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Voyage à Wat Wang Wiwekaram (province du Kanchanaburi, Thaïlande): paludisme, sécurité et logement? English translation pending
by Fildfer · 2010-12-22 · 2 replies
Bonjour à tous !

Voilà, j'aimerais aller jusqu'à Wat Wang Wiwekaram - Province du Kanchanaburi ( THAILANDE ).

Pour ceux qui connaissent, mes questions sont les suivantes :

- Niveau Paludisme : est-ce qu'il y a risque déjà à cet endroit ( dans le sens ou l'on dis qu'il y a le palu près des frontières de la Birmanie ) ?

- Niveau sécurité : si j'y vais, je vais y aller avec une voiture de location ; l'amie avec qui je vais est Thai et me dis qu'il y a des "braqueurs" dans ce coin ( c'est pour ça qu'elle ne veut pas aller jusqu'à la frontière par exemple du COL DES 3 PAGODES ). Alors, est-ce que "ça craint" ou pas, ou faut-il y aller en groupe et bus ?

- Niveau logement dans ce coin : vos expériences sont les bienvenues !!!

D'avance merci pour toutes vos réponses.

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Pénétrer la chaîne des Cardamones de Krong Koh K (Cambodge) English translation pending
by Pam06 · 2010-12-20 · 3 replies
Bonjour à toutes et tous, Je suis actuellement à BKK et je compte partir le 25 décembre en bus sur le Cambodge par le poste frontière de Cham Yeam /Krong koh Kong.J'ai 60 ans, Je voyage solo , mais pas solo dans l'âme... Compte tenu de la qualité de cet endroit j'aimerai pouvoir "pénéter" la chaine des Cardamones à pied, vélo...moto avec guide (parlant français...si possible), par un voyagiste ou un guide sur site , autres? Je compte continuer ensuite sur le parc national de Botum Sakor, delta du Mékong, puis remonter PHNOM PENH, Siem Reap, Laos.... Qui pourrait m'être de bon conseil, expériences faites...Suis ouvert à partager ce projet à qqes uns...à bientôt
Entrer à vélo à Santiago du Chili depuis Mendosa en Argentine? English translation pending
by Vivlevelo · 2010-12-19 · 3 replies
Dans quelques jours nous allons arriver à Santiago depuis Mendosa (Argentine)je suis perplexe devant le réseau autoroutier et la question que je pose est la suivante : Y a t il des pistes cyclables , des petites routes pour rejoindre le centre ou les cyclistes sont il tolérés sur les voies rapides .En descendant de la frontière il y a des tunnels.Sont ils éclairés ?Sont ils longs?Merci pour vos réponses et au plaisir de vous rencontrer si vous roulez par là aussi.Jean
Voyage en Syrie, en Jordanie et au Liban dès le 2 janvier: votre avis? English translation pending
by Norpac36 · 2010-12-19 · 9 replies
Bonsoir

Dès le 02/01 départ par ferry de Venise pour Tardous Nous sommes en pik-up + cellule amovible

Nous voudrions passer 1sem. au liban , puis passer en jordanie , pour enfin repasser en Syrie pour entamer notre retour par la Turquie .

Je viens de m'apercevoir que le liban n'a pas de frontière avec la Jordanie😛

Ce qui veut dire : Syrie , Liban , re-Syrie , Jordanie , re-re Syrie, Turquie.............

uelqu'un pourrait-il me dire si il nous faudra repayer toutes les taxes douanières lors du transit Liban /Jordanie (via la Syrie , donc.)

A la dernière estimation, nous avions : vehicule diesel 2 sem. : +/- 140€x2s = 280€ assurance vehicule 2 mois : 60€x2 = 120€ taxe voiture 40€x2 entrées = 80€ 480 €😠

pour le re-passage , nous aurions en plus

vehicule diesel 1/2 j = 140€ taxe voiture 1 entrée = 40€ 180€ re😠 660€ 😠🏴‍☠️🙁

Cà commence à faire vraiment beaucoup ; et encore je ne suis pas du tout sûr de ne pas avoir oublié quelque chose.

salutations voyageuses et Bonnes Fêtes
Prolongation du visa au Pérou? English translation pending
by Katalamiko · 2010-12-17 · 5 replies
Bonjour, Je voulais savoir comment prolonger mon visa au Pérou. Je vais arriver au bout de mes 90 jours autorisés et je ne souhaite pas partir. Faire un aller retour avec un pays frontalier est plus onéreux que de payer 90$ d'amende (l'équivalent des 3 mois supplémentaires accordé avec un nouveau passage à la frontière, 1$ d'amende par jour supplémentaire)

Je n'ai pas de billet retour à présenter à la direction des migrations.

De plus, je voulais savoir, si je quitte le Pérou après être resté au delà des 90 jours autorisés, peuvent ils me refuser l'entrée sur le territoire si je désire revenir?

Merci
Alliance française d'Arequipa - filiale Tacna au Pérou cherche professeurs de FLE stagiaires English translation pending
by Proffle · 2010-12-16 · 10 replies
Bonjour, si vous êtes intéressé(e) par un stage comme prof de Français Langue Étrangère au Pérou, cette discussion est pour vous. L'alliance française d'Arequipa-Filiale Tacna cherche des professeurs pour pouvoir se développer et répondre à la demande locale. Tacna est une petite ville à la frontière sud du Pérou et vous permets d'accéder rapidement à d'autres parties du Pérou et du Chili. Si vous êtes intéressé(e) laissez-moi un message via ce site.
Voyage au Mexique avec casier judiciaire? English translation pending
by Philippe777 · 2010-12-15 · 31 replies
Bonjour, j'ai chercher partout, j'ai appeler à plein d'endroit et personne semble pouvoir me répondre.

Donc, voici ma question. J'ai un casier judiciaire canadien pour conduite avec les facultés affaiblie. À ce jour j'ai mes licences mais pas encore mon pardon. puis-je me rendre en voyage au Mexique par avion? Quel problème pourrais-je avoir à la frontière? J'ai appeler l'ambassade du Mexique a Ottawa ils disent qu'il n'y a pas de problème si je n'est pas fait de prison au Canada.... Crime mineur. Mais il me semble, si c'est comme au états-unis, que ça reste à la discrétion du douanier... vrai ou pas?

Il y aurai une nouvelle loi depuis mars 2010... quelqu'un y est allé avec un casier depuis cette date?

Merci!
Louer une voiture en Thaïlande puis faire un détour au Cambodge? English translation pending
by Jpierre84 · 2010-12-13 · 33 replies
Idée peut etre irréalisable...... c'est pour cela que je viens vers vous..!!! Est-il possible , (sans trop de problèmes) de louer une voiture en ThaIlande , pas trop loin de la frontière avec le Cambodge...... de passer la frontière.... d'aller vers Sisophon, faire le tour du Lac Tonlé Sap , environ , et de re-rentrer en Thailande...??? Combien de jour..??? combien d'euros... le tout..?? (environ..) Merci d'avance aux amis de VF J-Pierre
Obtention des visas au fur et à mesure en Asie? English translation pending
by Nala24 · 2010-12-13 · 7 replies
Bonjour, je pars en voyage pour 6mois, je me rend en Asutralie pr 4mois puis en Asie ( vietnam, cambodge, laos, chine et japon. Ma question est la suivante :

Est-il facile de voyager de pays en pays ( pour l'asie ) tout obtenant les visas nécessaire au fur et à mesure du voyage ( aux frontière ou à l'arrivée à l'aéroport..) ou bien doit-on obligatoirement passé par les ambassades respectives ????

Merci de votre attention !!!

seee yaaaaaaaaaaaaaa : )
Traverser le lac Titicaca, le Salar de Coipasa et le Salar d'Uyuni? English translation pending
by Dricky · 2010-12-10 · 7 replies
Bonjour à tous!

Nous partons pour l'Amérique du sud le 31 décembre pendant 2 mois.

J'aurais voulu savoir si il est possible de traverser le Lac Titicaca, dans sa longueur en louant soit une pirogue, un Kayak de mer ou un Canoë en restant côté Péruvien, ou pouvons nous traverser la frontière sur l'eau pour rejoindre La Paz??

Est il possible de traverser le Salar de Coipasa en louant des vélos, et même chose pour le Salar d'Uyuni?

A bientôt, Merci!
Tour à moto de la mer Noire English translation pending
by Tiger3 · 2010-12-09 · 35 replies
Bonsoir, nous etudions la possibilité de faire le tour de la mer Noire en moto pour cet été . Ce voyage passionant sera aussi notre derniere étape pour un plus lointain. Est ce possible, Si non quel postes frontieres sont fermés? (Russie/ Georgie ou Moldavie /ukraine) N'y a t'il pas des possibilités de prendre un bateau pour éviter ces zones interdites. (comme UK/Georgie)

Merci de vos conseils et expériences. thierry
Visa pour cinq semaines en Thaïlande: temps minimum de sortie? English translation pending
by Dider35 · 2010-12-04 · 2 replies
🙂Bonjour, je pars en Thailande du 28 jan au 04 mars, soit 35 jours. Il me faut donc 1 visa. Comme je compte aller à Ko lipé, la Malaysie n'est pas loin pour renouveler ma date d'entrée (soit en allant à Langkawi ou à la frontière terrestre). Mais doit on rester un minimum de temps en Malaysie ou peut on revenir aussitôt en Thailande ? merci😉
Obtenir un visa laotien étant Canadienne? English translation pending
by Mimiduquebec · 2010-12-04 · 6 replies
Bonjour à tous, je lis , je cherche!!???? Je suis du Québec, Je pars prochainement pour l'Asie. je passerais du Cambodge au Laos par voies terrestres sans passer par la Thaïlande. Où puis-je me procurer le visa ? meilleur(s) endroit(s) pour l'obtenir sans trop attendre? Je ne veux surtout pas me compliquer la vie. à quelle poste frontière peut-on l'obtenir ? est-ce long? et combien $ ?Je n'ose pas faire une demande par la poste😕 Merci !
Bulgarie à vélo en avril? English translation pending
by Bayernd77 · 2010-12-03 · 4 replies
Bonjour à tous J'aimerais avoir l'avis des cyclos qui sont allés en Bulgarie au mois d'avril. N'est-ce pas un peu trop tôt dans la saison, surtout que je viendrai de Turquie et que je compte 'attaquer' le pays par les massifs situés au sud du pays le long de la frontière grecque. Faut-il compter avec des températures encore très basses et surtout des routes enneigées et des cols fermés ? Merci pour les infos.
Chemins oubliés de Bolivie English translation pending
by Lucbertrand · 2010-12-03 · 9 replies
Chemins oubliés de Bolivie

Au cours de notre descente de l’Amérique du Sud, nous voulons passer par les parcs nationaux au nord du Chili et rejoindre de là la Bolivie et ses deux grands déserts de sel. D’après nos renseignements, il faut se rendre à Sajama et de là passer la frontière chilienne. Alors la traversée de ces parcs réputés pourra commencer. Mais voilà, nous sommes au bord du lac Titicaca et la question que nous nous posons est la suivante: comment allons-nous aller à Sajama ? Par la Paz, puis rejoindre Patacamaya, et de là se rendre à la frontière à Tambo Quemado ? D’autant plus que d’après l’un des guides que nous possédons il s’agirait de la plus belle route de la Bolivie.

Après une discussion animée qui s’est déroulée sur plusieurs jours, nous optons pour une traversée directe à vélo de cette partie de la Bolivie entre le lac Titicaca et le nord du Chili. Cette région bolivienne au sud ouest du lac n’est décrite semble-il nulle part. Les questions que j’ai posées sur différents forums sont restées sans réponse. Manifestement, nous partons à l’aventure sur 300 kilomètres de piste, qui nous sont totalement inconnues. Nous découvrirons même en cours de route que l’une de nos cartes est si imprécise, qu’elle situe l’une des villes frontière dans le mauvais pays.

Donc, forts de toute notre ignorance concernant une région sur laquelle nous n’avons aucun témoignage, nous prenons la route un matin à partir de la ville frontière de Desaguadero afin de rejoindre Sajama. Desaguadero est à cheval sur le Pérou et la Bolivie. La frontière est matérialisée par le pont qui enjambe la seule rivière qui sort du lac Titicaca. Il y a une nette différence de niveau de vie entre ces deux pays. En effet côté péruvien, territoire de grandes dimensions que nous venons de traverser, on trouve presque toujours à peu près de quoi se ravitailler, ce qui n’est pas le cas en Bolivie, le choix étant beaucoup plus restreint. Heureusement, une fois entrés en Bolivie et les formalités douanières effectuées, nous découvrirons que le retour au Pérou s’effectue sans problème et sans contrôle. Nous y retournons faire nos courses, à l’image de la foule importante, qui circule sur le pont frontière sans marquer l’arrêt. Après un petit déjeuner dans une minuscule échoppe, alors que le soleil commence à réchauffer l’atmosphère nous commençons notre périple en direction de Sajama. Les dix huit premiers kilomètres sont un vrai plaisir sur une magnifique route goudronnée, où le trafic est peu intense. Les points de vue sur l’immensité lacustre et sur les grandes montagnes qui la bordent du côté de la Paz sont de toute beauté. Ce matin, comme c’est généralement le cas en Bolivie, l’air est calme et il fait particulièrement doux peu après l’apparition du soleil. Donc ce trajet commence sous les meilleurs augures, le long d’une eau bleu profond bordée d’herbes au jaune prononcé, contraste du meilleur effet. Aucune embarcation n’est visible. Au ciel, dans le lointain de gros nuages de type cumulus, rehaussent la scène de leurs bouillonnements cotonneux et entrelacent les hauts sommets enneigés. Ces immensités boliviennes différent complètement de ce que nous avons connu au Pérou. Je m’attendais à une certaine continuité entre les deux pays, eh bien non, nous basculons dans un monde tout autre, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises et de notre dépaysement.

Après dix huit kilomètres de cette route excellente, un panneau indicateur signale la ville de Jesus de Machaca sur la droite. Fini le bel asphalte. Un chemin de terre rouge s’écarte du lac Titicaca en serpentant le long d’une côte qui va se perdre au milieu de collines couvertes d’une herbe jaunie par le manque d’eau. Nous prenons de la hauteur et le lac Titicaca se dévoile toujours plus. Après quelques kilomètres un petit col est atteint. Nous allons quitter définitivement la plus haute étendue lacustre du monde pour nous enfoncer dans un territoire, fraction de l’altiplano, ignoré des guides. Notre piste disparaît à l’infini de ce plateau dont nous ne discernons pas les limites. A première vue aucune habitation ne se révèle. Cette région serait-elle aussi abandonnée des hommes ? Après une halte au collet à la jonction de deux mondes, nous pénétrons plus avant dans ce nouvel univers qui sera le nôtre durant plusieurs centaines de kilomètres. Et là, de loin en loin sur cette prairie asséchée, cependant aux couleurs vives, comme de petits points épars les maisons se laissent découvrir. Elles sont construites de terre très sombre, de dimensions réduites. Les toits sont couverts de chaume ou parfois de tôle ondulée, le progrès touche ces lieux. Pratiquement aucun être humain n’est visible, mais on n’a pas du tout la sensation d’une région définitivement abandonnée. En effet tout est bien entretenu, aucune impression de ruine. Simplement des coins de notre planète, où les rythmes ne sont pas les mêmes que dans nos société occidentales prises dans le tourbillon de l’agitation.

Bien que nous soyons en route depuis plus de deux mois, que nous ayons découvert de nombreuses régions au fil de notre route entre l’Equateur et le Pérou, eh bien ce coin de Bolivie me procure une émotion forte. A part l’Amazonie, toutes les régions traversées étaient vallonnées ou montagneuses. Ici la ligne horizontale domine. Les couleurs du ciel et de la terre sont violentes et douces à la fois, un peu à la manière d’un pastel aux couleurs accentuées. Je n’avais jamais ressenti de telles sensations au contact d’un paysage. On m’avait prévenu que l’Amérique du sud surprend à la première visite, et un camarade avait ajouté la Bolivie particulièrement. C’est mon cas et je suis sous le charme.

Sur ces pistes très peu de circulation, un bus ou deux par jour relient des villages perdus aux grands centres urbains comme la Paz. La consistance du sol permet de rouler sans trop de difficulté à vélo. Parfois en bordure de chemin de petites sentes au sol lisse et dur permettent de se mouvoir à deux roues avec plus de facilité. Je ne me prive pas de les utiliser. Nous traversons un premier village et derrière une enceinte aux vastes dimensions montent les notes d’un orchestre, où prédominent les instruments à vent. Tout au long de notre voyage, ce sera une constante, la musique. L’Amérique latine c’est avant tout un continent de musique, où les gens défilent au son du tambour de la trompette et autres instruments. Un chien court mollement à ma rencontre et aboie sans réelle agressivité. Nous n’aurons plus à subir des attaques incessantes comme en Equateur et au Pérou. La ville de Jesus de Machaca apparaît dans ce que j’appelle le lointain. En effet nous aurons tout au long de notre séjour sur l’altiplano du mal à apprécier les distances. Y-a-t-il trois cinq ou dix kilomètres ? Ce sera l’éternelle question durant les semaines à venir. Mais avec l’habitude on optera toujours pour les grands nombres. Le summum sera atteint sur les grands déserts de sel, là où l’on distingue très bien le relief qui vous fait face, alors qu’il se situe à plus de soixante kilomètres.

Nous approchons de Jesus de Machaca. Ce nom comme beaucoup d’autres dans la région me plaît et sonne avec un accent de mystère et rappelle le passé colonial espagnol. Cette petite bourgade semble jetée à même ce décor semi-désertique. La continuité dans la douceur des couleurs entre la nature environnante et les constructions donne une touche originale à l’ensemble. La limite de l’agglomération est nette, pas de maison qui se détache, toutes restent bien regroupées marquant bien la délimitation.

Nous pénétrons dans cette petite ville, tout y semble immobile. Au détour d’une rue, nous débouchons sur la « plaza des armas ». Elle est vaste, presque démesurée à l’échelle de l’agglomération. Le marché prend fin. Des groupes de personnes épars sont assis. Les Indiens nous regardent arriver sans sembler nous remarquer. Ils ne sont pas très expansifs et rien ne les surprend. La place est bordée d’une énorme église remontant à l’époque des conquistadors. Elle est de toute beauté. Une enceinte ajourée peinte en blanc en fait le tour. Le clocher à la couleur sombre est rehaussé par un bâtiment peint lui aussi en blanc. Un portique monumental en permet l’accès. Malheureusement nous ne pourrons pas la visiter. Tout au long de notre périple une multitude d’églises nous accompagnera. Certaines sont très grandes, d’autres minuscules, au milieu d’un village ou isolées. Mais toutes portent les traces d’un passé lointain, à une époque où l’Espagne régnait sans partage en ces lieux. Un petit restaurant nous offre un repas de bonne qualité à un prix dérisoire dans une ambiance très sympathique. La cuisinière indienne concocte ses repas au contact des consommateurs. Elle utilise de grandes gamelles arrondies aux bords montants, qu’elle pose sur des feux de bois. Les rations sont consistantes, c’est exactement ce qu’il faut pour des cyclistes au long cours. Comme toujours à la fin du repas le problème du café se pose. Généralement, après une première réponse négative, comme par mystère il arrive. Mais aujourd’hui il ne viendra pas et sera remplacé par un maté, ma foi, fort bon.

Nous reprenons notre route. Deux chemins sortent du village et nous hésitons. Alors arrive en courant l’une des femmes qui nous avait renseignés au cours du repas, et elle nous met dans la bonne direction. Cet après-midi nous allons arpenter un espace immense avec un vent favorable, ce qui va rendre cette traversée fabuleusement agréable. Cependant il faut rester vigilant et ne pas se laisser entraîner par l’euphorie de la vitesse. De temps à autre des petits bancs de sable n’attendent que l’imprudence pour vous jeter à terre. Notre piste par moments disparaît et il nous faut partir à l’estime parmi des touffes d’herbe rabougries, mais cela ne dure jamais bien longtemps et il n’y a pas de problème d’orientation. Jean nous fait remarquer, très loin au sud, un volcan couronné de neige. Dans plusieurs jours nous aurons confirmation qu’il s’agit du Samaja à la frontière chilienne. Il va nous accompagner de la sorte tout au long des trois cents kilomètres de piste jusqu’au village du même nom. Vers les dix sept heures, la ville de Nascara se dévoile. Nous la rejoignons, pensant naïvement que la chaussée va s’améliorer et que le goudron va faire son apparition. Effectivement, il y a un peu de béton, mais il s’agit simplement du pont qui franchit la rivière qui traverse l’agglomération. L’étape de la journée aura été de soixante six kilomètres. La piste ne permet pas de faire les kilométrages très importants, possibles sur goudron. Pourtant, aujourd’hui le vent nous a été favorable tout l’après-midi.

Manifestement des logements, il n’y en a pas. Après nous être renseignés, nous sentons la population prête à nous aider. On nous remet entre les mains des autorités locales, qui décident de nous faire dormir dans la salle de réunion. Vaste pièce traversante, qui reçoit le soleil toute la journée et qui à cette heure de fin d’après-midi diffuse une chaleur agréable. Jean a crevé, sur la place du village il répare. Un large attroupement se fait, et tout le monde participe aux opérations. Mais cette réparation due probablement à un défaut du pneu ne résoudra pas le problème, et il faudra attendre un jour de plus pour apporter une solution définitive à cette défectuosité.

On nous propose de nous apporter notre repas du soir sur place. Pour une somme modique, nous dégusterons ce soir une truite bien grillée, ou le confort dans un coin reculé de la planète. La nuit sera excellente, bien à l’abri de notre salle communale. En effet, comme tous les soirs le vent prend possession de l’espace et diffuse son froid au moment de la disparition du soleil. Heureusement comme nous aurons l’occasion de le constater chaque soir, quelques heures après l’arrivée de la nuit, tout souffle s’éteint et le calme règne dans l’atmosphère. Cependant la température reste basse. Au cours de mon séjour de trois mois dans ces contrées, chaque fois que je suis sorti la nuit pour observer les étoiles dans ce ciel fabuleusement clair, très peu parasité par des lumières, eh bien je ne suis pas resté longtemps dehors! Le lendemain matin, il fait froid mais très beau et l’air est immobile. Nous nous mettons en route vers les huit heures. Au sortir de la ville, le policier de faction nous met en garde contre les bandits qui sévissent plus loin. Ils viendraient par delà la frontière, du Pérou proche. Il nous explique qu’ils peuvent prendre des uniformes de policier, et nous décrit par le menu tous les attributs qui doivent être apparents sur un uniforme réglementaire. Cela va du nom de la personne au drapeau bolivien sur la manche, en passant par un certain nombre d’insignes et de signes distinctifs. A-t-il fait du zèle ou le danger est-il bien réel ? Nous ne le saurons pas.Enfin depuis que je me suis fait dépouiller d’une partie de mes affaires au Pérou alors qu’un policier m’avait mis en garde, j’ai plutôt tendance à prendre ce type d’avertissement au sérieux, sans toutefois sombrer dans une peur incontrôlée.

La piste commence par une côte courte mais raide. La tôle ondulée fait son apparition et donne le ton de la journée. Attendons-nous à une étape difficile sans espérer faire beaucoup de kilomètres. Les espaces sont immenses, et la route les fend de façon rectiligne. De toutes parts de grands troupeaux de lamas et d’alpagas multicolores paissent paisiblement parmi des herbes rares et piquantes. Et là-bas au loin les volcans, que nous rejoindrons dans plusieurs jours, nous montrent la direction. Des vigognes gracieuses et pressées passent d’un pas rapide et nous observent avec vigilance lorsque nous essayons de nous approcher pour les photographier. Elles nous accompagneront durant deux semaines. Parfois peu nombreuses ou souvent en bandes assez conséquentes, jusqu’à une vingtaine d’individus, elles se fondent dans le paysage avec leur pelage brun clair, agrémenté de taches blanches. Le mâle se tient toujours un peu à l’écart du groupe de femelles et c’est à ce comportement qu’on le repère facilement. Au bout d’une longue ligne droite la ville de Santiago de Matchaca se dévoile. Bien évidemment, notre estimation de la distance n’est pas la bonne. L’un de mes camarades annonce trois ou quatre kilomètres, pour ma part je dis cinq, en réalité il y en a neuf. Ces étendues sont tellement gigantesques, que nous perdons toutes nos références. Nous l’atteignons enfin, après avoir louvoyé entre piste et bas-côtés, où le sol est plus consistant, donc meilleur pour avancer.

Dans cette petite ville, comme nous en avons pris l’habitude depuis que nous sommes en Amérique du Sud, nous nous dirigeons vers la place centrale. Il y a une épicerie permettant de faire quelques courses. Puis la ravitaillement assuré, nous allons manger dans un restaurant. Il est extraordinaire de toujours trouver un endroit pour se restaurer dans ces coins perdus. Là, nous entamons la discussion avec un Bolivien, qui connaît bien sa région, ce qui n’est pas toujours le cas chez ses concitoyens . Ce qu’il nous apprend est déterminant pour la suite. En effet, le chemin que nous voulions suivre est particulièrement difficile et très mal tracé. Par contre, information primordiale, la ville de Charana est bien en Bolivie et non au Chili comme notre carte l’indique. De cette ville un chemin entièrement en Bolivie rejoint Sajama. Il ne nous en fallait pas plus pour envisager cet itinéraire, que nous pensions, à tort du fait de l’erreur de notre carte, à cheval sur les deux pays et sans poste frontière.

Après nous être bien rassasiés nous quittons lentement cette ville au charme fou. Ces cités posées dans ces immenses plaines ont un air d’ailleurs, et leurs églises surgies du fond des âges accentuent cette impression d’autre part, qui nous subjugue tant depuis hier sur ces chemins oubliés des guides. Cet après-midi nous allons essayer d’aller le plus loin possible et nous envisageons de bivouaquer. Depuis que nous sommes sur ces pistes, même si elles ne sont pas en très bon état et qu’elles demandent beaucoup d’effort, nous n’avons pas eu à subir de côtes. Mais cela va changer. Après quelques kilomètres dans une vallée à peine marquée, sauvage et déserte, où seuls de temps à autre des troupeaux d’alpagas multicolores apportent une touche de vie, une forte colline vient barrer le chemin. Nous allons devoir batailler plusieurs heures. Les difficultés nous forcent par épisodes à mettre pied à terre et à pousser nos vélos. Qu’ils semblent lourds et encombrants dans ces moments. Le temps avance vite. Tous les jours je suis stupéfait de voir à quelle vitesse la journée s’enfuit. Pourtant alors que l’on se bat dans la poussière, le vent, parfois le froid on devrait trouver le temps long. Eh bien non, c’est le contraire qui se passe. Il faut reconnaître que l’effort à vélo est un vrai plaisir, même quand on en bave sur des pistes mal adaptées.

Donc nous arrivons au sommet de notre côte et le soleil commence à baisser. L’altitude est de 4200 mètres, le vent est présent et il nous faut trouver un point pour bivouaquer. L’étape du jour aura été de soixante dix huit kilomètres, ce qui n’est pas mal au vu de l’état des pistes. Après une première prospection, Jean aimerait que nous établissions notre campement derrière un mur de pierre. Mais Alain et moi trouvons l’endroit trop inconfortable, pas réellement abrité du vent qui souffle avec force. Chacun de nous part donc prospecter. Pas très loin, dans une petite barre rocheuse, je découvre une grotte qui me paraît idéale. J’appelle mes camarades. Il suffit de nettoyer le sol, enlever quelques cailloux et nous aurons un lieu de bivouac idéal, à l’abri du froid et du vent. Ces petits travaux sont rapidement effectués et notre matériel de couchage vite installé. Jean préférera installer sa tente dehors. Nous allons passer une nuit très confortable. L’espace est réduit, nous ne pouvons nous tenir debout, mais la surface au sol est nettement suffisante.Nous commençons à être bien accoutumés à l’altitude, car plus aucune insomnie due au manque d’oxygène ne vient perturber notre sommeil.

La nuit a été particulière douce dans la grotte où Alain et moi avons pris toutes nos aises. Le bivouac dans ces conditions est très agréable. Notre adaptation au milieu procure un immense plaisir. Je n’éprouve pas la peine de me laver, bien que nous soyons soumis à la poussière toute la journée. La grande sécheresse de l’air évite toute transpiration, d’ailleurs il ne fait jamais très chaud.

Autour de nous de nombreux lamas et alpagas broutent paisiblement et nous regardent d’un air qui semble intrigué, du haut de leur cou perché à la mine dédaigneuse pour les premiers et franchement ahurie pour les seconds. Ces derniers lorsqu’ils ne sont pas tondus ressemblent à de gros animaux en peluche aux formes arrondies. Avec un peu de tristesse je quitte ce coin avec sa petite falaise sa grotte et ses prairies peuplées de camélidés. L’étape de la journée commence par une côte de quelques centaines de mètres et nous entamons une descente en direction du village de Berengeula. Il s’agit d’une petite cité minière quasiment abandonnée, située au fond d’un vallon rocailleux sans aucune végétation, à part quelques herbes en touffes. Dans les parois qui dominent le lieu, les gueules béantes des anciennes mines qui remontent à plusieurs siècles. L’arrivée dans le village est très impressionnante. Une lignée de maisons basses en ruine, bien alignées sur plusieurs centaines de mètres, les toits tous disparus, la couleur des murs est exactement celle du chemin, difficile à définir, peut-être lie de vin très clair. Et tout là-bas du côté opposé, figée depuis des siècles une église dresse son clocher arrondi. Elle est ceinte d’une murette qui s’ouvre sur un porche en arc de cercle, qui invite à entrer. En m’approchant je retiens presque mon souffle tant le lieu m’impressionne. Le silence est légèrement perturbé par une voix d’enfant, qui vient de la gauche. Mais je ne vois personne. Je m’approche de l’église. On se croirait vraiment dans un film de Sergio Leone. Jean et Alain me rejoignent. Avec émotion nous visitons les lieux.

Deux chemins sont possibles pour repartir. Nous ne sommes pas sûrs de la direction à prendre. C’est alors que je me souviens de la voix de l’enfant. Il y a donc quelqu’un dans ce village. Je pars lentement à vélo à travers des rues désertes en écoutant, à l’affût du moindre murmure. Devant une maison, alors qu’aucun bruit ne m’a alerté je vois deux petites figures qui me regardent avec étonnement et curiosité, cependant sans aucune crainte. De beaux sourires illuminent les visages de ces enfants. Je leur dis bonjour, ils me répondent. Ce qui fait apparaître une troisième petite tête en train de manger une galette de pain. Que la scène est touchante, mais pas question de l’immortaliser sur une photo, les Indiens ayant horreur de cela et y sont très généralement farouchement opposés. Je me suis toujours imposé de strictement respecter la volonté des gens et d’éviter les photos volées.

Alors un homme à son tour apparaît et vient à ma rencontre. Les enfants approchent, deux garçons et une fille. Cette dernière a alors une réaction tout à fait étonnante. Me prend-elle pour un martien ou un autre être venant d’un ailleurs lointain? Avec l’une de ses mains elle me prend la main gauche, et de l’autre elle mesure la longueur de mon bras en développant ses doigts le long de ma manche. Cela me fait sourire et tous rient à leur tour. Imaginez la scène au milieu de ce village désert, moi encore sur mon vélo et cette famille me regardant un peu à la manière d’une apparition. Alors au coin de la maison survient la mère, qui après avoir répondu à mon bonjour rentre vite. Instants chargés d’émotion, qui ont duré quelques minutes, le temps de quelques regards et sourires, mais d’une telle intensité que cela m’a paru s’éterniser.

J’engage la conversation avec l’homme, lui demandant notre chemin. Il lève le doute sur la piste à prendre. Jean arrive. Il nous est proposé de prendre un café, mais nous sentons que c’est par politesse. Le fait que nous rentrions dans la maison serait facteur de gêne pour la femme, qui ne se montre plus. Nous déclinons donc l’invitation en invoquant notre troisième camarade resté sur la place à proximité de l’église.

Le bon chemin une fois pris, nous cheminons dans un décor extraordinaire, vastes horizons et montagnes aux couleurs multiples. La piste est horrible, mais heureusement du fait de l’absence de circulation nous ne respirons pas trop de poussière. Un immense chaos de blocs s’étend de part et d’autre de notre chemin. De grands rochers se découpent sur un arrière-plan montagneux. Nous rejoignons une rivière à proximité de laquelle se trouve un poste de contrôle de la police. Ses occupants sont étonnés de voir des cyclistes dans ces régions reculées. Ils prennent nos identités au cas où nous disparaîtrions, nous assurant que cela est possible dans ces endroits. Au bord de la rivière, nous faisons une halte casse-croûte. Il fait très chaud malgré l’altitude. Une fois notre repas frugal terminé, nous reprenons notre route. Tout se ligue contre nous, chaleur, piste sableuse et vent contraire. Pédaler dans ces conditions de façon paradoxale procure un certain plaisir. Malgré l’adversité rester en mesure d’avancer est déjà une satisfaction. Chacun reste plongé dans ses pensées, arque bouté, jetant de temps un autre un regard dans ce lointain qui semble ne jamais se rapprocher. Les derniers kilomètres pour arriver à Charana sont un véritable calvaire, face à un vent violent et un sol qui se dérobe sous les roues. Là-bas au loin, la ville apparaît, mais à cinq ou six à l’heure, malgré des efforts conséquents, elle semble ne pas se rapprocher.

Enfin nous y sommes. Jean avait pris de l’avance, il nous attend à l’entrée. Que le lieu semble triste et presque hostile sous ces rafales et un froid qui monte. Un couple d’Indiens essaie de s’abriter le long d’un mur en attendant je ne sais quoi. Il est relativement tard et le soleil ne va pas tarder à se coucher. Cette ville est construite de façon géométrique et de larges rues désertes, bordées de maisons basses, se croisent à angle droit. La couleur qui domine est celle de la poussière du chemin qui recouvre tout de sa gangue terne. Nous trouvons un logement. Les chambres sont spartiates, de petites cellules donnant sur une cour intérieure et assaillies par les coups de boutoir du vent. Les portes laissent de grands interstices, et ne remplissent pas vraiment leur rôle. Une fois de plus je ne me lave pas. En effet pour se faire, il faut avoir le courage d’aller se mouiller à un large bidon reposant au milieu de la cour, exposé à tous les courants d’air glacials. Mais les lits sont assez confortables et les couvertures efficaces et je n’aurai pas froid durant cette nuit, pourtant très froide. Le repas du soir se déroule dans une petite taverne, où pas mal de monde se trouve réuni. La nourriture une fois encore est très acceptable et en quantité suffisante pour des cyclistes ayant fourni de gros efforts tout au long de la journée. Ce soir le vin rouge bolivien va couler à flot !

Au matin, il est difficile de sortir du lit, le froid étant vif. Jean se bat avec sa roue à nouveau crevée. Il faut absolument enlever la petite aspérité métallique à l’intérieur du pneu qui crève la chambre à air. Elle est minuscule, il est donc nécessaire de bien la localiser afin de l’arracher, ce qui n’est pas facile. Enfin nous y arrivons et le problème sera définitivement résolu. Le petit déjeuner est pris dans la rue auprès d’une Indienne qui vend du café et des gros beignets frits.

L’étape de ce jour risque d’être longue. Nous avons en effet des informations, comme d’habitude, contradictoires sur le kilomètre jusqu’au village de Sajama. Il nous faut trouver la piste qui part dans cette direction. La première personne à laquelle je demande, me répond en portant son doigt à sa tempe, sans doute me signifiant qu’à vélo cela n’a pas de sens et que nous sommes des fous. Je ne me décourage pas. La personne suivante est plus disposée à me parler et fournit les renseignements demandés.

La journée une fois de plus va nous amener son lot de surprises et de paysages fantastiques. Les grands volcans qui depuis plusieurs jours nous indiquent la direction commencent à prendre de l’ampleur. Il s’agit du Parinacota, du Pomerape et du Sajama. Ce dernier reste le plus souvent caché car situé une vallée plus loin au second plan. Le Parinacota est agrémenté d’une couronne de neige sur ses pentes terminales. Son altitude est un peu supérieure à 6300 mètres. La piste au débute est roulante, puis le sable et la tôle ondulée font leur apparition par places et le calvaire reprend. Une côte nous conduit sur une butte. Le chemin disparaît car nous sommes à même la roche. Cependant, nous constatons qu’il y a des traces de gomme, donc nous sommes sans doute sur la route. Nous faisons une pose pique-nique en plein vent. La Bolivie c’est vraiment le pays du vent. La journée avance et les kilomètres s’égrènent difficilement. Mais vers les seize heures, notre piste prend une direction qui nous permet d’avoir un fort vent arrière. La moyenne s’envole, nous roulons aux environs des vingt cinq à l’heure, cela nous change de nos moyennes à un chiffre. Cela va nous permettre d’effectuer une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires avant la halte imposée par la venue du froid. Nous atteignons le village de Rio Blanco. Va-t-on y trouver de quoi nous abriter ? Un homme sur un promontoire, Jean va l’interroger. L’entretien dure me semble-t-il une éternité, Alain et moi en contrebas ne savons ce qu’ils se disent. Jean redescend. Manifestement l’homme n’était pas décidé à nous permettre de dormir dans le coin. Nous longeons le village. Une personne là-bas, nous nous approchons et reprenons notre demande. Et là miracle, il nous indique un local, et nous y accompagne. Il s’agit d’une pièce vaste, construite dans le cadre d’une coopération avec l’Espagne. Nous n’en demandons pas plus, cela nous évite de monter nos tentes dans le vent, toujours fort en fin d’après-midi. L’étape aura tout de même été de soixante dix kilomètres, grâce au vent très favorable en fin d’après-midi. Nous entamons la dernière étape qui doit nous conduire à Sajama. Mais avant de quitter le village de Rio Blanco, nous allons visiter son église. C’est un véritable bijou, arrivé tout droit de l’époque coloniale. A côté du corps de bâtiment de l’église, le clocher massif posé à même le sol. Un petit escalier en colimaçon permet d’y monter. Une enceinte ajourée protège l’édifice, bien qu’une ouverture surmontée d’une arche permette le libre accès. Nous restons un long moment devant cet édifice, au milieu de ce village désert. Le silence est total, à part nous trois, tout est figé. Nous avons du mal à nous arracher à cet endroit.

Nous partons et retrouvons notre piste plus ou moins facile selon les endroits. Le volcan Sajama commence à émerger et sa grande pyramide qui culmine à plus de 6500 mètres va s’imposer toujours plus au fil de notre progression de la journée. Dans ce matin limpide à l’air immobile, nous marquons de nombreux arrêts pour admirer de petites maisons, certainement pas abandonnées mais désertes. Petites constructions de terre, à la couleur du désert qui les entoure. Leur toit est de chaume, dont la teinte s’harmonise avec les tas de bois érigés en murets. D’ailleurs je me demande d’où vient ce bois en plein désert ? Il a un aspect très torturé, et ressemble à des sortes de grosses racines.

Nous marquons l’arrêt au bord d’une petite rivière et Jean constate que l’eau est chaude, une bonne vingtaine de degrés. Dans ce décor de montagne à plus de quatre mille mètres cela surprend au premier abord. Mais nous sommes dans une région où l’activité volcanique est bien réelle. Il en profite pour faire un brin de toilette. Il nous faudra encore batailler plusieurs heures sur une piste difficile avant de rejoindre le village de Sajama. Mais le spectacle de cet immense volcan couvert de glaciers qui nous domine et que nous contournons nous hypnotise et nous ne voyons pas le temps passer. Enfin le village apparaît, minuscule au milieu d’une immense vallée encadrée par trois grands volcans. Le lieu est extraordinaire et le tourisme à cette époque de l’année quasi inexistant. Demain encore quelques kilomètres de piste et nous allons rejoindre la route asphaltée. Dans cette merveilleuse petite bourgade se termine donc notre traversée des pistes oubliées de Bolivie. Ce fut cinq jours et trois cents kilomètres, hors du temps dans un coin perdu, ignoré du tourisme. Cette expérience restera pour moi comme un rêve à la découverte de paysages grandioses et de villages, habités ou abandonnés, sortis du fond du temps et jetés dans des espaces immenses, qu’il faut savoir gagner car ils ne se dévoilent pas facilement.
Cigarettes, cartouches, de Thaïlande à la France? English translation pending
by Henribkk · 2010-12-02 · 17 replies
je repose cette question car la loi Française a changer depuis peu par rapport au nombre de "cigarette" que l'on peu ramener par la frontière, mais je n'est aucun renseignement en se qui concerne d'en ramener de la Thaïlande a la France. donc si vous en avez hésiter pas ! je rentre fin décembre alors prenez votre temps ! merci. 🙂

précision : ne me parler pas de cancer c'est pas pour moi.
Valeur de l'euro par rapport au real-monnaie brésilienne? English translation pending
by Mouette75 · 2010-12-02 · 5 replies
merci aux personnes qui pourront répondre a la question ci-dessus

Peut on changer facilement des euros a Rio et au Brésil en général ?
Avis sur itinéraire de dix-neuf jours au Mexique-Guatemala? English translation pending
by Elodifa85 · 2010-12-02 · 1 reply
Bonjour à tous,

nous sommes 2 couples d'amis qui sont sur le point de partir pour l'amérique centrale. DEPART France - Mexico City puis RETOUR Guatemala city-France. Nous voulions vos avis sur notre itinéraire. Pourriez vous nous donner des précisions sur le déroulement du voyage palenke/Flores (Combien de temps de transport, comment se passe le passage à la frontière...) Avez vous de bonnes adresses pour se loger et pour manger ?

Je précise que nous pensons faire la partie du Mexique en voiture (qu'en pensez vous ?)

JOUR 1 : Arrivée Mexico city JOUR 2 : OAXACA JOUR 3 : OAXACA visite de Monté Alban JOUR 4 : Puerto Angel JOUR 5 : Puerto Angel JOUR 6 : San cristobal de las casas JOUR 7 : San cristobal de las casas JOUR 8 : Palenke JOUR 9 : Flores JOURS 10 : Flores Tikal JOUR 11 : Semuc Champey JOUR 12 : Semuc Champey JOUR 13 : Chichicastenango JOUR 14 : Chichicastenango (le dimanche matin) JOUR 15 : Lac atitlan (village san pedro) JOUR 16 : Lac atitlan JOUR 17 : Antigua JOUR 18 : Antigua JOUR 19 : Guatémala city

Merci d'avance pour vos infos
Idées pour passer quinze jours en Malaisie via la Thaïlande? English translation pending
by Fannypl · 2010-12-02 · 1 reply
🙂Salut! Je pars en Asie du Sud-Est fin janvier. J'ai prévu passer 1 mois en Thailande et ensuite traverser la frontière par voie terrestre.. Ensuite c'est le Néant. J'ai seulement 15 Jours pour la Malaisie et c'est si grand 🤪! Pouvez-vous m'aider pour les endroits à ne pas manquer et surtout pour pouvor es faire en une quinzaine de jours. Merci Fanny
Voyage Espagne-Maroc-Algérie-Tunisie en camping-car: visas et documents? English translation pending
by Shanti1957 · 2010-12-01 · 5 replies
je suis francais actuellement à barcelone j'aimerai aller au maroc puis algerie par le cote nord nador puis algerie faire la cote algeroise rejoindre la tunisie est ce possible? les visas se feront ils à la frontière de ces pays, pour le camping car comment ca se passe pour l algerie documents specifiques ? ou est ce comme pour le maroc et la tunisie tous renseignement bienvenue amities pascal😇
Séjour à Séoul fin décembre: visite de la zone démilitarisée (DMZ) English translation pending
by Misterchoc · 2010-11-29 · 7 replies
Bonsoir tout le monde,

Je me rends à Séoul du 19 au 29 décembre, une amie à moi me loge grâcieusement et s'occupe de certaines visites...

Il y a tout de même un petit détail qui pose problème, je souhaite aller voir la DMZ, frontière entre les deux Corées... Je sais déjà qu'il m'est inutile de lui demander des renseignements par rapport à cela donc... Seul point de discorde entre elle et moi, la Corée du Nord...

Je fais appel à vous pour savoir quelles agences vous avez pris pour pouvoir aller visiter la DMZ, quels sont vos souvenirs, bons/mauvais...

Je m'y rendrai à partir de Séoul et je ne suis pas motorisé.

Merci à vous,

Seb
Remonter le Chili par le Sud? English translation pending
by Elbahia · 2010-11-26 · 6 replies
Bonjour,

Je compte faire Argentine - Chili en décembre/janvier En Argentine, je pense aller jusqu'à Ushuaia. Est-il possible de passer la frontière chilienne là bas sans remonter un peu au nord ? quelle est la meilleure option ? Merci d'avance.
Visa de l'Entente pour le Burkina Faso et le Togo? English translation pending
by Mostar3 · 2010-11-25 · 8 replies
je m'envole mardi 30/11 pour le B.Faso, visa en poche multi-entrées, afin de passer rapidement au Togo à Dapaong principalement. Or je découvre que maintenant aucun visa n'est délivré à la frontière BF/Togo. est-ce que le Visa de l'entente à prendre à la "Sureté" de Ouaga est toujours d'actualité... d'autant que 30 personnes suivent fin décembre selon le même itinéraire.. merci d'avance Mostar3
Voyage aux Emirats Arabes Unis et à Oman: carnet de passage en douanes? English translation pending
by TTandtoqs · 2010-11-25 · 4 replies
Bonjour,

Tout est dans le titre, je ne trouve pas la réponse. Faut-il un carnet de passage en douane pour les Emirats et Oman ?

Merci Thérèse
Virginie Efira en Terre Inconnue chez les Tsaatans (Mongolie) English translation pending
by Franklin85 · 2010-11-24 · 1 reply
Avis à tous les fans de Rendez-vous en Terre inconnue, prenez votre agenda !

Mardi 14 Décembre à 20h35 sur France 2, Frédéric Lopez et Virginie Efira vous emmènent dans l’extrême-nord de la Mongolie, près de la frontière Sibérienne. Ce onzième rendez-vous en Terre inconnue met en lumière le peuple Tsaatan, littéralement « ceux qui chevauchent les rennes »...

++ Lire la suite de l'article
Bus de l'aéroport international de Bangkok vers Angkor? English translation pending
by Mireg · 2010-11-24 · 38 replies
bonjour à tous , je me questionne: j'ai entendu parler d'un bus qui par de l'arroport de subarth. pour la ville frontiere avec poipet au cambodge vers siem reap . Je ne le retrouve pas dans les guides , alors est ce possible ?, ce serait bien de ne pas passer par la ville merci de vos réponses
Voyage en Egypte en bateau English translation pending
by Evelyn34 · 2010-11-22 · 7 replies
🙂 bonjour j envisage un mois en egypte en janvier seule j ai l habitude !!je desire trouver un bateau de commerce pour descendre ou remonter le nil jusqu a la frontiere sud je remonterai pendez vous cela possible ??? bien sur en payant je peux aussi enchainer les bateaux en aucun cas je veux le faire sur des bateaux de tourisme merci si vous avez des tuyaux pour preparer mon voyage auberge de jeunesse bon plan ect bonne route a tous
Obtention du visa pour passer entre Dubaï et Oman? English translation pending
by Moky99 · 2010-11-21 · 11 replies
Bonjour

je compte prendre un billet aller-retour Paris - Dubai et ensuite passer 15 jours à Oman. Le billet étant bien moins cher sur Paris-Dubai et celà me permettra aussi de visiter cette ville incroyable.

Ma question est la suivante : pour obtenir le visa à la frontière entre Dubai et Oman, peut-on l'acheter avec des euros ou des dollars ? Ou avec de la monnaie dubaiote ?

Merci pour vos retours,

Pierre
Où sont les meilleurs sites de plongée en Égypte à moindre coût? English translation pending
by Duppyconquer · 2010-11-20 · 4 replies
Bonjour a tous,

Actuellement en Thailande, nous atterissons en Egypte le 1er Decembre. J'avais pense alle sur Hurghada mais certaine personne m'ont dit que les spots etaient plein de coraux mort.

On m'as parle de coins pres de la frontiere avec le Soudan soit disant magnifique. Connaissez vous des spots plein de coraux, avec de bonne visi. et a moins de 25E la plongee? (je vais prendre un package de 10 plongee)

Merci d'avance a tous pour votre aide,

Excellente journee,

Cordialement,

David.
Pantanal brésilien depuis San Matias en Bolivie English translation pending
by Frelonzzz · 2010-11-19 · 6 replies
Bonjour, Je suis actuellement a buena vista (cote de Santa Cruz) en bolivie et aimerais rejoindre le pantanal par Caceres, c'est a dire, san ignacio- San matias puis passer la frontiere pour caceres au bresil et descendre sur le pantanal par la transpanareia. J'ai une fiat fiorino (tite voiture traction) mais ai fait le salar de Uyuni et le sud lipez (jusqu'a san pedro d'atacama) sans trop de problemes. Ce qui me donne qq inquietudes est le risque de pluis en cette periode et l'etat des routes jusqu'a caceres. qq'un connait-il cette route? Merci de votre aide Guillaume

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