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Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour a tous et a toutes 🙂
Je suis de retour d'un voyage d'un mois et demi dans l'ouest canadien. Premier voyage, premier coup de foudre. Et il y en aura bien d'autre ! Je suis tombée amoureuse de l'aventure et du Canada bien sûr ! Voila seulement une semaine que je suis revenue et me voila déja entrain de prévoir un prochain voyage mais dans l'ouest américain. J'ai regardé les discussions, carnets et photos des membres de ce forum et l'Ouest américain me fait vraiment revée ! 😇
J'aimerais avoir votre opinion sur mon premier jet d'itinéraire et quelques conseils et endroits ont été vos coups de coeur parce que je crois que vous avez des meilleurs places que les guides de voyage. J'aime pas trop ce qui est touristique. Je partirai avec ma voiture puisque j'aime la liberté de celle-ci. 😉 J'aimerais aussi savoir qu'est ce que vous pensez des nombres de jours passés dans chaque parc ou ville.
Jour 1-5 Montréal - Great sand dunes ( Avez-vous des idées de place entre les deux vraiment intéressantes a voir parce que a part Chicago ... je ne sais pas trop ... )
Jour 6 et 7 Great sand dunes (336 km. 4 heures)
Jour 8 et 9 Mesa verde (218 km. 3h00 )
jour 10 et 11 Monument valley (306 km. 4h00 )
Jour 12 et 13 Petrified forest (406 km. 4h00 )
Jour 14 Hackberry (362 km. 4h00 )
Jour 15 et 16 Joshua Tree (367 km. 4h21 )
Jour 17 et 18 Mojave natural preserve (101 km. 1 h00 )
Jour 19 et 20 Death valley ( 212 km. 2h12 )
Jour 21 et 22 Las Vegas (162 km. 2h00 )
Jour 23 Chloride (314 km. 3h27)
Jour 24 et 25 Grand Canyon (219 km. 2h45)
Jour 26 et 27 Page (244 km. 2h56)
Jour 28 et 29 Bryce canyon (125 km. 1h36)
Jour 30 Kanab (65 km. 1h00)
Jour 31 et 32 Zion (1090 km., 11h00)
Jour 33, 34, 35 Yellowstone ( Est-ce que Yellowstone est de trop ? Malgré le fait que c'est un de mes coups de coeur ... )
36, 37, 38, 39 ... Je ne sais pas ou placer ces journées !
Du jour 40 au jour 45 pour le retour a Montréal
Bilan : J'ai donc 1 mois et demi pour explorer le nevada, la californie, le colorado, l'utah et le Wyoming ! 11 000 km ! Merci énormement de votre aide d'avance ! PS : J'ADORE CE SITE !
J'aimerais avoir votre opinion sur mon premier jet d'itinéraire et quelques conseils et endroits ont été vos coups de coeur parce que je crois que vous avez des meilleurs places que les guides de voyage. J'aime pas trop ce qui est touristique. Je partirai avec ma voiture puisque j'aime la liberté de celle-ci. 😉 J'aimerais aussi savoir qu'est ce que vous pensez des nombres de jours passés dans chaque parc ou ville.
Jour 1-5 Montréal - Great sand dunes ( Avez-vous des idées de place entre les deux vraiment intéressantes a voir parce que a part Chicago ... je ne sais pas trop ... )
Jour 6 et 7 Great sand dunes (336 km. 4 heures)
Jour 8 et 9 Mesa verde (218 km. 3h00 )
jour 10 et 11 Monument valley (306 km. 4h00 )
Jour 12 et 13 Petrified forest (406 km. 4h00 )
Jour 14 Hackberry (362 km. 4h00 )
Jour 15 et 16 Joshua Tree (367 km. 4h21 )
Jour 17 et 18 Mojave natural preserve (101 km. 1 h00 )
Jour 19 et 20 Death valley ( 212 km. 2h12 )
Jour 21 et 22 Las Vegas (162 km. 2h00 )
Jour 23 Chloride (314 km. 3h27)
Jour 24 et 25 Grand Canyon (219 km. 2h45)
Jour 26 et 27 Page (244 km. 2h56)
Jour 28 et 29 Bryce canyon (125 km. 1h36)
Jour 30 Kanab (65 km. 1h00)
Jour 31 et 32 Zion (1090 km., 11h00)
Jour 33, 34, 35 Yellowstone ( Est-ce que Yellowstone est de trop ? Malgré le fait que c'est un de mes coups de coeur ... )
36, 37, 38, 39 ... Je ne sais pas ou placer ces journées !
Du jour 40 au jour 45 pour le retour a Montréal
Bilan : J'ai donc 1 mois et demi pour explorer le nevada, la californie, le colorado, l'utah et le Wyoming ! 11 000 km ! Merci énormement de votre aide d'avance ! PS : J'ADORE CE SITE !
Mon circuit des parcs américains est-il faisable, votre avis? English translation pending
Bonjour à Tous
je m'y prends tôt car certaines réservations partent vite, mais j'aimerais combiner l'année prochaine Yellowstone + parcs Utah et Grand Canyon sur 20 jours (environ)( départ le 21 juin 2013, parce qu'après les tarifs aériens changent...)
J'ai deux idées
Idée 1: voyage en deux parties avec vol intérieur partie 1: PARIS- Jackson Hole via Salt Lake->Jackson, prise de véhicule, Jackson 1 nuit-> Yellowstone Old Faithfull lodge 2 nuits-> Mammoth Hot Spring 1nuit-> Lake Yellowstone lodge 2 nuits-> Grand Téton 1 nuit-> Jackson 1 nuit, restitution du véhicule à Jackson partie 2: Départ Jackson-> Las Vegas en vol intérieur, prise de véhicule et circuit: las Vegas 1 nuit (ou pas forcément en fonction de l’heure)-> Zion 1 nuit-> Bryce 1 nuit->moab 3 nuits ( avec visite de Arches et Canyonland )-> Monument Valley 1 nuit-> Lake Powell 2 nuits-> grand Canyon 1 nuit-> las Vegas 1ou 2 nuits ( si journée shopping) restitution de véhicule à Las Vegas, Départ pour paris via Salt Lake ou Détroit ou...? =20 nuits (une nuit à Zion) Est ce faisable? mon interrogation: le chemin n'est il pas trop long entre G canyon et Las Vegas? ( combien faut il de temps?) Sur la période donnée ( fin juin début juillet) la température dans la deuxième partie du séjour n'est elle pas trop infernale? 😕cela m'effraie un peu au point de me demander si je ne ferais pas que Yellowstone en été, ( + éventuellement la zone des glaciers ou les Black Mountains )et le reste, l'année d'après à pâques par ex?
idée 2: Voyage à la suite sans vol intérieur
PARIS- Jackson Hole via Salt Lake->Jackson, prise de véhicule, Jackson 1 nuit->Old Faithfull 2 nuits-> Mammoth Hot Spring 1nuit-> Lake Yellowstone 2 nuits-> Grand Téton 1 nuit-> Jackson 1 nuit-> salt lake city 1 nuit-> Moab 3 nuits( avec visite de Arches et Canyonland )->Monument Valley 1 nuit-> Grand canyon 1 nuit ( Tusayan?)-> Page (lake Powell ) 2 nuits-> Bryce Canyon 1 nuit-> Zion 1 nuit-> Las Vegas 2 nuits ( journée shopping) réstitution véhicule et Départ pour paris via Salt Lake ou Détroit ou...?= 20 nuits ( une nuit à Salt Lake City)
Laquelle des deux solutions vous semble la meilleure? la plus économique (pas de frais d"abandon " de véhicule)? La moins fatigante ( est il intéressant de prendre un vol intérieur?) et même question que ci-dessus concernant la chaleur...
merci infiniment de votre aide, tous les tuyaux sur des bons plans logement ( Hôtel ou lodge bon marché, confort de base/ sdb+AC dans le sud) ou location de véhicule, tous vos trucs seront les bienvenus....
A vous lire
corinne
Idée 1: voyage en deux parties avec vol intérieur partie 1: PARIS- Jackson Hole via Salt Lake->Jackson, prise de véhicule, Jackson 1 nuit-> Yellowstone Old Faithfull lodge 2 nuits-> Mammoth Hot Spring 1nuit-> Lake Yellowstone lodge 2 nuits-> Grand Téton 1 nuit-> Jackson 1 nuit, restitution du véhicule à Jackson partie 2: Départ Jackson-> Las Vegas en vol intérieur, prise de véhicule et circuit: las Vegas 1 nuit (ou pas forcément en fonction de l’heure)-> Zion 1 nuit-> Bryce 1 nuit->moab 3 nuits ( avec visite de Arches et Canyonland )-> Monument Valley 1 nuit-> Lake Powell 2 nuits-> grand Canyon 1 nuit-> las Vegas 1ou 2 nuits ( si journée shopping) restitution de véhicule à Las Vegas, Départ pour paris via Salt Lake ou Détroit ou...? =20 nuits (une nuit à Zion) Est ce faisable? mon interrogation: le chemin n'est il pas trop long entre G canyon et Las Vegas? ( combien faut il de temps?) Sur la période donnée ( fin juin début juillet) la température dans la deuxième partie du séjour n'est elle pas trop infernale? 😕cela m'effraie un peu au point de me demander si je ne ferais pas que Yellowstone en été, ( + éventuellement la zone des glaciers ou les Black Mountains )et le reste, l'année d'après à pâques par ex?
idée 2: Voyage à la suite sans vol intérieur
PARIS- Jackson Hole via Salt Lake->Jackson, prise de véhicule, Jackson 1 nuit->Old Faithfull 2 nuits-> Mammoth Hot Spring 1nuit-> Lake Yellowstone 2 nuits-> Grand Téton 1 nuit-> Jackson 1 nuit-> salt lake city 1 nuit-> Moab 3 nuits( avec visite de Arches et Canyonland )->Monument Valley 1 nuit-> Grand canyon 1 nuit ( Tusayan?)-> Page (lake Powell ) 2 nuits-> Bryce Canyon 1 nuit-> Zion 1 nuit-> Las Vegas 2 nuits ( journée shopping) réstitution véhicule et Départ pour paris via Salt Lake ou Détroit ou...?= 20 nuits ( une nuit à Salt Lake City)
Laquelle des deux solutions vous semble la meilleure? la plus économique (pas de frais d"abandon " de véhicule)? La moins fatigante ( est il intéressant de prendre un vol intérieur?) et même question que ci-dessus concernant la chaleur...
merci infiniment de votre aide, tous les tuyaux sur des bons plans logement ( Hôtel ou lodge bon marché, confort de base/ sdb+AC dans le sud) ou location de véhicule, tous vos trucs seront les bienvenus....
A vous lire
corinne
En direct du Wyoming et de Yellowstone English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Vous pouvez dès à présent suivre en direct notre voyage en camping car qui a démarré à Salt Lake City, passage en Idaho et entrée au Wyoming par Jackson Hole. A ce jour nous quittons Grand Teton NP et allons entrer au Yellowstone par Grant Village. Jusque maintenant le temps est magnifique, beau et chaud, quoique un peu frais le matin.
Vous pouvez (vous devez...) cliquer sur le blog 2012 ci-dessous, 2e onglet "Blog" : http://blogs.crespel.me/usa2012/
A très bientôt, les mises à jour seront fonction des connexions Internet disponibles.
Bien cordialement, Jean.
P.S.: vous l'avez bien compris nous entrons maintenant sur les terres de mon ami Itat !
Vous pouvez dès à présent suivre en direct notre voyage en camping car qui a démarré à Salt Lake City, passage en Idaho et entrée au Wyoming par Jackson Hole. A ce jour nous quittons Grand Teton NP et allons entrer au Yellowstone par Grant Village. Jusque maintenant le temps est magnifique, beau et chaud, quoique un peu frais le matin.
Vous pouvez (vous devez...) cliquer sur le blog 2012 ci-dessous, 2e onglet "Blog" : http://blogs.crespel.me/usa2012/
A très bientôt, les mises à jour seront fonction des connexions Internet disponibles.
Bien cordialement, Jean.
P.S.: vous l'avez bien compris nous entrons maintenant sur les terres de mon ami Itat !
Ouest américain en famille pour l'été 2013 English translation pending
bonour, nous envisageons (2 adultes et un enfant de 9 ans) d'aller pour la première fois aux USA pour l'été 2013 certainement en juillet... (impossible de faire autrement). L'itinéraire est presque bouclé mais je me pose quelques questions.
D'abord j'aimerais avoir l'avis des spécialistes sur ce que nous avons concocté (on n'a rien inventé et on fait notre itinéraire en piochant à droite et à gauche ce que d'autres ont fait) sachant que nous ne sommes pas "ville" mais "nature".
J1 vol pour Las Vegas J2 Las Vegas J3 Route Las vegas - grand canyon J4 Grand canyon J5 Grand canyon - monument valley J6 Page (antelope canyon) J7 Page - Zion J8 Zion - Bryce J9 Bryce J10 Bryce - Torrey (capitol reef) J11 Torrey - Moab J12 Moab (arches) J13 Moab - Vernal J14 Vernal - Jackson hole J15 Grand teton - nuit à Old Faithfull J16 Yellowstone J17 Yellowstone J18 Yellowstone J19 Yellowstone J20 Yellowstone - Jackson Hole puis vol intérieur vers un aéroport international pour le retour sur la france.
Mes questions (sachant que nous ne sommes pas limités par des dates , le programme peut être rallongé de quelques jours) - Ne manque-t-il pas un jour à Moab ? - on va "manger" beaucoup de km le J13 et J14 mais comment faire autrement puisque nous tenons absolument à aller à Yellowstone. - La fin me pose un problème (J20), ce qui est prévu est il possible ? Les vols intérierus sont ils intéressants ? ou vaut-il mieux retourner sur salt lake city en voiture et repartir en avion pour la france ? - En regardant la carte, je me suis même posée la question : si on allait jusqu'à Glacier NP ? Mais la question du retour sur la france se pose à nouveau.
Qu'en pensent les spécialistes de la destinations ? D'avance merci.
J1 vol pour Las Vegas J2 Las Vegas J3 Route Las vegas - grand canyon J4 Grand canyon J5 Grand canyon - monument valley J6 Page (antelope canyon) J7 Page - Zion J8 Zion - Bryce J9 Bryce J10 Bryce - Torrey (capitol reef) J11 Torrey - Moab J12 Moab (arches) J13 Moab - Vernal J14 Vernal - Jackson hole J15 Grand teton - nuit à Old Faithfull J16 Yellowstone J17 Yellowstone J18 Yellowstone J19 Yellowstone J20 Yellowstone - Jackson Hole puis vol intérieur vers un aéroport international pour le retour sur la france.
Mes questions (sachant que nous ne sommes pas limités par des dates , le programme peut être rallongé de quelques jours) - Ne manque-t-il pas un jour à Moab ? - on va "manger" beaucoup de km le J13 et J14 mais comment faire autrement puisque nous tenons absolument à aller à Yellowstone. - La fin me pose un problème (J20), ce qui est prévu est il possible ? Les vols intérierus sont ils intéressants ? ou vaut-il mieux retourner sur salt lake city en voiture et repartir en avion pour la france ? - En regardant la carte, je me suis même posée la question : si on allait jusqu'à Glacier NP ? Mais la question du retour sur la france se pose à nouveau.
Qu'en pensent les spécialistes de la destinations ? D'avance merci.
Séjour San Francisco - Los Angeles - Las Vegas - Grand Canyon en mars 2013 English translation pending
bonjour
je suis en train de préparer notre voyage de noce en californie. Nous souhaiterions partir en mars 2013.
voilà notre projet sachant que nous ne sommes pas "parcs nationaux", etc mais que nous recherchons plus la démesure, bref l'image des états-unis si particulière !
nous avons également un petit budget, si vous avez des bons plans, n'hésitez pas !
J1 : arrivée en fin d'après-midi à l'aéroport de SAN FRANCISCO nuit dans une auberge de jeunesse proche de fisherman's wharf
J2 : matin : visite alcatraz pier 39 avec les lions de mers, retour vers chinatown en passant par levi's plaza à pied
visite de Waverly place, Transamerica pyramid, Tin how temple , Ross alley : golden gate fortune cookie factory, Balade en cable car (merci de me donnez quelques détails sur les cables car)
J3 : golden gate park (très vaste, quels sont les points clés à ne pas rater ?), balade vers Haight-ashbury (quartier hippie), Alamo square, Japantown à pied (faut-il faire tout ça à pied ou le mieux est de prendre les transports en commun ?)
J4 : Golden gate bridge ( à quel endroit est-ce le plus à voir ?), Baker beach (peut-on y accéder en transport en commun ?), Sutro baths, Lombard street , Fort point, Balade en Cable car (si on a encore du temps !)
J5 : vol intérieur le matin de san francisco à los angeles (combien de temps prévoir d'être à l'aéroport avant le départ puis pour en sortir ??) quel est la compagnie moins chère ?) récupération de la voiture de location (combien de temps cela prend-il ? quelle est la compagnie la moins chère ?) - Tour de beverly hills en voiture (combien de temps prévoir ?) - hollywood sign au plus près en voiture (connaissez-vous le chemin détaillé ? combien de temps prévoir ?
nuit prévue à l'auberge de jeunesse d'hollywood boulevard, dépose de la voiture au parking gratuit
- Visite d’Hollywood Boulevard et sunset boulevard (combien de temps prévoir à pied ?)
Grauman’s chinese theater, Kodak theater, Walk of fame, Capitol records, Egyptian Theatre, la brea gateway, Ripley's Believe it or Not (dinosaure sur le toit) seulement en extérieur
J6 : journée à Universal studios. Quelle lignes de transport prendre d'hollywood boulevard pour arriver jusqu'au studios ? quelles sont les attractions en priorités à faire !
J7 : petit tour à lego shop de glendale pour ramener un p'tit souvenir aux enfants ! balade à paramount ranch à agoura hills, venice beach, santa monica (combien de temps y passer ?) départ en voiture pour passer la nuit à ontario
J8 : départ d'ontario vers las vegas, arrivée début après-midi pour faire les outlets (quels sont les meilleurs outlets ?) en soirée balade sur le strip. Concernant las vegas, nous n'y allons pas pour jouer , ni voir des spectacles payants mais pour visiter tous les hotels et casinos.
J9 et J10 : balade en journée à las vegas et le soir aussi (quel est le meilleur moyen de se déplacer en voiture, à pied, en transport en commun ?)
J11 : matin : balade au grand canyon en hélicoptère départ de las vegas, après-midi et soirée balade à las vegas
J12 : Restitution voiture de location et vol retour en france
merci de me dire ce que vous pensez de ce projet, si au niveau du temps, ce n'est pas trop ou pas assez, si vous avez de bon tuyaux pour des hébergements pas cher, etc...
je suis en train de préparer notre voyage de noce en californie. Nous souhaiterions partir en mars 2013.
voilà notre projet sachant que nous ne sommes pas "parcs nationaux", etc mais que nous recherchons plus la démesure, bref l'image des états-unis si particulière !
nous avons également un petit budget, si vous avez des bons plans, n'hésitez pas !
J1 : arrivée en fin d'après-midi à l'aéroport de SAN FRANCISCO nuit dans une auberge de jeunesse proche de fisherman's wharf
J2 : matin : visite alcatraz pier 39 avec les lions de mers, retour vers chinatown en passant par levi's plaza à pied
visite de Waverly place, Transamerica pyramid, Tin how temple , Ross alley : golden gate fortune cookie factory, Balade en cable car (merci de me donnez quelques détails sur les cables car)
J3 : golden gate park (très vaste, quels sont les points clés à ne pas rater ?), balade vers Haight-ashbury (quartier hippie), Alamo square, Japantown à pied (faut-il faire tout ça à pied ou le mieux est de prendre les transports en commun ?)
J4 : Golden gate bridge ( à quel endroit est-ce le plus à voir ?), Baker beach (peut-on y accéder en transport en commun ?), Sutro baths, Lombard street , Fort point, Balade en Cable car (si on a encore du temps !)
J5 : vol intérieur le matin de san francisco à los angeles (combien de temps prévoir d'être à l'aéroport avant le départ puis pour en sortir ??) quel est la compagnie moins chère ?) récupération de la voiture de location (combien de temps cela prend-il ? quelle est la compagnie la moins chère ?) - Tour de beverly hills en voiture (combien de temps prévoir ?) - hollywood sign au plus près en voiture (connaissez-vous le chemin détaillé ? combien de temps prévoir ?
nuit prévue à l'auberge de jeunesse d'hollywood boulevard, dépose de la voiture au parking gratuit
- Visite d’Hollywood Boulevard et sunset boulevard (combien de temps prévoir à pied ?)
Grauman’s chinese theater, Kodak theater, Walk of fame, Capitol records, Egyptian Theatre, la brea gateway, Ripley's Believe it or Not (dinosaure sur le toit) seulement en extérieur
J6 : journée à Universal studios. Quelle lignes de transport prendre d'hollywood boulevard pour arriver jusqu'au studios ? quelles sont les attractions en priorités à faire !
J7 : petit tour à lego shop de glendale pour ramener un p'tit souvenir aux enfants ! balade à paramount ranch à agoura hills, venice beach, santa monica (combien de temps y passer ?) départ en voiture pour passer la nuit à ontario
J8 : départ d'ontario vers las vegas, arrivée début après-midi pour faire les outlets (quels sont les meilleurs outlets ?) en soirée balade sur le strip. Concernant las vegas, nous n'y allons pas pour jouer , ni voir des spectacles payants mais pour visiter tous les hotels et casinos.
J9 et J10 : balade en journée à las vegas et le soir aussi (quel est le meilleur moyen de se déplacer en voiture, à pied, en transport en commun ?)
J11 : matin : balade au grand canyon en hélicoptère départ de las vegas, après-midi et soirée balade à las vegas
J12 : Restitution voiture de location et vol retour en france
merci de me dire ce que vous pensez de ce projet, si au niveau du temps, ce n'est pas trop ou pas assez, si vous avez de bon tuyaux pour des hébergements pas cher, etc...
4 semaines à la découverte de l'Ouest américain - Complet English translation pending
Au printemps, j'ai (enfin!) terminé mon carnet de voyage de l'été 2010. Oui, je sais, j'ai pris mon temps … Le résultat prend la forme d'un joli livre photo et du compte-rendu ci-dessous.
Ce voyage a eu lieu en juin / juillet 2010 et reste à ce jour l'un de mes plus beaux souvenirs grâce aux conseils avisés des voyageurs rencontrés sur ce forum.
Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).

Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...

Chiche!
Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.
Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...
Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.
Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!

Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!

On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!
Jeudi 24 juin:
Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !


Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.

Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.


Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.

A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!



Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont été aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.


Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.
Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?
Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!
Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.


Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!
Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …

Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.




Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!
Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.


Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!
Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.




Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.
Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!




La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!

Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!
A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!
A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!
Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!
Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très d��cadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait!
Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque! 
Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
Alors tout d'abord une présentation générale de « l'équipe ». Nous partons en famille : mes parents Pierre et Maryse 62 et 60 ans et moi-même, Lucile, 31 ans à l'époque. Nous sommes tous assez sportifs, aimons la nature et les grands espaces ( ce qui explique le peu de temps que nous passerons dans les villes au final).

Nous disposons de 4 semaines pour profiter au maximum des merveilles de l'ouest américain. Au programme : San Francisco, un petit bout de la côte pacifique, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Grand Canyon North Rim, Page, Monument Valley, Moab, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite... Et voilà le résultat...

Chiche!
Ça a commencé comme ça. Chiche... Juste un mot, une discussion, un pays comme ça, en passant, dans la longue liste de nos destinations rêvées... Nous revenons de Djerba, température 30°C, ciel bleu et le temps sur Lyon est celui d'un mois de novembre: brumeux 3°C. Il faut pourtant bien penser à rentrer.... Je reprend le travail et les parents rentrent en région parisienne.
Aussi ce chiche nous relance sur d'autres projets d'aventures : où? quand? Pourquoi pas l'ouest des USA? Deux semaines? Trois? Le train-train de chacun reprend mais mon temps libre est consacré au pianotage sur internet pour la préparation d'un éventuel voyage dans les grands parcs naturels de l'ouest des USA. De leur côté, les parents sont assez distants, peu impliqués, n'y croyant pas! Et pourtant! Petit à petit, le voyage s'installe... J'essaye de faire ça bien : c'est la première fois que j'organise ce genre de voyage et il y a peu de chance qu'on y retourne, alors ...
Et voilà! De projets de circuit en discussions sur le forum, de billets d'avion en réservations, nous réalisons que les USA c'est bien pour nous!! En mai, j'offre aux parents le Road Book du voyage. Je me rend compte alors qu'ils étaient très inquiets de partir sans tour operator mais maintenant ils semblent rassurés et heureux de partir avec autant de repères tout en gardant le côté découverte. La veille du départ arrive enfin et nous nous couchons avec plein d'images dans la tête et moi , avec le souci d'avoir zappé quelque chose.
Mercredi 23 juin: lever 4 h30, oups! On y est! Tout est prêt; la maison est fermée, direction Roissy. Rien ne nous permet de penser que deux vols successifs nous attendent. 8h10 décollage, direction Francfort, arrivée 9h 25. On a un peu d'attente à l'aéroport. On profite du temps libre pour faire quelques achats en duty free. Maryse se perd dans l'aéroport, ça promet... Pierre s'endort sur les fauteuils de la salle d'attente, nous en profitons pour nous esquiver afin de résoudre son problème de billet, nous passons la douane sans nous en rendre compte, plus de retour possible vers Pierre! Drôle de surprise à son réveil....heureusement le portable nous sauve. Le problème du billet de Pierre enfin résolu (non sans mal!), on se précipite dans une brasserie pour grignoter un morceau. Saucisses et choux, le tout noyé sous une sauce indefinissable. Ah la gastronomie allemande... Décollage vers les USA. On se regarde s'attendant au pire car l'avion a beaucoup de mal à se maintenir dans une position stable. Puis petit à petit, tout rentre dans l'ordre. Nous voilà partis pour 11 h 30 de vol. Gloups! Petit repas: goût de moisi, carottes sans vinaigrette .... on se repasse les plats convaincus que finalement c'est dég... Qu'est ce qui nous attend aux USA? Arrivés à San Francisco, heure locale 16h. Les collines sont sous les nuages, une ville dans la brume apparaissant de temps en temps lors d'une éclaircie. J'appréhende la douane: c'est un peu long mais enfin ça y est, nous sommes passés!

Nous empruntons la ligne Air Train Blue qui nous conduit à la zone de l'aéroport réservée aux agences de location de voitures. Direction le 4ème étage SFO, comptoir National... Jusqu'ici tout va bien ! Un type pas très bavard nous indique notre bolide: un superbe 4x4 Ford Explorer blanc tout neuf, nous n'en croyons pas nos yeux!

On nous donne les clés et basta! Débrouillez-vous! Et là on se sent seuls! Aucun conseil, le type qui nous a remis les clés semble même sourire en nous regardant. Tout le monde s'énerve... Cet incident pousse une dame à venir gentiment nous expliquer quelques bases du fonctionnement du véhicule. Nous sortons du parking quelques minutes après. Pierre est au volant et pas très à l'aise sur la quatre voies. Nous déposons « Super Titine » au parking (35$ la nuit!) et rentrons au Radisson Fisherman's Wharf pour notre premier soir à l'hôtel. Il fait frais, nous ressortons vers 20 heures pour aller manger dans un restaurant italien dans North Beach: le saumon est délicieux. Nous ne nous attardons pas, la journée a été particulièrement longue avec le décalage horaire. Pour aujourd'hui ce sera tout : dodo!
Jeudi 24 juin:
Le petit déjeuner, pris juste à côté de l'hôtel est très copieux : œufs, toasts, saucisses, café à volonté. Tout cela nous semble exceptionnel, pourtant nous allons réaliser dans les jours qui suivent, que c'est un petit déjeuner des plus banals. Au programme aujourd'hui : San Francisco et Alcatraz !


Nous prenons en voiture La Scenic Drive pour visiter le Golden Gate Park. Nous avons un aperçu du Golden Gate Bridge mais la brume est de la partie.

Nous faisons une petite promenade dans Lincoln Park. C'est notre première occasion de discuter avec quelqu'un du coin. On est un peu inquiet au départ par le style du gars mais nos appareils photos attisent sa curiosité et la conversation s'engage. Il nous conseille sur les sentiers à prendre et sur les coins à visiter. Nous montons ensuite à Chinatown via Transamerica Tower.


Après avoir vu les étals de nourriture, nous préférons nous contenter de la nourriture américaine : on oublie la bouffe chinoise, c'est plus sûr! Il est 3h de l'après midi, nous redescendons tranquillement vers le port.

A 18h10 nous embarquons à Pier33 pour la visite d'Alcatraz. Quelles émotions! Le temps est gris, le soir tombe, l'eau semble glaciale et Alcatraz, masse sombre à l'horizon, s'élève devant nous!



Nous suivons un guide mais ne comprenons pas grand chose à son discours; heureusement la suite de la visite se fera avec un baladeur qui nous fournit les explications en français. En un instant, nous nous retrouvons plongés au cœur de l'univers carcéral. La prison revit; cris, bruits de grilles, de chaînes... Quelques cellules ont été aménagées et semblent encore occupées grâce à des objets familiers: celui-ci peignait, un autre tricotait.... Nous revivons même une sanglante prise d'otages. Quel réalisme dans les bruitages! L'impression que Clint Eastwood va surgir est stupéfiante.


Vers 20h, nous regagnons le bateau sous un vent glacial. Nous dînons à côté de notre hôtel, pour Maryse ce sera une crêpe monstrueuse... Beurk! Dodo.
Vendredi 25 juin: Je me réveille à 4 h...., décalage horaire ou déjà dans les starting-blocks?
Le rituel du matin s'installe: petit café dans la chambre. Chacun prend sa douche, ferme son sac. Maryse qui n'a toujours pas digéré sa crêpe d'hier soir ne nous accompagne pas au petit-dej. Première leçon de vocabulaire appliquée pour Pierre : la commande des œufs et les toasts du petit-déjeuner. Et là, ça se complique très vite : over-easy, sunny side, scrambled pour les œufs, white ou wheat pour les toasts. Il faudra bien 4 semaines pour retenir tout ça! Nous partons pour Oakland où nous devons faire quelques courses et notamment acheter la glacière. Nous garons la voiture et partons à pied, galérons un bon moment avant de trouver un Sears. Maryse attend sur le trottoir avec les premiers achats pendant que nous finissons par trouver une petite glacière. En sortant, nous retrouvons une Maryse au bord des larmes, choquée de ce qui se passe dans la rue: c'est pas très bien fréquenté dans le coin... c'est pas très rassurant, nous traînons encore nos a prioris!
Enfin nous récupérons la voiture et partons vers le Sud. Nous passons à Monterey, traversons Carmel by the Sea et entrons dans notre premier StatePark « Point Lobos ». Nous pique-niquons sur une table prévue à cet effet et le soleil montre son nez: la chaleur apparaît et ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Nous faisons une balade sur la côte qui par bien des côtés nous fait penser à la Bretagne. Mais non, c'est bien l'Océan Pacifique qui s'étend devant nous. Sur le chemin lapins et écureuils traversent devant nous. Des éléphants de mer s'étalent sur des rochers en bas de la falaise. C'est une réserve naturelle: la faune et la flore sont très riches.


Vers 16 h nous quittons ce lieu pour trois heures de route vers Paso Robles. Je relaie Pierre au volant sans problème: il aura du mal à le récupérer dans les jours à venir... La route est superbe. Au gré des virages, nous entrons et sortons de la brume, découvrant alors plus ou moins la côte et les montagnes de la Californie. Nous arrivons finalement sous le soleil à l'Hampton Inn de Paso Roblès. L'hôtel est un peu à l'écart de la ville, nous nous y rendons pour manger et trouvons une jolie place avec des arbres; une ambiance de fête y règne c'est notre première soirée chaude d'été. Nous dînons dans un petit restaurant italien très sympa. Pierre s'offre un verre de vin de Californie: Excellent! Nous rentrons crevés, après un court passage sur internet pour donner de nos nouvelles, dodo!
Samedi 26 juin: Lever 6h (encore le décalage horaire), pianotage internet, café dans la chambre. Nous consultons le road-book: 433 km prévus. La journée qui se prépare s'annonce bien. Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel, un buffet très varié. Nous effectuons le plein d'essence et prenons la direction de Lake Isabella (CA). L'autoroute est bordée de lauriers roses, rouges ou blancs. Des camions monstrueux circulent sur les deux voies, sur les côtés de la route s'étendent des vignobles et des propriétés gigantesques. Tout est géant: des roseraies, des champs d'amandiers, la végétation est luxuriante. Tout à coup à la place surgissent des puits de pétrole à perte de vue. Nous rentrons dans notre premier canyon: Kern River. La route est plus étroite et suit la rivière, c'est magnifique et par moment nous rappelle les Pyrénées. La température commence sérieusement à grimper. Ça sent vraiment bon les vacances! Nous longeons Lake Isabella sans toutefois nous arrêter tant les camping-cars sont nombreux et occupent le bord de l'eau. Nous finissons par trouver un petit coin sympa au bord de la Kern River et pique-niquons avec 35°C à l'ombre. Nous assistons au départ d'un raft: le courant est fort! Cela nous occupe un bon moment puis petite sieste …

Nous reprenons la route, longeons China Lake puis Owen's Lake (à sec) la route est droite à perte de vue et bordée de Joshua trees. Nous longeons la sierra Nevada, le thermomètre de la voiture indique 100°F (37°C). Nous arrivons à Lone Pine et sans le savoir le GPS nous conduit directement aux Alabama Hills! Surprenant spectacle de rochers avec en fond de tableau le mont Whitney couvert de neige: opposition complète entre ces sommets de 4000m et le sol désertique où nous sommes. Nous finissons quand même par rentrer dans Lone Pine et là, avons l'impression d'arriver en plein western: village typique en bois avec avancées couvertes permettant au rocking-chair de trôner face à la rue.




Notre hôtel (Le Dow Villa Motel) est celui où séjournaient John Wayne d'autres le temps d'un film. Pierre occupe le rocking-chair de John Wayne le temps d'une photo souvenir. Nous achetons des avocats, des tomates et des nectarines le long de la route. Nous attendons pour traverser la rue et à notre grand étonnement un poids lourd avec remorque, un monstre américain, s'arrête pour nous laisser passer: belle leçon de courtoisie! Nous repérons notre restau et goûtons à notre première viande made in US : extra! Puis dodo. La chambre étant toute petite, je dors dans un lit pliant mais très confortable quand même!!!
Dimanche 27 juin: Je réveille tout le monde à 5h pour aller voir le lever de soleil dans les Allabama Hills. Je sens comme un peu d'incompréhension dans l'équipe ... Nous enfilons short et tee-shirt, prenons les appareils photos et nous voilà partis.


Magnifique spectacle! Pas un bruit; quelques fêlés comme nous attendent le premier rayon de soleil mais ils sont loin et on a vraiment l'impression d'être seuls! Et là, c'est magique, des couleurs apparaissent sur les roches : les rouges se mêlent aux oranges et contrastent avec les parties sombres. Nous recherchons ensuite quelques arches. Il est 6h30, il fait jour et nous redescendons vers Lone Pine. Les parents reconnaissent que ça vallait bien l'effort de se lever tôt ! S'ils savaient : c'est loin d'être le seul Sunrise auquel on va assister. Repas copieux dans un restau au bord de la route, il fait déjà chaud. Hôtel, douche, bagages et départ à 8h. Nous retrouvons à l'accueil de l'hotel, le serveur du restaurant de la veille au soir. La femme de ménage nous a servi le petit-dej au café d'à-côté... Visiblement, toute la rue appartient à la même famille!
Devant nous la Sierra Nevada s'étale toute couverte de neige. A 9h, nous sommes aux portes de Death Valley; la végétation est de plus en plus rare, ça plombe: 32°C à l'ombre! La route est escarpée, nous sommes à 1500m d'altitude et nous allons descendre au dessous du niveau de la mer. Quelle immensité aride! Nous achetons le National Pass, qui nous ouvrira les portes de tous les parcs nationaux pour les semaines qui viennent. Nous ne nous parlons même pas. Nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point ensuite nous quittons la route principale pour Artist's Palets, succession de roches de toutes les couleurs.




Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et là, le témoin de surchauffe du moteur vire au rouge... petit moment de grande solitude, nous coupons la clim (comme indiqué à l'entrée du parc....en fait! Pas fous ces américains...) et tout rentre dans l'ordre! Mais on a eu chaud … dans tous les sens du terme! Arrêt à Natural Bridge. La chaleur est torride et le silence total, nous atteignons le point le plus bas: Bad Water, nous sommes à 85 mètres sous le niveau de la mer alors que le mont Whitney à 123 km culmine à 4300m!! Des cactus rouges vif, des hampes des fleurs jaunes jalonnent le bord de la route. Nous prenons la direction de Shoeshone, dans l'espoir de trouver un peu d'ombre le temps de manger un morceau. A 15h, nous pique-niquons sous un arbre: tout est bien frais dans la glacière, on apprécie le déjeuner: avocat, saumon, raisin et fromage blanc. On quitte la Californie et à 16h on rentre dans le Nevada, où nous faisons le plein d'essence avant de prendre la direction de Las Vegas.
Je suis au volant et assez tendue: il faut voir le monde et le nombre de voies de circulation! Nous longeons « Le Strip »: hallucinant! Un va et vient continu de gens sous une chaleur accablante, des hôtels grandioses et là, surprise pour les parents, nous sommes au « Bellagio » pour deux nuits! Devant nous s 'élève l'un des plus beaux hôtels qui soit! Nous déposons la voiture au parking et entrons directement dans la hall – immense – de l'hôtel. Des dizaines de montgolfières sont suspendues au plafond. Des bouquets géants décorent les bureaux d'accueil! Une serre en verre immense reproduit un jardin de fleurs naturelles : hortensias bleus, tournesols, etc...Chaque fleur fanée est changée chaque matin par les jardiniers. Des coccinelles, papillons sont constitués de fleurs, et photographiés de tous les côtés! Nous prenons l'ascenseur: direction le 24ème étage! Déjà les couloirs, c'est le grand luxe, et la chambre, un rêve!




La vue est imprenable sur les fontaines, recréant Versailles et en face la Tour Eiffel (bon d'accord, c'est pas la vraie, mais quand même!). Je nous met en stéréo la bande son du spectacle des jets d'eau. Plusieurs fois, nous nous installons dans les fauteuils face à la baie et regardons, chaque fois plus émerveillés. Nous faisons une lessive dans la baignoire. Il faut dire qu'il y a la place. Maman est rassurée: ça faisait quand même trois jours, le linge s'accumulait! Tout est étendu dans la douche, sur le bord de la baignoire et même le lavabo! Ah elle est belle la salle de bain du Bellagio!

Nous prenons la direction le Buffet du Bellagio. Ça dépasse tout ce que l'on peut souhaiter: crustacés, sushis à volonté, des corbeilles de fruits, des pâtisseries de toutes les couleurs! Que choisir? Pierre fait plusieurs allers-retours: c'est à volonté, faut en profiter!
A 23h, nous faisons une petite balade sur le Strip. Des odeurs de sucrerie traînent sur le trottoir, c'est écœurant d'autant qu'il fait très chaud!
A 23h45 nous rejoignons la chambre pour un dodo bien mérité. Quelle journée!
Lundi 28 juin: Serait-ce le lit qui est très confortable, le décalage horaire que l'on commence à digérer ou bien la fatigue du début du voyage qui se fait sentir mais on ne se réveille qu'à 7h45. Surprenant depuis notre arrivée aux USA! Nous prenons le petit-déjeuner au Bellagio, c'est festif et très copieux. Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel. Puis nous ramassons le linge encore humide, il finira de sécher dans la voiture sur le parking. Nous gardons notre côté pratique dans ce monde surfait! Le GPS nous emmène sans encombres dans un Outlet Village, une grande galerie extérieure de magasins de marque à des prix défiant toute concurrence. Nous faisons nos premiers achats … Ensuite, c'est notre première galère: nous cherchons un magasin d'alimentation. Il nous faudra faire plus de 50km! Nous faisons un ravito pour les 3 prochains jours. Nous rentrons enfin à l'hôtel, nous sommes crevés!
Re-lessive au Bellagio! Finalement, le savon, l'eau et la possibilité d'étendage, c'est digne du camping! (c'est un peu plus cher quand même...). On prend un petit en-cas, faisons une petite sieste avant de s'armer de courage pour ressortir sous une chaleur étouffante. Au programme, le Strip, ses hôtels plus incroyables les uns que les autres et leur spectacle: Tout d'abord nous traversons les immenses couloirs du Caesar's Palace décorés de statues; colonnes gréco-romaines. C'est très d��cadent tout ça! Ensuite le Mirage. Nous plongeons en plein exotisme avec une véritable forêt tropicale au milieu de laquelle serpente un torrent. Nous prenons notre repas au buffet de cet hôtel. C'est pas mal mais on voit nettement la différence avec le luxe du Bellagio (serait-ce qu'on devient difficile?). En sortant nous assistons à une éruption volcanique. C'est magnifique: la musique, les couleurs, la température, on s'y croirait!
Nous nous dirigeons enfin vers The Venetian. Devant nous, on découvre Venise reconstituée: canaux, gondoles, sculptures... Et tout ça, sous une voute digne des plus beaux cieux. Rien ne manque! 
Nous rentrons à l'hôtel à 23h30. Encore une journée bien chargée. Qu'il fait bon se coucher!
États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande" English translation pending
suite en page 4
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnanc�� par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnanc�� par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
Ouest américain en 2013: choix d'aéroports arrivée-retour + voiture de location English translation pending
Bonjour (à ceux qui se connectent depuis les US/Canada) et bonsoir aux Européen francophones
Je me permets de créer une nouvelle file , parce que j'anticipe d'avoir sur plus d'un thème devoir faire appel à l'aide pour recueillir quelques astuces et bons conseils auprès des nombreux membres expérimentés en Trip de l'Ouest US de ce forum , D'avance je les en remercie tous, pour leur temps alloué à ces moments d'échange et de partage d'expérience
Vous l'aurez deviné je suis novice en la matière, merci de votre indulgence.
Je me lance dans la préparation d'un voyage pour aout 2013 2 adultes+2 enfants 10 et 12 ans .
Premiere chose pour établir les étapes et leur contenu, il est indispensable de figer les points de départ et d'arrivée ainsi que l'espace de temps disponible hors trajets entre les 2: lapalissade vous me direz....
Voyons ma 1ere question :
pour ce trip , la 1ere excursion envisagée etant Yellostone, et la dernière étape etant San Fransisco , se pose la question concernant la location de voiture . 3 options différentes dans l'esprit (et les impacts sur frais et distances) me viennent à l'idée:
1°)Avion AR par San Fransico + prise et rendu voiture à San Fransisco
=> 1700 km! pour rejoindre JacksonHole avant le "vrai" début ...
2°) optimisation du temps
Avion arrivée SaltLake ou je prends la voiture de loc et je rends la voiture à SAn Fransisco
=> cout delta tarif Avion ? + 300 euros pour la société de location
3°) "Alambiquée "
-Arrivée Avion + prise voiture de location à SaltLake
-remise de la voiture à Salt lake apres 1 semaine de visite au nord;
-transfert Avion SaltLake-Las Vegas et prise d'une autre voiture LasVegas
-remise de la voiture à l'étape finale à SanFransico
=> économie des 300 euros drop voiture (dispense de frais de retour entre l'état de Californie et Nevada), compensé par balade aérienne SaltLake-LasVegas 240euro?
=>Q: Que me conseilleriez-vous comme option ?
Question subsidiaire: sachant que je rencontre des difficultés à faire des simulations de tarif /devis pour la voiture de location parceque juin 2012 c'est trop tot pour faire une simulation/devis d'une location pour aout 2013 (periode calendaire non accessibles sur les sites) et c'est trop tard pour une location à periode équivalente aout 2012 car le modèle de voiture recherché SUV4x4 Midsize n'étant plus dispo (normal tout est réservé pour cette période ),
=>le résultat de la recherche pour un Depart SaltLake Retour San Fransisco durée 25 jours me donne: choux blanc pour les sites National, MardelMar, autoescape, elocationvoiture.fr , 1250 euros(+300 de drop) pour locationdevoiture.fr et 1133 euro (+300 euro de drop) chez Alamo.fr
pour 25 jours 1200 euro+300 de drop n'est-ce pas largement 300 euros au-dessus des moyennes obtenues par vous-mêmes non ?
D'ou ma question subsidiaire concernant la location de voiture:pour un type SUV 4x4 midsize, 25 jours, Multirisque :zéro franchise, Km illimité un seul conducteur désigné
=>Q: jusqu'ou aller dans la négociation, combien je peux espérer obtenir comme tarif pour un devis (qui sera fait j'ai compris en automne 2012) , merci de vos feedback pour 24/25 jours de loc en HauteSaison juillet/aout =>Q comment définir précisément les options justes ( avoir le bris de glace sans franchise, mais sans ajouter sans l'option réparation des pneus par exemple) , les sites ne semblent pas très souples sur ce point, sauf Alamo) , pour y arriver, pour le devis faites-vous tout par téléphone et rien online par les sites de reservation ?
voila, finalement un peu longue comme 1ere question" ...sorry
merci à tous pour vos avis et conseils
Je me permets de créer une nouvelle file , parce que j'anticipe d'avoir sur plus d'un thème devoir faire appel à l'aide pour recueillir quelques astuces et bons conseils auprès des nombreux membres expérimentés en Trip de l'Ouest US de ce forum , D'avance je les en remercie tous, pour leur temps alloué à ces moments d'échange et de partage d'expérience
Vous l'aurez deviné je suis novice en la matière, merci de votre indulgence.
Je me lance dans la préparation d'un voyage pour aout 2013 2 adultes+2 enfants 10 et 12 ans .
Premiere chose pour établir les étapes et leur contenu, il est indispensable de figer les points de départ et d'arrivée ainsi que l'espace de temps disponible hors trajets entre les 2: lapalissade vous me direz....
Voyons ma 1ere question :
pour ce trip , la 1ere excursion envisagée etant Yellostone, et la dernière étape etant San Fransisco , se pose la question concernant la location de voiture . 3 options différentes dans l'esprit (et les impacts sur frais et distances) me viennent à l'idée:
1°)Avion AR par San Fransico + prise et rendu voiture à San Fransisco
=> 1700 km! pour rejoindre JacksonHole avant le "vrai" début ...
2°) optimisation du temps
Avion arrivée SaltLake ou je prends la voiture de loc et je rends la voiture à SAn Fransisco
=> cout delta tarif Avion ? + 300 euros pour la société de location
3°) "Alambiquée "
-Arrivée Avion + prise voiture de location à SaltLake
-remise de la voiture à Salt lake apres 1 semaine de visite au nord;
-transfert Avion SaltLake-Las Vegas et prise d'une autre voiture LasVegas
-remise de la voiture à l'étape finale à SanFransico
=> économie des 300 euros drop voiture (dispense de frais de retour entre l'état de Californie et Nevada), compensé par balade aérienne SaltLake-LasVegas 240euro?
=>Q: Que me conseilleriez-vous comme option ?
Question subsidiaire: sachant que je rencontre des difficultés à faire des simulations de tarif /devis pour la voiture de location parceque juin 2012 c'est trop tot pour faire une simulation/devis d'une location pour aout 2013 (periode calendaire non accessibles sur les sites) et c'est trop tard pour une location à periode équivalente aout 2012 car le modèle de voiture recherché SUV4x4 Midsize n'étant plus dispo (normal tout est réservé pour cette période ),
=>le résultat de la recherche pour un Depart SaltLake Retour San Fransisco durée 25 jours me donne: choux blanc pour les sites National, MardelMar, autoescape, elocationvoiture.fr , 1250 euros(+300 de drop) pour locationdevoiture.fr et 1133 euro (+300 euro de drop) chez Alamo.fr
pour 25 jours 1200 euro+300 de drop n'est-ce pas largement 300 euros au-dessus des moyennes obtenues par vous-mêmes non ?
D'ou ma question subsidiaire concernant la location de voiture:pour un type SUV 4x4 midsize, 25 jours, Multirisque :zéro franchise, Km illimité un seul conducteur désigné
=>Q: jusqu'ou aller dans la négociation, combien je peux espérer obtenir comme tarif pour un devis (qui sera fait j'ai compris en automne 2012) , merci de vos feedback pour 24/25 jours de loc en HauteSaison juillet/aout =>Q comment définir précisément les options justes ( avoir le bris de glace sans franchise, mais sans ajouter sans l'option réparation des pneus par exemple) , les sites ne semblent pas très souples sur ce point, sauf Alamo) , pour y arriver, pour le devis faites-vous tout par téléphone et rien online par les sites de reservation ?
voila, finalement un peu longue comme 1ere question" ...sorry
merci à tous pour vos avis et conseils
Itinéraire dans l'Ouest canadien et le nord des États-Unis English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
je pars au début de l'été avec une copine pour 2 mois dans l'Ouest canadien et on compte revenir par le nord des États Unis. Cependant, puisque cela est notre premier road trip, nous avons besoin de conseil à propos de notre itinéraire et des idées d'endroits à ne pas manquer ou à éviter dans les places que nous nous arrêterons. Ne vous gênez pas pour en plus que pas assez :)
ON VOUS REMERCIE DE TOUS COEUR !! 🙂
Voici donc notre itinéraire presque finale :
Jour 1 Montréal / Ottawa 2h22
Jour2 Ottawa / Parc provincial Algonquin 5h16
Jour 3 Parc provincial Algonquin / Sudbury 5h38
Jour 4 Sudbury / Parc provincial du Lac Supérieur 6h27
Jour 5 Parc provincial du Lac Supérieur / Thunder Bay 7h00
Jour 6 Thunder Bay / Parc provincial Eagle Doftooth 4h37
Jour 7 Parc provincial Eagle Dogtooth / Winnipeg 3h22
Jour 8 Winnipeg / Regina 7h00
Jour 9 Regina / Medecine Hat 5h20
Jour 10 Medecine Hat / Calgary 3h20
Jour 11 et 12 Calgary / Parc national Kootenay 2h39
Jour 13 et 14 Parc national Kootenay / Parc national Yoho 1h25
Jour 15 et 16 Parc national Yoho / Parc national Banff 1h03
Jour 17 et 18 Parc national Banff / Parc national Jasper 4h17
Jour 19 Parc national Jasper / Kamloops 5h42
Jour 20 et 21 Kamloops / Whistler 4h17
Jour 22 et 23 Whistler / Vancouver 1h55
Jour 24 et 25 Vancouver / Nanaimo (Ile) 3h02
Jour 26 et 27 Nanaimo (Ile) / Kelowna 7h16
Jour 28 Kelowna / Osoyoos 1h55
Jour 29 Osoyoos / Spokane 3h39
Jour 30 Spokane / Missoula 3h12
Jour 31 et 32 Missoula / Yellowstone national Park 5H30
Jour 33 Yellowstone / Buffalo 4h56
Jour 34 et 35 Buffalo / Wind cave national park 3h52
Jour 36 et 37 Wind cave national park / Badlands National park 2h42
Jour 38 Badlands National Park / Sioux falls 4h23
Jour 39 Sioux Falls / La crosse 4h49
Jour 40 et 41 La crosse / Chicago 5h05
Jour 42 Chicago / Windsor 4h50
Jour 43 et 44 Windsor / Niagara Falls 4h33
Jour 45 et 46 Niagara Falls / Toronto 1h34
Jour 47 Toronto / Sandbanks 2h57
Jour 48 Toronto / Montréal 4h44
🙂🙂Retour à la maison 🙂🙂
Voici donc notre itinéraire presque finale :
Jour 1 Montréal / Ottawa 2h22
Jour2 Ottawa / Parc provincial Algonquin 5h16
Jour 3 Parc provincial Algonquin / Sudbury 5h38
Jour 4 Sudbury / Parc provincial du Lac Supérieur 6h27
Jour 5 Parc provincial du Lac Supérieur / Thunder Bay 7h00
Jour 6 Thunder Bay / Parc provincial Eagle Doftooth 4h37
Jour 7 Parc provincial Eagle Dogtooth / Winnipeg 3h22
Jour 8 Winnipeg / Regina 7h00
Jour 9 Regina / Medecine Hat 5h20
Jour 10 Medecine Hat / Calgary 3h20
Jour 11 et 12 Calgary / Parc national Kootenay 2h39
Jour 13 et 14 Parc national Kootenay / Parc national Yoho 1h25
Jour 15 et 16 Parc national Yoho / Parc national Banff 1h03
Jour 17 et 18 Parc national Banff / Parc national Jasper 4h17
Jour 19 Parc national Jasper / Kamloops 5h42
Jour 20 et 21 Kamloops / Whistler 4h17
Jour 22 et 23 Whistler / Vancouver 1h55
Jour 24 et 25 Vancouver / Nanaimo (Ile) 3h02
Jour 26 et 27 Nanaimo (Ile) / Kelowna 7h16
Jour 28 Kelowna / Osoyoos 1h55
Jour 29 Osoyoos / Spokane 3h39
Jour 30 Spokane / Missoula 3h12
Jour 31 et 32 Missoula / Yellowstone national Park 5H30
Jour 33 Yellowstone / Buffalo 4h56
Jour 34 et 35 Buffalo / Wind cave national park 3h52
Jour 36 et 37 Wind cave national park / Badlands National park 2h42
Jour 38 Badlands National Park / Sioux falls 4h23
Jour 39 Sioux Falls / La crosse 4h49
Jour 40 et 41 La crosse / Chicago 5h05
Jour 42 Chicago / Windsor 4h50
Jour 43 et 44 Windsor / Niagara Falls 4h33
Jour 45 et 46 Niagara Falls / Toronto 1h34
Jour 47 Toronto / Sandbanks 2h57
Jour 48 Toronto / Montréal 4h44
🙂🙂Retour à la maison 🙂🙂
Avis sur itinéraire de 65 jours aux États-Unis? English translation pending
Voicimon itinéraire :
(ps: veuillez la critiquer svp et l'améliorer)
08 juin Moncton - New-York (12h30 de route) 09 juin N-Y 10 juin N-Y 11 juin N-Y - Washington D.C (4H30 de route) 12 juin Washington D.C 13 juin Washington - Orlando (14h de route) 14 juin Orlando 15 juin Orlando 16 juin Orlando 17 juin Orlando 18 juin Orlando - Miami (4h15 de route) 19 juin Miami 20 juin Miami - Key West (3h15 de route) 21 juin Key West 22 juin Key West - Miami (3h15 de route) 23 juin Miami - Nouvelle-Orléan (15h de route) 24 juin Nouvelle-Orléan 25 juin Nouvelle-Oréan - Baton rouge (lunch) - Lafayette - San Antonio (10h) 26 juin San Antonio 27 juin San Antonio - Roswell (8h30 de route) 28 juin Roswell - Alamogordo (2h30 de route) - White Sand National Monument 29 juin Alomogordo - Chaco Culture National Historic Park (8h de route) 30 juin Chaco Culture NHP - Farmington (3h05 de route) - ShipRock 01 juillet Farmington - Four Corners Monument (40min) - Mesa Verde NP (45min) 02 et Mesa Verde National Park - Valley of the Gods (3h15 de route) - Moki Dugway - Muley Point - Goseneck - Mexican Hat -Monument Valley 03 juillet Monument Valley - Antelop canyon (2h15 de route)- Page (20min) 04 juillet Page 05 juillet Page - Coyote Buttes (3h15 de route) - Grand Canyon NP (4h30) 06 juillet Grand Canyon NP - Desert View Drive - Sky Walk 07 juillet Grand Canyon NP - Las Vegas (4H45 de route) 08 juillet Las Vegas 09 juillet Las Vegas - Spectacle de Céline Dion 10 juillet Las Vegas - San Diego (5h30 de route) 11 juillet San Diego 12 juillet San Diego 13 juillet San Diego - Los Angeles (2h15 de route) 14 juillet Los Angeles 15 juillet Los Angeles - Santa Monica (20min) - Malibu (35min) - Santa Barbara (1h20) - Santa Maria (1h30) 16 juillet Santa Maria - Montery (3h30 de route) - San Francisco (2h10 de route) 17 juillet San Francisco 18 juillet San Francisco 19 juillet San Francisco 20 juillet San Francisco - Yesomite National Park (4h20 de route) 21 juillet Yesomite NP - Death Valley (6h de route) - Artist Palette 22 juillet Death Valley - Zabriskie Point (sunrise) - Dante's View 23 juillet Death Valley - Red Rock Canyon (1h30) - Las Vegas (1h de route) 24 juillet Las Vegas - Valley of Fire (1h15) - Zion National Park (2h45 de route) - Valley of fire, Raimbow Vista - Fire Canyon - Elephant Canyon - Fire Wave 25 juillet Zion National Park - Canyon Overlook Trail (Am \ 2KM rendonné 1h|Aller\Retour) 26 juillet Zion National Park - Bryce Canyon (2h05 de route) - Bryce Point - Insparation Point - Fairyland Point - Para Point 27 juillet Bryce Canyon - Sunrise Point - Peekeboo + Najavo Trail + Queen's Garden (Am \ 10KM randonné 3h30 A|R) - Sunset Point 28 juillet Bryce Canyon - Capitol Reef National Park (3h20 de route) - Cathedral Valley (100KM randonné 4x4 d'une journée) 29 juillet Capitol Reef - CanyonLands National Park (5h45 de route) 30 juillet CanyonLands - Mesa Arch (1km randonné | 1h ) - Aztec Buttes Trail - False Kiva ( 3 miles randonnée | 2h) GPS: n38 25 05.0 W 109 55 07.0) - Vérifier Shafer Trail et Potash 31 juillet CanyonLands - Dead Horse - Arches National Park - Dead Horse, La Great Galery (12KM randonnée | 5h A|R) - Arches NP, Delicate Arch (5KM randonnée | 1h30 A|R 01 aout Arches NP - Moab (45min de route) 02 Moab - Salt Lake City (4h30 de route) 03 aout Salt Lake City - Jackson (5h) - Grand Teton Canyon National Park (1h) 04 aout GTCNP - YellowStone National Park (??h de route) 05 aout YSNP 06 aout YSNP 07 aout YSNP 08 aout YellowStone National Park - Thermopolis (??h de route) - The Wyoming Dinosaur Center & Dig Sites 09 aout Thermopolis -BigHorn National Forest 10 Aout BHNF - Crook County - Rapid City (1h40 de route) - Devil's Tower National Monument 11 aout Rapid City - ? (Retour à la maison) - Mont Rush More
Merci de m'aider à mieux réorganiser mon itinéraire Michelle
08 juin Moncton - New-York (12h30 de route) 09 juin N-Y 10 juin N-Y 11 juin N-Y - Washington D.C (4H30 de route) 12 juin Washington D.C 13 juin Washington - Orlando (14h de route) 14 juin Orlando 15 juin Orlando 16 juin Orlando 17 juin Orlando 18 juin Orlando - Miami (4h15 de route) 19 juin Miami 20 juin Miami - Key West (3h15 de route) 21 juin Key West 22 juin Key West - Miami (3h15 de route) 23 juin Miami - Nouvelle-Orléan (15h de route) 24 juin Nouvelle-Orléan 25 juin Nouvelle-Oréan - Baton rouge (lunch) - Lafayette - San Antonio (10h) 26 juin San Antonio 27 juin San Antonio - Roswell (8h30 de route) 28 juin Roswell - Alamogordo (2h30 de route) - White Sand National Monument 29 juin Alomogordo - Chaco Culture National Historic Park (8h de route) 30 juin Chaco Culture NHP - Farmington (3h05 de route) - ShipRock 01 juillet Farmington - Four Corners Monument (40min) - Mesa Verde NP (45min) 02 et Mesa Verde National Park - Valley of the Gods (3h15 de route) - Moki Dugway - Muley Point - Goseneck - Mexican Hat -Monument Valley 03 juillet Monument Valley - Antelop canyon (2h15 de route)- Page (20min) 04 juillet Page 05 juillet Page - Coyote Buttes (3h15 de route) - Grand Canyon NP (4h30) 06 juillet Grand Canyon NP - Desert View Drive - Sky Walk 07 juillet Grand Canyon NP - Las Vegas (4H45 de route) 08 juillet Las Vegas 09 juillet Las Vegas - Spectacle de Céline Dion 10 juillet Las Vegas - San Diego (5h30 de route) 11 juillet San Diego 12 juillet San Diego 13 juillet San Diego - Los Angeles (2h15 de route) 14 juillet Los Angeles 15 juillet Los Angeles - Santa Monica (20min) - Malibu (35min) - Santa Barbara (1h20) - Santa Maria (1h30) 16 juillet Santa Maria - Montery (3h30 de route) - San Francisco (2h10 de route) 17 juillet San Francisco 18 juillet San Francisco 19 juillet San Francisco 20 juillet San Francisco - Yesomite National Park (4h20 de route) 21 juillet Yesomite NP - Death Valley (6h de route) - Artist Palette 22 juillet Death Valley - Zabriskie Point (sunrise) - Dante's View 23 juillet Death Valley - Red Rock Canyon (1h30) - Las Vegas (1h de route) 24 juillet Las Vegas - Valley of Fire (1h15) - Zion National Park (2h45 de route) - Valley of fire, Raimbow Vista - Fire Canyon - Elephant Canyon - Fire Wave 25 juillet Zion National Park - Canyon Overlook Trail (Am \ 2KM rendonné 1h|Aller\Retour) 26 juillet Zion National Park - Bryce Canyon (2h05 de route) - Bryce Point - Insparation Point - Fairyland Point - Para Point 27 juillet Bryce Canyon - Sunrise Point - Peekeboo + Najavo Trail + Queen's Garden (Am \ 10KM randonné 3h30 A|R) - Sunset Point 28 juillet Bryce Canyon - Capitol Reef National Park (3h20 de route) - Cathedral Valley (100KM randonné 4x4 d'une journée) 29 juillet Capitol Reef - CanyonLands National Park (5h45 de route) 30 juillet CanyonLands - Mesa Arch (1km randonné | 1h ) - Aztec Buttes Trail - False Kiva ( 3 miles randonnée | 2h) GPS: n38 25 05.0 W 109 55 07.0) - Vérifier Shafer Trail et Potash 31 juillet CanyonLands - Dead Horse - Arches National Park - Dead Horse, La Great Galery (12KM randonnée | 5h A|R) - Arches NP, Delicate Arch (5KM randonnée | 1h30 A|R 01 aout Arches NP - Moab (45min de route) 02 Moab - Salt Lake City (4h30 de route) 03 aout Salt Lake City - Jackson (5h) - Grand Teton Canyon National Park (1h) 04 aout GTCNP - YellowStone National Park (??h de route) 05 aout YSNP 06 aout YSNP 07 aout YSNP 08 aout YellowStone National Park - Thermopolis (??h de route) - The Wyoming Dinosaur Center & Dig Sites 09 aout Thermopolis -BigHorn National Forest 10 Aout BHNF - Crook County - Rapid City (1h40 de route) - Devil's Tower National Monument 11 aout Rapid City - ? (Retour à la maison) - Mont Rush More
Merci de m'aider à mieux réorganiser mon itinéraire Michelle
Walt Disney et Universal Studio avec enfants? English translation pending
Bonjour,
Je suis en préparation pour notre voyage en Floride cette été et j'aimerais savoir ce que vous penser, vos expérience d'aller avec des enfants de 4 ans et 21 mois a Walt disney et Universal?
Svp aider moi car je pense peut etre aller a Sea World a la place mais en meme temps passer a coter de ses deux parc...
Aussi quelqun est aller à Legoland? J'aimerais avoir vos commentaire...
Merci
Merci
Tour Kelaat M'Gouna - Skoura - Fint - Télouet, visites, hébergement? English translation pending
salut tout le monde bientôt les vacances scolaires et je compte en compagnie de quelques amis faire le tour suivant :
- merzouga
- la vallée des roses
- skoura
- la vallée de fint
- télouet
pour merzouga je suis bien informé j'y été une fois mais pour les autres aucune idéé j'ai fais le passage de kalaat mgouna et skoura mais sans m'arrêté ...
si vous avez des bons plans à me donner; où aller?; où dormir?; que visiter? et des contactes?... sont les biens venus et merci d'avance
Conseil sur notre itinéraire entre Denver et Moab English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons besoin d'un petit conseil de la part des spécialistes de l'ouest américain de ce forum...
Nous allons passer un peu plus de deux semaines cet été entre Denver et Los Angeles et nous nous interrogeons sur le trajet qui serait le plus intéressant pour nous.
Nous arrivons à Denver par un vol en milieu de journée et devons nous rendre le lendemain à Moab où nous avons réservé 4 nuits d'hôtel. La question est la suivante : vaut-il mieux passer la première nuit à Denver et visiter brièvement la ville ou est-il plus intéressant de partir dès notre arrivée en direction de Moab et réserver une nuit d'hôtel sur le chemin en fonction de ce qu'il y aurait à visiter entre Denver et Moab.
Merci d'avance pour votre aide !
Nous avons besoin d'un petit conseil de la part des spécialistes de l'ouest américain de ce forum...
Nous allons passer un peu plus de deux semaines cet été entre Denver et Los Angeles et nous nous interrogeons sur le trajet qui serait le plus intéressant pour nous.
Nous arrivons à Denver par un vol en milieu de journée et devons nous rendre le lendemain à Moab où nous avons réservé 4 nuits d'hôtel. La question est la suivante : vaut-il mieux passer la première nuit à Denver et visiter brièvement la ville ou est-il plus intéressant de partir dès notre arrivée en direction de Moab et réserver une nuit d'hôtel sur le chemin en fonction de ce qu'il y aurait à visiter entre Denver et Moab.
Merci d'avance pour votre aide !
Itinéraire de trente-cinq jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonsoir à tous,
Mon voyage dans l'ouest cet été est presque bouclé. J'ai réservé l'avion (Icelandair, 2 escales à l'aller et au retour), la voiture (SUV Midsize toutes assurance sauf roadside plus chez Alamo via locationdevoiture.fr) et les hébergements et quelques extras du programme suivant :
J0 - Départ de Paris, arrivée tardive à SF Airport - West Days Inn San Bruno (1 nuit)
J1 - SFO - Passage à l'aéroport pour récupérer la voiture le matin du J1. Puis 3 jours complets pour la visite de SFO. dont Alcatraz by night (à réserver) et un campus universitaire (Berkeley ou Stanford). Hébergement : Geary Parkway motel (3 nuits)
J2 - SFO
J3 - SFO
J4 - route n°1 vers Morroy Bay (5h de route sans arrêts). Nuit au BW Tradewinds.
J5 - route vers LA (4h de route). BW Hollywood plaza (3 nuits)
J6 - visite de LA
J7 - Universal studios (Front of the line pass à acheter)
J8 - route vers San Diego (2h20 de route). San Diego Zoo. Nuit au BW Lamplighter inn SDSU (2 nuits)
J9 - San Diego Zoo (visites backstage & vip).
J10 - route vers Phoenix (6h de route). Ballade dans la ville en attendant d'aller chercher mes parents à l'aéroport. Route vers Apache Junction (45 minutes), nuit au BW Apache Junction Inn.
J11 - Apache trail. Petrified Forest National Park en fin de journée. (6h de route) Nuit à Holbrook (Wigwam Motel).
J12 - route vers Grand Canyon. (3h de route) Hermit Road (navette) Bright Angel Lodge.
J13 - Vol en hélico à Tusayan puis Desert View Drive. Route vers Page (3h de route sans arrêts). Page Boy Motel (2 nuits)
J14 - Page. Programme à déterminer.
J15 - Excursion Canyon X + Antelope canyon (fin vers 12h30). Route vers Monument Valley (2h30). Hotel The View.
J16 - route vers Mesa verde avec détour par Four Corners. (4h de route). Nuit au Far View Lodge.
J17 - route vers Moab (3h de route). BW Canyonlands Inn (3 nuits)
J18 - Moab. Programme à déterminer.
J19 - Moab. Programme à déterminer.
J19 - route vers Vernal (4h20 de route). Nuit au BW Antlers.
J20 - route vers Cody (7h15 sans arrêts) . Rodeo. Nuit au Chanberlin Inn (1 nuit).
J21 - route vers Yellowstone par la Beartooth Highway (3h de route). Programme à déterminer. Canyon Lodge (2 nuits)
J22 - Yellowstone. Programme à déterminer.
J23 - Yellowstone. Programme à déterminer. Old Faithfull Inn (2 nuits)
J24 - Yellowstone. Programme à déterminer.
J26 - Grand Teton. Route vers Jackson Hole (2h30 de route). Motel6 Jackson (1 nuit)
J27 - route vers Salt Lake City (6h de route) - BW Cottontree Sandy
J28 - route vers Torrey (Capitol Reef - 3h30 de route). Nuit à Austin Chuckwagon Motel.
J29 - route vers Bryce Canyon (3h de route). Bryce Canyon Lodge.
J30 - route vers Las Vegas. (4h30 de route). Spectacle cirque du soleil O. 2 nuits au Flamingo (go deluxe with view).
J31 - Las Vegas. Programme à déterminer.
J32 - Départ de mes parents à l'aeroport de LV. Nous prenons la route vers Death Valley (2h50 de route). Nuit au Stovepipe Wells.
J33 - Route vers Bridgeport via Mammoth Lake (4h40 de route) - Nuit au Virginia Creek Settlement.
J34 - Bodie - route vers Mariposa via Tioga Pass (2h30 de route). Nuit au Wawona hotel.
J35 - Mariposa grove, route vers SFO airport (4h30 de route). Nuit au Hyatt Summerfield Belmont.
J36 - départ vers Paris (2 escales).
Alors voilà, ça fait plus d'un an que je cherche, me renseigne, établi le programme. J'ai tout fait seule avec l'aide d'Internet et des Internautes. J'ai commencé à réserver au Yellowstone dès juin dernier pour aout prochain (+ de 14 mois). Mes parents se sont "greffés" au projet car je sais que c'est un rêve de gosse de mon père. Il ne prends que rarement des congés et ça sera probablement leur premier et leur dernier voyage aux Etats-Unis. Mais voilà, là, j'en suis au détail des journées et je craque... j'angoisse et j'ai l'impression que tout va rater. C'est bête à dire comme ça mais j'ai l'impression que tout repose sur mes épaules et si le château de cartes s'écroule je devrais assumer... Je baisse les bras et j'ai envie de laisser mon conjoint prendre la suite mais ça n'a pas l'air de l'intéresser. J'ai l'impression d'embarquer ma famille dans une grosse galère alors que j'y ai passé énormément de temps...
Qu'en pensez-vous? Comment faites-vous pour tenir sur la durée la préparation?
Merci pour vos conseils...
Bonne soirée...
Mon voyage dans l'ouest cet été est presque bouclé. J'ai réservé l'avion (Icelandair, 2 escales à l'aller et au retour), la voiture (SUV Midsize toutes assurance sauf roadside plus chez Alamo via locationdevoiture.fr) et les hébergements et quelques extras du programme suivant :
J0 - Départ de Paris, arrivée tardive à SF Airport - West Days Inn San Bruno (1 nuit)
J1 - SFO - Passage à l'aéroport pour récupérer la voiture le matin du J1. Puis 3 jours complets pour la visite de SFO. dont Alcatraz by night (à réserver) et un campus universitaire (Berkeley ou Stanford). Hébergement : Geary Parkway motel (3 nuits)
J2 - SFO
J3 - SFO
J4 - route n°1 vers Morroy Bay (5h de route sans arrêts). Nuit au BW Tradewinds.
J5 - route vers LA (4h de route). BW Hollywood plaza (3 nuits)
J6 - visite de LA
J7 - Universal studios (Front of the line pass à acheter)
J8 - route vers San Diego (2h20 de route). San Diego Zoo. Nuit au BW Lamplighter inn SDSU (2 nuits)
J9 - San Diego Zoo (visites backstage & vip).
J10 - route vers Phoenix (6h de route). Ballade dans la ville en attendant d'aller chercher mes parents à l'aéroport. Route vers Apache Junction (45 minutes), nuit au BW Apache Junction Inn.
J11 - Apache trail. Petrified Forest National Park en fin de journée. (6h de route) Nuit à Holbrook (Wigwam Motel).
J12 - route vers Grand Canyon. (3h de route) Hermit Road (navette) Bright Angel Lodge.
J13 - Vol en hélico à Tusayan puis Desert View Drive. Route vers Page (3h de route sans arrêts). Page Boy Motel (2 nuits)
J14 - Page. Programme à déterminer.
J15 - Excursion Canyon X + Antelope canyon (fin vers 12h30). Route vers Monument Valley (2h30). Hotel The View.
J16 - route vers Mesa verde avec détour par Four Corners. (4h de route). Nuit au Far View Lodge.
J17 - route vers Moab (3h de route). BW Canyonlands Inn (3 nuits)
J18 - Moab. Programme à déterminer.
J19 - Moab. Programme à déterminer.
J19 - route vers Vernal (4h20 de route). Nuit au BW Antlers.
J20 - route vers Cody (7h15 sans arrêts) . Rodeo. Nuit au Chanberlin Inn (1 nuit).
J21 - route vers Yellowstone par la Beartooth Highway (3h de route). Programme à déterminer. Canyon Lodge (2 nuits)
J22 - Yellowstone. Programme à déterminer.
J23 - Yellowstone. Programme à déterminer. Old Faithfull Inn (2 nuits)
J24 - Yellowstone. Programme à déterminer.
J26 - Grand Teton. Route vers Jackson Hole (2h30 de route). Motel6 Jackson (1 nuit)
J27 - route vers Salt Lake City (6h de route) - BW Cottontree Sandy
J28 - route vers Torrey (Capitol Reef - 3h30 de route). Nuit à Austin Chuckwagon Motel.
J29 - route vers Bryce Canyon (3h de route). Bryce Canyon Lodge.
J30 - route vers Las Vegas. (4h30 de route). Spectacle cirque du soleil O. 2 nuits au Flamingo (go deluxe with view).
J31 - Las Vegas. Programme à déterminer.
J32 - Départ de mes parents à l'aeroport de LV. Nous prenons la route vers Death Valley (2h50 de route). Nuit au Stovepipe Wells.
J33 - Route vers Bridgeport via Mammoth Lake (4h40 de route) - Nuit au Virginia Creek Settlement.
J34 - Bodie - route vers Mariposa via Tioga Pass (2h30 de route). Nuit au Wawona hotel.
J35 - Mariposa grove, route vers SFO airport (4h30 de route). Nuit au Hyatt Summerfield Belmont.
J36 - départ vers Paris (2 escales).
Alors voilà, ça fait plus d'un an que je cherche, me renseigne, établi le programme. J'ai tout fait seule avec l'aide d'Internet et des Internautes. J'ai commencé à réserver au Yellowstone dès juin dernier pour aout prochain (+ de 14 mois). Mes parents se sont "greffés" au projet car je sais que c'est un rêve de gosse de mon père. Il ne prends que rarement des congés et ça sera probablement leur premier et leur dernier voyage aux Etats-Unis. Mais voilà, là, j'en suis au détail des journées et je craque... j'angoisse et j'ai l'impression que tout va rater. C'est bête à dire comme ça mais j'ai l'impression que tout repose sur mes épaules et si le château de cartes s'écroule je devrais assumer... Je baisse les bras et j'ai envie de laisser mon conjoint prendre la suite mais ça n'a pas l'air de l'intéresser. J'ai l'impression d'embarquer ma famille dans une grosse galère alors que j'y ai passé énormément de temps...
Qu'en pensez-vous? Comment faites-vous pour tenir sur la durée la préparation?
Merci pour vos conseils...
Bonne soirée...
Boucle Los Angeles/Yellowstone/San Francisco/Los Angeles English translation pending
Bonjour 🙂
En plein début de préparation pour un voyage aux USA, et ne connaissant pas du tout ce pays, je m'interroge ...
Une boucle partant de Los Angeles passant par les classiques ( Las Vegas, Death Valley, Monument Valley ...) jusqu'à Yellowstone, puis San Francisco et retour Los Angeles, périple sur trois semaines, c'est beaucoup ? Faut il revoir à la baisse ?
Merci d'avance 🙂
En plein début de préparation pour un voyage aux USA, et ne connaissant pas du tout ce pays, je m'interroge ...
Une boucle partant de Los Angeles passant par les classiques ( Las Vegas, Death Valley, Monument Valley ...) jusqu'à Yellowstone, puis San Francisco et retour Los Angeles, périple sur trois semaines, c'est beaucoup ? Faut il revoir à la baisse ?
Merci d'avance 🙂
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Circuit Denver / Mont Rushmore / Yellowstone English translation pending
Couple de retraités de 65 ans encore en forme mais hélas plus trop "marcheurs" nous envisageons de repartir en septembre 2012 aux USA faire ce circuit :
- Denver (visite d'une brasserie en autres !!!) / Cheyenne : voir ranch des bisons
- Mont Rusmore - Rapid city - Custer state Park / Crasy horse Memorial /
- Buffalo : y a-t-il quelque chose à voir ? Cody :musées + vallée little Big Horn / Bighorns Moutains / Ville fantôme de Kirwin Ghost Town : est-ce possible d'y accéder en voiture.
- YELLOWSTONE - GRAND TETON
- retour sur DENVER
A votre avis combien de jours faut-il prévoir ?
merci d'avance de toutes les informations que vous pourrez me fournir.
Choix d'itinéraire pour dix-neuf jours dans l'Ouest canadien English translation pending
Bonsoir à tous,
Après avoir longuement consulté les discussions et vos carnets de voyages, qui sont une vraie source de rêve et d'inspiration, je me lance en espérant obtenir vos conseils sur notre prochain voyage dans l'Ouest Canadien (en couple - autotour + hôtels).
Voici ce qui est prévu :
J1 : départ entre le 18 et 20/08 : arrivée à Calgary J2 : Calgary - Glacier NP J3 : Glacier NP J4 : Glacier NP - Waterton J5 : Waterton J6 : Waterton - Banff J7 : Banff J8 : Banff - Jasper J9 : Jasper J10 : Jasper - Clearwater J11 : Clearwater J12 : Clearwater - Whistler J13 : Whistler - Tofino J14 : Tofino J15 : Tofino - Victoria J16 : Victoria J17 : Victoria - Vancouver J18 : Vancouver J19 : Départ de Vancouver
Est-ce jouable, en sachant que nous souhaitons bien entendu faire quelques belles randos ? Pensez-vous qu'il faille ajouter/ôter 1 nuit ici ou là et/ou faire l'impasse sur Glacier NP et Waterton ?
Merci d'avance pour vos avis, Muriel
Après avoir longuement consulté les discussions et vos carnets de voyages, qui sont une vraie source de rêve et d'inspiration, je me lance en espérant obtenir vos conseils sur notre prochain voyage dans l'Ouest Canadien (en couple - autotour + hôtels).
Voici ce qui est prévu :
J1 : départ entre le 18 et 20/08 : arrivée à Calgary J2 : Calgary - Glacier NP J3 : Glacier NP J4 : Glacier NP - Waterton J5 : Waterton J6 : Waterton - Banff J7 : Banff J8 : Banff - Jasper J9 : Jasper J10 : Jasper - Clearwater J11 : Clearwater J12 : Clearwater - Whistler J13 : Whistler - Tofino J14 : Tofino J15 : Tofino - Victoria J16 : Victoria J17 : Victoria - Vancouver J18 : Vancouver J19 : Départ de Vancouver
Est-ce jouable, en sachant que nous souhaitons bien entendu faire quelques belles randos ? Pensez-vous qu'il faille ajouter/ôter 1 nuit ici ou là et/ou faire l'impasse sur Glacier NP et Waterton ?
Merci d'avance pour vos avis, Muriel
Itinéraire de vingt et un jours aux États-Unis, derniers préparatifs English translation pending
Bonjour à tous,
Après une première discussion au moi d'Août afin de solliciter les conseils des forum-voyageurs, les billets sont booker 🙂
Après maintes discussions et hésitations je vous soumets notre itinéraire qui est quasi bouclé, nous réservons les hotels.
J1- NICE-NEW YORK / HOTEL BOOKE Afinia sur lexington ave J2 - NEW YORK J3- NEW YORK J4 - NEW YORK + VOLS EN SOIREE POUR VEGAS NUIT SUR PLACE - EXALIBUR ? J5 - DEPART DE VEGAS ROUTE VERS YELLOWSTONE, nous ne pensons pas réserver d'hotel mais nous arrêter quand la fatigue se fera pressante!!! nous pensons rouler jusqu'à Salt Lake city minimum. Qui a déjà fait ce trajet sur autoroute 15 ? et ou s'arrêter? J6 - TRAJET VERS WEST YELLOWSTONE NUIT SUR PLACE - Motel par encore réservé, nous comptons le faire ce WE. J6- YELLOWSTONE NUIT Mammoth Frontier Cabin 2 Doubles booké J7 -YELLOWSTONE Lake Hotel Frontier Cabin 2 Doubles booké J8 - YELLOSWSTONE Lake Hotel Frontier Cabin 2 Doubles booké J9- EN ROUTE VERS GRAND TETON mais ou dormir ? Jackson? j'ai lu que certains d'entre vous font une halte à Montpellier proche de la route 89 J10- EN ROUTE VERS MOAB c'est là que cela se complique 😕 j'ai du mal à organiser le trajet malgré toutes mes lectures sur le forum et le Routard.... je devrais faire des choix. J11- MOAB J12- BYCE J13 - PAGE J14 - PAGE J15 - MONUMENT VALLEY J16 - GRAND CANYON J17- GRAND CANYON J18- VEGAS MIRAGE OU VENETIAN ? J19- VEGAS J20-VEGAS J21- RETOUR NICE
Alors pour vous éclairer, nous sommes 4 : 2 adultes et 2 enfants 8 et 11 Le choix des billets NICE-NEW YORK-VEGAS-VEGAS-NICE a été fait en raison du vol direct depuis Nice, et du prix. Nous avions envisagé une arrivée à Salt Lake mais billet + cher et frais de drop off +++ Une petite halte à NY pour les enfants (nous avons déjà passé 2 x 1 semaine sur place sans eux) J'ai besoin de vos conseils notamment en J9 et faire un choix dans les Parcs, nous pensions zapper Zion .....🤪 sans me faire "houspiller"!!!!!!
J'attends avec impatience vos avis et conseils, par avance Merci😉
Après une première discussion au moi d'Août afin de solliciter les conseils des forum-voyageurs, les billets sont booker 🙂
Après maintes discussions et hésitations je vous soumets notre itinéraire qui est quasi bouclé, nous réservons les hotels.
J1- NICE-NEW YORK / HOTEL BOOKE Afinia sur lexington ave J2 - NEW YORK J3- NEW YORK J4 - NEW YORK + VOLS EN SOIREE POUR VEGAS NUIT SUR PLACE - EXALIBUR ? J5 - DEPART DE VEGAS ROUTE VERS YELLOWSTONE, nous ne pensons pas réserver d'hotel mais nous arrêter quand la fatigue se fera pressante!!! nous pensons rouler jusqu'à Salt Lake city minimum. Qui a déjà fait ce trajet sur autoroute 15 ? et ou s'arrêter? J6 - TRAJET VERS WEST YELLOWSTONE NUIT SUR PLACE - Motel par encore réservé, nous comptons le faire ce WE. J6- YELLOWSTONE NUIT Mammoth Frontier Cabin 2 Doubles booké J7 -YELLOWSTONE Lake Hotel Frontier Cabin 2 Doubles booké J8 - YELLOSWSTONE Lake Hotel Frontier Cabin 2 Doubles booké J9- EN ROUTE VERS GRAND TETON mais ou dormir ? Jackson? j'ai lu que certains d'entre vous font une halte à Montpellier proche de la route 89 J10- EN ROUTE VERS MOAB c'est là que cela se complique 😕 j'ai du mal à organiser le trajet malgré toutes mes lectures sur le forum et le Routard.... je devrais faire des choix. J11- MOAB J12- BYCE J13 - PAGE J14 - PAGE J15 - MONUMENT VALLEY J16 - GRAND CANYON J17- GRAND CANYON J18- VEGAS MIRAGE OU VENETIAN ? J19- VEGAS J20-VEGAS J21- RETOUR NICE
Alors pour vous éclairer, nous sommes 4 : 2 adultes et 2 enfants 8 et 11 Le choix des billets NICE-NEW YORK-VEGAS-VEGAS-NICE a été fait en raison du vol direct depuis Nice, et du prix. Nous avions envisagé une arrivée à Salt Lake mais billet + cher et frais de drop off +++ Une petite halte à NY pour les enfants (nous avons déjà passé 2 x 1 semaine sur place sans eux) J'ai besoin de vos conseils notamment en J9 et faire un choix dans les Parcs, nous pensions zapper Zion .....🤪 sans me faire "houspiller"!!!!!!
J'attends avec impatience vos avis et conseils, par avance Merci😉
Itinéraire d'un "road trip" dans l'ouest du Canada (Alberta et Colombie-Britannique) English translation pending
Bonjour, bonjour,
des tits nouveaux sur le forum...
Ma future femme et moi même nous marions au mois d'août 2012! Pour notre voyage de noces, nous comptons faire un road trip de 19 jours dans l'ouest canadien du 16 septembre au 4 octobre ! (c'est à dire l'Alberta et la Colombie britannique)
Après avoir lu des dizaines et des dizaines de discussions sur le sujet... j'ai établi un 1er itinéraire..
J'espèrais peut etre avoir des conseils afin de l'optimiser !
Nous avons déjà acheté les billets d'avion de Bruxelles-Calgary et Vancouver- Bruxelles pour 600 € avec assurances annulation (apparement ce n'est pas trop cher)
Voila l'itinéraire :
Dimanche 16/09
arrivée calgary airport 13.30 hrs
pris de la voiture
visite ville (mall : chinook center 14min de l'hotel))
Hotel calgary (Econo lodge inn & suites university)
logement : 1
Lundi 17/09
Visite du Tyrrell Museum of paleonthology (1h30 de route)
route jusqu'a Banff (3h)
Hotel à canmore
Logement : 2
Mardi 18/09
visite de Banff park (randonnée johnston canyon, lower falls)
Radium pot ink paints (éventuelement 20km)
Hotel à canmore
Logement : 2
Mercredi 19/09
visite Banff Park (randonnée)
Lake Louise puis
visite Moraine Lake (5h A/R)
Hotel à canmore
Logement : 2
Jeudi 20/09
visite Yoho national park ( lake peyto, bow lake, lake hector)
Hotel à golden
Logement : 5
Vendredi 21/09
visite yoho national Park
chute du Takkakaw
Emeral Lake
Hotel à golden
Logement : 5
Samedi 22/09
Route vers Jasper (3h30)
Glacier Athabaska
Visite Jasper ville
Patricia and pyramid lake
Hotel Patricia Lake Bungalows
Logement : 4
Dimanche 23/09
Lake medecine
Lake Maligne
Miette Hotsprings (piscines)
Hotel Patricia Lake Bungalows
Logement : 4
Lundi 24/09
excrusion canoë ou rafting?
Edith lake Annette Lake
Hotel Patricia lake Bungalows
Logement : 4
Mardi 25/09
Visite Mount Rubson (+ haut des rockies) (1h15)
Lake kinney
Lake Berg
Mount whistler
Mount Edit cavell
Athabaska falls
Hotel Patricia Lake Bungalows
Logement : 4
Mercredi 26/09
Route vers tsawwassen ferry port
Donc arrêt à Clearwater
visite de well's grey park (spahat falls ou helmcken falls / bailey's chutes = remontée des saumons)
Hotel à Chiliwak
Logement : 6
Jeudi 27/09
Suite route jusqu'a Tsawwassen ferry port
Ferry jusqu'a Victoria
Visite victoria
Hotel Victoria
Logement : 7
Vendredi 28/09
Route de victoria jusqu'a ucluelet (300Km = 5h)
visite ucluelet
Hotel à Ucluelet
Logement : 8
Samedi 29/09
Visite Ucluelet
excursion baleine et/ ou ours
Hotel à Ucluelet
Logement : 8
Dimanche 30/09
national pacific Rim
Hotel à Tofino
Logement : 9
Lundi 1/10
Excursion ours et/ baleine
randonné ??
Hotel à Tofino
Logement : 9
Mardi 2/10
Route vers Nanaimo (4h en passant par port alberni)
Ferry jusqu'a Vancouver
Visite Vancouver soir
Hotel à Vancouver
Logement : 10
Mercredi 3/10
Visite Vancouver (mall : richmond center 11km / 18min)
Hotel à Vancouver
Logement : 10
Jeudi 4/10
Visite de Vancouver matin
retour voiture
Vol 16h00
Voilà, alors :
* Dans les rocheuses clairement le programme de chaque jours est très chargé mais nous comptons voir sur place, laquelle des randonnées nous allons faire (en fonction des conseils et surtout du temps)
* Nous ne sommes pas encore sûrs de rester 2 jours à Tofino et 2 jours à ucluelet. Peut-être 3 jours en tout et donc un jour supplémentaire à Vancouver.
* A part à Calgary, tous les autres logements sont des bed & breakfast! j'ai déjà une bonne liste, mais si vous avez des b&b à ne rater sous aucun pretexte, n'hésitez pas !
Voila merci d'avoir pris le temps de nous lire...
Quentin & Delphine
des tits nouveaux sur le forum...
Ma future femme et moi même nous marions au mois d'août 2012! Pour notre voyage de noces, nous comptons faire un road trip de 19 jours dans l'ouest canadien du 16 septembre au 4 octobre ! (c'est à dire l'Alberta et la Colombie britannique)
Après avoir lu des dizaines et des dizaines de discussions sur le sujet... j'ai établi un 1er itinéraire..
J'espèrais peut etre avoir des conseils afin de l'optimiser !
Nous avons déjà acheté les billets d'avion de Bruxelles-Calgary et Vancouver- Bruxelles pour 600 € avec assurances annulation (apparement ce n'est pas trop cher)
Voila l'itinéraire :
Dimanche 16/09
arrivée calgary airport 13.30 hrs
pris de la voiture
visite ville (mall : chinook center 14min de l'hotel))
Hotel calgary (Econo lodge inn & suites university)
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Lundi 17/09
Visite du Tyrrell Museum of paleonthology (1h30 de route)
route jusqu'a Banff (3h)
Hotel à canmore
Logement : 2
Mardi 18/09
visite de Banff park (randonnée johnston canyon, lower falls)
Radium pot ink paints (éventuelement 20km)
Hotel à canmore
Logement : 2
Mercredi 19/09
visite Banff Park (randonnée)
Lake Louise puis
visite Moraine Lake (5h A/R)
Hotel à canmore
Logement : 2
Jeudi 20/09
visite Yoho national park ( lake peyto, bow lake, lake hector)
Hotel à golden
Logement : 5
Vendredi 21/09
visite yoho national Park
chute du Takkakaw
Emeral Lake
Hotel à golden
Logement : 5
Samedi 22/09
Route vers Jasper (3h30)
Glacier Athabaska
Visite Jasper ville
Patricia and pyramid lake
Hotel Patricia Lake Bungalows
Logement : 4
Dimanche 23/09
Lake medecine
Lake Maligne
Miette Hotsprings (piscines)
Hotel Patricia Lake Bungalows
Logement : 4
Lundi 24/09
excrusion canoë ou rafting?
Edith lake Annette Lake
Hotel Patricia lake Bungalows
Logement : 4
Mardi 25/09
Visite Mount Rubson (+ haut des rockies) (1h15)
Lake kinney
Lake Berg
Mount whistler
Mount Edit cavell
Athabaska falls
Hotel Patricia Lake Bungalows
Logement : 4
Mercredi 26/09
Route vers tsawwassen ferry port
Donc arrêt à Clearwater
visite de well's grey park (spahat falls ou helmcken falls / bailey's chutes = remontée des saumons)
Hotel à Chiliwak
Logement : 6
Jeudi 27/09
Suite route jusqu'a Tsawwassen ferry port
Ferry jusqu'a Victoria
Visite victoria
Hotel Victoria
Logement : 7
Vendredi 28/09
Route de victoria jusqu'a ucluelet (300Km = 5h)
visite ucluelet
Hotel à Ucluelet
Logement : 8
Samedi 29/09
Visite Ucluelet
excursion baleine et/ ou ours
Hotel à Ucluelet
Logement : 8
Dimanche 30/09
national pacific Rim
Hotel à Tofino
Logement : 9
Lundi 1/10
Excursion ours et/ baleine
randonné ??
Hotel à Tofino
Logement : 9
Mardi 2/10
Route vers Nanaimo (4h en passant par port alberni)
Ferry jusqu'a Vancouver
Visite Vancouver soir
Hotel à Vancouver
Logement : 10
Mercredi 3/10
Visite Vancouver (mall : richmond center 11km / 18min)
Hotel à Vancouver
Logement : 10
Jeudi 4/10
Visite de Vancouver matin
retour voiture
Vol 16h00
Voilà, alors :
* Dans les rocheuses clairement le programme de chaque jours est très chargé mais nous comptons voir sur place, laquelle des randonnées nous allons faire (en fonction des conseils et surtout du temps)
* Nous ne sommes pas encore sûrs de rester 2 jours à Tofino et 2 jours à ucluelet. Peut-être 3 jours en tout et donc un jour supplémentaire à Vancouver.
* A part à Calgary, tous les autres logements sont des bed & breakfast! j'ai déjà une bonne liste, mais si vous avez des b&b à ne rater sous aucun pretexte, n'hésitez pas !
Voila merci d'avoir pris le temps de nous lire...
Quentin & Delphine
Circuit de quinze jours autour du Mont Rushmore English translation pending
bonjour à toutes et à tous
oui je sais.....certains vont me repondre....cherche
hé bien je cherche...je cherche mais je n'y arrive pas ou du moins je n'ai pas assez de details
je suis à la recherche d'un circuit sur 15 a 18 jours articulé autour de visites obligatoires ( le Mont rushmore et le parc de Yellostone) sans faire plus de 300 kms par jour
je suis preneur de liens ou de discussions sur ce sujet.
merci
Michel
Parcs de l'Ouest américain en septembre English translation pending
bonjour . nous envisageons de faire les parcs de l'ouest Américain au mois de septembre 2012 durant 20 jours en individuel. Quelques conseils seront les bienvenus sur ces différents parcs . Merci
Avis sur circuit de vingt-sept jours dans l'Ouest américain en juin/juillet 2012? English translation pending
Bonjour,
Nous retournons faire un circuit dans le grand ouest américain du 21/06 au 17/07 soit 27 jours/26 nuits. Nous serons 2 adultes et une enfant de 4 ans.
J'ai déjà établis le circuit que nous aimerions faire mais j'aimerai connaitre vos avis quand à la bonne tenu et la possible réalisation de celui ci dans le laps de temps que nous avons.
J1 : Paris -> San Francisco (nuits au The Park Hotel) J2 : San Francisco J3 : San Francisco J4 : San Francisco J5 : SF - > Sequioa NP (nuit à Visalia au Lamp Liter Inn) J6 : Sequoia NP J7 : Sequoia NP J8 : Yosemite NP (nuit à Oakhurst au Days Inn) J9 : Yosemite NP J10 : Oakhurst -> Bodie -> Bishop (nuit au Vagabond Inn) J11 : Bishop -> Las Vegas (nuit au Tuscany Suite & Casino) J12 : Las Vegas J13 : Las Vegas -> Zion NP (nuit à Hurricane au Days inn) J14 : Zion NP J15 : Zion NP -> Capitol Reef NP (nuit à Bicknell au Aquarius Inn) J16 : Capitol Reef NP J17 : Capitol Reef NP -> Arches NP(nuit à Moab au Rustic inn) J18 : Arches NP J19 : Arches NP / Dead Horse Point State park J20 : Moab -> Salt Lake City (nuit au Super 8 SLC Airport) J21 : SLC -> Yellowstone NP (Nuit si possible à West Yellowstone, hotel à trouver, si vous avez des idées je suis preneur !! :p) J22 : Yellowstone NP J23 : Yellowstone NP J24 : Yellowstone NP -> Codie -> Thermopolis (nuit au Budget Host Elk Antler Inn) J25 : Thermopolis -> Rapid City (nuit au Super 8 Lacrosse street) J26 : Mount Rushmore J27 : Rapid City -> Paris
A noter que les hôtels sont ceux dans lesquels nous envisageons d'aller (sauf West Yellostown et Rapid City) mais pas réservés. Connaissez vous ces hôtels ? Sont ils correct? Il reste aussi à louer la voiture.
D'avance merci pour vos retours avisés !!! Nicolas
Nous retournons faire un circuit dans le grand ouest américain du 21/06 au 17/07 soit 27 jours/26 nuits. Nous serons 2 adultes et une enfant de 4 ans.
J'ai déjà établis le circuit que nous aimerions faire mais j'aimerai connaitre vos avis quand à la bonne tenu et la possible réalisation de celui ci dans le laps de temps que nous avons.
J1 : Paris -> San Francisco (nuits au The Park Hotel) J2 : San Francisco J3 : San Francisco J4 : San Francisco J5 : SF - > Sequioa NP (nuit à Visalia au Lamp Liter Inn) J6 : Sequoia NP J7 : Sequoia NP J8 : Yosemite NP (nuit à Oakhurst au Days Inn) J9 : Yosemite NP J10 : Oakhurst -> Bodie -> Bishop (nuit au Vagabond Inn) J11 : Bishop -> Las Vegas (nuit au Tuscany Suite & Casino) J12 : Las Vegas J13 : Las Vegas -> Zion NP (nuit à Hurricane au Days inn) J14 : Zion NP J15 : Zion NP -> Capitol Reef NP (nuit à Bicknell au Aquarius Inn) J16 : Capitol Reef NP J17 : Capitol Reef NP -> Arches NP(nuit à Moab au Rustic inn) J18 : Arches NP J19 : Arches NP / Dead Horse Point State park J20 : Moab -> Salt Lake City (nuit au Super 8 SLC Airport) J21 : SLC -> Yellowstone NP (Nuit si possible à West Yellowstone, hotel à trouver, si vous avez des idées je suis preneur !! :p) J22 : Yellowstone NP J23 : Yellowstone NP J24 : Yellowstone NP -> Codie -> Thermopolis (nuit au Budget Host Elk Antler Inn) J25 : Thermopolis -> Rapid City (nuit au Super 8 Lacrosse street) J26 : Mount Rushmore J27 : Rapid City -> Paris
A noter que les hôtels sont ceux dans lesquels nous envisageons d'aller (sauf West Yellostown et Rapid City) mais pas réservés. Connaissez vous ces hôtels ? Sont ils correct? Il reste aussi à louer la voiture.
D'avance merci pour vos retours avisés !!! Nicolas
Montana, Idaho, Wyoming, Utah, Colorado... English translation pending
Bonjour à tous,
Après un premier road trip en septembre dernier (http://voyageforum.com/...post=4347962#4347962 ), cette année nous aimerions essayer de découvrir le Wyoming ainsi que les états alentours. Nous connaissons un peu l'Utah (Torrey, Moab notamment).
Ensuite, autant il est assez simple de trouver beaucoup d’itinéraire et d'infos sur le "grand ouest", autant sur cette partie des US, c'est un peu plus compliqué.
Les dates : du 9/10 septembre au 30septembre/1er octobre. Une 20aine de jours en gros. Incontournables : Bien sur, Yellowstone, Grand Teton... mais après ? Nous avions fait 5500km l'an dernier, donc la route ne nous fait pas peur. Niveau climat, mieux peut-être commencer par le nord ? Où atterrir ? Salt Lake et faire une boucle ? Partir du Montana et aller au sud (new mexico par ex ?). Nous n'avions pas pu trop profiter du Parc The Needles également, donc pourquoi pas retourner une petite journée à Moab ;) Je pars vraiment d'une feuille blanche, donc si vous avez des premières pistes pour construire notre parcours, je suis preneur
Bonne année 2012 à tous, pleine de Road Trip
Après un premier road trip en septembre dernier (http://voyageforum.com/...post=4347962#4347962 ), cette année nous aimerions essayer de découvrir le Wyoming ainsi que les états alentours. Nous connaissons un peu l'Utah (Torrey, Moab notamment).
Ensuite, autant il est assez simple de trouver beaucoup d’itinéraire et d'infos sur le "grand ouest", autant sur cette partie des US, c'est un peu plus compliqué.
Les dates : du 9/10 septembre au 30septembre/1er octobre. Une 20aine de jours en gros. Incontournables : Bien sur, Yellowstone, Grand Teton... mais après ? Nous avions fait 5500km l'an dernier, donc la route ne nous fait pas peur. Niveau climat, mieux peut-être commencer par le nord ? Où atterrir ? Salt Lake et faire une boucle ? Partir du Montana et aller au sud (new mexico par ex ?). Nous n'avions pas pu trop profiter du Parc The Needles également, donc pourquoi pas retourner une petite journée à Moab ;) Je pars vraiment d'une feuille blanche, donc si vous avez des premières pistes pour construire notre parcours, je suis preneur
Bonne année 2012 à tous, pleine de Road Trip
Les parcs du grand Ouest américain: de Seattle à San Francisco, en passant par le Dakota du Sud English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux amis souhaitant parcourir le Grand Ouest et disposant de 48 jours en juillet et aout. Nous souhaitons voir des paysages très variés, faire du camping et de la randonnée (au moins une randonnée sur 2 jours). Voici une première idée de parcours que je soumets à vos avis expert :
1 : arrivée à Seattle, nuit à Seattle J2 : Seattle, départ fin de matinée de Seattle, départ pour North Cascade NP : 104 miles / 2 h26, nuit à North Cascade NP J3 : Départ en matinée de North Cascade pour Colville National Forest : 255 miles / 5 heures, nuit à Colville NF J4 : Départ le matin de Colville NF pour Glacier NP : 288 miles / 5h20 J5 : Glacier NP J6 : Glacier NP J7 : Glacier NP J8 : Glacier NP J9 : Départ le matin de Glacier NP pour Bozeman, en passant par Butte : 321 miles / 5h35, nuit camping autour de Bozeman J10 : Départ de Bozeman pour Yellowstone NP, par West Yellowstone : 121 miles / 2h30 J11 : Yellwostone J12 : Yellowstone J13 : Yellowstone J14 : Yellowstone J15 : Yellowstone J16 : Départ le matin de Yellowstone pour Teton NF : 104 miles / 2h10, nuit à Teton ou environs J17 : Départ de Teton NF le matin pour Bighorn NF : 263 / 5h15 J18 : Départ de Bighorn NF le matin pour Badlands NP Bighorn …… Devil’s Tower…..Badlands : 321 miles / 5h30, nuit camping Badlands J19 : Badlands, départ de Badlands en fin d’après midi pour Custer State Park, en route visite du Mont Rushmore: 100 miles/ 2h00, nuit camping Custer State Park J20 : Custer SP et alentours, départ dans l’après midi pour Cheyenne : 254 miles / 4h18, nuit à Cheyenne J21 : Départ de Cheyenne le matin pour Rocky Mountains NP : 97 miles / 2h00, nuit camping à Rocky Mountains NP J22 : Départ le matin de Rocky Mountains NP pour Vernal (Dinosaur NM) : 290 miles / 5h40, nuit camping J23 : Dinosaur NM, nuit camping J24 : Départ de Vernal le matin pour Moab : 216 miles/ 4h11, début de visite de Arches NP J25 : Arches NP J26 : Arches NP J27 : Départ de Arches NP pour Monticello : 53,4 miles /1 h00, début de visite de Canyonlands NP, nuit camping Canyonlands J28 : Canyonlands J29 : Départ de Canyonlands pour Monument Valley, visite de Gooseneck et Valley of the gods au passage : 100 miles / 2 heures, nuit camping J30 : Départ de Monument Valley pour Torrey : 195 miles / 3h50, début visite Capitol Reef NP J31 : Capitol Reef NP J32 : Départ de Torrey pour Tropic : 102 miles / 2h10, début de visite de Bryce Canyon J33 : Bryce Canyon J34 : Bryce Canyon J35 : départ de Tropic pour Kanab : 81 miles / 1h40, début de visite de Grand Canyon NP North Rim, nuit camping Grand Canyon J36 : départ en fin de matinée pour Zion Park : 41 miles / 1h00 J37 : Zion Park J38 : départ de Zion Park pour Death Valley : 352 miles / 6h15, nuit à Death Valley J39 : Death Valley J41 : Départ de Death Valley le matin pour Yosemite, avec arret à Mono Lake et Bodie : 280 miles / 5h20 J42 : Yosemite J43 : départ de Yosemite pour San Francisco : 200 miles / 3h40 J45 : San Francisco J46 : San Francisco….. Big Sur : 150 miles / 2h45 Aller/retour dans la journée J47 San Francisco J48 : Départ pour Paris Il manque LA et Las Vegas, mais nous ne tenons pas plus que ça à visiter ces deux villes.
Voici les questions que je me pose : Sur le papier, le parcours semble réalisable en 48 jours, mais en pratique, qu'en pensez vous? Est ce réalisable ? Connaissez vous Bighorn NF et Colville NF ? ces deux parcs seraient plutôt des étapes pour éviter de faire trop de Km dans la même journée, mais peut etre nécessiteraient plus temps ? Ou bien quelles autres étapes conseillerez vous ? Nous envisageons de louer une voiture économique de tourisme, très basique (pas de 4x4) : parmi les lieux, y en a t il qui ne peuvent pas se visiter en voiture de tourisme ? (je pensais peut etre à Death Valley ?) Est ce que 2 jours à Death Valley sont de trop ? (possibilités de randonnées difficiles à cause de la chaleur ?) Dans la "3eme partie" du parcours, celle en Utah, comment inclure Antelope Canyon ? j'ai du mal à planifier le parcours, il y a tellement de lieux à voir ! il faut faire des choix...
Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire jusque là et j'espère avoir vos retours, conseils et autres propositions/suggestions au sujet de cet itinéraire... Merci 🙂 PS: les billets d'avions ne sont pas encore achetés !très bientôt !
Nous sommes deux amis souhaitant parcourir le Grand Ouest et disposant de 48 jours en juillet et aout. Nous souhaitons voir des paysages très variés, faire du camping et de la randonnée (au moins une randonnée sur 2 jours). Voici une première idée de parcours que je soumets à vos avis expert :
1 : arrivée à Seattle, nuit à Seattle J2 : Seattle, départ fin de matinée de Seattle, départ pour North Cascade NP : 104 miles / 2 h26, nuit à North Cascade NP J3 : Départ en matinée de North Cascade pour Colville National Forest : 255 miles / 5 heures, nuit à Colville NF J4 : Départ le matin de Colville NF pour Glacier NP : 288 miles / 5h20 J5 : Glacier NP J6 : Glacier NP J7 : Glacier NP J8 : Glacier NP J9 : Départ le matin de Glacier NP pour Bozeman, en passant par Butte : 321 miles / 5h35, nuit camping autour de Bozeman J10 : Départ de Bozeman pour Yellowstone NP, par West Yellowstone : 121 miles / 2h30 J11 : Yellwostone J12 : Yellowstone J13 : Yellowstone J14 : Yellowstone J15 : Yellowstone J16 : Départ le matin de Yellowstone pour Teton NF : 104 miles / 2h10, nuit à Teton ou environs J17 : Départ de Teton NF le matin pour Bighorn NF : 263 / 5h15 J18 : Départ de Bighorn NF le matin pour Badlands NP Bighorn …… Devil’s Tower…..Badlands : 321 miles / 5h30, nuit camping Badlands J19 : Badlands, départ de Badlands en fin d’après midi pour Custer State Park, en route visite du Mont Rushmore: 100 miles/ 2h00, nuit camping Custer State Park J20 : Custer SP et alentours, départ dans l’après midi pour Cheyenne : 254 miles / 4h18, nuit à Cheyenne J21 : Départ de Cheyenne le matin pour Rocky Mountains NP : 97 miles / 2h00, nuit camping à Rocky Mountains NP J22 : Départ le matin de Rocky Mountains NP pour Vernal (Dinosaur NM) : 290 miles / 5h40, nuit camping J23 : Dinosaur NM, nuit camping J24 : Départ de Vernal le matin pour Moab : 216 miles/ 4h11, début de visite de Arches NP J25 : Arches NP J26 : Arches NP J27 : Départ de Arches NP pour Monticello : 53,4 miles /1 h00, début de visite de Canyonlands NP, nuit camping Canyonlands J28 : Canyonlands J29 : Départ de Canyonlands pour Monument Valley, visite de Gooseneck et Valley of the gods au passage : 100 miles / 2 heures, nuit camping J30 : Départ de Monument Valley pour Torrey : 195 miles / 3h50, début visite Capitol Reef NP J31 : Capitol Reef NP J32 : Départ de Torrey pour Tropic : 102 miles / 2h10, début de visite de Bryce Canyon J33 : Bryce Canyon J34 : Bryce Canyon J35 : départ de Tropic pour Kanab : 81 miles / 1h40, début de visite de Grand Canyon NP North Rim, nuit camping Grand Canyon J36 : départ en fin de matinée pour Zion Park : 41 miles / 1h00 J37 : Zion Park J38 : départ de Zion Park pour Death Valley : 352 miles / 6h15, nuit à Death Valley J39 : Death Valley J41 : Départ de Death Valley le matin pour Yosemite, avec arret à Mono Lake et Bodie : 280 miles / 5h20 J42 : Yosemite J43 : départ de Yosemite pour San Francisco : 200 miles / 3h40 J45 : San Francisco J46 : San Francisco….. Big Sur : 150 miles / 2h45 Aller/retour dans la journée J47 San Francisco J48 : Départ pour Paris Il manque LA et Las Vegas, mais nous ne tenons pas plus que ça à visiter ces deux villes.
Voici les questions que je me pose : Sur le papier, le parcours semble réalisable en 48 jours, mais en pratique, qu'en pensez vous? Est ce réalisable ? Connaissez vous Bighorn NF et Colville NF ? ces deux parcs seraient plutôt des étapes pour éviter de faire trop de Km dans la même journée, mais peut etre nécessiteraient plus temps ? Ou bien quelles autres étapes conseillerez vous ? Nous envisageons de louer une voiture économique de tourisme, très basique (pas de 4x4) : parmi les lieux, y en a t il qui ne peuvent pas se visiter en voiture de tourisme ? (je pensais peut etre à Death Valley ?) Est ce que 2 jours à Death Valley sont de trop ? (possibilités de randonnées difficiles à cause de la chaleur ?) Dans la "3eme partie" du parcours, celle en Utah, comment inclure Antelope Canyon ? j'ai du mal à planifier le parcours, il y a tellement de lieux à voir ! il faut faire des choix...
Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire jusque là et j'espère avoir vos retours, conseils et autres propositions/suggestions au sujet de cet itinéraire... Merci 🙂 PS: les billets d'avions ne sont pas encore achetés !très bientôt !
Visite des parcs Disney et Universal à Orlando avec des parents pas fan English translation pending
Bonjour,
Nous projetons un voyage en Floride avec notre fils de 13 ans. Il commence à être fan des attractions à sensation (pas extrême toutefois), mais ce n'est pas le cas de ses parents.
Peut-on envisager une visite d'un des parcs tout en satisfaisant tout le monde (quelques attractions pour notre fils et d'autres animations pour les parents) ? Si oui, peux t'on le laisser seul dans les fils d'attente ? Si oui, quel est la parc idéal ?
merci pour les réponses.
Nous projetons un voyage en Floride avec notre fils de 13 ans. Il commence à être fan des attractions à sensation (pas extrême toutefois), mais ce n'est pas le cas de ses parents.
Peut-on envisager une visite d'un des parcs tout en satisfaisant tout le monde (quelques attractions pour notre fils et d'autres animations pour les parents) ? Si oui, peux t'on le laisser seul dans les fils d'attente ? Si oui, quel est la parc idéal ?
merci pour les réponses.
Pierres et fossiles dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
Bonjour,
J'ai découvert grâce au post de Mousseliine et la réponde de Poupinette33 (http://voyageforum.com/v.f?post=4607869#4607869) que l'on pouvait trouver des géodes en Californie.
Ma question est la suivante : connaitriez-vous d'autres endroits où trouver pierres ou fossiles (qu'on aurait la droit de ramasser) dans l'ouest des Etats-unis (Californie, Utah, Nevada ou Arizona)?
Merci d'avance
J'ai découvert grâce au post de Mousseliine et la réponde de Poupinette33 (http://voyageforum.com/v.f?post=4607869#4607869) que l'on pouvait trouver des géodes en Californie.
Ma question est la suivante : connaitriez-vous d'autres endroits où trouver pierres ou fossiles (qu'on aurait la droit de ramasser) dans l'ouest des Etats-unis (Californie, Utah, Nevada ou Arizona)?
Merci d'avance
Petit circuit dans les parcs de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai déjà fait le tour de pas mal de sujets sur le forum et cela m'a permis de me faire déjà une petite idée de parcours pour la découverte des parcs de l'ouest américain... Avec ma femme nous avons l'occasion de passer 10j aux Etats Unis aux vacances de paques (en fait 12 mais nous devons finir par 2j à Las Vegas --rdv professionnel--). Aussi nous avons pour le moment décidés de passer 4j/3n sur SFO je pense que c'est un minimum... Ensuite nous voulions aller faire dans l'ordre: Grand Canyon, Monument Valley, Antelope Canyon, Bryce Canyon et Death Valley.
Cependant cela se ferait à chaque fois avec 1 nuit sur place et donc 24h pour découvrir un parc, dormir et partir pour le suivant, cela me paraît trop peu... Aussi je pensais peut etre enlever Death Valley car vraiment excentré des autres et Grand Canyon qui d'après un collègue n'est pas le plus spectaculaire des canyons (peut etre aller plus au nord ?).
Dans ce laps de temps extremement restreint y a-t'il des choses à ne vraiment pas louper ou d'autres à reconsidérer ?
D'avance merci à tous pour vos réponses, et bravo à toute l'équipe pour ce forum très riche !
j'ai déjà fait le tour de pas mal de sujets sur le forum et cela m'a permis de me faire déjà une petite idée de parcours pour la découverte des parcs de l'ouest américain... Avec ma femme nous avons l'occasion de passer 10j aux Etats Unis aux vacances de paques (en fait 12 mais nous devons finir par 2j à Las Vegas --rdv professionnel--). Aussi nous avons pour le moment décidés de passer 4j/3n sur SFO je pense que c'est un minimum... Ensuite nous voulions aller faire dans l'ordre: Grand Canyon, Monument Valley, Antelope Canyon, Bryce Canyon et Death Valley.
Cependant cela se ferait à chaque fois avec 1 nuit sur place et donc 24h pour découvrir un parc, dormir et partir pour le suivant, cela me paraît trop peu... Aussi je pensais peut etre enlever Death Valley car vraiment excentré des autres et Grand Canyon qui d'après un collègue n'est pas le plus spectaculaire des canyons (peut etre aller plus au nord ?).
Dans ce laps de temps extremement restreint y a-t'il des choses à ne vraiment pas louper ou d'autres à reconsidérer ?
D'avance merci à tous pour vos réponses, et bravo à toute l'équipe pour ce forum très riche !
Itinéraire de soixante jours Pérou - Bolivie en construction English translation pending
Bonjour à tous
J'aimerais avoir votre avis sur cet itinéraire
Nous partons 60 jours au Pérou et Bolivie. Notre itinéraire a déjà bien avancé mais nous avons parfois des doutes sur la réalisation de certaines étapes en terme de temps et de faisabilités.
Y a-t-il des étapes trop courtes ou trop longues selon vous dans notre itinéraire?
Y a t-il des lieux et visites "immanquable" que nous aurions oublié sur notre parcours?
J'ai mis souligné les partis du circuit ou je manque de renseignement, où je me pose des question sur comment le faire : seul ou avec une agence en circuit organisé...??
Voyage Pérou 2012
Jour 1 : 30 juin : Vol Paris – Lima : Horaire :Départ de Paris, Arrivée à Lima : 15H55
Nuit en chambre d’hôte
JOUR 2 : 1 juillet : Visite ville de Lima
JOUR 3 : 2 juillet : Transfert vers Pisco : Temps de trajet : 3H30
Visite réserve Nationale Paracas
Nuit à Pisco
JOUR 4 : 3 juillet Visite îles Ballestas, départ tôt le matin
Ensuite réserve Paracas (suite)
Nuit à Pisco
JOUR 5 : 4 juillet Départ pour Nazca, Temps de trajet : 4 heures en bus
Puis Visite de la ville de Nazca : Cimetière de Chanchilla, Réserve naturel Panjas Galeras
Nuit à Nazca
JOUR 6 : 5 juillet : Visite des lignes de Nazca : tôt la matin
Soit en avion?
Soit depuis le mirador?
Départ en soirée pour Abancay (altitude : 2378m), Temps de trajet : 10 Heures de bus de nuit
Ou si pas possible : départ direct pour Cuzco (altitude : 3326m)
JOUR 7 : 6 juillet : A Abancay
Journée d’acclimatation : Balade, Visite de la ville, Repos
Nuit à Abancay
JOUR 8 : 7 juillet : Départ pour Cuzco au environ de 6 heures.
Temps de trajet : 4 heures de bus
Puis acclimatation à l’altitude : Repos, Visite de la ville : diverses musée à voir
JOUR 9 : 8 juillet
Visite de la vallée sacrée : Pisac, Chinchero, Ollantaytambo, Urunbambo
Soit seul soit avec un circuit organisé.
Nuit à Cuzco
JOUR 10 : 9 juillet : Départ pour le trek de l’inca
JOUR 11 : 10 juillet : Trek de l’inca
JOUR 12 : 11 juillet : Trek de l’inca
JOUR 13 : 12 juillet : Visite Machu Pichu
Retour à Cuzco en train. Nuit à Cuzco
JOUR 14 : 13 juillet
Matin : repos
Avion pour Aréquipa, Nuit à Aréquipa :
JOUR 15 : 14 juillet : Visite de la ville
Nuit à Aréquipa : chambre d’hôte
JOUR 16 : 15 juillet : Départ pour Cabanaconde : Temps de trajet : 6H
Prendre le premier bus au environ de 5 heure, s’arrêter à Cruz del Condor
Puis 2 heures de marche jusqu’à Cabanaconde
Nuit : Cabanaconde (ou camping)
JOUR 17 : 16 juillet : Trek dans le cayon Del Colca
Descente et trek le premier jour
Nuit en camping au fond du cayon.
JOUR 18 : 17 juillet : Remonté du cayon, trek dans le cayon
Nuit à Cabanaconde
JOUR 19 : 18 juillet : Matin : repos
Aller à Chivay : Retour à Puno : Départ possible uniquement vers 13H 30 de Chivay
Arrivée en fin d’après-midi à Puno
Nuit à Puno
JOUR 20 : 19 juillet : Visite de la ville de Puno
Visite des sites de Sillustani et Cutinbo
Nuit à Puno
JOUR 21 : 20 juillet
Départ pour la péninsule de Capachita : bus pour Llachon, puis Ferry pour île de Taquile ou Amantani ??
Visite de l’île de Amantani
Nuit sur l’île.
JOUR 22 : 21 juillet
Suite de la visite de l’île d’Amantani, Puis visite de l’île Uros
Retour à Puno : Nuit à Puno
JOUR 23 : 22 juillet : Départ pour Copacabana :
Soit direct : 3 heures de bus : Soit en combi : Visite des villages sur le trajet : Icho, Chucuito, Luquina Chico, Juli, Ponata.
Nuit à Copacabana (altitude : 3800m)
JOUR 24 : 23 juillet : Randonnée jusqu’à Yampupata
Puis traversée vers Ila del sol :
Soit Yumani
Soit Cha’llapampa
Nuit sur l’ila del Sol
JOUR 25 : 24 juillet
Traversée de l’ila del Sol
(Puis visite de l’ila de la Luna ??)
Retour Copacabana : Nuit à Copacabana : si possible même hôtel que le premier jour
JOUR 26 : 25 juillet : Départ pour La Paz au environ de 13H30 : Temps de trajet : 3H30 de bus.
Nuit à La Paz (Altitude : 3636m)
JOUR 27 : 26 juillet : Visite de la ville, Marché d’El Alto
Nuit à La Paz
JOUR 28 : 27 juillet : Visite du site Tiwanaku : 1H30 de bus pour y aller
Puis repos ou visite de la ville
Départ pour coroico : 2 heures de trajet
Nuit à Coroico
JOUR 29 : 28 juillet : Journée repos et balade à Coroico
Nuit à Coroico
JOUR 30 : 29 juillet : Retour à Lapaz : 3H de trajet
Départ pour Cochabamba en avion
Nuit à Cochabamba
JOUR 31 : 30 juillet : Visite de la ville
Nuit à Cochabamba
JOUR 32 : 31 juillet : Départ pour le parc Toro Toro : seul ou avec un circuit organisé??
JOUR 33 : 1 août : Parc Toro Toro
JOUR 34 : 2 août : Retour Cochabamba
Nuit à Cochabamba
JOUR 35 : 3 août :Départ pour parc Sajama, en passant par Patacamaya y aller par bus pour Lapaz puis bus pour Sajama : entre 12H et 13H.
Temps de trajet : 4 à 5 heures pour Patacamaya, puis 3H30 à pour Sajama
Nuit à Sajama
JOUR 36 : 4 août : Visite du parc
Soit seul soit avec une agence depuis La Paz.)
Nuit à Sajama
JOUR 37 : 5 août : Visite du parc Sajama
Puis passage au Chili jusqu’à Parinacota ou Lago Changari
Nuit en Camping dans le parc Lauca au Chili
JOUR 38 : 6 août
Visite du parc Lauca : Laguna Changari…
Nuit à Putre
JOUR 39 : 7 août : Départ pour Arica
Arrivée au environ de 14H : Visite du musée Arquéologico San Miguel de Azapa Ou Repos
Nuit à Arica
JOUR 40 : 8 août : Visite du musée Arquéologico San Miguel de Azapa, Ou si fait la veille : Départ pour Iquique et visite de la ville
Nuit à Iquique
JOUR 41 : 9 août : Visite d’Humberstone
Nuit à Iquique
JOUR 42 : 10 août : Départ pour San Pedro De Atacama
Si possible enchaîner avec Visite en soirée de la vallée de la luna.
Nuit à San Pedro De Atacama
JOUR 43 : 11 août : Visite des Geysers El Tatio
Et Vallée de la Lune si pas fait la veille.
Nuit à San Pedro de Atacama
JOUR 44 : 12 août : Visite des lagunes de Miscanti et Miniques
Nuit à San Pedro de Atacama
JOUR 45 : 13 août Départ pour la Salar d’Uyuni depuis San Pedro De Atacama
JOUR 46 : 14 août : Salar d’Uyuni
JOUR 47 : 15 août : Salar d’Uyuni
Nuit à Uyuni
JOUR 48 : 16 août : Bus pour Potosi : Départ vers 10 heures : Temps de trajet : 6 heures de bus.
Puis repos, visite de la ville.
Nuit à Potosi
JOUR 49 : 17 août : Visite des mines : une matinée : environ 4 à 5 heures de visites.
Puis visite de la ville
Nuit à Potosi
JOUR 50 : 18 août
Visite de la laguna Kari Kari
Ou du lac Ojo del Inca : lac à 30°C.
Nuit à Potosi
JOUR 51 : 19 août
Bus pour Sucre : Temps de trajet : 3H de bus : très belle route
Visite de la ville : Musée, Parque Cretacio (dinosaure)
Nuit à Sucre
JOUR 52 : 20 août
Départ pour un trek dans la cordillère Los Frailes :seul ou avec une agence??
Départ pour Chataqila en bus
Puis marche jusqu’à Chaunaca, voir jusqu’à Maragua (5 à 6 heures de marche).
Nuit (à Chaunaca ou) à Maragua
JOUR 53 : 20 août : Marche jusqu’à Potolo
Nuit à Potolo
JOUR 54 : 22 août : Retour à Sucre depuis Potolo,
Nuit à Sucre.
JOUR 55 : 23 août : Visite de la ville de Sucre, Visite village alentour
Nuit à Sucre
JOUR 56 : 24 août : Avion pour Santa Cruz
Visite de la ville
Nuit à Santa Cruz
JOUR 57 : 25 août : Départ pour le parc Amboro
Départ pour Samaipata : visite El Fuerte
Nuit à Samaipata
JOUR 58 : 26 août
Visite du parc Amboro : seul ou en circuit organisé?
Nuit à Samaipata
JOUR 59 : 27 août : Retour à Santa Cruz en fin d’après midi
Nuit à Santa Cruz
JOUR 60 : 28 août
Départ pour Buenos Aires
JOUR 61 : 29 août : Buenos Aires
JOUR 62 : 30 août : Buenos Aires
JOUR 63 : 31 août : Départ pour paris : 17H05
Arrivée le 1 septembre à 11H
Merci d'avance pour votre aide Mickaël
Merci d'avance pour votre aide Mickaël
Projet 2012 axé sur le Colorado English translation pending
Bonjour à tous et par avance merci à tout ceux qui commenteront, me donneront des idées, me feront part d'éventuelles erreurs sur mon projet de circuit qui s'étalera approximativement de mi-juin à mi-juillet 2012 si tout va bien (les dates sont données pour idée mais rien n'est sur, je ne me suis penché ni sur mes congés, ni sur les billets d'avion pour le moment...)
Samedi 16 Juin : Nîmes – Paris
Dimanche 17 Juin : Paris – Los Angeles
Lundi 18 Juin : Los Angeles · Disney Anaheim
Mardi 19 Juin : Los Angeles · Jet Propulsion Laboratory · Old Pasadena · Mount Wilson
Mercredi 20 Juin : Los Angeles · Big Sky Ranch
Jeudi 21 Juin : Los Angeles – Denver (Vol Southwest) · City Park (Park : Museum Nature & Sciences) · Civic Center · 16th Street to Capitol · Convention Center · Larimer Square
Vendredi 22 Juin: Denver – Colorado Springs (171km en 2h32) · Roxborough State Park (Fountain Valley Loop 2.2 miles) · Garden Of The Gods (Perkins Central Garden Trail:1.5 miles & Ridge Trail:0.5 mile)
Samedi 23 Juin: Colorado Springs – Great Sand Dunes (266km en 2h56) · Great Sand Dunes NP (Medano Creek, Sand Dunes)
Dimanche 24 Juin: Great Sand Dunes – Ouray (388km en 4h53) · Durango & Silverton
Lundi 25 Juin: Ouray · Blue Lakes (via CO62 puis CR7): 6.6miles RT
Mardi 26 Juin: Ouray · Telluride (Bridal Veil Falls: 3.6 miles RT)
Mercredi 27 Juin: Ouray – Montrose (59km en 0h45) · Black Canyon Of The Gunnison NP Ø Cedar Point Nature Trail (0.75 mile) Ø Oak Flat Loop Trail (2 miles)
Jeudi 28 Juin: Montrose – Grand Mesa – Grand Junction (170km en 2h07) · Cedaredge · Forest Service Visitor Center (FR 121) (Discovery Nature Trail à Ward Lake) – Alexander Lake – Egglestone Lake · Land O’Lakes Overlook (0.5 mile loop trail) · Land’s End Gravel Road à Observatory Overlook (road 12 miles) · Skyway Overlook · Mesa
Vendredi 29 Juin: Grand Junction – Colorado NM – Rifle Falls State Park – Glenwood Springs (240km en 3h40) · Colorado NM: Viewpoints · Rifle Falls: Coyote Trail
Samedi 30 Juin: Glenwood Springs · Maroon Bells & Crater Lake (3.6 miles RT) · Ghost Town: Ashford · Aspen
Dimanche 1er Juillet: Glenwood Springs – Estes Park (317km en 4h04) · Via Peak To Peak Hwy · Brainard Lake (0.25 mile après Ward)
Lundi 2 Juillet: Rocky Mountain NP · Bear Lake, Emerald Lake & Lake Haiyaha (6 miles RT)
Mardi 3 Juillet: Rocky Mountain NP · Trail Ridge Road · Copeland Lake (1065 County Road 84 West Allenspark Co) – Wild Basin
Mercredi 4 Juillet: Estes Park – Hulett (640km en 6h44)
Jeudi 5 Juillet: Devils Tower NM · Red Bed Trail (Loop : 2.8 miles)
Vendredi 6 Juillet: Hulett - Deadwood – Wall (253km en 2h44) · Deadwood (cimetière du Mont Moriah où reposent Calamity Jane et Wild Bill Hickok) · Sage Road (piste en terre : overlooks + Wildlife)
Samedi 7 Juillet: Badlands NP · Pinnacles Entrance à Viewpoints · Door Trail (1.5 miles RT) · Window Trail (0.25 mile RT) · Notch Trail (0.75 mile RT) · Cliff Shelf (0.5 mile RT) · Saddle Pass (0.25 mile RT) · Fossil Exhibit (0.25 mile RT)
Dimanche 8 Juillet: Wall – Custer (155km en 1h42) · Mount Rushmore
Lundi 9 Juillet: Custer SP · A Custer SP voir le lac de Benjamin Gates : Sylvan Lake o Needles Hwy o Wildlife Loop Road o Un trail au choix
Mardi 10 Juillet: Jewel Cave & Wind Cave NP · Wind Cave: Fairgrounds Cave Tour (1h30) · Jewel Cave: Scenic Tour (1h20)
Mercredi 11 Juillet: Custer – Denver (581km en 5h54)
Jeudi 12 Juillet: Denver - Paris
Vendredi 13 Juillet : Paris - Nîmes
Quelques questions en vrac:
1. Denver: j'ai pas trop étudié la question, je me suis basé sur des carnets de voyages. J'ai oublié des immanquables? Sachant que je pourrai visiter Denver le 21 juin et le 12 juillet donc approximativement 2 demi-journées.
2. Une balade sympa du côté d'Ouray que j'aurai pu oublier? Je précise: pas de pistes 4*4 et pas de trucs trop spartiates 😛
3. Pour la balade du 26 juin à Telluride, j'ai lu sur PTS que pour se garer il valait mieux le faire à Mountain Village puis prendre les téléphériques gratuits jusqu'à Telluride. C'est toujours vrai?
4. Une balade sympa et pas trop dure sur la Trail Ridge Road à Rocky Mountain NP?
5. La journée du 4 juillet, ça sera notre fête 🏴☠️ vu la journée de route prévue... Mais autant se faire mal une fois sur une journée plutôt que de gâcher 2 journées, êtes-vous d'accord?
6. Une journée pour Devil's Tower c'est peut être beaucoup, d'autres choses sympas à proximité?
7. Confirmez-vous que la Sage Road (Badlands) est une piste pas difficile?
8. Custer SP, j'ai mis un trail au choix... Des conseils? Sympa, dépaysant, pas trop spartiate 😛 (mais attention on est quand même marcheurs hein 😉!)
9. Jewel Cave & Wind Cave: il faut réserver les tours en avance? Mais je crois avoir lu que c'est pas possible de le faire plus d'une semaine avant... Quelqu'un a déjà fait les tours que j'ai mentionné?
Encore un grand merci à tous! 😉
Samedi 16 Juin : Nîmes – Paris
Dimanche 17 Juin : Paris – Los Angeles
Lundi 18 Juin : Los Angeles · Disney Anaheim
Mardi 19 Juin : Los Angeles · Jet Propulsion Laboratory · Old Pasadena · Mount Wilson
Mercredi 20 Juin : Los Angeles · Big Sky Ranch
Jeudi 21 Juin : Los Angeles – Denver (Vol Southwest) · City Park (Park : Museum Nature & Sciences) · Civic Center · 16th Street to Capitol · Convention Center · Larimer Square
Vendredi 22 Juin: Denver – Colorado Springs (171km en 2h32) · Roxborough State Park (Fountain Valley Loop 2.2 miles) · Garden Of The Gods (Perkins Central Garden Trail:1.5 miles & Ridge Trail:0.5 mile)
Samedi 23 Juin: Colorado Springs – Great Sand Dunes (266km en 2h56) · Great Sand Dunes NP (Medano Creek, Sand Dunes)
Dimanche 24 Juin: Great Sand Dunes – Ouray (388km en 4h53) · Durango & Silverton
Lundi 25 Juin: Ouray · Blue Lakes (via CO62 puis CR7): 6.6miles RT
Mardi 26 Juin: Ouray · Telluride (Bridal Veil Falls: 3.6 miles RT)
Mercredi 27 Juin: Ouray – Montrose (59km en 0h45) · Black Canyon Of The Gunnison NP Ø Cedar Point Nature Trail (0.75 mile) Ø Oak Flat Loop Trail (2 miles)
Jeudi 28 Juin: Montrose – Grand Mesa – Grand Junction (170km en 2h07) · Cedaredge · Forest Service Visitor Center (FR 121) (Discovery Nature Trail à Ward Lake) – Alexander Lake – Egglestone Lake · Land O’Lakes Overlook (0.5 mile loop trail) · Land’s End Gravel Road à Observatory Overlook (road 12 miles) · Skyway Overlook · Mesa
Vendredi 29 Juin: Grand Junction – Colorado NM – Rifle Falls State Park – Glenwood Springs (240km en 3h40) · Colorado NM: Viewpoints · Rifle Falls: Coyote Trail
Samedi 30 Juin: Glenwood Springs · Maroon Bells & Crater Lake (3.6 miles RT) · Ghost Town: Ashford · Aspen
Dimanche 1er Juillet: Glenwood Springs – Estes Park (317km en 4h04) · Via Peak To Peak Hwy · Brainard Lake (0.25 mile après Ward)
Lundi 2 Juillet: Rocky Mountain NP · Bear Lake, Emerald Lake & Lake Haiyaha (6 miles RT)
Mardi 3 Juillet: Rocky Mountain NP · Trail Ridge Road · Copeland Lake (1065 County Road 84 West Allenspark Co) – Wild Basin
Mercredi 4 Juillet: Estes Park – Hulett (640km en 6h44)
Jeudi 5 Juillet: Devils Tower NM · Red Bed Trail (Loop : 2.8 miles)
Vendredi 6 Juillet: Hulett - Deadwood – Wall (253km en 2h44) · Deadwood (cimetière du Mont Moriah où reposent Calamity Jane et Wild Bill Hickok) · Sage Road (piste en terre : overlooks + Wildlife)
Samedi 7 Juillet: Badlands NP · Pinnacles Entrance à Viewpoints · Door Trail (1.5 miles RT) · Window Trail (0.25 mile RT) · Notch Trail (0.75 mile RT) · Cliff Shelf (0.5 mile RT) · Saddle Pass (0.25 mile RT) · Fossil Exhibit (0.25 mile RT)
Dimanche 8 Juillet: Wall – Custer (155km en 1h42) · Mount Rushmore
Lundi 9 Juillet: Custer SP · A Custer SP voir le lac de Benjamin Gates : Sylvan Lake o Needles Hwy o Wildlife Loop Road o Un trail au choix
Mardi 10 Juillet: Jewel Cave & Wind Cave NP · Wind Cave: Fairgrounds Cave Tour (1h30) · Jewel Cave: Scenic Tour (1h20)
Mercredi 11 Juillet: Custer – Denver (581km en 5h54)
Jeudi 12 Juillet: Denver - Paris
Vendredi 13 Juillet : Paris - Nîmes
Quelques questions en vrac:
1. Denver: j'ai pas trop étudié la question, je me suis basé sur des carnets de voyages. J'ai oublié des immanquables? Sachant que je pourrai visiter Denver le 21 juin et le 12 juillet donc approximativement 2 demi-journées.
2. Une balade sympa du côté d'Ouray que j'aurai pu oublier? Je précise: pas de pistes 4*4 et pas de trucs trop spartiates 😛
3. Pour la balade du 26 juin à Telluride, j'ai lu sur PTS que pour se garer il valait mieux le faire à Mountain Village puis prendre les téléphériques gratuits jusqu'à Telluride. C'est toujours vrai?
4. Une balade sympa et pas trop dure sur la Trail Ridge Road à Rocky Mountain NP?
5. La journée du 4 juillet, ça sera notre fête 🏴☠️ vu la journée de route prévue... Mais autant se faire mal une fois sur une journée plutôt que de gâcher 2 journées, êtes-vous d'accord?
6. Une journée pour Devil's Tower c'est peut être beaucoup, d'autres choses sympas à proximité?
7. Confirmez-vous que la Sage Road (Badlands) est une piste pas difficile?
8. Custer SP, j'ai mis un trail au choix... Des conseils? Sympa, dépaysant, pas trop spartiate 😛 (mais attention on est quand même marcheurs hein 😉!)
9. Jewel Cave & Wind Cave: il faut réserver les tours en avance? Mais je crois avoir lu que c'est pas possible de le faire plus d'une semaine avant... Quelqu'un a déjà fait les tours que j'ai mentionné?
Encore un grand merci à tous! 😉