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Saïgon - delta du Mékong - Phu Quoc - Saïgon English translation pending
by Ptintin · 2016-12-06 · 22 replies
Bonjour je suis actuellement au vietnam. Et j'aimerais aller dans le delta du Mékong depuis l aéroport de Saigon pour. rencontrer des producteurs de fruit et légumes et pourquoi pas dormir chez eux. Puis allez à phu quoc et revenir à Saigon afin de reprendre l'avions pour Paris. Merci de votre aide Constant
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Amende aux États-Unis English translation pending
by Clairette224 · 2016-08-21 · 49 replies
Bonjour Nouvelle sur le forum j'ai besoin de conseils Mon ami devait revenir vendredi de Los Angeles hors la douanes américaine la is en garde à vue amende de 6500€ hors il n'a pas cette somme la bas Comment faire pour le sortir de la Je Peu juste vous dire que c pas un trafiquants, il était la bas pour son travail et devait rentre en France Merci si quelqu'un a des conseils à me donner
Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-06 · 1 reply
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai. Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence. Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.

TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.

La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.

Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.

A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.

Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.

J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.

Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.

Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.

C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.

Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.

Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.

J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.

Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.

Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.

A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.

Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.

- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.

A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.

Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.

Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.

La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !

Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.

L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…

Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?

La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.

Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.

Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.

Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.

A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.

Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.

Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.

Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.

Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
Lima-Arequipa...bus ou avion? English translation pending
by Sabeb · 2016-03-09 · 22 replies
Je suis au tout début de la planification de mon itinéraire et je ne pense pas rester à Lima, j'aimerais tout de suite aller à Arequipa. Vous me conseillez le bus de nuit ou l'avion? Si l'avion est la meilleure option, est-ce possible d'acheter mon billet tout de suite en aterrissant à Lima ou dois-je le résserver à l'avance? Et une compagnie en particulier?

Même chose pour le bus, ça fonctionne de quelle façon sachant que je n'ai jamais voyagé solo.

Merci bcp de votre aide :-)
Autotour dans l'Ouest américain avec agence English translation pending
by Ptitmimi · 2016-02-27 · 73 replies
Bonsoir, je souhaite partir dans l'ouest Américain et je voudrais savoir si vous êtes déjà parti avec l'agence " Black Roads" car j'aime beaucoup l'autotour qu'il propose ? Merci d'avance😉
Itinéraire de 19 jours en Floride, été 2016 (en famille) English translation pending
by Busterbel · 2015-12-14 · 100 replies
Bonjour à tous, j'aimerais avoir votre avis concernant mon itinéraire pour un circuit en Floride du 28/6 eu 16/7/2016 avec famille (2 ad. + 2 enfants 14 & 11 ans). Nous arrivons donc à Orlando le 28 juin (arrivée à l'aéroport de Sanford) et retour de Miami le 16 juillet.

J1 - mardi 28 juin 2016 - Arrivée à 12h Orlando (4 nuits) J2 - mercredi 29 juin 2016 - Orlando Visite Parc Universal J3 - jeudi 30 juin 2016 - Orlando Visite Parc J4 - vendredi 1 juillet 2016 - Orlando Cape Canaveral / Cocoa Beach J5 - samedi 2 juillet 2016 - Orlando-Sarasota (3nuits) J6 - dimanche 3 juillet 2016 - Sarasota J7 - lundi 4 juillet 2016 - Sarasota J8 - mardi 5 juillet 2016 - Sarasota-Naples (3 nuits) J9 - mercredi 6 juillet 2016 - Naples J10 - jeudi 7 juillet 2016 - Naples J11 - vendredi 8 juillet 2016 - Naples-Everglades (1 nuit) J12 - samedi 9 juillet 2016 - Everglades City-Florida City (1 nuit) au lieu de Key Largo (visit Outlet Shop) J13 - dimanche 10 juillet 2016 - Florida City-Key West (3 nuits) J14 - lundi 11 juillet 2016 - Key West J15 - mardi 12 juillet 2016 - Key West J16 - mercredi 13 juillet 2016 - Key West-Miami Beach (3 nuits) J17 - jeudi 14 juillet 2016 - Miami Beach J18 - vendredi 15 juillet 2016 - Miami Beach J19 - samedi 16 juillet 2016 - Retour vers BXL Total 19 Jours / 18 nuits

Que pensez-vous de ce circuit ?Que pensez-vous de s'arrêter 1 nuit à Everglades City en venant de Naples ? Est-ce intéressant de rester une nuit à Everlades City en venant de Naples (60km de trajet) ou c'est préférable de partir tôt le matin de Naples, aller à Everglades City (60km de trajet et 1h de route), visiter les Everglades et puis, repartir vers Key Largo (175km avec +/- 2h de route) et gagner 1 jour dans les keys ??Est-ce intéressant de s'arrêter une nuit à Key Largo en venant de Everglade City ou passer une nuit de plus à Key West (4 nuits au lieu de 3 nuits) ?J'hésite sur une partie du trajet. Que choisiriez-vous et pourquoi, la raison ? Everglade City (1 nuit) - Key Largo (1 nuit pour couper le trajet vers key west) et Key West 3 nuits ou Everglade City (1 nuit) - Key Largo (0 nuit) et Key West 4 nuits ou Everglade City (0 nuit) - Key Largo (1 nuit pour couper le trajet vers key west) et Key West 4 nuitsQue conseillez-vous comme hôtel à Miami (South Beach) avec un bon rapport/qualité prix et bonne situation ?Si vous avez la moindre remarque, n'hésitez pas. Merci d'avance de votre collaboration.
Cueillis par la douane norvégienne (en camping-car) English translation pending
by Patulama · 2015-11-02 · 35 replies
Bonjour, Constatant que plusieurs camping-caristes sont attirés par la Norvège, je veux simplement attirer les attentions sur ce qui nous est arrivé à la douane lors de notre périple en Scandinavie en 2013. Je connaissais les règles d'entrée et le coût de la vie en Norvège . Quantité de posts sur forums, de blogs, conseillent d'emporter alcools et certaines nourritures, ce que j'ai fait comme la plupart, ce qui ne m'a pas empêché d'acheter aussi sur place comme tout le monde . Je m'étais rendu compte que les intervenants des forums se targuent dans la très très grosse majorité n'avoir jamais vu de douanier aux frontières norvégiennes . Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu le récit d'un camping-cariste disant s'être fait "avoir" en entrant en Norvège et j'y allais vraiment très confiant . J'ai la curieuse impression d'être le premier contrevenant, du moins à l'avouer , pas grave de toute façon, c'est du passé ... Nous ne sommes allés qu'une seule fois en Norvège, et nous connaissons hélas la couleur de la casquette du méchant douanier ! Je vais tenter de vous narrer notre mésaventure : ça pourra aider certains voyageurs à se méfier à minima ... Périple scandinave en 2013 . Nous quittions la Finlande pour entrer en Norvège à Kirkenes . Nous avions dans la soute 12 canettes de bières, 5 cubis de 5 litres de vins blancs et rosés pour notre conso quotidienne (oui, ça parait important à première vue, mais faites le calcul : 100 jours de voyage à 2 personnes celà représente 0.25l par jour et par personne ..) Sur ces 5 cubis, 3 étaient pleins, les deux autres ne contenaient plus qu'un litre chacun . Dans différents coffres du double plancher nous avions 3 bouteilles de champagne (la première pour le 1er soleil de minuit, la seconde pour Cap Nord, la dernière pour mon anniversaire). De surcroît, nous avions acheté en Finlande 5 petites bouteilles de liqueur pour offrir, rangées elles aussi dans les coffres du double plancher . Dans le frigo, nous avions les victuailles standard, et quelques petits plats maison congelés dans le congélateur . Nous avions aussi quelques kilos de pommes de terre rangés dans un coffre du double-plancher, denrée strictement interdite à l'entrée en Norvège ... Les faits : A la frontière quelques kms avant de descendre sur Kirkenes, un douanier nous a demandé de stopper . Il semblait alcoolisé et nous avons fait attention à être très corrects à son égard . Il nous a demandé si nous connaissions les règles avant d'entrer en Norvège, nous lui avons répondu affirmativement . Il nous a demandé si nous étions en dépassement des dites règles, nous lui avons répondu oui , nous avons 3 cubis de 5l de vin (en omettant volontairement de lui citer les 2 cubis quasi vides, les bières et tout le reste) Il nous a répondu : 3 litres autorisés par personne, vous êtes donc en dépassement de 9 litres, suivez-moi au poste pour régler les taxes . Nous allons payer les taxes grosso-modo 90 euros pour 9 litres de pinard à 2 euros/l ...! Nous allions repartir lorsque le même douanier nous dit : maintenant je vais vérifier si ce que vous avez déclaré est conforme à ce que vous transportez ! Il ouvre la soute (en arrachant et cassant le vérin) et découvre les 5 cubis, il est en rage et commence à vociférer en vidant quasiment la soute, il découvre les canettes de bière, vocifère encore . Il recherche l'alcool, le tabac . Il nous demande d'ouvrir la cassette de chiottes, il entre dans la cellule, ouvre tous les placards, le frigo (mais heureusement pas le congélateur), ouvre et renifle les flacons d'ajax, de parfum . Bref, il était fou et nous faisait le devenir aussi ! Heureusement pour nous il n'a pas vu les ouvertures des coffres du double plancher (nous avons les tapis Carthago qui masquent les ouvertures des trappes) . Il a pesé les cubis entamés, compté les bières, comptabilisé le demi-litre de vin qui était au refrigérateur ! Il a confisqué un cubi de 5l vin (plein bien sur) J'ai hésité à lui vider sur ses bottes, mais j'ai préféré me tenir à carreau étant donné qu'il n'avait pas tout découvert ... Bref nous sommes retournés au poste pour payer une amende cette fois pour avoir menti au douanier lors de la première déclaration . Nous nous en sommes tirés pour une amende d'une valeur de 270 euro, un cubi en moins, beaucoup de mauvaise humeur en plus, et je n'ose pas imaginer la contravention que nous aurions dû régler (ou combien de jours de prison ...) s'il avait découvert les champagnes, autres alcools, viandes congelées, pommes de terre etc ... ! Voilà notre histoire malheureusement réelle, voir notre blog http://patulapon.centerblog.net/ J'en profite pour signaler que je tiens à dispo 2 fichiers: l'un pour l'ensemble des coordonnées GPS de tous nos bivouacs, l'autre pour l'ensemble de nos dépenses par catégories, si intéressés faites signe par mp, merci. @+ Patulama
Attention: "Debit cards" refusées par loueurs de voiture (nouvelle politique septembre 2015) English translation pending
by Pong · 2015-10-10 · 883 replies
Bonjour à tous, Je viens de faire l'amère expérience d'une nouvelle politique de loueurs de voitures américains concernant les "debit cards" : ce matin, j'arrive au comptoir de "Dollar" avec mon voucher pré-payé, comme d'habitude, et je remarque à peine une affichette sur le comptoir qui parle d'une nouvelle politique concernant les "debit cards". Au moment de terminer la transaction, je découvre avec stupeur que cela me concerne très directement car depuis 1 mois, plusieurs compagnies de location de voitures refusent désormais les "debit cards" purement et simplement... Rien à faire, l'ordinateur ne veut rien savoir ! Sur tous les loueurs présents dans le hall de l'aéroport (une dizaine) seuls 3 acceptent encore (pour l'instant ?) les "debit cards" : Alamo-National, Avis-Budget, et Payless Bonjour l'angoisse, car les 2 premiers auxquels je me suis adressé étaient "sold-out" (à Boston Logan, un vendredi matin à 10h, hors-saison...) et il restait juste une voiture "standard" chez Alamo, que j'ai payée au prix fort ! 🏴‍☠️ Un forumeur averti en vaut deux, moi je n'avais "qu'"une Visa Premier à la Banque Postale, et si jusqu'à présent elle avait toujours été acceptée, ce matin ce n'était plus le cas... Donc mon conseil, vérifiez bien auprès de votre futur loueur (ou intermédiaire) si votre carte bleue sera belle et bien acceptée (par écrit si possible !) ce genre d'expérience finit par coûter cher et plomber le budget pourtant soigneusement préparé en amont...🤪 😠 De quoi être dégouté une fois de plus des usages pratiqués par nos chères (🏴‍☠️) société de location de voiture... PS : moi qui jusqu'à présent n'avait pas vraiment compris les subtilités des différentes formules (credit, debit, ...) aux US il va falloir que je m'y mette sérieusement...😠
Mésaventure à l'aéroport d'Oulan Bator English translation pending
by Juliezt · 2015-09-11 · 19 replies
Je voulais faire part sur le forum de ce qui nous est arrivé à l'aéroport d'Oulan-Bator. Mon conjoint et moi avions prévu un séjour de 3 semaines pour tourisme en Mongolie, du 7 au 26 septembre 2015. C'était un voyage prévu depuis des mois, un rêve pour nous deux. Malheureusement notre voyage a viré au cauchemar. En effet, au contrôle d'immigration à l'aéroport d'Oulan-Bator, mon conjoint a été refusé d'entrée dans le pays à cause de son passeport. La photo date un peu et il a un peu changé (perdu ses cheveux notamment), le passeport avait été un peu abimé car il avait pris l'eau, mais il est tout à fait lisible et a toujours passé tous les contrôles de sécurité sans problème. Nous avions été en Thaïlande l'année dernière en passant par l'Inde, le passeport était dans le même état, aucun problème ne s'était présenté. Avant la Mongolie nous sommes partis de Montpellier puis sommes passés par Paris, nous avons transité par Moscou, le passeport est toujours passé... C'est un passeport électronique mais les contrôleurs à Oulan-Bator ne l'ont pas passé une seule fois dans la machine. Ils nous ont dit au bout de 10 minutes que mon conjoint ne rentrerait pas en Mongolie, je leur ai demandé d'appeler l'ambassade de France, ils ont refusé. Je leur ai dit que le passeport était valide, que c'était un vrai passeport français. La seule réponse que j'ai eue est "It's valid, but it's broken". Nous leur avons dit qu'on avait déjà voyagé avec, qu'on n'avait jamais eu de problème avec, on nous a dit qu'en Mongolie c'était différent. On nous a mis dans le premier avion retour pour Moscou sans explication, en moins d'une heure on était repartis. Ca a été vraiment difficile pour nous, on avait du mal à y croire, on se disait que ça n'était pas possible que cela nous arrive, on était en plein cauchemar... une injustice totale, un abus de pouvoir... Dans l'histoire nous avons perdu beaucoup d'argent, nous en avions déjà pour 1000 euros chacun de billets d'avions. Heureusement nous n'avions pas engagé de frais sur place, mis-à-part un vol interne à 100 euros chacun... En plus le retour a été très difficile, c'est-à-dire qu'à Moscou personne n'avait prévu de nous rapatrier et après avoir tout essayé pendant plus de 24 heures nous avons du payer à nouveau un vol retour... Nous sommes restés bloqués 36 heures en zone de transit à Moscou... Nous avions chacun posé 3 semaines de vacances, ce que nous ne pouvons nous permettre qu'une seule fois par an... Un vrai gâchis... Et nos bagages sont toujours perdus pour l'instant...
Si vous hésitez à aller en Algérie: un reportage pour vous English translation pending
by Shiraz75 · 2015-06-14 · 96 replies
Bonjour

Les touristes européens sont très friands du Maghreb mais ils se focalisent surtout sur le Maroc et la Tunisie qui sont certes de très beaux pays mais trop "europeanisés".

Normalement lorsqu'on quitte son pays pour en visiter un autre c'est pour découvrir de nouveaux horizons et être dépaysé.

Or le Maroc et la Tunisie copient trop le modèle occidental, je trouve cela dommage car le Maghreb a une si riche culture...

L'Algérie est un pays délaissé touristiquement parlant. Bon il est vrai qu'il n'y a quasiment pas d'infrastructures pour accueillir les touristes. Pas de stations balnéaires, très peu de beaux hôtels , pas de centre commerciaux etc etc. A qui la faute ? Honnêtement je ne sais pas. La faute au gouvernement algerien qui est fermé au tourisme ? La faute à la décennie noire qui a laissé de lourdes séquelles à l'Algérie ?

J'entends souvent dire que l'Algérie n'est pas un pays secure. Ça m'agace d'entendre cela car je trouve qu' aucun pays au monde n'est secure.....pour une femme. Aux 4 coins de la planète une femme peut se faire violer et assassiner. J'en suis arrivée à une conclusion simple : tous les pays du monde sont dangereux pour la femme . J'habite Paris et honnêtement je ne m'y sens pas en sécurité. Il m'est arrivé pas mal de galères et ce même en plein jour. Il y a tellement de gens glauques.... Bref....

Donc je reviens à ce que je disais : L'Algérie n'est pas faite pour le tourisme de masse ....MAIS rien ne vous empêche d'aller visiter ce pays en mode routard ! 2h de vol et c'est le dépaysement garanti !!

Je vous conseille donc de regarder le reportage THALASSA : ALGÉRIE LA MER RETROUVÉE. (Disponible sur youtube, il suffit de taper ce titre )

Amateurs de plongée sous-marine, de faune et de flore, vous serez servis !! 🙂
Kgalagadi en février English translation pending
by Xfg59 · 2015-05-16 · 15 replies
Bonjour à tous, Après avoir éliminer le projet de nous rendre au Kruger en février prochain (sur vos conseils, merci Voyajou 😛), j'envisage d'aller au KTP à la place. Je sais que pour le temps (météo) ce sera forcément mieux. Je me demande si pour le temps (de route) c'est une bonne idée. Nous partons à 5 (3 enfants de 7, 13 et 15 ans au moment du voyage). Voici l'itinéraire auquel j'ai pensé : 6/2 : ARRIVEE ET NUIT A JNB 7/2 : JNB-KURUMAN 8/2 : KURUMAN-TWEE RIVIEREN 9/2 : TWEE RIVIEREN-NOSSOB 10/2 : NOSSOB-MATA MATA 11/2 : MATA MATA-TWEE RIVIEREN 12/2 : TWEE RIVIEREN-VRYBURG 13/2 : VRYBURG-JNB & VOL RETOUR

Au départ j'aurai aimé intégrer Augrabies Falls, mais je pense que ce ne serait plus des vacances !!

Merci d'avance pour vos commentaires !

Xavier
Découverte du Maroc en famille, avril 2015 English translation pending
by Pboulard · 2015-04-25 · 143 replies
Nous voici revenus de nos 2 semaines de voyage au Maroc. Nous sommes partis à 4, 2 adultes et 2 monstres de 11 et 14 ans à la découverte d'une petite partie du Maroc.

Notre itinéraire

Les liens pour aller directement au récit au jour le jour

- J1, en route pour le Tizi-n'Tichka :
http://voyageforum.com/...ost=7019494;#7019494

- J2 - 1ere partie, Telouet & la vallée de l'Ounila : http://voyageforum.com/...ost=7020036;#7020036

- J2 - 2eme partie, le ksar d'Ait-Benhaddou : http://voyageforum.com/...ost=7020252;#7020252

- J3, La source sacrée de Ait-Benhaddou & l'Oasis de Fint : http://voyageforum.com/...ost=7022775;#7022775

- J4, Ouarzazate - Le jour du cinéma : http://voyageforum.com/...ost=7026402;#7026402

- J5, Randonnée dans la Vallée des Roses, les gorges d'Agouti : http://voyageforum.com/...ost=7026518;#7026518

- J6, Le Tizi n'Tazzazert : http://voyageforum.com/...ost=7027764;#7027764

- J7, L'Erg Chebbi : http://voyageforum.com/...ost=7028093;#7028093

- J8, un peu de repos : http://voyageforum.com/...ost=7028920;#7028920

- J9, Tinghir : http://voyageforum.com/...ost=7029062;#7029062

- J10, Randonnée dans les Gorges du Todgha : http://voyageforum.com/...ost=7029255;#7029255

- J11 - 1ere partie, La R703 de Tinghir à Agoudal : http://voyageforum.com/...ost=7035790;#7035790

- J11 - 2eme partie, La R704 de Agoudal à Msemrir : http://voyageforum.com/...ost=7035892;#7035892

- J12, Les Gorges du Dades http://voyageforum.com/...ost=7040142;#7040142

- J13, Skoura http://voyageforum.com/...ost=7040245;#7040245

- J14, la R307 de Skoura à Demnate http://voyageforum.com/v.f?post=7040326;#7040326

- J15, Casablanca http://voyageforum.com/v.f?post=7040370;#7040370

La préparation Au départ, je pensais le faire avec une agence locale. Mais pour une question de budget, nous avons finalement tout organisé nous-mêmes. Nous avons opté pour un 4x4 comme voiture de location, afin de pouvoir faire certaines pistes. Malgré le prix assez élevé, nous n'avons regretté à aucun moment notre choix. Le 4x4 nous a été bien utile pour certaines pistes et son confort est indéniable lorsqu'on voyage à 4.

Tous les logements ont été réservés à l'avance. Question de choix, je n'aime pas de voir commencer à chercher mon hébergement le jour même. Une seule fois nous avons dû modifier notre itinéraire à cause des pluies, et j'ai pu annuler l'hébergement sans aucun frais.

L'itinéraire a été défini avec l'aide du forum. Encore un grand merci à tous ceux qui ont pris le temps de répondre à mes nombreuses questions. A la lecture de nombreux carnets, ce que nous avons fait en 15 jours, on le fait habituellement en 10 jours max. Mais cela nous a permis de faire quelques randonnées sympas, dans la vallée de Roses notamment et de prendre le temps de profiter des endroits où nous étions.

Je vous emmène donc dans le récit de ces 15 jours .... entre soleil, pluie et grêle ... de la montagne aux dunes .....

Enjoy 🙂
Châteaux, onsens et sakura... balade de printemps English translation pending
by Fuchan69 · 2015-04-13 · 106 replies
On est rentrés du Japon, des images plein les yeux et des pétales dans les cheveux😉 après un séjour de 16 jours entre Kansai, Shikoku et Shogoku. C'est cette balade que je viens partager avec vous, jour après jour. Une première partie, itinérante avec des découvertes... et une seconde où nous profiterons d'un appartement loué à Osaka pour visiter quelques endroits assez surprenants sous les sakura...

Premier jour... Lyon--> Matsuyama

Tout commence par trois avions... Le premier nous a amenés à Amsterdam Schiphol pour une escale d'une heure. J'avais une petite inquiétude en effectuant les réservations mais avec un horaires de vol respecté, on pourrait même descendre à 45 minutes. C'était la première fois que je faisais escale à Schiphol, aéroport construit sur des polders. On a atterri sur un polder et l'avion s'est ensuite "promené" longuement, roulant au dessus de canaux et d'une autoroute avant d'arriver au terminal. Là, il ne faut pas traîner en route car c'est plutôt grand, mais très bien repéré. L'embarquement avait à peine commencé quand on est arrivés dans la salle. Nuit dans l'avion... sans vraiment dormir avant d'arriver à Kansai Airport... et prendre la première navette pour l'autre aéroport de la ville: Itami. De là on a pris un vol régulier de la compagnie ANA pour Matsuyama par l'intermédiaire du programme "Expérience Japan" qui met tous les billets des lignes intérieures ANA à 10800 yens. Pour bénéficier de ce tarif, il suffit de donner son numéro de dossier de réservation du vol international, quelle que soit la compagnie utilisée. Après avoir rapidement survolé les innombrables îles de la mer de Seto, notre "coucou" à hélices a atterri à Matsuyama en début d'après midi...

On a pris le bus, direction le quartier historique de Dogo pour trouver notre hôtel. En chemin, on a aperçu le château... Patience, ce sera pour demain!

A l'entrée du quartier, l'horloge astronomique allait juste se mettre en mouvements à notre passage... arrêtons nous!

Juste derrière l'horloge, des enfants barbotaient tranquillement dans une eau thermale sortant à 40° d'une fontaine...

On s'installe à notre hôtel, Dogo yaya, situé au pied des pentes délimitant le quartier historique.

On était complètement vannés par notre voyage. Heureusement, nous avons un excellent remède pour nous régénérer: le onsen! Et ce quartier possède un véritable monument, une institution parmi les onsen du Japon. Dogo Onsen! Après avoir vu ces quelques photos, je pense que cela va vous rappeler quelque chose... Photos de jour:

Pour ceux qui n'auraient pas encore retrouvé la mémoire, quelques photos de nuit:

Là, il ne doit plus y avoir de doute... Ceux qui ont vu le film d'animation des studios Ghibli "le voyage de Chihiro" auront vu une ressemblance frappante entre ces photos de nuit et les décors dans lesquels évoluait la fillette. Le réalisateur Miyazaki s'est en effet fortement inspiré de ce monument pour créer certains décors de son film. Et l'intérieur n'est pas en reste... des escaliers abrupts, des chambres privées, des salles de bains au style suranné. On avait pris la prestation comportant un thé en chambre privée et accès à deux bains "semi-privés" situés dans les étages. Bien sur pas de photos des bains... mais de la chambre:

Cet endroit est magique... tout comme le film. Mais pour ma part, il m'a surtout remis en mémoire la première fois ou je me suis rendu dans cet endroit avec mon beau-père, il y a une quinzaine d'années lorsque mes beaux parents habitaient cette ville. C'était en quelque sorte une initiation au rituel du bain public qui m'a donné l'envie de renouveler l'expérience à chacun de mes voyages au Japon. Détente, bien être et purification... l'antichambre du paradis! Après avoir visité les bains impériaux qui attendent toujours la première visite d'un empereur... (à ce sujet, après cette hypothétique utilisation, le bain impérial ne sera plus visitable, selon la tradition).... nous avons dîné dans un restaurant réputé à proximité du onsen... en commandant des plats pour former une composition de style kaiseki:

Après cet excellent repas, la fatigue a inexorablement pris le dessus et nous avons quitté à regrets cet environnement enchanteur pour regagner notre hôtel.

La nuit nous redonnera des forces car demain, au lever du soleil, nous avons un château à attaquer!!! ..
Prix huile argan alimentaire au Maroc English translation pending
by Aymeline6 · 2015-04-10 · 98 replies
Bonjour,

Je n'ai jamais acheté l'huile d'argan alimentaire au Maroc. Chaque fois que j'ai posé la question du prix, on me l'a offert. Combien cela coûte dans les coopératives par exemple.

merci de vos retours cdt A.
Double nationalité franco-américaine pour les États-Unis (urgent) English translation pending
by Cinephile10 · 2015-02-24 · 54 replies
Bonjour à tous,

Pour ceux qui ont la double nationalité franco-américaine, en voyageant avec le passeport américain de Paris New York par ex, au retour (New York-Paris), demandent-ils un papier spécifique? (visa, titre de séjour)

Merci mille fois si vous pouvez m'aider !!! Bonne journée à tous
Sommet 6000 m pour débutant au Népal English translation pending
by Pacoloco · 2015-02-03 · 63 replies
Salut à tous, Je cherche à grimper un sommet à 6000m. Mais je ne suis pas alpiniste , j'ai déjà grimpe dans le ladakh jusqu'à 5500m sur des plaines hautes, plusieurs fois à + de 4000 au Pérou, Bolivie, Chili, Kirghizistan, au cachemire et aussi le mont Kenya a 4985m il y a 2 ans. Y a-t-il des sommets sans escalade de glace au Népal ? Ou alors des sommets ou un entraînement est prévu pour ça ? Pour un debutant en escalade quoi! Mais je suis très résistant au froid, adapte ma marche et mon rythme cardiaque à l'effort. Ça ne sera pas suffisant je le sais mais j'aimerais bien dépasser ces limites... Je serai dispo 3 à 4 semaines entre mars et mai inclus... Merci pour vos conseils!
Islande 2014: Trek du Laugavegur English translation pending
by Hohl · 2014-12-13 · 34 replies
Islande II, le retour. Après notre voyage de 2013, nous avions envie d’en voir davantage, de voyager autrement et de vivre au rythme de la nature. C’est tout d’abord au rythme de nos pas que nous avancerons sur le trek islandais le plus connu : LE trek du Laugavegur. Ce sentier, reliant Landmannalaugar à Þórsmörk en 56 km (voire 80 km si l’on poursuit jusque Skógar, ce que j’espère secrètement), semble tout indiqué pour notre inexpérience en la matière : balisage bien présent et bonne fréquentation du sentier.

Soit quatre à six jours de marche en bivouac, suivis de deux semaines en voiture sans itinéraire établi, sans logique, juste au feeling, en fonction de nos envies et de la météo.

Préparatifs :

N’étant pas armés pour un trek de cette envergure, de surcroit en Islande, il nous faut nous équiper et nous préparer un minimum. Connaissant le climat islandais, il faut s’attendre à tout : pluie, vent, neige, tout est possible !

Les mots d’ordre pour l’achat du matériel sont robustesse et surtout légèreté, car il faudra porter tout ça ! Tente, matelas autogonflants, sacs de couchage, équipements personnels, pharmacie et sécurité, sans oublier la nourriture, l’eau et le nécessaire de cuisine. Au final : 14 kg pour Madame et près de 20 kg pour Monsieur.

Au printemps, nous mettons nos muscles à rude épreuve sur quelques randos dans les Alpes, puis testons le matos fin juillet en bivouaquant au cœur du vignoble alsacien. Nous sommes fin prêts, il ne reste plus qu’à affronter la météo islandaise. On y va ? Vous nous accompagnez ?

J1 – 18/08 –Bâle – Reykjavik

Enregistrement des bagages : 40 kg en soute et 16 kg en cabine. Ouf, c’était juste…c’est qu’il nous faut prévoir l’équipement pour le trek, mais aussi pour la suite du voyage.

Le vol easyjet au départ de Bâle-Mulhouse est sans encombre. Au bout de 3.5 heures nous survolons l’Islande et bénéficions d’un ciel totalement dégagé. J’ai sciemment réservé des sièges à droite et Reynisdrangar, Skógafoss, le Mýrdalsjökull et l’Eyjafjallajökull s’offrent à nous.



Même le Snæfellsnes que nous n’avons jamais aperçu l’an dernier pointe le bout de son sommet enneigé à l’approche de l’aéroport de Keflavik.

Retrait de couronnes à l’ATM de l’aéroport et nous nous précipitons dans le flybus de la compagnie Grayline à destination du camping de Reykjavik.

Une fois installés, nous achetons auprès de la réception les « Hiking pass », qui nous permettront de nous rendre en bus au Landmannalaugar et de repartir depuis Þórsmörk ou Skógar. Rendez-vous est pris demain à 7h15 devant le camping.

Repas léger et au lit. C’est qu’on se lève tôt demain matin !

J2 – 19/08 –Reykjavik – Landmannalaugar – Hrafntinnusker 12 km / + 500 m / 3.5 heures

5h45, ça bouge déjà autour de nous. P’tit déj rapide et au boulot… Il faut replier le camp, organiser au mieux nos sacs à dos et ranger nos valises qui resteront à la consigne du camping. Pas évident quand on n’a pas l’habitude surtout qu’il s’agit de ne rien oublier.

7h15, on y est, c’est le début de l’aventure. Premier stop au BSI (la gare routière) pour échanger notre bus de ville contre un bus 4x4 et c’est parti. Après 2 heures de route, nous retrouvons avec beaucoup de plaisir l’Hekla et les paysages lunaires de la F225.



Nous arrivons au Landmannalaugar vers 12h45 (après une courte immobilisation du bus en raison d’une panne du tuyau d’air comprimé alimentant la boîte de vitesse). Deux options sont possibles : soit nous débutons le trek dès maintenant en nous arrêtant au premier refuge, soit nous attendons demain et doublons l’étape pour rallier Álftavatn. Même si le Landmannalaugar et la réserve naturelle de Fjallabak offrent de multiples possibilités de randonnées, nous en connaissons déjà une partie et nous préférons partir de suite tant qu’il fait beau. Petit en-cas à l’abri du vent et nous nous lançons en direction de Hrafntinnusker.



La palette des couleurs est toujours aussi irréelle entre le champ de lave de Laugahraun, la mousse verte et les massifs rhyolitiques orange.



Nous approchons de Brennisteinsalda, que nous avons gravi l’an dernier.





Au-delà, c’est pour nous l’inconnu. Les sacs à dos commencent à se faire sentir. D’autant que celui de Monsieur n’est pas vraiment adapté à sa morphologie : tout le poids repose sur ses épaules et non sur les hanches. Après encore quelques kilomètres de montagnes ocres et un passage sur un plateau, nous progressons au milieu des fumerolles, mares de boue et sources chaudes de Stórihver.







Puis arrive, sur fond de calotte glaciaire immaculée, un désert de sable noir, de pierres ponce et d’obsidiennes vitrifiées et acérées à souhait. C’est fou ce que c’est brillant et tranchant.





Plus on évolue en direction des crêtes et plus le vent souffle.

Peu avant le sommet, un cairn à la mémoire d’Ido, un jeune israélien de 25 ans décédé à cause du blizzard le 27 juin 2004 à quelques kilomètres du refuge, nous rappelle que ce trek est tout à fait accessible par beau temps, mais peut vite virer au drame dans des conditions difficiles. Cette zone est d’ailleurs souvent sujette au vent violent et au brouillard. Heureusement que le balisage est régulier. Nous avons de la chance, mis à part le vent qui s’accentue encore, le ciel est bleu.

Quelques champs de neige et vers 16h30, nous voici en vue du refuge d’Hrafntinnusker, établi sur un plateau à plus de 1000 m d’altitude, au centre d’une zone d’activité géothermique et de collines enneigées.





Le refuge n’est pas très avenant, les douches et sanitaires réservés aux campeurs sont hors service et les emplacements pour les tentes sont délimités par des murs de pierres circulaires érigés contre le vent. Ça promet…



Avec ce vent justement, le montage de notre abri est délicat car il faut déployer la toile en essayant de l’arrimer le plus vite possible avec de grosses pierres (impossible avec des sardines), tout en évitant de la déchirer avec l’obsidienne qui compose les murs de pierres.

Une fois la tente installée, nous partons à la découverte des lieux. Une petite sente de 2 ou 3 km A/R vers le Mont Soðull (1132 m) nous offre un panorama époustouflant sur les massifs de Reykjafjöll au premier plan, le glacier Torfajökull et le Landmannalaugar déjà loin.









De retour au camp, il est l’heure de reprendre des forces. Allez, en avant le réchaud… Et à ce propos, je ne vous ai pas encore parlé de notre régime alimentaire. Comme pour le matériel, il doit être léger et calorique à la fois. Je remercie au passage Maud et Nico pour leurs bons tuyaux.

Au menu : LE MATIN : muesli maison (mélange de céréales, amandes, noix, canneberges, lait et cacao en poudre) + barres énergétiques EN JOURNEE : pâtes d’amande, pâtes de fruits, fruits secs, barres énergétiques, crackers et parfois une soupe à midi LE SOIR (plutôt l’après-midi, une fois la tente montée) : plats lyophilisés, saucisson, fromage, compote et chocolat (pour le plaisir). Soit environ 4 kg auxquels s’ajoute l’eau. Une bouteille d’1.5 l chacun + une petite bouteille de 0.5 l à portée de mains, que nous remplissions au fur et à mesure. C’était amplement suffisant pour notre consommation et la préparation des repas. Pourtant, qu’est ce que l’on a pu boire, il faut dire que l’eau est fraiche, pure et excellente.

Au palmarès de nos meilleurs plats lyophilisés, j’ai nommé dans l’ordre :

- Les spaghettis à la bolognaise - L’aligot aveyronnais (que nous avons agrémenté de viande des grisons) - La paëlla - Le poulet au curry et le couscous (bof, bof)

Et en plus on fait les difficiles : nous avons trouvé le poulet au curry trop épicé et le couscous trop sec !

On se couche assez tôt, d’autant que le vent ne nous incite pas à rester hors de la tente. Nous dormirons très peu, importunés par les assauts du vent d’une part et inquiets quant à la résistance de la tente d’autre part.
6 jours en Toscane, en solo et transports en commun! English translation pending
by Mllegazou · 2014-12-11 · 10 replies
Bonsoir à tous,

Comme promis lors de la préparation de ce voyage, voici ci-dessous le récit tiré de mes 6 jours de voyage en Toscane mi-novembre 2014... en solo et transports en commun, en espérant que cela incite certains à sauter le pas et à partir à la découverte de cette magnifique région :-)

J1 - Sienne

Il m’aura fallu un métro, un bus, un avion, un deuxième bus, deux trains et encore un bus pour arriver à bon port… Mais ça y est, après 7h de voyage I made it : je suis à Sienne ! Je m’apprête à passer une petite semaine en Toscane, et je dois dire que cela m’emplit de joie. Les deux mois et demi qui se sont écoulés depuis notre retour de vacances d’été ont été bien (trop) chargés, que ce soit sur le plan professionnel ou sur le plan personnel, et je commençais à être vraiment KO… Du coup, ces vacances tombent vraiment à pic. Objectif : prendre du temps pour moi !



J’ai donc posé ma (petite, Easyjet oblige) valise chez une véritable mama italienne, qui a commencé à me nourrir à coup de thé et de biscuits bio à peine avais-je franchi la porte de chez elle. Elle est adorable, ma chambre est mignonne comme tout et au calme, bref, je suis aux anges.

J’ai bien entendu profité de cette première soirée toscane pour faire un tour à pied dans le centre-ville, et je peux vous dire que je suis déjà envoûtée par Sienne… Ses ruelles tortueuses, ses pavés et ses maisons couleur terre ont un charme fou, et que dire des places que l’on découvre soudain, à l’improviste… Mes premières visions de la plaza Salimbeni et de celle del Campo sont à tout jamais gravées dans ma mémoire. Les monuments sont en plus bien éclairés, bref, Sienne se prête merveilleusement bien à des balades by night…



J’ai également je crois trouvé mes deux QG de gourmande : le Consorzio Agrario, une épicerie bio qui vend également des pizzas à tomber pour manger sur le pouce, et Grom, un glacier bio (lui aussi !) qui ne travaille qu’avec des fruits de saison : sorbet pomme, poire ou kaki, au choix ! Bref, on dirait bien que Sienne a tout pour me plaire…

J2 - Expédition à Volterra

La visite de Volterra, la cité du vent, était pour moi un incontournable absolu lors de cette petite semaine italienne… C’est en effet le village qui a inspiré Stephenie Meyer lorsqu’elle a créé la ville-fief des Volturi, la plus puissante famille de vampires dans la série Twilight. Impensable de manquer ça ! Et pour les réfractaires aux histoires de vampires, c’est également l’un des plus jolis villages de la région…

Mon idée pour aujourd’hui était de commencer par la visite de Volterra, selon le bon principe de « on commence par le plus compliqué comme ça après il ne reste que le plus simple ». C’est le même fameux principe qui m’a fait décider de commencer mon séjour toscan par Sienne, la ville la moins pratique à rejoindre depuis Pise. De la même manière, aller à Volterra en transports en commun c’est l’expédition. Pourtant, en terme de distance kilométrique il n’y a que 55km, mais les bus ne sont pas vraiment coordonnés… Il y a trois bus par jour, aucun n’étant direct : il faut faire une heure de bus, changer à Colle Val d’Elsa – changement qui prend environ 45 minutes – puis refaire 45 minutes de bus. Oui, oui, ça se mérite !

Bref, tout ça pour vous dire que lorsque j’arrive à la gare routière, la guichetière – fort sympathique au demeurant – m’annonce que le prochain bus est à 13H, dans trois heures donc. Ah ah… Je me renseigne sur les horaires exacts, afin de voir si je n’ai pas intérêt à me lever tôt demain pour y aller dès le matin, et là elle me regarde l’air mi-consterné mi-compatissant… Le dimanche, point de bus, c’est jour de repos ! Bon, ben va pour 13H alors…

Je décide donc de mettre à profit cette première matinée pour attaquer la visite de Sienne. Je refais à peu de choses près la balade que j’ai faite hier de nuit, et Sienne tient ses promesses de jour également ! La piazza del Campo notamment est fabuleuse… En forme de coquille St Jacques, elle est vraiment le centre géographique et névralgique de la ville.



La ville de Sienne propose un pass touristique incluant, pour 8 euros (en hiver ! l'été c'est 12 euros...), la visite de la cathédrale (dont la bibiothèque Piccolomini), du baptistère, de la crypte et du musée de l’Oeuvre avec accès au panorama. Le tout est valable trois jours. Je ne suis habituellement pas très friande de ce type de pass, mais je dois dire que celui-ci me paraît très bien… Emballé, c’est pesé ! Je commence par le baptistère, aux superbes fresques et aux fronts baptismaux en bronze d’une grande finesse, puis j’enchaîne sur la crypte. Des fresques y ont récemment été mises à jour, et leur état de conservation est impressionnant… Elles retracent la Passion du Christ. Point de photo car c’était interdit, mais je vous laisse imaginer l’ambiance « cave voûtée en pierre » avec des murs recouverts de fresques minutieuses… Cette crypte fut un coup de cœur !

Je retourne ensuite à la gare routière, et l’expédition pour Volterra commence… Enfin, j’exagère un peu, la route pour Volterra est très jolie, très « toscane », et le trajet passe du coup plus vite que ce que je ne craignais.

Je profite de l’arrêt forcé à Colle Val d’Elsa pour faire un tour dans cette petite ville, qui s’avère finalement bien plus agréable que ce que j’aurais pu penser. La ville est divisée en deux : la ville basse, moderne, qui produit actuellement 15% du cristal mondial, et la ville haute historique. Les deux sont reliées pour les piétons par des ascenseurs. La rue principale de la ville haute est mignonne comme tout, bordée de maisons du 13è, 14è et 15è siècles. Lors de l’escale « retour » je ne résisterai à l’idée de remonter rapidos dans la ville haute, histoire de voir ce que cela donne by night… Il n’y a plus beaucoup de touristes, et le temps semble comme arrêté. On se croirait vraiment au Moyen-Age !

Le bus finit par me déposer à Volterra, que je me réjouis de découvrir enfin. Aujourd’hui petit village toscan perché en haut d’une colline, Volterra a une histoire riche… Grande cité étrusque, elle gouverna la Toscane jusqu’au 3è siècle avant JC. On peut encore aujourd’hui observer des témoignages de ce riche passé, comme les ruines d’un théâtre antique qui pouvait accueillir 2000 personnes !

L’ambiance à Volterra est très médiévale, que ce soit par ses remparts, par ses petites ruelles ou par sa place principale qui a beaucoup de cachet… Il est très agréable de s’y promener à pied, et je ne croise aucun vampire. Il y a globalement peu de touristes car on est en basse saison (ou alors ce sont les Volturi qui les ont déjà croqués ??) A noter une tour originale sur la place centrale : la tour du porcellino, le petit cochon ! J’aime :-)

Volterra étant comme je vous le disais située sur une colline, depuis les remparts la vue sur les alentours est superbe. Je profite ainsi d’un très beau coucher de soleil sur la campagne toscane. Le moment où le soleil, jusqu’alors caché par les nuages, descendit un peu plus bas et illumina en un instant la campagne et les murs de la ville, reste gravé dans ma mémoire. Je me suis sentie, durant quelques instants, au cœur d’un tableau d’une grande douceur, au cœur des paysages que je suis venue chercher jusqu’ici. Pas de doute, les Volturi ont bien choisi… !





J3 et début de J4 – Sienne

Après mon expédition à Volterra le samedi, je consacre le dimanche et le lundi matin à la visite de Sienne. Le coup de cœur amorcé de nuit se confirme totalement de jour, et à chaque découverte je tombe un peu plus sous le charme de Sienne, où l’expression « couleur terre de Sienne » prend tout son sens ! Les rues, les maisons, les toitures sont toutes dans des tonalités brun-ocre, ce qui donne une belle unité à l’ensemble. Il fait très beau le dimanche, et je profite de pouvoir me balader ainsi au hasard des petites rues qui montent et descendent. Les rues sont animées, les boutiques sont ouvertes et je flâne le nez au vent, sans contrainte et sans planning établi… Le bonheur ! Il ne me manque que mes lunettes de soleil ;-)



Mes pas commencent par me conduire à la basilique San Domenico, qui expose actuellement des photographies de Jean-Paul II. L’intérieur de l’église est assez dépouillé, par contre depuis le jardin public à l’arrière de la basilique la vue sur Sienne et ses monuments est superbe.

Un peu plus bas se trouve le sanctuaire Ste Catherine, qui fut autrefois la maison de Catherine – on peut même visiter sa chambre ! -, puis la fontaine Branda qui est la plus grande fontaine de Sienne. Elle servait autrefois à la fois d’abreuvoir pour les animaux, de lavoir pour le linge et de fontaine pour les humains ! Aujourd’hui l’endroit est agréable, avec sous un arbre juste devant la fontaine un banc fort bien placé que je m’empresse d’investir un moment.



Je suis beaucoup descendue pour aller jusqu’à la fontaine Branda, et un escalator me ramène en haut de la ville, près de la cathédrale. Je repars de la cathédrale pour poursuivre ma balade, direction le sud-est de Sienne. Dès que l’on s’éloigne du centre touristique les rues deviennent très calmes, quasiment campagnardes… la nature reprend ses aises ! Les rues sont bordées d’arbres, et en de nombreux endroits de superbes panoramas sur la campagne environnante se dévoilent, oliviers et cyprès inclus… je me sens au cœur de la Toscane !

Je poursuis dans le bucolique pour le déjeuner, et je m’attable dans le petit restaurant d’une coopérative agricole, au bout d’une allée de terre traversant champs et potagers. Le lieu est insolite, et la cuisine absolument merveilleuse… Je garde un souvenir ému de mon risotto aux artichauts, à refaire à la maison !

Je reprends ensuite ma promenade et je continue ensuite jusqu’à la basilique di San Clemente, depuis le parvis de laquelle un superbe panorame sur Sienne se dévoile. On se rend bien compte du côté vallonné de la ville depuis ce point de vue ! Je suis à peu près sur le même niveau que la cathédrale, si ce n’est qu’il y a une vallée entre nous… ! Si vous voulez vous muscler les jambes, venez à Sienne !



De retour dans le centre j’utilise mon fameux pass acheté hier pour visiter la cathédrale. Vue de l’extérieur elle est déjà superbe, avec ses statues et sa façade en marbre polychrome… c’est la première fois que je vois une cathédrale blanche, rose et verte ! La polychromie continue à l’intérieur : les murs et les piliers sont intégralement rayés en blanc et noir. Au sol s’étalent de magnifiques mosaïques de marbre. Afin de les protéger elles ne sont pas toutes visibles, mais celles qui sont découvertes sont impressionnantes… Il faut par ailleurs savoir que cette cathédrale devait à la base être beaucoup plus grande ; ce qui est aujourd’hui la nef devait initialement être simplement le transept. On peut encore voir à l’extérieur certaines arches qui devaient poursuivre la nef (cf photo).

Le pass donne accès à la bibliothèque Piccolomini, créée par le cardinal Piccolomini (futur Pie III) et dédiée aux épisodes de la vie de son oncle, le pape Pie II. Comme le résume une guide qui était là avec un couple en même temps que moi : « c’est notre chapelle Sixtine ! » C’est peut-être un peu exagéré mais les fresques sont effectivement très belles, et de beaux livres enluminés sont exposés.

Je termine mon pass au Museo dell’Opera. On y trouve quelques chefs d’œuvre de la peinture, notamment la Maesta de Duccio, mais le clou de la visite selon moi c’est le superbe panorama sur la ville et les environs que l’on a depuis ce musée… On peut en effet monter sur l’une des arches abandonnées de la cathédrale, et de là-haut embrasser le paysage à 360°. J’aime, j’aime, j’adore ! Malheureusement le soleil qui avait brillé toute la journée a décidé de se cacher derrière les nuages en cette fin de journée et la luminosité n’est pas terrible… La vue au coucher du soleil un jour de beau temps doit être spectaculaire.

La nuit est tombée lorsque je sors du musée. Ça me fait un peu bizarre, j’ai l’impression qu’ici la nuit tombe beaucoup plus tôt… à 17H le soleil est couché ! Je ne sais pas si c’est parce que je suis plus à l’est que d’habitude, ou si c’est simplement que je m’en rends moins compte lorsque je travaille… En tout cas ici cela me frappe à chaque fois. J’ai un petit creux et je me lance alors dans un comparatif de Ricciarelli… Ce petit biscuit typiquement siennois est à base d’amande, de sucre et de blanc d’œuf et ressemble un peu à nos macarons. Bilan : il y a souvent un chouia trop d’amande amère dedans pour moi, mais c’est tout de même bien bon. Je fais ensuite quelques courses au supermarché avant de rentrer cuisiner à l’appartement. Au menu : raviolis frais ricotta/épinards, je me régale ! Je ressors ensuite pour le traditionnel combo Sienne by night + glace, parfum kaki ce soir, surprenant mais très bon.

Lundi matin je range mes affaires avant de partir pour ma dernière visite à Sienne : le musée d’histoire naturelle dell’Academia dei Fisiocritici. Du fait de sa faible fréquentation le musée n’est pas ouvert, ou plutôt il faut sonner aux horaires d’ouverture pour que quelqu’un vienne ouvrir. Je sonne donc et suis accueillie par un genre de savant fou à longue barbe et blouse blanche, qui me sert toute une diatribe en italien en gesticulant avant de me laisser seule dans le musée. Je n’ai bien entendu absolument rien compris à ce que qu’il m’a raconté… ! Une fois à l’intérieur, je me sens comme propulsée 150 ans en arrière… De grandes armoires en bois abritent des milliers d’échantillons de minéraux, de fossiles, de plantes… Une partie des collections a été léguée par Nereo Perini, voyageur au long cours, et c’est sympa de voir où il est allé et ce qu’il en a ramené. Une aile du musée est consacrée aux animaux, avec des centaines d’animaux taxidermisés, des vers les plus basiques au lion en passant par des oiseaux. La salle des échantillons humains me plaît moins, je la trouve assez impressionnante et je dois dire que la vision impromptue d’une tête humaine momifiée me fait assez rapidement tourner les talons ! PS pour les lecteurs sensibles, ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de photo effrayante ci-dessous ;-)

Cette visite termine ma découverte de Sienne, et après être repassée chercher ma valise à l’appartement je file à la gare routière pour prendre le bus. Direction : Florence ! J’ai de la chance et j’arrive pile au moment pour sauter dans un bus qui s’apprête à partir. La route entre Sienne et Florence traverse le Chianti, et arbres et vignes sont parés de leurs plus belles couleurs d’automne… Quel beau spectacle !
Argent "cash" ou cartes bancaires en Argentine English translation pending
by Mrnike · 2014-09-30 · 43 replies
Hello tous le monde,

je prépare un voyage de 6 mois en Amérique du sud dont l'Argentine, où je pense rester deux mois. Voilà, la question que je me pose est assez simple et est résumée dans le titre, à savoir: faut-il voyager avec du cash ou utiliser mes cartes bancaires ?

Si la différence de prix était minime et si le pays bon marché, je ferais l'impasse là-dessus, mais pour un voyage de deux mois et avec une différence de plus de 50% entre le cours officiel et le marché au noir, ça risque de faire une sacré différence. Mais, d'un autre côté, vu que ça fait beaucoup d'argent à prendre sur soi, en cas de vol ou de perte, la perte risque de faire mal. De plus, je ne voyage habituellement jamais avec beaucoup de cash sur moi.

Voilà, qu'est-ce que me conseillent ceux qui ont voyagé là-bas (et les autres aussi 🙂) ?

Merci d'avance.

A plus

Nico
"Trio Da Kali": La descendance reprend le flambeau de l'histoire (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-09-24 · 6 replies
"Naître dans une grande famille de griots, c’est grandir dans une école où l’on n’a besoin ni de bic ni de cahier" (Toumani Diabaté)

"Trio Da Kali", un pourvu des talents de papa et de maman

Les mélomanes de la musique africaine ont bien conscience de la place suréminente de l'art musical des griots et griottes (jeli et jelimuso en bambara) du Mali dans le panthéon musical du continent africain ; même en laissant de côté tous les divers styles du "blues de désert" maliens et les riches traditions pentatoniques (p.ex. les styles wassoulou et sonraï, etc. etc.) de ce pays, la liste des vedettes (griotiques) maliennes reste pourtant formidable : Toumani Diabaté (kora) et son fils aîné et future star Sidiki Diabaté jr. (kora), Bassékou Kouyaté (ngoni), Baba Sissoko (ngoni, tamani), Séga Sidibé (djembé), Moriba Koïta (ngoni), Yacouba Sissoko (kora), Djelimady Tounkara (guitare) & son Super Rail Band, Andra Kouyaté (ngoni), Kassé Mady Diabaté (chant), Mama Sissoko (guitare) & le Super Biton de Ségou, Ballaké Sissoko (kora), Cheick Hamala Diabaté (ngoni), Pédro Kouyaté (guitare, kamalengoni), Zani Diabaté (guitare) & son Super Djata Band, Aïssata Doumbia aka Kokanko Sata (kamalengoni), Abdoulaye Diabaté (chant), Habib Koité (guitare, donsongoni), en outre les inoubliés qui ont tous laissé leurs empreintes dans la musique malienne dont le père de Toumani, Sidiki Diabaté sen. (kora), Bazoumana Sissoko (ngoni), Batourou Sekou Kouyaté (kora), Kèlètigi Diabaté (balafon, violon) et Djéli Fodé Kouyaté (kora), sans sauter une foule de divas griottes (Tata Bambo Kouyaté, Mouhountafé Sacko, Ami Koïta, Mah Damba, Siramori Diabaté, Bako Dagnon, Kandia Kouyaté, Babani Koné, Naïni Diabaté, Mah Kouyaté no.1, Mah Kouyaté no.2, Fanta Damba, Fanta Sacko, Diaou Kouyaté, Aminata Sacko, épouse de Bassékou ...) ; même Salif Keïta, pas du tout un griot lui-même, puise son inspiration surtout des traditions musicales mandingues ... Et depuis peu, on peut ajouter un nouveau nom à cette liste: le Trio Da Kali (en bambara, da kali veut dire "prêter serment", donc ici, c'est vraiment un engagement, à savoir un serment à rester fidèle à l'art du griot). Produit par la connaisseuse par excellence de la musique mandingue, Lucy Durán (SOAS, Londres), et soutenu par l'Initiative Musicale Aga Khan (IMAK), ce trio vaut des critiques élogieuses pour ses concerts en Europe et, plus récemment, aux Etats-Unis, où ces trois musiciens ont aussi collaboré avec le Kronos Quartet ainsi qu'avec Jay Hoggard, maestro de la vibraphone de jazz moderne ...

La maîtrise de l'art oratoire est pour tout griot, musicien ou non, aussi importante (sinon plus) que le chant ou la pratique d'un instrument (cela explique le nombre croissant de griots diplomates, politiciens ou universitaires. Ils jouent aussi un rôle appréciable dans le théâtre et le cinéma. Tous empruntent beaucoup aux traditions orales et musicales griotiques). Au fond, chaque nom de famille (jamu en bambara) renvoie à une histoire et à une légende singulières : les Kouyaté se tiennent eux-mêmes pour les seuls jeli authentiques, puisque descendants du légendaire Bala Fasaké Kouyaté, griot de son état de l'empereur Soundiata Keïta. Pour eux, tous les autres ne sont pas de vrais jeli mais "font les griots", comme on adopte un métier plutôt qu'un autre ... Les Diabaté et les Kouyatés sont considérés comme les meilleurs chanteurs ; les Kouyaté (ou Koïté ou Koïta) sont aussi réputés comme de grands balafonistes, mais on en connaît qui sont d'excellents luthistes, alors que les Diabaté sont plutôt des virtuoses de la kora, de même que les Sissoko, Diawara et Kamissoko. Quant aux Dramé et aux Konaté, ils sont célèbres comme de redoutables prercussionnistes : les maîtres du djembé, tambour en gobelet des griots (qui ne leur appartient d'ailleurs plus vraiment, car depuis longtemps devenu l'instrument africain le plus joué dans le monde entier). D'ailleurs, ce ne sont pas que les griots qui sont à l'origine de ce rangement, il faut plutôt – tout un peu – relativiser la suprematie des griots en tant qu'instrumentistes, et musiciens en général. La société mandingue est divisée en deux groupes principaux : d'un côté les horon (hommes libres), de l'autre côté les nyamakala (artisans) dont les jeli font partie au même titre que d'autres "groupes sociales", entre autres les numu (forgerons). Juste à ces derniers appartiennent aussi de fameux instrumentistes, notamment ceux qui portent les jamu de Camara, Doumbia, Kanté ou aussi Konté. Cela s'explique probablement par le fait que l'habileté du forgeron est indispensable pour la fabrication des instruments.

Est-ce à dire que la tradition griotique se dilue dans la modernité musicale, aussi au regard de la mer des griots, demi- et non-griots par les temps qui courent ?! Bien au contraire : parmi les chanteurs et instrumentistes au pays mandingue (hormis Salif Keïta), aujourd'hui encore aucun non-griot ne peut vraiment s'approprier les techniques et le potentiel émotionnel qui sont la marque du griotisme (jeliya en bambara). Pour en être convaincu, il suffit d'écouter le chant de Kassé Mady Diabaté, de Tata Bambo Kouyaté ou de Ami Koïta, le ngoni de Bassékou Kouyaté ou de Moriba Koïta, la kora de Toumani Diabaté ou de Ballaké Sissoko, la guitare de Djelimady Tounkara ...

Dans sa passionnante autobiographie Jeliya : Etre griot et musicien aujourd'hui*, le joueur de djembé (jenbefòla ou jenbefòlila en bambara) Adama Dramé se déclare : "Jamais le serpent ne s'enroule sans commencer par la tête.(p.31) Mon père était Jéli. Je me rappelle, dans les premières cartes d'identité que j'ai eues, c'était marqué "griot".(p.35) On n'a jamais vu un Jéli chanter parce qu'il a une belle voix. Il chante pour des occasions, il ne chante pas dans le vide. Un jembéfola, c'est pareil, personne n'en a jamais vu jouer dans la rue comme ça. On a une fonction précise."(p.202) Une telle "fonction précise" s'exprime par une forme d'improvisation très particulière, bien à comparer avec le jazz ou le rap. Encore une fois Adama Dramé : "Quand le Jéli parle, chante ou joue, même quand il s'agit de l'épopée mandingue, il faut que ça soit vraiment son histoire à lui. Chaque Jéli racontera la même histoire mais ça ne sera jamais pareil."(p.203) Les mots du freejazzeur américain à l'époque, Archie Shepp, s'y apparentent absolument : "Je m'en fous totalement de jouer bien ou mal, mon seul problème est de raconter mon histoire, notre histoire et une autre histoire." Même un griot ne saurait mieux résumer l'art musical du jeliya ...

Toutefois, il reste bien des débats sur la tradition parmi les (jeunes) musiciens au Mali : suffit-il de préserver tout bonnement la tradition, ou les musiciens sont-ils censés chercher à avancer ? Et si oui, cet avancement doit-il paraître comment ? Y a-t-il eu trop d'emphase sur le même répertoire de base, délaissant trop de bonnes chansons ? Et les musiciens pourraient-ils tomber sous l'emprise d'une virtuosité creuse et suffisante mais en défaveur de la mélodie et de la musicalité en général ?

Le Trio Da Kali y répond à sa propre façon : le leader du trio ne joue ni de la kora ni du ngoni ou de la guitare mais est plutôt maître du balafon : Fodé Lassana Diabaté est né en Guinée dans une grande famille de griots mais suit sa carrière surtout au Mali. Il accompagne Ami Koïta, Toumani Diabaté, Salif Keïta, Babani Koné, Tiken Jah Fakoly et Bassékou Kouyaté. De plus, ce balafoniste très demandé collabore avec Taj Mahal et participe au projet AfroCubism. Un maître hors pair, qui sait mettre en évidence la beauté et les subtilités des mélodies, un artiste engagé et spontané, à un langage expressif et une technique impeccable, en résumé tout simplement un plaisir au suprême degré à le voir jouer de son instrument (je l'ai vécu en concert de Toumani Diabaté & son Symmetric Orchestra à Francfort-sur-le-Main). Le deuxième, Mamadou Kouyaté n’est nul autre que le fils aîné de Bassékou Kouyaté, roi du ngoni, cet unique instrument à cordes pincées d'Afrique de l'Ouest, qui, à l’instar de la kora de Toumani Diabaté, se fait entendre aujourd’hui sur les scènes du monde entier. Aussi membre du groupe NgoniBa de son père, Mamadou Kouyaté, en brillant héritier, sait les faire sonner comme il se doit. Les lignes de son ngoni basse, seul instrument à accompagner le balafon de Fodé Lassana, sont fortes, claires et toujours dans la tradition de son père, appuyant la musique et offrant l'espace pour le balafoniste à exceller dans son jeu dont le lyrisme et la virtuosité ne sont guère à égaler. Le troisième de la bande, c'est une jeune femme : Hawa Kassé Mady Diabaté dont la voix intense ne vient pas de nulle part ; elle est la fille de Kassé Mady Diabaté, légendaire chanteur griot, bouleversant d’émotion, qui n’a pas son pareil pour transmettre la grande épopée mandingue depuis des décennies. Lucy Durán l'adoube pour "undoubtedly Mali's finest female voice today, revered at home for her knowledge of repertoire and for her powerful, clear and expressive voice." Le répertoire du trio comprend des morceaux éblouissants qui les ont accompagnés dès leur enfance : hormis Sunjata, la! chanson de louanges au premier roi de l'Empire du Mali au 13e siècle, le trio vise à présenter des morceaux originaux et moins connus pour, à terme, célébrer la musique la plus belle, la plus subtile et la plus sublime du continent africain. Ce faisant, les trois musiciens donnent un nouveau souffle - frais, contemporain et créatif - à leur art musical, à cette musique ancienne ... Après un concert du trio aux Etats-Unis, un auditeur le dit en ces termes : "I feel like my heart is three times bigger than it was when I walked in."

La chanteuse Hawa Kassé Mady Diabaté et ses deux alliés, le balafoniste Fodé Lassana Diabaté et le luthiste Mamadou Kouyaté appartiennent à une nouvelle génération, largement autodidacte, très instruite et ouverte aux musiques du monde entier, disposée à prendre la relève, par conviction et par passion : cela laisse deviner encore des jours pleins de promesses à l'héritage du jeliya ...

VIVE LE MALI !!!

Hery

*Adama Dramé/Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya : Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : Ed. L'Harmattan, 366 pages. (très recommandable !!!)





YouTubes :

1) Le Trio Da Kali et le Kronos Quartet interprètent Jarabi ("Passion") :

http://www.youtube.com/watch?v=qeD7GGLFXoM

2) Toumani Diabaté et le Trio Da Kali live au Théâtre de la Ville, Paris :

http://www.youtube.com/watch?v=EP8dwZMa5fU
Vivre en Algérie English translation pending
by Codeencode · 2014-07-20 · 18 replies
Bonsoir

J'ai fait la connaissance d'un algérien sur un site de discussions. Là où je ne trouve aucune histoire identique à la mienne, c'est qu'il ne veut pas venir en France. Nous avons bcp d'affinités et je compte donc aller le rencontrer en Algérie. Il prévoit bcp sur l'avenir et me dit "et aprés ?" je lui ai donc proposé de vivre en Algérie, vu que je travaille à mon domicile, et de voir si ça colle.

J'aimerais savoir si d'autres personnes ont déjà migré de la France vers l'Algérie et me donner leur ressenti ? Connaissez-vous des français qui se soient fait piéger ainsi, car bien sur j'envisage aussi le pire, vu tout ce que je lis sur Internet ...

Il m'a précisé que dans son pays le poids du regard est extrémement lourd et que même s'il n'est pas d'accord avec ce qui s'y passe, il n'osera pas affronter sa communauté. Il me demande donc de l'épouser si jamais ça collait entre nous, et me précise que les relations sexuelles sont interdites hors mariage. Nous discutons énormément de ce regard, et cela le freine bcp à me rencontrer, mais il a parlé de moi à sa famille, ils savent, et il m'a dit que sa mére lui avait dit "va la rejoindre en France, ne reste pas ici". Sa tante semble aussi penser que peu importe où je vive, s'il a trouvé son bonheur, c'est parfait. Mais je le répéte, il veut rester en Algérie.

J'aimerais donc savoir également ce que je risque, et ce qu'il risque, au niveau de la loi, si je pars le rencontrer et que de façon trés légitime, j'en viens à vouloir coucher avec lui (encore vierge) ? Je sais qu'aucun hôtel n'acceptera, mais je sais qu'il est possible de louer un appartement.

SVP Pas de jugements ou de rassisme primaire, je demande juste des infos ... Merci.
Les appareils électroniques déchargés interdits à bord des avions pour les États-Unis English translation pending
by VoyageForum · 2014-07-06 · 120 replies
Désormais, tout appareil (y compris téléphone et ordinateur) qui ne pourra pas être allumé lors d'un contrôle de sécurité à l'aéroport ne sera pas embarqué dans un vol à destination des États-Unis. De plus, le propriétaire pourra être soumis à des contrôles supplémentaires. Lire la suite...
Belle Sicile English translation pending
by Noirdez · 2014-06-06 · 8 replies
Bonjour à tous,

Après avoir glané de multiples infos sur ce si beau forum, me voici (de manière brève, vous m'en excuserez) pour vous faire part de nos impressions. N’hésitez pas si vous avez des questions.

Le choix de la destination s'est fait naturellement, après avoir rencontré, il y a quelques années de cela, mon compagnon, sicilien. Il était temps de visiter son petit pays ! Nous étions accompagnés d'un couple d'amis.

Question organisation sur place : voiture de location, matos de camping emporté depuis la belgique et quelques bnb réservés à l'avance (mais pas bien longtemps à l'avance).

Pour la période : la deuxième quinzaine de mai.

Le voyage s'est déroulé comme ceci : * 3 nuits sur les iles égades (Favignana) en camping * 1 nuit en bnb vers Sciacca * 2 nuits en camping autour d'Agrigente * 2 nuits en camping vers Avola * 1 nuit en bnb à syracuse * 3 nuits en camping un rien au sud de Taormina * 1 nuit en airbnb à Erice

En très résumé : c'était parfait ! J'ai pour habitude de partir dans des pays lointains, et je ne pensais pas être si dépaysée tout en restant en Europe. J'y reviendrai !

Les iles égades étaient +/- désertes de touristes (nous étions les seuls au camping, qui est le seul de l'île). Nous y avons fait du vélo, du bateau, du snorkeling (à Marettimo, mais quel froid !), nous y avons mangé nos premiers cannole, nos premiers biscuits à la ricotta... Endroit superbe, des fleurs partout (vive le printemps !), une eau turquoise. Sans doute un des souvenirs les plus chouettes du voyage. On s'est sentis loin de tout (surement que le fait d'être tout seul au camping y a été pour quelque chose), et on a adoré !







La nuit à Sciacca a été prévue pour pouvoir se faire une journée avec le bled de mon compagnon (qui n'y était plus retourné depuis plus de 10ans), eraclea minoa, scala dei turchi. Des très beaux endroits, mais qui rendaient sans doute moins bien suite à la grisaille du jour.

Les deux nuits à Agrigente (camping vallei dei templi) nous ont permis de se balader dans la ville, de déguster de bonnes glaces sous un soleil tapant (on a raté le glacier cuspidi, fermé le mardi !) et de terminer la journée à la vallée des temples. Personnellement je ne suis pas fan de vieilles pierres, donc nous n'y sommes pas restés des heures, mais c'est à voir si on est dans le coin, particulièrement avec la belle lumière de fin de journée.

C'est sans doute le coin d'Avola, et particulièrement les vieilles (tout est relatif car elles ont été reconstruites partiellement/entièrement suite au tremblement de terre de 1693) villes de Noto, Modica et Ragusa, qui m'aura le plus plu (sans compter la nature des Iles Egades).





Je suis tombée sous le charme de Modica, petite ville coincée entre deux collines, avec ses minuscules ruelles, ses escaliers, son chocolat (je suis chocolatière ...). Nous n'y avons passé qu'une après-midi, mais j'aurais volontiers prolongé ces moments. A noter : les meilleurs arancini (et on en a gouté énormément !) de cette quinzaine !





Ensuite nous avons arpenté la réserve naturelle de Cassibile, coincée entre deux énormes parois rocheuses. On se demande quand on arrivera en bas (dénivelé de +/- 250m, voire plus), mais quel plaisir une fois arrivés :) L'eau était froide (on y était en mai, on aurait pu s'en douter), malgré le soleil qui tapait. Le plus dur fut la remontée, mais ça en vallait clairement la peine.





Nous sommes arrivés en fin d'après midi sur Syracuse pour profiter d'un bon lit, après 4 nuits de camping. Belle ville, mais bien plus touristique (le calme de Favignana m'a manqué !). Petit dej au marché (et quel marché, notre premier marché sicilien a accompli ses promesses), sur une botte de foin, à siroter un vin et déguster du fromage et saucisson. Top !



Route vers Taormina (ou plutôt vers un camping dans le coin) avec arrêt à Catane. Décidément, je ne suis pas faite pour les grosses villes. Quelques édifices sympas (le fameux duomo qu'on trouve dans toutes les villes/villages), une belle vue sur l'Etna... mais pour moi, ça s'arrête là. Heureusement que les gouts et les couleurs des gens ne sont pas tous identiques non ? :) Camping basique avec sensation d'être au pied de l'Etna. Si ça pète, on a intérêt à courir vite :)

Le lendemain, le fameux Etna. Pour des raisons d’activité sismique élevée, le sommet, le vrai, à 3300m n’est pas accessible. Après avoir atteint le pied du téléphérique, nous décidons de partir pour la « longue » rando en compagnie d’un guide. Il y a du monde, beaucoup de monde, et pourtant la haute saison n’a pas encore commencé. Question température, ça chute par rapport aux derniers jours ! Mon avis sur cette balade de santé (uniquement en descente, ça a du bon le téléphérique et les bus 4x4) est mitigé. Ayant déjà vu des volcans à l’autre bout du monde, celui-ci me semble « petit ». C’est beau certes, et pour mes amis dont c’est le premier volcan, c’est vraiment sympa, mais de mon côté, il me laissera un goût de trop peu. Peu être que le ciel nuageux et le fait de ne pas avoir atteint le sommet y sont pour quelque chose. Je ne regrette pas, mais je ne le referais pas.



Pour les amateurs d’abeilles (je suis aussi apicultrice à mes heures perdues), autour du volcan, il y a du miel à s’en délecter les papilles gustatives.



Notre avant dernier jour se fera aux gorges de l’alcantara. Rien de comparable à la belle nature de Cassibile. Tout est réglementé, encadré, « barricadé », et pour peu qu’on ne se renseigne pas bien, on paie les 9euros pour descendre au pied de la rivière. Pour info, il existe une entrée publique, non payante. Elle ne donne pas accès à l’ascenseur pour remonter, mais est-ce vraiment nécessaire ? En suivant la rivière, nous avons trouvé un petit coin ombragé (le soleil tape !) pour picniquer. Là on était bien ! La fin d’après-midi s’est passée à Taormina. Belle petite ville, sans doute les meilleures pâtisserie à l’amande depuis le début du voyage, mais pas vraiment calmes vu les hordes de touristes débarqués par cars entiers.

Dernière journée de route pour retourner vers l’ouest. Passage par le village de Cefalu pour un dernier poisson (ou une dernière pizza, c’est selon). Nuit à Erice, qui nous laissera une drôle d’impression à la nuit tombée, quand plus personne ne s’y balade et que les nuages forment une brume permanente. On pourrait se croire dans un film d’épouvante J Le dernier petit dej se fera avec un assortiment de dulce, quel plaisir.

Retour à Trapani en fin de journée pour revenir dans ce plat pays qui est le mien.

Si c’était à refaire, je ne changerais pas grand chose. Peut-être plus de temps dans la sicile baroque, moins de temps dans les grandes villes (et pourtant on ne peut pas dire qu’on y a passé nos vacances entières), et le Stromboli au lieu de l’Etna. La période de mai est parfaite : soleil, fleurs, pas trop trop chaud (mais pour les amateurs de température, ça tapait pourtant déjà bien par moment). Je ne sais pas quand, mais j’y reviendrai !
La tête en gondole English translation pending
by Kancékonpar · 2014-05-07 · 43 replies
Pas besoin d’un coach pour savoir que certaines situations dans la vie requièrent plus de maîtrise de soi que d’autres. Pour ma part, j’aurais tendance à croire que prendre un air détaché autour de la machine à café et réclamer une augmentation à mon patron (quand chaque matin de la semaine qui précède l’entretien, j’émerge du plumard, complètement explosée, le haut de pyjama bon à essorer, et qu’au bureau, l’individu répète à l’envie que le budget n’a jamais été aussi serré que cette année) demande plus d’efforts que de regarder une collègue dans le blanc de l’œil en l’assurant que, ah mais si, on a pris un vrai plaisir à lire le bouquin qu’elle s’est chargée de choisir au nom de toute l’équipe pour fêter un nouveau tour de cadran... Sur la base d’une expérience toute récente, je peux affirmer de façon catégorique : c’est le contraire qui est vrai. Il est bien plus acrobatique de raconter des salades à une collègue sympathique que d’écouter le boss débiter des conneries.

Il semblerait que ma collègue prenne goût à me mettre à l’épreuve. Il y a un an, elle avait déjà insisté pour me faire partager un de ses bonheurs de lecture (La promesse de l’océan de Françoise Bourdin). Le moment venu, j’étais restée assez évasive dans ma critique "Tu sais, je suis plus aimantée par la littérature moyen-orientale ou nord-américaine que bretonne, mais bon, l’histoire est assez bien emmenée...". Pour cette fois, j’ai eu droit à un joli paquet cadeau avec à l’intérieur Juste avant le bonheur d’une certaine Agnès Ledig (Albin Michel), inconnue à mon bataillon, mais dont le quatrième de couverture nous apprend qu’elle a été le "Coup de cœur" du grand prix des lectrices de Femme Actuelle. J’ai longtemps repoussé l’échéance de lire l’ouvrage qui s’empoussière depuis des mois sur ma table de nuit, mais printemps rimant avec dépoussiérage, renouveau et plein d’énergie, je m’y suis collée une bonne fois pour toutes le weekend dernier.

Inutile de tourner autour du pot, le bouquin se dévore en quelques heures et c’est tant mieux. Plus vite on a avalé le morceau, moins on risque l’indigestion. En résumé, il s’agit d’un conte de fée moderne, Blanche Neige revisité à la mode tarte flambée-galette au beurre (eh oui encore la Bretagne). Si on cherche à pénétrer un peu plus en profondeur dans la matière du roman, on dira que l’histoire est celle de Julie, une jeune mère célibataire "qui fait partie de ces gens que le destin épargne peu", bref la fille qui, à vingt balais, a perdu ses illusions (et parait-il sa dignité), et rame de galères en galères, en particulier au boulot. Elle est caissière dans un supermarché quelque part en Alsace et doit supporter les coups de gueule et la misogynie de son "connard" de patron. Jusqu’au (beau) jour (très beau même comme on le découvrira plus tard), où un quinqua dénommé Paul franchit le seuil télésurveillé du supermarché. Paul dont on apprend dès les premières pages que sa femme l’a plaqué quelques semaines auparavant, et qu’il vit depuis de bières et de pizzas surgelées, non pas par manque de moyens (le type est blindé de thunes) mais parce qu’il est infichu de se faire cuire des pâtes. Paul a beau être un ingénieur confirmé, ça ne l’empêche pas de se gourer en appuyant sur la touche "raisins" alors qu’il a mis des pommes dans son caddie. L’occasion fait le larron. C’est ainsi que Paul et Julie vont se parler, au grand dam des ceusses qui font la queue à la caisse... Paul est ébloui par le sourire de Julie et l’invite le jour même à boire un pot. Puis de fil en anguille euh... en aiguille, à l’accompagner pour les vacances qu’il a prévu de passer en Bretagne, dans sa maison de vacances.

(...)
Gomera et Ténérife à vélo avril 2014 English translation pending
by Lucbertrand · 2014-04-21 · 2 replies
Deux semaines aux Canaries à vélo Gomera et Tenerife

Première partie La Gomera

En ce début avril 2014 nous sommes partis Gérard et moi deux semaines aux Canaries dans le but de faire un joli périple à vélo. Nous n’avons pas de programme bien établi. En effet, nous savons que les dénivelés sont importants sur certaines îles et qu’il faut tenir compte des contraintes de transfert par bateau. Donc nous aviserons sur place au gré du déroulement des événements. Nous sommes partis de Lyon par Air Méditerranée, avec deux vélos compris, le vol pour deux personnes nous a coûté en tout 720 euros, dont 140 pour les vélos. Le système d’enregistrement des vélos par internet est très pratique avec cette compagnie. Après avoir pris les billets deux mois auparavant, à quinze jours du départ j’ai reçu un mail concernant d’éventuels bagages spéciaux et en trois minutes nos vélos étaient pris en compte. Avec d’autres compagnies j’ai eu plus à batailler sans être toujours certain qu’en finale les vélos étaient bien enregistrés. De fait deux semaines c’est court, surtout qu’à l’arrivée à Tenerife au montage de nos montures Gérard a constaté que sa patte de dérailleur était cassée. Nous étions dimanche matin. Nous avons attendu lundi pour aller à Medano, où un vélociste belge très compétent et sympathique a résolu le problème rapidement. Donc c’est avec un peu de retard que nous commençons notre balade. Nous ferons 650 km et 15600 m de dénivelé. Nous laissons la housse de Gérard et mon carton à l’hostal ‘Los Amigos’, ce qui est très pratique pour le retour, car il n’y a pas l’angoisse de rechercher et de ne pas trouver de quoi empaqueter son vélo.

Lundi 7 avril direction La Gomera

Après avoir réparé le vélo de Gérard nous mettons le cap sur le port de Los Cristianos en démarrant vers 11 heures de l’hostal ‘Los Amigos’. 17 km et quelques centaines de dénivelé plus tard nous embarquons à 14 h à bord d’un bateau de la compagnie Armas pour l’île de La Gomera, départ. Prix de l’aller-retour 50 euros chacun, vélo compris. Particularité, les bateaux partent vraiment à l’heure, voire même avec 10 minutes d’avance, donc ne pas arriver trop à la bourre ! Le navire est presque désert. Vers 15 h nous débarquons à San Sebastan, adorable petite ville. Mon camarde Jean qui habite l’île nous attend. En guise de bienvenue nous allons prendre un verre au centre-ville sous des arbres multi-centenaires. La première chose qui frappe en arrivant sur cette île, c’est le calme des habitants. Les voitures roulent lentement, voire moins encore. Elles s’arrêtent systématiquement aux passages cloutés alors que les passants ne sont pas encore engagés. Quant aux vélos, je n’en reviens toujours pas, elles restent de longs moments derrière attendant une portion de route droite et complètement dégagée pour entamer un dépassement en prenant des précautions infinies. En France on aurait pas mal à apprendre en matière de civisme routier de ces îliens. Après une visite de cette petite cité pleine de charmes, Jean nous conduit chez lui. Il habite une maison à quatre kilomètres au milieu des terres dans un coin reculé. Les quelques centaines de mètres en finale pour arriver chez lui sont sportives, surtout avec nos montures chargées. Il nous faut traverser un rio à sec, plein de gros cailloux. Les jours de grande pluie, Jean est isolé sur son flanc de montagne. Mais le tempérament de La Gomera il en est complètement imprégné, et si ce n’est demain ce sera un peu plus tard. Il suffit d’avoir des réserves alimentaires pour tenir quelques jours. Nous faisons une courte balade à vélo sans nos bagages dans la belle vallée de la Laja, une dizaine de kilomètres pour 500 m de dénivelé. Je ne connais pas l’île de la Réunion, mais les différents reportages vus ainsi que les descriptions de ma belle-sœur, native de cette île, me permettent de m’en faire une idée. Eh bien, la Gomera, en particulier ce premier contact, m’y fait réellement penser. Ce sentiment ne fera que se renforcer au cours des jours suivants.

Mardi 8 avril -56 km -1600 m de dénivelé de San Sebastian à Vallehermoso

Jean ne peut nous accompagner, il nous indique un itinéraire particulièrement intéressant pour faire un tour de l’île sportif. Nous démarrons par la route TF-711. Après la borne indiquant le kilomètre 7, nous abandonnons cet itinéraire important à la pente raide pour une piste dans la montagne. Au départ elle est dallée, elle monte vraiment dans le ciel ! Mais heureusement cela ne va pas durer. Rapidement elle perd son inclinaison et se transforme en piste à travers des flancs de montagne déserts. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons un collet, à partir duquel la descente sur Las Hermiguas commence. La vue sur Tenerife et le volcan Teide culminant à 3718 mètres est saisissante. Cette piste de descente est abominable. Je vais tomber cinq fois, et même à pied, à deux reprises le vélo m’échappera. Je croyais m’y connaître en pistes défoncées avec ma traversée récente du désert de l’Atacama et du Sud Lipez, eh bien j’ai trouvé mieux ! Mais heureusement cela ne dure que quelques kilomètres. Nous ne voyons quasiment personne jusqu’au village précité. Cette première partie, surtout la descente, je l’ai trouvée éprouvante. Il nous reste une belle côte sur route goudronnée (à nouveau la TF-711) pour rejoindre notre étape de ce jour, la petite ville de Vallehermoso. Le soleil cogne fort, mais le spectacle est magnifique sur les villages colorés et les criques à la pierre sombre que nous dominons, et puis toujours en arrière-plan le Teide et ses formes élancées qui jaillit au-dessus de l’océan. Cette ville est adorable, toute entourée de montagnes aux teintes rouges. Nous logeons dans un hôtel au charme tranquille ‘Pension Amaya’ sur la place centrale, nous y sommes très bien pour un prix modique.

Mercredi 9 avril -51 km-1700 m de dénivelé de Vallehermoso à Valle Gran Rey

Nous partons sans nous presser vers les neuf heures par la RT-713 en direction d’Alojera, village situé sur la côte ouest. Une montée de 700 mètres nous conduit à un col, d’où une longue descente donne accès à la plage d’Alojera une quinzaine de kilomètres plus loin et mille mètres de dénivelé plus bas. Le coin est splendide et la plage enserrée par de larges falaises noires a vraiment du cachet. De plus, une belle houle déferle sur les galets, et le bruit des vagues résonne et s’amplifie dans ce monde minéral. Bien évidemment il n’y a personne, à part des bandes de chats à qui nous jetons nos croûtes de fromage. Nous comptions y faire étape, mais tout est fermé, donc pas moyen de se ravitailler. Nous décidons de remonter les mille mètres de dénivelé et de partir sur Valle Gran Rey. La remontée s’avère moins difficile que ce à quoi nous nous attendions. Avant de plonger dans la belle vallée de Valle Gran Rey, nous traversons une vaste forêt manifestement bien humide. Les différences de climat d’un versant à l’autre de l’île sont saisissantes. Il en résulte des variations de végétation énormes. La descente dans cette nouvelle vallée est un vrai régal. Nous nous enfonçons dans une gorge profonde tout au bout de laquelle nous distinguons l’océan. Sur les renseignements de Jean, nous allons dans une pension bien sympathique au prix léger. Je ne me souviens pas du nom. Mais elle est facile à trouver, lorsqu’on arrive au bas de la longue descente, un large rond point, partir à droite et une centaine de mètres plus loin en débouchant sur la plage elle se situe à gauche pratiquement sur la grève. De plus chaque soir, sur le trottoir servant de terrasse, un orchestre de chanteurs avec guitares se produit. La prestation est de belle qualité. Il est donc facile à trouver. Le village est dominé par une immense falaise qui doit bien culminer à 700, mètres sans doute plus, décor vraiment très impressionnant.

Jeudi 10 avril -64 km -1664 m de dénivelé de Valle Gran Rey à San Sebastian

Ce matin nous partons vers les huit heures pour retourner vers San Sebastian. Jean nous attendra à mi-parcours. Aujourd’hui encore principalement des pentes à n’en plus finir. Dans un premier temps il nous faut remonter les mille mètres descendus hier. Ensuite il nous faut continuer vers un col situé à 1300 mètres d’altitude. La végétation une fois encore va nous surprendre. Nous traversons des zones de grandes prairies bien vertes. S’il n’y avait pas des palmiers, par-ci par-là, au beau milieu de l’herbe, on pourrait se croire dans le Jura ou le Massif Central. Et cela d’autant plus que nous sommes dans le brouillard et que la visibilité est limitée. Nous trouvons effectivement Jean qui nous attend dans un village un peu avant le col. Une fois arrivés à ce dernier, nous faisons une petite randonnée à pied qui nous conduit au point culminant de l’île vers les 1500 mètres. La vue y est prodigieuse à 360 degrés. Bien évidemment Tenerife et son volcan nous sautent à la figure, et à l’opposé les îles de La Palma et El Hierro se discernent entre les bancs de brouillard et de nuages. Nous entamons ensuite une belle descente sur San Sebastian en passant par des endroits superbes, en particulier de grandes falaises en forme de pain de sucre qui se développent en bordure de route.

Vendredi 11 journée à San Sebastian -40km -500m de dénivelé Le matin, balade tranquille à travers cette petite capitale de l’île où il fait bon flâner au gré des rues et des places, parmi une population peu pressée. L’après-midi, nous prenons nos vélos et nous rendons à la Punta Llana sur la côte est de l’île. Magnifique parcours le long d’une route raide puis d’un chemin très aérien qui surplombe la mer. Toute la magie de cette terre volcanique réside dans ce mélange de montagne et d’océan, où grandes falaises et vagues frangées d’écume s’affrontent en permanence.

Samedi 12 retour sur Tenerife

Notre bateau quitte le port à 7 heures, il fait encore nuit. Pour ne pas le louper, des fois qu’il appareille en avance, nous partons de chez Jean à 6h15 à la lampe frontale. A 7 heures pétantes le navire quitte le quai et nous retournons à Tenerife pour de nouvelles aventures.
16 jours de moto entre Chau Doc et Saigon English translation pending
by Larsay · 2014-03-28 · 9 replies
De retour d’un périple de 34 jours : 18 jours en moto de location et bus entre Phnom Penh et Siem Reap + les magiques temples d’Angkor et autres + le bateau rapide Phnom Penh-Chau Doc, et 16 jours entre en moto de location, bus, taxi (quand j’en avais marre de trainer mes sacs), et ferries entre Chau Doc et Saigon. A chaque étape, location de moto pour explorer tous les environs. Pour la Cambodge, voir le poste « 18 jours entre Phnom Penh et Siem Reap ».

Evidemment, tout cela est subjectif, donc les opinions contraires courtoises sont les bienvenues.

Bon, je ne vais pas le cacher, je n’ai pas complètement changé d’avis sur le delta du Mékong. C’est sympa, mais c’est plus un art de vivre (très agréable d’ailleurs) que de beaux paysages comme ceux du Nord ; en fait, j’ai fini par trouver le tout assez monotone ; en plus, comme tout est rizières, marécages, large fleuves et canaux et qu’il y vit des millions de gens, les routes sont généralement bordées d’habitations de chaque côté, donc on ne voit que des maisons quand on visite le delta par la route, sauf rares exceptions. Pour apprécier les paysages, il faut faire des portions en bateau mais ça finit pas coûter cher.

D’un autre côté, grande - et TRES agréable surprise - les gens sont souriants (et calmes), peu d’arnaques, peu de kamikaze sur une moto, pas de concerts de klaxons continus ni de haut-parleurs gouvernementaux beuglant au petit matin, des rues propres, et tout cela Saigon inclus. Cerise sur le gâteau (c’est le cas de le dire !) : on y mange beaucoup mieux que dans le Nord, et pour moins cher.

CHAU DOC

J’ai donc commencé par prendre le bateau rapide de Phnom Penh à Chau Doc. Super ! Le billet s’achète dans le port de Phnom Penh (ou à votre hôtel - Préférable l’acheter au moins la veille) et on vient vous chercher en tuk-tuk à l’hôtel. Chouette bar-restaurant en terrasse sur le fleuve pour attendre le départ. Environ 5 heures de trajet (départ PP 13h, arrivée Chau Doc vers 17h30) et les employés de l’opérateur s’occupent de l’immigration côté cambodgien ; vous devez aller vous-mêmes à l’immigration viet ; le tout prend 15-20 mn. On ne descend pas le Mékong, mais son grand affluent le Bassac, passe au Vietnam au nord de Chau Doc et ensuite grand chenal N-S pour Chau Doc (l’arrivée à Chau Doc est très chouette). Il y a aussi un bateau lent à 12$, mais ça prend 7 heures (7h30-14h30).

Je rappelle que vous ne pouvez pas entrer au Vietnam par voie terrestre, fluviale ou maritime avec la lettre d’invitation pour visa à l’arrivée, valable seulement si vous rentrez par un vol international. Et noter les horaires dans le sens Chau Doc-PP : départ à 7h30, arrivée vers 12h30.

Chau Doc un peu décevant. Petite ville assoupie sans charme, à part le coin du très actif marché. Nombreux hôtels complètement décrépits ; heureusement, il y a le tout nouveau tout beau Trung Nguyen, au coin du marché, avec des chambres avec balcon le dominant : 14$ la single, 16$ la double, 20$ la twin. 86 Bac Dang St – 076 356 1561 ; location de bicyclettes 2$ et de motos 8$ ; la réceptionniste parle un anglais impec. Il y a bien le 3 étoiles Chau Pho, mais le quartier est horrible. Si ça vous dit, vous pouvez toujours aller au Victoria Chau Doc, superbement placé sur la rivière ; je ne vous fatiguerai pas avec les prix des chambres, il suffit de savoir que le petit déj est à 424 000 D. Pour manger, c’est moins reluisant : La « cantine » est le Lam Hung Ky, 71 Chi Lang, à quelques minutes à pied du Trung Nguyen, correct et service souriant.

Dans Chau Doc, le marché est intéressant et il y a quelques mosquées Cham (et d’autres hors de la ville). Vous êtes dans le fief des Hoa Hao, une secte religieuse créée du temps des français, sorte de bouddhisme rénové comme le protestantisme l’a été par rapport au catholicisme. Ils ont fini par contrôler des millions de nha que dans l’immense région entre Chau Doc et Can Tho. Ça s’est mal terminé : Le créateur de la secte, Huynh Phu So, un mystique surnommé «Le Bonze Fou » par les français, on se demande bien pourquoi vu qu’il était très intelligent, a été arrêté et exécuté par le Vietminh en 1947 (une belle bêtise, toute la secte est passée du côté français) et lui ont succédé de véritables bandits dont le célèbre Ba Cut, qui a rallié et trahi les français 5 fois, à chaque fois en assassinant les officiers français qui aidaient l’armée privée de la secte à combattre le Vietminh (la 5e fois, on l’a guillotiné, ça faisait vraiment trop de trahisons et de sous-off français bousillés) et l’ineffable Nam Lua (« 5 feux »), célèbre pour ses grandes moustaches à la gauloise ; une brute épaisse ancien rabatteur de bus, complètement illettré (mais lui et sa redoutable mégère savaient très bien compter, ils nous ont coûté cher !) ; pour le remercier de ses bons services anti-vietminh, les autorités françaises l’ont nommé général de brigade et le grossier se retrouvait inviter à toutes les grandes réceptions de Saigon ; l’histoire de la guerre d’Indo, c’est tout un poème ! J’ai essayé de retrouver la maison natale du bonze Fou, mais j’ai confondu sur la carte Phu Tanh (avec un « h ») et Phu Tan, donc pas réussi (manque de chance, l’un est plein Nord et l’autre plein Sud). Les Hoa Hao, on les repère tout de suite : pas de portrait du père Ho Chi Minh dans le salon de leur maison, mais un grand portrait de Huynh Phu So, un jeune homme très beau avec des yeux hypnotiques. Les autorités et les membres de la secte se supportent, mais pas un millimètre de plus. Toujours est-il que, voyant un grand portrait du Bonze dans une maison, je m’arrête et boum, on m’invite à rentrer ; comme la bande a vu que je connaissais bien l’histoire des Hao Hao, j’ai eu droit aux égards de rigueur (y compris le meilleur thé au jasmin que j’ai jamais bu).

Tiens, en parlant de boire, en 16 jours, j’ai très rarement vu des viets boire de l’alcool de riz, ce n’est pourtant pas le riz qui manque !

Visité le mont Sam (Nui Sam) en moto de location. On arrive à la grande pagode au pied du mont et « on » vous explique qu’on ne peut pas monter au sommet because route interdite sauf aux xe ôm locaux ; évidemment, c’est une belle salade ; vous prenez à gauche pour contourner le mont et à droite sur une petite route qui grimpe sec en lacets. Vues extras de l’Ouest jusqu’au Cambodge et de l’Est à perte de vue. Ou alors, grimpette d’1h15 à pied par un sentier qui prend derrière la pagode au pied du mont. Ca vaut le coup si vous avez du temps.

Hélas hélas, pas pu aller trainer au sud de Chau Doc du côté du parc aux Oiseaux de Tra Hien et sur la côte (Ha Tien etc.), la moto que j’avais louée étant une relique avec starter électrique cassé et moteur s’arrêtant à chaque arrêt. Ca sera pour la prochaine fois, avec Phu Quoc et Con Dao.

Gare de bus pour l’étape No. 2 derrière la petite pagode à côté du marché. Pour la première fois depuis que je suis sur ce forum, je ne parlerai pas de ladite étape No. 2 ; je tiens à garder pour moi le petit paradis que j’y ai découvert. Donc, étape d’après (No. 3) :

SADEC

Quelle déception ! Comme me l’a dit un français de Can Tho, « Sans Marguerite Duras, personne n’y mettrait les pieds ». Je m’attendais à une jolie ville « coloniale » ; c’est moche et il n’y a rien à voir à part deux choses : la belle maison de l’Amant (maison de Huynh Thuy Lê) - située au milieu de magasins boutiques de pompes électriques, tuyaux en plastic et autres, 255 quai Nguyen Hue ; le film de J.J Arnaud n’a pas été tourné là car d’après la guide, la maison était occupé par les flics jusqu’en juin 2006 ; ils ne s’embêtaient pas, les flics locaux !) ; entrée 20 000 D et accueil par 2 guides francophones en ao dai. On peut même y dormir mais au prix qu’ils font payer (55$), ils pourraient arranger les chambres ! A voir aussi, très belle à l’intérieur, la pagode Kien An Cung (Chua Ong Quach), ancienne maison de mandarin de 1916 ; les descendants y habitent encore. On parle aussi des jardins d’horticulteurs de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Tân Quy Dông à gauche du pont ; sympa avec ses petites maisons avec des tas de fleurs en pots devant.

Bon, j’ignorais que la ville n’avait rien d’excitant, donc passé une nuit au bon hôtel Thao Ngan, 02 An Duong Vuong. Patrons très très sympas polis et tout, et vélos à 2$. La catastrophe pour manger ! Une « cantine » en face de l’école de la mère Duras, le restaurant Thuy (439 Hung Vuong), correct sans plus et qui ferme à 20h ; le soir, grandes alignées de tables sur le large trottoir le long de la rivière, mais uniquement des fondues viets ou des brochettes de cuisses et ailes de poulet + de tripes caoutchouteuses immangeables. Bref, le désert gastronomique.

Ma conclusion (subjective of course) : Sadec ne vaut définitivement pas d’y passer une nuit ; en 2-3 heures, vous avez tout vu.

CAN THO

La « petite ville coloniale » a fait place à du béton partout en tant que « capitale » du delta. Le seul coin vraiment sympa que je connaisse est l’esplanade au bord du Mékong, la rue Hai Ba Trung. J’ai dormi au Xuan Mai 1 sur Dien Bien Phu , très décrépit ; j’ai découvert ensuite qu’ils en avaient 2 autres impec à côté, le Xuan Mai No 2 et le No 3 (60 et 94 rue Nguyen An Ninh ) ; 15-20$ pt déj inclus. Location de motos (7-8$). En plus chic, l’élégant 3 étoiles Kim Tho, sur l’Esplanade (40-50$) et, même propriétaire, le Anh Dao, aussi élégant mais moins cher (35-45$) car sur une grande avenue. Il y a une maison d’hôtes dans la banlieue, la Nature Mékong, tenue par un français et sa femme viet ; bonjour pour trouver, leur site web n’a ni adresse, ni carte d’accès et ni …. No. de téléphone ; il n’y a bien que des hommes d’affaires français pour pondre un site web pareil ! J’ai le No. et l’adresse email, mais je ne vous les donnerai pas car les deux proprios sont parfaitement désagréables, du moins au téléphone.

Je me suis bien régalé sur l’esplanade, au Phuong Nam(48 HBT) et au Nam Bo (à côté du premier, plus cher, mais cuisine plus élaborée). Ce dernier est au rez-de-chaussée d’un hôtel de luxe, le Nam Bo aussi, avec des suites à + ou - 3 millions de D (et au 4e, un restau français, l’Escale, avec des plats entre 200 000 et 400 000 D) ; les 2 Nam Bo appartiennent au français gentleman de grande classe, avec qui j’ai passé une heure très intéressante, un vrai tycoon local qui a construit les 3 bateaux Bassac qui font en 2 jours le trajet Can Tho-Cai Be et vice-versa ; cher mais exceptionnel !

Visité la très belle maison du mandarin Binh Thuy. Reçu par une toute menue ancêtre viet délicieuse comme on en fait plus : la grande classe complètement francophone, parlant un français absolument parfait et d’une remarquable culture ; une aristocrate dans toute sa splendeur, avec laquelle j’ai bavardé pendant plus d’une heure, un régal ! Une scène du film de JJ Arnaud « l’Amant » y a été tournée. C’est impossible à trouver ; il faut sortir de Can Tho vers le village de Binh Thuy (la route prend devant l’hôtel Victoria et en fait, les maisons sont alignées sans discontinuer, donc plus de « village ») ; faubourgs interminables et, comme d’habitude, il faut demander son chemin à 10 viets avant d’en trouver un qui sait de quoi il s’agit ; à un moment, vous aurez sur votre droite un grand complexe avec de hauts murs et une pagode en béton, ce n’est pas ça, mais après ; repérer à gauche à un grand panneau Khu Vuc Van Hoa – Khu Yuc 3 ; vous êtes dans la rueBui Huu Nghia et la maison est sur votre droite, avant une paillotte-galerie de pentures - No. 26 de la rue (notez le nom de la rue avant de partir et montrez-le si vous êtes perdu, vous finirez bien par trouver un pélerin local qui sait où est la rue – pas la maison, apparemment personne ne connait).

Evidemment, je suis allé au marché flottant de Cai Rang ; très curieux ; je pensais que ça consistait en un tas de petites barques avec de tout ; en fait, c’est un groupe compact de dizaines de grosses jonques qui vendent des légumes et des fruits en gros, et les détaillantes (où sont les hommes ?) viennent faire leur marché en petite barque ; sympa mais ça ne prend pas 3 heures comme souvent écrit. On se balade là-dedans en longue barque avec chaises, mais je ne voulais pas me retrouver avec un groupe donc je suis allé un peu plus loin que l’embarcadère et ai loué une petite barque à moteur (10$ pour une heure).

VINH LONG ET L’ILE DE AN BINH

Pris le bus de Can Tho à Vinh Long. RAS à Vinh Long à part une grande pagode. Vous prenez le ferry pour l’ile de An Binh et là, c’est vraiment la vie délicieuse dans les petites îles du delta, où on plante quelque chose et après on le regarde pousser, on va à la pêche et on bavarde avec les ami(e)s. En fait, ce sont 4 iles, au confluent du Mékong et de la rivière Co Chien, An Binh, Hoa Binh, Dong Phu et Binh Hoa Phuoc, reliées par des ponts, entre Vinh Long au sud et Cai Be au nord (c’est la pointe extrême-ouest de la grande île de Ben Tre). Le ferry de Vinh Long atterrit à An Binh.

J’ai passé 3 nuits dans une belle maison d’hôtes où on se régale (et petite attention bien agréable ; si vous restez 2 ou plusieurs nuits, le menu change chaque jour juste pour vous) ; Ngoc Phuong Homestay 118C, Binh Luong ; si c’est complet, même proprio à la maison Ngoc Sang juste à côté. On se balade dans les 4 îles en vélo mais ça finit par être monotone car beaucoup de la végétation originelle a été coupée pour faire place à des vergers.

Visitez la jolie pagode Chua Tiên Chaû, près de l’embarcadère de Anh Binh ; passez derrière ; grand hangar où les moines font pousser des centaines d’orchidées et, au fond, une tour avec 5 beaux bas-relief en cuivre repoussé.

CAI BE

Du groupe d’îles An Binh, etc., une navette ferry part de l’ile de Binh Hoa Phuoc (vs prenez une moto-taxi de An Binh au ferry – 10 km entre les 2). J’ai bien aimé Cai Bé. Petite ville fluviale sans trop de béton, une élégante église, un office du tourisme où, tenez-vous bien, 2 employées en ao dai parlent un français impec et, pour dormir, des maisons d’hôtes exceptionnelles, les fameuses « Maisons anciennes » du quartier de Dong Hoa Hiep. La plus belle (1838) est celle de Ong Kiet, où l’on se régale, mais 2 problèmes : pas bon marché (40$ par personne) et surtout, comme c’est la plus belle, les groupes en excursions organisées en bateau commencent à débarquer dans la maison à 9h pour la visiter et ça n’arrête pas de la journée. Donc, préférer celle d’avant, la maison Vo Van Vo, moins belle à l’intérieur, mais 15$ seulement. Pour ceux qui n’aiment pas les maisons d’hôtes, il y a l’ancienne maison de Ong Ba (1938), avec des vraies chambres (mais sanitaires communs) et une vaste terrasse restau (on se régale aussi !) ; juste à côté, un petit hôtel 2 étoiles tout neuf avec terrasse resto, ouvert par une écossaise habitant en Thaïlande, le Sao Mai (15$ - saomaicbeahoo.com), les 2 sur une rivière.

SAIGON

Alors là, je fais mon mea culpa ! J’ai craché sur Saigon dans le forum pendant des années car j’avais détesté en 2006 ; ça a énormément changé et ça m’a beaucoup plu : locaux sympas, circulation fluide et assez disciplinée, pas de concerts de klaxons, pas de haut-parleurs gouvernementaux au coin des rues (ou alors on ne les entend pas), des rues propres, et pas de problèmes pour trouver des petits restos à la cuisine délicieuse et pas trop chère ; on y trouve en particulier de vrais petits bistros comme en France à pas cher, alors qu’à Hanoi … Après un mois de cuisine locale, je me suis régalé 5 soirs de suite à La Niçoise, une institution de Saigon (le proprio est né à Hanoi en 1938) ; c’est vraiment délicieux et servi plus que copieusement.

Le fameux quartier des Routards, ça devient un peu la zone le soir, un petit Khao San avec des centaines de touristes agglutinés comme des sardines aux terrasses devant un verre de bière, surtout dans la rue Bui Vien, avec ses Girl Bars au bout – C’est libéré, Saigon !!!! La foule en boites, c’est pas mon truc, donc, pas dormi dans le quartier des Routards, mais à 10 mn à pied du quartier, dans de minuscules ruelles très calmes entre le 171 Co Ba et le 168 Co Giang, où j’ai découvert un petit trésor, le Ngoc Hué : Tout neuf, chambres très confortables pour 12$ Sgle, 13 double et 14$ twin, et surtout, au rez-de-chaussée, un mini-market « de luxe » (ils ont même du beurre de Normandie et du chocolat suisse en plus d’une belle collection de marques de bière occidentales), avec 2 tables à l’intérieur et 3 en terrasse et un service restauration (salades, viandes, poissons, spaghettis et pizzas) bon, très copieux et pas cher ; du coup, j’y ai pris tous mes déjeuners.

Visité un tas de belles choses. A Cho Lon, entre autres, la jolie église, le grand marché Binh Tây, mon temple préféré dans le quartier, celui de Tam Son Hoi, à mon humble avis plus intéressant que le célèbre Thien Hau) ; dans Saigon même, j’ai bien aimé la pagode de l’Empereur de jade en ville, avec toutes ses énormes statues en bois ; retour aux « Musée des Horreurs » (celui des « Vestiges de la guerre », ex « musée des Crimes de guerre américains » ; toujours aussi instructif ! Heureusement, les fœtus déformés en bocal de la salle de l’Agent Orange ont disparu (mais les murs ont été peints orange), ça faisait vraiment trop. J’ajouterais bien quelque chose sur le sujet des crimes de guerre, mais ….

TAY NINH ET LES TUNNELS DE CU CHI

Passé 2 jours en moto entre les deux ; la messe des Cao Dai à Tay Ninh, c’est vraiment magique. Pour manger et coucher, c’est une autre histoire : l’hôtel Hoa Binh est une horreur-relique en béton, et au grand resto à droite de l’hôtel, c’est la seule fois où on a essayé de m’arnaquer en 16 jours : menu sans prix et quand j’ai demandé le prix des crevettes grillées et de l’anguille, réponse « On sait pas » ; je sais trop ce que ça veut dire pour un touriste étranger, donc je me suis retrouvé au coin du petit parc sur la même rue chez 3 vielles rigolardes qui font des soupes délicieuses sur le trottoir.

A 6 km de Tay Ninh, le fameux Mont Ba (Nui Ba), vénéré par les bouddhistes, donc c’est devenu le Disneyworld superbement organisé pour soutirer le max aux pélerins : 12 000 D pour se garer, 20 000 pour entrer, 20 000 AR pour arriver aux gondoles (évidemment à au moins un kilomètre de l’entrée donc les gens paient pour le petit train électrique qui fait la navette entre les 2) et 150 000 D pour les gondoles ; si on ajoute les offrandes, ça fait pas un pèlerinage bon marché pour les pauvres viets (à moins de faire tout ça à pied).

Belle route de campagne entre Tay Ninh et les tunnels, qui n’ont pas changé ; toujours aussi effrayants, avec la collection habituelle d’occidentaux se baladant là-dedans avec des T-shirts « Good Morning Vietnam » (c’est malin !) et tirant à la Kalach ou M 16 à 30 000D la balle (plus cher pour tirer avec une mitrailleuse), tout ça est d’une classe quand on pense à ce qui s’est passé dans tout le coin (arrêtez-vous à l’immense cimetière de Cu Chi avant d’arriver aux tunnels, ça vous met tout de suite dans l’ambiance!).

FINI !
Fjords de Norvège English translation pending
by Etudian · 2014-02-10 · 175 replies
bonjour,

je fais une croisière fin juin, je voudrais savoir s'il est possible de faire des excursions par moi même pour éviter les pièges (tarif excessif) par rapport aux prestations. PARCOURS Kristiansand, hellesylt/geiranger, flaam, stavanger, goteborg

merci pour toutes vos informations🙂
Poème d'Albakaye Ousmane Kounta: "Madiba est parti" (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2013-12-11 · 7 replies
Bonsoir !

Un hommage poétique à Nelson Mandela, par le poète-écrivain malien, Albakaye Ousmane Kounta :

Bamako, le 6 déc. 2013.

Madiba est parti

C’était hélas ce matin Rempli de brises Et de flocons de nuages moutonnés Que j’ai appris la nouvelle Elle était très amère Elle a été terrible Il paraissait Madiba comme

Ce petit filet d’eau de montagne Qui serpentait les roches Et les cavernes Qui a fondu avec son grand esprit Et son sourire immense et indélébile Qui a fondu donc à faire trembler notre terre Nous laissant orphelins du siècle Des siècles durant

Car il avait dit non Aux chauds élans De haine qui explosaient. Mais il les dompta, Les adoucit, Et les apprivoisa

Il les rassembla Dans ses petites mains douces Tout comme une gamelle de mousses

Rouges, noires et blanches Et autres incolores Il les étala Sur les chemins farouches De montagne, de forêt et de désert Il les assembla et les rassembla

Princes et émirs et autres Quel lourd héritage ! A quand le retour ! A quand un autre évènement !

On l’a laissé partir ce Madiba Mais nous ne sommes pas Rassasiés de sa sagesse. Nous ne sommes pas remplis De son amour qui adoucit les haines Repus du pardon que toi Madiba Nous enseigna toute sa vie.

Au nom du voyage De Gorée à Tombouctou Que toi, tu fis faire Aux neuf poètes du continent

Je serai là Plus près de toi que tout autre Comme un fantôme ami A la mise à terre Tout près de ta tête Je viendrai Pour te dire "bonne traversée Madiba."

+++++++++++++++++++++

Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l'auteur d'une œuvre poétique publiée au Mali, d'un recueil de Contes de Tombouctou et du Macina. Il a publié un roman, Les sans-repères, dans lequel il évoque le destin d'un enfant-esclave. Il est l'auteur des poèmes qui accompagnent Djenné-ferey, un livre de photographies consacré à la superbe architecture de terre des villes maliennes (Djenné, Tombouctou, Gao, Ségou). L'occasion rare d'entendre l'authenticité et la simplicité d'une parole venue du cœur du Mali ...

Ses ouvrages : Contes de Tombouctou et du Macina (vol. 1). Edition L'Harmattan, 1987. Sanglots et dédains (poésie). Editions Jamana, 1995. Le diablotin dormant. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Un complot des chèvres. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Les sans-repères (roman). Editions Grandvaux, 2006. Djenné-ferey, la terre habitée, avec des poèmes d'A.O. Kounta. Editions Grandvaux, 2007. Sanglots et dédains. Edition L'Harmattan, 2010. Ces mots d'hivernage. Edtion La Sahélienne, 2011. Palabres pour Tombouctou. Edtion La Sahélienne, 2011.

Bonne lecture, Hery

Voir aussi :
http://www.tv5mondeplusafrique.com/video_alba... http://www.youtube.com/watch?v=6CNeqbZOx4g

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