Results for "Varanasi+et+bus+|+7+>+8"
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Informations sur l'Inde du Nord et le Sikkim? English translation pending
Salut
Je pars six semaines en Inde du nord au mois de mai. J'arrive à Delhi et j'aimerais faire la vallée du Gange avant de me rendre quinze jours (je sais qu'avec le fameux permis c'est la durée maxi de séjour) dans le Sikkim.
Seriez-vous me dire déjà si l'itinéraire est réaliste au vu des distances qu'il y a à parcourir?
Pour rejoindre le Sikkim, j'ai cru comprendre qu'il fallait se rendre à Siliguri. Peut-on y aller( en bus/train/jeep) de Bodhgaya ou de Varanasi?
Quel est le plus pratique, sympa et pas cher?
Une fois à Siliguri, quel est le mieux pour aller jusqu'à Gangtok? Est-ce là-bas pour les départs de randonnées à la découverte de la faune et la flore de la région?
Quel est le périple le plus intéressant à faire en deux semaines?
Je sais qu'il y a en mai la fête des orchidées et une autre fête pour célébrer la naissance de Bouddha (Saga Dawa), connaissez-vous les dates exactes cette année?
J'ai encore mille et unes questions mais je vais arrêter pour ce soir.
Merci de me répondre!
Sista Dey
Annonceurs en lien avec l'Inde:
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Inde - Acte II (Madhya Pradesh & Varanasi): tuyaux & adresses English translation pending
Suite au récit écrit sur place, je tenais à faire un petit récapitulatif de ce voyage, vous présentant mes bonnes adresses pour dormir et manger, et mes impressions...
Delhi-Gwalior 317 km Train Mahakoshal Express 1450 - D:16h20 – A :21h20 – 160 Rs 2ndSleeper
GWALIOR : (3 jours) Hôtel MAYUR 250 Rs - avec salle de bains - Air cooler, fan, TV, grande chambre, propre. Un peu loin du fort. Mon conseil est de dormir au GURDWARA du Temple Sikh. 0 Rs !! Gratuit, mais il est de bon ton de faire une petite donation au temple.. Chambre, avec salle de bains, air cooler, fan.. Royal. Très chaleureux, on peut s'y restaurer avec eux, toujours gratuitement, assis par terre, mangeant avec eux, dahl, riz et chapati. Une bonne expérience. Gros avantage, on est au coeur de la forteresse !
Gwalior vaut le coup d'oeil : belle forteresse imposante avec un fort étonnant, conservant encore quelques couleurs, de beaux temples. Et coté Nord et Sud, des statues jaïna sculptées à même la roche, certaines de tailles importantes. On y trouve aussi d'étonnants Tempos, ces gros auto rickshaws collectifs d'un autre âge.. L'ensemble est peu visité et peu touristique, pas d'échoppes à touristes.. les gens y sont accueillants.
Gwalior-Bhopal : 388 km Train GT Express 2616 - D:23h30 – A :05h25 – 201 Rs 2ndSleeper Bhopal-Sanchi : 46 km - Train 2ème classe - (plus de places assises !) 24 rs
SANCHI (2 jours) SRI LANKA MAHABODI SOCIETY REST HOUSE 100 rs normalement ( mais étant le seul touriste et ayant sympathisé avec les bonzes, j'ay ai mangé et dormi pour rien. il n'ont pas accepté la moindre roupie !) Toilettes et WC communes. Cette maison accueille des pèlerins bouddhistes du Sri Lanka.
Sanchi est tout petit village, le seul intérêt, en plus d'y voir la vie d'un petit village est le site au sommet de la Colline. On y trouve des stupas du IIi��me siècle av.J.C. Le chef d'ouvre du site est le Stupa n°1, avec ses Toranas (portail richement sculptés). Dommage qu'il ai plu autant ce jour là...
Bhopal-Jhansi : 291 km Train Karnataka Express 2627 – D :01h10 – A :05h12 - 172 Rs 2ndSleeper Jhansi-Orchha : 18 km : Tempo : 10 Rs (faut attendre que les passagers remplissent le véhicule) Sinon 100 rs pour prendre un Tempo ou un auto rickshaw tout seul.
ORCHHA (3jours1/2) RAM MANDIR LODGE 100 Rs la chambre, toilettes et WC communes, gros avantage, la situation : donne sur le cour du village. Tenu par des jeunes sympas. Je déconseille la GANPATI GUEST HOUSE, nettement plus cher, se veux d'un standing plus élevé mais la propreté n'est pas forcement au rendez-vous, il n'y a qu'à voir l'énorme décharge à ciel ouvert au bout du jardin..ils construisent un étage supplémentaire.. c'est un peu l'usine, beaucoup de groupes. je lui ai promis de lui faire de la mauvaise pub car il m'a fait payer le prix fort alors que j'ai changé d'avis entre temps. Mangez au RAM RAJA RESTAURANT, le petit resto juste avant le pont allant au palais. Nourriture familiale, pas chère, rapidement servie et bonne. En plus la famille est très sympa, vous y verrez manger beaucoup d'Indiens. Beaucoup de touristes mangent à celui du carrefour, un peu plus cher mais surtout il faut attendre très longtemps les plats.
Orchha, adorable petit village, avec de nombreux bâtiments remarquables, émergeant de la végétation : l'immense Chaturbhuj temple, les petits temples autour du village, le palais, les cénotaphes royaux ou il fait bon flâner au bord de la rivière. Ne pas oublier d'aller au Laxmi Narayan Temple d'où la vue sur le village est magnifique. Les porches des maisons d'Orchha sont superbes, la plus part sont peints en bleu, et comportent des petites niches de part et d'autre de la porte, la porte est voûtée. La grande cérémonie du temple de Ram ne m'a pas patriarcalement ému, j'ai préféré les chants du petit temple d'Hanuman, à l'extérieur du village. Orchha commence à être de plus en plus visité, j'y ai vu beaucoup de groupes, je m'attendais à un site plus sauvage.
Orchha-Khajuraho Il est conseillé de retourner à Jhansi pour prendre un bus à la gare routière. Attention à ceux qui vous disent que le bus Deluxe de 11h n'existe pas.. Se renseigner au bureau. Jhansi-Khajuraho : 5 heures
KHAJURAHO (3 jours) SURYA Hôtel, 150 rs, bains et WC, fan, grand, super propre, jardin impeccable à l'arrière, pour prendre son petit déj, sympa, Internet haut débit. Limite luxe pour 3 Euros. Une excellente adresse au rapport qualité prix inégalé pour moi jusqu'à présent.
Khajuraho, c'est bien sûr les temples, impressionnants, les sculptures sont magnifiques et la pierre prend vie. Les sculptures érotiques les plus célèbres du monde : tant d'acrobatie et d'audace prête à sourire. La visite aux Raneh Falls, les chutes d'eau, à 19 km de là, vaut le coup, en vélo, cela permet d'observer un peu la campagne. Khajuraho est évidemment très touristique, bourrée d'hôtels, de resto, d'échoppes à souvenirs. Alors pourquoi ne pas jouer au touriste et manger face aux temples au RAJA SWISS CAFE, on y mange bien. J'ai bien mangé aussi au SHIVAM RESTAURANT moins cher, plus simple, le thali Gujarati est excellent..
Quitter Khajuraho pour Varanasi est une expédition. Les bus directs peuvent se révéler bien fatigants, le mieux est de prendre le bus jusqu'à Satna et de là un train de nuit pour Varanasi. Pas de train dispos de Satna donc nous sommes passés par Harpalpur, au nord, pour rattraper la voie ferrée avant Allahabad. 4 h 30 pour faire 100 km en bus.. et 14 h de train ! Harpalpur-Varanasi : 445 km Bundelkhand Express 1107 – D :23h15 – A :13h00 – 200 Rs 2ndSleeper

VARANASI ( 7 jours) VISHNU REST HOUSE Bien située sur Pandey Ghat, calme, surplombe le Gange. Ambiance routard où on s’échange de nombreux plans. Ferme à 22h pétantes. J'avais une chambre à 70 Rs, tout en bas, difficile de faire plus prés du Gange. Mais…. J'ai préféré la MODERN VISION GUEST HOUSE, cette Guest house, tout proche de la précédente, grande maison bâtie autour d'un patio central sur 4 niveaux, tenue par une famille qui vit là au 1er étage. Le proprio est un brahmane qui a un petit temple à l'entrée de la maison, il donne des cours de tablas. Une des filles donne des cours de danse. Beaucoup de résidents pratiquent la musique, on entend souvent des tablas ou des airs de bansuri, dans les étages. La vue depuis le toit terrasse est superbe, on voit toute la ville et le Gange. J'ai négocié la chambre avec bains à 100 Rs. Grande chambre avec fenêtre, petit balcon.
J'ai pris la plupart de mes repas au CHANDAN RESTAURANT, situé sur Bengali Tola, une des principales rues de la vielle ville, parallèle au Gange. On y mange bien, à prix raisonnable, ils sont sympas, et le principal avantage est de pouvoir observer la vie de la rue, en mangeant. J'ai bien aimé aussi déjeuner un midi au JAI SHIVE RESTAURANT, sur Meerghat. Manger un thali du sud, sur un étroit balcon, suspendu au-dessus du Gange, superbe vue. Attention toutefois aux singes sur le balcon..
Le Gange était assez haut cet été, et l'on ne pouvait marcher de ghat en ghat, il fallait remonter et se perdre dans les petites venelles de la vielle ville, c'est là tout le charme de Varanasi. Slalomer entre les gens, les vaches, ..un vrai plaisir ! J'ai nettement préféré la puja du soir sur Assi ghat à celle du Main ghat. Beaucoup moins de touristes. Mais plus que les puja-spectacle, j'ai préféré observé ces gens à demi-immergés faire leurs ablutions, leurs rituels, leur toilette, laver leur linge.. dans l'eau sacrée. Ne surtout pas rater la ballade en barque au lever du soleil, le long des ghats. J'ai préféré le Ghat de crémation secondaire Harishandra ghat, on n’y est pas sollicité comme au Manikarnika. J'ai bien aimé aussi le petit temple népali, et le spectacle des indiennes achetant leur sari dans la rue des boutiques de tissus, en fin de journée. Le grand moment restera la visite des amis d'Eli dans le village d'en face, à Ramnagar, 24 h d'immersion dans une famille indienne. J’ai apprécié la ballade à Sarnath, un havre de paix qui repose un peu…
Bénarès est une ville qui demande du temps. J'ai trouvé que le temps s'y écoulait plus vite qu'ailleurs. Pas toujours reposant de marcher dans ces ruelles étroites et sales, toujours faire attention où l'on met les pieds. mais le Gange et ses bateaux donnent un peu la sensation de se trouver dans un port, surtout avec le fleuve si large en cette saison.

Et la pluie en cette période de mousson me diriez vous ? Durant ces 3 semaines, j'ai eu : quelques heures de pluies à Gwalior sur 2 jours Une journée bien pluvieuse à Sanchi (24 h non stop) Une bonne averse dans les rues de Varanasi qui aura duré moins d'une heure. Pas grand chose en résumé....
Quelques idées de prix : (1 euro = 53 Rs env)
1 bouteille d'eau minérale : 10 à 12 Rs 1 coca : 10 Rs 1 lassi : 10 à 15 Rs 1 thali ou plat veg : 25 à 50 Rs poulet (tandoori ou curry) : 70 Rs 1 assiette de riz nature : 20 Rs (étonament cher par rapport au ... byriani : 30 Rs (plat complet : riz et legumes et fruits secs) 1 chapati : 2 à 3 rs Dahl : 15 Rs soupe : 15 Rs chaï dans la rue : 2 Rs pakora dans la rue : 5 rs (beignets piments et légumes) Samosa : 3 à 5 Rs 1 banane : 1 Rs 1 curta : 80 à 100 Rs (tunique longue) 1 pantalon léger : 100 rs 1 écharpe : 60 Rs 1 place de cinema : 30 Rs 1 concert à Varanasi : 50 Rs
Voilà pour un court résumé de mon voyage de 3 semaines….j'espère que ça vous donnera envie d'aller voir tout ça vous même....
Delhi-Gwalior 317 km Train Mahakoshal Express 1450 - D:16h20 – A :21h20 – 160 Rs 2ndSleeper
GWALIOR : (3 jours) Hôtel MAYUR 250 Rs - avec salle de bains - Air cooler, fan, TV, grande chambre, propre. Un peu loin du fort. Mon conseil est de dormir au GURDWARA du Temple Sikh. 0 Rs !! Gratuit, mais il est de bon ton de faire une petite donation au temple.. Chambre, avec salle de bains, air cooler, fan.. Royal. Très chaleureux, on peut s'y restaurer avec eux, toujours gratuitement, assis par terre, mangeant avec eux, dahl, riz et chapati. Une bonne expérience. Gros avantage, on est au coeur de la forteresse !
Gwalior vaut le coup d'oeil : belle forteresse imposante avec un fort étonnant, conservant encore quelques couleurs, de beaux temples. Et coté Nord et Sud, des statues jaïna sculptées à même la roche, certaines de tailles importantes. On y trouve aussi d'étonnants Tempos, ces gros auto rickshaws collectifs d'un autre âge.. L'ensemble est peu visité et peu touristique, pas d'échoppes à touristes.. les gens y sont accueillants.
Gwalior-Bhopal : 388 km Train GT Express 2616 - D:23h30 – A :05h25 – 201 Rs 2ndSleeper Bhopal-Sanchi : 46 km - Train 2ème classe - (plus de places assises !) 24 rs

SANCHI (2 jours) SRI LANKA MAHABODI SOCIETY REST HOUSE 100 rs normalement ( mais étant le seul touriste et ayant sympathisé avec les bonzes, j'ay ai mangé et dormi pour rien. il n'ont pas accepté la moindre roupie !) Toilettes et WC communes. Cette maison accueille des pèlerins bouddhistes du Sri Lanka.
Sanchi est tout petit village, le seul intérêt, en plus d'y voir la vie d'un petit village est le site au sommet de la Colline. On y trouve des stupas du IIi��me siècle av.J.C. Le chef d'ouvre du site est le Stupa n°1, avec ses Toranas (portail richement sculptés). Dommage qu'il ai plu autant ce jour là...
Bhopal-Jhansi : 291 km Train Karnataka Express 2627 – D :01h10 – A :05h12 - 172 Rs 2ndSleeper Jhansi-Orchha : 18 km : Tempo : 10 Rs (faut attendre que les passagers remplissent le véhicule) Sinon 100 rs pour prendre un Tempo ou un auto rickshaw tout seul.

ORCHHA (3jours1/2) RAM MANDIR LODGE 100 Rs la chambre, toilettes et WC communes, gros avantage, la situation : donne sur le cour du village. Tenu par des jeunes sympas. Je déconseille la GANPATI GUEST HOUSE, nettement plus cher, se veux d'un standing plus élevé mais la propreté n'est pas forcement au rendez-vous, il n'y a qu'à voir l'énorme décharge à ciel ouvert au bout du jardin..ils construisent un étage supplémentaire.. c'est un peu l'usine, beaucoup de groupes. je lui ai promis de lui faire de la mauvaise pub car il m'a fait payer le prix fort alors que j'ai changé d'avis entre temps. Mangez au RAM RAJA RESTAURANT, le petit resto juste avant le pont allant au palais. Nourriture familiale, pas chère, rapidement servie et bonne. En plus la famille est très sympa, vous y verrez manger beaucoup d'Indiens. Beaucoup de touristes mangent à celui du carrefour, un peu plus cher mais surtout il faut attendre très longtemps les plats.
Orchha, adorable petit village, avec de nombreux bâtiments remarquables, émergeant de la végétation : l'immense Chaturbhuj temple, les petits temples autour du village, le palais, les cénotaphes royaux ou il fait bon flâner au bord de la rivière. Ne pas oublier d'aller au Laxmi Narayan Temple d'où la vue sur le village est magnifique. Les porches des maisons d'Orchha sont superbes, la plus part sont peints en bleu, et comportent des petites niches de part et d'autre de la porte, la porte est voûtée. La grande cérémonie du temple de Ram ne m'a pas patriarcalement ému, j'ai préféré les chants du petit temple d'Hanuman, à l'extérieur du village. Orchha commence à être de plus en plus visité, j'y ai vu beaucoup de groupes, je m'attendais à un site plus sauvage.
Orchha-Khajuraho Il est conseillé de retourner à Jhansi pour prendre un bus à la gare routière. Attention à ceux qui vous disent que le bus Deluxe de 11h n'existe pas.. Se renseigner au bureau. Jhansi-Khajuraho : 5 heures

KHAJURAHO (3 jours) SURYA Hôtel, 150 rs, bains et WC, fan, grand, super propre, jardin impeccable à l'arrière, pour prendre son petit déj, sympa, Internet haut débit. Limite luxe pour 3 Euros. Une excellente adresse au rapport qualité prix inégalé pour moi jusqu'à présent.
Khajuraho, c'est bien sûr les temples, impressionnants, les sculptures sont magnifiques et la pierre prend vie. Les sculptures érotiques les plus célèbres du monde : tant d'acrobatie et d'audace prête à sourire. La visite aux Raneh Falls, les chutes d'eau, à 19 km de là, vaut le coup, en vélo, cela permet d'observer un peu la campagne. Khajuraho est évidemment très touristique, bourrée d'hôtels, de resto, d'échoppes à souvenirs. Alors pourquoi ne pas jouer au touriste et manger face aux temples au RAJA SWISS CAFE, on y mange bien. J'ai bien mangé aussi au SHIVAM RESTAURANT moins cher, plus simple, le thali Gujarati est excellent..
Quitter Khajuraho pour Varanasi est une expédition. Les bus directs peuvent se révéler bien fatigants, le mieux est de prendre le bus jusqu'à Satna et de là un train de nuit pour Varanasi. Pas de train dispos de Satna donc nous sommes passés par Harpalpur, au nord, pour rattraper la voie ferrée avant Allahabad. 4 h 30 pour faire 100 km en bus.. et 14 h de train ! Harpalpur-Varanasi : 445 km Bundelkhand Express 1107 – D :23h15 – A :13h00 – 200 Rs 2ndSleeper

VARANASI ( 7 jours) VISHNU REST HOUSE Bien située sur Pandey Ghat, calme, surplombe le Gange. Ambiance routard où on s’échange de nombreux plans. Ferme à 22h pétantes. J'avais une chambre à 70 Rs, tout en bas, difficile de faire plus prés du Gange. Mais…. J'ai préféré la MODERN VISION GUEST HOUSE, cette Guest house, tout proche de la précédente, grande maison bâtie autour d'un patio central sur 4 niveaux, tenue par une famille qui vit là au 1er étage. Le proprio est un brahmane qui a un petit temple à l'entrée de la maison, il donne des cours de tablas. Une des filles donne des cours de danse. Beaucoup de résidents pratiquent la musique, on entend souvent des tablas ou des airs de bansuri, dans les étages. La vue depuis le toit terrasse est superbe, on voit toute la ville et le Gange. J'ai négocié la chambre avec bains à 100 Rs. Grande chambre avec fenêtre, petit balcon.
J'ai pris la plupart de mes repas au CHANDAN RESTAURANT, situé sur Bengali Tola, une des principales rues de la vielle ville, parallèle au Gange. On y mange bien, à prix raisonnable, ils sont sympas, et le principal avantage est de pouvoir observer la vie de la rue, en mangeant. J'ai bien aimé aussi déjeuner un midi au JAI SHIVE RESTAURANT, sur Meerghat. Manger un thali du sud, sur un étroit balcon, suspendu au-dessus du Gange, superbe vue. Attention toutefois aux singes sur le balcon..
Le Gange était assez haut cet été, et l'on ne pouvait marcher de ghat en ghat, il fallait remonter et se perdre dans les petites venelles de la vielle ville, c'est là tout le charme de Varanasi. Slalomer entre les gens, les vaches, ..un vrai plaisir ! J'ai nettement préféré la puja du soir sur Assi ghat à celle du Main ghat. Beaucoup moins de touristes. Mais plus que les puja-spectacle, j'ai préféré observé ces gens à demi-immergés faire leurs ablutions, leurs rituels, leur toilette, laver leur linge.. dans l'eau sacrée. Ne surtout pas rater la ballade en barque au lever du soleil, le long des ghats. J'ai préféré le Ghat de crémation secondaire Harishandra ghat, on n’y est pas sollicité comme au Manikarnika. J'ai bien aimé aussi le petit temple népali, et le spectacle des indiennes achetant leur sari dans la rue des boutiques de tissus, en fin de journée. Le grand moment restera la visite des amis d'Eli dans le village d'en face, à Ramnagar, 24 h d'immersion dans une famille indienne. J’ai apprécié la ballade à Sarnath, un havre de paix qui repose un peu…
Bénarès est une ville qui demande du temps. J'ai trouvé que le temps s'y écoulait plus vite qu'ailleurs. Pas toujours reposant de marcher dans ces ruelles étroites et sales, toujours faire attention où l'on met les pieds. mais le Gange et ses bateaux donnent un peu la sensation de se trouver dans un port, surtout avec le fleuve si large en cette saison.

Et la pluie en cette période de mousson me diriez vous ? Durant ces 3 semaines, j'ai eu : quelques heures de pluies à Gwalior sur 2 jours Une journée bien pluvieuse à Sanchi (24 h non stop) Une bonne averse dans les rues de Varanasi qui aura duré moins d'une heure. Pas grand chose en résumé....
Quelques idées de prix : (1 euro = 53 Rs env)
1 bouteille d'eau minérale : 10 à 12 Rs 1 coca : 10 Rs 1 lassi : 10 à 15 Rs 1 thali ou plat veg : 25 à 50 Rs poulet (tandoori ou curry) : 70 Rs 1 assiette de riz nature : 20 Rs (étonament cher par rapport au ... byriani : 30 Rs (plat complet : riz et legumes et fruits secs) 1 chapati : 2 à 3 rs Dahl : 15 Rs soupe : 15 Rs chaï dans la rue : 2 Rs pakora dans la rue : 5 rs (beignets piments et légumes) Samosa : 3 à 5 Rs 1 banane : 1 Rs 1 curta : 80 à 100 Rs (tunique longue) 1 pantalon léger : 100 rs 1 écharpe : 60 Rs 1 place de cinema : 30 Rs 1 concert à Varanasi : 50 Rs
Voilà pour un court résumé de mon voyage de 3 semaines….j'espère que ça vous donnera envie d'aller voir tout ça vous même....
Train en Inde: réservation au jour le jour et places pour touristes English translation pending
Bonsoir,
Concernant les réservations des trains en Inde. J'ai une question svp, je n'ai pas encore prévu de trajet pour mon voyage en Inde, arrivé 27 novembre 2015, retour 22 décembre 2015.
Il existe des quotas de place dans le train pour les touristes, ce que je me pose comme question, est ce que je pourrais y aller et avoir une place de train rapidement au jour le jour ? J'ai lu que les gens réservaient au moins trois mois en avance en Inde, alors je commence un peu à avoir peur, je voulais me déplacer librement au gré de mes envies, mais ça me semble difficile maintenant. Je voulais faire -- Delhi - Bénares - Darjeeling - Sikkim- Népal - Kathmandou - Udaipur - Srinagar.< Ou alors le sud de l'Inde, complètement autre chose...
Budget limité, donc obligatoirement trajets en train ou bus.
Qu'en pensez vous ? C'est faisable et possible d'avoir des places de train pour touristes en cette période ?
Merci par avance.
Concernant les réservations des trains en Inde. J'ai une question svp, je n'ai pas encore prévu de trajet pour mon voyage en Inde, arrivé 27 novembre 2015, retour 22 décembre 2015.
Il existe des quotas de place dans le train pour les touristes, ce que je me pose comme question, est ce que je pourrais y aller et avoir une place de train rapidement au jour le jour ? J'ai lu que les gens réservaient au moins trois mois en avance en Inde, alors je commence un peu à avoir peur, je voulais me déplacer librement au gré de mes envies, mais ça me semble difficile maintenant. Je voulais faire -- Delhi - Bénares - Darjeeling - Sikkim- Népal - Kathmandou - Udaipur - Srinagar.< Ou alors le sud de l'Inde, complètement autre chose...
Budget limité, donc obligatoirement trajets en train ou bus.
Qu'en pensez vous ? C'est faisable et possible d'avoir des places de train pour touristes en cette période ?
Merci par avance.
Malade et/ou rapatrié sanitaire en Inde English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de voyager 3 semaines au Rajasthan et jusqu'à Varanesi en octobre 2015.
Certains d'entre nous sont "frileux" quant à voyager si longtemps en Inde pour avoir entendus plusieurs cas de gens qui ont été bien malades et/ou ont été rapatriés sanitaires...
Cela nous fait tout de même hesiter un peu quant à réserver notre voyage que nous avons préparé avec un organisme ; nous serions en circuit privatif.
Nous sommes pourtant très intéressés à découvrir ce pays qui est très attirant à plus d'un titre...
Les vaccins traditionnels contre hépatites et typhoïde avec une bonne trousse à pharmacie style imodium, smecta etc seraient ils suffisants en prenant bien sûr toutes précautions habituelles (eau bouteille uniquement pour brossage des dents, solution hydro alcoolique pour désinfecter les mains etc.)
Qu'en pensez vous ? Je ne trouve pas beaucoup de réponses sur le forum...
Merci d'avance
Enquête sur les "Orange People" et leur chars de musique (Inde) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens vers vous plusieurs mois après un voyage de 5 semaines en Inde pour tenter d'avoir une explication à un évènement (ou une coutume) que j'ai croisé sur place. Nous étions en Juillet 2013.
Dans les quelques villes bordant le Gange par lesquelles nous sommes passé, ainsi que sur pas mal de routes, nous avons croisés ces Indiens voyageant en groupe, vêtus d'orange, et transportant des bidons vides destinés à recueillir l'eau sacrée du Gange. Nous nous sommes interrogés sur cette coutume et avons essayer d'en parler aux locaux mais n'avons pas pu avoir de réponse vraiment précises, surtout à cause de nos faiblesses en anglais sans doute.
Je joins à ce message quelques photos prises à Varanasi, Haridwar et Rishikesh pour vous montrer de quoi il s'agit.
Nos questions basiques étaient les suivantes : - Quel est le nom de cette tradition ? - Quand a t-elle lieu ? Toute l'année, ou à certaines périodes seulement ? - Pourquoi le Orange ? - Qui effectue ce voyage et à quel âge ?
Et au delà des bases de leur tradition, ma fascination sur le moment a concerné leurs camions. Au bord du Gange, à Haridwar, l'impression de se trouver au cœur d'un teknival m'a frappé. À l'heure où nous sommes passé, en fin de journée, pas beaucoup de camions fonctionnait, ou très mal et au loin, donc difficile d'entendre quel genre de musique était diffusée (tradi indien ou au contraire grosses basses de musique plus ou moins commerciale comme on peut l'entendre sur certaines de leurs radios).
Les questions qui me taraudent le plus sont donc les suivantes : - Quelle musique est diffusée à travers ces chars ? Quand ? Comment ? - Qui construit ces installations de fortune ? - Font-ils le même trajet en roulant que les "Orange People" à pied ?
J'ai plein d'autres questions en tête, mais je commence par le commencement.
Le contraste entre le côté traditionnel de cet aller/retour au Gange, et la "modernité" de ces camions, m'a fasciné, et j'aimerais en savoir plus.
Merci de m'avoir lu, et j'espère que certains d'entre vous ont croisé ces Indiens, afin d'éclairer ma lanterne. Ou mieux, peut-être des personnes indiennes ou d'origine indienne possédant des réelles connaissances de cet incroyable pays où il me tarde de retourner.
Joyeuses fêtes
P.S.: Une des choses marquantes avec les "Orange People" fut leur apparente joie, bonheur et fierté, de marcher en scandant en coeur des mots, religieux sans doute, le long de leur périple.
Je viens vers vous plusieurs mois après un voyage de 5 semaines en Inde pour tenter d'avoir une explication à un évènement (ou une coutume) que j'ai croisé sur place. Nous étions en Juillet 2013.
Dans les quelques villes bordant le Gange par lesquelles nous sommes passé, ainsi que sur pas mal de routes, nous avons croisés ces Indiens voyageant en groupe, vêtus d'orange, et transportant des bidons vides destinés à recueillir l'eau sacrée du Gange. Nous nous sommes interrogés sur cette coutume et avons essayer d'en parler aux locaux mais n'avons pas pu avoir de réponse vraiment précises, surtout à cause de nos faiblesses en anglais sans doute.
Je joins à ce message quelques photos prises à Varanasi, Haridwar et Rishikesh pour vous montrer de quoi il s'agit.
Nos questions basiques étaient les suivantes : - Quel est le nom de cette tradition ? - Quand a t-elle lieu ? Toute l'année, ou à certaines périodes seulement ? - Pourquoi le Orange ? - Qui effectue ce voyage et à quel âge ?
Et au delà des bases de leur tradition, ma fascination sur le moment a concerné leurs camions. Au bord du Gange, à Haridwar, l'impression de se trouver au cœur d'un teknival m'a frappé. À l'heure où nous sommes passé, en fin de journée, pas beaucoup de camions fonctionnait, ou très mal et au loin, donc difficile d'entendre quel genre de musique était diffusée (tradi indien ou au contraire grosses basses de musique plus ou moins commerciale comme on peut l'entendre sur certaines de leurs radios).
Les questions qui me taraudent le plus sont donc les suivantes : - Quelle musique est diffusée à travers ces chars ? Quand ? Comment ? - Qui construit ces installations de fortune ? - Font-ils le même trajet en roulant que les "Orange People" à pied ?
J'ai plein d'autres questions en tête, mais je commence par le commencement.
Le contraste entre le côté traditionnel de cet aller/retour au Gange, et la "modernité" de ces camions, m'a fasciné, et j'aimerais en savoir plus.
Merci de m'avoir lu, et j'espère que certains d'entre vous ont croisé ces Indiens, afin d'éclairer ma lanterne. Ou mieux, peut-être des personnes indiennes ou d'origine indienne possédant des réelles connaissances de cet incroyable pays où il me tarde de retourner.
Joyeuses fêtes
P.S.: Une des choses marquantes avec les "Orange People" fut leur apparente joie, bonheur et fierté, de marcher en scandant en coeur des mots, religieux sans doute, le long de leur périple.
Que choisir entre l'Inde et le Népal pour un premier voyage seul? English translation pending
Bonjour à tous,
tout d'abord merci d'animer ce merveilleux forum que je dévore depuis deux jours 🙂
Je me présente, je suis un jeune homme de 24 ans qui a 1 mois/ 1 mois et demi devant lui et un bon petit budget, et je désire me lancer dans un périple seul (mes amis n'ont pas le temps et les moyens de me suivre, et puis même, j'ai le désir de partir seul afin d'être encore plus ouvert à cette aventure).
Mon choix de départ à été l'Inde en général, puis l'Inde du Sud (d'abord un peu par hasard, puis au fur et à mesure de mes recherches je me suis rendu compte que ce lieux a l'air d'être passionant/enrichissant/envoutant). J'ai activement dévoré des vidéos et des témoignages, et petit à petit, certaines appréhensions sont venues : tous d'abord la découverte du "symptome de l'Inde", et puis tous ces témoignages de gens qui sont revenus le ventre complètement retournées de l'Inde suite à leur expérience (harcellement/escroquerie dés leur arrivé à Delhi, toutes ces personnes qui te tombent dessus, gros temps d'adaptation, etc.) Je précise que je suis une personne pas spécialement peureuse et plutôt ouverte d'esprit, mais l'idée de me retrouver seul au milieu d'une culture qui est à l'opposée de la mienne avec le monde entier qui essaye de m'entuber alors que je viens d'arriver me fait peur. D'autant plus pour un premier voyage (j'ai déjà visité toute l'Europe ainsi que la Tunisie, mais j'étais accompagné et ces pays n'ont rien à voir avec l'Inde).
Puis, j'ai lu quelques messages sur le Népal, et cela à l'air d'être également une très bonne expérience nettement plus tranquile... je me renseigne de plus en plus sur le Népal mais avec le sentiment que si je pars au Népal parce que je n'ai "pas eu les couilles" de partir en Inde, et bien je vais avoir un petit regret. Pour autant, si je pars en Inde et que je vis un énorme calvaire qui m'empeche d'apprécier l'immense beauté de ce pays je vais avoir d'énorme regret de n'être pas parti au Népal.
J'aimerais donc avoir quelques conseils/avis de personnes qui se sont retrouvées dans le même dileme que moi, ou qui ont testé les deux pays (seul, je précise)... Est ce que je sous estime le Népal? Dois-je suivre ma première impression et partir en Inde au risque d'être dégouté des voyages solos? L'Inde a l'air tellement envoutante, mais elle fait peur aussi.
Je me présente, je suis un jeune homme de 24 ans qui a 1 mois/ 1 mois et demi devant lui et un bon petit budget, et je désire me lancer dans un périple seul (mes amis n'ont pas le temps et les moyens de me suivre, et puis même, j'ai le désir de partir seul afin d'être encore plus ouvert à cette aventure).
Mon choix de départ à été l'Inde en général, puis l'Inde du Sud (d'abord un peu par hasard, puis au fur et à mesure de mes recherches je me suis rendu compte que ce lieux a l'air d'être passionant/enrichissant/envoutant). J'ai activement dévoré des vidéos et des témoignages, et petit à petit, certaines appréhensions sont venues : tous d'abord la découverte du "symptome de l'Inde", et puis tous ces témoignages de gens qui sont revenus le ventre complètement retournées de l'Inde suite à leur expérience (harcellement/escroquerie dés leur arrivé à Delhi, toutes ces personnes qui te tombent dessus, gros temps d'adaptation, etc.) Je précise que je suis une personne pas spécialement peureuse et plutôt ouverte d'esprit, mais l'idée de me retrouver seul au milieu d'une culture qui est à l'opposée de la mienne avec le monde entier qui essaye de m'entuber alors que je viens d'arriver me fait peur. D'autant plus pour un premier voyage (j'ai déjà visité toute l'Europe ainsi que la Tunisie, mais j'étais accompagné et ces pays n'ont rien à voir avec l'Inde).
Puis, j'ai lu quelques messages sur le Népal, et cela à l'air d'être également une très bonne expérience nettement plus tranquile... je me renseigne de plus en plus sur le Népal mais avec le sentiment que si je pars au Népal parce que je n'ai "pas eu les couilles" de partir en Inde, et bien je vais avoir un petit regret. Pour autant, si je pars en Inde et que je vis un énorme calvaire qui m'empeche d'apprécier l'immense beauté de ce pays je vais avoir d'énorme regret de n'être pas parti au Népal.
J'aimerais donc avoir quelques conseils/avis de personnes qui se sont retrouvées dans le même dileme que moi, ou qui ont testé les deux pays (seul, je précise)... Est ce que je sous estime le Népal? Dois-je suivre ma première impression et partir en Inde au risque d'être dégouté des voyages solos? L'Inde a l'air tellement envoutante, mais elle fait peur aussi.
Itinéraire en Inde du Nord: minimiser la mousson? English translation pending
Bonjour à tous!!! Je conte faire dans mon voyage l'itinéraire suivant de 1 mois (du 27 juillet au 26 aout):
Delhi, Agra, Khajuraho, Varanasi, Haridwar, amritsar, Srinagar, Lamayuru, Leh, Manali, Delhi.
Et ma question est donc dans quel sens le faire pour minimiser l'impact de la mousson? Dans le sens que j'ai dit, ou bien d'abord partir vers le ladakh pour revenir en plein aout dans les zones de moussons..
Je suis à l'écoute de vos conseils..
Sinon de meilleur idée que ma sélection? (je sais qu'il y'en a beaucoup)
Delhi, Agra, Khajuraho, Varanasi, Haridwar, amritsar, Srinagar, Lamayuru, Leh, Manali, Delhi.
Et ma question est donc dans quel sens le faire pour minimiser l'impact de la mousson? Dans le sens que j'ai dit, ou bien d'abord partir vers le ladakh pour revenir en plein aout dans les zones de moussons..
Je suis à l'écoute de vos conseils..
Sinon de meilleur idée que ma sélection? (je sais qu'il y'en a beaucoup)
Organisation pour trois semaines (et demi) en Inde du Nord à partir de la fin juillet English translation pending
Bonjour à tous,
Ma copine et moi avons prévu de passer un peu plus de 3 semaines en Inde du Nord à partir du 27 juillet. Seulement, nous avons un peu de mal à nous organiser, ne sachant pas par quoi commencer. Nous savons juste quelques petites choses:
- Nous voudrions pouvoir visiter Delhi (lieu d'arrivée et de départ) et ses environs, Le Rajasthan, le Ladakh (si c'est possible) et aussi Bénarès, sans oublier le Taj Mahal.
- Nous voudrions pouvoir nous déplacer assez facilement et à peu de frais: nous partons avec des sacs à dos et n'avons rien contre le fait de voyager en train
- Mis à part le Rajasthan où nous aimerions pouvoir passer au moins une nuit dans un palais, nous voudrions nous loger et manger pour pas cher.
Pourriez-vous nous conseiller des itinéraires et des étapes à faire ?
Merci d'avance !
😉
Voyager seule en Inde et Thaïlande English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Volia c'est mon premier voyage à sac à dos. J'aimerais partir durant 2 mois en Inde puis 2 mois en Thaïlande. Est-ce un soucis de voyager seule en étant une jeune fille ?? car hônnetment je m'inquiète un peu... D'ailleurs quelle tenue dois-je porter durant mon séjour en Inde ? est-ce que je peux me mettre en maillot deux pces ou ce n'est pas vraiment recommandé ??
Est-ce facile de rencontrer des gens en Inde et Thaïlande ?? car je ne me vois pas faire la route tt seule ....
Merci d'avance pour vos réponses et si vous avez quelques conseils à me donner, ils sont tous les bienvenus !
Audrey
Volia c'est mon premier voyage à sac à dos. J'aimerais partir durant 2 mois en Inde puis 2 mois en Thaïlande. Est-ce un soucis de voyager seule en étant une jeune fille ?? car hônnetment je m'inquiète un peu... D'ailleurs quelle tenue dois-je porter durant mon séjour en Inde ? est-ce que je peux me mettre en maillot deux pces ou ce n'est pas vraiment recommandé ??
Est-ce facile de rencontrer des gens en Inde et Thaïlande ?? car je ne me vois pas faire la route tt seule ....
Merci d'avance pour vos réponses et si vous avez quelques conseils à me donner, ils sont tous les bienvenus !
Audrey
Circuit possible en Inde et au Népal sur 3 semaines? English translation pending
Bonsoir à tous.
Voila, j'ai fait beaucoup de recherche concernant mes vacances du mois d'aout, et finalement j'ai opté pour l'Inde...
J'ai fait pas mal de recherche et ai mis au point un circuit sur 3 semaines.
Je le vous le soumet donc : à vous les spécialistes de l'Inde ou d'ailleurs
Le Circuit. En soit le moyen de transport (voiture+chauffeur ou train ou autres ...) n'est pas définitif, je pense même utilisé tout les moyen de transport possible
Donc voici mon projet du 7 aout au 30 aout
Jour 1 / 7 août Paris - CDG / Delhi -Gandhi Départ pour Delhi par vol régulier. Arrivée le Soir. Accueil et transfert à l'hôtel (réservé sur le net). Nuit à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 2 / 8 août Delhi Journée de visite de Delhi. La capitale indienne est composée de deux parties : Mughal Old Delhi, le vieux Delhi, et la partie moderne, New Delhi. Nuit à Delhi
……………………………………….............................................................................. Jour 3 / 9 août Delhi Journée de visite ainsi que réservation du train pour Jaipur le lendemain Nuit à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 4 / 10 août Delhi - Jaipur (5 heures de train - 20 euros) Petit déjeuner puis départ par la route pour Jaipur. Dans l'après-midi visite de Jaipur. Nuit à Jaipur ……………………………………….............................................................................. Jour 5 / 11 août Jaipur Le matin, excursion à Amber Fort, à 10 km de Jaipur. Arrivée à Jaipur, Visite de Jaipur Nuit à Jaipur ………………………………………..............................................................................
Jour 6 / 12 août Jaipur - Agra Départ par la route pour Agra. A 38 Kms d'Agra, visite de Fatehpur Sikri . Arrivée à Agra. Visite d'agra Nuit Agra
………………………………………..............................................................................
Jour 7 / 13 août Agra Petit-déjeuner. Visite de la Cité d’Agra et des environs ……………………………………….............................................................................. Jour 8 / 14 août Agra - Lucknow Départ tôt le matin pour Lucknow ( 5 heures de train ) Après midi Visite de Lucknow. Nuit à Lucknow ……………………………………….............................................................................. Jour 9 / 15 août Lucknow Visite de Lucknow Nuit à Lucknow ( ou train de nuit pour Varanassi depuis Lucknow si Possible ) ……………………………………….............................................................................. Jour 10 / 16 août Lucknow - Varanassi Si impossible de prendre un train de nuit, Départ tôt le matin pour Varanassi Après midi : Visite de Varanassi ………………………………………..............................................................................
Jour 11 / 17 août Varanassi Visite de Varanassi ……………………………………….............................................................................. Jour 12 / 18 août Varanassi Visite de Varanassi ……………………………………….............................................................................. Jour 13 / 19 août Varanassi Visite de Varanassi ……………………………………….............................................................................. Jour 14 / 20 août Départ pour Katmandou Journée dans les transport ……………………………………….............................................................................. Jour 15 / 21 août Katmandou Visite de katmandou ……………………………………….............................................................................. Jour 16 / 22 août Katmandou Visite de Katmandou ……………………………………….............................................................................. Jour 17 / 23 août Katmandou Visite de Katmandou ……………………………………….............................................................................. Jour 18 / 24 août Katmandou Visite de Katmandou ……………………………………….............................................................................. Jour 19 / 25 août Katmandou - Lucknow Journée dans les transports ……………………………………….............................................................................. Jour 20 / 26 août Lucknow -New Delhi Journée dans les transports ……………………………………….............................................................................. Jour 21 / 27 août New Delhi repos à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 22 / 28 août New Delhi repos à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 23 / 29 août New Delhi Repos à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 24 / 30 août New Delhi - Paris
votre avis m'est énormement important Merci
Le Circuit. En soit le moyen de transport (voiture+chauffeur ou train ou autres ...) n'est pas définitif, je pense même utilisé tout les moyen de transport possible
Donc voici mon projet du 7 aout au 30 aout
Jour 1 / 7 août Paris - CDG / Delhi -Gandhi Départ pour Delhi par vol régulier. Arrivée le Soir. Accueil et transfert à l'hôtel (réservé sur le net). Nuit à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 2 / 8 août Delhi Journée de visite de Delhi. La capitale indienne est composée de deux parties : Mughal Old Delhi, le vieux Delhi, et la partie moderne, New Delhi. Nuit à Delhi
……………………………………….............................................................................. Jour 3 / 9 août Delhi Journée de visite ainsi que réservation du train pour Jaipur le lendemain Nuit à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 4 / 10 août Delhi - Jaipur (5 heures de train - 20 euros) Petit déjeuner puis départ par la route pour Jaipur. Dans l'après-midi visite de Jaipur. Nuit à Jaipur ……………………………………….............................................................................. Jour 5 / 11 août Jaipur Le matin, excursion à Amber Fort, à 10 km de Jaipur. Arrivée à Jaipur, Visite de Jaipur Nuit à Jaipur ………………………………………..............................................................................
Jour 6 / 12 août Jaipur - Agra Départ par la route pour Agra. A 38 Kms d'Agra, visite de Fatehpur Sikri . Arrivée à Agra. Visite d'agra Nuit Agra
………………………………………..............................................................................
Jour 7 / 13 août Agra Petit-déjeuner. Visite de la Cité d’Agra et des environs ……………………………………….............................................................................. Jour 8 / 14 août Agra - Lucknow Départ tôt le matin pour Lucknow ( 5 heures de train ) Après midi Visite de Lucknow. Nuit à Lucknow ……………………………………….............................................................................. Jour 9 / 15 août Lucknow Visite de Lucknow Nuit à Lucknow ( ou train de nuit pour Varanassi depuis Lucknow si Possible ) ……………………………………….............................................................................. Jour 10 / 16 août Lucknow - Varanassi Si impossible de prendre un train de nuit, Départ tôt le matin pour Varanassi Après midi : Visite de Varanassi ………………………………………..............................................................................
Jour 11 / 17 août Varanassi Visite de Varanassi ……………………………………….............................................................................. Jour 12 / 18 août Varanassi Visite de Varanassi ……………………………………….............................................................................. Jour 13 / 19 août Varanassi Visite de Varanassi ……………………………………….............................................................................. Jour 14 / 20 août Départ pour Katmandou Journée dans les transport ……………………………………….............................................................................. Jour 15 / 21 août Katmandou Visite de katmandou ……………………………………….............................................................................. Jour 16 / 22 août Katmandou Visite de Katmandou ……………………………………….............................................................................. Jour 17 / 23 août Katmandou Visite de Katmandou ……………………………………….............................................................................. Jour 18 / 24 août Katmandou Visite de Katmandou ……………………………………….............................................................................. Jour 19 / 25 août Katmandou - Lucknow Journée dans les transports ……………………………………….............................................................................. Jour 20 / 26 août Lucknow -New Delhi Journée dans les transports ……………………………………….............................................................................. Jour 21 / 27 août New Delhi repos à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 22 / 28 août New Delhi repos à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 23 / 29 août New Delhi Repos à Delhi ……………………………………….............................................................................. Jour 24 / 30 août New Delhi - Paris
votre avis m'est énormement important Merci
Isabelle et Haïtham font un tour English translation pending
Aulnay sous bois, 93, France
Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"
Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"
Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"
Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.
Février 2004 : Isabelle accouche du projet.
A suivre...
Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"
Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"
Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"
Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.
Février 2004 : Isabelle accouche du projet.
A suivre...
Autotour en Inde: choix de sites et durées English translation pending
Bonjour
Je suis actuellement en contact avec plusieurs chauffeurs privés pour notre auto tour en Inde cette fin d’annee.
sur la photo, j’ai une proposition intéressante mais je la sens un peu speed ... Les chiffres sont en fait les jours avec leurs km et temps de route donnés par le chauffeur. Je sais qu’ils veulent en mettre le plus possible mais j’ai une devise qui est voir moins mais mieux .... Pour Varanasi, c’est une demande de ma part, je veux y aller ....
Ma question est :
S’il fallait réduire le nombre de site et augmenter les durées, quels changements opéreraient vous ?
Au final, cela vous semble t-il jouable ?
Merci de votre contribution.


Brève balade indienne (photos) English translation pending
Bonjour,
Ca va faire un mois que je suis rentré d'une balade d'une quinzaine de jours en Inde. Un voyage décidé en 48 h. Bref, j'ai tardé à diffuser mes photos en raison d'un problème d'ordinateur se surajoutant un une tonne de boulot. Bref, malgré mon problème de Mac qui n'est pas totalement réglé je me lance. Je dis je me lance car j'ai été embêté dans mes prises de vues par une pollution tenace et une météo capricieuse. Pour info, mon trajet qui n'a rien d'original est parti de Delhi pour Varanasi, Orccha et retour par Agra.




















Ca va faire un mois que je suis rentré d'une balade d'une quinzaine de jours en Inde. Un voyage décidé en 48 h. Bref, j'ai tardé à diffuser mes photos en raison d'un problème d'ordinateur se surajoutant un une tonne de boulot. Bref, malgré mon problème de Mac qui n'est pas totalement réglé je me lance. Je dis je me lance car j'ai été embêté dans mes prises de vues par une pollution tenace et une météo capricieuse. Pour info, mon trajet qui n'a rien d'original est parti de Delhi pour Varanasi, Orccha et retour par Agra.




















Itinéraire de vingt et un jours en Inde English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage en inde pour le mois d'août. Je compte rester 21 jours et j'ai un peu de difficultés à préparer l'itinéraire vu que c'est mon premier voyage en Inde.
J'avais pensé à : Delhi > train jusque agra > train jusque Jaipur > (location de voiture pour le reste) Mandawa > bikaner > jaisalmer > jodhpur > udaipur puis retour à delhi en avion.
Qu'en pensez vous ? Est il possible de faire toutes ses étapes ?
Merci
Je prépare un voyage en inde pour le mois d'août. Je compte rester 21 jours et j'ai un peu de difficultés à préparer l'itinéraire vu que c'est mon premier voyage en Inde.
J'avais pensé à : Delhi > train jusque agra > train jusque Jaipur > (location de voiture pour le reste) Mandawa > bikaner > jaisalmer > jodhpur > udaipur puis retour à delhi en avion.
Qu'en pensez vous ? Est il possible de faire toutes ses étapes ?
Merci
Inde en juillet-août: où aller, que voir et que faire? English translation pending
Salut,
Ma copine et moi souhaiterions voyager en Inde cet été pendant 5 semaines. Seul problème (mais en est-ce vraiment un?) nous ne connaissons pas du tout. Je me fie donc à votre (vos) expérience(s) pour m'indiquer éventuellement un itinéraire, les choses à voir, à faire, s'il vaut mieux, en fonction de la mousson, aller dans le sud ou dans le nord etc.
Merci d'avance pour vos conseils avisés.
Sylvain
Ma copine et moi souhaiterions voyager en Inde cet été pendant 5 semaines. Seul problème (mais en est-ce vraiment un?) nous ne connaissons pas du tout. Je me fie donc à votre (vos) expérience(s) pour m'indiquer éventuellement un itinéraire, les choses à voir, à faire, s'il vaut mieux, en fonction de la mousson, aller dans le sud ou dans le nord etc.
Merci d'avance pour vos conseils avisés.
Sylvain
Voyage de deux/trois mois en Inde et au Népal: itinéraire et budget? English translation pending
Salut à tous!
C'est un plaisir de refaire appel à ce site et aux merveilleux membres qu'il possède bien évidemment!!
Pour faire simple je souhaite aller en Inde et au Népal pendant deux ou 3 mois...le seul problème est que je n'ai aucune notion de prix sur la vie dans ces deux pays...et je n'ai pas non plus commencé à voir mon itinéraire (sachant que j'arrive à Delhi)...
Donc si vous avez qq infos (notamment sur le coup de l'hébergement, de la nourriture, des transports) je suis plus que preneur! et si vous avez qq conseils sur des itinéraires potentiels n'hésitez pas à vous lâcher sur vos expériences!!!!!
Merci d'avance à tout le monde et bon vent!
C'est un plaisir de refaire appel à ce site et aux merveilleux membres qu'il possède bien évidemment!!
Pour faire simple je souhaite aller en Inde et au Népal pendant deux ou 3 mois...le seul problème est que je n'ai aucune notion de prix sur la vie dans ces deux pays...et je n'ai pas non plus commencé à voir mon itinéraire (sachant que j'arrive à Delhi)...
Donc si vous avez qq infos (notamment sur le coup de l'hébergement, de la nourriture, des transports) je suis plus que preneur! et si vous avez qq conseils sur des itinéraires potentiels n'hésitez pas à vous lâcher sur vos expériences!!!!!
Merci d'avance à tout le monde et bon vent!
Se rendre au Tibet depuis Pékin et continuer vers le Népal English translation pending
Bonjour à tous,
Dans le cadre du tout du monde que je suis en train de préparer, je voudrais en venant de Chine, me rendre au Tibet puis au Népal et en Inde.
J'ai lu de long en large les posts du forum mais je reste un peu sur ma faim.
Je devrais arriver à Pékin début septembre 2008. Pour aller au Tibet, quelles sont les contraintes qu'imposent le permis (nombre de personnes, guide, …) et combien coûte-t-il ? En sachant que je voudrais sortir du Tibet par la route pour me rendre au Népal.
Niveau transports, quelles sont les possibilités pour aller à Lhasa ? J'ai vu qu'il y a le train depuis Pékin, combien coute t il et faut il réserver à l'avance ? Sinon, quelles sont les alternatives ?
Merci de votre aide, j'essaie d'y voir plus clair…
Dans le cadre du tout du monde que je suis en train de préparer, je voudrais en venant de Chine, me rendre au Tibet puis au Népal et en Inde.
J'ai lu de long en large les posts du forum mais je reste un peu sur ma faim.
Je devrais arriver à Pékin début septembre 2008. Pour aller au Tibet, quelles sont les contraintes qu'imposent le permis (nombre de personnes, guide, …) et combien coûte-t-il ? En sachant que je voudrais sortir du Tibet par la route pour me rendre au Népal.
Niveau transports, quelles sont les possibilités pour aller à Lhasa ? J'ai vu qu'il y a le train depuis Pékin, combien coute t il et faut il réserver à l'avance ? Sinon, quelles sont les alternatives ?
Merci de votre aide, j'essaie d'y voir plus clair…
Dix-huit jours au Rajasthan et à Bénares English translation pending
Bonjour à vous, voyageurs du monde entier !
Je compte partir au rajasthan. Je n'ai que 18 jours et j'aimerais aller également à Bénares. Donc je ne pourrai pas visiter tout ce que j'avais prévu dans cette région de l'Inde. Je connais ce pays et je sais que les transports peuvent parfois être longs. Qui est déjà aller là bas et peut me conseiller ? Je comptais aller à Agra, Jaipur, Puschkar, Jodpur, Udaipur et Jaiselmer. Selon vous, quelle est la ville à "sacrifier" ( car moins jolie ou trop touristique ...) pour avoir du temps pour aller aussi à Bénares ? merci beaucoup bises à tous Camille
Je compte partir au rajasthan. Je n'ai que 18 jours et j'aimerais aller également à Bénares. Donc je ne pourrai pas visiter tout ce que j'avais prévu dans cette région de l'Inde. Je connais ce pays et je sais que les transports peuvent parfois être longs. Qui est déjà aller là bas et peut me conseiller ? Je comptais aller à Agra, Jaipur, Puschkar, Jodpur, Udaipur et Jaiselmer. Selon vous, quelle est la ville à "sacrifier" ( car moins jolie ou trop touristique ...) pour avoir du temps pour aller aussi à Bénares ? merci beaucoup bises à tous Camille
Inde pendant la mousson? English translation pending
Bonjour a tous,
Je prévois un voyage en inde pour l'année prochaine. Savez vous s'il est si desagréable que ca d'y voyager pendant les mois d avril/mai/juin? J'imagine que ca dépend des régions...
merci de vos réponses
Conseils pour Nord de l'Inde, Népal et Tibet (mars 2006) English translation pending
Bonjour
Je souhaite me faire un petit trip dans le nord de l'Inde (New Delhi - Agra - Veranasi - bodhgaya), NEPAL, TIBET et finir par Dacca au Bangladesh en Mars / Avril 2006.
Je voudrai avoir quelques infos pour bien préparer mon voyage car je suis allé en asie du sud Est (Thailande / Laos / Cambodge / Malaisie / Bali / Java / Singapour et Viet Nam) mais je sais que ce voyage sera totalement différent ne serai ce que par le climat.
Tout d'abord je dois compter combien une fourchette de prix) pour un vol Paris - New Delhi, retour Dacca (bangladesh) - Paris ?
1 / Le plus pratique pour aller au Népal et pour combien ? 2 / Visa pour le Nepal à la frontière ? 3 / Possible d'aller au Tibet ? Comment ? Visa à Katmandou ? Pour combien ? 4 / Possible d'aller à Dacca en avion de Lhassa ? réservation avant ? prix ? 5 / Quel genre de fringues dois je emporter ? car je ne compte pas me charger ...! 6 / Transport en Inde sont ils compliqués ? 7 / Budget Bouffe, Guest House, Visas, Transport, divers pour 2 mois ???
Pour le moment je ne vois que ça comme question ! lol, donc merci d'avance pour toutes vos "futurs" réponses et à bientôt pour mes prochaines questions !
Merci a+
Nicolas de Bordeaux
Je souhaite me faire un petit trip dans le nord de l'Inde (New Delhi - Agra - Veranasi - bodhgaya), NEPAL, TIBET et finir par Dacca au Bangladesh en Mars / Avril 2006.
Je voudrai avoir quelques infos pour bien préparer mon voyage car je suis allé en asie du sud Est (Thailande / Laos / Cambodge / Malaisie / Bali / Java / Singapour et Viet Nam) mais je sais que ce voyage sera totalement différent ne serai ce que par le climat.
Tout d'abord je dois compter combien une fourchette de prix) pour un vol Paris - New Delhi, retour Dacca (bangladesh) - Paris ?
1 / Le plus pratique pour aller au Népal et pour combien ? 2 / Visa pour le Nepal à la frontière ? 3 / Possible d'aller au Tibet ? Comment ? Visa à Katmandou ? Pour combien ? 4 / Possible d'aller à Dacca en avion de Lhassa ? réservation avant ? prix ? 5 / Quel genre de fringues dois je emporter ? car je ne compte pas me charger ...! 6 / Transport en Inde sont ils compliqués ? 7 / Budget Bouffe, Guest House, Visas, Transport, divers pour 2 mois ???
Pour le moment je ne vois que ça comme question ! lol, donc merci d'avance pour toutes vos "futurs" réponses et à bientôt pour mes prochaines questions !
Merci a+
Nicolas de Bordeaux
Concours photos avril 2013: "Et si on faisait une sieste?" English translation pending
Bonjour à tous,
On m'a demandé de sortir un peu des sentiers battus et des thèmes sur les paysages, alors voici le thème de ce mois d'avril : « Et si on faisait une sieste ? ».
Je suis certain que vous avez tous rencontrés un jour ou l'autre en voyage un chauffeur de taxi ou un conducteur de rickshaw faisant une petite sieste, ou même un local qui s'est assoupi dans un train, ou encore le tenant d'une échoppe qui fait un p'tit som' sur son étale. Aujourd'hui, mettons ces personnes à l'honneur ! Postez donc vos plus beaux clichés de ces personnes qui font une sieste. Attention, les photos d'animaux ne sont pas acceptées ;)
Pour participer : dépôt des photos du 01 au 21 avril à minuit.
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Pour voter : du 22 au 28 avril à minuit.
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
Pour les discussions autour du thème, c’est ici :
A venir
Pour le diaporama, c’est ici (merci Hériklès) :
A venir
Merci pour votre participation, amusez-vous, et que le meilleur gagne !
L’heureux gagnant pourra organiser le concours photos du mois de mai 2013 !
On m'a demandé de sortir un peu des sentiers battus et des thèmes sur les paysages, alors voici le thème de ce mois d'avril : « Et si on faisait une sieste ? ».
Je suis certain que vous avez tous rencontrés un jour ou l'autre en voyage un chauffeur de taxi ou un conducteur de rickshaw faisant une petite sieste, ou même un local qui s'est assoupi dans un train, ou encore le tenant d'une échoppe qui fait un p'tit som' sur son étale. Aujourd'hui, mettons ces personnes à l'honneur ! Postez donc vos plus beaux clichés de ces personnes qui font une sieste. Attention, les photos d'animaux ne sont pas acceptées ;)
Pour participer : dépôt des photos du 01 au 21 avril à minuit.
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Pour voter : du 22 au 28 avril à minuit.
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
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L’heureux gagnant pourra organiser le concours photos du mois de mai 2013 !
Un mois à Bali et Lombok en juillet-août: avion et itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.
Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?
Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.
J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.
Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?
Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...
Merci d'avance !🙂
Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.
Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?
Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.
J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.
Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?
Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...
Merci d'avance !🙂
Trek au Népal puis visite du Rajasthan en été: fortes chaleurs et mousson? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Cet été, de mi-juillet à mi-septembre, j'aimerais d'abord, pendant quelques semaines, visiter le Népal et y faire un trek, pour ensuite descendre en Inde du Nord et visiter le Rajasthan le reste du temps. Etant étudiant, je n'ai pas le choix des dates.
Mais j'ai pu lire dans beaucoup d'endroit que pour le Népal et une grande partie de l'Inde du Nord, l'été était fortement déconseillé en raison soit des fortes chaleurs, soit de la mousson, soit des deux. Ceci dit, cela ne me gêne pas si ce n'est pas tout à fait confortable, je suis habitué à voyager en basse saison (récemment j'ai visité l'Anatolie en janvier-février, et la Thaïlande en Août-Septembre), mais je n'ai pas pour autant envie de me mettre en danger.
Alors qu'en pensez-vous? Est-ce que c'est possible et sûr de faire un trek au Népal en cette saison? Si oui, lequel? Et l'Inde du Nord, est-ce que ça vaut le coup d'y aller en pleine été? Ce n'est pas trop pénible?
Merci d'avance pour vos réponses et vos réflexions.
Charles
Mais j'ai pu lire dans beaucoup d'endroit que pour le Népal et une grande partie de l'Inde du Nord, l'été était fortement déconseillé en raison soit des fortes chaleurs, soit de la mousson, soit des deux. Ceci dit, cela ne me gêne pas si ce n'est pas tout à fait confortable, je suis habitué à voyager en basse saison (récemment j'ai visité l'Anatolie en janvier-février, et la Thaïlande en Août-Septembre), mais je n'ai pas pour autant envie de me mettre en danger.
Alors qu'en pensez-vous? Est-ce que c'est possible et sûr de faire un trek au Népal en cette saison? Si oui, lequel? Et l'Inde du Nord, est-ce que ça vaut le coup d'y aller en pleine été? Ce n'est pas trop pénible?
Merci d'avance pour vos réponses et vos réflexions.
Charles
Petit périple d'un mois en Inde du Nord et Népal English translation pending
Namaste !! bonjour tout le monde !!
je pars en inde et au népal (pour la 1ère fois les 2) du 27.09 au 25.10... à priori tout seul (peut-être qu'une amie m'accompagnera...rien de sûr) j'arrive a delhi le 27 au soir, le lendemain je pars sur agra histoire d'aller voir le taj, le fort, etc.. et peut-être un ptit tour à fatehpur... ensuite je pars sur varanasi où je resterai plusieurs jours pour après remonter sur le népal via sunauli je m'arrêterai une ou deux journées à lumbini je pense puis direction pokhara (je m'y arrêterai peut-être quelques jours) puis ktm ! je reste quelques jours à ktm et alentours puis je repasse la frontière côté est du népal pour me retrouver vers darjeeling j'y reste quelques jours encore et reprends l'avion pour delhi pour également y passer quelques jours avant de rentrer en france :(
si des gens sont dans le coin au même moment on pourrait se croiser ?
sinon je me demandais...entre lumbini et ktm, je sais pas trop quoi faire... pokhara vaut-il le coup (le lac ?) ? directement de lumbini à ktm ? ou ya des ptits coins sympa à faire un peu reculés de la route principale ?
j'ai cru lire je sais plus où que c'était possible d'aller passer la journée au bhoutan quand on est vers darjeeling...quelqu'un l'a t'il déjà fait ? est-ce que ça vaut le coup ou on se ballade en troupeau de touriste ? le prix ?
si vous avez des conseils sur l'itinéraire, des choses à voir, des ptites guesthouses sympa, des bonnes adresses, etc... jsuis preneur :D
à bientôt sur les routes ;)
je pars en inde et au népal (pour la 1ère fois les 2) du 27.09 au 25.10... à priori tout seul (peut-être qu'une amie m'accompagnera...rien de sûr) j'arrive a delhi le 27 au soir, le lendemain je pars sur agra histoire d'aller voir le taj, le fort, etc.. et peut-être un ptit tour à fatehpur... ensuite je pars sur varanasi où je resterai plusieurs jours pour après remonter sur le népal via sunauli je m'arrêterai une ou deux journées à lumbini je pense puis direction pokhara (je m'y arrêterai peut-être quelques jours) puis ktm ! je reste quelques jours à ktm et alentours puis je repasse la frontière côté est du népal pour me retrouver vers darjeeling j'y reste quelques jours encore et reprends l'avion pour delhi pour également y passer quelques jours avant de rentrer en france :(
si des gens sont dans le coin au même moment on pourrait se croiser ?
sinon je me demandais...entre lumbini et ktm, je sais pas trop quoi faire... pokhara vaut-il le coup (le lac ?) ? directement de lumbini à ktm ? ou ya des ptits coins sympa à faire un peu reculés de la route principale ?
j'ai cru lire je sais plus où que c'était possible d'aller passer la journée au bhoutan quand on est vers darjeeling...quelqu'un l'a t'il déjà fait ? est-ce que ça vaut le coup ou on se ballade en troupeau de touriste ? le prix ?
si vous avez des conseils sur l'itinéraire, des choses à voir, des ptites guesthouses sympa, des bonnes adresses, etc... jsuis preneur :D
à bientôt sur les routes ;)
Les pieds au Népal... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit d'1 mois au Nepal par Sophie et Christophe en ballade autour de la planette. Pour les photos qui vont avec:http://www.lespiedssurterre.org. Bonne lecture. Mardi 24 Octobre: arrivée au Népal
Petit bilan après 3 mois sur la route, on est. vivant!!!! Mais encore… Et bien ça n'est pas si facile que ça de jouer les apprentis voyageurs. Pour le moment on a toujours pas eu de coups de blues, on ne ressent pas l'envie de rentrer et ces trois premiers mois déjà une aventure extraordinaire. Cependant, ces vacances un peu plus longues que d'habitude commencent à laisser imperceptiblement quelques traces: on ne s'émerveille plus autant, notre curiosité est un peu moins aiguisée et certaines choses inhérentes à notre quotidien deviennent plus pesantes certains jours: faire et défaire son sac régulièrement, se taper de longs trajets inconfortables, s'adapter à un nouveau pays sans avoir digéré le précédent, visiter, être harcelé par les "pro" du tourisme, etc…En fait le besoin de se poser se fait de plus en plus sentir, l'envie de ne plus bouger.
Jusqu'à présent le physique et le mental n'ont pas été ménagés avec trois pays pas forcement faciles sans farniente puis l'Inde qui pointe le bout de son nez. Allez courage, dans trois mois c'est les Maldives. "Il ne manquerait plus qu'ils se plaignent ces deux là!!!!"
Finalement, ce qui nous fatigue le plus et malheureusement qui nous colle a la peau, c'est notre condition de … touriste! Ca se voit a 10kms et on ne peut pas circuler sans qu'on nous propose du change, des souvenirs, un rickshaw, avec l'impression omniprésente d'être pris pour un porte monnaie ambulant. Certes les premiers temps ça fait parti du dépaysement, mais au bout d'un moment ça devient pénible et on a envie de se fondre dans la masse, de circuler incognito quoi!
Mais ne vous méprenez pas, ne comptez pas nous revoir de sitôt (tant mieux diront certains…), car c'est trop de la baaaaaaaaaaalle!!!!!!!!!!!
Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...
Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.
Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée.
en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué
Vendredi 27 Octobre: la séparation
Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci.
Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra.
Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.
Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner
Sniff
Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.
Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.
Vendredi 28 Octobre:
Spécimens en voie d'extinction
Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.
Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":
Marc: plus connu sous le pseudonyme de " l'ours béarnais ", autant pour sa pilosité que pour son caractère. Il animera ces 2 semaines de ses gaudrioles et de son humour légendaire. " Afin d'amuser la galerie, je crache des gauloiseries ...".
Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point.
Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années.
Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union.
Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.
Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.
Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces.
Beau comme un camion !
Petite présentation de la communauté népalaise qui nous accompagne:
Panta, notre guide, d'un naturel très rieur, il a toujours une petite anecdote, une histoire ou une chanson a nous faire partager. Homme de principe et de valeurs, autodidacte, cultive, nous auront de nombreuses discutions intéressantes sur "les choses de la vie". Et surtout, il sera a nos petits soins pendant ces 17 jours, une véritable croisière de luxe ce trek.
Nos porteurs:
Harry, 19 ans, marie a 13 ans, 1 enfant, le jeune homme s'avérera très porte sur le sexe et nous certifiera palier ces longues périodes d'abstinences par un travail fréquent du poignet (3 fois par jour même a 5000m!). Impressionnant le bougre, pourvu qu'il lui reste assez d'énergie pour passer le col…
Robin, 23 ans, 1 enfant, sera le plus résistant et avec ses quelques mots d'anglais, nous pourrons avoir quelques échanges.
Tapa le patriarche, 49 ans, une tripotée d'enfants à son actif. C'est en fait le plus pauvre des 3, il quitte son métier de charpentier pendant la saison touristique pour faire quelques sous. Le secret de sa forme himalayenne : jamais d'alcool ni cigarettes et quelques expéditions dans l'Everest a l'occasion.
Ils portent autour de 20/25 kgs chacun, aides d'une lanière sur le front (namlo), les sacs étant ficelles entre eux. Déjà lourdement charges, ils me promettent une bouteille de Brandy si je passe le col du Thorong La (5416m) avec mon sac a dos. Quand je vois leur équipement bien moins adapte que le notre et l'age de Tapa, je me promets de faire mon possible.
Coinche et jungle speed animent la soirée et nous nous couchons lamentablement à 21h00. Nous ne savons pas encore que les jours suivants, nous nous coucherons plus tôt encore.
Samedi 29 Octobre:
On s'est connu, on s'est reconnu …
Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah!
Maoiste A mesure que l'environnement change, les gens évoluent également. L'influence tibétaine se fait de plus en plus sentir, les visages s'arrondissent, leurs joues rosissent et l'architecture me rappelle quelques souvenirs de Chine. Les tibétains ont fui en masse après l'invasion chinoise et sont très présents sur les grands plateaux himalayens.
Alors que nous sommes en plein débat philosophique sur la dictature de la beauté en occident, nous croisons une étrange patrouille maoïste armée. De jeunes femmes d'a peine vingt ans manient le treillis et la carabine... en tongues, petite touche de coquetterie féminine dans cette ambiance de guérilla!
Dimanche 30 Octobre:
L'air " pur " de Kirtipur
Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène.
Scène de vie Nous arrivons à Kirtipur, village perche sur une colline. Les immeubles en construction aux abords de la ville nous font regretter d'être venus. Mais en arrivant au sommet, nous découvrons de charmantes petites places paisibles ou la vie semble s'écouler tranquillement, cela change de l'ambiance trépidante de Thamel. Il y du riz étalé partout sur des nattes, les femmes le balaient ou le font " sauter " dans des jattes, les hommes bavardent ou font une partie de jeux dont je ne connais pas les règles. Ici pas de touristes et ça fait du bien.
A notre retour, nous rentrons à Thamel en passant par Indra Chowk, le quartier commerçant des népalais. On se croirait dans la rue Rivoli en période de soldes. De nombreux stands vendent des guirlandes lumineuses et des sachets de poudre de toutes les couleurs. C'est demain que commence Tihar, la fête des lumières qui dure jusqu'au 3 novembre. Impossible d'avancer dans les rues étroites au milieu des voitures, vélos, motos, un vrai parcours du combattant. Il faut d'ailleurs préciser qu'au Népal il n'existe pas de code de la route! C'est l'anarchie la plus totale, chauffards étant synonyme de chauffeurs, c'est la loi du plus fort.
Je me rends au rendez-vous prévu avec Naranjan pour régler les derniers détails. Pas de bol, il faut que je retourne a l'autre bout de la ville, la d'ou je viens! Retour difficile, tous les taxis sont pris. Je rencontre Sudeep qui me propose son aide puis me raccompagne a la guest. Il veut se joindre a moi demain et boire un verre ce soir, en tous cas il n'est pas acide a partir et je commence a trouver les népalais un peu collants. Heureusement, Thomas est la et j'en profite pour dire au revoir a mon nouvel "ami".
Puisque Sarah est partie, je prends sa place et partage la chambre de Sylvain. Je m'endors au son du hard rock dont me fait profiter le disquaire au bas de ma fenêtre. Faut absolument que je change de guest!
1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe,
Construction de route nous apercevons la chaîne du Manaslu, c'est à partir de cette gorge que partent les expéditions vers ce sommet majestueux. Puis une violente pluie vient nous surprendre nous offrant l'occasion de vérifier l'étanchéité des équipements et de patauger gaiement dans la boue.
Nous finissons épuises dans une auberge. En fait je ne m'attendais pas a tant de confort. Toutes les 2 heures, nous croisons des lodges ou il est possible de dormir ou se restaurer. La nourriture est bonne et variée même si les prix augmentent avec l'altitude, et nous bénéficions souvent de douches chaudes grâce à des capteurs solaires. A intervalles réguliers, nous trouvons des " safe drinking station " qui nous permettent de remplir nos bouteilles d'eau à moindre coût et d'éviter les déchets plastiques. Par ailleurs, notre guide Panta maîtrise parfaitement 3 types de massage, indien, japonais et suédois... Et ce soir on y a droit. " Les Annapurnas, pffft, meme ma semaine au Club med était plus roots! "
Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "
Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras.
Fenêtres sur cour J'arrive enfin à Sankhu avec une heure de retard. C'est une ville moyenâgeuse ou rien ne semble avoir change depuis des siècles. Je suis la seule touriste du coin et je dois faire un peu tache avec mon sac a dos. Les gens, surtout les enfants me saluent d'un "namaste" les mains jointes. Littéralement, cela signifie:"Que l'ensemble de vos qualités soient bénies et protéges des dieux". Plus simplement: bonjour, bienvenue, au revoir, etc.…
Je grimpe au temple de Vajra Yogini. Arrive là-haut, je suis accueillie par des singes, c'est la première fois que j'en vois en liberté. Ils me font flipper car ils sont un peu agressifs. Ils suffit de les regarder trop longtemps surtout dans les yeux pour qu'ils chargent. Le pire c'est lorsqu'on a de la nourriture, comment vais-je faire pour manger mon sandwich? Heureusement il y a aussi des chiens qui les chassent. Le revers de la médaille, c'est qu'eux aussi ils en veulent a mon sandwich, sans oublier cette drôle de chèvre au comportement félin qui n'arrête pas de se frotter a moi pour recevoir des caresses…et bouffer mon pantalon!
L'endroit est chouette mais pas autant qu'ils le laissent entendre dans le guide. Ce n'est pas tout mais le temps presse et je dois marcher jusqu'a Changu Narayan un autre village, puis me rendre a Bhaktapur ou je vais passer la nuit.
Jérôme m'avait bien indique de traverser une rivière mais il ne m'avait pas préciser qu'il n'existait pas de pont. Pas d'autre possibilité, faut "chausser". Je remettais mes chaussettes les pieds mouilles lorsque j'aperçois un homme qui traverse en en portant un autre, a 5 mn près j'aurais peut-être pu aussi me faire porter…
Je marche a travers champs et rizières a étages au milieu des paysans qui travaillent et d'enfants qui jouent. C'est la deuxième fois aujourd'hui qu'on me propose de dormir chez l'habitant, cela aurait été une expérience super mais on m'attend ce soir à Bhaktapur, finalement la vraie liberté c'est de n'avoir aucun engagement même si c'est nous qui nous l'imposons.
Une heure et demi plus tard, j'aperçois Changu Narayan sur fond de coucher de soleil. Cette vielle ville aux tons chauds est juchée sur un promontoire au sommet duquel se trouve un magnifique temple. Etant donnée l'heure tardive, tous les touristes sont partis et, mis a part quelques gamins qui me réclament du chocolat, je profite seule de ce lieu. La nuit tombe, il est trop tard pour rejoindre Bhaktapur a pieds, je prends le dernier bus.
Bhaktapur by night c'est plutôt sombre. Un jeune m'indique la direction du centre puis téléphone a Indra. Il ne s'agit pas du dieu de la pluie des hindouistes mais d'un jeune homme de 25 ans qui s'occupe d'une association d'aide scolaire pour enfants indigents. Je l'avais contacte par Internet il y a plusieurs mois. Il me fait passer par un chemin qui m'évite de payer la taxe d'entrée de 10$ pour m'amener à la Khwopa guesthouse. Je visite ensuite son bureau où il m'explique plus en détails son association.
L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal.
Ravitaillement Les premières neiges font leur apparition, ce n'est pas vraiment de bon augure pour la suite… C'est étrange de dépasser 3000m et d'être toujours entoure d'une riche végétation et de cultures, alors qu'à cette altitude nos fières Pyrénées sont déjà couvertes de pierriers et de neiges. La différence de latitude sans doute.
Les porteurs, ravis que je continuasse à porter mon sac, (depuis le temps que je rêvais de placer un subjonctif!) m'ont affublé du surnom de "tulle" (grand homme, grand frère). Le trek des Annapurnas mérite aujourd'hui celui d'"autoroute du Népal". En effet il y avait plus de monde sur cette étape qu'a la foire aux cochons de Champigny! Nos check points quotidiens auront le mérite de nous apprendre une chose a la vue de leurs registres: Pyrénées, Alpes et volcans auvergnats ne semblent plus satisfaire les fiers représentants de la patrie de Baudelaire et Bernard Menez, les français débarquent en masse sur le Toit du monde.
Finalement les journées sont rythmées par une forme de routine: Dal Bath pour Alexandre comme a tous les repas, Aurélie affairée avec ses pinceaux (très belles aquarelles), Alexandra et son échappée quotidienne sur du plat (bien vite rattrapée a la première grimpette), Poupette derrière son objectif et Marc qui amuse la galerie de ses ronchonneries béarnaises.
Mardi 1er Novembre:
Un Tihar a Bhaktapur
Tihar chez Indra
Pour la prospérité... Calme le soir, Bhaktapur est plutôt bruyante le matin, d'autant plus que ma fenêtre donne sur une rue ou s'installent les vendeurs à l'étalage.
La ville révèle toute sa beauté dans la douce lumière du matin. Son aspect médiéval, ses rues pavées et ses superbes maisons de briques avec encadrements de fenêtres en bois sculpte, en font une merveilleuse petite ville. Je loge près de Taumadhi Tole, une ravissante place ou se tient un marché toute la journée y compris le soir. De la terrasse du Sunny restaurant ou je déjeune, je contemple l'animation qui y règne et les temples qui la bordent. Avec ses cinq toits superposés, le temple de Nyatapola est le plus haut du Népal.
Je poursuis avec la visite habituelle du Durbar square, un peu décevante, le fameux palais aux 55 fenêtres étant de plus en rénovation. En tant que touriste, je me fais harceler par des jeunes proposant leur service de guide ou se faisant passer pour des étudiants devant mon refus. J'en deviens désagréable et suis obligée d'en arriver a leur dire :" I don't need any guide, any student, I want to be alone ! " Avant même qu'ils n'aient ouvert la bouche.
Je rencontre le type d'hier soir a la descente du car qui m'emboîte le pas jusqu'à l'Internet café. A ma sortie il est la a m'attendre, il veut a tous prix me faire visiter son école de Thangka painting (peinture sur soie). Décidément les népalais sont coriaces. J'aurais un mal fou a lui faire comprendre après ¾ d'heure de ses explications mystico-religieuses-meditationnelles que je ne suis pas intéressée, ce qu'il savait d'emblée.
Je demande mon chemin à un autre jeune qui finalement va m'accompagner jusqu'à Hanuman Ghât ou se trouve un lieu de crémation et des vaches qui à leur tour ont eu le droit d'être honorée. La ballade se termine dans un rad local ou il me fait goûter à la bière népalaise, la jhad faite a base d'eau et de riz, le tout fermente. J'aurais droit à deux cuvées, celle de la veille et celle du jour, plus douce. C'est pas terrible mais bien moins pire que l'airag ! Je teste aussi le " king's curd ", élu roi des yaourt, fait a l'ancienne et présente dans un pot en terre, une spécialité de Bhaktapur. Excellent.
Au détour de ruelles, je tombe par hasard sur des jeux de rues style kermesse et des gens qui dansent autour de musiciens avant une prière collective. C'est Tihar aujourd'hui et c'est aussi Deepavali la nouvelle année pour les Newars, c'est la fête pour tout le monde. Les gens accrochent des guirlandes de fleurs aux balcons et font leurs derniers achats. Les potiers du quartier de Kumale dont la technique n'a pas changée depuis des siècles sont affaires à leurs tours de pierre. Ils doivent fournir d'énormes quantités de petits récipients qui serviront ce soir de lampes a huile.
Ca y est, la nuit tombe et les locaux commencent à poser des bougies à l'entrée des maisons, à l'encadrure des fenêtres et un peu partout dans les rues transformant les chemins en de magnifiques pistes d'atterrissage. Cela m'inquiète un peu de voir les flammes lécher le bois d'aussi près mais c'est tellement beau.
Les enfants se postent devant les boutiques et les marchands pour quémander des cadeaux, un peu comme pour Halloween. Dans leur grand plateau circulaire où se trouvent des bougies et des fleurs, les gens donnent de l'argent, des fruits ou des bonbons. Des petites filles habillées en rouge et or, maquillées pour l'occasion, réalisent des chorégraphies ou chantent. Les garçons eux emploient la manière forte et crient une rengaine, assez efficace pour que les gens donnent rapidement pour s'en débarrasser.
C'est alors que le festival est interrompu par plusieurs camions de pompiers. Ce qui devait arriver arriva... Plusieurs incendies ont pris dont un qui s'est rapidement propage a tel point que les deux camions de la ville n'ont pas suffit. D'autres sont arrives en renfort de Katmandou, Patan et de l'aéroport. Puis c'est la panne électrique et nous voila bientôt plonges dans l'obscurité.
La soirée se termine au resto avec Indra. Il m'invite a passer Tihar dans sa famille, je vais finalement rester ici pour les fêtes.
Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes
Lac à Manang de Panta qui nous a mis en garde sur l'origine de la viande a cette altitude: elle vient de Pokhara en avion jusqu'a Jomson et n'est plus de toute première fraîcheur quand elle atterrit dans nos assiettes. Marc, solide comme un ours béarnais, se sortira de cette expérience culinaire sans séquelle. Mon estomac par contre, déjà fragilise, me rappellera à l'ordre avec une perfide tourista. Quant aux autres: Alexandra est très fatiguée, Aurélie est rouge comme un pinson (la protection 15 n'est apparemment pas suffisante a ces altitudes), Alexandre saigne du nez et Poupette a perdu l'appétit. Bref, tout est réuni pour aborder sereinement les choses sérieuses.
Nous avons profite de notre après-midi libre pour visiter le lac du coin (sieste interdite si on veut dormir le soir). Plus tard, entre 2 aller-retour aux toilettes, Internet m'offrira l'opportunité d'envoyer des nouvelles à ma douce et tendre restée a la capitale. Inespéré a 3500m!
Manang se révèle un sympathique village traditionnel, niche au fond d'une vallée et juche sur des falaises de terre. Il représente l'ultime halte avant d'aborder la longue ascension vers le col. Dernières recommandations de Panta en matière de mal d'altitude : a partir de maintenant, on mange de l'ail et on boit beaucoup d'eau. La fête Deepavali bat son plein au village, les percussions résonnent, mais pour nous ce sera une claque sur les bourses et au lit...
Mercredi 2 Novembre: Bonne année !
Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée.
Indra et moi Je fais la connaissance de deux fillettes croisées déjà la veille. Contrairement a la plupart des enfants d'ici, elles ne m'ont pas jeté un " hello " impersonnel et encore moins réclame " one roupie ". L'une a 12 ans et l'autre 7, nous réussissons à échanger quelques mots en anglais, 2e langue officielle du pays.
En fin d'après-midi, des danseuses donnent une représentation sur le podium installe sur la place. C'est la première fois que j'assisterai à du théâtre au micro.
Vient alors le dîner dans la famille d'Indra. Nous sommes 10 assis en L déchaussés sur de bas tabourets en bois presque à même le sol. Je prends soin de ne pas étendre mes jambes et de diriger mes pieds vers quelqu'un comme il est de coutume. Je m'assois donc en tailleur, ça me fait mal aux genoux mais bon… Face a chacun, sur le sol tapisse de glaise, est trace le contour d'un cercle en poudre blanche au centre duquel il y a un point rouge recouvert de fleurs, riz, banane, noix, autres petits fruits et d'un morceau de corde. Dans l'angle du L, il y a un peu de tout ça, des bougies et 3 petits bonhommes blancs aux yeux noirs qui ressemblent a Roswell en pâte de riz. Il y a plein d'autres choses puis du yaourt dont une louche sera mélangée aux riz et a la poudre rouge pour compose le pûjâ (offrande).
Commence le rituel : on mange la banane, on se met les fleurs sur la tête, puis on reçoit le tikka sur le front a base du pûjâ, le collier de fleurs, une corde autour du cou. On est ensuite aspergé de pétale de fleurs et on allume la corde qui se trouve au centre du cercle devant nous positionnée d'une certaine façon.
Le Chef découpe un gros fruit rond et distribue des morceaux à tout le monde, c'est doux et légèrement citronne. Puis le balaie est passe a chaque extrémité du L en direction du coin ou y'a plein de trucs. Je ne comprends rien à tout ce tralala.
Les deux soeurs s'occupent du rituel et du service, seule la mère est assise. Le tout dans un silence que je n'ose interrompre alors que j'ai plein de questions a poser. Cela ressemble davantage à des rites superstitieux que religieux, c'est peut-être un mélange des deux !?
Nous passons maintenant au repas. Dans une grande assiette en aluminium sont disposes des aliments; j'ai reconnu du riz sous sa forme séchée style pétales, des pommes de terre, de la viande, des haricots. Pour le reste ce sera la surprise.
Puisque tous mangent avec la main, je m'y essaie avec la main droite ce qui est d'usage. Je prends un peu de ce qui ressemble a du thé humide mélange avec du riz. Ce n'est pas évident, quelques miettes de ce mélange peu goutu tombe par terre. Ils rient non pas parce que je mange comme un goret mais parce que je viens d'avaler la nourriture des dieux ! La viande qui était soi-disant du boeuf se révèle être du mouton et j'aime pas ça, les haricots ont un goût si infecte que j'ai failli vomir. Je pense que je n'aurai plus de problème de dissociation bucco-nasale à la plongée ! Le pire, c'est lorsque j'ai réussi à vider la quasi totalité de mon assiette (mis a part les énormes morceaux de gras) et que l'on m'a servie une seconde fois. L'alcool de riz qu'ils nomment " vin " m'a aide à faire passer tout ça et tant pis si je suis saoule !
Dernière gaffe de la soirée, j'ai traverse la " table " au lieu de la contourner et failli rentrer dans la cuisine, séparée par un minuscule muret. Cette interdiction de rentrer dedans vient du système des castes, quelqu'un n'appartenant pas à la caste est considèré comme impur et peut donc " polluer " la nourriture.
Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très
Long is this road... belle performance de la Pologne qui du coup sera beaucoup plus silencieuse le soir venu. Un "Here is the strong girl" lance le lendemain par un guide couronnera ainsi son effort de la veille…
Les buffles laissent maintenant place aux yaks (si vous saviez combien ils m'ont manqué depuis la Mongolie), beaucoup plus dangereux. Conseil: dégager le passage a la vue du premier, armes de leurs longues cornes et complètement apeurés, ils foncent n'importe ou.
Avant de se poser, une dernière petite marche en hauteur pour se fabriquer quelques globules rouges puis redescente au lodge. L'ascension plus difficile que prévue se soldera par une tourista en pleine neige.
Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité
Mes nouvelles copines d'enseignement y est meilleure et l'anglais obligatoire. Les élèves portent tous un uniforme avec cravate, les fillettes ont la jupette, les chaussettes et les couettes.
Ce soir, Tihar prend fin avec la célébration des frères et soeurs. Pour l'occasion, les soeurs qui vivent avec leur maris et enfants chez leur belle-famille sont revenus dans la maison familiale. Une bonne vingtaine de personnes étaient présentes. Les rituels sont a peu près les mêmes qu'hier avec plus de faste, inutiles d'essayer de comprendre quoi que ce soit les népalais eux-mêmes n'en sont pas capables hormis les "anciens". Seule chose remarquable, les colliers de fleurs ne sont plus oranges mais violets et les frères et soeurs s'offrent des cadeaux. Les soeurs pratiquent les rituels du tikka (pour leur souhaiter longue vie) puis leur tendent des fruits et autres nourritures qui n'ont rien a voir avec le repas. Les frères posent leur tête dessus puis en échange leur donne un billet ou un cadeau, généralement un vêtement.
Les hommes sont assis pendant que les soeurs les servent puis les resservent ainsi que les enfants. Elles ne s'asseiront pour dîner que lorsque les hommes auront quasiment termine. Il semble que ce soit une société hyper machiste. Quand a la place de l'invite, elle ne parait pas revêtir une importance particulière, j'ai passe le repas derrière un poteau et on a oublie de me servir a boire, personne n'a remarque que je n'ai pas bu de tout le repas! Cote ambiance, pas de discussions enflammées ni même de chant ou de danse, c'est d'un ennui à mourir même pas une engueulade pour se divertir. Ce n'est pas du tout festif à moins que je ne sois tombée dans une famille morose. Indra me donne l'impression d'être surtout intéressée par la caméra, et c'est moi qui ai le rôle du cameraman, il a d'ailleurs acheté une puissante lampe pour éclairer la pièce étant donne la mauvaise qualité des images de la veille. Bref, je suis déçue!
Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!
Vendredi 4 Novembre:
La longue marche
Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel
Sur la route du Namo Bouddha ou je dois passer la nuit. Puis c'est reparti pour 3-4 heures de marche. J'avais oublie de préciser que j'ai un sac a dos sur le dos d'environ 11 ou 12 kilos.
J'emprunte le mauvais chemin et demande ma route a trois gamins de 7 a 12 ans qui parlent l'anglais. Ils m'escortent un moment le temps de me demander mon nom, mes origines, mon age, les échanges habituels quoi. Puis, très intrigues par l'ipod, ils me demandent ce que c'est. La meilleure réponse fut de leur faire écouter a tour de rôle tout en continuant a marcher. Ils ont eut l'air d'apprécier la tecno mais n'ont pas ose se trémousser sur ces sons endiables.
Je me suis donc rajouter une bonne demi-heure de rab et me voila sur la bonne voie. Le chemin de crête me fait découvrir en surplomb de magnifiques paysages de rizières en escaliers et en plus c'est en descente.
Au bout de deux heures mon sac devient de plus en plus lourd et le frottement se fait sentir au niveau des épaules et des hanches.
A la troisième heure, un homme patibulaire m'interpelle. Il n'est pas très clair voire ivre et me montre le couteau qu'il a fabrique lui-même dans l'espoir de me le vendre. Je n'ai aucune intention de lui acheter mais le bougre insiste et je commence a m'inquiéter car après tout, il n'y a personne aux alentours…je suis a sa mercie. Heureusement, trois types arrivent en sens inverse. Ils réagissent après leur avoir explique mon problème et lui feront rebrousser chemin. Le soleil déclinant et la fatigue achèvent de me faire abandonner à 5 km de la fin avec tout de même la satisfaction d'avoir parcouru 30 km avec mon sac sur le dos, je ne m'en croyais pas capable.
Quelques étirements en attendant le bus et me voici sur son toit, y'a plus de place a l'intérieur. Les autres voyageurs relayes au dessus m'aident a monter le sac. C'est rigolo de rouler les cheveux au vent, c'est même un peu vertigineux car la route domine des rizières.
J'arrive à la Shiva Guesthouse excentrée mais au calme. Je monte sur la terrasse. Enfin, je les aperçois: blancs, acérés ils sont la devant moi, je peux presque les toucher: les sommets de l'Himalaya. Le soleil se couche les éclairant d'une lumière rouge flamboyante.
Il est 18h et pas le courage de retourner en ville. Le tenancier me concocte une bonne soupe, me tape la discute et direction dodo.
Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.
Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.
Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de
Le lit de la Kali Gandaki a l'horizon Kagbeni marque la frontière avec l'Upper Mustang. A 70$ de droits journaliers, nous préférerons le Dolpo (cf Himalaya le film) pour notre prochaine expédition. Panta nous décrit cette région comme la plus belle du Népal. Ca laisse rêveur...
Ici vivent beaucoup de Takali. Chez cette ethnie, les femmes sont aux commandes et font le business, pendant que les hommes parient et palabrent. Tout comme les paysages, ça en laisse plus d'un rêveur... Plus loin ce sont les brahmanes et les Chetri, de lointains descendants des Aryens qui n'ont plus ni tête blonde ni yeux bleus mais qui conservent de leurs ancêtres une grande silhouette et un visage fin. C'est captivant de voir sur le terrain comment guerres et migrations passées ont influence chaque vallée népalaise. En arrivant à Jomson, nous auront droit à 3 chekpoints successifs, la police, les militaires et le ministère du tourisme. Au moins, si il nous arrive quelque chose, la piste sera facile à suivre. La fin de la journée sera éprouvante. Nous marchons dans le lit de la rivière Kali Gandaki, portes par le chant de nos godillots et le charme des villages tout de blanc vêtus. Le vent se lève et nous ralentit, nos yeux ont quitte les cimes enneigées pour se focaliser sur nos pieds. C'est sur, Jean Pierre Mader est passe par la...
Ce soir on reprend les bonnes habitudes, apero Ricard et cidre, Marpha rivalisant avec Morteaux-Courlibeuf, dans le calvados, pour le titre de capitale mondiale de la pomme… Hic!
Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de
On est pas arrivé... poussière remontent en chandelle. C'est un enfer de rocailles. Le vent hurle." Je ne vous cache pas que ça été plus calme en ce qui nous concerne, mais peut être qu'il était un peu marseillais le Herzog!!! Nous continuons de suivre le Kali Gandaki qui se transforme bientôt en une des gorges les plus profondes du monde, puisque 6000m séparent le torrent des 2 sommets qui le bordent.
La journée sera marquée a midi par l'attaque sournoise du Swiss Rosty, saute de patates avec ail, oignons et un oeuf pour lier le tout. Marc sera le premier a tomber avant le repas du soir, je le rejoindrais au banc des victimes (c.a.d aux toilettes...) dans la nuit. Un concours de sifflante s'engagera alors sur plusieurs jours, match très serré qui s'achèvera par un score nul et encore quelques kilos en moins.
Lundi 7 Novembre:
Et-Patan!
Durbar Square a Patan
Interdit aux moins de 16 ans Dernier spot de la vallée a visiter: Patan. Je saute dans un taxi un peu neu-neu. Je n'avais pas prononcé Patan assez bien, il fallait dire Pa-ha-tan! Il m'a donc trimétal je ne sais ou sans réfléchir au fait que, touriste, cela ne pouvait être que la et malgré le plan que je lui avais montré.
Arrivée à bon port, j'ai réussi à esquiver les "péages" pour entrer dans le coeur historique de la ville. Ancienne ville royale, elle a laisse derrière elle un magnifique ensemble architectural. Durbar square est constitue d'une dizaine de temples et du palais royal. Sur la place, des saddhu ou ascètes itinérants se sont ici reconvertis en mannequins-photos pour touristes et réclament 10 roupies pour la pose!
Sinon, en se baladant au hasard des rues, on tombe parfois sur des scènes de vie assez surprenantes comme cette vieille femme se lavant les cheveux torse nu près du puit ou cette séance de toilette collective dans une fontaine.
Rendez-vous avec Sylvain et Thomas pour la soirée. Apres le resto, on termine la soirée au Fullmoon ou l'ambiance est excellente. Un groupe népalais donne un concert acoustique a base de reprises de tubes comme la Bamba, Alabama, Bob Marley etc.…
La température a baissée et il fait frisquet dans ma chambre, dans ces conditions je vais mettre 3 heures à m'endormir comme hier. Je me fais donc une bouillotte avec ma poche plastique " Platipus ", elle est faite pour résister à tous les traitements.
Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête!
Jour de fête
Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne.
Sèche linge local Sinon voici quelques recommandations pour avoir une bonne étoile sur ce genre de trek: toujours passer a gauche des stupas, ne jamais enjamber les loungtas (drapeaux de prières multicolores disposes en bannière au sommet d'un cairn, d'un stupa etc.…), tourner les moulins a prière de gauche a droite pour que les mantras soient entendus et éviter a tout prix le Yak burger et le Swiss rosty!!!!
Mercredi 9 Novembre:
Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une
Bodnath agilité incroyables, ils jouent, se bagarrent, plongent et nagent comme des poisons, les bébés sont aussi adorables.
Je me rends ensuite a Bodnath peuplées des nombreux tibétains qui ont fuit le Tibet après l'invasion chinoise. C'est un des sanctuaires du bouddhisme et son stuppa central est sans doute le plus grand du Népal. J'y rencontre un jeune népalais parlant assez bien le français qui s'invite à déjeuner avec moi. J'en profite pour lui expliquer les bonnes manières! Ce jeune homme me fait une étonnante démonstration de gymnastique oculaire. A force de méditation, il réussit à faire osciller ses yeux de manière frénétique, ça fait presque flipper.
De retour a Thamel, je réserve mon billet de bus pour Pokhara et je teste un nouveau resto indique dans le routard. Il ne se sont pas trompes, la pizza au poulet tandoori est vraiment excellente. Abracadabra
Chitre (2350m) Gurundi point of view (3200m) Bathanti (2660m) 5h de marche
Apres une sévère montée dans la foret népalaise, nous atteignons le Gurundi view point ou nous bénéficions d'une vue imprenable sur la face sud de la chaîne des Annapurnas. Pour une fois on arrivera tôt au gîte. Une guitare, et Marco se lance dans une interprétation à 4 cordes de Radio head... Ce sera une soirée magie et logique, et a la vue des tours proposes, Garcimore a du se " retournech pluch d'une foich dans chon chapeau ".
Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise
Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le
Intitutrices coup, ils étaient tout chauds et croustillants.
Ce matin, j'ai décidé d'aller visiter une école publique et ça n'a pas été une mince affaire d'en trouver une. Finalement je tombe sur Mongol (car originaire de Mongolie) qui me conduit dans celle ou il a lui-même enseigne. Les élèves sont tous vêtus de la même manière et je remarque que les institutrices aussi ont un uniforme...rose!
Ils sont assis sur des bancs sans dossiers dans une classe dépourvue de tout affichage. Des le plus jeune age ils ont plusieurs professeurs comme au collège et pas d'instituteur attitré. J'assiste à un cours de science dont le thème est " l'eau ". J'admire les élèves pour leur patience et leur indulgence a l'égard de leur prof dont le cours se résume a un expose magistral fait la moitie du temps en anglais ! Cela semble très ennuyeux et sans aucune activité de la part des élèves ; en France ils me l'auraient déjà fait payer!
Le seul plaisir qu'il me reste à Thamel c'est de tester un resto par jour. Ce soir c'est le Third eye, pas mal mais pas super économique.
T'es ou?
Bathanti (2660m) Ghandruk (2000m) 4h de marche
De nombreux langurs (singes a tête blanche) escaladent la falaise voisine et nous saluent de bon matin. Toujours pas de téléphone dans cette vallée, l'armée les a tous réquisitionnés l'an passé. Impossible donc de causer a Sophie, ça commence a me peser sérieusement. Heureusement on double l'étape demain et on sera à Pokhara un jour plus tôt. Nous croisons plusieurs fois les porteurs d'agences telles que "nouvelles frontières". Leurs charges sont très lourdes, l'équipement limite, les repas ne sont pas inclus (ils se font la popotte avec les ingrédients qu'ils portent) et ils sont payés a coups de lance pierre (presque 2x moins que les nôtres dixit Panta). Quand le package n'est pas cher pour le client, la marge reste la même pour la compagnie et c'est les équipes locales qui trinquent…
Nous nous posons en fin d'après midi au Gurung cottage, superbe auberge
Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.
Vendredi 11 Novembre:
C'est la panne
Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans
Batmobile ma direction, la honte. La seule solution pour ne pas asphyxier le car entier fut de mettre mon pied dans un sac plastique.
Au 2/3 du trajet voici que le car s'arrête, c'est la panne. Apres une heure d'attente, je décide avec 6 autres personnes de monter dans le bus local. C'est sale, bonde, je suis coincée au milieu d'énormes sacs de riz et les vitres sont en verre. A chaque nid de poule j'ai l'impression qu'elles vont exploser, et ce n'est pas du "securit"!
La guest est nickel et la chambre chaude. Je fais la rencontre de mon voisin d'Internet, Quentin, un prof de sport qui vient d'inventer le bâton de marche avec amortisseur intégré. Petit resto en sa compagnie et au lit…a 21h00!
Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails…
La troupe au complet
Samedi 12 Novembre :
Retrouvailles
Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.
La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...
Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!
Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de
Un éléphant ça trompe énormement petite plage de sable installés dans des chaises longues pour le coucher du soleil.
Sur le chemin, le cri de Sophie a la vue d'un bout de sac plastique ressemblant vaguement a un serpent et le sursaut arrière d'Alexandra ayant confondu un papillon noir avec une chauve-souris laissent sceptique quant a la suite du safari!
Nous aurons droit ensuite à un diaporama sur la faune du parc, histoire de nous mettre l'eau a la bouche.
Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant
Eléphant safari
Gavial Lever 6h pour un tour en pirogue. La brume matinale a la surface de l'eau et la cote noyée dans ce brouillard nous donne l'impression d'être des explorateurs en pleine jungle sauvage. Que ni! Nous ne sommes pas les seuls, une autre nous suit de près avec à son bord 7 hollandais pas très discrets. L'Homme sera en effet l'animal que nous pourrons observer le plus près dans ce parc!
Nous passons près d'un gavial de bonne taille en pleine sieste, pas d'inquiétudes à avoir, ce crocodile à la longue gueule ne se nourrit que de poissons.
Apres une heure, nous accostons sur la terre ferme pour un retour a pieds. Des touristes nous ont déjà précédé et cela nous donne quelques craintes sur l'éventualité d'apercevoir quelque animal sauvage. Ces doutes seront confirmés par l'arrivée d'autres touristes. Qu'a cela ne tienne, notre guide, en tongue nous fait part des conseils de sécurité : chaussures montantes pour les serpents, pas de couleurs flashi ça énerve les rhino, ne pas tourner le dos a un tigre mais reculer doucement en arrière, en cas de rhino, grimper a un arbre ou, a défaut, prendre ses jambes a son coup tout en effectuant un strip-tease (nous gagnerons de précieuses secondes pendant qu'il reniflera les vêtements), face a un éléphant, l'arbre doit être massif, enfin, pour ce qui est de l'ours, rien a faire, dans tous les cas c'est cuit (il court, nage et grimpe aux arbres). Christophe nous apprendra que si quelqu'un tombe a l'eau dans une rivière infeste de crocos, dans le cas d'une attaque de croco, tout le monde doit se jeter aussi a la baille et faire un maximum de boucan, vas-y Christophe, montre-nous l'exemple...
Les 2h30 de jungle walking seront pitoyables : 3 poules sauvages, deux singes en haut d'un arbre a dix mètres de hauteurs, et une araignée tissant sa toile. Le plus " impressionnant " furent les empreintes de tigres et les crottes de rhino! Nous serons tout de même ravis d'avoir vu un pic-vert!
Tout a coup, un bruit de feuillage nous a alerte, c'est sans doute un éléphant sauvage. Christophe propose de grimper à un arbre pour l'observer. La réponse de notre guide est négative car trop dangereux, c'est un peu paradoxal lorsqu'il s'agit justement du but de " l'expédition ". Nous apprendrons à notre retour que des chanceux ont vu passer un tigre quelques mètres seulement devant nous, et m.... !
L'après-midi se fait a dos d'éléphant. Le " chauffeur " est assis sur sa nuque devant une nacelle destinée à recevoir 4 personnes. L'animal est dressé a la perfection, il effectue virages a gauche, a droite, marche arrière et arrache les lianes ou branches indésirables avec sa trompe sur demande. En plus, on se sent vraiment en sécurité sur cette bête de plusieurs tonnes qui nous trimbale à travers la jungle et entre les arbres. On se prend au passage quelques toiles d'araignées ou des branchages mais c'est assez sympa. Le seul hic sont les deux hollandais qui partagent notre nacelle et qui ont papotte pendant toute la ballade. C'est le moyen idéal pour observer les animaux sauvages dans leur environnement naturel sauf qu'il n'y en a pas, des animaux! Nous sommes 4 ou 5 éléphants à évoluer dans le même périmètre et, à notre retour, d'autres touristes prennent le relais pour une rotation de 2 heures. Cela fait beaucoup d'agitation, pas étonnant que les animaux soient dans les coins plus reculés du parc, pas folles les bêtes! En plus, compte tenu de temps qui nous était imparti, le conducteur n'a pas voulu faire un détour de 10 minutes pour voir de plus près un Marsh crocodile. Nous sommes très déçus, ça ressemble davantage à un Disneyland avec activités a gogo mais rien n'est fait pour réunir les conditions favorables à un safari. C'est de la poudre au yeux et on est bien décide a le faire savoir a l'hôtel! Les activités devraient être plus longues de manière à entrer dans le coeur du parc, loin de l'activité humaine et avec peu de touristes...
Finalement, ils nous proposent demain matin une autre ballade de 3 heures a dos d'éléphant a la place du bird watching qui ne nous intéressait pas. Super!
Apero " happy hour " sur la plage avec free pop-corn et bière pour le coucher de soleil.
Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui
Le premier à l'eau à perdu risquerait de nous foncer dessus pour protéger son bébé. Et oui, ici c'est pas les tigres qui font le plus de morts, mais les rhinos... Sophie passe sur la tête d'un autre éléphant le temps de vérifier la nacelle défectueuse et Christophe se joint aux 2 Alex et Aurelie. Finalement Sophie effectue un dernier passage à 3 mètres du sol en sens inverse pour se retrouver a nouveau sur la nacelle défectueuse mais seule cette fois.
Nous assistons, et participons pour certains, à " l'éléphant bath " qui est en fait l'occasion pour les 2 Alex et Christophe de monter sur ce dernier pendant qu'il est dans son bain. Au commandement de son jeune maître, le pachyderme se secoue, tous les trois auront donc partage sa baignoire!
Apres une petite sieste ou Sophie passera en compagnie du chaton de l'hôtel, nous montons a bord de la jeep pour une dernière excursion dans la jungle. Nous serons assez chanceux, rhino, daims et sangliers (mais toujours pas de tigres, dernière solution: le zoo).
Soirée spectacle de danses et percussions traditionnelles ou les filles auront l'occasion de montrer leur talent de danseuses puis échange de tours de magie avec notre guide.
Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.
La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner.
Salut, moi c'est Sophie
Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping.
Les pieds sur terre tet la tête dans les étoiles...
Samedi 20 Novembre: La Royal Kumari
Visite de Katmandou : Durbar square et Freak street.
On emprunte des chemins de traverse qui nous mène au milieu de places et petites cours intérieures ou se trouvent stuppas et autres chaityas.
On réussit à esquiver l'entrée payante du site en contournant par des petites ruelles, c'est toujours amusant de frauder, comme dans le metro quand on avait 14 ans. La place est très belle mais finalement on en fait vite le tour étant donne qu'on n'a pas le droit de pénétrer dans les temples, notamment la demeure de la Kumari. Cette déesse vivante (la seule au Monde), est choisit à l'age de 5 ans pour la perfection de son corps. Elle incarne la déesse Taleju qui selon la légende fut désirée par le roi Jayaprakash Malla. Pour le punir, il ne pourra désormais la contempler qu'à travers le corps d'une enfant de basse caste. Cette gamine ne doit pas saigner ce qui mettrait fin à sa " pureté " comme le fera d'ailleurs l'arrivée de ses premières règles, date a laquelle elle sera remplacée par une autre. Elle n'a donc pas le droit de bouger, de jouer, de marcher, etc.… et restera vierge toute sa vie durant. Chaque népalais rêve de la voir apparaître a la fenêtre de sa prison dorée mais il est interdit de la photographier. Les rois du Népal lui rendent visite une fois l'an et des cérémonies ont lieu en son honneur.
L'ancien quartier hippy de Freak street juxtapose le Durbar square. Il a perdu de son ambiance d'antan et la rue est bien calme. On se plait a l'imaginer pendant sa grande époque seventies.
Sur le retour nous craquons sur un gong que nous espérons pouvoir "confier" à nos amis de retour sur Paris. En revenant à la guest, Alexandra et Poupette ont elles aussi craquées sur des tables basses et cadre en bois. C'est pas gagne pour l'enregistrement des bagages, on craint le surpoids...
Dernière soirée ensemble a notre cantine habituelle, l'Everest Steack house.
Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!
Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...
Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.
Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée.
en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué
Vendredi 27 Octobre: la séparation
Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci.
Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra.
Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner
Sniff
Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.
Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.
Vendredi 28 Octobre:
Spécimens en voie d'extinction
Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.
Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":
Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point.
Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années.
Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union.
Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.
Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces.
Nos porteurs:
Samedi 29 Octobre:
On s'est connu, on s'est reconnu …
Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah!
Dimanche 30 Octobre:
L'air " pur " de Kirtipur
Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène.
1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe,
Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "
Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras.
L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal.
Mardi 1er Novembre:
Un Tihar a Bhaktapur
Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes
Mercredi 2 Novembre: Bonne année !
Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée.
Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très
Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité
Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!
Vendredi 4 Novembre:
La longue marche
Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel
Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.
Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.
Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de
Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de
Lundi 7 Novembre:
Et-Patan!
Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête!
Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne.
Mercredi 9 Novembre:
Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une
Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise
Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le
Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.Vendredi 11 Novembre:
C'est la panne
Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans
Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails…
Samedi 12 Novembre :
Retrouvailles
Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.
La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...
Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!
Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de
Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant
Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui
Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.
La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner.
Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping.
Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!
Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
Il etait une fois en Inde... Parvat, Pili, Tama, Poulpe et la Piaf's family....... English translation pending
Toutoubidou!!!! me revoilou!!! Tout compte fait le yeti, euh... Un trop grand decalage de culture, ca n'a pas marche entre lui et moi... 😏
Merci Pili!!! Effectivement, dans le Ladakh, le seul endroit ou l'on puisse tel a l'etranger et aller sur le net est Leh. Comme j'ai trouve un super guest house dans un super village, je suis venue specialement a Leh aujourd'hui, je retourne demain, pour vous donner de mes nouvelles.
Je suis au village d'Alchi, sur les bords de l'Indus. Dans un guest house, euh, zut, j'ai oublie le nom... C'est sur la route du monastere, le premier a gauche. Le Zinskiang hotel! La ou vous verrez un hamac en nylon bleu au premier etage sur la terrasse, c'est moi! 😎
Waouh, j'ai tellement a raconter... Le festival Bouddhiste a lamayuru, les moines portant des masques et dansant... Les femmes aux coiffes de turquoises... Le look des vieux ladakhis, la gentillesse des habitants, la beaute de ce pays.... J'hallucine... Je suis au Nirvana!!! 😄
Pour venir a Leh aujourd'hui, hop je suis grimpee sur le toit du bus, quelle vue.... Pffffff, sciee... Comme de lamayuru a Alchi, je suis grimpee au dessus d'un camion. Terrible comme voyage! On ne peux trouver meilleure vue!!!
J'ai bien ris en vous lisant... Pas de quoi vous inquietez donc...
Je suis juste un peu embetee car je n'ai pas de news de Tama, et j'aimerais savoir s'il ne peut pas aller chercher la Piaf family a l'aeroport le 24/6, et venir me rejoindre dans le Ladakh (ou alors dans l'Himachal Padesh?). C'est vraiment un coin de paradis le Ladakh... Sinon tant pis, je vais descendre sur Delhi, et remonter ensuite, mais ca me prendra bien une semaine de route... (2 jours leh manali, et 20h de bus manali delhi)
On est le 9 juin, j'ai encore le temps... Pili, Tama, on se voit ou??? La route de Manali a Leh est encore fermee aux bus, mais les jeeps passent (plus cher).
Je reviendrai demain sur le net avant de retourner a Alchi...
Gros bisous!!! 🙂
Om Mani Padme Hum que je chante tres souvent... Hier, j'etais trop heureuse, j'ai pas pu empecher qques larmes 😉
Merci Pili!!! Effectivement, dans le Ladakh, le seul endroit ou l'on puisse tel a l'etranger et aller sur le net est Leh. Comme j'ai trouve un super guest house dans un super village, je suis venue specialement a Leh aujourd'hui, je retourne demain, pour vous donner de mes nouvelles.
Je suis au village d'Alchi, sur les bords de l'Indus. Dans un guest house, euh, zut, j'ai oublie le nom... C'est sur la route du monastere, le premier a gauche. Le Zinskiang hotel! La ou vous verrez un hamac en nylon bleu au premier etage sur la terrasse, c'est moi! 😎
Waouh, j'ai tellement a raconter... Le festival Bouddhiste a lamayuru, les moines portant des masques et dansant... Les femmes aux coiffes de turquoises... Le look des vieux ladakhis, la gentillesse des habitants, la beaute de ce pays.... J'hallucine... Je suis au Nirvana!!! 😄
Pour venir a Leh aujourd'hui, hop je suis grimpee sur le toit du bus, quelle vue.... Pffffff, sciee... Comme de lamayuru a Alchi, je suis grimpee au dessus d'un camion. Terrible comme voyage! On ne peux trouver meilleure vue!!!
J'ai bien ris en vous lisant... Pas de quoi vous inquietez donc...
Je suis juste un peu embetee car je n'ai pas de news de Tama, et j'aimerais savoir s'il ne peut pas aller chercher la Piaf family a l'aeroport le 24/6, et venir me rejoindre dans le Ladakh (ou alors dans l'Himachal Padesh?). C'est vraiment un coin de paradis le Ladakh... Sinon tant pis, je vais descendre sur Delhi, et remonter ensuite, mais ca me prendra bien une semaine de route... (2 jours leh manali, et 20h de bus manali delhi)
On est le 9 juin, j'ai encore le temps... Pili, Tama, on se voit ou??? La route de Manali a Leh est encore fermee aux bus, mais les jeeps passent (plus cher).
Je reviendrai demain sur le net avant de retourner a Alchi...
Gros bisous!!! 🙂
Om Mani Padme Hum que je chante tres souvent... Hier, j'etais trop heureuse, j'ai pas pu empecher qques larmes 😉
Nos plus belles photos 2014 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
J-9 pour le Rajasthan, que faut-il absolument savoir? (valise et sur place) English translation pending
Bonjour,
tout est dans le titre, départ samedi 7 pour 15 jours. Que doit on absolument savoir avant de s'y rendre pour la première fois? Et les valises? Trucs et astuces? Les immanquables?
Merci pour votre aide
beaucoup lu les guides mais les avis des forumistes calent tous les guides de la terre.
Hôtel à Bombay, budget pour dix huit jours, sécurité et itinéraire English translation pending
Voila, je pars en Inde samedi, j' arriverai a Mumbai dans la soiree.
Je viens de passer des heures et des heures ces derniers jours sur VF a collecter plein d' infos... mais je sais pas pourquoi, je suis un peu angoissee.
Peut etre la fatigue apres 9 mois sur les routes et un peu d' apprehension a decouvrir l' Inde dont on entend tellement de choses...
Bref, je vais re-poser d' eternelles questions... les reponses que j' ai trouve sur VF ne m' ont pas toujours confortees (et parfois datent un peu)alors si c' est quelqu' un a un peu de temps a m' accorder... Hotel correct et pas trop cher a Mumbay : Est il possible de reserver pour le Salvation Army ou le Ywca ? J' ai envoye un mail mais en l' absence de paiement via le net, je reste sceptique sur la prise en compte de ma demande. Sinon, avez vous d' autres adresses ? Niveau budget, j' aimerai m' en sortir avec 400 euros (22 200 roupies) pour 18 jours. Quand je lis les posts sur VF, j' ai l' impression que c' est largement suffisant... pourtant quand je calcule un peu mon parcours, ca me parait juste. Le train par exemple me parait tres cher par exemple 45 euros un Mumbai - Agra (plus cher qu' en Thailande ou j' ai paye 25 euros Bangkok - Chang Mai), les hotels dans les endroits touristiques relativement chers aussi.... qu' en pensez vous ? La securite... j' ai toujours entendu parler de l' Inde comme "No problem".... est ce vraiment le cas ? Parce que y'a du pour et du contre sur VF.... Question sur mon itineraire. Je suis obligee d' arriver et de repartir de Mumbai. Je compter monter dans le nord Udaipur - Jaipur - Delhi (Agra) puis redescendre sur Mumbay... est ce realisable en si peu de temps ? Est ce possible d' integrer Jesailmer ? Enfin, pour les reservations de train, ca me parait bien complique... des astuces ?
Merci a ceux qui prendront le temps de me repondre.... et je comprend d' avance ceux qui vont souffler en lisant ce message et en se disant "encore" 🙂
Virginie
Je viens de passer des heures et des heures ces derniers jours sur VF a collecter plein d' infos... mais je sais pas pourquoi, je suis un peu angoissee.
Peut etre la fatigue apres 9 mois sur les routes et un peu d' apprehension a decouvrir l' Inde dont on entend tellement de choses...
Bref, je vais re-poser d' eternelles questions... les reponses que j' ai trouve sur VF ne m' ont pas toujours confortees (et parfois datent un peu)alors si c' est quelqu' un a un peu de temps a m' accorder... Hotel correct et pas trop cher a Mumbay : Est il possible de reserver pour le Salvation Army ou le Ywca ? J' ai envoye un mail mais en l' absence de paiement via le net, je reste sceptique sur la prise en compte de ma demande. Sinon, avez vous d' autres adresses ? Niveau budget, j' aimerai m' en sortir avec 400 euros (22 200 roupies) pour 18 jours. Quand je lis les posts sur VF, j' ai l' impression que c' est largement suffisant... pourtant quand je calcule un peu mon parcours, ca me parait juste. Le train par exemple me parait tres cher par exemple 45 euros un Mumbai - Agra (plus cher qu' en Thailande ou j' ai paye 25 euros Bangkok - Chang Mai), les hotels dans les endroits touristiques relativement chers aussi.... qu' en pensez vous ? La securite... j' ai toujours entendu parler de l' Inde comme "No problem".... est ce vraiment le cas ? Parce que y'a du pour et du contre sur VF.... Question sur mon itineraire. Je suis obligee d' arriver et de repartir de Mumbai. Je compter monter dans le nord Udaipur - Jaipur - Delhi (Agra) puis redescendre sur Mumbay... est ce realisable en si peu de temps ? Est ce possible d' integrer Jesailmer ? Enfin, pour les reservations de train, ca me parait bien complique... des astuces ?
Merci a ceux qui prendront le temps de me repondre.... et je comprend d' avance ceux qui vont souffler en lisant ce message et en se disant "encore" 🙂
Virginie
L'Inde, est-ce aussi difficile d'y voyager, sale et voleur qu'on le dit? English translation pending
Bonjour tous! Nous avons fait le Pérou, la Bolivie, l'Équateur, l'Amérique centrale, la Thailande, l'Indonésie et maintenant nous voulons faire l'Inde.
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe