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Recherche de projet humanitaire English translation pending
by Titespico · 2013-03-10 · 10 replies
Bonjour, Je suis étudiante en troisième année de médecine. J'aimerais faire une pause d'un an pour voyager et m'engager dans des programmes humanitaires orientés sur les thèmes de la santé. J'ai dans l'idée de partir 3mois en Afrique, 3 mois en Asie du sud sud-est, et trois mois en Amérique latine. J'aimerais me sentir utile, découvrir d'autres cultures et d'autres façons de pratiquer la médecine. Voilà si vous avez des idées ou des projets pour lesquels vous seriez interessés par une bénévole étudiante en médecine je suis à l'écoute!! Marie
Quel est l'équipement de la salle de bains sur le Splendida? English translation pending
by Lilysp1 · 2013-02-02 · 5 replies
Bonjour à tous, Afin de réduire au plus possible ce que je dois prendre dans mes valises, j'aimerais savoir de quoi on dispose dans la salle de bains dans les cabines avec balcon du Splendida. Nous partons le 10 février (ahhh plus qu'une semaine!!!). Est-qu'il y a suffisamment de serviettes de bain? Y a-t-il savon et shampoing? Y a-t-il un sèche cheveux... et est-il efficace? Y a-t-il des peignoirs?

Y a-t-il moyen de se baigner sur le bateau ainsi en plein hivers? Y a-t-il des serviettes de bain pour la piscine?

Et puis aussi, le soir, y a-t-il des soirées à thème?

J'ai hâte d'y être mais j'ai tant de questions...
Comment bien préparer son voyage en solo avec sac à dos? English translation pending
by J2ssbfjd · 2013-01-26 · 9 replies
Bonjour à tous,

voilà, j'aimerais me lancer dans différents voyages à travers le monde, petit à petit avec à la clef, qui sait, un tour du monde d'ici quelques années. Je suis déjà partie à l'étranger mais soit en famille ou en voyages organisés. Or, j'aimerais faire des voyages plus genre randonnées, découvertes de la nature, etc... Seulement, je suis un peu perdue quand à la préparation d'un vrai voyage seule... - Comment bien préparer son sac? Que prendre d'indispensable? - Comment bien préparer son arrivée sur place? - Quel logement choisir? Gîtes? Auberges? Camping? - Comment bien préparer son itinéraire? - Peut-on vraiment se fier aux infos présentent sur le net?

Merci à tous pour tous vos conseils ;-)
Départ le 1er février au Pérou (Amazonie): saison des pluies / vaccins contre la fièvre jaune? English translation pending
by Shantival · 2013-01-19 · 16 replies
Bonjour à tous, nous partons le 1er février et l'on se pose quelques questions, que veut dire saison des pluies, il pleut non stop ou il y à une bonne rincée de temps en temps? sur la cote il ne pleut pas? et coté Amazonie est-ce praticable? Et au sujet des vaccins fièvre jaune? Merci pour vos réponses je ne connais pas du tout l’Amérique du sud shantival
Le tour du monde à pied English translation pending
by Arthuuurrr · 2013-01-19 · 7 replies
Salut,

je m'appelle Arthur, j'ai 25 ans, j'habite à Aix en provence, et je rêve de faire le tour du monde en mode “hardcore” si je puis dire. En effet je compte le faire à pied uniquement, avec son sac à dos et sa tente, en partant de chez soi directement, avec plus ou moins 2 euros par jour et pendant 5 ans, voire plus... Il est vrai que ce voyage est extrême, mais pas impossible, et requiert une motivation et une préparation sans failles.

Le point de départ serait donc la France, mais est aussi le point d’arrivé, hehe.. Non sans déconner, j’aimerai aller jusqu’en Australie/Nouvelle Zélande pour y travailler afin par la suite d’envisager l’Amérique de Nord/Sud. Le parcours dans un premier temps, pour se faire, serait celui ci;

Italie, Slovénie, Croatie, Bosnie, Serbie, Bulgarie, Grèce, Turquie, Géorgie, Azerbaijan, Kazakhstan, Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Thailand, Malaisie, Indonésie, Australie, Nouvelle Zélande et la suite reste à définir ultérieurement :).

C’est le voyage de deux français, Killian et Thierry*, qui m’a donné envie d'entreprendre ce projet. Il n’y a pas une nuit ou je n’y pense pas, et cela depuis une paire d’année déjà. Maintenant que mon désir de passer à l’acte est tel et que je possède les fonds nécessaires pour se faire, c’est à dire un capital d’environ 15000 euros, je recherche dorénavant un ou deux partenaires pour m'accompagner.

Si jamais vous avez des conseils à me donner concernant l’équipement adéquat pour un tel voyage, des astuces et les choses à savoir pour les démarches consulaires, d’autres sites pour trouver des compagnons, des partenaires susceptibles d’être intéressés par mon projet, ou les endroits incontournables à ne pas rater.

N’hésitez pas à m’en faire part ici ou en message privé via cette adresse mail; arthuuurrr@gmail.com

Bye! Arthur

*
http://www.toutenmarchant.com
Hygiène et alimentation en Thaïlande? English translation pending
by Delf16 · 2013-01-14 · 46 replies
bonjour à tous , je pars 2 semaines en thailande prochainement , je voudrais avoir quelques petits renseignements concernant l'alimentation : est il possible prendre ses repas sur les marchés ; ainsi que pour l'eau : ds certains pays je sais qu'il faut meme eviter de se brosser les dents avec l'eau du robinet ... nous dormirons dans des hébergements à bas prix , pas ds les hotels de luxe.... qu'en pensez vous ? à quoi faut il faire attention ?

merci d'avance delph
Retour de 16 jours au Sri Lanka en novembre 2012 English translation pending
by Typhounette · 2012-12-31 · 8 replies
bonjour a tous.

je commence par remercier les voyageurs du forum grace a qui j'ai eu des bon conseils pour réaliser mon voyage!

je vais vous decrire les grandes lignes de notre voyage, je ne décrirai pas les sites que j'ai visité, mais le reste du voyage, je suis disponible pour toutes questions. Nous sommes partis en couple du 11 au 27 novembre.

Arrivée a 3H30 du matin par le vol nice/doha/colombo avec qatar airways (600e/p)

Grâce aux astuces du forum nous n'avons pas pris de taxi en sortant de l'aéroport; il suffit d'aller sur le parking à gauche de la sortie, trouver le bus blanc qui va a Aweriwatta (2km)gratuit, une fois arrivée la, sur le même parking, prendre le bus 187 (50r) direction colombo fort (gare). Deuxième trajet, compter une demi heure, le chauffeur roule très trop vite, les gens montent au fur et a mesure et le bus est vite blindé, donc il faut payé un siège si vos bagages sont dessus!

arrivée a la gare on avait prévu d'aller a Kandy par le train de 7h00 en 2e classe mais a tout hasard j'ai demandé une place en première et il y en avait donc c'est partie pour 2H de train.

le wagon est confortable, la vu panoramique est très sympa mais les vitres pas très propres, donc on a fait une bonne partie du trajet entre les deux wagons, portes ouvertes tranquil a faire des photos et admirer le paysage, super bon souvenir!

Arrivée a Kandy: Tuk Tuk (200r) direction ST Bridget Guesthouse pour 2 nuits accueil très sympathique, chambre propre, terrasse au 1er étage très agréable, on voit des singes faire les fous dans la foret autour de la maison. Tarif pour 2 nuits avec pti dej, diner, taxes: 10 000r (2500r/nuit) le rice and curry trés bon

l'aprés midi petit tour au bord du lac et dodo

2e jour: sur les conseils de la propriétaire (aie je ne me souviens plus de son prénom, ne prends pas de notes, sorry) nous avons pris un taxi (2500r) pour aller au Millenium Elephant foundation, vers Pinawela (ou se situe un autre orphelinat d'éléphant mais pas conseillé). Pour 4000r/p nous avons passé 1h avec les éléphants (tarif a 2K ou 3K r pour un temps inférieur) mais bon moi j'aime beaucoup les éléphants alors voila! certains diront que ce n'est pas leur rendre service mais sur le site il y avait une dizaine de touristes maxi et les animaux avaient l'air en forme! il y a plein de jeunes bénévoles étranger, qui s'en occupe avec les locaux.

Donc pour ce prix la on a fait une petite balade dans la foret, juste tout les 2 sur un tapis sur le dos de la bête, un petit tour suffit, pour la bête et pour nous, ça fait vite mal au c** une colonne vertébrale d'éléphant! Ensuite on leur donne une petite corbeille de fruit a manger, très sympa. et ensuite le cormac le descend dans la rivière, l'allonge dans l'eau et la vous pouvez bichonner votre éléphant qui vous a trimballé sur son dos en le frottant avec des demis noix de coco en guise de brosse, honnêtement il n'avait pas l'air malheureux bien au contraire, levait ses oreilles pour qu'on lui frotte en dessous!

Une expérience qui reste inoubliable, pouvoir approcher et caresser cet énorme animal c'est extra. ne pas oublier le pourboir pour le cormac ainsi que le membre de l'association qui vous accompage durant toute la visite (il nous a fait de superbes photos et vidéos avec nos appareils)

voila pour les éléphants, nous avons ensuite repris notre taxi direction le jardin botanique de Peradeniya. Balade dans le jardin pendant environ 2h, très sympa, un très beau jardin plein de belles espèces différentes, visite a ne pas manquer si vous allez a Kandy.

De la tuk tuk pour rejoindre kandy , fini le taxi, visite du temple de la dent, que j'ai trouvé joli mais bon, rien d'extraordinaire non plus, par contre une fois sortie du temple une horde de singes est arrivée, il y en avait des dizaines, ils ont joué devant le temple, tentant parfois de gratter des fleurs aux sri lankais qui passaient par la.

le soir, spectacle de danses traditionnelles, prés du temple, 500r/p, sympatique, a voir!

Le lendemain direction Dambulla et pas Badulla...je m'explique:

Arrivé a la gare routière de kandy, un brouhaha indescriptible, des gens, des bus de partout, bref le bordel, on demande a quelqu'un ou trouver le bus pour Dambulla, arrivé à l'endroit indiqué un bus quasi plein est entrain de partir je jette un oeil vite fait sur l'écriteau sur le parbrise et je demande confirmation au chauffeur qu'il va bien a Dambulla: oui oui!! ok, on monte, on paye, je savais que le trajet devait durer 2h, donc quand au bout d'une heure et demi je vois un panneau: Nuwara Eliya 50km, je me suis dit: meeeerde, on est en route pour Badulla et pas Dambulla.. je demande confirmation au passager a coté moi et on descend du bus au milieu de la pampa sri lankaise... y'a plus qu'a prendre le bus dans l'autre sens et retourner a kandy pour reprendre un bus pour Dambulla.. et oui des fois on va trop vite mais bon on a vu des beaux paysages, mais j'ai quand même eu un savon...

Arrivée (enfin!) a Dambullla, tuk tuk direction Sigirya (marre du bus la) Guesthouse: Lakmini lodge 2000r/ nuit, propriétaire très sympa mais bon chambre un peu bof.. Moustiquaire trop petite pour le lit, plein de moustique, mais bon c'est pas cher et on mange bien donc on ne regrette pas. Le lendemain matin, petit dej dans la cabane avec vu sur le rocher très sympa! Mais ce jour là, la pluie était au rdv, pas top pour aller visiter le rocher du lion mais bon, on y va. juste en arrivant au bas du rocher la pluie s'est arrêtée mais le brouillard était de la partie, la vue une fois au sommet n'était pas ce qu'on attendait mais c'était quand même magnifique, la montée du rocher est facile et trés sympa, encore une belle expérience au sri lanka, nous y retournerons un jour en espérant que le temps sera de la partie. J'avais peur des frelons mais pas de mauvaises surprises de ce coté la, on en a vu très peu et de loin!

Retour a la guesthouse en fin de matinée, bus direction Dambulla, on avait prévu de rester 2 nuits a sigiriya mais le coin était un peu austère sous la pluie et il faut repasser par dambulla pour repartir donc on s'est dit qu'on allait dormir la bas. Malheureusement rien dans le routard et j'avais rien prévu labas, donc on a atterri dans une guesthouse conseillé par un tuktuk la veille. Grave Erreur....

Saman's guesthouse, ce fut juste la pire nuit de ma vie à l'étranger, j'ai visité 25 pays, j'ai donc un peu de comparaison. Aprés avoir difficilement négocié 4000r pour 2 nuits (2 nuits quelle idée!) on pose les bagages et on part, a pied, sous la pluie, visiter les grottes de Dambulla! Visite maginifique, montée un peu raide en sortant du rocher mais cava. Belles grottes, aucun touriste, tranquilou, a ne pas manquer.

en sortant du temple la c'est la douche, la vrai, pas la petite pluie supportable, on se met a l'abri dans un café. En sortant du café en attendant un tuk tuk, on voit un coiffeur, mon mari ayant besoin d'y aller et ayant du temps a perdre, il a tenté la coupe a la sri lankaise. Bilan: Top! le coiffeur a géré grave, et une belle coupe a 1 euro, on lui a laissé plus quand meme c'est indécent de payer 1 euro aprés une demi heure chez le coiffeur.

retour a la guesthouse, on fait le tour de la chambre, on secoue les oreillers (toujours) et la une énorme araignée sort de sa cachette) mon mari en a la phobie, on aurai du partir a ce moment la. le sol est sale, plein de bete morte dans les coins, des toiles d’araignée partout, j'en ai tué une dizaine, la sale de bain crade une horreur les toilettes j'en parle meme pas. Mais bon il fait nuit, il pleut et y'a pas grand chose dans le coin donc bon on reste. On mange dans le resto en bas, infame, on passe devant la cuisine, des mouches partout, des tonnes, sur la viande aussi.. et la nuit magique, les chiens, les oiseaux toute la nuit ils ont braillé, la clim qui marche pas le ventilo non plus, la moustiquaire pleine de trou des moustiques partout, bref on a pas dormi on a attendu patiemment 6h du mat pour se lever, payer et se barrer en vitesse. Biensur comme on est resté qu'une nuit on a du payer 3000r, pour ça, aie.

On devait aller a Polonaruwa mais vu que la pluie étaient toujours la on a décidé de ne pas y aller et redescendre vers le sud, donc direction Haputale via Kandy.

Bus pour Kandy 2h, train pour Haputale plutot Ella: 6h il est trés facile de se déplacer via les moyens locaux au sri lanka, les trains sont a l'heure et les prix sont dérisoires.

Direction haputale donc, la pluie s'est arrerée en chemin et nous traversons les plantations de thé dans un train confortable. Magnifiques paysages et un bouquin, le temps passe tranquillement. J avais choisie Haputale, mais en route en relisant le guide du routard, je me suis rendue compte qu'Ella avait l'air d’être une ville plus vivante et après ces nuits on avait besoin d'un coin a touristes avec du monde des bars et restaurant un minimum animés! donc arrivé a Ella: pas décue! du monde mais pas trop, des bars, internet partout, des hotels confortables! nous sommes restés 2 nuits a Ella Holiday inn 4000r/nuit, plein centre, restau top et pas cher, chambre immense, vrai salle de bain, balcon, graaande moustiquaire!

Le lendemain matin, le soleil et de la partie, enfin! il pleuvait encore la veille au soir a Ella. Balade a pied dans les plantations et grimpette au little adam's peak, trés sympa!! En redescendant de la montagne en bord de sentier, un serpent a eu peur de notre passage et est monté dans la plantation a coté, il était énorme, on a photographié sa montée dans la plantation ou on l'a vu du début a la fin la bete faisait au moins 3 mètre un monstre quoi mais bon même si je suis partie en courant quand je l'ai vu a coté de mon pied il a eu encore plus peur que moi et s"est éloigné tranquilou!

L'aprés midi visite d'une fabrique de thé (200r), visite très instructive, sympa, dégustation de thé a la fin de la visite, dommage pour moi j'ai horreur de ça! on en a acheté mes proches le trouve très bon!

Le lendemain direction Polhena, en bus, blindé on a passé 5h debout, le seul moment ou on a eu vite fait une place des vieilles sont arrivés et comme les jeunes ne se levaient pas, une femme m'a tapoté sur la jambe en me demandant de me lever..bon soit, ça fait 10 mn que tu es la et moi 4h que je suis debout mais c'est pas grave..! passons.

Arrivée a Matara, direction Polhena en tuk tuk, pour une magnifique adresse: Sarisha Beach resort (même propriétaire que le Blue coral aussi a Polhena. Je met en avant cette guesthouse trés trés sympa qui n'est malheureusement pas sur trip advisor, le propriétaire Nishanta ainsi que sa femme sont au petit soin pour vous!! Nous avions décidé de terminer notre séjour (9 buits) pour profiter de la plage et faire du snorkelling. Sarisha se compose de 3 bungalows sur plage privée, avec une cuisine commune. Chambre spacieuse, propre, moustiquaire, eau chaude, grande salle de bain, terrasse. Un super promontoire sur la mer ou l'on prend ses repas, top! tout ca pour 2000r/nuit. Repas au top aussi, poisson frais, grillé avec une sauce et un riz dont je me rappellerai longtemps ;) Malheureusement, la mer était très agitée, impossible de faire du snorkelling, très rageant car sur la plage de notre bungalows, a quelques mètres du bord on voyait plein de tortues sortir la tête de l'eau pour respirer, il y en avait une bonne dizaine le matin et en fin d’après midi. Sachant que si on fait pas de snorkelling, on peut trouver le temps long, c’était un peu mort au moment ou j'y étais donc bon, on prend le guide du routard et on cherche une autre station balnéaire, si je puis dire, ou nous poser.

Direction Unawatuna hotel flower garden, le best de notre séjour. Magnifique chambre, salle de bain, tout au top clim, frigo, des grands placards, bouilloire avec thé et café renouvelé tout les jours! Puisque le snorkelling c'était un peu mort on voulait un hotel avec piscine, parce que moi la mer pour me baigner ca va 5min alors que la piscine je peux y rester 3h d'affilée sans problème😄 tarif 6000r/ nuit pour 7 nuits sans petit dej (négocié avec supplication même) une fois que j'avais vu la magnifique piscine entourée de verdure impossible d'aller ailleurs! je précise qu'on en a visité 3 autres avant celui la. Le super surprise dans cet hotel c'est la nourriture! WAOU, leurs pizza étaient excellente mais vraiment meilleures qu'en france, on a halluciné! Le soir chaque plat est accompagné d'une entrée (soupe ou salade) et d'un dessert pour environ 1000r/p. Pour le sri lanka c'est cher mais vraiment sans comparaison avec ce qu'on a mangé pendant tout le voyage. On allait mangé ailleurs de temps en temps au bord de la plage, mais on avait hate de manger a l'hotel de lendemain, vraiment. Les plats européens comme les plats sri lanka sont fins et top, j'ai mangée des pates carbo, un décilce!

Notre coup de coeur hotel, on a testé le pti dej le dernier jour, hyper copieux et top aussi!

Sinon sur Unawatuna, c'est sympa, pas trop monde, belles plages, plein de bar et resto mais calme juste ce qu'il faut! On a visité le fort de Galle, petite balade sympa. Nous avons été voir une ferme de tortues ainsi que des pecheurs perchés dont un qui nous demandé des sous depuis sa perche...passons Moi je demande des sous a personne quand on me regarde pécher a nice mais bon...

dernier jour retour sur colombo en bus pour aller a l'aeroport, on s'est un peu planté de route encore mais rien de méchant, et retour a nice sous la pluie et froid.

Nous retournerons au sri lanka pour visiter le nord, anura, polonaruwa et sigiriya. Ce fut un beau voyage, dépaysant et sans encombres.

Nous avons dépensé en tout et pour tout 2400€ (avion, hotel, excursions, restau...) pour 2 bien évidement et honnêtement on s'est fait plaisir!

voila, bon désolé j'avais prévu de faire un petit résumé je sais pas comment j'ai pu écrire une tartine pareil mais bon maintenant c'est écrit hein si vous avez eu la foi d'arriver jusque là j’espère que j'aurai pu vous apporter quelques informations utiles!

@++

tyf
Faites nous rêver... dites nous où aller au Kenya... English translation pending
by Mara123 · 2012-12-23 · 5 replies
Bonjour à tous et toutes,

J'ai pu lire énormément de post sur l'Afrique de l'est splendide safari photos, dans le Massai Mara, Tsavo, des prises de vues à vous couper le soufle ...des Massaïs fières et aussi à l'aise avec les touristes que si nous Européens ou ....hommes blancs faisions parties du décors !J'ai pu lire 10euros par adulte pour la visite d'un village Massaï? Où encore des villages conçus pour les touristes.....Mais ou est il encore possible de rencontrer la population locale et oui des Massaïs ...non "saisonniers"? Loin des hotels piscines et palmiers 4services rooms services :)

Bon réveillon à tous!!!! où que vous soyez! Mara
Formalités douanières indonésiennes à moto? English translation pending
by DominoMB · 2012-12-16 · 14 replies
J' ai besoin d aide! J' organise mon voyage 2013 et je ne trouve pas de renseignements sur les formalités douanières indonésiennes pour le passage en douane de ma moto. Je vais partir de Thaïlande en moto, traverser la Malaisie (formalités malaises ok) pour rejoindre Port Klang en dessous de Kuala Lumpur pour embarquer sur un ferry et là, impossible de trouver les rensiegnements qu' il me faut!!! Cela fait 2 mois que j' envoie des mails à l' ambassade indonésienne sans résultats!!!! Help me please😕
Vêtements de marques pas chers à Bangkok- Hanoi - Vientiane? English translation pending
by Moi99 · 2012-12-02 · 14 replies
Bonjour, Il y a deux ans, lors d'un voyage à Phnom Penh au marché russe, j'ai acheté tout un tas d'habits de très bonnes qualités genre dégriffé de Calvin Klein, Columbia et autres au dixième du prix que l'on paie en Europe. J'en suis extrêmement satisfaite. Existe t'il le même genre de magasins à Hanoi, Bangkok ou voire Vientiane? Merci d'avance de vos réponses.
45 mn de correspondance à Paris pour le vol Lyon - Prague English translation pending
by Borabora23 · 2012-11-22 · 2 replies
Bonsoir à tous,

Je viens de faire une réservation Lyon - Paris CDG - Prague. Il y a 45 mn d'intervale à Paris pour prendre le vol pour Prague. Mon mari me dit que les bagages ne pourront pas suivre car le temps de transfert est trop court et il me conseille à moi et ma maman qui voyagera avec moi de ne prendre que des bagages cabines. Ce qui nous restreint énormément à tous points de vue et surtout concernant la trousse de toilette.

Quelqu'un aurait -il un avis sur ce temps de transfert ???

Merci d'avance,
Appareil photo tombé par terre English translation pending
by Fastkoala · 2012-11-16 · 14 replies
bonjour

mon apn compact (Nikon S5100) est tombé de ma poche. du coup l'objectif ne sort plus + un message sur l'écran: "lens error"

j'aimerai en acheter un autre, plus solide que Nikon, autour de 100€. quel marque pensez-vous qui soit plus "résistant" (même si le mot résistant est exagéré) ? Pana? canon?...
Récit de voyage deux semaines au Sri Lanka en septembre English translation pending
by Nany10 · 2012-11-09 · 4 replies
Bonjour à tous, Comme ce forum m'a beaucoup aidé à préparer mon voyage au Sri Lanka, je tenais aujourd'hui à faire partager mon voyage. Parti 2 semaines en septembre 2012 du 08 au 22 avec la compagnie srilankan airline. A savoir, nous n'avons fait aucune réservation de guest house et seulement 1 fois à Kandy nous n'avons pas eu de places, et avons pris les transports en commun à chaque fois (bus, train ou tuktuk), nous sommes partis en sac à dos, avec un budget de 1250€ par personne (tout compris, vol, hotel, repas, entré site, souvenirs...) Ca commence pas super, vol retardé de 18h. On part donc le 09/09 à 09h. Arrivé à 23h, nous restons à l'aéroport pour ne pas avoir à chercher un hotel pour quelques heures étant donné que nous souhaitons prendre un train le lendemain matin à Colombo. Nous restons donc jsuqu'à 3h à l'aéroport puis nous prenons un taxi direction la gare de Colombo. Première mauvaise impression (beaucoup de famille dorment sur la route, des corbeaux partout, il fait très humide...) bref nous prenons notre train à 6h45 direction Anuradhapura. Arrivé là bas, nous prenons une guesthouse et partons visiter Mintale. Plutot sympa pour se mettre dans l'ambiance. Le lendemain, nous visitons Anuradhapura que nous faisons grace à un tuktuk qui nous a convaincu la veille. (en fait, normalement le site coute 7000 RPS pour 2 et il faut soit se déplacer à pieds (vu la grandeuse pas conseillé) soit louer des vélos), nous le chauffeur du tuktuk nous a dit, vous payés 5000 RPS l'entrée et 1000€ pour le tuktuk (sachant qu'il est venu nous chercher à l'hotel et nous y a ramener). Donc plutot avantageux; de plus il connait bien le site donc je pense que la solution est idéale. Franchement un super beau site. Nous partons ensuite en bus à Sigirya après la visite de Anura, ce qui nous fait arrivé à Sigirya en fin d'après midi. Nous trouvons un hotel super cool et partons escalader le rocher. Génial, vu superbe. Le lendemain matin, nous partons escalader la montagne à coté du rocher (personne n'en parle, mais c'est aussi bien que le rocher et la vue est magnifique). Ensuite au retour, nous prenons le tuktuk pour visiter Dambulla (ouahou, le site est génial, on a faillit pas le faire, ça serait été vraiment dommage), puis au retour nous partons en safari de Mineria avec un autre couple de l'hotel. franchement, si vous voulez voir des éléphants, c'est l'endroit où aller, on en a vu une centaine, par contre rien d'autre à par quelques paons et buffle et un renard. Le lendemain matin, nous prenons un bus pour aller à Kandy, on attendait cette étape avec impatience, ben trop décus, oui c'est bien, mais pas génail, la ville est pas top, ok ya de belles danses, et on en a profiter pour visiter le jardin botanique et la foundation millenium. (quel souvenir quand nous faisons le bain de l'éléphant, on le brosse avec un noix de coco, TROP GENIAL). Puis on part à Nuwara Elyia en bus, la ville est géniale, mais il fait froid (heureusement qu'il y a des couvertures en plus sur les lits), nuos partons visiter les plantations de thé pendant la journée et le lendemain, nous faisons Horton Plains (belle rando, dommage qu'il y ai un peu de brume). Puis nous partons dans le sud pour le repos à Mirissa, pour 3 jours dont un où nous faisons un allé retour sur Galle. Dommage pour Mirissa car beaucoup de vagues, donc pas de plongée, ni snorkelling, ni surf (car débutant), juste repos sur la plage et joujou dans les vagues. Nous passons notre dernière nuit et journée à Negombo qui est sympa pour 1 jour. Et retour sans problème le 22/09. En conclusion, pays magnifique, gens super sympathique, des animaux partout (singes, serpents...), des paysages super jolie...

Voila, n'hésitez pas si vous voulez des infos pour les gens qui vont bientot partir, je me ferai un plaisir de vous répondre. Pour votre les photos de notre voyage, allez faire un tour sur notre blog...

http://nanyducvoyages.over-blog.com/

Bon voyage dans ce super pays

Fanny
Louer un mois dans un village en Andalousie? L'avez-vous fait? English translation pending
by AOL · 2012-11-04 · 27 replies
Bonjour,

Nous songeons à voyager un mois en Espagne, plus précisément en Andalousie, en mai ou en juin 2013.

Nous aimerions louer une petite maison ou un appartement avec un certain charme pour un couple avec un enfant et un bébé.

Une question. Est-ce que cela se fait? Si oui, avez-vous des pistes pour nous?

Merci.

Adrien
Retour du canyon de Cotahuasi au Pérou English translation pending
by Mocitoo · 2012-11-04 · 24 replies
bonjour

nous avons passes trois semaines cet ete dans le canyon, si vous avez besoin de renseignements, n hesitez pas... paysages magnifiques, accueuil des habitants, peu de touristes et temps exceptionnel...
Qui fait la croisiere MSC Splendida du 16 au 23 décembre 2012? English translation pending
by Redsea29 · 2012-10-31 · 35 replies
Bonjour,

Y a t il des personnes du forum qui partent en croisière sur le MSC Splendida du 16 au 23 décembre 2012 ? Peux être pourrions nous préparer ensemble ce séjour ?

Merci.
Endroits à visiter au Maroc mi-novembre/mi-décembre? English translation pending
by Jessminimoye · 2012-10-27 · 19 replies
Salut tous les voyageurs,

je pars au maroc, 1 mois j'aimerai savoir si à cette saison il y a des endroits plus judicieux à aller voir que d'autre. Se qu'il ne faut pas louper, ect...

merci

jess
Planning des préparatifs pour organiser un tour du monde English translation pending
by Syyll · 2012-09-26 · 16 replies
Bonjour,

On mis en ligne un planning des préparatifs pour organiser un tour du monde sur une page de test
http://www.voyageautourdumonde.fr/planning-preparatifs

On a essayé d'être le plus exhaustifs possible pour aider ceux qui préparent leur voyage à ne rien oublier.

Avant qu'on ne la mettre sur le site, auriez-vous de remarques sur des points qu'on aurait oubliés ou des timings qu'il faudrait modifier ?

Merci pour votre aide :-D
Hôtel Playa Costa Verde à Holguin English translation pending
by Piccoo · 2012-09-24 · 10 replies
Bonjour a tous,

nous sommes un couple de sherbrooke et nous partons le 6 décembre 2012 pour 7 jours a cuba (holguin) au playa costa verde . j'aimerais avoir votre avis sur la température meme si cela est difficile de prévoir mais avez vous déja été pendant cette période et le temps était comment , l'hotel, le site , les resto, la plage et aussi quoi donner a la femme de chambre ? juste des l'argent ou des trucks ou idéalement les deux ?

merci a l'avance pour vos conseils 😛
Paris - Nouvelle-Zélande sans avion English translation pending
by Adrien9 · 2012-09-20 · 13 replies
Bonjour à tous, je m'appel Adrien, j'ai 21 ans et je viens de quitter mon emploi afin de m'organiser ce grand voyage autour du monde,

Après avoir économisé une certaine somme, 10 000€, j'ai pris la décision de partir pour un grand voyage afin de découvrir un peu plus le monde :) je souhaite partir jusqu'en Nouvelle-Zelande, sans jamais utiliser d'avion.

Mon trajet est simple, je souhaite parcourir toute l'europe de l'est en passant par la belgique, allemagne, pologne, russie puis redescendre vers l'asie, mongolie, chine, (japon et corée du sud si j'ai suffisamment d'argent), toute l'asie du sud-est, puis en bateau certaines îles d’Océanie, encore une fois si j'ai assez d'argent je souhaite passer par la nouvelle-calédonie, puis australie puis finalement (pour un total d'environ une quinzaine de pays) : la nouvelle-zelande. Et tout cela sans jamais dépasser mon budget, si cela venait à arriver je devrai soit travailler dans certains des pays où j'irai, soit me payer un billet d'avion retour direct pour Paris afin de ne pas me retrouver en difficulté à l'étranger.

Mon projet est de ne jamais dormir à l’hôtel, pour cela je souhaite utiliser sans modération le site couchsurfing.org ainsi qu'une tente et un sac de couchage. Je partirai de Paris en auto-stop et je souhaite rejoindre chacun de ces différents pays par débrouillardise (auto-stop, bateau, bus, marche...). Ma date de départ est le 20 novembre, je serai en Russie durant la période de grand froid, c'est pour cela que je prendrai le Transsibérien en Pologne afin qu'il m'emmène à Moscou, puis je le prendrai pour aller en Mongolie, puis en Chine.

J'ai quelques soucis au niveau du visa Russe et Chinois, comme certains le savent ces deux pays ont une politique d'immigration très difficile et je suis dans l'impossibilité de justifier d'un quelconque billet aller-retour, attestation d’hôtel ou de logement. J'ai entendu dire qu'en Pologne le visa serait plus facile à obtenir pour la russie (ainsi que la biélorussie) et de la même manière, en Russie, il serait plus facile d'obtenir un visa pour la chine ou la mongolie, quelqu'un en saurait t'il plus que moi à ce sujet ?

Je souhaite afin d'accompagner mon projet crée un blog ou je publierai de temps en temps des articles et des photos de mon voyage afin de rester un peu en contact avec ma famille et mes amis.

Au niveau de l'équipement, je ne pense pas me munir de matériel de survie tel que le nécessaire de pêche ou de cuisine, néanmoins si vous avez des recommandation à ce niveau je suis preneur, je rappel que je souhaite dépenser le moins d'argent possible :) Voila la liste que j'ai édité pour l'instant qui sera bien entendu amenée à de grandes modifications, je suis ouvert à vos conseils :

Habits : - 2 pantalons solide - 2 t-shirt manche longue sport anti-froid - 2 t-shirt manche longue - 1 gros pull anti-froid ainsi qu'un manteau mais je ne sais pas lesquels prendre - Bonnet - gants - Écharpe - Rangers Bates (180€)

Divers : - iPhone + écouteurs + micro ordinateur portable - couteau suisse - petite bombe au poivre de défense ? je ne sais pas si cela sera possible à cause des contrôles douane, néanmoins cela pourrait m'être utile :p - Couverts ? - Zippo ? - Stylo - Lampe - Téléphone pourri - GPS ? - 2 livres

Trousse de toilette/soin : - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Tondeuse/rasoir ? - Brosse à dents/dentifrice - Savon - Petit miroir - 1 rouleau de Papier toilette - cotons tiges - 2 sacs ziplock - produit anti-moustique ? - boite de 100 pastilles purificatrice d'eau (15€) - Filtre à eau Katadyn (169€) ? Permet de rendre quasiment toute les eaux du monde potable, énorme capacité de filtrage, 580g - fil + pince à linge

Médicaments : - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - immodium (Diahrrée) - Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - Fervex (Rhume / état grippal)

Survie : - Tente, laquelle ? - Sac de couchage, lequel ? - Hamac ? Lequel ? - Moustiquaire, lequel ? - couverture de survie

Merci d'avance de vos précieux conseils :)
Randonnée en Laponie suédoise English translation pending
by Mlefevre · 2012-09-09 · 27 replies


Tout le récit en images en cliquant ici!

Récit d'un trek tranquille de 10 jours en Laponie Suédoise, réalisé fin août 2012.

L'idée m'en trottait dans la tête depuis un moment et je fus étonnée...et ravie, quand Marion, 16 ans, m'annonça qu'elle m'accompagnerait volontiers, le reste de la famille étant coincé par des obligations professionnelles ou universitaires.

J'eus beau lui expliquer que la météo était « aléatoire » (pour rester sobre...) dans ces contrées, qu'on risquait de rencontrer des moustiques (même si la fin août est bien plus tranquille que le printemps et le plein été), qu'il nous faudrait porter de gros sacs à dos pleins de nouilles chinoises (…) et marcher tous les jours, elle persista dans son idée d'abandonner les copains, internet et son quotidien douillet pour m'accompagner dans cette petite aventure.

Je n'en reviens encore pas !

Je la trouvai vraiment héroïque quand, à la veille du départ, elle ne se dégonfla pas malgré des prévisions météo abominables.

Maso nous ? Pas du tout ?

Simplement l'envie de nous balader tranquillement dans une région sauvage et préservée, à notre rythme, et de redécouvrir la nature arctique (on aime ces latitudes !) sous la lumière de la fin d'été.

Téméraires nous ? Pas du tout ?

Nous avons choisi de faire le (grand) tour du massif du Kebnekaise (plus haut sommet de la Suède, 2111 m), région très propice à la randonnée, parsemée à intervalles réguliers de refuges confortables. Nous prévoyons de camper mais en cas de temps exécrable, il est presque toujours possible (moyennant $$$) d'y passer la nuit.

On peut aussi se ravitailler en nourriture dans plusieurs d'entre eux, ce qui nous rassure car c'est notre première randonnée de plusieurs jours sac au dos avec la tente, en autonomie pour la nourriture et en cas d'appétit sous-estimé lors des préparatifs, nous trouverons toujours à manger !

J'indique en page Préparatifs les liens utilisés pour préparer la rando.

Sportives aguerries nous ? Pas du tout (surtout moi!) Le parcours prévu fait 120 km avec des détours éventuels en cas de beau temps (on peut toujours rêver!) vers les vallées centrales du massif. Nous avons 10 jours devant nous. Il n'y a que très peu de dénivelé car les sentiers suivent les fonds de vallée, c'est cool. Il suffit juste d'avoir un bon moral pour encaisser les aléas climatiques !

Exploratrices de l'extrême ? Encore moins ! Les sentiers sont presque toujours évidents, une carte papier suffit amplement. Le GPS n'a d'intérêt que pour connaître la distance parcourue.

En route pour nos dernières zaventures arctiques...(je donne pas mal de détails pratiques, qui seront peut-être utiles à ceux qui seraient tentés par une balade tout-là-haut...)

Le texte en images est là : sites.google.com/...laponiesuedoise/home

Bonne lecture!

Marie
Transports à l'Ile Maurice English translation pending
by Merisa · 2012-09-07 · 13 replies
Bonjour

Je pars à l'ile Maurice semaine prochaine pour 12 jours, j'ai un vol sec et je dois faire 60 km pour arriver à mon hôtel, quel est le meilleur moyen pour circuler dans l'ile à bas prix, surtout pour une telle distance? quel est le prix raisonnable pour une location de voiture? et sommes nous réellement obligé de fournir un permis international? (je suis pas sûre d'avoir le temps d'aller à la préfecture avant mon départ....) merci beaucoup, par avance si vous pouvez m'aider..

y a t'il des endroits vraiment à ne pas louper là bas? je vais 5 jours au nord de l'Ile et 5 jours au Sud? merci encore pour votre aide...

merisa
Après les bébés, Air France va faire payer plus les seniors et les couples sur ses vols intérieurs English translation pending
by VoyageForum · 2012-09-05 · 30 replies
A compter du 1er octobre, l’âge minimum pour bénéficier du tarif "Senior" passera de 60 à 65 ans. Idem pour les couples qui ne bénéficieront plus du tarif "Famille". Lire la suite...
Matériel nécessaire pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle? English translation pending
by Grej2801 · 2012-09-04 · 6 replies
Bonjour à tous!

Je vais entreprendre une partie du pèlerinage de saint-jacques-de-compostelle avec une amie sur une semaine en avril.

Je m'adresse à ceux qui ont déjà effectué ce pèlerinage: quel genre de matériel avez-vous pris? J'ai lu qu'il fallait prendre: - une trousse de secours assez importante? Est-ce vraiment nécessaire? - Des vêtement spéciaux? Je pensais prendre des pantalons normaux (genre jeans ou lin), ça ne va pas? - un sac avec la poche spéciale pour l'eau? Une gourde suffirait-elle? Y'a-t-il beaucoup de sources en chemin?

J'ai un peu peur de trop prendre ou de ne pas prendre assez :S

Merci de votre aide :)
Première fois en Thaïlande en mode "routard" English translation pending
by Brooklyn79 · 2012-08-24 · 23 replies
bonjour à tous, voici brièvement la description de mon séjour avec mon amie : une vingtaine de jours en thailande, quelques jours sur bangkok à notre arrivée, ensuite départ dans le Nord de la thailande via train couchette si possible puis seconde partie du séjour dans le sud et enfin retour à bangkok pour revenir en France. plusieurs points d'interrogations :

- ou réserver son billet d'avions ? air france, émirates etc...nous partons fin novembre 2012, pour le moment les billets sont autour des 1200, 1300€ A/R pour deux, est ce correct ? - sur place, même si aucun programme pour le moment, je pense que nous bougerons tous les 2/3 jours voir 4, sachant que nous partirons avec pour moi un sac à dos et ma copine une valise, pouvons nous laisser sac et valise sans souci dans les guest houses la journée ? - pour rallier le Sud depuis le Nord, le vol interne est conseillé ; dois-je réserver avant le départ ? est-il possible de rejoindre le sud en partant du nord par le train ou le bus ? - apparemment, aucun vaccin n'est nécessaire pour ce pays ? - pour 20 jours max sur place, quel budget pouvons nous prévoir pour le logement et la nourriture ? (nous n'avons pas dans l'optique de dormir tous les soirs dans des 4 * !!)

Merci à tous ceux qui prendront le temps de me renseigner !
Voyage au Pérou en octobre 2012 English translation pending
by Karilaur · 2012-08-21 · 17 replies
Bonjour Amis Voyageurs,

Nous partons 3 semaines au Pérou en Octobre. Bonne période à ce qu'il paraît.

LIMA -ILES BALESTAS - PACHACAMAC - CUZCO - VALLEE SACREE ET MACHU PICCHU - CUZCO - CHUCUITO - ILES YUSPIQUE ET ANAPIA LAC TITICACA - PUNTA HERMOZA -PUNO - JULIACA - PUERTO MALDONADO

Différence de températures.

Faut-il prévoir plus de tenues pour le froid ?

Mal d'altitude ? Comment le gérer ? Médoc ou pas médoc ? Feuille de coca (remède péruvien) ?

Adaptateur électrique ?

Merci de vos précieux conseils.

A bientôt
Hautes Terres d'Islande English translation pending
by Mlefevre · 2012-08-18 · 37 replies
Bonjour à tous, Voici le récit de notre voyage de juillet dernier en Islande. Je remercie partculièrement David (bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/) pour ses récits enthousiastes et Yann Pichon pour son site épatant http://voyageenislande.free.fr/index.htm qui m'ont bien aidée dans la préparation de ce voyage, ainsi que tous les VFistes qui ont déjà publié leur voyage sur VF.

Le récit illustré est là :



Texte seul :

ISLANDE 2012

C'est notre 2ème voyage sur cette étonnante île volcanique. 9 ans nous séparent du premier, qui nous avait emballés ! Nous l'avions réalisé avec notre camping-car, via la Norvège et une traversée sur le Norona. Un seul regret en rentrant de ce voyage : ne pas avoir pu explorer les pistes des hauts-plateaux. Aussi nous étions nous promis d'y revenir en y louant un 4X4. Les enfants nous « harcelaient » depuis des années pour y retourner ! Ces vacances de l'été 2012, limitées à 2 semaines en raison d'impératifs scolaires, étaient l'occasion idéale de mettre notre projet à exécution. Le voyage est court (3h30 depuis Francfort), il n'y a qu'une heure de décalage horaire, et l'île n'est pas trop grande. Bref une destination idéale pour une quinzaine de jours, d'autant que nous avons fait le choix de ne pas retourner dans les endroits déjà visités la dernière fois (à quelques exceptions près). Vu le coût de la location du 4X4 (la moitié du prix global du voyage) nous étions décidés à bien en profiter en privilégiant les endroits « perdus ». Afin de profiter à fond de la liberté offerte par le 4X4, nous avons choisis de camper, « sauvagement » à chaque fois que possible. L'Islande se prête merveilleusement au camping sauvage : étendues désertes, population clairsemée, bivouac autorisé partout (sauf à proximité immédiate des habitations ou dans les parcs nationaux) Un bémol : le vent, quasi omniprésent, de direction très changeante. Notre parcours est donc un peu atypique, d'autant que nous avons du composer avec la météo...

Samedi 14/07/12, J1, Nancy-Francfort-Hvitarnes Une heure de retard au décollage pour l'avion d'Icelandair. J'ai réservé des places à droite de l'avion mais la couverture nuageuse ne nous autorise que de brefs aperçus de la terre islandaise : on aperçoit quelques montagnes encore enneigées, une ou deux langues glaciaires, l'embouchure d'une rivière glaciaire bien laiteuse puis l'avion traverse une épaisse couche nuageuse et se pose à 16h30 à Reykjavik. Il pleuviote... Nous retirons du liquide à l'aéroport (à ma grande surprise notre banque ne nous a pas compté de frais pour les paiements par CB?), puis récupérons la voiture chez Reykjavik Rent a Car : comme prévu le Ford Explorer est équipé d'un coffre de toit, d'un petit réservoir supplémentaire d'essence de 10 l, un peu moins de 80000 km au compteur, les pneus avant sont OK, les pneus arrière pas terribles du tout. Je me félicite d'avoir pris de quoi réparer et regonfler (nous avons quelques antécédents marquants en matière de crevaison) Nous faisons un gros ravitaillement au supermarché Bonus (à quelques km de l'aéroport), le plein d'eau à la station service attenante (eau -potable- et balai-brosse pour laver les voitures en accès libre dans quasi toutes les stations essence, c'est très pratique) et filons plein est en direction de Kerlingarfjöll, que nous voulons découvrir demain. Arrêt express à Geysir et Gullfoss (temps gris, on est pressé, pas de photo potable...) puis on attaque notre 1ère piste, la F35 (déjà parcourue avec le camping car, pas difficile mais interdite par les loueurs aux voitures non 4X4) Après le pont sur la Hvita (près du lac Hvitarvatn) nous prenons une piste qui part à G et longeons le lac vers le Nord. Les paysages sont magnifiés par un festival de nuages lenticulaires, il y a quelques éclaircies, c'est...beau. Tout ça nous fait oublier la fatigue du voyage, nous sommes ravis d'être de suite dans cette Islande sauvage qui nous avait tant marqués la dernière fois. Petite halte au bord du lac dans lequel se jettent 2 langues glaciaires du Langjökull. Alors que le soleil rejoint l'horizon, d'étonnantes lueurs rouges apparaissent au-dessus du glacier. On dépasse plusieurs endroits de bivouac possible, à la recherche du refuge de Hvitarnes. Le vent souffle de plus en plus fort et arrivés au refuge, nous renonçons à y dormir car le terrain de camping est très exposé. Nous trouvons quelques centaines de mètres plus loin un endroit mieux abrité et y dressons la tente que nous protégeons au mieux avec la voiture. Il est tard, pas loin de 23h, on mange rapidement et alors qu'on s'apprête à se coucher, une étrange lueur rosée colore les parois de la tente : incroyable spectacle d'apocalypse pour notre première nuit en Islande ! Nous sommes seuls avec le vent, loin de tout, au milieu des glaciers et la nature nous gratifie de cet époustouflant cadeau de bienvenue. On adore !!

Dimanche 15/07/12, J2, Kerlingarfjöll Temps bouché ce matin (je suis d'un coup moins copine avec les nuages...), 7°C au réveil. On décolle vers 8h00 (on profite du décalage horaire. Pas de douche donc en 1h on est prêts à partir), on rejoint la F35 et une petite vingtaine de km plus loin on tourne vers l'est en direction de Kerlingarfjöll. Cette piste n'offre à présent aucune difficulté mais à l'époque (en 2003) un gué pas facile (en camping-car) nous avait privé de cet endroit. Le ciel est toujours bien bas mais la rencontre avec cette horde de chevaux nous met du baume au cœur. Nous dépassons le camping de Kerlingarfjöll et poursuivons la piste (raide : 4X4 indispensable) jusqu'au parking « des fumerolles ». Petite déception : la neige est encore très présente et la randonnée envisagée sur les hauteurs (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll_sommets.htm) s'avère impossible. De toute façon les sommets sont dans les nuages... Nous choisissons donc de découvrir les fumerolles en parcourant les différents vallons du site (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll.htm) Beaucoup d'entre eux sont encore enneigés si bien qu'en une paire d'heures nous avons fait le tour des endroits accessibles et nous arrivons à la voiture en même temps que la pluie : quelle synchronisation (les sentiers glaiseux deviennent très glissants sous la pluie, quasi impraticables) ! On reprend ensuite la voiture pour aller jusqu'à l'ancienne école de ski, point de départ éventuel pour les sommets surplombant le site mais la neige est trop présente. Ici comme en beaucoup d'endroits se trouve une petite station météo, à la portée de tous, intacte, et ça nous épate ! Pas époustouflés donc par Kerlingarfjöll, la faute à la météo pourrie je pense. Une bonne mise en bouche sans plus quoi... J'avais prévu 2 jours à cet endroit mais nous décidons d'écourter notre séjour (temps pourri + neige empêchant les randos). Fred propose d'aller faire trempette à Hveravellir, une quarantaine de km plus au nord sur la F35. Ce premier bain chaud nous fait un bien fou : on y trempe longuement en évoquant nos souvenirs (très flous pour les enfants) de notre dernier plouf en ce lieu il y a 9 ans (les enfants avaient à l'époque 7, 8 et 10 ans) Pas envie de camper là : On a repéré tout-à-l'heure sur la piste de Kerlingarfjöll un bon coin de bivouac, à l'abri du vent et on décide d'aller y dormir (juste avant la grosse cascade et la « tyrolienne ») Même si le fond de l'air reste frais, le vent permet de faire sécher les maillots de bain. Petite balade vespérale autour du bivouac, le soleil pointe enfin le bout de son nez et illumine les Kerlingarfjöll !

Lundi 16/07/12 J3 Gjain, Veidivötn Grand ciel bleu ce matin, ça nous booste et on décolle avant 8h ! On reprend la F35 vers le sud puis après un ravitaillement à Fludir (supérette+essence) sur la 30 (très jolie route champêtre avec un relief très original de vallons croquignolets, des fermes, des vaches, de la belle campagne, presque opulente) , prenons la 32 et - juste après le pont sur la Fossa, tournons vers le nord (panneau indicateur « Stong ») sur une piste (327), de plus en plus caillouteuse mais pas longue (praticable et autorisée par les loueurs sans 4X4) jusqu'à Gjain. On croirait l'endroit créé par un paysagiste facétieux, qui a placé de ci-de là de jolis ruisseaux qui nécessitent juste un peu d'audace pour les traverser et pouvoir profiter des cascades les plus éloignées mais aussi les plus jolies, comme celle-ci, que nous aurons pour nous seuls malgré le caractère (très) relativement fréquenté du lieu. Cette oasis est toute petite et il fait si bon, l'endroit est si mignon, que nous avons envie de prolonger notre plaisir : nous grimpons sur les hauteurs de la cascade et remontons la Fossa sur quelques centaines de mètres jusqu'à découvrir cette autre cascade. Il nous faut nous raisonner pour ne pas continuer encore plus en amont ! Nous traversons la rivière et par les hauteurs retrouvons rapidement la voiture. Balade classée number 1 par les enfants : excellent rapport effort/intérêt. Merci aussi à la météo !

Changement total d'ambiance quand nous approchons de Veidivötn (nous avons repris la 26 vers l'est puis la F228 vers le sud - 4X4 indispensable) Alors qu'on s'imagine sur la planète mars, apparaît soudain ce lac d'un bleu absolument irréel (Skiggnisvatn, accessible par une piste fléchée qui part de la F228 vers l'ouest) Un vrai décor de science-fiction ! Nous abandonnons la voiture aux enfants (le plus souvent, nous leur laissons le volant sur les pistes, vu leur peu de fréquentation) avec pour consigne de s'arrêter avant le lac (!) et Fred et moi continuons à pied la longue descente vers le lac (très difficile d'apprécier les distances, rien « d'humain ou de connu » pour donner l'échelle...c'est grand!) Ah, un signe de vie, quelle persévérance... 27°C au sein de ce désert noir ! On n'en revient pas, d'autant que le vent nous rafraîchit agréablement. Remarquez la consommation de la bête (12 l sur route, 16 l sur pistes roulantes, 20l/100 sur des pistes difficiles...alors qu'on roule hypercool. Réservoir de 80l, peu d'autonomie finalement. On apprécie d'avoir le petit réservoir supplémentaire, qui finalement ne nous servira pas...)

On abandonne le lac pour aller vers Veidivötn même : c'est un dédale de lacs aux contours étonnants (il s'agit d'anciens cratères) Quelques pistes (et gués, parfois profonds!) les sillonnent. L'endroit est prisé des islandais ...et des cygnes. Pas grand-monde en ce début de semaine... Impossible de dormir par ici, le vent souffle très fort et il n'y a aucune zone abritée. A l'unanimité nous décidons de retourner vers Stong, où nous avons repéré un super coin de bivouac. Petit arrêt poneys en route, un coup d'oeil sur l'Hekla (1491 m, dernière éruption en 2000) La piste vers Stong longe un curieux paysage de macarons brûlés. On profite de la rivière pour se shampouiner (à distance du cours d'eau hein!), ça fait du bien, d'autant que depuis notre arrivée, le vent n'a cessé de souffler et nous « bouffons » du sable quasiment du matin au soir. A tel point que nous avons acheté une nappe afin d'éviter le crissement des assiettes sur les tables en alu. Admirez ce camaïeu de rouges, hum !

Mardi 17/07/12, J4, Hrafntinnusker (Landmannalaugar) Fini le ciel bleu, ciel chargé ce matin... Tant pis on tente tout de même notre chance vers le Landmannalaugar, nous en sommes tout près. Nous y allons par la piste F225 (pas difficile mais interdite sans 4X4 par les loueurs) puis un peu après la bifurcation vers Landmannahellir prenons une piste vers le sud (indiquée je crois) vers Hrafntinnusker. Piste difficile avec de fortes pentes (boîte courte indispensable) et même un névé que nous allons contourner (la photo ne rend pas bien la raideur de la pente) On aperçoit au loin les fumerolles, il y a encore un bout de chemin (la distance indiquée par la pancarte du début est sous-estimée) Après avoir traversé ce gué on croise 2 gros 4X4 tout vides dont les chauffeurs nous regardent bizarrement (ça nous inquiète un peu...) Je pense (pas sûre) qu'ils ravitaillent le refuge de Hrafntinnusker. Intrigués par cette colline qui luit dans la faible lueur solaire, nous comprenons plus loin qu'il s'agit d'obsidienne. Étonnée de ne pas encore avoir crevé (vu le piètre état apparent de nos pneus arrière), je me liquéfie quand nous traversons sur une cinquantaine de mètres une coulée de pierres d'obsidiennes acérées comme des rasoirs. Ça passe ! Je n'en reviens pas... reste le retour. Arrivés aux premières grosses fumerolles du site, nous décidons d'abandonner là la voiture pour ne pas jouer plus longtemps avec la chance, et de continuer à pied. Quelques rayons de soleil nous font apprécier l'immensité du lieu. Aucun sentier, aucune empreinte de pas, personne ! On batifole de fumerolle en trou glougloutant. On s'amuse à trouver le trou de boue le plus acide (rien d'inférieur à 4) avec le papier pH glissé dans les bagages. On mesure ici et là différentes températures au moyen d'un petit thermomètre infra-rouge : c'est chaud-bouillant de partout. Tous ces points-chauds et fumerolles ont sculpté la neige en des formes improbables, jamais vues ailleurs. C'est un festival de couleurs ! Même la neige est teintée par la poussière (rouge, jaune ou noire) soufflée par les vents. Il faudrait au moins 2 jours pour explorer tout le site. Traversée d'une autre coulée d'obsidienne, à pied cette fois, ce qui nous permet d'apprécier la chance qu'on a eue à l'aller. On repère un énorme souffle de vapeur sur les flancs du Hrafntinnusker. Nous en sommes assez loin mais le bruit porté par le vent est très impressionnant. Nous cherchons le meilleur chemin pour y parvenir. Alors que nous franchissons ce petit vallon verdoyant (plusieurs sources chaudes y coulent et la végétation en profite), le soleil fait une brève apparition juste le temps d'une pause pic-nic. On approche ! Ça mouille un peu ! Toutes ces vapeurs réchauffent considérablement l'atmosphère...Une vraie fabrique de nuages ! Dernier rayon de soleil de la journée... Arnaud arrive au pied de l'énorme fumerolle super bruyante : un trou d'enfer dont il est impossible de trop s'approcher ! On pousse jusqu'au sommet du Hrafntinnusker tout proche. Le sentier du fameux trek Landmannalaugar-Thorsmork doit passer en contrebas. La pluie arrive aussi prenons-nous le plus court chemin vers la voiture : ici on trouve un vague sentier qui nous mène jusqu'à ce glacier, situé tout près de la fin de la piste. On croise un couple qui démarre courageusement la balade sous la pluie (tout petits sacs à dos, pas de voiture à l'horizon, mystère?) Piste de retour sans problème (pas de crevaison, je n'en reviens pas!) mais sous une pluie battante ! On s'arrête 2 secondes pour jeter un œil au Ljottipolur, on fait un saut jusqu'au camping du Landmannalaugar (il y a la foule, beaucoup plus de monde qu'il y a 9 ans. Nous nous ferons d'ailleurs cette réflexion dans tous les endroits revisités) Les sanitaires sont surchargés, il faut faire la queue même pour faire pipi (ne parlons pas des douches) aussi décidons-nous d'aller camper à Landmannahellir, bien plus agréable et moins fréquenté (3 tentes avec la nôtre), située à une vingtaine de km. (un peu plus de 5000ISK pour 5 et 400 ou 500 ISK pour 5 mn de douche chaude) Pas mal de monde dans les huts donc du monde à la douche, pffff.

Mercredi 18/07/12, J5. Piste F208, Langisjor, Jokulsarlon, Melrakkanes (après Höfn et avant Djupivogur) Temps bouché encore. J'essaie de demander la météo à la rangerette de Landmanahellir : elle me répond qu'il a fait beau pendant 2 semaines (essaierait-elle de ma faire bisquer?) mais ne connaît pas les prévisions, pfff... Les nuages ont l'air bien accrochés dans le coin, on décide donc d'aller à l'opposé de l'île : grande journée de route en perspective. Pour le moment, c'est de la piste...très belle malgré le temps. La F208 comporte quelques gués sans difficultés (4X4 préférable mais pas indispensable, quelques pentes trop raides pour un camping-car, piste interdite par les loueurs sans 4X4) Les sommets sont dans les nuages alors on s'attendrit sur les détails. On fait un détour d'un cinquantaine de km (A/R) pour aller jusqu'à Langisjor (http://www.nat.is/nateng/langisjor.htm) : le ciel est encore plus bas et nous devons renoncer à grimper sur le Sveinstindur (il y a un sentier qui part de la piste sur son versant SO, +500m, 3h environ A/R, http://www.nat.is/fjallaskalareng/skalar_utivistar_sveinstindur_eng.htm), dommage... Encore quelques gués et on rejoint la route N°1. Ravitaillement à Kirkjubaejarklaustur puis cap à l'est. Petit arrêt au Jokulsarlon dans la soupe (on ne voit que quelques glaçons et rien du glacier. On préfère rester sur les souvenirs ensoleillés de 2003) Bivouac au bord de la mer (histoire de changer un peu) après Höfn et avant Djupivogur sur une péninsule près de Melrakkanes. Pas de vent pour une fois, ce qui nous permet de camper au bord de l'eau. Accueillis par plein d'oiseaux, qui se calment assez vite.

Jeudi 19/07/12, J6. Djupivogur, 939, 938, 931, 910, Adalbol, Laugarvellir, Kverkfjöll Temps égal à lui-même, quelques fleurs égaient un peu l'atmosphère... On arrive enfin par les routes/pistes énumérées ci-dessus (la portion de F910 au sud de Adalbol est très pénible, grosses caillasses) à Adalbol (2 ou 3 maisons et une pompe à essence : ça c'est du service public, paiement/CB uniquement) Après Adalbol, on continue vers le nord, puis on tourne vers l'ouest après Bru puis après quelques km on reprend une piste (laborieuse, 4X4 indispensable) vers le sud (Landmannahellir indiqué je crois) On découvre d'abord un joli ruisseau couleur menthe à l'eau qui fume un peu... intéressant. Il reçoit encore quelques micro-affluents brûlants et donne quelques centaines de mètres plus bas cette incroyable cascade d'eau chaude (au moins 40°C, un régal) Trempette...ça creuse ! Pic-nic... En remontant nous croisons 4 petits suisses qui se partagent ces 3 énormes véhicules ??? A gauche, le « parking » A droite, la douche. On reprend la F910 vers l'ouest avec l'Herdubreid à l'horizon, chapeauté d'épais nuages (on abandonne l'idée d'y monter... accès possible par son flanc ouest, 1000 m de dénivelé, 1 pas en avant, 2 pas en arrière donc pas trop de regrets!) Le pont sur la Jokulsa a Fjollum est le bienvenu : en-dessous ça déménage ! On quitte enfin la F910 pour prendre la F903 vers Kverkfjöll via Hvannalindir (petite oasis au milieu de dizaines de km de caillasse. On y trouve de l'eau potable) La piste serpente durant de longs kilomètres au milieu des collines morainiques multicolores du Vatnajökull. On n'avance pas vite mais les paysages sont extra-terrestres ! On arrive enfin en vue du refuge, petite tache de couleur au milieu du gris ambiant. Ce site se trouve blotti (ou plutôt coincé car le milieu est franchement hostile) entre 2 langues glaciaires du Vatnajökull. Nous sommes dans le parc national aussi installons-nous la tente sur l'herbe bien grasse du camping (2 autres tentes à part la nôtre, personne au refuge la faute à la météo ?cool... on a presque des sanitaires privés, prix sensiblement identiques à ceux de Landmannahellir ) Envie de crudités après tous ces cailloux ! Glacier silencieux, aucun craquement pendant la nuit, juste le bruit du vent... Pas plus de succès ici auprès des rangerettes pour avoir des prévisions météo. Je crois que les islandais prennent le temps comme il vient, avec philosophie... Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de mauvais temps mais juste de mauvais équipements ? Mouais... on aimerait tout de même voir un peu les paysages !

Vendredi 20/07/12, J7. Rando sur le glacier http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/english/what-to-see/hiking-routes/kverkfjoll/

Il ne pleut pas et il y a même quelques coins de ciel bleu... Nous allons tenter notre chance pour cette rando qui nous fait bien envie en espérant ne pas être dans les nuages. Nous prenons d'abord la voiture pour faire les qq km qui nous séparent du parking des grottes de glace (très décevantes, et en plus interdites d'accès) Après avoir franchi une passerelle dont l'allure un peu bricolée incite à ne passer qu'un par un, nous suivons ensuite sur qq km les piquets rouges qui jalonnent un sentier slalomant dans les énormes moraines du glacier. Ce ruisselet anodin nous posera quelques problèmes au retour. C'est fou comme le niveau des rivières augmente au fil de la journée du fait de la fonte des glaciers. D'une manière générale je trouve le niveau des rivières assez haut. Du coup je juge plus prudent de renoncer à parcourir la F910 vers l'ouest en passant au plus près du versant nord du Vatnajökull (par Kistufell et Gaesavotn). Inutile de prendre ce risque avec ce temps bouché (et bien que nous n'ayons toujours pas crevé, nos pneus arrière ne m'inspirent pas confiance) Au fur et à mesure que l'on s'élève, la langue du Dyngjujökull se découvre. Les flancs du glacier sont hérissées d'impressionnants pics de glace noircis par la poussière de lave. Nous n'avons jamais vu ce type de paysage auparavant. Très impressionnant ! Après 2 heures de marche tranquille ponctuées de nombreux arrêts photos, nous arrivons dans le vif du sujet, au pied du glacier. Le tracé ne fait aucun doute, c'est tout droit, il suffit de suivre les traces. La pente est raide, aussi nous chaussons nos « crampounets » achetés pour l'occasion (Microspikes de Kahtoola) Heureusement, d'en bas on sous-estime la longueur de la grimpette car on n'en voit pas le bout ! Arnaud monte tout droit tandis que le reste de la famille profite des zig zag réguliers tracés par Fred dans la neige qui se ramollit peu à peu. En prenant son temps, ça va bien. Impossible de renoncer avec de tels paysages ! On aperçoit bientôt en contrebas 5 personnes qui marchent sur le glacier. Comment ont-il fait pour franchir les pics hérissant la berge du glacier ? Petite pause pic-nic en haut de la grimpette, ça fait du bien, d'autant qu'on peut en même temps plaindre les autres marcheurs qui montent « dré dans'l'pentu » ! Belle santé. Je prends les devants de ma petite troupe : « Je commence à avancer doucement ! » « Pléonasme » me répondent en cœur les enfants ! Ils me dépassent rapidement et je suis bien contente d'avoir des traces bien marquées car ça s'enfonce de plus en plus. On arrive bientôt à Hveragil, une large vallée ocre piquetée de fumerolles. Ça fume de partout alors que nous sommes en plein sur un glacier, quel contraste étonnant ! On continue de monter, la vallée aux fumerolles disparaît dans les nuages... Arrivées à une sorte de col, près d'un grand cairn, Marion et moi en avons plein les bottes, conscientes qu'il nous faut garder des forces pour le retour. Nous nous octroyons une petite sieste au soleil tandis que Fred, Caroline et Arnaud descendent courageusement dans le brouillard vers le but ultime de la rando. Une trouée dans les nuages leur permet de découvrir ce lac glaciaire, enchâssé entre glacier et fumerolles : étonnant mariage de l'eau, de la glace et du feu. Un peu à droite se trouve le refuge de Sigurdarskali, appartenant à la Société islandaise de Glaciologie mais ils n'iront pas jusque là. Nous refaisons de l'eau en recueillant de l'eau de fonte (pas vu d'autres possibilités sur le parcours donc prévoir des stocks suffisants) et prenons le chemin du retour. Nous croisons la rangerette et ses 4 clients qui se sont arrêtés aux fumerolles de Hveragil, descendons tout schuss la longue montée, arpentons à nouveau les moraines, hésitons un peu avant de trouver un passage pour franchir l'anodin ruisseau de l'aller et au terme de 7h30, 16,8 km et 1420 de dénivelée positive, arrivons au terme de notre balade. Superbe mais bien crevante ! On a eu un créneau inespéré au niveau météo ! On est bien content ! 2ème nuit au camping de Kverkfjöll. Un groupe de Français bien gentils débarque dans le refuge. Ils sont une douzaine en voyage organisé. Conséquence immédiate : la queue pour les douches, du bruit jusqu'à pas d'heure. Ces groupes sont très fréquents et nous les redoutons car bien que sans doute composés d'individualités tout-à-fait respectueuses d'autrui, le nombre les rend difficile à supporter. On a croisé sur les pistes des « foultitudes » de ces petites camionnettes 4X4, ce qui nous conforte dans l'idée d'éviter, chaque fois que possible, les campings.

Samedi 21/07/12, J8. Askja, Myvatn On avait adoré notre virée à l'Askja de 2003 : impossible donc de ne pas y faire un saut, d'autant qu'ayant renoncé à prendre la 910 vers l'ouest, nous allons passer tout près. A l'époque, quasi personne et grand soleil (on avait loué un RAV 4 à Myvatn) Aujourd'hui pas mal de monde et la flotte. Brève éclaircie pour pique-niquer près du monument à la mémoire de 2 géologistes allemands mystérieusement disparus en 1907 alors qu'ils exploraient le cratère, puis grosse averse pour rentrer à la voiture. Avec ce temps, la piste qui nous avait enchantés en 2003 nous semble quelconque. Nous sommes impressionnés par le niveau de la Jokulsa a Fjollum. Ce soir le vent souffle très fort aussi, après un ravitaillement dans la supérette de Reykjahlid, trouvons-nous refuge pour la nuit à l'abri d'une « forêt » sur les hauteurs du lac Myvatn. Nuit très calme, bien au calme.

Dimanche 22/07/12, J9, pistes de l'intérieur, Hvitulaug On zappe la visite des environs (arpentés en long en large et en travers sous le soleil la dernière fois) et on décide de retourner dans l'intérieur des terres via la piste F821. Curieusement les supermarchés d'Akureyri ouvrent le dimanche après-midi mais pas le matin (qu'on se le dise!). On trouve tout de même une supérette sur les hauteurs de la ville pour compléter un peu notre avitaillement (pas grand choix à Reykjahlid) La route 821 descend plein sud dans une vallée fertile : la vie semble douce dans ce coin d'Islande, en été du moins... Le leitmotiv des enfants : « Ça doit être beau quand même en été ! »(Je rappelle aux lecteurs étourdis ou endormis par ma prose que nous voyageons en juillet) Ils ont déjà oublié les 27°C de Veidivötn. Faut dire que le plus souvent bonnet et anorak sont de rigueur, car le vent est vivifiant ! Plus loin, la route devient piste, rapidement très caillouteuse, vitesse très réduite obligatoire pour ne pas tout casser. On se croirait en Ecosse (on n'a pas eu de chance non plus avec la météo en Ecosse mais c'était fin octobre...) Arrivés sur le plateau, ça s'améliore un peu en arrivant à Laugafell, à la jonction des pistes F881 et F752. Nous sommes chaleureusement accueillis par la rangerette (qui ne connaît pas non plus les prévisions météo) mais déchantons quand nous constatons que le bain chaud convoité est parasité par un bruyant compresseur (des travaux sont en cours dans les sanitaires attenant, baignade 400 ISK/personne avec usage de ceux-ci) Pas envie de faire trempette dans ces conditions, ça manque de charme... J'active le plan B : on repasse le volant à un enfant maintenant que la piste est plus facile. Piste F752 vers le sud, puis F26, puis F910 ou Fred reprend le volant (pas facile et pas mal de gués avec de grosses pierres invisibles dans ces rivières glaciaires) Nous franchissons le pont sur la Skajfjandafljot, tumultueuse. Un panneau indique que la piste qui longe le Vatnajökull au Nord est fermée au-delà de Gaesavotn : mon intuition était juste, il doit y avoir trop d'eau. L'autre piste par le nord (la F910 en fait) me semble moins intéressante. Pas de regrets donc. Le ciel reste menaçant, c'est un festival d'arcs-en-ciel. Très peu de temps après le pont, nous prenons une mauvaise piste vers le nord (elle est jalonnée de piquets jaunes) et nous arrivons après 4 km à l'endroit convoité : une sorte d'oasis miraculeuse au cœur de ce désert de caillasse. De l'herbe pour camper, une source chaude et une « piscine » pour faire trempette. Il n'y a personne à 80 km à la ronde mais...on a du réseau ! On en a d'ailleurs souvent eu dans des coins perdus : je pense que les Islandais considèrent que c'est un facteur de sécurité et équipent de plus en plus de zones très peu fréquentées, ce qui peut abréger bien des galères. Il pleut un peu partout mais nous sommes épargnés, du moins jusqu'au coucher.

Lundi 23/07/12, J10, vers les fjords du Nord-Ouest Horrible temps ce matin, on bat tous les records ! Décision est prise de filer vers les fjords du Nord-Ouest. Longue journée de transition : F26 vers le sud, Reykjavik, Bogarnes, Budardalur. Ça souffle encore plus fort que d'habitude et la recherche d'un lieu de bivouac s'avère délicate. En reprenant de l'essence à Bjarkalundur, nous décidons d'y louer un petit chalet (135 € pour 2 personnes, kitchenette, salle de bains, les enfants ont dormi par terre, agréable, vue sur le fjord, alentours immédiats un peu bordéliques) Le peu que nous avons vu de la région nous plaît déjà beaucoup : multitude d'îlots et de récifs, oiseaux de mer, falaises toutes vertes et ciel...gris. Notre option sera-t-elle payante ?

Mardi 24/07/12, J11 Bildudalur, piste 619, Gardar, Raudisandur, Latrabjarg, refuge perdu Oui ! On voit quelques coins de ciel bleu, tous les espoirs sont permis ! Nous longeons les fjords, très différents de ceux de la Norvège : les falaises sont moins hautes, il y a très très peu d'arbres et les falaises sont striées de strates un peu comme celles des Féroés. Il y a très peu de maisons, celles-ci sont le plus souvent modestes voire carrément décrépies. La vie est dure dans ce coin d'Islande. Les conditions météo peuvent l'être aussi comme en témoignent ces petits refuges d'urgence qu'on trouve parfois en montagne ou le long de la côte. Le temps se met au beau, à tel point qu'on peut apercevoir le Snaefellsjokull (1446 m) situé 100 km plus au sud ! Ce fjord abrité nous donne des envies de kayak mais nous changeons d'avis dès le fjord suivant, dans l'axe du vent ! Sur la 63, nous faisons un arrêt près de cette étonnante piscine d'eau chaude aux allures de lagon polynésien. Nous nous sommes douchés il y a quelques heures, aussi ne sommes-nous pas tentés par un plouf (on ne peut pas rater cette piscine, elle est juste au bord de la route et il y a un parking) Il y a souvent quelques maisons près de ces bains chauds : les Islandais devaient s'établir de préférence en ces endroits, on les comprend ! Ici les gens vivent de la pêche ou sont fermiers : les épouvantails en témoignent ! Les moutons islandais sont super malins : ils évitent systématiquement les voitures et sont capables de varier leur alimentation ! Ce petit aérodrome permet aux plus aisés de s'affranchir des distances, la route est longue depuis la capitale ! On découvre Bildudalur sous le soleil, coquet village de pêcheurs, équipé d'une pompe à essence et d'une toute petite épicerie. Ces enfants de Patreksfjordur sont en vacances ici. Ils sont ravis d'entendre les touristes étrangers écorcher le nom de leur fameux volcan qui a paralysé le ciel européen il y a 2 ans. Morts de rire les affreux ! Pas mal de bateaux ont l'air plus ou moins désarmés : je crois que la surpêche a fait des ravages sur la ressource. Nous poursuivons par la piste 619 dans l'espoir de voir des phoques. Espoir déçu mais cette piste est très belle, pas de regret ! Pause pic-nic à l'abri du vent. Au bout de la piste on trouve quelques maisons, une chapelle très baroque et d'anciens décors de film. On se balade un peu le long du fjord, ça souffle ! Il y a pas mal d'oiseaux de mer. Les moutons vont souvent par 3 : la mère et ses 2 petits, on les aime ! C'est décidément très différent de la Norvège ! Nous passons rapidement à Patreksfjordur et sur la piste 62 faisons un arrêt dans ce curieux endroit. Il s'agit d'une « ferme d'eiders » Quelques familles islandaises vivent en symbiose avec ces canards réputés pour leur précieux duvet. Elles les protègent des prédateurs (renards, autres oiseaux), leur offrent des endroits confortables pour nicher (en l'occurrence souvent des pneus!) et en fin de nidification récupèrent le précieux duvet. Il faut environ 60 nids pour produire 1 kg de duvet et l'Islande produit environ 4000 kg/an. Petit arrêt grimpette sur le Gardar, échoué là il y a une trentaine d'années et amoureusement entretenu par ? (il est tout pimpant, fraîchement repeint) On tourne ensuite vers le sud par la 614 vers les sables rouges de Raudisandur, repérés sur Google Earth. Je croyais l'endroit perdu mais en fait nous croisons pas mal de voitures de locaux. Les gens viennent ici manger une glace (il y a un petit café) et marcher sur la plage. On adore les endroits ou l'eau douce se marie avec la mer. La couleur de ce sable est un mystère car la rivière en amont semble tout-à-fait quelconque et insignifiante. Pour ceux que cela intéresse il y a un petit camping à Melanes (un champ et des toilettes, sans doute pas de douche, je ne sais pas s'il y a de l'eau) Mignonne petite église toute noire (hélas fermée) avec vue sur le Snaefellsjökull. Nous croisons encore quelques beaux estuaires et arrivons (avec un ciel voilé, grr) à Latrabjarg, falaise réputée pour ses macareux. Ils sont très peu nombreux mais très facilement accessibles et pas farouches ! On y trouve aussi des goélands et guillemots de Brünnich. Un bon moment même si nous sommes étonnés par le petit nombre d'oiseaux et de macareux en particulier (on en avait vu des dizaines la dernière fois à Vik et sur la falaise d'Ingolshofdi, à la même période) Nous allons passer la nuit près d'une petite crique repérée sur Google Earth, tout près de Latrabjarg La piste qui y mène part de la 612 entre Latrabjarg et Breidavik (indiquée par un panneau « Reykjavik » il me semble, mauvaise à la fin, 4X4 indispensable) Nous manquons sur cette piste d'écraser un petit renard arctique qui détale sous nos roues alors qu'il dormait sur le côté de la piste. Il nous observe un court moment avant de disparaître derrière une colline. Ouf, quelle frayeur ! Le refuge est assez avenant. Il y a là un couple de randonneurs que nous laissons tranquilles en allant camper un peu plus haut dans le vallon. Nous « blindons » la tente contre le vent qui descend de la falaise.

Mercredi 25/07/12, J12, retour vers le sud, Hraunfossar, grottes de Surtshellir, piste 550, Gjain On quitte ce matin sous les nuages cette belle région des fjords du Nord-Ouest, ravis d'en avoir découvert une partie, cap au sud ! Pause pic-nic au milieu des oiseaux. On adore le cri mélodieux des courlis. Miam ! Nous rejoignons la route N°1 puis, après une vingtaine de km, prenons vers l'est la route 50 qui parcourt la mignonne vallée de Reykholt : c'est très agricole, il y a de gentilles fumerolles par-ci par-là, plein de chevaux partout. Ensuite nous poursuivons sur la route 518 et comme nous passons devant nous jetons un œil à la cascade de Hraunfossar qui nous surprend agréablement : des petites cascades jaillissent sur plusieurs dizaines de mètres de long d'une coulée de lave. L'eau est bleu turquoise, c'est joli (mais à classer dans la catégorie des « Ah oui c'est beau, bon on y va ?.... » car pas de possibilité de rando alentour) La route 518 devient ensuite piste F518 (non interdite par les loueurs aux véhicules non 4X4), qui chemine le long d'une gigantesque coulée de lave d'une cinquantaine de km de long (la même que celle des cascades de Hraunfossar) A main droite les flancs verdoyants du Strutur. Camping interdit le long de la très belle rivière qui court dans cette belle vallée (1ère et unique fois où nous verrons une telle interdiction) Nous arrivons aux grottes de lave de Surtshellir, dominées par l'Eiriksjökull. Je m'attendais à de petites grottes du style de Grjotagja, près du lac Myvatn mais en fait le réseau est énorme et les dimensions gigantesques. On jette un œil distrait au panneau explicatif du parking : il y a une dizaine d'entrées sur plusieurs centaines de mètres de long. Celles-ci sont bien balisées. Attention au fait que toutes ne sont pas utilisables : si on descend par l'entrée 1, on ne peut sortir qu'à la N°4 (les 2 et 3 sont impraticables sans matériel d'escalade) Lampe indispensable, on n'y voit goutte, tout est noir et glissant. On profite de l'abri de l'entrée N°4 pour goûter à l'abri des intempéries. La piste 550 que nous prenons ensuite vers le sud est une bonne surprise, elle est facile (interdite cependant par les loueurs aux voitures non 4X4, faisable en camping car) et très belle. Elle longe le flanc ouest du glacier Langjökull et nous y avons eu des lumières magiques que seul une météo très perturbée autorise (on se console ainsi du mauvais temps qui nous poursuit...) On longe ensuite le lac Thingvallavatn aux allures norvégiennes et on décide d'aller dormir à Gjain comme il y a quelques jours. Surprise en arrivant, « notre coin » est occupé ! Il y a même 3 ou 4 voitures d'Islandais qui semblent apprécier le spot (on les comprend) On trouve de la place un peu plus loin, sans problème. Le choix de cet endroit est stratégique : en fonction de la météo de demain nous irons soit vers l'est et le Landmannalaugar soit vers le sud.

Jeudi 26/07/12, J13, Landmannalaugar (Sveinsgil) Trouées de ciel bleu ! Direction donc le Landmannalaugar ! On se gare au camping, à peine moins bondé que la dernière fois.... En route donc pour une randonnée non balisée sans sentier, qu'une panne internet quelques jours avant de partir m'a empêchée de bien préparer. J'ai le point GPS du but de la rando, c'est déjà ça ! Celui-ci a été repéré sur Google Earth...surprise... Voir ici le récit de bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/article-10-08-landmannalaugar-sveinsgil-rengsli-57228109.html ainsi que cet autre récit : http://islande.mbnet.fr/2010/09/jour-8-hattver-strutslaug-14-aout/ Nous prenons en compagnie de quelques autres randonneurs le sentier qui mène à Skali, puis nous les quittons pour descendre dans la vallée de la Jokulsgil. Dorénavant c'est du hors piste mais nous ne sommes pas gênés par la végétation ! La traversée de la rivière ne pose pas de difficulté, en dehors de la température de l'eau : regardez le visage épanoui de Marion qui vient de faire trempette. Nous avons pris 2 paires de chaussures d'eau que nous nous balançons à tour de rôle au-dessus de l'eau, ça aide vraiment bien ! Ensuite gros cafouillage qui nous a fait découvrir des endroits superbes (on n'a pensé à regarder le GPS que quand on s'est rendus compte que quelque chose ne collait pas, bref on a fait un bon détour!) Ce sentier n'est en fait qu'un sentier de moutons ! On a des ciels superbes, quelques averses brèves, de beaux rayons de soleil, si bien qu'on ne sent pas trop la fatigue. On rectifie le tir et on arrive au débouché du vallon de Sveinsgil (au centre de l'image) Le but de la rando n'est plus qu'à 800 m -à vol d'oiseau ! Vu le relief du coin, il va nous falloir déployer encore pas mal d'efforts... Le ciel se couvre vraiment cette fois. Nous allons passer le long de ces pentes improbables (à droite de la photo) : heureusement le sol est très meuble ce qui facilite la progression le long de ces versants abrupts. On a quelques scrupules à laisser nos traces dans ce territoire pratiquement vierge mais on compte sur les prochaines fortes pluies pour les effacer. La voici justement qui arrive, drue, au moment où enfin nous découvrons ces incroyables collines bleu roi, but de la rando. Les paysages se noient dans les nuages, on fait 2 ou 3 photos et d'un coup la fatigue s'abat sur nous ! Il est temps de prendre le chemin du retour : il nous reste à retraverser la Jokulsgil, ce qui en après-midi et avec cette forte pluie risque de ne pas être une mince affaire. Il y a pas mal de petits affluents à traverser : avec ce temps, pas envie de répéter le cérémonial du déchaussage-rechaussage à chaque fois. Pour éviter d'avoir froid et aller plus vite, nous ne gardons que les pantalons de pluie avec les chaussures de marche : ainsi on ne sent presque pas la fraîcheur de l'eau. Arnaud choisit quant à lui l'option caleçon, brrr ! Après une dizaine de traversées sans trop de problème, nous arrivons au gros morceau : il nous faut absolument passer sur la rive gauche de la Jokulsgil. On passe à 2 +3 : le plus lourd en amont. On défait les ceintures ventrales des sacs histoire de pouvoir se libérer en cas de faux pas. Ça passe mais c'était limite : plus tard dans la journée, nous ne serions pas passés (il est tout de même 17h30) On envisage un moment de regagner le camp en suivant le cours de la rivière mais les méandres de celle-ci passent systématiquement au ras des falaises et sont très profonds. La sagesse nous fait choisir l'option grimpette, ce qui nous permettra d'arriver quasi secs à la voiture, super crevés. 21 km, 1600 m de dénivelé, 10h30 de rando. Nous retournons dormir au camping de Landmanahellir, beaucoup plus fréquenté et bruyant que la dernière fois. Coucher de soleil superbe (photo floue, la fatigue...)

Vendredi 27/07, J14 F208 sous le soleil, Lakagigar Grand beau ce matin, on décide de reprendre la belle piste F208 pour aller vers le sud. Un coup d'oeil vers le camp du Landmannalaugar au pied de sa coulée de lave, et nous tournons vers le sud. On se régale une nouvelle fois avec les nombreux gués (faciles) de la piste. Pause pic-nic après le dernier d'entre eux. Ravitaillement à Kirkju (on commence à y avoir nos habitudes) puis nous prenons la piste F206 vers le Lakagigar. Celle-ci s'avère assez quelconque, et laborieuse... Nous grimpons sur le Laki (1 km aller, +180 m) et là c'est la révélation : un cordon de minicratères s'étire du nord au sud le long d'une faille éruptive. Vue vers le nord et le Vatnajökull. Ça souffle ! On se trouve un coin plus abrité pour profiter de la vue vers le sud et le Larnbavatn. Tout au fond le Myrdalsjökull. Plus près le sable soulevé par le vent... Fred pointe du doigt le Sveinstidur, qui surplombe Langisjor (nous avions renoncé à son ascension quelques jours plus tôt à cause du temps) Beau temps sur le Vatnajökull : c'est souvent le cas sur les glaciers qui doivent générer une sorte de microclimat. De l'autre côté, c'est moins sympathique, impossible de dire s'il s'agit d'une averse, d'une tempête de sable, ou des deux ! Nos chaussures sont presque sèches ! On reprend ensuite la piste qui décrit une sorte de boucle au sud du Laki : celle-ci est superbe. On longe brièvement la Skafta, surplombé par l'étrange Uxatindar aux allures de Devil's Tower. On se trouve un bel endroit de bivouac abrité du vent (pas facile) Pour la première fois, il fait trop chaud dans la tente, en plein soleil !

Samedi 28/07/12, J15 Skaftafell (Kristinartindar sans le sommet) Réveil express avec le soleil : on a trop chaud, 28°C dans la tente ! 2°C dehors à l'ombre ! Après avoir hésité à aller dans la vallée de Thorsmork (les gués y sont réputés difficiles et avec ce temps splendide je crains qu'ils ne soient très profonds en fin de journée...et nous reprenons l'avion demain) nous décidons de retourner à Skaftafell, comme il y a 9 ans. Les conditions climatiques sont idéales, comme la dernière fois et nous allons y refaire la même rando, mais dans l'autre sens. Ravito à Kirkju, nettoyage de la voiture (partie de rigolade garantie si on fait ça à 2!) Le parc de Skaftafell se situe sur le flanc sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande...et d'Europe. La randonnée démarre en forêt, qui offre une ombre bienvenue par cette chaleur. A l'horizon, on aperçoit l'île-falaise de Ingolshofdi. Le sentier est balisé, il y a un peu de monde. Randonnée tout en contrastes : vertes prairies fleuries, ocres volcaniques et blancheur immaculée du glacier. Pic-nic puis sieste au soleil sur une mousse bien moelleuse. D'où provient se sable blanc qui sort d'une vallée ocre, mystère ? Un beau sentier en balcon nous mène vers une autre langue glaciaire. Pas de volontaires pour aller au sommet ! Belle balade : 6h30, +800 m, 16 km Le vent souffle toujours très fort (je me répète) et à l'aide de la carte j'essaie de trouver un coin abrité pour la nuit. On tourne sur la route 214, quelques km à l'est de Vik. La piste est superbe. Je me rends compte que nous allons vers le camping de Thaksgil, que les Grisemote avaient adoré et on envisage d'y dormir (et de s'y doucher avant l'avion de demain). On croise encre un renard polaire, quelle chance ! (pas de photo, ces bestioles sont timides...) Horreur en arrivant au camping ! Il est bondé et la dimension du bloc sanitaire ne laisse aucun doute sur sa saturation évidente. Demi-tour immédiat pour trouver un coin de bivouac quelques centaines de mètres plus loin à côté d'un joli ruisseau qui nous permettra de nous laver tranquillement. Très bonne nuit à l'abri du vent, au son de l'eau qui gazouille...

Dimanche 29/07, J16, retour Nous reprenons la si jolie piste en admirant au passage l'Eyjafjallajokull. L'éruption remonte à 2 ans mais la cendre grise est encore bien présente. Nous repassons au milieu de ces étranges cabanes construites parmi des roches aux formes « trollesques ». Ce curieux « camenbert » m'intrigue et nous décidons d'aller le voir de plus près (il doit s'agir de Hjörleifshöfdi) Juste avant de rejoindre la route N°1 nous longeons cette belle ferme protégée par les falaises de l'influence atlantique. Une piste mène à l' « île » et permet d'en faire le tour (4X4 nécessaire). Côté océan se trouve une vaste grotte (où il est possible de dormir à l'abri des intempéries, information qui peut intéresser ceux qui passent par là à vélo car les abris sont rares) Un énorme pare-battage a échoué là, sans doute un jour de tempête car la mer est à plusieurs centaines de mètres. Paysage étrange avec la brume de mer. Pas mal d'oiseaux dans les falaises (pas de macareux) La fin du tour de « l'île » se solde par un plantage dans un gué d'apparence anodine mais au fond de sable mou. Grmbl ! Seul plantage le jour où on doit prendre l'avion du retour! Fred et les enfants sortent par les fenêtres et cela suffit à nous libérer, ouf! Encore quelques heures de route jusqu'à l'aéroport. On dépose la voiture sur le parking, on jette les clés dans la boite aux lettres du loueur. Décollage à 16h30, vol sans histoire (ponctuel cette fois) , on arrive à Nancy à 1h du matin.

Epilogue : Beaucoup de km parcourus (plus de 4000) à la recherche d'un ciel un peu dégagé mais ça se fait bien car les paysages sont intéressants partout. On a le plus souvent passé le volant aux enfants (sur les pistes) si bien que les km ne leur ont pas pesé. Une sensation de liberté incroyable avec cette formule 4X4 + camping sauvage. Je ne connais pas d'autre pays aussi propice (camping sauvage autorisé quasi-partout, population clairsemée et discrète, ravitaillement en eau très facile, coins de bivouac magnifique partout -mais gare au vent!On a fait quelques randonnées inoubliables dans des paysages uniques. On aurait aimé plus de beau temps mais c'est aussi ce temps « variable » qui fait le charme de l'Islande...

Bref, des vacances pas compliquées à organiser, mais pas données (cf le budget)

Budget : Avion Icelandair Francfort-Reykjavik A/R 378 €/personne (X5) 4X4 Ford Explorer assurance maxi, coffre de toit, 2ème conducteur, pour 2 semaines 3418 € (!!!) Chalet à Bjarkalundur 132 € Resto à Hrauneyjar 70 € Essence 988 € Camping 4 nuits (2 à Landmannahellir, 2 à Kverkfjöll) 140 € + 20 douches 50 € Bouffe 930 € (à 5 pour 2 semaines. Gros budget mais ravitaillement le plus souvent dans de petites épiceries, sans se priver de rien.) Total pour 2 semaines à 5 : 7660 € Soit 1532 €/personne.

Bonne lecture! Marie
GR20 en juillet et août 2012 English translation pending
by Gastro30 · 2012-08-16 · 14 replies
Gr20 du 21 juillet au 4aout 2012

En premier, le matos. Et là, faut pas rigoler.

L’ennemi principal du géériste, c’est le poids. Alors je vais vous donner une idée de mon sac qui une fois prêt au départ ne dépasse pas les 14 kilos avec 3 litres d’eau compris.

Je suis parti pour coucher sous ma tente mais je prends tous les repas du soir au bivouac, donc pas ou peu de nourriture.

Dans mon sac (un D4 de 1kg650), ma tente, une Ferrino mono place 1.5kg, mon sac de couchage Lestra treker 900 grammes, mon matelas gonflable 350 grammes, un oreiller gonflable 80 grammes de chez D4. Voila pour le couchage. J’avais acheté des piquets en titane chez Arklight, 8 grammes chacun, super costaud et idéal dans la caillasse. Un film plastique spécial contre les perforations à mettre avant de monter la tente, quelques grammes, aussi chez Arklight. Voilà pour le bivouac.

Pour les vêtements, faut pas hésiter à faire du tri….

Un short

Un pantalon divisible en 2 parties

Un caleçon long et chaud (comme mettent les jogger en hiver) pour les nuits qui peuvent être fraiches même en été

Deux t-shirt manches courtes en synthétique (vite lavé, vite sec)

Un t-shirt manche longue toujours pour la nuit

Deux slips, un sur moi, l’autre dans le sac

Un maillot de bain genre moule-boule qui peut servir de slip si y a un problème de séchage (et y en a eu)

Des gants en soie

Un tube (c’est ce truc qui peut servir de tour de cou ou de bonnet si on tire sur la ficelle…)

Un pull polaire

Une veste polaire (et la, y en avait un de trop donc 350 grammes qui auraient pu rester à la maison)

Un coupe vent coupe pluie genre k-way

Un pantalon de pluie (ça je reprendrai plus, il n’est pas gênant de marcher sous la pluie les jambes nues, j’en ai fait l’expérience) 150 grammes de moins à trimballer

Deux paires de chaussettes (là, faut pas hésiter à y mettre le prix.) techniques épaisses, même en été. Surtout en été…épaisses et anti frottement.

Une paire de sandale. Ne prenez pas des tongs. Les refuges, c’est pas un terrain de camping, il y a rien de plat et des cailloux partout

Une frontale

Un rouleau de pq

Une demi-savonnette « monsavon » parce que c’est suffisant pour le gr pour la toilette et la lessive et ça ne pollue pas

Lunettes de soleil

Casquette avec le rabat sur la nuque. Chaque fois que je regarde les photos je me dis que j’ai l’air c… mais ça évite les coups de soleil par derrière. Et j’en ai vu de jolis…

Un petit chargeur solaire. Pour 125 grammes, on recharge 25% de son portable par jour ou son appareil photo et ça c’est cool.

Une paire de lacets de rechange qui peuvent aussi servir pour étendre la lessive. J’avais trouvé une pince à linge sur le chemin qui m’a bien été utile, la prochaine fois, j’en prendrai au moins deux

Une poche à eau de deux litres+une bouteille d’eau gazeuse vide d’un litre (elles sont super solides)

Un quart en titane (53 grammes) encore Arklight

Un briquet

Ensuite, vient le barda à l’appréciation de chacun. La pharmacie, le nécessaire toilette.

Pour la pharmacie, il vaut mieux être un peu large. En tout cas : compeed, grand pansement, pommade contre les irritations, pommade pour les articulations, aspirine ou autre, pince à épiler, aiguille+fil, anti cacamou, antidégueloir, si si ! rouleau de sparadrap style urgopore, c’est celui qui colle le mieux

Pour la toilette, a vous de voir, mais voir léger. Pour moi, brosse a dents manche coupé à la moitié, mini tube dentifrice, le savon, j’ai déjà dit, rasoir jetable (1), tube de gel à raser acheté dans un distributeur d’hôtel avec le rasoir. La serviette et le gant en microfibre et c’est tout.

A ceci, il faut rajouter des bâtons de marche (à prendre super solides, les miens sont garantis 3 ans mais après le gr, je vais voir si la garantie marche…. Ils sont quasi H S)

Les godasses des Salomon D4 GTX. Rien à dire, légères, confortables, étanches puisque goretex. Elles sont marquées par le trek mais encore bonnes pour le service. La encore, j’en vu des drôles. J’ai même vu des personnes en » vulgaires » basket. Faut être stupide vu certains passages qui tiennent de l’équilibrisme…

Voila donc le contenu du sac et de ce que j’avais sur le dos. En plus, au départ de Calenzana, 15 sachets dose de Nescafé. 15 sachets de sucre gentiment donné par l’hôtel Bel horizon un petit pain boule que j’ai mis dans un sac plastique pour qui qu’il ne sèche trop, un sauciflard du cru, 15 petits nougats D4, un sachet de madeleines et 200 grammes d’amendes.

Le barda est prêt ?

Alors rendez-vous samedi 6h00 devant la fontaine qui se trouve devant l’hôtel pour la première étape. Ne faite pas le plein de flotte ici, l’eau et javellisée à mort. Vous avez la source au tout départ du gr. 1° étape Ortu di u piobu

Nous partons à trois, notre petit groupe s’est formé sur le net. Encore hier soir, vendredi, nous ne nous connaissions pas.

Encore une partie de l’aventure La première étape est dite longue et pénible. Elle est longue et pénible. C’est presque un résumé du gr. ca monte, 1200 mètres non-stop

Il y a déjà de la caillasse, même un passage équipé de chaine et il y a même le premier coup au moral quand on aperçoit le refuge, la bas, si loin, pffff. Et puis l’arrivée, la première. Marion nous a carrément relégués à une heure, j’en prendrai l’habitude. Marie, la gardienne qui vous fait attendre parce qu’elle ne revient qu’a quatorze heures. Epicerie quasi inexistante, béni soit mon sauciflard et mon bout de pain acheté hier. Première douche froide, première lessive, premier bivouac. Le repas du soir malgré 20 euros ne reste pas dans les mémoires. Je me surprends à me coucher à 20h30 et à dormir à 20h31 2° étape Carrozu

Départ 6h00 ce sera tous les jours pareils, lever 5h10, pliage du matos, toilette de chat, café et c’est parti

Ca monte et fort, pierrier, éboulis, ça y est on est dans le vif du sujet. Cette étape est belle, elle vous fait rentrer dans ce monde minéral qui va être le notre pendant les prochains jours

Déjà des vues somptueuses, des à-pics impressionnants, la montagne rude, pure. rcrcrcrcrcrcr

La descente sur le refuge va laisser des traces dans les genoux de pas mal d’entre nous. Une descente interminable dans les pierres puis dans des éboulis, 600 m de dénivelé négatif : un pur bonheur…

Le refuge est sympa mais les places de bivouac pas splendides et pas nombreuses. Une jolie et généreuse assiette de charcuterie me revigore. Je vais prendre ma douche après avoir monté ma tente. L’eau sera une des plus froides du gr. De plus, hier, je n’ai pas mis mon savon à sécher ce qui fait qu’en me savonnant, de jolis morceaux se collent sur la peau. Donc grand et long rinçage sous l’eau glacée. J’ai bien fait rire tous ceux qui attendaient leur tour avec mes cris et mon beau vocabulaire…. Donc, n’oubliez pas de faire sécher votre savon avant de le ranger.

Repas du soir, même tarif, même désespoir

3° étape Asco

Temps pourri au lever avec déjà quelques gouttes au moment de plier la tente.

Quelques minutes après le départ, à l’arrivée à la passerelle de Spasimata, la pluie arrive, drue. On s’équipe. Et commence un passage qui n’est pas facile en temps normal alors sous la pluie, sur les dalles bien lisses, y a du sport. Le ruisseau est 20 mètres plus bas, vaut mieux pas lacher

Les câbles sont le bien venus. Toute la montée se fera sous la pluie et dans le brouillard. Par moment, comme pour nous narguer, le temps s’éclaircit pour nous laisser apercevoir la baie de Calvi sous le soleil. Grrrr.

Arrivé au col, il y a un petit lac, que je ne verrai pas. Le brouillard se fait de plus en plus dense à plus de 2000 mètres. Le vent, le froid, tout ca devient pénible. Puis après une petite désescalade de quelques mètres je me perds. Je ne vois plus à 10 mètres. Impossible de retrouver les balises. Je suis un semblant de sentier pendant quelques minutes sans voir aucune marque rouge et blanche. Moment d’angoisse. Demi-tour, au pif. Je retrouve enfin une marque puis deux. Sauvé. Je marche ainsi pendant 10 bonnes minutes jusqu'à arrivé devant un mur de quelques mètres… c’est celui que j’avais descendu précédemment. Je venais de faire le parcours en revenant sur mes pas sans m’en apercevoir. La montagne peut être traite, il ne faudra pas l’oublier. Le vent se fait de plus en plus violent, réussissant même à me faire tomber. Heureusement, il éclaircit le brouillard. La descente sur la station d’Asco et longue, dans les rochers détrempés et glissants. Eprouvant pour les genoux car chaque pas doit être doublement assuré pour éviter la chute. Arrivé en bas, j’opte pour l’hôtel. Douche chaude, au sec, lit moelleux. Ahhhh le confort. Repas pantagruélique pour moins cher que dans les refuges. Marion est arrivée avec une bonne heure d’avance sur moi. Transie, trempée, complètement a bout. Pierrot le gardien du refuge va s’en occupé avec gentillesse et générosité. Merci à lui pour son grand cœur.

Il va pleuvoir le reste de la journée. Interrogation pour demain avec l’étape phare du gr, le cirque de la solitude qui ne peut être envisagée sous la pluie. Beaucoup de randonneurs qui ne peuvent perdre une journée vont prendre une navette pour rejoindre Vergio. Je ne peux me résoudre à cette éventualité. Le gr sans le cirque, ce n’est pas le gr. On verra demain.

4° étape Tighettu avec le cirque à franchir

Réveil 5h30, il bruine toujours, 6h00 un semblant d’éclaircie, 7h00 le vent commence à faire sécher le parking devant l’hôtel. Je prends l’avis de Marion qui pense comme moi, on va tenter et si le cirque est trop mouillé, on fera demi-tour. Le départ se fait dans un temps de m…

Arrivée au col toujours dans le brouillard mais il ne pleut pas. Quelques randonneurs croisés qui viennent de passer nous annoncent que c’est faisable à part quelques endroits encore humides mais sans danger. Deux gars (des pompiers) qui en sortent nous annoncent que le soleil brille dans le cirque. On est dubitatif vu la purée de pois qui nous entoure. Plus d’hésitation, avec Marion, on se jette dans la descente. Le brouillard toujours présent nous masque l’à-pic sous nos pas. Désescalade, des chaines salvatrices, quelques prises à bien assurées nous avalons la descente en moins de 40 minutes. Arrivé au bas de la dernière chaine, le soleil apparait comme par enchantement. Nous prenons la juste valeur de ce que venons de parcourir. Tout simplement impressionnant mais le brouillard nous a bien aidé en ôtant toutes sensations d’appréhension. La remontée se fera sous le soleil ou presque. Rapidement avec Marion qui galope comme une gazelle, et moi qui souffle comme un bœuf pour essayer de la suivre. Un petit coup d’œil en arrière pour voir là ou on est passé mais les photos n’arrivent jamais à donner la démesure de ce lieu mythique. 600 mètres de dénivelé sous nos pieds, accroché à une chaine, de quoi en refroidir plus d’un.

Voila, nous l’avons fait. Un sentiment agréable qui fait croire que le plus dur du gr est fait. Tu parles d’une erreur…

La descente sur le refuge est belle. Elle nous permettra de voir le seul mouflon de ce périple.

Christophe qui commence à souffrir de ses genoux à juger plus sage de redescendre sur Asco pour prendre la navette et de nous attendre à Vergio. Le refuge est beau, Charlie le gardien me laissera un souvenir agréable. Gentil, plein de bonne humeur et de générosité. Un mec bien. Nous allons faire aussi la connaissance d’Andréane, une Québequoise gentiment déjantée, adorablement fofolle toujours pleine de bonne humeur et de vitalité. Peut être à cause de son énoooooorme boite de compléments alimentaires qu’elle trimballe. Charlie et Andréane

5° étape Castel di Vergio

Pour cette journée, nous allons faire une étape et demie. Nous évitons Ciotulu di Mori pour aller à Vergio

Départ sous un grand soleil. Dans la descente heureuse surprise, le téléphone passe. Petite pose pour annoncer que tout va bien puis ascension de près de 900 mètres avant de passer sous le refuge que nous évitons. Maintenant, nous allons descendre, beaucoup et longtemps. Bien que le parcours soit superbe en longeant le ruisseau, on n’en voit pas le bout. Ca va être dur, en plus il fait chaud des que l’on arrive sous les 1500 mètres. Ce long sentier qui nous fait tourner le dos à la Paglia Orba Derrière la gazelle le massif de droite, c’est la Paglia Orba, massif que Marion connait déjà pour l’avoir fait avec son papa

est interminable. Et puis c’est quand même une étape et demie. Une autre chose déroutante, la présence de promeneurs, une vraie procession. Envahi. C’est la sensation ressentie après ces 5 jours de calme. Castel di Vergio, c’est une station de ski fermée depuis plusieurs années mais il y a un gite avec douche chaude, une vraie épicerie, la civilisation quoi… pour moi, hôtel. Confort. Ca fait du bien à presque 54 balais…

Christophe n’est pas là, il à préféré nous devancer puisque nous avons prévu de doubler encore une étape, nous devrions le rejoindre plus tard.

6° étape Manganu avec le lac de Nino

Départ 6h00 avec tous les matins un lever de soleil différent.

Passage par le col st Pierre, un lieu que j’ai beaucoup aimé. Vue superbe, un petit oratoire, des arbres complètement tordus par le vent perpétuel à cet endroit. Encore une grimpette relativement facile et la première vue sur le lac de Nino. C’est beau et tellement changeant après les paysages caillouteux des étapes précédentes. Quelques chevaux sauvages (ou à demi) se laissent dompter par la gazelle. Endroit magique avec son herbe rase, presque un terrain de golf.

Une jolie source.

Et cette impression de calme, de sérénité.

Le sentier continue, facile aujourd’hui, reposant.

Une pose pour admirer le paysage.

Le sentier continue un moment sous de jolis hètres bien tordus.

Manganu, le refuge est superbe. Parmi mes préférés. Emplacement idéal, le ruisseau à coté, une vue merveilleuse. Un pur bonheur. Ici, nous ferons la connaissance de Franck et de son fils. Un gars de 17 ans d’une gentillesse extraordinaire. Si je surnome Marion la gazelle, lui c’est un missile. Super sportif, il marche pas, il court. Son père, Franck, un gars super, un peu maboul quand même, il fait le gr avec 2 prothèses de hanche. Et je vous garanti que le chirugien a fait du bon boulot vu le train d’enfer qu’il mène avec son fils. Merci à vous deux pour cette belle rencontre.

7° étape Pietra Piana et Onda

Ce matin on a prévu de doubler. On ne s’arrete pas à Petra Piana, on continue jusqu'à Onda en passant par les crètes. Le début de la journée nous offre de jolies vues mais il va falloir grimper puisque nous allons passer le point culminant du gr avec la brèche de Capitello tout la-haut a plus de 2200 mètres.

De l’autre coté, nous attendent les lacs de Melo et Capitello. Nous allons suivre les crètes pendant un moment avant de redescendre sur le gite de Pietra Piana pour le repas de midi.

Superbe acceuil, une jolie assiette charcuterie et fromage, un bon coup de rouge partagé avec Franck tout ca sur la belle terrasse ombragée du gite. Encore un joli moment. Merci au couple de gardiens pour leur sympathie. J’ai lu pas mal de commentaires négatifs sur ceux qui gardent les refuges, pour ma part, hormi les deux premiers ( qui n’ont cependant pas été désagréables non plus) j’ai beaucoup échangé avec eux, ce sont des gens gentils pour peu que l’on fasse l’effort d’aller vers eux. Les Corses n’aiment pas etre brusqué. Meme si vous arrivez crevé de soif et de fatigue au refuge, prenez le temps. Ils apprécient.

Pierrot, Charlie, Jean-do, Emile, Rosy, Francis et son fils Rémi, Aimé, Clément merci à vous tous pour votre acceuil.

Pour revenir au treck la journée va être une des plus dure pour moi avec au total plus de 10 heures de marche et surtout deux descentes éprouvantes pour mes genoux.

Christophe que nous aurions du retrouver aujourd’hui à été contraint à l’abandon. Il est redescendu sur l’hopital de Corte. Aux dires des gardiens de Petra Piana, il avait les genoux comme des melons.

Je suis triste de perdre un gars avec qui j’avais sympathisé. Nous avions échangé de nombreux mails et coup de fil pour préparer cette avanture. J’aurais aimé finir à Conca avec lui. Il retentera ça une autre fois, je le lui souhaite. Bonne route à toi Christophe.

Donc, l’après-midi nous repartons pour Onda. 4h30 par les crètes. Tu parles. Il me faudra 5 heures. Des passages techniques à quatre pattes, des chaines,

Pas longues mais bien verticales. De jolis pierriers avec Franck que du bonheur…. Et enfin l’arrivée à Onda ouf !

Refuge étonnant, on est parqué, mais c’est pas génant. C'est avant tout une ferme avec moult animaux : chevaux, chevres, moutons…

Jean-do, le patron, je me rapellerai de toi longtemps. Quelle soirée !

Le repas à ne pas manquer. Les lasagnes au Brocciu sont ici à l’image de la générosité de la maison. J’ai fini à la myrthe dans la cuisine avec eux. J’en avais oublié de monter ma tente, Jean-do me dit :T’en fait pas petit y me reste des tentes vides tu as qu’a en prendre une. Prends ton temps. Bon alors on en boit une autre….

8° étapes Vizzavona et fin du gr nord

Je sais pas pourquoi, mais le matin je suis un peu brouillon…..

Le départ va tout de suite me mettre dans le bain 900 mètres d’ascenssion avant 1200 mètres de dégringolade sur la gare de Vizzavona. Ca va être dur. Surtout la descente. Aïe mes genoux. Je pense à Christophe, je voudrais pas faire comme lui. Je m’aide au maximum de mes batons pour les soulager. Le début est vraiment très raide puis vient la partie longue le long du ruisseau, l’arrivée aux abords de la cascade des anglais avec un monde fou et encore deux ou trois kilomètres de piste qui semblent interminables.

Vizzavona. Fin de la moitié la plus dure du gr. D’ici, le train embarque ou débarque des randonneurs. On fait nos adieux a certains qui finissent ici. Des pompiers qui faisaient le gr pour passer un examen, un couple de danois sympa, et les deux D D brothers, deux frangins anglais attachants.

Franck et le missile décident de doubler l’étape jusqu'à Capanelle. Adieu. Snif. On aurait bien continué ensemble mais leurs jours sont comptés et ils voulaient profiter un peu de la plage donc finir plus tot.

Pour moi, hôtel. Une GROSSE erreur. L’hôtel I Larici est minable, j’ai eu une chambre crade, déglinguée, une literie défoncée, un acceuil désagréable et les portes ferment à 11 heures sans possibilité de rentrer plus tard. Le prix : une honte.

Pour le repas du soir, on se retrouve tous au resto du chef de gare. On peut pas se tromper, c’est le même batiment que la gare, on mange à coté du quai. Soirée corse tout les samedi. Ca tombe bien on est samedi. Le resto est super. Bonne bouffe et des rations gigantesques. On a droit à l’orchestre avec chants corses pendant une bonne heure puis on passe à toute une série de reprises et de parodies de chansons dont une paires sont restées dans la mémoire… pour finir, distribution de couvre-chefs pour tous les clients. Le repas, l’ambiance, le rouge et voila le résultat. J’ai l’air aussi bete qu’avec ma casquette. Non ? Mais je suis pas seul…

Ce soir là , le 28 juillet, Emile tu fètes ton anniversaire et Marion c’est demain le 29.

9° étape Capanelle

Départ tranquille dans les bois. Jolie bergerie

Magnifique ruisseau.

Et pourtant.

Ce sera une des étapes les plus courtes, mais pour moi, celle de toutes les questions. Mes genoux me font mal. Très mal. Les deux jours précédents avec l’étape doublée puis le lendemain cette terrible descente sur la gare m’ont marqués. Je repense à Christophe, son abandon et le desespoir que j’ai entendu dans sa voix.

Les jambes ne veulent plus. C’est la volonté, la rage, la hargne qui m’amène à la station de capanelle. 5h00 de marche pourtant pas très dure mais bon sang……..

J’arrive avant midi. Epicerie, un melon et quelques victuailles achetées sur place, un pichet de rosé partagé avec la gazelle. Un moment de bonheur. L’après midi entière de repos. Ca fait du bien.

On verra demain.

9° etape I Paliri

Le départ se fait sans soucis. Je me ménage avec l’allure pépère que j’ai adoptée depuis quelques jours. Le soleil nous dit bonjour, les ruisseaux aussi . Un joli chemin sous les pins Laricio. Des vaches. Omniprésentes Des cochons (pas morts, non y dorment et se foutent completement de vous) et puis lecol de Verde avec une pose bienvenue. Les genoux vont mieux. Merci à mon toubib qui m’avait dit de prendre une pommade pour les articulations plutôt que pour les contractures musculaires. Un sandwich gargantuesque, un coup de rouge (bien sur), le plein à la source et c’est reparti pour une rude montée (dixit le topo guide) et quand y disent rude montée… c’est rude.

Et puis l’arrivée au col, la haut. Et derrière, la première vue sur la cote orientale de l’ile. On est sur un plateau superbe, des moutons partout, un sentier plat. Ca change. J’arrive au refuge en bon état. Je me suis ménagé, j’ai pris mon temps et suis presque en forme. Le repas du soir est sympa, copieux . je suis à table avec Alexandre un jeune qui fait le gr dans l’autre sens, pour lui, c’est le début. On échange pas mal avec lui sur ses envies et les notres. Marion qui est avec nous va dévorer comme je l’ai jamais vu… faut dire que la ration de pâtes est énorme. Par contre, la nuit va etre épouvantable. Je me réveille à 0h38 avec l’impression que je vais m’envoler. Un vent terrible. Je me lève pour bloquer ma toile avec des pierres, ce sera sans résultat. Je vais passer le reste de la nuit a entendre des grands « flap-flap » du double toit qui claque sur l’autre paroie. Le point positif, c’a été de voir la nuit noire, étoilée, grandiose avec la baie de ghisonacia éclairée en dessous. On se sent tout petit mais c’est tellement beau.

10° étape Usciolu

Départ avec toujours l’enchantement du lever de soleil sur un chemin creusé par les pas des marcheurs. Et puis la magie du gr20. On est sur la crète avec la mer des deux cotés. Magique. On passe au dessus du petit village de Cozzano , village d’où est originaire le coté paternel de mon gendre. Sur ces crètes, on aimerait voler. Enfin le refuge d’Usciolu avec Francis et Rémi les gardiens. Usciolu, avec l’épicerie qui tient presque du supermarché tellement on trouve tout. Des fruits frais, des godasses, des batons, tous les pansements imaginables, des conserves en tout genre, de la crème solaire, enfin de tout. C’est vrai qu’ils se donnent la peine de descendre plusieurs fois par semaine avec 3 chevaux pour faire le plein et moi qui ai eu l’occasion de monter de Cozzano jusqu’au refuge au mois de mai, je peux vous dire que c’est pas une partie de plaisir. Le soir, grosse assiette de pâtes pas chères et copieuses. On commence à former un groupe avec les rescapés de Calenzana. Nous sommes treize, soudés par une belle amitié naissante.

12° étape Asinau

Nous avons tous décidé de prendre l’ancien tracé du gr qui a été remis en ordre depuis une dizaine de jours. Nous évitons donc de passer par Matalaza, nouvelle étape qui ne rime à rien si ce n’est une obscure raison mercantile… sans commentaire, c’est une histoire corse.

L’étape est une des plus longue du gr d’où un brin d’inquiétude chez chacun d’entre nous. Départ à 6 heure comme d’habitude mais aujourd’hui, Marion et moi ne sommes pas seul à partir tot. C’est parti pour 8h00 de marche avec l’Incudine,

l’Incudine, c’est le sommet au centre gauche de l’image, celui qui a une échancrure en son milieu, le refuge est 2km plus loin et 800 mètres plus bas

sommet le plus haut de corse du sud. Pas de problème d’eau, on trouve plusieurs sources sur le parcours donc un kilo de flotte de moins à porter. Après environ deux heures, on change de paysage avec la traversée du plus grand plateau de Corse. Pas mal d’eau sur ce plateau avec de vrais petits paradis. Des fleurs, encore des pozzines (ces endroits recouverts d’herbes rases et tondues). Beaucoup de ruisseaux aussi.

Magnifiques . Parfois même de petite rivière avec une passerelle neuve puisque la dernière avait été découpée à la tronçonneuse…

Et au sommet de l’Incudine, la vue. 360° sur la Corse. La mer tout autour malgré la brume. La Sardaigne au fond et un regard en arrière pour voir une grande partie des sommets que nous avons franchis.

Encore une fois le seul mot qui me vient : magique.

Après un bout de pain et une bonne tranche de saucisson en profitant de la vue, j’attaque la descente. Rude toujours selon le topo. Donc…faut s’attendre à du rude et effectivement quand on voit le panneau, on voit bien qu’à gauche, y a rien. Bien si, mais plus bas, beaucoup plus bas. Vous voyez ? le toit vert. ah non, j'ai pas pu mettre les photos. et oui, c’esttout en bas. Une grande partie de plaisir. Mes genoux, on oublie. On essaie en tout cas

- Avant dernier bivouac chez Aimé un mec encore super sympa avec qui j’ai encore bien rigolé. Le soir, charcuterie très bonne (c’est celle du cousin de mon gendre) lentilles et figatellu, fromage. Et un bon coup de rouge(bien sur) peut être deux…

13° étape I paliri

On décide une fois de plus de choisir le parcours alpin plutôt que le sentier qui suit une courbe de niveau sans interet. On doit traverser les aiguilles de Bavella, site incontournable de l’ile. Jolie ballade ! A ne pas faire en espadrilles. Alors là, si vous aimez pas les cailloux ça va être coton. Mais encore une fois des paysages grandioses et des vues sur la mer déjà toute proche. Trop proche car elle nous fait sentir la fin de cette belle aventure.

L’arrivée au col de Bavella nous remet tout de suite et brusquement dans un bain de foule qui nous est inhabituel après notre périple.

Le groupe qui s’est formé au cours de ces quelque jours se retrouve au resto du col pour partager un repas en commun. Ce fut un joli moment ou nous étions tous très heureux d’être ensemble. Conscient que demain, ce sera fini et la séparation rapide.

Après le repas, un peu plus d’une heure pour rejoindre le refuge ou Clément nous recevra avec beaucoup de gentillesse lui aussi.

Le soir toute l’équipe décide passer la nuit à la belle étoile, dommage que je n’ai pas pris de photos, 12 sacs de couchage cote à cote, ça faisait une belle brochette.

14° et dernière étape Conca

Je me lève chagrin de savoir que la fin est au bout de la matinée. Dernier lever de soleil sur la mer recouverte de brume. Dernière vision paradisiaque sur ces montagnes que déjà nous quittons, nous allons perdre plus de 900 mètres en quelques heures pour finir vers midi sous une chaleur élevée. Nous nous arrétons souvent pour prendre une photo mais aussi peut-être pour prolonger le plaisir d’être ensemble. Une dernière gorge caillouteuse. Encore quelques kilomètres et puis, fatalement, le goudron, l’arrivée.

Sentiment étrange. Se dire enfin, j‘ai réussi. Etre heureux de cet exploit car c’en est un.

Et puis un gout amer.

La fin d’un rève concrétisé

La fin d’un groupe

La fin d’une aventure préparée depuis un an

Le groupe, le voila

La famille en or avec les jeunes qui cavallaient fort. Très fort… Le trio toulousain avec un grand malade qui fait les descentes en courrant

Les deux couples, plus gentils tu meurs

Mario et moi

Mes erreurs.

Prétentieusement, je dirais peu nombreuses.

Sur le sac, je pense avoir été pas mauvais. Moins de 14kg avec 3 litres d’eau.

J’aurais pu enlever 500 grammes soit un polaire et le pantalon de pluie. Cela peut sembler peu mais ne le croyez pas. Chaque gramme gagné est important. Voir primordial.

La préparation physique. Elle doit être impérative 6 mois avant le départ si vous ne faites que peu ou pas de sport.

Christophe m’a dit que le toubib qui l’avait reçu suite à son abandon préconnisait le vélo de façon assidue pour les jambes mais selon le docteur, le poids du sac reste l’élément principal.

Pour le vélo, je sors quasiment tous les week-end avec mon pote Marc en vtt pour 30 à40 km de mono-trace. Ça m’a bien aidé.

Et puis, il y a le mental.

Je ne suis parti en me disant j’espère finir.

Dans ma tete, c’était clair.

Faire et finir le gr20 dans le vrai sens nord-sud et en intégral. Je savais que j’allais peiner, voir souffir (là au moins, je me suis pas trompé)

Mais Dieu que c’est beau et bon chaque soir de voir ou l’on est et de pouvoir se dire : je ne dois ça qu’a mes jambes.

Attention, ce n’est pas non plus une épreuve terrible, mais il y a de sacrés moments à passer. Oublier le vertige parfois ou simplement continuer à avancer quand on pense être au bout. Une fois franchi ces doutes, c’est du pur bonheur.

Le groupe, on ne le voit pas naitre.

Et pourtant lentement, surement, des liens se créent, s’unissent, se lient. Ca aussi, c’est la magie de ce trek.

Du bonheur, mais aussi ce sentiment inexpliquable à l’arrivée qui vous file le bourdon. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti.

Cette aventure, moi qui aime marcher souvent seul pour un plaisir qui peut sembler egoïste à certain, j’en rève depuis plus de 20 ans.

Arrivé à 54 ans dans quelques mois, j’ai pu le réaliser.

Mon gendre, Corse par son père, ma fait découvrir son ile l’année passée.

Mon épouse, peut-être lassée d’entendre parler de ce rève m’a incité à le réaliser cet été. « on en parlera plus… »

Christophe, je t’avais dit : on finira ensemble à Conca, tes genoux n’ont pas voulus. Une pensée amicale pour toi.

Marion, un rayon de soleil, jeune femme à l’apparence si fragile et pourtant…une gazelle, aucune pitié pour le Papy qui tirait la langue derrière mais si gentille quand elle me faisait croire qu’elle se reposait alors qu’elle attendait que j’arrive.

Le refuge de Prati, un rocher… Les pâtes avec Alexandre qui préférait trimbaler une bible plutôt que le topo du gr.

De jolis moments. Inoubliable.

Le reste du goupe……..

Merci à vous.

Sauf pour mon départ à Conca que j’aurais aimé encore plus rapide.

Je supporte pas les » aurevoir »

Pour finir, en deux phrases.

Le gr20, faites le.

Marcher, c’est aller au devant de soi. Ma devise prend tout son sens ici.

Fred.

P.S. si vous voulez les photos donnez votre adresse par MP je vous les ferai parvenir
Films, livres et musiques du Deep South English translation pending
by Kreizsch · 2012-08-07 · 47 replies
Bonjour à tous, après 3 voyages aux USA (N-O, S-O et N-E), je muri le projet de partir à la découverte du Deep South. Comme je le fais lorsque je prépare un voyage j'aime voir des films, lire des livres ou écouter de la musique qui se rapporte à ces régions. Je fais donc appelle à la science des forumeurs. Si vous avez toutes sortes de films, livres ou chansons qui permettrait de découvrir ou donner envie de visiter certains lieux. Les états que je pense privilégier dans ce voyage serait la Louisiane, Mississippi, Alabama, Géorgie, Floride et éventuellement South-Carolina. Je suis donc prenneur de tous films, ou livre (pas des guides de voyages ;-) ) qui mettrait en avant ces régions du Deep South mystérieux. Je me réjouis de lire vos réponses. D'avance merci beaucoup.

Benjamin

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