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Hôtel le Paradis ou l'Héritage ou le Beau Rivage? English translation pending
Bonjour,
Super ce site! Nous partons en mars à Maurice et hésitons encore entre ces trois hôtels. Nous sommes avec nos enfants de 2 et 4 ans et nous voudrions vraiment trouver le meilleur compromis pour eux (miniclub, chambres communicantes, all in)...et pour nous. Le paradis à l'air top mais il n y a pas de formule all in et j'ai un peu peur de la note de suppl. à la sortie surtout avec les enfants. Il n y a plus de place à la pirogue, qui nous tentait aussi. Reste beau rivage ou heritage, selon nos selections. Merci pour vos conseils.
A bientôt
Christine
Super ce site! Nous partons en mars à Maurice et hésitons encore entre ces trois hôtels. Nous sommes avec nos enfants de 2 et 4 ans et nous voudrions vraiment trouver le meilleur compromis pour eux (miniclub, chambres communicantes, all in)...et pour nous. Le paradis à l'air top mais il n y a pas de formule all in et j'ai un peu peur de la note de suppl. à la sortie surtout avec les enfants. Il n y a plus de place à la pirogue, qui nous tentait aussi. Reste beau rivage ou heritage, selon nos selections. Merci pour vos conseils.
A bientôt
Christine
Le plein de sourires pour 2007... English translation pending

Cette petite sélection des plus beaux sourires glanés au cours de mon dernier voyage en Birmanie, pour vous souhaiter tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
Pourquoi voyager ? La réponse coule de source à la vue de tous ces sourires, non ?
Le régime si dur n'a pas eu raison de la joie de vivre de ces birmans, alors nous n'allons pas faire les tristounets, nous, "pauvres" nantis ! Nous aussi sortons nos sourires !
Pensées amicales des Pyrénées Phil
Et vous vous devez en avoir récolter plein des sourires au cours de vos voyages non ??
Informations sur Butch Cassidy du coté de la Patagonie English translation pending
Hola,
auriez-vous des informations concernant le passage de butch Cassidy et de son collègue Sundance Kid du côté de la Patagonie ?
Des lieux où ils seraient passés, des évenements, etc ... ?
Merci beaucoup les loulous !
Merci beaucoup les loulous !
Trois semaines en juillet à New York pour pas cher English translation pending
Bonjour à tous!
Nous voulons passer 3 semaines à New York en juillet. Nous serons 3 et l'hébergement le moins cher reste l'auberge de jeunesse d'aprés mes recherches. Connaissez vous des auberges de jeunesse dans le new jersey qui nous permetteraient d'économiser tout en étant proche de NY?
Et pour ceux qui connaissent NY, 3 semaines c'est trop ou peu?
Merci! Bye
Nous voulons passer 3 semaines à New York en juillet. Nous serons 3 et l'hébergement le moins cher reste l'auberge de jeunesse d'aprés mes recherches. Connaissez vous des auberges de jeunesse dans le new jersey qui nous permetteraient d'économiser tout en étant proche de NY?
Et pour ceux qui connaissent NY, 3 semaines c'est trop ou peu?
Merci! Bye
Prostitution à Cuba English translation pending
bonjour a tous
je trouves tres intéressant tout les discutions sur cuba, j ai eu la chance de sejourné a holguin l année derniere, s etait ma premiere fois a cuba.j ai trouver le personnel de l hotel tres gentil et courtois se qui n est pas toujours le cas dans tout les coin touristique des antilles.
une remarque m as un peu surpris lors d une de mes lecture a propos de la discotheque la roca.un intervenant y parlais de prostitution.je savais qu a la havane il y a se phénomene, mais dans les tout compris il doit etre impossible d y en avoir car il y a des gardiens a chaques entrées. et je ne vois pas un membre du personnel risque de perdre son emploi pour si peu, ou je dois etre trop naif et je n ais rien vu se qui ne me surprendrais pas.
je trouves tres intéressant tout les discutions sur cuba, j ai eu la chance de sejourné a holguin l année derniere, s etait ma premiere fois a cuba.j ai trouver le personnel de l hotel tres gentil et courtois se qui n est pas toujours le cas dans tout les coin touristique des antilles.
une remarque m as un peu surpris lors d une de mes lecture a propos de la discotheque la roca.un intervenant y parlais de prostitution.je savais qu a la havane il y a se phénomene, mais dans les tout compris il doit etre impossible d y en avoir car il y a des gardiens a chaques entrées. et je ne vois pas un membre du personnel risque de perdre son emploi pour si peu, ou je dois etre trop naif et je n ais rien vu se qui ne me surprendrais pas.
Vous connaissez ce site? English translation pending
salut, quelqu'un de ce forum parle de ce site très rapidement dans le forum, vous connaissez ?
http://www.hospitalityclub.org/
et surtout, ça fonctionne ?
http://www.hospitalityclub.org/
et surtout, ça fonctionne ?
Formalités pour séjour de trois semaines aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais avoir quels sont les document requis (aux douannes) actuellement (au 10 janvier 2007) pour entrer et séjourner aux US pour 3 semaines (voyage en avion). Si la personne à un casier judiciaire (infraction mineure et de longue date) vas t'elle avoir un problème?
Merci pour vos réponses promptes
QQn as t'il vécus un cas??
Je voudrais avoir quels sont les document requis (aux douannes) actuellement (au 10 janvier 2007) pour entrer et séjourner aux US pour 3 semaines (voyage en avion). Si la personne à un casier judiciaire (infraction mineure et de longue date) vas t'elle avoir un problème?
Merci pour vos réponses promptes
QQn as t'il vécus un cas??
Circuits au Mexique English translation pending
Bonjour,
J'envisage un voyage au Mexique, d'une quinzaine de jours, aux alentours du mois de mars 2007, dans le cadre d'un vaoyage de type rando/voyage à pied. J'ai déjà sélectionné 3 circuits, organisés par 3 agences différentes : "Randonnée en pays Maya", avec Terres d'Aventure "Les civilisations précolombiennes", avec Allibert (à priori le + intéressant, car le plus complet) "Randonnée aztèque en pays zapothèque" avec Club Aventure.
L'un d'entre vous a-t-il déjà effectué un de ces circuits? Si oui, pourriez vous me faire part de vos impressions, de conseils?
Merci beaucoup pour vos réponses
J'envisage un voyage au Mexique, d'une quinzaine de jours, aux alentours du mois de mars 2007, dans le cadre d'un vaoyage de type rando/voyage à pied. J'ai déjà sélectionné 3 circuits, organisés par 3 agences différentes : "Randonnée en pays Maya", avec Terres d'Aventure "Les civilisations précolombiennes", avec Allibert (à priori le + intéressant, car le plus complet) "Randonnée aztèque en pays zapothèque" avec Club Aventure.
L'un d'entre vous a-t-il déjà effectué un de ces circuits? Si oui, pourriez vous me faire part de vos impressions, de conseils?
Merci beaucoup pour vos réponses
Cambodge à la mi-février English translation pending
Bonjour à tous,
c'est pour nous l'époque des questions, à savoir où va t-on aller mi fevrier ? On a deja nos billets pour Bangkok pour nous et nos 2 filles de 5 et 7 ans (eh oui elles ont pris un an depuis l'année derniere 😉 ) On est sur le point de partir direct pour le cambodge. On va leur eviter le trajet bus alors on compte prendre l'avion jusqu'a phnom-penh, et retour pareil a priori.
Mais on se pose qq questions existencielles apres la lecture de quelques compte rendus contradictoires : les thais aimaient bien tripoter les joues de nos filles l'annee derniere dans la rue, c'etait touchant et amusant, et pas trop genant pour elles. On a lu que ca pourrait carrement etre l'assaut au Cambodge, et la ca nous plairait un peu moins, surtout a elles qui sont assez reservées. Est-ce vrai dans les endroits courants (PP, Siem Reap, Sihanoukville) ? certains parlent beaucoup de mendicité, handicapés, estropiés... est-ce vraiment si visible et reel au Cambodge ? Qqun nous dit que ca se voit quasiment pas, sauf a s'enfoncer dans les meandres des marchés, d'autres disent le contraire. pour les reposer apres quelques vadrouilles dans le pays, on passerait bien quelques nuits du cote de Sihanoukville, est-ce que certains auraient des adresses de bungalows sympas et sur la plage, genre 700 à 1000 bahts (20 euros) pour une triple (on est 4, et oui je sais c'est en thai les bahts !) au passage on prend des adresses sympas sans la plage a PP et Siem Reap...
En gros on hesite entre des vacances cool genre centre de la thailande puis iles cote ko tao ou iles du sud ouest (l'annee derniere on etait parti pour koh chang), ou des vacances un peu plus bougeantes mais qu'on ne voudrait pas trop rudes encore (on a encore le temps d'emmener nos filles routarder à la rude).
NB. je vais aussi recontacter en direct Hevia avec qui on avait echangé deja sur la thailande. Je dis ca pour Alan avant qu'il me suggere cette idée 😉
Merci 🙂 Namast
c'est pour nous l'époque des questions, à savoir où va t-on aller mi fevrier ? On a deja nos billets pour Bangkok pour nous et nos 2 filles de 5 et 7 ans (eh oui elles ont pris un an depuis l'année derniere 😉 ) On est sur le point de partir direct pour le cambodge. On va leur eviter le trajet bus alors on compte prendre l'avion jusqu'a phnom-penh, et retour pareil a priori.
Mais on se pose qq questions existencielles apres la lecture de quelques compte rendus contradictoires : les thais aimaient bien tripoter les joues de nos filles l'annee derniere dans la rue, c'etait touchant et amusant, et pas trop genant pour elles. On a lu que ca pourrait carrement etre l'assaut au Cambodge, et la ca nous plairait un peu moins, surtout a elles qui sont assez reservées. Est-ce vrai dans les endroits courants (PP, Siem Reap, Sihanoukville) ? certains parlent beaucoup de mendicité, handicapés, estropiés... est-ce vraiment si visible et reel au Cambodge ? Qqun nous dit que ca se voit quasiment pas, sauf a s'enfoncer dans les meandres des marchés, d'autres disent le contraire. pour les reposer apres quelques vadrouilles dans le pays, on passerait bien quelques nuits du cote de Sihanoukville, est-ce que certains auraient des adresses de bungalows sympas et sur la plage, genre 700 à 1000 bahts (20 euros) pour une triple (on est 4, et oui je sais c'est en thai les bahts !) au passage on prend des adresses sympas sans la plage a PP et Siem Reap...
En gros on hesite entre des vacances cool genre centre de la thailande puis iles cote ko tao ou iles du sud ouest (l'annee derniere on etait parti pour koh chang), ou des vacances un peu plus bougeantes mais qu'on ne voudrait pas trop rudes encore (on a encore le temps d'emmener nos filles routarder à la rude).
NB. je vais aussi recontacter en direct Hevia avec qui on avait echangé deja sur la thailande. Je dis ca pour Alan avant qu'il me suggere cette idée 😉
Merci 🙂 Namast
Hôtel Limak Limra à Kiris (Turquie) English translation pending
Bonjour,
je pars en Turquie du 15 au 22 avril 2007, avec mon mari et mes deux enfants de 11 et 5 ans, j'ai réservé à l'hotel LIMAK LIMRA à Kiris, quelqu'un aurait-il des renseignements récents sur cet hôtel?
Y-a-t'il de l'animation et les restaurants sont-ils ouverts pendant les vacances de printemps?
Merci d'avance
Hôtels Ocean Bavaro, Caribe Club Princess ou Bavaro Princess? English translation pending
Bonjour! 😉Nous aimerions partir pour Punta Cana en juin.😎 Le quels de c'est trois resorts serais le mieux côté restaurants, plage et est-ce qu'il y a un bar à la plage et dans la piscine...merci!🙂
Drôle d'impression sur le "spam humanitaire" English translation pending
Bonjour tlm!
Avant toute chose, avant que ce message ne brouille l'esprit ou enrage certains membres d'expériences de ce forum, je tiens a dire que ce site ( ce forum!) est tout simplement génial.
Oui je vais toucher au sujet du 'Spam Humanitaire' ( comme déja touché dans biens des sections de ce forum) mais sous un autre angle.
Et la je tiens a dire que c'est un sentiment très primitif et très 'sur le moment' qui m'est venu quand j'ai connu cette section du forum. Mais je crois que c'est important d'en parler. ( Pardonnez-moi cette introduction assée longue, mais je crois que si on prend son temps dès le début, on peut s'éviter la lecture de 4 messages inutiles)
Bon voila j'ai 21 ans. J'ai un bagage et des expériences de travail hors du commun. J'ai vu du pays ( c'est grand le canada), connu la Bretagne en son coeur ( en son foi? bah autre histoire...). Tout cela très jeune et seul, avant de rentrer sur le marché du travail. J'arrive sur ce forum avec cette naiveté qui permet d'apprendre a la vitesse de la lumière, j'ouvre un dossier vierge de connaissance et je lis. Je tombe sur tout ces messages qui proposent de l'aide, un autre qui cherchent des places ou partir et un autre qui explique son aventure . Autant de jeunes hommes et jeunes femmes sans spécialitées, formations ou expériences très concrètes, mais désirant tous la même chose, aider.( Dans le sujet, je vise effectivement ce 'type' de voyageur) J'avoue que c'est drôle par exemple de lire... ' Cherche organisme pour Madagascar', ' Cherche projet pour Maroc fin juillet', ' jeune volontaire pour projet au Nepal' et bien d'autres! Desfois j'ai un ti sourir en coin et jme demande pourquoi cette place la en particulier... 😉
J'avoue que cela doit choquer bien des vieux voyageurs d'expérience, je les comprend.Pourquoi ne pas seulement écrire: ' Bonjour j'ai du temps de libre je suis prêt a aider un peu n'importe qui n'importe ou!', Ah bah sa non! Le monde dirait qu'ils manquent tous de sérieux, des jeunes fougueux qui fonce la tête baissée. Et quand vous dites que le sujet du bénévolat local ( stand, soirée bénéfices, etc) est pas abordé et que cela vous choque, bah sa me surprend. Croyez-vous vraiment que le monde vont utilisé internet pour s'informer du volontariat local, non. Et c'est dommage. Croyez-vous vraiment que l'élites commerciales et politiques font brillés le bénévolat, ho que non! Je fais mes petites heures de volontariat, sur coup de tête, mais sans trop y penser. Pourquoi? C'est pas motivant de donner des heures dans un monde capitaliste, ou chaque minute perdu semble être 1000$ de moin a la retraire. Même quand on sait que les pauvres sont plus pauvres que pauvres.
Il faut l'admettre, le coté 'voyage' est présent dans la tête de tout le monde ici. Et de voir a la télé une femme de 32 ans recevoir une médaille ( au Québec) de volontariat pour ses 5 ans de travaux au ( nom fictif) ' Club Des Lions De Mers de Matane' quand je vois a coté mon grand-père en train de bouffer son fromage avec son canif et ses 80 ans ( et oui) de bénévolat au club du quartier. Sa m'enrage! ( quand même fier de le marquer, au moin sa grand papi!)
Donc peut importe le message, il y a toujours un truc qui cloche quand quelqu'un est prêt a aider. Même moi, qui est dans la meme situation que tout ces jeunes gens en désir d'aider, je suis un peu troublé par toutes ses barrières qui se forment, de différentes tailles, selon différents contextes. Des idéaux qui se choquent. Pourquoi veut-on savoir a tout prix ce qui motive ces gens a vouloir voyager quelque part pour aider? Bah jsais pas...selon moi la réponse est déja dans la question. Est-ce que, sans être medecin, ni entrepreneur de construction, ni professeur, je devrais me sentir différent des autres? Est-ce que le chiurgien de guerre au Congo a plus envie d'aider le monde que le jeune bohème qui a envie d'aller aider au Mali pour faire un truc pas trop clair mais éducatif? Je ne sais pas.
Prenons par exemple mon cas. ( et ceci n'est pas une publicité grandiose pour un jeune en manque d'aventure)
21 ans, libre comme l'air ( mais moin pollué 😏) depuis 1 an, j'ai vu trop d'amis partir au Népal et en Afrique du sud. Mon père m'a trop souvent raconter son histoire dans presques tout les pays du monde. Donc je me suis laisser 2 ans de temps libre et un coeur gros comme le monde pour aller aider quelque part.
J'ai décider de prendre mes connaissances par moi-même, perso, et de ne pas demander immédiatement a tout mes amis voyageurs. Car eux partaient pour 2 semaines... 1 mois...
la finale?
Il est pas mal plus facile pour un jeune homme de 21 ans qui habite en Amerique du Nord d'utiliser toutes les technologies, les services, la mauvaise bouffe et ses chaînes de télé qu'on lui offre au lieu de se fendre le cul en 4 en disant au monde qu'il deux grosses palettes bien gratuites prêtent au travail qui ne demande qu'un hamac et 2 bol de riz par jours pour aller donner un coup de main pendant 1 an a qui le veut bien, du moment qu'on y parle anglais ou francais. Transport aux frais du jeune homme en plus!
Bah non, apres une semaine d'information je me rend compte qu'un bon chèque juteu a l'organisme vaut pas mal plus que mon année de travail offerte.
Petite déception, certe, mais plus l'obstacle est compliqué, plus la solution va être marrante a trouver!
Merci pour le temps de lecture ! Merci aux admins d'avoir acceptés ce message!
Bonne Année 2007 tlm!
Alexis Beauchemin
Avant toute chose, avant que ce message ne brouille l'esprit ou enrage certains membres d'expériences de ce forum, je tiens a dire que ce site ( ce forum!) est tout simplement génial.
Oui je vais toucher au sujet du 'Spam Humanitaire' ( comme déja touché dans biens des sections de ce forum) mais sous un autre angle.
Et la je tiens a dire que c'est un sentiment très primitif et très 'sur le moment' qui m'est venu quand j'ai connu cette section du forum. Mais je crois que c'est important d'en parler. ( Pardonnez-moi cette introduction assée longue, mais je crois que si on prend son temps dès le début, on peut s'éviter la lecture de 4 messages inutiles)
Bon voila j'ai 21 ans. J'ai un bagage et des expériences de travail hors du commun. J'ai vu du pays ( c'est grand le canada), connu la Bretagne en son coeur ( en son foi? bah autre histoire...). Tout cela très jeune et seul, avant de rentrer sur le marché du travail. J'arrive sur ce forum avec cette naiveté qui permet d'apprendre a la vitesse de la lumière, j'ouvre un dossier vierge de connaissance et je lis. Je tombe sur tout ces messages qui proposent de l'aide, un autre qui cherchent des places ou partir et un autre qui explique son aventure . Autant de jeunes hommes et jeunes femmes sans spécialitées, formations ou expériences très concrètes, mais désirant tous la même chose, aider.( Dans le sujet, je vise effectivement ce 'type' de voyageur) J'avoue que c'est drôle par exemple de lire... ' Cherche organisme pour Madagascar', ' Cherche projet pour Maroc fin juillet', ' jeune volontaire pour projet au Nepal' et bien d'autres! Desfois j'ai un ti sourir en coin et jme demande pourquoi cette place la en particulier... 😉
J'avoue que cela doit choquer bien des vieux voyageurs d'expérience, je les comprend.Pourquoi ne pas seulement écrire: ' Bonjour j'ai du temps de libre je suis prêt a aider un peu n'importe qui n'importe ou!', Ah bah sa non! Le monde dirait qu'ils manquent tous de sérieux, des jeunes fougueux qui fonce la tête baissée. Et quand vous dites que le sujet du bénévolat local ( stand, soirée bénéfices, etc) est pas abordé et que cela vous choque, bah sa me surprend. Croyez-vous vraiment que le monde vont utilisé internet pour s'informer du volontariat local, non. Et c'est dommage. Croyez-vous vraiment que l'élites commerciales et politiques font brillés le bénévolat, ho que non! Je fais mes petites heures de volontariat, sur coup de tête, mais sans trop y penser. Pourquoi? C'est pas motivant de donner des heures dans un monde capitaliste, ou chaque minute perdu semble être 1000$ de moin a la retraire. Même quand on sait que les pauvres sont plus pauvres que pauvres.
Il faut l'admettre, le coté 'voyage' est présent dans la tête de tout le monde ici. Et de voir a la télé une femme de 32 ans recevoir une médaille ( au Québec) de volontariat pour ses 5 ans de travaux au ( nom fictif) ' Club Des Lions De Mers de Matane' quand je vois a coté mon grand-père en train de bouffer son fromage avec son canif et ses 80 ans ( et oui) de bénévolat au club du quartier. Sa m'enrage! ( quand même fier de le marquer, au moin sa grand papi!)
Donc peut importe le message, il y a toujours un truc qui cloche quand quelqu'un est prêt a aider. Même moi, qui est dans la meme situation que tout ces jeunes gens en désir d'aider, je suis un peu troublé par toutes ses barrières qui se forment, de différentes tailles, selon différents contextes. Des idéaux qui se choquent. Pourquoi veut-on savoir a tout prix ce qui motive ces gens a vouloir voyager quelque part pour aider? Bah jsais pas...selon moi la réponse est déja dans la question. Est-ce que, sans être medecin, ni entrepreneur de construction, ni professeur, je devrais me sentir différent des autres? Est-ce que le chiurgien de guerre au Congo a plus envie d'aider le monde que le jeune bohème qui a envie d'aller aider au Mali pour faire un truc pas trop clair mais éducatif? Je ne sais pas.
Prenons par exemple mon cas. ( et ceci n'est pas une publicité grandiose pour un jeune en manque d'aventure)
21 ans, libre comme l'air ( mais moin pollué 😏) depuis 1 an, j'ai vu trop d'amis partir au Népal et en Afrique du sud. Mon père m'a trop souvent raconter son histoire dans presques tout les pays du monde. Donc je me suis laisser 2 ans de temps libre et un coeur gros comme le monde pour aller aider quelque part.
J'ai décider de prendre mes connaissances par moi-même, perso, et de ne pas demander immédiatement a tout mes amis voyageurs. Car eux partaient pour 2 semaines... 1 mois...
la finale?
Il est pas mal plus facile pour un jeune homme de 21 ans qui habite en Amerique du Nord d'utiliser toutes les technologies, les services, la mauvaise bouffe et ses chaînes de télé qu'on lui offre au lieu de se fendre le cul en 4 en disant au monde qu'il deux grosses palettes bien gratuites prêtent au travail qui ne demande qu'un hamac et 2 bol de riz par jours pour aller donner un coup de main pendant 1 an a qui le veut bien, du moment qu'on y parle anglais ou francais. Transport aux frais du jeune homme en plus!
Bah non, apres une semaine d'information je me rend compte qu'un bon chèque juteu a l'organisme vaut pas mal plus que mon année de travail offerte.
Petite déception, certe, mais plus l'obstacle est compliqué, plus la solution va être marrante a trouver!
Merci pour le temps de lecture ! Merci aux admins d'avoir acceptés ce message!
Bonne Année 2007 tlm!
Alexis Beauchemin
Itinéraire de 3-5 mois pour l'Australie en camping-car English translation pending
bonjour à tous et bonne année !!!!
Nous sommes une jeune famille qui part faire le TDM en sept 2007. Nous serons en australie a partir de fin février 2008. Je viens de finir notre éventuel carnet de route et je voulais vous le présenter afin qu'il soit critiqué et amélioré. Merci pour toutes aides.
Je vous donne que la trame car ttes les précisions sont enlevées par soucis de lecture AUSTRALIE
De mars à mi-juin (environ 3.5 mois) Location bushcamper ???? Départ SYDNEY (hôtel offert par les cousins)
Sydney ( 4-5 jours)
Blue mountains Kiama -Ulladulla Si le temps le permet: Cooma- Kosciuszko NP via Alpine way - Lakes entrance- sale : golden beach-seaspray- woodside- foster (camping ok)
Wilson promontory NP
Melbourne Ballarat et environ Port philip bay La ville…
Tasmanie
Melbourne Geelong Great Océan road : Anglesea- lorne- apollo bay- Otway cape (camping, randos)- Port campbell NP ++ Warrnambool Direction nord via B120 mortlake puis lake bolac Grapians NP Traversée du grampians- Horsham C240- natimuk- naracoorte- Mt gambier A66
Mt Gambier ???? Blue lake, rando dans valley lake (crater lakes)
Adelaide Adelaide hill ( promenade) Birdwood Barossa valley
Péninsule Fleurieu
Kangaroo Island Port augusta A1 jusqu'à port Germein puis à l’est Murray town – Melrose – Wimmington. (Mt Remarkable NP)
Flinders ranges
Nord Farina, ville fantôme Marree, la route à cet endroit se transforme en deux pistes : .Lac Eyre (lac salé) Williams Creek Coober Pedy
Erldunda Route 4 : lassester hwy : arrivée à Mount Ebenezer ( camping « free ») Curtin springs : aperçoit uluru Yulara : center : prendre le pass pour 3 jours + voir camping
Uluru : tour en voiture et à pied (10km) : parking autour : mala, mutitjulu : Marche + petite : mala walk : 2km/ mutitjulu walk :1km : faire le coucher de soleil et le lever sur sunrise viewing
Mont Olga (kata tjuta) Rando +++ : Valley of the winds (7km) Reprendre Lassester hwy – curting springs- luritja Rd Arrivée: King creek station
King Canyon Watarrka Randos: king creek walk (2km) : king canyon rim walk (4h) difficile Alice springs
West Mc Donnell Ranges Route Larapinta Dr – Namatjira Dr.
East Mc Donnell Ranges Prévoir bouffe
Mt ISA Via stuart hwy Route 66 après Tennant creek
Charter Tower Rte 63 Soit à hughenden : prendre (rte 62): arrêt au Porcupine NP++, soit même route ou on reprendbarkly hwy Carpentera downs (rte 62) Guff dvlpmt road : Undara NP: Undara lava tubes
Cairns - Cape Trebulation: Daintree River
Townsville Mc kay Clermont: route 70 Emerald: route 55 Rolleston: Carnavaron dvlpt road: Carnavaron NP gorge - Reprendre dawson hwy Bileola - Rejoindre soit par la côte ou burnett hwy : Fraser island : Conseils pour la visiter - Par la route 1 rainbow beach Brisbane Woodenbry : route 13 Casino : route 91 Lismore + Bayron bay Coff Harbour: route 1 Dorigo- Armidale: route 78: Oxley wild river Tamworth: route 15: Water fall way
SYDNEY
Merci et A+
De mars à mi-juin (environ 3.5 mois) Location bushcamper ???? Départ SYDNEY (hôtel offert par les cousins)
Sydney ( 4-5 jours)
Blue mountains Kiama -Ulladulla Si le temps le permet: Cooma- Kosciuszko NP via Alpine way - Lakes entrance- sale : golden beach-seaspray- woodside- foster (camping ok)
Wilson promontory NP
Melbourne Ballarat et environ Port philip bay La ville…
Tasmanie
Melbourne Geelong Great Océan road : Anglesea- lorne- apollo bay- Otway cape (camping, randos)- Port campbell NP ++ Warrnambool Direction nord via B120 mortlake puis lake bolac Grapians NP Traversée du grampians- Horsham C240- natimuk- naracoorte- Mt gambier A66
Mt Gambier ???? Blue lake, rando dans valley lake (crater lakes)
Adelaide Adelaide hill ( promenade) Birdwood Barossa valley
Péninsule Fleurieu
Kangaroo Island Port augusta A1 jusqu'à port Germein puis à l’est Murray town – Melrose – Wimmington. (Mt Remarkable NP)
Flinders ranges
Nord Farina, ville fantôme Marree, la route à cet endroit se transforme en deux pistes : .Lac Eyre (lac salé) Williams Creek Coober Pedy
Erldunda Route 4 : lassester hwy : arrivée à Mount Ebenezer ( camping « free ») Curtin springs : aperçoit uluru Yulara : center : prendre le pass pour 3 jours + voir camping
Uluru : tour en voiture et à pied (10km) : parking autour : mala, mutitjulu : Marche + petite : mala walk : 2km/ mutitjulu walk :1km : faire le coucher de soleil et le lever sur sunrise viewing
Mont Olga (kata tjuta) Rando +++ : Valley of the winds (7km) Reprendre Lassester hwy – curting springs- luritja Rd Arrivée: King creek station
King Canyon Watarrka Randos: king creek walk (2km) : king canyon rim walk (4h) difficile Alice springs
West Mc Donnell Ranges Route Larapinta Dr – Namatjira Dr.
East Mc Donnell Ranges Prévoir bouffe
Mt ISA Via stuart hwy Route 66 après Tennant creek
Charter Tower Rte 63 Soit à hughenden : prendre (rte 62): arrêt au Porcupine NP++, soit même route ou on reprendbarkly hwy Carpentera downs (rte 62) Guff dvlpmt road : Undara NP: Undara lava tubes
Cairns - Cape Trebulation: Daintree River
Townsville Mc kay Clermont: route 70 Emerald: route 55 Rolleston: Carnavaron dvlpt road: Carnavaron NP gorge - Reprendre dawson hwy Bileola - Rejoindre soit par la côte ou burnett hwy : Fraser island : Conseils pour la visiter - Par la route 1 rainbow beach Brisbane Woodenbry : route 13 Casino : route 91 Lismore + Bayron bay Coff Harbour: route 1 Dorigo- Armidale: route 78: Oxley wild river Tamworth: route 15: Water fall way
SYDNEY
Merci et A+
Nécessité du visa pour les Etats-Unis en changement d'avion à Philadelphia pour le Mexique? English translation pending
Bonjour,
Je vais au mexique en provenance de Paris. Je dois changer d'avion à philadelphia international est-ce que j'ai besoin d'un visa ou quelque chose d'autre ?
Merci
Merci
Chili ou Pérou pour un mois cet été? English translation pending
Salut,
Nous hésitons à partir un mois cet été au chili ou au pérou ... que pouvez vous nous dire sur ces destinations?, quel budget prévoir?, que nous conseillez vous comme incontournable ?, est ce que le camping est faisable?, bref beaucoup de questions pas très précises mais nous au tout début de notre organisation. Tous les conseils sont les bien venus. Merci... Pascaline
Nous hésitons à partir un mois cet été au chili ou au pérou ... que pouvez vous nous dire sur ces destinations?, quel budget prévoir?, que nous conseillez vous comme incontournable ?, est ce que le camping est faisable?, bref beaucoup de questions pas très précises mais nous au tout début de notre organisation. Tous les conseils sont les bien venus. Merci... Pascaline
Cherche photos de l'hôtel Melia Las Dunas English translation pending
Vous revevez de ce nouvel hotel? 🙂 Yes....
Auriez-vous la gentillesse de partager avec nous vos photos de cet endroit? Je pars en direction de cette destination le 29/03/2006 et j'aimerais rêver un peu avant mon départ.
Merci à l'avance! 😉
Merci à l'avance! 😉
Recherche Renault b 110 4x4 English translation pending
bonjour a tous
dans l'optique d'amenager un camping-car passe partout, je suis a la recherche d'un vehicule renault gamme b en 4x4, soit fourgon, soit plateau si vous pouvez me renseigner
merci a tous
dans l'optique d'amenager un camping-car passe partout, je suis a la recherche d'un vehicule renault gamme b en 4x4, soit fourgon, soit plateau si vous pouvez me renseigner
merci a tous
Myanmar "sacré": Pagode, Paya? English translation pending
Bien que situé entre la Thaïlande et le Laos à l’est, le Bangladesh à l’ouest, et la Chine et l’Inde au nord, avec une population aux origines très diverses, le Myanmar donne le sentiment d’être isolé et mystérieux. Malgré l’essor plus ou moins rapide de ses voisins, nous avons eu l’impression de nous retrouver en Chine, celle que nous avons connue lors d’un premier voyage, il y a 25 ans.
Nous avons rencontré une population qui tente de survivre à l’oppression du régime militaire actuel dans des villes dont l’essor vers le modernisme est encore timide et dans des campagnes où les conditions de vie nous ramènent quelques siècles en arrière.
S’il est courant de parler de contrastes au travers de notre prisme occidental, nous avons plutôt été frappés par une certaine constance mêlant à la fois la pauvreté (pas la misère) et la spiritualité inspirée par les somptueux vestiges d’un passé glorieux. Les Birmans sont très religieux (plus de 85% de Bouddhistes) et pratiquent de nombreuses croyances mêlées de superstitions variant selon les contrées traversées. C’est un peuple qui nous est apparu courageux et d’une hospitalité à toute épreuve.
Faut-il aller au Myanmar ? La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry) Et nous n’avons pas eu à le regretter ! Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.
Le départ : Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés ! Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux ! Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !
Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !). A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.
Mandalay, ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !
Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus cél��bre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives ! Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs. Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.
J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres. Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.
Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, à pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.
Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)
Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !
Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer ! Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque ! Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !
Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)
Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !
La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !
Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.
Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.
Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.
Bagan, Certainement le site le plus étonnant du Myanmar. Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche ! Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan
Nos coups de cœur : - La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle. - La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence. - La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré. - Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !
Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.
Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.
Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.
La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !
Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.
Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !
Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !
Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant. Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois ! Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée. Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas. L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie. Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.
Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d’une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.
Journée délicieuse sur le lac Inlé au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce. Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade. Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier. De retour à Yangon Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.
Le Rocher d’Or Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts. Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !
Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés. Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent. Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. » Novembre/Décembre 2006
Faut-il aller au Myanmar ? La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry) Et nous n’avons pas eu à le regretter ! Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.
Le départ : Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés ! Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux ! Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !
Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !). A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.
Mandalay, ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !
Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus cél��bre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives ! Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs. Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.
J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres. Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.
Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, à pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.
Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)
Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !
Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer ! Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque ! Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !
Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)
Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !
La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !
Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.
Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.
Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.
Bagan, Certainement le site le plus étonnant du Myanmar. Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche ! Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan
Nos coups de cœur : - La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle. - La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence. - La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré. - Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !
Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.
Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.
Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.
La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !
Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.
Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !
Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !
Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant. Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois ! Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée. Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas. L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie. Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.
Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d’une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.
Journée délicieuse sur le lac Inlé au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce. Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade. Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier. De retour à Yangon Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.
Le Rocher d’Or Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts. Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !
Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés. Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent. Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. » Novembre/Décembre 2006
Croisière Caraïbes à bord de l'Arion le premier janvier 2007 English translation pending
😉 Bonjour,
Je pars le 1 janvier 07 en République Dominicaine pour une Croisière Caraibe à bord du bâteau l'ARION.😛😎 Qui a déjà fait cette croisière ?
Merci de me renseigner.
Je pars le 1 janvier 07 en République Dominicaine pour une Croisière Caraibe à bord du bâteau l'ARION.😛😎 Qui a déjà fait cette croisière ?
Merci de me renseigner.
Un week-end à Marrakech English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 couples et nous rendons pour une WE de 3 jours en mai 07 à Marrakech. Je suis à la recherche d'informations sur les choses sympa à faire en 3 jours (resto typiques, visites incontournables .....). Merci aux amoureux de Marrakech de m'aider à organiser un super WE ! POur le Riad, nous avons réservé "aux jardins de mouassine" - est-ce que quelqu'un connait ?
Merci.
Nous sommes 4 couples et nous rendons pour une WE de 3 jours en mai 07 à Marrakech. Je suis à la recherche d'informations sur les choses sympa à faire en 3 jours (resto typiques, visites incontournables .....). Merci aux amoureux de Marrakech de m'aider à organiser un super WE ! POur le Riad, nous avons réservé "aux jardins de mouassine" - est-ce que quelqu'un connait ?
Merci.
Hôtel paladien les Filaos et excursions English translation pending
😛je viens d'avoir un séjour le 5 janvier au paladien les filaos, est-ce que quelqu'un pourrait me donner toutes les combines pour faire un bon séjour
faut il vraiment le vaccin fièvre jaune?et en voyage organisé faut il un passeport ?
si vous connaissez un guide vraiment honnete a me conseiller et les excursions à faire ce serait un plus
merci à tous 😏
Hôtel Las Dunas English translation pending
Bonjour a tous nous allons moi et ma conjointe a Las Dunas au mois de Fevrier (15)
J espere que tout est pret pour cette hotel, pouvez vous me parler de la temperature et de l endroit en generale
dans cette periode de l année merci et qui sait en esperant se voir la bas Eric et Virginie.🙂
Portable bi-bande pour téléphoner du Brésil en Europe English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut-il me dire si un portable (Nokia) bi-bande permet de téléphoner du Brésil vers l' Europe avec une carte téléphonique brésilienne.
Certains disent qu'il faut un appareil tri-bande ou même quadri-bande. Est-ce exact ?
Merci de m'aider.
Quelqu'un peut-il me dire si un portable (Nokia) bi-bande permet de téléphoner du Brésil vers l' Europe avec une carte téléphonique brésilienne.
Certains disent qu'il faut un appareil tri-bande ou même quadri-bande. Est-ce exact ?
Merci de m'aider.
Contacts de voyage au Chili et conseils English translation pending
Bonjour,
Il est très tard pour moi, mais je suis si contente d'avoir trouvé un site où je pourrais peut-être finalement trouvé réponse à mes questions. Je pars au Chili au mois de février et je voyagerai seule, j'aimerais savoir si quelqu'un parmis vous avez déjà vécu l'expérience et surtout si vous avez des endroits ou m^me des gens à me référer. Je séjournerai principalement à Santiago et j'y resterai un mois, tout en me promenant du nord au sud, à l'est et je planifie aussi faire un tour à Buenos Aires, question de goûter au tango! Merci😎
Il est très tard pour moi, mais je suis si contente d'avoir trouvé un site où je pourrais peut-être finalement trouvé réponse à mes questions. Je pars au Chili au mois de février et je voyagerai seule, j'aimerais savoir si quelqu'un parmis vous avez déjà vécu l'expérience et surtout si vous avez des endroits ou m^me des gens à me référer. Je séjournerai principalement à Santiago et j'y resterai un mois, tout en me promenant du nord au sud, à l'est et je planifie aussi faire un tour à Buenos Aires, question de goûter au tango! Merci😎
Avis sur itinéraire de cinq semaines en Inde du Sud en janvier 2007 English translation pending
Après avoir beaucoup lu de posts sur VF, le GR et le Lp, voilà notre projet d’itinéraire pour 5 semaines en Inde du Sud. Et bien sûr, on attend vos commentaires, crtitiques et suggestions :
- Arrivée Bombay
- Vol intérieur pour Chennai
- Mahbalipuram
- Pondichery
- Tanjhore
- Madurai
- Periyar
- Backwaters Allepey
- Cochin et environ
- Mysore
- Bangalore
- Hampi
- Goa
- Bombay.
Visites et activités en Tunisie fin décembre? English translation pending
Bonsoir à tous,
Je pars dimanche prochain en Tunisie avec ma meilleure amie ... Ca sera notre 3ème fois mais cette fois ci nous voulons vraiment "visiter", c'est pourquoi, nous avons décidé de ne passer qu'une ou deux journées à Djerba ...
Ayant 21 ans, nous voulons un voyage qui nous permmette de profiter de la Tunisie, de ses paysages, tout en profitant de nos soirées pour faire la fête ; et en découvrant chaque jour ou presque un nouvel univers.
C'est là que nous avons besoin de vos conseils ... Savoir quoi faire ? quoi voir ? Les bons plans ... resto(et vos conseils dans les menus) ... sorties(bars, discothèques, ...) ... les jours de marché ... etc (dans toutes les autres villes où nous allons aller)...
Nous allons passer et/ou dormir principalement dans les villes suivantes : (alors merci de nous indiquer vos conseils, avis, pour nous aiguiller en fonction du temps que nous y passerons...)
SUD Djerba Matmata Tozeur Douz Gabes Médenine Kairouan (Et peut être, Chebika, Tamerza, et Ong Jemel, en fonction de vos conseils)
NORD Tunis Hammamet Monastir Carthage Sidi Bou Said Seiltla Port El Kantaoui Sousse
En espérant vous lire très vite, bonne soirée
Je pars dimanche prochain en Tunisie avec ma meilleure amie ... Ca sera notre 3ème fois mais cette fois ci nous voulons vraiment "visiter", c'est pourquoi, nous avons décidé de ne passer qu'une ou deux journées à Djerba ...
Ayant 21 ans, nous voulons un voyage qui nous permmette de profiter de la Tunisie, de ses paysages, tout en profitant de nos soirées pour faire la fête ; et en découvrant chaque jour ou presque un nouvel univers.
C'est là que nous avons besoin de vos conseils ... Savoir quoi faire ? quoi voir ? Les bons plans ... resto(et vos conseils dans les menus) ... sorties(bars, discothèques, ...) ... les jours de marché ... etc (dans toutes les autres villes où nous allons aller)...
Nous allons passer et/ou dormir principalement dans les villes suivantes : (alors merci de nous indiquer vos conseils, avis, pour nous aiguiller en fonction du temps que nous y passerons...)
SUD Djerba Matmata Tozeur Douz Gabes Médenine Kairouan (Et peut être, Chebika, Tamerza, et Ong Jemel, en fonction de vos conseils)
NORD Tunis Hammamet Monastir Carthage Sidi Bou Said Seiltla Port El Kantaoui Sousse
En espérant vous lire très vite, bonne soirée
Encéphalite japonaise pour la Thaïlande et le Laos? English translation pending
bonjour a tous et a toutes...je pars pour mars pour thailande(centre et nord) et laos(nord jusquau sud).Jai un billet ouvers sur 3 mois...est-il vraiment necessaire davoir le vaccin contre l'encephalite japponaise?puis pour la malaria!!!???merci beaucoup a l'avance....mindy xxx
Romans initiatiques de voyage English translation pending
Bonjour, qui n'a jamais eu l'occasion de s'emerveiller devant les romans initiatiques de voyage et d'avoir des étoiles pleins les yeux..(l'Alchimiste, le chercheur d'or...)
De mon côté, je suis passionné par les romans qui façonnent l'être humain dans sa quête de soi-même grace aux différentes épreuves imaginées par un "maître"accompagnateur ou les nombreuses rencontres qui permettent généralement au héros de prendre conscience de sa propre destinée.
Et pour vous, quel types d'épreuves (qu'a passé le héros) ou de rencontres(qu'il a faite) vous a le plus marqué dans ce type de lecture?
Qu'emmener au Maroc pour laisser sur place? English translation pending
Nous allons passer une semaine à Marrakech avec nos deux jeunes enfants de 9 et 7ans, et nous avons l'habitude, lors de nos voyages, de les sensibiliser aux conditions de vie des habitants de chaque pays que nous visitons, et notamment concernant les enfants. Ainsi, nous prenons toujours soin d'emmener dans nos valises des objets que nous offrons au petit personnel de l'hôtel, en cadeau pour leurs enfants. Par exemple, des savons pour Cuba. Des vêtements pour la République Dominicaine.
Que me conseilleriez-vous d'emporter pour le Maroc ? On m'a dit que des affaires scolaires seraient très appréciées : stylos, cahiers, etc...
Merci d'avance de vos réponses éclairées !
Que me conseilleriez-vous d'emporter pour le Maroc ? On m'a dit que des affaires scolaires seraient très appréciées : stylos, cahiers, etc...
Merci d'avance de vos réponses éclairées !
Littérature et revues mensuelles sur le voyage à vélo English translation pending
Bonjour a tous !
j'ai pas mal navigué sur les sites des différents voyageurs qui animent fort bien ce forum, mais je voudrais savoir si il existe des livres ou des revues mensuellesxsusr le voyage a velo??
merci de vos réponses
a bientot
Philiou
j'ai pas mal navigué sur les sites des différents voyageurs qui animent fort bien ce forum, mais je voudrais savoir si il existe des livres ou des revues mensuellesxsusr le voyage a velo??
merci de vos réponses
a bientot
Philiou