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Parcours Cameroun-Congo English translation pending
by Lemignon · 2008-08-13 · 16 replies
j'aimerais faire le parcours cameroun - congo par la route -enfin si on peut dire- et passer par la province de l'est pour rejoindre le congo. Si quequ'un pourrait m'en dire deux mots à ce sujet, ce serait vraiment gentil.

merci
Les Congés Solidaires English translation pending
by Dsf · 2008-08-11 · 6 replies
Bonjour !

Je me rends compte qu'il n'y a pas encore de sujet de discussion ouvert sur le congé solidaire et j'avoue que ça m'étonne un peu...Donc j'en ouvre un!

précisions: Bon avant tout, je précise que : oui je fais parti d'une asso qui en propose non je ne fais pas du démarchage/pub sauvage.

J'essaierai d'être le plus impartial possible, et je vous invite d'ailleurs à ne pas me croire sur paroles mais à approfondir vos recherches par vous même. ( les forums sont de très bonne source d'info pour peu qu'on ait un peu d'esprit critique, mais ça ne saurait être suffisant ! "I'm a google friend^^" )

de toutes façon la magie du post permettra à toutes personnes de rectifier, apporter son point de vue et complément d'information, voir expériences et vécu ( je vous fait confiance la dessus!!!)

La loi:

Donc le congés solidaires, c'est avant tout une loi qui permet à tout salarié ayant plus d'un an d'expérience de postuler à un congé de 2 semaines à 6 mois, pour pouvoir s'investir dans l'action d'une ONG.

l'employeur est obligé de motiver son refus, qui peut être contesté aux prud'hommes. ( mais bon, perso je ne le conseille pas! )

Pour ceux qui seraient un peu perdu sur le concept, je vous fais une petite définition rapide:

Le congé solidaire c'est :une collaboration tripartite entre, un employeur qui autorise le départ d'un employé, et qui éventuellement en finance tout ou partie, un salarié qui se met à disposition d'une ONG, et qui finance la balance de la mission une ONG qui accueille et propose une mission de solidarité internationale.

combattons les idées reçues ! l'employeur n'est PAS obligé de financer la mission de son salarié. Cependant il est souvent sollicité pour y participer ( partiellement ou en totalité, ça dépend des politiques RH et RSE ). Les CE sont aussi souvent des partenaires financier. le congé solidaire n'est pas à prendre sur les congés payés ! Ils peuvent être déduis des CP et RTT, mais il ne s'agit en aucun cas d'une obligation.

Ces 2 idées reçues viennent du fait que c'est la formule type proposée par le ténor du CS, planète urgence ( qui est à l'origine de ce concept ). Mais ce ne sont que des adaptations faites pour proposer une offre catalogue plus acceptable aux entreprises . ( ce n'est pas une critique, hein, chez nous aussi on est amener à s'adapter aux exigences de certains de nos partenaires, la seule différence étant que nous sommes une structure plus petite donc peut être plus souple..)

L'accompagnement:

La je vais parler de ce que je connais (donc ça fera un peu prêchage pour ma paroisse, je m'en excuse d'avance et vous invite à réagir).

Nous accompagnons les volontaires à un CS dans leur démarche auprès de leur employeur. Nous expliquons donc les enjeux, avantages etc pour une entreprise.

Avant le départ, les volontaires sont formés à l'interculturelle et à la gestion de projet, qui sont un peu des bases de connaissances à avoir pour être efficace. Sur place, les associations partenaires sont déjà connues et ont déjà reçues nos volontaires. Nous sommes donc garant de leur sérieux et de la réalité des missions.

au passage, une partie du financement peut passer sur le DIF puisque formation il y a^^

Tout ça c'est bien joli, mais concrètement on fait quoi?

Bon...je vous explique comment nous fonctionnons, mais ça n'engage que nous.Si des gens d'autres assos CS voulaient bien exposer leur mode de fonctionnement, ça permettrai une multiplicité des points de vue, vive la transparence !

Alors concrètement, chez nous, ça dépendra de votre profil. On a beaucoup de missions, variées, car c'est le grand malheur de l'associatif, les besoins sont énormes.

Du coup, nous sommes pour notre part capable de répondre à beaucoup de profil. Cependant, n'espérez pas trop partir donner des cours de français si vous êtes comptable de formation!

Partir pour partir, ce n'est pas de l'humanitaire. c'est du tourisme.

Nous avons des volontaires qui sont partis en amont pour aider nos partenaires à cerner leurs besoins en terme de compétences. Nous travaillons sur le concept du volontariat équitable ( un article assez sympa à été rédigé par notre délégué général sur la wikipédia, si vous êtes intéressez soyez google-friendly :) je le posterai peut être plus tard sur un autre topic ).

Donc suivant le concept VE, il doit y avoir transfert de compétences et réciprocité dans l'échange.

Bien sûr, comme en pratique les missions sont courtes, (2 semaines - 1 mois ) elles sont adaptées à leur durée.

"mais une mission d'un mois ça sert à rien, on n'a le temps de rien faire, c'est nul votre truc, etc etc etc" ça c'est une phrase souvent entendue. Est elle est vraie dans une certaine mesure...

Mais tout dépend de ce qu'on fait durant ce mois...Prenons par exemples des missions de formation. ( la plupart de celle que nous proposons en CS sont des formations sur des sujets aussi variés que la gestion de projet, de la compta, management, RH, santé...)Aux personnes qui tiennent ce discours, je les invite à se poser la question suivante... Finalement, en France, pays développé et bien noté sur la prise en compte sociale, combien de temps considérons nous nécessaire à la formation chaque année?

de tête ( vérifier ) ça va de 3 jours à 1 semaine, et encore la pluparts des DIF ne sont pas utilisés. Donc est ce qu'une mission de formation, réalisée par un professionnel possédant une bonne expérience de son métier, sur 2 semaines 1 mois, a un intérêt ? Personnellement ma réponse est oui...Après le débat peut être ouvert !

Pêle-mêle:

"les besoins du sud, dictés par le sud" ( un quidam )

"tout ce que vous faites pour moi, sans moi, vous le faites contre moi" ( Gandhi )

www.developpementsansfrontieres.org --> mail contact s.bourbousson@developpementsansfrontieres.org

www.planete-urgence.org

www.icd-afrique.org

Je vous laisse réagir!

Cordialement,

Florent
Vacances 2008: vos cinq meilleures photos English translation pending
by Christiang · 2008-08-09 · 340 replies
Le nouveau système de mise en ligne des photos sur VF (super, surtout la navigation avec les flèches du clavier ! 🙂) m'inspire et je lance un petit concours photo de rentrée de vacances (comme d'habitude sans classement des candidats, et juste pour "le plaisir des yeux")

Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension

Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août

J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)

J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park

On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Randonnée sur les hauts plateaux d'Éthiopie English translation pending
by Manuez · 2008-08-08 · 15 replies
nous désirons faire un trek sur les hauts plateaux en éthiopie et nous voulons savoir s'il est possible de louer des ânes directement dans les villages avec le muletier qui va avec bien sûr!!!! faut-il obligatoirement passer par une agence? les chaussures de marche sont-elles vraiment indispensables? nous y serons vers novembre et y resterons jusqu'à mi-janvier.... merci de nous répondre
La Tanzanie en 4x4 en autonomie English translation pending
by Lilitab · 2008-08-03 · 44 replies
Bonjour à tous,

Nous prévoyons de partir en Tanzanie fin septembre pour 3 semaines. la façon dont nous allons voyager à l'intérieur du pays n'est pas encore résolue. Nous sommes déjà allé au kenya en circulant à l'aide de tous les moyens de transport collectifs possibles. Cela a été possible parce que le séjour était relativement court et nous n'avions que très peu de bagages. C'est une expérience inoubliable ! L'an denier en namibie, nous avons loué un 4x4 et nous n'avons rencontré aucune difficulté. les pistes sont parfois un peu "raides", mais on ne se perd pas. Il faut faire attention à la vitesse car on part très vite, et aux girafes qui traversent et aux groupes d'éléphants planqués derrière les arbres au bord de la piste !... Mais quelqu'un parmi vous s'est -il balladé en tanzanie en véhicule sans guide et sans chauffeur ? les discussions que j'ai pu lire à ce sujet datent de l'an dernier. ... et j'aimerai bien avoir des infos "fraiches" si cela est possible.
Frontière Laos-Cambodge: attention aux arnaques! English translation pending
by Saint · 2008-07-26 · 44 replies
Il est désormais possible de passer du Laos au Cambodge par voie terrestre..ça, tout le monde ou presque le sait.!!

Mais ATTENTION.. Les arnaques sont carrément organisées.

Voilà de l'info pour tenter de les déjouer.

A partir du Laos, les départs se font de PAKSE. Ou des iles de Khong si vous voulez faire étape ce qui est trés sympa aussi.

A partir de Paksé:

Vous pouvez opter pour 2 possibilités. 1- Mini van ou mini -bus qui vous emmènne à la "frontière". C'est un peu plus cher que le bus qui part de la station. 2- Mini pick up qui part de la station quand il est plein. La Station est un peu excentrée . ce n'est pas celle qui se trouve en ville. Le prix demandé sera de 35000Kipps. Soit 4US dollars ou environ 2, 5 euros.

Pour infos en juin le taux du Kipp : 1 euro=13660. 1 dollar Us= 8500Kipps

MAIS . Le bus ne vous conduira pas à la frontière. Il vous dépose à l'embarcadère pour l'île de Khong. Donc il faut faire le reste du trajet en plus. Il n'y a que 6 kms et tous les chauffeurs de taxi, moto ou mini bus vous demanderont 40000kipps. OU 5 dollars voire même 10 dollars. C'est de l'escroquerie.

L'arnaque commence.!!!!!

De surcroît, on vous déposera au poste frontière du FLEUVE. Celui qui était utilisé quand la route n'existait pas...On reliait alors Steung Streng par bateau..Ce n'est évidemment pas le bon. On prétextera de vous faire valider votre visa de sortie. Ce que feront les douaniers avec un grand sourire tout en vous demandant un Dollar pour le tampon. C'est parfaitement illégal. REFUSEZ ou exigez un reçu. Ils feront mine de jouer la montre. Ne vous laisser pas abuser par cette attitude malsaine. Expliquez que vous connaissez la loi et aussi des gens à VIENTIANE...

Bref..Il faut aller au bon poste frontière ensuite...Tout le monde à déjà parfaitement compris que vous voulez aller au Cambodge et que vous êtes dans un cul de sac. Et pour cause .. On vous y a mis VOLONTAIREMENT.

Pour en sortir il faut payer à nouveau. Alors les prix sont des plus fantaisistes..De 10 à x dollars pour aller au poste cambodgien. On vous expliquera qu'il n'y a pas de système de bus et que c'est impossible de dormir ou de manger au poste frontière. C'est vrai..!!

Ne jamais donner plus de 5 dollars pour ce court trajet que vous n'auriez jamais du faire .. D'autant que, ( comble de l'ironie ou de la provocation) le mini-bus qui vous a emmené vous suit et qu'il sait parfaitement que c'est à cet endroit qu'il aurait dû vous déposer. Mais tout le monde en profite et les arnaques sont partagées dans ce petit réseau "mafieux".

DONC. Préciser dés le départ que vous voulez vous rendre au poste frontière ROUTIER. Cela vous fera économiser quelques dollars inutilement dépensés Assurez vous qu'ils vous ont compris car trés bizarrement ils deviennent hermétiques à l'anglais quand cela ne va pas dans leur intérêt..!

Sachez donc que vous aurez à négocier durement.

Sachez aussi que pour vous rendre a Pnhon Pehn ce ne sera pas une journée de transport, mais bien plus. (On vous le proposera à PAKSE.)

Il est à mon sens bien mieux de vous arrêter pour la nuit, voire une journée à STEUNG Streng. De nombreux hôtels de toutes catégories. Il y en a un pour routard petit budget qui s'appelle le "RIVERSIDE hotel". Même si vous n'y dormez pas allez-y car la jeune patronne (sympa) parle très bien anglais et pourra vous donner toutes les infos dont vous avez besoin (et aussi vous changer vos derniers Kipps à un taux particulièrement désavantageux ..) mais c'est mieux que de les perdre complètement.!!! Il y a un bus qui part chaque matin à 7 heures de Steung pour Phnon Pehn . Arrivée ds l'après -midi vers 16 heures pour 7 dollars US.

Mais revenons à notre poste frontière.

Là encore.. Il faut payer pour obtenir un visa. C'est normal. 20 dollars us et encore un petit dollar pour le douanier ( 2 si vous n'avez pas de photos..!!). Puis avec votre visa vous obtiendrez le tampon d'entrée au CAMBODGE. Et hop..! encore un petit dollar pour le tampon. Toujours aussi illégal.. Vous pouvez opposer une certaine résistance et refuser. Mais ils savent qu'ils ont les atouts en main.

C'est possible de résister. Jouer la montre également et leur faire croire un tas de trucs. Vous me direz que pour un dollar...!!! Ouais, je sais...

Je sais. Mais ce ne sont pas seulement des questions d'argent. TOUT est fait, combiné avec les chauffeurs pour vous arnaquer..!!! Il faut leur montrer que ce la ne durera pas..Et .. Pourquoi donc leur faciliter la tâche en restant soumis et silencieux???

Bon. là vous vous sentirez un peu seul.

Car c'est vrai, la route est déserte. Et si comme moi l'envie vous prend de tenter votre chance en auto-stop aprés avoir franchi la frontière...changez d'avis..Vous perdrez votre temps.

de plus, les douaniers ne feront aucun effort pour vous aider. Ils sont de mèche avec les chauffeurs qui leur envoie les clients.. Pourtant, sachez qu'en cas de réel besoin ou de réelle volonté vous pourrez dormir en paix sur la terrasse en bois de poste douanier.Ils sont pourris mais pas salops.

Donc, Il ne restera plus qu'a négocier avec le chauffeur pour aller jusqu'a Steung Sreng. C'est pas loin. A peine 60 kms et maintenant il y a un tout nouveau pont qui vous évite de prendre le bac avant d'entrer en ville. Donc c'est simple, pas de file d'attente..

Quoiqu'il en soit les tarifs proposés seront prohibitifs pour la distance parcourue. j'ai réussi à négocier vers 15 heures le prix exhorbitant de 35 dollars pour 2 personnes.

C'est de l'ESCROQUERIE pure et simple. Tout le monde le sait. Mais si vous voulez prendre une douche et dormir dans un lit le soir même c''est le prix du confort. Par contre si vous avez prévu le coup et acheté un peu à manger et à boire... Pourquoi pas jouer la montre et dormir sur place. Les bus que vous pourrez partager à 5 dollars la place arriveront le lendemain matin.

Voilà. Vous êtes prévenus.. Ne vous laissez pas faire.!!!! Question de ne pas toujours être pris pour de vulgaires pigeons.
Quel hôtel pour Majunga? (Madagascar) English translation pending
by Cocoliico · 2008-07-25 · 91 replies
Bonjour, Je suis actuellement à Tananarive, et avec mon copain nous comptions aller à sainte marie. Finalement nous avons laissé tomber cette destination car la maman nous interdit formellement de prendre la mer pour nous y rendre (surtout depuis l'histoire de la navette qui a coulé même si elle ne faisait pas le trajet jusqu'à sainte marie), même en insistant plusieurs fois, sainte marie ne sera pas pour cette fois ci, car nous n'avons pas les moyens de prendre l'avion aller retour.

Nous ferons quand meme une semaine sur la cote est (tamatave avec foulpointe mahambo manambato) et donc il nous reste 1 semaine alors pourquoi pas majunga (vu que j'avais envie d'y aller).

Avez vous des bons plans à me proposer? surtout en ce qui concerne l'hébergement, jai une préférence pour les bungalows près de la mer si possible. Quelque chose de confortable, mais a prix correct. Merci pour vos réponses,

Amicalement, coco
Cessons de rêver! English translation pending
by Galileo · 2008-07-24 · 29 replies
Voyager avant - après

Il semble bien loin le temps où mon esprit fantasmait sur les récits de voyages de Nicolas Bouvier et de son compère Thierry Vernet, qui à travers leurs récits criants de sincérité et d’authenticité, me donnaient des envies de découvertes de terres pittoresques et lointaines. D’un village serbe reculé dans les montagnes, ils bourlinguaient à travers l’Europe de l’est, pour seule destination, Kaboul, guidés par les effluves d’opium qui s’emblaient éclairer leur chemin d’aventuriers. A travers « l’usage du monde » qu’ils en faisaient, j’étais captivé pages après pages, mon livre comme seul moyen de transport, en dehors du temps, à m’imaginer les dernières contrées de l’Europe, aux portes de l’Oural. Je rêvais de quitter le petit paradis terrestre que j’habitais (au cœur de l’Europe, vous voyez ?) pour des destinations exotiques et bouleversantes de changements… Depuis, cet esprit de « Suissitude » que je haïssais en ce temps la, m’a rattrapé, conscient parfois de la chance insolente que j’ai de pouvoir mener une vie si bien…

L’adolescent aux visages boutonneux que j’étais, a passablement changé. La société également. Elle s’est fait un lifting. Le système néolibéral à conditionner ce changement. Mes études à HEC ont probablement contribué à réveillé ma conscience de l’idéaliste que j’étais. Finis le temps où je passais des heures à contempler les atlas, les yeux émerveillés par tant de villes, montagnes, mers et océans. Désormais, le domaine financier, sera mon futur terrain de jeux. Aujourd’hui, les nations se désintègrent dans un processus de libéralisation durable. Le pluriculturalisme est érigé en modèle d’une société moderne. Le monde est à l’image du village globale que décrivent ces gauchistes nostalgique et fatigués tels P. Bruckner et De Senarclens…

Désormais, mon chez moi s’est étendu aux quatre coins du globe. J’habite un peu partout à la fois. Je voyage par nécessité professionnelle, pour des congrès ci et là. Voyager, c’est tout en somme, une entreprise très banale, finalement. Je monte dans un avion comme dans une rame de métro. L’excitation que j’éprouvais même à l’idée de partir autrefois, s’est transformée en un stress permanent en vue d’imprévus et du temps qui passe. Autrefois je pensais, hors du temps, aujourd’hui je ne me suis jamais senti aussi à l’intérieure de cet espace temps. Le voyage selon N. Bouvier, c’était des parfums, des senteurs, et des rencontres improbables. Actuellement, voyager se résume à une variable exogène intégrée dans un système économique complexe. Fini les effluves de parfums, les senteurs. Place aux coûts d’opportunités et au conformisme ambiant. Un jour, une montre réglée à l’heure européenne, une autre réglée sur le GMT de nos cousins transatlantique, je prends place à bord d’un avion pour ce qu’on appelle déjà, l’ancien monde. Alors, un touriste, avec l’excitation qui les caractérisent si bien, l’air béa et le regard niais, non sans fierté d’être à bord de ce vol, me demande, où allez vous monsieur ? Je lui réponds, chez moi…
Premier voyage en Afrique: pays politiquement stable? English translation pending
by Special20 · 2008-07-22 · 58 replies
Bonsoir à tous,

J'ai le projet (encore très flou) de partir en Afrique en 2010. J'aimerais recueillir vos idées et vos conseils, je n'ai pas de préférence pour le pays a priori, je tiens seulemnt à partir dans un pays stable politiquement. Alors faîtes-moi part de vos recommandations, merci à vous!
Visiter les parcs Kruger (Afrique du Sud) et Mashatu (Botswana) au mois d'août English translation pending
by Tverho · 2008-07-16 · 16 replies
Mon mari et moi partons du 12 au 29 aôut avec nos deux fille de 13 et 17 ans. Nous avons prévu un circuit autotour avec 2 nuits à Lesheba Wilderness, 3 nuits à Mashatu Tented Camp au Botswana, 1 nuit à Pafuri River Camp, 1 nuit à Olifants ou Mopani, 1 nuit à Shindgwezi, 2 nuits à Pungwe Bush Camp, 2 nuits à Rhino Walking Safari et 1 nuit au Gecko Lodge. Est-ce que nous devons emporter des vêtements très chauds pour les soirées et les safaris matinaux ? A quelles températures doit-on s'attendre ? Quel budget doit on prévoir pour les entrées dans les parcs et réserves, les quelques repas non compris dans le parc Kruger, l'essence et les pourboires ? Est-il facile de changer des euros en rands à l'arrivée à l'aéroport de Johannesburg ou est-il préférable de changer en France ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez nous apporter.
S'installer à Madagascar English translation pending
by Mike82 · 2008-07-16 · 59 replies
Bonjour, je m'adresse à tous ceux qui connaissent bien Madagascar. Je n'y suis jamais allé et je m'interesse a ce Pays et à son développement. C'est un pays qui attire bon nombre de touristes mais est-il envisageable d'y vivre? Ya t-il des appartements à louer, des maisons à acheter? Est ce confortable? La vie à l'année est-elle chere? et surtout, je désirerai implanter un site de location de jet ski pour touristes et autres. Est ce envisageable? Je suis prêt à tout quitter mais je ne voudrai pas me planter. Voilà beaucoup de questions que je me pose?

Je vis actuellement dans le département du Tarn et Garonne en région Midi-Pyrénées où j'exerce le métier de banquier. J'ai besoin de changement dans ma vie à la veille de mes 25 ans.

J'attends vos réponses, idées, conseils à ce sujet et je vous remercie par avance.

MIKE82 //ENJOY//
Monastère aux tigres de Kanchanburi English translation pending
by Huglaurence · 2008-07-16 · 26 replies
L'un de vous a certainement visité le monastère aux tigres de Kanchanburi ces derniers temps. J'aimerais avoir des informations actuelles sur ce parc, ainsi que sur le parc national de kaeng krachan à coté de Phetchaburi : interet, activités, impressions perso sur le animaux et les activités de nature proposées. Merci de votre apport à ma recherche.
Aller vivre en Nouvelle-Calédonie: coût d'un container France-Nouméa? English translation pending
by Jef57 · 2008-07-15 · 33 replies
qui peut me dire combien ca coute un container de france a noumea, et est ce que ca vaut le cout d emener sa voiture?

quelq'un connait il une compagnie aérienne moin chére qu'une autres? merci
Incident avec une navette pour Sainte-Marie? (Madagascar) English translation pending
by Cocoliico · 2008-07-14 · 22 replies
Bonsoir, je viens d'avoir mon copain (habitant à Tana) au téléphone qui vient de me dire que d'après les infos de ce matin, il y avait eu un incident avec une des navettes faisant le transfert pour sainte marie, apparemment il y aurait 13 personnes disparues... Quelqu'un est au courant à ce propos?? Du coup il ne veut plus prendre le bateau pour y aller (ce que je comprend...)

Amicalement, coco
Voyager en République Démocratique du Congo au féminin English translation pending
by ChantaleF · 2008-07-12 · 39 replies
Bonjour a tous et toutes,

je pars possiblement faire un projet de recherche en Republique Democratique du Congo en sept-oct 2008. J aimerais discuter avec des gens qui sont deja alle. Quels sont les endroits interessants a visiter ou ceux a eviter. C est comment pour les femmes etrangeres la-bas. Quels types de precautions dois-je prendre. Je suis interessee par tout type d info. Merci!

Chantale
Sites intéressants et agréables au nord et à l'est du Cameroun? English translation pending
by Alinoski · 2008-07-12 · 13 replies
Bonjour à tous, suis actuellement depuis 15 jours à Yaoundé et je souhaite voir un peu ce qui se passe hors de a ville. Je cherche des sites intéressants, agréables au nord et/ou à l'est. Moyen de ralliement et aussi capacité d'accueil, hebergement! Un tout grand merci à la personne qui pourra me renseigner sur l'arrière pays. alino
Vivre et travailler à Madagascar English translation pending
by Sanga1984 · 2008-07-11 · 29 replies
coucou tout le monde🙂

voilà notre histoire nous sommes un couple de jeunes belge de 24ans

nous aimerions aller vivre et travailler à madagascar nous avons tout les deux un diplome d'educateur et aussi de chef d'entreprise gestion

david mon fiancé travail comme chauffeur poids lourd en belgique moi je travail comme assistante vétérinaire et secrétaire médicale. on aimerait acheté sur place et faire des chambres d'hotes est ce possible? avec combien? nous cherchons des personnes pouvant nous aidez sur place aussi si possible

mais comment trouver un travail?

quel est le salaire? de combien a t on besoin pour vivre là en location? en achetant?

est ce possible d'acheter une maison? y a t il des crédits pour les étrangers?

de quel coté faut il aller pour vivre près de la mer ou l'océan indien sans risqué les cyclones?

ou pleut il le moins?

d'avance merci de ces renseignements à bientot😄
Vaccins et médicaments nécessaires pour le Bénin? English translation pending
by Fatou74 · 2008-07-08 · 16 replies
Bonjour, nous devrions partir au bénin d'ici quelques mois. j'aimerais savoir quels vaccins sont nécessaires, et quels médicaments je dois prendre?? je vous remercie
Banques à Madagascar pour ouvrir un compte? English translation pending
by Sev0806 · 2008-07-04 · 40 replies
Bonjour, Je souhaiterai avoir qq renseignements sur les banques à Madagascar, je pars en effet fin septembre pour une durée de 6 mois. Je pense ouvrir un compte sur place afin de ne pas avoir trop de liquide sur moi. Pourriez vous me renseigner sur ce qu'il faut que je fasse ou non ?? Merci beaucoup!!
Voyage en famille: aide humanitaire, écovolontariat? English translation pending
by Soniaseverin · 2008-07-01 · 7 replies
Bonjour Nous prévoyons un voyage en famille avec nos trois enfants en juin 2009 pour une durée d’un an. Nous souhaitons nous engager dans des actions humanitaires ou d���éco-volontariat ou de développement durable ou chantiers communautaires… Le projet est en pleine construction. Plusieurs pays nous passionnent, mais nos choix se feront en fonction des actions qui nous ressembleront le plus, de leurs durées, mais aussi en fonction du budget qu’on trouvera. Notre périple part en quête d'aventure. Il s'agit de découvrir les vrais visages des pays et partager la vie des populations rencontrées vivant un peu à l'écart des circuits fréquentés. Nous espérons pouvoir leur apporter autant qu’ils nous apporterons, les aider selon nos compétences et partager un peu de bonheur ensemble. Nous voyageons en famille parce que nous voulons que nos enfants apprennent, s’enthousiasment et prennent plaisir à la découverte. Nous voulons solliciter leur curiosité, leur envie d’apprendre et de comprendre le monde sous tous ses aspects. Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux comme le disait si bien Proust. Nous sommes pour le moment libres de toutes propositions et acceptons toutes les bonnes idées. Merci pour votre aide (quelle action? quel pays? quel transport?témoignages de familles de projets similaires.....) Sonia, Severin, Charlie (9ans), Paolo (7 ans) et Malou (6 ans)
Dormir à la belle étoile dans le Sahel (Burkina Faso)? English translation pending
by Coline69 · 2008-06-30 · 15 replies
Bonjour à tous,

J'ai encore besoin d'aide... Je voudrai visiter le sahel au Burkina en une petite semaine. J'ai lu les précedentes discussions à ce sujet mais n'ai pas trouvé les infos que je voulais.

En fait, je n'ai pas envie de faire un truc touristique et j'aimerai vraiment aller dans des endroits peu connus. Quel tour me conseillez- vous en partant de Ouaga pour 5 jours??

J'ai aussi une grande envie, c'est partir pour un petit raid à dos de chameaux et dormir à la belle étoile dans le sahel!!!Est-ce quelqu'un l'a déjà fait et comment faut-il faire??

Merci beaucoup
Bordeaux-Sète à vélo en septembre: villages à ne pas manquer, logement English translation pending
by Marie333 · 2008-06-30 · 21 replies
Bonjour, Je voulais connaitre des petits villages à ne pas manquer, des endroits sympas où dormir....le long du canal du midi?

Merci
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-27 · 5 replies
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms

L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.

La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.

L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.

Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.

Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.

Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.

Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…

J + 2: TANA toujours :

J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…

Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.

Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?

Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.

J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS

Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.

Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.

Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.

C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…

Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…

Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.

De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.

Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.

J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :

Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.

Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.

Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.

Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.

Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.

Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…

J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :

On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.

Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.

Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.

Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)

Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.

Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...

J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :

Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.

Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.

En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.

Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.

Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.

Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.

Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?

J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :

Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.

Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.

STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.

On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?

J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :

Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.

Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…

La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.

Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.

Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?

J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :

L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.

Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.

Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.

Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.

La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.

J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :

4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.

Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.

Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.

Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.

Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.

Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.

J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :

En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.

60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.

Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.

Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.

J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :

Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.

Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?

En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.

Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?

Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.

J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :

5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.

J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.

Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.

Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.

Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.

Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.

Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.

Chic, mon portable capte à nouveau.

J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?

J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.

Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.

La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.

Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.

J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?

A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)

Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.

Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.

Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.

J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:

Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:

C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:

"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."

Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:

"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."

Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.

J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:

A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...

Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.

Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....

J + 18 : BLUES TROPICAL:

aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.

Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.

Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.

Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.

J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.

Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.

J + 19 :

Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..

Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...

Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...

J + 20

AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)

17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...

14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)

En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)

je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.

J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:

Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.

Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.

Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Idées cadeaux pour une famille sénégalaise? English translation pending
by Emmalaya · 2008-06-25 · 11 replies
Bonjour à tous, Je suis nouvellement inscrite sur le forum que j'apprécie beaucoup. Je pars pour le Sénégal dans peu de temps où je serai hébergée par mon amie sénégalaise et sa famille. J'aurais donc voulu recevoir vos différentes idées sur ce qu'ils pourraient leur faire plaisir en terme de cadeaux français. Je pensais notamment à un jeu de société pour les enfants. Je suis aussi invitée à un mariage traditionnel et je n'ai pas vraiment d'idées. Toutes les votres seront les bienvenues! Merci
Dîner sur la place Djemaa El Fna à Marrakech? English translation pending
by Koryo78 · 2008-06-23 · 25 replies
Bonjour,

Mon voyage Maroc arrive à grand pas, et pour ne pas le cacher, je suis attiré par le fait de manger sur un des stands de la place Djemma El Fna pour gouter à de la nourriture typique marocaine avec des marocains.

Par contre, peu de guide de voyageur, conseille ces stands, et de maniere générale, j'ai lu pas mal de témoignage de voyageurs qui disent "ne pas avoir osé"... Faut il réelement faire preuve de prudence ? Ou y a t'il des plats à privilégier plus que d'autres ?

Avez-vous de bons stands à recommander ?

Merci par avance Bonne journée
Retour de trois semaines de Madagascar English translation pending
by Verone · 2008-06-19 · 40 replies
Me voici de retour de Madagascar (3 semaines de circuit et séjour). Pour rappel, voici notre périple : Arrivée à Tananarive Départ pour Andasibe (visite de l'îlot des lémuriens, d'un parc privé et du parc d'andasibe) : pleins de lémuriens, les cris des indri indri.... le bonheur Route vers Tamatave Route vers Soanierana ivongo pour prendre le bateau vers sainte marie : une vraie expédition car... 3 h de route cahotique et surtout... un pont coupé (il a fallu décharger et prendre un autre minibus de l'autre côté du fleuve) 4 jours de séjour à Sainte marie au Soanambo : Balllades à l'ile aux nattes, dans le nord de l'île Retour en avion à Tana et départ le lendemain en avion à Diego 3 jours de visite dans la région de diego (mer d'emeraude, montagne d'ambre et les fameux tsingys rouge et rary) Route vers Ankify et fin du séjour sur la presqu'ile d'ankify dans de charmants bungalows avec plage privée pendant 5 jours Retour à la réalité et à la grisaille parisienne... Le circuit était bien rythmé (circuit + séjour + circuit + séjour). Hormis à Tananarive et Tamatave où nous avons eu froid, sinon... temps superbe (pas trop chaud mais beau). Poisson et fruits de mer tous les jours (un vrai bonheur)... Que dire de Madagascar aujourd'hui ? mon premier séjour remonte à 2002 (année de la crise et des promesses du nouveau président). Les gens semblent déçus car les promesses n'ont pas été tenues (mais ici aussi on connait ça). Hormis un réseau routier qui s'est amélioré (pas partout... surtout où les camions de Monsieur le Président doivent passer), et un parc automobilie plus récent, les changements ne sont pas majeurs et la pauvreté règne toujours autant ! Ce pays est pourtant superbe.. avec pleins de ressources naturelles.. mal exploitées.... Je n'ai pas perçu (c'était ma crainte) d'insécurité... mais... lors de nos derniers jours, on nous a dit que la famille Picard (les surgelés) qui ont une maison à Nosy Be se sont fait attaqués. Deux gardes sont morts.... Nous n'avons pas fréquenté ces hauts lieux touristiques... Ce que nous avons apprécié : le côté "hors saison" de fin mai/début juin car peu de touristes.... Si vous avez des questions sur le voyage, les hôtels, les bons plans (même si nous n'étions pas en "routardes").... n'hésitez pas !
Télécommunications entre la France et le Gabon? English translation pending
by Efecido · 2008-06-19 · 30 replies
Bonjour tout le monde !

Je pars m'installer au Gabon d'ici peu avec ma collocataire, mais elle pars juste un peu avant moi. Histoire de garder le contact, elle va donc acquérir un téléphone portable auprés d'une des companies suivantes : Moov ou Libertis. D'après ce que j'ai pu lire, il faut configurer son portable une fois la bas, notemment pour le numéro de centre de messagerie SMS. Je n'ai pas su trouver ces infos sur le net, alors peut être qu'un résident peut me renseigner sur ce fameux numéro. Si vous connaissez aussi le numéro pour appeller la messagerie, c'est pas de refus 😉

Merci de votre lecture et de vos réponses !
Vaccins nécessaires pour la Thaïlande? English translation pending
by Isabo71 · 2008-06-17 · 25 replies
Bonjour il y a du y avoir des tas de messages.. nous partons du 2 au 18/08 en thailande atterissage à BKK puis le nord et ensuite le sud que faut il faire comme vaccins ? y a t il du paludisme ? merci à vous pour vos conseils avisés. isabelle
Quelle section au Gran Bahia Principe? English translation pending
by Vadloup · 2008-06-17 · 12 replies
Bonjour,

Tout d'abord, j'aimerais savoir si entre la section Bavaro et Punta Cana, il y a une différence et si oui, laquelle choisir.

Ensuite, j'aimerais savoir si le bateau échoué est gênant au niveau de la beauté du paysage ou de la pollution...

Et pour terminer, j'aimerais que vous m'aidiez.... par rapport aux différentes sections...(nous voyageons avec 2 enfants, donc je ne parle pas de la nouvelle section AMBAR). Quelle est la différence entre le Club Golden, le Club Hacienda ou une suite Junior "simple"... ? Le surclassement vaut-il vraiment la différence de prix ? Et si oui, que choisir ? Golden ou Hacienda ? Nous recherchons plutôt le calme et être à distance raisonnable de la piscine, de la mer et des restaurants.

Merci pour votre aide. Virginie
De retour du Burkina Faso English translation pending
by Savoyard · 2008-06-16 · 26 replies
Bonjour,

nous sommes de retour du Burkina, nous tenions à remercier tous ceux qui nous ont donné des infos pour la préparation (jipi, lasorciere, ...). Nous avons fait un trés beau voyage dans ce pays très attachant. Pour ceux qui veulent des infos fraiches nous sommes dispo (nous sommes rentrés hier), notre parcours: le sud ouest (Bobo, Banfora) et le sud (pays kassena).

Fanny et Cédric

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