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Chine: au pays des pandas English translation pending
by Jemaflor · 2019-12-21 · 11 replies
Un carnet de voyage en Chine … vous vous attendez probablement à un récit évoquant soit une randonnée sur l'impressionnante Grande Muraille ou un parcours parmi l'immense Cité interdite pékinoise. Ou bien encore une visite à Xi'an, à la découverte de l'incroyable armée de terre cuite … Non, rien de ces incontournables sites dans le récit qui suit. J'ai choisi de vous raconter ici ma visite dans la Province du Sichuan à la rencontre des sympathiques pandas géants. Ces gros nounours sont devenus un emblème de l'empire du Milieu, les Chinois se sont fait un devoir de protéger cette espèce un temps menacée et ils en sont très fiers.



Dans les environs de la ville de Chengdu se trouve un de leur sanctuaire. Là, au Centre de Recherche et de reproduction des pandas géants, ils y sont particulièrement choyés. Sur place, un espace naturel est dédié à l'observation de ces drôles de grosses peluches. Nous y voici.

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Un petit lac, une grande forêt touffue à flanc de collines, des bambous à foison … cet environnement paraît idéal pour séduire nos amis pandas et plaire aux visiteurs qui s'y pressent dans un dédale d'allées serpentant parmi les bosquets.

L'animal a la réputation d'être solitaire et plutôt discret … et même si l'on compte plus d'une centaine de pandas géants dans cette réserve, on croise les doigts pour avoir la chance de bien les observer. En apercevoir plusieurs est en principe assuré mais la forêt de bambous est dense, sombre et l'enchevêtrement de troncs, de branches et de feuilles gêne quelque peu la vue. Il va donc falloir être particulièrement attentif.



Tiens, voilà un premier panda, bien allongé sur une branche avec sa fourrure en noir et blanc toute auréolée de tâches vertes : l'effet de cette broussailleuse et abondante végétation. Pour la mise au point photo sur l'animal, toutes ces feuilles ne facilitent pas l'affaire. Je comprends très vite qu'une bonne netteté d'image impose de désactiver l'autofocus et donc de réaliser les prises avec une mise au point manuelle. Soit !

Les pandas, on les imagine à priori très câlins, leur épaisse et douce fourrure donnerait l'envie de la caresser. Cependant, à l'image de cet adulte, on s'aperçoit vite qu'un panda montre facilement les crocs et de plus en grognant. C'est un des traits de caractère de l'espèce, en fait les pandas adultes ne sont pas doux comme des agneaux mais plutôt grincheux ! On ne peut les approcher que jeunes (environ jusqu'à leur deuxième année), ensuite c'est plus compliqué. Il paraît que les soigneurs dans les réserves ont trouvé un subterfuge pour les aborder : se déguiser en panda en portant une panoplie blanche et noire, astucieux !



On s'en est aperçu, les pandas sont bien dotés côté dentition, leur mâchoire est puissante et armée de solides dents, des « outils » qui leur sont finalement indispensables. Pour se nourrir, les pandas consomment essentiellement des bambous. Mâchouiller les tendres feuilles c'est facile, mais les tiges sont plus coriaces, dures et fibreuses parfois comme du bois. Un adulte, en grosse bête de 100 kg pour 1 m 65 (en moyenne) peut engloutir environ 20 à 30 kg de bambous dans la journée ! Grignoter, croquer, mastiquer … constitue la principale occupation d'une journée de panda, soit environ 14 heures par jour passées à se goinfrer. Ainsi, prendre des photos de pandas se résume le plus souvent à obtenir des portraits de pandas croquants la vie à pleines dents. Voilà un bon titre pour cette série de photos.



De telles quantités de bambous ingurgitées nécessitent un bon approvisionnement. La forêt locale n'y suffit pas. Aussi, pour bien dorloter nos chers pandas de la réserve de Chengdu, des kilos de tiges et de feuilles de bambous leur sont livrés chaque matin. Car ici, on prend soin avec beaucoup d'attention de cette colonie de gentils pandas géants. L'espèce s'avère menacée, il ne resterait plus qu'environ 2000 pandas géants sauvages vivants dans les montagnes du Sichuan et des territoires alentour. Sur ces versants élevés (entre 1000 et 2000 mètres d'altitude) les pandas s'y plaisent, la fraîcheur des températures et la végétation locale leur convenant parfaitement… Cependant, au fil des années, les spécialistes de la faune n'ont fait que constater la diminution des populations de pandas chinois. Il fallait donc réagir, c'est ce qu'on fait les autorités chinoises. D'abord en protégeant les pandas des braconniers et surtout en créant des réserves dans le but d'obtenir des naissances en captivité. Avec un espoir, la réintroduction de pandas géants dans leur milieu naturel. Pour réussir cet objectif, il fallait aussi mieux connaître ces mystérieux pandas : étudier leur comportement et mieux comprendre leur mode de reproduction sont au programme des travaux de ce Centre de Recherche de Chengdu.

Par exemple, en ce qui concerne la digestion des pandas, les études ont montré que les intestins de ces animaux ne digèrent pas la cellulose des bambous ingurgités tout au long de la journée. Le résultat ? Un panda adulte de bonne corpulence peut rejeter une dizaine de kilos de crottes verdâtres par jour ! Des déjections « truffées » de fibres végétales … d'où l'idée de les traiter pour fabriquer de la pâte à papier. Décidément rien ne se perd, tout se transforme. Mais le papier obtenu n'a certes pas la qualité du fameux papier de riz chinois, on pouvait s'en douter.



On l'a vu, les pandas sont de gros mangeurs occupés à presque boulotter du bambou du matin au soir … et le reste du temps que font-ils ? Ils dorment. Celui-ci tout avachi, semble vraiment imperturbable. Ainsi une vie de panda se partage entre manger et dormir, quel emploi du temps !



En Chinois, le panda géant est nommé « Daxiongmao » ce que l'on peut traduire par : grand chat-ours. Une appellation qui fait débat. Le panda est-il plus proche du chat que de l'ours ? Le pelage est soyeux comme celui d'un chat mais je ne sais si l'animal ronronne lorsqu'on parvient à le caresser, en revanche, son caractère paraît bien moins docile que celui d'un chat, le panda reste un animal sauvage ! Pour les arguments en faveur de sa parenté avec l'ours : il en a la taille et la corpulence (centaine de kilos à l'âge adulte) et puis le panda est classé dans la famille des ursidés.

Mais quand on voit un panda juché sur une haute branche comme celui-là, on viendrait à pencher vers le comportement d'un chat … un chat perché, bien sûr !



En tout cas ils sont mignons tout plein avec leur belle fourrure noire et blanche. Au fait, ne devrait-on pas plutôt dire : une fourrure blanche et noire ? On le constate sur ces deux photos, c'est bien le blanc qui domine avec seulement quelques tâches noires.



Ils sont marrants avec ces « lunettes » noires autour des yeux et ces deux petites oreilles, toute noire.

Quant à celui ci-dessous, je ne sais si vous avez la même impression que moi en le regardant, il me paraît presque attristé. Pour un peu on lui devinerait un semblant de larmes à l’œil …



On dit (et ce n'est là pas du tout scientifique !) que cet aspect tristounet pourrait être la traduction d'une grosse déception des pandas, ils auraient un rêve inassouvi : mais qu'enfin un des nombreux photographes qui les mitraillent parvienne à réaliser leur portrait mais en … couleurs ! En auraient-ils assez de cet éternel noir & blanc ?

J'ai tout de même une photo de panda en couleurs … prise à l'entrée du centre de recherche. Le rose bonbon lui va bien mais cette œuvre à facettes est moins lisse que le doux pelage d'un panda bien vivant.



Poursuivons la visite en arrivant maintenant près d'un attroupement. Une foule qui semble attentive et captivée. De ce point de vue, je ne vois pas grand-chose avec ce « rideau » de personnes, des adultes, des enfants et une multitude de smartphones levés en l'air. C'est certain, il y a sûrement par ici des pandas à voir !



De toute la réserve, c'est sans doute là que l'on peut voir le plus facilement ces fameux pandas … encore faut-il se faufiler et jouer des coudes pour parvenir en première ligne, près de la barrière. Ça y est, me voici en bonne position pour l'observation. Trois pandas sont parqués dans cet enclos. Sans se soucier de tous ces spectateurs ravis, ils vaquent à leur occupation favorite … manger ! L'un d'entre eux, tige de bambou à la patte et à la bouche, est assis sur un tapis de morceaux de bambous.



Et dire que les pandas aiment paraît-il la solitude. Là, ils sont servis : ils sont trois presque côte à côte sans compter ces dizaines de spectateurs ! Bon, cela n'a pas l'air de déranger celui-ci, qui continue sans relâche de croquer du bambou.



C'est marrant d'observer ces grosses peluches, ils ont souvent des attitudes qui prêtent à sourire. Zieutez par exemple ce gentil panda avec cette façon de tenir son bambou. Ne vous fait-il pas penser à un musicien ? On a l'impression qu'il joue de la flûte traversière … mais non, il grignote. Un détail de leur anatomie est assez original et très pratique pour bien tenir, par exemple, les tiges de bambous. Les pandas sont dotés d'un sixième doigt, comme un faux pouce.



Et que dire de celui-là, bien repu, il est en pleine sieste. Sa corpulence avec son gros ventre m'évoque un bouddha … avec tous le respect que l'on doit aux bouddhas, c'est juste un ironique clin d’œil !

Deux chats Montréal: compagnie de transport d'animaux domestiques à l'international? English translation pending
by Eternityz · 2012-04-07 · 16 replies
bonjour tout est di dans le titre.J ai 2 chat nous parton a montreal et cela coute telment cher de voyager avec ces chat que je me demander si il exister des compagnie de transport pour recuperer nos chat a montreal?
France - Québec: transport pour tous nos animaux? English translation pending
by Breizh22100 · 2010-09-05 · 3 replies
Bonjour,

Voila mon souci : nous sommes un couple de bretons et avons choisi de partir vivre au Quebec. Nous avons commencé les démarches et nous rendons compte que c'est quelque peu compliqué pour transporter nos animaux. Toute aide et conseils de personnes ayant vécu la même situation et pouvant nous éclairer sont les bienvenues. Nous avons une véritable ménagerie chez nous, animaux sauvés de l'abattoir ou récupérés après abandon et nous souhaitons par dessus tout les emmener avec nous. Nous possédons 2 chiens, 4 chats et 4 chevaux (2 shetlands, 1 trotteur et 1 trait entier). Nous avons deja vu quelques forums et sites sur les transports mais nous recherchons toujours des prix, notamment pour nos chevaux, et souhaiterions savoir si il y a possibilité de faire transporter tous nos animaux en même temps? avion ou bateau ? pouvons nous voyager en même temps qu'eux pour s'assurer que tout se passe bien ? Merci pour vos réponses
Achats à Hong Kong English translation pending
by Croquechou · 2008-08-02 · 19 replies
Actuellement en Thailande jevais d'ici une semaine à hong kong. J'y étais également à l'aller, donc j'ai pu voir un peu les quartiers. Mais je recherche le quartier des grossistes voir des semi grossistes pournacheter des gadgets pour mes enfants. Car àà Bangkok nous avions trouvé dans le quartier chinois des semi grossistes qui vendaient (surement plus cher) à des particuliers des petites quantitées. Donc pourceux qui connaissent hongkong comme leurpoche existe t il un quartier comme ça ?? Pour acheter donc des gadgets à la mode pour les enfants type pOKÉMON ouDragonball ... Merci pourle tuyau A+ j' espère
Tigres et autres morceaux choisis de félins en vente libre en Birmanie English translation pending
by Eliade · 2008-10-15 · 41 replies
certes, dans un pays où les personnes ne sont pas respectées ... difficle de s'insurger contre cette attitude 😕😕

Tigres et autres morceaux choisis de félins en vente libre en Birmanie PARIS - Des peaux, des os, des dents et des griffes de tigres et autres grands félins sont en vente libre sur des marchés en Birmanie, s'alarme le Fonds mondial pour la nature (WWF) mercredi, rappelant que ce commerce est illégal. Au cours des 15 dernières années, 1.320 morceaux de grands félins, provenant au minimum de 1.158 individus, ont été identifiés à l'occasion d'une douzaine d'enquêtes menées dans le cadre du programme du WWF "Traffic", précise cette organisation dans un communiqué. Plus de la moitié venait de cinq espèces bannies du commerce international dont quatre sont classées comme menacées d'extinction dans la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) - le tigre, le léopard tacheté, le chat marbré et le chat doré asiatique. Au total, plus de 107 tigres et huit espèces de félins vivant en Birmanie (Myanmar) sont concernés. Et "il pourrait seulement s'agir de la partie émergée de l'iceberg", s'inquiète Chris Shepherd, coordinateur du programme Traffic pour l'Asie du sud-est. "Les morceaux de félins étaient en vente libre et les vendeurs très clairs sur l'illégalité de ce commerce, ce qui révèle un sérieux manque de contrôle", ajoute-t-il. "La vente de produits provenant de félins en danger de disparition, notamment les tigres dont seulement 4.000 individus subsistent à l'état sauvage, est une violation éhontée et dramatique de la loi en Birmanie et ne devrait pas être tolérée", s'indigne Susan Lieberman, directrice du programme international des espèces du WWF. "Les populations de la plupart de ces espèces sont très réduites et ne pourront pas supporter les conséquences du braconnage que ce commerce alimente", ajoute-t-elle. Les principaux acheteurs viennent des pays voisins de la Birmanie: trois des quatre marchés étudiés sont situés aux frontières de la Chine et de la Thaïlande avec des prix libellés en devises chinoise, thaï ou américaine, selon le WWF. La Chine, qui constitue le plus grand marché pour certaines parties du tigre, notamment les os et le pénis, utilisées par la médecine traditionnelle chinoise, a interdit en 1993 le commerce intérieur de tels produits. (©AFP / 15 octobre 2008 02h01) Retour à Romandie News - Créez votre blog et réagissez à cette news
Maroc express English translation pending
by Herikles · 2014-06-28 · 156 replies
ou CR d'un voyage rapide et trop court au Maroc. 🙂

J'y vais ? J'y vais pas !

L'affaire aura duré 2 mois. Convaincre les troupes, ça va, mais se libérer du travail, c'est plus compliqué. Et puis, deux de mes relations (platoniques 😉) y sont. Ça motive. 🙂

Billets pris le jeudi pour un départ le samedi soir. Je n'ai jamais fait si court. Aller et retour pour Marrakech. L'arrivée est tardive, vers 22h30. Il faut le temps de remplir la petite paperasse administrative (penser au stylo!). Nous sommes attendus: un grand gaillard brandit un écriteau 'Herikles". C'est pour nous. 😎

Pour rejoindre le riad, il faut stationner la voiture au plus près, ce plus près qui est encore un peu loin. On passe plusieurs ruelles, de plus en plus étroites, où circule un monde fou malgré l'heure tardive. Mme n'est pas rassurée dans les rues un peu sombres, mais je suis là. 🙂 Le dépaysement est complet.

Le riad est superbe, tout en sobriété. Nous terminons la journée en prenant un thé sur la terrasse (merci Ali 🙂) et discutant de 1000 choses.



Parc naturel Ujung Kulon à Java (informations d'août 2008) English translation pending
by Kedor · 2008-12-22 · 23 replies
Devant le peu d'informations disponibles où que ce soit (guides touristiques, forums, offices du tourisme à Java...), j'ai décidé de mettre mes infos à disposition à ce sujet. Je précise qu'elles datent d'août 2008.

Le Parc National du Ujung Kulon (Taman Nasional Ujung Kulon) est un part naturel protégé par l'Unesco, situé à la pointe sud-ouest de l'île de Java. Il couvre l'essentiel du cap au sud-ouest de Java et trois îles, c'est donc un parc assez étendu et au vu de la difficulté d'accès et de sa taille, 5 ou 6 jours paraissent être un minimum pour faire l'allée-retour depuis Jakarta et en visité au moins une petite partie.

1 - Accès

Si vous louez une voiture, ce ne sera pas un problème. Cependant, il vous faudra louer le véhicule à Jakarta ou Bandung, aucun point de location plus proche (à ma connaissance, mais je n'en jurerais pas). En transports en commun, les choses sont un peu compliquées. Il vous faudra passer par Labuan, sur la côte. Il y a des bus directs pour Labuan depuis Bandung et depuis Jakarta, station de bus Kalideres (à l'ouest du centre, accessible en trans-Jakarta depuis la station Harmony). Le trajet dure dans tous les cas autour de 5 heures, et il faut compter 18 000Rp depuis Jakarta, un peu plus depuis Bandung, à négocier dur (le Saya tidak bodoh (je ne suis pas idiot) s'avère redoutablement efficace comme argument, et vous fera mériter la conversation de tout le bus). Labuan est un lieu très désagréable, vous vous ferez littéralement assaillir par tous les chauffeurs, amis soudains et autres pour vous véhiculer à Carita, la station balnéaire. Pour l'info, ce trajet ne vaut pas plus de 2000 Rp, mais ce n'est pas la question ici. Une fois à Labuan, deux possibilités s'offrent à vous. Je vais ici décrire la voie "terrestre", je parlerai de la seconde plus tard, vous comprendrez pourquoi. Il vous faudra aller à Sumur, ce qui est un trajet de deux heures et coûte 30 000Rp. Ne comptez pas trouver des Bemo après 16 heures, voir 15 heures !!! Ce village qui n'a rien de vraiment particulier est la dernière trace de « civilisation » avant l'entrée du parc, à Tamanjaya. Pour arriver à ladite entrée, il existe UN bemo le matin et UN à midi pour le trajet de retour. Mais il s'agit des bemo mis à disposition pour les villageois vendant leurs articles sur les marchés, et votre entrée risque d'être pour le moins remarquée. Il existe un autre moyen de rejoindre l'entrée : l'Ojek. Mais là, allez voir la partie Organisation.

2 – l'ONG

Il existe à Sumur une ONG dirigée par un homme s'appelant Edi Bactiar. Elle a pour but de développer le tourisme de la région en améliorant concrètement la vie des villageois tout en préservant le mieux possible l'environnement et l'écosystème fragile du parc. Cette ONG a de gros problèmes financiers, n'étant de facto soutenue que par l'ambassade Britannique et les fonds privés que VOUS pourrez lui verser (aller voir la partie Organisation). Son action s'oriente selon 7 axes que je ne détaillerais pas. Il s'agit néanmoins de favoriser le tourisme tout en conservant le site et la micro-culture locale : le but est de faire bénéficier les villageois directement et très concrètement du tourisme. Ainsi, toutes les prestations que vous trouverez là sont offertes par les habitants alentours. Les effets les plus visibles sont le tri des déchets et le recyclage (dans la mesure du possible), la scolarisation des enfants des villages avoisinants, inabordable financièrement pour les familles, le développement de programmes visant à sauvegarder les animaux en danger, notamment les tortues, l'incitation aux pêcheurs de respecter des cotas et d'éviter des techniques comme la pêche à la dynamite qui saccage les fonds (comme ça a été malheureusement le cas aux Gili Islands près de Lombok) ou à décharge électrique, lutter contre les braconniers et les faux rangers (voir encore la partie organisation)... Bref, vous l'aurez compris, cette ONG s'efforce de créer un environnement propice à la vie animale et humaine grâce au tourisme, et d'éviter la destruction du site. Ne disposant que d'une somme ridicule d'argent, aucun site internet n'est disponible à ce jour, et elle n'est malheureusement pas mentionnée dans les guides touristiques, qui ont sans doute préféré la méthode expéditive qui leur est, et c'est bien dommage, souvent propre (coup de fil ou visite éclair). Le gouvernement Indonésien se désintéresse malheureusement de cette partie de son territoire, puisque peu visitée, donc peu visible. Les fonds qui servaient avant à la sauvegarde du site ont été réaffectés à d'autres projets, plus clinquants.

3 – Organisation

Il y a deux façons « officielles » de rentrer dans le parc. TOUTES les autres (joyeux drilles et hasards providentiels des bus, et malheureusement assez souvent « guides » organisés par les hôtels, et toutes les autres possibilités) ne sont pas légales. Depuis le centre de Jakarta ou le PHKA de Labuan (ce qui est la même chose, disséminée sur ces deux antennes) vous pourrez facilement organiser des tours, et ils vous proposeront de prendre le bateau vers l'île Peucang (Pulau Peucang). C'est la partie la plus aménagée du parc. De là, vous aurez des guides pour vous montrer le « best of » du parc. Il y a un hôtel confortable, tous les aménagements dont vous aurez envie, etc. Ils pourront organiser tout ce dont vous rêvez, et les parcours se déterminent selon vos envies et par accord avec l'organisme. Il vous en coûtera à peu près 1 000 000Rp par personne par jour, ce qui est assez cher. Ce qu'il faut néanmoins savoir, c'est que vous ne PAYEZ PAS pour l'entretien du parc, activité que le PHKA a abandonné en même temps que ses rangers, et que les hommes qui se feront passer pour eux n'en sont pas. Ça fait une dizaine d'années que les rangers ont été licenciés à cause du trop petit nombre de visiteurs, et par arrêt des subventions gouvernementales. Ces hommes sont donc des personnes qui n'ont rien à voir avec le parc, et qui malheureusement sont prêtes à tout, y compris saccager l'écosystème fragile du lieu. Il faut aussi savoir qu'ils ont un lien avec les employés du PHKA, qui préfèreront donc vous orienter vers eux. Néanmoins, pour faire amende honorable, ce sont eux (à Labuan) qui m'ont orienté vers Edi, après un bon moment de pourparlers.

L'autre moyen est donc de passer par le fameux Edi. Il est en contact avec les villageois et dirige, pour rappel, l'ONG dont j'ai parlé. Vous pourrez organiser tout votre trajet à travers lui, y compris prendre le bateau vers les îles, ou traverser le parc à pieds, ça ne tient qu'à vous ! Il se trouve au village de Sumur, et possède notamment le losmen « Wisma Sarang Badak ». Vous pourrez d'ailleurs dormir dans ce losmen pour des prix variant entre 50 000 et 100 000Rp la chambre : 50 000 pour une chambre à l'intérieur de sa maison, avec WC et Mandi communs à la famille 75 000 pour une simple/double séparée avec douche froide et WC turc 100 000 pour une simple/double séparée avec eau chaude et WC occidental Pour la visite proprement dite du parc, voici les prix négociables qu'on peut obtenir avec lui : 100 000Rp/jour le guide 50 000Rp/jour pour un éventuel porteur 25 000Rp/jour/pers pour la nourriture (bien plus que nécessaire !!!) 20 000Rp/pers le droit d'entrée au parc pour les touristes 10 000Rp/pers le droit d'entrée pour les guides et porteurs 60 000Rp/pers pour le Ojek aller-retour de Sumur vers le parc. Naturellement, ces prix sont encore bien plus élevés que leur cours réel, notamment pour la nourriture. Mais c'est une bien petite différence pour nous, et les résultats sont concrets. Vous prenez aussi en charge les frais de cigarettes de vos guides. Vous aurez donc une prise en charge pour la nourriture et le guide. Vous passerez probablement par des villages où des familles vous donneront à manger, à boire, les pêcheurs vous donneront des poissons si vous en croisez sur la route. C'est en quelque sorte la reconnaissance des habitants que vous vous paierez. Attendez vous tout de même à des conditions assez spartiates : bivouac dans les anciens postes de rangers, aujourd'hui en ruines, nourriture très simple (riz, pâtes et cacahuètes constituent la menu gastronomique de ces Messieurs Dames). A savoir encore : seul Edi parle anglais dans les alentours. Les guides / porteurs que vous aurez parlent le Sunda (dialecte local) et le Bahasa Indonesia (pas toujours si bien que ça). Armez vous donc de patience et de vos guides de langue, vous en aurez besoin !

Bien, pour contacter Edi Bactiar, il existe une adresse mail que je n'arrive pour l'instant pas à retrouver dans ma paperasse et un numéro de téléphone que je vous donnerais volontiers par MP : je ne pense pas avoir le droit de les poster ici.

4 – A voir

Le Taman Nasional Ujung Kulon est, comme je l'ai dit, un parc naturel protégé par l'Unesco. Il est très peu visité des touristes, Occidentaux comme Javanais d'ailleurs. C'est d'ailleurs un peu ce qui en fait l'attrait.

Pour le lieux proprement dit, les côtes sont superbes et vous aurez l'occasion de voir une jungle qui n'a pas été touchée, un sanctuaire Hindou au milieu et quasi oublié, une végétation fantastique, de belles collines, des sites de snorkelling et fonds coralliens... Il y a aussi une ancre datant de la tentative d'invasion Portugaise, pour les férus d'histoire. Le principal attrait de ce parc est néanmoins la vie animale. Varans, Iguanes, singes en tous genres (dont macaques, singes crabiers, gibbons...), piafs à la pelle, tortues géantes (en voie de disparition), vie aquatique, rhinocéros blancs (difficiles à voir), et il paraîtrait même qu'il y aurait des léopards (je peux confirmer nous avons vu des empruntes de « gros » chat dans le sable). Vous l'aurez compris, la vie sauvage y est plus qu'abondante, et s'il est difficile de prédire ce que vous verrez, soyez assurés que vous en aurez plein les yeux !

Les îles constituent autant de points de snorkelling et de plongée. Il paraît qu'elles concentrent aussi le plus d'animaux. J'ai néanmoins entendu Edi dire que certains animaux, dont les rhinocéros, y ont été déplacés afin d'être en plus grand nombre et constituer ainsi une attraction pour les touristes.

5 – Divers

Une anecdote pour commencer : lorsque nous visitions ce parc, nous avons croisé un homme assez étrange. C'était un Javanais qui avait décidé de quitter la vie matérielle et consumériste et de retourner aux racines. Nous l'avons vu alors qu'il s'était mis en route pour rejoindre de nouveau la civilisation, après 8 mois de vie sauvage.

Il est possible que vous voyiez des traces de tortue sur la plage en vous baladant. Il faut être très vigilant alors : les oeufs de tortue sont un mets de choix pour les habitants locaux, qui en raffolent. Il y a donc un risque qu'ils veuillent les prélever pour les manger. N'hésitez donc pas à intervenir. Toutefois, voyez avec Edi ou le PHKA si votre guide est habilité à prélever les oeufs pour participer au programme de sauvegarde de l'espèce, auquel cas votre coup de colère serait déplacé.

Évitez de jeter vos déchets quels qu'ils soient sur votre passage. On ne le dira jamais assez : un emballage que vous avez amené peut être remmené par vos soins. Les guides ont malheureusement tendance à ne pas respecter cette règle essentielle, aussi n'hésitez pas à ramasser derrière eux. Où que vous soyez, à l'intérieur du parc comme à Sumur, n'oubliez JAMAIS que vous vous situez dans l'une des zones les plus reculées de Java, et l'une des plus conservatrices : pour éviter de donner une image encore plus négative du touriste à la population locale, soyez humbles, respectez leur code vestimentaire (épaules couvertes pour les femmes, jupes à proscrire et jamais de pantalon au dessus des genoux pour les deux sexes) ainsi qu'un comportement essentiel : PAS de câlins, PAS de bisous, PAS de main à tenir, PAS de bikini, PAS de tenue négligée pour dormir. Donc, pour vous baigner, femmes, aussi sexiste que cela puisse vous paraître, sortez vos sarongs ou paréos. Hommes, évitez le slip de bain si possible. Si on vous demande si vous êtes mariés, répondez oui. Cela aura deux effets : vous éviter une longue explication sur l'inconcevable rapport de concubinage, et le membre féminin de votre tandem aura la paix. Naturellement, vous n'imaginez même pas un couple homosexuel. Si on vous propose de vous « relaxer sur la plage », le guide s'en allant vaquer de son côté pendant un moment, refusez. Même si cette proposition est sans aucun doute sincère et destinée à vous rendre la visite agréable, elle ne fera qu'endommager la réputation déjà sulfureuse des couples occidentaux si vous acceptez. Ne tiquez pas non plus en constatant vos différences de point de vue : Ossama Ben Laden est un bon musulman, un point c'est tout. Et Ahmaninedjad (pardon si j'écorche le nom) un excellent président. Inutile de discuter. Soyez diplomate ! Faites aussi l'effort de vous informer un minimum sur le fait qu'ils ne sont pas Indonésiens, mais Sundanais. Et apprenez au moins quelques mots, histoire de ne pas jouer au rois du silence avec votre guide. Bref, tentez de participer autrement que financièrement aux efforts de l'ONG. Encore un détail : l'eau que vous proposent les villageois a été bouillie. Vous pouvez donc boire en confiance sans les heurter par votre refus. Quand cela est possible, pensez tout de même à utiliser les pastilles stérilisantes, on ne sait jamais.

Voilà, j'espère avoir dit le principal et avoir réussit à fournir des informations qui pourront s'avérer utiles.

Si jamais vous avez des questions, et si vous voulez obtenir les contacts vers Edi Bactiar, envoyez un MP !

Bon voyage, et merci de votre lecture ;-)
Nuits d'enfer au Central Kalahari Game Reserve English translation pending
by Fredtictic · 2014-06-23 · 38 replies
Voici notre contribution au VF au sujet du Central Kalahari Game Reserve, où nous y avons passé au total 2+8 nuits.

Fin mai nous avons traversé, pour la première fois, le "Central Kalahari Game Reserve" d'Est en Ouest durant 3 jours. Nous sommes arrivés à la Matswere gate sans réservation un samedi matin. Le personnel étant réduit pour cause de week end, celui d'astreinte tente d'appeler par téléphone les deux centres de réservation(Gabarone & Maun), mais personne ne lui répond, donc il nous dit d'essayer de trouver un camp libre chaque soir et si nécessaire de demander de partager s'il y a des occupants !

Coup de foudre immédiat, c'est de toute beauté, très sauvage, on ne rencontre personne et il n'y a que des "bush camp" sans eau ni électricité et sans poubelle.

Passé ces trois jours, nous décidons de monter sur Maun pour nous organiser un virée sur 10 jours en autonomie complète. La première idée était de faire une traversée NE =>Sud (Kutse) mais c'est vraiment beaucoup de distance à parcourir. Nous préférerons traquer les animaux uniquement dans la partie Nord. Notre autonomie sera de 180 litres de gas-oil et 100 litres d'eau et 10 jours de frais.

Mais la première étape est de payer les droits d'entrées et de réserver les bush camps à l'administration du parc à Maun. Y étant déjà passé deux fois, il faut savoir que le personnel qui vous reçoit y est extrêmement peu sympathique. Donc le but sera d'avoir 8 jours de bush camp et, cerise sur le gâteau, d'arriver à décrocher un sourire au personnel ! J'avais tout préparé sur une feuille, nom des camps, dates, prix et somme totale avec les frais d'entrée et de voiture, bref , j'avais mâché tout le travail... en pensant mettre toutes les chances de mon coté ! Dès notre arrivée la chef est dans le bureau avec le mobile dans la main gauche et la droite sur la souris, pilotant son facedebouc, donc c'est la subalterne qui s'y colle. Forcément, ya un truc qu'elle ne sait pas faire et demande à la chef qui fait bien comprendre à tout le monde qu'on la dérange...allez j’arrête là une scène qui a duré et qui ne représente pas d'intérêt, sauf celui de savoir qu'il faut s'armer de patience et de sourire ! Je suis quand même arrivé à faire sourire la subalterne en douce de la chef !

Départ Dimanche après midi de Maun et nous dormirons dans la savane à 30 kms de l'entrée Est du parc (Matswere gate).



Pour le CKGR, pas besoin d'avoir des compétences en 4X4, mais de dégonfler les pneus de 25 % dès que l'on quitte le goudron, c'est quand même plus confortable sur la tôle ondulée et puis il y a qq petits passages légèrement sablonneux.(Absolument rien à voir avec le parc transfrontalier coté Botswana)

Les pans sont secs.



mais gardent les traces de la saison des pluies



le plus dur est d'éviter les trous de galerie des écureuils fouisseurs





Sur la piste, quantité impressionnante de traces de gros chats, c'en est presque indécent !

Malgré le froid, une trace de serpent, passé après le gros chat !



Les premiers ne se feront pas attendre longtemps, 30 km après l'entrée.





C'est de bonne augure, nous commencerons notre traque par le Léopard Pan

La vitesse de croisière oscille entre 15/20 km/h, c'est bien pour la conso, car il faut penser à la gérer, mais c'est surtout pour voir les animaux, car tout le monde est camouflé par ici et prend peur si on arrive trop vite!



Courvite à double collier

Et à cette vitesse, un coup de frein et on est tout de suite arrêté.











Chacal à chabraque, maman Gemsbok et son petiot, Steenbok, Outarde Kori, Ratel, Renards à oreilles de chauves souris (Octocyons)

Dans le CKGR nord, ont été aménagés, 5 trous d'eau pour maintenir les animaux dans les lieux, nous en pratiquerons 4 d'entre eux assidûment.

A l'affût il faut patienter confortablement.



Quelques unes des rencontres aux points d'eau







Girafes, cigognes blanches, et l'aigle bateleur

Les pans sont d'anciens lacs asséchés avec de grandes étendues herbeuses, grands espaces de rencontres, mais surtout de chasse pour les prédateurs qui traînent en bordure à l'affût.



Le guépard rôde et .....



@suivre Fred
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
by Slaeinte · 2006-06-09 · 10 replies
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.

Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...

Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…

Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.

Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…

Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.

Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.

Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.

Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.

A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!

Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!

Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.

Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.

Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!

Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.

Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!

Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…

Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!

Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.

Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.

Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…

Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!

Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.

Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...

Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Sturgis et les "Four Corners", août 2015 (États-Unis) English translation pending
by MaryElectra · 2014-11-04 · 71 replies
Bonjour à tous 🙂 Voilà voilà tout est réservé ou presque c’est hallucinant, un an à l’avance ou quasi. Pourquoi ? A cause de Sturgis où nous voulons assister (en rented car) à la fameuse Bike Week et comme je le dis ailleurs (post déplacé dans « voyage en moto ») tout est déjà sold out dans un rayon de 100 km à la ronde autour de la petite ville et à des prix exorbitants. Août n’est pas la période idéale je sais : nous irons dans le sud de l’Arizona, il fait chaud, très chaud mais là nous n’avons pas eu le choix de la date (si je puis dire hum…)

Nous arrivons donc à Rapid City où nous payons la première nuit les yeux de la tête dans un Super 8 pas particulièrement classe pourtant. Vol Air France puis Delta, Montpellier, Paris, Minneapolis, Rapid City. La voiture est louée chez Alamo (par l’intermédiaire d’une agence, c’est plus clair) et je m’aperçois là aussi que les prix ont bien augmenté par rapport à notre dernier voyage en 2011 (ce trip là sera pour moi le 12ème aux USA , tant qu’à faire…) Nous passerons deux jours à Sturgis et logerons à Custer. Un peu loin certes mais avec l’avantage d’être dans la magnifique région des Black Hills. Nous zapperons Custer Park et ses bisons, le Mont Rushmore et la Devil’s Tower, déjà admirés précédemment (en plus en août au Mont Rushmore cela doit être la foule des grands jours. Nous l’avions visité début mai : il n’y avait personne ou presque, calme et sérénité de la forêt, génial). A Sturgis nous nous concentrerons donc sur la… concentration Harley et il y a de quoi faire. Le reste du périple se présente ainsi :

Custer – Cheyenne : petite visite à nos amis chez qui nous passerons la nuit (entre 400 et 500 km selon la route choisie)

Cheyenne - à Manitou Springs, Colorado (278 km) avec montée de Pikes Peak (la fameuse route de la fameuse course de côte internationale) et peut-être Garden on the Gods à Colorado Springs

Descente vers le Nouveau Mexique : Manitou Springs – Taos 400 à 450 km selon la route choisie en passant par les Great Sand et visite de Taos Pueblo le lendemain matin

Taos – Santa Fe par la high road de montagne(environ 120 km)

Santa Fe - Albuquerque (par la Turquoise Trail, Madrid et Cerrillos) : 116 km

un jour de pause à Albuquerque car c’est une ville que j’aime bien (j'ai envie de revoir le zoo et de boire des Margaritas chez Gardunos, et peut être l'Indian Pueblo Cultural Center et old town)

Albuquerque – Las Cruces longue route jusqu'à presque la frontière mexicaine en passant par White Sands (450 km) nous logeons près de Mesilla, un joli coin à visiter

puis Las Cruces - Tucson 440 km (Saguaro National Park, Sonora Desert Museum, mission etc.) pour deux jours de nouvelle pause

Tucson – Scottsdale (Phoenix) 340 km en passant par les petites routes vers Globe et surtout l'Apache Trail, Tortilla Flat, et les Superstition Mountains

Scottsdale - Sedona (Oak Creek, Canyon, Red Rock Park etc.). 200 km de magnifiques routes, prolongées le lendemain

de Sedona jusqu'au Grand Canyon en passant par Williams. Ayant déjà logé dans le parc même nous irons cette fois à l’hôtel à Tusayan (un peu moins onéreux)

Grand Canyon - Holbrook en Arizona (260 km) en passant par Cameron (pèlerinage à un de mes Trading Post préférés). A Holbrook je voulais passer la nuit en tipi au Wigwam Motel), mais il est très difficile de réserver par le Net dans des conditions de sécurité suffisantes pour moi. Il y a un autre motel qui me plaît bien c’est le Globe Trotter Lodge. C’est la seule réservation qui nous manque encore. Auriez vous des infos vécues sur ces deux motels ?

le lendemain visite du Painted Desert et de Petrified Forest en roulant vers Gallup (155 km… + les parcs)

Gallup - Durango 337 km, retour au Colorado par Shiprock (montagne sacrée des Navajos) et les Four Corners. A Durango passage obligé au Strater Hotel et son Diamond Belle Saloon

Durango - Gunnison 270 km (Million Dollar Highway) par Silverton, petit bijou de ville western dans les montagnes et le Black Canyon.

Enfin Gunnison – Denver 350 km

Retour en France le lendemain Denver, Atlanta, Paris, Montpellier. Le périple dure exactement 22 jours en comptant les trajets aller et retour. A Albuquerque, Williams et Holbrook nous aurons, de plus, notre dose de route 66 qui est encore assez vivace en Arizona et au Nouveau Mexique. Si cela peut donner des idées à quelqu’un ou si des membres du forum souhaitent faire des remarques sur ce parcours, just enjoy ! Je suis par ailleurs ici quelques sujets de voyages dans l’ouest américain en admirant vos photos avec le même plaisir. Bonne route à tous et carpe diem !
Récidive en Afrique australe: deux semaines au Malawi en juillet 2016 English translation pending
by 00Alex · 2019-04-27 · 85 replies
Prologue Il n’y a pas beaucoup de carnets sur ou autour ou même incluant le Malawi. Donc, je pose ma pierre. Si à votre tour vous décidez d'y aller, n'hésitez pas à me contacter. Mais peut être que quand vous aurez fini de lire ce carnet, vous n'aurez pas du tout envie d'y aller. Dans ce cas, vous n'êtes pas obligé de me contacter, mais rien ne vous en empêche, surtout si vous être sympas.

J'ai écrit ce carnet peu après mon retour, puis j'ai beaucoup trainé à le publier, beaucoup trop... J'allais laisser tomber et finalement, je me suis dit que c'était dommage. Alors voilà...

Tout a commencé… en Islande. Ou plutôt, non. Tout a commencé en cherchant une destination pour 15 jours cet été. Et nous avions opté pour… l’Islande. Pourquoi l’Islande ? Mais pardi, parce que la Namibie nous avait beaucoup plu. Et c’est très habituel, amis forumistes. Regardez bien le site et vous verrez que tous ceux qui ont adoré la Namibie vont en Islande… et adorent l’Islande. Beaucoup de ceux qui ont publié un carnet sur la Namibie en publient un sur l’Islande dans les années qui suivent. Et bien justement, nous avions publié un carnet sur la Namibie. Donc, nous programmons des vacances en Islande. Les enfants nous abandonnent. L’ainée travaille cet été (dure existence) et la cadette nous explique sans vergogne que passer 15 jours avec nous comme seuls être humains, au milieu d’un désert de roches et de lave battu par les vents, c’est juste pas possible. Faites des enfants… On cherche un 4x4, on monte le budget. C’est cher… Et là, ma moitié me dit : euh, mais toutes les photos de l’Islande, en vrai, le ciel, il est gris. En quand il est bleu, la photo est accompagnée d’un commentaire du genre : « j’ai eu de la chance », « journée exceptionnelle », « un été exceptionnel aux dires des Islandais », « nous ne verrons pas deux fois le ciel comme ça », « dix minutes après, il pleuvait », « ce furent les 5 minutes de beau temps de nos vacances »… Et il y a beaucoup de vent et puis sérieux, passer l’été en combinaison de ski, bof, bof. Ah, ouais. Pourquoi on n’irait pas en Afrique ?

Tiens, mais quelle bonne idée. Rétrospectivement, on n’a pas eu tort : cet été, l’Islande a accueilli 1 million de touristes, soit trois fois sa population. Retour à l’Afrique : on élimine tous les pays méditerranéens puisque ce n’était pas l’objectif (ça en déjà fait pas mal), ceux qui craignent à cause du terrorisme, de l’insécurité extrême ou des deux (un honnête paquet), ceux à propos desquels notre culpabilité nous interdit encore aujourd’hui d’aller (je pense au Rwanda), ceux où on est déjà allé, ceux qui ressemblent un peu trop à ceux où on est déjà allé et ceux où la saison des pluies tombe en juillet-août. De fil en aiguille, on en retient deux : le Malawi et le Mozambique. Problème pour le second : nous ne parlons pas 3 mots de portugais ça va sérieusement compromettre les rapports humains. Et nous, on aime bien se poser avec les gens qu’on rencontre et tailler le bout de gras. Et puis, on aime bien l’Afrique anglophone… Donc, ce sera le Malawi, entre autres en raison de la présence d’un grand lac africain : nous n’en avions jamais vu. En vrai, on aurait pu et même dû discuter l’Ouganda, mais le Lonely Planet d’Ouganda ou d’Afrique de l’Est n’avaient jamais trop trainé dans nos toilettes, épicentre de la créativité en matière de voyages. Alors voilà pourquoi le Malawi.

Le forum regroupe peu d’informations à propose du Malawi. C’est aussi le cas des autres forums de voyage francophones. Le Malawi n’est pas sur les routes des voyageurs français. Dites simplement à vos amis ou collègues que vous allez au Malawi et leur réponse sera : hein ? C’est où ? En revanche, le Malawi est bien connu des anglophones et notamment des anglais. Au sein du Commonwealth, le Malawi est une forme d’archétype du pays émergeant, et par conséquent l’endroit où se projettent un nombre considérable d’ONG en tout genre, pour le meilleur et pour le pire. Les ressources pour organiser le voyage, c’est sur les sites anglais et sud-africains. Le guide Bradt est, comme bien souvent, de très bon niveau. Je me suis mis à bien apprécier ces guides Bradt, finalement plus détaillés que le Lonely et pas beauf pour un sou (contrairement à tu-sais-qui). Un vol Paris-Amsterdam-Nairobi-Lilongwe sur Kenya Airways. Pas de loueurs de voitures « internationaux » sur place. Quelques petits loueurs, mais pas tant que ça. SS Rent-a-Car retient notre attention. Comme on va faire de la piste, il nous faut un 4x4. Et comme nous ne sommes que deux, nous choisissons un Jimny. Ce fut peut être une erreur car les pistes du Malawi sont vites de mauvaise qualité (sans comparaison avec les gravels namibiennes) et un bon gros Hilux n’aurait pas été du luxe. Disons que, au Malawi, la plupart des routes sont goudronnées. Mais celles qui ne le sont pas sont souvent en mauvais état. Après, les pistes, c’est comme temps, leur condition change vite. Le Jimny, ce fut un peu fatigant pour le dos, les bras, les fesses… Sans compter un peu moins de stabilité. On avait pensé camper et cherché un 4x4 avec rooftop tent, mais ce n’était pas simple à trouver, mais faisable en fin de compte. Quelques hôtels et lodges « clés » sont réservés aux mois de mai et juin. A posteriori, c’était pas trop la peine de s’y prendre bien en avance : beaucoup d’hébergements étaient très vides. Les visas… parlons des visas. Depuis 2015, les français ont besoin d’un visa pour le Malawi, qui a besoin de devises. Normalement, ce visa peut être pris à un post frontière, comme un aéroport international. Je contacte donc le service consulaire de l’ambassade du Malawi à Bruxelles (il n’y en a pas à Paris, preuve des intenses relations diplomatiques entre la France et le Malawi) : ah, mais Mister, il vous faut absooooolument un visa avant votre départ, et ça se fait très simplement par la poste. Mon passeport par la poste ? Ben oui l’ami (notez que la plupart des transporteurs privés refusent de convoyer un passeport. Bon, alors là, je me suis grave dégonflé : j’ai dégainé les euros et suis passé par une boite spécialisé. Pourtant, j’ai fait mes visas pour la Russie (yes), l’I… (re-yes) et la Chine (re-re-yes, mais en fait très simple) tout seul. Mais sérieux, le coup de la poste, je ne le sens pas. Pour info, ça a pris presque trois semaines contre deux annoncées… Ah oui, et pour tout vous dire, à l’arrivée à l’aéroport, de nombreux visiteurs (c’est que nous étions bien dix) faisaient établir leur visa à l’arrivée. Gromfff…

Et voilà à quoi ressemble l’itinéraire que nous envisageons, les horaires ont été calculés sur T4A.



La suite, bientôt...
Jeu des photos (2e épisode) English translation pending
by MengWan · 2009-08-16 · 478 replies
Bon, on en était à une souche "dans le désert" ...

Le désert de Tabernas, où ont été tournés les westerns spaghetti ?

😛
Une photo, un pays English translation pending
by Fred66 · 2007-04-03 · 145 replies
quelle serait pour vous la photo la plus représentative de votre pays préféré ou autre, visité ou non. je commence..... le vietnam le mékong, le chapeau conique et l'ao dai (tunique vietnamienne)
Vivre au Lesotho English translation pending
by CarineNed · 2014-11-10 · 337 replies
Mars 2013, je dis: "Oui, on va le réaliser ton vieux rêve... "

Avril 2013, on se demande: "Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?

Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???

Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)

Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".

Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)

Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )

Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre. Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.

Lesotho, nous voilà!

Séjour un mois Ban Phe English translation pending
by Luisita · 2014-06-29 · 3 replies
Bonjour,

que pensez vous de la région de Rayon, Ban Phe exactement pour y séjourner 1 mois merci😎
Tout quitter et s'installer définitivement en Amérique du Sud? English translation pending
by Adolfo · 2010-05-10 · 92 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je suis un chef d'entreprise français de moins de quarante ans qui a toujours voulu vivre simplement. J'ai dû revenir en France à chaque fois pour des raisons personnelles ou rester bloqué en France pour les mêmes raisons (impossibilité de devenir résident dans le pays d'accueil, mariage, arrivée de ma fille, expatriation prévue et annulée)...

Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu en France, au Canada, en Chine et en Espagne et je ne suis jamais allé en Amérique du Sud. Je suis parfaitement bilingue Castillan cependant. Pour mieux me cerner, j'ai également vécu seul sur une île de 8 hectares (20 acres) pendant 3 ans et la solitude ne m'a posé de problème si ce n'est que je parlais seul parfois ;-). Les plus belles années de ma vie! Je vis très simplement (pas d'alcool, pas de tabac, surtout pas de télé) et adore les animaux.

Je ne veux pas m'étendre sur mes motivations car cela serait trop long et trop personnel, je dois donc prendre un raccourcis pour décrire mes raisons et je tiens à présenter mes excuses à ceux qui pourrait être choqués d'avance car c'est pas le but. Bref, c'est plus nuancé que ça mais je trouve les occidentaux beaucoup trop snobs pour moi et trop loin des priorités en vue du bonheur qui semble être les miennes (santé, sécurité, éducation des enfants). Néanmoins, je précise que j'adore le confort et les belles choses mais déteste le côté m'as-tu vu omniprésent dans notre culture.

Je souhaite donc partir m'installer définitivement en Amérique du Sud car je ne tiendrais plus longtemps ici et préfère partir avant de devenir un ours.

En lâchant tout aujourd'hui, je vais perdre beaucoup et je ne serai pas vraiment aisé mais disposerais tout de même d'un capital de départ total de 150 000€ a priori ce qui me semble juste suffisant pour mon projet car cela devra couvrir la création de mon business et/ou l'achat de mon logement (cela pourrait être lié).

Je voudrais donc acheter une ferme dans un endroit où il fait beau peu m'importe la proximité (50 km) de la mer même si c'est un plus. Je souhaite un endroit en zone non sismique et loin des cyclones où la sécurité n'est pas un problème (enlèvement, violence, expropriation, stabilité politique).

D'emblée, j'ai à mon grand regret, car j'avais trouvé ce bien conforme à 100% à mon projet :
http://immobilier-etranger.vivastreet.fr/...u-venezuela/13166131, éliminé le Venezuela (M. Hugo Chavez exproprie vraiment à tour de bras en ce moment et que cela soit pour la bonne cause m'indiffère finalement car je ne veux pas financer la révolution avec un capital que j'ai gagné en bossant dur et avec honnêteté pour devenir un déshérité à mon tour.)

Pour d'autres raisons j'ai écarté la Bolivie (enlèvements trop nombreux) et le Chili (sismique). Le Brésil, lusophone, n'est pas non plus sur ma liste.

La Colombie me semble beaucoup plus sympa que ce que l'on peut imaginer...

Mes questions : 1- Quel pays vous semble le plus propice au projet décrit plus bas? 2- Quels sont les couts cachés culturels que je dois inventorier (corruption, frais coutumiers, taxes à l'export etc...) 3- Globalement quel est le coût de la vie?

Mon projet est d'acheter une ferme et des terres et avoir ces activités et n'aurais plus d'autre revenus que ceux de mes activités. J'embaucherai des locaux et de préférence les plus pauvres histoire d'apporter ma part à la ruche.

Quotidien : -Agriculture (pour nourrir l'équipe et moi-même) -polyculture, -petit élevage, - élevage de chevaux. -Tourisme - Tourisme "équestre" -Petit Export (Fret maritime) Produits artisanaux (contrat avec un distributeur unique)

Je vous remercie de m'apporter de vos réponses éventuelles. J'ajoute que ceux ou celles qui serait partant(e)s pour ce genre d'aventure s'ils ont le même profil et la bonne motivation seraient les bienvenu(e)s ou du moins que je ne suis pas complètement fermé à l'idée ;-)
Transport d'un cobaye sur Air France? English translation pending
by Dragonlk · 2009-08-26 · 8 replies
Bonjour

Je voudrais savoir s'il etait possible de transporter un cobaye de BOD a RUN sur AF. En soute ? en cabine ? faut il le signaler a la reservation du billet ? a l enregistrement ? J ai bien sur telephoné a AF pour le savoir, mais je n ai pas pu avoir de réponse certaine apres 3 appels. Il y a bien une reglementation pour les chiens et chats, mais pour un cobaye, mystère ! Merci de vos réponses
Démarches pour emmener mes deux chats en Mongolie? English translation pending
by Suzysooz · 2009-08-23 · 5 replies
j'envisage de passer plusieurs mois en Mongolie.

je cherche une solution pour mes animaux (2 chats)

il n'est pas impossible que quelqu'un les garde dans mon pays, mais rien n'est sur. J'envisage donc la possibilité de les emmener avec moi. j'avoue que j'aurais beaucoup de mal à les laisser ici.

J'ai écris à l'ambassade mais apperement, ils n'ont pas fort envie de me répondre. Quelqu'un est il au courant de la législation en vigueur? Quelles sont les démarches à faire? Une idée de prix? pareil pour l'avion.

Avez vous déjà voyagé avec un animal ? n'est ce pas trop traumatisant pour eux , seuls dans une soute que j'imagine plongée dans le noir ? le prix ? si j'ai un changement d'avion, que font ils des animaux pendant le transit (qui pour la Mongolie avait été d'ailleurs très long)

merci
Photos: pour les amoureux du continent indien English translation pending
by Teamten · 2006-11-20 · 265 replies
Salut, comme cela fait 1 heure qu'il n'y a pas eu de post dans cette rubrique, un petit jeu: ou ce trouve cet endroit ? Trop facile !!!!
Masai Mara and Melting Pot Safari... So disappointed!
by Chiarafont · 2019-09-11 · 134 replies
Hello everyone,

I imagine many of you have been captivated by the Masai Mara park and/or your safari experience with Tony Crocetta/Melting Pot Safari. Still, I’d like to share my perspective. First, I’m an avid traveler, especially in love with Africa, which my partner and I have explored a bit (Zambia, South Africa, Botswana, Kenya, Zimbabwe, Namibia...). That said, I want to express my deep disappointment with both the Masai Mara and Tony Crocetta’s camp, Melting Pot Safari, where we stayed last year.

First, about the park: it’s stunning, no doubt. But what a highly touristy place! I can’t find the words to describe the horror of being among 30 4x4 vehicles lined up in front of a lioness hunt, let alone encircling her right after her kill while her prey is still alive in her jaws... no respect for wildlife. The same goes for surrounding a young leopard playing with its small prey, a moment when I counted over 50 vehicles, most with their engines running... sickening. I turned away, both my gaze and my camera. What a disaster to see this natural wonder of Africa turned into a tourist hotspot.

Yes, I loved this place on Earth, but no, I won’t "promote" it anywhere or to anyone.

Next, I also wanted to share my dissatisfaction with Tony Crocetta’s famous camp, Melting Pot Safari: where to begin? We booked a private vehicle for four with two friends, and I have no complaints about the vehicle itself (though it obviously came at a cost). The windows and the vehicle weren’t very photo-friendly, but let’s move on. The trip between the sisters’ guesthouse (which was fine) and the camp went smoothly, except we arrived a bit too late. Result: "We’ll leave for the safari an hour later today because the driver has to respect his rest hours." Perfect—with park formalities, we only spent about an hour in the park that evening. The safari got off to a great start... During our 12-day stay, we saw some amazing things. Tony wasn’t at the camp—I don’t know what the atmosphere is like when he’s there, but it was rather cold during our trip. Sylvie, his wife, barely looked at us, never asking how our day, night, or game drive went (I think she spoke to us once during the stay, plus the day we arrived, of course). We felt invisible... (if I were mean, I’d say the money had already been deposited into Melting Pot’s bank account.) The evening meals, if I may say so, were a joke: not enough dessert (aside from fruit, but the few elaborate desserts—like 10 for 18 guests) for everyone, barely enough meat or sides. If you were unlucky like us and ended up with a group of 15 people who decided to skip the starter, you’d better hurry to get your main course, or there might not be any left—and no refills... We always ate our fill, but sometimes we had to serve ourselves in advance. Finally, I want to correct something about the quality of the meals: seriously, this buffet was really mediocre and far from the culinary standards I’d read about in my pre-trip research (see their Facebook page). Anyway, let’s move past the food—after all, the avocados were sublime, and we’re not there primarily to eat.

About the tent: the river views were beautiful, and the beds were very comfortable. No running water, individual showers outside the tent, and dry toilets—but it’s Africa, so we weren’t shocked. However, I’m disappointed that for this "modest" price, I wasn’t warned there’d be no soap (and no, I don’t travel with my own soap—and for the price, a little bar in the tent wouldn’t be a luxury). But let’s move on—the hippo views were fantastic. Oh, and to preserve the Masai Mara’s water (which makes sense) and for hygiene reasons, underwear isn’t washed by the camp staff—fair enough. But then what’s that little sign next to the bed? Oh right, for a hefty sum, underwear suddenly becomes "washable"...

Finally, my biggest gripe is about the essential part: the game drives. In France, they sell you a dream with a "photo safari" (what’s the difference, really? A room with a few more electrical outlets?). They promise guides especially suited for photography (not a given, sorry) and vehicles that can get close to animals and go off-road... but here’s the catch: the guides are bound by park laws and hounded by rangers looking to fine rule-breakers. Result: as soon as a white ranger vehicle is spotted, we have to abandon our spot for a wild chase through the grass. Fun once... The next day, we learned that another group’s guide got caught and had to pay $100 for breaking the rules—a sum he casually asked the travelers in his vehicle to cover... because of course, Melting Pot lures tourists with dreams, the poor rangers try to get close, all while breaking park laws... and they break those laws for Crocetta’s company, which, of course, won’t dip into its profits to pay the fines. Basically, it’s "keep the clients happy, but don’t get fined—or the fines are on you or you’ll have to ask the clients directly." Nice boss! Anyway, there were long discussions about this last year, especially among the guests in the fined vehicle. My partner and I found these practices unacceptable, and we were deeply disappointed by this attitude.

I know many people adore this park and/or this company—maybe you were luckier... or maybe you’re less demanding than we are when it comes to respecting rules, nature, and clients. But after traveling through much of southern Africa, I can tell you we personally came back frustrated from this experience and aren’t eager to return... You’ve been warned.
Le lion est mort demain English translation pending
by Voyajou · 2018-01-26 · 20 replies
Avertissement: La critique qui va suivre comporte des scènes susceptibles de heurter les âmes sensibles. Et pas seulement parce qu'il y sera question de lions.

Avez-vous déjà gobé un œil de thon au Japon ou siroté un jus d'œil de mouton en Mongolie? Suçoté une tortilla aux escamoles? Croqué un fœtus de canard aux Philippines? Plus communément, vous craquez pour un Serrano, vous fondez pour un Époisses ou mastiquez des pouces-pieds? Alors, préparez-vous à la fin d'un monde.

Pâté de thon, chorizo, hamburger. Voilà le menu de réveillon de Martin Page, auteur de l'indigeste "Les animaux ne sont pas comestibles". Un viandard? Non, un végane! Tous ces mets ressemblent à s'y méprendre à leur version carnée, jusqu'à leur appellation, pourtant ils ne contiennent aucun produit d'origine animale. Martin Page assure que c'est délicieux et j'en suis convaincu.

Mais pourquoi ne pas s'affranchir alors du vocabulaire et des représentations de l'oppresseur carniste puisque que le véganisme, selon lui, n'est pas un régime alimentaire mais un combat politique contre l'oppression et l'exploitation sous toutes leurs formes, en particulier celles exercées par l'homme, occidental, blanc, aisé et bien portant.

Le pavé, truffé de poncifs et d'amalgames, est copieusement assaisonné de citations des papesses du mouvement -fades épices éventées-, farci de mauvaise foi -Martin en ferait-il une crise ?- et un peu piqué des hannetons.

L'anthropomorphisme suinte à chaque page, saviez-vous que l'oie conçoit le désir de vivre? Ni les végétariens ni les éleveurs bios ne trouvent grâce aux yeux de l'âne Martin -qui, dans la comptine, finit dans le ventre du loup. Au mieux ils sont sur la bonne voie vers la perfection ultime: le véganisme.

Pas un court chapitre qui ne martèle que le mouvement végan est en pleine expansion, qu'il inspire joie et sérénité. Dans la réalité, ce mode de vie concerne moins de 0,1% de la population, dont 80% de femmes, et ses adeptes sont presque tous en colère. Allo docteur Coué ?

La cause est sérieuse et l'heure grave: il ne faut plus sacrifier un seul être du règne animal pour satisfaire les besoins primitifs, rétrogrades, de l'espèce dominante. Pas même un insecte, pas même un bivalve.

Martin Page écrit également sous l'alias Pit Argamen, anagramme de son nom. Que n'a-t-il publié cet ouvrage sous celui de Pitr Mangea.

Puisqu'au delà d'une pratique alimentaire le véganisme est un combat pour la cause animale, le lecteur s'attend à ce que soit abordée la question des animaux dits de compagnie. Il semble qu'ils ne constituent pas un problème, pas même écologique, psychologique ou moral. Pourtant ils sont plus d'un milliard et il n'est pas interdit de considérer que les conditions de leur détention et de leur aliénation par l'homme ne sont pas si différentes de celles des animaux d'élevage non industriel. Est-ce parce que Martin Page a un chat, car in fine on apprend que comme tout écrivain, il partage sa cage avec un félin domestiqué? Ce chat illettré qui est un assassin : dans le jardin végane, il a trucidé deux souris et trois oiseaux. Alors le maitre lui a expliqué que ce n'était pas bien et depuis, le chat n'a plus tué. Je n'invente rien. L'auteur est opposé à l'usage des animaux pour le plaisir de l'homme (ainsi des zoos, des corridas, des parcs aquatiques, etc) mais n'est-ce pas la fonction des animaux de compagnie?

Cet ami des animaux - ils ne choisissent pas leurs amis- qui les tient pour des pairs alors que le léopard le surpasse à bien des égards, entend leur imposer jusque dans la savane sa vision du monde, sa loi martiale : il est inacceptable que la prédation perdure dans la nature. Il faudra trouver les moyens de rendre les lions et les loups herbivores.

L'ensemble est intéressant et parfois drôle. Le lecteur éprouverait même une certaine empathie pour l'auteur (empathie est le mot-clé), mais là où on commence à rire rouge sang, c'est lorsque Page et ses coreligionnaires entendent imposer leur vision à l'ensemble des hommes et des femmes occupant cette planète. Leur mission semble être de nous mettre le groin dans notre insensibilité, de nous éclairer et de nous rééduquer. Lorsque sera advenu ce monde nouveau dans lequel les abattoirs auront disparu, qu'il sera interdit de consommer et d'utiliser des produits provenant d'animaux (y compris le cuir et la laine), l'auteur se pose sérieusement la question du traitement des récalcitrants qui, faute de grives, s'offriraient un sanglier.

Le livre achevé, j'ai convoqué une assemblée extraordinaire des lion·ne·s du Kalahari, à l'endroit même où j'ai ensablé une bonne bouteille de vin blanc Sarabande (Avoontur Wine Estate) Ce sera de circonstance. Je leur expliquerai les horreurs auxquelles les conduit leur ignorance. Pourvu qu'ils me prêtent une oreille aussi attentive et bienveillante que le chat de Martin.

Les animaux ne sont pas comestibles. Martin Page Éditions L'Armagauche (Pourtant, j'aimais bien lire ses petits romans entre deux lectures plus exigeantes)
Animal en soute sur vols KLM Europe - Asie (Kuala Lumpur)? English translation pending
by Cappucciyo · 2017-05-12 · 4 replies
Bonjour,

quelqu'un ici a-t-il déjà fait voyager un animal de compagnie en soute (dans mon cas un chat de 6 kilos, du genre un peu remuant) entre l'Asie du Sud-Est (par exemple Kuala Lumpur) et l'Europe (par ex. Toulouse) ? J'aurais besoin d'un retour d'expérience, est-ce que l'animal est arrivé en bonne santé, est-ce que ce fut cher, est-ce qu'il y avait une escale et comment l'escale se déroule pour l'animal, ....

merci d'avance, J.
Vancouver-Yukon en stop-pouce: bivouaquer en pleine nature English translation pending
by Waldganger · 2013-07-21 · 14 replies
Bonjour a tous,

Je me permets de lancer cette discussion, parce que les seules que j´ai pu trouver sur le Yukon ou la BC concernaient le West Trail.

Etudiant francais a Montréal l´an prochain, je veux profiter des mois de mai et juin 2014 pour filer vers le nord-ouest: Ainsi Montréal-Vancouver en bus, vec le projet ensuite de piquer vers le nord en faisant du "pouce", et ce si possible jusque Inuvik et la mer de Beaufort (en passant par Whitehorse et Dawson). J´embarquerai évidemment un matériel d´autonomie complete. J´ai été par contre interpellé par les récurrence des remarques sur les risques : ours et loups notamment, au Yukon ou plus au Nord, si je suis a amené a bivouaquer en pleine nature. Certains d´entre vous l´auraient déja fait, ou auraient s´il vous plait des infos lä-dessus? De meme, si vous voulez vous joindre a moi, vous etes les bienvenus ;-)

Aventureusement votre, Sébastien
Concours photos du mois de novembre 2012: les forêts et les hommes English translation pending
by Nerol · 2012-11-01 · 203 replies
Voici le thème du concours de novembre 2012 : Les forêts et les hommes

En voyageant, il nous arrive souvent de traverser des forêts plus différentes les unes que les autres. Il peut s’agir de n’importe quel type de forêt (de nombreux arbres et relativement dense pour respecter sa définition), photographiée de l’intérieur ou de l’extérieur, comme décor ou sujet de la photo. Cependant, la complication viendra du fait que la présence de l’homme doit être visible sur la photo. Il peut s’agir d’hommes, de routes, de bâtiments, de fumées ou de tout autre élément indiquant que le paysage n’est pas totalement vierge de présence humaine, cette combinaison de nature et d’humain pouvant être harmonieuse, incongrue ou encore destructrice…

Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 22 novembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote, …).

Pour voter : Du vendredi 23 novembre au jeudi 29 novembre à minuit Lors du vote, merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.

Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

Tous les membres de VF peuvent voter (notamment ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de décembre.

Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5629223;

Le diaporama tenu par notre ami Hériklès est ici :
https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201211?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMHvk6mMu8O1_AE&feat=directlink

Bon concours à tous !
Tour du monde... et bestioles en tout genre! English translation pending
by Mllegazou · 2011-08-08 · 18 replies
Bonjour à tous,

Allez, à mon tour de poser une question "futile" (mais pas que...) On part en novembre pour un tour du monde d'un an (Amérique latine, océanie, asie), et un point me tracasse un peu : les bestioles en tout genre que nous risquons de rencontrer en chemin ! Cafards, araignées, et autres... J'ai même lu plusieurs blog où ils parlent de mygales au Pérou (brrr!) Le pire pour moi ce sont les gros cafards... je ne supporte pas.

Pour ceux qui sont déjà partis, en particulier les filles qui n'aiment pas trop ce genre d'animaux... Qu'avez-vous rencontré, et comment avez-vous géré ? Avez-vous appris à faire avec ?

Merci pour vos témoignages sur cette question de la plus haute importance ! ;-)
À vos félins sauvages! English translation pending
by Atila · 2011-05-24 · 105 replies
Bonsoir

Mon avatar aimerait voir de nouvelles têtes et découvrir toutes les ronronnantes espèces de sa famille😉

Tigres, panthères, lions, jaguars, léopards et autres chats sauvages, montrez-vous !

Clopin clopant sur les sentiers battus d'Utah - mai 2017 English translation pending
by Lol64 · 2017-07-09 · 292 replies
L'heure des vacances a sonné. Voici un ixième carnet de voyage, pour ceux qui ne partent pas, partiront plus tard ou, comme nous, sont partis plus tôt.

Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.

Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.

L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.

Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂

Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :

J1 Arrivée à Salt Lake City J2 SLC > Moab J3 Moab J4 Moab J5 Moab > Monticello J6 Monticello J7 Monticello > Caineville via UT 95 J8 Caineville > Torrey via UT 24 J9 Torrey J10 Torrey > Escalante via UT 12 J11 Escalante > Cannonville J12 Cannonville > Cedar City J13 Cedar City > Provo J14 Provo > SLC et vol retour

Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.

La suite ici
Pièges à touristes au sein de la Thaïlande? English translation pending
by Nanou271 · 2012-11-10 · 118 replies
Bonjour, je souhaite me rendre en Thaïlande au mois d'août, pouvez-vous me dire les endroits à éviter (restaurants, visites...) ?? Merci par avance !!😉

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