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Népal: équipements (budget, liste) - Conseils pour le froid? English translation pending
by Lilie94 · 2009-05-14 · 64 replies
Bonjour!

Avec mon ami, nous aimerions énormément partir Au Népal pour effectuer le treck des Annapurnas en passant par le Lac Tilicho. Par contre, nous ne pensions pas que le budget équipement soit si élevé. Nous avons été nous renseigner dans un magasin spécialisé ne vendant que de très grandes marques.... A Decath ou autre, peut-on trouver du matériel de qualité à un coût un peu inférieur? Je ne voudrais pas faire l'impasse non plus sur des éléments essentiels comme par exemple le duvet car je suis une frileuse née et c'est ma grande crainte : le froid la nuit! Alors mes questions seraient : Quel a été votre budget "équipements" et qu'est-ce que ce budget comprenait? Est-il possible de « louer » le matériel le plus cher (comme le sac de couchage, vêtements ???) Car je précise que probablement nous ne réutiliserons pas le matériel acheté… Ou existerait-il un site de vente d’occas ??

Par ailleurs, j'ai recensé via des carnets de route et des sites spécialisés, la liste de tout ce qu'il est conseillé d'emmener... Mais j'ai l'impression que c'est trop (je pense aux kilos à porter...). Certaines choses mentionnées, je ne sais même pas vraiment à quoi cela servirait (exemple paire de bas, sous bas… en général j’ai mis des points d’interrogations devant). De plus questions peut être idiotes mais vous dormez comment dans les sacs de couchages (culotte/ t-shirt ou bien emmitouflé dans un polaire ????). et enfin une autre question qui me turlupine le moment de la douche…. J’imagine que je ne trouverais pas d’eau chaude à chaque fois et pour l’avoir déjà vécu aux portes du Tibet, je voudrais savoir comment vous faisiez (toilette de chat au moins pendant les nuits les plus froides ?? Je suis une fille avec des cheveux épais et long, si je me les lave (ce que je suppose en 20 jours de trek !!), ils metteront longtemps à sécher (alors je ne pense pas qu’il y ai de prises pour un éventuel minuscule sèche cheveux J ???? Je tiens à préciser que ce n’est pas une question d’apparence ou autres mais là j’ai peur de choper froid et surtout de me cailler !! d’où peut être l’idée d’un shampoing sec ???).

Voici la liste de ce que j'ai pu recenser (via carnets de route, sites spécialisés) :

VETEMENTS (en fibres synthétiques conseillés plutot qu'en fibre naturelle car sèche plus vite, repire mieux, plus légers - Faire le système des 3 couches - maillot de corps, polaire puis veste coupe vent) chaussettes spéciales rando des fines et des chaudes (2 ou 3 paires - Marque Cool max ou marque Monnet) idéal le mélange laine et fibres synthétiques - 3 paires de bas techniques (Smartwool, Thorlo...) ?? - 1 paire de bas plus chaud (nuit) ?? - 2 paires de bas de coton ?? - sous-bas (si vous marchez avec deux paires de bas) ?? - 2 t-shirt manche longue damart ou Rovyl respirants (il faut que çà puisse sécher vite) - 2 t-shirt manches courtes respirants (il faut que çà puisse sécher vite) - 1 sous vêtement long thermale (équivalent laine polaire moyenne) ?? - 1 sous-vêtement long (synthétique light ou mid weight) ?? - Sous vêtements thermiques (manche courte et manche longue) ?? - 2 maillots de corps synthétiques manches longues ?? 1 Col roulé respirant Odlo (j’ai déjà !) 2 Polaires (1 fin et un plus épais) 2 pantalons légers de trecking (convertible en short c'est le top) style Cargo 1 pantalon de haute montagne chaud gore-tex pour mauvais temps et froid – étanche 1 caleçon long Odlo (j'ai déjà aussi) 1 anorak technique (coquille Gore tex) 1 manteau en duvet très chaud (pour le soir en arrivant…) Gants chauds (type Windstopper) et fin (en laine) Bonnet en laine (bonnet péruvien, bonnet turc le top..) Casquette ou chapeau Echarpe Foulard (pour pollution et protéger le coup du soleil) ?? Culottes (5)

A NOTER : J’ai mis en rouge les éléments m’apparaissants redondants mais vu que je ne m’y connais pas, j’ai tout recensé « bêtement » alors si vous pouviez m’aider à éliminer ce qui est en trop!)

MEDICAMENTS/HYGIENE pompe à filtre ou micropur Diamox (médicaments MAM) médocs divers (crème antibiotique (Polysporin ou autre), pour diarrhés (immodium), analgésique (Tylenol, Aspirine), anti-inflammatoire (Voltaren, Naprosyn), anti-nausée (Gravol ou autre), antibiotique à large spectre (Cypro 500 mg), bandes élastoplastes, pansements, Désinfectant, Bepanthen, sparadraps, ciseaux, bande élastique, agrafes, deuxième peau pour ampoules, truc pour le mal de gorge…) thermomètre en cas de fièvres ?? Crème solaire très forte visage et corps Biafine Crème anti-frottements pour les pieds (Akileine NOK). En application sur les parties des pieds en frottement, cette crème pénétrante peu prévenir à elle seule les risques d'ampoules Stick lèvre haute protection Produit de toilette sans eau (Akileine Akil toilette) Lingettes pour toilette Savon, brosse à dent, dentifrice, déo, peigne, shampoing sec, crème hydratante

AUTRES lunettes de soleil pour montagne et glacier (bien les yeux protégés) tongue ou sandale ouverte pour se reposer les pieds le soir ?? (risque d’avoir froid ?) Chaussure de rando non neuves (on conseille des chaussures pas trop lourdes) Pantoufles termales (le soir en haute altitude) ??? Gourde isotherme à attacher à l'extérieur du sac de 1l Guêtres de neige lessive (un peu) Appareil photo + zoom + pile rechargeable (pas de prise pour recharger) ?? Jumelle lampe frontale à diodes lampe de poche sans piles Piles de rechanges Montre avec alarme Duvet chaud (un double a l'avantage de la chaleur corporelle…) matelas de sol autogonflant + kit de réparation Thermarest (Thermarest Ultralight) ??? Inutile en guesthouse ? Drap de soie (tiens plus chaud à priori) sacs plastiques pour l'humidité Sac à dos léger pour la journée avec large ceinture Gros sac à dos de rando Housses de sac à dos en cas de neige ou pluie Cape de pluie pour protéger notre petit sac à dos Paire de bâtons télescopiques Serviette de douche hyper absorbante Cadenas Briquets Couteau suisse Pochette transparente pour mettre les documents et les tenir protéger contre l'humidité Sachets d'aliments énergétiques (noix, fruits séchés)

MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIII d’avance pour mes innombrables questions !!!! Et encore je n’ai pas parlé de ma peur du MAM…. :=)
Pérou: trek autour de Ticlla (Cordillera Central) English translation pending
by Tadek · 2009-05-13 · 8 replies
Salut tout le monde,

Je ne suis pas un chevronne de l´Amerique du sud, encore moins de Perou. Neanmoins je suis arrive a y faire un trek en autonomie complete tres interessant. Pendant tout le parcours je n´ai rencontre que 2 pecheurs de truites et un gars avec son ane. L´idee mést venue a la lecture du Bradt: Trekking in Peru and Bolivia. Les informations du Bradt datent du 1998 et ne sont plus tres actuelles.. Certaines "details", comme par ex. les temps de marche - me paraissent bizarres. il y a entre 100 - 300% de difference par rapport a l´experience que j´ai vecue.

Equipement: Standart. Batons de marche tres, tres utiles. J´ai investi dans un bon sac de couchage (-26C) et je ne l´ai pas regrette. GPS: Pourquoi pas? Fort utile pour retrouver votre sac plante derriere un cailloux, le temps que vous puissiez trouver un col recalcitrant. Cartes: je n´ai dispose que du schema tire du Bradt, mais je deconseille de partir sans cartes, meme si celles du IGN perouvien ne montrent aucun sentier (a acheter a Lima). Point de depart: Miraflores Acces: Depuis Huancayo. Il y a une compagne de bus (j´ai oublie son nom) situee au 925 Avenida Grau. Le depart tous les jours a 5.30h du mat. La gentille dame de l´agence va vous dire que le bus vous deposera a Tinco Alis (vers 9h) et qu´un autre bus viendra a 11h pour vous ammener a Miraflores, 9 km plus loin. En realite l´autre bus d´existe pas. Vous avez le choix entre descendre a Tinco Alis et prendre un taxi pour 25 sols, ou descendre de votre bus 3km plus loin et faire les 6 kils restants a pieds. Vous pouvez aussi faire du stop.

Miraflores: ne pas omettre de faire l´excursion aux ruines pres-incas, tres interessantes (3h aller-retour, la visite incluse). Sortir de la Plaza de Armas par la Jr 2 de Mayo et continuer sur le flanc de montagne. A un certain moment le sentier tourne sec a gauche. Vous pouvez alors appercevoir a droite, "dans les buissons", le toit rouge carre de l´eglise espagnole qui fait partie des ruines.

Jour 1: Miraflores-Quebrada Tomapampa-Anacucho Vous traversez le village en suivant la riviere, en restant sur le rive droite. Continuer a monter pendant 3-4h, On ne sais pas comment regarder Topampa. Est-ce un jardin ou le creation de la nature? Traversez le pont (unique, pas de possibilite de se tromper) et continuez a suivre la riviere en ignorant le bon chemin qui part a droite. Bientot vous allez vous retrouver dans une valle bcp plus sauvage que Topampa. Continuez a avancer vers le fond de la valle (3h) tant qe vous pouvez. Les places de camping ne manquent pas. Reperez bien le col la veille au soir, car il a la facheuse tendance a se cacher au fur et a mesure que vous l´approchez.

Jour 2: Anacucho - col 4750m - rives sud-ouest de laguna Huascacocha. Pour arriver au col (2h depuis mon campement) - pas de sentier. De l´autre cote par contre - les marquages abondent. Apres avoir fait la descente (plutot raide) a travers un paysage sauvage a souhait - on se retrouve sur une vaste esplanade, assez superbe. On peut y passer la nuit. Pour arriver aux rives sud-ouest de Laguna Huascacocha il vous faudra au moins 2h de plus. Pour camper - choisissez un endroit le plus proche du versant ouest de la valee, sinon vous n´allez pas retrouver le soleil avant 7.45 du matin.

Jour 3: Laguna Huascacocha - Laguna Suerococha Traversez la riviere a sa sortie du lac. C´est plus humide que froid. Avancez vers le versant nord de la valee. Presque aussitot vous allez appercevoir un sentier qui remonte raide le flanc. En 2.30h vous arrivez au col (marquage) et les vues assez spectaculaires. Vous n´avez qu´a suivre le sentier. Il tourne vers le nord et puis - redescend dans la quebrada. Traversez le rio des que vous vous retrouvez au fond de la valee. Il faut suivre le fond et la riviere jusqu´au bout. Il y a peu de marquage et pas de sentier, mais la direction est evidente.

Laguna Suero se laisse appercevoir au dernier moment, avec - comme decor - un tres beau barrage rocheux derriere.

Jour 4: Laguna Suerococha - col 4800m - Quebrada Pichahuacra - cirque montagneux de nord-ouest de Ticlla. Pour arrivre au col - pas de sentier. Commencez par grimper a qui mieux mieux les collines herbeuses a gauche du lac (40min.) Ensuite - en evitant la pierraille - allez a droite. Bientot vous allez appercevoir au nord le col, qui fait partie de la crete rocheuse visible derriere le lac (1.30h jusqu´au col). De loin on voit bien le marquage, a gauche du col. Au lieux d´aller vers col il est plus facile d´atteindre le marquage ou meme viser a gauche du celui-la. Cela permets d´eviter la pierraille (encore) et de perdre trop d´altitude. De l´autre cote - la descente se fait une fois de plus sans sentier. On arrive sur une jolie plateforme bien grande et pla-plate (1h) . Encore depuis le col on peut appercevoir le sentier montant sur le flanc de la colline qui limite l´esplanade a droite, +/- a l´endroit ou elle recommence a redescendre d´une maniere plus abrupte. Vous n´avez qu´a contourner le flanc de cette colline en suivant le sentier, qui devient bientot une ¨autoroute¨. Beaucoup de marquage, meme trop. J´y ai termine par me tromper: J´ai remonte trop haut sur le flanc de Q. Pichahuacra. Cela permet certainement de s´approcher de la face nord-ouest de Ticcla, mais pas de camping possible. Ne manquez donc pas le marquage vidible de cote gauche de "autoroute", qui indique le sentier descendant dans la Q. Pichahuacra. Il est tres bom et les marquages sont visibles. 1h plus tard il vous lache malheureusement. Vous vous retrouvez a patauger sur une pente herbeuse et humide, a 1h du fond de la vallee. Il est mieux da passer la nuit la. Les vues et les jeux de la lumiere sont superbes, il est possible de trouver un endroit assez a plat et sec pour etre comfortable.

Jour 5: Nord-Ouest de Ticlla - col 4800m (4h) - rive nord de Laguna Ticclacocha Attention au faux sentier visible sur le versant oppose de la valee.

Voici comment trouver le chemin qui vous amenera au col suivant: cherchez de vos yeux le fond de la valee. Vous allez y voir 2 gros cailloux, de grandeur d´une maisonette de campagne. Le premier de cote droit de la vallee, le 2eme de cote oppose. Ils fixent votre trajectoire. Pour traverser le fond de la vallee, tyres humide - pas de problemes. Le sentier qui monte au col commence derriere le 2eme callou. A la rigeur cette endroit pourrait etre un place de camping formidable, mais il est tellement encrotte par les animeaux qu´il n´est meme pas possible d´y poser son sac a dos... Suivez donc les traces d´animeaux. Tout d´abord vous remontez dans l´herbe, bientot le sentier se precise et 30 min plus tard arrive a la falaise verticale pour se cacher dans son ombre. C´est pour cette raison qu´il n´est pas visible de l´autre cote de la vallee.

Ce chemin, dans un complexe de motagne plus petit pourrait constituer un but d´une ballade a lui tout seul, tant les formations geologiques, la flore, les couleurs sont varies. Sans parler des 4 lacs que vous rencontrerez en route et sans oublier le jeux de cache - cache qu´il vous offre, car ce sentier n´arrete pas de disparaitre.... Bonne chance.

Bref ....apres le col - il vous faudra encore au moins 2 h pour atteindre Laguna Ticllacocha. Il y a des bons endroit pour camper sur ses rivages nord.

Jour 6: Laguna Ticclacocha - vallee du rio Canete - Laguna Piscacocha - entree de la Quebrada Llicacocha. Vous n´avez qu´a suivre le rio Canete sur +/- 7 km. Vous depassez un corral, avec une batisse couverte de chaume (3eme km), ensuite un deuxieme. Lors de mon passage il y avait des gens. Les toutous voraces et agressifs se jettent gentilement sur vous, ne les mangez pas, svp. Ainsi vous allez pouvoir demander aux habitants les indications pour trouver l´embranchement de la route sur Miraflores. Sinon - vous etes a quelques centaines de metres de celui-la: En regardant a droite vous apperceverez le haut de quelques nevados. Le bas de ceux-la est cache par un ebouli brun, montant de gauche a droite, courrone d´un muret de pierre. Tournez dans sa direction, faites 150 m. et traversez la riviere (la traversee se fait sans probleme). Continuez un peu et encore plus a droite, en contournant l´ebouli. En 3 dimentions la direction ne fait pas de doute. Vous vous trouverez bientot dans la valee de la Laguna Piscacocha. Vous arriverez a son rive sud-ouest 1.30 plus tard. Un endroit pas mal pour camper, mais attention aux vaches curieuses. Pour aller plus loin - continuez a avancer tout en montant sur le versant droit de la valee, vous allez y trouver un bon sentier qui vous mene a la Quebrada Llicacocha.

Depuis le bord de la laguna Piscacocha a la laguna Llicacocha - 2h.

Jour 7: Quebrada Llicacocha - Laguna Llicacocha - col 5050m - entree de la Quebrada Curunia.

Il me semble que l´endroit attire les nuages et de ce fait il est mieux de passer le col dans la matinee. Le col est assez difficile a trouver. Il est situe sur le versant gauche, au-dessus du lac. Il faut continuer sur le sentier qui se dessine dans l´herbe et contourne la laguna Llicacocha par la droite. Apres avoir depasse le petit paturage derriere le lac tournez a gauche (ne pas prendre le chemin en herbe qui continue tout droit) et suivre une mince bande de caillasse, pour se retrouver sur le versant gauche de la valee (il faut enjamber le ruisseau). Le sentier continue a monter pour s´engager dans la paroie rocheuse, c´est une partie tres jolie du parcours. 30min plus haut le sentier tres net termine par vous ammener dans une terrain herbeux, semi-marecageux. Il y a quelques marquages, poses sans consequance. Traversez le troncon mouille en laissant a votre gauche deux grands blocs de pierre tres proches l´un de l´autre. Des que vous retrouverez le terrain sec - tournez a droite et montez en suivant le bord de l´ebouli de pierre qui se presente devant vous. Bientot vous retrouverez les traces des animeaux et le sentier qui suit le bord dudit ebouli, tout en dessinant un grand cercle (dans le sens contraire de l´aiguille d´une montre). Il vous ammene a 5000m 1.30h plus tard, et au bord d´un lac de haute montagne magnifique. Depuis le lac au col il vous reste 40 min a faire. A partir de cet endroit - la plus aucun souci pour trouver son chemin.

La descente (tres abrupte sur 200m) jusqu´au fond de la Quebrada Cutunia se fait en 2.30h. Il y a un endroit a 40 min du col qui est bien pour planter sa tente, mais attention au probleme de mauvais temps.

J´ai perdu bcp de temps a chercher ce maudit col et fini par le franchir a 15h passees. Pour ne pas continuer a descendre dans la nuit tombante - j´ai choisi de camper a 4700m. C´est la, vers 20h, j´ai ete surpris par une tempete de neige, avec les coups de foudre a gogo et tutti quanti. Je vous passe les details. Heureusement que lendemain la descente n´a pas ete completement couverte par la neige...

Jour 8: Quebrada Cutunia - Huayllancacha - Miraflores Ce troncon ne pose aucun probleme d´orientation. Suivez le rio sur son rive gauche et traversez des que vous appercevez le sentier de l´autre cote. Du haut de Q. Cutunia a Miraflores - env. 6h (vous terminerez par rejoindre le pont mentionne dans la description de la journee No 1.

A+ Tadek
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (1ère partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-05-11 · 30 replies
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (1ère partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »

L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion

TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM



L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).

Calgary : ils sont fous ces cowboys !



Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.





La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).



Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.



Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.

Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.







Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.







Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.



Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.



En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.









Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.













Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …







Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.





Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.





Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.







espiègles chiens de prairie!



L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.

Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …



Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.



Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.





Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.



Going-to-the-sun road : première foulée de montagne



Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.



L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?

Lac Sainte Mary

Le chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,

en passant par Baring falls et Sun point nature trail».







De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,



faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse







et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.





Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.

lac Mac Donald

Le lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.









Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).









Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.

Many glacier : le paradis du randonneur



Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.

Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).









Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.







Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".







Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !





Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).



Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.









Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?



Waterton : le camping au milieu du lac



Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton



La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.



Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.



Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.



«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.



Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.





Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.

Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.



Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…



Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.



Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).



Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail



Départ en bateau, seul moyen d’accès.





18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.



La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.





Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.



Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.



Lac Louise

Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.











à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!



Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
"Touriste Français, Touriste Sasak" - ou 3000km en scooter en Indonésie (Sumbawa, Florès, Sumba) English translation pending
by Lolodesiles · 2009-05-09 · 110 replies
Bon, je ne vais pas refaire les présentations...

Enfin, si, un peu quand même...

Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".

Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !

Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.



Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...

En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...

La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...

Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.

Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉

Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !

Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.

De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.

Le rêve du pêcheur.

Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois

Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.

Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :



Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…

« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »

Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.

Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.

A suivre....
Sud Vietnam en janvier English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-05-09 · 19 replies
Voici un petit récit sur quelques journées tranquilles passées dans le sud du Vietnam en janvier, à la période du Têt. Nous (moi et Y) avons bien sûr commencé par Saigon, autrement connue sous le nom compliqué de Ho Chi Minh Ville/City, d’ où l’ abbréviation HCMC. Il n’ y a pas trop à dire de la première journée. Nous avons simplement flâné, pris une glace et un café à l’ une des terrasses dans le centre du District 1, quelque part dans le coin de Dong Khoi. On se croirait dans une grande ville provinciale de la France, en été ! Ville agréable, dans le District 1 en tout cas, là où il y a une forte concentration d’ architecture coloniale. J’ ai oublié les noms des rues, des avenues, des places etc…, donc il y a un petit flou dans ce récit pour lequel je m’ excuse. Le soir, nous avons été boire quelques verres dans une boîte qui se trouve dans une petite rue de traverse, mais toujours dans le centre, probablement aussi dans le coin de la rue Dong Khoi et probablement pas loin de la rivière Saigon. Pas mal, un bar tout en rond au centre de la salle, assez sombre, bonne musique, bonne atmosphère. Il y a un étage qui surplombe cette salle, si je me rappelle bien. Quand on prend la porte du fond pour aller aux toilettes, on se retrouve à l’ extérieur, on voit quelques tables sur la droite, quelques personnes en train de manger, et un escalier qui mène à l’ étage. Je précise ça parce que nous n’ avons pas réussi à retrouver cet endroit quelques jours plus tard, de retour en ville, et peut-être quelqu’ un reconnaîtra les lieux que j’ essaie de décrire. Comme nous l’ avions remarqué à Hanoi déjà, la clientèle reste principalement locale, ce que nous préférons bien sûr.

En Route Vers Vinh Long Le lendemain, nous prenons un bus pour aller à Vinh Long, dans le delta du Mékhong. J’ aime bien la petite musique quand les gens disent « Vinh Long », les tons me semblent plus marqués en vietnamien qu’ en thai. En fait, le taxi nous a déposé devant le bureau d’ une compagnie de bus locale, dans une grande rue quelque part vers l’ ouest de Saigon. Il y a foule à l’ intérieur, c’ est un peu la foire d’ empoigne et tout le monde parle à voix très haute. On n’ arrive pas à bien s’ entendre. Nous sommes les seuls étrangers et je me demande bien s’ il y aura quelqu’ un qui puisse parler un minimum d’ anglais. Inutile de dire que toutes les affiches aux murs qui expliquent les possibilités de transport ne me servent à strictement rien, ma maîtrise du Vietnamien étant limitée à … 4 ou 5 mots ? Pas très confortable comme situation, mais il y a quand-même une petite place où Y peut s’asseoir en attendant que je règle nos affaires, et heureusement la fille au comptoir dont j’ arrive à attirer l’ attention parle suffisamment l’ anglais. Nous nous retrouvons dans la rue et on nous fait vaguement (très vaguement) signe de monter dans l’ un des minibus qui s’ arrêtent. Pas trop sûrs que ce soit le bon bus, nous montons quand-même. Nous voici partis ! Mais quelques kilomètres plus loin, on nous débarque à une gare routière où nous devons changer de bus. Le nouveau minibus n’ a vraiment pas beaucoup de place pour mettre des bagages, et nous ne sommes pas les seuls voyageurs ! L’ intérieur n’ est pas spacieux non plus. En plus, la climatisation est poussive.

Quelques heures plus tard (4?), nous débarquons à Vinh Long. Nous n’ avons rien mangé depuis le réveil et le ventre creuse sérieusement. Nous prenons donc un morceau dans une guinguette au bord de la route avant de nous inquiéter de l’ étape suivante. Les gens sont étonnés de voir un couple blanc – asiatique. Y est systématiquement prise pour une Vietnamienne. Je me dis parfois qu’ elle n’ a pourtant pas le physique des gens d’ ici, et que les gens nous entendant parler thai entre nous devraient bien se douter qu’ elle n’ est pas Vietnamienne. Mais peut-être y-a-t-il assez d’ ethnies différentes au Vietnam pour que les gens n’ aillent pas penser plus loin ? L’ étonnement des gens à voir un couple mixte, en Thailande (quand il y a étonnement), ne me paraît jamais être autre chose qu’ un étonnement amusé, alors qu’ ici j’ ai parfois l’ impression que les gens trouvent difficile d’ accepter l’ existence d’ un couple mixte, vu leurs expressions faciales ….. Mais les gens se dérident rapidement après quelques mots. La pauvre Y, elle aussi ne connaît que quelques mots de Vietnamien ! Mais souvent, c’ est elle qui se souvient des mots-clé, elle a une bonne mémoire pour ça. Quand il s’agit de demander des glaçons, par exemple, c’ est elle qui se souvient : « Da ! ».

Nous voici assis à l’ arrière d’ une moto. À trois et avec nos quelques bagages, nous ne ferions pas long chemin ! Nous nous faisons déposer devant l’ hôtel Cuu Long B, au bord de la rivière Co Chien, l’ un des bras principaux du Mékhong. C’ est peut-être le moment de mentionner que les Vietnamiens appellent le Mékhong « Cuu Long », ce qui veut dire « neuf dragons », dénommant ainsi les branches majeures de la rivière qui forment le delta. « Mékhong » vient bien sûr de « Mae Nam Khong » comme on dit au Laos et en Thailande (Mae Nam = « la mère de l ‘ eau » = rivière). Je me demande comment on appelle le fleuve au Cambodge, et dans les autres pays où passe ce fleuve, l’ un des plus longs du monde…. L’ hôtel est très correct et pas très cher, et nous avons une belle vue sur le fleuve de notre chambre, propre et très spacieuse. Nous avons le départ du ferry pour l’ île d » An Binh, de l’ autre côté de la rivière, juste en bas et un peu à gauche de l’ hôtel. Si nous n’ avons rien d’ autre à faire, nous pouvons toujours tuer le temps à observer le traffic incessant sur la rivière.

Je sais que certains voudraient avoir plus de détails sur ce que nous payons pour les diverses prestations, mais je ne m’ inquiète pas trop de toujours garder ces détails. Je préfère « marcher au pif », j’ en ai bien l’ habitude et je sens assez bien, à un moment donné, ce qui est cher, pas cher etc…. Y quant à elle, a cette façon amusante de compter en « bahts Hanoi », en « bahts Jakarta », et maintenant en « bahts Saigon » (je crois qu’ elle sait que ce sont les mêmes qu’à Hanoi !), et une fois qu’ elle a fait le rapport avec ses bahts à elle, je peux lui faire confiance, elle ne se laisse pas gruger ! Donc, pas d’ obsession sur les prix, tant que c’ est abordable et que « l’ intendance arrive à suivre » !

Le long du fleuve, et dans les rues adjacentes, il y a beaucoup d’ activité et ça grouille de scooters, mais c’ est un peu plus supportable qu´ à Saigon. Beaucoup de fleurs à la vente, à même le sol, et Y se fait un grand plaisir à se planter (façon de dire !) au milieu des étalages, de prendre des bouquets dans les bras et de poser pour mes photos. Elle a toujours un contact très facile avec les gens et n’ est jamais gênée. Les gens sentent tout de suite sa gentillesse et son charme, et nous avons toujours droit à leurs sourires. Mais quand nous marchons dans la rue (et en général nous ne marchons pas la main dans la main, par « modestie » comme diraient certains), nous remarquons encore, assez souvent, quelques froncements de sourcils, pour ne pas dire quelques faces renfrognées, à nous voir, couple occidental-asiatique. Parfois je me demande quels problèmes les gens peuvent bien y trouver ! Le soir, nous avons été prendre un verre sur la terrasse du café Hoa Nang qui fait l’ angle des rues Phan Boi Chau (celle qui borde le fleuve) et « 1 Thang 5 » (où se trouve un marché dans la rue), au débouché sur le Mékhong d’ un des canaux principaux qui traversent la ville. C’ est sympa, il fait bon, les gens sont relaxes, il y a de la musique (mais les chanteurs sont médiocres). Nous allons dans l’ un des bureaux de tourisme juste au coin de la rue et nous réservons une excursion pour le lendemain.

Puis nous descendons la « rue du marché ». Quelques 500 mètres plus loin, un pont sur un canal à gauche, un pont sur un autre canal juste devant nous, nous tournons à droite dans la rue « 2 Thang 9 » à la recherche d’ un restaurant. Un peu plus loin, nous nous installons dans un restaurant de plein air (c’ est peut­-être le restaurant Phuong Nam indiqué sur la carte du Rough Guide ?) où il y a pas mal de gens attablés. La nuit est tombée mais il fait encore très chaud. Les gens sont légèrement vêtus, il y a même quelques hommes en maillot de corps. Pour la commande, nous arrivons vaguement à nous faire comprendre. Nous nous retrouvons devant un « hot pot » avec une variété de choses à y cuire, dont beaucoup de légumes verts et d’ herbes aromatiques fraîches, ce qui nous convient parfaitement. C’ est une formule très populaire en Thailande également, mais bien sûr il y a des variations locales. Y fait le service et j’ en profite pour faire quelques photos.

La suite à plus tard !
Préparation d'un itinéraire de tour du monde English translation pending
by Marine2010 · 2009-05-06 · 19 replies
Bonjour a tous, J'ai un grand besoin de votre aide concernant mon itinéraire tour du monde départ juillet 2010. Je suis un peu perdu au niveau saison et timming dans chaque pays. Voila ou j'en suis:

Départ de Paris Avion Brésil du 15 juillet au 15 septembre Avion Pérou du 15 septembre au 15 octobre Chili du 15 octobre au 15 novembre Argentine du 15 novembre au 15 décembre Avion Polynésie française du 15 décembre au 15 janvier Avion Australie du 15 janvier au 15 mars Avion Nouvelle Callédonie du 15 au 30 mars Avion Japon du 30 mars au 15 avril Avion Laos du 15 avril au 15 mai Vietnam du 15 mai au 5 juin Thailande du 5 juin au 31 juin Avion Inde du 31 juin au 20 aout Retour a Paris

Pouvez vous me dire si cet itinéraire est possible avec un pass aérien et s'il est vivable au niveau climatique? Et une dernière question, sachant que nous somme un couple et que nous souhaiterions privilégié l'hotel au camping, combien pensez vous qu'un tel tour du monde peut couté au total ( avion, hebergement, alimentation, transport, loisirs...)

Merci beaucoup, j'attend vos réponses avec impatience!!
Choisir un hôtel à Koh Phi Phi? English translation pending
by MetV · 2009-05-03 · 39 replies
Bonjour à tous, Nous avons passé plusieurs heures à parcourir le forum, et nous sommes encore plus confus maintenant 🙁 Nous partons en Thailande 3 semaines en Juin. Nous avons deja planifié une bonne partie du sejour et nous souhaitons passer 4 jours à Koh Phi Phi avant de partir pour Koh Samui. Nous avons le probleme pour choisir l'hotel à Koh Phi Phi! On voulait aller au Phi Phi Island Resort mais il parrait qu'il est loin de tout ! Apres on a regardé pour le Phi Phi Natural Resort mais les critiques ne sont pas tres encourageantes ! Donc nous avons besoin de votre aide !! Nous souhaitons un hotel sur une belle plage et avec une belle prestation (budget 70eur/nuit). Nous aimerions avoir à proximité de l'hotel quelques restaurants pour ne pas etre obligé de manger uniquement à l'hotel ce qui peut s'averer assez cher, mais nous souhaitons etre au calme. Merci pour vos reponses !!
Travailler, tout quitter et trouver un logement en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Daveetnadège · 2009-05-02 · 21 replies
salut vous tous, si tous va bien, je vais me mettre en indisponibilité dans mon boulot pour partir avec ma femme et mes 2 filles vers sept 2010. Cependant nous appréhendons pas mal, surtout pour les ressources ( nous ne disposons d'aucune réserve) et le logement. Moi je suis plutôt calé dans le domaine de l'incendie et des secours, si vous avez des infos pour des postes dans la sécurité incendies, mais nous cherchons aussi des infos sur le logement ex: vivre dans un bateau ou camping, louer un bout de terrain planter sa tente pendant un an.... Nous cherchons aussi des infos sur les déplacements, les routes, les transports en commun, la pêche, etc ... merci à tous !
Islande - Reykjavik: logement, restaurants et excursions? English translation pending
by Scarlett21 · 2009-04-30 · 20 replies
Bonjour, Trois jours à Reykjavik en septembre! Si vous avez quelques "tuyaux" pour le logement, resto, excursions aux alentours, merci de m'en faire part!
Séjour à Montréal (juillet-août): deux logements, lequel choisir? English translation pending
by MarineF · 2009-04-30 · 16 replies
Bonjour à tous, 😉

Nous sommes 5 personnes organisant notre séjour à Montréal du 6 juillet au 20 aout.

Nous avons trouvé 2 appartements meublés très mignons, mais ENORME PROBLEME : il faut choisir lequel prendre!!! Et là grosse divergence de point de vue! Nous n'arrivons pas à nous mettre d'accord. 🏴‍☠️

Le 1er: Rue saint Denis proche de la station Laurier. Le 2eme: très proche de la station Square Victoria et de la place Ville-Marie.

Nous avons l'intention de profiter des charmes de Montréal, en particulier des sorties nocturnes! Nous n'avons pas de voiture.

A votre avis lequel est le mieux situé pour les animations nocturnes (restos, bars, discothèques)? Les transports en communs sont -ils développés et sûrs la nuit? Les taxis sont-ils abordables niveau prix?

Merci d'avance.
Trouver un job d'été à New-York? English translation pending
by Zouzou87 · 2009-04-29 · 23 replies
Bonjour,

Malgré toutes mes recherches pour trouver un job cet été à New-York, je n'ai eu aucune réponse positive et ma date de départ arrive à grand pas. Je pense chercher un job directement là-bas. Qu'en pensez vous ?

Dans quelle secteur est-il possible de trouver du travail "facilement" ? A quel salaire s'attendre ?

Si quelqu'un peut me faire part de son expérience je suis preneur !

Merci à vous,

Olivier
Impossible de trouver une solution pour nos vacances en famille avec le programme Flying Blue English translation pending
by SNL · 2009-04-22 · 46 replies
Les stratégies du marketing ont leurs limites. Nous sommes un couple avec deux enfants. Nous voyageons chaque année 3 à 4 fois professionnellement chacun et 1 à 2 fois pour les loisirs. Comme nous allons plutôt loin (Afrique du Sud, Japon, Nouvelle Calédonie, Guyane...) et parfois en affaire, nous pensions jusqu'à présent être de bons clients d'Air France. Nous avons aujourd'hui clairement le sentiment que le programme Flying Blue, ne favorise plus du tout les familles : Impossible de trouver cette année une solution pour nos vacances avec nos miles. Sur les destinations qui nous intéressaient, le tarif des primes à ces dates a doublé !!! Alors quoi ? les pro qui payent oui, mais les familles, non ? L'ennui c'est que les pro ont aussi des enfants... avec lesquels ils partent en vacances... Ben oui, ça se fait encore ! Alors nous, comme nous avons le sentiment de ne plus être vraiment attendus par Flying Blue, en famille, eh bien nous n'attendrons plus rien non plus de Flying Blue côté pro. Pour l'instant Star Alliance adopte une stratégie qui nous correspond mieux et nous avons ajusté en conséquence.
Partir six mois au Burkina Faso dans un orphelinat et/ou un dispensaire English translation pending
by Karot · 2009-04-22 · 29 replies
Je m'appelle Caroline, je suis infirmière en service de Psychiatrie en France ; J'ai toujours été attirée par le continent Africain : envie de découvrir la population, la culture, l'environnement et en apprendre beaucoup de cela ; j'ai déjà quelques expériences de séjours en Afrique de l'ouest : un stage infirmier d'1 mois au Togo, 2 séjours au Burkina Faso (Ouahigouya), mais expériences trop courtes!! J'ai donc pris, pour cette année, la décision de partir au moins 6 mois au Burkina Faso, en tant que bénévole ou volontaire ; Pour concrétiser ce projet je recherche des contacts fiables de personnes qui s'occupent d'associations ou congrégations religieuses intervenant dans un orphelinat et /ou dispensaire, hors de la capitale.

Aussi si j'aimerais partager l'expérience et l'avis de personnes qui ont mis en place ce genre de projet, pour partager l'aventure et me renseigner d'informations "très pratiques".

merci à vous
Partir en Roumanie avec sa voiture? English translation pending
by Carobenj · 2009-04-20 · 66 replies
Bonjour à tous !

Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)

A la prochaine,

CaroBen
Avis sur mon parcours au Pérou English translation pending
by Tsetse · 2009-04-20 · 12 replies
Bonjour à tous, Je prépare mon prochain voyage au Pérou qui se déroulera du 13/05 au 11/05. Plus j'avance sur mon possible itinéraire, moins j'arrive à évaluer le nombre de jours que je dois passer sur chaque site... De plus, il me manque certainement toutes les subtilités du voyage que peut etre vous possédez de par votre expérience... Bref, j'ai besoin de vous!!!!

Voici le plan: Arrivée à Lima, vers 17h30. Je compte rester la nuit sur Lima, pas trop loin de l'aéroport, car départ matinal le lendemain, direction Cuzco. Une fois arrivée à Cuzco, je pense passer plusieurs jours cools, sans trop d'efforts pour que mon corps s'habitue à l'altitude. Autour de Cuzco, j'aimerais:Visiter les ruines de Pisac un dimanche, pour également profiter du marché Faire les sites d'Ollantaytambo, Saqsaywamanu, les salinas de Maras, ainsi que Moray => Ya t'il une logique de faire tout ça dans un certain ordre?? transport?? Pour le Machu Picchu, je pensais dormir à Agua Caliente, pour etre matinal et au plus proche du site. J'espère aussi pouvoir faire la montée du Wayna Picchu. Savez vous si on peut aller s'enregistrer dès l'ouverture du site, et monter un peu plus tard dans la matinée?? A Agua Caliente, les bains thermaux sont payants??

Depuis Cuzco, je serais bien tenté de passer quelques jours vers Puerto Maldonado, afin de découvrir la jungle, sa faune et sa flore...mais tout dépend de la faisabilité de mon itinéraire... Il me semble que peu de gens en parlent, car peut etre que peu de gens y vont... J'attends vos réactions et conseils!!

Ensuite direction Pino, avec bien sur le Lac Titicaca. Je pense prendre une excursion par une agence, afin de pouvoir passer une nuit sur une des iles (me parait moins faisable en individuel...). Question bete: Y a t'il une ile où c'est plus sympa de passer la nuit??Amantani, Taquile?? Quelle a été votre préférence?? A priori, je ne pense pas rester à Pino, ce n'est pas une ville qui ai retenu mon attention.

Partons maintenant vers Arequipa... Ca a l'air d'etre une ville où il fait bon vivre... Je compte bien sur rendre une petite visite à la jeune fille momifiée, aller au monastère... Et puis une petite escapade dans le Canon de Colca me tente bien, avec le mirador Cruz del Condor: problème, quel itinéraire faire en individuel??? Je vois des gens qui font Cabanaconde-Posada Roy-Llahuar-Cabanaconde... D'autres vont jusqu'à Chivay-San Juan de Chucho-Tapay-Sangalle-Cabanaconde... BREF JE SUIS PERDUE!!!!

Après Arequipa, ce sera Nazca avec bien sur le survol des fameuses lignes... Doit on obligatoirement passer par une agence ou est il possible de se rendre directement à l'aéroport?? J'ai lu qu'il existait un mirador afin d'observer une réalisation géométrique... Où?? Est ce interessant après avoir vu les lignes du ciel?? J'entends également beaucoup parlé du cimetière de Chauchilla ainsi que des aqueducs de Cantallo...

La suite du programme, dépendra du temps qu'il me reste avant mon départ: Pourquoi ne pas passer par Paracas, pour aller voir les Islas Ballestas et leur faune... Est ce interessant?? Combien de temps passé en mer?? Prix?? Je suis allée en janvier en Argentine, et je me suis régalée des colonies de pingouins, cormorans et lions de mer... Et je suis prette à recommencer!!!

Après Paracas, j'ai lu qu'il y avait un oasis à coté d'Ica, qui me semble etre une bonne étape tranquillou avant de retourner sur Lima juste pour reprendre mon vol... Des avis??

Voilà en gros l'itinéraire... Ma plus grosse difficulté est d'évaluer le temps que je dois impartir à chaque étape... Je souhaite profiter du pays, sans pour autant faire un marathon... D'autant que la soroche veille... Je ne compte pas emmener de sac de couchage, car je n'en ai pas de compact et léger, et je me dit qu'au pire, je pourrais en louer sur place... J'emmene quelques fringues pour le froid comme le chaud... Comme en Argentine!!

En tous cas, merci de vos précieux conseils que j'ai pu récolter au cours des différents autres posts...

Amicalement,

Céline
Que voir à Lyon, Grenoble et Turin au mois de septembre? English translation pending
by Quadimelle · 2009-04-18 · 9 replies
Bonjour je serai à Lyon en septembre, J'aimerais savoir ce qui est à voir surtout. Ensuite je serai à Grenoble pour un bon bout de temps, la aussi donnez-moi des conseils sur ce qui est à voir?? Pour traverser ensuite en italie à Turin celà est tres important pour moi de savoir les personnes qui sont allées de me transmettre leurs commentaires si elles le peuvent. Je vous remercie quadimelle
Votre projet à vélo en préparation? English translation pending
by Janodou · 2009-04-08 · 90 replies
Combien sommes-nous à préparer notre projet prévu dans l'année ? Nombreux sans doute.

Quel est le vôtre qui vous fait crever d'impatience depuis bien longtemps, trop longtemps peut-être ? Nous, c'est modestement PARIS-ROME en juin 2009. Et vous ?

Que la passion continue de vous gagner avant, pendant et après ! Bons préparatifs et bon vent à toutes et à tous.
Prendre un bus en Égypte, mission impossible? English translation pending
by Simplybrice · 2009-03-29 · 3 replies
Il en va des voyages comme de la vie, Parfois on file comme une comète, parfois tout semble souffrir d'un frein à main.

Je savais les transports égyptiens à la limite du déraisonnable mais là, on flole la correctionnelle. On avait ri avec Samer du fait que parfois les transports, on ne sait pas quand ils arrivent mais pas non plus quand ils partent. Il m'avait bien raconté l'anecdote du chauffeur qui doit conduire un bus quotidien de Marsa Alam à Assouan mais qui prétend un soir qu'il fait trop froid pour prendre la route afin de mieux passer la soirée sur son canapé pour peu qu'il en possède un. Je me souviens encore de cette histoire même si au moment de l'entendre pour la première fois, ça n'avait fait que m'effleurer la conscience.

Ce soir, dimanche 16 novembre, je sais que je dois prendre ce même bus. La seule chose à peu près tangible est que le bus doit passer par Marsa Alam entre minuit et 1h du matin pour arriver à Assouan aux aurores le lundi. Samer convit donc son chauffeur (il ne possède pas de voiture, un taxi ravitaille l'hotel, dépose les clients...) à 23h30 pour me conduire à la gare routière. Le gars arrive, tout va bien. En peu de temps, on arrive au village. La voiture s'arrête à une parodie de station service : une pompe, un type qui vend trois chips sur deux trétaux, un lampadaire pour s'assurer qu'on est pas dans l'obscurité totale. Mon chauffeur me dit que c'est là que je descends, c'est la dîte gare routière... Je prends mes affaires à l'arrière du pick-up qui n'attend pas la suite des évènements pour foutre le camp. Le vendeur aux chips m'interpelle. Je vous retranscrits pelle-melle : Salut, qu'est ce que tu fais là? Et tu vas où comme ça?Je vais à Assouan avec le bus de nuit.Ah mais il n'y a pas de bus cette nuit, tu t'es gourré mon p'tit gars.Quoi?!? Mais on m'a pourtant dit que...On t'a dit des bétises, il n'y a pas de bus, point à la ligne.Qu'est ce que je vais devenir? A quelle heure est le suivant?A minuit demain soir. Pas avant.Il y a pas un autre moyen d'aller à Assouan? C'est qu'il faut que j'avance moi!!Y'a bien un moyen, il doit y avoir un minibus qui t'arrêtera à Edfu c'est à dire à mi-chemin et qui devrait partir bientôt.Bientôt quand?Bientôt quand il sera plein.Et on est combien pour l'instant?T'es le premier!!

Je suis le premier, Victoire!! J'ai gagné le droit d'attendre le plus longtemps! Tu parles d'une médaille d'or... Pas question de reprendre un taxi pour me ramener au camp, comme ailleurs ils sont organisés en guilde et réclament pas moins d'une douzaine d'euros pour 10km. Je m'assois donc sur un banc fait de cartons posés les uns à côté des autres et commence à patienter. Le vent souffle de fraîches rafales, ramenant la température extérieure autour des 10°. J'ai froid et commence à empiler les couches de vêtements. A 1h deux personnes arrivent. Ils sont médailles de bronze et d'argent. La belle affaire... On échange quelques phrases, l'attente se poursuit. A 3h, rien n'a changé, on est toujours que trois. D'autres bus ont beau passé par là, c'est jamais celui d'Assouan ou d'Edfu. Autour de 4h, je tombe de sommeil sur mon banc de fortune. Je vous laisse imaginer la qualité du sommeil. A 8h, enfin, je suis tiré de ce qu'on appèlera généreusement ma nuit par le bruit d'un moteur qui tourne à 50cm de ma tête qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Le minibus est là, gorgé de monde, ne reste qu'une place pour le Braïce dans le brouillard.

Huit heures de patience, voilà ce qu'il en coute de voyager avec les moyens du bord. Mais pour paraphraser "La guerre des boutons", si j'aurais su, j'aurais venu quand même, mais à 8h... Dans le minibus pour Edfu, ça cri, ça fume, ça secoue. Les hommes sont assis à l'avant du véhicule, on n'entend qu'eux. Les femmes sont à l'arrière avec les enfants, pas un mot ne sera prononcé par elles. La route est on ne peut plus monotone et plate, c'est un désert plat et rocailleux qui s'étale de part et d'autre. Seulement à l'approche d'Edfu, j'ai l'impression d'halluciner, j'ouvre les yeux et quelque chose cloche mais je ne sais pas quoi. Quelques secondes de concentration sont bien nécessaires pour finalement me rendre à l'évidence, le Nil doit être à portée de tir, les teintes sablonneuses du paysage ont laissé la place à du vert. C'est pour ainsi dire la première fois depuis deux semaines que les arbres sont plus nombreux que les cailloux!! Je n'avais pas fait particulièrement attention à ça en apprenant que mon minibus allait à Edfu, mais cette petite ville est perchée sur le plus long des fleuves du monde. D'ailleurs avant d'aboutir à la nouvelle gare routière (si tant est que ça en soit une), on longe le large ruban d'eau. Ce faisant, on peut bien se rendre compte de l'importance vitale de la rivière. Ses rives sont couvertes de cannes à sucre, d'oliviers, de palmiers, de champs de coton. Parfois la largeur de la bande verte couvre plusieurs kilomètres, mais à d'autres endroits, la végétation ne s'étend que sur une dizaine de mètres avant que le désert ne reprenne ses droits. En tout cas, mon plaisir de revoir pousser arbres et fleurs est non feint malgré la fatigue d'une journée à rallonge.

Le minibus parvient enfin à Edfu autour de midi, ne reste plus qu'à dénicher un nouveau minibus pour boucler la boucle et rejoindre Assouan avant la nuit. A la gare routière, pas l'ombre d'un touriste, je suis encore l'aiguille dans cette botte de foin. Je demande à gauche à droite où je peux trouver le bon minibus. Tous les chauffeurs refusent de me prendre. Il y a bien un type qui me propose de monter avec lui mais je serais mieux dans un transport collectif, j'ai dormi quatre heures et j'ai pas envie de faire la conversation. Je cherche encore. Rien. Nada. Que dalle. Pas un minibus ne souhaite me voir à son bord. Voilà qui est bien curieux... Finalement, le bonhomme évoqué plus haut est toujours là. Je monte avec lui. Pas bien loin en fait; on fait pas 1km qu'il me dépose à un poste de police. Je descends du véhicule et suis alors pris en charge par les képis. Ceux-ci ont également arrêté un camping-van dont la plaque d'immatriculation est française. Echange d'informations.

Le camping-car est conduit par Jean-Pierre et Sandrine qui sont partis de France il y a pas loin de 2 mois. Quand, en Egypte, on conduit un véhicule particulier et qu'on est occidental, on doit voyager en convoi pour aller de ville en ville. Le convoi part à heure fixe chaque jour et permet au voyageur de bénéficier si besoin est d'une escorte policière. Et bien en fait, Jean-Pierre et Sandrine ont perdu le convoi et sa cohorte de véhicules.

On attend tous ensemble quelques minutes avant de voir le convoi surgir au détour d'un virage. Jean-Pierre a, sans s'en rendre compte, devancer la file indienne qu'il convient maintenant de rejoindre. Plus besoin de trouver un minibus, je suis embarqué avec plaisir par mes deux français qui ont la même destination que moi en vue. La route longe le Nil et c'est pas pour me déplaire. L'eau de la rivière est d'un bleu profond qui tranche avec la verdure environnante. En chemin, le convoi s'arrête à un temple, celui de Sobek à Kom Ombo, mon tout premier. Ca faisait un moment que j'ai pas re-croisé les colonnes et les frontons sculptés, le plaisir est au rendez-vous, d'autant qu'à partir de maintenant les temples sont couverts de hyéroglyphes et autres bas-reliefs représentants les rois de naguère de profil comme il convient au pays des Pharaons. La visite est rapide autant que le convoi qui avale les kilomètres à plus de 100km/h.

Vers 15h, Assouan se profile et avec lui une chambre d'hotel que j'espère calme et reposante. Jean-Pierre et Sandrine me dépose en ville. La température est suffocante pour un mois de novembre, jamais ces habitants voient-ils un hiver? En ce qui me concerne, avec tous mes kilos sur le dos, en deux minutes je ruissèle. J'ai repéré un charmant hotel dans le LP que je trouve rapidement en demandant mon chemin à, grosso modo, chaque personne que je croise. En arrivant, je m'écroule dans un fauteuil confortable du salon commun. Il faudra bien un treuil pour m'en extraire. Plusieurs thés plus tard quand même, je sors de ma torpeur et suis sur le point de rejoindre ma chambre. Et bien t'y voilà que à peine relevé, une voix familière sonne à mon oreille. Je me retourne et tombe sur Graham que j'avais laissé en Cappadoce un mois plus tôt. Je sais pas si ça vaut la peine d'écrire que je n'ai pas rejoint ma chambre tout de suite et que la sieste, elle repassera... On achèvera de passer la journée ensemble jusqu'au soir. Lui repart le lendemain vers de nouvelles aventures, pour moi le lendemain se fera sans aucun doute sur des bruits de ronflements légers. Il est 23h quand je rejoins ma chambre pour la première fois. Et c'est effectivement comme si j'avais un lit pour la première fois. ZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzz...
Description, étapes par étapes, de mon voyage dans l'Ouest américain English translation pending
by Loiclux · 2009-03-24 · 60 replies
Bonjour cher internaute qui par curiosité bien placée a cliqué sur mon post,

Je vais me marier d'ici peu et nous planifions notre lune de miel: l'ouest americain.

Destination:

Nous avons l'intention de faire un circuit (par nous meme, ca laisse part a l'excitement de l'imprevu), le but étant de faire la boucle Los Angeles, Las Vegas, San Francisco puis Los Angeles.

Nous voulions voir tout ce qui se trouve entre ces villes, qu'importe l'ordre mais le prix du billet nous a guidé sur L.A.

Je suis au stade ou je construis mon voyage, glanant beaucoup d'infos sur le net (la litterature sur le sujet est inepuisable, et j'adore le fonctionnement des forums ou l'on peut partager son experience, ce que je fais sur d'autres sujets). Je mettrais a jour regulierement le post principale.

Avion

Billets d'avions reservés hier: ca sera Northwest (Delta Airlines), pour 840euros (assurance multirisque incluse), aller retour pour deux depuis Paris. Le trajet est de 15heures environ avec une escale a minneapolis.

Date: du 7 septembre au 23 septembre 2009.

Je pensais mettre plus pour le billet donc premiere bonne surprise. Evidemment j'ai lu les avis sur cette compagnie, et le seul point recurrent c'est la nourriture qui rend malade. Qu'a cela ne tienne ca sera sandwich a la provencale. (Le reste, bagages etc, c'est pareil partout malheureusement, jamais de risques zero a mon humble avis.)

Voiture

J'en suis a l'etape transport desormais. J'aime les belles voitures, les belles carosseries americaines, c'est mon voyage de noce, et on va faire beaucoup de kilometres.

Alors j'ai surfé sur tout les sites possibles (quasiment), il y a deja des posts les citant tous. Donc je compare.

Premiere surprise: my god que c'est moche. Mais alors moche moche moche. Autant les belles muscles car ont du charme, autant les chevrolet malibu et autre pontiac dans la categorie standard, c'est moche a souhait. Il est vrai que j'habite le pays qui a le plus de BMW et Audi recente par habitant, et quand je vois plus de plastiques que sur une francaise... Enfin passons.

Donc autant se faire plaisir apres un avion cheap: mon choix s'arrete sur: Grand Cherokee, TrailBlazer, et Mustang Convertible.

Alors j'ai lu quelques posts disant que une convertible, pour le grand canyon, et la death valley, c'est pas ce qui se fait de mieux, entre temperature etc. Mais bon. Le spleen quoi!!! En plus je vais pas y rester trop longtemps, je vais pas mettre trois jours a traverser la vallée de la mort...

Donc je me suis auto convaincu, une mustang cab !! Le 4*4 ca sera la prochaine fois quand on aura les enfants, le chien etc.

J'arrive a L.A. vers 18h30. A cette heure ci, d'apres mes simulations, seulement les agences de location dans l'aeroport seront ouverts a ces heures la.

L'idee c'est donc de pas surcharger les bagages et de se rendre dans un hotel en centre, se balader a pied apres avoir tout deposé a l'hotel. Et le lendemain matin, direction l'agence Budget! C'est la ou j'ai pu voir une mustang cab a 580e pour toute la duree du voyage avec toutes les assurances. Je ne l'ai pas encore reservée.

Budget Rent-A-Car: Los Angeles - 3600 Wilshire Boulevard, (super l'internet!!)

Moi ce qui me fait peur, c'est le car jacking ou les trucs du genre, je connais pas du tout les etats unis, et je m'imagine la meme scene, deux americains se baladant dans une bmw cabriolet neuve dans les cités de marseille. Ca dure jamais trop longtemps generalement! Donc il faut que je me renseigne: ou dormir pour que la voiture ne craigne rien et ou se balader...

Merci de m'avoir lu, and to be continued!! Tout vos commentaires sont les bienvenus, je sais qu'il regne par ici de vrais routards!
Voyager seule au Brésil courant 2009 English translation pending
by Helvina · 2009-03-24 · 19 replies
Bonjour, je voudrais partir au Brésil dans les mois qui viennent, pouvez vous me donner des renseignements, quels sont les endroits à Rio à éviter pour une femme seule ? . une fois arrivée à Rio est il facile de se déplacer ? je voudrais aller à salvador de bahia merci pour vos réponses !.
Tour du monde et impôts? English translation pending
by Samsam131076 · 2009-03-24 · 15 replies
Bonjour à tous et à toutes

Avec ma chérie que j'aime, on prépare activement notre départ pour un TDM dans les prochains mois. Seulement, on a un budget serré, et avec le couts des impots, ça risque d'être très difficile de boucler notre budget prévisionnel (environ 12.000 € par personne, billets inclus).

J'ai vu des discussions sur le sujet, mais je voudrais savoir :

Quelqu'un a t'il essayé de "négocier" avec les impots si un décalage de paiement était possible ? Je m'explique : on va prendre une année sabatique, donc rien à payer l'année après le TDM, mais les mensualités continuent à courrir pendant notre voyage, d'où le problème...

Si quelqu'un à des débuts de réponses...

Merci beaucoup
Compte-rendu de croisière sur l'Azamara Quest en Asie English translation pending
by MissMC · 2009-03-22 · 18 replies
Comme il n'y a pas beaucoup de discussions sur la ligne Azamara, j'ai pensé partager le compte-rendu (long et détaillé) de notre dernière croisière sur le Azamara Quest. L'itinéraire: Hong Kong, Shanghai, Busan (Corée sud), Hiroshima, Osaka/Kyoto, Seoul, Dalian (Chine) et Tianjin. Nous avons terminé notre voyage par un séjour à Pékin de 5 jours, mais ça, c'est une autre histoire!!

Vous êtes avertis... le récit est long!! Un mot sur les voyageuses: Je suis dans la 40taine et cette croisière était la 17e que j'ai fait avec ma mère, Mariette! Nous voyageons beaucoup, et depuis une dizaine d'année avons adopté la croisière.

Pour ceux qui préfèrent les images aux mots:
http://picasaweb.google.com/mcdessureault

Croisière de Hong Kong à Tianjin et séjour à Pékin Azamara Quest 31 janvier au 18 février 2009

Départ les deux pieds dans la neige... Le matin du 29 janvier, nous avons pris notre vol Montréal-Toronto à 5h30 AM. Nous étions un peu nerveuses car il y avait eu une bonne tempête la veille et durant la nuit et nous craignions avoir du retard. Mais le vol est parti à temps, sans aucun problème. Notre transfert à Toronto a été des plus faciles. Il y a des voiturettes partout pour nous conduire d’un terminal à l’autre. Nous avons été super chanceuses car le vol Toronto-Hong Kong était complet mais le seul siège de libre était à côté de nous! Nous avons donc eu trois sièges pour ce long vol de 15 heures. Trois repas sont servis - deux repas chauds, et une collation de nouilles chinoises. De plus avec le système de divertissement personnel, on a accès à des films, de la musique, des émissions de télé. Nous avions aussi apporté des jeux de cartes et dominos. Le temps a passé relativement vite, bien que le sommeil ne soit jamais très réparateur ni profond!

Arrivé à Hong Kong, un agent d’Azamara nous attendait à la sortie des douanes. Comme notre hôtel était à même l’aéroport, nous avons marché jusqu’à l’hôtel. Le Regal Hotel est magnifique et nous étions très heureuse de trouver un bon lit. On s’était promis de se reposer un peu et de partir explorer la ville, mais nous étions simplement crevées... nous nous sommes couchées en arrivant vers 15h00, et on s’est levée le lendemain matin! Toutefois, il aurait été assez facile de se rendre en ville car les trains rapides viennent jusqu’à l’aéroport et en 12 minutes nous sommes à Kowloon. Le petit-déjeuner était exquis avec tout ce qu’on retrouve habituellement dans un beau brunch, mais aussi beaucoup de spécialités chinoises! On a commencé à pratiquer à manger avec des baguettes!

Nous avons pris la navette de l’hôtel pour se rendre à un centre d’achat tout près. On a flâné un peu dans les boutiques jusqu’à 11h00, puis on est rentré pour prendre notre transfert jusqu’au bateau. À 12h30 deux autobus sont arrivées pour nous amener jusqu’au port China Merchant Wharf sur l’île d’Hong Kong. Nous avions un guide pour ce transfert et comme dans une excursion, il nous a parlé tout au long du trajet de la vie à Hong Kong. C’était super intéressant!

Embarquement Arrivés au quai, nous sommes débarqués devant la tente qui sert de terminal et littéralement, en 5 minutes on était à bord. Il n’y avait personne dans la ligne des Captain’s Club, donc on est passé tout de suite, et comme on avait imprimé nos documents en ligne, je n’ai eu qu’à présenter ma carte de crédit et immédiatement, l’agent nous a remis un joli porte-carte en cuir avec nos cartes de bateau. Puis on nous a dirigé vert la passerelle, et hop! champagne rosé à la main et nous voilà sur le navire! Il était environ 13h00 et les chambres n’étaient pas tout à fait prête. J’en ai profité pour aller au comptoir des excursions pour réserver notre tour du lendemain. Quelle surprise de trouver un couple de québécois derrière le comptoir! Bruno et Diane de Valleyfield ont été fantastiques. C’était tellement agréable de pouvoir faire affaire en français et de plus, ils étaient tous les deux d’excellente compagnie! J’ai eu la chance de faire quelques excursions avec eux et j’ai beaucoup apprécié leur compagnie et le grand sens de l’humour de Bruno!

Nous somme ensuite monté au Windows Café, le buffet au pont 9. On se doutait qu’il y avait eu de la maladie car le buffet n’était plus en libre service. Mais la nourriture était super bonne. Bar à pizza, salades, plats chauds, grand choix de desserts, gelatos italiens (8 sortes différentes à tous les jours!!), tout était bien. De plus, on peut manger dehors à l’arrière du navire, ou dehors près de la piscine et du grill. Comme il fait un soleil radieux, on a mangé dehors avec grand plaisir, surtout qu’on sait que le beau temps ne sera pas de la partie pour longtemps... plus on monte, plus il fera froid!

Cabine Après notre petit snack, on est allé voir notre cabine. J’avais d’abord choisi une cabine balcon, puis j’avais changé pour une cabine ‘oceanview’ étant donné que la température ne permettrait pas de jouir beaucoup de celui-ci. L’économie fait a payé pour notre 5 jours à Pékin, donc je ne regrette pas du tout cette décision! De plus, ceux qui était en cabine balcon se sont plaints du froid dans leur cabine.

Dès l’entrée dans la cabine, on s’est senti confortable. Le décor est sobre mais chaleureux car il y a beaucoup de bois foncé. Les tissus sont de qualité et il y a de beaux grands miroirs ce qui donne beaucoup de grandeur à la pièce. Nous avions de belles fleurs fraîches dans la cabine et dans la salle de bain. Un beau plateau de fruit était aussi sur notre table à café face au petit sofa. Le rangement est correct, mais c’est toujours un défi pour deux femmes de tout ranger! La salle de bain est petite mais fonctionnelle.

Les plus d’Azamara en cabine: Belles grosses robes de chambres Pantoufles Fleurs fraîches en cabine et dans la salle de bain Bol de fruits frais rempli tous les jours Bouteille d’Évian gratuite Sceau à glace et carafe d’eau en stainless (pas mal mieux que du plastique) Produits de bain Elemis de haute qualité Draps de bains et serviettes de haute qualité Deux beaux sacs de plage de haute qualité avec zip Parapluie dans le placard si on a besoin de l’utiliser

Notre butler et son assistant sont venus se présenter et nous parler des services dont on peut s’attendre d’eux: Aide à faire et défaire les valises Réservation aux restos alternatifs Services de blanchisserie ou réparation (j’ai eu à faire réparer mes souliers et il m’a fait ça sans frais!) Et bien d’autres...

Restaurants Après avoir défait nos valises nous sommes aller explorer le navire. C’est vrai que le navire n’est pas tellement grand et on en fait le tour rapidement, mais tous les lounges, bars, restaurants, boutiques, sont décorés avec goût. Le lobby est aussi invitant avec son escalier à la Titanic! Notre cabine était au niveau du lobby, à 4 cabines du Guest Relations! C’était parfait! On était très près d’un ascenseur ou l’autre et nous avions facilement accès à tout. Après de longues journées d’excursion, c’est bien de ne pas avoir à marcher des miles pour aller manger ou pour aller au théâtre! On a profité de cette exploration pour faire nos réservations dans les restaurants alternatifs. Il en coûte 5$ par personne pour souper dans ces deux restaurants. Nous avons droit à deux fois, mais si on veut, et s’il y a de la place, on peut y aller aussi souvent qu’on le désire.

La salle à manger Discovery est la salle à manger principale. Nous avons pris la plupart de nos repas là - déjeuner, dîner et souper. La nourriture et le service étaient impeccables. Chaque soir, un grand choix de menu était disponible et tout ce que nous avons mangé était super bon. Le chef est français, et n’a que 28 ans, mais il est très compétent et nous l’avons rencontré à plusieurs reprises... jusqu’à ce que lui aussi succombe au maudit virus... Nous n’avons jamais attendu pour avoir notre table à deux et après deux ou trois visites, le Maître D’ savait notre numéro de chambre par coeur et nous adressait la parole en français!

Nous sommes allés à l’Aqualina à notre deuxième journée en mer, et au Prime C à notre dernière journée en mer. Chaque resto a sa spécialité (fruits de mer et grillades) et offre des menus vraiment spéciaux. On a mangé du foie gras exquis à l’Aqualina! Tout était sublime, des entrées, aux soupes, aux plats jusqu’au dessert... le seul problème c’est qu’on a jamais de place pour tout manger!!

C’était aussi rafraîchissant d’avoir le service de sommelier - un petit plus agréable, et ce dans tous les restaurants. On peut aussi avoir gratuitement des espressos, cappuccinos, lattes à la fin du repas!

Quant à l’habillement, c’est vrai qu’il n’y a pas de soirée formelle comme telle, mais il y a quand même le ‘Toast du Capitaine’ et la soirée des membres et pour ces deux soirées, les gens étaient très habillés. Dans les restos alternatifs, on a aussi vu des hommes en tux et dames en robe longue. Je dirais que la plupart des gens étaient pas mal chic tous les soirt, mais ceux qui étaient plus relax étaient aussi confortables. Nous avons adoré ce style!

Nous avons eu recours au Room Service à quelques reprises, principalement pour le déjeuner. Ici encore, Azamara est une coche au dessus de la mêlée... le menu de déjeuner est très complet incluant oeufs bénédictines, déjeuner anglais, gaufres, crêpes etc et si on ne trouve pas ce qu’on veut sur le menu, il y a une case pour inscrire nos demandes. Le service était à l’heure et on nous téléphones quelques minutes avant la livraison pour nous prévenir - une petite attention vraiment appréciée! Quant aux autres repas, on peut commander du menu simplifié en cabine mais aussi du menu de la salle à manger. On a qu’à demander au butler et il nous apporte le menu!

Le Windows Café, le buffet, avait aussi une très belle offre à toute heure du jour mais comme il y avait beaucoup de monde et qu’après quelques jours on ne pouvait plus manger dehors, on l’a moins fréquenté. Mais il est bon de notre qu’au déjeuner, il y a service de jus frais pressés: orange, ananas, pamplemousse, carottes, papaye et jus du jour. On peut aussi avoir toute une panoplie de smoothie. Les espressos, cappuccinos et lattés sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que plusieurs jus en fontaine: limonade, thé glacé, punch au fruits et jus de papaye.

Le Grill près de la piscine est aussi bien plus qu’un grill à hamburger et hot dog. On pouvait y manger d’excellents shish kebabs de boeuf, poulet ou agneau, des soupes dans un bol de pain, des frites, rondelles d’oignon, des nachos avec salsa. C’était une excellente alternative pour un dîner tard ou souper tôt pour les jours d’excursions!

Divertissements Évidemment, si les spectacles à grands déploiement et la vie trépidante sont essentiels pour vous, vous pourriez être un peu déçu. Il n’y a pas de grand théâtre sur plusieurs étages. Le Cabaret est plutôt du sytle Vista Lounge (pour les familiers de Princess). Mais on y a eu de vrais bons spectacles. Je ne pensais pas qu’il y aurait une troupe, mais oui! 3 chanteuses et 2 chanteurs qui sont aussi danseurs. Ils nous ont fait 3 spectacles inédits franchement meilleurs que bien des spectacles que j’ai vu en mer, et bien plus intimes!

Et que dire de l’orchestre... époustouflant. Piano, drum, base - une fille de l’Outaouais! - et 6 cuivres!!! Absolument incroyable, ce band nous a donné des frissons. Ils ont fait plusieurs prestations en accompagnement mais aussi en vedette, et ils ont même fait un après-midi jazz lors d’une journée en mer... je capotais!! J’avais l’impression d’être dans un club de Greenwich Village à New York - c’était super!!

En plus de la troupe, on a eu droit à plusieurs artistes - un jeune (et beau) crooner australien, une pianiste irlandaise, chanteur américain etc. On ne les a pas tous vus, mais ce qu’on a vu était intéressant. Il y a aussi le piano-man qui jouait presqu’à tous les soirs - toujours un hit! Un trio jouait tous les soirs dans le magnifique Looking Glass, le bar tout à l’avant du navire avec un vue spectaculaire sur 180o, pour les amateurs de danse.

On a eu aussi plusieurs projections de films. Et bien sur, la panoplie d’activités comme le bingo, la danse en ligne, les quiz trivia etc.

Il y avait aussi à bord 3 conférenciers. Taron Puri a fait plusieurs conférences sur la méditations, améliorations personnelles, bien-être etc. Dr. Joel Klass nous a parlé de physique quantique, des rêves, de phénomènes naturels et de psychologie. Finalement, Jonathan Flemming, un historien britannique nous a fait les conférences sur les différentes escales de notre croisière. J’ai fait plusieurs excursions avec lui et il était extrêmement sympathique et connaissant!

Finalement, le directeur de croisière, John Howell, était une vraie perle. Le fait qu’il y aille seulement 700 passagers à bord fait que tous les contacts sont beaucoup plus personnels. John nous appelait par notre prénom et on a eu plusieurs conversations avec lui. Il est très professionnel et amical.

Avantages Captains Club En tant que membre du Club, nous avons reçu plusieurs coupons. Nous avions droit à 30 minutes d’internet gratuit à l’achat d’un forfait et à 10$ de rabais sur les services de blanchisserie. Nous avons été invités au cocktail des membres où on nous a servi cocktails et bouchées à volonté... ils insistaient pour que nous prenions du vin pour notre repas... ils n’étaient pas chiche du tout! Et les bouchées étaient vraiment de qualité. Les membres avec un statut plus élevés ont eu droit à un souper privé avec le capitaine.

Le reste du navire Mosaic Café - sur la mezzanine du lobby, on y sert des pâtisseries et des tapas (gratuit). On peut aussi commander ($) des cafés spécialités comme mochas, lattes, cappuccinos - mais on peut aussi en avoir au buffet en haut gratuitement. Tous les jours, une harpiste (de Montreal) nous joue des airs si reposants... c’est tellement agréable d’aller prendre un café en lisant et en écoutant cette douce musique angélique! Puis le soir, c’est le piano man qui prenait la relève! Drawing Room - la bibliothèque. Sublime! Avec un plafond avec fresques magnifique... la pièce compte plusieurs fauteuils en cuir confortable et quelques tables où on peut s’installer pour écrire ou jouer aux échecs.

Le Cabaret - ouvert le soir pour les spectacles. C’est aussi le lieu de rassemblement pour les excursions le matin. La touche Azamara: des pâtisseries, cafés et jus sont servis au bar du Cabaret pour alléger notre attente pour les excursions!

Le Looking Glass - lieu de plusieurs activités durant la journée. À droite, c’est aussi la salle de carte avec plusieurs tables disponibles. Une armoire remplie de jeux de toutes sortes est à la disposition des passagers. À gauche, c’est le seul coin fumeur du navire. A l’avant, plusieurs fauteuils sont disposés pour qu’on puisse admirer la mer... et il y a même deux télescopes pour inspecter l’horizon.

Casino Luxe - évidemment pas très gros, mais avec assez de machine à sous, tables de blackjack et roulettes! Le casino a été fermé pendant trois jours quand nous étions dans les eaux territoriales du Japon. On a pas fait une grosse fortune mais on est ressortie gagnante!

Boutiques - il n’y a que deux boutiques à bord. Une avec quelques vêtements chics et vêtements sports, bijoux pas chers, les utilités et quelques bibelots (Lladros) etc. L’autre avec des bijoux de luxe, montres, quelques parfums et produits de beauté.

Service Ce qui est remarquable sur le Quest c’est que tout le monde semble heureux de nous recevoir. Le but premier est de s’assurer que les passagers soient contents... ça devient de plus en plus rare de voir ça. Tout le monde sourit, tout le monde va au devant de vos besoins... c’est une atmosphère tout à fait relax et agréable. Que ce soit au Guest Relations, dans les salles à manger, au buffet, aux excursions, tout le monde est gentil! Le personnel de divertissement est aussi très avenant, s’assurant que tout le monde a du bon temps. La musique est calme partout, l’air est purifiée avec des huiles essentielles à la lavande, les salles de bains publiques sont propres, avec de jolies fleurs et des serviettes de ratine, il y a des gens qui font du ménage partout, mais aussitôt qu’ils voient un passager, ils arrêtent pour nous dire bonjour! Nous nous sentions comme dans un grand hôtel! De plus, après seulement quelques jours, tout le monde nous connaît! Autant les passagers que les employés... c’est vraiment un sentiment très chaleureux.

Evidemment, le fait que le Norovirus se soit infiltré et répandu assez sévèrement durant la croisière a affecté plusieurs choses. Durant la deuxième semaine, tous les objets avaient été retirés des tables - fleurs, sel et poivre etc. De plus, Azamara avait posté près de chaque poste de Purell un employé cadre pour obliger les gens à l’utiliser. Comme le personnel était aussi malade, le service en salle à manger et au buffet s’en est ressenti un peu, mais malgré tout celà, nous avons reçu un excellent service, avec le sourire. Ça n’était pas vraiment drôle pour eux non plus, car tous devaient prendre plus de responsabilités... aussitôt qu’on se levait d’une chaise ou fauteuil, quelqu’un passait pour le désinfecter. Même chose dans les ascenseurs - aussitôt qu’on touchait un bouton, on l’essuyait... Le capitaine a fait plusieurs annonces pour aviser de la sévérité de l’épidémie. Il a même dit que si quelqu’un ne déclarait pas sa maladie, ou s’il était pris hors de sa cabine alors qu’il était en quarantaine, il pourrait être expulsé du navire au prochain port. On a d’ailleurs été témoin d’une scène... deux allemands étaient assis près de nous au Looking Glass un matin en mer quand soudain, Heike, la directrice de l’hôtellerie est venu les aviser qu’ils devaient retourner en cabine puisqu’ils avaient été mis en quarantaine. Après quelques arguments de la part des passagers, Heike les a doucement escortés à leur cabine et y a mis un garde afin de s’assurer qu’ils ne sortent plus!! Des mesures difficiles mais essentielles si on ne voulait pas tous finir malades... Même le docteur a été victime du virus... Mais toute chose étant, je crois qu’Azamara a fait tout ce qui est possible pour contenir la propagation du virus et pour nous rendre confortable. Je leur lève mon chapeau...

Allons-nous retourner avec Azamara? Assurément!! Non seulement l’expérience croisière est à son meilleur, mais les itinéraires sont extras! Nous ne pouvons que souhaiter que notre expérience prochaine sera aussi bonne que cette dernière car l’expérience nous a appris que le capitaine, le directeur de croisière, le directeur de l’hôtellerie et le chef sont les principaux responsables de notre expérience à bord!

Maintenant, place aux escales:

Hong Kong - 30 janvier 2009 - 20C Wow... quel départ!! Après notre installation et exploration du navire, on a soupé tôt afin d’aller profiter de la ville le soir. Une navette aux demie-heures était offerte gracieusement. Elle nous amenait jusqu’au pied du IFC, le plus haut building de Hong Kong, à 5 minutes à pied du quai des Star Ferry. Ces ferries relient Kowloon, sur le continent, à l’île de Hong Kong depuis plus de 150 ans! Nous avons pris le ferry de 19h50 et avons pu voir la ‘Symphonie des lumières’ durant la traversée. A tous les soirs, à 20h00, Hong Kong présente un spectacle de laser, de lumières et de musique du haut de ses gratte-ciel. C’est vraiment spectaculaire! Le coût du ferry est vraiment minime - environ $0.35 pour moi et gratuit pour les aînés!! Le ferry est une expérience en soi, avec ses bancs de bois et fenêtre à guillotine. Il est encore très utilisé par les gens de la place.

Arrivés à Kowloon, nous avons longé la promenade le long du port Victoria. Comme nous étions encore dans les célébrations du Nouvel An, c’était le festival des lanternes et d’immenses lanternes, aux scènes de la vie et des légendes, étaient exposés le long de la promenade. C’était vraiment de toute beauté, et des tonnes de gens y étaient pour admirer ces sculptures de soie et de lumière. Et de l’autre côté, la vue spectaculaire de l’île de Hong Kong tout illuminé... des tonnes de photographes nous proposent de prendre notre photo devant ce spectacle incroyable! On a succombé... surtout que prendre des photos le soir est toujours difficile sans trépied! Pour 2$ on a eu une belle photo devant Hong Kong en lumière.

Après une bonne promenade sur le port Victoria, nous avons repris le ferry pour rentrer à Hong Kong et la navette jusqu’au bateau. Bien que la journée ait été très ensoleillée, la soirée était plutôt fraîche, alors on avait bien hâte de retrouver notre cabine douillette!

Hong Kong - 31 janvier 2009 Ce matin, nous avions choisi une excursion pour voir l’île de Hong Kong. Nous sommes partis vers 9h30. Les autocars étaient tout neufs, très confortable et très propres. Notre guide était natif de Hong Kong et il nous a beaucoup parlé du Hong Kong d’avant 1997 et d’après. Hong Kong était une colonie britannique et a été remis à la Chine le 1 juillet 1997. Depuis, c’est un région autonome de la Chine qui émet sa propre argent, et est géré de façon autonome. Bien que craintifs à l’idée de devenir communiste, les Hong Kongais étaient heureux de retrouver leur souveraineté de chinois et de ne plus être des citoyens de deuxième classe face aux anglais. Notre premier arrêt fut pour prendre le tramway jusqu’en haut de Victoria Peak, une des sept collines (eh oui, HK a aussi sept collines comme Rome, Lisbonne et Barcelone!) qui surplombe la ville. Le tramway est en fait un funiculaire qui grimpe à flan de montagne très à pic. A 1500 pied, cette colline abritait la résidence du gouverneur britannique et est aujourd’hui un quartier cossu - c’est le Westmount de Hong Kong! De là haut, on a une vue spectaculaire du port, de Kowloon et de tous les gratte-ciel! La chance était de notre côté car il faisait soleil et la vue était claire.

Après avoir pris plusieurs photos de cette vue panoramique incroyable, nous avons fait la descente en autobus jusqu’au village de pêcheur flottant de Aberdeen. Ce village est un dernier village flottant de HK et c’est assez particulier de voir ces bateau-maisons avec en arrière-plan d’immense buildings appartement de 60-70 étages! Pour visiter le village, nous avons monté abord d’un sampan motorisé. L’embarcadère des sampan est au quai du fameux restaurant flottant le Jumbo! C’est un immense restaurant et casino, fort apprécié des touristes et des habitants de HK. Les contrastes sont encore ici à leur paroxysme... les yachts de millionnaire et les petites barques de pêcheurs, les maisons flottantes et les buildings modernes...

Notre dernier arrêt fut au fameux marché Stanley où on a eu du temps libre pour faire un peu de shopping. Il y avait principalement des vendeurs de vêtements, sacs à main, bijoux et souvenir de jade, de soie. Mariette oeil de lynx a rapidement repéré une superbe veste en soie qu’elle a eu à un très bon prix! On a aussi eu droit à la parade du dragon endiablé, encore à cause des festivités du Nouvel An. C’était spontané est bien amusant de voir de long dragon danser et déambuler à travers le marché.

Le retour au port s’est fait par Repulse Bay, une baie magnifique aux eaux turquoises avec de belles plages et le fameux hôtel construit avec un grand trou, ou plutôt un grand carré ide en plein milieu de l’hôtel. Cette ouverture a été aménagé durant la construction pour suivre la règle du Feng Shui et permettre au dragon qui vit sur la montagne d’avoir accès à l’eau de la baie s’il venait à avoir soif!

Nous étions de retour au navire vers 14h00. Après le lunch, on a profité du beau soleil pour s’étendre un peu sur les chaises moelleuses du Lido! En fin d’après-midi je suis ressortie pour aller dépenses mes derniers dollars HK. Je suis allée sur la rue commerciale près du port, une rue pas du tout touristique car on est au port cargo. La rue était bordée de petits boui-bouis offrant canard laqué, poulet suspendu, ou de grands woks où un chef (!) fait cuire un ramassis de toute sorte de chose! Je suis tombée sur une pâtisserie alléchante - la dame venait tout juste de terminer un lot de petites tartelettes au flan toute chaudes... parfait pour mes derniers $$! J’en prends deux! Puis je suis allée chez un herboriste où j’ai acheté des bonbons au gingembre apparemment excellents pour éclaircir la voix! Cette petite exploration m’a permis de découvrir un autre côté de la ville - moins touristique, plus authentique. Et les gens sont vraiment gentils - même si peu parle anglais, on finit toujours par se comprendre, et les gens sont contents de pouvoir nous aider.

Le départ du bateau était prévu pour 18h00, mais le capitaine nous avait annoncé qu’il avait parlé aux autorités et avait obtenu un départ à 19h30 ce qui nous permettait de sortir de HK durant la Symphonie des Lumières! Quelle bonne idée! Bien emmitouflées, nous nous sommes installées sur le pont promenade pour regarder cette ville incroyable défiler devant nous... tous les gratte-ciel avaient l’air en feu! Les lasers, la musique, les fresques de lumière... de voir ce spectacle en défilant sur l’eau était encore plus féerique que hier soir! Quelle beau départ... ça promet!

Après ce spectacle magnifique, nous sommes rentrées pour souper. Dans la file pour le restaurant, nous avons rencontré un couple de français que nous avions vu plutôt. Pendant qu’on jasait un peu, deux autres couples de français sont arrivés. On a donc pris une table à 8 et on a soupé avec ‘les cousins’!! C’était agréable de pouvoir échanger un peu en français!

Prochain escale: Shanghai, après deux jours en mer!

Nos deux journées en mer ont été bien remplies entre les conférences sur les prochaines escales, les cours de mandarin, jeux de carte au Looking Glass, et bien sûr, les supers bons repas et divertissements du bateau!! En fait, le timing était parfait après un long vol et deux jours bien remplis à Hong Kong, ça nous a permis de reprendre nos énergies pour le reste de la croisière. La température était fraîche, entre 10 et 15C, et on a eu beaucoup de brouillard.

Durant la deuxième journée en mer, en début de soirée, le navire est entré dans la rivière Yangtze. Malheureusement, le brouillard est très épais et on en voit pas grand chose. En fin de soirée, nous avons fait un arrêt pour faire monter à bord les agents d’immigration chinoise tandis que le navire remontait la rivière Hangpu jusqu’à Shanghai. Nous étions supposé arriver vers 2h00 AM, mais le brouillard était si épais que la navigation a été interrompu pendant quelques heures. En gai, le capitaine nous a dit plus tard, qu’il ne croyait pas pouvoir se rendre à Shanghai... finalement, il y est arrivé. Les autorités ont demandé au capitaine de retourner le bateau immédiatement, chose difficile à faire car la rivière est très peu profonde - ils ont même dû appeler des barges pour creuser autour afin de s’assurer qu’on ne touche pas le fond! Le capitaine regrettait avoir dû faire ces manoeuvres alors que nous dormions! Le Quest est le plus gros navire a avoir accosté au centre de la ville de Shanghai. La ville attend un autre navire légèrement plus gros dans quelques semaines. J’imagine qu’on était les cobayes!!

A notre réveil, on pouvait à peine voir le port... le brouillard est encore très épais - la purée de pois!! Nous sommes montées pour déjeuner et bien que le brouillard masquait beaucoup le paysage, on pouvait apercevoir les buildings aux allures futuriste de l’autre côté de la rive du Hangpu. Wow... on n’aurait pas pu être mieux situé! Vive les petits navires! Mais après le déjeuner, Mariette ne se sentait pas très bien. Elle avait eu de la difficulté à digérer son souper, et elle a préféré rester sur le navire plutôt que de partir pour une excursion de toute une journée. J’étais assez perturbé par ce revirement plutôt moche, mais je me suis fait à l’idée et suis parties seule pour la journée sachant que maman serait entre bonnes mains.

On devait pouvoir sortir à 7h00 am mais notre excursion ne partait qu’à 9h00. Toutefois l’immigration chinoise a retardé la sortie des passagers jusqu’à 9h30... Pour nous ça n’était pas si pire, mais pour ceux qui avaient des excursions privées, ça leur a causé un bon retard. On apprendra vite qu’en Chine, on ne décide de rien... on est à la merci du gouvernement!

Ce qui nous a frappé aussitôt sorti du port est que la ville entière est un chantier de construction. Shanghai sera l’hôte de l’expo universelle de 2010 et elle se refait une beauté. Le célèbre quartier du Bund est complètement recouvert d’échafaudage et de clôtures de protection. Ils ont tout démoli la route car ils vont construire un tunnel sous la route pour les voitures afin de décongestionner le boulevard. Ça sera sûrement magnifique, mais pour l’instant, c’est plutôt moche.

On se rend au cœur de la vieille ville de Shanghai, où se trouve le Yuyuan, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Il a été construit au 16ème siècle, sous la dynastie des Ming, par un fonctionnaire de la cour de justice du Sichuan, selon la tradition des jardins chinois. Il symbolise le monde en miniature, où les fleuves sont ici des ruisseaux et les montagnes des rocs, et place l’homme en harmonie avec ce monde. Le parc est petit mais son sentier en labyrinthe donne l’impression qu’il est très grand. Il comprend plusieurs pavillons pittoresques, des bassins avec poissons rouges, des petits ponts, sculptures en pierre… Un véritable oasis de paix et d’harmonie au sein d’une ville trépidante. Comme c’est l’hiver, on doit user d’imagination pour voir les cerisiers en fleurs, les lotus dans les bassins ou les orchidées... mais même si la végétation est dormante, le jardin est magnifique, et bien moins achalandé qu’il le serait en avril! Le jardin est entouré d’une clôture en forme de dragon magnifique!

Avant d’entrer au jardin, nous avions traversé le bazar Yuyuan, un marché de boutiques et restaurants dans des maisons de style chinois datant d’environ 200 ans. C’est dans ce quartier du vieux Shanghai qu’on retrouve le restaurant Lu Bo Lang où tous les dignitaires qui visitent la ville sont reçus comme Elizabeth II, Fidel Castro, Bill Clinton etc. Juste à côté se trouve la fameuse maison de thé Huxingting et le pont des neufs tournants - les mauvais esprits avaient peur des coins, donc ce pont protégeait les alentours... en tous cas, s’il éloigne les mauvais esprits, il attire les touristes!! C’était tellement mignon de voir les ribambelles d’enfants blottis sur la rampe du pont à admirer les lanternes géantes installées sur les étangs tout autour de la maison de thé! Et à tout moment, je me sentais tirer une couette... les enfants chinois étaient fascinés par mes cheveux très blonds! J’imagine qu’ils voulaient sentir si ces cheveux pâles avaient la même texture que les leurs!

Deuxième arrêt: le musée de Shanghai, un superbe musée moderne et très bien organisé. Il y a plusieurs salles d’exposition avec des jades, céramiques, bronze, meubles etc. Comme on n’avait qu’une heure, on n’a pas pu tout voir, mais j’ai réussi à faire un tour d’horizon rapide pour au moins me donner une idée de chacune des salles.

Direction Concession Française pour notre dîner. À la fin du 19e siècle, l’empire britannique et français avaient établi des concessions de commerce à Shanghai. C’était comme des états à l’intérieur de la ville, avec leur devise, frontière... Notre dîner était à l’hôtel Jinjiang. Cet hôtel est important dans l’histoire de la Chine et celle du monde moderne car c’est ici que Nixon et le leader chinois signèrent l’entente que permit à la Chine de s’ouvrir au monde extérieur en 1978. Après cette entente historique, la vie de 1.3 milliards de chinois a complètement changé!

Le dîner fut très intéressant et surtout délicieux: une parade de spécialités chinoises a défilé devant nous pendant une heure!

En après-midi, nous sommes allés visiter une manufacture de soie. On nous a expliqué comment la soie était formé par un insecte, le ver du mûrier, qui crache un fil de soie pour former son cocon. Certains cocons sont simples et le fil est désenroulé et filé pour tisser la soie. D’autres cocons sont doubles (deux vers) alors comme les fils sont entremêlés, ils en font plutôt de la bourre pour édredon en étirant les cocons lavés en mince couche et en superposant ces couches de soie. Ces édredons sont absolument fantastique, et le prix était assez raisonnable - environ $80-$100 pour un édredon queen. Par contre, le prix des vêtements étaient exorbitants.

Dernière étape: le temple des deux Bouddhas de jade. Ce temple contient deux statues de Bouddha en jade blanc du Burma qui ont été rapportées en Chine par un prêtre bouddhiste. Un des Bouddha est assis, l’autre est couché attendant la mort avec un sourire! Avant d’accéder aux Bouddhas, on a visité les sanctuaires. Au centre de la cour intérieure, il y a deux immenses encensoirs où les gens viennent allumer des poignées de bâtonnets d’encens qu’ils doivent faire brûler aux 4 points cardinaux... geste essentiel pour être pris au sérieux par Bouddha!!

De retour au bateau, j’ai eu une petite surprise... quand j’ai inséré ma carte pour monter à bord, une alarme a sonné. On m’a dit que ma mère était en quarantaine et que je devais me rendre à ma cabine immédiatement. J’ai reçu un coup de fil de la sécurité me disant que moi aussi j’étais en quarantaine jusqu’au lendemain matin... j’étais un peu frustrée car j’allais loupé le spectacle des acrobates de Shanghai donné à bord du bateau ce soir... mais bon, on se plie aux règlements... Le butler nous a apporté à souper et nous a téléphoné à quelques reprises pour s’assurer qu’on n’avait besoin de rien (et sûrement aussi pour voir si on respectait notre quarantaine!!)

Demain sera une autre journée sans Mariette... :( mais au moins je pourrai sortir et prendre plein de photos pour elle!!

5 février 2009 - Shanghai - excursion à Suzhou (prononcé Sue-Joe)

Nous quittons Shanghai vers 8h30 en direction de Suzhou, la Venise de l’Orient! Suzhou est aussi connue comme ville de la soie et de jardins. Le trajet pour se rendre dans cette ville du delta du Yantgze sera d’environ 90 minutes. Durant la première heure du trajet, tout ce que nous voyons de part et d’autre de l’autoroute c’est des tours appartements... haute de 50-60 étages, une à côté de l’autre, à l’infini!! C’est complètement hallucinant! Puis tout à coup, les tours à condos font place à des serres et des étangs de pisciculture. Il faut bien nourrir tout ce beau monde!! Les routes sont aussi bordées de plantation d’arbres, une méthode simple et efficace pour réduire le CO2 créé par toutes ces nouvelles voitures et les camions de transport.

Durant un arrêt dans un poste d’essence pour s’étirer les jambes et pour les autres besoins de dame nature, j’ai fait la rencontre de ma première toilette ‘squat’! Quelle surprise de voir un beau trou de porcelaine au plancher!! Même pas de poignée pour se retenir... mais notre guide nous a donné un truc... on cherche les toilettes pour handicapés qui elles sont des toilettes occidentales avec bol et siège!! J’ai aussi fait toute une trouvaille... des chips Lays aux... bleuets!! Ça, faudrait en parler aux gens du Lac St-Jean!! De retour dans le bus, j’ai fait fureur avec ma trouvaille!

On arrive à Suzhou vers 10h30. Après une petite marche on traverse le pont Wuman (dynastie Qing) vers la porte Panmen du mur de la vieille ville. C’est ici qu’on embarquera dans des petits bateaux mouche pour faire une randonnée sur les canaux de Suzhou. On passe par le Grand Canal construit à l’époque de la Route de la Soie pour assurer le commerce, puis, on entre dans les plus petits canaux. C’est vraiment pittoresque! Les petits canaux sont plus impressionnants car plus étroits et les maisons très vieilles. Si le gouvernement se décidait à restaurer ces maisons et à les sauver de la destruction, ces canaux rivaliseraient certainement avec les palazzo vénitiens...

Après cette belle promenade de 50 minutes, nous nous sommes rendus à l’Institut de recherche et de broderie de Suzhou. Comme autrefois les femmes avaient les pieds bandés, elles ne pouvaient pas vraiment marcher. Elles restaient donc assises à broder et ont perfectionné cet art incroyable. Dans l’entrée de l’institut il y avait une photo de Lady Di. Après les explications du guide sur la technique utilisée, on s’est rendu compte que ça n’était pas une photo mais une broderie... vraiment, c’était à s’y méprendre. Les oeuvres de broderie n’ont aucun noeud et la plupart sont réversible!! Le canevas est une toile de soie, et les fils de soie sont divisés pour être encore plus fins qu’un cheveu! Le summum, c’est la toile recto-verso mais avec une image différente de chaque côté... Après la salle d’exposition, on nous amène (évidemment) à la boutique... ayoye! Une broderie de 8X10 était environ 300$!!! J’en ai profité pour aller prendre un petit café avec Bruno et Diane du bureau des excursions... !!

La visite fut suivi d’un excellent lunch à l’hôtel Bamboo Grove. Les spécialités de Suzhou sont plus sucrées - comme le poisson aigre-doux. On a aussi mangé une entrée de jellyfish mariné (!) et de racine de laitue marinée - super croustillante!

Après dîner, nous avons fait la visite du Jardin de l’humble administrateur. Couvrant 12 hectares, il est le plus grand et le plus célèbre des jardins Suzhou. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et a également été désigné comme l'un des vestiges culturels d'importance nationale protégé par l'Etat. Ce jardin a été construit en 1509 pendant la dynastie Ming. C'était initialement le jardin privé d'un ancien fonctionnaire du gouvernement nommé Wang Xianchen qui avait l'intention de construire un jardin après sa retraite pour y faire quelques travaux de jardinage comme la plantation d'arbres et de légumes, ce qui était une vie d'homme humble selon lui. C'est de là qu'est venu le nom de ce jardin. Le jardin est parsemé d’étangs, de collines de roches toute transportées ici, de pavillons de repos et de méditation. On peut même faire un tour en chaloupe! Tout au bout, une plantation de plus de 700 bonsaïs est à couper le souffle! Nous avons passé plus d’une heure dans ce lieu paisible et magnifique... un vrai régal pour les amateurs de photos!

De retour au navire, j’ai rejoint Mariette, toujours prisonnière de sa cabine jusqu’à demain matin. Je suis allé chercher à manger au buffet car ce soir, c’était le festin d’Asie... mium... tout était sublime - sushis, roulé de laitue, dumplings, rouleux impériaux (des vrais!!)... On s’est régalé!!

Lors de notre départ à 20h00, la ville a fait un feu d’artifice au dessus du Bund tout éclairé! C’était vraiment magnifique. Les buildings modernes de Pudong avec leur éclairage multicolore sont absolument hallucinants... on se croirait vraiment dans un film de science fiction. Tout le monde était dehors pour immortaliser cette scène de nuit tout à fait spectaculaire...

Demain, journée en mer pour mieux rejoindre Busan en Corée du Sud dans deux jours!!

7 février 2009 - Busan, Corée du Sud - 10C - ensoleillé

Nous devions être debout très tôt ce matin car l’immigration coréenne nous attendait à 7h30. Sur le quai, une troupe de danseur-musiciens en costume traditionnels nous souhaitaient la bienvenue. Les costumes sont aux couleurs du drapeau coréen - blanc, bleu et rouge - et ils portent de drôles de chapeaux avec de long rubans qu’ils font virevolter d’un seul petit coup de tête! Les formalités ont été rapides, mais comme dans tous les prochains ports, on prend notre température avec un thermomètre infrarouge pour s’assurer que personne ne fait de fièvre... les asiatiques ont une peur bleue de la grippe aviaire et du SRAS...

A 8h00 pile, notre autobus partait! Les autobus coréen sont drôlement décorés... il y a des petits rideaux à frisons dans les fenêtres! On dirait des caravanes de gitans!

Busan est une ville assez quelconque de 4 millions d'habitants, pas du tout touristique. Mais c’est quand meme le 3e plus grand port au monde!! Le port fait plusieurs kilomètres autour de la baie dans laquelle est logée cette ville, une des seules qui n’a pas été assiégées par les communistes du Nord lors de la guerre de Corée. C’était aussi le siège des Nations Unies durant cette guerre. Notre premier arrêt fut au marché de poisson Jagalchi. En Corée le poisson se mange toujours en sashimi i.e. cru! Donc pas question de vendre du poisson mort... tous les poissons sont donc vivants! Ils sont dans des viviers et aquariums... bizarre... surtout qu’on voit des poissons de toutes les formes et couleurs, et des crustacés et coquillages encore plus bizarre. Mais on pourrait croire que l’odeur serait insoutenable, mais il y a de l’eau partout, on arrose tout, tout le temps! Donc c’est très propre. Puis il y a des tables un peu partout - si on veut casser la croûte, on choisit notre petit Nemo, et hop un coup sur la tête, on l’épluche et on vous le remet avec un peu de sel ou de sauce pimentée. A l’extérieur, c’est le marché de poisson séché. Ce sont les femmes mariées, les Jagalchi Ajumas, qui vendent le poisson dans ce marché!

Nous quittons le marché en direction de la tour de Busan. Cette tour fait 120 mètres et a été construite en 1973. Elle trône en haut d’une colline de 70 mètres, dans le parc Yongdusan. Du haut de la tour, nous avons une vue panoramique incroyable sur la ville et le port. Comme il fait un beau soleil, la vue est claire! Dans le parc, on a pu admirer la statue de l'amiral Yi Sun Shin, une figure emblématique de la Corée, inventeur du premier navire de guerre cuirassé au monde au 16e s., puis la cloche du Nouvel An qui pèse 25 tonnes et que les gens de la ville viennent faire sonner 30 coups la veille du Jour de l’an, depuis 1996.

Nous avons passé un peu de temps dans un grand marché extérieur - cette fois, c’est le paradis de la contrefaçon. Des Louis Vuitton et Gucci, en veux-tu, en voilà! Comme c’est illégal, ils ont un truc. Les sacs à main sont ornées de plaques qui disent ‘Parade’ plutôt que Prada (par exemple). Une fois qu’on a acheté l’article, ils changent la plaque pour la vraie!! Rusés ces coréens! Mais on n’a pas fait aucun achats... en fait on n’a presque rien acheté depuis notre départ. On a l’impression d’être dans un Dollorama géant !! On voit les mêmes choses qu’on voit chez nous dans les magasins bon marché ou dans les magasins chinois... on a été surexposé au chinoiseries, on est donc moins impressionné... Le plus intéressant de ce marché est de voir les femmes installées au centre de la rue, sur des caisses de plastiques et de bois, avec plusieurs chaudrons bouillonnant et des bols remplis de légumes, poissons, nouilles... c’est la foire alimentaire de ce marché!! Les gens de la place viennent s’asseoir sur une des caisses de bois, puis se font préparer un bol de nouille avec poisson cru et condiments... pratiquement assis par terre, sur le trottoir! C’est assez rustique merci, et pas vraiment super ragoûtant!! On va passer notre tour, mais ça fait tout de même des photos intéressantes!

Bien que peu touristique, Busan nous a permis de voir la vraie vie des coréens. Nous avons beaucoup apprécié cette journée!

Nous avons quitté Busan vers 15h00... curieusement, nous n’étions que deux sur le pont pour assister au départ! Nous traversons le détroit de Corée pour entrer en début de soirée dans la mer intérieure de Seto, l’étendue d’eau séparant les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū, trois des quatre îles principales du Japon. Vers 23h00, nous avons traversé un détroit d’à peine 300 m de large et sous un pont de 60 m de haut! Impressionnant!!

8 février 2009 - Hiroshima, Japon - 12C - ensoleillé

Encore une fois ce matin, nous devions être au Cabaret Lounge à 7 h00 am pour passer à l’immigration japonaise. C’était tout un branle-bas de combat... D’abord on nous remet un permis de séjour, ensuite on rencontre un agent d’immigration qui prend nos empreintes digitale, notre photo et notre température!!! Si on passe l’examen, on voit un agent de douane à qui on remet la déclaration de douane, et enfin, un agent de sécurité nous remet un carton nous permettant de sortir... ouf... pas facile les formalités japonaises!

Bien que notre excursion devait partir à 8h30, le bateau n’a pas reçu l’autorisation de débarquement avant 9h00... Il y avait toute une file d’attente dans le lobby!

Bien que nous soyons sensible à la page noire d’histoire qui s’est déroulée à Hiroshima, nous ne voulions pas voir que ça. Alors on a choisi de faire une excursion à Miyajima, une île sacrée où se trouve un des plus beau temple Shinto du Japon. Notre guide Mariko s’est révélée être une version moderne de la Geisha parfaite!! Une gentille dame dans la cinquantaine, elle nous a récité de la poésie, nous a montré la chanson des cerisiers ‘Sakura Sakura’ et nous a fait de l’origami!!

Pour aller sur l’île de Miyajima, nous avons pris un traversier. Durant la traversée, nous avions une vue magnifique du Torii, la porte du temple qui est dans l’eau. Ce Torii est la structure japonaise la plus photographiée! Le temple et le Torii sont d’un rouge vermillon qui contraste avec la forêt environnante. L’île est habitée par 1500 personnes, 600 cerfs et 60 singes! Le site est exceptionnel... une promenade au bord de l’eau nous mène jusqu’au temple. Le sentier est bordé de lanternes en pierre qui le soir venu doit donner un effet enchanteur au site.

Le temple est entièrement construit sur l’eau, donc sur pilotis. Les lattes du plancher sont espacées pour permettre à l’eau de passer sans résistance à marée haute. Nous avons la chance incroyable de voir un mariage traditionnel! C’était vraiment impressionnant de voir la mariée avec son costume traditionnel et sa coiffe immense. Ainsi que les femmes avec leur kimonos de grandes occasions.

Après la visite de ce temple, on a eu du temps libre pour découvrir les boutiques et restaurants de cette petite île charmante. On a rencontré plusieurs groupes de cerfs dont il faut se méfier car ils sont voraces et mangent tout ce qui dépasse de nos poches ou de nos sacoches!! En attendant le traversier de retour, on a fait l’essai des toilettes japonaises. Ici aussi on a les ‘squat’ ou les toilettes occidentales. Mais le Japon est très civilisé... les toilettes occidentales sont toutes chauffées... oui oui mesdames, les sièges sont chauffants!! Notre guide nous a même dit que dans les maisons, les toilettes ont une foule d’options... en plus du chauffage, la toilette peut faire certains bruits pour assurer la discrétion quand les dames sont au petit coin!!!

De retour à Hiroshima, nous avons fait un tour de ville. Mariko nous a parlé de la vie au Japon, des coutumes, de la vie moderne etc. On a évidemment été voir le dôme de la bombe atomique. En fait, ce bâtiment est le seul à avoir résisté à l’explosion de la bombe atomique de 1945. Il est maintenant le symbole d’Hiroshima. Un magnifique parc a été aménagé à la mémoire des victimes. La ville est moderne, lumineuse, bien aménagée. Rien ne peut laisser croire qu’une si terrible atrocité a frappé cette ville. Mais le plus surprenant c’est ce que les gens de la place pensent de tout ça... Mariko nous a expliqué que les japonais n’en voulaient pas aux Alliés mais plutôt à l’empereur du Japon, obstiné à tenir tête aux Alliés malgré les avertissements qu’il avait eu sur la bombe. Les japonais déplorent les victimes faites à Hiroshima mais croient que c’est un sacrifice essentiel pour mettre fin à cette guerre, et que sans ce sacrifice, des millions d’autres vies auraient été perdues si la guerre avait continué...

En fin d’après-midi, nous sommes allées flâner dans les alentours. Une immense sculpture d’aluminium, la tour du Paradis, est installée près du port. Deux jeunes japonais étaient à l’intérieur à jouer de la guitare électrique! Il y avait aussi un grand parc près du port où une foule de familles étaient installées pour pique-niquer, avec des cerf-volants! On est aller voir les magasins du coin. Le temps était magnifique, on a profité du beau soleil et de ces derniers moments pour voir les gens de la place vivre leur dimanche après-midi!

A 17h00, le Quest s’est préparé pour le départ. Un band de cuivre avec deux jeunes chanteuses sont venus nous dire ‘Bon voyage’! C’était très émouvant de les entendre chanter, même si on ne comprenait pas les mots. Le Capitaine a fait son adresse habituelle et nous a invité à faire un bye bye avec les officiers... du haut de la timonerie, un des officiers avait une grosse main au bout d’un bâton qu’il agitait de gauche à droite!!! C’était hilarant! Tout le monde, petits et grands, dans le parc et sur le quai se sont mis à envoyer la main! Et le band s’est mis à jouer ‘Oh When the Saints’... Un départ mémorable!

On est monté au Windows Café, le buffet, pour profiter des paysages de la mer de Seto jusqu’à ce qu’il fasse noir! La mer de Seto est parsemée d’îlots, et de radeaux de bambous qui sont en fait des parcs à huîtres.

Ce soir, le bateau tanguait vraiment beaucoup... le piano s’est mis à rouler sur la scène sous les mains d’une pianiste irlandaise! Mais, aussitôt dans notre lit, le roulis nous a mené dans les bras de Morphée! Demain, nous avons une grosse journée à Kyoto!

9 février 2009 - Osaka/Kyoto, Japon - 12C - soleil et nuages

Le navire est accosté à Osaka, au port de Tempozan juste à côté de l’Aquarium d’Osaka, un des plus gros du monde et de la grande roue d’Osaka. Le bébarquement s’est fait rapidement ce matin, bien que la police japonaise soit encore là et qu’on prenne toujours notre température avec des lecteurs infra-rouge avant de nous permettre de sortir.

A 8h30, nous étions en route vers Kyoto qui est à environ 50 km d’Osaka. Notre guide Eiko avait installé ce qu’on croyait être un petit fantôme à l’avant de l’autobus... c’était en fait un petit moine bouddhiste avec sa boucle rouge et sa clochette! Elle l’a installé car tôt ce matin, la température était maussade et le ciel à la pluie. Ainsi, avec la protection du moine, il devait nous apporter de la belle température... le pire, c’est que ça a marché!!

Osaka est plus moderne et compte 2.6 M d’habitants. C’est une ville commercial et industrielle - Panasonic y a son siège social et emploie 60% de la population de la banlieue de Kadoma. Kyoto elle n’a que 1.4 M d’habitants et tient plutôt un statut plus historique. Elle fut en fait la capitale impériale du Japon pendant plusieurs siècles de 794 à 1868. En fait KYO veut dire capitale. KYOto = ancienne capitale et ToKYO = nouvelle capitale. La ville est recoupée de plusieurs rivières, certaines n’ayant plus qu’un mince filet d’eau au centre du lit. On a même aménagé des parcs publics dans ces lits asséchés.

Notre premier arrêt fut au château de Nijo. Ce château fortifié était la résidence du Shogun Tokugawa qui le fit construire en 1603. On devait enlever nos chaussures à l’entrée. On nous donnât des pantoufles, mais elles étaient toutes de la même taille, genre 13 pour homme!! C’était assez difficile de marcher avec ça, et imaginez monter des marches! J’imagine que c’est pour protéger les beaux planchers d’origine en cyprès japonais. En fait, les planchers sont un des attraits principaux de ce château de par leur construction particulière. On les appelle les planchers rossignol car peu importe où on marche ou combien on pèse, la façon dont les clous sont croisés font que les planchers sifflent comme des oiseaux quand on marche. C’est vraiment surprenant, et très agaçant pour les guides qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre à travers ces sifflements. Le Shogun avait utilisé cette technique de construction pour assurer sa sécurité. Ainsi, si des espions ou ninjas entraient dans le château, il pouvait les entendre. C’est peut-être pourquoi les ninjas ont appris à marcher sur les murs et plafonds??

Dans le parc entourant le palais, des jardins de pins, de bonsaïs, d’étangs et de roches offraient un paysage majestueux aux Shogun et ses concubines qui n’avaient qu’à glisser les écrans de papier de riz pour pouvoir admirer cette vue de leurs chambres. Mais en hiver, le papier de riz n’offre qu’une bien mince protection contre le froid d’hiver dans ce palais non chauffé... pas surprenant que ces nobles gens portent de multiples épaisseurs de vêtements sous les grand kimonos bordés de fourrure. Mais un des avantages du papier de riz c’est que si on voulait espionner ou se rincer l’oeil, on n’avait qu’à mouiller un peu notre petit doigt et faire un petit trou dans l’écran... le papier se dissout avec la salive!

Après cette visite, nous avons été dîner à l’hôtel Westin. De tous les repas pris en excursion, ce fut le moins intéressant. Petite salade de canard froid, soupe à la citrouille, le plat principal était du saumon mais je n’en ai pas mangé car il sentait très fort et déjà que je ne suis pas très forte sur le saumon... On a aussi eu un petit accompagnement de nouille et poisson crû, et finalement un petit dessert à la mangue. Correct, sans plus. Mais au moins, on a eu la chance d’avoir un table ‘Made in Quebec’!! L’équipe d’excursion du Quest, Bruno et Diane se sont joint à nous aussi - ça fait du bien une fois de temps en temps de se retrouver entre nous!

Après dîner, nous sommes allé visiter le Pavillon d’or. Ce pavillon fut d’abord une villa pour un riche commerçant et à sa mort, son fils le transforma en temple Zen. Les deux étages supérieurs du pavillon sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Notre guide nous racontât que quand elle était étudiante, elle venait souvent dans ce parc pour lire sous un arbre! Le jardin a un sentier qui monte sur la colline et redescend. On retrouve toutes sortes de petits autels le long du sentier où les gens apportent des offrandes ou laissent quelques sous pour Bouddha ou une des 8 millions de divinités Shinto...

Nous quittons le Pavillon d’or pour se rendre à un sanctuaire Shinto dans le vieux Kyoto où on peut encore voir quelques Geishas qui arpentent les rues, vêtues de leur kimono, leur obi et avec le maquillage traditionnel. La porte du sanctuaire, le Torii est maintenant au centre d’un boulevard! Le sanctuaire Heian est assez remarquable car il est, comme le Torri, rouge vermillon avec une toiture en tuile verte. Derrière le temple, les jardins sont l’attrait principal de cette visite. Les plans d’eau sont comme des miroirs qui reflètent les arbres tordus et chacune des aiguilles fines des grands pins. Les pas japonais et les pierres en dos de dragon nous permettent de traverser les étangs pour se rendre d’un jardin à l’autre. Même en plein hiver, ces jardins offrent des paysages à couper le souffle, on peut juste imaginer la grande beauté de ces lieux quand tous les arbres sont revêtus de leur verdure, que les fleurs sont épanouies et que les nénuphars recouvrent les étangs...

Notre dernier arrêt, avant notre retour à Osaka fut à un centre d’artisanat japonais de 7 étages. Il y en avait pour tous les goûts... et à tous les prix! Durant le trajet de retour, Eiko nous a chanté quelques chansons et quelle ne fut sa surprise quand je me suis mise à lui chanter la chanson Sakura Sakura que notre guide d’Hiroshima nous avait montrée!

De retour à Osaka vers 18h00, on pouvait voir, grâce aux autoroutes suspendues, les travailleurs encore affairés dans leur petit cubicule des innombrables tours à bureaux. C’est vrai qu’ici les gens travaillent tard! Comme nous étions de retour au port, la pluie s’est mise à tomber comme des cordes... Moi et Wendy, une amie rencontrée sur le bateau, nous devions repartir pour aller faire du shopping au centre de Osaka. La station de métro n’était qu’à quelques coins du rue du port, mais la pluie a eu le meilleur de nous... nous avons rebroussé chemin et avons plutôt été exploré le centre d’achat près de la grande roue, juste à côté du port. Mais il n’y avait pas grand chose d’intéressant. On s’est quand même risqué à entrer dans un hall de Pachinko - je ne connaissais pas ça mais apparemment, ces machines à parier - un mélange de machine à boule, bingo et machine à sous - seraient fabriquées au Canada. Aussitôt qu’on a ouvert la porte, un bruit infernal nous a assailli et un écran de fumée dense nous brûlait les yeux... on a pas vraiment perdu trop de temps là!

Le départ d’Osaka est prévu pour le lendemain matin 10h00 am...

Mardi 10 février - Départ d’Osaka, en mer - 12C ensoleillé

Je profites de la belle matinée pour aller faire une dernière exploration des alentours. Je suis sortie à 8h00... c’était assez tranquille en ville! En fait, je voulais acheter des cartes postales du Japon car j’avais complètement oublié et c’était ma dernière chance... Mais il était trop tôt et tous les magasins étaient fermés. Mais il fait beau, l’air est frais, la marche matinale est bénéfique et j’en profite pour faire des photos.

Comme le Japon est très densément habité, l’espace est vraiment limité. C’est assez amusant de voir comment ils maximisent l’espace, surtout celle pour stationner les voitures! En fait, pour pouvoir acheter une auto au Japon, on doit faire la preuve qu’on a un espace de stationnement. On voit donc des stationnements vraiment créatifs... J’ai vu des racks à voiture - en fait on place la première voiture sur une plate-forme qu’on lève d’une douzaine de pied dans les airs afin de garer une deuxième voiture sous la première... J’ai vu aussi des garages qui n’ont assez d’espace que pour la moitié de la voiture: le derrière est à l’intérieur, le devant sur le trottoir!!

De retour sur le bateau, et après notre petit-déjeuner, nous sommes allées nous installer au Looking Glass. C’est vraiment le meilleur endroit car on y a une vue panoramique extraordinaire. La sortie du port s’est fait de reculons, assez inhabituel! Des bateaux pompiers sont venus nous dire Aurevoir en faisant un petit spectacle avec ses jets d’eau qui montent à plus de 100 pi dans les airs. C’était vraiment spécial! Après une trentaine de minute, le bateau a viré et pris le chemin de retour à travers la mer de Seto, en direction de la Corée du Sud. Vers 11h00, nous sommes passés sous le pont de Nagasaki, ce sera le premier de quatre ponts qui traversent cette mer qui divise le Japon. On a passé presque toute la journée au Looking Glass à jouer aux cartes, à lire, à écrire tout en admirant le paysage.

Mercredi 11 février 2009 - En mer, 10C, soleil et nuages

Notre dernière journée en mer... Nous sommes dans un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde entre le Japon et la Corée. C’est ici que transitent tous les produits Made in Japan et Made in Korea!!

Le Looking Glass est définitivement notre coin préféré. On y a encore passé presque toute la journée! Plusieurs québécois y avaient trouver refuge, et on a placoté avec tout ce beau monde! Vers 11h00, on a eu droit à la prestation d’adieu du capitaine et de son personnel! Notre capitaine a fait un autre petit discours touchant... il est tellement enthousiaste et il réussit à nous communiquer sa grande passion pour la navigation. C’était la première fois qu’il naviguait ses eaux et il en a eu pour son argent. Il nous disait qu’habituellement, le capitaine navigue environ 1 heure par jour... il travaille mais pas nécessairement sur le pont à naviguer en soi. Mais sur cette croisière, il a tenu la barre près de 18 heures par jour...

Jeudi 12 février 2009 - Inchéon / Séoul, Corée du Sud - 6C, brouillard et pluie

A notre réveil ce matin, on ne pouvait même pas voir la mer de notre fenêtre... le brouillard était épais et la corne de brume a retenti toute la nuit. Heureusement pour nous, du pont 4 on ne l’entend pas, mais ceux qui sont sur les ponts supérieurs ont été incommodés. Durant le petit-déjeuner, le capitaine nous a annoncé que la journée serait encore difficile... Pour entrer au port d’Incheon, on doit franchir une écluse. Mais le brouillard en purée de pois et les forts courants de la rivière Han ont causé la fermeture du port... Toutefois, le capitaine a obtenu une permission spéciale pour s’approcher doucement des écluses et une fois arrivé, les autorités décideront si oui ou non on passera! Tout le monde était énervé! Nous étions tous sur les ponts supérieurs pour voir l’arrivée près des écluses. Finalement, nous avons eu le OK pour entrer dans le canal étroit de l’écluse. Il n’y avait que quelques pieds de chaque côté. Nous étions comme dans un mini canal de Panama!! La traversée a durée un peu plus d’une heure. Bien que le port soit fermé, nous avons réussi et avons accosté! Évidemment, nous étions vraiment en retard.

Mais malgré tout, les excursions ont eu lieu. En fait, ils ont donné le choix aux gens de garder leurs excursions avec programme révisé, ou de se les faire rembourser. Comme la nôtre allait être en français car le groupe était assez gros pour avoir un guide francophone, on a décidé d’y aller quand même. De plus, il faisait froid et c’était pluvieux, donc la perspective de rester à Incheon pour marcher n’était guère attrayante.

Le navire a été accueilli par un groupe de jeunes coréens avec une machine à musique faites d’objets recyclés et des percussions. L’énergie de ces jeunes était vraiment communicative et malgré les aléas, les retards, tout le monde est sorti le sourire aux lèvres et prêt pour de nouvelles découvertes!

La route pour Séoul devait prendre 70-90 minutes... on y est arrivé en 40!! Le chauffeur avait le pied dans le tapis tout du long... Après avoir traversé la ville, nous sommes arrivés au palais de Gyeongbokgung juste à temps pour la relève de la garde. Ce palais construit en 1392 est de style coréen de la dynastie Joseon. Bien que plusieurs bâtiments ont été détruits par les nombreuses invasions japonaises, une dizaine de bâtiments sont intacts et ont été restaurés en 1867. Quelle chance nous avons eu d’arriver juste au moment de la relève de la garde. Tous vêtus des habits traditionnels, nous avons pu assister à la procession, bien rythmée au son de tambours et aux changements des gardes porte-drapeaux et des gardes armés. On pouvait se mêler à eux et prendre des photos!! Nous avons passé une bonne heure à déambuler dans le parc du palais afin d’admirer les pavillons, les jardins et aussi le système de chauffage incroyablement ingénieux pour cette époque. C’est d’ailleurs un des trésors nationaux. Des tunnels de briques traversaient les cours et pavillons. La chaleur de feux de bois voyageaient par ces tunnels et pouvaient réchauffer les pièces stratégiques du palais.

Après la visite, on a fait un tour rapide de la ville et nous devions malheureusement retourner vers Incheon pour notre départ de 15h30... Notre guide nous avait apporté une caisse de mandarines! Comme on est parti vite, sur l’heure du dîner, personne n’avait vraiment eu le temps de manger, alors cette petite collation tombait à pic! De plus, ces mandarines étaient super sucrées... délicieuses!

La visite de Séoul aura été un peu brève, mais nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de voir un palais magnifique et la relève de la garde qui est vraiment particulière et spectaculaire. De plus, on a passé quelques heures avec notre guide coréenne francophone ce qui nous a permis de poser des questions et connaître un peu plus ce peuple d’Asie plutôt méconnu!

Vendredi 13 février 2009 - Dalian, Chine - 0C facteur vent -10C - ensoleillé

La mer est vraiment houleuse ce matin... Les vagues ne sont pas très hautes mais on voit le vent qui soulève l’eau avec beaucoup de petits moutons. Encore une fois, notre capitaine nous a parlé au petit-déjeuner avec des nouvelles difficiles... il y a des vents de force 10, à 12 c’est un ouragan! Si les vents persistent, nous pourrions manquer notre escale à Dalian... Le pilote devrait arriver sous peu et c’est lui qui décidera de notre sort! Notre arrivée est prévue pour 11h00 am.

Comme c’est notre dernière journée à bord on profite de cette matinée pour faire les valises car nous n’aurons que peu de temps au retour d’excursion. Sans autre annonce du capitaine, on a vu le pilote arriver puis on a vu le navire faire son chemin jusqu’au port! Le vent poussait le bateau mais on a finalement accosté à peu près à l’heure. Plutôt que de faire les groupes d’excursion dans un lounge et de sortir ensemble, on nous a avisé qu’il fallait d’abord sortir, passer à l’immigration chinoise et ensuite rejoindre nos groupes d’excursion... mauvaise idée... Évidemment, tout le monde s’est aggloméré comme des mouches dans le lobby et c’est rapidement devenu insupportable. De plus, les autorités nous ont encore fait poireauter pendant presqu’une heure avant de permettre le débarquement. Comme notre chambre est juste à côté du Guest Service, on a réussi à être les troisièmes en ligne pour sortir! Quand finalement la porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à hurler car le vent glacial s’est engouffré dans le navire... mais on était tassé comme des sardines, donc impossible de se mettre à l’abri... Finalement, ils nous laissent sortir! On passe notre carte et on embarque sur la passerelle en escalier. Au beau milieu de la descente, la police décide que non... on arrête tout car certaines informations ne sont pas satisfaisantes. Alors nous, on est en plein milieu de l’escalier, avec un vent glacial qui nous souffle en plein visage. On a tous de grosses larmes qui nous coulent des yeux... Malgré tout ça, un groupe d’aînés déguisés en animaux de l’astrologie chinoise sont sur le quai pour nous souhaiter la bienvenue. Mais eux aussi sont gelés et ont peine à rester sur place!! On a attendu ainsi plus de 15 minutes... Je pensais vraiment qu’il y aurait une émeute! Finalement, on a su que les autorités n’avaient pas prévu de navette pour nous amener du port au terminal, une marche d’environ 2 km... Azamara a dû utiliser les autobus des excursions pour apporter tout le monde au terminal. Je vous laisse imaginer le bordel et le chaos que tout ça a causé...

Evidemment, les gens ne pouvaient sortir que par groupe de 40 pour remplir une autobus. Une fois l’immigration passée au terminal, on a dû attendre que presque tout le bateau soit vidé car on n’a pas sorti du bateau en groupe d’excursion... donc il y avait des gens de notre groupe qui était presqu’à la fin... ahhh... c’était vraiment l’horreur. Mais au moins, une fois dans le bus, on était au chaud. Notre guide Julien parlait un très bon français et s’amusait à nous scandaliser avec des farces disons, un peu douteuses... La première farce qu’il nous a racontée: ‘Dans quel pays est-ce que les gens se traînent dans l’herbe (prononcé à la québécoise donc dans l’harbe) pour se torcher?.... Torcher? Tout le monde se regarde dans le bus et se disent: A-t-il bien dit ‘torcher’? Nous n’en croyons pas nos oreilles... la réponse: Cuba... C’était tellement surprenant, que tout le monde s’est mis à rire de façon incontrôlable... J’imagine que notre hilarité lui a donné le vent dans les voiles car il nous en poussa des ‘capables’ toute la journée!! Disons que ça a détendu l’atmosphère!

Tout ce branle-bas de combat a fait que nous sommes partis avec beaucoup de retard, vers 13h00. Mais malgré tout, on nous a assuré que le programme resterait le même. En fait, notre super capitaine a réussi à négocier un départ plus tard en compensation de tout ce bordel!

Toutes les autobus d’excursions se sont rejoints dans un hôtel au centre de la ville pour un dîner spectacle. Encore une fois, tous les québécois et français se sont regroupés. C’était un vrai festin! Le plateau tournant au centre de la table était bien rempli de salades, saucissons, légumes et dès notre arrivée on nous a apporté une bonne Tsing Tao bien froide. Puis ce fut la parade de plats chauds... crevettes frites, boulettes de viande, riz frit, dumplings, bok choy, aubergines panées, etc. C’était super bon. Le gérant de l’hôtel est monté sur scène pour nous souhaiter la bienvenue chaleureusement. Il a même poussé la chansonnette pour nous mettre à l’aise! Après une chanson en chinois, il nous a fait son répertoire de Sound of Music! Puis il nous a présenté une école de jeunes acrobates, gymnastes et magiciens. Les jeunes se sont succédés pour nous faire leur numéro. C’était vraiment adorable. La plus jeune, une contorsionniste n’avait que 8 ans!

Après le dîner, nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Dalian pour faire la rencontre d’une famille chinoise. On ne savait pas trop comment cette rencontre allait être. Finalement, on était divisé en petit groupe de 6 personnes avec un interprète. Quand nous avons vu le bloc appartement de notre famille, on a eu une certaine réticence. Les blocs d’une quarantaine d’année étaient en piteux état. Une fois dans le corridor, le sentiment n’était guère plus rassurant... les boîtes aux lettres étaient toutes dépeinturées, les escaliers sales - car même si le building a 6 étages, il n’y a pas d’ascenseur. Des choux chinois un peu noircis étaient empilés sur les rebords de fenêtres. Quand nous sommes finalement entrés dans l’appartement de nos hôtes, j’ai eu un choc. L’appartement ne faisait que 600 pi2. Dans le salon converti en chambre, la mère du monsieur était couché sur le lit. Puis la dame nous a fait asseoir dans la salle à manger autour d’une petite table bien garnie de gâteries pour nous. Des oranges, des tomates raisins, des biscuits et gâteaux... ces gens s’étaient donné beaucoup de peine pour bien nous accueillir. Le monsieur nous a servi du thé au jasmin, comme tout bon hôte chinois. Evidemment, on avait été avisé de faire attention avec l’eau, mais on a tous accepté en faisant semblant de s’y tremper les lèvres. Après quelques minutes, la conversation s’est amorcée. Nous avons appris que la vieille dame au salon avait 99 ans! Le couple était retraité, lui avait été ingénieur des chemins de fer et elle, travailleuse dans une usine de poisson. Il a 75 ans et elle, 73, bien qu’elle ait l’air bien plus jeune. Le secret de leur jeunesse? L’exercice dans les parcs à tous les jours! Ils étaient aussi curieux que nous d’apprendre sur notre mode de vie, nos professions etc. Ils nous ont fièrement fait visité le petit appartement qui était très très propre, un contraste avec le reste du building. Mais notre guide nous a expliqué que les gens sont propriétaires de leur appartement, mais ne paient pas de frais communs, alors les parties communes sont laissées aux soins de la ville... et les travaux ne se font pas. Juste avant de quitter, nous avons fait des photos avec eux, et la dame m’a glissé un papier dans la main - son adresse! Elle m’a demandé de lui envoyé les photos que nous avions pris d’eux! Je n’y manquerai pas! Bien que j’ai eu un petit choc en entrant et je me demandais un peu si nous n’étions pas un peu voyeur, j’ai vite réalisé que ces gens étaient vraiment heureux de nous recevoir et d’apprendre sur la culture occidentale. De plus, ces visites leurs donnent un revenu d’appoint sûrement bienvenu pour eux! J’avoue qu’avec le recul, cette visite a été un des points forts de cette croisière... je n’oublierai jamais la chaleur de ces gens.

Après cette visite remplie d’émotions, nous sommes repartis pour aller voir la place Xinghai - c’est la plus grande place d’Asie - plus de 2 fois la grandeur de la place Tian’anmen de Pékin. Cette place fait 1.1 millions de mètres carrés... c’est immense! Mais c’est aussi très moderne. Elle est bordée de tour d’appartements hyper modernes. Au sud, entre la place et la mer, un parc commémoratif du centenaire de la ville a été créé en 1999. Un sculpture avec les empreintes de pied de 1000 habitants de Dalian est au centre de ce parc et vient une fois de plus nous émouvoir. Mais le vent est si fort et si froid qu’on a peine à se rendre jusqu’au bout du parc pour voir la magnifique plage et la mer... en fait, seulement quelques braves (dont moi!!) se sont aventurés hors du bus!!

Le dernier arrêt est au magasin de l’amitié pour un peu de shopping. Les magasins de l’amitié était à l’époque communiste, les magasins où les occidentaux pouvaient aller faire des achats. Aujourd’hui ce sont des magasins à rayons avec les plus grandes marques européennes et américaines. Un peu comme un La Baie de 8 étages!

Nous étions de retour vers 17h15... juste à temps pour le départ du bateau à 17h30! Nous avons bouclé les valises et sommes allés souper vers 19h00. Ce dernier souper fut un des meilleurs... tout était exquis! La soirée a été passé à faire nos adieux à tous ces amis que nous avons rencontrés, autant les gens du bateau que les passagers!

Samedi 14 février 2009 - Tianjin, Chine - Débarquement - 12C nuageux

Le débarquement devait débuter à 8h30 et nous avions les premières ‘couleurs’ car nous allons rejoindre notre guide et chauffeur pour notre séjour de 5 jours à Pékin. Un des avantages avec Azamara c’est que nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la salle à manger, même ce matin! Alors nous sommes allés manger vers 7h00. Nous avions comme voisins un couple de Bordeaux qui eux avaient très hâte de partir car des tempêtes avaient ravagé leur maison... ils étaient anxieux d’aller constater les dégâts.

Après déjeuner, nous sommes allés ramasser nos dernières choses et nous avons laissé notre cabine pour 8h00, tel que demandé. On s’est installé dans le lobby en attendant qu’on appelle notre ‘couleur’. Le lobby se remplissait de plus en plus, avec plusieurs personnes debout ou assises sur leur valises... 8h30 passât... puis 9h00... puis 9h30... toujours rien. Finalement, John le directeur de croisière a pris la parole pour nous dire que les autorités ne pouvaient émettre la permission de débarquement car ils avaient besoin d’information additionnelle que tout le staff s’affairait à compiler... et voilà que ça recommence... Tout le monde s’est mis à spéculer sur la raison de ce retard... mais c’était évident que c’était à cause du nombre de cas de Noro-Virus sur le bateau. On nous a finalement laissé sortir à 11h45!!

Mais le pire c’est qu’au moment de nous laisser sortir, les valises elles n’étaient pas encore sorties! A notre sortie on a vu les valises se faire sortir... un employé du bateau passait à un employé du port les valises, une à une, et là, un autre employé du port partait avec la valise et la roulait jusqu’au hangar... incroyable. Après les formalités de débarquement, on a vite retrouvé notre guide qui nous attendait - en fait, on avait eu un peu peur qu’il prenne le large car tout le monde avait plus de 3 heures de retard... pauvre Wang, il était là depuis 7h30 ce matin, et les autorités portuaires ne leur avaient donné aucune explication. Après avoir trouvé le guide, il fallait maintenant trouvé les valises... alors là, c’était le summum. Le chaos, le bordel, une hécatombe... En fait tout était pêle-mêle, oubliez le système de couleur... J’ai retrouvé une de nos valises dans un camion qui s’en allait à l’aéroport et j’ai pratiquement dû recourir aux coups pour que le chinois me laissent prendre MA valise... Mais après une bonne demi-heure à courir les valises un peu partout, on a tout récupéré et on a pris la route pour Pékin...

Ainsi s’achève cette croisière fantastique... mais que débute notre exploration de la Chine impériale. Comme je l'ai indiqué au début de ce compte-rendu, nous avons fait un voyage fantastique. Oui il y a eu des pépins avec les autorités qui nous ont causé des retards, et oui, il y a eu le virus qui a bousculé un peu le niveau de service et qui a cloué Mariette dans sa cabine pour 2 jours, mais malgré les petits inconvénients, l'itinéraire était splendide, le personnel du navire était chaleureux, et nous avons fait des rencontres fantastique.

Il faut dire que le séjour de 5 jours à Pékin à la fin de ce voyage ne pouvait pas nous donner une meilleure conclusion, et refaire ce voyage, je le ferais de la même façon. Cette combinaison terre et mer était parfaite!!
Itinéraire de neuf jours en Islande au mois de juin 2009 English translation pending
by Bloue · 2009-03-21 · 7 replies
j'ai lu des itinéraires et j'arrangce le mien en fonction. je pense louer un jimmy mais je ne sais pas faire de 4/4, donc pistes et gués, faut pas que ce soit à 90°, j'ai un peu peur. voilà ce que je pense faire, ditres moi ce que je rate ou si je fais des doublons 1er jour, le 15 arrivée reykjavik, iles westmann la journée et le soir parir pour selfoss, dormir a selfoss. le 16 : hella, hvolsvollur, car pour Thorsmork (10h à 17h) dormir a hvolsvollur le 17 : skogafoss, vik, Kirkjubaejarlaustur, jokulsarlon, arrivée le soir dormir là le 18 : ballade dans le fjord, repartir sur skaftafell, dormir là le 19 : car pour eldjga, escale là puis pour landman... balade là et retour en car à la voiture. dormir là ? le 20 : voiture retour visiter Kirkjubaejarlaustur, visiter vik autour, retour sur reykjavik le 21 : visiter rejkjavk et la presqu'ile vers le petit port du sud, bateau baleines à 17 heures, et nuit du sostice dans reykjavik. le 22 : Laugervatn geysir gulfoss, soirée au blue lagoon, dormir reykjavik, rendre la voiture le 23 : aeroport retour. Merci de vos suggestions, votre aide est la bienvenue. catrine
Trains au Cambodge? English translation pending
by Nathaliebbb · 2009-03-14 · 58 replies
Quels trains existent-ils encore au cambodge ? La liaison une fois par semaine (samedi dimanche) Phnom Phenh Battanbang existe-t-elle toujours ? Y-a-t-il d'autres trains ? Mon départ est prévu pour septembre Merci a tous
Passer quatre jours à Lisbonne ou à Prague avec ma femme? English translation pending
by Nicobox · 2009-03-12 · 37 replies
Bonjour,

Nous souhaiterions partir avec ma femme 4 jours en WE dans une belle ville d'Europe. Nous avons shortlistés deux villes qui, au vu des photos que l'on a visionnées sur le net, semblent plutot jolies.

On hésite donc entre Prague et Lisbonne !

Que nous conseillez vous ? le choix est difficile à mon avis !

Au niveau climat, Prague c'est comment en Mai ?

4 jours suffisent pour visiter ces villes ?

Merci de votre aide, A+ Nico
Je n'ai rien préparé pour mon voyage en Thaïlande! English translation pending
by Moucham · 2009-03-11 · 52 replies
Bonjour, Je commence à m'inquiéter. En effet, je pars pour 17 jours sur place en thailande et j'ai absolument rien préparé hormis mes billets et mon guide du routard ! j'arrive à 18h45 vendredi et je repars le 30 mars au soir. Devant les multiples infos, je pense ne rien programmer du tout et me laisser porter par les envies et opportunités. Cela peut-il sembler raisonnable pour un pays comme la thailande ? J'ai déjà fait cela dans d'autres pays mais la thailande me semble assez difficile pour ce type d'approche. Avis rassurant ? Merci
Rocheuses américaines (1e partie) English translation pending
by Stapelia · 2009-03-10 · 7 replies
Un circuit inoubliable de 5000 km au départ de Denver.

C’était mon troisième voyage dans l’Ouest américain et le premier pour mon fils. Les 2 premiers, effectués en organisés, m’avaient laissé des souvenirs impérissables. Qu’en serait-il de celui-ci, préparé entièrement de manière indépendante ?

J 1 . Mardi 12/06/2007

Nous nous envolons de Bruxelles et faisons escale à Washington. A l'aéroport Dulles, il nous faut 1h15 pour passer au contrôle de l'immigration (prise des empreintes digitales, photographie de l'iris, passeport, questionnaire). Pendant ce temps, les bagages sont déchargés de l'avion mais pas r��embarqués dans la correspondance vers Denver. Ils doivent d'abord être repris par leur propriétaire. Comme ils encombraient les tapis roulants, on les a entreposés un peu partout dans la salle. Leur recherche et leur réenregistrement, additionnés au temps passé à l'immigration, font que nous devons courir tout au long des immenses couloirs pour arriver à l'heure à l'embarquement. Ce n'était pas nécessaire; il a lieu avec 20 min de retard !



Arrivée à Denver, capitale du COLORADO vers 19h. L'aéroport est énorme (c'est l'un des plus grands des USA). Des tapis roulants à 4 bandes et un métro nous amènent au hall d'arrivée, puis une navette nous conduit au bureau de location des voitures. Nous devions prenons livraison d’un véhicule de catégorie C mais, puisqu'il n'y en a plus de ce type, nous pouvons choisir un modèle de catégorie D. Chouette ! A nous le luxe ! Le préposé ne nous accompagne même pas, les clés sont sur toutes les voitures. Nous trouvons facilement le chemin pour le motel (à l'Est de Denver et à ± 12 Mi de l'aéroport) mais à l'arrivée, nous sommes tout de suite plongé dans l'ambiance des grandes villes américaines. Gyrophares allumés, plusieurs voitures de police sont là pour procéder à l'arrestation d'un individu logeant au motel ! Aéroport > Peña Bld > I 70 > sortie 282

Total : 16 km

J 2 .Mercredi 13/06

> HWY 225 (entrée 12) > sortie 10 (2, 5 Mi) > Colfax Avenue West (9 Mi) > Downtown

Visite du centre de Denver à pied - State Capitol (vue panoramique du sommet) Nous visitons l'intérieur librement mais pour aller en haut de la coupole, il faut attendre ½ heure pour une visite guidée. Nous n'attendons pas.



- Civic Center (devant le Capitole) Une foire aux produits naturels se tenait ce jour-là dans le parc. De bonnes choses à manger, qui changent des fast-foods. - Derrière le Capitole, un ensemble architectural contemporain (le Golden Triangle) possède une architecture incroyable (musée d'histoire, bibliothèque publique et surtout l'extraordinaire musée d'art). - US Mint (visite gratuite sur réservation) Notre réservation par Internet avait bien été enregistrée - Visite guidée en anglais de cette usine à dollars - Pas de sac ni de photos : pour le hold-up du siècle, c'est raté ! En cadeau, une pièce d'1 cent vierge et une autre, frappée ! Quelle générosité ! - Court Place > 16th street Mall (rue piétonne commerçante d’1, 3 km) Nombreux snacks et restos. Le "Visitor Center" y est situé : très bon accueil et plein de documentation sur tout le Colorado. Un bus gratuit circule tout au long de cette rue. Très pratique : on peut l'emprunter autant de fois que l’on veut et en descendre environ tous les 50 m. Nous nous baladons le nez en l’air pour découvrir les tours du Financial District mais au Larimer Square, et dans les environs de la gare, les maisons de briques et les becs de gaz rappellent encore la Denver d’autrefois. Nous terminons la journée dans les nombreux magasins de la 16e rue. Total : 45 km



J 3. Jeudi 14/06

> I 70/36 W > (sortie 279) > HWY 270/36 W (sortie 217) > I 25 N (10 Mi) Notre voiture, qui, soi-disant, nous avait été livrée avec le réservoir plein, est presque à sec. Il faudra réclamer au retour, mais nous croira-t-on ? > Fort Collins (24 Mi) > I 25 N > WYOMING > Cheyenne (39 Mi) > sortie 9 > West Lincoln way

Capitale de l'Etat, Cheyenne a gardé intact son parfum du Far West. Elle fut fondée par l'armée, en 1867, pour protéger la construction du chemin de fer de l'Union Pacific, des attaques des Sioux. La Cheyenne Station, possède une entrée encadrée de 2 monumentales bottes de cow-boy. Cette gare était, à la fin du 19e siècle, la plus importante de la région car elle centralisait tout le transport des bestiaux provenant des élevages des grandes plaines. Le "Visitor Center" y est situé : on y distribue un guide détaillé, rue par rue, des divers bâtiments historiques de la ville. Le Capitole de l'Etat possède, comme celui de Denver, une coupole couverte d'or. Devant la façade, trône la statue d'Esther Hobart Morris, première femme au monde à exercer la fonction de juge de paix. Le Wyoming fut aussi le premier état à accorder en 1869, le droit de vote aux femmes et, en 1925, à élire une femme au poste de gouverneur. Dans le parc public, on trouve la plus grande locomotive du monde, la "4004 Big Boy". C'est l'endroit idéal pour le pique-nique, avec écureuils affamés et oiseaux familiers. A voir encore : les maisons anciennes (dont l' Historical Governor Mansion) et le Rodeo Round.



> I 25 N (entrée 12) > sortie 92 (75 Mi) > HWY26 E > Lingle (38 Mi)

* Oregon Trail Ruts & Register Cliffs N.S. Les traces des vieux chariots des pionniers et les graffiti tracés dans la roche sont moyennement intéressants mais l'aménagement des 2 sites et les bornes explicatives sur le Pony Express ainsi que l'environnement naturel valent la peine de s'y attarder. Des milliers de nids d'hirondelles sont accrochés aux falaises de craie.



* Fort Laramie N.S. L'évocation du passé des pionniers nous mène dans ce lieu célébré dans de nombreux westerns. Bâti en 1834, le fort était un ancien comptoir de fourrures. Il fut réquisitionné par l'armée dans le but de surveiller les Indiens et de protéger les caravanes d'émigrants sur la route de l'Oregon. Visite très attrayante. On aurait voulu aussi regarder les films projetés au Visitor Center, mais il se faisait tard ! Nous avons acheté ici le " pass "familial très avantageux, valable un an pour tous les parcs, monuments et sites nationaux et d’états des USA.



> HWY 85 N > Lusk (57 Mi) Logement dans un motel assez chic et cher de ce patelin (on n'avait rien trouvé d’autre sur le net). Total : 400 km

J 4. Vendredi 15/06

Lusk > HWY85 N > Mule Creek Junction (47 Mi) > HWY18 > SOUTH DAKOTA > Hot Springs (46 Mi)

* Mammoth Site Cet espace de fouilles, où on a découvert plus de 50 mammouths, est toujours en activité. Le site et le musée sont très intéressants mais naturellement, il faut aimer la paléontologie ! Les anglophones sont obligés de suivre une visite guidée. Les francophones peuvent obtenir à l'entrée, un classeur contenant toutes les explications écrites, et circuler à l'aise. C'est beaucoup plus agréable.



> HWY385 N > Custer > R89 (32 Mi)

* Le Custer State Park couvre une surface de 28 000 ha et donne asile à une importante vie sauvage. Le troupeau de bisons compte plus de 1500 têtes. Nous nous attendrissons devant les adorables petits chiens de prairie. Ce sont les premiers que nous voyons mais nous aurons, par la suite, l'occasion d'en voir des centaines. Rencontre aussi avec une jeune antilope "pronghorn", aussi surprise que nous.



* La "Needles Highway", route d'Etat payante, qui traverse un paysage magnifique d'aiguilles rocheuses, vaut vraiment la peine d'être parcourue. Passages à une voie, tunnels étroits et virages en épingle à cheveux ponctuent le parcours de 22 km.



> R89 E > Custer SP

* Promenade au Sylvan Lake (1Mi) Joli site rocheux entourant un petit lac de retenue. Nous en faisons le tour, tout au long d'un sentier aménagé. > R89 W > R224

* Le Mont Rushmore est célèbre dans le monde entier par les sculptures gigantesques des têtes des 4 présidents : George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Théodore Roosevelt. Monument national, il représente, pour les Américains, le symbole de la démocratie. L'entrée est, hélas, défigurée par l'exploitation commerciale du site. Une architecture lourde et pompeuse l'encadre. Pour les photos, mieux vaut prévoir une visite matinale, car le soleil éclaire les statues.



> HWY16 > Rapid City Nous logeons dans la banlieue Est de la ville, non loin d'un centre commercial. Total : 291 km

J 5. Samedi 16/06

Rapid City : visite de l'Ellsworth Air & Space Museum (gratuit). 28 avions y sont exposés et le musée complète le site extérieur. On peut notamment essayer le simulateur de vol d'un F-106. Même si, comme moi, on n'est pas passionné par l'aviation militaire, on y passe facilement toute une matinée.



> I 90 E > Wall (51Mi) > SR240 > Pinacle Entrance

* Badlands N.P. Visite en voiture de ce parc de 100 000 ha avec de petites balades pédestres aux sites les plus intéressants. (Fossil exibit trail : 400 m, Saddle Pass : 400 m, Cliff Shelf trail : 800 m, Window trail : 400 m et expo au Ben Reifel Visitor Center)



Véritable labyrinthe de falaises déchiquetées, de crêtes abruptes et de ravines profondes, le paysage désolé des Badlands est le résultat d'un demi million d'années d'érosion. On y trouve de nombreux fossiles. Chaleur torride pour parcourir ces paysages d'une beauté sauvage où l'on rencontre des chiens de prairies peu craintifs et des antilopes "pronghorn". Pour le pique-nique en plein soleil, les bancs et tables sont heureusement abrités d'un petit toit !



> Cactus Flat (36 Mi) > I 90 W > Rapid City (54 Mi) Total : 277 km

J 6. Dimanche 17/06

Rapid City : arrêts à tous les carrefours des deux rues principales pour voir les statues grandeur nature des présidents américains. A ce jour, 36 sont en place et 4 nouvelles sont ajoutées chaque année depuis l'an 2000.



> SR44 W > Chapel Lane

* Chapel in the Hills La Stavkirke Chapel est une église en bois debout, comme on les fait en Norvège. Visite gratuite ; toutefois les surveillantes, vêtues de costumes folkloriques norvégiens, attendent la donation.



SR44 W > WYOMING > SR385 > Lead (mine d'or à ciel ouvert - cachée par les sapins) > Deadwood

* La ville de Deadwood (classée "lieu historique national") fut créée en 1876, lors ruée vers l'or des Black Hills. Au début, ce n'était qu'un village de tentes. Mais en 1879, un incendie détruisit le camp des orpailleurs. Dès lors, la municipalité décida de rebâtir la ville en pierre et en briques. Ce sont les édifices que l'on peut encore voir aujourd'hui. Depuis 2001, les mines à ciel ouvert et souterraines ne sont plus exploitées. Elles avaient produit, depuis 1876, 1.200 tonnes d'or. Deadwood vit maintenant du tourisme et sert souvent de décor réel aux productions cinématographiques et télévisées. La gare abrite le "Visitor Center" (documentation sur tous les bâtiments historiques de la cité). On trouve tout au long de la grand-rue des bars, des casinos et des magasins de vêtements de cow-boys à profusion. Nous sommes tombés le jour de la fête de Wild Bill Hicock (spectacles dans les rues l'après-midi et le soir).



Au Mont Moriah Cimetery, se trouvent les tombes de Calamity Jane et de Wild Bill Hicock. A l'entrée, on reçoit un plan détaillé de ce cimetière, qui contient également d'autres sépultures de célébrités de l'Old West, moins connues chez nous.



> Whitewood (±60 Mi) > I 90 W > Sundance (42 Mi) Un peu plus loin, nous cherchons en vain une station service. Comme nous ne pensons pas atteindre la Devil's Tower sans faire le plein, nous retournons vers Sundance (18Mi en +). > SR14 > SR24 (27 Mi)

* Devil's Tower N.M. L'orage menace lorsque nous arrivons en vue de cet extraordinaire monument naturel. L'ambiance est dantesque mais finalement, seulement quelques gouttes tombent. Nous faisons la balade de 2 km qui contourne le cône volcanique. Il y a 60 millions d'années, des laves incandescentes se sont échappées par une fissure de l'enveloppe magmatique, mais n'ont jamais crevé la surface de la terre. La cheminée du volcan s'est donc solidifiée à l'intérieur de l'écorce terrestre. Par la suite, les sédiments environnants se sont érodés, dégageant peu à peu cet extraordinaire monument naturel haut de 386 m et composé de colonnes basaltiques hexagonales.



> SR24 > SR14 > I 90 W (32 Mi) > Gillette (30 Mi) > Buffalo (68 Mi) > Sheridan (34 Mi) Total : 507 km

J 7. Lundi 18/06

* Sheridan : arrêt au Trail End Historic (maison du gouverneur Kendrick, à l'architecture hollandaise)



> I 90 W (15Mi) > HWY14 W (33 Mi) > Burgess Junction

* La traversée des Bighorn Mountains n'est pas de tout repos (pentes à 10 - 12 %). De plus, on s'arrête beaucoup pour jouir des fabuleux paysages, encore enneigés en juin, et des prairies alpines couvertes de tapis de fleurs. Nous avons rencontré des cerfs mulets femelles (je ne pense pas qu'on dise des "biches mules" ! ) au bord des torrents.



* Shell Canyon et Shell Falls Dégringolant du versant ouest des Big Horn Mountains, le Shell Creek est un torrent fréquenté par les truites arc-en-ciel. Son cours est marqué par une chute impressionnante, la Shell Fall, de 36 m de haut. Le torrent poursuit ensuite sa course dans un canyon très coloré. Site bien aménagé, avec sentier botanique au bord des chutes et du canyon.



* Arrêt au Chimney Rock, butte volcanique solitaire dégagée par l'érosion des grès rouges.

> Greybull (48 Mi) > HWY14 /16/20 W> Cody ( 48 Mi)

* Old Trail Town Les cabanes meublées et les anciens chariots de ce musée à ciel ouvert sont très photogéniques et rappellent vraiment les décors des westerns. Des objets, des photos, des documents écrits évoquent l'authentique histoire de cette époque. Dans le cimetière, parmi d'autres tombes, celle de Jeremiah Johnson, joué au cinéma par Robert Redford.



On avait aussi prévu de visiter le musée Buffalo Bill, le fondateur de la ville (bien que l'histoire de ce personnage ne soit pas toujours très reluisante) et de passer la soirée au Night Rodéo, mais nous étions vraiment trop fatigués pour y aller. Total : 264 km

J 8. Mardi 19/06

* Cody : visite, juste en face du motel, d'une gigantesque maquette animée, construite par un antiquaire et racontant toute l'histoire de la région (reconstitution de la vie quotidienne, des batailles, du chemin de fer, etc) + collection d’objets artisanaux indiens. Génial ! Le boulot de toute une vie ! > HWY 14/16/20 W > Yellowstone N.P. (53 Mi) La route, qui mène à l’entrée Est du Yellowstone, longe le barrage et le lac Buffalo Bill, puis traverse la Wapiti Valley et la Shoshone National Forest. Arrêt au site de la "Holly City" (rochers évoquant Jérusalem).



* Yellowstone N.P. En juin, la neige couvre encore les sommets du parc. Pique-nique au bord lac Yellowstone qui couvre 360 km² dans l'ancienne caldera du volcan. Ses eaux sont particulièrement transparentes mais beaucoup trop froides pour s'y baigner ! - Mud Volcano Les eaux acides de cette source (76°), attaquent la roche environnante pour former un chaudron de boue noirâtre. L'odeur d'œuf pourri (H2S) y est insupportable.



- Upper & Lower Falls A quelques mètres d'intervalle, la rivière Yellowstone franchit deux chutes importantes. Celle du haut (33m) traverse des roches volcaniques sombres. La seconde (94m) a creusé un canyon aux parois colorées de toute beauté.



- Mammoth Hot Springs. Ces sources chaudes ont créé un merveilleux décor de cascades pétrifiées. Par endroits, les formations blanches sont rehaussées de couleurs qui indiquent la présence de bactéries et de minéraux divers. Superbes au soleil couchant !



La route, qui traverse la partie nord du parc, est la moins fréquentée par les touristes. En conséquence, les animaux y sont fort nombreux. Au cours de la journée, nous avons rencontrés 5 ours noirs, un loup, des tas de bisons, de cerfs mulets et de wapitis.



> Madison > MONTANA > West Yellowstone (14 Mi)

Total : 293 km

La deuxième partie dans quelques jours ....
Trek découverte de l'Islande en juin? English translation pending
by Karibooo · 2009-03-10 · 10 replies
Bonjour à tous ! Avec mon copain on envisage de partir en Islande courant juin pour 15 jours (surprise les billets d'avion ne sont pas chers avec Icelandair).

L'objectif est de parcourir l'Islande à pied, avec éventuellement des étapes en bus ou en stop si cela est possible/nécessaire.

J'aurais besoin de tous vos conseils pratiques pour randonner dans ce pays et à cette époque-là, sans louer de voiture. Quel matériel est indispensable ? Comment gérer les ravitaillements en eau et en aliments en cours de rando ? Faut-il réserver les éventuelles nuits en camping ou chambre d'hôtes ? Quel itinéraire pour 12 ou 15 jours de trek ? Et les moustiques/moucherons ? Et la langue ? Quelles difficultés peut-on prévoir ?

Également, je suis cavalière et comme l'Islande est un pays de cavaliers j'aimerais pouvoir faire une journée à cheval, comment m'y prendre pour trouver les bons plans ?

Merci de tous vos coneils et expériences vécues !!

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