Search VoyageForum
FR
Hôtel Viva Wyndham Maya à Riviera Maya English translation pending
by Charsamwil · 2010-01-05 · 60 replies
Bonjour, est-ce qu'il y a quelqu'un qui est déjà allé à l'Hotel Viva Wyndham Maya à Riviera Maya?? Si oui, avez vous des commentaires à me donner.

Merci
Fauteuil roulant en avion English translation pending
by Acerso · 2008-12-01 · 52 replies
Bonjour tout le monde,

Ce message peut être pris pour un coup de gueule, mais j'espère qu'il permettra d'ouvrir la discussion... Voilà, je suis paraplégique et me déplace en fauteuil roulant depuis de nombreuses années. J'ai commencé à voyager en avion pour mon travail et de plus en plus pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures. J'adore voyager, mais le transport en avion devient de plus en plus désagréable. Les conditions de transport pour les personnes à mobilité réduite ont toujours été difficiles, mais avec la compression des coûts dans le domaine des transports (aériens dans le sujet), cela devient vraiment la jungle. Je m'explique : pour accéder à l'intérieur de l'avion, la compagnie utilise en général des fauteuils très étroits qui permettent de passer entre les rangées des sièges. Souvent, ils n'ont pas ce matériel et nous transportent en nous portant (deux personnes qui me tiennent un par les jambes, l'autre en dessous des bras !). Les sièges : je ne demande pas de voyager en première classe ou en business (budget oblige !), mais impossible d'obtenir un siège ayant un accès pour étendre les jambes... Imaginez voyager quelquefois plus de 12 heures sans pouvoir étendre, ni bouger vos jambes, dans une position recroquevillée, et bien sûr sans pouvoir se lever dans mon cas ! Les toilettes : ce qui est incroyable, c'est que la porte des toilettes dans les avions arborre un autocollant "handicap", mais à l'intérieur, c'est tellement étroit et rien n'est prévu pour les personnes handicapées. De plus, il m'est arrivé souvent de ne pas pouvoir y accéder, car la compagnie d'aviation n'a même pas un fauteuil étroit pour se déplacer à l'intérieur de l'avion et pouvoir aller aux toilettes. J'ai fait un trajet Ko Samui - Bangkok sans pouvoir accèder aux toilettes, avoir été amené à l'intérieur de l'avion en me faisant porter sur le dos d'une personne, puis la correspondance Bangkok-Zurich (12 heures de voyage) sans pouvoir aller aux toilettes car pas de fauteuil roulant de transfert à l'intérieur de l'avion... Pas besoin de dire qu'en cas d'accident, c'est la mort à coup sûr, car nous ne sommes même pas placés vers des portes de sortie d'urgence... Bref, la galère !!! Et vous, aimeriez-vous voyager dans ces conditions ?
Itinéraire dans l'ouest des États-Unis de mi-juillet à début août English translation pending
by Jfdu1982 · 2008-04-29 · 28 replies
bonjour!pourriez vous me donner votre avis sur cette itineraire!!! est il realisable??les distances sont elles realisable??Les campings sont ils frequent et dispo???? merci

J1: arrivee à LA debut d'apres midi J2: visite de LA + depart fin d'apres midi vers flagstaff via la route 66 ( on trouvera un camping entre ces 2 villes)

J3: arrivee fin de matinee au grand canyon (logement sur place)

J4: journee rando+ depart fin d'apres midi vers monument valley (camping dans les environs de MV)

J5: Monument valley

J6: depart vers Moab Visite de canyonland l'apres midi

J7: Arches NP

J8: Depart vers bryce via capitol reef NP trouver un camping a bryce

J9: bryce canyon NP

J10: depart vers LV via Zion trouver un camping pres LV, c'ets possible???

J11: visite de LV

J12: depart vers Sequoia NP via Death Valley NP Furnace creek, zabriskie point, dante's view, bad water, golden canyon, ... trouver un camping a cheval sur sequoia NP et King's Canyon

J13: visite de sequoia + king's canyon rando depart vers yosemite NP + camping

J14: rando au yosemite ( 2jours serait il preferable???)

J15: depart vers SF trouver un logement ou camping a SF

J16: SF+alcatraz+golden gate, etc... Depart vers monterey debut de soiree

J17, 18, 19: ces 3 jours peuvent etre replace dans le circuit si vs trouves l'itineraire un peu audacieux!!!a vous de choisir a quoi ils pourraient servir!!merci

J20: visite de LA J21 depart vers NY pour 4J

Une derniere petite chose: trouvez vous judicieux de partir en cabriolet à cet epoque de l'annee???

Merci, j'attend avec impatience vos conseils!!!
Retour de l'hôtel Dreams Resort & Spa de Punta Cana English translation pending
by Sabrina67 · 2008-02-14 · 23 replies
Coucou, Je reviens tout juste d'un séjour au Dreams resort & spa où nous avons été relogé suite à un manque de place au Sirenis Tropical Suite où nous avions réservé ! Si vous voulez infos sur hôtel Dreams, n'hésitez pas !!!
Compte rendu de notre séjour à l'hôtel Hacienda Dominicus English translation pending
by Thenzo · 2007-03-18 · 9 replies
bonjour à tous, voilà enfin le compte rendu que vous attendiez avec impatience, bien que vous ayez déjà tous lu des commentaires sûrement identiques à ce que je vais écrire. Commençons par le début, Les valises: inutile de vous encombrez, là bas vous passez la journée en short ou maillot de bain, pour les messieurs surtout n'oublier pas des pantalons, chemisettes ou tee shirt, chaussures fermées pour les restos du soir à la carte, pour ces dames, belles robes, petites chaussures, même ouvertes évidemment, ce n'est pas comme les messieurs, dessous de bras à l'air c'est égal, mais pas les hommes, pas de marcels. Pas de serviettes, elles prennent en plus énormément de place dans les valises, il y a tout ce qu'il faut, serviettes dans la salle de bain, et chaque jour vous pouvez aller prendre votre serviette de plage et de piscine en échange d'une carte, que vous récupérez à la fin du séjour. Sèche cheveux, gel douche, shampooing, tout est compris, ça allège les bagages, bien que l'on aime avoir ses produits. L'argent: là bas on paie en euros, dollars, pesos ( prévoyez calculette pour éviter les arnaques) je vous conseille d'avoir échanger un peu d'argent pour partir en dollars car il est de coutume de donner des pourboires et ce dés l'arrivée à l'aéroport pour les bagagistes et à l'hôtel car ils amènent aussi vos bagages à la chambre, surtout n'échanger pas votre argent à la réception de l'hôtel, c'est du vol!), mieux vaut en ville, il y a des bureaux de change. Sachez que 150 pesos équivaut à peu prés à 3.65 euros, divisez les pesos par 41.Ne prenez pas trop d'argent n'oubliez pas c'est all inclusive, mis à part les souvenirs il n'y a pas grand chose à débourser. Médicaments dans la valise:antidiarrhéique, antivomitif, aspirine, biafine, crème solaire, antimoustique, c'est tout ce que j'ai pris. Nous voilà enfin le jour J, départ avec Thomas Cook de Bruxelles le mardi 5 mars, décollage à 6h35, nous sommes arrivés à l'aéroport à 3h30 du mat', nous avons tout de suite enregistré les bagages, personne, pas d'attente, et nous avons eu la chance d'être côte à côte dans l'avion, ce n'est pas toujours le cas, nous avons demandé prés du hublot. Ensuite nous avons repris la voiture et l'avons déposé à côté chez air parking, car ça n'ouvrait qu'à 4h et nous avions peur d'enregistrer les bagages aprés et qu'il y ai trop de queue, parking à 10 euros la nuit, gardé bien évidemment, mais au moins nous avions l'esprit tranquille. Là on retourne à l'aéroport avec leur navette, et que lit on, vol retardé à 9h35 au lieu de 6h35, on était dégoûté, mais c'était apparemment une erreur, tout est rentré dans l'ordre, à 6h45 nous étions déjà au dessus des nuages, avec Martinair. Vol super, personnel super, repas correct, 9h de vol, pas plus, pas moins. Impecc! J'ai eu la chance quand on commencait notre descente vers Punta Cana de voir une baleine soulever sa queue et l'a claquer un grand coup dans l'eau, c'était hallucinant! L'aéroport de Punta Cana est superbe, vraiment typique, petite photo de bienvenue que l'on récupérera à notre départ pour 5 euros, prise en charge rapide, et hop on part en bus, climatisé, vers l'hôtel, 1h30 de trajet, mais que c'était incroyable à voir, leur façon de vivre, à mille lieues de la nôtre, et puis cette école où ils font quasiment cour dehors, tous habillés pareils, ces bouts de viandes qui séchent au soleil avec pleins de mouches, ça c'est la vie là bas, ensuite vous arrivez à l'hôtel, et là rien à voir. Là c'est le luxe total. On s'occupe de nous tout de suite, petit cocktail de bienvenue, gens extrêmement gentils; on demande un coffre fort à raison de 2 euros/jour. Et là on découvre notre chambre, ouahhhh!!!!!!!!!!!! Superbe, grande, climatisée, d'une propreté incroyable, avec le lit king size, une banquette, la tv, le mini bar, des formes de cygnes sur le lit avec les serviettes, agrémentées de fleurs, et la salle de bain, baignoire, serviettes décorées, enfin magnifique. Ha oui le décapsuleur se trouve accroché au mur de la salle de bain. Grands placards.......... Nous étions chambre 3020, cela signifie bloc 3, 0 rez de chaussé, 20 la chambre, nous avions une vue sur les jardins au moins c'était calme et le passage pas trop nombreux. Mais nous aurions préférés au 2ème étage pour n'avoir personne au dessus, car on entendait quand même pas mal marcher. Et hop on arrache nos pulls, et enfilons nos shorts, quel drôle de contraste, 33 degrés......... tous les jours du trés beau temps, parfois nuageux, mais ça passait vite et ça faisait même du bien, une journée trés grise, mais chaude. Le lendemain réunion Thomas Cook, on vous explique tout, et aussi les excursions, on voulait faire Saona avec Capt'ain Pat, vous en avez sûrement déjà entendu parler, et je ne me rappelais plus où la trouver, alors pour un peu plus cher nous avons fait avec le tour opérateur, mais j'ai quand même regretté un peu, car avec Pat c'était beuacoup plus intime, avec le tour opérateur c'était vraiment le tourisme, j'expliquerais plus bas. Puis nous nous rendons pour réserver nos restos à la carte, il faut le faire en début de séjour, mieux vaut prendre assez tard, trop tôt aprés vous savez pas trop quoi faire en attendant que le théâtre commence, en plus nous étions que tous les 2. Restos japonais, steak house, mexicain, gourmet. Nous avons commencé par le Mexicain, la hacienda car généralement nous apprécions, et là, vraiment déçu, on comprenait rien à la carte. Le steack house, trés bien, en français sur la carte, ouf!!!! leur viande était trés bonne. Le gourmet, el colonial, plutôt content, cuisine trés fine, langouste grillée Le japonais, la geisha, alors là fabuleux, mon mari ne voulait pas y aller, là bas un couple nous l'a conseillé, et c'est sans regret, nous sommes tous assis autour d'une pierrade géante en fait, là le cuisto fait son show, on a droit à du poulet grillé, du boeuf, du riz blanc ou cantonnais, des crevettes, enfin un régal pour l'estomac et pour les yeux. C'est trés convivial et nous étions tombés à une trés bonne table avec des québécois. Hors mis les restos à la carte, tous les matins vous pouvez déjeuner à "el engenio", petit déjeuner sous forme de buffet, délicieux, copieux, vous trouvez de tout, du salé, du sucré..... Repas de midi, pareil que le matin, toujours sous forme de buffet, excellent. Repas du soir quand vous n'avez pas le resto à la carte, idem que matin et midi, et buffet toujours trés bien, quoi qu'un peu répétitif, c'est un buffet, essayez différents plats chaque soir plutôt que de sauter sur tout en une fois. Mais ce que l'on a préféré c'est manger à La Goleta, resto de la piscine, c'est là qu'il font le steak house pour le soir, donc à midi vous pouvez manger ou à "el engenio", ou à "la goleta", c'est ce que nous faisions car nous allions déjà à "el engenio" le matin et le soir quand nous n'avions pas à la carte. Vraiment là c'est super, c'est trés beau, les petits oiseaux viennent presque manger dans votre assiette, tout est ouvert sur les côtés, c'est vraiment bien, et là vous trouvez de tout même frites, pommes de terre, pizzas, hamburgers, pour les plus récalcitrants à essayez leur cuisine.Boissons au distributeurs à volonté, on se fait nos glaces tout seul aussi. Quand à l'eau ou aux glaçons ne vous inquiétez pas l'eau est purifiée et moi qui avait trés peur de ça, nous n'avons pas du tout été malade. L'hôtel est une vraie balade, les jardins y sont magnifiques, il était rempli, mais on est loin de se monter les uns sur les autres, on aurait vraiment cru, il n'y a jamais d'attente nul part. Dans l'hôtel vous trouvez des magasins, vente de vêtements, tubas, masques, lunettes, bijoux, souvenirs, rhum, cigares..... Il y a un photographe, ils viennent vous prendre en photos avec perroquets, iguanes, ouistitis, c'est génial, aprés ils affichent les photos et vous choisissez, à raison de 8 euros la plus petite, mais ça vaut le coup, vous n'aurez pas 2 x ça dans votre vie. Il y a aussi machines à sous, internet 5 dollars la 1/2 heure, le temps que tout se mette en route et que l'on comprenne 1/4 d'heure est bouffé, et puis ils n'ont pas l'adsl., billard aussi. Le lobby où il y a un bar, là c'est bien de s'y installer le soir avant ou aprés manger, il y a des canapés partout. Des petites lampes..... Pour les moustiques, nous en avions pas mal sur le balcon en fin de journée, alors on ouvrait pas, cela dit vous êtes peu dans la chambre.Le soir je mettais de la bombe et voilà. Pleins de petits lézards tout mignons se balladent, les fleurs sont magnifiques, il y a des flamands roses, des canards..... La piscine est trés grande, on a pied partout 1m60, un peu de mal a rentrer dedans mais quand on y est elle est trop bonne, par contre le jacuzzi est froid. Le bar de la piscine est super, vous êtes sur des tabourets dans l'eau. La place sur les transats ne manquent pas. La plage est superbe, avec son phare en guise de bar. Là aussi les transats ne manquent pas, j'avais pu lire qu'il fallait déjà y aller à 7h du mat' si l'on voulait une place, à moins que ce n'était pas à la même période que nous mais pourtant l'hôtel était plein, on les mettait quasiment au bord de l'eau, l'eau était vraiment bonne, pour vous dire, plus chaude qu'à la piscine, par contre pour la mer on était étonné il y avait beaucoup de vagues, contrairement à mon beau père qui est allé à cet hôtel l'an dernier, où c'était vraiment lisse, d'ailleurs tout le monde disait "tu verras c'est transparent, on voit ses pieds", là malheureusement ce n'était pas le cas car avec les vagues le sable remuait pas mal. Surtout protégez vous, j'ai mis de la crème sur le corps et comme une andouille j'ai oublié le visage, j'ai crâmé au nez, et bien je suis belle maintenant, avec une belle croûte. Pour Saona, nous sommes partis le matin de l'hôtel en bus jusqu'à Bayahibe, à 10 min environ, puis là flots de touristes(décevant) ont a pris le catamaran, là c'était génial par contre, 2 heures de traversée, il nous arrête pas trés loin du rivage et là on prend un speed boat pour rejoindre la plage, à peine arrivée voilà t'y pas que je vomis au dessus du speed boat, la honte, mais bon c'était vite oublié, on m'a pas vu, enfin je crois et j'espère. Direction le barbecue, on a bien mangé, crudités, poulet..... Décors paradisiaques, dignes des cartes postales, sable truffé de coquillages plus beau les uns que les autres. Eau vraiment trés chaude mais pareil pas transparente à cause des remous du sable dû aux vagues. Là quartier libre de 2 h, donc sur les transats à bronzer ou ballade le long de la plage, bref comme si vous étiez à l'hôtel, c'est ça qui m'a déçu, Avec Capt'ain Pat, au moins vous alliez plus à l'intérieur des terres, mangiez dans une maison typique, voyiez comment les gens vivent.... Là nous n'avons rien fait, mais l'appareil photos s'est régalé. Puis retour en speed boat, je vous dis pas ma tête, je me suis dit que jamais je n'y arriverais et finalement on s'est éclaté, il décollait et retombait trés fort sur l'eau c'était excellent. On s'est arrêté à la piscine naturelle, étonnant en plein milieu de la mer d'avoir de l'eau jusqu'au mollet ou à la taille, en tous cas prévoyer d'acheter un app photos jetable sous marin, c'est vraiment cool des photos sous l'eau, surtout si vous avez la chance pas comme nous qu'il n'y ai pas de vague et de voir des poissons, j'ai trouvez le mien à auchan pour 11 euros, bien sûr il y a le développement. Là un homme arrive au pied du bâteau avec les étoiles de mer dans les mains, on en voit d'autres au fonf filer à toute allure, c'est incroyable, car on ne pense pas que c'est vivant. Là par contre pas de vagues et une eau d'une transparence inouie. Enfin une belle excursion quand même, et des images pleins la tête. Pour en revenir à l'hôtel, je saute un peu du coq à l'âne mais il y en a tellement à raconter, que j'en oublie. Vous avez le théâtre qui commence à 21h45 jusqu'à 23h, puis c'est l'ouverture de la disco jusqu'à 2h du matin, où ils passent des musiques trés variées, un peu de tout, mais aussi pas mal leur musique et danse à eux, mais c'est trés bien, par contre il y avait peu de monde. Ha oui j'oubliais quelque chose d'important, l'adaptateur prise de courant, quest ce que j'en ai posé des questions à ce sujet sur ce forum avant de partir, personne apparemment ne se mettait d'accord, il en faut il n'en faut pas, ?!?! Et bien non, nous n'en avons pas eu besoin, même que chez eux c'est des fiches plates, mes prises rentraient trés bien, aucun problèmes, je peux vous l'assurez. Par contre nous sommes bien d'accord que ce n'est que du 110 volts et non pas du 220, donc les piles de l'app photos étaient trés longues à charger, je vous conseille 2 jeux de piles, et mon épilateur électrique et mon séche cheveux avaient évidemment 2 de tension, mais c'est pas grave. A l'hôtel lorsque vous êtes sur les transats, à la mer ou à la piscine, les animateurs viennent vous proposez des jeux dans l'eau ou hors de l'eau, c'est plutôt des trucs sympas et drôles, en tous cas si vous ne voulez pas ils n'insistent pas lourdement, c'est bien. Vous trouverez une salle de muscu, un spa, des massages... Vous pouvez faire du parachute ascentionnel.... Maintenant à l'extérieur vous trouvez la ville de Dominicus, vous pouvez vous y rendre moyennant 20 pesos avec les guaguas(petits bus typiques), mais attention le code de la route n'existe pas, le premier qui arrive passe, ça passe ou ça casse, mais voilà on peut passer par la route à pieds, environs 10 bonnes minutes de marche sous le soleil, pffffff! Ou alors pas derrière l'hôtel, quand vous êtes sur la plage face à la mer, là vous prenez à droite au phare, vous longer quelques marchands de tableaux et passez sur le côté d'un hôtel, là vous y êtes en 5 minutes, et tout prêt du bureau de change en plus(surtout ne laissez pas votre carte d'identité dans votre coffre lorsque vous allez en ville) car pour le change il vous la faut absoluement. Là il y a des tas de mercados, souvenirs, ils vous sautent tous dessus pour que vous visitiez leur galerie de peinture, à la longue c'est pénible. Pour le téléphone, une fois nous avons voulu appeler nos enfants et nous n'avions pas encore été en ville, alors on ne savait pas mais c'est beaucoup moins cher, à l'hôtel nous sommes restés 5 petites minutes pour 15 dollars, vous imaginez. Alors qu'en ville vous pouvez acheter des cartes pour l'europe et dans des boutiques vous trouvez des téléphones, là pour 8 minutes de conversation ça va vous en coûter 150 pesos soit 3.65. Voyez la différence.Méfiez vous. De toute façon avec le portable c'était trop cher aussi, nous avons plutôt beaucoup envoyer de sms, maintenant ça dépend de votre forfait, renseignez vous bien avant de partir. Puis il y à Bayahibe, 10 minutes en bus, le village de pêcheurs, là où se trouve capt'ain Pat d'ailleurs, je l'ai su aprés, dommage. C'est trés colorés, les maisons........ Je suis sûre que si je parle de Jean le peintre vous êtes nombreux à le connaitre, nous l'avons rencontré, un monsieur d'une extrême gentillesse que je salue, il vends ses toiles, il nous a montré, et il voulait un petit billet pour une bière, là il nous a fait une petite toile rien que pour nous, au moins ell est unique, c'était un cadeau de sa part, il a dù en faire aussi à plusieurs d'entre vous, en tous cas j'ai un beau souvenir qui a une trés grande valeur pour moi. Un français qui s'est installé ici il y a plusieurs années est arrivé avec son perroquet sur l'épaule, nous avons pù prendre de belles photos. Et voilà le rêve prenait fin mais nous étions content de retrouver nos 2 fils de 3 et 5 ans. J'ai sûrement oublié pleins de choses dans ce récit. Nous avons quitté Punta Cana à l'heure exacte, pour un petit détour de 37 petites minutes de vol vers Puerto Plata, où nous avons pris des passagers, nous n'avons pas quitté l'avion et nous avons attendu 1 h. Ca a été car j'ai dormi pendant ce temps, puis le voyage s'est trés bien passé, repas toujours correct, vraiment horaires respectées..... alors que je n'avais entendu que du mal de Martinair, là rien à dire. Et là quand on pose le pied à Bruxelles par à peine 5 degrés ça fait mal. Mais tellement de belles choses à raconter. Voilà, si j'ai oublié quelque choses n'hésitez pas à me demander, si vous avez des questions......Je reste à votre disposition. Ceux qui veulent des photos n'hésitez pas à me laisser votre adresse, mais je vais voir pour faire un blog. Perso je n'ai pas vu les 9h de vol passées(prenez des bouquins et votre mp3 quand même!), mais même pour une semaine 18h de vol aller retour ça va, on a pas perdu grand chose. Je vous salue tous, bon voyage pour les prochains Christelle
Retour de l'hôtel Bavaro Princess à Punta Cana English translation pending
by Fly44 · 2006-03-05 · 16 replies
Ayant pu bénéficier des compte-rendus des autres, que je remercie au passage, je vous donne à mon tour le mien afin que d'autres puissent éventuellement en profiter.

Le voyage

Départ de Paris Orly le vendredi 24 février à 15 h, par un vol Corsair. En fait on est parti avec près d’une heure de retard, officiellement en raison d’une hôtesse malade.

Avion : Boeing 747/400 plein à craquer. Durant le vol une odeur de brûlé s’est manifesté en milieu de cabine mais le commandant de bord a essayé de rassurer en indiquant qu’un voyant avait signalé la panne d’un ventilateur sans qu’ils ne puissent confirmer la panne (bref, raté comme tentative de calmer les esprits ..). Finalement pas de souci par la suite.

A bord deux films (« le cactus » avec C. Cornillac puis « je vous trouve très beau » avec M. Blanc) et deux repas : un chaud au départ et un froid avant l’arrivée. Pas de la grande cuisine on s’en doute, mais on n’est pas là pour ça !!

Personnel souriant, rien à dire.

Arrivée à l’aéroport de Punta Cana vers 20h.

Comme tout le monde, on se fait prendre en photo à la descente d’avion (photos dispo le jour du départ moyennant 6 $).

Puis commence une vraie galère : les autorités nous distribuent des fiches bleues de renseignement (nom, adresse, N° passeport, …) en nous expliquant qu’il faut les remplir et les présenter en même temps que nos pièces d’identités en sortie du hall d’arrivée. C’est la cohue car trois ou quatre avions sont arrivé en même temps et le personnel vérifiant tout ça est beaucoup trop peu nombreux. Curieusement les fiches que nous avons mis du temps à remplir semblent peu les intéresser (mais ceux qui se présentent sans se font jeter). Nous apprendrons par la suite qu’il s’agit de fiches … de sortie du territoire !!

Bref, après plus d’une heure dans la chaleur nous récupérons enfin nos bagages et nous filons jusqu’au bus. Comme seules des personnes de l’hôtel Bavaro Princess sont présentes dans le bus, nous allons directement à l’hôtel (environ ½ heure de route).

Le check-in se fait assez vite, nous laissant le temps de mange rapidement au buffet principal de l’hôtel, qui ferme à 22h. Nous allons ensuite jusqu’à notre suite, la 828, où environ 45 minutes plus tard nous recevons nos bagages. Ouf on y est enfin !!

L’hôtel

Super sympa …

Le personnel est très souriant, encore plus si vous laissez un pourboire mais ce n’est pas obligatoire. Nous l’avons fait pour la femme de chambre, dans les restos et pour le jardinier qui à deux reprises nous a ouvert des noix de coco.

De nombreux bars sont disponibles, dans le bâtiment principal comme en bord de piscine/plage. Les « pina colada », « cuba libre » et autres « sex on the beach » y coulent à flot. Un bracelet de couleur différente pour les enfants permet d’éviter qu’ils ne se trompent et se retrouvent avec un verre d’alcool au lieu du coca demandé ;-)

Le parc est grand mais des minis trains permettent de le parcourir rapidement pour ceux qui veulent éviter la marche. Des oiseaux se baladent en liberté (paons et poules en particulier) ou sont visibles près de la Mangrove (rapaces, perroquets). A voir également les iguanes qui passent encore plus de temps que nous au soleil ;-)

Les transats sont souvent « réservés » tôt le matin, en particulier ceux près de la piscine et/ou possédant un parasol. Après avoir râlé contre cette pratique, annoncé par l’hôtel comme interdite, j’avoue qu’on a fini par craquer et faire comme beaucoup …

Nous n’avons pratiqué que la piscine principale, près de la plage. Nous prenions des transats sous un parasol (indispensable pour des bretons comme nous, notamment entre 11h et 15h) sur la plage et les enfants pouvaient facilement aller jusqu’à la piscine où ils passaient la plupart du temps.

Les restaurants

Pour manger, on dispose du buffet principal (« La Hispaniola ») près de la réception, d’un buffet près de la plage le midi (en fait dans le restaurant « El Gaucho ») et d’un snack également près de la plage, pour les adeptes des Burgers/frites, nos enfant par exemple.

Les buffets sont classiques et bien garnis. A noter que quelques postes de cuisine permettent de se faire préparer des plats plus persos : grillades en choisissant les viandes souhaités ou encore pâtes en choisissant la garniture.

Le petit déjeuner sous forme de buffet peut également se prendre dans les deux buffets cités précédemment. Là encore c’est copieux. Les jus de fruits frais notamment sont très agréables à déguster sans modération.

Nous avons également testé tous les autres restaurants sauf le Licey, restaurant français payant. Il faut réserver le matin près de la réception, pour le soir même ou le lendemain soir. Dans l’ordre de nos préférences (subjectives forcément) :

1) El Pescador : comme son nom l’indique c’est un restaurant de spécialités de poissons / fruits de mer. Nous avons particulièrement apprécié la crêpe de saumon en entrée et la langouste en plat principal.

2) El Gaucho : spécialités de viandes. L’entrée sous forme de salade composée n’est pas géniale mais la viande est excellente.

3) Le Sakura : même si on a eu du mal avec la carte (en fait les deux premiers éléments de la carte sont apportés de façon systématique, sous forme d’assiettes à picorer), on a bien mangé dans ce resto classique asiatique.

4) Bella Pasta : spécialités italiennes comme on s’en doute.

5) Le Chopin : c’est en fait un buffet comme la Hispaniola, avec un petit spectacle en prime : concert de piano depuis un bateau circulant autour du resto. Il récolte la dernière place pour nous car le soir où nous y sommes allé nous avons eu l’impression de manger exactement la même chose qu’à l’Hispaniola. Mais au retour nous avons discuté avec des personnes qui y sont allé le jeudi soir et ont eu de la langouste à discrétion … à retenir pour la prochaine fois ;-)

A noter qu’il faut parfois être patient dans ces restos, et ce même si le nombre de serveurs est supérieur au nombre de tables à servir (le Sakura dans notre cas : il a fallu longtemps avant que notre commande soit prise). En cas d’impatience, il est toujours possible de partir et d’aller manger à l’Hispaniola, mais c’est dommage …

La chambre

La chambre, ou plutôt la suite puisque c’est comme ça qu’elles sont désignées, est spacieuse, même avec les deux lits supplémentaires pour nos deux enfants de 9 et 12 ans. Le lit des parents est vraiment king size, ce qui était important pour nous car je suis grand. Grande salle de bain, avec pièce séparée pour baignoire, bidet et toilettes. Sèche cheveux, planche à repasser et fer disponibles.

C’est également dans la salle de bain que se situe le coffre fort dont l’utilisation est gratuite, après avoir demandé la clé à la réception.

Le mini bar contient des cocas, des sprite et des bières et est réapprovisionné tous les jours (vive le tout compris !).

Nombreuses prises de courant, en 110 V et fiches plates. Adaptateurs type US à acheter avant de partir ou sur place au petit supermarché de l’hôtel pour 2 $, ce que j’ai du faire car j’avais oublié ceux que j’avais acheté en France ;-)

Excursion

Nous n’avons fait qu’une seule excursion, à Saona et via RH tours car j’avais réservé à l’avance par internet.

C’était superbe car on se trouve vraiment sur une île paradisiaque telle qu’on l’imagine, même si on termine pour manger sur une plage où on n’est pas tout seul ;-)

Pour nous l’aller s’est fait en bateau rapide et le retour en catamaran, mais l’inverse est également possible.

Dans le bateau rapide, 24 places et deux moteurs de 200 CV, ça secoue pas mal mais c’est amusant. Arrêt dans les piscines naturelles, avec dégustation de Cuba Libre, puis sur une petite plage déserte où les fonds sont pleins de poissons, ce qui n’est pas du tout le cas de la plage de l’hôtel.

Sur la Catamaran, le rhum coca coule à nouveau et le voyage de retour, d’environ une heure et demie, se fait au rythme des musiques et des danses locales auxquelles vous invitent les guides et matelots.

Attention au soleil, de façon générale mais pour cette excursion en particulier. Nous n’y avons pas suffisamment pris garde, bien qu’ayant une crème à fort indice, et nous n’avons pas regretté d’avoir apporté de la Biafine !!!

Divers

Nous n’avons pas fait beaucoup d’achats : seulement du rhum et du café achetés au retour de Saona (arrêt dans une petite boutique) et dans le tout petit super marché qui se trouve en marchant vers la droite sur la plage pendant 20 minutes et en traversant le resto « cap’tain Cook » qui se trouve juste après les petites boutiques : le supermarché se trouve de l’autre côté de la ruelle.

Nous avons également acheté quelques babioles dans le mini super marché de l’hôtel.

En sortant de l’hôtel et en prenant à gauche, on tombe sur plaza Bavaro, une petite place commerciale où se trouvent beaucoup de boutiques de souvenirs : tableaux, T-shirts, Cigares, … Nous n’avons fait que passer devant les boutiques sans y entrer, ce qui n’est pas simple car les propriétaires cherchent à vous y attirer ;-)

Nous n’avons payé qu’en $, changés en France, et en Pesos qu’on peut retirer au distributeur accessible dans l’hôtel près des boutiques.

Comme vu sur plusieurs forums, il faut éviter les bungalows 19 à 23, situés près de la station d’épuration du parc. Pour se faire, et pour tout autre demande particulière ne pas hésiter à utiliser le mail : bavaro@bavaroprincess.com.do.

L’ultra levure a été la bienvenue, et ce bien que nous n’ayons jamais bu d’eau du robinet, ce qui est à proscrire. Le changement de rythme, de température et de nourriture n’y est sans doute pas étranger. mais rien de bien méchant toutefois.

Autre petit désagrément : les moustiques. Ne pas hésiter à utiliser un produit répulsif (5sur5 pour nous, efficace) et à apporter un anti histaminique quelconque, ce qui a été utile pour notre fille qui s’est fait piquer à l’œil.

Le voyage de retour

Départ de l’hôtel à 18h15, direction l’aéroport. 1ère file d’attente du voyage pour enregistrer les bagages. Environ 25 minutes plus tard c’est fait et on donne notamment les 40 $ par personne à la personne qui enregistre.

Nouveau remplissage des fiches bleues de sortie du territoire puis passage à la douane.

Embarquement prévu à 21h15 … mais ne se fera qu’à 22 h, qui était normalement l’heure prévue du départ. Certaines personnes accompagnées de très jeunes enfant râlent un peu, d’autant qu’on a demandé à ceux ayant des enfants de s’approcher du comptoir d’embarquement plus de 20 minutes avant l’embarquement effectif (donc deuxième file d’attente du voyage).

Décollage parfait vers 22h45.

Même avion qu’à l’aller, personnel également souriant et sympa, et à nouveau deux repas servis à bord, un chaud au départ et un petit déjeuner à l’arrivée. A nouveau rien d’extraordinaire de ce côté-là ;-)

Un film proposé mais j’avoue ne pas savoir lequel car je ne me suis réveillé qu’au générique.

Nous sommes un peu fatigué à l’atterrissage, également parfait, mais nous devons entamer notre dernière file d’attente du voyage, d’environ 25 minutes, pour passer la douane.

Puis récupération des bagages et de la voiture dans le parking d’Orly avant de prendre la direction de Nantes … sous la neige !!! Nous avons perdu 30° en moins de 24h, le choc est rude !!

Voilà, c'est un peu long mais j'ai essayé d'être le plus complet possible, bien que j'en ai certaienement oublié. N'hésitez pas à me contacter pour des questions, j'essayerais d'y répondre

A bientôt.
Acheter ses billets sur internet English translation pending
by Sawaddeekha · 2005-11-03 · 64 replies
Avec toutes les histoires d'arnaques qui apparaissent ici je commence à me poser des questions. Je n'ai jusqu'à présent effectué qu'une seule réservation sur Expedia.fr (vol sec sur Iberia) et tout s'est bien passé.

J'envisage de réitérer l'expérience, mais pour un voyage plus long et plus lointain que le précédent. Il s'agit d'un mois au Brésil, j'ai trouvé de bons prix avec les compagnies TAP et Varig, via Expedia. En outre il me semble que leur combinaison de réservation d'un vol + les premières nuitées d'hôtel est assez intéressante.

Le prix d'Expedia est inférieur de 100 € au prix de mon agence de voyages, alors qu'il s'agit exactement du même vol, mais je suppose que la classe de réservation n'est pas la même ou qu'ils ont des tarifs négociés.

Quelqu'un a-t-il des commentaires à émettre ?

Merci de me donner vos avis
Retour du Sol Sirenas Coral Resort English translation pending
by NatalieC · 2005-10-25 · 4 replies
Bonjour à vous tous.

Je vais commencer mon résumé en vous disant que je suis très heureuse d'être de retour car nous avons été près de ne pas pouvoir partir à cause de la tempête tropicale WILMA.

Nous avons pris l'avion le 16 Oct. à midi comme prévu il fesait un temps de .... quand nous sommes partis et à notre arrivés à Cuba il fesait une température nuageuse avec une chaleur incroyable.

Le sol sirenas coral resort est une hôtel avec deux sections de chambres, moi et mon mari étions dans la section sirenas où les chambres sont moins luxieuses mais très confortable . Personnellemement j'ai bien aimé être la section sirenas car nous sommes non loin de la plage et des restaurants à la carte . Chambre section sirenas ont des séchoirs à cheveux et un frigo .

Section coral selon des commentaires que j'ai eu de gens que j'ai rencontré sur le sîte les chambres sont très bien et surtout plus grandes et plus d'espaces avec même commodités et situé aussi non loin de la plage . Côté point de vue de l'hôtel et de la piscine la section coral est beaucoup plus jolie .

Le service de l'internet au moment où j'étais au sol sirenas il n'était pas en service à cause du mauvais temps mais habituellemement ils offrent le service.

Pour l'animation c'était bien ordinaire où plustôt c'était les mêmes activités jour après jour mais pour moi et mon mari nous ne participions pas, seul les spectacles de fin de soirée était bien mais rien de plus .

Et maintenant l'heure de parler de nourriture 😐. Si votre choix de destination est le sol sirenas je vous conseille fortement de réserver aux restaurants à la carte seulement car les deux buffets étaient plustôt mauvais avec très peu de choix. Restaurants carte préféré sont le chinois, créolle, l'italien .😉

Je ne veux pas oublier de vous parler de la plage de cuba qui était magnifique, calme et sans algues d'une couleur ................

Malgré la tempête tropicale wilma nous avons été très chanceux car nous avons reçu seulement une demi journée de pluie dans toute la semaine et une petite averse en fin de journée .

La chaleur était toujours présente avec humidité tout près de 38 degré . et un beau soleil.

Pour l'échange d'argent en pesos convertible le truc c'est de le changer le plus gros de votre argent à l'aéroport car à l'aéroport ils ont un meilleur taux .À l'hôtel exemple : Pour $ 40.00 canadien ils nous donnés $ 29.00 pesos convertible .

Si vous voulez visitez la ville de varadero je vous conseille l'autobus pour cinq pesos vous prenez l'autobus pendant toute la journée, c'est une autobus à deux étages qui vous emmène où vous voulez aller. Je vous conseille d'aller au Free Market ou le grand marché aux puces de la ville et si vous avez le goût d'aller prendre un bon drink après vos achats je vous conseille de marcher jusqu'à la 57 avenue au Parc Josone pour boire un bon Pina Colada à 3 pesos .

Si vous décidez de faire une excursion je vous conseille de payer comptant car si vous utilisez votre carte de crédit vous allez avoir une petite surprise à vote retour une belle taxe de 11% sur l'achat d'une excursion. À vos risques😕

L`hôtel est situé à environ à 25 minutes de l'aéroport et à 15 minutes de la ville .

J'ai beaucoup aimé mon voyage mais j'ai eu la chance de visiter une autre hôtel situé à 5 minutes du sol sirenas et s'appelle le Barcelo Solimar côté point de vue et grandeur et choix de repas je retournerais plustôt au barcelo solymar . Peut être que je vais y aller en 2006 si tout va bien ..🙂

Pour reparler de la tempête Wilma, finalement l'hôtel nous avais bien avisé des procédures à suivre si nous étions pour être évacués . À tous les jours nous avions un résumé des nouvelles fraîches sur la provenance de la tempête mais le gros de la tempête était pour toucher Havane car ils ont évacués au dessus de cinq cent milles personnes mais de varadero à havane il y a environ deux heures et demi de route. Nous n'avons pas été touchés comme les nouvelles du québec en parlaient . Une chance merci mon dieu ..........

Sur une echelle de 10 points je donnerais un 7.5 . Le service et la propreté était excellent mais la nourriture était 😕

J'ai oublié de vous dire qu'il n'y a pas de frais pour le coffre fort et que pour la clé de chambre c'est une carte avec un magnétisme.

Si vous avez des questions au sujet du sol sirenas, il me fera plaisir de les repondres .

Bien à vous.

nataliec
Jetair: à eviter!! English translation pending
by Fancoaster · 2005-03-04 · 33 replies
Salut !!

Je suis parti à Punta Cana avec Jetair pour un sejour qui devait durer du 19/02/05 au 28/02/05, mais le retour a été difficile ...

Le lundi matin a l'hotel, nous recevons un coup de fil de la representante Jetair qui nous informe que notre vol vers Brussels à 8 heures de retard. En arrivant à la reception 1 heure apres, le vol était annulé et reporté au lendemain ... Immediatement, nous essayons de communiquer avec un representant Jetair, pour avoir plus d'informations, mais ce dernier est inexistant ... Nous appelons donc Brussels - a nos frais - pour nous entendre dire que "vous pouvez vous estimez heureux qu'on vous loge" Non mais ! On va pas dormir sur la plage non plus ! Impossible d'en savoir plus sur le vol ... Nous attendons donc toute la journée (ayant deja refait et defait les bagages ...) et dans la soirée, des nouveaux horaires sont affichés nous annonçeant un depart de l'hotel le lendemain (mardi) a 10h ... Comme prévu, nous arrivons a la reception, pres a partir avec nos bagages, et la, un autre papier est affiché dans la reception : "le vol TUB8616 ne decollera pas aujourd'hui, il decollera demain mercredi 02/03. Les nouveaux horaires seront affichés dans la soirée"

Alors la, c'est limite la panique, car la plupart des passagers doivent absolument rentrer pour des obligations professionnelles. Apres plusieurs coups de fil a la representante Jetair toujours inexistante, nous rappelons brussels pour savoir si un transfert sur une autre compagnie est possible, mais biensur, la reponse est negative, et on a meme l'impression de deranger la personne au bout du fil ... Nous retournons a la chambre excédés par ce manque d'informations et par l'incompetence du personnel Jetair. (sans oublier que c'est la deuxieme fois que nous defaisons les bagages ...)

Le soir du mardi 01/03, les nouveaux horaires sont affichés : depart de l'hotel a 13h et decollage a 18h pour une arrivée a Brussels a 8h00. Le lendemain, nous arrivons une fois de plus dans la reception avec l'espoir de ne pas etre encore retardés au lendemain et, par miracle, le bus arrive comme prévu a 13h.

Nous passons par les autres hotels dans lesquels sont présents d'autres vacanciers dans le meme cas que nous, et nous arrivons a l'aeroport a 14h ...

Apres avoir enregistré, nous voyons pour la premiere fois une representante Jetair qui nous donne des formulaires de plainte. Apres avoir fais cela, nous attendons l'avion et, a 18h00, aucun avion belge n'est présent, le vol n'est meme pas affiché, nous sommes une fois de plus perdus sans aucunes informations... Pendant notre attente, nous discutons avec d'autres passagers et en comparant l'heure d'arrivée initialement prévu (pour le mardi 01/03) sur les vouchers, certaines personnes ont 7h, d'autres 9h30 !! Depuis quand les passagers d'un meme avion arrivent a deux heures differentes ?? Bonjour l'organisation chez Jetair ... 🏴‍☠️

A 19h30 (apres 5 heures d'attente a l'aeroport) un avion Holland Exel se pose et nous embarquons immediattement (visiblement ça presse, le personnel du catering étant présent dans l'avion pendant l'embarquement) et nous rencontrons les passagers venant de Montego Bay, dans la meme situation d'attente que nous.

Nous decollons enfin à 20h50 et pendant le vol, nous essayons d'en savoir un peu plus aupres du personnel de cabine. Ils nous expliquent que l'avion initialement prévu pour effectuer le vol Punta Cana- Brussels via Montego bay du lundi 28/02 (le fameux "charter de luxe" de TUI Airlines Belgium) n'avait jamais décollé, et que Jetair avait requisitioné l'appareil Holland Exel le mardi midi a destination de Montego Bay (alors que ce vol devait d'abord arriver a Punta Cana, c'est a ne plus rien y comprendre ... 🤪) Et comme le personnel ne peut pas effectuer 2 vols de suite, l'avion était resté toute la nuit en jamaique, et était ensuite venu nous chercher a Punta Cana le mercredi soir.

Resultat : nous sommes arrivée Jeudi 03/03 à 10h15 a Brussels, au lieu de Mardi 01/03 a 7h, ce qui fait un retard de 53 heures !!

Le bilan pour nous et pour un bon nombre de passagers du vol TUB8616 est que nous ne faisons absolument plus confiance a Jetair qui, dans cette affaire, n'as fait que montrer sont incompetence et son manque d'informations aux passagers, et nous comptons obtenir une compensation de la gene occasionée, non seulement par le retard, mais aussi pour les jours de travail manqués par les passagers...
Cuba ou République Dominicaine? English translation pending
by Manoir · 2004-09-30 · 24 replies
CUBA OU RÉPUBLIQUE DOMINICAINE?

Pendant la semaine de relâche, 1ere semaine de mars 2005, je ferai mon premier voyage dans le sud. J'hésite entre la Cuba et RD, nous voulons que ce 1er voyage soit mémorable. Notre budget est d'environ 1500 à 1800$ par personne. Idéalement un endroit où il n'y a pas trop d'enfants (couple dans la mi-quarantaine et nos enfants sont adultes). Je me questionne aussi sur la température? Laquelle de ces destinations est la plus sûre pour une belle semaine chaude et ensoleillée.

J'attends vos suggestions avec impatience.
Grippe mexicaine en République Dominicaine? English translation pending
by Geant · 2009-05-03 · 16 replies
J'ai réservé un séjour à Cancun, si je devais annuler peut-on se rendre en République Dominicaine sans craintes??? y a t il là-bas des cas de grippe mexicaine??Merci de vos éventuelles réposes.
Dollars canadiens ou américains en République Dominicaine? English translation pending
by Ricboily · 2009-02-09 · 16 replies
Y A TIL QUEL QU UN QUI PEUT ME DONNER LHEURE JUSTE AU SUJET DE LARGENT? JE PARS EN RD, ESTCE QUE JE PARS AVEC DES DOLLARS CANADIEN OU AMERICAIN??? MERCI POUR LES INFOS.BYE
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car? English translation pending
by Stef494 · 2009-01-19 · 1086 replies
Bonjour,

Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.

Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.

Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).

Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.

A bientot peutetre
République Dominicaine: pays dangereux! English translation pending
by PAbayahibe · 2008-11-20 · 55 replies
Bonjour Trop c'est TROP..A en croire TOUS les representants des TO des Hotels '' All inclusive''..La Republique Dominicaine est un pays DANGEREUX.. Les discours a l'interieur des Hotels sont toujours les memes quelque soit le TO.. SURTOUT ne SORTEZ pas de l'HOTEL..c'est dangereux.. Mais bon DIEU pourquoi vendez vous une destination ou tout le monde se fait aggresser..voler..violer..tuer des la sortie de l'Hotel..????.A vous entendre Chers Representants ..la RD serait cela.. Et tout y passe ..Marchands de cigars escrocs..ce serait des feuilles de banane..Excursions Pirates ..les agences exterieurs sont Illegales ..Les vendeurs de Tableaux sont des voleurs..les bons restos il n'y en a pas ..SAUF..celui que l'on vous indiquera.. NO por FAVOR..arretez de denigrer la RD et ses habitants et tous ceux qui travaillent pour le plaisir des Touristes.. Arretez de VENDRE vos produits en diffamant ceux qui vous derangent.. A VOUS TOUS qui viendrez en REPUBLIQUE DOMINICAINE ..un seul conseil..si vous entendez des discours de ce genre de la part de votre representant..rapportez le aupres des commercants a l'exterieur des Hotels.. Un comite est en place pour faire cesser ces discours mensonges et degradant pour la RD et les DOMINICAINS.. envers le Ministere du Tourisme qui en souffre aussi.. AMITIES
Retour de l'hôtel Barcelo Punta Cana de 24 juin au 2 juillet 2007 English translation pending
by Carocasper · 2007-07-07 · 23 replies
Bonjour, voici un résumé de mon séjour au Barcelo Punta Cana du 24 juin au 2 juillet 2007. Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Caroline

Vol avec Air transat via St-Marteen, ce que nous ne savions pas (indiqué sur le billet mais très peu évident). Par contre le paysage en vaut la peine, wow, vraiment beau cette Île ! Environ 45 minutes entre l’aéroport et l’hôtel, check in rapide à l’arrivée et nos chambres sont prêtes. Plus ou moins de sourire de la part des gens mais bon service tout de même. La réception et tout le lobby sont très beaux et propres. Les corridors pour se rendre aux chambres (et il y en a des corridors puisque l’on peut se rendre par l’intérieur à n’importe laquelle des 795 chambres) sont par contre vraiment moins propres. Certains croiront que je suis chialeuse mais sincèrement c’est le plus gros manque de l’hôtel selon moi et mon conjoint car nous avons vu de grosses taches (chocolat étendu par terre, flaque de liqueur) et elles n’ont pas été lavées du séjour.

En arrivant à la chambre nous constatons que nous avons une chambre avec deux lits doubles alors que nous aurions préféré celle avec un lit King où les meubles sont plus récents mais bon c’est pas trop grave. Il y a un coffre-fort électronique qui fonctionne bien, un mini frigo remplit tous les jours (eau, bières liqueurs). La propreté de la chambre est ok sans plus mais nous savons à quel point les femmes de chambre travaillent fort donc nous sommes plus compréhensifs. Pendant toute la semaine nous avons laissé des petits cadeaux et 1$ à tous les jours mais cela n’a rien changé à la propreté.

La piscine est magnifique, très grande avec un bar dans l’eau. Il y a 3 jacuzzis (très chaud) près de la mer. La plage est splendide, très large, sable blond et beaucoup de chaises. Pas de problème pour avoir de l’ombre à cette période de l’année. L’eau est turquoise et il a beaucoup de vagues mais très acceptables, je dirais même agréables. Le site de l’hôtel est remplit de grands palmiers et de fleurs, c’est très beau. Il y a un trapèze et un mur d’escalade. La salle d’entraînement semblait bien. Il y a un café internet, un spa, une salle de jeu, un bar sportif et un très beau mini club pour les enfants. Pendant notre séjour, il y avait très peu d’animation et les familles avec des enfants soulevaient que c’était dommage car les enfants trouvaient parfois le temps long. À chaque soir, il y a un spectacle à l’agora. C’était bien mais cela manquait un peu d’interaction avec la foule.

Pour ce qui est de la nourriture, nous avons apprécié en grande majorité ce que nous avons mangé. D’abord le buffet ; il est bien, nous avons toujours trouvé quelque chose de bon (pâtes, poulet, poisson, légumes), par contre il y a très peu de fruits de mer. Le service est ordinaire, les serveurs semblent débordés. Pour les restos à la carte, lorsque tu arrives tu reçois des réservation déjà faite pour toi, 3 pour la semaine. Il est quand même facile de les changer à la réception et d’en ajouter lorsqu’il y a de la place. Pour notre part, nous y allions souvent à 4 alors que la réservation était pour 2. Le resto Le Tokyo est génial et très bons, le cuisinier fait la bouffe devant toi sur un grill. Le Paris est bien et nous avons trouvé que c’était le seul resto qui offrait un bon vin. Le Roma, resto italien, est super, le service est très courtois et la nourriture très bonne. Le Mexicain est à l’extérieur donc s’il pleut c’est un peu plate. Nous avons apprécié la nourriture là aussi et le service. Pour les autres restos, pas essayé mais les commentaires sont bons à part au El Marlin (fruits de mer) où les gens mentionnent avoir bien mangé mais n’avoir eu aucun service. Le Mexicain est aussi le snack 24 heures.

Les bars en général offre un bon service et il y a de très bons drinks, ils ont d’ailleurs de tout même du Baileys. Il y a une discothèque mais nous y sommes allés une seule fois et il y avait des jeunes qui se « frottaient » un sur l’autre donc on ne se sentait pas à notre place (nous avons 28 et 31 ans). Le casino est beau mais tout ceux qui y sont allé ont mentionné que les cartes et machines semblaient truqués pour ne jamais gagner.

Pour les excursions, nous avons choisi le Marinarium. Tu pars en catamaran (à moteur, pas de voiles) et tu vas nager un peu plus loin du rivage avec des requins nourrices et des raies, en plus de faire un peu d’apnée. Par la suite tu fais un peu de bateau qui s’arrête près d’une plage et tu te baignes pendant que les serveurs se promènent avec des drinks dans l’eau. Ils te servent des sandwiches pour manger. Nous avons apprécié l’expérience surtout parce que l’on était avec des personnes très sympathiques mais nous avons trouvé que c’était un peu cher (78 $ US) pour 6 heures en tout incluant 1 heure d’autobus pour y aller et 1 heure pour le retour. Apporter un appareil photo sous l’eau, ça vaut la peine avec les requins.

Apporter de l’argent américain et carte de crédit, c’est l’idéal. Amener vous beaucoup de petit change (1 $ surtout) car c’est difficile d’en avoir là-bas. Un soir il y a manqué d’électricité et d’eau pendant 4 heures, ce fut plutôt drôle mais en même temps pas évident puisque c’est un grand bâtiment avec plein de cages d’escaliers et de corridors. Les vendeurs sont VRAIMENT accaparants donc mettez des limites claires et surtout « dealez » avec eux et vous serez satisfait de vos achats.

En bref, nous avons apprécié notre semaine et le site de l’hôtel est super, par contre je n’y retournerais pas dû à un certain manque de propreté (je sais je suis un peu téteuse) et de service, je ferais l’essai d’un autre hôtel.
"50000 cuc" contre la sortie des professions médicales à Cuba English translation pending
by Scaphoide196 · 2007-01-11 · 35 replies
un nouveau projet en gestation;contre le paiement d'une somme de 50000 cuc, toute personne travaillant dans le secteur medical pourra sortir aprés son mariage avec un etrranger(contre 5 années aujourd'hui).........dommage que l'activiste americaine Sheehan viennent à cuba pour dénoncer les conditions inhumaines à guantanamo(ce qui est vrai) mais ne s'interesse point aux milliuons de cubains emprisonnés dans la isla.
Vol le 4 décembre pour la Talanquera (République Dominicaine) English translation pending
by Diams31 · 2006-11-05 · 32 replies
Bonjour a tous,

J'aurais une ptit question pour ce qui sont dejà partis en RD. Voilà mon probleme j'ai réservé un sejour pour la talanquera vers la romana pour le 4/12 jusqu'au 11/12 or vu que j'habite sur toulouse il faut donc que je prenne une correspondance toulouse/paris mais le probleme c'est que comme on part avce un charter (normalement CORSAIR) je ne saurais l'heure de decollage que 5 jours avant notre voyage🤪 .Donc les prix flembe vite; j'ai surfer un peu sur les sites et j'ai vu que normalement on partait de orly mais bon j'ai peur de prendre un billet maintenant et que par la suite je loupe ma correspondance ca serait bien ma veine !!! Je remercie donc celui ou celle qui prendra 5 min pour me conseiller🏴‍☠️

diams
Mésaventure en République Dominicaine: que la mienne serve à d'autres! English translation pending
by Teken · 2006-07-07 · 194 replies
Bonjour, je voudrais attirer votre attention sur un problème (d'arnaque) que j'ai eu lors de nos vacances fin avril début mai 2006 en République Dominicaine (hôtel Grand Paradise Bavarro amhsa marina) à Punta Cana. Après quelques jours à l'hôtel, nous avons été solicité par des rabatteurs employés à cet effet qui nous demande de leurs acccorder quelques instants pour un sondage sur notre séjour. En définitive nous sommes acceillis dans une salle à l'écart des autres touristes et une autre personne prend le relais et pendant 2 à 3 heures essaye de vous vendre un' Pack vacances révolutionnaire'. C'est à dire avec des prestations supérieures à notre séjour (via notre agence de voyage) mais 50% moins cher, avec chiffre à l'appui. Ce type de vacance devait nous permettre de voyager partout dans le monde à n'importe quelle date, plusieurs fois par an pour les mêmes conditions. Nous sommes méfiant, alors intervient une 3ème personne qui se présente comme le directeur du Club de vacances et nous fait une proposition beaucoup plus alléchantes, qu'il est le seule à pouvoir nous faire cette proposition, mais elle n'est valable que quelques heures et qu'il faut conclure le contrat rapidement avec le paiement. Après réflexion et fatigue d'être dans cette salle et bourrage de crâne nous acceptons ce contrat, avec visite des chambres spécifiques VIP. Nous devions régler 50% immédiat et le reste à payer sur 1 an par mensualité, au total 9800 dollars. Au niveau du paiement notre carte bancaire ne passait pas. Nous avons effectué un chèque en euros. A notre retour en France, nous devions attendre notre inscription auprès d'une société internationnale RCI afin d'obtenir un N° d'adhérent pour ces 37 semaines acquises. Nous l'avons obtenu non pas au bout de 16 semaines comme mentionné sur le contrat, mais au bout de 3 semaines. Et c'est à partir de là, que nous nous sommes rendus compte que pas de prestations supérieures, que l'on ne pouvait disposer que d'un seul voyage par an en République Dominicaine, sinon faire une demande d'échange, en espérant que cela est posible, le vol en avion devait nous revenir aux alentours de 1300 euros. Hors les vols que l'on nous propose pour 3 adultes et 1 enfant de moins de 12 ans s'élèvent aux environs de 5000 euros. Bref on découvre l'étendu des dégâts, surtout que lorsque l'on téléphone à l'hôtel en demandant le club de vacances on n'arrive plus à les avoirs. Et lorsque on arrive à les avoirs on nous fait attendre au téléphone ou de rappeler. Et ceci sur plusieurs semaines. Nous leurs avons envoyé différents mails dont j'ai gardé les traces, dont pour certains ils ont répondu. Après des recherches sur internet, nous nous sommes rendu compte que d'autres personnes s'étaient faites arnaquer sur le même principe et dans d'autre pays. Pour eux le contrat est respecté, et voir avec RCI pour le reste. Actuellement cette société 'OVAC opciones vacacionales' est situé à Saint Domingue et à des points dans différents hôtel du pays. Je ne vous embêterais pas plus longtemps à lire cette histoire qui est déja bien longue, mon bilan aujourd'hui : -de lourdes factures de téléphone ( divers appels vers la république) -perte de 4261 Euros -ne plus pouvoir emmener mes enfants en vacances cet été puisque ces escrocs sont partis avec mes économies Le but de mon message sur ce forum est d'avertir les prochains touristes via la république dominicaine de ne contracter aucun contrat dans cet hôtel via l'organisme VRC vacaciones qui pratique une sorte de timeshare mal fait dont certains sites déjà dénoncent. Dommage que je n'ai pas eu l'opportunité d'avoir ces renseignements avant. Il faut que ce genre de choses cessent car chaque jour des touristes de tout horizon se font piéger par ces escrocs qui n'hésitent pas à mettre des familles sur la paille. Je ne peux plus pour l'instant partir en vacances mais à ceux qui partent bonnes vacances et surtout soyez vigilant !
Retour de l'IFA Villas Bavaro-Punta Cana English translation pending
by Jeremy08 · 2005-04-22 · 11 replies
Depart le 10 avril 2005 depuis Orly sud

Compagnie Corsair, vol CRL938. Pas de problème particulier, le vol est parti à l'heure, soit 17h.

Arrivée à l'aéroport de Punta Cana vers 20h30 après 9h30 de vol.

Récupération des bagages trés longue, 1h d'attente approximativement.

Transfert à l'hotel en 30mn environ.

Accueil à la réception de l'hotel. En 10mn, j'avais les clés de la chambre n°1149.

Repas du soir au buffet proche de la réception.

L'hotel est trés bien, la piscine des Villas est super belle et c'est la plus grande du complexe.

La plage est paradisiaque, digne d'une carte postale : sable blanc, eau turquoise, cocotier...

Sur l'ensemble de mon séjour, je n'ai eu qu'une après-midi de pluie, pour le reste, que du soleil!

La nourriture est correcte, ce n'est évidemment pas de la gastronomie française, mais je n'ai pas à me plaindre. Il est vrai que l'on retrouve quasiment les mêmes types de plats d'un jour à l'autre, mais cela ne m'a absolument pas dérangé. D'autant plus qu'avec la chaleur et l'humidité de l'air (87%), il faisait tellement lourd que je n'avais pas super faim. Ce n'est pas le cas des américains, qui se servent des assiettes énormes 2 ou 3 fois à chaque repas. A ce niveau là, ce n'est plus manger mais "bouffer" dans le mauvais sens du terme. Inutile de chercher pourquoi ils sont tous plus ou moins obèses!

Ma chambre était normale, ce n'est évidemment pas du grand standing. Mais tout le confort nécessaire y était. Les chambres sont toutes climatisées, et elles sont toutes équipées d'un ventilateur au dessus du ou des lits. Il y a un petit frigo avec des bouteilles d'eau, un téléviseur, un téléphone, un sèche-cheveu.

Par contre, il est déconseillé de mettre du papier hygiénique dans les toilettes, ça les bouche instantanément. Il y a une petite poubelle pour cela juste à côté. J'ai eu mes toilettes bouchées 2 fois, mais en prévenant la réception par téléphone, le problème est résolu dans le 1/4 d'heure qui suit.

L'ensemble de l'hotel est trés bien entretenu, tout est propre. Les piscines sont nettoyées chaque jour, ainsi que la plage. Moi, j'allais beaucoup plus à la plage qu'à la piscine. La plage est super grande, et comme je l'ai dit ci-dessus, elle est MAGNIFIQUE. C'est une plage tropicale.

Concernant la sécurité, le complexe est gardé nuit et jour par des gardiens. A ma connaissance, aucun vol pendant la période où j'y étais. Ah si, le dernier jour, un couple s'est fait volé une gameboy advance par une femme de ménage alors qu'il prenait leur douche dans une des chambres de courtoisie après être allé à la plage (chambre de courtoisie car c'était le dernier jour et donc tout le groupe de français que nous étions, avait quitté sa chambre depuis 12h en vue du transfert à l'aéroport pour le retour). A priori, la femme de ménage est rentrée dans cette chambre en silence, a pris la game boy et est partie. Les gens s'en sont rendu compte une fois sorti de la douche. Ils ont pu récupérer l'appareil après être allé se plaindre à la réception. La direction de l'hotel devait savoir qui de son personnel se trouvait dans ce secteur, et donc la femme de ménage a été prié de remettre l'appareil là où elle l'avait prise, ce qu'elle a fait illico presto. A mon avis, à l'heure où j'écris ce bref résumé, elle a du être licencié.

En ce qui concerne les excursions, j'en ai fait deux.

La première, bateau jusqu'à Cortecito pour un déjeuner langouste au restaurant Captain Cook. Fabuleux!! La langouste était délicieuse, on a mangé les pieds dans le sable sur une plage magnifique. Tout ça pour 40 dollards US.

La seconde, Saona. Je ne le déconseille pas mais je ne le conseille pas non plus! A part pour ceux qui veulent aller faire un tour en catamaran. Je m'attendais à des plages super belles, avec plein de poisson... Mais rien de tout ça. L'eau était toute trouble, plein de vagues, et je me suis ouvert un pied avec des morceaux de corail. En fait, il y a plein de coraux morts, ramenés sur la plage par les grosse vagues, et donc si vous allez vous baigner, vous marchez automatiquement dessus. Je n'ai vu aucun poisson. On végète donc pendant 4h sur une plage où aller se baigner est douloureux, et où on ne voit pas grand chose de l'île de Saona. Le retour en Catamaran, est certes sympa, mais je n'allais pas à Saona uniquement pour la balade en Catamaran!!! De plus, la plage "Playa Bavaro" (plage de l'hotel) est beaucoup plus belle, l'eau est transparente, même si vous avez de l'eau jusqu'au coup, et on a des poissons à nos pieds.

Pour les souvenirs, pas grand chose sauf du rhum, des tableaux art naïfs, quelques poteries et des cigarettes (10dollard la cartouche de marlboro, soit 7-8euros).

Pour le retour vers Paris, UNE CATASTROPHE.

L'avion Corsair CRL939 a eu 7h de retard. On a décollé de Punta Cana à 5h du matin lundi 18 avril, au lieu de 22h le 17. Tout le monde était en colère. Aucun verre d'eau distribué à l'aéroport, aucun en-cas, aucune information, aucune prise en charge! RIEN

La représentante de l'agence de voyage nous a dit que Corsair n'avait pris aucune mesure pour donner des chambres à ses passagers pour qu'ils puissent dormir au moins jusqu'à 2h du matin. Car c'était du ressort de Corsair et non des agences de voyage de prendre ce genre de décision. On est donc resté tous dans nos hotels à attendre, sans pouvoir se détendre dans des chambres climatisées, du dimanche 17 avril à midi au lundi 18 à 0h30. Inadmissible!! Surtout pour des familles avec des bébés! Imaginez....

Dans l'avion, les hôtesse étaient désagréables "Ne souriez pas, vous êtes sur Corsair!", c'était la devise des 580 passagers.

A mon arrivée à Orly à 18h40 le 18/04, je suis allé faire un scandale au comptoir Corsair, et j'ai saccagé le présentoir des fiches explicatives (je ne suis pas fier de mon geste mais j'ai réagi de rage). Il y avait 2 hotesses, et un responsable. Ils ont été tous les 3 arrogants avec moi, avait l'air de se marrer alors que moi j'étais debout depuis 36heures, sans avoir dormi! Leur attitude irrespectueuse m'a mis hors de moi. J'ai fait une lettre au service clientèle, en demandant des idemnités, pour défaut de moyen, obligation de résultat pas respectée contractuellement, et aussi pour l'attitude de son personnel face à ce genre de situation.

Pour en revenir à l'hotel IFA VILLAS BAVARO, je n'ai qu'une hâte, Y RETOURNEZ!!!!!
Retour de l'Iberostar Hacienda Dominicus Bayahibe English translation pending
by Rom111plonge · 2004-11-14 · 94 replies
😎Bonjour,

Je reviens juste de mon séjour à l'Iberostar Bayahibe. FORMIDABLE !!!

Hôtel magnifique, nourriture, excellente, plage superbe, personnel agréable, chambre très spacieuse, Spa sympathique, excursions cool... Si vous avez des questions n'hésitez pas ! si vous désirez des photos n'hésitez pas à me donner votre adresse e-mail...

Fabienne
Retour de croisière Costa aux Caraïbes (2 au 12 décembre 2019) English translation pending
by Aremiti83 · 2019-12-18 · 100 replies


Bonjour à tous,

De retour d'une croisière intitulée "Caraïbes au départ de Port Everglades" effectuée à bord du Costa Luminosa du 2 au 12 décembre 2019, je m'attaque à la rédaction de ce carnet de voyage, laquelle se fera au rythme de mes disponibilités d'emploi du temps, donc avec beaucoup de...

A suivre...,
Horaires et régularité des bus en Équateur English translation pending
by Espaces · 2019-12-04 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je pars le 10 janvier en Equateur. Après un petit séjour en Amazonie qui est en train de se mettre en place, je poursuivrai ma route jusqu'au 5 février où il me faudra bien rentrer...

J'ai repéré un itinéraire "à la louche" qui colle mais si je dois "compresser", ça se jouera au niveau des bus et de leur fréquence. C'est surtout là que j'aimerais des précisions.

Après Quito et l'Amazonie, je pars dans le centre du pays, direction Latacunga (passage obligé mais je ne veux pas m'y arrêter). Je souhaite surtout aller sur la lagune Quilotoa, y marcher, y loger, puis Chugchilan (y loger). Ensuite revenir sur Zumbahua puis Quevedo pour atteindre la côte ouest (Puerto Lopez). Ma question est : est-ce que les bus de Quito passent par QUEVEDO et avec quelle régularité ? et nombre d'heures...

Ensuite, sur la côte, j'ai repéré Montanita et l'Isla de la Plata. Si vous avez quelques infos...

Je repars sur Guayaquil, où je pense faire une halte.

Ensuite, je souhaite rejoindre le sud mais surtout ZARUMA, avant Loja. Il y a des bus jusqu'à Machala puis transfert jusqu'à Zaruma. Mais est-ce possible de faire ce trajet en une journée ? J'ai assez peu d'éléments fiables

Halte à Loja et visite de Saraguro (en remontant vers Cuenca - halte également)

J'ai bien noté le parc Podocarpus, de quoi s'agit-il exactement ? Je pose une question peut-être superflue, mais en quoi diffère-t-il d'un séjour en Amazonie ? Les animaux sont-ils en totale liberté ? Et comment y aller sans voiture ?

Après Cuenca, je remonte vers le centre - Banos, Riobamba (peut-être excursions Sangay) .

Je voudrais absolument revoir un marché aux bestiaux comme j'en ai vu au Guatemala. Le problème c'est le jour du marché... Ce sera selon mes déplacements car j'ai repéré : - Zumbahua : le samedi - Saquisili : le jeudi - Guamote : le jeudi

et sans doute d'autres aussi sympas (mais pas Otavalo, je n'irai pas dans le nord)

Merci d'avance pour vos infos !

Sylvie
Guayaquil et Puerto Lopez (Equateur) English translation pending
by Andre · 2007-03-24 · 6 replies
1) quelqu'un connait-il un petit hôtel sympa à guayaquil

2) Je cherche quelques renseignements sur les moyens de transport entre Guayaquil et Puerto Lopez.

3) Est-il si difficile que cela de se loger à Puerto Lopez en juillet?

4) Comment rejoindre rapidement Quito depuis Puerto Lopez?

Merci
Tarifs des bus et visites en Argentine English translation pending
by Nouche · 2006-05-20 · 18 replies
Bonjour à tous. Je parcours vos messages depuis plusieurs semaines déjà et je ne trouve pas de réponses à mes questions: Quels sont les tarifs de bus pour remonter d'Ushuaia vers Buenos aires en passant par el calafate et et chaten et peut etre bariloche tant qu'on y est? Toujours tarifs de bus de Buenos aires à Iguazu? Puis de Iguazu à Salta et enfin retour sur Buenos aires par Cordoba? Ensuite je cherche les tarifs des vistes des glaciers dans le sud, car tout le monde parle d'agence sur place pour faire la visite en une journée ou 2 ou 3 mais ça coute combien?.Et peut on se débrouiller seul en bus ? Et bien sur autour de Bariloche comme à Iguazu ou Salta combien ça coute pour visiter, entrer dans un parc. Enfin peut on manger correctement pour moins de 5 euros par repas et se loger nord et sud à 20 euros maxi une chambre propre et pour 2? Je dois juste ajouter que nous partirions en décembre avec nos 3 enfants étudiants et que toutes ces informations me sont très chères(!) forcément puisque nous paierons pour 5 adultes... Merci pour vos éclairages et bons voyages à tous. nouche
Équateur: des bus le jour de la fête nationale? (10 août) English translation pending
by Fabiparis · 2010-06-30 · 4 replies
Bonjour, Nous serons en Equateur au mois d'aout et je me demandais si on allait avoir des difficultés à voyager en bus le 10 aout, jour de la fête nationale (pour un trajet puerto lopez Guayaquil , pour être précis) d'ailleurs, si quelqu'un connait un hotel sympa et pas trop cher à Guayaquil... le lonely planet est plutôt pessimiste à ce sujet! Merci de vos réponses
Visiter l'Argentine et le Chili en trois semaines? English translation pending
by Lauthan · 2008-10-08 · 20 replies
salut nous partons le 3 novembre et nous envisageons une grosse expedition en bus et voiture.Tout d'abord BA_iguazu chutes(cote argentin et bresilien) puis direction Salta, ensuite mendoza et pt etre santiago du chili pour voir la cordilliere, puis direction lla region des lacs(villa angostura et son parc), bariloche, ensuite la peninsule valdés avec puerto madryn puis pour retour a BA par la cote atlantique en passant par necochea, miramar, mar del plata, pinamar.Qu'en pensez vous?C'est un itineraire tres chargé mais nous pouvons le moduler.merci pour vos reponses
8 semaines en Équateur/Pérou et Bolivie English translation pending
by Thejasmine · 2014-01-29 · 10 replies
Bonjour, Nous avons décidé de partir durant près de 8 semaines en Equateur/Pérou et Bolivie mi-juin prochain. Nous sommes deux sexagénaires donc ne recherchons rien de trop dur à faire (ascension...ok pour des treks) mais voyageons sac à dos. Nous commencerons notre voyage à Quito continuerons vers le sud. Nous avons déjà fait une première ébauche du début de notre voyage et vous la soumettons ; donnez-nous votre avis sur ces quelques premiers jours et surtout pour la suite (Pérou et Bolivie)

Bruxelles - quito Quito – visite de la ville

Quito – visite de la ville - mitad del mundo – inti nan Quito – ottavalo – san clemente San clemente - lasso Lasso – cotopaxi - chugchilan Chugchilan - lasso Lasso - amazonie Journée découverte de l’amazonie équatorienne Amazonie – banos (la route des cascades) Banos – chimborazo - riobamba Riobamba – alausi – nariz del diablo – ingapirca – cuenca Cuenca – visite de la ville Cuenca – guayaquil – visite de la ville Guayaquil – puerto lopez Puerto lopez – isla de la plata – puerto lopez Puerto lopez – parc national de machalilla –puerto lopez Puerto lopez – guayaquil + vol vers lima fin de pm

Lima – visite de la ville Lima -

Qu'en pensez-vous.

Comment et où peut-on passer la frontière entre le Pérou et la Bolivie - est ce possible en voiture ou en bus ou bien doit- on prendre un vol entre arequipa et la paz ? La route entre Lima et Arequipa vaut-elle la peine ? (Paracas - Nazca) Si vous avez aussi des adresses d'hôtels pas trop chers, les noms des agences locales fiables pour réserver nos transports de ville en ville, quelques excursions etc... nous prenons toutes les bonnes infos Un grand merci à vous tous
Séjour de cinq semaines en Équateur et Galapagos English translation pending
by Pierrôôt · 2012-12-07 · 2 replies
Nous partons mon épouse et moi 5 semaines en Équateur début janvier. Je précise que nous avons la soixantaine et que nous avons l’habitude de voyager seuls ou avec des amis, et de loger dans des hôtels moyens voire modestes. Nous avons fait un projet de circuit que nous vous soumettons. Toutes les suggestions seront les bienvenues. Vendredi 4/1 : Installation à l’hôtel à Quito Samedi 5/1 et dimanche 6/1 : Visite Quito Lundi 7/1 : Otavalo Mardi 8/1 Tour Laguna Cuicocha Mercredi 9/1 : Retour Quito. Bus Saquisili Jeudi 10/1 Marché Saquisili Vendredi 11, samedi 12, dimanche 13 /1 : Boucle 3 jours Quilotoa Lundi 14/1 : Visite Cotopaxi en partant de Latacunga Mardi 15, mercredi 16, jeudi 17 : Visite Banos et environs Vendredi 18/1 : Banos. Départ pour Puyo Samedi 19/1 et dimanche 20 : Séjour aux cabanas Huella Verde à Canelos Lundi 21 : Retour Puyo Mardi 22/1 : Riobamba Mercredi 23/1, jeudi 24, vendredi 25/1 : Cuenca Samedi 26/1 : Bus pour Guyaquil Dimanche 27/1 : Guyaquil Lundi 28/1 à samedi 2/2 : Visite Galapagos Dimanche 3/2 à Jeudi 7/2 : Visite côte Pacifique, Sanilas, Ile de la Plata ?, Puerto Lopez Vendredi 8/2 : Avion Manta Quito Samedi 9/2 Quito Dimanche 10/2 Départ.

Nous nous interrogeons sur l’utilité de l’étape de Otavalo. Est-ce très différent de ce que nous verrons après. Avons-nous fait l’impasse sur un ou des lieux incontournables ? Nous continuons de nous interroger également sur les Galapagos, car notre budget est serré et nous voudrions être certains que cela va être extraordinaire à cette saison.

Merci de votre aide.

Pierre
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (1re et 2 partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-04 · 320 replies
Après la Patagonie australe en 2010, son climat rude et ses vents redoutables, l'envie nous est venue de découvrir la Cordillère plus au nord, du côté des déserts blancs et des chaînes de volcans, au cœur des Andes argentines et chiliennes. Nous sommes partis de Buenos Aires en bus pour les roches rouges et torturées du Nord-Ouest argentin à 1500 km de là, car le volcan chilien Puyehue dispersait – et disperse toujours – généreusement ses cendres sur un territoire immense, aussi bien horizontal que vertical, empêchant par là même les avions de décoller. Puis nous avons récupéré notre voiture de location, une Fiat Linea, prise encore une fois chez Argentina Excepción. De quebrada en quebrada, puis de lagune émeraude en salar étincelant éparpillés sur la puna, nous avons franchi les Andes par des cols de plus en plus hauts et avons basculé, à près de 4800 m et à portée d'ailes de la Laguna Verde bolivienne, sur le versant chilien, qui se perd beaucoup plus bas dans l'immense désert d'Atacama. Plus à l'ouest, le Pacifique nous tendait les bras. Nous ne nous sommes pas jetés dedans car ses eaux étaient sombres et glaciales, mais nous sommes remontés, à partir d'Arica, sur Putre, aux confins du Chili et de la Bolivie, pour parcourir les parcs de l'altiplano – Lauca, Surire, Volcán Isluga – le long de la frontière bolivienne jusqu'à Colchane. La boucle était alors presque bouclée... De nouveau la côte Pacifique, de nouveau San Pedro de Atacama, Salta, une incursion au sud par Cachi et Cafayate dans les sublimes vallées Calchaquíes et quebrada de las Conchas, puis un vol retour sur Buenos Aires et la côte atlantique. Vigognes, lamas, alpacas, flamants roses, sarcelles sur l'altiplano; conures (perroquets), cormorans, urubus, pélicans sur les côtes des deux océans. La faune était omniprésente et toujours magnifique.

Bon voyage...

Je tiens à remercier tout particulièrement Krikri; ses conseils, ses infos, ses bonnes adresses, son carnet (voyageforum.com/...ost=4334158;#4334158) nous ont été très précieux dans la préparation de ce voyage.

********** Première partie ********************

De Buenos Aires à Colchane

La version avec photos est visible ici:

carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Jeudi 13 octobre

Treize heures trente de vol entre Paris et Buenos Aires qui se terminent par un atterrissage kangourou. Le pilote a fait dans l'original: plusieurs bonds successifs après avoir heurté violemment le tarmac, puis l'avion s'est mis à tanguer de plus en plus fort à droite, à gauche, à droite, à gauche... hmmmm... il y a mieux pour retrouver le plancher des vaches...

Le chauffeur du remis nous attend, très sympa, nous changeons vite fait une partie de nos euros à la Banco de la nación argentina à un bon taux (5,73 pesos pour un euro) et trois quarts d'heure plus tard nous arrivons à La Querencia, chez Yann. Il est sympathique et chaleureux, la chambre, en duplex, est jolie, ocre et bleu lavande, nous la partagerons dimanche soir avec Valérie et Guy qui arriveront de Bruxelles.

Je prends l'ancien compact de Loïc, le Sony Cybershot DSC-T5 (bien que j’aie le plus grand mal à photographier sans viseur, le bras tendu), et nous ressortons assez vite pour San Telmo et le parc Lezama qui nous avait tant plu en novembre dernier. C'est là que Buenos Aires aurait pris naissance en1536, avec les premières maisons d'adobe construites par Pedro de Mendoza. Il y a moins d'herbe, cette année, c'est normal car nous sommes au début du printemps, moins de perruches vertes aussi (des conures de Patagonie), mais certaines, plus précoces, ont commencé à faire leur gros nid rond. Elles traversent le ciel à la vitesse de l'éclair, en lançant des cris stridents.

Le soir, nous dînons sur Entre Ríos, à quatre blocs de La Querencia, dans un restaurant de quartier immense, le Castel Nuevo. Une vingtaine de mètres avant l’entrée, nous passons devant une boucherie… poissonnerie, à dégoûter n’importe qui de manger du poisson pour le restant de ses jours. Ceux qui sont exposés en vitrine, énormes, sont quasi en décomposition, l’odeur est épouvantable. Nous espérons que le restaurant ne se fournit pas là. A l’intérieur du Castel, il n’y a apparemment que des habitués, pas un seul voyageur de passage à part nous. La cuisine est simple, mais bonne et peu chère. La salle se remplit peu à peu tandis qu’au-dehors une bande de jeunes passent leur temps à scruter l’intérieur. Ils rentrent et sortent, font des va-et-vient, se démanchent le cou pour apercevoir on ne sait quoi dans le fond de la salle. Nous ne comprenons pas leur manège. En fait, Yann nous dira qu’ils sont là en attendant qu’on fasse appel à eux pour livrer des plats à domicile. Un des nombreux petits boulots de Buenos Aires. En patientant, ils boivent à tour de rôle du Coca en bouteilles de deux litres, si c’est bien du Coca…

Vendredi 14 Buenos Aires (San Telmo et le Microcentro)

Nous prenons notre temps pour déguster les délicieux petits pains du déjeuner et parler un peu avec Yann, qui est toujours disponible pour nous renseigner et nous conseiller. Au programme de la journée, trouver un maillot de foot argentin pour Loïc le matin, puis l'après-midi crapahuter dans San Telmo, et aller dans certaines librairies qu'avait repérées Alain sur Internet. Pour aller à Lavalle (prononcer Lavache, ce qui donne cache Lavache avec la prononciation à l'argentine; plus simplement, en français : rue Lavalle), une des rues très commerçantes du centre avec Florida où nous finirons par trouver le fameux maillot « extérieur » de l’équipe de football argentine, nous prenons le métro. Il fait un bruit d'enfer, surtout que sur le quai sont accrochées une ou deux télévisions qui diffusent de la musique plein pot. A l'intérieur des wagons, seules deux barres pour s'accrocher courent de chaque côté, en hauteur. Dans les courbes, il y a comme une houle, un grand mouvement d'ensemble vers la gauche..., puis vers la droite... Tous les passagers ont le pied assuré, personne ne perd l'équilibre ni ne tombe. Quant aux quais, eux, ils ne sont jamais du même côté...

Nous mangeons une ou deux bananes en repartant pour San Telmo. En passant devant une librairie, un titre attire notre attention. Je le prends en photo et l’enverrai à Loïc en lui disant qu’on n’a pas trouvé son maillot mais qu’à la place nous lui avons pris ce livre de cuisine (il est excellent cuisinier amateur) qui nous a paru très bien… ;-) J))

En novembre dernier, les jacarandas à la floraison bleu-violet intense de l’avenida 9 de Julio, « avenue la plus large au monde », pas moins de 140 m et 18 voies de circulation, à deux pas de La Querencia, étaient en fleur, c’était une splendeur, mais cette année nous arrivons trop tôt. En compensation, nous avons droit à une explosion de fleurs rose vif, également magnifiques, celles des lapachos (Tabebuia impetiginosa), arbres sacrés des Incas parés de mille vertus.

En traversant l’avenida 9 de Julio, au croisement de Carlos Calvo, ce sont les palos borrachos – « bois ivres » – (Chorisia speciosa) qui nous retiennent sous leurs branches, totalement fascinés. Comment sommes-nous passés à côté l’hiver dernier ? Le tronc de l’arbre ressemble plus ou moins à celui d’un baobab (ou à une bouteille de chianti), mais avec des épines larges et épaisses, coniques, très impressionnantes, et sous ses branches pendent des bogues qui ressemblent vaguement à des fèves de cacao, mêlées à de grosses boules de coton blanc. Ce sont les perroquets (conures) qui se chargent d’ouvrir les bogues pour manger les graines et libèrent ainsi le coton.

Nous partons au croisement de Chile et Defensa, toujours dans San Telmo, chercher Mafalda, pour la mettre en boîte et la montrer en avant-première à Valérie, vraie fan de la petite fille créée par Quino. La voici, spécialement pour toi, Val ! J

Puis nous rentrons tranquillement à La Querencia.

Samedi 15 Buenos Aires (Palermo Viejo, le marché de San Telmo et Puerto Madero)

Nous avons rendez-vous avec Alain (d’Etigny), d’Argentina Excepción et Chile Excepción, mais il a à peine le temps de nous donner une carte détaillée de la région de San Pedro et une autre du parc Lauca, plus un guide du réseau routier du Nord chilien, qu’une collaboratrice lui passe un appel urgent en provenance de l’aéroport – un avion a atterri plus tôt que prévu ce qui est pour le moins exceptionnel ici –, l’obligeant à sauter de toute urgence dans un taxi pour rejoindre ses clients. Nous nous quittons à regret et partons alors par les petites rues au Jardin botanique.

Palermo Viejo, par cette matinée de samedi ensoleillée, a beaucoup de charme. Le bruit et l’agitation de l'avenida 9 de Julio sont bien loin derrière nous. Ici, peu de voitures, des maisons basses, des arbres en fleur – apparemment des acacias – qui embaument l'air d'un parfum délicieux, des terrasses de café... Nous nous arrêtons pour boire un thé à Crack Up, sur Costa-Rica, un petit café-librairie. Il fait bon, le soleil est doux. C'est un quartier dit « branché », mais des « branchés » de ce genre, on en ferait bien notre ordinaire. Sur la place Cortazar et dans les rues autour, des vendeurs de bijoux, de fruits et légumes et d'un peu tout ce qu'on veut.

Le Jardin botanique est très vert, des bosquets fleuris en pagaille et au milieu des chats de toutes les couleurs, on aperçoit même un colibri. Le soleil est maintenant très chaud, ce qui nous oblige à trouver un banc à l'ombre pour profiter du calme de l'endroit. La serre est fermée, dommage, de même que l'entrée de la station de métro Independencia, lorsque nous repartons, alors que les gens affluent en masse pour aller soit au zoo, soit au jardin.

Une visite au museo Xul Solar (pseudonyme du peintre, sculpteur, mais aussi écrivain, mathématicien, musicien... Oscar Agustín Alejandro Schulz Solari, 1887-1963) – sur Laprida –, coloriste extraordinaire, mais malheureusement nous trouvons que le graphisme et les sujets ne suivent pas. Par contre le musée lui-même a une architecture pour le moins originale et des plus réussies, à multiples niveaux, ouvertures sur le ciel, coins et recoins, que l'on ne soupçonne absolument pas de l'extérieur.

Bien que sur les rotules à cause de la chaleur et de la circulation incessante sur l’avenida Santa Fe, nous redescendons jusqu’à la librairie El Ateneo que nous a recommandée Yann. Elle est gigantesque car située dans l’ancien théâtre El Ateneo, qui a gardé ses dorures , ses loges et sa scène. Création, en 1919, de Max Glucksman, il fut reconverti, une décennie plus tard en cinéma puis, en 2000, en librairie. La moitié des gens qui se trouvent à l’intérieur viennent pour prendre des photos, ce qui est particulièrement compliqué étant donné la foule. D’ailleurs je les rate toutes.

Dimanche 16

Val et Guy sont arrivés ce matin sans problème sous un ciel sans nuages.

Nous partons du côté des docks, en passant auparavant par l'immense marché aux puces de San Telmo. Toutes les rues adjacentes à la place Dorego sont envahies par la foule. Montreur de marionnettes, guitaristes, pirate des Caraïbes, faux Carlos Gardel, vendeurs d'empanadas, tango sur la place - mais pas vraiment sexy, c'est plutôt papie et mamie qui ont rechaussé les crampons... Puis la danseuse s’assoit sur une chaise pour se reposer et une plus jeune la remplace.

Plus loin, nous restons un moment à écouter un duo de guitaristes, Nelson Piazza & Elio Gerardi, de Guitarrasfussion, du « swing porteño » pas mal du tout, et nous finissons par leur acheter leur CD . Un homme s’est mis à danser…

Le río de la Plata, sur lequel glissent quelques « avironnistes », est d'une couleur verdâtre-marronnasse et le ciel définitivement gris – un gris bizarre, un peu jaune –, contrairement à ce qui était annoncé à la météo. Où est donc passé le soleil? Nous le saurons plus tard... En attendant, c'est raté pour les photos, tout est noyé dans une brume opaque... Val et Guy partent vers la plaza de Mayo tandis que nous retournons sur San Telmo.

Arrivés à La Querencia, Yann nous annonce qu'Aeroparque, l'aéroport des lignes intérieures, est fermé jusqu'à ce soir 18 heures, à cause des cendres du volcan chilien Puyehue qui perturbent l'espace aérien. Nous voilà frais! Nous devons prendre l'avion pour Salta demain à 13 h 45, nos réservations sont faites pour les prochains jours, les voitures nous attendront à l'aéroport et ici, à La Querencia, tout est déjà complet! Pour clore le tout, nous apprenons que Gérard et Françoise sont complètement coincés avec la panne de leur 4 x 4, et que les pièces qu'ils attendent de France ne partiront que jeudi 22, jour où nous devions nous voir sur San Pedro! Nous suivons sur Internet l'évolution de la situation. Il semblerait que ce ne soit pas le volcan lui-même qui ait eu un nouveau sursaut mais les vents violents de Patagonie qui aient soulevé les cendres tombées au sol et dont la couche atteint, par endroits, vingt centimètres. Pour l'instant, le vent d'Ouest a installé tout le monde ce matin au-dessus de Buenos Aires. D'heure en heure, les chances d'avoir notre vol diminuent... Lorsque nous nous couchons, tous les vols des deux aéroports, Ezeiza pour l'international et Aeroparque pour les lignes intérieures, sont annulés...

Lundi 17

Dès 8 heures, nous regardons le dernier point qui vient d'être fait sur le site de LAN. Le LA4112 est toujours cancelado, c'est-à-dire annulé. Flûte alors! Mais si nous ne pouvons partir, nous aurons au moins la possibilité de rester chez Yann car la famille qui devait prendre notre chambre est bloquée à Roissy, British Airways, comme Air France, ayant annulé les vols. Seule Lufthansa a fait décoller ses avions, ce qui n'est pas un bon point pour la sécurité. Les cendres volcaniques – à ne pas comparer aux cendres de bois – sont riches en silice. A haute température elles fondent et se transforment en verre, endommageant les réacteurs.

Nous contactons Argentina Excepción (argentina-excepcion.com), car nous avons cette fois encore loué la voiture chez eux, et Baudoin nous conseille d'aller tout de même à l'aéroport, pour essayer de prendre le premier vol qui partira. Nous quittons à regret La Querencia et Yann. Les remises viennent nous chercher, et nous déposent un peu plus tard au milieu d'une cohue inimaginable! Une bonne dizaine de caméras de télévision sont braquées sur les files de voyageurs encombrés de bagages qui espèrent encore pouvoir décoller. Il est difficile d'avoir des infos fiables, aussi nous commençons à faire la queue à un endroit, puis une demi-heure plus tard l'abandonnons pour réfléchir à la situation. Je rappelle Baudoin, qui me dit d'aller au comptoir LAN pour régulariser la situation car sinon nous perdrons notre vol retour. La queue, là aussi, est sans fin mais nous prenons notre mal en patience et tandis que Val et Alain se font interviewer en anglais pour une radio, je reste avec Guy. Grâce à son anglais plus que fluent nous réussissons à nous faire rembourser les billets aller (enfin, il nous faudra contacter Opodo et ce n'est peut-être pas gagné... ) et LAN en profite pour nous changer une énième fois l'horaire du vol retour. Mais la mauvaise nouvelle c'est que demain tous les vols sont complets et rien n’est assuré pour les jours suivants, si le nuage se dissipe!

Notre décision est prise: nous partirons en bus ce soir même pour Salta. Nous voici donc en route pour Retiro et le terminal de bus, qui est immense et aussi bruyant qu'Aeroparque. Baudoin nous a conseillé quelques compagnies, Andesmar, Balut, Almirante... On nous dit qu'Andesmar ne dessert pas le Noroeste, on se demande pourquoi puisque nous verrons des bus vers Salta. Nous comparons Flecha Bus dont Val et Guy avaient entendu parler, et Balut, et choisissons cette dernière. Pour 555 pesos nous aurons un cama, appelée aussi suite, c'est-à-dire un siège plus que confortable, dont l'inclinaison est à 180°. En attendant, il nous faut attendre 20 heures et le voyage durera... vingt heures! Nous nous asseyons à une table d’une cafétéria du terminal et je mange les pires empanadas con carne (à la viande) qui soient! Le cuisto y est aussi pour quelque chose... cra-cra de la tête aux pieds, les doigts dans le nez, dans les oreilles, dans les marmites, berk!... Enfin, à 20 heures, nous montons dans le bus qui n'est composé que de « suites platinium », comme c'est indiqué sur la carrosserie. On dirait les classes affaires d'un avion: sièges larges et inclinables à 180°, écran individuel avec des films en veux-tu en voilà. Par contre, le repas pris dans le bus est carrément infect, un gros paquet de ronron avec du riz à moitié cru bien que farineux et pas salé…

La nuit est déjà tombée et nous ne tardons pas à nous installer pour la nuit.

Mardi 18 Salta la Linda

Hier soir tard, nous avons traversé Rosario, ville immense, on ne finissait pas de tourner et de retourner dans une mutltitude de rues, le bus frôlait les branches des arbres. Quelquefois, je me réveillais et voyais que même sur les lignes droites désertes le chauffeur roulait à allure modérée, alors que les Flecha Bus nous dépassaient en trombe. Je préférais être avec Balnut…

Le soleil se lève sur un paysage très plat, herbe rase, bosquets, Bottle Brushes flamboyants, jacarandas bleu mauve, une multitude d'oiseaux et d'espèces végétales inconnus. Par moments, quelques chevaux ou chèvres étiques... Les heures passent, entre thé et somnolence... A midi, tout le monde descend manger un repas « incluido », donc inclus dans le prix du billet, « en trente minutes », dans un parador (rien à voir avec les paradors espagnols, ici ce sont plutôt des routiers). Poulet purée, très bon, d'ailleurs la purée est excellente apparemment en Argentine. Nous sommes à Metan, à environ 140 km de Salta. Finalement, les 1500 km auront passé relativement vite. Les chauffeurs n'auront jamais fait d'imprudence, le bus qui contient déjà peu de places est à moitié vide.

Nous arrivons enfin à Salta, 535 000 habitants, au pied (à 1200 m d'altitude) de la Cordillère des Andes. Deux personnes de NOA nous attendent avec les voitures de location. Les formalités expédiées, nous partons pour l'hôtel-boutique Bonarda, réservé depuis l'aéroport quand nous avons appris que notre vol était annulé et que nous allions rater l'Antiguo Convento (avec lequel nous avons pourtant échangé pas moins de vingt-cinq mails de confirmation, reconfirmation, avec Carlos, Simon, Nicolas, Juan Eduardo, Darío, Gonzalo, Carlos, Nicolas, Darío... oups!... A la fin, Alain s'est énervé en leur disant qu'il avait déjà confirmé de nombreuses fois et qu'il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de plus. Devait-il envoyer un mail de confirmation chaque jour jusqu'à notre arrivée??? Et voilà que le volcan s'en mêle et nous fait rater notre première nuit à Salta!! ;-) (Mais nous y passerons deux autres fois et nous constaterons que toute la bande de jeunes est extrêmement aimable et serviable – quoiqu'un poil angoissée :-)

L'hôtel est bien noté sur le Routard mais les enquêteurs ont dû zapper nos chambres. La nôtre n'a pas de fenêtre excepté un fenestrou, elle donne directement sur la réception, c'est-à-dire que la porte est à deux mètres du comptoir, les murs gris ciment cloquent de tous les côtés, l'ampoule misérable au plafond achève de la faire ressembler à un cachot... Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau au robinet d'eau chaude, « problème de compresseur », paraît-il. Trois fois je me déshabille pour prendre une douche et me rhabille sans l'avoir prise... Nous décidons de partir nous balader dans Salta en attendant l'ouverture de Doña Salta, un restaurant que Valérie et Guy ont vu vanté par le Michelin et le Routard. Les rues sont relativement étroites, ce qui n’empêche pas les voitures de rouler en trombe en ne laissant absolument jamais passer les piétons ! Nous n’avons encore jamais vu ça. Qu’il y ait des enfants ou non, peu importe, la voiture est reine et le piéton quantité négligeable… La lumière qui tombe ravive les tons rouge et or de l’église San Francisco et du temple, dont la construction, entamée au XVIe siècle, ne s’achèvera qu’au XIXe, après deux incendies au XVIIe et plusieurs modifications et rénovations successives.

La calle Caseros, sur laquelle se trouve l’église San Francisco, mène tout droit à la plaza 9 de Julio, place centrale de Salta, bondée à cette heure-ci. Je fais un saut dans la cathédrale avec Val et Guy tandis qu’Alain s’attarde à l’extérieur.

Dehors, la nuit tombe déjà…

Au centre de la place, trône la statue du général d’origine espagnole Juan Antonio Álvares de Arenales (1770-1831), arrivé à Buenos Aires à l’âge de quatorze ans. Il participa à l’indépendance de l’Argentine et du Pérou, puis fut nommé gouverneur de Salta en 1883.

Il fait tout à fait nuit, maintenant, il est 20 h 30, une dernière photo sur la façade illuminée de la cathédrale et nous partons dîner au Doña Salta qui va se révéer excellent ! Les empanadas, tamales, humitas sont un régal. Et l'épais « bif de chorizo » qu'ont commandé Valérie et Guy également. Au moment de payer, ils nous font la surprise de nous inviter pour nous remercier de leur avoir permis de faire ce voyage! J Un dernier clic en repassant devant l'église San Francisco (comme pour la cathédrale, le style baroque ressort encore plus avec les illuminations)...

De retour à notre chambre, nous avons droit à la discussion animée du jeune qui est à l'accueil et de celui qui va prendre la relève, lequel continue ensuite avec deux de ses copines qui rient aux éclats jusqu’à 1 heure du matin ! Je me montre une fois ou deux fois au fenestrou, l’air furieux, une des filles me regarde mais on dirait que je suis transparente…

Mercredi 19 De Salta à Humahuaca, via Purmamarca, Tilcara, Uquía

Le lit, heureusement très bon, et le petit déjeuner buffet, excellent, rachètent un peu le reste de cet hôtel-boutique. Ce matin le ciel est couvert sur Salta et il pleuviote, il ne manquait plus que ça... Nous suivons Guy pour aller au Carrefour faire des courses en prévision de San Pedro de Atacama, puis pour sortir de la ville en direction de Purmamarca par la route n° 9, plus longue mais paraît-il beaucoup plus belle. Elle est étroite et sinueuse, peu empruntée sauf au début. Jusqu'à San Salvador de Jujuy (prononcer Rourouille), tout est très vert, c'est étonnant et pas vraiment dépaysant. Peu à peu la végétation devient exubérante, et on passe de la Normandie à la forêt tropicale, avec des arbres gigantesques colonisés par des plantes épiphytes.

De l'extrême Sud au nord de l'Argentine, les sanctuaires dédiés à El Gauchito Gil sont présents au bord des routes et des pistes, même les plus isolées. Nous en avons longtemps cherché la signification, et je l'ai trouvée ici: www.argentina-excepcion.com/...task=view&id...

Nous laissons Val et Guy filer sur Purmamarca tandis que nous faisons un détour par Jujuy pour changer des euros en pesos chiliens. Mauvaise idée… nous tournons en rond entre les rues piétonnes et les sens interdits, c’est infernal. Les gens nous donnent des indications comme si on était à pied, c'est toujours tout près, oui, mais dans le mauvais sens et sans pouvoir se garer nulle part. Au bout de vingt minutes nous repartons, bredouilles, sur la route luisante de pluie et bordée de montagnes qui ont toutes la tête dans les nuages.

Le village de Purmamarca est comme tous les autres, construit en adobe. Dans le Nord-Ouest argentin, la population d'origine indienne est largement majoritaire, bien que les Argentins estiment qu'il n'y a que 1,4 % d'Indiens dans leur pays... Pourtant, il suffit de traverser JuJuy et tous les villages de la quebrada de Humahuaca pour se faire une opinion sur le sujet.

Malgré le temps maussade, le « Cerro de los Siete Colores » est superbe, encastré dans sa gangue de roche sombre, avec un petit quelque chose de la Cottonwood Canyon Road, en Utah. Les touristes ont la bonne idée de rester à l'intérieur du village pour faire le tour des boutiques d'artisanat, ce qui fait que nous l'avons pour nous tout seuls.

Cet endroit est vraiment extraordinaire, chaque couleur est le témoin d'une époque particulière. D'après le site www.ventdefolie.net/...ne/11purmamarca.html:

1. Les roches grises, vert foncé et violacées correspondent à une roche sédimentaire marine. Ces roches sont les plus anciennes de la province de Jujuy. Elles ont 600 millions d’années. 2. Celles de couleur brun, rose foncé et beige sont également d’origine marine. Il s’agit de quartzites du Cambrien supérieur (540 millions d’années). 3. Du gris clair au jaune, il s’agit d’affleurements de sables argileux de la Période Ordovicienne (ère primaire – 505 millions d’années). 4. La couleur rouge provient de graviers agglomérés et de sable, datant du Crétacé (de 144 à 65 millions d’années). 5. Les roches rouges à rose clair correspondent à du sable et de l’argile plus récents de la période tertiaire (de 65 à 21 millions d’années).

Nous repartons dans la quebrada de Humahuaca, sous le ciel gris et la pluie, exceptionnels à cette époque de l’année. A l'est, aux abords de Maimará, la roche torturée laisse apercevoir une fois encore ses plissements ocre et rouges, magnifiques même sous la pluie. Ici, la Paleta del Pintor... Le cimetière disperse ses tombes jusqu’au sommet des collines qui surplombent Maimará, c’est un autre village dans le village, de morts, celui-là… Vivement Tilcara, nous avons hâte de rentrer au chaud quelque part et de laisser toute cette humidité dehors !

Nous avons réservé au Cerro Chico, « lo del Francés ». Pas très facile à trouver (passé le pont à l'entrée du village, il faut tourner immédiatement à gauche), et piste plutôt mauvaise. Environ à un kilomètre des lodges, je m'arrête pour photographier un flamant juvénile qui patauge dans l'eau trouble d'un petit étang. Je change l'objectif qui était dans le coffre, comme à mon habitude je balance la clef devant moi sans même y penser et pars faire les photos… Mais la voiture est en plein milieu du chemin et deux pick-up arrivent en même temps, un devant, un derrière. Je me précipite, ferme le coffre et... là... mince de mince!!! les clefs sont à l’intérieur! Les Indiens d'une des voitures sortent comme un seul homme, empoignent le siège arrière, réussissent à en faire basculer une partie et par le petit passage tirent tant bien que mal tous les bagages. Oui, mais voilà, une fois vide, sur la moquette du coffre…, il n'y a rien!... Retour à la case départ... Nourredine, le propriétaire du lodge qui était là lui aussi pour observer le flamant, me dit de repasser le film depuis le début… ce qui s’avère efficace. Devant moi, il y avait un grand sac Carrefour plein de provisions… Je fouille dedans et trouve enfin les clefs, tombées au fond !

Au lodge, 1 km plus haut, nous avons la surprise de trouver Val et Guy qui, eux, pensaient nous trouver en arrivant, car ils nous avaient vus passer sur la route près de Maimará. Le lodge, en fait de petites maisons étagées sur la pente, est très agréable, avec une vue splendide sur la Sierra juste en face et des lamas qui nous observent d’un air impérial.

Dommage qu'il pleuve, d’autant plus que Nourredine nous annonce qu’en douze ans c’est la première fois qu’il voit un temps pareil à cette époque de l’année. A ce propos, je préviens Guy de faire très attention aux nombreuses marches qui mènent aux chambres car elles sont extrêmement glissantes! Je descends un peu plus tard jusqu'à la petite maison où l'on peut avoir du WiFi et là, une surprise de taille (c'est le cas de le dire!) m'attend... Guy est stoïque, confortablement installé dans un canapé, il tapote sur son ordinateur. Je rentre, le Netbook sous le bras, et il me dit alors, d’une voix très calme : « Au fait, tu as peur des araignées, non ? Parce qu’il y en a une sur l’autre canapé. » Je me fige, je glisse un regard vers le canapé en question et ne distingue rien d’autre qu’une grosse tache sombre sur un des côtés, lorsque je comprends soudain que… ce n’est pas une tache mais une espèce de monstre de la taille d’une soucoupe avec des pattes velues grosses comme mon pouce!... Enoooorme ! Une espèce de tarentule qui ne bouge pas d’un millimètre, une horreur ! Je suis d’abord tétanisée, puis je remonte à toute allure avertir Nourredine que je trouve en grande conversation avec Alain. Sceptiques et décontractés, ils redescendent tranquillement voir le « phénomène » et lui faire prendre l’air. Pendant ce temps, je remonte à la chambre et... tombe sur les marches glissantes! Décidément, il y a des jours où il vaudrait mieux rester au lit!...

Nous mangeons plus tard dans la salle à manger un micro-repas dans un froid glacial près d’une grande cheminée éteinte, ce qui finit de me rendre malade! Repas frugal, d'ailleurs: un morceau de poulet chacun (la viande d'Alain sera remplacée par de petits bouts de fromage de chèvre local) accompagné de trois morceaux de pommes de terre (oui, trois). Puis une petite coupe de fruits au sirop (pour un prix qui s’avérera dérisoire). Pendant ce temps, Nourredine s’époumone à appeler ses « zorritos » : « Zorriiitooooos! Zooorriiiitoooooooos!! », autrement dit, une famille renard, le père, la mère et les trois jeunes adolescents, plus ou moins apprivoisés. Deux des jeunes finissent par arriver pour manger, très mignons mais craintifs et surtout préoccupés par les chats qui tournent, eux aussi, afin d’essayer d'attraper quelque chose, pas vraiment rassurés...

En rentrant dans la chambre, je fais un feu avec du papier journal pris à côté de la cheminée de la salle à manger et du bois qui est resté devant la porte, sous la pluie. Heureusement que nous avons une grande habitude de ce genre de chose, peu après le poêle ronronne et tandis que nous sommes au chaud sous les couvertures, dans la nuit silencieuse, les flammes jettent sur le sol des lueurs orangées.

Jeudi 20

Ce matin le ciel a retrouvé sa couleur habituelle, il fait grand beau. Le petit déjeuner est excellent avec notamment des croissants... hmmmm... On les pensait « faits maison », mais ils arrivent directement de Buenos Aires, surgelés (les mêmes que dans les stations-service YPF paraît-il)! Au programme de la journée, le volcan Yacoraite, puis l'église d'Uquía, Humahuaca et le Cerro de Arcos del Diablo, le tout avec une seule voiture, la Fiat Linea.

Au niveau de Huacalera, nous passons le tropique du Capricorne. La piste, qui part un peu plus loin sur la gauche en longeant un large cours d’eau à sec et rejoint le volcan Yacoraite, site sacré précolombien au sommet duquel, après 900 m de dénivelée, on peut admirer peintures rupestres et pétroglyphes, est bonne mais nous laissons la voiture sur le bas-côté pour nous balader à pied. Le volcan est encore loin et nous n’aurons pas le temps d’atteindre ne serait-ce que son pied si nous voulons visiter l’église avant la fermeture de midi. Je me dis que lors d’un autre voyage, il faudrait monter au sommet…

Il est midi cinq quand nous arrivons sur la place de Uquía pour admirer le magnifique cadenas qui est déjà en place sur la grille de l’église. Flûte! Nous décidons d'aller à Humahuaca, à 12 km, et de revenir à l'ouverture.

Humahuaca – environ 12 000 habitants –, à près de 3 000 m d'altitude, tire son nom d'une ancienne communauté autochtone, les Omaguacas, comme d'ailleurs nombre d'autres villages de la quebrada: Uquía (les Uquías), Purmamaraca (les Purmamarcas), Tilcara (les Tilcaras), etc.

Au centre, un monumental escalier – qui rappelle un peu ceux des sanctuaires portugais – au sommet duquel trône un ensemble très mussolinien, du sculpteur Ernesto Soto Avendaño (1886-1969), plutôt incongru dans le décor: les soixante-dix tonnes de bronze du monument aux héros de l'Indépendance, commencé en 1933 et achevé en 1950. Les avis divergent sur l'identité du porteur de la nouvelle de la Liberté : il s'agirait soit du cacique Pedro Socompa, soit, comme le pensent certains habitants de la quebrada, de Diego Viltipoco, un autre cacique omaguaca, qui aurait mené la dernière rébellion contre les Espagnols en 1595. A gauche de l'ensemble, la tour de Santa Barbara, reste d'une chapelle jésuite aujourd'hui démolie. A ses pieds s’étend Humahuaca…

Le marché local de Humahuaca est totalement hors tourisme – ici, plus d'empilements de tissus très colorés mais des vêtements bon marché à dominantes noires, grises ou marron; une petite cantine pour deux personnes, ça sent bon en passant, d'ailleurs, mais les places sont prises ; une Indienne qui vend des petits pains et des empanadas… Nous achetons une mangue puis repartons pour Uquía et sa superbe petite église qui date de la fin du XVIIe siècle. Comme tant d’autres, elle a son clocher séparé du corps principal et une charpente en bois de cactus. En arrivant, nous avons tout juste le temps d'avaler un melon avant l'ouverture des portes. Les photos sont interdites à l’intérieur où s’alignent, sur ses murs blanchis à la chaux, neuf très étonnants archanges-arquebusiers.

Demi-tour, à nouveau. Sur la route, des lamas de pierre et de poils…, tous très dignes !

Guy a rentré sur son GPS les coordonnées du Cerro de Arcos del Diablo, ce qui nous est bien utile… La piste fait 25 kilomètres de long et s'élève jusqu'à 4380 mètres environ, en de multiples courbes. Nous faisons une première pause à 3500 mètres et buvons comme des trous (de l'eau, bien sûr) puisque c'est une des règles d'or pour éviter le MAM (mal aigu des montagnes) en multipliant les arrêts-minute, vases communicants obligent... Mon mal de tête augmente avec l'altitude, il devient bientôt infernal et les passages de tôle ondulée sont un véritable supplice. A plusieurs reprises, lorsqu'il y a un petit terre-plein central, nous frottons légèrement sur l’herbe, et ça ne nous rassure pas pour la suite du voyage. Jamais, en Patagonie, nous n'avons eu ce problème.

De virage en virage nous arrivons au sommet et, tout à coup, c’est un véritable choc, les Arcos del Diablo sont là, devant nous. Les convulsions de la roche ont percé les grandes étendues herbeuses et s’étirent, avec la régularité d’un cœur qui bat, en trente-trois pulsations de shistes et de grès. Il est impossible d'en détourner le regard tellement le spectacle est fascinant et je pense à Jean-Claude/Cochize, qui, s'il était là, pourrait nous expliquer cette formation géologique extraordinaire, appelée yacoraite.

Nous sommes très haut et, lorsqu'on l'oublie et qu'on marche trop vite, les poumons se chargent de nous le rappeler... Soudain, quelle n’est pas notre surprise de voir arriver deux 4 x 4 bondés de touristes ! Ils sautent à terre comme un seul homme et s’éparpillent autour de nous… Après de multiples photos, nous poursuivons jusqu'au bout de la piste, 1,5 kilomètre plus loin, où des relais dominent la plaine en contrebas, dans le lointain brumeux.

Val et Guy avaient réservé un repas du soir bien que le précédent ait été du genre microscopique, tandis que nous nous avons des légumes et des fruits à terminer avant le passage au Chili, après-demain. Mais en arrivant nous apprenons que « les employés ont oublié de monter les repas » et que donc, dixit la compagne de Nourredine, ça l'arrangerait qu'ils mangent ailleurs...Valérie demande alors s’il leur est possible d’avoir des assiettes pour pique-niquer, mais visiblement ce n'est pas ce qu'il fallait répondre. Bon, eh bien ils redescendront dîner au village...

Vendredi 21 De Humahuaca à Susques

Après le petit déjeuner, nous attendons Nourredine pour payer et lui dire au revoir mais il ne se montre pas, aussi nous réglons le séjour à la jeune Indienne qui s’est occupée du petit déjeuner. Nous le trouvons en partant, au-dessous des lodges, du côté de la lagune dans laquelle le flamant prend toujours un bain de pieds, nous échangeons trois mots puis prenons la route de Susques via à nouveau Purmamarca, puisque les montagnes aux Sept Couleurs sont plus belles le matin. La quebrada est superbe sous le soleil, les montagnes se superposent de loin en loin dans des valeurs d'aquarelle.

Nos pas nous mènent vers le très vieil algarrobo (Prosopis nigra, famille des Mimosaceae), à l’étroit dans son enclos à côté de l’église, qui a vu passer tant de saisons, tant de sang et tant de larmes… On dit qu’il aurait mille ans mais un panneau lui en donne sept cents, il est donc sorti de terre deux cents ans avant l’apogée de l’Empire inca ! Ses longues branches tortueuses s’échappent par-delà les murets d’adobe, toujours plus loin.

Sur la place il fait chaud maintenant, quelques touristes flânent devant les monticules à dominante rouge et orange, bonnets, gants, tapis, pulls... La « casa de te » est encore ouverte et nous en profitons pour goûter au « te de coca », efficace pour le mal des montagnes, car le mal de tête ne nous quitte pas. Les tasses arrivent avec un bon paquet de feuilles encore sèches qui flottent et une boîte en bois pleine de sucre fin. J'avais lu que ça avait très mauvais goût, que c'était amer, etc., mais avec trois cuillères de sucre par tasse c'est assez bon. Et lorsque nous voyons, dans une rue perpendiculaire, une épicerie qui affiche entre autres « hojas de coca » (des feuilles de coca) sur sa vitrine, nous entrons en acheter cinq petits sachets.

Nous n'avons pas revu Val et Guy et supposons qu'ils sont loin devant nous. La route pour Susques est elle aussi magnifique et déserte. Les camions commencent à arriver vers la mi-journée, d'énormes véhicules qui ont presque du mal à prendre les virages et qui sont poussés dans les descentes par leurs énormes chargements. Ce sont tous des Indiens qui sont au volant. Des vallées secondaires se faufilent au pied des montagnes, ponctuées, de loin en loin, de petites oasis. Dans les hauteurs minérales des Andes, pas un oiseau, pas une herbe, pas un bruit... Seuls, dressés vers le ciel, une multitude de cactus candélabres (Trichocereus pasacana), mélange de cousins des saguaros et d'organ pipes, aux fleurs très allongées comme celles d'un des cactus que nous avons à Paris. Le calme est impressionnant et la haute altitude se fait sentir presque matériellement. Nous pique-niquons avec les délicieuses conserves bretonnes rapportées de Paris, offertes par Françoise, un vrai régal!, d'autant plus appréciées dans ces contrées désolées.

Puis, tout à coup, qui voit-on arriver au détour du virage? Valérie et Guy ! Quelle surprise! On les imaginait déjà arrivés à Susques ou presque!

A 3350 mètres d’altitude, les Salinas Grandes étirent en tous sens leurs grosses écailles de sel gris parcourues de petits canaux bleutés. Il est possible de rouler en voiture dessus, l’épaisseur atteignant trente centimètres, et nous ne nous privons pas.

Beaucoup de lamas sur la Puna – hauts plateaux des Andes centrales, entre 3200 et 4200 m environ – et quelques vigognes, toujours si gracieuses. (Un mot au passage sur la différence entre guanacos, lamas, vigognes et alpacas. Ils font tous partie de la même famille, celle des camélidés, sont tous ruminants, mais les premiers, que l’on trouve en Patagonie, sont sauvages, comme les vigognes, tandis que les lamas et les alpacas, eux, sont domestiqués.)

En se rapprochant de Susques, le relief se creuse, devient plus accidenté… Ici et là, des maisons d’adobe, à l’abri des vents dominants.

Susques. Nous ne voyions pas du tout le village comme ça. J'imaginais une dizaine de maisons dispersées sur un col, en fait c'est un gros village groupé sur un plateau d'altitude. Comme d'habitude, maisons basses en adobe, rues de terre, et très jolie petite église blanche au toit de chaume de 1598, conservant de belles fresques (probablement très restaurées) sur ses murs. Les Indiens sont pour la plupart plutôt hostiles, en tout cas pas du tout aimables lorsque nous leur demandons, toujours avec le sourire, l'Hotel Unquillar. Une femme nous dit même de nous adresser à la police...

L'hôtel est à environ un kilomètre du village en direction du Chili, très bien placé et très joli avec ses murs peints en ocre rouge et ses gros cactus candélabres qui montent la garde en façade. Les chambres, elles, sont banales mais bien suffisantes, surtout pour le prix. Nous bataillons avec les robinets qui ne se décident à faire jaillir l'eau que pour la faire déborder du lavabo, c'est assez original. Val et Guy vont manger au Pastos Chicos, nous, nous terminons les provisions avant le Chili.

Samedi 22 De Susques à San Pedro de Atacama via le Paso de Jama

J'ouvre la porte vers 8 heures et je vois Guy dans un des fauteuils de la véranda. J'apprends alors qu'ils ont particulièrement détesté le restaurant envahi de fumée de cigarettes et d'une musique de Monoprix assourdissante, sans compter le routier qui braillait à tue-tête par-dessus le tout...

Bon, il va nous falloir trouver de l'essence... A la pompe du Pastos Chicos, un jeune nous dit qu'il n'y en a plus, d'aller à l'YPF de Susques. Donc retour trois kilomètres avant. Là, plus d'essence non plus! Pourtant le camion YPF est juste à côté. Heureusement qu'on peut aller jusqu'au Paso de Jama, en espérant qu'il en restera pour nous, sinon on sera mal... En reprenant la route, nous repassons devant la pompe du Pastos Chicos et là, surprise ! le jeune pompiste est en train de remplir le réservoir d'une voiture à la pompe vide dix minutes plus tôt!

Le passage à la douane argentine est interminable, alors qu'il ne devrait dans ce sens y avoir aucun problème. Le carabinero est détestable, le douanier, lui, est aimable, mais ils doivent s'ennuyer à mourir, parce qu'ils font durer le plaisir. Ici, contrairement au Sud, pas de télévision branchée sur les matchs de foot pour distraire le personnel pendant le travail. Non, rien que le bêlement d'une biquette à l'extérieur, je me demande ce qu'elle peut bien trouver à boulotter dans un environnement aussi hostile. Mais au bout d’un certain temps, ou plutôt d’un temps certain, on se rend compte qu'en fait de biquette c'est un douanier qui fait un solitaire sur son PC, et que chaque distribution d'une nouvelle carte, allez savoir pourquoi, est signalée par un bêlement. Bon, enfin c'est terminé, heureusement qu'il n'y avait pas un car de touristes devant nous! La douane chilienne, elle, se trouve à San Pedro, il faut le savoir dans l'autre sens pour ne pas arriver jusqu'ici et avoir à refaire à 160 kilomètres!

La route n’en finit pas de grimper, les cols s'enchaînent à plus de 4700 mètres, bientôt 4800 et des poussières. Nous buvons de l'infusion de coca avec les feuilles achetées à Purmamarca, préparée ce matin dans la thermos pour atténuer les effets de l'altitude. Lagunes et salars se succèdent, tous plus beaux les uns que les autres, dominés par le marron-rose des montagnes et le bleu du ciel.

La route est totalement déserte si l'on excepte quelques routiers « de l'extrême », tous indiens. L'un des camions a pris feu un peu avant, il est couché sur le bas-côté complètement carbonisé. En face, une cabine défoncée au pare-brise éclaté. Trois ou quatre personnes s'affairent autour de ce qui reste. L'impression de haute altitude est démultipliée, c'est sans doute parce que nous frôlons les sommets des volcans qui s'alignent de chaque côté du cône presque parfait du Licancabur. Ici ou là, près de l'eau bleue ou verte d'une lagune, quelques vigognes grignotent avec entrain de petits brins d'herbe dorée.

Un phénomène curieux attire soudain notre attention : ici et là, d’éblouissantes épines acérées comme des poignards percent la terre de roche et de sable. Ce sont les « Penitentes de nieve ». D’après Louis Lliboutry, de l’université du Chili, ce phénomène est due « à l’action prolongée du soleil dans une atmosphère sèche et froide. La sublimation de la neige permet aux crêtes de se maintenir au-dessous de 0 °C la totalité ou la presque totalité de la journée, tandis que dans les couloirs entre pénitents, où les radiations solaires se concentrent et d’où la vapeur s’élimine plus difficilement, la température croît et la fusion fait son apparition dès le matin ». On ne rencontre ces petites merveilles – enfin, petites…, certaines épines peuvent atteindre 5 mètres de haut ! – qu’entre 4000 et 5200 mètres d’altitude.

Nous amorçons la descente sur le salar d'Atacama, immense désert qui va buter tout au fond sur la cordillère au pied de laquelle s'étire San Pedro et ses arbres si verts en ce début de printemps. Malheureusement, le vent soulève une poussière qui voile totalement l'horizon.

Nous voici à la douane, à l’entrée du villages. Comme toujours nous avons d'abord affaire à la police puis à la douane. Un jeune, détestable, est avachi derrière son guichet, on ne peut pas faire moins aimable. La tension monte, Valérie et moi sommes excédées et nous ne nous privons pas de le lui faire sentir. Les deux douanières, elles, toutes les deux en grande conversation sur je ne sais plus quel sujet, sont très aimables et font passer la pilule (mais nous verrons au retour que leur manque de concentration a failli nous coûter de nombreux ennuis…). Quant à la fouille, elle est plus que succincte et nous regrettons de ne pas avoir gardé nos légumes et nos fruits...

Atacama Lodge. Situation de rêve, grands lodges en adobe et toit de chaume des plus agréables, face au Licancabur (de « lican », peuple et « cabur », montagne), volcan à la forme parfaite de près de 6000 mètres de haut, partagé entre la Bolivie et le Chili (mais du côté chilien il vaut mieux ne pas avoir envie de faire des balades solitaires sur ses flancs, paraît-il truffés de mines anti-personnel ). Le calme est extraordinaire. C’est un des ciels les plus purs du monde et pourtant l’horizon est constamment nimbé d’une fine poussière soulevée par les vents…

Nous nous installons, et pour ce premier soir dînerons chacun sur place. Mais auparavant je repars avec Valérie et Guy faire quelques courses à San Pedro. La rue principale grouille d’une foule internationale de touristes. Le village d’il y a trente ans a été étouffé par l’accumulation d’agences, de restaurants et de boutiques de « souvenirs », tenus par une majorité de non-Atacaméniens – sans compter les soixante-neuf hôtels (mais où sont-ils ??) –, un côté mercantile particulièrement désagréable… Sur le grand parking poussiéreux – mais absolument tout est poussiéreux à San Pedro car les rues sont en terre et le vent est roi; c'est pour cela que tous les matins les rues sont aspergées d'eau -, un peu plus loin que la douane, nous achetons à une Indienne très aimable des légumes et des fruits que nous ne connaissons pas - beaucoup moins chers que dans le village. Les uns, petits, de forme ovale, ressemblent à des melons juteux mais n'ont pas beaucoup de goût. Ce sont des pepinos (Solanum Muricatum), ou poire-melon, dont le plan de un mètre de haut ressemble à celui de la tomate avec des fleurs de pommes de terre... Les autres, plus gros, à la peau gris-marron un peu rêche, à la chair blanche à gros grains noirs, sans jus, des chirimoyas, sont très sucrés et délicieux. Leur nom vient du quechua et signifie « graines du froid ».

Première nuit sous le ciel le plus pur du monde…

Dimanche 23 San Pedro de Atacama (La vallée de la Lune)

Val et Guy sont partis tôt, nous, nous sommes fatigués par ce rhume et ces maux de gorge qui ne nous quittent pas, et nous décidons de flâner, de « relaxer », comme disent les Québécois. Nos lodges, le 1 et le 2, sont isolés du reste du site et reliés entre eux par une grande terrasse couverte elle aussi de chaume. Nous nous installons tranquillement là, face au Licancabur, avec à sa droite le volcan Juriques, pour goûter le silence et la lumière. J'en profite entre autres pour laver notre linge commun, puisqu'il y a une machine à disposition.

L'après-midi, nous partons pour la vallée de la Lune. Auparavant, il va nous falloir trouver la pompe à essence qui se cache au coeur de San Pedro. C'est un véritable jeu de piste surtout si l'on tient compte des sens uniques. En partant du parking, descendre Licancabur, au bout tourner à gauche et suivre les tout petits panneaux de bois clair « combustible ». Elle se trouve curieusement dans l'enceinte d'une hosteria...

Nous ratons l'entrée de la vallée de la Lune qui est très mal indiquée – peu après San Pedro, sur la route de Calama, il faut prendre la première à gauche en direction de Coyo – et arrivons par la sortie. Passage à la caisse, dépliant, et nous voilà partis. La première piste qui se présente et qui vient de nous être indiquée, « Minas de sala », est déjà là, sur la droite. Je m'engage dessus illico presto mais au bout de cinquante mètres je me rends compte que c'était très exactement LA piste à ne pas emprunter avec une berline! C'est un champ de lave hérissée de pics tous plus coupants les uns que les autres, des montagnes russes en miniature, extrêmement resserrées, un vrai cauchemar pour celui qui tient à ses pneus. Je roule à 2 à l'heure, c'est interminable, on n'en voit pas la fin et on ne sait pas combien de temps on va être coincés là-dessus ni même s'il ne va pas y avoir un passage qui nous bloquera pour de bon, avec de toute façon l'impossibilité de faire marche arrière. Enfin une cahute et l'opportunité de repartir dans l'autre sens, puisque la piste fait une boucle à cet endroit-là. Le conducteur d'un 4 x 4 qui nous suivait (le seul) fait la grimace en montrant la Fiat... Le chemin de lave continue droit devant - la carte est fausse apparemment – mais nous nous contentons des quelques cavernes de sel qui se trouvent là et qui sont plutôt quelconque. Le retour est tout aussi cauchemardesque que l'aller et c'est un véritable soulagement lorsque nous retrouvons la piste principale. Les « Tres Marias » sont envahies par les passagers d'un car de touristes qui se font tous prendre devant en photo, nous leur laissons bien volontiers l'endroit. Le lieu est lunaire et porte bien son nom. Les crêtes se succèdent au milieu de dunes sombres ou blondes, c'est très beau, d'autant que le soleil tombe lentement sur l'horizon. Nous nous retrouvons à la sortie et avons complètement oublié la quebrada de Qary, que j'avais trouvée si belle dans le carnet de Christine sites.google.com/...ie/vallee-de-la-lune. Tant pis, nous la ferons une autre fois.

Courses à San Pedro. Nous nous mettons à la recherche de la pharmacie... Ce n'est pas forcément évident, étant donné qu'il n'y a pas d'enseigne, mais quelqu'un finit par nous l'indiquer: une double porte en bois que le « pharmacien » vient juste d'ouvrir pour jeter des balayures dehors. C'est une « maison de pharmacie ». Nous entrons et ne voyons d'abord qu'un frigo avec des sodas, puis des étagères aux trois quarts vides. Nous demandons une boîte d'aspirine et il nous apporte une simple plaquette d' « Aspro ». Puis j'achète un baume pour les lèvres qu'il me garantit à l'aloé vera alors que je ne lui demande rien.

Plus tard, nous décidons tous les quatre de tester un restaurant indiqué par Gérard et Françoise, la Casona, dans la « calle » Caracoles. Il est excellent, l'accueil des plus aimables et les flammes crépitent dans la cheminée centrale...

Lundi 24 San Pedro de Atacama (Toconao, Quebrada de Jerez, Laguna Chaxa)

Aujourd'hui encore, Val et Guy sont partis de bonne heure tandis que nous prenons le temps des vacances. Alors qu’aux Etats-Unis nous sommes prêts très tôt, ici quelque chose nous freine… Un plus grand surmenage à cette époque de l’année, sans doute. Au programme de la journée: le village de Toconao puis la laguna Chaxa et ses flamants roses, l'oasis de la quebrada de Jerez et, si nous avons le temps, la laguna Cejas. J'ai demandé à Raul, l'employé atacaménien qui, avec sa femme, Soledad, s'occupe des lodges, quelles étaient les pistes praticables avec une berline, en lui montrant notre planning. Il en a barré un certain nombre... Ils ont l'air de vivre là avec leurs deux enfants, dans un grand hangar en parpaings, au toit de tôle, mais je n'en suis pas certaine, du moins je me dis qu'avec l'argent que rapportent les trois tours astronomiques par nuit (15 000 pesos par personne, 25 personnes maximum par tour), je leur ferais construire un superbe lodge à eux aussi...

Toconao est à une quarantaine de kilomètres au sud-est de San Pedro, par la route 23 qui file tout droit au cœur du salar d’Atacama, à cet endroit gris ciment et en fait pas très beau… Ce sont les hauteurs qui sont magnifiques. Pique-nique sur la petite place ombragée du village de Toconao, visitée par deux lamas, prénommés Madonna et La Madonna ;-), dont l'un a probablement de sérieux problèmes dentaires si l'on en juge par l'enthousiasme avec lequel il s'attaque à une balustrade en métal... Madonna (ou La Madonna ? ;-) observe la scène, placide…

Le clocher de l'église, séparé comme souvent du corps principal, se dresse dans une blancheur éblouissante contre le ciel bleu. Derrière lui, à droite, de l’autre côté de la rue, l’église et sa charpente en bois de cardones (cactus). Du couvent mitoyen s’échappe par moments la silhouette pressée d’une religieuse

La piste menant à la laguna Chaxa ne pose aucun problème. Le soleil tape, le ciel est toujours d'un bleu sans nuages. A l'entrée, nous nous délestons de 2500 pesos par personne. Les flamants, accompagnés d’une multitude de bécasseaux de Baird et de milliers de moucherons, pataugent dans l'eau avec délicatesse et s'envolent parfois avec une grâce inouïe. Il fait chaud, très chaud, il y a du monde, essentiellement des collégiennes en car scolaire, et nous décidons de partir pour la quebrada de Jerez, à l’est de Toconao.

Dans la profondeur de la faille poussent toutes sortes d'arbres fruitiers dans de petits jardins bordés par des canaux d'irrigation, au milieu d'un enchevêtrement de verdure dominé par les peupliers d'Italie. Un ruisseau coule au milieu, il fait bon, l'eau est fraîche et le sable très doux lorsque nous nous déchaussons pour en suivre le cours. Je m'arrange pour perdre mes lunettes de soleil mais en revenant sur mes pas, ouf, je les retrouve au pied d'un rocher... Nous repartons en passant par les miradors qui surplombent la quebrada. Au niveau de Toconao, nous prenons deux Indiens atacaméniens qui font du stop, ravis et très sympa, Jesus et Cruz, ils rient tout le temps et l'un d'eux se met à chanter La Marseillaise quand ils nous entendent parler français. Normalement nous devions nous arrêter 6 kilomètres avant San Pedro, à l'Atacama Lodge, mais nous les amenons jusqu'au village.

Dîner au lodge de pommes de terre sautées aux oignons.

Ce soir, nous avons réservé tous les quatre (depuis la France), le « tour astronomique » d’Alain Maury – que nous n’avons toujours pas vu, non plus que sa femme. Un bus passe prendre les gens à San Pedro, mais nous avons l’avantage d’être sur place. Aucune information provenant du staff des étoiles ;-), ni heure, ni endroit précis, mais nous pensons que ça doit débuter à 21 heures. La nuit est maintenant complètement tombée. Dehors, nous apercevons une petite loupiote. C’est un couple qui arrive directement en voiture de San Pedro et qui s’est égaré du côté de nos lodges. Armés de deux lampes de poche, nous partons donc tous les six dans la nuit noire de noire, en direction des lumières que l’on aperçoit à une centaine de mètres. Mais le chemin n’est pas balisé et il n’est pas facile d’éviter la végétation, piquante ou non… A l’intérieur, une lumière diffuse met tout de suite dans l’ambiance. Nous nous asseyons dans la pénombre et attendons les passagers du premier bus de la soirée (il y a trois tours qui se succèdent jusqu’au milieu de la nuit)… Une porte s’ouvre, la femme d’Alain Maury vient nous voir et nous demande, sans un sourire, sur un ton désagréable, si nous avons payé le tour. Non, pas encore, nous pensions le payer en même temps que le logement, le dernier jour. Visage fermé, hostile, elle nous dit que non, nous demande de quelle façon on paiera – en espèces –, et attend qu’on ait tout réglé le lendemain matin! Silence glacial de notre part. Ça commence bien…

Tout le monde est maintenant arrivé et installé pour le speech d’Alain Maury qui nous ignore toujours superbement alors que nous avons réservé chez lui deux lodges pour six nuits. Pendant une bonne demi-heure il parle, distribue des bons points pour ceux qui répondent correctement à ses questions (pour notre part, nous nous taisons, ayant horreur de ce genre d’infantilisation), répète probablement pour la énième fois des blagues ni drôles ni fines, style café du Commerce, assassine ces crétins de Grecs qui racontaient n’importe quoi, explique comment draguer sous les étoiles, sans oublier, bien sûr, l'incontournable « DSK »... Ça a mal commencé mais ça ne s’arrange pas…

Le temps est venu de sortir, des couvertures et des parkas sont à disposition car la température est maintenant glaciale. La nuit est magnifique, sombre et habitée d’une myriade d’étoiles. Les huit télescopes sont là, nous allons de l’un à l’autre, ma foi très déçus de ce qu’on voit ou plutôt ne voit pas . Alain Maury continue ses blagues qui tombent dans le vide et s’agace à un moment où je suis proche de lui : Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, ce soir ? Qu’est-ce qu’ils sont mous, alors ! Ils dorment ou quoi ? Rien de tel pour plomber l’atmosphère…

Plus tard je lui fais remarquer qu’aux jumelles on voit aussi très bien, surtout la Lune, et qu’une infinité d’étoiles surgissent du ciel dès qu’on a les yeux rivés sur les oculaires. (J’espère qu’il ne vient pas de le découvrir, parce que, ensuite, à la fin du tour, lorsque nous rentrons boire une tisane offerte par la maison, il remarque: « Je ne sais plus qui disait qu’on voit aussi très bien à la jumelle. » ;-) Je lui parle d’ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), et là…, un ange passe, ce n’est pas ce qu’il fallait évoquer. Concurrence, probablement. ALMA est « l'observatoire astronomique au sol le plus complexe de l'humanité […] et a officiellement ouvert ses portes aux astronomes. » Oui, mais pas à lui, qui s’occupe essentiellement des tours astronomiques.

Le tour suivant, animé par sa femme et donc en espagnol, est en train de se dérouler sur les premiers télescopes. Pour nous ça se termine. Voyant que j’ai un reflex, Alain Maury propose de nous faire quelques photos et Guy lui passe le pied. J'en profite pour lui dire que sa femme nous a demandé de payer expressément le lendemain matin alors qu'on règlera en espèces – donc tout bénéfice pour eux. Un peu gêné, il explique qu'à ce moment-là, si ce n'est pas par carte bancaire, il n'y a plus de problème, ce qui ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Cette petite séance photo sera finalement le meilleur moment de la soirée, avec lerayon laser qui traversait le ciel pour pointer Jupiter ou ses voisines.

Mardi 25 San Pedro de Atacama (Lagunes Miscanti et Miñiques)

Ce matin, nous décidons d'aller aux lagunes Miscanti et Miñiques, sur la route du Paso de Sico. Val et Guy, eux, ont pris une agence pour faire toutes les lagunes dans la journée: Chapur, Tuyaito, Agua Calientes, Miscanti et Miñiques, Chaxa et Cejas. Nous les rencontrerons peut-être en route.

Sur notre gauche, de la fumée s’échappe de l’alignement de volcans : c’est le Lascar – strato-volcan qui dissimule à son sommet pas moins de six cratères, imbriqués les uns dans les autres. Tous les matins il disperse dans l'atmosphère un discret panache blanc, mais en 1993, le panache de cendres est monté à jusqu'à 25 km !

Après quatre-vingts kilomètres de ligne droite nous arrivons à Socaire, perdu sur les hauteurs et entouré de terrasses cultivées. Le village, aux maisons d'adobe couvertes de chaume, pourtant minuscule, comprend deux églises: une ancienne, un peu en dehors avec toujours le clocher séparé de l'église elle-même, et une nouvelle au cas où un tremblement de terre - ils sont fréquents par ici - viendrait à détruire l'ancienne. Un peu plus loin, nous prenons un Chilien qui fait du stop sur la piste poussiéreuse et surchauffée. Il nous demande de le déposer dans un virage où il rejoint deux autres personnes qui font de l'escalade dans un cañon.

La piste monte, nous arrivons bientôt à 3500 m, un arrêt pour pique-niquer et là je commence à me sentir mal, ce qui m'étonne puisque nous devrions être acclimatés. J'ai des palpitations, les mains qui tremblent et, bizarrement, les lèvres qui « fourmillent ». Je bois de l'infusion de feuilles de coca et comme ça ne passe pas - au contraire, j'ai l'impression d'avoir le visage « effervescent » -, au bout d'un moment je prends un Diamox avec deux gélules de potassium. Nous repartons pour la lagune de Miscanti, la piste est bonne, voire très bonne, nous arrivons enfin et sortons pour aller payer les droits d'entrée. Dans la cabane, je me sens de plus en plus mal, j'ai le visage tout rouge et maintenant c'est tout le haut du corps qui fourmille. L'Indienne qui tient la caisse va me cueillir de petites plantes à floraison jaune, les froisse et me dit de les respirer. On pense à redescendre, on hésite, puis on continue. Heureusement, car ces deux lagunes sont magnifiques, au pied chacune de leur montagne minérale, tout est marron et bleu: marron-roux, marron-rose, marron clair, caramel, et leurs eaux sont du bleu le plus pur, bordées de blanc. Mais je suis si mal que je prends des photos à la va-vite et ne pense même pas à utiliser le grand angle... A Miñiques, l'Indienne postée devant les baños voit que je ne suis pas bien, je lui montre les plantes que j'ai dans la poche et elle me dit que ce ne sont pas les bonnes. A son tour, elle va m'en cueillir d'autres, qui leur ressemblent fortement mais ont de petites épines. Malheureusement, rien n'y fait. La seule solution est de redescendre le plus vite possible.

Nous repassons par Socaire à 3200 m, et sa nouvelle église, et comme nous n'avons pas mangé, nous décidons de nous arrêter un peu plus bas, au-dessous des 3000 m. J'ai les oreilles totalement bouchées et n'entends pas les rares voitures passer sur la route, sauf une qui klaxonne avec insistance et dans laquelle nous reconnaissons Val et Guy qui nous font de grands signes. Alain, lui, est parfaitement bien et ne souffre plus de l'altitude, ce qui me rend d'autant plus perplexe concernant les symptômes que je ressens...

La fin du trajet est un calvaire, je suis totalement épuisée, et en arrivant au lodge, alors que les fourmillements sont toujours là, surtout au niveau de la bouche, je me couche et m'endors aussitôt. A mon réveil, je crois soudain comprendre ce qui m'arrive: rien à voir avec le mal des montagnes, j'ai tout simplement une allergie au baume pour les lèvres acheté à San Pedro deux jours plus tôt. Je m'en suis mis et remis - l'aloé vera était une invention du « pharmacien », il n'y en a pas la moindre trace dans la composition, qui comprenait 30 % de pétrole blanc. Je prends un antihistaminique que me donne Valérie puis plus tard un comprimé de cortisone.

Valérie et Guy nous proposent de partager avec eux un 4 x 4, mercredi, pour aller au salar de Tara – inaccessible en berline – avec un guide de l’agence CosmoAndino Expediciones. C’est une excellente idée, d’autant qu’ils ont été ravis de la journée qu’ils viennent de passer dans les lagunes.

Nous dînons au lodge et, enfin, je passe une nuit à peu près bonne.

Mercredi 26 San Pedro de Atacama (RíoQuepiaco, Salar de Pujsa) San Pedro de Atacama (Salar de Tara)

A 9 heures pile, le 4 x 4 réservé hier par Val et Guy pour aller au salar de Tara se gare devant les lodges, avec au volant Alex, guide anglophone (Val et Guy ne parlant pas espagnol) que je prends tout d'abord pour un Américain. Obèse, châtain clair et bouclé, les yeux bleus. Mais c'est bien un Chilien - dont la grand-mère était allemande, précise-t-il. Nous reprenons la si belle route du Paso de Jama qui monte très vite en altitude, mais aujourd'hui je n'ai aucun problème, ce qui me conforte dans l'idée que j'ai bien eu une allergie avec le baume pour les lèvres. Je me suis demandé si ces médicaments n'étaient pas achetés sur Internet... Quelques arrêts le long des très jolis bofedales du río Quepiaco – qui finit sa course dans le salar de Pujsa – pour photographier des canards, des vigognes, des lagunes bleutées dans lesquelles barbotent des foulques cornues (assez punks, d’ailleurs, elles pourraient donner la patte aux gorfous sauteurs de Patagonie…), puis nous prenons une piste sur la droite pour rejoindre un salar sur lequel, nous dit Alex, on devrait voir de nombreux flamants. Salar de Pujsa. Il est dominé par le strato-volcan Acamarachi, de 6046 m d’altitude, probablement éteint, qui cache à son sommet un minuscule lac – sans doute le deuxième lac de cratère le plus haut du monde. C’est cet endroit magnifique qu’ont choisi un certain nombre de flamants pour passer leurs journées et leurs nuits.

Retour sur la route, passage comme à l’aller du point le plus haut – Alex nous tend son GPS à photographier –, puis nous obliquons à gauche cette fois en direction du salar de Tara. Un arrêt pour faire quelques pas à 4500 m et habituer l'organisme, tandis qu'Alex mène le 4 x 4 plus loin sur la piste, près du monolithe appelé le « shaman » – la personnification de la roche est universelle… Alignés face au « shaman », les sphinx de pierre veillent...

Bientôt, il n'y a plus de piste du tout, Alex roule droit devant dans le désert, se fiant à son écran sur lequel il a enregistré au fur et à mesure de ses passages ses propres traces. On peut y voir plusieurs lignes bleues, plus ou moins parallèles, qui toutes se recoupent à un moment ou à un autre et vont dans la même direction. L'impression est grisante de rouler au milieu de nulle part – c'est le cas de le dire –, dans ce désert d'altitude composé pour l’essentiel de sable grossier, où l’on aperçoit pas le plus petit signe de vie. Espace minéral, superbe et imposant, qui pourrait très vite devenir hostile et se refermer sur celui qui perdrait de vue les petits sillons de l’homme. Mais nous sommes avec Alex pour qui ces étendues n’ont plus de secret… Nous croisons à nouveau la route des « Penitentes de nieve », alignés sur le sol en longues colonnes étincelantes.

Second arrêt, toujours pour l’altitude, puis nous passons sous la réserve du Petit Poucet, – quel phénomène étrange a bien pu disperser tous ses cailloux sur l'altiplano chilien?... – et descendons sous les cathédrales de Tara qui surplombent le salar du même nom. Au loin, sur l'étendue blanche, une silhouette mène un troupeau de lamas. Il n'y a pas une herbe, mais c'est le sel qui en tient lieu; vigognes et lamas broutent avec conviction...

En contrebas, devant la cahute où nous devions pique-niquer, nous apercevons un petit bus et des silhouettes qui s’activent, ce qui a obligé Alex à mettre la table au bord du chemin, une cinquantaine de mètres avant. En arrivant nous trouvons tomates, avocats et cœurs de palmiers d'un côté; poulet quinoa de l'autre ; jus de pêche et jus d'orange. Avec en toile de fond un décor exceptionnel. Une petite balade sur le salar et de nombreuses photos, puis nous plions bagage et prenons le chemin du retour. Après une vingtaine de kilomètres à rouler dans le sable, escalader et redescendre les dunes, seuls, toujours seuls, sans avoir vu âme qui vive, à quatre pattes ou à deux pattes, avec ailes ou sans ailes, nous rejoignons la route goudronnée du Paso de Jama. Le soir, tandis que Val et Guy partent dîner au restaurant, nous restons manger au lodge.

Jeudi 27 San Pedro de Atacama (Yerbas buenas, Vallée Arcoiris, Rio Grande)

Avant de partir pour la cordillera Domeyko (son nom vient du scientifique d’origine biélorusse Ignacio Domeyko Ancuta – 1802-1899), où se cachent la vallée Arcoiris (vallée de l'Arc-en-ciel) et le site de pétroglyphes de Yerbas Buenas, nous allons payer notre séjour à Carmen, la femme de Santiago qui nous a accueillis très aimablement le jour de notre arrivée. Heureusement qu'elle était là car nous n'avons pas vu Alain Maury une seule fois, excepté dans la nuit du « Tour aux étoiles », ce que nous trouvons tous assez limite comme accueil. Quant à sa femme, elle s'était distinguée – comme je l’ai dit –, le même soir, en nous réclamant sur un ton sec le « paiement total du séjour plus le tour » dès le lendemain, précisant que les dollars ne l'intéressaient pas car le change n'était pas en leur faveur, alors que par mail elle m'avait dit que ça leur était égal et que de toute façon c'était le même prix! C'était elle la fameuse Ale qui, sur Internet, lors de nos échanges de mails, était si désagréable, et que j'avais dû relancer plusieurs fois..

Sur la route de Calama, les lignes droites interminables succèdent aux virages serrés. Une cinquantaine de kilomètres plus loin, nous bifurquons sur la droite en direction du village de Río Grande sur une piste excellente que l'on croirait bitumée, en fait une ancienne voie de caravanes qui reliait San Pedro à l’oasis de Chiu-Chiu. Premier arrêt au site de pétroglyphes de Yerbas Buenas (où nous laissons comme partout 2000 pesos par personne). Les plus beaux sont en hauteur; ceux qui sont au niveau du chemin datent apparemment de la deuxième moitié du vingtième siècle pour ne pas dire début du vingt et unième: chien, femme en robe et chapeau, contre chevaux, lamas et vigognes au-dessus.

Le site comprend une table pour pique-niquer à l'abri du soleil et du vent de poussière, et même des baños! Le repas de fruits terminé, nous poursuivons en direction de la vallée, mais emportés par notre élan nous dépassons le pont où l'on devait bifurquer. La route devient très étroite et vertigineuse, sinuant le long d'un Grand Canyon qui, bien que modèle réduit de son grand frère, reste très impressionnant, les couleurs en moins. Tout en bas, le río Grande, mince filet d'eau, permet à toute une végétation de se développer dans un long ruban vert qui suit tout le fond de cette immense faille. Mais un doute s'installe: Valérie a le vertige sur un tabouret, or ils sont venus ici la veille et n'ont à aucun moment évoqué cette route spectaculaire, la plupart du temps sans aucun parapet. Au bord du río, nous arrivons au village de Rio Grande où un panneau précise qu'il est interdit de poursuivre, sauf aux camions et engins de travaux. Peut-être la route est-elle coupée, plus loin. Demi-tour, on s'est probablement trompés... Effectivement, on avait raté la piste avant le pont, en venant de Yerbas Buenas, sur la gauche. Elle démarre assez bien, dans une petite vallée plutôt verdoyante, mais à certains endroits il faut faire attention où on met les pneus... Quelques gués peu profonds, des ânes grisonnants et poussiéreux, des lamas à pompons rouges, le lit de la rivière (plutôt un gros ruisseau) qu'il faut emprunter sur une petite dizaine de mètres, une ferme en surplomb, une croix décorée en plein milieu... On la contourne et on prend à gauche, dans la caillasse. Mais peu après la piste devient meilleure et les couleurs de la vallée se dévoilent d'un coup: verts bleutés, blanc-crème, noirs profonds, orangés, rouges briques... l'appareil crépite... Je trouve une très belle pierre verte avec des inclusions de cristaux brillants que je rapporterai en France.

Pendant cet après-midi, nous refaisons le calcul du prix du séjour en dollars qui nous a été demandé le matin et nous nous rendons compte que le taux nous est complètement défavorable puisque nous payons près de dix euros de plus par jour! De retour au lodge, nous filons donc revoir Carmen qui se trouve dans la maison d'Alain Maury pour reprendre nos dollars et payer en pesos chiliens. J'appelle : « Hola! », il « émerge », c'est du moins ce qu'il nous dit sans même nous regarder, et voyant Carmen qui arrive repart aussitôt. Nous sommes sidérés par ce manque de convivialité, après six nuits passées dans ses lodges, il n'a même pas eu un mot pour nous dire au revoir, sans parler de savoir si ça s'était bien passé. Sa femme, elle, a été égale à elle-même, sèche et désagréable, nous appelant « chicos » sur un ton suffisant.

Nous passons notre dernière soirée ensemble au restaurant, à San Pedro, où nous dégustons un délicieux plat de quinoa suivi d'un dessert (pour Val et Guy un tiramisu, moi une tarte au citron meringuée et Alain une salade fruits frais. Hmmmm...).

Vendredi 28 Journée de transition San Pedro de Atacama - Iquique

Au lodge, nous sommes tous les quatre sur le départ et nous ne voyons toujours personne... Les Maury ont empoché leurs six nuits en espèces (les nôtres, Valérie et Guy ayant payé la veille au soir à l’agence de San Pedro, ce qui leur a valu une facture, contrairement à nous) et n’ont même pas la courtoisie de nous dire au revoir… Val et Guy vont repartir pour Salta via Susques mais attendent que le gros de la troupe des bus soit passé à la douane (ne surtout pas oublier que la douane chilienne ne se trouve pas à la frontière, au paso de Jama, mais à l'entrée du village de San Pedro) où le pic se situe entre 8 heures et 11 heures. Nous nous quittons avec regret, ces quinze jours ont passé comme une flèche. Nous pensons encore et toujours à Françoise et Gérard que nous aurons ratés pendant cette semaine à San Pedro, et qui sont dans une galère noire! Les petites pièces de leur 4 x 4 enfin arrivées de France sont désormais interdites d'accès dans le pays! C'est du grand n'importe quoi étant donné que le 4 x 4 lui-même peut entrer et sortir... En attendant, ils ne seront pas non plus avec nous pour parcourir les pistes des Andes.

Calama. Entrée par le côté jardin mais sortie par le côté cour, après une heure quarante-cinq à tourner dans la ville. Il faut dire qu'en général, au mieux les noms de rues sont indiqués en tout petit, au pire il n'y a rien... Un passage par Copec, la pompe à essence (qui a augmenté de dix pesos du jour au lendemain, elle est passée de 802 pesos à 812 et elle doit encore augmenter la semaine prochaine. Des affichettes « Stop à la taxe sur l'essence! »sont collées sur la vitre arrière des voitures). Une fois repérée la direction de Tocopilla, ouf !, on s’engage sur l'autoroute et… on se retrouve dans la mine de cuivre… la plus grande du monde! ce n'est pas un lieu bien défini mais toute une région!!! Bref, des pick-up de chantier absolument partout, c'est à celui qui ira le plus vite – à droite, à gauche, sur les côtés –, des ronds-points en veux-tu en voilà, c’est infernal, sûrement le week-end qui s'annonce. Quelqu’un finit par nous renseigner, et nous renvoie tout en bas ! Rebelote Calama, avec le même stop interminable... et retour sur les hauteurs, ce qui fait quand même plus ou moins quinze kilomètres d'autoroute à chaque tour de piste...

Enfin sur la bonne route – la première fois, un camion nous avait caché le panneau « Tocopilla » –, le paysage est particulièrement cafardeux. Les kilomètres défilent, le long d'une ligne droite qui se perd dans un horizon incertain. Silence dans la voiture. On ose un « c'est moche », puis « c'est très laid », « c'est hideux » et enfin « c'est cauchemardesque!! ». Sur des centaines de kilomètres, presque jusqu'à Iquique, le salar d’Atacama ne montre pas son meilleur côté. On dirait soit un gigantesque dépôt de ciment, tout est gris et semble recouvert de « gravats », soit une immense décharge à ciel ouvert sur laquelle des milliers de camions auraient déposé leurs chargements, toujours de gravats. Et pour arranger le tout, le désert est hérissé à l’infini de pylônes à haute et moyenne tension. L’idée qu'il faudra refaire tout ce trajet au retour nous comble d’aise... Encore une fois, nous constatons que les cartes ne donnent vraiment pas une bonne idée de la configuration du terrain.

Déception également au passage de la pampa del Tamarugal, pourtant la seule zone arborée du désert d’Atacama qui s’étend sur près de 1000 km du nord au sud, entre le 27e et le 18e degré de latitude Sud. Des arbres épars, des tamarugos (Prosopis tamarugo, famille des Mimosaceae), qui de loin ressemblent un peu à des tamaris, ont eu la constance de pousser dans l’endroit le plus aride du monde. Leur particularité est que la rosée leur fournit suffisamment d’eau pour se développer.

En arrivant sur Iquique, enfin la terre se soulève, toujours aride mais lisse et dorée maintenant. La ville, en contrebas, immense, s'étire le long de la côte entre la moyenne montagne et l'océan Pacifique. Nous mettons bien dix minutes pour descendre la route en lacet qui mène droit dans la circulation d'enfer, là encore.

On finit par trouver les Cabañas Primeras Piedras, juste pour une nuit, tout est pris demain, paraît-il, mais c'est agréable, au-dessus de la mer, avec une petite terrasse sous les palmiers. Je repense à Christine et Hervé qui en avaient eu une le long de la route et n'avaient pas aimé l'endroit.

Il fait plutôt gris, très brumeux, du moins sur la mer, mais quel plaisir d'humidifier nos pauvres bronches desséchées depuis bientôt une semaine.

Samedi 29 D'Iquique à Arica

Bonne nuit, réveillés parfois par des cris de rapaces nocturnes. Du lit on voyait s'agiter les grandes palmes de palmiers et au-delà... la mer. On serait bien restés un jour de plus ici mais tout est complet à partir de ce soir à cause du week-end prolongé de la Toussaint. Un mail à Jean-Charles Dekeyser, le Belge chez qui on a réservé à l’hôtel Bahia Chinchorro, à Arica (l'étape suivante), pour tenter d'avoir une nuit de plus, et il nous répond dans la foulée que c'est d'accord. Mais avant, il va falloir trouver du change...

Nous quittons la table du petit déjeuner, très bon – pâte de coing, jus de pamplemousse fraîchement pressé, œufs, etc. (on verra malheureusement que le retour sera à l’opposé de ce week-end de la Toussaint) –, et partons dans la circulation tout aussi trépidante qu'hier, en ce samedi matin. Les voitures sont à plus de 80 km/h en pleine ville et nous avons plus d'une fois l'impression, tellement elles sont collées au pare-chocs, qu'elles vont finir par grimper sur le coffre !

Une heure d'attente, sur Lynch, au bureau de change qui offre le meilleur taux, 678 pesos pour un euro. Devant et derrière nous, de nombreux Boliviens attendent pour envoyer de l'argent dans leur pays.

Quelle route encore interminaaaaable – mais très belle sur les cent derniers kilomètres –, pour Arica! Le GPS donnait 192 km, puis un bon moment après on aperçoit un panneau : 257 km . Au final nous arriverons cinq heures plus tard, sans s'arrêter ou presque, et en roulant à 90 à peu près tout le temps (pas plus vite à cause de l'essence... On pensait trouver une pompe à Huara, mais ça devait être chez l'habitant).

Nous voici maintenant dans la XVe Région, tout au nord du Chili, où vient mourir le désert d’Atacama, et la route monte, monte, taille son chemin sur le flanc des immenses collines noires ou ocre de la Précordillère, aux pentes à 45 °, aussi lisses que la main. Tout au fond une large vallée, parfaitement plate, au milieu de laquelle sinue le lit d’une rivière à sec et où les hommes ont choisi de s’installer, réussissant à tirer parti du peu d’humidité que recèle le sous-sol pour faire pousser un peu de végétation.

Arica, sur la côte, tout près de la frontière péruvienne. Pas simple de trouver comment arriver au Bahia Hôtel, sur la plage… On rentre dans la ville par l’avenida Diego Portales ; une fois au bout, il faut tourner sur le boulevard Luis Beretta Porcel (contrairement à ce qu’indique la carte de Google, le boulevard est à double sens), puis revenir sur ses pas pour pouvoir emprunter la petite route étroite qui part en contrebas.

* *****

L’hôtel Bahia Chinchorro est très bien placé, sur la plage du même nom. C'est un ensemble de bâtiments blanc et bleu, dispersés au milieu de palmiers particulièrement prisés des cormorans. Au centre trône un vénérable pimiento, ou faux-poivrier (Schinus molle), aux feuilles ressemblant à celles de l'eucalyptus et dont la résine a servi à embaumer nombre de souverains incas.

La propriétaire, Pamela, une jeune femme chilienne, est des plus accueillantes et sympathiques. Son mari, belge, Jean-Charles Dekeyser, lui aussi très aimable, nous donnera plus tard tout un tas de renseignements sur les pistes de Lauca, Surire et Colchane, et sur une autre qui redescend vers l'ouest à partir de Zapahuira, nous déconseillant avec insistance de faire seuls la piste Surire - Colchane. J'ai vu par hasard sur Internet qu'il fait partie de l'équipe de Chile Excepcion (www.chile-excepcion.com/notre-equipe.html ! Lui s'occupe de l'agence Latinor, dans le centre-ville, à un quart d'heure à pied, sur la calle Colon : www.aricaparinacota.travel/fra/13reco_ari_12.htm

Pamela nous montre la chambre en angle, grande, au premier étage, avec un long balcon sur la mer et la baie... ah ! dommage, les mouches sont arrivées avant nous.

Dimanche 30 Arica

Très mauvaise nuit car plusieurs personnes avaient décidé de faire la fête sur la plage, pratiquement en face de l'hôtel, jusqu'au lever du jour. Dès le matin, des passereaux rayés et d'autres rouge sang, des colombes chiliennes aux yeux bleus, un héron bihoreau (Nycticorax nycticorax), avec ses deux belles et longues aigrettes blanches qui lui descendent au milieu du dos et que je ne me serais pas attendue à trouver dans cette région, s'activent dans les hauteurs des palmiers et du gigantesque pimiento. Dans une volière abritée du soleil et du vent, plusieurs perruches aux belles couleurs bleues, vertes ou jaunes passent leur temps à se faire des bises. La mer, elle, a un rythme régulier: elle est totalement calme et tout est silencieux, puis peu à peu un grondement monte, d’immenses rouleaux se forment, s’amplifient et se brisent dans un grand fracas d'écume blanche pendant plusieurs minutes. Et le cycle reprend. Comme plus au sud, à Puerto Aysén ou à Iquique, il y a ici des consignes en cas de tsunami indiquées par de grandes flèches rouges et le mot « Escape» peints sur le bitume.

Nous allons visiter le musée archéologique près de San Miguel de Azapa, à 12 km au sud-est d'Iquique, et ce n’est pas gagné car très mal indiqué… le jeu de piste va durer un certain temps. La route longe par endroits les grandes oliveraies de la vallée d’Azapa – on y cultive l’olive depuis le XVIe siècle –, dont les fruits sont réputés mais que pour notre part nous trouvons trop gros et trop salés.

Les momies d'adultes et d'enfants sont impressionnantes, qu'elles soient couchées ou fléchies selon les époques. La conservation des objets présentés – poteries, outils, tissus d'une finesse inouïe qui rappelle ceux que nous avions vus au musée ethnographique de Vancouver – est exceptionnelle. Une deuxième salle, en face du musée, désertée par les visiteurs bien que consacrée à la culture chinchorro, présente d'autres momies et objets remarquables. Nous avions repéré un restaurant juste en face de l'entrée, qui proposait un menu à 2000 pesos – soit 3 euros! – : une salade mixte, du porc accompagné de purée, un dessert et une boisson, mais voilà qu'il est fermé! Nous restons toujours longtemps dans les musées ou les expositions et il est maintenant 14 h 30, c'est l'heure pour les employés de prendre leur repas... Pas de chance, c'est la première fois que l'on voyait un restaurant si peu cher.

Retour au Bahia Chinchorro, où nous discutons souvent avec Pamela. Le long de la baie, sur la droite, on aperçoit aux jumelles une foule innombrable et des manèges, et nous décidons d’aller voir de plus près. Sur l’eau ou sur la grève, les oiseaux cherchent leur pitance. Un pélican guette le poisson qui aura la malchance de passer dans son champ de vision ; un goéland dominicain – qui ressemble beaucoup à ses deux lointains cousins, le goéland marin (Larus marinus) ou goéland à manteau noir, comme disent les Québécois, et le goéland brun (Larus fuscus) –, lui, a trouvé un mets de choix, mais est tellement préoccupé par l’idée qu’il risque de se le faire chiper qu’il ne prend pas le temps de s’installer quelque part et de le déguster ; un huîtier-pie arpente le sable à grandes enjambées pressées…

La population est en général très jeune, on voit une multitude d'enfants et de jeunes adultes, mais très peu de personnes âgées. L'endroit a un petit air de Venice - à Los Angeles - , avec ses appareils de musculation sur lesquels transpirent essentiellement des Chiliennes. Je repère au passage qu 'il y a la queue à un stand de churros – beignets longs et cylindrique, et je me dis que c’est donc qu’ils doivent être bons…

Il est maintenant près de 19 h 45. Le soleil, se couche derrière le port, mais il y a toujours autant de monde dehors.

Dans le jardin de l’hôtel, les cormorans ont pris leurs quartiers au sommet des palmiers et les urubus à tête rouge (Cathartes aura) – une espèce de vautour dont la particularité est d'avoir un odorat très développé, qualité extrêmement rare chez les oiseaux – sont déjà couchés.

Lundi 31

7 h 30. Je guette les oiseaux dans le viseur du Canon... Le bihoreau fait son nid, les urubus surveillent les alentours, les cormorans vont bientôt partir en mer, les bruants chingolos s'agitent en tous sens sur les pelouses. Il y a peu de pélicans par ici, je n'en ai aperçu qu'un seul hier, et il n'est pas revenu. Sur la mer, les surfeurs s'activent, eux aussi, mais d’une manière différente de ce qu'on peut connaît en France. Tout se fait avec une pagaie double, assis sur la planche jusqu'au dernier moment, puis, une fois debout, la pagaie sert de gouvernail.

Pamela nous a indiqué un grand marché de fruits et légumes en provenance de tout le Chili. A notre habitude, nous tournons et retournons d'un rond-point à l'autre et d'une rue à l'autre avant de le trouver. C'est un marché couvert, ceint de murs, immense, sous son toit tressé qui laisse passer le jour et l'air. On y trouve en abondance des céréales de toute sorte; des courges; des avocats, tomates, oignons; des agrumes, des bananes, des pêches et des fruits locaux dont les chirimoyas et un tas d'autres que l'on ne connaît pas, beaucoup moins chers que tout ce qu'on a pu voir jusqu'à présent. Nous rentrons à l'hôtel chargés comme des baudets, non sans avoir fait un tour à l'hypermarché Lider pour acheter mes chères garapiñadas, appelées ici, dans le Nord, almendra confitada... Je n'ai pas fait de photos, il y avait constamment quelqu'un sous mon nez, et j'ai toujours du mal à photographier les gens que je ne connais pas...

Le soir est tombé, les cormorans ont regagné leur dortoir. Une demi-heure plus tard, du balcon de notre chambre, nous voyons les lumières de la baie. Tout au fond, à gauche, le Pérou se perd dans la brume de mer… Il est 20 h 15.

Mardi 1er novembre D'Arica à Putre

Aujourd'hui c'est la Toussaint. Hier il y avait des fêtes dans les cimetières, mais nous avons préféré ne pas y aller, nous nous serions sentis un peu voyeurs...

Une dernière photo du Bahia Chinchorro avant de partir, une autre de l'urubu qui trône au sommet du pimiento (très bizarre, tout de même, cet oiseau... On dirait qu'il a un masque rouge enfoncé sur la tête. Et quel masque!!...), et le bihoreau mâle que j’ai réussi à repérer, puis nous disons au revoir à Pamela en promettant de nous envoyer des mails. Nous voilà partis dans la direction de Putre mais à la recherche d'un Copec (pompe à essence locale) pour acheter un bidon de 20 litres (9500 pesos vide) en prévision de la piste Putre - Colchane. Il n'y a aucune pompe entre Arica - Putre - Colchane – Pozo Almonte au sud d'Iquique. On a bien aimé Arica (185 000 habitants), moins trépidante qu’Iquique (230 000 habitants), avec un centre-ville piétonnier aux rues étroites et très fréquentées et un nombre incalculable de pharmacies, il y en a à tous les coins de rue !

La route de Putre est tout de suite très belle. Nous longeons une vallée étroite qui bientôt s’élargit, dominée par ce qui ressemble à d'immenses dunes pétrifiées, soit dorées et polies comme des galets, soit de roche et de sable mêlés, au creux desquelles se faufilent un long ruban vert foncé. On y cultive entre autres le maïs, au minimum deux récoltes l'une derrière l'autre. Cette vallée est beaucoup plus fertile que celle qui mène à Arica en venant d’Iquique, on y voit même des vaches ! les premières depuis que nous venons en Amérique du Sud.

La route monte, monte… Et toujours, du fin fond de la Patagonie à l’extrême nord du Chili, les sanctuaires. Tous les 10-20 km, nous nous arrêtons pour déboucher le bidon d'essence, enveloppé dans deux grands sacs-poubelle noirs que nous a donnés Pamela en partant; il gonfle à une vitesse étonnante avec la pression atmosphérique, car nous allons passer du niveau de la mer à 3600 mètres. Le paysage change constamment, avec les volcans en toile de fond. Nous faisons de nombreux arrêts, comme nous l'a conseillé Alain (d'Etigny), buvons de l'infusion de feuilles de coca préparée dans la thermos avant de partir, c'est d'ailleurs assez bon avec du sucre (Valérie, à qui nous l'avons fait goûter à San Pedro, trouvait que ça sentait le gazon ;-)). Nous commençons à voir les premiers cactus candélabres (Browningia candelaris), espacés très régulièrement sur les pentes montagneuses, et ce peu de végétation après cette immensité minérale que nous n'avons pas quittée depuis San Pedro, si l'on excepte les palmiers et les fleurs d'Iquique, nous fait beaucoup de bien. D'ailleurs, plus nous montons, plus la végétation augmente, contrairement à la montagne en France. En fait, sur les hauteurs il y a toujours de l'eau de fonte des neiges et la température reste clémente au moins dans la journée. 3000 m. Dans un virage, en hauteur, le Pukara de Copaquilla, qui date du XIIe siècle mais a été partiellement restauré par l’université de Tarapaca en 1979, comptait 400 pièces... De là, vue vertigineuse sur la gorge au-dessous… A l'horizon, les volcans Nevados de Putre (5825 m) à gauche et Taapaca (5860 m) à droite.

Le spectacle est aussi dans le ciel. La Lune est horizontale ! Pour avoir l’explication : (culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/...M_CSP_Ph...)

Les pentes sont maintenant vert bronze au plus loin que porte le regard, constellées de petits arbustes et de cactus; peu après, nous voyons nos premières fleurs, jaunes pour la plupart.

La route escalade les montagnes gigantesques de la Cordillère aux flancs de plus en plus raides, nous sommes maintenant au belvédère au-dessus de Putre.

Verdoyant, niché en haut d'une vallée au pied du grand volcan encore blanc de neige, Putre s’appelle Puxtiri en langue aymara, autrement dit « murmure des eaux », et on comprend pourquoi : un ruisseau dévale une de ses rues pavées d'immenses dalles irrégulières gris clair. Après la sécheresse, nous voici, à 3560 m, dans la végétation et le chant de l’eau… Quelques quebrachos colorados géants, arbres au bois de fer, dont on extrait le tanin, dominent les petites maisons au toit de chaume et, plus bas, les terrasses cultivées vieilles de neuf mille ans... Le Terrace Lodge se trouve non loin de l'entrée, sur la gauche, au 25 Circumvalacion. Les propriétaires italiens sont accueillants et chaleureux, les chambres jolies, décorées avec goût et d'une propreté irréprochable. Les couleurs acidulées jaune et orange de la salle à manger sont accentuées par le soleil qui pénètre à l'intérieur par de grandes baies vitrées. Dans le jardin, des chats jouent au chat et à la souris...

Mercredi 2 Putre (Parc Lauca, Lac Chungará)

Délicieux petit déjeuner: jus de pêche, yaourt à la vanille, fromage de chèvre frais local, deux sortes de pain et de la brioche, beurre et gelée de mûres, céréales, clémentines... Décidément, c'est une excellente adresse. Flavio (nous avons su son nom par Jean-Charles Dekeyser) est parti tôt à Arica et rentrera le soir avec, entre autres, de l'essence pour remplir le réservoir des clients qui en ont besoin.

Aujourd'hui nous partons pour le lac Chungará – considéré comme le plus haut du monde à 4517 mètres –, à une soixantaine de kilomètres par une route que nous pensions goudronnée jusqu'à la frontière bolivienne. Nous prenons dès le départ, juste à la sortie de Putre, une petite piste sur la gauche indiquée « Chungará », en pensant qu’elle doit éviter tous les virages au-dessus du village. Elle passe par la montagne, tourne et vire, monte et descend, se rétrécit, s’élargit… Pas âme qui vive à l’horizon, juste les sommets, et nous dans les cahots et la poussière… Nous n’en voyons pas la fin et nous commençons à nous demander si nous ne nous sommes pas trompés lorsque nous apercevons, juste au-dessus, la route goudronnée.

La lumière est très pure, aucun nuage ne vient la voiler. Nous croisons quelques camions boliviens, doublons quelques camions chiliens... sans nous douter de ce qui nous attend. Un arrêt à Las Cuevas (les grottes), pour nous (ré)habituer à l'altitude après ces trois nuits au bord de la mer. Il fait un froid glacial malgré le ciel bleu, le vent se glisse sous nos polaires et nous transperce jusqu’aux os. Le chemin enjambe un « bofedal », sorte de plaine marécageuse envahie de gros coussins d’herbe entre lesquels glisse toute une faune aviaire. Mais les bofedales, alimentés par l’eau de la fonte des neiges ou l’eau de pluie, sont aussi particulièrement appréciés des vigognes, lamas et alpacas qui viennent brouter là avec gourmandise pendant la saison sèche (de mai à décembre).

Oh oh ! voici nos premières viscaches, sorte de gros lapins à queue de chat angora... entourées de petites boules grises qui courent dans tous les sens et se poursuivent : ce sont les bébés viscaches ! Zut, je n’ai justement pas le bon objectif, il est resté dans la voiture… Les viscaches passent une partie de leur temps à bronzer au soleil, à jouer ou à se toiletter. Après ces tâches épuisantes, elles filent faire la sieste à l'ombre d'un rocher. J’en connais une qui ne se doute pas qu’elle est photographiée… Une vingtaine de mètres plus loin, c’est le domaine des si jolies sarcelles tachetées (Anas flavirostris).

Le chemin, court, un kilomètre et demi, passe au-dessus de la route, longe un étang sur lequel va et vient une mouette des Andes, avec son drôle de masque noir et ses yeux bordés de blanc que, de loin, on croirait bleu clair ; puis il contourne les grottes dont l'ouverture donne sur les étendues couvertes d’ichus, que broutent consciencieusement quelques gracieuses vigognes, et les volcans enneigés (ici, l'horizon est toujours occupé par un ou plusieurs volcans). A l’intérieur, c’est l’heure de la sieste…

Retour à la voiture dans laquelle nous nous engouffrons, toujours aussi transis. Le bâtiment de la Conaf, lui, est fermé (pour tout dire on ne les a pas souvent vus ouverts).

Nous repartons, et débute alors notre calvaire qui durera quasi toute la journée. Les Chiliens ont eu la riche idée de vouloir refaire la route d'un seul bloc jusqu'au lac, soit une petite soixantaine de kilomètres. Nous arrivons sur le premier « desvio » (« déviation », en l'occurrence voie unique. Une cahute, un employé harnaché comme un cosmonaute à cause de la poussière de la piste soulevée par les camions, un panneau « Pare » (« stop »), au dos duquel est inscrit « Siga » (« avancez »). Et l'attente commence... Il fait beau, tout le monde a l'air très relax. Les camionneurs coupent leur moteur, nous aussi, et font le tour de leur camion pour voir si tout est en ordre: bâche, chargement, pneus... Devant nous, une famille bolivienne descend de son pick-up, la mère installe ses trois jeunes enfants sur une couverture tandis que le père sort sa grosse boîte de douilles (pour clé à cliquet) et la renverse devant eux, ce qui s’avère tout de suite un jeu passionnant : il faut ranger chaque douille dans son logement propre. Un quart d'heure passe, vingt minutes, vingt-cinq minutes... les enfants jouent toujours…

Soudain, dans un nuage de poussière, arrivent en face les premiers camions boliviens et pick-up de chantier. La file est interminable… Lorsque tout le monde est enfin passé, nous nous apprêtons à démarrer mais nous avons tout faux ! Le trafic étant plus important en provenance de Bolivie, il faut attendre que les camionneurs chiliens grossissent la file de notre côté… L:-( L'attente se poursuit... et au total durera près de trois quarts d'heure.

Cette fois nous voilà partis pour le lac Chungará – pensons-nous... La piste est mauvaise et par endroits défoncée – tôle très très ondulée, gravier, caillasse et un peu tout ce qu'on veut, y compris une planche cloutée qui n’a pas atterri du « bon » côté, comme les tartines, non, là les clous sont en l’air et on les évite d'extrême justesse. Il faut ajouter les nombreux camions qui roulent comme s’ils étaient sur l’autoroute ou presque, mitraillant généreusement au passage ce qui se trouve à leur portée, et nous obligeant à des écarts constants.

Bientôt nous arrivons au poste des gardes. Les occupants d'un van sont occupés à donner des gâteaux à un lama et à un alpaca... No comment... Nous allons voir le garde de service, car nous avions compris qu'il fallait nous enregistrer; il est en train de lire le journal, affalé sur son siège, et visiblement nous le dérangeons. D’un air excédé, il nous fait un geste de la main pour nous dire de dégager de sous son nez. Très bien... Restons calmes…

Nous continuons notre route sur cette longue et vilaine balafre sillonnée par des centaines de camions et ponctuée de « desvios » où il nous faut encore et toujours attendre… lorsqu’ils sont gardés, car bien souvent il n’y a personne pour assurer la sécurité sur ces portions de sens unique, notamment lorsqu’elles ne sont pas très longues. Aucune berline, aucun 4 x 4, uniquement des pick-up de chantier. J'ai l'œil rivé sur chaque mètre carré à l'avant de la voiture, pour éviter le caillou pointu, le morceau de métal, l'éclat de verre qui pourrait nous faire crever. Et pendant ce temps, à droite et à gauche, les merveilles défilent... Les vigognes ont un poil incomparablement plus beau que leurs cousines de San Pedro. On voit que la table est autrement meilleure ici !

Parinacota a la bonne idée de se trouver à l’écart de la route principale, ce qui nous permet de fuir la poussière – elle s'insinue absolument partout dans la voiture, nous en sommes recouverts, nous en respirons, nous en avalons... – et ces centaines de camions qui foncent vers la Bolivie ou en reviennent. Le village est désert sous le soleil brûlant. Une vieille femme aymara nous interpelle, elle vend des boissons et différentes choses à manger, nous hésitons, à la fois très tentés et réticents, car derrière elle le local est malheureusement d'une saleté repoussante. L'église (du XVIIe siècle, reconstruite au XVIIIe) est comme tant d’autres très belle dans sa simplicité. Blanche, toit de chaume, clocher séparé du corps principal, pierre volcanique rose. Il n'y a pas un chat sur la place ni dans les ruelles adjacentes, comme souvent dans les villages que nous traversons. Pas un chat, pas un chien non plus...

Le ciel se charge de nuages, ce qui ne présage rien de bon pour admirer les eaux émeraude du lac Chungará… Nous rejoignons la piste principale en empruntant un autre chemin et arrivons peu après aux lagunas de Cotacotani. Un petit air de lac Powell, en modèle réduit ;-) L’eau rejoint la Bolivie toute proche et le lac Coipasa, via le río Lauca.

(Lagunes de Cotacotani. A droite le volcan Parinacota (6348 m) et derrière lui le Pomerape (6240 m). Ils forment le volcan complexe Nevados de Payachatas.)

Le lac Chungará est aussi gris que le ciel, au-dessus. Nous cherchons en vain un éclat émeraude, mais peu importe, ses rives sont si belles, dominées par les volcans chapeautés de neige, arpentées par une multitude d’oiseaux, flamants, foulques, mouettes, sarcelles…

Je ne sais pas pourquoi, tout d’un coup, je me demande où sont mes lunettes de soleil. Je cherche, je cherche, on regarde un peu partout dans la voiture, sous les sièges, etc., et je ne peux que constater que j’ai gagné ma journée en les perdant !! Les paroles de l'ophtalmo me reviennent en mémoire: « Par pitié, jamais au soleil sans vos lunettes!! »

Etant donné l’état de la piste et le nombre de camions qui circulent toujours dessus, nous renonçons à aller jusqu’à la frontière bolivienne. Il nous a fallu déjà les trois quarts de la journée pour arriver ici, maintenant il nous faut refaire toute la piste en sens inverse… En repassant devant les lagunes Cotacotani, je m’arrête pour photographier la très étrange azorella compacta et je tombe sur… le repaire des OVNI !

L’azorella compacta, qui pousse entre 3200 m et 5000 m dans ce coin des Andes qui regroupe l’altiplano chilien, bolivien et argentin, est une plante extraordinaire ! Non seulement elle peut vivre jusqu’à trois mille ans ( !!), mais sa pousse est infiniment lente (de un à deux millimètres chaque année). Les fleurs, hermaphrodites, se serrent les unes contre les autres pour garder la chaleur du jour.

Sur le chemin du retour nous reprenons la piste pour Parinacota, au cas où, mais mes lunettes ne sont pas là, il faut que je me fasse une raison.

A un « desvio » non gardé nous nous retrouvons nez à nez avec un camion, à un autre, avec un pick-up !!

Nous rentrons, exténués, au Terrace Lodge...

Jeudi 3 De Putre au salar de Surire Du salar de Surire à Colchane

Nous dégustons une nouvelle fois le petit déjeuner, préparons nos affaires, puis Flavio complète le réservoir d'essence avec trente-deux litres et demi. Tout le monde nous ayant déconseillé de prendre la piste en berline, nous posons une fois encore la question au cas où il aurait la bonne idée de nous rassurer, en précisant qu'on a l'habitude des pistes, même en berline... Il regarde la voiture, s'exclame avec un sourire « Ah, c'est une Fiat! » (il est italien), vérifie la garde au sol et nous dit « Pas de problème, en faisant attention vous pouvez aller jusqu'à Colchane ». Ouf! Avec le bidon de dix-huit litres acheté à Arica, nous voilà parés pour rejoindre Iquique via les 230 km de piste de l'altiplano qui mènent à Colchane. Avant de payer, je lui raconte que la veille j'ai perdu mes lunettes de soleil, il part, et revient peu après avec une paire que des clients ont oubliée. Quelle chance! Elles vont bien me dépanner. Nous quittons avec regret le Terrace Lodge et ses propriétaires si accueillants.

La piste démarre sur celle de Chungará, à l'endroit du premier « desvio », sur la droite. Plutôt que de faire la queue une demi-heure, Alain va demander à l'employé responsable du passage si l'on peut doubler la file pour partir sur Surire. Il est d'accord. Nous laissons tout le monde derrière nous et filons sur cette belle piste presque déserte.

L'air est d'une transparence que nous n'avons jamais vue nulle part. Au loin, les cônes sombres des volcans accrochent un cordon de nuages. Les vigognes aux grands yeux noirs broutent avec délicatesse une herbe invisible entre les touffes d’ichus ou celle des « bofedales », en compagnie parfois de lamas ou d'alpacas. Seule ombre au tableau, la poussière de la piste qui, comme hier – les camions en moins –, est omniprésente, pénètre absolument partout dans la voiture et me fait craindre pour le boîtier et les objectifs. Mais le paysage constamment magnifique fait passer ces désagréments. Tiens, quand on parle du loup... voilà justement un camion qui traîne son long voile ocre derrière lui...

L’horizon est dominé depuis un bon moment par le volcan Guallatire (de l'aymara wallatiri : « lugar de guallatas », autrement dit « lieu des ouettes des Andes ») et son cône coincé entre deux mamelons, qui lance droit vers le ciel un nuage de vapeur et de gaz. C'est un des volcans les plus actifs du nord du Chili, dont la dernière éruption date de 1960. Caché derrière lui, le stratovolcan Acotango (6052 m) qui, avec l'Elena Capurata (5990 m) et l'Umarata (5746 m), forme le volcan complexe bolivien Nevados de Quimsachata. Les Aymaras les appellent les Trois Sœurs (Quimsa = trois). Nous qui aimons particulièrement les volcans, nous sommes comblés.

Sous l’immense volcan, bien exposé en cas d’éruption, le petit village de Guallatire, balayé par le vent, silencieux et désert. Personne du côté de la maison des gardes, c’est l’heure du repas. Nous ralentissons en passant, histoire de voir si quelqu’un va sortir, puis nous partons nous garer près de l’église. Elle est simple et belle, mais fermée, encore une fois… Un projet de restauration est en cours. Le problème de ces églises, c’est que les villages sont peu à peu désertés et qu’elles finissent par tomber en ruine.

Au-dessous, un bofedal suit les boucles du río Lauca, la vallée est verdoyante et fait les délices d’un troupeau de lamas et d’alpacas. Il est parfois très difficile de savoir si ce sont les uns ou les autres, et pourtant ils ne se ressemblent pas. Mais les croisements entre un lama mâle et un alpaca femelle donnent les huarizos, ce qui explique certainement la difficulté à en différencier certains.

Nous reprenons la piste sans avoir vu âme qui vive… Nous sommes toujours à 4200 m. Par moments, le paysage change radicalement , la végétation disparaît, seul l'ichu s'ancre dans le sable et la pierre, résiste et s'arc-boute sous les assauts du vent, essaime vers les sommets.

Il y a de longues parties de tôle ondulée sur lesquelles il faut accélérer, comme sur les pistes de Patagonie ou la Ruta 40, si l'on veut arriver autrement qu'en pièces détachées à Surire. On nous avait dit que la piste était parfaitement indiquée pour le salar (seul Alain d'Etigny nous avait prévenus qu'il fallait faire attention parce qu'il y avait peu d’indications), or jamais aucun panneau ne le mentionne, ce qui promet pour Colchane...

Aidés du GPS, nous finissons subitement par l'apercevoir, dans toute sa blancheur. Une brume de sel court à la surface... Et puis, un peu plus loin, nous distinguons au centre de gros camions qui vont et viennent, et d'immenses tas de sel de borax ainsi que de nombreux bâtiments sur sa berge. Nous pensons arriver dans un environnement complètement sauvage... Le sud du salar n'est pas exploité et retrouve une vie animale.

Les trois espèces de flamants cohabitent ici. Par contre nous ne voyons pas la plume d'un seul nandu ou suri, qui ont donné son nom au salar. Ce n'est sans doute pas la bonne saison. Dommage...

A l'extrémité est, nous apercevons deux ou trois baraques dont celle des carabineros à qui nous allons demander l'état de la piste pour Colchane – en espérant qu'ils seront plus aimables que celui de la piste pour Chungará –, et le refuge de la Conaf (qui « gère » le parc, ou plutôt le refuge). Mais une fois sur place, tout est fermé : le refuge on le savait, mais il n'y a pas plus de carabineros pour nous renseigner que de beurre en broche. Seuls deux ou trois Indiens s'affairent autour d'une estafette. L’un d'eux nous indique que faire et ne pas faire en nous disant: « Houlaaa, c'est la première fois que vous allez faire cette piste?! » avec un air plus que dubitatif. Voilà qui n'est pas fait pour me rassurer. Ce n'est pas la piste qui m'inquiète, mais l'idée de se perdre et de passer la nuit dans la voiture, sans duvet, à – 10 ou – 15 °. La carte ne lui dit rien, sans doute ne sait-il pas lire, et il nous conseille de nous diriger droit sur les montagnes en face.

Le long de la rive, un peu plus loin en contrebas, on aperçoit des vigognes et des flamants aux longues pattes graciles qui se reflètent dans l'eau sombre. Le temps que je sorte de la voiture avec mille précautions, les vigognes s'enfuient dans le moutonnement de sel et d’herbe blonde.

Nous pique-niquons avec les délicieuses boîtes de « La Belle-Iloise » offertes par Françoise, mais je reste anxieuse, tandis qu'Alain, qui n'a jamais peur de rien, est particulièrement relax. A 15 heures, nous partons pour la dernière partie de cette journée qui a été si difficile à préparer jusqu'au dernier moment. Les avis étaient quasi unanimes sur la difficulté de la faire en berline – le dernier étant celui de l'Indien qui nous a renseignés à côté du refuge –, voire même simplement parce que s'il nous arrivait quelque chose, personne ne passerait par là et que les conséquences pourraient alors être catastrophiques.

Les pistes se croisent et se recroisent, et lorsqu'il y a un panneau il mentionne des noms de village non indiqués sur nos cartes. Quant au GPS (un Oregon 400t), il veut obstinément nous envoyer sur la droite, au milieu des bofedales, parallèlement à la piste… Malgré cela, la piste est étroite mais relativement bonne, voire très bonne, bien que très sableuse par endroits. Quelques coups de volant « cisaillés » et ça passe sans problème. 4200 m, 4300 m, l'air est toujours aussi pur et le ciel aussi bleu. Sur les pentes, l’azorella veloutée est reine, une très vieille reine sans doute, si l’on en juge à sa taille, étant donné qu’elle ne pousse que de un à deux millimètres par an.

Sur l’atiplano, le feu et l’eau se mêlent constamment. Les bofedales sinuent en suivant le lit des ruisseaux, dominés par les volcans, sur les flancs desquels les dernières coulées de laves ont laissé des traces laiteuses ou cuivrées.

Aucun être humain, homme ou animal, dans ce silence presque palpable, qui pèse plus lourd qu'ailleurs... Jamais l'impression de solitude n'a été aussi grande.

Nous passons un gué un peu délicat, puis un second. Plus loin, dans un autre virage en descente, il faut aller repérer le terrain de près pour calculer ou poser les pneus. Les petits villages abandonnés se succèdent, les murs d'adobe sont encore debout mais les toits n'existent plus depuis longtemps, excepté celui de l'église. Curieusement, lorsqu'ils sont habités, les villages sont tout aussi déserts.

Nous quittons les sommets pour redescendre sur un haut plateau en espérant apercevoir Colchane. Mais non, nous ne voyons « rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie »… heureusement Barbe-Bleue n’est pas dans les parages. La piste file droit devant ou plonge dans un virage serré, toujours caillouteux, voire rocheux. Nous arrivons à Isluga surmonté par le volcan du même nom, village pratiquement désert, excepté lors de la fête de saint Thomas, le 21 décembre. Les communautés se rassemblent alors, viennent même ceux qui ont quitté l’altiplano pour les villes côtières. Une ou deux photos de l’église, et nous repartons pour Colchane, à dix kilomètres de là, car nous avons hâte d'être arrivés.

Les maisons de Colchane – localité qui date des années 70, autant dire d’hier – sont dispersées le long d'une large route rectiligne à l’américaine, perdue au milieu des cactus de l’altiplano aymara, sur laquelle nous trouvons la grande bâtisse bleu et bordeaux de l'hôtel Isluga.

Il est étonnant de voir que la cour ou l’enclos que chaque maison a sur l’arrière est fermé par une haute palissade de bois ou bien, comme à l’hôtel, par des bâtiments en dur et une immense porte à deux battants. C’est là, au milieu des poules et de toutes sortes de choses, que nous garerons la voiture, le plus près du mur et collée à la précédente, comme dans un ferry, guidé par un jeune Indien. La Bolivie est à un jet de pierre – au bout d’une immense avenue bordée d’une multitude de lampadaires d’autoroute, totalement incongrus dans le décor –, et ceci explique sans doute cela.

La chambre est belle et grande et, pour la première fois, il y a même du shampoing...

********** Seconde partie ********************

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Voyage dans le Nord-Ouest et le Nord-Est argentin? English translation pending
by Timlulu · 2012-01-25 · 11 replies
bonjour nous partons presque 6 semaines cet été en argentine et sud brésil à 4 (avec 2 enfants de 9 et 10 ans), l'itinéraire est presque bouclé mais il me reste quelques questions à élucider . mis à part les 2j de voyage , 3j à BA (2 au début, 1 à la fin) et une semaine au sud brésil autour de florianopolis pour voir des amis, il reste donc 29 j pour l'intérieur de l'argentine qu'on pense diviser entre le NOA et le NEA. L'idée est de prendre un vol pour salta , de louer une voiture ford écosport pour les 29 j et de la rendre à puerto iguazu.( car après brésil en bus); le drop off est élevé ( 650 €) mais c'est ce que nous couterait de toute façon un vol salta iguazu pour 4, et nous aimons particulièrement la liberté d'avoir notre voiture .... On fera donc le circuit vers le nord de salta ( tilcara , ...) jusqu'à iruya où nous passerons 2 nuits : première question : est-il envisageable de laisser notre voiture à iruya , d'aller à pied à san isidro pour dormir 2 nuits(plus sympa parait-il ?) et d'y louer des chevaux pour aller à san juan en AR sur une journée ? avez vous des adresses de chambres d'hotes , de loueurs ?

Ensuite on reviendra sur pumamarca avant de faire les salinas grandes , un AR à susques et ensuite san antonio de las cobres ( par la ruta 40 ou la route parallèle à tres cruces ?) ensuite on fera 3 j , 2 nuits à tolar grande en excursion qu'on réservera puis on descendre par la quebrada de toros Y-a t-il moyen de dormir entre san antonio et salta : à santa rosa de tastil ? puerta tastil ? chorillos ?

puis cachi , cafayate sur 3 à 4 jours pour la suite , on hésite entre 2 options : - aller à tafi del valle puis filer sur le NEA par corrientes puis descendre sur mercedès - aller encore plus au sud à villa union pour visiter talampaya , vallée de la lune et laguna brava .(y voit on des flamands en hiver ???); Ces 3 parcs valent-ils ce détour au sud ? dans cette 2e option on sera tellement au sud , qu'il serait peut-être intéressant de passer par cordoba , santa fé pour traverser le parana et remonter sur mercedes; mais j'ai peur que ça fasse vraiment beaucoup de km quelle route vaut-il mieux prendre pour traverser le pays d'ouest en est : option 1 : tafi del valle , santiago del estero, resistencia, corrientes, mercedes ou option 2 : talampaya, cordoba, santa fé , mercedès

ensuite on veut aller passer 3j 2 nuits à l'estero del ibera, d'où la nécessité pour nous de passer par mercedes; puis on remontera sur mocona pour terminer à iguazu en environ une semaine. On rend la voiture , suite au brésil (bus de nuit jusqu'à florianopolis puis bus de nuit porto allegre montevideo puis colonia et retour en bateau à BA pour vol retour

merci à tous les spécialistes du NOA pour vos réponses avisées ! timlulu

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display