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Premier voyage en Corée du Sud English translation pending
Bonjour a tous
J’envisage sérieusement de visiter la Corée du Sud prochainement. Je suis amoureux du Japon depuis des années, et après deux voyages en terre nippone je m’intéresse de plus en plus à son « voisin ». C’est pourquoi je ne suis pas encore très au courant des endroits a visiter (immanquables, bons plans etc..). Aussi j’envisage un voyage d’une quinzaine de jours en Mai 2016. Je suis assez ouvert quand aux lieux de visite. J’aime autant les grandes villes que les temples et parcs. J’imagine faire un voyage entre Séoul et Busan, entrecoupé de quelques arrêts. Je fais évidement des recherches de mon coté, ma question est plus d’avoir des idées d’itinéraires me permettant d’établir une base sur laquelle travailler mon propre voyage.
En vous remerciant d’avance pour vos conseils ^^
J’envisage sérieusement de visiter la Corée du Sud prochainement. Je suis amoureux du Japon depuis des années, et après deux voyages en terre nippone je m’intéresse de plus en plus à son « voisin ». C’est pourquoi je ne suis pas encore très au courant des endroits a visiter (immanquables, bons plans etc..). Aussi j’envisage un voyage d’une quinzaine de jours en Mai 2016. Je suis assez ouvert quand aux lieux de visite. J’aime autant les grandes villes que les temples et parcs. J’imagine faire un voyage entre Séoul et Busan, entrecoupé de quelques arrêts. Je fais évidement des recherches de mon coté, ma question est plus d’avoir des idées d’itinéraires me permettant d’établir une base sur laquelle travailler mon propre voyage.
En vous remerciant d’avance pour vos conseils ^^
Devant le Rideau de Bambou English translation pending

Enfin les vacances !
Celles-ci se font un peu dans la précipitation car six jours avant le départ, nous ne savons toujours pas où nous allons célébrer l’anniversaire de Ry. Pourtant ce ne sont pas les destinations qui manquent : Nouvelle Zélande, Tasmanie ou encore Corée du Sud.
Finalement nous choisissons la dernière pour son exotisme, en prime en cette période de vacances de Pâques, la Corée risque d’être moins fréquentée que les deux autres.
Le temps d’imprimer quelques pages du site Internet de l’Office de Tourisme de Corée, de demander quelques renseignements pratiques à un ami tombé amoureux de ce pays et de feuilleter rapidement quelques blogs sur VF (histoire d’avoir une petite idée sur ce qu’il y a à faire et à voir pendant les dix petits jours dont nous disposons) et c’est déjà l’heure de boucler la valise.
En fait, nous ne retenons que deux choses : 1) à Seoul, mieux vaut rester dans le quartier d’Insadong et 2) considérer d’aller faire un tour à Busan - Gyeongju. C’est peu !
Pour ma part, j’ai évidemment hâte de découvrir « the rest of the peninsula » pour reprendre la formule de Huyn (voir le compte-rendu précèdent) et de pouvoir comparer le Nord avec le Sud…
Perth Lundi 30 Mars 2015
C’est la course. Après une journée de boulot bien remplie, je retrouve Ry à la gare pour faire la tournée des bureaux de change dans l’espoir de trouver des Wons. Contre toute attente, nous en trouvons… cinq minutes avant l’heure de fermeture ! Toucher cette (petite !) liasse de beaux billets de 50 000 Wons me permet de réaliser que ça y est, nous sommes bien en vacances et que nous partons en voyage pour de vrai !
Quelques heures plus tard, nous nous faisons déposer à l’aéroport et récupérons les cartes d’embarquement pour les deux vols avec Singapore Airlines qui nous permettrons d’arriver à destination dans 13 heures��� enfin 15 car nous sommes très en avance !
23h30. Tout va bien puisque je gagne les 4 premières parties de Yahtzee… avant que Ry ne me mette 3 Yahtzees (pour les novices, 1 Yahtzee = 5 dés identiques = 50 points) dans la dernière partie ! Ecœuré. Heureusement, une fois installés au fond de l’avion, l’hôtesse m’apporte rapidement un G&T maison qui me rend bientôt euphorique... Malheureux au jeu, heureux en amour !
Singapour Mardi 31 Mars 2015
6h15. Une brume de chaleur recouvre les pistes de Changi Airport. Le transfert d’un terminal à l’autre se fait rapidement, c’est que nous commençons à bien le connaitre cet aéroport ! L’escale est courte mais nous permet de prendre un café, d’essayer des nouveaux parfums et after shave et surtout de nous dégourdir les jambes.
8h30. Du hublot, je regarde les dernières manœuvres des bagagistes qui s’affairent encore autour de l’avion et les reflets du soleil sur les carlingues des avions sagement stationnés un peu plus loin. Nous attendons les passagers retardataires.
L’accélération me parait bien longue mais l’avion quitte la piste avant qu’il n’y en ait plus (préférable) puis se perd rapidement dans les nuages. Les volets se baissent il n’y a plus rien à voir, nous allons survoler les Mers de Chine pendant les cinq ou six heures suivantes.
Quelques heures plus tard, le pilote nous ramène à la réalité en annonçant la descente sur Séoul où il pleut et où la température n’est que de 12°. Une épaisse couche de nuages recouvre la Corée… du Nord au Sud ! Il n’y a donc toujours rien à voir sinon qu’un bout de mer juste quelques secondes avant de rouler sur le tarmac mouillé.
Welcome to Incheon
15h30. Sur les interminables tapis roulants nous découvrons la Corée, enfin quelques publicités touristiques et derrière les baies vitrées, les pistes et un ciel bas et gris. Au hasard, nous choisissons cette file d’attente plutôt que ses voisines. Elle s’avère être plus lente que celle à droite mais plus rapide que celle à gauche en prime celle-ci passe devant une douanière souriante plutôt que devant des douaniers trop sérieux. Empreintes digitales scannées, léger sourire pour la photo et en échange : un petit tampon apposé avec délicatesse sur mon tout nouveau passeport.
Puisque nous voyageons légers, nous ne devons pas cette fois nous inquiéter pour savoir si nos valises apparaîtront ou pas sur l’un des carrousels. Direction les portes coulissantes du hall des arrivées derrière lesquelles des familles guettent les passagers avec impatience, des agents agitent des panneaux où sont écrits les noms de leurs clients et des chauffeurs de taxi évaluent leurs chances de trouver le voyageur idéal. Personne ne semble être intéressé par notre arrivée.
Au guichet de l’Office du Tourisme, en plus de récupérer une carte de Séoul et plusieurs dépliants touristiques, nous apprenons que nous pouvons attendre le bus 6011 sur le quai couvert à la Porte 7 et que nous pouvons payer directement au chauffer les 10,000 Wons ($US10) nécessaires pour aller à Angkuk, une station de métro dans le quartier d’Insadong. Le prochain bus est dans 20 minutes. Nickel et efficace, ça me plait !
Ce qui me plait moins c’est ce temps pourri car dehors ça caille et ça mouille. Ce ne sont pas les bus qui manquent ! Ils vont partout, aussi dans les différents coins de la méga-capitale que vers les petites villes de province du pays. Le nôtre arrive à l’heure indiquée et embarque une demi-douzaine de passagers que le chauffeur salue en faisant une courbette dans l’allée centrale avant de reprendre le volant.
Autoroutes, terrains vagues, plans d’eau, constructions diverses, le tout sous un ciel gris digne des cieux du Plat Pays. Un immense pont enjambe un bras de mer qui se perd dans le crachin, des alignements de barres d’immeubles, des champs vides puis un autre pont, quelques collines et voilà déjà les interminables faubourgs de la capitale.
Le boulevard que nous suivons est bordé d’immeubles hétéroclites plus ou moins récents, sans grand intérêt, et d’arbres aux branches fraichement élaguées ainsi que de quelques autres en pleine floraison. Sur les larges trottoirs, déjà envahis par les écoliers et bientôt par les employés de bureaux sortent leur parapluie. A gauche, derrière un long mur en pierres et en briques émergent un ensemble de toits recourbés : le Palais National et de son musée. Quelques centaines de mètres plus loin voilà notre arrêt… juste devant le QG de la Police… gardé par un cordon de jeunes recrues.
Nous repérons l’Amandier, une pâtisserie de l’autre côté du boulevard Yulgok-ro, le point de départ des instructions pour trouver notre logement ce soir. Nous suivons donc une petite rue bordée d’un côté d’un beau mur et de l’autre de plusieurs écoles en train de se vider. Nous découvrons Angkuk-dong, un quartier pittoresque avec ses petites rues et ses vieilles maisons. Atmosphère paisible de petit village juste à quelques pas de l’un des boulevards les plus importants et encombrés de Séoul.
Premier hic mais il est important, la carte de visite de la pension traditionnelle, où nous avons réservé une chambre pour ce soir, est en anglais et non en coréen ! Première demande de renseignement donc auprès d’une jeune fleuriste qui de suite sort son portable pour afficher la carte du quartier. Facile il suffit de suivre le dédale de ruelles !?!?
Au moins nous partons dans la bonne direction mais nous ne tardons pas à redemander notre direction à un monsieur cette fois. Ce dernier se gratte rapidement la tête puis décide d’arrêter à son tour un passant. Grande discussion entre eux, rotations de têtes ponctuées d’interjections interrogatives. Le second sort à son tour un portable mais pour, il nous semble, composer le numéro de téléphone sur la carte de visite. Nouvelle discussion cette fois ponctuée d’interjections affirmatives. Il y a donc amélioration. Il finit par pointer une ruelle derrière nous qui monte et qui semble se terminer en cul-de-sac. Quoi, tout ça pour ça ! Courbettes de remerciement et premier essai (plutôt lamentable) de coréen.
Effectivement, 50 mètres plus loin, nous apercevons un muret et un portique en bois. Derrière se cache un ensemble de bâtiments surmontés de toits traditionnels en tuiles sombres. Un panneau confirme que nous sommes bien arrivés.
Nouveau hic, nous avons beau sonner, taper sur la porte de plus en plus fort, toujours pas de réponse. Restons Zen ! Nouveau round de sonneries suivi d’une autre série de tambourinage mais le résultat reste le même. Au moment nous concluons qu’il va falloir trouver une solution de rechange, voilà une vieille dame qui apparait derrière nous. Code secret entré, nous entrons. Un court passage mène à une espèce de petit patio entouré de panneaux en bois et de portes en papier havre de paix tout à fait charmant et dépaysement complet. Après avoir laissé nos chaussures sur la première marche et fait coulisser une paire de portes nous découvrons notre chambre ou plutôt notre cellule ! Elle est minuscule et mis à part une télé accrochée au mur elle est complètement vide ?! Pas de panique, les futons et couvertures sont pliés dans la buanderie près des toilettes… frigorifiées ! Hum, pas vraiment enthousiastes…
Autres hics, après un dialogue très laborieux, il en ressort que le prix est de 90,000 Wons par nuit (petit déj. coréen inclus) et que nous devons rester un minimum de trois nuits, ce qui ne nous emballe pas vraiment.
Mise en place du plan B, c’est-à-dire nouveau déambulage dans les rues de Bukchong à la tombée de la nuit à la recherche d’une alternative ! Heureusement la pluie a cessé.
Par hasard, trois cents mètres plus loin nous tombons sur un panneau sur le trottoir indiquant l’Association des Homestay/Guesthouses du quartier. Nous trouvons les bureaux aux fins fonds d’un dédale de ruelles alors qu’ils sont sur le point de fermer. Le jeune gars nous déniche ce qu’il nous faut au Moon Guesthouse qui se trouve parait-il à proximité, juste de l’autre côté de la station de métro, suivre Samil-daero et prendre une petite rue derrière le palais Unhyeongung. O miracle nous trouvons l’endroit du premier coup, au fond d’une ruelle, près d’une cour de récréation.
Le format et décor sont identiques à ceux de la pension de tout à l’heure, mais la chambre est bien plus spacieuse et plus agréable. La jeune fille de la maison, encore dans son uniforme d’école, traduit les instructions du père et nous confie le code secret… après nous avoir allégé notre portefeuille de 100,000 Wons.
Nous ressortons rapidement poussés par la faim… et la curiosité. Nous nous retrouvons dans des ruelles sombres et sans trottoir et partons en direction de l’une des rues principales illuminées de néons multicolores. Il faut remonter les cols, le vent et l’humidité nous fait frissonner. Ce n’est vraiment pas encore le Printemps… Une fois encore, nous avons quitté un Automne austral plus que clément pour un Printemps septentrional encore boréal !
Tels des papillons de nuit, l’attraction des enseignes lumineuses est trop forte, elle nous emmène vers une rue piétonne (Insadong-gil) encore animée malgré le mauvais temps. Boutiques élégantes, restaurants, magasins divers et kiosques où l’on trouve aussi bien des marrons chauds, des gâteaux de riz que des beignets de poissons ou autres crêpes mystérieuses.
Le crachin revient pour un encore. Nous entrons donc dans un petit resto tout simple où sont attablés un couple et quelques collègues de boulot. Une jeune serveuse nous tend une page plastifiée avec quelques photos de plats en guise de menu. Les soupes semblent appétissantes, idem pour cette espèce d’omelette aux légumes.
Voilà donc notre premier repas (sud) coréen qui arrive… qui arrive encore et encore. Nous nous retrouvons avec une demi-douzaine de timbales remplies d’assortiments de condiments de légumes, de poissons et d’algues plus autant de raviers remplis de sauces la table se métamorphose en palette colorée. Quant à l’éventail des saveurs, il est tout simplement surprenant tout comme celui des épices d’ailleurs… Puis viennent les soupes fumantes (délicieuses) et cette omelette qui n’en est pas une, il s’agit en fait de choux frit, garni et… épicé !
La bouche en feu, l’air frais de dehors fait du bien. Sur le chemin du retour nous passons devant quelques hôtels dont l’Ibis qui propose des chambres à 87,000 Wons !? Nous savons déjà où nous allons dormir demain !
En attendant, nous regagnons notre futon au Moon. Inutile de nous bercés ce soir.
Séoul Mercredi 1 Avril 2015
Ce sont les cris des gamins en train de jouer dans la cour de récréation de l’école d’à côté qui nous sortent de nos rêves. Personne dans la maisonnette mais la cuisine est juste à côté. Il suffit de lire le monde d’emploi pour se faire un café et suivre les instructions pour trouver le reste… et de faire la vaisselle avant de partir.
Nous déposons nos valises à l’Ibis, ravis non seulement d’échanger un futon contre un bon lit et d’avoir une vraie salle-de-bains mais en plus de faire des économies !
C’est sous un ciel bien nuageux que nous dirigeons vers le premier d’une longue série de temples que nous comptons visiter à Séoul : le palais Gyengbokgung.
L’entrée, sur le côté, est plutôt discrète et ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble du palais et de sa multitude de bâtiments. Au guichet, nous optons pour un passe qui permet de visiter cinq temples pour 10,000 Wons. Pas sûr que nous les visitions tous mais les calculs sont vite faits.
Comme la Cité Interdite de Pékin, ce palais est composé d’une succession de portes, cours, palais, pavillons, temples, jardins, bassins, de ponts et autres enfilades de bâtiments servant aux soldats et au personnel, le tout respectant une certaine symétrie.
Cet ensemble a été construit en 1394 par le roi Taejo, premier roi de la dynastie Joseon. Malheureusement, la majorité du palais a été détruite par les flammes au cours des invasions japonaises de 1592–1598. Gyeongbokgung a été laissé à l'abandon pendant plus de 250 ans, puis il a finalement été reconstruit à l’identique en 1868 sous l'ordre du prince régent de l’époque. 500 bâtiments ont été construits sur un terrain de plus de 40 hectares constituant ainsi une véritable petite ville.
Gyeongbokgung fut détruit à plus de 90% une seconde fois lors de l'occupation japonaise (1910-45) et remplacé par des bâtiments de l’administration coloniale japonaise. J’imagine que beaucoup de touristes japonais doivent ressentir un certain malaise quand ils visitent les palais et temples coréens car pratiquement tous ont été détruits ou endommagés par leurs ancêtres…
Depuis 1990, un effort considérable a été fait pour rétablir pleinement le palais Gyeongbokgung dans son ancienne gloire. Les bâtiments coloniaux ont été démolis, la porte de Heungnyemun a été restaurée dans son état d'origine ainsi que les quartiers royaux et le palais de l'Est du prince héritier. Près de la moitié des structures existantes avant l'occupation japonaise de la Corée a maintenant été restaurée ou reconstruite.
Ceci explique pourquoi tout apparait être trop beau, trop parfait, les peintures trop fraiches pour être vrai, un peu à l’image du château de la princesse à EuroDisney !!! Mais à l’opposé d’EuroDisney, tout a été reconstruit très scrupuleusement à l’identique selon les plans d’origine par des artisans talentueux.
Il ne nous reste plus qu’à déambuler sur les pavés des cours successives et à admirer l’extraordinaire travail de restauration effectué depuis deux décades et demie et à tomber sous le charme des lieux. Le vent a fini par chasser les derniers nuages et le soleil apparait enfin. Nous découvrons ainsi combien les montagnes sont proches et forment un superbe arrière-plan.
Chaque bâtiment a un nom, souvent presque similaire mais toujours imprononçable ! Tous finissent par se mélanger ainsi que leurs fonctions d’ailleurs. Quel est celui qui servait de lieu de résidence du roi… ou de la reine, celui qui faisait office de salle du trône, de salle de réception extraordinaire… ou ordinaire, celui réservé aux banquets… ou aux études des princes ? Geunjeongmun, Heungnyemun, Sajeongjeon, Oejeon, Najeon, Jaseondang, Gyeonghoeru, Gyeonghoeru, Hyangwonjeong, Sajeongjeon… la liste continue mais aucun ne nous échappe !
Si la plupart des bâtiments sont fermés ceux qui ne le sont pas révèlent des intérieurs somptueusement décorés et extrêmement colorés. L’un d’eux, Jagyeongjeon, résidence de la reine Sinjeong (reconstruit en 1888 et l’unique demeure royale à ne pas avoir été rasée lors de l’occupation japonaise) permet de voir et comprendre l’ingénieux système de chauffage (au sol s’il vous plait !) et d’admirer de superbes cheminées disposées à l’extérieur.
A proximité de la jolie pagode se trouve un intéressant petit musée où sont exposés objets, bijoux, armes, gravures et illustrations de la vie à la cour. Dehors ce sont des statues en pierre qui tiennent la vedette. Enfin juste derrière, l’aménagement d’une ‘rue’ des années soixante avec ses vitrines, atelier, épicerie, quincaillerie…etc. permet de se replonger dans les années yé-yé. Que de chemin parcouru depuis !
Après avoir refait le tour en sens inverse (pour s’assurer de n’avoir rien oublié !!!) nous tombons sur les cérémonies de la relève de la garde à la Porte Gwangwamun. Parade en habits traditionnels aux sons d’anciens instruments de musique… on pourrait bien se croire revenu au temps des rois... mais les bruits de circulation nous ramènent vite à la réalité du présent.
C’est déjà l’heure du déjeuner et les voyages dans le temps ouvrent l’appétit. Heureusement nous trouvons rapidement notre bonheur dans un charmant petit restaurant dans le quartier de Bukchon. Une fois encore ce sont les photos des plats qui nous sauvent. Celle-ci a l’air sympa… Arrive un véritable banquet, la grande table se recouvre d’une multitude de petits plats bien mystérieux mais tous délicieux. La serveuse nous montre le mode d’emploi : telle sauce pour tel plat, telle salade pour tel sauce. Elle oublie seulement de préciser que toutes sont fortement épicées.
Nous allons bruler l’excèdent d’énergie en marchant dans les petites rues tranquilles de Bukchon en direction du palais Changdeokgung aussi nommé palais de la Prospérité dont l’histoire est aussi compliquée que celle du palais Gyeongbokgung.
Commencé en 1405, sous le règne du roi Taejong (sombre histoire d’égo) puis agrandit sous ce celui du roi Sejo, le palais Changdeokgung finit par remplacer le palais Gyeongbokgung et devient le palais favori des rois de la dynastie Joseon. 1592, première catastrophe : les Japonais débarquent et brulent le tout. 1609, les Coréens reconstruisent l’ensemble. 1623, deuxième catastrophe, une révolte qui tourne mal et qui se termine par l’incendie d’une partie du palais. Nouvelles reconstructions, nouvelles catastrophes, elles ne manquent, cependant Changdeokgung reste le palais le mieux préservé parmi les cinq palais de la dynastie Joseon encore debout. C’est aussi dans ce palais que Sunjong, le dernier empereur de Corée, vécut jusqu’à sa mort en 1926.
Aujourd’hui il ne reste que treize bâtiments dans l’enceinte du palais et vingt-huit pavillons dispersés dans les jardins. Contrairement aux bâtiments du palais Gyeongbokgung qui suivent un ordre architectural strict, ceux du Changdeokgung suivent les principes du Feng Shui et s’accordent davantage à la topographie des lieux.
Une fois la porte monumentale Donhwamun (restaurée en 1608) franchie, nous suivons un groupe d’écoliers en excursion sur le plus vieux pont de Séoul (Geumcheongyo, construit en 1411) mais les laissons volontiers prendre un peu d’avance afin de pouvoir admirer l’imposant Injeongjeon (salle du trône) et l’élégant Seonjeongjeon (salle de réception et de travail), situé un peu plus loin, en toute tranquillité. Si le style (double toits, tuiles, couleurs, intérieurs) de ces deux bâtiments est assez similaire à ceux du palais Gyeongbokgung, les bâtiments suivants donnent dans le sobre et le rustique grâce à leurs murs blancs tranchant avec le bois sombre des piliers, portes et terrasses. Le tout est agrémenté par de nombreux bosquets d’arbres en fleurs qui font le bonheur d’une poignée de photographes hyper bien équipés.
Une queue de touristes se forme près d’une grille fermée. Intrigués nous allons voir ça de plus près et comprenons rapidement qu’ils attendent l’heure de la visite guidée en anglais du Jardin Secret. Délestés d’une paire de milliers de Wons, nous nous joignons au groupe. La visite du Jardin Secret (Huwon) ne se faisant qu’en groupe, nous attendons patiemment trois heures.
La jeune guide ajuste son microphone puis commence son monologue que nous écoutons religieusement. Ainsi nous apprenons que ces collines boisées servaient de lieux de repos, de promenade et de jeux aux membres à la famille royale, que l’on y trouve plus d’une centaine d’essences différentes et que ni la disposition ni la végétation n’ont pratiquement pas changé depuis des siècles. La balade est agréable et est ponctuée de nombreux arrêts permettant d’admirer et d’approcher plusieurs pavillons perdus, des bassins fleuris et des fontaines… aux noms très exotiques (Buyongjeong, Buyongji, Juhabru, Eosumun, Yeonghwadang, Bullomun, Aeryeonjeong, Yeongyeongdang sans oublier la plus minuscule des chutes (Ongnyucheon) que l’on repère grâce au poème gravé sur un rocher.
La promenade se termine par la visite d’un ensemble de bâtiments qui servaient aux servants et aux gardes et par ce cyprès 5 fois centenaire, vaillant vieillard soutenu par de solides piliers en bois.
Il nous reste encore un peu de temps pour refaire un petit tour dans le palais et admirer les jardins tout au fond où sont regroupés des dizaines d’arbres en fleurs et même de prendre un café à la cafétéria. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie nous croisons des jeunes musiciens et acteurs en costume traditionnels qui se préparent pour le spectacle sons et lumières de ce soir… sur invitation uniquement !
Il est grand temps d’aller reposer nos pauvres pieds dans notre chambre d’hôtel, juste une heure devrait suffire !!! Une heure + prolongations plus tard, nous revoilà repartis pour une visite du quartier. Celle-ci nous mène jusqu’à une grande avenue sans grand intérêt, puis dans les allées d’un immense marché spécialisé dans les pièces détachées électriques et électroniques ?!
Enfin nous tombons sur ce que nous cherchions : la rivière Cheonggyecheon, un petit cours d’eau récemment aménagé en promenade. Mais il est déjà trop tard, le soleil se couche. Il ne nous reste plus qu’à refaire exactement le chemin en sens inverse, le plus sûr moyen de ne pas se perdre puis de faire la tournée des petits restaurants d’Insadong … bien emmitouflés car ça caille ce soir !
Séoul Jeudi 2 Avril 2015
Après un petit déjeuner dinette dans la chambre, nous voilà prêts pour une nouvelle journée découverte de la capitale. Programme chargé (comme d’hab. !) avec nouvelles visites de palais, temples, jardins mais dans d’autres quartiers.
Comme hier, le vent chasse les nuages gris et permet au soleil de montrer ses beaux rayons. Premier sur notre liste, le sanctuaire deJongmyo situé près de l’avenue aperçue hier en fin d’après-midi. L’entrée n’est pas facile à trouver car les palissades entourant un chantier la camouflent plutôt bien. Quand finalement nous la trouvons, une corde barre le passage. Pas de panique, le sanctuaire ne se visite qu’en visite guidée, il nous faut simplement attendre une petite demi-heure pour la suivante.
Nous en profitons donc pour aller faire un tour dans les allées du petit parc juste en face. Curieusement ce petit espace de verdure est très fréquenté… par des hommes d’un certain âge assis sur des bancs et s’imprégnant des rayons d’un soleil printanier. Si certains donnent à manger aux oiseaux, d’autres préfèrent lire des journaux ou encore faire quelques exercices d’assouplissement, mais la plupart restent concentrés devant les damiers de leur jeu de Go. Pendant de longues minutes, nous nous joignons aux petits groupes d’observateurs-experts rassemblés silencieusement autour des parties les plus serrées mais rien à faire nous n’arrivons pas à saisir la stratégie employée pour entourer et ramasser les pastilles blanches et noires.
Nous sommes une bonne vingtaine de touristes à marcher derrière la jeune guide qui a revêtue pour l’occasion son beau costume traditionnel. Nous la suivons sur des chemins dont la partie centrale est pavée et uniquement réservée aux dignitaires… que nous ne sommes pas donc prière de rester sur les graviers !
Ce sanctuaire confucéen, nous apprend-t-elle est dédié aux membres de la famille royale de la dynastie Chosŏn. L’ensemble comprend plusieurs bâtiments sombres dispersés dans un beau parc, mais les principaux sont le Jeongjeon et le Yeongnyeongjeon. Le premier construit en 1394, détruit en 1592 par l’on sait qui, puis reconstruit en 1601, abrite, dans les dix-neuf salles qu’il comporte, 49 tablettes en bois commémorant les rois et reines qui se sont succédés au fil des siècles. Le second (construit plus tard pour accommoder les nouveaux rois décédés), est la copie conforme du premier mais ne comprend que seize chambres contenant 34 tablettes… que nous ne verrons d’ailleurs pas car tous deux sont fermés !?
Nous ne pouvons donc qu’apprécier l’architecture extérieure (tuiles noires, boiseries et colonnes en rouge foncé) du fond de la grande cour pavée qui s’étend devant les édifices bâtis tout en largeur et nous contenter de regarder les panneaux remplis de photographies prises lors des rituels qui ont lieu chaque premier Dimanche de Mai.
Une visite plutôt décevante que nous oublions rapidement en remontant la rue commerçante que nous commençons à bien connaitre. Une fois encore, en passant devant l’un des magasins d’instruments de musique, je ne peux pas m’empêcher de taper sur les tambours qui envahissent une partie du trottoir.
Nous nous retrouvons bientôt devant les murs d’enceinte du palais Changdeokgung, (celui que nous avons visité hier après-midi) mais encore bien loin du restaurant traditionnel à ne pas manquer dans le quartier universitaire et branché de Marronnier Park que Ry avait repéré dans l’une des brochures du Tourism Office.
Un taxi nous y emmène en quelques minutes… enfin nous dépose dans la rue car pour trouver le fameux restaurant en question, c’est toute une autre histoire.
Commerçants et passants à qui nous demandons ne semblent pas connaitre. L’un d’eux nous prend en charge, nous fait faire le tour du pâté de maisons une paire de fois avant de tomber sur deux de ces amis qui lui (nous) apprennent que le restaurant n’existe plus depuis quelques mois. Déçus et affamés mais impressionnés par la gentillesse des Coréens, il ne nous reste plus qu’à aller avaler un sandwich au Paris Croissant du coin. Pour nous consoler, nous commandons même une demi-douzaine de mini-croissants en guise de dessert. Quelle surprise quand nous réalisons qu’ils ont un gout d’ail certes discret mais… franchement désagréable !!!
C’est en mâchouillant des chewing-gums que nous arrivons devant l’entrée du quatrième palais, celui de Changgyeonggung (le palais d’Eté) qui connecte avec le Jardin Secret lui aussi visité hier.
L’agencement des édifices est aussi classique mais moins impressionnant et solennel que celui du palais Gyeongbokgung. Portique principal (Honghwamun), petit pont (Okcheongyo), autre porte (Myeongjeongmun), cour pavée et escaliers conduisant aux Myeongjeongjeon (salle des Audiences), Munjeongjeon (salle du Conseil), Sungmundang et Binyangmun (j’ai depuis oublié la différence qu’il existe entre ces deux-là !) puis une autre cour plus spacieuse où sont regroupés le Haminjeong (espèce de kiosque à musique surélevé) le Gyeongchunjeon, la résidence de la reine-mère et Hwanggyeongjeon, celle du roi et de la reine sans oublier le Tongmyeongjeon ni le Yanghwadang et surtout pas le Punggidae ni l’Angbuilgu dont les fonctions exactes m’échappent !!!
Une courte averse vient perturbée la visite et nous n’avons que le temps de nous abriter sous le Haminjeong (le kiosque). Après une longue promenade dans les recoins détrempés du parc, il ne nous reste plus qu’à regagner notre hôtel.
En chemin, nous passons devant le palais Unhyeongung. Sur notre lancée, nous franchissons la porte d’entrée pour découvrir un petit palais plutôt sobre mais enchanteur avec ses nombreuses colonnes, planchers extérieurs et panneaux en bois. Si le site date du XIVème siècle, les trois structures que nous visitons sont bien plus récentes (1864). C’est dans ce petit palais que naquit et grandit Gojong (le 26ème roi de la dynastie Joseon) avant d’accéder au trône. C’est également dans ces lieux qu’il se mariât en 1866.
Le bâtiment principal (Norakdang), était utilisé lors de réunions, fêtes et autres évènements importants (dont le mariage du roi) et également comme l’une des deux résidences réservées aux femmes. Le bâtiment à côté (Naondang) servait lui de salle de travail au père du roi et le troisième (Irodang) était l’autre résidence réservée aux femmes. Contrairement aux précédents palais que nous avons visités et qui nous paraissaient toujours vides et sans âme, celui-ci est plus gai presque vivant grâce à toute une série de mises en scène retraçant la vie quotidienne à l’époque à l’aide de mannequins costumés. Par les fenêtres ouvertes, nous pouvons apprécier la décoration, le mobilier et deviner la fonction de chacune des pièces. Un bien agréable voyage dans le temps, renforcé alors que nous apprêtons à sortir, par un petit groupe de jeunes gens et un couple de jeunes mariés en costume traditionnels en train de poser et de prendre des photos.
Nous apprenons ainsi que ce petit palais est particulièrement prisé par les jeunes mariés coréens non seulement pour le décor mais aussi parce que chaque année se tient une spectaculaire réédition costumée du mariage royal.
Après une pause à l’hôtel, il est temps de repartir, sous la pluie cette fois, jusqu’au marché couvert de Gwangjang, situé à proximité du sanctuaire de Jongmyo visité ce matin. Re-rue commerçante (sous les néons maintenant) et re-tapage sur les tambours (protégés par des feuilles plastifiées).
Eclairs, coups de tonnerre, nous n’échappons au déluge que de justesse en nous joignant à la queue qui s’est formée sous l’abribus. Quelques minutes plus tard, nous trouvons l’une des entrées du marché.
Dans cette allée, les marchands de vêtements sont en train de fermer boutique mais les magasins alimentaires sont eux encore ouverts et plein de monde. Les différentes allées du marché convergent vers un espace central où sont regroupés plein de bouisbouis et stands à bouffe entourés de banquettes en bois. De puissants projecteurs permettent de voir ce que les cuisinières sont en train de préparer et de cuire. Les étals sont remplis de choses colorées (le rouge domine), la plupart appétissantes. Pas facile de trouver une paire de places sur les bancs, ni de comprendre ce qui est proposé. Notre solution : pointer du doigt l’assiette du voisin en espérant que nous avons les mêmes gouts culinaires… Nous nous en sortons plutôt bien !
Nous apprécions également l’atmosphère populaire et chaleureuse qui règne dans ces espèces de halles où les gens se retrouvent autour d’un repas simple, sans chichi et bon marché. Rassasiés, il ne nous reste plus qu’à faire une paire d’allées, de regarder la quantité de produits inconnus étalés un peu partout et parfois tenter de deviner ce qu’ils peuvent bien être.
Retour à l’hôtel… sans oublier de passer au Paris Croissant pour le petit déjeuner demain matin. Hélas, il n’y a plus de croissants ni de petits pains au chocolat. Il nous faut donc nous rabattre sur les muffins… en s’assurant qu’ils sont bien aux myrtilles et non à l’ail ou pire aux piments…
Séoul Vendredi 3 Avril 2015 Happy Birthday Ry
Pour cette journée spéciale, une mission : trouver une bouteille de Champagne de France. Nous avions bien commencé nos recherches les jours précédents mais sans succès, en fait nous n’avions déniché que du mousseux chinois. Heureusement nous avons trouvé à la réception de l’hôtel un dépliant touristique mentionnant l’existence d’un quartier français à Séoul (Seorae Maeul). Qui dit Français dit Champagne !
Après un bon petit déjeuner au lit, première célébration de ce grand jour, nous découvrons que le soleil n’est pas au rendez-vous, ou plutôt qu’il est prisonnier derrière un manteau brumeux. Pas de risque d’insolation aujourd’hui !
Cette fois nous allons pouvoir faire notre marche le long de la rivière Cheonggyecheon, ce cours d’eau sauvé du bitume qui le cachait et aujourd’hui aménagé en promenade. Oasis de verdure coincé au milieu des gratte-ciel dont les façades ne reflètent que le gris du ciel. Par contre les gargouillis des rapides artificiels couvrent parfaitement les bruits de la circulation. En chemin, nous ne croisons que quelques joggeuses et employés de bureau (en retard !) puis, alors que nous arrivons aux ‘chutes’ finales, un groupe de jeunes touristes emmitouflées en plein concours de selfies.
Arrivés à la place Cheonggye (marquée d’une curieuse sculpture mauve en forme de coquillage allongé), nous n’avons que le choix de remonter à la surface pour retrouver la foule et les embouteillages. Foule des grands jours car nous tombons en plein milieu d’une distribution gratuite d’arbustes par un parti politique ou association quelconque. Il doit s’agir d’un grand évènement puisque plusieurs équipes de télévision se disputent le meilleur endroit pour le filmer. Peut-être figurerons-nous aux actualités télévisées de ce soir !
Nous poursuivons le long de cette large avenue (Sejong-Daero) bordée de banques et autres prestigieuses institutions jusqu’à la Seoul Plazza où se trouve le City Hall et l’entrée du palais Deoksugung le cinquième et dernier des grands palais.
A l’origine ce site était le lieu de résidence du prince Wolsan (frère du roi Seonjong) mais lorsque tous les autres palais royaux furent détruits ou endommagés lors de l’invasion japonaise en 1592, les bâtiments résidentiels encore debout servirent de … palais royal de secours durant la période de reconstruction. Près de trois siècles plus tard, en 1897 le roi Gojong réinvestit les lieux et fait ajouter plusieurs nouveaux édifices traditionnels et d’architecture occidentale, renforçant ainsi sa détermination à moderniser le royaume. Surprise donc en voyant, jouxtant les superbes anciens bâtiments en bois, une paire de buildings de style néo-classique qui auraient plus leur place à Londres qu’à Séoul et qui font office de nos jours de musées.
La page culturelle tournée, il est temps de nous préoccuper de notre Champagne. Le métro permet de passer de l’autre côté du fleuve Han et de se perdre dans les banlieues où les hautes et étroites tours d’habitations sont aussi nombreuses que les arbres dans la forêt de Fontainebleau. Nous marchons le long d’une voie rapide puis tournons à gauche avant la passerelle pour piétons. Changement radical de décor. Nous nous retrouvons maintenant dans une petite rue qui tourne et monte doucement, bordée de magasins et d’immeubles de quelques étages. Il y règne presque une ambiance de village tant tout est calme. Il faut chercher les quelques enseignes en français mais elles existent bien, prouvant ainsi que nous sommes bien arrivés à Seorae.
Ce petit bout de banlieue tranquille est devenu, depuis le déménagement du l’Ecole Française de Séoul, le point de ralliement d’une importante partie de la communauté française expatriée dans cette partie du monde. Nous y trouvons de nombreux commerces incontournables en rapport avec la culture française : boulangerie, épicerie fine, restaurants, cafés, coiffeurs, même une boutique d’outillage et surtout un marchand de vins… Ouf ! Incroyable mais vrai nous achetons l’unique bouteille de Champagne !
Nous laissons la visite du Parc Montmartre à une autre fois, le temps n’étant toujours pas propice à la balade dans la nature et commençons à marcher en direction du quartier de Gangman. Plus judicieusement nous hélons un taxi qui quelques minutes plus tard nous dépose au croisement de deux immenses avenues : le cœur de ce quartier branché rendu célèbre le temps d’une chanson et d’une dance reconnues aujourd’hui dans le monde entier.
Au pied des gratte-ciel, les magasins et boutiques de luxe se succèdent à l’infini. Sur les larges trottoirs, les jeunes rivalisent pour trouver la tenue ou la coupe de cheveux la plus… cool ou la plus déjantée. Dans les petites rues parallèles bordées d’enfilades de fils électriques, ce sont les bars, bistrots, restaurants qui se disputent la jeune clientèle.
C’est d’ailleurs ici que nous trouvons un petit resto au décor zen et au menu encore plus zen (plat unique : Anping chicken, deux options très épicé ou hyper épicé). Le serveur nous remet une paire de ciseaux ( ?) puis arrive avec une espèce de plat à paella rempli de grosses pates (d’où les ciseaux) et de gros morceaux de poulet, le tout baignant dans une épaisse sauce rouge. Je n’ose pas imaginer ce que doit être la seconde option car dès la deuxième bouchée, je me sens devenir dragon ! Quant à l’exercice manuel, je ne peux que constater mon cruel manque de dextérité à l’emploi de baguettes en métal rondes pour désosser les morceaux de poulet.
L’exploration du quartier se poursuit la bouche ouverte, non pas sous l’effet de surprise (bien que…) mais plus simplement pour la rafraichir. Idem dans le métro bondé sur le trajet du retour à l’hôtel… au risque de me faire passer pour l’idiot du village...
Le temps de mettre la bouteille au frais et d’en profiter pour sucer quelques glaçons et nous revoilà repartis vers la rue commerçante (celle avec les tambours !) en direction de la tour de télécommunication perchée en haut de sa montagne et qui me nargue depuis mon arrivée.
Le soleil ayant enfin percé la carapace nuageuse, nous pouvons espérer assister à son coucher tout en admirant la vue panoramique sur la capitale. Arrivés au pied de la petite montagne, nous réalisons qu’il nous faut encore prendre un taxi jusqu’au téléphérique… Le soleil prenant une teinte orangé, nous achetons vite nos tickets. Horreur, la queue, que nous pensions minuscule, s’étale dans les escaliers. Pas moyen d’en voir la fin. 45mn plus tard, nous nous serrons comme des anchois dans un bocal dans l’unique cabine du téléphérique. Le soleil ne nous a pas attendus ! Panorama nocturne donc qui prend la forme d’un immense tapis lumineux qui se perd dans la brume et la nuit. Quelle déception ! Cinq minutes plus tard, nous sommes de nouveau dans notre bocal… vide cette fois !?
Une nouvelle fois les milliers de néons colorés clignotants nous attirent irrésistiblement. C’est ainsi que nous découvrons les rues animées du marché de Myeongdong. Avalanche de lumières, foule compacte en train de faire du lèche-vitrine ou de savourer les spécialités disponibles sous les toiles de tente et parasols qui ont envahis le milieu de la rue.
De loin, nous repérons la Jongno Tower qui, depuis plusieurs jours nous, sert de phare et nous permet de retrouver notre chemin dans ce labyrinthe de petites rues dégoulinantes de lumières.
Il est maintenant grand temps de sabler le Champagne !

Séoul Samedi 4 Avril 2015
Aujourd’hui changement d’air puisque nous partons à Busan, la deuxième ville de la Corée du Sud, située sur les bords de la Mer du Japon. Hélas pas de baignade prévue car la météo n’annonce pas du beau temps… pour le sud !
Il ne faut que quelques minutes en métro pour se retrouver sur le parvis de la gare ferroviaire de Séoul, également le point de rendez-vous des sans-abris et clochards de la capitale. Sous les petits chapiteaux en toile, c’est la prêche avant la distribution. A droite de l’ancien bâtiment en briques rouges et au dôme vert se trouve l’entrée de la nouvelle gare tout en verre et en acier. Tickets du KTX (TVG local) en poche il ne nous reste qu’une petite heure pour prendre café et croissant au Paris Croissant de la gare et même en profiter pour acheter des sandwiches pour le déjeuner qui se prendra dans le train.
Au début des années 2000, la SNCF ayant fait de bonnes affaires ici, il n’est donc pas surprenant de constater, entre les TGVs coréens et français, certains traits de similitude à commencer par un certain look, le confort (ou plutôt le manque de), certains bruits et aussi certaines odeurs. Il ne manque plus que le jingle… mais les Coréens ont les leurs !
A la minute près, le train démarre doucement puis retrouve l’air libre pour filer sur le pont qui enjambe le fleuve et se faufiler entre les nouveaux gratte-ciel et innombrables tours d’habitations de la rive sud.
Banlieues, zones industrielles, routes, lignes électriques, poteaux, ponts, tunnels, champs vides, bouts de montagne puis une incroyable marée de serres envahissant tous les recoins des vallées qui se succèdent le long des 417 km qui séparent Séoul de Busan. La séquence des paysages se répète à deux reprises, l’une à Daejeon et l’autre à Dongdaegu, deux villes étapes.
2h18 plus tard nous voilà arrivés à Busan. Il fait gris et froid et le ciel est de plus en plus menaçant. La météo ne semble pas avoir refroidi les nombreux touristes coréens qui, une fois le weekend arrivé, se précipitent à Busan… et envahissent les hôtels !
Nous découvrons que le hasard du calendrier ne fait pas bien les choses pour nous : pénurie de chambres et forte augmentation du prix le weekend, heureusement nous pouvons compter sur l’efficacité de la jeune fille au guichet du Tourism Office de la gare qui nous trouve la dernière chambre d’un hôtel pas trop onéreux à 100 mètres de la gare.
Hôtel de marins en transit. La chambre est curieuse : immense avec un salon et des tentures rouges et la vue minable : plongeante sur un chantier et les parkings de la gare puis au-delà panoramique sur les haubans d’un pont, des grues et tout au fond sur les reliefs qui disparaissent dans la brume.
Eclairs, tonnerres et averses. Installés au chaud dans notre beau salon, nous épluchons les prospectus touristiques récupérés à la gare et préparons quelques itinéraires les choses à voir sont en effet dispersées et la topographie des lieux ne simplifie pas la tâche.
Ce n’est pas la pluie qui ne cesse de tomber qui va nous arrêter. Direction la station de métro en face de la gare, derrière la fontaine illuminée. Ici le métro est plus facile à négocier, d’une part il y a moins de lignes et d’autre part les distributeurs plus compréhensibles en plus c’est moins cher !
Direction le marché de Jagalchi, un marché aux poissons qui vaut apparemment le détour. Pendant le trajet nous observons les passagers qui ont un petit air de province en tout cas une attitude plus relâchée.
Nous descendons deux stations plus loin. Les averses sont encore plus intenses et le jour n’en a plus pour très longtemps. Nous marchons avec précipitation mais précaution sur les trottoirs détrempés, encombrés d’étalages bâchés et envahis par des piétons mouillés et résignés. Nous suivons les néons qui conduisent vers les quais et une petite allée bordée d’un coté de petits restaurants et de l’autre d’étalages remplis de fruits de mers et de poissons, de pieuvres, de calamars et autres créatures inconnues. Grosse bousculade dans les flaques d’eau et sur les pavés glissants, mais ambiance bon-enfant malgré le déluge qui nous tombe dessus.
Chaque petit restaurant a sa crieuse de menu et une ‘cuisine’ placée juste à l’entrée, sur le trottoir. L’avantage est que nous pouvons voir ce qui cuit dans les marmites ou sur les braises. Nous trouvons le seul bouiboui dont une partie de la minuscule salle-à-manger contient également des tables et des chaises et non uniquement des tables basses sur des tatamis.
Il règne une sacrée ambiance et de bonnes odeurs dans ce troquet du bout du monde. Ça ne traine pas ici et les tables sont constamment renouvelées par trois serveuses rigolotes. Il suffit de pointer un poisson sur le grill et d’attendre… à peine quelques minutes avant de voir débarquer une dizaine de petites assiettes remplies d’un tas de trucs différents souvent froids mais hyper épicés. Riz et poisson suivent rapidement. Mais qu’est-ce que c’est bon tous ces machins ! Quelques instants plus tard, la bouche est en feu, les papilles en ‘foufele’ et l’estomac heu-reux.
Métamorphosés en radiateurs ambulants, nous poursuivons la balade dans le marché mais la pluie gâche le plaisir de la promenade digestive. Autant revenir demain. Après un bref détour par la gare pour acheter un gobelet de chocolat chaud, il ne nous reste qu’à nous mettre sous la couette, écouter la pluie cogner sur les vitres et regarder les éclairs à travers les rideaux… rouges.
Busan Dimanche 5 Avril 2015
Derrière les vitres, j’aperçois un ciel bas et gris mais pas de pluie. La température aujourd’hui ne devrait pas dépasser 9° nous a averti la speakerine hier soir.
Le petit dej. se passe au Paris Croissant de la gare, pourquoi s’en priver ?! Ce matin nous distinguons un peu plus clairement les immeubles et maisons accrochés aux flancs des reliefs en face de la gare et au-dessus de Chinatown, ce paysage me ramène presque à Nagasaki ou à Valparaiso.
Nous reprenons la promenade au marché de Jagalchi, là où nous l’avions laissée hier soir, c’est-à-dire devant le bâtiment moderne de deux étages : le marché officiel où sont rassemblés plusieurs dizaines de vendeurs de poissons et de fruits de mer. Du jamais vu et ce à plusieurs niveaux. D’abord le nombre et la grandeur des aquariums, basins, baignoires de chacun des vendeurs, ensuite l’extraordinaire variété d’espèces de poissons, d’algues, de coquillages, l’incroyable quantité des produits proposés (de quoi nourrir la Terre entière !), puis l’odeur d’iode et plus qui prend les narines et enfin le bruit des bulles dans tous ces aquariums.
L’air frais des quais fait du bien. Du ponton nous admirons les chalutiers, bien serrés cote à cote comme s’ils se tenaient au chaud et plus loin les installations portuaires qui s’étendent à perte de vue. A droite, il y a tellement de maisons bleues accrochées à la colline que Maxime s’y perdrait.
Quant à nous, nous nous perdons dans les ruelles commerçantes du marché d’en face. Ici les poissons sont remplacés par… tout le reste, des légumes aux vêtements, de l’outillage aux confiseries... etc. Curieusement, les rares touristes occidentaux que nous croisons parlent tous le russe. Mais est-ce vraiment surprenant ? Vladivostok n’est qu’a une poignée de centaines de milles marins !
Il est temps d’aller voir de plus près ces fameuses maisons bleues qui nous intriguent depuis notre arrivée à Busan. Pour quelques Euros, un taxi nous emmène sur les hauteurs jusqu’à l’école primaire du village de Taegeukdo.
Plutôt que de descendre vers le village, nous préférons remonter la route qui va vers un parc boisé. Peut-être aurons-nous une meilleure vue de là-haut ? Pas vraiment car le chemin forestier tourne le dos au village mais au fur et à mesure que nous grimpons, nous découvrons toute une série de vues panoramiques brumeuses sur Busan, son port, ses différents quartiers, ses plages et les montagnes qui l’entourent. Dans les arbres, qui commencent à peine à bourgeonner, quelques écureuils jouent à cache-cache au-dessus de nos têtes. Impossible de connaitre toutes ces essences mais nous prenons bien soin d’emmagasiner les senteurs de cette forêt, elles sont si différentes de celles que l’on trouve dans les forêts d’eucalyptus australiennes.
Le chemin se termine dans un parc où sont regroupées des dizaines de sculptures d’artistes coréens. Culture et Nature. Nous rebroussons chemin plutôt que de nous aventurer sur les sentiers boueux et sombres à l’intérieur de la forêt.
De nouveau devant l’école primaire, cette fois nous traversons la rue qui domine le village accroché aux flancs abrupts des collines. Nous découvrons un panorama aussi surprenant qu’inattendu, une myriade de petits cubes colorés et d’étroits passages qui descendent jusqu’à la mer que l’on aperçoit tout en bas. Sur les hauteurs du village, quelques jardins potagers et arbres en fleurs forment une ceinture pas encore verte.
L’histoire de ce village, devenu maintenant une attraction touristique prisée, est récente puisqu’elle ne remonte qu’à la guerre civile (début des années 50) quand quelques 4000 adeptes du mouvement religieux Taegeukdo fuyant les régions détruites par la guerre, s’installèrent sur ces collines, à l’écart de Busan. Ils y construisirent 800 cabanes en bois et furent rapidement rejoints par d’autres adeptes ou habitants à la recherche de logements à petit loyer. Dans les années 80, la population atteint le nombre de 20000 puis commence à chuter dans les années 90, (les nouveaux appartements dans les tours d’habitation que l’on construit à tour de bras sont certainement plus confortables et spacieux). Aujourd’hui le village ne compterait ‘que’ 10000 habitants… et de nombreuses maisons vides !
Depuis 2010, afin de rompre le déclin de la communauté, la ville a pris toute une série de mesures pour promouvoir l’identité traditionnelle du village tout en le transformant en village d’art et de culture. Les maisons vides sont ainsi devenues des galeries d’art, des ateliers, des cafés, boutiques…etc. A voir le nombre de touristes, ce Dimanche, on peut croire que le succès est au déjà au rendez-vous… pour certains en tout cas !
A notre tour donc d’explorer ce labyrinthe de passages et de visiter les différentes ‘maisons d’art’ et installations dispersées partout dans le village. Si certaines sont plus intéressantes que d’autres, toutes conservent un coté amateur et local rafraichissant car sans prétention. Heureux d’avoir fait le détour jusqu’ici. Tous ces exercices physiques et culturels de la matinée nous ont ouvert l’appétit. Un taxi nous ramène au marché Jagalchi et notre mémoire nous ramène au même restaurant qu’hier soir !
Après avoir soigneusement choisi nos poissons à l’extérieur, nous nous installons à l’intérieur où nous sommes de suite reconnus par le personnel surpris de nous revoir. En quelques instants, notre statut passe de touristes anonymes à celui de Stars of the week… et de constater que plusieurs raviers supplémentaires contenant d’autres délicieux kimchis sont servis discrètement. Repus, nous saluons notre petit monde et partons prendre le métro en direction de Haeundae Beach qui se trouve à l’autre extrémité de la ville. Après près d’une heure de trajet, nous émergeons sur une avenue venteuse bordée d’immeubles luxueux, d’hôtels, de restaurants et clubs et ce jusqu’à la promenade qui longe la plage.
Froid, vent, nuages et légère pluie, pas vraiment le meilleur temps pour aller à la plage. D’ailleurs nous n’y trouvons pas grand-monde sinon que les conducteurs d’engins qui ratissent le sable. Sur la mer, plusieurs dragueurs (les bateaux, pas les mecs !) s’arrangent pour boucher la vue sur les reliefs de la cote et les trois ilots rocheux aux formes particulières. Quant au bord de mer, il a tout simplement été, comme partout ailleurs, le terrain de jeu des spéculateurs et des constructeurs qui se sont appliqués à le gâcher complètement en édifiant des milliers d’appartements sur des dizaines de niveaux. Bienvenue à la Costa del Sol ou la Gold Coast version coréenne.
Au bout de la plage, se trouve entre deux petites digues artificielles Mipo Harbour, un minuscule port où quelques petits bateaux de pêche ne cessent d’acquiescer de la proue devant quelques hangars et plusieurs restaurants. Au-delà, la cote devient inaccessible car trop rocheuse et trop raide.
Pour poursuivre la balade le long de la cote, il n’y a pas d’autre choix que de prendre Dalmaji Road qui à cette époque de l’année attire une foule incroyable de promeneurs et de voitures nous ne tardons pas à comprendre pourquoi…
En effet, tout le long de cette route du bord de mer, des milliers de cerisiers et pruniers en pleine floraison forment un fantastique dôme de pétales. C’est une vision tout à fait extraordinaire que partage allègrement toute la population de la ville. Ravis de participer à cette allégresse et de tomber sous le charme de Sakura.
Nous suivons les ondulations de la route, à gauche maisons et appartements de luxe, hôtels avec salle de réception de mariage (si l’on en juge le nombre de jeunes mariés !), à droite les versants boisés des collines qui se métamorphosent en falaises dès qu’elles touchent la mer, une mer grise très discrète que l’on aperçoit parfois au travers d’une trouée.
Plusieurs kilomètres plus loin, alors que nous venons de dépasser un petit port avec un phare rouge et un phare blanc, nous faisons demi-tour. La nuit commence à tomber et la démarche devient de plus en plus mécanique. D’ailleurs la foule a disparu, il ne reste que les purs et durs munis de leurs appareil-photos qui ressemblent à des télescopes.
A Mipo Harbour nous trouvons un restaurant sur la mer. Spécialités fruits de mer et poissons… crus de préférence. Quelques difficultés à comprendre le menu car personne ne parle une langue commune… Ah le pouvoir des photos, voilà le manager qui nous sort son portable et nous montre toute une série de photos de plats garnis. Même le chef, avec ses bottes blanches en caoutchouc, sort de sa cuisine pour nous montrer des fruits de mer inconnus. Abracadabra… nous commandons une photo deux et une photo cinq… plus quelques sushis… au cas où !
Quelques instants plus tard, le ballet des plats commencent. La promenade digestive sur la plage est obligatoire tant nous avons mangé. Ne sentant même plus le froid, nous faisons de grands dessins dans le sable sous la lumière des projecteurs. Sur la promenade, un joueur de flûte traditionnelle joue au vent, plus loin qu’un jeune rocker accorde sa guitare. Nous retrouvons l’avenue de la station de métro. Nous ne la reconnaissons à peine maintenant qu’elle a revêtu sa tenue de soirée. Mini Vegas.
Décidément c’est fou ce que l’on voyage à Busan !!!

Busan Lundi 6 Avril 2015
Les exercices pédestres d'hier nous aurons fait passer une bonne nuit et notre beau moral n'est même pas atteint en découvrant qu'il peut toujours, que le ciel est toujours aussi gris et le vent toujours aussi frais. Aujourd'hui, nous changeons d'air, Adios Busan, Hello Gyeongju ! Evidemment, nous réalisons bien que la météo 70 kilomètres plus au nord ne risque pas d'être très différente.
Nous en avons confirmation tout au long du trajet car derrière la buée et au travers les gouttelettes de pluie accrochées aux vitres, les paysages de collines qui aimeraient être montagnes, les champs qui attendent de redevenir rizières et les routes qui rêvent de devenir autoroutes, sont plutôt malmenés par des averses discrètes puis torrentielles.
Quand nous débarquons dans la petite gare des bus, près du fleuve, le Dieu de la Pluie fait une trêve remarquée et bienvenue. Petit tour au kiosque du Tourism Office (il y en a vraiment partout) pour récupérer plans, prospectus et surtout une adresse d'hôtel.
Là nous apprenons que cette ville n'est pas simple. La gare de bus où nous sommes est située à 2-3 kilomètres du centre-ville et les hôtels sont regroupés près du lac à 8 kilomètres du centre-ville. Dans cette partie de la ville, à part l'hôtel de luxe juste à côté, il n'y a que des motels (autre mot pour désigner les Love hotels) nous informe l'hôtesse d'un air mi-navré mi-horrifié.
Une petite marche en trainant la valise sur les trottoirs mouillés peut parfois être un remède contre l'indécision. En avant donc en direction du centre-ville. Nous passons devant plusieurs magasins proposant la spécialité du coin : le Barley Bread, dans des boites de toutes les tailles (nous le gouterons plus tard et constaterons qu'il s'agit en fait de petits pancakes).
Plus étonnant, après le premier gros carrefour, nous découvrons une première série de tumulus au milieu d'un parc. Les voilà donc ces fameuses tombes royales et princières. Nous aurons surement l'occasion de les voir de plus près, quand nous serons installés. Patience.
De méchants nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes alors que nous arrivons devant la station de trains cette fois. Nouvelle visite au Tourism Office, même son de cloche, les hôtels sont près du lac. Nous montons dans le premier taxi. Le chauffeur fonce sur la route bordée d'arbres en fleurs longeant le fleuve puis le lac. Arrivés à destination, nous constatons que les hôtels ne sont en fait que des resorts entourés de terrains de golf, loin de tout et sans intérêt pour nous !
Demi-tour direction l'hôtel près de la gare de bus. Nous venons de perdre une bonne heure et de dépenser une petite fortune en taxi pour revenir exactement là où nous sommes arrivés. Il y a des jours comme ça !!!
Au diable l'avarice, ce sera l'Hotel The DY. C'est vrai qu'il est confortable et puis la salle de bains sort tout droit d'un ouvrage de science-fiction. En fait après avoir été débité d'environ 150 000 Wons, nous finissons par lui trouver que des avantages… On se console comme l'on peut !
Après un sérieux épluchage des prospectus touristiques, il en ressort que la plupart des zones historiques sont assez éparpillées dans la ville mais surtout autour de la ville. Nous prendrons donc une excursion demain pour aller voir les monuments les plus éloignés et resterons en ville aujourd'hui.
Grâce à la culture florissante de la dynastie Silla (de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C.), ce ne sont pas les vestiges qui manquent dans cette ancienne capitale et ses environs. Entre les temples, palais, forteresses, remparts, tombes, pagodes, bas-reliefs, sculptures et musées, il y a de quoi faire et nous avons assez perdu de temps… mais nous avons faim !
L’heure du lunch est passée mais nous trouvons facilement un petit restaurant dans les abords du quartier chaud. Nous sommes les uniques clients parmi les empilements de cartons. Comme à Busan, la charmante femme sort son portable pour nous montrer le menu. Quelques instants plus tard, une demi-douzaine de raviers remplis de kimchis sont servis en attendant l’arrivée d’une délicieuse soupe toute fumante.
La température extérieure ne passe pas au-dessus de 9° mais il ne pleut pas. Nous partons inspecter ces curieux dômes en terre couverts de pelouse fraichement coupée (comment font les jardiniers ?!).
Passé le portail en bois, nous découvrons un parc pour le moins particulier. Quelques étangs pour le bonheur des canards puis une c’est une succession de grosses bosses de terre arrondies et régulières, certaines plus imposantes que d'autres elles diffusent une atmosphère paisible et à la fois étrange aux lieux. L'une des tombes, (Cheonmachong - datant du V ou VIème siècle), est ouverte au public. Elle a été aménagée de façon à comprendre leur secret de fabrication (rondins et pierres, le tout couvert de terre) et d'apprécier ce qu'elles contiennent grâce à la série de vitrines où sont exposés de nombreux objets funéraires retrouvés lors de l'excavation dans les années soixante-dix. Les dimensions de cette tombe, même si elle est loin d'être la plus grande, restent imposantes : 47 m de diamètre presque 13 m de hauteur.
La balade est bien agréable d'autant plus que les arbres en fleurs sont nombreux et de toute beauté. En tout cas ils nous font oublier le froid et l'humidité. Au-dessus des gros murs formant l'enceinte du parc, l'on aperçoit les toits compliqués d'un temple et ceux des maisons traditionnelles rescapées. C'est par là que nous nous dirigeons.
A l'entrée du temple Sunghyejeon, un petit pavillon contient trois anciennes plaques commémorant trois anciens rois Silla. Plus loin plusieurs petits bâtiments de couleurs différentes sont fermés. Dans l'un d'eux, un groupe d'hommes est rassemblé devant une table basse tout en longueur. Pas moyen de savoir s'ils se sont réunis pour prier ou pour tenir un meeting bien arrosé.
Quelques nouvelles constructions, futurs restaurants faussement traditionnels séparent le petit temple de la vaste pelouse bordée de rangées d'arbres en fleurs qui entoure l'Observatoire Cheomseongdae. Ce dernier, construit dans la première partie du VIIème siècle sous le règne de la reine Seondeok, servait à l'observation des étoiles et à faire des prévisions météorologiques. En forme de cylindre il est composé de 362 pierres (correspondant au nombre de jours dans une année lunaire), repose sur une pierre de base de plus de 5 m de côté et il s'élève à une hauteur de 9 m. Il est donc relativement petit, surtout au milieu de cet espace vide, mais le fait qu'il soit encore debout est un miracle.
Plus loin, les champs jaunes de colza sont pris d'assaut par des touristes qui se photographient les uns les autres. Ça change des cerisiers ! Au fond les jardins et rizières n'attendent que le soleil pour commencer la nouvelle saison. Bientôt ils seront la vedette du show.
Nous continuons d'explorer le site du palais en ruines de Wolseong, la forêt de Gyerim et apercevons le bassin d'Anapji, sur le site du palais en ruines d'Imhaejeon. Dans une petite salle de projection surchauffée, nous assistons à la diffusion d'un petit film d'animation retraçant l'histoire des Silla et illustrant en 3D la disposition des lieux et la grandeur de leurs palais et pagodes maintenant en ruines ou ayant complètement disparus. Non seulement nous nous sommes réchauffés mais en prime nous avons une meilleure appréciation de l'importance et l'éclat qu'a apporté la dynastie Silla à cette région.
Un signe indique un autre temple (Bunhwangsa) à moins d'un kilomètre et demi. Nous suivons donc la longue route bordée d'arbres en fleurs et recouverte de pétales blancs. C'est magique on dirait de la neige… d'ailleurs le ciel est si gris et bas que l'on a l'impression qu'il va neiger d'un instant à l'autre.
Toujours pas de temple, à la place nous errons au milieu des rues en terre d'une zone semi-industrielle déprimante et d'une banlieue oubliée. Nous rebroussons chemin et revenons du côté de l'Observatoire. Nous poussons la porte d'un petit café sympa. Le jeune couple derrière le comptoir nous propose de gouter à leur assortiment coloré de gâteaux de riz faits maison. Evidemment que je craque !
Le jour commence à disparaitre et il est temps de regagner notre chambre.
Une paire d'heures plus tard, nous trouvons l'énergie pour affronter le vent glacé qui souffle. Nous allons voir les lampions qui éclairent l'autre rive. En fait nous ne sommes pas déçus, car en plus des illuminations multicolores des cerisiers, des tentes sont installées le long du fleuve. Nous sommes en pleine mini fête foraine avec des spectacles traditionnels et karaoké, des stands à bouffe et de jeux d'adresse. Excellente occasion pour se fondre au milieu d'une atmosphère locale, sympathique et joyeuse et de gouter à quelques délicieuses recettes locales bien épicées qui nous font vite oublier le froid ambiant.
Gyeongju Mardi 7 Avril 2015
Petit dej. dans la chambre. De la fenêtre, je constate que le ciel est toujours aussi bas et gris qu'hier.
A 10h. nous attendons le bus dans les bureaux de l'agence en compagnie d'une trentaine de retraités coréens et d'un couple de Français ! Nous le savions, la visite guidée ne se fait qu'en Coréen. A écouter le flot rapide de la voix de la guide et à regarder l'air concentré des passagers, je crois que nous passons à côté d’un récit passionnant.
Et c'est parti. Le bus reprend en partie la route parcourue hier en taxi avant de rejoindre les premières collines et la voie rapide qui mène à la gare « TGV » où nous récupérons d'autres passagers venus de Busan.
La vraie visite peut commencer. Direction les faubourgs au sud et un parc (Taejong Muyeol) adossé à une colline boisée. Là se trouve, comme l’indique la stèle gravée, la tombe du roi Myeol (654-661), le 29éme de la lignée des Silla et qui, avec l’aide de son copain l’Empereur de Chine, unifiât la péninsule coréenne. Impression de déjà-vu car rien ne ressemble plus à un cumulus qu'un autre cumulus, certes ces trois ci sont regroupés de manière particulièrement symétriques.
Nous profitons d'une petite porte ouverte pour nous diriger vers un sous-bois un peu à l'écart et découvrir une tombe semi-sphérique bien plus discrète mais bien plus originale et jolie que les autres. Celle-ci est encerclée de pierres et ornée de statues et de stèles en pierre. Un panneau nous apprend qu'il s'agit de la tombe du Roi Heonan (857-861) le 47ème de la lignée des Silla.
Contents de retrouver la chaleur du bus et nos petits retraités coréens sympathiques, nous retournons en ville pour visiter d’autres cumulus (on n’en sort plus !), ceux justement que nous avions découverts hier en arpentant le parc Cheonmachong ! La balade est aussi agréable qu’hier et nous en profitons pour marcher vers les allées sur le côté du parc, là où sont rassemblées des centaines de pierres gravées provenant des différentes tombes. Très joli puzzle géant apparemment insoluble.
Troisième arrêt, dans un autre parc à proximité du musée. Nous sommes sur le site de l’ancienne forteresse Banwolseong érigée au premier siècle par le roi Pasa (cinquième des Silla) mais dont il ne reste ici que quelques douves.
De l’autre côté de la route, les ruines du palais du Prince Héritier: Donggung qui comprenait de nombreux bâtiments dont le célèbre Imhaejeon Hall où étaient reçus les dignitaires les plus importants et où se tenaient les fêtes les plus prestigieuses.
Nous avons trois quarts d’heure pour admirer les trois ravissants pavillons (reconstruits) en bois peints en rouge et finement décorés et faire le tour du très romantique bassin d’Anapji. C’est exactement le temps qu’il faut pour examiner au plus près les plus beaux objets (tuiles, bijoux, statuettes, poteries…) repêchés dans ce bassin et aujourd’hui les témoins de la grandeur de la dynastie Silla et de la splendeur de l’art à cette époque, et pour se promener autour du bassin en s’émerveillant devant la beauté des arbres en fleurs et la vivacité de cet écureuil curieux.
La culture, ça creuse ! Arrêt pour le déjeuner, près de l’observatoire. Nous suivons nos petits retraités dans une salle de restaurant déjà prête. La guide nous propose de nous asseoir avec eux et de profiter du super menu à 10,000 Wons (8 Euros).
Bien nous en a pris car une fois de plus nous gouttons à une variété de plats les plus exquis les uns que les autres. Nous repérons également la manière de manger certains d’entre eux, comme par exemple ces feuilles que l’on enduit allègrement de sauce épicée puis que l’on enroule autour d’une boulette de riz ou encore la séquence à suivre pour le parfait Hot Pot.
Un thé brulant pour faciliter la digestion et nous empêcher de piquer du nez. C’est qu’il en reste des choses à voir !
Et ça repart, cette fois en direction du sud-est vers le Mont Toham. Il ne faut pas longtemps pour observer et s’amuser du mouvement parfaitement synchronisé que font les têtes des passagers à chaque virage… et il y en a pour arriver jusqu’au parking de la grotte de Seokguram ! Sur les hauteurs, au milieu d’une forêt humide et brumeuse, le thermomètre plonge. Pour se réchauffer, c’est au pas de course que nous parcourons le chemin forestier qui mène à la grotte.
Cette grotte artificielle, aménagée au VIIIème siècle, contient une superbe statue de Bouddha entourée d’une dizaine d’autres délicatement sculptées dans du granite blanc représentant Bodhisattvas et disciples. En partie effondrée à cause d’infiltrations, la coupole fut entièrement reconstruite et consolidée entre 1913 et 1915. On n’y voit que du feu car tous les regards se dirigent instinctivement vers le sourire apaisant du Bouddha. Ne pouvant pas rester planter devant la vitre protectrice, nous faisons plusieurs fois le tour de la grotte.
Les petits temples, situés en contrebas sont soit en pleine rénovation soit en pleine décoration. L’anniversaire de Bouddha approchant, des centaines de lanternes de couleurs différentes sont soigneusement accrochées un peu partout et donne à la forêt un peu air de fête. Sur le chemin du retour qui monte, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier de jolies fleurs sauvages… signe que le Printemps n’est plus très loin.
Il ne nous reste qu’un arrêt et c’est sans conteste le clou de l’excursion : le temple de Bulguksa. Construit entre 751 et 774, ce temple était l’épicentre du bouddhisme durant la dynastie des Silla, on y venait prier pour la protection du royaume face à une invasion extérieure. Les prières ne devaient pas être très efficaces car (comme pour la majorité des temples en Corée d’ailleurs) Bulguksa fut détruit lors de l’invasion japonaise en 1593. La plupart des principaux bâtiments furent rapidement reconstruits mais il est intéressant d’apprendre que la restauration complète ne date que de 1973. Ce laborieux travail fut récompensé en 1995 quand ce complexe religieux fut inscrit sur les listes du Patrimoine Mondial.
Nous franchissons un premier porche en bois abritant quatre féroces statues en bois et poursuivons jusqu’au pied des escaliers ou ponts Yeonhwagyo et Chilbogyo qui conduisent à l’entrée principale du Geungnakjeon. Les élégantes terrasses en pierre surélevées supportent un ensemble de bâtiments en bois plus beaux et plus délicatement décorés les uns que les autres. Deux yeux ne suffisent pas pour apprécier toute la finesse des décorations et des sculptures ni l’harmonie des couleurs ou encore les détails des panneaux en bois aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est tout simplement époustouflant.
Nous visitons lentement chacune des parties censées représenter le pays de Bouddha. D’abord ici, le Geungnakjeon Hall (Salle de la Béatitude Suprême), là le Birojeon et son Vairocana Hall et plus loin le Daeungjeon Hall (Salle de la Grande Illumination), sans oublier les deux pagodes (Seolgatap et Dabotap). Nous venons de visiter certainement l’un des plus beaux temples de Corée.
En attendant que tout le groupe regagne le bus, nous regardons les groupes de jeunes qui, après une donation, s’efforcent à pousser, le plus fort possible, le vieux balancier en bois sur la grosse cloche de manière à la faire résonner le plus longtemps possible.
Après avoir déposé une famille à la gare, nous faisons la tournée des hôtels près du lac pour y déposer différents groupes de retraités. Ce petit détour nous permet de passer devant le temple et la pagode de Bunhwangsa, que nous n’avions pas trouvés hier…
Retour à l’hôtel et appréciation de son confort…
Encore une fois la nuit est tombée d’un coup. Nous tentons de trouver un petit resto dans les rues derrière l’hôtel. Celui que nous trouvons est parfait, rendez-vous populaire dont la spécialité de la cheffe est le Hot Pot… Exactement ce qu’il fallait pour conclure cette froide mais superbe journée.
Gyeongju Mercredi 8 Avril 2015
8h.30 J’ouvre les rideaux pour découvrir un ciel plombé qui recouvre les montagnes à l’horizon. Les passants que j’aperçois sont emmitouflés et la chaussée mouillée. Mais en cherchant bien, on arrive à distinguer quelques trouées lumineuses qui approchent.
Le café et le croissant avalés, je sors en direction de la forteresse censée se trouver dans les environs proches. Je parcours ce boulevard qui se réveille doucement et sent si bon la province avec son animation tranquille. Les devantures des commerces s’ouvrent les unes après les autres, les petits vieux se saluent et les ménagères sont déjà à l’affut des bonnes affaires.
Mais toujours pas de forteresse ?! Peut-être est-elle comme celle d’hier, juste un emplacement vide et non pas des ruines comme je l’espérais.
Dépité, je fais demi-tour en passant par une petite rue piétonne balisée de panneaux relatant des anecdotes historiques sur la ville et ses habitants et illustrées de photos anciennes. Voyage dans une autre époque ou plutôt sur autre planète tant tout est devenu méconnaissable… sauf ces étonnantes mottes de terre (collines plutôt) rondes, abritant des tombes royales…
Elles sont vraiment partout dans la ville ! Celles-ci ne semblent pas être particulièrement protégées et l’endroit ressemble davantage à un parc de jeu pour gamins intrépides d’autant plus que de grands arbres ont fini par pousser sur les pentes. L’une de ces mini collines est toutefois entourée de barrières et en partie recouverte par des bâches bleues. Un panneau indique que des recherches archéologiques sont en cours. Plus loin une stèle m’apprend que le roi Gustaf VI Adolph de Suède est venu ici au début du siècle dernier pour participer aux travaux d’excavations d’une autre tombe. Peut-être fallait-il un Royal pour déterrer un Royal !?
Parmi l’ensemble des tumulus en voilà un tronqué, trépané, la belle harmonie des courbes est soudainement rompue peut-être à cause d’un prince fauché ou mal aimé !
Dans un coin du parc des groupes de retraités se forment en fonction de la couleur de la veste qu’ils portent. Le groupe rouge à droite, le jaune au centre et le bleu à gauche, il semblerait que les équipes s’apprêtent à participer aux de travaux communautaires prévus pour ce matin.
Je reprends la direction de l’hôtel en passant par les petites rues du quartier qui se la jouait à la Las Vegas hier soir avec ses cascades de néons. Atmosphère de gueule de bois ce matin, les bars et love hotels se refont une beauté ou plus simplement la grâce matinée.
Comme l’indique le panneau électronique à côté du conducteur, nous ne sommes que sept passagers dans ce bus qui relie Gyeongju à Seoul. Les gros fauteuils rouges sont spacieux et se transforment en lits confortables.
Midi. On démarre et le temps de rejoindre l’autoroute sur les hauteurs et lire trois pages de mon thriller et je m’endors. A intervalles réguliers, j’ouvre un œil pour m’assurer que je ne loupe rien point de vue paysage et le referme illico rassuré. Collines couvertes d’arbres déplumés, vallées couvertes de serres et zones urbaines couvertes de tours d’habitations le tout parcouru de quelques rivières qui deviennent parfois fleuves avant de disparaitre derrière une nouvelle série de petites montagnes.
Arrêt à mi-chemin dans un restoroute géant où j’arpente un rayon de boites et de bouteilles chaudes de café/moka/chocolat et trouve même un paquet de Digestive.
Trois nouvelles pages de mon thriller qui ne me thrille pas trop et nous voilà bientôt dans les banlieues interminables de la capitale et un peu plus tard dans l’immense gare de bus aperçue quelques jours plus tôt alors que nous cherchions notre bouteille de Champagne. Le soleil fait des clins d’œil et ils sont les bienvenus.
Ligne de métro directe mais wagons pleins. Pas drôle de voyager à l’heure de pointe. Enfin nous retrouvons notre petit quartier et nos points de repère. C’est carrément un retour à la maison puisque nous retrouvons le même hôtel, la même chambre (mais pas au même étage !).
Nous profitons de cette fin d’après-midi ensoleillée pour aller nous promener dans le quartier de Bukchon, réputé pour ses rues pittoresques et l’architecture des maisons traditionnelles aperçues le premier jour.
La réputation n’est pas surfaite car à mesure que nous grimpons sur la colline nous nous ‘perdons’ un labyrinthe de petites rues tranquilles, certaines bordées d’adorables maisons en bois, et de superbes vues panoramiques sur la ville moderne. Etonnants contrastes : paisible, frénétique, tradition, modernité.
Le soleil disparait et la température descend dramatiquement. Nous nous retrouvons dans la rue piétonne d’Insadong à faire du lèche-vitrine devant les magasins de souvenirs avant de nous attabler vite fait à l’intérieur d’un restaurant traditionnel au décor très agréable et surtout… bien chauffé !

Séoul Jeudi 9 Avril 2015
En ouvrant la fenêtre au verre teinté, je découvre que le ciel que je croyais gris-marron est en fait bleu et que le soleil brille. Bras-le-bas le combat. Je descends vite acheter des croissants et pains au chocolat au Paris Croissant du coin, rien que pour le plaisir de pouvoir les tremper dans ma tasse de café.
Quelques ‘instants’ plus tard, nous allons profiter de cette magnifique journée de Printemps en prenant… le métro ! Direction l’Assemblée Nationale située sur la rive sud du fleuve, là où se trouvent non seulement le Parlement mais également un parc et une longue avenue bordée d’arbres en fleurs.
Nous ne sommes pas les seuls à descendre à cette station d’ordinaire… ordinaire. Il suffit de suivre la foule dans les couloirs puis sur les escaliers roulants. Dehors un ciel légèrement voilé nous accueille. Tous ensemble et presque au pas, nous traversons une large avenue puis passons les grilles gardées par un cordon de jeunes policiers. En haut de la pelouse, en partie occupée par des groupes de pique-niqueurs, se trouve un immense parallélépipède gris soutenu par des colonnes carrées et surmonté d'un dôme vert. Plutôt moche ce truc, en fait on pourrait se croire de l’autre côté de la ligne de démarcation !!!
Heureusement le parc est agréable et, à voir la foule, très populaire. De nombreux groupes d’amis, de collègues ou des familles se sont déjà installés pour un déjeuner sur l’herbe, certains très élaborés et incluant barbecues portables.
Nous poursuivons vers les berges et prenons la route en contrebas, fermée à la circulation mais envahie par les badauds venus admirer les splendeurs du Printemps enfin de retour. Les hivers pouvant être longs et rigoureux en Corée, ce spectacle extraordinaire, qui se renouvelle chaque année, est toujours attendu avec impatience et occasionne une certaine ferveur difficilement compréhensible pour ceux, qui comme nous, habitent un endroit où les températures ne descendent pas en-dessous de zéro et où les saisons ne sont pas vraiment marquées.
Comme à Busan, nous tombons sous le charme de Sakura, en plus sous le soleil et au milieu d’une foule souriante et de bonne humeur. Au bout de l’avenue fleurie, des arrangements floraux multicolores volent la vedette aux cerisiers et pruniers. Comme les autres, nous faisons demi-tour pour profiter de la féerie encore plus longtemps.
Nouveau petit tour en métro pour revenir dans le centre-ville, plus exactement au marché Namdaemun, en face de la station Hoehyeon. A croire que la population de Séoul qui n’était pas dans les jardins de l’Assemblée Nationale doit se trouver ici ! Toutes les rues de ce quartier commerçant, grouillent de monde.
En fait, en plus d’être un lieu historique ce marché est une véritable institution. Depuis le XVème siècle, ces souks version coréenne, proposent de tout, absolument tout. Bien vite nous nous retrouvons au milieu de ce qui partait être un croisement entre le marché d’Aligre et un super Monoprix sur plusieurs niveaux.
Successions d’étalages où s’empilent des vêtements, des cosmétiques, des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, de l’outillage, des appareils électroménagers, des produits agricoles et de la mer (vivants, séchés, frais, décomposés…), de fruits secs, de graines sans oublier les bouisbouis et les mini-restaurants.
Bref, le genre d’endroit où les yeux, les narines et dans une moindre mesure les oreilles sont sollicités en permanence. Nous y goutons l’une des soupes les plus fades de notre séjour mais aussi les gaufres locales les plus délicieuses préparées par deux grand-mères pleines d’énergie.
Au bout d’une allée, nous apercevons le double toit de la Porte Sungnyemun. Nous allons donc la voir de plus prés. La célèbre porte se trouve à l’intersection d’avenues importantes, au pied d’un assortiment de buildings récents assez moches ou en construction. Le contraste entre deux architectures, l’ancienne et la moderne, ne peut difficilement être aussi flagrant.
Sungnyemun est la porte sud de Séoul et la plus grande structure en pierres avec une entrée en forme d’arche. Elle est surmontée d’un magnifique bâtiment en bois de deux étages finement décoré. La porte fut érigée en 1398 sous le règne du roi Taejo, le fondateur de la dynastie Joeson. Elle perdit une partie de ses murs lors de l’occupation japonaise en 1907 puis fut sérieusement endommagée durant la guerre de Corée (1950-53). Entre 1960 et 1962, elle fut entièrement démontée, restaurée puis remontée. Ce long travail de restauration fut réduit à néant en février 2008 par un déséquilibré qui y mit le feu. Après cinq nouvelles années de restauration, le trésor national No1 fut ouvert au public en mai 2013. Les apparences sont donc parfois trompeuses… car ce magnifique bâtiment que l’on croyait plusieurs fois centenaire est en fait plus récent que la Bank of Korea qui lui fait face !
Du carrefour, nous reconnaissons d’un côté l’Hôtel de Ville, de l’autre la gare. Le plan semble indiquer que la station de la gare sera la plus directe pour revenir vers Insandong. D’après la brochure du Tourist Office, il resterait encore un temple et une pagode dans les parages qui auraient échappés à mon radar.
Quelques demandes de renseignement plus tard, nous voilà devant le portique du temple Jogyesa protégé par de féroces silhouettes guerrières et décoré de centaines de rangées de lanternes de couleurs qui ondulent doucement à la légère brise.
Comme pour la Porte Sungnyemun, le mélange ancien et moderne est saisissant et encore plus brutal ici car il n’existe même pas un petit espace vert pour servir de transition.
Un portique imposant, deux superbes pavillons en bois mais où est donc la pagode !? Elle est bien là, toute minuscule dans un coin, vraiment rien de spectaculaire… contrairement aux admirables panneaux en bois décorant les deux pavillons. Derrière les baies vitrées du Dewungjeon (temple principal) on aperçoit trois bouddhas dorés et vénérés par une vingtaine de croyants. L’un des avantages des temples en bois est qu’ils peuvent être démontés et reconstruits ailleurs. C’est le cas du Dewungjeon originaire de la province de Jeolla dans le sud mais réassemblé ici en 1938.
Perchés sur une nacelle, deux jeunes ajoutent des guirlandes aux branches d’un grand pin et alignent toujours plus de rangées de lanternes en préparation de l’anniversaire de Bouddha : un évènement important pour l’Ordre du bouddhisme coréen de Jogye dont Jogyesa est le temple principal. Les rayons du soleil couchant illuminent une dernière fois les dorures des toits et des peintures. Il est temps de regagner l’hôtel et de souffler un peu.
Impossible de quitter ce pays sans gouter aux grillades coréennes. La mission de cette dernière soirée à Séoul est donc d’arpenter les rues du quartier et de trouver un restaurant spécialisé dans les grillades. Mission accomplie moins de vingt minutes plus tard. Nous n’avons qu’un regret, celui de ne pas l’avoir fait plus tôt !!!
Sur le chemin du retour, nous faisons un premier arrêt devant la charrette du marchand de marrons chauds puis un second à la pâtisserie traditionnelle du coin dont la devanture est remplie d’une incroyable sélection de gâteaux de riz. Ils remplaceront, demain matin, les croissants et pains au chocolat du petit déjeuner !
Séoul Vendredi 10 Avril 2015
Réveil tardif pour ce dernier jour des vacances… déjà ! Dehors, beau soleil, une magnifique journée printanière qui s’annonce mais nous n’aurons pas la chance d’en profiter. Je me console en dégustant des gâteaux de riz et en regardant un documentaire québécois sur TV5. Ici nous avons même le choix : TV5 Asie ou TV5 Pacifique. Entre les deux mes yeux zappent.
11h. Il est temps de trainer nos petites valises sur les trottoirs de ce petit quartier que nous commençons à bien connaitre. Pincement au cœur car nous n’avons pas vraiment envie de partir. Notre désir de revenir s’accroit à mesure que nous approchons de l’arrêt de bus… situé à proximité de l’Amandier, le point de départ de nos ‘aventures’ sud-coréennes. Nous en profitons pour y aller acheter notre lunch.
Malgré la circulation le 6011 arrive à l’heure indiquée. Comme à l’aller, les rares passagers ne tardent pas à piquer un somme. C’est vrai que le paysage, même ensoleillé, n’est pas folichon : successions de banlieues avec des tours numérotées, de zones industrielles et de zones en travaux entrecoupées de canaux et de rizières et d’espaces verts qui ne le sont pas encore.
Une fois passée la douane, il nous reste une paire d’heures pour découvrir cet aéroport (classé, depuis plusieurs années, premier au monde ?!) avant de nous envoler direction plein sud.
Du hublot et au travers des nuages, je suis des yeux la côte déchirée de l’ouest de la péninsule qui peu à peu finit par se perdre dans une brume puis se confondre avec l’océan.
A quand la prochaine fois ?
Quant à la comparaison entre le Nord et le Sud de la péninsule ? Il n’y a bien sûr pas photo et le Chti que je suis doit admettre que pour une fois le Sud est bien mieux que le Nord !
J’ai également appris que les Coréens du Sud aiment manger épicé… (très épicé !) mais qu’ils partagent avec moi une sacrée « sweet tooth » (chose plutôt rare en Asie). C’est aussi ici que j’ai trouvé les meilleurs croissants au monde… (OK après la France !) et qu’heureusement ils ne se sont pas toujours à l’ail !!!
La Corée du Sud est un joli pays avec une longue histoire, Seoul et Busan sont deux villes excitantes, et les Coréens sont des gens charmants et serviables. Ces quelques jours passés chez eux nous ont tellement enchantés que nous avons hâte d’y retourner.
Pour les photos, c’est ici et là.
Paris-Nouméa: comparaison Air France - Finnair English translation pending
bonjour
J'ai deja posé des questions sur les comparaisons entre finnair et allitalia mais j'avais oublié d'y inclure air france. Actuellement pour la periode que je souhaite j'ai un tarif de 1430 euros pour paris nouméa aller retour sur Finnair et 1530 euros avec Air France pour une durée de voyage similaire. Au niveau des conditions de voyage qu'en pensez vous ( confort et services restaurationj ou autre sont ils si differents que cela vaille le coup de prendre Air France ?)
Cordialemeny
jean françois
Vol Mongolie - Corée du Sud English translation pending
bonjour,
pour nous rendre en Coree è partir de la Mongolie, devrions nous reserver le vol maintenant ou sur place 2 semaines avant?
Il serait plus simple de le faire maintenant mais ce serait plus contraignant et nous voulons beneficier d une plus grande flexibilité si cela est possible, bien sûr. Les dates seront au debut de sepetembre 2015 et l arrivée serait sur Seoul ou sur l ile de Jeju.A confirmer
avez vous une idee des prix?
et de la, il nous faudra repartir de seoul pour le canada alors si nous optons pour Jeju, est il facile de se rendre a la capitale ensuite par voies terrestres?
merci et au plaisir
merci et au plaisir
Escale entre Paris et Tokyo English translation pending
Bonjour, je souhaite faire un arrêt de quelques jours dans un lieu entre Paris et Tokyo qui me permettrait de couper mon temps de trajet et de découvrir un endroit avant de me rendre au Japon.
Auriez-vous des villes à me conseiller.
Merci
Merci
Préparer un petit séjour en Corée du Nord English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai bien évidemment lu les posts précédents. J'y ai trouvé quelques infos mais je crée quand même une nouvelle discussion rien que pour moi.
J'aimerais visiter la Corée du Nord, enfin y mettre un pied et y jeter un oeil. principalement parce qu je vis en Corée du Sud et j'aimerais voir de moi-même les différences (que l'on sait déjà énormes) entre les 2 côtés de la frontière et me rendre compte des possibilités de réunification régulièrement évoquées au sud.
La première question est donc: est-ce possible pour un résident occidental en Corée du Sud de visiter la Corée du Nord? Y être passé comme touriste ne doit pas être "éliminatoire" mais y vivre au quotidien doit forcément laisser planer des doutes.
Malheureusement aucune liaison Séoul-Pyongyang donc vaudrait-il mieux pour moi de passer par la Chine ou la Russie (Vladivostok)?
Si vous avez infos, avis, tuyau, idées, je prends tout. Tout en m'excusant envers les forumeurs qui passent leur temps à répéter les mêmes explications à des gens comme moi (mais je donne ma part sur d'autres destinations, Haïti et Cameroun principalement)!
Merci d'avance
Manu
Itinéraire d'un mois et demi en Corée du Sud et au Japon English translation pending
Bonjour à tous.
J'organise un voyage au Japon / Corée du sud pendant les mois de juillet et août 2015 et aimerai avoir vos point de vus avisée sur la question!
Nous sommes un couple, moyenne d'age 25 ans, nous aimerions allier culture et détente lors de se voyage. Nous disposons d'un budget assez confortable de 14 000e, mais ce n'est pas pour autant qu'on veut faire des folies, ce qu'il restera nous servira pour un prochain voyage.
Ayant déjà pas mal potassée sur le sujet j'en suis arrivé à un itinéraire, merci de me donner votre avis. Et puis si vous avez des conseils de visite ou restaurant je suis preneuse aussi :)
Séoul:
17/07 -> Départ de Paris pour Séoul avec Korean Air 18/07 -> Arrivé Séoul à 15h, trouvé la guesthouse (Lee's Garden Guesthouse) puis visite du quartier (Myeong-Dong) 19/07 -> Rien de prévu juste se promener sans but précis
Busan:
20/07 -> Départ pour Busan en début de mâtiné par le bus express, rejoindre l’hôtel (Haeundae On Motel) puis visite du quartier (Haeudae) avec baignade à la plage selon le temps. 21/07 -> Farniente, plage, Haeundae market, puis après dîner promenade à Dongbaek island 22/07 ->Marché au poisson Jagalchi, Taejongdae le matin puis l'après- midi Amnam Park et Gwangbokro street 23/07 -> Namhaeo avec son temple et rizière en terrasse puis selon l'heure du retour plage et Haeundae Dalmaji-gil road 24/07 -> Temple Beomeo-sa et Shingegae Centum City ( plus grand centre commerciale du monde apparemment😮) Départ pour Jéju-do par ferry dans la soirée (19h il me semble)
Jéju-do: Pas de programme précis. Alternance de plage et des principales visites à faire de île.
25/07 -> Arrivé a jéju-si vers 7h, bus pour seogwipo pour rejoindre hôtel (Island tree), découverte des alentours puis farniente sur la plage 26/07 -> 27/07 -> 28/07 -> Ile Udo pour la journée 29/07 -> 30/07 -> 31/07 ->
Départ pour le Japon: Kyoto
1/08 -> Arrivé à Osaka début de mâtiné, rejoindre l’hôtel à Kyoto (Vista Premio Kyoto ), promenade Gion et alentour, pourquoi pas louer un vélo. 2/08 -> Arashiyama, Gio-ji Temple, Pavillon d'or 3/08 -> Fushimi Inari-taisha, Temple Kiyomizu-dera
Osaka:
4/08 ->Arrivé à hôtel dans la matinée (New Osaka Hotel Shinsaibashi), découverte du quartier 5/08 -> Nara journée 6/08 -> Sumiyoshi-taisha Shrine, Quartier Namba, Shinsekai en début de soirée
Miyajima:
7/08 -> Départ de Osaka en début de mâtiné, déposé les bagage à l’hôtel (Sakuraya), Pavillon Senjokaku et Mont Misen. Apres mangé promenade vers le sanctuaire d'Itsukushima pour le voir de nuit 8/08 -> Sanctuaire d'Itsukushima de jour cette fois, puis direction Hiroshima
Hiroshima:
8/08 -> Déposer valise à l'hotel (Toyoko Inn) puis visite du mémorial de la paix et ses alentours 9/08 -> Matinée libre, promenade puis départ pour Tokyo en début d'après - midi arrivé en début de soirée, aller à l'hotel (Hotel Empire in Shinjuku), découverte des alentours
Tokyo: Pas encore de programme établie
10/08 -> 11/08 -> 12/08 -> 13/08 -> 14/08 -> 15/08 -> 16/08 -> 17/08 -> départ pour Séoul dans la matinée
Séoul: Pas non plus de programme établie pour le moment (le compléterais mon post bientôt)
17/08 -> Arrivé en début d'après- midi, direction la guesthouse (Urban Breacktime), découverte du quartier (Hongdae) 18/08 -> 19/08 -> 20/08 -> 21/08 -> 22/08 -> 23/08 -> 24/08 -> 25/08 -> 26/08 -> 27/08 -> 28/08 -> 29/08 -> 30/08 -> Départ pour paris à 11h.
Désolé pour les parties sans programme je comblerais sa bien vite 🙂 Sinon j'avais lu quelque part à propos d'un musée sur les samouraï mais je ne retrouve plus ou, si quelqu'un voit de quoi je parle !?
Merci d'avance pour votre aide ! 😉
J'organise un voyage au Japon / Corée du sud pendant les mois de juillet et août 2015 et aimerai avoir vos point de vus avisée sur la question!
Nous sommes un couple, moyenne d'age 25 ans, nous aimerions allier culture et détente lors de se voyage. Nous disposons d'un budget assez confortable de 14 000e, mais ce n'est pas pour autant qu'on veut faire des folies, ce qu'il restera nous servira pour un prochain voyage.
Ayant déjà pas mal potassée sur le sujet j'en suis arrivé à un itinéraire, merci de me donner votre avis. Et puis si vous avez des conseils de visite ou restaurant je suis preneuse aussi :)
Séoul:
17/07 -> Départ de Paris pour Séoul avec Korean Air 18/07 -> Arrivé Séoul à 15h, trouvé la guesthouse (Lee's Garden Guesthouse) puis visite du quartier (Myeong-Dong) 19/07 -> Rien de prévu juste se promener sans but précis
Busan:
20/07 -> Départ pour Busan en début de mâtiné par le bus express, rejoindre l’hôtel (Haeundae On Motel) puis visite du quartier (Haeudae) avec baignade à la plage selon le temps. 21/07 -> Farniente, plage, Haeundae market, puis après dîner promenade à Dongbaek island 22/07 ->Marché au poisson Jagalchi, Taejongdae le matin puis l'après- midi Amnam Park et Gwangbokro street 23/07 -> Namhaeo avec son temple et rizière en terrasse puis selon l'heure du retour plage et Haeundae Dalmaji-gil road 24/07 -> Temple Beomeo-sa et Shingegae Centum City ( plus grand centre commerciale du monde apparemment😮) Départ pour Jéju-do par ferry dans la soirée (19h il me semble)
Jéju-do: Pas de programme précis. Alternance de plage et des principales visites à faire de île.
25/07 -> Arrivé a jéju-si vers 7h, bus pour seogwipo pour rejoindre hôtel (Island tree), découverte des alentours puis farniente sur la plage 26/07 -> 27/07 -> 28/07 -> Ile Udo pour la journée 29/07 -> 30/07 -> 31/07 ->
Départ pour le Japon: Kyoto
1/08 -> Arrivé à Osaka début de mâtiné, rejoindre l’hôtel à Kyoto (Vista Premio Kyoto ), promenade Gion et alentour, pourquoi pas louer un vélo. 2/08 -> Arashiyama, Gio-ji Temple, Pavillon d'or 3/08 -> Fushimi Inari-taisha, Temple Kiyomizu-dera
Osaka:
4/08 ->Arrivé à hôtel dans la matinée (New Osaka Hotel Shinsaibashi), découverte du quartier 5/08 -> Nara journée 6/08 -> Sumiyoshi-taisha Shrine, Quartier Namba, Shinsekai en début de soirée
Miyajima:
7/08 -> Départ de Osaka en début de mâtiné, déposé les bagage à l’hôtel (Sakuraya), Pavillon Senjokaku et Mont Misen. Apres mangé promenade vers le sanctuaire d'Itsukushima pour le voir de nuit 8/08 -> Sanctuaire d'Itsukushima de jour cette fois, puis direction Hiroshima
Hiroshima:
8/08 -> Déposer valise à l'hotel (Toyoko Inn) puis visite du mémorial de la paix et ses alentours 9/08 -> Matinée libre, promenade puis départ pour Tokyo en début d'après - midi arrivé en début de soirée, aller à l'hotel (Hotel Empire in Shinjuku), découverte des alentours
Tokyo: Pas encore de programme établie
10/08 -> 11/08 -> 12/08 -> 13/08 -> 14/08 -> 15/08 -> 16/08 -> 17/08 -> départ pour Séoul dans la matinée
Séoul: Pas non plus de programme établie pour le moment (le compléterais mon post bientôt)
17/08 -> Arrivé en début d'après- midi, direction la guesthouse (Urban Breacktime), découverte du quartier (Hongdae) 18/08 -> 19/08 -> 20/08 -> 21/08 -> 22/08 -> 23/08 -> 24/08 -> 25/08 -> 26/08 -> 27/08 -> 28/08 -> 29/08 -> 30/08 -> Départ pour paris à 11h.
Désolé pour les parties sans programme je comblerais sa bien vite 🙂 Sinon j'avais lu quelque part à propos d'un musée sur les samouraï mais je ne retrouve plus ou, si quelqu'un voit de quoi je parle !?
Merci d'avance pour votre aide ! 😉
Visite de la frontière Corée du Sud - Corée du Nord (vidéo) English translation pending
Bonjour, un petit vidéo de ma visite de la zone frontalière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord (DMZ)! Le tout a duré presque qu'une journée et ça été une belle expérience. Nous avons pu aller du côté nord dans la bâtisse principale du JSA (Joint security area) qui sert pour les négociations... Visite intéressante si vous passez dans le coin de Seoul. La frontière est à peine à une cinquantaine de KM. Quand on sait que Pyongyang et Kim sont à environ 200 KM, cela donne un petit degré de plus en intensité!
http://www.youtube.com/watch?v=P2w7voNT9ig
http://www.youtube.com/watch?v=P2w7voNT9ig
Corée du Sud en août: Busan et Jeju-Do English translation pending
Bonjour !
Mon amie et moi partons à la conquête de la Corée du Sud pendant tout le mois d'août.
Nous aimerions savoir si vous avez quelques idées de bonne guesthouse à Busan ? Étant étudiantes, le moins cher sera le mieux. Nous comptons y rester cinq jours, est-ce suffisant, ou trop ?
Nous aimerions également partir à Jeju-Do trois jours. Seulement nous sommes en train de prévoir le budget et nous sommes un peu perdues concernant l'avion de Busan-Jeju et de Jeju-Seoul, ainsi que sur la guesthouse à choisir.
Si vous avez des conseils, ça nous serait d'une grande aide, merci d'avance !
Mon amie et moi partons à la conquête de la Corée du Sud pendant tout le mois d'août.
Nous aimerions savoir si vous avez quelques idées de bonne guesthouse à Busan ? Étant étudiantes, le moins cher sera le mieux. Nous comptons y rester cinq jours, est-ce suffisant, ou trop ?
Nous aimerions également partir à Jeju-Do trois jours. Seulement nous sommes en train de prévoir le budget et nous sommes un peu perdues concernant l'avion de Busan-Jeju et de Jeju-Seoul, ainsi que sur la guesthouse à choisir.
Si vous avez des conseils, ça nous serait d'une grande aide, merci d'avance !
Escale de 21 heures à Kuala Lumpur avec Malaysia Airlines English translation pending
Bonjour, je pars le 6 janvier à phuket j'ai une escale de 21h25 à Kuala Lumpur avec Malaysia airline
Pensez vous qu'il mette une chambre à la disposition des passagers pour une escale aussi longue. Merci
Itinéraire pour 15 jours au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Oui je sais ce n'est pas bien de demander des infos quand la prise de renseignements perso frise le zéro absolu! Mais j'ai pas mal participer au forum dans les pays ou j'ai vécu (Haïti, Norvège, Cameroun et maintenant Corée) que je sais qu'il y aura toujours un (ou plusieurs) bons samaritains pour me proposer gentiment des solutions!
Voilà, mon amie (allemande) et moi vivons à Séoul depuis 1 an et demi! Après avoir passer un premier noel ici nous avons donc décidés de fuir les -15° prévus pour un peu de la chaleur vietnamienne! Sauf que comme on bosse un peu à bloc (qui a dit, "comme des coréens quoi!"?), nous n'avons pas eu le temps de nous pencher sur l'itinéraire!
Donc je sollicite ici vos avis, pour gagner un peu de ce précieux temps!
Nous arrivons à Ho Chi Minh le 20 décembre en début d'après-midi... et repartons le 3 janvier au matin de Hanoi (nous avons déjà nos billets). Mais c'est tout!
Cela fait donc 15 jours et je lance donc un petit sondage à suggestions..... A savoir que nous sommes assez adaptables (transport, type d’hébergement, resto-cantine, ....) et modulables (rando, culture, visite, farniente, ...)
Merci d'avance aux forumeurs qui répondraient! Manu
Voilà, mon amie (allemande) et moi vivons à Séoul depuis 1 an et demi! Après avoir passer un premier noel ici nous avons donc décidés de fuir les -15° prévus pour un peu de la chaleur vietnamienne! Sauf que comme on bosse un peu à bloc (qui a dit, "comme des coréens quoi!"?), nous n'avons pas eu le temps de nous pencher sur l'itinéraire!
Donc je sollicite ici vos avis, pour gagner un peu de ce précieux temps!
Nous arrivons à Ho Chi Minh le 20 décembre en début d'après-midi... et repartons le 3 janvier au matin de Hanoi (nous avons déjà nos billets). Mais c'est tout!
Cela fait donc 15 jours et je lance donc un petit sondage à suggestions..... A savoir que nous sommes assez adaptables (transport, type d’hébergement, resto-cantine, ....) et modulables (rando, culture, visite, farniente, ...)
Merci d'avance aux forumeurs qui répondraient! Manu
Vols internes Japon: low cost ou billet combiné? English translation pending
Bonjour à tous,
Dans l'optique d'un voyage au Japon, j'aimerais réserver bien à l'avance mon aller-retour. Sur place, je risque de faire un vol interne pour une des îles du sud (Miyakojima ?). Quel est la meilleure solution : réserver aussi en avance un billet combiné avec mon aller-retour (faire un multi-stop) ou regarder après pour un vol (par exemple low cost) ?
Quelles compagnies relient Tokyo (ou Osaka à la rigueur) à Miyakojima ?
Dans l'optique d'un voyage au Japon, j'aimerais réserver bien à l'avance mon aller-retour. Sur place, je risque de faire un vol interne pour une des îles du sud (Miyakojima ?). Quel est la meilleure solution : réserver aussi en avance un billet combiné avec mon aller-retour (faire un multi-stop) ou regarder après pour un vol (par exemple low cost) ?
Quelles compagnies relient Tokyo (ou Osaka à la rigueur) à Miyakojima ?
Tokyo et? English translation pending
Bonsoir je suis Mikail et j'ai 18 ans , j'ai l'habitude de faire mes voyages moi-même ! Oui oui, avec mon salaire de job-étudiant j'en profite de faire des voyages. Mon rêve ? Faire le tour du monde. C'est moi qui réserve les hôtels, les billets d'avions, un peu tout quoi 😏
Avec ma mère nous avons décidé de faire un voyage vers Mars mais on hésite a choisir l'autre ville. Nous voulons faire 2 villes sur environs 10 jours. Nous allons choisir TOKYO pour la première. Mais pour l'autre ville nous hésitons entre Hong-Kong ou Séoul, ou peut-être une autre ?
Ma mère voulait aller d'abord à Miami et New York mais moi j'ai très envie d'aller au Japon, car j'ai déjà été à Los Angeles cette année en Avril donc je voulais faire un autre continent, et en plus j'ai fais la rencontre d'une japonaise à LA qui ma proposer de venir dans son pays et elle va me servir de guide. Alors l'Amérique ou L'Asie ? Et sinon quel ville ? Merci beaucoupppp ! 🙂
Avec ma mère nous avons décidé de faire un voyage vers Mars mais on hésite a choisir l'autre ville. Nous voulons faire 2 villes sur environs 10 jours. Nous allons choisir TOKYO pour la première. Mais pour l'autre ville nous hésitons entre Hong-Kong ou Séoul, ou peut-être une autre ?
Ma mère voulait aller d'abord à Miami et New York mais moi j'ai très envie d'aller au Japon, car j'ai déjà été à Los Angeles cette année en Avril donc je voulais faire un autre continent, et en plus j'ai fais la rencontre d'une japonaise à LA qui ma proposer de venir dans son pays et elle va me servir de guide. Alors l'Amérique ou L'Asie ? Et sinon quel ville ? Merci beaucoupppp ! 🙂
Circuit individuel en Corée du Sud du 26 octobre au 15 novembre English translation pending
Bonjour,
Je serai en Corée du Sud du 26 octobre au 15 novembre. Je prépare mon voyage est ai composé un programme provisoire tenant compte du temps à disposition ainsi que des sites et activités qui ont suscité mon intérêt en lisant un guide de voyage (Lonely Planet) et plusieurs messages postés ici. Je voyage en individuel, avec les transports en commun.
Tous les commentaires et conseils sur ce projet de programme sont les bienvenus !
26 octobre : arrivée matinale à l'aéroport d'Incheon, trajet sur Seoul puis bus jusqu'à Gangneung 27 et 28 octobre : environs de Gangneung (parc Odeasan, parc de la réunification, éventuellement, Parc Seoraksan 29 octobre : trajet Gangneung - Andong (train ou bus) et visite du village folklorique Hahoe 30 octobre : trajet Andong - Gyeongju (train ou bus), premières visites 31 octobre et 1er novembre : Gyeongju, visites 2 novembre : trajet Gyeongju - Busan, premières visites 3 novembre : visites 4 novembre : vol matinal Busan - Jeju Do, visite de Manjanggul (tunnel de lave) et du Seonsang Ilchulbong 5 novembre : rando sur le mont Hallasan 6 novembre : ferry de Jeju-Si à Mokpo, visite et nuit sur place ou alors trajet direct sur Gwangju 7 novembre : Gwanju puis trajet sur Jeonju 8 novembre : Jeonju, parc Maisan et Hanok Maeul 9 novembre : trajet Jeonju - Seoul 10 au 15 novembre : Seoul, visite de la ville et des environs (DMZ, Suwon, etc.)
Les dates à Seoul sont fixes et ne peuvent être modifiées.
La plantation de thé de Boseong me tente beaucoup, mais me semble peu excentrée et je ne sais pas si début novembre est une saison propice à la visite.
Merci d'avance pour vos commentaires avisés !
Je serai en Corée du Sud du 26 octobre au 15 novembre. Je prépare mon voyage est ai composé un programme provisoire tenant compte du temps à disposition ainsi que des sites et activités qui ont suscité mon intérêt en lisant un guide de voyage (Lonely Planet) et plusieurs messages postés ici. Je voyage en individuel, avec les transports en commun.
Tous les commentaires et conseils sur ce projet de programme sont les bienvenus !
26 octobre : arrivée matinale à l'aéroport d'Incheon, trajet sur Seoul puis bus jusqu'à Gangneung 27 et 28 octobre : environs de Gangneung (parc Odeasan, parc de la réunification, éventuellement, Parc Seoraksan 29 octobre : trajet Gangneung - Andong (train ou bus) et visite du village folklorique Hahoe 30 octobre : trajet Andong - Gyeongju (train ou bus), premières visites 31 octobre et 1er novembre : Gyeongju, visites 2 novembre : trajet Gyeongju - Busan, premières visites 3 novembre : visites 4 novembre : vol matinal Busan - Jeju Do, visite de Manjanggul (tunnel de lave) et du Seonsang Ilchulbong 5 novembre : rando sur le mont Hallasan 6 novembre : ferry de Jeju-Si à Mokpo, visite et nuit sur place ou alors trajet direct sur Gwangju 7 novembre : Gwanju puis trajet sur Jeonju 8 novembre : Jeonju, parc Maisan et Hanok Maeul 9 novembre : trajet Jeonju - Seoul 10 au 15 novembre : Seoul, visite de la ville et des environs (DMZ, Suwon, etc.)
Les dates à Seoul sont fixes et ne peuvent être modifiées.
La plantation de thé de Boseong me tente beaucoup, mais me semble peu excentrée et je ne sais pas si début novembre est une saison propice à la visite.
Merci d'avance pour vos commentaires avisés !
Le Vietnam du Sud au Nord, été 2014 English translation pending
Bonjour,
Après avoir beaucoup profité des carnets de voyage, je me lance à mon tour! J'ai retranscrit ici à l'identique mes notes prises à chaud au fur et à mesure.

J0 – Départ pour l’aventure
Avec plus de 45 minutes de retard au départ de Roissy, il ne s’en est fallu que de 10 minutes à Moscou pour rater la correspondance. Heureusement, Aéroflot à de la ressource : Moscou -> Séoul puis Séoul -> Ho Chi Minh City pour une arrivée au Vietnam à 22h au lieu de 10h ! Grâce au peu d’informations fournies, c’est une étrange sensation que d’être dans des avions sans aucune notion des temps de vol ni des décalages horaires ! Ca aura tout de même permis de tamponner le visa coréen et de « visiter » Séoul (ou plutôt le petit temple du coin, mais au moins, ça occupe le temps de l’escale !)
Transports Avions Paris -> Moscou, Moscou -> Séoul et enfin Séoul -> Ho Chi Minh City
Hébergement Avion
J1 – Good evening Vietnam
Enfin arrivé ! Le passage à l’immigration, digne d’une belle bureaucratie (mais plutôt pragmatique), n’est qu’une formalité. Et c’est parti pour les négociations et marchandages en tous genres. Rien que pour le taxi (qu’une expat’ nous a pourtant conseillé), on se fait plumer ! A l’arrivée au quartier Routard, passé 23h, tout est encore ouvert, et on se fait alpaguer à tous les coins de rues pour des chambres à louer. Après deux ou trois visites et un bon marchandage mené de main de maitre, on obtient une chambre avec balcon et douche. La leçon du taxi est vite mise en pratique ! Il est maintenant temps d’aller sentir le pouls de la ville, et de découvrir la Saigon Beer, avant une première nuit bien méritée.
Transports Taxi (non officiel, à éviter) : aéroport -> district 1
Hébergement Un petit hotel dans une ruelle perpendiculaire à Pham Ngu Lao
J2 – A la découverte de Saigon
Après une bonne nuit, l’apprentissage des méthodes vietnamiennes continue dès le réveil : pour rester à l’hôtel, il faut changer de chambre où pour le même prix, il y a un mur à la place du balcon et une douche sans évacuation. Aux dires de la patronne, « the same room » ! Mais vu le peu de difficulté à trouver où dormir, autant changer. Après avoir retrouvé le Nord sur les cartes, et quelques points de repère, nous voici parti à la découverte de la ville, en commençant par le marché, grouillant de monde, avec ses marchandises exotiques et ses règles qui le sont tout autant. On est loin du marché à l’européenne ! Il fait chaud, très chaud, mais on résiste tout de même aux innombrables motos- taxi ou autres vélos qui nous interpellent sans cesse sur le chemin de la cathédrale et de la poste centrale. Petit détour par la terrasse du grand Rex avant de tenter la visite de la pagode aux chats, qu’on ne verra finalement que de l’extérieur. Parés pour la négociation, on se divise les hôtels pour trouver plus rapidement le plus intéressants, avant d’aller gouter des pancakes vietnamiens tout en prévoyant les journées suivantes.
Transports A pieds !
Hébergement Mimi Hostel
J3 – Sur les traces de la guerre du Vietnam
Objectif du jour : les tunnels de Cu Chi, et accessoirement, prévoir les billets pour les prochains jours. On passe par une agence du quartier routard qui organise l’après midi à Cu Chi. En même temps, plusieurs solutions sont envisagées pour la suite, dont celle d’un tour organisé pour découvrir le delta du Mekong, et remonter ensuite jusqu’au Cambodge. La visite de Cu Chi en elle-même est assez intéressante afin de se rendre compte des conditions de vie pendant la guerre contre tonton Sam. Les coups de feu du champ de tir juste à coté, et les quelques mètres parcourus laborieusement à l’intérieur des tunnels (ou plutôt les boyaux, vu l’étroitesse des passages) participent à l’atmosphère générale du site. Cependant, comme tout bon tour qui se respecte, il faut suivre le troupeau. Et ça sent parfois l’attrape touristes ! C’est décidé, mieux vaut se débrouiller par soi même.
Transports Bus d’agence
Hébergement La famille
J4 – En route pour le Cambodge
Les choses ont bien évolué pendant la nuit, et il faut que je change d’air et quitte HCMC pour voir du vert. Direction le Cambodge et les temples d’Angkor, pour lesquels je prends mes billets avant même d’avoir la moindre idée de où ça se trouve précisément! Vite, un Lonely Planet SVP ! J’arrive finalement à Phnom Penh en soirée, pour reprendre directement un « Hostel Bus » à 23h pour Siem Reap. Le principe des hostel bus est très bien, à part les dimensions aux standards cambodgiens… Qui eut cru qu’un jour mon mètre soixante quinze puisse poser problème ?
Transports Bus : Ho Chi Minh City -> Phnom Penh Tuk-Tuk : Phnom Penh -> Phnom Penh Hostel Bus : Phnom Penh -> Siem Reap
Hébergement Hostel Bus
J5 – Angkor : un petit tour en vélo!
Arrivée la tête enfarinée à Siem Reap dans une « gare routière » plus proche du bidonville que d’un véritable nœud d’interconnexion aux moyens de transport modernes : les tuk-tuk nous sautent dessus à peine sortis du bus, au milieu des hangars où s’entassent des détritus et s’ébattent des poules. Pour trouver un dortoir, je me laisse totalement guider par le tuk-tuk, qui en retour insiste fortement pour que je fasse la visite des temples avec lui. Mais en discutant avec deux français pendant le petit déjeuner, ils me donnent leurs impressions et quelques bons conseils. C’est décidé, Angkor, c’est à vélo que je le ferai. Difficile ensuite à le faire comprendre à mon conducteur de tuk-tuk, qui n’alors qu’un but, me décourager de le faire par moi-même. Mais je suis tenace ! Découvrir Angkor en toute liberté, à vélo, est un véritable plaisir. Les temples sont époustouflants, tant dans le détail des sculptures que par la majesté des constructions. La carte postale est belle et bien sous mes yeux ! Après le symbolique Angkor Wat et le végétal Ta Prohm, visités sous le soleil, j’ai à peine le temps de me réfugier dans le temple de Banteay Kdei avant qu’une intense pluie s’abatte. Et c’est là, en attendant que ça se calme, que je rencontre Carlos, un mexicain qui tente également de s’abriter. Et il n’en faut pas beaucoup plus pour décider de continuer ensemble ! Le retour à Siem Reap, sous une pluie battante, est épique : comment éviter les ornières cachées sous les flaques ? Heureusement, la pluie est chaude !
Transports Tuk-tuk : gare routière Siem Reap -> Siem Reap centre Vélo
Hébergement Siem Reap Central Hostel
J6 – Angkor : un grand tour en tuk-tuk!
Départ en tuk-tuk avec Carlos pour les temples du grand tour et Banteay Srey, un peu plus loin. On y trouve de magnifiques sculptures, d’une très grande finesse. Et comme Banteay Srei est hors de la zone centrale d’Angkor, ça permet de découvrir d’autres paysages, et la « vraie vie » du coin, avec ses habitants, ses buffles, ses marchés, et ses « stations essence ». De retour sur le grand tour, les temples sont toujours aussi agréables à visiter, avec une mention spéciale pour le Bayon, un incroyable dédale dans lequel on se plait à se perdre ! Une pluie bien drue nous raccompagne jusqu’à Siem Reap où seul le bombé central des rues reste visible. En attendant la fin du déluge, je teste le « fried amok » : beaucoup de sauce douce-amère, mais surtout quelques traitres morceaux de piment. J’ai mis quelques minutes à m’en remettre !
Transports Tuk-tuk : grand tour Angkor + Banteay Srey Sleeping Bus : Siem Reap -> Phnom Penh
Hébergement Sleeping Bus
J7 – Phnom Penh
Réveil en douceur, face à la rivière, entre tartines et Lonely : je n’ai qu’une grosse journée pour découvrir Phnom Penh. Je me rends tout d’abord à S21, ancien établissement scolaire transformé par les Khmers Rouges en prison. Découvrir la folie sans borne des hommes, sa plus complète inhumanité, aussi bouleversante, incompréhensible et pesante soit elle, est nécessaire. Un tuk-tuk plus tard et je suis au marché russe : tout sur tout et un peu plus que tout ! De la bouffe et des fringues, mais aussi tout pour le bricolage, et une impressionnante section moto. C’est ensuite un instructif « fried rice » qui me permet de m’améliorer sur la manipulation des baguettes : c’est une voisine lituanienne qui prend pitié de moi et me donne un coup de main. Sympa ! L’après midi est dédiée au palais royal et la pagode d’argent. L’architecture extérieure de l’ensemble est intéressante, mais l’exhibition des richesses met mal à l’aise en comparaison à ce que l’on peut voir aux abords du palais, avec des gamins complètements nus le cul dans les flaques, des familles dormant sur le trottoir…
Transports Moto taxi & tuk-tuk : pour S21 et le marché russe Sleeping Bus : Phnom Penh -> Ho Chi Minh City
Hébergement Sleeping Bus
J8 – Ho Chi Minh City, le retour
Arrivée 10h30 après un long voyage et un laborieux passage de frontière : beaucoup d’attente pour pas grand-chose. Après avoir réservé un bus pour Dalat, je file directement au marché central, pour son ambiance, puis vers la pagode de Jade. Au final, je me rends compte que, même si c’est à voir, je ne suis pas vraiment passionné par les pagodes ni par la vie de Buddha. Au retour, c’est une charmante policière qui m’accompagne pour traverser un boulevard : impossible de mettre le premier pas sur la chaussée. Et pourtant, je ne suis pas du genre à tergiverser pour la traversée à la vietnamienne ! Pour mon dernier repas à Ho Chi Minh City, je retourne dans le resto où j’avais essayé les pancakes. Ce que je mange est de très loin différent de ce que j’imaginais en commandant, mais c’est très bon ! Je finis la journée en tentant de soulager les deux énormes cloques, bien symétriques, que j’ai sur chaque petit orteil… à l’Opinel !
Transports Sleeping Bus : Ho Chi Minh City -> Dalat
Hébergement Sleeping Bus
J9 – Prendre le frais à Dalat
Arrivée à Dalat à quatre heures du matin. Il pleut et j’ai froid. Dur ! Je patiente (ou plutôt, je zone) une heure et demi dans la gare routière où je rencontre deux chiliens, Stefan et Phelippe, avec qui je prends la navette pour le centre ville, et dans laquelle on rencontre deux brésiliennes. Nous voici donc à cinq à chercher un hostel, et après quelques tentatives, on arrive au Dalat Central Hostel. Superbe dortoir ! On y rencontre un autre français, Ben. Un petit tour au marché puis autour du lac permet de découvrir une charmante petite ville à l’atmosphère bien différente d’Ho Chi Minh City, mais aussi une excellente boulangerie. C’est le début de l’abus de « baguettes » !
Transports A pieds !
Hébergement Dalat Central Hostel
J10 – A l’eau !
Nous partons à cinq pour une journée canyoning, les deux chiliens, Ben, Johanna, une française qui nous a rejoint dans la soirée, et moi. Avec les intestins en vrac au réveil, je ne sais pas ce que ça va donner dans la journée… Au programme, deux rappels « secs » avec arrivée dans l’eau, deux toboggans, un saut et deux rappels « mouillés » dont la « washing machine » ! Le tout procurant de superbes sensations, même si j’ai rarement autant frissonné de ma vie (de froid bien sûr). Après ça, tout le monde est lessivé, et c’est dodo, diner, dodo !
Transports Amphibie
Hébergement Dalat Central Hostel
J11 – MVP
Grasse mat’, package et départ pour Nah Trang en début d’après midi, en compagnie de mes quatre compagnons de canyoning. C’est agréable de voir le paysage de jour, les montagnes, les plantations de café, les serres de fleurs… A peine arrivés à Nah Trang et nous voici déjà arrivés sur la plage à profiter des derniers rayons du soleil, de la chaleur de l’air et de la douceur de l’eau. L’ambiance est encore une fois bien différente de Dalat dans cette station balnéaire animée. Et c’est à Nah Trang que Phelippe me proclame MVP (most valuable player) !
Transports Mini Bus : Dalat -> Nha Trang
Hébergement True Friends Hostel
J12 – Prendre le soleil à Nah Trang
Grasse mat’, « baguette » et plage sont au programme de la journée, avec un bon roman et l’ombre d’un parasol. Le sable est tellement chaud qu’il est quasi impossible de se balader pieds nus, et il ne me faut pas plus de dix minutes à profiter de l’eau bien chaude pour attraper de méchants coups de soleils. Difficile d’avoir la peau blanche sous ces latitudes ! Après une énième « baguette » et avoir salué une dernière fois nos deux compagnons chiliens, c’est un bus de nuit qui nous attend pour nous conduire, Ben et moi, jusqu’à Hoi An.
Transports Sleeping Bus : Nha Trang -> Hoi Han
Hébergement Sleeping Bus
J13 – Hoi An la douce
Arrivée au petit matin à Hoi An, très jolie petite ville qui a conservé son caractère ancien et son atmosphère de petit bourg. Après la découverte à pieds du centre ville le matin, c’est en direction de la plage, en vélo et sous un ciel menaçant, que nous nous dirigeons en début d’après midi. La plage est superbe et l’eau est encore plus chaude qu’à Nah Trang. Tellement chaude qu’alors que je n’étais pas parti pour me baigner mais simplement profiter, après y avoir mis les pieds, il était impossible de ne pas y gouter ! Et c’est parti pour une première baignade en caleçon ! Pour bien finir la journée, on se régale des spécialités de la région, fried wonton et white rose, en compagnie d’Elodie et Mathieu, une suisse et un français rencontrés à l’hostel.
Transports Vélo
Hébergement Hop Yen
J14 – Découvertes matinales
Départ cinq heures du matin pour découvrir le site My Son, restes de la civilisation Cham. On nous a vendu du « sunrise »… mais il est déjà bien sorti quand on arrive. Les temples sont en très mauvais état, le site est petit, bref, décevant après avoir vu Angkor. Le retour en bateau est plutôt sympathique, mais l’arrêt shopping sur l’ile en face de Hoi An est inutile. Le tour doit avoir des actions avec le vendeur de sculptures bois… Avec deux allemands et Ben, on esquive pour simplement aller se balader dans les rues. C’est bien plus intéressant ! Je continue mon chemin vers Hué avec Ben en début d’après midi, non sans avoir croisé au hasard des ruelles, et pour la deuxième fois de la journée, Elodie et Mathieu.
Transports Bus : Hoi Han -> Hue
Hébergement Halo Guest House
J15 – Hue et ses empereurs
Découverte des tombes des empereurs à moto (avec des conducteurs locaux). L’avantage de la moto, c’est que l’on peut prendre son temps et que l’on évite le flux des touristes en faisant les visites à l’inverse des agences. La première tombe, celle de Minh Mang, constitue un véritable havre de paix (c’est d’ailleurs la plus agréable à visiter). S’ensuit le tombeau de Khai Dinh, beaucoup plus récent et très surprenant par son architecture, avec beaucoup de béton, suivant un style industriel années 20 pas des plus jolis. Et enfin, on visite la tombe de Tu Duc, un peu dans le même style que la première, avec ses édifices disséminés dans un grand parc arboré, mais moins organisée. Par contre, à la sortie du tombeau, l’un de nos chauffeurs nous attend pour nous engueuler, on n’était pas assez rapide à son gout ! Il fera la tête tout le reste du trajet… Pour le repas du soir, sur les conseils du Routard, dans un petit resto tenu par des sourds-muets, on teste les « roll yourself ». C’est une très étrange impression, tout le monde met ses doigts dans nos assiettes pour essayer de nous aider, serveurs, voisins de table en train de fumer, passants… Ca me laisse un peu dubitatif, et sur ma faim !
Transports Moto taxi
Hébergement Halo Guest House
J16 – La citadelle impériale
Pour notre dernière journée ensemble avec Ben, on décide de découvrir la citadelle. Pour bien commencer, on se fait avoir sur le prix d’entrée avec la vente forcée de billets combinés. Pas très agréable dès le matin. La citadelle en elle-même présente de beaux édifices, mais beaucoup manquent par rapport aux reconstructions 3D. Les bâtiments restaurés sont très jolis, mêlant rouge pourpre et jaune or. L’ensemble est à voir, mais c’est tout de même moins agréable que les tombeaux impériaux.
Transports Sleeping Bus : Hue -> Hanoi
Hébergement Sleeping Bus
J17 – Hanoi, première !
Arrivée le matin à Hanoi (mais « hors plan »), et c’est une moto taxi qui me conduit en centre ville pour 30000VND. Mais une fois arrivé, c’est 40000VND qu’il me prend, et étrangement, il ne comprend plus l’anglais. A part pour me dire que c’était loin… il le savait ! (enfin, il a quand même beaucoup demandé son chemin sur la route). Après quelques minutes d’un dialogue de sourds, et à l’aide d’un second vietnamien, on coupe la poire en deux, et il me rend 5000VND que j’utilise immédiatement pour acheter à une vendeuse ambulante de petits beignets « boule » très bons. Une fois le dortoir trouvé, deux françaises me font peur vu les problèmes rencontrés pour leur tour dans la baie d’Along et me conseillent de bétonner les choses avec l’agence pour ne pas me faire avoir. Ce que je fais ! Découverte des vieux quartiers, puis je reviens près du lac, pour prévoir mes prochaines étapes, assis sur un banc, face à l’eau, Routard à la main. Et c’est là que je me fais accoster par une étudiante vietnamienne qui veut parler anglais. Ca me surprend, mais ça me plait ! On parle un bon bout de temps, une de ses « copines du lac » nous rejoint, puis repart, et on décide d’aller manger ensemble. Comme elle me demande ce que je fais après, je lui propose d’aller prendre une bière, ce qu’elle accepte bien volontiers. Mais moins d’une demie bière bouteille après, elle est toute rouge, et c’est aussi tout de suite moins cohérent. Même si elle me dit qu’elle doit s’entrainer et qu’elle a accepté en connaissance de cause, je m’en veux un peu.
Transports A pieds !
Hébergement Hanoi Tony’s Hotel
J18 – En route pour la baie d’Along
Après deux heures de bus, la magie des tours organisés opère une nouvelle fois : pause shopping à l’organisation magnifique, avec le bus nous laissant à l’entrée pour nous reprendre à la sortie qui se trouve de l’autre coté. Insupportable ! Du port d’Along, un petit bateau nous amène sur un plus gros qui nous baladera à travers la baie. La bonne surprise, c’est que pour une chambre partagée louée pour 80$, je me retrouve finalement seul dans une chambre double bien sympa, de loin mieux que tout ce que j’ai fait jusqu’à présent. Et sans supplément en plus ! Après un premier repas à bord, c’est l’heure du départ pour la baie en elle-même. C’est une autoroute à bateaux, mais le spectacle est au rendez-vous. Magnifique, avec ses nombreux pains de sucre dépassant des flots ! Par contre, l’emploi du temps est minuté : Kayak entre baie et tankers (d’ailleurs, ils sont forts ces vietnamiens, je n’avais jamais encore vu de supplément tunnel !), Amazing Cave, une grotte assez impressionnante de par ses proportions, et arrêt sur une petite ile surpeuplée à la plage ridicule et dont l’eau est plus que douteuse. Je préfère aller profiter de la vue au sommet, j’aime bien aller voir ce qui se passe d’en haut ! Au retour sur le bateau, c’est cooking classe (une grosse blague plutôt : rouler des nems), et pêche aux calamars, totalement vaine. Mais c’est surtout une soirée idéale pour profiter du calme de la baie installés sur le pont supérieur, à discuter, à parler pourboires, et refaire le monde avec des gens de tous horizons. Un régal !
Transports En bus, en bateau et en kayak (mais pas sous les tunnels)
Hébergement Bateau
J19 – Magnifique baie d’Along
Agréable réveil au milieu de la baie, suivi par une conduite forcée vers une ferme perlière où, bizarrement, il y a beaucoup de temps pour le shopping. Retour tranquille à travers la baie avec encore une fois de magnifiques paysages. Après un dernier repas à bord, et la mauvaise surprise avec des coûts cachés de la vie à bord (les prix étaient en fait sans la TVA et le service), c’est l’heure du retour pour Hanoi, sans oublier la petite pause shopping en cours de route. Pour faire suite aux discussions de la veille, je « tip » à 10%, suivant les conseils d’autres français qui m’ont l’air plus au point que moi. De retour à Hanoi, je suis surpris mais surtout très content de recroiser, totalement par hasard, Johanna. J’avais cru reconnaitre une voix familière en pleine rue, je me suis empressé de faire demi-tour, et je l’ai reconnue ! Malheureusement, comme j’ai le bus à prendre, je n’ai pas beaucoup de temps pour papoter… C’était sans compter sur l’organisation discutable de la compagnie de bus ! L’avantage, c’est qu’une heure et demie d’attente, ça permet de faire connaissance, et je me retrouve à bavarder avec 2 belges et un petit groupe de françaises. Finalement, on réussi tant bien que mal à embarquer dans l’un des 3 bus disponibles.
Transports En bateau, en bus… Sleeping Bus : Hanoi -> Lao Cai (à priori)
Hébergement Sleeping bus épique et bien remuant
J20 – Sapa à l’improviste
Réveillé à temps pour descendre à Lao Cai, je comprends rapidement que le chauffeur de bus ne sait absolument pas où aller, puisque pendant une bonne demi-heure, le bus erre littéralement dans la ville, entre arrêts, demi-tours et marches arrière, avant d’abandonner. Après une laborieuse montée - et une épique pause refroidissement moteur au jet d’eau - j’arrive finalement à Sapa, où je n’ai ni la force ni l’envie de me battre pour retourner à Lao Cai. De toutes façons, je devais également venir à Sapa ! Par contre, je comprends enfin pourquoi les allées du bus sont bondées alors qu’il n’y avait personne la veille : l’un des trois bus à rendu l’âme en cours de route, et les passagers ont été entassés dans les deux bus restants. Difficile de m’orienter en sortant du bus, me repérer sur la carte, bref, trouver le nord ! Surtout que je suis « hors carte », pour commencer ma recherche d’un hostel. Après avoir fait le tour des agences, j’en conclu que ça pourrait être mieux (et moins cher) de randonner avec une guide locale. Petite mise en jambe l’après midi avec le village de Cat Cat et 2 bonnes heures de marche.
Transports A pieds (c’est plus fiable !)
Hébergement Sapa Hostel
J21 – Un trek dans les rizières
Je devais être seul, mais Saha, la guide, m’annonce que quatre autres personnes veulent se joindre. Quatre jeunes français en plus ! Me voici donc avec un couple de tourdumondistes, Margot et Olivier, la sœur de l’un, Thiphaine et le copain de l’autre, Mathieu. La randonnée se déroule par une chaleur oppressante, sous un soleil voilé mais traitre, au milieu des forêts, villages, plantations de thé, indigo ou marijuana au départ, puis plantations de riz à la fin. Paysages magnifiques ! C’est comme les cartes postales, sauf que l’on est dedans. Pour les repas, c’est Saha qui régale, et c’est simplement succulent, comme avec cet assortiment de différents plats pour le repas du soir partagé en famille, avec son mari et ses 3 fils. Le porc cuit au feu est à tomber par terre. Le « morning glory » est très bon aussi. Entre autres ! Et pour finir, alcool de riz ! Cependant, l’impression de vivre dans une autre époque reste étrange, avec une maison en bois, sans fenêtre, mais avec d’énormes jours entre les lames de bois. Les toilettes sont à 20 mètres à gauche de la maison. L’ « eau courante » est à 20 mètres à droite. Pour l’aménagement, il n’y a pas de chaise, que des bancs ou tabourets très bas, tandis que les lattes des lits ne sont pas égalisées. Il faut bien viser avec les omoplates ! Cochons, poules, canards, chiens et chats vivent leur vie devant la maison, voire parfois dedans. Suite à cette soirée, on se pose également la question de l’état de la vie de famille, avec des étrangers sans cesse accueillis par Saha. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le plus grand des fils ne semble pas très bien le vivre.
Transports Toujours à pieds !
Hébergement Chez Saha, dans un petit village proche de Sapa
J22 – Nager avec les buffles
Réveil à 5 heures du matin par le petit de 3 ans, puis par le coq, puis par le grand père qui s’amuse au marteau. Résultat, à 7 heures, debout ! Saha est déjà partie rameuter les pèlerins à la descente du bus de nuit, et on déjeune à son retour, avec un repas sous la même forme que le diner, mais avec du café à la place de l’ « happy water ». La suite de la randonnée nous conduit, à travers les rizières, jusqu’à une cascade pour une baignade un peu perturbée : une demi-douzaine de buffles venus également profiter de l’eau ! Méfiants au départ, on se remet à l’eau en voyant qu’ils se tiennent tranquilles. Fin de la randonnée vers 14 heures, à 10 km de Sapa, alors que l’on était sensés y retourner à pieds. C’est tellement bien organisé que 5 motos nous y attendent… désagréable sentiment de s’être fait piégés ! Mais je décide de continuer à pieds alors que les autres partent en moto. Après une heure de marche, et alors que le mari de Saha est revenu à notre niveau, je n’ai plus le choix alors que la balade était très belle et que je tenais la forme. Retour à Sapa, banana pancake, puis diner avec mes quatre co-randonneurs (curieusement fini par un pot de yaourt servi sur sa petite coupelle) avant de finir par un « plumfoot » (ou dacau), sorte de badminton qui se joue avec les pieds. Et on se prend vite au jeu !
Transports Encore à pieds !
Hébergement Dortoir de l’agence située en face de l’église (et dont je n’ai plus le nom)
J23 – En deux roues
Je profite de cette journée pour parfaire ma culture vietnamienne. Plutôt réticent au début du voyage, je me dis que je ne peux pas quitter le Vietnam sans avoir expérimenté la conduite d’un scooter. Et heureusement, Sapa n’est pas aussi encombrée qu’Hanoi. Mais pour une première, c’est tout de même une belle expérience, au milieu des rizières, et avec un matériel au top, sans compteur de vitesse, ni kilométrique, et encore moins de jauge à essence. Ce n’est pas peu dire que je n’en menais pas large au début !
Transports Scooter Sleeping Bus : Sapa -> Hanoi
Hébergement Sleeping Bus
J24 – La baie d’Along terrestre
A peine une heure après être arrivé à Hanoi, je suis déjà dans un bus en direction de Ninh Binh, pour un départ dès 6h. Mon premier bus local ! Le principe est simple : pour prendre et déposer des passagers, le bus s’arrête n’importe où, n’importe comment, aussi bien en pleine ville qu’au beau milieu de l’autoroute. Petit joueur, j’ai préféré les gares routières ! Après mon initiation à Sapa, je loue une nouvelle fois un scooter pour aller découvrir en toute liberté les sites de la baie d’Along terrestre, les grottes de Trang An puis les grottes de Tam Coc. Les balades en barques au milieu des pains karstiques sont agréables bien que l’ambiance reste très touristique. Le plus surprenant reste tout de même les rameuses qui utilisent la technique traditionnelle, en ramant avec les pieds ! J’ai la chance de faire Tam Coc en fin d’après midi, après le départ des groupes, pour un moment magique de quiétude et de contemplation. Cependant, les prix pratiqués pour les visites sont excessivement chers en comparaison à d’autres sites vietnamiens, et la baie d’Along terrestre, bien que très jolie, n’est tout de même pas au niveau de la maritime.
Transports Bus : Hanoi -> Ninh Binh Scooter (en meilleur état que la veille)
Hébergement New Queen Mini Hotel
J25 – Hanoi, le retour
Ca sent la fin de l’aventure. Je profite de mon retour à Hanoi pour me balader au hasard des rues pour m’imprégner de cette ambiance vietnamienne si particulière et que je vais bientôt quitter. Je prends tout de même quelques minutes pour demander mon remboursement du billet de bus pour Lao Cai. J’ai bien appris ma leçon, tout se négocie ! Et pour finir, un petit tour au lac, pour pratiquer un peu mon anglais !
Transports Bus : Ninh Binh -> Hanoi
Hébergement Street Backpackers Hostel (défiant toute concurrence, à seulement 3$ la nuit, bière et petit déjeuner inclus !)
J26 – Good bye Vietnam
Direction le marché à la recherche de quelques cadeaux. Encore une fois, la négociation est de rigueur ! Par contre, j’ai un peu de mal à me faire comprendre pour trouver ces fameux « plumfoot ». Je profite également du temps qu’il me reste pour m’offrir un massage, prévu de longue date et bien mérité. Moins de cinq minutes avant le départ de la navette pour l’aéroport, je tombe nez à nez avec les françaises rencontrées quelques jours plus tôt, au départ de l’épique bus pour Sapa. Dommage de ne pas avoir plus de temps pour bavarder. Mais pour bien finir ce voyage, marqué par de nombreuses et belles rencontres, c’est en compagnie d’Anna, agréable française rencontrée à l’aéroport, que je partage le trajet retour.
Transports Vietnam Airlines (navette aéroport +avion)
Hébergement Avion
Après avoir beaucoup profité des carnets de voyage, je me lance à mon tour! J'ai retranscrit ici à l'identique mes notes prises à chaud au fur et à mesure.

J0 – Départ pour l’aventure
Avec plus de 45 minutes de retard au départ de Roissy, il ne s’en est fallu que de 10 minutes à Moscou pour rater la correspondance. Heureusement, Aéroflot à de la ressource : Moscou -> Séoul puis Séoul -> Ho Chi Minh City pour une arrivée au Vietnam à 22h au lieu de 10h ! Grâce au peu d’informations fournies, c’est une étrange sensation que d’être dans des avions sans aucune notion des temps de vol ni des décalages horaires ! Ca aura tout de même permis de tamponner le visa coréen et de « visiter » Séoul (ou plutôt le petit temple du coin, mais au moins, ça occupe le temps de l’escale !)
Transports Avions Paris -> Moscou, Moscou -> Séoul et enfin Séoul -> Ho Chi Minh City
Hébergement Avion
J1 – Good evening Vietnam
Enfin arrivé ! Le passage à l’immigration, digne d’une belle bureaucratie (mais plutôt pragmatique), n’est qu’une formalité. Et c’est parti pour les négociations et marchandages en tous genres. Rien que pour le taxi (qu’une expat’ nous a pourtant conseillé), on se fait plumer ! A l’arrivée au quartier Routard, passé 23h, tout est encore ouvert, et on se fait alpaguer à tous les coins de rues pour des chambres à louer. Après deux ou trois visites et un bon marchandage mené de main de maitre, on obtient une chambre avec balcon et douche. La leçon du taxi est vite mise en pratique ! Il est maintenant temps d’aller sentir le pouls de la ville, et de découvrir la Saigon Beer, avant une première nuit bien méritée.
Transports Taxi (non officiel, à éviter) : aéroport -> district 1
Hébergement Un petit hotel dans une ruelle perpendiculaire à Pham Ngu Lao
J2 – A la découverte de Saigon
Après une bonne nuit, l’apprentissage des méthodes vietnamiennes continue dès le réveil : pour rester à l’hôtel, il faut changer de chambre où pour le même prix, il y a un mur à la place du balcon et une douche sans évacuation. Aux dires de la patronne, « the same room » ! Mais vu le peu de difficulté à trouver où dormir, autant changer. Après avoir retrouvé le Nord sur les cartes, et quelques points de repère, nous voici parti à la découverte de la ville, en commençant par le marché, grouillant de monde, avec ses marchandises exotiques et ses règles qui le sont tout autant. On est loin du marché à l’européenne ! Il fait chaud, très chaud, mais on résiste tout de même aux innombrables motos- taxi ou autres vélos qui nous interpellent sans cesse sur le chemin de la cathédrale et de la poste centrale. Petit détour par la terrasse du grand Rex avant de tenter la visite de la pagode aux chats, qu’on ne verra finalement que de l’extérieur. Parés pour la négociation, on se divise les hôtels pour trouver plus rapidement le plus intéressants, avant d’aller gouter des pancakes vietnamiens tout en prévoyant les journées suivantes.
Transports A pieds !
Hébergement Mimi Hostel
J3 – Sur les traces de la guerre du Vietnam
Objectif du jour : les tunnels de Cu Chi, et accessoirement, prévoir les billets pour les prochains jours. On passe par une agence du quartier routard qui organise l’après midi à Cu Chi. En même temps, plusieurs solutions sont envisagées pour la suite, dont celle d’un tour organisé pour découvrir le delta du Mekong, et remonter ensuite jusqu’au Cambodge. La visite de Cu Chi en elle-même est assez intéressante afin de se rendre compte des conditions de vie pendant la guerre contre tonton Sam. Les coups de feu du champ de tir juste à coté, et les quelques mètres parcourus laborieusement à l’intérieur des tunnels (ou plutôt les boyaux, vu l’étroitesse des passages) participent à l’atmosphère générale du site. Cependant, comme tout bon tour qui se respecte, il faut suivre le troupeau. Et ça sent parfois l’attrape touristes ! C’est décidé, mieux vaut se débrouiller par soi même.
Transports Bus d’agence
Hébergement La famille
J4 – En route pour le Cambodge
Les choses ont bien évolué pendant la nuit, et il faut que je change d’air et quitte HCMC pour voir du vert. Direction le Cambodge et les temples d’Angkor, pour lesquels je prends mes billets avant même d’avoir la moindre idée de où ça se trouve précisément! Vite, un Lonely Planet SVP ! J’arrive finalement à Phnom Penh en soirée, pour reprendre directement un « Hostel Bus » à 23h pour Siem Reap. Le principe des hostel bus est très bien, à part les dimensions aux standards cambodgiens… Qui eut cru qu’un jour mon mètre soixante quinze puisse poser problème ?
Transports Bus : Ho Chi Minh City -> Phnom Penh Tuk-Tuk : Phnom Penh -> Phnom Penh Hostel Bus : Phnom Penh -> Siem Reap
Hébergement Hostel Bus
J5 – Angkor : un petit tour en vélo!
Arrivée la tête enfarinée à Siem Reap dans une « gare routière » plus proche du bidonville que d’un véritable nœud d’interconnexion aux moyens de transport modernes : les tuk-tuk nous sautent dessus à peine sortis du bus, au milieu des hangars où s’entassent des détritus et s’ébattent des poules. Pour trouver un dortoir, je me laisse totalement guider par le tuk-tuk, qui en retour insiste fortement pour que je fasse la visite des temples avec lui. Mais en discutant avec deux français pendant le petit déjeuner, ils me donnent leurs impressions et quelques bons conseils. C’est décidé, Angkor, c’est à vélo que je le ferai. Difficile ensuite à le faire comprendre à mon conducteur de tuk-tuk, qui n’alors qu’un but, me décourager de le faire par moi-même. Mais je suis tenace ! Découvrir Angkor en toute liberté, à vélo, est un véritable plaisir. Les temples sont époustouflants, tant dans le détail des sculptures que par la majesté des constructions. La carte postale est belle et bien sous mes yeux ! Après le symbolique Angkor Wat et le végétal Ta Prohm, visités sous le soleil, j’ai à peine le temps de me réfugier dans le temple de Banteay Kdei avant qu’une intense pluie s’abatte. Et c’est là, en attendant que ça se calme, que je rencontre Carlos, un mexicain qui tente également de s’abriter. Et il n’en faut pas beaucoup plus pour décider de continuer ensemble ! Le retour à Siem Reap, sous une pluie battante, est épique : comment éviter les ornières cachées sous les flaques ? Heureusement, la pluie est chaude !
Transports Tuk-tuk : gare routière Siem Reap -> Siem Reap centre Vélo
Hébergement Siem Reap Central Hostel
J6 – Angkor : un grand tour en tuk-tuk!
Départ en tuk-tuk avec Carlos pour les temples du grand tour et Banteay Srey, un peu plus loin. On y trouve de magnifiques sculptures, d’une très grande finesse. Et comme Banteay Srei est hors de la zone centrale d’Angkor, ça permet de découvrir d’autres paysages, et la « vraie vie » du coin, avec ses habitants, ses buffles, ses marchés, et ses « stations essence ». De retour sur le grand tour, les temples sont toujours aussi agréables à visiter, avec une mention spéciale pour le Bayon, un incroyable dédale dans lequel on se plait à se perdre ! Une pluie bien drue nous raccompagne jusqu’à Siem Reap où seul le bombé central des rues reste visible. En attendant la fin du déluge, je teste le « fried amok » : beaucoup de sauce douce-amère, mais surtout quelques traitres morceaux de piment. J’ai mis quelques minutes à m’en remettre !
Transports Tuk-tuk : grand tour Angkor + Banteay Srey Sleeping Bus : Siem Reap -> Phnom Penh
Hébergement Sleeping Bus
J7 – Phnom Penh
Réveil en douceur, face à la rivière, entre tartines et Lonely : je n’ai qu’une grosse journée pour découvrir Phnom Penh. Je me rends tout d’abord à S21, ancien établissement scolaire transformé par les Khmers Rouges en prison. Découvrir la folie sans borne des hommes, sa plus complète inhumanité, aussi bouleversante, incompréhensible et pesante soit elle, est nécessaire. Un tuk-tuk plus tard et je suis au marché russe : tout sur tout et un peu plus que tout ! De la bouffe et des fringues, mais aussi tout pour le bricolage, et une impressionnante section moto. C’est ensuite un instructif « fried rice » qui me permet de m’améliorer sur la manipulation des baguettes : c’est une voisine lituanienne qui prend pitié de moi et me donne un coup de main. Sympa ! L’après midi est dédiée au palais royal et la pagode d’argent. L’architecture extérieure de l’ensemble est intéressante, mais l’exhibition des richesses met mal à l’aise en comparaison à ce que l’on peut voir aux abords du palais, avec des gamins complètements nus le cul dans les flaques, des familles dormant sur le trottoir…
Transports Moto taxi & tuk-tuk : pour S21 et le marché russe Sleeping Bus : Phnom Penh -> Ho Chi Minh City
Hébergement Sleeping Bus
J8 – Ho Chi Minh City, le retour
Arrivée 10h30 après un long voyage et un laborieux passage de frontière : beaucoup d’attente pour pas grand-chose. Après avoir réservé un bus pour Dalat, je file directement au marché central, pour son ambiance, puis vers la pagode de Jade. Au final, je me rends compte que, même si c’est à voir, je ne suis pas vraiment passionné par les pagodes ni par la vie de Buddha. Au retour, c’est une charmante policière qui m’accompagne pour traverser un boulevard : impossible de mettre le premier pas sur la chaussée. Et pourtant, je ne suis pas du genre à tergiverser pour la traversée à la vietnamienne ! Pour mon dernier repas à Ho Chi Minh City, je retourne dans le resto où j’avais essayé les pancakes. Ce que je mange est de très loin différent de ce que j’imaginais en commandant, mais c’est très bon ! Je finis la journée en tentant de soulager les deux énormes cloques, bien symétriques, que j’ai sur chaque petit orteil… à l’Opinel !
Transports Sleeping Bus : Ho Chi Minh City -> Dalat
Hébergement Sleeping Bus
J9 – Prendre le frais à Dalat
Arrivée à Dalat à quatre heures du matin. Il pleut et j’ai froid. Dur ! Je patiente (ou plutôt, je zone) une heure et demi dans la gare routière où je rencontre deux chiliens, Stefan et Phelippe, avec qui je prends la navette pour le centre ville, et dans laquelle on rencontre deux brésiliennes. Nous voici donc à cinq à chercher un hostel, et après quelques tentatives, on arrive au Dalat Central Hostel. Superbe dortoir ! On y rencontre un autre français, Ben. Un petit tour au marché puis autour du lac permet de découvrir une charmante petite ville à l’atmosphère bien différente d’Ho Chi Minh City, mais aussi une excellente boulangerie. C’est le début de l’abus de « baguettes » !
Transports A pieds !
Hébergement Dalat Central Hostel
J10 – A l’eau !
Nous partons à cinq pour une journée canyoning, les deux chiliens, Ben, Johanna, une française qui nous a rejoint dans la soirée, et moi. Avec les intestins en vrac au réveil, je ne sais pas ce que ça va donner dans la journée… Au programme, deux rappels « secs » avec arrivée dans l’eau, deux toboggans, un saut et deux rappels « mouillés » dont la « washing machine » ! Le tout procurant de superbes sensations, même si j’ai rarement autant frissonné de ma vie (de froid bien sûr). Après ça, tout le monde est lessivé, et c’est dodo, diner, dodo !
Transports Amphibie
Hébergement Dalat Central Hostel
J11 – MVP
Grasse mat’, package et départ pour Nah Trang en début d’après midi, en compagnie de mes quatre compagnons de canyoning. C’est agréable de voir le paysage de jour, les montagnes, les plantations de café, les serres de fleurs… A peine arrivés à Nah Trang et nous voici déjà arrivés sur la plage à profiter des derniers rayons du soleil, de la chaleur de l’air et de la douceur de l’eau. L’ambiance est encore une fois bien différente de Dalat dans cette station balnéaire animée. Et c’est à Nah Trang que Phelippe me proclame MVP (most valuable player) !
Transports Mini Bus : Dalat -> Nha Trang
Hébergement True Friends Hostel
J12 – Prendre le soleil à Nah Trang
Grasse mat’, « baguette » et plage sont au programme de la journée, avec un bon roman et l’ombre d’un parasol. Le sable est tellement chaud qu’il est quasi impossible de se balader pieds nus, et il ne me faut pas plus de dix minutes à profiter de l’eau bien chaude pour attraper de méchants coups de soleils. Difficile d’avoir la peau blanche sous ces latitudes ! Après une énième « baguette » et avoir salué une dernière fois nos deux compagnons chiliens, c’est un bus de nuit qui nous attend pour nous conduire, Ben et moi, jusqu’à Hoi An.
Transports Sleeping Bus : Nha Trang -> Hoi Han
Hébergement Sleeping Bus
J13 – Hoi An la douce
Arrivée au petit matin à Hoi An, très jolie petite ville qui a conservé son caractère ancien et son atmosphère de petit bourg. Après la découverte à pieds du centre ville le matin, c’est en direction de la plage, en vélo et sous un ciel menaçant, que nous nous dirigeons en début d’après midi. La plage est superbe et l’eau est encore plus chaude qu’à Nah Trang. Tellement chaude qu’alors que je n’étais pas parti pour me baigner mais simplement profiter, après y avoir mis les pieds, il était impossible de ne pas y gouter ! Et c’est parti pour une première baignade en caleçon ! Pour bien finir la journée, on se régale des spécialités de la région, fried wonton et white rose, en compagnie d’Elodie et Mathieu, une suisse et un français rencontrés à l’hostel.
Transports Vélo
Hébergement Hop Yen
J14 – Découvertes matinales
Départ cinq heures du matin pour découvrir le site My Son, restes de la civilisation Cham. On nous a vendu du « sunrise »… mais il est déjà bien sorti quand on arrive. Les temples sont en très mauvais état, le site est petit, bref, décevant après avoir vu Angkor. Le retour en bateau est plutôt sympathique, mais l’arrêt shopping sur l’ile en face de Hoi An est inutile. Le tour doit avoir des actions avec le vendeur de sculptures bois… Avec deux allemands et Ben, on esquive pour simplement aller se balader dans les rues. C’est bien plus intéressant ! Je continue mon chemin vers Hué avec Ben en début d’après midi, non sans avoir croisé au hasard des ruelles, et pour la deuxième fois de la journée, Elodie et Mathieu.
Transports Bus : Hoi Han -> Hue
Hébergement Halo Guest House
J15 – Hue et ses empereurs
Découverte des tombes des empereurs à moto (avec des conducteurs locaux). L’avantage de la moto, c’est que l’on peut prendre son temps et que l’on évite le flux des touristes en faisant les visites à l’inverse des agences. La première tombe, celle de Minh Mang, constitue un véritable havre de paix (c’est d’ailleurs la plus agréable à visiter). S’ensuit le tombeau de Khai Dinh, beaucoup plus récent et très surprenant par son architecture, avec beaucoup de béton, suivant un style industriel années 20 pas des plus jolis. Et enfin, on visite la tombe de Tu Duc, un peu dans le même style que la première, avec ses édifices disséminés dans un grand parc arboré, mais moins organisée. Par contre, à la sortie du tombeau, l’un de nos chauffeurs nous attend pour nous engueuler, on n’était pas assez rapide à son gout ! Il fera la tête tout le reste du trajet… Pour le repas du soir, sur les conseils du Routard, dans un petit resto tenu par des sourds-muets, on teste les « roll yourself ». C’est une très étrange impression, tout le monde met ses doigts dans nos assiettes pour essayer de nous aider, serveurs, voisins de table en train de fumer, passants… Ca me laisse un peu dubitatif, et sur ma faim !
Transports Moto taxi
Hébergement Halo Guest House
J16 – La citadelle impériale
Pour notre dernière journée ensemble avec Ben, on décide de découvrir la citadelle. Pour bien commencer, on se fait avoir sur le prix d’entrée avec la vente forcée de billets combinés. Pas très agréable dès le matin. La citadelle en elle-même présente de beaux édifices, mais beaucoup manquent par rapport aux reconstructions 3D. Les bâtiments restaurés sont très jolis, mêlant rouge pourpre et jaune or. L’ensemble est à voir, mais c’est tout de même moins agréable que les tombeaux impériaux.
Transports Sleeping Bus : Hue -> Hanoi
Hébergement Sleeping Bus
J17 – Hanoi, première !
Arrivée le matin à Hanoi (mais « hors plan »), et c’est une moto taxi qui me conduit en centre ville pour 30000VND. Mais une fois arrivé, c’est 40000VND qu’il me prend, et étrangement, il ne comprend plus l’anglais. A part pour me dire que c’était loin… il le savait ! (enfin, il a quand même beaucoup demandé son chemin sur la route). Après quelques minutes d’un dialogue de sourds, et à l’aide d’un second vietnamien, on coupe la poire en deux, et il me rend 5000VND que j’utilise immédiatement pour acheter à une vendeuse ambulante de petits beignets « boule » très bons. Une fois le dortoir trouvé, deux françaises me font peur vu les problèmes rencontrés pour leur tour dans la baie d’Along et me conseillent de bétonner les choses avec l’agence pour ne pas me faire avoir. Ce que je fais ! Découverte des vieux quartiers, puis je reviens près du lac, pour prévoir mes prochaines étapes, assis sur un banc, face à l’eau, Routard à la main. Et c’est là que je me fais accoster par une étudiante vietnamienne qui veut parler anglais. Ca me surprend, mais ça me plait ! On parle un bon bout de temps, une de ses « copines du lac » nous rejoint, puis repart, et on décide d’aller manger ensemble. Comme elle me demande ce que je fais après, je lui propose d’aller prendre une bière, ce qu’elle accepte bien volontiers. Mais moins d’une demie bière bouteille après, elle est toute rouge, et c’est aussi tout de suite moins cohérent. Même si elle me dit qu’elle doit s’entrainer et qu’elle a accepté en connaissance de cause, je m’en veux un peu.
Transports A pieds !
Hébergement Hanoi Tony’s Hotel
J18 – En route pour la baie d’Along
Après deux heures de bus, la magie des tours organisés opère une nouvelle fois : pause shopping à l’organisation magnifique, avec le bus nous laissant à l’entrée pour nous reprendre à la sortie qui se trouve de l’autre coté. Insupportable ! Du port d’Along, un petit bateau nous amène sur un plus gros qui nous baladera à travers la baie. La bonne surprise, c’est que pour une chambre partagée louée pour 80$, je me retrouve finalement seul dans une chambre double bien sympa, de loin mieux que tout ce que j’ai fait jusqu’à présent. Et sans supplément en plus ! Après un premier repas à bord, c’est l’heure du départ pour la baie en elle-même. C’est une autoroute à bateaux, mais le spectacle est au rendez-vous. Magnifique, avec ses nombreux pains de sucre dépassant des flots ! Par contre, l’emploi du temps est minuté : Kayak entre baie et tankers (d’ailleurs, ils sont forts ces vietnamiens, je n’avais jamais encore vu de supplément tunnel !), Amazing Cave, une grotte assez impressionnante de par ses proportions, et arrêt sur une petite ile surpeuplée à la plage ridicule et dont l’eau est plus que douteuse. Je préfère aller profiter de la vue au sommet, j’aime bien aller voir ce qui se passe d’en haut ! Au retour sur le bateau, c’est cooking classe (une grosse blague plutôt : rouler des nems), et pêche aux calamars, totalement vaine. Mais c’est surtout une soirée idéale pour profiter du calme de la baie installés sur le pont supérieur, à discuter, à parler pourboires, et refaire le monde avec des gens de tous horizons. Un régal !
Transports En bus, en bateau et en kayak (mais pas sous les tunnels)
Hébergement Bateau
J19 – Magnifique baie d’Along
Agréable réveil au milieu de la baie, suivi par une conduite forcée vers une ferme perlière où, bizarrement, il y a beaucoup de temps pour le shopping. Retour tranquille à travers la baie avec encore une fois de magnifiques paysages. Après un dernier repas à bord, et la mauvaise surprise avec des coûts cachés de la vie à bord (les prix étaient en fait sans la TVA et le service), c’est l’heure du retour pour Hanoi, sans oublier la petite pause shopping en cours de route. Pour faire suite aux discussions de la veille, je « tip » à 10%, suivant les conseils d’autres français qui m’ont l’air plus au point que moi. De retour à Hanoi, je suis surpris mais surtout très content de recroiser, totalement par hasard, Johanna. J’avais cru reconnaitre une voix familière en pleine rue, je me suis empressé de faire demi-tour, et je l’ai reconnue ! Malheureusement, comme j’ai le bus à prendre, je n’ai pas beaucoup de temps pour papoter… C’était sans compter sur l’organisation discutable de la compagnie de bus ! L’avantage, c’est qu’une heure et demie d’attente, ça permet de faire connaissance, et je me retrouve à bavarder avec 2 belges et un petit groupe de françaises. Finalement, on réussi tant bien que mal à embarquer dans l’un des 3 bus disponibles.
Transports En bateau, en bus… Sleeping Bus : Hanoi -> Lao Cai (à priori)
Hébergement Sleeping bus épique et bien remuant
J20 – Sapa à l’improviste
Réveillé à temps pour descendre à Lao Cai, je comprends rapidement que le chauffeur de bus ne sait absolument pas où aller, puisque pendant une bonne demi-heure, le bus erre littéralement dans la ville, entre arrêts, demi-tours et marches arrière, avant d’abandonner. Après une laborieuse montée - et une épique pause refroidissement moteur au jet d’eau - j’arrive finalement à Sapa, où je n’ai ni la force ni l’envie de me battre pour retourner à Lao Cai. De toutes façons, je devais également venir à Sapa ! Par contre, je comprends enfin pourquoi les allées du bus sont bondées alors qu’il n’y avait personne la veille : l’un des trois bus à rendu l’âme en cours de route, et les passagers ont été entassés dans les deux bus restants. Difficile de m’orienter en sortant du bus, me repérer sur la carte, bref, trouver le nord ! Surtout que je suis « hors carte », pour commencer ma recherche d’un hostel. Après avoir fait le tour des agences, j’en conclu que ça pourrait être mieux (et moins cher) de randonner avec une guide locale. Petite mise en jambe l’après midi avec le village de Cat Cat et 2 bonnes heures de marche.
Transports A pieds (c’est plus fiable !)
Hébergement Sapa Hostel
J21 – Un trek dans les rizières
Je devais être seul, mais Saha, la guide, m’annonce que quatre autres personnes veulent se joindre. Quatre jeunes français en plus ! Me voici donc avec un couple de tourdumondistes, Margot et Olivier, la sœur de l’un, Thiphaine et le copain de l’autre, Mathieu. La randonnée se déroule par une chaleur oppressante, sous un soleil voilé mais traitre, au milieu des forêts, villages, plantations de thé, indigo ou marijuana au départ, puis plantations de riz à la fin. Paysages magnifiques ! C’est comme les cartes postales, sauf que l’on est dedans. Pour les repas, c’est Saha qui régale, et c’est simplement succulent, comme avec cet assortiment de différents plats pour le repas du soir partagé en famille, avec son mari et ses 3 fils. Le porc cuit au feu est à tomber par terre. Le « morning glory » est très bon aussi. Entre autres ! Et pour finir, alcool de riz ! Cependant, l’impression de vivre dans une autre époque reste étrange, avec une maison en bois, sans fenêtre, mais avec d’énormes jours entre les lames de bois. Les toilettes sont à 20 mètres à gauche de la maison. L’ « eau courante » est à 20 mètres à droite. Pour l’aménagement, il n’y a pas de chaise, que des bancs ou tabourets très bas, tandis que les lattes des lits ne sont pas égalisées. Il faut bien viser avec les omoplates ! Cochons, poules, canards, chiens et chats vivent leur vie devant la maison, voire parfois dedans. Suite à cette soirée, on se pose également la question de l’état de la vie de famille, avec des étrangers sans cesse accueillis par Saha. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le plus grand des fils ne semble pas très bien le vivre.
Transports Toujours à pieds !
Hébergement Chez Saha, dans un petit village proche de Sapa
J22 – Nager avec les buffles
Réveil à 5 heures du matin par le petit de 3 ans, puis par le coq, puis par le grand père qui s’amuse au marteau. Résultat, à 7 heures, debout ! Saha est déjà partie rameuter les pèlerins à la descente du bus de nuit, et on déjeune à son retour, avec un repas sous la même forme que le diner, mais avec du café à la place de l’ « happy water ». La suite de la randonnée nous conduit, à travers les rizières, jusqu’à une cascade pour une baignade un peu perturbée : une demi-douzaine de buffles venus également profiter de l’eau ! Méfiants au départ, on se remet à l’eau en voyant qu’ils se tiennent tranquilles. Fin de la randonnée vers 14 heures, à 10 km de Sapa, alors que l’on était sensés y retourner à pieds. C’est tellement bien organisé que 5 motos nous y attendent… désagréable sentiment de s’être fait piégés ! Mais je décide de continuer à pieds alors que les autres partent en moto. Après une heure de marche, et alors que le mari de Saha est revenu à notre niveau, je n’ai plus le choix alors que la balade était très belle et que je tenais la forme. Retour à Sapa, banana pancake, puis diner avec mes quatre co-randonneurs (curieusement fini par un pot de yaourt servi sur sa petite coupelle) avant de finir par un « plumfoot » (ou dacau), sorte de badminton qui se joue avec les pieds. Et on se prend vite au jeu !
Transports Encore à pieds !
Hébergement Dortoir de l’agence située en face de l’église (et dont je n’ai plus le nom)
J23 – En deux roues
Je profite de cette journée pour parfaire ma culture vietnamienne. Plutôt réticent au début du voyage, je me dis que je ne peux pas quitter le Vietnam sans avoir expérimenté la conduite d’un scooter. Et heureusement, Sapa n’est pas aussi encombrée qu’Hanoi. Mais pour une première, c’est tout de même une belle expérience, au milieu des rizières, et avec un matériel au top, sans compteur de vitesse, ni kilométrique, et encore moins de jauge à essence. Ce n’est pas peu dire que je n’en menais pas large au début !
Transports Scooter Sleeping Bus : Sapa -> Hanoi
Hébergement Sleeping Bus
J24 – La baie d’Along terrestre
A peine une heure après être arrivé à Hanoi, je suis déjà dans un bus en direction de Ninh Binh, pour un départ dès 6h. Mon premier bus local ! Le principe est simple : pour prendre et déposer des passagers, le bus s’arrête n’importe où, n’importe comment, aussi bien en pleine ville qu’au beau milieu de l’autoroute. Petit joueur, j’ai préféré les gares routières ! Après mon initiation à Sapa, je loue une nouvelle fois un scooter pour aller découvrir en toute liberté les sites de la baie d’Along terrestre, les grottes de Trang An puis les grottes de Tam Coc. Les balades en barques au milieu des pains karstiques sont agréables bien que l’ambiance reste très touristique. Le plus surprenant reste tout de même les rameuses qui utilisent la technique traditionnelle, en ramant avec les pieds ! J’ai la chance de faire Tam Coc en fin d’après midi, après le départ des groupes, pour un moment magique de quiétude et de contemplation. Cependant, les prix pratiqués pour les visites sont excessivement chers en comparaison à d’autres sites vietnamiens, et la baie d’Along terrestre, bien que très jolie, n’est tout de même pas au niveau de la maritime.
Transports Bus : Hanoi -> Ninh Binh Scooter (en meilleur état que la veille)
Hébergement New Queen Mini Hotel
J25 – Hanoi, le retour
Ca sent la fin de l’aventure. Je profite de mon retour à Hanoi pour me balader au hasard des rues pour m’imprégner de cette ambiance vietnamienne si particulière et que je vais bientôt quitter. Je prends tout de même quelques minutes pour demander mon remboursement du billet de bus pour Lao Cai. J’ai bien appris ma leçon, tout se négocie ! Et pour finir, un petit tour au lac, pour pratiquer un peu mon anglais !
Transports Bus : Ninh Binh -> Hanoi
Hébergement Street Backpackers Hostel (défiant toute concurrence, à seulement 3$ la nuit, bière et petit déjeuner inclus !)
J26 – Good bye Vietnam
Direction le marché à la recherche de quelques cadeaux. Encore une fois, la négociation est de rigueur ! Par contre, j’ai un peu de mal à me faire comprendre pour trouver ces fameux « plumfoot ». Je profite également du temps qu’il me reste pour m’offrir un massage, prévu de longue date et bien mérité. Moins de cinq minutes avant le départ de la navette pour l’aéroport, je tombe nez à nez avec les françaises rencontrées quelques jours plus tôt, au départ de l’épique bus pour Sapa. Dommage de ne pas avoir plus de temps pour bavarder. Mais pour bien finir ce voyage, marqué par de nombreuses et belles rencontres, c’est en compagnie d’Anna, agréable française rencontrée à l’aéroport, que je partage le trajet retour.
Transports Vietnam Airlines (navette aéroport +avion)
Hébergement Avion
Impossible de créer un profil sur Korean Air English translation pending
Bonjour,
J'ai repéré un vol pour Honolulu à un tarif intéressant sur le site de Matrix. Ensuite je vais sur le site de Korean Air et là il faut créer un profil pour pouvoir accéder à la réservation du vol. C'est là que je bute: Je dois mettre un Member ID, bon j'ai choisi un pseudo. Ensuite je remplis tous les champs et quand je fais "next" j'ai un message qui me dit de cliquer sur le bouton "check for ID duplication". Je le fais, il ne se passe plus rien. j'ai refait plusieurs tentatives d'inscription, cela ne passe pas.
Quelqu'un a t il eu ce problème? Je ne peux pas réserve de billet et cela est bien ennuyeux....
Billets d'avion pour l'Afrique du Sud ou Japon en famille English translation pending
Bonsoir,
Nous sommes au tout début de notre réflexion pour notre prochain voyage en famille (nous revenons tout juste d'un beau périple entre la Thaïlande et le Cambodge). L'Afrique du Sud et le Japon (rien à voir !) sont deux destinations qui retiennent notre attention pour l'été prochain.
Nous achetons généralement nos billets courant octobre / novembre: les prix des billets d'avions ont toujours été raisonnables (j'ai souvent suivi les évolutions sur une année).
J'aimerai avoir une idée de combien, au mieux, je peux obtenir pour 2 adultes / 2 enfants (moins de 12).
J'ai déjà fait une première simulation...
- 2400 pour le Japon avec SAS. Il me semble l'année dernière qu'en octobre, cela revenait dans les 2000€.
- 2900 pour l'AF en gros...
Merci de m'éclairer.
Merci de m'éclairer.
Avis itinéraire 10 jours Corée du Sud / 10 jours Kyushu (Japon) English translation pending
Bonjour chers voyageurs :)
Alors voilà, je me rends en Corée du sud à la mi-septembre pour une dizaine de jours et je continue ensuite vers le Japon. Il est difficile de choisir quoi faire en Corée tant il y a l'air d'avoir de choses à voir aussi, je sollicite les connaisseurs afin d'avoir vos avis sur ce que je pense faire.3 jours à Séoul (puis départ en avion vers Jeju-do)2 jours sur Jeju-do (puis départ en avion vers Daegu)4 jours dans la région Guyeonju/Busan (puis départ ferry vers Fukuoka)Là où je suis partagée c'est que je me demande si cela vaut la peine de partir pour Jeju-do pour 2 jours ou bien devrais-je plutôt traverser le pays et m'arrêter au village d'Hahoe?
En ce qui concerne Kyushu, je réfléchis encore car là aussi, beaucoup de choses à voir!!!
D'avance merci pour votre aide!
Alors voilà, je me rends en Corée du sud à la mi-septembre pour une dizaine de jours et je continue ensuite vers le Japon. Il est difficile de choisir quoi faire en Corée tant il y a l'air d'avoir de choses à voir aussi, je sollicite les connaisseurs afin d'avoir vos avis sur ce que je pense faire.3 jours à Séoul (puis départ en avion vers Jeju-do)2 jours sur Jeju-do (puis départ en avion vers Daegu)4 jours dans la région Guyeonju/Busan (puis départ ferry vers Fukuoka)Là où je suis partagée c'est que je me demande si cela vaut la peine de partir pour Jeju-do pour 2 jours ou bien devrais-je plutôt traverser le pays et m'arrêter au village d'Hahoe?
En ce qui concerne Kyushu, je réfléchis encore car là aussi, beaucoup de choses à voir!!!
D'avance merci pour votre aide!
Corée du Sud: bonne idée d'y voyager en hiver pour en profiter? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon compagnon et moi souhaiterions partir cette hiver (fin décembre/janvier), espérons que le projet se maintiendra 🙂 Nous aimons la neige donc ayant déjà vu qu'il y a avait pas mal de neige en Corée du Sud en hiver cela ne nous dérange pas. Par contre j'avais quelques questions concernant les "difficultés" liées à ce climat: - cela pose-t-il des problèmes au niveau des transports, bus interurbains etc ? - nous adorons la nature (principale orientation de nos voyages, l'histoire et la culture plus pour moi 😉), alors bon un voyage n'est pas possible pour le moment au printemsp ou en automne pour profiter de toute la splendeur des couleurs des parcs nationaux, cela vaut-il donc la peine ceux-ci couvert de neige ? Et lesquels choisir donc ? - n'ayant probablement que 3 semaines, j'avais pensé zapper les villes telles que Gyeongju et Busan et la région du sud-ouest et l'ile de Jeju pour plus nous concentrer sur la nature de la province centrale Chungcheongbuk-do (Parc Maisan, etc) et le nord-est et Séoul, est-ce une bonne idée ?
Merci bcp d'avance de vos réponses ! Jillou
Mon compagnon et moi souhaiterions partir cette hiver (fin décembre/janvier), espérons que le projet se maintiendra 🙂 Nous aimons la neige donc ayant déjà vu qu'il y a avait pas mal de neige en Corée du Sud en hiver cela ne nous dérange pas. Par contre j'avais quelques questions concernant les "difficultés" liées à ce climat: - cela pose-t-il des problèmes au niveau des transports, bus interurbains etc ? - nous adorons la nature (principale orientation de nos voyages, l'histoire et la culture plus pour moi 😉), alors bon un voyage n'est pas possible pour le moment au printemsp ou en automne pour profiter de toute la splendeur des couleurs des parcs nationaux, cela vaut-il donc la peine ceux-ci couvert de neige ? Et lesquels choisir donc ? - n'ayant probablement que 3 semaines, j'avais pensé zapper les villes telles que Gyeongju et Busan et la région du sud-ouest et l'ile de Jeju pour plus nous concentrer sur la nature de la province centrale Chungcheongbuk-do (Parc Maisan, etc) et le nord-est et Séoul, est-ce une bonne idée ?
Merci bcp d'avance de vos réponses ! Jillou
Tokyo en A380 (Air France) English translation pending
Bonjour,
Il est noté que l'on peut aller à Tokyo depuis CDG en A380 avec Air France. Je n'arrive pas à trouver de vol correspondants pour la fin de l'année (nov ou déc, nous ne sommes pas encore décidés). Il n'y a que des 777.
AF aurait enlevé l'A380 des rotations de Tokyo ? Est-ce temporaire ?
Si vous avez des infos ?
Merci
Il est noté que l'on peut aller à Tokyo depuis CDG en A380 avec Air France. Je n'arrive pas à trouver de vol correspondants pour la fin de l'année (nov ou déc, nous ne sommes pas encore décidés). Il n'y a que des 777.
AF aurait enlevé l'A380 des rotations de Tokyo ? Est-ce temporaire ?
Si vous avez des infos ?
Merci
Itinéraire de 3 semaines en Corée du Sud en transports locaux English translation pending
Voici le résumé de mon voyage en Corée du sud en avril 2014 avec les transports en commun. Comme l'argent est le nerf de la guerre, je vous ai mis tous les prix pour évaluer le coût global du voyage. Pour ceux qui ne veulent pas tout lire, je vous ai mis quelques conseils utiles à la fin.
Jour 1 : Arrivée matinale à l’aéroport de Seoul. Mes vacances commencent. Je demande à l’office du tourisme l’endroit où se trouve le bus pour me rendre directement à Sokcho. D’après des renseignements trouvés sur internet, il y a un bus direct depuis l’aéroport d’Incheon. Je demande à 3 endroits différents car leur anglais n’est pas terrible ni à l’office du tourisme ni même chez les sympathiques étudiants chargés d’aider les touristes. Je sors même ma carte du pays pour être sûre qu’ils aient bien compris où je veux aller. Inutile, je dois d’abord me rendre à la gare routière de Dong-Seoul avec le bus limousine (1h20 16000w11.30€) et là prendre un autre bus pour Sokcho (2h15 17300w 12.2€). A noter qu’à Sokcho, je verrai sur le tableau qu’il y a un bus direct pour Incheon ! Donc, il existe, ce fameux bus. J’ai réservé depuis l’Europe mes 2 premières nuits au House Hostel (www.thehouse-hostel.com) (20000w/nuit14.1€), guesthouse où Yoo, le patron sympa me donne beaucoup d’infos et parle anglais. Avec tout ce qu’il me conseille, il doit penser que je vais rester 1 semaine. La chambre n’est pas prête, il m’envoie donc me balader dans la petite ville jusqu’à 15h. Il drache comme on dit chez moi, je suis sans doute 1 mois trop tôt dans la saison. Je tente malgré tout de trouver une banque, pas si facile avec les inscriptions en coréen. J’ai bien changé un peu d’argent à l’aéroport mais pas assez, le taux étant souvent moins intéressant. Je vais me promener au marché aux poissons, il y a de drôles de bestioles et des moules impressionnantes. Je reviens à l’hôtel frigorifiée et trempée jusqu’aux chaussettes. Ca promet, je n’ai pas prévu tant de vêtements chauds. Avec le décalage horaire et la pluie, je n’ai même plus le courage de partir chercher à manger et je m’écroule sur le lit à couverture chauffante…jusqu’au lendemain à 5h30.
Jour 2 : à 7h, personne au pt dej. Moi qui croyais croiser des routards pour leur demander des tuyaux ! On se sert soi-même : toasts, beurre, confiture, thé… Je pars en bus (1100w 0.80€) vers le Seoraksan NP (3500w 2.5€), dans le bus, au détour de la route, j’aperçois les montagnes enneigées. Je m’extasie autant que 2 touristes de Chine du sud qui découvrent la neige. C’est soleil et ciel bleu aujourd’hui et mes chaussures ont séché. Le bonheur. Dans le parc, il y a dû neiger pendant la nuit et le personnel tente de dégager les chemins principaux. Il est encore relativement tôt. J’admire l’optimisme sud-coréen :certains sont en talons hauts, crocks et même en charentaises pour patauger dans la neige fondue. Je me dirige vers l’Ulsan Bawi, le toit des temples est enneigé, je n’avais jamais vu de temple sous la neige. Dès que je m’éloigne, il n’y a plus personne et la neige est intacte. Je n’ai pas l’intention de grimper au sommet de l’Ulsan Bawi, le chemin est de plus en plus glissant, en plus je suis arrosée par des« clottes » de neige tombant des arbres, je protège mon appareil-photo et je fais demi-tour. Il y a une autre balade qui va vers des cascades que je fais aussi puis je prends le téléphérique (9000w a/r 6.3€). D’en haut, on voit la mer et la ville de Sokcho. Le temps se couvre et il neigeotte. Je rentre à Sokcho. En ville, je tente un resto de fruits de mer, Yoo m’a écrit le nom d’un resto qui sert des plats typiques. Je crois reconnaître le logo du resto, en fait, ce que j’ai reconnu, c’est le terme « restaurant ». Je commande un« hot-pot » (18000w 12.6€) d’après photo et reçois différentes sortes de kimchi (chou à l’ail) et d’épices, du riz puis un caquelon fumant avec un bouillon de légumes et plusieurs fruits de mer. Le plat bouge tout seul ! En fait, certains coquillages ont cuit au fond du bouillon pendant que de grosses huîtres s’agitent au dessus ! J’apprendrai plus tard que ce sont des ormeaux. La patronne rit de ma tête horrifiée, elle décortique les coquillages, pousse au fond ceux du dessus et les coupe avec une grosse paire de ciseaux (ils sont tellement gros que je ne pourrais les avaler d’une pièce). Finalement, c’est très bon, un peu fade mais je n’ai pas osé mettre trop d’épices rouges et je n’en ai pas mis assez à voir la tête de la patronne. J’ai bien demandé si la sauce rouge piquait mais elle a cru que je voulais du plus piquant et m’a ramené une huile au wasabi qui déménage. Après, je vais au marché couvert ainsi que dans la rue principale. C’est nettement plus agréable sous le soleil. Je suis abordée par des étudiants qui me demandent dans un anglais hésitant s’ils peuvent faire un selfie avec moi. Si je comprends bien, il s’agit d’un exercice pour l’école. Au 5e groupe, je me dis qu’ils auront tous la même photo ! J’aurais peut-être dû monnayer ma bobine ?? Court repos dans la chambre et je pars sous le pont au village Abai, sorte de presqu’île qu’on atteint par un bac (400w) où les clients aident le batelier à la manœuvre. Le village est assez désert, il s’agit plus d’une rue pleine de restos. J’ai une adresse dans le lonely planet que j’essaie de trouver grâce au n°tel, les chiffres étant la seule chose écrite dans notre alphabet. Je ne trouve pas le resto et c’est mon instinct qui me guide pour goûter l’autre spécialité de Sokcho qu’est le calamar farci (11000w 8€), c’est délicieux. Il fait froid quand la nuit est tombée et je rêve d’un chocolat chaud.. que je trouve au caffe bene, une chaîne qui sert pâtisseries et cafés. Je paie un prix européen (5500w 3.9€) pour mon chocolat que j’apprécie à sa juste valeur après cette si belle journée qui annonce le début de mes vacances.
J3 : à 8h, beaucoup plus de monde au pt dej, je vais prendre le bus (6300w 4.5€) pour Gagneung où j’ai l’intention de visiter un sous-marin nord-coréen capturé en 1996. La gare routière est loin du centre et la charmante dame de l’office du tourisme parle… chinois et japonais, ce qui ne fait pas mon affaire. Heureusement, dans tout le pays, un n° tel 1330 est disponible en anglais pour les touristes. Je me fais donc expliquer (après plusieurs coups de fil car je change d’idée à plusieurs reprises) que la gare routière est loin du centre, que je devrais prendre un 1er bus vers le centre puis un autre vers le sous-marin qui est sur la côte à plusieurs km au sud de la ville. Les bus sont très peu nombreux. Un train touristique longe la côte jusqu’à Samcheok (prononcer « ça me choque »). Personne ne peut me dire si je pourrai laisser ma valise à la gare routière du centre pour reprendre le train après. Je décide de dormir là mais le quartier est assez tristounet et finalement j’abandonne mon idée de sous-marin et de loger à Gangneug pour aller à Samcheok en bus (5300w 3.7€). A l’office du tourisme de Samcheok, je peux poser plein de questions, la demoiselle devait s’ennuyer, je n’ai croisé aucun touriste. Elle m’envoie à l’international motel tout proche (50000w35.3€), un love-motel, c’est-à-dire un hôtel pour couples illégitimes qui se retrouvent là pour une nuit ou quelques heures. Une immense télé, un pc (qui ne fonctionne pas), un câble pour charger son portable. La chambre est grande mais il n’y a pas de draps, je demande à la dame qui nettoie qui m’explique que je dois m’enrouler dans le couvre-lit. Je regrette de ne pas avoir mon sac à viande. J’espère qu’ils le lavent, ce couvre-lit. Je prends le bus 60 (1600w1.1€) pour me rendre aux grottes de Hwangseongul (4000w), 40 min de route où je pique du nez mais le paysage semble joli quand je réussis à ouvrir un œil. Je prends le monorail (4000w 2.8€ou 7000 a/r) pour monter à l’entrée des grottes qui sont assez kitsch avec des lumières de toutes les couleurs. Je redescends à pied de très nombreux escaliers et rate de justesse le bus (1600w) qui a dû passer 5 min avant l’heure prévue. Il ne reste plus qu’à attendre le suivant pendant 90 min. C’est la rançon quand on n’est pas motorisé. En même temps, je peux comprendre : à l’aller, on était 3, au retour, on est 2. Je soupe d’un plat de pâtes (7500w avec un soda 5.3€) noyées dans une sauce crèmeuse aux fruits de mer dans un Han’s Deli d’où je me fais virer à 21 h, contrairement aux heures d’ouverture sur la porte qui indiquent 22h.
J4 : je me rends au parc Haesindang (bus 1600w + entrée 3000w 2.1€), plus connu sous le nom de parc aux penis ! J’ai fait une grass mat imprévue et me retrouve seule au bord de la route quand le chauffeur me fait signe de descendre. Je descends vers la mer, c’est la bonne direction : le parc est au fond à gauche. Il y a pas mal de familles en ce dimanche ensoleillé, l’endroit est agréable, sur une butte en bord de mer et des pénis, il y en a pour tous les goûts, si je peux dire. L’histoire dit qu’une jeune vierge s’est noyée avant d’avoir connu l’amour et empêchait les pêcheurs d’attraper du poisson. Un pêcheur urinant dans la mer a obtenu du poisson et on a construit toutes sortes de statues pour lui faire plaisir ! Je me dépêche un peu pour ne pas rater le bus (1600w), il n’y en a plus entre 12h05et 14h. A la gare routière, je prends le bus 21-1 (1500w) vers la gare ferrovière de Dong-hae d’où je prends un train normal vers Jeongdorgjin à 2600w 1.8€ (pas le touristique seatrain avec tous les sièges tournés vers la mer quiva de Samcheok à Gangneug pour 15000w). Tout le bord de mer est cerné de barbelés, on est près de la frontière et il faut éviter que des réfugiés n’accostent. Là, je dois prendre un bus (1200w) pour mon sous-marin (non, je ne lâche pas l’affaire). Je me suis fait écrire en coréen l’endroit où je voulais aller : unification park. Un jeune couple cherche avec moi l’arrêt de bus, et on ne trouve pas. Un chauffeur de taxi veut m’emmener et m’attendre pour 20000w. La demoiselle coréenne semble très gênée de me traduire le prix du taxi. On finit par trouver le bus, il y en a 1 par heure et je visite mon sous-marin nord-coréen (3000w 2.1€) ainsi que le navire qui se trouve à côté. Je pensais prendre un taxi pour retourner à la gare mais il n’y en a pas. L’endroit est effectivement assez isolé. Donc ce sera le bus (1200w) J’arrive tout juste à temps à la gare pour attraper le train (2600w) qui me ramène à Samcheok via Dong-hae (1500w). Je n’ai fait qu’une grande partie de ce que propose le train touristique mais je ne trouve pas que la vue soit si belle. Bien sûr, il y a la mer mais aussi des zones plus industrielles. Je soupe d’un plat de pâtes (5500w 3.9€) qui arrive très rouge, le serveur m’explique que c’est très piquant. C’est la bouche anesthésiée que je retourne à l’hôtel. La nuit est très mauvaise. Mes voisins semblent être 4 et discutent, crient et claquent les portes jusqu’à 4h du matin. Finalement, les love-motels attirent sans doute une faune particulière. Je dois me lever à 5h15, c’est curieux, je ne trouve plus le moyen d’arrêter mon réveil pendant que je prends une douche !
J5 : c’est un peu au pif que je vais tôt à la gare routière, je cherche un bus pour Dong-hae (1400w moins cher qu’hier ???) où j’ai un train (11000w 7.8€) pour Andong, qui part à 7h. La gare s’éveille et je trouve un bus. J’ai demandé à l’office du tourisme qu’ils me réservent une chambre au Happy guesthouse (25000w 17.7€), j’y arrive à 11h et la chambre n’est pas prête. Bon, je peux comprendre mais le lendemain, je réalise que je suis la seule cliente dans l’hôtel. On m’offre un délicieux thé au gingembre. Je laisse mes bagages et pars immédiatement au village d’Hahoé, classé par l’Unesco, à 40 min de bus (n° 46 1200w 0.8€). Je commence par le musée des masques (2000w 1.4€) qui sont très bien mis en valeur. Puis le village traditionnel (3000w 2.1€), toujours habité. Je reviens par une belle allée d’arbres en fleurs, bruissant sous les insectes. Au retour, (bus 1200w) je m’arrête dans une fabrique de papier où un charmant Mr m’explique le processus de fabrication. Ils en font plein d’objets en papier mâché. Un groupe de bonzesses en gris fait du shopping, je croyais que c’étaient les ouvrières de l’usine ! Au retour, on m’explique qu’il n’y a pas d’arrêt de bus et que je dois le héler (bus 1200w). Je ne suis pas trop rassurée, au bord d’une route rapide sans aucun endroit pour me planquer. J’ai l’impression d’être sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. La patronne de l’hôtel est arrivée, elle me donne des infos et me conseille un resto dans le marché couvert que j’ai beaucoup de mal à trouver. Il faut dire que c’est dans une allée latérale où il n’y a personne. Je mange un « Korean table » (4000w 2.8€) , toutes sortes de petits plats, dont du maquereau, spécialité du coin. Je mange froid car un couple (à 3 personnes, on remplit quasi tout le resto) essaie de comprendre d’où je viens et ce que je fais là. Avec le portable, ils essaient de se connecter pour avoir une carte de l’Europe mais ne savent pas où est la Belgique. On n’y arrivera pas. La chambre est constituée d’un futon sur ondol (chauffage au sol), la nuit sera chaude et je me sens comme l’huître sur le bouillon. Le défaut des ondol, c’est qu’il n’y a aucune possibilité de réglage.
J6 : je visite le temple (bus 67 1200w) du Dosan Seowon (entrée 1500w 1€), endroit merveilleux d’une académie confucéenne. Curieusement, il est à peine cité dans le lonely planet mais fait 3 étoiles dans le guide vert. Il est à 34 km au nord d’Andong et il n’y a que 4 bus par jour mais il vaut vraiment la peine. J’étais seule à mon arrivée matinale. J’attends le bus retour alors qu’un Mr m’apporte une pâte de riz recouverte de haricots rouges légèrement sucrés en m’expliquant que je dois goûter cette spécialité typique. En tout cas, ça cale ! A l’office du tourisme, on m’a donné les horaires de train pour Daegu. Malheureusement, quand j’arrive à la gare, l’horaire a changé depuis décembre et j’ai raté le train de peu. Donc, je vais prendre un bus pour Daegu (10000w 7€). J’avoue préférer le train que je trouve plus confortable et moins dangereux (le 2er jour, on a eu un accident avec le bus, heureusement pas grave, mais qui nous a retardés). La nouvelle gare routière d’Andong est très loin, à plus de 30 min de bus du centre (1200w) J’ai à nouveau demandé à l’office du tourisme qu’on me réserve la chambre. Arrivée à Daegu, je sais que je dois prendre le bus 814 (1200w) mais dur, dur de trouver l’arrêt. Je rame un peu avec ma valise. J’ai des doutes sur l’hôtel en arrivant : c’est assez glauque, bien que renseigné dans le lonely planet. Je ne comprends pas bien l’intérêt de m’avoir fait traverser la ville pour aller dans cet hôtel. Il s’appelle Rojan, Rozan ou Lausanne selon ce qui est écrit à l’entrée, sur les papiers ou sur les oreillers (25000w 17.6€). Je suis dans un quartier de buildings avec quelques restos simples et beaucoup de love-motels. Je trouve un resto avec un accès internet où je choisis un des 3 plats en photo (7500w 5.3€).
J7 : je vais au temple d’Haeinsa (bus-metro-bus 1200-1200-7100w 6.7€ en tout, idem au retour, j’aurais bien fait de prendre la carte T-money dont je parle plus loin) où on prépare les fêtes de Bouddha qui ont lieu dans quelques semaines. Entrée 3000w. Il y a de la musique et beaucoup de monde, on offre même à manger. Je croise un groupe de Français (mes premiers blancs !) En ville, métro jusqu’au marché médicinal puis musée de la médecine traditionnelle. Passage au Department Store Hyundai chic et cher, passage au -1 où, comme souvent, se concentrent des stands de nourriture. Je choisis différentes sortes de ravioli (5700w 4€). Le soir, je retourne au resto d’hier, Lu, où je prends du porc frit (12000w 8.5€) en montrant l’assiette d’un convive. Je ne savais pas si c’était de la viande ou du poisson mais le serveur a eu une illumination et m’a dit fièrement « pig ». C’est servi avec une sauce gluante, sucrée, c’est bon, bourratif et très hypercalorique. A la télé dans le resto, c’est la « nouvelle star » version locale.
J8 : départ vers Gyeong-ju, (bus 1200w jusqu’à la gare routière puis 4900w 3.5€ ) l’ancienne capitale. Je vais au Show motel car les mails que j’ai envoyés du resto m’ont permis d’apprendre que le Nabhi guesthouse et le traditionnel Sarangchae (c’est un Hanok, une maison traditionnelle où j’aurais voulu loger) n’ont plus de chambres singles. Le Show Motel est un love-motel et ne s’en cache pas : photos de femmes dénudées dans les couloirs… Heureusement que j’ai vu des groupes et des familles sortir. Il est tôt et la chambre n’est pas prête (refrain connu), je fais un peu de cinéma et on me dit d'attendre 30 min. La charmante gérante m’apporte un café pour me faire patienter, je déteste ça, je cherche où m’en débarrasser mais il n’y a qu’une plante verte synthétique et je bois le café jusqu’à la lie ! Je demande un reçu pour la chambre (partout, on paie d’avance) car j’ai lu que depuis début avril, on peut se faire rembourser la tva à l'aéroport(10%), je reçois… 2 brosses à dents. La compréhension est toujours difficile. 15 min plus tard, la chambre est prête : woaow, j’ai une chambre immense avec lit king size, miroirs au plafond, bain à bulles, sofa mauve, frigo, jus offerts, appareil pour nettoyer les verres aux UV (je croyais que c’était un micro-ondes), lumière tamisée à couleur variable, wc chauffant, lit aussi, télé énorme, petites crèmes en tous genres (si tu comprends le coréen, sinon tu risques de mettre du cirage sur ta figure et de la mousse à raser sur tes chaussures), préservatifs et pc avec internet. C’est très kitsch et la nuit ça clignote de partout à l’extérieur, comme à Las Vegas. Il ne manque qu’ un beau mec... mais peut-être que si je demande gentiment....Tout ça pour 50000w 35.3€. La chambre est tellement agréable que j’ai du mal à la quitter. L’après-midi, je vais au temple Bulguksa (bus 1200w) et de là, je prends directement un autre bus (1500w 1 seul par heure et il va partir) pour la grotte Seokguram (entrée 4000w 2.8€). Le chemin à pied vers la grotte est agréable mais il fait frais et il y a du vent, je regrette ma veste. Le Bouddha est derrière une vitre et est un peu éteint, je suis un peu déçue, en plus on le visite à la chaîne. A Bulguksa (entrée 4000w), beaucoup de groupes scolaires, un monde fou, ça me change. C’est un très bel endroit, j’ai beaucoup aimé. Je soupe d’un bibimpad, riz frit avec un œuf, (5000w 3.5€) dans un des nombreux restos près de l’hôtel, ils ont un menu en anglais, ouf.
J9 : le jacuzzi ne fonctionnait pas, je l’explique à la charmante gérante et je reçois… une bouteille d’eau. Je visite les tumuli de Daereung-won (2000w 1.4€) avec entre autres la tombe de Cheonmachong puis le parc Wolseong avec l’ancien observatoire Chemseong-dae, la forêt du coq, le romantique parc Anapji (2000w). Je finis au musée national, gratuit comme quasi tous les musées après avoir traversé les champs de colza où les Coréens se font photographier. A nouveau, beaucoup de groupes scolaires au musée. Je rentre en bus (1200w). Sur photo, je choisis des ravioli genre gyozi japonais et je me retrouve avec des galettes (4500w 3.2€). La restauratrice me montre comment mélanger le chou avec la sauce (je n’aurais pas dû, c’est extrêmement piquant) et rouler agilement le tout, avec les baguettes, dans une galette façon canard laqué. Elle me donne la becquée.
J10 : départ matinal vers Busan (bus 4800w 3.4€), je quitte à regret le show motel. C’est le week-end, le prix des hôtels augmente.Les love motels sont plus chers (90000w) et l’hôtel que j’avais repéré a changé de nom, il est plein. Je me retrouve dans un autre, dans les environs, très bien situé mais pas terrible : Lexus hotel (60000w 42.4€) la chambre sent le tabac, malgré le panneau interdiction de fumer, il y a un cendrier dans la chambre. Il y a des travaux bruyants dans l’immeuble en face. J’arrose mes pieds en me lavant les mains, la tuyauterie n’étant pas raccordée. Le pc est plein de poussière et ne risque pas de fonctionner. Je retourne à la réception car je voudrais vérifier les vols vers Jeju et j’ai besoin d’internet, il n’y a pas de wifi. On me change de chambre, la suivante a une douche moins sophistiquée mais semble un peu plus fraîche et le pc est récent. Mais à nouveau pas de vrais draps ! Je vais au marché aux poissons Jagalchi, je cherche le marché Gukje et je tombe sur un autre marché en me promenant. Je cherche un train touristique qui est sur une île, le paysage devrait être joli avec de belles falaises mais ça semble compliqué d'y arriver. Je grimpe au sommet d’un centre commercial, belle vue vers le port et les ponts. La ville est grise et pas très belle. Elle est très étendue et heureusement, il y a un métro. J’ai acheté un pass (4500w 3.2€) pour la journée. Les gens sont souvent habillés de vêtements de sport « techniques ». On croirait qu’ils vont escalader l’Annapurna. Il y a des chaînes internationales de vêtements de sport type Columbia, Millet, .. mais aussi des magasins sans marque connue (du moins de moi) beaucoup moins chères. L’avantage, c’est que beaucoup de personnes âgées marchent en baskets, et c’est assez sécurisant contre le risque de chutes chez ces personnes frêles et certainement ostéoporotiques. Ces baskets sont très colorées, fluo, de même que les vêtements. Passé un certain âge, les femmes ont toutes une permanente et les cheveux teints, difficile de leur donner un âge. Dans le métro, à plusieurs reprises, des hommes ont voulu me céder leur place dans la zone réservée aux handicapés. Je me demande s’ils ont autant de mal que moi pour définir mon âge mais j’ai brutalement pris un coup de vieux ! Les gens sont adorables mais globalement pas très galants, il m’est arrivé plusieurs bousculades dans le métro et les ascenseurs, les hommes ne laissant spécialement passer les femmes et les ajummas, les dynamiques vieilles dames, savent s’imposer. Une fois qu’on a compris, on laisse passer. Dans la rue, des stands fermés incitent les clients à se faire tirer les cartes. Au sommet d’un autre centre commercial, il y a une sorte de zoo avec des hamsters, des biches, des oiseaux, 3 chiens qu’on promène à tour de rôle pour les faire caresser par les enfants qui en ont peur. Il y a même un très jeune ourson. Que diraient les ligues de défense des animaux ? Je vais faire un tour au plus grand shopping mall du monde (c'est eux qui le disent) où il y a une patinoire, un spa et des milliers de stands luxueux. Tout près, le nouveau Busan cinema center, très design. Le soir, je me promène dans une rue très animée pleine de restos et choisis un bulgogi, un bbq coréen : grillade à table de fines tranches de porc.(8000w 5.6€) Dans le frigo de la chambre, il y a des jus dont un infect goûté auparavant (on dirait un jus de maïs), je vais à la réception essayer de le changer et la vieille dame me donne… 2 préservatifs !!!
J11 : il pleut, je vais au temple de Beo-meosa, au nord de la ville dans les collines, on y accède en métro (j’ai repris un pass à 4500w) puis en bus (1200 et curieusement 1300 au retour). Je discute avec un vieux monsieur qui parle très bien anglais. Je vais faire un tour à la plage de Haeindae, c’est blindé d’hôtels de luxe. En haute saison, ça doit être bourré. Je mange un pajeon (1000w) près de la plage dans une boutique de rue, c’est une délicieuse galette aux oignons et patates douces. Le soir, je prends des ravioli (2000w 1.4€) en rue puis une gaufre au chocolat (2700w 1.9€) dans une chaîne qui se dit belge. Moins sucrée que chez nous mais je suis en manque de chocolat.
J12 : j’ai fait réserver un vol pour l’île de Jeju à l’office du tourisme. J’avais tenté d’aller dans une agence de voyage, renseignée à l’office du tourisme, au 1er étage d’un bâtiment quelconque, je ne l’aurais jamais trouvée; ils dégagent un canapé pour que je puisse m’asseoir face à des instruments de gymnastique mais ils ne me comprennent pas et me proposent un vol assez cher avec Korean. J’ai beau dire low cost company, cela ne va pas. Finalement, c’est l’office de tourisme qui appellera Air Busan.Ce vol a lieu l’après-midi et je profite de la matinée pour me rendre en métro (1300w) au jjimjil-bang, un spa traditionnel : le spa Hurshimchung(8000w 5.6€), le principe : une 1ere pièce où on range ses chaussures dans un casier à clé, la même clé sert pour un autre casier dans une 2e pièce pour laisser ses vêtements. En théorie, on peut laisser ses valeurs à l’accueil mais j’ai tout laissé dans mon sac dans le casier et tout retrouvé. On se retrouve à poil (hommes et femmes séparés), on entre dans sous une belle coupole lumineuse, on se douche (assis comme au Japon) après avoir pris un minuscule carré d’éponge, puis différents bains (dont un fluo au citron, un au café peu odorants) des grottes, saunas, hammam.. où se prélasser. Un endroit avec des jets très puissants qui tombent de haut où une mammy m’explique comment m’installer avant que le jet ne me broie. Je retourne à l’hôtel récupérer ma valise. Métro (1300w) et light rail (1300w) vers l’aéroport. L’employé m’explique que tous les vols sont complets avant de comprendre que j’avais réservé par tél (sans avoir payé). Heureusement, ils retrouvent mon nom. Le vol Busan-Jeju puis Jeju-Seoul me coûte 159000w 112.5€. Mon sac cabine est bloqué au contrôle et passé à l'aspirateur puis le contenu est envoyé dans une machine genre spectromètre, je n’ai jamais vu ça. Ils ont certainement trouvé des poils de mon chien ou de l’eau de Javel du spa ! Ils inscrivent mon nom sur une liste. Bizarre. A Jeju, il faut 1h25 de bus (5500w 3.9€) pour rejoindre le sud de l’île, on dit à l’hôtesse à quel hôtel on va et elle nous dit à quel arrêt descendre. J’ai réservé au Hiking inn à Seogwipo. On s’arrête devant tous les hôtels de luxe. J’ai un peu de mal à trouver l’hôtel , pourtant pas loin de l’arrêt de bus, car il n’est pas sur mon plan. Le gérant est un peu rustre, il faut dire que, depuis la veille, le prix serait passé de 22000 à 25000w 17.6€, contrairement à ce qui est écrit à l’entrée et sur internet. Je reste 3 nuits et ça fait plus de 10 % d’augmentation. Je râle pour le principe, ça n’est quand même pas très cher. Mais je me demande s’il n’essaie pas de mettre la différence dans sa poche. Il est vrai que ce sera corrigé sur internet après quelques jours. La chambre est petite mais lumineuse et au 6e, il y a une terrasse avec une belle vue vers la mer et le coucher de soleil (mais pas d’ascenseur !). Les pc sont en panne mais il y a du wifi et la laundry est gratuite. La journée se termine avec une soupe aux nouilles à 6500w 4.6€ dans un resto chinois des environs.
J13 : je vais visiter les chutes Cheonjiyon (2000w1.4€), assez touristique. Après 2 semaines sans croiser de touristes, cela me change. Tout le monde se prend en photo devant les chutes. Au retour, une touriste asiatique hurle, il y a un serpent dans l’eau. Après, je vais faire un tour en sous-marin (55000w 38.8€) construit par des Finlandais, je n’ai pas réservé mais ils me trouvent une place pour le prochain départ. On descend à – 40 m, là il fait très sombre mais il y a des coraux. A 20m, un plongeur donne à manger aux poissons qui rappliquent tous pour le dîner. Ils doivent connaître l’heure ! On reste 20 à 25 min sous l’eau, c’est un peu l’industrie. Je fais le tour de la presqu’île toute proche, il y a des oiseaux et c’est très joli. Ensuite, je me rends à pied aux autres chutes Jeongbang (2000w), des chutes qui tombent directement dans la mer, ce qui est rare. Je suis fatiguée ce jour-là, mange rapidement un riz frit aux crevettes dans le resto de la veille (6000w 4.2€) et rentre à l’hôtel d’où je tel en Belgique (c’est gratuit via skype à l’hôtel)
J14 : j’ai quelques cartes à envoyer et me rends à la poste. Il y a une immense télé (comme dans beaucoup de lieux publics, banques, gares, …) je vois un morceau bleu flottant sur l’eau et crois d’abord qu’on a retrouvé l’avion de la Malaysian qui a disparu il y a déjà plusieurs semaines puis d’autres images montrent un ferry en train de couler. Je demande à l’employé si cela se passe en Corée mais il ne me comprend pas. J’apprendrai via CNN à l’hôtel qu’il s’agit d’un ferry reliant Seoul à Jeju. Je fais le trajet inverse demain en avion. J’avais repéré le site pour faire le trajet en ferry mais les sites internet ne sont qu’en coréen et je ne comprenais pas les prix très variables. Aujourd’hui, j’ai décidé de me rendre au tunnel de lave de Manjanggul (2000w), au nord-est de l’île. J’ai enfin acheté une carte T-money (cf plus loin). Il s’agit d’un tunnel de 13 km dont on parcourt 1 km dans un boyau creusé lors d’une éruption. C’est « voyage au centre de la terre », on réalise qu’elle bouillonne, notre belle planète. Jules Verne aurait adoré. Il me faut 2 h de bus pour parvenir à un croisement, de là il reste 2.5 km à pied, très peu de voitures passent. Peu avant d’arriver, il y a une sorte de parc d’attraction avec un labyrinthe de verdure, j’entends les enfants rire. Au retour de la visite, je m’apprête à refaire les 2.5 km à pied (il y a un hypothétique bus qui passe rarement) quand une voiture s’arrête et me prend en stop. Une famille avec 2 enfants. Ils ne parlent pas anglais, je leur offre des bonbons Napoléon au citron ramenés de Belgique que les enfants adorent mais le Papa fait la grimace. Ca ne doit pas faire partie de leurs goûts. Ils m’expliquent, désolés, qu’ils tournent au bout de la route dans une autre direction que moi. Nos routes se séparent. Je comptais grimper au sommet de la presqu’île d’Ilchulbong, cette espèce de bol qu’on voit sur les vues aériennes de Jeju mais entretemps, il pleut et je me contente de la prendre en photo de loin. En plus, il est tard. Je rentre à Seogwipo. Je m’achète des beignets de calamars frits en rue (3000w 2.1€) et une glace dans un supermarché. Je rentre dans la chambre où des images terribles passent en boucle sur toutes les chaînes.
J15 : drache nationale, je décide de me rendre quand même au village traditionnel de Seongeup, c’est la même route vers l’est qu’hier. Je manque de rater l’arrêt car le chauffeur en grande discussion m’a oubliée. En général, je me place à l’avant pour que le chauffeur m’indique où descendre. On annonce bien l’arrêt mais il faut arriver à comprendre. Puis je dois changer de bus. Une dame m’emmène au nouvel arrêt puis rebrousse chemin. Cela ne l’a pas dérangée malgré la forte pluie de faire un détour pour me montrer l’arrêt. Toujours l’extrême gentillesse coréenne. Arrivée sur place, je ne trouve pas. Je suis stupide, il y a un parking rempli de cars, je n’ai qu’à suivre le flot de touristes qui en descendent. Il pleut toujours assez fort.C’est plus petit que je n’imaginais, des maisons aux jolis toits de chaume, avec une cuisine et des jarres traditionnelles et les groupes planqués à l’abri de la pluie dans l’espace commun de la maison pour prendre un thé, les statues de grands-pères : personnages typiques de Jeju-do, les Dolharubang . Cela ne valait peut-être pas la longueur du trajet. Je rentre trempée à l’hôtel, le mauvais temps ne donne pas envie de visiter plus. Je retrouve une jeune Bretonne en manque de fromages, croisée la veille. Cela me permet de parler français. En fait, il s’agit d’une jeune femme d’origine coréenne, adoptée en France et qui fait un voyage initiatique dans son pays d’origine. Elle doit avoir encore plus de mal que moi, car, moi, c’est écrit sur ma figure, que je ne parle pas coréen. J’ai choisi de prendre un bus qui traverse l’île du sud au nord, plutôt que d'en faire le tour comme à l'aller, pour passer près du mont Hallasan et avoir de beaux paysages. Malheureusement, à cause de la météo, on est dans le brouillard et on ne voit rien ! Il y a un monde fou à l’aéroport, la ligne Jeju-Seoul est la plus fréquentée du monde, 10 millions de passagers par an, tous les vols ont du retard. Je suis un peu inquiète, j’en ai encore au moins pour 1h de métro entre l’aéroport de Gimpo et mon hôtel à Seoul , le Mini hotel Honk (47600w 33.6€) et vais arriver vers minuit. En fin de compte, il y a même des gens debout dans le métro de Seoul vu la foule à cette heure tardive. Mon hôtel est très bien situé proche de Jongno-3 où se croisent 3 lignes de métro. Une belle volée d’escaliers pour sortir du métro, contrairement à Busan pas d’ascenseurs mais une rampe avec un siège pour chaises roulantes. Cela ne fait pas mon affaire ! Un monsieur m’aide à monter la valise et je dois presque courir pour arriver à le suivre. Ils ont bien ma réservation à l’hôtel (vive booking.com) faite depuis la Belgique, je voulais absolument être dans ce quartier très central. Je décide de repartir chercher quelque chose à grignoter. Je m’étais juste contentée d’un snack à Paris-baguette à l’aéroport (4000w 2.8€). Il faut savoir que toutes les boulangeries ont un nom à consonance française : Paris-croissant, Touslesjours, Le pain de Papa… En rue, c’est encore très animé, des vendeuses préparent des calamars et du porc frit dans des aubettes. Finalement, je fais un tour dans le quartier, je ne me sens pas du tout en insécurité. Le Mc Do local est encore ouvert de même que d’autres commerces. Je rentre à l’hôtel avec un sachet de calamars (3000w 2.1€). La chambre est minuscule. Comme partout, on enlève ses chaussures avant d'entrer, 2 lits jumeaux occupent tout l’espace et le petit frigo se trouve sur…l’appui de fenêtre. Dans la salle de bain, la douche est branchée sur le robinet du lavabo (attention à ne pas oublier de basculer la manette sinon on est arrosé en se lavant les dents) et encore, il semblerait que j’aie réservé une chambre double. Le gérant voudrait me mettre dans une single mais dit que tout est plein. Heureusement. Je jetterai un œil plus tard sur d’autres chambres où les doubles n’ont parfois la place que pour des lits superposés. A Andong, il n’y avait pas de lavabo mais un robinet placé à 20 cm du sol, je me lavais les dents sous la douche par facilité ! Je fais sécher mes affaires sur le 2e lit. Avec la pluie à Jeju, même la valise en toile a percé.
J16 : le premier de mes 4 jours à Seoul, je traverse la rue Insadong, pleine de boutiques de souvenirs, c’est curieux comme ça prend du temps de faire ces quelques centaines de mètres ! J’attaque par le Changdeokgung palace, un des nombreux palais de Seoul, c’est immense. Je prends un pass pour les principaux palais à 10000w 7€. Je profite d’une visite en anglais avec une jolie guide en costume traditionnel.Tout près, il y a le Biwon qui ne se visite qu’avec un guide. Il s’agit du jardin secret avec des arbres magnifiques, très romantique. Je me perds un peu pour trouver l’entrée d’un autre palais et finalement, je me balade dans le quartier. J’ai le temps, j’ai 4 jours entiers à Seoul , dont 1 prévu à Suwon où je n’irai jamais, faute de temps. Je passe à la cinémathèque, c’est amusant de voir les affiches en coréen de célèbres films américains. Dans le même bâtiment, il y a aussi une salle de spectacles et j’ai bien l’intention d’en voir. Pas de poste en anglais à la télé, je consulte ma tablette grâce au wifi et constate qu’en Europe, on parle de la colère des familles qui se plaignent de la lenteur des secours, ce qu’on ne voit absolument pas sur les chaînes coréennes. Petite balade nocturne le long de la rivière romantique, la Cheonggyecheon, et dans le quartier commerçant où toutes les boutiques sont ouvertes. La Corée est réputée pour ses cosmétiques et il y a de nombreuses chaînes qu’on retrouve partout : Faceshop (aucune allusion à son concurrent Body shop !), Aritaum… Je termine par un poulet aux calamars à 9000w 6.4€.
J17 : Je commence assez tôt ma journée par le temple Deoksugung, quand je suis à l’intérieur, je vois passer la relève de la garde à laquelle je vais assister. Les gens se prennent en photo avec les gardes mais gare à celle qui s’approche de trop près et les touche. Un mouvement sec la rappelle à l’ordre ! Les gardiens restent sérieux et stoïques. J’en vois néanmoins un esquisser un sourire lorsqu’un petit garçon costumé est fier de poser avec lui. Peut-être occupera-t-il sa place dans quelques années ? Je passe par l’hôtel de ville, en rue des affiches de propagande pour dépister le cancer du colon. Il y a une copie de la tour de l’observatoire de Gyeong-ju, en me rapprochant je constate qu’elle est faite… en phares de voitures. Excellent recyclage ! Je passe à l’office du tourisme pour acheter un ticket à moitié prix (25000w 17.7€) pour un spectacle traditionnel ce soir : Miso. Je tente de grimper au sommet d’un centre commercial pour avoir une vue de Seoul, je me retrouve dans un étage de bureaux et finalement, ce sera depuis les toilettes que j’aurai une fenêtre vers la ville. En bas de l’immeuble, il y a une colonne où de célèbres chanteurs locaux ont imprimé leur main. Des jeunes s’extasient dans ce passage. Je me rends à pied à Bukchon, quartier traditionnel, moins animé que je ne pensais mais j’y passe quelques heures avant de me rendre au marché de Namdaemun où on trouve de tout. Je fais aussi un peu de shopping souterrain. Il y a de nombreuses boutiques dans les métros et des repas pas chers vite préparés. De là, je vais au spectacle. Miso n’est pas compliqué à suivre, c’est l’histoire d’un gouverneur envoyé sur l’île de Jeju et qui y trompe sa femme.Celle-ci le suit et l’espionne. A la fin, ils se réconcilient. Histoire universelle. Il y a quelques explications en anglais avant le spectacle. Chants, théâtre, danses et jolis costumes. On m’avait dit que les photos étaient interdites et j’ai laissé mon appareil à l’hôtel mais après le spectacle, tout le monde se fait photographier avec les acteurs. Je rentre à pied par la rivière. Je me fais virer de plusieurs restos qui vont fermer et finis au Mc Do local, le Lotteria (menu à 6300w 4.4€)
J18 : je visite le palais de Changgyeonggung puis je veux me rendre au sanctuaire Jongmyo mais j’ai un peu de mal à trouver l’entrée. En fait, j’ai fait le tour par les 3 faces sans entrée. Il ne se visite qu’avec un guide. Je reviendrai demain car je devrais attendre longtemps pour une visite en anglais. Autour, des hommes âgés jouent à un jeu traditionnel, certains font du tai-chi. Je retourne le long de la rivière, il y a une zone où chacun peut écrire un vœu. La rivière faisant plus de 5 km, je ne sais pas où cela se trouve, à l’office du tourisme non plus ! La personne doit téléphoner pour se renseigner. Elle semble très gênée et je me moque gentiment d’elle en disant qu’elle travaille trop pour avoir le temps de visiter sa ville. Je me rends au musée national car je réalise qu’il est fermé demain. Il est dans le sud de la ville et j’y vais en métro. Malheureusement, pas le temps de trop approfondir, ce soir, j’assiste à un spectacle d’arts martiaux, Jump à 25000w. Je pensais que c’était à 20h à 2 pas de mon hôtel mais j’apprends qu’ils ont déménagé récemment et c’est beaucoup plus loin, à 18h. J’ai 3 changements de métro à faire. Mon planning est mis à mal. C’est assez burlesque et le public participe, du moins quand il comprend. L’acteur choisit quelqu’un au premier rang mais la personne ne répond pas, elle est de Hong-Kong. Le suivant est de Singapour ! Il finit par trouver une (jolie) Coréenne. Pour Miso et Jump, j’ai acheté les places les plus chères mais c’est totalement inutile, on voit très bien de partout. Par contre, j’ai essayé de me décaler de quelques places sur la même rangée dans le théâtre et j’ai eu un rappel à l’ordre immédiat. Une personne est arrivée en retard et l’ouvreuse a fait se lever toute la rangée pour que cette personne ait sa place alors qu’il y en avait plein d’autres libres. Le règlement, c’est le règlement ! Je rentre à pied, mange une soupe de nouilles et j’assiste à une veillée devant un temple pour pleurer les lycéens morts dans la catastrophe du ferry.
J19 : visite du shrine Jongmyo puis repérage des derniers achats, je dois encore changer de l’argent et je calcule combien il me faut. A Seoul, il y a des bureaux de change, notamment dans la rue Insadong et au marché de Namdaemun à un taux plus intéressant qu’à la banque. Ailleurs j’ai toujours changé du cash dans les banques. Je n’ai pas utilisé ma carte bancaire dans les distributeurs. A côté de mon hôtel, il y a un magasin de vêtements de sports que je dévaliserai ce soir. Je vais à l’immense palais Gyeongbokgung, le dernier que je voulais voir. A un moment, je me repose sur un banc avant d’attaquer le musée folklorique et une dame âgée se rapproche discrètement, poussée par sa fille qui veut absolument une photo avec moi. J’accepte de bon cœur et nous papotons.. avec les mains. Dans le musée, un groupe de femmes s’extasie devant une vitrine. Je pense qu’il s’agit d’un magnifique Bouddha mais quand elles s’en vont, je m’aperçois que c’est une représentation d’une série de desserts ! Les gourmandes. Un joli petit lac avec un temple octogonal termine ma visite. Je vais au quartier moderne de Gangnam, eh oui, celui de Psy. Buildings modernes, écrans vidéos immenses diffusant des pubs. La journée se termine par du shopping et le rangement de mes achats dans la valise !
J20 : départ en métro vers Incheon, je dévale les nombreux escaliers avec ma très lourde valise. Mon avion est le seul du panneau d’affichage annoncé en retard. C’est à regret que je quitte la Corée. Snif. Adieu la Corée et surtout les très gentils, serviables, adorables Coréens.
Trucs et astuces :
Faites vous traduire en écriture locale quelques phrases types (où est l’arrêt de bus, avez-vous une chambre, puis-je laisser mon sac, quel train…) Ca permet d’engager la conversation avec les locaux qui sont prêts à rendre service malgré l’absence de communication en anglais.
Si vous arrivez tôt en ville, logez dans un love-motel. Ils ne chicanent pas trop pour vous donner la chambre plus tôt (du moins hors saison). Ailleurs, ils refusent systématiquement de donner la chambre avant l’heure officielle de check-in, parfois tout simplement parce que le responsable n’est pas là. Pas de pt dej ni de possibilité de faire laver ses vêtements dans les love-motels.
Louez un vélo pour visiter Gyeong-ju. C’est à peu près plat et il y a des pistes cyclables à l'abri des voitures.
A Jeju, il pourrait être utile de louer une voiture. Les bus vont partout ou presque mais ils ne passent pas tjs très souvent, c’est un gain de temps énorme et permet aussi de loger dans un hôtel plus luxueux mais plus isolé, face à la mer.
Evitez le week-end pour les spas, il y a beaucoup d’enfants (du moins chez les femmes) qui courent et crient. Ce n’est pas vraiment calme.
Le métro : à Busan, 5 lignes, pas très compliqué. A Seoul, beaucoup plus. Pas trop compliqué pourtant. Comme partout, repérez la ligne, le nom de la station où vous allez, un bandeau défile en anglais dans la station et dans le métro. Le bandeau au dessus de la porte quand on attend le métro annonce la direction et le nom de la station suivante plutôt que le terminus de la ligne. Bon à connaître quand on est pressé. A votre station, repérez le n° de la sortie. Certaines stations sont très longues, ont un centre commercial et parfois 15 sorties. 2 sorties peuvent être éloignées de plusieurs centaines de mètres. Dans les brochures touristiques de Seoul, pour les lieux importants, ce n° est souvent indiqué.
2 sites utiles pour les transports en bus :
http://asiaenglish.visitkorea.or.kr/ena/TR/korea_terminal.jsp
http://www.kobus.co.kr/web/eng/index.jsp
Pour utiliser les bus, en entrant par l’avant, vous jetez la monnaie dans un bac devant vous. Si le compte n’est pas juste, le chauffeur rend la monnaie que vous récupérez dans un autre bac à gauche. Si vous n’avez qu’un gros billet (pas trop gros quand même !) il y a aussi une machine qui fait le change.
Plusieurs fois, j’ai remarqué que le mot de passe pour le wifi était le n° tel de l’endroit, s’il est indiqué à l’ext, vous pouvez tjs essayer. C’était peut-être un hasard.
La touche à droite de la barre d’espacement sert à changer l’alphabet sur le clavier. Bon à savoir si vous êtes seul dans la chambre du love-motel avec le pc !
Bien se renseigner à Seoul sur les jours de fermeture des temples et les horaires en anglais de ceux qu’il faut faire en visite en groupe. J’ai beaucoup aimé le musée folklorique dans l’enceinte du palais Gyeongbokgung
Pour ceux qui veulent aller au Spa Hurshimchung : prendre le métro jusqu’à la station Oncheonjang, sortir à la 5, prendre le pont qui surplombe la route (ça évite un long détour), traverser le shopping center par le 1er étage, descendre les escalators, traverser la route et tourner à gauche puis à droite. Le spa est le gros bâtiment à dr qui est relié par une passerelle à l’hôtel Nongshim à g. Entrer dans le bâtiment et prendre l’escalator jusqu’au 1er étage. Vous y êtes. Il faut compter 10-15 min de marche depuis le métro. Sinon, il y a celui plus chic du Spa land au grand shopping mall.
Si vous êtes fauché (ou radin) :
En avril 2014, 1€ vaut 1415 won.
Grimpez au sommet des centres commerciaux pour avoir une vue aérienne gratuite des villes
Descendez au sous-sol des mêmes centres commerciaux pour goûter les spécialités locales, il y a souvent des dégustations.
Prendre une carte T-money pour les transports en commun. Le principe : vous achetez cette carte pour 2500w dans le métro ou un des très nombreux magasins, 7 eleven, C&U. Vous la chargez de quelques dizaines de milliers de wons, soit dans les magasins soit aux appareils automatiques des métros. Dans le métro, on la scanne à l’entrée et à la sortie, le montant est débité selon la distance avec 100w de moins qu’en payant cash. Le transfert métro-bus semble gratuit (je n’en ai pas eu besoin) Dans les bus, on scanne à l’entrée et AUSSI en sortant (ne pas oublier, sinon le montant est débité 2x au paiement suivant), idem pour les 100w de moins mais surtout, si on change de bus, le transfert est gratuit. En payant un bus cash, si on prend une correspondance, il faut repayer. Les 2500w sont donc vite rentabilisés et cela évite d’avoir de la monnaie en poche. La même carte est valable dans plusieurs villes :Busan, Jeju, Seoul.. Elle peut aussi servir à payer de petits achats dans le métro ou pour un hamburger. Si il reste un certain montant le dernier jour, on peut se le faire rembourser avec des frais de 500w (on ne récupère pas les 2500w de départ)
Pour les spectacles, allez au Korea national tourist office le long de la rivière (c’est le seul où on peut acheter ces tickets spéciaux), ils offrent à partir de midi des billets à moitié prix pour le soir même. Il y a aussi un tel gratuit et un accès internet. Metro Jonggak, sortie 5, descendre vers le sud, traverser la rivière et prendre immédiatement à droite sur une centaine de m. L’office du tourisme est au sous-sol du grand building. Il est indiqué sur les plans touristiques.
Pour aller à Seoul depuis l’aéroport d’Incheon, prendre le train Arex : attention, il y a 2 types de trains arex : l’express qui va sans s’arrêter jusqu’à la gare de Seoul station en 43 min et qui coûte 14500w 10.2€ et le train normal (all stop line) qui s’arrête aussi aux 9 stations intermédiaires pour 4050w 2.9€ ! Seul ce 2e peut être payé avec la carte T-money qui, dans ce cas, vous permettra de prendre ensuite le métro sans coût supplémentaire. Le train all stop line met seulement 10 min de plus, mais il y en a toutes les 10 à20 min, contrairement à l’express qui ne circule que toutes les 30 min. Ne pas oublier avant de quitter l’aéroport de prendre un plan de la ville avec le plan du métro à l’office du tourisme et d’acheter une carte T-money (cf plus haut). Si vous êtes vraiment très très très fauché, vous pouvez descendre à Gimpo et prendre une ligne de métro à partir de là, vous gagnerez encore 500w. Si vous êtes chargé, le bus limousine (qui n’a rien d’une limousine, c’est un car classique, confortable) est plus cher, +- 15000w 10.6€ selon la distance entre Incheon et le centre de Seoul.
Achetez le pass (à l’entrée d’un des palais, 10000w, valable 1 mois) pour les 5 palais et sanctuaire à Seoul. C’est rentable dès que vous faites au moins le Changdeokgung avec le Biwon (8000w en visite combinée) et le Gyeongbokgung
Le we, les prix augmentent souvent dans les hôtels (surtout dans les love-motels) Essayer toujours de payer cash dans les hôtels si c’est parfois 10 % de plus par carte bancaire. Essayer de contacter directement les hôtels, les prix sont tjs plus intéressants que de passer par un site de réservations mais ce n’est pas tjs facile, le site de l’hôtel est souvent uniquement en coréen. Tentez d’envoyer un message en anglais si vous trouvez une adresse mail. Hors saison, il n’est pas nécessaire de réserver. Moi, je le faisais juste 1 ou 2 jours avant pour être sûre d’avoir l’hôtel que je voulais. Il ne semble pas habituel de vouloir visiter la chambre avant de l’accepter, j’ai parfois dû choquer un hôtelier.
Le pass à la journée à 4500w pour le métro de Busan est rentable dès le 4e trajet, celui de Seoul est beaucoup plus cher,15000w et permet de faire 20 trajets/j, il ne m’a pas été nécessaire.
Pour le vol vers Jeju, regardez sur internet les prix des différentes compagnies (air busan, air jeju, twayair..) et si vous n’avez pas la possibilité de le réserver par carte bancaire (je n’ai pas voulu utiliser ma carte sur le pc de la chambre), allez demander dans un office du tourisme qu’ils téléphonent à la compagnie aérienne que vous aurez choisie. Moi, j’ai voulu leur demander de chercher sur internet mais ils voulaient appeler Korean airways. J’ai demandé Air Busan moins cher mais n’ai pu comparer.
Voilà, j’espère avoir pu aider ceux qui partiront dans ce beau pays et je remercie aussi les contributeurs qui m’ont aidée à préparer ce voyage.
Jour 1 : Arrivée matinale à l’aéroport de Seoul. Mes vacances commencent. Je demande à l’office du tourisme l’endroit où se trouve le bus pour me rendre directement à Sokcho. D’après des renseignements trouvés sur internet, il y a un bus direct depuis l’aéroport d’Incheon. Je demande à 3 endroits différents car leur anglais n’est pas terrible ni à l’office du tourisme ni même chez les sympathiques étudiants chargés d’aider les touristes. Je sors même ma carte du pays pour être sûre qu’ils aient bien compris où je veux aller. Inutile, je dois d’abord me rendre à la gare routière de Dong-Seoul avec le bus limousine (1h20 16000w11.30€) et là prendre un autre bus pour Sokcho (2h15 17300w 12.2€). A noter qu’à Sokcho, je verrai sur le tableau qu’il y a un bus direct pour Incheon ! Donc, il existe, ce fameux bus. J’ai réservé depuis l’Europe mes 2 premières nuits au House Hostel (www.thehouse-hostel.com) (20000w/nuit14.1€), guesthouse où Yoo, le patron sympa me donne beaucoup d’infos et parle anglais. Avec tout ce qu’il me conseille, il doit penser que je vais rester 1 semaine. La chambre n’est pas prête, il m’envoie donc me balader dans la petite ville jusqu’à 15h. Il drache comme on dit chez moi, je suis sans doute 1 mois trop tôt dans la saison. Je tente malgré tout de trouver une banque, pas si facile avec les inscriptions en coréen. J’ai bien changé un peu d’argent à l’aéroport mais pas assez, le taux étant souvent moins intéressant. Je vais me promener au marché aux poissons, il y a de drôles de bestioles et des moules impressionnantes. Je reviens à l’hôtel frigorifiée et trempée jusqu’aux chaussettes. Ca promet, je n’ai pas prévu tant de vêtements chauds. Avec le décalage horaire et la pluie, je n’ai même plus le courage de partir chercher à manger et je m’écroule sur le lit à couverture chauffante…jusqu’au lendemain à 5h30.
Jour 2 : à 7h, personne au pt dej. Moi qui croyais croiser des routards pour leur demander des tuyaux ! On se sert soi-même : toasts, beurre, confiture, thé… Je pars en bus (1100w 0.80€) vers le Seoraksan NP (3500w 2.5€), dans le bus, au détour de la route, j’aperçois les montagnes enneigées. Je m’extasie autant que 2 touristes de Chine du sud qui découvrent la neige. C’est soleil et ciel bleu aujourd’hui et mes chaussures ont séché. Le bonheur. Dans le parc, il y a dû neiger pendant la nuit et le personnel tente de dégager les chemins principaux. Il est encore relativement tôt. J’admire l’optimisme sud-coréen :certains sont en talons hauts, crocks et même en charentaises pour patauger dans la neige fondue. Je me dirige vers l’Ulsan Bawi, le toit des temples est enneigé, je n’avais jamais vu de temple sous la neige. Dès que je m’éloigne, il n’y a plus personne et la neige est intacte. Je n’ai pas l’intention de grimper au sommet de l’Ulsan Bawi, le chemin est de plus en plus glissant, en plus je suis arrosée par des« clottes » de neige tombant des arbres, je protège mon appareil-photo et je fais demi-tour. Il y a une autre balade qui va vers des cascades que je fais aussi puis je prends le téléphérique (9000w a/r 6.3€). D’en haut, on voit la mer et la ville de Sokcho. Le temps se couvre et il neigeotte. Je rentre à Sokcho. En ville, je tente un resto de fruits de mer, Yoo m’a écrit le nom d’un resto qui sert des plats typiques. Je crois reconnaître le logo du resto, en fait, ce que j’ai reconnu, c’est le terme « restaurant ». Je commande un« hot-pot » (18000w 12.6€) d’après photo et reçois différentes sortes de kimchi (chou à l’ail) et d’épices, du riz puis un caquelon fumant avec un bouillon de légumes et plusieurs fruits de mer. Le plat bouge tout seul ! En fait, certains coquillages ont cuit au fond du bouillon pendant que de grosses huîtres s’agitent au dessus ! J’apprendrai plus tard que ce sont des ormeaux. La patronne rit de ma tête horrifiée, elle décortique les coquillages, pousse au fond ceux du dessus et les coupe avec une grosse paire de ciseaux (ils sont tellement gros que je ne pourrais les avaler d’une pièce). Finalement, c’est très bon, un peu fade mais je n’ai pas osé mettre trop d’épices rouges et je n’en ai pas mis assez à voir la tête de la patronne. J’ai bien demandé si la sauce rouge piquait mais elle a cru que je voulais du plus piquant et m’a ramené une huile au wasabi qui déménage. Après, je vais au marché couvert ainsi que dans la rue principale. C’est nettement plus agréable sous le soleil. Je suis abordée par des étudiants qui me demandent dans un anglais hésitant s’ils peuvent faire un selfie avec moi. Si je comprends bien, il s’agit d’un exercice pour l’école. Au 5e groupe, je me dis qu’ils auront tous la même photo ! J’aurais peut-être dû monnayer ma bobine ?? Court repos dans la chambre et je pars sous le pont au village Abai, sorte de presqu’île qu’on atteint par un bac (400w) où les clients aident le batelier à la manœuvre. Le village est assez désert, il s’agit plus d’une rue pleine de restos. J’ai une adresse dans le lonely planet que j’essaie de trouver grâce au n°tel, les chiffres étant la seule chose écrite dans notre alphabet. Je ne trouve pas le resto et c’est mon instinct qui me guide pour goûter l’autre spécialité de Sokcho qu’est le calamar farci (11000w 8€), c’est délicieux. Il fait froid quand la nuit est tombée et je rêve d’un chocolat chaud.. que je trouve au caffe bene, une chaîne qui sert pâtisseries et cafés. Je paie un prix européen (5500w 3.9€) pour mon chocolat que j’apprécie à sa juste valeur après cette si belle journée qui annonce le début de mes vacances.
J3 : à 8h, beaucoup plus de monde au pt dej, je vais prendre le bus (6300w 4.5€) pour Gagneung où j’ai l’intention de visiter un sous-marin nord-coréen capturé en 1996. La gare routière est loin du centre et la charmante dame de l’office du tourisme parle… chinois et japonais, ce qui ne fait pas mon affaire. Heureusement, dans tout le pays, un n° tel 1330 est disponible en anglais pour les touristes. Je me fais donc expliquer (après plusieurs coups de fil car je change d’idée à plusieurs reprises) que la gare routière est loin du centre, que je devrais prendre un 1er bus vers le centre puis un autre vers le sous-marin qui est sur la côte à plusieurs km au sud de la ville. Les bus sont très peu nombreux. Un train touristique longe la côte jusqu’à Samcheok (prononcer « ça me choque »). Personne ne peut me dire si je pourrai laisser ma valise à la gare routière du centre pour reprendre le train après. Je décide de dormir là mais le quartier est assez tristounet et finalement j’abandonne mon idée de sous-marin et de loger à Gangneug pour aller à Samcheok en bus (5300w 3.7€). A l’office du tourisme de Samcheok, je peux poser plein de questions, la demoiselle devait s’ennuyer, je n’ai croisé aucun touriste. Elle m’envoie à l’international motel tout proche (50000w35.3€), un love-motel, c’est-à-dire un hôtel pour couples illégitimes qui se retrouvent là pour une nuit ou quelques heures. Une immense télé, un pc (qui ne fonctionne pas), un câble pour charger son portable. La chambre est grande mais il n’y a pas de draps, je demande à la dame qui nettoie qui m’explique que je dois m’enrouler dans le couvre-lit. Je regrette de ne pas avoir mon sac à viande. J’espère qu’ils le lavent, ce couvre-lit. Je prends le bus 60 (1600w1.1€) pour me rendre aux grottes de Hwangseongul (4000w), 40 min de route où je pique du nez mais le paysage semble joli quand je réussis à ouvrir un œil. Je prends le monorail (4000w 2.8€ou 7000 a/r) pour monter à l’entrée des grottes qui sont assez kitsch avec des lumières de toutes les couleurs. Je redescends à pied de très nombreux escaliers et rate de justesse le bus (1600w) qui a dû passer 5 min avant l’heure prévue. Il ne reste plus qu’à attendre le suivant pendant 90 min. C’est la rançon quand on n’est pas motorisé. En même temps, je peux comprendre : à l’aller, on était 3, au retour, on est 2. Je soupe d’un plat de pâtes (7500w avec un soda 5.3€) noyées dans une sauce crèmeuse aux fruits de mer dans un Han’s Deli d’où je me fais virer à 21 h, contrairement aux heures d’ouverture sur la porte qui indiquent 22h.
J4 : je me rends au parc Haesindang (bus 1600w + entrée 3000w 2.1€), plus connu sous le nom de parc aux penis ! J’ai fait une grass mat imprévue et me retrouve seule au bord de la route quand le chauffeur me fait signe de descendre. Je descends vers la mer, c’est la bonne direction : le parc est au fond à gauche. Il y a pas mal de familles en ce dimanche ensoleillé, l’endroit est agréable, sur une butte en bord de mer et des pénis, il y en a pour tous les goûts, si je peux dire. L’histoire dit qu’une jeune vierge s’est noyée avant d’avoir connu l’amour et empêchait les pêcheurs d’attraper du poisson. Un pêcheur urinant dans la mer a obtenu du poisson et on a construit toutes sortes de statues pour lui faire plaisir ! Je me dépêche un peu pour ne pas rater le bus (1600w), il n’y en a plus entre 12h05et 14h. A la gare routière, je prends le bus 21-1 (1500w) vers la gare ferrovière de Dong-hae d’où je prends un train normal vers Jeongdorgjin à 2600w 1.8€ (pas le touristique seatrain avec tous les sièges tournés vers la mer quiva de Samcheok à Gangneug pour 15000w). Tout le bord de mer est cerné de barbelés, on est près de la frontière et il faut éviter que des réfugiés n’accostent. Là, je dois prendre un bus (1200w) pour mon sous-marin (non, je ne lâche pas l’affaire). Je me suis fait écrire en coréen l’endroit où je voulais aller : unification park. Un jeune couple cherche avec moi l’arrêt de bus, et on ne trouve pas. Un chauffeur de taxi veut m’emmener et m’attendre pour 20000w. La demoiselle coréenne semble très gênée de me traduire le prix du taxi. On finit par trouver le bus, il y en a 1 par heure et je visite mon sous-marin nord-coréen (3000w 2.1€) ainsi que le navire qui se trouve à côté. Je pensais prendre un taxi pour retourner à la gare mais il n’y en a pas. L’endroit est effectivement assez isolé. Donc ce sera le bus (1200w) J’arrive tout juste à temps à la gare pour attraper le train (2600w) qui me ramène à Samcheok via Dong-hae (1500w). Je n’ai fait qu’une grande partie de ce que propose le train touristique mais je ne trouve pas que la vue soit si belle. Bien sûr, il y a la mer mais aussi des zones plus industrielles. Je soupe d’un plat de pâtes (5500w 3.9€) qui arrive très rouge, le serveur m’explique que c’est très piquant. C’est la bouche anesthésiée que je retourne à l’hôtel. La nuit est très mauvaise. Mes voisins semblent être 4 et discutent, crient et claquent les portes jusqu’à 4h du matin. Finalement, les love-motels attirent sans doute une faune particulière. Je dois me lever à 5h15, c’est curieux, je ne trouve plus le moyen d’arrêter mon réveil pendant que je prends une douche !
J5 : c’est un peu au pif que je vais tôt à la gare routière, je cherche un bus pour Dong-hae (1400w moins cher qu’hier ???) où j’ai un train (11000w 7.8€) pour Andong, qui part à 7h. La gare s’éveille et je trouve un bus. J’ai demandé à l’office du tourisme qu’ils me réservent une chambre au Happy guesthouse (25000w 17.7€), j’y arrive à 11h et la chambre n’est pas prête. Bon, je peux comprendre mais le lendemain, je réalise que je suis la seule cliente dans l’hôtel. On m’offre un délicieux thé au gingembre. Je laisse mes bagages et pars immédiatement au village d’Hahoé, classé par l’Unesco, à 40 min de bus (n° 46 1200w 0.8€). Je commence par le musée des masques (2000w 1.4€) qui sont très bien mis en valeur. Puis le village traditionnel (3000w 2.1€), toujours habité. Je reviens par une belle allée d’arbres en fleurs, bruissant sous les insectes. Au retour, (bus 1200w) je m’arrête dans une fabrique de papier où un charmant Mr m’explique le processus de fabrication. Ils en font plein d’objets en papier mâché. Un groupe de bonzesses en gris fait du shopping, je croyais que c’étaient les ouvrières de l’usine ! Au retour, on m’explique qu’il n’y a pas d’arrêt de bus et que je dois le héler (bus 1200w). Je ne suis pas trop rassurée, au bord d’une route rapide sans aucun endroit pour me planquer. J’ai l’impression d’être sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. La patronne de l’hôtel est arrivée, elle me donne des infos et me conseille un resto dans le marché couvert que j’ai beaucoup de mal à trouver. Il faut dire que c’est dans une allée latérale où il n’y a personne. Je mange un « Korean table » (4000w 2.8€) , toutes sortes de petits plats, dont du maquereau, spécialité du coin. Je mange froid car un couple (à 3 personnes, on remplit quasi tout le resto) essaie de comprendre d’où je viens et ce que je fais là. Avec le portable, ils essaient de se connecter pour avoir une carte de l’Europe mais ne savent pas où est la Belgique. On n’y arrivera pas. La chambre est constituée d’un futon sur ondol (chauffage au sol), la nuit sera chaude et je me sens comme l’huître sur le bouillon. Le défaut des ondol, c’est qu’il n’y a aucune possibilité de réglage.
J6 : je visite le temple (bus 67 1200w) du Dosan Seowon (entrée 1500w 1€), endroit merveilleux d’une académie confucéenne. Curieusement, il est à peine cité dans le lonely planet mais fait 3 étoiles dans le guide vert. Il est à 34 km au nord d’Andong et il n’y a que 4 bus par jour mais il vaut vraiment la peine. J’étais seule à mon arrivée matinale. J’attends le bus retour alors qu’un Mr m’apporte une pâte de riz recouverte de haricots rouges légèrement sucrés en m’expliquant que je dois goûter cette spécialité typique. En tout cas, ça cale ! A l’office du tourisme, on m’a donné les horaires de train pour Daegu. Malheureusement, quand j’arrive à la gare, l’horaire a changé depuis décembre et j’ai raté le train de peu. Donc, je vais prendre un bus pour Daegu (10000w 7€). J’avoue préférer le train que je trouve plus confortable et moins dangereux (le 2er jour, on a eu un accident avec le bus, heureusement pas grave, mais qui nous a retardés). La nouvelle gare routière d’Andong est très loin, à plus de 30 min de bus du centre (1200w) J’ai à nouveau demandé à l’office du tourisme qu’on me réserve la chambre. Arrivée à Daegu, je sais que je dois prendre le bus 814 (1200w) mais dur, dur de trouver l’arrêt. Je rame un peu avec ma valise. J’ai des doutes sur l’hôtel en arrivant : c’est assez glauque, bien que renseigné dans le lonely planet. Je ne comprends pas bien l’intérêt de m’avoir fait traverser la ville pour aller dans cet hôtel. Il s’appelle Rojan, Rozan ou Lausanne selon ce qui est écrit à l’entrée, sur les papiers ou sur les oreillers (25000w 17.6€). Je suis dans un quartier de buildings avec quelques restos simples et beaucoup de love-motels. Je trouve un resto avec un accès internet où je choisis un des 3 plats en photo (7500w 5.3€).
J7 : je vais au temple d’Haeinsa (bus-metro-bus 1200-1200-7100w 6.7€ en tout, idem au retour, j’aurais bien fait de prendre la carte T-money dont je parle plus loin) où on prépare les fêtes de Bouddha qui ont lieu dans quelques semaines. Entrée 3000w. Il y a de la musique et beaucoup de monde, on offre même à manger. Je croise un groupe de Français (mes premiers blancs !) En ville, métro jusqu’au marché médicinal puis musée de la médecine traditionnelle. Passage au Department Store Hyundai chic et cher, passage au -1 où, comme souvent, se concentrent des stands de nourriture. Je choisis différentes sortes de ravioli (5700w 4€). Le soir, je retourne au resto d’hier, Lu, où je prends du porc frit (12000w 8.5€) en montrant l’assiette d’un convive. Je ne savais pas si c’était de la viande ou du poisson mais le serveur a eu une illumination et m’a dit fièrement « pig ». C’est servi avec une sauce gluante, sucrée, c’est bon, bourratif et très hypercalorique. A la télé dans le resto, c’est la « nouvelle star » version locale.
J8 : départ vers Gyeong-ju, (bus 1200w jusqu’à la gare routière puis 4900w 3.5€ ) l’ancienne capitale. Je vais au Show motel car les mails que j’ai envoyés du resto m’ont permis d’apprendre que le Nabhi guesthouse et le traditionnel Sarangchae (c’est un Hanok, une maison traditionnelle où j’aurais voulu loger) n’ont plus de chambres singles. Le Show Motel est un love-motel et ne s’en cache pas : photos de femmes dénudées dans les couloirs… Heureusement que j’ai vu des groupes et des familles sortir. Il est tôt et la chambre n’est pas prête (refrain connu), je fais un peu de cinéma et on me dit d'attendre 30 min. La charmante gérante m’apporte un café pour me faire patienter, je déteste ça, je cherche où m’en débarrasser mais il n’y a qu’une plante verte synthétique et je bois le café jusqu’à la lie ! Je demande un reçu pour la chambre (partout, on paie d’avance) car j’ai lu que depuis début avril, on peut se faire rembourser la tva à l'aéroport(10%), je reçois… 2 brosses à dents. La compréhension est toujours difficile. 15 min plus tard, la chambre est prête : woaow, j’ai une chambre immense avec lit king size, miroirs au plafond, bain à bulles, sofa mauve, frigo, jus offerts, appareil pour nettoyer les verres aux UV (je croyais que c’était un micro-ondes), lumière tamisée à couleur variable, wc chauffant, lit aussi, télé énorme, petites crèmes en tous genres (si tu comprends le coréen, sinon tu risques de mettre du cirage sur ta figure et de la mousse à raser sur tes chaussures), préservatifs et pc avec internet. C’est très kitsch et la nuit ça clignote de partout à l’extérieur, comme à Las Vegas. Il ne manque qu’ un beau mec... mais peut-être que si je demande gentiment....Tout ça pour 50000w 35.3€. La chambre est tellement agréable que j’ai du mal à la quitter. L’après-midi, je vais au temple Bulguksa (bus 1200w) et de là, je prends directement un autre bus (1500w 1 seul par heure et il va partir) pour la grotte Seokguram (entrée 4000w 2.8€). Le chemin à pied vers la grotte est agréable mais il fait frais et il y a du vent, je regrette ma veste. Le Bouddha est derrière une vitre et est un peu éteint, je suis un peu déçue, en plus on le visite à la chaîne. A Bulguksa (entrée 4000w), beaucoup de groupes scolaires, un monde fou, ça me change. C’est un très bel endroit, j’ai beaucoup aimé. Je soupe d’un bibimpad, riz frit avec un œuf, (5000w 3.5€) dans un des nombreux restos près de l’hôtel, ils ont un menu en anglais, ouf.
J9 : le jacuzzi ne fonctionnait pas, je l’explique à la charmante gérante et je reçois… une bouteille d’eau. Je visite les tumuli de Daereung-won (2000w 1.4€) avec entre autres la tombe de Cheonmachong puis le parc Wolseong avec l’ancien observatoire Chemseong-dae, la forêt du coq, le romantique parc Anapji (2000w). Je finis au musée national, gratuit comme quasi tous les musées après avoir traversé les champs de colza où les Coréens se font photographier. A nouveau, beaucoup de groupes scolaires au musée. Je rentre en bus (1200w). Sur photo, je choisis des ravioli genre gyozi japonais et je me retrouve avec des galettes (4500w 3.2€). La restauratrice me montre comment mélanger le chou avec la sauce (je n’aurais pas dû, c’est extrêmement piquant) et rouler agilement le tout, avec les baguettes, dans une galette façon canard laqué. Elle me donne la becquée.
J10 : départ matinal vers Busan (bus 4800w 3.4€), je quitte à regret le show motel. C’est le week-end, le prix des hôtels augmente.Les love motels sont plus chers (90000w) et l’hôtel que j’avais repéré a changé de nom, il est plein. Je me retrouve dans un autre, dans les environs, très bien situé mais pas terrible : Lexus hotel (60000w 42.4€) la chambre sent le tabac, malgré le panneau interdiction de fumer, il y a un cendrier dans la chambre. Il y a des travaux bruyants dans l’immeuble en face. J’arrose mes pieds en me lavant les mains, la tuyauterie n’étant pas raccordée. Le pc est plein de poussière et ne risque pas de fonctionner. Je retourne à la réception car je voudrais vérifier les vols vers Jeju et j’ai besoin d’internet, il n’y a pas de wifi. On me change de chambre, la suivante a une douche moins sophistiquée mais semble un peu plus fraîche et le pc est récent. Mais à nouveau pas de vrais draps ! Je vais au marché aux poissons Jagalchi, je cherche le marché Gukje et je tombe sur un autre marché en me promenant. Je cherche un train touristique qui est sur une île, le paysage devrait être joli avec de belles falaises mais ça semble compliqué d'y arriver. Je grimpe au sommet d’un centre commercial, belle vue vers le port et les ponts. La ville est grise et pas très belle. Elle est très étendue et heureusement, il y a un métro. J’ai acheté un pass (4500w 3.2€) pour la journée. Les gens sont souvent habillés de vêtements de sport « techniques ». On croirait qu’ils vont escalader l’Annapurna. Il y a des chaînes internationales de vêtements de sport type Columbia, Millet, .. mais aussi des magasins sans marque connue (du moins de moi) beaucoup moins chères. L’avantage, c’est que beaucoup de personnes âgées marchent en baskets, et c’est assez sécurisant contre le risque de chutes chez ces personnes frêles et certainement ostéoporotiques. Ces baskets sont très colorées, fluo, de même que les vêtements. Passé un certain âge, les femmes ont toutes une permanente et les cheveux teints, difficile de leur donner un âge. Dans le métro, à plusieurs reprises, des hommes ont voulu me céder leur place dans la zone réservée aux handicapés. Je me demande s’ils ont autant de mal que moi pour définir mon âge mais j’ai brutalement pris un coup de vieux ! Les gens sont adorables mais globalement pas très galants, il m’est arrivé plusieurs bousculades dans le métro et les ascenseurs, les hommes ne laissant spécialement passer les femmes et les ajummas, les dynamiques vieilles dames, savent s’imposer. Une fois qu’on a compris, on laisse passer. Dans la rue, des stands fermés incitent les clients à se faire tirer les cartes. Au sommet d’un autre centre commercial, il y a une sorte de zoo avec des hamsters, des biches, des oiseaux, 3 chiens qu’on promène à tour de rôle pour les faire caresser par les enfants qui en ont peur. Il y a même un très jeune ourson. Que diraient les ligues de défense des animaux ? Je vais faire un tour au plus grand shopping mall du monde (c'est eux qui le disent) où il y a une patinoire, un spa et des milliers de stands luxueux. Tout près, le nouveau Busan cinema center, très design. Le soir, je me promène dans une rue très animée pleine de restos et choisis un bulgogi, un bbq coréen : grillade à table de fines tranches de porc.(8000w 5.6€) Dans le frigo de la chambre, il y a des jus dont un infect goûté auparavant (on dirait un jus de maïs), je vais à la réception essayer de le changer et la vieille dame me donne… 2 préservatifs !!!
J11 : il pleut, je vais au temple de Beo-meosa, au nord de la ville dans les collines, on y accède en métro (j’ai repris un pass à 4500w) puis en bus (1200 et curieusement 1300 au retour). Je discute avec un vieux monsieur qui parle très bien anglais. Je vais faire un tour à la plage de Haeindae, c’est blindé d’hôtels de luxe. En haute saison, ça doit être bourré. Je mange un pajeon (1000w) près de la plage dans une boutique de rue, c’est une délicieuse galette aux oignons et patates douces. Le soir, je prends des ravioli (2000w 1.4€) en rue puis une gaufre au chocolat (2700w 1.9€) dans une chaîne qui se dit belge. Moins sucrée que chez nous mais je suis en manque de chocolat.
J12 : j’ai fait réserver un vol pour l’île de Jeju à l’office du tourisme. J’avais tenté d’aller dans une agence de voyage, renseignée à l’office du tourisme, au 1er étage d’un bâtiment quelconque, je ne l’aurais jamais trouvée; ils dégagent un canapé pour que je puisse m’asseoir face à des instruments de gymnastique mais ils ne me comprennent pas et me proposent un vol assez cher avec Korean. J’ai beau dire low cost company, cela ne va pas. Finalement, c’est l’office de tourisme qui appellera Air Busan.Ce vol a lieu l’après-midi et je profite de la matinée pour me rendre en métro (1300w) au jjimjil-bang, un spa traditionnel : le spa Hurshimchung(8000w 5.6€), le principe : une 1ere pièce où on range ses chaussures dans un casier à clé, la même clé sert pour un autre casier dans une 2e pièce pour laisser ses vêtements. En théorie, on peut laisser ses valeurs à l’accueil mais j’ai tout laissé dans mon sac dans le casier et tout retrouvé. On se retrouve à poil (hommes et femmes séparés), on entre dans sous une belle coupole lumineuse, on se douche (assis comme au Japon) après avoir pris un minuscule carré d’éponge, puis différents bains (dont un fluo au citron, un au café peu odorants) des grottes, saunas, hammam.. où se prélasser. Un endroit avec des jets très puissants qui tombent de haut où une mammy m’explique comment m’installer avant que le jet ne me broie. Je retourne à l’hôtel récupérer ma valise. Métro (1300w) et light rail (1300w) vers l’aéroport. L’employé m’explique que tous les vols sont complets avant de comprendre que j’avais réservé par tél (sans avoir payé). Heureusement, ils retrouvent mon nom. Le vol Busan-Jeju puis Jeju-Seoul me coûte 159000w 112.5€. Mon sac cabine est bloqué au contrôle et passé à l'aspirateur puis le contenu est envoyé dans une machine genre spectromètre, je n’ai jamais vu ça. Ils ont certainement trouvé des poils de mon chien ou de l’eau de Javel du spa ! Ils inscrivent mon nom sur une liste. Bizarre. A Jeju, il faut 1h25 de bus (5500w 3.9€) pour rejoindre le sud de l’île, on dit à l’hôtesse à quel hôtel on va et elle nous dit à quel arrêt descendre. J’ai réservé au Hiking inn à Seogwipo. On s’arrête devant tous les hôtels de luxe. J’ai un peu de mal à trouver l’hôtel , pourtant pas loin de l’arrêt de bus, car il n’est pas sur mon plan. Le gérant est un peu rustre, il faut dire que, depuis la veille, le prix serait passé de 22000 à 25000w 17.6€, contrairement à ce qui est écrit à l’entrée et sur internet. Je reste 3 nuits et ça fait plus de 10 % d’augmentation. Je râle pour le principe, ça n’est quand même pas très cher. Mais je me demande s’il n’essaie pas de mettre la différence dans sa poche. Il est vrai que ce sera corrigé sur internet après quelques jours. La chambre est petite mais lumineuse et au 6e, il y a une terrasse avec une belle vue vers la mer et le coucher de soleil (mais pas d’ascenseur !). Les pc sont en panne mais il y a du wifi et la laundry est gratuite. La journée se termine avec une soupe aux nouilles à 6500w 4.6€ dans un resto chinois des environs.
J13 : je vais visiter les chutes Cheonjiyon (2000w1.4€), assez touristique. Après 2 semaines sans croiser de touristes, cela me change. Tout le monde se prend en photo devant les chutes. Au retour, une touriste asiatique hurle, il y a un serpent dans l’eau. Après, je vais faire un tour en sous-marin (55000w 38.8€) construit par des Finlandais, je n’ai pas réservé mais ils me trouvent une place pour le prochain départ. On descend à – 40 m, là il fait très sombre mais il y a des coraux. A 20m, un plongeur donne à manger aux poissons qui rappliquent tous pour le dîner. Ils doivent connaître l’heure ! On reste 20 à 25 min sous l’eau, c’est un peu l’industrie. Je fais le tour de la presqu’île toute proche, il y a des oiseaux et c’est très joli. Ensuite, je me rends à pied aux autres chutes Jeongbang (2000w), des chutes qui tombent directement dans la mer, ce qui est rare. Je suis fatiguée ce jour-là, mange rapidement un riz frit aux crevettes dans le resto de la veille (6000w 4.2€) et rentre à l’hôtel d’où je tel en Belgique (c’est gratuit via skype à l’hôtel)
J14 : j’ai quelques cartes à envoyer et me rends à la poste. Il y a une immense télé (comme dans beaucoup de lieux publics, banques, gares, …) je vois un morceau bleu flottant sur l’eau et crois d’abord qu’on a retrouvé l’avion de la Malaysian qui a disparu il y a déjà plusieurs semaines puis d’autres images montrent un ferry en train de couler. Je demande à l’employé si cela se passe en Corée mais il ne me comprend pas. J’apprendrai via CNN à l’hôtel qu’il s’agit d’un ferry reliant Seoul à Jeju. Je fais le trajet inverse demain en avion. J’avais repéré le site pour faire le trajet en ferry mais les sites internet ne sont qu’en coréen et je ne comprenais pas les prix très variables. Aujourd’hui, j’ai décidé de me rendre au tunnel de lave de Manjanggul (2000w), au nord-est de l’île. J’ai enfin acheté une carte T-money (cf plus loin). Il s’agit d’un tunnel de 13 km dont on parcourt 1 km dans un boyau creusé lors d’une éruption. C’est « voyage au centre de la terre », on réalise qu’elle bouillonne, notre belle planète. Jules Verne aurait adoré. Il me faut 2 h de bus pour parvenir à un croisement, de là il reste 2.5 km à pied, très peu de voitures passent. Peu avant d’arriver, il y a une sorte de parc d’attraction avec un labyrinthe de verdure, j’entends les enfants rire. Au retour de la visite, je m’apprête à refaire les 2.5 km à pied (il y a un hypothétique bus qui passe rarement) quand une voiture s’arrête et me prend en stop. Une famille avec 2 enfants. Ils ne parlent pas anglais, je leur offre des bonbons Napoléon au citron ramenés de Belgique que les enfants adorent mais le Papa fait la grimace. Ca ne doit pas faire partie de leurs goûts. Ils m’expliquent, désolés, qu’ils tournent au bout de la route dans une autre direction que moi. Nos routes se séparent. Je comptais grimper au sommet de la presqu’île d’Ilchulbong, cette espèce de bol qu’on voit sur les vues aériennes de Jeju mais entretemps, il pleut et je me contente de la prendre en photo de loin. En plus, il est tard. Je rentre à Seogwipo. Je m’achète des beignets de calamars frits en rue (3000w 2.1€) et une glace dans un supermarché. Je rentre dans la chambre où des images terribles passent en boucle sur toutes les chaînes.
J15 : drache nationale, je décide de me rendre quand même au village traditionnel de Seongeup, c’est la même route vers l’est qu’hier. Je manque de rater l’arrêt car le chauffeur en grande discussion m’a oubliée. En général, je me place à l’avant pour que le chauffeur m’indique où descendre. On annonce bien l’arrêt mais il faut arriver à comprendre. Puis je dois changer de bus. Une dame m’emmène au nouvel arrêt puis rebrousse chemin. Cela ne l’a pas dérangée malgré la forte pluie de faire un détour pour me montrer l’arrêt. Toujours l’extrême gentillesse coréenne. Arrivée sur place, je ne trouve pas. Je suis stupide, il y a un parking rempli de cars, je n’ai qu’à suivre le flot de touristes qui en descendent. Il pleut toujours assez fort.C’est plus petit que je n’imaginais, des maisons aux jolis toits de chaume, avec une cuisine et des jarres traditionnelles et les groupes planqués à l’abri de la pluie dans l’espace commun de la maison pour prendre un thé, les statues de grands-pères : personnages typiques de Jeju-do, les Dolharubang . Cela ne valait peut-être pas la longueur du trajet. Je rentre trempée à l’hôtel, le mauvais temps ne donne pas envie de visiter plus. Je retrouve une jeune Bretonne en manque de fromages, croisée la veille. Cela me permet de parler français. En fait, il s’agit d’une jeune femme d’origine coréenne, adoptée en France et qui fait un voyage initiatique dans son pays d’origine. Elle doit avoir encore plus de mal que moi, car, moi, c’est écrit sur ma figure, que je ne parle pas coréen. J’ai choisi de prendre un bus qui traverse l’île du sud au nord, plutôt que d'en faire le tour comme à l'aller, pour passer près du mont Hallasan et avoir de beaux paysages. Malheureusement, à cause de la météo, on est dans le brouillard et on ne voit rien ! Il y a un monde fou à l’aéroport, la ligne Jeju-Seoul est la plus fréquentée du monde, 10 millions de passagers par an, tous les vols ont du retard. Je suis un peu inquiète, j’en ai encore au moins pour 1h de métro entre l’aéroport de Gimpo et mon hôtel à Seoul , le Mini hotel Honk (47600w 33.6€) et vais arriver vers minuit. En fin de compte, il y a même des gens debout dans le métro de Seoul vu la foule à cette heure tardive. Mon hôtel est très bien situé proche de Jongno-3 où se croisent 3 lignes de métro. Une belle volée d’escaliers pour sortir du métro, contrairement à Busan pas d’ascenseurs mais une rampe avec un siège pour chaises roulantes. Cela ne fait pas mon affaire ! Un monsieur m’aide à monter la valise et je dois presque courir pour arriver à le suivre. Ils ont bien ma réservation à l’hôtel (vive booking.com) faite depuis la Belgique, je voulais absolument être dans ce quartier très central. Je décide de repartir chercher quelque chose à grignoter. Je m’étais juste contentée d’un snack à Paris-baguette à l’aéroport (4000w 2.8€). Il faut savoir que toutes les boulangeries ont un nom à consonance française : Paris-croissant, Touslesjours, Le pain de Papa… En rue, c’est encore très animé, des vendeuses préparent des calamars et du porc frit dans des aubettes. Finalement, je fais un tour dans le quartier, je ne me sens pas du tout en insécurité. Le Mc Do local est encore ouvert de même que d’autres commerces. Je rentre à l’hôtel avec un sachet de calamars (3000w 2.1€). La chambre est minuscule. Comme partout, on enlève ses chaussures avant d'entrer, 2 lits jumeaux occupent tout l’espace et le petit frigo se trouve sur…l’appui de fenêtre. Dans la salle de bain, la douche est branchée sur le robinet du lavabo (attention à ne pas oublier de basculer la manette sinon on est arrosé en se lavant les dents) et encore, il semblerait que j’aie réservé une chambre double. Le gérant voudrait me mettre dans une single mais dit que tout est plein. Heureusement. Je jetterai un œil plus tard sur d’autres chambres où les doubles n’ont parfois la place que pour des lits superposés. A Andong, il n’y avait pas de lavabo mais un robinet placé à 20 cm du sol, je me lavais les dents sous la douche par facilité ! Je fais sécher mes affaires sur le 2e lit. Avec la pluie à Jeju, même la valise en toile a percé.
J16 : le premier de mes 4 jours à Seoul, je traverse la rue Insadong, pleine de boutiques de souvenirs, c’est curieux comme ça prend du temps de faire ces quelques centaines de mètres ! J’attaque par le Changdeokgung palace, un des nombreux palais de Seoul, c’est immense. Je prends un pass pour les principaux palais à 10000w 7€. Je profite d’une visite en anglais avec une jolie guide en costume traditionnel.Tout près, il y a le Biwon qui ne se visite qu’avec un guide. Il s’agit du jardin secret avec des arbres magnifiques, très romantique. Je me perds un peu pour trouver l’entrée d’un autre palais et finalement, je me balade dans le quartier. J’ai le temps, j’ai 4 jours entiers à Seoul , dont 1 prévu à Suwon où je n’irai jamais, faute de temps. Je passe à la cinémathèque, c’est amusant de voir les affiches en coréen de célèbres films américains. Dans le même bâtiment, il y a aussi une salle de spectacles et j’ai bien l’intention d’en voir. Pas de poste en anglais à la télé, je consulte ma tablette grâce au wifi et constate qu’en Europe, on parle de la colère des familles qui se plaignent de la lenteur des secours, ce qu’on ne voit absolument pas sur les chaînes coréennes. Petite balade nocturne le long de la rivière romantique, la Cheonggyecheon, et dans le quartier commerçant où toutes les boutiques sont ouvertes. La Corée est réputée pour ses cosmétiques et il y a de nombreuses chaînes qu’on retrouve partout : Faceshop (aucune allusion à son concurrent Body shop !), Aritaum… Je termine par un poulet aux calamars à 9000w 6.4€.
J17 : Je commence assez tôt ma journée par le temple Deoksugung, quand je suis à l’intérieur, je vois passer la relève de la garde à laquelle je vais assister. Les gens se prennent en photo avec les gardes mais gare à celle qui s’approche de trop près et les touche. Un mouvement sec la rappelle à l’ordre ! Les gardiens restent sérieux et stoïques. J’en vois néanmoins un esquisser un sourire lorsqu’un petit garçon costumé est fier de poser avec lui. Peut-être occupera-t-il sa place dans quelques années ? Je passe par l’hôtel de ville, en rue des affiches de propagande pour dépister le cancer du colon. Il y a une copie de la tour de l’observatoire de Gyeong-ju, en me rapprochant je constate qu’elle est faite… en phares de voitures. Excellent recyclage ! Je passe à l’office du tourisme pour acheter un ticket à moitié prix (25000w 17.7€) pour un spectacle traditionnel ce soir : Miso. Je tente de grimper au sommet d’un centre commercial pour avoir une vue de Seoul, je me retrouve dans un étage de bureaux et finalement, ce sera depuis les toilettes que j’aurai une fenêtre vers la ville. En bas de l’immeuble, il y a une colonne où de célèbres chanteurs locaux ont imprimé leur main. Des jeunes s’extasient dans ce passage. Je me rends à pied à Bukchon, quartier traditionnel, moins animé que je ne pensais mais j’y passe quelques heures avant de me rendre au marché de Namdaemun où on trouve de tout. Je fais aussi un peu de shopping souterrain. Il y a de nombreuses boutiques dans les métros et des repas pas chers vite préparés. De là, je vais au spectacle. Miso n’est pas compliqué à suivre, c’est l’histoire d’un gouverneur envoyé sur l’île de Jeju et qui y trompe sa femme.Celle-ci le suit et l’espionne. A la fin, ils se réconcilient. Histoire universelle. Il y a quelques explications en anglais avant le spectacle. Chants, théâtre, danses et jolis costumes. On m’avait dit que les photos étaient interdites et j’ai laissé mon appareil à l’hôtel mais après le spectacle, tout le monde se fait photographier avec les acteurs. Je rentre à pied par la rivière. Je me fais virer de plusieurs restos qui vont fermer et finis au Mc Do local, le Lotteria (menu à 6300w 4.4€)
J18 : je visite le palais de Changgyeonggung puis je veux me rendre au sanctuaire Jongmyo mais j’ai un peu de mal à trouver l’entrée. En fait, j’ai fait le tour par les 3 faces sans entrée. Il ne se visite qu’avec un guide. Je reviendrai demain car je devrais attendre longtemps pour une visite en anglais. Autour, des hommes âgés jouent à un jeu traditionnel, certains font du tai-chi. Je retourne le long de la rivière, il y a une zone où chacun peut écrire un vœu. La rivière faisant plus de 5 km, je ne sais pas où cela se trouve, à l’office du tourisme non plus ! La personne doit téléphoner pour se renseigner. Elle semble très gênée et je me moque gentiment d’elle en disant qu’elle travaille trop pour avoir le temps de visiter sa ville. Je me rends au musée national car je réalise qu’il est fermé demain. Il est dans le sud de la ville et j’y vais en métro. Malheureusement, pas le temps de trop approfondir, ce soir, j’assiste à un spectacle d’arts martiaux, Jump à 25000w. Je pensais que c’était à 20h à 2 pas de mon hôtel mais j’apprends qu’ils ont déménagé récemment et c’est beaucoup plus loin, à 18h. J’ai 3 changements de métro à faire. Mon planning est mis à mal. C’est assez burlesque et le public participe, du moins quand il comprend. L’acteur choisit quelqu’un au premier rang mais la personne ne répond pas, elle est de Hong-Kong. Le suivant est de Singapour ! Il finit par trouver une (jolie) Coréenne. Pour Miso et Jump, j’ai acheté les places les plus chères mais c’est totalement inutile, on voit très bien de partout. Par contre, j’ai essayé de me décaler de quelques places sur la même rangée dans le théâtre et j’ai eu un rappel à l’ordre immédiat. Une personne est arrivée en retard et l’ouvreuse a fait se lever toute la rangée pour que cette personne ait sa place alors qu’il y en avait plein d’autres libres. Le règlement, c’est le règlement ! Je rentre à pied, mange une soupe de nouilles et j’assiste à une veillée devant un temple pour pleurer les lycéens morts dans la catastrophe du ferry.
J19 : visite du shrine Jongmyo puis repérage des derniers achats, je dois encore changer de l’argent et je calcule combien il me faut. A Seoul, il y a des bureaux de change, notamment dans la rue Insadong et au marché de Namdaemun à un taux plus intéressant qu’à la banque. Ailleurs j’ai toujours changé du cash dans les banques. Je n’ai pas utilisé ma carte bancaire dans les distributeurs. A côté de mon hôtel, il y a un magasin de vêtements de sports que je dévaliserai ce soir. Je vais à l’immense palais Gyeongbokgung, le dernier que je voulais voir. A un moment, je me repose sur un banc avant d’attaquer le musée folklorique et une dame âgée se rapproche discrètement, poussée par sa fille qui veut absolument une photo avec moi. J’accepte de bon cœur et nous papotons.. avec les mains. Dans le musée, un groupe de femmes s’extasie devant une vitrine. Je pense qu’il s’agit d’un magnifique Bouddha mais quand elles s’en vont, je m’aperçois que c’est une représentation d’une série de desserts ! Les gourmandes. Un joli petit lac avec un temple octogonal termine ma visite. Je vais au quartier moderne de Gangnam, eh oui, celui de Psy. Buildings modernes, écrans vidéos immenses diffusant des pubs. La journée se termine par du shopping et le rangement de mes achats dans la valise !
J20 : départ en métro vers Incheon, je dévale les nombreux escaliers avec ma très lourde valise. Mon avion est le seul du panneau d’affichage annoncé en retard. C’est à regret que je quitte la Corée. Snif. Adieu la Corée et surtout les très gentils, serviables, adorables Coréens.
Trucs et astuces :
Faites vous traduire en écriture locale quelques phrases types (où est l’arrêt de bus, avez-vous une chambre, puis-je laisser mon sac, quel train…) Ca permet d’engager la conversation avec les locaux qui sont prêts à rendre service malgré l’absence de communication en anglais.
Si vous arrivez tôt en ville, logez dans un love-motel. Ils ne chicanent pas trop pour vous donner la chambre plus tôt (du moins hors saison). Ailleurs, ils refusent systématiquement de donner la chambre avant l’heure officielle de check-in, parfois tout simplement parce que le responsable n’est pas là. Pas de pt dej ni de possibilité de faire laver ses vêtements dans les love-motels.
Louez un vélo pour visiter Gyeong-ju. C’est à peu près plat et il y a des pistes cyclables à l'abri des voitures.
A Jeju, il pourrait être utile de louer une voiture. Les bus vont partout ou presque mais ils ne passent pas tjs très souvent, c’est un gain de temps énorme et permet aussi de loger dans un hôtel plus luxueux mais plus isolé, face à la mer.
Evitez le week-end pour les spas, il y a beaucoup d’enfants (du moins chez les femmes) qui courent et crient. Ce n’est pas vraiment calme.
Le métro : à Busan, 5 lignes, pas très compliqué. A Seoul, beaucoup plus. Pas trop compliqué pourtant. Comme partout, repérez la ligne, le nom de la station où vous allez, un bandeau défile en anglais dans la station et dans le métro. Le bandeau au dessus de la porte quand on attend le métro annonce la direction et le nom de la station suivante plutôt que le terminus de la ligne. Bon à connaître quand on est pressé. A votre station, repérez le n° de la sortie. Certaines stations sont très longues, ont un centre commercial et parfois 15 sorties. 2 sorties peuvent être éloignées de plusieurs centaines de mètres. Dans les brochures touristiques de Seoul, pour les lieux importants, ce n° est souvent indiqué.
2 sites utiles pour les transports en bus :
http://asiaenglish.visitkorea.or.kr/ena/TR/korea_terminal.jsp
http://www.kobus.co.kr/web/eng/index.jsp
Pour utiliser les bus, en entrant par l’avant, vous jetez la monnaie dans un bac devant vous. Si le compte n’est pas juste, le chauffeur rend la monnaie que vous récupérez dans un autre bac à gauche. Si vous n’avez qu’un gros billet (pas trop gros quand même !) il y a aussi une machine qui fait le change.
Plusieurs fois, j’ai remarqué que le mot de passe pour le wifi était le n° tel de l’endroit, s’il est indiqué à l’ext, vous pouvez tjs essayer. C’était peut-être un hasard.
La touche à droite de la barre d’espacement sert à changer l’alphabet sur le clavier. Bon à savoir si vous êtes seul dans la chambre du love-motel avec le pc !
Bien se renseigner à Seoul sur les jours de fermeture des temples et les horaires en anglais de ceux qu’il faut faire en visite en groupe. J’ai beaucoup aimé le musée folklorique dans l’enceinte du palais Gyeongbokgung
Pour ceux qui veulent aller au Spa Hurshimchung : prendre le métro jusqu’à la station Oncheonjang, sortir à la 5, prendre le pont qui surplombe la route (ça évite un long détour), traverser le shopping center par le 1er étage, descendre les escalators, traverser la route et tourner à gauche puis à droite. Le spa est le gros bâtiment à dr qui est relié par une passerelle à l’hôtel Nongshim à g. Entrer dans le bâtiment et prendre l’escalator jusqu’au 1er étage. Vous y êtes. Il faut compter 10-15 min de marche depuis le métro. Sinon, il y a celui plus chic du Spa land au grand shopping mall.
Si vous êtes fauché (ou radin) :
En avril 2014, 1€ vaut 1415 won.
Grimpez au sommet des centres commerciaux pour avoir une vue aérienne gratuite des villes
Descendez au sous-sol des mêmes centres commerciaux pour goûter les spécialités locales, il y a souvent des dégustations.
Prendre une carte T-money pour les transports en commun. Le principe : vous achetez cette carte pour 2500w dans le métro ou un des très nombreux magasins, 7 eleven, C&U. Vous la chargez de quelques dizaines de milliers de wons, soit dans les magasins soit aux appareils automatiques des métros. Dans le métro, on la scanne à l’entrée et à la sortie, le montant est débité selon la distance avec 100w de moins qu’en payant cash. Le transfert métro-bus semble gratuit (je n’en ai pas eu besoin) Dans les bus, on scanne à l’entrée et AUSSI en sortant (ne pas oublier, sinon le montant est débité 2x au paiement suivant), idem pour les 100w de moins mais surtout, si on change de bus, le transfert est gratuit. En payant un bus cash, si on prend une correspondance, il faut repayer. Les 2500w sont donc vite rentabilisés et cela évite d’avoir de la monnaie en poche. La même carte est valable dans plusieurs villes :Busan, Jeju, Seoul.. Elle peut aussi servir à payer de petits achats dans le métro ou pour un hamburger. Si il reste un certain montant le dernier jour, on peut se le faire rembourser avec des frais de 500w (on ne récupère pas les 2500w de départ)
Pour les spectacles, allez au Korea national tourist office le long de la rivière (c’est le seul où on peut acheter ces tickets spéciaux), ils offrent à partir de midi des billets à moitié prix pour le soir même. Il y a aussi un tel gratuit et un accès internet. Metro Jonggak, sortie 5, descendre vers le sud, traverser la rivière et prendre immédiatement à droite sur une centaine de m. L’office du tourisme est au sous-sol du grand building. Il est indiqué sur les plans touristiques.
Pour aller à Seoul depuis l’aéroport d’Incheon, prendre le train Arex : attention, il y a 2 types de trains arex : l’express qui va sans s’arrêter jusqu’à la gare de Seoul station en 43 min et qui coûte 14500w 10.2€ et le train normal (all stop line) qui s’arrête aussi aux 9 stations intermédiaires pour 4050w 2.9€ ! Seul ce 2e peut être payé avec la carte T-money qui, dans ce cas, vous permettra de prendre ensuite le métro sans coût supplémentaire. Le train all stop line met seulement 10 min de plus, mais il y en a toutes les 10 à20 min, contrairement à l’express qui ne circule que toutes les 30 min. Ne pas oublier avant de quitter l’aéroport de prendre un plan de la ville avec le plan du métro à l’office du tourisme et d’acheter une carte T-money (cf plus haut). Si vous êtes vraiment très très très fauché, vous pouvez descendre à Gimpo et prendre une ligne de métro à partir de là, vous gagnerez encore 500w. Si vous êtes chargé, le bus limousine (qui n’a rien d’une limousine, c’est un car classique, confortable) est plus cher, +- 15000w 10.6€ selon la distance entre Incheon et le centre de Seoul.
Achetez le pass (à l’entrée d’un des palais, 10000w, valable 1 mois) pour les 5 palais et sanctuaire à Seoul. C’est rentable dès que vous faites au moins le Changdeokgung avec le Biwon (8000w en visite combinée) et le Gyeongbokgung
Le we, les prix augmentent souvent dans les hôtels (surtout dans les love-motels) Essayer toujours de payer cash dans les hôtels si c’est parfois 10 % de plus par carte bancaire. Essayer de contacter directement les hôtels, les prix sont tjs plus intéressants que de passer par un site de réservations mais ce n’est pas tjs facile, le site de l’hôtel est souvent uniquement en coréen. Tentez d’envoyer un message en anglais si vous trouvez une adresse mail. Hors saison, il n’est pas nécessaire de réserver. Moi, je le faisais juste 1 ou 2 jours avant pour être sûre d’avoir l’hôtel que je voulais. Il ne semble pas habituel de vouloir visiter la chambre avant de l’accepter, j’ai parfois dû choquer un hôtelier.
Le pass à la journée à 4500w pour le métro de Busan est rentable dès le 4e trajet, celui de Seoul est beaucoup plus cher,15000w et permet de faire 20 trajets/j, il ne m’a pas été nécessaire.
Pour le vol vers Jeju, regardez sur internet les prix des différentes compagnies (air busan, air jeju, twayair..) et si vous n’avez pas la possibilité de le réserver par carte bancaire (je n’ai pas voulu utiliser ma carte sur le pc de la chambre), allez demander dans un office du tourisme qu’ils téléphonent à la compagnie aérienne que vous aurez choisie. Moi, j’ai voulu leur demander de chercher sur internet mais ils voulaient appeler Korean airways. J’ai demandé Air Busan moins cher mais n’ai pu comparer.
Voilà, j’espère avoir pu aider ceux qui partiront dans ce beau pays et je remercie aussi les contributeurs qui m’ont aidée à préparer ce voyage.
Avis sur itinéraire de 15 jours en Corée du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Corée en décembre pour 15 jours (vols compris) et voici l'itinéraire que je comptais faire. Rien n'est figé pour le moment et je suis évidemment preneuse de tout conseil et bonne idée pour rendre cet itinéraire agréable.
J'ai l'habitude de voyager en Asie mais la Corée représentera pour moi une grande première!
J1 - Départ J2 - Arrivée à Séoul en matinée J3 - Séoul J4 - Séoul J5 - Busan J6 - Busan J7 - Busan J8 - Busan J9 - Daegu J10 - Daegu J11 - Daegu J12 - Séoul J13 - Séoul J14 - Séoul J15 - Départ de Séoul en matinée
Merci par avance aux personnes qui prendront le temps de me répondre.
Je pars en Corée en décembre pour 15 jours (vols compris) et voici l'itinéraire que je comptais faire. Rien n'est figé pour le moment et je suis évidemment preneuse de tout conseil et bonne idée pour rendre cet itinéraire agréable.
J'ai l'habitude de voyager en Asie mais la Corée représentera pour moi une grande première!
J1 - Départ J2 - Arrivée à Séoul en matinée J3 - Séoul J4 - Séoul J5 - Busan J6 - Busan J7 - Busan J8 - Busan J9 - Daegu J10 - Daegu J11 - Daegu J12 - Séoul J13 - Séoul J14 - Séoul J15 - Départ de Séoul en matinée
Merci par avance aux personnes qui prendront le temps de me répondre.
Croisière du 28 septembre 2015 sur le Celebrity Millenium: Japon, Corée du Sud et Chine English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un du forum fait t'il parti de cette croisière ou a t'il déjà fait ce circuit ?
Est t'il possible de nous donner des info sur les escales
Merci
Randonnée parc national de Seoraksan English translation pending
Bonjour
Je vais me rendre en Coree du Sud fin du mois de mai et j aimerais faire une randonnee de plusieurs jours dans le parc national de Seoraksan. Sur internet j ai du mal a trouver de bonnes infos.
Doit on faire des randos en etoile c est a dire revenir chaque jour a l hotel qui est a l entree du parc ou il y a t il des randos de plusieurs jours avec possibilite de camping ou logement ?
Quelques sont pour vous les plus beaux itineraires ?
Est ce facile d acces depuis Seoul ?
Tous vos conseils et infos sont les bienvenus.
Merci a tous
Je vais me rendre en Coree du Sud fin du mois de mai et j aimerais faire une randonnee de plusieurs jours dans le parc national de Seoraksan. Sur internet j ai du mal a trouver de bonnes infos.
Doit on faire des randos en etoile c est a dire revenir chaque jour a l hotel qui est a l entree du parc ou il y a t il des randos de plusieurs jours avec possibilite de camping ou logement ?
Quelques sont pour vous les plus beaux itineraires ?
Est ce facile d acces depuis Seoul ?
Tous vos conseils et infos sont les bienvenus.
Merci a tous
Itinéraire de 16 jours en Corée du Sud English translation pending
Hello à vous tous Amis Voyageurs 🙂
Nous partons à la découverte de la Corée du Sud du 16 mai au 1er juin (environ 16 jours) et nous avons besoin des infos et conseils éclairés de ceux qui ont déjà parcouru ce pays qui s'annonce merveilleux 😉 Pour cette première escale en Corée, nous souhaitions profiter un maximum, mais c'est sûr qu'il a fallu faire des choix !
Jour 1 (17) : 9h25 arrivée à Incheon --> vol interne sur l'île de Jeju
Jour 2 (18) : Jeju
Jour 3 (19) : Jeju
Jour 4 (20) : Jeju --> vol sur Gunsan (arrivée début aprèm) --> en bus (1h) vers Jeonju
Jour 5 (21) : Jeonju, Hanok Village --> Jinan, Maisan Provincial Park / Tapsa
Jour 6 (22) : Gayasan National Park, temple Haeinsa
Jour 7 (23) : Gyeongju
Jour 8 (24) : Gyeongju
Jour 9 (25) : Gyeongju --> bus (1h45) vers Andong
Jour 10 (26) : Andong, Hahoe village --> bus (4h30) vers Sokcho en fin d'aprèm
Jour 11 (27) : Seoraksan --> bus (2h30) de Sokcho à Seoul en fin de journée
Jour 12 (28) : Seoul
Jour 13 (29) : Seoul
Jour 14 (30) : Seoul
Jour 15 (31) : Seoul
Jour 16 (1) : Vol retour
Voilà le projet de ce voyage, au gré bien sûr des imprévus, variations et envies du moment ! Qu'en pensez-vous ??? Encore quelques questions précises :
1. Pouvez-vous me confirmer qu'il y a bien un bus d'Andong à Sokcho ? Fréquence ?
2. Y a-t-il un bus ou autre moyen de transport de Jinan (Maisan Provincial Park/Tapsa) vers le temple d'Haeinsa ? Ou devons-nous rejoindre Daegu pour monter dans un bus qui nous emènerait en arrière vers Haeinsa ?
3. Après prise d'infos, il y a de nombreuses compagnies aériennes et de nombreux vols quotidiens au départ de l'aéroport de Gimpo pour l'île de Jeju. Est-il nécessaire de réserver en ligne avant notre départ ou nous obtenons sans difficultés des places directement à l'aéroport de Gimpo ???
Mille merci à vous de prendre un peu de votre temps pour nous répondre 😉🙂😉
Nous partons à la découverte de la Corée du Sud du 16 mai au 1er juin (environ 16 jours) et nous avons besoin des infos et conseils éclairés de ceux qui ont déjà parcouru ce pays qui s'annonce merveilleux 😉 Pour cette première escale en Corée, nous souhaitions profiter un maximum, mais c'est sûr qu'il a fallu faire des choix !
Jour 1 (17) : 9h25 arrivée à Incheon --> vol interne sur l'île de Jeju
Jour 2 (18) : Jeju
Jour 3 (19) : Jeju
Jour 4 (20) : Jeju --> vol sur Gunsan (arrivée début aprèm) --> en bus (1h) vers Jeonju
Jour 5 (21) : Jeonju, Hanok Village --> Jinan, Maisan Provincial Park / Tapsa
Jour 6 (22) : Gayasan National Park, temple Haeinsa
Jour 7 (23) : Gyeongju
Jour 8 (24) : Gyeongju
Jour 9 (25) : Gyeongju --> bus (1h45) vers Andong
Jour 10 (26) : Andong, Hahoe village --> bus (4h30) vers Sokcho en fin d'aprèm
Jour 11 (27) : Seoraksan --> bus (2h30) de Sokcho à Seoul en fin de journée
Jour 12 (28) : Seoul
Jour 13 (29) : Seoul
Jour 14 (30) : Seoul
Jour 15 (31) : Seoul
Jour 16 (1) : Vol retour
Voilà le projet de ce voyage, au gré bien sûr des imprévus, variations et envies du moment ! Qu'en pensez-vous ??? Encore quelques questions précises :
1. Pouvez-vous me confirmer qu'il y a bien un bus d'Andong à Sokcho ? Fréquence ?
2. Y a-t-il un bus ou autre moyen de transport de Jinan (Maisan Provincial Park/Tapsa) vers le temple d'Haeinsa ? Ou devons-nous rejoindre Daegu pour monter dans un bus qui nous emènerait en arrière vers Haeinsa ?
3. Après prise d'infos, il y a de nombreuses compagnies aériennes et de nombreux vols quotidiens au départ de l'aéroport de Gimpo pour l'île de Jeju. Est-il nécessaire de réserver en ligne avant notre départ ou nous obtenons sans difficultés des places directement à l'aéroport de Gimpo ???
Mille merci à vous de prendre un peu de votre temps pour nous répondre 😉🙂😉
Témoignage sur un voyage en Transsibérien English translation pending
Bonsoir
Je souhaiterais avoir des témoignages et récits de voyage en transsibérien et des conseils pour préparer un périple, seule, jusqu'au Lac Baïkal.
Merci!
amicalement.
Isa
Quels vols France - Nouméa? English translation pending
Bonjour
quelle est la solution la moins onéreuse pour se rendre en Nouvelle Calédonie ?
quitte à faire une halte en Asie (par ex. vous me dites "il faut s'arrêter 24h à Tokyo, ou Singapour ou ... ailleurs")
Car les vols que j'ai vus sont à 1800 Euros et ds ce cas là, je ne pense finalement pas faire ce voyage...
Merci !!
Papiers nécessaires au Japon et en Corée du Sud English translation pending
Bonjour,
Je compte partir au Japon et en Corée du Sud en juin avec un ami.
Je désirerais vous demander de l'aide. J'ai cherché une réponse sur le net mais la plupart des sujets sont datés d'avant 2012.
Quels papiers nécessaires pour aller dans les pays ?
Nous avons un passeport en cours de validité.
Merci beaucoup.
Juunii
Je compte partir au Japon et en Corée du Sud en juin avec un ami.
Je désirerais vous demander de l'aide. J'ai cherché une réponse sur le net mais la plupart des sujets sont datés d'avant 2012.
Quels papiers nécessaires pour aller dans les pays ?
Nous avons un passeport en cours de validité.
Merci beaucoup.
Juunii
Vol pas cher Taipei avec Emirates Airbus A380 English translation pending
Bonjour,
Je viens d'effectuer une réservation sur Emirates qui ouvre sa ligne sur Taipei.
De Paris via Dubai le billet est de 617E aller/retour avec Paris/Dubai en A 380 en 6h, attente de 4h à Dubai , Dubai/Taipei en Boieng 777-300er, en 7h50.
Profitez en ça ne va pas durer.
Demander un visa Russe à Taïwan English translation pending
Bonjour,
Je ne trouve pas de traces sur internet de la possibilité d'obtenir un visa Russe à Taïwan. Je sais que c'est possible au Japon... mais étant à Taïwan, je voulais tenter ici avant de continuer ma route. Quelqu'un a déjà fait cette demande ? Merci
Je ne trouve pas de traces sur internet de la possibilité d'obtenir un visa Russe à Taïwan. Je sais que c'est possible au Japon... mais étant à Taïwan, je voulais tenter ici avant de continuer ma route. Quelqu'un a déjà fait cette demande ? Merci