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Balade au Maroc à vélo et en famille (octobre 2009) English translation pending
by Lapirogue · 2009-11-09 · 7 replies
À Gercif dans le moyen atlas au Maroc, le mardi 27 octobre 2009

Constat Nous n'avons pas gagné assez d'argent pour prévoir deux années au bord du fleuve. L'écriture du livre sur la sagesse africaine attendra, il nous faudra retourner en Europe travailler à nouveau; mais cette fois ci en été. En attendant nous allons donc vous écrire quelques nouvelles du Maroc ou nous devrions passer environ huit mois. Notre ballade, si on peu l'appeler ainsi, part de Nador en direction du sud en passant pas le moyen atlas et le haut atlas. Dix, vingt ou cinquante kilomètre par jours, peu importe, nous n'avons rien d'autre de prévu avant longtemps. Des pauses de quelques jours comme aujourd'hui permettent de laver le linge (les couche du petit) de se poser les jambes mais surtout d'écrire et vous poster quelques nouvelles. Nous avons deux vélos Pegasus qui âpres une nuit pluvieuse a Marseille on le quart des vis piquer par la rouille et deux charrettes a tiré, dans la première Isa-igjé est assis dans un siège auto modifier dans son dos, ses affaires et celle de souhade qui la tracte devant moi, l'attelage est estimer a une cinquantaine de kilo, quand a la mienne, charger de la tente, nourriture, ordinateur, panneau solaire, l'eau (env. 25 kg), couette, matelas et un tas de matériels qui loin du Hi-teck atteins pas loin de quatre-vingt kilo (simple estimation), le choix de ne pas être sponsoriser nous permet une liberté contre un peu plus d'effort. Sans ce chargement nous pourrions appeler cela une ballade. Nous somme partit avec ce que nous avions et acheter seulement ce qui nous manquait. Je vous parlerais plus tard du matériel, quand nous l'aurons mis un peu plus à l'épreuve. Merci a tous ceux qui nous on aider et accueilli. Bien trop nombreux pour être cité ici. Merci pour ces bons moments. Merci a Greg et Delphine de nous avoir embarqué les montures a Sète pour la traverser en bateau. Ce qui nous a éviter de payer un cout exorbitant pour leurs transport, et nous avoir sorti de Nador car a vélo fin d'après midi cela aurai été compliqué. Bonne route jusqu'au mali les amis.

Isa-igjé, raconte leur ce voyage !

Soyez les bienvenus; Nous disent-ils.

Des l'aube, papa est assis devant son ordinateur dans un bar, sur la table un verre de café au lait et une galette feuilleté; une belle journée qui s'annonce. Devant un marché géant qui s'installe; Un des symboles de l'Afrique les marchés colorés et odorants. Celui ci doit recouvrir un bon kilomètre carré. Il est déjà difficile de circuler ce matin, alors quand les badauds arriveront cela deviendra la cohue. C'est a ses heures matinale que l'on s'imprègne de la vie locale, le peuple qui se réveil est pris dans les préparatifs de sa journée et ne prête guère attention a vous. Dans la journée il a plus le temps d'observer et de discuter. Les enfants partent pour l'école, les marchands déballent, les voitures klaxonnent et les flics agitent les bras. Toute l'énergie de cette ville déployée en quelques minutes. Finalement dans la matinée, peu de client aujourd'hui, et le marcher remballe déjà vers quinze heures. Tout sa pour ça !

Voila maintenant trois jours passer dans ma charrette, hier l'étape de 50 km entre Saka et Gerce fut la plus longue, mais surtout moins difficile que les précédente, moins de montagne. Le premier jour, en poussant les vélos dans les prémisses de l'atlas, ils on même parler de troquer les velos contre des mobylettes, puis c'est oublier, finalement ils pédaleront. Il parait que sa fait ça, les premiers jours ! Sortie du bateau Sète, Melilla, nos compagnons Greg et Delphine nous sortent de la ville, car en fin d'âpres midi a vélo il aurait été laborieux de s'échapper de cette ville. Nous passons la nuit ensemble au alentour de Sélouane. Fin de matinée nos chemins se sépare, nos éclaireurs passeront par la même route que nous, mais en fourgon. Les fort déniveler du col de Régada oblige à pousser les attelages, il nous faudra deux jours pour joindre la ville de Saka ou l'accueille est très agréable. Impossible de trouver de petites bouteilles de gaz à percer, on nous annonce pouvoir en trouver à Gercif (pas de gaz non plus à Gercif, nous achèterons une bouteille de gaz local et bruleur 6kg de plus) Sortie de Saka, conversation avec le flic aux jumelles qui nous annonce, sourire jusqu'aux oreilles, que nous roulons trop vite. Bonjour, ou allez vous comme sa ? Bonjour chef, ca va ? La famille ?, le travail ? Nous partons vers le sur Erfoud. Je vous est vu hier, mais ou avez vous dormis ? Nous dormons partout chef, nous installons notre maison là où nous voulons dormir. Mais il ne faut pas dormir dehors c'est dangereux ! Qu'est-ce qui est dangereux, les animaux, les marocains ? L'air ennuyé par la question: Non pas les marocains ! Mais alors quoi ? Vous êtes français ?....

Bip bip et le coyotte

Il nous faut surveiller nos arrières en permanence et nous refugier sur le bas côté à chaque passage de camion, ce qui correspond en définitif au trois quart du trajet sur un goudron chaotique et le reste sur la piste en gravier qui secoue les charrettes et qui freinent les velos. Et ils sont nombreux les véhicules sur cette route. De mon siège j'entends "CAMION ...!" et "Bip bip, vroouuumm" sa vous fait penser à quelque chose ? Façon dessin animé, Bip bip et le coyotte. On ne compte plus les salutations, quasiment tous les véhicules marocains ou espagnols nous klaxonnent, nous interpelle, nous salut, sauf peut être une vingtaine de marocain et les deux douzaines de français en 4x4 qui n'ont surement pas voulu déranger. La journée lorsque l'on roule, je dors ou je contemple les montagnes qui nous entourent. Les policiers que l'on trouve a chaque entrée et sortie de ville aime nous arrêter pour discuter, je râle rarement excepter quand le convoi s'arrête, alors mes parents salut vivement l'autorité souriante et annonce qu'il nous faut repartir. Nous croisons dans les montagnes un revendeur de stupéfiants, il nous propose du kif que le berger a ces côtés vient de lui apporter, du haschich, et tenez vous bien, de l'héroïne, bref tout ce qu'il faut pour pédaler comme une brute. Il nous est arrivé d'être interpeler pour partager un repas, aux heures les plus chaudes cette pause est apprécier, je découvre le tagine poulet et la semoule au lait caillé, mais surtout je passe de bras en bras entre les enfants et mamans qui m'adopte très vite. Ce sont les privilèges du vélo, sa laisse le temps de se sourire, et échanger quelques salamalecs. Souvent pendant d'autres pauses, les enfants mandatés par leurs ainés nous ont apporté des œufs durs ou des fruits. La compagnie des enfants qui serait généralement évité pour plus de calme, est finalement très apprécier de tous, je peux me défouler et tous le monde joue avec moi, mes parents peuvent reprendre quelques forces à l' abri d'un soleil brulant. On ne peu imaginer meilleur accueil. Tout y est sur cette route, attention, sourire et hospitalité générale. Les bivouacs nature sont très sympas et très calme, lorsque nous trouvons un coin pour installer le camp, j'imite mes parents qui jettent des cailloux dans les fourrés en demandant aux bêtes de fuir. Les serpents et autre bestioles écraser sur la route appellent a la prudence, jusque là, seul trois petit rongeurs nous on visités, ce qui nous oblige à dormir avec la nourriture dans la tente. Le matin chaque sac et objet doit être exploré et secouer pour éviter tout surprise La nuit tomber mon père regarde les étoiles et la lune avec les jumelles (12x50 pour ceux que sa intéresse) pendant que ma mère me donne la tété. Il est assis sur la bâche que MAD DOG a peinte, trop fragile pour servir à couvrir la remorque, elle sert de tapis de sol pour la sieste, la méditation et admirer les étoiles.

tranquillitée perdue

Deuxième jour a Gercif, nous passons faire du change et en dispersons un peu partout dans nos bagages, par la suite cela deviendra difficile car nous ne traverserons pas de grosse villes. Je reste au camping avec mon père pendant que ma mère part faire un tour au marché, c'est au retour qu'un individu la jette au sol pour lui arracher sa sacoche, malgré la résistance qu'elle déploie, la menaçant de son couteau il s'empare de la pochette contenant les passeports et trois milles dirhams. Course poursuite, trente personnes prennent le brigand en chasse. Il est rattraper et dans la confusion et l'incompréhension il sera relâcher avec un butin de 200 euros. Cette événement refroidi et perturbe notre esprit tranquille et serein adopter les jours précédents. D'habitude nous n'apprécions guère les villes, demain partons loin de la folie urbaine. Nous soulageons encore quelques kilos et c'est reparti.

Outat-oulad-el-haj, moyen atlas, Maroc jeudi 5 novembre 2009

De Gercif a Outat, c'est une route neuve qui nous accueille et surtout beaucoup moins fréquenter. Nous filons a bonne allure en quartes jour sur Outat-oulad-el-haj, les bivouacs dans les montagnes sont subliment. Seul l'eau est compliquer a gérer, il nous faut environ vingt litre par jours pour nous trois. Ne pas louper un point de ravitaillement devient vital. Pour l'arrêt du midi où le soleil est au zénith il est difficile de trouver un point d'ombre. Les ponts, ou une rivière est censé couler sont les bienvenus. Ne pas se fier au trait bleu sur la carte, en cette période tout est quasi sec, seul quelques trou d'eau subsiste et âpres une baignade il est indispensable de se rincer de cette eau stagnante. Rien de très passionnant a Outat, mis a part l'hôtel pour reposer la cote que Willy c'est frapper sur le guidon de son velo des le deuxième jour et qui est très douloureuse et internet ou je vais enfin vous poster ces news du bled. Demain direction le haut atlas sa va pousser !
Qualité de l'IFE en classe affaire d'un B747 d'Air France? English translation pending
by Denzee · 2009-11-06 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je vais effectuer le 2 juillet un vol vers Mexico avec ma petite famille par le vol AF435 (décollage de CDG à 13H30). La surprise pour ma famille est que le voyage va se dérouler en classe affaire (merci pour une fois les miles🙂) mais j'ai des doutes par rapport à la qualité de l'IFE et de la génération des sièges de la cabine affaire dans le B747 par rapport aux B777s qui effectuent les liaisons vers le Japon (mes voyages habituels).

Serait-il possible d'avoir un feedback sur la classe affaire dans les 747 d'Air France et si possible sur mon vol bien que je sache qu'il est difficile se savoir quel avion va effectuer ce vol.

Merci d'avance à tous
Voyager à la Réunion et à Maurice avec un budget serré? (février) English translation pending
by MEG83 · 2009-11-04 · 17 replies
BONSOIR A TOUS!!!je pars en voyage de noces le 01 fevrier a la reunion et a maurice 7 jours dans chaque ile et j'aimerais savoir comment organiser ce voyage (qui je l'espere restera inoubliable) car notre budjet est plutot serré et j'aimerais me passer de guide pouvez vous m'aider merci d'avance
Randonnée avec mes deux chevaux en mars 2010 English translation pending
by Idylle39 · 2009-11-03 · 23 replies
😛 Bonjour à tous, 😛 Je me présente cavalière aventurière, je souhaite partir randonné avec mes deux compagnons à quatre pattes, un qui est comme mon fils car je l'ai depuis qu'il a 1 an (un croisé appaloosa et selle français, il a maintenant 13 ans, je l'ai débourré avec ma grande soeur) c'est celui que je compte avoir en selle pour ma rando et l'autre sera le cheval de bât mais que je n'ai pas encore trouver pour l'instant. Mon départ est prévu début Mars je sais le temps ne sera pas génial mais s'est pour revenir fin juin pour repartir avec des amis. 🙂Le point de départ à lieu à Toulouse, là où je vis et le point d'arriver dans le Jura (Digna), c'est là où se trouve ma famille, je compte faire une boucle pour ne pas revenir sur mes pas et me permettre de encore plus découvrir la France ce beau pays que l'on connait souvent si peu. Pour l'instant j'ai déjà choisi ma selle de rando, pofiner le choix du bât, trouver le cheval de bât, choisir le meilleur itinéraire soit commencer par Toulouse, Albi, Rodez ou Millau, Puy-en-Velay, St Etienne, Lyon, Bourg-en-Bresse, Digna soit commencer par Toulouse, le Canal du Midi, Narbonne, Montpellier, Nîmes, Orange, Montélimar, Valence, Lyon, Bourg-en-Bresse, Digna; Je me dis que si je commence par le canal le climat sera un peu moins froid mais que si je termine par le sud (le canal) je pourrais peut-être profiter un peu des plages. Si certains ont des idées, elles sont les bien venu.😏

Merci à tous d'avance pour vos commentaires ou participations à mon projet par vos idées, votre acueil à d'éventuel nuité chez vous, votre encouragement.... Merci!!!!!!!!!!!!!!!!!😊
Album de paquebots de croisière (2) English translation pending
by Alcati · 2009-11-02 · 427 replies
😉Je réédite cet album qui avait plus et qui nous a permis de découvrir d'autres navires peu connu.

Voici pour vous le 2° album qui comprendra de belles photos de votre part et de la mienne sur ces paquebots qui font la joie des croisièristes.

Pour commencer : voici le Costa EUROPA.

Lancement : 1986 Longueur : 243 m Largeur : 31, 7 m Tonnage : 54 763 Vitesse : 19 nds Ponts : 12 Passagers : 1773 Equipage : 636

JC
Boucle de trois jours Marrakech - Ouarzazate English translation pending
by Morph · 2009-10-30 · 35 replies
Bonjour,

Nous partons mercredi 11 novembre pour quelques jours au Maroc, nous repartons le lundi 16. Nous restons à Marrakech le mercredi et le jeudi et nous louons une voiture du vendredi matin ou lundi midi pour visiter les environs. Je pensais passer la nuit du vendredi dans le desert à Ouled Driss (c. 3h de Ouarzazate a priori) et l'itineraire proposé par le loueur de voiture est le suivant, qu'en pensez vous ? Je ne suis pas sur que cela vaille le coup de dormir 2 nuits à Ouarzazate étant donné ce que j'ai lu mais j'attends vos conseils en ce qui concerne la route, les restaurants et hotels/auberges d'etape. Je ne suis pas contre une auberge typique avec des gens sympathiques vs. le palace mentionné ci-dessous:

Ourzazate est à 204 kms et exactement 4 heures de route avec un stop d1/4 d'heure A votre place je passerai 2 nuits à Ouarazate dans un bon hotel Vendredi - en quittant RAK à 09 hs vous serez à Ouarazate vers 13 hs, 1 heure de pause pour déjeuner en face des remaprts xe l'ancienne medina, vous repartez vers 14 hs 15, puis un peu plus de 2 heures de trajet pour arriver à Zagora, et 1 heure et quelques de plus pour parvenir à Ouled Driss ou se trouve le campement vers 17 hs 30 à la tombée de la soirée. Le lendemain matin je vous propose de partir vers Ouarazate.3 hotels possibles à Ouarzazate : - hotel 3* comme LA PALMERAIE : autour de 65 Euros la double en demi pension - hotel 4* comme LE BELERE : autour de 80 euros la double en demi pension - une 5* de prestaige comme le BERBERE PALACE se situe dans une fourchette de +/- 200 Euros la nuit Après avoir déposé vos affaires et pris une doucle pour vous débarasser du sable résiduel, je vous conseille pour le samedi après midi : - Ait Benaddhou - 20 kms plus loin - vous revenez à OZZ en fin d'après midi Lendemain dimanche vous montez la vallée des roses et des kasbah via Skoura éventuellement jusqu'au gorges de Dades. Hyper beau. Vous revenez à l'hotel en fin de journée Le dimanche matin vous quittez OZZ à 07 hs 30 vous arrivez à Marrkech 4 heures plus tard

Sachant que j'ai a priori opté pour la nuit dans le desert et cette partie du Maroc vs. le coté Essaouira, Agadir plus touristique (quoique en cette periode de l'année) et plus facilement accessible directement en avion si nous revenons au Maroc prochainement et plus pour la baignade.

Merci pour vos conseils avisés !
Faire une randonnée dans les Cinque Terre? (Italie) English translation pending
by Leminerois · 2009-10-28 · 52 replies
Bonjour, Qui a déja fait une rando dans les "cinque terre"? ( et non, il ne faut pas d's à terre ! )

Ou peut-on se loger?

Merci.

Philippe
Informations sur Miami, Everglades, Key West, Floride... English translation pending
by Bluesjake · 2009-10-27 · 120 replies
Bonjour les ami(e)s,

Pour notre trip de cinq semaines, prévu dans moins d'une année, j'aurais besoin d'avis et de conseils concernant principalement la Floride. Ce voyage débutera à Miami pour se terminer à Los Angeles (tous les trajets en véhicule). Rien n'est encore réservé, nous pouvons donc encore affiner ce projet, ceci en rapport à vos réponses. Pour la première partie se déroulant sur une semaine, Miami-Nashville; il me faudrait plusieurs renseignements:Jour 1: Arrivée depuis la Suisse à Miami, soirée à Miami Beach.Jour 2: Virée depuis Miami Beach sur les Everglades. Soirée à Miami Beach.Jour 3: Virée depuis Miami Beach en direction de Key West.Jour 4: Trajet routier Miami - Kennedy Space Center (visite, puis direction Atlanta). Nuit prévue près de Jacksonville.Jour 5: Trajet routier Jacksonville - Nashville (nuit à Atlanta ou Nashville)Jours 6 à 8: Nashville (visite clubs, musées de country music; Jack Daniels...)Avez-vous des bons hôtels à me conseiller pour passer trois nuits à Miami Beach, à quelques mètres de la plage ? Bon hôtel, 3 à 5 étoiles, avec parking...

Nous comptons visiter les Everglades, en partant tôt le matin de Miami. 1h30 de trajet en voiture... Quel est pour vous le meilleur lieu à visiter dans ce parc où nous souhaiterions réaliser une ballade dans les marais avec ces bateaux aéro-glisseurs ?

Comment sont les routes dans ce parc national ? Eventuellement, nous pourrions passer une nuit aux Everglades, alors si vous avez un bon hôtel ?

Idem pour Key West, nous souhaitons rouler sur ces longs ponts qui relient les différentes îles... Est-ce que ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout, à Key West ou on peut s'arrêter auparavant, ceci afin d'éviter de faire un trop long trajet.

Etant un grand admirateur des alligators, pouvez-vous me conseiller quelques fermes à visiter dans le sud de la Floride.

Avez-vous d'autres point intéressants à admirer en Floride ? Sur les trajets routiers entre Miami - Atlanta ? Nous ne souhaitons pas faire de parcs d'attractions.

Merci par avance pour votre aide.

A + les ami(e)s 😎
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie) English translation pending
by Lucbertrand · 2009-10-27 · 2 replies
Autriche 3 août 6 août 400km

Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.

La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.

Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.

Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.

Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.

Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.

Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.

Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.

Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.

Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.

Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km

Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.

En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.

Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.

Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.

Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.

Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.

Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.

Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.

Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.

Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.

Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!

Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.

En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.

Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.

Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.

Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.

Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?

Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.

Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.

Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.

Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.

A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.

A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.

Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.

Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.

En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.

Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Avis sur le "Louis Majesty" de Louis Cruise Line? English translation pending
by Cricket030 · 2009-10-25 · 718 replies
Bonjour,

La Compagnie Louis Cruise Line à un nouveau navire le "Louis Majesty". Il y a t-il des personnes qui connaissent ?

Merci

Chrystel
France: quelles contraintes pour un voyage à vélo/remorque avec bébé de neuf mois? English translation pending
by Racoontan · 2009-10-25 · 31 replies
bonjour nous prevoyons en juin prochain un voyage d environ 4 a 5 semaines en france (bourgogne + vallee de la loire). Notre petit garcon aura 9 mois. Nous souhaiterions savoir si il y a des contre indications a la pratique velo/remorque pour un petit de cet age (avec une hypothese d environ 4h par jour a velo). Nous souhaiterions aussi savoir si les remorques doivent etre "adaptes" avec des accessoires speciaux pour des enfants de cet age et si oui, les quels>

Tous vos conseils seront evidemment les bienvenus

Herve
Témoignages intéressants de victimes de déroutements, atterrissages d'urgence, crash.. English translation pending
by Damss974 · 2009-10-24 · 47 replies
Bonjour, j'ouvre ce post pour que des gens victimes de deroutements, d'atterrissages d'urgences, de crash ou tout simplement de retards, annulations ou autres incidents, racontent les faits, et vu que l'on est sur un forum dédié au voyage à la base, et dans la partie "compagbies aeriennes" ayant pour but de juger les différentes prestations de compagnies aeriennes, et bien j'aimerai de ces "victimes" nous disent également comment la situation a été géré par le PNC, les employé des compagnies au sol ou autres...

Je pense que ce pourrait être intéréssant 🙂

Mercii 😉
S'installer au Belize: coût de la vie, logement? English translation pending
by JulesN1984 · 2009-10-20 · 14 replies
Bonjour, je m'appel Julien, et à force de venir sur ce site pour y trouver certaines infos, j'ai fini par m'y inscrire. En effet j'envisage de quitter la France pour m'instaler dans un pays où la vie est plus douce. j'aimerais avoir des infos sur les pays les plus sympa à vivre en amérique central et du sud. Personnelement j'ai vu pas mal de chose sur le belize et je crois que ça pourrai être un endroit sympa pour se poser. Si jamais quelqu'un à des infos sur le coût de la vie au belize et avec combien par mois on peut s'en sortir (logement, nourriture, santé, etc..) Merci beaucoup d'avance🙂
Itinéraire de vingt-neuf jours Colorado - Utah - Arizona - Nouveau-Mexique - Colorado English translation pending
by Laurence49b · 2009-10-17 · 247 replies
2 voyages aux USA c'est déjà beaucoup et bien peu aussi , à qui veut approfondir le Grand Ouest...

C'est notre cas et nous venons de crier notre ouf de soulagement " Yeah, we will go " suite à quelques réflexions et contraintes financières et professionnelles.

L'itinéraire s'est vite imposé à nous en fonction de nos désirs et de la consultation contemplative de nombreux carnets de voyage ( Krikri, Mokalhki, Derennes, Veileen et bien d'autres encore ! )- quel vrai plaisir de chercher / fouiner / créer / remodeler !!-

Un premier jet avec une arrivée à SLC puis , la découverte du site et voyage 09 de mlefevre nous a émerveillé et décontenancé.. et orienté sur d'autres horizons ... Soit, nous aborderons l' Ouest non plus par SLC mais par Denver ... Merci, Marie ...

Bien d'autres bases nous ont servi à la construction du trajet dont certains sites n'ayant plus lieu ou raison d'être cités car hautement compulsés par nous tous ou presque .... Merci à Philippe S, Thierry L, Dominique C, vazyvite... etc

Juin et 4 semaines seront nécessaires pour profiter des merveilleuses contrées dont voici le tracé

J1 Arrivée à Denver en soirée

J2 Denver/Moab 5h30 de route +Trails à Arches Marching Men/Tower Arch - Delicate Arch

J3 Canyonlands - Island in The Sky Mesa Arch : False Kiva / Shafer Trail / Musselman Arch

J4 Moab /Hanksville 2 h de route + Horseshoe Canyon ( trail + piste environ 5 h )

J5 Hanksville / San Rafael 1/2 h de route Crack Canyon (trail 2h )+ Little Wild Horse Canyon ( trail 3h ) + Goblin Valley( 2h sur place)

J6 Hanksville/Capitol Reef 2 h de route en passant par Factory Butte ( 2h ) + Hickman Bridge ( trail 1h) + Cohab Canyon ( trail 2h ) + Cassidy Arch ( trail de 1h )+ Chimney Rock ( trail 2h ) + Sulfur Creek ( trail 4h ) Journée à revoir trop chargée

J7 Capitol Reef Cathedral Valley + trail des Monolith + voir avec Veileen Glass Mountain

J8 Torrey/ Escalante par la Notom Road et Burr Trail 4h30 de route et piste + trail Upper Muley Twist Canyon ( trail 5h)

J9 Escalante/Hole in the Rock Zebra Slot canyon / Peekaboo Slot Canyon /Sunset & Brocken Bow Arches

J10 Escalante The Volcano

J11 Escalante Neon Canyon / Devil's Canyon

J12 Escalante/Willis Creek/Bryce Canyon 3h de route Willis Creek ( trail 2h )+Bryce canyon ( trail Peekaboo Loop 4h )

J13 Tropic/Cedar Breacks/Zion 3h30 de route Cedar Breaks ( trail 2h ) + Zion ( trail Narrows )

J14 Zion The Subway si permis ou West Rim trail ( trail de 7h )

J15 Zion / Valley of Fire White Dome ( trail 1h )+ Fire Canyon/Ephemeral Arch ( trail 1h30 ) + Rainbow Vista /Elephant Arch

J16 Valley of Fire / Vermilion Cliffs 4 h de route + Old Paria + Toadstools Hoodoos

J17 CBN ou CBS + White Pocket si permis ou Walk-in Permit ( les 4 journées sur la région de Page seront planifiées en fonction de l'obtention ou non des permis pour CBN et CBS & WP )

J18 CBS + White Pocket ou CBN si permis ou Walk-in Permit

J19 Cottonwood Road / Grand Staircase/ Glen Canyon Grovenor Arch + Yellow Rock + Alstrom Point ou Walk-in Permit CBN / CBS & White Pocket

J20 Glen Canyon National Recreation Area Rainbow Bridge ( boat tour + trail ) + Waterholes Canyon ou Wahweap Hoodoos

J21 Page /Tuba City 1h30

J22 Tuba City / Monument Valley / Canyon de Chelly 4h30 de route + White House Trail (trail 2h )

J23 Canyon de Chelly visite + trail + route vers Thoreau

J24 Thoreau / A Shi Sle Pah ( 2h15 de route )/ Bisti Badlands ( 1h15 de route ) / Farmington ( 1h30 de route Visite des 2 sites A Shi Sle Pah + Bisti Wilderness

J25 Farmington / Durango ( visite de la ville ) / Great Sand Dunes 5h de route + High Dune trail ( trail 2h )

J26 Great Sand Dunes Trails

J27 Great SD / Colorado Springs 3h30 de route + Garden of the Gods ( trails Chambers / Palmer/ Bretag Trail )

J28 Manitou Springs / Denver 1h30 de route + Achats cadeaux + Roxborough SP

J29 Départ Vol Denver / Londres /Paris

De nombreux trails sont intégrés à notre programme , les grandes villes ont été délibérément squeezées du parcours laissant nos préférences à la découverte de la nature en sac à dos et chaussures de rando ... sans compter les quelques miles nous séparant des différentes étapes en écrasant les pneus du véhicule ... des plans B voire C seront à prévoir .. en fonction surtout de la météo et des éventuels travaux sur pistes

Nous attendons avec plaisir toutes vos remarques , opinions et idées diverses . Rien est encore vraiment fixé alors n'hésitez pas, sans abuser quand même! 😛 ne cherchez pas à tout nous chambouler, tout de même ! 😉 un avis du roi de l'asphalte US, l'itinéris Maestro : ITAT ... sera le bienvenu

Et merci d'avoir eu la patience de lire ..jusqu'au bout ..du monde ..

Bonne soirée et à très bientôt

Laurence et Patrick
Retour de trois semaines au Botswana English translation pending
by Koslan · 2009-10-17 · 31 replies
Bonjour,

Nous sommes de retour de 3 semaines au Botswana (avec petites incursions en Namibie, Zimbabwe et Zambie). Nous allons essayer de vous livrer quelques infos utiles qui restent néanmoins bien générales. N'hésitez pas si on peut aider quelqu'un sur un point précis. Nous profitons également de ce post pour vous remercier. Ce forum est formidable !

- Contexte : nous étions 2, pas franchement habitués de la conduite 4x4 ! 3 semaines, du 18 septembre au 10 octobre 2009.

- Location du 4x4 : Bushlore (Toyota Hilux double cabine avec tente sur le toit). La voiture livrée (à Victoria Falls) n'étaient pas pour nous (documents à un autre nom, matériel pour 3 alors que nous étions 2, pas les jerricans supplémentaires demandés, etc.) !

Mis à part ce détail vite arrangé, voiture en très bon état, moteur parfaitement entretenu et c'est là l'essentiel.

Un unique incident : panne de frigo (un cable sectionné par usure au niveau de la batterie). On a fait réparé à Maun pour 150 Pulas.

- Avion, vol international

Sur British Airways. Une valise manquante à l'arrivée à Victoria Falls... On l'a récupéré 3 semaines plus tard en partant, après une cure d'amaigrissement sévère... Franchement galère à gérer au Zimbabwe. Il nous manquait les cartes routières, les guides, la trousse de toilette, des chaussures, des vêtements... mais pas les médicaments, ouf ! La leçon à tirer de tout ça : l'aéroport de Johannesburg par lequel on a transité est connu pour ce genre de prélèvement dans les bagages. Bref, il est conseillé de faire emballer sa valise en quittant Paris. Si on avait su... Il reste aujourd'hui une gentille bataille avec British Airways (18 jours de retard de livraison quand même...) qui n'est pas concerné. Bhein voyons ! Le vol était "opéré" par Comair. Ne pas s'énerver surtout...😠

- Conduite du 4x4 pour des débutants...

Pas évident mais on apprend ! Bien évidemment, on a eu plusieurs ensablements. Il y a quand même des bases à connaître !

Lors d'un ensablement sévère en allant au Guma Lagoon, un mec génial nous a fait une leçon. Toutes les bases à connaître. Ça allait mieux après quand même.

Peu à peu, on comprend les réactions de la voiture, on anticipe, mais le stress est important quand même !! En résumé, c'est faisable !

- Camps au Botswana (South Gate, Xakanaka, Savuti et Ihaha) réservés à l'avance

Franchement, on s'attendait à bien pire. Les sanitaires sont récents et pas si mal entretenus que ça compte tenu du contexte d'isolement. Les gardes à l'entrée (quand il y en a) donnent de bons conseils sur la localisation des animaux et sur l'état des pistes.

Par chance, pas de problème non plus avec les babouins ou les hyènes.

- GPS or not ?

On en avait un mais... il est tombé en panne en entrant dans Moremi (un Garmin Etrex Legend) ! Bref, on s'en passe bien même si ça doit quand même être pratique.

- Téléphone satellite or not ?

On en avait un. Utilisé une fois, lors de notre ensablement sévère au Guma Lagoon pour téléphoner au camp et demander de l'aide (la honte quand même!). En outre, pour des aventuriers super débutants, ça rassure !!

Mais bon, c'est cher...

- Passages des frontières avec la voiture (Zimbabwe-Botswana-Namibie-Botswana-Zimbabwe)

Assez rapide, sans problème sauf au retour, pour rentrer au Zimbabwe. Les taxes pour la voiture pleuvent (115 $US au total, sans compter les visas) et au final, après 2 heures:"qu'est ce que vous me donnez pour que j'ouvre la barrière ?" On a vite trouvé un sac de victuailles qui a fait l'affaire !

Le parcours en bref

Victoria Falls (2 jours)

On voulait prendre le temps de profiter des chutes avant de partir en voiture.

Hôtel A'Zambezi (très bien, accueil sympa, peu de choix au restau mais ils se donnent bien du mal compte tenu du contexte).

Journée rafting sur le Zambèze : de la folie ! C'était un rêve mais... du rêve à la réalité... On a eu peur, très très peur. L'organisation (Shearwater) est parfaite et la sécurité assurée. Mais le niveau 5, c'est too much pour nous!! 🏴‍☠️

Victoria Falls - Kwando Camp (sur Caprivi Strip)

On passe (suivant les conseils de ce forum) par le Botswana, via le parc de Chobé.

Kwando : super camp, restau magnifique.

Sur la route, beaucoup de villages avec huttes et points d'eau. Contact très facile avec la population. Très vite, on danse, on s'amuse. Un vrai bonheur !

Kwando camp - Ngepi camp

Popa Falls : décevant.

Le Ngepi est très sympa. La "piscine" dans l'Okavango un must absolu !

Journée dans la réserve Mahango. Première horde d'éléphants. Bonne mise en condition pour la suite.

Ngepi Camp - Guma Lagoon

15 km de sable mou pour atteindre le camp depuis la route principale, pas évident du tout !

Journée en Mokoro, magique. On ne croise personne de la journée, juste des hippos, de superbes oiseaux et deux extraordinaires antilopes Sitatunga.

Guma Lagoon - Maun

Scenic flight de 1 heure à Maun

Un avion coûte 200 €/1 heure de vol pour 4-5 personnes. On a cherché d'autres touristes pour partager l'avion et on a trouvé sans difficulté au petit café face à l'aéroport. Vol magique, à ne pas rater.

Camp de l'hôtel Sedia : bien, sanitaires impeccables.

Maun - Moremi (South Gate)

Nous passons la 1re nuit à South Gate, ce qui nous semble pas mal pour se mettre tranquillement dans le bain. L'après-midi, route sud de Moremi.

Moremi : South Gate-Xanakaka

2 lions mâles festoient autours d'un buffle. Nous passons beaucoup de temps à les observer.

Moremi - Maun

Rapide retour à Maun pour réparer le frigo tombé en panne et refaire des courses ! C'était pas prévu du tout mais pas trop le choix.

Maun - Savuti (via North Gate)

La région de North Gate est magnifique, pas mal inondée et déjà très verte.

Passages difficiles des cours d'eau car le niveau est très haut. Lors des traversées, l'eau passe au-dessus du capot !!! Grosse angoisse mais ça passe ! C'est dingue quand même ces voitures ! Pas besoin de chercher d'autres passages, ouf !

Piste difficile jusqu'à Savuti, notamment 7 km de sable mou et profond. On ne voit pas de lions à Savuti, zut !

Savuti - Ihaha

Piste magnifique (ciel noir, terre rouge boueuse, le mythe africain parfait !).

On passe 3 nuits à Ihaha pour profiter de Chobe. Des éléphants, des zèbres et des buffles par centaines. Grandiose...

Ihaha - Kasane

Le coup de gueule : le camp du Chobe safari lodge. Emplacement minuscule, sanitaires minables pour un prix élevé. L'emplacement qu'on nous attribue ne permet pas d'ouvrir la tente ! On nous déménage sur un autre... l'échelle est dans le passage ! Il y a sans doute mieux ailleurs.

Croisière : on hésite à la faire et au final, on ne regrette pas. Sans doute le plus beau coucher de soleil de notre vie. Permet un point de vue différent sur Chobe.

Kasane - Victoria Falls

Passage difficile de la douane à Kazungula. Retour à l'A'Zambezi.

Journée en Zambie et ULM sur les chutes Victoria. Génial !!! Les sensations sont uniques. Visite de Livingstone, notamment du township et du marché de Maramba (auncun problème de sécurité pour se ballader). Bus pour rejoindre la frontière (part du centre-ville de Livingstone).

Les indispensables : Le Leatherman (acheté pourtant en se demandant si c'était bien utile) Le convertisseur 220 V à brancher sur l'allume-cigare pour recharger tout le petit matériel photo/vidéo Un truc tout bête : la liste du matos emporté (quand le matos n'est pas à l'arrivée, ça permet de faire rapidement le point) De bonnes jumelles (on insiste sur "bonnes"). On a acheté des Minox, extraordinaires. A ne pas rater : Les rencontres dans les villages Les hordes dans Chobe Le mokoro dans l'Okavango L'ULM sur les chutes Victoria (côté Zambie uniquement). le pilote fait un détour sur le delta du Zambèze, grandiose. La fierté d'avoir réussi la conduite du 4x4 quand on n'y connaît rien à la base!Les moins : Le camp du Chobe safari lodge Le service bagages de British AirwaysC'est tout !

Désolés de ne pas mettre de photos mais il faut qu'on trie ! N'hésitez pas à nous demander des nouvelles fraîches. Nous aurons grand plaisir à tenter d'aider de futurs voyageurs !!
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (5ème partie) English translation pending
by Isap29 · 2009-10-11 · 30 replies
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (5ème partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Lundi 8 juin ... suite Après avoir fait le plein de carburant, nous prenons la route pour la CCR (Cottonwood Canyon Road) qui va être notre lot pour toute la journée et une partie du lendemain. Retour à Kodachrome pour avoir l'état de la piste, mais le ranger est parti ; le papier affiché à l'extérieur donne le même état que l'autre jour : bon en général sauf la fin avec de profondes ornières. Idem pour la météo, OK aujourd'hui et 40% de « chance » de pluie demain après-midi.

Nous attaquons donc la piste, confiants, à 8h40 et arrivons une demi-heure plus tard à Grosvenor Arch. La plupart des informations que j'ai sur cette arche la donne pour double mais ouestusa la désigne triple : mystère à lever !



Après une demi-heure de balade très tranquille, avec seulement 17°C de température extérieure ce qui montre l'intérêt de se lever de bonne heure, nous quittons l'arche pour les Narrows que nous atteignons un peu avant 10h. Arrêt sur un petit parking Au centre, le petit parking nord

et, après les séances rituelles de changement de chaussures, de crémage et de prise de sacs à dos, nous voilà partis. Petite balade dans le wash, sur un sol assez sableux mais en partie à l'ombre car orienté nord-sud ; les falaises de grès navajo sont impressionnantes.



À droite, une énorme alcôve

Nous rejoignons la piste un peu plus bas et là, sur le chemin de retour à la voiture, nous trouvons des paysages nettement plus jolis, notamment au niveau des couleurs, couleurs que l'on retrouve sur la photo du parking, un peu plus haut. Arrivés à la voiture à 11h30 avec une température en hausse : 23°C.

Nous reprenons la piste pour Hackberry Canyon que nous atteignons à 12h08. Isabelle n'aimant pas la marche dans le sable et le soleil tapant dur, je pars seul, juste pour jeter un premier œil. Au bout de 10 minutes, je fais demi-tour pour lui annoncer qu'il n'y a que du sable, épais, rendant la marche un peu fatigante. Les photos suivantes sont extraites de vidéos mais vous saurez pourquoi plus tard. Je repars donc seul et, rapidement, entre dans le canyon.

Celui-ci est donné pour « perennial » et il devrait donc y avoir de l'eau, mais que nenni ! Au bout d'un moment, j'aperçois de l'eau, mais qui vient vers moi, descendant le wash, coulant tranquillement sur le sable ;

peu à peu, ce filet d'eau se fait ru puis continue à s'élargir, m'obligeant à sauter par dessus plusieurs fois pour continuer la marche au fond du canyon.

Voir de l'eau descendre comme ça, sans discontinuer et grossir, me fait immédiatement penser aux « flash flood », même si je n'entends pas le grondement de l'orage et le ciel commence à être chargé. Je continue, un peu inquiet tout de même, et arrive à Stone Pillar, rocher aisé à reconnaître.

Les traces de dinosaures sont encore plus loin mais je fais demi-tour car le ruisseau continue de s'élargir et le courant de se renforcer ; ma documentation parle aussi de sables mouvants !

Retour à la voiture à 13h50 et, effectivement, le ruisseau a bien avancé.

Casse-croute rapide et brainstorming : que faire ? Continuer comme prévu, c'est à dire rester sur place et faire la rando de Yellow Rock, Red Top et Hidden Cache (donnée pour 5h30), dormir sur place, puis le lendemain aller aux Wahweap Hoodoos via les BLM430 et 431 ? Les risques d'orages, le fait de ne pas avoir de 4*4, nous décident de changer de programme, de zapper Yellow Rock et de filer directement sur les hoodoos (j'y tiens vraiment).

Nous partons donc à 14h12 pour arriver à 15h37, après une piste pas terrible du tout, paysage moche, terne, des washs profonds, parfois difficiles à traverser ; il y en a même eu un où nous avons « failli » rester coincés et où ça a tapé à l'avant et à l'arrière au même moment. Heureusement que j'avais anticipé et pris un peu de vitesse pour le passer en force. Dans un autre, Isabelle est descendue me guider, enlever des (gros) cailloux ici ou là pour faciliter le passage.

Nous descendons dans le lit du torrent, très large et où la marche est assez aisée (quelques traces de 4*4). La température de 26°C fait que, contrairement à de nombreux forumeurs, nous n'éprouvons pas de difficultés particulières. Nous arrivons sur zone et, après quelques tentatives, nous réussissons à sortir du lit du torrent pour nous approcher de ces fameux « fantômes blancs » ; le pied ! Les photos ne « mentaient » pas et j'éprouve les mêmes sensations en voyant ces magnifiques hoodoos.

Le « chapeau » de ces hoodoos est stupéfiant ; c'est un agglomérat de graviers et cailloux liés par un substrat rouge. La perte de ce chapeau entraîne la dégradation rapide des monolithes que certains nomment « pains de sucre ».

En regardant d'un peu plus loin, on distingue très bien les 2 couches géologiques superposées : la blanche, épaisse, formant le corps des hoodoos, et la rouge, plus mince mais plus dure, cassante, qui protège la précédente.



Photo de droite : gros plan sur le trou du pied du grand monolithe de la photo de gauche La chute n'est sans doute plus très loin !



Nous regagnons notre voiture à 17h20 et reprenons la piste un quart d'heure plus tard. Le ciel s'est à nouveau éclairci et les risques d'orages semblent s'éloigner. Lors de la préparation du voyage, j'avais remarqué que la piste passait très près des White Rocks ; d'après le logiciel de cartographie, il devait être possible de descendre directement sans avoir à faire le tour par Churchwells (sur la carte, parages de WhiteWah cross). Pendant l'heure suivante, je vais essayer de prouver cette possibilité.



À chaque traversée de wash dans la zone, je me gare et, sac à dos au cas où (Isabelle restant dans la voiture), me voilà parti, descendant les washs à la recherche DU passage. Le sol est fait de roche très friable (très, très friable !), je longe une couche de charbon de 10 à 20 centimètres d'épaisseur et, à chaque fois, j'arrive, non pas à une pente un peu raide, mais à un mur vertical d'au moins une dizaine de mètres et vu la fragilité de la roche, il n'est pas question de tenter la descente, ce serait du suicide. Échec 😠.

Nous regagnons la CCR et entamons la dernière partie ; ses ornières profondes (deep ruts) sont bien là ; première lente en permanence et un œil attentif sont impératifs pour « surfer » d'une crête à l'autre et surtout ne pas tomber au fond d'une ces ornières. Quelques gouttes de sueur plus tard, nous arrivons « sain et sauf » 😉 sur la 89 ; ouf !

Passant devant Paria Outpost (« gîte des Dodson), où nous avons réservé pour le lendemain, nous faisons une halte, mais il n'y a personne, juste une voiture immatriculée en Californie. Comme nous avions prévu de dormir à Yellow Rock, où aller maintenant ? Old Paria nous tend les bras et nous y filons ; la piste d'accès est un peu bumpy, mais les paysages sont magnifiques et valent à eux seuls le détour,

la lumière du soir (il est quasiment 20h et 24°C) illumine les couleurs.

Malheureusement, des moucherons en grande quantité nous contraignent à faire demi-tour. Nous décidons de passer la nuit dans la cour des Dodson, en espérant qu'ils ne nous en voudront pas. La voiture précédente est partie et il n'y a pas de réseau téléphonique, donc impossible de les prévenir. Nous nous garons là et préparons à manger, puis dodo.

Mardi 9 juin Comme nous avons modifié notre programme et que nous sommes sur place, pourquoi ne pas retenter, en « live », la loterie pour The Wave ? 🙂 Nous partons à 8h pour le bureau des rangers où nous arrivons très rapidement ; il n'y a que 3 voitures et la barrière n'est pas ouverte avant 8h30. Le peu d'espoir qui aurait pu germer au vu du peu de véhicules présents se dissipe rapidement au fur et à mesure de l'arrivée de ceux-ci. Nous serons finalement 36 participants au tirage, pour combien de personnes (50, 60, ... ?, chaque participant jouant pour la totalité de son équipe), et seulement 10 places !!! Un jeune couple de français, Vanessa et Mickaël, semble avoir quelques difficultés à comprendre le principe et nous discutons un peu. Puis, roulements de tambours (non, je déconne 😉 !), mais lorsque le ranger demande le silence, il se fait de suite et on peut ressentir le stress qui monte dans l'assemblée. Première boule, deuxième boule, … dernière boule : c'est encore loupé 😠 😕.

Vanessa et Mickaël ont eu plus de chance que nous et détiennent le fameux sésame : nous leur souhaitons une superbe rando.

À 9h55, nous partons, un peu de vague à l'âme, pour Catstair Canyon et ses pétroglyphes, situé non loin de là. Une marche très courte (à peine 10 minutes) et nous entrons dans le canyon.

Nous le parcourons intégralement (joli au demeurant), mais c'est uniquement en ressortant que nous trouvons les pétroglyphes et pictographes. Beaucoup de représentations d'animaux (Bighorn sheep, dindon, cerf, serpent), d'humains

Seuls pictographes ocre-jaune que nous avons vus

et même un cavalier.

Les plus vieux sont âgés de plus de 6 000 ans ; pour plus d'informations : http://www.frankstehno.com/...caseenm/gsenmart.htm

Nous quittons Catstair pour les formations de Toadstoll Hoodoos, situées plus à l'est et démarrons la rando à à11h40. La formation de ces hoodoos est du même genre que celle des Wahweap, seule la couleur varie (le type du chapeau aussi). La balade serait agréable s'il n'y avait pas la pluie qui nous oblige à sortir les k-ways. Après une petite marche dans le lit du torrent (wash), nous arrivons rapidement à la première manifestation : une couche rouge entre 2 couches blanches et quelques monolithes chapeautés.



Un peu plus loin, les hoodoos rouges virent au blanc, mais sont très différents des Wahweap, même si, géologiquement parlant, ils sont identiques (plusieurs millions d'années peuvent les séparer).



Au fond de la gorge, nous apercevons la vallée suivante, avec ses alternances de rouges et de blanc.

Nous repartons à 13h pour les White Rocks que nous atteignons après une piste facile, mais heureusement qu'il ne pleut pas.

Déjeuner sur le pouce et randonnée (surtout en voiture) parmi ces formations déchirées, mais sans ressentir autant d'intérêt que la veille, à Wahweap Hoodoos.



Nous retrouvons la couche de charbon aperçue hier, pratiquement au sommet du plateau.

Vers 15h10, nous sommes de retour sur l'US89 et décidons de partir vers Page pour faire un peu de lessive et quelques courses. Arrêt au VC de Big Water pour demander des infos sur l'état de la piste pour Alstrom Point, mais le ranger nous demande de repasser le lendemain car son état peut varier d'un jour à l'autre, en fonction de la météo. Sur la route, nous nous arrêtons pour voir le lac Powell, du côté de la marina de Wahweap.

À Page, nous redécouvrons les feux tricolores ; nous avions oublié à quoi ça ressemblait ! 🙂 Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au barrage pour quelques photos,



puis de nouveau sur la route qui longe le lac (le Pass nous permet d'y accéder). Même si la construction du barrage est très décriée, il faut avouer que le spectacle est magnifique. Au fond, on aperçoit NavajoMountain (Naatsis'áán en navajo, Head of the Earth) 10 416 ft (3 175 m)

Nous essayons ensuite de joindre les Dodson au téléphone mais tombons systématiquement sur un répondeur et le débit de Susan fait que je ne comprends rien. Nous essayons de joindre Laurence et JP à Thousand Oaks, mais Laurence nous dit ne pas comprendre le martien (la liaison doit être très mauvaise dans son sens) ; tans pis, nous regagnons Paria Outpost, et là, à nouveau personne. Et pas de réseau. Isabelle, qui était persuadée pouvoir prendre une douche, s'énerve un peu mais bon, nous allons passer une autre nuit sur leur terrain. Comme nous avions réservé, nous nous installons sur les tables et chaises de la galerie couverte (j'y installe un fil à linge) et utilisons un barbecue. Après diner, ayant découvert une prise de courant, nous commençons le déchargement des cartes et le tri des photos et là, grosse catastrophe : bug de Vista ou pas, nous voyons disparaître toutes nos photos sur le portable. Heureusement, nous avons une sauvegarde sur disque externe, mais évidemment, tout n'était pas sauvegardé et les 6 derniers jours de photos ont disparus. Isabelle est choquée et aura du mal à s'endormir. Ayant quelques (petites) connaissances dans le domaine, je décide de changer de partition sur le disque dur pour tenter de récupérer les photos à notre retour. Nous mettons aussi de côté les cartes mémoires de nos appareils (nous en avons suffisamment).

23H30, nous allons nous coucher déçus et dépités. Mais ce n'est pas fini : à peine la lumière éteinte, Isabelle « sent » une « bête » sur son oreiller. Le temps de trouver la torche et d'allumer, nous découvrons une énorme chenille, bardée de poils urticants.

Mercredi 10 juin Réveil à 6h50 ; après le petit déjeuner et les ablutions matinales, je rédige un petit mot pour Steve et Susan quand, tout d'un coup, ils arrivent. Quelques explications avec cette dernière et apparemment, ils n'auraient pas reçu notre dernier mail. Susan nous fait du café et prépare rapidement notre chambre. Nous partons chez les rangers vérifier l'état de la piste pour Wire Pass et la météo pour la journée. Tout est ok, les rangers nous recommandant seulement de vérifier le ciel au confluent de Buckskin Gulch. La piste étant correcte (just a little bit bumpy), nous arrivons à 10h25 sur le parking ; la température extérieure est de 20°C. Après le rituel habituel (chaussures de marche, crème solaire, sacs à dos), nous nous inscrivons sur le registre au trailhead et entamons la randonnée à 10h42. Au bout de 10 mn, je remarque qu'Isabelle ne prend pas de photos, toujours sous le coup de la perte d'hier mais, heureusement, cela ne dure pas. La piste (ce sera ainsi toute la journée) suit le wash, un peu sableux, dans un environnement de roche rouge et avec un ciel bleu, presque sans nuages.

Une demi-heure plus tard, nous arrivons dans la première partie de ce slot canyon et entendons des voix françaises devant nous.

Premier obstacle, un gros rocher obstrue le canyon et il faut le descendre : un couple de compatriotes rebrousse chemin, mais Isabelle leur montre (surtout à la femme) que cela ne pose pas de grosse difficultés. Ils acceptent de continuer. Deux autres hommes, dont Gillou02 sur le forum, sont là et nous continuerons presque toute la rando avec eux.

Un premier morceau de bois fiché en hauteur dans les parois nous montre jusqu'où peut monter le flux lors des flash-floods ; il ne fait pas bon être là à ce moment.

Nous ressortons de cette première partie, retrouvant le ciel bleu, et apercevons aussitôt la seconde partie ;

celle-ci est vraiment très étroite (slot !), très haute et très sombre.

Sur la droite de la sortie, une grande alcôve nous ouvre les bras ; quelques jeunes s'amusent à monter le plus haut possible, à grand renfort de cris !

Les pétroglyphes, juste à gauche, représentent surtout des animaux et quelques figures anthropomorphiques.





Il est midi et nous sommes au confluent de Wire Pass et Buckskin Gulch, nous continuons dans ce dernier car le ciel reste assez clair. Buckskin Gulch, vers l'aval

Buckskin Gulch, vers l'amont

Notre but est, entre autres, de vérifier la possibilité de sortir de ce canyon lorsqu'il se dirige vers l'est et de gagner les North Teepees. Philippe, avec qui j'en ai parlé, a émis des doutes mais tentera la même chose. La balade est assez agréable, la température fraîche à cause des hautes falaises et nous cheminons à 6 le long du wash.







Tout à coup, une première flaque fait son apparition, trop grande et trop profonde pour la franchir d'un bond.

Nous enlevons chaussures et chaussettes, traversons (l'eau est froide), essuyons, remettons chaussettes et chaussures et c'est reparti … jusqu'à la prochaine. Rebelote, et ainsi de suite jusqu'au ras le bol (après la sixième) ; nous franchirons les suivantes sans nous déchausser. Certaines sont si profondes que l'eau m'arrive au dessus du genou. C'est dans cette zone que nous quitte le couple que nous avions convaincu de poursuivre lors de la difficulté précédente.

D'autres « arbres » plantés dans les parois indiquent la hauteur et la violence des crues soudaines.

Nous arrivons à l'endroit où j'espère sortir, mais il faut se rendre à l'évidence (les rangers m'avaient prévenu), à moins d'être alpiniste, ce n'est pas possible. Dans une correspondance ultérieure, Philippe me dit qu'il est arrivé à passer les obstacles du début, mais a fini par renoncer devant un surplomb.

Nous continuons avec Gillou02 et son copain en direction de l'est dans ce canyon magnifique, quelques mètres de largeur, des falaises entre 20 et 30 m de haut et quelles couleurs !



Je m'étais bien gardé de dire à Isabelle qu'il pourrait y avoir des serpents à sonnettes mais les derniers orages (récents au vu des flaques) ont fait le ménage ! Deux heures dix après avoir quitté le confluent, je décide de faire demi-tour tandis que Gillou02 continue, pour voir. À 15h15, nous sommes de retour au confluent et faisons la pause casse-croûte, bientôt rejoints par nos deux compères ! Nous repartons une demi-heure plus tard et, à l'entrée de Wire Pass, nous attaquons un petit sentier sur la gauche qui semble aller vers le plateau, mais redescend un peu plus loin.

Nous sommes de retour dans le wash et regagnons la voiture en moins d'une heure, après avoir dépassé l'entrée du sentier pour The Wave ; nous avons marché pratiquement 15 km dans ces 2 magnifiques canyons et même si nous n'avons pas trouvé la sortie espérée, ce fût une excellente journée. Sur le parking, nous retrouvons Vanessa et Mickaël qui arrivent, heureux, d'avoir fait The Wave ; on peut les comprendre. Gillou02 et son copain nous rejoignent un peu plus tard, ils s'étaient plantés ! Nous quittons le parking à 17h30 et comme Catstair est sur notre chemin, nous nous y arrêtons au cas où nous ne pourrions pas récupérer nos photos perdues. En prime, quelques photos complémentaires.





Retour chez Steve et Susan, un peu avant 19h ; douche et repas avec un petit groupe d'asiatiques. Comme d'habitude, les parts sont énormes et, rassasiés, nous allons nous coucher.

Jeudi 11 juin Lever à 7h45 ; au menu aujourd'hui, Coyotes Buttes Sud avec Paria Outpost. Petit déjeuner préparé par Susan et départ à 9h45 avec un couple d'allemands, très sympathiques au demeurant. Notre guide pour la journée sera Kurt qui nous fournira plusieurs indications sur la flore locale (nous sommes parmi les rares à nous préoccuper de la question, paraît-il ?). Nous découvrons notre véhicule pour la journée, et là oui, c'est un 4*4, un vrai, celui où il faut pratiquement un escabeau pour monter dedans.

Nous prenons la piste de la veille (Houserock Valley Road), passons le parking pour The Wave et à 10h35 nous quittons la piste principale vers la gauche (route 1079) pour arriver un quart d'heure plus tard à Paw Hole. Les formations rocheuses ressemblent à des gros Teepees, le sol est de sable et les fleurs nombreuses.

Whipple Cholla (Opuntia whipplei)



Nous repartons et à 11h26, en plein milieu de nulle part, nous tournons à gauche ; le début du chemin sableux est constellé de Evening Primerose. Peu de temps après, Kurt arrête la voiture, nous annonce une rando d'au minimum 3h et nous demande si on veut manger maintenant, apporter le pique-nique ou manger au retour ; nous décidons de manger au retour et là, un des allemands nous demande si nous voulons des « snakes » !!! ??? 😕 Je me doute bien qu'il ne s'agit pas de serpent 🙂 et quand Kurt nous montre une barre de céréales, nous acceptons mais sans avoir compris (ce n'est que plus tard qu'Isabelle découvrira sur le dictionnaire qu'il s'agissait de « snack » qui veut dire « en-cas »).

Crémés de partout, sacs à dos pleins d'eau, chaussures de marche et chapeaux, nous partons à 11h45 pour Cottonwood Cove et, pratiquement dès le départ, des Spiderworts de 2 couleurs différentes.



Et ensuite, les miracles de l'érosion dans leurs splendeurs, en festival deux tons. Les photos parleront mieux qu'un long discours.





"Quasimodo" devant et derrière





De multiples cônes et arêtes semblent sortis tout droit d'une machine à glaces à l'italienne, parfum vanille framboise ! 🙂









Vers 13h15 nous traversons avec précaution (suivre les traces) une zone appelée « Fin Land » : la roche est très fragile et comporte de nombreuses arêtes en forme de lame que le moindre pas peut briser.

Un peu plus tard, un remake de la scène de la Grande Vadrouille lorsque la machine à tracer la bande jaune part dans les décors, mais toujours en 2 tons (vanille framboise).

Quelques fleurs sur notre passage. Sandpaper Mules Ears (Wyethia scabra)

Spreading Phlox (Phlox diffusa)

En plein désert, une sculpture moderne trône !





Vers 14h20, nous arrivons sur une zone où les oxydes métalliques (fer et manganèse a priori) apportent un cachet spécial à la roche : un camaïeu allant du rouge au pourpre sombre.

Dans les mêmes parages, pour nous qui n'avons pas pu voir The Wave, une de ses cousines nous attire : The Third Wave ? 🙂

Sur le chemin du retour, une superbe glace vanille-framboise à l'italienne 😉 (cela tourne à l'obsession !)

Et après une petite marche dans le sable, nous arrivons à la voiture pour un petit pique-nique ; il est 15h45 et nous venons de marcher 8.75 km.

Trois quarts d'heure plus tard, nous partons pour le dernier point de la journée, White Pocket.

À peine arrivés sur le site, nous découvrons cette espèce de plateau blanc au relief un peu chahuté, avec des zones rougeâtres et parfois ocres jaunes, juste sous la couche blanche. Une fois de plus, les photos se passent de commentaires tellement c'est beau ; mais il faut parfois jouer avec les nuages.











Bordée de chantilly, une nouvelle Wave !

Kurt, notre guide, nous laisse pratiquement seuls nous recueillir dans cette immensité, sans autre bruit que celui de nos pas.







Kurt, notre guide

















Wingseed Blazinstar (Mentzelia pterosperma)

Retour à la voiture et départ à 18h50. Sur le chemin du retour, Kurt accélère un peu et, sur les cahots de la piste, Isabelle parle de pulpe et d'Orangina ; je ne comprends pas 🙂. Je descends à toutes les barrières pour les ouvrir et refermer après notre passage et Kurt apprécie, cela nous fait gagner du temps et lui évite de descendre. Le véhicule est en position 4*4 et, malgré ça, certains passages sont délicats à franchir. Il nous faudra 55 minutes pour revenir sur House Valley Road et à 20h30 nous débarquons à Paria Outpost, heureux de notre journée.

Kurt m'apporte un de ses livres sur la flore locale et, comme nous discutons, Steve me dit que nous avons de la chance, le printemps a été assez pluvieux et le mois de juin particulièrement froid. Nous dinons tous les 5 avec des cuisses de dinde cuites par Steve sur son barbecue et, comme d'habitude, il y en a beaucoup trop. Steve nous met tous les restes dans un plat au frigo pour notre départ du lendemain (doggy bag).

Fin de la cinquième partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin)http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_quarante_jours_dans_sud_ouest_americain_7eme_derniere_partie_D3148167/[/lie
Poids du vélo? English translation pending
by Philena · 2009-10-11 · 48 replies
Bonjour à tous, Je suis actuellement en train de me choisir un vélo pour faire des petites randonnées en Europe, et , au vu des réponses que j'ai reçues dans les discutions précédentes (utilité d'une fourche suspendue, d'un éclairage, etc), mon choix s'arrèterait sur un Koga Signature "full options". Mais voila, cette "Roll's" en ordre de marche (avec les sacoches) pèserait 24 Kg. Est-ce rhédibitoire pour voyager "pépère"sur des petites routes? Merci de vos réponses.
Parcours de Guillin à Guiyang (Chine) English translation pending
by Longjean · 2009-10-06 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je prépare mon prochain voyage en Chine, je suis très tenté par la route qui va de Guillin à Guiyang en passant par Kaili et les villages des minorités dans le Guizhou.

Pensez vous qu'il soit raisonnable d'envisager ce parcours en 8 jours ?

Savez vous si on peut trouver une voiture avec chauffeur à Guillin ou à Guiyang (dans ce cas le sens du parcours serait inversé) ? Et à quel coût ?

Peut on connaitre les dates des marchés dans cette région afin d'établir un programme en fonction ?

En dehors des trois villes, quels types d'hôtels trouvent on dans ces villages ?

Je suis preneur de tout autres renseignements utiles car les guides (Lonely Planet et Guide Bleu) que j'ai en ma possession sont succeints pour cette région

Merci d'avance à tout ceux qui prendront la peine de me répondre.

Jean.
Que pensez-vous de cet itinéraire de trois semaines en France? English translation pending
by Oyat · 2009-09-27 · 15 replies
Bonjour,

Arrivée: Bordeaux

Itinéraire de 3 semaines: *Saint-Emilion - Saint-Jean-pied-de-port - Arcachon

La Rochelle - Quiberon - Camaret-sur-mer - Cancale ( oui nous irons visiter

le Mont Saint-Michel)

Départ: Nantes Qu'en pensez vous?

* mi-septembre: Période des vendanges? Vos suggestions pour visites, restos,

hébergement etc pour tous ces endroits.

Merci!!
Mon séjour de huit jours à l'île de la Réunion en avril 2010 English translation pending
by Didine68460 · 2009-09-23 · 14 replies
Bonjour j'ai pour projet d'aller à l'ile de la réunion en avril 2010! J'ai trouvé un autotour par le biais de promovacances et je voulais savoir si le programme proposé vous semble complet ou s'il me manque une destination indispensable??? Voici le programme : JOUR 1 : SALAZIE - HELLBOURG Arrivée et accueil à l'aéroport de St Denis en début de journée. Remise des documents, ainsi que la voiture de location. Route vers la côte Est et le Cirque le plus verdoyant de la Réunion ; celui de Salazie, situé au cœur de l'île. Nuit à Hellbourg, au Relais des cimes en petit déjeuner. SUGGESTION : Visite de la Maison Folio : une maison coloniale créole, bâtie au 19ême siècle bordée d'un magnifique jardin d'orchidées, de plantes médicinales et autres merveilles.

JOUR 2: FÔRET DE BEBOUR/BELOUVE Descente vers Saint Benoît, montée vres la Plaine des Palmistes, incursion dans la fôret de Bébour et Bélouve, grand étang, trou au fer..., puis revenir vers Sainte Rose, léglise du Piton Sainte Rose, les coulées de lave, le tremblet.... Nuit à l'hôtel La Fournaise 2* à Sainte Rose en petit déjeuner. SUGGESTION : Déjeuner dans une table d'hôtes à la Plaine des Palmistes). visite de la Coopérative de Vanille à Saint Benoît

JOUR 3: LE SUD SAUVAGE ET LA PLAINE DES CAFRES Départ très tôt pour une découverte du sud sauvage, Saint Joseph, Manapany, Grande Anse puis Saint Pierre (son front de mer, son marché...). Montée vers la plaine des Cafres via le Tampon. Nuit à l'hôtel des Géraniums 2* en petit déjeuner.

JOUR 4: LE PITON DE LA FOURNAISE// CIRQUE DE CILAOS Départ très tôt le matin pour une découverte du Piton de la Fournaise, l'enclos , la plaine des sables... au levé du jour. Eventuellement randonnée sur le volcan. Descente vers l'Entre-deux, petit village pittoresque, avant de poursuivre vers Cilaos. Le cirque est magnifique, le village est réellement "authentique". Vous aurez plaisir à faire une marche jusqu'au point de vue de la Roche Merveilleuse. Nuit à l'hôtel des Neiges 2* en petit déjeuner.

JOUR 5 A 7 : SAINT GILLES Après avoir pris le temps d'une dernière promenade dans le village, vous redescendrez vers la côte ouest. En chemin vous prendrez le temps de découvrir l'Etang Salé, puis Saint Leu, La Saline... et Saint Gilles les Bains. Vous passerez vos 3 dernières nuits à la résidence Tropic 2* ou à la résidence Archipel 3* à Saint Gilles en studio (hébergement seul).

JOUR 8 : SAINT DENIS - PARIS Remise de la voiture à l'aéroport de Saint Denis et départ pour Paris. SUGGESTION : Afin de parfaire votre séjour, nous vous conseillons d'achever votre voyage par une visite de Saint Denis avec cases créoles, sa Rue de Paris, son Jardin de l'Etat, ses musées....

Tout çà pour le prix 1079€ pour 10j et 7 nuits avec compris le vol, les repas, les nuits d'hotels et la location de voiture. Qu'en pensez-vous?
Bons plans pour la Roumanie début octobre? English translation pending
by Pourcou · 2009-09-22 · 25 replies
salut a tous je pars dans 9 jours vers la roumanie je suis a la recherche de tous (bons) plans visites, idees, a ne pas rater, hebergement sur ce pays. merci a vous tous jeremie
Du Djebel Sarho à Zagora en 4x4: quelle piste? English translation pending
by Mlefevre · 2009-09-20 · 36 replies
Bonjour, Je prépare un (court) voyage au Maroc à Noël. On pense (avec un 4X4 de loc) faire la piste de Boulmane Dades à Nekob passant par le Tizi-n-Tazaert. Ensuite je voudrais faire la piste qui longe le Draa sur sa rive est, plutôt du sud vers le Nord. Je me demande donc comment rejoindre Zagora depuis Nekob et je vois plein de possibilités, soit d'ouest en est : - de Nekob partir vers l'ouest puis tourner vers le sud et passer par Zaoula-Tafetchna et le jbel Zeroual - de Nekob, partir vers Tazzarine et tourner avant vers le sud sur la piste passant par Tanoumrhit - ou tourner un peu plus loin sur une piste qui va plein sud vers le Tizi-n-Tafilalet par le Djebel Rhart - ou alors passer par Tazzarine puis Aït-Menad puis le Tizi-n-Tafilalet

Laquelle de ses pistes me conseillez-vous? Le but étant de passer par les plus beaux coins? Combien de temps faut-il prévoir pour ce parcours?

Merci!

Marie
Au secours! Aide d'urgence demandée aux membres habitant en Guadeloupe English translation pending
by Travaway · 2009-09-20 · 76 replies
Au secour!!! ... je suis seule en Guadeloupe, je suis venue pour m'occuper d'une maison et de ses animaux suite à une annonce passée sur voyageforum le 13 ou le 14 dernier Il a fallu se decider en 4eme vitesse et les sympathiques proprietaires ont cru bien faire en me joignant un colocataire , qu'ils n'ont pas eu le temps de connaître ... mais ce type se revele vraiment louche et ultra violent!!! je ne sais plus que faire!!!!, je pense qu'il a dans l'idée de me virer dehors et prendre possession de la maison, j'ignore dans quel but, mais je pense qu'il a une idèe derriere la tête ... Il tente de prendre le pouvoir par la violence , ne supporte pas que je face quoi que ce soit ici, il jalouse absolument tout!!!!!! ce type est pathologique je suis virèe de la varangue ou de l'ordi des 7h du soir, ou je dois me confiner dans ma chambre et ne plus faire un bruit et en bouger, pas même aller aux toilettes dans cette même chambre!!!...pas question de s'installer sur une chaise au bord de la piscine sinon c'est eclaboussures sur eclaboussures... il ne m'adresse pas la parole sauf violemment, chaque fois qu'il fait un geste c'est avec colere même poser un verre🤪 je finis par avoir peurdeses reactions ce type est barge vraiment!!! La derniere fois qu'il m'a amenée en voiture (c'etait le lendemain du depart des proprietaires!!!), il a failli me debarquer en pleine nuit à 20 ou 30 km de la maison!!! C'est vraiment plus que mauvais esprit...je vis un enfert J'en appele à la communauté des voyageurs de Guadeloupe SVP aidez moi!!! Je sens que ça va pêter, il n'y a pas de tonalité au telephone je ne sais pas pourquoi... je n'ai pas de voiture non plus, donc le soir je suis coinsée seule avec ce bargeot!! je ne sais ce qui peut se passer SVP AIDEZ MOI!!! je suis sur la Basse Terre du côté de Pointe noire Merci d'avance à tous...
Un an en Amérique du Sud en camion ou sac à dos? English translation pending
by Fannyalbrand · 2009-09-17 · 15 replies
Bonjour à tous...

Voila, je me donne une bonne année pour préparer mon voyage en Amérique du sud. Je compte partir un an avec mon copain faire le tour de ce magnifique continent en sac à dos. Je n'ai pas encore prévu de trajet exact mais je pense déjà faire l'Argentine, le Chili, le Pérou, le Brésil...

J'ai pas mal de question importante et peu d'expérience de ce type de voyage aussi tous renseignements, conseils, mis en garde, seraient le bien venu.

La première question que je me pose, est niveau budget est -il plus avantageux de partir en sac à dos ou en camion? nous prévoyons un budget de 7000 euros à deux pour an, est-ce suffisant?

J'aimerai dans la mesure du possible emmener mon chien... Mais hors de question de lui imposer une quarantaine ou de le mettre en danger, aussi j'aimerai savoir quel pays impose des quarantaine et est-il compliquer de voyager à pied avec un chien dans ce continent?

Niveau visa et papier, quelle législation (papier, vaccination...) est en vigueur pour les étranger (hommes et animaux... 😏 ).

Voilou, en gros toutes infos m'aiderai dans mes préparatifs... Si vous avez des itinéraire à me conseiller c'est cool aussi.

Merci d'avance à ceux qui répondront

Fanouchka
Faire un tour du monde seule à l'âge de 18 ans? English translation pending
by Vitriole · 2009-09-10 · 9 replies
Bonjour bonjour !

Je suis ici parce que j'ai grand besoin d'aide. J'ai actuellement 17 ans, et depuis quelques années, j'ai une envie de plus en plus pressante de partir à la découverte de ce qui m'entoure. Je n'en peux plus d'être chez moi, à fantasmer sur les paysage Islandais sur l'écran de mon PC, à subir la gué-guerre familiale qui s'y déroule H24 . J'ai la conviction que découvrir ce qu'il se passe hors de la France, hors de chez moi plutôt, pourrait m'apporter bien plus que n'importe quelles études. Je pense qu'il est essentiel de voir autrement qu'à travers l'écran d'une télévision les choses pour les comprendre. Mais il n'y a pas uniquement cela. Je n'ai jamais cru en quelconque dieu, alors j'ai l'impression de n'avoir aucun but dans la vie. Plus je me pose des questions, plus je constate qu'elles n'ont pas de réponses. Déprimant, n'est ce pas ? C'est pourquoi je veux faire du Voyage ma religion, raconter mes péripéties dans un livre qui deviendra, à mes yeux du moins, bien plus sacré que n'importe quel écrit. Il manque quelque chose à ma vie, et je refuse de continuer à vivre ainsi, sans me sentir "réalisée" !

Mais il y a un problème. Ce n'est ni une question de volonté, ni une question de budget (je travaille en dehors du lycée). Et oui, dur dur de vivre encore chez papa-maman, surtout lorsqu'ils sont persuadés que vous allez faire des études. Bien sûr, je vais réussir le concours de Science-Po (vous pensez que je suis prétentieuse ? En fait, j'y travaille avec acharnement pour prouver à mes parents que j'en suis capable. J'ai l'esprit de contradiction ...), et, là, septembre 2010, je leur dirais aurevoire. Gros problème : Comment leur annoncer a chose, eux qui sont si ... basiques ?

Mis à part ce petit souci, j'aimerais en fait savoir si vous avez déjà réalisé de long voyage à des âges aussi jeunes, quels modes de transports vous avez utilisés, si vous avez souvent dormi dehors, le minimum a emporter pour les pays froids etc ... et je m'adresse surtout à des femmes (sans discriminations de ma part bien entendu !), parce que on raconte qu'une femme seule est plus en danger qu'un homme seul .. Serait-ce une légende ? De plus j'ai la drôle d'impression d'être la seule à être attirée par les pays du Nord (Islande, Groenland, Canada, Alaska, Russie ...) ! Si il a d'autres pingouins ici je me sentirais peut-être moins seule ... ^^'

En vous remerciant d'avoir tout lu !

Vitriole, la fan des tontons flingueurs.😄
Une véritable tentative en Nouvelle-Calédonie! English translation pending
by Glopglop333 · 2009-09-07 · 129 replies
Bonjour a tous ; je m'apelle cedric j'ai 37 ans , marié, deux enfants (5et 8 ans ) Je suis artisan dans les milieux de l'eau (puissatier, pompage, arrosage, bassin...) Mon affaire marche bien ...mais j'arrive a une periode de ma vie ou je recherche de l'authenticité....et toute cette vie folle et cette course au fric m'indispose de plus en plus.... Bref j'ai decidé de venir voir chez vous comment cela se passait .... Pas pour repartir a travailler comme un fou a noumea ...non ...mais plutot d'essayer de couper ....d'apprendre des caldoches...leur mode de vie leur culture....etc... Alors es-ce possible de se faire un minimum integré en faisant de gros effort ? Je pars debut novembre pour minimum un mois .....seul sans mes enfants ni ma femme ....(sans ma famille ce seras le plus dur !!!!) Je ne suis jamais sorti de france, je n'ai jamais pris l'avion... Je pars contre l'avis de ma famille , mes amis qui me traite de fou.... J'ai peur aussi de l'eventuel solitude ...si quelq'un pars sur la meme periode pourquoi pas un rapprochement .... Si quelqu'un veut m'acceuillir en toute simplicité pour une courte periode afin d'echanger...je suis preneur (je suis courageux, je partage les frais, bref pas profiteur reglo quoi...) Alors vous qui etes la bas ....suis-je fou ....ou l'aventure vaut le coup d'etre tenté ????
Tourist Trophy 2010 (île de Man) English translation pending
by Zoivve · 2009-09-06 · 181 replies
Bonjour à tous,

Quelques années déjà que l'envie d'aller voir un TT nous traverse la tête. C'est décidé, ça sera pour 2010.

Cependant audelà du simple aspect financier, c'est toute une logistique de voyage qui est à mettre en place. Par conséquent, si l'un ou l'une d'entre vous a déjà fait ce périple, je suis preneur du retour sur expérience ou de simples conseils. Que cela soit sur le choix des moyens utilisés (tunnel ou ferry 2 fois), du logement (B&B ou camping) ou des endroits où il est préférable d'aller une fois sur l'île de Man.

Ah j'oubliais, si vous souhaitez vous joindre à nous, c'est avec plaisir🙂

Merci d'avance
Paris: danger dans le métro et RER? English translation pending
by Kenx83 · 2009-09-03 · 149 replies
Bonjour à tous,

Voilà, je vais partir à Paris samedi 5 au mardi 8 septembre. Je partirai avec ma copine. Nous sommes tous 2 vietnamiens et avons 25 ans. On va sûrement beaucoup prendre le métro pour visiter Paris et c'est là toute la question.

Est-ce que le RER et le métro sont dangereux? Est-ce qu'il y a des gens qui pourraient nous agresser ou nous pick-pocketer? Ils vont déjà bien s'aperçevoir que nous sommes des touristes. Bien sûr, on ne va pas prendre bcp de bagages dans les mains, juste un sac à dos. Mais pouvez-vous me faire part de vos impressions concernant l'insécurité régnant dans les transports publics?
La Loire à vélo et le canal de Nantes à Brest! (retour) English translation pending
by Bikos · 2009-09-03 · 8 replies
Je reviens d'une très belle aventure, ou chacun de nous s'est bien amusé ! Joao (moi) et Séverine , 35 ans; Amandine 12 ans et Julien 9 ans ...

A NOUS LA JOIE DU VELO !!!

Première partie du voyage

Pour notre deuxième année d'affilié nous avions décidé de repartir avec nos vélos chargées sur les voies vertes de France. Nous voulions connaitre le tronçon de Tours à Nantes le long de la Loire, et parcourir ensuite le canal de Nantes à Brest...

Nous sommes partis un dimanche sous une pluie fine. Gare d'Austerlitz. Comme l'an dernier, même combat. Faut monter le barda et les vélos dans le wagon prévu à cet effet... Tours est là. La Loire s'offre à nous assez rapidement. Les panneaux, les cartes, les plans, le paysage et nous voici plongés très vite dans le bain ! Cette partie de la Loire nous ne la connaissons pas et c'est bien ça qui nous intéresse. Savonnières marque le premier arrêt après seulement 28 km. Car c'est bien le lendemain que débute l'aventure ! Le soleil est là, et ça fait du bien. On se prélasse à notre première terrasse. Nous sommes le long du Cher qui longe une partie de la Loire. Julien s'y baigne en slip !

Cette année nous avons deux tentes à poser contre une l'an dernier. Moi je monte les tentes et gère le matériel, les vélos et tout aspect technique. Séverine coordine le linge, les provisions et le planning. Les enfants ... jouent !!! Bref nous avons déjà l'expérience, et le rodage se fait rapidement.

Vilandry, Azay le rideau, où nous visitons son château, puis Rigny-sur-Ussé et Chinon se pointe à l'horizon. Du Cher nous sommes passés à l'Indre pour enfin retrouver la Vienne ! C'est qu'il y en a des cours d'eau ! Ceci est très plaisant ! Allez ma première bouteille de vin. C'est local et c'est bon ! Je bois seul et suis vite en zone rouge ! 52 km pour cette véritable première étape. Nous sommes dans une région de vignobles. Donc il y a des coteaux, donc ça grimpe. Ca râle sec. Severine, Amandine et Julien me détestent ! Moi j'ai la big banane et je souris de toute mes dents ! Le soleil cogne ! Pas d'ombre. On boit beaucoup. Plusieurs cimetières nous donne la joie de remplir nos gourdes. Saumur est incontournable, mais c'est aussi une bonne ville bien grande ici...

St-Mathurin, Angers (moche) et Poisonnières ou un camping apparemment paisible nous attend. Tu parles les trains sont passés toute la nuit à seulement 10 mètres de notre emplacement ! Mauvaise nuit !

Après 4 jours de voyage (jeudi) Séverine me fait l'honneur de crever ! Notre première crevaison en voyage. J'ai les boules car faut enlever toutes les sacoches, chercher le matériel et analyser la nature de la crevaison. Une épine est trouvée. Rustine patchée et hop, je joue avec l'huile de coude, recharge la pouliche et hop ! Quelques cyclos voyageurs s'arrêtent à note hauteur pour savoir si tout va bien. D'autres passent sans même sourciller ! Montjean-sur-Loire, Ingrandes, St-Florent-le-Vieil . La Loire est parfois quittée au profit des routes de campagne. Ce qui ne plait pas forcément à tout le monde. Ancenis marque la fin de notre aventure Loiresque. Demain nous changerons de cap afin d'éviter Nantes et son effervescence . Au bout de 5 jours c'est déjà près de 246 km effectués ! 28 km, 52 km, 60 km, 52 km, 52 km !!! La troupe roule bien malgré des chemins de halage et des chemins de terre parfois aux allures de gruyère ! Ce soir nous réservons une table au restaurant du camping, puis allons à la piscine municipale qui est nocturne jusqu'à 23h ! Quel pied après les chaleurs de ces derniers jours !

Deuxième partie du voyage

Nous sommes vendredi et le canal est l'objectif du jour ! Nous quittons Ancenis et partont par un départementale qui nous usera ! Ca monte sévère. Et les organismes des enfants sont mis à rude épreuve. Ca râle, ça rage et ça s'arrête ... Faut motiver tout ça et c'est parfois pas évident. Nous sommes à Ligné. Super U pour maman et librairie pour les enfants. La pose déjeuner fait parfois office de repos et celle-ci est la bienvenue ! C'est moi qui me colle à la popote ! Nord-sur-Edre est atteint. Un couple canadien que nous croisons nous met dans la bonne direction. Nous roulons sur un tronçon qui mène au canal de Nantes à Brest. Celui-ci fait son apparition pour notre plus grande joie. Mais les premiers kilomètres s'annoncent difficiles. Le chemin de halage est plein de crevasses, trous et gros cailloux. On roule pas bien et forcément ça grince de nouveau. Le soleil n'aide pas. On roule, on roule et le camping est encore très loin. Après 20-25 km au bord de l'eau, une aire de pique-nique avec point d'eau et wc, fait notre bonheur ! Ce soir nous resterons là ! Premier camping sauvage ! Chouette ! Je plante une tente au lieu de deux. Un randonneur, vient à son tour et nous demande si cela ne nous dérange pas qu'il s'installe. Au contraire il y a de la place et à plusieurs c'est plus rassurant ! 52 km !

Lendemain sous le soleil, notre randonneur part avant nous, et nous le recroiserons plus loin ! Dès le départ nous nous apercevons que le canal est dépourvu de peu de villages étapes. Donc peu de commerces. Nous n'avons parfois pas grand chose, car tout ce qui est acheté est mangé le jour même, surtout les produits frais... Midi à la crêperie ! Les premiers bateaux et péniches défilent dans un long murmure que rallonge le temps. Rien ne presse ! Nous nous enfonçons dans une véritable campagne pour arriver à Guenrouet. Nous resterons ici 2 jours. De plus il y a une piscine, plein air et un mini golf ! Amandine et Julien se trouvent des copains. Severine s'occupe d'une bonne lessive. Moi je bois de la bière, fume ma pipe achetée à St-Claude, bouquine et me balance dans mon hamac !!! Un concert en plein air de musique bretonne meublera notre première nuit. Incroyable coincidence, notre randonneur arrivera au camping ! 42 km ! Il s'appelle Jacques, 58 ans, habite Brest et fait le canal à pied ! 350 km !!! Nous sympathisons !!! Le hasard fera bien les choses puisque nous le reverrons 2 jours plus tard vers St-martin-sur-Oust, puis encore le lendemain-matin ! Ainsi pendant 5 jours ! Nous déjeunerons ensemble après Rohan lors de ce qui sera notre dernière fois ... Cette rencontre avec Jacques a beaucoup marqué les esprits et l'émotion sera vive lors du dernier au-revoir... Josselin marque un tournant dans cette aventure. Notre premier gite, et surtout premier lit en 10 jours !! Le pied ! Rencontre insolite avec un couple, leur deux enfants et leur deux ânes !!! En voyage !!! Resto, balade puis massages aux huiles essentiels que Séverine et moi faisons à tour de role. Petits et grands sont aux anges !!!

Le lac de Guerlédan amorcera une journée incroyable ! Puisque nous nous perdrons , mangerons uniquement des pâtes à l'eau, passerons par des chemins digne de certains rallyes vtt et finirons par arriver exténués au camping après 69 KILOMETRES !!!!!!Véritable mise à mort ! Le lendemain alors que nous passons les écluses en revue, un bateau de tourisme fait son entrée dans une écluse. Avec la complicité de l'éclusier, Julien a la chance de pouvoir tourner la manivelle qui ouvre et ferme la porte de l'écluse. Je suis fier et content ! Maman filme et la grande soeur encourage ! Julien est très content ... nous ferons 54 km pour atteindre Chateauneuf-du-Faou !!! Incroyablement les enfants ont bien récupérés de la veille et ça c'est bon signe. Camping dans un village VVF avec piscine ... On ne se fait pas prier pour y aller ! Nos soirées sont ainsi : après le diner, la vaisselle est faite à tour de role. Très souvent nous faisons des parties de UNO ou de YAHTSEE. Les enfants se couchent les premiers. Nous autres adultes préparons l'étape du lendemain, et contemplons le ciel étoilé... Chateaulin marque la fin de notre épopée au bord du canal. Cette dernière étape est salutaire puisque deux jours auparavant, j'ai appelé pour réserver une chambre d'hotel ! Nous retiendrons surtout cette multitude de chemins de halage défoncés, et qui malheureusement aura raison du porte bagage avant de Séverine. Niveau physique, certaines étapes sont de véritables randonnées vtt !!! Entre les pommes et les mures cueillies, nous avons nos ravitos ! Chateaulin est atteint après 322 km sur les 360 km du canal ! Une boisson et une glace monumentale et nous voici pénards. Hotel, chambre, télé, le pied ! Resto et balade nocturne ! Nous sommes le 15 aout et nous avons une semaine d'avance sur notre planning !

Troisième partie du voyage

Dimanche 16 aout Avec une semaine de bonus, tout le monde est unanime, on décide de rejoindre Tours, pour faire le tronçon Tours-Orléans que nous connaissons déjà ... La veille nous avons pris nos billets de trains ... oui de TRAINS !! Le premier est un TER qui nous emmène à Quimper avec un escale de 3 heures avant de prendre le deuxième pour Nantes ! Ensuite, nous avons notre dernier train pour Tours ! Partis à 12h13, nous débarquons à 20h39 !!! Un contre-la-montre avec le soleil est lancé. Trouver le camping de St-Avertin. Jouant sur l'intuition, je mène la troupe, heureuse d'avoir quitté les rails pour un tour de roue qui fera du bien ! A près de 22 km de moyenne, nous arrivons à notre éden d'un soir. Environ 500 km de train et 22 km de vélo !

Nous retrouvons le lendemain notre chère Loire ! La chaleur est encore plus importante qu'en Bretagne (ok bon !) Carrefour ! Allez on fait des frais ! Des lunettes de soleil pour Julien qui a perdu les premières. Des tongues pour Julien et moi pour remplacer les vieilles, un débardeur pour Amandine, une bouteille de gaz et des provisions pour la journée... L'itinéraire de la Loire à vélo est quelque peu modifié, mais au final nous trouvons ça chouette. L'an dernier on passait par les coteaux... Tout le monde est content, mais moi ça ne m'aurait pas dérangé ! Après la journée d'hier nous décidons de faire léger et de nous arrêter à Beaugency après 28 km. Lessive, terrasse café, baby-foot, flipper et piscine ! On glande et ça fait du bien ! Chaque matin c'est pareil. On sort tout des tentes. On prépare les sacoches, et c'est pas simple puisque nous en avons pas moins de 12 !! Puis on finit par les tentes ... En général il nous faut 2h30 entre le réveil, les petits déj, le rangement et le départ. Ce matin nous mettons le cap sur Blois et son camping. A peine partis de Beaugency, un incident survient. Nous roulons sur une nationale. Amandine qui roulait trop près du trottoir fait une cabriole. Tête, bras, poignée et genoux. Son corps est meurtri. Notre peur est grande, mais après quelques soins et un long arrêt, on pourra repartir. En revanche, notre conscience de parents est touché, car dans ce voyage, nous sommes partis sans casque ! Ce qui n'aurait pas dû arriver. Une bonne leçon... Quelques portions goudronnées, et nous voici de nouveau à l'abri sur des chemins de halage longeant la Loire. Candé-sur-Beuvron fait office de pause-déjeuner et de nouveaux soins sont donnés après être passé à une pharmacie. A peine repartis c'est au tour de Julien de se payer le plancher des vaches. Mais là pas grand chose, bien que ça devait arriver. Un coup à gauche, un coup à droite et sur le gravier ça ne pardonne pas ! Blois est atteint en pleine fournaise et après avoir traversé la forêt domaniale de Russy. J'installe dare-dare le camp et nous détalons pour aller à la piscine découverte qui fermera ses portes une demi-heure plus tard ! Les boules. Seul Julien et moi faisons plouf-plouf ! Apéro et repas léger. Nous tombons sur un couple rencontré à St-Avertin, qui suit le même itinéraire ...

On est mercredi et la veille nous avons décidé au moment de nous coucher de rallier Orléans, puis Paris par le train. Nos amis partent avant nous. ?change de coordonnées. Nous partons et roulons bien malgré les 25? déjà présents. A notre grande surprise nous voyons arriver à notre hauteur le groupe de 3 cyclistes qui étaient partis dans la mauvaise direction. 8 km pour rien ! Du coup nous restons ensemble avec Bernard, Isabelle et Charline leur fille. Ils viennent de Caen et fond la Loire de Nantes à Orléans. Du coup nous finirons par rouler ensemble et à Amboise nous déjeunerons tous ensemble. La chaleur a raison de nos gourdes et l'eau est dégueulasse. On roule plus vite du coup car à plusieurs on se motive et puis on se mélange formant de drôles de tandems ! On s'aperçoit que l'on va vite et que nous sommes à quelques kilomètres d'Orléans. Un cimetière nous donne la joie de remplir nos gourdes d'eau fraiche. On s'asperge littéralement, mais on sèchera assez rapidement ! Il est 15h50 et Julien est proche de l'insolation. Le thermomètre affiche 44? au soleil !!! A hauteur d'Olivet nos amis normands nous quittent après embrassades et encouragements. Nous on file droit devant... Gare d'Orléans. Billets pour Paris et hop en avant !!! Nous arrivons à Austerlitz, la bouche en coeur ! Un dernier effort et nous voici à Vitry s/seine après une journée de folie ! Vélo-train-vélo. 71 km dans les pattes !

Bilan

En 18 jours de vacances, nous avons roulé 17 jours et effectué 830 km. Une moyenne de 49 km par jour ! Plus petite étape, 28 km. Plus grandes étapes, 69 et 71 km. 5 trains. 2 crevaisons et une casse matériel (porte-bagage avant) pour Séverine. 2 chutes. Un camping sauvage, 1 gite et 1 hotel. Pour cette deuxième aventure, le regard a changé chez les enfants. Plus conscients et plus ouverts que jamais. Mais nous autres adultes avons eu aussi un recul plus important. Nous nous sommes aperçus que l'économie a aussi des répercutions sur le tourisme. Beaucoup de campings vides ou peu peuplés. Commerces fermés. Villages fantômes. Notre budget a pris 25 à 30 % en 1 an ! Les SDF se font de plus en plus présents dans les campagnes. La violence se manifeste aussi. La promiscuité engage des règlements de compte et autres nuisances... Mais au final le vélo est considérablement un sacré mode de voyage. Cette année nous avons croisé beaucoup de monde avec ce mode écolo. Copains, familles; français ou étrangers. Nous avons des allures de tortues, ce qui nous donne bonne figure auprès des gens qui nous croisent. On nous encourage, on nous applaudit parfois. C'est toujours positif ! L'an prochain nous changerons de type de vacances, mais nous sortons grandis d'une telle expérience. La dimension de ce que nous vivons est à l'échelle de ce que nous sommes. Grands et petits à la fois. Fiers mais humbles. Dans un monde de consommation ou règne le confort matériel , nous avons réussi à cultiver quelques valeurs comme l'échange, le partage et la fraternité... Un trésor pour la vie !

Joao
Angkor, un guide très sympathique English translation pending
by Zipper · 2009-09-02 · 17 replies
Nous avons passé 5 jours merveilleux avec TOLA , un jeune cambodgien , chauffeur de tuk tuk super sympa il vous fera visiter Angkor et ses temples avec le sourire et cherchera à vous rendre service avec plaisir Après 4 semaines au Cambodget / Vietnam , c'est notre coup de coeur il parle anglais et aussi français ( il lui reste des progrès à faire mais il se débrouille pas mal ) Tola Chim : tola.82@hotmail.com Il peut aller vous chercher gratuitement au terminal de bus ou a l'aeroport.

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