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Arnaque à l'hôpital de Katmandou English translation pending
Bonjour
je viens vous signaler un comportement inopportun, a mon avis, lors de ma visite aux urgences de l'hôpital norvic a katmandou.
Je consultais pour un oedème a la jambe gauche. ..un docteur passe me pose des questions et ordonne 3 radios du pied et bas de la jambe. ..pour un oedème. ..bizarre. ..bon passons
il repasse ensuite me pose les mêmes questions me prescrit des médicaments. ..et je dois payer. ..on me demande alors 20000npr! ...je ne les ai pas...on me laisse de côté un moment et on me demande 10000npr!et on met un gardien a la portée du service. ..je ne suis pas d'accord. ..mais on me laisse encore attendre. ..après avoir voulu garder mon passeport. ..je refuse...et finis par payer pour pouvoir partir.
Qu'en pensez vous ? Que pouvons nous faire?
Cordialement
Voyageurs gay et tour du monde English translation pending
Bonjour à tous,
Je ne sais pas vraiment dans quelle categorie faire entrer ce genre de discussion et pourtant je me demande quand meme si en 2014, il me faut encore poser ce genre de questions.. Bref, hormis les recommandations de base, genre ne pas se rouler des grosses pelles dans la rue, je me demande si des couples d'hommes ou de femmes peuvent m'apporter un petit témoignage, ou des conseils pratiques, sur une eventuelle experience de voyage autour du monde en tant qu'homo ou lesbienne. Malgré un certain sens pratique, ou logique, je me demande parfois si je ne fais pas preuve de trop de candeur en trouvant evident que ça n'a aucune difference avec toute sorte d'autre voyage à deux...
Merci d'avance
Je ne sais pas vraiment dans quelle categorie faire entrer ce genre de discussion et pourtant je me demande quand meme si en 2014, il me faut encore poser ce genre de questions.. Bref, hormis les recommandations de base, genre ne pas se rouler des grosses pelles dans la rue, je me demande si des couples d'hommes ou de femmes peuvent m'apporter un petit témoignage, ou des conseils pratiques, sur une eventuelle experience de voyage autour du monde en tant qu'homo ou lesbienne. Malgré un certain sens pratique, ou logique, je me demande parfois si je ne fais pas preuve de trop de candeur en trouvant evident que ça n'a aucune difference avec toute sorte d'autre voyage à deux...
Merci d'avance
Itinéraire 3 semaines Chili-Bolivie août 2015 English translation pending
Bonjour Bonjour,
J'ai vu qu'il y avait déjà quelques sujets concernant des itinéraires en Argentine, mais ils datent un peu et je souhaitait bénéficier de vos conseils tous frais :)
Avec une amie nous envisageons de partir à la découverte du chili et de la Bolivie environ 3semaines fin juillet/début août 2015. Nous avons un petit budget et nous pensions donc voyager principalement en bus.
Auriez-vous des conseils-propositions concernant un itinéraire entre le nord du Chili et la Bolivie? Est-ce qu'un sens est à privilégier par rapport à la saison? Quelles villes sont intéressantes? Personnellement j'ai une petite préférence pour les paysages désertiques, j'ai déjà visité le Salar de Atacama mais cela ne me dérange vraiment pas d'y retourner (c'était si merveilleux). Est-il possible d'aller à la plage durant ces mois?
Pour l'instant nous n'avons pas d'aéroport de départ ou d'arrivée fixés, donc nous sommes passablement libres sur le trajet. :)
En vous remerciant d'avance pour vos conseils, je vous souhaite à tous un bon voyage! :)
J'ai vu qu'il y avait déjà quelques sujets concernant des itinéraires en Argentine, mais ils datent un peu et je souhaitait bénéficier de vos conseils tous frais :)
Avec une amie nous envisageons de partir à la découverte du chili et de la Bolivie environ 3semaines fin juillet/début août 2015. Nous avons un petit budget et nous pensions donc voyager principalement en bus.
Auriez-vous des conseils-propositions concernant un itinéraire entre le nord du Chili et la Bolivie? Est-ce qu'un sens est à privilégier par rapport à la saison? Quelles villes sont intéressantes? Personnellement j'ai une petite préférence pour les paysages désertiques, j'ai déjà visité le Salar de Atacama mais cela ne me dérange vraiment pas d'y retourner (c'était si merveilleux). Est-il possible d'aller à la plage durant ces mois?
Pour l'instant nous n'avons pas d'aéroport de départ ou d'arrivée fixés, donc nous sommes passablement libres sur le trajet. :)
En vous remerciant d'avance pour vos conseils, je vous souhaite à tous un bon voyage! :)
Pour ou contre bébé (moins de 2 ans) en voyage? English translation pending
Bonjour,
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy
Projet de voyage en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
Je viens tout juste de m'inscrire sur ce forum, que je trouve au passage vraiment très bien, car j'aimerais voir la faisabilité de mon projet. Merci pour ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre. Et désolé pour le pavé...
Donc voilà, avec mon conjoint et notre fils (qui aura 2 ans et demi/3 ans) nous aimerions partir en Amérique du Sud, dans l'idéal Argentine - Chili - Bolivie - Pérou. Et ce pour une durée de 2 mois voir un peu plus. Dans un premier temps je souhaiterais savoir à quelle période il est préférable de partir. Ensuite si le laps de temps parait approprié. Et bien évidemment j'aimerais avoir des conseils sur les villes/lieux à visiter, l'organisation vis-à-vis des hébergements et des moyens de transports. En clair j'aimerais avoir des témoignages de personnes ayant visité ces pays.
Nous en sommes au tout début de notre recherche puisque ça vient de se concrétiser dans nos têtes et que nous avons le temps. Mais voilà ce que j'ai pu noter de ce qu'il y aurait à visiter.
Je pensais à une arrivée en Argentine, à Buenos Aires. L'idéal étant Buenos Aires puis les chutes d'Iguazu et Salta. Sauf que la distance entre chaque me parait énorme donc pour le coût de l'avion... Donc déjà là je me dis que finalement il faudrait peut-être ne visiter que le nord de l'Argentine et consacré un prochain voyage à l'Argentine seule. Ou alors faire tout ça en bus avec des escales.
Pour le nord de l'Argentine j'ai noté : - Salta - Cafayate - Humahuaca - Jujuy
Pour le Chili, à part San Pedro, qui ne ferait pas faire de gros détours, il y aurait quoi ?
Ensuite en Bolivie j'ai noté : - Sud Lipez - Salar d'Uyuni - Potosi - Sucre - La Paz - Vallée de la lune
Pour le Pérou j'ai repéré : - Isla del sol - Copacabana - (Iles Uros) quelque chose entre ces deux là ? - Cuzco - Vallée sacrée - Machu pichu - Agua calientes - Cuzco - Canyon de Colca - Aréquipa - Nasca - Lima
🙂
Je viens tout juste de m'inscrire sur ce forum, que je trouve au passage vraiment très bien, car j'aimerais voir la faisabilité de mon projet. Merci pour ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre. Et désolé pour le pavé...
Donc voilà, avec mon conjoint et notre fils (qui aura 2 ans et demi/3 ans) nous aimerions partir en Amérique du Sud, dans l'idéal Argentine - Chili - Bolivie - Pérou. Et ce pour une durée de 2 mois voir un peu plus. Dans un premier temps je souhaiterais savoir à quelle période il est préférable de partir. Ensuite si le laps de temps parait approprié. Et bien évidemment j'aimerais avoir des conseils sur les villes/lieux à visiter, l'organisation vis-à-vis des hébergements et des moyens de transports. En clair j'aimerais avoir des témoignages de personnes ayant visité ces pays.
Nous en sommes au tout début de notre recherche puisque ça vient de se concrétiser dans nos têtes et que nous avons le temps. Mais voilà ce que j'ai pu noter de ce qu'il y aurait à visiter.
Je pensais à une arrivée en Argentine, à Buenos Aires. L'idéal étant Buenos Aires puis les chutes d'Iguazu et Salta. Sauf que la distance entre chaque me parait énorme donc pour le coût de l'avion... Donc déjà là je me dis que finalement il faudrait peut-être ne visiter que le nord de l'Argentine et consacré un prochain voyage à l'Argentine seule. Ou alors faire tout ça en bus avec des escales.
Pour le nord de l'Argentine j'ai noté : - Salta - Cafayate - Humahuaca - Jujuy
Pour le Chili, à part San Pedro, qui ne ferait pas faire de gros détours, il y aurait quoi ?
Ensuite en Bolivie j'ai noté : - Sud Lipez - Salar d'Uyuni - Potosi - Sucre - La Paz - Vallée de la lune
Pour le Pérou j'ai repéré : - Isla del sol - Copacabana - (Iles Uros) quelque chose entre ces deux là ? - Cuzco - Vallée sacrée - Machu pichu - Agua calientes - Cuzco - Canyon de Colca - Aréquipa - Nasca - Lima
🙂
Compagnie aérienne pour le Vietnam English translation pending
bonjour
nous envisageons de partir au vietnam avec vacances transat et de faire le circuit passion du vietnam. Nous avons le choix entre deux cie aerienne, soit vietnam airlines , soit cathay pacific . Que me conseillez vous ? merci
De la sierra à la selva English translation pending
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur.
Les photos sont visibles sur le site:
http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Trois semaines au Canada/Québec en septembre 2015 (surprise à mon mari) English translation pending
Voilà il rêve de cette région, nous avons l'habitude de voyager en sac à dos, mais n'avons pas le même choix de destinations. et moi le canada heuuuuuu je sèche !
Ca ne m'attire pas et par conséquent je ne sait pas quel itinéraire tracer.
Sachant qu'il rêve de Montréal, Québec et Halifax ! me voici bien avancé.
je pense loué une voiture pour trois semaine en septembre prochain, je m'y prends tôt car j'ai peur de faire n'importe quoi sur le trajet à faire .
Avez vous des conseils sur des villes ou sites à ne pas manqués , j'espère tellement être subjugué et me rendre compte que j'ai pleins de fausses idées en tête !
mais surtout le rendre heureux en réalisant son rêve de petit garçon !
Surtout j'espère froisser personne en disant que le canada de prime à bord n'est pas ma tasse de thé, mais comme dit le dictons:" y a que les imbéciles qui ne changes pas d'avis !"
Agence pour le salar d'Uyuni depuis Tupiza et avis sur notre choix English translation pending
Hola amigos,
je sais que le sujet a deja été traité mais ca date deja un peu, du coup je fais appel a ceux qui pourraient nous prodiguer de bons conseils. On sera a sucre et on va aller a potosi apres, pour continuer avec le salar et passer au chili via san pedro. Je me dis que l on pourrait rejoindre tupiza depuis potosi pour eviter un peu les foules lors de notre excursion, est-ce interessant de faire conme ca ou on se complique la vie pour pas grand chose? Et si quelqu un a une agence competente a nous conseiller, depuis tupiza voir uyuni si on change d avis....et si possible avec des visites un peu hors des sentiers battus.
Un grand merci d avance pour vos reponses
Vivre au Lesotho English translation pending
Mars 2013, je dis:
"Oui, on va le réaliser ton vieux rêve... "
Avril 2013, on se demande: "Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?
Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???
Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)
Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".
Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)
Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )
Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre. Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.
Lesotho, nous voilà!

Avril 2013, on se demande: "Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?
Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???
Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)
Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".
Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)
Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )
Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre. Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.
Lesotho, nous voilà!

Rencontrer et vivre avec les locaux au Pérou English translation pending
Hola la gente!
Je suis actuellement en voyage seule au Perou et a ma grande surprise, je suis desesperee de voir a quel point il est difficile de sortir du circuit touristique normal...
Je ne suis qu'au tout debut de mon voyage, mais deja j'ai la sensation qu'il ne ressemblera pas a l'idee que je m'en faisais... Je pensais en effet, comme lors de mon voyage en Afrique de l'Ouest en 2007, rencontrer des locaux curieux d'echanger, ouvrant leur porte aux voyageurs... Au lieu de cela, je me rend compte que tous ont une certaine habitude a voir nos visages de blancs debarquer chez eux... Ca me met mal a l'aise ce tourisme massif!
Aussi je viens a vous savoir si a tout hasard vous connaitriez une association locale ou autre qui me permettrai de vivre des experiences humaines differentes des typiques visites touristiques...
Je suis actuellement a Paracas, je pense d'ici demain faire route sur Ica, puis (forcement) Cusco... Et ensuite, histoire d'etre certaine de rencontrer moins d'europeens, direction la foret Amazonnienne, dans le parc national de Manu...
Je poursuivrais mon voyage sur la Bolivie et j'avoue avoir espoir de passer du temps autour du Lac Titicaca ( certainement le cote le moins touristique des deux!) pour apprendre les techniques de constructions locales, avec les locaux.
N'hesitez pas a me donner toute information. Muchas gracias! Y hasta luego!
Je suis actuellement en voyage seule au Perou et a ma grande surprise, je suis desesperee de voir a quel point il est difficile de sortir du circuit touristique normal...
Je ne suis qu'au tout debut de mon voyage, mais deja j'ai la sensation qu'il ne ressemblera pas a l'idee que je m'en faisais... Je pensais en effet, comme lors de mon voyage en Afrique de l'Ouest en 2007, rencontrer des locaux curieux d'echanger, ouvrant leur porte aux voyageurs... Au lieu de cela, je me rend compte que tous ont une certaine habitude a voir nos visages de blancs debarquer chez eux... Ca me met mal a l'aise ce tourisme massif!
Aussi je viens a vous savoir si a tout hasard vous connaitriez une association locale ou autre qui me permettrai de vivre des experiences humaines differentes des typiques visites touristiques...
Je suis actuellement a Paracas, je pense d'ici demain faire route sur Ica, puis (forcement) Cusco... Et ensuite, histoire d'etre certaine de rencontrer moins d'europeens, direction la foret Amazonnienne, dans le parc national de Manu...
Je poursuivrais mon voyage sur la Bolivie et j'avoue avoir espoir de passer du temps autour du Lac Titicaca ( certainement le cote le moins touristique des deux!) pour apprendre les techniques de constructions locales, avec les locaux.
N'hesitez pas a me donner toute information. Muchas gracias! Y hasta luego!
Chambres d'hôtes ou chez l'habitant au Pérou English translation pending
Bonsoir,
je pars fin janvier pour 3 semaines au Pérou.
Connaissez vous des chambres d'hôtes ou des chambres chez l'habitant ?
Des endroits avec des gens sympas, pas chers.
On arrive à Lima, ensuite Paracas, Nazca, Arequipa, Cuzco et le Macchu Picchu, classique comme tour.
Merci à l'avance pour vos adresses et vos conseils !
Parcours de l'Amérique du Sud à vélo - Quand partir? English translation pending
Bonjour !
J'ai pour projet de partir quelques mois en Amérique du Sud en tant que voyageur à vélo. L'idée est de partir de Colombie ou d'Equateur et de parcourir l'Ouest du continent jusqu'en Patagonie en suivant la Cordillère des Andes, le Machu Pichu, le lac Titicaca, le Salar de Uyuni, l'Altiplano, le désert d'Atacama, la Carretera Austral ... Bref, ce qui me semble être un circuit assez "classique".
D'après les retours que j'ai pu avoir, il faut compter environ 8 mois pour réaliser ce trajet. Je ne suis pas particulièrement pressé et il n'est pas impossible que je prenne 1 ou 2 mois de plus si l'envie me prend de me poser quelques semaines dans des lieux sympathiques (et si le climat me le permet).
Ma question est donc de savoir quand partir ? principalement en fonction de la météo, parceque j'ai du mal à obtenir cette information.
J'ai cru comprendre qu'il faut passer le Salar de Uyuni et l'Altiplano entre Mai et Décembre. Pour la Carretera Austral, je crois que la meilleure période est entre Octobre et Février
Je serais donc bien parti en Avril pour arriver vers Décembre, mais j'ai aussi lu que la meilleure période était plutôt de partir en Septembre pour arriver en Juin. Bref je suis un peu perdu et toute information / confirmation sera la bienvenue :-)
Merci Camille
J'ai pour projet de partir quelques mois en Amérique du Sud en tant que voyageur à vélo. L'idée est de partir de Colombie ou d'Equateur et de parcourir l'Ouest du continent jusqu'en Patagonie en suivant la Cordillère des Andes, le Machu Pichu, le lac Titicaca, le Salar de Uyuni, l'Altiplano, le désert d'Atacama, la Carretera Austral ... Bref, ce qui me semble être un circuit assez "classique".
D'après les retours que j'ai pu avoir, il faut compter environ 8 mois pour réaliser ce trajet. Je ne suis pas particulièrement pressé et il n'est pas impossible que je prenne 1 ou 2 mois de plus si l'envie me prend de me poser quelques semaines dans des lieux sympathiques (et si le climat me le permet).
Ma question est donc de savoir quand partir ? principalement en fonction de la météo, parceque j'ai du mal à obtenir cette information.
J'ai cru comprendre qu'il faut passer le Salar de Uyuni et l'Altiplano entre Mai et Décembre. Pour la Carretera Austral, je crois que la meilleure période est entre Octobre et Février
Je serais donc bien parti en Avril pour arriver vers Décembre, mais j'ai aussi lu que la meilleure période était plutôt de partir en Septembre pour arriver en Juin. Bref je suis un peu perdu et toute information / confirmation sera la bienvenue :-)
Merci Camille
Parc transfrontalier de Kgalagadi: durée et distance English translation pending
Bonjour
J'ai réservé 5 nuits au transfrontier kgalaladi pour fin juin
Je me demande combien de temps pour le trajet entre le camp de khahalari tentes et l'aéroport de Upington
Je me demande si la route est bonne ou si elle est pleines de potholes ( nid de poules ) comme souvent en ADS sur les secondaires
Je me demande egalement si il ya beaucoup de camions , vues les frontières proches .
Je suis allee 2 x à Kruger , et ce parc a l'air super , peut on passer les frontières à l'intérieur du parc , avec la wildcard et le 4X4 de loc , il y a t'il un surcoût si on ne sort pas du parc ?
Si Il y a des connaisseurs merci de m'éclairer
Jepezzo
Sécurité pour les touristes au Pérou et en Équateur English translation pending
Bonjour à tous.
Je souhaite effectuer un voyage l'année prochaine au Pérou ou en Équateur.
Je ne suis pas encore tout à fait fixé sur ma destination.
En revanche, j'ai lu, avec inquiétude, que ces deux pays sont très dangereux pour les touristes.
Ceux d'entre-vous qui avez des informations fiables à ce sujet peuvent-ils me dire ce qu'il en est exactement ?
Merci pour vos réponses claires bien étayées.
Cordialement. Pascal.
Cordialement. Pascal.
Retour de Birmanie: Mes conseils (argent, hôtels, bus)... English translation pending
Bonjour à tous,
Nous revenons d’un voyage en Birmanie, et je voulais partager avec vous des informations utiles car on lit de tout (et son contraire) sur internet. J’espère que cela servira à certains d’entre vous.
Tout d’abord, ce fût un voyage magnifique ! Un vrai coup de coeur, les gens, les rencontres, les paysages ! Vraiment, on a ADORÉ ! Les gens n’hésitent pas à vous aider, ils sont adorables, souriants. Il faut juste s’habituer, ils crachent et se raclent le nez toutes les 5 minutes ! :) On ressent en tout cas toute l’authenticité du pays. Je ne sais pas si cela va durer, c’est pourquoi je vous conseille de réaliser ce voyage dès que possible !
Argent : Dollars ou Kyats ? Les ATM fonctionnent-ils ? Où sont-ils ? Combien prendre ? Mon conseil : NE PRENEZ AUCUN DOLLAR ! Il n’y a aucune utilité. Nous avons retiré en kyats uniquement, et TOUT se paye avec la monnaie locale, ça ne sert strictement à rien de vous encombrer avec des dollars qu’ils refusent une fois sur deux à cause du moindre pli ! Nous avons rencontré beaucoup de voyageurs qui regrettaient sincèrement d’en avoir pris.
Les ATM : Vous en trouvez un peu partout à Yangon, mais attention, les 2/3 ne fonctionnent pas. J’en ai aperçu un à Nyaugshwe au Lac Inle et un autre à Bagan, mais je n’ai pas essayé. Je vous conseille donc de tout retirer à l’aéroport en kyats, et de tout mettre dans une poche discrète.
Combien ? Nous avons retiré 700 000 kyats. Soit 554€ (sans les frais bancaires, environ 4€ à chaque retrait). Pour 10 jours et 9 nuits. Finalement, nous avions trop d’argent et nous avons échanger 140 000 kyats (110€) à l’aéroport de Mandalay pour le retour.
Nous avons dormi dans des guesthouses, une auberge et des hôtels bon marché.
Hôtels : Réserver ou pas ? Cela doit dépendre de la période, mais pour nous, ce mois-ci, pas besoin. Il y avait quasiment toujours de la place.
Lac Inle Pensez à réserver un bateau, l’expédition en bateau coûte en général 20 000 kyats sur le lac. Mais le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes, et c’est toujours le même prix, pensez donc à parler entre voyageurs pour partager les frais.
Les bus Vous en trouverez dans toutes les agences, toutes les guesthouses en proposent. Les prix varient de 8000 à 18000 kyats en fonction des trajets.
Le wifi Il était proposé dans tous les logements que nous avons fait ! Malheureusement, il est tellement lent qu'il en devient inutilisable la plupart du temps. Cela sert juste pour dépanner et regarder une info utile de temps en temps, rien de plus.
Voilà, En tout cas, SUPERBE voyage ! Des souvenirs plein la tête.
Nous revenons d’un voyage en Birmanie, et je voulais partager avec vous des informations utiles car on lit de tout (et son contraire) sur internet. J’espère que cela servira à certains d’entre vous.
Tout d’abord, ce fût un voyage magnifique ! Un vrai coup de coeur, les gens, les rencontres, les paysages ! Vraiment, on a ADORÉ ! Les gens n’hésitent pas à vous aider, ils sont adorables, souriants. Il faut juste s’habituer, ils crachent et se raclent le nez toutes les 5 minutes ! :) On ressent en tout cas toute l’authenticité du pays. Je ne sais pas si cela va durer, c’est pourquoi je vous conseille de réaliser ce voyage dès que possible !
Argent : Dollars ou Kyats ? Les ATM fonctionnent-ils ? Où sont-ils ? Combien prendre ? Mon conseil : NE PRENEZ AUCUN DOLLAR ! Il n’y a aucune utilité. Nous avons retiré en kyats uniquement, et TOUT se paye avec la monnaie locale, ça ne sert strictement à rien de vous encombrer avec des dollars qu’ils refusent une fois sur deux à cause du moindre pli ! Nous avons rencontré beaucoup de voyageurs qui regrettaient sincèrement d’en avoir pris.
Les ATM : Vous en trouvez un peu partout à Yangon, mais attention, les 2/3 ne fonctionnent pas. J’en ai aperçu un à Nyaugshwe au Lac Inle et un autre à Bagan, mais je n’ai pas essayé. Je vous conseille donc de tout retirer à l’aéroport en kyats, et de tout mettre dans une poche discrète.
Combien ? Nous avons retiré 700 000 kyats. Soit 554€ (sans les frais bancaires, environ 4€ à chaque retrait). Pour 10 jours et 9 nuits. Finalement, nous avions trop d’argent et nous avons échanger 140 000 kyats (110€) à l’aéroport de Mandalay pour le retour.
Nous avons dormi dans des guesthouses, une auberge et des hôtels bon marché.
Hôtels : Réserver ou pas ? Cela doit dépendre de la période, mais pour nous, ce mois-ci, pas besoin. Il y avait quasiment toujours de la place.
Lac Inle Pensez à réserver un bateau, l’expédition en bateau coûte en général 20 000 kyats sur le lac. Mais le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes, et c’est toujours le même prix, pensez donc à parler entre voyageurs pour partager les frais.
Les bus Vous en trouverez dans toutes les agences, toutes les guesthouses en proposent. Les prix varient de 8000 à 18000 kyats en fonction des trajets.
Le wifi Il était proposé dans tous les logements que nous avons fait ! Malheureusement, il est tellement lent qu'il en devient inutilisable la plupart du temps. Cela sert juste pour dépanner et regarder une info utile de temps en temps, rien de plus.
Voilà, En tout cas, SUPERBE voyage ! Des souvenirs plein la tête.
E-Werk, comment ça marche pour vous? English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes depuis peu équipé d'un E-werk + batterie tampon. Le tout est branché sur un moyeu dynamo Son 28.
ça ne tourne pas du tout comme je l'espérais, alors je cherche a comprendre si c'est un défaut du matos ou si cet outil n'est pas à la hauteur de mes attentes.
quand je branche nos 2 smartphones (pas en même temps, l'un ou l'autre), la batterie des smartphone se vide bien qu'il nous indiquent qu'ils sont en charge. ce sont des Samsung S2 et S3 mini. quand je branche mon GPS oregon 650 avec ses propre accu dedans, j'ai des cycles très répétitif de branché-débranché... le GPS fini par me dire qu'il ne peux pas recharger avec cette source et me demande d'en changer après avoir redémarrer le GPS. après ce message il se met en alimentation externe sans recharger, mais j'ai encore des cycles de branché-débranché. en gros je n'arrive à rien recharger avec ce matériel... je ne crois pas au faux contact car j'ai connecté le gps à la batterie tampon le tout posé sur une table sans bouger, et j'ai toujours le même bug. je confirme que l'E-werk est bien configuré comme indiqué dans la notice. je confirme aussi que la batterie tampon est un peu rechargée, j'ai roulé bien 4 heure avec sans rien en sortie
Et vous, qu'arrivez-vous a recharger? des appareilles similaires?
Merci
Fred www.next-way.fr
nous sommes depuis peu équipé d'un E-werk + batterie tampon. Le tout est branché sur un moyeu dynamo Son 28.
ça ne tourne pas du tout comme je l'espérais, alors je cherche a comprendre si c'est un défaut du matos ou si cet outil n'est pas à la hauteur de mes attentes.
quand je branche nos 2 smartphones (pas en même temps, l'un ou l'autre), la batterie des smartphone se vide bien qu'il nous indiquent qu'ils sont en charge. ce sont des Samsung S2 et S3 mini. quand je branche mon GPS oregon 650 avec ses propre accu dedans, j'ai des cycles très répétitif de branché-débranché... le GPS fini par me dire qu'il ne peux pas recharger avec cette source et me demande d'en changer après avoir redémarrer le GPS. après ce message il se met en alimentation externe sans recharger, mais j'ai encore des cycles de branché-débranché. en gros je n'arrive à rien recharger avec ce matériel... je ne crois pas au faux contact car j'ai connecté le gps à la batterie tampon le tout posé sur une table sans bouger, et j'ai toujours le même bug. je confirme que l'E-werk est bien configuré comme indiqué dans la notice. je confirme aussi que la batterie tampon est un peu rechargée, j'ai roulé bien 4 heure avec sans rien en sortie
Et vous, qu'arrivez-vous a recharger? des appareilles similaires?
Merci
Fred www.next-way.fr
Itinéraire au Brésil en juin English translation pending
Bonjour,
Cela fait maintenant de nombreuses années que je viens sur ce forum afin de préparer mes voyages, et cela m'a permis de revenir à chaque fois ravis de mes vacances grâce aux conseils prodigués par les gens du forum.
Cette fois-ci, avec ma compagne nous préparons un petit tour du monde d'environ 3 mois et demi qui normalement commencerais au mois de Mai. Nous devrions faire en premier Chine, Japon et polynésie française pour enfin arriver en amérique du Sud et donc commencer par le Brésil aux alentours de début juin
Je ne connais que très peu l'Amérique du Sud si ce n'est pas du tout, en effet les seuls pays d'Amérique latine que j'ai fait sont le mexique et Cuba.
C'est pourquoi nous aimerions faire le Brésil, et voir ses paysages, sa culture très différente des autres pays latins ou nous irions.
Nous serons normalement là-bas aux environs de début juin - mi-juin est ce une bonne période?
Ma deuxième question est à propos de l'itinéraire, je sais qu'on ne peut voir un pays si grand en si peu de temps et c'est pourquoi j'aurai aimé avoir votre aide afin de pouvoir organiser un itinéraire qui soit cohérent sans devoir à courir partout et ainsi profiter de chaque lieu.
J'ai regardé les circuits que les agences proposent, et j'y ai ajouté d'office 2 jours car je sais par habitude que si une agence propose un circuit il faut au moins y rajouter 2 jours pour avoir un rythme correct.
Nous aimerions consacrer 19 jours à la visite des incontournables du brésil et ensuite se concentrer sur une région selon la meilleure saison.
Le circuit en question est le suivant :
jour 1 +2+3 Rio de Janeiro jour 4 - Rio - Paraty jour 5 paraty jour 6 - paraty - rio - iguaçu jour 7 chutes iguaçu (Argentin) jour 8 Chutes iguaçu ( Brésilien) + Réserve d'oiseau jour 9 iguaçu - fortaleza J 10: Fortaleza – Guajiru J 11 : Guajiru – Prea / Jericoacoara J 12 au 14: Jericoacoara J 15: Jericoacoara – Camocim – Barra Grande J 16: Barra Grande - Parnaiba – Delta des Amériques - Tutoiá – Atins J 17: Atins - Barreirinhas J 18: Barreirinhas – Parc des Lençois Maranhenses - São Luis J 19: São Luís – transfert à l’aéroport Qu'en pensez vous de cet itinéraire de base? est il bien tel qu'elle, ou si trop short à quel endroit devrai je rajouter des jours? Ou éliminer des étapes? lesquelles? est ce que les lieux visiter sont les mieux choisi en fonction de la période?
Cela fait maintenant de nombreuses années que je viens sur ce forum afin de préparer mes voyages, et cela m'a permis de revenir à chaque fois ravis de mes vacances grâce aux conseils prodigués par les gens du forum.
Cette fois-ci, avec ma compagne nous préparons un petit tour du monde d'environ 3 mois et demi qui normalement commencerais au mois de Mai. Nous devrions faire en premier Chine, Japon et polynésie française pour enfin arriver en amérique du Sud et donc commencer par le Brésil aux alentours de début juin
Je ne connais que très peu l'Amérique du Sud si ce n'est pas du tout, en effet les seuls pays d'Amérique latine que j'ai fait sont le mexique et Cuba.
C'est pourquoi nous aimerions faire le Brésil, et voir ses paysages, sa culture très différente des autres pays latins ou nous irions.
Nous serons normalement là-bas aux environs de début juin - mi-juin est ce une bonne période?
Ma deuxième question est à propos de l'itinéraire, je sais qu'on ne peut voir un pays si grand en si peu de temps et c'est pourquoi j'aurai aimé avoir votre aide afin de pouvoir organiser un itinéraire qui soit cohérent sans devoir à courir partout et ainsi profiter de chaque lieu.
J'ai regardé les circuits que les agences proposent, et j'y ai ajouté d'office 2 jours car je sais par habitude que si une agence propose un circuit il faut au moins y rajouter 2 jours pour avoir un rythme correct.
Nous aimerions consacrer 19 jours à la visite des incontournables du brésil et ensuite se concentrer sur une région selon la meilleure saison.
Le circuit en question est le suivant :
jour 1 +2+3 Rio de Janeiro jour 4 - Rio - Paraty jour 5 paraty jour 6 - paraty - rio - iguaçu jour 7 chutes iguaçu (Argentin) jour 8 Chutes iguaçu ( Brésilien) + Réserve d'oiseau jour 9 iguaçu - fortaleza J 10: Fortaleza – Guajiru J 11 : Guajiru – Prea / Jericoacoara J 12 au 14: Jericoacoara J 15: Jericoacoara – Camocim – Barra Grande J 16: Barra Grande - Parnaiba – Delta des Amériques - Tutoiá – Atins J 17: Atins - Barreirinhas J 18: Barreirinhas – Parc des Lençois Maranhenses - São Luis J 19: São Luís – transfert à l’aéroport Qu'en pensez vous de cet itinéraire de base? est il bien tel qu'elle, ou si trop short à quel endroit devrai je rajouter des jours? Ou éliminer des étapes? lesquelles? est ce que les lieux visiter sont les mieux choisi en fonction de la période?
Premier voyage aux USA English translation pending
Bonjour à tous !!!
Je commence à réfléchir à l'organisation de notre voyage aux USA en moto, qui aura lieu l'année prochaine donc en 2015. En toute vraisemblance en septembre !
Au départ, je voulais faire un voyage façon Johnny, traversée de la route 66 et tout le tralala. J'ai un ami qui a fait ce voyage, Chicago - San Francisco en voiture, et qui n'a pas trop aimé le fait qu'apparemment sur de nombreux km la R66 est en fait une grosse nationale, genre voie rapide, comme en France les anciennes RN6, RN7, etc.
Donc je me suis plutôt rabattu sur un voyage "grand ouest": atterrissage à SF, direction LA, puis à gauche toute direction les grands parcs, les lacs. Un peu dans ce style (trouvé sur twintour)
C'est une trame hein, je vais éventuellement chercher à adapter le trajet, à rallonger certaines journées de roulage pour profiter de plus de temps à un endroit précis.
Sachant qu'on compte faire ce trajet en moto, j'ai quelques interrogations que j'aimerais voir avec vous : - est il facile de louer une moto aux USA depuis la France ? - vaut il mieux passer par une concession HD ou plutôt un loueur indépendant ? sachant qu'il y a des chances pour qu'on rende la moto à un endroit différent de là où on l'a prise. - quelle époque faut il privilégier ? on partirait certainement en septembre puisqu'en mai je suis à la communion d'un cousin en Italie, en juin ca ferait trop rapproché de mai, et en juillet aout on risque de crever de chaud ! - quelle moto louer ? Pour des raisons de confort, on partirait sur une Electra Glide, étant donné qu'on doit charger sur la même moto nos 2 popotins et les affaires. - concernant les affaires, je pense qu'il est plus simple de partir avec du change pour une semaine, et de faire des lessives sur place, plutôt que d'être surchargé d'affaires, mais ca n'est que mon avis ! Aussi, comment trimballer les affaires depuis la France et les charger ensuite sur la moto ? - où trouver des bons bouquins pour visiteurs ?
Merci à tous !!
Je commence à réfléchir à l'organisation de notre voyage aux USA en moto, qui aura lieu l'année prochaine donc en 2015. En toute vraisemblance en septembre !
Au départ, je voulais faire un voyage façon Johnny, traversée de la route 66 et tout le tralala. J'ai un ami qui a fait ce voyage, Chicago - San Francisco en voiture, et qui n'a pas trop aimé le fait qu'apparemment sur de nombreux km la R66 est en fait une grosse nationale, genre voie rapide, comme en France les anciennes RN6, RN7, etc.
Donc je me suis plutôt rabattu sur un voyage "grand ouest": atterrissage à SF, direction LA, puis à gauche toute direction les grands parcs, les lacs. Un peu dans ce style (trouvé sur twintour)
C'est une trame hein, je vais éventuellement chercher à adapter le trajet, à rallonger certaines journées de roulage pour profiter de plus de temps à un endroit précis.
Sachant qu'on compte faire ce trajet en moto, j'ai quelques interrogations que j'aimerais voir avec vous : - est il facile de louer une moto aux USA depuis la France ? - vaut il mieux passer par une concession HD ou plutôt un loueur indépendant ? sachant qu'il y a des chances pour qu'on rende la moto à un endroit différent de là où on l'a prise. - quelle époque faut il privilégier ? on partirait certainement en septembre puisqu'en mai je suis à la communion d'un cousin en Italie, en juin ca ferait trop rapproché de mai, et en juillet aout on risque de crever de chaud ! - quelle moto louer ? Pour des raisons de confort, on partirait sur une Electra Glide, étant donné qu'on doit charger sur la même moto nos 2 popotins et les affaires. - concernant les affaires, je pense qu'il est plus simple de partir avec du change pour une semaine, et de faire des lessives sur place, plutôt que d'être surchargé d'affaires, mais ca n'est que mon avis ! Aussi, comment trimballer les affaires depuis la France et les charger ensuite sur la moto ? - où trouver des bons bouquins pour visiteurs ?
Merci à tous !!
Informations sur les parcs du Costa Rica English translation pending
Bonjour à tous!
Je commence à planifier un voyage d'environ 14-15 jours au Costa Rica. J'ai beaucoup lu sur le sujet ces dernières semaines, mais pour entrer plus sérieusement dans la planification, j'ai besoin de votre opinion puisque plusieurs informations m'échappent.
Nous sommes un couple de 23 ans qui recherchons un voyage aventureux. On veut bien sûr découvrir la faune et la flore du Costa Rica. Toutefois, on veut aussi un voyage varié et sportif. On veut voir le plus de choses possible, sans avoir à courir.
Pour planifier ce voyage, je me questionne surtout sur le temps à consacrer à chacun des parcs et à savoir si plusieurs d'entre eux se ressemblent. Allons-y!
Le parc Manuel Antonio semble incontournable et une journée sur place semble suffisant. Parfait!
Le parc du volcan Arenal m'interesse pour ses sources d'eau chaude. Je sais qu'il y a plus à faire. Combien de toi dois-je y consacrer?
Monteverde est décrit comme un parc dans les nuages. Pour certain, il ne semble pas incontournable. Est-ce le meilleur endroit pour les Zipline? Le paysage et la faune apporte-t-il quelque chose de différent des autres parcs? Si oui, j'y consacre combien de temps?
Parc Rincon de la Vieja m'interesse pour la descente de la rivière en tube. Il semble avoir aussi des tyroliennes. Est-ce que ça vaut plus le coup que Monteverde? Combien de temps sur place?
Le parc du Volcan Tenorio m'interesse afin de me baigner dans le Rio Celeste. Une journée semble suffisant...
Le parc de Tortuguero se visite t'il seulement en bateau, une fois sur place? Dernièrement, je suis allé aux Everglades en Floride et j'aurai vu les autres parcs du Costa Rica. Sauf pour les tortues, est-ce que ce parc est un incontournable pour moi?
Le parc de Cahuita semble avoir de belles plages. Les faune/flore/paysage/ambiance sont-elles assez différente des autres parcs pour en fair eun incontournable?
Je veux faire une halte de surf dans une ville où il y a aussi de l'ambiance le soir. Tamarindo semble une bonne destination pour nous. D'autres villes? Montezuma?
Je vous remercie d'avance pour votre aide. En économisant du temps, peut-être je pourrai ajouter une descente en rafting, ou même une longue visite du Parc Corcovado. Mais encore une fois, je ne suis pas sûr si ce parc mérite autant de temps lorsqu'on n'a que 2 semaines 🙁
Je commence à planifier un voyage d'environ 14-15 jours au Costa Rica. J'ai beaucoup lu sur le sujet ces dernières semaines, mais pour entrer plus sérieusement dans la planification, j'ai besoin de votre opinion puisque plusieurs informations m'échappent.
Nous sommes un couple de 23 ans qui recherchons un voyage aventureux. On veut bien sûr découvrir la faune et la flore du Costa Rica. Toutefois, on veut aussi un voyage varié et sportif. On veut voir le plus de choses possible, sans avoir à courir.
Pour planifier ce voyage, je me questionne surtout sur le temps à consacrer à chacun des parcs et à savoir si plusieurs d'entre eux se ressemblent. Allons-y!
Le parc Manuel Antonio semble incontournable et une journée sur place semble suffisant. Parfait!
Le parc du volcan Arenal m'interesse pour ses sources d'eau chaude. Je sais qu'il y a plus à faire. Combien de toi dois-je y consacrer?
Monteverde est décrit comme un parc dans les nuages. Pour certain, il ne semble pas incontournable. Est-ce le meilleur endroit pour les Zipline? Le paysage et la faune apporte-t-il quelque chose de différent des autres parcs? Si oui, j'y consacre combien de temps?
Parc Rincon de la Vieja m'interesse pour la descente de la rivière en tube. Il semble avoir aussi des tyroliennes. Est-ce que ça vaut plus le coup que Monteverde? Combien de temps sur place?
Le parc du Volcan Tenorio m'interesse afin de me baigner dans le Rio Celeste. Une journée semble suffisant...
Le parc de Tortuguero se visite t'il seulement en bateau, une fois sur place? Dernièrement, je suis allé aux Everglades en Floride et j'aurai vu les autres parcs du Costa Rica. Sauf pour les tortues, est-ce que ce parc est un incontournable pour moi?
Le parc de Cahuita semble avoir de belles plages. Les faune/flore/paysage/ambiance sont-elles assez différente des autres parcs pour en fair eun incontournable?
Je veux faire une halte de surf dans une ville où il y a aussi de l'ambiance le soir. Tamarindo semble une bonne destination pour nous. D'autres villes? Montezuma?
Je vous remercie d'avance pour votre aide. En économisant du temps, peut-être je pourrai ajouter une descente en rafting, ou même une longue visite du Parc Corcovado. Mais encore une fois, je ne suis pas sûr si ce parc mérite autant de temps lorsqu'on n'a que 2 semaines 🙁
Mon voyage au Sri Lanka (vidéo) English translation pending
Bonjour à tous !
Cet été, j'ai participé à un projet AIESEC au Sri Lanka. On était un groupe de sept étudiants, tous de pays différents. Le but du projet était de créer du contenu qui permettrait de développer le tourisme sur l'île.
On a pu visiter tout le pays en prenant des photos et des vidéos et maintenant on essaie de partager tout ça en le postant sur internet et en faisant des expositions.
Voilà une vidéo qui résume le voyage.
https://www.youtube.com/watch?v=qPrF6Q-0tdU
Alors oui on était tous des amateurs et ça se voit dans la vidéo. on avait pas vraiment de moyen et tout est filmé à la gopro. Je sais aussi que c'est un genre de vidéo vu et revu mais c'était un peu le but et c'est aussi ce qu'ils nous ont demandé de faire.
Enfin voilà dites moi ce que vous en pensez et surtout si ça vous donne envie de visiter le Sri Lanka.
Merci !
Cet été, j'ai participé à un projet AIESEC au Sri Lanka. On était un groupe de sept étudiants, tous de pays différents. Le but du projet était de créer du contenu qui permettrait de développer le tourisme sur l'île.
On a pu visiter tout le pays en prenant des photos et des vidéos et maintenant on essaie de partager tout ça en le postant sur internet et en faisant des expositions.
Voilà une vidéo qui résume le voyage.
https://www.youtube.com/watch?v=qPrF6Q-0tdU
Alors oui on était tous des amateurs et ça se voit dans la vidéo. on avait pas vraiment de moyen et tout est filmé à la gopro. Je sais aussi que c'est un genre de vidéo vu et revu mais c'était un peu le but et c'est aussi ce qu'ils nous ont demandé de faire.
Enfin voilà dites moi ce que vous en pensez et surtout si ça vous donne envie de visiter le Sri Lanka.
Merci !
Mal au dos - potence reglable English translation pending
Bonjour a tous ,
Je essayerai d'expliquer mon probleme le plus simplemente possible. J'ai deja un ancien velo course auquel j'ai installe toutes les pieces detaches "custom" - a mon preference , pour utilliser au quotiden et aux randonnees. La cadre est 56x56 et mon hauter est 1, 75 , oui je le connais que la cadre est peu grandre pour moi . J'ai deja un potence plonger de 80mm dimension .
Avec ca j'ai deja fait plussieurs petits voyages (environ 500-600km) un randonnee 200 km dans le jours etc etc . Mais les derniers jours j'ai pense de changer mon potence avec un autre reglable en hauteur parce que ma poste de pilotage est beaucoup allongee et apres 50-60 km je commence a avoir mal au dos
Vous croyez que avec une potence reglable ma position sera plus comfortable ? Ca vaut la peine de la changer ? Je vais constater une difference ?
Merci beaucoup en avance
15e anniversaire de la mort: Moondog (Etats-Unis/Allemagne) English translation pending
Le "Viking de la 6e Avenue"
Louis Thomas Hardin a.k.a. Moondog, est une légende. A Manhattan, ce musicien-compositeur hors normes hante les rues dans les années fin-40–70, vêtu comme au moyen-âge, en casque à cornes, cheveux longs et barbe blanche. Peu connu par le grand public, ce musicien ambulant et personnage excentrique, frappé de cécíté depuis son adolescence, est considéré pourtant et à juste titre comme l'un des compositeurs majeurs du 20e siècle.
Le 26 mai 1916, Hardin voit le jour à Marysville (Kansas). Il passe son enfance en Caroline du Nord, dans le Wisconsin, dans le Wyoming, puis dans le Missouri. Dans les réserves indiennes qu'il visite avec son père, un pasteur protestant, il apprend les rythmes des indigènes. A l'âge de 13 ans, il perd la vue en jouant avec une amorce de dynamite. Mais surdoué il continue la musique grâce au braille. A partir de 1933, il visite l'école pour aveugles et plus tard le high school à Iowa où il fait son premier apprentissage de la musique classique et de divers instruments (violon, piano, orgue ...). Dès le début, il développe une passion pour la musique tonale et pour le principe du contrepoint ; jusqu'à sa mort, il reste son défenseur assidu. Hardin dévore tous les livres sur la théorie de la musique disponibles en braille. En 1943, Moondog reçoit une bourse d'études et s'installe à New York City pour être à côté de la scène classique : il devient l'ami d'Arthur Rodzinski, directeur musical du New York Philarmonic qui l'autorise à assister aux répétitions. La même année, Hardin prend une nouvelle "identité" : il commence à utiliser le nom de "Moondog" en souvenir de son chien qui hurlait à la lune.
A partir de la fin de l'année 1949, Moondog élit le trottoir des rues pour quartier général où il se produit, vêtu d'un poncho et un casque à cornes qui lui attire plusieurs surnoms dont celui de "Viking de la 6e Avenue" : au coin de la 54e Rue et de la 6e Avenue, le "Moondog's Corner", il chante, déclame et vend ses propres poèmes, joue de ses instruments (dont beaucoup fabriqués par lui-même) ou philosophe avec les passants. Ce sera son mode de vie pendant plus de 25 ans ...
En 1949/50, Moondog réalise ses premiers enregistrements (sur disques 78 tours) pour un petit label newyorkais. Devenu une figure emblématique du quartier, les grands labels attirent l'attention sur lui : il enregistre pour Epic en 1953, pour Prestige et Capitol en 1957. Dans ces enregistrements émerge déjà le style très personnel de Moondog, style qui puis son inspiration dans des genres très variés : des influences médiévales (canons, passacaille, rondes ...), de jazz et de musiques traditionnelles (des Amérindiens, des Caraïbes). Dans les années 60, Moondog fait dans la rue la connaissance de Philip Glass, de Steve Reich et plus tard aussi de Terry Riley, les principaux compositeurs de la musique minimaliste et répétitive avec lesquels Moondog travaille et même enregistre (ces bandes n'ont jamais été éditées). Glass et Reich le proclament même "fondateur du minimalisme" mais Moondog le rejette strictement. A défaut, Moondog s'explique : "Though I was born in the United States, I consider myself 'a European in exile', for my heart and soul are in Europe. I am a classicist at heart, and everything is classically conceived, in form, content and interpretation ... I feel like I have one foot planted in America and one in Europe, or one in the present and one in the past. Rhythmically, I am considered to be in the present, even avant garde, whereas melodically and harmonically I am very much in the past. But the present becomes the past just as the future becomes the present. As I say in one of my lyrics, 'Today is yesterday's tomorrow which is now ..."
En 1969 et 1972, les albums les plus connus (et, à mon avis, les meilleurs) de Moondog sortent : Moondog (voir la photo en bas !) et Moondog 2, publiés par Columbia/CBS. En 1974, Moondog disparaît brusquement des rues de Manhattan, certains le croient mort. En fait, en janvier 1974, après une invitation pour deux concerts à Francfort-sur-le-Main, Moondog décide de rester en Europe, continent auquel il se sent très attaché (voir la citation en haut). Vers 1975/76, une jeune étudiante allemande fait sa connaissance dans les rues de Recklinghausen, petite ville dans la région de la Ruhr, et décide de l'héberger chez ses parents à Oer-Erkenschwick, sa nouvelle résidence. Elle devient son assistante, son manager et transcrit ses partitions. Elle donne une nouvelle impulsion à sa carrière puisqu'en quelques années le label allemand Roof Music édite de formidables albums dont Moondog in Europe (1977/78), H'art Songs (1978) et A new Sound of an old Instrument (1979), une série de morceaux pour orgue en solo ou en duo. Dans les années 80, seulement deux disques de Moondog sont publiés : Facets (1981) et Bracelli (1988). Dans la foulée, Moondog fait l'ouverture des Trans Musicales de Rennes (France) où il rencontre le chansonnier suisse Stephan Eicher avec lequel il collabore à l'album My Place. Courtisé dans les années 60 par Allen Ginsberg et William Burroughs, ce maître de la musique contemporaine devient maintenant le héros d'Elvis Costello et de John Zorn et dirige même le Brooklyn Philharmonic Chamber Orchestra. Frank Zappa l'adore.
Il y a 15 ans, Moondog s'éteint le 8 septembre 1999 à Münster (Westphalie), à l'âge de 83. Durant sa vie, il écrit énormément de musique : plus de 300 madrigaux, passacailles, canons et autres musiques pour orchestres à cordes, orchestres à vent, piano, orgue ... et environ 80 symphonies. L'enregistrement de son dernier concert, donné en juillet 1999, deux mois avant sa mort, au Festival MIMI à Arles, est publié fin 2004, en tant que deuxième volume du double cd intitulé The German Years 1977–1999 (sur Roof Music). Catégoriser la musique de Moondog est un exercice assez désespéré. Son œuvre est plus ou moins inclassable : la seule constante dans l'univers de Moondog reste le contrepoint, pour lui le nec plus ultra de la musique. Sur ce point, il était toujours ultra conservateur ...
Ecoutez la musique de Moondog, magnifique !
Musique de Moondog sur Amazon.fr :
http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_1/278-6394390-5746210?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Daps&field-keywords=Moondog
Biographies :
Amaury Cornut (2014). Moondog. (Coll. 'Musiques'). Marseille : Le Mot et le Reste. 144 pages. (en fr.) Robert Scotto (2007). Moondog. The viking of 6th Avenue. Préface de Philip Glass. Port Townsend : Process Media. 280 pages. (en angl.)
Site :
www.fr-moondog.com (animé par Amaury Cornut)
(note : photos no.2 & 3 tirées de l'internet)
Hery


Louis Thomas Hardin a.k.a. Moondog, est une légende. A Manhattan, ce musicien-compositeur hors normes hante les rues dans les années fin-40–70, vêtu comme au moyen-âge, en casque à cornes, cheveux longs et barbe blanche. Peu connu par le grand public, ce musicien ambulant et personnage excentrique, frappé de cécíté depuis son adolescence, est considéré pourtant et à juste titre comme l'un des compositeurs majeurs du 20e siècle.
Le 26 mai 1916, Hardin voit le jour à Marysville (Kansas). Il passe son enfance en Caroline du Nord, dans le Wisconsin, dans le Wyoming, puis dans le Missouri. Dans les réserves indiennes qu'il visite avec son père, un pasteur protestant, il apprend les rythmes des indigènes. A l'âge de 13 ans, il perd la vue en jouant avec une amorce de dynamite. Mais surdoué il continue la musique grâce au braille. A partir de 1933, il visite l'école pour aveugles et plus tard le high school à Iowa où il fait son premier apprentissage de la musique classique et de divers instruments (violon, piano, orgue ...). Dès le début, il développe une passion pour la musique tonale et pour le principe du contrepoint ; jusqu'à sa mort, il reste son défenseur assidu. Hardin dévore tous les livres sur la théorie de la musique disponibles en braille. En 1943, Moondog reçoit une bourse d'études et s'installe à New York City pour être à côté de la scène classique : il devient l'ami d'Arthur Rodzinski, directeur musical du New York Philarmonic qui l'autorise à assister aux répétitions. La même année, Hardin prend une nouvelle "identité" : il commence à utiliser le nom de "Moondog" en souvenir de son chien qui hurlait à la lune.
A partir de la fin de l'année 1949, Moondog élit le trottoir des rues pour quartier général où il se produit, vêtu d'un poncho et un casque à cornes qui lui attire plusieurs surnoms dont celui de "Viking de la 6e Avenue" : au coin de la 54e Rue et de la 6e Avenue, le "Moondog's Corner", il chante, déclame et vend ses propres poèmes, joue de ses instruments (dont beaucoup fabriqués par lui-même) ou philosophe avec les passants. Ce sera son mode de vie pendant plus de 25 ans ...
En 1949/50, Moondog réalise ses premiers enregistrements (sur disques 78 tours) pour un petit label newyorkais. Devenu une figure emblématique du quartier, les grands labels attirent l'attention sur lui : il enregistre pour Epic en 1953, pour Prestige et Capitol en 1957. Dans ces enregistrements émerge déjà le style très personnel de Moondog, style qui puis son inspiration dans des genres très variés : des influences médiévales (canons, passacaille, rondes ...), de jazz et de musiques traditionnelles (des Amérindiens, des Caraïbes). Dans les années 60, Moondog fait dans la rue la connaissance de Philip Glass, de Steve Reich et plus tard aussi de Terry Riley, les principaux compositeurs de la musique minimaliste et répétitive avec lesquels Moondog travaille et même enregistre (ces bandes n'ont jamais été éditées). Glass et Reich le proclament même "fondateur du minimalisme" mais Moondog le rejette strictement. A défaut, Moondog s'explique : "Though I was born in the United States, I consider myself 'a European in exile', for my heart and soul are in Europe. I am a classicist at heart, and everything is classically conceived, in form, content and interpretation ... I feel like I have one foot planted in America and one in Europe, or one in the present and one in the past. Rhythmically, I am considered to be in the present, even avant garde, whereas melodically and harmonically I am very much in the past. But the present becomes the past just as the future becomes the present. As I say in one of my lyrics, 'Today is yesterday's tomorrow which is now ..."
En 1969 et 1972, les albums les plus connus (et, à mon avis, les meilleurs) de Moondog sortent : Moondog (voir la photo en bas !) et Moondog 2, publiés par Columbia/CBS. En 1974, Moondog disparaît brusquement des rues de Manhattan, certains le croient mort. En fait, en janvier 1974, après une invitation pour deux concerts à Francfort-sur-le-Main, Moondog décide de rester en Europe, continent auquel il se sent très attaché (voir la citation en haut). Vers 1975/76, une jeune étudiante allemande fait sa connaissance dans les rues de Recklinghausen, petite ville dans la région de la Ruhr, et décide de l'héberger chez ses parents à Oer-Erkenschwick, sa nouvelle résidence. Elle devient son assistante, son manager et transcrit ses partitions. Elle donne une nouvelle impulsion à sa carrière puisqu'en quelques années le label allemand Roof Music édite de formidables albums dont Moondog in Europe (1977/78), H'art Songs (1978) et A new Sound of an old Instrument (1979), une série de morceaux pour orgue en solo ou en duo. Dans les années 80, seulement deux disques de Moondog sont publiés : Facets (1981) et Bracelli (1988). Dans la foulée, Moondog fait l'ouverture des Trans Musicales de Rennes (France) où il rencontre le chansonnier suisse Stephan Eicher avec lequel il collabore à l'album My Place. Courtisé dans les années 60 par Allen Ginsberg et William Burroughs, ce maître de la musique contemporaine devient maintenant le héros d'Elvis Costello et de John Zorn et dirige même le Brooklyn Philharmonic Chamber Orchestra. Frank Zappa l'adore.
Il y a 15 ans, Moondog s'éteint le 8 septembre 1999 à Münster (Westphalie), à l'âge de 83. Durant sa vie, il écrit énormément de musique : plus de 300 madrigaux, passacailles, canons et autres musiques pour orchestres à cordes, orchestres à vent, piano, orgue ... et environ 80 symphonies. L'enregistrement de son dernier concert, donné en juillet 1999, deux mois avant sa mort, au Festival MIMI à Arles, est publié fin 2004, en tant que deuxième volume du double cd intitulé The German Years 1977–1999 (sur Roof Music). Catégoriser la musique de Moondog est un exercice assez désespéré. Son œuvre est plus ou moins inclassable : la seule constante dans l'univers de Moondog reste le contrepoint, pour lui le nec plus ultra de la musique. Sur ce point, il était toujours ultra conservateur ...
Ecoutez la musique de Moondog, magnifique !
Musique de Moondog sur Amazon.fr :
http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_1/278-6394390-5746210?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Daps&field-keywords=Moondog
Biographies :
Amaury Cornut (2014). Moondog. (Coll. 'Musiques'). Marseille : Le Mot et le Reste. 144 pages. (en fr.) Robert Scotto (2007). Moondog. The viking of 6th Avenue. Préface de Philip Glass. Port Townsend : Process Media. 280 pages. (en angl.)
Site :
www.fr-moondog.com (animé par Amaury Cornut)
(note : photos no.2 & 3 tirées de l'internet)
Hery



Compagnie aérienne fiable pour la Thaïlande English translation pending
Je pars du 05/11 au 29/12/14 en Thaïlande (BANGKOK) qui pourrait m'indiquer une compagnie Fiable
avec prix raisonnable, je voudrais prendre mes billets dés à présent...
Que penser de l'agence gotogate ???? Qui me semble ne pas être des plus honnête...MERCI pour votre aide
Hébergement quelques jours au Pays Basque English translation pending
Bonsoir
Nous devons partir 3 ou 4 jours au Pays Basque français durant la semaine du 15 septembre, qui pourrait nous conseiller un hébergement sympa et ayant un bon rapport qualité prix.
Enfin, en 3 jours quels sont les incontournables?
Merci pour votre aide 😉
Road trip dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous! Depuis quelques temps nous préparons notre road trip au USA. Nous nous sommes donné environs 6 semaines pour ce voyage. Nous serons 2 filles en voiture et avec une tente-roulote (quicksilver 6.0).
Nous prévoyons faire environs 5hr de route chaque jour. Parfois nous resterons sur place un peu plus longtemps pour visiter et nous reposer.
Pour la préparation de ce voyage j'ai/j'aurai des questions et je souhaite avoir votre aide pour développer le tout.
Quand: fin mai Le départ: St-Jérôme. Lieux que nous aimerions visiter: - Le grand Canyon, Arizona - Monument Valley, frontière Arizona et Utah - Flagstaff, Arizona, pour la route 66 qui a été préservé - Mesa verde, Colorado - Zion National park, Utah - Arches National park, Utah - Bryce Canyon National park, Utah - Yosemite, Californie - San Franscisco, Califormie, pour la plage mais aussi pour visiter Alcatraz - Crater Lake, Oregon - Yellowstone, Wyoming
*Notez que je n'ai pas encore de trajet fixe et qu'au travers de ces endroits il y aura des arrêts car le but n'est pas de conduire pendant des 10hr de temps.
J'ai une question qui m'embête beaucoup. Nous voyageons avec notre tente-roulote. Elle est très légère (636lbs) et nous aurons notre matériel de camping, donc évidement poids supplémentaire. Nous aurons surement des montagnes à traverser. Je m'inquiète à savoir si ca comporte un certain danger ex: surchauffe des freins, difficulté à monter, trucs du genre. J'ai besoin de tout savoir question de voir que tout soit en ordre et sécuritaire (ma conduite également). Est-ce que je rencontrerai beaucoup d'endroits où ce ne sera pas asphalté?
Nous désirons dormir dans des campings gratuit ou moins de 10$ par nuit. Nous nous référons à ce site: http://freecampsites.net/usa/ Sinon, nous ferons des réservations via internet dans des campings lorsque ce sera possible (wifi gratuit sur la route).
Deuxième question. Quel est le danger de vol? Avez-vous déjà été volé, si oui, quel endroit, quel circonstance? C'est le genre de truc qui m'angoisse 🤪
Troisième question. Lors d'un road trip, utilisez-vous une glacière? Glace? Électrique 12v? Propane? Que me suggérez-vous? Nous ne savons pas encore quoi faire à ce sujet. En amener une ou pas, manger sur la route chaque jour...?
Au plaisir de vous lire et de développer mon projet avec votre aide 😛
Quand: fin mai Le départ: St-Jérôme. Lieux que nous aimerions visiter: - Le grand Canyon, Arizona - Monument Valley, frontière Arizona et Utah - Flagstaff, Arizona, pour la route 66 qui a été préservé - Mesa verde, Colorado - Zion National park, Utah - Arches National park, Utah - Bryce Canyon National park, Utah - Yosemite, Californie - San Franscisco, Califormie, pour la plage mais aussi pour visiter Alcatraz - Crater Lake, Oregon - Yellowstone, Wyoming
*Notez que je n'ai pas encore de trajet fixe et qu'au travers de ces endroits il y aura des arrêts car le but n'est pas de conduire pendant des 10hr de temps.
J'ai une question qui m'embête beaucoup. Nous voyageons avec notre tente-roulote. Elle est très légère (636lbs) et nous aurons notre matériel de camping, donc évidement poids supplémentaire. Nous aurons surement des montagnes à traverser. Je m'inquiète à savoir si ca comporte un certain danger ex: surchauffe des freins, difficulté à monter, trucs du genre. J'ai besoin de tout savoir question de voir que tout soit en ordre et sécuritaire (ma conduite également). Est-ce que je rencontrerai beaucoup d'endroits où ce ne sera pas asphalté?
Nous désirons dormir dans des campings gratuit ou moins de 10$ par nuit. Nous nous référons à ce site: http://freecampsites.net/usa/ Sinon, nous ferons des réservations via internet dans des campings lorsque ce sera possible (wifi gratuit sur la route).
Deuxième question. Quel est le danger de vol? Avez-vous déjà été volé, si oui, quel endroit, quel circonstance? C'est le genre de truc qui m'angoisse 🤪
Troisième question. Lors d'un road trip, utilisez-vous une glacière? Glace? Électrique 12v? Propane? Que me suggérez-vous? Nous ne savons pas encore quoi faire à ce sujet. En amener une ou pas, manger sur la route chaque jour...?
Au plaisir de vous lire et de développer mon projet avec votre aide 😛
Avis sur itinéraire tour du monde 10 mois (départ août 2015) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons début août 2015 pour un voyage de 10 mois autour du monde. Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 11,7 et 4 ans.
Nous commençons la préparation et avant de soumettre cet itinéraire aux agences spécialisées, nous souhaiterions avoir quelques retours sur la cohérence du projet. Si vous avez des remarques, des conseils... nous sommes preneurs.
10/08/2015 ==> 15/09/2015 : Afrique du Sud (35j) 15/09/2015 ==> 10/10/2015 : Indonésie (25j) 10/10/2015 ==> 05/11/2015 : Vietnam (25j) 05/11/2015 ==> 30/11/2015 : Laos (25j) 30/11/2015 ==> 20/12/2015 : Cambodge (20j) 20/12/2015 ==> 20/01/2016 : Australie côte ouest + Sydney (30j) 20/01/2016 ==> 20/02/2016 : NZ (30j) 20/02/2016 ==> 05/03/2016 : Polynésie (15j) 05/03/2016 ==> 25/04/2016 : Argentine (50j) 25/04/2016 ==> 20/05/2016 : Bolivie (25j) 20/05/2016 ==> 15/06/2016 : Equateur (25j)
Merci par avance.
GabRaph
Nous partons début août 2015 pour un voyage de 10 mois autour du monde. Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 11,7 et 4 ans.
Nous commençons la préparation et avant de soumettre cet itinéraire aux agences spécialisées, nous souhaiterions avoir quelques retours sur la cohérence du projet. Si vous avez des remarques, des conseils... nous sommes preneurs.
10/08/2015 ==> 15/09/2015 : Afrique du Sud (35j) 15/09/2015 ==> 10/10/2015 : Indonésie (25j) 10/10/2015 ==> 05/11/2015 : Vietnam (25j) 05/11/2015 ==> 30/11/2015 : Laos (25j) 30/11/2015 ==> 20/12/2015 : Cambodge (20j) 20/12/2015 ==> 20/01/2016 : Australie côte ouest + Sydney (30j) 20/01/2016 ==> 20/02/2016 : NZ (30j) 20/02/2016 ==> 05/03/2016 : Polynésie (15j) 05/03/2016 ==> 25/04/2016 : Argentine (50j) 25/04/2016 ==> 20/05/2016 : Bolivie (25j) 20/05/2016 ==> 15/06/2016 : Equateur (25j)
Merci par avance.
GabRaph
Discussion autour du concours septembre 2014: "Il était 3 fois..." English translation pending
Le concours est http://voyageforum.com/discussion/concours-photo-septembre-2014-il-etait-3-fois-d6688533/
Pour les échanges, les à-côtés, et autres discussion, c'est là !
Projet de circuit San Francisco, Los Angeles et Las Vegas 20 jours English translation pending
Bonjour, nous commençons à nous renseigner pour faire un road trip en Californie.
(On s'excuse d'avance pour toutes les questions qu'on va vous poser)
Voici quelques indications nous concernant : => Ce sera notre première fois en couple => On a un niveau très faible d'anglais => On a jamais fait de randonnée (Celle de Yosemite sera notre première)
Pour la date (qui sera, je pense en 2017), notre plage d'environ 20 jours sera entre le Samedi 22 Juillet 2017 et le Dimanche 27 Août 2017. 1 - On pensait faire du Samedi 22 juillet 2017 au samedi 12 Août 2017, qu'en pensez-vous de cette période ?
Voici les gros points qu'on aimerait faire durant ces 20 jours. - San Fransisco - Yosemite (+ pourquoi pas une belle randonnée en plus des beaux points de vue) - Sequoia - Los Angeles - Las Vegas - Death valley - Grand Canyon
2 - Mieux vaut prendre un voyage organisé qui regroupe tout ça ou il vaudra mieux faire ce road trip à notre façon ?
3 - Quel est le meilleur moment pour payer ses billets d'avions ? (Une année avant ou... ?) 4 - Quel est le meilleur moment pour réserver les endroits où dormir ?
5 - Niveau finance, on avait une idée de 3000 euros par tête, ce qui ferait 6000 euros pour nous deux, est-ce raisonnable ou pour tout ce qu'on aimerait faire, ce budget est juste ? (Le prix comprenant le billet d'avion)
6 - Par ou commencer ? SF, LA ou LV ? 7 - Repartir en France par la même ville où on a atterri ou pas ?
8 - On compte louer une voiture ou un van (Le van étant plus adapté si on souhaite dormir dedans quelques fois), avez-vous des conseils ou des sites où le rapport qualité/prix est raisonnable ? 9 - Peut-on louer le véhicule en question à SF et le rendre par exemple à LA ?
Du coup voila, on vient vers votre communauté pour avoir un "plan"* si possible et des conseils, même si ce voyage est prévu dans 3 années maximum. Après on a mis des points qu'on aimerait vraiment voir, mais si on est "large" niveau temps avec nos 20 jours, on est preneur d'idées en plus 🙂
10 - Le plan* J1: Arrivée à .. J2: J3: J4: J5: J6: J7: J8: J9: J10: J11: J12: J13: J14: J15: J16: J17: J18: J19: J20: J21: J22: Départ de ..
En tout cas, on vous remercie vraiment beaucoup par avance pour toutes vos prochaines réponses 🙂
Voici quelques indications nous concernant : => Ce sera notre première fois en couple => On a un niveau très faible d'anglais => On a jamais fait de randonnée (Celle de Yosemite sera notre première)
Pour la date (qui sera, je pense en 2017), notre plage d'environ 20 jours sera entre le Samedi 22 Juillet 2017 et le Dimanche 27 Août 2017. 1 - On pensait faire du Samedi 22 juillet 2017 au samedi 12 Août 2017, qu'en pensez-vous de cette période ?
Voici les gros points qu'on aimerait faire durant ces 20 jours. - San Fransisco - Yosemite (+ pourquoi pas une belle randonnée en plus des beaux points de vue) - Sequoia - Los Angeles - Las Vegas - Death valley - Grand Canyon
2 - Mieux vaut prendre un voyage organisé qui regroupe tout ça ou il vaudra mieux faire ce road trip à notre façon ?
3 - Quel est le meilleur moment pour payer ses billets d'avions ? (Une année avant ou... ?) 4 - Quel est le meilleur moment pour réserver les endroits où dormir ?
5 - Niveau finance, on avait une idée de 3000 euros par tête, ce qui ferait 6000 euros pour nous deux, est-ce raisonnable ou pour tout ce qu'on aimerait faire, ce budget est juste ? (Le prix comprenant le billet d'avion)
6 - Par ou commencer ? SF, LA ou LV ? 7 - Repartir en France par la même ville où on a atterri ou pas ?
8 - On compte louer une voiture ou un van (Le van étant plus adapté si on souhaite dormir dedans quelques fois), avez-vous des conseils ou des sites où le rapport qualité/prix est raisonnable ? 9 - Peut-on louer le véhicule en question à SF et le rendre par exemple à LA ?
Du coup voila, on vient vers votre communauté pour avoir un "plan"* si possible et des conseils, même si ce voyage est prévu dans 3 années maximum. Après on a mis des points qu'on aimerait vraiment voir, mais si on est "large" niveau temps avec nos 20 jours, on est preneur d'idées en plus 🙂
10 - Le plan* J1: Arrivée à .. J2: J3: J4: J5: J6: J7: J8: J9: J10: J11: J12: J13: J14: J15: J16: J17: J18: J19: J20: J21: J22: Départ de ..
En tout cas, on vous remercie vraiment beaucoup par avance pour toutes vos prochaines réponses 🙂
Préparation tour du monde English translation pending
Bonjour Bonjour :)
Et voilà qu'à mon tour je démarre une discussion ! Comme vous tous je prépare mon tour du monde qui se fera en 2016 (si tout va bien) et une tonne de questions commence à s'entasser dans ma tête :/. J'ai peur, j'ai froid, je claque des dents devant les millier de choses à prévoir, à faire etc... Peut être serais-je incapable alors de réaliser mon rêve !! 🏴☠️
Bref, Pour ce tour du monde, et après avoir lu bcp de blog, forum etc... nous (mon ami et moi même) nous sommes rendu compte qu'on ne pourrait pas faire tous les pays que nous voulions, tant en terme de temps que du budget ! alors voici dans un premier temps notre itinéraire :
Népal : 1 mois Laos : 1 mois Cambodge : 1 moisViet Nam : 1 mois Australie : 1 à 2 mois où nous voudrions faire du woofing pour récupérer un peut notre budget qui va certainement couler dans ce pays réputé mais cher ! Nouvelle Zélande : 1 mois ou moins suivant le budget... Argentine : 1 mois Chili : 1 mois Bolivie : 1 mois Pérou : 1 mois
Ce qui nous fait 10 pays à réaliser sur 1 ans ! cela nous laisse le temps de rester ou pas à un endroit qui nous aura plu ou de faire un pays en plus... Que pensez-vous de notre itinéraire ? (pays, temps...) Même si le choix d'un pays est propre à chacun j'aimerais avoir des avis de tourdumondiste pour me faire une idée, peut être changer l'itinéraire etc...
Quand je pense au départ je suis obligée de penser au retour et sur ce sujet j'aimerais savoir comment s'est passé votre retour en France (banque, appartement, reprise du boulo du quotidien etc...) combien de temps cela prend t-il ? En sachant que pour nous ca sera trouver un logement, une voiture etc...
le budget ! pour nous c'est pas facile et nous essayons de mettre de coté en espérant avoir 10 000€ / personnes, sans compter le billet, les visas, les vaccins et les équipements. Pour ces derniers nous essayerons de prévoir le plus possible à compter d'aujourd'hui pour éviter d'entamer sur les 10 000€. Que pensez-vous de notre budget ? est-il trop juste ? Quel à été votre choix pour le billet ? agence ?
Les visas ! Alors je suis dans le flou complet 🤪. par où commencer, pouvons nous faire tous les visas en france avant notre départ ? si cela n'est pas possible ou pas une bonne idée, est-il facile d'obtenir un visa dans un pays étranger pour un autre pays ? (je suppose que cela dépend du pays) mais j'ai peur de ne pas réussir ou de perdre trop de temps (problème de compréhension) dans le pays de demande.
Financer le TDM ! J'ai pu vois que bcp de tourdumondistes avaient financé le projet grâce a plusieurs choses... si vous faite parti de ces personnes là, comment avez-vous fait ? quelles ont été vos démarches (concrètement) ?
Quitter son boulo ! Là encore le vide complet dans mon esprit 😐. Je suis fonctionnaire je devrais donc demander un Congés Sans Solde (CSS). Combien de temps à l'avance dois-je le demander ? en sachant que celui-ci peut être refuser ! si c'est le cas quels sont mes recours, pour qu'au final j'ai le dernier mot :P ? Y a t-il des projets, des dossiers plus ou moins appréciés par l'administration ? comment monter son dossier (quels document fournir...) et vers qui se tourner ?
Une autre envie ! Rien de tel que de faire de l'humanitaire pdt notre tour du monde, mais sachant que cela est payant, pourront nous le faire gratuitement arrivé dans chaque pays ?
je crois avoir tout déballé... 😄 et je me sent mieux lol. je vais peut être passer pour une folle et je suis peut être ridicule avec mes toutes mes questions mais si quelqu'un pouvait prendre le temps d'y répondre ça serait vraiment super 😇 !!
En tout cas je vous remercie d'avance pour le temps que vous prendrez pour mon post 🙂. Cordialement Morgane.
Et voilà qu'à mon tour je démarre une discussion ! Comme vous tous je prépare mon tour du monde qui se fera en 2016 (si tout va bien) et une tonne de questions commence à s'entasser dans ma tête :/. J'ai peur, j'ai froid, je claque des dents devant les millier de choses à prévoir, à faire etc... Peut être serais-je incapable alors de réaliser mon rêve !! 🏴☠️
Bref, Pour ce tour du monde, et après avoir lu bcp de blog, forum etc... nous (mon ami et moi même) nous sommes rendu compte qu'on ne pourrait pas faire tous les pays que nous voulions, tant en terme de temps que du budget ! alors voici dans un premier temps notre itinéraire :
Népal : 1 mois Laos : 1 mois Cambodge : 1 moisViet Nam : 1 mois Australie : 1 à 2 mois où nous voudrions faire du woofing pour récupérer un peut notre budget qui va certainement couler dans ce pays réputé mais cher ! Nouvelle Zélande : 1 mois ou moins suivant le budget... Argentine : 1 mois Chili : 1 mois Bolivie : 1 mois Pérou : 1 mois
Ce qui nous fait 10 pays à réaliser sur 1 ans ! cela nous laisse le temps de rester ou pas à un endroit qui nous aura plu ou de faire un pays en plus... Que pensez-vous de notre itinéraire ? (pays, temps...) Même si le choix d'un pays est propre à chacun j'aimerais avoir des avis de tourdumondiste pour me faire une idée, peut être changer l'itinéraire etc...
Quand je pense au départ je suis obligée de penser au retour et sur ce sujet j'aimerais savoir comment s'est passé votre retour en France (banque, appartement, reprise du boulo du quotidien etc...) combien de temps cela prend t-il ? En sachant que pour nous ca sera trouver un logement, une voiture etc...
le budget ! pour nous c'est pas facile et nous essayons de mettre de coté en espérant avoir 10 000€ / personnes, sans compter le billet, les visas, les vaccins et les équipements. Pour ces derniers nous essayerons de prévoir le plus possible à compter d'aujourd'hui pour éviter d'entamer sur les 10 000€. Que pensez-vous de notre budget ? est-il trop juste ? Quel à été votre choix pour le billet ? agence ?
Les visas ! Alors je suis dans le flou complet 🤪. par où commencer, pouvons nous faire tous les visas en france avant notre départ ? si cela n'est pas possible ou pas une bonne idée, est-il facile d'obtenir un visa dans un pays étranger pour un autre pays ? (je suppose que cela dépend du pays) mais j'ai peur de ne pas réussir ou de perdre trop de temps (problème de compréhension) dans le pays de demande.
Financer le TDM ! J'ai pu vois que bcp de tourdumondistes avaient financé le projet grâce a plusieurs choses... si vous faite parti de ces personnes là, comment avez-vous fait ? quelles ont été vos démarches (concrètement) ?
Quitter son boulo ! Là encore le vide complet dans mon esprit 😐. Je suis fonctionnaire je devrais donc demander un Congés Sans Solde (CSS). Combien de temps à l'avance dois-je le demander ? en sachant que celui-ci peut être refuser ! si c'est le cas quels sont mes recours, pour qu'au final j'ai le dernier mot :P ? Y a t-il des projets, des dossiers plus ou moins appréciés par l'administration ? comment monter son dossier (quels document fournir...) et vers qui se tourner ?
Une autre envie ! Rien de tel que de faire de l'humanitaire pdt notre tour du monde, mais sachant que cela est payant, pourront nous le faire gratuitement arrivé dans chaque pays ?
je crois avoir tout déballé... 😄 et je me sent mieux lol. je vais peut être passer pour une folle et je suis peut être ridicule avec mes toutes mes questions mais si quelqu'un pouvait prendre le temps d'y répondre ça serait vraiment super 😇 !!
En tout cas je vous remercie d'avance pour le temps que vous prendrez pour mon post 🙂. Cordialement Morgane.