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Albania in Autumn Colors
A new work assignment means our vacation dates can't stay the same.
We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

Pérou: trois semanes en mai 2011 English translation pending
Nous avons choisis les dates du voyage un peu en fonction du prix des billets donc on est partis du 11 mai au 3 juin avec Ibéria via Madrid pour 780 euros (compris vol Saint sébastien - Madrid)
J1 Le réveil sonne à 5h30 et dirction Fontarrabie pour prendre l'avion direction Madrid.Là bas petite attente et 12h45 embarquement avec Ibéria.Nous arrivons à Lima à 17h35 heure locale et nous sommes attendu à l'aéroport par un taxi qui agite une pancarte avec mon nom dessus😉 .Avant de partir j'avais pris contact avec Mabel qui tient un hotel Dragonfly à Miraflores et elle s'est gentillement occupée de notre rapatriement jusqu'à l'hotel. J'avoue que c'était trés agréable d'être pris en charge aprés 11h30 de vol😏.
J2 Recherche active pour trouver un vol pour Aréquipa, on voulais éviter les 12, 13 ou 14h de bus des les premiers jours donc on a opté pour l'avion au-moins pour l'aller.Grace à l'aide de Mabel (encore) on trouve un billet à 98$ avec Péruvian airline (presque moitié prix qu'avec Lan) pour le lendemain midi. Il y en avait le jour même mais plus chers , du coup on a profité de l'aprés-midi pour visiter Lima et prendre nos premiers collectivos (premiers d'une longue série😉)On a rien visiter de particulier à par la place des armes, on a surtout arpenté les rues.
J3: Aréquipa Nous prenons l'avion vers midi comme prévu direction Aréquipa.Nous prenons un taxi et direction l'agence Crumbes Andina (adresse donné par Mabel , et oui encore !!!! une vrai maman) pour pouvoir faire le canyon du Colca.Nous optons pour le treck de 2jours (en fait en 3j ils font à peu prés la même chose).Nous nous rendons ensuite à Casa la Reyna ou nous posons nos sacs, 48soles la nuit en chambre double avec sdb.Petite visite de la ville, diner avec musique péruvienne et dodo. Et oui , on aurait bien pris quelques verres dans les nombreux bars se trouvant au pied de l'hotel mais on s'est abstenu étant donné que le réveil devait sonné à.......2h30🏴☠️
J4 et 5: Canyon du colca Le réveil sonne bien à 2h30 comme prévu et on monte dans un bus qui est venus nous chercher devant l'hotel et c'est partis pour 3h de route. je ne me rappelle plus trop des décors mais je sais que ça tournait, je me suis permis de finir ma nuit😏.Petit arret à un point de vue à 4900m, ça pique un peu les poumons à peine réveillé mais sacré coup d'oeil sur le Misti (5822m) et Chachani (6075m).il fait un peu frisquet à cette altitude d'ailleur du coup , on est bien réveillé.Petite halte à Chivay pour un petit déjeunépas trés copieux, je dirais même qui nous a ouvert l'apétit🙂 Arret aussi à cruz del condor pour admirer.........les condors (qui ont répondus présent).Nous voilà rendu au depart du treck, on est un groupe de 9, tous trés sympas et c'est partis pour 3h de descente, on traverse 2 petits villages et arret à l'oasis pour passer la nuit, repas concocté par notre guide à base de riz et de patate, là aussi debut d'une longue serie😉.Lendemain matin depart à 5h avec la frontale et c'est partis pour 2h30 de montée , on a pris un coup au moral quand on s'est fait dépasser par des mules qui on démarré 1h aprés nous!!! Par contre je déconseille la monté à dos de mules, enfin c'est juste un conseil !! il n'y a pas trop de suspensions en fait😏.Arrivé vers 10h au village de Cabanaconde on l'on a droit à un bon petit déjeuné.Petit village trés sympathique.On se rend de nouveau à Chivay pour se baigner dans les eaux chaudes; eaux un peu trop chaude pour moi (39°c) mais bon on a pas fait les difficiles on y est resté 1h dedans quand même !!! Repas buffet ds un resto touristique et retour à Arequipa. Pendant 2j on a vu de sublimes paysages
J6: Puno Direction terminal de bus d'Arequipa pour prendre un bus pour Puno; 15 soles avec Romeliza (1 euro= 3.80 soles ) et c'est partis pour 7 ou 8h de bus je ne sais plus trop, par contre il est partis avec 1h de retard ça je m'en souvient😉.Arrivé à Puno à 18h30 et Hotel Monterrey.Bon acceuil, bien tenu, mais un vrai congélateur (digne de ce nom).A peine arrivé on nous propose une virée de 2j sur les iles Uros, Amantani et Taquile que l'on accepte car les prix étaent honêtes.
J7 et 8: Lac Titicaca On vient nous chercher à l'hotel à 7h45 et nous nous rendons au port où nous embarquons sur un bâteau. On a failli ne pas partir parce qu'il manquait........non pas le chauffeur mais la trousse de secour.Problème réglé et nous voilà partis vers les iles Uros. C'est la seule fois en 3 semaines au Pérou que l'on est si pointilleux sur la sécurité.Sinon je pense qu'il n'y a plus un seul bus qui roule dans tous le pays😏😏. J'ai trouvé ça assez marrant. Donc Uros ça vaut le coup de voir mais c'est un peu du folklore bien rodé étant donné que plus personne n'y vit (enfin je crois).Aller 3h de bateu et nous voilà à Amantani où on est attendu par la famille qui nous offrira le repas du midi ainsi que son toit pour la nuit.Normalement dans le prix payé une partie (30 soles ) est reversée à la famille mais on a aucun moyen de le savoir.Il y a une dizaine de communauté sur l'ile qui ont des tenues vestimentaires différentes. Nous étions dans la communauté des Occopampa, enfin un truc comme ça , je ne sais pas si j'ai tous bien compris, et non je ne parle pas Quechua. C'est vraiment une ile trés belle où le calme reigne, forcément pas de voiture, pas de routes....On sent bien durant la promenade que l'on est à 4000m, dès qu'on accélère le pas, on le paie cash, enfin mon pote en chie, moi ça va😉😏.Le lendemain matin depart pour l'ile de Taquile.Tres beua point de vue sur le sommet avec en point de mire les sommet boliviens, l'isla del sol.....magnifique!!!!
J1 Le réveil sonne à 5h30 et dirction Fontarrabie pour prendre l'avion direction Madrid.Là bas petite attente et 12h45 embarquement avec Ibéria.Nous arrivons à Lima à 17h35 heure locale et nous sommes attendu à l'aéroport par un taxi qui agite une pancarte avec mon nom dessus😉 .Avant de partir j'avais pris contact avec Mabel qui tient un hotel Dragonfly à Miraflores et elle s'est gentillement occupée de notre rapatriement jusqu'à l'hotel. J'avoue que c'était trés agréable d'être pris en charge aprés 11h30 de vol😏.
J2 Recherche active pour trouver un vol pour Aréquipa, on voulais éviter les 12, 13 ou 14h de bus des les premiers jours donc on a opté pour l'avion au-moins pour l'aller.Grace à l'aide de Mabel (encore) on trouve un billet à 98$ avec Péruvian airline (presque moitié prix qu'avec Lan) pour le lendemain midi. Il y en avait le jour même mais plus chers , du coup on a profité de l'aprés-midi pour visiter Lima et prendre nos premiers collectivos (premiers d'une longue série😉)On a rien visiter de particulier à par la place des armes, on a surtout arpenté les rues.
J3: Aréquipa Nous prenons l'avion vers midi comme prévu direction Aréquipa.Nous prenons un taxi et direction l'agence Crumbes Andina (adresse donné par Mabel , et oui encore !!!! une vrai maman) pour pouvoir faire le canyon du Colca.Nous optons pour le treck de 2jours (en fait en 3j ils font à peu prés la même chose).Nous nous rendons ensuite à Casa la Reyna ou nous posons nos sacs, 48soles la nuit en chambre double avec sdb.Petite visite de la ville, diner avec musique péruvienne et dodo. Et oui , on aurait bien pris quelques verres dans les nombreux bars se trouvant au pied de l'hotel mais on s'est abstenu étant donné que le réveil devait sonné à.......2h30🏴☠️
J4 et 5: Canyon du colca Le réveil sonne bien à 2h30 comme prévu et on monte dans un bus qui est venus nous chercher devant l'hotel et c'est partis pour 3h de route. je ne me rappelle plus trop des décors mais je sais que ça tournait, je me suis permis de finir ma nuit😏.Petit arret à un point de vue à 4900m, ça pique un peu les poumons à peine réveillé mais sacré coup d'oeil sur le Misti (5822m) et Chachani (6075m).il fait un peu frisquet à cette altitude d'ailleur du coup , on est bien réveillé.Petite halte à Chivay pour un petit déjeunépas trés copieux, je dirais même qui nous a ouvert l'apétit🙂 Arret aussi à cruz del condor pour admirer.........les condors (qui ont répondus présent).Nous voilà rendu au depart du treck, on est un groupe de 9, tous trés sympas et c'est partis pour 3h de descente, on traverse 2 petits villages et arret à l'oasis pour passer la nuit, repas concocté par notre guide à base de riz et de patate, là aussi debut d'une longue serie😉.Lendemain matin depart à 5h avec la frontale et c'est partis pour 2h30 de montée , on a pris un coup au moral quand on s'est fait dépasser par des mules qui on démarré 1h aprés nous!!! Par contre je déconseille la monté à dos de mules, enfin c'est juste un conseil !! il n'y a pas trop de suspensions en fait😏.Arrivé vers 10h au village de Cabanaconde on l'on a droit à un bon petit déjeuné.Petit village trés sympathique.On se rend de nouveau à Chivay pour se baigner dans les eaux chaudes; eaux un peu trop chaude pour moi (39°c) mais bon on a pas fait les difficiles on y est resté 1h dedans quand même !!! Repas buffet ds un resto touristique et retour à Arequipa. Pendant 2j on a vu de sublimes paysages
J6: Puno Direction terminal de bus d'Arequipa pour prendre un bus pour Puno; 15 soles avec Romeliza (1 euro= 3.80 soles ) et c'est partis pour 7 ou 8h de bus je ne sais plus trop, par contre il est partis avec 1h de retard ça je m'en souvient😉.Arrivé à Puno à 18h30 et Hotel Monterrey.Bon acceuil, bien tenu, mais un vrai congélateur (digne de ce nom).A peine arrivé on nous propose une virée de 2j sur les iles Uros, Amantani et Taquile que l'on accepte car les prix étaent honêtes.
J7 et 8: Lac Titicaca On vient nous chercher à l'hotel à 7h45 et nous nous rendons au port où nous embarquons sur un bâteau. On a failli ne pas partir parce qu'il manquait........non pas le chauffeur mais la trousse de secour.Problème réglé et nous voilà partis vers les iles Uros. C'est la seule fois en 3 semaines au Pérou que l'on est si pointilleux sur la sécurité.Sinon je pense qu'il n'y a plus un seul bus qui roule dans tous le pays😏😏. J'ai trouvé ça assez marrant. Donc Uros ça vaut le coup de voir mais c'est un peu du folklore bien rodé étant donné que plus personne n'y vit (enfin je crois).Aller 3h de bateu et nous voilà à Amantani où on est attendu par la famille qui nous offrira le repas du midi ainsi que son toit pour la nuit.Normalement dans le prix payé une partie (30 soles ) est reversée à la famille mais on a aucun moyen de le savoir.Il y a une dizaine de communauté sur l'ile qui ont des tenues vestimentaires différentes. Nous étions dans la communauté des Occopampa, enfin un truc comme ça , je ne sais pas si j'ai tous bien compris, et non je ne parle pas Quechua. C'est vraiment une ile trés belle où le calme reigne, forcément pas de voiture, pas de routes....On sent bien durant la promenade que l'on est à 4000m, dès qu'on accélère le pas, on le paie cash, enfin mon pote en chie, moi ça va😉😏.Le lendemain matin depart pour l'ile de Taquile.Tres beua point de vue sur le sommet avec en point de mire les sommet boliviens, l'isla del sol.....magnifique!!!!
Voyager le Sud-Ouest américain en novembre? English translation pending
Bonjour les voyageux,
je devine déjà la réponse à ma question, mais je me lance quand même (probablement pour me donner une bonne raison de partir) : si vous aviez le choix sur les dates (sachant que je veux éviter la période mai - août / choix personnel), partiriez-vous dans l'Ouest US demain ou au printemps ?
J'ai appris aujourd'hui que je peux prendre un mois de vacances dès demain ; j'ai peur que l'occasion ne se représente pas en mars-avril... J'ai eu la chance de parcourir l'Ouest américain plusieurs fois, déjà (http://picasaweb.google.com/LENDLmac), mais l'attraction dure toujours. Sachant que je vais voyager "assez bas" (frontière UT-AZ et plus bas), vais-je vraiment pâtir de la lumière ? de la météo ? La température n'est pas un critère, mais les précipitations m'embêtent plus. Et puis, les journées deviennent franchement courtes, non ?
Détails du voyage : - j'atterris à San Francisco de préférence, à Las Vegas sinon. Au passage, après deux séjours à San Francisco, ça ne me dérangerait pas d'y voir un peu de brume... pour le cliché. - durée : 3 semaines mini. - le Tioga Pass sera probablement fermé, mais je ne mets pas un point d'honneur à (re)faire Yosemite. - la Death Valley, par contre, c'est comme un pélerinage. Obligé, je veux même "faire" Manly Beacon, il m'appelle trop fort, celui-là... Des conseils ? - je vais insister sur les environs de Page, d'abord parce que j'ai "râté le tirage" pour the Wave (4 jours consécutifs pour 70-75 participants en moyenne en octobre 2009), et puis parce que j'en suis tombé dingue. La Mustang ne m'a pas permis de faire tout ce que je voulais. Le 4x4 ne m'enchante pas, mais ce sera bien ma prochaine voiture. - je n'exclus pas une "petite poussette" au nord vers Canyonlands et Goblin Valley, qui m'a fait délirer.
Merci de vous pencher sur mon problème de "timing", Yann
je devine déjà la réponse à ma question, mais je me lance quand même (probablement pour me donner une bonne raison de partir) : si vous aviez le choix sur les dates (sachant que je veux éviter la période mai - août / choix personnel), partiriez-vous dans l'Ouest US demain ou au printemps ?
J'ai appris aujourd'hui que je peux prendre un mois de vacances dès demain ; j'ai peur que l'occasion ne se représente pas en mars-avril... J'ai eu la chance de parcourir l'Ouest américain plusieurs fois, déjà (http://picasaweb.google.com/LENDLmac), mais l'attraction dure toujours. Sachant que je vais voyager "assez bas" (frontière UT-AZ et plus bas), vais-je vraiment pâtir de la lumière ? de la météo ? La température n'est pas un critère, mais les précipitations m'embêtent plus. Et puis, les journées deviennent franchement courtes, non ?
Détails du voyage : - j'atterris à San Francisco de préférence, à Las Vegas sinon. Au passage, après deux séjours à San Francisco, ça ne me dérangerait pas d'y voir un peu de brume... pour le cliché. - durée : 3 semaines mini. - le Tioga Pass sera probablement fermé, mais je ne mets pas un point d'honneur à (re)faire Yosemite. - la Death Valley, par contre, c'est comme un pélerinage. Obligé, je veux même "faire" Manly Beacon, il m'appelle trop fort, celui-là... Des conseils ? - je vais insister sur les environs de Page, d'abord parce que j'ai "râté le tirage" pour the Wave (4 jours consécutifs pour 70-75 participants en moyenne en octobre 2009), et puis parce que j'en suis tombé dingue. La Mustang ne m'a pas permis de faire tout ce que je voulais. Le 4x4 ne m'enchante pas, mais ce sera bien ma prochaine voiture. - je n'exclus pas une "petite poussette" au nord vers Canyonlands et Goblin Valley, qui m'a fait délirer.
Merci de vous pencher sur mon problème de "timing", Yann
L'instant d'un Stan English translation pending
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Réservations d'hôtels indispensables en Floride? English translation pending
Bonjour, les billets d'avion en poche😄 pour fin février, début mars, je me demandais s'il était indispensable de réserver les hôtels à l'avance.
Nous arrivons à Miami (2 nuits que je vais réserver à l'avance pour ne pas chercher dès l'arrivée)
key west (2 nuits)
Florida city (1 nuits)
Naples (2 nuits)
Fort Myers ou Sarasota (2 nuits)
Orlando (3 nuits)
Pouvez-vous me conseiller sur le parcours et me dire s'il est bien raisonnable😕 de ne pas réserver les chambres d'hôtel.
Merci de vos réponses.🙂
60 jours dans le "Southwest" américain en 2015 English translation pending
Bonjour,
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
********************
Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
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Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
January 2015 Photo Contest: A Monumental World
Many of us longtime members surely remember the little frieze of monuments that used to decorate the top of VF pages.
Eiffel Tower, Statue of Liberty, Taj Mahal...
The famous must-see icons of architectural heritage!
Today, I’m inviting you to dig through your archives and share 3 photos of these international stars made of stone, marble, concrete, or steel.
I can already hear some of you protesting that this theme isn’t very original.
Well, it’s up to you to think outside the box...
So the monument doesn’t have to be the original. It could be its twin in Las Vegas, a matchstick replica made by Uncle Bob, a piece of jewelry, a gorgeous snow globe made in China, and so on.
The monument can be photographed from above, below, in the rain, as a reflection...
Deserted or swarming with visitors...
Montages are also allowed! 😉
In short, a classic topic that’ll become original thanks to your creative take.
Now, there are still 3 rules:
- No selfies (But a photo showing people taking selfies in front of a monument is allowed...🤪)
- Once a monument has been posted by someone, no one else can post it again. I don’t want to see the same thing 10 times...😊
- The theme isn’t about the monument’s originality. Please don’t post a photo of a monument known only to you or almost no one...😏
You can post your photos (one per message) until January 21, 2015, at 11:55 PM
Voting will take place from January 22, 2015, at 12:05 AM to January 29, 2015, at 11:55 PM.
During the vote, you’ll choose your 3 favorite photos, awarding 3 points to your top pick, 2 to your second, and 1 to your third.
Please clearly indicate the photographer’s name and the number of the winning photo!
For the rest, I’m using Cocottte’s rules:
The winner is the one with the most points. In case of a tie, the winner will be the one with the most first-place votes, or, if still tied, the most second-place votes. If there’s a perfect tie, the winner will be the one who reached their score first. The winner will then choose a theme for February’s contest and organize it. Ties for any place other than first won’t be broken.
You can vote without participating, participate without voting, or do neither. Slideshow
Finally, here’s the little off-topic link where all your comments and other expressions of good humor are welcome!
Eiffel Tower, Statue of Liberty, Taj Mahal...
The famous must-see icons of architectural heritage!
Today, I’m inviting you to dig through your archives and share 3 photos of these international stars made of stone, marble, concrete, or steel.
I can already hear some of you protesting that this theme isn’t very original.
Well, it’s up to you to think outside the box...
So the monument doesn’t have to be the original. It could be its twin in Las Vegas, a matchstick replica made by Uncle Bob, a piece of jewelry, a gorgeous snow globe made in China, and so on.
The monument can be photographed from above, below, in the rain, as a reflection...
Deserted or swarming with visitors...
Montages are also allowed! 😉
In short, a classic topic that’ll become original thanks to your creative take.
Now, there are still 3 rules:
- No selfies (But a photo showing people taking selfies in front of a monument is allowed...🤪)
- Once a monument has been posted by someone, no one else can post it again. I don’t want to see the same thing 10 times...😊
- The theme isn’t about the monument’s originality. Please don’t post a photo of a monument known only to you or almost no one...😏
You can post your photos (one per message) until January 21, 2015, at 11:55 PM
Voting will take place from January 22, 2015, at 12:05 AM to January 29, 2015, at 11:55 PM.
During the vote, you’ll choose your 3 favorite photos, awarding 3 points to your top pick, 2 to your second, and 1 to your third.
Please clearly indicate the photographer’s name and the number of the winning photo!
For the rest, I’m using Cocottte’s rules:
The winner is the one with the most points. In case of a tie, the winner will be the one with the most first-place votes, or, if still tied, the most second-place votes. If there’s a perfect tie, the winner will be the one who reached their score first. The winner will then choose a theme for February’s contest and organize it. Ties for any place other than first won’t be broken.
You can vote without participating, participate without voting, or do neither. Slideshow
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Deux semaines aux Philippines avec un enfant (2 ans et demi): dilemme d'itinéraire English translation pending
Hello à tous les amoureux de voyage (en général) et des Philippines (en particulier),
Nous partons aux Philippines du 12 au 28 décembre et avons besoin de vos conseils avisés sachant les paramètres suivants:
Nous rendons visite à des amis expatriés à Manille et comptons passer 3/4 jours sur place pour Noël :) Nous voyageons avec notre fille de 2 ans et demi (elle a l'habitude des voyages hors Europe: Cote d'Ivoire - Costa Rica - USA - 6 voyages longs courrier depuis ses 7 mois). Ce qui nous attire: beaux payasges/ repos/ piscines naturelles / petits villages coquets. Nous pensions faire 2/3 îles au total afin de ne pas trop couri; et privilégions au moins une destination kids friendly où les visites/balades ne seraient pas trop éprouvantes pour elle. Elle est très endurante ceci dit 😉
Que pensez-vous des 2 itinéraires ci-dessous (compte tenu de la météo, des conditions de transport etc)? El Nido et Siquijor nous tentent beaucoup mais difficile de trancher...
Itinéraire 1: Arrivée à Manille le 12 dec à 18h00
12-13 dec: Repos à Manille 14-18 dec: Puerta Princesa (plages + rivière souterraine) 19-24 dec: El Nido (farniente et excursions) 24-26 dec: Noël avec nos amis à Manille 26-27 dec: 100 islands ou visite / une nuit à 02h de route max de Manille 28 dec: repos et retour pour Paris le soir
Itinéraire 2 : Arrivée à Manille le 12 dec à 18h00
12-13 dec: Repos à Manille 14-20 dec: Bohol - Siquijor (est-il possible d'éviter Cebu? ) 20-24 dec: Coron ou El Nido (farniente et excursions) - faut-il repasser par Manille? 24-26 dec: Noël avec nos amis à Manille 26-27 dec: 100 islands ou visite / une nuit à 02h de route max de Manille 28 dec: repos et retour pour Paris le soir
Qu'en pensez-vous? Avez-vous d'autres propositions de destinations?
Merci d'avance :) Sandrine
Nous partons aux Philippines du 12 au 28 décembre et avons besoin de vos conseils avisés sachant les paramètres suivants:
Nous rendons visite à des amis expatriés à Manille et comptons passer 3/4 jours sur place pour Noël :) Nous voyageons avec notre fille de 2 ans et demi (elle a l'habitude des voyages hors Europe: Cote d'Ivoire - Costa Rica - USA - 6 voyages longs courrier depuis ses 7 mois). Ce qui nous attire: beaux payasges/ repos/ piscines naturelles / petits villages coquets. Nous pensions faire 2/3 îles au total afin de ne pas trop couri; et privilégions au moins une destination kids friendly où les visites/balades ne seraient pas trop éprouvantes pour elle. Elle est très endurante ceci dit 😉
Que pensez-vous des 2 itinéraires ci-dessous (compte tenu de la météo, des conditions de transport etc)? El Nido et Siquijor nous tentent beaucoup mais difficile de trancher...
Itinéraire 1: Arrivée à Manille le 12 dec à 18h00
12-13 dec: Repos à Manille 14-18 dec: Puerta Princesa (plages + rivière souterraine) 19-24 dec: El Nido (farniente et excursions) 24-26 dec: Noël avec nos amis à Manille 26-27 dec: 100 islands ou visite / une nuit à 02h de route max de Manille 28 dec: repos et retour pour Paris le soir
Itinéraire 2 : Arrivée à Manille le 12 dec à 18h00
12-13 dec: Repos à Manille 14-20 dec: Bohol - Siquijor (est-il possible d'éviter Cebu? ) 20-24 dec: Coron ou El Nido (farniente et excursions) - faut-il repasser par Manille? 24-26 dec: Noël avec nos amis à Manille 26-27 dec: 100 islands ou visite / une nuit à 02h de route max de Manille 28 dec: repos et retour pour Paris le soir
Qu'en pensez-vous? Avez-vous d'autres propositions de destinations?
Merci d'avance :) Sandrine
Into Africa English translation pending
Traquer les castors.
Vous avez lu Jack London et les écrivains chasseurs de Missoula, vous pensez tout connaître de la chasse aux castors ? J'étais comme vous !
Jusqu'au jour où il fallu chasser le castor en Afrique du Sud. Les frimas antarctiques parvenaient-ils jusque là ? Ou bien ma guide était-elle givrée ? D'autant que la chasse débuta dans les zones industrielles du Cap. Drôle de safari !
Voilà l'histoire. J'aime rouler, comme d'autres aiment marcher. Or ma Co, un peu lassée de passer la moitié de l'année comme un oiseau sur la branche, perchée dans un Land Rover et secouée comme un prunier, souhaitait une base. Elle redouble d'ingéniosité pour ne pas effaroucher le pigeon voyageur et sa dernière trouvaille est de poser le lit de la maison africaine... sur roulettes. Or roulettes, en anglais c'est castors !
D'usines en grossistes nous voilà donc en quête de castors. Celles-ci seraient de la bonne taille mais leur flanc blanc rappelle les cabriolets vintage (je n'ai pas l'intention de faire le tour du quartier dans cet appareil), les suivantes sont trop sophistiquées et leur crampons inadaptés au béton ciré. Le bon modèle trouvé, se pose la question des freins : sur deux roues ou sur quatre ? Je fais remarquer qu'avec seulement deux roues freinées, on risque l'embardée, voire le tête-à-queue.
Le sofa aux castors
Hips Woodstock est le nouveau quartier branché du Cap, mais dans cette usine reconvertie en fabrique de tendances, le hic c'est que les hipsters se nourrissent de salades et de jus non distillés. Par chance, dans l'atelier voisin, Rosetta sélectionne les meilleurs cafés du monde, les torréfie fraîchement elle-même et les sert moulu a mano. Le pur arabica du Nicaragua est un puissant anti-narcotique. Plus loin, les anciens moulins de la ville sont un autre lieu tendance. Je déniche dans une cave le seul brandy élaboré dans le Désert du Kalahari et si un aveugle ne l'en trouverait pas meilleur, pour un assoiffé de désert ce berceau change tout. Bouteille élancée, robe tirant au rooibos -ou est-ce le souvenir des dunes rouges?-, plutôt sec en bouche, 43° d'alcool, comme de Celsius au pays. Dès la première gorgée le soleil couchant sculpte les nuages gris en continents flamboyants.
Noir Il pleut rarement dans la vallée située immédiatement au nord des Swartberg Mountains et, ce matin, on comprend bien pourquoi. Les masses nuageuses prélevées sur l'Océan Indien se heurtent à un barrage infranchissable. Pour être noires, les Swartberg le sont, coiffées d'un niqab lourd qui, à mesure de notre progression, s'allégera en une mantille gris perle laissant entrevoir une arête, un renflement, puis s'effacera au col, dévoilant la beauté nue.
Quand la réalité dépasse la fiction Cape Town Films Studios est installé au bord de la N2. Là, sont reconstitués des galions plus grands que la petite mer censée les porter -le cinéma, ce leurre. De l'autre côté de la route s'étend Mitchells Plains, le plus peuplé des townships du Cap, cinq cent mille personnes en galère. Mais qui, aujourd'hui, serait intéressé par un film à ce sujet ?
L'arbre et les hommes (spleen) Mon voisin était vieux et malade. C'est ce qu'ont avancé les hommes pour le passer au scanner. Scanner fatal, voilà mon voisin découpé en tranches -il était trop vieux pour les planches. Les hommes, qui ramènent tout à eux, ont dispersé les rondelles de l'infortuné et, sur ses anneaux concentriques, ont reporté les dates de leurs péripéties, de la naissance de Richard III au centre du tronc à la fin de l'apartheid près de l'écorce. On voit bien que feu mon voisin, même couché, les dépasse. Lui et moi sommes des Common Yellowwood de l'Outeniqua et, bien que nous soyons communs (pas plus communs, en réalité, que les taxinomistes qui nous ont ainsi réduits) nous avons droit à notre réserve, dont je sors exceptionnellement aujourd'hui. De fait, nous sommes parqués et les hommes communs doivent payer un droit de visite à d'autres, habillés en vert, pour nous approcher. Ils ne viennent guère parce qu'il faut marcher et maintenant je m'ennuie. Mon voisin et moi étions contemporains, à une cinquantaine d'années près -que sont cinquante tours de soleil lorsqu'on est âgé de six siècles- et nous nous sommes payés du bon temps -j'ai le souvenir de Khoisans nous escaladant pour échapper aux éléphants- mais depuis quelques décennies ce n'est plus ça. Moi aussi j'aspire à la gloire posthume et je me demande si je ne vais pas demander un scanner à la tronçonneuse.
Évolution L'espèce a mis des siècles pour passer d'une existence nomade de chasseur-cueilleur à une vie sédentaire et cultivatrice -son dernier avatar étant la Culture. Imaginez pareille révolution à l'échelle d'une vie ! L'homme avait sa carte chez 4X4 MegaWorld et le voilà chez Builders (genre Casto local ou Le Roi Merlin désenchanté). Il troque sa clef à griffe contre une perceuse et sa pince-étau contre une scie circulaire. Renonce à la lampe torche pour des ampoules basse tension (il sent bien que la sienne baisse aussi), remplace la pelle à désensabler par une bêche, les rivets par les vis à bois. Par chance, la maison africaine est située dans le désert : il évitera l'affront de la tondeuse à gazon. La femme est au rayon graines (citrouilles blanches, rhubarbe, navets, betteraves, un coup à prendre racines) quand l'homme fait un malaise allée 17: au rayon peintures, il a vu la vie en rose.
Le Defender transformé en camionnette et le baroudeur en livreur
A trop s'épancher... … le cœur est tombé dans la vasque. C'est une manie en Afrique du Sud, plus grave qu'en Californie ou en Australie: il mettent des cœurs partout. De toutes les tailles et dans toutes les matières (métal, bois, ciment, fil de fer, parfois barbelé, grillage (tout un programme), céramique, tissu, perles...), seuls ou associés à une maxime définitive quand ce n'est pas à la croix des chrétiens. Mais c'est la première fois que j'en vois un formé de galets libres tapissant le fond du lavabo.
Haut les cœurs ! Toutes les familles de Steytlerville pavoisent dans la grand rue, jour et nuit, toute l'année, même celles qui résident dans le township. Une petite centaine d'oriflammes flottent sur le terre-plein central et chacune porte le blason d'une famille. Ceux des familles d'origine européenne ont le plus souvent un fond d'écusson tandis que ceux des familles xhosas sont portés par un bouclier de peau oblong et deux lances entrecroisées. Les motifs de bétail reviennent souvent mais aussi les haches, les symboles religieux ou de pouvoir et bien sûr les lions. Il y a même les Fitzhenry dont les armes feraient pâlir la famille royale d'Angleterre (d'autant que leurs voisins sont les Middleton). Certains ont ajouté une devise. En latin pour les familles venues d'Europe, Confido in deo, Alte volo, Suaviter ou Pro veritate, en xhosa pour les autres, Abantu basemlanjeni (Ceux de la rivière), Masihlangane simanyane (Unissons-nous) ou Sebenzima waphumelela (Durement gagné).
San sousi Quelques maisons précaires au bord d'une piste perdue. Les habitants sont absents et il n'est pas possible de lever ce doute : s'agit-il de Bushmen (Bochimans, en français) qui préfèrent l'appellation de San ? Premiers et derniers chasseurs-cueilleurs d'Afrique Australe, ils sont de plus en plus contraints à la sédentarisation. Y prendraient-ils goût au point de nommer le lieu « San sousi » ? Vais-je, moi aussi, devoir apposer une pancarte « Sam Suffy» ?
29, le jour le plus hot Les jours précédents, Nathan et Kashief ont creusé, à la main, une tranchée de quatre-vingt mètres de long, profonde de quarante centimètres et large d'autant, pour enfouir la ligne électrique qui alimente la pompe du forage. Elle serpentait en surface depuis toujours mais les normes parviennent désormais jusqu'ici. Nous partageons des rafraîchissements et je les fais rire en disant qu'ils s'en tirent bien car en Europe c'est à cinquante centimètres de profondeur qu'ils auraient dû creuser. Le câble passé sous gaine dans la matinée, ils doivent reboucher avant la nuit. Je parie qu'ils n'y parviendront pas. A l'heure du soleil meurtrier nous les trouvons profondément endormis à même le ciment d'un auvent. Chut. Nathan porte un ample bonnet rasta et la pilosité pour le retenir alors que Kashief est vêtu d'un bleu de travail local, pantalon coupé en bermuda, et coiffé d'une casquette de base ball. Chaque pelletée soulève un soupir de poussière et ils foulent le rebouchage en mesure, dansant dans leurs fausses Nike. L'Américain semble abattre plus de boulot que le Jamaïcain mais celui-ci a un sens consommé de l'économie de moyens. Le choc des pelles heurtant les pierres nous parvient plus souvent en mono qu'en stéréo. Par moment ils se redressent, remontent leurs Ray-Ban chinoises pour contempler ce qui est fait et affrontent du regard ce qui reste. Jusqu'au moment de la bascule. Alors, la joie d'en finir efface la fatigue. Il faudra pourtant revenir demain. La température était proche de 40° à l'ombre. Leur salaire journalier est de cent rands (env. six euros).
Un feu d'enfer L'Afrique du Sud subit la pire sécheresse depuis un siècle. Une des vallées désertiques des Swartberg Mountains est en feu depuis des jours. La nuit, la fumée éclairée par l'incendie fait une crinière rousse à la montagne. Ce soir, attisé par le vent antarctique, le feu a franchi la crête et dévale la pente vers le village. Vue de la maison, le panache de fumées rouges aidant, la progression forme comme des coulées de lave. Pompéi et pompier ont-ils la même racine ? Point de Canadairs ici, seulement des paysans et leurs citernes attelées aux tracteurs. Combien de tortues, de fourmis et de serpents carbonisés, combien de protéas calcinés, combien d'années faudra-t-il pour revivre ici ? Paradoxalement, c'est la partie opposée à Die Hel (l'Enfer) qui brûle : la Nature est inculte ! Sur le téléphone français je reçois un sms. Alerte Orange : en prévision d'orages, débranchez votre Live Box. Je brûlerais mille Box, comme des cierges, pour un orage ici. Einaudi frappe le piano comme on frappe le feu avec des couvertures. Au matin le vent s'est retourné et souffle un feu de forge vers Die Hel. L'incendie, porté par les protéas en fleurs et le fynbos desséché, devra parcourir les quarante kilomètres de la vallée pour rentrer chez lui. A moins que l'orage attendu demain ne lui coupe la retraite une bonne fois pour toutes et qu'on en termine avec ces histoires. Les bâtiments du Parc sont assiégés par les flammes, des plantations périphériques d'oliviers ont brûlé (l'olive grillée ça ne vaut rien) et quelques habitations sont menacées. Arrivent alors des hélicoptères jaunes vrombissants, un filin retenant une outre qu'ils remplissent en quelques secondes, en vol stationnaire au-dessus des étangs servant à l'irrigation, et larguent sur les foyers. Si le soleil pouvait rester couché sur l'horizon, l'oriental ou l'occidental, comme il lui plaira, et nous épargner sa parade zénithale.
Le sofa aux castors

Hips Woodstock est le nouveau quartier branché du Cap, mais dans cette usine reconvertie en fabrique de tendances, le hic c'est que les hipsters se nourrissent de salades et de jus non distillés. Par chance, dans l'atelier voisin, Rosetta sélectionne les meilleurs cafés du monde, les torréfie fraîchement elle-même et les sert moulu a mano. Le pur arabica du Nicaragua est un puissant anti-narcotique. Plus loin, les anciens moulins de la ville sont un autre lieu tendance. Je déniche dans une cave le seul brandy élaboré dans le Désert du Kalahari et si un aveugle ne l'en trouverait pas meilleur, pour un assoiffé de désert ce berceau change tout. Bouteille élancée, robe tirant au rooibos -ou est-ce le souvenir des dunes rouges?-, plutôt sec en bouche, 43° d'alcool, comme de Celsius au pays. Dès la première gorgée le soleil couchant sculpte les nuages gris en continents flamboyants.
Noir Il pleut rarement dans la vallée située immédiatement au nord des Swartberg Mountains et, ce matin, on comprend bien pourquoi. Les masses nuageuses prélevées sur l'Océan Indien se heurtent à un barrage infranchissable. Pour être noires, les Swartberg le sont, coiffées d'un niqab lourd qui, à mesure de notre progression, s'allégera en une mantille gris perle laissant entrevoir une arête, un renflement, puis s'effacera au col, dévoilant la beauté nue.
Quand la réalité dépasse la fiction Cape Town Films Studios est installé au bord de la N2. Là, sont reconstitués des galions plus grands que la petite mer censée les porter -le cinéma, ce leurre. De l'autre côté de la route s'étend Mitchells Plains, le plus peuplé des townships du Cap, cinq cent mille personnes en galère. Mais qui, aujourd'hui, serait intéressé par un film à ce sujet ?
L'arbre et les hommes (spleen) Mon voisin était vieux et malade. C'est ce qu'ont avancé les hommes pour le passer au scanner. Scanner fatal, voilà mon voisin découpé en tranches -il était trop vieux pour les planches. Les hommes, qui ramènent tout à eux, ont dispersé les rondelles de l'infortuné et, sur ses anneaux concentriques, ont reporté les dates de leurs péripéties, de la naissance de Richard III au centre du tronc à la fin de l'apartheid près de l'écorce. On voit bien que feu mon voisin, même couché, les dépasse. Lui et moi sommes des Common Yellowwood de l'Outeniqua et, bien que nous soyons communs (pas plus communs, en réalité, que les taxinomistes qui nous ont ainsi réduits) nous avons droit à notre réserve, dont je sors exceptionnellement aujourd'hui. De fait, nous sommes parqués et les hommes communs doivent payer un droit de visite à d'autres, habillés en vert, pour nous approcher. Ils ne viennent guère parce qu'il faut marcher et maintenant je m'ennuie. Mon voisin et moi étions contemporains, à une cinquantaine d'années près -que sont cinquante tours de soleil lorsqu'on est âgé de six siècles- et nous nous sommes payés du bon temps -j'ai le souvenir de Khoisans nous escaladant pour échapper aux éléphants- mais depuis quelques décennies ce n'est plus ça. Moi aussi j'aspire à la gloire posthume et je me demande si je ne vais pas demander un scanner à la tronçonneuse.
Évolution L'espèce a mis des siècles pour passer d'une existence nomade de chasseur-cueilleur à une vie sédentaire et cultivatrice -son dernier avatar étant la Culture. Imaginez pareille révolution à l'échelle d'une vie ! L'homme avait sa carte chez 4X4 MegaWorld et le voilà chez Builders (genre Casto local ou Le Roi Merlin désenchanté). Il troque sa clef à griffe contre une perceuse et sa pince-étau contre une scie circulaire. Renonce à la lampe torche pour des ampoules basse tension (il sent bien que la sienne baisse aussi), remplace la pelle à désensabler par une bêche, les rivets par les vis à bois. Par chance, la maison africaine est située dans le désert : il évitera l'affront de la tondeuse à gazon. La femme est au rayon graines (citrouilles blanches, rhubarbe, navets, betteraves, un coup à prendre racines) quand l'homme fait un malaise allée 17: au rayon peintures, il a vu la vie en rose.
Le Defender transformé en camionnette et le baroudeur en livreur

A trop s'épancher... … le cœur est tombé dans la vasque. C'est une manie en Afrique du Sud, plus grave qu'en Californie ou en Australie: il mettent des cœurs partout. De toutes les tailles et dans toutes les matières (métal, bois, ciment, fil de fer, parfois barbelé, grillage (tout un programme), céramique, tissu, perles...), seuls ou associés à une maxime définitive quand ce n'est pas à la croix des chrétiens. Mais c'est la première fois que j'en vois un formé de galets libres tapissant le fond du lavabo.
Haut les cœurs ! Toutes les familles de Steytlerville pavoisent dans la grand rue, jour et nuit, toute l'année, même celles qui résident dans le township. Une petite centaine d'oriflammes flottent sur le terre-plein central et chacune porte le blason d'une famille. Ceux des familles d'origine européenne ont le plus souvent un fond d'écusson tandis que ceux des familles xhosas sont portés par un bouclier de peau oblong et deux lances entrecroisées. Les motifs de bétail reviennent souvent mais aussi les haches, les symboles religieux ou de pouvoir et bien sûr les lions. Il y a même les Fitzhenry dont les armes feraient pâlir la famille royale d'Angleterre (d'autant que leurs voisins sont les Middleton). Certains ont ajouté une devise. En latin pour les familles venues d'Europe, Confido in deo, Alte volo, Suaviter ou Pro veritate, en xhosa pour les autres, Abantu basemlanjeni (Ceux de la rivière), Masihlangane simanyane (Unissons-nous) ou Sebenzima waphumelela (Durement gagné).
San sousi Quelques maisons précaires au bord d'une piste perdue. Les habitants sont absents et il n'est pas possible de lever ce doute : s'agit-il de Bushmen (Bochimans, en français) qui préfèrent l'appellation de San ? Premiers et derniers chasseurs-cueilleurs d'Afrique Australe, ils sont de plus en plus contraints à la sédentarisation. Y prendraient-ils goût au point de nommer le lieu « San sousi » ? Vais-je, moi aussi, devoir apposer une pancarte « Sam Suffy» ?
29, le jour le plus hot Les jours précédents, Nathan et Kashief ont creusé, à la main, une tranchée de quatre-vingt mètres de long, profonde de quarante centimètres et large d'autant, pour enfouir la ligne électrique qui alimente la pompe du forage. Elle serpentait en surface depuis toujours mais les normes parviennent désormais jusqu'ici. Nous partageons des rafraîchissements et je les fais rire en disant qu'ils s'en tirent bien car en Europe c'est à cinquante centimètres de profondeur qu'ils auraient dû creuser. Le câble passé sous gaine dans la matinée, ils doivent reboucher avant la nuit. Je parie qu'ils n'y parviendront pas. A l'heure du soleil meurtrier nous les trouvons profondément endormis à même le ciment d'un auvent. Chut. Nathan porte un ample bonnet rasta et la pilosité pour le retenir alors que Kashief est vêtu d'un bleu de travail local, pantalon coupé en bermuda, et coiffé d'une casquette de base ball. Chaque pelletée soulève un soupir de poussière et ils foulent le rebouchage en mesure, dansant dans leurs fausses Nike. L'Américain semble abattre plus de boulot que le Jamaïcain mais celui-ci a un sens consommé de l'économie de moyens. Le choc des pelles heurtant les pierres nous parvient plus souvent en mono qu'en stéréo. Par moment ils se redressent, remontent leurs Ray-Ban chinoises pour contempler ce qui est fait et affrontent du regard ce qui reste. Jusqu'au moment de la bascule. Alors, la joie d'en finir efface la fatigue. Il faudra pourtant revenir demain. La température était proche de 40° à l'ombre. Leur salaire journalier est de cent rands (env. six euros).
Un feu d'enfer L'Afrique du Sud subit la pire sécheresse depuis un siècle. Une des vallées désertiques des Swartberg Mountains est en feu depuis des jours. La nuit, la fumée éclairée par l'incendie fait une crinière rousse à la montagne. Ce soir, attisé par le vent antarctique, le feu a franchi la crête et dévale la pente vers le village. Vue de la maison, le panache de fumées rouges aidant, la progression forme comme des coulées de lave. Pompéi et pompier ont-ils la même racine ? Point de Canadairs ici, seulement des paysans et leurs citernes attelées aux tracteurs. Combien de tortues, de fourmis et de serpents carbonisés, combien de protéas calcinés, combien d'années faudra-t-il pour revivre ici ? Paradoxalement, c'est la partie opposée à Die Hel (l'Enfer) qui brûle : la Nature est inculte ! Sur le téléphone français je reçois un sms. Alerte Orange : en prévision d'orages, débranchez votre Live Box. Je brûlerais mille Box, comme des cierges, pour un orage ici. Einaudi frappe le piano comme on frappe le feu avec des couvertures. Au matin le vent s'est retourné et souffle un feu de forge vers Die Hel. L'incendie, porté par les protéas en fleurs et le fynbos desséché, devra parcourir les quarante kilomètres de la vallée pour rentrer chez lui. A moins que l'orage attendu demain ne lui coupe la retraite une bonne fois pour toutes et qu'on en termine avec ces histoires. Les bâtiments du Parc sont assiégés par les flammes, des plantations périphériques d'oliviers ont brûlé (l'olive grillée ça ne vaut rien) et quelques habitations sont menacées. Arrivent alors des hélicoptères jaunes vrombissants, un filin retenant une outre qu'ils remplissent en quelques secondes, en vol stationnaire au-dessus des étangs servant à l'irrigation, et larguent sur les foyers. Si le soleil pouvait rester couché sur l'horizon, l'oriental ou l'occidental, comme il lui plaira, et nous épargner sa parade zénithale.
Concours photo avril 2014 "Fragments de rêve, fragments d'ailleurs" English translation pending
Bonjour à tous !
Vous les avez bien vues, vous les avez bien photographiées, mais existent-elles vraiment, ces images? Instants éphémères, entre rêve et réalité, où la poésie s'invite à la surface de la pellicule comme un mirage... Puisque (paraît-il) une image vaut mille mots, je n'en dis pas plus... libre cours à votre imagination!. Il va falloir vous creuser les méninges, fouiller vos disques durs et vos mémoires de voyageurs... Ouverts à l'imprévu, à la surprise et à l'émerveillement, vous avez forcément vécus des instants un peu hors du temps
Voici le règlement du nouveau thème " Fragments de rêve, fragments d'ailleurs" :
Publication des photos jusqu'au dimanche 20 avril 2014 minuit.
Chaque membre peut poster jusqu'à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)
Votes ouverts à tous (participants ou non) du lundi 21 avril au dimanche 27 avril 2014 minuit.
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de mai. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
La discussion autour du concours c'est ici
Pour mémo, l'ensemble des thèmes proposés depuis le début des concours, c'est par ici
Vous les avez bien vues, vous les avez bien photographiées, mais existent-elles vraiment, ces images? Instants éphémères, entre rêve et réalité, où la poésie s'invite à la surface de la pellicule comme un mirage... Puisque (paraît-il) une image vaut mille mots, je n'en dis pas plus... libre cours à votre imagination!. Il va falloir vous creuser les méninges, fouiller vos disques durs et vos mémoires de voyageurs... Ouverts à l'imprévu, à la surprise et à l'émerveillement, vous avez forcément vécus des instants un peu hors du temps
Voici le règlement du nouveau thème " Fragments de rêve, fragments d'ailleurs" :
Publication des photos jusqu'au dimanche 20 avril 2014 minuit.
Chaque membre peut poster jusqu'à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)
Votes ouverts à tous (participants ou non) du lundi 21 avril au dimanche 27 avril 2014 minuit.
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de mai. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
La discussion autour du concours c'est ici
Pour mémo, l'ensemble des thèmes proposés depuis le début des concours, c'est par ici
Quoi voir aux Pays Basque? English translation pending
Quoi voir dans les pays basque en Aquitaine ?
Merci
Merci
Croisière Asie Costa Fortuna du 22 janvier au 5 mai 2019 English translation pending

Je mets le lien vers les photos en premier si vous n’avez pas le temps de lire ma prose :
https://photos.app.goo.gl/YsPE1PhLfbALFdsEA
Bonjour,
je commence le compte rendu de notre croisière Asie du 22/01 au 05/02 qui nous a conduits de Singapour vers la Thaïlande, le Cambodge, la Malaisie. Elle restera très probablement la plus belle que nous ayons faite, même s’il y a des choses à redire sur le bateau et sur Costa…. Aujourd’hui, Départ et escale de Singapour. Comme il y a beaucoup à montrer de cette ville qui sort de l’ordinaire, plutôt que de faire un bloc de plusieurs centaines de photos, je les publierai par quartiers en commençant par ce qui est occidental mais parfois surprenant tout de même comme cette partie de base ball en plein centre ville, presque au pied de l’hôtel Marina Bay ou ces églises très classiques au milieu des buildings !!! Nous avons eu de la chance côté météo puisque sur 4 jours ½ à Singapour, nous n’avons eu qu’une averse bien que le ciel soit souvent resté gris, ce qui nous a protégés d’une trop forte chaleur.
Après un vol d’une douzaine d’heures sans problème sur Singapour Airlines au départ de Frankfort, et en grande partie de nuit, nous arrivons à l’aéroport de Changi prêts à subir une longue attente à la douane. En fait d’attente, c’est l’immigration qui nous attendait, personne aux guichets, voir photos. Il n’en sera pas de même aux sorties du bateau où il y a une certaine attente. Du coup nous étions en avance par rapport à la navette commandée, ce qui nous a permis de faire le change et de boire un café. Circulation rapide et fluide, j’en reparlerai, et arrivée à notre premier hôtel où nos chambres étaient déjà prêtes, le temps de prendre une douche, se changer et en route à pied dans l’espoir de trouver à défaut du point de départ des bus Hop On, au moins un arrêt. Pas de chance ou manque d’organisation, nous n’avons trouvé ni l’un ni l’autre du premier coup, mais cela nous a permis de voir tranquillement des choses qui nous auraient sans doute échappées. Après un ravitaillement en eau, il fait chaud à Singapour et tout le monde était assoiffé, nous avons pu enfin trouver un arrêt, lesquels ne sont quasiment pas signalés, un des seuls points négatifs de notre ressenti général, avec l’impossibilité de héler un taxi , il faut impérativement les prendre à un arrêt, oui mais où ?? Il y a 5 circuits différents, nous décidons donc de prendre un ticket pour 2 jours, et nous voilà partis pour des découvertes allant de surprises en surprises dans cette ville hyper propre et policée (dans le bon sens du terme) où en quelques tours de roues on va de l'Inde à la Chine en passant par le quartier indonéso-malais, tout ça au milieu d'immeubles ultra modernes, et ça n'est que notre premier jour, heureusement 4 ½ sont prévus et ça ne sera pas de trop !! Nous aurions souvent eu envie de descendre, mais ça n’était pas le programme qui consistait à découvrir pour approfondir ensuite. La circulation est toujours fluide car pas de stationnement dans les rues mais de nombreux parkings. Pas d’embouteillages car les voitures sont très très chères et il faut acheter un droit de circuler qui peut couter plusieurs dizaines de milliers d’€ Nous passerons également par le port qui est un des plus grands d’Asie et le second port à conteneurs du monde et par l’île de Sentosa dédiée aux distractions et loisirs où nous aurions bien aimé nous arrêter pour profiter de la multitude d’attractions que l’on y trouve, donc un parc Universal Studio comme à L.A. Un mot sur le métro qui nous a séduits par sa propreté, le civisme qui y règne et sa simplicité quand on en a compris le fonctionnement. Nous ferons également une sympathique promenade en bateau, une façon différente de découvrir d’autres quartiers de cette surprenante ville….
Les photos dont beaucoup ont été prises à la volée depuis les bus Hop On, ne sont pas toutes comme je l’aurais souhaité, mais elles restent représentatives et vous en diront plus que ce que ce que je pourrais raconter sans être lassant.
Circuit Californie + parcs été 2014 English translation pending
Bonjour les voyageurs !
Après plusieurs semaines de lecture intense sur ce forum et de "potassage" de guides, je me lance ici pour vous livrer l'ébauche de notre circuit dans l'ouest américain cet été. Nous sommes un couple, la trentaine, adorant voyager, flâner, marcher le nez au vent 😄. Nous aimons nous balader, mais nous ne sommes pas de grands marcheurs donc nous ne prévoyons pas de longues randonnées. Nous partons 25 jours pour une boucle SF-SF. Rien de bien original, mais je voulais avoir votre avis éclairé avant de boucler définitivement notre circuit.
Tout d'abord merci à Lol64, Peggy16, Fabregal, Itat, Pap69, Lexie3 (mais aussi beaucoup d'autres que j'oublie sûrement... 😊) pour leurs carnets, récits et conseils qui font bouillonner d'impatience et donnent des fourmis dans les pieds tellement on a hâte de partir ! 🙂
Voici notre projet (dans les grandes lignes) : - J0 : arrivée à SF en milieu d'après midi (installation + petite visite d'Union Square en fin d'après midi) - J1 : SF (fisherman´s wharf, alcatraz, coït tower) - J2 : SF (golden gate park, ocean beach, haight ashbury, alamo square) - J3 : SF (cable car museum, chinatown, financial district, ferry building) - J4 : SF (mission et castro, GGB, sausalito, twin peaks) - J5 : SF > Monterey par la côte - J6 : Monterey > Cambria - J7 : Cambria > Malibu - J8 : Santa Monica, Venice, Beverly Hills - J9 : LA (Warner bros studio, Hollywood Blvd, Griffith park & observatory + éventuellement downtown en fin de journée si on a le temps) - J10 : LA > Bagdad café > Oatman > Kingman (route 66) > Seligman - J11 : grand canyon - J12 : grand canyon > Page, Lake Powell (+ scenic view) - J13 : Antelope Canyon, Horseshoe Bend, arrivée à monument valley en fin de journée - J14 : Monument Valley, Gooseneck, Valley of the Gods > Four Corners > Mesa verde (nuit à Cortez par exemple) - J15 : Cortez > the needles overlook, Dead horse point, canyonlands (Island in the sky) - J16 : Arches - J17 : Arches > Goblins Valley > Torrey - J18 : Scenic byway 12 > Bryce canyon - J19 : Zion > Valley of fire en fin d'après midi > LV - J20 : LV - J21 : LV (outlets) > Death Vallley - J22 : Death Valley > Bodie > Mono Lake - J23 : Yosemite - J24 : Yosemite + retour à SF en fin de journée - J25 : SF + vol de retour dans l'après midi
Nous aurons une voiture de location à partir du jour 4 à SF. Pour l'instant, seul l'hôtel à SF est réservé (oui, on n'est pas en avance !!!). C'est le Mayflower, dans Bush Street. Avec l'ami Google Maps, j'ai essayé autant que possible d'estimer les distances et les temps de parcours. Cela vous semble-t-il réalisable ? Certaines journées seront chargées, nous en sommes conscients, mais ce programme vous paraît-il réaliste ?
Nous avons rajouté Four Corners et Mesa Verde qui n'étaient pas prévus au programme initialement. Cela vous parait-il judicieux ? Pas trop éloigné du reste et coûteux en temps ?
Autre question : nous pensions rallier LA à Seligman en passant par Oatman et Kingman, mais maintenant nous nous demandons si un détour par Joshua Tree serait envisageable...
J'ai déjà listé beaucoup d'idées d'hébergement dans différents carnets de voyage, mais si jamais vous avez de bonnes adresses (ou au contraire des endroits à éviter...), nous sommes preneurs ! Merci déjà d'avoir pris le temps de me lire, je prendrai tous vos conseils et suggestions avec grand plaisir. 🙂
Après plusieurs semaines de lecture intense sur ce forum et de "potassage" de guides, je me lance ici pour vous livrer l'ébauche de notre circuit dans l'ouest américain cet été. Nous sommes un couple, la trentaine, adorant voyager, flâner, marcher le nez au vent 😄. Nous aimons nous balader, mais nous ne sommes pas de grands marcheurs donc nous ne prévoyons pas de longues randonnées. Nous partons 25 jours pour une boucle SF-SF. Rien de bien original, mais je voulais avoir votre avis éclairé avant de boucler définitivement notre circuit.
Tout d'abord merci à Lol64, Peggy16, Fabregal, Itat, Pap69, Lexie3 (mais aussi beaucoup d'autres que j'oublie sûrement... 😊) pour leurs carnets, récits et conseils qui font bouillonner d'impatience et donnent des fourmis dans les pieds tellement on a hâte de partir ! 🙂
Voici notre projet (dans les grandes lignes) : - J0 : arrivée à SF en milieu d'après midi (installation + petite visite d'Union Square en fin d'après midi) - J1 : SF (fisherman´s wharf, alcatraz, coït tower) - J2 : SF (golden gate park, ocean beach, haight ashbury, alamo square) - J3 : SF (cable car museum, chinatown, financial district, ferry building) - J4 : SF (mission et castro, GGB, sausalito, twin peaks) - J5 : SF > Monterey par la côte - J6 : Monterey > Cambria - J7 : Cambria > Malibu - J8 : Santa Monica, Venice, Beverly Hills - J9 : LA (Warner bros studio, Hollywood Blvd, Griffith park & observatory + éventuellement downtown en fin de journée si on a le temps) - J10 : LA > Bagdad café > Oatman > Kingman (route 66) > Seligman - J11 : grand canyon - J12 : grand canyon > Page, Lake Powell (+ scenic view) - J13 : Antelope Canyon, Horseshoe Bend, arrivée à monument valley en fin de journée - J14 : Monument Valley, Gooseneck, Valley of the Gods > Four Corners > Mesa verde (nuit à Cortez par exemple) - J15 : Cortez > the needles overlook, Dead horse point, canyonlands (Island in the sky) - J16 : Arches - J17 : Arches > Goblins Valley > Torrey - J18 : Scenic byway 12 > Bryce canyon - J19 : Zion > Valley of fire en fin d'après midi > LV - J20 : LV - J21 : LV (outlets) > Death Vallley - J22 : Death Valley > Bodie > Mono Lake - J23 : Yosemite - J24 : Yosemite + retour à SF en fin de journée - J25 : SF + vol de retour dans l'après midi
Nous aurons une voiture de location à partir du jour 4 à SF. Pour l'instant, seul l'hôtel à SF est réservé (oui, on n'est pas en avance !!!). C'est le Mayflower, dans Bush Street. Avec l'ami Google Maps, j'ai essayé autant que possible d'estimer les distances et les temps de parcours. Cela vous semble-t-il réalisable ? Certaines journées seront chargées, nous en sommes conscients, mais ce programme vous paraît-il réaliste ?
Nous avons rajouté Four Corners et Mesa Verde qui n'étaient pas prévus au programme initialement. Cela vous parait-il judicieux ? Pas trop éloigné du reste et coûteux en temps ?
Autre question : nous pensions rallier LA à Seligman en passant par Oatman et Kingman, mais maintenant nous nous demandons si un détour par Joshua Tree serait envisageable...
J'ai déjà listé beaucoup d'idées d'hébergement dans différents carnets de voyage, mais si jamais vous avez de bonnes adresses (ou au contraire des endroits à éviter...), nous sommes preneurs ! Merci déjà d'avoir pris le temps de me lire, je prendrai tous vos conseils et suggestions avec grand plaisir. 🙂
À vélo en famille en France English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de 4 (les enfants auront 14 et presque 11 au moment du départ) Nous sommes une famille plutôt sportive et après un voyage autour du monde de 9 mois, vous voulons repartir à l'aventure en vélo et en France pour commencer. Nous ne savons pas encore précisément ce que nous allons faire comme itinéraire , nous avons la chance d'avoir beaucoup de vacances donc on pourrait partir entre 4 et 6 semaines.
Avez-vous des idées d'itinéraires variés en terme de paysages et pas que plat sinon mon mari risque de faire la tête lol. Mais pas trop dur non plus pour les enfants... Oui je sais, pas très facile à trouver ce que je vous demande, mais il faut essayer de contenter tout le monde.
Nous sommes habitués au mode routard et pas trop d'habits. Pour l'équipement, il va manquer quelques sacoches mais tout le reste est ok (réchaud, tente ultra light, charrette, duvets, ...).
Pour en revenir à l'itinéraire, on veut faire de l'itinérant et pas rayonner, mais on hésite beaucoup sur plusieurs points :
- faire plusieurs bouts de voies vertes avec des liaisons trains. - faire un bout en train et quelques voies vertes enchaînées. - faire une grande boucle avec les voies vertes... - y a t'il un sans mieux que l'autre pour faire les voies vertes Je ne me rends pas trop compte quelle distance on va pouvoir parcourir sans trop se presser. Faut-il prévoir tout l'itinéraire ? Je ne veux pas forcément fixer dès le départ les lieux d'étapes du soir, ni les étapes avant de partir mais avoir les grandes lignes.
Ah oui !!! J'ai oublié de préciser que nous habitons en Ardèche vers Valence.
Ce n'est qu'une ébauche puisque nous n'en sommes qu'au début de la réflexion , mais j'avais pensé prendre le train jusqu'à Montpellier ou Sète (je ne sais pas si c'est possible), puis faire la voie vers entre Sète et Bordeaux. Puis prendre le train jusqu'à Nantes et faire Nantes Brest et puis après je sais pas..... J'avais aussi pensé à Paris / Londres ? Au partir de France vers l'étranger ?
Bref voilà en vrac mes idées et envies. J'attends vos suggestions, avis, critiques, ....
Merci d'avance. J'avais oublié de préciser, on ne veut pas passer par un prestataire de services...
Simsteph
Nous sommes une famille de 4 (les enfants auront 14 et presque 11 au moment du départ) Nous sommes une famille plutôt sportive et après un voyage autour du monde de 9 mois, vous voulons repartir à l'aventure en vélo et en France pour commencer. Nous ne savons pas encore précisément ce que nous allons faire comme itinéraire , nous avons la chance d'avoir beaucoup de vacances donc on pourrait partir entre 4 et 6 semaines.
Avez-vous des idées d'itinéraires variés en terme de paysages et pas que plat sinon mon mari risque de faire la tête lol. Mais pas trop dur non plus pour les enfants... Oui je sais, pas très facile à trouver ce que je vous demande, mais il faut essayer de contenter tout le monde.
Nous sommes habitués au mode routard et pas trop d'habits. Pour l'équipement, il va manquer quelques sacoches mais tout le reste est ok (réchaud, tente ultra light, charrette, duvets, ...).
Pour en revenir à l'itinéraire, on veut faire de l'itinérant et pas rayonner, mais on hésite beaucoup sur plusieurs points :
- faire plusieurs bouts de voies vertes avec des liaisons trains. - faire un bout en train et quelques voies vertes enchaînées. - faire une grande boucle avec les voies vertes... - y a t'il un sans mieux que l'autre pour faire les voies vertes Je ne me rends pas trop compte quelle distance on va pouvoir parcourir sans trop se presser. Faut-il prévoir tout l'itinéraire ? Je ne veux pas forcément fixer dès le départ les lieux d'étapes du soir, ni les étapes avant de partir mais avoir les grandes lignes.
Ah oui !!! J'ai oublié de préciser que nous habitons en Ardèche vers Valence.
Ce n'est qu'une ébauche puisque nous n'en sommes qu'au début de la réflexion , mais j'avais pensé prendre le train jusqu'à Montpellier ou Sète (je ne sais pas si c'est possible), puis faire la voie vers entre Sète et Bordeaux. Puis prendre le train jusqu'à Nantes et faire Nantes Brest et puis après je sais pas..... J'avais aussi pensé à Paris / Londres ? Au partir de France vers l'étranger ?
Bref voilà en vrac mes idées et envies. J'attends vos suggestions, avis, critiques, ....
Merci d'avance. J'avais oublié de préciser, on ne veut pas passer par un prestataire de services...
Simsteph
Trois semaines en Californie: itinéraire et recommandations? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir 3 semaines cet été à deux en Californie, notre premier voyage là-bas. Les dates potentielles sont : - 23 juillet -> 15 août, ou - 15 août -> 7 septembre. Je peux les faire varier de +/-2j.
Nos centres d'intérêts et jours potentiels sont, nous avons essayé de faire un itinéraire (pas forcément réaliste...) : - Arrivée SF, - San Francisco : 3 jours , - le Big Sur (Monterey) : 2 jours, - Yosemite : 2 jours, - Séquoia Natural Park : 1 jour, - Los Angeles : A définir, - La côte sud de Los Angeles : A définir. Un peu de plage + surf + lieux de glisse (BMX). - Retour de LA. le compte de jours n'y est pas, mais justement j'ai besoin d'aide afin d'équilibrer la globalité du parcours.
Je cherche à mixer ville et nature en découvrant de manière pas trop rapide et sans trop de voiture tout les jours la Californie.
Merci de vos conseils, notamment pour les parcs naturels.
Questions supplémentaires : - Avion : Quelle compagnie choisir ? Achat du billet maintenant ?
- Voiture mêmes questions.
- Réservation hôtels et pensions.
Merci 😛
Xavier
Nous souhaitons partir 3 semaines cet été à deux en Californie, notre premier voyage là-bas. Les dates potentielles sont : - 23 juillet -> 15 août, ou - 15 août -> 7 septembre. Je peux les faire varier de +/-2j.
Nos centres d'intérêts et jours potentiels sont, nous avons essayé de faire un itinéraire (pas forcément réaliste...) : - Arrivée SF, - San Francisco : 3 jours , - le Big Sur (Monterey) : 2 jours, - Yosemite : 2 jours, - Séquoia Natural Park : 1 jour, - Los Angeles : A définir, - La côte sud de Los Angeles : A définir. Un peu de plage + surf + lieux de glisse (BMX). - Retour de LA. le compte de jours n'y est pas, mais justement j'ai besoin d'aide afin d'équilibrer la globalité du parcours.
Je cherche à mixer ville et nature en découvrant de manière pas trop rapide et sans trop de voiture tout les jours la Californie.
Merci de vos conseils, notamment pour les parcs naturels.
Questions supplémentaires : - Avion : Quelle compagnie choisir ? Achat du billet maintenant ?
- Voiture mêmes questions.
- Réservation hôtels et pensions.
Merci 😛
Xavier
Ouest USA: De Seattle à San Francisco automne 2008 (première partie) English translation pending
En remerciant les différents membres du forum pour leurs informations, voici donc le début du compte-rendu de notre parcours de Seattle à San Francisco effectué du 12 septembre 2008 au 10 novembre 2008. Ce fut un plaisir immense fait de découvertes, rencontres, paysages, couleurs, avec 5 ou 6 jours de pluie seulement, des températures agréables dans l’ensemble. Pour cause de chirurgie récente d’une hernie discale, les randonnées furent limitées en temps et intensité, cela a également quelque peu modifié le programme de certaines étapes.

12 septembre 2008 SEATTLE 13 septembre 2008 BONNERS FERRY 14 septembre 2008 LAKE GLACIER NP 15 septembre 2008 HELENA 16 septembre 2008 GARDINER 17 septembre 2008 GARDINER 18 septembre 2008 GARDINER 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL 21 septembre 2008 JACKSON HOLE 22 septembre 2008 PROVO 23 septembre 2008 MOAB 24 septembre 2008 MOAB 25 septembre 2008 MOAB 26 septembre 2008 MOAB 27 septembre 2008 DURANGO 28 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 29 septembre 2008 MONUMENT VALLEY 30 septembre 2008 TORREY 1 octobre 2008 TORREY 2 octobre 2008 BRYCE 3 octobre 2008 BRYCE 4 octobre 2008 PAGE 5 octobre 2008 PAGE 6 octobre 2008 GRAND CANYON 7 octobre 2008 GRAND CANYON 8 octobre 2008 SEDONA 9 octobre 2008 CHINLE 10 octobre 2008 ALBUQUERQUE 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE 13 octobre 2008 RUIDOSO 14 octobre 2008 RUIDOSO 15 octobre 2008 DEMING 16 octobre 2008 TUCSON 17 octobre 2008 TUCSON 18 octobre 2008 TUCSON 19 octobre 2008 SAN DIEGO 20 octobre 2008 SAN DIEGO 21 octobre 2008 SAN DIEGO 22 octobre 2008 PALM SPRINGS 23 octobre 2008 LOS ANGELES 24 octobre 2008 LOS ANGELES 25 octobre 2008 LOS ANGELES 26 octobre 2008 LAS VEGAS 27 octobre 2008 LAS VEGAS 28 octobre 2008 LAS VEGAS 29 octobre 2008 LAS VEGAS 30 octobre 2008 FURNACE CREEK 31 octobre 2008 SOUTH LAKE TAHOE 1 novembre 2008 YOSEMITE 2 novembre 2008 YOSEMITE 3 novembre 2008 MONTEREY 4 novembre 2008 MONTEREY 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO 10 novembre 2008 AVION
La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713
Vendredi 12/09/08 : Départ de Toulouse Blagnac par la « navette » Air France A320 au petit matin 7h15, sous la pluie. La nuit a été courte, du mal à s’endormir, devinez pourquoi …, lever à 5h30, la voiture au parking, enregistrement des bagages, les deux grosses valises direct pour Seattle en espérant les retrouver, les deux petites nous suivront en cabines avec tout le matériel photo vidéo informatique disque-dur chargeurs prises et cordons. Café, croissant, Gitane et on embarque après les contrôles habituels. Arrivée à Roissy avec un peu de retard, juste une petite heure avant de prendre un Airbus A340 Air France, changement de terminal, café, cigarette sous un ciel couvert et maussade, il pleut, on embarque pratiquement les derniers avec une famille d’indous en grande tenue. A peine le temps de caser les valises, tomber le blouson, s’asseoir, ils nous comptent, ferment les portes, et on roule, il est 10h15. Ca y est, quelques minutes après on plane au soleil au-dessus des nuages, un verre de champagne, gaufrettes, cigarette (heu non … dans dix heures !). Deux films et deux repas plus tard, on survole le sud de la mer de Baffin, couverte d’icebergs gros comme des glaçons, le Canada est traversé nord-est sud-ouest, approche de Seattle magnifique avec le Pacifique, des monts enneigés, des îles couvertes de forêts, on se pose à 12h30 heure locale, il fait soleil et 22° dixit le pilote. Bon vol mais dans de belles conditions, nous n'avons pratiquement pas dormi, la journée s'annonce longue.

Nos valises récupérées, nous arrivons à l’immigration, ma compagne passée en premier et ne comprenant pas un mot d’anglais me jette des regards tellement désemparés que l’officier de l’immigration m’appelle et nous contrôle ensemble. Super aimable et souriant, il agrafe le talon vert et tamponne nos passeports après empreintes et photos sans lunettes ni sourires ! Nous voilà donc à la douane, il faut dire d’abord, que j’avais coché sur la carte verte que nous avions plus de 10000$, des travellers répartis approximativement entre nous deux. S’en est suivi un épisode un peu épique. Nous avons du chacun dans un bureau, ma femme avec un interprète au téléphone, compter travellers et argent liquide au dollar près, signer un papier avec le montant total et le détail des coupures. Tout cela fait avec le sourire, politesse et rigueur, et en expliquant que nous avions le droit et surtout bien fait de le déclarer. Il est 14h00 et nous sortons enfin griller une cigarette sur le trottoir (à 20 pieds de la porte dixit l'affichage!), le hall de l’aéroport est garni d’avions pendus au plafond, amusant. Une navette automatisée gratuite conduit chez les loueurs de voitures. La réservation faite chez Hertz Club Gold au mois de janvier par téléphone est bien prévue, 5 mn après nous prenons possession d’un Ford Expedition Eddie Bauer, 13957 miles au compteur. La deuxième banquette arrière rabattue, nos valises logent sans problème. Surprise il y a un GPS, j’ai fait suivre TomTom pour rien. A noter que nous avions réserver un Ford Expedition et que nous en avons eu un et pas un pseudo équivalent type SUV, idem pour la Cadillac à Albuquerque le mois suivant.


Je rentre l’adresse du Best Western Executive Inn sur Taylor Av et en route ! Peu de circulation, le GPS, nous trouvons l’hôtel, prenons possession de la chambre, correcte, un mail pour la famille, un thé avec le nécessaire fourni dans la chambre et nous partons en direction de Pike Place Market. Une place juste devant le marché aux fleurs qui ferme, on se gare, petite ballade à pied dans les rues environnantes, quartier animé, restos, boutiques, pâtissier, Starbuck, vue sur la baie et le Mont Rainier, il fait beau et doux, on paresse un moment sur un banc du Victor Steinbrueck Park, on savoure ces premières heures aux US si longtemps rêvées, il est 18h30, la faim se fait sentir. Direction la Cutters Bayhouse, au menu mojito, huitres, poisson grillé, sauvignon blanc, on se fait plaisir ! Voiture, hôtel, dodo, il est 21h30, 25h que nous sommes debouts, les paupières se ferment presque avant d’avoir eu le temps d’éteindre la lumière …



Samedi 13/09/08 : 5h30 je me réveille, il fait nuit, elle dort, je passe sous la douche, puis me lance dans la préparation de son café au lait avec ce qui tient lieu d’ingrédients, le bruit de la cafetière la réveille, je me risque à lui servir le breuvage, ça passe, deux doses de café et une d'eau pour que ça ressemble à quelque chose de buvable! Ouf ça l'est, la journée commence bien ! Quelques photos de la Space Needle et de l’Experience Music Project. Café cookies au Starbuck repéré la veille en face du marché, des nuages bas et la brume envahissent le nord de la baie, le Mont Rainier lui aussi disparaît dans les nuages, 8h30 nous prenons la direction de Sandpoint par la I90. Quelques courses alimentaires dans un Safeway sur la sortie de Seattle, nous achèterons la glacière plus tard dans le sud. La route serpente entre forêts et montagnes, magnifique, le soleil perce, passage par le Wild Horse Monument, et à partir de là, des plaines immenses, fourrage et patates, c’est sec, le vent crée de minis tornades de terre et de poussière.


Repas de midi sur une aire de repos avec deux mouettes perdues bien loin du Pacifique, il fait chaud 25°. Entre Spokane et Cœur d’Alene le paysage redevient plus vert et boisé, nous arrivons à Sandpoint, beaucoup de monde et d’animation, des tas d’équipes de foot scolaires disputent une compétition ce week-end, pas une chambre, j’avais repéré le Best Western au bord du lac, loupé ! Deux dindes se promènent innocemment entre deux maisons.

Nous décidons de rouler jusqu’à Bonners Ferry, petite ville tranquille, au milieu des sapins, il doit être environ 17h00. Nuit au Bear Creek Lodge, (pour 69$ avec p'ti-déj), des rondins de bois comme murs pour la chambre douillette, repas sur place, menu mexicain, servi par Connie qui tient l’endroit avec son mari aux fourneaux, elle est aussi traductrice au tribunal du coin, repas correct, accueil très souriant. 21h00 nous dormons.


Dimanche 14/09/08 : 6h30 je bois mon café devant la chambre au soleil, 9°, sur la pelouse d’une petite maison voisine, une jument et son poulain se réchauffent à ses premiers rayons. L'hôtel était bien rempli, pratiquement un véhicule devant chaque chambre, surpris pour un coin un peu loin de tout. Nous prenons la I2, un resto abandonné qui faisait de la cuisine cajun, passage par les Kootenay River Falls gros torrent bouillonnant, belle route traversant de grandes forêts d’un vert profond, arrêt pour acheter de quoi grignoter à Libby, nous suivons une succession de petits lacs, pose repas petite ballade au Mc Gregor Lake, le calme absolu, un miroir bleu de ciel et vert de sapin.




Un stop à Kalispell pour se réhydrater, les chips de midi! Achat de 501 à 22$ pièce dans un outlet, qui côtoie une grande surface d’articles de sport Sporstman Ski ou nous découvrirons un peu effaré un rayon impressionnant d’armes à feu par dizaines : revolver pistolet fusil winchester lunette laser ! http://www.sportsmanskihaus.com/...lery/Fgallery5-3.jpg Nous approchons de Lake Mc Donald, aux détours de virages on commence à apercevoir les sommets de Glacier Park encore ensoleillés. 18H30 arrivée au Lodge, pour une nuit, demain Glacier Park. Et bien non ! La colère et la déception se mêlent, une petite affiche sur le comptoir ou je suis pour prendre la chambre réservée, annonce que la route Going to the Sun ferme ce soir à 20h00 pour rouvrir Samedi prochain, travaux. Je m’en veux de n’avoir pas consulté le site quelques jours plus tôt, cela devait être mentionné, mais bon, après l’heure c’est plus l’heure, adieu glaciers et cascades, je suis à prendre avec des pincettes pendant une bonne heure. Du coup, la chambre 1B dans le petit chalet au bord du lac me paraît moins romantique, froide et humide … Nous mangerons au resto du Lodge ( belle salle, boiseries, civet/daube de bison aux myrtilles et un verre de pinot noir pour me remonter le moral …) Ma moitié part se coucher, je traîne tard sur la petite plage de galets en contrebas, d’ou part un bateau qui fait un tour du lac (en septembre 2 tours 13h30 et 15h). Comble de misère, je grille mes dernières Gitanes, demain je passe aux blondes, Air France ne vend que ça dans ses avions ! Il fait déjà nuit depuis longtemps quand je parviens à m’endormir après avoir bien ruminé ma déception.


Lundi 15/09/08 : Pas de Going to the Sun Road ni de Many Glacier Road ni de Swifcurrent Lake, demain soir nous devons être à Gardiner, nous décidons alors de faire étape à Helena, en passant par la 35, 82 93 en suivant le Flathead Lake magnifique, un ciel sans nuage et un grand soleil me font encore plus maudire ces travaux. Quelques jolis stops le long du lac, Lakeside, Dayton, Big Harm, Poison, pique-nique au bord de l’eau avec les mouettes.

Puis des paysages faisant penser aux environs de Mout dans le Jura, des prairies fraîchement fauchées avec d’énormes meules de foin dominées par les sapins. Missoula, petite ville agréable, Helena quelques vieux bâtiments et belles maisons, la Cathédrale datant de 1908 et le Capitole local que nous visiterons le lendemain. Des trains de marchandises de plus de 90 wagons.


Nuit au motel Jorgenson’s Inn, correct, la jeune femme de la réception me demande en regardant mon passeport si la France fait bien partie de l’United Kingdom, ce que je lui confirme 🤪 … Repas chez Wendy’s, pire que chez Mc Do, première et dernière fois 😠.


Mardi 16/09/08 : Nous prenons la route vers Canyon Ferry Lake, puis direction Three Forks, passage par Madison Buffalo Jump (les indiens précipitaient les bisons du haut de cette falaise), achat nourriture à Bozeman et pique-nique au bord de la Yellowstone River au Absaroka Beartooth Wilderness Historical Marker, au loin sur la montagne opposée des feux de forêts, des pécheurs à la mouche descendent la rivière sur un bateau gonflable, Robert et Bradd n'y sont pas. Plus loin, descente dans les rochers au raz de l’eau, des centaines de criquets/sauterelles volent en faisant des craquements très sonores.



Petit stop au Devil’s Slide saignée rouge orangée dans la montagne.

Nous prenons possession de notre chambre à l’Absaroka Lodge pour 3 nuits, petit balcon sympa sur la rivière, très propre et lumineuse, face au soleil il fait chaud 27°, l’hôtel est complet comme apparemment pas mal d’autres. Accueil sympa, conseils pour des ballades, des photos de l’hotel sous la neige avec des mule-deer sur le parking. Petit tour sur le net pour les nouvelles et dans Gardiner pour prendre la température des lieux. Petite ville avec ces vieilles maisons en bois, quelques boutiques de souvenirs, restos et bars, et la nature toute proche, des cerfs déambulent entre les maisons et les jardins. Très belles photos et créations chez Jerry et Christina Kahrs Yellowstone Gallery & Frameworks.
Hôtel
Repas du soir au Raven Grill, ou nous prendrons l’abonnement pour les jours suivants. De la viande grillée, bœuf ou bison, des portions plus que généreuses, un épi de maïs, une sauce au miel épicée, des couverts jetables, des bancs en bois, pas de vitres mais du grillage en guise de fenêtre ce qui vu le barbecue est mieux, on va se chercher deux bières Fat Tire au saloon Two Bit à côté, on peut manger sur quelques tables dehors si on fume mais pas de bière ou d’alcool, faut choisir ! C’est rustique mais bien fréquenté : pas mal de locaux avec des gueules de trappeurs en salopette et chemise à carreaux, et quelques touristes comme nous.



Mercredi 17/09/08 : 7h30 pas chaud ce matin 4° malgré le soleil déjà levé, un double expresso à la pharmacie ( !), en route pour la partie nord-est Mammoth Hot Springs ou nous passerons presque 3h entre Upper et Lower Terraces, Tower-Roosevelt, Canyon Village et retour. L’eau la terre la vie l’air la nature les couleurs les odeurs la faune la forêt, tout se mélange chute se côtoie coule fume bloblote souffle. Pas trop de monde sauf au canyon de Yellowstone ou en plus une équipe télé tourne un documentaire, pour cause de travaux la route d’Inspiration Point Lookout Point et Grand View est fermée. Nous ferons Upper Falls et Artist Point sur la rive sud. Ma femme descend Uncle Tom’s Trail je renonce pour cause de vertige avec les escaliers à claires-voies. Pas d’ours, pas de loup, mais le reste ! Tout cela sous un beau soleil et une température agréable au fur et à mesure de la journée. Retour Gardiner et repas idem la veille.





http://www.youtube.com/watch?v=kmKo_9QyOrU




Jeudi 18/09/08 : Etant arrivé en milieu d’après-midi à Artist Point nous décidons d’y revenir direct dès ce matin en passant par Norris et de revenir tranquillement par la même route avec Virginia Cascade Twin Lakes Roaring Mountain Beaver Lake … Dernier pavé de bison au Raven et une deuxième bière au K Bar avant d’aller se coucher.





http://www.youtube.com/watch?v=d7zlwpnOV_Q
Vendredi 19/09/08 : Nous quittons à regrets Gardiner, qui a gardé encore un côté authentique et parfois rustique, les rues ne sont pas toutes goudronnées, des constructions « d’époque » …



Nous faisons route vers Old Faithful Inn pour deux nuits, un dernier coup d’œil à Mammoth, aux cerfs du Visitor Center qui prennent le soleil sur les pelouses donnant du travail aux rangers qui surveillent d’avantage les touristes que les cervidés.
Tout au long du trajet arrêts aux différents Basin et Geysers, fumeroles, boues, bulles de boue, couleurs étranges, odeurs soufrées, balade sur les passerelles en bois, la terre est vivante et la cocotte minute boue sous nos pieds. Le temps se couvre en fin d’après-midi pour nous donner les premières gouttes de pluie depuis notre arrivée.







Enregistrement à la réception avec la réservation, jolie chambre (184$/nuit) au bout d’un couloir digne de « Shining », belle salle de bains à l’ancienne avec faïence et mobilier en bois/marbre. L’hôtel est très cosy, grand feu de cheminée, fauteuils en cuir, quelques notes de piano flottent dans l’air, des galeries de bois noueux et torturé qui montent tout en haut du plafond sur trois étages, des recoins pour lire, boire un verre, siester. Très belle boutique de souvenirs grace à quelques magnifiques pièces d'artisanat native (haches, coiffes, veston le tout paré de perles et de plumes) malheureusement hors de prix.



C’est l’heure du dernier jet de Old Faithful avant la nuit, on fonce, le ciel est noir, il pleut, mais l’esplanade est bourrée de monde, tous plus ou moins emmitouflés car le temps fraîchit ! Ca fume, ça crache, ça coule impressionant! Pas de voiture ce soir, alors un verre de Chardonnay en guise d’apéritif, et la discussion s’installe avec un ancien ingénieur des mines dont la mère était suédoise, il vit à Casper, est en week-end avec femme et amis, connaît de nom Toulouse (Airbus), la Gascogne et d’Artagnan (Alexandre Dumas), ça change de la réceptionniste d’Helena ! Nous le recroiserons le lendemain avec son ami médecin au coin fumeur (dehors bien sûr !) qui sera amusé de lire sur un des derniers paquets de Malboro français « FUMER TUE ». Chez eux, les avertissements sont sur les bouteilles de vins et c’est pour les malformations fœtales chez la femme enceinte. N’ayant pas réservé au resto, nous resterons donc manger au bar d'une assiette froide de salade et saumon fumé excellente et copieuse avec un petit verre de blanc (encore !) le serveur Paul parle un excellent français ayant vécu deux ans à Paris vers l’age de 15ans, son père militaire avait épousé une française. Une dernière cigarette dans la nuit alors que le Vieux Fidèle crachouille sous la pluie.
Samedi 20/09/08 : Aujourd’hui aller et retour jusqu’à la Hayden Valley en passant par le Yellowstone Lake, temps couvert, du vent, pas chaud, Kepler Cascades, une petite ballade au bord du lac, Mud Volcano et Sulphur Caldron, des bisons paisibles.

Old Faithful deuxième, toujours autant de monde. Nous arriverons trop tard pour manger au resto du Lodge voisin, du coup, re-bar blanc saumon salade, Paul en repos ce week-end.
Dimanche 21/09/08 : Pas de soleil aujourd’hui, ciel bas et du vent. Nous prenons la route Grand Teton pour coucher au 49’ers Inn de Jackson Hole. Les sommets disparaissent dans la couche nuageuse, se laissant apercevoir au grès de rares éclaircies, ballades à pieds à différents stops sur Jackson et Jenny Lake, l’automne approche et les couleurs changent, le jaune des bouleaux mouchette les sapins prédominants. Le vent froid coupe un peu notre élan et nous roulons vers notre hôtel.




Motel et chambre propre (139$/nuit, bon buffet p'ti-déj inclu), proche du centre, petit tour de la grand place, arches de bois de cerfs, nombreuses boutiques de luxe, pas mal de monde mais la ville se vide petit à petit en soirée.




Une bière (4, 5$) au Million Dollar Cowboy Bar assis sur une selle, retour à la chambre pour courrier, mail, et repas en soirée au Cowboy Bar : soupe crème/patates, steak énorme et délicieux avec petits champignons et légumes braisés, un verre de Merlot, super bon repas.
Lundi 22/09/08 : Aujourd’hui étape de route Idaho Falls, Pocatello, Tramonton, Antelope Island ou nous verrons un petit troupeau de ces cervidés, des nuées d’oiseaux survolant les eaux rases du Great Salt Lake, Visitor Center (9$), le soleil est revenu et un peu de chaleur avec.




Etape pour la nuit à Provo, après une traversée rapide de Salt Lake City, pas attirés du tout par le « mormonisme ». Nuit dans un Travelodge simple et propre, repas Denny’s copieux comme d'habitude. Le motel héberge apparemment beaucoup d'habitués vivant là pour de longues périodes, rentrant du travail et s'installant devant leur porte pour la soirée.

Mardi 23/09/08 : Un tour chez Walmart pour la glacière plastique 30L (18/20$) et direction Moab, depuis hier nous abandonnons progressivement les sapins, le vert, le granit, pour la poussière, le rouge-orangé, la terre, la sécheresse, ça sent l'Ouest. Passage par Price, Green River et détour pour passer à Cisco et arriver à Moab par la 128. Ma compagne découvre, moi je retrouve ces couleurs, ces formes, ces paysages sculptés par l’eau et le vent, il fait chaud 31°, il est 14h00. Castle Valley, Fisher Towers, on grignote au bord du Colorado qui coule très paisible, pendant que passent quelques bateaux gonflables chargés de « rafteurs ».




Nous nous installons au Best Western Canyonlands Inn pour 4 nuits (137$/nuit), très central, chambre donnant sur l’arrière, propre et calme, (super buffet très varié pour le p'ti-déj’et jus de fruits et cookies à discrétion de 17 à 19h au salon, le tout inclu). Pas de Car Show cette année, mais vu en avril 98, amusant les Lowriders, et les familles entières qui s'installent sur les trottoirs pour passer la soirée. Je laisse madame sur le net pour les news et les mails de la famille. Aller et retour à l’aéroport pour réserver le vol Grand Tour de Redtail pour le sur-lendemain à 9h30. Repas du soir en terrasse juste à côté de l’hôtel au Pasta Jay’s, cuisine italienne et chianti, plein de monde et beaucoup de français en VO.
Mercredi 24/09/08 : Après un copieux déjeuner, petites courses nourriture boisson le plein de glace et on roule vers Potash Road pour atteindre Musselman Arch, la piste est parfois en assez mauvais état mais sans problèmes vu le 4X4, le soleil et la chaleur sont là, la poussière aussi mais nous ne gênerons personne. En tout et pour tout jusqu’à la remontée au sommet de la Shaffer Trail nous verrons 3 ou 4 autres véhicules, dont 2 Jeep de location.







Ayant en souvenir le très mauvais état de la Shaffer et le remorquage d’un couple d’allemands dont le 4X4 avait versé dans le fossé côté paroi en 2000, j’avais quelques appréhensions. Au bout du compte elle est beaucoup moins abîmée que le bout de la White Rim Road qui mène à Musselman. 13h30 pose repas avant la montée, c’est la troisième fois que je suis là et encore ce sentiment de bout du monde, de nature brute et sauvage, d’immensité et de beauté. Je me dis qu’une prochaine fois, il faudra vraiment y coucher pour s’en imprégner au plus profond, pour toucher une sorte de sérénité. Sans rire, mes cendres c'est là ou Monument Valley ... Montée de la Shaffer et on enchaîne sur les arches et points de vue classiques de Canyonlands, Island in the Sky, Dead Horse Point (10$), …, ça se bouscule un peu plus la-haut. Du coup échange rituel d’appareil photo avec un groupe de français très sympathiques des environs d’Avignon. Chacun y va de son itinéraire actuel et passé, eux ont fait Yellowstone en hiver et veulent le voir en début d’été, de mon côté je pense que le sud-ouest est plus agréable fin mai début juin pour ce qui est de la floraison, mais là pas de couleur flamboyante des bouleaux et autres caduques.






Ce soir nous mangeons chinois au Mandarin Szechuan, correct, les 2/3 des clients sont français. Consternant de voir que le comportement se dégrade plus le nombre d’éléments du groupe augmente, commentaires désobligeants, sans-gêne, peut-être est ce dû au fait que l’endroit est tenu par des américains non blancs, on ne constatera pas cela à la Moab Brewery, Pasta Jay ‘s, Eddie Mc Stiff’s. Un petit expresso au Red Rock Bakery & Net Cafe, une cigarette au clair de lune, il fait encore très bon à 22h, on va se coucher en croisant les doigts pour un ciel aussi dégagé pour demain.
Jeudi 25/09/08 : Histoire de ne pas avoir le ventre trop plein, juste un expresso pour moi, un latte large pour madame et nous partons pour l’aéroport de Moab à un gros 1/4h d’ici. Tempête de ciel bleu, pas un brin de vent, Marc notre pilote, 25ans à tout casser, nous montre sur la carte le trajet prévu, on grimpe dans le Cesna, elle devant, moi derrière, consignes de sécurité, casque radio/micro et c’est parti pour 2h20 d’un vol spectaculaire. J’en avais gardé un grand souvenir et suis plus qu’heureux de l’avoir refait, la chose qui me choque le plus est la baisse des eaux du Lake Powell. Ce n’est pas donné (344€ pour deux) mais grandiose et unique pour se rendre compte de la géologie torturée de cette région qui mélange à l’infini formes et couleurs. C'est le vol à faire dans tout le Sud-Ouest, bien plus que Grand Canyon même en hélico, il résume tellement bien en les survolant tous, les paysages de l'Ouest.







On se pose à midi, retour sur Moab, un tour sur le net MSN, un petit peu de webcam pour des nouvelles en direct de la famille restée aux études. Après-midi les environs proches de Moab, avec Sand Flats Road, Slickrock Trail, Lion’s Back est fermé ainsi que Baby Lion’s, il n’y a que les traces noires des pneus sur la roche, nous croiserons une écurie de moto-cross avec camion-atelier et 2 machines en plein travail. Disposant d’une petite heure avant le coucher de soleil, nous pousserons un peu sur Cane Springs Road, je ne me lasse décidément pas de ces "ocres" rouges.
Lion's Back mais pas de 4x4 à l'assaut !


Repas du soir à la Moab Brewery, un monde fou, de l’attente avec un bip vibrant/lumineux pour nous appeler, une Black Raven et un steak, ballade sur le boulevard, il fait doux, on traîne un peu dans les boutiques à souvenirs, achat de quelques cd chez Sgt Peppers, courrier puis au lit.
Vendredi 26/09/08 : Ce matin 9h départ pour Arches, arrêt au Visitor Center, il y a déjà deux bus …. Nous décidons d’aller direct à Devil’s Garden, le parking est plein, ça ressemble un peu au Mont St-Michel pour le 15 Août, boucle par le primitive trail jusqu’à Double O, retour à la voiture. On grignote un peu, puis retour par Balanced Rock et Windows Section, nous nous contenterons du point de vue sur Delicate Arch vu l’heure, notre condition et le monde. Un stop à Park Avenue et retour à l’hôtel pour une bonne douche, car il a fait chaud.



Depuis 1991 quand un bloc de 229m de long, 42m de large, et 15m d'épaisseur, est tombé, l'accés est limité, il est interdit d'aller dessous, elle mesure 1169m à sa base.

Ce soir, repas chez Eddie Mc Stiff’s Microbrewery, en terrasse vu la température clémente avec au menu salade, bière, expresso. Beaucoup de monde, c'est un peu l'usine, moins sympa qu'il y a dix ans. Retour direct à la chambre et dodo.
Samedi 27/09/08 : Aujourd’hui grosse étape pour finir à Durango, mais avec pas mal de détours. Départ un peu après 7h de Moab (moins de touristes qu'en mai 2000), direction Anticline et Needles Overlook, encore une fois perdre son regard dans Canyonlands et se dire je reviendrais pour faire d’autres routes ou pistes pour me « perdre » au milieu des roches et de la poussière de ce park qui me fascine plus que le Grand Canyon. Il y a 8 ans pour accéder à ces deux points de vue c’était une route en terre amusante, aujourd’hui goudron, dommage.


Puis la 46, la 90, et enfin la 145 à l’Est direction Telluride, aux environs de Norwood le temps couvert tourne à l’orage, ça gâche un peu le détour, la ville est très touristique avec beaucoup de boutiques de luxe, antiquités, habillement, meubles, … . C’est chic, avec une jolie rue centrale bordée de vieux bâtiments. Un café dans un bar/librairie, achat de deux ceintures avec boucle en cuir fabriquées sur place chez Appaloosa http://www.appaloosadurango.com/wb53.html . La pluie qui tombe drue nous fait abréger la visite et nous repartons vers Durango via Ouray, Silverton. Quelques arrêts photos, le temps hésite entre pluie et éclaircies. Je trouve ces deux villes beaucoup plus animées, habitées et restaurées qu’en 2000 lorsque j’avais passé la nuit au Wyman Hôtel & Inn bel hotel fin de siécle. Nous passons par la Red Moutain Pass (11018 feet) entre deux averses, il fait un vent froid, le ciel est bas nous empêchant de voir les sommets.

Silverton
Nous arrivons à Durango sous le soleil quelques minutes avant le train fumant et hurlant de Silverton que nous avons doublé sur la Million Dollar Hwy. Le temps de trouver une chambre au Best Western Rio Grande à côté de la gare, nous partons marcher un peu en ville, une fête/kermesse de rue se termine, beaucoup de monde c’est Samedi ! De la musique dans quelques bars, le Starter Hôtel magnifique, le Diamond Belle Saloon bondé, le wall mural en l’honneur de Jack Dempsey. Quand nous nous décidons à passer à table, il est pas loin de 20h et je voulais revenir au Tequila pour un bon repas mexicain, mais là comme aux 3 ou 4 autres restaurants que nous ferons 1h d’attente ! La fatigue et l’impatience de madame nous dirigent vers le Mc Do peu reluisant du coin, je rage !

Dimanche 28/09/08 : Le soleil est là, re-petit tour en ville, un croissant vraiment pas terrible chez Jean Pierre, il doit être de la veille! Un expresso au Starbucks du coin, puis quelques photos au passage à niveau à la sortie de la gare pour le départ du premier train à vapeur qui file vers Silverton.
http://www.youtube.com/watch?v=ODtYU-b7SuM

Direction Four Corners, par Cortez, connaissant Mesa Verde nous n’y passerons pas, petit arrêt photo, un coup d’œil à l’artisanat navajo, beaucoup plus de « stands »qu’en 2000. Rencontre avec un troupeau de moutons et la bergère Navajo à cheval sur la route vers Aneth. http://www.youtube.com/watch?v=-TCl79GaN78 Nous enchaînons ensuite par Valley of the Gods, route sèche sans soucis, je trouve la vallée plus belle qu’il y a 8 ans, meilleure lumière peut-être, à la fin passage devant le bed and breakfast de Gary et Claire Dorgan perdu là au milieu de rien, un havre de tranquillité ! Après la montée de Moki Dugway, passage à Gooseneck State Park et Muley Point, le second est sublime avec au loin les monolithes de Monument Valley.






Le plein d’essence à Mexican Hat, 4.39 le gallon à la seule station Shell, nous avions commencé à 3.59 à Seattle, nous finirons à 2.35 début novembre en Californie. Au cas ou la réservation faite (sans avance) il y presque un an au Goulding’s nous fasse défaut, on y passe vite fait, ça roule pour les deux nuits, (chambre N°205 à 180$/nuit), rassurés, nous allons au Visitor Center. Je constate avec surprise qu’il n’y a plus un seul vendeur de bijoux navajos à l’entrée du park. Un bâtiment carré en rez-de-chaussée est en cours de construction sur la droite en bord de route, peut-être est ce cela qui les remplacera dans le futur ? Les abords du visitor center sont en travaux, comme les abords de la route y menant. J’ai le sentiment qu’avec la prochaine ouverture de leur hôtel, les navajos veulent mettre en valeur le site, ça fera moins rue de la Grotte. Juste le temps de réserver pour demain matin une ballade à cheval de 2h pour deux (122€) avec Sacred Monument Tours et le navajo monte dans son 4x4 fatigué et s’en va après m’avoir donné le reçu et indiqué le corral situé à quelques centaines de mètres de là. Il n’y a presque plus personne sur l’esplanade, nous assistons à notre premier coucher de soleil. Ce n’est pas le premier, mais comme pour les précédents l’émotion m’attrape et j’y vais de ma petite larme, si si, la beauté du lieu et de l’instant, des images de vieux westerns qui bercèrent ma jeunesse, les souffrances d’un peuple qui donne le sentiment de survivre là, le rêve jamais réalisé de mon père, …, et idem le lendemain soir. Nous mangerons au Goulding’s, buffet salade, burritos, eau, correct, cigarette sur le balcon de la chambre alors que la nuit noire est parfois trouée par des phares au loin vers les Mittens. http://www.youtube.com/watch?v=g4ukw64Yw5M Dans le lointain, vers Moki Dugway, on aperçoit de gros éclairs qui m’inquiètent pour la ballade à cheval.





Lundi 29/09/08 : Le ciel s’est lavé dans la nuit, grand ciel bleu. Nous traînons un peu ce matin n’ayant rendez-vous qu’à 10h. Petite visite du musée que j’ai trouvé intéressant : l’évocation de ce couple venu s’installer là très jeune dans un contexte et un environnement rude, l’évocation des nombreux films, les différents témoignages écrits des clients illustres ou pas, j’ai bien aimé tout cela. 9h45 nous sommes au corral, des barrières métalliques, une quinzaine de chevaux se goinfrent de fourrage bien vert, un jeune navajo, notre futur guide, vient vers nous, quelques questions sur notre niveau, elle niveau compétition, moi une dizaine d’heures, il rejoint les mustangs pour en préparer trois. Arrive alors notre interlocuteur d’hier qui nous fait signer une décharge stipulant les dangers ; chutes, pas de service médical et notre niveau. Départ pour une ballade de 2h10, beaucoup au pas, un peu de trot, et deux petits galops, là je ne suis pas très rassuré mais madame en mourrait d’envie, alors j’ai cramponné le pommeau de la selle western ! Nous ferons une boucle autour de west et east Mitten, croiserons deux serpents, un lièvre blotti à l’ombre d’un rocher, n’aurons pas trop chaud, ni trop de poussière. Notre guide discutera beaucoup, voulant savoir comment était la France, ses paysages, le fait que nous ne soyons pas mariés et vivions ensemble avec les enfants de ma compagne le surprend, si je les aime, lui est mormon, il a trois chevaux et vit chez ses parents vers Kayenta, et nous prenons une certaine valeur à ses yeux lorsqu’il apprend que nous avons aussi un cheval. Bref, le temps est passé très vite, super moment !


12h30 retour au corral, madame va s’occuper de son cheval, ça lui manque terriblement. Nous finissons par partir, un tour au visitor center, fermé la veille au soir, il est 14h30 retour à la chambre pour douche, grignoter et repos d’une heure avant de repartir faire la boucle en voiture dans le park. Pas trop de voitures mais quand même trop à mon goût, nous tournerons jusqu’à la tombée de la nuit dans ce décor rougeoyant unique et sublime ou la terre est si fine qu’elle se transforme en poudre, laissant les mains rouges presque comme du safran. Soirée idem la veille.



Mardi 30/09/08 : Ce matin, debout de bonne-heure pour prendre le bac sur le Lake Powell à 11h. Beau soleil, belle route avec d’abord un haut plateau après la Moki Dugway des genévriers et du bétail en liberté parfois sur la dite route, puis le paysage devient plus désertique en approchant du lac. Nous ne serons que 5 véhicules pour la traversée qui dure une grosse vingtaine de minutes, plus de liquide mais le Capitaine prend les Travellers, « mer calme », couleurs magnifiques de « falaises » rouges et blanches plongeant dans une eau très bleue.
Une pause pour se restaurer face au lac côté Bullfrog, puis nous prenons la direction nord vers Torrey par la Burr Trail, la partie non goudronnée est en très bon état, deux motards en BMWnous croisent, Halls Creek Overlook puis Wolverine Loop, arrivés à Boulder nous prenons par la route forestière Hells Backbone Road suivie de la 154 puis la 24 à l’est.


Nous arrivons à la nuit tombante au Lodge Red River Ranch, pour deux nuits. Magnifique cadre, belle chambre Arbor chaleureusement meublée et décorée. Pause douche et nous repartons vers Torrey pour faire un superbe repas au Cafe Diablo, cuisine assez raffinée joliment présentée, pas mal de vin au verre et une carte de tequilas impressionnante, mais là non, il faut rentrer, même pour 2 ou 3 miles … Il fait nuit noire quand nous revenons à l’hôtel, quand nous prenons l’allée bordée par de très vieux arbres, deux mule-deer disparaissent à travers le potager. Trois voitures garées devant l’entrée, nous ne sommes pas nombreux ! Le chat de la maison profite de nous pour se mettre au chaud car la nuit s’annonce plutôt fraiche.


Mercredi 1/10/08 : Lever difficile pour elle, petit vent glacial malgré un beau soleil, plein d’essence chez Sinclair, souvent parmi les moins chers. Nous allons vers Fruita, l'oasis, son école, la vente de pommes, puis la Scénic Road Capitol Gorge et Grand Wash, petite ballade et photos, mais fatiguée et souffrant pas mal de son dos, je ramène madame à l’hôtel. Tout cela fait qu’il est 14h, du coup Cathedral Valley devient plus que problématique, je décide d’y aller et de voir selon l’heure. Je trouve assez facilement l’entrée par River Ford, mais la rivière est haute, un fort courant me dissuade de tenter le passage, je cherche alors d’autres traces de véhicules à travers les hautes herbes et les buissons, mais cela ne change rien. Je n’ose pas me lancer, ignorant la profondeur de l’eau et n’ayant pas une grande habitude de la conduite à travers un gué, même avec 4X4. Un peu dépité du déroulement de la journée, je prends la Notom Road jusqu’à Notom puis au nord vers Hanksville, paysages un peu lunaire avec des couleurs noires et grises, plusieurs stops photos et retour à l’hôtel un peu inquiet. Elle est réveillée et reposée, nous partons faire le tour du Lodge, bisons dans le pré devant la porte, chevaux à l’arrière, beau spa au milieu de la pelouse, la nuit tombe, nous revenons au Diablo, c’est trop bon ! 21h dodo …

Reflets









Jeudi 2/10/08 : Ce matin encore froid mais beau. Au programme la Scenic 12 jusqu’à Boulder, les couleurs sont fabuleuses, l’or des bouleaux couvre la montagne et parfois aussi la route avec les feuilles portées par le vent, quelques têtes de bétail en liberté sur la chaussée. Visite du musée Anasazi à Boulder, moyennement intéressant. On croise un groupe d’une dizaine de bikers en Harley, pause repas à Escalante au petit parc abritant deux ou trois tables et bancs à côté du mémorial aux soldats de Corée et du Vietnam. Dans un petit enclos en face quelques lamas paissent tranquilles.



Le ciel se couvre petit à petit, il bruine, on zappe Kodachrome et nous arrivons à Bryce vers 17h30. Après avoir croisé un troupeau de mule-deer on s’installe dans une cabine du Lodge à même pas 100m du Rim Trail, un tamias monte la garde devant la porte, le coin est plein de ses congénères. On allume la cheminée « à gaz » et le chauffage, il fait vite meilleur. Nous ressortons pour le coucher de soleil mais sans soleil, et sous la pluie. Repas au Ruby’s Inn, correct sans plus, mais quelle usine ! Ils construisent même un nouvel hôtel un peu plus loin de l’autre côté de la route derrière le pseudo village western regroupant les boutiques à souvenirs pour les bus à touristes qui ce soir sont pas loin d’une dizaine. Nous croiserons encore les mule-deer dans la lueur des phares aux abords du Lodge. Nous nous endormons avec le bruit du vent et de la pluie sur le toit, comme une impression de cabane aux fonds des bois, sympa !
Fin de la première partie
La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713
Album photos : http://s634.photobucket.com/.../uu67/PSI31/?start=0

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La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713
Vendredi 12/09/08 : Départ de Toulouse Blagnac par la « navette » Air France A320 au petit matin 7h15, sous la pluie. La nuit a été courte, du mal à s’endormir, devinez pourquoi …, lever à 5h30, la voiture au parking, enregistrement des bagages, les deux grosses valises direct pour Seattle en espérant les retrouver, les deux petites nous suivront en cabines avec tout le matériel photo vidéo informatique disque-dur chargeurs prises et cordons. Café, croissant, Gitane et on embarque après les contrôles habituels. Arrivée à Roissy avec un peu de retard, juste une petite heure avant de prendre un Airbus A340 Air France, changement de terminal, café, cigarette sous un ciel couvert et maussade, il pleut, on embarque pratiquement les derniers avec une famille d’indous en grande tenue. A peine le temps de caser les valises, tomber le blouson, s’asseoir, ils nous comptent, ferment les portes, et on roule, il est 10h15. Ca y est, quelques minutes après on plane au soleil au-dessus des nuages, un verre de champagne, gaufrettes, cigarette (heu non … dans dix heures !). Deux films et deux repas plus tard, on survole le sud de la mer de Baffin, couverte d’icebergs gros comme des glaçons, le Canada est traversé nord-est sud-ouest, approche de Seattle magnifique avec le Pacifique, des monts enneigés, des îles couvertes de forêts, on se pose à 12h30 heure locale, il fait soleil et 22° dixit le pilote. Bon vol mais dans de belles conditions, nous n'avons pratiquement pas dormi, la journée s'annonce longue.

Nos valises récupérées, nous arrivons à l’immigration, ma compagne passée en premier et ne comprenant pas un mot d’anglais me jette des regards tellement désemparés que l’officier de l’immigration m’appelle et nous contrôle ensemble. Super aimable et souriant, il agrafe le talon vert et tamponne nos passeports après empreintes et photos sans lunettes ni sourires ! Nous voilà donc à la douane, il faut dire d’abord, que j’avais coché sur la carte verte que nous avions plus de 10000$, des travellers répartis approximativement entre nous deux. S’en est suivi un épisode un peu épique. Nous avons du chacun dans un bureau, ma femme avec un interprète au téléphone, compter travellers et argent liquide au dollar près, signer un papier avec le montant total et le détail des coupures. Tout cela fait avec le sourire, politesse et rigueur, et en expliquant que nous avions le droit et surtout bien fait de le déclarer. Il est 14h00 et nous sortons enfin griller une cigarette sur le trottoir (à 20 pieds de la porte dixit l'affichage!), le hall de l’aéroport est garni d’avions pendus au plafond, amusant. Une navette automatisée gratuite conduit chez les loueurs de voitures. La réservation faite chez Hertz Club Gold au mois de janvier par téléphone est bien prévue, 5 mn après nous prenons possession d’un Ford Expedition Eddie Bauer, 13957 miles au compteur. La deuxième banquette arrière rabattue, nos valises logent sans problème. Surprise il y a un GPS, j’ai fait suivre TomTom pour rien. A noter que nous avions réserver un Ford Expedition et que nous en avons eu un et pas un pseudo équivalent type SUV, idem pour la Cadillac à Albuquerque le mois suivant.


Je rentre l’adresse du Best Western Executive Inn sur Taylor Av et en route ! Peu de circulation, le GPS, nous trouvons l’hôtel, prenons possession de la chambre, correcte, un mail pour la famille, un thé avec le nécessaire fourni dans la chambre et nous partons en direction de Pike Place Market. Une place juste devant le marché aux fleurs qui ferme, on se gare, petite ballade à pied dans les rues environnantes, quartier animé, restos, boutiques, pâtissier, Starbuck, vue sur la baie et le Mont Rainier, il fait beau et doux, on paresse un moment sur un banc du Victor Steinbrueck Park, on savoure ces premières heures aux US si longtemps rêvées, il est 18h30, la faim se fait sentir. Direction la Cutters Bayhouse, au menu mojito, huitres, poisson grillé, sauvignon blanc, on se fait plaisir ! Voiture, hôtel, dodo, il est 21h30, 25h que nous sommes debouts, les paupières se ferment presque avant d’avoir eu le temps d’éteindre la lumière …



Samedi 13/09/08 : 5h30 je me réveille, il fait nuit, elle dort, je passe sous la douche, puis me lance dans la préparation de son café au lait avec ce qui tient lieu d’ingrédients, le bruit de la cafetière la réveille, je me risque à lui servir le breuvage, ça passe, deux doses de café et une d'eau pour que ça ressemble à quelque chose de buvable! Ouf ça l'est, la journée commence bien ! Quelques photos de la Space Needle et de l’Experience Music Project. Café cookies au Starbuck repéré la veille en face du marché, des nuages bas et la brume envahissent le nord de la baie, le Mont Rainier lui aussi disparaît dans les nuages, 8h30 nous prenons la direction de Sandpoint par la I90. Quelques courses alimentaires dans un Safeway sur la sortie de Seattle, nous achèterons la glacière plus tard dans le sud. La route serpente entre forêts et montagnes, magnifique, le soleil perce, passage par le Wild Horse Monument, et à partir de là, des plaines immenses, fourrage et patates, c’est sec, le vent crée de minis tornades de terre et de poussière.


Repas de midi sur une aire de repos avec deux mouettes perdues bien loin du Pacifique, il fait chaud 25°. Entre Spokane et Cœur d’Alene le paysage redevient plus vert et boisé, nous arrivons à Sandpoint, beaucoup de monde et d’animation, des tas d’équipes de foot scolaires disputent une compétition ce week-end, pas une chambre, j’avais repéré le Best Western au bord du lac, loupé ! Deux dindes se promènent innocemment entre deux maisons.

Nous décidons de rouler jusqu’à Bonners Ferry, petite ville tranquille, au milieu des sapins, il doit être environ 17h00. Nuit au Bear Creek Lodge, (pour 69$ avec p'ti-déj), des rondins de bois comme murs pour la chambre douillette, repas sur place, menu mexicain, servi par Connie qui tient l’endroit avec son mari aux fourneaux, elle est aussi traductrice au tribunal du coin, repas correct, accueil très souriant. 21h00 nous dormons.


Dimanche 14/09/08 : 6h30 je bois mon café devant la chambre au soleil, 9°, sur la pelouse d’une petite maison voisine, une jument et son poulain se réchauffent à ses premiers rayons. L'hôtel était bien rempli, pratiquement un véhicule devant chaque chambre, surpris pour un coin un peu loin de tout. Nous prenons la I2, un resto abandonné qui faisait de la cuisine cajun, passage par les Kootenay River Falls gros torrent bouillonnant, belle route traversant de grandes forêts d’un vert profond, arrêt pour acheter de quoi grignoter à Libby, nous suivons une succession de petits lacs, pose repas petite ballade au Mc Gregor Lake, le calme absolu, un miroir bleu de ciel et vert de sapin.




Un stop à Kalispell pour se réhydrater, les chips de midi! Achat de 501 à 22$ pièce dans un outlet, qui côtoie une grande surface d’articles de sport Sporstman Ski ou nous découvrirons un peu effaré un rayon impressionnant d’armes à feu par dizaines : revolver pistolet fusil winchester lunette laser ! http://www.sportsmanskihaus.com/...lery/Fgallery5-3.jpg Nous approchons de Lake Mc Donald, aux détours de virages on commence à apercevoir les sommets de Glacier Park encore ensoleillés. 18H30 arrivée au Lodge, pour une nuit, demain Glacier Park. Et bien non ! La colère et la déception se mêlent, une petite affiche sur le comptoir ou je suis pour prendre la chambre réservée, annonce que la route Going to the Sun ferme ce soir à 20h00 pour rouvrir Samedi prochain, travaux. Je m’en veux de n’avoir pas consulté le site quelques jours plus tôt, cela devait être mentionné, mais bon, après l’heure c’est plus l’heure, adieu glaciers et cascades, je suis à prendre avec des pincettes pendant une bonne heure. Du coup, la chambre 1B dans le petit chalet au bord du lac me paraît moins romantique, froide et humide … Nous mangerons au resto du Lodge ( belle salle, boiseries, civet/daube de bison aux myrtilles et un verre de pinot noir pour me remonter le moral …) Ma moitié part se coucher, je traîne tard sur la petite plage de galets en contrebas, d’ou part un bateau qui fait un tour du lac (en septembre 2 tours 13h30 et 15h). Comble de misère, je grille mes dernières Gitanes, demain je passe aux blondes, Air France ne vend que ça dans ses avions ! Il fait déjà nuit depuis longtemps quand je parviens à m’endormir après avoir bien ruminé ma déception.


Lundi 15/09/08 : Pas de Going to the Sun Road ni de Many Glacier Road ni de Swifcurrent Lake, demain soir nous devons être à Gardiner, nous décidons alors de faire étape à Helena, en passant par la 35, 82 93 en suivant le Flathead Lake magnifique, un ciel sans nuage et un grand soleil me font encore plus maudire ces travaux. Quelques jolis stops le long du lac, Lakeside, Dayton, Big Harm, Poison, pique-nique au bord de l’eau avec les mouettes.

Puis des paysages faisant penser aux environs de Mout dans le Jura, des prairies fraîchement fauchées avec d’énormes meules de foin dominées par les sapins. Missoula, petite ville agréable, Helena quelques vieux bâtiments et belles maisons, la Cathédrale datant de 1908 et le Capitole local que nous visiterons le lendemain. Des trains de marchandises de plus de 90 wagons.


Nuit au motel Jorgenson’s Inn, correct, la jeune femme de la réception me demande en regardant mon passeport si la France fait bien partie de l’United Kingdom, ce que je lui confirme 🤪 … Repas chez Wendy’s, pire que chez Mc Do, première et dernière fois 😠.


Mardi 16/09/08 : Nous prenons la route vers Canyon Ferry Lake, puis direction Three Forks, passage par Madison Buffalo Jump (les indiens précipitaient les bisons du haut de cette falaise), achat nourriture à Bozeman et pique-nique au bord de la Yellowstone River au Absaroka Beartooth Wilderness Historical Marker, au loin sur la montagne opposée des feux de forêts, des pécheurs à la mouche descendent la rivière sur un bateau gonflable, Robert et Bradd n'y sont pas. Plus loin, descente dans les rochers au raz de l’eau, des centaines de criquets/sauterelles volent en faisant des craquements très sonores.



Petit stop au Devil’s Slide saignée rouge orangée dans la montagne.

Nous prenons possession de notre chambre à l’Absaroka Lodge pour 3 nuits, petit balcon sympa sur la rivière, très propre et lumineuse, face au soleil il fait chaud 27°, l’hôtel est complet comme apparemment pas mal d’autres. Accueil sympa, conseils pour des ballades, des photos de l’hotel sous la neige avec des mule-deer sur le parking. Petit tour sur le net pour les nouvelles et dans Gardiner pour prendre la température des lieux. Petite ville avec ces vieilles maisons en bois, quelques boutiques de souvenirs, restos et bars, et la nature toute proche, des cerfs déambulent entre les maisons et les jardins. Très belles photos et créations chez Jerry et Christina Kahrs Yellowstone Gallery & Frameworks.
HôtelRepas du soir au Raven Grill, ou nous prendrons l’abonnement pour les jours suivants. De la viande grillée, bœuf ou bison, des portions plus que généreuses, un épi de maïs, une sauce au miel épicée, des couverts jetables, des bancs en bois, pas de vitres mais du grillage en guise de fenêtre ce qui vu le barbecue est mieux, on va se chercher deux bières Fat Tire au saloon Two Bit à côté, on peut manger sur quelques tables dehors si on fume mais pas de bière ou d’alcool, faut choisir ! C’est rustique mais bien fréquenté : pas mal de locaux avec des gueules de trappeurs en salopette et chemise à carreaux, et quelques touristes comme nous.



Mercredi 17/09/08 : 7h30 pas chaud ce matin 4° malgré le soleil déjà levé, un double expresso à la pharmacie ( !), en route pour la partie nord-est Mammoth Hot Springs ou nous passerons presque 3h entre Upper et Lower Terraces, Tower-Roosevelt, Canyon Village et retour. L’eau la terre la vie l’air la nature les couleurs les odeurs la faune la forêt, tout se mélange chute se côtoie coule fume bloblote souffle. Pas trop de monde sauf au canyon de Yellowstone ou en plus une équipe télé tourne un documentaire, pour cause de travaux la route d’Inspiration Point Lookout Point et Grand View est fermée. Nous ferons Upper Falls et Artist Point sur la rive sud. Ma femme descend Uncle Tom’s Trail je renonce pour cause de vertige avec les escaliers à claires-voies. Pas d’ours, pas de loup, mais le reste ! Tout cela sous un beau soleil et une température agréable au fur et à mesure de la journée. Retour Gardiner et repas idem la veille.





http://www.youtube.com/watch?v=kmKo_9QyOrU



Jeudi 18/09/08 : Etant arrivé en milieu d’après-midi à Artist Point nous décidons d’y revenir direct dès ce matin en passant par Norris et de revenir tranquillement par la même route avec Virginia Cascade Twin Lakes Roaring Mountain Beaver Lake … Dernier pavé de bison au Raven et une deuxième bière au K Bar avant d’aller se coucher.





http://www.youtube.com/watch?v=d7zlwpnOV_QVendredi 19/09/08 : Nous quittons à regrets Gardiner, qui a gardé encore un côté authentique et parfois rustique, les rues ne sont pas toutes goudronnées, des constructions « d’époque » …



Nous faisons route vers Old Faithful Inn pour deux nuits, un dernier coup d’œil à Mammoth, aux cerfs du Visitor Center qui prennent le soleil sur les pelouses donnant du travail aux rangers qui surveillent d’avantage les touristes que les cervidés.
Tout au long du trajet arrêts aux différents Basin et Geysers, fumeroles, boues, bulles de boue, couleurs étranges, odeurs soufrées, balade sur les passerelles en bois, la terre est vivante et la cocotte minute boue sous nos pieds. Le temps se couvre en fin d’après-midi pour nous donner les premières gouttes de pluie depuis notre arrivée.






Enregistrement à la réception avec la réservation, jolie chambre (184$/nuit) au bout d’un couloir digne de « Shining », belle salle de bains à l’ancienne avec faïence et mobilier en bois/marbre. L’hôtel est très cosy, grand feu de cheminée, fauteuils en cuir, quelques notes de piano flottent dans l’air, des galeries de bois noueux et torturé qui montent tout en haut du plafond sur trois étages, des recoins pour lire, boire un verre, siester. Très belle boutique de souvenirs grace à quelques magnifiques pièces d'artisanat native (haches, coiffes, veston le tout paré de perles et de plumes) malheureusement hors de prix.


C’est l’heure du dernier jet de Old Faithful avant la nuit, on fonce, le ciel est noir, il pleut, mais l’esplanade est bourrée de monde, tous plus ou moins emmitouflés car le temps fraîchit ! Ca fume, ça crache, ça coule impressionant! Pas de voiture ce soir, alors un verre de Chardonnay en guise d’apéritif, et la discussion s’installe avec un ancien ingénieur des mines dont la mère était suédoise, il vit à Casper, est en week-end avec femme et amis, connaît de nom Toulouse (Airbus), la Gascogne et d’Artagnan (Alexandre Dumas), ça change de la réceptionniste d’Helena ! Nous le recroiserons le lendemain avec son ami médecin au coin fumeur (dehors bien sûr !) qui sera amusé de lire sur un des derniers paquets de Malboro français « FUMER TUE ». Chez eux, les avertissements sont sur les bouteilles de vins et c’est pour les malformations fœtales chez la femme enceinte. N’ayant pas réservé au resto, nous resterons donc manger au bar d'une assiette froide de salade et saumon fumé excellente et copieuse avec un petit verre de blanc (encore !) le serveur Paul parle un excellent français ayant vécu deux ans à Paris vers l’age de 15ans, son père militaire avait épousé une française. Une dernière cigarette dans la nuit alors que le Vieux Fidèle crachouille sous la pluie.
Samedi 20/09/08 : Aujourd’hui aller et retour jusqu’à la Hayden Valley en passant par le Yellowstone Lake, temps couvert, du vent, pas chaud, Kepler Cascades, une petite ballade au bord du lac, Mud Volcano et Sulphur Caldron, des bisons paisibles.

Old Faithful deuxième, toujours autant de monde. Nous arriverons trop tard pour manger au resto du Lodge voisin, du coup, re-bar blanc saumon salade, Paul en repos ce week-end.
Dimanche 21/09/08 : Pas de soleil aujourd’hui, ciel bas et du vent. Nous prenons la route Grand Teton pour coucher au 49’ers Inn de Jackson Hole. Les sommets disparaissent dans la couche nuageuse, se laissant apercevoir au grès de rares éclaircies, ballades à pieds à différents stops sur Jackson et Jenny Lake, l’automne approche et les couleurs changent, le jaune des bouleaux mouchette les sapins prédominants. Le vent froid coupe un peu notre élan et nous roulons vers notre hôtel.




Motel et chambre propre (139$/nuit, bon buffet p'ti-déj inclu), proche du centre, petit tour de la grand place, arches de bois de cerfs, nombreuses boutiques de luxe, pas mal de monde mais la ville se vide petit à petit en soirée.



Une bière (4, 5$) au Million Dollar Cowboy Bar assis sur une selle, retour à la chambre pour courrier, mail, et repas en soirée au Cowboy Bar : soupe crème/patates, steak énorme et délicieux avec petits champignons et légumes braisés, un verre de Merlot, super bon repas.
Lundi 22/09/08 : Aujourd’hui étape de route Idaho Falls, Pocatello, Tramonton, Antelope Island ou nous verrons un petit troupeau de ces cervidés, des nuées d’oiseaux survolant les eaux rases du Great Salt Lake, Visitor Center (9$), le soleil est revenu et un peu de chaleur avec.




Etape pour la nuit à Provo, après une traversée rapide de Salt Lake City, pas attirés du tout par le « mormonisme ». Nuit dans un Travelodge simple et propre, repas Denny’s copieux comme d'habitude. Le motel héberge apparemment beaucoup d'habitués vivant là pour de longues périodes, rentrant du travail et s'installant devant leur porte pour la soirée.

Mardi 23/09/08 : Un tour chez Walmart pour la glacière plastique 30L (18/20$) et direction Moab, depuis hier nous abandonnons progressivement les sapins, le vert, le granit, pour la poussière, le rouge-orangé, la terre, la sécheresse, ça sent l'Ouest. Passage par Price, Green River et détour pour passer à Cisco et arriver à Moab par la 128. Ma compagne découvre, moi je retrouve ces couleurs, ces formes, ces paysages sculptés par l’eau et le vent, il fait chaud 31°, il est 14h00. Castle Valley, Fisher Towers, on grignote au bord du Colorado qui coule très paisible, pendant que passent quelques bateaux gonflables chargés de « rafteurs ».




Nous nous installons au Best Western Canyonlands Inn pour 4 nuits (137$/nuit), très central, chambre donnant sur l’arrière, propre et calme, (super buffet très varié pour le p'ti-déj’et jus de fruits et cookies à discrétion de 17 à 19h au salon, le tout inclu). Pas de Car Show cette année, mais vu en avril 98, amusant les Lowriders, et les familles entières qui s'installent sur les trottoirs pour passer la soirée. Je laisse madame sur le net pour les news et les mails de la famille. Aller et retour à l’aéroport pour réserver le vol Grand Tour de Redtail pour le sur-lendemain à 9h30. Repas du soir en terrasse juste à côté de l’hôtel au Pasta Jay’s, cuisine italienne et chianti, plein de monde et beaucoup de français en VO.
Mercredi 24/09/08 : Après un copieux déjeuner, petites courses nourriture boisson le plein de glace et on roule vers Potash Road pour atteindre Musselman Arch, la piste est parfois en assez mauvais état mais sans problèmes vu le 4X4, le soleil et la chaleur sont là, la poussière aussi mais nous ne gênerons personne. En tout et pour tout jusqu’à la remontée au sommet de la Shaffer Trail nous verrons 3 ou 4 autres véhicules, dont 2 Jeep de location.







Ayant en souvenir le très mauvais état de la Shaffer et le remorquage d’un couple d’allemands dont le 4X4 avait versé dans le fossé côté paroi en 2000, j’avais quelques appréhensions. Au bout du compte elle est beaucoup moins abîmée que le bout de la White Rim Road qui mène à Musselman. 13h30 pose repas avant la montée, c’est la troisième fois que je suis là et encore ce sentiment de bout du monde, de nature brute et sauvage, d’immensité et de beauté. Je me dis qu’une prochaine fois, il faudra vraiment y coucher pour s’en imprégner au plus profond, pour toucher une sorte de sérénité. Sans rire, mes cendres c'est là ou Monument Valley ... Montée de la Shaffer et on enchaîne sur les arches et points de vue classiques de Canyonlands, Island in the Sky, Dead Horse Point (10$), …, ça se bouscule un peu plus la-haut. Du coup échange rituel d’appareil photo avec un groupe de français très sympathiques des environs d’Avignon. Chacun y va de son itinéraire actuel et passé, eux ont fait Yellowstone en hiver et veulent le voir en début d’été, de mon côté je pense que le sud-ouest est plus agréable fin mai début juin pour ce qui est de la floraison, mais là pas de couleur flamboyante des bouleaux et autres caduques.






Ce soir nous mangeons chinois au Mandarin Szechuan, correct, les 2/3 des clients sont français. Consternant de voir que le comportement se dégrade plus le nombre d’éléments du groupe augmente, commentaires désobligeants, sans-gêne, peut-être est ce dû au fait que l’endroit est tenu par des américains non blancs, on ne constatera pas cela à la Moab Brewery, Pasta Jay ‘s, Eddie Mc Stiff’s. Un petit expresso au Red Rock Bakery & Net Cafe, une cigarette au clair de lune, il fait encore très bon à 22h, on va se coucher en croisant les doigts pour un ciel aussi dégagé pour demain.
Jeudi 25/09/08 : Histoire de ne pas avoir le ventre trop plein, juste un expresso pour moi, un latte large pour madame et nous partons pour l’aéroport de Moab à un gros 1/4h d’ici. Tempête de ciel bleu, pas un brin de vent, Marc notre pilote, 25ans à tout casser, nous montre sur la carte le trajet prévu, on grimpe dans le Cesna, elle devant, moi derrière, consignes de sécurité, casque radio/micro et c’est parti pour 2h20 d’un vol spectaculaire. J’en avais gardé un grand souvenir et suis plus qu’heureux de l’avoir refait, la chose qui me choque le plus est la baisse des eaux du Lake Powell. Ce n’est pas donné (344€ pour deux) mais grandiose et unique pour se rendre compte de la géologie torturée de cette région qui mélange à l’infini formes et couleurs. C'est le vol à faire dans tout le Sud-Ouest, bien plus que Grand Canyon même en hélico, il résume tellement bien en les survolant tous, les paysages de l'Ouest.







On se pose à midi, retour sur Moab, un tour sur le net MSN, un petit peu de webcam pour des nouvelles en direct de la famille restée aux études. Après-midi les environs proches de Moab, avec Sand Flats Road, Slickrock Trail, Lion’s Back est fermé ainsi que Baby Lion’s, il n’y a que les traces noires des pneus sur la roche, nous croiserons une écurie de moto-cross avec camion-atelier et 2 machines en plein travail. Disposant d’une petite heure avant le coucher de soleil, nous pousserons un peu sur Cane Springs Road, je ne me lasse décidément pas de ces "ocres" rouges.
Lion's Back mais pas de 4x4 à l'assaut !

Repas du soir à la Moab Brewery, un monde fou, de l’attente avec un bip vibrant/lumineux pour nous appeler, une Black Raven et un steak, ballade sur le boulevard, il fait doux, on traîne un peu dans les boutiques à souvenirs, achat de quelques cd chez Sgt Peppers, courrier puis au lit.
Vendredi 26/09/08 : Ce matin 9h départ pour Arches, arrêt au Visitor Center, il y a déjà deux bus …. Nous décidons d’aller direct à Devil’s Garden, le parking est plein, ça ressemble un peu au Mont St-Michel pour le 15 Août, boucle par le primitive trail jusqu’à Double O, retour à la voiture. On grignote un peu, puis retour par Balanced Rock et Windows Section, nous nous contenterons du point de vue sur Delicate Arch vu l’heure, notre condition et le monde. Un stop à Park Avenue et retour à l’hôtel pour une bonne douche, car il a fait chaud.



Depuis 1991 quand un bloc de 229m de long, 42m de large, et 15m d'épaisseur, est tombé, l'accés est limité, il est interdit d'aller dessous, elle mesure 1169m à sa base.
Ce soir, repas chez Eddie Mc Stiff’s Microbrewery, en terrasse vu la température clémente avec au menu salade, bière, expresso. Beaucoup de monde, c'est un peu l'usine, moins sympa qu'il y a dix ans. Retour direct à la chambre et dodo.
Samedi 27/09/08 : Aujourd’hui grosse étape pour finir à Durango, mais avec pas mal de détours. Départ un peu après 7h de Moab (moins de touristes qu'en mai 2000), direction Anticline et Needles Overlook, encore une fois perdre son regard dans Canyonlands et se dire je reviendrais pour faire d’autres routes ou pistes pour me « perdre » au milieu des roches et de la poussière de ce park qui me fascine plus que le Grand Canyon. Il y a 8 ans pour accéder à ces deux points de vue c’était une route en terre amusante, aujourd’hui goudron, dommage.


Puis la 46, la 90, et enfin la 145 à l’Est direction Telluride, aux environs de Norwood le temps couvert tourne à l’orage, ça gâche un peu le détour, la ville est très touristique avec beaucoup de boutiques de luxe, antiquités, habillement, meubles, … . C’est chic, avec une jolie rue centrale bordée de vieux bâtiments. Un café dans un bar/librairie, achat de deux ceintures avec boucle en cuir fabriquées sur place chez Appaloosa http://www.appaloosadurango.com/wb53.html . La pluie qui tombe drue nous fait abréger la visite et nous repartons vers Durango via Ouray, Silverton. Quelques arrêts photos, le temps hésite entre pluie et éclaircies. Je trouve ces deux villes beaucoup plus animées, habitées et restaurées qu’en 2000 lorsque j’avais passé la nuit au Wyman Hôtel & Inn bel hotel fin de siécle. Nous passons par la Red Moutain Pass (11018 feet) entre deux averses, il fait un vent froid, le ciel est bas nous empêchant de voir les sommets.

SilvertonNous arrivons à Durango sous le soleil quelques minutes avant le train fumant et hurlant de Silverton que nous avons doublé sur la Million Dollar Hwy. Le temps de trouver une chambre au Best Western Rio Grande à côté de la gare, nous partons marcher un peu en ville, une fête/kermesse de rue se termine, beaucoup de monde c’est Samedi ! De la musique dans quelques bars, le Starter Hôtel magnifique, le Diamond Belle Saloon bondé, le wall mural en l’honneur de Jack Dempsey. Quand nous nous décidons à passer à table, il est pas loin de 20h et je voulais revenir au Tequila pour un bon repas mexicain, mais là comme aux 3 ou 4 autres restaurants que nous ferons 1h d’attente ! La fatigue et l’impatience de madame nous dirigent vers le Mc Do peu reluisant du coin, je rage !

Dimanche 28/09/08 : Le soleil est là, re-petit tour en ville, un croissant vraiment pas terrible chez Jean Pierre, il doit être de la veille! Un expresso au Starbucks du coin, puis quelques photos au passage à niveau à la sortie de la gare pour le départ du premier train à vapeur qui file vers Silverton.
http://www.youtube.com/watch?v=ODtYU-b7SuM

Direction Four Corners, par Cortez, connaissant Mesa Verde nous n’y passerons pas, petit arrêt photo, un coup d’œil à l’artisanat navajo, beaucoup plus de « stands »qu’en 2000. Rencontre avec un troupeau de moutons et la bergère Navajo à cheval sur la route vers Aneth. http://www.youtube.com/watch?v=-TCl79GaN78 Nous enchaînons ensuite par Valley of the Gods, route sèche sans soucis, je trouve la vallée plus belle qu’il y a 8 ans, meilleure lumière peut-être, à la fin passage devant le bed and breakfast de Gary et Claire Dorgan perdu là au milieu de rien, un havre de tranquillité ! Après la montée de Moki Dugway, passage à Gooseneck State Park et Muley Point, le second est sublime avec au loin les monolithes de Monument Valley.






Le plein d’essence à Mexican Hat, 4.39 le gallon à la seule station Shell, nous avions commencé à 3.59 à Seattle, nous finirons à 2.35 début novembre en Californie. Au cas ou la réservation faite (sans avance) il y presque un an au Goulding’s nous fasse défaut, on y passe vite fait, ça roule pour les deux nuits, (chambre N°205 à 180$/nuit), rassurés, nous allons au Visitor Center. Je constate avec surprise qu’il n’y a plus un seul vendeur de bijoux navajos à l’entrée du park. Un bâtiment carré en rez-de-chaussée est en cours de construction sur la droite en bord de route, peut-être est ce cela qui les remplacera dans le futur ? Les abords du visitor center sont en travaux, comme les abords de la route y menant. J’ai le sentiment qu’avec la prochaine ouverture de leur hôtel, les navajos veulent mettre en valeur le site, ça fera moins rue de la Grotte. Juste le temps de réserver pour demain matin une ballade à cheval de 2h pour deux (122€) avec Sacred Monument Tours et le navajo monte dans son 4x4 fatigué et s’en va après m’avoir donné le reçu et indiqué le corral situé à quelques centaines de mètres de là. Il n’y a presque plus personne sur l’esplanade, nous assistons à notre premier coucher de soleil. Ce n’est pas le premier, mais comme pour les précédents l’émotion m’attrape et j’y vais de ma petite larme, si si, la beauté du lieu et de l’instant, des images de vieux westerns qui bercèrent ma jeunesse, les souffrances d’un peuple qui donne le sentiment de survivre là, le rêve jamais réalisé de mon père, …, et idem le lendemain soir. Nous mangerons au Goulding’s, buffet salade, burritos, eau, correct, cigarette sur le balcon de la chambre alors que la nuit noire est parfois trouée par des phares au loin vers les Mittens. http://www.youtube.com/watch?v=g4ukw64Yw5M Dans le lointain, vers Moki Dugway, on aperçoit de gros éclairs qui m’inquiètent pour la ballade à cheval.





Lundi 29/09/08 : Le ciel s’est lavé dans la nuit, grand ciel bleu. Nous traînons un peu ce matin n’ayant rendez-vous qu’à 10h. Petite visite du musée que j’ai trouvé intéressant : l’évocation de ce couple venu s’installer là très jeune dans un contexte et un environnement rude, l’évocation des nombreux films, les différents témoignages écrits des clients illustres ou pas, j’ai bien aimé tout cela. 9h45 nous sommes au corral, des barrières métalliques, une quinzaine de chevaux se goinfrent de fourrage bien vert, un jeune navajo, notre futur guide, vient vers nous, quelques questions sur notre niveau, elle niveau compétition, moi une dizaine d’heures, il rejoint les mustangs pour en préparer trois. Arrive alors notre interlocuteur d’hier qui nous fait signer une décharge stipulant les dangers ; chutes, pas de service médical et notre niveau. Départ pour une ballade de 2h10, beaucoup au pas, un peu de trot, et deux petits galops, là je ne suis pas très rassuré mais madame en mourrait d’envie, alors j’ai cramponné le pommeau de la selle western ! Nous ferons une boucle autour de west et east Mitten, croiserons deux serpents, un lièvre blotti à l’ombre d’un rocher, n’aurons pas trop chaud, ni trop de poussière. Notre guide discutera beaucoup, voulant savoir comment était la France, ses paysages, le fait que nous ne soyons pas mariés et vivions ensemble avec les enfants de ma compagne le surprend, si je les aime, lui est mormon, il a trois chevaux et vit chez ses parents vers Kayenta, et nous prenons une certaine valeur à ses yeux lorsqu’il apprend que nous avons aussi un cheval. Bref, le temps est passé très vite, super moment !


12h30 retour au corral, madame va s’occuper de son cheval, ça lui manque terriblement. Nous finissons par partir, un tour au visitor center, fermé la veille au soir, il est 14h30 retour à la chambre pour douche, grignoter et repos d’une heure avant de repartir faire la boucle en voiture dans le park. Pas trop de voitures mais quand même trop à mon goût, nous tournerons jusqu’à la tombée de la nuit dans ce décor rougeoyant unique et sublime ou la terre est si fine qu’elle se transforme en poudre, laissant les mains rouges presque comme du safran. Soirée idem la veille.



Mardi 30/09/08 : Ce matin, debout de bonne-heure pour prendre le bac sur le Lake Powell à 11h. Beau soleil, belle route avec d’abord un haut plateau après la Moki Dugway des genévriers et du bétail en liberté parfois sur la dite route, puis le paysage devient plus désertique en approchant du lac. Nous ne serons que 5 véhicules pour la traversée qui dure une grosse vingtaine de minutes, plus de liquide mais le Capitaine prend les Travellers, « mer calme », couleurs magnifiques de « falaises » rouges et blanches plongeant dans une eau très bleue.

Une pause pour se restaurer face au lac côté Bullfrog, puis nous prenons la direction nord vers Torrey par la Burr Trail, la partie non goudronnée est en très bon état, deux motards en BMWnous croisent, Halls Creek Overlook puis Wolverine Loop, arrivés à Boulder nous prenons par la route forestière Hells Backbone Road suivie de la 154 puis la 24 à l’est.


Nous arrivons à la nuit tombante au Lodge Red River Ranch, pour deux nuits. Magnifique cadre, belle chambre Arbor chaleureusement meublée et décorée. Pause douche et nous repartons vers Torrey pour faire un superbe repas au Cafe Diablo, cuisine assez raffinée joliment présentée, pas mal de vin au verre et une carte de tequilas impressionnante, mais là non, il faut rentrer, même pour 2 ou 3 miles … Il fait nuit noire quand nous revenons à l’hôtel, quand nous prenons l’allée bordée par de très vieux arbres, deux mule-deer disparaissent à travers le potager. Trois voitures garées devant l’entrée, nous ne sommes pas nombreux ! Le chat de la maison profite de nous pour se mettre au chaud car la nuit s’annonce plutôt fraiche.


Mercredi 1/10/08 : Lever difficile pour elle, petit vent glacial malgré un beau soleil, plein d’essence chez Sinclair, souvent parmi les moins chers. Nous allons vers Fruita, l'oasis, son école, la vente de pommes, puis la Scénic Road Capitol Gorge et Grand Wash, petite ballade et photos, mais fatiguée et souffrant pas mal de son dos, je ramène madame à l’hôtel. Tout cela fait qu’il est 14h, du coup Cathedral Valley devient plus que problématique, je décide d’y aller et de voir selon l’heure. Je trouve assez facilement l’entrée par River Ford, mais la rivière est haute, un fort courant me dissuade de tenter le passage, je cherche alors d’autres traces de véhicules à travers les hautes herbes et les buissons, mais cela ne change rien. Je n’ose pas me lancer, ignorant la profondeur de l’eau et n’ayant pas une grande habitude de la conduite à travers un gué, même avec 4X4. Un peu dépité du déroulement de la journée, je prends la Notom Road jusqu’à Notom puis au nord vers Hanksville, paysages un peu lunaire avec des couleurs noires et grises, plusieurs stops photos et retour à l’hôtel un peu inquiet. Elle est réveillée et reposée, nous partons faire le tour du Lodge, bisons dans le pré devant la porte, chevaux à l’arrière, beau spa au milieu de la pelouse, la nuit tombe, nous revenons au Diablo, c’est trop bon ! 21h dodo …

Reflets








Jeudi 2/10/08 : Ce matin encore froid mais beau. Au programme la Scenic 12 jusqu’à Boulder, les couleurs sont fabuleuses, l’or des bouleaux couvre la montagne et parfois aussi la route avec les feuilles portées par le vent, quelques têtes de bétail en liberté sur la chaussée. Visite du musée Anasazi à Boulder, moyennement intéressant. On croise un groupe d’une dizaine de bikers en Harley, pause repas à Escalante au petit parc abritant deux ou trois tables et bancs à côté du mémorial aux soldats de Corée et du Vietnam. Dans un petit enclos en face quelques lamas paissent tranquilles.



Le ciel se couvre petit à petit, il bruine, on zappe Kodachrome et nous arrivons à Bryce vers 17h30. Après avoir croisé un troupeau de mule-deer on s’installe dans une cabine du Lodge à même pas 100m du Rim Trail, un tamias monte la garde devant la porte, le coin est plein de ses congénères. On allume la cheminée « à gaz » et le chauffage, il fait vite meilleur. Nous ressortons pour le coucher de soleil mais sans soleil, et sous la pluie. Repas au Ruby’s Inn, correct sans plus, mais quelle usine ! Ils construisent même un nouvel hôtel un peu plus loin de l’autre côté de la route derrière le pseudo village western regroupant les boutiques à souvenirs pour les bus à touristes qui ce soir sont pas loin d’une dizaine. Nous croiserons encore les mule-deer dans la lueur des phares aux abords du Lodge. Nous nous endormons avec le bruit du vent et de la pluie sur le toit, comme une impression de cabane aux fonds des bois, sympa !
Fin de la première partie
La deuxième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=2503713;#2503713
Album photos : http://s634.photobucket.com/.../uu67/PSI31/?start=0
Prêt à embarquer dans l'aventure de l'Ouest américain 27 jours English translation pending
Bonjour chers membres de Voyage Forum,
Et voilà les tickets d'avions sont bookés...l'aventure de l'ouest américain se concrétise 😉
J'ai eut un prix correct chez British Airways en world Traveller (Economy) pour BRU-LHR et LHR-LAX. Passionné d'aéronautique, je voulais voler dans un vol commercial de l'A380. J'ai put approcher des FTV lors de sa conception mais il n'y avait pas encore tout le confort à bord :)
Air France était plus cher et de Bruxelles on devait prendre le thalys pour Charles de Gaule. Je préfère un petit vol en A320 😉
J'ai fait une pré-reservation sur les hotels car c'est déjà un peu tard pour s'y prendre mais du à des petits soucis de santé je n'était pas certain de pouvoir partir cette année.
J'ai eut la chance de pouvoir séjourner de nombreuses fois aux USA depuis mon adolescence (loisirs et professionnel) et certaines fois pour de séjours d'au moins trois mois.
Je discutais avec un ami américain sur le fait que j'avais fait plus de la moitié des étoiles du drapeau américain alors que de son coté il était sorti trois au quatre fois de son état d'origine.
Tout cela pour dire que je connais assez bien les USA et ses coutumes pour y circuler sans trop de soucis.
Cela sera mon troisième séjours en californie. Une fois seul, la deuxième avec mon épouse en 2001 et cette fois -ci avec ma fille en plus. Ca y est la famille au complet 😉
En 2001 , on a volé le 11 août sur l'appareil qui devrait s'être craché sur le pentagon😕 ..
En 2012, on a fait New-York jusqu'à Key West en voiture et on est remonté par la cote ouest de la floride ensuite direction Washington et retour new-york.
Pour la partie Arizona, Nevada, Utah cela sera une première pour ma femme et ma fille. En ce qui me concerne cela fait un temps certains (1989) donc les souvenirs sont un peu viellot 🤪
Je compte sur vous pour me raffraichir la mémoire sur ce qu'il ne faut pas manquer sur notre trajet et sur les aspects pratique (Endroit pour manger, ce qu'il faut prévoir pour se balader dans les parcs etc...)
J'ai basé mon circuit sur mes souvenirs en essayant de ne pas faire de trop grosse étape (pas encore complétement rétabli) et aussi que ma fille de 13 ans puisse suivre. On voulait aussi souffler coté plage avant de repartir.
On aurait pu se passer de la visite de LA mais comme ma fille ne l'a pas fait ... difficile de lui gommer cette étape.
Alors voyons un peu ce circuit:
Jour 1 / 16 juillet : Arrivée vers les 13H00 à Los Angeles ==> immigration , prendre la voiture et direction hotel. On ne prevoit rien on verra notre état à l'arrivée
Jour 2: Visite LA (les classiques.. Hollywood, beverly, université etc... soir Griffith Park)
Jour3 : Park Universal
Jour 4 : direction laughlin via barstow (Bagdad café)
Jour 5 : Direction Grand Canyon village via Old route 66
Jour 6 : Grand canyon - Helico , visite South Rim/ logement grand canyon village pou le coucher/lever de soleil
Jour 7 : sortie par l'est (arrêt point de vue ) direction Page. upper Antelope, horsehoe bend ...
Jour 8 : Direction Monument valley pour visite des points de vue et retour au soir à Page
Jour 9: Direction Bryce Canyon - visite park et logement sur place
Jour 10: Direction Las Vegas en passant par Zion National Park
Jour 11 :Visite Vegas et nuit sur place
Jour 12 : Visite Vegas et nuit sur place
Jour 13: Direction Lone Pine et point de vue Death Valley
Jour 14: Direction Monolake via mammoth lake et visite Bodie nuit lee vining ou mammoth lake
Jour 15: Direction Yosemite entrée via Tioga Road ensuite Big Oak Road et canyon village. lower yosemite fall (pas gros debit en été mais ..) ensuite curry village pour un petit tour de bus et ensuite direction Oakhurst pour la nuit .. Faudra peut-être alléger ..)
Jour 16: Direction SF via nappa valley (juste pour y passer on ne va pas faire toute les caves) j'aimerais arriver par le golden gate et s'arrêtter à muir Woods national monument et Golden conzelman Road pour le point de vue...
Jour 17: Visite SF . La dernière fois on n' a pas prévu assez de temps alors ...cela fera plaisir à Durandale2😉
Jour 18: Visite SF
Jour 19: Visite SF
Jour 20: Visite SF
Jour 21: direction Cambria via Big Sur et highway one... Arrêt cambria car j'aime ce patelin et pour ne pas faire une grande étape pour essayer de profiter de big sur.
Jour 22: Direction Pismo Beah et profiter de la plage :) j'ai decouvert ce coin lors de ma première visite et j'adore:)
Jour 23: Profiter de Pismo Beach
Jour 24: Direction Hermosa Beach (LA)
Jour 25: Profiter de la plage et peut-être visite sur LA
Jour 26: profiter de la plage et des environs
Jour 27: Bye bye USA... Avion à 15H35 et retour vers la belgique
Merci d'avance pour vos commentaires pratiques et constructifs 😉 et soyez indulgent pour un nouveau inscrit 😊
Et voilà les tickets d'avions sont bookés...l'aventure de l'ouest américain se concrétise 😉
J'ai eut un prix correct chez British Airways en world Traveller (Economy) pour BRU-LHR et LHR-LAX. Passionné d'aéronautique, je voulais voler dans un vol commercial de l'A380. J'ai put approcher des FTV lors de sa conception mais il n'y avait pas encore tout le confort à bord :)
Air France était plus cher et de Bruxelles on devait prendre le thalys pour Charles de Gaule. Je préfère un petit vol en A320 😉
J'ai fait une pré-reservation sur les hotels car c'est déjà un peu tard pour s'y prendre mais du à des petits soucis de santé je n'était pas certain de pouvoir partir cette année.
J'ai eut la chance de pouvoir séjourner de nombreuses fois aux USA depuis mon adolescence (loisirs et professionnel) et certaines fois pour de séjours d'au moins trois mois.
Je discutais avec un ami américain sur le fait que j'avais fait plus de la moitié des étoiles du drapeau américain alors que de son coté il était sorti trois au quatre fois de son état d'origine.
Tout cela pour dire que je connais assez bien les USA et ses coutumes pour y circuler sans trop de soucis.
Cela sera mon troisième séjours en californie. Une fois seul, la deuxième avec mon épouse en 2001 et cette fois -ci avec ma fille en plus. Ca y est la famille au complet 😉
En 2001 , on a volé le 11 août sur l'appareil qui devrait s'être craché sur le pentagon😕 ..
En 2012, on a fait New-York jusqu'à Key West en voiture et on est remonté par la cote ouest de la floride ensuite direction Washington et retour new-york.
Pour la partie Arizona, Nevada, Utah cela sera une première pour ma femme et ma fille. En ce qui me concerne cela fait un temps certains (1989) donc les souvenirs sont un peu viellot 🤪
Je compte sur vous pour me raffraichir la mémoire sur ce qu'il ne faut pas manquer sur notre trajet et sur les aspects pratique (Endroit pour manger, ce qu'il faut prévoir pour se balader dans les parcs etc...)
J'ai basé mon circuit sur mes souvenirs en essayant de ne pas faire de trop grosse étape (pas encore complétement rétabli) et aussi que ma fille de 13 ans puisse suivre. On voulait aussi souffler coté plage avant de repartir.
On aurait pu se passer de la visite de LA mais comme ma fille ne l'a pas fait ... difficile de lui gommer cette étape.
Alors voyons un peu ce circuit:
Jour 1 / 16 juillet : Arrivée vers les 13H00 à Los Angeles ==> immigration , prendre la voiture et direction hotel. On ne prevoit rien on verra notre état à l'arrivée
Jour 2: Visite LA (les classiques.. Hollywood, beverly, université etc... soir Griffith Park)
Jour3 : Park Universal
Jour 4 : direction laughlin via barstow (Bagdad café)
Jour 5 : Direction Grand Canyon village via Old route 66
Jour 6 : Grand canyon - Helico , visite South Rim/ logement grand canyon village pou le coucher/lever de soleil
Jour 7 : sortie par l'est (arrêt point de vue ) direction Page. upper Antelope, horsehoe bend ...
Jour 8 : Direction Monument valley pour visite des points de vue et retour au soir à Page
Jour 9: Direction Bryce Canyon - visite park et logement sur place
Jour 10: Direction Las Vegas en passant par Zion National Park
Jour 11 :Visite Vegas et nuit sur place
Jour 12 : Visite Vegas et nuit sur place
Jour 13: Direction Lone Pine et point de vue Death Valley
Jour 14: Direction Monolake via mammoth lake et visite Bodie nuit lee vining ou mammoth lake
Jour 15: Direction Yosemite entrée via Tioga Road ensuite Big Oak Road et canyon village. lower yosemite fall (pas gros debit en été mais ..) ensuite curry village pour un petit tour de bus et ensuite direction Oakhurst pour la nuit .. Faudra peut-être alléger ..)
Jour 16: Direction SF via nappa valley (juste pour y passer on ne va pas faire toute les caves) j'aimerais arriver par le golden gate et s'arrêtter à muir Woods national monument et Golden conzelman Road pour le point de vue...
Jour 17: Visite SF . La dernière fois on n' a pas prévu assez de temps alors ...cela fera plaisir à Durandale2😉
Jour 18: Visite SF
Jour 19: Visite SF
Jour 20: Visite SF
Jour 21: direction Cambria via Big Sur et highway one... Arrêt cambria car j'aime ce patelin et pour ne pas faire une grande étape pour essayer de profiter de big sur.
Jour 22: Direction Pismo Beah et profiter de la plage :) j'ai decouvert ce coin lors de ma première visite et j'adore:)
Jour 23: Profiter de Pismo Beach
Jour 24: Direction Hermosa Beach (LA)
Jour 25: Profiter de la plage et peut-être visite sur LA
Jour 26: profiter de la plage et des environs
Jour 27: Bye bye USA... Avion à 15H35 et retour vers la belgique
Merci d'avance pour vos commentaires pratiques et constructifs 😉 et soyez indulgent pour un nouveau inscrit 😊
Yunnan/Guangxi/Guizhou, dans quel sens? English translation pending
Bonjour,
Nous voudrions "visiter" une partie du Yunnan, voir les villages du Guangxi et du Guizhou, mais nous ne savons pas par où commencer! Nous arriverons à Canton et repartirons de Hong-Kong en Octobre/Novembre (entre les phases de la Foire!). Pour les grands déplacements nous ne prenons que le train, je sais que Canton/Kunming c'est 25h mais ça ne nous gène pas. Ce que je voudrais savoir c'est si on aura une chance de voir les rizières de Yuanyang en eau, disons début Novembre! J'ai lu que le directeur du Cits de Kaili fournissait de nombreux renseignements pour les villages alentours , donc c'est vrai que nous aimerions passer par Kaili avant d'aller dans la région. Ce que j'ai un peu en tête donnerait ceci :
CANTON/KUNMING KUNMING/LIJIANG (train de jour ou de nuit) LIJIANG/SHAXI SHAXI/DALI DALI/KUNMING KUNMING/YUANYANG On ira peut-être aussi à JIANSHUI/PUZHEIHEÏ ET DONGCHUAN /SHILIN Puis : KUNMING/GUIYANG (train) GUIYANG/KAILI Ensuite les villages LANGDE/DANZHAI/ZHAOXING/BASHA/CHENGYANG/SANJIANG par exemple, ou d'autres. YANGSHUO J'ai lu qu'il y avait une autoroute entre Yangshuo et Canton, de là on pourrait rejoindre HongKong ou alors il y a peut-être un autre moyen de rejoindre Hongkong directement? Est-ce le bon sens pour faire le voyage? Je vous remercie de vos réponses, nous ne savons pas combien de temps nous partons mais largement plus d'un mois.
Nous voudrions "visiter" une partie du Yunnan, voir les villages du Guangxi et du Guizhou, mais nous ne savons pas par où commencer! Nous arriverons à Canton et repartirons de Hong-Kong en Octobre/Novembre (entre les phases de la Foire!). Pour les grands déplacements nous ne prenons que le train, je sais que Canton/Kunming c'est 25h mais ça ne nous gène pas. Ce que je voudrais savoir c'est si on aura une chance de voir les rizières de Yuanyang en eau, disons début Novembre! J'ai lu que le directeur du Cits de Kaili fournissait de nombreux renseignements pour les villages alentours , donc c'est vrai que nous aimerions passer par Kaili avant d'aller dans la région. Ce que j'ai un peu en tête donnerait ceci :
CANTON/KUNMING KUNMING/LIJIANG (train de jour ou de nuit) LIJIANG/SHAXI SHAXI/DALI DALI/KUNMING KUNMING/YUANYANG On ira peut-être aussi à JIANSHUI/PUZHEIHEÏ ET DONGCHUAN /SHILIN Puis : KUNMING/GUIYANG (train) GUIYANG/KAILI Ensuite les villages LANGDE/DANZHAI/ZHAOXING/BASHA/CHENGYANG/SANJIANG par exemple, ou d'autres. YANGSHUO J'ai lu qu'il y avait une autoroute entre Yangshuo et Canton, de là on pourrait rejoindre HongKong ou alors il y a peut-être un autre moyen de rejoindre Hongkong directement? Est-ce le bon sens pour faire le voyage? Je vous remercie de vos réponses, nous ne savons pas combien de temps nous partons mais largement plus d'un mois.
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010 English translation pending
Bonjour,
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Route 40 en Argentine à vélo de avril à juin English translation pending
Salut
J'aimerais savoir si quelqu'un a déjà fait ce trajet dans les mois de avril, mai et juin. Je sais que ça va surement être un peu froid pour la Pantagonie vers le mois de juin mais c'est que ça tombe pas mal juste dans ce temps là que je pourrais y aller. J'ai regarder à plusieurs endroits pour savoir la météo dans ces mois là et ça me semblait pas si pire. Est-ce qu'il va y avoir de la neige en juin en Pantagonie?
Je partirais du Nord vers le Sud. C'est 5 000 km en 3 mois. On parle d'une moyenne de 55 km par jour.
J'ai choisi ce parcours parce que à ce qu'il parait c'est une route mythique. Je trouvais que ce serait un beau voyage et un beau défit que de parcourir la route 40 au complet. Mais est ce que je serai mieux de passer plutôt par le Chili, par Santiago et descendre par la Carrera australe puis retourner en Argentine pour ce rendre jusqu'à Ushuaia? Si oui, est-ce que la chaîne de montagne à traverser est extrêmement difficile ou est-ce que c'est possible?
Je viens de lire ceci sur Wikipédia au sujet de la Carrera australe : "Les ferrys entre Hornopiren et Caleta Gonzalo ne circulent qu'en janvier et février. les reste de l'année, il n'est pas possible d'utiliser la route australe." Est-ce que c'est toujours valide? Si oui, je devrais utiliser comme prévu la route 40.
J'aimerais savoir si quelqu'un a déjà fait ce trajet dans les mois de avril, mai et juin. Je sais que ça va surement être un peu froid pour la Pantagonie vers le mois de juin mais c'est que ça tombe pas mal juste dans ce temps là que je pourrais y aller. J'ai regarder à plusieurs endroits pour savoir la météo dans ces mois là et ça me semblait pas si pire. Est-ce qu'il va y avoir de la neige en juin en Pantagonie?
Je partirais du Nord vers le Sud. C'est 5 000 km en 3 mois. On parle d'une moyenne de 55 km par jour.
J'ai choisi ce parcours parce que à ce qu'il parait c'est une route mythique. Je trouvais que ce serait un beau voyage et un beau défit que de parcourir la route 40 au complet. Mais est ce que je serai mieux de passer plutôt par le Chili, par Santiago et descendre par la Carrera australe puis retourner en Argentine pour ce rendre jusqu'à Ushuaia? Si oui, est-ce que la chaîne de montagne à traverser est extrêmement difficile ou est-ce que c'est possible?
Je viens de lire ceci sur Wikipédia au sujet de la Carrera australe : "Les ferrys entre Hornopiren et Caleta Gonzalo ne circulent qu'en janvier et février. les reste de l'année, il n'est pas possible d'utiliser la route australe." Est-ce que c'est toujours valide? Si oui, je devrais utiliser comme prévu la route 40.
Réserver un train en Inde? English translation pending
Bonjour ! je viens de lire sur le site du lonelyplanet qu'il fallait réserver ses places de train en Inde plusieurs semaines à l'avance... J'y serai en décembre/janvier, mais je n'ai pas particulièrement planifié d'itinéraire, et surtout pas les dates exactes auxquelles je serai à tel ou tel endroit ! ce qui rend difficile toute réservation... Ne peut-on pas simplement prendre le billet sur place quelques jours à l'avance, voire le jour même ??? Cela serait un élément très restrictif à ma vision du voyage "aventure"...😕
Infos pratiques l'Asie Sud-Est: budget, visa... English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens découvrir au mois de mai la Thaïlande, puis Cambodge, Vietnam, Laos...
Je me pose quelques questions : Y'a t-il beaucoup de touristiques en cette saison, qui puisse nécessiter des réservations de chambres avant le départ ?; Un budget des 30 euros par jours est-il suffisant ? les passages de frontières se font-ils facilement entre ces différents pays, et peut-on acheter ses visas sur place. peut-on descendre le Mékong du laos au Cambodge, sans prendre les "paquebots" de touriste (et en combien de temps) ???A tous merci d’avance 😛
Je viens découvrir au mois de mai la Thaïlande, puis Cambodge, Vietnam, Laos...
Je me pose quelques questions : Y'a t-il beaucoup de touristiques en cette saison, qui puisse nécessiter des réservations de chambres avant le départ ?; Un budget des 30 euros par jours est-il suffisant ? les passages de frontières se font-ils facilement entre ces différents pays, et peut-on acheter ses visas sur place. peut-on descendre le Mékong du laos au Cambodge, sans prendre les "paquebots" de touriste (et en combien de temps) ???A tous merci d’avance 😛
Road trip de 7 jours "découverte de l'Islande" English translation pending
Tout d'abord merci à tous ceux dont les conseils et les expériences nous ont été bien utiles pour préparer notre projet . N'ayant rien fait de très original , j'hésitais à poster un carnet . Mais après tout notre road-trip de luxe (il faut bien l'avouer !) contemplatif , sans randonnées , peut inspirer ceux qui préfèrent le confort à la toile de tente . Nous avons cassé la tirelire c'est sûr , mais nous nous sommes régalés de paysages magiques .
J1 : Le voyage : Nous décollons à 11h15 de Lyon Saint-Exupéry . Arrivée à 14h15 à Kéflavik heure locale ( 4h de vol -2h de décalage horaire ) Le passage en douane est rapide ; par contre il nous faudra attendre 1h30 pour rejoindre le guichet Avis pour récupérer notre voiture (Hunday I10) , réservée en même temps que le billet d'avion .
comité d'accueil à l'aéroport ! même pas froid !
Nous trouvons sans problème notre premier hôtel , à juste 10mn de l'aéroport , face au vieux port :( Hotel Berg )

Malgré notre mauvais anglais restreint (date du lycée il y a fort longtemps 🤪 ) , nous nous comprenons avec la personne à l'accueil , charmante et souriante . L'intérieur de l'hôtel est très "cocoon" , et très propre , tout comme la chambre . Il tombe un petit crachin breton , avec une température de 10° . Trop tard pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes comme prévu initialement ; alors nous allons faire un tour à pied dans les environs . Le vieux port est d'ailleurs bien agréable ; les bateaux de pêche mettent une note de couleur gaie dans le paysage :


Petit musée à ciel ouvert : Le Baldur est le premier bateau islandais de conception moderne ; Il a servi pendant 42 ans sans jamais aucune avarie ni perte d'équipage ; il a rapporté plus de 28000 tonnes de poissons . Maintenant il trône en vedette , au bons soins d'une personne chargée de l'entretenir . Il est la fierté locale ! C'est ce moment que choisit mon appareil photo pour rendre l'âme . Heureusement , il me reste le smartphone ! Durant la promenade nous repérons le restaurant pour le repas du soir , à quelques 200m de l'hôtel . Bon repas dans une ambiance sympathique et une belle vue sur le port et la ville ; les locaux y sont présents aussi . Une chance , les menus sont traduits en anglais ; ça facilite un peu le choix 😉 ! Pour nous ce sera un filet d'agneau grillé au miel ...un régal !

Ensuite il est temps d'aller profiter de notre grand lit douillet , à la literie bizarrement posée ! car demain la route nous attend ....à suivre...
J1 : Le voyage : Nous décollons à 11h15 de Lyon Saint-Exupéry . Arrivée à 14h15 à Kéflavik heure locale ( 4h de vol -2h de décalage horaire ) Le passage en douane est rapide ; par contre il nous faudra attendre 1h30 pour rejoindre le guichet Avis pour récupérer notre voiture (Hunday I10) , réservée en même temps que le billet d'avion .
comité d'accueil à l'aéroport ! même pas froid !Nous trouvons sans problème notre premier hôtel , à juste 10mn de l'aéroport , face au vieux port :( Hotel Berg )

Malgré notre mauvais anglais restreint (date du lycée il y a fort longtemps 🤪 ) , nous nous comprenons avec la personne à l'accueil , charmante et souriante . L'intérieur de l'hôtel est très "cocoon" , et très propre , tout comme la chambre . Il tombe un petit crachin breton , avec une température de 10° . Trop tard pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes comme prévu initialement ; alors nous allons faire un tour à pied dans les environs . Le vieux port est d'ailleurs bien agréable ; les bateaux de pêche mettent une note de couleur gaie dans le paysage :


Petit musée à ciel ouvert : Le Baldur est le premier bateau islandais de conception moderne ; Il a servi pendant 42 ans sans jamais aucune avarie ni perte d'équipage ; il a rapporté plus de 28000 tonnes de poissons . Maintenant il trône en vedette , au bons soins d'une personne chargée de l'entretenir . Il est la fierté locale ! C'est ce moment que choisit mon appareil photo pour rendre l'âme . Heureusement , il me reste le smartphone ! Durant la promenade nous repérons le restaurant pour le repas du soir , à quelques 200m de l'hôtel . Bon repas dans une ambiance sympathique et une belle vue sur le port et la ville ; les locaux y sont présents aussi . Une chance , les menus sont traduits en anglais ; ça facilite un peu le choix 😉 ! Pour nous ce sera un filet d'agneau grillé au miel ...un régal !

Ensuite il est temps d'aller profiter de notre grand lit douillet , à la literie bizarrement posée ! car demain la route nous attend ....à suivre...
L'Ouest américain en 15 jours... English translation pending
Voici ma 4ème contribution.
Après la Floride, le virus américain s'est emparé de moi et de ma famille.

En octobre 2017, j'ai réservé sur un coup de tête des billets d'avion pour un aller à San Francisco et un retour de Los Angeles. Les dates étaient du 28 juin 2018 au 12 juillet 2018 pour 4 personnes (Mon épouse 42 ans, mes deux filles de 14 et 15 ans et moi 43 ans). Il est vrai que les billets d'avion nous revenaient à 437 Euro/TTC par personne (Expedia), je n'ai pu résister.
J'ai suivi par une réservation d'une voiture sur Carigami, une chevrolet traverse 6 places chez AVIS. Ce n'est qu'après cela que j'ai commencé à faire notre itinéraire qui a changé à de nombreuses reprises. j'ai ensuite réservé par Booking les hôtels et deux excursions par internet sur les sites officiels soit Alcatraz et antelope canyon upper.
Notre road trip :
Jour 1 Bruxelles - San Francisco Jour 2 San Francisco Jour 3 San Francisco - Santa Cruz - San Simeon - Arroyo Grande Jour 4 Arroyo Grande - trail of 100 Giant - Bakersfield Jour 5 Bakersfield - Death Valley - Pahrump Jour 6 Pahrump - Las Vegas Jour 7 Las Vegas Jour 8 Las Vegas - Bryce Canyon - Tropic Jour 9 Tropic - Arches National Park - Moab Jour 10 Moab - Monument valley - Page Jour 11 Page - Grand Canyon - Flagstaff Jour 12 Flagstaff - Oatman - Joshua National Park -Twentynine palms Jour 13 Twentynine palms - Barstow - Los Angeles Jour 14 Los Angeles Jour 15 Los Angeles - Bruxelles (+1)
Après la Floride, le virus américain s'est emparé de moi et de ma famille.

En octobre 2017, j'ai réservé sur un coup de tête des billets d'avion pour un aller à San Francisco et un retour de Los Angeles. Les dates étaient du 28 juin 2018 au 12 juillet 2018 pour 4 personnes (Mon épouse 42 ans, mes deux filles de 14 et 15 ans et moi 43 ans). Il est vrai que les billets d'avion nous revenaient à 437 Euro/TTC par personne (Expedia), je n'ai pu résister.
J'ai suivi par une réservation d'une voiture sur Carigami, une chevrolet traverse 6 places chez AVIS. Ce n'est qu'après cela que j'ai commencé à faire notre itinéraire qui a changé à de nombreuses reprises. j'ai ensuite réservé par Booking les hôtels et deux excursions par internet sur les sites officiels soit Alcatraz et antelope canyon upper.
Notre road trip :
Jour 1 Bruxelles - San Francisco Jour 2 San Francisco Jour 3 San Francisco - Santa Cruz - San Simeon - Arroyo Grande Jour 4 Arroyo Grande - trail of 100 Giant - Bakersfield Jour 5 Bakersfield - Death Valley - Pahrump Jour 6 Pahrump - Las Vegas Jour 7 Las Vegas Jour 8 Las Vegas - Bryce Canyon - Tropic Jour 9 Tropic - Arches National Park - Moab Jour 10 Moab - Monument valley - Page Jour 11 Page - Grand Canyon - Flagstaff Jour 12 Flagstaff - Oatman - Joshua National Park -Twentynine palms Jour 13 Twentynine palms - Barstow - Los Angeles Jour 14 Los Angeles Jour 15 Los Angeles - Bruxelles (+1)
Vietnam ou Thaïlande avec ce voyagiste? English translation pending
Bonjour
j'ai trouver comme voyagiste dite moi si c'est bien ? http://www.circuitoriental.ca/vietnam-PhuQuoc23jours.htm
Je voudrai refaire mon voyage aux Vietnam ou bien la Thailande . Aussi qui sont pas trop cher ?
merci
j'ai trouver comme voyagiste dite moi si c'est bien ? http://www.circuitoriental.ca/vietnam-PhuQuoc23jours.htm
Je voudrai refaire mon voyage aux Vietnam ou bien la Thailande . Aussi qui sont pas trop cher ?
merci
Bolivie - Sucre - Sud Lipez - La Paz en 4x4 autonome English translation pending
En préambule, je tiens à préciser que tout le voyage est fait maison, les moyens de transport et les hôtels (quand c'est possible) sont réservés et les itinéraires routiers sont tous programmés sur Base Camp, nommés de la date du jour du déplacement et sauvegardé sur un Garmin. Des itinéraires alternatifs sont également prévus en cas de problème de piste. Les cartes sont très détaillées mais comme on ne peut pas faire de pub, je ne nommerai pas la carte achetée, qui n'est pas une Garmin. Nous sommes deux couples partis pour un mois de découvertes du Pérou et de la Bolivie.
Après 11 jours passés au Pérou (les sites touristiques principaux...) , le 12 septembre 2017 nous entrons en Bolivie par le détroit de Tiquina, et cela en car, itinéraire Puno - La Paz. Longue journée...
Nous arrivons à la gare routière de La Paz à 17h30, où nous attend le chauffeur de l'hôtel Casa de Piedra. L'hôtel a un charme certain...
La visite de la Paz se fera au retour de notre périple dans le Sud Lipez. Demain, c'est départ à 7h00 pour l'aéroport d'El Alto où nous prenons le vol pour Sucre, décollage à 9h20 précise. La Paz est sous le brouillard....
Arrivée à Sucre à 10h après un vol sans histoire. L'histoire, elle commence à l'aéroport, ou devraient nous attendre nos deux pick-ups Toy Hilux loués chez Imbex. Après 3 coups de fils laborieux, on nous répond qu'en fait les véhicules sont réservés, mais à partir de la date .... de retour à La Paz... mais que deux Hilux's sont disponibles à Sucre (par chance!), qu'ils seront prêts le lendemain, la deuxième roue de secours devant être livrée de La Paz le lendemain matin. On perdra de ce fait une demi-journée, rien de bien grave mais ce genre d'incident est toujours désagréable.
Visite de Sucre et son marché couvert dans l'après-midi. Jolie petite ville sympathique.

Départ le lendemain matin pour l'agence afin de compléter l'équipement des véhicules pour le Sud Lipez: 3 jerrycans de 60 litres et la deuxième roue de secours. Puis plein à la station service du coin, long palabre entre le loueur et le directeur de la station sur la validité du certificat de remplissage des jerrycan. Finalement, le dit certificat nous permettra de remplir dans n'importe quelle station service 120 litres de plus que le plein du véhicule. Le départ pour Potosi - Tupiza se fera à 11h seulement... on ne visitera pas Potosi, ce qui n'est finalement pas une grande perte, puisque nous n'avions pas prévu la visite de la mine. Achat de quelques provisions en route
En route le pont sur le rio Pilcomayo.
Arrivée à Tupiza en fin d'après-midi, les 400 km de route étant très roulants sur la majeure partie du tracé. Nous logeons à l'Hostal Butch Cassidy. Nous ferons les plein en fin de journée. Le lendemain, visite des principales curiosités de Tupiza avec le fils du propriétaire de l'Hostal, qui nous guide sur les pistes du Dakar et les sentiers intéressants du coin: Canyon del Inca, Canyon del Duende, Río San Juan del Oro . Malheureusement, le ciel restera couvert toute la journée.



La suite demain: direction Guadalupe et la Ciudad de Roma...
Après 11 jours passés au Pérou (les sites touristiques principaux...) , le 12 septembre 2017 nous entrons en Bolivie par le détroit de Tiquina, et cela en car, itinéraire Puno - La Paz. Longue journée...

Nous arrivons à la gare routière de La Paz à 17h30, où nous attend le chauffeur de l'hôtel Casa de Piedra. L'hôtel a un charme certain...
La visite de la Paz se fera au retour de notre périple dans le Sud Lipez. Demain, c'est départ à 7h00 pour l'aéroport d'El Alto où nous prenons le vol pour Sucre, décollage à 9h20 précise. La Paz est sous le brouillard....
Arrivée à Sucre à 10h après un vol sans histoire. L'histoire, elle commence à l'aéroport, ou devraient nous attendre nos deux pick-ups Toy Hilux loués chez Imbex. Après 3 coups de fils laborieux, on nous répond qu'en fait les véhicules sont réservés, mais à partir de la date .... de retour à La Paz... mais que deux Hilux's sont disponibles à Sucre (par chance!), qu'ils seront prêts le lendemain, la deuxième roue de secours devant être livrée de La Paz le lendemain matin. On perdra de ce fait une demi-journée, rien de bien grave mais ce genre d'incident est toujours désagréable.
Visite de Sucre et son marché couvert dans l'après-midi. Jolie petite ville sympathique.

Départ le lendemain matin pour l'agence afin de compléter l'équipement des véhicules pour le Sud Lipez: 3 jerrycans de 60 litres et la deuxième roue de secours. Puis plein à la station service du coin, long palabre entre le loueur et le directeur de la station sur la validité du certificat de remplissage des jerrycan. Finalement, le dit certificat nous permettra de remplir dans n'importe quelle station service 120 litres de plus que le plein du véhicule. Le départ pour Potosi - Tupiza se fera à 11h seulement... on ne visitera pas Potosi, ce qui n'est finalement pas une grande perte, puisque nous n'avions pas prévu la visite de la mine. Achat de quelques provisions en route

En route le pont sur le rio Pilcomayo.

Arrivée à Tupiza en fin d'après-midi, les 400 km de route étant très roulants sur la majeure partie du tracé. Nous logeons à l'Hostal Butch Cassidy. Nous ferons les plein en fin de journée. Le lendemain, visite des principales curiosités de Tupiza avec le fils du propriétaire de l'Hostal, qui nous guide sur les pistes du Dakar et les sentiers intéressants du coin: Canyon del Inca, Canyon del Duende, Río San Juan del Oro . Malheureusement, le ciel restera couvert toute la journée.



La suite demain: direction Guadalupe et la Ciudad de Roma...
Ébauche d'itinéraire de Calgary à Vancouver en juillet (avec enfant) English translation pending
Bonjour à tous,
Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.
Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)
Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ
Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.
J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance
Marie
Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.
Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)
Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ
Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.
J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance
Marie
Notre voyage dans l'Ouest du Canada, de Calgary à Vancouver (août) English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir été beaucoup aidé par les personnes de ce forum pour organiser notre voyage dans l'ouest canadien, j'ai voulu partager avec vous toutes ces belles choses que nous y avons vu et visité. Et surtout vous donner un maximum d'informations pour vous aider à préparer votre propre voyage selon vos envies personnelles.
Journée 1 - Arrivée à Calgary Nous sommes arrivés à Calgary en début d'après midi, après avoir récupéré notre voiture à l'aéroport (réservée au préalable avec locationdevoiture.fr et drivefti en tout inclus), nous sommes allés déposer nos valises dans notre chambre. Afin de ne pas trop sombrer dans la fatigue due au décalage horaire, nous sommes allés faire un petit tour dans le centre ville de Calgary. Dans le plein centre, le tram est gratuit, c'est vraiment pratique et facile !

Nous nous sommes arrêtés au Devonian Garden dans un centre commercial, c'est au dernier étage et c'est gratuit de s'y promener.Nous sommes ensuite allés nous promener à Prince's Island (ouvert de 5h à 23h). Très sympa pour s'y balader tranquillement et avoir une belle vue sur la ville.

Petit arrêt shopping pour le repas du soir et dodo !
Journée 2 - Journée à l'Heritage Park de Calgary et Calgary Tower
Nous sommes allés passer la journée à l'Heritage Parc. Nous sommes allés à l'ouverture du parc à 10h, il est vraiment très agréable. Le personnel est sympathique et accueillant, en tenue d'époque. Et on revit une journée au rythme du 19ème siècle. On a commencé la journée avec le tour du parc en train à vapeur, puis avec une balade en bateau à aube. On visite des petites maisons d'époque pour apprendre comment vivaient les gens à l'époque ainsi que la vie de certaines personnes ayant joué un rôle dans cette région à cette époque. De jolies boutiques, une fête foraine d'époque, il y a de quoi y passer la journée. On a fini vers 16h30, ce qui nous laissait une demi heure pour visiter leur musée de vieilles automobiles avant la fermeture du parc.
Petite information : un billet acheté = un billet gratuit sur www.calgaryattractions.com/coupons.html


Pour finir cette belle journée. Nous sommes allés à la Calgary Tower pour dîner ( à savoir que l'ascension est gratuite si on mange au restaurant et qu'il y a moyen d'y manger pour des prix raisonnables). Le restaurant tourne, on a donc une vue panoramique c'est super surtout si on y va faire la fin de journée, quand le soleil commence à se coucher. (par contre il faut réserver). On est remonté par Stephen Avenue, très sympa de nuit.

Journée 1 - Arrivée à Calgary Nous sommes arrivés à Calgary en début d'après midi, après avoir récupéré notre voiture à l'aéroport (réservée au préalable avec locationdevoiture.fr et drivefti en tout inclus), nous sommes allés déposer nos valises dans notre chambre. Afin de ne pas trop sombrer dans la fatigue due au décalage horaire, nous sommes allés faire un petit tour dans le centre ville de Calgary. Dans le plein centre, le tram est gratuit, c'est vraiment pratique et facile !

Nous nous sommes arrêtés au Devonian Garden dans un centre commercial, c'est au dernier étage et c'est gratuit de s'y promener.Nous sommes ensuite allés nous promener à Prince's Island (ouvert de 5h à 23h). Très sympa pour s'y balader tranquillement et avoir une belle vue sur la ville.

Petit arrêt shopping pour le repas du soir et dodo !
Journée 2 - Journée à l'Heritage Park de Calgary et Calgary Tower
Nous sommes allés passer la journée à l'Heritage Parc. Nous sommes allés à l'ouverture du parc à 10h, il est vraiment très agréable. Le personnel est sympathique et accueillant, en tenue d'époque. Et on revit une journée au rythme du 19ème siècle. On a commencé la journée avec le tour du parc en train à vapeur, puis avec une balade en bateau à aube. On visite des petites maisons d'époque pour apprendre comment vivaient les gens à l'époque ainsi que la vie de certaines personnes ayant joué un rôle dans cette région à cette époque. De jolies boutiques, une fête foraine d'époque, il y a de quoi y passer la journée. On a fini vers 16h30, ce qui nous laissait une demi heure pour visiter leur musée de vieilles automobiles avant la fermeture du parc.
Petite information : un billet acheté = un billet gratuit sur www.calgaryattractions.com/coupons.html


Pour finir cette belle journée. Nous sommes allés à la Calgary Tower pour dîner ( à savoir que l'ascension est gratuite si on mange au restaurant et qu'il y a moyen d'y manger pour des prix raisonnables). Le restaurant tourne, on a donc une vue panoramique c'est super surtout si on y va faire la fin de journée, quand le soleil commence à se coucher. (par contre il faut réserver). On est remonté par Stephen Avenue, très sympa de nuit.


Meilleure période pour voyager au nord du Laos et au nord du Vietnam English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage de 5 semaines au nord Laos (à partir de Ventiane 2 semaines) et au nord Vietnam (à partir de Hoi an 3 semaines) pour le début de l'année prochaine.
J'ai parcouru ce forum pour choisir mes dates de voyage mais ce n'est pas très facile d'allier ces deux régions car la saison idéale ne me semble pas être en même temps.
J'ai cru comprendre que Mars est pas mal pour le nord Laos et qu' avril est pas mal ausii pour le nord Vietnam.
Donc de là je pense partir du 15 mars au 20 avril.
Est ce que j'ai tout juste ? 🙂
Je prépare un voyage de 5 semaines au nord Laos (à partir de Ventiane 2 semaines) et au nord Vietnam (à partir de Hoi an 3 semaines) pour le début de l'année prochaine.
J'ai parcouru ce forum pour choisir mes dates de voyage mais ce n'est pas très facile d'allier ces deux régions car la saison idéale ne me semble pas être en même temps.
J'ai cru comprendre que Mars est pas mal pour le nord Laos et qu' avril est pas mal ausii pour le nord Vietnam.
Donc de là je pense partir du 15 mars au 20 avril.
Est ce que j'ai tout juste ? 🙂
Vols Egypt Air pour Johannesburg English translation pending
bonjour,
c'est décidé, je prépare 1 roadtrip d'1 mois : aout 2014 en partant de Johannesbourg et j'habite Dunkerque. je commence à regarder les vols, il faut attendre encore 1 peu pour les dates, mais j'ai vu sur opodo des vols carrément moins chers avec escales courtes au Caire (bof, vue les troubles et voyageant avec 2 ados filles????) sur Egypt airline, en décollant d'Amsterdam, ce qui semble être le moins cher de toutes façons. Quelqu'un a-t-il expérimenté cette compagnie ou peut-il me conseiller pour ces vols, 1 partie importante du budget à 4 :-)😐
merci à l'avance Laure
c'est décidé, je prépare 1 roadtrip d'1 mois : aout 2014 en partant de Johannesbourg et j'habite Dunkerque. je commence à regarder les vols, il faut attendre encore 1 peu pour les dates, mais j'ai vu sur opodo des vols carrément moins chers avec escales courtes au Caire (bof, vue les troubles et voyageant avec 2 ados filles????) sur Egypt airline, en décollant d'Amsterdam, ce qui semble être le moins cher de toutes façons. Quelqu'un a-t-il expérimenté cette compagnie ou peut-il me conseiller pour ces vols, 1 partie importante du budget à 4 :-)😐
merci à l'avance Laure