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Loyer à Neuchâtel? English translation pending
by Cmb87 · 2012-10-15 · 7 replies
Bonjour,

Je viens de trouver un boulot sur Neuchâtel et j'essaye de me prévoir un budget sur un salaire de 5 350 CHF par mois. Si j'ai bien compris, il faut que je déduise les impôts à la source ( ça fait déjà très mal ! ), l'AVS et compagnie, la caisse des pensions et une assurance maladie ( j'en ai d'ailleurs trouvée une à 300 CHF par mois qui m'avait l'air bien, est-ce un bon prix ? ), mais ai-je oublié quelque chose ? Aussi, est-ce que prendre un troisième pilier de retraite est nécessaire ou conseillé sur ce type de salaire ( sachant que j'ai 25 ans et suis toujours plus ou moins étudiante comme il s'agit d'un poste d'assistante doctorante à l'Unine ) ? Bref, j'ai lu beaucoup de choses et n'en ai pas compris grand chose ! Mais ma question principale c'est : quel montant de loyer est-il raisonnable de viser ? Je ne cherche pas un palace ( et j'ai à peu près 300 CHF d'emprunt étudiant à rembourser par mois ) , mais je reviens de 3 ans à Londres et je dois avouer que ne pas avoir à me tasser dans un placard avec une demi dizaine de collocs me tente particulièrement. J'aimerai aussi quelque chose d'accessible en transports en commun ou vélo, et idéalement avec une chambre séparée ( histoire de pouvoir tasser des visiteurs dans un canapé dans le salon ), mais est-ce compatible avec le coût de la vie à Neuchâtel ?

Merci d'avance pour vos réponse !
Ecosse en camping-car et midge? English translation pending
by Isadm · 2011-02-27 · 19 replies
bonjour, je prepare notre voyage en ecosse en camping car cet ete. j'aurais aime savoir si les midges ecossais sont feroces et nombreux? nous aimons randonner et les midges suedois nous ont oblige l'annee derniere a renoncer a notre decouverte des superbes parcs nationaux suedois. si vous avez une experience ou des conseils a me donner mille merci.😉
Circuit Liban - Syrie - Jordanie et peut-être Israël: déplacements? English translation pending
by Lokii · 2010-07-14 · 22 replies
Bonjour à tous,

Avec une amie, nous aimerions visiter quelques pays du Moyen-Orient, et nous avons donc acheté un allé simple Paris -> Beyrouth pour le 28 Juillet 2010.

Nous avons 19 et 20 ans, nous sommes étudiants et nous avons un budget global de 3000 euros.

Nous espérons qu'en 3 semaines (1 mois max), nous pourrons découvrir ces pays qui nous sont totalement inconnu en ayant suffisamment de temps pour voir et vivre le plus de chose, sans dépasser notre budget.

Pour l'hébergement, nous ferons du CouchSurfing.

Notre problème actuellement, c'est que nous n'avons pas de voiture (ni le permis), et nous aimerions savoir quel est le meilleur moyen pour se déplacer entre ces différents pays.

Enfin, est-ce une bonne idée d'aller en Israel ou en 3 semaines ça fera trop juste ?

Merci.

Benjamin.
Séjour linguistique en Angleterre: Cambridge, Oxford ou Birmingham? English translation pending
by AngieBolton · 2010-05-17 · 10 replies
Bonjour tout le monde, voilà le topo: Je pars en Angleterre pour 6 mois à un an, et je n'arrive pas à décider quelle ville choisir. Le but de mon voyage est de m'immerger au maximum dans la langue et la culture anglaises, afin si possible, de pouvoir quitter le pays au bout de 6-8 mois en étant bilingue.

Londres est exclue car trop chère et pas assez "british" d'après ce que j'ai lu; mais je compte bien y passer quelques jours. J'arrive le 6 juin au London City Airport... Seulement je ne sais pas où aller ensuite. On m'a conseillé de partir AVANT la période juillet-août pour trouver du boulot plus facilement, j'imagine que Birmingham est plus grande et donc offre plus de possibilités de ce côté? Mais quelle est la ville la moins chère, la plus sympa, la mieux desservie (je pars à pieds), la plus vivante?... J'aimerais suivre quelques cours d'anglais le soir si possible, la ville a-t-elle une importance?

Bref j'attends avec impatience des témoignages de gens ayant vécu dans ces villes, afin de m'aider à trancher.

Bonne soirée 😉
Stage à l'aéroport de Stanstead (Angleterre) English translation pending
by Oomahevaoo · 2010-03-24 · 6 replies
Bonjour, Alors voilà je vais surement faire un stage de 2 mois à l'aéroport de Stanstead. Ce qui m'inquiète c'est que mon stage ne sera pas rémunéré donc je dois trouver un logement pas trop cher pendant 2 mois. J'ai donc quelques questions.

Déjà est-ce que l'aéroport est loin de Londres ? Si je trouve un logement à Londres, je pourrais faire les aller-retour tous les jours en transport en commum ? Sinon comment puis-je trouver un logement pas cher de 2 mois pour une personne pas loin de l'aéroport ?

Merci de m'aider.
Vol à la tire entre l'aéroport Ezeiza et le centre de Buenos Aires English translation pending
by Chegringo · 2010-01-14 · 21 replies
Ce jour un passager se rend de Eizeiza au Centre avec un taxi Tienda Leon. Sur l'autoroute, ils se font arrêter par une patrouille de police en civil et ceux-ci coince le taxi sur le côté. Ces "policiers" détroussent purement et simplement le voyageur. Ce voyageur venait pour un travail et doit retourner car il se retrouve sans rien. Soyez prudents; préférez le Bus Tienda Leon où vous êtes en groupe ce qui est préférable. Prudence, prudence, prudence! Por Favor! 😠
Voyage au Népal et en Thaïlande: meilleur plan pour les billets d'avion? English translation pending
by Daisyone · 2009-11-02 · 20 replies
Fin janvier, j'aimerais aller au Népal puis en Thailande, pour environ 2 mois. Quel est le meilleur plan pour les billets d'avion ? Si possible j'aimerais éviter de passer en Inde. J'ai fait des recherches sur la Thaie , sur jetairways et sur asia mais je ne trouve rien d'intéressant. Pouvez-vous m'aider ? Merci
Tour du monde 2010 et options billet tour du monde? English translation pending
by Dapep · 2009-07-27 · 7 replies
bonjour à tous, je prépare mon TDM en solo pour septembre ou décembre 2010. je compte prendre un congès sabbatique et partir un peu plus de 8 mois. je boucle actuellement mon budget mais au global il devrait être de 13000€ environ

mon itinéraire (// terrestre) : népal // inde du nord // inde du sud - birmanie - laos - philippines - sydney - Nzellande - chili - île de pâques - chili // pérou // équateur

compte tenu de l'itiniraire quelle serait le meilleur plan. L'agence connaiseur du voyage à paris m'a fait un premier devis en début d'année pour 3800€ TTC... Est-ce un bon prix selon vous ? je suis également preneur d'infos sur l'itinéraire ou de bons plans (choses à ne pas manquer, guesthouse) dans les pays traverssés merci d'avance
Transit d'un soir entre deux aéroports de Londres English translation pending
by Fakos17 · 2009-06-14 · 8 replies
Salut à tous,

je pars sur Bali début aout mais pour ce faire, je transite par Londres...Mon vol Londres-Bali part le 5 aout au soir... Je compte partir de La Rochelle le 4 aout au soir et passer la nuit sur Londres avant de partir le lendemain soir sur l'Asie... Voilà ma question, j'arrive sur Londres Gatwick le 4 au soir et je repars le 5 au soir de Heathrow...Que me conseillez vous ? Dois je rejoindre Heathrow le 4 au soir pour être sur place de suite au dois je dormir vers Gatwick ( ou ailleurs...) ? Avez vous de bonnes adresses d'hotels ???

Merci @+
Faire du camping (sauvage) aux alentours de Londres? English translation pending
by Ornicar · 2009-02-04 · 6 replies
Salut à tous,

Nous débarquons à 5 à Londres pour mi-avril 2009 en voiture.

Nous recherchons un camping dans les environs de Londres car on devine que ça ne doit pas être comme à Berlin, à savoir possibilité de trouver un camping en plein centre-ville.

Quelqu'un aurait-il des tuyaux sur le sujet ? (adresse, No de tél., si possible prix, lien Internet, si ça vaut le coup par rapport à un B&B ou une auberge, s'il y a des transports en commun ou un train à proximité qui mène à la capitale, etc.)

Et s'il n'y a pas de camping officiel, pourriez-vous me dire s'il y a moyen de faire du camping sauvage sans que ça craigne trop ? (on n'a pas envie de finir ni en taule, ni comme les collégiens des films d'horreur américains). Forêt, campagne, etc.

Si vous avez une expérience empirique, n'hésitez pas à m'en faire part.

Merci d'avance pour votre réponse.

Ornicar
Comment trouver un logement à Southampton (Angleterre)? English translation pending
by Mimicrakotte · 2008-12-31 · 7 replies
Coucou,

Je suis nouvelle sur le forum. Je suis étudiante et je dois partir en Angleterre, à Southampton au mois de février pour 6 mois. Le hic c'est que je n'ai toujours pas trouver de logement là-bas...😕 Quelqu'un pourrait-til me donner des tuyaux ?
Touver un travail et logement en Irlande? English translation pending
by Gnoutre · 2008-11-18 · 21 replies
Bonjour,

je souhaiterai partir avec une amie en Irlande dès mars 2009, nous ne souhaitons pas partir avc une association, ni organisme mais sac à dos et trouver sur palce un job et un hébergement es-ce possible? merci de donner des infos et contacts si qquelqu' un a tenter l 'expérience!!😉!! A bon entendeur!! salut😛

Mag.
Auberge de jeunesse Piccadilly à Londres English translation pending
by Mariannedu33 · 2008-10-30 · 13 replies
je part a londre dans tres peut de temps est ce que quelqu un connait cet auberge de jeunesse si oui essayer de me contacter ici pour qu on en discute quitte a y aller ensemble ca pourrai etre cool donc ya pas de souci on ce rejoin la bas avec plaisir
Lille ou Lausanne pour études et voyages? English translation pending
by Marylee · 2008-10-27 · 46 replies
Bonjour, Avec mon cours universitaire présentement j'ai la chance d'aller passer un semestre (4-5mois) à l'université de Lille ou de Lausanne, le but étant de prendre le moins de crédit possible et de voyager au max. Mis à part pleins d'autres détails que je vais évaluer seule (le système scolaire des 2 pays, la situation géographique etc.) j'aurais deux questions à vous demander:

1: Niveau budget/mois pour un appart (si je prend un appart c'est qu'on le partage à 2 ou 3) ou une résidence + nourriture (que je cuisine moi-même) ça peut être aux alentours de combien à ces 2 endroits?

2: Par rapport aux transports, est-ce que c'est vrai que Lille est mieux située pour profiter des vols low cost? Les trains en France semblent également beaucoup moins dispendieux qu'en suisse, c'est vrai?

Merci!

Marylee
Retour d'un hôtel à Londres trouvé sur internet English translation pending
by DameVoyage · 2008-04-25 · 9 replies
Bonjour,

je vous fait part de mon experience comme cela vous ferez attention aux hotels sur le net surtout si vous payez cher!!

Nous cherchions un hotel pour Londres de preference A londres et nn ps en banlieue. on était à un mois de notre départ et inutile de vous dire qu'il n'y avait plus de place même dans les auberges de jeunesse et prendre un hotel en banlieue avec tous les transports, reviendrait à prendre un hotel à un prix déraisonnable: 150 eur la nuit.

Pour finir, on a trouvé un hotel à Marble Arche (près d'Oxford street; belle situation). c'était 100 euros la nuit, (on pouvait pas faire autrement que de le prendre car on n'avait déja nos places Eurostar ni échangeable ni remboursable).je vous fais le dessin: belles photos, on se croirait au hilton, petit déjeuner compris, tv, etc).

on s'est dit pour le prix, on aura au moins un peu de luxe, et puis on était très bien situer.

quand on arrive (on a prix le taxi, on était tous crevés): le taxi nous dépose devant une petite bicoque de même pas 10 mètres de haut. Aucune enseigne, aucune affiche. On se renseigne auprès du Taximan: c'est bien là? oui, oui, c'est là.

On rentre, entrée exigu, escalier si petit qu'on doit porter la valise dans l'autre sens . La chambre: Un espèce de rectange ou de trapèze avec 3 lits datant de Louis 15, une lampe et une fenetre avec des barreaux donnant sur... la cave, Une tv accrochée au plafond, une salle de bain très petite (il a fallu trouvé un yustème pour que l'eau coule sans qu'on ait à taper sur le cornet, un évier si petit que même le pied n'y rentre pas. Mon père s'allonge sur un lit et boum, le lit tombe (il y avait un TROU dans le sol), là c'est trop, on appelle le réceptionniste, qui lui-même s'étonne de la découverte. On dormait sans couvertures qui sait s'il y a pas des puces dedans. Le papier peint écaillé, bref une vraie horreur!

Déjeuner: une espèce de ratatouille ou de marmelade. Un jus d'orange insipide.

Ok, on est des voyageurs, l'essentiel, c'est de voyager, mais j'aurai compris si j'avais payé 20 euros la nuit. Mais là en rajoutant 30 euros j'aurai pu aller au Hilton hors saison! bon c'est vrai, Londres c'est cher, et on était au centre, mais tout de même!Bref, si on n'aimait pas autant voyager et qu'on avait pas l'esprit voyageur, on aurait surement déguerpis de là.

🙂
Voyage avec Air France et Air Canada: correspondance à Paris? English translation pending
by Gtaman · 2008-03-05 · 11 replies
Bonjour,

Voila en mai prochain je m'envole direction le canada. voici mes vols pris par le site ebookers.com: toulouse - CDG : Air france (arrivé terminal 2F) CDG - toronto : Air canada (Départ du 2A)Toronto - Saskatoon : Air Canada Jazz

j'aimerai savoir comment cela se passe pour mon escale à Paris ? Devrais-je réenregistré mes bagages à Paris, obtenir une nouvelle carte d'embarquement ? ce n'est pas la meme compagnie donc je suppose qu'il y a quelques problèmes. J'ai 3h entre mon arrivée à Paris et mon départ pour Toronto, j'espère que se sera suffisant ! C'est la premiere fois que je prend l'avion à vrai dire donc je ne sais pas trop comment ça se passe.

J'ai vu sur le site de AF et AC que l'on pouvait s'enregistrer en ligne et demander la carte d'embarquement. Comment je dois faire vu que j'ai 2 compagnies différentes ?

J'espère avoir été assez clair.

Merci de votre réponse
Croisière Russie et Scandinavie sur le Constellation en juin 2008 English translation pending
by Kevin0883 · 2008-03-04 · 23 replies
Bonjour à tous,

Tout d'abord, je suis heureux de me retrouver avec des passionnés de croisière comme je le suis.

Nous avons fait une croisière l'année dernière en juin sur le MSC Orchestra et nous avons adoré. C'est un navire superbe que j'ai eu la chance de voir construire (j'habite St Nazaire), puis de visiter en chantier. Donc me retrouver à bord quelques jours après son bapteme était extraordinaire.

Mais le sujet de la discussion n'est pas celui là: nous souhaitons partir en juin pour la croisière scandinavie et russie de 14 nuits à bord de Constellation (Celebrity Cruises) mais c'est un coût important car Celebrity semble être une compagnie haut de gamme. Nous ne voulons donc pas nous tromper.

J'ai quelques questions:Nous sommes jeunes (moins de 30 ans), la clientèle de ce type de navire n'est elle pas un peu agée? Nous avons peur de ne pas avoir bcp d'activités à bord, mêmepour les spectacles etc...La destination est plutot fraiche. Quelqu'un peut il nous dire quel temps on risque de trouver fin juin (départ le 28)?Pour ceux qui ont voyagé à bord de Constellation, qu'avez vous pensé du navire?et surtout quelqu'un a t ildeja fait cette croisière et est ce que la destination vaut vraiment le coût ou faut ilpréférer une croisière plus courte dans les fjords par exemple?

Merci bcp pour vos commentaires et vos réponses.

Si on peut aider quelqu'un sur la croisière de l'Orchestra, faites signe. Pour info nous avons fait Venise, Bari, olympie, Izmir, Istambul, Dubrovnik.
Vivre et travailler à Birmingham (Angleterre) English translation pending
by Bliss146 · 2008-01-18 · 26 replies
salut a tous! J'ai l'occasion de partir habiter a birmingham pendant 6 mois a partir du mois de mars 2008, c'est la deuxieme ville d'angleterre et y parrait que c tres sympa, je pars avec une copine qui a trouver un poste de commercial la bas. Moi mon but premier serais de travailler pour apprendre la langue, Mais est ce vraiment facile de trouver du boulot quand on ne parle pas tres bien la langue... On ma dis que c'etait pas un probleme... Je voulais connaitre votre experience!! alors si vous avez des conseils a me donner, des tuyaux... Tous est bon a prendre!!! Au fait vous connaissez birmingham, vous y avez vecu? alors dite moi ce que vous en avez pensé, ca m'aidera a prendre ma decision!!! merci !!
Se rendre à Oxford de Londres? English translation pending
by Benezet · 2007-05-16 · 4 replies
Chers amis voyageurs, 🙂

Je suis venu chercher un renseignement, si vous savez des choses à ce sujet, je vous remercie d'avance de me répondre. Voilà, cet été j'entreprends un voyage à Oxford pour des questions d'études, j'ai déjà réservé l'eurostar qui me conduira a Londres à la gare de Waterloo, mais je ne sais pas après comment me rendre à Oxford, je ne trouve rien de bien concret sur internet, alors si vous savez m'expliquer d'où à Londres et comment je pourrais me rendre à Oxford et si vous pouvez aussi me dire où sur internet(ou ailleurs) je peux réserver un Londres-Oxford(et retour) je vous en remercie à nouveau d'avance.

BYE!!!🙂
Voyage Angleterre/Écosse: guide de voyage, transport, hébergement et itinéraire English translation pending
by Insomniaque · 2007-03-02 · 9 replies
Bonjour à vous ! Je planifie actuellement mon premier gros voyage en solo et je dois avouer que je suis un peu perdu. J'ai choisi l'Angleterre comme destination, pour ensuite monter vers l'Écosse. À ce qu'on me dit, et j'ai longuement épluché le forum en quête de témoignages, les paysages sont fabuleux et les gens sont accueillants.

Cependant, il existe des centaines de site de réservation d'hotels, des dizaine de catégories d'hébergement, plusieurs cartes-rabais-étudiantes à posséder, 3 moyens de transport envisageables et des guides, pleins de guides ... Alors j'ai fait une synthèse de mes questions et je remercie à l'avance ceux qui prendront le temps d'y répondre !

Je souhaite partir en fin mai, jusqu'à la fin juillet. Je voyage avec un sac-à-dos Mon budjet est d'environ 5000$ canadien (3 300 Euros environ) Je suis étudiant et souhaite réduire les coûts au maximum, tout en profitant de mon voyage d'une façon sécuritaire.

1-Guides de voyage

Plusieurs me conseillent Lonely Planet. D'autres le Routard. Que choisir ?

2- Le transport J'ai décidé de partir de Montréal pour Londres, pour ensuite monter tranquillement vers Edimbourgh. Il me semble que c'est la meilleure stratégie, si je souhaite visiter un peu l'Angleterre pour me concentrer par la suite sur l'Écosse. Qu'en pensez-vous ?

En ce sens, Voyages Campus proposent une passe BritRail, qui permet de voyager partout au Royaume-Uni. Est-ce plus économique de prendre des tickets de bus à l'unité une fois à Londres ? Si oui, existe-t-il une passe équivalente à Britrail pour le bus ? À date, je n'en ai pas trouvé qui couvre l'Angleterre et l'Écosse.

Pour l'auto-stop, j'ai compris que c'était une bonne solution, excepté le dimanche :)

3- L'hébergement

Bon, ça se complique... Doit-on réserver ? Je déteste les horaires et je souhaiterais idéalement ne pas avoir de dates fixes, au cas ou je fais des rencontres intéressantes qui changeraient mon itinéraire. Cependant, j'ai voulu réserver à Londres pour la journée de mon arrivée et certains hotels à bon prix affichent déjà complet ! Et si je ne réserve pas ? À date j'ai trouvé; Les backpackers hotels, les B&B, les auberges jeunesse, les "hostels", ... Quelle serait la solution la plus économique ? J'ai besoin d'un lit (pas d'une télé, d'un bar et d'un bain tourbillon...seulement un lit). Encore une fois, doit-on réserver ? En ce sens, est-ce que le transport d'une tente serait une solution à envisager ?

4- Itinéraire

Je souhaite visiter Edimbourgh et marcher un peu sur la west Highlands way. J'aimerais aussi savoir si certains d'entre vous ont des destinations/lieux à me conseiller ? Il y a aussi le Loch Ness qui semble intéressant...

Je souhaite passer un mois en Écosse. Par la suite l'hésite entre les trajets suivant; Écosse vers l'Irlande Écosse vers la France

Quel trajet vous semble le plus intéressant ?

En vous remerciant de vos réponses, ça m'aidera beaucoup dans la préparation de cette expédition!L'insomniaque
Coût de la vie et travail en Angleterre English translation pending
by Kashou · 2006-03-12 · 5 replies
je souhaiterai partir en angleterre en septembre 2006 pour l'instant je ne sais pas encore dans quelle ville. Je voulais avoir quelques renseignements. faut il partir avec beaucoup d'argent? est ce que c'est dur de trouver un logement laba? moi je n'ai pas beaucoup d'experience professionnel vu mon age (18ans) et je voulais savoir si ca peut etre un handicape pour trouver du travail. est ce que c'esst indispensable d'ouvrir un compte bancaire lorsque travail?
Isabelle et Haïtham font un tour English translation pending
by Izanora · 2005-09-13 · 209 replies
Aulnay sous bois, 93, France

Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"

Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"

Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"

Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.

Février 2004 : Isabelle accouche du projet.

A suivre...
3 semaines Bolivie et le meilleur des "alentours" English translation pending
by Vlacar · 2015-03-28 · 25 replies
Bonjour, 30 voyages (38 pays dont 13 en Asie) plus tard, je m'attaque enfin à l'Amérique du Sud. Ma copine et moi (début de la trentaine) partons le 9 mai pour notamment la Bolivie et revenons le 29 mai (arrivée le 30 mai en Europe). Le but de ce voyage est de découvrir principalement les sites suivants: Machu Picchu, La Paz, Salar d'Uyuni (d'y dormir dessus) de faire le sud Lipez sur 3-4 jours, puis chutes d'Iguazu et pour finir Rio. Le but n'est pas forcément (pour une fois) de faire du trek et nous aimons particulièrement les paysages grandioses mais également les villes (pas forcément les musée).

Pourquoi tant de choses aussi dispersées. Le plus rapide et le moins chez pour nous d'aller sur La Paz est de passer par Lima.. Du moment qu'on passe par Lima, autant passer par Cuzco "sur le chemin" et autant voir le Machu Picchu.

Pourquoi Iguazu?. Désireux de visiter le sud Lipez, j'ai cru comprendre qu'il était facile d'aller sur San Pedro d'Atacama, puis de là, rejoindre Salta d'où je peux repartir à Iguazu (côté argentin) d'où je peux repartir sur Rio d'où je peux facilement rentrer en Europe. Finalement faire Sud - Lipez -Salta n'est pas pire que de remonter jusqu' Lima..

Bref voici ce que je prévois (en gros car je me pose encore pleins de questions.) 9 mai: vol pour Lima (escale à Madrid), arrivée à 17h00. Hôtel proche de l'aéroport de Lima 10 mai: vol pour Cuzco arrivée à 8:00 (plusieurs horaires possible). Visite de Cuzco. 11 mai: départ pour Machu Picchu. Visite du site et dormir sur place. 12 mai: retour sur Cuzco. 13 mai: Vol pour la Paz (ou alors trajet terrestre sur 2-3 jours pour passer par le lac Titicaca) 14 mai La Paz. 15 Mai vol pour sucre (le matin 16 Mai trajet sur Potosi 17-25 Uyuni (en dormant sur place) puis sud lipez et trajet sur Salta. Vol au 23 soir de Salta à Iguazu (arrivé 20h) 26 Visite chutes Iguazu côté Argentin puis nuit côté Brésilien ou Argentin 27 Visite chutes côté brésilien puis vol à 18:10 sur rio 28-29 Visite de Rio (départ pour l'europe à 22h00)

Questions: - Faisable? - Trajet Cuzco - La Paz en bus sur 2-3 jours ou avion (j'ai déjà vu des lac à 4300m d'altitude au Ladakh pour info, d'où le fait de peut-être ne pas aller à Titicaca). - Plus de temps à prévoir pour la visite de Machu Picchu ou d'autre choses à voir aux alentours de Cuzco ou sur le trajet de Machu Picchu? - Finalement comment faire au mieux de la Paz à Salta en sachant que 1 nuit à Uyuni est une volonté et que 2-3 jours dans le Sud Lipez également. Pour le reste je reste open.

Je pourrais aussi faire 1 jour de plus à Rio et un de plus à Iguazu.. Est-ce nécessaire? Sucre, Potosi étapes incontournables? Bref encore beaucoup d'interrogation pour nous concernant ce voyage proche. Pour info je ne parle que Français-Anglais mais ma copine parfaitement Espagnole, ce qui pourra à n'en pas douter être très utile sur place..

Bref merci d'avance pour vos conseils.
Planification d'un voyage à Paris et environs, hébergement, circuit et transport en train? English translation pending
by Yoyochampagn · 2012-11-11 · 10 replies
😊 Salut tout le monde,

Nous débutons nos recherches pour préparer un voyage à Paris au printemps ou à l'automne 2013. Nous venons du Canada et c'est la première fois que nous allons en Europe.

Nous prévoyons 2 semaines pour ce voyage et nous désirons visiter Paris mais aussi combiner ce voyage à une ou deux destinations où nous aimerions s'y rendre en train. Nous avions quelques idées en tête, comme Bruxelle ou l'Alsace ou le Luxembourg. Tout semble bien beau à visiter et nous ne savons pas trop par où commencer.........Quelqu'un a quelque chose à me suggerer? Y a -t-il des incontournables, des endroits à ne pas manquer?Une région particulière à voir? Si oui, lesquels? Et, surtout, qu'est ce qu'il ne faut pas manquer?Est-ce que Bruxelle, l'Alsace ou le Luxembourg sont des destinations à ne pas manquer?Des moyens économiques de se déplacer?Un site internet ou nous pouvons acheter des "excursions tout inclus"?Un site internet où nous pouvons retrouver des trucs pour voyager "pas cher" (billet d'avion (départ de Montréal), de trains, hébergement, bonnes adresses pour se nourrir, les endroits à visiter?Le meilleur temps pour visiter cette région?Vous avez des idées d'itinéraires? Combien de temps devons-nous consacrer à chaque endroit visiter?Pour l'hébergement, nous serons 2 couples, donc nous avons besoin de 2 chambres à coucher séparées. Mais nous sommes ouverts à tout type d'hébergement. Mais nous ne voulons pas être trop loin de Paris quand nous y serons, nous voulons être quand même assez près pour pouvoir marcher et être près des transport (RER ou autre train)Nous prévoyons utiliser les autobus rouge "open tour" pour se déplacer à Paris et ou Bruxelle ou autre. Vous nous conseiller?Bref, j'attend vos suggestions de voyages....
Une semaine (ou plus) de voyage entre Marrakech, environs, Atlas et désert English translation pending
by Madbozzo · 2012-11-06 · 21 replies
Bonjour tout le monde!

Je pars le 14 Janvier dans un grand tour du monde, qui commence au Maroc.

J'ai fait le plein d'informations sur Internet, mais j'ai encore pas mal de doutes à propos de mon itinéraire.

J'arrive donc le 14 Janvier à Marrakech, et repart le 7 Février depuis une ville marocaine qu'il reste encore à définir.

En gros mon circuit initial donne à peu prés ca: Marrakech-Atlas-désert-Fes-Meknes-Chefchaouen-Rabat-Casablanca-Essaouira-Marrakech.

J'ai pas mal de doutes sur à peu prés tout 😛 mais surtout sur le circuit Marrakech-Atlas (Gorges du Todra, du Dades)-désert (Erg Chebbi), qui doit durer approximativement une semaine.

J'ai lu que le mieux c'était de le faire en voiture (ou en jeep?), mais existe-t-il d'autres moyens de locomotion pas cher et pratiques? Et pour la location de voiture avez-vous des bons plans à recommander à Marrakech? Y a-t-il possibilité de la rendre dans un autre endroit (Fes ca serait tip top).

En outre j'ai arrêté mes choix sur les Gorges du Todra et du Dades, mais avez-vous des recommandations particulières dans l'Atlas, des trucs pas forcément connus mais tout aussi impressionnants?

Voilà, j'espère vous avoir donné suffisamment d'éléments pour m'aider dans mes choix, et sinon n'hésitez pas à m'en demander plus!

Merci d'avance!
Partir travailler six mois en Angleterre English translation pending
by Zebenji · 2012-07-14 · 7 replies
Bonjour (bonsoir) à tous !

Après avoir terminer mon BTS Négociation Relation Client, je souhaiterai partir pour une période de 6 mois en Angleterre afin de parfaire mon niveau d'anglais. Je ne partirai pas seul, on serai 3 (2 collègues de ma classe de BTS) et nous comptons partir au début du mois d'octobre. Mais avant on voudrait tout planifier en amont, que ce soit pour le logement, pour le travailler (un travail d'appoint : serveur, plonge etc..), le moyen de locomotion le plus simple pour se rendre là-bas. Donc on se pose plusieurs questions : Déjà quelle est la ville idéale en ce qui concerne le prix du logement, la facilité de trouver du travail (sachant que notre niveau d'anglais est moyen), puis aussi concernant l'ambiance ? Quels sites, afin de trouver un logement là-bas, sont fiables ? Ou est-ce mieux de passer par un organisme, association ? Des noms de sites ?

Voila voila, je pense à peu près avoir fait le tour, j'espère que certain(es) pourront nous aider et répondre à nos questions, je vous remercie d'avance 😄
Temps entre la gare Montparnasse et l'aéroport Charles-de-Gaulle? English translation pending
by Yes1andno · 2011-05-21 · 18 replies
Bonjour à tous.

Je pars bientôt à Taiwan, et j'ai une petite question à poser. Voilà j'habite en province et mon train arrive à 8h15 à la gare Montparnasse. Mon vol est au terminal 2F à Roissy à 11h40 (direction Amsterdam, puis Amsterdam/Taipei ensuite). J'avais pensé prendre la ligne 4 des cars Air France pour faire le trajet entre les deux. Est-ce que c'est faisable niveau timing? On me demande aussi d'arriver 3 heures à l'avance à l'aéroport. Bon j'imagine que c'est juste pour faire en sorte que les voyageurs n'arrivent pas au dernier moment, donc que c'est pas vraiment nécessaire, et que 2 heures suffisent. D'autant que j'aurai check-in la veille online. Combien de temps il me faut pour déposer mes bagages/passer les contrôles de sécurité...etc? En gros est-ce que 3 heures entre Montparnasse et le vol c'est assez, ou bien je ferai mieux d'arriver la veille et de passer la nuit à l'aéroport?

Merci!
Vivre à Sao Paulo English translation pending
by Tidakmau · 2011-03-22 · 8 replies
bonjour,

je compte m'installer à Sao Paulo dans les prochains mois. je ne sais pas grand chose de la ville, mais j'ai entendu dire qu'il y faisait bon vivre.

j'ai plein de questions, évidemment...

j'ai pas mal parcouru le forum et les avis divergent. certains ne voient que les embouteillages, la pollution et l'insécurité alors que d'autres insistent sur la vie nocturne et la gentillesse des Brésiliens certains jugent la ville hors de prix, d'autres la trouvent à peu près aussi chère que Paris j'avoue que j'ai un peu de mal à me faire une idée (si tant est que l'on puisse s'en faire une sans faire l'expérience d'y habiter un temps)

voici mes questions pêle-mêle:

- qu'est ce que vous aimez / n'aimez pas de votre vie à SP? - qu'est ce qui a été le plus dur / le plus différent / le plus agréable, lors de vos premiers mois à SP? - plus concrètement, quand on travaille à Itaim (joaquim floriano), quels quartiers sont envisageables si l'on veut vivre à moins d'1/2h du bureau? - que faut-il ramener de France dans les bagages? que trouve-t-on en mieux et/ou moins cher sur place?

plus généralement, je suis preneur de tous les avis / retours d'expérience de personnes installées ou ayant vécu à SP

merci mille fois

J
Stage de cinq mois à Birmingham English translation pending
by Wilou3 · 2011-03-17 · 3 replies
Bonjour tout le monde, Alors voila, je présente un peu ma situation : Je suis étudiant et je vais partir d'ici moins de 15 jours en Angleterre. Je vais faire un stage de 5 mois en entreprise à Birmingham. J'aurais juste voulu avoir quelques informations avant de partir. J'ai déjà pu glaner qq renseignements sur les autres post sur Birmingham mais si je pouvais en avoir d'autres ça serait super.

- Je pense me mettre en coloc (plus sympa, mieux pour parler anglais et moins cher). Auriez-vous des conseils à me donner par rapport au quartier : des quartiers sympas ou jolis, un peu dynamiques ... j'ai vu sur un autre post que qqun donner les noms de Moseley, le Jewelery Quarter et le quartier des canaux dans le centre ville. D'autres idées ?

- Je pense aussi prendre un forfait anglais pour le portable. Est-ce qu'il y a des forfaits ou des mobicartes que l'on puisse arrêter facilement (je ne reste que 5 mois en Angleterre !) ?

- Je ne sais pas encore si je pars en voiture ou en avion. En fait je voudrais savoir s'il est "facile" (ça reste une grande ville...) de circuler dans Birmingham ou de stationner, si toutefois je trouvais un logement dans le centre (à noter que mon stage est dans la banlieue Sud Est de Birmingham)? Existe-il aussi un système de taxe comme à Londres ? Et selon vous, pour découvrir les environs la voiture est nécessaire ?

- Je dois aussi ouvrir un compte bancaire sur place. Après avoir cherché sur internet et sur les forums j'ai l'impression que la Lloyds est bien pratique : pas trop compliqué pour ouvrir un compte, compte gratuit, carte de débit ou crédit. Si vous avez d'autres noms je suis preneur...

- Et enfin, y a-t-il des endroits pour rencontrer d'autres français ou étranger (genre un bar avec soirées Erasmus ou autre) ?

Merci beaucoup !🙂 See you
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute f��minine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay

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