Etosha (Halali) Aujourd’hui, cap sur le pan. On veut voir ça de plus près ! Question animaux, ça ne sera pas très particulier, mais c’est quand même toujours beau à voir !



Le soir, des rhinos pendant un bon bout de temps …. Et un léopard ! Que seul le padre, encore et toujours plus patient, verra.

J26 – Etosha (d’Halali à Namutoni) Dernier jour dans Etosha, car demain la route pour Windhoek sera longue. On décide d’aller ‘directement’ vers le camp, mais en s’arrêtant bien sur si des animaux sont sur la route ou dans les alentours. Au bout de quelques temps, on voit 2 éléphants sur le bord de la route. Ils mangent calmement. On s’arrête, bien décidé à attendre qu’ils traversent la route :) Au bout de quelques minutes c’est chose faite (et pas sans une once de stress dans la voiture, lorsque l’éléphant s’agite brutalement à quelques mètres de nous !). Quel beau spectacle !

Le deuxième passe… et c’est reparti vers Namutoni. Quelques centaines de mètres plus tard, le fils demande au père-chauffeur de s’arrêter. Il croit avoir aperçu un rhino (ou du moins une masse grisâtre y ressemblant) à quelques dizaines (centaines ?!) de mètres. Confirmation aux jumelles, c’est bien ça. On recule de quelques mètres pour mieux l’observer. Il se dirige dans notre direction. L’excitation monte ! Un rhino de jour, ça serait vraiment fou qu’il traverse devant nous ! Il s’approche, s’approche, on fait signe à une voiture de s’arrêter. Il est derrière les feuillages, mais on peut bien le distinguer. Il se rapproche encore. La tension dans la voiture monte, c’est que c’est gros un rhino ! Et un coup de corne doit sans doute faire pas mal de dégât. Quelques minutes plus tard, il se décide à traverser. On retient notre respiration dans la voiture, c’est fou ! Les vitres sont ouvertes, c’est un peu flippant.



Le rhino s’arrêtera au milieu de la route, nous regardera (toisera même :)), le stress est à son comble. Va-t-il bien continuer son chemin ? Il finira au bout de quelques secondes (qui sont passées relativement lentement !) par continuer son chemin. Waw ! Waw ! Impressionnant de voir un rhino de si près, on n’osait même pas en rêver :) Ca y est, on peut dire que notre journée est réussie ! Go pour le camp, qui s’avèrera être mieux qu’Halali. Les emplacements sont pourvus d’herbe (diminution de la poussière J), les sanitaires nickels, …

Petit tour au point d’eau pour notre dernier coucher de soleil dans ce parc. Superbe ! Des girafes dans le soleil rougissant.





La soirée se passera au buffet du camp. Ca ne vaut pas celui d’Opuwo, mais qu’est ce que c’est bon après un mois de boites de conserves :)

J27 – D’Etosha à Windhoek Lever bien matinal, car 500km de route nous attendent aujourd’hui. Et c’est pas qu’on n’aime pas arriver de nuit en ville… mais bon :) Petit tour par les points d’eau aux alentours, pour essayer de voir nos derniers animaux. Ce ne sera pas concluant. Mais bon, ne rallons pas, on a vu des merveilles pendant ces 4 jours à Etosha ! Les 500 km seront fort fort longs. On s’arrêtera à côté d’une charrette tirée par des ânes, avec un couple de vieux namibiens et un enfant, afin de leur donner le reste de nos victuailles : 2kg de riz, des pâtes, 5-6 boites de conserves, des kelloggs, … ils ont vraiment l’air content :) Arrivés à Windhoek, nous allons à la Pension Steiner. La dame est charmante, nous indique un resto (et un taxi ‘hors de prix’, mais bon, on ne joue plus avec la sécurité ….). Dernière soirée à Windhoek. Voyage superbe question nature ! Et hate d’être à Bruxelles, car penser à ces prochaines 30h d’avions….

Les + Tout ou presque :) La nature et sa diversité Le silence Les vues des campings Les quelques bonnes grillades

Les – Pas grand chose en fait, si ce n’est l’agression du début qui nous a mis par la suite mal à l’aise dans pratiquement toutes les villes. Et aussi cette énorme différence entre noirs/blancs qui me gène énormément.

En tout cas, c’est un voyage qu’on n’oubliera pas ! On l’a fait plutôt relax (5200km en 27 jours) comparé à certains tour operator (on a entendu un touriste dire 4800km en 14jours !), et franchement, on ne le regrette pas du tout. On aurait pu faire plus de km, mais ce sont quand même des vacances. Il faut profiter du temps. Si c’est pour arriver à la tombée de la nuit tous les jours… c’est dommage !

Si vous avez des commentaires/questions…. :)

Bon voyage à ceux qui sont en partance !
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! ��� T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Improvisation Nomade (8) Inde du Nord English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 1 reply
L’or du cordon Delhi.

Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.

Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.

Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !

Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.

Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.

Les neiges de l’Himalaya…

Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…

Bénarès

Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.

Un peu plus de sable

Orchha. Andhra Pradesh.

Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.

Namaste, Inde, le 23 février 2005

Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho

Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.

Rajasthan

Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.

De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri

Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.

Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...

Arjun family

Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.

Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Situation actuelle pour un reportage en République Démocratique du Congo? (fin juillet 2009) English translation pending
by LozeLoze · 2009-07-27 · 13 replies
Bonjour à tous, Photographe de 25ans, je cherche à monter un projet de documentaire au congo, sur les traces de la guerre,   J'ai entendu parler des rebelles de la LRA qui tenaient un parc naturel; (sud kivu ??) J'aimerai connaître la situation actuelle du congo; la faisabilité du projet, et ses risques. Dans l'attente d'une réponse d'intéréssés; A bientot. Olivier
Arnaque à Essaouira (Maroc) English translation pending
by Aluberon · 2009-07-27 · 57 replies
Arrivés de Marrakech en voiture de location, nous sommes parvenus à l'entrée de la ville où des hommes munis d'un gilet rouge nous ont obligé (moyennant finance) à nous garer le long des trottoirs de l'entrée principale d'Essaouira. En nous garant, ils nous ont demandé de ne pas tirer le frein à main afin qu'ils puissent réguler le stationnement en poussant les voitures. De retour au matin, nous avons constaté une longue erraflure le long de la portière passager. Bien sur cela n'était pas leur faute alors qu'il y avait un gros poteau en béton à côté... Et de palabrer une heure en les menacant d'aller à la Police. Du coup, ils nous ont proposé un coup fumeux d'aller dans un garage (pourri) pour réparer la portière. En voyant le garage on a refusé. Nous sommes allés voir la Police qui nous a baladé de bureau en bureau en nous montrant qu'ils se foutaient du problème. En fait ces pseudos gardiens de parking sont illégaux (donc non assurés) et la Police ferme les yeux.. Bakchich.. Voilà donc méfiez vous.
Sécurité à Madagascar? English translation pending
by Potsy · 2009-07-27 · 56 replies
Bonjour à tous,

Nous nous rendrons à Madagscar au mois Septembre/octobre 2009 et nous aimerons savoir à propos de la sécurité sur place. Nous pensons aller à Foulpointe mais en lisant la presse locale par internet ce matin, on dit que la sécurité pour se rendre dans la province de Toamasina n'est pas très bien car les voleurs y sévissent actuellement. On dit que pour le moment c'est vers l'ouest (Majunga) qui a la quote mais nous avons déjà cette partie de l'ïle lors de notre dernière visite. Pourriez-vous me dire plus sur ce sujet.

Meci d'avance !
Afriqiyah Airways pour Cotonou via Tripoli? English translation pending
by Dancoine · 2009-07-21 · 26 replies
Reprise de la question de Celinarose du 19 juin 2008 restée sans réponse.

Bonjour,

Je souhaite partir prochainement à Cotonou via Tripoli avec la compagnie Afriqiyah Airways. Qui a voyagé récemment avec cette compagnie et surtout savoir si au niveau des bagages il y a eu amélioration ? 😉

Merci par avance pour vos réponses aussi complètes que possible.

Bien cordialement.
Réflexion sur la solidarité "occidentale" English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-20 · 67 replies
«C’est bien ce que vous faites, il y a tellement à faire partout dans le monde »

« Donner faites un don, et déduisez le des impôts »

« Donner une image solidaire à votre société »

« Grâce à vous, l’enfant parrainé aura la chance d’être sauvé de la misère, d’aller à l’école, de se soigner, d’être protéger, de s’habiller.. »

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Ce que le capitalisme prend, la solidarité le redonne au compte goutte !

Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d’un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieur au point de devoir les influencer ? Ces villages qui existent depuis des millénaires ne nous ont pas attendu pour survivre bon grés mal grés même si leur vie pourrait être améliorée sans aucun doute (rendement agricole, égalité des sexes, santé…)

Notre exemple occidental fondu d’individualisme, n’étant pas parfait et de loin, ne nous permet pas d’aller donner des leçons, et par le biais d’ONG, d’aller mettre des pansements sur des plaies que nous, notre mode de vie, et nos dirigeants, avons fait et continuons de faire.

Comme le dit un certain prophète, vous ne convertirez pas par la parole mais naturellement par l’exemple louable d’une vie sainte. Est-ce que notre exemple est à ce point convaincant ?

Quand est-il , au niveau sociologique, de tous ces petits jeunes et moins jeunes occidentaux, dont les problèmes personnels, sociaux, familiaux ne sont pas résolus et qui s’investissent dans la solidarité international : asile pour européens blasés.

De plus, en permettant à chacun de monter sa propre association, d’aller et venir pour traiter tous les maux avec de l’argent, des idées et du matériel, ne peut-on pas craindre une expansion encore plus rapide de la mondialisation et une occidentalisation encore plus importante alors que c’est cela même qui pousse, pour une partie, les gens à s’expatrier ?

Ne vit-on pas mieux dans un village paumé, aux cultures maraîchères seines, à l’élevage limité, dans une société familiale, solidaire que dans nos pays même si ce village ne possède pas la télé, le téléphone, l’électricité… Je dirai même si ce village à un taux de mortalité infantile élevé et si la maladie, les inondations provoquent de grands malheurs.

Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l’eau, de la pêche, de la déforestation…

Mais pourtant, avant d’aller dans les villages leur expliquer qu’il faut arrêter de couper le bois, même si c’est pour se préparer à manger, nous ferions mieux de lutter dans nos propres pays qui polluent le plus et changer nos modes de vie à nous qui les tuons bien plus sûrement.

Je comprends aussi qu’on ne peut rester insensible devant le spectacle de pauvreté dans certain pays du sud et que ça démange de leur apporter des médicaments, de la nourriture, des habits, mais est-ce une solution à long terme. N’est-il pas à leur gouvernement d’améliorer le sort de leurs individus et encore une fois à nous de changer notre mode de vie qui les exploite indirectement.

Je comprends aussi qu’en temps de guerre, dans les camps de réfugiés, les génocides, ou aussi lors de catastrophes naturelles, la solidarité internationale s’ébroue et c’est sans doute à ce moment que les ONG sont nécessaires. Mais leurs actions devraient se limiter à cela, ponctuellement et avec une organisation globale qui éviterai les détournements de fond, prises de positions politique, acheminement d’armes et autres vols d’enfants !

Finalement, la grande partie de nos aides aux ONG ne sert qu’à asservir les populations qui restent la plus part du temps esclaves de nos dons. Comme le disait Thomas Sankara (président du Burkina Faso dans les années 80) : « Notre pays produit suffisamment pour nous nourrir tous, malheureusement, par manque d’organisation, nous sommes obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ce reflex de mendiant, d’assisté… »

Voilà, ce texte n’est qu’une ébauche d’un point de vue personnel que j’aimerai bien faire évoluer grâce à vous, à vos points de vue, à vos critiques, mais aussi aux auteurs, livres, articles, sites Internet que vous voudrez bien me faire partager.

Nico
Voyage de noces de quinze jours à Madagascar? English translation pending
by Erva · 2009-07-19 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous avons la joie de nous marier l'année prochaine mi-avril et souhaitons partir dans la foulée (après avoir qque peu récupérer) en voyage de noce à Mada pendant environ 15 jours. Nous avons l'habitude de voyager à la "baroude" mais pour cette grande occasion, nous voulons un minimum (voir un maximum) de confort !!! ;)

Ainsi nous avons le désir de pouvoir allier la découverte de cette belle île avec la relaxation et le plaisir de ..ne rien faire au bord d'une belle plage de sable fin !!!

Nous avons un budget total de 3000 € (et oui on casse la tire-lire !:). Nous avons trouver des vols Paris-Tana à environ 850 € AR/personne, ce qui nous laisse environ 1300 € pour 2, pour 15 jours, pour découvrir le pays et tenter de pas mal bouger..

J'avais pensé divisé notre périple en 3 phases de 5 jours chacune..

Nous savons bien qu'on ne découvre pas une culture et un peuple en 2 semaines, alors à votre avis que faire pendant 15 jours ? Est-il facile et "bon marché" de prendre des vols internes ? Connaissez vous des endroits paradisiaques (pour partie farniente) ? Nosy be ? Sainte-Marie ? Autres ? Faut-il absolument passer par et pour visiter Tana ? Que nous conseillez vous ? Notre petit périple et projet vous semble t'il réalisable ? Afin d'avoir un souvenir mémorable de notre voyage du bonheur ?

Merci d'avance pour toutes vos infos et suggestions !!!

A bientôt (et n'oubliez pas de sourire !!)
Location de 4X4 au Bénin English translation pending
by Passerelle77 · 2009-07-19 · 18 replies
Bonjour à tous,

Nous partons pour cotonou le 18 août 2009. Notre voyage doit durée une dizaine de jours. Pour réaliser notre circuit du sud au nord, nous recherchons des infos sur les locations de 4X4 . Si vous avez des infos ( tarifs, agences, modéles, sérieux ). D'avance mercie à tous. Alain.
Comment peut-on prétendre connaître un pays en si peu de temps? English translation pending
by Pampl · 2009-07-12 · 33 replies
Les forums existent pour aider la découverte et je trouve ahurissant que des gens après avoir passé 1 jour ou 2 à un endroit suggèrent en toute bonne foi aux autres touristes de passer outre. Comment peut-on prétendre connaître un pays si complexe et les endroits dignes d'intérêts quand on visite 10 ou 15 villes en 3 semaines et sans jamais utiliser de transports publics, et où souvent la recherche d'hôtels prend la priorité sur la documentation des endroits à visiter. L'Inde si particulière mérite que l'on prenne le temps, y voyager est un privilège. Voilà, à vous la parole maintenant.
Retour de Madagascar: Foulpointe et Mahambo (juin 2009) English translation pending
by Miroku · 2009-07-08 · 67 replies
Bonjour,

Je reviens de mon 6ème trip à Mada depuis 2006 😛 et je tenais à vous faire ce petit C/R.

Avant tout je dois confirmer ici le total sentiment de sécurité qui règne dans l'ile. Et les malgaches, malgré la terrible épreuve qu'ils viennent de traverser et le désastre économique qui en découle, sont toujours aussi accueillants et aimables ! 🙂

Départ de Roissy, je suis le premier à l'embarquement ! (qui a dit que j'étais préssé de partir 😉 ?) Je sympathise dans la file avec un Américain qui est muté à son ambassade à TANA pour 6 mois. Il ne connait rien du pays, je lui en fait un descriptif en attendant notre vol. Incroyable qu'il parte 6 mois dans un pays sans même en connaitre quelques éléments 🤪....

Voyage avec Air Mad (une première pour moi), retard d'une bonne heure dû a un problème de container, mais rien de grave, PNC charmantes, repas correct, mais un peu avares sur la diffusion de film (1 seul film) par rapport à Corsair que je connais bien. Population de passagers gasy à 80%, beaucoup d'enfants !

Première partie de mon séjour sur Tana, rien de spécial à dire, virée à Ambohimanga comme d'hab, pour moi havre de paix indispensable près de la capitale.

Descente à l'hotel Shangaï dont je tiens à souligner l'accueil excellent et chaleureux. Demander les chambres rénovées, elles sont très correctes pour 40000 Ar (prix négocié car nous y avons séjourné plusieurs jours).

A noter l'excellent buffet du midi au SakaManga pour une somme dérisoire.

Je confirme ici la réputation du patron de l'hôtel qui se trouve juste à côté, le Chalet des Roses, nous sommes rentrés demander des renseignements, il nous a tout simplement ignoré ! ça c'est un commerçant ! ça me fait toujours plaisir de faire de la pub à ces gens là 😄

Deuxième partie du séjour partagé entre Foulpointe et Mahambo. Merci à Mpandeha pour ses conseils. J'essaye d'enrichir mon vocabulaire à chaque voyage, et maintenant je sais ce que son pseudo veut dire. 😇

Aucun problème pour le déplacement sur cette partie du séjour, mon beau frère nous conduit dans son minibus 15 places, autant vous dire qu'on est pas à l'étroit.😇

Mais "business" oblige, on s'arrêtera tout de même tout le long du parcours pour prendre quelques "Mpandehas" ce qui permet toujours de faire des rencontres sympathiques et cocasses.

Halte à Tamatave (Hotel Les Flamboyants, correct) pour visiter des amies qui attendent avec beaucoup d'impatience un colis que nous leur apportons de France de la part d'un autre VForomeur 😉! Mais elles sont aussi très contentes nous voir !

Départ le lendemain pour Foulpointe où nous partons à la recherche de logement avant d'atterrir au Grand Bleu, bungalows corrects, nous n'avons pas testé le restaurant.

Foulpointe est terriblement touché par la crise de touristes Vazahas, je n'en ai aperçu qu'une poignée au Manda Beach.🤪

Repas du soir au restau "Gentil Pécheur" qui n'avait pas de langouste, pas gentil le pécheur ! En cette période de pénurie de clients, on comprends que les restaus n'ont pas de stock, et l'on entend souvent la serveuse dire en parcourant la carte : Tsi Mish (il n'y en a pas). Donc partout où vous irez manger, ne débarquez pas à l'improviste et réservez votre repas qqs heures avant ! Cela laissera le temps au commerçant de faire ses courses !

Le fait est que la meilleure formule (et la moins chère) et de passer commande de vos repas directement aux pêcheurs sur la plage, qui vous le cuisine devant vous. C'est ce que nous avons fait et nous sommes régalés de poissons grillé et de langouste sur la plage toute la durée de notre séjour !

Petite balade typique dans le lagon avec les pécheurs, plongée dans l"Aquarium Naturel", jolies choses à voir et enfin du corail bien VIVANT !

A propos de corail, je suis un peu désolé par le fait que les pécheurs du coin utilise des bâtons (le mot français exact m'échappe) pour faire avancer leur pirogue, j'ai l'impression qu'ils abiment pas mal le corail et la faune en se déplaçant de la sorte. Là on voit directement l'impact du tourisme sur l'écosystème.😕

J'ai bien aimé l'athmosphère de Foulpointe, le lagon, le sable blanc, petite ville genre western avec sa rue principale et les baraques de chaque côté, et ici point de cow boys mais quelques vazahas venus s'échouer là pour leur retraite.😎

Ensuite départ pour Mahambo, plage beaucoup plus sauvage mais toute aussi magnifique. Ca m'a fait beaucoup penser à Ste Marie.

Sommes descendus à l'YLANG YLANG, hotel désert, accueil sympa et nonchalant, comme on aime à Mada. Tellement peu cher (30000 AR avec eau chaude) que je ne pense même pas à négocier le prix. Une fine équipe passait son temps à jouer à la pétanque avec le réceptionniste devant l'hotel. Ils doivent être de vrais champions a force de s'entrainer toute la journée ! Dada, un guide local cloué sur sa chaise roulante (et bouliste à ses heures) se désole de ne plus avoir de clients. On voit qu'il a connu des heures meilleures.😕

Belles ballades le long de cette plage superbe, nous passons devant l'hotel "La Pirogue", également désert !

Pour les repas, aucune hésitation, nous faisons encore appel aux pécheurs ! Je manque de peu une langouste énorme qu'on me propose, elle devait faire au moins trois kilos ! , mais je venais de faire mon marché juste avant.

On profite à fond de la plage, jeux et fou rires dans les rouleaux, les vagues nous donnent de belles claques dans le dos, des surfeurs gasy attendent non loin de nous une bonne vague, elle viendra au bout de 20 minutes. Quelle patience il faut pour être surfeur !

La nuit tombe, je décide de faire un immense feux sur la plage avec tous les morceaux de bois qui l'encombrent, un dernier bain, les pécheurs sont en train de nous préparer notre repas, le paradis n'est pas vraiment loin 😇. Des enfants de pêcheurs viennent, attirés par le spectacle du feu. On ne voit que leurs yeux briller dans la nuit. Comme eux, la vision des flemmes et des braises m'hypnotise. Nous sommes si différents, mais pourtant captivés de la même manière par ce spectacle. Sommes nous si différents ? 😉

Mais partir impose de revenir, nouvel arrêt à Tamatave (Hotel SIMBAD, très bien tenu), c'est le réveillon de la fête nationale, quelle ambiance dans les rues ! Nous fêtons ça chez un ami de la famille en admirant le feu d'artifice de la ville, offert par les Chinois. Ils ont été généreux ! Comme notre hôte qui m'offre un peu trop de rhum arrangé et nous rentrons à notre hôtel en traversant une foule joyeuse et animée. La fête se prolongera sans nous jusqu'au petit matin.😉

Retour vers Tana, moins de camions sur la route que j'apprécie donc mieux, mais beaucoup de gens croisé qui s'en vont au village faire la fête, ou en reviennent, certains titubent ! 😄

Arrivée à Tana avant la tombée du jour, le proprio du Shangaï, toujours aussi charmant, nous demande si nous avons fait bonne route. Le soir sommes invités dans la famille, je n'ai jamais autant mangé de brochettes de Zébu de toute ma vie !

Le lendemain ballade dans un Tana peu ragoutant🤪, les équipes de nettoyage on fort à faire ! Déjeuner dans le petit resto chinois juste à côté de la poste principale, copieux et correct.

Le départ est pour bientôt. En moi toujours le même curieux sentiment de tristesse de laisser ceux qu'on aime et ce si beau pays, mêlé de fatigue et de cette envie inavouée de retrouver le confort de notre monde soit disant "moderne". J'admire ceux qui lui tournent le dos à jamais. En serais-je un jour capable ?

Et si nous pouvions emporter la joie de vivre, la candeur, la gentillesse et la sagesse de nos amis malgaches, et la répandre chez nous, comme un gentil virus ? Je sais, ce n'est qu'un rêve .....

Voilà, merci de m'avoir lu jusqu'au bout et surtout, n'hésitez pas à aller à Mada !
Hôtel le long de la RN7 à Madagascar? English translation pending
by Andreatos · 2009-07-08 · 47 replies
Bonjour à tous les forumistes Pouvez vous me conseiller des hotels sur le long de la RN7. Je cherche un certain confort (sanitaire à l'intérieur).

vOICI Mon itinéraire

Antsirabe : hotel des thermes (déjà réservé) Ambositra Ranomafana Ambalavao Ranohira Anakao : longo vezo (déjà réservé)

Pour le reste, j'attends vos conseils

Andréa
Partir ou rester en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Flekumat · 2009-07-05 · 29 replies
Bonjour... Je demande rarement des conseils ou des avis sur mes/nos choix de vie mais... parfois les choses sont plus difficiles et je pense que des pensées extérieures pourront aider dans un choix qui n'a ni bonne ni mauvaise solution. Voilà nous sommes une famille avec enfants (originaire entre autre de France, en tout cas d'europe) arrivée ici il y a 2 ans pour laquelle se pose la possibilité de rentrer en métropole avec des perspectives professionnelles intéressantes dans une ville que nous connaissons et où séjournent des membres de la famille. Nous avons aussi la possibilité de rester à Nouméa avec des perspectives professionnelles plus difficiles (mais en CDI), moins intéressantes (bien que tout se discute). Nos familles nous poussent un peu à rentrer car c'est loin, c'est cher, c'est difficile de venir... Au début nous étions très branchés retour mais au fil du temps nous nous rendons compte qu'avoir une bonne qualité de vie, loin de la pollution et des autoroutes est aussi une grande priorité. Nous avons l'impression d'élever nos enfants dans de bonnes conditions. Nous avons de bonnes relations avec la population du territoire et nous apprécions les différences. J'ai aussi l'impression d'être éloigné (à mon grand bonheur) d'un abrutissement médiatique (télé, portable, internet partout même dans les bus) et peut être d'avoir trouvé un équilibre que j'aurais eu plus de mal à trouver ailleurs. Pour autant nous étions bien en France et nous pensons rentrer un jour. Enfin je m'interroge un peu sur l'avenir du territoire (même si j'ai un court recul), peut on se permettre d'acheter? faut il investir ici? Je suis convaincu que beaucoup de personnes se sont posés les mêmes questions. j'ai diné récemment avec une calédonienne qui se posait la question de rester vivre en France avec exactement la même problématique mais inversée... Si des personnes ont des commentaires ou des expériences qu'ils pourraient me/nous faire partager. En tout écrire mes impressions soulage un peu l'interrogation et finalement il suffit de juste prendre la bonne position pour orienter son regard vers son objectif principal pour savoir la bonne voie. Merci

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