Désolé pour vous.
Voici mon retour d'expérience de 2015.
Je suis rentré ce lundi 20 avril d'un circuit autonome de 5 semaines, principalement en Inde du Sud.
Pour l'essentiel, alimentation de plats locaux en restauration de rue ou en simple dhabas. En tout et pour tout, j'ai subi 3 dérangements intestinaux qui se sont tous résolus d'eux-mêmes par une relative diète sur une journée (m'autorisant en cas de faim chapati, riz, yaourt, et bananes) et l'absorption de 2 fois 660 ml de cola (ce que je ne bois jamais en-dehors de ce cas). Pqs le moindre médicament.
A noter que le 1er dérangement intestinal, le plus douloureux, est intervenu en 3ème semaine après avoir déjeuné dans un restaurant haut-de-gamme, le Meridien, à Trichy. Restaurant visité la veille au soir, alors fréquenté par une clientèle abondante. J'y ai déjeuné le lendemain midi pour y déguster son thali du Chetinadu.
J'y ai eu la surprise d'être le seul et unique client jusqu'à la moitié de mon repas. Quoique logique du fait des prix élevés pratiqués. C'est une sortie réservée aux familles indiennes à hauts revenus.
Très probablement, l'un des constituants de ce thali du Chetinadu devait avoir été mal ou trop conservé.
A moins que ce dérangement intestinal ait été causé par l'absorption du riz servi le matin même dans le grand temple de Srirangam aux fidèles après leur darshan (qu'ils sont supposés faire à jeun). Mais je doute fort, car gros débit, et il y aurait beaucoup, beaucoup de monde touché, cela se saurait...
Deuxième dérangement intestinal en 5ème semaine à Diu après avoir mangé la veille au soir un poisson grillé que j'avais demandé à voir au préalable : conservé dans une glacière, ce qui m'avais rassuré. Peut-être était ce dû en fait au yaourt industriel Amul que j'avais acheté ensuite à un limonadier. Pas très agréable au goût, ce que j'ai mis sur le compte de la marque Amul, mais peut-être y avait-il eu rupture de la chaîne du froid. En général, je privilégiais systématiquement les yaourts artisanaux.
Troisième dérangement intestinal à Ahmedabad, juste avant mon retour, après avoir mangé un riz sauté aux légumes dans un stand de rue. Léger dérangement, mais j'ai quand même été surpris.
Noter aussi, qu'après la première semaine, je n'ai plus jamais acheté d'eau minérale, me contenant de remplir mes bouteilles avec de l'eau potable disponible dans les gares ferroviaires, dans les sites archéologiques (eau excellente au Fort de Bidar, style Bisleri comme me l'a vantée un indien), et dans nombre de temples ou mosquée. Parfois aussi dans certaines gares routières. Température ambiante, hormis certaines fontaines des grandes gares ferroviaires et certains sites archéologiques. J'ai aussi bu l'eau proposée dans les dhabas, après avoir vérifié auprès de mon interlocuteur que cette eau était potable.
J'ai mangé fréquemment des tomates achetées sur les marché, mais avant toute ingestion, je les lavais avec l'eau courante de mon hôtel, puis les laissait sécher. Quelques concombres avec le même traitement préalable.
Sur le plan santé, j'ai été incommodé par les moustiques lors des quelques jours passés au Kerala, et ce en dépit du ventilateur à pleine vitesse. A croire qu'ils ont été sélectionnés pour leur résistance à la ventilation. Le répulsif Odomos les a finalement découragés. Heureusement pour moi, ils ne m'ont inoculés ni malaria, ni dengue, ni chikungunya.
J'ai été piqué par une araignée lors d'un trajet de nuit en sleeper. La morsure s'est infectée dans les jours suivants, mais cela s'est résolu après que j'ai expulsé le pus par simple pression.
Le plus gênant est finalement une infection sur le côté gauche de la plante de pied du pied gauche. Sans doute causé par une épine sur laquelle j'aurais marché sur une chemin. En cours de traitement depuis mon retour, car après 2 rémissions naturelles (j'ai quand même monté les 10 000 marches de Girnar Hill à la 2ème réapparition de cette infection), c'est devenue gênant lors de mon vol de retour.
A votre disposition pour toute précision.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.