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Qui part pour l'hôtel Club Amigo Guardalavaca à Holguin mi-août? English translation pending
by Rochoa · 2011-08-12 · 5 replies
Salut, Finalement, je vais pouvoir partir en vacances. Je pars ce dimanche 14 pour 2 semaines au club amigo Guardalavaca. Si des forumistes d'ici comptent y aller fais-moi signe je serai sur le vol de Canjet. De plus, j'aimerais les dernieres informations suivantes si possible

l'ambiance à l'hotel, discothèque Je serai dans la zone standard quel etage serait correct La prostitution est-elle evidente dans la zone. A+
Hébergement au Mali English translation pending
by Pasgil · 2011-08-06 · 6 replies
Bonjour a tous, nous cherchons un hebergement pour 2 personnes, environ du 10 au 23 Aout 2011 (c'est en effet la semaine prochaine!) Si vous avez de bonne adresses d'hotel, de gite, ect... a Bamako, Mopti, Dogon... Merci
Maroc: prendre des livres pour une école de la vallée d'Imnane English translation pending
by Asora · 2011-08-03 · 18 replies
Appel à tous !

Qui pourrait prendre quelques livres pour une école de la vallée d'Imnane, pas loin de Marrakech ?

Vous serez superbement accueillis ! N'hésitez donc pas à me faire signe ...
Adresses sympathiques de campings en Nouvelle-Zélande? English translation pending
by Jgmh · 2011-08-02 · 2 replies
Nous serons en Nouvelle Zelande du 8 septembre au 10 Octobre pour la coupe du monde de rugby et avons réservé un camping car .Nous souhaitons bien sur profiter des matchs et de l'ambiance d'aprés match (nous avons des places pour les matchs de l'equipe de France et les quarts ) mais nous voulons surtout vivre pleinement ce pays en dehors de l'ambiance supporters Nous recherchons des adresses sympa de camping pas loin des villes (auckland , wellington, napier ) pour pouvoir réserver des places mais aussi des sites où se poser tranquilles dans l'ile du nord et du sud (uniquement le nord de l'ile) avec notre camping car Nous sommes aussi preneur d'adresses pour visiter (et déguster) des vignobles Merci de votre aide
Escalades du bout du monde, l'Ubaye English translation pending
by Lucbertrand · 2011-07-29 · 0 replies
Escalades du bout du monde en France, l’Ubaye

Au mois de juillet, où peut-on partir grimper durant une semaine et ne trouver que des parois désertes se développant sur une belle ampleur entre deux cents et quatre cents mètres de hauteur et présentant un rocher d’une excellente qualité en plus d’une grande variété, calcaire, grès, quartzite ou granite ? Cela ressemble à la quadrature du cercle, sans doute, faut-il envisager un long voyage dans des contrées éloignées, loin des masses grimpantes qui courent les hauts lieux de grimpe français, qu’il s’agisse de Chamonix, la Bérarde ou Vallouise ? Eh bien non, pas très loin de ces sites mythiques, à la réputation universelle, un bijou de belle envergure, se cache un peu plus au sud, entre les cols de Vars et de Restefond la Bonnette, il s’agit de la vallée et du massif de l’Ubaye.

Effectivement il y quelques années nous y avions fait une excursion de la journée et nous avions perçu la très faible fréquentation des parois de cette vallée, plus connue des randonneurs car le GR5 entre autres chemins de randonnée y passe. Mais la plupart des montagnes aux faces verticales de cette région retirée n’attirent pas grand monde, même si quelques sommets connaissent une notoriété certaine, par exemple le Brec de Chambéron par sa voie normale.

Forts de cette impression nous partons à trois pour une semaine de grimpe début juillet dans ce massif de l’Ubaye. Comme nous en avons pris l’habitude depuis maintenant quatre ans, nous allons Robert et moi à Orpierre faire une voie d’escalade dans cette splendide falaise calcaire de quelques deux cents mètres, le Quiquillon, avant de partir retrouver notre guide Christophe pour une semaine d’escalade intensive. Cette première paroi que nous gravissons à deux est certes bien équipée mais de difficulté assez soutenue, et il y fait une chaleur caniculaire dans cette face orientée au sud. Nous y sommes seuls. Ceci explique peut-être cela ? Il est toujours bon pour le moral avant de partir gravir des faces de grande difficulté en second de cordée, d’avoir effectué quelques exercices préparatoires en premier.

Rendez-vous est pris pour dimanche après-midi à Gap. Dès nos retrouvailles, nous mettons immédiatement le cap sur le village de Fouillouse, auquel on accède par un incroyable pont qui enjambe une très profonde et très étroite gorge. Le village est de toute beauté. Le Brec de Chambéron, point culminant de la région le domine. Sa silhouette massive est caractéristique, et malgré une lourdeur apparente, il s’agit d’une belle aiguille tronquée qui s’élève à plus de 3300 mètres. Elle règne aussi sur le petit cimetière du lieu, tout en pente et très pittoresque. Il héberge un homme connu de tous, l’Abbé Pierre. Rapidement installés, nous profitons de deux heures de disponibilité pour aller affûter nos chaussons d’escalade sur une falaise de faible ampleur en bordure de l’Ubaye. Après deux voies d’une trentaine de mètres, nous remontons pour ne pas être en retard, car à sept heures la cloche sonne, signal du repas dans ce gîte sympathique.

Nous allons passer quatre nuits en ce lieu. Chaque matin, dans les environs nous partirons faire une paroi différente. Nous commencerons par une belle dalle de deux cents mètres qui domine la route un peu avant Maljasset, et qui se situe sur la Tête de Sanglier, grosse montagne de quartzite. A cet endroit la rivière est enserrée entre deux montagnes aux parois austères du fait de leur couleur sombre et de leur ampleur, celle vers laquelle nous avons l’intention de nous diriger et en rive gauche donc au sud, l’impressionnante flamme de pierre que constitue le Grand Bec de la Blachière.

La marche d’approche s’effectue au plus court à travers prairies, forêts, restes morainiques. Il ne nous faut pas très longtemps pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade malgré les six cents mètres de dénivelé. Notre itinéraire emprunte une immense dalle incurvée. L’aspect du rocher est particulier, poli comme du marbre mais pourvu de petites aspérités qui permettent un bon positionnement des doigts. Pour les pieds, des variations d’inclinaison de petits pans de rocher permettent généralement un bon appui, mais ces prises de pied ne se repèrent pas du premier coup d’œil, elles font preuve d’une sorte de mimétisme, cependant on apprend rapidement à les repérer avec un peu d’accoutumance à la texture de ce rocher particulier. C’est cela le plaisir de l’escalade, les différents types de rochers impliquent pour chacun d’entre eux une stratégie d’escalade appropriée, donc le jeu varie à l’infini d’une montagne ou d’une falaise à l’autre. Les variations sont de taille. L’utilisation des mains en fonction de la forme des prises, du grain du rocher, de la découverte plus ou moins évidente du point d’accroche des doigts, ce point d’ancrage permet ou non le blocage, ou alors faut-il appuyer fortement pour faire friction, de façon directe ou indirecte. Pour les pieds, il en est de même. Le point de poser peut prendre tous les aspects, petite réglette horizontale, gratton minuscule qu’il faudra charger en pression, dalle très inclinée qui nécessitera aussi une forte pression pour tenir, les prises pourront aussi être indirectes, donc nécessiter des pressions en opposition des mains et des pieds.

Cette première escalade dans l’Ubaye nous enthousiasme. Mais le temps n’est pas très beau et le risque d’orage bien réel pour le début de l’après-midi. Vers les 12h30 nous en terminons avec cette belle dalle, qui en finale s’est bien redressée offrant une dernière longueur difficile, passage côté 6a. Nous débouchons sur une vire occupée par deux mélèzes, bien visibles du bas. Sans doute y-a-il un lien avec le nom de la voie « à l’ombre du mélèze en fleur ». Après avoir mangé une rondelle de saucisson et une tranche de pain d’épice nous rejoignons sans perdre de temps la ligne de rappels qui nous conduira au pied de la paroi. En effet, le temps se dégrade et nous recevons quelques gouttes. Heureusement les précipitations ne s’aggravent pas à court terme et cela nous permet de rejoindre le point de départ sans être mouillés. Il est toujours très désagréable de se trouver trempés dans une paroi alors que l’on doit effectuer de nombreuses manœuvres, en particulier des rappels.

Pour notre deuxième journée, nous jetons notre dévolu sur une voie de la face est du Sommet Rouge. Il s’agit d’une vaste montagne calcaire de mille mètres de large et de 450 mètres de haut, se situant juste à côté de la Tête de Sanglier, que nous avons gravie hier. La différence géologique des terrains est extraordinaire en Ubaye. En effet, ces deux montagnes qui se font face, l’une est en quartzite, roche qui s’apparente au granite, et la seconde est constituée de calcaire.

La marche d’approche présente un dénivelé de 750 mètres. Ils sont vite effectués, car le chemin est raide et la progression rapide. De plus en ce début de juillet les vallons des Alpes sont constellés de fleurs de tous types, aux couleurs variées, ce qui rend la marche particulièrement plaisante. L’edelweiss est aussi présent, et parfois des touffes d’une dizaine d’étoiles blanches veloutées de belle taille se laissent admirer.

L’escalade au nom bien choisie « les potes âgés » se révèle d’emblée difficile. Comme généralement en rocher calcaire la paroi est verticale. Mais l’adhérence est extrême et les pieds peuvent venir se bloquer sur les moindres aspérités. Je suis toujours étonné de constater la petitesse des prises sur lesquelles on arrive à faire porter son poids. Il est très important lorsqu’on n’a pas un gros entraînement de compenser par la technique. En effet, cette dernière en escalade, comme à vélo elle reste. Par contre la force dans les avant-bras et les doigts, si on ne l’entretient pas très régulièrement, il ne faut pas compter se tirer bien longtemps sur de minuscules prises dans une paroi verticale voire surplombante. Avec Robert nous faisons bien attention de solliciter nos pieds plus que nos bras, si nous voulons gravir les 350 mètres de cette belle voie d’escalade. Cette journée sera la plus belle de la semaine, pas de pluie menaçante, ciel bleu jusqu’au soir. Nous en profitons pleinement. Les longueurs ne sont pas toutes très difficiles, vers le centre de la paroi une zone de faiblesse permet une avance plus rapide, mais le corollaire, une qualité du rocher moindre, d’où risque de chute de pierres. Dans ces passages plus faciles, nous redoublons de prudence. La dernière longueur consiste en un long dièdre de 45 mètres très athlétique, côté v+, mais les pieds trouvent de quoi se positionner alternativement de part et d’autre sur les deux pans de rocher qui constituent cet immense dièdre.

Vers les quinze heures le sommet est atteint. Une vue magnifique s’étend sur toute la région. Tout en bas, nous distinguons la vallée qui conduit à Maljasset, avec le village de la Barge un peu en aval, qui recèle un joyau, une vieille église au nom évocateur « notre Dame des Neiges ». Une multitude de sommets pointent fièrement parmi lesquels le Brec de Chambéron tient la place centrale.

Cet instant où l’escalade prend fin, le but étant atteint, on reste à contempler un immense panorama, avec en dessous ce grand vide que l’on a creusé à la force de notre corps. Cela procure une réelle sensation de bonheur, exacerbée par une douce fatigue des muscles qui ont été largement sollicités. Cependant, nous ne relâchons pas notre vigilance, car une descente acrobatique de 350 mètres en rappel dans cette paroi verticale nous attend. Bien souvent au cours de ces descentes des incidents, voire plus, peuvent survenir, généralement du fait d’une faute d’inattention facilitée par la fatigue. Nous gardons donc toute notre attention pour cet exercice, qui malgré l’habitude reste un moment intense en sensations. En effet, descendre plus que la Tour Eiffel pendu à une corde reste toujours un exercice impressionnant. 2H15 plus tard nous sommes au pied de cette magnifique paroi. Par une descente à travers un pierrier constellé d’édelweiss nous retrouvons le chemin qui nous ramène à la voiture. Aujourd’hui comme hier nous n’avons vu personne à proximité durant la journée. Christophe a repéré un grimpeur très loin de l’autre côté de la face, que Robert et moi n’avons pas réussi à distinguer. On a du mal à s’imaginer que nous sommes en été dans les Alpes françaises, si loin de tout et pourtant pas très loin. Nous arriverons à temps au gîte de Fouillouse pour entendre retentir la cloche annonçant le début du dîner.

Ce matin du troisième jour, le temps s’annonce assez beau, fort de notre belle journée d’hier nous partons sans inquiétude pour l’aiguille Large, magnifique jaillissement de quartzite sombre, qui se situe au-dessus du lac du Marinet. Pour y accéder, nous remontons à partir de Maljasset, le merveilleux vallon du Marinet. En ce début de matinée, c’est un enchantement, comme si toutes les fleurs et tous les animaux des environs s’étaient donné rendez-vous pour nous faire une vaste haie d’honneur.

La marche d’approche commence sous de bons augures. En effet, dès la sortie du village de Maljasset deux gros patous, ces fameux gardiens de troupeaux de moutons nous ont regardés passer. Lorsque nous nous sommes engagés sur le chemin pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade, ils se sont faits plus pressants et se sont rapprochés en aboyant, l’un d’entre eux grondant même. Tiens mais pourquoi ? Nous avons vite compris, face à nous sur le chemin un immense troupeau de moutons arrivait dans notre direction. Les patous nous demandaient simplement de prendre une autre direction. Mais notre chemin passait par là. Attendre que cette masse d’ovins nous ait dépassés aurait pris un quart d’heure. Ne comptant pas attendre, nous décidons de quitter le chemin et de passer dans le champ en contrebas. Manifestement, cette décision convenait aux patous, qui dès que nous nous sommes mis à descendre se sont détournés de nous. Ces chiens m’étonneront toujours !

Le chemin remontant vers le lac Marinet, dans la direction du col Mary est un enchantement. D’abord il passe en sous-bois dans une forêt de mélèzes, puis il se perd dans de grandes prairies, dominées de magnifiques pointes rocheuses, dont la plus caractéristique est la Pierre Andrée, monolithe granitique de deux cent cinquante mètres. D’autre part, les fleurs rivalisent de forme, de grosseur et de couleur. Pour n’en citer que quelques-unes, le myosotis et son bleu tendre, les différentes espèces de gentianes, la printanière d’un bleu couleur ciel, celle à feuilles larges qui présente une grosse fleur bleu profond presque nuit et la gentiane ponctuée, grande tige de plus de cinquante centimètres qui se charge de nombreuses grosses fleurs jaunes étagées, l’aster des alpes qui se regroupe en colonie avec ses corolles bleu pâle faisant penser à des touffes de marguerites colorées, et encore dans les bleus la valériane qui n’hésite pas à lancer au sommet de ses tiges une multitude de fleurs, dans les teintes tirant sur le mauve la globulaire et sa grosse tête perchée bien haut sur sa tige frêle, et aussi le bleuet vivace, quelques trolles ponctuent de jaune ce tableau, et d’une teinte orangée l’épervière orangée. Je pourrais donner encore une multitude de noms, car m’a-t-on dit, la flore alpine recèle de l’ordre de mille variétés de fleurs ! Je ne sais plus où regarder, au sol vers cette multitude de points de couleur ou vers les hauteurs en direction de ces parois qui se dressent toujours plus proches et imposantes. Mais pour donner une dimension encore supérieure à la féerie de cette marche d’approche, les marmottes et les chamois s’y mettent. Les premières, pas farouches du tout viennent à proximité et mangent de l’herbe en se souciant à peine de nous. Un peu plus loin, en arrière plan, les chamois nombreux nous donnent une belle leçon d’escalade et d’équilibre sur terrain instable. Cependant, l’un d’entre eux dérape et repart dans la pente en contrôlant sa descente plus que sa chute. Au deuxième essai, il passe sans problème. Une des raisons pour lesquelles les parois que nous gravissons en Ubaye sont peu fréquentées, consiste en la longueur des marches d’approche. Mais ces marches constituent à elles seules un motif de balade. Pouvoir associer ce genre de randonnée à l’escalade qui va suivre permet de vivre des journées très diversifiées par les émotions et les sensations.

De toute évidence ces deux heures de marche préparatoire à l’escalade nous enchantent, et encore aujourd’hui même sur le chemin nous sommes seuls. Sommes-nous en France en juillet ? Devant nous l’aiguille Large prend de l’ampleur, elle culmine à 2857 mètres. Grande lame granitique à la couleur sombre, que nous allons rejoindre par un pierrier raide et pénible. Que ces bases de montagnes sont austères et incitent à l’aventure ! Nous nous équipons tout excités à l’idée des belles sensations qui nous attendent le long de ces grandes dalles sombres. Christophe attaque la première longueur, qui s’avère difficile, jamais de prises très franches, des oppositions latérales pour tenir sur le rocher. Le temps s’assombrit rapidement. Va-t-on prendre la pluie en pleine paroi ? Nous allons grimper avec ce souci de nous dépêcher et prendre de vitesse le mauvais temps. L’ambiance devient austère même si la face ne fait que deux cents mètres de hauteur. Les dernières dalles à la couleur presque noire, sous ce ciel très sombre donnent vraiment une impression de haute montagne, l’escalade y est difficile, 6a soutenu. Mais le plaisir n’en n’est que renforcé, lorsque la pression augmente, mais que le rocher reste sec et que les mouvements permettent une escalade aérienne de toute beauté. Chapeau pour l’initiateur de cette voie, car il faut avoir l’intuition qu’il est possible de forcer en escalade libre ce bouclier de dalles verticales, qui semble ne présenter qu’une face lisse sans prise.

Nous arrivons au sommet avant la pluie, d’ailleurs qui en définitive ne viendra pas. Le ciel finira même par s’éclaircir. Une fois de plus nous savourons le plaisir de nous trouver sur un joli sommet et pour le troisième jour consécutif nous sommes seuls. Par une descente facile entre de petites barres rocheuses nous rejoignons le lac Marinet, au-dessus duquel nous faisons une petite pause casse-croûte, avec le traditionnel morceau de saucisson. On le trouve vraiment bon ! J’ai l’impression de faire un festin digne de Pic à Valence ou de Bocuse à Collonges ! Sacrilège diront certains !

En reprenant le chemin de descente en direction de Maljasset nous rencontrons quatre randonneurs et deux gendarmes. Ces derniers nous disent que les deux jours à venir ne seront pas très favorables, des orages étant attendus en milieu de journée. Bon, nous faudra-t-il nous adapter et envisager des voies de moyenne ampleur nous permettant de devancer le mauvais temps ? Nous verrons bien. Pour le moment nous descendons à Jausiers à la recherche d’une pharmacie car je me suis fait piquer au bras par une bête, et l’une des plaies semble s’infecter. On dirait un peu une piqûre de vipère constituée de trois trous, avec une zone qui commence à se nécroser en périphérie. Cependant, je ne ressens aucune douleur, pourtant la plaie n’est pas très belle et elle suppure. Mais tout rentrera dans l’ordre avec un désinfectant et une pommade à la cortisone. Jausiers est un joli petit village et nous y passons un moment agréable, malgré une chaleur étouffante. Nous rejoignons notre gîte à Fouillouse. Nous arrivons après le fatidique signal de la cloche. Le cuisinier qui prend l’air sur le balcon en nous voyant passer après l’heure imposée de 19h nous demande, le sourire aux lèvres de nous presser !

Pour ce quatrième jour, en effet les prévisions météorologiques sont pessimistes, orages dès midi. Nous décidons de partir pour une escalade de deux cents mètres au-dessus de Fouillouse sur les contreforts de Massour, joli bastion calcaire à mi-distance du col de Mallemort sur le GR5. Les arpenteurs de ce fameux chemin qui traverse, entre autre les Alpes françaises, ne sont pas très matinaux car nous sommes seuls. Je me souviens l’avoir parcouru il y a déjà quatre ans entre Briançon et Nice. J’en garde un excellent souvenir et au col précédemment cité, j’avais rencontré un solitaire qui remontait et qui avait subi des intempéries assez conséquentes. Aujourd’hui même pas un solitaire avec qui discuter. D’ailleurs je ne sais pas si nous avons trop l’esprit à la discussion. Nous pressons le pas, car dès le matin le temps n’est pas très beau et les montagnes restent enveloppées de volutes nébuleuses de mauvais augure. Cependant la marche est toujours aussi jolie, des fleurs partout, qui dans ce temps gris ressortent à la manière de luminions multicolores. Alors que nous approchons du pied de la paroi dans les cailloux, où l’herbe se fait rare, apparaissent les magnifiques corolles blanches veloutées des édelweiss. Un peu plus haut une harde de chamois détale, et l’un d’entre eux se découpe sur une arête rocheuse, ce qui permet une photographie du meilleur effet.

Rapidement équipés, nous partons dans l’escalade à vive allure, malgré la difficulté de ces magnifiques dalles sculptées. Le rocher est de la qualité de celui que l’on rencontre dans des parois mythiques, mondialement connues, l’Escalèse au Verdon, ou les deux Aiguilles à la montagne Sainte Victoire. Encore une fois nous goûtons un immense plaisir en équilibre sur ces grandes dalles, où l’adhérence des pieds joue un rôle prépondérant. Mais nous aurons moins de chance qu’hier, alors que Christophe vient de conclure la dernière longueur, et qu’avec Robert nous nous y engageons, la grêle sans préavis se met à tomber. Adieu pour nous cette dernière partie d’escalade. Nous rejoignons sagement le relais que nous venons juste de quitter et en un rappel notre guide nous rejoint. En quatre rappels rapides nous atteignons le pied de la paroi. Quelques petites averses intermittentes se manifestent, mais nous ne pouvons pas dire qu’elles nous mettent en péril.

Nous allons après quatre jours dans cette haute vallée de l’Ubaye, pour notre dernière journée d’escalade quitter le coin et nous rendre dans la vallée du Bachelard, petite gorge profonde et secrète qui conduit au col de la Cayolle. Le gîte de Bayasse nous accueille pour la nuit. Le lieu est sympathique et le propriétaire nous confectionne une grosse platée de pâtes, qu’il a fabriquées lui-même. Un délice !

Pour notre dernière journée d’escalade, eh oui une semaine ça passe trop vite, nous envisageons de gravir la fière face sud du Chapeau de Gendarme, magnifique aiguille calcaire qui culmine presque à 2600 mètres, et qui sur son versant nord donne sur la station de ski du Sauze. La marche d’approche est raide et pénible, terrain instable dans les pierriers et parfois au-dessus d’à-pics, vers lesquels il est préférable de ne pas glisser. Tous les ingrédients de la montagne sont réunis. Une fois équipé, Christophe enlève rapidement la première longueur, de difficulté moyenne, V. A mon tour je démarre, que c’est difficile, suite à cette marche interminable et du fait que c’est le septième jour consécutif que nous grimpons. Je ressens plutôt de la douleur que du plaisir dans ce début de voie. Je me demande ce qui va se passer plus haut lorsque les difficultés vont devenir sérieuses. Ce qui m’inquiète, ce sont mes mollets qui ne répondent pas vraiment, ce qui rend mes prises de pied très imprécises dans cette paroi verticale, alors qu’il ne me faudra pas compter sur des doigts d’acier pour palier cette défaillance des membres inférieurs. Mais voilà, le corps est un vrai miracle, à chaque longueur, la difficulté s’accroît, mais les muscles se chauffent et la précision et le plaisir reprennent le dessus. Dans cette paroi de deux cent cinquante à trois cents mètres, la sensation de vide est impressionnante, car nous avons louvoyé entre des barres rocheuses dans des pentes très raides pour en atteindre le pied. On a l’impression de dominer d’un seul jet le torrent du Bachelard quelques mille mètres plus bas. Nous profitons intensément de cette dernière escalade, qui sur les trois dernières longueurs nous gratifie en premier d’un grand dièdre surplombant, cependant relativement pourvu de prises, et pour finir d’une extraordinaire dalle de 70 mètres de haut, permettant une escalade très aérienne d’une beauté incroyable. On aimerait que cela ne s’arrête pas tout de suite, bien que les muscles soient soumis à rude épreuve. Ces derniers moments vont s’incruster durablement en nous et susciter l’envie de revenir rapidement se confronter à ces horribles abîmes qui nous attirent tant.

Mais une fois au sommet, la redescente nécessite de l’attention. En effet, par des pentes très raides et pas très stables, nous progressons sans nous assurer et tout faux pas s’avérerait fatal. Le terrain fait penser à la haute montagne, l’itinéraire n’est pas toujours évident, et il nous faut serpenter au milieu d’à-pics pas très sympathiques sur des terrains qui ressemblent un peu à des roulements à billes. Dans les dernières pentes raides en caillasse instable, nous tombons sur une harde de bouquetins qui se laisse approcher. Que ces animaux à l’allure massive sont agiles ! Ils acceptent que nous les photographions complaisamment dans les positions les plus esthétiques. Jusqu’au bout l’Ubaye nous aura prodigué ses merveilles.

Mais tout a une fin, nous voilà presque en finale de notre pérégrination. Nous nous retrouvons sur un chemin bien tracé, où les fleurs sont plus nombreuses que jamais, un véritable paradis. Nous croisons un Anglais qui monte avec un vélo de course sur le dos. Où va-t-il ? En effet, quelque soit sa direction, et le choix n’est pas très diversifié, le vélo devra rester sur son dos à la descente. Il y a vraiment de drôles de gens ! Peu après la route goudronnée est atteinte, puis la voiture, nous rangeons notre matériel de montagne. Je remonte le torrent les pieds dans l’eau pour me rafraîchir et profiter encore de cette merveilleuse nature de l’Ubaye et ne pas partir tout de suite. Puis avec regret nous quittons cette contrée, avec l’intention d’y revenir, il nous reste tant à faire dans ces magnifiques faces difficiles et secrètes.

Voilà notre semaine est terminée. Je me sens un peu fatigué, surtout les avant-bras, mais quel plaisir en me remémorant ces grands espaces peuplés de fleurs, d’animaux et de grandes parois. De plus, ces merveilles ne semblant pas attirer nos semblables, l’impression de monde vierge que cela suscite renforce le bonheur que nous y avons connu durant cette trop courte semaine. Je ne peux que conseiller cette région, l’Ubaye, aussi bien aux randonneurs qu’aux grimpeurs, éperdus de solitude. Bien souvent vous aurez l’impression d’être seuls au monde dans des coins reculés, cependant pas très loin de la civilisation.
Itinéraire de six jours au Monténégro? English translation pending
by Blainos · 2011-07-27 · 2 replies
Bonjour Nous partons dimanche pour une petite semaine au Monténégro. Conscients que c'est très court (6j sur place), nous aimerions en profiter au maximum. Quel itinéraire nous conseillez-vous ? Nous aimons autant la côte que la montagne. Nous sommes mobiles car aucun hébergement réservé. Nous pensions camper. Nous avons réservé une voiture de location. Merci d'avance Blainos
Circuit San Francisco jusqu'à San Diego via la Highway Pacific Cote (road 1) English translation pending
by JaredL · 2011-07-26 · 10 replies
Bonjour, je pars une quinzaine de jour en debut aout avec 2 amis de 24 ans pour un petit road trip entre San Francisco jusqu'a san diego via la highway pacific cote (road 1) j'ai réservé l'hotel a san francisco mais rien d'autre je compte m'arreter sur la route dans des petits motels entre les grandes villes je dois reserver à l'avance aussi ou ce genre d'hotel à toujours de la place ?! à quel prix je dois m'attendre ?

Merci

si vous avez des plan sympas qui seront sur mon chemin ca m'intéresse
Conseils de petite balade dans les calanques de Cassis ou autre? English translation pending
by Nikkodem · 2011-07-24 · 7 replies
Bonjour

Nous partons Samedi prochain a Saint Cyr sur mer pour une semaine avec nos 2 enfants de 4 ans et 1 an et nous aimerions faire une petite balade dans les calanques. On a pas mal cherché sur ce forum et ailleurs mais on a pas trouvé vraiment ce qu'on voulait.

En fait on voudrait une balade aller retour d'1h 1h30 dans les calanques de cassis (ou autre) avec une belle vue des calanques "en hauteur" On le fera le matin si 'est code rouge, l'aprem si c'est orange et pas du tout si c'est noir toute la semaine :-)

Sinon, etant passionné de photo, je cherche aussi une balade qui peut être un peu plus longue a faire tout seul et ou j'aurais les points de vue les plus beaux possible pour faire de jolies photos :-)
Choisir des chaussures de randonnée pour le Groenland? English translation pending
by Poupy82 · 2011-07-18 · 6 replies
Bonjour, Je prévois de faire une rando kayak au Groenland cet été. J'hésite fortement entre deux types de chaussures (que je possède déjà) pour les randos pédestres : - chaussure rando tout en cuir (Global event de chez Kayland), - chaussure alpi (Nepal trek evo GTX). A priori, je ne ferai pas de randos glaciaires. Merci pour vos conseils Cordialement
Où s'héberger et itinéraire en Provence? English translation pending
by Boudha1972 · 2011-07-16 · 24 replies
Bonjour,

Ma copine, notre garçon de 4 ans et moi, allons passer 2 semaines en Provence à la fin de septembre, début octobre. Nous voulons visiter, mais nous voulons aussi relaxer. Donc, nous prévoyons faire des journées de visite, entre couper de journées à la plage. Idéalement nous voulons rester 2 semaines au même hotel/gîte/appartement et visiter à partir de ce point.

Quel serait un bon choix de joli ville/village pour nous installer, nous permettre de visiter , mais aussi d’ avoir accès à la mer? Avez-vous des suggestions d’itinéraires? Merci!
États-Unis: le site "Ouestusa" n'est plus accessible English translation pending
by RomainPa · 2011-07-04 · 32 replies
Hello !

Ouestusa.fr est tombé au moins depuis hier... le site n'est plus accessible. Est-ce momentané ? J'ai un voyage à finaliser, ca tombe assez mal.

😇😇😇😇😇😇

Aidez moi ! 😎
Causse Mejean - Causse Noir: avis sur randonnée de sept jours? English translation pending
by Milhavoise · 2011-07-01 · 2 replies
Bonsoir,

Je pars faire une rando de 7 jours en août et j'aurais aimé avoir des avis sur mon circuit. J'ai le topoguide Tours du Mont-Lozère, des Causses Méjean et du Sauveterre mais je ne suis pas un circuit suggéré. J'ai un budget réduit et donc préfère dormir en gîte d'étape. Je ne veux pas non plus me charger avec une tente et un duvet. Du coup, certaines étapes sont problématiques (ex : pas de gîte aux Vignes). Pour des raisons de transport je ne ferai qu'une petite étape de 3h45 le 1er jour. Voici mon circuit : 1er jour : Meyrueis - Hyelzas 2ème jour : Hyelzas - Rieisse via les Corniches du Causse Méjean (aller-retour entre St-Pierre des tripiers et les corniches puis variante 1 du GRP). Cette étape me semble un peu longue, environ 9h, mais je ne vois pas comment faire autrement. 3ème jour : Rieisse - Florac 4ème jour : Florac - L'Hom 5ème jour : L'Hom - Drigas via Nivoliers, Le Villaret, Hures 6ème jour : Drigas - St- André de Vézines via Meyrueis (aucune idée du temps nécessaire entre Meyrueis et St-André) 7ème jour : St-André de Vézines - Millau

En fait, j'hésite pour ma 1ère étape. Peut-être pourrais-je pousser jusqu'au gîte de La Viale et donc écourter la 2ème étape. Le souci c'est que je n'arriverai pas avant 19h30-20h au gîte, ce qui est peut-être trop tard.

Si vous avez randonné sur le Causse Méjean, quel circuit avez-vous choisi ? Y a-t-il des endroits difficiles (chemin étroit en bord de falaise par exemple) ? ravaitaillement en-dehors de Meyrueis et florac ? Boulangerie à Mas Saint-Chély ? Merci d'avance pour vos infos, conseils. :)
Hôtel à Sharm ou Taba pour séjour snorkeling avec enfant de 7 ans? English translation pending
by Yrpp · 2011-07-01 · 5 replies
Bonjour,

Nous avons décidé de partir au mois d'aout en Egypte afin d'essayer de faire découvrir les fonds marins à notre fils de 7 ans avec palmes et tuba. Nous nous sommes déja pas mal renseigné sur Taba qui semble être un bon endroit malgré apparement un environnement plus que restreint 🤪 (petite ville, peu de choses à voir sans excursions ...) mais beaucoup de personnes nous ont aussi parlés de Sharm (qui semble plus dévelloppé mais aussi plus bondé de touristes ??!!) cependant là nous avons peu d'info si ce n'est les quelques renseignements glanés sur le forum Voilà donc la question : quelle est donc le destination qui serait la meilleure à vos yeux dans notre cas ? Pour Taba, nous hésitons entre le hyatt, l'intercontinentale et le club marmara Pour Sharm comme dit ???

PS est il nécéssaire de prévoir une petite combinaison pour notre fils ?

Merci d'avance pour vos avis 🙂
Quelles sont vos escales favorites? English translation pending
by Chris13130 · 2011-06-21 · 145 replies
bonjour amis du forum, 🙂🙂🙂

Apres mon post sur vos bateaux favoris, avec votre concoure je voudrais réaliser un classement de vos escale favorite(ou rêver) en gardent le même barème que pour les bateaux, 10 point pour le premier,7 pour le second et 5 pour le troisième un petit commentaire et quelque photo seront les bien venu

tout le monde na pas chance de pouvoir visiter tout ces pays , a vous de nous les faire découvrir ...

merci d avance chris 😉
Points d'intérêt sur la route entre Grand Canyon Village et Monument Valley? English translation pending
by Antibo · 2011-06-19 · 8 replies
Bonjour, Comme le décrit plutôt bien mon titre 🙂, quels sont les points d'intérêt sur la route entre grand canyon village et monument valley ?
Déplacements au Portugal English translation pending
by Petoria · 2011-06-13 · 5 replies
Bonjour à tous !

Je compte me rendre au Portugal la semaine prochaine, et j'ai quelques questions par rapport au déplacements. Je vais atterrir à Porto, y passer quelques jours, puis m'enligner vers Lisbonne.

Une fois installé dans une auberge Hi à Lisbonne, j'aimerais pouvoir visiter les sites touristiques suivant :

Quinta da Regaleira Castelo dos Mouros Azenhas do mar Palácio da Pena

Est-il possible de voyager entre ses lieux et de dormir à Lisbonne à chaque soirs sans courir toute la journée ? Sinon auriez-vous des suggestions d'hébergement près de ses sites, pour un voyageur avec un budget restreint ?

Merci beaucoup !

Laurent
Une semaine en août dans le Var, que faire? English translation pending
by Dadeline8 · 2011-06-08 · 10 replies
Bonjour,

Cet été, du 13 au 20 aout, je pars avec mon coinjoint à trans en provence, à côté de Draguignan. Perso, je connais très bien la côte, j'ai passé tous mes été à ste maxime mais plutôt plages, visites des villes du bord de mer (fréjus, st trop, antibes, hyeres etc...) pour tout cela pas de soucis même si je suis toujours preneuse de bons plans plages pas trop fréquentées, petits restos ou autre...😛 Mon ami ne connait pas du tout, il n'est jamais allé plus bas que l'ardèche et plutôt montagne normalement, très sportif et cycliste! Du coup je cherche un petit programme varié avec grosses rando à la journée (quitte à faire 1h30/2h de route pour atteindre les alpes maritimes ou de haute provence), des coins canoé (on fera sans doute les gorges du verdon), des ballades sympa enfin si je pouvais avoir pas mal d'infos sur les randos surtout qui sont sportives et offrent un beau panorama ca serait super! Nous avons tous deux 25 ans! Merci d'avance, adeline
Circuit itinérant au Maroc du 7 au 25 août English translation pending
by Poissoncoq · 2011-06-03 · 20 replies
Salut, je pars au Maroc du 7/08 au 25 /08 et nous prenons un vol sec en direction de Marrakech . Je prends note d'un max de renseignements sur ce forum ainsi que sur le guide du routard et du petit futé que je viens d'acheter . On souhaite se poser une semaine à Marrakech pour visiter la ville et ses environs, j'hésite à partir 3 j aux portes du désert(Zagora) en faisant un bivouac une nuit là bas (dans le désert) et sur le trajet aller m'arreter une nuit à Ouarzazate qui d'aprés ce que j'ai lu reste une ville étape car pas grand chose à faire . Ensuite retour sur Marrakech et direction El-Jadida, Safi, Essaouira, Agadir puis retour Marrakech et envol pour Bordeaux . Mes questions : 1/ Marrakech, Ouarzazate et Zagora au mois d' aout c'est jouable ou c'est du suicide ? 2/ 3 jours cela suffit pour rejoindre le désert en faisant une étape à Ouarzazate et un bivouac dans le désert ? 3/ 3 jours dans chaque villes côtieres celà suffit pour visiter et se reposer ? Safi vaut le détour ? Car à par la poterie j'ai l'impréssion qu'il n'ya pas grand chose à faire (plage industrielle ) 4/ le ramadan pose t'il un problème au bon déroulement de notre séjour ?

Merci .
Voyage au Portugal en juillet English translation pending
by Reismee · 2011-06-01 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je me rends début juillet avec une amie au Portugal. Au programme: d'abord environ 5 jours à lisbonne, puis nous nous rendrons au Sud J'ai quelques petites questions qui subsistent:

- Nous n'avons tjs pas choisi la ville où nous séjournerons au Sud: hésitant entre Faro, Loulé, Lagos, Portimao et Albufeira. Nous souhaitons un peu (même si difficile à trouver en cette saison) de tranquillité et des belles plages, tout en restant raisonnable niveau prix (prix de l'hébergement et de la nourriture). Ceci sachant que nous comptons visiter d'autres villes lors du séjour.

- Fatima mérite-t-elle le détour ?

- Est-ce que cela vaut la peine de prendre un pass Interrail pour le Portugal ? De manière générale, les connexions sont-elles meilleures en bus ou en train ?

- Quelles sont les meilleures plages autour de Lisbonne: Cascais?

- Enfin, le Portugal est-il sûr, le soir pour deux jeunes filles ?

Merci par avance.
Croisière "Civilisations antiques" du 22 octobre 2011 English translation pending
by Almaboca67 · 2011-05-25 · 22 replies
Bonjour,

Nous allons faire notre 1ere croisière du 22/10 au 01/11/2011 avec Costa sur l'Atlantica pont N°6 cabine (je ne sais plus le N°). Nous sommes passés par Azur Croisières et notre dossier est suivi par Sandra (info que j'avais trouvée via ce site). Apparemment, nous avons eu un surclassement au niveau du choix de la cabine. Nous partons avec nos 2 enfants (7 ans et 9 1/2 ans).

Notre itinéraire : Savone Naples 13h - 19h Messine 8h - 18h Rhodes 8h - 18h Limassol 13h - 18h Marmaris 12h - 19h Santorin 8h 16h Kataklon / Olympie 8h - 13h + 2 jours en mer.

Je me suis déjà pas mal balader dans vos différentes discussion et j'ai pu comme cela récupérer pas mal d'info intéressantes mais comme c'est notre 1er grand voyage, je suis à l'affût de tous les bons plans : Le bateau Les forfaits boissons les escales (à faire soi même ou avec Costa) les éventuelles arnaques à éviter Est que quelqu'un part également pour cette croisière?

et tout ce qui vous semblera intéressant à me transmettre. Nous venons d'Alsace. Donc nous descendrons en voiture sur Savone la veille, en passant par la Suisse. J'ai réservé un hôtel pas très loin de Savone pour être cool le jour de l'embarquement.

Merci à toutes et tous

Almaboca67

Merci à toute et tous
Une semaine en Irlande: itinéraire, incontournables...? English translation pending
by Khadylo · 2011-05-22 · 21 replies
Bonjour! Une amie et moi partons un peu moins d'une semaine début juillet en Irlande. Nous arrivons le lundi en début d'après midi à Dublin et nous repartons de la même ville le dimanche matin... ça fait donc 5.5 jours, ce qui nous laisse peu de temps... Nous pensions éventuellement partir de Dublin vers Galway lundi après-midi dès en arrivant afin de visiter le Connemarra. Par la suite, nous aurions aimé aller vers the ring of kerry et revenir à Dublin le vendredi soir pour visiter un peu cette ville le samedi...

Voici mes questions : 1/ Pensez vous que cet itinéraire soit faisable en si peu de temps? Si non, que privilégier? 2/ Pour aller de Dublin à Galway, est ce mieux de louer une voiture directement ou de prendre un bus et de louer une voiture que à partir de Galway? 3/ La route est elle dangereuse? 4/ En si peu de temps, que peut on visiter dans chacun de ces endroits? des coups de coeur? des incontournables? 5/ Avez vous déjà utilisé le couch surfing en Irlande?

Merci par avance de vos conseils! 🙂
Cherche des parapentistes qui connaissent bien le Pérou English translation pending
by Anthfav · 2011-05-13 · 2 replies
Bonjour

Je pars 5 mois en amerique du sud (perou, chili colombie) principalement pour voler...

Bon, les principaux sites connus pour voler j'ai deja la liste (grosso modo), mais néanmoins j'aimerais que vous me disiez vos preferences pour untel et pourquoi...

Mais ce qui m'interresse c'est le vol rando...

Ou en avez vous fait ???

Si vous connaissez des itineraires sympas dans des coins magnifiques permetant de redescendre en volant, avec deco et attero "propres" et aerologie globalement pas trop vicelarde...

Si il faut marcher meme 2-3 jours ca me fait pas peur et je suis equipé pour... Si c'est dans des coins reculé ca me plait... Si il faut marcher beaucoup pour faire un plouf de 15 minutes, pourquoi pas si la balade est belle...

Pour info, je serais equipé d'une mini voile de 17m², mais avec un bon plané (7-7.5) et non d'un parapente

Je suis preneur de toute infos ou suggestion sur le sujet.

Merci
Snorkeling et plongée au Sri Lanka en juillet-août? English translation pending
by Viivi · 2011-05-11 · 9 replies
Bonjour

Est-ce que quelqu'un connait un club de pongée sur la côte est? vers tricomalee ou ailleurs

Cela ne semble pas possible de plonger au sud ouest à cause de la mousson! A moins que quelqu'un l'ai fait...???

Bref j'aimerai plonger au sri lanka à cette période ou faire du snorkeling ...

Merci de m'aider
Départ dans cinq jours croisière "îles grecques" Santorin, Olympie... English translation pending
by Mokamoka77 · 2011-05-09 · 11 replies
Bonjour,

Nous faisons la croisière "îles Grecques" avec le Musica de MSC et nous partons de Venise dimanche prochain 15 mai 2011. Avant de réserver mes excursions, j'aurai besoin d'informations complémentaires.

- Tout d'abord à Olympie, est-il indispensable de visiter le musée ? Je veux dire par là, allons-nous vraiment passer à côté de quelque chose ou bien vaux-t-il vraiment le détour ?

- A Santorin, nous pensons louer un scooter au départ de THIRA pour nous rendre à OIA, quelqu'un l'a t-il déjà fait ? Sinon est-ce possible de s'y rendre en bus et à quel prix ?

Merci de vos précieuses réponses, je ne manquerai pas de vous faire part de mon ressenti au retour de cette croisière et surtout de vous apporter l'expérience que j'en aurai tiré.

A très bientôt.
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (3ème partie), (aventures pagéennes) English translation pending
by Jdakota · 2011-05-08 · 12 replies
1er septembre :

Une journée rapide à raconter. Je décolle au lever du jour, je termine la House Rock Valley road. Rapide passage sur l'asphalte de la US89, puis je m'engage sur la Cottonwood Canyon road afin de me rendre aux Wahweap Hoodoos. Le chemin est long et il y plusieurs embranchements à négocier pour rejoindre le parking ou ce qui en tient lieu.

Je suis scrupuleusement les indications de "Photographing the southwest". Absorbé par mon plan, je sors de la piste un court instant. Je donne un brusque coup de volant pour y revenir et j'entends un gros choc venant du dessous de caisse.

Oups...

Je stoppe vérifier qu'il n'y a pas de dégâts. Manque de bol, il y en a des dégâts. Le gros caisson de l'arrière qui protège le réservoir et prolonge le pot d'échappement est complètement remonté. Merde et remerde !

Je décide tout de même de poursuivre mon chemin – comme quoi la lucidité n’est pas une qualité susceptible de faire de sensibles progrès en l’espace de 24 heures quelles que soient les circonstances ! - mais je finis par buter sur un wash infranchissable. De l'autre côté se dresse un vrai mur de sable qu'il faut gravir pour retrouver la piste. Impossible avec ce véhicule. Je repars dans le sens inverse et rentre à Page.

Je file droit à l'aéroport en espérant trouver une agence de la bonne marque. Mauvaise pioche. Aie, il va falloir régler ça par téléphone… Par chance, je déniche un pilote désœuvré qui trompe l’ennui derrière son comptoir et je lui explique mon affaire. Il accepte de passer le coup de fil à ma place. Il négocie longuement avec mon loueur et m'annonce qu'on va me livrer une nouvelle voiture depuis Flagstaff dans 4 heures maximum. Il ne me reste plus qu'à patienter. En attendant, je nettoie ma Jeep pour en faire disparaitre les traces de terre rouge.

Quelques heures plus tard, on me livre une berline Chevrolet Impala. Plus de 4X4 à Flagstaff. Les nuits dans la voiture, on oublie. Et les pistes prévues pour cette deuxième partie de voyage aussi. Le moral est au plus bas. Je passe le reste de la journée à… à quoi au fait ? Quelques mois plus tard, j’ai du mal à me souvenir de ce que j’ai fait durant cette journée.

Je prends une chambre chez Lulu Sleep Ezze pour la nuit. C'est un endroit sympa. Le soir venu, Lulu réunit tous ses clients autour du barbecue. Je me retrouve avec un jeune canadien, son oncle américain, et deux allemands trentenaires. Plus tard nous rejoignent deux couples, également germaniques, d’une cinquantaine d’années. Très sympa, ceux là. Non que les autres ne le soient pas mais j’accroche mieux avec ces derniers.

2 septembre :

Le lendemain, je me pose la question de retourner à Vegas pour changer de véhicule. Je renonce à cette idée parce qu’elle me ferait perdre une journée entière pour laquelle j’ai un permis d’accès aux Coyote Butte South et parce que je sais la House Rock Valley road praticable avec une berline.

En avant pour Buckskin Gulch, le plus long slot canyon du monde. Près de 25 kilomètres de long, entre 1 et 5 mètres de large selon les endroits. Qui dit mieux ? On y accède en se garant au même parking que pour The Wave, à peu près à mi- chemin sur la House rock valley road que mon Impala a avalé sans problèmes.

Je croise d'autres visiteurs sur le parking. Les rangers les ont prévenus que certaines parties du canyon risquaient d'être inondées à hauteur de1m50. Cela va se révéler très exagéré car seul un court passage m'obligera à me mouiller et seulement jusqu'aux genoux. De la rigolage après mon aventure dans Sand Cove





N'empêche, l'endroit est bigrement impressionnant ! Agréablement frais, étrangement silencieux, avec des couleurs de feu qui dégringolent depuis le haut de la falaise jusqu'au fond du gouffre. Je regrette de ne pas avoir pris mon trépied car l'obscurité rend les prises de vue compliquées









Les contrastes aussi sont particulièrement violents. C'est un lieu grandiose et magnifique mais difficile à appréhender pour un photographe amateur. A ne pas conseiller aux claustrophobes, cependant. Et à surtout éviter en cas d'orage menaçant. On imagine alors quel piège fatal deviendrait cet interminable boyau.

Il faudrait une très longue journée pour parcourir Buckskin Gulch de bout en bout, et aussi un véhicule qui vous attende à l'autre extrémité, 25 kilomètres plus loin. Heureusement, 4 heures « round trip » suffisent pour en avoir un bon aperçu. Je croise les deux personnes avec qui j'avais échangé quelques mots sur le parking et qui m'avaient averti pour les inondations. Nous nous étonnons ensemble du peu de fiabilité des renseignements fournis par les rangers. Il semble que ceux-ci se montrent volontairement alarmistes afin de décourager d'éventuels imprudents.

Je décide de continuer à m'enfoncer encore un peu. On perd assez vite tous ses repères dans ce genre d'endroit.







Je rebrousse chemin afin de retrouver le parking vers midi. Je repasse par les mêmes endroits qu'à l'aller mais l'orientation différente du soleil donne l'impression de traverser des lieux inédits. Certains passages, sans reliefs une heure auparavant, prennent à présent des teintes fantastiques.





Puis je retrouve à la fois le wash et le soleil brulant de l'Arizona. Une demi heure de plus et je suis de retour près de ma voiture.

Après un repas à l'ombre et un peu de repos, je reprends la House Rock Valley road vers le sud. Cet après midi, j'ai prévu d'aller visiter Paw Hole, la partie la plus proche des sublimes Coyote Buttes south. C'est également une zone "à permis". J'ai acheté le mien sur internet 3 mois auparavant. Pas de loterie car les amateurs sont moins nombreux du fait de l’extrême difficulté d’accéder à ce site.

Si j'en crois mes souvenirs d'il y a deux ans, cette partie de la House rock valley road est relativement praticable. Mon Impala devrait pouvoir s'en sortir. Sur le chemin, je traverse avec précautions deux ou trois wash qui me tirent quelques frissons.

Finalement, j'arrive sans encombre au bas du chemin qui mène à Paw Hole et je me gare. Impossible de monter cette piste piégeuse de sable mou avec mon véhicule actuel. Je ne m'y serais sans doute pas risqué non plus en 4X4. D'autres que moi, plus expérimentés, s'y sont plantés.

Mon sac sur le dos, je me lance dans la montée. 5 kilomètres de montée dans le sable m'attendent. Mais bon, je m'y suis préparé psychologiquement. A mi chemin, j'ai la surprise de croiser un véhicule. C'est Steve, de Paria Outpost, qui revient avec des clients. Il me reconnait. "Good to see you !" me lance t-il. Il s'inquiète de savoir si j'ai assez d'eau et de nouriture sur moi, m'assure qu'il m'aurait pris à bord s'il avait été dans l'autre sens. Je le remercie et le rassure. Je sais où je vais et j'ai de quoi boire et manger.



J'arrive enfin à Paw Hole. Ca été moins pénible que je le pensais. Il faut maintenant que je gagne la partie nord du site, celle avec les couleurs et les striations les plus remarquables. C'est entre deux et trois kilomètres plus loin selon le chemin qu'on emprunte.





Fidèle à moi-même, je ne vais pas choisir le plus direct. L’idéal serait de prendre à gauche pour contourner la partie sud de Paw hole. Je choisis de bifurquer sur la droite ce qui m'amène à slalomer une bonne heure entre les Teepees avant d'apercevoir enfin la zone en question.





Je descends dans la petite vallée qui me sépare encore du Graal. Ca semble loin mais une dizaine de minutes de marche me suffiront. La encore ça tombe bien parce que je commence à être rincé. Mais comme à chaque fois que j'arrive sur un site magique, la fatigue s'envole miraculeusement. Ne reste plus que l'exitation de la découverte et le bonheur d'être là.

Les couleurs du slickrock sont éclatantes sous le soleil de cette fin d'après midi. Dire que j'ai failli abandonner il n'y a qu'un petit quart d'heure de ça, quand je désespérais de trouver mon chemin au milieu des Teepees.





C'est un régal de se promener dans ce lieu, l'un des plus beaux que j'aurais vu cette année. Peu de gens le connasisent du fait de sa situation, très éloigné des premiers contreforts de Paw Hole. Même les guides de Paria Outpost n'y viennent pas.





Je repars en fin d'après midi avec la conscience d'avoir vécu une journée extraordinaire, d'autant plus inespérée après le désastre du jour précédent. Néanmoins, plus de 7 kilomètres de marche dans le sable me séparent encore de ma voiture. J'emprunte le chemin que j'aurais du suivre à l'aller, en contournant les teepees par l'ouest. Mieux vaut tard que jamais...

Il me faut près de 2 heures pour rejoindre ma voiture. Je décide de revenir sur Page par le sud et l’US89A et c'est une bonne idée car cette partie de la House Rock valley road se révèle très roulante. Heureusement car la nuit ne tarde pas à tomber.

Je suis à Page vers 21h00 et je n'ai pas encore de chambre. Coup de bol, le jeune proprio du Daisy's n'a pas trouvé preneur pour son appart de trois chambres et me le laisse pour 50$ ! Puis, il m’invite à utiliser son portable qu’il laisse en permanence sur la table devant son logement pour envoyer quelques mails. Sympa. Enfin une journée qui finit bien...

3 septembre :

Je ne suis pas pressé ce matin. La débauche d'énergie de la veille m'a mis à plat. Je prévois donc de rester tranquille. De toute façon, les autres spots que j'avais prévus dans la région sont hors de portée sans un véhicule approprié. Adieu Yellow rock et Alstrom point. Pour une autre fois, j'espère...

Je me dirige vers ma énième visite à Horseshoe bend. C'est un point de vue dont on ne se lasse pas. L'un des endroits les plus vertigineux que je connaisse. Je tourne un peu autour du site en attendant que la lumière atteigne le fond du cirque.







Puis je file en direction d’Old Paria. La piste qui y conduit est, là encore, praticable avec une berline.

Il s'agit d'un paysage de badlands colorés aux pieds desquels se trouvaient les ruines d'un vieux décor de cinéma. Une ville de western qui a brulé voilà quelques années. L'endroit reste chouette. De toute façon, même si la ville avait encore été là, je ne me serais pas risqué pas à descendre au fond avec mon Impala.







Midi. Je rentre déjeuner à Page.

Pas grand chose à mettre au crédit cet après midi. Une ultime et vaine tentative pour trouver une location de véhicule tout terrain qui me permette de me rendre à Yellow rock.

Je passe la seconde partie de l'après midi à la plage. Il s'agit en fait d'une crique rocheuse proche du barrage. L'endroit m'a été indiqué par le proprio de mon dernier motel. Fantastique. La meilleure baignade de ma vie. L'eau est claire, douce et chaude. Voilà qui clôture mon séjour à Page pour cette année.

4 septembre :

C’est encore une journée bien remplie qui m'attend. La matinée sera consacrée à Cathedral Wash, dans la région du Marble Canyon qui prolonge le Grand Canyon vers le nord, et l'après midi au "White and Red canyon" dont je n'indiquerai pas la localisation.

Je commence par une courte pause au Navajo bridge (celui de droite) qui enjambe le Colorado sur la US89A en surplombant le Marble canyon.. Juste derrière, il y a un petit visitor center où à été tournée une scène du film "Restons groupés", avec Samuel Le Bihan, Emma De caunes et Bruno Solo.





Je poursuis ma route en direction de Lee's ferry ou on peut admirer quelques "mushroom rocks" et me gare sur le parking, près de l'accès au Wash.





Je ne suis pas seul puisqu'un gros trailer me rejoint. Un trio de randonneurs du dimanche en descend et se prépare à partir, tongs aux pieds. Peu probable de les voir aller au bout de la ballade avec ça.

Le début est simple. On se contente de progresser au fond d'un Wash aux parois déchiquetées.







Puis, vers le milieu de la ballade, les choses se compliquent à mesure que le canyon se resserre et il faut vraiment se donner du mal pour trouver le bon passage. D'autant qu'au fond du wash se prélassent ces petites piscines d'eau sale dont je connais à présent les effets fort peu relaxants.



Heureusement que de petits cairns savamment disposés facilitent la progression.





Puis le canyon s'élargit brusquement, comme si les murailles tombaient, et c'est la récompense : l'arrivée devant le Colorado.

Une petite plage cerclée de rochers permet de se délasser en regardant passer les rafts remplis d'apprentis aventuriers qui s'en vont descendre le fleuve, pour certains pendant plusieurs jours. Une bonne partie d'entre-eux se demandent certainement comment je suis arrivé là.







Puis c'est le retour, forcément plus rapide que l'aller.

Je ne donnerai aucune indication sur la route suivie pour gagner ma prochaine étape. Il s'agit de l'étonnant "White and Red canyon". Tous ceux qui l'ont trouvé s'engagent à ne pas dévoiler sa situation géographique, ceci afin d'éviter un déferlement de visiteurs qui risquerait de pousser les indiens à clôturer toute la zone.

Une piste de 15 miles à travers le désert mène au White and Red canyon. A la vitesse où l'on roule sur ce genre de surface, c'est une très longue distance. De plus, comme je n'en connaissais pas l'état, je craignais que le terrain ne soit trop rude pour mon Impala et que je me voie obligé de rebrousser chemin.

En fait, seule l'arrivée est délicate, lorsqu'il faut descendre au fond du canyon. La pente est vraiment raide, très sablonneuse, et j'ai un peu peur d'avoir du mal à la remonter. Alors je stoppe à mi-chemin, j'embranche la marche arrière et je retourne au sommet. Et ça passe !

Si je suis remonté en marche arrière, je devrais également pouvoir le faire en marche avant. Je repars donc avec l'esprit plus tranquille dans la descente.

Je ne vais tout de même pas tenter le diable en traversant le large et profond wash qui sépare le canyon. Je me gare un peu avant, en tachant de camoufler ma voiture du mieux possible derrière quelques fourrés. Il arrive que les indiens qui surprennent des visiteurs sur leurs terres s'en prennent aux véhicules et ça m'étonnerait que l'assurance fonctionne si je ramène une carrosserie criblée de plomb.

C'est un vrai four ce canyon. Je m'en rends compte mais ça ne me gène pas du tout tant je suis content d'avoir trouvé cet endroit qu'assez peu de non indiens ont eu le privilège d'admirer.



Il y a aussi l'appréhension de me faire surprendre et je ne peux m'empêcher de jeter de fréquents coups d'œil derrière moi, vers le sommet du canyon, m'attendant à tout instant à voir surgir un pick-up rempli de braves animés à mon égard des plus funestes intentions.

Je commence par arpenter la zone est dont la formation appelée "the Family" constitue la figure de proue





C'est aussi dans cette partie que se situent ces étonnants amas de rochers rouges striés de blanc.





Le site, très vaste, est disposé en cercle et forme un immense amphithéâtre au milieu duquel je déambule lentement à la recherche des plus curieuses formations. On jurerait parfois que Salvador Dali lui-même est venu ici puiser son inspiration.













Je quitte le site deux heures plus tard sans avoir été surpris par les autochtones. Soulagé mais content. J'aperçois au loin un pick-up qui roule sur la piste devant moi en laissant derrière lui une colonne de poussière. Je ralentis pour éviter de le rattraper. C'est plus prudent...

Flagstaff, ville étape sur la route du Grand Canyon, sera mon étape pour la nuit mais il me faut des heures avant d'y arriver.

Heureusement la route est large et belle.

La nuit est bien tombée lorsque j'arrive à destination. Il me faut choisir un motel. La fatigue de cette journée me fait faire le plus mauvais choix possible : un petit motel en bord de route tenu par des Pakistanais très souriants. Trop, sans doute. J'aurais dû demander à voir la chambre avant de payer comme l'ont fait juste avant moi un couple d'Américain fort avisés.

Odeurs écœurantes, moquette moisie, peinture écaillée, tuyaux qui sortent des murs et j'en passe. Heureusement, les draps sont propres, quoique rêches. Certainement le pire endroit de toute l'histoire de l'hôtellerie !

Suite et fin : http://voyageforum.com/v.f?post=4423088;#4423088 retour vers la 1ère partie :
http://voyageforum.com/...9;page=unread#unread

retour vers la 2ème aprtie : http://voyageforum.com/...6;page=unread#unread
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (2ème partie) English translation pending
by Jdakota · 2011-05-01 · 30 replies
28 AOUT :

Ah, tiens, il pleut… Original pour cette ville qui est généralement une véritable étuve.

Je remarque que le ciel semble un peu plus clair vers l’ouest, au dessus de Canyonland. Ca tombe bien, c’est là, que je vais.

Première ballade de la matinée : White Rim trail qui comme son nom l’indique offre un point de vue spectaculaire sur le plateau déchiqueté de la White rim road. C’est court, c’est facile et il ne pleut pas mais le ciel est sombre. En plus, j’ai laissé sur mon appareil un réglage datant de la veille qui sous expose pas mal. Mes photos vont en pâtir. Trop sombres, elles aussi





J’attends patiemment sur place qu’un brin de soleil apparaisse. Le temps passe et toujours rien. Je finis par renoncer et retourne à ma Jeep.

Quoi faire par ce temps ? J’opte pour Aztec butte que j’avais gravie il y a 4 ans en oubliant les ruines cachées sous la corniche. Un comble ! Un peu comme si vous montiez à la tour Eiffel sans sortir de l’ascenseur.

D'abord il faut grimper au sommet d'une butte de taille moyenne, puis, une fois arrivé sur le plateau, poursuivre le sentier et redescendre un peu à l'arrière, face à Taylor canyon, pour découvrir un ensemble de petites ruines blotties sous la corniche. Pas grandiose, mais sympa. Dommage pour la lumière qui n'est toujours pas au top





Sous un ciel obstinément gris, je rentre déjeuner à Moab où m'attend la succulente pizza BBQ Chicken de chez « Zak ». J'en profite pour faire une tournée de linge dans la laverie libre service qui jouxte le restaurant. Ce lot « Pizza et Lavage » est très pratique. Je le recommande vivement aux voyageurs qui ne désirent pas perdre de temps.

Et après ? Pour commencer, le soleil est revenu. J'avais prévu une fin d'après midi dans les "Klondike bluffs" au nord d'Arches NP, ou une boucle complète autour des Fisher towers que je n'avais pas pu terminer l'année dernière. Sur un coup de tête, je décide finalement de gagner dès cet après midi la Goblin Valley que je ne connais pas pour y profiter du soleil couchant.

Je suis un peu surpris à mon arrivée sur le site, deux heures de route plus tard. On est tellement loin de tout ici que je m'attendais à me retrouver seul au milieu de nulle part. Or le camping, certes de taille modeste, est non seulement bien rempli mais aussi remarquablement pourvu en commodités. Il y a même des douches et d'étranges constructions métalliques autour des tables de pique nique pour s'abriter du vent.

Heureusement, la Goblin Valley elle-même se vide de ses derniers visiteurs bien avant la nuit, ceux ci préférant farnienter au camping. C'est donc dans une solitude bienvenue que je descends au milieu de ces curieux petits personnages de pierre et boue









On dit que les enfants adorent cet endroit et je le crois sans peine car c'est un site à leur mesure, loin du gigantisme de Canyonland et absolument sans risques pour peu qu'on abstienne d'escalader la falaise qui le borde. Je m'enfonce avec plaisir dans cet étrange labyrinthe, à la recherches des plus curieuses formations







La lumière de cette fin de journée est superbe, dorée à souhait. Je décide de suivre les conseils de "PTS", le guide providentiel maintes fois cité ici, et de me diriger vers le fond du cirque ou un étroit passage permet de gagner une seconde vallée peuplée de hautes formations.









Le soleil continue de baisser et seules les plus hautes cimes en captent à présent la lumière. Mais je ne suis pas pressé de rentrer. La « golden hour » doit se savourer jusqu'au dernier instant.











Je continue mon exploration jusqu'à ce que l'ombre ait entièrement recouvert Goblin valley. Puis je retourne au camping en me disant qu'une séance photo sous la lune devrait être géniale. Mais je ne ferais que l’envisager par manque de courage...

29 AOUT :

Je me lève aux aurores, comme d'habitude serais-je tenté de dire.

Orienté plein est, le camping est baigné ce matin d'une magnifique lumière orangée (les petites constructions que vous pouvez distinguer sont les abris anti-vent évoqués plus haut).







De plus, les nuages qui circulent doucement au dessus du désert sont particulièrement photogéniques ce matin. Du coup, je m'autorise une ballade au fond de la Goblin Valley pour profiter de ce beau soleil levant. Une petite heure, pas plus.













Cela fait, je me rends au visitor center du coin. Le ranger qui garde le lieu n'a manifestement pas l'habitude de voir débarquer des visiteurs aussi matinaux que moi. Il me confirme que les chances de pluies sont réelles en fin de matinée. Vu les caractéristiques de l'endroit dans lequel je vais maintenant aller me fourrer (et le terme n'est pas anodin !), ces prévisions peuvent inquiéter.

"Litte Wild Horse canyon" fait partie de la catégorie des "slot canyon", slot signifiant "fente". Ce sont donc des canyons particulièrement étroits au fond desquels la lumière n'entre pratiquement jamais. Je galère pas mal pour trouver le parking. En fait, je passe à côté sans le voir et vais me garer un peu plus loin, sur un large terre plein, juste avant l'entrée d'un wash qui marque la fin de la piste. A cause de ce mauvais départ, je vais ensuite passer une bonne heure à essayer de multiples sentiers qui ne mènent nulle part.

Je ne comprends pas et retourne mon plan dans tous les sens. C'est en revenant un peu en arrière que je m'aperçois de mon erreur. Le parking est là, à seulement quelques dizaines de mètres de l'endroit ou je me morfondais. De là, le sentier menant au canyon est parfaitement indiqué. Il y a vraiment de quoi se fâcher tout rouge...









Little Wild Horse est l'un des plus étroits parmi les slot canyons de l'ouest. Par endroits, on n'a même plus la place de poser un seul pied par terre. Si vous y croisez quelqu'un, ce qui ne sera pas mon cas, vous n'aurez pas d'autre solution que de passer l'un par dessus l'autre.









C'est pendant les premiers miles d'exploration que l'on passe par les parties les plus étroites. C'est dans celles-ci que je vais m'attarder. Pas encore de pluie, heureusement.

Plus tard. La pluie est finalement venue et m'accompagne depuis ma sortie de Little Wild horse. Pause déjeuner à Torrey, puis à nouveau la route. Je parcours la portion la plus spectaculaire de la scenic byway 12, celle qui mène de Boulder à Escalante, sous un ciel d'orage.

J'ai prévu de faire étape à Escalante de façon à enchainer le lendemain par la Cottonwood canyon road. Avant cela, je me décide pour une courte visite de Devil's garden, un site minuscule situé sur la "Hole in the rock road". Je ne suis pas emballé. Sans doute en partie parce que je n'aurais droit qu'à un embryon de soleil. Trois minutes de lumière dorée, pas une de plus. Depuis, j'ai vu les sublimes photos réalisées là-bas en 2009 par Sedonax et je suis très jaloux.







Je termine la journée par une agréable ballade dans les rues d'Escalante que recouvre à présent un immense arc en ciel. L'exploration des rues adjacentes à la traditionnelle Main street permet d'appréhender une vision de « l'Amérique profonde » pleine de charme que l'on ne perçoit pas forcément lorsque l'on se contente d’une rapide traversée.















30 AOUT :

Je passe la matinée au Kodakrome State Basin, tout petit parc à proximité de Bryce et complètement écrasé par la réputation et la magnificence de ce dernier. J'entends dire qu'il y a eu hier soir un coucher de soleil d'anthologie. Je me souviens avoir longtemps hésité entre visiter Devil's garden ou pousser jusque là et je me dis que j'ai sûrement fait le mauvais choix.







Midi : Je passe à la maison des Park Rangers pour m'assurer que le franchissement de la Cottonwood canyon road ne pose pas de problèmes. Le soleil brille haut dans le ciel et je m’attends à ce que cette visite ne soit qu’une formalité. Aussi je tombe de haut quand le ranger de garde m'annonce que les orages d'été l'ont durablement inondée et qu'elle est actuellement impraticable. Pour le convaincre, il me montre les photos récentes d’un gros 4X4 planté dans un wash inondé.

Séquence déception et gros coup de massue derrière les oreilles car cette piste de 30 miles qui relie la Scenic Byway 12 à l'US89 était l'un de mes principaux objectifs cette année.

Il faut que je revoie mon programme. Réfléchissons un peu... Il est encore tôt et je dois pouvoir rallier Grand Canyon rive nord en milieu d'après midi. J'avais prévu cette étape pour plus tard mais je n'ai pas le choix si je veux pouvoir sauver cette journée. Vendu. Direction Bryce, puis Kanab, et droit au sud vers cette rive nord du Grand Canyon que je n'ai encore jamais admirée.

Comme prévu, j'atteins l'entrée du parc en milieu d'après midi. Tout commence par une grosse frayeur lorsque je vois un panneau indiquer que le camping affiche complet, mais le Ranger à la guérite d'entrée me rassure : il reste encore quelques places libres.

La route est encore longue après l'entrée officielle du parc. Je progresse lentement - limitation de vitesse oblige - dans un environnement de type canadien, entre deux rangées de hauts sapins. A des années lumières du désert que je traversais il y a moins d'une heure. Pour info, cette rive nord se trouve à près de 2400 mètres d'altitude, contre 2000 à 2200 pour la rive sud.

Je réserve mon emplacement, puis gagne le Bright Angel point. Temps idéal. L'Hôtel, le seul de la rive nord, est somptueux et sa terrasse extérieure offre une vue qui ne l'est pas moins. De quoi me faire oublier un peu ma déception du jour.







Après avoir longuement arpenté Bright Angel point et ses environs, je reprends ma Jeep pour aller parcourir la route de l'est. Celle-ci dessert trois principaux points de vue : Roosevelt point, Imperial point et Cape Royal. Ils sont très éloignés les uns des autres et Cape Royal, le plus lointain, se trouve à plus de 40 miles de l'hôtel. Il est réputé pour être particulièrement somptueux au lever du jour, c'est pourquoi, ce soir, je vais le délaisser au profit des deux autres

.

Roosevelt point offre un formidable panorama sur "Tritle peak" d'un côté et "Kwagunt valley" de l'autre. Au delà, très loin devant, s'étendent les terres de la réserve Hopi, aussi lisses et vertes qu'un tapis de billard. L'heure est idéale pour la photo. Le soleil affleure juste assez pour faire sortir de l'ombre les buissons du premier plan









Peu de monde dans les environs. Je ne vais pas croiser plus de 10 voitures à l'heure.

Je retourne en arrière pour gagner Imperial point. A couper le souffle ! Cette butte solitaire à la robe orangée nimbée de lumière, dressée au centre du précipice, offre un spectacle prodigieux.



On peut aussi se tourner vers le nord et découvrir le canyon qui, telle une balafre géante, poursuit sa course jusqu'à Marble canyon



Cette rive nord, beaucoup moins courue que la rive sud qui attire 90% des visiteurs du Grand Canyon, est sûrement moins riche en points de vue spectaculaires mais permet une meilleure appréhension de sa géographie. Du coup, je ne regrette pas mon détour.

Retour au Brigh Angel Lodge, juste à temps pour y profiter des dernières lueurs du jour. Les gens se sont installés un peu partout pour savourer le spectacle. Les plus jeunes juchés sur les rochers environnants, les autres sagement installés le long des terrasses du Lodge.







C'est l'heure la plus silencieuse de la journée. La plus intense aussi, car chacun semble avoir à cœur de profiter de chaque seconde qui passe, jusqu'à ce que la lumière remonte au delà des cimes du canyon et s'en aille au loin.



La soirée se clôt sur un épisode particulièrement sympathique qui résume bien l'état d'esprit des hôtes de ce lieu : une chauve souris est parvenue à s'introduire dans la salle panoramique dont les immenses baies vitrées donnent sur le canyon. Aussitôt, les occupants se répartissent les tâches. Certains se précipitent pour ouvrir en grand les portes qui donnent sur l'extérieur tandis que d'autres se regroupent en rangées et battent des bras pour pousser le malheureux animal vers la sortie. Il leur faudra une bonne dizaine de minutes, mais la créature nocturne va finir par trouver le chemin de la liberté sous les rires et les applaudissements de l'assemblée.

31 AOUT :

La nuit est encore profonde quand j'ouvre les yeux. Rien d'accidentel à cela, j'ai réglé mon réveil sur 5 heures car je veux être sur place à Cape Royal pour le lever du jour.

Je replie ma "chambre" en grelottant et me mets au volant. J'en ai pour une heure au moins avant d'arriver. Je fais gaffe sur la route. Ces bois pullulent de bêtes à cornes qui prennent un malin plaisir à s'encastrer dans les calandres automobiles.

J'arrive juste à temps pour le spectacle. Je m'aperçois alors avec consternation que les photos de cet endroit qui m'ont donné envie d'y venir étaient en fait réalisées au coucher du soleil ! Heureusement, le lever n'est pas non plus dénué de grandeur.









Je retourne au Lodge, histoire d'avaler quelque chose avant de quitter North Rim. Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse. Jamais je n'avais siroté mon café matinal devant un tel panorama



Rien ne me presse et je profite de ce cadre somptueux jusqu'au milieu de la matinée. J'apprends que la route de l'est que j'ai pris tôt ce matin pour me rendre à Cape Royal est à présent fermée pour cause de travaux. Ça râle sec du côté des visiteurs ! Et ça la ramène pas trop du côté des rangers qui la veille encore prenaient des réservations pour guider des randonneurs dans ce coin. …

Je reprends la route en milieu de matinée.

Trois heures plus tard, je me gare sur le parking de Wire Pass et me prépare à randonner pour la seconde fois vers l'un des plus purs joyaux du southwest : The Wave.

C'est un endroit que tous les photographes du monde rêvent de découvrir au moins une fois. Cependant, son accès est rigoureusement réglementé et seules vingt personnes par jour ont le droit de s'y rendre. Parmi ces vingt, dix ont gagné ce droit en participant à une loterie sur internet, trois mois plus tôt. Je suis l'un de ces dix petits veinards.

Précisons que je m’étais également inscrit à la loterie du 1er septembre pour laquelle j’ai aussi été tiré au sort. Je suis donc l’heureux possesseur de deux permis, pour deux journées consécutives. C’est agaçant, je sais…

J'ai fait quelques réserves d'eau et de "trailmix" en passant par Kanab, la ville la plus proche. Car cette fois, je suis prévenu. La journée sera longue, la marche dure et la chaleur implacable. Pas question de me retrouver dans le même état que lors de ma précédente visite, en 2008.

Je marche vite car je crains d'être parti un peu tard et de trouver ce lieu féérique envahi par des ombres disgracieuses. Au creux du wash, je croise deux compatriotes en train d’uriner sur le slickrock









Une heure et demie plus tard, j'aborde la dernière montée dans le sable. Terrible, destructrice. Puis c'est l'arrivée, l'irruption dans ce rêve minéral. On a beau savoir ce qui nous attend, on se retrouve quand même sur le cul.







J'arpente la zone comme si c'était la première fois. La journée est plus bien avancée que lors de ma visite de 2008 et l'orientation du soleil est différente. Du coup, les couleurs aussi paraissent différentes. Plus orangées. J'enchaine les clichés sans interruption. Quand on aime on ne compte pas.







J'échange quelques mots avec le plus âgé d'un groupe de quatre allemands qui étaient présents à mon arrivée sur le site. C'est un quinquagénaire sympathique, alors que les autres sont de grands ados lymphatiques. Je lui propose de les mener à "Second Wave" qu'ils ont vainement cherché un peu plus tôt.





Il ne faut qu'un petit quart d'heure pour s'y rendre. Nous passons près d'un lac de belle taille niché au creux de Top Rock. C'est très rare de trouver autant d'eau à cet endroit, sous une chaleur qui dépasse allégrement les 40 degrés. Cela donne une idée de la force et du nombre des orages qui ont du s'abattre sur la région pendant l'été. Cela aurait également du me mettre la puce à l'oreille, mais c'est une autre histoire.







Nous atteignons Second Wave et tournons autour pendant quelques minutes. Je leur propose ensuite de m'accompagner dans l'ascension de Top Rock. Ils commencent par me suivre, puis décident de renoncer quand la pente s'accentue. Je continuerai donc seul.







Je trouve le chemin sans problème et débouche au sommet à peine un quart d'heure plus tard. Puis je me mets à la recherche de l'arche qui me donnera un peu plus de mal. Incroyable endroit (un de plus) ! On y trouve à la fois une arche, une alcove et une fenêtre.







On se sent vraiment seul au monde ici. Je me repose un peu en avalant du trailmix. En regardant à travers la fenêtre, je découvre par hasard "Big Mac rock" en contrebas. Je l'avais raté la dernière fois. Cette fois, je sais où le trouver. Parmi les autres créatures de pierre décrites dans PTS, je tente de trouver "Hourglass rock", mais pas moyen de le dénicher. Pour une autre fois, peut-être. Je redescends Top Rock par la face est car je veux m'approcher de Big Mac Rock. Cela fait, je cherche "The animal", autre curiosité minérale du coin qui doit être tout près de là, mais sans succès.







Je retourne ensuite vers la Wave pour retraverser le plateau vers l'ouest car j'ai le projet de rentrer par Sand Cove. C'est un petit canyon très étroit et très beau qui rejoint le wash, puis le sentier du retour. C'est une bien mauvaise idée mais je ne le sais pas encore...







Je m'engage dans Sand Cove. Au début c'est très sympa. Frais, surtout. Puis le canyon se rétrécit, et apparaissent les premiers passages inondés. Je passe comme je peux en grimpant, puis en m'accrochant aux parois.

Plus j'avance et plus ça devient compliqué. Il y a peu de prises et la seule solution est de prendre appui sur les deux parois à la fois, comme un alpiniste gravissant une cheminée de montagne.







Puis je traverse un espace inondé particulièrement large, environ 1m80, en poussant avec mes mains et mes pieds sur les faces opposées du canyon. Technique particulièrement casse-gueule à éviter en fin de journée et même en début. Je ne sais pas comment mais je passe.

J'arrive finalement devant une mare d'eau brune visiblement profonde. L’obstacle est impassable par les moyens utilisés jusque là car la paroi de gauche est creuse et abrite une caverne qui m’était invisible depuis le précédent passage. La paroi de droite n’offrant aucune prise ou s’agripper, je me retrouve bloqué.

Je teste la profondeur de la mare. Dès le second pas, je ne trouve plus le fond.

La seule solution est de retourner en arrière, mais avant cela je dois me débarrasser de mon sac. Aucune chance avec ce poids sur le dos de refaire en phase montante ce que je viens de faire en descendant. Je le lance de l'autre côté de la mare en essayant de doser mon effort pour ne pas risquer d’exploser mon matériel photo. Dosage presque maitrisé. Mais pas tout à fait. Le sac atterrit bien sur la berge mais commence à glisser lentement vers l'eau à cause de la pente.

Horreur !!! Il y a tout là dedans : papiers, passeport, argent liquide, en plus de l’appareil et des objectifs… Je me jette à l'eau sans réfléchir et je me précipite pour repousser le sac sur la berge avant qu'il ne coule. Puis je tente de me hisser moi aussi.

Pas moyen. Je ne fais que glisser sur le slickrock et patauger dans cette eau sombre.

Je m’inquiète sérieusement pour mon avenir immédiat pendant deux ou trois secondes, avant de me rendre compte que j’ai finalement pieds, même si le niveau de l’eau me monte pratiquement jusqu’au cou.

Devant l’impossibilité de me hisser sur la berge, je finis par retourner de l'autre côté, à mon point de départ. Je parviens à remonter au sec en me tortillant comme un ver. A présent, il est temps de réfléchir. Il va me falloir trouver un moyen de passer.

Je tâche de repérer sur l’autre rive quelques aspérités où je pourrais placer mes doigts. Peut-être qu’en arrivant très vite et en me plaçant correctement, j’arriverai à me projeter et à sortir de cet entonnoir.

Deux ou trois tentatives plus tard, je suis obligé de reconnaître l’inefficacité de la méthode.

C’est alors que je remarque quelques gros rochers qui affleurent au fond de la grotte créée par cette mare. L’eau est certainement moins haute à cet endroit. Si je peux déplacer un ou deux rocs pour les poser au fond de l’eau près de la berge, puis que je monte dessus, peut-être que ça me sortira suffisamment de l'eau pour que j'arrive à grimper sur la rive. Ca vaut la peine d'essayer.

Allez hop, on retourne à l'eau !

Je vais chercher un premier rocher que je dépose sous la surface mais cela se révèle insuffisant. J'en ramène un second, plus gros et plus lourd, et j'ai l'idée de le déposer sur le bord et de m'appuyer dessus pour me hisser. Et ça marche ! Je me sors enfin de ce bourbier, dans l'état que vous imaginez...



Une heure et demie de marche plus tard, je suis de retour à ma voiture. Je me lave intégralement et j'enfile des vêtements secs.

Puis je prends le volant, direction Page. Sur la piste, à mi chemin de l’accès à la route 89, je tombe sur un énorme camping car dont les occupants me font signe. Je stoppe. Ce sont des autrichiens. Ils se sont arrêtés là pour la nuit car ils ne peuvent passer le wash avec ce véhicule et cherchent des infos sur les inondations dans la région. Ca tombe bien, depuis peu je suis très calé sur le sujet.

Ils m'offrent une bière pendant que je leur raconte ma mésaventure. De leur côté, ils ont gagné une place, mais une seule, le matin même à la loterie, pour une visite de Coyote Buttes North le lendemain. Je leur propose aussitôt mon second permis qu’ils insistent pour me payer. Voilà une histoire qui finit bien.

Le temps passe et l’obscurité tombe. Finalement, je décide de rester ici pour la nuit. J’installe mon matelas et je m’installe dans ma jeep, finalement ravi de cette journée riche en émotions des plus variées.

A suivre...

aller vers la 3ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=4257121;page=unread#unread
Avis sur projet de circuit Sud N7 à Madagascar? English translation pending
by PhilippeLE · 2011-04-30 · 18 replies
Bonjour

Après avoir parcouru le forum et de multiples sites, je suis sur le projet d'un voyage à Madgascar pour fin Octobre / début Novembre 2011 pour 16 nuits sur place.

Voyage prèvu en 4x4 avec chauffeur (2 personnes)

Que pensez-vous de mon projet de circuit?

Merci par avance

Philippe

Circuit:

1er jour : Paris – Antananarivo

Vol AF

2e jour : Antananarivo – Antsirabe (200 km – 3 heures)

3e jour : Antsirabe – Parc National de Ranomafana (env 230 km – 3 heures)

4e jour : Parc National de Ranomafana 5e jour : Parc National de Ranomafana – Manakara en Train FCE

6e jour : Manakara - Fianarantsoa (env Km)

7e jour : Fianarantsoa - Parc National Andringitra (env Km)

8e jour : Parc National Andringitra 9e jour : Parc National Andringitra 10e jour : Parc National Andringitra – Ranohira (env 220 Km – 4 heures)

11e jour : Parc National d’Isalo

12e jour : Parc National d’Isalo – Sakaraha - Tulear – Ifaty (env 300 km – 5 heures)

13e jour : Ifaty 14e jour : Ifaty - Antananarivo – Andasibe Horaires avion Tulear - Tana impossible à trouver?

15e jour : Andasibe (Réserve spéciale d’Analamazaota (Perinet)) 16e jour : Réserve spéciale d’Analamazaota (Perinet) / Mantadia 17e jour : Andasibe – Antananarivo (env 150 Km – 2 heures)

18e jour : Antananarivo – Paris Vol AF
Coucher du soleil à Dead Horse Point English translation pending
by Bastinj · 2011-04-20 · 13 replies
Hi,

Je sais... la question est basique... et y a sûrement la réponse quelque part....mais y a aussi trop de propositions qui s'offrent qd j'active la fonction "recherche"

Est-ce qu'arriver en été à Dead Horse Point 1h avant l'heure du coucher de soleil, est encore l'heure idéale? Ou est-ce que le Colorado sera déjà ds l'ombre à ce moment-là?

Autrement dit, à quelle heure faut-il être sur le site pour avoir les roches qui rougeoient et pas trop d'ombre qui gâcherait les photos?

Comme ce site est un incontournable du SouthWest, vs êtes sûrement nombreux à pouvoir me faire part de votre expérience 🙂 Merci

Jacqueline
Ajaccio-Calvi à vélo en sept jours? English translation pending
by Angelinem · 2011-04-07 · 5 replies
je voulais savoir si pour des débutants il était possible de faire :

ajaccio-sagone sagone-piana piana-evisa evisa-osani osani-galeria galeria-calvi

en 7jours ??

la route ne monte pas trop, nous pensons suivre principalement la D81 Dormir en camping Merci pour vos réponses

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