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Idées d'hôtels sur l'île Sainte-Marie? (Madagascar) English translation pending
bonjour je vais en juin sur l'ile Sainte Marie ( une semaine)que pouvez vous me conseiller comme hotel pour un couple (50 60 Ans)?joli si possible sur la plage ;maximum 40 e (disons moyen de gamme).J'en ai vu des tres beaux mais je n'ai malheureusement pas le budjet.et d'autres qui me parraissent un peu trop "routard" pour nous Pourriez vous m'en conseiller ?Merci de votre aide
Quelques questions sur le Msc Armonia English translation pending
(D'avance je m'excuse si ces questions ont déjà été posé mais il faut dire que j'ai tenté d'avoir mes réponses en cherchant pas mal ici et sur d'autres forums et parfois c'est embrouillé)
Je suis française, ainsi que ma mère...mes renseignements sont pour la croisière "Sur les pas d Ulysse" avec "MSC Armonia" (venise, ancone, corfou, pirée, iles grecques, kotor, venise ) que je pense très sérieusement à faire l'an prochain avec ma mère en avril ou juillet 2011 :
* A partir de quelle heure peut-on embarquer à Venise le 1er jour sur le bateau si le départ est à 19h ?
* on nous dit que toutes les boissons à bord ne sont pas compris dans le prix : j'ai vu qu'il y avait un forfait avec alcool mais il y a t-il un forfait sodas et eau sur msc armonia pendant les repas (car on est pas alcools ma maman et moi-même) ? et un forfait cafés ? leur prix ? car j'ai lu que sur certaines msc croisières, ils faisaient des carnets de 14 sodas=36€...est-ce que c'est le cas sur le msc armonia ? si c'est le cas on achète ce carnet à l'avance (avec agence de voyage ou autres) ou direct sur le bateau ?
- hors forfait, c'est quoi le prix d'un café ?
* les repas qui sont compris dans la croisière pension complète : - Y-a t-il une limitation de plats pour déjeuner et diner (1 entrée, 1 plat de résistance, 1 dessert) ? est-ce qu'à partir d'un 2ème plat de résistance par exemple, ça devient à nos frais ?
- j'ai lu quelque part que sur certaines msc croisières, il y a une heure de thé/'goûter' vers 16h30...mais je n'ai pas bien compris si c'était compris dans la pension complète des repas (surtout que les boissons sont censés être hors de la pension complète). Donc est-ce le cas sur le msc armonia ? Si c'est inclus dans la pension complète, est-ce qu'ils offrent du café (au lieu du thé) ? ou est-ce que le café est payant même à ce moment là ?
* les excursions : - celles avec guide sont toutes en anglais ou ils essayent de regrouper les français avec un interprète français ? - j'ai vu qu'il y a avait une formula explorer à 109 euros (ça regroupe 3 excursions)...est-ce mieux de le commander en avance ce pack excursion ou peut-il se prendre à bord du bateau ?
* cybercafé : - la capacité de mon appareil photo n'est pas grande et je dois à chaque fois le décharger sur un ordi et copier coller le dossier sur ma clé usb.....donc la question est simple...est-ce possible ? car je suis allée dans des hôtels où l'ordi a refusé que je copie mon dossier de l'appareil photo sur le disque dur. - quel est le prix à la minute de la connexion ?
* combien coûte une séance dans le hammam ?
merci par avance et désolée de reposer des questions déjà posées j'en suis sûre.
Je suis française, ainsi que ma mère...mes renseignements sont pour la croisière "Sur les pas d Ulysse" avec "MSC Armonia" (venise, ancone, corfou, pirée, iles grecques, kotor, venise ) que je pense très sérieusement à faire l'an prochain avec ma mère en avril ou juillet 2011 :
* A partir de quelle heure peut-on embarquer à Venise le 1er jour sur le bateau si le départ est à 19h ?
* on nous dit que toutes les boissons à bord ne sont pas compris dans le prix : j'ai vu qu'il y avait un forfait avec alcool mais il y a t-il un forfait sodas et eau sur msc armonia pendant les repas (car on est pas alcools ma maman et moi-même) ? et un forfait cafés ? leur prix ? car j'ai lu que sur certaines msc croisières, ils faisaient des carnets de 14 sodas=36€...est-ce que c'est le cas sur le msc armonia ? si c'est le cas on achète ce carnet à l'avance (avec agence de voyage ou autres) ou direct sur le bateau ?
- hors forfait, c'est quoi le prix d'un café ?
* les repas qui sont compris dans la croisière pension complète : - Y-a t-il une limitation de plats pour déjeuner et diner (1 entrée, 1 plat de résistance, 1 dessert) ? est-ce qu'à partir d'un 2ème plat de résistance par exemple, ça devient à nos frais ?
- j'ai lu quelque part que sur certaines msc croisières, il y a une heure de thé/'goûter' vers 16h30...mais je n'ai pas bien compris si c'était compris dans la pension complète des repas (surtout que les boissons sont censés être hors de la pension complète). Donc est-ce le cas sur le msc armonia ? Si c'est inclus dans la pension complète, est-ce qu'ils offrent du café (au lieu du thé) ? ou est-ce que le café est payant même à ce moment là ?
* les excursions : - celles avec guide sont toutes en anglais ou ils essayent de regrouper les français avec un interprète français ? - j'ai vu qu'il y a avait une formula explorer à 109 euros (ça regroupe 3 excursions)...est-ce mieux de le commander en avance ce pack excursion ou peut-il se prendre à bord du bateau ?
* cybercafé : - la capacité de mon appareil photo n'est pas grande et je dois à chaque fois le décharger sur un ordi et copier coller le dossier sur ma clé usb.....donc la question est simple...est-ce possible ? car je suis allée dans des hôtels où l'ordi a refusé que je copie mon dossier de l'appareil photo sur le disque dur. - quel est le prix à la minute de la connexion ?
* combien coûte une séance dans le hammam ?
merci par avance et désolée de reposer des questions déjà posées j'en suis sûre.
Pourquoi je préfère retourner au Vietnam plutôt qu'au Cambodge English translation pending
Apres deux voyages au Vietnam voici quelques impressions sur le Cambodge
- Peu de gens agés visibles….pour les raisons que l'on sait !!! ( Rappel =>Genocide des Khmers rouges de 1975 à 1979 ) et je ressens un certain malaise à les croiser ou cotoyer car je m' interroge à chaque fois sur le passé et le comportement de cette personne pendant les années noires du fait qu'elle s'en soit sorti vivante .
-Rapports avec les moto-taxis : il m'est souvent arrivé de vouloir reprendre le meme gars pour un nouveau deplacement apres avoir été satisfait de sa premiére prestation . Mais là les difficultés commencent : il a tendance à demander beaucoup plus de façon exagérée pour un trajet par exemple plus court et reste inflexible pour baisser le prix . D’où le sentiment d'etre devenu la vache à traire ! donc je renonce à faire appel à lui pour montrer mon desaccord et m'adresse ailleurs . Ou apres avoir été payé une premiére fois , le conducteur ne vient pas au prochain rendez vous fixé . Au Vietnam , le rendez vous pris est respecté , le prix demandé se negocie raisonnablement.
-Phnom penh => presence de mendiant(e)s et eclopés à l entrée de certains hotels ( non constaté au Vietnam). Les rives le long des quais sont jonchées de detritus meme à proximité du Palais royal.
- -Vehicules 4x4 rutilants des classes aisées parqués à l' entrée des restaus chics , casinos cotoyant une population souvent miserable . Pendant ce temps là des ONG occidentales s'escriment à soulager les maux des pauvres. Avis personnel : Les differences sociales sont moins visibles au Vietnam .
- Siem Reap=SR : Ville sacrifiée au dieu tourisme , profusion de bars , restaurants de cuisine internationale , hotels de toutes categories. Ville qui a perdu son caractére cambodgien . Heureusement le site d'Angkor sauve largement la mise. J avoue cependant avoir logé dans une guest house fort agréable tenue par une famille adorable. La compagnie de bus haut de gamme Mekong Express (tres bon service ) debarque ses passagers dans une enceinte de SR et referme les deux battants metalliques de la porte d'entree . Vous etes aussitôt assailli par une nuée de moto-taxis en cheville avec la Cie , annonçant des prix delirants. On vous dissuade de sortir de l'enceinte en vous predisant les pires ennuis .En passant outre et ouvrant un battant , une nouvelle nuée à l’affut à l'exterieur s'abat sur vous et propose , apres discussion des tarifs corrects
-Sihanoukville : Quartier du port s' averant etre vraiment tres tres sale .
Les bateaux assurant la liaison avec la Thailande sont mal entretenus , inadaptés à la haute mer. Par gros temps, ces bateaux sont de veritables cercueils flottants .
Le quartier pretendument "branché" sur la colline s'avére etre un mini-Pattaya en cours de de developpement avec le meme typede faune occidentale peu recommandable.. Les plages exotiques situées à l'est de la ville sont menacées par des requins de promoteurs et les paysans sont chassés sans menagement des terres avoisinantes . Les plages Vietnamiennes sont beaucoup plus belles meme si je ne suis pas allé à Phu Quoc.
-Kampot : charmante petite ville en bordure d'un petit fleuve avec la montagne du Bokor en toile de fond . Ville qui pourrait se reveler agréable si les mototaxis ne vous accostaient de maniére parfois agressive. L hotel ou j’etais descendu , le Bokor 1 , me proposait dejà des excursions à peine arrivé et alors que la fiche de check-in n’était pas encore remplie. Personnel qui me faisait la gueule les jours suivants.
La ville que j ai réellement appréciée est Battambang . Population charmante que ce soit en ville ou dans les alentours et un commentaire qui m a fortement ému , celui emis par un groupe de 3 lyceens venus à ma rencontre alors que je visitais un temple de cette ville. L'un d'entre eux m' a remercié de s'interesser à son pays en le visitant et contribuer ainsi à son developpement economique. Le séjour à Battambang reste un tres bon souvenir.
- Peu de gens agés visibles….pour les raisons que l'on sait !!! ( Rappel =>Genocide des Khmers rouges de 1975 à 1979 ) et je ressens un certain malaise à les croiser ou cotoyer car je m' interroge à chaque fois sur le passé et le comportement de cette personne pendant les années noires du fait qu'elle s'en soit sorti vivante .
-Rapports avec les moto-taxis : il m'est souvent arrivé de vouloir reprendre le meme gars pour un nouveau deplacement apres avoir été satisfait de sa premiére prestation . Mais là les difficultés commencent : il a tendance à demander beaucoup plus de façon exagérée pour un trajet par exemple plus court et reste inflexible pour baisser le prix . D’où le sentiment d'etre devenu la vache à traire ! donc je renonce à faire appel à lui pour montrer mon desaccord et m'adresse ailleurs . Ou apres avoir été payé une premiére fois , le conducteur ne vient pas au prochain rendez vous fixé . Au Vietnam , le rendez vous pris est respecté , le prix demandé se negocie raisonnablement.
-Phnom penh => presence de mendiant(e)s et eclopés à l entrée de certains hotels ( non constaté au Vietnam). Les rives le long des quais sont jonchées de detritus meme à proximité du Palais royal.
- -Vehicules 4x4 rutilants des classes aisées parqués à l' entrée des restaus chics , casinos cotoyant une population souvent miserable . Pendant ce temps là des ONG occidentales s'escriment à soulager les maux des pauvres. Avis personnel : Les differences sociales sont moins visibles au Vietnam .
- Siem Reap=SR : Ville sacrifiée au dieu tourisme , profusion de bars , restaurants de cuisine internationale , hotels de toutes categories. Ville qui a perdu son caractére cambodgien . Heureusement le site d'Angkor sauve largement la mise. J avoue cependant avoir logé dans une guest house fort agréable tenue par une famille adorable. La compagnie de bus haut de gamme Mekong Express (tres bon service ) debarque ses passagers dans une enceinte de SR et referme les deux battants metalliques de la porte d'entree . Vous etes aussitôt assailli par une nuée de moto-taxis en cheville avec la Cie , annonçant des prix delirants. On vous dissuade de sortir de l'enceinte en vous predisant les pires ennuis .En passant outre et ouvrant un battant , une nouvelle nuée à l’affut à l'exterieur s'abat sur vous et propose , apres discussion des tarifs corrects
-Sihanoukville : Quartier du port s' averant etre vraiment tres tres sale .
Les bateaux assurant la liaison avec la Thailande sont mal entretenus , inadaptés à la haute mer. Par gros temps, ces bateaux sont de veritables cercueils flottants .
Le quartier pretendument "branché" sur la colline s'avére etre un mini-Pattaya en cours de de developpement avec le meme typede faune occidentale peu recommandable.. Les plages exotiques situées à l'est de la ville sont menacées par des requins de promoteurs et les paysans sont chassés sans menagement des terres avoisinantes . Les plages Vietnamiennes sont beaucoup plus belles meme si je ne suis pas allé à Phu Quoc.
-Kampot : charmante petite ville en bordure d'un petit fleuve avec la montagne du Bokor en toile de fond . Ville qui pourrait se reveler agréable si les mototaxis ne vous accostaient de maniére parfois agressive. L hotel ou j’etais descendu , le Bokor 1 , me proposait dejà des excursions à peine arrivé et alors que la fiche de check-in n’était pas encore remplie. Personnel qui me faisait la gueule les jours suivants.
La ville que j ai réellement appréciée est Battambang . Population charmante que ce soit en ville ou dans les alentours et un commentaire qui m a fortement ému , celui emis par un groupe de 3 lyceens venus à ma rencontre alors que je visitais un temple de cette ville. L'un d'entre eux m' a remercié de s'interesser à son pays en le visitant et contribuer ainsi à son developpement economique. Le séjour à Battambang reste un tres bon souvenir.
Avez-vous remarqué? English translation pending
Avez vous remarqué que sur cette première page, le hit parade des sujets les plus lus est en ce dimanche :
1 le tourisme sexuel à Jomtien
2 le danger de voyager seul
3 la sortie du nouveau routard
4 le Ricard en Thailande
Comment l'interprèter 🏴☠️
Quelle destination prendre en Asie par rapport aux moussons? English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterais partir avec ma fille (18 ans) pendant deux mois en Asie cet été. Mais je suis confronté au cruel dilemme des moussons en Asie qui limitent "le champ". Alors soit me payer l'Inde depuis Mumbay pour remonter au Ladakh, soit faire par exemple la Thaïlande, la Malaisie et repartir par Singapour. Je suis un peu paumé... J'avoue. Deux optiques différentes, mais, un seul choix à faire.
J'ai peur de patauger dans la pluie en Inde et d'être "bloqué" uniquement sur le Ladakh (pour avoir un meilleur temps) mais l'apport spirituel est grandiose, et, de l'autre côté ça va être du voyage "farniente", moins enrichissant (et plus cher...!). Pourtant, je connais les deux, mais là...j'ai "plus d'idées"...
Bref, je suis devant la carte de l'Asie avec un "?"...
Si vous avez des conseils... Je suis vivement preneur...! Merci. Que feriez-vous à ma place?
Jean-Michel (également posté dans le forum Asie du Sud-Est)
Je souhaiterais partir avec ma fille (18 ans) pendant deux mois en Asie cet été. Mais je suis confronté au cruel dilemme des moussons en Asie qui limitent "le champ". Alors soit me payer l'Inde depuis Mumbay pour remonter au Ladakh, soit faire par exemple la Thaïlande, la Malaisie et repartir par Singapour. Je suis un peu paumé... J'avoue. Deux optiques différentes, mais, un seul choix à faire.
J'ai peur de patauger dans la pluie en Inde et d'être "bloqué" uniquement sur le Ladakh (pour avoir un meilleur temps) mais l'apport spirituel est grandiose, et, de l'autre côté ça va être du voyage "farniente", moins enrichissant (et plus cher...!). Pourtant, je connais les deux, mais là...j'ai "plus d'idées"...
Bref, je suis devant la carte de l'Asie avec un "?"...
Si vous avez des conseils... Je suis vivement preneur...! Merci. Que feriez-vous à ma place?
Jean-Michel (également posté dans le forum Asie du Sud-Est)
Hitchhiking in Thailand
Is hitchhiking in Thailand a good idea? A bad one? Safe or not?
Instead of sharing my thoughts on the subject, I’ll tell you about my four short hitchhiking "adventures" over 40 years of traveling there. Hopefully, this will help you form your own opinion.
First, a general rule I always follow in Southeast Asia: whether you're a woman or a man, in the city or the countryside, if you're a foreigner—even in a small group—never let yourself get completely isolated once night falls.
Okay, here we go.
My first time:
This happened in the late 80s in Kanchanaburi province, on route 3272/4088, somewhere between the charming Thong Pha Phum and that spot on the Burmese border where a gas pipeline—owned at the time by a major French company—crosses. I don’t remember why or how I ended up on that remote road, but since I love getting lost, it was fine. Except that it was already mid-afternoon, no songthaew had shown up after an hour of waiting, and I wanted to get back to T.P. Phum before dark. So I started walking, keeping an ear out for any approaching engine to flag down (hand flat, palm down, waving as if saying goodbye). Soon after, a slightly upscale car stopped—a high-end Japanese model. Inside was a couple in their thirties. "You guys headin’ to Thong Pha Phum?" "Sure, no problem, my good farang, hop in." I was saved. We drove for 20-30 kilometers, then the guy pulled over: "Come on, let’s grab a drink..." Later, I’d learn we were near the spot where they were spending a short vacation, south of the reservoir stretching from T.P.P. to Sangkhlaburi—a place (that part of the lake) known for its waterfront resorts for couples, families (next stop...), and other Thais out for a good time (I’d stay there myself a weekend a few years later, in a dorm room with about thirty Thai friends). We had a drink. The woman barely sipped hers. We had a second. She didn’t say anything, but I could read in her eyes what she was thinking (no language barrier for that kind of communication). Then he ordered a third. She shot her husband a disapproving, embarrassed look. As for me, aware I was still far from "home" and that night was falling, I started pretending to drink too. You can guess the rest: the guy kept ordering, got drunker and drunker, and his wife didn’t dare scold him in front of me, but the looks she gave him—and her discomfort around the other people in the roadside joint—spoke volumes.
After a (very) long while, the woman couldn’t take it anymore and finally reminded him, I assume, that they still had to take me to T.P.P. But given his state, it was unanimously decided—by both of us—that there was no way he was driving. I felt stuck, especially since I don’t drive. And her? Oh, she could. I helped the guy as best I could, and the joint’s owner, taking pity on me, lent a hand. We got him into the back seat, where he fell asleep almost immediately. It was around 8 PM when, with her husband still snoring in the back, she dropped me off at the entrance of the guesthouse in Thong Pha Phum, near the market square. I thanked her, feeling a pang of sympathy for the moment she’d have to haul her husband from the car to their room. They drove off. I was hungry. At the far end of the market square was a great restaurant with a direct view of the Mae Nam Khwae. I headed that way.
Instead of sharing my thoughts on the subject, I’ll tell you about my four short hitchhiking "adventures" over 40 years of traveling there. Hopefully, this will help you form your own opinion.
First, a general rule I always follow in Southeast Asia: whether you're a woman or a man, in the city or the countryside, if you're a foreigner—even in a small group—never let yourself get completely isolated once night falls.
Okay, here we go.
My first time:
This happened in the late 80s in Kanchanaburi province, on route 3272/4088, somewhere between the charming Thong Pha Phum and that spot on the Burmese border where a gas pipeline—owned at the time by a major French company—crosses. I don’t remember why or how I ended up on that remote road, but since I love getting lost, it was fine. Except that it was already mid-afternoon, no songthaew had shown up after an hour of waiting, and I wanted to get back to T.P. Phum before dark. So I started walking, keeping an ear out for any approaching engine to flag down (hand flat, palm down, waving as if saying goodbye). Soon after, a slightly upscale car stopped—a high-end Japanese model. Inside was a couple in their thirties. "You guys headin’ to Thong Pha Phum?" "Sure, no problem, my good farang, hop in." I was saved. We drove for 20-30 kilometers, then the guy pulled over: "Come on, let’s grab a drink..." Later, I’d learn we were near the spot where they were spending a short vacation, south of the reservoir stretching from T.P.P. to Sangkhlaburi—a place (that part of the lake) known for its waterfront resorts for couples, families (next stop...), and other Thais out for a good time (I’d stay there myself a weekend a few years later, in a dorm room with about thirty Thai friends). We had a drink. The woman barely sipped hers. We had a second. She didn’t say anything, but I could read in her eyes what she was thinking (no language barrier for that kind of communication). Then he ordered a third. She shot her husband a disapproving, embarrassed look. As for me, aware I was still far from "home" and that night was falling, I started pretending to drink too. You can guess the rest: the guy kept ordering, got drunker and drunker, and his wife didn’t dare scold him in front of me, but the looks she gave him—and her discomfort around the other people in the roadside joint—spoke volumes.
After a (very) long while, the woman couldn’t take it anymore and finally reminded him, I assume, that they still had to take me to T.P.P. But given his state, it was unanimously decided—by both of us—that there was no way he was driving. I felt stuck, especially since I don’t drive. And her? Oh, she could. I helped the guy as best I could, and the joint’s owner, taking pity on me, lent a hand. We got him into the back seat, where he fell asleep almost immediately. It was around 8 PM when, with her husband still snoring in the back, she dropped me off at the entrance of the guesthouse in Thong Pha Phum, near the market square. I thanked her, feeling a pang of sympathy for the moment she’d have to haul her husband from the car to their room. They drove off. I was hungry. At the far end of the market square was a great restaurant with a direct view of the Mae Nam Khwae. I headed that way.
Destinations secrètes en Europe English translation pending
Bonjour, voici un fil pour lister les régions / villes européennes qui n'attirent pas (ou peu) de touristes, et qui pourtant sont intéressantes à visiter. En un mot, des pépites éloignées des circuits habituels, hors des fameux "sentiers battus".
Pour ouvrir le bal, je vous présente....
LA RUTA DE LA PLATA (Espagne).
Hormis peut-être la ville de Salamanque, tout l'axe ouest de l'Espagne, appelé "ruta de la Plata", qui va des Asturies au Nord jusqu'à la province de Huelva au sud, est plutôt délaissé par les touristes. Et pourtant, cette route, qui fait environ 1000 km de long, est tout bonnement magnifique, avec des villes étapes comme Oviedo, León et sa cathédrale, Zamora la romane, Salamanque avec sa plaza mayor, ses deux cathédrales et son université, Cáceres la médiévale, Mérida et son amphithéâtre romain... Et côté paysages, des coins à couper le souffle, depuis les vallées encaissées des "picos de Europa" jusqu'à la rivière pourpre du Río tinto, vous passerez par plusieurs chaînes de montagne et des paysages très différents.
Et encore plus déserté par les touristes, des coins à l'écart de ce grand axe :
- La région de Sanabria, à l'ouest de la province de Zamora, limitrophe de la Galice et du nord du Portugal: on y trouve un très beau bourg médiéval, Puebla de Sanabria, au bord d'un grand lac (on peut s'y baigner ou pratiquer des sports nautiques), et de nombreuses randos de moyenne montagne. En bonus, vous y mangerez très très bien.
- La ville de Ciudad Rodrigo: une petite merveille, à 80 km de Salamanque, juste à côté de la frontière portugaise. La ville est entourée de murailles (on peut y faire le tour) et intra muros, plusieurs placettes et monuments renaissances... En outre la ville est très vivante, avec une vie nocturne assez dynamique, beaucoup de terrasses... Si vous y allez fin août, vous découvrirez la "feria de Teatro" avec des spectacles de qualité, tant dans la rue et gratuits qu'à petits prix dans les différents bâtiments historiques. Autour de Ciudad Rodrigo, il y a fort à faire, par exemple, connaître la route des fortifications de part et d'autre de la frontière, et découvrir la ville d'Almeyda, l'équivalente portugaise de Ciudad Rodrigo
- Autour de Cáceres, qui est un pur bijou médiéval, vous avez la petite ville de Trujillo, qui regorge de monuments renaissance (c'est la ville de Pizarre, le conquistador, bâtie avec l'or du Pérou), le monastère de Guadalupe, le parc naturel de Monfragüe... Beaucoup à découvrir, avec très peu de touristes...
- La Sierra de Aracena, entre l'Andalousie et l'Extrémadure, est elle aussi un petit paradis boudé par le tourisme (en tout cas le tourisme international). Et pourtant, les petits villages blancs qui s'y trouvent (Alájar, santa Olalla, Zufre, Cortegana, Almonaster) ont peu à envier à ceux, plus connus, de la province de Cadix ou aux Alpujarras de la région de Grenade. Avec, en prime, une magnifique grotte à visiter à Aracena et le meilleur jambon (du monde?) à déguster à Jabugo. De très belles balades à faire dans les "dehesas" et les forêts de chêne liège.
- Enfin, au bout de la route se trouve le littoral de Huelva: entre Moguer et Matalascañas, c'est la côte la moins visitée de toutes les provinces andalouses... Et les plages sont très belles, garanties sans béton et sans touristes (ou presque) 😉
Pour ouvrir le bal, je vous présente....
LA RUTA DE LA PLATA (Espagne).
Hormis peut-être la ville de Salamanque, tout l'axe ouest de l'Espagne, appelé "ruta de la Plata", qui va des Asturies au Nord jusqu'à la province de Huelva au sud, est plutôt délaissé par les touristes. Et pourtant, cette route, qui fait environ 1000 km de long, est tout bonnement magnifique, avec des villes étapes comme Oviedo, León et sa cathédrale, Zamora la romane, Salamanque avec sa plaza mayor, ses deux cathédrales et son université, Cáceres la médiévale, Mérida et son amphithéâtre romain... Et côté paysages, des coins à couper le souffle, depuis les vallées encaissées des "picos de Europa" jusqu'à la rivière pourpre du Río tinto, vous passerez par plusieurs chaînes de montagne et des paysages très différents.
Et encore plus déserté par les touristes, des coins à l'écart de ce grand axe :
- La région de Sanabria, à l'ouest de la province de Zamora, limitrophe de la Galice et du nord du Portugal: on y trouve un très beau bourg médiéval, Puebla de Sanabria, au bord d'un grand lac (on peut s'y baigner ou pratiquer des sports nautiques), et de nombreuses randos de moyenne montagne. En bonus, vous y mangerez très très bien.
- La ville de Ciudad Rodrigo: une petite merveille, à 80 km de Salamanque, juste à côté de la frontière portugaise. La ville est entourée de murailles (on peut y faire le tour) et intra muros, plusieurs placettes et monuments renaissances... En outre la ville est très vivante, avec une vie nocturne assez dynamique, beaucoup de terrasses... Si vous y allez fin août, vous découvrirez la "feria de Teatro" avec des spectacles de qualité, tant dans la rue et gratuits qu'à petits prix dans les différents bâtiments historiques. Autour de Ciudad Rodrigo, il y a fort à faire, par exemple, connaître la route des fortifications de part et d'autre de la frontière, et découvrir la ville d'Almeyda, l'équivalente portugaise de Ciudad Rodrigo
- Autour de Cáceres, qui est un pur bijou médiéval, vous avez la petite ville de Trujillo, qui regorge de monuments renaissance (c'est la ville de Pizarre, le conquistador, bâtie avec l'or du Pérou), le monastère de Guadalupe, le parc naturel de Monfragüe... Beaucoup à découvrir, avec très peu de touristes...
- La Sierra de Aracena, entre l'Andalousie et l'Extrémadure, est elle aussi un petit paradis boudé par le tourisme (en tout cas le tourisme international). Et pourtant, les petits villages blancs qui s'y trouvent (Alájar, santa Olalla, Zufre, Cortegana, Almonaster) ont peu à envier à ceux, plus connus, de la province de Cadix ou aux Alpujarras de la région de Grenade. Avec, en prime, une magnifique grotte à visiter à Aracena et le meilleur jambon (du monde?) à déguster à Jabugo. De très belles balades à faire dans les "dehesas" et les forêts de chêne liège.
- Enfin, au bout de la route se trouve le littoral de Huelva: entre Moguer et Matalascañas, c'est la côte la moins visitée de toutes les provinces andalouses... Et les plages sont très belles, garanties sans béton et sans touristes (ou presque) 😉
Séjour Venise - Florence - Rome English translation pending
Bonsoir,
Pourriez-vous me donner des renseignements sur un circuit que j'ai déniché chez :
-Visit-Europe
dont le contenu est le suivant :
-Venise
-Florence
-Rome
Merci de vos réponses !
PS : Réponses que si vous connaissez ce circuit !
PS : Réponses que si vous connaissez ce circuit !
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal English translation pending
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.
Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …
Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.
Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.
Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.
Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !
On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.
C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.
C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.
C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.
Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».
« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».
3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.
A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …
On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.
J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.
J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !
Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.
Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.
Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».
On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.
Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.
Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :
« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)
Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.
Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.
On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.
On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …
On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.
On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.
14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.
Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.
On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.
Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».
« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.
En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.
Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.
En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».
Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.
Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».
Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».
« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.
En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.
A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.
Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].
Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …
Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.
Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.
Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.
« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».
Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.
« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres
Par Dawud David DUPUY
[1] « Au Nom de Dieu »
[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).
[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».
[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.
[5] Moins d’1 euro.
[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.
[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
La Grèce ou l'Espagne? English translation pending
Bonjour, Nous prévoyons un voyage en Europe pour 2 ou 3 semaines en mai ou juin 2005 et notre choix est difficile à faire entre l'Espagne et la Grèce. Nous sommes un couple de 33 et 35 ans nous aimons visiter mais nous aimons aussi faire un peu de plage alors c'est certain que nous garderons au moins 4 jours à la fin de notre périple pour se prélasser au soleil et se reposer avant de revenir au travail.
J'ai entendu dire que la Grèce a de plus belles plages (Iles) que l'Espagne. Ce qui nous interesse en Espagne c'est l'Andalousie et Madrid. Pour ce qui est de la Grèce c'est Athène, Mykonos, Santorini, la Crète et Rhodes. Nous ne savons pas laquelle choisir ça fait quelques semaines que je suis la dessus. Je vais chercher des livres à la biblio et je regarde les forfaits sur internet. Quelqu'un pourrait-il me donner son avis sur le sujet?J'apprécierais le plus de conseils possible. Merci à l'avance
Isaby
J'ai entendu dire que la Grèce a de plus belles plages (Iles) que l'Espagne. Ce qui nous interesse en Espagne c'est l'Andalousie et Madrid. Pour ce qui est de la Grèce c'est Athène, Mykonos, Santorini, la Crète et Rhodes. Nous ne savons pas laquelle choisir ça fait quelques semaines que je suis la dessus. Je vais chercher des livres à la biblio et je regarde les forfaits sur internet. Quelqu'un pourrait-il me donner son avis sur le sujet?J'apprécierais le plus de conseils possible. Merci à l'avance
Isaby
MSC Fantasia au départ de Gênes en mars 2014 English translation pending
Bonjour, nous partons sur le MSC Fantasia du 4 mars au 15 mars - Port d'embarquement Gênes.
Nous partons en famille ado de 17 ans et jeune ado de 10 ans 1/2.
j'aimerais faire la connaissance d'autres participants francophones, histoire de pouvoir échanger un peu lors des journées en mer (il y en a qques unes).
Je voudrais également avoir les impressions de participants les années passées notamment sur les conditions météo (pas trop de journées houleuses en mer ?) J'ai déjà parcouru nombre de discussions sur le sujet, je ne me fais aucun tracas sur le bateau et les services tout à l'air super. Par contre je viens de contacter MSC et la conseillère m'a dit qu'aucun forfait boisson n'était proposé à bord !?😐
Voilà mon mari et moi approchons à grand pas de la cinquantaine (47-48) si vous voulez poursuivre cette conversation, vous serez les bienvenus.
+++++++😉
j'aimerais faire la connaissance d'autres participants francophones, histoire de pouvoir échanger un peu lors des journées en mer (il y en a qques unes).
Je voudrais également avoir les impressions de participants les années passées notamment sur les conditions météo (pas trop de journées houleuses en mer ?) J'ai déjà parcouru nombre de discussions sur le sujet, je ne me fais aucun tracas sur le bateau et les services tout à l'air super. Par contre je viens de contacter MSC et la conseillère m'a dit qu'aucun forfait boisson n'était proposé à bord !?😐
Voilà mon mari et moi approchons à grand pas de la cinquantaine (47-48) si vous voulez poursuivre cette conversation, vous serez les bienvenus.
+++++++😉
Compte rendu de la croisière "Perles des Antilles" du 16 au 24 février 2013 English translation pending
(J'ai changé mon titre car je m'étais trompée d'année !😊)
Dimanche 17 février : Dimanche matin, très tôt, je me réveille avec les premières lueurs de l’aube et fonce sur mon balcon pour admirer mon premier lever de soleil sur la mer. J’avais tant rêvé de ce moment. J’y serai tous les matins … Évidemment, c’est magnifique ! J’aperçois les silhouettes des îles qui se dessinent dans la brume matinale. Souvent, elles ont la même forme triangulaire, celle d’un cratère descendant en pente douce vers la mer. On ne se sent jamais vraiment isolé dans l’océan, il y a toujours des terres au loin dans la mer des Caraïbes. D’ailleurs, grâce au Today, on peut même les reconnaître, il nous indique l’heure à laquelle on passe par exemple près de Porto Rico, Marie-Galante ou l’île de Saba : des noms qui font rêver … L’eau est indigo, parfois turquoise quand on se rapproche des terres. Quelques petites mouettes tournent autour du bateau et plongent de temps en temps : rejette-t-il de la nourriture ? … Cette petite présence aérienne est néanmoins sympathique. On voit sur les autres balcons ou sur le pont supérieur d’autres voyageurs plongés eux aussi dans leur contemplation … On a rempli la veille au soir la petite fiche permettant de commander le petit-déjeuner en cabine. C’est l’un des privilèges des cabines prémium ou des suites. Beaucoup de choix et des noms pleins de promesses : Louis salive à l’évocation du pain perdu, des pancakes, de l’omelette au lard. Pour nous, ce sera plus classique : brioche ou pain, beurre, confiture. Pour répondre à la question de Sago, oui, on peut boire de délicieux jus de fruits tout frais pressés : pomme, pamplemousse ou orange. Je prends aussi une assiette de fruits « exotiques » (en fait, deux sortes de melons, de l’ananas, de la pastèque et un demi-kiwi). Notre majordome arrive, croulant, le pauvre, sous un plateau énorme.(on a un peu honte, mais pas trop quand même) On s’installe autour de la table de salon. C’est vraiment très agréable de petit déjeuner au calme, en pyjama, avec la vue sur la mer. On traîne un peu dans la cabine jusqu’à dix heures (on s’est réveillés vers 6 heures à cause du décalage horaire !) puis on va faire une balade digestive sur les ponts supérieurs. Louis veut aussi s’inscrire au Teen’s club. Le repas du midi s’effectue dans des conditions plutôt... difficiles comme je l’ai évoqué hier. On a hâte de débarquer à St Martin. J’ai prévu de dépenser des sous ! Bon, c’est dimanche et la plupart des magasins sont fermés. Quelques bijouteries sont ouvertes : ça tombe bien, l’une d’elles est celle que j’avais repérée avant : Diamonds international .On entre … des vitrines partout pleines de montres de luxe. A peine avons-nous commencé à en regarder une qu’un vendeur sinistre se jette quasiment sur nous. Inutile de dire que je prends mon air le plus pincé, je fais un petit tour, toujours suivie de près par mon vendeur puis prends mes jambes à mon cou ! D’ailleurs, aucun prix n’était affiché ce qui supposait du marchandage, je n’aime pas ... Et pourtant, je l’avais préparée cette visite et j’avais noté les prix et les références de tous les articles qui m’intéressaient avant de partir mais là, bof. Pas envie. Finalement, on est allés sur la plage, avons loué deux transats et un parasol (totalement indispensable ici !) pour dix dollars. Louis a passé toute l’après-midi dans l’eau ... “Trop cool”, (sic). C’est notre première baignade de l’année et c’est …divin ! Pour tout dire, j’ai pensé à vous chers forumeurs qui attendez avec impatience votre croisière. Comme vous avez raison ! L’eau est chaude et bien bleue. On aperçoit juste en face le Luminosa à quai. En rentrant, crise de rire, on a fait l’exercice de sécurité. On était tous dans la discothèque(!) suant avec nos gilets orange sur le dos ! Ridicule assuré. Un monsieur plaisantait en lançant quelques coin-coin tout en marchant en canard. Après, ils nous ont emmenés au point de rassemblement où on a dû faire des rangées de cinq personnes toutes serrées les unes sur les autres. Bon c’est fait et c’est certainement utile car j’imagine la panique en cas d’accident.
On se fait beaux, on va boire nos cocktails et on attend 21 heures 15 pour notre premier dîner au Taurus. J’avais demandé, sur les conseils des voyageurs, le second service sur le pont 3.
Pas de chance, on sera en bas : une immense salle genre hall de gare, très bruyante. On est placés à une table de 4 (on est 3) entre un groupe d’amis et une grande famille. Juste à côté de nous, il y a le couloir où s’affairent les serveurs comme dans une fourmilière. Certains portent d’énormes plateaux, d’autres préparent les assiettes de leurs clients. Le repas est correct, sans plus. Ce n’est pas gastronomique, plutôt du niveau d’une bonne trattoria : quelques entrées, des pâtes(al dente !), viande ou poissons, salade, fromages petites pâtisseries (pas terribles) genre mousses ou bien fruits. Ce sont de toutes petites portions. Nos voisins, des habitués, ont commandé plusieurs plats pour goûter à tout. Sachez que si vous commandez un plat comprenant des ingrédients un peu plus chers, comme des fruits de mer, ils vont seront servis au compte-goutte : le risotto aux fruits de mer que j’ai commandé comprenait en tout et pour tout deux crevettes et une moule. ( !) : « Mais regarde, me dit Marc, je crois que tu as aussi un petit bout de calamar là… »
J’ai un petit clash avec le serveur : j’ai commandé de l’eau et il apporte la bouteille, me sert, puis emporte la bouteille. Il me resservira plus tard, après s’être occupé de ses autres clients. Je lui demande de laisser la bouteille sur la table. Il me dit qu’il n’a pas le droit ! Je savais que ça se passait comme ça pour le vin mais tout de même… Après tout, ce n’est que de l’eau. Je fais un peu la tête. Tout ça m’énerve un peu. En plus, on a pris le all-in pour être tranquilles et finalement, on ne pourra jamais demander une bouteille d’eau, notamment pour partir en excursion. Ce repas s’étire en longueur, une heure et demie en tout. On rentre à la cabine vers 11 heures, très fatigués par cette première journée. Là, re-contrariété : la fiche du petit dèj n’est pas la même que celle de la veille. Le choix est devenu très très limité : adieu pancakes, pain perdu et fruits exotiques ! Surprise, j’appelle la réception et j’explique ce que je prends pour une erreur. La réceptionniste me dit alors froidement qu’ils ont fait une erreur la veille et nous ont donné la fiche réservée au petit dèj payant (à 5 euros). Nous, nous n’aurons le droit qu’au petit-déjeuner continental. Je râle encore (ils doivent me trouver bien pénible chez Costa !) : finalement, on paye plus cher pour une prémium ou une suite mais c’est pour avoir moins ! Je raccroche en colère… on remplit notre fiche au rabais. Cette première journée se termine sur une note un peu amère. Je suis sans doute un peu fatiguée et ces deux petites contrariétés m’ont énervée…
Dimanche 17 février : Dimanche matin, très tôt, je me réveille avec les premières lueurs de l’aube et fonce sur mon balcon pour admirer mon premier lever de soleil sur la mer. J’avais tant rêvé de ce moment. J’y serai tous les matins … Évidemment, c’est magnifique ! J’aperçois les silhouettes des îles qui se dessinent dans la brume matinale. Souvent, elles ont la même forme triangulaire, celle d’un cratère descendant en pente douce vers la mer. On ne se sent jamais vraiment isolé dans l’océan, il y a toujours des terres au loin dans la mer des Caraïbes. D’ailleurs, grâce au Today, on peut même les reconnaître, il nous indique l’heure à laquelle on passe par exemple près de Porto Rico, Marie-Galante ou l’île de Saba : des noms qui font rêver … L’eau est indigo, parfois turquoise quand on se rapproche des terres. Quelques petites mouettes tournent autour du bateau et plongent de temps en temps : rejette-t-il de la nourriture ? … Cette petite présence aérienne est néanmoins sympathique. On voit sur les autres balcons ou sur le pont supérieur d’autres voyageurs plongés eux aussi dans leur contemplation … On a rempli la veille au soir la petite fiche permettant de commander le petit-déjeuner en cabine. C’est l’un des privilèges des cabines prémium ou des suites. Beaucoup de choix et des noms pleins de promesses : Louis salive à l’évocation du pain perdu, des pancakes, de l’omelette au lard. Pour nous, ce sera plus classique : brioche ou pain, beurre, confiture. Pour répondre à la question de Sago, oui, on peut boire de délicieux jus de fruits tout frais pressés : pomme, pamplemousse ou orange. Je prends aussi une assiette de fruits « exotiques » (en fait, deux sortes de melons, de l’ananas, de la pastèque et un demi-kiwi). Notre majordome arrive, croulant, le pauvre, sous un plateau énorme.(on a un peu honte, mais pas trop quand même) On s’installe autour de la table de salon. C’est vraiment très agréable de petit déjeuner au calme, en pyjama, avec la vue sur la mer. On traîne un peu dans la cabine jusqu’à dix heures (on s’est réveillés vers 6 heures à cause du décalage horaire !) puis on va faire une balade digestive sur les ponts supérieurs. Louis veut aussi s’inscrire au Teen’s club. Le repas du midi s’effectue dans des conditions plutôt... difficiles comme je l’ai évoqué hier. On a hâte de débarquer à St Martin. J’ai prévu de dépenser des sous ! Bon, c’est dimanche et la plupart des magasins sont fermés. Quelques bijouteries sont ouvertes : ça tombe bien, l’une d’elles est celle que j’avais repérée avant : Diamonds international .On entre … des vitrines partout pleines de montres de luxe. A peine avons-nous commencé à en regarder une qu’un vendeur sinistre se jette quasiment sur nous. Inutile de dire que je prends mon air le plus pincé, je fais un petit tour, toujours suivie de près par mon vendeur puis prends mes jambes à mon cou ! D’ailleurs, aucun prix n’était affiché ce qui supposait du marchandage, je n’aime pas ... Et pourtant, je l’avais préparée cette visite et j’avais noté les prix et les références de tous les articles qui m’intéressaient avant de partir mais là, bof. Pas envie. Finalement, on est allés sur la plage, avons loué deux transats et un parasol (totalement indispensable ici !) pour dix dollars. Louis a passé toute l’après-midi dans l’eau ... “Trop cool”, (sic). C’est notre première baignade de l’année et c’est …divin ! Pour tout dire, j’ai pensé à vous chers forumeurs qui attendez avec impatience votre croisière. Comme vous avez raison ! L’eau est chaude et bien bleue. On aperçoit juste en face le Luminosa à quai. En rentrant, crise de rire, on a fait l’exercice de sécurité. On était tous dans la discothèque(!) suant avec nos gilets orange sur le dos ! Ridicule assuré. Un monsieur plaisantait en lançant quelques coin-coin tout en marchant en canard. Après, ils nous ont emmenés au point de rassemblement où on a dû faire des rangées de cinq personnes toutes serrées les unes sur les autres. Bon c’est fait et c’est certainement utile car j’imagine la panique en cas d’accident.
On se fait beaux, on va boire nos cocktails et on attend 21 heures 15 pour notre premier dîner au Taurus. J’avais demandé, sur les conseils des voyageurs, le second service sur le pont 3.
Pas de chance, on sera en bas : une immense salle genre hall de gare, très bruyante. On est placés à une table de 4 (on est 3) entre un groupe d’amis et une grande famille. Juste à côté de nous, il y a le couloir où s’affairent les serveurs comme dans une fourmilière. Certains portent d’énormes plateaux, d’autres préparent les assiettes de leurs clients. Le repas est correct, sans plus. Ce n’est pas gastronomique, plutôt du niveau d’une bonne trattoria : quelques entrées, des pâtes(al dente !), viande ou poissons, salade, fromages petites pâtisseries (pas terribles) genre mousses ou bien fruits. Ce sont de toutes petites portions. Nos voisins, des habitués, ont commandé plusieurs plats pour goûter à tout. Sachez que si vous commandez un plat comprenant des ingrédients un peu plus chers, comme des fruits de mer, ils vont seront servis au compte-goutte : le risotto aux fruits de mer que j’ai commandé comprenait en tout et pour tout deux crevettes et une moule. ( !) : « Mais regarde, me dit Marc, je crois que tu as aussi un petit bout de calamar là… »
J’ai un petit clash avec le serveur : j’ai commandé de l’eau et il apporte la bouteille, me sert, puis emporte la bouteille. Il me resservira plus tard, après s’être occupé de ses autres clients. Je lui demande de laisser la bouteille sur la table. Il me dit qu’il n’a pas le droit ! Je savais que ça se passait comme ça pour le vin mais tout de même… Après tout, ce n’est que de l’eau. Je fais un peu la tête. Tout ça m’énerve un peu. En plus, on a pris le all-in pour être tranquilles et finalement, on ne pourra jamais demander une bouteille d’eau, notamment pour partir en excursion. Ce repas s’étire en longueur, une heure et demie en tout. On rentre à la cabine vers 11 heures, très fatigués par cette première journée. Là, re-contrariété : la fiche du petit dèj n’est pas la même que celle de la veille. Le choix est devenu très très limité : adieu pancakes, pain perdu et fruits exotiques ! Surprise, j’appelle la réception et j’explique ce que je prends pour une erreur. La réceptionniste me dit alors froidement qu’ils ont fait une erreur la veille et nous ont donné la fiche réservée au petit dèj payant (à 5 euros). Nous, nous n’aurons le droit qu’au petit-déjeuner continental. Je râle encore (ils doivent me trouver bien pénible chez Costa !) : finalement, on paye plus cher pour une prémium ou une suite mais c’est pour avoir moins ! Je raccroche en colère… on remplit notre fiche au rabais. Cette première journée se termine sur une note un peu amère. Je suis sans doute un peu fatiguée et ces deux petites contrariétés m’ont énervée…
Histoire étonnante de Vietnamiens English translation pending
Il y a 15 jours, j'ai signale l'ouverture d'un nouveau petit (5 chambres) hotel tout mignon, Chez Loan, a Tam Coc. Depuis, j'ai appris une histoire epoustouflante sur Loan et son mari: elle etait rameuse sur la riviere le jour + brodeuse la nuit, et son mari rameur. lls ont economise sou par sou pendant des annees (j'ai decouvert aussi que nous payions la ballade en bateau 60 000 dongs, mais si vous saviez combien est reverse aux pauvres rameurs(ses) -sans compter le pot de vin pour se faire engager -Apres les touristes gu.... parceque les pauvres essaient de vendre quelque T-shirts ou sont pas contentes parcequ'ils ne leur donnent pas de pourboire 🤪). Il y a 2 ans, Loan a pris une decision incroyable: mener une vie de dingue pendant 1 an a 1) Apprendre le francais au Centre Culturel d'Hanoi plus l'anglais avec la Methode Assimyl pendant 4 jours, 2) Rentrer a Tam Coc pendant 3 jours pour ramer et broder afin de payer les etudes. Au bout d'un an, elle et son mari ont monte ce petit hotel (5 chambres!) avec de l'argent emprunte a de la famille habitant en France, hotel qu'elle mene toute seule avec 2 jeunes filles pendant que son mari est en train d'apprendre le metier de cuisinier dans un hotel de Ninh Binh.
Bel exemple pour tous les jeunes francais qui pensent que le gouvernement doit -ou devrait- les aider a reussir dans la vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Bel exemple pour tous les jeunes francais qui pensent que le gouvernement doit -ou devrait- les aider a reussir dans la vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!
EasyJet in Nice: Fight Over Refusal to Pay Baggage Fee
The couple involved refused to pay the extra fee demanded by the flight coordination company. Things quickly escalated. It got so bad that the man ended up physically fighting with an airport agent, even rolling on the ground.
https://www.nicematin.com/faits-divers/il-refuse-de-payer-un-supplement-bagages-le-litige-se-termine-en-bagarre-a-l-aeroport-de-nice-999711
If you can’t afford to pay for your luggage, don’t travel 😡. What’s next? Are they gonna hit the tour guide in Mykonos because the price of the tour went up without warning 🤪?
A heads-up to all EasyJet travelers: baggage checks are more strict than ever!
https://www.nicematin.com/faits-divers/il-refuse-de-payer-un-supplement-bagages-le-litige-se-termine-en-bagarre-a-l-aeroport-de-nice-999711
If you can’t afford to pay for your luggage, don’t travel 😡. What’s next? Are they gonna hit the tour guide in Mykonos because the price of the tour went up without warning 🤪?
A heads-up to all EasyJet travelers: baggage checks are more strict than ever!
Where to park when visiting Swiss cities?
Hi there,
I’m spending some time in Switzerland this summer. Beyond the landscapes, I’d still like to visit a few cities—especially Bern, Lausanne, Zurich, and Fribourg.
The issue is parking...
For Lausanne, I found a park-and-ride that’s cheaper on Saturdays. But for the others, it gets tricky...
I don’t necessarily plan to park right in the city center, but there don’t seem to be proper park-and-rides...
I see that the Bern–Fribourg railway line is under construction.
I’d really like to avoid paying an arm and a leg for parking over there or relying on a train once an hour.
Same goes for Montreux—it looks pretty complicated...
If you’ve got any tips...
Thanks! !
I’m spending some time in Switzerland this summer. Beyond the landscapes, I’d still like to visit a few cities—especially Bern, Lausanne, Zurich, and Fribourg.
The issue is parking...
For Lausanne, I found a park-and-ride that’s cheaper on Saturdays. But for the others, it gets tricky...
I don’t necessarily plan to park right in the city center, but there don’t seem to be proper park-and-rides...
I see that the Bern–Fribourg railway line is under construction.
I’d really like to avoid paying an arm and a leg for parking over there or relying on a train once an hour.
Same goes for Montreux—it looks pretty complicated...
If you’ve got any tips...
Thanks! !
Souper chez les Cubains? English translation pending
Salut à vous tous, 🙂 je suis nouvelle sur le forum. Je vais en mars à Varadero. J'ai déjà entendu parler qu'ils y avaient des cubains bien sympathiques qui offraient des repas chez-eux. Apparamment très bons. Ils y en a qui en ont profité de ces bonnes soirées chez les gens de là-bas?? Merci beaucoup. Au plaisir de vous lire.
Rester plus de six mois en une année civile en Colombie English translation pending
voilà, cette année je suis restée un peu moins de 6 mois en colombie. je voudrais y retourner d'ici un mois comme touriste mais impossible de savoir exactement si j'y ai droit.
j'ai appelé le consulat qui n'a pas su me répondre exactement; en théorie c'est 6 mois dans une année civile, donc je ne peux rester que pendant la semaine qui me reste de ces 6 mois. cependant il m'a dit qu'on pouvait aussi bien me refouler à l'aéroport, même s'il me restait une semaine.
d'autre part, dans beaucoup de pays même si on a fait 6 mois comme touriste dans une année civile, en passant la frontière on redonne un visa. alors il faut penser quoi ?on me redonnerait un visa de 2 mois en arrivant à l'aéroport, on me donnerait une semaine, on me refoulerait ? ou alors c'est mieux que j'arrive en équateur ou au venezuela et que je passe la frontière parce que les douaniers seront moins regardant qu'à l'aéroport de bogota et me donneront un visa?
c'est un véritable casse-tête, j'ai l'impression que c'est beaucoup à la tête du client là-bas et personne n'a pu me donner une réponse claire donc si vous avez expérimenté quelque chose en la matière...
merci pour votre aide!
Voyage en Toscane pour mai 2011: hébergements, restaurants et endroits à visiter? English translation pending
Bonjour, nous sommes deux couples qui prendrnt trois semaines en mai 2011 pour visiter la Toscane et ses environs. comme les cing terres, pise et autres. J' apprécierais si je pouvais avoir des adresses pour des endroits a rester comme condos ou autre pour une grande partie de notre sejour. Certainement des adreses de bons restos et des endroits a visiter qui est tipique de la Toscane. Cèst notre premier voyage en Italie et je voudrais me ramener des souvenirs innoubliables.
Je sais qu'il est tôt mais pour mon voyage en provence j'ai pris 6 mois pour me préparer et ce fut splendide.
merci pour les infos.
Michel😎
Je sais qu'il est tôt mais pour mon voyage en provence j'ai pris 6 mois pour me préparer et ce fut splendide.
merci pour les infos.
Michel😎
Coups de coeur pour la Corse et la Toscane? English translation pending
Je planifie un voyage en Corse et en Toscane (Italie). Avez-vous des coups de cœur, des sites à visiter, des randonnées, des restaurants ou des endroits à coucher, à ne pas manquer. Les suggestions que j'attend sont celles qui sortent des sentiers battus, celles qui n'apparaissent pas dans les guides.
Merci
Snorkeling depuis la plage et petit budget en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
"Est-il possible de loger pour très bon marché sur les îles du Sud de la Thaïlande ? Camping ? Dortoir ? Besoin de réserver ? Où faire du bon snorkeling depuis la plage ?"
Je me suis posé ces questions mais personne n'a du y répondre totalement. Je viens de passer deux semaines dans les îles du Sud de la Thaïlande et je vais partager ici mes bons plans pour les voyageurs à petit budget qui veulent quand même découvrir le Sud du pays. Je donne ici les prix rencontrés en haute saison.
Koh Phi Phi - Snorkeling depuis la plage : oui, à Long Beach et sur la plage privée de l'autre coté à 10min de marche de Long Beach. Peu de coraux mais beaucoup de poissons et plusieurs requins le matin. Je me suis payé un snorkrling trip en bateau d'un jour (600 bahts et le meilleur prix qu'on puisse trouver et toute les agences proposent la même chose). Ça n'apporte rien, on va soit a des endroits accessibles depuis la plage soit a des endroits égales ou moins bien que les spots accessible depuis la plate. - Logement : nombreux dortoir, même en haute saison sans réserver. 300 à 400 bats. Flowers bungalow est bien (300b sans réserver, 400 en réservant sur internet), Rock Backpacker aussi (300 sans réserver, 350 sur internet) mais les safety box sont trop petits pour ranger un appareil reflex. - Indice Pad Thai : 60 bahts. Nombreuses petites échoppes bien moins cher que les "vrais" restaurant et tout aussi bon. - Accès : 4 bateaux par jour depuis Krabi pour 250 bahts avec transport jusqu'au port (réservation la veille suffit amplement). Retour dès 200 dans certaines agences. 350 pour Railay. - Autres frais : 20 bahts demandé à l'arrivée pour la protection de l'environnement.
Railay : - Snorkeling depuis la plage : non - Logement : cher, pas de dortoir, dès 500 la simple et 700 la double au Garden Bungalows. Mais la solution : le club de grimpe situé à 10 min des deux plages propose de louer une tente pour 150 bahts. Ambiance très sympa. Pas de safety box mais j'ai confié mon appareil photo au proprio. - Indice Pad Thai : dès 80 bahts. - Accès : 350 depuis Koh Phi Phi. 150 depuis Krabi mais il faut attendre plusieurs heures parfois pour que la barque soit pleine. Elle part dès 8 personnes. Mieux vaut passer par Ao Nang, départs plus fréquents. Ensuite fréquents minibus climatisé : 100 bats puis 60 depuis pour Krabi Town ou 80 pour la station de bus.
Koh Ngai : - Snorkeling depuis la plage : très bon devant le Tanya Resort à l'extrémité de la plage vers le port. Serpent de mer parfois, poissons coloré, très beaux coraux dur et encore quelques mous (apparemment beaucoup moins qu'il y a quelques années à cause du réchauffement de l'eau) - Logement : pas de dortoir et Resort très cher, dès 900 le bungalows. Tente de luxe au camping pour 500. Mais LA solution : Light my dire Socity ! A l'extrême Nord de la plage. Petit Bungalow pour 450, tente pour 200 et si on vient avec sa propre tente... A vous de choisir : entre 50 et 100. Ambiance très décontracté, bon repas... Un super endroit tenu par Don. - Indice Pad Thai : un petit resto vers le milieu de la plage le propose à 80 mais dans les resorts, c'est 120. Mieux vaut manger chez Dan ! - Accès : Accès :Accès : 450 depuis Trang par les agences les moins cher. 420 si on se débrouille soit même en prenant un bus pour Hat Pak Meng (70) puis le ferry (350), compliqué pour gagner moins d'un €. Surtout que les bus pour le port semblent maintenant partir que de la station de bus à 5 km du centre ville, donc il faut encore rajouter 12 bahts de bus urbains. Liaisons inter-îles très cher : 400 depuis Koh Kradan et 350 depuis Koh Muk. 1-2 bateau par jour.
Koh Kradan : - Snorkeling depuis la plage : bon, mais j'ai vraiment préfère Koh Ngai. Ici, moins de coraux. - Logement : 300 en dortoir au Lost Paradisr Resort. 30 si on a sa propre tente et qu'on veut la mettre au parc national. 500 pour en louer une. - Indice Pad Thai : que des Resort, pas possible de s'en tirer bon marché comme sur les autres îles. Dès 120. - Accès : Accès : 450 depuis Trang par les agences les moins cher. 420 si on se débrouille soit même en prenant un bus pour Hat Pak Meng (70) puis le ferry (350), compliqué pour gagner moins d'un €. Surtout que les bus pour le port semblent maintenant partir que de la station de bus à 5 km du centre ville, donc il faut encore rajouter 12 bahts de bus urbains. Liaisons inter-îles très cher : 400 depuis Koh Ngai et 350 depuis Koh Muk. 1-2 bateau par jour
- Trang et Krabi : Logement dès 150 bahts, Pad Thai à 40 bahts et pleins de bonne nourriture de rues.
Voilà, en résumé : logement possible dès 300 bahts dans les 4 endroits si on n'a pas sa propre tente. Et beaucoup moins cher (presque gratuit) si on a la sienne ! La nourriture est cher, mais plus raisonnable à Koh Phi Phi. Les transports restent assez cher, surtout comparé aux transports terrestres. Le snorkelling depuis la plage est non seulement possible, mais tout aussi bon voir meilleur qu'avec un bateau. Bref, la Thaïlande du Sud à petit budget c'est tout à fait possible ! Rien besoin de réserver même en haute saison, j'y étais du 14 au 28 janvier et je n'ai jamais eut de problème.
N'hésitez pas si vous avez des questions,
Julien
"Est-il possible de loger pour très bon marché sur les îles du Sud de la Thaïlande ? Camping ? Dortoir ? Besoin de réserver ? Où faire du bon snorkeling depuis la plage ?"
Je me suis posé ces questions mais personne n'a du y répondre totalement. Je viens de passer deux semaines dans les îles du Sud de la Thaïlande et je vais partager ici mes bons plans pour les voyageurs à petit budget qui veulent quand même découvrir le Sud du pays. Je donne ici les prix rencontrés en haute saison.
Koh Phi Phi - Snorkeling depuis la plage : oui, à Long Beach et sur la plage privée de l'autre coté à 10min de marche de Long Beach. Peu de coraux mais beaucoup de poissons et plusieurs requins le matin. Je me suis payé un snorkrling trip en bateau d'un jour (600 bahts et le meilleur prix qu'on puisse trouver et toute les agences proposent la même chose). Ça n'apporte rien, on va soit a des endroits accessibles depuis la plage soit a des endroits égales ou moins bien que les spots accessible depuis la plate. - Logement : nombreux dortoir, même en haute saison sans réserver. 300 à 400 bats. Flowers bungalow est bien (300b sans réserver, 400 en réservant sur internet), Rock Backpacker aussi (300 sans réserver, 350 sur internet) mais les safety box sont trop petits pour ranger un appareil reflex. - Indice Pad Thai : 60 bahts. Nombreuses petites échoppes bien moins cher que les "vrais" restaurant et tout aussi bon. - Accès : 4 bateaux par jour depuis Krabi pour 250 bahts avec transport jusqu'au port (réservation la veille suffit amplement). Retour dès 200 dans certaines agences. 350 pour Railay. - Autres frais : 20 bahts demandé à l'arrivée pour la protection de l'environnement.
Railay : - Snorkeling depuis la plage : non - Logement : cher, pas de dortoir, dès 500 la simple et 700 la double au Garden Bungalows. Mais la solution : le club de grimpe situé à 10 min des deux plages propose de louer une tente pour 150 bahts. Ambiance très sympa. Pas de safety box mais j'ai confié mon appareil photo au proprio. - Indice Pad Thai : dès 80 bahts. - Accès : 350 depuis Koh Phi Phi. 150 depuis Krabi mais il faut attendre plusieurs heures parfois pour que la barque soit pleine. Elle part dès 8 personnes. Mieux vaut passer par Ao Nang, départs plus fréquents. Ensuite fréquents minibus climatisé : 100 bats puis 60 depuis pour Krabi Town ou 80 pour la station de bus.
Koh Ngai : - Snorkeling depuis la plage : très bon devant le Tanya Resort à l'extrémité de la plage vers le port. Serpent de mer parfois, poissons coloré, très beaux coraux dur et encore quelques mous (apparemment beaucoup moins qu'il y a quelques années à cause du réchauffement de l'eau) - Logement : pas de dortoir et Resort très cher, dès 900 le bungalows. Tente de luxe au camping pour 500. Mais LA solution : Light my dire Socity ! A l'extrême Nord de la plage. Petit Bungalow pour 450, tente pour 200 et si on vient avec sa propre tente... A vous de choisir : entre 50 et 100. Ambiance très décontracté, bon repas... Un super endroit tenu par Don. - Indice Pad Thai : un petit resto vers le milieu de la plage le propose à 80 mais dans les resorts, c'est 120. Mieux vaut manger chez Dan ! - Accès : Accès :Accès : 450 depuis Trang par les agences les moins cher. 420 si on se débrouille soit même en prenant un bus pour Hat Pak Meng (70) puis le ferry (350), compliqué pour gagner moins d'un €. Surtout que les bus pour le port semblent maintenant partir que de la station de bus à 5 km du centre ville, donc il faut encore rajouter 12 bahts de bus urbains. Liaisons inter-îles très cher : 400 depuis Koh Kradan et 350 depuis Koh Muk. 1-2 bateau par jour.
Koh Kradan : - Snorkeling depuis la plage : bon, mais j'ai vraiment préfère Koh Ngai. Ici, moins de coraux. - Logement : 300 en dortoir au Lost Paradisr Resort. 30 si on a sa propre tente et qu'on veut la mettre au parc national. 500 pour en louer une. - Indice Pad Thai : que des Resort, pas possible de s'en tirer bon marché comme sur les autres îles. Dès 120. - Accès : Accès : 450 depuis Trang par les agences les moins cher. 420 si on se débrouille soit même en prenant un bus pour Hat Pak Meng (70) puis le ferry (350), compliqué pour gagner moins d'un €. Surtout que les bus pour le port semblent maintenant partir que de la station de bus à 5 km du centre ville, donc il faut encore rajouter 12 bahts de bus urbains. Liaisons inter-îles très cher : 400 depuis Koh Ngai et 350 depuis Koh Muk. 1-2 bateau par jour
- Trang et Krabi : Logement dès 150 bahts, Pad Thai à 40 bahts et pleins de bonne nourriture de rues.
Voilà, en résumé : logement possible dès 300 bahts dans les 4 endroits si on n'a pas sa propre tente. Et beaucoup moins cher (presque gratuit) si on a la sienne ! La nourriture est cher, mais plus raisonnable à Koh Phi Phi. Les transports restent assez cher, surtout comparé aux transports terrestres. Le snorkelling depuis la plage est non seulement possible, mais tout aussi bon voir meilleur qu'avec un bateau. Bref, la Thaïlande du Sud à petit budget c'est tout à fait possible ! Rien besoin de réserver même en haute saison, j'y étais du 14 au 28 janvier et je n'ai jamais eut de problème.
N'hésitez pas si vous avez des questions,
Julien
Expatriation en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un jeune couple français et l'idée de nous installer la bas nous inspire ^^
Tout d'abord, quelles sont les modalités concernant les visas afin de pouvoir être résidants ?
Quelle ville pensez vous être la plus adaptée pour des offres d'emplois ?
Est il difficile d'accès de pouvoir créer sa propre entreprise ?
En vous remerciant par avance pour vos réponses
Nous sommes un jeune couple français et l'idée de nous installer la bas nous inspire ^^
Tout d'abord, quelles sont les modalités concernant les visas afin de pouvoir être résidants ?
Quelle ville pensez vous être la plus adaptée pour des offres d'emplois ?
Est il difficile d'accès de pouvoir créer sa propre entreprise ?
En vous remerciant par avance pour vos réponses
Coût de la vie en Slovaquie, Croatie et Lituanie? English translation pending
Bonjour,
La vie est t'elle plus chère en Slovaquie, en Lituanie ou en Croatie ? Quels sont, objectivement ou subjectivement, les "avantages / inconvénients" (entre guillemets...) de chacun de ses pays pour celles et ceux qui les connaissent ?
Babast.
La vie est t'elle plus chère en Slovaquie, en Lituanie ou en Croatie ? Quels sont, objectivement ou subjectivement, les "avantages / inconvénients" (entre guillemets...) de chacun de ses pays pour celles et ceux qui les connaissent ?
Babast.
Carte de Phuket et Pattaya pour GPS? English translation pending
bonjour nous partons pour phuket et pattaya avec nos enfants en juillet aout et nous possedons un gps tomtom acheté en afrique du sud en janvier 2011.Nous aimerions l'emmener avec nous pour economiser mais nous ne savons pas comment faire pour se procurer la carte de phuket et pattaya pour le gps;Nous ne ferons pas des kilometre s a suivre mais juste pour etre autonome sur phuket et pattaya pour shopping et restauration.Si quelqu'un peut nous aider en nous expliquant que faire precisément on lui serait reconnaissant.Merci d'avance a tous.Eventuellement sinon le cout de la location d'un GPS en thailande MERCI
Impressions d'un séjour à Wrangell et à Anan Creek English translation pending
Wrangell, drôle de nom, non?
Imaginez la tête des gens quand, en Martinique, vous leur dites, nous allons à Wrangell !!
Voici la discussion entre Diamina et ti Lulu, telle qu'elle aurait pu exister:
- C'est en Alaska! - Quoi, vous allez en Alaska!!!! Vous alors, vous avez vraiment des destinations bizarres!!! Il fait froid la-bas non? - Euh, bah non c'est l'été! - Enfin, l'été en Alaska euhhhhh.............il fait froid quand même!! - M'ouais..... entre 10 et 15°C, cool quoi!!! - Et y a quoi à voir la-bas? - des glaciers et des ours!!! Nous irons voir et photographier des ours à anan creek, près de Wrangell. - Des ours? des ourrrrrsssssss? Mais c'est dangereux!!!! - Mais non, mais non, Ils sont bien dressés, et ne s'occupent que des saumons. Les humains ne les intéressent pas. Aucun soucis. - m'ouais... tâcher de donner des nouvelles, on va prier pour vous!!! Est-ce que c'est simple d'y aller? - Bah, non, évidemment, sinon ce serait trop facile. Accroche-toi, je t'explique: D'abord, nous prenons un vol Fort-de-France vers Miami et nous dormons à Miami ( jour 1) Le lendemain, nous faisons escale à Dallas pour arriver à Anchorage, où nous dormons. (jour 2) Le surlendemain soir, nous prenons alaska airlines pour rejoindre Juneau. Nous y dormons. (jour 3) - et le jour d'après (jour 4), nous prenons un vol Alaska airlines, l'après-midi pour Wrangell, et évidement ce serait trop simple si c'était un direct, ce vol fait un stop à Petursburg, avant d'arriver!!! C'est un vrai taxi!! - Faut vraiment vouloir aller la-bas!! - Ah ça, c'est clair!!! Mais les ours, ...... tu sais!!! .......................................................... un mois plus tard
Alors, c'est comment Wrangell? - Une vraie épopée. Déjà, faut que je raconte l'aéroport de Wrangell. Quand tu sors de l'avion, tu débarques dans la salle d'embarquement où tous les gens sont rassemblés pour partir. (ils sont bizarres ces américains) Donc, bravement, tu traverses la foule ( petite, hein, la foule, très petite même!!!) et tu te retrouves face à un mur avec à ta droite, une plaque métallique horizontale surmontée d'une autre rampe métallique inclinée qui se rejoignent, toutes deux surmontées d'un rideau métallique. A ta gauche une rampe d'accès qui descend. Alors comme tu cherches le "bagage claim", pour récupérer tes bagages, tu descends, et puis tu ouvres la porte qui donne sur..........l'extérieur!!!! Et là, tu te dis, euh, mais les bagages alors? Donc tu remontes pour te renseigner. Et là, tu regardes à nouveau la barre métallique horizontale, et tu te dis, c'est bizarre, ce truc, on dirait... Oui, on dirait, un tapis, en fait non, pas un tapis, mais quelque chose qui rappelle l'endroit où on met les bagages. Et quand tu te renseignes auprès des gens, toujours charmants et serviables en Alaska avec nous, ils te confirment que c'est bien là!!! Du coup, t'attends en te demandant comment ils vont bien pouvoir faire tourner une plaque métallique. Et bien non, elle ne tourne pas. A un moment, on entend le moteur d'un véhicule, et puis le rideau métallique se baisse, et on voit le buste d'un homme qui est debout sur une plateforme, à côté de laquelle se trouve une bachée ouverte de véhicule comportant les bagages. Et puis tu vois le gars qui prend les bagages un à un, et les fais glisser sur la rampe inclinée pour qu'ils tombent sur la plaque horizontale. Trop fort: tu vois même à quel moment le gars prend ta valise et ainsi que c'est ton tour de te rapprocher de la plaque horizontale. Bref, on a vraiment aimé l'aéroport de Wrangell.
- Ah bah tant mieux!!! Et alors, il faisait froid? - Et non!!!! Une chaleur l'après-midi, et frais le matin. Pendant les 2 jours que nous avons passés, les gens la-bas ont passé leur temps à nous dire que nous avions de la chance, car ils avaient eu un été pourri, et depuis plusieurs jours, c'était leurs premiers jours ensoleillés!!!! C'est clair que c'est super pour les photos, mais pour dormir le soir sans climatisation ( oui parce la-bas au stikine hotel, y a pas la clim!!!!), et bien c'est galère. Pour éviter d'avoir trop chaud, faut ouvrir les fenêtres qui donnent sur la terrasse du restaurant, et donc sur le bruit!!!
- Ah oui, dur, dur!! L'endroit où tu es allée voir les ours, c'est comment? - Le paradis, le paradis te dis-je. Le décor est super beau, avec un rivière très agitée remplie de saumons. Regarde.
-Et alors, tu as vu des ours? - Ah ça oui!!!!! Et de très près... - Comment ça? De très près? - Bah un grizzly est venu tout près de nous; - Quoi, tout près??? Et tu n'as pas eu peur? - Bah non, nous étions 4 contre 1. Et puis il y avait le guide qui était armé. - Mais non tu plaisantes! - Je plaisante? Ah oui? Et bien regarde!

- Aie!!!!!! Et mais l'ours est tout près, moi j'aurais couru. Mais il vient vers vous, pourquoi? - Au début, il était plus loin et il s'est arrêté pour faire pipi, puis il s'est rendu compte qu'on le photographiait. Regarde il s'est placé de façon à faire pipi dans les bois et non sur le sentier.

Regarde, sur cette photo, on voit bien qu'il est entrain de se soulager, on voit bien le filet qui coule. Et puis le gars réalise que des paparazi sont là, .... la honte quoi!!

Ça ne lui a pas plu, je te dis. Regarde comme il avance décidé!!

- Et, tu es restée là?
- Mais oui, y avait le guide qui criait: "no, no, je sais que tu me vois, je sais que tu m'entends, stop, no, no, n'avance pas, stop...." jf et l'autre touriste avec nous aussi criaient. Et moi, j'avance à côté du guide entrain de me dire "mais si, je veux qu'il avance, je veux une photo de près sinon c'est pas drôle", et le guide qui me retient pour m'empêcher de le dépasser. Mais heureusement pour moi, l'ours au début ne l'a pas écouté et s'est rapproché. J'ai pu l'avoir d'assez près. Tu vois comme il n'est pas content.

- Attends, tu vois cet animal là se rapprocher aussi prêt et tu ne bouges pas? Mais tu es folle?
- Mais non, en plus, au début le guide était tourné vers nous pour nous expliquer qu'on arrivait près du dock d'observation et que nous allions traverser la zone de passage des ours pour aller pêcher et que là il faudrait activer et être très prudents. Regarde, sur cette photo tu me vois accroupie sur le ponton du bas et l'autre côté de le barrière, il y a un ours noir.

- Waouh, mais tu es tout près..... ah non moi j'aurais reculé!!! - m'ouais, c'est ce que le guide me conseillait... - Mais alors lorsque vous étiez sur le chemin alors? - Ah le grizzly, bah, pendant que le guide me parlait, je lui dit "ah, je crois qu'il y a un grizzly qui arrive derrière vous". Le gars s'est retourné et il a dit "bah, je ne l'avais même pas vu celui là". J'étais contente car c'est moi qui l'avais vu la première. J'avais toujours rêvé que ça arrive: une rencontre avec les ours à pied!!! Enfin bon, après s'être rapproché à moins de 5m de nous, il a fini par tourné et descendre dans le ravin, mais entre-temps, le guide avait déjà sorti sa fusée éclairante pour effrayer l'ours, s'il continuait d'avancer. Tu vois, y a aucun risque.

- Et vous avez vu des ours pêcher? En quantité!!! Regarde cet ours noirs avec un saumon dans la gueule.

Et celui-là entrain de pêcher dans la rivière, la tête dans l'eau.

Parfois, l'ours passait sous le plancher du deck pour aller observer la rivière d'en haut, et moi j'étais à moins de 2 m de lui par dessus.
J'en ai vu un autre après sa pêche, assis à quelques mètres de nous et entrain de se soulager, il a un air béat tu ne trouves pas?
- Mort de rire, tu appelles ça se gratter..... Et ben, c'est impressionnant. Et y avait des petits?
- Ah ça, c'est clair, des "cubs" comme ils disent en anglais. Là, tu vois une maman entrain de pêcher pendant que ces petits attendent.

Et là, tu as une maman ours noir et son petit à côté du deck.
- Fiche qu'il est mignon!!! Ah ouais, ça, c'est cool! Mais vous n'avez pas vu de grizzlis pécher? - Mais si, en plus ils ont le pelage complètement naze quand ils sortent de l'eau. Regarde!

- Ah ouais, on dirait un chat mouillé!! Pas fier l'animal!!!! Et y avait d'autres animaux?
- Et oui, des pygargues à tête blanche. - Des quoi? c'est quoi ça? - Ce sont des rapaces qui ressemblent à ça quand il sont jeunes.

ou à ça quand il sont devenus adultes.

-Mais qu'est-ce qu'ils font là? -Bah, comme l'ours ne mange jamais sa proie en entier, et en laisse un bonne partie, et bien les oiseaux, plutôt que de se fatiguer à pêcher, ils attendent que l'ours ait fait le boulot et se précipitent après pour se nourrir. Tout le monde fait le plein de provisions pour tenir pendant l'hiver. Même les corneilles s'en donnent à cœur joie, tu sais ces oiseaux noirs qui ressemblent à des corbeaux. Tu en vois un manger des restes d'ours sur cette branche.
-Trop cool!! Combien de temps êtes vous restés? Vous avez mangé sur place? - Ah, non, aucune nourriture n'est autorisée sur l'île. Donc nous avons mangé dans le bateau pendant l'heure qu'il a pris pour arriver sur l'île. On est arrivé à 8h par bateau avec le guide armé. Le temps était légèrement brumeux au début, mais le ciel s'est très vite éclairci.

On s'est reposé vers 12h dans le kiosque aménagé sur le dock. Regarde c'est ça, si jamais il pleut et que tu veux t'abriter, tu vas là. Tu peux y laisser ton sac aussi. Par contre, tu peux emmener de l'eau.

Et puis, à 14h il y a eu plein de gens sur le deck alors que toute la matinée nous étions au maximum une dizaine, en plus, il y a avait nettement moins d'ours du coup, l'autre touriste et nous avons décidé que nous étions prêts à rentrer. Il a fallu attendre car le passage que nous devions emprunter était occupé par des ours, puis quand ils sont partis, le ranger présent sur place a dit que nous pouvions partir, il était 14h30. - Et ça coûte cher? - Ah, ça oui alors, mais franchement, c'est la meilleure dépense que j'ai faite de tout mon voyage en Alaska. C'était génial, j'ai adoré. - Et bien que d'émotions..... Faudrait p'tet que j'y aille - Ah ça c'est clair!!!!! Bon, à plus! -OK. Tu me raconteras le reste de ton voyage? - Quelques activités sympas que nous avons faites, mais pas le tout. Trop long. A plus tard!!!
- C'est en Alaska! - Quoi, vous allez en Alaska!!!! Vous alors, vous avez vraiment des destinations bizarres!!! Il fait froid la-bas non? - Euh, bah non c'est l'été! - Enfin, l'été en Alaska euhhhhh.............il fait froid quand même!! - M'ouais..... entre 10 et 15°C, cool quoi!!! - Et y a quoi à voir la-bas? - des glaciers et des ours!!! Nous irons voir et photographier des ours à anan creek, près de Wrangell. - Des ours? des ourrrrrsssssss? Mais c'est dangereux!!!! - Mais non, mais non, Ils sont bien dressés, et ne s'occupent que des saumons. Les humains ne les intéressent pas. Aucun soucis. - m'ouais... tâcher de donner des nouvelles, on va prier pour vous!!! Est-ce que c'est simple d'y aller? - Bah, non, évidemment, sinon ce serait trop facile. Accroche-toi, je t'explique: D'abord, nous prenons un vol Fort-de-France vers Miami et nous dormons à Miami ( jour 1) Le lendemain, nous faisons escale à Dallas pour arriver à Anchorage, où nous dormons. (jour 2) Le surlendemain soir, nous prenons alaska airlines pour rejoindre Juneau. Nous y dormons. (jour 3) - et le jour d'après (jour 4), nous prenons un vol Alaska airlines, l'après-midi pour Wrangell, et évidement ce serait trop simple si c'était un direct, ce vol fait un stop à Petursburg, avant d'arriver!!! C'est un vrai taxi!! - Faut vraiment vouloir aller la-bas!! - Ah ça, c'est clair!!! Mais les ours, ...... tu sais!!! .......................................................... un mois plus tard
Alors, c'est comment Wrangell? - Une vraie épopée. Déjà, faut que je raconte l'aéroport de Wrangell. Quand tu sors de l'avion, tu débarques dans la salle d'embarquement où tous les gens sont rassemblés pour partir. (ils sont bizarres ces américains) Donc, bravement, tu traverses la foule ( petite, hein, la foule, très petite même!!!) et tu te retrouves face à un mur avec à ta droite, une plaque métallique horizontale surmontée d'une autre rampe métallique inclinée qui se rejoignent, toutes deux surmontées d'un rideau métallique. A ta gauche une rampe d'accès qui descend. Alors comme tu cherches le "bagage claim", pour récupérer tes bagages, tu descends, et puis tu ouvres la porte qui donne sur..........l'extérieur!!!! Et là, tu te dis, euh, mais les bagages alors? Donc tu remontes pour te renseigner. Et là, tu regardes à nouveau la barre métallique horizontale, et tu te dis, c'est bizarre, ce truc, on dirait... Oui, on dirait, un tapis, en fait non, pas un tapis, mais quelque chose qui rappelle l'endroit où on met les bagages. Et quand tu te renseignes auprès des gens, toujours charmants et serviables en Alaska avec nous, ils te confirment que c'est bien là!!! Du coup, t'attends en te demandant comment ils vont bien pouvoir faire tourner une plaque métallique. Et bien non, elle ne tourne pas. A un moment, on entend le moteur d'un véhicule, et puis le rideau métallique se baisse, et on voit le buste d'un homme qui est debout sur une plateforme, à côté de laquelle se trouve une bachée ouverte de véhicule comportant les bagages. Et puis tu vois le gars qui prend les bagages un à un, et les fais glisser sur la rampe inclinée pour qu'ils tombent sur la plaque horizontale. Trop fort: tu vois même à quel moment le gars prend ta valise et ainsi que c'est ton tour de te rapprocher de la plaque horizontale. Bref, on a vraiment aimé l'aéroport de Wrangell.
- Ah bah tant mieux!!! Et alors, il faisait froid? - Et non!!!! Une chaleur l'après-midi, et frais le matin. Pendant les 2 jours que nous avons passés, les gens la-bas ont passé leur temps à nous dire que nous avions de la chance, car ils avaient eu un été pourri, et depuis plusieurs jours, c'était leurs premiers jours ensoleillés!!!! C'est clair que c'est super pour les photos, mais pour dormir le soir sans climatisation ( oui parce la-bas au stikine hotel, y a pas la clim!!!!), et bien c'est galère. Pour éviter d'avoir trop chaud, faut ouvrir les fenêtres qui donnent sur la terrasse du restaurant, et donc sur le bruit!!!
- Ah oui, dur, dur!! L'endroit où tu es allée voir les ours, c'est comment? - Le paradis, le paradis te dis-je. Le décor est super beau, avec un rivière très agitée remplie de saumons. Regarde.

-Et alors, tu as vu des ours? - Ah ça oui!!!!! Et de très près... - Comment ça? De très près? - Bah un grizzly est venu tout près de nous; - Quoi, tout près??? Et tu n'as pas eu peur? - Bah non, nous étions 4 contre 1. Et puis il y avait le guide qui était armé. - Mais non tu plaisantes! - Je plaisante? Ah oui? Et bien regarde!

- Aie!!!!!! Et mais l'ours est tout près, moi j'aurais couru. Mais il vient vers vous, pourquoi? - Au début, il était plus loin et il s'est arrêté pour faire pipi, puis il s'est rendu compte qu'on le photographiait. Regarde il s'est placé de façon à faire pipi dans les bois et non sur le sentier.

Regarde, sur cette photo, on voit bien qu'il est entrain de se soulager, on voit bien le filet qui coule. Et puis le gars réalise que des paparazi sont là, .... la honte quoi!!

Ça ne lui a pas plu, je te dis. Regarde comme il avance décidé!!

- Et, tu es restée là?
- Mais oui, y avait le guide qui criait: "no, no, je sais que tu me vois, je sais que tu m'entends, stop, no, no, n'avance pas, stop...." jf et l'autre touriste avec nous aussi criaient. Et moi, j'avance à côté du guide entrain de me dire "mais si, je veux qu'il avance, je veux une photo de près sinon c'est pas drôle", et le guide qui me retient pour m'empêcher de le dépasser. Mais heureusement pour moi, l'ours au début ne l'a pas écouté et s'est rapproché. J'ai pu l'avoir d'assez près. Tu vois comme il n'est pas content.

- Attends, tu vois cet animal là se rapprocher aussi prêt et tu ne bouges pas? Mais tu es folle?
- Mais non, en plus, au début le guide était tourné vers nous pour nous expliquer qu'on arrivait près du dock d'observation et que nous allions traverser la zone de passage des ours pour aller pêcher et que là il faudrait activer et être très prudents. Regarde, sur cette photo tu me vois accroupie sur le ponton du bas et l'autre côté de le barrière, il y a un ours noir.

- Waouh, mais tu es tout près..... ah non moi j'aurais reculé!!! - m'ouais, c'est ce que le guide me conseillait... - Mais alors lorsque vous étiez sur le chemin alors? - Ah le grizzly, bah, pendant que le guide me parlait, je lui dit "ah, je crois qu'il y a un grizzly qui arrive derrière vous". Le gars s'est retourné et il a dit "bah, je ne l'avais même pas vu celui là". J'étais contente car c'est moi qui l'avais vu la première. J'avais toujours rêvé que ça arrive: une rencontre avec les ours à pied!!! Enfin bon, après s'être rapproché à moins de 5m de nous, il a fini par tourné et descendre dans le ravin, mais entre-temps, le guide avait déjà sorti sa fusée éclairante pour effrayer l'ours, s'il continuait d'avancer. Tu vois, y a aucun risque.

- Et vous avez vu des ours pêcher? En quantité!!! Regarde cet ours noirs avec un saumon dans la gueule.

Et celui-là entrain de pêcher dans la rivière, la tête dans l'eau.

Parfois, l'ours passait sous le plancher du deck pour aller observer la rivière d'en haut, et moi j'étais à moins de 2 m de lui par dessus.

J'en ai vu un autre après sa pêche, assis à quelques mètres de nous et entrain de se soulager, il a un air béat tu ne trouves pas?
- Mort de rire, tu appelles ça se gratter..... Et ben, c'est impressionnant. Et y avait des petits?
- Ah ça, c'est clair, des "cubs" comme ils disent en anglais. Là, tu vois une maman entrain de pêcher pendant que ces petits attendent.

Et là, tu as une maman ours noir et son petit à côté du deck.

- Fiche qu'il est mignon!!! Ah ouais, ça, c'est cool! Mais vous n'avez pas vu de grizzlis pécher? - Mais si, en plus ils ont le pelage complètement naze quand ils sortent de l'eau. Regarde!

- Ah ouais, on dirait un chat mouillé!! Pas fier l'animal!!!! Et y avait d'autres animaux?
- Et oui, des pygargues à tête blanche. - Des quoi? c'est quoi ça? - Ce sont des rapaces qui ressemblent à ça quand il sont jeunes.

ou à ça quand il sont devenus adultes.

-Mais qu'est-ce qu'ils font là? -Bah, comme l'ours ne mange jamais sa proie en entier, et en laisse un bonne partie, et bien les oiseaux, plutôt que de se fatiguer à pêcher, ils attendent que l'ours ait fait le boulot et se précipitent après pour se nourrir. Tout le monde fait le plein de provisions pour tenir pendant l'hiver. Même les corneilles s'en donnent à cœur joie, tu sais ces oiseaux noirs qui ressemblent à des corbeaux. Tu en vois un manger des restes d'ours sur cette branche.

-Trop cool!! Combien de temps êtes vous restés? Vous avez mangé sur place? - Ah, non, aucune nourriture n'est autorisée sur l'île. Donc nous avons mangé dans le bateau pendant l'heure qu'il a pris pour arriver sur l'île. On est arrivé à 8h par bateau avec le guide armé. Le temps était légèrement brumeux au début, mais le ciel s'est très vite éclairci.

On s'est reposé vers 12h dans le kiosque aménagé sur le dock. Regarde c'est ça, si jamais il pleut et que tu veux t'abriter, tu vas là. Tu peux y laisser ton sac aussi. Par contre, tu peux emmener de l'eau.

Et puis, à 14h il y a eu plein de gens sur le deck alors que toute la matinée nous étions au maximum une dizaine, en plus, il y a avait nettement moins d'ours du coup, l'autre touriste et nous avons décidé que nous étions prêts à rentrer. Il a fallu attendre car le passage que nous devions emprunter était occupé par des ours, puis quand ils sont partis, le ranger présent sur place a dit que nous pouvions partir, il était 14h30. - Et ça coûte cher? - Ah, ça oui alors, mais franchement, c'est la meilleure dépense que j'ai faite de tout mon voyage en Alaska. C'était génial, j'ai adoré. - Et bien que d'émotions..... Faudrait p'tet que j'y aille - Ah ça c'est clair!!!!! Bon, à plus! -OK. Tu me raconteras le reste de ton voyage? - Quelques activités sympas que nous avons faites, mais pas le tout. Trop long. A plus tard!!!
Où aller en Thaïlande pour être tranquille et se fondre sans subir de harcèlement? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai écrit récemment un sujet sur le Sri Lanka pour clamer notre déception totale de ce pays, où les hommes ont un problème avec les femmes car ils n'hésitent pas à la mater en votre présence de la tête au pied, de lui sourire, de la siffler, de faire des réflexions ! Tous ! On dirait des obsédés. Alors que certes, elle est blonde, mais cheveux attachés et vêtements longs. Bref, ajouter à cela le harcèlement de rue tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez lâcher de l'argent, et vous avez compris pourquoi j'ai envie d'anticiper mon voyage au Sri Lanka.
Quelqu'un peut-il me conseiller un endroit en Thaïlande, car nous pensons prendre un vol pour y aller, où nous ne vivrons pas du tout cela ? Où nous pouvons marcher main dans la main sans que 90% des hommes matent ou insistent du regard longuement sur votre femme. Ou nous pouvons nous fondre dans la masse, faire des activités, profiter de la mer, consommer, sans être harcelé tous les 10 mètres pour lâcher des sous ?
J'ai entendu parler du sud-est, vers les Koh Samui, Koh Tao etc ? Serait-ce un bon plan pour enfin souffler et se libérer l'esprit ? Se poser sans se soucier ?
Merci des conseils. Je ne connaissais pas l'Asie après avoir beaucoup voyagé, mais je prie de tout mon être pour que ce soit différent d'ici.
J'ai écrit récemment un sujet sur le Sri Lanka pour clamer notre déception totale de ce pays, où les hommes ont un problème avec les femmes car ils n'hésitent pas à la mater en votre présence de la tête au pied, de lui sourire, de la siffler, de faire des réflexions ! Tous ! On dirait des obsédés. Alors que certes, elle est blonde, mais cheveux attachés et vêtements longs. Bref, ajouter à cela le harcèlement de rue tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez lâcher de l'argent, et vous avez compris pourquoi j'ai envie d'anticiper mon voyage au Sri Lanka.
Quelqu'un peut-il me conseiller un endroit en Thaïlande, car nous pensons prendre un vol pour y aller, où nous ne vivrons pas du tout cela ? Où nous pouvons marcher main dans la main sans que 90% des hommes matent ou insistent du regard longuement sur votre femme. Ou nous pouvons nous fondre dans la masse, faire des activités, profiter de la mer, consommer, sans être harcelé tous les 10 mètres pour lâcher des sous ?
J'ai entendu parler du sud-est, vers les Koh Samui, Koh Tao etc ? Serait-ce un bon plan pour enfin souffler et se libérer l'esprit ? Se poser sans se soucier ?
Merci des conseils. Je ne connaissais pas l'Asie après avoir beaucoup voyagé, mais je prie de tout mon être pour que ce soit différent d'ici.
Afrique du Sud: organiser un road trip seul ou circuit en agence? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons avec mon conjoint un voyage en Afrique du Sud mi décémbre 2016, 22 jours. Nous arrivons à Cap Town et repartirons de Joburg. C'est notre premier voyage en AFS et plus j'en lis, plus je me demande si c'est une bonne idée 🤪 je sais que les paysages sont à couper le souffle et c'est ce que nous recherchions mais l'insécurité ...
c'est pourquoi je voulais avoir votre avis SVP : pouvons-nous organiser le voyage nous-même et circuler en voiture seulement nous deux ou est-il préférable de faire un circuit à plusieurs ?
voici le circuit que nous avons en tête (nous en sommes encore aux prémices du projet) 1 le Cap et ses alentours (5 jours) 2 une halte à port Elisabeth (1 journée) 3 Lesotho pour (entre autres) admirer les chutes de Maletsunyane (2 jours) 4 Durban (1 jour) 5 Sainte Lucie (3 jours pour la farniente si possible) 6 Swaziland (2 jours) 7 Parc Kruger (4 jours) 8 sur le retour visite de Soweto ou du musée de l'apartheid à Joburg
Que pensez-vous de l'itinéraire ? merci d'avance pour tous vos avis !!
Mimicracra
Nous préparons avec mon conjoint un voyage en Afrique du Sud mi décémbre 2016, 22 jours. Nous arrivons à Cap Town et repartirons de Joburg. C'est notre premier voyage en AFS et plus j'en lis, plus je me demande si c'est une bonne idée 🤪 je sais que les paysages sont à couper le souffle et c'est ce que nous recherchions mais l'insécurité ...
c'est pourquoi je voulais avoir votre avis SVP : pouvons-nous organiser le voyage nous-même et circuler en voiture seulement nous deux ou est-il préférable de faire un circuit à plusieurs ?
voici le circuit que nous avons en tête (nous en sommes encore aux prémices du projet) 1 le Cap et ses alentours (5 jours) 2 une halte à port Elisabeth (1 journée) 3 Lesotho pour (entre autres) admirer les chutes de Maletsunyane (2 jours) 4 Durban (1 jour) 5 Sainte Lucie (3 jours pour la farniente si possible) 6 Swaziland (2 jours) 7 Parc Kruger (4 jours) 8 sur le retour visite de Soweto ou du musée de l'apartheid à Joburg
Que pensez-vous de l'itinéraire ? merci d'avance pour tous vos avis !!
Mimicracra
Recherche petits producteurs de produits locaux dans la région du Chianti English translation pending
Bonjour,
nous allons en Toscane et désirons aller visiter des petits producteurs de produits locaux (vin, huile d'olive, fromage et autres). J'aimerais avoir vos coups de coeur et savoir les endroits qui, au contraire, ne valent pas le déplacement.
Nous adorons la gastronomie, donc si vous avez aussi de bonnes adresses de restaurants typiques ou autres dans la grande région de Florence, j'apprécierais!
Merci beaucoup et bonne journée!
Gripette44
nous allons en Toscane et désirons aller visiter des petits producteurs de produits locaux (vin, huile d'olive, fromage et autres). J'aimerais avoir vos coups de coeur et savoir les endroits qui, au contraire, ne valent pas le déplacement.
Nous adorons la gastronomie, donc si vous avez aussi de bonnes adresses de restaurants typiques ou autres dans la grande région de Florence, j'apprécierais!
Merci beaucoup et bonne journée!
Gripette44
Préparation 9 jours en Italie English translation pending
Bonjour à tous,
Voila je souhaite me balader un peu en Italie. Je pense faire Venise, Florence et Sienne.
J'effectue auparavant un stage de 2 semaines vers Bergame et donc je voulais prendre le train de bergame à venise. Je ne trouve que des trains au départ de Milan et non de Bergame. Pourriez vous me conseillez un moyen de locomotion ? Je ne comprends pas trop le site internet de la société Italienne de train. J'ai un peu de mal a comprendre.
De plus savez vous si les bus sont moins cher et seraient plus intéressant dans mon cas ? Comment se passe le transport dans les villes que j'ai cité ? Est-ce que les transports en commun valent le coup ou est-il préférable de prendre son temps et marcher ?
Pouvez vous me conseiller un guide pour les villes que je souhaite visiter. Je suis plus intéressée pas l'histoire que la gastronomie (cela ne m'intéresse pas de savoir où se situent tous les restaurants de la ville).
Si vous pouvez me conseiller dans l'organisation de mon voyage n'hésitez surtout pas. J'accepte tous les conseils et bon plan !! :)
MERCI
Voila je souhaite me balader un peu en Italie. Je pense faire Venise, Florence et Sienne.
J'effectue auparavant un stage de 2 semaines vers Bergame et donc je voulais prendre le train de bergame à venise. Je ne trouve que des trains au départ de Milan et non de Bergame. Pourriez vous me conseillez un moyen de locomotion ? Je ne comprends pas trop le site internet de la société Italienne de train. J'ai un peu de mal a comprendre.
De plus savez vous si les bus sont moins cher et seraient plus intéressant dans mon cas ? Comment se passe le transport dans les villes que j'ai cité ? Est-ce que les transports en commun valent le coup ou est-il préférable de prendre son temps et marcher ?
Pouvez vous me conseiller un guide pour les villes que je souhaite visiter. Je suis plus intéressée pas l'histoire que la gastronomie (cela ne m'intéresse pas de savoir où se situent tous les restaurants de la ville).
Si vous pouvez me conseiller dans l'organisation de mon voyage n'hésitez surtout pas. J'accepte tous les conseils et bon plan !! :)
MERCI
Itinéraire 11 jours en Toscane mai 2014 English translation pending
Bonjour, mon mari et moi même envisageons de faire un voyage en Toscane en Mai 2014. Nous utiliserons notre voiture.
Nous sommes interessés par les musées, la peinture, l'histoire et attirés par les paysages toscans.
J'ai parcouru les différents posts sur ce site, le carnet de Vazyvite( merci entre autre pour son côté très pratique, son humour et les conseils sur les guides!) et je vous propose mon itinéraire car j'hésite beaucoup sur les 2 derniers jours.J1/18 Mai: trajet de Bourgoin Jallieu en Nord Isère > LUCQUES (600 km/6h) : fin de journée Visite Lucques Piaza San Michele + Piazza dell'Antifeatro. Nuit hôtel Lucques ( hors ZTL, proche centre historique à pied).J2/ 19 Mai : matin: LUCQUES : Duomo - Tour des remparts > départ pour FLORENCE (80km). aprés midi: ballade dans FLORENCE : Pont Vecchio-Piazza della Signoria -Nuit Hôtel Florence (hors ZTL, 10 mn pied Pont Vecchio).J3 /20 Mai : FLORENCE : matin : Piazza del Duomo-Campanile-Battistere-Muséo dell'Opera - aprés midi: Santa Maria Novella-Musée- palazzo Strozzi. Nuit Florence.J4/ 21 Mai : FLORENCE - matin :Galerie des Offices - après midi: Palazzio Vecchio. Nuit Florence. J5/22 Mai: FLORENCE - matin : Piazza Annunziata-Musée di San Marco-Galleria dell'Academia- aprés-midi : Palazzo PITI- Galerie Palatina-Appartementi Monumentali. Nuit Florence. J6(23 Mai):Départ de FLORENCE > SIENNE via LE CHIANTI (Greve in Chianti, Radda in Chianti, Castellina in Chianti. Nuit hôtel campagne de Sienne.J7/24 MAI: SIENNE: le Duomo, Baptistero, Musée archéologique. Nuit Hôtel campagne de Sienne.J8/25 Mai : Journée dans LE VAL D' ORCIA : San Quiricco d'Orcia, PIENZA, Asciano. Retour Hôtel campagne de Sienne.J9/25 Mai: départ Sienne > SAN GIMIGNANO (visite village) puis > VOLTERRA ( visite village )- Nuit hôtel Volterra.J10/26 Mai : départ Volterra > PISE - journée PISE: Duomo, Baptistere, Tour, ... Nuit Hôtel PISE.J11/27 Mai:- Retour Pise > Isère. > J'ai bien conscience que le J3 est bien chargé en visites et que nous serons obligés de faire des choix, mais j'ai listé tout ce que nous voulions voir.
> J'hésite sur le programme des J9 à J11: est ce que ce circuit est correct? sur ces journées, je ne cherche pas à faire encore des musées ( nous en aurons bien "consommés" sur Florence et Sienne) mais plutôt à se balader, humer l'air de la Toscane avant de retrouver l'ambiance de la ville à Pise. Vos idées seront les bienvenues!!!
Si vous arrivez jusqu'à cette ligne, merci d'avoir eu la patience de me lire!!! Je vous remercie également pour toutes les suggestions ou réflexions que vous voudrez bien m'apporter pour tout le programme.
Si vous arrivez jusqu'à cette ligne, merci d'avoir eu la patience de me lire!!! Je vous remercie également pour toutes les suggestions ou réflexions que vous voudrez bien m'apporter pour tout le programme.
Route de Gênes à Vérone en 10 jours English translation pending
Bonjour,
Je compte partir en voiture avec ma chérie fin aout de Nice. C'est notre premier road trip. Je n'ai aucun itinéraire défini pour l'instant. La durée serait de 8-10 jours selon l'attrait du voyage. Auriez-vous des conseils sur l'itinéraire, les hotels (assez bon budget 100€ par jour), restaurants et autres ? J'ai fait une petite liste de ville que nous aimerions visiter même si nous allons devoir en enlever quelques unes :
Genes-Pise-Florence-Rome-Bologne-Venise-Verone. Edit: je pense qu'au niveau des distances, cela fait trop. J'imagine que jvais retirer Rome et Bologne des villes que j'aimerais visiter.
Combien de jours sont à prévoir pour chacune de ces villes ? Par rapport au trajet, lesquelles seraient les plus pratiques à aller visiter avec la voiture ? Quid des zones ZTL ? Est-il facile de trouver des hotels confortables au jour le jour ?
Merci d'avance
Je compte partir en voiture avec ma chérie fin aout de Nice. C'est notre premier road trip. Je n'ai aucun itinéraire défini pour l'instant. La durée serait de 8-10 jours selon l'attrait du voyage. Auriez-vous des conseils sur l'itinéraire, les hotels (assez bon budget 100€ par jour), restaurants et autres ? J'ai fait une petite liste de ville que nous aimerions visiter même si nous allons devoir en enlever quelques unes :
Genes-Pise-Florence-Rome-Bologne-Venise-Verone. Edit: je pense qu'au niveau des distances, cela fait trop. J'imagine que jvais retirer Rome et Bologne des villes que j'aimerais visiter.
Combien de jours sont à prévoir pour chacune de ces villes ? Par rapport au trajet, lesquelles seraient les plus pratiques à aller visiter avec la voiture ? Quid des zones ZTL ? Est-il facile de trouver des hotels confortables au jour le jour ?
Merci d'avance