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Comment passer en Colombie depuis l'Amazonie péruvienne? English translation pending
Bonjour, tout le Monde
Actuellement en Amazonie sur le territoire peruvien, je m apprete a rejoindre la Ville de Pucalpa ou il est possible de prendre un Bateau sur le Rio Amazonas jusqu a Iquitos.. Jusqu a la pas de Probleme.. Je vais donc me retrouver d ici une semaine a Iquitos, le probleme se pose maintenant.. J ai envie de passer en Colombie depuis iquitos, apparament le point de passage ce situe a Leticia... chose encore faisable pour moi.. Par manque de moyen, je ne peux pas prendre L avion de Leticia a bogota qui coute a peu pres 200 euros... Ma question est : est il possible de rejoindre bogota depuis leticia par les terres? Bus, taxi? ou encore par des Fleuves? Si non, j aimerai alors savoir si il est possible de rejoindre l equateur depuis Iquitos sans passer par Tarapoto et Tumbes.. Sur mes cartes j ai vu qu il y avait le RIO NAPO, un fleuve donc, qui par de iquitos et qui va vers l equateur.. Ainsi je pourrai passer par l amazonie equatorienne pour rejoindre la colombie... cela est il possible??
Voila Voila, j espere avoir ete assez Claire... En vous remerciant d avances camarades routard...
Actuellement en Amazonie sur le territoire peruvien, je m apprete a rejoindre la Ville de Pucalpa ou il est possible de prendre un Bateau sur le Rio Amazonas jusqu a Iquitos.. Jusqu a la pas de Probleme.. Je vais donc me retrouver d ici une semaine a Iquitos, le probleme se pose maintenant.. J ai envie de passer en Colombie depuis iquitos, apparament le point de passage ce situe a Leticia... chose encore faisable pour moi.. Par manque de moyen, je ne peux pas prendre L avion de Leticia a bogota qui coute a peu pres 200 euros... Ma question est : est il possible de rejoindre bogota depuis leticia par les terres? Bus, taxi? ou encore par des Fleuves? Si non, j aimerai alors savoir si il est possible de rejoindre l equateur depuis Iquitos sans passer par Tarapoto et Tumbes.. Sur mes cartes j ai vu qu il y avait le RIO NAPO, un fleuve donc, qui par de iquitos et qui va vers l equateur.. Ainsi je pourrai passer par l amazonie equatorienne pour rejoindre la colombie... cela est il possible??
Voila Voila, j espere avoir ete assez Claire... En vous remerciant d avances camarades routard...
Mésaventure à Luang Prabang English translation pending
Le 1° Janvier 2009, nous avons prévu d’aller visiter les grottes de Pak Ou et de suivre les indications du Lonely Planet, c’est à dire y aller par la route et retourner en bateau (trajet beaucoup plus long pour le retour, mais plus beau)
Nous cherchons un jumbo pour aller aux grottes de Pak Ou, et nous hélons un tuk-tuk, nous n’arrivons pas à nous faire comprendre, un autre conducteur dit qu’il n’y va pas, mais propose de nous emmener à un endroit où nous pouvons en trouver. Des bureaux vendent des tours le long de la rivière. Ils nous demandent 200 000 kips pour faire l’aller-retour. Nous devons insister sur le fait que nous voulons seulement faire l’aller, ce qui devrait être moins cher et arrivons à les faire baisser à 160 000 kips, mais les conducteurs ne veulent pas tous y aller. Tout est inscrit sur un cahier. En route…pour une mauvaise journée. Il fait très froid, la route, d’abord correcte devient horrible, avec de nombreux nids de poule très profonds. J’ai peur de l’accident. Le chauffeur s’arrête à un village où l’on vend des tissus et nous dit : maintenant, vous prenez le bateau, c’est 200 000 kips ! nous lui demandons où se trouve le ferry, il dit : c’est à 35 minutes. Nous ne savons même pas où nous sommes et avons l’impression d’être dans une arnaque. On se défend bien et disons que ce n’est pas le contrat ; le chauffeur finit par céder, la route n’est que montées et descentes, sur une piste avec de nombreux trous. (A posteriori, je comprends pourquoi les conducteurs n’ont pas envie de faire ce trajet, et j’aurais préféré ne pas le faire non plus !)Il nous arrête dans un endroit où nous ne savons même pas où est le ferry. Nous visitons un temple sans intérêt. Arrivés sur la plage en face des grottes, nous rencontrons de nouvelles difficultés pour trouver le ferry. Des hommes attendent et nous demandent 200 000 kips juste pour traverser. Nous restons un bon moment à discuter. Nous sommes « coincés ». Finalement quelqu’un nous propose une traversée aller-retour pour 20 000 kips. Sur ce, nous lui demandons le prix pour faire le trajet jusqu’à Luang Prabang, il nous dit 300 000 kips. Après quelques palabres entre les bateliers et des appels tél., nous obtenons un bateau conduit par un jeune qui traverse depuis Pak Ou et paie deux billets aux gens de la plage qui devaient être des rabatteurs( ?)
Nous traversons la rivière jusqu’au pied des grottes et il nous dit qu’il attend 10 minutes, nous trouvons que c’est un peu juste pour voir les deux grottes, et nous nous mettons d’accord pour 20 minutes, c‘est le temps nécessaire, car il n’y a vraiment pas de choses très intéressantes à y voir. Il vient à notre rencontre, nous devons retrouver « cinq amies » qui attendaient sur une petite plage en bas des grottes. L’une d’entre elles nous donne une bonne crêpe croustillante.
Après une demi-heure de navigation, nous nous arrêtons dans un village artisanal « Ban San Hoï »( ??), et de fabrication de lao-lao, le whisky du coin fait à partir de riz que l’on voit entrain d’être préparé. Après avoir traversé ce marché, nous décidons de visiter tous les deux, le très joli temple du village, et nous reprenons le bateau sur un banc de sable où un embarcadère est aménagé. (ses "amies" voulaient visi ter ce village, pourtant il avait dit au départ que l'on rentrait directement, mais je suis contente, je n'aurais pas osé le demander) C’est la saison sèche et le Mékong voit son niveau baisser de plusieurs mètres, créant ainsi, tout au long de son parcours de gigantesques bancs de sable et en bordure des rives, de grands espaces sont dégagés et permettent des cultures maraîchères ; bizarrement, on y voit aussi des animaux (chèvres) . Une des femmes nous offre un tubercule de manioc passé au four, pas mauvais d’ailleurs.
En plein milieu du Mékong, le conducteur de notre bateau arrête le moteur et nous demande de payer maintenant l’intégralité de la somme, nous ne sommes pas d’accord, et une discussion de sourds s’engage, il téléphone plusieurs fois à des collègues et discute avec eux. On propose de lui passer une carte de l’hôtel pour le rassurer sur le fait que nous sommes des gens honnêtes, il appelle, mais nous ne saurons jamais de quoi ils ont discuté. On veut bien lui donner tout au plus la moitié maintenant et le reste à l’arrivée à Luang Prabang, et il n’est toujours pas d’accord ! Finalement convaincu ( ?) par un batelier que nous croisons, il accepte de terminer le parcours en bateau(nous sommes restés facilemnt une demi-heure au milieu du fleuve) (un instant, on a cru comprendre qu’il voulait nous débarquer pour nous faire continuer, à nos frais en tuk-tuk). Le trajet à faire est encore assez long, la plupart des « cinq »amies sont endormies et le reste du trajet se déroule dans un silence complet. Finalement Luang Prabang est en vue : l’approche est reconnaissable par le Mont Phusi qui surplombe la ville. Le batelier accoste au pied de l’escalier qui conduit au temple Xieng Thong. Nous descendons ; les femmes, aussi, elles montent tout de suite les marches sans discuter avec le conducteur du bateau, nous payons le prix convenu, il bafouille des excuses et repart sans attendre. Que s’est-il passé ? Mystère ! A-t-il eu peur de ne pas être payé, ou bien était-il hors la loi en nous embarquant ? Notre journée a été gâchée, et nous ne prendrons plus de jumbo à Luang Prabang ! Un conseil, faites l'aller-retour pour les grottes de Pak Ou, en bateau, avec un groupe.
Exploring the jungle around the San Juan River
Hi,
A guide for a trek to get into the jungle area near Los Guatuzos, or alternatively near Bartola, close to the large Indio-Maíz reserve? Who knows these areas? We’d love to discover some wilder wetlands, maybe spot some wildlife... travel up tributaries by lancha... So if you’ve got any tips or experiences to share, I’m all ears! Thanks
Chantal
Descente du Mékong du Laos au Cambodge English translation pending
est il possible de descendre du Laos au Cambodge en bateau
quels conseils pouvez vous me donner
quels conseils pouvez vous me donner
Retour sur la Mahakam English translation pending
Selamat sore
J'arrive de 5 jours sur la Mahakam.
Le bateau ( Kapal biasa) par chaque jour de Samarinda a 7 heure du matin.
Nous avons passe la journée sur le bateau et sommes arrivés vers 17 h a Muara Muntai. Nous avons passe la nuit dans un hôtel local: basique très propre. Pour manger c'est au warung local( très bon).
Le lendemain départ en ces pour Jantur, puis traversée de Lac Jempang, remontée de la rivière Ohong( au milieu de la forêt)
Visite de la maison longue de Mancong ou nous assistons à une cérémonie avec danse, combat de coq et sacrifice d'un cochon. Ensuite nuit dans une maison longue a Tanjui Isuy.
Le lendemain visite du village puis ces pour retourner vers la Mahakam et reprendre le Kapal biasa en direction de Melak. Arrivée vers 1h du matin. Nous rejoignons l'hôtel Flamboyan qui n'est pas si Flamboyant.. Le matin visite du parc des orchidées noires, puis d'une maison longue et enfin la cascade Amboasa.
En fin de journée vers 18h30 nous avons pris le bateau et sommes arrivés le lendemain vers 10h a Samarinda.
Tout ce voyage avec un guide local: super expérience
A dispo pour plus d'infos.
Nous avons partagé le voyage avec un couple d'espagnol. Nous avons croise 4 touristes, tous accompagné de guides.
Sans parle bahasa actuellement ce voyage semble difficilement réalisable mais pas impossible.
Transport de Jakarta vers Kalimantan? English translation pending
Bonjour,
Nous quittons le Canada pour un voyage de 7 semaines en Indonésie. Arrivée sur Jakarta, nous pensions nous diriger le plus tôt possible sur Kalimantan pour un séjour au parc de Tanjung putting. Quel est la meilleure option entre l'avion ou le bateau et quelles compagnies sont recommandées?
Merci😄
Bons plans pour trois semaines en Égypte au mois de septembre? English translation pending
bonjour
je voudrais partir 3 semaines en egypte en septembre. Je me pose plusieurs questions: - ne fait il pas trop chaud encore? - est ce possible sans se compliquer la vie de se trouver sur place à louxor 4 ou 5 jours de croisiere dans un petit bateau style SANDAL ou vaut il mieux le reserver avant? - j'ai toujours voyagé par moi meme mais je voudrais savoir si de faire 4 ou 5 jours sur le fleuve vaut vraiment le coup ou si même sur une croisiere avec 10 personnes sur un petit bateau on se retrouve avecels inconvenients des trucs organisés (jamais assez de temps)? - Je voudrais en gros faire une dizaine de jours de tourisme le long du nil et apres une dizaine de jours au bord de la mer rouge pour faire du snorkeling et voir le sinai. Est ce que l'ambiance la bas n'est pas trop resort ghetto pour touristes europeens (jusqu'à present, lesnorkleing rimait pour moi avec ile tranquille avec 3 paillotes et rien autour genre koh tao ou le nord de Bali où il n'y a quasiment personne a part quelques pecheurs sur la plage). Quels sont les endroits les plus tranquilles la bas? - j'ai plutot voyage seul en asie où l'on se sent toujours parfaitement en securité.Qu'en est il en egypte actuellement?
merci d'avance
zorglub73
je voudrais partir 3 semaines en egypte en septembre. Je me pose plusieurs questions: - ne fait il pas trop chaud encore? - est ce possible sans se compliquer la vie de se trouver sur place à louxor 4 ou 5 jours de croisiere dans un petit bateau style SANDAL ou vaut il mieux le reserver avant? - j'ai toujours voyagé par moi meme mais je voudrais savoir si de faire 4 ou 5 jours sur le fleuve vaut vraiment le coup ou si même sur une croisiere avec 10 personnes sur un petit bateau on se retrouve avecels inconvenients des trucs organisés (jamais assez de temps)? - Je voudrais en gros faire une dizaine de jours de tourisme le long du nil et apres une dizaine de jours au bord de la mer rouge pour faire du snorkeling et voir le sinai. Est ce que l'ambiance la bas n'est pas trop resort ghetto pour touristes europeens (jusqu'à present, lesnorkleing rimait pour moi avec ile tranquille avec 3 paillotes et rien autour genre koh tao ou le nord de Bali où il n'y a quasiment personne a part quelques pecheurs sur la plage). Quels sont les endroits les plus tranquilles la bas? - j'ai plutot voyage seul en asie où l'on se sent toujours parfaitement en securité.Qu'en est il en egypte actuellement?
merci d'avance
zorglub73
Remonter le Mékong English translation pending
Salut à tous !
Je sais que c'est possible de descendre le Mékong de Chiang Rai en Thailande à Vientiane au Laos en bateau. Mais j'aimerais savoir si ça se fait le trajet à l'envers, soit en remontant le Mékong de Vientiane à Chiang Rai en bateau. Est-ce que c'est le même prix en descendant qu'en remontant et quels genre de bateaux qu'on peut avoir, slowspeed, highspeed ?
Merci de vos conseils !! 😉
Gave
Merci de vos conseils !! 😉
Gave
Itinéraire Bangkok-Cambodge? English translation pending
bonjour,
pour rejoindre le Cambodge à partir de Bangkok :
2 solutions se presentent à moi : rejoindre par la route Siem reap, et ensuite rejoindre phnom pen (par route ou par le fleuve ??) et revenir par avion ou route sur BKK.
ou avion jusqu a phnom pen et rejoindre Siem reap (par route ou par le fleuve ??) et ensuite par la route retourner à BKK
1/ Quel est le sens le + sympa ?
2/ par voie fluviale on peut relier Siem reap et Phnom pen ? quelle duree?
3/ combien de jours faut il prevoir sur ces 2 sites ?
merci😉
pour rejoindre le Cambodge à partir de Bangkok :
2 solutions se presentent à moi : rejoindre par la route Siem reap, et ensuite rejoindre phnom pen (par route ou par le fleuve ??) et revenir par avion ou route sur BKK.
ou avion jusqu a phnom pen et rejoindre Siem reap (par route ou par le fleuve ??) et ensuite par la route retourner à BKK
1/ Quel est le sens le + sympa ?
2/ par voie fluviale on peut relier Siem reap et Phnom pen ? quelle duree?
3/ combien de jours faut il prevoir sur ces 2 sites ?
merci😉
Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras English translation pending
INTRO
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achet��es accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.
L'un des lavoirs publics municipaux




Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achet��es accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux



Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Voyage Mandalay - Bagan English translation pending
bonjour je reste une journée a Madalay que voire en priorité ? puis je payer avec des dollars ou des francs ? ensuite 3 jours a Bagan je pense que je vais remplir mes yeux de merveilles merci
Trajet Casamance-Gambie English translation pending
Bonjour,
Est-ce que le moyen de joindre la Gambie depuis Kaolack est toujours complique? dans ce cas est il judicieux de passer en Gambie en venant de la Casamance?Faire le visa a Dakar, puis bateau, puis taxi ou bus?
Merci
Séjour à Iquitos et comment en partir? English translation pending
Bonjour, je vais passer 6 mois environ à faire un voyage en Amérique du sud en solitaire (avec rencontres j'espère) et le moins cher possible. J'ai prévu de commencer par arriver en Guyane FR (car je connais du monde) le 7 novembre.
Après qq jours là bas je compte faire Oiapoque Macapa et remonter le fleuve amazone jusqu'à Iquitos. J'ai lu pas mal à ce sujet et je compte prendre une cabine et ai bien compris que 2 semaines sur les différents bateaux n'était pas forcément le plus trépidant, mais bon, j'ai du temps après tout ... Si certains font le voyage aux alentours de mes dates, je serai ravis de faire un bout de route avec vous et décaler d'un jour ou 2 le bateau.
Ma question est plus directement sur mon arrivée à Iquitos : je comptais ne pas trop m'arrêter mais en parcourant le forum j'ai vu qu'il y'avait des treks dans la jungle de disponible, est-ce cher? Comment cela se déroule t'il? Si certains sont ok pour partager leur expérience coté hébergement et treks je suis preneur sur Iquitos du coup! Toujours ok pour rencontrer des gens à Iquitos evidemment!
Ensuite concernant mon départ d'Iquitos j'ai lu que seul l'avion était envisageable sur starperu.com pour éviter de se faire arnaquer, j'ai vu que les prix étaient en $ US, mais on peut payer par carte j'imagine? en NS sur place? Peut on réserver peu de temps (genre veille pour le lendemain)? Je pensais faire direct Iquitos-Lima mais un ami m'a parlé d'un avion qui franchit juste la montagne en 30 min -vol que je ne retrouve pas- car bien évidemment mon but est de faire le pérou en bus par la suite.
Pardonnez mes questions peut être un peu simpliste mais je n'ai que peu d'expérience de voyage, je pars en solitaire sur un vrai coup de tête et ne commence l'organisation de mon voyage que maintenant, je suis donc preneur de tout bon conseil.
Après qq jours là bas je compte faire Oiapoque Macapa et remonter le fleuve amazone jusqu'à Iquitos. J'ai lu pas mal à ce sujet et je compte prendre une cabine et ai bien compris que 2 semaines sur les différents bateaux n'était pas forcément le plus trépidant, mais bon, j'ai du temps après tout ... Si certains font le voyage aux alentours de mes dates, je serai ravis de faire un bout de route avec vous et décaler d'un jour ou 2 le bateau.
Ma question est plus directement sur mon arrivée à Iquitos : je comptais ne pas trop m'arrêter mais en parcourant le forum j'ai vu qu'il y'avait des treks dans la jungle de disponible, est-ce cher? Comment cela se déroule t'il? Si certains sont ok pour partager leur expérience coté hébergement et treks je suis preneur sur Iquitos du coup! Toujours ok pour rencontrer des gens à Iquitos evidemment!
Ensuite concernant mon départ d'Iquitos j'ai lu que seul l'avion était envisageable sur starperu.com pour éviter de se faire arnaquer, j'ai vu que les prix étaient en $ US, mais on peut payer par carte j'imagine? en NS sur place? Peut on réserver peu de temps (genre veille pour le lendemain)? Je pensais faire direct Iquitos-Lima mais un ami m'a parlé d'un avion qui franchit juste la montagne en 30 min -vol que je ne retrouve pas- car bien évidemment mon but est de faire le pérou en bus par la suite.
Pardonnez mes questions peut être un peu simpliste mais je n'ai que peu d'expérience de voyage, je pars en solitaire sur un vrai coup de tête et ne commence l'organisation de mon voyage que maintenant, je suis donc preneur de tout bon conseil.
Retour de croisière aux îles britaniques du 11 au 22 août 2013 English translation pending
Bonjour à tous et bienvenus à bord pour vous raconter notre belle aventure pendant cette croisiere
je vais commencer par noter les différents postes sur le navire
chaque note sera sur 10 ; 10 points étant le maximum en terme de satisfaction
ok ? alors c'est parti
cuisine à bord (restaurant ) = 10 buffet cafetéria choix et qualité = 9 ménage cabine = 8 propreté bateau général = 9 spectacles = 9 casino= 8 salle de sport = 7 ( manque de rameurs et de tapis de courses ) pas agréable quand il faut faire la queue cabinier de chambre = j ai meme pas retenu son prénom mais y a mieux pas très agréable serveur restaurant = son prénom ARDI et VRAIMENT LE MEILLEUR EN SALLE vu jusqu ici !!!!!!!!un régal ce jeune homme note maximum de 10 !!!!!!!!! spa et auréa = pas utilisé
ASPECT GENERAL ET NOTE GLOBALE de 8 /10
*********************************************************
nous venons d arriver à amsterdam à l heure convenue un peu avant 16H et le trajet m a paru bcq moins long que ce que j avais imaginé je l avais fait en car il y a bien longtemps et ça m avait semblé terriblement long le movenpick se dresse fierement devant nous ; nous sortons de la gare et longeons la riviere ou bien le fleuve c'est là , si vous suivez bien que mes craintes commencent;: alors , arnaque ou pas arnaque. , , ?? j ai reservé une nuit chez olotel pour deux à 128e au movenpick depuis le mois de février !! vu les prix pratiqués depuis, et surtout en pleine saison je me dis soit j ai du bol soit c est l arnaque et je vais me retrouver au sous sol de l hotel
c'est grand et chic à l intérieur je m approche de la reception je tend ma convocation; on appelle cela un voucher puis elle tape sur son clavier et là je me sens nerveuse d un coup puis je l entend me parler en anglais d une taxe de 58 euros pour les frais de service et autres taxe de sejour probablement bon oufffffff de soulagement ça va ; je m en tire pas trop mal quand même je m attendais à un plus de 100e environ on ira diner au fifteen avec la différence nous prenons possession de la chambre !!!! et c est plutot une belle surprise aussi ; ça n a rien du sous sol de l hotel mais nous sommes bien situé juste devant le quai ou accostera demain le magnifica; et cette vue !!!!!!!!! du tonerre et la chambre à tomber !!!!! vraiment superbe ; le personnel est courtois mais sans plus
bernard s allonge pour une sieste, moi je pars directement au fifteen reserver pour ce soir ; ensuite j enfilerai ma tenue de sport pour commencer mon entrainement et pas perdre le fil des kilos perdus un rameur à eau? vous connaissiez ? ben voilà y en a un au movenpick c bizarre et en plus ça fait pas mal de bruit
le fifteen , je m attendais à mieux, c est bon certes mais rien dans les assiettes que de la déco ; le poisson était délicieux mais les désserts très chers ; on s en est sorti pour plus de 70e !!!!!!!!!!!! sans vin puisqu on ne boit pas
nous sommes à 400m de l hotel et dehors il souffle un vent presque glacial nous repérons le terminal de croisiere pour demain mais ça je l avais déjà fait via le net allez vite dodo la journée s achève pour ce premier soir aux pays bas que nous retrouverons 10 J plus tard
les photos à suivre juste après
cuisine à bord (restaurant ) = 10 buffet cafetéria choix et qualité = 9 ménage cabine = 8 propreté bateau général = 9 spectacles = 9 casino= 8 salle de sport = 7 ( manque de rameurs et de tapis de courses ) pas agréable quand il faut faire la queue cabinier de chambre = j ai meme pas retenu son prénom mais y a mieux pas très agréable serveur restaurant = son prénom ARDI et VRAIMENT LE MEILLEUR EN SALLE vu jusqu ici !!!!!!!!un régal ce jeune homme note maximum de 10 !!!!!!!!! spa et auréa = pas utilisé
ASPECT GENERAL ET NOTE GLOBALE de 8 /10
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nous venons d arriver à amsterdam à l heure convenue un peu avant 16H et le trajet m a paru bcq moins long que ce que j avais imaginé je l avais fait en car il y a bien longtemps et ça m avait semblé terriblement long le movenpick se dresse fierement devant nous ; nous sortons de la gare et longeons la riviere ou bien le fleuve c'est là , si vous suivez bien que mes craintes commencent;: alors , arnaque ou pas arnaque. , , ?? j ai reservé une nuit chez olotel pour deux à 128e au movenpick depuis le mois de février !! vu les prix pratiqués depuis, et surtout en pleine saison je me dis soit j ai du bol soit c est l arnaque et je vais me retrouver au sous sol de l hotel
c'est grand et chic à l intérieur je m approche de la reception je tend ma convocation; on appelle cela un voucher puis elle tape sur son clavier et là je me sens nerveuse d un coup puis je l entend me parler en anglais d une taxe de 58 euros pour les frais de service et autres taxe de sejour probablement bon oufffffff de soulagement ça va ; je m en tire pas trop mal quand même je m attendais à un plus de 100e environ on ira diner au fifteen avec la différence nous prenons possession de la chambre !!!! et c est plutot une belle surprise aussi ; ça n a rien du sous sol de l hotel mais nous sommes bien situé juste devant le quai ou accostera demain le magnifica; et cette vue !!!!!!!!! du tonerre et la chambre à tomber !!!!! vraiment superbe ; le personnel est courtois mais sans plus
bernard s allonge pour une sieste, moi je pars directement au fifteen reserver pour ce soir ; ensuite j enfilerai ma tenue de sport pour commencer mon entrainement et pas perdre le fil des kilos perdus un rameur à eau? vous connaissiez ? ben voilà y en a un au movenpick c bizarre et en plus ça fait pas mal de bruit
le fifteen , je m attendais à mieux, c est bon certes mais rien dans les assiettes que de la déco ; le poisson était délicieux mais les désserts très chers ; on s en est sorti pour plus de 70e !!!!!!!!!!!! sans vin puisqu on ne boit pas
nous sommes à 400m de l hotel et dehors il souffle un vent presque glacial nous repérons le terminal de croisiere pour demain mais ça je l avais déjà fait via le net allez vite dodo la journée s achève pour ce premier soir aux pays bas que nous retrouverons 10 J plus tard
les photos à suivre juste après
Delta du Mekong et Phu Quoc English translation pending
Bonjour,
Nous préparons notre voyage pour 2 personnes (arrivée Saigon le 26 novembre).
Nous recherchons les bons plans pour affiner notre projet ci-dessous.
Avez-vous quelques recos pour :
- un coordinateur local
- la croisière au départ de Cai Be ou Mytho vers Chau Doc en 3 jours - 2 nuits sur bateau sampan 2 personnes
- logements confortables (sans luxe) en maison d'hôtes ou hôtel pour Chau Doc, Ha Tien, Can THo et Saigon?
Grand merci pour vos réponses.
Jour 1: Arrivée à Sai Gon (09:30), transfert à Cai Be (ou My Tho). Nuit 1: Cai Be : Mekong Lodge ??? (ou My Tho : Maison de Hai Den ou les Arroyos de My Tho ???)
Jour 2: Croisière en sampan pour 2 personnes vers Chau Doc. Marchés flottants. Excursions barque / vélo. Nuit 2 : sur bateau
Jour 3: Croisière en sampan pour 2 personnes vers Chau Doc. Marchés flottants. Excursions barque / vélo. Nuit 3: sur bateau
Jour 4: Chau Doc : visite Nuit 4: Chau Doc : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 5: Chau Doc - Ha Tien visite. Nuit 5: Ha Tien: maison d'hôtes ou hôtel
Jour 6: Ha Tien - Rach Gia - bateau Phu Quoc Nuit 6: Hotel Bo Resort ???
Jour 7: Phu Quoc Nuit 7: Hotel Bo Resort ???
Jour 8: Phu Quoc Nuit 8: Hotel Bo Resort ???
Jour 9: Phu Quoc -> Can Tho Nuit 9: Can Tho : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 9: Can Tho Nuit 9: Can Tho : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 10: Can Tho -> Sai Gon Nuit 10: Sai Gon : maison d'hôtes ou hôtel près de Ben Thanh
Jour 11: Can Tho -> Sai Gon Nuit 11: Sai Gon : maison d'hôtes ou hôtel près de Ben Thanh Jour 12: vol de retour
Jour 1: Arrivée à Sai Gon (09:30), transfert à Cai Be (ou My Tho). Nuit 1: Cai Be : Mekong Lodge ??? (ou My Tho : Maison de Hai Den ou les Arroyos de My Tho ???)
Jour 2: Croisière en sampan pour 2 personnes vers Chau Doc. Marchés flottants. Excursions barque / vélo. Nuit 2 : sur bateau
Jour 3: Croisière en sampan pour 2 personnes vers Chau Doc. Marchés flottants. Excursions barque / vélo. Nuit 3: sur bateau
Jour 4: Chau Doc : visite Nuit 4: Chau Doc : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 5: Chau Doc - Ha Tien visite. Nuit 5: Ha Tien: maison d'hôtes ou hôtel
Jour 6: Ha Tien - Rach Gia - bateau Phu Quoc Nuit 6: Hotel Bo Resort ???
Jour 7: Phu Quoc Nuit 7: Hotel Bo Resort ???
Jour 8: Phu Quoc Nuit 8: Hotel Bo Resort ???
Jour 9: Phu Quoc -> Can Tho Nuit 9: Can Tho : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 9: Can Tho Nuit 9: Can Tho : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 10: Can Tho -> Sai Gon Nuit 10: Sai Gon : maison d'hôtes ou hôtel près de Ben Thanh
Jour 11: Can Tho -> Sai Gon Nuit 11: Sai Gon : maison d'hôtes ou hôtel près de Ben Thanh Jour 12: vol de retour
À faire du côté d'Iquitos? English translation pending
Bonjour,
La question peut paraître saugrenue mais compte tenu du relatif isolement d'Iquitos, s'y rendre, lors d'un circuit au Pérou, représente un investissement: 30h de bus depuis Lima ou minimum 100$ d'avion par trajet.
Cela vaut-il le déplacement ? Qu'y a-t-il de spécial à part les treks dans la forêt amazonienne ?
Merci pour vos lumières 🙂
La question peut paraître saugrenue mais compte tenu du relatif isolement d'Iquitos, s'y rendre, lors d'un circuit au Pérou, représente un investissement: 30h de bus depuis Lima ou minimum 100$ d'avion par trajet.
Cela vaut-il le déplacement ? Qu'y a-t-il de spécial à part les treks dans la forêt amazonienne ?
Merci pour vos lumières 🙂
Myanmar: Mandalay - Bhamo - Myitkyina en ferry English translation pending
bonjour j'arrive au mynanmar le 21/02 et aprés un nuit a yangon je monte en bus de nuit a mandalay ou je souhaite prendre un ferry pour me rendre a bhamo, (a qu'el endoit exact le prend on, et faut ti acheter le tiket avant et ou, ) aprés avoir consulté les posts, qui ne sont pas assez récents et aprés avoir lu le dernier lonely planet paru début février, j'aimerais avoir des infos toutes récentes sur la situation dans le nord , notamment de bahmo a myitkyina: est il possible d'y accéder en ferry, et d'en repartir en bus pour mandalay, car je ne prend pas les vols intérieur au myanmar, si une ou des personnes souhaitent faire ce trajet, merci de partager les infos
le myanmar en images
www.jpaventure.com
Avis sur mon programme de visites sur Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Je me permets de solliciter votre aide afin d'avoir votre avis sur le programme que j'ai prévu pour visiter Bangkok sur 5 jours, si vous avez des critiques, des conseils... Mon programme est basé sur la détente (balades) et la découverte des lieux/activités incontournables à proximité.
Jour 1 : balade dans Silom (le quartier où je vais loger) + Parc Lumphini Jour 2 : Marché de Chatuchak Jour 3 : Centre historique pour la viste des temples Jour 4 : Central World pour le shopping + match de boxe le soir au Stade Lumphini Jour 5 : Marché Klong Toei + Siam Ocean world (aquarium)
Je ne sais pas du tout si les distances rendent ce programme réaliste... Il m'a semblé, d'après les plans que j'ai consultés, que le quartier où je dors (Silom) est bien desservi par les transports... c'est pour cela que je l'ai choisi (Fleuve à proximité permettant de rejoindre le centre historique par le bateau, et skytrain/metro pour les autres quartiers)... Vous me confirmez que c'est le quartier idéal pour rayonner ?
J'attends avec impatience vos avis ^^
Merci d'avance 🙂
Je me permets de solliciter votre aide afin d'avoir votre avis sur le programme que j'ai prévu pour visiter Bangkok sur 5 jours, si vous avez des critiques, des conseils... Mon programme est basé sur la détente (balades) et la découverte des lieux/activités incontournables à proximité.
Jour 1 : balade dans Silom (le quartier où je vais loger) + Parc Lumphini Jour 2 : Marché de Chatuchak Jour 3 : Centre historique pour la viste des temples Jour 4 : Central World pour le shopping + match de boxe le soir au Stade Lumphini Jour 5 : Marché Klong Toei + Siam Ocean world (aquarium)
Je ne sais pas du tout si les distances rendent ce programme réaliste... Il m'a semblé, d'après les plans que j'ai consultés, que le quartier où je dors (Silom) est bien desservi par les transports... c'est pour cela que je l'ai choisi (Fleuve à proximité permettant de rejoindre le centre historique par le bateau, et skytrain/metro pour les autres quartiers)... Vous me confirmez que c'est le quartier idéal pour rayonner ?
J'attends avec impatience vos avis ^^
Merci d'avance 🙂
55ème jeu des photos English translation pending
ça continue ici...
(c'est quoi// c'est où // c'est facile .......)
🙂
"Colysée a déjà trouvé que c'était un temple en Asie , mais pas en Chine
(c'est quoi// c'est où // c'est facile .......)
🙂
"Colysée a déjà trouvé que c'était un temple en Asie , mais pas en Chine
Que faire de sympa à Hanoi? English translation pending
Bonjour,
Je vais passer quelques jours a Hanoi avec ma copine et j aimerais savoir ce qu'il y a de sympa a faire, d un peu original pour sortir.
Si vous avez des idees ou des recommendations, je suis preneur !
merci !!!!
Birmanie: faire un détour à Myitkyina? English translation pending
Je prepare mon voyage en Octobre pour la Birmanie
Myitkyina au nord de Mandalay vaut-il le détour compte tenu de la durée du train,
soit environ 24 H
meci Véro
meci Véro
Réservation des vols intérieurs en Birmanie English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage d'1 mois en Birmanie sur janvier et fevrier. Je pense, au vu de ce que je lis sur le forum, avoir recours à quelques vols intérieurs, même si je préfère les transports locaux et la descente en bateau 1èrequestion : faut il réserver CES VOLS de France ou est ce possible sur place, car je ne définis pas mon programme au jour le jour? Si résa sur place, auprès de quelle agence et quelle cie aérienne, car j'ai lu par ex. que AirBagan était à éviter. avec quelle monnaie payer Euro ou Dollar ?
2ème question : sur quel parcours est il plutôt recommandé de prendre un vol intérieur?
Merci à tous
Je prépare un voyage d'1 mois en Birmanie sur janvier et fevrier. Je pense, au vu de ce que je lis sur le forum, avoir recours à quelques vols intérieurs, même si je préfère les transports locaux et la descente en bateau 1èrequestion : faut il réserver CES VOLS de France ou est ce possible sur place, car je ne définis pas mon programme au jour le jour? Si résa sur place, auprès de quelle agence et quelle cie aérienne, car j'ai lu par ex. que AirBagan était à éviter. avec quelle monnaie payer Euro ou Dollar ?
2ème question : sur quel parcours est il plutôt recommandé de prendre un vol intérieur?
Merci à tous
Météo en juillet pour naviguer sur le Mékong (Chiang Kong-Luang Prabang) English translation pending
quels bons plans pour naviguer sereinement sur le Mékong en juillet? est-ce possible? le tronçon Chiang Kong-Luang Prabang?
Croisière sur le Mékong de Vientiane à Savannakhet (Laos) English translation pending
Bonjour!
J'aimerais descendre le Mékong, début juillet -peut-être durant une semaine à dix jours-, à partir de Vientiane et jusqu'à Savannakhet, sur un bateau assez lent, et permettant des escales, et, si possible, pas trop cher ni trop touristique!
Est-ce facile de voir cela sur place, et si oui, à partir d'où? Sinon, est-il possible de réserver par internet ou par téléphone à l'avance et sans engager d'argent?
Question sécurité, la saison des pluies rend-elle la voie fluviale dangereuse, désagréable ou merveilleuse?!
Je ne connais pas cette région et voyage pour la première fois seule (de fin juin à mi-aôut, à partir de Bangkok), tous vos conseils me sont donc les bienvenus!!
Merci d'avance,
Charlotte
J'aimerais descendre le Mékong, début juillet -peut-être durant une semaine à dix jours-, à partir de Vientiane et jusqu'à Savannakhet, sur un bateau assez lent, et permettant des escales, et, si possible, pas trop cher ni trop touristique!
Est-ce facile de voir cela sur place, et si oui, à partir d'où? Sinon, est-il possible de réserver par internet ou par téléphone à l'avance et sans engager d'argent?
Question sécurité, la saison des pluies rend-elle la voie fluviale dangereuse, désagréable ou merveilleuse?!
Je ne connais pas cette région et voyage pour la première fois seule (de fin juin à mi-aôut, à partir de Bangkok), tous vos conseils me sont donc les bienvenus!!
Merci d'avance,
Charlotte
Pratique de la pêche en Côte d'Ivoire? English translation pending
bonjour je pars dans 2 semaines en cote d'ivoire et j'aurais voulu savoir si certains ont pratiques la peche labas ? ou et quels genres de peche ? y'a t'il des coins sympa pour cette pratique en tant qu'amateur ?
Visiter Luang Prabang au Laos English translation pending
hello
nous arrivons à luang prabang depuis chiang mai en avion vers la fin novembre
nous ne connaissons pas du tout le laos
help
peut on visiter sans prendre le fleuve (je ne sais pas nager)
il y a t il comme à chiang mai des agences qui organisent des sorties d'une journée
que nous conseillez vous ????
faut il reserver les gh à l'avance ?
merci beaucoup pour les renseignements
Monique
Sécurité en Casamance? (Sénégal) English translation pending
bonjour a tous,
Quelqu'un a t'il des info récentes et vérifiées sur les zones risquées actuellement en Casamance. On entend un peu de tout ici, du coup on sait pas trop par ou passer... Sur le site gouv.fr les recommandations aux voyageurs déconseillent l'axe frontiere gambienne-Ziguinchor, et sur place on fait état d'attaques récentes qui aurait eu lieu sur la route Kolda-Ziguinchor... Est ce a dire qu'il ne reste comme solution que celle de l'avion ou du bateau ?
Merci d'avance a tous ceux qui pourront nous renseigner.
Cordialement,
JF84
Périple en Amazonie péruvienne English translation pending
bonjour a tous ... bon voila je part pour le perou le 1 mai pour 3 semaines... on a prevu le muchu picchu bien sur (4 jours inca) copaccabana, cuzco. maintenant on voudrais se renseigner pour une excursion dans lamazone....je ne suis pas renseigner du tout a se sujet..... ca vaux la peine de se rendre jusqua iquitos? on peux redescendre en bateau jusqua cuzco? si oui en combien de temps? sinon plus au sud il y a de belles balade a faire pour se sentir dans la jungle et voir de la faune et flore??? merci pour vos reponces et suggestions aussi.... cest bien davoir un tas dexperts disposer a nous aider
je peux vous partager sur thailande si vous avez besoin dinfo..
merci merci
Transport et coût du trajet Pérou-Brésil? English translation pending
Bonjour,
Je me demande si il est possible et interressant de découvrir le Bresil en partant du Perou pour aller vers Manaus, santarem ou belem etc etc. Par route ou par bateau ? Combien de temps ca prend environ ? et combien ca peut couter ?
merci pour vos experiences et vos conseils
ah.
Je me demande si il est possible et interressant de découvrir le Bresil en partant du Perou pour aller vers Manaus, santarem ou belem etc etc. Par route ou par bateau ? Combien de temps ca prend environ ? et combien ca peut couter ?
merci pour vos experiences et vos conseils
ah.
San Carlos au Nicaragua en bus English translation pending
Salut tous,
Si je me souviens bien, il existe 2 possibilités pour aller à San Carlos: le bateau et le bus (avec "correspondance" à Juigalpa je crois?)
Quelqu'un l'a fait de Managua en Bus récemment? la route est comment? (aussi bien que jusque El Rama?) Prix? Fréquence?
Cette question car nous envisageons (pas certain!) toujours de passer par San Carlos mais autant prévoir plusieurs possibilités pour toutes les circonstances...
A+
Si je me souviens bien, il existe 2 possibilités pour aller à San Carlos: le bateau et le bus (avec "correspondance" à Juigalpa je crois?)
Quelqu'un l'a fait de Managua en Bus récemment? la route est comment? (aussi bien que jusque El Rama?) Prix? Fréquence?
Cette question car nous envisageons (pas certain!) toujours de passer par San Carlos mais autant prévoir plusieurs possibilités pour toutes les circonstances...
A+