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Itinéraire Tsiribihina - Tsingy - Morondava - Nosy Be - Diego suarez English translation pending
Bonjour,
après réflexion, nous avons changer d'itinéraire. Nous prévoyons de faire le trajet suivant (du 15 juin au 6 juillet, soit 21 jours):
16/06 Arrivée a Tana à 11h00. Antananarivo - Antsirabe en Taxibrousee 17/06 Antsirabe (recherche d’une agence pour la descente tsiribihina) 18/06 jusque 25/06: Tsiribihina en pirogue, Tsingy de Bemahara, Monrondava 26/06 Avion morondava - nosy be 27/06 jusque 29/06 - iles alentours à Nosy be 30/06 jusque 03/07 (en Taxi brousse) Montagne d’ambre, Diego suarez, mer d’émeraude, 3 baies 04/07 Avion Diego suarez - Antananarivo 05/07 Visite Antananarivo 06/07 Retour en France
Est ce que le trajet a l'air faisable? Nous ne réservons rien à l'avance à part les 2 vols internes, cela vous semble il ok? Facile de trouver une agence pour descente tsiribihina + tsingy + morondava à Anstsirabe et de partir des le lendemain? Combien prendriez vous d'argent en liquide sur vous pour ce trajet?
Merci pour vos conseils!! Martin
après réflexion, nous avons changer d'itinéraire. Nous prévoyons de faire le trajet suivant (du 15 juin au 6 juillet, soit 21 jours):
16/06 Arrivée a Tana à 11h00. Antananarivo - Antsirabe en Taxibrousee 17/06 Antsirabe (recherche d’une agence pour la descente tsiribihina) 18/06 jusque 25/06: Tsiribihina en pirogue, Tsingy de Bemahara, Monrondava 26/06 Avion morondava - nosy be 27/06 jusque 29/06 - iles alentours à Nosy be 30/06 jusque 03/07 (en Taxi brousse) Montagne d’ambre, Diego suarez, mer d’émeraude, 3 baies 04/07 Avion Diego suarez - Antananarivo 05/07 Visite Antananarivo 06/07 Retour en France
Est ce que le trajet a l'air faisable? Nous ne réservons rien à l'avance à part les 2 vols internes, cela vous semble il ok? Facile de trouver une agence pour descente tsiribihina + tsingy + morondava à Anstsirabe et de partir des le lendemain? Combien prendriez vous d'argent en liquide sur vous pour ce trajet?
Merci pour vos conseils!! Martin
Trekking au Népal English translation pending
que pensez vous du treekink au NEPAL ?
Aux campeurs de l'Ouest américain: sacs de couchage, tente? English translation pending
Bonjour à tous et plus particulièrement aux campeurs,
Nous sommes 5 (2 adultes et 3 enfants)et partons cet été du 15/07 au 6/08.Nous camperons dans les endroits suivants: Zion; Bryce; Page; Monument Valley ; Grand Canyon; Lee Vining; Yosemite; Carmel; Morro Bay. Tous les campings sont réservés.
J'ai quelques questions d'ordre pratique à vous poser.
1. Les sacs de couchage: nous en avons actuellement mais trop volumineux pour un voyage en avion.Nous comptons donc racheter des sacs peu encombrants. J'ai vu que les nuits étaient fraiches à Bryce, Lee Vining et Yosemite. Avez-vous des conseils à me donner pour cet achat (température; avec ou sans matelas intégré; ...)?
2. Les tentes : nous avons 2 tentes quechua 2 seconds 3 et 4 places.Avez-vous payé un supplément pour le transport de ces tentes? L'une d'elle a un arceau cassé.Nous hésitons donc à racheter le même type de tente ou autre chose.Le problème est surtout le transport en avion puisque nous aurons une voiture sur place.C'est la 1ère fois que nous voyageons en avion avec du matériel de camping.Nous partons avec British Airways et Virgin Atlantic et avons droit à un bagage de 23 kgs. Pouvez-vous me faire part de votre expérience pour le transport de tente?
Merci à tous.
1. Les sacs de couchage: nous en avons actuellement mais trop volumineux pour un voyage en avion.Nous comptons donc racheter des sacs peu encombrants. J'ai vu que les nuits étaient fraiches à Bryce, Lee Vining et Yosemite. Avez-vous des conseils à me donner pour cet achat (température; avec ou sans matelas intégré; ...)?
2. Les tentes : nous avons 2 tentes quechua 2 seconds 3 et 4 places.Avez-vous payé un supplément pour le transport de ces tentes? L'une d'elle a un arceau cassé.Nous hésitons donc à racheter le même type de tente ou autre chose.Le problème est surtout le transport en avion puisque nous aurons une voiture sur place.C'est la 1ère fois que nous voyageons en avion avec du matériel de camping.Nous partons avec British Airways et Virgin Atlantic et avons droit à un bagage de 23 kgs. Pouvez-vous me faire part de votre expérience pour le transport de tente?
Merci à tous.
Que faire en Malaisie pendant un mois? English translation pending
Bonjour a tous.
Alors je suis tout nouveau sur le forum, étant donné que je n'ai encore jamais voyager ( j'entends par la, voyager vraiment, pas juste partir en vacance dans le sud une semaine ). Mon baptème se fera donc en Malaisie, sur une période d'1 mois, en pleine saison ( mi-juillet jusqu'a mi-aout ).
J'ai commencé a me renseigner a gauche a droite pour savoir quoi faire la bas ( j'ai acheté un guide Lonely Planet ), et je suis toujours en quête de bon plan, de truc a faire, a voir, etc... Donc je pars en couple, et si on pars la bas, c'est qu'on est plus attiré par les balades en forets, les plages magnifiques, que le luxe des hotels 5* ou les buldings de KL. Pour le moment, on compte juste passer 3/4 jours a KL au départ, mais le reste du voyage se fera sur tout le pays, voir les petites îles alentours. Donc avez vous quelques plans qui nous conviendrai, faire des belles balades, pas trop touristique, trouver de belle plage, un peu isolé ( pas facile en pleine saison) ? Pour le moment, on vise un peu les iles alentours ( Langkawi, Perhantian) pour passer quelques jours, on espère aussi se balader dans les parcs nationnaux. Je fais un peu de photo avec un reflex, et je cherche donc de jolis horizons, de jolies plantes, insecte, animaux, a prendre en photo.
J'ai commencé a me renseigner a gauche a droite pour savoir quoi faire la bas ( j'ai acheté un guide Lonely Planet ), et je suis toujours en quête de bon plan, de truc a faire, a voir, etc... Donc je pars en couple, et si on pars la bas, c'est qu'on est plus attiré par les balades en forets, les plages magnifiques, que le luxe des hotels 5* ou les buldings de KL. Pour le moment, on compte juste passer 3/4 jours a KL au départ, mais le reste du voyage se fera sur tout le pays, voir les petites îles alentours. Donc avez vous quelques plans qui nous conviendrai, faire des belles balades, pas trop touristique, trouver de belle plage, un peu isolé ( pas facile en pleine saison) ? Pour le moment, on vise un peu les iles alentours ( Langkawi, Perhantian) pour passer quelques jours, on espère aussi se balader dans les parcs nationnaux. Je fais un peu de photo avec un reflex, et je cherche donc de jolis horizons, de jolies plantes, insecte, animaux, a prendre en photo.
De retour du Costa Pacifica! English translation pending
😎 et bien voilà, c'est fini🙁 !me voici de retour de retour en terre sainte😛
bon je repete à ceux qui ne le savent pas, cette croisière a été décidée 15 jours avant de partir, et c'était surtout pour nous reposer
donc pas question pour nous de faire des heures de car (nous en avons horreur tous les 2) tous les jours, et de plus nous connaissions déjà
katakolon , athéne (2 fois) , izmir, rome,
donc:
nous descendons à nice en voiture, c'est la premiere fois que nous prenions la navette à l'aéroport 1ere mauvaise surprise, c'est en travaux, mal indiqué, bref apres avoir fait le tour et demandé notre chemin, mon mari me dépose avec les bagages avant d'aller se garer
parking low cost complet
parking longue durée complet
garé au p 5 = note de 180 euros au retour .....😠 cette fois çi c'est sur on ira directement à savone la prochaine fois...
selon les précedents témoignages, nous arrivons pour la 1 ere navette de 10h
je fais donc le poireau sous l'affiche costa, 2 cars sont la et je ne suis pas seule....
mon mari arrive, au moment ou une hotesse costa parle avec des personnes à coté de moi
là j'apprends que les 2 cars sont pour msc, et que pour la 1ere navette, il faut s'inscrire (chose que je n'ai pas fait)bien qu'aparament le car soit plein, elle nous met sur la liste en disant "vous monterez si il reste de la place.." bon je ne vous fais pas de dessin, mais nous n'avons pas attendu que tout le monde soit monté pour nous presenter....
nous arrivons à savone...
avant de descendre on nous donne le n° 16 arrivé au terminal le n° 6 est appellé
nous nous presentons au stand club dans l'espoir de changer de n° :"aujourd'hui c'est pas possible sauf pour les gold pearl et pour les suites.....
zut !!! un français pique un scandale au stand, (on le reverra tres en colère à l'accueil sur le bateau ! )
bref nous arrivons enfin à monter sur le bateau vers 15 h !!!
ah oui on a demandé à etre en suite samsara au palacrocière reponse : vous demanderez sur le bateau...
sur le bateau : il n'y a plus de place (mensonge que nous aurons le loisir de vérifier sur place....)
bref, nous allons dans la cabine et nous trouvons 3 valises sur 4
rebolote de retour à l'accueil sans resultat
nous allons manger (debout depuis 5 h du mat🤪)
passage par la cabine toujours pas de valises , visite du bateau, toujours pas de valises... c'est juste avant l'exercice de suvetage que nous la retrouverons à l'accueil !! (l'etiquette était partie)
à propos de l'exercice, dans la cabine se trouve une carte rouge par personne , il faut descendre avec , ils la ramassent au moment de nou🤪s aligner... comme ça ils voient tout de suite ce qui veulent y échapper ....
avec le premier today, nous trouvons aussi un message (le même que sur leur blog) au sujet des escales en israel
les passeports sont d'ailleurs ramassés à l'embarquement, le visa se fait systematiquement sur une feuille volante que les autorités recupèrent ensuite
dans la soirée nous passons nous inscrire au spa
grand changement depuis le concordia, l'accé privé (par les cabines) se fait maintenant avec un bracelet magnétique, il sert à ouvrir une porte, et à appeler l'ascenseur (en panne la moitié de la croisière) il ne fonctionne pas bcp, nous avons du en changer 3 fois au cours de la croisière (le mien a finalement été embarqué avec un peignoir...je l'avais laissé dans la poche🤪) d'autres français ont du en changer plusieurs fois...
nous nous inscrivons donc et prenons rendez vous pour les massages, comme par hasard pas de place les jours de pleine mer, sauf à 8 h du mat😮🤪) heureusement que nous ne comptions pas descendre à toutes les escales !!!!
bon le temps d'essayer la marmite à légumes (😛 à pap), et nous allons manger au samsara, puis 1 er spectacle, pas trop mal
bon j'arrête pour le moment
quelque photos
1 accé privé au spa
2 et 3 portillon et ascenseur à ouvrir avec le bracelet
4 thé , ioniseur, des cabines samsara, ainsi que la carte rouge de à donner lors de l'exercice de sauvetage
à propos de la carte blanche, c'etait la miene, car j'ai toujours cru que le les points club n etait que pour 1 personne dans la cabine, j'ai appris que les points par jour sont par personne, on a donc corrigé le tir et je suis passé coral comme lui comme il ne nous manquais que 100 points pour passer pearl, si ça se trouve je vais passer aussi pearl sans jamais avoir acheter quelque chose avec ma carte !! enfin on verra....
bon je vous laisse
Trek du camp de base de l'Everest en mars? (Népal) English translation pending
salut les voyageurs!
il y a deux ans (oct-nov), j'étais dans les montagnes autours des annapurnas, puis pas loin de la frontière Tibétaine au dessus de Kathmandou (Langtang) bref, j'ai bien accroché la marche en montagne. Aujourd'hui je souhaite repartir au Népal pour un trek dans la région de l'éverest, (ebc) par son commencement c'est à dire "Jiri".
j'aimerai savoir si partir au mois de mars serait judicieux, afin d'éviter la masse touristique et profiter d'un climat idéal...??
merci pour vos précisions.
il y a deux ans (oct-nov), j'étais dans les montagnes autours des annapurnas, puis pas loin de la frontière Tibétaine au dessus de Kathmandou (Langtang) bref, j'ai bien accroché la marche en montagne. Aujourd'hui je souhaite repartir au Népal pour un trek dans la région de l'éverest, (ebc) par son commencement c'est à dire "Jiri".
j'aimerai savoir si partir au mois de mars serait judicieux, afin d'éviter la masse touristique et profiter d'un climat idéal...??
merci pour vos précisions.
Croisière "Cap sur Istanbul et la Grèce" du 7 au 17 mai 2010 English translation pending
CROISIERE « CAP SUR ISTANBUL ET LA GRECE »
DU 07 AU 17 MAI 2010
1er jour – Vendredi 7 mai 2010
Nous prenons le train à Montpellier à 12 h 28 direction Marseille.
A Marseille, nous prenons le métro ligne 2, direction Bougainville jusqu’à la Joliette.
Nous prenons ensuite le bus 35 jusqu’à « littoral Gourret ».
Nous empruntons le passage piétons pendant au moins 2 kms sous un fort soleil jusqu’au point d’embarquement.
Heureusement, un automobiliste nous prend en voiture sur une partie du chemin.
Nous constatons une longue file à l’enregistrement des bagages mais celle-ci se révèle assez rapide.
On nous offre un jus d’orange en guise de bienvenue et l’on nous prend pour la première fois en photo.
Nous faisons les modalités d’embarquement au cours desquelles on nous demande le choix entre le premier et le deuxième service au restaurant sur le bateau.
On nous propose également un forfait pour boissons illimitées avoisinant les 230 € par personne ! (nous constaterons par la suite qu’en réalité les boissons ne sont pas illimitées et qu’en plus certaines nécessitent un supplément).
Nous nous dirigeons ensuite vers le bateau où l’on nous mène à notre cabine D 27 sur le pont 4, Dionysos.
Cette cabine n’est pas luxueuse mais suffisante et très propre.
Elle comporte 2 hublots avec vue sur la mer (très agréable).
Il y a un coin douche avec WC et lavabo.
Il y a aussi une armoire penderie et une commode avec miroir pour ranger les vêtements
Il y a deux lits indépendants séparés par une table de nuit.
Nous décidons de les réunir (on verra que le service en tiendra compte par la suite en y mettant des draps pour un grand lit).
Nous nous installons et à 18 heures nous nous rendons à la réunion d’information sur les premières excursions.
A 19 h nous allons diner : on nous affecte à une table de 6 personnes.
Deux autres couples nous y attendent (Christiane et Gérard, Lise et Jean).
On gardera la même table chaque soir.
On commande une bouteille d’eau (2, 35 € pour 1,5 L).
Un autre couple commande une bouteille de vin à un prix excessif (23 €).
Diner très raffiné et très agréable en compagnie de nos nouvelles connaissances.
Nous regagnons ensuite notre cabine : extinction des feux vers 23 h 45.
2ème – Samedi 8 mai 2010.
Nous arrivons à Gènes(Italie) vers 7 h 30.
Le temps est nuageux et venteux.
Pour le petit déjeuner nous avons le choix entre le buffet sur le pont extérieur ou le restaurant.
Nous choisissons le pont extérieur.
Le buffet est très bien garni et nous faisons déjà de gros efforts pour ne pas trop en abuser.
Nos nouveaux partenaires de table nous rejoignent et nous décidons de visiter Gènes par nos propres moyens.
A la sortie de la gare maritime, un minibus coloré propose une visite guidée de la ville pour 10. € de l’heure.
Nous le prenons : nous ne le regretterons pas.
Gènes est une très belle ville, possédant de très belles architectures qui mériteraient d’être rénovées.
Elle possède de très belles églises sculptées et très décorées, situées au cœur des commerces.
Après la visite, nous partons à pied visiter le centre ville sous un très beau soleil.
Nous retournons au bateau vers 12 h 45 pour déjeuner sur le pont extérieur n° 7: nous nous confectionnons une table de 6.
Nous passons par le magasin « duty free » du bateau afin d’y acheter de l’apéritif.
La vendeuse nous fait comprendre qu’elle peut nous le vendre mais qu’il nous sera confisqué jusqu’à la veille du retour à Marseille : nous renonçons à cet achat.
Le bateau repart de Gènes à 15 h.
L’après midi est occupée par une sieste et un bain de soleil sur le pont supérieur n° 9 du bateau.
Vers 16 h nous effectuons un exercice général d’urgence en cas de problème.
Il consiste à réunir tous les passagers aux endroits indiqués dans leur cabine après avoir enfilé un gilet de sauvetage portant le numéro de la chaloupe d’évacuation.
Vers 17 h un message général nous informe que le bateau est dans l’obligation de revenir sur Gènes pour un problème médical concernant un passager.
Nous avions parcouru 2 h de mer.
Peu avant le port de Gènes une embarcation vient accoster pour récupérer le malade à l’aide de cordages.
Vers 18 h nous allons faire du sauna pendant une vingtaine de minutes en compagnie de deux couples stéphanois avec qui nous sympathisons rapidement.
Nous allons ensuite diner dans une ambiance très agréable servis par « Robin » d’origine indienne : il ne parle pas le français mais nous correspondons en anglais.
Après le diner nous allons voir le spectacle qui diffère chaque soir : plumes et paillettes, très bons danseurs et danseuses accompagnés d’un excellent orchestre.
Après le spectacle, celui-ci nous offre une soirée dansante jusqu’à minuit.
Nous faisons un passage très bref à la discothèque en dégustant un cocktail.
Retour à la cabine vers 1 h du matin.
3ème jour – Dimanche 9 mai 2010
Nous nous éveillons sous un beau soleil mais avec du vent.
Aujourd’hui nous restons en mer car il n’est pas prévu d’escale.
Vers 9 h, nous prenons notre petit déjeuner au buffet.
A 10h nous nous réunissons dans la salle « des sirènes » pour être informés sur les prochaines excursions.
Ensuite nous prenons un bain de soleil avec nos amis de table : apparition des premiers coups de soleil.
Nous déjeunons ensuite au buffet à l’extérieur.
A 14 h 30 nous tentons de participer à une leçon de « cha- cha » ; devant l’amateurisme évident de l’animatrice nous renonçons rapidement.
A 15 h nous participons à un jeu avec l’un des couples de table.
Il consiste dans un premier temps à être capable de boire une bière en 30 secondes : Daniel y parvient avec brio !
Ensuite, il s’agit de retrouver le propriétaire de chaussures jetées par les spectateurs : Christiane se porte volontaire et triomphe aisément de cette épreuve.
Puis, un exercice consiste à faire du « hula hoop » pendant 2 minutes : Christiane à nouveau volontaire en profite pour casser le matériel.
Puis il s’agit d’habiller 2 hommes en femme en 2 minutes : Gérard et Daniel sont les acteurs de ce pari.
S’en suit un maquillage des deux protagonistes avec robe et perruque : éclats de rire assurés devant le ridicule de la situation.
Jocelyne se dévoue ensuite pour aider un concurrent à danser le « merengue ».
On termine par une épreuve consistant à tenir à 20 personnes sur une chemise étendue sur la piste : participation de Gérard, Christiane, Daniel et Jocelyne.
A 18 h, après ces épreuves harassantes, nous montons sur les ponts supérieurs pour admirer le passage du détroit de Messine, séparant l’Italie de la Sicile « début de la botte ».
Ensuite retour à la cabine pour s’habiller en tenue de gala pour le cocktail du commandant.
A 20 h, présentation au commandant et prise de photos souvenir.
Nous prenons 2 cocktails puis nous assistons au diner de gala servi par « Robin » qui nous fait une démonstration de pliage de serviettes un peu osée…
Vers 22 h 30 nous retournons à la cabine pour nous reposer car un changement de fuseau horaire nous restreint le temps de repos.
4ème jour – lundi 10 mai 2010
A notre réveil il y a du soleil mais aussi du vent qui rend la mer agitée.
Nous constatons que le bateau a du roulis.
Il faut se cramponner pour se déplacer.
Nous prenons notre petit déjeuner vers 9 h 30 mais à l’intérieur car le pont extérieur est complet.
L’un des serveurs fait une chute avec son énorme plateau rempli d’assiettes de salade de fruits.
Nous faisons ensuite un bain de soleil sur le pont supérieur avec nos amis.
Le bateau arrive à Katakolon (Grèce) à 12 h.
Nous prenons un déjeuner léger car nous partons en excursion.
A nouveau, le photographe du Coral nous prend en photo à la descente du bateau
A 13 h 45 nous partons en car pour Olympie, le site des premiers jeux.
Nous arrivons sur les lieux après 40 minutes de trajet sous un soleil de plomb (+ 30 ° sans vent).
Heureusement nous avions prévu la casquette.
Nous parcourons un site magnifique sous la direction d’un guide grec parlant très bien le français et très bien documenté.
Pendant la visite et sur l’invitation de ce guide, Daniel fait le parcours aller-retour de la piste en courant les 192 mètres + 27 cm.
Il gagne facilement étant le seul participant (course filmée par Jocelyne).
Nous prenons ensuite un rafraichissement au bar du musée (8 € pour une bière 50 cl et un vrai jus d’oranges).
Nous achetons aussi des cartes postales et des timbres (0€72).
Nous décidons ensuite de visiter le musée sans le guide : les flashs sont interdits et nous ne pouvons pas nous photographier avec les statues ni même les toucher.
Nous décidons de ne pas attendre le groupe et de retourner aux cars seuls.
Mais très vite nous constatons l’absence de car sur le lieu d’arrivée et nous nous souvenons un peu tard que le guide nous avait parlé d’un parking différent pour le retour.
A la vitesse d’un TGV (ou équivalent) nous repartons vers le musée.
Daniel parti devant arrive au car juste avant son départ et en bloque le démarrage par son imposante carrure !
Après l’arrivée rapide de Jocelyne et « libération » du car nous partons à 16 h 40 pour arriver au port à 17 h 10.
Nous passons par un magasin « duty free » dans lequel nous achetons une petite bouteille d’Ouzo (pastis grec) que nous « planquons » dans le sac à main de Jocelyne car il nous est interdit de ramener de l’alcool à bord sous peine de confiscation jusqu’à la veille de notre retour à Marseille.
A notre montée à bord tout se passe bien : il n’y a pas de fouille comme nous pourrons le constater pendant toute notre croisière.
Nous passons ensuite une trentaine de minutes au sauna où nous retrouvons nos amis stéphanois.
Au cours de la conversation, ils nous informent qu’il existe un forfait 3 vins/3 eaux pour 41 €.
Puis nous prenons un bain de soleil pendant une petite heure.
Retour cabine où nous dégustons seuls notre premier Ouzo car nous n’avons pas retrouvé nos amis de table qui n’avaient pas participé à l’excursion.
Nous les retrouvons pour diner et nous les informons du fameux forfait.
Nous décidons de le partager en 3 : nous commandons 2 Beaujolais, 1 rosé d’Anjou et 3 eaux.
Apparemment le forfait doit rester discret car la proposée aux boissons (d’origine Ukrainienne) nous envoie un responsable qui vient en discuter avec nous.
Il nous fait entrevoir le document comportant les différents forfaits : nous commandons celui à 41 € nous laissant très peu de choix dans les vins.
Il repart très vite sans nous laisse ce document, ayant certainement peur que nous en faisions de la publicité ! (ce que nous ne nous gênerons pas de faire par la suite).
A la fin du repas déjà copieux, Robin nous demande si nous voulons un supplément « frites » et de la glace : nous acceptons avec remords…
Ensuite Lise et Jean nous font visiter leur cabine : elle comporte deux fenêtres mais le confort est le même que dans la notre qu’ils viennent également visiter.
5ème jour – Mardi 11 mai 2010.
Nous nous réveillons sous un soleil très chaud.
Après notre toilette, nous allons petit déjeuner toujours au buffet sur le pont extérieur n° 7.
Nous arrivons à l’ile de Santorin vers 8 h 30.
Nous n’avons pas pris l’excursion préférant une visite par nos propres moyens (les excursions se situant aux alentours de 55 € /personne, nous sommes obligés de faire des choix).
Nos amis ont opté pour le choix inverse.
Nous débarquons en chaloupe après les participants à l’excursion.
Sur le port, nous achetons 2 Mini-Cassettes pour le caméscope (2, 90 € X 2) au magasin duty free du port.
Nous empruntons le téléphérique pour accéder au centre-ville (4 €/personne/trajet).
Il y a la queue mais cela passe assez vite.
Il y a beaucoup de boutiques où nous faisons diverses emplettes : un chapeau de cow-boy blanc pour Daniel, une petite robe grecque pour Jeanne et un corsage pour Jocelyne.
Il y a foule dans les ruelles ensoleillées.
L’ile de Santorin est magnifique avec toutes ses maisons blanches : à conseiller !
Nous recherchons la poste pour y acheter des timbres : nous y parvenons difficilement avec l’aide de quelques locaux.
Nous revenons au téléphérique où une queue d’au moins 200 mètres nous attend.
Tant pis, mais compte tenu des impératifs de retour à bord nous prenons le risque de doubler toute la file d’attente.
De retour au port nous achetons quelques cartes postales.
Nous sommes sur le bateau à 12 h 45 où nous déjeunons légèrement au buffet.
Nos amis nous rejoignent : ils ont trouvé l’excursion « valable » même s’ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour faire des emplettes.
Après le repas nous participons à une sorte de « trivial poursuit » par équipe avec Christiane et Gérard : nous terminons second.
Ensuite bain de soleil sur le pont 9 avec beaucoup de vent.
Mais nous restons tout de même car il n’est pas très froid.
A 18 h nous descendons au salon des « sirènes » pour faire du Karaoké.
Nous nous inscrivons en individuel et en groupe (le groupe des 308 car les 3 couples ont ou vont avoir une 308…)
Succès assuré surtout que nous sommes peu à nous être inscrits.
A 19 h nous décidons de nous rendre ensemble au sauna sauf Jean qui préfère faire de la gym.
Lise s’y met aussi en attendant que le sauna se libère.
Il y a déjà du monde mais à notre arrivée, ils sortent : ce sont nos fameux stéphanois…
Ensuite retour à la cabine où nous buvons un Ouzo en compagnie de Gérard, les autres n’aimant pas le goût de l’anis.
Nous passons au salon photos pour acheter une vue prise lors de notre débarquement pour Olympie ainsi que celle de notre arrivée à l’embarquement.
Nous dinons et assistons ensuite au spectacle « Hollywood to Bollywood » précédé d’un peu de danses auxquelles nous participons.
Nous sommes très bien placés (juste devant la scène) et nous découvrons un excellent spectacle.
A la fin de celui-ci, la directrice de croisière nous informe que pour débarquer demain à Istanbul il faudra se munir de tickets de débarquement pour les autorités turques.
Après le spectacle l’orchestre assure à nouveau la partie dansante.
Retour à la cabine vers minuit et dodo…
6ème jour – Mercredi 12 mai 2010.
Nous avons changé de fuseau horaire et nous nous levons à 8 h, heure locale.
Nous allons petit déjeuner à l’intérieur car il n’y a plus de place à l’extérieur : il fait un soleil magnifique sans vent.
Nous retournons à la cabine pour écrire les cartes postales
Puis nous montons sur le pont 9 pour voir l’arrivée sur Istanbul.
Nous déjeunons (toujours légèrement) et nous partons en excursion sur le Bosphore en compagnie de Christiane et Gérard.
Istanbul compte plus de 3500 mosquées et se situe sur 2 continents : l’Europe et l’Asie.
Deux ponts les réunissent.
Le détroit du Bosphore permet le passage entre la mer de Marmara et la mer Noire.
Il fait environ 30 kms de long pour 800 mètres dans sa partie la plus large.
Les embarquements se font au niveau de la fameuse « Corne d’Or » comme au temps de la route des épices.
Après la croisière sur le Bosphore, nous allons visiter le bazar aux épices d’Egypte.
Puis une mosquée où il faut se déchausser et couvrir les épaules et les genoux.
Nous reprenons ensuite le car pour visiter une fabrique de tapis : on nous sert un thé aux pommes spécialité de la Turquie.
Puis nous avons quartier libre pour découvrir le grand bazar d’Istanbul ou nous achetons des souvenirs (beaucoup de sollicitations et de marchandages).
Nous revenons au bateau où nous déposons nos cartes postales à la réception : elles partiront demain de Mykonos car nos timbres sont grecs.
Nous dinons dans la grande salle en un seul service car, pour raison d’excursion, les personnes du premier service ne pouvaient pas être à l’heure à table.
Après nous allons danser jusqu’à 22 h 45 puis retour cabine.
7ème jour – Jeudi 13 mai 2010.
Lever vers 8 h 30, heure locale,
Vers 9 h 30 nous prenons le petit déjeuner sur le pont extérieur en compagnie de Lise et Jean.
Il y a un magnifique soleil mais du vent et nous faisons ensuite « bronzette » sur le pont 9.
Nous déjeunons ensuite à l’intérieur avec Christiane et Gérard.
En retournant à notre cabine, nous achetons la photo avec le commandant.
Dans l’après midi nous participons à un « Quizz » par équipe… que nous gagnons ! (2 porte-clés) Sollicité par nos amis, Daniel s’inscrit au spectacle des talents prévue en soirée à l’escale d’Ajaccio.
Il chantera 2 chansons avec l’orchestre après répétition prévue dans l’après midi.
Mais le bateau arrive en avance à Mykonos et celle-ci est annulée pour pouvoir admirer cette magnifique ile aux maisons blanchies à la chaux.
Le temps se couvre en arrivant à Mykonos.
Vers 16 h 30 nous débarquons en chaloupe sous un soleil venteux avec Christiane et Gérard qui participent également à l’excursion.
Nous faisons le tour de l’ile en car en prenant beaucoup de photos.
Altercation entre voyageurs car certains n’écoutent pas la guide et en gène son audition.
Il faut dire que celle-ci parle d’une voix monocorde.
Nous visitons ensuite un très riche monastère orthodoxe.
Puis, prévu dans l’excursion, nous prenons un apéritif dinatoire (spécialités grecques) dans un hôtel.
Nous avons ensuite quartier libre dans les petites ruelles typiques de Mykonos.
Daniel craque pour une chemisette grecque.
Retour au bateau vers 22 h.
Nous allons tous diner en repas libre (pas de table attribuée) car il n’y a qu’un service (repas tout juste acceptable…).
Après ce repas nous montons sur le pont 9 pour admirer Mykonos illuminée.
Nous participons brièvement à une soirée dansante à l’extérieur du pont 7 où nous apprenons qu’était organisé un barbecue.
Nous regagnons notre cabine vers minuit.
8ème jour – Vendredi 14 mai 2010.
Nous nous réveillons à 5 h 10.
Nous apercevons de la lumière par les hublots.
Nous constatons que nous sommes déjà arrivés dans le porte du Pirée avec prés de 2 h d’avance.
Nous nous levons et nous nous préparons.
Nous petit déjeunons sur le pont 7 à l’extérieur : il fait 20 ° mais il y a peu de monde, vu l’heure matinale.
Nous nous réunissons ensuite dans la salle des « sirènes » pour le départ à 7 h 15 d’une excursion vers Athènes et l’Acropole,
Nous partons en car du port du Pirée jusqu’à Athènes (10kms) et l’Acropole.
La visite de la ville est peu intéressante sauf le stade olympique.
Athènes est une grande ville comme toutes les autres : beaucoup de circulation en vespa, un tramway et des trolleybus à fils.
Par contre, la visite de l’Acropole est très intéressante avec une guide peu motivée malgré ses 28 ans d’expérience.
Tout de suite nous sommes sollicités par des marchands grecs de cartes postales et de figurines en silicone (pakistanais).
Au retour nous nous laissons attendrir par une vieille grecque toute courbée en lui achetant un dépliant de 10 cartes postales pour 1 € : elle nous en remercie chaleureusement.
Après la visite, le car nous dépose devant une boutique de souvenirs très onéreux alors que nous devions, aux dires de la guide, avoir quartier libre nous permettant de visiter la pittoresque « Plaka ».
Malgré les encombrements d’Athènes, le car file à une vitesse vertigineuse et c’est avec plus d’1 h d’avance que nous revenons au bateau.
Ne voyant pas nos amis, nous prenons une coupe de champagne au bar en les attendant.
A leur arrivée, nous déjeunons tous les 6 sur le pont 7 en extérieur.
Ensuite, séance bronzette sur le pont 9 jusqu’au passage du canal de Corinthe (21 mètres de large et 8 mètres de profondeur).
Le canal permet aux bateaux de moyenne importance de gagner 400 kms !
Le Coral ayant 20 mètres de large et 6,30 mètres de fond, le passage est délicat et nécessite l’aide d’un remorqueur.
Moment inoubliable ! Il faut y être pour l’apprécier.
Beaucoup de photos et de vidéos.
Il fait très chaud : nous commandons une bouteille d’eau avec des glaçons.
Le bateau mettra 2 heures pour parcourir les 6 kms de long.
Alerte sur le bateau : des bancs de dauphins viennent nous accompagner après le passage du canal.
Nous descendons ensuite au sauna puis nous nous retrouvons sur le pont 9 afin de découvrir un pont suspendu.
Mais nous prenons du retard et le temps se couvrant nous redescendons dans nos cabines.
Nous y découvrons un document explicatif sur les pourboires.
Puis nous dinons, toujours servis avec zèle par notre ami « Robin ».
Ensuite nous allons voir un spectacle de cabaret très réussi avec d’excellents chanteurs et chanteuses.
Puis retour cabine à 23 h 45.
9ème jour – Samedi 15 Mai 2010.
Nous sommes réveillés vers 7 h par la porte du placard qui bat.
Nous nous apercevons que le bateau tangue.
Des lames viennent lécher nos 2 hublots.
Le temps est couvert, la mer est déchainée.
Nous nous préparons en titubant puis nous montons tant bien que mal sur le pont 7.
Nous y rencontrons Christiane et Gérard qui ont déjà fini.
Le temps s’étant remis au beau, nous trouvons une place au soleil.
A 10 h, nous allons avec nos amis à la réunion d’informations concernant le débarquement à Marseille.
Certains en profitent pour aborder le problème des pourboires que beaucoup trouvent excessifs bien que prévus dans le contrat (8 €/jour/personne).
De plus, nous ne savons pas avec certitude si ceux-ci vont bien au personnel (certains interrogés donnent des versions différentes).
Cela vient entacher quelque peu l’atmosphère de la croisière : nous aurions préféré que ces pourboires soient inclus dans son prix.
Après concertation avec différentes personnes dont nos stéphanois, nous décidons d’ajuster nous mêmes la répartition et le montant.
La directrice de croisière nous indique qu’un bureau sera ouvert à la réception à ce sujet pour tenir compte de nos observations.
Concernant notre débarquement à Marseille, nous décidons de prendre 2 taxis pour 6 personnes et 6 valises.
La directrice nous indique que les prix officiels se situent entre 15 et 20 € la course pour la gare St Charles.
Nous revenons à notre cabine où nous trouvons sous la porte une facture provisoire de nos débours reprenant entre autres les pourboires officiels soit 80 € par personne.
Ayant constaté un trop perçu, nous décidons de le contester auprès de la réception qui nous indique qu’elle va vérifier et corriger l’anomalie.
Nous commençons ensuite à faire notre première valise.
Puis nous allons déjeuner sur le pont 7 en intérieur avec nos amis.
Nous arrivons à Messine (Sicile) à 13 h 30.
Nos amis participant à l’excursion de cet après midi, nous décidons de visiter la ville sicilienne par nos propres moyens.
Le soleil est au rendez-vous, nous prenons des photos et nous allons visiter une église située sur les hauteurs de la cité.
La vue y est magnifique et, en descendant nous découvrons le buste de Baden Powell, fondateur de l’ordre des scouts
Après avoir déambulé dans les rues de Messine, nous revenons au Coral sous un soleil torride accompagné de vent très violent.
Un marchand ambulant nous propose, sur tissu, une vue de la Sicile pour 1 €. Nous l’achetons.
Il est 15 h 45 et nous avons marché pendant 2 heures.
Nous prenons un bain de soleil vite écourté à cause d’un vent frais et relativement fort.
Nous revenons à la cabine pour continuer nos valises.
Puis à 18 h nous allons faire un sauna.
Nos amis arrivent d’excursion.
Il est 19 h : nous quittons Messine.
Tout de suite la mer se déchaine.
On nous demande de fermer les hublots.
Il faut bien se tenir car le bateau remue beaucoup.
Néanmoins, avec nos amis, Christiane et Gérard nous décidons de prendre une coupe de champagne au bar.
Quelques verres et bouteilles tombent sur le sol.
Peu de temps après, Gérard se lève et se tient à une colonne du bateau.
Nous pensons à une plaisanterie dont il est coutumier mais devant son teint blafard et ses yeux fixes nous réalisons qu’il ne va pas bien du tout.
D’ailleurs il retourne vivement mais néanmoins en trébuchant dans sa cabine où il se « libérera » par divers orifices (un coup les WC, un coup le lavabo…)
Nous apprenons rapidement par Jean qu’il en est de même pour Lise qui a élu domicile sur les toilettes tout en visant le lavabo et vice versa…
Au diner, tous deux sont évidemment absents, dommage car le repas est succulent avec noix de St Jacques et gambas grillées.
De plus, les serveurs nous font la surprise, au dessert, d’arriver en musique porteurs d’omelettes norvégiennes éclairées d’une bougie.
Grand moment pour eux comme pour nous !
Suite à la tempête en mer, la directrice nous informe que le spectacle de ce soir est annulé ainsi que le bal qui le suit habituellement.
Nous revenons à notre cabine avec beaucoup de précautions et nous nous couchons en espérant passer une bonne nuit.
10ème jour – Dimanche 16 Mai 2010.
Nous nous réveillons vers 8 h 30 après une nuit bien agitée mais qui ne nous a pas empêchés de dormir.
Nous nous préparons et nous allons petit déjeuner en salle car le pont est trop agité, d’ailleurs tous les ponts sont interdits.
Gérard et Lise sont toujours absents.
Jean nous apprend que celle-ci a fait appel au médecin de bord qui lui a administré un traitement dont des piqures et a préconisé un régime sévère fait de fruits et légumes.
Une annonce par haut parleur nous informe que l’escale d’Ajaccio est annulée car le Coral a dû ralentir durant la nuit et il faut impérativement arriver à Marseille au plus tard à 11 h.
Dommage car pour beaucoup (en particulier nos amis malades) cela aurait été un moment de calme pour se remettre de toute cette agitation.
On nous annonce également un changement de cap et nous passons au large de la Corse, trajet au cours duquel nous pouvons admirer la ville et les falaises de Bonifacio.
Autre conséquence, le spectacle des talents auquel Daniel devait participer est annulé.
Nous nous rendons ensuite à la réception remplir un imprimé concernant les pourboires : nous demandons à n’être prélevé que d’un montant de 30 € par personne (au lieu des 80 prévus).
Le reste sera donné à notre bon vouloir.
De retour dans notre cabine nous donnons 10 € à chacun des personnels de cabine et préparons une enveloppe collective à l’attention de notre serveur de table « Robin » que nous lui remettons au prochain repas.
Avec les mêmes difficultés nous regagnons notre cabine afin de terminer nos valises devant être déposées dès minuit devant notre porte.
11ème jour - Lundi 17 mai 2010.
Nous nous réveillons vers 7 h après avoir passé une assez bonne nuit avec la chance de ne pas avoir souffert du mal de mer.
Grâce au changement de cap, nous constatons que la mer est beaucoup plus calme.
Nous allons petit déjeuner en salle où nous retrouvons Jean qui nous informe que Lise va beaucoup mieux mais qu’elle a néanmoins sollicité un petit déjeuner en cabine.
Quelques temps après, nous retrouvons avec plaisir nos 2 malades dont l’état s’est nettement amélioré.
Les formalités de débarquement se déroulent comme prévu : nous descendons par pont.
En prenant congé de Valérie, notre directrice, nous l’informons avec humour que nous donnerons le bonjour à Calais, sa ville natale.
Daniel lui apprend qu’il est natif d’Amiens.
Elle nous indique qu’elle même a passé toute sa jeunesse dans cette ville, quartier de la Citadelle.
Elle ajoute qu’elle a l’intention de quitter Athènes, ville où elle habite, pour venir s’installer à Montpellier.
Nous lui indiquons que nous résidons près de cette ville et nous nous amusons de ces coïncidences.
Après débarquement en compagnie de nos 2 couples d’amis nous prenons, comme prévu, 2 taxis pour la gare St Charles.
Arrivés à destination, nous constatons que l’un des taxis a réclamé 23 € et que l’autre n’en a demandé que 20.
Nous décidons de prendre ensemble un dernier et bref déjeuner dans une brasserie proche de la gare.
Après un repas plutôt léger nos amis nous accompagnent sur le quai.
Nous faisons chacun une dernière photo de notre « au revoir » pleine d’humour et d’amitié à l’image de cette merveilleuse croisière.
Après ces dernières effusions teintées de tristesse nous nous promettons de garder le contact car nous avions auparavant échangé nos adresses, téléphones et mails.
Puis nous les quittons avec regret pour prendre le train qui nous ramènera à Nîmes.
Notre ami Christian, fidèle au rendez vous nous accueille pour nous raccompagner chez lui où nous retrouvons avec un bonheur partagé nos deux « boubounes ».
S’en suit le retour à la maison avec la tète et le cœur pleins de merveilleux souvenirs.
1er jour – Vendredi 7 mai 2010
Nous prenons le train à Montpellier à 12 h 28 direction Marseille.
A Marseille, nous prenons le métro ligne 2, direction Bougainville jusqu’à la Joliette.
Nous prenons ensuite le bus 35 jusqu’à « littoral Gourret ».
Nous empruntons le passage piétons pendant au moins 2 kms sous un fort soleil jusqu’au point d’embarquement.
Heureusement, un automobiliste nous prend en voiture sur une partie du chemin.
Nous constatons une longue file à l’enregistrement des bagages mais celle-ci se révèle assez rapide.
On nous offre un jus d’orange en guise de bienvenue et l’on nous prend pour la première fois en photo.
Nous faisons les modalités d’embarquement au cours desquelles on nous demande le choix entre le premier et le deuxième service au restaurant sur le bateau.
On nous propose également un forfait pour boissons illimitées avoisinant les 230 € par personne ! (nous constaterons par la suite qu’en réalité les boissons ne sont pas illimitées et qu’en plus certaines nécessitent un supplément).
Nous nous dirigeons ensuite vers le bateau où l’on nous mène à notre cabine D 27 sur le pont 4, Dionysos.
Cette cabine n’est pas luxueuse mais suffisante et très propre.
Elle comporte 2 hublots avec vue sur la mer (très agréable).
Il y a un coin douche avec WC et lavabo.
Il y a aussi une armoire penderie et une commode avec miroir pour ranger les vêtements
Il y a deux lits indépendants séparés par une table de nuit.
Nous décidons de les réunir (on verra que le service en tiendra compte par la suite en y mettant des draps pour un grand lit).
Nous nous installons et à 18 heures nous nous rendons à la réunion d’information sur les premières excursions.
A 19 h nous allons diner : on nous affecte à une table de 6 personnes.
Deux autres couples nous y attendent (Christiane et Gérard, Lise et Jean).
On gardera la même table chaque soir.
On commande une bouteille d’eau (2, 35 € pour 1,5 L).
Un autre couple commande une bouteille de vin à un prix excessif (23 €).
Diner très raffiné et très agréable en compagnie de nos nouvelles connaissances.
Nous regagnons ensuite notre cabine : extinction des feux vers 23 h 45.
2ème – Samedi 8 mai 2010.
Nous arrivons à Gènes(Italie) vers 7 h 30.
Le temps est nuageux et venteux.
Pour le petit déjeuner nous avons le choix entre le buffet sur le pont extérieur ou le restaurant.
Nous choisissons le pont extérieur.
Le buffet est très bien garni et nous faisons déjà de gros efforts pour ne pas trop en abuser.
Nos nouveaux partenaires de table nous rejoignent et nous décidons de visiter Gènes par nos propres moyens.
A la sortie de la gare maritime, un minibus coloré propose une visite guidée de la ville pour 10. € de l’heure.
Nous le prenons : nous ne le regretterons pas.
Gènes est une très belle ville, possédant de très belles architectures qui mériteraient d’être rénovées.
Elle possède de très belles églises sculptées et très décorées, situées au cœur des commerces.
Après la visite, nous partons à pied visiter le centre ville sous un très beau soleil.
Nous retournons au bateau vers 12 h 45 pour déjeuner sur le pont extérieur n° 7: nous nous confectionnons une table de 6.
Nous passons par le magasin « duty free » du bateau afin d’y acheter de l’apéritif.
La vendeuse nous fait comprendre qu’elle peut nous le vendre mais qu’il nous sera confisqué jusqu’à la veille du retour à Marseille : nous renonçons à cet achat.
Le bateau repart de Gènes à 15 h.
L’après midi est occupée par une sieste et un bain de soleil sur le pont supérieur n° 9 du bateau.
Vers 16 h nous effectuons un exercice général d’urgence en cas de problème.
Il consiste à réunir tous les passagers aux endroits indiqués dans leur cabine après avoir enfilé un gilet de sauvetage portant le numéro de la chaloupe d’évacuation.
Vers 17 h un message général nous informe que le bateau est dans l’obligation de revenir sur Gènes pour un problème médical concernant un passager.
Nous avions parcouru 2 h de mer.
Peu avant le port de Gènes une embarcation vient accoster pour récupérer le malade à l’aide de cordages.
Vers 18 h nous allons faire du sauna pendant une vingtaine de minutes en compagnie de deux couples stéphanois avec qui nous sympathisons rapidement.
Nous allons ensuite diner dans une ambiance très agréable servis par « Robin » d’origine indienne : il ne parle pas le français mais nous correspondons en anglais.
Après le diner nous allons voir le spectacle qui diffère chaque soir : plumes et paillettes, très bons danseurs et danseuses accompagnés d’un excellent orchestre.
Après le spectacle, celui-ci nous offre une soirée dansante jusqu’à minuit.
Nous faisons un passage très bref à la discothèque en dégustant un cocktail.
Retour à la cabine vers 1 h du matin.
3ème jour – Dimanche 9 mai 2010
Nous nous éveillons sous un beau soleil mais avec du vent.
Aujourd’hui nous restons en mer car il n’est pas prévu d’escale.
Vers 9 h, nous prenons notre petit déjeuner au buffet.
A 10h nous nous réunissons dans la salle « des sirènes » pour être informés sur les prochaines excursions.
Ensuite nous prenons un bain de soleil avec nos amis de table : apparition des premiers coups de soleil.
Nous déjeunons ensuite au buffet à l’extérieur.
A 14 h 30 nous tentons de participer à une leçon de « cha- cha » ; devant l’amateurisme évident de l’animatrice nous renonçons rapidement.
A 15 h nous participons à un jeu avec l’un des couples de table.
Il consiste dans un premier temps à être capable de boire une bière en 30 secondes : Daniel y parvient avec brio !
Ensuite, il s’agit de retrouver le propriétaire de chaussures jetées par les spectateurs : Christiane se porte volontaire et triomphe aisément de cette épreuve.
Puis, un exercice consiste à faire du « hula hoop » pendant 2 minutes : Christiane à nouveau volontaire en profite pour casser le matériel.
Puis il s’agit d’habiller 2 hommes en femme en 2 minutes : Gérard et Daniel sont les acteurs de ce pari.
S’en suit un maquillage des deux protagonistes avec robe et perruque : éclats de rire assurés devant le ridicule de la situation.
Jocelyne se dévoue ensuite pour aider un concurrent à danser le « merengue ».
On termine par une épreuve consistant à tenir à 20 personnes sur une chemise étendue sur la piste : participation de Gérard, Christiane, Daniel et Jocelyne.
A 18 h, après ces épreuves harassantes, nous montons sur les ponts supérieurs pour admirer le passage du détroit de Messine, séparant l’Italie de la Sicile « début de la botte ».
Ensuite retour à la cabine pour s’habiller en tenue de gala pour le cocktail du commandant.
A 20 h, présentation au commandant et prise de photos souvenir.
Nous prenons 2 cocktails puis nous assistons au diner de gala servi par « Robin » qui nous fait une démonstration de pliage de serviettes un peu osée…
Vers 22 h 30 nous retournons à la cabine pour nous reposer car un changement de fuseau horaire nous restreint le temps de repos.
4ème jour – lundi 10 mai 2010
A notre réveil il y a du soleil mais aussi du vent qui rend la mer agitée.
Nous constatons que le bateau a du roulis.
Il faut se cramponner pour se déplacer.
Nous prenons notre petit déjeuner vers 9 h 30 mais à l’intérieur car le pont extérieur est complet.
L’un des serveurs fait une chute avec son énorme plateau rempli d’assiettes de salade de fruits.
Nous faisons ensuite un bain de soleil sur le pont supérieur avec nos amis.
Le bateau arrive à Katakolon (Grèce) à 12 h.
Nous prenons un déjeuner léger car nous partons en excursion.
A nouveau, le photographe du Coral nous prend en photo à la descente du bateau
A 13 h 45 nous partons en car pour Olympie, le site des premiers jeux.
Nous arrivons sur les lieux après 40 minutes de trajet sous un soleil de plomb (+ 30 ° sans vent).
Heureusement nous avions prévu la casquette.
Nous parcourons un site magnifique sous la direction d’un guide grec parlant très bien le français et très bien documenté.
Pendant la visite et sur l’invitation de ce guide, Daniel fait le parcours aller-retour de la piste en courant les 192 mètres + 27 cm.
Il gagne facilement étant le seul participant (course filmée par Jocelyne).
Nous prenons ensuite un rafraichissement au bar du musée (8 € pour une bière 50 cl et un vrai jus d’oranges).
Nous achetons aussi des cartes postales et des timbres (0€72).
Nous décidons ensuite de visiter le musée sans le guide : les flashs sont interdits et nous ne pouvons pas nous photographier avec les statues ni même les toucher.
Nous décidons de ne pas attendre le groupe et de retourner aux cars seuls.
Mais très vite nous constatons l’absence de car sur le lieu d’arrivée et nous nous souvenons un peu tard que le guide nous avait parlé d’un parking différent pour le retour.
A la vitesse d’un TGV (ou équivalent) nous repartons vers le musée.
Daniel parti devant arrive au car juste avant son départ et en bloque le démarrage par son imposante carrure !
Après l’arrivée rapide de Jocelyne et « libération » du car nous partons à 16 h 40 pour arriver au port à 17 h 10.
Nous passons par un magasin « duty free » dans lequel nous achetons une petite bouteille d’Ouzo (pastis grec) que nous « planquons » dans le sac à main de Jocelyne car il nous est interdit de ramener de l’alcool à bord sous peine de confiscation jusqu’à la veille de notre retour à Marseille.
A notre montée à bord tout se passe bien : il n’y a pas de fouille comme nous pourrons le constater pendant toute notre croisière.
Nous passons ensuite une trentaine de minutes au sauna où nous retrouvons nos amis stéphanois.
Au cours de la conversation, ils nous informent qu’il existe un forfait 3 vins/3 eaux pour 41 €.
Puis nous prenons un bain de soleil pendant une petite heure.
Retour cabine où nous dégustons seuls notre premier Ouzo car nous n’avons pas retrouvé nos amis de table qui n’avaient pas participé à l’excursion.
Nous les retrouvons pour diner et nous les informons du fameux forfait.
Nous décidons de le partager en 3 : nous commandons 2 Beaujolais, 1 rosé d’Anjou et 3 eaux.
Apparemment le forfait doit rester discret car la proposée aux boissons (d’origine Ukrainienne) nous envoie un responsable qui vient en discuter avec nous.
Il nous fait entrevoir le document comportant les différents forfaits : nous commandons celui à 41 € nous laissant très peu de choix dans les vins.
Il repart très vite sans nous laisse ce document, ayant certainement peur que nous en faisions de la publicité ! (ce que nous ne nous gênerons pas de faire par la suite).
A la fin du repas déjà copieux, Robin nous demande si nous voulons un supplément « frites » et de la glace : nous acceptons avec remords…
Ensuite Lise et Jean nous font visiter leur cabine : elle comporte deux fenêtres mais le confort est le même que dans la notre qu’ils viennent également visiter.
5ème jour – Mardi 11 mai 2010.
Nous nous réveillons sous un soleil très chaud.
Après notre toilette, nous allons petit déjeuner toujours au buffet sur le pont extérieur n° 7.
Nous arrivons à l’ile de Santorin vers 8 h 30.
Nous n’avons pas pris l’excursion préférant une visite par nos propres moyens (les excursions se situant aux alentours de 55 € /personne, nous sommes obligés de faire des choix).
Nos amis ont opté pour le choix inverse.
Nous débarquons en chaloupe après les participants à l’excursion.
Sur le port, nous achetons 2 Mini-Cassettes pour le caméscope (2, 90 € X 2) au magasin duty free du port.
Nous empruntons le téléphérique pour accéder au centre-ville (4 €/personne/trajet).
Il y a la queue mais cela passe assez vite.
Il y a beaucoup de boutiques où nous faisons diverses emplettes : un chapeau de cow-boy blanc pour Daniel, une petite robe grecque pour Jeanne et un corsage pour Jocelyne.
Il y a foule dans les ruelles ensoleillées.
L’ile de Santorin est magnifique avec toutes ses maisons blanches : à conseiller !
Nous recherchons la poste pour y acheter des timbres : nous y parvenons difficilement avec l’aide de quelques locaux.
Nous revenons au téléphérique où une queue d’au moins 200 mètres nous attend.
Tant pis, mais compte tenu des impératifs de retour à bord nous prenons le risque de doubler toute la file d’attente.
De retour au port nous achetons quelques cartes postales.
Nous sommes sur le bateau à 12 h 45 où nous déjeunons légèrement au buffet.
Nos amis nous rejoignent : ils ont trouvé l’excursion « valable » même s’ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour faire des emplettes.
Après le repas nous participons à une sorte de « trivial poursuit » par équipe avec Christiane et Gérard : nous terminons second.
Ensuite bain de soleil sur le pont 9 avec beaucoup de vent.
Mais nous restons tout de même car il n’est pas très froid.
A 18 h nous descendons au salon des « sirènes » pour faire du Karaoké.
Nous nous inscrivons en individuel et en groupe (le groupe des 308 car les 3 couples ont ou vont avoir une 308…)
Succès assuré surtout que nous sommes peu à nous être inscrits.
A 19 h nous décidons de nous rendre ensemble au sauna sauf Jean qui préfère faire de la gym.
Lise s’y met aussi en attendant que le sauna se libère.
Il y a déjà du monde mais à notre arrivée, ils sortent : ce sont nos fameux stéphanois…
Ensuite retour à la cabine où nous buvons un Ouzo en compagnie de Gérard, les autres n’aimant pas le goût de l’anis.
Nous passons au salon photos pour acheter une vue prise lors de notre débarquement pour Olympie ainsi que celle de notre arrivée à l’embarquement.
Nous dinons et assistons ensuite au spectacle « Hollywood to Bollywood » précédé d’un peu de danses auxquelles nous participons.
Nous sommes très bien placés (juste devant la scène) et nous découvrons un excellent spectacle.
A la fin de celui-ci, la directrice de croisière nous informe que pour débarquer demain à Istanbul il faudra se munir de tickets de débarquement pour les autorités turques.
Après le spectacle l’orchestre assure à nouveau la partie dansante.
Retour à la cabine vers minuit et dodo…
6ème jour – Mercredi 12 mai 2010.
Nous avons changé de fuseau horaire et nous nous levons à 8 h, heure locale.
Nous allons petit déjeuner à l’intérieur car il n’y a plus de place à l’extérieur : il fait un soleil magnifique sans vent.
Nous retournons à la cabine pour écrire les cartes postales
Puis nous montons sur le pont 9 pour voir l’arrivée sur Istanbul.
Nous déjeunons (toujours légèrement) et nous partons en excursion sur le Bosphore en compagnie de Christiane et Gérard.
Istanbul compte plus de 3500 mosquées et se situe sur 2 continents : l’Europe et l’Asie.
Deux ponts les réunissent.
Le détroit du Bosphore permet le passage entre la mer de Marmara et la mer Noire.
Il fait environ 30 kms de long pour 800 mètres dans sa partie la plus large.
Les embarquements se font au niveau de la fameuse « Corne d’Or » comme au temps de la route des épices.
Après la croisière sur le Bosphore, nous allons visiter le bazar aux épices d’Egypte.
Puis une mosquée où il faut se déchausser et couvrir les épaules et les genoux.
Nous reprenons ensuite le car pour visiter une fabrique de tapis : on nous sert un thé aux pommes spécialité de la Turquie.
Puis nous avons quartier libre pour découvrir le grand bazar d’Istanbul ou nous achetons des souvenirs (beaucoup de sollicitations et de marchandages).
Nous revenons au bateau où nous déposons nos cartes postales à la réception : elles partiront demain de Mykonos car nos timbres sont grecs.
Nous dinons dans la grande salle en un seul service car, pour raison d’excursion, les personnes du premier service ne pouvaient pas être à l’heure à table.
Après nous allons danser jusqu’à 22 h 45 puis retour cabine.
7ème jour – Jeudi 13 mai 2010.
Lever vers 8 h 30, heure locale,
Vers 9 h 30 nous prenons le petit déjeuner sur le pont extérieur en compagnie de Lise et Jean.
Il y a un magnifique soleil mais du vent et nous faisons ensuite « bronzette » sur le pont 9.
Nous déjeunons ensuite à l’intérieur avec Christiane et Gérard.
En retournant à notre cabine, nous achetons la photo avec le commandant.
Dans l’après midi nous participons à un « Quizz » par équipe… que nous gagnons ! (2 porte-clés) Sollicité par nos amis, Daniel s’inscrit au spectacle des talents prévue en soirée à l’escale d’Ajaccio.
Il chantera 2 chansons avec l’orchestre après répétition prévue dans l’après midi.
Mais le bateau arrive en avance à Mykonos et celle-ci est annulée pour pouvoir admirer cette magnifique ile aux maisons blanchies à la chaux.
Le temps se couvre en arrivant à Mykonos.
Vers 16 h 30 nous débarquons en chaloupe sous un soleil venteux avec Christiane et Gérard qui participent également à l’excursion.
Nous faisons le tour de l’ile en car en prenant beaucoup de photos.
Altercation entre voyageurs car certains n’écoutent pas la guide et en gène son audition.
Il faut dire que celle-ci parle d’une voix monocorde.
Nous visitons ensuite un très riche monastère orthodoxe.
Puis, prévu dans l’excursion, nous prenons un apéritif dinatoire (spécialités grecques) dans un hôtel.
Nous avons ensuite quartier libre dans les petites ruelles typiques de Mykonos.
Daniel craque pour une chemisette grecque.
Retour au bateau vers 22 h.
Nous allons tous diner en repas libre (pas de table attribuée) car il n’y a qu’un service (repas tout juste acceptable…).
Après ce repas nous montons sur le pont 9 pour admirer Mykonos illuminée.
Nous participons brièvement à une soirée dansante à l’extérieur du pont 7 où nous apprenons qu’était organisé un barbecue.
Nous regagnons notre cabine vers minuit.
8ème jour – Vendredi 14 mai 2010.
Nous nous réveillons à 5 h 10.
Nous apercevons de la lumière par les hublots.
Nous constatons que nous sommes déjà arrivés dans le porte du Pirée avec prés de 2 h d’avance.
Nous nous levons et nous nous préparons.
Nous petit déjeunons sur le pont 7 à l’extérieur : il fait 20 ° mais il y a peu de monde, vu l’heure matinale.
Nous nous réunissons ensuite dans la salle des « sirènes » pour le départ à 7 h 15 d’une excursion vers Athènes et l’Acropole,
Nous partons en car du port du Pirée jusqu’à Athènes (10kms) et l’Acropole.
La visite de la ville est peu intéressante sauf le stade olympique.
Athènes est une grande ville comme toutes les autres : beaucoup de circulation en vespa, un tramway et des trolleybus à fils.
Par contre, la visite de l’Acropole est très intéressante avec une guide peu motivée malgré ses 28 ans d’expérience.
Tout de suite nous sommes sollicités par des marchands grecs de cartes postales et de figurines en silicone (pakistanais).
Au retour nous nous laissons attendrir par une vieille grecque toute courbée en lui achetant un dépliant de 10 cartes postales pour 1 € : elle nous en remercie chaleureusement.
Après la visite, le car nous dépose devant une boutique de souvenirs très onéreux alors que nous devions, aux dires de la guide, avoir quartier libre nous permettant de visiter la pittoresque « Plaka ».
Malgré les encombrements d’Athènes, le car file à une vitesse vertigineuse et c’est avec plus d’1 h d’avance que nous revenons au bateau.
Ne voyant pas nos amis, nous prenons une coupe de champagne au bar en les attendant.
A leur arrivée, nous déjeunons tous les 6 sur le pont 7 en extérieur.
Ensuite, séance bronzette sur le pont 9 jusqu’au passage du canal de Corinthe (21 mètres de large et 8 mètres de profondeur).
Le canal permet aux bateaux de moyenne importance de gagner 400 kms !
Le Coral ayant 20 mètres de large et 6,30 mètres de fond, le passage est délicat et nécessite l’aide d’un remorqueur.
Moment inoubliable ! Il faut y être pour l’apprécier.
Beaucoup de photos et de vidéos.
Il fait très chaud : nous commandons une bouteille d’eau avec des glaçons.
Le bateau mettra 2 heures pour parcourir les 6 kms de long.
Alerte sur le bateau : des bancs de dauphins viennent nous accompagner après le passage du canal.
Nous descendons ensuite au sauna puis nous nous retrouvons sur le pont 9 afin de découvrir un pont suspendu.
Mais nous prenons du retard et le temps se couvrant nous redescendons dans nos cabines.
Nous y découvrons un document explicatif sur les pourboires.
Puis nous dinons, toujours servis avec zèle par notre ami « Robin ».
Ensuite nous allons voir un spectacle de cabaret très réussi avec d’excellents chanteurs et chanteuses.
Puis retour cabine à 23 h 45.
9ème jour – Samedi 15 Mai 2010.
Nous sommes réveillés vers 7 h par la porte du placard qui bat.
Nous nous apercevons que le bateau tangue.
Des lames viennent lécher nos 2 hublots.
Le temps est couvert, la mer est déchainée.
Nous nous préparons en titubant puis nous montons tant bien que mal sur le pont 7.
Nous y rencontrons Christiane et Gérard qui ont déjà fini.
Le temps s’étant remis au beau, nous trouvons une place au soleil.
A 10 h, nous allons avec nos amis à la réunion d’informations concernant le débarquement à Marseille.
Certains en profitent pour aborder le problème des pourboires que beaucoup trouvent excessifs bien que prévus dans le contrat (8 €/jour/personne).
De plus, nous ne savons pas avec certitude si ceux-ci vont bien au personnel (certains interrogés donnent des versions différentes).
Cela vient entacher quelque peu l’atmosphère de la croisière : nous aurions préféré que ces pourboires soient inclus dans son prix.
Après concertation avec différentes personnes dont nos stéphanois, nous décidons d’ajuster nous mêmes la répartition et le montant.
La directrice de croisière nous indique qu’un bureau sera ouvert à la réception à ce sujet pour tenir compte de nos observations.
Concernant notre débarquement à Marseille, nous décidons de prendre 2 taxis pour 6 personnes et 6 valises.
La directrice nous indique que les prix officiels se situent entre 15 et 20 € la course pour la gare St Charles.
Nous revenons à notre cabine où nous trouvons sous la porte une facture provisoire de nos débours reprenant entre autres les pourboires officiels soit 80 € par personne.
Ayant constaté un trop perçu, nous décidons de le contester auprès de la réception qui nous indique qu’elle va vérifier et corriger l’anomalie.
Nous commençons ensuite à faire notre première valise.
Puis nous allons déjeuner sur le pont 7 en intérieur avec nos amis.
Nous arrivons à Messine (Sicile) à 13 h 30.
Nos amis participant à l’excursion de cet après midi, nous décidons de visiter la ville sicilienne par nos propres moyens.
Le soleil est au rendez-vous, nous prenons des photos et nous allons visiter une église située sur les hauteurs de la cité.
La vue y est magnifique et, en descendant nous découvrons le buste de Baden Powell, fondateur de l’ordre des scouts
Après avoir déambulé dans les rues de Messine, nous revenons au Coral sous un soleil torride accompagné de vent très violent.
Un marchand ambulant nous propose, sur tissu, une vue de la Sicile pour 1 €. Nous l’achetons.
Il est 15 h 45 et nous avons marché pendant 2 heures.
Nous prenons un bain de soleil vite écourté à cause d’un vent frais et relativement fort.
Nous revenons à la cabine pour continuer nos valises.
Puis à 18 h nous allons faire un sauna.
Nos amis arrivent d’excursion.
Il est 19 h : nous quittons Messine.
Tout de suite la mer se déchaine.
On nous demande de fermer les hublots.
Il faut bien se tenir car le bateau remue beaucoup.
Néanmoins, avec nos amis, Christiane et Gérard nous décidons de prendre une coupe de champagne au bar.
Quelques verres et bouteilles tombent sur le sol.
Peu de temps après, Gérard se lève et se tient à une colonne du bateau.
Nous pensons à une plaisanterie dont il est coutumier mais devant son teint blafard et ses yeux fixes nous réalisons qu’il ne va pas bien du tout.
D’ailleurs il retourne vivement mais néanmoins en trébuchant dans sa cabine où il se « libérera » par divers orifices (un coup les WC, un coup le lavabo…)
Nous apprenons rapidement par Jean qu’il en est de même pour Lise qui a élu domicile sur les toilettes tout en visant le lavabo et vice versa…
Au diner, tous deux sont évidemment absents, dommage car le repas est succulent avec noix de St Jacques et gambas grillées.
De plus, les serveurs nous font la surprise, au dessert, d’arriver en musique porteurs d’omelettes norvégiennes éclairées d’une bougie.
Grand moment pour eux comme pour nous !
Suite à la tempête en mer, la directrice nous informe que le spectacle de ce soir est annulé ainsi que le bal qui le suit habituellement.
Nous revenons à notre cabine avec beaucoup de précautions et nous nous couchons en espérant passer une bonne nuit.
10ème jour – Dimanche 16 Mai 2010.
Nous nous réveillons vers 8 h 30 après une nuit bien agitée mais qui ne nous a pas empêchés de dormir.
Nous nous préparons et nous allons petit déjeuner en salle car le pont est trop agité, d’ailleurs tous les ponts sont interdits.
Gérard et Lise sont toujours absents.
Jean nous apprend que celle-ci a fait appel au médecin de bord qui lui a administré un traitement dont des piqures et a préconisé un régime sévère fait de fruits et légumes.
Une annonce par haut parleur nous informe que l’escale d’Ajaccio est annulée car le Coral a dû ralentir durant la nuit et il faut impérativement arriver à Marseille au plus tard à 11 h.
Dommage car pour beaucoup (en particulier nos amis malades) cela aurait été un moment de calme pour se remettre de toute cette agitation.
On nous annonce également un changement de cap et nous passons au large de la Corse, trajet au cours duquel nous pouvons admirer la ville et les falaises de Bonifacio.
Autre conséquence, le spectacle des talents auquel Daniel devait participer est annulé.
Nous nous rendons ensuite à la réception remplir un imprimé concernant les pourboires : nous demandons à n’être prélevé que d’un montant de 30 € par personne (au lieu des 80 prévus).
Le reste sera donné à notre bon vouloir.
De retour dans notre cabine nous donnons 10 € à chacun des personnels de cabine et préparons une enveloppe collective à l’attention de notre serveur de table « Robin » que nous lui remettons au prochain repas.
Avec les mêmes difficultés nous regagnons notre cabine afin de terminer nos valises devant être déposées dès minuit devant notre porte.
11ème jour - Lundi 17 mai 2010.
Nous nous réveillons vers 7 h après avoir passé une assez bonne nuit avec la chance de ne pas avoir souffert du mal de mer.
Grâce au changement de cap, nous constatons que la mer est beaucoup plus calme.
Nous allons petit déjeuner en salle où nous retrouvons Jean qui nous informe que Lise va beaucoup mieux mais qu’elle a néanmoins sollicité un petit déjeuner en cabine.
Quelques temps après, nous retrouvons avec plaisir nos 2 malades dont l’état s’est nettement amélioré.
Les formalités de débarquement se déroulent comme prévu : nous descendons par pont.
En prenant congé de Valérie, notre directrice, nous l’informons avec humour que nous donnerons le bonjour à Calais, sa ville natale.
Daniel lui apprend qu’il est natif d’Amiens.
Elle nous indique qu’elle même a passé toute sa jeunesse dans cette ville, quartier de la Citadelle.
Elle ajoute qu’elle a l’intention de quitter Athènes, ville où elle habite, pour venir s’installer à Montpellier.
Nous lui indiquons que nous résidons près de cette ville et nous nous amusons de ces coïncidences.
Après débarquement en compagnie de nos 2 couples d’amis nous prenons, comme prévu, 2 taxis pour la gare St Charles.
Arrivés à destination, nous constatons que l’un des taxis a réclamé 23 € et que l’autre n’en a demandé que 20.
Nous décidons de prendre ensemble un dernier et bref déjeuner dans une brasserie proche de la gare.
Après un repas plutôt léger nos amis nous accompagnent sur le quai.
Nous faisons chacun une dernière photo de notre « au revoir » pleine d’humour et d’amitié à l’image de cette merveilleuse croisière.
Après ces dernières effusions teintées de tristesse nous nous promettons de garder le contact car nous avions auparavant échangé nos adresses, téléphones et mails.
Puis nous les quittons avec regret pour prendre le train qui nous ramènera à Nîmes.
Notre ami Christian, fidèle au rendez vous nous accueille pour nous raccompagner chez lui où nous retrouvons avec un bonheur partagé nos deux « boubounes ».
S’en suit le retour à la maison avec la tète et le cœur pleins de merveilleux souvenirs.
Droits de l'homme en Thaïlande (19 janvier 2009) English translation pending
dans la serie ils sont gentils les thais, le pays du sourire etc...et desole pour les inconditionnels...
19 janv. 2009 THAÏLANDE • Des boat people poussés vers une mort certaine Des Birmans cherchant à fuir leur pays sont escortés en haute mer par les autorités thaïlandaises, puis abandonnés à leur sort. Le South China Morning Post s'indigne de cette "politique répugnante".
L'affaire fait la une du quotidien thaïlandais le 19 janvier 2009
Plusieurs témoignages ont décrit récemment la brutalité avec laquelle l'armée thaïlandaise traite les musulmans birmans qui fuient, à bord d'embarcations de fortune, l'oppression et la pauvreté régnant dans leur pays. Des dizaines d'entre eux ont été détenus pendant des heures, certains étant même roués de coups sous les yeux des touristes étrangers en vacances sur ces plages paradisiaques. Mais le pire, ce qui a le plus indigné les défenseurs des droits de l'homme, est commis loin de tout regard accusateur : une fois remis à l'armée thaïlandaise par la police ou la marine, ces boat people sont rassemblés dans le plus grand secret sur Koh Sai Daeng , une île de la mer d'Andaman, avant d'être conduits dans les eaux internationales et abandonnés sur de vieux rafiots équipés de simples pagaïes.
La Thaïlande est aux prises depuis longtemps avec le problème à la fois légal et social des centaines de milliers de réfugiés en provenance du Myanmar, qui fuient une vie de travail forcé ou la répression politique exercée par la junte au pouvoir. Voilà quelques années, l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra avait adopté une politique de rapatriement forcé, en violation flagrante de toutes les pratiques internationales. Récemment, les autorités ont donc décidé de muscler encore davantage leur réponse face à l'afflux de Rohingya, un peuple musulman vivant dans l'ouest du Myanmar. Beaucoup ont fui vers le Bangladesh voisin. Mais, à cette époque de l'année, lorsque la mer se fait moins dangereuse, ils sont des milliers, encouragés par des passeurs dénués de tout scrupule, à tenter la traversée en rêvant d'un emploi dans l'un des pays de la région. Pour justifier leur politique, les autorités thaïlandaises invoquent des craintes sécuritaires, arguant que les nouveaux arrivants – tous des hommes adultes – pourraient rejoindre la rébellion musulmane terroriste, toujours active dans le sud du royaume. En mars dernier, une levée de boucliers parmi les défenseurs des droits de l'homme avait, semble-t-il, permis de faire avorter un projet du gouvernement visant à placer des Rohingya en rétention sur une île déserte. Certains auraient malgré tout continué à réfléchir en secret à l'élaboration de mesures de sécurité spécifiques. Début janvier, le chef régional du Commandement interne des opérations de sécurité (ISOC) a nié toute implication de l'armée dans ces projets.
Si des inquiétudes pour la sécurité nationale peuvent justifier la mise en place de mesures strictes de dissuasion, abandonner des hommes en haute mer sans voile ni moteur est tout simplement inhumain, et ce sans même faire mention de la violation des droits de l'homme tels que définis par le droit international. Le nouveau Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, élu le mois dernier, hérite de cette politique répugnante. Il se doit de la renier sur-le-champ s'il tient à préserver la réputation de la Thaïlande sur la scène régionale. Dans un premier temps, il serait avisé de remettre le sort des réfugiés Rohingya entre les mains des autorités compétentes, autrement dit celles des services de l'immigration, et de s'assurer que les mesures prises en réponse aux craintes légitimes pour la sécurité nationale ne portent pas atteinte aux droits de l'homme. Les réfugiés devront être traités en respectant les procédures d'immigration en vigueur, et non pas livrés à l'armée. Dans un second temps, en tant qu'hôte du prochain sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) le mois prochain, le Premier ministre devrait saisir l'occasion pour soulever cette question auprès des autres pays concernés. Car la Thaïlande n'est pas un cas isolé : des Rohingya parviennent à gagner également l'Indonésie ou la Malaisie, deux autres membres de l'entente régionale. Si les exactions commises au Myanmar peuvent être considérées comme un sujet sensible par l'ASEAN au regard de son principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de ses membres, le flux de clandestins que ces abus jettent sur les côtes des pays voisins est incontestablement du ressort de l'entité régionale. South China Morning Post
L'affaire fait la une du quotidien thaïlandais le 19 janvier 2009
Plusieurs témoignages ont décrit récemment la brutalité avec laquelle l'armée thaïlandaise traite les musulmans birmans qui fuient, à bord d'embarcations de fortune, l'oppression et la pauvreté régnant dans leur pays. Des dizaines d'entre eux ont été détenus pendant des heures, certains étant même roués de coups sous les yeux des touristes étrangers en vacances sur ces plages paradisiaques. Mais le pire, ce qui a le plus indigné les défenseurs des droits de l'homme, est commis loin de tout regard accusateur : une fois remis à l'armée thaïlandaise par la police ou la marine, ces boat people sont rassemblés dans le plus grand secret sur Koh Sai Daeng , une île de la mer d'Andaman, avant d'être conduits dans les eaux internationales et abandonnés sur de vieux rafiots équipés de simples pagaïes.La Thaïlande est aux prises depuis longtemps avec le problème à la fois légal et social des centaines de milliers de réfugiés en provenance du Myanmar, qui fuient une vie de travail forcé ou la répression politique exercée par la junte au pouvoir. Voilà quelques années, l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra avait adopté une politique de rapatriement forcé, en violation flagrante de toutes les pratiques internationales. Récemment, les autorités ont donc décidé de muscler encore davantage leur réponse face à l'afflux de Rohingya, un peuple musulman vivant dans l'ouest du Myanmar. Beaucoup ont fui vers le Bangladesh voisin. Mais, à cette époque de l'année, lorsque la mer se fait moins dangereuse, ils sont des milliers, encouragés par des passeurs dénués de tout scrupule, à tenter la traversée en rêvant d'un emploi dans l'un des pays de la région. Pour justifier leur politique, les autorités thaïlandaises invoquent des craintes sécuritaires, arguant que les nouveaux arrivants – tous des hommes adultes – pourraient rejoindre la rébellion musulmane terroriste, toujours active dans le sud du royaume. En mars dernier, une levée de boucliers parmi les défenseurs des droits de l'homme avait, semble-t-il, permis de faire avorter un projet du gouvernement visant à placer des Rohingya en rétention sur une île déserte. Certains auraient malgré tout continué à réfléchir en secret à l'élaboration de mesures de sécurité spécifiques. Début janvier, le chef régional du Commandement interne des opérations de sécurité (ISOC) a nié toute implication de l'armée dans ces projets.

Si des inquiétudes pour la sécurité nationale peuvent justifier la mise en place de mesures strictes de dissuasion, abandonner des hommes en haute mer sans voile ni moteur est tout simplement inhumain, et ce sans même faire mention de la violation des droits de l'homme tels que définis par le droit international. Le nouveau Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, élu le mois dernier, hérite de cette politique répugnante. Il se doit de la renier sur-le-champ s'il tient à préserver la réputation de la Thaïlande sur la scène régionale. Dans un premier temps, il serait avisé de remettre le sort des réfugiés Rohingya entre les mains des autorités compétentes, autrement dit celles des services de l'immigration, et de s'assurer que les mesures prises en réponse aux craintes légitimes pour la sécurité nationale ne portent pas atteinte aux droits de l'homme. Les réfugiés devront être traités en respectant les procédures d'immigration en vigueur, et non pas livrés à l'armée. Dans un second temps, en tant qu'hôte du prochain sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) le mois prochain, le Premier ministre devrait saisir l'occasion pour soulever cette question auprès des autres pays concernés. Car la Thaïlande n'est pas un cas isolé : des Rohingya parviennent à gagner également l'Indonésie ou la Malaisie, deux autres membres de l'entente régionale. Si les exactions commises au Myanmar peuvent être considérées comme un sujet sensible par l'ASEAN au regard de son principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de ses membres, le flux de clandestins que ces abus jettent sur les côtes des pays voisins est incontestablement du ressort de l'entité régionale. South China Morning Post
Quartier tibétain Majnu Ka Tilla à New Delhi: risque d'hôtels fermés? English translation pending
Bonjour a tous, Je pars bientot en Inde (16 mai), et j'essaie de reserver un hotel. J'ai trouvé le wongdhehouse dans le quartier tibétain de Majnu ka tilla ( nord est de delhi) pas trop chere. Dans le LP, ils disent qu'il est possible que les autorités ferment ces lieux (ce qui est j'imagine plus que d'actualité). Quelqu'un saurait il si il y a des risques que l'hotel soit fermé a mon arrivée. Ps, a quel aéroport arrive t on generalement ( virgin air). L'aéroport est il loin de mon hotel? comment m'y rendre Millle merci et un sourire loic
Partir travailler en Suisse English translation pending
Bonjour à tous, je travaille actuellement sur Paris. La Suisse m'attirant fortement, je souhaite partir travailler dans ce pays. J'aimerais avoir des infos sur le travail en Suisse. J'attends vos témoignages et vos bons plans. MERCI
Hôtel pour arrivée de nuit à Madras et avis sur itinéraire English translation pending
Bonjour à tous,
J'arrive à Madras à 2h du mat le 05/12. Connaissez-vous un endroit simple et pas cher que je pourrais atteindre en taxi et surtout réserver par mail ?
Mon séjour du 05/12 au 31/12 est un peu aléatoire : mes seuls impératifs : passer par Pondichery, Auroville (on m'a dit que ça vallait le détour), Noël à Goa et repartir de Bombay le 31/12 au matin
J'ai fait un petit planning pour avoir quelques repères de date. Ne connaissant ni les transports là bas, ni les distances et donc les temps à prévoir, quelqu'un pourrait me dire si ce que je prévois ci dessous est réalisable ou carrément utopique ?
05/12 Arrivée à Madras, Départ le 06/12 pour Auroville
07 Auroville, Départ le 08/12 pour Pondichery
09 et 10/12 Pondichery, 11/12 départ pour Madurai
12, 13/12 Madurai, 14/12 départ pour Kanyakumari
15, 16/12 Kanyakumari, 17/12 Départ pour Cochin
18, 19/12 Cochin, 20/12 départ pour Mysore
21, 22 Mysore et région, 23/12, départ pour Gora
24, 25, 26 Goa et région, 27/12, départ pour Bombay
28, 29, 30 Bombay Départ le 31 de Bombay
Merci pour vos réponses A+
Mon séjour du 05/12 au 31/12 est un peu aléatoire : mes seuls impératifs : passer par Pondichery, Auroville (on m'a dit que ça vallait le détour), Noël à Goa et repartir de Bombay le 31/12 au matin
J'ai fait un petit planning pour avoir quelques repères de date. Ne connaissant ni les transports là bas, ni les distances et donc les temps à prévoir, quelqu'un pourrait me dire si ce que je prévois ci dessous est réalisable ou carrément utopique ?
05/12 Arrivée à Madras, Départ le 06/12 pour Auroville
07 Auroville, Départ le 08/12 pour Pondichery
09 et 10/12 Pondichery, 11/12 départ pour Madurai
12, 13/12 Madurai, 14/12 départ pour Kanyakumari
15, 16/12 Kanyakumari, 17/12 Départ pour Cochin
18, 19/12 Cochin, 20/12 départ pour Mysore
21, 22 Mysore et région, 23/12, départ pour Gora
24, 25, 26 Goa et région, 27/12, départ pour Bombay
28, 29, 30 Bombay Départ le 31 de Bombay
Merci pour vos réponses A+
Sécurité et climat politique en Iran English translation pending
Bonjour,
je suis partie à Téhéran en décembre 05 et j'ai fait fait un séjour exceptionnel . Je comptais y retourner cette année, mais les pb avec les manifestations devant les ambassades m'ont refroidi ... et les soucis politiques également + la grippe aviaire en Turquie puis en Irak ..
bon je ne suis pas trouillarde mais maintenant que je suis jeune Maman, je fais un peu plus attention à ma petite personne 😉...
quelqu'un peut il me dire objectivement (HORS MEDIA ) ce qu'il en est ?
merci par avance !!
je suis partie à Téhéran en décembre 05 et j'ai fait fait un séjour exceptionnel . Je comptais y retourner cette année, mais les pb avec les manifestations devant les ambassades m'ont refroidi ... et les soucis politiques également + la grippe aviaire en Turquie puis en Irak ..
bon je ne suis pas trouillarde mais maintenant que je suis jeune Maman, je fais un peu plus attention à ma petite personne 😉...
quelqu'un peut il me dire objectivement (HORS MEDIA ) ce qu'il en est ?
merci par avance !!
Location de matériel pour le Mera Peak au Népal? English translation pending
Bonjour!
je me demandais si on pouvais louer du matériel pour ce genre d'assention au nepal. jai veu dans un autre post des agence qui offre la randonné mais je suis plûtot a la recherche d'un endroit pour louer le matos la bas et d'un guide tout simplment pour faire lassention.
merci de vos bon conseil! je chercher a ce que sa coute le moin cher possible.
je me demandais si on pouvais louer du matériel pour ce genre d'assention au nepal. jai veu dans un autre post des agence qui offre la randonné mais je suis plûtot a la recherche d'un endroit pour louer le matos la bas et d'un guide tout simplment pour faire lassention.
merci de vos bon conseil! je chercher a ce que sa coute le moin cher possible.
Byzantine Escape... 4 Days in Istanbul
Byzantium... Constantinople... Istanbul...
Three names that were bound to be synonymous with wonderful promises...
Three names for a single city... and what a city!!!

It promised things to see, to admire, a dive into the past, culture, the wonders of the 1001 Nights... AND IT DELIVERED!!! And honestly, 4 days is already great but far from enough!!! For those who might be hesitant (rightfully so) to go to Istanbul given the current climate, I’d say they’re wrong... I felt safer there than in my own city!! I went with my husband and kids and I’d do it again without a second thought!! I’d start by saying that 4 days gives a good overview—we almost did everything on foot (I made enemies in my own family...), noses in the air, 20 km a day... BUT 4 DAYS IS NOT ENOUGH AT ALL!!! That’s settled!
We flew with Turkish Airlines, Lyon to Istanbul direct—very good, nothing to complain about. We rented an apartment via Airbnb in Balat for 5 nights / 400 €—a completely renovated apartment in a typical wooden house in the neighborhood, like a dacha. The owner was super nice and let us have two apartments (since nothing was booked)—one for us parents, one for the teens!!! So, the Balat neighborhood was a deliberate choice on my part—I didn’t want to stay where the tourists were, so we sort of exiled ourselves to the old Orthodox quarter, very much in its own juice, and we loved it!!! But I’m not sure I’d recommend it... wooden houses, many still in ruins, winding cobbled streets, cats, kids playing in the street, cats, the bread vendor in the morning pushing his cart and shouting, cats, old men lined up outside on their chairs drinking coffee (the famous Turkish coffee—don’t stir it... if you like it...!), grandmas in black, dogs, chickens... it felt surreal, timeless, like we’d stepped into 1920s post-war... so opposite from the modern Istanbul waking up. Here, it was a real movie set... So disorienting and timeless that when we gave the address to a taxi driver at 11 PM, he said, "Oh no, I’m not taking you there—every time I go, I get lost..." Well, that’s what it *seemed* like he said. The second driver wasn’t any better... we don’t speak Turkish, but it was pretty clear!! My kids found it very encouraging: "Where are you taking us??? It must be super sketchy... but hey, dying in Istanbul is way more exotic than in Lyon!!" So when the third driver said "OK," we didn’t negotiate at all!! And we said thank you!! He got lost once, twice, grumbling and sighing, asked an old man out for a nighttime stroll, and we found it!!

Exploring the neighborhood the next morning while shopping for breakfast, I was really glad I’d made that choice—the area was perfect!! A mix of past and present where Orthodox and Muslims coexist without issue (at least from our Western tourist perspective). A colorful neighborhood between ruins and rebirth, between two centuries. So we wandered the area, got lost... found our way, got lost again... Our host had explained where to buy a bus pass and how it worked, so we did that, but to start, we decided to walk to the center along the Golden Horn. Well, I sold the idea to the whole tribe... they fell for it once, not twice!! We took (still on foot) Atatürk Bridge, crossed the Bosphorus, and wandered through the little streets up to Galata Tower. We had a great view from the bridge, and also from the tower, which I highly recommend. And since it was Friday at noon, we got to hear the call to prayer from all the mosques—total culture shock! The view is magical: mosques, minarets, the Bosphorus, and on the other side, Asia. Instant love for this city!!

It’s a very lively, touristy neighborhood too. They say it’s the modern side of Istanbul, but it’s kept its soul. We were immediately struck by the cultural and religious contrasts, and it was buzzing in a great atmosphere. Veiled women sitting on terraces with their friends, made-up and in miniskirts—everything seemed to coexist harmoniously. The whole trip, we felt completely safe and never oppressed. We saw a dynamic, free-spirited youth, but maybe that’s just the tourist perspective, and we’re well aware the situation could change... We wandered through the Beyoğlu and Galatasaray districts up to Taksim Square, between churches and mosques, little streets, alleys, covered markets where Zara rubs shoulders with century-old shops. My only regret is not spending two days there—it’ll be an excuse to come back... We devoured three pieces of Turkish delight and kept going, descending this time (BECAUSE ISTANBUL ISN’T FLAT!!) down to the Kabataş ferry terminal on the Bosphorus. I hadn’t planned a cruise, but given the price and the need to rest our feet, we opted for the boat. We took a 1.5-hour cruise and didn’t regret it—it was amazing! The view of the Bosphorus shores, stunning houses, palaces, wooden dachas—vestiges of the bourgeoisie. We passed 200-meter container ships, sailboats, speedboats, and dozens of dolphins—so exotic!!

We could’ve made stops (get off, visit, get back on the next boat), but we just let ourselves drift to the sound of seagulls, wondering which way we’d go back... So at the dock, we took a bus... a bit randomly, but we’d decided we needed to cross a bridge—lucky us, we did! We walked to the Spice Bazaar, ate in a little place—something spicy but not too much, with rice... for next to nothing. And on the way back, by sheer luck, I pulled out my guidebook, which mentioned not to miss Rüstem Pasha Mosque, a small mosque on the roof of the bazaar—it’s almost a stroke of luck to find it. We had it all to ourselves, with its beautiful carpet... my big crush. Nothing grandiose, but almost magical, and we were alone—it had the charm of the first time. I love Italian churches... but Istanbul’s mosques really don’t have anything to envy them! After that encounter, I added a bunch more to my itinerary—knowing there are nearly 2,800 mosques in Istanbul, we weren’t going home anytime soon!! And my son said, "I’m gonna end this trip in socks if I have to take off my shoes every time!!!"

The next day, still wandering blindly in our neighborhood, we went on foot to visit Chora Church (Kariye Museum), a Catholic church that was at the center of a monastery dating back to Roman times, with the first vestiges from the 6th century. It’s now a museum, and the magnificent golden mosaics are really worth the detour—a true little gem, just like the neighborhood, still a bit in its own juice but in full renaissance.


We reached the historic center via the grand boulevards, where shops selling tacky dresses line up one after another... not to mention the dozens of bridal shops (confirming the youth of the population... or that they get married often...). We visited Fatih Mosque, again all to ourselves—very beautiful, completely renovated.

Then Şehzade Mosque, and not far away, Laleli Mosque. My husband would say, "Once you’ve seen one, you’ve seen them all..." That’s one point of view, but I never got tired of them. These are places with such serenity, so bright, white, vast, calm—I could’ve spent the whole day there. Pure architectural and spiritual masterpieces... but other mosques were waiting!! We arrived in the historic center of Sultanahmet, with the tourist buses... but that’s what we’re here for, right?! SO, Hagia Sophia... AYASOFYA... Byzantine jewel. I’ll spare you the history—everyone goes to Istanbul to see it. It’s a must: the star of Istanbul! I recommend the audio guides.
From the outside, it’s a bit massive, not very pretty—to be honest, you’re lenient because the old lady isn’t exactly young. She started her journey in the 6th century. The inside is a bit disorienting—you immediately feel all the eras that have succeeded one another. So you’re not quite sure what you’ve come to see—a church, a mosque... it’s a museum!! But all the eras have, despite everything, respected the place, and the whole thing is very impressive and quite harmonious. I was expecting a tourist trap, but not at all—there was almost no one, and we wandered around, letting the place inspire us.


Since we were there, we moved on to the Blue Mosque: Sultan Ahmed Mosque... all the tourists were there... we waited in line, headscarves on, shoes in hand... all those people took away its charm and soul. 21,000 tiles, not so blue after all. It’s very beautiful, but not our favorite... though from the outside, it’s stunning and very photogenic.


But apparently, "Little Hagia Sophia," a bit further away, is really worth it and much less crowded. We didn’t go to the Basilica Cistern either, which tempted me so much, but there were too many people... Sultanahmet is full of ancestral treasures that make Istanbul’s charm and reputation, bearing witness to the past grandeur of this sublime city.
We headed back toward the Grand Bazaar of Istanbul... Aladdin, Scheherazade, sultans, favorites, and the 1001 Nights... it’s magical!! You can happily get lost in a maze of colors and scents, inside and out (less touristy and cheaper!!). Of course, there’s plenty to empty tourists’ wallets, but after doing the Moroccan souks several times—quite oppressive in my opinion—here, no pressure at all. We really felt great, surrounded by polite, kind, and smiling people. We found our happiness in magnets and other souvenirs... my daughter got two scarves, bracelets, and four husbands!!! At noon, it was packed; at 5 PM, no one... BUT personally, I preferred the Spice Market, located just behind Yeni Camii (oh, we didn’t visit that one...), the New Mosque on the Bosphorus. It’s smaller but better quality. We brought back jewelry, spices, bath towels (they don’t take up much space in a suitcase... but they’re so beautiful...). In short, we found what we were looking for... but that’s just our opinion....

Little walks on Galata Bridge with its fishermen, and we ended up eating a real kebab at the foot of the New Mosque—super good (and the spicy one is *really* spicy; the non-spicy one is too!!). We sat on the docks, watching the bustling city!
We took bus 99 back to Balat (because we’re *persona non grata* with the taxis!!)... And what’s great about Istanbul with the Turks is that, of course, they spotted us as loud French people. First, they saved us because we were going the wrong way, then on the bus, we were looking at the stops like: "Do you think we get off at this stop or the next one??" And every time, kind people approached us: "Ohh, you’re French! My brother-in-law works in Besançon—do you know Besançon?" "No..." "It’s nice, but it’s cold... I worked there for 3 years and then came back..." And just like that, every evening we made new friends!! They all have family in France... The first night, one even got off at the same stop as us and walked us back for fear we’d get lost "because tourists get lost in this area... taxis too, by the way!"... Don’t even get me started, my good man!!!
Day 3... After a good Turkish breakfast in our movie-set Balat-Fener, where cats, dogs, and grandpas wander (I love it +++), off we went on bus 99 toward Topkapı Palace... The 1001 Nights palace of the Ottoman sultan from the 15th to the 19th century... and its harem!!!! And we weren’t alone!! But it’s very well organized, and the audio guides are very useful. We all four loved it. We couldn’t help comparing it to the Alhambra in Andalusia... it’s less grandiose but still very beautiful. Very blue, very green, very beautiful! And very big... we spent 4 hours there dreaming of another time...

After a good meal on a terrace to rest our feet and digest the Turkish delight... we wandered the streets: headed to the hills to visit Süleymaniye Mosque: the mosque of Sultan Suleiman the Magnificent!! You can’t miss it—perched on its hill, you see it from wherever you are in Istanbul!! We put our shoes in little lockers, put on our headscarves, stopped talking, and sat on the beautiful red carpet, enjoying the ambient tranquility... My daughter thought it was the prettiest. Huge, graceful, luminous, harmonious—a true jewel (of course, if you like mosques and haven’t overdosed!!)


We walked back down quietly through the surrounding little streets, thinking we’d enjoy it more next time...

We stopped by the Spice Bazaar again, just in case we’d forgotten something... And we got back at 6:30 PM to eat pastrami and local cheese in our dollhouse wooden home...
Last day... it’s raining... bummer... We took our bus again, and big day—we took the Marmarail metro to go TO ASIA!!! For teens and adults alike, it’s too fun!!! We’re easily amused! In one metro station, we changed continents... magical! It’s very modern, clean, and there was no one... We didn’t explore the entire Asian side, which deserves much more time than we gave it, but we made do with what we had... We toured Kadıköy—very nice, lively, very commercial. You can feel it waking up, lots of cool little shops. Given the weather, there were very few tourists—a very nice surprise. We had lunch at Ciya, famous for its Turkish specialties—it was delicious.
There’s a magnificent view of the Bosphorus and Sultanahmet—at sunset, it must be magical. We came back by boat to enjoy the view—no more rain, but a good wind in return... between tankers, seagulls, and dolphins!!

We crossed another beautiful maze of little commercial streets, bustling and full of history, reached the Grand Bazaar again—just in case we’d forgotten something... and because it was raining again... so a little tea in the warmth was always welcome. We bought baklava and Turkish delight from Afiz Mustafa for the grandparents who were looking after the dog... ate one last kebab, and went back to pack, stuffing our bath towels into bags that were too small... Tomorrow, the taxi comes to pick us up at 6 AM... if he finds the address!!!

I loved it... Actually, everyone loved Istanbul... I found it such a contrasted city—between modernity and tradition, past and present, so young, dynamic, optimistic, and smiling. Sure, it’s sometimes messy, ugly, not well-maintained, but that’s its charm—so authentic. And long may it last....

It promised things to see, to admire, a dive into the past, culture, the wonders of the 1001 Nights... AND IT DELIVERED!!! And honestly, 4 days is already great but far from enough!!! For those who might be hesitant (rightfully so) to go to Istanbul given the current climate, I’d say they’re wrong... I felt safer there than in my own city!! I went with my husband and kids and I’d do it again without a second thought!! I’d start by saying that 4 days gives a good overview—we almost did everything on foot (I made enemies in my own family...), noses in the air, 20 km a day... BUT 4 DAYS IS NOT ENOUGH AT ALL!!! That’s settled!
We flew with Turkish Airlines, Lyon to Istanbul direct—very good, nothing to complain about. We rented an apartment via Airbnb in Balat for 5 nights / 400 €—a completely renovated apartment in a typical wooden house in the neighborhood, like a dacha. The owner was super nice and let us have two apartments (since nothing was booked)—one for us parents, one for the teens!!! So, the Balat neighborhood was a deliberate choice on my part—I didn’t want to stay where the tourists were, so we sort of exiled ourselves to the old Orthodox quarter, very much in its own juice, and we loved it!!! But I’m not sure I’d recommend it... wooden houses, many still in ruins, winding cobbled streets, cats, kids playing in the street, cats, the bread vendor in the morning pushing his cart and shouting, cats, old men lined up outside on their chairs drinking coffee (the famous Turkish coffee—don’t stir it... if you like it...!), grandmas in black, dogs, chickens... it felt surreal, timeless, like we’d stepped into 1920s post-war... so opposite from the modern Istanbul waking up. Here, it was a real movie set... So disorienting and timeless that when we gave the address to a taxi driver at 11 PM, he said, "Oh no, I’m not taking you there—every time I go, I get lost..." Well, that’s what it *seemed* like he said. The second driver wasn’t any better... we don’t speak Turkish, but it was pretty clear!! My kids found it very encouraging: "Where are you taking us??? It must be super sketchy... but hey, dying in Istanbul is way more exotic than in Lyon!!" So when the third driver said "OK," we didn’t negotiate at all!! And we said thank you!! He got lost once, twice, grumbling and sighing, asked an old man out for a nighttime stroll, and we found it!!

Exploring the neighborhood the next morning while shopping for breakfast, I was really glad I’d made that choice—the area was perfect!! A mix of past and present where Orthodox and Muslims coexist without issue (at least from our Western tourist perspective). A colorful neighborhood between ruins and rebirth, between two centuries. So we wandered the area, got lost... found our way, got lost again... Our host had explained where to buy a bus pass and how it worked, so we did that, but to start, we decided to walk to the center along the Golden Horn. Well, I sold the idea to the whole tribe... they fell for it once, not twice!! We took (still on foot) Atatürk Bridge, crossed the Bosphorus, and wandered through the little streets up to Galata Tower. We had a great view from the bridge, and also from the tower, which I highly recommend. And since it was Friday at noon, we got to hear the call to prayer from all the mosques—total culture shock! The view is magical: mosques, minarets, the Bosphorus, and on the other side, Asia. Instant love for this city!!

It’s a very lively, touristy neighborhood too. They say it’s the modern side of Istanbul, but it’s kept its soul. We were immediately struck by the cultural and religious contrasts, and it was buzzing in a great atmosphere. Veiled women sitting on terraces with their friends, made-up and in miniskirts—everything seemed to coexist harmoniously. The whole trip, we felt completely safe and never oppressed. We saw a dynamic, free-spirited youth, but maybe that’s just the tourist perspective, and we’re well aware the situation could change... We wandered through the Beyoğlu and Galatasaray districts up to Taksim Square, between churches and mosques, little streets, alleys, covered markets where Zara rubs shoulders with century-old shops. My only regret is not spending two days there—it’ll be an excuse to come back... We devoured three pieces of Turkish delight and kept going, descending this time (BECAUSE ISTANBUL ISN’T FLAT!!) down to the Kabataş ferry terminal on the Bosphorus. I hadn’t planned a cruise, but given the price and the need to rest our feet, we opted for the boat. We took a 1.5-hour cruise and didn’t regret it—it was amazing! The view of the Bosphorus shores, stunning houses, palaces, wooden dachas—vestiges of the bourgeoisie. We passed 200-meter container ships, sailboats, speedboats, and dozens of dolphins—so exotic!!

We could’ve made stops (get off, visit, get back on the next boat), but we just let ourselves drift to the sound of seagulls, wondering which way we’d go back... So at the dock, we took a bus... a bit randomly, but we’d decided we needed to cross a bridge—lucky us, we did! We walked to the Spice Bazaar, ate in a little place—something spicy but not too much, with rice... for next to nothing. And on the way back, by sheer luck, I pulled out my guidebook, which mentioned not to miss Rüstem Pasha Mosque, a small mosque on the roof of the bazaar—it’s almost a stroke of luck to find it. We had it all to ourselves, with its beautiful carpet... my big crush. Nothing grandiose, but almost magical, and we were alone—it had the charm of the first time. I love Italian churches... but Istanbul’s mosques really don’t have anything to envy them! After that encounter, I added a bunch more to my itinerary—knowing there are nearly 2,800 mosques in Istanbul, we weren’t going home anytime soon!! And my son said, "I’m gonna end this trip in socks if I have to take off my shoes every time!!!"

The next day, still wandering blindly in our neighborhood, we went on foot to visit Chora Church (Kariye Museum), a Catholic church that was at the center of a monastery dating back to Roman times, with the first vestiges from the 6th century. It’s now a museum, and the magnificent golden mosaics are really worth the detour—a true little gem, just like the neighborhood, still a bit in its own juice but in full renaissance.


We reached the historic center via the grand boulevards, where shops selling tacky dresses line up one after another... not to mention the dozens of bridal shops (confirming the youth of the population... or that they get married often...). We visited Fatih Mosque, again all to ourselves—very beautiful, completely renovated.

Then Şehzade Mosque, and not far away, Laleli Mosque. My husband would say, "Once you’ve seen one, you’ve seen them all..." That’s one point of view, but I never got tired of them. These are places with such serenity, so bright, white, vast, calm—I could’ve spent the whole day there. Pure architectural and spiritual masterpieces... but other mosques were waiting!! We arrived in the historic center of Sultanahmet, with the tourist buses... but that’s what we’re here for, right?! SO, Hagia Sophia... AYASOFYA... Byzantine jewel. I’ll spare you the history—everyone goes to Istanbul to see it. It’s a must: the star of Istanbul! I recommend the audio guides.
From the outside, it’s a bit massive, not very pretty—to be honest, you’re lenient because the old lady isn’t exactly young. She started her journey in the 6th century. The inside is a bit disorienting—you immediately feel all the eras that have succeeded one another. So you’re not quite sure what you’ve come to see—a church, a mosque... it’s a museum!! But all the eras have, despite everything, respected the place, and the whole thing is very impressive and quite harmonious. I was expecting a tourist trap, but not at all—there was almost no one, and we wandered around, letting the place inspire us.

Since we were there, we moved on to the Blue Mosque: Sultan Ahmed Mosque... all the tourists were there... we waited in line, headscarves on, shoes in hand... all those people took away its charm and soul. 21,000 tiles, not so blue after all. It’s very beautiful, but not our favorite... though from the outside, it’s stunning and very photogenic.


But apparently, "Little Hagia Sophia," a bit further away, is really worth it and much less crowded. We didn’t go to the Basilica Cistern either, which tempted me so much, but there were too many people... Sultanahmet is full of ancestral treasures that make Istanbul’s charm and reputation, bearing witness to the past grandeur of this sublime city.
We headed back toward the Grand Bazaar of Istanbul... Aladdin, Scheherazade, sultans, favorites, and the 1001 Nights... it’s magical!! You can happily get lost in a maze of colors and scents, inside and out (less touristy and cheaper!!). Of course, there’s plenty to empty tourists’ wallets, but after doing the Moroccan souks several times—quite oppressive in my opinion—here, no pressure at all. We really felt great, surrounded by polite, kind, and smiling people. We found our happiness in magnets and other souvenirs... my daughter got two scarves, bracelets, and four husbands!!! At noon, it was packed; at 5 PM, no one... BUT personally, I preferred the Spice Market, located just behind Yeni Camii (oh, we didn’t visit that one...), the New Mosque on the Bosphorus. It’s smaller but better quality. We brought back jewelry, spices, bath towels (they don’t take up much space in a suitcase... but they’re so beautiful...). In short, we found what we were looking for... but that’s just our opinion....

Little walks on Galata Bridge with its fishermen, and we ended up eating a real kebab at the foot of the New Mosque—super good (and the spicy one is *really* spicy; the non-spicy one is too!!). We sat on the docks, watching the bustling city!
We took bus 99 back to Balat (because we’re *persona non grata* with the taxis!!)... And what’s great about Istanbul with the Turks is that, of course, they spotted us as loud French people. First, they saved us because we were going the wrong way, then on the bus, we were looking at the stops like: "Do you think we get off at this stop or the next one??" And every time, kind people approached us: "Ohh, you’re French! My brother-in-law works in Besançon—do you know Besançon?" "No..." "It’s nice, but it’s cold... I worked there for 3 years and then came back..." And just like that, every evening we made new friends!! They all have family in France... The first night, one even got off at the same stop as us and walked us back for fear we’d get lost "because tourists get lost in this area... taxis too, by the way!"... Don’t even get me started, my good man!!!
Day 3... After a good Turkish breakfast in our movie-set Balat-Fener, where cats, dogs, and grandpas wander (I love it +++), off we went on bus 99 toward Topkapı Palace... The 1001 Nights palace of the Ottoman sultan from the 15th to the 19th century... and its harem!!!! And we weren’t alone!! But it’s very well organized, and the audio guides are very useful. We all four loved it. We couldn’t help comparing it to the Alhambra in Andalusia... it’s less grandiose but still very beautiful. Very blue, very green, very beautiful! And very big... we spent 4 hours there dreaming of another time...

After a good meal on a terrace to rest our feet and digest the Turkish delight... we wandered the streets: headed to the hills to visit Süleymaniye Mosque: the mosque of Sultan Suleiman the Magnificent!! You can’t miss it—perched on its hill, you see it from wherever you are in Istanbul!! We put our shoes in little lockers, put on our headscarves, stopped talking, and sat on the beautiful red carpet, enjoying the ambient tranquility... My daughter thought it was the prettiest. Huge, graceful, luminous, harmonious—a true jewel (of course, if you like mosques and haven’t overdosed!!)


We walked back down quietly through the surrounding little streets, thinking we’d enjoy it more next time...

We stopped by the Spice Bazaar again, just in case we’d forgotten something... And we got back at 6:30 PM to eat pastrami and local cheese in our dollhouse wooden home...
Last day... it’s raining... bummer... We took our bus again, and big day—we took the Marmarail metro to go TO ASIA!!! For teens and adults alike, it’s too fun!!! We’re easily amused! In one metro station, we changed continents... magical! It’s very modern, clean, and there was no one... We didn’t explore the entire Asian side, which deserves much more time than we gave it, but we made do with what we had... We toured Kadıköy—very nice, lively, very commercial. You can feel it waking up, lots of cool little shops. Given the weather, there were very few tourists—a very nice surprise. We had lunch at Ciya, famous for its Turkish specialties—it was delicious.
There’s a magnificent view of the Bosphorus and Sultanahmet—at sunset, it must be magical. We came back by boat to enjoy the view—no more rain, but a good wind in return... between tankers, seagulls, and dolphins!!

We crossed another beautiful maze of little commercial streets, bustling and full of history, reached the Grand Bazaar again—just in case we’d forgotten something... and because it was raining again... so a little tea in the warmth was always welcome. We bought baklava and Turkish delight from Afiz Mustafa for the grandparents who were looking after the dog... ate one last kebab, and went back to pack, stuffing our bath towels into bags that were too small... Tomorrow, the taxi comes to pick us up at 6 AM... if he finds the address!!!

I loved it... Actually, everyone loved Istanbul... I found it such a contrasted city—between modernity and tradition, past and present, so young, dynamic, optimistic, and smiling. Sure, it’s sometimes messy, ugly, not well-maintained, but that’s its charm—so authentic. And long may it last....
Retour sur un périple été 2015 à New York et l'Ouest en famille à 5 English translation pending
Bonjour,
Je me suis tellement inspirée des parcours et des suggestions publiés sur ce site (merci à tous), qu’à mon tour je souhaite vous livrer l’expérience de nos 4 semaines riches et intenses aux USA. Je ne m’étendrai pas sur ce qui a déjà été publié, ni ne ferai de la littérature (des belles phrases, j’irai à l’essentiel). Voici donc un résumé de notre voyage en espérant que cela vous donnera des idées pour créer le vôtre. C’est notre vécu, nos impressions avec notre rythme et nos sensibilités.
Les voyageurs : 2 adultes et 3 garçons de 11, 7 et 5 ans. Famille sportive, habituée aux randonnées en montagne avec dénivelés et fana du camping et du grand air, mais aussi enclin à découvrir la culture et l’histoire locale. C’est notre premier grand voyage en famille (avant les enfants, mon mari et moi avions voyagé au Pérou, Laos, Islande, Inde).
Parcours : France - New York en avion New York 4 nuits New York – San Francisco an avion San Francisco 3 nuits San Francisco – Salt lake City en avion Salt lake City - Las Vegas en 24 jours avec voiture de location via Grand Teton 2 nuits– Yellowstone 5 nuits – Cody 1 nuit – Flamming Gorge 2 nuits – Arches NP 2 nuits – Moab 2 nuits – Dead Horse Point 1 nuit – Singletree 1 nuit – Bryce NP 2 nuits – Lake Powell 2 nuits – North Rim Gd Canyon 1 nuit – Zion 1 nuit – Las Vegas 1 nuit Las Vegas – France en avion
Avec des enfants, je savais qu’on n’aurait pas le temps de décider du programme du jour au lendemain. J’ai donc préparé un roadbook avec le détail des activités de la journée en regardant bien les durées de transport, les horaires d’ouverture… et surtout en laissant de bonnes marges et en identifiant les choses à supprimer en cas de besoin (manque de temps, fatigue, météo).
Bagages: après avoir fait le bilan des bagages autorisés par les compagnies aériennes et de la météo prévisible (chaud mais aussi froid/humide à Yellowstone) nous partons avec : · En soute : 1 grosse valise rigide avec roulettes, 1 gros sac Décathlon avec roulettes 90 L, 1 gros sac Décathlon à porter 100L , 1 grand sac à dos montagne, des sièges pour enfant (rehausseur et rehausseur+dossier) dans un sac plastique (un ancien de ceux d’Air France pour les sièges enfant) · En cabine : 2 valises roulettes (pour les 2 petits) et 3 sacs à dos type montagne
Affaires camping : 5 duvets et 5 matelas gonflable (on a investi pour de bons matelas), 2 tentes Décathlon de 3 places (attention à la taille des tentes vs les emplacements), 2 tapis de sol pour mettre en dessous des tentes et les protéger , 2 réchauds montagne (sans la bouteille de gaz), 2 casseroles, 1 poêle, couverts, bols, assiettes, verres, passoire, nappe cirée (pour mettre sur la table au camping).
Nous avons acheté sur place ce qu’il nous manquait : saladier plastique, glacière rigide, cartouches de gaz universelles (pas camping gaz).
Transports : · Avions réservés fin Décembre Tlse-NY-SFO et LV-Tlse par British Airways via Londres SFO-SLC par Alaska Airlines · Voiture: réservé par AVIS France en mai, un monospace type Chrysler Town & Country pour 24j · Trajets en voiture et à pied dans les villes évalués avec google maps
Guides : New York en Famille => très bien Le guide du routard Parcs de l’ouest Sites internet : Voyageforum, Organiser son voyage aux Etats-Unis en solo (très bien fait avec par parc national la liste des randonnées et durée), swimmingholes.com, les sites des parcs nationaux pour les cartes et la liste des randos.
Hébergements : tous réservés de France sauf à Grand Teton (pas possible pour le camping) Camping : réservation dès que possible, à l’ouverture sur internet. Pour certains campings, il faut spécifier son emplacement nous avons choisi en regardant sur google maps en format earth. Hôtels : sur booking.com ou directement sur site de l’hôtel
Activités o 1 seule réservée de France : Statue de la Liberté
o Tous les Junior Ranger books pour les enfants : à NY et dans les parcs. Nos enfants ont voulu tous les faire, nous les avons beaucoup aidé et en même temps appris bcp de choses sur la nature, l'histoire, la géologie...
Je me suis tellement inspirée des parcours et des suggestions publiés sur ce site (merci à tous), qu’à mon tour je souhaite vous livrer l’expérience de nos 4 semaines riches et intenses aux USA. Je ne m’étendrai pas sur ce qui a déjà été publié, ni ne ferai de la littérature (des belles phrases, j’irai à l’essentiel). Voici donc un résumé de notre voyage en espérant que cela vous donnera des idées pour créer le vôtre. C’est notre vécu, nos impressions avec notre rythme et nos sensibilités.
Les voyageurs : 2 adultes et 3 garçons de 11, 7 et 5 ans. Famille sportive, habituée aux randonnées en montagne avec dénivelés et fana du camping et du grand air, mais aussi enclin à découvrir la culture et l’histoire locale. C’est notre premier grand voyage en famille (avant les enfants, mon mari et moi avions voyagé au Pérou, Laos, Islande, Inde).
Parcours : France - New York en avion New York 4 nuits New York – San Francisco an avion San Francisco 3 nuits San Francisco – Salt lake City en avion Salt lake City - Las Vegas en 24 jours avec voiture de location via Grand Teton 2 nuits– Yellowstone 5 nuits – Cody 1 nuit – Flamming Gorge 2 nuits – Arches NP 2 nuits – Moab 2 nuits – Dead Horse Point 1 nuit – Singletree 1 nuit – Bryce NP 2 nuits – Lake Powell 2 nuits – North Rim Gd Canyon 1 nuit – Zion 1 nuit – Las Vegas 1 nuit Las Vegas – France en avion
Avec des enfants, je savais qu’on n’aurait pas le temps de décider du programme du jour au lendemain. J’ai donc préparé un roadbook avec le détail des activités de la journée en regardant bien les durées de transport, les horaires d’ouverture… et surtout en laissant de bonnes marges et en identifiant les choses à supprimer en cas de besoin (manque de temps, fatigue, météo).
Bagages: après avoir fait le bilan des bagages autorisés par les compagnies aériennes et de la météo prévisible (chaud mais aussi froid/humide à Yellowstone) nous partons avec : · En soute : 1 grosse valise rigide avec roulettes, 1 gros sac Décathlon avec roulettes 90 L, 1 gros sac Décathlon à porter 100L , 1 grand sac à dos montagne, des sièges pour enfant (rehausseur et rehausseur+dossier) dans un sac plastique (un ancien de ceux d’Air France pour les sièges enfant) · En cabine : 2 valises roulettes (pour les 2 petits) et 3 sacs à dos type montagne
Affaires camping : 5 duvets et 5 matelas gonflable (on a investi pour de bons matelas), 2 tentes Décathlon de 3 places (attention à la taille des tentes vs les emplacements), 2 tapis de sol pour mettre en dessous des tentes et les protéger , 2 réchauds montagne (sans la bouteille de gaz), 2 casseroles, 1 poêle, couverts, bols, assiettes, verres, passoire, nappe cirée (pour mettre sur la table au camping).
Nous avons acheté sur place ce qu’il nous manquait : saladier plastique, glacière rigide, cartouches de gaz universelles (pas camping gaz).
Transports : · Avions réservés fin Décembre Tlse-NY-SFO et LV-Tlse par British Airways via Londres SFO-SLC par Alaska Airlines · Voiture: réservé par AVIS France en mai, un monospace type Chrysler Town & Country pour 24j · Trajets en voiture et à pied dans les villes évalués avec google maps
Guides : New York en Famille => très bien Le guide du routard Parcs de l’ouest Sites internet : Voyageforum, Organiser son voyage aux Etats-Unis en solo (très bien fait avec par parc national la liste des randonnées et durée), swimmingholes.com, les sites des parcs nationaux pour les cartes et la liste des randos.
Hébergements : tous réservés de France sauf à Grand Teton (pas possible pour le camping) Camping : réservation dès que possible, à l’ouverture sur internet. Pour certains campings, il faut spécifier son emplacement nous avons choisi en regardant sur google maps en format earth. Hôtels : sur booking.com ou directement sur site de l’hôtel
Activités o 1 seule réservée de France : Statue de la Liberté
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Une vie codée English translation pending
Le retour en France et sa dure réalité
Je pars travailler. J'arrive : tip-tip-tip-tip 09654 code d'accès au vestiaire Je monte dans mon service :tip tip-tip- tip 8075 code d'accès pour pénétrer dans ce monde protégé J'ouvre l'intranet : tip-tip-tip AZVD45 Zut commande de toxiques à faire en urgence : tip-tip-tip Z678 pour ouvrir la double porte du placard-pharmacie
Journée de travail terminée, il me faut du liquide, arrêt au distributeur : tip-tip-tip-tip 2256 code d'accès aux sous Un peu de marche, j'arrive chez moi :tip-tip-tip B5436 code d'accès à l'immeuble
Ouf, la maison est tranquille Le voyant du téléphone clignote : tap-tap-tap 3125j'écoute la messagerie Déterminée je remplis une feuille SS qui traîne : 2541164..... et le téléphone sonne. C'est mon fils "maman, tu peux regarder sur internet les résultats de l'euromillion : tip-tip-tip-tip FGRTBEBE, puis ........ code d'accès encore Oh, j'ai oublié de rallumer mon portable : tip-tip-tip 6578, vous avez 3 messages, appuyer sur 4 pour écouter, sur 5 pour rappeler
Allez courage, je vais faire du pain tout chaud pour ce soir dans la machine à pain! eau, sel, farine, levure tip-tip-tip P3 D5 programme enregistré..
Un peu de musique maintenant, mais où est la télécommande...
Ainsi s'achève une journée de labeur. Qui a dit que j'étais fachée avec les chiffres, que ma mémoire battait de l'aile !! Dure réalité de ma vie quotidienne, loin de la légereté et de l'insouciance du voyage. Je dois m'adapter, accepter d'être calibrée, codée, sécurisée. Des codes encore des codes. Bigre, drôle de code de conduite....
Dom.
Je pars travailler. J'arrive : tip-tip-tip-tip 09654 code d'accès au vestiaire Je monte dans mon service :tip tip-tip- tip 8075 code d'accès pour pénétrer dans ce monde protégé J'ouvre l'intranet : tip-tip-tip AZVD45 Zut commande de toxiques à faire en urgence : tip-tip-tip Z678 pour ouvrir la double porte du placard-pharmacie
Journée de travail terminée, il me faut du liquide, arrêt au distributeur : tip-tip-tip-tip 2256 code d'accès aux sous Un peu de marche, j'arrive chez moi :tip-tip-tip B5436 code d'accès à l'immeuble
Ouf, la maison est tranquille Le voyant du téléphone clignote : tap-tap-tap 3125j'écoute la messagerie Déterminée je remplis une feuille SS qui traîne : 2541164..... et le téléphone sonne. C'est mon fils "maman, tu peux regarder sur internet les résultats de l'euromillion : tip-tip-tip-tip FGRTBEBE, puis ........ code d'accès encore Oh, j'ai oublié de rallumer mon portable : tip-tip-tip 6578, vous avez 3 messages, appuyer sur 4 pour écouter, sur 5 pour rappeler
Allez courage, je vais faire du pain tout chaud pour ce soir dans la machine à pain! eau, sel, farine, levure tip-tip-tip P3 D5 programme enregistré..
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Ainsi s'achève une journée de labeur. Qui a dit que j'étais fachée avec les chiffres, que ma mémoire battait de l'aile !! Dure réalité de ma vie quotidienne, loin de la légereté et de l'insouciance du voyage. Je dois m'adapter, accepter d'être calibrée, codée, sécurisée. Des codes encore des codes. Bigre, drôle de code de conduite....
Dom.
1er voyage en Chine du 12/2002 au 03/2003 English translation pending
From China. Décembre, Mars 2002, 2003 A travers ce récit, je voudrai vous faire partager mon voyage en Chine. Ce qui m’a décidé à partir ? Les différentes étapes de ce périple. Mes états d’âme. Les lettres des gens qui m’ont suivi à travers mon récit.
Christophe Helin
Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.
Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner à l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :
L’arrivée.
L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…
Welcome la Chine.
Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des hôtels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la mégapole.
La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…
Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...
Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…
Ballade en pays Ouighours
Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...
Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.
Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même état qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un ��talage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...
Sur les traces de Marco Polo.
Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...
Retour à la vie communiste.
Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...
Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.
Rien ne vaut tout l’or du monde.
Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...
Il y a des jours comme ça.
Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.
Montagne sacrée et pèlerinage à la …
Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une israélienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.
Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.
Le retour
Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…
FIN
Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire
Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.
Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis
J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric
A bientôt.
Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.
Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner à l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :
L’arrivée.
L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…
Welcome la Chine.
Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des hôtels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la mégapole.
La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…
Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...
Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…
Ballade en pays Ouighours
Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...
Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.
Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même état qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un ��talage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...
Sur les traces de Marco Polo.
Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...
Retour à la vie communiste.
Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...
Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.
Rien ne vaut tout l’or du monde.
Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...
Il y a des jours comme ça.
Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.
Montagne sacrée et pèlerinage à la …
Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une israélienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.
Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.
Le retour
Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…
FIN
Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire
Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.
Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis
J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric
A bientôt.
Avis sur parcours en Inde du Sud en mars 2007 English translation pending
Nous avons le projet suivant que nous finalisons pour le mois de Mars 2007 :
Jour 1 arrivée Chennai hotel Rada Park
donc balade dans Chennai l'après midi et le jour 2
jour 2 après la balade, départ pour Mahabalipuram
hotel Grt Templebay
jour 3 Kancheepuram hotel Grt
jour 4 Tiruvanamali hotel arunai anandha
quelqu'un connait il un meilleur hotel dans le coin ?
jour 5 pondichery hotel the promenade
là nous faisons une balade en rickshaw dans la vielle ville visitons aurbindo ashram, manakula vinayakar temple
jour 6 kumbakonam hotel Sterling resort
visit en route de Chidambaram du Natraja temple puis de Gangaikondacholapuram est-ce qu'une visite de la fabrique de statues en bronze a Dasasuram vaut le cout ? jour 7 Tanjore hotel Sangam jour 8 Trichy hotel Sangam jour 9 Chettinadu hotel the Mansion Heritage Bungala sur la route visite de Kudumiyan Malai y-a-t'il quelquechose à voir à proximité de Chettinadu jour 10 Rameshwaram hotel Royal Park à ma connaissance ce n'est pas un très grand hotel, mais il n'y aurait pas mieux dans le coin ? jour 11 Madurai hotel Sangam avez vous des idées de visites hors Meenakshi temple?on me parle de quartiers au bord de la riviere jour 12 Madurai visit du palace of Tirumalai Nayak temple Tank jour 13et 14 Munnar nous avons prévu de dormir 2 nuits au Windamere estate en cottage ? vous connaissez? par ailleurs on me dit qu'il n'y a rien à voir a Munnar donc avons l'intention de visiter le domaine du Windamere . quelqu'un l'a fait ?
qu'est ce que c'est que la Top station et le dam ( barrage ? ) comme c'est la région du thé, qu'est ce qu'il y a de bien s'y rapportant, a part le musée ? jour 15 Periyar hotel spice village on nous propose de voir une ferme d'épices et un tour en bateau il y a aussi des promenades organisées dans la jungle de 3heures, mais est ce que ça vaut le cout ? est ce que l'on voit quelquechose ? jour 16 Kumarakom hotel coconut lagoon si je comprend bien notre hotel est sur l'eau? le soir on fait une promenade en mer mais dans la journée rien n'est prévu? jour 17et 18 Cochin hotel fort heritage là on fait le classique : backwaters, dance, quartier juif, chineese filets balade en bateau le soir jour 19 direction Chennai par Air Deccan pour prendre notre vol AIR FRANCE . Pas de problème de retard avec Air Deccan ?
Est ce que ce programme est convenable et est ce que nous aurions oublié quelquechose ? Tous les conseils sont les bienvenus ... c'est même pour ça que je vous envoie notre programme ...
visit en route de Chidambaram du Natraja temple puis de Gangaikondacholapuram est-ce qu'une visite de la fabrique de statues en bronze a Dasasuram vaut le cout ? jour 7 Tanjore hotel Sangam jour 8 Trichy hotel Sangam jour 9 Chettinadu hotel the Mansion Heritage Bungala sur la route visite de Kudumiyan Malai y-a-t'il quelquechose à voir à proximité de Chettinadu jour 10 Rameshwaram hotel Royal Park à ma connaissance ce n'est pas un très grand hotel, mais il n'y aurait pas mieux dans le coin ? jour 11 Madurai hotel Sangam avez vous des idées de visites hors Meenakshi temple?on me parle de quartiers au bord de la riviere jour 12 Madurai visit du palace of Tirumalai Nayak temple Tank jour 13et 14 Munnar nous avons prévu de dormir 2 nuits au Windamere estate en cottage ? vous connaissez? par ailleurs on me dit qu'il n'y a rien à voir a Munnar donc avons l'intention de visiter le domaine du Windamere . quelqu'un l'a fait ?
qu'est ce que c'est que la Top station et le dam ( barrage ? ) comme c'est la région du thé, qu'est ce qu'il y a de bien s'y rapportant, a part le musée ? jour 15 Periyar hotel spice village on nous propose de voir une ferme d'épices et un tour en bateau il y a aussi des promenades organisées dans la jungle de 3heures, mais est ce que ça vaut le cout ? est ce que l'on voit quelquechose ? jour 16 Kumarakom hotel coconut lagoon si je comprend bien notre hotel est sur l'eau? le soir on fait une promenade en mer mais dans la journée rien n'est prévu? jour 17et 18 Cochin hotel fort heritage là on fait le classique : backwaters, dance, quartier juif, chineese filets balade en bateau le soir jour 19 direction Chennai par Air Deccan pour prendre notre vol AIR FRANCE . Pas de problème de retard avec Air Deccan ?
Est ce que ce programme est convenable et est ce que nous aurions oublié quelquechose ? Tous les conseils sont les bienvenus ... c'est même pour ça que je vous envoie notre programme ...
Hôtel ou guest house pas cher et sympathique aux alentours de Old Delhi (Main Bazar) English translation pending
Salut,
On part en Inde d'ici peu, passage rapide par Delhi avant de remonter vers le nord. On pense passer une petite poignée de jours à Delhi, autour des quartiers de Old Delhi, Connaught Place ou de préférence Main Bazar. On cherche un hôtel ou une auberge pas chère (moins de 10 euros !) et de qualité (si possible...).
MERCI ! 😉 Jérôme https://fr.ulule.com/soins-medicaux-nepal/
On part en Inde d'ici peu, passage rapide par Delhi avant de remonter vers le nord. On pense passer une petite poignée de jours à Delhi, autour des quartiers de Old Delhi, Connaught Place ou de préférence Main Bazar. On cherche un hôtel ou une auberge pas chère (moins de 10 euros !) et de qualité (si possible...).
MERCI ! 😉 Jérôme https://fr.ulule.com/soins-medicaux-nepal/
Carte TIMS à Lukla ou à Namché Bazar? English translation pending
Bonjour,
J'ai un petit soucis : j'atterris à KTM le 5 novembre à15h05 et en redécolle pour Lukla le lendemain à 8h30. Le problème est que le Népal Tourist Board qui délivre les cartes TIMS ferme à 17h00. Donc, il y a de grandes chances (!) que j'arrive trop tard.
Mes questions : peut-on avoir une carte TIMS à Lukla ou à Namché Bazar ? Peut-on en obtenir une par correspondance ou internet ?
Merci pour vos réponses.
Cordialement
Christian
Merci pour vos réponses.
Cordialement
Christian
Grand voyage à vélo: où stocker notre bazar? English translation pending
Cette fois c'est décidé. Le départ se fera fin février du sud de l'Espagne et le voyage durera entre 6 mois et ??? ans vers des destinations que la vie se chargera de nous indiquer. Liberté totale donc pour un voyage qui fera 1000, 10000 ou 100000 km? On ne sait pas (100 000 semble peu probable quand même).
2 tandems adulte/enfant, un petit vélo, 12 sacoches et une remorque. Pas de quoi stocker le contenu de la maison. En effet, au retour je ne pourrai reprendre mon poste et comme nous n'avons pas d'attaches en Alsace, il est peu probable que nous y revenions. Comme en plus nous sommes locataires, nous laissons la maison.
Nous faisons un gros travail de diminution de notre bazar (qui rentre dans une démarche globale de décroissance) mais il reste quand même des meubles (pour 5), des cartons, quelques vélos (je vide, je vide, mais il en reste 5 ou 6 puisque en plus de nos tandems de voyage on garde des solo pour nous et les enfants), un fourgon aménagé (2, 70m de haut mais petit au sol) et une voiture à stocker pour une durée qui ne devrait vraisemblablement pas excéder 18 mois.
Alors on cherche quelqu'un capable de comprendre notre démarche (Sur VF ça devrait pouvoir se trouver ;-) ) et qui disposerait d'un hangar, garage, bout de terrain (pour les véhicules) pour mettre tout ça gracieusement ou moyennant un loyer modique. De préférence dans l'un des départements suivants : 68, 42, 07, 26, 84 ou proches.
Merci d'avance...
2 tandems adulte/enfant, un petit vélo, 12 sacoches et une remorque. Pas de quoi stocker le contenu de la maison. En effet, au retour je ne pourrai reprendre mon poste et comme nous n'avons pas d'attaches en Alsace, il est peu probable que nous y revenions. Comme en plus nous sommes locataires, nous laissons la maison.
Nous faisons un gros travail de diminution de notre bazar (qui rentre dans une démarche globale de décroissance) mais il reste quand même des meubles (pour 5), des cartons, quelques vélos (je vide, je vide, mais il en reste 5 ou 6 puisque en plus de nos tandems de voyage on garde des solo pour nous et les enfants), un fourgon aménagé (2, 70m de haut mais petit au sol) et une voiture à stocker pour une durée qui ne devrait vraisemblablement pas excéder 18 mois.
Alors on cherche quelqu'un capable de comprendre notre démarche (Sur VF ça devrait pouvoir se trouver ;-) ) et qui disposerait d'un hangar, garage, bout de terrain (pour les véhicules) pour mettre tout ça gracieusement ou moyennant un loyer modique. De préférence dans l'un des départements suivants : 68, 42, 07, 26, 84 ou proches.
Merci d'avance...
Suan Lum Bazar de Bangkok ouvert ou définitivement fermé? English translation pending
Parmis nos habitués de Bangkok, quelqu'un peut-il me dire si le Suan Lum Night Bazar (le marché de nuit de Lumphini) existe encore ou si les projets immobiliers qui existaient sur le secteur ont pris définitivement forme et chassé le marché de nuit?
Où trouver ce modèle de robe à Istanbul? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rends bientôt à ISTANBUL grand bazar plus de 4000 boutiques et j'y vais pour acheter cette robe ou plus ou moins le même modèle (photo du profil), je voulais savoir s'il en vendent bien dans le grand bazar c'est urgent.si vous connaissez le prix ou bien si vous pouvez m'envoyer des photos. Je vous remercie d'avance.
Je me rends bientôt à ISTANBUL grand bazar plus de 4000 boutiques et j'y vais pour acheter cette robe ou plus ou moins le même modèle (photo du profil), je voulais savoir s'il en vendent bien dans le grand bazar c'est urgent.si vous connaissez le prix ou bien si vous pouvez m'envoyer des photos. Je vous remercie d'avance.
Où passer 2 nuits près des Arches de Legzira? (Maroc en camping-car) English translation pending
bonjour,
on cherche un endroit tranquille pour passer 2 nuit en camping car près des arches...on a vu un camping à mirleft c'est le camping des nomades...est ce que c'est un bon plan ou pas ?
merci
on cherche un endroit tranquille pour passer 2 nuit en camping car près des arches...on a vu un camping à mirleft c'est le camping des nomades...est ce que c'est un bon plan ou pas ?
merci
Où se trouvent exactement les grossistes d'Istanbul? English translation pending
Je désirerai connaitre l'adresse des grossistes d'Istambul.
On m'a parlé du quartier Merter près de l'aéroport SAhiba Gokcen, je n'arrive pas à les situer sur une carte.
Comment y aller en sachant que je séjournerai près du bazar Egyptien.
Merci d'avance pour vos réponses et conseils
Où trouver des saris (mariée) en Inde? English translation pending
Bonjour a tous, je vais bientôt aller en Inde...mais avant ça j'aimerais savoir ou je peux trouver des tissus saris très charg (style mariées), pouvez-vous m'aider svp?
D'où peut-on avoir une belle vue sur l'Everest? English translation pending
Venant de Jubing (entre Jiri et Lukla), à partir d'où peut avoir une belle vue sur l'Everest sans aller trop haut ? Au dessus de Namche Bazar je crois, non ? où précisèment ?
D'avance merci pour votre réponse.
Le plus grand bazar commercial au monde en Chine? English translation pending
Bonjour,
J'ai vu une emission tv je me rappel plus de son titre ou il parlait du plus grand bazaar commercial au monde, si je me rappel bien c'est en chine, quelqu un pourrai t il me donner des infos sur ce bazaar ?
Merci d'avance
Où faire du change et stations essences en Jordanie (Amman, Madaba, Pétra et Aqaba) English translation pending
Bonjour,
Voilà, les choses se précisent, donc questions pratico-pratiques , l'argent donc le change !
Avez-vous quelques bonnes adresses de change à AMMAN, Madaba, Pétra, aqaba.
Et en prime quelques conseils pour l'essence, stations essences partout?
Merci pour votre attention à mes questions et au plaisir de vous lire.
Belle journée.
Marylou
Où faire les réservations TGV InterRail à Paris? English translation pending
Bonjour,
Nous avons acheté un Global Pass Interrail pour un voyage cet été (nous ne l'avons pas encore reçu). C'est la première fois que nous utilisons Interrail.
Nous voudrions faire la réservation (siège uniquement) d'un train de Paris vers l'Allemagne, première étape du voyage. C'est le bazar absolu. Premièrement, contrairement à d'autres compagnies (notamment la DB), avec la SNCF il est impossible de faire les réservations en ligne. Surtout, il est impossible de savoir à l'avance s'il restera des places, alors que cette information est très utile avant de décider d'acheter un passe Interrail.
Nous sortons de la gare Montparnasse où on nous a dit qu'on ne pourrait nous recevoir au guichet avant une semaine ; ils ne prennent au guichet que les gens partant le jour même. Cette politique me paraît acceptable pour les billets pouvant être achetés à la borne ou sur internet, mais pas justement pour les réservations Interrail que l'on ne peut prendre ni à l'une ni sur l'autre. Sachant que nous voulons partir trois jours après, d'ici une semaine les quotas Interrail seront sûrement épuisés.
Donc quelqu'un avec plus d'expérience saurait-il comment faire à Paris ? Le guichetier a mentionné le 3635 mais n'ayant pas toujours eu de bonnes expériences avec ce numéro, nous préférerions trouver un guichet. Quelqu'un a-t-il une expérience avec le 3635 et est-ce efficace pour Interrail ?
Nulle part la SNCF ne signale les difficultés à faire les réservations Interrail au guichet : www.sncf.com/...ass-interrail-europe questions.sncf.com/...nterrail-global-pass
Très bonne journée.
Nous avons acheté un Global Pass Interrail pour un voyage cet été (nous ne l'avons pas encore reçu). C'est la première fois que nous utilisons Interrail.
Nous voudrions faire la réservation (siège uniquement) d'un train de Paris vers l'Allemagne, première étape du voyage. C'est le bazar absolu. Premièrement, contrairement à d'autres compagnies (notamment la DB), avec la SNCF il est impossible de faire les réservations en ligne. Surtout, il est impossible de savoir à l'avance s'il restera des places, alors que cette information est très utile avant de décider d'acheter un passe Interrail.
Nous sortons de la gare Montparnasse où on nous a dit qu'on ne pourrait nous recevoir au guichet avant une semaine ; ils ne prennent au guichet que les gens partant le jour même. Cette politique me paraît acceptable pour les billets pouvant être achetés à la borne ou sur internet, mais pas justement pour les réservations Interrail que l'on ne peut prendre ni à l'une ni sur l'autre. Sachant que nous voulons partir trois jours après, d'ici une semaine les quotas Interrail seront sûrement épuisés.
Donc quelqu'un avec plus d'expérience saurait-il comment faire à Paris ? Le guichetier a mentionné le 3635 mais n'ayant pas toujours eu de bonnes expériences avec ce numéro, nous préférerions trouver un guichet. Quelqu'un a-t-il une expérience avec le 3635 et est-ce efficace pour Interrail ?
Nulle part la SNCF ne signale les difficultés à faire les réservations Interrail au guichet : www.sncf.com/...ass-interrail-europe questions.sncf.com/...nterrail-global-pass
Très bonne journée.