Results for "Titicaca+|+4"
3436 results found.
Itinéraire et bons plans de l'Argentine à la Bolivie English translation pending
🙂 Salut a tous ... chers amis globe-trotters !
Mon voyage, avec un pote, doit demarrer a partir de Buenos Aires ... direction la Bolivie : deux mois en tout, pas plus ! (pour cette fois) ...
L'essentiel doit en principe se derouler en Bolivie. Je compte bien remonter jusqu'au lac Titicaca en passant par le Salar d'Uyuni, Sucre, La Paz ... etc.
Le depart de Bolivie aura lieu au tout debut decembre, de santa Cruz (par avion, direction Rio de Janeiro ou un stop over est prevu).
Toutes les informations concernant les sites a decouvrir, les points d'hebergement, les moyens de transports (durees, tarifs, bus, train ...) a privilegier, les tarifs pratiques pour les excursions, sans oublier la meteo (Octobre - Novembre) ... seront les bienvenus ! ... Merci d'avance !!!
Certains comprendront que ce circuit remplace le projet "Perou + Bolivie / 15 Octobre - debut Decembre" faisant l'objet d'une precedente discussion dans ce meme Forum.
Merci encore et bonne chance au voyageurs passionnes !
Vagabond 543 😉
Mon voyage, avec un pote, doit demarrer a partir de Buenos Aires ... direction la Bolivie : deux mois en tout, pas plus ! (pour cette fois) ...
L'essentiel doit en principe se derouler en Bolivie. Je compte bien remonter jusqu'au lac Titicaca en passant par le Salar d'Uyuni, Sucre, La Paz ... etc.
Le depart de Bolivie aura lieu au tout debut decembre, de santa Cruz (par avion, direction Rio de Janeiro ou un stop over est prevu).
Toutes les informations concernant les sites a decouvrir, les points d'hebergement, les moyens de transports (durees, tarifs, bus, train ...) a privilegier, les tarifs pratiques pour les excursions, sans oublier la meteo (Octobre - Novembre) ... seront les bienvenus ! ... Merci d'avance !!!
Certains comprendront que ce circuit remplace le projet "Perou + Bolivie / 15 Octobre - debut Decembre" faisant l'objet d'une precedente discussion dans ce meme Forum.
Merci encore et bonne chance au voyageurs passionnes !
Vagabond 543 😉
Itinéraire et climat au Pérou en février/mars? English translation pending
Bonjour 😉,
Je compte me rendre au Perou en février ou mars 2005. Je sais que c'est la saison des pluies, mais est-ce que c'est si horrible que ça 😐 ?
Par ailleurs, j'aimerais faire Lima puis me rendre à Cuzco en bus ou train en 4-5 jours (est-ce aussi faisable ?). Ensuite, faire le chemin des Incas en 4-5 jours également puis gagner le lac Titicaca en 6 jours pour ensuite rejoindre la Paz. Je compte en tout y passer un mois.
Je voulais juste savoir si mon itinéraire était faisable... Je n'ai pas encore étudier à fond le Pérou !
Merci d'avance 😎 !
Je compte me rendre au Perou en février ou mars 2005. Je sais que c'est la saison des pluies, mais est-ce que c'est si horrible que ça 😐 ?
Par ailleurs, j'aimerais faire Lima puis me rendre à Cuzco en bus ou train en 4-5 jours (est-ce aussi faisable ?). Ensuite, faire le chemin des Incas en 4-5 jours également puis gagner le lac Titicaca en 6 jours pour ensuite rejoindre la Paz. Je compte en tout y passer un mois.
Je voulais juste savoir si mon itinéraire était faisable... Je n'ai pas encore étudier à fond le Pérou !
Merci d'avance 😎 !
La valise pour les nuls… (Pérou en décembre) English translation pending
Bonjour
je pars bientôt pour le Pérou arrivée le 7/12 avec un itinéraire classique sur 7 jours
Cuzco / Ollantaytambo / Machu Picchu / Titicaca / Arequipa
J’ai beaucoup de mal à faire mes valises en général et je n’ai aucune expérience de voyages hors d’europe… Que mettre dans ma valise ? Je n’ai pas trouvé de conseils très précis sur le site (ou assez précis pour moi!)
A quoi ressemble la pluie la bas ? C’est la douche en quelques minutes puis accalmie ? La pluie continue toute la journée ? Pour affronter la pluie faut-il prévoir des vêtements imperméables pantalon, veste, chaussures gore tex ? ça va tenir beaucoup trop chaud ? plutôt des vêtements légers alors qui sécheront vite ? bras et jambes couvertes quand même ? une cape de pluie pour couvrir le tout ? Faire sécher ses vêtements ça doit être super galère aussi si le temps est humide tout le temps… Il peut faire frais aussi ?
Le truc que j’ai déjà expérimenté c’est le papier journal c’est top pour sécher des chaussures ! Avez-vous d’autres tuyaux ? Le climat sera-t-il à peu près homogène sur l’ensemble de nos destinations ?
Sinon question moustiques sera-t-on gênés vu l’altitude ? faut-il prévoir des répulsifs ? Enfin pour le mal de l’altitude, atterissage à Cuzco direct depuis Santiago ça va être rude pas vraiment progressif comme arrivée… Pas de recommandation spéciale d’après ce que j’ai lu doliprane c’est tout ?
Grand merci pour votre aide indulgente 😊
A quoi ressemble la pluie la bas ? C’est la douche en quelques minutes puis accalmie ? La pluie continue toute la journée ? Pour affronter la pluie faut-il prévoir des vêtements imperméables pantalon, veste, chaussures gore tex ? ça va tenir beaucoup trop chaud ? plutôt des vêtements légers alors qui sécheront vite ? bras et jambes couvertes quand même ? une cape de pluie pour couvrir le tout ? Faire sécher ses vêtements ça doit être super galère aussi si le temps est humide tout le temps… Il peut faire frais aussi ?
Le truc que j’ai déjà expérimenté c’est le papier journal c’est top pour sécher des chaussures ! Avez-vous d’autres tuyaux ? Le climat sera-t-il à peu près homogène sur l’ensemble de nos destinations ?
Sinon question moustiques sera-t-on gênés vu l’altitude ? faut-il prévoir des répulsifs ? Enfin pour le mal de l’altitude, atterissage à Cuzco direct depuis Santiago ça va être rude pas vraiment progressif comme arrivée… Pas de recommandation spéciale d’après ce que j’ai lu doliprane c’est tout ?
Grand merci pour votre aide indulgente 😊
À vélo entre Cuzco et le salar d'Uyuni English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de 56 et 64 ans. Nous avons rejoint avec nos vélos cet été pour 5 semaines notre fille et son copain, partis de France depuis 18 mois et ralliant Ushuaia en vélo.
Voici notre trajet :
- Arrivée Cuzco : trek du Salkantay à pieds pour acclimatation et Machu Picchu - Départ en vélo de Cuzco pour le lac Titicaca en 1 semaine - Puno, Copacabana (fête de la vierge), La Paz - La Paz, Oruro - Route désertique vers Tolédo, Andamarca, Sanctuario de Quillacas, Salinas - Traversée et bivouac sur le Salar d'Uyuni - Virée en 4X4 au Sud Lipez
N'hésitez pas si vous chercher des infos. Chantal
Nous sommes un couple de 56 et 64 ans. Nous avons rejoint avec nos vélos cet été pour 5 semaines notre fille et son copain, partis de France depuis 18 mois et ralliant Ushuaia en vélo.
Voici notre trajet :
- Arrivée Cuzco : trek du Salkantay à pieds pour acclimatation et Machu Picchu - Départ en vélo de Cuzco pour le lac Titicaca en 1 semaine - Puno, Copacabana (fête de la vierge), La Paz - La Paz, Oruro - Route désertique vers Tolédo, Andamarca, Sanctuario de Quillacas, Salinas - Traversée et bivouac sur le Salar d'Uyuni - Virée en 4X4 au Sud Lipez
N'hésitez pas si vous chercher des infos. Chantal
De Cusco à Puno: vélo ou bus? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en mai prochain pour un voyage à vélo de 3,5 mois en famille en Amérique du Sud (Pérou/Bolivie/Paraguay).
Nous débutons à Cusco direction Lac Titicaca, je m'interroge pour faire cette partie à vélo ou avec les vélos dans le bus. A priori c'est relativement plat, donc pour la mise en jambe cela peut etre pas mal (enfant de 10 et 12 ans), parcontre j'ai un peu peur de la circulation et de la monotonie.
Merci d'avance
Corinne
Lima - Cusco bus ou avion English translation pending
Bonjour,
Avec AmeriGo nous partirions le 22 mai
j1 France Lima
J2 Lima /Paracas/ iles Ballestas/Ica/Nazca
J3 Nazca :survol des lignes/Arequipa 11h de bus
J4 Arequipa visite de la ville
J5 Arequipa/ Puno:nnecropole Sillustani
J6 Puno/ Lac Titicaca iles Uros et Taquile
J7 Puno/Cusco
J8Cusco /Vallee sacree marche de Pisao Salines de Maras Ollantayambo
J9Vallee sacree /Machu Picchu /Vallee sacree /Cusco
J10 Cusco visite de la ville et des 4ruines environnantes
J11 Cusco Lima en avion visite de Lima transfert à l'aéroport
J12 arrivée en France
Mais les déplacements se font en bus ça nous plait on pense voir plus de chose( paysage habitant etc..) et on s'adapterait doucement à l'altitude par rapport à l'avion qu'en pensez vous avons nous raison ?nous avons plus de 60 ans et c'est notre 1er voyage en Amérique du Sud.
Merci pour votre aide
Merci pour votre aide
Par où continuer mon périple au Pérou? English translation pending
Bonjour
Au Pérou depuis 2 semaines et demie, nous ne savons pas par où continuer.
Nous avons fait paracas et les îles balestas, nazca, arequipa, puno, le lac titicaca, cusco, la vallée sacrée, moray, maras, las salineras, aguas calientes, machu pichu. Demain nous retournons à cusco.
Nous ne savons pas par où avancer ensuite. Pouvez vous nous aider ?
Il nous reste 10 jours avant de décoller de lima. Avons nous le temps d'aller vers la cordillère blanche par exemple ?
Quelles sont vos suggestions ?
Merci
Séjour au Pérou, 15 jours en août English translation pending
bonjour à tous, nous envisageons un séjour d'une quinzaine de jours au pérou en aout;voici en gros notre parcours que nous comptons faire en louant un 4x4 à Lima.
Nous ne sommes pas novice pour ce genre de régions car nous avons deja parcouru la ruta 40 en argentine ainsi que l'altiplano avec une petite berline;nous souhaitons juste avoir des avis sur notre parcours, par avance merci à ceux qui ont deja parcouru le sud pérou:
j1:lima-huancayo
j2:huancayo-ica
j3ica-arequipa
j4 boucle autour d'arequipa
j5:arequipa-puno
j6:lac titicaca
j7:puno-cuzco
j8et9:machu pichu
j10:cuzco-ayacucho
j11:ayacucho-huancayo
j12huancayo-lima
Trip andin à moto au départ d'Arequipa du 15 novembre au 15 décembre English translation pending
Bonjour,
On est deux "motards / vététistes / randonneurs pré quadra" dans les startings blocks pour un trip de 1 mois dans la cordillère entre Pérou, Chili, Nord ouest de l'Argentine et Bolivie.
On a pour l'instant un road book prévu dans les grandes lignes avec 2 boucles :
1- Arequipa -> canyon de Colca -> vallée des incas -> Lac Titicaca -> Arequipa 2- Arequipa -> Arica -> Sud Lipez -> Salta -> Uyuni -> La Paz -> Arequipa
L'idée est de rentrer en contact avec des routards qui tentent aussi l'aventure sur ces dates pour échanger sur les sujets suivants : location moto, 4x4, vélo, treck, hébergement, camping..... bref tout ce qui va faire que ce trip sera géant !!!
Hasta luego
On est deux "motards / vététistes / randonneurs pré quadra" dans les startings blocks pour un trip de 1 mois dans la cordillère entre Pérou, Chili, Nord ouest de l'Argentine et Bolivie.
On a pour l'instant un road book prévu dans les grandes lignes avec 2 boucles :
1- Arequipa -> canyon de Colca -> vallée des incas -> Lac Titicaca -> Arequipa 2- Arequipa -> Arica -> Sud Lipez -> Salta -> Uyuni -> La Paz -> Arequipa
L'idée est de rentrer en contact avec des routards qui tentent aussi l'aventure sur ces dates pour échanger sur les sujets suivants : location moto, 4x4, vélo, treck, hébergement, camping..... bref tout ce qui va faire que ce trip sera géant !!!
Hasta luego
Voyage / trek en Bolivie - Pérou avec un voyagiste (premier voyage) English translation pending
Bonjour,
J'aurais juste voulu avoir quelques avis...
Je ne suis jamais parti bien loin de ma Haute Savoie donc je serais bien parti en mai 2013 faire un voyage / trek en Bolivie - Pérou. Je pencherais pour le voyagiste Allibert ( Voyage T7SM : Du Machu Picchu au sud Lipez). Donc 23 jours, le Pérou de Cusco au Machu Picchu, la Bolivie du lac Titicaca au salar d'Uyuni, le sud Lipez et j'en passe...
Et ce que pour un premier voyage il faut mieux privilégier un voyage organisé quitte a payer un peu plus chère mais découvrir plus de choses, que de partir comme ça a l'aventure...
Et de quel genre de personnes sont composés ces groupes de voyages... Parce que j'ai 26 ans donc si je me retrouve que avec des couples de 50 ans...
Merci d'avance
J'aurais juste voulu avoir quelques avis...
Je ne suis jamais parti bien loin de ma Haute Savoie donc je serais bien parti en mai 2013 faire un voyage / trek en Bolivie - Pérou. Je pencherais pour le voyagiste Allibert ( Voyage T7SM : Du Machu Picchu au sud Lipez). Donc 23 jours, le Pérou de Cusco au Machu Picchu, la Bolivie du lac Titicaca au salar d'Uyuni, le sud Lipez et j'en passe...
Et ce que pour un premier voyage il faut mieux privilégier un voyage organisé quitte a payer un peu plus chère mais découvrir plus de choses, que de partir comme ça a l'aventure...
Et de quel genre de personnes sont composés ces groupes de voyages... Parce que j'ai 26 ans donc si je me retrouve que avec des couples de 50 ans...
Merci d'avance
Budjet pour vingt-six jours au Pérou? English translation pending
🙂 Bonjour amis voyageurs!!!
Dans moins de 15 jours me voila au départ pour un fabuleux voyage!!! Néanmoins, j'aurais savoir quel budjet prévoir pour 26 jours au pérou , en sachant que rien n'est réservé, et qu'au niveau de l'itinéraire, ni paracas, ni nazca, juste ica, le canyons del colca, arrequipa, lac titicaca, cusco plusieurs jours, et départ de cusco pour quelques jours en amazonie ou un petit trek dans la cordillère blanche a défnir encore!!!
En sachant que pour le macchu picchu, en départ de cusco jusqu'a st teresa en bus mais ensuite a pied jusqu'a aguas caliente, au bord de la voie ferrée et le matin a pied aussi pour l'heure de montée!!!
Merci d'avance pour vos réponses et si vous avez des conseils à me donner sur quoi que ce soit ou des informations, je suis preneuse, je commence un peu a stressée hihiihi!!!
Cordialement!!!
Dans moins de 15 jours me voila au départ pour un fabuleux voyage!!! Néanmoins, j'aurais savoir quel budjet prévoir pour 26 jours au pérou , en sachant que rien n'est réservé, et qu'au niveau de l'itinéraire, ni paracas, ni nazca, juste ica, le canyons del colca, arrequipa, lac titicaca, cusco plusieurs jours, et départ de cusco pour quelques jours en amazonie ou un petit trek dans la cordillère blanche a défnir encore!!!
En sachant que pour le macchu picchu, en départ de cusco jusqu'a st teresa en bus mais ensuite a pied jusqu'a aguas caliente, au bord de la voie ferrée et le matin a pied aussi pour l'heure de montée!!!
Merci d'avance pour vos réponses et si vous avez des conseils à me donner sur quoi que ce soit ou des informations, je suis preneuse, je commence un peu a stressée hihiihi!!!
Cordialement!!!
Location de voiture au Pérou pour un mois English translation pending
Bonjour
Je souhaite passer un mois au Pérou cette année, en Novembre/Décembre, et je souhaite louer une voiture pour descendre dans le nord a partir de Lima jusqu'a Titicaca et retour
Je souhaiterai louer en arrivant sur place, pour ne pas avoir la desagréable surprise apres avoir déja payé une partie, de découvrir un vehicule dans un etat mecanique plus ou moins "avançé"...
Quelqu'un a t'il une experience dans ce domaine...?
Les coordonnées d'un loueur serieux...eventuellement les prix pratiqués...
Quel est le prix de l'essence au Pérou ?
Quelqu'un a t'il utilisé l'un des grandes agences internationales de location......?
Location par sixt.fr ....?
Merçi par avance de vos réponses.Je suis preneur de toutes suggestion, dans le cadre de la location d'un vehicule...
Merçi par avance de vos réponses.Je suis preneur de toutes suggestion, dans le cadre de la location d'un vehicule...
Les parcs du Nord chilien à vélo English translation pending
Parcs nationaux nord du Chili de Sajama à Colchane
Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.
Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.
Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.
Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.
La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.
Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.
Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.
Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !
Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.
Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !
Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.
Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !
Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.
Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.
Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.
La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.
Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.
Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.
Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.
Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.
Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.
Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.
Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.
Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.
Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.
Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.
Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.
La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu’une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.
Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.
La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.
Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.
Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.
Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.
Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.
Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.
Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.
Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.
Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.
La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.
Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.
La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.
Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.
Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.
Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.
Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.
Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.
Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.
La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.
Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.
Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.
Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !
Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.
Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !
Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.
Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !
Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.
Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.
Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.
La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.
Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.
Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.
Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.
Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.
Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.
Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.
Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.
Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.
Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.
Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.
Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.
La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu’une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.
Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.
La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.
Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.
Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.
Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.
Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.
Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.
Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.
Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.
Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.
La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.
Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.
La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.
Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.
Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.
Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Voyage Argentine-Bolivie-Pérou-Chili en été 2011: budget et itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous!🙂
Je vous demande de l’aide! Mon ami et moi avons acheté deux billets d’avion aller-retour pour Buenos Aires du 18 juillet au 2 septembre 2011 ! Nous avons très envie de faire l’itinéraire suivant pour un budget d’environ 30€/jours, voici "en gros" notre projet :
Buenos Aires > Iguazu > Salta > Uyuni > La Paz > Puno (Titicaca…) > Cuzco (Machu Picchu…) > Nazca > Atacama > Santiago > Mendoza > Buenos Aires.
Nous voudrions savoir ce que vous en pensez, à propos du budget par exemple, et puis est-ce que la période convient à l’itinéraire choisi ?
Nous ne sommes vraiment pas sûrs de la faisabilité de la fin du voyage concernant le retour sur Buenos Aires depuis Santiago vu le temps et la neige qu’il y aura sûrement (on nous a dit que la route 40 était fermée à cette période, cela doit être le cas pour les autres routes alentour ?). Peut-être que rejoindre Salta pour regagner la capitale argentine serait le mieux après le désert d’Atacama ?
En attendant des réponses. Merci beaucoup!😛
Je vous demande de l’aide! Mon ami et moi avons acheté deux billets d’avion aller-retour pour Buenos Aires du 18 juillet au 2 septembre 2011 ! Nous avons très envie de faire l’itinéraire suivant pour un budget d’environ 30€/jours, voici "en gros" notre projet :
Buenos Aires > Iguazu > Salta > Uyuni > La Paz > Puno (Titicaca…) > Cuzco (Machu Picchu…) > Nazca > Atacama > Santiago > Mendoza > Buenos Aires.
Nous voudrions savoir ce que vous en pensez, à propos du budget par exemple, et puis est-ce que la période convient à l’itinéraire choisi ?
Nous ne sommes vraiment pas sûrs de la faisabilité de la fin du voyage concernant le retour sur Buenos Aires depuis Santiago vu le temps et la neige qu’il y aura sûrement (on nous a dit que la route 40 était fermée à cette période, cela doit être le cas pour les autres routes alentour ?). Peut-être que rejoindre Salta pour regagner la capitale argentine serait le mieux après le désert d’Atacama ?
En attendant des réponses. Merci beaucoup!😛
Meilleure période climatique pour faire un voyage au Pérou? English translation pending
bonjour voila je veux allé au perou en 2011 mais je ne sais pas quand mon itineraire est le suivant lima iles balestas arequipa lac titicaca cusco et machu picchu donc quelle est la meilheure periode pour faire ça merci
De Buenos Aires à Lima (blog de voyage) English translation pending
Voici notre blog, relatant nos recits de voyage (ete 2010) avec liens interessants pour les futurs voyageurs en Amerique du Sud. Partis de Buenos Aires en Argentine nous avons traverse le nord du pays, dont Cordoba et Salta. Nous avons ensuite profite des merveilleux paysages autour de san pedro de Atacama au chili. Puis nous avons realise le trek en 4x4 pour rejoindre Uyuni en Bolivie en traversant le Sud Lipez et le salar. Nous avons ensuite rejoins La paz puis le Lac Titicaca ou nous avons sejourne a Copacabana. Fin de voyage au Perou avec Cusco et Le Machu Picchu puis Lima.
Le Blog : http://chonxchon.wordpress.com/
On est prets a repondre a toutes vos questions.
Le Blog : http://chonxchon.wordpress.com/
On est prets a repondre a toutes vos questions.
Voyage avec un enfant de 2 ans au Pérou English translation pending
Bonjour
mon mari et moi envisageons un voyage de 3 semaines au Perou en Aout 2010 avec notre enfant de 2 ans...
je recherche des temoignages de parents ayant fait ce voyage avec un enfant en bas age ou de gens vivant au perou
est il envisageable de faire le tour du perou avec notre enfant: lima arequipa puno/ titicaca cuzco/valee/machu picchu iquitos ayacucho
est il possible d'utiliser une poussette? celle a 3 roues? acceder au machu picchu? autre infos pratiques?
merci
mon mari et moi envisageons un voyage de 3 semaines au Perou en Aout 2010 avec notre enfant de 2 ans...
je recherche des temoignages de parents ayant fait ce voyage avec un enfant en bas age ou de gens vivant au perou
est il envisageable de faire le tour du perou avec notre enfant: lima arequipa puno/ titicaca cuzco/valee/machu picchu iquitos ayacucho
est il possible d'utiliser une poussette? celle a 3 roues? acceder au machu picchu? autre infos pratiques?
merci
Après la pluie, les gelées dans les Andes du Pérou (avril 2010) English translation pending
La SENAMHI , la meteo peruvienne confirme l'amelioration sur le front des pluies dans les andes pour la fin mars, mais annonce une descente de temperature vers 03° et 05°C sur la region de Puno avec les nuits à 0°c. Dans les regions a plus de 4000m, les temperatures pourront descendre de -5° à -8°C et ceci dans la première quinzaine de Avril 2010.
Si vous partez en voyage, pensez à completer vos valises de vetements chauds pour les enfants. Chaque année, plusieurs centaines d'enfants meurent a cause du froid dans cette region du Titicaca.
Donnez ces vetements directement aux enfants, pour ne pas qu'ils soient revendus.........ou detournés

los ninos
Si vous partez en voyage, pensez à completer vos valises de vetements chauds pour les enfants. Chaque année, plusieurs centaines d'enfants meurent a cause du froid dans cette region du Titicaca.
Donnez ces vetements directement aux enfants, pour ne pas qu'ils soient revendus.........ou detournés

los ninos
Visiter l'Amazonie du côté péruvien ou plutôt bolivien? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le 20 janvier pour 2 mois et demi au Pérou, Bolivie et Argentine. Nous n'avons pas vraiment prévu d'itinéraire, nous verrons l'envie et les conseils sur place.
On voulait juste savoir si quelques personnes avaient des conseils pour l'amazonie, on hésite à y aller côté Péruvien ou Bolivien? pareil pour le lac Titicaca....y a-t-il de grandes différences entre les deux, des préférences?
Et si quelqu'un aurait un endroit à ne pas manquer, c'est bien volontier qu'on prend tous les conseils.
<merci d'avance à tous pour vos réponses,
salutations, Malika
Nous partons le 20 janvier pour 2 mois et demi au Pérou, Bolivie et Argentine. Nous n'avons pas vraiment prévu d'itinéraire, nous verrons l'envie et les conseils sur place.
On voulait juste savoir si quelques personnes avaient des conseils pour l'amazonie, on hésite à y aller côté Péruvien ou Bolivien? pareil pour le lac Titicaca....y a-t-il de grandes différences entre les deux, des préférences?
Et si quelqu'un aurait un endroit à ne pas manquer, c'est bien volontier qu'on prend tous les conseils.
<merci d'avance à tous pour vos réponses,
salutations, Malika
Trajet de Puno (Pérou) vers La Paz (Bolivie) English translation pending
Nous serons a puno en mars et nous cherchons comment rallier puno à la paz?
Quels sont les moyens possibles, bus, train????
La durée de ces trajets et les tarifs...
Merci à tous ceux qui pourront m'aider!!!!!
Circuit au Pérou English translation pending
Bonjour !
Je suis actuellement en stage humanitaire au Perou vers Huancayo, mais j'aimerais profiter des derniers 15 jours pour faire un peu circuit, et je pensais faire un tour Huancayo -> Cusco (Machu Pichu) -> Puno (Lac Titicaca) -> Arequipa -> Lima puis eventuellement, s'il me reste un peu d'argent, un AR en avion pour Iquitos.
Mes questions sont les suivantes :
puis-je joindre en bus Huancayo / cusco ? connaissez vous une compagnie qui fait ce trajet, et pour combien yen a til (duree et prix) - idem pour rejoindre puno puis arequipa. J'ai vu que je pouvais faire arequipa Lima par Cuz del Sur, pour environ 40 soles et 17h de trajet ?
Ensuite, que me conseillez vous sur ces differents sites : ce qu'il faut voir, quel tranport utiliser...?
Je suis partie faire du benevolat, du coup je n'ai pas pris de guide touristique avec moi... Toutes les informations que vous pouvez me donner me seront fort utiles ! Merci d'avance
Agence pour ascension du Misti à Arequipa English translation pending
Bonjou,
Nous serons fin aout a Arequipa et nous avons prevu tenter l'ascension du Misti. Pour ne pas perdre le benefice de nos quelques jours d'acclimatation a La Paz et sur les bords du lac Titicaca, on aimerait commencer l'ascension le plus tot rapidement possible apres notre arrivee a Arequipa. On pense arriver en bus de Puno en fin d'apres-midi, pensez-vous qu'en une soiree on puisse trouver une agence (on est 2)?
En reservant par internet j'ai peur que ce soit beaucoup plus cher que sur place...
Mersi pour les infos!
Itinéraire pour un voyage au Pérou? English translation pending
bonjours a tous
apres etre aller au costa rica et au nicaragua, j ais pour projet de me lancer sur le perou avec son titicaca, machu pichu et bien d autre belle chose c pour cela que j aurais besoin d un petit coup de pouce de votre part si possible pour me donner un itineraire, endroit a visiter absolument ou a ne pas visiter, quel budget ou des renseignement tout simplement . mon but serai surtout baser sur la decouverte d autre paysage, de la culture, sa nourriture, de la langue et ses habitant . je prevois de voyager avec mon sac a dos et et de faire des escale un peu partout et dormir dans des hotel a petit budget .
tout vos avis son les bienvenue !!! merci d avance
apres etre aller au costa rica et au nicaragua, j ais pour projet de me lancer sur le perou avec son titicaca, machu pichu et bien d autre belle chose c pour cela que j aurais besoin d un petit coup de pouce de votre part si possible pour me donner un itineraire, endroit a visiter absolument ou a ne pas visiter, quel budget ou des renseignement tout simplement . mon but serai surtout baser sur la decouverte d autre paysage, de la culture, sa nourriture, de la langue et ses habitant . je prevois de voyager avec mon sac a dos et et de faire des escale un peu partout et dormir dans des hotel a petit budget .
tout vos avis son les bienvenue !!! merci d avance
Itinéraire entre Puno et Lima du 26 mars au 10 avril? English translation pending
bonjour
j ai une petite question a vous soumettre
j ai 16 j a faire au perou du 26 mars au 10 avril
je souhaites faire cuzco, le Machu pichu, puis redescendre vers puno et le lac titicaca.
conscient du peu de temps dont je dispose je pensait prendre un avion dans la foule de mon arrive a lima pour cuzco .mon avion atterrisant a 7h00 et depart a 10H30 pour cuzco.
ma question concerne le retour pour lima.
est ce qu un fois sur puno est il interressant de faire la route via arequipa puis lima ou remonter sur cuzco pour reprendre un avion.mon depart pour l europe se situe le 10 avril au soir a 19h.
personellement je preferrerai fair le retour en bus mais ....
qu en epnsez vosu est ce jouable en bus pour le retour?
merci
Avis sur itinéraire Pérou-Bolivie en mai 2009 (suite) English translation pending
J'ai essayé de suivre vos conseils divers et variés en essayant de ne pas sacrifier mon itinéraire. j'ai allégé la partie titicaca pour rajouter une journée à cusco et rajouter du temps en bolivie
la partie lima-cusco se fait en vehicule privé, ce qui nous permet de prendre du temps pour s'arreter
reste à voir le prix...
le retour se fait par vol la paz-lima, puis dans la foulée lima-paris
une autre solution serait de faire la paz-juliaca en bus puis de faire juliaca-lima en avion le samedi avant le vol international (ce qui nous obligerait a sacrifier une journée a cusco)
Voici l'itinéraire
S 23‐mai Arrivée à Lima
D 24‐mai Lima îles Ballestas visite d'une distillerie traditionnelle de Pisco
L 25‐mai Nazca
M 26‐mai Nazca Survol des lignes de Nazca en petit avion le matin
M 27‐mai Aréquipa Journée de route à Aréquipa avec arrêts en route
J 28‐mai Colca Excursion au Canyon de Colca
V 29‐mai Colca Excursion au Canyon de Colca
S 30‐mai Cusco Route à Cusco par las hautes terres du Chumbivilcas
D 31‐mai Cusco Visite de Cusco
L 01‐juin Vallée Sacrée I Chinchero/Moray/Salines de Maras/Ollantaytambo/Aguas Calientes
M 02‐juin Machu Picchu Visite de la citadelle tôt le matin ‐ retour à Ollanta fin AM
M 03‐juin Vallée Sacrée II Petite marche à Yucay /Déjeuner dans une hacienda /Pisaq /Cusco
J 04 Juin Cusco
V 05‐juin Puno Inka Express
S 06‐juin Titicaca Route à Punta Hermosa, bateau à Anapia Chez l'habitant à Anapia
D 07- Juin Titicaca Visite de Yuspique (réserve de vigognes), retour bateau, La Paz
L 08-juin La Paz Visite de Tiahuanaco
M 09-juin Uyuni Route à Uyuni à travers l'altiplano
M 10-juin Exploration du Salar (isla del Pescado, Jirira)
J 11-juin Uyuni Exploration du Salar et sud Lipez
V 12-juin Uyuni Exploration du Salar et sud Lipez
S 13-juin La Paz Route de retour à La Paz
D 14‐juin Vol La paz Lima le matin soirParis Vol international
Itinéraire 2:
Voici l'itinéraire
S 23‐mai Arrivée à Lima
D 24‐mai Lima îles Ballestas visite d'une distillerie traditionnelle de Pisco
L 25‐mai Nazca
M 26‐mai Nazca Survol des lignes de Nazca en petit avion le matin
M 27‐mai Aréquipa Journée de route à Aréquipa avec arrêts en route
J 28‐mai Colca Excursion au Canyon de Colca
V 29‐mai Colca Excursion au Canyon de Colca
S 30‐mai Cusco Route à Cusco par las hautes terres du Chumbivilcas
D 31‐mai Cusco Visite de Cusco
L 01‐juin Vallée Sacrée I Chinchero/Moray/Salines de Maras/Ollantaytambo/Aguas Calientes
M 02‐juin Machu Picchu Visite de la citadelle tôt le matin ‐ retour à Ollanta fin AM
M 03‐juin Vallée Sacrée II Petite marche à Yucay /Déjeuner dans une hacienda /Pisaq /Cusco
J 04 Juin Cusco
V 05‐juin Puno Inka Express
S 06‐juin Titicaca Route à Punta Hermosa, bateau à Anapia Chez l'habitant à Anapia
D 07- Juin Titicaca Visite de Yuspique (réserve de vigognes), retour bateau, La Paz
L 08-juin La Paz Visite de Tiahuanaco
M 09-juin Uyuni Route à Uyuni à travers l'altiplano
M 10-juin Exploration du Salar (isla del Pescado, Jirira)
J 11-juin Uyuni Exploration du Salar et sud Lipez
V 12-juin Uyuni Exploration du Salar et sud Lipez
S 13-juin La Paz Route de retour à La Paz
D 14‐juin Vol La paz Lima le matin soirParis Vol international
Itinéraire 2:
Trajet Tarija (Bolivie) - Machu Picchu (Pérou) English translation pending
salut à tous...je vais à tarija au début du mois de juillet et j'aimerais aller voir le machu pichu et le lac titicaca, quelqu'un pourrait me dire combien va me prendre ce périple sachant que je dois être de retour à buenos aires le 5 aout??? merci beaucoup, et si vous avez des suggestions à me faire pour des visites à faire sur ce trajet n'hésitez pas!!!!!! merci!!
Itinéraire de dix-sept jours en Bolivie/Pérou au mois d'octobre? English translation pending
Bonjour,
Connaissez vous le circuit de 17j/15 nuits que propose le tour opérator Verdié pour Pérou/Bolivie?
Ce circuit comprend notamment : Paracas(iles Balestas)>Ica(buggy dans le désert)>survol des lignes de Nazca>plateau de Pampas Galleras>col de mayo negro>canyon de rio apurimac>pisaq>machu pichu>cuzco>2 jours en amazonie(ile aux singes)>lac titicaca>copacabana>ile du soleil à Yumani>tiwanaku>sucre>potosi>la paz>lima
Que pensez vous de ce T.O? Que pensez vous de l'itinéraire proposé?Quelqu'un l'a-t-il fait?
Merci d'avance Ciao
Ce circuit comprend notamment : Paracas(iles Balestas)>Ica(buggy dans le désert)>survol des lignes de Nazca>plateau de Pampas Galleras>col de mayo negro>canyon de rio apurimac>pisaq>machu pichu>cuzco>2 jours en amazonie(ile aux singes)>lac titicaca>copacabana>ile du soleil à Yumani>tiwanaku>sucre>potosi>la paz>lima
Que pensez vous de ce T.O? Que pensez vous de l'itinéraire proposé?Quelqu'un l'a-t-il fait?
Merci d'avance Ciao
Tourisme solidaire au Pérou English translation pending
je recherche des informations sur le tourisme solidaire au Pérou: dans le nord-est autour d'Iquitos et Tamshiyacu, également dans la région du lac Titicaca
Trajet Iguazu, Bolivie, Perou English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement etudiante à Montevideo. Avant de rentrer en France j'ai decidé de partir à la decouverte de ce continent pour environ 1 mois.
Mon parcours: Montevideo-Iguazu en bus Bolivie: sucre, potosi, uyuni, la paz, copacabana Peru: lac titicaca, cuzco (peut-etre) lima Lima avion pour la france
Mon voyage se deroulera durant le mois de juillet.
J'ai besoin de vous pour m'eclairsir certains points et me conseiller: fait-il vraiment froid à cette epoque de l'année? (je prevois de renvoyer une valise en France...il faut que je selectionne) est je besoin d'un sac de couchage? est ce faisable de voyager avec une valise, type sac de voyage? auriez vous une idée de la façon dont je dois relier Iguazu a Bolivie? Je ne sais pas si il est mieu que je passe par salta argentine) et que je rejoigne uyuni ou si je dois passer par le paraguay. Peut-être y a t-il des avions entre iguazu et sucre...
Qu'en pensez vous? precision: je suis une jeune etudiante qui va voyager seule parlant courament français espagnol anglais et prend des cours de portugais.
Si certain compte etre en bolivie au mois de juillet laissez moi un message.
Merci à tous. Marion
Je suis actuellement etudiante à Montevideo. Avant de rentrer en France j'ai decidé de partir à la decouverte de ce continent pour environ 1 mois.
Mon parcours: Montevideo-Iguazu en bus Bolivie: sucre, potosi, uyuni, la paz, copacabana Peru: lac titicaca, cuzco (peut-etre) lima Lima avion pour la france
Mon voyage se deroulera durant le mois de juillet.
J'ai besoin de vous pour m'eclairsir certains points et me conseiller: fait-il vraiment froid à cette epoque de l'année? (je prevois de renvoyer une valise en France...il faut que je selectionne) est je besoin d'un sac de couchage? est ce faisable de voyager avec une valise, type sac de voyage? auriez vous une idée de la façon dont je dois relier Iguazu a Bolivie? Je ne sais pas si il est mieu que je passe par salta argentine) et que je rejoigne uyuni ou si je dois passer par le paraguay. Peut-être y a t-il des avions entre iguazu et sucre...
Qu'en pensez vous? precision: je suis une jeune etudiante qui va voyager seule parlant courament français espagnol anglais et prend des cours de portugais.
Si certain compte etre en bolivie au mois de juillet laissez moi un message.
Merci à tous. Marion
Pérou: météo, transports, guide de voyage, vêtements et logement English translation pending
Bonjour, Nous avons nos billets d'avion pour Lima du 15 novembre au 2 décembre 2007. Une idée générale de la météo à cette époque (cuzco, machu picchu, puno, lac titicaca...) ? Et quels vêtements conseillez vous ? Quelqu'un peut'il nous parler de l'hebergement chez l'habitant ? Et connaissez vous des étapes sympa à partir de Lima pour ne pas monter en altitude trop vite... Train ? Bus ? Il y a déjà beaucoup de renseignements sur ce site, certains contradictoires... Nous aimerions avoir des renseignements récents sur les trains qui existent ou qui n'existent plus... Faut-il systématiquement "marchander" les billets de train ou autres billets ? Merci d'avance si vous donnez un peu de votre temps pour nous répondre. Quel est, à votre avis le meilleur guide (le routard ? Le guide bleu ?...)
Bonne journée à tous !