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274 results found.
The most beautiful mountain hikes in France?
Hi everyone,
I usually travel abroad in the summer, but given the circumstances, I think this year I’ll be staying in France. I’d love to know which places you’d recommend for the most stunning mountain landscapes and the best hikes.
Thanks in advance for your help!
😉
I usually travel abroad in the summer, but given the circumstances, I think this year I’ll be staying in France. I’d love to know which places you’d recommend for the most stunning mountain landscapes and the best hikes.
Thanks in advance for your help!
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Trois semaines au Panama / Colombie en famille en juillet English translation pending
Hello,
-- Le Panama : Ce n'etait pas prévu à la base mais je vais passer une semaine au Panama qui à la base était juste une escale pour ensuite aller en Colombie, et en regardant un peu sur le net, le pays semble plutôt intéressant pour au moins y passer une semaine.
A cette période de l'année aucune idée de ce qui est le plus intéressant à faire en fonction de la météo et afin que mes grands ados de 13,18 et 20 ans (ouais preque adulte certains :) ) puissent aussi profiter de notre court séjour.
Si vous pouvez me suggérer des must see ? :)
-- La Colombie:
Après ma semaine au Panama, je me suis dit pourquoi pas rentrer via Cartagene ou Santa Marta pour finir le Séjour à Bogota sachant que mon vol retour en France se fera de Bogota.
Peut être que finalement l'ordre importe peu sachant que je vais surement devoir faire des vols intérieurs pour visiter les différents centre d'intérêt.
Je sais que deux semaines c'est un peu court et j'aurais aimé faire un tour dans la jungle amazonienne aussi mais je ne sais pas si c'est faisable en si peu de temps.
Auriez vous un parcours intéressant pour ne pas manquer l'essentiel ?
J'avais pensé à faire : Medellin (la ville a t'elle un réel intérêt ou pas ?) pour ensuite visiter Gutapé. Santa Marta et le parc Tayrona, et ile de San Bernardo ? Cartagène pour la beauté de la ville et la richesse du patrimoine même si apparemment chere et hyper-touristique. Bogota (2 jours) pour récupérer
Aller à Salento me parait un peu compliqué, un équivalent ?
Merci d'avance à vous qui me lirez :)
-- Le Panama : Ce n'etait pas prévu à la base mais je vais passer une semaine au Panama qui à la base était juste une escale pour ensuite aller en Colombie, et en regardant un peu sur le net, le pays semble plutôt intéressant pour au moins y passer une semaine.
A cette période de l'année aucune idée de ce qui est le plus intéressant à faire en fonction de la météo et afin que mes grands ados de 13,18 et 20 ans (ouais preque adulte certains :) ) puissent aussi profiter de notre court séjour.
Si vous pouvez me suggérer des must see ? :)
-- La Colombie:
Après ma semaine au Panama, je me suis dit pourquoi pas rentrer via Cartagene ou Santa Marta pour finir le Séjour à Bogota sachant que mon vol retour en France se fera de Bogota.
Peut être que finalement l'ordre importe peu sachant que je vais surement devoir faire des vols intérieurs pour visiter les différents centre d'intérêt.
Je sais que deux semaines c'est un peu court et j'aurais aimé faire un tour dans la jungle amazonienne aussi mais je ne sais pas si c'est faisable en si peu de temps.
Auriez vous un parcours intéressant pour ne pas manquer l'essentiel ?
J'avais pensé à faire : Medellin (la ville a t'elle un réel intérêt ou pas ?) pour ensuite visiter Gutapé. Santa Marta et le parc Tayrona, et ile de San Bernardo ? Cartagène pour la beauté de la ville et la richesse du patrimoine même si apparemment chere et hyper-touristique. Bogota (2 jours) pour récupérer
Aller à Salento me parait un peu compliqué, un équivalent ?
Merci d'avance à vous qui me lirez :)
Tour des aiguilles Rouges, sens inverse en 4 jours English translation pending
Bonjour,
j'envisage de faire le tour des aiguilles fin juin sur 4 jours. Le tour classique dans le sens horaire n'est pas possible (refuge de Bellachat complet le soir où nous devions y dormir), je m'interroge sur la possibilité de le faire dans le sens inverse. Quasiment aucune info sur les distances de marche entre refuge sur le net.
Voilà ce que ça pourrait donner :
Col des Montets --> Refuge de la pierre à Bérard = 3h Refuge de la pierre à Berard -- > refuge de Moede anterne= 4-5h Refuge de Moede Anterne --> Refuge de Bellachat = 5-6h Refuge de Bellachat --> Col des Montets = 6-7 h.
Est-ce que mes estimations de temps de marche vous semblent cohérentes ? Ma crainte concerne surtout la dernière étape, car nous avons des transports en commun à prendre sur Lyon en fin de journée.
Merci
Sébastien
j'envisage de faire le tour des aiguilles fin juin sur 4 jours. Le tour classique dans le sens horaire n'est pas possible (refuge de Bellachat complet le soir où nous devions y dormir), je m'interroge sur la possibilité de le faire dans le sens inverse. Quasiment aucune info sur les distances de marche entre refuge sur le net.
Voilà ce que ça pourrait donner :
Col des Montets --> Refuge de la pierre à Bérard = 3h Refuge de la pierre à Berard -- > refuge de Moede anterne= 4-5h Refuge de Moede Anterne --> Refuge de Bellachat = 5-6h Refuge de Bellachat --> Col des Montets = 6-7 h.
Est-ce que mes estimations de temps de marche vous semblent cohérentes ? Ma crainte concerne surtout la dernière étape, car nous avons des transports en commun à prendre sur Lyon en fin de journée.
Merci
Sébastien
Étape colombienne English translation pending
Bonjour à tous,
je suis en cours d'organisation de notre séjour en Colombie et j'ai besoin de votre aide sur une étape.
Nous prévoyons d'être dans la région de Medellin puis la région du café pendant environ une semaine puis nous nous dirigerons vers CARTAGENES. y a t'il possibilité d'effectuer une étape intéressante entre les deux villes pour ne pas avoir le long voyage en bus ????
merci
je suis en cours d'organisation de notre séjour en Colombie et j'ai besoin de votre aide sur une étape.
Nous prévoyons d'être dans la région de Medellin puis la région du café pendant environ une semaine puis nous nous dirigerons vers CARTAGENES. y a t'il possibilité d'effectuer une étape intéressante entre les deux villes pour ne pas avoir le long voyage en bus ????
merci
Randonnée au parc national des Écrins English translation pending
Bonjour
Nous serons fin août dans ce parc pour à peu près 8 / 10 jours .
Pas de tour pour nous mais plutôt des sorties a la journée , j' ai commencé a regarder et j' ai sélectionné quelques balades mais J' aurais bien besoin d' avis éclairés.
Merci d' avance
Source du Veneon , plateau d' Emparis , lac de Goleon , lac du glacier d' Arsine , pic du glacier Blanc dans la vallée de la Claree , glacier Blanc ......
Votre coup de coeur en Colombie + avis sur circuit de 4 semaines English translation pending
Bonjour!
Je suis en train de paufiner mon circuit de 4 semaines en Janvier en Colombie.
Tout d'abord une question: quel a été votre coup de coeur en Colombie? Une parc, une ville, une plage, quelque chose de touristique ou hors des sentiers battus.. :)
Voici mon circuit, faute de temps nous alons devoir faire des choix sur chaque étape et avons quelques doutes:
- Medellin 4 jours En comptant une excursion à Guatape. Est-ce que Santa Fe de Antioquia vaut vraiment le détour? J'ai vu les photos sur google et à part la place centrale il n'y a pas l'air d'y avoir grand chose? Peut-être l'atmosphère?
- Zona cafetera 4-5jours Manizales et alentours. Jardin. On espère pouvoir louer une voiture et visiter Armenia, Filandia, Salento.
- Escapade îles, plongée 3 jours Pour nous, faire de la plongée est un must donc nous irons à San Andres, ou sinon plus proches Islas del Rosario ou San Bernardo. Entre ces 3 qu'en pensez-vous?
- Cartagena 2 jours + côte Caraibes 4 jours Ciudad Perdida ou Tayrona? Faute de temps nous devons choisir entre le trek de 4jours a la Ciudad Perdida, ou le Parque Tayrona et Minca.
- Dernière partie du voyage est à definir Option 1 Bus + bateau vers San Gil via Monpox. 3/4 jours à San Gil et Barrichara Option 2 Leticia Nous verons selon notre forme du moment :)
- Bogota 2 jours
Qu'en pensez-vous? Vos conseils sont les bienvenus
Gracias!
Je suis en train de paufiner mon circuit de 4 semaines en Janvier en Colombie.
Tout d'abord une question: quel a été votre coup de coeur en Colombie? Une parc, une ville, une plage, quelque chose de touristique ou hors des sentiers battus.. :)
Voici mon circuit, faute de temps nous alons devoir faire des choix sur chaque étape et avons quelques doutes:
- Medellin 4 jours En comptant une excursion à Guatape. Est-ce que Santa Fe de Antioquia vaut vraiment le détour? J'ai vu les photos sur google et à part la place centrale il n'y a pas l'air d'y avoir grand chose? Peut-être l'atmosphère?
- Zona cafetera 4-5jours Manizales et alentours. Jardin. On espère pouvoir louer une voiture et visiter Armenia, Filandia, Salento.
- Escapade îles, plongée 3 jours Pour nous, faire de la plongée est un must donc nous irons à San Andres, ou sinon plus proches Islas del Rosario ou San Bernardo. Entre ces 3 qu'en pensez-vous?
- Cartagena 2 jours + côte Caraibes 4 jours Ciudad Perdida ou Tayrona? Faute de temps nous devons choisir entre le trek de 4jours a la Ciudad Perdida, ou le Parque Tayrona et Minca.
- Dernière partie du voyage est à definir Option 1 Bus + bateau vers San Gil via Monpox. 3/4 jours à San Gil et Barrichara Option 2 Leticia Nous verons selon notre forme du moment :)
- Bogota 2 jours
Qu'en pensez-vous? Vos conseils sont les bienvenus
Gracias!
Location de voiture à Punta Arenas English translation pending
Bonjour
nous sommes encore en France mais nous partons bientôt.
Nous nous occupons des locations de voiture mais nous ne voyons aucun loueur à Puntas Arenas...Merci de votre aide !
Randonnée sur la Via Francigena (France - Rome) English translation pending
En partant du col du grand saint Bernard, je souhaiterais faire une randonnée sur une semaine sur la via francegina. Quelle est la difficulté de la descente vers Aoste ? Trouve t-on facilement des hébergements en gîte d'étape ?
Incendies au Chili (fin janvier 2017) English translation pending
Bonjour avez vous des renseignements sur ces incendies?
Où les situer? 500kms au Sud de la Capitale c'est vers Los Angeles?
Plus de précisions? Des parcs sont touchés?
Il y en a eu aussi à Valparaiso?
Merci pour les réponses
Itinéraire de 3 semaines en Colombie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 3 semaines en colombie en février et sommes en train de préparer un circuit que nous adapterons bien sûr une fois sur place.
Est-ce que cet itinéraire de base vous parraît bien ?
- 3 nuits à Bogota - 2 nuit à Salento + Cocora Valley - 2 nuits à santa rosa de cabal - 3 nuits à medellin - 3 nuits à santa marta + parc tayrona - 3 nuits à cartagène - 3 nuits dans l'archipel san bernardo retour en avion à bogota
Merci d'avance pour vos conseils :)
Nous partons 3 semaines en colombie en février et sommes en train de préparer un circuit que nous adapterons bien sûr une fois sur place.
Est-ce que cet itinéraire de base vous parraît bien ?
- 3 nuits à Bogota - 2 nuit à Salento + Cocora Valley - 2 nuits à santa rosa de cabal - 3 nuits à medellin - 3 nuits à santa marta + parc tayrona - 3 nuits à cartagène - 3 nuits dans l'archipel san bernardo retour en avion à bogota
Merci d'avance pour vos conseils :)
Pneus vélo d'acier? English translation pending
Comme dit Audiard :
"Le jour où on mettra les cons sur orbite, ils aurons pas fini de tourner." ( mais a pied ! )
http://www.sudouest.fr/2016/03/17/epidemie-de-crevaisons-2303710-2780.php
http://www.sudouest.fr/2016/03/17/epidemie-de-crevaisons-2303710-2780.php
Trois semaines en Équateur et aux Galapagos English translation pending
Nous avons passé 3 semaines extraordinaires en Equateur et aux Galápagos en juillet 2013. Un programme aux petits oignons concocté par Marie et Philippe de l'agence Capac Nan, qui nous a amené de Quito à la réserve de Cuyabeno en Amazonie, puis de la route des volcans aux Galápagos pour une croisière fantastique de 5 jours.
Les inoubliables : la lagune au soleil couchant en Amazonie, les paysages époustouflants des Andes équatoriennes, la hacienda/chambre d'hôte d'Alausi, l'ascension du Chimborazo, l'excursion au Cayambe chez Bernardo, la visite de Cuenca avec un super guide (Franco), le marché indigène de Guamote (hyper dépaysant même si pas mal de touristes), le snorkelling aux Galápagos au milieu des pingouins, des tortues et des otaries, et enfin la gentillesse, la compétence, l'humour d'Edward, notre chauffeur-accompagnateur que nous aimions qualifier de "meilleur guide d'Amérique latine, voire du monde" !
Les petits moins : l'arrivée de nos bagages deux jours après nous (merci American Airlines !), problème géré de main de maitre par Marie et Philippe (et Edward), le Jamu Lodge en Amazonie et la promiscuité avec enfants et groupes d'allemands braillards, l'hôtel Santa Ana au Cotopaxi et ses randonnées à cheval censées convenir aux débutants mais sans aucun encadrement (en clair, le gaucho du coin), donc à réserver aux cavaliers confirmés ... Au final pas grand chose. Merci encore à Capac Nan !!
Les inoubliables : la lagune au soleil couchant en Amazonie, les paysages époustouflants des Andes équatoriennes, la hacienda/chambre d'hôte d'Alausi, l'ascension du Chimborazo, l'excursion au Cayambe chez Bernardo, la visite de Cuenca avec un super guide (Franco), le marché indigène de Guamote (hyper dépaysant même si pas mal de touristes), le snorkelling aux Galápagos au milieu des pingouins, des tortues et des otaries, et enfin la gentillesse, la compétence, l'humour d'Edward, notre chauffeur-accompagnateur que nous aimions qualifier de "meilleur guide d'Amérique latine, voire du monde" !
Les petits moins : l'arrivée de nos bagages deux jours après nous (merci American Airlines !), problème géré de main de maitre par Marie et Philippe (et Edward), le Jamu Lodge en Amazonie et la promiscuité avec enfants et groupes d'allemands braillards, l'hôtel Santa Ana au Cotopaxi et ses randonnées à cheval censées convenir aux débutants mais sans aucun encadrement (en clair, le gaucho du coin), donc à réserver aux cavaliers confirmés ... Au final pas grand chose. Merci encore à Capac Nan !!
Trekking dans les Andes argentines/ 4000m: besoin d'un guide? English translation pending
Bonjour,
A l'occasion d'un voyage en Argentine en Octobre et Novembre prochain dans la région de Mendoza, mon épouse et moi souhaiterions en profiter pour faire une petite randonnée dans les Andes. Un trekking sur 2/3 jours, avec une ascension à 4000 ou 5000 mètres. Je me suis renseigné auprès d'une agence locale - Andemara Trekking - qui nous propose des sorties qui correspondent à ce que nous cherchons: Ascension du Cerro San-Bernardo ou du Cerro Penitentes ou Mount Franke.
Pensez-vous que ces trek nécessitent vraiment un guide ? Je ne me rend pas compte de la difficulté à évoluer dans cette région (refuges, cartes, marquage, etc..). Andemara nous a fait un devis pour environ 400/500 Euro par personnes incluant guide transport et nourriture. A votre avis, c'est raisonnable ?
Merci d'avance
Serge
A l'occasion d'un voyage en Argentine en Octobre et Novembre prochain dans la région de Mendoza, mon épouse et moi souhaiterions en profiter pour faire une petite randonnée dans les Andes. Un trekking sur 2/3 jours, avec une ascension à 4000 ou 5000 mètres. Je me suis renseigné auprès d'une agence locale - Andemara Trekking - qui nous propose des sorties qui correspondent à ce que nous cherchons: Ascension du Cerro San-Bernardo ou du Cerro Penitentes ou Mount Franke.
Pensez-vous que ces trek nécessitent vraiment un guide ? Je ne me rend pas compte de la difficulté à évoluer dans cette région (refuges, cartes, marquage, etc..). Andemara nous a fait un devis pour environ 400/500 Euro par personnes incluant guide transport et nourriture. A votre avis, c'est raisonnable ?
Merci d'avance
Serge
Bus et ferry San José - Montezuma (Costa Rica) English translation pending
Bonjour
A la sortie de l'aéroport de san josé quel bus dois je prendre pour me rendre à puntaneras?
Quels sont les horaires des ferrys de puntaneras à paquera
Et quel bus de paquera à montezuma.
On atteri à 16h30, pensez vous que nous arriverons à montezuma avant 22h??
Et quel logement me conseillez vous à Montezuma (moustiquaire, pas trop loin de la plage et moins de 60€ par nuit avec le ptt dej)
Je sais je vous en demande beaucoup!!!
Merci beaucoup!
Chamonix, randonnée en altitude de niveau avancé? English translation pending
bonjour je me prepare a faire un trip au mont blanc , pour commencer le tmb en solo 8 a 10 jours en camping et je cherche des rendo en altitude de niveau avancé avez vous des idées pour m aider merci ...ci on oublie le sommet du mont blanc bien sur lol ..😉
Trouver un très bon restaurant à Buenos Aires English translation pending
Bonjour,
J'aimerais offrir à mon frère (français) qui vit en Argentine, un bon restaurant pour son anniversaire, Après des recherches sur internet, c'est difficile, quelqu'un pourrait il me conseiller svp????
Je recherche un très bon restaurant car il aime le bon vin et bonne bouffe, l'idéal aurait été également un cadre idyllique mais si les deux ne sont pas possible pas grave!! J'attends vos réponses impatiemment
Nat17
J'aimerais offrir à mon frère (français) qui vit en Argentine, un bon restaurant pour son anniversaire, Après des recherches sur internet, c'est difficile, quelqu'un pourrait il me conseiller svp????
Je recherche un très bon restaurant car il aime le bon vin et bonne bouffe, l'idéal aurait été également un cadre idyllique mais si les deux ne sont pas possible pas grave!! J'attends vos réponses impatiemment
Nat17
Bons plans niveau restaurants, bars et visites à Madrid? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir quels sont les bons plans niveau restaurants, bars et visites à Madrid. Si quelqu'un pourrait me conseiller quelque resto pas cher ça serait vraiment sympa
Merci d'avance
J'aimerais savoir quels sont les bons plans niveau restaurants, bars et visites à Madrid. Si quelqu'un pourrait me conseiller quelque resto pas cher ça serait vraiment sympa
Merci d'avance
Conseils sur circuit de quarante-cinq jours en Colombie en février et mars 2013? English translation pending
Bjr à tous,
J'aurais besoin de vos conseils avisés sur mon projet de circuit d'environ 45 jours sur place pour un couple de quinqua pas super sportifs mais curieux, on aime voir des villages, petites villes, endroits divers et variés, des marchés, des animaux, la nature et discuter avec des gens. Prendre un petit tour par agence n'est pas exclu (Leticia par ex) de temps en temps.
Voilà la boucle que j'envisage : Bogota (2 j) puis un tour à Villa de Leyva, Barichara et environs et retour Bogota. De Bogota vol aller/retour vers Leticia pour y passer 2 jours (???) De Bogota vol vers Popayan pour visiter Tierradentro, Popayan et San augustin en 6 j de Nieva vers le désert de Tatacoa pour une journée et nuit Bus pour Salento (2 j) puis Salamina Medellin (3 j) Vol Medellin vers Cartagene (2 j) puis bus de Cartagene à Mompox 2j) avec stop au retour à Tolu (visite ile San Bernardo) de Cartagene Santa Maria pour voir le parcTayrona.
Mes questions : Est-il possible de louer une voiture de temps en temps pour faire nous même certains tronçons à notre rythme ? Leticia est-il un endroit à voir où si on n'y passe que 2 jours, autant éviter de se frustrer ? Nous n'aimons pas trop courir mais avons la bougeotte, 2 jours qq part nous convient. Bref, tous vos conseils sont bienvenus avant d'acheter les vols long courrier et peut être intérieurs Merci ! Valou
J'aurais besoin de vos conseils avisés sur mon projet de circuit d'environ 45 jours sur place pour un couple de quinqua pas super sportifs mais curieux, on aime voir des villages, petites villes, endroits divers et variés, des marchés, des animaux, la nature et discuter avec des gens. Prendre un petit tour par agence n'est pas exclu (Leticia par ex) de temps en temps.
Voilà la boucle que j'envisage : Bogota (2 j) puis un tour à Villa de Leyva, Barichara et environs et retour Bogota. De Bogota vol aller/retour vers Leticia pour y passer 2 jours (???) De Bogota vol vers Popayan pour visiter Tierradentro, Popayan et San augustin en 6 j de Nieva vers le désert de Tatacoa pour une journée et nuit Bus pour Salento (2 j) puis Salamina Medellin (3 j) Vol Medellin vers Cartagene (2 j) puis bus de Cartagene à Mompox 2j) avec stop au retour à Tolu (visite ile San Bernardo) de Cartagene Santa Maria pour voir le parcTayrona.
Mes questions : Est-il possible de louer une voiture de temps en temps pour faire nous même certains tronçons à notre rythme ? Leticia est-il un endroit à voir où si on n'y passe que 2 jours, autant éviter de se frustrer ? Nous n'aimons pas trop courir mais avons la bougeotte, 2 jours qq part nous convient. Bref, tous vos conseils sont bienvenus avant d'acheter les vols long courrier et peut être intérieurs Merci ! Valou
Un jour et une nuit à Salta: à voir et à faire? English translation pending
Bonjour à tous,
Comme le titre l'indique, je vais être de passage une journée à Salta. J'arriverai tôt le lundi matin et je repartirai tôt le mardi matin, en bus. Je n'ai donc pas le temps pour une excursion dans cette belle région.
J'aimerais avoir des conseils sur ce qu'il y a à visiter dans Salta même, sachant que je suis à pied & que j'adore marcher. Qu'y a-t-il à voir, à arpenter, à photographier, à visiter...? De jour comme en soirée.
Au passage, je voyage seule. Je ne pense pas avoir quoi que ce soit à craindre là-bas, mais c'est toujours agréable d'avoir une confirmation !
Merci !
Anne
Santiago et Vina del Mar (Chili) English translation pending
Bonjour,
Ma femme et ma fille vont à un concert à Viña del Mar le 02.11.
Arrivée à Santiago le 31/10 en fin d'après-midi, retour le 04.11 le matin
Quelques petites questions?
Loin de l'aéroport au cente ville ? je suppose qu'on peu le faire en bus? Hôtel correct et pas trop cher? Elles doivent aller chercher les tickets chez Ripley ou Cinemark? Dans quel coin? Est-ce ouvert les jours fériés? Est-ce que le 1 et/ou le 2 sont fériés au Chili? Je suppose qu'on va de Santiago à Viña del Mar en Bus? Où prend-on le bus? Coût du trajet? Hôtel pas trop cher et correct àa Viña del Mar? Autres idées ou suggestions?
Merci
Daniel
Ma femme et ma fille vont à un concert à Viña del Mar le 02.11.
Arrivée à Santiago le 31/10 en fin d'après-midi, retour le 04.11 le matin
Quelques petites questions?
Loin de l'aéroport au cente ville ? je suppose qu'on peu le faire en bus? Hôtel correct et pas trop cher? Elles doivent aller chercher les tickets chez Ripley ou Cinemark? Dans quel coin? Est-ce ouvert les jours fériés? Est-ce que le 1 et/ou le 2 sont fériés au Chili? Je suppose qu'on va de Santiago à Viña del Mar en Bus? Où prend-on le bus? Coût du trajet? Hôtel pas trop cher et correct àa Viña del Mar? Autres idées ou suggestions?
Merci
Daniel
Voyage à vélo de quatre semaines en Argentine/Chili, où aller? English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons partir en Argentine/Chili à vélo 4 semaines en decembre-janvier .. et devant l immensité du pays, on a du mal à savoir où aller ! On aimerait juste passer voir des amis Santiago à un moment .. Fait il trop chaud pour aller dans le Sud (vers Salta ?) Pleut il beaucoup vers la Carreta Australe ? Bref, si vous n aviez que 4 semaines, ou iriez vous à vélo ?
Merci !
Nous souhaitons partir en Argentine/Chili à vélo 4 semaines en decembre-janvier .. et devant l immensité du pays, on a du mal à savoir où aller ! On aimerait juste passer voir des amis Santiago à un moment .. Fait il trop chaud pour aller dans le Sud (vers Salta ?) Pleut il beaucoup vers la Carreta Australe ? Bref, si vous n aviez que 4 semaines, ou iriez vous à vélo ?
Merci !
Hôtel Caracol Santa Lucia le 26 octobre 2012: qui y sera? English translation pending
Bonjour à tous! Je vais à Santa Lucia (plus précisemment Hotel Caracol) du 26 octobre au 2 novembre et je venais voir si je pouvais faire quelques connaissances ici qui y seront en même temps que moi...Je pars avec un ami mais c'est toujours agréable de connaître plusieurs personnes, plus on est de fous plus on rit! Je commence à être une habituée de Cuba, ce sera ma sixième fois dans ce pays mais la première fois à Santa Lucia. Je suis allée quelque fois à Cayo Santa Maria et une fois en dehors des tout compris dans la ville de Remedios. Je parle espagnol et je dois avouer que j'ai un gros faible pour Cuba, sa musique, ses gens, sa nourriture, son rhum ;0) Si jamais tu y seras entre le 26 et le 2, fais moi signe, ca me fera plaisir de faire connaissance!
Voyage au Portugal English translation pending
bonjour, je pars du coté de Viseu fin juillet début Aout avec ma compagne😄 . Je voudrais savoir si des gens sont deja aller dans cette région du portugal qui a t-il a faire à Aveiro , porto , Viseu , nazare et autre ? Mercii😎😎
S'approcher de l'Himalaya sans être "trekkeur" en novembre 2012 English translation pending
Je vais avoir 69 ans avec quelques petits problèmes qui m'empechent de prendre des bus pendant plus de trois heures et de marcher plus de quatre heures par jour....
Si j'ai bien compris les endroits où l'on a une vue superbe sur les hauts sommets de l'Himalaya se situent au minimum à 100 kilomètres de ceux-ci, un peu comme on peut admirer la chaine des Alpes depuis le Jura...J'adore, mais ce n'est pas ce que je recherche.Je voudrai arriver par les transports en commun dans une guest house confortable, par forcement luxueuse à partir de laquelle je pourrai faire des randonnées d'une journée dans la montagne...
J'espère que vous pourrez me suggerer un petit La Bérarde, Chamonix ou Zermatt local???
Merci par avance pour vos posts qui interesseront peut être aussi d'autres participants au forum que moi.
Pour info. je voyage en individuel et n'utilise que rarement les services d'agences locales.J'utilise des bus locaux et éventuellement des taxis.
Si j'ai bien compris les endroits où l'on a une vue superbe sur les hauts sommets de l'Himalaya se situent au minimum à 100 kilomètres de ceux-ci, un peu comme on peut admirer la chaine des Alpes depuis le Jura...J'adore, mais ce n'est pas ce que je recherche.Je voudrai arriver par les transports en commun dans une guest house confortable, par forcement luxueuse à partir de laquelle je pourrai faire des randonnées d'une journée dans la montagne...
J'espère que vous pourrez me suggerer un petit La Bérarde, Chamonix ou Zermatt local???
Merci par avance pour vos posts qui interesseront peut être aussi d'autres participants au forum que moi.
Pour info. je voyage en individuel et n'utilise que rarement les services d'agences locales.J'utilise des bus locaux et éventuellement des taxis.
Conseil sur mon circuit de vingt-trois jours en Colombie English translation pending
Voilà sommes un couple de quinca et préparons actuellement un circuit de 23 jours en Colombie à partir du 14 janvier 2012.
Nous hésitons à supprimer du programme, soit la partie sud du Pays (San Augustin, Popayan) soit la partie est (Leiva, san gil, Barichara...).
Sachant que nous ferons de façon certaine : Bogota, zone du café, medellin et antioquia, Mompos, Carthagène, Parc Tayrona et iles san bernardo (ou bien un coin sympa où faire un peu de snorkelling) - Nous repartons de Carthagène pour la France (via Bogota bien sûr). Merci de m'aider à faire ce choix difficile.
Nous hésitons à supprimer du programme, soit la partie sud du Pays (San Augustin, Popayan) soit la partie est (Leiva, san gil, Barichara...).
Sachant que nous ferons de façon certaine : Bogota, zone du café, medellin et antioquia, Mompos, Carthagène, Parc Tayrona et iles san bernardo (ou bien un coin sympa où faire un peu de snorkelling) - Nous repartons de Carthagène pour la France (via Bogota bien sûr). Merci de m'aider à faire ce choix difficile.
Escalades du bout du monde, l'Ubaye English translation pending
Escalades du bout du monde en France, l’Ubaye
Au mois de juillet, où peut-on partir grimper durant une semaine et ne trouver que des parois désertes se développant sur une belle ampleur entre deux cents et quatre cents mètres de hauteur et présentant un rocher d’une excellente qualité en plus d’une grande variété, calcaire, grès, quartzite ou granite ? Cela ressemble à la quadrature du cercle, sans doute, faut-il envisager un long voyage dans des contrées éloignées, loin des masses grimpantes qui courent les hauts lieux de grimpe français, qu’il s’agisse de Chamonix, la Bérarde ou Vallouise ? Eh bien non, pas très loin de ces sites mythiques, à la réputation universelle, un bijou de belle envergure, se cache un peu plus au sud, entre les cols de Vars et de Restefond la Bonnette, il s’agit de la vallée et du massif de l’Ubaye.
Effectivement il y quelques années nous y avions fait une excursion de la journée et nous avions perçu la très faible fréquentation des parois de cette vallée, plus connue des randonneurs car le GR5 entre autres chemins de randonnée y passe. Mais la plupart des montagnes aux faces verticales de cette région retirée n’attirent pas grand monde, même si quelques sommets connaissent une notoriété certaine, par exemple le Brec de Chambéron par sa voie normale.
Forts de cette impression nous partons à trois pour une semaine de grimpe début juillet dans ce massif de l’Ubaye. Comme nous en avons pris l’habitude depuis maintenant quatre ans, nous allons Robert et moi à Orpierre faire une voie d’escalade dans cette splendide falaise calcaire de quelques deux cents mètres, le Quiquillon, avant de partir retrouver notre guide Christophe pour une semaine d’escalade intensive. Cette première paroi que nous gravissons à deux est certes bien équipée mais de difficulté assez soutenue, et il y fait une chaleur caniculaire dans cette face orientée au sud. Nous y sommes seuls. Ceci explique peut-être cela ? Il est toujours bon pour le moral avant de partir gravir des faces de grande difficulté en second de cordée, d’avoir effectué quelques exercices préparatoires en premier.
Rendez-vous est pris pour dimanche après-midi à Gap. Dès nos retrouvailles, nous mettons immédiatement le cap sur le village de Fouillouse, auquel on accède par un incroyable pont qui enjambe une très profonde et très étroite gorge. Le village est de toute beauté. Le Brec de Chambéron, point culminant de la région le domine. Sa silhouette massive est caractéristique, et malgré une lourdeur apparente, il s’agit d’une belle aiguille tronquée qui s’élève à plus de 3300 mètres. Elle règne aussi sur le petit cimetière du lieu, tout en pente et très pittoresque. Il héberge un homme connu de tous, l’Abbé Pierre. Rapidement installés, nous profitons de deux heures de disponibilité pour aller affûter nos chaussons d’escalade sur une falaise de faible ampleur en bordure de l’Ubaye. Après deux voies d’une trentaine de mètres, nous remontons pour ne pas être en retard, car à sept heures la cloche sonne, signal du repas dans ce gîte sympathique.
Nous allons passer quatre nuits en ce lieu. Chaque matin, dans les environs nous partirons faire une paroi différente. Nous commencerons par une belle dalle de deux cents mètres qui domine la route un peu avant Maljasset, et qui se situe sur la Tête de Sanglier, grosse montagne de quartzite. A cet endroit la rivière est enserrée entre deux montagnes aux parois austères du fait de leur couleur sombre et de leur ampleur, celle vers laquelle nous avons l’intention de nous diriger et en rive gauche donc au sud, l’impressionnante flamme de pierre que constitue le Grand Bec de la Blachière.
La marche d’approche s’effectue au plus court à travers prairies, forêts, restes morainiques. Il ne nous faut pas très longtemps pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade malgré les six cents mètres de dénivelé. Notre itinéraire emprunte une immense dalle incurvée. L’aspect du rocher est particulier, poli comme du marbre mais pourvu de petites aspérités qui permettent un bon positionnement des doigts. Pour les pieds, des variations d’inclinaison de petits pans de rocher permettent généralement un bon appui, mais ces prises de pied ne se repèrent pas du premier coup d’œil, elles font preuve d’une sorte de mimétisme, cependant on apprend rapidement à les repérer avec un peu d’accoutumance à la texture de ce rocher particulier. C’est cela le plaisir de l’escalade, les différents types de rochers impliquent pour chacun d’entre eux une stratégie d’escalade appropriée, donc le jeu varie à l’infini d’une montagne ou d’une falaise à l’autre. Les variations sont de taille. L’utilisation des mains en fonction de la forme des prises, du grain du rocher, de la découverte plus ou moins évidente du point d’accroche des doigts, ce point d’ancrage permet ou non le blocage, ou alors faut-il appuyer fortement pour faire friction, de façon directe ou indirecte. Pour les pieds, il en est de même. Le point de poser peut prendre tous les aspects, petite réglette horizontale, gratton minuscule qu’il faudra charger en pression, dalle très inclinée qui nécessitera aussi une forte pression pour tenir, les prises pourront aussi être indirectes, donc nécessiter des pressions en opposition des mains et des pieds.
Cette première escalade dans l’Ubaye nous enthousiasme. Mais le temps n’est pas très beau et le risque d’orage bien réel pour le début de l’après-midi. Vers les 12h30 nous en terminons avec cette belle dalle, qui en finale s’est bien redressée offrant une dernière longueur difficile, passage côté 6a. Nous débouchons sur une vire occupée par deux mélèzes, bien visibles du bas. Sans doute y-a-il un lien avec le nom de la voie « à l’ombre du mélèze en fleur ». Après avoir mang�� une rondelle de saucisson et une tranche de pain d’épice nous rejoignons sans perdre de temps la ligne de rappels qui nous conduira au pied de la paroi. En effet, le temps se dégrade et nous recevons quelques gouttes. Heureusement les précipitations ne s’aggravent pas à court terme et cela nous permet de rejoindre le point de départ sans être mouillés. Il est toujours très désagréable de se trouver trempés dans une paroi alors que l’on doit effectuer de nombreuses manœuvres, en particulier des rappels.
Pour notre deuxième journée, nous jetons notre dévolu sur une voie de la face est du Sommet Rouge. Il s’agit d’une vaste montagne calcaire de mille mètres de large et de 450 mètres de haut, se situant juste à côté de la Tête de Sanglier, que nous avons gravie hier. La différence géologique des terrains est extraordinaire en Ubaye. En effet, ces deux montagnes qui se font face, l’une est en quartzite, roche qui s’apparente au granite, et la seconde est constituée de calcaire.
La marche d’approche présente un dénivelé de 750 mètres. Ils sont vite effectués, car le chemin est raide et la progression rapide. De plus en ce début de juillet les vallons des Alpes sont constellés de fleurs de tous types, aux couleurs variées, ce qui rend la marche particulièrement plaisante. L’edelweiss est aussi présent, et parfois des touffes d’une dizaine d’étoiles blanches veloutées de belle taille se laissent admirer.
L’escalade au nom bien choisie « les potes âgés » se révèle d’emblée difficile. Comme généralement en rocher calcaire la paroi est verticale. Mais l’adhérence est extrême et les pieds peuvent venir se bloquer sur les moindres aspérités. Je suis toujours étonné de constater la petitesse des prises sur lesquelles on arrive à faire porter son poids. Il est très important lorsqu’on n’a pas un gros entraînement de compenser par la technique. En effet, cette dernière en escalade, comme à vélo elle reste. Par contre la force dans les avant-bras et les doigts, si on ne l’entretient pas très régulièrement, il ne faut pas compter se tirer bien longtemps sur de minuscules prises dans une paroi verticale voire surplombante. Avec Robert nous faisons bien attention de solliciter nos pieds plus que nos bras, si nous voulons gravir les 350 mètres de cette belle voie d’escalade. Cette journée sera la plus belle de la semaine, pas de pluie menaçante, ciel bleu jusqu’au soir. Nous en profitons pleinement. Les longueurs ne sont pas toutes très difficiles, vers le centre de la paroi une zone de faiblesse permet une avance plus rapide, mais le corollaire, une qualité du rocher moindre, d’où risque de chute de pierres. Dans ces passages plus faciles, nous redoublons de prudence. La dernière longueur consiste en un long dièdre de 45 mètres très athlétique, côté v+, mais les pieds trouvent de quoi se positionner alternativement de part et d’autre sur les deux pans de rocher qui constituent cet immense dièdre.
Vers les quinze heures le sommet est atteint. Une vue magnifique s’étend sur toute la région. Tout en bas, nous distinguons la vallée qui conduit à Maljasset, avec le village de la Barge un peu en aval, qui recèle un joyau, une vieille église au nom évocateur « notre Dame des Neiges ». Une multitude de sommets pointent fièrement parmi lesquels le Brec de Chambéron tient la place centrale.
Cet instant où l’escalade prend fin, le but étant atteint, on reste à contempler un immense panorama, avec en dessous ce grand vide que l’on a creusé à la force de notre corps. Cela procure une réelle sensation de bonheur, exacerbée par une douce fatigue des muscles qui ont été largement sollicités. Cependant, nous ne relâchons pas notre vigilance, car une descente acrobatique de 350 mètres en rappel dans cette paroi verticale nous attend. Bien souvent au cours de ces descentes des incidents, voire plus, peuvent survenir, généralement du fait d’une faute d’inattention facilitée par la fatigue. Nous gardons donc toute notre attention pour cet exercice, qui malgré l’habitude reste un moment intense en sensations. En effet, descendre plus que la Tour Eiffel pendu à une corde reste toujours un exercice impressionnant. 2H15 plus tard nous sommes au pied de cette magnifique paroi. Par une descente à travers un pierrier constellé d’édelweiss nous retrouvons le chemin qui nous ramène à la voiture. Aujourd’hui comme hier nous n’avons vu personne à proximité durant la journée. Christophe a repéré un grimpeur très loin de l’autre côté de la face, que Robert et moi n’avons pas réussi à distinguer. On a du mal à s’imaginer que nous sommes en été dans les Alpes françaises, si loin de tout et pourtant pas très loin. Nous arriverons à temps au gîte de Fouillouse pour entendre retentir la cloche annonçant le début du dîner.
Ce matin du troisième jour, le temps s’annonce assez beau, fort de notre belle journée d’hier nous partons sans inquiétude pour l’aiguille Large, magnifique jaillissement de quartzite sombre, qui se situe au-dessus du lac du Marinet. Pour y accéder, nous remontons à partir de Maljasset, le merveilleux vallon du Marinet. En ce début de matinée, c’est un enchantement, comme si toutes les fleurs et tous les animaux des environs s’étaient donné rendez-vous pour nous faire une vaste haie d’honneur.
La marche d’approche commence sous de bons augures. En effet, dès la sortie du village de Maljasset deux gros patous, ces fameux gardiens de troupeaux de moutons nous ont regardés passer. Lorsque nous nous sommes engagés sur le chemin pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade, ils se sont faits plus pressants et se sont rapprochés en aboyant, l’un d’entre eux grondant même. Tiens mais pourquoi ? Nous avons vite compris, face à nous sur le chemin un immense troupeau de moutons arrivait dans notre direction. Les patous nous demandaient simplement de prendre une autre direction. Mais notre chemin passait par là. Attendre que cette masse d’ovins nous ait dépassés aurait pris un quart d’heure. Ne comptant pas attendre, nous décidons de quitter le chemin et de passer dans le champ en contrebas. Manifestement, cette décision convenait aux patous, qui dès que nous nous sommes mis à descendre se sont détournés de nous. Ces chiens m’étonneront toujours !
Le chemin remontant vers le lac Marinet, dans la direction du col Mary est un enchantement. D’abord il passe en sous-bois dans une forêt de mélèzes, puis il se perd dans de grandes prairies, dominées de magnifiques pointes rocheuses, dont la plus caractéristique est la Pierre Andrée, monolithe granitique de deux cent cinquante mètres. D’autre part, les fleurs rivalisent de forme, de grosseur et de couleur. Pour n’en citer que quelques-unes, le myosotis et son bleu tendre, les différentes espèces de gentianes, la printanière d’un bleu couleur ciel, celle à feuilles larges qui présente une grosse fleur bleu profond presque nuit et la gentiane ponctuée, grande tige de plus de cinquante centimètres qui se charge de nombreuses grosses fleurs jaunes étagées, l’aster des alpes qui se regroupe en colonie avec ses corolles bleu pâle faisant penser à des touffes de marguerites colorées, et encore dans les bleus la valériane qui n’hésite pas à lancer au sommet de ses tiges une multitude de fleurs, dans les teintes tirant sur le mauve la globulaire et sa grosse tête perchée bien haut sur sa tige frêle, et aussi le bleuet vivace, quelques trolles ponctuent de jaune ce tableau, et d’une teinte orangée l’épervière orangée. Je pourrais donner encore une multitude de noms, car m’a-t-on dit, la flore alpine recèle de l’ordre de mille variétés de fleurs ! Je ne sais plus où regarder, au sol vers cette multitude de points de couleur ou vers les hauteurs en direction de ces parois qui se dressent toujours plus proches et imposantes. Mais pour donner une dimension encore supérieure à la féerie de cette marche d’approche, les marmottes et les chamois s’y mettent. Les premières, pas farouches du tout viennent à proximité et mangent de l’herbe en se souciant à peine de nous. Un peu plus loin, en arrière plan, les chamois nombreux nous donnent une belle leçon d’escalade et d’équilibre sur terrain instable. Cependant, l’un d’entre eux dérape et repart dans la pente en contrôlant sa descente plus que sa chute. Au deuxième essai, il passe sans problème. Une des raisons pour lesquelles les parois que nous gravissons en Ubaye sont peu fréquentées, consiste en la longueur des marches d’approche. Mais ces marches constituent à elles seules un motif de balade. Pouvoir associer ce genre de randonnée à l’escalade qui va suivre permet de vivre des journées très diversifiées par les émotions et les sensations.
De toute évidence ces deux heures de marche préparatoire à l’escalade nous enchantent, et encore aujourd’hui même sur le chemin nous sommes seuls. Sommes-nous en France en juillet ? Devant nous l’aiguille Large prend de l’ampleur, elle culmine à 2857 mètres. Grande lame granitique à la couleur sombre, que nous allons rejoindre par un pierrier raide et pénible. Que ces bases de montagnes sont austères et incitent à l’aventure ! Nous nous équipons tout excités à l’idée des belles sensations qui nous attendent le long de ces grandes dalles sombres. Christophe attaque la première longueur, qui s’avère difficile, jamais de prises très franches, des oppositions latérales pour tenir sur le rocher. Le temps s’assombrit rapidement. Va-t-on prendre la pluie en pleine paroi ? Nous allons grimper avec ce souci de nous dépêcher et prendre de vitesse le mauvais temps. L’ambiance devient austère même si la face ne fait que deux cents mètres de hauteur. Les dernières dalles à la couleur presque noire, sous ce ciel très sombre donnent vraiment une impression de haute montagne, l’escalade y est difficile, 6a soutenu. Mais le plaisir n’en n’est que renforcé, lorsque la pression augmente, mais que le rocher reste sec et que les mouvements permettent une escalade aérienne de toute beauté. Chapeau pour l’initiateur de cette voie, car il faut avoir l’intuition qu’il est possible de forcer en escalade libre ce bouclier de dalles verticales, qui semble ne présenter qu’une face lisse sans prise.
Nous arrivons au sommet avant la pluie, d’ailleurs qui en définitive ne viendra pas. Le ciel finira même par s’éclaircir. Une fois de plus nous savourons le plaisir de nous trouver sur un joli sommet et pour le troisième jour consécutif nous sommes seuls. Par une descente facile entre de petites barres rocheuses nous rejoignons le lac Marinet, au-dessus duquel nous faisons une petite pause casse-croûte, avec le traditionnel morceau de saucisson. On le trouve vraiment bon ! J’ai l’impression de faire un festin digne de Pic à Valence ou de Bocuse à Collonges ! Sacrilège diront certains !
En reprenant le chemin de descente en direction de Maljasset nous rencontrons quatre randonneurs et deux gendarmes. Ces derniers nous disent que les deux jours à venir ne seront pas très favorables, des orages étant attendus en milieu de journée. Bon, nous faudra-t-il nous adapter et envisager des voies de moyenne ampleur nous permettant de devancer le mauvais temps ? Nous verrons bien. Pour le moment nous descendons à Jausiers à la recherche d’une pharmacie car je me suis fait piquer au bras par une bête, et l’une des plaies semble s’infecter. On dirait un peu une piqûre de vipère constituée de trois trous, avec une zone qui commence à se nécroser en périphérie. Cependant, je ne ressens aucune douleur, pourtant la plaie n’est pas très belle et elle suppure. Mais tout rentrera dans l’ordre avec un désinfectant et une pommade à la cortisone. Jausiers est un joli petit village et nous y passons un moment agréable, malgré une chaleur étouffante. Nous rejoignons notre gîte à Fouillouse. Nous arrivons après le fatidique signal de la cloche. Le cuisinier qui prend l’air sur le balcon en nous voyant passer après l’heure imposée de 19h nous demande, le sourire aux lèvres de nous presser !
Pour ce quatrième jour, en effet les prévisions météorologiques sont pessimistes, orages dès midi. Nous décidons de partir pour une escalade de deux cents mètres au-dessus de Fouillouse sur les contreforts de Massour, joli bastion calcaire à mi-distance du col de Mallemort sur le GR5. Les arpenteurs de ce fameux chemin qui traverse, entre autre les Alpes françaises, ne sont pas très matinaux car nous sommes seuls. Je me souviens l’avoir parcouru il y a déjà quatre ans entre Briançon et Nice. J’en garde un excellent souvenir et au col précédemment cité, j’avais rencontré un solitaire qui remontait et qui avait subi des intempéries assez conséquentes. Aujourd’hui même pas un solitaire avec qui discuter. D’ailleurs je ne sais pas si nous avons trop l’esprit à la discussion. Nous pressons le pas, car dès le matin le temps n’est pas très beau et les montagnes restent enveloppées de volutes nébuleuses de mauvais augure. Cependant la marche est toujours aussi jolie, des fleurs partout, qui dans ce temps gris ressortent à la manière de luminions multicolores. Alors que nous approchons du pied de la paroi dans les cailloux, où l’herbe se fait rare, apparaissent les magnifiques corolles blanches veloutées des édelweiss. Un peu plus haut une harde de chamois détale, et l’un d’entre eux se découpe sur une arête rocheuse, ce qui permet une photographie du meilleur effet.
Rapidement équipés, nous partons dans l’escalade à vive allure, malgré la difficulté de ces magnifiques dalles sculptées. Le rocher est de la qualité de celui que l’on rencontre dans des parois mythiques, mondialement connues, l’Escalèse au Verdon, ou les deux Aiguilles à la montagne Sainte Victoire. Encore une fois nous goûtons un immense plaisir en équilibre sur ces grandes dalles, où l’adhérence des pieds joue un rôle prépondérant. Mais nous aurons moins de chance qu’hier, alors que Christophe vient de conclure la dernière longueur, et qu’avec Robert nous nous y engageons, la grêle sans préavis se met à tomber. Adieu pour nous cette dernière partie d’escalade. Nous rejoignons sagement le relais que nous venons juste de quitter et en un rappel notre guide nous rejoint. En quatre rappels rapides nous atteignons le pied de la paroi. Quelques petites averses intermittentes se manifestent, mais nous ne pouvons pas dire qu’elles nous mettent en péril.
Nous allons après quatre jours dans cette haute vallée de l’Ubaye, pour notre dernière journée d’escalade quitter le coin et nous rendre dans la vallée du Bachelard, petite gorge profonde et secrète qui conduit au col de la Cayolle. Le gîte de Bayasse nous accueille pour la nuit. Le lieu est sympathique et le propriétaire nous confectionne une grosse platée de pâtes, qu’il a fabriquées lui-même. Un délice !
Pour notre dernière journée d’escalade, eh oui une semaine ça passe trop vite, nous envisageons de gravir la fière face sud du Chapeau de Gendarme, magnifique aiguille calcaire qui culmine presque à 2600 mètres, et qui sur son versant nord donne sur la station de ski du Sauze. La marche d’approche est raide et pénible, terrain instable dans les pierriers et parfois au-dessus d’à-pics, vers lesquels il est préférable de ne pas glisser. Tous les ingrédients de la montagne sont réunis. Une fois équipé, Christophe enlève rapidement la première longueur, de difficulté moyenne, V. A mon tour je démarre, que c’est difficile, suite à cette marche interminable et du fait que c’est le septième jour consécutif que nous grimpons. Je ressens plutôt de la douleur que du plaisir dans ce début de voie. Je me demande ce qui va se passer plus haut lorsque les difficultés vont devenir sérieuses. Ce qui m’inquiète, ce sont mes mollets qui ne répondent pas vraiment, ce qui rend mes prises de pied très imprécises dans cette paroi verticale, alors qu’il ne me faudra pas compter sur des doigts d’acier pour palier cette défaillance des membres inférieurs. Mais voilà, le corps est un vrai miracle, à chaque longueur, la difficulté s’accroît, mais les muscles se chauffent et la précision et le plaisir reprennent le dessus. Dans cette paroi de deux cent cinquante à trois cents mètres, la sensation de vide est impressionnante, car nous avons louvoyé entre des barres rocheuses dans des pentes très raides pour en atteindre le pied. On a l’impression de dominer d’un seul jet le torrent du Bachelard quelques mille mètres plus bas. Nous profitons intensément de cette dernière escalade, qui sur les trois dernières longueurs nous gratifie en premier d’un grand dièdre surplombant, cependant relativement pourvu de prises, et pour finir d’une extraordinaire dalle de 70 mètres de haut, permettant une escalade très aérienne d’une beauté incroyable. On aimerait que cela ne s’arrête pas tout de suite, bien que les muscles soient soumis à rude épreuve. Ces derniers moments vont s’incruster durablement en nous et susciter l’envie de revenir rapidement se confronter à ces horribles abîmes qui nous attirent tant.
Mais une fois au sommet, la redescente nécessite de l’attention. En effet, par des pentes très raides et pas très stables, nous progressons sans nous assurer et tout faux pas s’avérerait fatal. Le terrain fait penser à la haute montagne, l’itinéraire n’est pas toujours évident, et il nous faut serpenter au milieu d’à-pics pas très sympathiques sur des terrains qui ressemblent un peu à des roulements à billes. Dans les dernières pentes raides en caillasse instable, nous tombons sur une harde de bouquetins qui se laisse approcher. Que ces animaux à l’allure massive sont agiles ! Ils acceptent que nous les photographions complaisamment dans les positions les plus esthétiques. Jusqu’au bout l’Ubaye nous aura prodigué ses merveilles.
Mais tout a une fin, nous voilà presque en finale de notre pérégrination. Nous nous retrouvons sur un chemin bien tracé, où les fleurs sont plus nombreuses que jamais, un véritable paradis. Nous croisons un Anglais qui monte avec un vélo de course sur le dos. Où va-t-il ? En effet, quelque soit sa direction, et le choix n’est pas très diversifié, le vélo devra rester sur son dos à la descente. Il y a vraiment de drôles de gens ! Peu après la route goudronnée est atteinte, puis la voiture, nous rangeons notre matériel de montagne. Je remonte le torrent les pieds dans l’eau pour me rafraîchir et profiter encore de cette merveilleuse nature de l’Ubaye et ne pas partir tout de suite. Puis avec regret nous quittons cette contrée, avec l’intention d’y revenir, il nous reste tant à faire dans ces magnifiques faces difficiles et secrètes.
Voilà notre semaine est terminée. Je me sens un peu fatigué, surtout les avant-bras, mais quel plaisir en me remémorant ces grands espaces peuplés de fleurs, d’animaux et de grandes parois. De plus, ces merveilles ne semblant pas attirer nos semblables, l’impression de monde vierge que cela suscite renforce le bonheur que nous y avons connu durant cette trop courte semaine. Je ne peux que conseiller cette région, l’Ubaye, aussi bien aux randonneurs qu’aux grimpeurs, éperdus de solitude. Bien souvent vous aurez l’impression d’être seuls au monde dans des coins reculés, cependant pas très loin de la civilisation.
Au mois de juillet, où peut-on partir grimper durant une semaine et ne trouver que des parois désertes se développant sur une belle ampleur entre deux cents et quatre cents mètres de hauteur et présentant un rocher d’une excellente qualité en plus d’une grande variété, calcaire, grès, quartzite ou granite ? Cela ressemble à la quadrature du cercle, sans doute, faut-il envisager un long voyage dans des contrées éloignées, loin des masses grimpantes qui courent les hauts lieux de grimpe français, qu’il s’agisse de Chamonix, la Bérarde ou Vallouise ? Eh bien non, pas très loin de ces sites mythiques, à la réputation universelle, un bijou de belle envergure, se cache un peu plus au sud, entre les cols de Vars et de Restefond la Bonnette, il s’agit de la vallée et du massif de l’Ubaye.
Effectivement il y quelques années nous y avions fait une excursion de la journée et nous avions perçu la très faible fréquentation des parois de cette vallée, plus connue des randonneurs car le GR5 entre autres chemins de randonnée y passe. Mais la plupart des montagnes aux faces verticales de cette région retirée n’attirent pas grand monde, même si quelques sommets connaissent une notoriété certaine, par exemple le Brec de Chambéron par sa voie normale.
Forts de cette impression nous partons à trois pour une semaine de grimpe début juillet dans ce massif de l’Ubaye. Comme nous en avons pris l’habitude depuis maintenant quatre ans, nous allons Robert et moi à Orpierre faire une voie d’escalade dans cette splendide falaise calcaire de quelques deux cents mètres, le Quiquillon, avant de partir retrouver notre guide Christophe pour une semaine d’escalade intensive. Cette première paroi que nous gravissons à deux est certes bien équipée mais de difficulté assez soutenue, et il y fait une chaleur caniculaire dans cette face orientée au sud. Nous y sommes seuls. Ceci explique peut-être cela ? Il est toujours bon pour le moral avant de partir gravir des faces de grande difficulté en second de cordée, d’avoir effectué quelques exercices préparatoires en premier.
Rendez-vous est pris pour dimanche après-midi à Gap. Dès nos retrouvailles, nous mettons immédiatement le cap sur le village de Fouillouse, auquel on accède par un incroyable pont qui enjambe une très profonde et très étroite gorge. Le village est de toute beauté. Le Brec de Chambéron, point culminant de la région le domine. Sa silhouette massive est caractéristique, et malgré une lourdeur apparente, il s’agit d’une belle aiguille tronquée qui s’élève à plus de 3300 mètres. Elle règne aussi sur le petit cimetière du lieu, tout en pente et très pittoresque. Il héberge un homme connu de tous, l’Abbé Pierre. Rapidement installés, nous profitons de deux heures de disponibilité pour aller affûter nos chaussons d’escalade sur une falaise de faible ampleur en bordure de l’Ubaye. Après deux voies d’une trentaine de mètres, nous remontons pour ne pas être en retard, car à sept heures la cloche sonne, signal du repas dans ce gîte sympathique.
Nous allons passer quatre nuits en ce lieu. Chaque matin, dans les environs nous partirons faire une paroi différente. Nous commencerons par une belle dalle de deux cents mètres qui domine la route un peu avant Maljasset, et qui se situe sur la Tête de Sanglier, grosse montagne de quartzite. A cet endroit la rivière est enserrée entre deux montagnes aux parois austères du fait de leur couleur sombre et de leur ampleur, celle vers laquelle nous avons l’intention de nous diriger et en rive gauche donc au sud, l’impressionnante flamme de pierre que constitue le Grand Bec de la Blachière.
La marche d’approche s’effectue au plus court à travers prairies, forêts, restes morainiques. Il ne nous faut pas très longtemps pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade malgré les six cents mètres de dénivelé. Notre itinéraire emprunte une immense dalle incurvée. L’aspect du rocher est particulier, poli comme du marbre mais pourvu de petites aspérités qui permettent un bon positionnement des doigts. Pour les pieds, des variations d’inclinaison de petits pans de rocher permettent généralement un bon appui, mais ces prises de pied ne se repèrent pas du premier coup d’œil, elles font preuve d’une sorte de mimétisme, cependant on apprend rapidement à les repérer avec un peu d’accoutumance à la texture de ce rocher particulier. C’est cela le plaisir de l’escalade, les différents types de rochers impliquent pour chacun d’entre eux une stratégie d’escalade appropriée, donc le jeu varie à l’infini d’une montagne ou d’une falaise à l’autre. Les variations sont de taille. L’utilisation des mains en fonction de la forme des prises, du grain du rocher, de la découverte plus ou moins évidente du point d’accroche des doigts, ce point d’ancrage permet ou non le blocage, ou alors faut-il appuyer fortement pour faire friction, de façon directe ou indirecte. Pour les pieds, il en est de même. Le point de poser peut prendre tous les aspects, petite réglette horizontale, gratton minuscule qu’il faudra charger en pression, dalle très inclinée qui nécessitera aussi une forte pression pour tenir, les prises pourront aussi être indirectes, donc nécessiter des pressions en opposition des mains et des pieds.
Cette première escalade dans l’Ubaye nous enthousiasme. Mais le temps n’est pas très beau et le risque d’orage bien réel pour le début de l’après-midi. Vers les 12h30 nous en terminons avec cette belle dalle, qui en finale s’est bien redressée offrant une dernière longueur difficile, passage côté 6a. Nous débouchons sur une vire occupée par deux mélèzes, bien visibles du bas. Sans doute y-a-il un lien avec le nom de la voie « à l’ombre du mélèze en fleur ». Après avoir mang�� une rondelle de saucisson et une tranche de pain d’épice nous rejoignons sans perdre de temps la ligne de rappels qui nous conduira au pied de la paroi. En effet, le temps se dégrade et nous recevons quelques gouttes. Heureusement les précipitations ne s’aggravent pas à court terme et cela nous permet de rejoindre le point de départ sans être mouillés. Il est toujours très désagréable de se trouver trempés dans une paroi alors que l’on doit effectuer de nombreuses manœuvres, en particulier des rappels.
Pour notre deuxième journée, nous jetons notre dévolu sur une voie de la face est du Sommet Rouge. Il s’agit d’une vaste montagne calcaire de mille mètres de large et de 450 mètres de haut, se situant juste à côté de la Tête de Sanglier, que nous avons gravie hier. La différence géologique des terrains est extraordinaire en Ubaye. En effet, ces deux montagnes qui se font face, l’une est en quartzite, roche qui s’apparente au granite, et la seconde est constituée de calcaire.
La marche d’approche présente un dénivelé de 750 mètres. Ils sont vite effectués, car le chemin est raide et la progression rapide. De plus en ce début de juillet les vallons des Alpes sont constellés de fleurs de tous types, aux couleurs variées, ce qui rend la marche particulièrement plaisante. L’edelweiss est aussi présent, et parfois des touffes d’une dizaine d’étoiles blanches veloutées de belle taille se laissent admirer.
L’escalade au nom bien choisie « les potes âgés » se révèle d’emblée difficile. Comme généralement en rocher calcaire la paroi est verticale. Mais l’adhérence est extrême et les pieds peuvent venir se bloquer sur les moindres aspérités. Je suis toujours étonné de constater la petitesse des prises sur lesquelles on arrive à faire porter son poids. Il est très important lorsqu’on n’a pas un gros entraînement de compenser par la technique. En effet, cette dernière en escalade, comme à vélo elle reste. Par contre la force dans les avant-bras et les doigts, si on ne l’entretient pas très régulièrement, il ne faut pas compter se tirer bien longtemps sur de minuscules prises dans une paroi verticale voire surplombante. Avec Robert nous faisons bien attention de solliciter nos pieds plus que nos bras, si nous voulons gravir les 350 mètres de cette belle voie d’escalade. Cette journée sera la plus belle de la semaine, pas de pluie menaçante, ciel bleu jusqu’au soir. Nous en profitons pleinement. Les longueurs ne sont pas toutes très difficiles, vers le centre de la paroi une zone de faiblesse permet une avance plus rapide, mais le corollaire, une qualité du rocher moindre, d’où risque de chute de pierres. Dans ces passages plus faciles, nous redoublons de prudence. La dernière longueur consiste en un long dièdre de 45 mètres très athlétique, côté v+, mais les pieds trouvent de quoi se positionner alternativement de part et d’autre sur les deux pans de rocher qui constituent cet immense dièdre.
Vers les quinze heures le sommet est atteint. Une vue magnifique s’étend sur toute la région. Tout en bas, nous distinguons la vallée qui conduit à Maljasset, avec le village de la Barge un peu en aval, qui recèle un joyau, une vieille église au nom évocateur « notre Dame des Neiges ». Une multitude de sommets pointent fièrement parmi lesquels le Brec de Chambéron tient la place centrale.
Cet instant où l’escalade prend fin, le but étant atteint, on reste à contempler un immense panorama, avec en dessous ce grand vide que l’on a creusé à la force de notre corps. Cela procure une réelle sensation de bonheur, exacerbée par une douce fatigue des muscles qui ont été largement sollicités. Cependant, nous ne relâchons pas notre vigilance, car une descente acrobatique de 350 mètres en rappel dans cette paroi verticale nous attend. Bien souvent au cours de ces descentes des incidents, voire plus, peuvent survenir, généralement du fait d’une faute d’inattention facilitée par la fatigue. Nous gardons donc toute notre attention pour cet exercice, qui malgré l’habitude reste un moment intense en sensations. En effet, descendre plus que la Tour Eiffel pendu à une corde reste toujours un exercice impressionnant. 2H15 plus tard nous sommes au pied de cette magnifique paroi. Par une descente à travers un pierrier constellé d’édelweiss nous retrouvons le chemin qui nous ramène à la voiture. Aujourd’hui comme hier nous n’avons vu personne à proximité durant la journée. Christophe a repéré un grimpeur très loin de l’autre côté de la face, que Robert et moi n’avons pas réussi à distinguer. On a du mal à s’imaginer que nous sommes en été dans les Alpes françaises, si loin de tout et pourtant pas très loin. Nous arriverons à temps au gîte de Fouillouse pour entendre retentir la cloche annonçant le début du dîner.
Ce matin du troisième jour, le temps s’annonce assez beau, fort de notre belle journée d’hier nous partons sans inquiétude pour l’aiguille Large, magnifique jaillissement de quartzite sombre, qui se situe au-dessus du lac du Marinet. Pour y accéder, nous remontons à partir de Maljasset, le merveilleux vallon du Marinet. En ce début de matinée, c’est un enchantement, comme si toutes les fleurs et tous les animaux des environs s’étaient donné rendez-vous pour nous faire une vaste haie d’honneur.
La marche d’approche commence sous de bons augures. En effet, dès la sortie du village de Maljasset deux gros patous, ces fameux gardiens de troupeaux de moutons nous ont regardés passer. Lorsque nous nous sommes engagés sur le chemin pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade, ils se sont faits plus pressants et se sont rapprochés en aboyant, l’un d’entre eux grondant même. Tiens mais pourquoi ? Nous avons vite compris, face à nous sur le chemin un immense troupeau de moutons arrivait dans notre direction. Les patous nous demandaient simplement de prendre une autre direction. Mais notre chemin passait par là. Attendre que cette masse d’ovins nous ait dépassés aurait pris un quart d’heure. Ne comptant pas attendre, nous décidons de quitter le chemin et de passer dans le champ en contrebas. Manifestement, cette décision convenait aux patous, qui dès que nous nous sommes mis à descendre se sont détournés de nous. Ces chiens m’étonneront toujours !
Le chemin remontant vers le lac Marinet, dans la direction du col Mary est un enchantement. D’abord il passe en sous-bois dans une forêt de mélèzes, puis il se perd dans de grandes prairies, dominées de magnifiques pointes rocheuses, dont la plus caractéristique est la Pierre Andrée, monolithe granitique de deux cent cinquante mètres. D’autre part, les fleurs rivalisent de forme, de grosseur et de couleur. Pour n’en citer que quelques-unes, le myosotis et son bleu tendre, les différentes espèces de gentianes, la printanière d’un bleu couleur ciel, celle à feuilles larges qui présente une grosse fleur bleu profond presque nuit et la gentiane ponctuée, grande tige de plus de cinquante centimètres qui se charge de nombreuses grosses fleurs jaunes étagées, l’aster des alpes qui se regroupe en colonie avec ses corolles bleu pâle faisant penser à des touffes de marguerites colorées, et encore dans les bleus la valériane qui n’hésite pas à lancer au sommet de ses tiges une multitude de fleurs, dans les teintes tirant sur le mauve la globulaire et sa grosse tête perchée bien haut sur sa tige frêle, et aussi le bleuet vivace, quelques trolles ponctuent de jaune ce tableau, et d’une teinte orangée l’épervière orangée. Je pourrais donner encore une multitude de noms, car m’a-t-on dit, la flore alpine recèle de l’ordre de mille variétés de fleurs ! Je ne sais plus où regarder, au sol vers cette multitude de points de couleur ou vers les hauteurs en direction de ces parois qui se dressent toujours plus proches et imposantes. Mais pour donner une dimension encore supérieure à la féerie de cette marche d’approche, les marmottes et les chamois s’y mettent. Les premières, pas farouches du tout viennent à proximité et mangent de l’herbe en se souciant à peine de nous. Un peu plus loin, en arrière plan, les chamois nombreux nous donnent une belle leçon d’escalade et d’équilibre sur terrain instable. Cependant, l’un d’entre eux dérape et repart dans la pente en contrôlant sa descente plus que sa chute. Au deuxième essai, il passe sans problème. Une des raisons pour lesquelles les parois que nous gravissons en Ubaye sont peu fréquentées, consiste en la longueur des marches d’approche. Mais ces marches constituent à elles seules un motif de balade. Pouvoir associer ce genre de randonnée à l’escalade qui va suivre permet de vivre des journées très diversifiées par les émotions et les sensations.
De toute évidence ces deux heures de marche préparatoire à l’escalade nous enchantent, et encore aujourd’hui même sur le chemin nous sommes seuls. Sommes-nous en France en juillet ? Devant nous l’aiguille Large prend de l’ampleur, elle culmine à 2857 mètres. Grande lame granitique à la couleur sombre, que nous allons rejoindre par un pierrier raide et pénible. Que ces bases de montagnes sont austères et incitent à l’aventure ! Nous nous équipons tout excités à l’idée des belles sensations qui nous attendent le long de ces grandes dalles sombres. Christophe attaque la première longueur, qui s’avère difficile, jamais de prises très franches, des oppositions latérales pour tenir sur le rocher. Le temps s’assombrit rapidement. Va-t-on prendre la pluie en pleine paroi ? Nous allons grimper avec ce souci de nous dépêcher et prendre de vitesse le mauvais temps. L’ambiance devient austère même si la face ne fait que deux cents mètres de hauteur. Les dernières dalles à la couleur presque noire, sous ce ciel très sombre donnent vraiment une impression de haute montagne, l’escalade y est difficile, 6a soutenu. Mais le plaisir n’en n’est que renforcé, lorsque la pression augmente, mais que le rocher reste sec et que les mouvements permettent une escalade aérienne de toute beauté. Chapeau pour l’initiateur de cette voie, car il faut avoir l’intuition qu’il est possible de forcer en escalade libre ce bouclier de dalles verticales, qui semble ne présenter qu’une face lisse sans prise.
Nous arrivons au sommet avant la pluie, d’ailleurs qui en définitive ne viendra pas. Le ciel finira même par s’éclaircir. Une fois de plus nous savourons le plaisir de nous trouver sur un joli sommet et pour le troisième jour consécutif nous sommes seuls. Par une descente facile entre de petites barres rocheuses nous rejoignons le lac Marinet, au-dessus duquel nous faisons une petite pause casse-croûte, avec le traditionnel morceau de saucisson. On le trouve vraiment bon ! J’ai l’impression de faire un festin digne de Pic à Valence ou de Bocuse à Collonges ! Sacrilège diront certains !
En reprenant le chemin de descente en direction de Maljasset nous rencontrons quatre randonneurs et deux gendarmes. Ces derniers nous disent que les deux jours à venir ne seront pas très favorables, des orages étant attendus en milieu de journée. Bon, nous faudra-t-il nous adapter et envisager des voies de moyenne ampleur nous permettant de devancer le mauvais temps ? Nous verrons bien. Pour le moment nous descendons à Jausiers à la recherche d’une pharmacie car je me suis fait piquer au bras par une bête, et l’une des plaies semble s’infecter. On dirait un peu une piqûre de vipère constituée de trois trous, avec une zone qui commence à se nécroser en périphérie. Cependant, je ne ressens aucune douleur, pourtant la plaie n’est pas très belle et elle suppure. Mais tout rentrera dans l’ordre avec un désinfectant et une pommade à la cortisone. Jausiers est un joli petit village et nous y passons un moment agréable, malgré une chaleur étouffante. Nous rejoignons notre gîte à Fouillouse. Nous arrivons après le fatidique signal de la cloche. Le cuisinier qui prend l’air sur le balcon en nous voyant passer après l’heure imposée de 19h nous demande, le sourire aux lèvres de nous presser !
Pour ce quatrième jour, en effet les prévisions météorologiques sont pessimistes, orages dès midi. Nous décidons de partir pour une escalade de deux cents mètres au-dessus de Fouillouse sur les contreforts de Massour, joli bastion calcaire à mi-distance du col de Mallemort sur le GR5. Les arpenteurs de ce fameux chemin qui traverse, entre autre les Alpes françaises, ne sont pas très matinaux car nous sommes seuls. Je me souviens l’avoir parcouru il y a déjà quatre ans entre Briançon et Nice. J’en garde un excellent souvenir et au col précédemment cité, j’avais rencontré un solitaire qui remontait et qui avait subi des intempéries assez conséquentes. Aujourd’hui même pas un solitaire avec qui discuter. D’ailleurs je ne sais pas si nous avons trop l’esprit à la discussion. Nous pressons le pas, car dès le matin le temps n’est pas très beau et les montagnes restent enveloppées de volutes nébuleuses de mauvais augure. Cependant la marche est toujours aussi jolie, des fleurs partout, qui dans ce temps gris ressortent à la manière de luminions multicolores. Alors que nous approchons du pied de la paroi dans les cailloux, où l’herbe se fait rare, apparaissent les magnifiques corolles blanches veloutées des édelweiss. Un peu plus haut une harde de chamois détale, et l’un d’entre eux se découpe sur une arête rocheuse, ce qui permet une photographie du meilleur effet.
Rapidement équipés, nous partons dans l’escalade à vive allure, malgré la difficulté de ces magnifiques dalles sculptées. Le rocher est de la qualité de celui que l’on rencontre dans des parois mythiques, mondialement connues, l’Escalèse au Verdon, ou les deux Aiguilles à la montagne Sainte Victoire. Encore une fois nous goûtons un immense plaisir en équilibre sur ces grandes dalles, où l’adhérence des pieds joue un rôle prépondérant. Mais nous aurons moins de chance qu’hier, alors que Christophe vient de conclure la dernière longueur, et qu’avec Robert nous nous y engageons, la grêle sans préavis se met à tomber. Adieu pour nous cette dernière partie d’escalade. Nous rejoignons sagement le relais que nous venons juste de quitter et en un rappel notre guide nous rejoint. En quatre rappels rapides nous atteignons le pied de la paroi. Quelques petites averses intermittentes se manifestent, mais nous ne pouvons pas dire qu’elles nous mettent en péril.
Nous allons après quatre jours dans cette haute vallée de l’Ubaye, pour notre dernière journée d’escalade quitter le coin et nous rendre dans la vallée du Bachelard, petite gorge profonde et secrète qui conduit au col de la Cayolle. Le gîte de Bayasse nous accueille pour la nuit. Le lieu est sympathique et le propriétaire nous confectionne une grosse platée de pâtes, qu’il a fabriquées lui-même. Un délice !
Pour notre dernière journée d’escalade, eh oui une semaine ça passe trop vite, nous envisageons de gravir la fière face sud du Chapeau de Gendarme, magnifique aiguille calcaire qui culmine presque à 2600 mètres, et qui sur son versant nord donne sur la station de ski du Sauze. La marche d’approche est raide et pénible, terrain instable dans les pierriers et parfois au-dessus d’à-pics, vers lesquels il est préférable de ne pas glisser. Tous les ingrédients de la montagne sont réunis. Une fois équipé, Christophe enlève rapidement la première longueur, de difficulté moyenne, V. A mon tour je démarre, que c’est difficile, suite à cette marche interminable et du fait que c’est le septième jour consécutif que nous grimpons. Je ressens plutôt de la douleur que du plaisir dans ce début de voie. Je me demande ce qui va se passer plus haut lorsque les difficultés vont devenir sérieuses. Ce qui m’inquiète, ce sont mes mollets qui ne répondent pas vraiment, ce qui rend mes prises de pied très imprécises dans cette paroi verticale, alors qu’il ne me faudra pas compter sur des doigts d’acier pour palier cette défaillance des membres inférieurs. Mais voilà, le corps est un vrai miracle, à chaque longueur, la difficulté s’accroît, mais les muscles se chauffent et la précision et le plaisir reprennent le dessus. Dans cette paroi de deux cent cinquante à trois cents mètres, la sensation de vide est impressionnante, car nous avons louvoyé entre des barres rocheuses dans des pentes très raides pour en atteindre le pied. On a l’impression de dominer d’un seul jet le torrent du Bachelard quelques mille mètres plus bas. Nous profitons intensément de cette dernière escalade, qui sur les trois dernières longueurs nous gratifie en premier d’un grand dièdre surplombant, cependant relativement pourvu de prises, et pour finir d’une extraordinaire dalle de 70 mètres de haut, permettant une escalade très aérienne d’une beauté incroyable. On aimerait que cela ne s’arrête pas tout de suite, bien que les muscles soient soumis à rude épreuve. Ces derniers moments vont s’incruster durablement en nous et susciter l’envie de revenir rapidement se confronter à ces horribles abîmes qui nous attirent tant.
Mais une fois au sommet, la redescente nécessite de l’attention. En effet, par des pentes très raides et pas très stables, nous progressons sans nous assurer et tout faux pas s’avérerait fatal. Le terrain fait penser à la haute montagne, l’itinéraire n’est pas toujours évident, et il nous faut serpenter au milieu d’à-pics pas très sympathiques sur des terrains qui ressemblent un peu à des roulements à billes. Dans les dernières pentes raides en caillasse instable, nous tombons sur une harde de bouquetins qui se laisse approcher. Que ces animaux à l’allure massive sont agiles ! Ils acceptent que nous les photographions complaisamment dans les positions les plus esthétiques. Jusqu’au bout l’Ubaye nous aura prodigué ses merveilles.
Mais tout a une fin, nous voilà presque en finale de notre pérégrination. Nous nous retrouvons sur un chemin bien tracé, où les fleurs sont plus nombreuses que jamais, un véritable paradis. Nous croisons un Anglais qui monte avec un vélo de course sur le dos. Où va-t-il ? En effet, quelque soit sa direction, et le choix n’est pas très diversifié, le vélo devra rester sur son dos à la descente. Il y a vraiment de drôles de gens ! Peu après la route goudronnée est atteinte, puis la voiture, nous rangeons notre matériel de montagne. Je remonte le torrent les pieds dans l’eau pour me rafraîchir et profiter encore de cette merveilleuse nature de l’Ubaye et ne pas partir tout de suite. Puis avec regret nous quittons cette contrée, avec l’intention d’y revenir, il nous reste tant à faire dans ces magnifiques faces difficiles et secrètes.
Voilà notre semaine est terminée. Je me sens un peu fatigué, surtout les avant-bras, mais quel plaisir en me remémorant ces grands espaces peuplés de fleurs, d’animaux et de grandes parois. De plus, ces merveilles ne semblant pas attirer nos semblables, l’impression de monde vierge que cela suscite renforce le bonheur que nous y avons connu durant cette trop courte semaine. Je ne peux que conseiller cette région, l’Ubaye, aussi bien aux randonneurs qu’aux grimpeurs, éperdus de solitude. Bien souvent vous aurez l’impression d’être seuls au monde dans des coins reculés, cependant pas très loin de la civilisation.
Tour des Aiguilles Rouges (Alpes françaises du Nord) English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire le tour des Aiguilles rouges la semaine prochaine (en solo sur 5-6 j et bivouac). J'ai deux questions à ceux qui pourraient connaître :
- quel est le niveau de fréquentation (type TMont Blanc ou plus faible, ce que j'espère). - peut-on se ravitailler dans les refuges ou faut-il prévoir d'être autonome en bouffe ?
Merci !
J'envisage de faire le tour des Aiguilles rouges la semaine prochaine (en solo sur 5-6 j et bivouac). J'ai deux questions à ceux qui pourraient connaître :
- quel est le niveau de fréquentation (type TMont Blanc ou plus faible, ce que j'espère). - peut-on se ravitailler dans les refuges ou faut-il prévoir d'être autonome en bouffe ?
Merci !
Ascension sans guide du volcan Brava au Costa Rica? English translation pending
Bonjour
Je cherche des renseignements pour faire l'ascension du volcan Barva au Costa Rica près de San José . Peut on le faire sans guide ? Y a t il un balissage ? Combien de temps dure la randonnée ? Es ce que nous pouvons nous procurer une carte au poste des gardes forestiers à l'entrée du parc vers sacramento ?
Combien de temps en voiture pour aller d'alajuela au départ de la rando.
Quel type de chaussure faut il ? Es ce que des chaussures basses de randonnée sont suffisantes ou bien faut il des montantes ?
Nous y serons le 7 janvier.
Merci à vous
Je cherche des renseignements pour faire l'ascension du volcan Barva au Costa Rica près de San José . Peut on le faire sans guide ? Y a t il un balissage ? Combien de temps dure la randonnée ? Es ce que nous pouvons nous procurer une carte au poste des gardes forestiers à l'entrée du parc vers sacramento ?
Combien de temps en voiture pour aller d'alajuela au départ de la rando.
Quel type de chaussure faut il ? Es ce que des chaussures basses de randonnée sont suffisantes ou bien faut il des montantes ?
Nous y serons le 7 janvier.
Merci à vous
Plongée, snorkeling à San Andres ou autre en Colombie? English translation pending
j'aimerai aller en colombie pour 2 semaines fin fevrier, je voudrais passer quelques jours dans la mer des caraibes pour plonger ou faire du snorkling, j'ai vu qu'on parle bcp de San andres mais c'est loin de la cote, combien coute un billet d'avion aller-retour Bogota -San andres par exemple ? cette destination vaut-elle vraiemnt le coup ? pour avoir des points de comparaison, snorkling, mieux qu'à Caye caulker au belize ? Plongée mieux qu'à Bali ou qu'en egypte en mer rouge ?
Randonnée équestre en Patagonie English translation pending
Bonjour,
je m'apprête à partir en randonnée à cheval en Patagonie avec le site "cavaliers du monde". Est-ce que quelqu'un connait ce site, voire a fait la même randonnée? Merci de me donner votre avis...
je m'apprête à partir en randonnée à cheval en Patagonie avec le site "cavaliers du monde". Est-ce que quelqu'un connait ce site, voire a fait la même randonnée? Merci de me donner votre avis...