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Circuit de dix jours au nord Vietnam: quelle agence? English translation pending
by Thejasmine · 2011-02-24 · 4 replies
Bonjour, Nous partons fin juin pour 6 semaines : 4 semaines au Vietnam, une au Cambodge et une au Laos. Pour le début de notre voyage, nous avons fait appel à des agences. Nous nous sommes adressés à un tas d’agences et en avons retenu trois. Leurs prestations sont relativement semblables vu que nous leur avions proposé notre itinéraire. Nous voudrions savoir si vous trouvez des erreurs, des lacunes ou autres dans cet itinéraire. Et aussi nous aimerions avoir votre avis au sujet de ces agences si vous avez déjà voyagé avec elles, etc… En fait, c’est très difficile de choisir, elles semblent toutes les trois très sérieuses, elles sont super sympas, et nous, on tourne et retourne ça dans tous les sens sans arriver à se décider, donc help…. Merci à vous tous. Jasmine 1. agence « adventure indochina travel » 10 jours – 715 $ par personne - pt déj et lunch ou dîner - En circuit privé à partir du 2ème jour à midi Jour 1 : hanoi – baie d’halong (départ en minibus – groupe) nuit sur la jonque marguerite ou aclasscruise – on doit encorse choisir Jour 2 : baie d’halong –( voyage privé commence ici au retour de la jonque) – tam coc – visite des pagodes thai vi et bich dong – repas et nuit chez loan Jour 3 : tam coc – promenade en barque durant 2 heures (si on a le temps : en voiture aller à Hang Mua) puis après le repas route pour Mai chau (promenade sur la rivière Ma pour visiter le village Ban En – ou bien le lendemain matin) – repas et nuit chez l’habitant + spectacle de danses locales. Jour 4 : tam coc – promenade ou excursion rivière puis départ pour Son la. En route visite d’une plantation de thé et d’une fabrique de soie. Rencontre avec les populations etc… visite du pénitencier – nuit à l’hôtel Cong doan Jour 5 : son la – départ pour lai chau avec arrêt au marché thuan chau et visite des hameaux, des tribus de la région, etc… nuit à l’hôtel Muong thanh Jour 6 : lai chau départ pour sapa avec différents arrêts sur la route (tam duong, marchés des h’mong, yao, ha nhi, u nhi, yao tuyen lu, … à tam duong et binh lu. Nuit à l’hôtel royalsapahotel Jour 7 : sapa – visite de la ville et randonnée à cat cat et environs – 2ème nuit au royalsapahotel Jour 8 : sapa – can cau pour voir le marché puis visite d’un village de la fleur h mong ensuite direction bac ha pour flâner – nuit au congfuhotel Jour 9 : marché de bac ha puis visite de village : banpho, village de la fleur h’mong et visiter de la maison du roi hoang a tuong. Après midi direction lao cai et retour à hanoi en train de nuit couchette soft en compartiment à 4. Jour 10 – arrivée à Hanoi

2. Agence « Paradise travel and trading co » 10 jours – 750 $ par personne – pt déj et lunch ou dîner – complètement en circuit privé Jour 1 : hanoi – baie d’halong – nuit sur la jonque héritage Jour 2 : baie d’halong – tam coc – visite des pagodes thai vi et bich dong – repas et nuit chez loan Jour 3 : tam coc – promenade en barque durant 2 heures (si on a le temps : en voiture aller à Hang Mua) puis après le repas route pour Mai chau– repas et nuit chez l’habitant + spectacle de danses locales. Jour 4 : visite de mai chau et environ et promenade sur la rivière Ma pour visiter le village Ban – après midi départ pour son la. Visite de l’ancienne prison de son la – nuit à l’hôtel cong doan hotel Jour 5 : visite des hameaux des tay noir, meo, muong et tay blanc le col vanlong, ban nam na et autres villages aux alentours puis départ à destination de laichau – arret en route pour voir le marché de thuan chau – nuit au lan anh hotel Jour 6 : départ pour sapa via tam duong et visites de plusieurs ethnies résidant sur les colines. Arret à binh lu pour voir le marché. Si on a le temps on ira voir la vallée muong hoa. nuit à l’hotel : holiday sapa hotel Jour 7 : randonnée à cat cat et à la cascade et l’après midi éventuellement ta phin (si c’est pas trop dur….. 12 km……)ou visite et promenade dans sapa et le marché. 2ème nuit au holiday sapa hotel. Jour 8 : sapa – cancau pour voir le marché puis visite du village ta van chu puis randonnée de 12 km en direction bac ha (je ne vais jamais y arriver) – nuit chez l’habitant – minorité très accueillante Jour 9 : marché de bac ha puis visite du village de la fleur h’mong et visiter de la maison du roi hoang a tuong. Après midi direction lao cai et retour à hanoi en train de nuit couchette soft en compartiment à 4.

3. Agence « GP travel vietnam » 10 jours – 776 $ par personne – pt déj, lunch et dîner sauf 3 repas (sapa et bac ha) – complètement en circuit privé. Au sujet de cette agence, j’ai déjà lu de bonnes critiques sur le forum mais l’offre qu’ils m’ont envoyée n’est vraiment pas détaillée… et malgré mes demandes cela reste vague Jour 1 : hanoi – baie d’halong – nuit sur la jonque Hai long Jour 2 : baie d’halong – tam coc – visite des pagodes thai vi et bich dong – repas et nuit chez loan Jour 3 : tam coc – mai chau – a l’arrivée promenade au village de lac – par contre ils ne proposent pas la promenade sur la rivière Ma (je ne sais pas ce que cela vaut la peine ???). dîner et nuit chez l’habitant Jour 4 : mai chau – son la en passant le plateau de moc chau et avec haltes en route pour la visite des villages ethniques – diner et nuit à l’hotel cong doan Jour 5 : son la – lai chau : halte à than chau pour la visite du marché puis route vers lai chau via tua chua – repas et nuit à l’hotel muong thanh Jour 6 : lai chau – sapa : arret à binh lu ainsi que des visites de villages. A l’arrivée à sapa visite de la vallée Muong Hoa et visite du village ta van et des dzay lao chai. nuit à l’hotel fansipanviewhotel. Jour 7 : randonée au village de ta phin – 2ème nuit au fansipanview Jour 8 : sapa – can cau : visite du marché de can cau puis retour à bac ha l’après midi visite du village de ban pho – nuit à l’hotel confu ou similaire Jour 9 : bac ha – visite du marché puis en route pour lao cai avec des arrêts en route. Train de nuit pour hanoi Jour 10 – arrivée à Hanoi. Voilà, c’est fini !!!!!!
Trajet Manille-Banaue et retour? English translation pending
by Loicf · 2011-02-14 · 14 replies
Bonjour , ou bonsoir à tous

Je voudrai de Manille me rendre à Banaue , pour les riziéres bien sûr . j'ai qlq questions précises auxquelles je n'arrive pas à obtenir de réponses : quelle gare routière pour Banaue . Est-il possible de faire le trajet en plusieures étapes , sinon le trajet de montagne n'est-il pas trop pénible ? Arrivée je crois au petit matin , pas trop difficile de trouver un hôtel à ces heures là ? Et enfin , avez-vous une petite idée des tarifs en voiture de location avec chauffeurs . merci d'avance^pour vos réponses .
Hôtel Grand Sirenis à Riviera Maya English translation pending
by Mike125 · 2011-01-16 · 2 replies
je par pour Hôtel Grand Sirenis à Riviera Maya en fervrier je suis un peut déssus de plage aver vous des bon commentaire et mauvais merci
République Démocratique du Congo (Katanga): chutes de la Lofoï English translation pending
by Paulure · 2011-01-09 · 8 replies
Un petit message pour vous donner quelques infos sur les chutes de la Lofoi, situées en RDC!

Le Parc Kundelungu est une réserve naturelle immense située à 250 km de Lubumbashi. Elle abrite trois chutes importantes dont la Lofoi, la deuxième chute la plus haute d'Afrique (avec 380 mètres de haut). Pour accéder au parc, il faut obtenir une autorisation auprès du bureau des parcs nationaux. Ce bureau se situe entre le Collège Imara et l'avenue Kapenda, juste à côté des bureaux du Cadastre. L'autorisation coûte 40$ pour les étrangers, et 20$ pour les congolais. Elle est délivrée sans délai. Il faut payer 10$ en plus pour planter les tentes, 15$ pour l'autorisation de la voiture, et 10$ pour le garde (militaire). Il faut 1 garde par voiture, ou 2 gardes par convoi (c'est obligatoire...). Concernant les véhicules, il faut une très bonne jeep, équipée 4x4. Les routes ont été refaites cette année : 90km de route goudronnée, puis des pistes de terre battue jusqu'à Katwe. Entre Katwe et Massansa, ou Katwe et la Lofoi, il s'agit de pistes tracées par les jeeps seulement (donc peu praticables). Il faut compter 3h en voiture entre Lubumbashi et Katwe, 1h entre Katwe et Massansa, 2h30 entre Katwe et la rivière Lofoi. Attention, la piste est très changeante d'une année à l'autre : il fallait 12h l'an dernier pour relier Lubum à Katwe. A partir de décembre, les routes deviennent impraticables. Il est impossible de visiter les chutes durant toute la saison des pluies. Le village de Katwe est un village militaire où vivent les gardes du village et leur famille. C'est là qu'on vient chercher le guide. Il est possible de loger au village moyennant 10$. Le prix comprend l'eau pour les sanitaires (une baignoire et des toilettes à la turque + des seaux d'eau), le makala (pour faire chauffer la nourriture) et la mise à disposition d'un bâtiment en dur pour déposer les affaires (et éventuellement dormir). Il n'y a bien évidement pas l'eau courante ni l'électricité dans le village. Il faut apporter matelas, duvets, nourriture et boissons. Ne pas oublier non plus quelques jouets, crayons ou vêtements pour les enfants. Il y a une école dans le village (qui peut être visitée), et les plus grands des enfants ainsi que les adultes parlent un peu français. Commence ensuite la visite des chutes. Les chutes de Massansa sont les plus impressionnantes selon moi. On peut y planter les tentes sans problème tout en haut de la falaise (c'est gratuit), avec une vue imprenable sur des forêts gigantesques : à faire absolument ! On peut se baigner dans les petites cascades en remontant la chute, ou tout en bas de la chute. Le guide doit vous accompagner pour descendre la falaise. Pour la Lofoi, il faut garer la voiture près de la rivière. On peut se baigner sans problème dans la rivière, et je vous conseille de descendre un peu plus bas pour profiter des cascades d'eau tiède et des lacs : tout simplement magnifique. Pour arriver à la chute Lofoi, il faut traverser la rivière, puis marcher un peu moins d'une heure à travers la forêt (toujours accompagnés par le guide évidement). Le chemin est très plat, mais de bonnes chaussures sont quand même conseillées. On arrive ainsi juste en face de la chute, à même hauteur qu'elle, avec une vue sur les falaises et les étendues de forêts. Un pique-nique sur place s'impose. Il est aussi possible de marcher jusqu'en bas de la chute, mais nous ne l'avons pas fait. A voir avec le guide. De même, une troisième chute doit être visitée, mais nous n'avons pas pu le faire cette fois-ci. Dernière chose : ne partez pas en brousse avec une seule voiture. En cas de pépin, les téléphones ne captent pas et que personne ne verra vos fusées de détresse. Il est possible téléphoner grâce à une radio à partir Katwe. La bonne nouvelle cependant, c'est qu'il n'y a pas de moustiques à cette altitude (1700 mètres) : un vrai confort! Bonne découverte !!

Pauline

P.S. : Pour quelques photos, n'hésitez pas à me contacter!
Itinéraire d'un mois en Thaïlande (nord et sud): vos avis et conseils? English translation pending
by Aena · 2010-12-29 · 8 replies
Bonjour à tous et à toutes, nous partons en couple fin janvier pour un peu plus de trois semaines en Thaïlande. Il s'agit de notre premier voyage en Asie mais également de notre plus long voyage. Nous avons déjà établi un itinéraire regroupant un peu de tout, ville et plage, mais nous avons encore quelques doutes sur notre parcours dans le sud de la Thaïlande.

Voici donc notre parcours, merci de nous donner votre avis et vos remarques !

D'ailleurs, petite question, existe t-il un ferry ou quelconque bateau faisant la liaison entre Koh Yao Noi et Koh Phi Phi ? Auquel cas, nous changerions notre trajet...

Jour 1 - Bangkok Jour 2 - Bangkok Jour 3 - Bangkok Jour 4 - Kanchanaburi Jour 5 - Namtok Jour 6 - Ganeshapark (avec les éléphants) Jour 7 - Ayuthaya Jour 8 - Sukhotai Jour 9 - Chiang Mai Jour 10 - Chiang Mai Jour 11 - Chiang Mai Jour 12 - Chiang Mai Jour 13 - Vol pour Phuket + Phan Nga Jour 14 - Phan Nga + Koh Lanta Jour 15 - Koh Lanta Jour 16 - Koh Lanta Jour 17 - Koh Phi Phi Jour 18 - Koh Phi Phi Jour 19 - Koh Yao Noi Jour 20 - Koh Yao Noi Jour 21 - Phuket Jour 22 - Bangkok Jour 23 - Bangkok Jour 24 - Bangkok Jour 25 - Bangkok

Merci d'avance !
Que visiter en Chine du Sud? English translation pending
by Setanta · 2010-07-29 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite me rendre a hong kong en decembre 2011, pour une durée de trois semaines. J'aurais voulu également en profiter pour explorer d'autres régions du sud de la chine, que me conseillez vous? A priori, yangshuo et le yunnan semblent etre les endroits les plus attractifs mais je suis preneur pr d'autres idées!

Merci d'avance,

bonne soirée
Bonne nouvelle pour le trajet Siem Reap - Battambang en bateau English translation pending
by Maddy01 · 2010-07-11 · 8 replies
Les orages de ces tous derniers jours, bien que peu nombreux, ont contribué à augmenter le volume d'eau dans la rivière. Depuis deux jours le trajet bateau Siem Reap- Battambang, s'effectue en 7 heures et non plus 10h (c'était le cas depuis deux mois) et prend une petit demi heure de moins dans le sens Battambang Siem Reap.Il y actuellement très peu de touristes dans les bateaux, donc voyage plus confortable à l'intérieur. On peut prendre tous ses aises et l'on n'est pas obligé de voyager sur le toit, à chercher le meilleur moyen de ne pas se retrouver le dos à l'équerre pour le reste des vacances.

Pour ceux qui ont n'ont pas encore organisé leur itinéraire, mieux vaut prévoir le trajet bateau dans le sens Battambang -SR que l'inverse. Départ 6H45, 20 USD. L'interet de le faire dans ce sens est de longer, dès le départ, des villages où la vie s'éveille. Les habitants se baignent, font leur toilettes, la lessive ... Dans l'autre sens, pas de villages au départ de SR et le temps d'arriver aux alentours de Battambang, c'est déjà l'heure de la sieste donc beaucoup moins de vie. Mais dans l'un ou l'autre sens c'est tout de même magnifique.

Pour ceux qui prennent le bus au retour ou à l'aller, plusieurs compagnies. Bus locaux normaux, pas le luxe VIP, mais climatisé. Trajet un peu longuet pour la distance sur une belle route bitumée mais dont une partie est étroite (de Sisophon à Battambang) ce qui fait chuter la moyenne. Compter 3H30 dans un sens comme dans l'autre. Prix 5 ou 6 dollars selon les compagnies.
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
by Lucbertrand · 2010-07-09 · 3 replies
Préalpes juin 2010

Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.

Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.

Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.

Lundi 7 juin

Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.

Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.

Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.

Mardi 8 juin

Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.

Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.

Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.

Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.

Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l��ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.

Mercredi 9 Juin

La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.

Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.

Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?

Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !

Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.

Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.

Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.

Jeudi 10 juin

La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.

La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.

La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.

Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.

La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.

Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.

A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.

Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.

Vendredi 11 juin

Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.

Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.

Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.

Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.

Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.

Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.

Samedi 12 juin

Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.

Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.

Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.

Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.

Dimanche 13 juin

Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.

En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.

Lundi 14 juin

Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.

Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.

Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.

Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !

Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.

Mardi 15 juin

Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.

Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.

Mercredi 16 juin

Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.

En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.

Jeudi 17 juin

Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.

Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.

Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.

Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.

Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.

Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.

De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.

Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.

Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.

Vendredi 18 juin

La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.

Samedi 19 juin

Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.

Dimanche 20 juin

Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.

Lundi 21 juin

Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !

A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Incursion dans le nord-est du Vietnam: le pays du maïs English translation pending
by Satoli · 2010-06-18 · 13 replies
Une fois n'est pas coutume et pour faire plaisir à notre ami Fabworld mais surtout Larsay, je suis parti découvrir pour la première fois une partie du Nord-Est du Vietnam. Autant ne pas tourner autour du pot, les paysages dans la province du Ha Giang sont tout bonnement époustouflants!

Au menu, trois jours de moto et plus de 800 km parcourus. En moto car c'est le moyen le plus pratique et le plus agréable pour un voyage dans cette partie là du Vietnam. Rappelons juste qu'il est interdit de conduire une moto pour un étranger mais finalement toléré par les autorités. Deux-trois points sont tout de même à souligner. Le port du casque est bien entendu obligatoire et la vitesse est limitée à 40 km/h. Il n'y a pas de règles de conduite donc vous ne serez jamais en infraction. Si la police vous arrête, la première question qu'ils posent c'est si vous parlez vietnamien. Ne surtout pas dire oui et après avoir vu votre passeport, ils vous laissent repartir tranquillement.

Revenons-en à ce parcours au milieu des millions de millions de plants de maïs.

Jour 1: Sapa - Lao Cai - Pho Rang - Viet Quang - Ha Giang (280 km) De loin pas la journée la plus intéressante. Les trente premiers kilomètres de Sapa à Lao Cai sur la route 4D sont toujours aussi sympas à faire en je ne me lasse toujours pas de cette route. Des rizières impressionnantes et cette vue magnifique qui offre au loin les montagnes du Sud de la Chine. Ensuite sur la 70 de Lao Cai à Pho Rang, c'est du plat et de la rizière de chaque côté. La route a été refaite il y a une année et c'est un véritable tapis à présent. Arrivé à Pho Rang il faut prendre à gauche à l'entrée de la ville pour rejoindre la 279 jusqu'à Viet Quang. C'est de loin la plus jolie portion de route de la journée. Bien qu'elle soit partiellement en travaux, cette route de campagne se laisse tout doucement avaler kilomètres après kilomètres. De la rizière, les premières étendues de champs de maïs et de jolies maisons sur pilotis. Arrivé à Viet Quang, on rejoint la nationale 2. J'aurai carrément envie de l'appeler la route de tous les dangers. Pas qu'elle soit en mauvaise état, c'est juste qu'il faut être particulièrement attentif tout du long. Le trajet à déjà été long (env. 200 km), et il faut user du klaxon pour déjouer les poules, les chiens, les motos qui débarquent sans prévenir à gauche ou à droite et les camions qui roulent ni à droite, ni à gauche mais en plein milieu de la route! Une fois débarqué à Ha Giang, j'ai suivi les conseils de Larsay qui a découvert un tout mignon Hôtel-Resort à la sortie de Ha Giang. Pas super facile à trouver car il n'y a qu'un grand panneau jaune vertical pour l'indiquer. Le patron va bientôt en installer un autre donc pas de souci pour l'avenir. Ce Resort propose 5 maisons style bungalow pour des prix allant de 200'000 à 280'000 la nuit. Vous pouvez y aller les yeux fermés! En plus ils parlent anglais ce qui est plutôt rare dans la province.

Jour 2: Ha Giang - Yen Minh - Meo Vac - Dong Van - Yen Minh (180 km) Hallucination totale pour ce deuxième jour. En partant de bonne heure de Ha Giang direction Yen Minh sur la 4C, on commence tout doucement à entrevoir le potentiel de la région. On attaque enfin les montagnes et on prend de la hauteur. Arrivé à Yen Minh, c'est là que ça devient complètement fou! La route jusqu'à Meo Vac est tout bonnement hallucinante et nous offre un spectacle de pitons rocheux envahis de champs de maïs. Un travail de titan est réalisé par les différentes minorités de la région si bien que chaque parcelle est utilisée. Mais ce n'est pas fini, le plus beau est à venir entre Meo Vac et Dong Van. C'est sans nul doute la plus belle portion de route qu'il m'a été donné de parcourir dans ma vie!!! Il y a des endroits merveilleux au Vietnam mais cette vingtaine de kilomètres les enterrent tous 😉 Nous avons malheureusement été surpris par un orage d'une rare intensité juste avant de passer le col mais j'y retournerai pour sûr. A cause de cet orage, nous avons dû revoir nos plans en cours de route et finalement loger à Yen Minh plutôt que de retourner à Ha Giang. Nous n'avions pas pris le permis donc ne pouvions ni rester à Meo Vac, ni à Dong Van. Sachez simplement qu'il est quand même obligatoire pour Yen Minh également. Peut-être est-ce dû à la Coupe du Monde mais après avoir expliqué notre cas, le patron de l'hôtel nous a dit que c'était ok finalement. Faites quand même attention.

Jour 3: Yen Minh - Ha Giang - Viet Quang - Pho Rang - Lao Cai - Sapa (350 km) Un troisième jour plutôt long et la même route qu'en venant. En fait le mieux est de faire la boucle sur quatre jours et de loger à Bac Ha la troisième nuit. Pour cela, il faut bifurquer à droite avant Viet Quang en direction de Xi Man. Essayez de caler votre arrivée à Bac Ha un samedi soir histoire de profiter du marché le dimanche matin. Le retour à Sapa se fait en trois heures environ.

Conclusion: De part mon métier, je suis sans cesse confronté à des voyageurs. Bien sûr, chacun voyage comme il le désire mais la tendance générale (90%) c'est de courir partout pour en voir le plus possible. Alors évidemment qu'il y a des sites incontournables à visiter au Vietnam. Mais de grâce, prenez votre temps! Après avoir vu ce que j'ai vu, je trouve carrément inconcevable de louper ça lors d'un voyage au Vietnam. Sapa est un excellent point de départ pour une petite ou longue incursion dans le Nord-Est. Sapa reste également Sapa et ce qui est impressionnant dans la région c'est le nombre de rizières en terrasses. La force de la région, c'est également de pouvoir communiquer avec les habitants. Le Nord-Est n'est pas si facile d'accès mais chacun devrait pouvoir se débrouiller. Pour moi, ça été plutôt facile car je touche assez au viet et au hmong pour pouvoir avoir des infos ou autres. Je vous conseille dès lors de procéder de la façon suivante: Pourquoi ne pas faire une petite randonnée autour de Sapa en suivant les conseils de Larsay puis de louer une moto pour aller faire un tour pendant 3 ou 4 jours avant de revenir à Sapa. La moto vous fait peur? Prenez un 4x4 avec chauffeur. Ce n'est pas gratuit mais à bien y réfléchir, les transports à droite à gauche pour tout voir ça ne l'est pas non plus et au final on se retrouve pratiquement sur le même budget. Prochaine étape, un tour d'une dizaine de jours direction Ba Be, Ban Gioc, etc. et en prenant mon temps cette fois-ci 😏
Pérou: moyen le moins cher pour aller au Machu Picchu depuis Cuzco? English translation pending
by Marignac · 2010-05-05 · 13 replies
Salut a vous

Je part pour le Pérou et l'Equateur cet été et j'aurais aimer connaitre le moyen le moins cher pour aller au Machu Pichu depuis Cuzco ou autre , quand je voit le prix avec les agences pour un circuit, ça fait peur, pour moi cela serait pour deux ou trois jours, j aime beaucoups marcher, quelqu un pourrait il m'éclairer sur la somme a sébourser pour l entrer au MP, le train, et le prix d'un hotel moyen a Agua Calientes. merci d'avance
Trajet de Bangkok à Hô-Chi-Minh-Ville en train? English translation pending
by Monptiniou · 2010-04-22 · 6 replies
Bonjour,

Mon ami et moi prévoyons un voyage qui passera par la Thaïlande et le Vietnam. Je pensais qu'il existait un train de Bangkok à Ho Chi Minh (le Train des Rizières). Ai-je pris mon rêve pour une réalité ? Toujours est-il que je ne trouve aucune info précise sur ce trajet-là.

Sauriez-vous me renseigner s'il-vous-plaît ? Merci beaucoup !
Trek à dos d'éléphants sur Kanchanaburi, Thaïlande? English translation pending
by Badibike · 2010-03-31 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je part en Thaïlande en juillet pour un moi et je voudrais me rendre après avoir visité succinctement Bangkok à Kanchanaburi et ses environs... Notamment pour aller aux "erawan waterfalls". 😇

Sur ce site:
http://denali-sud.chez-alice.fr/fichexpe/Kanchanaburi.htm

Ils parlent de treks à dos d'éléphant pendant deux trois jours (avec bivouac, nuit en forêt, baignade dans les cascades...) avec un certain village d'éléphant de la rivière kwai. Ce qui me semble très intéressant pour ma part...

Tout d'abors, je souhaiterais savoir si quelqu'un y est déjà aller et si oui, ce qu'il/elle en avait pensé(e)??? Leurs concept semble intéressant, cependant sur leur site, tous les liens ou presque sont morts... Donc pas très facile de récolter des informations.

Donc pour résumer, j'aimerais avoir une idée du prix d'un tel trek, si quelqu'un en a déjà fait, pour avoir une idée pour mon budget...🙂

Je suis également preneur de toutes infos sur cette ville et ces alentours, si il y a des bons plans a partagé, des coins à ne pas rater... n'hésitez pas 😉

Merci d'avance,

Vince
Croatie avec échapées dans d'autres pays d'ex-Yougoslavie English translation pending
by Minala · 2010-03-09 · 25 replies
Description du sejour :ex pays de la yougoslavie, la croatie presente trois secteurs tres distincts. la peninsule d'istrie, la cote dalmate avec la province de dubrovnik separée par le bras d'acces a la mer de la bosnie, et la partie continentale.

la cote croate se caracterise par la centaine d'iles qui la borde. c'est une cote rocheuse, la montagne arrivant directement dans l'adriatique. ne chercher pas les immenses plages de sable il n'y en a pas, mais la beautee est partout a chaques detour de la route. si vous voulez vous baigner dans les eaux limpides de ce pays n'oubliez pas les sandales platiques.

en croatie il faut de bonnes chaussures partout pour pouvoir profiter de ses parcs superbes de son patrimoine exeptionel (des villes toutes plus belles les unes que les autres, mais pour cela il va vous faloire marcher et le pays n'est pas plat!

des secteurs entiers dans des campagnes reculees portent encore les stigmates du dernier conflit.

les gens de ce pays sont extremement serviables, par deux fois ayant besoin de monnaie pour payer le stationement, il m'a été payé par des croates me disant que tout allait bien. demandant notre chemin , la personne ne sachant pas s'est mis a telephonner un peu partout pour essayer d'avoir notre renseignement. et j'oublie probablement pleins d'autres exemples.

eviter si vous le pouvez l'été il y a enormement de monde et les routes ne sont pas adaptées occasionant d'enormes bouchons., de plus il faisait dejas tres chaud au mois de mai alors l'été...

sur la route n'oubliez pas de respecter le code (meme si les croates ne le font pas vraiment) la police vous demandera de vous acquiter de votre pv immediatement (n'est ce pas jofaro)

la nouriture est delicieuse, fraiche. pas de varieté dans les poissons mais il viennent d'etre pecher.

vous trouverez des chambres a louer un peu partout

nous avions opté pour le camping et mis a part le premier, tous prenaient les camping cheques

http://www.campingcheque.fr/

pour preparer ce voyage j'ai largement utilisé les albums des membres de vacanceo dejas en ligne, et plus particulierement les carnets de vancouver et nicoviet, je les remercie pour le partage.

pour les camping j'ai utilisé ce site

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/

si vous avez un camping car prevoyez un velo ou un scooter vous aurez des dificultees pour vous garer en centre villes ou se trouve les points interessants

le camping sauvage est strictement interdit en croatie

DESCRIPTION DU VOYAGE

jour 1 nous sommes partis avec notre voiture, de gap il nous a fallu 10h pour arrver au camping orsera a vrsar ou nous devions passer les trois premieres nuits

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/istrie/camping-orsera-105181/

jour 2 apres un arret au fjord de lim nous sommes partis pour pula ou nous avons fait une breve visite car beaucoup de dificultees pour le stationement nous avons continué sur la pointe de kamenjack lieux ou vous pouvez faire des ballades a pied ou en velo, un vrai regal; nous y avons mangé au safari bar endroit tres sympa que je vous recommande. puis nous somme revenu sur rovinj que nous avons beaucoup aimé deuxieme nuit a vrsar

jour 3 nous n'avons fait qu'un village de la route des village perchés, celui de groznjan puis retour sur la cote pour la visite de porec en fin d'apres midi visite du village de vrsar en partant a pied du camping troisieme nuit a vrsar

jour 4 route pour rejoindre la cote dalmate. nous avions prevu une etape apres riijeka mais etant encore tot dans la journee nous avons préféré continuer sur zadar afin d'y consacrer plus de temps 2 nuit au camping peros a zaton ou nous avons fait la connaissance de jofaro

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/zadar/autocamp-peros-113270/

jour 5 visite de nin puis nous roulons jusque l'ile de pag, nous n'allons pas plus loin ayant peur de manquer d'essence visite de zadar avant d'aller vagabonder sur la cote deuxieme nuit au camping peros

jour 6 nous rejoignons sibenik ou nous nous installons pour deux nuits au camping solaris

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/%8aibenik/camping-solaris-101020/

l'apres midi nous partons visiter sibenik

jour 7 parc de krka, avant le depart j'avais entendu dire si vous allez a plivic inutile d'aller a krka et bien je ne suis pas d'accord ce parc est superbe diferent de plivic et si vous avez le temps prenez le temps d'aller visiter les parties hautes du parc deuxieme nuit au camping solaris

jour8 split n'est pas loin mais nous choississons tout de meme de changer de camping afin de ne pas faire trop de navettes; larret a primosten charmant petit village puis a trogir trop de monde pour manger a trogir comme nous avions prevu nous allons donc jusqu'au camping storbec a split ou nous avons la plaisir de retrouver jofaro

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/split-dalmatie/camping-stobrec-split-117869/

apres midi, visite de split

jour 9 route pour dubrovnik apres avoir visiter le camping kate qui ne nous plait pas nous nous instalons au camping solitudo pour deux nuits

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/dubrovnik-neretva/camping-camping-solitudo-105275/

apres midi visite de dubrovnik visite des remparts en fin d'apres midi, je vous recomande d'y aller tot la matin ou en fin de journee a cause de la chaleure

jour 10 petit tour au montnegro abolument pas preparé je ne savais meme pas quelle etait la monaie nous sommes alles jusque kotor atention si vous etes en voiture vous devrez vous aquiter d'une taxe ecologique a la frontiere. retour au camping solitudo

jour 11 nous boulversons notre programe; nous demontons la tente avec dans l'iddee de visiter la presqu'ile de peljesac avec ses huitres et son vin reputés pyis continuer jusqu'au plus pres de la frontiere de bosnie; nous decidons de ne pas choisir le camping et de prendre le premier venu; nous le trouverons dans le delta de la meretva, un camping completement a l'abandon mais pleins de charme ou nous avons l'impression de faire du camping sauvage . nous y trouvons la seule plage de sable que nous ayons vu en croatie mais pa tres propre. un petit coin de paradi tout de meme ce camping n'as pas de lien internet et ne prend pas non plus les camping cheques.

jour 12 bosnie herzegovine chute da kravica bagaj mostar un coup de coeur pour ce pays ou du moin la partie herzegovine que nous avons vue. nuit a mostar dans la pension rose (beaucoup de chambres a mostar et je vous recommande 'y passer une soiree ou l'ambiance devient plus intime la journee etant envahie de touristes

http://reservations.bookhostels.com/chambramie.com/hostel.php?HostelNumber=19791

jour 13 retour en croatie et route pour plivic par la montagne instalation pour deux nuits au camping korana

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/karlovac/autocamp-korana-105229/

jour 14 parc de plivic

jour 15 retour

diaporamas en musique

istrie

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5082.php

la cote dalmate

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5382.php

les parcs de la krka et de plivic

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5377.php

bosnie herzegovine

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4937.php
Itinéraire de seize jours en Thaïlande: vos conseils? English translation pending
by Claralyse · 2010-03-01 · 14 replies
Bonjour, Nous partons dans +- 3 semaines en Thaïlande pour un séjour de 16 nuits. Pourriez-vous jetter un oeil sur notre itinéraire ( trois jours ou rien est indiqué pour garder une marge) jour 1 arrivée à Bangkok à 16h00 + 1ere nuit à l'hotel reservée jour 2 Bangkok: temples, Chinatown, Mont d'or jour 3 Bus ver Kanchanaburi + bus chutes D'Erawan jour 4 Bangkok : avion pour Chiang Rai jour 5 Chaing Rai: temple Wat Rong Khun + bus ver Chiang Mai jour 6 Chiang Mai jour 7 train vers Lampang : tour à dos d'éléphant jour 8 retour vers Chiang Mai: avion Sukhotai jour 9 Sukhotai: visite du parc historique Sukhotai jour 10 / jour 11 / jour 12 / jour 13 avion Bankgok + avion vers Krabi + transfert vers Koh Lanta jour 14 Koh Lanta jour 15 Koh Lanta jour 16 dernière nuit à Bangkok (reservée) jour 17 dernier jour à Bangkok + départ A votre avis est-ce réalisable dans le temps? Nous n'avions pas pu aller directement vers le NOrd (je lis beaucoup sur le forum qu'on nous le propose avant d'aller à Bangkok) car nous avons déjà réservé la 1ere nuit à Bangkok avant de lire ça sur les forums. Pour l'instant deux nuits à l'hotel réservées à Bangkok, le reste nous verrrons sur place. Nous pensons encore réserver trois nuits sur Koh Lanta, avez vous des endroits à nous proposer? Nous avions trouvé un endroit avec des huttes mais malheureusement impossible de réserver à l'avance... Pensez-vous qu'il soit nécessaire de réserver le vol interne pour Krabi? Nous irions donc de Sukhotai à Bangkok puis vers Krabi.

Merci de vos conseils
Route Manali-Leh: halte? (Inde) English translation pending
by Swain · 2010-02-19 · 9 replies
Bonjour,

Je vais pour la première fois en Inde avec mon ami cet été. Nous y serons trois semaines en aout. Nous voudrions nous rendre à Leh par les transports en commun, se balader et visiter le Ladakh avant de rejoindre Delhi en avion. Pour commencer, nous envisageons de rejoindre Shimla depuis Delhi en train (en prenant le "toy train" entre Kalka et Shimla :) ) puis faire Shimla-Manali en bus et enfin la fameuse route Manali-Leh.

Et là où je me pose pas mal de question malgré mes lectures, c'est sur la portion Manali-Leh. Dans les guides, ils disent que l'ont peu faire halte à Keylong ou à Sarchu si on fait la route en deux jours (ce que nous voudrions faire). Mais Sarchu est à 4200m d'altitude ! Dormir à une telle altitude sans être acclimaté me semble dangereux, non? Et bien que moins haut, Keylong n'est pas du tout à mi chemin, la ville semble à peine au quart du chemin... Je crains que cette option laisse une trop grosse seconde journée.

Bref, à quelle solution ont en général recourt les voyageurs ? Existe t il une autre halte possible plus judicieuse ? Est il vraiment inconsidéré de vouloir prendre cette route sans être au préalable acclimaté à l'altitude ?

Et est il raisonnable de vouloir faire le trajet Delhi - Leh en transport en commun en une semaine tout en profitant un peu des villes traversées ? (Shimla et Manali notamment)

Rien que de penser à ce voyage j'ai déjà hâte d'y être... Merci d'avance pour vos réponses !

Claire
Retour de quinze jours merveilleux aux Philippines English translation pending
by Chouchajo · 2010-02-15 · 30 replies
Nous sommes de retour de 15 j aux philippines Palawan avec Tao expédition Coron El Nido Sabang rivière souterraine mangrove Bohol Panglao chez Yannick et Eva Si vous avez des questions n'hésitez pas !! chantal
Madagascar: là où il y a beaucoup de toits (Betafo) English translation pending
by Acer · 2009-12-28 · 17 replies
C’est très agréable de s’éloigner de l’agitation bruyante de la ville pour parcourir au rythme du vélo les 22 km qui séparent Antsirabe de Betafo. Betafo, point de départ pour une magnifique mini rando de trois heures à travers un paysage rural qui rappelle les origines asiatiques des habitants. Les collines vertes sont cultivés en terrasses jusqu’au sommet, le paysage est sculpté à la bêche de rizière. La région est volcanique et la terre est fertile. Les rencontres avec des villageois sont nombreuses si on prend du temps pour leur parler, le ciel est limpide et un tintement métallique signale de loin des ateliers de forgerons, des vélos descendent la piste à vive allure en essayant de freiner avec le pied sur le pneu avant avec des bidons de lait sur le porte bagage. Les roues cernées de fer des charrettes à zébus crissent sur le gravier Un peu plus loin le bruit de l’eau qui coule et qui ruisselle partout dans les rizières accompagne les marcheurs avec une symphonie aquatique jusqu’à l’entrée d’un petit village qui surplombe une belle cascade. Pour y descendre il faut trouver son chemin sur la crête des minuscules parcelles de rizières, la pente est abrupte et glissante, l’eau ruisselle partout et les deux parois du bassin de la cascade sont couvertes de ficus dont les entrelacements des racines épousent les aspérités rocheuses avant de plonger dans l’eau teinté de latérite rouge et de terre volcanique. On peut s’y baigner et se faire masser le dos sous le poids de l’eau qui tombe sur les épaules quand on s’agrippe aux racines sous la chute. La boucle se poursuit sur un petit chemin qui brille comme un collier argenté car le sable contient beaucoup de Mika. Cette ballade n’est mentionnée dans aucun guide papier, elle est libre d’accès comme beaucoup d’autres et il suffit d’avoir la curiosité pour découvrir la RN7 par les chemins buissonniers.
Nouvel An à Ottawa: meilleure option en ville? English translation pending
by Kub222 · 2009-12-21 · 3 replies
Bonsoir à toutes et à tous,

Vous m'avez déjà beaucoup aidé pour mes précédents voyages, et je me permets de faire encore appel à vos conseils.

Je pars avec deux amis et ma femme au Canada dans une semaine, un pays que je connais bien pour avoir vécu à Québec pendant près de trois ans...

Celà dit c'est un grand pays ... et je connais moins bien Ottawa où je me trouverai avec eux le soir de Nouvel An. Après un match de hockey le 31 à 19h pour voir les Sénateurs face aux Islanders, on se cherche un "plan" pour réveillonner. Quelles sont les meilleures options en ville pour fêter le passage à 2010, en démarrant la soirée vers 22h/23h ? Quelles sont vos bonnes adresses ? Des idées originales peut être ? Nous sommes tout ouie. Il y a Ottawa bien sûr mais Gatineau est peut être une option. Qu'en pensent nos amis Québécois qui vivent de l'autre côté de la rivière des Outaouais ?

A vos claviers et merci bp !

Kub222
Hôtel à Chiang Mai? English translation pending
by Fg2 · 2009-10-11 · 7 replies
Bonjour à vous tous, Je suis à planifier mon voyage en Thailande, je cherche hotel à Chiang Mai, bien situé , près des services , avec air climatisé, pour loger trois personnes si possible dans la même chambre. Merci à l'avance.
Trek de deux jours entre Kalaw et le Lac Inle? (Birmanie) English translation pending
by Warriorvince · 2009-09-28 · 2 replies
Bonjour je souhaite faire un trek entre kalaw et le lac inle sur deux jours mais je vois que le traditionnel parcours est sur trois jours, sur 2 y-t-il moyen de tronquer ce parcours ?? Et comment ??

Merci pour vos avis et conseils

Vincent
Avis sur itinéraire de dix-sept jours en Namibie? English translation pending
by Dod64 · 2009-09-27 · 17 replies
Je souhaiterais avoir votre avis sur mon itineraire, quelles sont les choses a ne pas manquer a votre avis, nous partons a trois avec un 4x4 le 18 octobre. Je vous remercie pour toute information que vous pourriez me donner.

Cordialement, Dod64

J1: Paris > Johannesbourg avec British Aiways J2: Johannesburg > Windhoek. Nuit a l'hotel J3: Windhoek > Etosha. Nuit au Namutoni restcamp J4: Etosha. Nuit au namutoni restcamp. J5: Etosha ouest. Nuit a Okaukuejo restcamp. J6: Etosha ouest > Kamanjab. Nuit a Hobatere lodge campsite. J7: Kamangab > Epupa. Nuit a l'Omarunga campsite. J8: Epupa > nuit a l'Omarunga campsite. J9: Epupa > Opuwo nuit a l'Opuwo country lodge campsite. J10: Opuwo > Twyfelfontein. Nuit au Mowani mountain campsite. J11: Twyfelfontain > Swakopmund. Hotel Beach lodge. J12: Swakopmund. nuit a l'hotel Beach lodge. J13: Swakopmund > Sesriem. nuit au Sesriem camp site. J14: Sesriem. nuit au Sesriem camp site. J15: Sesriem > Windhoek. nuit au Londiningi guesthouse. J16: Windhoek > Johannesburg > Londres. J17: Londres > Paris.
Villas avec piscine privée du Lihat Sawah à Sidemen? (Indonésie) English translation pending
by Domih · 2009-04-15 · 5 replies
On vient de recevoir une offre de cet hébergement sur Sidemen. On a l'intention de se poser un moment à contempler les rizières et se balader bien sûr. Mais aucune photo de ces villas sur leur site. On aimerait être sûr qu'elles sont bien dans les rizières avec une superbe vue ??? Donc si quelqu'un est passé par là, merci d'avance de nous donner l'info.
Visites essentielles à Bali? English translation pending
by Rbs · 2009-03-29 · 1 reply
Bonsoir. Je recherche attentivement sur le forum mais aimerais également avoir vos avis, merci d'avance.

Mariage le 16 Août avec ma petite indo 🙂 dans son pays ...., et nous passons ensuite trois jours à Bali. Oui c'ets très trop trop tropppppp court mais on ne peut faire autrement 😕 Nous logerons probablement au green garden à Kuta. D'après vous, en si peu de temps, quelles sont les priorités à visiter ? J'y vais avec les parents aussi, donc pas de visites trop "jeunes". J'avais pensé aux couchers de soleil ( où ??? ), au parc des papillons ( a l'air intéressant ), Ubud ( mais quoi ? ). Merci 🙂
Voyage de noces de quinze jours à Bali English translation pending
by Aquadoud · 2009-03-26 · 7 replies
Nous souhaitons ma future femme et moi partir en lune de miel en Indonésie pour 15 jours. Notre projet est le suivant : Visiter Java (1 ou 2 jours) Rester sur Bali le plus gros de notre séjour Et finir (ou passer quelques jours) sur les ile Gili. Nous souhaitons visiter les rizières, les temples, etc. Faire de la plongée car il parait que c’est à faire (ma femme est niveau 1 et moi-même niveau 2) (éventuellement voir les fameux mola-mola, les requins à tête ou queue blanche je ne sais plus et pourquoi pas des tortues de mer et surtout aller voir la fameuse épave dont tout le monde parle). Nous jouons un peu au golf et avons entendu qu’il y a de superbes parcours là-bas, donc nous aimerions bien jouer quelques fois (les beaux parcours en France étant tellement inaccessible et réservé à une élite). Nous souhaitons aussi profiter de ces fameux massages pour nous revitaliser pour toutes ces années que nous allons vivre ensemble. Contrairement à ce que certains pourrait penser en lisant ce post, nous ne sommes pas du tout dans le trip hôtel de luxe. Je vais à l’hôtel pour dormir donc il doit être confortable et avec un service agréable. Peut-être que deux ou trois jours dans le séjour nous resterons à l’hôtel pour nous reposer, mais aller à l’étranger pour retrouver ce que nous avons en France, et nous allonger sur les bords d’une piscine pendant quinze jours, ne fait pas du tout partie de notre conception de voyage ? Enfin, et si c’est possible, nous souhaitons voyager dans le respect de l’économie locale (mais ça j’ai l’impression qu’à Bali, ça à plutôt l’air d’être le cas en général) sans être le dindon de la farce de ses fameux voyage dit "écotourime" où ce qui change c’est le prix (à la hausse) Parmi vous y a-t-il des gens qui pourraient nous aider dans ce voyage si important pour nous ?
Belles régions pour les randonnées à Bali? English translation pending
by Menara · 2009-03-19 · 13 replies
Voilà tout est dans le titre :)

Quels sont selon vous les plus beaux coins pour effectuer des petites rando faciles en étoiles de 3 à 4 heures depuis un hotel?

Les plus belles rizières de bali?

Au début j'avais pensé à Ubud mais les avis sont tres partagés on trouve à la fois: "region magnifique" et "rizieres bof bof remplacée par des hotels"....

Sinon, Munduk, Sidemen??

Des idées des circuits? Guides locaux nécessaire? Une idée des prix (j'ai lu de 6 à 9 euros de l'heure pour un anglophone).

Je pense de toute façon faire l'ascension du Kawah Ijen à java et du Mont batur à bali.
Voyage en Afrique du Sud avec deux enfants au mois d'août 2009 English translation pending
by Cocoloulou · 2009-01-24 · 4 replies
Je suis en cours de préparation d'un voyage en Afrique du Sud cet été avec mon mari et mes deux enfants(12 et 8 ans).Nous prévoyons de rester quelques jours vers Sabie pour visiter les cascades et le blyde river canyon.Puis nous envisageons de rester deux nuits à moholoholo, trois nuits à mopaya lodge.Mon problème est essentiellement après, car nous serons autonomes et nous voudrions remonter le long du kruger, avant d'entrer par punda maria gate, et de descendre tout le parc en trois jours. Je souhaiterais savoir si cela est réalisable, et si le nord du parc vaut vraiment le coup d'être vu (car moins touristique apparemment ) Concernant les herbergements, les sites à voir en afrique du sud; si certains ont de bonnes adresses, je suis preneuse... merci
Pérou: ayahuasca et session chamanique English translation pending
by TravelfloW · 2009-01-14 · 234 replies
Bonjour à tous, je prépare actuellement un voyage à travers le pérou avec un départ début avril et ce pour une durée de trois mois. Je souhaites rencontrer un shaman, curanderos, et suivre un enseignement et des sessions. Je me beaucoup renseigné mais j'aimerai savoir si quelqu'un connaitrait un guérisseur sérieux, et isolé. Je souhaites surtout à éviter les pièges à touristes comme ceux que l'on trouve à Iquitos, c'est-à-dire le truc à touristes où on paye trop cher pour une seule session microdosée en plein jour....ce que je ne veux surtout pas quoi. Je voudrais trouver quelque chose dans un village ou une petite ville avec tres peu de touristes. Si vous avez des contacts je vous remercie d'avance de l'aide que vous m'apporterez.🙂
Vietnam: des inondations font cinq morts (3 janvier 2009) English translation pending
by Lili013 · 2009-01-03 · 10 replies
info pour ceux qui s'y rendent dans les jours à venir,

il y a 19 min 3/01 (copié-collé) Au moins cinq personnes ont péri et dix autres sont portées disparues dans le centre du Vietnam en raison d'inondations dues à de fortes pluies, annoncent le gouvernement et les médias nationaux.

Trois personnes se sont noyées dans la province de Quang Nam et un homme de 44 ans est mort dans celle, voisine, de Quang Ngai. Dans la province de Binh Dinh, un jeune homme de 22 ans a péri et neuf pêcheurs sont portés disparus depuis le naufrage de leurs bateaux, rapporte le journal Thanh Nien, qui cite les rapports des autorités provinciales. Les inondations sont fréquentes au Vietnam entre août et novembre, mais inhabituelles en cette saison. Selon le gouvernement, 5.000 foyers sont sous les eaux, de même que 74.400 hectares de rizières.
L'Issan ou la Thaïlande oubliée (article de presse) English translation pending
by Eliade · 2008-09-28 · 14 replies
Mots clés : Isan, Tourisme, Thaïlande (pays) Le nord-est du royaume thaïlandais, appelé Isan, est peu fréquenté par les touristes. Et on se demande bien pourquoi, à voir la beauté de ses vestiges khmers et de ses paysages. Isan -- C'est parti pour une tournée éclair de trois jours au départ de Bangkok. Un petit circuit de quelque 700 kilomètres, qui sort des sentiers battus, en met plein la vue et donne même envie d'aller... au Cambodge et au Laos, pays limitrophes. Remarquez, la Thaïlande, qui présente l'Isan comme une «passerelle vers l'Indochine» pour plaider sa cause touristique, ne serait sûrement pas vexée si on y allait, mais ce sera pour une autre fois. Le temps presse et la région agricole, qui compte pour environ le tiers de la superficie du pays, a beaucoup à offrir: des paysages tapissés de rizières aux parcs nationaux en quantité et aux sites archéologiques bien valorisés, en passant par une vie villageoise rythmée de festivals. «La perception des visiteurs étrangers est que la Thaïlande se résume à Bangkok, Chiang Mai et Phuket, note Sethaphan Buddhani, directeur de la division du marché américain pour la Tourism Authority of Thailand, qui voyageait avec nous en juin dernier. On aimerait pourtant qu'ils découvrent autre chose lors d'un deuxième séjour: le nord-est du pays, dont on fait la promotion depuis 20 ans. L'Isan, c'est la vraie Thaïlande rurale, avec ses parcs nationaux, ses éléphants, son patrimoine khmer. C'est comme lorsqu'on visite le Canada: il n'y a pas que Montréal, Toronto et Vancouver!»

Les efforts de promotion portent-ils leurs fruits? «Il y a 20 ans, la région accueillait 80 000 étrangers; l'an dernier, autour de 900 000», dit M. Buddhani. Or, cette même année, ils étaient 14, 5 millions à séjourner au royaume. On ne se bouscule donc pas encore sur les routes de l'Isan... Tant mieux pour nous!

L'attrait numéro un de ce coin de pays est assurément ses vestiges de la civilisation khmère. Il faut savoir qu'à partir du IXe siècle, son empire commence à s'étendre au-delà des frontières du Cambodge actuel. À son apogée, du XIe siècle au début du XIIIe, il comprend de vastes territoires aujourd'hui thaïlandais, dont, au nord-est, la vallée de la Mun et les provinces de Nakhon Ratchasima, Buri Ram, Surin et Ubon Ratchathani, que nous traversons dans le cadre de ce circuit. Dans cette seule vallée, on estime que les Khmers ont construit plus de 300 temples, dont Phimai, qui était relié à Angkor, au sud, par une «voie royale» longue de 225 kilomètres. Aujourd'hui, les Prasat Hin Phimai, Prasat Hin Mueang Tam, Prasat Kamphaeng Yai et Preah Vihear (uniquement accessible depuis la Thaïlande, bien qu'appartenant techniquement au Cambodge) figurent parmi les plus beaux sanctuaires khmers au pays.

Des sculpteurs de génie

Le soleil couchant embrase le ciel lorsque nous arrivons à Prasat Hin Phanom Rung, situé dans la province de Buri Ram. Érigé entre le Xe et la fin du XIIe siècle, c'est le plus grand et le mieux préservé des temples khmers en sol thaïlandais. Nous délaissons la plaine et le miroir de ses rizières pour rouler vers le sommet d'un petit volcan éteint. Là s'étale le sanctuaire sur fond de montagnes, frontière naturelle avec le Cambodge. Mais nous sommes loin d'avoir atteint notre but: il nous faut d'abord franchir une longue voie de latérite, puis une enfilade d'escaliers, de terrasses, de ponts de pierre, ornés de têtes de nagas, créatures mythiques en forme de serpent, avant que l'ensemble de grès dédié à Shiva nous apparaisse enfin. Et nous voilà récompensés: d'antichambres en pavillons, c'est l'ébahissement devant toutes ces frises et colonnettes, tous ces frontons et linteaux où les divinités enchevêtrées ont été sculptées avec une précision inouïe. Selon notre guide, si Angkor Wat est le plus élaboré des monuments khmers, de ce côté-ci de la frontière, Phanom Rung nous donne, à plus petite échelle, un bon aperçu du génie des artisans de l'époque.

Dans les parages de Surin, capitale de la province du même nom, on fait ensuite une halte à Ban Than Sawang, un hameau tout entier voué au tissage de la soie. En fait, cette région est pionnière en la matière au pays, dit le designer Niran Sailegtim, qui nous fait visiter son atelier. Cette maison en bois, ouverte aux quatre vents, abrite des métiers à tisser d'un autre âge qui nécessitent chacun quatre ouvrières, dont une carrément installée par terre, sous l'impressionnante mécanique. Chaque métier permet de créer de riches soieries aux motifs d'une grande complexité à raison de six centimètres par jour!

On en déduit que ces pièces uniques sont dédiées à une certaine clientèle... «Oui, la famille royale et les dignitaires étrangers de passage», dit le designer. Tout à côté de l'atelier, des petits magasins vendent néanmoins de belles étoffes de soie destinées, celles-là, aux simples visiteurs. Qu'elles nous intéressent ou pas, l'occasion est belle de flâner dans le hameau et d'examiner de plus près les paires d'autels bouddhiques, débordants d'offrandes, érigés devant chaque maisonnée: l'un est destiné aux ancêtres et le plus haut, aux esprits des lieux auxquels on demande chaque jour protection.

Le bain de Babar

La ville de Surin est également réputée pour son festival annuel de l'éléphant, qui célèbre l'animal emblématique du pays, protégé des braconniers depuis 50 ans. Rapatriés des quatre coins du royaume, où ils «travaillent» à amuser les touristes dans différents parcs, les pachydermes participent à des défilés et autres démonstrations d'adresse. «Ça se déroule le troisième week-end de novembre et c'est spectaculaire, dit M. Buddhani. En prenant un train en soirée à partir de Bangkok, on débarque au petit matin dans une ville dont les rues sont complètement envahies par les éléphants!» Pour notre part, nous nous rabattrons sur l'Elephant Village, situé à Ban Ta Klang, où certaines des bêtes participant au festival sont dressées et se donnent en spectacle. Franchement, en les regardant peindre avec leur trompe, projeter des ballons de soccer, lancer des dards, et quoi encore, plusieurs d'entre nous n'ont qu'une pensée en tête: mais laissez-les donc tranquilles! En fait, le véritable «spectacle» est ailleurs, soit dans une rivière des parages: tous les jours, à 15h, les mahouts emmènent les Babar s'y baigner. Et, à mon avis, les regarder s'éclabousser les uns les autres et se faire récurer par leurs maîtres est autrement rigolo que de les voir se jucher sur un tabouret...

Poursuivant notre voyage vers l'est, nous traversons la verte campagne vallonnée de la province d'Ubon Ratchathani, damier de champs de tapioca et de rizières peuplées de buffles d'eau. «Ici, on vit en autarcie, note M. Buddhani. On vend les surplus de fruits et légumes au marché ou on les troque contre ce que produisent les voisins. Et puis, la rizière est un véritable garde-manger: outre le riz, elle procure du poisson, des verdures... » Une agente de voyages de Los Angeles qui fait partie de notre groupe trouve la destination plutôt «rustique» et se désole de ne pouvoir la proposer à sa clientèle fortunée, qui ne saurait se contenter de ses petits hôtels trois étoiles. Comme pour sauver l'honneur de la région, voilà que la route nous mène au Tohsang Khongjiam Resort. L'établissement apparaît comme un mirage au bout d'un chemin de terre. Il est magnifique, tout comme son emplacement, en bordure du Mékong, une autre frontière naturelle, cette fois avec le Laos.

Une croisière sur le grand fleuve et son affluent, la rivière Mun, nous fait découvrir les villages de pêcheurs riverains. Au parc national Pha Taem, on admire, sur les parois d'une haute falaise, des pétroglyphes datant de 3000 ans qui nous renseignent sur la vie de l'époque, axée sur la pêche au poisson-chat géant, celui-là même dont on se régale aujourd'hui dans les restos sans prétention installés au bord de l'eau. Et voilà qu'en contemplant le Mékong, je me prends à rêver au Laos. La frontière de Chong Mek est toute proche et on dispense le visa d'entrée sur place. Il serait si facile d'atteindre Paksé, puis Vientiane, Luang Prabang... Une suite logique à l'exploration de l'Isan. Mais ce sera pour une autre fois. Chiang Mai m'attend.

* **

En vrac

Y aller: d'octobre à février.

Se déplacer: idéalement, en voiture (mais attention, on conduit à gauche). On peut aussi s'en remettre à un guide professionnel et sympa comme Komsan (alias Jerry) Suwannarat pour organiser le séjour et nous accompagner jusqu'au Cambodge et au Laos, si on le souhaite (jackky70@hotmail.com). Si on a du temps devant soi, l'autocar et le train et, sur place, les transports locaux sont d'autres options qu'on peut combiner, au terme du circuit, à une envolée sur Bangkok au départ d'Ubon Ratchathani.

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