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Bayayibe pendant la saison des pluies English translation pending
Bonjour
Nous partons le 20 août à Bayahibe en République Dominicaine. Nous restons 3 semaines à l'hôtel Be Live Canoa. Je sais que c'est la saison des pluies et risque de cyclone mais on s'est lancé quand même ... - Pouvez vous me dire si cest "dangereux" et si la pluie est persistante ou juste passagère ?
- Bayahibe, village de pêche, est il sécurisé ? Car j'ai lu qu'en RD beaucoup d'agression, vol, ect ...
- Vaux mieux echanger les € en Pesos Dominicains ou en Dollars ? Ou les deux ?
- La question ultime ... les bebettes ... y a t'il des mygales, serpents ou ce genre d'animaux qui fou la trouille ... 😂 ?
- doit on faire un traitement contre le paludisme ou autre ? Nous comptons prendre des lotions et la panoplie qui va avec contre les moustiques
désolé pour mes questions mais c'est la première fois que nous partons dans les îles "tropicales" et un peu inquiet de certaine chose. Mais je suis convaincu que nous allons adorer ...
Merci à tous !!
Nous partons le 20 août à Bayahibe en République Dominicaine. Nous restons 3 semaines à l'hôtel Be Live Canoa. Je sais que c'est la saison des pluies et risque de cyclone mais on s'est lancé quand même ... - Pouvez vous me dire si cest "dangereux" et si la pluie est persistante ou juste passagère ?
- Bayahibe, village de pêche, est il sécurisé ? Car j'ai lu qu'en RD beaucoup d'agression, vol, ect ...
- Vaux mieux echanger les € en Pesos Dominicains ou en Dollars ? Ou les deux ?
- La question ultime ... les bebettes ... y a t'il des mygales, serpents ou ce genre d'animaux qui fou la trouille ... 😂 ?
- doit on faire un traitement contre le paludisme ou autre ? Nous comptons prendre des lotions et la panoplie qui va avec contre les moustiques
désolé pour mes questions mais c'est la première fois que nous partons dans les îles "tropicales" et un peu inquiet de certaine chose. Mais je suis convaincu que nous allons adorer ...
Merci à tous !!
Préparation premier voyage en voiture "aménagée" France - Norvège English translation pending
Salut à tous ,
Moi c'est Ivory, rêveur depuis que je suis tout petit je voyage dans ma tête , maintenant j'ai décidé de voyager physiquement ;) c'est mieux . bref
j'ai envie d'aller en Norvège en voiture , pour dormir je compte squatter mon coffre , pour la durée du voyage disons que j'ai tout mon temps , j'aime la pêche , les cultures Nordique et surtout la nature !
Alors voilà je me pose plein de question voir même trop ! concernant "l'amenagement de ma voiture , la nourriture , l'itineraire (péage , ferrie ...) , où dormir ? , etc etc ... je ne sais pas par où commencer ...
J'ai envie d'être le plus libre possible mais je suis un éternel angoissé donc mon corps ne permet pas de partir à l'arrache c'est pour cela que je fait appel à vous ... je prend le moindre conseil , récit ou même remarque ou critique ... je vous remercie d'avance pour vos réponses :)
Pêcheur débutant en Norvège English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes 2 couples d'amis qui partons dans le sud de la Norvège début août et nous aimerions nous essayer à la pêche la bas!
Bien sûr, nous voulons respecter les règles et les bonnes pratiques de la pêche dans ce pays (permis, prises...).
La question que je me pose est : Est-ce que vous connaissez un camping ou autre qui proposerait de la location de matériel (j'ai vu qu'un matériel d'occasion devait être stérilisé par un vétérinaire et comme nous ne voulons faire de la pêche qu'à la journée, je ne suis pas sûr que ça soit top pour nous...?) et un permis pour pêcher à la journée ?
Comment faites-vous pour pêcher en Norvège, vous apportez votre matériel d'occasion ou vous achetez la bas ?
Merci beaucoup pour votre réponse, j'ai cherché sur internet mais soit je tombe sur des campings qui n'ont pas de sites internet soit sur des infos qui concernent des pêcheurs "pros"...
Pour information, nous voyagerons dans cette zone : Oslo-Bergen, jusqu'à Dombas dans le Nord.
Bonne journée! 🙂
nous sommes 2 couples d'amis qui partons dans le sud de la Norvège début août et nous aimerions nous essayer à la pêche la bas!
Bien sûr, nous voulons respecter les règles et les bonnes pratiques de la pêche dans ce pays (permis, prises...).
La question que je me pose est : Est-ce que vous connaissez un camping ou autre qui proposerait de la location de matériel (j'ai vu qu'un matériel d'occasion devait être stérilisé par un vétérinaire et comme nous ne voulons faire de la pêche qu'à la journée, je ne suis pas sûr que ça soit top pour nous...?) et un permis pour pêcher à la journée ?
Comment faites-vous pour pêcher en Norvège, vous apportez votre matériel d'occasion ou vous achetez la bas ?
Merci beaucoup pour votre réponse, j'ai cherché sur internet mais soit je tombe sur des campings qui n'ont pas de sites internet soit sur des infos qui concernent des pêcheurs "pros"...
Pour information, nous voyagerons dans cette zone : Oslo-Bergen, jusqu'à Dombas dans le Nord.
Bonne journée! 🙂
Retour de Gokarna: ses plages, ses cocotiers, et sa police! (Inde) English translation pending
salut à tous
On reviens d'un superbe voyage en Inde.
Mais dés l'arrivée à Gokarna, l'ambiance a changé : Notre bus c'est fait arréter, à 4 heures du mat, par la police locale, tout le monde dehors en pleine nuit, fouille 'manu militari' des personnes et des bagages, à la recherche évidente de 'produits illicites'.
Bonne pèche ! Quelqu'un avait du cannabis sur lui, après une rude négocation avec la police, dont le seul but évident était de lui soutirer de l'argent, ça lui as couté 4000 roupies pour s'en sortir indemme. En fait, ca coute la somme que vous avez sur vous ... j'ai entendu dire jusqu'à 70000 roupies.
J'ai rencontré un nombre incroyable de gens qui se sont fait controller à Gokarna, sur la plage, dans les guest house, dans les restaurants, dans le bus ... la police y est manifestement aux aguets !
Et cerise sur le gateau, le soir du réveillon, le 31 décembre au soir, la police passe dans tout les restos sur la plage à 23h30 pour les faire fermer !!
C'est le seul endroit de l'Inde ou je suis passé avec une police visiblement anti-touristes.
à bon entendeur, salut !
On reviens d'un superbe voyage en Inde.
Mais dés l'arrivée à Gokarna, l'ambiance a changé : Notre bus c'est fait arréter, à 4 heures du mat, par la police locale, tout le monde dehors en pleine nuit, fouille 'manu militari' des personnes et des bagages, à la recherche évidente de 'produits illicites'.
Bonne pèche ! Quelqu'un avait du cannabis sur lui, après une rude négocation avec la police, dont le seul but évident était de lui soutirer de l'argent, ça lui as couté 4000 roupies pour s'en sortir indemme. En fait, ca coute la somme que vous avez sur vous ... j'ai entendu dire jusqu'à 70000 roupies.
J'ai rencontré un nombre incroyable de gens qui se sont fait controller à Gokarna, sur la plage, dans les guest house, dans les restaurants, dans le bus ... la police y est manifestement aux aguets !
Et cerise sur le gateau, le soir du réveillon, le 31 décembre au soir, la police passe dans tout les restos sur la plage à 23h30 pour les faire fermer !!
C'est le seul endroit de l'Inde ou je suis passé avec une police visiblement anti-touristes.
à bon entendeur, salut !
Pêcher à mont Choisy English translation pending
Bonjour j'aimerais savoir si quelqu'un à deja pecher de la plage vers mont choisy . J'hésite à mené une canne à peche. Est ce que c'est autorisé ? Merci
Luc
Prendre des portraits de Guadeloupéens English translation pending
Bonjour ,
Je pars bientôt en voyage pour la Guadeloupe . Etant passionnée de photos j'emmène pas mal de matériel . J'aime faire des portraits sur les marchés , les ports de pêche .
Est'il vrai que les Guadeloupéens sont difficile voir impossible à prendre en photo ??
www.lemondeestbo.com
Je pars bientôt en voyage pour la Guadeloupe . Etant passionnée de photos j'emmène pas mal de matériel . J'aime faire des portraits sur les marchés , les ports de pêche .
Est'il vrai que les Guadeloupéens sont difficile voir impossible à prendre en photo ??
www.lemondeestbo.com
Alaska en famille d'accueil / travail version solitude English translation pending
Bonjour a toutes et a tous je cherche plusieur contacte et savoir si cela puice etre realisable de trouver certaine famille reellement isoler, qui accueillerai en contre partis de les aider dans leur taches de tous les jours... mais du genre vie reellements sauvages ( peche chasse bois ) j aimerai pouvoir me confrontes a la solitude et voir comment etre casiment autonome... un reve depuis tres jeune et l occasion s ouvre a moi, fuir les problemes de la civilisation si je puice dire... merci si certain on quelque tuyau piste...
Échappées belles sur France 5: La Namibie English translation pending
Échappées belles SAMEDI 26 DÉCEMBRE 2015 À 20:40 Magazine(01H30)
Au sommaire du magazine : «Welcome to Namibia !» - «Le paradis des safaris» - «La Namibie, une histoire allemande» - «Pêche sportive aux requins» - «Le réveil du peuple San» - «Sports de glisse»
Voyager sans argent: de Suisse au cap Nord English translation pending
Bonjour à tous,
Tout juste inscrite sur ce forum je tiens à partager mon dernier voyage avec vous.
Le 20 mai 2015 je suis partie seule, sans itinéraire, avec un sac à dos de 25 litres, une canne à pêche et surtout sans argent. Mon but ? Atteindre le Cap Nord.
Environ 6747 km en auto-stop, quatre kilos en moins, survécu en mangeant du poisson cru, dormir dans des endroits improbables et rencontré une bonne centaine de gens incroyable. Après 70 jours entre galère et euphorie j'ai passé la ligne d'arrivée dans le coffre de deux finlandais bourrés.
Je vous invite à découvrir mon blog voyage
N'hésitez pas à me contacter si vous prévoyez un voyage du genre ou que vous avez besoin de conseils.
Sarah
Tout juste inscrite sur ce forum je tiens à partager mon dernier voyage avec vous.
Le 20 mai 2015 je suis partie seule, sans itinéraire, avec un sac à dos de 25 litres, une canne à pêche et surtout sans argent. Mon but ? Atteindre le Cap Nord.
Environ 6747 km en auto-stop, quatre kilos en moins, survécu en mangeant du poisson cru, dormir dans des endroits improbables et rencontré une bonne centaine de gens incroyable. Après 70 jours entre galère et euphorie j'ai passé la ligne d'arrivée dans le coffre de deux finlandais bourrés.
Je vous invite à découvrir mon blog voyage
N'hésitez pas à me contacter si vous prévoyez un voyage du genre ou que vous avez besoin de conseils.
Sarah
Prévisionnel sur 10 jours au Portugal English translation pending
Bonjour à tous, Nous partons en octobre 10 jours au portugal, voici notre itinéraire, qu'en pensez vous 🙂
PORTO Mardi Soir - Mercredi (paço episcopal, palacio do Bolsa, Igraja da victoria, Livraria Lello, Igreja congregados, Sao Bento)
Jeudi matin départ, repas sur Aveiro (venise portugaise) Coimbra (université) Retour Maison à Fatima
vendredi Ericeira (port de pêche/maison blanche et bleu) Sintra (Palacio e quinta da Regaleira, Palacio nacional de sintra) retour maison Fatima
samedi Tomar (ville toscane, convento dio cristo) Ourem (suivre CASTELO) Fatima (vsite) Retour Maison Fatima
Dimanche Batalha (monastère) Alcobaça ( monsatère) => si fait Samedi nous ferons àla place MARVAO 😛 retour maison Fatima
Lundi Lisbonne (nuit la bas)
Mardi Evora, Serra d'arrabida nuit à Lisbonne
Mercredi Lisbonne Belem - Retour maison Fatima
Jeudi Nazaré, Obidos puis préparation valise
Des suggestions ? Sachant que nous avons 2 enfants en bas âge avec nous. Merci de vos conseils 🙂
PORTO Mardi Soir - Mercredi (paço episcopal, palacio do Bolsa, Igraja da victoria, Livraria Lello, Igreja congregados, Sao Bento)
Jeudi matin départ, repas sur Aveiro (venise portugaise) Coimbra (université) Retour Maison à Fatima
vendredi Ericeira (port de pêche/maison blanche et bleu) Sintra (Palacio e quinta da Regaleira, Palacio nacional de sintra) retour maison Fatima
samedi Tomar (ville toscane, convento dio cristo) Ourem (suivre CASTELO) Fatima (vsite) Retour Maison Fatima
Dimanche Batalha (monastère) Alcobaça ( monsatère) => si fait Samedi nous ferons àla place MARVAO 😛 retour maison Fatima
Lundi Lisbonne (nuit la bas)
Mardi Evora, Serra d'arrabida nuit à Lisbonne
Mercredi Lisbonne Belem - Retour maison Fatima
Jeudi Nazaré, Obidos puis préparation valise
Des suggestions ? Sachant que nous avons 2 enfants en bas âge avec nous. Merci de vos conseils 🙂
Qui connaît Rayong? English translation pending
MERCI DE ME DONNER DES INFORMATIONS SUR CETTE REGION AINSI QUE LES ALENTOURS
je suis une habituée de Koh Samui Phuket etc et cette région je ne la connais pas !! si quelqu'un peut m'informer ce serait bien
merci par avance
je suis une habituée de Koh Samui Phuket etc et cette région je ne la connais pas !! si quelqu'un peut m'informer ce serait bien
merci par avance
Les algues, croisière Saint-Vincent-et-les-Grenadines English translation pending
bonjour nous partons faire une croisiere en catamaran la premiere semaine de décembre faut il craindre les algues a cette époque de l année? merci de vos réponses
En 7 jours: Koh Chang, Koh Kood, Koh Wai ou Koh Mak? English translation pending
bonjour
je prévois 7 jours fin octobre - début novembre sur les iles autour de koh Chang. Après avoir tout lu...il faut que je tranche ! 🏴☠️
je pensai 3 jours sur Koh Chang : forêt, animaux, plage, village de pêcheur... ET 3 jours sur 1 autre ile, mais laquelle ? nous visons : "calme, marche au bord de l'eau ou dans les terres, pêche, snokerling"
merci de vos conseils pour : - le trajet depuis Bangkok - le choix des 2 iles... et l'ordre - l'hébergement : correct à confortable (donc pas cheap ni hyper luxe 😉 - les activités : loc velo, pêche, balade - les bonnes tables : nous sommes hyper gourmands 😛
encore merci
je prévois 7 jours fin octobre - début novembre sur les iles autour de koh Chang. Après avoir tout lu...il faut que je tranche ! 🏴☠️
je pensai 3 jours sur Koh Chang : forêt, animaux, plage, village de pêcheur... ET 3 jours sur 1 autre ile, mais laquelle ? nous visons : "calme, marche au bord de l'eau ou dans les terres, pêche, snokerling"
merci de vos conseils pour : - le trajet depuis Bangkok - le choix des 2 iles... et l'ordre - l'hébergement : correct à confortable (donc pas cheap ni hyper luxe 😉 - les activités : loc velo, pêche, balade - les bonnes tables : nous sommes hyper gourmands 😛
encore merci
Endroits sympathiques et pas trop touristiques dans le sud de l'Équateur English translation pending
Bonjour nous partons 10 jours de Talara au nord du Perou et pensons rester 8 jours au Perou et une semaine en Equateur ! que nous conseillez vous ? Nous aimons marcher découvrir les villages et aussi beaucoup la petite peche locale !!
Merci pour vos infos !!
Sabine
Ile Maurice en voiture de location English translation pending
bonjour
nous partons a l ile maurice du 25 09. au 9 .10 nous avons loué une voiture chez money du 28 09 au 05.10 nous avons deja réservé une excursion au cascade avec jay tanoo une demie journée de pèche au gros avec Alain marie Jeanne donc le reste on aimerais faire le maximum de coin en voiture nous avons pris l' option loc pour etre libre de s arrêté ou on veut et le temps qu on desir par contre si quelqu un a un bon itinéraire a nous soumettre adresse de restau sympa visite a pas loupé lieu typique ou il y est pas de masse de tourisme et aussi ou faire du snorkeling bref enfin tous vos bon plan nous résiderons a l hôtel coral a mont choisy ouvert a partagé notre voiture avec un autre couple si intéressée en vous remerciant d avance merci deja a ostine 21 pour les adresses quil ma donnée
nous partons a l ile maurice du 25 09. au 9 .10 nous avons loué une voiture chez money du 28 09 au 05.10 nous avons deja réservé une excursion au cascade avec jay tanoo une demie journée de pèche au gros avec Alain marie Jeanne donc le reste on aimerais faire le maximum de coin en voiture nous avons pris l' option loc pour etre libre de s arrêté ou on veut et le temps qu on desir par contre si quelqu un a un bon itinéraire a nous soumettre adresse de restau sympa visite a pas loupé lieu typique ou il y est pas de masse de tourisme et aussi ou faire du snorkeling bref enfin tous vos bon plan nous résiderons a l hôtel coral a mont choisy ouvert a partagé notre voiture avec un autre couple si intéressée en vous remerciant d avance merci deja a ostine 21 pour les adresses quil ma donnée
Circuit dans le Rio Grande do Sul (Brésil) English translation pending
Bonjour, nous allons passer 2 semaines au Brésil. Arrivée à Rio, mais nous aimerions aller dans le Rio grande do sul. Avez vous un itinéraire à nous conseiller dans cette région ? Nous aimons l'authenticité, les jolis paysages, ports de pêche, etc.
Merci de vos tuyaux par avance
Léa
6 jours autour de Ko Chang en octobre English translation pending
bonjour
je prévois 6 jours fin octobre/début novembre sur le secteur de Ko Chang.
Objectifs : le + possible hors sentiers (trop) battus... - nature (forêts, animaux, cascades) - îles avec pêche et snokerling (niveau découverte) - échanges avec les gens
je suis preneur d'avis pour savoir si mon choix et plutôt bon... et comment optimiser les 6 jours entre Ko Chang, Koh Xai, Kho Mak...? si vous avez des bons plans hébergement, activités, ... preneur également
est-ce quelqu'un peut me confirmer qu'à cette période il y a des liaisons régulières de Trat à Ko Chang ?
merci par avance
je prévois 6 jours fin octobre/début novembre sur le secteur de Ko Chang.
Objectifs : le + possible hors sentiers (trop) battus... - nature (forêts, animaux, cascades) - îles avec pêche et snokerling (niveau découverte) - échanges avec les gens
je suis preneur d'avis pour savoir si mon choix et plutôt bon... et comment optimiser les 6 jours entre Ko Chang, Koh Xai, Kho Mak...? si vous avez des bons plans hébergement, activités, ... preneur également
est-ce quelqu'un peut me confirmer qu'à cette période il y a des liaisons régulières de Trat à Ko Chang ?
merci par avance
Voyage Martinique avec bébé English translation pending
Bonjour, je serais en Martinique pour 2 semaines début décembre avec mon chum et notre garçon qui aura 6 mois à ce moment. Nous aimons le plein-air; randonnées, ballade dans les villages, apnée, plongée sous-marine, kayak, pêche. Je me questionne par rapport à où séjourner sur île pour la découvrir au maximum. Afin de diminuer les heures dans la voiture pour bébé, serais-je mieux de faire une semaine au nord et une au sud? J'ai trouvé des logements sympathiques à St-Pierre pour le nord puis à Diamant, Ste-Anne ou Le marin au sud. Est-ce de bons plans?? Y a-t-il une différence de température entre le sud et le nord de l'île ou entre le côté caraïbe et atlantique?
Pour la pêche, mon chum aimerait bien aller une demi-journée en haute mer, mais ce que nous avons trouvé est ors de prix. Est-ce que quelqu'un aurait un bon charter à proposer? Sinon, a-t-on le droit de pêcher à partir du bord de l'eau, sur un quai. Faut-il un permis??
Merci de m'aider dans mes préparations!
Pour la pêche, mon chum aimerait bien aller une demi-journée en haute mer, mais ce que nous avons trouvé est ors de prix. Est-ce que quelqu'un aurait un bon charter à proposer? Sinon, a-t-on le droit de pêcher à partir du bord de l'eau, sur un quai. Faut-il un permis??
Merci de m'aider dans mes préparations!
Parcours vélo Livron sur Drome - Gap - Embrun English translation pending
Bonjour,
Nous partons en famille pour un petit parcours un vélo de 4/5 jours du 10 au juillet 14 juillet.
Nous souhaitons partir de Livron Sur Drome pour rejoindre GAP ou Embrun en fonction de notre avancée.
Le retour se fera en train depuis GAP ou Embrun.
Afin d'éviter au maximum la forte présence des voitures, je venais à la pèche d'information ou de proposition d'itinéraire.
Nous dormons en camping sauvage il est plus agréable de ne pas trop s'éloigner des points d'eau le soir.
J'ai vu sur le site de la drome un parcours sur Openrunner qui nous amènerait juste après Die (Recoubeau Jansac).
http://www.openrunner.com/?id=4343032
J'ai vu également qu'un chemin VTC longeait la drome pendant quelques kilomètres depuis Livron.
http://www.ladrometourisme.com/images/stories/contenu/footer/brochures/velo/le-long-de-la-riviere-drome.pdf
Voilà.
Merci de vos réponses.
Xavier
Nous partons en famille pour un petit parcours un vélo de 4/5 jours du 10 au juillet 14 juillet.
Nous souhaitons partir de Livron Sur Drome pour rejoindre GAP ou Embrun en fonction de notre avancée.
Le retour se fera en train depuis GAP ou Embrun.
Afin d'éviter au maximum la forte présence des voitures, je venais à la pèche d'information ou de proposition d'itinéraire.
Nous dormons en camping sauvage il est plus agréable de ne pas trop s'éloigner des points d'eau le soir.
J'ai vu sur le site de la drome un parcours sur Openrunner qui nous amènerait juste après Die (Recoubeau Jansac).
http://www.openrunner.com/?id=4343032
J'ai vu également qu'un chemin VTC longeait la drome pendant quelques kilomètres depuis Livron.
http://www.ladrometourisme.com/images/stories/contenu/footer/brochures/velo/le-long-de-la-riviere-drome.pdf
Voilà.
Merci de vos réponses.
Xavier
Voyage 1 mois en Norvège et Cap Nord English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi partons pour 1 mois direction le cap nord. Nous voyageons avec un camion Volkswagen T3. Il s'agit de notre premier voyage dans le nord et nous voudrions des conseils de personnes étant déjà parties. N'hésitez pas tous les conseils sont bon à prendre : - trajet (ferry, pont, ...) - endroits (promenade, pêche, loisirs (baleines, élans, ...) - nourritures
merci pour votre aide,
Mon ami et moi partons pour 1 mois direction le cap nord. Nous voyageons avec un camion Volkswagen T3. Il s'agit de notre premier voyage dans le nord et nous voudrions des conseils de personnes étant déjà parties. N'hésitez pas tous les conseils sont bon à prendre : - trajet (ferry, pont, ...) - endroits (promenade, pêche, loisirs (baleines, élans, ...) - nourritures
merci pour votre aide,
De Vancouver à Hazelton: bus ou train English translation pending
Bonjour à tous :)
Je parts très bientôt avec mon cheri au Canada. On arrive a Vancouver en avion depuis la france.on aimerai aller a hazelton.saviez vous si il y a des transports? On compte marcher aussi.on est équipé en sac a dos. Et pour la pêche? Aviez vous des infos?et par azar connaissez vous des fermes dans le coin?
Merci!🙂
Kampot: son marché English translation pending
Je suis à la recherche de la localisation (précise) du marché de Kampot. A quelle heure faut-il être sur place au mieux?
Le marché de Prek Kdat est-il aussi ou plus intéressant?
Le marché de Prek Kdat est-il aussi ou plus intéressant?
Urgent: fjords, randonnée et bivouac en Norvège English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars demain soir pour Oslo avec ma copine, nous ne disposerons que de 5 jours pour faire un petit trip (Comme d'habitude on planifie tout bien à l'avance évidemment xD) Le but de l'opération serait en gros :
- Dépaysement - Bivouac - Fjords - Peche
Ayant un budget limité nous aimerions trouver un endroit pas trop loin d'oslo, facile d'accés en bus ou en train, qui puisse réunir ces 4 points. Pouvez vous nous conseiller sur le lieu qui conviendrait le mieux?
Ps: Nous sommes à pied avec sac à dos, nous pouvons hitch hiker comme prendre le bus ou le train mais pas de voiture.
Plein de merci ;)
Je pars demain soir pour Oslo avec ma copine, nous ne disposerons que de 5 jours pour faire un petit trip (Comme d'habitude on planifie tout bien à l'avance évidemment xD) Le but de l'opération serait en gros :
- Dépaysement - Bivouac - Fjords - Peche
Ayant un budget limité nous aimerions trouver un endroit pas trop loin d'oslo, facile d'accés en bus ou en train, qui puisse réunir ces 4 points. Pouvez vous nous conseiller sur le lieu qui conviendrait le mieux?
Ps: Nous sommes à pied avec sac à dos, nous pouvons hitch hiker comme prendre le bus ou le train mais pas de voiture.
Plein de merci ;)
Massage et activités hors hôtel à l'île Maurice English translation pending
Bonsoir ,
Mon épouse et moi même partons sur l'île du 12 au 23 juin (5 nuits au Nord à Zilwa et 4 au Sud à Tamassa) Nous recherchons des bonnes adresses afin de faire quelques activtiés (pêche aux gros, nage avec dauphins...) De plus, nous souhaiterions nous offrir quelques massages à deux? Merci de vos conseils
Jean-Baptiste
Mon épouse et moi même partons sur l'île du 12 au 23 juin (5 nuits au Nord à Zilwa et 4 au Sud à Tamassa) Nous recherchons des bonnes adresses afin de faire quelques activtiés (pêche aux gros, nage avec dauphins...) De plus, nous souhaiterions nous offrir quelques massages à deux? Merci de vos conseils
Jean-Baptiste
Espagne en camping-car avec bébé de 4-5 mois English translation pending
Bonjour à tous !
Nous venons d'avoir un ptit bout, et nous pensons déjà à le faire voyager dès que possible.
Mais ne voulant pas faire n'importe quoi, on essaye d'aller à la pêche aux infos.
Pas d'amérique du sud ou d'inde pour le moment :) Nous comptons passer 3 semaines en itinérant en espagne. Nous voyageons en Renault Trafic + camping.
D'où nos interrogations : - rapport à la chaleur : doit-on utiliser la clim (on est pas trop fan à la base), ou plutôt privilégier biberon d'eau / aération naturelle / brumisateur ? - rapport à la chaleur toujours, auriez-vous des conseils de coins sympas en espagne pas trop chauds ? Nous vivons à Bordeaux et n'avons pas d'itinéraires précis pour le moment. Nous partirions fin août début septembre.
De manière générale, nous sommes ouverts à tous les conseils ou retour d'expérience.
Merci !
Nous venons d'avoir un ptit bout, et nous pensons déjà à le faire voyager dès que possible.
Mais ne voulant pas faire n'importe quoi, on essaye d'aller à la pêche aux infos.
Pas d'amérique du sud ou d'inde pour le moment :) Nous comptons passer 3 semaines en itinérant en espagne. Nous voyageons en Renault Trafic + camping.
D'où nos interrogations : - rapport à la chaleur : doit-on utiliser la clim (on est pas trop fan à la base), ou plutôt privilégier biberon d'eau / aération naturelle / brumisateur ? - rapport à la chaleur toujours, auriez-vous des conseils de coins sympas en espagne pas trop chauds ? Nous vivons à Bordeaux et n'avons pas d'itinéraires précis pour le moment. Nous partirions fin août début septembre.
De manière générale, nous sommes ouverts à tous les conseils ou retour d'expérience.
Merci !
Cherche pêcheur pour loger et pêcher en Guyane (rivière, fleuve) English translation pending
Bonjour,
j'aimerais me rendre en Guyane pour pêcher en fleuve ou rivière avec des français établis en Guyane, qui pourrait m'héberger et qui sont passionnés de pêche et de nature. J'aime aussi la macrophotographie. Je lis qu'il y a des poissons énormes et qui me sont inconnus , ainsi qu'un nombre impressionnant d'insectes.
Je suis professeur, et j'aimerais aussi me faire une idée de la vie là bas....mutation future...?
Séjour à Montréal English translation pending
bonjour à tous,
nous avons organisé pour cet été un échange de maisons et partons donc à montréal (à mascouche très exactement).
nous sommes preneurs de vos suggestions pour : - des restaurants sympas (CAD bon rapport qualité prix et "de charme") en août à Montréal ou environs - une partie de pêche en lac ou rivière avec un guide (je ne sais pas si ça existe mais nous sommes débutants...) - un coin sympa où faire du canot camping pas trop loin de Montréal
merci tout plein pour vos infos ! dominique
nous avons organisé pour cet été un échange de maisons et partons donc à montréal (à mascouche très exactement).
nous sommes preneurs de vos suggestions pour : - des restaurants sympas (CAD bon rapport qualité prix et "de charme") en août à Montréal ou environs - une partie de pêche en lac ou rivière avec un guide (je ne sais pas si ça existe mais nous sommes débutants...) - un coin sympa où faire du canot camping pas trop loin de Montréal
merci tout plein pour vos infos ! dominique
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar) English translation pending
CHAPITRE 1 : Le projet
J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.
(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)
C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !
Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.
L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.
Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.
Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant
Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.
CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.
William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !
CHAPITRE 3 : En route vers Majunga

Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga
Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.
Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB
Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …
Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga
Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.
Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.
Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …
CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.
Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.
CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !
Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…
Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)
Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !
Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !
Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !
Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb
CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !
Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!
Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs
CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».
Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.
CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.
Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !
Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala
Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.
En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).
Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB
CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.
Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)
Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !
CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.
Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche
Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…
Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs
CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.
La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?
Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.
Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster
CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !
Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.
CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran
Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….
Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied
CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.
Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !
Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !

Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha
CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.
CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.
Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.
Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !
Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.
A vous de jouer !
(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)
C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !
Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.
L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.
Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.
Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.
CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.
William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !
CHAPITRE 3 : En route vers Majunga

Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga
Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.
Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THBEt puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …
Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.
Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.
Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …
CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.
Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.
CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !
Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…
Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite) Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !
Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !
Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !
Thazard (ou thon banane) pêché par ToumbCHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !
Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!
Plage du village où attendent les pirogues des pêcheursCHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».
Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.
CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.
Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !
Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.
En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).
Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.
Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche) Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !
CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.
Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…
Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.
La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.
Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !
Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.
CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran
Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….
Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le piedCHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.
Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !
Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !

Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha
CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.
CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.
Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.
Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !
Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.
A vous de jouer !
Quelques statistiques routières en Namibie English translation pending
Bonjour,
Agacé par le conseil de rouler trop vite en Namibie qu'un nouveau VFiste vient de donner sur le forum, je suis allé à la pèche de quelques chiffres...
En Namibie (chiffres 2009 légèrement arrondis - en augmentation chaque année) - Morts sur la route : 278 - Nombre de véhicules circulant dans le pays : 230.000, soit 1,21 mort pour 1.000 véhicules - Nombre d'habitants : 2.145.000, soit 130 morts pour 1.000.000 d'habitants - Nombre de véhicules par habitant : 0,11
En France (chiffres 2009 légèrement arrondis - en diminution chaque année) - Morts sur la route : 4.443 - Nombre de véhicules circulant dans le pays : 37.212.000, soit 0,12 mort pour 1.000 véhicules - Nombre d'habitants : 64.300.000, soit 69 morts pour 1.000.000 d'habitants - Nombre de véhicules par habitant : 0,58
Ces chiffres sont tristement édifiants... Les routes namibiennes sont dangereuses ! 🏴☠️
Loin de moi l'idée de dissuader qui que ce soit d'aller en Namibie, ce pays extraordinaire qui m'est cher mais ATTENTION sur la route ! On ne conduit pas sur une gravel road namibienne comme sur une voie rapide européenne.
Agacé par le conseil de rouler trop vite en Namibie qu'un nouveau VFiste vient de donner sur le forum, je suis allé à la pèche de quelques chiffres...
En Namibie (chiffres 2009 légèrement arrondis - en augmentation chaque année) - Morts sur la route : 278 - Nombre de véhicules circulant dans le pays : 230.000, soit 1,21 mort pour 1.000 véhicules - Nombre d'habitants : 2.145.000, soit 130 morts pour 1.000.000 d'habitants - Nombre de véhicules par habitant : 0,11
En France (chiffres 2009 légèrement arrondis - en diminution chaque année) - Morts sur la route : 4.443 - Nombre de véhicules circulant dans le pays : 37.212.000, soit 0,12 mort pour 1.000 véhicules - Nombre d'habitants : 64.300.000, soit 69 morts pour 1.000.000 d'habitants - Nombre de véhicules par habitant : 0,58
Ces chiffres sont tristement édifiants... Les routes namibiennes sont dangereuses ! 🏴☠️
Loin de moi l'idée de dissuader qui que ce soit d'aller en Namibie, ce pays extraordinaire qui m'est cher mais ATTENTION sur la route ! On ne conduit pas sur une gravel road namibienne comme sur une voie rapide européenne.
Vietnam: exemption de visa 2015 English translation pending
bonjour
j'entends que le nouveau "exemption de visa" on devra sortir du VN chaque 6 mois...
est ce vrai? ou on peut continuer de payer 10$ a chaque 3 mois?