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Voyage en Israël et Jordanie, été 2015 English translation pending
Voici un petit compte-rendu d’un voyage en Israël que j’ai effectué à l'été 2015 (les nouvelles ne sont plus toutes fraiches, mais vaut mieux tard que jamais…). C’est un voyage que je désirais faire depuis longtemps, je l’avais même prévu l’année précédente, mais comble de malchance, la foutue guerre avait éclaté une semaine avant le jour où je devais partir et j’avais décidé d’annuler à la dernière minute. Comme je n’aime pas renoncer à mes projets de voyage, ce n’était que partie remise. Alors voilà.
Arrivée à Jérusalem
Arrivé en fin de matinée à l’aéroport, je m’attendais à ce que les formalités soient ardues (compte tenu de ce qui s’est beaucoup écrit à ce propos), mais tout est allé rondement. Le sherout (taxi collectif) attend les voyageurs à la sortie de l’aéroport. Un moyen de transport pratique et pas trop coûteux mais il ne faut pas être pressé car celui-ci dépose tous les voyageurs à leur hôtel ou résidence. Comme j’ai débarqué en dernier, ça m’a fait faire un premier tour de ville.
Je suis à l’Abraham Hostel pour 6 jours, une auberge de jeunesse située sur Jaffa Road, très bien située en plein centre de la ville nouvelle. Visite assez intensive de la ville pour les deux premiers jours, et pour les jours suivants, des visites dans les environs. Je retournerai à Jérusalem à la fin de mon séjour pour trois jours encore, après un détour de quelques jours en Jordanie.
Jérusalem est peut-être la ville la plus intéressante que j’ai eu l’occasion de visiter. Il y a, d’une part, l’abondance des vestiges historiques qui se succèdent; et d’autre part, le fait de se trouver dans un lieu qui fait régulièrement les manchettes de l’actualité et d’avoir l’occasion de le voir par soi-même. Et bien sûr, la dimension religieuse, même si on n’est pas particulièrement croyant : c’est la ville où toutes les confessions se croisent : juifs et musulmans bien sûr, mais aussi toutes les églises chrétiennes; que ce soit catholique, grecque orthodoxe, ou anglicane, arménienne, russe, si ce n’est copte ou éthiopienne. Et pour ne rien gâcher, c’est aussi une très belle ville.
Côté pratique, la ville se visite très bien : à part quelques musées, tous les sites d’intérêt sont à distance de marche. Il existe un tramway, mais sur une seule ligne (c’est tout récent, la ligne a été inaugurée il y a trois ou quatre ans).
Voici donc quelques photos de la ville et mes impressions, quartier par quartier.
Les remparts et la citadelle
Édifiés par les Turcs au 16e siècle, les remparts sont un des plus beaux attraits de la ville. La voie d’accès principale, en partant de la ville nouvelle, est la porte de Jaffa.

Tout juste à droite, la citadelle, imposant ensemble fortifié qui loge le musée d’histoire de Jérusalem. Du haut de ses murs, une belle vue de la vieille ville. Celle-ci est traditionnellement divisée en quatre quartiers.

(à suivre)
Arrivée à Jérusalem
Arrivé en fin de matinée à l’aéroport, je m’attendais à ce que les formalités soient ardues (compte tenu de ce qui s’est beaucoup écrit à ce propos), mais tout est allé rondement. Le sherout (taxi collectif) attend les voyageurs à la sortie de l’aéroport. Un moyen de transport pratique et pas trop coûteux mais il ne faut pas être pressé car celui-ci dépose tous les voyageurs à leur hôtel ou résidence. Comme j’ai débarqué en dernier, ça m’a fait faire un premier tour de ville.
Je suis à l’Abraham Hostel pour 6 jours, une auberge de jeunesse située sur Jaffa Road, très bien située en plein centre de la ville nouvelle. Visite assez intensive de la ville pour les deux premiers jours, et pour les jours suivants, des visites dans les environs. Je retournerai à Jérusalem à la fin de mon séjour pour trois jours encore, après un détour de quelques jours en Jordanie.
Jérusalem est peut-être la ville la plus intéressante que j’ai eu l’occasion de visiter. Il y a, d’une part, l’abondance des vestiges historiques qui se succèdent; et d’autre part, le fait de se trouver dans un lieu qui fait régulièrement les manchettes de l’actualité et d’avoir l’occasion de le voir par soi-même. Et bien sûr, la dimension religieuse, même si on n’est pas particulièrement croyant : c’est la ville où toutes les confessions se croisent : juifs et musulmans bien sûr, mais aussi toutes les églises chrétiennes; que ce soit catholique, grecque orthodoxe, ou anglicane, arménienne, russe, si ce n’est copte ou éthiopienne. Et pour ne rien gâcher, c’est aussi une très belle ville.
Côté pratique, la ville se visite très bien : à part quelques musées, tous les sites d’intérêt sont à distance de marche. Il existe un tramway, mais sur une seule ligne (c’est tout récent, la ligne a été inaugurée il y a trois ou quatre ans).
Voici donc quelques photos de la ville et mes impressions, quartier par quartier.
Les remparts et la citadelle
Édifiés par les Turcs au 16e siècle, les remparts sont un des plus beaux attraits de la ville. La voie d’accès principale, en partant de la ville nouvelle, est la porte de Jaffa.

Tout juste à droite, la citadelle, imposant ensemble fortifié qui loge le musée d’histoire de Jérusalem. Du haut de ses murs, une belle vue de la vieille ville. Celle-ci est traditionnellement divisée en quatre quartiers.

(à suivre)Japon en "miniature-campervan" English translation pending
Ohayo gozaimatsu !
Nous souhaitons partager avec vous notre dernier voyage, qui cette fois fut au Japon.
Première fois en Asie, et afin de découvrir ce pays d'une façon autre que tout ce que nous avions trouvé dans les guides, nous avions décidé de louer un camping car. Nous espérons apporter quelques lumières à certains qui comme nous il y a quelques mois cherchaient des infos sur ce mode de voyage dans ce pays.
Après quelques jours de recherche, nous avons finalement dégoté un loueur de camping-cars à Tokyo. Ça ne parait pas comme ça, mais le mode de voyage camping-car n'est pas très répandu au Japon, surtout en ce qui concerne les étrangers. La plupart des guides et forums que nous avons parcourus renseignent très bien le voyage en train ou en bus, mais parlent rarement de l'automobile, et encore moins du camping-car.
Nous avons donc réservé un "miniature-campervan" chez japan-campers.
Voici une photo de la bestiole pour vous donner un aperçu :

Et oui, c'est une mini maison-à-roulettes! C'est même de l'ordre de la cabane-de-jardin-à-roulettes!
D'autres photos et descriptif de l'équipement sur www.japancampers.com/miniature-campervan.html
Très peu de camping car classiques avec cellule croisés sur notre route, 2 ou 3 pas plus. Sinon quelques fourgons aménagés, 1 ou 2 van Chevrolet aussi.
Pour ce qui est du parcours, nous avions 12 jours sur place à occuper. Nous sommes donc partis de Tokyo Est en direction de Nagano, puis Takayama dans les Alpes Japonaises, Kanazawa, ensuite descente vers Kyoto, et retour à l'Est en passant par Nagoya, Shizuoka, Mont Fuji, et enfin retour sur la capitale. Soit un total de 1643kms parcourus.
Parlons tout d'abord "Logistique" : si nous avions 1 adjectif à donner à cette agence de location, ce serait "pragmatique". En fait ils ne sont qu'une petite poignée à bosser dans cette "agence", et nous avons plus l'impression qu'il s'agit d'une bande de copains baroudeurs, qu'une agence commerciale de location. A vrai dire, nous n'avons même pas vu l'agence à proprement parlé, si tentée qu'il y en ait une. Nous avons pris possession du camping-car au milieu d'une rue, à coté d'une gare et l'avons restitué au même endroit... !
Il y avait possibilité de choisir d'autres modèles, mais nous avons choisi celui-ci car nous étions intéressé de découvrir l'aménagement dans un si petit espace, et la façon de vivre avec, même si c'est sur une courte durée par rapport à un voyage au long cours. Ce qui nous a marqué, c'est que malgré l'espace réduit, nous avions tout le nécessaire quotidien, et n'avons manqué de rien. Un frigo pour garder quelques produits au frais, un bidon pour embarquer un peu d'eau, le nécessaire de cuisine, le nécessaire de couchage, des caisses en plastique, un chauffage Webasto, un convertisseur 12V/100V, et un iPad pour GPS et applications pratiques. Un coffre de toit pour ranger les affaires, et même des chaises de camping pour faire la pause au soleil!
L'iPad était équipé d'applications tout aussi pratiques : Traducteur avec textes / photos, application pour trouver des aires où passer la nuit, avec WC (park and sleep), application pour trouver des onsens (bains publics), une autre pour discuter directement avec les gars de l'agence en cas de pépin ou besoin de coordonnées pour tel ou tel lieu, et bien-sûr un accès internet en cas de besoin, cela nous a été utile pour prendre des coordonnées GPS ou bien trouver un lieu de stationnement dans certaines villes.
Pour les WC, aucun problème pour en trouver, il y en a partout, et propres évidemment. Pour les bains / douches, il n'y en a pas comme chez nous sur certaines aires d'autoroute. Par contre, ils pratiquent beaucoup les bains publics appelés Onsens (avec source d'eau chaude naturelle) ou Sento (plutôt dans les villes). L’accès coûte entre 4 et 8€ suivant l'établissement. Après avoir déposé tous vos vêtements au vestiaire, il ne vous reste plus qu'à avancer dans la grande salle de bains: tout d'abord vous vous dirigez vers les douches pour vous y savonner et rincer (savons / shampooing à dispo). Une fois propre, il ne vous reste plus qu’à vous glisser dans le bain d’eau chaude pour vous détendre et converser avec votre voisin si l’envie vous en dit !
Attention : les tatouages ne sont pas acceptés dans la plupart des bains publiques, car au Japon, les gens tatoués sont, pour la plupart, affiliés aux Yakuza. Certainement que les Yakuza prennent leur bains quelque part, mais je ne suis pas allé voir ! Cependant, on m’a autorisé à entrer du moment que mes tatouages étaient masqués. J’avais acheté de la bande cohésive (bande de contention) couleur chair avant de partir, et j’ai pu prendre mes bains sans problèmes. Pour ceux qui ont des tatouages dans le dos, c’est plus compliqué, car ils ne vous laisseront pas rentrer tout simplement…
Mais tout n’est pas perdu ! Il vous reste encore quelques options : Prendre une chambre d’hôtel : les hôtels ont leur propre onsen et on vous laissera accéder plus facilement même si vous avez des tatouages visibles. Sinon prendre une chambre avec salle de bain privée, mais attention aux tarifs…. Autre option, les love-hôtels : Les Japonais en ont beaucoup, ce sont des hôtels pour avoir un peu d’intimité ! Vous y prenez une chambre pour quelques heures ou pour la nuit, et il y a une salle de bain dans chaque chambre. Dernière option, la douche portable : Nous avons eu recours à cette option à certains endroits ou nous n’avions pas de bains publics, ni d’hôtel. Nous avions pris la douche dans les sanitaires publics, la nuit. Le sol est carrelé et il y a des bouches d’évacuations, car ils nettoient tous les jours au karcher. Ça dépanne.
Pour la nourriture, aucun problème, il y a des restaurants, gargottes, magasins partout ! Nous avons aussi acheté des produits que nous avions réchauffés sur le réchaud le soir. Le midi il y a toujours quelque chose à manger sur le pouce ou un petit restaurant pour une soupe. On s’est toujours régalés et on aurait tout dévoré ! Pour le sucré, rassurez-vous, ils ont une multitude de petits gâteaux absolument délicieux et pas chers. Nous étions partis avec des aprioris et pensions uniquement trouver du poisson cru et des trucs au goût bizarre, et finalement ce n’étaient que des mythes. On y retournerai rien que pour la gamelle !
Poursuivons avec le voyage : Après les 15h de voyage depuis notre départ de Marseille, nous voilà donc arrivés à Narita, à 40kms à l’Est de Tokyo avec 7h de décalage dans les pattes. Il est 7h en local, donc minuit chez nous, et la journée commence, alors que c’est l’heure d’aller au lit. Bref, on est épuisés et on doit rejoindre le centre de Tokyo, prendre le camping-car et filer à 300kms de là. Google Maps nous avait indiqué 5h00 pour faire ces 300 kms. Rappelons que Tokyo c’est 7 fois Paris et 33 millions d’habitants, oui, 33 millions, c’est la moitié de notre pays… Donc forcément, on n’est pas seuls.
Nous prenons le train depuis Tokyo et rejoignons la station Shin-Kamagaya où nous avons rendez-vous. On attend, on attend, on ne voit personne venir… On se fait aider pour utiliser la cabine téléphonique et on arrive a avoir notre loueur. Finalement il faut reprendre le train, il n’est pas à la bonne station. Direction la station Tokiwadaira. On se retrouve enfin. On récupère la bestiole, et en avant, c’est parti ! Le trafic Tokyoïte pendant 2h, conduite à gauche, avec 7heures de décalage horaire dans la tronche, autant vous dire que je m’en souviendrai quelques années !
On arrive à quitter la capitale sans encombres, malgré quelques détours, car le GPS Google Maps n’était pas vraiment compréhensible sur les bifurcations et sorties, et nous n’étions pas encore familiarisés avec les panneaux directionnels et calligraphie locale.
On fait étape pour la nuit à 80kms de Takayama après une bien grosse journée.
Jour 2, nous poursuivons notre route jusqu’à Takayama. La pluie est de la partie… On y vient pour le festival de printemps, avec les cerisiers en fleurs et le défilé des chars décorés dans les rues. Finalement les chars resteront sous leurs abris. C’est une jolie ‘’petite’’ ville en fête (93000 habitants…)
Nous poursuivons notre route en direction de Kanazawa pour les visites du lendemain. La route est longue car on se fait bloquer par la neige en altitude. On nous avait certainement prévenus quelque part sur la route, mais étant donné que nous ne lisons pas le japonais… On se fait coincer 2 fois, les routes ne sont pas dégagées et il y a 1,20m de neige sur la chaussée. En attendant nous avons vu des singes des montagnes, perchés ça et là dans les arbres, c’est surprenant !
Jour 3, nous voici à Kanazawa pour la visite de son château et de ses jardins ornementaux. La pluie est toujours là, mais vraiment plus intense. Il ne pleut qu’une fois, de 6h à 21h… Nous nous faisons aider pour l’orientation et rejoignons le château à pied depuis la gare et visitons ainsi la ville. Nous arrivons au château : les jardins sont somptueux et le château est magnifique. C’est le temps des Sakuras (cerisiers en fleurs) et de Hanami (regarder les fleurs qui tombent comme la vie qui défile). La pluie gâche un peu la visite, mais nous sommes là et apprécions malgré tout le voyage !
Nous reprenons la route en direction de Kaga. Ce n’est pas très loin, mais Kanazawa c’est 400.000 habitants (2 fois Strasbourg) et l’agglomération s’étend sur des kilomètres. En fait on n’est jamais vraiment sortis de l’urbanisme…
Jour 4. Le temps est un peu plus clément, pas de pluie aujourd’hui, et même un peu de soleil. Nous faisons un petit saut en bord de mer, histoire de voir le décor. C’est plutôt décevant… La plage est jonchée de détritus vomis par l’océan. Cela fait des années que nous n’avons pas vu la mer, et c’est triste de voir à quel point la situation est dramatique en terme de déchets… Nous poursuivons notre journée en direction du temple Nata-dera, c’est un temple taillé dans la roche. En fait un temple, ce n’est jamais 1 temple. C’est bien souvent un ensemble de temples, pagodes, stèles, autels, répartis dans un grand parc avec jardins ornementaux, bassins aménagés avec carpes et petits ponts de pierres. Les temples sont somptueux, ça repose l’esprit. La transition est nette avec l’agitation des villes. Nous déjeunons dans un petit restau juste à la sortie du temple. Les menus sont en photo, c’est pratique pour se faire comprendre. Dans certains établissements, les menus sont reconstitués en plastique dans la vitrine. Le rendu est saisissant ! Nous dégustons une délicieuse soupe crevettes / nouilles de soba, et poulet / nouilles de soba pour 12€ !
Jour 5, nous prenons la route en direction de l’ancienne capitale, Kyoto. La grisaille est revenue. Pas beaucoup de visites aujourd’hui, quelques arrêts dans les magasins et autres boutiques histoire de découvrir les produits du quotidien local. Nous passons la nuit au bord du lac Biwa.
Jour 6, Kyoto nous voilà et le soleil nous fait part de ses plus chaleureux rayons! Nous débarquons tout d’abord dans le quartier Arashiyama, connu pour ses temples, sa forêt de bambous, et ses petites rues commerçantes. Effectivement, c’est connu et c’est bondé ! Nous stationnons la bestiole sur un petit parking payant pour la journée. Nous faisons visite de temples et jardins, forêt de bambous et rues commerçantes, agrémenté de saveurs locales : brioches au sésame et haricots rouges, beignets de fruits de mer, gâteaux au thé vert et glace de même sorte ! Beaucoup de visiteurs, et notamment des écoliers. Ce qui nous surprend, c’est la complicité qu’ils ont. Ce sont des ados pour la plupart, mais ils s’amusent ensemble, tandis que chez nous, ils sont chacun le nez planté dans leur smartphone. Là bas, c’est beaucoup plus vivant et jovial. Nous remontons sur les hauteurs de Kyoto pour passer la nuit.
Jour 7, nous descendons à pied depuis notre belvédère jusqu’au nord du quartier Higashiyama de Kyoto. Nous traversons temples et jardins, toujours aussi somptueux. Nous poursuivons notre trajet jusqu’au marché Nishiki. C’est un marché couvert immense, d’environ 200m de long, et que de petites échoppes, restaurants, en-cas à emporter : nos papilles sont affolées par toutes ces saveurs et odeurs !
Après une pause casse croûte, nous retournons vers Higashiyama pour visiter le quartier Gion, célèbre pour ses petites rues authentiques, et ses geishas. Nous voyons beaucoup de jeunes gens habillés en kimonos. Cela semble être leurs habits de sortie. Kyoto semble être la ville où se mêlent le mieux frénésie électrique et coutumes du Japon. Il fait de plus en plus chaud et il a de plus en plus de monde dans les rues. C’est la fin de journée, nous rejoignons notre belvédère pour récupérer notre baraque, et nous commençons la route en direction de Nagoya. Un arrêt à la laverie pour laver le linge et un bon fou-rire une fois devant les machines où écrit en japonais tout semblait si compliqué !
Jour 8, nous voilà à Nagoya. Ce sera une étape rapide, car nous avons encore pas mal de route à faire et la fin du séjour approche déjà. Nous visitons le magnifique château et les jardins. En face, le musée du théâtre de No. Nous poursuivons la route vers Shizuoka.
Jour 9, nous voici dans le secteur de Shizuoka C’est là qu’est concentrée la production de thé vert Matcha. Nous dégustons également quelques agrumes locaux, à mi chemin entre l’orange et le pamplemousse, l’orange Naveline si je ne me trompe pas. Le temps est de nouveau à la pluie. Nous devrions apercevoir le mont Fuji, mais nous ne voyons rien à 100m, il pleut des cordes. La journée devait s’articuler autour des champs de thés, un trajet en téléphérique pour visiter un temple, et le contour du mont Fuji par la régions des 5 lacs, mais finalement le temps est trop mauvais et nous ne verrons rien… La Nature est ainsi faite, nous prenons notre mal en patience.
Jour 10, il ne pleut pas !! On a un pneu à plat, donc on remplace avant de partir (comme quoi, pas besoin d’être en plein désert pour avoir son lot de déconvenues !). Aujourd’hui on visite Hakone sur les rives du lac Ashinoko. Une petite ballade sur le sentier du Tokaido, route pavée qui reliait Kyoto à Edo (ancienne Tokyo), jusqu’à l’avenue des cèdres vieux de 300ans.
Nous poursuivons vers Togendai un peu plus au nord où nous prenons le téléphérique pour Owakudani, là nous irons déguster les œufs noirs (kuro-tamago), cuits dans l’eau sulfureuse de la montagne. On entend la terre gronder férocement, c’est surprenant ! Petit à petit le ciel se dégage et nous laisse voir le Fuji-san dans son intégralité, ça aurait été dommage de ne pas l’apercevoir. Nous redescendons jusqu’à notre bouzin et prenons la route de Kamakura. Kamakura, c’est un peu Long-beach en Californie. Voitures de luxe, surfeurs, cruise-bike, customs, belles résidences…On ne fait que passer. Nous sommes à 80kms de Tokyo, et c’est déjà la pleine urbanisation. Autoroutes, ponts, buildings, béton, béton, béton… Nous arrivons à notre park-and-sleep pour la nuit.
Jour 11, C’est parti pour la frénésie de Tokyo ! Nous laissons notre camping car sur le park and sleep (gratuit) et prenons le train à 20 minutes à pied de là. Direction le centre, Shibuya plus précisément. De là nous partons pour Akihabara, le quartier manga / anime de la ville. Nous retrouvons un peu de calme dans le jardin du palais impérial et finissons par le parc Ueno. Le premier jour nous étions un peu effrayés par Tokyo, et de nos précédents voyages nous avions un mauvais sentiment de terminer notre route par une grande ville, le dur retour à la civilisation. Finalement, cela a été bien mieux que prévu ! Bien que Tokyo soit hyper peuplée, la courtoisie des gens, leur calme, leur gentillesse, la propreté font que cette ville est appréciable. Nous n’avons pas regretté de terminer ainsi. Le soir nous dormons au même endroit que la veille. Dernier contact avec Japan Campers pour confirmer la restitution du lendemain.
Jour 12, ça sent la fin des vacances. Nous retournons vers Tokiwaidaira et restituons la cabane à roulettes. On prend le train direction Narita, nous devons y passer notre dernier après-midi avant une nuit en Ryokan (maison d’hôte traditionnelle). Narita est une magnifique petite ville en banlieue, pleine de petites boutiques autour du Ryokan. En face, le superbe temple Shinsho-ji et son grand jardin. Le soir nous dînons à l’hôtel, des yakutas ("kimonos") sont à disposition dans la chambre. Le repas nous est servi dans la chambre, la table au sol sur les tatamis. Pas moins de 10 dégustations pour nous exciter les papilles un peu plus. Une fois le repas terminé, on vient nous installer les futons pour la nuit. Nous nous couchons au son de la musique zen diffusée dans les rues.
Jour 13, réveillés au son du gong à 5h30, nous nous apprêtons à quitter ce beau pays. Après un déjeuner copieux et traditionnel, on nous conduit aimablement à la gare de Narita pour rejoindre l’aéroport. Nous décollons sous un ciel brumeux et une fois au dessus de la nappe nuageuse, avons la chance d’apercevoir le sommet enneigé du Fuji magnifique panorama que nous offre la nature en cadeau de départ.
Ce qui nous a le plus surpris lors de ce séjour, c’est la gentillesse des gens. Les Japonais sont dévoués, gentils, aimables, courtois, c’est dingue ! L’anglais a été quasiment inutile là bas, peu de monde ne le pratique, sauf dans les endroits touristiques, et encore. En ce qui nous concerne, sur la 30aine de personnes avec qui nous avons discuté, seulement 3 parlaient un peu anglais. Mais nous avons toujours su communiquer, avec des images, ou des signes. Ils ont vraiment envie d’aider quand ils vous voient en ‘’difficulté’’ ou que vous leur demandez un renseignement. Certains ont essayé de demander d’où nous venions, et étaient surpris de voir des français, surtout en dehors des grandes villes. Encore plus lorsqu’on nous demandait « did you come with Shinkeisei ? (êtes vous venus avec le TGV ?) – No, with campervan ! – Ohhhhh ! »
Nous avons été également surpris par la propreté en tout lieux. TOUT est recyclable, n’importe quel emballage, film plastique, papier, sachet, barquette, bouteille, tout ! Dans les rues, on ne trouve pas de poubelles, ou très rarement, là où on peut manger sur le pouce. Sinon, à part des containers pour les bouteilles en plastique, il n’y a pas de poubelles comme chez nous, à disposition. En mode routier, il faut donc conserver ses ordures jusqu’à trouver un endroit ou les jeter triées. Finalement, c’est à l’entrée des supermarchés que nous avons pu les jeter dans différentes bennes de tri.
Coté déconvenues, pas grand-chose mais une chose en particulier, c’est la marque de l’homme partout. Très peu d’endroits ou la nature à tous ses droits. Peu de paysages vierges. Toujours des lignes électriques, toujours du béton. C’est le pays ou on a vu le plus de pelles mécaniques de tous les voyages qu’on a fait. Les jardins sont magnifiques, mais c’est une création de l’homme. Nous avons un peu regretté cela, le manque d’authenticité naturelle.
En terme de budget, c’est toujours intéressant de partager ce retour je pense :
Pour les billets d’avion : 750€ / personne aller / retour, classe eco avec Lufthansa. Départ Marseille, escale à Francfort à l’aller et au retour.
Location du camping-car équipé = 580€ pour 11 jours, avec 1200kms inclus. 1€ pour 10kms supplémentaires. Nous avons donc dépassé de 40€ Compter environ 30€ pour nettoyage à la restitution et lavage de la literie.
Carburant : avec notre bestiole on consommait environ 10l/100. Petit moteur (700cm3), boite auto, beaucoup de relief et de ville. Nous n’avons pas emprunté beaucoup d’autoroute, seulement en périphérie de Tokyo. Le prix du carburant est de 1€/l (essence / regular). Donc pour nos 1640kms nous avons dépensé 160€
Péages : les péages sont chers, mais peuvent faire économiser de précieuses heures de route, Notamment aux abords des grandes villes. Nous avons payé 115€ pour environ 300kms d’autoroute.
Transports : Parkings : dans les villes, tous les parkings sont payants. Ça va de 3€ pour 20minutes à 2€ pour 1h, ça dépend des coins. C’est très variable. Souvent c’est 3€ la première demi-heure et 3€ l’heure suivante. Pour 3 à 4h de stationnement, compter 8€. C’est toujours indiqué à l’entrée (écrit en Japonais) mais on lit les chiffres et on comprend vite à quoi cela correspond. Métro / train : à Tokyo nous avions un pass pour environ 10€ / personne (pass métro + ligne de train qui passait par notre station. Sinon compter 3 à 4€ pour 1 trajet. Pour les trains de et vers l’aéroport, compter environ 8 à 10€ par personne Nous avons dépensé un budget de 60€
Nourriture : c’est là que nous avons tout explosé ! Nous étions partis avec l’équivalent de 150€ mais on a dépensé au moins le double. Non pas que la nourriture soit chère, bien au contraire, mais c’est que nous avons acheté plein de choses, et avons voulu goutter à un maximum de produits. Sinon, on pouvait bien se nourrir avec 20€ par jour pour 2, pour le petit déjeuner, déjeuner, dîner.
Visites : les prix des visites varient, mais c’est rarement plus de 8€ par personne (1000 Yens) Souvent plus proche des 3 / 4€, les temples et jardins sont souvent gratuits. Vous paierez plutôt si l’endroit est fermé et expose des œuvres (château, certains temples…) Nous avions un budget de 100€
Hôtels/ couchages : Nous n’avons absolument rien dépensé pour nos couchages avec le camping-car. Nous avons toujours trouvé des endroits appropriés et gratuits, même à Kyoto, même à Tokyo. Jamais seuls évidemment, mais une fois les rideaux tirés, nous étions en toute intimité. La seule nuit que nous avons payée est la dernière à Narita. La maison d’hôte est de bonne réputation, bien située, nous avions pris avec salle de bain privative, et avons payé 180€ pour cette nuit. Je m’offrais par ailleurs ma soirée d’anniversaire, donc c’était une exception. Il est cependant possible de se loger pour bien moins cher.
Autres dépenses : Onsen / sento : compter 4 à 8 euros par entrée, plus souvent proche des 4€ (500Yens) Souvenirs : plein de petites choses si vous souhaitez ramener un souvenir, tout dépend des envies et du budget de chacun. Traduction du permis de conduire : pour nous Français, elle est obligatoire, il faut compter 65€ par traduction. Nous n’avions fait traduire que le mien, et j’étais le seul à conduire. Nous sommes passés par les services de www.vivrelejapon.com
Pour résumer, avec ce mode de voyage, à 2, nous avons précisément dépensé un budget de 1700€ par personne pour la totalité de notre voyage : vols, location, souvenirs, nourriture, carburant, péages, laverie, permis de conduire, nettoyage, parkings, métros, visites, hôtel…)
Si vous souhaitez d’autres infos, n’hésitez pas à nous solliciter, nous nous ferons un plaisir de vous renseigner.
A bientôt,
Nous souhaitons partager avec vous notre dernier voyage, qui cette fois fut au Japon.
Première fois en Asie, et afin de découvrir ce pays d'une façon autre que tout ce que nous avions trouvé dans les guides, nous avions décidé de louer un camping car. Nous espérons apporter quelques lumières à certains qui comme nous il y a quelques mois cherchaient des infos sur ce mode de voyage dans ce pays.
Après quelques jours de recherche, nous avons finalement dégoté un loueur de camping-cars à Tokyo. Ça ne parait pas comme ça, mais le mode de voyage camping-car n'est pas très répandu au Japon, surtout en ce qui concerne les étrangers. La plupart des guides et forums que nous avons parcourus renseignent très bien le voyage en train ou en bus, mais parlent rarement de l'automobile, et encore moins du camping-car.
Nous avons donc réservé un "miniature-campervan" chez japan-campers.
Voici une photo de la bestiole pour vous donner un aperçu :

Et oui, c'est une mini maison-à-roulettes! C'est même de l'ordre de la cabane-de-jardin-à-roulettes!
D'autres photos et descriptif de l'équipement sur www.japancampers.com/miniature-campervan.html
Très peu de camping car classiques avec cellule croisés sur notre route, 2 ou 3 pas plus. Sinon quelques fourgons aménagés, 1 ou 2 van Chevrolet aussi.
Pour ce qui est du parcours, nous avions 12 jours sur place à occuper. Nous sommes donc partis de Tokyo Est en direction de Nagano, puis Takayama dans les Alpes Japonaises, Kanazawa, ensuite descente vers Kyoto, et retour à l'Est en passant par Nagoya, Shizuoka, Mont Fuji, et enfin retour sur la capitale. Soit un total de 1643kms parcourus.
Parlons tout d'abord "Logistique" : si nous avions 1 adjectif à donner à cette agence de location, ce serait "pragmatique". En fait ils ne sont qu'une petite poignée à bosser dans cette "agence", et nous avons plus l'impression qu'il s'agit d'une bande de copains baroudeurs, qu'une agence commerciale de location. A vrai dire, nous n'avons même pas vu l'agence à proprement parlé, si tentée qu'il y en ait une. Nous avons pris possession du camping-car au milieu d'une rue, à coté d'une gare et l'avons restitué au même endroit... !
Il y avait possibilité de choisir d'autres modèles, mais nous avons choisi celui-ci car nous étions intéressé de découvrir l'aménagement dans un si petit espace, et la façon de vivre avec, même si c'est sur une courte durée par rapport à un voyage au long cours. Ce qui nous a marqué, c'est que malgré l'espace réduit, nous avions tout le nécessaire quotidien, et n'avons manqué de rien. Un frigo pour garder quelques produits au frais, un bidon pour embarquer un peu d'eau, le nécessaire de cuisine, le nécessaire de couchage, des caisses en plastique, un chauffage Webasto, un convertisseur 12V/100V, et un iPad pour GPS et applications pratiques. Un coffre de toit pour ranger les affaires, et même des chaises de camping pour faire la pause au soleil!
L'iPad était équipé d'applications tout aussi pratiques : Traducteur avec textes / photos, application pour trouver des aires où passer la nuit, avec WC (park and sleep), application pour trouver des onsens (bains publics), une autre pour discuter directement avec les gars de l'agence en cas de pépin ou besoin de coordonnées pour tel ou tel lieu, et bien-sûr un accès internet en cas de besoin, cela nous a été utile pour prendre des coordonnées GPS ou bien trouver un lieu de stationnement dans certaines villes.
Pour les WC, aucun problème pour en trouver, il y en a partout, et propres évidemment. Pour les bains / douches, il n'y en a pas comme chez nous sur certaines aires d'autoroute. Par contre, ils pratiquent beaucoup les bains publics appelés Onsens (avec source d'eau chaude naturelle) ou Sento (plutôt dans les villes). L’accès coûte entre 4 et 8€ suivant l'établissement. Après avoir déposé tous vos vêtements au vestiaire, il ne vous reste plus qu'à avancer dans la grande salle de bains: tout d'abord vous vous dirigez vers les douches pour vous y savonner et rincer (savons / shampooing à dispo). Une fois propre, il ne vous reste plus qu’à vous glisser dans le bain d’eau chaude pour vous détendre et converser avec votre voisin si l’envie vous en dit !
Attention : les tatouages ne sont pas acceptés dans la plupart des bains publiques, car au Japon, les gens tatoués sont, pour la plupart, affiliés aux Yakuza. Certainement que les Yakuza prennent leur bains quelque part, mais je ne suis pas allé voir ! Cependant, on m’a autorisé à entrer du moment que mes tatouages étaient masqués. J’avais acheté de la bande cohésive (bande de contention) couleur chair avant de partir, et j’ai pu prendre mes bains sans problèmes. Pour ceux qui ont des tatouages dans le dos, c’est plus compliqué, car ils ne vous laisseront pas rentrer tout simplement…
Mais tout n’est pas perdu ! Il vous reste encore quelques options : Prendre une chambre d’hôtel : les hôtels ont leur propre onsen et on vous laissera accéder plus facilement même si vous avez des tatouages visibles. Sinon prendre une chambre avec salle de bain privée, mais attention aux tarifs…. Autre option, les love-hôtels : Les Japonais en ont beaucoup, ce sont des hôtels pour avoir un peu d’intimité ! Vous y prenez une chambre pour quelques heures ou pour la nuit, et il y a une salle de bain dans chaque chambre. Dernière option, la douche portable : Nous avons eu recours à cette option à certains endroits ou nous n’avions pas de bains publics, ni d’hôtel. Nous avions pris la douche dans les sanitaires publics, la nuit. Le sol est carrelé et il y a des bouches d’évacuations, car ils nettoient tous les jours au karcher. Ça dépanne.
Pour la nourriture, aucun problème, il y a des restaurants, gargottes, magasins partout ! Nous avons aussi acheté des produits que nous avions réchauffés sur le réchaud le soir. Le midi il y a toujours quelque chose à manger sur le pouce ou un petit restaurant pour une soupe. On s’est toujours régalés et on aurait tout dévoré ! Pour le sucré, rassurez-vous, ils ont une multitude de petits gâteaux absolument délicieux et pas chers. Nous étions partis avec des aprioris et pensions uniquement trouver du poisson cru et des trucs au goût bizarre, et finalement ce n’étaient que des mythes. On y retournerai rien que pour la gamelle !
Poursuivons avec le voyage : Après les 15h de voyage depuis notre départ de Marseille, nous voilà donc arrivés à Narita, à 40kms à l’Est de Tokyo avec 7h de décalage dans les pattes. Il est 7h en local, donc minuit chez nous, et la journée commence, alors que c’est l’heure d’aller au lit. Bref, on est épuisés et on doit rejoindre le centre de Tokyo, prendre le camping-car et filer à 300kms de là. Google Maps nous avait indiqué 5h00 pour faire ces 300 kms. Rappelons que Tokyo c’est 7 fois Paris et 33 millions d’habitants, oui, 33 millions, c’est la moitié de notre pays… Donc forcément, on n’est pas seuls.
Nous prenons le train depuis Tokyo et rejoignons la station Shin-Kamagaya où nous avons rendez-vous. On attend, on attend, on ne voit personne venir… On se fait aider pour utiliser la cabine téléphonique et on arrive a avoir notre loueur. Finalement il faut reprendre le train, il n’est pas à la bonne station. Direction la station Tokiwadaira. On se retrouve enfin. On récupère la bestiole, et en avant, c’est parti ! Le trafic Tokyoïte pendant 2h, conduite à gauche, avec 7heures de décalage horaire dans la tronche, autant vous dire que je m’en souviendrai quelques années !
On arrive à quitter la capitale sans encombres, malgré quelques détours, car le GPS Google Maps n’était pas vraiment compréhensible sur les bifurcations et sorties, et nous n’étions pas encore familiarisés avec les panneaux directionnels et calligraphie locale.
On fait étape pour la nuit à 80kms de Takayama après une bien grosse journée.
Jour 2, nous poursuivons notre route jusqu’à Takayama. La pluie est de la partie… On y vient pour le festival de printemps, avec les cerisiers en fleurs et le défilé des chars décorés dans les rues. Finalement les chars resteront sous leurs abris. C’est une jolie ‘’petite’’ ville en fête (93000 habitants…)
Nous poursuivons notre route en direction de Kanazawa pour les visites du lendemain. La route est longue car on se fait bloquer par la neige en altitude. On nous avait certainement prévenus quelque part sur la route, mais étant donné que nous ne lisons pas le japonais… On se fait coincer 2 fois, les routes ne sont pas dégagées et il y a 1,20m de neige sur la chaussée. En attendant nous avons vu des singes des montagnes, perchés ça et là dans les arbres, c’est surprenant !
Jour 3, nous voici à Kanazawa pour la visite de son château et de ses jardins ornementaux. La pluie est toujours là, mais vraiment plus intense. Il ne pleut qu’une fois, de 6h à 21h… Nous nous faisons aider pour l’orientation et rejoignons le château à pied depuis la gare et visitons ainsi la ville. Nous arrivons au château : les jardins sont somptueux et le château est magnifique. C’est le temps des Sakuras (cerisiers en fleurs) et de Hanami (regarder les fleurs qui tombent comme la vie qui défile). La pluie gâche un peu la visite, mais nous sommes là et apprécions malgré tout le voyage !
Nous reprenons la route en direction de Kaga. Ce n’est pas très loin, mais Kanazawa c’est 400.000 habitants (2 fois Strasbourg) et l’agglomération s’étend sur des kilomètres. En fait on n’est jamais vraiment sortis de l’urbanisme…
Jour 4. Le temps est un peu plus clément, pas de pluie aujourd’hui, et même un peu de soleil. Nous faisons un petit saut en bord de mer, histoire de voir le décor. C’est plutôt décevant… La plage est jonchée de détritus vomis par l’océan. Cela fait des années que nous n’avons pas vu la mer, et c’est triste de voir à quel point la situation est dramatique en terme de déchets… Nous poursuivons notre journée en direction du temple Nata-dera, c’est un temple taillé dans la roche. En fait un temple, ce n’est jamais 1 temple. C’est bien souvent un ensemble de temples, pagodes, stèles, autels, répartis dans un grand parc avec jardins ornementaux, bassins aménagés avec carpes et petits ponts de pierres. Les temples sont somptueux, ça repose l’esprit. La transition est nette avec l’agitation des villes. Nous déjeunons dans un petit restau juste à la sortie du temple. Les menus sont en photo, c’est pratique pour se faire comprendre. Dans certains établissements, les menus sont reconstitués en plastique dans la vitrine. Le rendu est saisissant ! Nous dégustons une délicieuse soupe crevettes / nouilles de soba, et poulet / nouilles de soba pour 12€ !
Jour 5, nous prenons la route en direction de l’ancienne capitale, Kyoto. La grisaille est revenue. Pas beaucoup de visites aujourd’hui, quelques arrêts dans les magasins et autres boutiques histoire de découvrir les produits du quotidien local. Nous passons la nuit au bord du lac Biwa.
Jour 6, Kyoto nous voilà et le soleil nous fait part de ses plus chaleureux rayons! Nous débarquons tout d’abord dans le quartier Arashiyama, connu pour ses temples, sa forêt de bambous, et ses petites rues commerçantes. Effectivement, c’est connu et c’est bondé ! Nous stationnons la bestiole sur un petit parking payant pour la journée. Nous faisons visite de temples et jardins, forêt de bambous et rues commerçantes, agrémenté de saveurs locales : brioches au sésame et haricots rouges, beignets de fruits de mer, gâteaux au thé vert et glace de même sorte ! Beaucoup de visiteurs, et notamment des écoliers. Ce qui nous surprend, c’est la complicité qu’ils ont. Ce sont des ados pour la plupart, mais ils s’amusent ensemble, tandis que chez nous, ils sont chacun le nez planté dans leur smartphone. Là bas, c’est beaucoup plus vivant et jovial. Nous remontons sur les hauteurs de Kyoto pour passer la nuit.
Jour 7, nous descendons à pied depuis notre belvédère jusqu’au nord du quartier Higashiyama de Kyoto. Nous traversons temples et jardins, toujours aussi somptueux. Nous poursuivons notre trajet jusqu’au marché Nishiki. C’est un marché couvert immense, d’environ 200m de long, et que de petites échoppes, restaurants, en-cas à emporter : nos papilles sont affolées par toutes ces saveurs et odeurs !
Après une pause casse croûte, nous retournons vers Higashiyama pour visiter le quartier Gion, célèbre pour ses petites rues authentiques, et ses geishas. Nous voyons beaucoup de jeunes gens habillés en kimonos. Cela semble être leurs habits de sortie. Kyoto semble être la ville où se mêlent le mieux frénésie électrique et coutumes du Japon. Il fait de plus en plus chaud et il a de plus en plus de monde dans les rues. C’est la fin de journée, nous rejoignons notre belvédère pour récupérer notre baraque, et nous commençons la route en direction de Nagoya. Un arrêt à la laverie pour laver le linge et un bon fou-rire une fois devant les machines où écrit en japonais tout semblait si compliqué !
Jour 8, nous voilà à Nagoya. Ce sera une étape rapide, car nous avons encore pas mal de route à faire et la fin du séjour approche déjà. Nous visitons le magnifique château et les jardins. En face, le musée du théâtre de No. Nous poursuivons la route vers Shizuoka.
Jour 9, nous voici dans le secteur de Shizuoka C’est là qu’est concentrée la production de thé vert Matcha. Nous dégustons également quelques agrumes locaux, à mi chemin entre l’orange et le pamplemousse, l’orange Naveline si je ne me trompe pas. Le temps est de nouveau à la pluie. Nous devrions apercevoir le mont Fuji, mais nous ne voyons rien à 100m, il pleut des cordes. La journée devait s’articuler autour des champs de thés, un trajet en téléphérique pour visiter un temple, et le contour du mont Fuji par la régions des 5 lacs, mais finalement le temps est trop mauvais et nous ne verrons rien… La Nature est ainsi faite, nous prenons notre mal en patience.
Jour 10, il ne pleut pas !! On a un pneu à plat, donc on remplace avant de partir (comme quoi, pas besoin d’être en plein désert pour avoir son lot de déconvenues !). Aujourd’hui on visite Hakone sur les rives du lac Ashinoko. Une petite ballade sur le sentier du Tokaido, route pavée qui reliait Kyoto à Edo (ancienne Tokyo), jusqu’à l’avenue des cèdres vieux de 300ans.
Nous poursuivons vers Togendai un peu plus au nord où nous prenons le téléphérique pour Owakudani, là nous irons déguster les œufs noirs (kuro-tamago), cuits dans l’eau sulfureuse de la montagne. On entend la terre gronder férocement, c’est surprenant ! Petit à petit le ciel se dégage et nous laisse voir le Fuji-san dans son intégralité, ça aurait été dommage de ne pas l’apercevoir. Nous redescendons jusqu’à notre bouzin et prenons la route de Kamakura. Kamakura, c’est un peu Long-beach en Californie. Voitures de luxe, surfeurs, cruise-bike, customs, belles résidences…On ne fait que passer. Nous sommes à 80kms de Tokyo, et c’est déjà la pleine urbanisation. Autoroutes, ponts, buildings, béton, béton, béton… Nous arrivons à notre park-and-sleep pour la nuit.
Jour 11, C’est parti pour la frénésie de Tokyo ! Nous laissons notre camping car sur le park and sleep (gratuit) et prenons le train à 20 minutes à pied de là. Direction le centre, Shibuya plus précisément. De là nous partons pour Akihabara, le quartier manga / anime de la ville. Nous retrouvons un peu de calme dans le jardin du palais impérial et finissons par le parc Ueno. Le premier jour nous étions un peu effrayés par Tokyo, et de nos précédents voyages nous avions un mauvais sentiment de terminer notre route par une grande ville, le dur retour à la civilisation. Finalement, cela a été bien mieux que prévu ! Bien que Tokyo soit hyper peuplée, la courtoisie des gens, leur calme, leur gentillesse, la propreté font que cette ville est appréciable. Nous n’avons pas regretté de terminer ainsi. Le soir nous dormons au même endroit que la veille. Dernier contact avec Japan Campers pour confirmer la restitution du lendemain.
Jour 12, ça sent la fin des vacances. Nous retournons vers Tokiwaidaira et restituons la cabane à roulettes. On prend le train direction Narita, nous devons y passer notre dernier après-midi avant une nuit en Ryokan (maison d’hôte traditionnelle). Narita est une magnifique petite ville en banlieue, pleine de petites boutiques autour du Ryokan. En face, le superbe temple Shinsho-ji et son grand jardin. Le soir nous dînons à l’hôtel, des yakutas ("kimonos") sont à disposition dans la chambre. Le repas nous est servi dans la chambre, la table au sol sur les tatamis. Pas moins de 10 dégustations pour nous exciter les papilles un peu plus. Une fois le repas terminé, on vient nous installer les futons pour la nuit. Nous nous couchons au son de la musique zen diffusée dans les rues.
Jour 13, réveillés au son du gong à 5h30, nous nous apprêtons à quitter ce beau pays. Après un déjeuner copieux et traditionnel, on nous conduit aimablement à la gare de Narita pour rejoindre l’aéroport. Nous décollons sous un ciel brumeux et une fois au dessus de la nappe nuageuse, avons la chance d’apercevoir le sommet enneigé du Fuji magnifique panorama que nous offre la nature en cadeau de départ.
Ce qui nous a le plus surpris lors de ce séjour, c’est la gentillesse des gens. Les Japonais sont dévoués, gentils, aimables, courtois, c’est dingue ! L’anglais a été quasiment inutile là bas, peu de monde ne le pratique, sauf dans les endroits touristiques, et encore. En ce qui nous concerne, sur la 30aine de personnes avec qui nous avons discuté, seulement 3 parlaient un peu anglais. Mais nous avons toujours su communiquer, avec des images, ou des signes. Ils ont vraiment envie d’aider quand ils vous voient en ‘’difficulté’’ ou que vous leur demandez un renseignement. Certains ont essayé de demander d’où nous venions, et étaient surpris de voir des français, surtout en dehors des grandes villes. Encore plus lorsqu’on nous demandait « did you come with Shinkeisei ? (êtes vous venus avec le TGV ?) – No, with campervan ! – Ohhhhh ! »
Nous avons été également surpris par la propreté en tout lieux. TOUT est recyclable, n’importe quel emballage, film plastique, papier, sachet, barquette, bouteille, tout ! Dans les rues, on ne trouve pas de poubelles, ou très rarement, là où on peut manger sur le pouce. Sinon, à part des containers pour les bouteilles en plastique, il n’y a pas de poubelles comme chez nous, à disposition. En mode routier, il faut donc conserver ses ordures jusqu’à trouver un endroit ou les jeter triées. Finalement, c’est à l’entrée des supermarchés que nous avons pu les jeter dans différentes bennes de tri.
Coté déconvenues, pas grand-chose mais une chose en particulier, c’est la marque de l’homme partout. Très peu d’endroits ou la nature à tous ses droits. Peu de paysages vierges. Toujours des lignes électriques, toujours du béton. C’est le pays ou on a vu le plus de pelles mécaniques de tous les voyages qu’on a fait. Les jardins sont magnifiques, mais c’est une création de l’homme. Nous avons un peu regretté cela, le manque d’authenticité naturelle.
En terme de budget, c’est toujours intéressant de partager ce retour je pense :
Pour les billets d’avion : 750€ / personne aller / retour, classe eco avec Lufthansa. Départ Marseille, escale à Francfort à l’aller et au retour.
Location du camping-car équipé = 580€ pour 11 jours, avec 1200kms inclus. 1€ pour 10kms supplémentaires. Nous avons donc dépassé de 40€ Compter environ 30€ pour nettoyage à la restitution et lavage de la literie.
Carburant : avec notre bestiole on consommait environ 10l/100. Petit moteur (700cm3), boite auto, beaucoup de relief et de ville. Nous n’avons pas emprunté beaucoup d’autoroute, seulement en périphérie de Tokyo. Le prix du carburant est de 1€/l (essence / regular). Donc pour nos 1640kms nous avons dépensé 160€
Péages : les péages sont chers, mais peuvent faire économiser de précieuses heures de route, Notamment aux abords des grandes villes. Nous avons payé 115€ pour environ 300kms d’autoroute.
Transports : Parkings : dans les villes, tous les parkings sont payants. Ça va de 3€ pour 20minutes à 2€ pour 1h, ça dépend des coins. C’est très variable. Souvent c’est 3€ la première demi-heure et 3€ l’heure suivante. Pour 3 à 4h de stationnement, compter 8€. C’est toujours indiqué à l’entrée (écrit en Japonais) mais on lit les chiffres et on comprend vite à quoi cela correspond. Métro / train : à Tokyo nous avions un pass pour environ 10€ / personne (pass métro + ligne de train qui passait par notre station. Sinon compter 3 à 4€ pour 1 trajet. Pour les trains de et vers l’aéroport, compter environ 8 à 10€ par personne Nous avons dépensé un budget de 60€
Nourriture : c’est là que nous avons tout explosé ! Nous étions partis avec l’équivalent de 150€ mais on a dépensé au moins le double. Non pas que la nourriture soit chère, bien au contraire, mais c’est que nous avons acheté plein de choses, et avons voulu goutter à un maximum de produits. Sinon, on pouvait bien se nourrir avec 20€ par jour pour 2, pour le petit déjeuner, déjeuner, dîner.
Visites : les prix des visites varient, mais c’est rarement plus de 8€ par personne (1000 Yens) Souvent plus proche des 3 / 4€, les temples et jardins sont souvent gratuits. Vous paierez plutôt si l’endroit est fermé et expose des œuvres (château, certains temples…) Nous avions un budget de 100€
Hôtels/ couchages : Nous n’avons absolument rien dépensé pour nos couchages avec le camping-car. Nous avons toujours trouvé des endroits appropriés et gratuits, même à Kyoto, même à Tokyo. Jamais seuls évidemment, mais une fois les rideaux tirés, nous étions en toute intimité. La seule nuit que nous avons payée est la dernière à Narita. La maison d’hôte est de bonne réputation, bien située, nous avions pris avec salle de bain privative, et avons payé 180€ pour cette nuit. Je m’offrais par ailleurs ma soirée d’anniversaire, donc c’était une exception. Il est cependant possible de se loger pour bien moins cher.
Autres dépenses : Onsen / sento : compter 4 à 8 euros par entrée, plus souvent proche des 4€ (500Yens) Souvenirs : plein de petites choses si vous souhaitez ramener un souvenir, tout dépend des envies et du budget de chacun. Traduction du permis de conduire : pour nous Français, elle est obligatoire, il faut compter 65€ par traduction. Nous n’avions fait traduire que le mien, et j’étais le seul à conduire. Nous sommes passés par les services de www.vivrelejapon.com
Pour résumer, avec ce mode de voyage, à 2, nous avons précisément dépensé un budget de 1700€ par personne pour la totalité de notre voyage : vols, location, souvenirs, nourriture, carburant, péages, laverie, permis de conduire, nettoyage, parkings, métros, visites, hôtel…)
Si vous souhaitez d’autres infos, n’hésitez pas à nous solliciter, nous nous ferons un plaisir de vous renseigner.
A bientôt,
Nos plus belles photos 2014 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
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On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Voyage de Ishigaki à Tokyo English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai lu beaucoup de posts et demandé de nombreux conseils pour préparer mon voyage au Japon du 18 octobre au 28 novembre. Merci encore. En retour, je crée ce carnet pour partager avec vous mes impressions de ce voyage exceptionnel, débuté à Ishigaki et terminé à Tokyo; en passant par Hiroshima, Kyushu et le Kansai.
J0 - 18/19 octobre - Voyage de Paris à Ishigaki
Nous quittons le terminal 2E de CDG à 11h. Il est toujours aussi beau et agréable d'y passer quelques instants, le voyage s'annonce bien.
L'arrivée à Haneda à 5h45 dimanche est surprenante : on sort de la passerelle, premier salut; on fait 10 mètres, deuxième salut. Au troisième salut, l'hôtesse a un panneau "connecting flights". On n'est pas franchement pressés mais autant demander comment ça se passe. Deux sourires plus tard on a compris que c'était vraiment très facile. En effet, à 6h05, on a récupéré nos bagages, passé la douane et on a nos cartes d'embarquement pour notre vol vers Ishigaki, qui décolle presque 6h plus tard ...
On se remet à peine de ce qu'on a vu jusqu'à présent : des tapis roulants rutilants de propreté, des toilettes tous les 50m, une moquette immaculée. Mais il va falloir passer le temps. On remarque qu'il y a un poste d'observation. Encore une belle surprise, car on se retrouve à l'air libre, surplombant les pistes, sur une plateforme là encore si éclatante qu'on l'a croirait neuve. Et que dire du food court décoré aux couleurs des momiji !
On s'endort quelques instants devant notre porte d'embarquement, et c'est parti, direction Ishigaki !

Nous ne voyons pas grand chose de notre vol ANA, mais l'arrivée au dessus de l'archipel est magnifique. Notre émerveillement continue à la sortie de l'aéroport : nous avons à peine le temps de lever la tête et voyons la pancarte du loueur de voiture, notre nom est indiqué sur une liste et sans même avoir le temps de s'en rendre compte, un minivan arrive pour nous transporter jusqu'à la boutique. On passera la semaine avec une adorable Nissan March, parfaite pour nous.
En moins de 5 minutes, nous arrivons à Shiraho où nous avons réservé une chambre au Lotus Bleu. L'accueil de Patrick est parfait. Nous nous installons et allons directement à la plage du village pour profiter du soleil qui se couche déjà.

J'ai lu beaucoup de posts et demandé de nombreux conseils pour préparer mon voyage au Japon du 18 octobre au 28 novembre. Merci encore. En retour, je crée ce carnet pour partager avec vous mes impressions de ce voyage exceptionnel, débuté à Ishigaki et terminé à Tokyo; en passant par Hiroshima, Kyushu et le Kansai.
J0 - 18/19 octobre - Voyage de Paris à Ishigaki
Nous quittons le terminal 2E de CDG à 11h. Il est toujours aussi beau et agréable d'y passer quelques instants, le voyage s'annonce bien.
L'arrivée à Haneda à 5h45 dimanche est surprenante : on sort de la passerelle, premier salut; on fait 10 mètres, deuxième salut. Au troisième salut, l'hôtesse a un panneau "connecting flights". On n'est pas franchement pressés mais autant demander comment ça se passe. Deux sourires plus tard on a compris que c'était vraiment très facile. En effet, à 6h05, on a récupéré nos bagages, passé la douane et on a nos cartes d'embarquement pour notre vol vers Ishigaki, qui décolle presque 6h plus tard ...
On se remet à peine de ce qu'on a vu jusqu'à présent : des tapis roulants rutilants de propreté, des toilettes tous les 50m, une moquette immaculée. Mais il va falloir passer le temps. On remarque qu'il y a un poste d'observation. Encore une belle surprise, car on se retrouve à l'air libre, surplombant les pistes, sur une plateforme là encore si éclatante qu'on l'a croirait neuve. Et que dire du food court décoré aux couleurs des momiji !
On s'endort quelques instants devant notre porte d'embarquement, et c'est parti, direction Ishigaki !

Nous ne voyons pas grand chose de notre vol ANA, mais l'arrivée au dessus de l'archipel est magnifique. Notre émerveillement continue à la sortie de l'aéroport : nous avons à peine le temps de lever la tête et voyons la pancarte du loueur de voiture, notre nom est indiqué sur une liste et sans même avoir le temps de s'en rendre compte, un minivan arrive pour nous transporter jusqu'à la boutique. On passera la semaine avec une adorable Nissan March, parfaite pour nous.
En moins de 5 minutes, nous arrivons à Shiraho où nous avons réservé une chambre au Lotus Bleu. L'accueil de Patrick est parfait. Nous nous installons et allons directement à la plage du village pour profiter du soleil qui se couche déjà.

Voyage seule en Inde centrale English translation pending
Bonjour,
j'envisage un 5è voyage en solo(avec guides quand même) en Inde centrale.Le but est Sanchi que je ne connais pas.
je pense partir de Delhi vers Gwalior, Bhopal, Mandu...Pouvez-vous me dire si Ujjain et Maheshwar méritent d'y rester plus longtemps qu'une demi journée de visite.
Au plaisir d'une réponse
Cdlt
Eve
Conseils moto et périple en Inde cet été! English translation pending
bonjour à tous,
Que de conseils sur ce site et de recits, j'ai bcp lu et merci donc à tous ceux qui prennent le temps de rapporter leurs aventures. Voilà je me permets d'ecrire car je pars en Inde cet été (delhi) et j'ai 15 jours (après moi j'ai une semaine seul) avec un ami où on a loué une 500cc Enfield. On doit faire delhi, Agra, Benares, delhi. J'aurais aimé avoir peut etre quelques conseils sachant que la moto c'est une 1ère pour moi, mon pote conduit et à déjà conduit en inde. Des conseils// au trajet (faisabilité//à la mousson...des hôtels, adresses...evidemment j'ai lu déjà bcp!), à la mousson (vêtement, protections importantes...)p, à la moto (chaussures, tenue, casque...). le planning (approximatif!) est le suivant: jour1: delhi (arrivée 1h du mat), repos dans aeroport. matin récuperation de la moto. A-m direction Deeg, soir Fathepur Sikri (ou Agra pour passer 2 nuits et pouvoir laisser nos sacs) (sinon option Mathura pour dormir) jour2: Agra (fathepur sikri, Taj mahal (j'ai noté ton conseil de visiter le baby taj et le fort) ) jour 3: Gwalior, Orccha jour 4: Khajurâho, nuit à Chitrakut jour 5,6,7: Vârânasî (avec visite de Sarnath) jour 8: Lucknow jour 9: Aligarh ou direct Delhi jour 10, 11: Delhi jour 12: depart de mon ami; depart pour moi, destination inconnue!!
Merci de vos conseils si vous pouvez, Benj
Que de conseils sur ce site et de recits, j'ai bcp lu et merci donc à tous ceux qui prennent le temps de rapporter leurs aventures. Voilà je me permets d'ecrire car je pars en Inde cet été (delhi) et j'ai 15 jours (après moi j'ai une semaine seul) avec un ami où on a loué une 500cc Enfield. On doit faire delhi, Agra, Benares, delhi. J'aurais aimé avoir peut etre quelques conseils sachant que la moto c'est une 1ère pour moi, mon pote conduit et à déjà conduit en inde. Des conseils// au trajet (faisabilité//à la mousson...des hôtels, adresses...evidemment j'ai lu déjà bcp!), à la mousson (vêtement, protections importantes...)p, à la moto (chaussures, tenue, casque...). le planning (approximatif!) est le suivant: jour1: delhi (arrivée 1h du mat), repos dans aeroport. matin récuperation de la moto. A-m direction Deeg, soir Fathepur Sikri (ou Agra pour passer 2 nuits et pouvoir laisser nos sacs) (sinon option Mathura pour dormir) jour2: Agra (fathepur sikri, Taj mahal (j'ai noté ton conseil de visiter le baby taj et le fort) ) jour 3: Gwalior, Orccha jour 4: Khajurâho, nuit à Chitrakut jour 5,6,7: Vârânasî (avec visite de Sarnath) jour 8: Lucknow jour 9: Aligarh ou direct Delhi jour 10, 11: Delhi jour 12: depart de mon ami; depart pour moi, destination inconnue!!
Merci de vos conseils si vous pouvez, Benj
Retour au coeur du Cambodge English translation pending
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.
La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

Itinéraire au Vietnam: comment rejoindre Hanoï depuis le nord du Laos? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 3 mois en asie du sud est et avons besoin de petits conseils pour le vietnam.
Notre itinéraire :
- frontière laos - vietnam : direction hanoi.
- Baie d'along
- ninbinh
- hué + hoi an
- les hauts plateaux du centre : buon me thuot, dalat, ...
- natrang
- ho chi minh ville + delta du mékong
- Direction le Cambodge.
Dans cet itinéraire, nous éliminons la région du nord sauf si la frontière de dien bien phu est ouverte?
Comment rejoindre hanoi depuis le nord du laos?
Est ce que les hauts plateaux du centre valent le coup ou vaut-il mieux longer la cote?
d'aprés vous, combien de temps prendrai cet itinéraire?
Merci de vos réponses.
Ma route de la soie 2007 en trois mois English translation pending
Bonjour,
Me voilà sur le point de repartir ou plutôt de partir vers l'Asie centrale. L'an dernier, j'ai du faire demi-tour pour cause de maladie. Cette fois-ci aucune excuse ne sera tolérée. Je pars le 01 mars pour Istanbul. Ce voyage me conduira d'Istanbul à Shanghai via l'Iran, le Tukménistan, l' Ouzbekistan, le Kazakhstan et un bout de la Chine . La course aux visas est terminée, je les ai presque tous ; Le sac est fait, la caméra chargée. Me voilà prête à partir. A bientôt pour la suite...
Me voilà sur le point de repartir ou plutôt de partir vers l'Asie centrale. L'an dernier, j'ai du faire demi-tour pour cause de maladie. Cette fois-ci aucune excuse ne sera tolérée. Je pars le 01 mars pour Istanbul. Ce voyage me conduira d'Istanbul à Shanghai via l'Iran, le Tukménistan, l' Ouzbekistan, le Kazakhstan et un bout de la Chine . La course aux visas est terminée, je les ai presque tous ; Le sac est fait, la caméra chargée. Me voilà prête à partir. A bientôt pour la suite...
Changement de mentalité thaïlandaise? English translation pending
Suite aux quelques propos que j'ai pu échanger avec Thuan sur un autre topic et ne voulant pas flooder indéfiniment le topic d'un autre membre, je crée ce sujet afin de poser une question sur la mentalité thailandaise !
Je me demandais simplement au vu de la fascination de la jeunesse thailandaise pour l'occident si les mentalités n'étaient pas en train de changer et si la jeunesse thai en voulant suivre un mode de vie et des preceptes occidentaux, ne perdraient pas certaines valeurs ou si au contraire la jeunesse thailandaise finalement évoluaient dans le bon sens en jumelant deux cultures différentes en y prenant le meilleur de chacune !
J'imagine que ce changement s'il y a, doit être beaucoup plus manifeste à Bangkok que dans le reste du pays !
Carnet de Voyage-Grèce- juillet 2005 English translation pending
Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉
@+++
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Compte rendu de croisière "Dolce Vita" sur le Costa Serena du 15 au 22 octobre 2011 English translation pending
Voilà, nous sommes arrivés à Marseille vers 9heures ce matin, à midi nous déjeunions à la maison, les valises sont rangées (enfin pas très loin car nous repartons dans exactement 5 semaines🙂 pour la transat brésilienne sur le Costa Pacifica.
C'est la première fois que nous rentrons pas totalement satisfaits, je ne dirais pas déçus, car beaucoup de choses ont été positives, mais c'est la première fois que nous avons noté pas mal de points négatifs (certainement dus à ce type de croisière répétitive pour le personnel), mais ce n'est pas une excuse😕.
Samedi 15 octobre, l'embarquement devant commencer à 15heures , nous quittons la maison à la fin du match de rugby, personne sur la route, il est 13heures 50 quand nous arrivons dans le port de Marseille, heureusement que l'on voit les bateaux de loin, (aujourd'hui il y a le MSC Splendida, un bateau Carnival et le Costa Serena) car l'entrée du port semble à l'abandon😕 (un poste de police délabré et fermé, un poste de garde sans barrière) nous demandons à quelqu'un si c'est bien la route pour l'embarquement et le type nous répond "oui suivez le taxi" mais c'est bien connu à Marseille depuis que Luc Besson est passé par là impossible de suivre un taxi😉, donc nous avançons, dépassons le Splendida, le Carnival et arrivons au parking en face du Serena, il est pratiquement vide, (ce n'était pas le cas ce matin à notre retour) nous nous dirigeons vers le hall d'embarquement, au rez de chaussée laissons les valises à un employé prenons nos formulaires de santé et montons à l'étage. La salle est pleine, le Spendida et le Serena embarquent dans la même salle et les embarquements n'ont pas commencé. Nous passons au guichet, l'employée contrôle nos documents et nous dit que l'embarquement commence à 14 heures et que nous allons pouvoir embarquer immédiatement puisque nous sommes prioritaires🙂. Nous laissons passer 2 personnes en fauteuil, puis photo et départ vers le bateau, à notre arrivée sur le bateau nous sommes accueillis par Anne Laure hotesse francophone, les cabines sont prêtes, nous montons donc au pont 8 à l'avant où se trouve notre cabine, rien de particulier à dire, le bateau est récent mais plus ancien que le luminosa et le deliziosa et cela se voit, une tâche sur le canapé, la télécommande de la télé a des buggs🤪, le rideau de douche est troué, les cintres sont pour la plupart cassés, difficile de faire tenir les pantalons (une pince sur 2) etc😕😐, nous allons au buffet, nous prenons l'escalier donc Sophie je ne verrai pas tout de suite les personnages accrochés le long des murs😮, Le buffet est sombre, même si le bateau est beaucoup plus large que le Luminosa ou le Deliziosa l'agencement général fait qu'il y a moins de points où l'on peut se servir et des files d'attente un peu partout. Nous n'y passerons que pour se prendre un thé dans l'après-midi et quelque fois pour le traverser, car le pont 9 est un des rares ponts qui se traverse de la proue à la poupe (à part des étages de cabines)
Après une rapide collation nous retournons à la cabine allons valider la Carte Visa et allons au restaurant Ceres voir où se situe notre table🤪 Quand Sandra m'a dit "table de 2 au deuxième service comme d'habitude" j'ai répondu ne marquez rien laissons faire Costa🤪😊
Notre table (8 personnes) se situe au pont 4 tout à l'arrière le long des baies vitrées. (belle table pour une croisière au Cap Nord au mois de juin😛)
Pour nous rendre au restaurant Ceres depuis l'avant du bateau nous avons du descendre au pont 3, ne pouvant pas passer nous sommes montés au 4 puis au 5 et nous avons traversé, le grand bar, la chocolaterie😛, le casino, un autre bar avant de redescendre à l'arrière du bateau pour atteindre l'entrée du restaurant. De cette façon en 1/2 heure nous avions exploré le bateau😉
A tout à l'heure pour la suite
Itinéraire... V: la Turquie d'Europe English translation pending
Premier jour en Turquie Le passage de la frontière turque, ce 1er août, fut plus long que prévu. Premier contrôle rapide au cours duquel on prend votre No de plaque d'immatriculation (c'est ce que j'ai supposé, car ce n'était pas clair du tout). Deuxième contrôle pour les passeports. Troisième contrôle : un tampon spécial apposé sur le passeport. Quatrième contrôle : les douaniers de l'ultime barrière vérifient si on a le tampon du 3ème contrôle. C'est un peu le bazarre car le 3ème contrôle n'est pas signalé et on se retrouve vite à être contraint de faire demi-tour au quatrième contrôle. Bref, les autorités turques pourraient faire plus simple ! ce sera encore pire pour quitter la Turquie. Pour l'aller, je n'ai pas eu de chance non plus car un ordinateur était en panne, il y avait pas mal de voitures turques rentrant au pays et le personnel ne nous a pas bien renseigné. En tous cas je rencontre mes premiers Français, un couple de camping-caristes sympas qui a l'habitude de dormir en plein centre d'Istambul avec leur véhicule, dans un parking gardé. Ils nous y invitent mais n'ayant qu'une tente, cela ne me tente pas trop, si je puis dire 😛! La route est moyenne, je croise pas mal de camions mais surtout quatre charettes et un chien que trois coups de klaxonne de ma par ont empêché de terminer sous mes roues. Dans un premier temps, la région paraît déserte, on traverse peu de localités (la chaussée y est souvent mauvaise). Le paysage est vert et parsemé de collines. Tekirdag, où la route rejoint la mer de Marmara, est la seule ville importante traversée. Les immeubles y sont plutôt modernes. C'est une ville d'Europe méditerranéenne. Pas de curiosités à y visiter à ma connaissance, on poursuit donc notre route vers Istambul. Affamés, on s'arrête dans un retaurant routier dans une station service afin de nous faire notre premier resto turc. Et c'est une bonne surprise : le resto est propre, le gérant avenant, la nouriture bonne et pas chère. Première satisfaction turque, et ce ne sera pas la dernière.
La route longe le plus souvent la mer et on pénètre dans la lointaine banlieue stambouliote. Nous sommes étonnés de voir que tous les immeubles paraissent neufs. Mieux, ou pires, on en aperçoit des grappes entières, par dizaines, étincelant ! J'imagine le gigantesque chantier que la région a dû être quelques années auparavant.
Sur les dizaines de km de banlieue traversés, on ferra souvent le même constat. Pas de quartier délabré ou taudifié dans ce secteur, au contraire ! J'aimerais bien vivre dans un de ces immeubles cossus 😕
Immeubles de standing, banlieue Ouest d'Istambul On aperçoit plusieurs plages qui ont l'air propre. La route, depuis Tekirdag, est bonne mais fréquentée.
Elle se transforme en double-voie, on se rapproche du centre d'Istambul mais aucun panneau ne correspond à notre destination (Atakoy). Je la cherche vainement du regard lorsqu'une voie d'insertion apparait à droite avec 3 files de véhicules fonçant en prennant la priorité qui m'est pourtant due ! Des camions, des bus ! je freine, j'accélère, je m'énerve devant ces dangers publics, mais comme toujours, ça passe quand même. Et toujours pas de "Atakoy". J'en ai assez, je sors. Evidemment, c'était la bonne sortie ! 😛 C'est pas de la chance, mais de l'instinct masculin. 😎
Toutefois, Atakoy n'est pas indiqué (et ne le sera jamais), mais on arrive dans une localité proche. Les guides touristiques nous ont conseillé le camping Florya, introuvable. J'ai dû passer devant mais il est très mal indiqué. Je me rabats sur le camping Atakoy, par défaut (j'ai lu des critiques négatives à son sujet sur Internet). Pas facile à trouver non plus. Heureusement, il se trouve entre la route et la mer, on arrive finalement devant le"Mocamp Atakoy". Peuvent pas dire camping comme tout le monde ! 🤪 (c'est à cause de ce mot "mocamp" que j'ai du rater celui de Florya)
Ce camping, le plus vieux de Turquie d'après la brochure (et ça se voit, ils ne devraient pas s'en vanter !), est tout en longueur, au bord de la mer. J'y suis déjà venu en 1986 avec mes parents, en camping-car, j'ai même conservé la carte "de visite" du camping ! Impossible de se baigner, des tuyaux déversent leur contenu à proximité. Peu de services, quelques moustiques. Cependant, le camping est bien ombragé et l'électricité est facilement accessible. Les sanitaires sont anciens et pas très propres (surtout les WC). Le tarif ? C'est plus cher que le camping Tiburna, à Rome ! Mais on est proche du centre-ville, un bus passe à côté. En fait, il faut traverser 4 routes (sans aucun aménagement pour les piétons), passer sous une rocade et prendre le bus au pied d'une tour, à quelques centaines de mètres du camping.
En tous cas, on a pas les moyens de prendre un hôtel + un parking (je ne vais pas laisser ma voiture dans une ruelle sombre !), ni le temps, puisqu'on roule depuis Alexandroupolis, en Grèce.
On s'installe et on se dépêche de prendre un bus : on est pas venu à Istambul pour rester au camping !
Premier objectif : se ballader, pas de visite de prévue. Prendre le pouls de cette ville, la plus grande d'Europe. Dans l'abri bus, tout neuf, on rencontre un nouveau couple de Français, du Var. On sympathise.
Le bus arrive, il est moderne, pas de ticket pour le prendre mais l'akbil, sorte de porte-clef magnétique. Je l'ignorais, évidemment. Finalement, on m'autorise à voyager gratuitement (un Turc m'offre 2 tickets !). Les Turcs se montrent polis. Ils sont silencieux. Visiblement c'est une habitude pour eux de ne pas parler dans le bus, je l'ai constaté plusieurs fois par ailleurs, dans le train de banlieue aussi. Et ce n'est pas plus mal.
On parvient au terminus, Eminonu, au pied de la Corne d'or, près du Pont de Galata. Le coeur du centre-ville. Peu auparavant, on longe la célèbre et remarquable muraille byzantine de Constantinople.
C'est le terminus de notre voyage, le point ultime atteint, puisque nous avons suivi l'antique Via Egnatia qui s'arrêtait à Constantinople/Istambul. Mais le voyage du retour sera...un autre voyage ! Finalement, pendant ces 30 jours, j'ai fais peut-être 7 ou 8 voyages !
Retour sur nos premières impressions stambouliotes. J'aperçois même, du bus, la façade du palais impérial byzantin. Puis je vois la rive Nord de la Corne d'or et ce qui me marque le plus, ce sont les gratte-ciel visibles au-delà de la tout de Galata.
Mais qu'est-il arrivé à Istambul ? j'y suis déjà venu en 1986, 1987 et 1988. J'en ai peu de souvenirs. Mais à cette époque, il n'y avait aucun gratte-ciel. Quelles transformations en 20 ans ! Après les immeubles neufs de la banlieue, les bus et les abris bus modernes et les gratte-ciel, vais-je avoir d'autre surprises ?
Sainte-Sophie (VIe siècle) On quitte les Varois et on grimpe vers Sainte-Sophie, à travers des ruelles où je vois peu de touristes. De ruelle en ruelle, j'arrive à Sultanahmet. On s'assoit sur les bancs en béton situés dans le parc aménagé entre Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. Là, rien n'a changé depuis 1986 : j'ai des photos prises de cet endroit et mêmes les couleurs des fleurs sont les mêmes.
La Mosquée Bleue (XVIIe siècle) On redescend par le Sud-Est, vers le quartier touristique des restos et des hôtels. On mange sur une terrasse avec vue (moyenne) sur la mer de Marmara, mais que ça parle français tout autour ! Je n'ai pas vu un Français de Bari à la frontière turque, mais ici ça pullule ! En tous cas les plats sont beaux et bons et pas trop chers.
Au restaurant Magnaura...
Il fait nuit, on reprend le bus pour rentrer au camping. Il arrive tout de suite (coup de chance). Au deuxième arrêt, une horde d'Italiens entre en hurlant. Ils vont bavarder et crier pendant tout le trajet, hommes, femmes, enfants et chiens de concert ! Des Turcs, excédés, quittent leur siège et vont se réfugier au fond. Eux qui aiment le silence dans le bus (et le train). Quel manque de respect ! De plus, ces Italiens appuyent sans cesse sur le bouton "arrêt demandé", à tel point que le chauffeur s'arrête pour les engueuler. Ce qui ne les empêche pas de continuer à brayer.
Je peux vous dire que le 9 juillet 2006, dans les tribunes du stade olympique de Berlin, on ne les a pas entendu du match, jusqu'au dernier tir au but italien. Ils "faisaient" tous dans leur pantalon. 🤪 (ça, c'est pour Glidule 🙂)
Quoi qu'il en soit, on appuye sur notre arrêt supposé (aucun nom n'est visible). Mais il fait noir, on ne reconnait pas suffisamment les lieux. Les Italiens qui avaient hurlé "camping Atakoy ?" en entrant dans le bus restent et semblent sûr d'eux et ne descendent pas.
On a eu tort, c'était le bon arrêt ! 2 Français contre 10 italiens et un chien et on avait raison ! Résultat, on s'arrête au suivant et on prend un taxi (pas cher). Les Italiens, ne se rendant pas compte des distances, continuent à pieds. On est arrivé en 5 minutes. Quant à eux...Le lendemain, je vais les croiser de nouveau : ils avaient tous des super campings-cars de luxe.
Au camping, on bénéficie enfin d'un peu de calme car, pour le lendemain, le programme est chargé : visite du quartier historique de Sultanahmet.
Deuxième jour
Visites effectuées, dans le quartier de Sultanahmet, centre historique d'Istambul :Musée des mosaiques byzantineSainte-SophieHippodrome (ce qui l'en reste, donc le terre-plein central et les obélisques)Mosquée bleueCiterne byzantineGrand bazarBazar egyptienYeni Cami (Nouvelle mosquée)
Programme "classique" pour ce premier jour de visites. Je voulais avant tout voir les merveilles de Constantinople la byzantine ainsi que les impressionnants monuments ottomans.
Au cours de la journée, on rencontrera quelques centaines de touristes de tous les horizons, on est bien loin le calme des régions que j'ai traversé précédemment.
Arrivés du camping par bus (cette fois, j'ai acheté un ticket à un vieux turc lors d'un arrêt), on s'arrête tout d'abord le long de la muraille byzantine, face à la mer, en contre-bas de Sultanahmet. Nous longeons cette muraille qui n'est que rarement percé de porte, passant devant la façade du Palais impérial des empereurs byzantins (grandes façade percée de grande fenêtres encadrées de marbre et..c'est tout !)
Le Palais impérial byzantin On traverse la muraille par une poterne sur laquelle figure une inscription arabe, je n'ai pas vérifié mais je crois que c'est ici qu'en 1453, les Turcs pénètrèrent dans Constantinople.
Dans ces ruelles pentues, les maisons sont traditionnelles, en bois. Puis vient la rue des restos et des hotels pour touristes.
On s'arrête au Musée des mosaiques (byzantines). Beaucoup sont in situ, c'est-à-dire sur place. Le musée a été édifié sur l'ancien palais impérial byzantin. Certaines mosaiques sont en très bon état et vastes. Elles représentent beaucoup de "bestioles" en tous genres, également un satyre, des scènes de chasse, etc. Monstre mythologique (sorte de griffon) Maisons traditionnelles, près de la Mosquée bleue On grimpe un peu plus haut, passant devant des vestiges de murs byzantins non identifiés, lorsque apparaissent les pointes des minarets de la Mosquée bleue. C'est l'heure de la prière, impossible de la visiter pour le moment.
On se rend auprès des deux obélisques, sur la place de l'hippodrome. L'un, en pierres, n'a que peu d'intérêt. L'autre est un chef d'oeuvre. Il s'agit de la partie supérieure d'un obélisque égyptien de Thoutmosis III (vers - 1400 av J-C), en parfait état. Il repose sur quatre cubes en bronze byzantins qui eux-mêmes se situent sur un énorme bloque de marbre sculpté. Les quatre faces sont d'un grand intérêt. On y voir notamment l'empereur byzantin Justinien (vers 55o ap J-C) dans l'hippodrome, une courses de chars autour du même hippodrome, la narration du tranport et de l'installation de l'obélisque de Thoumosis III. Exceptionnel. Tous les musées du monde se battraient pour avoir l'ensemble de ce chez d'oeuvre. L'obélisque de Thoutmoisi III (-1400 av J-C) La base en marbre sculptée de l'obélisque (VIe siècle) Entre les deux obélisques se trouve une colonne de corps de serpents en bronze enlassés qui provient de Delphes (vers 450 av J-C). Les têtes de serpents ont été coupés. Quel dommage !
De l'hippodrome romain et byzantin, il ne reste que ces obélisques et quelques pans de murs que je n'ai pas vu. Ce lieu était le coeur de Constantinople, des dizaines de milliers de Byzantins assistaient aux courses de char. Justinien y fit massacre des milliers de ces citoyens soupçonnés de voulir le renverser.
N'oublions pas la belle fontaine de style oriental mais qui a été offerte à la fin des années 1800 par le Kaiser!
On poursuit notre chemin jusqu'à Sainte-Sohpie, plus vatse église au monde pendant 1000 ans (jusqu'à la construction de st-Pierre de Rome) et gloire de Constantinople que même les Turcs conquérants respectèrent en 1453 (la transformant en mosquée quand même !) Un premier édifice fut construit dans les année 400, il disparut lors d'un révolte. On en voit des vestiges avant l'entrée latérale de sainte-Sophie. L'édifice actuel, dont la constructions a été ordonnée par Justinien, date des années 500. Aucun église catholique importante de cette époque n'a subsisté dans un aussi bel état.
Tout d'abord, l'intérieur est sombre, alors que sous les byzantins les murs étaient entièrement dorés. Les touristes y étaient très nombreux. Un grand échafaudage s'élance jusqu'à la coupole, en restauration. Architecturalement, c'est cette coupole gigantesque et très élevée qui est exceptionnelle. Elle s'effondra une 1ère fois dans les années 500. L'intérieur de Sainte-Sophie Les Turcs ont placé 4 grands boucliers noirs portant des inscriptions arabes, construit un minbar, un mihrab et un édifice circulaire destiné au sultan pour qu'il puisse assister à la prière. Enfin, les Turcs ont recouvert une grande partie des mosaiques chrétiennes byzantines, afin de montrer leur victoire et celle de l'Islam, à partir de 1453.
Une belle vue d'ensemble est possible depuis le premier étage. On y accède par un corridor à gauche du narthex (salle longitudinale située entre la porte principale et la nef (grande salle centrale)
J'ai fait le tour, aidé de mon guide michelin, de toutes les mosaiques byzantines visibles. La plupart sont à l'étage. On y voit notamment un basileus (empereur byzantin) du XIe et son épouse en companie de Jésus-Christ, des saints, la vierge Marie, etc, le tout des IXe-XIIe siècles. Le Basileus Jean Comnène, son épouse et la Vierge marie en majesté (Mosaique du XIIe siècle) A l'étage, côté Ouest, à travers les petites fenêtres, on a une belle vue sur la Mosquée Bleue qui semble émergée des petites coupoles des parties basses de Sainte-Sophie. La Mosquée Bleue vue depuis les coupoles de Sainte-Sophie A proximité se trouve un mur de marbre percé d'une porte que seuls les grands dignitaires religieux avaient le droit de franchir.
Le clou de la visite se situe à la fin de celle-ci. En sortant par la droite (côté Ouest), par un petit couloir, on voit un grand miroir montrant une mosaique située...derrière nous ! Très bien vu, le dispositif. Cette mosaique des années 900 est unique ! En parfait état, elle montre Justinien offrant une maquette de Sainte-Sophie à la vierge Marie et Constantin (empereur romain et chrétien des années 300) offrant une maquette de Constantinople, ville qu'il a (re)fondé. Mosaique des Donateurs (XIe siècle) Sainte-Sophie, en dépit de nombreux touristes, des échafaudages et du manque de clarté reste un chef d'oeuvre de l'humanité, à ne surtout pas rater pour qui visite Istambul.
Voulant toujours voir plus profondément Constantinople, on se rend...sous terre pour voir les fameuses citernes byzantines. Quelques unes des 336 colonnes byzantines de la citerne Je les ai vues en 1986 mais je n'en avais qu'un vague souvenir. De nouveau, le lieu est exceptionnel. D'abord, il fait frais, et ça fait du bien, en ce début de mois d'août (il fit tres chaud toute la journée). Ensuite, on admire une forêt de colonnes byzantines colossales (8m de haut) qui soutiennent le plafond de cette vaste citerne. Le tout est en excellent état de conservation, pour ses 1500 ans ! A noter notamment les 2 bases de colonnes scupltées en forme de tête de méduse, au fond de la citerne, ainsi que les quatre colonnes colossales qui se situent avant la sortie. Il y a même un bar installé dans la citerne. Une des deux têtes de méduse
On mange, enfin, dans un bon petit resto, le resto Mozaic, où on était presque les seuls, près de la citerne. J'y découvre la sauce de grenade en me délectant d'un penne turc succulent ! Le repas complet reste assez cher quand même mais je ne le regrette pas.
Après le repas, on peut enfin se rendre dans la Mosquée Bleue. L'accès pour les touristes ce fait sur le côté. On passe devant le mur muni de nombreux robinets afin de faire les ablutions rituelles. Nouveauté depuis 1986 (je l'avais visité et là je m'en rappelais ! 😎), on trouve du savon liquide près de chaque robinet. Pas bêtes, les gérants de la mosquée 😄 La magnifique Mosquée Bleue Pour accéder à la salle de prière, il faut se déchausser et se trimballer avc le sac contenant nos souliers. Avbec ces centaines de touristes en sandales et en chaussettes, imaginez les odeurs ! 🤪 Tout le monde devrait faire ses ablutions avant d'entrer !
L'intérieur de la mosquée est très vaste, lumineux. Des carreaux de faience claire recouvrent la base des murs. Rappelons que cette mosquée a voulu imiter et même dépasser Sainte-sophie, plus de 1000 ans après l'édification de cette dernière. La salle de prière est partiellement fermée aux non musulmans, des barrières limitent un espace réservé aux croyants. Minbar (chaire de l'imam) et mihrab (niche sacrée) de sont donc pas accessibles pour nous. La Mosquée Bleue, lumineuse et fréquentée La coupole de la Mosquée Bleue Ma mère m'ayant commandé des épées-brochettes et des petites cuillères pour le thé, on se rend ensuite au Grand bazar. L'intérieur me parait trop neuf, les boutiques semblent toutes vendrent la même chose. Je suis déçu. D'autant plus qu'on nous "resquille" tout le temps, c'est lourd. Oui, je suis blanc, mais je ne m'habille pas comme un touriste "de base" ! Rien n'y fait. Heureusement, je retrouve une toute petite boutique de numismatie où j'étais allé en 1986, quelle joie : Mais elle est fermée aujourd'hui ! 🙁
On s'arrête dans une boutique de tapis muraux. On négocie un prix pour une pièce qui nous intéresse beaucuop. le vendeur baisse, baisse. Puis il accpete notre prix, celui qu'on lui a proposé ! trouvant cela louche, j'essaie de lachement me débiner en arguant que je n'ai pas de monnaie. Il envoie son cousin m'accompagner jusqu'à un distributeur ! Mince, coincé, pas le choix, je lui dis qu'on craint que le tapis soit trop cher. Il ne le prend pas trop mal et on se sauve, vite ! Bien sûr, on l'a regretté par la suite car le tapis était très bien, pour 40 €. J'ignore si ma méfiance était justifiée, mais elle procédait de mes expériences tunisienne (2004) et egyptienne (2005) où on a souvent essayé de m'arnaquer sévèrement.
Bref, on quitte le grand bazar où je ne trouve même pas un seul autocollant "turquie" pour mettre sur ma lunette arrière ! Ils commencent à m'agacer, à tous vendre la même chose, souvent des babioles pour touristes.
On passe au Bazar égyptien, en cette fin de journée. L'impression sera totalement différente, beaucoup plus positive. On fait pas mal d'achats : sauce de grenade, épices, carreaux de faience d'Iznit...mais pas les souvenirs "commandés" par ma mère.
On sort du bazar par le Sud, face à la Corne d'or et à la mosquée Yeni Cami, située à l'entrée du pont de Galata. Elle est peu connu mais vaut le coup; D'abord, comme pour toutes les mosquées, l'entrée est gratuite ! Ensuite, cette mosquée (des années 1600, si je m'en rappelle bien) est très belle, extérieur comme intérieur, où l'on voit notamment beaucoup de carreaux de faience. L'intérieur fait penser à celui de la Mosquée Bleue (motifs de décors, couleurs, matériaux...). La Yeni Cami (XVIIe siècle) Coupole de la Yeni Cami Jusqu'ici, on s'est mélanger aux nombreux touristes étrangers. La suite sera différente. On a encore le temps de visiter la grande mosquée de Suleymanye. On s'y rend à pieds, un peu fatigués par toutes les visites de la journée et surtout par la forte pente qui permet de sy rendre. Il commence à faire bien sombre. Peu de voitures, aucun touriste, on vient de dépasser les quartiers touristiques. Quelques turcs se promènent. On hésite. Et si la mosquée est fermée ? La curiosté l'emportant, on continue. On arrive finalement devant l'enceinte de cette gigantesque mosquée. Il fait nuit, c'est l'heure de la prière ! On cherche donc à manger. On ne trouve pas un resto recommandé par un guide. On prend un petit resto pour touristes en face de l'entrée de la mosquée, qui s'averera correct (café H. Sinan).
On repart à pieds pour Eminonu et le bus, pour rentrer au camping. Pas de taxi sur place, il n'y a pas de touriste à cette heure ! On redescend les ruelles sombres où on ne croise aucune femme turque. Certains Turcs regardent ma copine avec insistance. Quelques sifflets. On passe devant des détritus, des terrains vagues, on est pas forcément rassuré. Toujours aucun taxi. On arrive dans la quartier populaire situé au Nord-Ouest de Yeni Cami. Plus de monde, toujours des hommes. Puis quelques adolescentes, je suis rassuré. Je vois enfin la voie rapide qui longe le rivage. On la suit, il n'y a plus personne.
On arrive directement à l'arrêt bus. Pas d'horaires indiqués ! Personne pour nous renseigner. On attend 40 minutes. La veille, à la gare, un responsable du tourisme nous a dit qu'il y avait des bus jusqu'à minuit. Quel rigolo ! Le dernier passe, d'après mon expérience, avant 21h45.
Donc, plus de bus pour rentrer au camping d'Atakoy ! Taxi ? Ils ne sont pas cher mais jusqu'à Atakoy, de nuit, je devrais "douiller" quand même. Finalement, je prends la meilleure solution : le train de banlieue. Dans la gare d'Eminonu, ce n'est pas compliqué, il n'y a qu'un train pour le départ. Il longe la mer de Marmara passant près d'Atakoy. On le prend. Aucun touriste bien sûr. Les Turcs présents sont tous bien habillés, sans doute appartiennet-ils à la classe moyenne (comme dans le bus que l'on prend), on est complètement rassuré, cela me rappelle même mon train de banlieue Montparnasse/Clamart.
On s'arrête à la station de Bakirkoy. Heureusement, c'est écrit sur le mur, mais de toute façon un turc sympa nous l'a signalé.
La gare de banlieue est toute neuve, cette ville parait plutôt "bourgoise", les alentours de la gare sont très fréquentés, quelle foule à cette heure ! De là on trouve tout de suite un taxi qui nous amène au "Mocamp Atakoy" en quelques minutes.
Arrivés au camping, douche, assez sale puis dodo.
Troisième jour (A VENIR)
Sur les dizaines de km de banlieue traversés, on ferra souvent le même constat. Pas de quartier délabré ou taudifié dans ce secteur, au contraire ! J'aimerais bien vivre dans un de ces immeubles cossus 😕
Immeubles de standing, banlieue Ouest d'Istambul On aperçoit plusieurs plages qui ont l'air propre. La route, depuis Tekirdag, est bonne mais fréquentée.
Elle se transforme en double-voie, on se rapproche du centre d'Istambul mais aucun panneau ne correspond à notre destination (Atakoy). Je la cherche vainement du regard lorsqu'une voie d'insertion apparait à droite avec 3 files de véhicules fonçant en prennant la priorité qui m'est pourtant due ! Des camions, des bus ! je freine, j'accélère, je m'énerve devant ces dangers publics, mais comme toujours, ça passe quand même. Et toujours pas de "Atakoy". J'en ai assez, je sors. Evidemment, c'était la bonne sortie ! 😛 C'est pas de la chance, mais de l'instinct masculin. 😎
Toutefois, Atakoy n'est pas indiqué (et ne le sera jamais), mais on arrive dans une localité proche. Les guides touristiques nous ont conseillé le camping Florya, introuvable. J'ai dû passer devant mais il est très mal indiqué. Je me rabats sur le camping Atakoy, par défaut (j'ai lu des critiques négatives à son sujet sur Internet). Pas facile à trouver non plus. Heureusement, il se trouve entre la route et la mer, on arrive finalement devant le"Mocamp Atakoy". Peuvent pas dire camping comme tout le monde ! 🤪 (c'est à cause de ce mot "mocamp" que j'ai du rater celui de Florya)
Ce camping, le plus vieux de Turquie d'après la brochure (et ça se voit, ils ne devraient pas s'en vanter !), est tout en longueur, au bord de la mer. J'y suis déjà venu en 1986 avec mes parents, en camping-car, j'ai même conservé la carte "de visite" du camping ! Impossible de se baigner, des tuyaux déversent leur contenu à proximité. Peu de services, quelques moustiques. Cependant, le camping est bien ombragé et l'électricité est facilement accessible. Les sanitaires sont anciens et pas très propres (surtout les WC). Le tarif ? C'est plus cher que le camping Tiburna, à Rome ! Mais on est proche du centre-ville, un bus passe à côté. En fait, il faut traverser 4 routes (sans aucun aménagement pour les piétons), passer sous une rocade et prendre le bus au pied d'une tour, à quelques centaines de mètres du camping.
En tous cas, on a pas les moyens de prendre un hôtel + un parking (je ne vais pas laisser ma voiture dans une ruelle sombre !), ni le temps, puisqu'on roule depuis Alexandroupolis, en Grèce.
On s'installe et on se dépêche de prendre un bus : on est pas venu à Istambul pour rester au camping !
Premier objectif : se ballader, pas de visite de prévue. Prendre le pouls de cette ville, la plus grande d'Europe. Dans l'abri bus, tout neuf, on rencontre un nouveau couple de Français, du Var. On sympathise.
Le bus arrive, il est moderne, pas de ticket pour le prendre mais l'akbil, sorte de porte-clef magnétique. Je l'ignorais, évidemment. Finalement, on m'autorise à voyager gratuitement (un Turc m'offre 2 tickets !). Les Turcs se montrent polis. Ils sont silencieux. Visiblement c'est une habitude pour eux de ne pas parler dans le bus, je l'ai constaté plusieurs fois par ailleurs, dans le train de banlieue aussi. Et ce n'est pas plus mal.
On parvient au terminus, Eminonu, au pied de la Corne d'or, près du Pont de Galata. Le coeur du centre-ville. Peu auparavant, on longe la célèbre et remarquable muraille byzantine de Constantinople.
C'est le terminus de notre voyage, le point ultime atteint, puisque nous avons suivi l'antique Via Egnatia qui s'arrêtait à Constantinople/Istambul. Mais le voyage du retour sera...un autre voyage ! Finalement, pendant ces 30 jours, j'ai fais peut-être 7 ou 8 voyages !
Retour sur nos premières impressions stambouliotes. J'aperçois même, du bus, la façade du palais impérial byzantin. Puis je vois la rive Nord de la Corne d'or et ce qui me marque le plus, ce sont les gratte-ciel visibles au-delà de la tout de Galata.
Mais qu'est-il arrivé à Istambul ? j'y suis déjà venu en 1986, 1987 et 1988. J'en ai peu de souvenirs. Mais à cette époque, il n'y avait aucun gratte-ciel. Quelles transformations en 20 ans ! Après les immeubles neufs de la banlieue, les bus et les abris bus modernes et les gratte-ciel, vais-je avoir d'autre surprises ?
Sainte-Sophie (VIe siècle) On quitte les Varois et on grimpe vers Sainte-Sophie, à travers des ruelles où je vois peu de touristes. De ruelle en ruelle, j'arrive à Sultanahmet. On s'assoit sur les bancs en béton situés dans le parc aménagé entre Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. Là, rien n'a changé depuis 1986 : j'ai des photos prises de cet endroit et mêmes les couleurs des fleurs sont les mêmes.
La Mosquée Bleue (XVIIe siècle) On redescend par le Sud-Est, vers le quartier touristique des restos et des hôtels. On mange sur une terrasse avec vue (moyenne) sur la mer de Marmara, mais que ça parle français tout autour ! Je n'ai pas vu un Français de Bari à la frontière turque, mais ici ça pullule ! En tous cas les plats sont beaux et bons et pas trop chers.
Au restaurant Magnaura...
Il fait nuit, on reprend le bus pour rentrer au camping. Il arrive tout de suite (coup de chance). Au deuxième arrêt, une horde d'Italiens entre en hurlant. Ils vont bavarder et crier pendant tout le trajet, hommes, femmes, enfants et chiens de concert ! Des Turcs, excédés, quittent leur siège et vont se réfugier au fond. Eux qui aiment le silence dans le bus (et le train). Quel manque de respect ! De plus, ces Italiens appuyent sans cesse sur le bouton "arrêt demandé", à tel point que le chauffeur s'arrête pour les engueuler. Ce qui ne les empêche pas de continuer à brayer.
Je peux vous dire que le 9 juillet 2006, dans les tribunes du stade olympique de Berlin, on ne les a pas entendu du match, jusqu'au dernier tir au but italien. Ils "faisaient" tous dans leur pantalon. 🤪 (ça, c'est pour Glidule 🙂)
Quoi qu'il en soit, on appuye sur notre arrêt supposé (aucun nom n'est visible). Mais il fait noir, on ne reconnait pas suffisamment les lieux. Les Italiens qui avaient hurlé "camping Atakoy ?" en entrant dans le bus restent et semblent sûr d'eux et ne descendent pas.
On a eu tort, c'était le bon arrêt ! 2 Français contre 10 italiens et un chien et on avait raison ! Résultat, on s'arrête au suivant et on prend un taxi (pas cher). Les Italiens, ne se rendant pas compte des distances, continuent à pieds. On est arrivé en 5 minutes. Quant à eux...Le lendemain, je vais les croiser de nouveau : ils avaient tous des super campings-cars de luxe.
Au camping, on bénéficie enfin d'un peu de calme car, pour le lendemain, le programme est chargé : visite du quartier historique de Sultanahmet.
Deuxième jour
Visites effectuées, dans le quartier de Sultanahmet, centre historique d'Istambul :Musée des mosaiques byzantineSainte-SophieHippodrome (ce qui l'en reste, donc le terre-plein central et les obélisques)Mosquée bleueCiterne byzantineGrand bazarBazar egyptienYeni Cami (Nouvelle mosquée)
Programme "classique" pour ce premier jour de visites. Je voulais avant tout voir les merveilles de Constantinople la byzantine ainsi que les impressionnants monuments ottomans.
Au cours de la journée, on rencontrera quelques centaines de touristes de tous les horizons, on est bien loin le calme des régions que j'ai traversé précédemment.
Arrivés du camping par bus (cette fois, j'ai acheté un ticket à un vieux turc lors d'un arrêt), on s'arrête tout d'abord le long de la muraille byzantine, face à la mer, en contre-bas de Sultanahmet. Nous longeons cette muraille qui n'est que rarement percé de porte, passant devant la façade du Palais impérial des empereurs byzantins (grandes façade percée de grande fenêtres encadrées de marbre et..c'est tout !)
Le Palais impérial byzantin On traverse la muraille par une poterne sur laquelle figure une inscription arabe, je n'ai pas vérifié mais je crois que c'est ici qu'en 1453, les Turcs pénètrèrent dans Constantinople.
Dans ces ruelles pentues, les maisons sont traditionnelles, en bois. Puis vient la rue des restos et des hotels pour touristes.
On s'arrête au Musée des mosaiques (byzantines). Beaucoup sont in situ, c'est-à-dire sur place. Le musée a été édifié sur l'ancien palais impérial byzantin. Certaines mosaiques sont en très bon état et vastes. Elles représentent beaucoup de "bestioles" en tous genres, également un satyre, des scènes de chasse, etc. Monstre mythologique (sorte de griffon) Maisons traditionnelles, près de la Mosquée bleue On grimpe un peu plus haut, passant devant des vestiges de murs byzantins non identifiés, lorsque apparaissent les pointes des minarets de la Mosquée bleue. C'est l'heure de la prière, impossible de la visiter pour le moment.
On se rend auprès des deux obélisques, sur la place de l'hippodrome. L'un, en pierres, n'a que peu d'intérêt. L'autre est un chef d'oeuvre. Il s'agit de la partie supérieure d'un obélisque égyptien de Thoutmosis III (vers - 1400 av J-C), en parfait état. Il repose sur quatre cubes en bronze byzantins qui eux-mêmes se situent sur un énorme bloque de marbre sculpté. Les quatre faces sont d'un grand intérêt. On y voir notamment l'empereur byzantin Justinien (vers 55o ap J-C) dans l'hippodrome, une courses de chars autour du même hippodrome, la narration du tranport et de l'installation de l'obélisque de Thoumosis III. Exceptionnel. Tous les musées du monde se battraient pour avoir l'ensemble de ce chez d'oeuvre. L'obélisque de Thoutmoisi III (-1400 av J-C) La base en marbre sculptée de l'obélisque (VIe siècle) Entre les deux obélisques se trouve une colonne de corps de serpents en bronze enlassés qui provient de Delphes (vers 450 av J-C). Les têtes de serpents ont été coupés. Quel dommage !
De l'hippodrome romain et byzantin, il ne reste que ces obélisques et quelques pans de murs que je n'ai pas vu. Ce lieu était le coeur de Constantinople, des dizaines de milliers de Byzantins assistaient aux courses de char. Justinien y fit massacre des milliers de ces citoyens soupçonnés de voulir le renverser.
N'oublions pas la belle fontaine de style oriental mais qui a été offerte à la fin des années 1800 par le Kaiser!
On poursuit notre chemin jusqu'à Sainte-Sohpie, plus vatse église au monde pendant 1000 ans (jusqu'à la construction de st-Pierre de Rome) et gloire de Constantinople que même les Turcs conquérants respectèrent en 1453 (la transformant en mosquée quand même !) Un premier édifice fut construit dans les année 400, il disparut lors d'un révolte. On en voit des vestiges avant l'entrée latérale de sainte-Sophie. L'édifice actuel, dont la constructions a été ordonnée par Justinien, date des années 500. Aucun église catholique importante de cette époque n'a subsisté dans un aussi bel état.
Tout d'abord, l'intérieur est sombre, alors que sous les byzantins les murs étaient entièrement dorés. Les touristes y étaient très nombreux. Un grand échafaudage s'élance jusqu'à la coupole, en restauration. Architecturalement, c'est cette coupole gigantesque et très élevée qui est exceptionnelle. Elle s'effondra une 1ère fois dans les années 500. L'intérieur de Sainte-Sophie Les Turcs ont placé 4 grands boucliers noirs portant des inscriptions arabes, construit un minbar, un mihrab et un édifice circulaire destiné au sultan pour qu'il puisse assister à la prière. Enfin, les Turcs ont recouvert une grande partie des mosaiques chrétiennes byzantines, afin de montrer leur victoire et celle de l'Islam, à partir de 1453.
Une belle vue d'ensemble est possible depuis le premier étage. On y accède par un corridor à gauche du narthex (salle longitudinale située entre la porte principale et la nef (grande salle centrale)
J'ai fait le tour, aidé de mon guide michelin, de toutes les mosaiques byzantines visibles. La plupart sont à l'étage. On y voit notamment un basileus (empereur byzantin) du XIe et son épouse en companie de Jésus-Christ, des saints, la vierge Marie, etc, le tout des IXe-XIIe siècles. Le Basileus Jean Comnène, son épouse et la Vierge marie en majesté (Mosaique du XIIe siècle) A l'étage, côté Ouest, à travers les petites fenêtres, on a une belle vue sur la Mosquée Bleue qui semble émergée des petites coupoles des parties basses de Sainte-Sophie. La Mosquée Bleue vue depuis les coupoles de Sainte-Sophie A proximité se trouve un mur de marbre percé d'une porte que seuls les grands dignitaires religieux avaient le droit de franchir.
Le clou de la visite se situe à la fin de celle-ci. En sortant par la droite (côté Ouest), par un petit couloir, on voit un grand miroir montrant une mosaique située...derrière nous ! Très bien vu, le dispositif. Cette mosaique des années 900 est unique ! En parfait état, elle montre Justinien offrant une maquette de Sainte-Sophie à la vierge Marie et Constantin (empereur romain et chrétien des années 300) offrant une maquette de Constantinople, ville qu'il a (re)fondé. Mosaique des Donateurs (XIe siècle) Sainte-Sophie, en dépit de nombreux touristes, des échafaudages et du manque de clarté reste un chef d'oeuvre de l'humanité, à ne surtout pas rater pour qui visite Istambul.
Voulant toujours voir plus profondément Constantinople, on se rend...sous terre pour voir les fameuses citernes byzantines. Quelques unes des 336 colonnes byzantines de la citerne Je les ai vues en 1986 mais je n'en avais qu'un vague souvenir. De nouveau, le lieu est exceptionnel. D'abord, il fait frais, et ça fait du bien, en ce début de mois d'août (il fit tres chaud toute la journée). Ensuite, on admire une forêt de colonnes byzantines colossales (8m de haut) qui soutiennent le plafond de cette vaste citerne. Le tout est en excellent état de conservation, pour ses 1500 ans ! A noter notamment les 2 bases de colonnes scupltées en forme de tête de méduse, au fond de la citerne, ainsi que les quatre colonnes colossales qui se situent avant la sortie. Il y a même un bar installé dans la citerne. Une des deux têtes de méduse
On mange, enfin, dans un bon petit resto, le resto Mozaic, où on était presque les seuls, près de la citerne. J'y découvre la sauce de grenade en me délectant d'un penne turc succulent ! Le repas complet reste assez cher quand même mais je ne le regrette pas.
Après le repas, on peut enfin se rendre dans la Mosquée Bleue. L'accès pour les touristes ce fait sur le côté. On passe devant le mur muni de nombreux robinets afin de faire les ablutions rituelles. Nouveauté depuis 1986 (je l'avais visité et là je m'en rappelais ! 😎), on trouve du savon liquide près de chaque robinet. Pas bêtes, les gérants de la mosquée 😄 La magnifique Mosquée Bleue Pour accéder à la salle de prière, il faut se déchausser et se trimballer avc le sac contenant nos souliers. Avbec ces centaines de touristes en sandales et en chaussettes, imaginez les odeurs ! 🤪 Tout le monde devrait faire ses ablutions avant d'entrer !
L'intérieur de la mosquée est très vaste, lumineux. Des carreaux de faience claire recouvrent la base des murs. Rappelons que cette mosquée a voulu imiter et même dépasser Sainte-sophie, plus de 1000 ans après l'édification de cette dernière. La salle de prière est partiellement fermée aux non musulmans, des barrières limitent un espace réservé aux croyants. Minbar (chaire de l'imam) et mihrab (niche sacrée) de sont donc pas accessibles pour nous. La Mosquée Bleue, lumineuse et fréquentée La coupole de la Mosquée Bleue Ma mère m'ayant commandé des épées-brochettes et des petites cuillères pour le thé, on se rend ensuite au Grand bazar. L'intérieur me parait trop neuf, les boutiques semblent toutes vendrent la même chose. Je suis déçu. D'autant plus qu'on nous "resquille" tout le temps, c'est lourd. Oui, je suis blanc, mais je ne m'habille pas comme un touriste "de base" ! Rien n'y fait. Heureusement, je retrouve une toute petite boutique de numismatie où j'étais allé en 1986, quelle joie : Mais elle est fermée aujourd'hui ! 🙁
On s'arrête dans une boutique de tapis muraux. On négocie un prix pour une pièce qui nous intéresse beaucuop. le vendeur baisse, baisse. Puis il accpete notre prix, celui qu'on lui a proposé ! trouvant cela louche, j'essaie de lachement me débiner en arguant que je n'ai pas de monnaie. Il envoie son cousin m'accompagner jusqu'à un distributeur ! Mince, coincé, pas le choix, je lui dis qu'on craint que le tapis soit trop cher. Il ne le prend pas trop mal et on se sauve, vite ! Bien sûr, on l'a regretté par la suite car le tapis était très bien, pour 40 €. J'ignore si ma méfiance était justifiée, mais elle procédait de mes expériences tunisienne (2004) et egyptienne (2005) où on a souvent essayé de m'arnaquer sévèrement.
Bref, on quitte le grand bazar où je ne trouve même pas un seul autocollant "turquie" pour mettre sur ma lunette arrière ! Ils commencent à m'agacer, à tous vendre la même chose, souvent des babioles pour touristes.
On passe au Bazar égyptien, en cette fin de journée. L'impression sera totalement différente, beaucoup plus positive. On fait pas mal d'achats : sauce de grenade, épices, carreaux de faience d'Iznit...mais pas les souvenirs "commandés" par ma mère.
On sort du bazar par le Sud, face à la Corne d'or et à la mosquée Yeni Cami, située à l'entrée du pont de Galata. Elle est peu connu mais vaut le coup; D'abord, comme pour toutes les mosquées, l'entrée est gratuite ! Ensuite, cette mosquée (des années 1600, si je m'en rappelle bien) est très belle, extérieur comme intérieur, où l'on voit notamment beaucoup de carreaux de faience. L'intérieur fait penser à celui de la Mosquée Bleue (motifs de décors, couleurs, matériaux...). La Yeni Cami (XVIIe siècle) Coupole de la Yeni Cami Jusqu'ici, on s'est mélanger aux nombreux touristes étrangers. La suite sera différente. On a encore le temps de visiter la grande mosquée de Suleymanye. On s'y rend à pieds, un peu fatigués par toutes les visites de la journée et surtout par la forte pente qui permet de sy rendre. Il commence à faire bien sombre. Peu de voitures, aucun touriste, on vient de dépasser les quartiers touristiques. Quelques turcs se promènent. On hésite. Et si la mosquée est fermée ? La curiosté l'emportant, on continue. On arrive finalement devant l'enceinte de cette gigantesque mosquée. Il fait nuit, c'est l'heure de la prière ! On cherche donc à manger. On ne trouve pas un resto recommandé par un guide. On prend un petit resto pour touristes en face de l'entrée de la mosquée, qui s'averera correct (café H. Sinan).
On repart à pieds pour Eminonu et le bus, pour rentrer au camping. Pas de taxi sur place, il n'y a pas de touriste à cette heure ! On redescend les ruelles sombres où on ne croise aucune femme turque. Certains Turcs regardent ma copine avec insistance. Quelques sifflets. On passe devant des détritus, des terrains vagues, on est pas forcément rassuré. Toujours aucun taxi. On arrive dans la quartier populaire situé au Nord-Ouest de Yeni Cami. Plus de monde, toujours des hommes. Puis quelques adolescentes, je suis rassuré. Je vois enfin la voie rapide qui longe le rivage. On la suit, il n'y a plus personne.
On arrive directement à l'arrêt bus. Pas d'horaires indiqués ! Personne pour nous renseigner. On attend 40 minutes. La veille, à la gare, un responsable du tourisme nous a dit qu'il y avait des bus jusqu'à minuit. Quel rigolo ! Le dernier passe, d'après mon expérience, avant 21h45.
Donc, plus de bus pour rentrer au camping d'Atakoy ! Taxi ? Ils ne sont pas cher mais jusqu'à Atakoy, de nuit, je devrais "douiller" quand même. Finalement, je prends la meilleure solution : le train de banlieue. Dans la gare d'Eminonu, ce n'est pas compliqué, il n'y a qu'un train pour le départ. Il longe la mer de Marmara passant près d'Atakoy. On le prend. Aucun touriste bien sûr. Les Turcs présents sont tous bien habillés, sans doute appartiennet-ils à la classe moyenne (comme dans le bus que l'on prend), on est complètement rassuré, cela me rappelle même mon train de banlieue Montparnasse/Clamart.
On s'arrête à la station de Bakirkoy. Heureusement, c'est écrit sur le mur, mais de toute façon un turc sympa nous l'a signalé.
La gare de banlieue est toute neuve, cette ville parait plutôt "bourgoise", les alentours de la gare sont très fréquentés, quelle foule à cette heure ! De là on trouve tout de suite un taxi qui nous amène au "Mocamp Atakoy" en quelques minutes.
Arrivés au camping, douche, assez sale puis dodo.
Troisième jour (A VENIR)
Aperçu des arnaques en Thaïlande English translation pending
Au moyen de ce poste, je vais essayer de résumer les arnaques et les sources d'embêtements les plus fréquemment rencontrées en Thailande.
Les parcs nationaux La plus grosse arnaque (et c'est un coup de gueule personnel): les parcs nationaux où le droit d'entrée pour les étranges (occidentaux) est 10 fois supérieur à celui des locaux. On évitera donc de tomber dans le piège et s'abstiendra de ce genre de visites.
Taxis Certains chauffeurs refuseront d'activer le taximètre. Ou vous proposera un prix fixe pour vous emmener (prix parfois 5 x supérieur au prix réel de la course). C'est une arnaque de plus en plus courante malheureusement. Seule solution: refuser simultanément d'embarquer si le taxiomètre n'est pas activé. Le montant de la prise en charge est de 35 B donc bien vérifier que le compteur n'indique pas plus. Prendre note du numéro du véhicule et dénoncer le cas échéant.
Bijoux & pierres précieuses Arnaque classique à Bangkok et malheureusement, de nombreuses personnes se laissent encore prendre. Un type vous aborde devant le grand palais et essaye par un tissus de mensonges de vous faire prendre un tuk tuk qui vous déposera dans une bijouterie. Bien sûr, le type qui vous a si aimablement envoyé là est un rabatteur qui touchera sa commission sur le montant de vos achats. Parfois, on vous expliquera que le temple que vous désirez visiter est fermé et on vous proposera de vous conduire vers un autre temple. Le réseau est bien organisé et des complices vous attendent sur place. Parfois même un français se prétendant de Lyon. Ils vous feront croire qu'il est facile d'acheter des bijoux pour les revendre 3 ou 4 fois le prix en Europe. Gros mensonge. Voir les nombreux posts à ce sujet sur ce forum.
Enquêtes touristiques et concours. Dans la plupart des stations balnéaires ultra touristiques (Pattaya, Phuket et Samui), de même qu'à Bangkok, vous risquez d'être abordés par des jeunes gens qui vous demanderont de remplir un formulaire d'enquête sur les infrastructures touristiques. On vous demandera votre nom, nationalité, dates de séjour, hôtel et numéro de chambre. Si vous remplissez ce document et donnez des informations réelles, vous risquez d'être harcelés à votre hôtel. On vous annoncera que vous avez gagné un super prix (souvent une semaine de vacances en Thaïlande) pour vous remercier d'avoir rempli le questionnaire et on vous fixera un rendez-vous. Là on essayera de vous vendre un appartement en time sharing. La présentation commerciale est très aggressive (parfois plusieurs heures). A Bangkok, l'hôtel Tai Pan est connu pour procéder à ce genre de pratiques douteuses. Ne refusez systématiquement de répondre à ce genre d'enquêtes.
Scammeurs africains & indiens Sur Sukhumvit road, des africains risquent de vous aborder et de vous proposer certaines combines ou associations louches. Il s'agit principalement de Nigérians ou d'Ivoiriens dont les arnquaques sont bien connues sur le net (exemple: produit miracle multipliant les billets de banque, ...). Il y a également les "fortune tellers" indiens vous abordant pour vous lire l'avenir dans le marc de thé ou les lignes de la main. Pas bien méchant mais assez agressifs.
Tailleurs Pour les tailleurs, on a l'embarras du choix mais la qualité varie fortement d'une boutique à l'autre et il vaut mieux se rendre aux adresses conseillées sur ce forum.
Hôtels et comples franco-asiatiques Les couples composés d'un européen et d'une asiatique sont très mal vu dans certains établissement. Dans certains hôtels le comportement de certains employés envers les couples mixtes est tout à fait inacceptable. De nombreux posts ont été développés à ce sujet. Les noms de ces hôtels circule sur ce forum (par exemple: l'Ambassador et le Mandarin à Bangkok). Evitez de préférence ces hôtels si vous êtes un couple mixte (franco vietnamien par exemple).
Française démunie Plusieurs témoignages relatent le cas d'une française arnaquant d'autres touristes francophones en demandant de l'aide suite à un vol de ses papiers. Elle sévit depuis de années et a toujours du succès comme on peut le voir.
Filles de bar (collectionneuses de farangs) Un des plus gros pièges à pigeons: chaque année, des milliers de touristes succombent aux charmes de chasseuses de farangs. Certaines filles de bar, championnes du mensonge, ont pour principale activité de collectionner les petits amis, voire les maris étrangers, leur jurant fidélité. Certains naifs se ruinent en leur envoyant une rente mensuelle. Evitez donc de tomber amoureux tous les quarts d'heure 😉
Scouts A certains endroits, on en manquera pas de vous solliciter pour une donation pour une obscure association. Là, difficile de distinguer le vrai du faux. Sachez simplement que les quêteurs pour les scouts sont rarement de vrais scouts (et rarement en uniforme par ailleurs).
Assurances & location de véhicules En Thaïlande, il est indispensable de prendre une assurance si vous louez un véhicule. Vérifiez bien la couverture de la police d'assurance et prenez une assurance complémentaire le cas échéant.
Drogue La possession de drogue est sévèrement réprimée. Un membre de ce forum aurait passé plusieurs mois en prison. A bon entendeur....
Si vous voyez d'autres choses, n'hésitez pas à les ajouter à la liste. 😉
Les parcs nationaux La plus grosse arnaque (et c'est un coup de gueule personnel): les parcs nationaux où le droit d'entrée pour les étranges (occidentaux) est 10 fois supérieur à celui des locaux. On évitera donc de tomber dans le piège et s'abstiendra de ce genre de visites.
Taxis Certains chauffeurs refuseront d'activer le taximètre. Ou vous proposera un prix fixe pour vous emmener (prix parfois 5 x supérieur au prix réel de la course). C'est une arnaque de plus en plus courante malheureusement. Seule solution: refuser simultanément d'embarquer si le taxiomètre n'est pas activé. Le montant de la prise en charge est de 35 B donc bien vérifier que le compteur n'indique pas plus. Prendre note du numéro du véhicule et dénoncer le cas échéant.
Bijoux & pierres précieuses Arnaque classique à Bangkok et malheureusement, de nombreuses personnes se laissent encore prendre. Un type vous aborde devant le grand palais et essaye par un tissus de mensonges de vous faire prendre un tuk tuk qui vous déposera dans une bijouterie. Bien sûr, le type qui vous a si aimablement envoyé là est un rabatteur qui touchera sa commission sur le montant de vos achats. Parfois, on vous expliquera que le temple que vous désirez visiter est fermé et on vous proposera de vous conduire vers un autre temple. Le réseau est bien organisé et des complices vous attendent sur place. Parfois même un français se prétendant de Lyon. Ils vous feront croire qu'il est facile d'acheter des bijoux pour les revendre 3 ou 4 fois le prix en Europe. Gros mensonge. Voir les nombreux posts à ce sujet sur ce forum.
Enquêtes touristiques et concours. Dans la plupart des stations balnéaires ultra touristiques (Pattaya, Phuket et Samui), de même qu'à Bangkok, vous risquez d'être abordés par des jeunes gens qui vous demanderont de remplir un formulaire d'enquête sur les infrastructures touristiques. On vous demandera votre nom, nationalité, dates de séjour, hôtel et numéro de chambre. Si vous remplissez ce document et donnez des informations réelles, vous risquez d'être harcelés à votre hôtel. On vous annoncera que vous avez gagné un super prix (souvent une semaine de vacances en Thaïlande) pour vous remercier d'avoir rempli le questionnaire et on vous fixera un rendez-vous. Là on essayera de vous vendre un appartement en time sharing. La présentation commerciale est très aggressive (parfois plusieurs heures). A Bangkok, l'hôtel Tai Pan est connu pour procéder à ce genre de pratiques douteuses. Ne refusez systématiquement de répondre à ce genre d'enquêtes.
Scammeurs africains & indiens Sur Sukhumvit road, des africains risquent de vous aborder et de vous proposer certaines combines ou associations louches. Il s'agit principalement de Nigérians ou d'Ivoiriens dont les arnquaques sont bien connues sur le net (exemple: produit miracle multipliant les billets de banque, ...). Il y a également les "fortune tellers" indiens vous abordant pour vous lire l'avenir dans le marc de thé ou les lignes de la main. Pas bien méchant mais assez agressifs.
Tailleurs Pour les tailleurs, on a l'embarras du choix mais la qualité varie fortement d'une boutique à l'autre et il vaut mieux se rendre aux adresses conseillées sur ce forum.
Hôtels et comples franco-asiatiques Les couples composés d'un européen et d'une asiatique sont très mal vu dans certains établissement. Dans certains hôtels le comportement de certains employés envers les couples mixtes est tout à fait inacceptable. De nombreux posts ont été développés à ce sujet. Les noms de ces hôtels circule sur ce forum (par exemple: l'Ambassador et le Mandarin à Bangkok). Evitez de préférence ces hôtels si vous êtes un couple mixte (franco vietnamien par exemple).
Française démunie Plusieurs témoignages relatent le cas d'une française arnaquant d'autres touristes francophones en demandant de l'aide suite à un vol de ses papiers. Elle sévit depuis de années et a toujours du succès comme on peut le voir.
Filles de bar (collectionneuses de farangs) Un des plus gros pièges à pigeons: chaque année, des milliers de touristes succombent aux charmes de chasseuses de farangs. Certaines filles de bar, championnes du mensonge, ont pour principale activité de collectionner les petits amis, voire les maris étrangers, leur jurant fidélité. Certains naifs se ruinent en leur envoyant une rente mensuelle. Evitez donc de tomber amoureux tous les quarts d'heure 😉
Scouts A certains endroits, on en manquera pas de vous solliciter pour une donation pour une obscure association. Là, difficile de distinguer le vrai du faux. Sachez simplement que les quêteurs pour les scouts sont rarement de vrais scouts (et rarement en uniforme par ailleurs).
Assurances & location de véhicules En Thaïlande, il est indispensable de prendre une assurance si vous louez un véhicule. Vérifiez bien la couverture de la police d'assurance et prenez une assurance complémentaire le cas échéant.
Drogue La possession de drogue est sévèrement réprimée. Un membre de ce forum aurait passé plusieurs mois en prison. A bon entendeur....
Si vous voyez d'autres choses, n'hésitez pas à les ajouter à la liste. 😉
Liste des plus beaux endroits du monde English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Pendant ce temps si long entre deux voyage et afin d'élargir notre vision du monde, si vaste et si beau, je m'interroge sur une liste des plus beaux endroits du monde. J'entreprends cette démarche comme une ouverture sur des sites connus ou non, comme un moyen d'évasion et d'élargissement sur la diversité des beautés de notre planète. Il ne s'agit pas d'en faire une liste figée, encore moins de hiérarchiser ces endroits.
Je propose à tous ceux que ma démarche intéresse de commenter une ébauche que je propose ici. Il est possible de proposer la suppression de certain lieux ou d'en ajouter de nouveaux.
En vous remerciant par avance et en espérant que tout le monde découvrira de nouveaux rêves, de nouvelle destinations ?!
Cette discussion s'adresse bien sûr aux grands voyageurs qui ont eu la chance de voir de leur propres yeux un certains nombre de ces merveilles, mais elle est également destinée aux gens qui s'intéresse aux beautés terrestres sans les avoir parcouru, qui ont pu les découvrir grâces aux médias.
Antarctique Parc Kruger, Afrique du Sud Château Neuschwanstein, Allemagne Château de Potsdam, Allemagne La Mecque, Arabie Saoudite Glacier Perito Moreno, Argentine Chutes d'Iguatzu, Argentine / Brésil Grande Barrière de Corail, Australie Monolithe d'Uluru, Australie Ile de Tasmanie, Australie Opéra et Pont de Sydney, Australie Parc Kakadu, Australie Château de Schönbrunn Autriche Grand Place de Bruxelles Belgique Salar d'Uyuni Bolivie Laguna Colorada & Laguna Verde / Mont Licancabur Bolivie Delta de l'Okawango Botswana Baie de Rio et Pain de Sucre, Brésil Forêt amazonienne, Brésil / Pérou Cité d'Angkor, Cambodge Lac Louise, Canada Statues Moai de l'Ile de Pâques, Chili Grande muraille de Chine, Chine Dents de dragon de Gulin, Chine Palais de Potala, Chine Parc de Huanglong, Chine Vallée de la Jiuzhaigou, Chine Rochers de Wulingyuan, Chine Mausolée de l'Empereur Qin, Chine Cité Interdite de Pékin, Chine Ile Cocos, Costa-Rica Plitvice Croatie Dubrovnik, Croatie Baie de Disko, Danemark (Groenland) Pyramides et Sphinx de Gizeh, Egypte Temple d'Abou Simbel, Egypte Rives du Nil d'Assouan à Louxor, Egypte Temple de Karnak, Egypte Hôtel Burj de Dubaï, Emirats-Arabes-Unis Archipel des Galapagos, Equateur Mesquita de Cordoue, Espagne Alhambra de Grenade, Espagne Sagrada Familia, Espagne Grand Cayon, Etats-Unis Grottes de Carlsbad, Etats-Unis Parc Yellowstone, Etats-Unis Volcans d'Hawaii, Etats-Unis Statue de la Liberté & Manhattan, Etats-Unis Parc des Séquoias Géants, Etats-Unis Lumières de Las Vegas, Etats-Unis Golden Gate et baie de San-Francisco, Etats-Unis Parc des Everglades, Etats-Unis Parc de la Baie des Glaciers, Etats-Unis Parc Yosemite, Etats-Unis Chutes du Niagara, Etats-Unis / Canada Ile de Bora-Bora, France Calanques de Piana, France Château de Versailles, France Mont Saint Michel, France Tour Eiffel, France Musée du Louvres, France Cathédrale de Reims, France Châteaux de la Loire, France Grottes de Lascaux, France Massif du Mont-Blanc, France / Italie Acropole et Parthénon d'Athènes, Grèce Monastères des Météores, Grèce Ile de Santorin , Grèce Parlement de Budapest, Hongrie Taj Mahal, Inde Rives du Gange à Varanasi, Inde Temples de Khajuraho, Inde Ile de Bali, Indonésie Temple de Borobudur, Indonésie Ile de Komodo, Indonésie Mosquée du Vendredi d'Ispahan, Iran Connemara, Irlande Glacier Vatnajokull / Lac Jokullsarlon, Islande Mur des Lamentation / esplanade des Mosquées, Israël Canaux de Venise, Italie Colisée de Rome, Italie Dôme et Ponte Vecchio de Florence, Italie Iles Eoliennes et Stromboli, Italie Pompeï / Vésuve, Italie Tour de Pise, Italie Centre de Sienne, Italie Mont Fujiyama, Japon Château Himeji-Jo, Japon Cité de Petra, Jordanie Réseve Massaï-Mara, Kenya Mont Kenya, Kenya Cité de Baalbek, Liban Tyr, Liban Leptis Magna, Libye Tsingy du Bemaraha, Madagascar Tours Petronas, Malaisie Lac Malawi, Malawi / Mozambique / Tanzanie Archipel des Maldives, Maldives Mosquée de Djenné, Mali Villages troglodytes Dogons, Mali Mosquée Hassan II, Maroc Place Djemaa El Fna, Maroc Dunes de sable du Sahara, Maroc / Mauritanie / Algérie / Mali / Niger / Lybie Pyramide de Teotihuacan, Mexique Cité de Chichen Itza, Mexique Site d'El Tajin, Mexique Steppes mongoles, Mongolie Bouches de Kotor, Monténégro Pagodes de Bagan, Myanmar Pagode de Shwedagon, Myanmar Mont Everst, Népal Mont Anapurna, Népal Temple Bodnath, Népal Fjord de Preikestolen, Norvège Archipel des Lofoten, Norvège Archipel des Spitzberg, Norvège Fjord Milford et Mont Mitre, Nouvelle-Zélande Iles Cook, Nouvelle-Zélande Place Registan de Samarcande, Ouzbékistan Mosquée Badshahi de Lahore, Pakistan Machu Picchu, Pérou Lignes de Nasca, Pérou Mont Alpamayo, Pérou Lac Titicaca, Pérou / Bolivie Rizières en terrasses de Banaue, Philippines Tour de Bélem /Monastère Jeronimo, Portugal Ville de Prague, République Tchèque Big Ben et Parlement de Londres, Royaume-Uni Tour de Londres et Pont de la Tour, Royaume-Uni Stonehenge, Royaume-Uni Vallée de la Glen Coe, Royaume-Uni Kremlin et cathédrale Saint Basile, Russie Lac Baïkal, Russie Palais de l'Ermitage Russie, Palais de Pouchkine Russie Volcans du Kamchatka, Russie Lac Rose, Sénégal Atoll d'Aldabra, Seychelles Grottes de Postojna, Slovénie Site de Sigiriya, Sri-Lanka Temple d'Or de Dambulla, Sri-Lanka Mont Cervin, Suisse / Italie Palmyre, Syrie Parc du Serengeti , Tanzanie Cratère Ngorongoro, Tanzanie Mont Kilimanjaro, Tanzanie Ile de Zanzibar, Tanzanie Temple de Wat Phra Kaeo, Thaïlande Ile Ko Phi Phi, Thaïlande Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie Mosquée Bleue d'Istambul, Turquie Cappadoce, Turquie Ephèse , Turquie Cathédrale Sainte-Sophie de Kiev, Ukraine Basilique Saint Pierre, Vatican Chapelle Sixtine, Vatican Chutes du Saut de l'Ange, Vénézuela Baie de Halong, Viet-Nam Chutes Victoria, Zimbabwe / Zambie
Je propose à tous ceux que ma démarche intéresse de commenter une ébauche que je propose ici. Il est possible de proposer la suppression de certain lieux ou d'en ajouter de nouveaux.
En vous remerciant par avance et en espérant que tout le monde découvrira de nouveaux rêves, de nouvelle destinations ?!
Cette discussion s'adresse bien sûr aux grands voyageurs qui ont eu la chance de voir de leur propres yeux un certains nombre de ces merveilles, mais elle est également destinée aux gens qui s'intéresse aux beautés terrestres sans les avoir parcouru, qui ont pu les découvrir grâces aux médias.
Antarctique Parc Kruger, Afrique du Sud Château Neuschwanstein, Allemagne Château de Potsdam, Allemagne La Mecque, Arabie Saoudite Glacier Perito Moreno, Argentine Chutes d'Iguatzu, Argentine / Brésil Grande Barrière de Corail, Australie Monolithe d'Uluru, Australie Ile de Tasmanie, Australie Opéra et Pont de Sydney, Australie Parc Kakadu, Australie Château de Schönbrunn Autriche Grand Place de Bruxelles Belgique Salar d'Uyuni Bolivie Laguna Colorada & Laguna Verde / Mont Licancabur Bolivie Delta de l'Okawango Botswana Baie de Rio et Pain de Sucre, Brésil Forêt amazonienne, Brésil / Pérou Cité d'Angkor, Cambodge Lac Louise, Canada Statues Moai de l'Ile de Pâques, Chili Grande muraille de Chine, Chine Dents de dragon de Gulin, Chine Palais de Potala, Chine Parc de Huanglong, Chine Vallée de la Jiuzhaigou, Chine Rochers de Wulingyuan, Chine Mausolée de l'Empereur Qin, Chine Cité Interdite de Pékin, Chine Ile Cocos, Costa-Rica Plitvice Croatie Dubrovnik, Croatie Baie de Disko, Danemark (Groenland) Pyramides et Sphinx de Gizeh, Egypte Temple d'Abou Simbel, Egypte Rives du Nil d'Assouan à Louxor, Egypte Temple de Karnak, Egypte Hôtel Burj de Dubaï, Emirats-Arabes-Unis Archipel des Galapagos, Equateur Mesquita de Cordoue, Espagne Alhambra de Grenade, Espagne Sagrada Familia, Espagne Grand Cayon, Etats-Unis Grottes de Carlsbad, Etats-Unis Parc Yellowstone, Etats-Unis Volcans d'Hawaii, Etats-Unis Statue de la Liberté & Manhattan, Etats-Unis Parc des Séquoias Géants, Etats-Unis Lumières de Las Vegas, Etats-Unis Golden Gate et baie de San-Francisco, Etats-Unis Parc des Everglades, Etats-Unis Parc de la Baie des Glaciers, Etats-Unis Parc Yosemite, Etats-Unis Chutes du Niagara, Etats-Unis / Canada Ile de Bora-Bora, France Calanques de Piana, France Château de Versailles, France Mont Saint Michel, France Tour Eiffel, France Musée du Louvres, France Cathédrale de Reims, France Châteaux de la Loire, France Grottes de Lascaux, France Massif du Mont-Blanc, France / Italie Acropole et Parthénon d'Athènes, Grèce Monastères des Météores, Grèce Ile de Santorin , Grèce Parlement de Budapest, Hongrie Taj Mahal, Inde Rives du Gange à Varanasi, Inde Temples de Khajuraho, Inde Ile de Bali, Indonésie Temple de Borobudur, Indonésie Ile de Komodo, Indonésie Mosquée du Vendredi d'Ispahan, Iran Connemara, Irlande Glacier Vatnajokull / Lac Jokullsarlon, Islande Mur des Lamentation / esplanade des Mosquées, Israël Canaux de Venise, Italie Colisée de Rome, Italie Dôme et Ponte Vecchio de Florence, Italie Iles Eoliennes et Stromboli, Italie Pompeï / Vésuve, Italie Tour de Pise, Italie Centre de Sienne, Italie Mont Fujiyama, Japon Château Himeji-Jo, Japon Cité de Petra, Jordanie Réseve Massaï-Mara, Kenya Mont Kenya, Kenya Cité de Baalbek, Liban Tyr, Liban Leptis Magna, Libye Tsingy du Bemaraha, Madagascar Tours Petronas, Malaisie Lac Malawi, Malawi / Mozambique / Tanzanie Archipel des Maldives, Maldives Mosquée de Djenné, Mali Villages troglodytes Dogons, Mali Mosquée Hassan II, Maroc Place Djemaa El Fna, Maroc Dunes de sable du Sahara, Maroc / Mauritanie / Algérie / Mali / Niger / Lybie Pyramide de Teotihuacan, Mexique Cité de Chichen Itza, Mexique Site d'El Tajin, Mexique Steppes mongoles, Mongolie Bouches de Kotor, Monténégro Pagodes de Bagan, Myanmar Pagode de Shwedagon, Myanmar Mont Everst, Népal Mont Anapurna, Népal Temple Bodnath, Népal Fjord de Preikestolen, Norvège Archipel des Lofoten, Norvège Archipel des Spitzberg, Norvège Fjord Milford et Mont Mitre, Nouvelle-Zélande Iles Cook, Nouvelle-Zélande Place Registan de Samarcande, Ouzbékistan Mosquée Badshahi de Lahore, Pakistan Machu Picchu, Pérou Lignes de Nasca, Pérou Mont Alpamayo, Pérou Lac Titicaca, Pérou / Bolivie Rizières en terrasses de Banaue, Philippines Tour de Bélem /Monastère Jeronimo, Portugal Ville de Prague, République Tchèque Big Ben et Parlement de Londres, Royaume-Uni Tour de Londres et Pont de la Tour, Royaume-Uni Stonehenge, Royaume-Uni Vallée de la Glen Coe, Royaume-Uni Kremlin et cathédrale Saint Basile, Russie Lac Baïkal, Russie Palais de l'Ermitage Russie, Palais de Pouchkine Russie Volcans du Kamchatka, Russie Lac Rose, Sénégal Atoll d'Aldabra, Seychelles Grottes de Postojna, Slovénie Site de Sigiriya, Sri-Lanka Temple d'Or de Dambulla, Sri-Lanka Mont Cervin, Suisse / Italie Palmyre, Syrie Parc du Serengeti , Tanzanie Cratère Ngorongoro, Tanzanie Mont Kilimanjaro, Tanzanie Ile de Zanzibar, Tanzanie Temple de Wat Phra Kaeo, Thaïlande Ile Ko Phi Phi, Thaïlande Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie Mosquée Bleue d'Istambul, Turquie Cappadoce, Turquie Ephèse , Turquie Cathédrale Sainte-Sophie de Kiev, Ukraine Basilique Saint Pierre, Vatican Chapelle Sixtine, Vatican Chutes du Saut de l'Ange, Vénézuela Baie de Halong, Viet-Nam Chutes Victoria, Zimbabwe / Zambie
Condition des animaux en Chine English translation pending
j'ai envie de faire un cri de révolte là car j'en ai vraiment marre !!!!
Pour ceux qui aiment les animaux comme moi trouvez vous pas scandaleux ce que les chinois font subir aux animaux ??????? Chiens, chats, ours et tous le reste ? Moi je trouve celà inhumain et voilà pourquoi je n'irais jamais dans ce pays ! car je veux bien qu'on tue et mange des animaux pour se nourir ok mais alors la fourure et le moyen de tuer et de detenir ces animaux est inioble il n'y a pas de mot pour décrire ça c'est dégueulasse et c'est eux je trouve qu'on devrait dépecer à vif pour leur montrer !!!!
Bon là je suis vraiment en colère désolée mais je vois plein de joli message dans ce forum sur la chine mais je pense qu'on devrais aussi parler de ce coté horrible de ce pays ! C'est monstrueux !!! 😠
Pour ceux qui aiment les animaux comme moi trouvez vous pas scandaleux ce que les chinois font subir aux animaux ??????? Chiens, chats, ours et tous le reste ? Moi je trouve celà inhumain et voilà pourquoi je n'irais jamais dans ce pays ! car je veux bien qu'on tue et mange des animaux pour se nourir ok mais alors la fourure et le moyen de tuer et de detenir ces animaux est inioble il n'y a pas de mot pour décrire ça c'est dégueulasse et c'est eux je trouve qu'on devrait dépecer à vif pour leur montrer !!!!
Bon là je suis vraiment en colère désolée mais je vois plein de joli message dans ce forum sur la chine mais je pense qu'on devrais aussi parler de ce coté horrible de ce pays ! C'est monstrueux !!! 😠
Fermeture des parcs nationaux américains! English translation pending
Salut à tous,
Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Jeu des photos, nouvel épisode (49ème) 5ème année English translation pending
Bonsoir à tous,
Conformément à la tradition Vfiste, le post précédent ayant atteint le seuil de près de 5OO discussions a été clos.
Je me permets donc d' en ouvrir un autre.
Le choix d' une image n' est pas toujours simple. Le lieu doit être connu , ne pas être trop confidentiel et "mériter" un travail de recherche.
Pour inaugurer ce post, je vous propose le cliché suivant avec les classiques questions: Quel est le nom de cet endroit? Où peut on le trouver? Que peut il nous révéler?
Conformément à la tradition Vfiste, le post précédent ayant atteint le seuil de près de 5OO discussions a été clos.
Je me permets donc d' en ouvrir un autre.
Le choix d' une image n' est pas toujours simple. Le lieu doit être connu , ne pas être trop confidentiel et "mériter" un travail de recherche.
Pour inaugurer ce post, je vous propose le cliché suivant avec les classiques questions: Quel est le nom de cet endroit? Où peut on le trouver? Que peut il nous révéler?
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" English translation pending
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Dates des manifestations pro-Tibet en France English translation pending
Toulouse : mercredi 26 mars à 17h, Place du Capitole
Orgaganisateurs : Autodétermination-Tibet 09/31" et le "Cercle Tibet Vérité" et la participation de l’Institut Vajra Yogini.
Contact : verneuil.jean@wanadoo.fr
Chambéry :jeudi 27 mars à 18h devant l'Hôtel de Ville et samedi 29 mars à 14h, Jardin du Verney Organisation Savoie Urgence Tibet
Thonon : vendredi 28 mars 18h signatures de pétition (Boycott JO) et de lettres au Président et Ministres des affaires étrangères et Droits de l’Homme 20h Film : "Histoire d’une tragédie", de Luc Segarra 21h Débats sur la situation au Tibet, avec Mme Deki Youdoun de la Communauté Tibétaine de Suisse Contact : objectif-tibet@orange.fr Jean Claude Perréard : 04 66 27 75 23
Caen : vendredi 28 mars et samedi 29 mars :
LIMOGESsamedi 29 mars informations sous peu pour ces deux villes...
Vitrolles 29 mars :Journée de soutien pour le Tibet à la Salle du Roucas (à côté de la Salle des Fêtes) Participation de M. Thupten Gyatso, Président de la Communauté Tibétaine en France L’hymne tibétain sera chanté a capella par Elisabeth. Organisé par Provence Himalaya Tél. 04 42 79 73 54
Journée d’action pour le Tibet GLOBAL DAY lundi 31 mars Cette journée a été retenue comme journée d’action globale pour manifester notre soutien au peuple tibétain. Programmes à venir. En attendant, le symbole de la khatag (écharpe blanche traditionnelle tibétaine) est retenu comme signe distinctif à porter ce jour là.
Aix-en-Provence: jeudi 3 avril à 18h Soirée débat "Les JO et les Droits de l’Homme" dans la salle vidéo de l’institut des Etudes Politiques 25, rue Gaston de Saporta, près de la Cathédrale. organisation Amnesty International avec la participation de Provence Himalaya; contact Tél. 04 42 79 73 54
Pau : 6 avril Le 6 avril à 14h30 "Marche pacifique pour le Tibet" pour accompagner nos amis tibétains dans leur "Marche du Retour". Nous remonterons le long du gave de Pau de Laroin jusqu’au pied du Château de Pau. Contact : http://membres.lycos.fr/apactpau apactpau@free.fr & Apactpau@aol.com et tél. 05 59 32 70 79 et 06 81 13 97 90
RAPPEL : LONDRES et PARIS les dimanche 6 et lundi 7 avril 2008 LA FLAMME DE LA LIBERTE TIBETAINE- voir photographie en page d"accueil de notre site ( un clic pour le programme complet) - et LA FLAMME OLYMPIQUE en provenance de Londres transportées en l’Eurostar -départ vers 19h de Londres- mais elles ne seront pas forcément dans le même train.
» Lire la suite de cette nouvelle QUE FAIRE ? en solidarité avec les Tibétains qui luttent au Tibet pour le respect de leurs droits les plus fondamentaux? QUE FAIRE?
Une idée importante à relayer : Solliciter de Mr Delanoë, Maire de Paris afin que le drapeau du Tibet soit hissé à l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'à la cessation de la répression chinoise au Tibet .
Ecrire en utilisant cette page : http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lutpage_id=5722&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=12354a mairie de Paris De même dans toutes les municipalités où vous pouvez agir.
Oui. Vous êtes très nombreux à nous envoyer des messages de sympathie par courriel ou téléphone pour soutenir nos amis du Tibet. Nous ne pouvons le faire savoir officiellement, mais ils savent sans aucun doute que la Planète sait maintenant ...
Oui, la période est cruciale. Les Tibétains ont osé affronter une nouvelle fois le dragon, prendre leur destin d'opprimés entre leurs mains. Cela rappelle il y a peu, la résistance du Peuple de
Birmanie, vite écrasée, justement comme c'est bizarre..., grâce au soutien de la Chine et de quelques autres.
Oui, vous souhaitez participer aux actions, même si vous ne pouvez vous déplacer et rejoindre les participants demain à Paris, Bruxelles ou Berne ou dernière minute Valence ...
Alors voici des suggestions, les vôtres, amis lecteurs de notre site, amis sympathisants de cette cause. Elles nous parviennent au fil des heures et les voici à partager et à mettre en pratique, selon vos possibilités.
Bien sûr la liste n'est pas limitative...mais complétée au fil de vos interventions, les plus récentes en début de lecture ... .
MERCI à tous ceux qui se manifestent dans cette solidarité...même si chaque geste paraît une goutte d'eau...
* Ne pas acheter, autant que faire se peut " made in China"
Chambéry :jeudi 27 mars à 18h devant l'Hôtel de Ville et samedi 29 mars à 14h, Jardin du Verney Organisation Savoie Urgence Tibet
Thonon : vendredi 28 mars 18h signatures de pétition (Boycott JO) et de lettres au Président et Ministres des affaires étrangères et Droits de l’Homme 20h Film : "Histoire d’une tragédie", de Luc Segarra 21h Débats sur la situation au Tibet, avec Mme Deki Youdoun de la Communauté Tibétaine de Suisse Contact : objectif-tibet@orange.fr Jean Claude Perréard : 04 66 27 75 23
Caen : vendredi 28 mars et samedi 29 mars :
LIMOGESsamedi 29 mars informations sous peu pour ces deux villes...
Vitrolles 29 mars :Journée de soutien pour le Tibet à la Salle du Roucas (à côté de la Salle des Fêtes) Participation de M. Thupten Gyatso, Président de la Communauté Tibétaine en France L’hymne tibétain sera chanté a capella par Elisabeth. Organisé par Provence Himalaya Tél. 04 42 79 73 54
Journée d’action pour le Tibet GLOBAL DAY lundi 31 mars Cette journée a été retenue comme journée d’action globale pour manifester notre soutien au peuple tibétain. Programmes à venir. En attendant, le symbole de la khatag (écharpe blanche traditionnelle tibétaine) est retenu comme signe distinctif à porter ce jour là.
Aix-en-Provence: jeudi 3 avril à 18h Soirée débat "Les JO et les Droits de l’Homme" dans la salle vidéo de l’institut des Etudes Politiques 25, rue Gaston de Saporta, près de la Cathédrale. organisation Amnesty International avec la participation de Provence Himalaya; contact Tél. 04 42 79 73 54
Pau : 6 avril Le 6 avril à 14h30 "Marche pacifique pour le Tibet" pour accompagner nos amis tibétains dans leur "Marche du Retour". Nous remonterons le long du gave de Pau de Laroin jusqu’au pied du Château de Pau. Contact : http://membres.lycos.fr/apactpau apactpau@free.fr & Apactpau@aol.com et tél. 05 59 32 70 79 et 06 81 13 97 90
RAPPEL : LONDRES et PARIS les dimanche 6 et lundi 7 avril 2008 LA FLAMME DE LA LIBERTE TIBETAINE- voir photographie en page d"accueil de notre site ( un clic pour le programme complet) - et LA FLAMME OLYMPIQUE en provenance de Londres transportées en l’Eurostar -départ vers 19h de Londres- mais elles ne seront pas forcément dans le même train.
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Une idée importante à relayer : Solliciter de Mr Delanoë, Maire de Paris afin que le drapeau du Tibet soit hissé à l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'à la cessation de la répression chinoise au Tibet .
Ecrire en utilisant cette page : http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lutpage_id=5722&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=12354a mairie de Paris De même dans toutes les municipalités où vous pouvez agir.
Oui. Vous êtes très nombreux à nous envoyer des messages de sympathie par courriel ou téléphone pour soutenir nos amis du Tibet. Nous ne pouvons le faire savoir officiellement, mais ils savent sans aucun doute que la Planète sait maintenant ...
Oui, la période est cruciale. Les Tibétains ont osé affronter une nouvelle fois le dragon, prendre leur destin d'opprimés entre leurs mains. Cela rappelle il y a peu, la résistance du Peuple de
Birmanie, vite écrasée, justement comme c'est bizarre..., grâce au soutien de la Chine et de quelques autres.
Oui, vous souhaitez participer aux actions, même si vous ne pouvez vous déplacer et rejoindre les participants demain à Paris, Bruxelles ou Berne ou dernière minute Valence ...
Alors voici des suggestions, les vôtres, amis lecteurs de notre site, amis sympathisants de cette cause. Elles nous parviennent au fil des heures et les voici à partager et à mettre en pratique, selon vos possibilités.
Bien sûr la liste n'est pas limitative...mais complétée au fil de vos interventions, les plus récentes en début de lecture ... .
MERCI à tous ceux qui se manifestent dans cette solidarité...même si chaque geste paraît une goutte d'eau...
* Ne pas acheter, autant que faire se peut " made in China"
Chine: au pays des pandas English translation pending
Un carnet de voyage en Chine … vous vous attendez probablement à un récit évoquant soit une randonnée sur l'impressionnante Grande Muraille ou un parcours parmi l'immense Cité interdite pékinoise. Ou bien encore une visite à Xi'an, à la découverte de l'incroyable armée de terre cuite … Non, rien de ces incontournables sites dans le récit qui suit.
J'ai choisi de vous raconter ici ma visite dans la Province du Sichuan à la rencontre des sympathiques pandas géants. Ces gros nounours sont devenus un emblème de l'empire du Milieu, les Chinois se sont fait un devoir de protéger cette espèce un temps menacée et ils en sont très fiers.

Dans les environs de la ville de Chengdu se trouve un de leur sanctuaire. Là, au Centre de Recherche et de reproduction des pandas géants, ils y sont particulièrement choyés. Sur place, un espace naturel est dédié à l'observation de ces drôles de grosses peluches. Nous y voici.
--

Un petit lac, une grande forêt touffue à flanc de collines, des bambous à foison … cet environnement paraît idéal pour séduire nos amis pandas et plaire aux visiteurs qui s'y pressent dans un dédale d'allées serpentant parmi les bosquets.
L'animal a la réputation d'être solitaire et plutôt discret … et même si l'on compte plus d'une centaine de pandas géants dans cette réserve, on croise les doigts pour avoir la chance de bien les observer. En apercevoir plusieurs est en principe assuré mais la forêt de bambous est dense, sombre et l'enchevêtrement de troncs, de branches et de feuilles gêne quelque peu la vue. Il va donc falloir être particulièrement attentif.

Tiens, voilà un premier panda, bien allongé sur une branche avec sa fourrure en noir et blanc toute auréolée de tâches vertes : l'effet de cette broussailleuse et abondante végétation. Pour la mise au point photo sur l'animal, toutes ces feuilles ne facilitent pas l'affaire. Je comprends très vite qu'une bonne netteté d'image impose de désactiver l'autofocus et donc de réaliser les prises avec une mise au point manuelle. Soit !
Les pandas, on les imagine à priori très câlins, leur épaisse et douce fourrure donnerait l'envie de la caresser. Cependant, à l'image de cet adulte, on s'aperçoit vite qu'un panda montre facilement les crocs et de plus en grognant. C'est un des traits de caractère de l'espèce, en fait les pandas adultes ne sont pas doux comme des agneaux mais plutôt grincheux ! On ne peut les approcher que jeunes (environ jusqu'à leur deuxième année), ensuite c'est plus compliqué. Il paraît que les soigneurs dans les réserves ont trouvé un subterfuge pour les aborder : se déguiser en panda en portant une panoplie blanche et noire, astucieux !

On s'en est aperçu, les pandas sont bien dotés côté dentition, leur mâchoire est puissante et armée de solides dents, des « outils » qui leur sont finalement indispensables. Pour se nourrir, les pandas consomment essentiellement des bambous. Mâchouiller les tendres feuilles c'est facile, mais les tiges sont plus coriaces, dures et fibreuses parfois comme du bois. Un adulte, en grosse bête de 100 kg pour 1 m 65 (en moyenne) peut engloutir environ 20 à 30 kg de bambous dans la journée ! Grignoter, croquer, mastiquer … constitue la principale occupation d'une journée de panda, soit environ 14 heures par jour passées à se goinfrer. Ainsi, prendre des photos de pandas se résume le plus souvent à obtenir des portraits de pandas croquants la vie à pleines dents. Voilà un bon titre pour cette série de photos.

De telles quantités de bambous ingurgitées nécessitent un bon approvisionnement. La forêt locale n'y suffit pas. Aussi, pour bien dorloter nos chers pandas de la réserve de Chengdu, des kilos de tiges et de feuilles de bambous leur sont livrés chaque matin. Car ici, on prend soin avec beaucoup d'attention de cette colonie de gentils pandas géants. L'espèce s'avère menacée, il ne resterait plus qu'environ 2000 pandas géants sauvages vivants dans les montagnes du Sichuan et des territoires alentour. Sur ces versants élevés (entre 1000 et 2000 mètres d'altitude) les pandas s'y plaisent, la fraîcheur des températures et la végétation locale leur convenant parfaitement… Cependant, au fil des années, les spécialistes de la faune n'ont fait que constater la diminution des populations de pandas chinois. Il fallait donc réagir, c'est ce qu'on fait les autorités chinoises. D'abord en protégeant les pandas des braconniers et surtout en créant des réserves dans le but d'obtenir des naissances en captivité. Avec un espoir, la réintroduction de pandas géants dans leur milieu naturel. Pour réussir cet objectif, il fallait aussi mieux connaître ces mystérieux pandas : étudier leur comportement et mieux comprendre leur mode de reproduction sont au programme des travaux de ce Centre de Recherche de Chengdu.
Par exemple, en ce qui concerne la digestion des pandas, les études ont montré que les intestins de ces animaux ne digèrent pas la cellulose des bambous ingurgités tout au long de la journée. Le résultat ? Un panda adulte de bonne corpulence peut rejeter une dizaine de kilos de crottes verdâtres par jour ! Des déjections « truffées » de fibres végétales … d'où l'idée de les traiter pour fabriquer de la pâte à papier. Décidément rien ne se perd, tout se transforme. Mais le papier obtenu n'a certes pas la qualité du fameux papier de riz chinois, on pouvait s'en douter.

On l'a vu, les pandas sont de gros mangeurs occupés à presque boulotter du bambou du matin au soir … et le reste du temps que font-ils ? Ils dorment. Celui-ci tout avachi, semble vraiment imperturbable. Ainsi une vie de panda se partage entre manger et dormir, quel emploi du temps !

En Chinois, le panda géant est nommé « Daxiongmao » ce que l'on peut traduire par : grand chat-ours. Une appellation qui fait débat. Le panda est-il plus proche du chat que de l'ours ? Le pelage est soyeux comme celui d'un chat mais je ne sais si l'animal ronronne lorsqu'on parvient à le caresser, en revanche, son caractère paraît bien moins docile que celui d'un chat, le panda reste un animal sauvage ! Pour les arguments en faveur de sa parenté avec l'ours : il en a la taille et la corpulence (centaine de kilos à l'âge adulte) et puis le panda est classé dans la famille des ursidés.
Mais quand on voit un panda juché sur une haute branche comme celui-là, on viendrait à pencher vers le comportement d'un chat … un chat perché, bien sûr !

En tout cas ils sont mignons tout plein avec leur belle fourrure noire et blanche. Au fait, ne devrait-on pas plutôt dire : une fourrure blanche et noire ? On le constate sur ces deux photos, c'est bien le blanc qui domine avec seulement quelques tâches noires.

Ils sont marrants avec ces « lunettes » noires autour des yeux et ces deux petites oreilles, toute noire.
Quant à celui ci-dessous, je ne sais si vous avez la même impression que moi en le regardant, il me paraît presque attristé. Pour un peu on lui devinerait un semblant de larmes à l’œil …

On dit (et ce n'est là pas du tout scientifique !) que cet aspect tristounet pourrait être la traduction d'une grosse déception des pandas, ils auraient un rêve inassouvi : mais qu'enfin un des nombreux photographes qui les mitraillent parvienne à réaliser leur portrait mais en … couleurs ! En auraient-ils assez de cet éternel noir & blanc ?
J'ai tout de même une photo de panda en couleurs … prise à l'entrée du centre de recherche. Le rose bonbon lui va bien mais cette œuvre à facettes est moins lisse que le doux pelage d'un panda bien vivant.

Poursuivons la visite en arrivant maintenant près d'un attroupement. Une foule qui semble attentive et captivée. De ce point de vue, je ne vois pas grand-chose avec ce « rideau » de personnes, des adultes, des enfants et une multitude de smartphones levés en l'air. C'est certain, il y a sûrement par ici des pandas à voir !

De toute la réserve, c'est sans doute là que l'on peut voir le plus facilement ces fameux pandas … encore faut-il se faufiler et jouer des coudes pour parvenir en première ligne, près de la barrière. Ça y est, me voici en bonne position pour l'observation. Trois pandas sont parqués dans cet enclos. Sans se soucier de tous ces spectateurs ravis, ils vaquent à leur occupation favorite … manger ! L'un d'entre eux, tige de bambou à la patte et à la bouche, est assis sur un tapis de morceaux de bambous.

Et dire que les pandas aiment paraît-il la solitude. Là, ils sont servis : ils sont trois presque côte à côte sans compter ces dizaines de spectateurs ! Bon, cela n'a pas l'air de déranger celui-ci, qui continue sans relâche de croquer du bambou.

C'est marrant d'observer ces grosses peluches, ils ont souvent des attitudes qui prêtent à sourire. Zieutez par exemple ce gentil panda avec cette façon de tenir son bambou. Ne vous fait-il pas penser à un musicien ? On a l'impression qu'il joue de la flûte traversière … mais non, il grignote. Un détail de leur anatomie est assez original et très pratique pour bien tenir, par exemple, les tiges de bambous. Les pandas sont dotés d'un sixième doigt, comme un faux pouce.

Et que dire de celui-là, bien repu, il est en pleine sieste. Sa corpulence avec son gros ventre m'évoque un bouddha … avec tous le respect que l'on doit aux bouddhas, c'est juste un ironique clin d’œil !


Dans les environs de la ville de Chengdu se trouve un de leur sanctuaire. Là, au Centre de Recherche et de reproduction des pandas géants, ils y sont particulièrement choyés. Sur place, un espace naturel est dédié à l'observation de ces drôles de grosses peluches. Nous y voici.
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Un petit lac, une grande forêt touffue à flanc de collines, des bambous à foison … cet environnement paraît idéal pour séduire nos amis pandas et plaire aux visiteurs qui s'y pressent dans un dédale d'allées serpentant parmi les bosquets.
L'animal a la réputation d'être solitaire et plutôt discret … et même si l'on compte plus d'une centaine de pandas géants dans cette réserve, on croise les doigts pour avoir la chance de bien les observer. En apercevoir plusieurs est en principe assuré mais la forêt de bambous est dense, sombre et l'enchevêtrement de troncs, de branches et de feuilles gêne quelque peu la vue. Il va donc falloir être particulièrement attentif.

Tiens, voilà un premier panda, bien allongé sur une branche avec sa fourrure en noir et blanc toute auréolée de tâches vertes : l'effet de cette broussailleuse et abondante végétation. Pour la mise au point photo sur l'animal, toutes ces feuilles ne facilitent pas l'affaire. Je comprends très vite qu'une bonne netteté d'image impose de désactiver l'autofocus et donc de réaliser les prises avec une mise au point manuelle. Soit !
Les pandas, on les imagine à priori très câlins, leur épaisse et douce fourrure donnerait l'envie de la caresser. Cependant, à l'image de cet adulte, on s'aperçoit vite qu'un panda montre facilement les crocs et de plus en grognant. C'est un des traits de caractère de l'espèce, en fait les pandas adultes ne sont pas doux comme des agneaux mais plutôt grincheux ! On ne peut les approcher que jeunes (environ jusqu'à leur deuxième année), ensuite c'est plus compliqué. Il paraît que les soigneurs dans les réserves ont trouvé un subterfuge pour les aborder : se déguiser en panda en portant une panoplie blanche et noire, astucieux !

On s'en est aperçu, les pandas sont bien dotés côté dentition, leur mâchoire est puissante et armée de solides dents, des « outils » qui leur sont finalement indispensables. Pour se nourrir, les pandas consomment essentiellement des bambous. Mâchouiller les tendres feuilles c'est facile, mais les tiges sont plus coriaces, dures et fibreuses parfois comme du bois. Un adulte, en grosse bête de 100 kg pour 1 m 65 (en moyenne) peut engloutir environ 20 à 30 kg de bambous dans la journée ! Grignoter, croquer, mastiquer … constitue la principale occupation d'une journée de panda, soit environ 14 heures par jour passées à se goinfrer. Ainsi, prendre des photos de pandas se résume le plus souvent à obtenir des portraits de pandas croquants la vie à pleines dents. Voilà un bon titre pour cette série de photos.

De telles quantités de bambous ingurgitées nécessitent un bon approvisionnement. La forêt locale n'y suffit pas. Aussi, pour bien dorloter nos chers pandas de la réserve de Chengdu, des kilos de tiges et de feuilles de bambous leur sont livrés chaque matin. Car ici, on prend soin avec beaucoup d'attention de cette colonie de gentils pandas géants. L'espèce s'avère menacée, il ne resterait plus qu'environ 2000 pandas géants sauvages vivants dans les montagnes du Sichuan et des territoires alentour. Sur ces versants élevés (entre 1000 et 2000 mètres d'altitude) les pandas s'y plaisent, la fraîcheur des températures et la végétation locale leur convenant parfaitement… Cependant, au fil des années, les spécialistes de la faune n'ont fait que constater la diminution des populations de pandas chinois. Il fallait donc réagir, c'est ce qu'on fait les autorités chinoises. D'abord en protégeant les pandas des braconniers et surtout en créant des réserves dans le but d'obtenir des naissances en captivité. Avec un espoir, la réintroduction de pandas géants dans leur milieu naturel. Pour réussir cet objectif, il fallait aussi mieux connaître ces mystérieux pandas : étudier leur comportement et mieux comprendre leur mode de reproduction sont au programme des travaux de ce Centre de Recherche de Chengdu.
Par exemple, en ce qui concerne la digestion des pandas, les études ont montré que les intestins de ces animaux ne digèrent pas la cellulose des bambous ingurgités tout au long de la journée. Le résultat ? Un panda adulte de bonne corpulence peut rejeter une dizaine de kilos de crottes verdâtres par jour ! Des déjections « truffées » de fibres végétales … d'où l'idée de les traiter pour fabriquer de la pâte à papier. Décidément rien ne se perd, tout se transforme. Mais le papier obtenu n'a certes pas la qualité du fameux papier de riz chinois, on pouvait s'en douter.

On l'a vu, les pandas sont de gros mangeurs occupés à presque boulotter du bambou du matin au soir … et le reste du temps que font-ils ? Ils dorment. Celui-ci tout avachi, semble vraiment imperturbable. Ainsi une vie de panda se partage entre manger et dormir, quel emploi du temps !

En Chinois, le panda géant est nommé « Daxiongmao » ce que l'on peut traduire par : grand chat-ours. Une appellation qui fait débat. Le panda est-il plus proche du chat que de l'ours ? Le pelage est soyeux comme celui d'un chat mais je ne sais si l'animal ronronne lorsqu'on parvient à le caresser, en revanche, son caractère paraît bien moins docile que celui d'un chat, le panda reste un animal sauvage ! Pour les arguments en faveur de sa parenté avec l'ours : il en a la taille et la corpulence (centaine de kilos à l'âge adulte) et puis le panda est classé dans la famille des ursidés.
Mais quand on voit un panda juché sur une haute branche comme celui-là, on viendrait à pencher vers le comportement d'un chat … un chat perché, bien sûr !

En tout cas ils sont mignons tout plein avec leur belle fourrure noire et blanche. Au fait, ne devrait-on pas plutôt dire : une fourrure blanche et noire ? On le constate sur ces deux photos, c'est bien le blanc qui domine avec seulement quelques tâches noires.

Ils sont marrants avec ces « lunettes » noires autour des yeux et ces deux petites oreilles, toute noire.
Quant à celui ci-dessous, je ne sais si vous avez la même impression que moi en le regardant, il me paraît presque attristé. Pour un peu on lui devinerait un semblant de larmes à l’œil …

On dit (et ce n'est là pas du tout scientifique !) que cet aspect tristounet pourrait être la traduction d'une grosse déception des pandas, ils auraient un rêve inassouvi : mais qu'enfin un des nombreux photographes qui les mitraillent parvienne à réaliser leur portrait mais en … couleurs ! En auraient-ils assez de cet éternel noir & blanc ?
J'ai tout de même une photo de panda en couleurs … prise à l'entrée du centre de recherche. Le rose bonbon lui va bien mais cette œuvre à facettes est moins lisse que le doux pelage d'un panda bien vivant.

Poursuivons la visite en arrivant maintenant près d'un attroupement. Une foule qui semble attentive et captivée. De ce point de vue, je ne vois pas grand-chose avec ce « rideau » de personnes, des adultes, des enfants et une multitude de smartphones levés en l'air. C'est certain, il y a sûrement par ici des pandas à voir !

De toute la réserve, c'est sans doute là que l'on peut voir le plus facilement ces fameux pandas … encore faut-il se faufiler et jouer des coudes pour parvenir en première ligne, près de la barrière. Ça y est, me voici en bonne position pour l'observation. Trois pandas sont parqués dans cet enclos. Sans se soucier de tous ces spectateurs ravis, ils vaquent à leur occupation favorite … manger ! L'un d'entre eux, tige de bambou à la patte et à la bouche, est assis sur un tapis de morceaux de bambous.

Et dire que les pandas aiment paraît-il la solitude. Là, ils sont servis : ils sont trois presque côte à côte sans compter ces dizaines de spectateurs ! Bon, cela n'a pas l'air de déranger celui-ci, qui continue sans relâche de croquer du bambou.

C'est marrant d'observer ces grosses peluches, ils ont souvent des attitudes qui prêtent à sourire. Zieutez par exemple ce gentil panda avec cette façon de tenir son bambou. Ne vous fait-il pas penser à un musicien ? On a l'impression qu'il joue de la flûte traversière … mais non, il grignote. Un détail de leur anatomie est assez original et très pratique pour bien tenir, par exemple, les tiges de bambous. Les pandas sont dotés d'un sixième doigt, comme un faux pouce.

Et que dire de celui-là, bien repu, il est en pleine sieste. Sa corpulence avec son gros ventre m'évoque un bouddha … avec tous le respect que l'on doit aux bouddhas, c'est juste un ironique clin d’œil !

Croisière Rose des Sables avec Croisières de France English translation pending
Nous partons le 17 mai 2014 pour la croisière de 15 jours au départ de Marseille "Rose des Sables" sur le Zénith avec Croisières de France.
Qui serait de ce voyage ?
Kawai et sérénité au pays des momiji (Japon, novembre 2011) English translation pending
Vous aviez découvert notre itinéraire, et quelques adresses, ici : le voyage en un clin d'oeil
Pour ceux d'entres vous qui ont envie d'un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures.
Pour les amateurs de photos, j'ai mis une première sélection ici : Au pays des momiji, une photo par jour
Voici également quelques photos de momiji : nihon no momiji
Et pour les gourmands, 3 messages sur ce que j'ai mangé pendant le voyage : sélection de repas japonais, repas au ryokan, douceurs japonaises, ma collection de kit-kat
Voici les photos des chats japonais : nihon no neko
Bonne lecture ! 🙂
Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -
De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?
Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.
Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo
Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.
Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)
Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.
Retrouvailles
Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.
Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !
Tokyo Safari
Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).
Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.
Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !
Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!
Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.
En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus. http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.
Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji
Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.
De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.
Dernier jour à Tokyo
Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.
Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto
Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.
Temples de Kyoto
Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.
Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)
Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.
Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !
Journée pluvieuse, journée de musée !
Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs ��tant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.
Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.
En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !
Le sanctuaire des renards
Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.
Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).
Nara
Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.
Encore des temples !
Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.
Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.
Journée shopping
Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !
Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto
Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !
Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.
Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !
Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima
Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...
Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.
Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.
Le Mont Misen
Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite à Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !
Hiroshima
Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)
Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !
Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !
Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san
Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.
De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…
Cérémonie bouddhiste et ville electrique
5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.
Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.
De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.
Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…
Histoire et modernité
Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.
Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !
Dernier jour
Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.
Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.
Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…
Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
Voici les photos des chats japonais : nihon no neko
Bonne lecture ! 🙂
Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -
De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?
Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.
Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo
Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.
Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)
Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.
Retrouvailles
Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.
Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !
Tokyo Safari
Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).
Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.
Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !
Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!
Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.
En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus. http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.
Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji
Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.
De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.
Dernier jour à Tokyo
Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.
Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto
Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.
Temples de Kyoto
Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.
Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)
Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.
Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !
Journée pluvieuse, journée de musée !
Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs ��tant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.
Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.
En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !
Le sanctuaire des renards
Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.
Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).
Nara
Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.
Encore des temples !
Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.
Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.
Journée shopping
Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !
Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto
Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !
Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.
Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !
Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima
Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...
Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.
Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.
Le Mont Misen
Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite à Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !
Hiroshima
Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)
Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !
Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !
Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san
Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.
De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…
Cérémonie bouddhiste et ville electrique
5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.
Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.
De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.
Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…
Histoire et modernité
Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.
Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !
Dernier jour
Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.
Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.
Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…
Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
Des photos, des photos, encore des photos! English translation pending
Et hop c'est reparti pour un tour ! 😉
Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Mais où cela peut-il bien être ?? 😮😮
Des photos en pagaille English translation pending
Laula a raison ce qui est sympa dans ce jeu, en plus de la convivialité, c'est de se balader au milieu de toutes ces photos.
En voici donc deux nouvelle d'un même endroit que je propose à votre sagacité.
En voici donc deux nouvelle d'un même endroit que je propose à votre sagacité.
Oman, le pays des Mille et Une Merveilles English translation pending
Qui n’a jamais eu envie de vivre les aventures de Sindbad le marin, qui n’a jamais rêvé de Shéhérazade lors de ses lectures des contes Les Mille et Une Nuits? Ou encore de la reine de Saba...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :
21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon
Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.






Alors si vous voulez bien me suivre...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :
21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon
Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.






Alors si vous voulez bien me suivre...
Programme et questionnaire Rome avec enfants English translation pending
🙂 Bonjour à tous, 😉
J 'ai effectué un voyage à Rome avec 5 enfants et 7 adultes de 8 à 15 ans. J 'avais réalisé un programme et un questionnaire qui a vraiment bien marché. Je voudrais donc les partager.
Nous avions une très bonne guide privée et un logement à Trastevere. Logement pour 15 trouvé sur homelidays , simple mais pratique. Contact : aj@alesflatsinrome.com
Guide très brillante qui adapte sont discours aux enfants et aux ado notamment au Colisée : http://laromedejulie.com/ Je vous recommande une guide privée pour le Vatican , cela vous évite la queue de 3 heure . Prix 3 heure de visite 160 euros pour tout le groupe en octobre 2016 .
Si vous voulez manger correctement , il faut absolument, comme partout, s'éloigner des grandes artères . Restaurants très mauvais et très touristiques autour des principaux monuments . Donc éloignez vous !
Si vous avez des questions contactez moi. 🙂🙂
Programme :
J1 jeudi 20 octobre :
Matin : 3 heure de visite de la Rome antique avec notre guide privée : Forum , Palatin , Colisée. Après midi : Basilique S. Clemente e Saint jean de Latran. Puis à Piazza Venezia : haut du monumento a Vittorio Emanuele : vue panoramique de Rome à 360 degré ! Vaux vraiment la peine , recommandée par les romains.
J 2 vendredi 21 Octobre : Piazza Navona : très belle place avec la fontaine des 4 fleuves , Pantheon, Fontana di Trevi , Palazzo Altemps .
J 3 samedi 22 Octobre: Trastevere : Basilica Santa Maria in Trastevere, promenade du janicule ( vu sur toute la ville) e Villa farnesina.
J 4 dimanche 23 Octobre : Piazza di Spagna : scalinata della Trinità dei Monti . Castel Sant Angelo.
J 5 lundi 24 Octobre : VATICAN , Piazza san Pietro , cappella Sistina, Ara Pacis.
J 6 mardi 25 Octobre : Villa Borghese .
Questionnaire pour les enfants Rome 2016
Nous allons visiter différents lieux, si vous trouvez la réponse à ces questions ...il y aura une récompense en glace ou pizza !!
1 Quel est la traduction de ….(.citer les prénoms des enfants) en Italien ?
2 Combien de spectateurs pouvaient contenir le Colisée ?
3 Trouver par où arrivaient les animaux au Colisée ?
4 Combien y a t il d'agneaux dans les mosaïques dorés de la Basilique San Clemente ?
5 Combien y a t il de statues sur la basilique Saint Jean de Latran ?
6 Piazza Navona : Trouver le Nil dans la place.
7 Pantheon : Combien mesure le trou du Pantheon ?
8 Fontaine de Trevi : Que représentent les 2 chevaux ?
9 Palazzo Altemps : Trouver le buste d'Hadrien dans le Palais .
10 : Par qui a été construite la villa Farnesina ?
11 Quelle est la plus vieille église de Rome ?
12 Piazza di Spagna : Trouver les abeilles sur la fontaine la Barcaccia du Bernin.
13 Quels empereurs romains sont enterrés au Château Saint Ange ?
14 Ara Pacis : Combien d'animaux y a t il sur le monument ?
Bon voyage à tous🙂
Profone
J 'ai effectué un voyage à Rome avec 5 enfants et 7 adultes de 8 à 15 ans. J 'avais réalisé un programme et un questionnaire qui a vraiment bien marché. Je voudrais donc les partager.
Nous avions une très bonne guide privée et un logement à Trastevere. Logement pour 15 trouvé sur homelidays , simple mais pratique. Contact : aj@alesflatsinrome.com
Guide très brillante qui adapte sont discours aux enfants et aux ado notamment au Colisée : http://laromedejulie.com/ Je vous recommande une guide privée pour le Vatican , cela vous évite la queue de 3 heure . Prix 3 heure de visite 160 euros pour tout le groupe en octobre 2016 .
Si vous voulez manger correctement , il faut absolument, comme partout, s'éloigner des grandes artères . Restaurants très mauvais et très touristiques autour des principaux monuments . Donc éloignez vous !
Si vous avez des questions contactez moi. 🙂🙂
Programme :
J1 jeudi 20 octobre :
Matin : 3 heure de visite de la Rome antique avec notre guide privée : Forum , Palatin , Colisée. Après midi : Basilique S. Clemente e Saint jean de Latran. Puis à Piazza Venezia : haut du monumento a Vittorio Emanuele : vue panoramique de Rome à 360 degré ! Vaux vraiment la peine , recommandée par les romains.
J 2 vendredi 21 Octobre : Piazza Navona : très belle place avec la fontaine des 4 fleuves , Pantheon, Fontana di Trevi , Palazzo Altemps .
J 3 samedi 22 Octobre: Trastevere : Basilica Santa Maria in Trastevere, promenade du janicule ( vu sur toute la ville) e Villa farnesina.
J 4 dimanche 23 Octobre : Piazza di Spagna : scalinata della Trinità dei Monti . Castel Sant Angelo.
J 5 lundi 24 Octobre : VATICAN , Piazza san Pietro , cappella Sistina, Ara Pacis.
J 6 mardi 25 Octobre : Villa Borghese .
Questionnaire pour les enfants Rome 2016
Nous allons visiter différents lieux, si vous trouvez la réponse à ces questions ...il y aura une récompense en glace ou pizza !!
1 Quel est la traduction de ….(.citer les prénoms des enfants) en Italien ?
2 Combien de spectateurs pouvaient contenir le Colisée ?
3 Trouver par où arrivaient les animaux au Colisée ?
4 Combien y a t il d'agneaux dans les mosaïques dorés de la Basilique San Clemente ?
5 Combien y a t il de statues sur la basilique Saint Jean de Latran ?
6 Piazza Navona : Trouver le Nil dans la place.
7 Pantheon : Combien mesure le trou du Pantheon ?
8 Fontaine de Trevi : Que représentent les 2 chevaux ?
9 Palazzo Altemps : Trouver le buste d'Hadrien dans le Palais .
10 : Par qui a été construite la villa Farnesina ?
11 Quelle est la plus vieille église de Rome ?
12 Piazza di Spagna : Trouver les abeilles sur la fontaine la Barcaccia du Bernin.
13 Quels empereurs romains sont enterrés au Château Saint Ange ?
14 Ara Pacis : Combien d'animaux y a t il sur le monument ?
Bon voyage à tous🙂
Profone
Bangkok: le Grand Palais sera fermé entre le 1er et 29 octobre 2017 English translation pending
http://englishnews.thaipbs.or.th/grand-palace-closed-oct-1-29/
pour les préparatifs du la crémation royale du défunt roi Bhumibol Adulyadej, selon une annonce du Bureau Royal Household.
Le Bureau Royal Household avait déjà annoncé que le 30 septembre sera le dernier jour pour les gens pour presenter le respect au défunt roi dans le Grand Palais.
Les cérémonies funèbres royales auront lieu du 25 au 29 octobre, avec la crémation prévue pour le 26 octobre.
En partant du Grand Palais, Wat Phra Sri Rattana Satsadaram ou Wat Phra Kaew
seront également fermés aux touristes entre le 1er au 29 octobre rouvert à partir du 30 oct.
Thaïlande du 25 février au 9 mars 2012 avec deux enfants de trois et cinq ans English translation pending
Bonjour à tous,
Mon mari et moi avons décidé de partir en Thaïlande avec nos 2 enfants. Nous voulons rester sur bankok 7 jours ( faire le grand palais, dreamworld, safariworld, marché flottant, siam ocean world, ayutthaya , promenade en bateau, balade à dos d'éléphants ect..). et ensuite faire 4 ou 5 jours sur koh chang ou koh samui.
nous avons pris les billets d'avion et je compte réserver l'hôtel sur bkk en avance.(lamphu tree house si quelqu'un connaît je suis preneuse d'avis)
Pouvez vous me dire quelle île est préférable avec des enfants (hôtel, trajet depuis bankok, réservation etc...) ? Quel budget pour ces 13 jours ? On ne veut pas que les journées soient trop remplies pour ne pas les épuiser mais on ne veut pas qu'ils s'ennuient. Ce sont nos 1eres vacances en Thaïlande et nous avons un anglais niveau lycée ? Arriverons nous à nous faire comprendre ?
merci d'avance pour toutes vos réponses
cathy🙂🙂🙂
Mon mari et moi avons décidé de partir en Thaïlande avec nos 2 enfants. Nous voulons rester sur bankok 7 jours ( faire le grand palais, dreamworld, safariworld, marché flottant, siam ocean world, ayutthaya , promenade en bateau, balade à dos d'éléphants ect..). et ensuite faire 4 ou 5 jours sur koh chang ou koh samui.
nous avons pris les billets d'avion et je compte réserver l'hôtel sur bkk en avance.(lamphu tree house si quelqu'un connaît je suis preneuse d'avis)
Pouvez vous me dire quelle île est préférable avec des enfants (hôtel, trajet depuis bankok, réservation etc...) ? Quel budget pour ces 13 jours ? On ne veut pas que les journées soient trop remplies pour ne pas les épuiser mais on ne veut pas qu'ils s'ennuient. Ce sont nos 1eres vacances en Thaïlande et nous avons un anglais niveau lycée ? Arriverons nous à nous faire comprendre ?
merci d'avance pour toutes vos réponses
cathy🙂🙂🙂
Les Indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres... English translation pending
...Il y a plus de 150 ans

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi