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Ouest américain: routes du sud à l'ouest English translation pending
Bonjour,
je prepare mon prochain road trip aux usa, ça pose probleme sur cette partie: qui traversera la louisiane, texas, nouveau mexique, arizona utah colorado nevada.
voila ma carte: https://www.google.com/maps/d/edit?hl=fr&authuser=0&mid=zJYnsqJdko2g.kUQHD4pZ325c
19 jours consacrés à cette partie. (la partie floride, mexique yucatan est bouclée déja)
(j'aimerai inclure rocky mountains national park dans le colorado , mais ça ne colle pas au niveau timing! peut etre avez vous une suggestion de modification dans mon itinéraire pour que ça colle? (quitte a faire l impasse sur quelque chose) sauf la partie louisiane (gospel dimanche) et fort worth (texas) rodéo vendredi soir.)
Merci!!!
samedi 9/ 04/2016 > Nouvelle orlean arrivée > > Dimanche 10/04 > Nouvelle orlean gospel le matin, apres midi visites rues soir musique, restaurant > > Lundi 11/04 > Nouvelle orlean visites , faire le magasin outlet (levis etc) > > Mardi 12/04 > plage de pensacola (floride) 3 heures de route (aller) , + 3 heures retour. (402 miles au total) > > Mercredi 13/04 > route des plantations, visite de Oak alley plantation, et laura plantation. Nuit à breaux bridge. 3heures 55 de route total, (176 miles au total) > > Jeudi 14/04 > Swamp tour sur le Lac martin (bayou) avec Norbert Leblanc le matin, après-midi à Vermillions ville visite de l'acadian village. Nuit à Natchitoches. (2heures 58 > au total) (171 miles au total) > > Vendredi 15/04 > MATIN: route de Natchitoches (louisiane) à Fort worth (texas), 4 heures 10 de route, (289 miles) > APRES MIDI: Visite de fort worth stockyards (national historic district): voir le défilé de bœuf texan dans la rue 11h30 et 16h00 ( Meilleur endroit pour regarder > est en face du Centre Stockyards Visitor center at 130 east exchange), et voir la gare de stockyards (magasins) > SOIR: Rodéo à 20 heures au coliseum au: 121 E.Exchange Ave. Fort Worth. TX 76164 , puis après le rodeo: fin de soirée au Billy Bob's Texas (country bar) > Nuit à fort worth. > > Samedi 16/04 > de Fort worth: passage par la route du barbecue (BBQ trail) manger en route dans un BBQ STEAK HOUSE pour gouter a la nourriture texan et la viande locale. > (passer par: Fort worth- - geogetown- willow city loop- bandera (Bandera région des ranch texan). Willow city (boucle de Willow city loop très belle) ) 6h15 de > route sur la journée étalé. 351 miles au total, Nuit à Kerrville. (texas) > > Dimanche 17/04 > Kerrville(texas)- Alamogordo (nouveau mexique)(7h54 de route) 572 miles, partir tôt le matin. > (Route à travers le texas jusqu'au Nouveau mexique. Arrivée dans l'après midi, visiter White sands National park tranquilement. Nuit à alamogordo (nouveau > mexique) > > Lundi 18/04 > Alamogordo- Tombstone (arizona) (4h45 de route)(ville cow boy, fusillades à 12h 14h 15h30) > Tucson: Mission san xavier, si on a le temps: musée (arizona state museum, sur l'histoire amerindienne et objets anciens indiens) > saguaro National park: voir en fin de journée de 16h jusqu'au coucher du soleil. > Nuit à Tucson (409 miles au total sur la journée) > > Mardi 19/04 > tucson- lost dutchman state park(2 heures de route) > de lost dutchman à red rock state park (2h30) en passant par la route 320 et 89 A > de red rock state park à cathedral rock (23 minutes) > de cathedral rock à sedona (10 minutes) > de sedona à holbrook (route 66), 2 heures de route , nuit à Holbrook (arizona) (418 miles sur la journée) > > Mercredi 20/04 > de Holbrook à petrified forest National park (entrée au petrified forest gift shop) jusqu'au painted desert inn, puis direction albuquerque (Nouveau mexique) en > passant par la route 66. (4 heures de route) (257 miles) (traversée de terres Hopi, Navajo, et pueblo.) > Albuquerque, Nuit > > > Jeudi 21/04 > de albuquerque, s'arreter à taos pueblo (2h30), 1 heure de visite., aller à pagosa springs (colorado) (+ 2h57) , sources d'eau chaudes ouvert de 7h à > 23h (165 Hot Springs Blvd., The Springs Resort & Spa, Pagosa Springs, CO 81147) 25 dollards par personne , Nuit à pagosa springs, (278 miles sur la journée > et 5h28 de route sur la journée. > > Vendredi 22/04 > de pagosa springs, mesa verde > aller à monument valley (sur la route voir valley of the gods ) ensuite monument valley + voir couché de soleil à monument valley. Nuit à Monument valley? ou > kayenta ou page (arizona) (5h30 , 249 miles) > > Samedi 23/04 > de page à Bryce Canyon (2h30) ou de kayenta à Bryce canyon (4h) ou de monument valley à bryce canyon 4h43 (280 miles) > Bryce canyon:(utah): Points de vues + randonnée (queens garden trail + Navajo Loop (boucle de 3 heures) Nuit à page (arizona)2h30, 151 miles > > Dimanche 24/04 > Page: Antelope Canyon à 11h30 pour le puit de lumiere , horse shoe bend (rappel lieu: Prendre l'Us89 au sud de page. A environ 6 kilomètres, c'est sur votre > droite entre les bornes 544 et 545 . > Du parking, il faut monter sur environ 1,2 kilomètre. Voilà, vous y êtes !!! > Le dénivellé n'est pas très important pour acceder au point de vue, mais, avec les chaleur qui y règnent, et le chemin en sable cela peut devenir fatiguant. > Pensez à prendre de l'eau. > Coordonnées GPS : N 36-52-38.2, W 111-33-03.9. Le point de vue est : N 36-52-45.1, W 111-30-38.25.) > de page à Tusayan (aeroport grand canyon pour hélicoptere grand canyon si place ou voir les view point.) 2h30, 136 miles > > > Lundi 25/04 > grand canyon (soit hélicoptere de tusayan si pas fait la veille, soit les view point si pas fait la veille), puis kingman route 66 (repas) (2h30 de route), puis Las > vegas (1h43), Nuit presque Blanche à Las vegas (Nevada), (271 miles à la journée) > > Mardi 26/04 > Las vegas: profiter des piscines du palace "The Venetian", farniente etc... Repas au buffet du palace Bellagio, "cocktail", et nuit presque Blanche Las vegas. > > Mercredi 27/04 > Départ de Las Vegas, retour en france!
voila ma carte: https://www.google.com/maps/d/edit?hl=fr&authuser=0&mid=zJYnsqJdko2g.kUQHD4pZ325c
19 jours consacrés à cette partie. (la partie floride, mexique yucatan est bouclée déja)
(j'aimerai inclure rocky mountains national park dans le colorado , mais ça ne colle pas au niveau timing! peut etre avez vous une suggestion de modification dans mon itinéraire pour que ça colle? (quitte a faire l impasse sur quelque chose) sauf la partie louisiane (gospel dimanche) et fort worth (texas) rodéo vendredi soir.)
Merci!!!
samedi 9/ 04/2016 > Nouvelle orlean arrivée > > Dimanche 10/04 > Nouvelle orlean gospel le matin, apres midi visites rues soir musique, restaurant > > Lundi 11/04 > Nouvelle orlean visites , faire le magasin outlet (levis etc) > > Mardi 12/04 > plage de pensacola (floride) 3 heures de route (aller) , + 3 heures retour. (402 miles au total) > > Mercredi 13/04 > route des plantations, visite de Oak alley plantation, et laura plantation. Nuit à breaux bridge. 3heures 55 de route total, (176 miles au total) > > Jeudi 14/04 > Swamp tour sur le Lac martin (bayou) avec Norbert Leblanc le matin, après-midi à Vermillions ville visite de l'acadian village. Nuit à Natchitoches. (2heures 58 > au total) (171 miles au total) > > Vendredi 15/04 > MATIN: route de Natchitoches (louisiane) à Fort worth (texas), 4 heures 10 de route, (289 miles) > APRES MIDI: Visite de fort worth stockyards (national historic district): voir le défilé de bœuf texan dans la rue 11h30 et 16h00 ( Meilleur endroit pour regarder > est en face du Centre Stockyards Visitor center at 130 east exchange), et voir la gare de stockyards (magasins) > SOIR: Rodéo à 20 heures au coliseum au: 121 E.Exchange Ave. Fort Worth. TX 76164 , puis après le rodeo: fin de soirée au Billy Bob's Texas (country bar) > Nuit à fort worth. > > Samedi 16/04 > de Fort worth: passage par la route du barbecue (BBQ trail) manger en route dans un BBQ STEAK HOUSE pour gouter a la nourriture texan et la viande locale. > (passer par: Fort worth- - geogetown- willow city loop- bandera (Bandera région des ranch texan). Willow city (boucle de Willow city loop très belle) ) 6h15 de > route sur la journée étalé. 351 miles au total, Nuit à Kerrville. (texas) > > Dimanche 17/04 > Kerrville(texas)- Alamogordo (nouveau mexique)(7h54 de route) 572 miles, partir tôt le matin. > (Route à travers le texas jusqu'au Nouveau mexique. Arrivée dans l'après midi, visiter White sands National park tranquilement. Nuit à alamogordo (nouveau > mexique) > > Lundi 18/04 > Alamogordo- Tombstone (arizona) (4h45 de route)(ville cow boy, fusillades à 12h 14h 15h30) > Tucson: Mission san xavier, si on a le temps: musée (arizona state museum, sur l'histoire amerindienne et objets anciens indiens) > saguaro National park: voir en fin de journée de 16h jusqu'au coucher du soleil. > Nuit à Tucson (409 miles au total sur la journée) > > Mardi 19/04 > tucson- lost dutchman state park(2 heures de route) > de lost dutchman à red rock state park (2h30) en passant par la route 320 et 89 A > de red rock state park à cathedral rock (23 minutes) > de cathedral rock à sedona (10 minutes) > de sedona à holbrook (route 66), 2 heures de route , nuit à Holbrook (arizona) (418 miles sur la journée) > > Mercredi 20/04 > de Holbrook à petrified forest National park (entrée au petrified forest gift shop) jusqu'au painted desert inn, puis direction albuquerque (Nouveau mexique) en > passant par la route 66. (4 heures de route) (257 miles) (traversée de terres Hopi, Navajo, et pueblo.) > Albuquerque, Nuit > > > Jeudi 21/04 > de albuquerque, s'arreter à taos pueblo (2h30), 1 heure de visite., aller à pagosa springs (colorado) (+ 2h57) , sources d'eau chaudes ouvert de 7h à > 23h (165 Hot Springs Blvd., The Springs Resort & Spa, Pagosa Springs, CO 81147) 25 dollards par personne , Nuit à pagosa springs, (278 miles sur la journée > et 5h28 de route sur la journée. > > Vendredi 22/04 > de pagosa springs, mesa verde > aller à monument valley (sur la route voir valley of the gods ) ensuite monument valley + voir couché de soleil à monument valley. Nuit à Monument valley? ou > kayenta ou page (arizona) (5h30 , 249 miles) > > Samedi 23/04 > de page à Bryce Canyon (2h30) ou de kayenta à Bryce canyon (4h) ou de monument valley à bryce canyon 4h43 (280 miles) > Bryce canyon:(utah): Points de vues + randonnée (queens garden trail + Navajo Loop (boucle de 3 heures) Nuit à page (arizona)2h30, 151 miles > > Dimanche 24/04 > Page: Antelope Canyon à 11h30 pour le puit de lumiere , horse shoe bend (rappel lieu: Prendre l'Us89 au sud de page. A environ 6 kilomètres, c'est sur votre > droite entre les bornes 544 et 545 . > Du parking, il faut monter sur environ 1,2 kilomètre. Voilà, vous y êtes !!! > Le dénivellé n'est pas très important pour acceder au point de vue, mais, avec les chaleur qui y règnent, et le chemin en sable cela peut devenir fatiguant. > Pensez à prendre de l'eau. > Coordonnées GPS : N 36-52-38.2, W 111-33-03.9. Le point de vue est : N 36-52-45.1, W 111-30-38.25.) > de page à Tusayan (aeroport grand canyon pour hélicoptere grand canyon si place ou voir les view point.) 2h30, 136 miles > > > Lundi 25/04 > grand canyon (soit hélicoptere de tusayan si pas fait la veille, soit les view point si pas fait la veille), puis kingman route 66 (repas) (2h30 de route), puis Las > vegas (1h43), Nuit presque Blanche à Las vegas (Nevada), (271 miles à la journée) > > Mardi 26/04 > Las vegas: profiter des piscines du palace "The Venetian", farniente etc... Repas au buffet du palace Bellagio, "cocktail", et nuit presque Blanche Las vegas. > > Mercredi 27/04 > Départ de Las Vegas, retour en france!
Voyage initiatique au cyclotourisme en France English translation pending
Bonjour à tous, je me présente brièvement, j'ai 21 ans, je suis étudiant en STAPS (école de sport) et j'ai découvert le cyclotourisme l'année dernière. Je suis partit un petit mois avec ma copine, on a roulé tranquille d'Angers à La Baule puis vers la Tranche/mer. Cette expérience m'a boulversée au plus profond de mon âme, j'ai découvert l'appel de la route et de la nature et j'ai envie de repartir !! J'ai donc décidé de partir pour deux mois (peut être trois), en solitaire cette fois, pour profiter pleinement de l'expérience. Je recherche un isolement total du quotidien ou comme certain l'appel : "un retour à l'état sauvage". J'aimerais faire le tour de la France et m'éloigner le plus possible de la civilisation en évitant les campings, les restaurants, les grands magasins de "ravitaillement" ou autres lieux de "socialisation".
Un tel voyage demande une certaine organisation et j'ai besoin de votre aide pour qu'à travers vos expériences je puisse partir sans le moindre problème. Je vous donne quelques pistes de questions que je me pose pour vous aider à me répondre :
Comment dépenser le moindre argent pour se nourrir ??
Quelles routes emprunter ??
De quels matériels je dois absolument m'équiper ?? (j'ai déja le vélo, sacoche avant et arrière, tente, matelas, sac de couchage, matériel de sécu, matériel de réparation, réchaud à gaz...)
etc....Merci à tous pour vos réponse !
Nationalité des touristes à San Andres en Colombie English translation pending
salut, , , petite question au personne qui on deja été ?? la majorité de tourist a san andres, viens de ou ??, , , , , européen, , américain, , , canadien et si européen, , de ou ?
ns sommes 4 a y allé le 19 janvier, , , , ,
merci pour les réponses .
ns sommes 4 a y allé le 19 janvier, , , , ,
merci pour les réponses .
Vos bons plans pour ce voyage au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
voilà nous y sommes arrivés notre voyage est réservé voici le détail de ce que nous allons visité pendant ces 15 jours: JOUR 1 Montréal jour 2 Montréal Jour 3 départ pour St alexis des monts(auberge de l'eau claire) jour 4 St aléxis des monts jour 5 départ pour st Félicien jour 6 départ pour la baie (Saguenay) jour 7 la baie (croisière du fjord) jour 8 en route pour tadoussac (croisière baleines) puis en route pour Québec jour 9 retour à Montréal et vol vers boston 3 nuits à boston bus vers NY et 4 nuits NY pour terminer Si vous avez des bons plans (resto, visite, bar sympa, cabane à sucre, ...) nous sommes preneur. Au fait nous sommes 8 à faire ce voyage (4 adultes + 2 ado: 20 et 18 ans et 2 enfants 8 et 11ans)
Merci à tous pour vos bons conseils.
voilà nous y sommes arrivés notre voyage est réservé voici le détail de ce que nous allons visité pendant ces 15 jours: JOUR 1 Montréal jour 2 Montréal Jour 3 départ pour St alexis des monts(auberge de l'eau claire) jour 4 St aléxis des monts jour 5 départ pour st Félicien jour 6 départ pour la baie (Saguenay) jour 7 la baie (croisière du fjord) jour 8 en route pour tadoussac (croisière baleines) puis en route pour Québec jour 9 retour à Montréal et vol vers boston 3 nuits à boston bus vers NY et 4 nuits NY pour terminer Si vous avez des bons plans (resto, visite, bar sympa, cabane à sucre, ...) nous sommes preneur. Au fait nous sommes 8 à faire ce voyage (4 adultes + 2 ado: 20 et 18 ans et 2 enfants 8 et 11ans)
Merci à tous pour vos bons conseils.
Notre "road trip" de seize jours dans la province du Québec! English translation pending
Bonjour à tous,
J'ouvre un nouveau topic pour discuter avec vous de notre nouveau voyage... 16 jours en road trip au depart de montreal pour faire le tour en passant par tadoussac, le lac saint jean puis retour par la tuque et le parc de la mauricie.. on a tout organisé par nous meme, circuit, location, les nuits, les activités! J'ai appris recemment que j'etais enceinte donc il faudra qu'on adapte notre voyage a mon etat, car je serais a 5 mois de grossesse :-)
Avez vous des ressenties des conseils? des choses a voir absolument? nous partons pile poil dans 1 mois ! ca s'approche !
Merci a tous ...
J'ouvre un nouveau topic pour discuter avec vous de notre nouveau voyage... 16 jours en road trip au depart de montreal pour faire le tour en passant par tadoussac, le lac saint jean puis retour par la tuque et le parc de la mauricie.. on a tout organisé par nous meme, circuit, location, les nuits, les activités! J'ai appris recemment que j'etais enceinte donc il faudra qu'on adapte notre voyage a mon etat, car je serais a 5 mois de grossesse :-)
Avez vous des ressenties des conseils? des choses a voir absolument? nous partons pile poil dans 1 mois ! ca s'approche !
Merci a tous ...
Avis sur circuit au Québec avec deux enfants cet été 2008 English translation pending
Bonjour,
Nous préparons un voyage au Quebec cet été (du 29 juillet au 18 août 2008) avec 2 enfants (7 ans et 2 ans et demi). Nous avons une proposition de circuit familial, faite par une agence.
Nous aurions besoin d'avis éclairés sur le parcours qui nous est proposé. Surtout pour savoir s'il est bien adapté avec de jeunes enfants, d'autant plus que ce sera notre premier grand voyage (pour fêter nos 10 ans de mariage) ! Nous sommes notamment hésitant sur la fin du séjour par une boucle en Gaspésie. Nous nous demandons si cela ne risque pas d'être assez fatiguant pour les enfants, comme pour nous d'ailleurs?
Voici le circuit : 3 jours à Montréal (hotel Delta Montreal) 2 jours en Mauricie (pourvoirie du Triton) 2 jours au Lac St Jean (chez l'habitant) (visite du zoo St Félicien + village de Val Jalbert) 2 jours au fjord de Saguenay (auberge des cévennes) 1 jour à Tadoussac (suite de l'anse) (pour voir les baleines) 2 jours au parc de la Gaspésie (le gite Mont, gite & mer) 1 jour au parc Forillon (le gite Pétale de rose) 1 jour à Percé (auberge de la table à Roland) (pour croisière vers l'île de Bonaventure) 2 jour à Bonaventure (écolodge) (visite du bioparc) 1 jour à kamouraska (à l'auberge sur mer) 3 jours à Quebec (hôtel Chateau laurier) 1 jour retour vers Montreal (aeroport)
Nous envisageons de faire ce circuit en voiture.
Nous ne connaissons pas le Quebec autrement que par les sites "vitrine" et les agences. Nous nous sommes inscrits au forum pour avoir des conseils afin de savoir ce qu'il ne faut pas rater au Quebec tout en restant un voyage adapté avec des jeunes enfants. Y a t'il des restos sympas où les enfants sont bienvenus et les prix accessibles à une famille de 4 ?
Tout avis nous sera profitable. Merci par avance!!!
Jasmine et Guy.
Nous préparons un voyage au Quebec cet été (du 29 juillet au 18 août 2008) avec 2 enfants (7 ans et 2 ans et demi). Nous avons une proposition de circuit familial, faite par une agence.
Nous aurions besoin d'avis éclairés sur le parcours qui nous est proposé. Surtout pour savoir s'il est bien adapté avec de jeunes enfants, d'autant plus que ce sera notre premier grand voyage (pour fêter nos 10 ans de mariage) ! Nous sommes notamment hésitant sur la fin du séjour par une boucle en Gaspésie. Nous nous demandons si cela ne risque pas d'être assez fatiguant pour les enfants, comme pour nous d'ailleurs?
Voici le circuit : 3 jours à Montréal (hotel Delta Montreal) 2 jours en Mauricie (pourvoirie du Triton) 2 jours au Lac St Jean (chez l'habitant) (visite du zoo St Félicien + village de Val Jalbert) 2 jours au fjord de Saguenay (auberge des cévennes) 1 jour à Tadoussac (suite de l'anse) (pour voir les baleines) 2 jours au parc de la Gaspésie (le gite Mont, gite & mer) 1 jour au parc Forillon (le gite Pétale de rose) 1 jour à Percé (auberge de la table à Roland) (pour croisière vers l'île de Bonaventure) 2 jour à Bonaventure (écolodge) (visite du bioparc) 1 jour à kamouraska (à l'auberge sur mer) 3 jours à Quebec (hôtel Chateau laurier) 1 jour retour vers Montreal (aeroport)
Nous envisageons de faire ce circuit en voiture.
Nous ne connaissons pas le Quebec autrement que par les sites "vitrine" et les agences. Nous nous sommes inscrits au forum pour avoir des conseils afin de savoir ce qu'il ne faut pas rater au Quebec tout en restant un voyage adapté avec des jeunes enfants. Y a t'il des restos sympas où les enfants sont bienvenus et les prix accessibles à une famille de 4 ?
Tout avis nous sera profitable. Merci par avance!!!
Jasmine et Guy.
Jeu des photos, nouvel épisode (49ème) 5ème année English translation pending
Bonsoir à tous,
Conformément à la tradition Vfiste, le post précédent ayant atteint le seuil de près de 5OO discussions a été clos.
Je me permets donc d' en ouvrir un autre.
Le choix d' une image n' est pas toujours simple. Le lieu doit être connu , ne pas être trop confidentiel et "mériter" un travail de recherche.
Pour inaugurer ce post, je vous propose le cliché suivant avec les classiques questions: Quel est le nom de cet endroit? Où peut on le trouver? Que peut il nous révéler?
Conformément à la tradition Vfiste, le post précédent ayant atteint le seuil de près de 5OO discussions a été clos.
Je me permets donc d' en ouvrir un autre.
Le choix d' une image n' est pas toujours simple. Le lieu doit être connu , ne pas être trop confidentiel et "mériter" un travail de recherche.
Pour inaugurer ce post, je vous propose le cliché suivant avec les classiques questions: Quel est le nom de cet endroit? Où peut on le trouver? Que peut il nous révéler?
Circuit au Texas et sud-est des Etats-Unis English translation pending
Bonjour a tous les voyageurs present sur ce forum,
Nous partons entre amis en Juillet pr un circuit a travers les Etats-Unis et nous passerons par le Texas, Louisiane, Tennessee, Georgie pour redescendre vers la Floride. Les infos concernant ce circuit etant bien plus rares que celles sur le sud'ouest je m'en remet a vous pr quelques bons conseils... Pour ceux qui connaissent ces different etats quels sont les endroits incontournable? je vais indiquer les quelques lieux ou activités qui me semblent interessantes ds ces different etats...
Texas: Dallas et Forth Worth(pr match de baseball) Louisianne: Naturellement la Nouvelle-Orleans, les plantations Mississipo: Natchez Tennessee: Memphis(Beale street), Nashville, Lynchburg(jack daniels) Georgie: Atlanta(coca-cola, martin luther king) caroline du nord; Savannah floride; saint augustine, orlando, fort lauderdale, miami, key west everglade
Nous disposons de 2semaines pr ce parcours, si une bonne ame trainant sur ce forum a des idées a soumettre c'est avec plaisir que je les attends... Merci d'avance pour votre aide et bonne journée
Nous partons entre amis en Juillet pr un circuit a travers les Etats-Unis et nous passerons par le Texas, Louisiane, Tennessee, Georgie pour redescendre vers la Floride. Les infos concernant ce circuit etant bien plus rares que celles sur le sud'ouest je m'en remet a vous pr quelques bons conseils... Pour ceux qui connaissent ces different etats quels sont les endroits incontournable? je vais indiquer les quelques lieux ou activités qui me semblent interessantes ds ces different etats...
Texas: Dallas et Forth Worth(pr match de baseball) Louisianne: Naturellement la Nouvelle-Orleans, les plantations Mississipo: Natchez Tennessee: Memphis(Beale street), Nashville, Lynchburg(jack daniels) Georgie: Atlanta(coca-cola, martin luther king) caroline du nord; Savannah floride; saint augustine, orlando, fort lauderdale, miami, key west everglade
Nous disposons de 2semaines pr ce parcours, si une bonne ame trainant sur ce forum a des idées a soumettre c'est avec plaisir que je les attends... Merci d'avance pour votre aide et bonne journée
Quoi faire en quinze jours à Chicago? English translation pending
salut,
je viens de prendre mes billets pour Chicago pour fin octobre début novembre. J'ai l'intention de visiter la ville évidement, maid quid des environs? Il y a le début de la route 66 jusqu'à saint louis: est-ce que cela vaut vraiment la peine? des idées?
merci pour toute proposition!
je viens de prendre mes billets pour Chicago pour fin octobre début novembre. J'ai l'intention de visiter la ville évidement, maid quid des environs? Il y a le début de la route 66 jusqu'à saint louis: est-ce que cela vaut vraiment la peine? des idées?
merci pour toute proposition!
Circuit de treize jours en Floride au mois de février 2010 English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Floride du 6 au 19 février 2010. Vols et hôtels sont déjà réservés ; j'attends vos conseils sur les visites et activités à effectuer sur place.
6/02 : Vol Bruxelles/Newark/Ft Lauderdale avec Continental. Nuit à Miami. Best Western "On the bay inn and marina"
7/02 : Miami. Que conseillez vous puisque nous n'y resterons qu'une journée ? Nuit à Miami
8/02 : Le matin, Miami ou départ pour les Everglades. Ballades de Anhinga Trail et/ou Pay-hay-okee overlook. Route pour Key West. Tout ceci est-il réalisable ? Nuit à key West. Best Western "Hibiscus Motel"
9/02 : Key West. Visites conseillées ? Aller à Bahia Honda ? Nuit à Key West
10/02 : Key west - Ft Myers. Sur la route, tour en air-boat ? Nuit à Ft Myers Beach. Best Western "Beach resort"
11 au 14/02 : Ft Myers et environs : Naples/Sanibel/Everglades City (si nous nos précédentes vistes au everglades sont irréalisables) y a t il un outlet à conseiller dans les environs ? Nuits à Ft Myers Beach
15/02 : Ft Myers - Orlando, avec arrêt à Sarasota. Nuit à Orlando. "Disney's All Star Music resort"
16 au 18/02 : Orlando 1 jour Epcot, 1 jour Animal Kingdom, 1 jour Kennedy Space Center et Cocoa Beach Etant donné le peu de temps passé dans les parcs nous pensons faire appel aux services de wdwplanif, Thierry, dont nous avons lu beaucoup de bien sur le forum.
19/02 : Vol retour Orlando/Newark/Bruxelles
Autre question, si février est plutôt la saison sèche, à quelles températures faut-il s'attendre ? Se baigner est-il envisageable ?
Merci d'avance pour vos suggestions.
Nous partons en Floride du 6 au 19 février 2010. Vols et hôtels sont déjà réservés ; j'attends vos conseils sur les visites et activités à effectuer sur place.
6/02 : Vol Bruxelles/Newark/Ft Lauderdale avec Continental. Nuit à Miami. Best Western "On the bay inn and marina"
7/02 : Miami. Que conseillez vous puisque nous n'y resterons qu'une journée ? Nuit à Miami
8/02 : Le matin, Miami ou départ pour les Everglades. Ballades de Anhinga Trail et/ou Pay-hay-okee overlook. Route pour Key West. Tout ceci est-il réalisable ? Nuit à key West. Best Western "Hibiscus Motel"
9/02 : Key West. Visites conseillées ? Aller à Bahia Honda ? Nuit à Key West
10/02 : Key west - Ft Myers. Sur la route, tour en air-boat ? Nuit à Ft Myers Beach. Best Western "Beach resort"
11 au 14/02 : Ft Myers et environs : Naples/Sanibel/Everglades City (si nous nos précédentes vistes au everglades sont irréalisables) y a t il un outlet à conseiller dans les environs ? Nuits à Ft Myers Beach
15/02 : Ft Myers - Orlando, avec arrêt à Sarasota. Nuit à Orlando. "Disney's All Star Music resort"
16 au 18/02 : Orlando 1 jour Epcot, 1 jour Animal Kingdom, 1 jour Kennedy Space Center et Cocoa Beach Etant donné le peu de temps passé dans les parcs nous pensons faire appel aux services de wdwplanif, Thierry, dont nous avons lu beaucoup de bien sur le forum.
19/02 : Vol retour Orlando/Newark/Bruxelles
Autre question, si février est plutôt la saison sèche, à quelles températures faut-il s'attendre ? Se baigner est-il envisageable ?
Merci d'avance pour vos suggestions.
Visiter pour un mois la côte est des États-Unis avec enfants? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous partons pour les USA côte est pour 1 bon mois du 10 jullet au 10 août 2010: 2 adultes et 2 enfants 9 et 11 ans.
Programme:
Nous souhaiterons commencer par Miami et terminer par Newyork. Mais nous avons la famille à visiter à Atlanta, Cincinnati et dans le Maryland.
Je n'ai aucune idée quant à au trajet ni des endroits à visiter, c'est pour cette raison que je sollicite l'aide ce ceux qui connaissent cette partie des USA. Bien à vous et d'avance merci.
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours English translation pending
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.
Etonnement et ravissement au Canada occidental
Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.
Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.
L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.
Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.
Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.
Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.
Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.
Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.
Mythique Montana & wild Wyoming
Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!
Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.
Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!
Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.
Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.
Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.
Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !
Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.
Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.
Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.
Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)
Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.
Poussières nous sommes dans cet univers policé.
Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.
Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?
(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)
Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.
Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.
La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.
Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.
Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.
Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.
Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?
Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.
La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.
Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.
Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.
Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.
Canyon & canyons
Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .
Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.
Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .
Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.
Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .
Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.
En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.
Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .
Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .
Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .
Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .
16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .
Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .
Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .
Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .
Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.
Il y a des incompréhensions dont on se remet.
Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .
Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?
Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.
Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .
A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.
Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.
Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.
Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .
Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .
Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .
Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .
Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .
D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.
…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.
Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).
Vers le Sud
(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )
Désormais, le voyage prend un tour nouveau.
D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )
Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )
Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )
Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )
Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.
Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.
Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )
Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.
Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )
Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )
Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )
Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.
Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )
Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.
Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.
Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.
La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )
Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.
Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.
C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Etonnement et ravissement au Canada occidental
Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.
Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.
L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.
Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.
Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.
Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.
Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.
Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.
Mythique Montana & wild Wyoming
Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!
Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.
Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!
Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.
Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.
Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.
Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !
Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.
Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.
Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.
Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)
Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.
Poussières nous sommes dans cet univers policé.
Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.
Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?
(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)
Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.
Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.
La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.
Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.
Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.
Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.
Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?
Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.
La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.
Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.
Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.
Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.
Canyon & canyons
Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .
Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.
Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .
Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.
Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .
Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.
En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.
Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .
Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .
Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .
Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .
16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .
Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .
Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .
Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .
Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.
Il y a des incompréhensions dont on se remet.
Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .
Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?
Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.
Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .
A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.
Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.
Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.
Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .
Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .
Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .
Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .
Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .
D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.
…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.
Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).
Vers le Sud
(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )
Désormais, le voyage prend un tour nouveau.
D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )
Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )
Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )
Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )
Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.
Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.
Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )
Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.
Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )
Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )
Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )
Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.
Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )
Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.
Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.
Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.
La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )
Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.
Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.
C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Bon restaurant à Nouvelle-Orléans? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons quelques jours pour Thanksgiving à New Orleans et dans le pays cajun et nous aimerions pouvoir manger cajun dans un bon restaurant 😉.
Les guides nous proposent pleins de restos mais pas un qui sorte réellement du lot. Aussi auriez-vous quelques adresses à nous conseiller ou nous pourrions nous faire plaisir ?
Merci à tous mumu
Nous partons quelques jours pour Thanksgiving à New Orleans et dans le pays cajun et nous aimerions pouvoir manger cajun dans un bon restaurant 😉.
Les guides nous proposent pleins de restos mais pas un qui sorte réellement du lot. Aussi auriez-vous quelques adresses à nous conseiller ou nous pourrions nous faire plaisir ?
Merci à tous mumu
Où loger pas cher à l'île d'Orleans? (Québec) English translation pending
bonjour je recherhe un endroit pour dormir pas cher a l ile d orléans j aimerais s avoir si il y a un camping séjour prévu pour la mi-juillet.quel sont les bons restaurants? merci!!!!😎
New Orleans, Nashville, Memphis: sorties autorisées avec enfants? English translation pending
Bonjour,
Je me sens on ne peut plus stupide de ne pas m'être posé la question plus tôt, mais on prévoit un voyage en Louisiane / Mississippi / Tennessee avec nos enfants... A-t-on seulement la possibilité de profiter des ambiances musicales, le soir, avec des enfants ?
Les bars sont interdits aux moins de 21 ans, je sais que cette règle est appliquée à la lettre... Mais les lieux à visiter pour écouter de la musique sont-ils tous des bars ? Peut-on y accéder avec des enfants ? Peut-on "sentir" l'ambiance sans pour autant pénétrer dans des bars ?
Je n'ai pas trouvé de réponse / conseil à ce sujet sur le forum, même si j'imagine que la question a déjà dû être posée... auquel cas désolée pour les doublons.
Comme dit mon mari, on ne va pas attendre que nos filles aient 21 ans pour y aller de toute façon, mais les préparatifs (et, j'avoue, mon enthousiasme) seront différents selon notre possibilité d'assister ou non à des concerts !
Question idiote (encore) : quelle différence entre un bar et un restaurant (qui sert, lui aussi, de l'alcool) ? On a pu manger à plusieurs reprises dans des restos avec nos filles qui n'étaient pas bien différents de ce qu'on appellerait des bars chez nous... Du coup, du point de vue légal, j'ai du mal à savoir si l'on aura des chances d'être acceptés ou pas du tout !
Merci infiniment pour votre aide !
Je me sens on ne peut plus stupide de ne pas m'être posé la question plus tôt, mais on prévoit un voyage en Louisiane / Mississippi / Tennessee avec nos enfants... A-t-on seulement la possibilité de profiter des ambiances musicales, le soir, avec des enfants ?
Les bars sont interdits aux moins de 21 ans, je sais que cette règle est appliquée à la lettre... Mais les lieux à visiter pour écouter de la musique sont-ils tous des bars ? Peut-on y accéder avec des enfants ? Peut-on "sentir" l'ambiance sans pour autant pénétrer dans des bars ?
Je n'ai pas trouvé de réponse / conseil à ce sujet sur le forum, même si j'imagine que la question a déjà dû être posée... auquel cas désolée pour les doublons.
Comme dit mon mari, on ne va pas attendre que nos filles aient 21 ans pour y aller de toute façon, mais les préparatifs (et, j'avoue, mon enthousiasme) seront différents selon notre possibilité d'assister ou non à des concerts !
Question idiote (encore) : quelle différence entre un bar et un restaurant (qui sert, lui aussi, de l'alcool) ? On a pu manger à plusieurs reprises dans des restos avec nos filles qui n'étaient pas bien différents de ce qu'on appellerait des bars chez nous... Du coup, du point de vue légal, j'ai du mal à savoir si l'on aura des chances d'être acceptés ou pas du tout !
Merci infiniment pour votre aide !
Enfin libres! Entre rivières, fleuves et canaux, à vélo au fil de l'eau entre Seine et Loire English translation pending
Une fois n'est pas coutume, un petit carnet d'une promenade près de chez moi...
La période de strict confinement est derrière nous. Un rayon de 100 kilomètres pour explorer, les longues sorties à vélo de nouveau autorisées, un lundi de Pentecôte qui nous offre un week-end prolongé... Il n'en fallait pas plus pour fêter à notre façon ce déconfinement ensoleillé. Avec Franckie, et Olivier, nous avons pédalé, campé et nagé, rejoins tous les soirs par JP et ses enfants pour dîner et festoyer. Récit de trois jours, 310 km à vélo, au fil de la Seine, du Loing, du canal du Loing, du canal d'Orléans, de la Loire et de l'Essonne. Un manifeste pour la liberté...
30/05/2020 Jour: 105 km
Départ de Corbeil-Essonnes, le long de la Seine.
Cette route, du moins sur les 40 premiers kilomètres, nous est très familière. Nous l'empruntons fréquemment lors de nos sorties dominicales. Aujourd'hui, c'est différent. Nos vélos sont chargés de tout le matériel de camping nécessaire pour passer des nuits sauvages au bord de l'eau. Aucune contrainte de temps, ce soir, personne ne nous attend. L'objectif est de rester au plus près des fleuves, rivières et canaux que nous allons longer. Les cinquante premiers kilomètres se font donc en bord de Seine. Nous suivons ses boucles avec minutie sur des pistes et chemins aménagés, au cœur d'un décor sauvage et dépaysant.




Les stigmates du confinement sont encore visibles: de la rubalise interdit l'accès aux berges. Stigmates ou héritage d'une histoire récente car l'interdiction n'est plus respectée. Le soleil et l'insouciance nous propulsent déjà dans le monde d'après.
Une jolie piste cyclable relie Morêt-sur-Loing à Montargis en longeant le canal du Loing. Nous la parcourons à vive allure, ce qui n'empêche pas Olivier de saluer tous les promeneurs et autres passants que nous croisons... Il va sans dire que nous adressons toutes nos excuses à tous les promeneurs qui se seraient sentis heurtés ou agressés par ces "bonjours" énergiques.


La période de strict confinement est derrière nous. Un rayon de 100 kilomètres pour explorer, les longues sorties à vélo de nouveau autorisées, un lundi de Pentecôte qui nous offre un week-end prolongé... Il n'en fallait pas plus pour fêter à notre façon ce déconfinement ensoleillé. Avec Franckie, et Olivier, nous avons pédalé, campé et nagé, rejoins tous les soirs par JP et ses enfants pour dîner et festoyer. Récit de trois jours, 310 km à vélo, au fil de la Seine, du Loing, du canal du Loing, du canal d'Orléans, de la Loire et de l'Essonne. Un manifeste pour la liberté...
30/05/2020 Jour: 105 km
Départ de Corbeil-Essonnes, le long de la Seine.
Cette route, du moins sur les 40 premiers kilomètres, nous est très familière. Nous l'empruntons fréquemment lors de nos sorties dominicales. Aujourd'hui, c'est différent. Nos vélos sont chargés de tout le matériel de camping nécessaire pour passer des nuits sauvages au bord de l'eau. Aucune contrainte de temps, ce soir, personne ne nous attend. L'objectif est de rester au plus près des fleuves, rivières et canaux que nous allons longer. Les cinquante premiers kilomètres se font donc en bord de Seine. Nous suivons ses boucles avec minutie sur des pistes et chemins aménagés, au cœur d'un décor sauvage et dépaysant.




Les stigmates du confinement sont encore visibles: de la rubalise interdit l'accès aux berges. Stigmates ou héritage d'une histoire récente car l'interdiction n'est plus respectée. Le soleil et l'insouciance nous propulsent déjà dans le monde d'après.
Une jolie piste cyclable relie Morêt-sur-Loing à Montargis en longeant le canal du Loing. Nous la parcourons à vive allure, ce qui n'empêche pas Olivier de saluer tous les promeneurs et autres passants que nous croisons... Il va sans dire que nous adressons toutes nos excuses à tous les promeneurs qui se seraient sentis heurtés ou agressés par ces "bonjours" énergiques.


Quelle ville du Canada est la plus jolie et agréable à vivre? English translation pending
bonjour,
je suis actuellement sur Toronto depuis 2 semaines et demi mais je nai pas trouvé d'emploi pour le moment ... je me demande si finnalement je n'aurai pas mieux fait de prendre une autre ville un petit peu moin peuplé et le fait que je doute sur le : es ce que je my sens bien ou pas? m'empeche peut etre de me mettre à 100 pour 100 sur mes recherches d'emploi ( je lavoue! ) jai vaicu longtemps dans un petit village donc je sais que maintenant il me faut certes de la ville pour le monde et les rencontres mais aussi de la verdure et des grands espaces de natures pour me ressourcer et ou lon ne se sens pas entre 4 buildings...
cest pour cela que jaurai aimé avoir des temoignages de personnes ayant connu nimporte quelle ville du canada (apres bien sur ce sera a moi de continuer et dapproffondir les recherches) ou lon parle quand meme plus anglais que francais...(cest la seule chose que je demande)
merci et si vous avez des questions sur la ville de toronto n'hesitez pas!
je suis actuellement sur Toronto depuis 2 semaines et demi mais je nai pas trouvé d'emploi pour le moment ... je me demande si finnalement je n'aurai pas mieux fait de prendre une autre ville un petit peu moin peuplé et le fait que je doute sur le : es ce que je my sens bien ou pas? m'empeche peut etre de me mettre à 100 pour 100 sur mes recherches d'emploi ( je lavoue! ) jai vaicu longtemps dans un petit village donc je sais que maintenant il me faut certes de la ville pour le monde et les rencontres mais aussi de la verdure et des grands espaces de natures pour me ressourcer et ou lon ne se sens pas entre 4 buildings...
cest pour cela que jaurai aimé avoir des temoignages de personnes ayant connu nimporte quelle ville du canada (apres bien sur ce sera a moi de continuer et dapproffondir les recherches) ou lon parle quand meme plus anglais que francais...(cest la seule chose que je demande)
merci et si vous avez des questions sur la ville de toronto n'hesitez pas!
Louisiane: visiter Houma en plus de Saint-Martinville, Franklin et New Iberia? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de réfléchir à un éventuel remaniement de mon court séjour en Louisiane. Pour l'instant, j'avais prévu de ne pas pousser plus loin qu'Houma depuis New Orleans, et d'y faire un swamp tour. Oui mais voilà, la marée noire s'aggrave (peut-elle monter jusqu'à Houma... ?) et le Guide du routard que je viens de recevoir ne semble guère élogieux sur cette ville, contrairement à St Martinville, Franklin ou même Abbeville (un peu trop loin, cependant).
Ma question est donc : Houma vaut-elle la peine, architecturalement parlant, par rapport aux villes susmentionnées ? Ou devrais-je plutôt zapper Houma pour monter directement vers New Iberia et sa région ? Nous sommes à la recherche de petites villes sympathiques et historiques, de jolies maisons, de petits centre-villes typiques... Ce n'est pas l'aspect "fais dodo", musique, sorties etc, qui nous intéresse.
Merci !
Je suis en train de réfléchir à un éventuel remaniement de mon court séjour en Louisiane. Pour l'instant, j'avais prévu de ne pas pousser plus loin qu'Houma depuis New Orleans, et d'y faire un swamp tour. Oui mais voilà, la marée noire s'aggrave (peut-elle monter jusqu'à Houma... ?) et le Guide du routard que je viens de recevoir ne semble guère élogieux sur cette ville, contrairement à St Martinville, Franklin ou même Abbeville (un peu trop loin, cependant).
Ma question est donc : Houma vaut-elle la peine, architecturalement parlant, par rapport aux villes susmentionnées ? Ou devrais-je plutôt zapper Houma pour monter directement vers New Iberia et sa région ? Nous sommes à la recherche de petites villes sympathiques et historiques, de jolies maisons, de petits centre-villes typiques... Ce n'est pas l'aspect "fais dodo", musique, sorties etc, qui nous intéresse.
Merci !
Itinéraire 12 jours au Québec (avec adolescents) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous envisageons un voyage au Québec en Août 2019 (si si 2019, ce n'est pas une erreur de frappe !). Si je m'y prends si longtemps à l'avance, c'est parce que premièrement, c'est un "gros" voyage pour nous (2 adultes et 2 "ados" de 12 et 14 ans au moment du voyage) et donc besoin de budgétiser tout ça à l'avance et deuxièmement, ça me permet de voir l'évolution des prix du vol pour pouvoir choisir le bon moment pour réserver l'an prochain.
Notre circuit est "classique" :
J1 - Arrivée à Montréal à 10h (si les horaires sont les mêmes en 2019) Récup voiture de location et visite Montréal. Nuit à Montréal
J2 - Direction la Mauricie. Traversée du parc, ballade, canot. Observation de l'ours. Nuit à Saint Jean des Piles
J3 - Direction Lac Saint Jean Selon l'heure soit Village de Val Jalbert soit Zoo de Saint Félicien Nuit à Roberval
J4 - Soit Val Jalbert soit le zoo. Réserve Mashteuiatsh. Nuit à Sainte Rose
J5 - Croisière sur le fjord départ Sainte Rose jusqu'à l'anse St Jean avec 2 h d'arrêt. Visite Saguenay la Baie Nuit à Sainte Rose
J6 - Direction Tadoussac. Visite. Croisière aux baleines à Bergeronnes avec Neptune. Traverser le fjord et nuit à Saint Siméon
J7 - Direction Canyon Sainte Anne avec arrêts sur la route. Nuit à Sainte Anne
J8 - Chutes Montmorency. Ile d'Orléans. Si le temps Réserve Wendake. Nuit à Québec
J9 et 10 - Visite et nuits à Québec.
J11 - Retour vers Montréal par la route Sud du Fleuve. Arrêt Erablière Prince. Visite et nuit à Montréal.
J12 - Visite Montréal. Restitution voiture de location. Vol à 22h30
Je me pose la question pour la voiture de loc. A ce jour 100€ de moins pour une prise en charge en ville le matin du jour 2 et restitution en fin de journée le jour 11. Mais est ce que si nous prenons le bus de l'aéroport + métro, ce ne sera pas trop "galère" avec nos valises ?
Merci d'avance pour vos retours.
Nous envisageons un voyage au Québec en Août 2019 (si si 2019, ce n'est pas une erreur de frappe !). Si je m'y prends si longtemps à l'avance, c'est parce que premièrement, c'est un "gros" voyage pour nous (2 adultes et 2 "ados" de 12 et 14 ans au moment du voyage) et donc besoin de budgétiser tout ça à l'avance et deuxièmement, ça me permet de voir l'évolution des prix du vol pour pouvoir choisir le bon moment pour réserver l'an prochain.
Notre circuit est "classique" :
J1 - Arrivée à Montréal à 10h (si les horaires sont les mêmes en 2019) Récup voiture de location et visite Montréal. Nuit à Montréal
J2 - Direction la Mauricie. Traversée du parc, ballade, canot. Observation de l'ours. Nuit à Saint Jean des Piles
J3 - Direction Lac Saint Jean Selon l'heure soit Village de Val Jalbert soit Zoo de Saint Félicien Nuit à Roberval
J4 - Soit Val Jalbert soit le zoo. Réserve Mashteuiatsh. Nuit à Sainte Rose
J5 - Croisière sur le fjord départ Sainte Rose jusqu'à l'anse St Jean avec 2 h d'arrêt. Visite Saguenay la Baie Nuit à Sainte Rose
J6 - Direction Tadoussac. Visite. Croisière aux baleines à Bergeronnes avec Neptune. Traverser le fjord et nuit à Saint Siméon
J7 - Direction Canyon Sainte Anne avec arrêts sur la route. Nuit à Sainte Anne
J8 - Chutes Montmorency. Ile d'Orléans. Si le temps Réserve Wendake. Nuit à Québec
J9 et 10 - Visite et nuits à Québec.
J11 - Retour vers Montréal par la route Sud du Fleuve. Arrêt Erablière Prince. Visite et nuit à Montréal.
J12 - Visite Montréal. Restitution voiture de location. Vol à 22h30
Je me pose la question pour la voiture de loc. A ce jour 100€ de moins pour une prise en charge en ville le matin du jour 2 et restitution en fin de journée le jour 11. Mais est ce que si nous prenons le bus de l'aéroport + métro, ce ne sera pas trop "galère" avec nos valises ?
Merci d'avance pour vos retours.
Destination à moto pour la Louisiane? English translation pending
Allo, l'an passé je suis allé faire le tour de la Floride, j'ai bien aimé. L'hiver prochain j'aimerais aller en Louisiane. Qu'est-ce qu'il faut voir et quelle route dois-je prendre ? Je transport ma moto ds une remorque jusqu'au beau temps et je part. Merci à l'avance. Jeth
Notre itinéraire au Canada cet été (Ontario - Québec) English translation pending
Bonjour,
nous avons prévu notre itinéraire pour 24 jours au Québec et Ontario :
TORONTO-GANANOQUE-OTTAWA-WENWORTH NORD-LAC EDOUARD-ST FELICIEN-STE ROSE DU NORD-TADOUSSAC-RIMOUSKI-CARLETON-GASPE-
STE ANNE DES MONTS-RIVIERE DU LOUP-BAIE ST-PAUL-QUEBEC-MONTREAL
Nous effectuons 2 jours à Québec et 2 jours à Montréal.
Y a t-il des personnes pouvant nous conseiller sur les incontournables à voir ou visiter sur notre périple (parcs, points de vue, randos, visites, ...)?
Merci à ceux qui prendront quelques minutes pour me répondre.
Merci à ceux qui prendront quelques minutes pour me répondre.
Trajet Montréal-Louisiane: étapes intéressantes English translation pending
Bonjour,
Nous sommes à préparer un voyage en auto de Montréal en Louisiane pour fin avril- début mai 2015.
Nous aimons prendre notre temps et visiter. Quelles étapes seraient intéressantes sur ce trajet. Quelle routes privilégier ?
Maribel
Maribel
Lieux alternatifs à Katmandou? English translation pending
Bonjour,
La même question pour tout voyage dans toute grande ville de ce monde, dans toute capitale et même Rangoon n'est pas épargnée:
Connaissez-vous des lieux alternatifs à KATMANDHU?
Non pas que je suis nostalgique de la période baba mais parceque je suis curieux à l'étranger comme je le suis en France (parceque j'attends pas les grands voyages pour voyager): je serais à KATMANDHU en mai 2009 et je souhaiterais aller voir qq concerts, aller dans les lieux de rencontres de jeunes népalais, lieux d'expos de jeunes artistes, ...
En connaissez-vous?
Et si vous ne connaissez: MER-CI!!!
Chestnut.
La même question pour tout voyage dans toute grande ville de ce monde, dans toute capitale et même Rangoon n'est pas épargnée:
Connaissez-vous des lieux alternatifs à KATMANDHU?
Non pas que je suis nostalgique de la période baba mais parceque je suis curieux à l'étranger comme je le suis en France (parceque j'attends pas les grands voyages pour voyager): je serais à KATMANDHU en mai 2009 et je souhaiterais aller voir qq concerts, aller dans les lieux de rencontres de jeunes népalais, lieux d'expos de jeunes artistes, ...
En connaissez-vous?
Et si vous ne connaissez: MER-CI!!!
Chestnut.
Départ pour Dubaï avec Costa Fortuna 28 février 2014 English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons en croisiere avec le Costa fortuna le 28 février 2014 au départ de Paris pour Dubaï et nous voudrions savoir si il faut prendre les excusions avec Costa ou pouvons nous les faire par nos propres moyens . Quelqu un à t il déjà fait cette croisière et peut être nous donner quelques conseils et avis
Merci beaucoup
Quartiers à éviter à Paris pour un voyage seule? English translation pending
Salut,
Le mois prochain, je passe deux jours à Paris, je dois réserver un hôtel.
Ce qui est sûr c'est que je veux prendre un hôtel dans paris et non pas en banlieue car je veux pas me déplacer en rer.
Quels sont les quartiers à éviter.
J'ai trouvé des hotels vers la défense, la bastille etc... mais je sais pas si ce sont des quartiers qui craignent.
Pourriez-vous me préciser dans quels quartiers je peux réserver mon hôtel
merci bcp et bonne soirée
Le mois prochain, je passe deux jours à Paris, je dois réserver un hôtel.
Ce qui est sûr c'est que je veux prendre un hôtel dans paris et non pas en banlieue car je veux pas me déplacer en rer.
Quels sont les quartiers à éviter.
J'ai trouvé des hotels vers la défense, la bastille etc... mais je sais pas si ce sont des quartiers qui craignent.
Pourriez-vous me préciser dans quels quartiers je peux réserver mon hôtel
merci bcp et bonne soirée
Idées de visites pour cinq jours à Paris? English translation pending
Bonjour,
Que voir à Paris en cinq jours ? Je sais que je ne pourrai pas tout voir donc je cherche juste des suggestions.
Je suis déjà allé à Paris et je connais les plans touristiques classiques tels que le Louvre, la tour Eiffel, etc. donc je ne désire pas les revisiter.
J'aimerais surtout entendre l'avis de parisiens ou de gens qui connaissent bien la ville ! J'aimerais éviter au maximum les attrape-touristes, et privilégier les plans que seuls les habitués connaissent.
Merci
Que voir à Paris en cinq jours ? Je sais que je ne pourrai pas tout voir donc je cherche juste des suggestions.
Je suis déjà allé à Paris et je connais les plans touristiques classiques tels que le Louvre, la tour Eiffel, etc. donc je ne désire pas les revisiter.
J'aimerais surtout entendre l'avis de parisiens ou de gens qui connaissent bien la ville ! J'aimerais éviter au maximum les attrape-touristes, et privilégier les plans que seuls les habitués connaissent.
Merci
Florilège de ressenti, vu, dit, entendu: la Chine d'aujourd'hui English translation pending
Tetris. En survolant les villes, on se rend compte que les architectes chinois sont passés maître dans l'art de multiplier les immeubles identiques pour en faire des pâtés grands comme des arrondissements.
Jolly Jumper. A Shanghai, pour rejoindre le centre-ville depuis l'aéroport, tu as le choix entre le métro qui roule à une vitesse dite normale, et une navette express qui dépasse les 300km/h. Rien de plus normal.
Elastique. Mon 1er métro est immaculé. Pour un peu, ça sentirait la lavande. Cela dit, ça n'empêche pas une septuagénaire de cracher par terre. Dans la rame... Ce faisant, elle n'oublie pas non plus de tirer sur le glaviot à la main pour éviter qu'il ne pendouille en un long fil d'Ariane. Charmant.
Embuscade. A l'instar de mon tour du monde et de sa première étape stambouliote (http://afleurdeterre.over-blog.com/7-categorie-10592393.html), je n'ai pu faire autrement que de me faire rouler dans la farine dès mon premier jour. N'ayant pas aperçu le signe dans la guesthouse mettant en garde les voyageurs contre une arnaque notoire, j'attaque le Bund tambour battant. Après quelques minutes, je suis abordé par un couple de jeunes chinois qui désirent que je les prennes en photo avec leur appareil. Je m'exécute. Puis une discussion bon enfant commence. J'apprends qu'ils sont étudiants, viennent de Pékin et qu'ils sont en vacances. Puis après quelques minutes, ils m'indiquent qu'ils ont rendez-vous dans un salon de thé pour une cérémonie/dégustation de premier ordre, et m'enjoigne de me joindre à eux. J'accepte. On se retrouve alors à quelques enseignes de là, dans un petit salon aux murs défraichis éclairés au néon. Pour le premier ordre, je sens déjà que je peux passer mon chemin. Néanmoins je reste. L'expérience semble sympathique, au moins autant que la jeune fille avec laquelle j'échange sans relâche dans la langue de Shakespeare qu'elle parle avec autant de fluidité que possible. Une femme entre dans la pièce et s'installe en face de nous. Dans les trois minutes, elle nous sert une première tasse. On boit. Puis une deuxième, on re-boit. Puis une troisième. Puis une quatrième. L'expérience dure une trentaine de minutes au bout desquelles je m'enquiers des tarifs par acquis de conscience. Pour une variété de thé, il en coute dans les 30 euros! What the fuck?!?!? Le thé vire au vinaigre. On convient néanmoins de partager la note. La femme en face de nous nous indique alors que l'on peut boire autant de tasses que l'on veut, pour peu que ce ne soit pas de nouvelles variétés. Or, mes amis chinois veulent tout tenter! Moi pas. Qui plus est, la peau de mon ventre n'est pas si extensible, je n'ai plus soif. Ainsi, malgré leurs supplications, je m'extrais de la pièce autant pour m'en évader que pour suivre ma carte bleue qui file dans les mains de la tenancière. Une facture plus loin, c'est l'évidence, je me suis fait saké sur les yuans. D'autant que je n'ai pas vu mes acolytes sortir leurs liasses. Ainsi, c'est désormais l'évidence : le jeune couple fait office de rabatteur, et moi de pauvre troufion encore sous le coup du décalage horaire. J'aurais dû me méfier, ils m'ont donné 23 ans quand j'en compte 37. Chine 1 - Brice 0
Darty. Les tablettes et autres smart phones sont partout. L'évolution en quatre ans est criante. Du jeune au vieux, tous ont les yeux braqués en quasi-permanence sur leur jouet. Il n'est pas rare de voir des couples assis face à face dans un lieu public ne jamais se regarder au profit de l'écran tactile. Il en va de même pour les groupes d'amis. Comme en mode silencieux, j'en vibre.
Petit livre rouge. Dans la même veine, en trois semaines en Chine, je n'ai pas le souvenir d'un chinois qui lit sur du papier, que ce soit un journal ou un livre. Pourtant ils doivent exister!
Gris. La différence entre le 1er métro à Shanghai et celui à Paris est qu'à Shanghai, il n'est pas de jeunes fêtards qui rentrent se coucher en marchant en sinusoïde.
Contrefaçon. Si la voiture de police est une Isuzu, l'inscription en lettres chromées peut quand même être inscrite à l'envers.
Sollicitation urbaine. Malgré les mini-shorts qui arpentent les pavés plus que n'importe où ailleurs, la Chine me semble être le pays le plus assexué du monde. Et ce n'est pas non plus contradictoire avec les sollicitations que je rencontre sur East Nanjing Road, l'artère la plus commerçante du bled. Comme si c'était possible... - Massache? Massache? Young man, Massache? - No, thank you. I don't want a massage. - Hum, no massache... Sex massache? Young man? Sex massache?
Boules Quiès. Malgré les à priori sur la faible implication locale quant à l'écologie, les trois quarts des scooters chinois sont électriques et le ciel citadin peut être bleu azur. Par contre, l'inconvénient avec le scooter électrique, c'est que comme il est silencieux, le chauffeur se fait fort de te signaler sa présence au klaxon, ou comment, au niveau sonore, remplacer la grippe par le cancer.
Carnivores. J'en ai vu des villes, et pourtant je n'en ai jamais vu une comme Shanghai avec si peu de pigeons. Pour un peu, ça ferait peur. J'en suis presque à compatir.
Echelle. A Shanghai, le métro fait dans les 200 mètres de long et un changement prend dans les dix minutes.
Allo Paris, ici Londres. Après quatre jours à ne parler qu'anglais sauf pour dire "ni hao" ou "xié xié", j'en suis à rêver en anglais. Il m'a été dit qu'au milieu de la nuit, j'ai hurlé "Somebody put blueberries in my hat!!!!". Vas comprendre Charles...
Cheeeeese. Sur les sites touristiques, le chinois a la fâcheuse habitude de demander au touriste occidental de poser pour la photo. Si c'est un couple, il faut refaire trois fois la scène : une fois avec la femme, une fois avec le mari, une fois avec les deux. Si c'est un groupe, tu prends la journée...
Le compas dans l'oeil. Bon signe. Finalement, mon couple de rabatteurs cachait peut-être un brin de sincérité. Tous les chinois me trouvent entre dix et quinze ans de moins et tous gardent la bouche ouverte d'étonnement à l'annonce du verdict. Il leur arrive aussi de me confondre avec un acteur dont ils auraient oublié le nom...
Dialogue de sourds. Quand un chinois parle un anglais suffisamment confiant pour entamer une conversation, le plus souvent, il faut quand même se dire que la discussion se fait avec un enfant de trois ans. Un exemple. Si un chinois te demande "Whele you flom?", il vaut mieux répondre "Flance" que "I am french". Même chose si tu poses une question, il faut toujours aller au plus simple, par exemple faire en sorte que l'interlocuteur puisse répondre par oui ou non. "Est-ce que ... ?" , ça passe. "Pourquoi ... ?" , ça passe pas.
Dialogue de sourds (bis). J'ai essayé de faire apprendre quelques expressions de français à une jeune femme travaillant à la guesthouse et ce, à sa demande. Et bien c'est aussi compliqué que quand elle essaye de me rendre la pareil.
Agaçant. Pire connerie du voyage : acheter un réveil bon marché des années 80 qui marque les secondes en faisant un tic-tac qui s'entend à 10 mètres à la ronde, et encore plus à 20 centimètres de l'oreiller.
Bon sens. Dans le train, la SNCF locale se sent le besoin de mettre un panneau indiquant qu'il ne faut pas sauter par la fenêtre.
Surprises gastronomiques. Même quand tu achètes un truc aussi basique qu'un sac de cacahuètes dans leur coque, tu n'es jamais sûr de ne pas te retrouver avec du violet, mou et filandreux à l'intérieur.
Folie des grandeurs. Un truc au moins sur lequel les chinois sont prévoyants, il est des ponts avant lesquels il est indiqué "interdit aux plus de 55 tonnes".
Folie des grandeurs (bis). Je ne sais plus où mais il y a quelques années j'avais lu qu'à Dubaï on trouvait un quart de toutes les grues (pas les oiseaux) de la planète. En fait, j'en doute. J'en suis même à penser qu'elles sont plutôt en Chine.
Déconvenue. Ce soir, dans l'immense labyrinthe du gout que constitue la nourriture chinoise, j'ai jeté mon dévolu sur du riz. Difficile de faire plus simple ou plus sûr. Il eu fallu comprendre que le riz dinatoire était cuit à la mode croustillante. Plus croustillante que les Rice Krispies, plus croustillante que le riz cru. J'ai cru me péter une dent à chaque bouchée.
Picturalement pittoresque. Une route à double sens et pas un de plus qui serpente le long d'une vallée réchauffée par les couleurs d'automne. Sept kilomètres à parcourir en voiture en plus d'une heure. A n'y rien comprendre. On est d'abord arrêté pendant une dizaine de minutes au même titre que toutes les voitures qui nous précèdent. Ca interloque. Enfin, on finit par avancer... D'une centaine de mètres, Rebelote. Cinq, dix, quinze minutes. On repart... Temporairement. Puis je comprends. Les conducteurs chinois et leurs passagers, la plupart équipés d'appareils photo de compêt', s'arrêtent au beau milieu de la route et laissent là leur véhicule paître le temps de mitrailler à tout va. La demi-douzaine de policiers présents a l'air de trouver la chose normale pendant que je m'arrache les cheveux.
Problème, cause, conséquence. A cause du temps perdu passé à attendre le retour des conducteurs dans leurs habitacles respectifs, après une journée ponctuée de nombreuses visites et la nécessité de faire les mêmes sept kilomètres dans le sens du retour au pas de course du fait de la foule qui va croissant devant le coucher de soleil et ce, quitte à traverser un tunnel routier à pieds, je rate le dernier bus pour me ramener en ville à 50 bornes de là. Il m'en coutera un taxi, soit un bras.
Abus de confiance. Dans un charmant petit village classé au patrimoine mondial, au détour d'une haute maison, une mamie me voyant faire des photos me fait signe de la rejoindre. Puis, sur le ton de la confidence, elle me fait cette fois signe que si j'emprunte son escalier, je vais finir par atteindre la terrasse qui surplombe les environs, ce qui n'en sera que meilleur comme nourriture à donner à mon objectif. Appréciant l'invitation, j'en m'en vais confirmer ses dires et grimpe. Ca n'est qu'au retour qu'elle m'embusque, et répète à l'envie l'unique mot anglais de son vocabulaire : "Money! Money!". Sacrée mamie, toujours le mot pour ne pas rire.
Médecine douce en milieu rural. Quand tu croises le regard d'un chinois en plus de son chemin, dis lui "Ni hao!" (bonjour) et vois son visage s'illuminer tel un sapin de Noël et sourire de toutes ses dents quand il n'en manque pas. Ca marche à chaque fois et c'est d'autant plus spectaculaire si le dit chinois tire la tronche au premier abord.
Entrechats. En jouant au ping-pong contre une jeune chinoise qui travaille à la guesthouse dans laquelle j'ai posé mon baluchon, celle-ci me demande tout sec (en anglais): "Tu ne serais pas professeur de danse des fois?". La réponse est non.
Bon marché. Au Burger King de Shanghai comme partout ailleurs là-bas, des gens sont payés à faire du tout au rien. Nous sommes trois clients dans le restaurant. Ca fait une moyenne d'un client toutes les cinq minutes. tu as le temps de voir venir. Et pourtant. Un pauvre bougre est payé exclusivement à ramasser les plateaux usagés et à en faire des piles. Rarement j'ai vu une personne qui respirait autant l'ennui. Dans le même genre, dans les deux parcs nationaux dans lesquels je me suis fait les cuisses, d'autres bougres sont eux payés à évacuer les feuilles mortes des voies de randonnée. Si si. Et pendant ce temps là, d'autres types grimpent à longueur de journées des chargements de plusieurs dizaines de kilos pour achalander les hotels et autres boutiques hors de portée de quelques routes que ce soit. En conclusion, merci le plein emploi, il doit pas être bien élevé le SMIC horaire chinois.
Douillet. Lorsque vient l'hiver, les poignées de guidon des scooters se parent de gants de cuisine fourrés du plus bel effet.
Sur ma faim. Au moment de se remplir la panse pour un dîner bien mérité après une journée à arpenter le pavé, je me fais accoster par un gusse. Je comprends bien vite qu'il mendie. Seulement, pour faire valoir son propos, ça ne l'empêche pas de soulever une jambe de son pantalon jusqu'au genou pour me gratifier d'un panorama complet sur la vérole qui lui grignote la chair. Il n'en a pas fallu plus pour que je reporte le repas au lendemain.
La queue entre les jambes. Un soir débarquent dans mon dortoir deux personnes jamais vues auparavant. Un p'tit gars et une p'tite nenette. Peu après on frappe à la porte, trois autres p'tits gars, c'est le reste du groupe. Ils discutent quelques minutes, suffisamment longtemps pour qu'ils m'invitent à me joindre à la conversation. Le lendemain, tous partent à l'assaut des Montagnes Jaunes, et comme c'est également à mon programme, ils me proposent de me joindre à eux. J'accepte malgré le fait que l'un d'entre eux, dans le court lapse de temps, me demande une petite dizaine de fois si je veux dormir avec lui. Après une nuit de sommeil, on décolle. La journée promet d'être compliquée ; même le Lonely Planet met en garde le marcheur quant à la difficulté d'atteindre les sommets en gravissant les marches de l'ouest. Avec le petit groupe, on se met en branle dans une ambiance sympathique, encore que j'ai du mal à vraiment échanger avec eux du fait de leur anglais balbutiant. Cependant, j'apprends que les quatre gars sont des potes de fac et voyagent ensemble, et que Xiaoti, la demoiselle, voyage seule pour un long weekend d'aventures pédestres. J'en prends bonne note et entreprends de former avec elle un binôme de première. Pendant l'ascension, tout le monde en prend physiquement pour son grade. Mais ce n'est pas tout, mes oreilles aussi tant l'homo' de la veille continue sa parade nuptiale à grands renforts de "You want to sweep with me?". Il faut dire que nous sommes le 11 novembre et qu'en Chine, c'est le jour des célibataires. Partout dans le pays, c'est la foire à la dragouille. Mais il se fatigue plus vite à mesure qu'on multiplie les hauteurs de Tour Eiffel en montant des escaliers interminables. Puis, après quelques heures, comme par enchantement, il en vient à changer de disque. Après avoir échangé avec Xiaoti, il en vient à répéter sur le même rythme "she want sweep with you!". Pas tomber dans l'oreille d'un sourd. Surement la conséquence de "Paliss, you live in Paliss? So Lomantic!!!!". Puis ça se tasse, un peu comme mes vertèbres sous le poids du sac. Finalement après sept heures de marche tout sauf plate, on arrive à notre point de chute, un hotel rutilant qui, en plus de ses quatre étoiles, cache un deuxième batiment abritant des dortoirs de quatre à six lits pour lesquels la chinese connection a déjà des réservations. Qu'à cela ne tienne. A la réception, par acquis de conscience, je m'enquiers du prix des chambres doubles. Trop élevé, je m'abstiens et choisis plutôt un lit dans un des dortoirs. A mon arrivée, la pièce fait dans les 8m², tous les lits sont déjà occupés sauf un situé au dessus de celui d'un type qui, en plus de me regarder comme un animal de foire, fume clope sur clope. Un lourd fumet de noodles flotte aussi dans l'air. C'en est rappé de mon plan de faire venir la petite "si elle a froid"... A moins que... Me disant qu'après la journée qu'on vient de manger, je pouvais décemment retourner à la réception demander un autre endroit pour dormir sous couvert d'une prétendue allergie à la cigarette, j'exécute. Là, le préposé réponds par la négative. Pas d'autre dortoir disponible. C'est ça ou rien concernant les dortoirs... Là dessus, j'entame une négociation au taquet. Tous les arguments y passent, de mon incapacité physique à grimper sur le lit superposé supérieur à la journée du célibataire, en passant par l'orientation du matelas qui ne fait pas face à la Mecque. Tout est bon pour tirer le meilleur discount sur une chambre supérieur dans le batiment principal, celui estampillé 4 étoiles. Ainsi, à force de persuasion autant que de harcèlement, l'employé consent à un -60%. Pas mal pour un 11 novembre me dis-je. On se sert la main. Ne me reste plus qu'à m'installer et à aller proposer à Xiaoti de se joindre à moi pour une soirée de récupération, sans oublier de m'excuser auprès des quatre gars quant à la probabilité croissante de ne pas boire une bière ensemble ayant des affaires plus importantes sur le feu. Je commence par les gars. - Salut les gars. Je suis désolé mais je n'ai pas pris le dortoir mitoyen. A la place, j'ai une chambre double dans le batiment d'à côté. - You want to sweep with me? - Non, je veux toujours pas sweep with you! - Mais alors, tu vas rester tout seul là haut? - Je pense proposer à Xiaoti de se joindre à moi. C'est qu'il ne faudrait pas gacher et vue la différence de confort, autant que le plus de gens possibles en profitent. - You want to sweep with me? - Non, toujours pas. Les autres entament en coeur un "Oh ohhhh" signifiant qu'ils ont compris le manège. Je les y laisse et frappe à la porte du dortoir féminin. - Salut Xiaoti. Dis, je viens de monter en gamme et me dis que ça serait drolement égoïste si je ne t'en faisais pas aussi profiter. C'est qu'on a formé une sacrée équipe aujourd'hui et on l'a bien mérité! - Salut Brice, c'est que je viens de défaire toutes mes affaires et que je suis bien là. C'est cool pour toi mais je pense que je vais prendre racine ici. Elle pris donc racine. Par vengeance, je pris trois douches chaudes et ne quitta la chambre qu'à 11h59 le lendemain, une minute avant le check out. La journée suivante fut de toute façon tellement bouchée de brouillard qu'une mère n'aurait pas pu y retrouver ses petits.
Indigeste. Cinq jours à manger des noodles matins, midis et soirs, ça forge des envies d'ailleurs. Ou des envies de framboises. Au choix.
Surprise surprise. Après une trentaine d'heures d'embouteillages nuageux, après avoir ruiné l'odeur de mes draps à grands coups de cuissons de noodles, furibond, je sors fumer une cigarette post dinatoire. Là, regardant mes pieds, je remarque qu'une ombre se porte au sol. N'y croyant guère, je lève les yeux au ciel. Tel un diable jaillissant de sa boite, la lune illumine les alentours avec sa cohorte de milliards d'étoiles. La montée d'adrénaline qui s'en suit n'a rien d'imagé. Spectacle incendiaire. Je file dans mon nouveau dortoir. il a beau faire nuit pendant encore une douzaine d'heures, je m'équipe de la lampe frontale, du trépied et du boitier photo et pars arpenter la montagne en conquérant, façon Hannibal et ses éléphants, pendant cinq heures, juste assez longtemps pour que je perdes toute sensibilité aux bouts des doigts face au froid nocturne. Bonheur.
Home sweet home. J'avais une question récurrente pour tous les chinois à même de tenir une conversation : si vous pouviez aller n'importe où sur la planète pour quelques jours ou pour une vie, à la montagne, à la ville ou à la mer, où cela serait-il? Mise à part une chinoise particulièrement imaginative qui souhaitait visiter la Nouvelle-Orléans et y écouter du jazz, tous m'ont répondu Paris, que ce soit instinctivement ou après mures réflexions. Si ça c'est pas un signe...
Jolly Jumper. A Shanghai, pour rejoindre le centre-ville depuis l'aéroport, tu as le choix entre le métro qui roule à une vitesse dite normale, et une navette express qui dépasse les 300km/h. Rien de plus normal.
Elastique. Mon 1er métro est immaculé. Pour un peu, ça sentirait la lavande. Cela dit, ça n'empêche pas une septuagénaire de cracher par terre. Dans la rame... Ce faisant, elle n'oublie pas non plus de tirer sur le glaviot à la main pour éviter qu'il ne pendouille en un long fil d'Ariane. Charmant.
Embuscade. A l'instar de mon tour du monde et de sa première étape stambouliote (http://afleurdeterre.over-blog.com/7-categorie-10592393.html), je n'ai pu faire autrement que de me faire rouler dans la farine dès mon premier jour. N'ayant pas aperçu le signe dans la guesthouse mettant en garde les voyageurs contre une arnaque notoire, j'attaque le Bund tambour battant. Après quelques minutes, je suis abordé par un couple de jeunes chinois qui désirent que je les prennes en photo avec leur appareil. Je m'exécute. Puis une discussion bon enfant commence. J'apprends qu'ils sont étudiants, viennent de Pékin et qu'ils sont en vacances. Puis après quelques minutes, ils m'indiquent qu'ils ont rendez-vous dans un salon de thé pour une cérémonie/dégustation de premier ordre, et m'enjoigne de me joindre à eux. J'accepte. On se retrouve alors à quelques enseignes de là, dans un petit salon aux murs défraichis éclairés au néon. Pour le premier ordre, je sens déjà que je peux passer mon chemin. Néanmoins je reste. L'expérience semble sympathique, au moins autant que la jeune fille avec laquelle j'échange sans relâche dans la langue de Shakespeare qu'elle parle avec autant de fluidité que possible. Une femme entre dans la pièce et s'installe en face de nous. Dans les trois minutes, elle nous sert une première tasse. On boit. Puis une deuxième, on re-boit. Puis une troisième. Puis une quatrième. L'expérience dure une trentaine de minutes au bout desquelles je m'enquiers des tarifs par acquis de conscience. Pour une variété de thé, il en coute dans les 30 euros! What the fuck?!?!? Le thé vire au vinaigre. On convient néanmoins de partager la note. La femme en face de nous nous indique alors que l'on peut boire autant de tasses que l'on veut, pour peu que ce ne soit pas de nouvelles variétés. Or, mes amis chinois veulent tout tenter! Moi pas. Qui plus est, la peau de mon ventre n'est pas si extensible, je n'ai plus soif. Ainsi, malgré leurs supplications, je m'extrais de la pièce autant pour m'en évader que pour suivre ma carte bleue qui file dans les mains de la tenancière. Une facture plus loin, c'est l'évidence, je me suis fait saké sur les yuans. D'autant que je n'ai pas vu mes acolytes sortir leurs liasses. Ainsi, c'est désormais l'évidence : le jeune couple fait office de rabatteur, et moi de pauvre troufion encore sous le coup du décalage horaire. J'aurais dû me méfier, ils m'ont donné 23 ans quand j'en compte 37. Chine 1 - Brice 0
Darty. Les tablettes et autres smart phones sont partout. L'évolution en quatre ans est criante. Du jeune au vieux, tous ont les yeux braqués en quasi-permanence sur leur jouet. Il n'est pas rare de voir des couples assis face à face dans un lieu public ne jamais se regarder au profit de l'écran tactile. Il en va de même pour les groupes d'amis. Comme en mode silencieux, j'en vibre.
Petit livre rouge. Dans la même veine, en trois semaines en Chine, je n'ai pas le souvenir d'un chinois qui lit sur du papier, que ce soit un journal ou un livre. Pourtant ils doivent exister!
Gris. La différence entre le 1er métro à Shanghai et celui à Paris est qu'à Shanghai, il n'est pas de jeunes fêtards qui rentrent se coucher en marchant en sinusoïde.
Contrefaçon. Si la voiture de police est une Isuzu, l'inscription en lettres chromées peut quand même être inscrite à l'envers.
Sollicitation urbaine. Malgré les mini-shorts qui arpentent les pavés plus que n'importe où ailleurs, la Chine me semble être le pays le plus assexué du monde. Et ce n'est pas non plus contradictoire avec les sollicitations que je rencontre sur East Nanjing Road, l'artère la plus commerçante du bled. Comme si c'était possible... - Massache? Massache? Young man, Massache? - No, thank you. I don't want a massage. - Hum, no massache... Sex massache? Young man? Sex massache?
Boules Quiès. Malgré les à priori sur la faible implication locale quant à l'écologie, les trois quarts des scooters chinois sont électriques et le ciel citadin peut être bleu azur. Par contre, l'inconvénient avec le scooter électrique, c'est que comme il est silencieux, le chauffeur se fait fort de te signaler sa présence au klaxon, ou comment, au niveau sonore, remplacer la grippe par le cancer.
Carnivores. J'en ai vu des villes, et pourtant je n'en ai jamais vu une comme Shanghai avec si peu de pigeons. Pour un peu, ça ferait peur. J'en suis presque à compatir.
Echelle. A Shanghai, le métro fait dans les 200 mètres de long et un changement prend dans les dix minutes.
Allo Paris, ici Londres. Après quatre jours à ne parler qu'anglais sauf pour dire "ni hao" ou "xié xié", j'en suis à rêver en anglais. Il m'a été dit qu'au milieu de la nuit, j'ai hurlé "Somebody put blueberries in my hat!!!!". Vas comprendre Charles...
Cheeeeese. Sur les sites touristiques, le chinois a la fâcheuse habitude de demander au touriste occidental de poser pour la photo. Si c'est un couple, il faut refaire trois fois la scène : une fois avec la femme, une fois avec le mari, une fois avec les deux. Si c'est un groupe, tu prends la journée...
Le compas dans l'oeil. Bon signe. Finalement, mon couple de rabatteurs cachait peut-être un brin de sincérité. Tous les chinois me trouvent entre dix et quinze ans de moins et tous gardent la bouche ouverte d'étonnement à l'annonce du verdict. Il leur arrive aussi de me confondre avec un acteur dont ils auraient oublié le nom...
Dialogue de sourds. Quand un chinois parle un anglais suffisamment confiant pour entamer une conversation, le plus souvent, il faut quand même se dire que la discussion se fait avec un enfant de trois ans. Un exemple. Si un chinois te demande "Whele you flom?", il vaut mieux répondre "Flance" que "I am french". Même chose si tu poses une question, il faut toujours aller au plus simple, par exemple faire en sorte que l'interlocuteur puisse répondre par oui ou non. "Est-ce que ... ?" , ça passe. "Pourquoi ... ?" , ça passe pas.
Dialogue de sourds (bis). J'ai essayé de faire apprendre quelques expressions de français à une jeune femme travaillant à la guesthouse et ce, à sa demande. Et bien c'est aussi compliqué que quand elle essaye de me rendre la pareil.
Agaçant. Pire connerie du voyage : acheter un réveil bon marché des années 80 qui marque les secondes en faisant un tic-tac qui s'entend à 10 mètres à la ronde, et encore plus à 20 centimètres de l'oreiller.
Bon sens. Dans le train, la SNCF locale se sent le besoin de mettre un panneau indiquant qu'il ne faut pas sauter par la fenêtre.
Surprises gastronomiques. Même quand tu achètes un truc aussi basique qu'un sac de cacahuètes dans leur coque, tu n'es jamais sûr de ne pas te retrouver avec du violet, mou et filandreux à l'intérieur.
Folie des grandeurs. Un truc au moins sur lequel les chinois sont prévoyants, il est des ponts avant lesquels il est indiqué "interdit aux plus de 55 tonnes".
Folie des grandeurs (bis). Je ne sais plus où mais il y a quelques années j'avais lu qu'à Dubaï on trouvait un quart de toutes les grues (pas les oiseaux) de la planète. En fait, j'en doute. J'en suis même à penser qu'elles sont plutôt en Chine.
Déconvenue. Ce soir, dans l'immense labyrinthe du gout que constitue la nourriture chinoise, j'ai jeté mon dévolu sur du riz. Difficile de faire plus simple ou plus sûr. Il eu fallu comprendre que le riz dinatoire était cuit à la mode croustillante. Plus croustillante que les Rice Krispies, plus croustillante que le riz cru. J'ai cru me péter une dent à chaque bouchée.
Picturalement pittoresque. Une route à double sens et pas un de plus qui serpente le long d'une vallée réchauffée par les couleurs d'automne. Sept kilomètres à parcourir en voiture en plus d'une heure. A n'y rien comprendre. On est d'abord arrêté pendant une dizaine de minutes au même titre que toutes les voitures qui nous précèdent. Ca interloque. Enfin, on finit par avancer... D'une centaine de mètres, Rebelote. Cinq, dix, quinze minutes. On repart... Temporairement. Puis je comprends. Les conducteurs chinois et leurs passagers, la plupart équipés d'appareils photo de compêt', s'arrêtent au beau milieu de la route et laissent là leur véhicule paître le temps de mitrailler à tout va. La demi-douzaine de policiers présents a l'air de trouver la chose normale pendant que je m'arrache les cheveux.
Problème, cause, conséquence. A cause du temps perdu passé à attendre le retour des conducteurs dans leurs habitacles respectifs, après une journée ponctuée de nombreuses visites et la nécessité de faire les mêmes sept kilomètres dans le sens du retour au pas de course du fait de la foule qui va croissant devant le coucher de soleil et ce, quitte à traverser un tunnel routier à pieds, je rate le dernier bus pour me ramener en ville à 50 bornes de là. Il m'en coutera un taxi, soit un bras.
Abus de confiance. Dans un charmant petit village classé au patrimoine mondial, au détour d'une haute maison, une mamie me voyant faire des photos me fait signe de la rejoindre. Puis, sur le ton de la confidence, elle me fait cette fois signe que si j'emprunte son escalier, je vais finir par atteindre la terrasse qui surplombe les environs, ce qui n'en sera que meilleur comme nourriture à donner à mon objectif. Appréciant l'invitation, j'en m'en vais confirmer ses dires et grimpe. Ca n'est qu'au retour qu'elle m'embusque, et répète à l'envie l'unique mot anglais de son vocabulaire : "Money! Money!". Sacrée mamie, toujours le mot pour ne pas rire.
Médecine douce en milieu rural. Quand tu croises le regard d'un chinois en plus de son chemin, dis lui "Ni hao!" (bonjour) et vois son visage s'illuminer tel un sapin de Noël et sourire de toutes ses dents quand il n'en manque pas. Ca marche à chaque fois et c'est d'autant plus spectaculaire si le dit chinois tire la tronche au premier abord.
Entrechats. En jouant au ping-pong contre une jeune chinoise qui travaille à la guesthouse dans laquelle j'ai posé mon baluchon, celle-ci me demande tout sec (en anglais): "Tu ne serais pas professeur de danse des fois?". La réponse est non.
Bon marché. Au Burger King de Shanghai comme partout ailleurs là-bas, des gens sont payés à faire du tout au rien. Nous sommes trois clients dans le restaurant. Ca fait une moyenne d'un client toutes les cinq minutes. tu as le temps de voir venir. Et pourtant. Un pauvre bougre est payé exclusivement à ramasser les plateaux usagés et à en faire des piles. Rarement j'ai vu une personne qui respirait autant l'ennui. Dans le même genre, dans les deux parcs nationaux dans lesquels je me suis fait les cuisses, d'autres bougres sont eux payés à évacuer les feuilles mortes des voies de randonnée. Si si. Et pendant ce temps là, d'autres types grimpent à longueur de journées des chargements de plusieurs dizaines de kilos pour achalander les hotels et autres boutiques hors de portée de quelques routes que ce soit. En conclusion, merci le plein emploi, il doit pas être bien élevé le SMIC horaire chinois.
Douillet. Lorsque vient l'hiver, les poignées de guidon des scooters se parent de gants de cuisine fourrés du plus bel effet.
Sur ma faim. Au moment de se remplir la panse pour un dîner bien mérité après une journée à arpenter le pavé, je me fais accoster par un gusse. Je comprends bien vite qu'il mendie. Seulement, pour faire valoir son propos, ça ne l'empêche pas de soulever une jambe de son pantalon jusqu'au genou pour me gratifier d'un panorama complet sur la vérole qui lui grignote la chair. Il n'en a pas fallu plus pour que je reporte le repas au lendemain.
La queue entre les jambes. Un soir débarquent dans mon dortoir deux personnes jamais vues auparavant. Un p'tit gars et une p'tite nenette. Peu après on frappe à la porte, trois autres p'tits gars, c'est le reste du groupe. Ils discutent quelques minutes, suffisamment longtemps pour qu'ils m'invitent à me joindre à la conversation. Le lendemain, tous partent à l'assaut des Montagnes Jaunes, et comme c'est également à mon programme, ils me proposent de me joindre à eux. J'accepte malgré le fait que l'un d'entre eux, dans le court lapse de temps, me demande une petite dizaine de fois si je veux dormir avec lui. Après une nuit de sommeil, on décolle. La journée promet d'être compliquée ; même le Lonely Planet met en garde le marcheur quant à la difficulté d'atteindre les sommets en gravissant les marches de l'ouest. Avec le petit groupe, on se met en branle dans une ambiance sympathique, encore que j'ai du mal à vraiment échanger avec eux du fait de leur anglais balbutiant. Cependant, j'apprends que les quatre gars sont des potes de fac et voyagent ensemble, et que Xiaoti, la demoiselle, voyage seule pour un long weekend d'aventures pédestres. J'en prends bonne note et entreprends de former avec elle un binôme de première. Pendant l'ascension, tout le monde en prend physiquement pour son grade. Mais ce n'est pas tout, mes oreilles aussi tant l'homo' de la veille continue sa parade nuptiale à grands renforts de "You want to sweep with me?". Il faut dire que nous sommes le 11 novembre et qu'en Chine, c'est le jour des célibataires. Partout dans le pays, c'est la foire à la dragouille. Mais il se fatigue plus vite à mesure qu'on multiplie les hauteurs de Tour Eiffel en montant des escaliers interminables. Puis, après quelques heures, comme par enchantement, il en vient à changer de disque. Après avoir échangé avec Xiaoti, il en vient à répéter sur le même rythme "she want sweep with you!". Pas tomber dans l'oreille d'un sourd. Surement la conséquence de "Paliss, you live in Paliss? So Lomantic!!!!". Puis ça se tasse, un peu comme mes vertèbres sous le poids du sac. Finalement après sept heures de marche tout sauf plate, on arrive à notre point de chute, un hotel rutilant qui, en plus de ses quatre étoiles, cache un deuxième batiment abritant des dortoirs de quatre à six lits pour lesquels la chinese connection a déjà des réservations. Qu'à cela ne tienne. A la réception, par acquis de conscience, je m'enquiers du prix des chambres doubles. Trop élevé, je m'abstiens et choisis plutôt un lit dans un des dortoirs. A mon arrivée, la pièce fait dans les 8m², tous les lits sont déjà occupés sauf un situé au dessus de celui d'un type qui, en plus de me regarder comme un animal de foire, fume clope sur clope. Un lourd fumet de noodles flotte aussi dans l'air. C'en est rappé de mon plan de faire venir la petite "si elle a froid"... A moins que... Me disant qu'après la journée qu'on vient de manger, je pouvais décemment retourner à la réception demander un autre endroit pour dormir sous couvert d'une prétendue allergie à la cigarette, j'exécute. Là, le préposé réponds par la négative. Pas d'autre dortoir disponible. C'est ça ou rien concernant les dortoirs... Là dessus, j'entame une négociation au taquet. Tous les arguments y passent, de mon incapacité physique à grimper sur le lit superposé supérieur à la journée du célibataire, en passant par l'orientation du matelas qui ne fait pas face à la Mecque. Tout est bon pour tirer le meilleur discount sur une chambre supérieur dans le batiment principal, celui estampillé 4 étoiles. Ainsi, à force de persuasion autant que de harcèlement, l'employé consent à un -60%. Pas mal pour un 11 novembre me dis-je. On se sert la main. Ne me reste plus qu'à m'installer et à aller proposer à Xiaoti de se joindre à moi pour une soirée de récupération, sans oublier de m'excuser auprès des quatre gars quant à la probabilité croissante de ne pas boire une bière ensemble ayant des affaires plus importantes sur le feu. Je commence par les gars. - Salut les gars. Je suis désolé mais je n'ai pas pris le dortoir mitoyen. A la place, j'ai une chambre double dans le batiment d'à côté. - You want to sweep with me? - Non, je veux toujours pas sweep with you! - Mais alors, tu vas rester tout seul là haut? - Je pense proposer à Xiaoti de se joindre à moi. C'est qu'il ne faudrait pas gacher et vue la différence de confort, autant que le plus de gens possibles en profitent. - You want to sweep with me? - Non, toujours pas. Les autres entament en coeur un "Oh ohhhh" signifiant qu'ils ont compris le manège. Je les y laisse et frappe à la porte du dortoir féminin. - Salut Xiaoti. Dis, je viens de monter en gamme et me dis que ça serait drolement égoïste si je ne t'en faisais pas aussi profiter. C'est qu'on a formé une sacrée équipe aujourd'hui et on l'a bien mérité! - Salut Brice, c'est que je viens de défaire toutes mes affaires et que je suis bien là. C'est cool pour toi mais je pense que je vais prendre racine ici. Elle pris donc racine. Par vengeance, je pris trois douches chaudes et ne quitta la chambre qu'à 11h59 le lendemain, une minute avant le check out. La journée suivante fut de toute façon tellement bouchée de brouillard qu'une mère n'aurait pas pu y retrouver ses petits.
Indigeste. Cinq jours à manger des noodles matins, midis et soirs, ça forge des envies d'ailleurs. Ou des envies de framboises. Au choix.
Surprise surprise. Après une trentaine d'heures d'embouteillages nuageux, après avoir ruiné l'odeur de mes draps à grands coups de cuissons de noodles, furibond, je sors fumer une cigarette post dinatoire. Là, regardant mes pieds, je remarque qu'une ombre se porte au sol. N'y croyant guère, je lève les yeux au ciel. Tel un diable jaillissant de sa boite, la lune illumine les alentours avec sa cohorte de milliards d'étoiles. La montée d'adrénaline qui s'en suit n'a rien d'imagé. Spectacle incendiaire. Je file dans mon nouveau dortoir. il a beau faire nuit pendant encore une douzaine d'heures, je m'équipe de la lampe frontale, du trépied et du boitier photo et pars arpenter la montagne en conquérant, façon Hannibal et ses éléphants, pendant cinq heures, juste assez longtemps pour que je perdes toute sensibilité aux bouts des doigts face au froid nocturne. Bonheur.
Home sweet home. J'avais une question récurrente pour tous les chinois à même de tenir une conversation : si vous pouviez aller n'importe où sur la planète pour quelques jours ou pour une vie, à la montagne, à la ville ou à la mer, où cela serait-il? Mise à part une chinoise particulièrement imaginative qui souhaitait visiter la Nouvelle-Orléans et y écouter du jazz, tous m'ont répondu Paris, que ce soit instinctivement ou après mures réflexions. Si ça c'est pas un signe...
Las Vegas: restaurants et activités? English translation pending
Yé... une nouvelle discussion sur LV
Venez pas me dire que dois faire une recherche - je sais tout ca.
Et c'est ma discussion à moi. 😛
Première question : Quels sont vos restos coup de coeur ? Pas nécessairement les plus chers hein...
J'ai retenu pour séjour-ci : Cheese Cake Factory (j'adore ce resto... ben hâte que quelqu'un en ouvre au Canada ?) Rain Forest Cafe Le buffet de l'hôtel Paris Un buffet au dowtown (qu'on avait beaucoup aimé lors d'un autre séjour)
d'autres idées ? une perle rare perdue à travers les milliers de buffets et restos de tout genre.
Les activités : vos coups de coeur ?
Déjà au programme : Pinball Hall of fame pour moi) et The atomic testing museum (pour mon mari)
Il y a certainement des choses qu'on a jamais vues auxquelle je ne pense pas.
D'ailleurs on a jamais visité Rock Canyon... et là c'est aussi au programme.
Pour le show : ce sera Michael Jackson et le cirque du soleil, cadeau de Noel pour mes fistons (ok je l'avoue pour moi aussi...😛)
et vous savez s'il y a quelque chose de spécial pour le temps des fêtes ?
Alors j'espère avoir plein de bonnes suggestions!!!
Venez pas me dire que dois faire une recherche - je sais tout ca.
Et c'est ma discussion à moi. 😛
Première question : Quels sont vos restos coup de coeur ? Pas nécessairement les plus chers hein...
J'ai retenu pour séjour-ci : Cheese Cake Factory (j'adore ce resto... ben hâte que quelqu'un en ouvre au Canada ?) Rain Forest Cafe Le buffet de l'hôtel Paris Un buffet au dowtown (qu'on avait beaucoup aimé lors d'un autre séjour)
d'autres idées ? une perle rare perdue à travers les milliers de buffets et restos de tout genre.
Les activités : vos coups de coeur ?
Déjà au programme : Pinball Hall of fame pour moi) et The atomic testing museum (pour mon mari)
Il y a certainement des choses qu'on a jamais vues auxquelle je ne pense pas.
D'ailleurs on a jamais visité Rock Canyon... et là c'est aussi au programme.
Pour le show : ce sera Michael Jackson et le cirque du soleil, cadeau de Noel pour mes fistons (ok je l'avoue pour moi aussi...😛)
et vous savez s'il y a quelque chose de spécial pour le temps des fêtes ?
Alors j'espère avoir plein de bonnes suggestions!!!
Nashville, Memphis, Nouvelle-Orléans: musique et bars (avec adolescents) English translation pending
Nous partons cet été avec nos 2 ados et aurons pour étapes les villes musicales de Nashville, Memphis et New Orleans (entre autres).
Aller de bar en bar pour écouter de la bonne musique est la pratique généralement répandue -enfin c'est ce que j'ai lu sur divers blogs-, mais cela est il possible avec des ados ?
L'accès à ces bars leur sera-t-il autorisé (en notre présence, bien sûr) ?
Bien évidemment, aucun des 2 ados ne consommera d'alcool.
Merci pour vos retours d'expérience.
Merci pour vos retours d'expérience.
Endroits à ne pas louper à Montréal et Québec et dans les environs? English translation pending
Bonjour a tous. A la mi octobre de cette année je pars en vacances au Canada pour une durée pour l'instant non déterminée. J'ai 21 ans et c'est mon premier voyage seul alors j'avou que je ne suis pas tout a fait a l'aise, voila pourquoi j'en appelle a votre expérience pour me donner de bon conseils et de bon lieu touristiques pour que ce voyage se passe bien.
Pour vous situer le contexte de mon voyage je pars rejoindre deux amies qui vivent l'une a Montréal et l'autre a Quebec alors le logement dans ces deux villes ne pose aucun problème mais mes deux amies son étudiantes donc la journée je suis seul.
Donc pour en venir au vif du sujet quel sont les différents endroits a ne pas louper a Montréal a Quebec ainsi que dans les environs. Si vous avez également des adresses de pub, de bar et de boites sympa n'ésitez pas!
Merci d'avance a tous
Donc pour en venir au vif du sujet quel sont les différents endroits a ne pas louper a Montréal a Quebec ainsi que dans les environs. Si vous avez également des adresses de pub, de bar et de boites sympa n'ésitez pas!
Merci d'avance a tous