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Découverte de la Basse-Californie English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs
Je suis en recherche de renseignements sur la Basse Californie, apparemment pas tant visitée que ça !!!
Pour ceux qui connaissent, je souhaiterai savoir si il est envisageable, en partant de Tijuana, de descendre en bus jusqu'au sud et de pouvoir découvrir la région en s'arrêtant le long du chemin, en louant un vélo car je ne souhaite pas louer de voiture.
Si d'autres idées pour crapahuter autour des points d'arrêts, merci de m'en faire profiter !!
Et concernant la facilité de trouver des hébergements par trop chers sur la route ?
En espérant des réponses à mes interrogations, parce que jusque là, ça n'a pas été très évident ...
Ce serait pour la période septembre/décembre, maybe....
Merci Marie
Merci Marie
Retour d'une virée avec croisière à Cuba du 14 au 26 février 2015 sur le Louis Cristal English translation pending
Voici en « résumé » notre périple cubain « à la carte » de 12 nuits au total (2+7+3)… Bien des détails peuvent intéresser les membres VF qui comme nous n’ont pas l’expérience cubaine… C’est donc la première fois que je fais un post aussi long… Si c’est uniquement le volet croisière qui vous intéresse, ne lisez que le texte en italique.😉 Donc, 7 nuits sur le Louis Cristal (navire de 25,000 tonnes nolisé depuis 2 saisons par Cuba Cruise)…. Départ de la maison vers un hôtel de Montréal le vendredi 13 février… On n’est pas superstitieux mais…
Samedi 14 : Navette de l’hôtel à 3h00 pour un vol matinal Montréal / Varadero, arrivée prévue vers 10h00… Mais le départ sera retardé… Là-bas, l’avion demeure à distance, et, après avoir attendu dans l’escalier, on nous entasse avec nos bagages à main dans des autobus passablement défraîchis en direction de l’aérogare… Le plaisir qui commence… Il nous a fallu attendre en 3 ou 4 lignes debout avant de passer à un douanier, mais pas en couple, on nous repoussait pour ne passer qu’un par un, avec prise de photo, examen approfondi de notre passeport et de notre visa de touriste. Oubliez le moindre sourire (je m’imaginais naïvement qu’à Cuba, les Québécois auraient droit à un petit sourire 😉… Ben non, ben non! Un douanier, c’est un douanier!) 😠Bref, ce fut long, plusieurs, comme nous, se demandaient ce qui se passait, les lignes n’avançaient pas! Au bout de plus d’une heure trente, on finit par passer, presque les derniers, et ensuite, les rayons X… et là, curieusement, les employé(e)s en poste n’ont pas de patience et nous exhortent, impoliment et à grands gestes intempestifs, à se grouiller le c… pour mettre nos bagages de cabine, nos cossins dans le plateau et les pousser sur le convoyeur (Push! Push!!!) 😠 S’cusez nous mais c’est la première fois qu’on vivait ça…
Transfert Varadero vers La Havane à l’Hôtel NH Capri (4*) pour 2 nuits. Le transfert de quelque 1h30 se passe bien, en minifourgonnette 7 places, on fraternise avec un couple de Québécois qui vont aussi à cet hôtel. A la réception de l’hôtel, accueil assez tiède, la dame craint visiblement de nous montrer ses belles dents…😐 La chambre est nettement trop chaude, parce qu’il y a un bidule qui nécessite d’insérer notre carte magnétique pour avoir du courant électrique…🏴☠️ Donc vite, la clim! Petite tournée de la chambre 1410 : on n’est visiblement pas dans un établissement 4 étoiles typique… mais bon, on est à Cuba et 2 nuits, ça ne nous tuera pas. Un détail important pour nous (on nous dira qu’à Cuba et à bien d’autres endroits dans le Sud c’est pareil) : les débarbouillettes, ben ça n’existe pas!... Changer de l’argent (le CUC suit le USD, à près de 0.80$): n’ayant pas eu le temps à l’aéroport, l’hôtel peut vous « dépanner » : 1.37 CAD pour 1 CUC… Belle petite marge de profit… Un bon point pour l’hôtel cependant : le buffet déjeuner (compris) du matin sera varié et ma foi, d’une qualité surprenante!😛

Rencontre avec un représentant du voyagiste à Cuba, Eduardo, sympathique et parlant un français tout à fait convenable. Il nous donne une carte de la ville et nous fait part de quelques infos, etc. C’est lui qui nous « vendra » un intéressant tour de ville avec guide pour le lendemain et un forfait souper-spectacle pour le soir, comprenant un bon cocktail Mojito, un bon repas cubain et un spectacle pour le moins dépaysant, une soirée cubaine des années ‘50 avec musique, danse, une quinzaine de musiciens / chanteurs sur scène, danseurs, etc à la « Sociedad cultural Rosalia de Castro » (29 CUCs p.p.). 😎 Bref, belle soirée, si ce n’est que plus tard autour de nous on commencera à fumer le cigare…😕 Le taxi aller-retour de l’hôtel aura coûté 20 CUCs et sera en retard de 30 minutes (c’est le chauffeur qui avait insisté pour revenir nous prendre, à l’heure précise…)
Finalement, entre tout ça, je résume, avec nos amis on se sera senti en sécurité et beaucoup promené à pied aux alentours, mais pas après le coucher du soleil… Faut pas attiser, quand même! Pour l’eau, on a trouvé un petit kiosque dépanneur qui vendait de l’eau de source en bouteilles de 500ml pour 0,45 CUC : abordable, quand même, en tout cas bien plus qu’à l’hôtel… Mais sa tenancière se montre rapidement impatiente si on ne saisit pas du coup son espagnol… 😕
Lundi 16 : Nous saluons nos amis après le déjeuner pour se préparer à quitter l’hôtel, notre transfert vers le port doit nous prendre vers midi (Cubanacan)… finalement, ce sera passablement plus tard… Direction Terminal de Cruceros (Terminal de croisières); on passe faire étiqueter nos bagages… Et embarquement pour la croisière sur le Louis Cristal (CubaCruises) autour de 14h… Accueil et surtout réception plutôt froids, 😐contrastant avec ce à quoi on nous avait habitués chez Celebrity…; départ prévu de La Havane à 23h30… Finalement ce sera plutôt minuit trente… et nous serons au lit.
En passant, avant d’accéder au navire, on passe la douane, scan/rayons X… et pour retourner à terre 30 minutes plus tard pour explorer les environs du port, faut repasser au douanier, remontrer patte blanche (même avec la carte du bateau en mains)… Passeport, qu’il me dit! - Ah? Une photocopie ça ferait pas? – Non, l’original! … Bon, on retourne sur le bateau, mais, vu l’extrême importance du visa, un tout petit papier qu’on a intérêt à ne pas perdre, et vu que le douanier n’a parlé que des passeports, on décide de laisser nos visas dans le coffret de sureté… Erreur!!! De retour en bas, le même douanier feuillette notre passeport, frrttt!… - Où est votre visa???... – Merde, vous ne nous avez pas parlé du visa, tantôt!...😠 Là c’en est trop, ras le bol de leurs cérémonies, retour sur le bateau et on y restera! Adieu La Havane!
On passe casser la croûte un peu au buffet Leda, pont 9. Pas si mal pour se sustenter un peu… Faut pas trop en demander, après tout! Le souper, maintenant. A la salle à manger Almathia, pont 8, on nous assigne une table de 8, avec d’autres Québécois francophones, 2 couples d’amis sympathiques, auxquels viendront se greffer d’autres personnes, variant selon les soirs… Bon point pour le personnel d’accueil qui se donne cette « peine » de regrouper les francos... 😏Ah, j’oubliais, pour souper au premier service, il fallait se pointer entre 18h00 et 18h15, sinon ça irait au deuxième service. On n’est pas forgés à cette rigueur, nous étant habitués lors des croisières précédentes au « Select Dining » où on pouvait se présenter à notre guise entre environ 18h et 21h, de mémoire. Nos serveurs, Sanjeev et Ruwel, aussi amicaux qu’efficaces, rendront nos soupers très agréables, en compagnie de nos voisins de table pour le moins divertissants! 😎Monica nous apportait toujours cocktails et vins avec gentillesse et un grand sourire. Nourriture en salle à manger au souper : très bien et varié en général, sauf à notre avis les salades, dont les laitues manquaient souvent de fraîcheur (bords « rouillés », etc…) Somme toute, de bons points pour cette croisière! 🙂
Divertissement à bord : de bons points encore une fois. Les spectacles de soirée au « Muses Lounge » sont divertissants 😮grâce aux excellentes prestations des chanteurs, danseurs et « gymnastes », la seule petite ombre au tableau étant que si chaque soir le contenu est différent, la formule est la même. Ah j’oubliais… la disposition de la salle laisse à désirer, avec ses trop grandes tables et ses fauteuils tout coincés… Plus le style cabaret que salle de spectacle.🤪
Mardi 17 : En mer. Au petit matin, la chasse de notre toilette manque de souffle et n’aspire plus du tout… 😕Tiens, on n’a jamais vécu ce problème ailleurs; un réparateur passe toutefois rapidement changer la valve défectueuse. Après le déjeuner, nouvelle exploration du bateau… vite effectuée. Le navire est propre, mais effectivement ordinaire
(l’agence de voyage m’avait bien prévenu, je ne peux lui en vouloir), décoration quelque peu banale sinon enfantine, avec ces appliques de fleurs multicolores collées un peu partout… Pour les lecteurs québécois, je dirais même « quétaine »… 😉On rencontre nos gentilles femmes de chambre 😊(tiens, du nouveau pour nous, lors des 6 croisières précédentes on avait eu des messieurs). Pour les débarbouillettes brillant par leur absence, des amis nous donnent un tuyau : c’est à elles qu’on doit demander de nous en dénicher… Avec succès, on en aura tous les jours. Ouf!... Ah j’allais oublier… pour le coffret de sûreté, ben c’est pas compris… Une option de 24$ pour la semaine… Comprenant le prêt d’une petite « clé » magnétique qu’il faut traîner avec soi, et non pas comme habituellement un NIP de 4 chiffres… Et ne perds pas ta clé sinon tu leur dois 75$! Le lit : confort correct, sans plus, et il est trop bas, nos bagages, cette fois, n’entrent pas sous le lit.
Demain, première escale. Mentionnons qu’on a acheté sur le navire 4 excursions en tout (à Holguin, Santiago de Cuba, Montego Bay (Jamaïque) et Cienfuegos; là le personnel du bureau des excursions, avec Nikola à la tête, a marqué des points en nous trouvant des guides pouvant s’exprimer en français, 🙂 pour les 4 excursions (sur les 675 passagers, on n’était quand même que 83 francophones). Je dois être honnête, chez Celebrity on n’a jamais senti que c’était une priorité pour eux 😠(en 6 croisières, on n’avait eu qu’une seule fois un guide francophone, à Labadee).
Ah!, question santé, Cuba ne fait pas dans la dentelle avec les touristes : avant de débarquer, de mémoire à au moins 3 des 4 escales, du personnel médical (2 à 3 personnes) monte à bord pour prendre notre température corporelle🙁, Dieu merci ils utilisent un thermomètre frontal… 😉On y passe tous, à la queue leu leu, et personne ne débarque tant que tous les passagers et le personnel aient été vérifiés (on n’a jamais vu ça auparavant)… Ça prendra le temps que ça prendra!🏴☠️
Mercredi 18 : Antilla (Holguin). On jette l’ancre à Antilla, petit village qu’on traversera rapidement en petit bus pour se rendre à Holguin, mais avant, la guide nous arrête en passant, face à une petite banque, et demande si on aurait besoin de se procurer quelques pesos convertibles (CUC)… Je vous résume un peu la suite puisque ça s’inscrit, on dirait, dans une suite d’anecdotes cubaines plus ou moins agréables…
Nous ne serons donc que deux à descendre, ce ne sera pas long, me suis dit… Ben non, la caissière, aimable, en a cependant eu pour une éternité avec le monsieur devant moi, puis à mon tour… Mais une fois de retour dans le bus, la guide m’interpelle pour que je retourne à la banque, apparemment il y a un problème avec un des 8 billets canadiens que je lui ai donnés (des nouveaux 20$ en polymère flambant neufs provenant de la banque!)… C’est qu’un de mes 8 billets neufs a pourtant un fâcheux défaut, de fabrication probablement, un des coins étant « tronqué » de quelque 5 mm x 5mm… et la banque ne l’accepte pas!😠 Je n’en ai pas d’autres sur moi, mon épouse non plus, et impossible de me le ré-échanger contre des pesos… Impasse, donc, et pas question de me laisser partir comme ça. Par chance, un couple de passagers du bus a réuni 4 billets de 5$ en échange de mon 20$... Merci à la guide pour son support et à mes « sauveteurs »!😎
Le bus repart donc vers Holguin pour l’excursion « La vie, façon cubaine » (100$/personne, repas du midi inclus). Globalement, nous avons bien apprécié cette visite, les danses indigènes 😉 😊et le repas sur une terrasse couverte et avec musiciens svp! Une ombre au tableau, cependant, et ça se reproduira à plusieurs reprises dans nos visites à Cuba : à certains endroits, comme dans un cimetière à Santiago de Cuba, il faut payer un supplément de 5CUCs (plus de 6,50$ CAD) pour pouvoir photographier! 😠Une première pour nous, laissant un goût amer… On a l’impression d’être des citrons à presser.

Jeudi 19 : Santiago de Cuba. Excursion choisie : « Santiago panoramique » dont une partie se fait en bus confortable. Une visite appréciée, avec une guide compétente; par contre, le changement de la garde près du mausolée de Jose Marti est un peu décevant (le changement de la garde présidentielle à Athènes, en Grèce, nous avait davantage captivés).

Vendredi 20 : Montego Bay, JAMAÏQUE. Excursion choisie: Greenwood Great House & Falmouth. Guide intéressant, pendant le trajet il nous situe aussi au niveau de la situation socio-économique en Jamaïque. À Falmouth, la balade libre a été écourtée, on s’est retrouvé en pleine rue devant une querelle entre deux gaillards aux allures peu recommandables… 😮 et l’église paroissiale qui était fermée ce jour-là… Moyen. Photos: vue du port et vue imprenable prise du Greenwood Great House.

Samedi 21: Cienfurgos. Excursion choisie : « Tour de ville de Cienfuegos ». Encore une fois une visite intéressante et variée, avec une guide sympathique et qui connaissait son sujet. 😎Dernier arrêt au Palacio de Valle, superbe bâtiment, puis, tout près on a droit à un cocktail et à un spectacle endiablé sur une immense terrasse couverte, près de l’eau.


Dimanche 22 : Punta Frances (Ile de la Jeunesse). Aucune excursion (en fait, une seule est proposée, pour aller faire du snorkel), et on utilise des navettes (les chaloupes du navire) pour aller à terre. Belle longue plage, c’est à peu près tout, à ce que nous avons pu voir…

Lundi 23 : retour à La Havane; débarquement du navire.
En retard de plus d’une heure, nous prenons le bus de transfert vers l’hôtel Melia Peninsula (4½*), à Varadero pour un séjour en tout inclus de 3 nuits, en compagnie d’amis qui sont là depuis une semaine. Je résume la réception : accueil tiède et beau cafouillage 🏴☠️qui nous a valu en tout 1h30 d’attente… Bel emplacement, sentiers bordés de végétation, palmiers, etc, le paradis. Chambre fade, zéro décoration, besoin de rénovation, incluant l’extérieur, balcon, etc. Très bon service, par contre, surtout la femme de chambre. Nourriture : le buffet est grand mais les mets sont à peu de choses près les mêmes; pas dans ma conception d’un 4½ étoiles. 😕
Les 24 et 25 : La farniente, belle immense piscine, un peu d’animation, juste assez… Restos à la carte : le resto japonais est bien, on a passé une belle soirée avec notre cuisinier animateur. Pour les autres restos, nos amis les avaient essayés et c'était pauvre (asiatique, mexicain et français, de mémoire.)

Jeudi 26 : Lever tôt pour prendre notre bus de transfert de l’hôtel vers l’aéroport de Varadero prévu pour 7h… mais arrivé à 8h15! 😠 Puis, à l’aéroport, ne pas oublier de passer payer notre taxe de 25 CUC. Peu après, on passe à la douanière avec encore une prise de photo, tout se passe bien pour nos amis et mon épouse, mais moi, ben non, elle scrute mon passeport et mon visa en fronçant les sourcils, fait un appel, puis me dit – Veuillez reculer et patienter cinq minutes – Il y a un problème? – Non, non, pas de problème… N’empêche qu’une autre dame vient et repart avec mes passeport et visa… Puis elle revient, et la douanière me rappelle, me les remet avec un simple « OK »… Faut pas chercher à comprendre! 🏴☠️ Pour ce qui est de la croisière, mon épouse et moi en avons discuté entre nous et avec d’autres passagers: dans l’ensemble c’était bien mais si c’est ta première croisière tu en seras ravi, comme on l’avait été en 1984 sur un navire deux fois plus petit!... Je ne dis pas ça avec condescendance, c’est tout simplement qu’il peut être difficile de s’imaginer ce que c’est de se retrouver à bord d’un navire récent, plus luxueux, beaucoup plus gros, aux nombreux espaces publics où se divertir ou relaxer et aux cabines plus grandes… (Les photos c’est bien mais ce n’est pas tout, il faut avoir les pieds dedans!) … Cela pour un meilleur rapport qualité/prix, tout compte fait… Pour le moment, les compagnies de croisière américaines ne vont pas à Cuba… Ça pourrait changer à moyen terme, mais est-ce que ce sera pour le mieux? Pas certain…🤪 En terminant, exception faite des visites agréables, des guides compétents et sympathiques qui ont su nous faire connaître de beaux sites, des bons Mojitos, je suis déçu de Cuba. On devait avoir des attentes irréalistes à plusieurs points de vue, d’abord à propos du peuple cubain, dont la réputation de gentillesse, surfaite, est loin d’être omniprésente, et encore, elle n’est en général pas désintéressée… Et surtout, on ne pensait jamais être l’objet de contrôles aussi fréquents qu’agaçants et d’être soumis à des pertes de temps au final aussi importantes.🏴☠️ Les nombreux transferts (la plupart avec la compagnie Cubanacan, qui a pourtant de beaux véhicules) sont généralement très en retard et mal organisés; avant de monter on ne veut pas de nos billets électroniques, mais après, on perd 10 minutes pour vérifier les listes et prendre les présences dans le bus, etc. Pas fort et pas sécuritaire. En gros, on a combiné une croisière avec 2 courts séjours terrestres pour avoir une vue d’ensemble de Cuba, mais on se rend compte que cette formule ne nous convient pas, surtout pas à Cuba! Mea culpa en partie, donc.

Rencontre avec un représentant du voyagiste à Cuba, Eduardo, sympathique et parlant un français tout à fait convenable. Il nous donne une carte de la ville et nous fait part de quelques infos, etc. C’est lui qui nous « vendra » un intéressant tour de ville avec guide pour le lendemain et un forfait souper-spectacle pour le soir, comprenant un bon cocktail Mojito, un bon repas cubain et un spectacle pour le moins dépaysant, une soirée cubaine des années ‘50 avec musique, danse, une quinzaine de musiciens / chanteurs sur scène, danseurs, etc à la « Sociedad cultural Rosalia de Castro » (29 CUCs p.p.). 😎 Bref, belle soirée, si ce n’est que plus tard autour de nous on commencera à fumer le cigare…😕 Le taxi aller-retour de l’hôtel aura coûté 20 CUCs et sera en retard de 30 minutes (c’est le chauffeur qui avait insisté pour revenir nous prendre, à l’heure précise…)

Finalement, entre tout ça, je résume, avec nos amis on se sera senti en sécurité et beaucoup promené à pied aux alentours, mais pas après le coucher du soleil… Faut pas attiser, quand même! Pour l’eau, on a trouvé un petit kiosque dépanneur qui vendait de l’eau de source en bouteilles de 500ml pour 0,45 CUC : abordable, quand même, en tout cas bien plus qu’à l’hôtel… Mais sa tenancière se montre rapidement impatiente si on ne saisit pas du coup son espagnol… 😕

Lundi 16 : Nous saluons nos amis après le déjeuner pour se préparer à quitter l’hôtel, notre transfert vers le port doit nous prendre vers midi (Cubanacan)… finalement, ce sera passablement plus tard… Direction Terminal de Cruceros (Terminal de croisières); on passe faire étiqueter nos bagages… Et embarquement pour la croisière sur le Louis Cristal (CubaCruises) autour de 14h… Accueil et surtout réception plutôt froids, 😐contrastant avec ce à quoi on nous avait habitués chez Celebrity…; départ prévu de La Havane à 23h30… Finalement ce sera plutôt minuit trente… et nous serons au lit.
En passant, avant d’accéder au navire, on passe la douane, scan/rayons X… et pour retourner à terre 30 minutes plus tard pour explorer les environs du port, faut repasser au douanier, remontrer patte blanche (même avec la carte du bateau en mains)… Passeport, qu’il me dit! - Ah? Une photocopie ça ferait pas? – Non, l’original! … Bon, on retourne sur le bateau, mais, vu l’extrême importance du visa, un tout petit papier qu’on a intérêt à ne pas perdre, et vu que le douanier n’a parlé que des passeports, on décide de laisser nos visas dans le coffret de sureté… Erreur!!! De retour en bas, le même douanier feuillette notre passeport, frrttt!… - Où est votre visa???... – Merde, vous ne nous avez pas parlé du visa, tantôt!...😠 Là c’en est trop, ras le bol de leurs cérémonies, retour sur le bateau et on y restera! Adieu La Havane!
On passe casser la croûte un peu au buffet Leda, pont 9. Pas si mal pour se sustenter un peu… Faut pas trop en demander, après tout! Le souper, maintenant. A la salle à manger Almathia, pont 8, on nous assigne une table de 8, avec d’autres Québécois francophones, 2 couples d’amis sympathiques, auxquels viendront se greffer d’autres personnes, variant selon les soirs… Bon point pour le personnel d’accueil qui se donne cette « peine » de regrouper les francos... 😏Ah, j’oubliais, pour souper au premier service, il fallait se pointer entre 18h00 et 18h15, sinon ça irait au deuxième service. On n’est pas forgés à cette rigueur, nous étant habitués lors des croisières précédentes au « Select Dining » où on pouvait se présenter à notre guise entre environ 18h et 21h, de mémoire. Nos serveurs, Sanjeev et Ruwel, aussi amicaux qu’efficaces, rendront nos soupers très agréables, en compagnie de nos voisins de table pour le moins divertissants! 😎Monica nous apportait toujours cocktails et vins avec gentillesse et un grand sourire. Nourriture en salle à manger au souper : très bien et varié en général, sauf à notre avis les salades, dont les laitues manquaient souvent de fraîcheur (bords « rouillés », etc…) Somme toute, de bons points pour cette croisière! 🙂
Divertissement à bord : de bons points encore une fois. Les spectacles de soirée au « Muses Lounge » sont divertissants 😮grâce aux excellentes prestations des chanteurs, danseurs et « gymnastes », la seule petite ombre au tableau étant que si chaque soir le contenu est différent, la formule est la même. Ah j’oubliais… la disposition de la salle laisse à désirer, avec ses trop grandes tables et ses fauteuils tout coincés… Plus le style cabaret que salle de spectacle.🤪
Mardi 17 : En mer. Au petit matin, la chasse de notre toilette manque de souffle et n’aspire plus du tout… 😕Tiens, on n’a jamais vécu ce problème ailleurs; un réparateur passe toutefois rapidement changer la valve défectueuse. Après le déjeuner, nouvelle exploration du bateau… vite effectuée. Le navire est propre, mais effectivement ordinaire
(l’agence de voyage m’avait bien prévenu, je ne peux lui en vouloir), décoration quelque peu banale sinon enfantine, avec ces appliques de fleurs multicolores collées un peu partout… Pour les lecteurs québécois, je dirais même « quétaine »… 😉On rencontre nos gentilles femmes de chambre 😊(tiens, du nouveau pour nous, lors des 6 croisières précédentes on avait eu des messieurs). Pour les débarbouillettes brillant par leur absence, des amis nous donnent un tuyau : c’est à elles qu’on doit demander de nous en dénicher… Avec succès, on en aura tous les jours. Ouf!... Ah j’allais oublier… pour le coffret de sûreté, ben c’est pas compris… Une option de 24$ pour la semaine… Comprenant le prêt d’une petite « clé » magnétique qu’il faut traîner avec soi, et non pas comme habituellement un NIP de 4 chiffres… Et ne perds pas ta clé sinon tu leur dois 75$! Le lit : confort correct, sans plus, et il est trop bas, nos bagages, cette fois, n’entrent pas sous le lit.Demain, première escale. Mentionnons qu’on a acheté sur le navire 4 excursions en tout (à Holguin, Santiago de Cuba, Montego Bay (Jamaïque) et Cienfuegos; là le personnel du bureau des excursions, avec Nikola à la tête, a marqué des points en nous trouvant des guides pouvant s’exprimer en français, 🙂 pour les 4 excursions (sur les 675 passagers, on n’était quand même que 83 francophones). Je dois être honnête, chez Celebrity on n’a jamais senti que c’était une priorité pour eux 😠(en 6 croisières, on n’avait eu qu’une seule fois un guide francophone, à Labadee).
Ah!, question santé, Cuba ne fait pas dans la dentelle avec les touristes : avant de débarquer, de mémoire à au moins 3 des 4 escales, du personnel médical (2 à 3 personnes) monte à bord pour prendre notre température corporelle🙁, Dieu merci ils utilisent un thermomètre frontal… 😉On y passe tous, à la queue leu leu, et personne ne débarque tant que tous les passagers et le personnel aient été vérifiés (on n’a jamais vu ça auparavant)… Ça prendra le temps que ça prendra!🏴☠️
Mercredi 18 : Antilla (Holguin). On jette l’ancre à Antilla, petit village qu’on traversera rapidement en petit bus pour se rendre à Holguin, mais avant, la guide nous arrête en passant, face à une petite banque, et demande si on aurait besoin de se procurer quelques pesos convertibles (CUC)… Je vous résume un peu la suite puisque ça s’inscrit, on dirait, dans une suite d’anecdotes cubaines plus ou moins agréables…
Nous ne serons donc que deux à descendre, ce ne sera pas long, me suis dit… Ben non, la caissière, aimable, en a cependant eu pour une éternité avec le monsieur devant moi, puis à mon tour… Mais une fois de retour dans le bus, la guide m’interpelle pour que je retourne à la banque, apparemment il y a un problème avec un des 8 billets canadiens que je lui ai donnés (des nouveaux 20$ en polymère flambant neufs provenant de la banque!)… C’est qu’un de mes 8 billets neufs a pourtant un fâcheux défaut, de fabrication probablement, un des coins étant « tronqué » de quelque 5 mm x 5mm… et la banque ne l’accepte pas!😠 Je n’en ai pas d’autres sur moi, mon épouse non plus, et impossible de me le ré-échanger contre des pesos… Impasse, donc, et pas question de me laisser partir comme ça. Par chance, un couple de passagers du bus a réuni 4 billets de 5$ en échange de mon 20$... Merci à la guide pour son support et à mes « sauveteurs »!😎
Le bus repart donc vers Holguin pour l’excursion « La vie, façon cubaine » (100$/personne, repas du midi inclus). Globalement, nous avons bien apprécié cette visite, les danses indigènes 😉 😊et le repas sur une terrasse couverte et avec musiciens svp! Une ombre au tableau, cependant, et ça se reproduira à plusieurs reprises dans nos visites à Cuba : à certains endroits, comme dans un cimetière à Santiago de Cuba, il faut payer un supplément de 5CUCs (plus de 6,50$ CAD) pour pouvoir photographier! 😠Une première pour nous, laissant un goût amer… On a l’impression d’être des citrons à presser.

Jeudi 19 : Santiago de Cuba. Excursion choisie : « Santiago panoramique » dont une partie se fait en bus confortable. Une visite appréciée, avec une guide compétente; par contre, le changement de la garde près du mausolée de Jose Marti est un peu décevant (le changement de la garde présidentielle à Athènes, en Grèce, nous avait davantage captivés).

Vendredi 20 : Montego Bay, JAMAÏQUE. Excursion choisie: Greenwood Great House & Falmouth. Guide intéressant, pendant le trajet il nous situe aussi au niveau de la situation socio-économique en Jamaïque. À Falmouth, la balade libre a été écourtée, on s’est retrouvé en pleine rue devant une querelle entre deux gaillards aux allures peu recommandables… 😮 et l’église paroissiale qui était fermée ce jour-là… Moyen. Photos: vue du port et vue imprenable prise du Greenwood Great House.

Samedi 21: Cienfurgos. Excursion choisie : « Tour de ville de Cienfuegos ». Encore une fois une visite intéressante et variée, avec une guide sympathique et qui connaissait son sujet. 😎Dernier arrêt au Palacio de Valle, superbe bâtiment, puis, tout près on a droit à un cocktail et à un spectacle endiablé sur une immense terrasse couverte, près de l’eau.


Dimanche 22 : Punta Frances (Ile de la Jeunesse). Aucune excursion (en fait, une seule est proposée, pour aller faire du snorkel), et on utilise des navettes (les chaloupes du navire) pour aller à terre. Belle longue plage, c’est à peu près tout, à ce que nous avons pu voir…

Lundi 23 : retour à La Havane; débarquement du navire.
En retard de plus d’une heure, nous prenons le bus de transfert vers l’hôtel Melia Peninsula (4½*), à Varadero pour un séjour en tout inclus de 3 nuits, en compagnie d’amis qui sont là depuis une semaine. Je résume la réception : accueil tiède et beau cafouillage 🏴☠️qui nous a valu en tout 1h30 d’attente… Bel emplacement, sentiers bordés de végétation, palmiers, etc, le paradis. Chambre fade, zéro décoration, besoin de rénovation, incluant l’extérieur, balcon, etc. Très bon service, par contre, surtout la femme de chambre. Nourriture : le buffet est grand mais les mets sont à peu de choses près les mêmes; pas dans ma conception d’un 4½ étoiles. 😕
Les 24 et 25 : La farniente, belle immense piscine, un peu d’animation, juste assez… Restos à la carte : le resto japonais est bien, on a passé une belle soirée avec notre cuisinier animateur. Pour les autres restos, nos amis les avaient essayés et c'était pauvre (asiatique, mexicain et français, de mémoire.)

Jeudi 26 : Lever tôt pour prendre notre bus de transfert de l’hôtel vers l’aéroport de Varadero prévu pour 7h… mais arrivé à 8h15! 😠 Puis, à l’aéroport, ne pas oublier de passer payer notre taxe de 25 CUC. Peu après, on passe à la douanière avec encore une prise de photo, tout se passe bien pour nos amis et mon épouse, mais moi, ben non, elle scrute mon passeport et mon visa en fronçant les sourcils, fait un appel, puis me dit – Veuillez reculer et patienter cinq minutes – Il y a un problème? – Non, non, pas de problème… N’empêche qu’une autre dame vient et repart avec mes passeport et visa… Puis elle revient, et la douanière me rappelle, me les remet avec un simple « OK »… Faut pas chercher à comprendre! 🏴☠️ Pour ce qui est de la croisière, mon épouse et moi en avons discuté entre nous et avec d’autres passagers: dans l’ensemble c’était bien mais si c’est ta première croisière tu en seras ravi, comme on l’avait été en 1984 sur un navire deux fois plus petit!... Je ne dis pas ça avec condescendance, c’est tout simplement qu’il peut être difficile de s’imaginer ce que c’est de se retrouver à bord d’un navire récent, plus luxueux, beaucoup plus gros, aux nombreux espaces publics où se divertir ou relaxer et aux cabines plus grandes… (Les photos c’est bien mais ce n’est pas tout, il faut avoir les pieds dedans!) … Cela pour un meilleur rapport qualité/prix, tout compte fait… Pour le moment, les compagnies de croisière américaines ne vont pas à Cuba… Ça pourrait changer à moyen terme, mais est-ce que ce sera pour le mieux? Pas certain…🤪 En terminant, exception faite des visites agréables, des guides compétents et sympathiques qui ont su nous faire connaître de beaux sites, des bons Mojitos, je suis déçu de Cuba. On devait avoir des attentes irréalistes à plusieurs points de vue, d’abord à propos du peuple cubain, dont la réputation de gentillesse, surfaite, est loin d’être omniprésente, et encore, elle n’est en général pas désintéressée… Et surtout, on ne pensait jamais être l’objet de contrôles aussi fréquents qu’agaçants et d’être soumis à des pertes de temps au final aussi importantes.🏴☠️ Les nombreux transferts (la plupart avec la compagnie Cubanacan, qui a pourtant de beaux véhicules) sont généralement très en retard et mal organisés; avant de monter on ne veut pas de nos billets électroniques, mais après, on perd 10 minutes pour vérifier les listes et prendre les présences dans le bus, etc. Pas fort et pas sécuritaire. En gros, on a combiné une croisière avec 2 courts séjours terrestres pour avoir une vue d’ensemble de Cuba, mais on se rend compte que cette formule ne nous convient pas, surtout pas à Cuba! Mea culpa en partie, donc.
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Que voir au Mexique ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans ce vaste pays (carte).
Le Mexique se compose de 31 états plus le District Fédéral de Mexico (ville). Au niveau touristique, on peut diviser le pays en trois parties :
- Le Nord : c'est la partie entre les États-Unis et le nord de la ville de Mexico. Etats : Aguascalientes, Basse-Californie, Basse-Californie du Sud, Chihuahua, Coahuila, Durango, Nayarit , Nuevo Leon, San Luis Potosi, Sinaloa, Sonora, Tamulipas, Zacatecas.
- Le Centre : concerne toute la zone autour de la capitale. Etats : Colima, Guanajuato, Guerrerro, Hidalgo, Jalisco, Mexico (état), Michocacan, Morelos, Puebla, Querétaro de Arteaga, Tlaxcala, Veracruz (nord), plus Mexico Distrito Federal.
- Le Sud : la partie du pays qui va du sud de la ville de Mexico à la frontière avec le Guatemala. Etats : Campeche, Chiapas, Oaxaca, Tabasco, Quintana Roo, Veracruz (sud), Yucatan.
1- LE NORDAguacalientes : c'est la capitale de l'état du même nom avec plusieurs musées et un centre historique.Alamos : une superbe cité coloniale de la côte nord-ouest du Mexique.Chihuahua : ville moderne avec cependant un petit centre ancien.Ciudad Cuauhtémoc : la ville et ses environs accueillent la plus importante communauté Ménnonite au monde (50 000 personnes).Ciudad Juarez : grosse agglomération frontalière des États-Unis (Texas) connue malheureusement d'abord pour sa criminalité démentielle.Ciudad Obregon : grande ville de la côte du Sonora surtout utilisée comme base pour visiter les environs.Creel : un bon point de départ pour découvrir les environs dont en premier lieu le Copper Canyon.Durango : la capitale de l'état du même nom possède un joli centre historique.El Fuerte : belle petite ville coloniale du nord du Mexique.Hermosillo : une grande ville de la côte du Sonora.Los Mochis : port de la côte Pacifique connu pour être le terminus du train Chihuahua al Pacifico qui le relie à la ville de Chihuahua (670 km) via les superbes paysages du Copper Canyon.Matamoros : ville frontalière des USA (Texas) utilisée par les américains pour faire leurs courses.Mazatlan : station balnéaire réputée de la côte nord du Pacifique.Monterrey : troisième ville du Mexique et une activité avant tout commerciale et industrielle.Nogales : ville frontalière des États-Unis (Arizona) utilisée comme souvent dans ce cas par les américains pour faire leurs courses.Paquimé : avec sa zone archéologique, Paquimé est un des rares sites précolombiens du nord du Mexique. Puerto Penasco : station balnéaire du nord du Golfe de Californie très appréciée des américains.Real de Catorce : dans un environnement désertique, cette jolie bourgade est au coeur d'une zone de randonnées. C'est aussi un lieu de pèlerinage pour les indiens de la région.Riviera Nayarita : c'est la zone littorale Pacifique de l'état du Nayarit (150 km). On y trouve plusieurs petites stations balnéaires appréciées notamment des surfeurs (Chacala, San Blas, Sayulita…).Saltillo : la capitale de l'état du Coahuila possède un beau centre historique et plusieurs musées.San Luis Potosi : la capitale de l'état du même nom offre un très beau panorama de tous les styles architecturaux de l'époque coloniale.Tampico : port industriel des Caraïbes, Tampico possède un centre-ville "à l'architecture variée" ainsi que quelques plages.Train Chihuahua al Pacifico : petit train touristique reliant Chihuahua à Los Mochis sur la côte Pacifique (670 km) dans de superbes paysages notamment au niveau du Copper Canyon.Zacatecas : superbe ville coloniale minière perchée à 2 400 m d'altitude. Son centre ancien est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.1.1- Basse Californie (états)Basse Californie : presqu'île dans le prolongement de la Californie appréciée pour ses paysages (désert, volcans, côtes…). C'est également un haut lieu pour les plages, le surf, la pêche, la randonnée et l'observation des baleines.Cabos San Lucas : station balnéaire à la pointe de la Basse Californie réputée pour ses plages, la plongée, la pêche et l'observation des baleines.Ensenada : ville portuaire sur le Pacifique habituée aux bateaux de croisières. Elle est aussi au centre d'une zone propice au surf, au canoë, à la baignade et à la randonnée.La Paz : la capitale de Basse Californie, proche des îles classées du Golfe de Californie, est reconnue pour ses plages, le snorkeling, l'observation des baleines et accessoirement son animation.Mexicali : ville frontière avec les USA (Californie) utilisée par les américains comme lieu de "shopping et de fiestas".San Ignacio : petite oasis au sud de la Basse Californie avec une belle mission datant de l'époque coloniale.Santa Rosalia : sur la Mer de Cortès, cette petite ville à "l'architecture française" est le point de départ des ferries faisant la liaison avec l'autre rive du Golfe de Californie.Sierra de San Francisco : un ensemble de grottes qui abritent des peintures rupestres considérées comme parmi les plus belles au monde. Tijuana : limitrophe avec les États-Unis (Californie), la ville reçoit quotidiennement 300 000 personnes en provenance des USA venues pour affaires, shopping ou simplement faire la fête.Todos Santos : petit village du sud de la Basse Californie réputé pour le surf.1.2- Patrimoine naturelBahia Concepcion : vaste baie s'ouvrant sur la Mer de Cortès. Le site est réputé pour ses très beaux paysages et ses plages.Cascade de Basaseachi : c'est une des plus hautes cascades du Mexique (246 m) située dans le parc national du même nom.Cascade de Piedra Volada : la plus haute du Mexique avec ses 453 m de chute.Cumbres de Majalca : parc national du nord du Mexique réputé pour ses formations rocheuses qu'on peut escalader. Le site se découvre également en randonnée.Cumbres de Monterrey : ce parc offre des possibilités de treks et d'escalade dans de beaux paysages aux portes de la ville de Monterrey.Cuatro Ciénegas : oasis de la région désertique du nord-est où se trouvent plusieurs bassins et sources dans lesquels on peut plonger.Copper Canyon : six canyons impressionnants avec des cascades et des petits villages où on peut randonner à pied ou à cheval. On peut aussi découvrir les lieux avec le (train) Ferrocarril Chihuahua al Pacifico.Désert de Altar : une vaste étendue désertique de l'état du Sonora caractérisée notamment par ses dunes et immenses cactus.El Pinacate : réserve naturelle d'origine volcanique entre le Golfe de Californie et la frontière US.Iles du Golfe de Californie : 244 îles (plus les côtes) réputées pour leurs fonds et leur faune marine (baleines, dauphins…).Matacanes : un canyon de la région de Monterrey connu pour être un haut lieu des sports extrêmes (escalade, canyoning…).Sanctuaire des baleines d'El Vizcaino : classé à l'UNESCO, ce site marin est le lieu d'hivernage des baleines grises ainsi que d'autres espèces (lions de mer, tortues…).Sierra de San Pedro Martir : longue chaine de montagne de Basse Californie dans laquelle on peut randonner.Xilitla : région proche de San Luis Potosi reconnue pour ses paysages (et ses petits villages) où on peut randonner.2- LE CENTREAcapulco : avec sa baie et ses plongeurs, la station balnéaire d'Acapulco est parmi les plus célèbres des Amériques.Cholula : ville du centre du Mexique connue pour ses églises et surtout sa pyramide précolombienne.Cuernacava : ville touristique agréable fréquentée notamment par les habitants de la capitale. Elle possède de nombreux musées et d'innombrables bâtiments datant de l'époque coloniale.Costa Esmeralda : c'est une zone de plages entre Veracruz et Tampico.Dolores Hidalgo : petite ville historique d'altitude avec pas mal de bâtiments de l'époque espagnole.Guadalajara : seconde agglomération du Mexique avec un beau centre urbain mélangeant différents styles architecturaux.Guanajuato : superbe ville minière à l'architecture coloniale. Elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Ixtapa-Zihuatanejo : c'est à la fois une station balnéaire et une escale pour les paquebots sur la côte Pacifique. Manzanillo : c'est la principale station balnéaire entre Puerto Vallarta et Acapulco. Elle est réputée pour le sports nautiques, la plongée et la pêche en mer.Melaque : station balnéaire du Jalisco, sur le Pacifique, juste à côté de La Manzanilla et Barra de Navidad qui sont du même genre.Mexico : capitale et ville immense, Mexico possède un centre historique, des musées et des parcs qui méritent une visite.Morelia : un superbe centre colonial classé au patrimoine de l'UNESCO pour la capitale du Michoacan.Oaxtepec : petite ville qui vit essentiellement du tourisme local grâce notamment à ses centres de vacances.Patzcuaro : une belle petite ville coloniale de montagne en bordure de lac.Monastères des versants du Popocatepetl : 14 monastères de l'époque espagnole (XVIe siècle) classés à l'UNESCO.Puebla : c'est une des plus grandes agglomérations du Mexique. Son centre historique est classé au patrimoine de l'UNESCO.Puerto Vallarta : station balnéaire réputée du centre de la côte Pacifique.Querétaro : une autre belle ville coloniale classée à l'UNESCO.San Miguel de Allende : superbe cité coloniale inscrite elle aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO.Missions franciscaines de la Sierra Gorda : cinq missions de l'époque espagnole classées à l'UNESCO et réparties au coeur de la région montagneuse de la Sierra Gorda.Taxco : très belle petite ville coloniale à une centaine de kilomètres au sud de Mexico.Tepatitlan : proche de Guadalajara, la ville est connue pour sa cathédrale et son architecture baroque.Tepoztlan : la bourgade attire nombre de touristes mexicains pour son cadre, son marché et sa pyramide précolombienne.Tequila : lieu de naissance de la célèbre boisson. L'activité touristique de la ville et de ses environs (champs d'agaves) tourne logiquement autour de la téquila.Toluca : c'est une des plus grandes villes du pays, proche de Mexico. Elle compte quelques vestiges de l'époque coloniale.Veracruz : grand port de la côte Caraïbes avec quelques témoignages de son passé historique.Xalapa : ville culturelle possédant également de beaux bâtiments coloniaux.Xochimilco : à la périphérie de Mexico. Célèbre pour ses canaux et jardins flottants.2.1- Sites précolombiensCacaxtla : site précolombien au sud-est de Mexico. Il est un peu connu pour ses peintures murales.El Tajin : classé à l'UNESCO c'est un site précolombien parmi les plus importants du centre du pays.Tamuin : la localité abrite trois sites archéologiques importants de la culture Huaxtèques.Teotihuacan : proche de Mexico cet important site classé à l'UNESCO possède les plus grandes pyramides jamais construites de l'époque précolombienne.Tula : ancienne capitale des Toltèques.Xochitecatl : site précolombien au sud-est de Mexico.Xochicalco : un site précolombien de l'état de Morelos classé à l'UNESCO.2.2- Patrimoine naturelLac de Catemaco : petit lac du Veracruz qu'on peut découvrir en bateau. Celui-ci est limitrophe d'une zone naturelle littorale dans laquelle on peut randonner et observer les oiseaux dans de beaux paysages.Lac de Chapala : c'est le plus grand lac du Mexique et aussi un lieu de villégiature pour de très nombreux nord-américains.Lac de Patzcuaro : un grand lac avec des îles de pêcheurs sur lequel on peut se balader en bateau.Popocatepetl : proche de Mexico, ce volcan de 5 426 m est le deuxième sommet du Mexique. On peut en faire l'ascension. C'est aussi sur ses pente qu'on trouve 14 monastères du XVIe siècle classés à l'UNESCO.Réserve de biosphère du papillon monarque : à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, une vallée qui voit arriver chaque hiver des centaines de millions de papillons.Sierra Gorda : zone naturelle de montagnes, de rivières et de cascades du nord de l'état de Querétaro. Celle-ci renferme également cinq missions de l'époque espagnole classées à l'UNESCO.Sierra Norte de Puebla : zone montagneuse, avec de beaux paysages, dans laquelle on peut randonner.3- LE SUDBoca del Cielo : une station balnéaire du Pacifique, pas très loin du Guatemala.Catemaco : bourgade du sud du Veracruz servant d'abord de base à la découverte des environs (paysages, lacs, mangrove, faune, plages, activités nature…).Chamula : petite ville des Chiapas connue pour son église et son marché.Comitan : superbe cité coloniale des Chiapas proche du Guatemala.Huatulco : cette région côtière est la principale zone balnéaire du Oaxaca avec notamment pas mal de "tout-inclus".Oaxaca : capitale de l'état du même nom, Oaxaca possède de très nombreux bâtiments de l'époque coloniale qui lui confèrent un charme certain. Son centre est d'ailleurs classé à l'UNESCO.Puerto Escondido : station balnéaire du Pacifique appréciée pour le surf, la pêche et les balades en mer pour observer la faune marineSan Cristobal de las Casas : superbe ville des Chiapas à l'architecture coloniale. C'est aussi la base pour découvrir les petits villages indiens des alentours.Tlacotalpan : village du sud du Veracruz où se mélangent architectures espagnoles et caraïbes. Le site est classé à l'UNESCO.Tuxlta Gutierrez : grande ville des Chiapas servant avant tout de point de départ pour la découverte du Canyon du Sumidero tout proche.Villahermosa : une ville entre Cancun et Mexico avec quelques musées.Zipolite-Mazunte : deux villages contigus en bordure de Pacifique appréciés pour leurs plages et le surf.3.1- Péninsule du Yucatan (Campeche, Quintana Roo, Yucatan)Campeche : un très beau centre historique fortifié de l'époque coloniale pour ce port des Caraïbes. Il est d'ailleurs classé à l'UNESCO.Cancun : c'est LA station balnéaire des Caraïbes pour essentiellement une clientèle nord-américaine. Champoton : petite ville de l'état de Campeche avec de belles plages.Chetumal : la ville frontière avec le Belize. Elle possède un musée de la culture Maya. Cozumel : c'est la grande île du Yucatan face à Playa del Carmen. Elle est appréciée des visiteurs pour ses plages et surtout la plongée. On y trouve également quelques vestiges mayas.Cuzama : une commune du Yucatan connue pour ses "cenotes" (larges puits souterrains naturels).Holbox : petite île relativement peu touristique proche de Cancun où on peut pêcher et observer les requins-baleines, les tortues, les crocodiles et les oiseaux.Isla Mujeres : l'île face à Cancun est appréciée pour ses plages et la plongée.Merida : c'est la capitale du Yucatan. Elle possède un des plus grands centres historiques d'Amérique Latine.Playa del Carmen : une station balnéaire appréciée des européens au coeur de la Riviera Maya.Puerto Morelos : petite station balnéaire entre Cancun et Playa del Carmen. Riviera Maya : zone littorale touristique (avec nombre de "tout-inclus") s'étendant au sud de Cancun sur environ 130 km. Elle est réputée pour ses plages, la plongée et autres activités nautiques.Tulum : la ville sur la route du Belize est connue avant tout pour son beau site maya situé face à la mer.Valladolid : petite ville de type colonial pas très loin de Chichen Itza. On y trouve aussi des "cenotes".Xcalak : village de la Laguna de Bacalar face au Belize. Outre ses plages, c'est une bonne base pour la plongée et la pêche dans la lagune.3.2- Sites précolombiensBonampak : un site archéologique maya de la région des Chiapas proche de la frontière avec le Guatemala. Calakmul : une des plus anciennes et impressionnantes cités mayas de la péninsule du Yucatan située pas loin de la frontière avec le Guatemala. Elle est classée à l'UNESCO.Chichen Itza : le plus grand, le mieux restauré et le plus visité de tous les sites Mayas du Yucatan. Il est classé à l'UNESCO.Coba : site archéologique d'une ancienne ville maya niché au coeur de la forêt du YucatanEk' Balam : moins visité que ses voisins, Ek' Balam est néanmoins un vestige maya relativement important. Kabah : site archéologique maya situé sur la Ruta Puuc.Labna : autre site archéologique maya de la Ruta Puuc.Loltun : grottes du Yucatan dans lesquelles se trouvent aussi des peintures murales.Mayapan : un site maya situé au sud de Merida.Mitla : petit site précolombien à une quarantaine de kilomètres de Oaxaca dans lequel se trouvent des grottes préhistoriques classées à l'UNESCO.Monte Alban : vaste site précolombien proche de Oaxaca classé au patrimoine de l'UNESCO.Muyil : site maya à quelques kilomètres au sud de Tulum.Palenque : un des plus beaux témoignages mayas du Mexique niché dans la forêt des Chiapas. Il est classé au patrimoine de l'UNESCO.Ruta Rio Bec : un itinéraire au coeur du Campeche permettant de découvrir plusieurs sites mayas "secondaires" (Rio Bec, Xpujil…).Ruta Puuc : un itinéraire d'une cinquantaine de kilomètres pour découvrir plusieurs sites Maya-Puuc du Yucatan (Uxmal, Kabah, Labna…).Sayil : des vestiges maya situés sur la Ruta Puuc.Tonina : pas très loin de Palenque, Tonina est un site archéologique maya bien moins visité que son voisin.Tulum : dans la ville du même nom, un beau site maya situé face à la mer. Uxmal : un des plus beaux et des mieux conservés sites maya de la région. Il est aussi classé au patrimoine de l'UNESCO.Xelha : situé sur la côte est du Yucatan, l'endroit est à la fois un lieu archéologique maya et un un parc écotouristique permettant de voir les poissions de la côte.Xlapak : site archéologique maya de la Ruta Puuc.Yagul : site précolombien proche de la ville de Oaxaca dans lequel on trouve aussi des grottes préhistoriques classées à l'UNESCO.Yaxchilan : un site archéologique maya impressionnant de la région des Chiapas limitrophe du Guatemala.3.3- Patrimoine naturelAgua Azul : un ensemble de belles cascades sur la route de San Cristobal à Palenque.Canyon du Sumidero : un long canyon avec des falaises pouvant atteindre les 900 m où coule une rivière qu'on peut découvrir en bateau.Celestun : petit village côtier à l'ouest de Merida servant de base pour la découverte de la réserve naturelle du même nom qui abrite d'innombrables colonies de pélicans et flamants roses.Cuzama : petite localité du Yucatan connue pour ses "cenotes" (larges puits souterrains naturels).Laguna Miramar : un joli lac pas très loin du Guatemala au milieu de la jungle Lacandon.Lagunas de Montebello : grand lac des Chiapas. On peut randonner sur son pourtour.Réserve de Calakmul : une gigantesque réserve dans la jungle de la péninsule du Yucatan qui abrite plusieurs sites mayas et de nombreux animaux.Réserve de Sian Ka'an : classée à l'UNESCO, cette réserve est constituée de forêts tropicales, marais, mangroves et récifs coraliens. Elle abrite également une multitude d'espèces d'oiseaux. Réserve Montes Azules : appelée aussi Jungle Lacandon, c'est une zone assez difficile d'accès limitrophe du Guatemala. On y découvre (avec un guide) les communautés Lacandon, plusieurs sites mayas et la jungle en général.Rio Lagartos : entre Merida et Cancun, en bord de mer, la réserve naturelle de Rio Lagartos est reconnue pour l'observation des oiseaux.Xcaret Eco Park : sur la côte est du Yucatan. C'est un parc d'attractions à la fois basé sur l'environnement local et la culture mexicaine.Xelha Eco Parc : sur la côte du Yucatan, le lieu est à la fois un site archéologique maya et un un parc écotouristique permettant de voir les poissons de la côte.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Le Nord : Alamos; Bahia Concepcion; Basse Californie; Cabos San Lucas; Copper Canyon; El Fuerte; Iles du Golfe de Californie; La Paz; San Luis Potosi; Sierra de San Francisco; Train Chihuahua al Pacifico; Zacatecas.
- Le Centre : Cuernacava; Guanajuato; Mexico; Morelia; Patzcuaro; Puebla; San Miguel de Allende; Taxco; Teotihuacan; Xochimilco.
- Le Sud : Calakmul; Campeche; Chichen Itza; Coba; Cozumel; Merida; Monte Alban; Oaxaca; Palenque; Playa del Carmen; Puerto Escondido; Réserve de Sian Ka'an; Riviera Maya; Ruta Puuc; San Cristobal de las Casas; Tlacotalpan; Tulum; Uxmal; Yagul; Yaxchilan.
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Le Mexique se compose de 31 états plus le District Fédéral de Mexico (ville). Au niveau touristique, on peut diviser le pays en trois parties :
- Le Nord : c'est la partie entre les États-Unis et le nord de la ville de Mexico. Etats : Aguascalientes, Basse-Californie, Basse-Californie du Sud, Chihuahua, Coahuila, Durango, Nayarit , Nuevo Leon, San Luis Potosi, Sinaloa, Sonora, Tamulipas, Zacatecas.
- Le Centre : concerne toute la zone autour de la capitale. Etats : Colima, Guanajuato, Guerrerro, Hidalgo, Jalisco, Mexico (état), Michocacan, Morelos, Puebla, Querétaro de Arteaga, Tlaxcala, Veracruz (nord), plus Mexico Distrito Federal.
- Le Sud : la partie du pays qui va du sud de la ville de Mexico à la frontière avec le Guatemala. Etats : Campeche, Chiapas, Oaxaca, Tabasco, Quintana Roo, Veracruz (sud), Yucatan.
1- LE NORDAguacalientes : c'est la capitale de l'état du même nom avec plusieurs musées et un centre historique.Alamos : une superbe cité coloniale de la côte nord-ouest du Mexique.Chihuahua : ville moderne avec cependant un petit centre ancien.Ciudad Cuauhtémoc : la ville et ses environs accueillent la plus importante communauté Ménnonite au monde (50 000 personnes).Ciudad Juarez : grosse agglomération frontalière des États-Unis (Texas) connue malheureusement d'abord pour sa criminalité démentielle.Ciudad Obregon : grande ville de la côte du Sonora surtout utilisée comme base pour visiter les environs.Creel : un bon point de départ pour découvrir les environs dont en premier lieu le Copper Canyon.Durango : la capitale de l'état du même nom possède un joli centre historique.El Fuerte : belle petite ville coloniale du nord du Mexique.Hermosillo : une grande ville de la côte du Sonora.Los Mochis : port de la côte Pacifique connu pour être le terminus du train Chihuahua al Pacifico qui le relie à la ville de Chihuahua (670 km) via les superbes paysages du Copper Canyon.Matamoros : ville frontalière des USA (Texas) utilisée par les américains pour faire leurs courses.Mazatlan : station balnéaire réputée de la côte nord du Pacifique.Monterrey : troisième ville du Mexique et une activité avant tout commerciale et industrielle.Nogales : ville frontalière des États-Unis (Arizona) utilisée comme souvent dans ce cas par les américains pour faire leurs courses.Paquimé : avec sa zone archéologique, Paquimé est un des rares sites précolombiens du nord du Mexique. Puerto Penasco : station balnéaire du nord du Golfe de Californie très appréciée des américains.Real de Catorce : dans un environnement désertique, cette jolie bourgade est au coeur d'une zone de randonnées. C'est aussi un lieu de pèlerinage pour les indiens de la région.Riviera Nayarita : c'est la zone littorale Pacifique de l'état du Nayarit (150 km). On y trouve plusieurs petites stations balnéaires appréciées notamment des surfeurs (Chacala, San Blas, Sayulita…).Saltillo : la capitale de l'état du Coahuila possède un beau centre historique et plusieurs musées.San Luis Potosi : la capitale de l'état du même nom offre un très beau panorama de tous les styles architecturaux de l'époque coloniale.Tampico : port industriel des Caraïbes, Tampico possède un centre-ville "à l'architecture variée" ainsi que quelques plages.Train Chihuahua al Pacifico : petit train touristique reliant Chihuahua à Los Mochis sur la côte Pacifique (670 km) dans de superbes paysages notamment au niveau du Copper Canyon.Zacatecas : superbe ville coloniale minière perchée à 2 400 m d'altitude. Son centre ancien est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.1.1- Basse Californie (états)Basse Californie : presqu'île dans le prolongement de la Californie appréciée pour ses paysages (désert, volcans, côtes…). C'est également un haut lieu pour les plages, le surf, la pêche, la randonnée et l'observation des baleines.Cabos San Lucas : station balnéaire à la pointe de la Basse Californie réputée pour ses plages, la plongée, la pêche et l'observation des baleines.Ensenada : ville portuaire sur le Pacifique habituée aux bateaux de croisières. Elle est aussi au centre d'une zone propice au surf, au canoë, à la baignade et à la randonnée.La Paz : la capitale de Basse Californie, proche des îles classées du Golfe de Californie, est reconnue pour ses plages, le snorkeling, l'observation des baleines et accessoirement son animation.Mexicali : ville frontière avec les USA (Californie) utilisée par les américains comme lieu de "shopping et de fiestas".San Ignacio : petite oasis au sud de la Basse Californie avec une belle mission datant de l'époque coloniale.Santa Rosalia : sur la Mer de Cortès, cette petite ville à "l'architecture française" est le point de départ des ferries faisant la liaison avec l'autre rive du Golfe de Californie.Sierra de San Francisco : un ensemble de grottes qui abritent des peintures rupestres considérées comme parmi les plus belles au monde. Tijuana : limitrophe avec les États-Unis (Californie), la ville reçoit quotidiennement 300 000 personnes en provenance des USA venues pour affaires, shopping ou simplement faire la fête.Todos Santos : petit village du sud de la Basse Californie réputé pour le surf.1.2- Patrimoine naturelBahia Concepcion : vaste baie s'ouvrant sur la Mer de Cortès. Le site est réputé pour ses très beaux paysages et ses plages.Cascade de Basaseachi : c'est une des plus hautes cascades du Mexique (246 m) située dans le parc national du même nom.Cascade de Piedra Volada : la plus haute du Mexique avec ses 453 m de chute.Cumbres de Majalca : parc national du nord du Mexique réputé pour ses formations rocheuses qu'on peut escalader. Le site se découvre également en randonnée.Cumbres de Monterrey : ce parc offre des possibilités de treks et d'escalade dans de beaux paysages aux portes de la ville de Monterrey.Cuatro Ciénegas : oasis de la région désertique du nord-est où se trouvent plusieurs bassins et sources dans lesquels on peut plonger.Copper Canyon : six canyons impressionnants avec des cascades et des petits villages où on peut randonner à pied ou à cheval. On peut aussi découvrir les lieux avec le (train) Ferrocarril Chihuahua al Pacifico.Désert de Altar : une vaste étendue désertique de l'état du Sonora caractérisée notamment par ses dunes et immenses cactus.El Pinacate : réserve naturelle d'origine volcanique entre le Golfe de Californie et la frontière US.Iles du Golfe de Californie : 244 îles (plus les côtes) réputées pour leurs fonds et leur faune marine (baleines, dauphins…).Matacanes : un canyon de la région de Monterrey connu pour être un haut lieu des sports extrêmes (escalade, canyoning…).Sanctuaire des baleines d'El Vizcaino : classé à l'UNESCO, ce site marin est le lieu d'hivernage des baleines grises ainsi que d'autres espèces (lions de mer, tortues…).Sierra de San Pedro Martir : longue chaine de montagne de Basse Californie dans laquelle on peut randonner.Xilitla : région proche de San Luis Potosi reconnue pour ses paysages (et ses petits villages) où on peut randonner.2- LE CENTREAcapulco : avec sa baie et ses plongeurs, la station balnéaire d'Acapulco est parmi les plus célèbres des Amériques.Cholula : ville du centre du Mexique connue pour ses églises et surtout sa pyramide précolombienne.Cuernacava : ville touristique agréable fréquentée notamment par les habitants de la capitale. Elle possède de nombreux musées et d'innombrables bâtiments datant de l'époque coloniale.Costa Esmeralda : c'est une zone de plages entre Veracruz et Tampico.Dolores Hidalgo : petite ville historique d'altitude avec pas mal de bâtiments de l'époque espagnole.Guadalajara : seconde agglomération du Mexique avec un beau centre urbain mélangeant différents styles architecturaux.Guanajuato : superbe ville minière à l'architecture coloniale. Elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Ixtapa-Zihuatanejo : c'est à la fois une station balnéaire et une escale pour les paquebots sur la côte Pacifique. Manzanillo : c'est la principale station balnéaire entre Puerto Vallarta et Acapulco. Elle est réputée pour le sports nautiques, la plongée et la pêche en mer.Melaque : station balnéaire du Jalisco, sur le Pacifique, juste à côté de La Manzanilla et Barra de Navidad qui sont du même genre.Mexico : capitale et ville immense, Mexico possède un centre historique, des musées et des parcs qui méritent une visite.Morelia : un superbe centre colonial classé au patrimoine de l'UNESCO pour la capitale du Michoacan.Oaxtepec : petite ville qui vit essentiellement du tourisme local grâce notamment à ses centres de vacances.Patzcuaro : une belle petite ville coloniale de montagne en bordure de lac.Monastères des versants du Popocatepetl : 14 monastères de l'époque espagnole (XVIe siècle) classés à l'UNESCO.Puebla : c'est une des plus grandes agglomérations du Mexique. Son centre historique est classé au patrimoine de l'UNESCO.Puerto Vallarta : station balnéaire réputée du centre de la côte Pacifique.Querétaro : une autre belle ville coloniale classée à l'UNESCO.San Miguel de Allende : superbe cité coloniale inscrite elle aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO.Missions franciscaines de la Sierra Gorda : cinq missions de l'époque espagnole classées à l'UNESCO et réparties au coeur de la région montagneuse de la Sierra Gorda.Taxco : très belle petite ville coloniale à une centaine de kilomètres au sud de Mexico.Tepatitlan : proche de Guadalajara, la ville est connue pour sa cathédrale et son architecture baroque.Tepoztlan : la bourgade attire nombre de touristes mexicains pour son cadre, son marché et sa pyramide précolombienne.Tequila : lieu de naissance de la célèbre boisson. L'activité touristique de la ville et de ses environs (champs d'agaves) tourne logiquement autour de la téquila.Toluca : c'est une des plus grandes villes du pays, proche de Mexico. Elle compte quelques vestiges de l'époque coloniale.Veracruz : grand port de la côte Caraïbes avec quelques témoignages de son passé historique.Xalapa : ville culturelle possédant également de beaux bâtiments coloniaux.Xochimilco : à la périphérie de Mexico. Célèbre pour ses canaux et jardins flottants.2.1- Sites précolombiensCacaxtla : site précolombien au sud-est de Mexico. Il est un peu connu pour ses peintures murales.El Tajin : classé à l'UNESCO c'est un site précolombien parmi les plus importants du centre du pays.Tamuin : la localité abrite trois sites archéologiques importants de la culture Huaxtèques.Teotihuacan : proche de Mexico cet important site classé à l'UNESCO possède les plus grandes pyramides jamais construites de l'époque précolombienne.Tula : ancienne capitale des Toltèques.Xochitecatl : site précolombien au sud-est de Mexico.Xochicalco : un site précolombien de l'état de Morelos classé à l'UNESCO.2.2- Patrimoine naturelLac de Catemaco : petit lac du Veracruz qu'on peut découvrir en bateau. Celui-ci est limitrophe d'une zone naturelle littorale dans laquelle on peut randonner et observer les oiseaux dans de beaux paysages.Lac de Chapala : c'est le plus grand lac du Mexique et aussi un lieu de villégiature pour de très nombreux nord-américains.Lac de Patzcuaro : un grand lac avec des îles de pêcheurs sur lequel on peut se balader en bateau.Popocatepetl : proche de Mexico, ce volcan de 5 426 m est le deuxième sommet du Mexique. On peut en faire l'ascension. C'est aussi sur ses pente qu'on trouve 14 monastères du XVIe siècle classés à l'UNESCO.Réserve de biosphère du papillon monarque : à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, une vallée qui voit arriver chaque hiver des centaines de millions de papillons.Sierra Gorda : zone naturelle de montagnes, de rivières et de cascades du nord de l'état de Querétaro. Celle-ci renferme également cinq missions de l'époque espagnole classées à l'UNESCO.Sierra Norte de Puebla : zone montagneuse, avec de beaux paysages, dans laquelle on peut randonner.3- LE SUDBoca del Cielo : une station balnéaire du Pacifique, pas très loin du Guatemala.Catemaco : bourgade du sud du Veracruz servant d'abord de base à la découverte des environs (paysages, lacs, mangrove, faune, plages, activités nature…).Chamula : petite ville des Chiapas connue pour son église et son marché.Comitan : superbe cité coloniale des Chiapas proche du Guatemala.Huatulco : cette région côtière est la principale zone balnéaire du Oaxaca avec notamment pas mal de "tout-inclus".Oaxaca : capitale de l'état du même nom, Oaxaca possède de très nombreux bâtiments de l'époque coloniale qui lui confèrent un charme certain. Son centre est d'ailleurs classé à l'UNESCO.Puerto Escondido : station balnéaire du Pacifique appréciée pour le surf, la pêche et les balades en mer pour observer la faune marineSan Cristobal de las Casas : superbe ville des Chiapas à l'architecture coloniale. C'est aussi la base pour découvrir les petits villages indiens des alentours.Tlacotalpan : village du sud du Veracruz où se mélangent architectures espagnoles et caraïbes. Le site est classé à l'UNESCO.Tuxlta Gutierrez : grande ville des Chiapas servant avant tout de point de départ pour la découverte du Canyon du Sumidero tout proche.Villahermosa : une ville entre Cancun et Mexico avec quelques musées.Zipolite-Mazunte : deux villages contigus en bordure de Pacifique appréciés pour leurs plages et le surf.3.1- Péninsule du Yucatan (Campeche, Quintana Roo, Yucatan)Campeche : un très beau centre historique fortifié de l'époque coloniale pour ce port des Caraïbes. Il est d'ailleurs classé à l'UNESCO.Cancun : c'est LA station balnéaire des Caraïbes pour essentiellement une clientèle nord-américaine. Champoton : petite ville de l'état de Campeche avec de belles plages.Chetumal : la ville frontière avec le Belize. Elle possède un musée de la culture Maya. Cozumel : c'est la grande île du Yucatan face à Playa del Carmen. Elle est appréciée des visiteurs pour ses plages et surtout la plongée. On y trouve également quelques vestiges mayas.Cuzama : une commune du Yucatan connue pour ses "cenotes" (larges puits souterrains naturels).Holbox : petite île relativement peu touristique proche de Cancun où on peut pêcher et observer les requins-baleines, les tortues, les crocodiles et les oiseaux.Isla Mujeres : l'île face à Cancun est appréciée pour ses plages et la plongée.Merida : c'est la capitale du Yucatan. Elle possède un des plus grands centres historiques d'Amérique Latine.Playa del Carmen : une station balnéaire appréciée des européens au coeur de la Riviera Maya.Puerto Morelos : petite station balnéaire entre Cancun et Playa del Carmen. Riviera Maya : zone littorale touristique (avec nombre de "tout-inclus") s'étendant au sud de Cancun sur environ 130 km. Elle est réputée pour ses plages, la plongée et autres activités nautiques.Tulum : la ville sur la route du Belize est connue avant tout pour son beau site maya situé face à la mer.Valladolid : petite ville de type colonial pas très loin de Chichen Itza. On y trouve aussi des "cenotes".Xcalak : village de la Laguna de Bacalar face au Belize. Outre ses plages, c'est une bonne base pour la plongée et la pêche dans la lagune.3.2- Sites précolombiensBonampak : un site archéologique maya de la région des Chiapas proche de la frontière avec le Guatemala. Calakmul : une des plus anciennes et impressionnantes cités mayas de la péninsule du Yucatan située pas loin de la frontière avec le Guatemala. Elle est classée à l'UNESCO.Chichen Itza : le plus grand, le mieux restauré et le plus visité de tous les sites Mayas du Yucatan. Il est classé à l'UNESCO.Coba : site archéologique d'une ancienne ville maya niché au coeur de la forêt du YucatanEk' Balam : moins visité que ses voisins, Ek' Balam est néanmoins un vestige maya relativement important. Kabah : site archéologique maya situé sur la Ruta Puuc.Labna : autre site archéologique maya de la Ruta Puuc.Loltun : grottes du Yucatan dans lesquelles se trouvent aussi des peintures murales.Mayapan : un site maya situé au sud de Merida.Mitla : petit site précolombien à une quarantaine de kilomètres de Oaxaca dans lequel se trouvent des grottes préhistoriques classées à l'UNESCO.Monte Alban : vaste site précolombien proche de Oaxaca classé au patrimoine de l'UNESCO.Muyil : site maya à quelques kilomètres au sud de Tulum.Palenque : un des plus beaux témoignages mayas du Mexique niché dans la forêt des Chiapas. Il est classé au patrimoine de l'UNESCO.Ruta Rio Bec : un itinéraire au coeur du Campeche permettant de découvrir plusieurs sites mayas "secondaires" (Rio Bec, Xpujil…).Ruta Puuc : un itinéraire d'une cinquantaine de kilomètres pour découvrir plusieurs sites Maya-Puuc du Yucatan (Uxmal, Kabah, Labna…).Sayil : des vestiges maya situés sur la Ruta Puuc.Tonina : pas très loin de Palenque, Tonina est un site archéologique maya bien moins visité que son voisin.Tulum : dans la ville du même nom, un beau site maya situé face à la mer. Uxmal : un des plus beaux et des mieux conservés sites maya de la région. Il est aussi classé au patrimoine de l'UNESCO.Xelha : situé sur la côte est du Yucatan, l'endroit est à la fois un lieu archéologique maya et un un parc écotouristique permettant de voir les poissions de la côte.Xlapak : site archéologique maya de la Ruta Puuc.Yagul : site précolombien proche de la ville de Oaxaca dans lequel on trouve aussi des grottes préhistoriques classées à l'UNESCO.Yaxchilan : un site archéologique maya impressionnant de la région des Chiapas limitrophe du Guatemala.3.3- Patrimoine naturelAgua Azul : un ensemble de belles cascades sur la route de San Cristobal à Palenque.Canyon du Sumidero : un long canyon avec des falaises pouvant atteindre les 900 m où coule une rivière qu'on peut découvrir en bateau.Celestun : petit village côtier à l'ouest de Merida servant de base pour la découverte de la réserve naturelle du même nom qui abrite d'innombrables colonies de pélicans et flamants roses.Cuzama : petite localité du Yucatan connue pour ses "cenotes" (larges puits souterrains naturels).Laguna Miramar : un joli lac pas très loin du Guatemala au milieu de la jungle Lacandon.Lagunas de Montebello : grand lac des Chiapas. On peut randonner sur son pourtour.Réserve de Calakmul : une gigantesque réserve dans la jungle de la péninsule du Yucatan qui abrite plusieurs sites mayas et de nombreux animaux.Réserve de Sian Ka'an : classée à l'UNESCO, cette réserve est constituée de forêts tropicales, marais, mangroves et récifs coraliens. Elle abrite également une multitude d'espèces d'oiseaux. Réserve Montes Azules : appelée aussi Jungle Lacandon, c'est une zone assez difficile d'accès limitrophe du Guatemala. On y découvre (avec un guide) les communautés Lacandon, plusieurs sites mayas et la jungle en général.Rio Lagartos : entre Merida et Cancun, en bord de mer, la réserve naturelle de Rio Lagartos est reconnue pour l'observation des oiseaux.Xcaret Eco Park : sur la côte est du Yucatan. C'est un parc d'attractions à la fois basé sur l'environnement local et la culture mexicaine.Xelha Eco Parc : sur la côte du Yucatan, le lieu est à la fois un site archéologique maya et un un parc écotouristique permettant de voir les poissons de la côte.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Le Nord : Alamos; Bahia Concepcion; Basse Californie; Cabos San Lucas; Copper Canyon; El Fuerte; Iles du Golfe de Californie; La Paz; San Luis Potosi; Sierra de San Francisco; Train Chihuahua al Pacifico; Zacatecas.
- Le Centre : Cuernacava; Guanajuato; Mexico; Morelia; Patzcuaro; Puebla; San Miguel de Allende; Taxco; Teotihuacan; Xochimilco.
- Le Sud : Calakmul; Campeche; Chichen Itza; Coba; Cozumel; Merida; Monte Alban; Oaxaca; Palenque; Playa del Carmen; Puerto Escondido; Réserve de Sian Ka'an; Riviera Maya; Ruta Puuc; San Cristobal de las Casas; Tlacotalpan; Tulum; Uxmal; Yagul; Yaxchilan.
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Passage frontière USA - Baja California en RV début janvier 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Comme les infos évoluent rapidement compte tenu de la conjoncture politique et économique de notre belle planète, j'aimerai avoir des conseils éclairés ou des nouvelles vérifiées et/ou récentes.
Nous sommes actuellement au Texas avec un RV de 36" et désirons nous rendre en Baja California pour trois mois et après remonter sur les USA côte ouest pour faire les parcs aux beaux jours.
1° question : Par quelle poste frontière passer pour être le plus en sécurité du Texas ou d'un autre Etat? 2° question : Quel circuit me proposeriez-vous en Baja California pour occuper 3 mois aller-retour? 3° question : Quels conseils autres pourriez-vous me donner? 4° question : Y a-t-il actuellement quelqu’un avec un projet similaire qui serait prêt à faire un bout de route ensemble?
Merci par avance à tous ceux qui me répondront pour faire avancer mon projet.
Alain
1° question : Par quelle poste frontière passer pour être le plus en sécurité du Texas ou d'un autre Etat? 2° question : Quel circuit me proposeriez-vous en Baja California pour occuper 3 mois aller-retour? 3° question : Quels conseils autres pourriez-vous me donner? 4° question : Y a-t-il actuellement quelqu’un avec un projet similaire qui serait prêt à faire un bout de route ensemble?
Merci par avance à tous ceux qui me répondront pour faire avancer mon projet.
Alain
10 jours à Buenos Aires English translation pending
Bonjour,
Si vous avez des conseils à me donner avant mon voyage à Buenos Aires, ils seraient grandement appréciés. Nous y allons en couple, pendant 10 jours, en septembre. Nous parlons suffisamment espagnol (accent québécois-mexicain). Nous aimons les arts visuels, la danse, la musique, la mode, l'art culinaire, le vin, le café, les gens, la marche... Nous aimerions utiliser le transport en commun.
Quels sont les quartiers à voir? et ceux à éviter? Quels musées sont les plus impressionnants? Quel endroit suggérez-vous pour les emplettes? Y a-t-il des restaurants qui vous ont particulièrement plus? Y a-t-il des excursions à proximité (pas en avion) que vous suggérez? Le transport en commun est-il simple à utiliser?
Merci beaucoup!
Si vous avez des conseils à me donner avant mon voyage à Buenos Aires, ils seraient grandement appréciés. Nous y allons en couple, pendant 10 jours, en septembre. Nous parlons suffisamment espagnol (accent québécois-mexicain). Nous aimons les arts visuels, la danse, la musique, la mode, l'art culinaire, le vin, le café, les gens, la marche... Nous aimerions utiliser le transport en commun.
Quels sont les quartiers à voir? et ceux à éviter? Quels musées sont les plus impressionnants? Quel endroit suggérez-vous pour les emplettes? Y a-t-il des restaurants qui vous ont particulièrement plus? Y a-t-il des excursions à proximité (pas en avion) que vous suggérez? Le transport en commun est-il simple à utiliser?
Merci beaucoup!
Pistes en Basse-Californie en 4x4 English translation pending
Bonjour,
je recherche des infos sur la praticabilité de certaines pistes en Basse-Californie. Nous aurons un 4*4, mais expérience un peu limitée en la matière. Les coins en question : - La Paz -> San Evaristo -> Ciudad Constitucion. J'ai quelques infos sur la première partie mais pas la seconde. - Route 1 (vers Bahia concepcion) -> San Isidro/La purisima. - Grimper dans la sierra de San Francisco.
Deuxième question, y a-t-il des indications pour ce genre de pistes ou vaut il mieux prendre un GPS (genre GPS de marche avec coordonnées) ?
Et enfin, sans parler de température de l'eau, y a-t-il des précautions à prendre ou des endroits à éviter pour la baignade en Basse Californie sur la côte Est (mer de Cortez)
Merci d'avance !
je recherche des infos sur la praticabilité de certaines pistes en Basse-Californie. Nous aurons un 4*4, mais expérience un peu limitée en la matière. Les coins en question : - La Paz -> San Evaristo -> Ciudad Constitucion. J'ai quelques infos sur la première partie mais pas la seconde. - Route 1 (vers Bahia concepcion) -> San Isidro/La purisima. - Grimper dans la sierra de San Francisco.
Deuxième question, y a-t-il des indications pour ce genre de pistes ou vaut il mieux prendre un GPS (genre GPS de marche avec coordonnées) ?
Et enfin, sans parler de température de l'eau, y a-t-il des précautions à prendre ou des endroits à éviter pour la baignade en Basse Californie sur la côte Est (mer de Cortez)
Merci d'avance !
Road trip de quatre semaines en 4x4 au Mexique English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons pour projet de partir l'été prochain 4 semaines au Mexique (peut être 5 semaines si on le peut). Notre idée serait de partir de San Diego côté US, traverser la frontière à pied, louer un 4x4 à Tijuana, de traverser la basse californie, de rejoindre Los Mochis par bateau pour aller à la Baranca del Cobre, puis de continuer notre trip plein sud vers Puerto Vallarta, Oaxaca, le Chiapas puis le Yucatan, chichen itza ect ect.. jusqu'à Tulum.
Ca représente un trip en voiture de ~7000 bornes. Est-ce faisable selon vous ou est-ce trop ambitieux ? Nous aimerions vraiment faire la basse californie. Qu'en pensez vous ?
Nous avons pour projet de partir l'été prochain 4 semaines au Mexique (peut être 5 semaines si on le peut). Notre idée serait de partir de San Diego côté US, traverser la frontière à pied, louer un 4x4 à Tijuana, de traverser la basse californie, de rejoindre Los Mochis par bateau pour aller à la Baranca del Cobre, puis de continuer notre trip plein sud vers Puerto Vallarta, Oaxaca, le Chiapas puis le Yucatan, chichen itza ect ect.. jusqu'à Tulum.
Ca représente un trip en voiture de ~7000 bornes. Est-ce faisable selon vous ou est-ce trop ambitieux ? Nous aimerions vraiment faire la basse californie. Qu'en pensez vous ?
Ferry de Puerto Vallarta à La Paz au Mexique? English translation pending
Bonsoir, quelqu'un pourrait m'aider sur la maniere d aller de puerto vallarta a la paz au mexique et les société de ferry
Ansi que pour louer une voiture merciii
Merci beaucoup
Tour des Amériques en camping-car (2011-2012) English translation pending
Bonjour
Nous sommes une famille de québécois avec 3 enfants (1, 3 et 5 ans), partie de Montréal en juin 2011 pour un tour des Amériques en camping car en 14 mois. Nous sommes présentement à San Francisco (27 juillet 2011) et nous prévoyons entrer au Mexique d'ici 2 semaines par Baja California. Nous aimerions traverser la frontière du Mexique avec d'autres cc, ainsi que rencontrer, si possible, d'autres personnes voyageant dans les mêmes région. Alors si c'est votre cas contactez-nous, sur ce forum ou via notre blogue: berthasurlaroute.blogspot.com
Au plaisir
Christine, Jean-François, Élias, Théo et Ariel
Prix du visa et autres formalités à Ensenada au Mexique? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous sommes actuellement a Los Angeles, partons jeudi pour le Mexique via le Greyhound, prix 28$/pers pour un aller simple jusqu'a Tijuana central station. Ma premiere question est: J'ai cru comprendre qu'il faut payer son visa pour rentrer au Mexique (chose que je n'etais absolument pas au courant!!) est ce correct? quel est le montant? Devons nous le payer a Tijuana? ou une fois a Ensenada se rendre dans un poste de police et faire les formalites? d'ailleurs ou est ce poste de police??
Nous prendrons donc un bus pour Ensenada et y resterons peut etre 1 ou 2 journee avant d'entamer notre descente vers le sud de Baja.. Pour cela, j'ai pu noter dans un site d'un des membres, 2 hotels plutot bon marches l'hotel plaza et le motel america, est ce que qqun sait ce que veut dire bon marche? avez vous d'autres experiences? Nous avons une tente, est ce qu'il y aurait un RV park ou campground que l'on pourrait utiliser?
Et finalement, si qqun voyage ds les prochains de LA ou san Diego pour le Mexique en voiture, on serait aussi ravi de partager ce trajet???
en attendant merci passer de bonnes fetes
www.elgringotrail.com
Nous sommes actuellement a Los Angeles, partons jeudi pour le Mexique via le Greyhound, prix 28$/pers pour un aller simple jusqu'a Tijuana central station. Ma premiere question est: J'ai cru comprendre qu'il faut payer son visa pour rentrer au Mexique (chose que je n'etais absolument pas au courant!!) est ce correct? quel est le montant? Devons nous le payer a Tijuana? ou une fois a Ensenada se rendre dans un poste de police et faire les formalites? d'ailleurs ou est ce poste de police??
Nous prendrons donc un bus pour Ensenada et y resterons peut etre 1 ou 2 journee avant d'entamer notre descente vers le sud de Baja.. Pour cela, j'ai pu noter dans un site d'un des membres, 2 hotels plutot bon marches l'hotel plaza et le motel america, est ce que qqun sait ce que veut dire bon marche? avez vous d'autres experiences? Nous avons une tente, est ce qu'il y aurait un RV park ou campground que l'on pourrait utiliser?
Et finalement, si qqun voyage ds les prochains de LA ou san Diego pour le Mexique en voiture, on serait aussi ravi de partager ce trajet???
en attendant merci passer de bonnes fetes
www.elgringotrail.com
Basse-Californie: itinéraire à me conseiller en une semaine? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'en remets à vous globe-trotter et amoureux du Mexique!
Je projette de partir avec ma moitié en basse californie mi-janvier et j'ai deux questions ! - climat (température)? - itinéraire à me conseiller avec moyen de locomotion?...
Je souhaiterai aussi savoir si la température de l'eau en mer de Cortés est agréable? SI l'on peut faire une plongée vers Isla Coronados, il parait que Cousteau disait que c'etait l'aquarium du monde. J'aimerai savoir quel budget grosso modo je dois prévoir, si vous avez des plans pour des hébergements hors camping car nous n'avons pas de tente et nous sommes deux (pas supra exigeant mais nous aimons un minimum de confort)
Dans l'attente de vous lire!
Par avance muchas gracias!!!!!
Je m'en remets à vous globe-trotter et amoureux du Mexique!
Je projette de partir avec ma moitié en basse californie mi-janvier et j'ai deux questions ! - climat (température)? - itinéraire à me conseiller avec moyen de locomotion?...
Je souhaiterai aussi savoir si la température de l'eau en mer de Cortés est agréable? SI l'on peut faire une plongée vers Isla Coronados, il parait que Cousteau disait que c'etait l'aquarium du monde. J'aimerai savoir quel budget grosso modo je dois prévoir, si vous avez des plans pour des hébergements hors camping car nous n'avons pas de tente et nous sommes deux (pas supra exigeant mais nous aimons un minimum de confort)
Dans l'attente de vous lire!
Par avance muchas gracias!!!!!
Séjour à Ibiza English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 copines qui voulont partir à Ibiza qques jours. Nous ne cherchons pas la " furie " des discothèques mais pas non plus le calme plat... Nous sommes allée à Mykonos tout début juillet 2009, par hasard c'était juste avant le grand " boum " de l'été et c'était vraiment PARFAIT!!! Nous recherchons la même chose. Du monde, de l'ambiance, mais pas trop non plus.. 😉 Genre belles plages la journée et 1 ou nuit d'ambiance.. Qqun aurait des suggestions...?
D'avance merci!!!
Nous sommes 4 copines qui voulont partir à Ibiza qques jours. Nous ne cherchons pas la " furie " des discothèques mais pas non plus le calme plat... Nous sommes allée à Mykonos tout début juillet 2009, par hasard c'était juste avant le grand " boum " de l'été et c'était vraiment PARFAIT!!! Nous recherchons la même chose. Du monde, de l'ambiance, mais pas trop non plus.. 😉 Genre belles plages la journée et 1 ou nuit d'ambiance.. Qqun aurait des suggestions...?
D'avance merci!!!
Prix d'une assurance pour un camping-car à la frontière mexicaine? English translation pending
Bonjour à tous,
cet hiver nous repartons avec notre VR aux etats unis et comptons passer environ 5 semaines en basse californie; notre assurance américaine ne nous couvre que pour 25 miles au delà de la frontière.Quelqu'un a t-il une idée du prix d'une assurance à la frontière?(nous passerons à tijuana)
merci d'avance
nathalie
Trouver un logement pour une mutation à Mayotte? English translation pending
Bjr à tous,
Je suis ide en france et je vais etre mutée à mayotte pour travailler au chm de mamoudzou mutation prévue pour le 1er mai, j'aimerais savoir les possibilités de logement sur mamoudzou j'ai envoyé un dossier à la sim qui m'a répondu qu'il n'avait pas de logement dans l'immédiat et ne pourrait que me proposer un t2 alors que nous souhaiterions un t4 les autres agences de l'ile n'ont pas grands choses à nous proposer non plus ; si vous connaissez des particuliers ou tous autres personnes qui pourrait nous aider ca serait super! Egalement si vous avez des infos sur la vie à mayotte les petites choses à savoir, je me renseigne pas mal sur les différents sites et blogs actuellement ca serait sympa si on pouvait communiquer ensemble!! Merci de l'intêret que vous porterez à ce mail....🙂
Je suis ide en france et je vais etre mutée à mayotte pour travailler au chm de mamoudzou mutation prévue pour le 1er mai, j'aimerais savoir les possibilités de logement sur mamoudzou j'ai envoyé un dossier à la sim qui m'a répondu qu'il n'avait pas de logement dans l'immédiat et ne pourrait que me proposer un t2 alors que nous souhaiterions un t4 les autres agences de l'ile n'ont pas grands choses à nous proposer non plus ; si vous connaissez des particuliers ou tous autres personnes qui pourrait nous aider ca serait super! Egalement si vous avez des infos sur la vie à mayotte les petites choses à savoir, je me renseigne pas mal sur les différents sites et blogs actuellement ca serait sympa si on pouvait communiquer ensemble!! Merci de l'intêret que vous porterez à ce mail....🙂
Coût du ferry entre La Paz et Los Mochis (Mexique)? English translation pending
combien ça coute pour 1 voiture avec 1 personne et quelles sont les conditions.
merci pour les "tuyaux"
Discothèques populaires chez les jeunes à La Havane? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir où sortir le soir à la Havane. Je cherche des discothèques très populaires chez les jeunes (18-24 ans) cubains, et où il y a autre chose que de la musique traditionnelle.
Dans les guides, j'ai vu qu'il y avait le El Palarmo qui était comme ça, est-ce que quelqu'un y a été dernièrement?
Et pour terminer, est-ce que ces endroits sont vraiment dangereux pour des touristes? Nous n'aurons pas beaucoup d'argent sur nous, et nous n'auront pas notre passeport ni de carte de crédit...
Merci!
P.S.: Est-ce qu'on paye en CUC ou en CUP dans ce genre d'endroit moins touristique?
J'aimerais savoir où sortir le soir à la Havane. Je cherche des discothèques très populaires chez les jeunes (18-24 ans) cubains, et où il y a autre chose que de la musique traditionnelle.
Dans les guides, j'ai vu qu'il y avait le El Palarmo qui était comme ça, est-ce que quelqu'un y a été dernièrement?
Et pour terminer, est-ce que ces endroits sont vraiment dangereux pour des touristes? Nous n'aurons pas beaucoup d'argent sur nous, et nous n'auront pas notre passeport ni de carte de crédit...
Merci!
P.S.: Est-ce qu'on paye en CUC ou en CUP dans ce genre d'endroit moins touristique?
Voyage vers le sud de la Basse-Californie (Mexique) English translation pending
Bonjour,
J'ai des amis qui souhaitent partir sur le sud de la Basse Californie en Juillet. Ils aimeraient réserver leur voyage "à la carte" en Agence mais se heurtent au peu d'offres d'hébergement sur Cuidad Constitucion, San José del Cabo, Loretto, et le côté ouest de la côte....
Ils souhaiteraient partir de Paris vers La Paz en direct mais apparemment les vols sont via Mexico ??? Ils aimeraient également louer une voiture mais doivent ils prendre une assurance complémentaire en cas d'accident style "protection juridique" ?
Merci pour toutes les infos que vous pouvez m'apporter sur le sujet car on aimerait les aider à monter ce voyage et leur en offrir une partie .
J'ai des amis qui souhaitent partir sur le sud de la Basse Californie en Juillet. Ils aimeraient réserver leur voyage "à la carte" en Agence mais se heurtent au peu d'offres d'hébergement sur Cuidad Constitucion, San José del Cabo, Loretto, et le côté ouest de la côte....
Ils souhaiteraient partir de Paris vers La Paz en direct mais apparemment les vols sont via Mexico ??? Ils aimeraient également louer une voiture mais doivent ils prendre une assurance complémentaire en cas d'accident style "protection juridique" ?
Merci pour toutes les infos que vous pouvez m'apporter sur le sujet car on aimerait les aider à monter ce voyage et leur en offrir une partie .
Avis sur itinéraire au Mexique English translation pending
voila,
je pars avec un ami a moi au mexique dans les mois qui vont venir !
nous preparons notre voyage, et la c un peu le casse tete!
en gros, notre itineraire serait
san diego - la paz (basse californie): 1 semaine
la paz- los mochis
los mochis- creel (les canyons et le chemin de fers) 3 jours
ensuite longer la cote pacifique jusqua puerto angel (petit arret a oaxaca) 2 semaines
ensuite Chiapas: 1 semaine
guatemala- belize: 10 jours
yucatan (littoral sud est): 1 semaine
environ 8 semaine en tout! en fait nous avons pas vraiment de limite de temps ( donc on peut ralonger si on peut niveau budget) ! nous avons un budget d environ 1200 € par personnes. nous sommes plutot coin tranquille, plages desertes, nature et parc naturel ! nous ne sommes pas des gros consommateur, mais nous voulons profitez quand meme ( nourriture et activité )!
en fait 2 questions: combien de temps faudrait il consacré a ces itineraires pour vraiment profiter, et pas etre speeder! avec 1200 € combien de temps on peut tenir? avez vous d conseils sur d coins a pas louper sur ces itineraires!
merci d avance
environ 8 semaine en tout! en fait nous avons pas vraiment de limite de temps ( donc on peut ralonger si on peut niveau budget) ! nous avons un budget d environ 1200 € par personnes. nous sommes plutot coin tranquille, plages desertes, nature et parc naturel ! nous ne sommes pas des gros consommateur, mais nous voulons profitez quand meme ( nourriture et activité )!
en fait 2 questions: combien de temps faudrait il consacré a ces itineraires pour vraiment profiter, et pas etre speeder! avec 1200 € combien de temps on peut tenir? avez vous d conseils sur d coins a pas louper sur ces itineraires!
merci d avance
Climat dans le nord du Mexique en août? English translation pending
salut je voulaissaovir le climat dans le nord du mexique en aout surtous les temperatures?
Bateau Los Mochis - La Paz - Mazatlan (Mexique) English translation pending
Bonjour,
j'aimerais sa savoir si quelqu'un a déja fait le bateau qui relis Los Mochis à La paz et qui retourne vers Mazatlan? Si oui, avez vous deja été à San José Del cabo et à Cabo Lucas? Es ce que sa veaut la peine ou si je perd un temps précieux?
Merci baucoup!
j'aimerais sa savoir si quelqu'un a déja fait le bateau qui relis Los Mochis à La paz et qui retourne vers Mazatlan? Si oui, avez vous deja été à San José Del cabo et à Cabo Lucas? Es ce que sa veaut la peine ou si je perd un temps précieux?
Merci baucoup!
Frontière Etats-Unis/Mexique English translation pending
Je pars dans qq jours pour le Mexique (Saltillo, NE) avec l'intention de faire le tour du NO dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (y compris Caifornia Baja) - ce qui veut dire longer la frontière.
Peut-on aller et venir "librement" d'un pays à l'autre? Peut-on obtenir un visa facilement depuis le Mexique? Faut-il à tout prix éviter Mexicali et Tijuana?
Merci
JL
Merci
JL
infos pour voyage en basse californie English translation pending
bonjour a toutes et tous
qui a des infos sur le logement, eventuellement le camping en Basse Californie au mois de fevrier et quelle type de meteo a t on? Est ce le moment ideal pour l'observation d'animaux?
Merci de vos reponses
qui a des infos sur le logement, eventuellement le camping en Basse Californie au mois de fevrier et quelle type de meteo a t on? Est ce le moment ideal pour l'observation d'animaux?
Merci de vos reponses
Mexique en Septembre English translation pending
Salut, je pars en septembre au mexique et j'aimerai savoir si le mieux pour decouvrir les anciennes civilisations est de partir au nord ou au sud de mexico
La ville de Nogales au Mexique English translation pending
SALUT A TOUS,
NOUS SOMMES ACTUELLEMENT AU MEXIQUE POUR UN MOIS ET ALLONS REMONTER VERS LOS ANGELES.
ON SE POSE QQ QUESTIONS APRES AVOIR VISITE LE SUD DU PAYS :
1- EST CE QUE LA BASSE CALIFORNIE VAUT VRAIMENT LE COUT ? COMBIEN DE TEMPS Y PASSER ? ON VOUDRAIT PEUT ETRE VISITER LA PAZ ET SA COTE ET LES AUTRES COINS INTERESSANTS MAIS LES QUELS ?
2- QUEL EST LE COUT DE LA TRAVERSEE DEPUIS LOS MOCHIS JUSQU A LA PAZ ?
3- ENFIN, Y A T IL DES TRANSPORT FREQUENT EN BUS ENTRE NOGALES ET TIJUANA ET PEUT ON FACILEMENT (ET PAS CHER) SE LOGER A NOGALES ?
CA FAIT BCP DE QUESTIONS, MERCI A TOUS CEUX QUI POURRONT NOUS AIGUILLER
NAT ET CALI
NOUS SOMMES ACTUELLEMENT AU MEXIQUE POUR UN MOIS ET ALLONS REMONTER VERS LOS ANGELES.
ON SE POSE QQ QUESTIONS APRES AVOIR VISITE LE SUD DU PAYS :
1- EST CE QUE LA BASSE CALIFORNIE VAUT VRAIMENT LE COUT ? COMBIEN DE TEMPS Y PASSER ? ON VOUDRAIT PEUT ETRE VISITER LA PAZ ET SA COTE ET LES AUTRES COINS INTERESSANTS MAIS LES QUELS ?
2- QUEL EST LE COUT DE LA TRAVERSEE DEPUIS LOS MOCHIS JUSQU A LA PAZ ?
3- ENFIN, Y A T IL DES TRANSPORT FREQUENT EN BUS ENTRE NOGALES ET TIJUANA ET PEUT ON FACILEMENT (ET PAS CHER) SE LOGER A NOGALES ?
CA FAIT BCP DE QUESTIONS, MERCI A TOUS CEUX QUI POURRONT NOUS AIGUILLER
NAT ET CALI
Passage de Panama à l'Equateur English translation pending
bonjour
j'aurais voulu connaitre le moyen de transport le plus sûr pour aller de panama jusqu'en equateur
le bateau serait-il un bon moyen???
Merci d'avance
bonne journée
j'aurais voulu connaitre le moyen de transport le plus sûr pour aller de panama jusqu'en equateur
le bateau serait-il un bon moyen???
Merci d'avance
bonne journée
Compte rendu Cuba 2020 English translation pending
🙂
En ces temps difficiles, rien que une bonne lecture évasive à la maison CUBA 2020
>>>14 jours >>>5 villes coloniale >>>1500 kms en Ford 195 >>>4 sites UNESCO >>>8 casas particulares utilisées >>>beaucoup de langoustes
Références : Application MAPS.ME Page FB : Je pars à Cuba Page FB : Les français à Cuba Page FB : Cuba : conseils pour bien préparer son voyage www.cubanoscope.com www.jeparsacuba.com Carte Cuba 1.1000000 BORCH plastifiée Guide du Routard CUBA 2019
JOUR 1 : PARIS>>>LA HAVANE 10h de vol 25° (samedi 18/01/2020) Voilà c’est le départ tant attendu, direction l’aéroport d’Orly pour un vol direct à destination de la Havane, capitale de CUBA. Nous sommes à l’aéroport vers 08h00 pour un décollage à 10h00 sur la compagnie Air Caraïbes que nous testons pour la première fois. Nous sommes dans une boutique DutyFree, pour quelques achats, lorsqu’une annonce retentit et nous concerne. Notre vol est retardé de 2h30 ! Bon bin, il va falloir attendre, on finit nos achats, qui seront gardés à Orly, jusqu’à notre retour (pratique). Nous sommes en salle d’embarquement F21, on nous remet une attestation de retard de la part de la compagnie, et on nous sert un petit piquenique. La raison invoquée par Air Caraïbes, est qu’ils ont dû changer d’appareil, alors que depuis 08h00 que nous sommes là, en porte F21, il y a un avion Air Caraïbes qui est au stationnement, il y restera jusqu’à notre décollage qui sera effectif à 13h20, soit 3h20 de retard au décollage (ce changement d’appareil a-t-il eu lieu>>>mystère….).
J’ai eu le temps de prévenir 2 personnes à La Havane, de notre retard, une qui doit nous donner des réservations faites en ligne, et notre chauffeur Pavel, qui nous attend à l’aéroport. Les 10h30 de vol se passent très bien, on a trouvé les services à bord d’un bon niveau, équipage agréable et divertissements très variés. On se pose donc à 17h30 heure locale au lieu de 14h40. Il y a pas mal de monde aux guichets immigration, mais nous passons assez rapidement la douane munis de notre carte de tourisme (visa) en main, un tampon de plus dans le passeport et nous passons (notre assurance rapatriement ne nous a pas été demandée, mais elle est obligatoire). Nous n’avons pas de bagages en soute, alors nous nous dirigeons vers la sortie, tout en constatant qu’il faudrait un papier bleu rempli, que nous n’avons pas. Une personne récupère ce papier, un papier pour une famille, un peu perdus, on suit un peu tout le monde, la personne est un peu submergée, et nous passons avec d’autres personnes.
Un fois sortis, nous repérons facilement Pavel (notre chauffeur privé pour 2 semaines) avec la pancarte à nos noms. Nous allons directement échanger en espagnol, et cela pour toute la durée du voyage. Voulant faire du change, je lui demande où cela est possible, et il y a un guichet à droite en sortant. Mais, il me propose de le faire avec lui, et au même taux, c’est parfait. Il m’expliquera que cela l’intéresse d’avoir des euros ou des dollars pour acheter des pièces de voitures au cas où, et qu’il paie cela dans une de ces deux monnaies.
FOCUS MONNAIE A CUBA : Bon à savoir, à Cuba il existe 2 monnaies en vigueur, un peso national (CUP) pour les cubains et un peso convertible (CUC) pour les touristes, ces 2 monnaies ne sont pas récupérables en dehors du territoire cubain, donc il faut arriver avec des espèces, attention une commission supplémentaire est prise en cas de change avec des dollars américains. Et avoir sa CB pour des retraits possibles en ville.
Et un des moments tant attendus arrive, nous découvrons notre voiture, une FORD 1953 Customline Sedan bleu, Pavel la tient de son père, et elle a été entièrement refaite. Et nous voici partis vers la ville, on voit déjà énormément de voitures américaines des années 50 et 60, il y en a partout en fait. La nuit tombe maintenant, puisque nous sommes arrivés en retard, et Pavel gentiment nous propose un tour de ville vers les spots illuminés de La Havane, on est vraiment dans le bain, le Capitolio, le théâtre national, nous remontons le Paseo del Prado, on en avait rêvé, on y est !!!
Pavel nous dépose ensuite à notre hébergement, nous sommes chez l’habitant (et cela durera 2 semaines). Nous sommes à la Casa Esperanza, chez Henri, français et Esperanza, cubaine sa femme. Il s’agit d’une maison de 1910 entièrement rénovée en 11 mois !
FOCUS HEBERGEMENT A CUBA : Cuba étant pendant longtemps un pays assez fermé, l’offre en hébergement touristique est restée faible et d’état, l’hôtellerie n’est pas dans le meilleur des états et n’est pas bien rénovée faute d’argent. Ainsi, face à la demande touristique grandissante, dès 1997, Fidel Castro a ainsi autorisé les particuliers à louer deux chambres maximum à des étrangers. En 2011, le régime a dû libéraliser cette location. Il est désormais légal de louer plus de deux chambres par logement voire même une maison entière. (Tarifs moyens 15 à 40 CUC par nuit, environ 13,50 à 36€). Il y a environ aujourd’hui à La Havane plus de 800 casa particular.
Nous laissons Pavel pour ce soir et nous le retrouverons lundi matin. Henri nous indique un petit itinéraire pour aller se restaurer. Notre hébergement est dans le quartier de la vieille Havane, pratique où tout peut se faire à pied. Nous allons donc partir à pied, il fait nuit, les cubains sont très souvent dehors et dans la rue, ce que nous remarquons de suite, c’est l’état déplorable, ou en ruine, de pas mal de maisons coloniales ou début XXème. A pied, on peut vraiment avoir l’impression d’être en insécurité, il fait nuit, on voit de tout, ruines, animaux et cubains, et en fait il n’en est rien du tout, c’est très sécuritaire malgré la vision que nous percevons. A 5mn, nous rejoignons la Plaza Vieja, superbe place coloniale rénovée aux façades authentiques, plusieurs restaurants, et surtout ce que nous rêvions aussi, on est samedi soir, la musique cubaine est là, dans les maisons ou dans la rue, on y est !!! On trouve un petit resto et notre premier mojito ! Retour à l’hébergement, il est 21h30, on commence à absorber le jetlag, bonne nuit.
>>>14 jours >>>5 villes coloniale >>>1500 kms en Ford 195 >>>4 sites UNESCO >>>8 casas particulares utilisées >>>beaucoup de langoustes
Références : Application MAPS.ME Page FB : Je pars à Cuba Page FB : Les français à Cuba Page FB : Cuba : conseils pour bien préparer son voyage www.cubanoscope.com www.jeparsacuba.com Carte Cuba 1.1000000 BORCH plastifiée Guide du Routard CUBA 2019
JOUR 1 : PARIS>>>LA HAVANE 10h de vol 25° (samedi 18/01/2020) Voilà c’est le départ tant attendu, direction l’aéroport d’Orly pour un vol direct à destination de la Havane, capitale de CUBA. Nous sommes à l’aéroport vers 08h00 pour un décollage à 10h00 sur la compagnie Air Caraïbes que nous testons pour la première fois. Nous sommes dans une boutique DutyFree, pour quelques achats, lorsqu’une annonce retentit et nous concerne. Notre vol est retardé de 2h30 ! Bon bin, il va falloir attendre, on finit nos achats, qui seront gardés à Orly, jusqu’à notre retour (pratique). Nous sommes en salle d’embarquement F21, on nous remet une attestation de retard de la part de la compagnie, et on nous sert un petit piquenique. La raison invoquée par Air Caraïbes, est qu’ils ont dû changer d’appareil, alors que depuis 08h00 que nous sommes là, en porte F21, il y a un avion Air Caraïbes qui est au stationnement, il y restera jusqu’à notre décollage qui sera effectif à 13h20, soit 3h20 de retard au décollage (ce changement d’appareil a-t-il eu lieu>>>mystère….).
J’ai eu le temps de prévenir 2 personnes à La Havane, de notre retard, une qui doit nous donner des réservations faites en ligne, et notre chauffeur Pavel, qui nous attend à l’aéroport. Les 10h30 de vol se passent très bien, on a trouvé les services à bord d’un bon niveau, équipage agréable et divertissements très variés. On se pose donc à 17h30 heure locale au lieu de 14h40. Il y a pas mal de monde aux guichets immigration, mais nous passons assez rapidement la douane munis de notre carte de tourisme (visa) en main, un tampon de plus dans le passeport et nous passons (notre assurance rapatriement ne nous a pas été demandée, mais elle est obligatoire). Nous n’avons pas de bagages en soute, alors nous nous dirigeons vers la sortie, tout en constatant qu’il faudrait un papier bleu rempli, que nous n’avons pas. Une personne récupère ce papier, un papier pour une famille, un peu perdus, on suit un peu tout le monde, la personne est un peu submergée, et nous passons avec d’autres personnes.
Un fois sortis, nous repérons facilement Pavel (notre chauffeur privé pour 2 semaines) avec la pancarte à nos noms. Nous allons directement échanger en espagnol, et cela pour toute la durée du voyage. Voulant faire du change, je lui demande où cela est possible, et il y a un guichet à droite en sortant. Mais, il me propose de le faire avec lui, et au même taux, c’est parfait. Il m’expliquera que cela l’intéresse d’avoir des euros ou des dollars pour acheter des pièces de voitures au cas où, et qu’il paie cela dans une de ces deux monnaies.
FOCUS MONNAIE A CUBA : Bon à savoir, à Cuba il existe 2 monnaies en vigueur, un peso national (CUP) pour les cubains et un peso convertible (CUC) pour les touristes, ces 2 monnaies ne sont pas récupérables en dehors du territoire cubain, donc il faut arriver avec des espèces, attention une commission supplémentaire est prise en cas de change avec des dollars américains. Et avoir sa CB pour des retraits possibles en ville.
Et un des moments tant attendus arrive, nous découvrons notre voiture, une FORD 1953 Customline Sedan bleu, Pavel la tient de son père, et elle a été entièrement refaite. Et nous voici partis vers la ville, on voit déjà énormément de voitures américaines des années 50 et 60, il y en a partout en fait. La nuit tombe maintenant, puisque nous sommes arrivés en retard, et Pavel gentiment nous propose un tour de ville vers les spots illuminés de La Havane, on est vraiment dans le bain, le Capitolio, le théâtre national, nous remontons le Paseo del Prado, on en avait rêvé, on y est !!!
Pavel nous dépose ensuite à notre hébergement, nous sommes chez l’habitant (et cela durera 2 semaines). Nous sommes à la Casa Esperanza, chez Henri, français et Esperanza, cubaine sa femme. Il s’agit d’une maison de 1910 entièrement rénovée en 11 mois !
FOCUS HEBERGEMENT A CUBA : Cuba étant pendant longtemps un pays assez fermé, l’offre en hébergement touristique est restée faible et d’état, l’hôtellerie n’est pas dans le meilleur des états et n’est pas bien rénovée faute d’argent. Ainsi, face à la demande touristique grandissante, dès 1997, Fidel Castro a ainsi autorisé les particuliers à louer deux chambres maximum à des étrangers. En 2011, le régime a dû libéraliser cette location. Il est désormais légal de louer plus de deux chambres par logement voire même une maison entière. (Tarifs moyens 15 à 40 CUC par nuit, environ 13,50 à 36€). Il y a environ aujourd’hui à La Havane plus de 800 casa particular.
Nous laissons Pavel pour ce soir et nous le retrouverons lundi matin. Henri nous indique un petit itinéraire pour aller se restaurer. Notre hébergement est dans le quartier de la vieille Havane, pratique où tout peut se faire à pied. Nous allons donc partir à pied, il fait nuit, les cubains sont très souvent dehors et dans la rue, ce que nous remarquons de suite, c’est l’état déplorable, ou en ruine, de pas mal de maisons coloniales ou début XXème. A pied, on peut vraiment avoir l’impression d’être en insécurité, il fait nuit, on voit de tout, ruines, animaux et cubains, et en fait il n’en est rien du tout, c’est très sécuritaire malgré la vision que nous percevons. A 5mn, nous rejoignons la Plaza Vieja, superbe place coloniale rénovée aux façades authentiques, plusieurs restaurants, et surtout ce que nous rêvions aussi, on est samedi soir, la musique cubaine est là, dans les maisons ou dans la rue, on y est !!! On trouve un petit resto et notre premier mojito ! Retour à l’hébergement, il est 21h30, on commence à absorber le jetlag, bonne nuit.
De Tijuana à Los Cabos, road trip de 16 jours en Basse Californie English translation pending
Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres.
- Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.

- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.

Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.

Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.

On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.

On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.


Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.

Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.

On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.

Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.

Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.



Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.


Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.


Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres.
- Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.
- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.

Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.

Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.

On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.

On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.


Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.

Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.

On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.

Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.

Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.



Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.


Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.



Discussions du concours "Les édifices religieux dans le monde" English translation pending
C'est ici que l'on discute dans la bonne humeur et le respect de l'autre du concours du mois de novembre.😏
C'est aussi ici que l'on partage des photos en "OFF du concours" avant d'avoir trouver "la" bonne photo pour le concours.
Retour au concours de novembre:
voyageforum.com/...5795;live=1;#9805795
Cuba... à la recherche du temps passé English translation pending
4 juillet : Arrivée à La Havane
Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Une semaine à Fortaleza dans le Ceara English translation pending
Samedi 26 janvier
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…