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Partir en voyage sans son conjoint English translation pending
Bonjour!
Je me pose cette petite question: est-ce que vous êtes déjà parti en voyage sans votre conjoint? Je m'explique: il y a quatre ans et demi de ça, je revenais d'un voyage de 3 mois en Nouvelle-Zélande seule avec mon sac à dos. Déjà, je rêvais de repartir, mais cette fois-ci, pour un tour du monde. Trois mois plus tard, je rencontrais mon conjoint. Il n'avait jamais voyagé, mais je lui ai donné le goût et il était partant pour un tour du monde. À ce moment-la, nous vivions chez mes parents et nous envisagions de partir en appartement. Finalement, nous avons acheté une belle petite maison, pas trop dispendieuse (au lieu de louer et jeter notre argent par les fenêtres...). Cela ne nous revenait pas bien plus cher qu'un appartement. Après avoir réfléchi, je me suis inscrite à l'Université, pour ne pas avoir une job au salaire minimum toute ma vie. Je me suis dit que je ferais de petits voyages en attendant mon tour du monde. Elle est longue mon histoire hein! et je n'ai pas fini!
Pendant environ deux ans, le trip de ma petite maison de rêve et mes études me faisaient patienter amplement, mais voilà le trip de la nouveauté est passé et j'ai lâché l'Université car je n'y faisait pas ce que j'aime (je pars maintenant une entreprise dans mon domaine: une garderie pour chiens en milieu familial). En quatre ans et demi, nous ne sommes partis que deux semaines à Hawaii et là j'ai l'impression de craquer! Je veux partir, mais mon conjoint n'est pas en vacances durant le temps que je veux partir. Il me dit de patienter jusqu'en décembre, mais je n'y arriverai pas. J'ai besoin d'une dose massive de voyage et je ne vois qu'une solution: repartir seule sans mon conjoint. Je ne sais pas si quelqu'un l'a déjà fait, mais il me semble que je me sentirais coupable. Ce n'est pas que partir seule me fait peur, au contraire je suis souvent partie seule et je ne m'ennuie jamais, mais là ce n'est plus pareil, mon conjoint aime voyager et j'ai l'impression qu'il manquerait quelque chose. D'un autre côté, je me dis que je suis malheureuse et ce serait peut-être mieux pour ma santé mentale de partir au plus vite!
Ah je me sens déjà mieux d'en parler! Mettons qu'il y a pas grand monde qui me comprend, pas grand monde qui comprend cette passion dévorante qu'est le voyage!
Merci à l'avance
Je me pose cette petite question: est-ce que vous êtes déjà parti en voyage sans votre conjoint? Je m'explique: il y a quatre ans et demi de ça, je revenais d'un voyage de 3 mois en Nouvelle-Zélande seule avec mon sac à dos. Déjà, je rêvais de repartir, mais cette fois-ci, pour un tour du monde. Trois mois plus tard, je rencontrais mon conjoint. Il n'avait jamais voyagé, mais je lui ai donné le goût et il était partant pour un tour du monde. À ce moment-la, nous vivions chez mes parents et nous envisagions de partir en appartement. Finalement, nous avons acheté une belle petite maison, pas trop dispendieuse (au lieu de louer et jeter notre argent par les fenêtres...). Cela ne nous revenait pas bien plus cher qu'un appartement. Après avoir réfléchi, je me suis inscrite à l'Université, pour ne pas avoir une job au salaire minimum toute ma vie. Je me suis dit que je ferais de petits voyages en attendant mon tour du monde. Elle est longue mon histoire hein! et je n'ai pas fini!
Pendant environ deux ans, le trip de ma petite maison de rêve et mes études me faisaient patienter amplement, mais voilà le trip de la nouveauté est passé et j'ai lâché l'Université car je n'y faisait pas ce que j'aime (je pars maintenant une entreprise dans mon domaine: une garderie pour chiens en milieu familial). En quatre ans et demi, nous ne sommes partis que deux semaines à Hawaii et là j'ai l'impression de craquer! Je veux partir, mais mon conjoint n'est pas en vacances durant le temps que je veux partir. Il me dit de patienter jusqu'en décembre, mais je n'y arriverai pas. J'ai besoin d'une dose massive de voyage et je ne vois qu'une solution: repartir seule sans mon conjoint. Je ne sais pas si quelqu'un l'a déjà fait, mais il me semble que je me sentirais coupable. Ce n'est pas que partir seule me fait peur, au contraire je suis souvent partie seule et je ne m'ennuie jamais, mais là ce n'est plus pareil, mon conjoint aime voyager et j'ai l'impression qu'il manquerait quelque chose. D'un autre côté, je me dis que je suis malheureuse et ce serait peut-être mieux pour ma santé mentale de partir au plus vite!
Ah je me sens déjà mieux d'en parler! Mettons qu'il y a pas grand monde qui me comprend, pas grand monde qui comprend cette passion dévorante qu'est le voyage!
Merci à l'avance
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l��anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l��anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Budget pour un tour du monde d'an an? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais bien me prendre une année pour voyager.... Faire le tour du monde serait une bonne idée! Mais question financière, je pense que le TDM et moi nous allons nous facher...! lol J'aimerais connaitre un budget TRES APPROXIMATIF pour me donner un petit ordre d'idée! Partir de l'europe de l'est pour aller en asie du sud (vietnam, taïlande) passer par les philippines pour aller en australie puis en new zelande pour aller en amérique du sud (Argentine, Perou, Equateur) .... J'aimerai partir seul avec mon sac à dos, utiliser les transport locaux (bus, stop, train, avion quand on n'à pas le choix (pas envie de traverser l'atlanque à la nage.. lol)), passer d'auberges de jeunes en aubreges de jeunesse, connaitre quelque chose d'unique qui me permettrai de m'épanouir ... Ouvert à toutes expériences et suggestions! Long-beach@hotmail.fr
Ludo
J'aimerais bien me prendre une année pour voyager.... Faire le tour du monde serait une bonne idée! Mais question financière, je pense que le TDM et moi nous allons nous facher...! lol J'aimerais connaitre un budget TRES APPROXIMATIF pour me donner un petit ordre d'idée! Partir de l'europe de l'est pour aller en asie du sud (vietnam, taïlande) passer par les philippines pour aller en australie puis en new zelande pour aller en amérique du sud (Argentine, Perou, Equateur) .... J'aimerai partir seul avec mon sac à dos, utiliser les transport locaux (bus, stop, train, avion quand on n'à pas le choix (pas envie de traverser l'atlanque à la nage.. lol)), passer d'auberges de jeunes en aubreges de jeunesse, connaitre quelque chose d'unique qui me permettrai de m'épanouir ... Ouvert à toutes expériences et suggestions! Long-beach@hotmail.fr
Ludo
Ouganda en "backpacker" et excursions gorilles English translation pending
Bonjour à tous,
-Si il y en a parmi vous qui ont fait un voyage en Ouganda en "routard" ou "backpacker" sans voyage organisé et sans guide, j'aimerais bien avoir vos retour d'expérience!
-L'idée est de se déplacer en bus (y en a t il "partout"?) ou en location de voiture (ou de moto?), de dormir dans les petits hôtels ou mieux en guesthouse, pas chers (10 à 25€ max à deux) ou encore mieux chez l'habitant (si ça se fait?), bref de vivre tout ça en "local" pour surtout faire des rencontres et "vivre" l'Afrique"!! Les visites tout ça, ça nous intéresse bien sûr, mais surtout c'est la découverte du peuple , de la culture et les rencontres qui nous font vraiment vibrer en voyage. Nous ferons certainement un parc, voire deux selon le budget. -Sinon qu'y a t il à faire seuls de gratuit pour découvrir le pays? Partout on ne parle que des parcs...
On trouve peu d'infos sur le net (à part des voyages organisés) donc j'ai du mal à déterminer ce qu'il y a à voir et à faire avec ce type de voyage... Est-ce faisable? Budget? etc Vos conseils seront bienvenus.
-Des questions également concernant les "excursions gorilles". J'ai lu qu'il faut réserver plusieurs mois à l'avance (entre 6 et 12) en haute saison, est ce vrai ? Y a t il un parc mieux qu'un autre? Bref là aussi vos conseils!
-Si vous avez des blogs allez y aussi ;-) -Et je prends également les bons plans pour les vols (on part de Marseille)
Merci d'avance 🙂 (PS: le voyage serait pour janvier/fevrier 2017)
Marion www.unregarddesvoyages.com
-Si il y en a parmi vous qui ont fait un voyage en Ouganda en "routard" ou "backpacker" sans voyage organisé et sans guide, j'aimerais bien avoir vos retour d'expérience!
-L'idée est de se déplacer en bus (y en a t il "partout"?) ou en location de voiture (ou de moto?), de dormir dans les petits hôtels ou mieux en guesthouse, pas chers (10 à 25€ max à deux) ou encore mieux chez l'habitant (si ça se fait?), bref de vivre tout ça en "local" pour surtout faire des rencontres et "vivre" l'Afrique"!! Les visites tout ça, ça nous intéresse bien sûr, mais surtout c'est la découverte du peuple , de la culture et les rencontres qui nous font vraiment vibrer en voyage. Nous ferons certainement un parc, voire deux selon le budget. -Sinon qu'y a t il à faire seuls de gratuit pour découvrir le pays? Partout on ne parle que des parcs...
On trouve peu d'infos sur le net (à part des voyages organisés) donc j'ai du mal à déterminer ce qu'il y a à voir et à faire avec ce type de voyage... Est-ce faisable? Budget? etc Vos conseils seront bienvenus.
-Des questions également concernant les "excursions gorilles". J'ai lu qu'il faut réserver plusieurs mois à l'avance (entre 6 et 12) en haute saison, est ce vrai ? Y a t il un parc mieux qu'un autre? Bref là aussi vos conseils!
-Si vous avez des blogs allez y aussi ;-) -Et je prends également les bons plans pour les vols (on part de Marseille)
Merci d'avance 🙂 (PS: le voyage serait pour janvier/fevrier 2017)
Marion www.unregarddesvoyages.com
Inde, Népal ou les deux destinations en trois semaines mi-décembre et début janvier? English translation pending
AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH.....................
BESOIN DAIDE !!!! je fais donc appel à la communauté des voyageurs...... et oui après toute l'aide que javais trouvé ici pour organiser mes trips en América del Sur c'est tout naturellement que je recherche du réconfort et des conseils pour aborder ce nouveau continent: l'ASIE......
Surtt que je pars avec un nouveau coéquipier pour qui ce sera le 1er voyage en sac à dos....(ça aussi ça m'inquiète....ce type de voyage est connu pour ses imprévus, ses galères et ses fous rires....jespere que ds ces situations mon ami aura l'ame d'un backpacker!!!)
bref.....
alors pourquoi ai je besoin de vous?????C 'est très simple..je suis complètement perdue 🤪 et je nai pas beaucoup de temps pour organiser ce trip.....
alors plusieurs questions.....
On part en gros le 15 decembre pour revenir le 6 janvier....
j'etais tenté à la base de retourner en america del sur pour visiter ushuaia..mais le prix des billets ma arrêté....
mon autre souhait était d'aller en Inde ou au Népal.....mon ami étant d'accord c'est parti je lance l'organisation....
PROBLEME NUMERO 1: est ce que c'est une bonne période pour visiter le népal???? ny fait il pas trop froid???? Il est possible de faire un trek a cette époque????
BON AUTRE PROBLEME: en fait je voulais nous faire atterrir a delhi pour ensuite soit visiter le nord de l'INDE qq jours, essayer de passer qq jours au nepal et reprise de lavion a delhi....soit directement aller de delhi au nepal et + nous concentrer sur ce pays, faire un trek pourquoi pas, et ensuite revenir par delhi......
apres jai entendu dire que les conditions politiques n'etaient pas tres sure en ce moment ....dc jme dis pourquoi ne pas faire que le nord de l'INDE pendant les 3 semaines????et faire une croix sur le nepal qui risque de ne pas être safe....
bon comme vous le voyiez je suis complètement perdue....je n'arrive pas a savoir ce qui est possible de faire en 3 semaines.....comment circule les bus entre les 2 pays??? quel serait le meilleur itinéraire...est ce que nous allons perdre tout notre temps ds les bus et les trains???? je sais il y a deja de nombreuses conversations sur ces qq sujets....mais ça ne repond pas vraiment à mes questions....et jai comme limpression que personne ne part entre mi decembre et debut janvier....y a til une raison????
je nai pas envie de faire du train du train du bus du bus pour faire des kilometres et ne pas profiter de mon voyage la bas....je veux en profiter un max et ne pas être trop utopiste sur ce que nous aurons le tps de faire...
MERCI d'avance à ceux qui essaieront de m'aider à aborder l'inde ou le nepal de la meilleure manière.... Bon voyage à tous😉....
PS: si vous avez des questions sur le Pérou, la Bolivie, l'Argentine......je peux peut etre vous aider!
bon comme vous le voyiez je suis complètement perdue....je n'arrive pas a savoir ce qui est possible de faire en 3 semaines.....comment circule les bus entre les 2 pays??? quel serait le meilleur itinéraire...est ce que nous allons perdre tout notre temps ds les bus et les trains???? je sais il y a deja de nombreuses conversations sur ces qq sujets....mais ça ne repond pas vraiment à mes questions....et jai comme limpression que personne ne part entre mi decembre et debut janvier....y a til une raison????
je nai pas envie de faire du train du train du bus du bus pour faire des kilometres et ne pas profiter de mon voyage la bas....je veux en profiter un max et ne pas être trop utopiste sur ce que nous aurons le tps de faire...
MERCI d'avance à ceux qui essaieront de m'aider à aborder l'inde ou le nepal de la meilleure manière.... Bon voyage à tous😉....
PS: si vous avez des questions sur le Pérou, la Bolivie, l'Argentine......je peux peut etre vous aider!
Combiné Australie et Nouvelle-Zélande: oui ou non? English translation pending
Bonjour à tous!
Mon ami et moi-même (nous avons 25ans) aimerions partir cet hiver (entre décembre et mars) découvrir l'Océanie. Nous sommes très motivés par la nouvelle Zélande mais on se demande si un passage par l'Australie (Melbourne, Sydney, Brisbane = ~7jours, avec des vols Paris/Melbourne, Brisbane/Christchurch & Auckland/Paris) serait un plus ou non? Cela vaut-il le coup ou pas? C'est la grande question, puisque ce sera peut-être notre seule occasion de visiter cette partie du globe!
Pour vous en dire plus, nous pouvons poser environ 25 jours (+ ou - 2 jours, travail oblige!), nous partirions de Paris et souhaitons en "prendre plein la vue"! De plus nous aimerions (dans un budget moyen et limité) faire des activités en contact avec la population (nous sommes sensibles à l'environnement, à la ferme, la nature et les animaux, ainsi que les paysages & cultures) et pourquoi pas dormir chez l'habitant.
Pouvez vous me suggérez des choses? Me donner votre avis? Me proposer des itinéraires, des modifications par rapport à ce qui suit? J'aimerai faire Russell et les iles est-ce possible?
Sur ce circuit je pourrai rajouter environ 2 jours =
Jour 1 = Paris/Melbourne Jour 2 = Melbourne Jour 3 = Melbourne - Gundagai Jour 4 = Gundagai - Sydney Jour 5 = Sydney Jour 6 = Sydney - Coffs Harbour Jour 7 = Coffs Harbour - Brisbane Jour 8 = Brisbane - Christchurch (avion le soir) Jour 9 = Christchurch Jour 10 = Christchurch - Lake pukaki Jour 11 = Lake pukaki - Wanaka - te Anau Jour 12 = Te anau - milford sound - Queenstown Jour 13 = Queenstown - Fox Glacier Jour 14 = Fox Glacier - Greymouth Jour 15 = Greymouth - Nelson - Picton Jour 16 = Picton - Wellington (ferry) Jour 17 = Wellington - Palmerston north - Taupo Jour 18 = Taupo - Rotura Jour 19 = Rotura - Coromandel Jour 20 = Coromandel - Auckland Jour 21 = Auckland Jour 22 = Auckland - Paris (arrivée le lendemain)
Merci de votre aide, plus que précieuse!
Mon ami et moi-même (nous avons 25ans) aimerions partir cet hiver (entre décembre et mars) découvrir l'Océanie. Nous sommes très motivés par la nouvelle Zélande mais on se demande si un passage par l'Australie (Melbourne, Sydney, Brisbane = ~7jours, avec des vols Paris/Melbourne, Brisbane/Christchurch & Auckland/Paris) serait un plus ou non? Cela vaut-il le coup ou pas? C'est la grande question, puisque ce sera peut-être notre seule occasion de visiter cette partie du globe!
Pour vous en dire plus, nous pouvons poser environ 25 jours (+ ou - 2 jours, travail oblige!), nous partirions de Paris et souhaitons en "prendre plein la vue"! De plus nous aimerions (dans un budget moyen et limité) faire des activités en contact avec la population (nous sommes sensibles à l'environnement, à la ferme, la nature et les animaux, ainsi que les paysages & cultures) et pourquoi pas dormir chez l'habitant.
Pouvez vous me suggérez des choses? Me donner votre avis? Me proposer des itinéraires, des modifications par rapport à ce qui suit? J'aimerai faire Russell et les iles est-ce possible?
Sur ce circuit je pourrai rajouter environ 2 jours =
Jour 1 = Paris/Melbourne Jour 2 = Melbourne Jour 3 = Melbourne - Gundagai Jour 4 = Gundagai - Sydney Jour 5 = Sydney Jour 6 = Sydney - Coffs Harbour Jour 7 = Coffs Harbour - Brisbane Jour 8 = Brisbane - Christchurch (avion le soir) Jour 9 = Christchurch Jour 10 = Christchurch - Lake pukaki Jour 11 = Lake pukaki - Wanaka - te Anau Jour 12 = Te anau - milford sound - Queenstown Jour 13 = Queenstown - Fox Glacier Jour 14 = Fox Glacier - Greymouth Jour 15 = Greymouth - Nelson - Picton Jour 16 = Picton - Wellington (ferry) Jour 17 = Wellington - Palmerston north - Taupo Jour 18 = Taupo - Rotura Jour 19 = Rotura - Coromandel Jour 20 = Coromandel - Auckland Jour 21 = Auckland Jour 22 = Auckland - Paris (arrivée le lendemain)
Merci de votre aide, plus que précieuse!
Tour du monde: et l'argent sort d'où? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour me situer, je compte à partir de janvier 2015, démarrer de longues vacances. Je ne sais pas si cela sera réellement un tour du monde, mais je sais que je commencerai par traverser à pieds le Laos/Vietnam/Cambodge/Thailande puis ensuite faire le tour de l'Australie en WHV (en bossant un petit peu si je trouve). J'ai un budget d'environ 14000 euros, tout compris.
J'aimerai juste savoir, avec quel argent vivez-vous en voyage longue durée? Uniquement sur économies? En travaillant? En ne mangeant pas et en dormant à la belle étoile? Je vois plein d'annonces de personnes, dont je ne connais pas le budget (mais certains doivent en avoir un moins important que moi), qui s'aventurent dans un tour du monde qui me parait irréalisable économiquement (à moins d'être riche), alors que j'ai déjà l'impression que 1 an dans les destinations que j'ai cités sera très juste avec mon budget.
Schtrotsy
Pour me situer, je compte à partir de janvier 2015, démarrer de longues vacances. Je ne sais pas si cela sera réellement un tour du monde, mais je sais que je commencerai par traverser à pieds le Laos/Vietnam/Cambodge/Thailande puis ensuite faire le tour de l'Australie en WHV (en bossant un petit peu si je trouve). J'ai un budget d'environ 14000 euros, tout compris.
J'aimerai juste savoir, avec quel argent vivez-vous en voyage longue durée? Uniquement sur économies? En travaillant? En ne mangeant pas et en dormant à la belle étoile? Je vois plein d'annonces de personnes, dont je ne connais pas le budget (mais certains doivent en avoir un moins important que moi), qui s'aventurent dans un tour du monde qui me parait irréalisable économiquement (à moins d'être riche), alors que j'ai déjà l'impression que 1 an dans les destinations que j'ai cités sera très juste avec mon budget.
Schtrotsy
Voyage en Afrique du Sud et au Mozambique du 26 janvier au 11 février English translation pending
Bonjour à tous,
Ce jour, je rejoins ce forum riche en infos........mais j'ai besoin d'être rassurée sur le BON choix !!
C'est notre 1er GRAND voyage (33 ans de mariage !!) et nous ne voulons pas le rater car nous ne pourrons pas le refaire..
Nous révons de l'AFS mais sommes démunis devant son organisation... Nous avons vu les agences "sérieuses" qui nous proposent un circuit pour en voir le maxi
(circuit de 11 jours/9 nuits + extension soit chutes Victoria ou Archipel de Bazauto au Mozambique)
Budget : 6000 euros
Ma question : le circuit est bien car le voyage est "encadré" mais doit présenter quelques inconvénients : durée des trajets, et promiscuité avec les autres touristes avec lesquels il faut "s'entendre" ??
Pouvez vous nous faire part de vos expériences en la matière ?
Quel tour opérateur proposez-vous ?? (actuellement nous avons un contact avec JETTOURS....une autre étude est en cours avec AKILANGA)
Départ : vers le 26 janvier....Retour le 11 février (date impérative!!)
Merci de votre aide
Cordialement
JOYCE
Kao San Road à Bangkok: vos avis? English translation pending
Personne n’aime KSR et pourtant les rues sont bondées….alors pourquoi tant de haine?
Perso j’ai déjà logé dans le quartier chinois, 4 nuits épouvantables : bruit, pollution, peu de terrasse, rues encombrées sympa pour une visite du quartier mais pénible pour y vivre…bref la 2ème fois j’essaie KSR, j’ai trouvé le coin calme comparé au quartier chinois, des lieux pas chers pour manger tout et thai…des terrasses à l’abri des voitures, la possibilité de boire, manger et dormir pour pas très cher. De plus le quartier se résume à 6 ou 8 rues, très vite, on aborde un Bangkok sans touriste.
Alors KSR stop ou encore?
Perso j’ai déjà logé dans le quartier chinois, 4 nuits épouvantables : bruit, pollution, peu de terrasse, rues encombrées sympa pour une visite du quartier mais pénible pour y vivre…bref la 2ème fois j’essaie KSR, j’ai trouvé le coin calme comparé au quartier chinois, des lieux pas chers pour manger tout et thai…des terrasses à l’abri des voitures, la possibilité de boire, manger et dormir pour pas très cher. De plus le quartier se résume à 6 ou 8 rues, très vite, on aborde un Bangkok sans touriste.
Alors KSR stop ou encore?
Dons aux Cubains English translation pending
Bonjour, je me rends à Cuba pour une dizaine de jours, jaimerais savoir ce que je peux ramener d'utile pour les Cubains, merci d'avance !
Une jeune française retrouvée morte étranglée à Paharganj (New Delhi) English translation pending
La nouvelle vient de tomber. Pas de parano, mais c'est quand même un quartier pourri !
La Thaïlande est-elle encore une vraie destination routarde? English translation pending
Bonjour!
Tout est dans le titre. Je prépare un voyage de 100 jours (Thaïlande, Laos, Cambodge), mais en regardant un peu les prix mentionnés sur internet, j'avoue que j'ai une hésitation. En dehors de mon budget plongée et écotourisme, je disposerai de 15 euros par jours grand maximum, mais j'imagine plus une moyenne à 12 euros. Est-ce encore possible en Thaïlande? Bon je suppose que ça l'est dans l'Issan, mais à Bangkok, Ko Phi Phi? Chiang Mai, Ko Lanta, les îles Surin? Sinon, où aller?
Et pour le Laos (j'ai lu que c'était plus cher que la Thaïlande) et le Cambodge?
Il y a deux ans, je dépensais à peine plus de 10 euros par jour en Inde et au Népal, sans jamais me priver, pendant 70 jours. Je me doutais que l'Asie du Sud-Est était plus cher, mais quand même. J'ai aussi vu que niveau prestation, c'était pas pareil non plus. Mais les chambres minuscules avec un lit dur ne m'ont jamais dérangée en Inde et au Népal. Et puis, je n'aimerai pas me retrouver au bout de 2 mois sans rien.
Autre question. J'ai vu que les couchsurfers ne couraient pas les rues là-bas, mais y'a-t-il moyen de se faire inviter, en échange de cadeau par exemple? Peut-on être loger dans autre chose que des hôtels ou des ghesthouses qui à la vue de certaines photos sur internet ressemblent plus à des petits hôtels deux étoiles.
Merci de partager vos connaissances (j'ai comme une idée de qui va répondre...)!!!!!
Tout est dans le titre. Je prépare un voyage de 100 jours (Thaïlande, Laos, Cambodge), mais en regardant un peu les prix mentionnés sur internet, j'avoue que j'ai une hésitation. En dehors de mon budget plongée et écotourisme, je disposerai de 15 euros par jours grand maximum, mais j'imagine plus une moyenne à 12 euros. Est-ce encore possible en Thaïlande? Bon je suppose que ça l'est dans l'Issan, mais à Bangkok, Ko Phi Phi? Chiang Mai, Ko Lanta, les îles Surin? Sinon, où aller?
Et pour le Laos (j'ai lu que c'était plus cher que la Thaïlande) et le Cambodge?
Il y a deux ans, je dépensais à peine plus de 10 euros par jour en Inde et au Népal, sans jamais me priver, pendant 70 jours. Je me doutais que l'Asie du Sud-Est était plus cher, mais quand même. J'ai aussi vu que niveau prestation, c'était pas pareil non plus. Mais les chambres minuscules avec un lit dur ne m'ont jamais dérangée en Inde et au Népal. Et puis, je n'aimerai pas me retrouver au bout de 2 mois sans rien.
Autre question. J'ai vu que les couchsurfers ne couraient pas les rues là-bas, mais y'a-t-il moyen de se faire inviter, en échange de cadeau par exemple? Peut-on être loger dans autre chose que des hôtels ou des ghesthouses qui à la vue de certaines photos sur internet ressemblent plus à des petits hôtels deux étoiles.
Merci de partager vos connaissances (j'ai comme une idée de qui va répondre...)!!!!!
Vols locaux en Malaisie péninsule - Bornéo en août? English translation pending
Bonjour à tous chers voyageurs,
Je prépare un circuit en Malaisie de 26 jours pour Août 2012, avec 2 enfants (12 et 11 ans). J'envisage de visiter la Péninsule puis Bornéo, en ciblant les sites pour prendre le temps d'apprécier chacun.
Les vols CDG-KL AR sont bloqués.
Je regarde à présent les vols locaux et j'aurai besoin de quelques conseils pour obtenir les meilleurs tarifs sur les vols ci-dessous. ps : En effet les tarifs indiqués actuellement sont exhorbitants !! 1200 euros pour 4 AR !! => impossible
Kuala Lumpur => Kota Bahru Kuala Lumpur => Kuching Kota Bahru => Kuching Kuching => vers le SABAH Le SABAH => Kuala Lumpur
Ce sont des idées pour construire mon parcours, rien n'est figé. Vos remarques sont les bienvenues.
Questions: - Sur quel site réserver ? - Quelle compagnie, Air Asia ? - Quand réserver ? A l'avance ou peut on envisager de réserver sur place ? - Quel parcours recommandez vous pour optimiser les déplacements ?
Merci de votre aide .
Je prépare un circuit en Malaisie de 26 jours pour Août 2012, avec 2 enfants (12 et 11 ans). J'envisage de visiter la Péninsule puis Bornéo, en ciblant les sites pour prendre le temps d'apprécier chacun.
Les vols CDG-KL AR sont bloqués.
Je regarde à présent les vols locaux et j'aurai besoin de quelques conseils pour obtenir les meilleurs tarifs sur les vols ci-dessous. ps : En effet les tarifs indiqués actuellement sont exhorbitants !! 1200 euros pour 4 AR !! => impossible
Kuala Lumpur => Kota Bahru Kuala Lumpur => Kuching Kota Bahru => Kuching Kuching => vers le SABAH Le SABAH => Kuala Lumpur
Ce sont des idées pour construire mon parcours, rien n'est figé. Vos remarques sont les bienvenues.
Questions: - Sur quel site réserver ? - Quelle compagnie, Air Asia ? - Quand réserver ? A l'avance ou peut on envisager de réserver sur place ? - Quel parcours recommandez vous pour optimiser les déplacements ?
Merci de votre aide .
Quinze jours en Afrique du Sud avec des enfants English translation pending
Bonjour a tous,
Voila, je m'y prends un peu a l'avance mais j'aimerais organiser un voyage en Afrique du Sud avec mes enfants de 4, 10 et 12 ans au mois d'avril 2013. Nous serions 2 familles avec des enfants du meme age. Avez-vous des bons plans, des choses sympas a faire avec des enfants? Je sais que certaines reserves n'acceptent pas les enfants. Comment aborder ce voyage sans que ce ne soit trop long pour eux? (long trajet en voiture)
Nous aimerions evidemment visiter le Krugger et passer quelques jours au Cap.
Si vous avez deja visite l'Afrique du Sud avec des jeunes enfants ou que vous connaissez bien la region ca serait gentil de nous conseiller sur les endroits a visiter, combien de jours y passer, les hotels, logdes ou maisons d'hotes qui accueillent volontier les enfants?
Un tout grand merci d'avance pour votre aide!
Caroline
Voila, je m'y prends un peu a l'avance mais j'aimerais organiser un voyage en Afrique du Sud avec mes enfants de 4, 10 et 12 ans au mois d'avril 2013. Nous serions 2 familles avec des enfants du meme age. Avez-vous des bons plans, des choses sympas a faire avec des enfants? Je sais que certaines reserves n'acceptent pas les enfants. Comment aborder ce voyage sans que ce ne soit trop long pour eux? (long trajet en voiture)
Nous aimerions evidemment visiter le Krugger et passer quelques jours au Cap.
Si vous avez deja visite l'Afrique du Sud avec des jeunes enfants ou que vous connaissez bien la region ca serait gentil de nous conseiller sur les endroits a visiter, combien de jours y passer, les hotels, logdes ou maisons d'hotes qui accueillent volontier les enfants?
Un tout grand merci d'avance pour votre aide!
Caroline
Itinéraire de quatre semaines en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour,
dans le cadre de notre tour du monde en famille que nous allons réaliser de juin 2010 à août 2011, nous avons prévu de passer 4 semaines en Nouvelle-Zélande du 6 décembre au 3 janvier (histoire d'être les premiers à passer en 2011😛)
On arrive à Auckland, où on passe 2 jours avant de s'envoler pour Chistchuch. A Christchurch, on louerait un camping-car (un gros, pour 5 personnes) et on ferait l'itinéraire suivant :
Christchurch : 4 jours
Twizel : 2 jours
Queenstown : 2 jours
Te Anau : 2 jours
Fjordland : 2 jours
Te Anau : 2 jours
Wanaka : 2 jours
Franz Josef : 2 jours
Punakaiki : 2 jours
Nelson : 2 jours
Kaikoura : 2 jours
Christchurch : 2 jours
Dans chaque durée de 2 jours, est incluse la 1/2 journée de trajet entre chaque point. Nous devons également faire la classe aux enfants tous les jours pendant 2 à 3 heures, donc on a voulu éviter de rouler 2 jours consécutifs (même si ça reste envisageable sur une ou deux étapes)
Par contre on hésite de plus en plus sur la location du camping-car. De nombreux blogs récents montrent qu'il y a de moins en moins possiblité de faire du camping sauvage et le camping-car coûte cher, alors si c'est pour en plus le mettre dans un camping...🤪. On se demande donc s'il ne serait pas plus judicieux de louer une voiture et dormir dans des backpapers.
Que pensez-vous de tout cela ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Fabien
Dans chaque durée de 2 jours, est incluse la 1/2 journée de trajet entre chaque point. Nous devons également faire la classe aux enfants tous les jours pendant 2 à 3 heures, donc on a voulu éviter de rouler 2 jours consécutifs (même si ça reste envisageable sur une ou deux étapes)
Par contre on hésite de plus en plus sur la location du camping-car. De nombreux blogs récents montrent qu'il y a de moins en moins possiblité de faire du camping sauvage et le camping-car coûte cher, alors si c'est pour en plus le mettre dans un camping...🤪. On se demande donc s'il ne serait pas plus judicieux de louer une voiture et dormir dans des backpapers.
Que pensez-vous de tout cela ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Fabien
Tour du monde: budget de 10 000 € pour 10 à 18 mois suffisant? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Tout d'abord je tiens à préciser que j'ai déjà pris toutes mes dispositions pour partir (année sabbatique, résiliation bail, vente du véhicule...), ce Tour Du Monde n'est donc pas une lubie mais bien un projet solide.
Je compte traverser 45 pays environ (Europe de l'Est, Proche-Moyen-Extrême Orient, Asie Sud-Est, Asie Nord-Est, Amérique Nord-Centrale-Sud) pour une durée comprise entre 10 et 18 mois. En fait je n'ai absolument aucune contrainte de temps...juste d'argent.
Je dispose pour ceci d'un budget de 10 000 € "voyage". J'entends par là que c'est la somme dont je dispose pour le voyage en lui-même, les préparatifs ante-TDM n'entament pas ce budget.
1) C'est un TDM sac à dos, pas de billet d'avion TDM, je me déplacerai autant que faire se peut par bus-train-stop. Cependant il y aura l'inévitable billet d'avion Chine-Corée du Sud, Corée du Sud-Japon, Japon-Canada et Brésil-France ou Espagne.
2) Question hébergement, je ne suis absolument pas difficile. Auberges de jeunesse, et hôtels où il y aura le moins de rats-cafards possibles suffiront à me séduire. J'ai prévu en cas de coup dur le trio de choc "duvet+bâche+tendeurs". J'ai 25 ans, je suis ancien militaire et je ne compte plus le nombre de fois où j'ai dormi dehors sous ma bâche pendant 2 semaines de pluie avec comme ersatz d'hygiène quelques lingettes pour bébé... Là encore il ne s'agit pas de se prouver quoi que ce soit ou de s'improviser guerrier rustique et dur au mal, mais d'éviter tout simplement de grever dangereusement son budget.
3) Question nourriture, une fois de plus je n'ai pas de grandes prétentions : restos entrée de gamme, marchés et snacks locaux suffiront amplement.
Vous l'aurez donc bien compris, ce budget de 10 000 € servira dans sa majeur partie à la nourriture, à l'hébergement et aux transports en tout genre.
QUESTION : Sachant que je compte partir pour une durée MAX d' 1 an et demi, et connaissant mes exigences "confort", pensez-vous que ce budget est suffisant (attention aux 4 billets d'avion pré-cités obligatoires) ?
Je vous remercie très chaleureusement de l'attention que vous porterez à mon message.
Amicalement,
Renaud.
Tout d'abord je tiens à préciser que j'ai déjà pris toutes mes dispositions pour partir (année sabbatique, résiliation bail, vente du véhicule...), ce Tour Du Monde n'est donc pas une lubie mais bien un projet solide.
Je compte traverser 45 pays environ (Europe de l'Est, Proche-Moyen-Extrême Orient, Asie Sud-Est, Asie Nord-Est, Amérique Nord-Centrale-Sud) pour une durée comprise entre 10 et 18 mois. En fait je n'ai absolument aucune contrainte de temps...juste d'argent.
Je dispose pour ceci d'un budget de 10 000 € "voyage". J'entends par là que c'est la somme dont je dispose pour le voyage en lui-même, les préparatifs ante-TDM n'entament pas ce budget.
1) C'est un TDM sac à dos, pas de billet d'avion TDM, je me déplacerai autant que faire se peut par bus-train-stop. Cependant il y aura l'inévitable billet d'avion Chine-Corée du Sud, Corée du Sud-Japon, Japon-Canada et Brésil-France ou Espagne.
2) Question hébergement, je ne suis absolument pas difficile. Auberges de jeunesse, et hôtels où il y aura le moins de rats-cafards possibles suffiront à me séduire. J'ai prévu en cas de coup dur le trio de choc "duvet+bâche+tendeurs". J'ai 25 ans, je suis ancien militaire et je ne compte plus le nombre de fois où j'ai dormi dehors sous ma bâche pendant 2 semaines de pluie avec comme ersatz d'hygiène quelques lingettes pour bébé... Là encore il ne s'agit pas de se prouver quoi que ce soit ou de s'improviser guerrier rustique et dur au mal, mais d'éviter tout simplement de grever dangereusement son budget.
3) Question nourriture, une fois de plus je n'ai pas de grandes prétentions : restos entrée de gamme, marchés et snacks locaux suffiront amplement.
Vous l'aurez donc bien compris, ce budget de 10 000 € servira dans sa majeur partie à la nourriture, à l'hébergement et aux transports en tout genre.
QUESTION : Sachant que je compte partir pour une durée MAX d' 1 an et demi, et connaissant mes exigences "confort", pensez-vous que ce budget est suffisant (attention aux 4 billets d'avion pré-cités obligatoires) ?
Je vous remercie très chaleureusement de l'attention que vous porterez à mon message.
Amicalement,
Renaud.
Prix d'un voyage en Chine English translation pending
Bonjour,
Qui peut me donner le coût moyen mensuel en Chine. Logement très sommaire, pas de grands restaurants, pas de dépenses inutiles mais visite de tous les sites et monuments.
Merci
Safari Kenya- Recherche retour d'expérience sur SKM English translation pending
Bonjour,
Nous venons de choisir notre prochaine destination voyage, ce sera le Kenya ! Nous envisageons faire appel au service de Safari Kenya Magique de Rashid Zahran. Nous arriverons un lundi matin et repartons le dimanche soir suivant. L'idée est de faire un safari du lundi au vendredi et retour en soirée le vendredi vers Nairobi.
Le Masai Mara est indispensable selon moi. J'ai des avis plus mitigés sur Amboseli. La vue sur le Kilimanjaro est-elle réelle ? En janvier verrais-je des choses très différentes de Masai Mara ?
Est-il d'usage de négocier les prix des guides locaux ?
Merci de votre aide, Romain
Nous venons de choisir notre prochaine destination voyage, ce sera le Kenya ! Nous envisageons faire appel au service de Safari Kenya Magique de Rashid Zahran. Nous arriverons un lundi matin et repartons le dimanche soir suivant. L'idée est de faire un safari du lundi au vendredi et retour en soirée le vendredi vers Nairobi.
Le Masai Mara est indispensable selon moi. J'ai des avis plus mitigés sur Amboseli. La vue sur le Kilimanjaro est-elle réelle ? En janvier verrais-je des choses très différentes de Masai Mara ?
Est-il d'usage de négocier les prix des guides locaux ?
Merci de votre aide, Romain
Escroquerie à Oulan Bator en Mongolie English translation pending
Enfin je trouve un peu de temps a vous consacrer pour denoncer une escroquerie que j'ai subit en Mongolie. Effectuant mon TDM en 15/18mois, et actuellement dans le sud de la Chine, j'avais prevu un sejour d'un mois en Mongolie que j'ai ecourte a 3 semaines, tres refroidi par ma mesaventure.
Arrive de Moscou par le Transsiberien le dimanche 15 avril 2007 vers 07h20 a Oulaanbaatar, la providence a fait qu'a ma descente de train un homme d'une trentaine d'annee, lunettes et casquette, me propose en anglais un hebergement en guesthous, en plein centre a prix raisonnable; parlant tres mal l'anglais, je lui reponds en francais que je n'etais pas celui qui l'attendait. Sur ce, il me retorque en francais courant que ce n'est pas un probleme, et qu'il a de la place. Donc prenant cela pour une chance inouie qui s'offre a moi, je le suis confiant. J'aurai du me mefier, parcequ'a priori, selon ces propos, il devait avoir des choses a ce prouver; il me sort en effet tout son pedigre: que son pere est en poste comme ambassadeur de Mongolie en Belgique, qu'il a fait des etudes superieures a Grenoble ou il a appris le francais, et qu'il demeure dans l'appartement familliale en pleine rue centrale, dans le quartier des ministres et corps d'etat. Jusque la, rien de bien grave. Tres vite, il me propose une prestation dans l'est du pays, d'une semaine au prix de 650 dollars, m'expliquant que je suis en periode non touristique et qu'il faut payer la location de 4X4, le chauffeur, l'essence, la guide interprete, ...ect.... Je lui explique tres vite que mon budget etant serre, puisque je devais assumer + de 15 mois de vie sans revenu, il etait hors de question que je mette ce budget de depense pour une semaine et que il fallait reduire la facture, notement en annulant l'accompagnement d'un guide-interprete. La facture descend donc a 500 dollars, pour unparcourt de 1 000 km, visite de 7 monasteres, d'une source d'eau benefique pour la sante et quelques visites chez des nomades, hebergement et nourriture inclus. Et bien figurer-vous, qu'au bout de 2jours et demi nous etions de retour dans la capitale en ayant vu que 3 monasteres, dont un musee. Ce type a eu le toupe de me demander, comment j'avais trouve mon petit voyage..? Et lorsque je lui ai dit que la prestation n'etait pas a la hauteur de ce que je m'attendais, il m'a foutu dehors de chez lui, alors que j'avais en plus regle a l'avance des nuits, evidement non remboursees. A priori, son terrain de chasse est sur le quai de la gare, d'ailleurs il m'avait dit qu'il avait un accord avec la gare qui devait lui envoyer tout clients potenciels.
Son nom est donc bien a retenir "Temuujin's Guesthouse and Tours" Ce type est un escroc, paranoiac, qui peut devenir violent et il est tres imbu de lui meme.
Pour la petite Anecdote: lorsqu'il m'a vire (j'ai 45 ans et en 110 pays visites, je n'avais jamais eu de soucis de voyage) il m'a dit qu'il allait telephoner dans toutes les guesthouses de la capitale, afin que personne ne m'accepte et que mon sejour en Mongolie devienne un cauchemar.
Bienheureusement, j'ai atterri chez une compatriote Emeline BETTEX, qui tient aussi une guesthouse, plus excentree certe, mais dans une ambiance + saine et surtout de confiance et qui m'a proposait par la suite une pretation quasi identique (1 200km en 8 jours a meme pas 300 dollars) dans l'ouest du pays et surtout de bien meilleur qualite avec un chauffeur de 4X4 parlant francais. Le pied.
Contact d'Emeline Ciel Mongol emeline_cecile_travel@yahoo.fr ou tel 00 (976) 997 729 60
Son nom est donc bien a retenir "Temuujin's Guesthouse and Tours" Ce type est un escroc, paranoiac, qui peut devenir violent et il est tres imbu de lui meme.
Pour la petite Anecdote: lorsqu'il m'a vire (j'ai 45 ans et en 110 pays visites, je n'avais jamais eu de soucis de voyage) il m'a dit qu'il allait telephoner dans toutes les guesthouses de la capitale, afin que personne ne m'accepte et que mon sejour en Mongolie devienne un cauchemar.
Bienheureusement, j'ai atterri chez une compatriote Emeline BETTEX, qui tient aussi une guesthouse, plus excentree certe, mais dans une ambiance + saine et surtout de confiance et qui m'a proposait par la suite une pretation quasi identique (1 200km en 8 jours a meme pas 300 dollars) dans l'ouest du pays et surtout de bien meilleur qualite avec un chauffeur de 4X4 parlant francais. Le pied.
Contact d'Emeline Ciel Mongol emeline_cecile_travel@yahoo.fr ou tel 00 (976) 997 729 60
Australie: dormir dans un backpacker ou logement avec un enfant de 11 ans? English translation pending
bonjour,
notre grande fille est partie pour un an en australie et peut etre deux et pour sa maman il est impossible de rester aussi lontemps sans la voir.nous avons donc decidé d'y aller au mois de juillet;apres avoir lu les differents recits sur l'australie nous avons commencé l'ebauche d'un circuit sidney alice springs et ses environs puis cairns là nous envisageons de prendre des vols interieurs puis de louer une voiture pour redescendre de cairns jusqu'à sidney ;la notre budget a pris un certain coup et je me demandais pour diminuer un peu la note s'il etait possible de dormir dans un backpacker avec notre fils de 11 ans;ou alors de louer u n petit camping car, je suis aller sur des sites de locations il faut comper entre 44 et 69 § par jour plus environ 35 §de camping;existe t'il des hotels a petits prix?. voilà merci pour vos reponses, bonne journée
notre grande fille est partie pour un an en australie et peut etre deux et pour sa maman il est impossible de rester aussi lontemps sans la voir.nous avons donc decidé d'y aller au mois de juillet;apres avoir lu les differents recits sur l'australie nous avons commencé l'ebauche d'un circuit sidney alice springs et ses environs puis cairns là nous envisageons de prendre des vols interieurs puis de louer une voiture pour redescendre de cairns jusqu'à sidney ;la notre budget a pris un certain coup et je me demandais pour diminuer un peu la note s'il etait possible de dormir dans un backpacker avec notre fils de 11 ans;ou alors de louer u n petit camping car, je suis aller sur des sites de locations il faut comper entre 44 et 69 § par jour plus environ 35 §de camping;existe t'il des hotels a petits prix?. voilà merci pour vos reponses, bonne journée
Croyez-vous que Cuba se prête bien à un voyage "backpack"? English translation pending
Bonjourno everyone !
Croyez-vous que Cuba se prête bien à un voyage Backpack ? Par exemple, est-t'il possible de se loger au "day to day" dans les Casas particular ou hotel bon marchés sans trop se casser la tête avec les réservations de plusieurs jours à l'avance ou bien il s'agit d'une station balnéaire entièrement dédiée au tourisme de masse avec grands hôtels ? J'aimerais vraiment faire le tour de Cuba au alentour de avril (à la recherche de d'autres backpack également... pour les intéressés !!!)
À votre avis, est-ce que l'espagnol de Cuba est exactement le même qu'en Amérique Latine ou il y a énormément de variation ?
Last question, qu'elle agence "online" me proposez vous pour l'achat des billets d'avions (sans forfait inclus)... et j'ose espérer qu'ils ne seront pas aussi cher que les billets "tout inclus" car le choix sera déchirant ;-)
EN VOUS REMERCIANT D'AVANCE AMIGOS !
Croyez-vous que Cuba se prête bien à un voyage Backpack ? Par exemple, est-t'il possible de se loger au "day to day" dans les Casas particular ou hotel bon marchés sans trop se casser la tête avec les réservations de plusieurs jours à l'avance ou bien il s'agit d'une station balnéaire entièrement dédiée au tourisme de masse avec grands hôtels ? J'aimerais vraiment faire le tour de Cuba au alentour de avril (à la recherche de d'autres backpack également... pour les intéressés !!!)
À votre avis, est-ce que l'espagnol de Cuba est exactement le même qu'en Amérique Latine ou il y a énormément de variation ?
Last question, qu'elle agence "online" me proposez vous pour l'achat des billets d'avions (sans forfait inclus)... et j'ose espérer qu'ils ne seront pas aussi cher que les billets "tout inclus" car le choix sera déchirant ;-)
EN VOUS REMERCIANT D'AVANCE AMIGOS !
Location de moto 125 à Nha Trang English translation pending
Bonjour à tous
Je vais visiter le Vietnam début février, ( la route Mandarine) ensuite je pense rester une petite semaine à Nha Trang, j'aimerais bien louer une moto 125.
Plusieurs questions : Faut il un permis de conduire spécifique ? Je dispose d'un permis international. Est-il possible de louer une 125 au Vietnam ? Y-a-t'il des risques?
Merci d'avance pour vos réponses.
Je profite de cette occasion pour vous présenter mes meilleurs vœux de bonne année.
Vélo-trip en Nouvelle-Zélande (décembre) English translation pending
Bonjour,
Mon premier voyage à Vélo (Vélodyssée Roscoff-Hendaye en Août 2018) m’ayant beaucoup plu, j’ai dans l’idée d’aller visiter la Nouvelle Zélande d’ici un an.
A ce stade, j’ai quelques questions :
- Est-il possible de dormir dans des hébergements en dur en NZ (type Airbnb ou hôtels). Je n’ai rien contre le camping mais j’ai lu qu’il y pleuvait très souvent même en été
- Je n’ai actuellement qu’un vélo Trek crossrip 3 (Gravel en alu et cintre route). Bien qu’il soit parfait en randonnée légère (1200 km avec 10 kg de chargement durant la Vélodyssée), je me demande s’il sera adapté aux routes de NZ ? L’alu sera suffisamment solide ? Un VTT ou randonneuse serait plus adapté ? Cintre route ou plat ?
Je n’ai rien contre le fait d’investir dans un nouveau vélo (je compte faire au moins 2 voyages de 15 jours par an) mais vu que je suis adepte de la randonnée légère 10 km max (sans tente si possible), je souhaiterais éviter une dépense inutile... sachant que je veux aussi acheter un vélo de route ! :)
Merci pour vos retours d’expériences
Mon premier voyage à Vélo (Vélodyssée Roscoff-Hendaye en Août 2018) m’ayant beaucoup plu, j’ai dans l’idée d’aller visiter la Nouvelle Zélande d’ici un an.
A ce stade, j’ai quelques questions :
- Est-il possible de dormir dans des hébergements en dur en NZ (type Airbnb ou hôtels). Je n’ai rien contre le camping mais j’ai lu qu’il y pleuvait très souvent même en été
- Je n’ai actuellement qu’un vélo Trek crossrip 3 (Gravel en alu et cintre route). Bien qu’il soit parfait en randonnée légère (1200 km avec 10 kg de chargement durant la Vélodyssée), je me demande s’il sera adapté aux routes de NZ ? L’alu sera suffisamment solide ? Un VTT ou randonneuse serait plus adapté ? Cintre route ou plat ?
Je n’ai rien contre le fait d’investir dans un nouveau vélo (je compte faire au moins 2 voyages de 15 jours par an) mais vu que je suis adepte de la randonnée légère 10 km max (sans tente si possible), je souhaiterais éviter une dépense inutile... sachant que je veux aussi acheter un vélo de route ! :)
Merci pour vos retours d’expériences
Itinéraire 15 jours Botswana - Victoria Falls, un peu dernière minute English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars dans 11 jours au Bostwana et je n'ai toujours pas fixé mon itinéraire ni réservé aucun logement. Aaaahhh ouiiii c'est vraiment pas sérieux et je vais surement galérer à tout organiser pour les 10 prochains jours, mais tant pis : si on ne peut partir au Botswana qu'en organisant 1 an à l'avance, cela voudrait sûrement dire ne jamais y aller pour moi... et ça je n'étais pas prête à l'accepter 🙂
Donc je sollicite votre aide au moins pour l'itinéraire, ce serait super de me dire si ça se tient sur les timings, distances etc. ou si vous avez d'autres suggestions. Je compte sur ma chance habituelle pour trouver un logement ! On m'avait fait peur pour la Namibie aussi et on avait organisé 3 semaines fin Aout-déb Sept sans soucis de place, donc je croise les doigts.
Le contexte : on est 2 adultes, on a loué un 4x4 avec tente sur le toit depuis Johannesburg, on le rend à Kasane avant de passer 1 jour et demi aux Vic Falls (puis on rentre en avion via Joburg).
Voici donc un premier jet (avec quelques questions pour chaque étape !) :
J1 : Arrivée Joburg 7h du matin. Récupération du 4x4, courses, route jusqu'au Waterberg Wilderness Reserve. J'aurai bien poussé plus loin mais ça me semble peu raisonnable/faisable vu l'heure à laquelle le soleil se couche et si on veut avoir le temps de faire les courses de base. Autre alternative sinon ?
J2 : Balade au Waterberg. Route (4h) jusqu'aux Tswapong Hills/Moremi Gorge. Nuit au Goo-Moremi Gorge. J'ai choisi cela au lieu du classique Rhino Khama Sanctuary car les paysages avaient l'air assez différent, bonne ou mauvaise idée ?
J3 : Route jusqu'au Makgadikgadi Pans Nat Park (5h). Nuit Khumaga camp ou Tiaans Camp (ou alentour). Là grosse hésitation : est-ce qu'on devrait rogner une journée plus loin et s'arrêter plutôt à Kubu Island ?
J4 : Nxai Pan. Nuit vers Baine's Baobab ou alentour. Est-ce possible de rejoindre Nxai Pan de Khumaga via les Pans ou faut-il faire le tour par Motopi ?
J5 : Route vers Maun (4h). Nuit Audi Camp ou alentour.
J6 : Survol delta en avion/hélico ? Game drive dans le coin. Nuit Audi Camp ou alentour.
J7 + J8 : Moremi Game Reserve > Soit on trouve de la place à un camp de la Moremi Game Reserve type Third Bridge Camp, soit on casse notre tirelire pour faire un lodge de dingue (argh), soit on part en 2-day trip en mokoro, organisé par exemple par le Oldbridge Backpaker à Maun 2jours/1nuit. Nuit J8 à Maun.
J9 : Route et nuit à Khwai Community Camp (2h).
J10 : Route et nuit Savuti (3h).
J11 : Route et nuit Ihaha Camp (4h). Alternative : nuit vers Ngoma Gate ?
J12 : Chobe riverfont en self drive jusqu'à Kasane. Nuit Kasane (Senyati Safari Camp)
J13 : Boat tour sur Chobe river et game drive. On rend le 4x4 en fin de journée. Nuit Kasane.
J14 : Départ le matin pour Vic Falls. Nuit Vic Falls.
J15 : Avion en début d'après-midi pour Joburg, retour maison !
Voilà voilà. Qu'en pensez-vous ? Un grand grand merci pour votre aide !
Hélène
PS : merci Quai37 pour tes réponses qui m'ont aiguillé dans mes premiers choix, même si je n'ai pas pu prendre le 4x4 directement à Maun finalement.
Je pars dans 11 jours au Bostwana et je n'ai toujours pas fixé mon itinéraire ni réservé aucun logement. Aaaahhh ouiiii c'est vraiment pas sérieux et je vais surement galérer à tout organiser pour les 10 prochains jours, mais tant pis : si on ne peut partir au Botswana qu'en organisant 1 an à l'avance, cela voudrait sûrement dire ne jamais y aller pour moi... et ça je n'étais pas prête à l'accepter 🙂
Donc je sollicite votre aide au moins pour l'itinéraire, ce serait super de me dire si ça se tient sur les timings, distances etc. ou si vous avez d'autres suggestions. Je compte sur ma chance habituelle pour trouver un logement ! On m'avait fait peur pour la Namibie aussi et on avait organisé 3 semaines fin Aout-déb Sept sans soucis de place, donc je croise les doigts.
Le contexte : on est 2 adultes, on a loué un 4x4 avec tente sur le toit depuis Johannesburg, on le rend à Kasane avant de passer 1 jour et demi aux Vic Falls (puis on rentre en avion via Joburg).
Voici donc un premier jet (avec quelques questions pour chaque étape !) :
J1 : Arrivée Joburg 7h du matin. Récupération du 4x4, courses, route jusqu'au Waterberg Wilderness Reserve. J'aurai bien poussé plus loin mais ça me semble peu raisonnable/faisable vu l'heure à laquelle le soleil se couche et si on veut avoir le temps de faire les courses de base. Autre alternative sinon ?
J2 : Balade au Waterberg. Route (4h) jusqu'aux Tswapong Hills/Moremi Gorge. Nuit au Goo-Moremi Gorge. J'ai choisi cela au lieu du classique Rhino Khama Sanctuary car les paysages avaient l'air assez différent, bonne ou mauvaise idée ?
J3 : Route jusqu'au Makgadikgadi Pans Nat Park (5h). Nuit Khumaga camp ou Tiaans Camp (ou alentour). Là grosse hésitation : est-ce qu'on devrait rogner une journée plus loin et s'arrêter plutôt à Kubu Island ?
J4 : Nxai Pan. Nuit vers Baine's Baobab ou alentour. Est-ce possible de rejoindre Nxai Pan de Khumaga via les Pans ou faut-il faire le tour par Motopi ?
J5 : Route vers Maun (4h). Nuit Audi Camp ou alentour.
J6 : Survol delta en avion/hélico ? Game drive dans le coin. Nuit Audi Camp ou alentour.
J7 + J8 : Moremi Game Reserve > Soit on trouve de la place à un camp de la Moremi Game Reserve type Third Bridge Camp, soit on casse notre tirelire pour faire un lodge de dingue (argh), soit on part en 2-day trip en mokoro, organisé par exemple par le Oldbridge Backpaker à Maun 2jours/1nuit. Nuit J8 à Maun.
J9 : Route et nuit à Khwai Community Camp (2h).
J10 : Route et nuit Savuti (3h).
J11 : Route et nuit Ihaha Camp (4h). Alternative : nuit vers Ngoma Gate ?
J12 : Chobe riverfont en self drive jusqu'à Kasane. Nuit Kasane (Senyati Safari Camp)
J13 : Boat tour sur Chobe river et game drive. On rend le 4x4 en fin de journée. Nuit Kasane.
J14 : Départ le matin pour Vic Falls. Nuit Vic Falls.
J15 : Avion en début d'après-midi pour Joburg, retour maison !
Voilà voilà. Qu'en pensez-vous ? Un grand grand merci pour votre aide !
Hélène
PS : merci Quai37 pour tes réponses qui m'ont aiguillé dans mes premiers choix, même si je n'ai pas pu prendre le 4x4 directement à Maun finalement.
Est-ce nécessaire d'aider humanitairement Cuba? English translation pending
si on se contente de lire les déclarations du ministre cubain de l'economie, c'est NON!!!celui ci vient de déclarer:"que 2008 sera une année de croissance économique malgré les deux cyclones avec 8 % de croissance"(il en était de 7, 5% en 2007, prés de 12% en 2006..................à ce rythme là, CUBA va vite intégrer le G7!!!);N.B.:la méthode choisie par le gouvernementt cubain pour mesurer la croissance économique n'est pas reconnu par les organismes internationaux.La HAVANE a l'habitude d'inclure dans ses calculs entre autres les couts destinés à la santé, l'éducation........................Mais si on se rend à Cuba, il est evident que OUI les cubains ont besoin d'une aide humanitaire(si possiuble en donnant directement aux personnes et non à des organisations ....)
Choisir entre le Nicaragua, le Costa Rica et le Guatemala? English translation pending
Bonjour à tous!
Encore un sujet mille fois abordé, et j'ai lu nombre des réponses faites sur ce sujet, j'ai parcouru le site en long et en large! Mais chaque fois, je me demande quel type de voyageur se "cache" derrière le clavier et quel genre de voyage il affectionne en général.....On peut visiter un même pays, être de la même nationalité et vivre une expérience totalement différente, tout mon problème est là !! Chacun voyage à sa manière selon ses envies, c'est tout 🙂 Et nous hésitons entre ces trois pays car nous recherchons avant tout un contact étroit avec la nature, la flore et la faune, le camping est parfait pour ça, en régle général, on évite la foule, les villes, pas du tout intéressés par les fiestas alcoolisées des touristes nords américains ou européens quoi...Plutôt intéressés par les campecinos qui travaillent la terre 😉 Euuuuh....voilà pour le détail succint de notre état d'esprit (état d'être?).
Qu'en pensez-vous? Quel pays est suceptible de nous plaire le plus parmi le nicaragua, le costa rica et le guatémala? Je suis désolée de vous solliciter encore une fois sur ce sujet, j'espère que vous aurez la patience de nous répondre encore une fois 😛
Merci pour votre aide et vos suggestions, Gaëlle.
Encore un sujet mille fois abordé, et j'ai lu nombre des réponses faites sur ce sujet, j'ai parcouru le site en long et en large! Mais chaque fois, je me demande quel type de voyageur se "cache" derrière le clavier et quel genre de voyage il affectionne en général.....On peut visiter un même pays, être de la même nationalité et vivre une expérience totalement différente, tout mon problème est là !! Chacun voyage à sa manière selon ses envies, c'est tout 🙂 Et nous hésitons entre ces trois pays car nous recherchons avant tout un contact étroit avec la nature, la flore et la faune, le camping est parfait pour ça, en régle général, on évite la foule, les villes, pas du tout intéressés par les fiestas alcoolisées des touristes nords américains ou européens quoi...Plutôt intéressés par les campecinos qui travaillent la terre 😉 Euuuuh....voilà pour le détail succint de notre état d'esprit (état d'être?).
Qu'en pensez-vous? Quel pays est suceptible de nous plaire le plus parmi le nicaragua, le costa rica et le guatémala? Je suis désolée de vous solliciter encore une fois sur ce sujet, j'espère que vous aurez la patience de nous répondre encore une fois 😛
Merci pour votre aide et vos suggestions, Gaëlle.
Itinéraire au Guatemala English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage de 19 jours (vol inclus) au Guatemala pour début mars prochain. Voici pour l'instant mon planning :
Jour 1 Départ de Nantes à 7h05 Vol Nantes-Madrid puis Madrid-Guatemala city Arrivée à Guatemala city à 16h45 Transfert vers Antigua
Jour 2-3-4 Visite Antigua + Excursion Acatenango/Fuego
Jour 5 Trajet vers Xela
Jour 6-7-8 Trek Xela-Atitlan avec l'ONG Quetzaltrekkers
Jour 8-9-10 Lac Atitlan
Jour 11 Trajet Atitlan-Rio Dulce
Jour 12-13-14 Rio Dulce - Livingston
Jour 15 Trajet Rio Dulce - Flores Nuit à Flores
Jour 16-17-18 El Remate - Tikal
Jour 19 Vol Flores - Guatemala city Vol Guatemala city - Nantes via Madrid
--
Avant de poser mes questions, je vous en dis plus sur moi pour que vous puissiez m'aiguiller au mieux. J'ai 32 ans, j'ai déjà pas mal bourlingué mais toujours en couple, ce sera mon premier voyage solo. Je voyage en mode sac à dos (léger pour le coup car je ne prendrais qu'un bagage cabine) en utilisant les transports locaux tout en essayant d'éviter les coins où les backpackers viennent faire la fête, ce qui n'a jamais trop été ma tasse de thé, et encore moins passé la trentaine ;)
J'aime tout autant la nature que l'effervescence des villes, pour peu que ces dernières ne soient pas exclusivement des nids à touristes. Je ne suis pas spécialement à la recherche de l'aspect "tradition" (par exemple la culture indigène) mais plus d'authenticité au sens large du terme. J'aime aussi particulièrement l'avifaune et pourquoi pas trouver un endroit où je pourrais me réveiller au chant des oiseaux (El Remate ? Rio Dulce ?).
J'ai longuement hésité à, plutôt que de faire le Trek de Xela à Atitlan, faire le trek de 6 jours de Nebaj à Todos Santos toujours avec Quetzaltrekkers, mais les temps de trajet m'ont rebuté. La région semble assez isolée, je pensais pouvoir rejoindre depuis Nebaj la ville de Rio Dulce via Coban mais la route est apparement en mauvais état et le trajet très long. Sur un voyage de 19 jours, je ne souhaite pas enchainer trop de route et revenir cassé en France.
--
Voici donc mes questions : 1) Les séjours à Rio Dulce et El Remate ne sont-ils pas redondants ? 2) Je vois des avis partagés sur Rio Dulce et Livingston. Me conseillerez-vous d'y rester moins longtemps? 3) Ne devrais-je pas consacrer plus de temps à visiter les alentours de Xela (San Francisco el alto, Feuntes Georginas, ...) qui semble être une région assez épargné par les touristes ? 4) Y a-t-il un intérêt à dormir sur place à Tikal plutôt qu'à El Remate pour l'observation de la faune ? 5) Au vu de mes goûts, quel village du lac Atitlan me conseillerez-vous ? 6) Autres suggestions
Je prépare un voyage de 19 jours (vol inclus) au Guatemala pour début mars prochain. Voici pour l'instant mon planning :
Jour 1 Départ de Nantes à 7h05 Vol Nantes-Madrid puis Madrid-Guatemala city Arrivée à Guatemala city à 16h45 Transfert vers Antigua
Jour 2-3-4 Visite Antigua + Excursion Acatenango/Fuego
Jour 5 Trajet vers Xela
Jour 6-7-8 Trek Xela-Atitlan avec l'ONG Quetzaltrekkers
Jour 8-9-10 Lac Atitlan
Jour 11 Trajet Atitlan-Rio Dulce
Jour 12-13-14 Rio Dulce - Livingston
Jour 15 Trajet Rio Dulce - Flores Nuit à Flores
Jour 16-17-18 El Remate - Tikal
Jour 19 Vol Flores - Guatemala city Vol Guatemala city - Nantes via Madrid
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Avant de poser mes questions, je vous en dis plus sur moi pour que vous puissiez m'aiguiller au mieux. J'ai 32 ans, j'ai déjà pas mal bourlingué mais toujours en couple, ce sera mon premier voyage solo. Je voyage en mode sac à dos (léger pour le coup car je ne prendrais qu'un bagage cabine) en utilisant les transports locaux tout en essayant d'éviter les coins où les backpackers viennent faire la fête, ce qui n'a jamais trop été ma tasse de thé, et encore moins passé la trentaine ;)
J'aime tout autant la nature que l'effervescence des villes, pour peu que ces dernières ne soient pas exclusivement des nids à touristes. Je ne suis pas spécialement à la recherche de l'aspect "tradition" (par exemple la culture indigène) mais plus d'authenticité au sens large du terme. J'aime aussi particulièrement l'avifaune et pourquoi pas trouver un endroit où je pourrais me réveiller au chant des oiseaux (El Remate ? Rio Dulce ?).
J'ai longuement hésité à, plutôt que de faire le Trek de Xela à Atitlan, faire le trek de 6 jours de Nebaj à Todos Santos toujours avec Quetzaltrekkers, mais les temps de trajet m'ont rebuté. La région semble assez isolée, je pensais pouvoir rejoindre depuis Nebaj la ville de Rio Dulce via Coban mais la route est apparement en mauvais état et le trajet très long. Sur un voyage de 19 jours, je ne souhaite pas enchainer trop de route et revenir cassé en France.
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Voici donc mes questions : 1) Les séjours à Rio Dulce et El Remate ne sont-ils pas redondants ? 2) Je vois des avis partagés sur Rio Dulce et Livingston. Me conseillerez-vous d'y rester moins longtemps? 3) Ne devrais-je pas consacrer plus de temps à visiter les alentours de Xela (San Francisco el alto, Feuntes Georginas, ...) qui semble être une région assez épargné par les touristes ? 4) Y a-t-il un intérêt à dormir sur place à Tikal plutôt qu'à El Remate pour l'observation de la faune ? 5) Au vu de mes goûts, quel village du lac Atitlan me conseillerez-vous ? 6) Autres suggestions
L'Inde avec un petit bout de chou! English translation pending
salut...j' aimerais bien avoir des retours d'experiences sur ceux d'entre vous qui voyage en Inde avec leurs enfants..car me voila papa depuis 2 mois (made in calcutta...😉) et l'envie d'y retourner de nouveau commence à se faire sentir....avec ma cherie ont pense quand même attendre que le petit ait au moins deux ans pour repartir en inde...aie ca etre long...je voudrais surtout avoir des retours d'experiences sur la gestion des vaccins... de la nourriture sur place...et des temoignages de personnes voyageant avec de tres jeunes enfant entre 9 mois et 4 ans...parce que 2 ans avant de prendre ma dose de masala...C TROP LONG!!!!!!!!!!!!!!
Costa Rica en mai 2011... ce que je ne dois pas manquer? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Costa Rica toute seule avec mon sac à dos du 11 mai au 1er juin :) J'ai vriament hâte!
Qu'est ce que je dois absolument voir ? Que me conseillé-vous ? Des activités ? Où?
Je suis en bonne forme physique, J'ai la nature, je ne veux pas aller dans des endroits trop touristique...J'aime la nature, la plage, l'océan...
Donner-moi vos coup de coeur :)
Merci!
Ah oui! Si vous êtes au costa rica dans les même dates, faites-moi signe :)
Qu'est ce que je dois absolument voir ? Que me conseillé-vous ? Des activités ? Où?
Je suis en bonne forme physique, J'ai la nature, je ne veux pas aller dans des endroits trop touristique...J'aime la nature, la plage, l'océan...
Donner-moi vos coup de coeur :)
Merci!
Ah oui! Si vous êtes au costa rica dans les même dates, faites-moi signe :)
Tour du Pacifique en sac à dos English translation pending
Bonjour,
Je pars 5 mois dans le Pacifique sud (de décembre 2015 à mai 2016), en sac à dos, en solo, au féminin !
Ayant déjà bouclé mes billets d'avion, j'approfondis donc les destinations et suis à la recherche de bons plans.
Quel guide papier me conseillez vous pour la Polynésie, la Nouvelle Calédonie et la Nouvelle Zélande ? Lonely planet ? Petit futé ? Routard ? Qui les as déjà utilisé ? Quels sont vos retours ?
J'aimerai loger dans des petites pensions ou auberges backpacker, avez vous des adresses ? J'ai vu par exemple qu'il y a quelques campings en Polynésie, faut t il avoir son propre matériel ?
Je suis plongeuse, quels sites incontournables ?
Enfin si des voyageurs solo ou en groupe sont dans les parages à ces périodes là, faites moi signe.
Merci d'avance pour vos réponses. Tiffany
Quel guide papier me conseillez vous pour la Polynésie, la Nouvelle Calédonie et la Nouvelle Zélande ? Lonely planet ? Petit futé ? Routard ? Qui les as déjà utilisé ? Quels sont vos retours ?
J'aimerai loger dans des petites pensions ou auberges backpacker, avez vous des adresses ? J'ai vu par exemple qu'il y a quelques campings en Polynésie, faut t il avoir son propre matériel ?
Je suis plongeuse, quels sites incontournables ?
Enfin si des voyageurs solo ou en groupe sont dans les parages à ces périodes là, faites moi signe.
Merci d'avance pour vos réponses. Tiffany