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Difficile Éthiopie... English translation pending
Bonjour,
Nous venons de passer sept semaines en Ethiopie ; voici la conclusion du journal écrit par Christine (elle peut vous l'envoyer si vous nous le demandez) :
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
A bientôt
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
A bientôt
Cauchemar à Delhi! English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Récit de mon voyage en Inde seule English translation pending
NAMASTE!
Lundi 18 janvier 2010
Je prends l’avion à BRUXELLES national; il est prévu à 10H mais je pars avec 3 H de retard! (cause brouillard à Delhi). J’arrive à DELHI à 1H45 du matin. Je récupère ma valise sans aucun problème. Je suis attendue par Raj à la sortie. Evidemment, il y a deux sorties et je sors par celle qui n’est pas la bonne pour moi! Donc tour de l’aéroport à pied puis j’arrive dans la foule qui attend à la première sortie. Il était prévu que Raj m’attende avec le drapeau français; je regardais donc après ce beau grand drapeau flottant dans l’air en m’attendant mais rien à l’horizon… Tout à coup, j’entends mon prénom; c’était Raj avec un drapeau sous forme d’écharpe… Hé oui, je ne suis pas la Reine Victoria, fallait s’y attendre!
Il me fait attendre 5 minutes pendant qu’il récupère sa voiture; j’avais oublié que les minutes indiennes n’ont pas la même durée que chez nous! Finalement, après bon nombre de minutes, Raj revient à pied! Impossible de venir avec la voiture, dit-il, car trop d’avions ont attéri en même temps et de ce fait, trop de monde. La solution la plus simple était donc que je l’accompagne pour récupérer le véhicule.
Chose faite, nous engageons la sortie de l’aéroport dans un brouillard super dense au point que Raj se trompe de chemin; faut dire que les routes sont barrées un peu partout à cause des travaux consistant à établir des nouvelles lignes de métro. Mais il est coquain et dit aimer la difficulté.
Nous arrivons à l’hôtel DELHI CITY CENTER à 4 H du matin. Il m’accompagne à la réception, histoire de voir si la réservation est correcte; nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain 10 H du matin pour, comme prévu, journée de visite ensemble où il me fera découvrir les coins insolites du vieux Delhi. Le garçon me conduit dans ma chambre. je n’y reste pas longtemps car il y a un concerto de chiens n’en finissant pas; encore un peu de temps perdu pour changer mais cette fois, ça y est, je suis installée, je déballe, je range. Il est proche de 6H du matin; ça craint pour le rendez-vous. Effectivement, je me réveille le lendemain à midi; téléphone à Raj pour reporter la visite à 1H. Premier déjeuner louper.
Mardi 19 janvier 2010:
La journée commence donc assez tard et notre rendez-vous est prévu devant la gare de New-Delhi. Nous prenons le métro pour nous diriger vers le quartier « Chandni Chowk » où se côtoient commerçants, passants et vaches sacrées. Raj voit directement que je suis intéressée par les temples donc sans hésiter, me fait visiter un lieu où se trouvent face-à-face un temple sikhs « le Gurudwara » et un temple hindou; quelques mètres plus loin, on peut apercevoir une église et une mosquée; sensation très agréable de voir ce mélange de religions. Nous visitons donc pour commencer « le Gurudwara »; ce qui tombe bien puisque nous sommes mardi, jour de la cérémonie. Le temple est animé par des personnes chantant les « mantras »; nous tournons aussi autour du lieu saint afin d’être béni puis achetons une petite nourriture sucrée déposée sur une feuille de vigne au prix de 10 roupies/6 cents. La coutume veut que nous mangions une partie et versons le reste dans un grand bac; à la fin de l’office, cette nourriture sera servie aux pauvres. On reconnait facilement les « Sikhs »; ils ont un ruban autour de la tête; il faut savoir qu’il eu une très longue chevelure enroulée dans ce ruban. Avant de sortir, je photographie le « ligam » de Shiva, tant vénéré des hindous.
A ma grande surprise, j’ai l’autorisation de photographier le « om3 » représentant « Shiva » que je porte à mon cou. Shiva est toujours représenté avec son trident, le taureau Nundi et le om3.
En sortant, je n’oublie pas de reprendre les petites fleurs bénies qui m’ont été offertes par les brahmans, déposées dans une sorte de petite corbeille fabriquée avec des feuilles sèchées. Petite anecdote à ce sujet: ces fleurs étaient déposées sur ma table de nuit et chaque jour matin, il en manquait une! Je n’y ai jamais rien compris; ce sont les mystères de l’Inde.
Enfin, après avoir récupéré mes chaussures, je photographie le temple hindou sans pouvoir y accéder; jour de fermeture.
Tout ceci m’a donné soif, ça tombe bien, j’aperçois un jeune homme pressant des jus d’orange à l’ancienne avec un pressoir qui me fait penser à la machine dont ma mère faisait la tête pressée! Au demeurant, ce jus accompagné d’un peu de « sel » est délicieux.
Le chemin se poursuit et je découvre les façades des bâtiments du vieux Delhi ornementées d’installations électriques dont on se demande bien comment cela a pu être installé et surtout comment ça fonctionne sans prendre feu de tous les côtés! Mais c’est l’Inde…
A gauche, il y a l’église qui est fermée à cette heure mais nous avons le droit d’y visiter la petite école attenante, comportant un tableau, quelques petites tables et chaises; on ne voit plus ça chez nous depuis cent ans.
Raj croit que j’ai faim. Il me conduit vers un des meilleurs restaurants de Delhi; en fait « Karim » le propriétaire en possède huit. Le plus simple est en tout cas celui-ci; je découvre comment les cuisiniers cuissent les chapatis au moyen d’un four encastré en terre. En fait, je ne mange pas, je n’ai pas envie de perdre trop de temps; j’y reviendrai plus tard. En fait, je ne l’ai jamais retrouvé; je l’ai cherché un autre soir mais me suis retrouvée dans un autre restaurant de la famille de « Karim »; j’y ai mangé une tajore de mouton, on ne peut plus délicieuse; par contre, la boisson verdâtre que j’ai commandée par curiosité est nettement moins bonne; je ne la bois d’ailleurs pas et commande un coca. Je ne raconte même pas l’histoire pour me faire servir un coca-light… Le « light » a été le mot de trop et ça les a perturbé!
Pour en revenir à la visite du jour, nous arrivons à « Jama masjid » la plus grande mosquée de l’Inde. Cet endroit est merveilleux; on peut y admirer le « fort rouge » au loin; heureusement, car je n’aurais jamais le temps d’aller le visiter! Ce bâtiment est bien sûr musulman; l’heure de la prière étant arrivée, on prie les visiteurs de se retirer; la visite se poursuit en faisant le tour complet extérieur de « Jama masjid » vu sous tous ses angles; fabuleux bâtiment tout en grès rouge.
Il faut avouer que ce fût une journée bien remplie et qu’il est, dès lors, déjà 20 H. Nous reprenons le métro pour rentrer à New Delhi et Raj me ramène à l’hôtel avec sa moto que nous récupérons à la gare. Faire de la moto à Delhi relève d’un courage remarquable, que je le dise, et même pas peur!
Me voilà donc de retour à l’hôtel où je ne reste que quelques minutes car je décide sur le coup d’aller me faire un petit massage de pied. Je trouve vite mon bonheur, enfin j’ai cru. C’était un petit salon de coiffure et les massages se faisaient en haut, me dit-on. Grimpant sur une échelle à la verticale, je me retrouve sur une vieille couverture miteuse avec un homme que je ne pense pas plus masseur que moi mais qui fait de son mieux pour masser mes pieds qui ont déjà bien soufferts pour leur première journée. Le problème, hé oui, il y en a un, ce monsieur ne voulait pas se concentrer uniquement sur mes pieds… Bon, allez, je m’en sors bien… Pas de problème, juste une petite mise au point. Je redescends de mon échelle verticale et vais manger un petit bout à l’hôtel.
Puis bonne douche et gros dodo.
Mercredi 20 janvier 2010:
Ce matin, j’ai rendez-vous à 9H à mon hôtel avec Charlaine dont j’ai fait la connaissance par internet sur forumvoyage. Elle est là, m’attend en revoyant ses emails. Nous commençons par un bon petit-déjeuner avant d’entamer cette nouvelle journée.
Elle commence un peu mal cette journée car l’objectif était d’aller visiter le « fort rouge » et tous les chauffeurs de taxis nous disent qu’à cause de la fête nationale indienne du 26 janvier, le « fort rouge » n’ouvre qu’à partir de 11H, ce qui va nous faire perdre beaucoup de temps. Donc après négociations sévères de ma part, car Charlaine arrive en Inde, elle ne sait pas encore négocier.
Nous commencerons donc alors la journée par la visite de « Raj Ghat », lieu de crémation de Ghandi. Nous y visitons le petit musée dédié à Ghandi où il est agréable d’imaginer la sobriété de sa vie en voyant son petit bureau avec le rouet qui était toujours devant lui, sa petite chambre dont le matelat est à même le sol et les nombreuses photos qui en font foi. Au fond du jardin, on découvre un petit ashram et au milieu de ce parc, un monument là où fût incinéré Ghandi. Je me rappelle des photos vues à ce sujet où Néhru allumait le bûcher étant donné que Ghandi n’avait pas de fils. Ce fût un moment très agréable et relaxant que nous avons passé en cet endroit.
Ensuite, direction « musée National », là notre petit chauffeur de richwach nous laisse mais pas sans contester puisque la police a dû intervenir pour le prix; nous avons eu gain de cause. Le musée national est très intéressant et la visite dure 2H30; nous sommes équipées d’un guide audio-francophone. Aucune photo n’est permise mais tout reste gravé dans la mémoire du disque dur de mon petit cerveau. Beaucoup de peintures, de dieux en bronze, de portes en bois, de monnaies, de vestiges, de vêtements; représentation d’un vieux chariot; j’en passe et des meilleurs!
Il est plus de midi trente et nous appelons un chauffeur de taxi qui nous emmenera toutes les deux chez Chhavi.
A 15H, nous rencontrons « Chhavi » qui nous donne un cours de cuisine. Elle commence par nous servir un « tchai » que je découvre pour la première fois; ensuite, elle nous apprendra comment préparer cette boisson succulente au lait et au gimgembre. En attendant, elle nous explique comment faire un « chapati »; on fini bien par y arriver avec de l’huile de bras mais c’est périlleux.
En les mangeant, on goûte la différence entre ceux que Chhavi a préparé et les nôtres; ils sont moins durs. Cela consiste en fait à faire une crêpe à l’eau, la fourrer de patates aux épices et de cuire le tout dans une poele à frire. Nous allons ensuite faire un petit tour à pied à la recherche de curry que nous ne trouverons pas puisque le curry est un mélange de dix épices, s’appelant masala.
Mais je suis un peu têtue et n’ai pas voulu de ce mélange sur le coup, ce n’est que plus tard que je devais me rendre à l’évidence du fait. En rentrant de cette petite balade, petite séance photos: la maman, la tante, la fille, l’amie de la fille, Charlaine et moi.
Après cette sympathique après-midi et échange d’adresses email, Charlaine et moi quittons le secteur en direction de nos hôtels respectifs. Je termine ma soirée dans la rue principale de l’hôtel en cherchant un petit resto sympa mais me retrouve dans celui du jour avant, tout compte fait, c’était pas mal!
A la sortie, j’assiste à une cérémonie de mariage où la musique fait rage; je m’y amuse un moment puis décide de rentrer me coucher juste après avoir reçu une baguette de tambour sur une cuisse! Coup bleu assuré. Chose étrange, je n’y ai vu que le marié.
Soit, je rentre faire un peu d’internet puis vais me doucher, programmer ma journée du lendemain, faire mes petits comptes comme tous les jours, avant de m’endormir comme un bébé.
Jeudi 21 janvier 2010:
C’est le dernier jour à Delhi, je n’aurais pas le temps de tout faire donc je décide de louer un taxi et de faire au mieux. Je me rends directement au temple « Birla Mandir ou Lakhminarayan »; c’est un très grand temple tout en marbre blanc, le plus moderne de Delhi. Il est magnifique. Le taxi me dépose devant l’entrée et on ne manque pas de me solliciter pour la vente de photos, d’album, de cartes postales etc… Refusant le tout et ne faisant attention qu’à chercher l’entrée principale, je tombe dans un trou sur le trottoir, petit souvenir toujours d’actualité puisque toujours mal au genou droit. Les indiens sont très attentionnés; ils m’aident à me relever, à me diriger vers une petite salle d’attente où une dame panse mon genou en sang et un homme masse ma main devenue toute bleue avec des glaçons.
J’ai cru l’espace d’un moment que mon voyage allait s’arrêter là! Mais, les dieux étant avec moi, j’ai pu terminer mon périple sans problème.
Je visite donc le Birla Mandir à l’aise; il est grand, magnifique, en marbre blanc, d’une allure exceptionnelle.
Remontée dans le taxi et direction « musée d’Indira Ghandi », lieu très fréquenté par les indiens où l’on découvre outre de nombreuses photos de Mahtama et d’Indira, le saree taché de sang qu’elle portait lors de son assassinat.
Il allait de soi qu’il me fallait ensuite visiter le « musée de Nehru » : très beau bâtiment avec un parc magnifique réfléchissant le calme, où on a du mal à imaginer le brouhaha à quelques mètre à peine de là. On y trouve également de nombreuses photos, la représentation de son bureau, de sa chambre et de nombreux objets divers. J’avais très envie de voir ce musée car depuis le film « pour l’amour de l’Inde » que j’ai vu il y a quelques années, je me suis prise d’amitié pour Nehru et son histoire d’amour avec la princesse anglaise.
Je ne suis pas très loin du « Jantar Mantar », l’observatoire. Bien que n’y connaissant rien en astrologie, je ne manque pas de m’y attarder un bon moment tellement l’endroit est passionnant. J’aime me promener dans ces sites tellement calmes et respectés; j’y prends beaucoup de plaisir et de détente. Je trouve en ces lieux une sérénité que je ne trouve nulle part ailleurs.
Un endroit qu’il ne fallait surtout pas rater à Delhi était le « Qutub Minar », le minaret le plus élevé de l’Inde. Ce minaret était jadis visitable mais depuis la mort de quarante personnes tombées en bousculade, il est interdit d’y monter. Quelle fût ma surprise en voyant cet énorme site, si propre, où se promènent de nombreux indiens en visite eux-mêmes. Grande chance aussi d’y trouver un guide oral en français. Cette visite m’a pris trois heures complètes de tour et de détour entre ces ruines, ces minarets, ces colonnes sculptées, ces nombreux tombeaux; les étudiants visitant les lieux et voulant toujours être photographiés et heureux de pouvoir accoster une étrangère. Encore une fois, j’y trouve une grande paix intérieure et c’est heureuse que je termine mon tour.
Retrouvant mon taxi fidèle au rendez-vous, je continue mon chemin vers le « Lodi Garden », grand parc où se trouve une mosquée et des tombeaux. On retrouve là de nombreuses familles pique-niquant; d’ailleurs, je fûs invitée par l’une d’elle à manger un peu de poulet et de pain; j’accepte volontiers. Après photos et remerciements, je poursuis mon chemin aux détours des petits sentiers du parc; j’y fais la connaissance du Docteur Shing, acupuncteur à Mumbay; nous faisons un bout de chemin ensemble; il propose de m’offrir un thé, ce que j’accepte mais, pendant la préparation de celui-ci, je me rappelle qu’il ne faut rien accepter à boire et prétexte d’être très pressée et abandonne Dr Shing devant les thés, ce qui ne l’empêche pas de m’inviter à souper, chose qui n’aurait pas lieu.
J’ai rendez-vous à 19H avec Raj pour visiter le « Nizam-ud-Din-Dargah » mais je dois passer d’abord par le « temple Bahia »; c’est un détour et de plus, nous tombons dans des embouteillages. Je me précipite sitôt arrivée au point que j’oublie d’enlever mes chaussures pour y rentrer; une jeune dame me les confisque et me fait comprendre que je les récupérerai à la sortie à l’endroit prévu. Je n’apprécie pas beaucoup ce temple qui n’est beau que de l’extérieur donc n’y reste pas longtemps. Par contre, la sortie en elle-même fût plus longue car mes chaussures n’étaient pas à l’endroit prévu et ai dû faire marche arrière et retourner tout au début du temple où la jeune dame avait laissé mes charmantes petites chaussures.
Bien contente de les avoir retrouvées, je remonte dans mon taxi et me rend au Nizam-ud-Diu-Dargah pour assister à la grande cérémonie du soir mais Raj ne sera plus là, car j’ai loupé le rendez-vous et il est déjà parti à la rencontre d’autres visiteurs. Peu importe, je participerai seule à cet office. L’endroit est un haut lieu musulman et chaque jeudi, il y a la grande fête avec hommage à un grand saint derviche mort en 1325. J’y reste un moment assise à terre, écoutant les chants, la musique et regardant tourner les hommes et les femmes apportant des offrantes au Saint.
En quittant ce lieu, je me rends chez « Karim » dont je parlais plus haut.
Je reprends un petit taxi pour retourner à l’hôtel où je vais boucler ma valise, me doucher et faire mon petit rituel de soirée avant de m’endormir.
Je n’aurais pas eu l’occasion de visiter la tombe de Humayun’s tomb et le Purana Qila ainsi que le Fort Rouge ni Birla Housse national Ghandi muséum. L’India gate n’aura été qu’aperçue et j’ai fait un petit tour de reconnaissance à Connaught place lors d’un rendez-vous avec Wahid qui va me faire découvrir l’art de prendre le métro et comment me débrouiller dans une gare indienne!
Vendredi 22 janvier 2010: aujourd’hui, je pars pour l’aéroport domestique de Delhi afin de m’envoler vers Kolkata à 9H20; malheureusement, toujours cet énorme brouillard et nous avons trois heures de retard mais l’aéroport est agréable et le temps ne parait pas trop long. Pas trop de formalité aux aéroports. Par contre, longue file d’attente pour les taxi prépaids. J’arrive vers 18 H à l’hôtel CIRCULAR. Petit hôtel sympa mais pas très propre; je dois nettoyer ma chambre et la salle de bain en arrivant. Puis, je fais un premier tour d’horizon dans Calcutta, pas bien loin puisque la nuit commence à tomber, juste de quoi me repérer un peu.
Calcutta était capitale de l’Inde jusqu’en 1947; cette ville s’appelait jadis « Kalikata ». On y retrouve bien « Kali » d’où le nom du célèbre quartier « Kalighat » où se trouve le temple de « Kali ».
C’est en 2000 que la ville fût rebaptisée Kolkata. Cette ville est à la fois fascinante et inquiétante. Les contrastes sont violents, se mèlent misère et richesse.
Pour en revenir à ma première soirée dans cette cité qui semble mystérieuse, je repère une église dont je ne sais plus le nom, quelques magasins, une fondation de mère Térésa puis rentrée en douceur vers l’hôtel où je décide d’aller manger un petit bout.
Samedi 23 janvier 2010:
Je commence cette journée en me rendant à 12 kilomètres de l’hôtel dans l’endroit qui m’intéresse le plus à Kolkata soit le quartier de « Kalighat » appelé aussi quartier de Dakshineshvar; c’est un grand centre de pélérinage depuis 1809.
Me rendre dans ce quartier était une des principales raison de faire escale à Calcutta, quand on sait que Kali est ma déesse préférée.Ce temple a été commandité par une riche veuve, partie en pélérinage en 1847 à Bénarès et qui en rêve vit la Mère Divine sous la forme de Kali qui lui ordonna de construire un beau temple sur les rives du Gange et d'y installer une statue dans laquelle la déesse pourrait s'incarner pour y être vénérée. La veuve s'exécuta et la construction du temple dura de 1847 à 1855. Le temple de deux étages superposés, est ponctué à chaque angle par une tour et un dôme dominant au centre. À l'intérieur, le sanctuaire de Kali est encadré par 12 petits sanctuaires consacrés à Shiva. La statue de la déesse Kali est posée sur une fleur de lotus en argent.
Dans ce quartier particulier, les gens sont vraiment très pauvres, se lavent le long des rues mais je les sent gentils, ils n’ont pas de rancœur dans les yeux en me regardant. Beaucoup de monde se précipitent à l’entrée du temple de « Kali »; je fais de même. Je suis invitée dans une boutique pour y déposer mes chaussures et je fais tout le quartier pieds nus; par la suite, je me suis aperçue que toutes les boutiques faisaient cela et que j’aurais pu garder mes chaussures encore un moment; grand bien me fasse, j’ai pu garder mes chaussettes, qui sont à la poubelle actuellement vu qu’elles étaient irrécupérables. J’ai encore en tête ce souvenir de personnes, offrandes en main, attendant dans l’immense file, moi y compris, pour se rendre dans le temple. C’est beau. On est là pour quelque chose. On ne sait pas trop ce qu’on va y découvrir mais on est là, on attend, on est heureux.
Il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur c’est pourquoi on ne verra que l’extérieur comme dans la plupart des temples hindous.
Après avoir franchi la première file, on se retrouve dans le quartier proprement dit avec ses petites échopes et ses ruelles. Au bout de l’une d’entre elle, on est face à l’endroit où l’on sacrifie les animaux que ce soient poulets et mouton. Les restes seront mangés par les pauvres. On essaie d’éviter de marcher dans le sang répandu à terre avant de refaire une seconde file qui mènera dans le temple lui-même.
Il est strictement interdit que les non-hindous pénètrent dans ce temple mais ne voulant pas comprendre ce qu’on me dit, les gardiens finissent par me faire déposer mon sac à la consigne et m’autorise à suivre la foule. Je n’avais pas d’offrande, juste une petite peluche prise pour donner à un enfant; c’est cette peluche que j’offre à Kali parmi les fleurs qu’elles reçoit. Le principal, c’est de participer n’est-ce-pas! Evidemment, les brahmans demandent de l’argent; les dix roupies que je leur donne ne convient pas mais ils n’auront pas plus. Il me rendront la peluche qui fera le bonheur d’un enfant plus tard. Je termine la visite comme tout le monde en tournant un peu à l’intérieur, écoutant un peu les chants.
Un soi-disant guide me conduit vers le ghat où tout est très coloré, j’y prends quelques photos et découvre, pour la première fois, un arbre que l’on vénère car les arbres sont « vivants » donc vénérés en Inde. Sur les quais du ghat, on me demande beaucoup d‘argent pour l’entretien du site, me montrant sur papier que d’autres touristes ont bien participé et pour de grosses sommes; je refuse bien sûr.
Continuant à déambuler dans les petites ruelles, je repère un gamin à qui je donne une petite voiture que mes petits-enfants n’ont jamais joué avec; lui, s’amuse bien avec.
A la sortie du vrai quartier kalighat, je retrouve une famille assise derrière des sacs, je les avais déjà vu en arrivant; je me dirige vers eux et leur donne un peu de jouets et des pantoufles d’enfants. La petite fille me suit et dit qu’elle a faim, un gamin et deux dames aussi; ils veulent de l’argent mais je décide de leur offrir à manger directement; ils sont contents, ils attendent que le cuisinier les servent mais j’ai vite compris qu’ils ont comploté et me demandent de payer d’avance; résultat, ils n’ont rien eu et je m’en vais.
A côté du temple, se trouve 1 mouroir, sanctuaire et hospice; c’est le 1er centre de mère Térésa, dirigé par les sœurs de la charité datant de 1952.
Pour moi, ce fût une merveilleuse matinée. J’ai vraiment fait ce que je voulais faire à Calcutta et je me sens fière de moi.
Après-midi, je respecte le programme que je me suis fixé en me dirigeant vers le quartier de « Chowringhee Road ».
Le premier site que je découvre est « le Mémorial Victoria ». Ce bâtiment fût construit de 1906 à 1921; au départ, il a été construit pour rivaliser avec le Taj Mahal. L’entrée coûte 150 roupies soit l’équivalent de 2,20 euros. Il faut savoir qu’au moment où je visite l’Inde, je reçois 65 roupies pour un euro. Enfin, je devrais dire en principe, je devrais recevoir car avec la commission, je n’en ai que 62.
Je reparle du Mémorium Victoria. Ah oui, en fait, quand je parlais de contraste, en voici un bon exemple…. Replongeons-nous dans kalighat et voyons ce mémorial!!! Cette demeure est fabuleuse, gigantesque, en marbre blanc, aux piliers multiples, au parc d’une propreté exemplaire où se promènent les amoureux, les solitaires, les petits groupes, moi; ce n’est que du bonheur ce moment de détente assise sur un banc contemplant la batisse. Auparavant, j’avais fait un tour intérieur; sur deux étages, on voit de nombreuses petites galeries, des objets d’arts, des photographies à ne pas en finir et bien sûr la statue géante de « la reine Victoria » qui est remarquablement spectaculaire. Le parc devant l’entrée est un peu plus agité car se mèlent les entrées et les sorties, mais je suis toujours stupéfaite de la propreté du site; je suis également surprise du peu de touristes étrangers; les visiteurs sont tous indiens. Ce qui pour moi est une aubaine.
La visite dure à peu près 2 h 30 car j’aime prendre mon temps et me prélasser dans ce parc, de plus, le soleil est de la partie et je suis bien; je me sens relax; j’ai l’impression d’être vraiment à ma place!
Enfin, je quitte ce lieu et me retrouve sur la place où l’on me propose des balades en calèches que je n’accepte pas je ne sais pourquoi; j’aurais pu faire un tour mais je pense que j’avais vraiment envie de suivre l’objectif fixé et il faut quand même bien dire que je ne reste pas trop de jours à Calcutta et qu’il y a encore beaucoup à voir.
En chemin, je cherche à manger pas très loin du mémorial Victoria; c’est donc en marchant sur le trottoir que je pris mon diner. Il me reste un peu de nourriture que je donne à un mandiant.
Pas très loin, à 500 mètres, je découvre le Birla planétarium; c’est le planétarium le plus vaste d’Asie représenté par un gros dôme; il y a une séance en hindi qui va commencer; vu que je ne parle pas plus anglais qu’hindi, je décide d’assister à celle-ci plutôt que d’attendre 18h. Reconsigne pour les sacs et en avant, file pour la séance de 16 h. Je prends place au premier rang dans un fauteuil confortable, les yeux levés au firmament artificiel. Nous sommes au-moins 2000 personnes à l’intérieur de ce planétarium; la séance commence; je ne comprends rien mais je devine un peu ce qui se dit, reconnaissant le nom des planètes; ce spectacle dure une heure et me plait beaucoup; encore une fois, je suis bien; je suis détendue et ravie d’avoir assisté à cette démonstration.
En sortant, quelques indiens m’interpellent pour être pris en photo avec moi; je suis contente; ils sont contents.
Quelques pas à peine et je suis face à la « cathédrale St Paul » datant de 1840; je visite l’intérieur; ce lieu est paisible comme on peut l’imaginer. Il commence à faire nuit et je profite de refaire quelques photos de la fontaine éclairée devant le planétarium avant de rentrer.
Cette journée se termine doucement. Je prends le chemin du retour. Je vais faire un petit gueuleton à l’hôtel puis ferai le petit train-train habituel du soir pour préparer la journée du lendemain avant de passer une nuit de rêve.
Dimanche 24 janvier 2010:
Ce matin, je me rends dans le quartier de « Chowringhee Road » pour visiter « l’Indian muséum » dite la maison magique. C’est une imposante batisse victorienne datant de 1875. On l’appelle ainsi car on y trouve de tout. Il y a des salles à ne pas en finir. C’est ici qu’est la première collection d’art et d’archéologie du sous-continent.
On découvre des animaux empaillés, des pièces de monnaies, des livres, des vieux documents, des vestiges préhistoriques, une galerie égyptiennne, j’en passe car je me souviens plus de tout mais ce que je peux dire c’est que ça n’en fini pas; il y a deux étages. On sort, on rentre; c’est un vrai labyrinthe. Le soleil est toujours de la partie et il est bien agréable de sortir de temps en temps du musée pour se réchauffer. Encore une fois, parc magnifique et très bien entretenu. La visite me prend pratiquement la matinée.
En sortant, j’ai soif et je bois un jus d’orange près d’un petit marchand; j’ai faim aussi et je lui demande de m’éplucher un ananas et le couper en morceaux. Il ne me reste plus qu’à trouver un endroit sympa pour le déguster. Ce que je trouve facilement, car à l’autre bout de la route, il y a le « maidan parc » , qui est le poumon de Calcutta. Je m’installe dans un des terrains où se déroulent des jeux de criquets. C’est assise sur l’herbe que je déguste ainsi mon ananas. C’est un petit festin. Je suis bien. J’aurais bien envie de m’endormir un peu mais non, le courage me reprend aussitôt et je repars à la rencontre de nouvelles aventures.
Un homme remarque que je pars, il me suit, il a envie de me guider; ça tombe bien, je dois aller voir « l’Orchterlony monument » rebaptisé depuis 1969 « Shabid Minar » ; il me renseigne et m’accompagne. Je lui dit que j’aime mieux visiter seule mais insiste et frôle la crise cardiaque car il a voulu marcher trop vite en me suivant. Le pauvre. Bon maintenant qu’il est là, j’en profite pour lui demander de me photographier.
J’aperçois le Shabid minar; ce minaret mère 48 mètres de haut et a été érigé en 1841 en l’honneur de Sir Ochterlony, vainqueur des troupes népalaises. Je n’y accéderais pas car justement, il y a une manifestation assez gigantesque. C’est le point de ralliement de toutes les manifestation et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de je ne sais quel homme politique; je pense que c’est un général et qu’il a délivré les martyres car «Orchterlony» veut dire général-vainqueur.
Je continue ma balade parmi la foule et les voitures venant dans tous les sens; je demande mon chemin et me retrouve devant une très jolie mosquée verte, style turque.
Sur mon passage, je rencontre une série de petits cordonniers; comme mes chaussures sont un peu grandes, c’est avec tout mon talent que je leur explique la chose. Il comprenne très bien; les voilà en train de coller et coudre au moyen d’un gros fil un morceau de cuir à l’arrière des baskets; c’est fait de manière très artisanale. D’ailleurs, plus tard, m’apercevant que maintenant mes chaussures me font mal aux pieds, c’est devant une jolie église, sur un banc assise que j’en vois de toutes les couleurs pour enlever cette languette. J’y arrive de manière très artisale également.
Je suis donc face à cette église mais ce n’est pas encore celle de St John’s que je cherche depuis un moment; en fait, je ne la trouverais jamais! Cette recherche me permet de passer devant le « palais de justice » qui est la copie conforme de l’hôtel de ville d’Ypres en Belgique.
Il fait maintenant nuit.
Je sais qu’il y a un office à l’ashram de Sri Aurobindo; je le trouve facilement et ne manque pas d’y passer une heure parmi les fidèles de Krisna. Ca me plait. Je connais cette ambiance.
Lundi 25 janvier 2010:
Aujourd’hui, je quitte Calcutta en soirée. Comme je sais que je ne reviendrais pas à l’hôtel, je prends déjà mes bagages et me fait conduire à la gare pour les déposer à la consignes. J’ai déjà une petite idée de la « fameuse gare de Calcutta ». J’ai déjà mis un bon petit temps pour me faire comprendre car consigne se dit « loby room ou loddy room» ou un truc comme ça. Mais comme toujours, on y arrive et je laisse là mes bagages pour la journée.
Je prends un taxi et vais à « Belur Math » ; c’est lui qui a crée le temple de Kali. Ce site est actuellement un siège de la commission Rama Krishna mais je n’aurais pas la chance de le visiter car à mon arrivée, midi, on vient de fermer et je n’aurais pas le temps d’attendre 16H l’ouverture. Je me promène donc un peu pour découvrir l’extérieur du site.
Mon taxi m’a fait fond bond et j’ai toutes les peines du monde de retrouver un; le lieu étant plus désertique, ils en profitent pour gonfler les prix. Tant bien que mal, il y en a un qui accepte de me ramener vers le centre de Calcutta pour 300 roupies. Les rues sont très sales. Je vois beaucoup de déchets le long des routes. Les animaux y trouvent un peu nourriture.
L’après-midi est déjà bien entamée et je dois aller voir le fameux pont Howrah dit « Howrah bridge »; il surplombe la rivière « Hooghly » qui est un bras du gange d’où on verra au bord des ghats les indiens faisant leurs ablutions. Dans le brouhaha du quartier, je vois le pont avec son trafic plus qu’intense mais avant de traverser ce pont qui mène à la gare d’Howrah, j’essaie de trouver le marché aux fleurs qui est en-dessous. Je me retrouve face aux ghats mais j’ai du mal à trouver le marché; en fait, j’allais dans la direction opposée. Quand enfin, je descends des escaliers menant à un petit marché d’épices puis au marché aux fleurs où y règne une ambiance particulière et haute en couleur. J’achète un peu d’épices mais très peu car je n’ai plus que quelques roupies. Je vais d’ailleurs m’atteler à chercher une banque. Avant, j’ai bien envie de traverser le pont car il était indiqué dans le routard que c’était une expérience, ce que je confirme; que de monde, que de trafic…. C’est un exploit comme ils disent; j’ai relevé le défi; l’autre défi sera de se dépatouiller à la gare!
Il parait qu’il faut prendre au moins une fois dans sa vie le train à Calcutta. Ce sera pour ce soir.
Maintenant, je vais passer un moment très désagréable; un de ces moments où l’on se sent vraiment seule au monde. Je dois partir ce soir et il faut absolument que je change de l’argent; j’ai dépensé mes dernières roupies. Je fais banque sur banque et impossible de changer mes euros. Une banque m’envoie à l’autre et ainsi de suite. Je demande mon chemin. On me fait aller à droite puis à gauche. Au final, je ne sais plus où je suis. Je vais devoir prendre un taxi mais n’ai pas d’argent pour le payer. Je suis au bord des larmes. Mon train part ce soir. Comment m’en sortir. Je continue à déambuler dans les rues bondées de Calcutta quand tout à coup, au moment où je ne m’y attendais plus, une échoppe, une toute petite échoppe avec une inscription « dollars, euros, change ». Je me précipite, lui demande vraiment s’il change les euros et quand il m’a dit oui, je l’aurais embrassé! C’est vrai que ce jour là, je n’ai pas discuté sur la commission. Ouf, je suis sauvée; je prends un taxi et redirection gare. Mon train part à 19h20.
Je récupère mes bagages au « loby room » accompagnée d’un porteur; celui-ci me guidera pour me rendre au bon quai, à la plateforme comme ils disent! Je suis un peu tôt. Je bois un café en attendant. Je suis cool. J’ai relevé le défit de la gare de Calcutta. Le train arrive. J’embarque dans mon wagon aidée par le contrôleur, sinon impossible de trouver le bon wagon. Je découvre mes compagnons de voyage, une petite famille bien sympathique. J’ai une couchette en bas bien que j‘avais insisté à la réservation pour avoir une en haut; heureusement car la clim va très fort et en haut, on reçoit la clim en pleine figure. Dans ce train de nuit, je déguste un vrai petit souper composé de riz et de poulet à la sauce avant de m’endormir bercée par le ronronnement du train. C’est donc en voyageant que j’ai passé la nuit du 25 au 26 janvier.
Mardi 26 janvier 2010:
J’ai mis mon réveil sur 8h du matin car je veux faire un brin de toilette et déjeuner avant d’arriver à VARANASI. Je commence à m’activer un peu quand le compagnon de cabine me fait comprendre qu’on n’est pas près d’arriver à Varanasi car le train a beaucoup de retard à cause du brouillard. Je me renseigne près du contrôleur qui me confirme que nous avons 7 heures de retard. Il me reste une chose à faire: redormir. Le temps passe vite quand même car entre manger, dormir, papoter, faire des mots fléchés, regarder le paysage, refaire mes comptes, l’heure est arrivée; il est près de 15 heures quand je débarque à Bénares.
En descendant du train, j’ai l’intention de me diriger vers un prépaid mais quelle ne fût pas ma surprise de trouver un chauffeur de rishwash me parlant un peu en français. De là, j’accepte qu’il me conduise à l’hôtel. Il appelle son beau-frère qui est « médecin du monde en France » paraît-il car après j’ai appris par un VF qu’il était aussi propriétaire d’un hôtel et sur ses cartes de visite, il est organisateur des voyages à Bénares. Mais peu importe. Dix minutes après, il nous rejoint sur le parking de la gare. Nous décidons de nous revoir le lendemain pour une journée visite à moto. Dommage que j’ai réservé l’hôtel Ok International car il me propose l’hôtel Surya qui me parait super et moins cher. Il est déjà un peu tard; je prends un peu de temps pour me retirer dans la chambre qui m’est destinée et défaire mes bagages. Mais déjà, il est temps de partir vers le « Dashaswamedh Ghat » qui est le ghat principal de Bénares, pour assister à la « puja » du soir qui a lieu de 18 à 19h. Je me rends à ce ghat en prenant un cyclo-rishwash. En descendant les ruelles menant au bord du Gange, je découvre une foule impressionnante, des animaux voyageant partout, des détritus dans tous les sens puis au bord du ghat, des brahmans se préparant pour la cérémonie.
Je m’installe près d’eux et participe à la cérémonie qui me plait beaucoup; l’ambiance est au top; il y a des chants, des applaudissements; ça sent l’encens partout; on est imprégné; on participe; on se laisse prendre au jeu. Ici, on vénère les cinq éléments: l’eau (le Gange), la terre (les tambours battants), l’air (les cloches qui tintent sans cesse), le feu (les torches qui brûlent) et l’âme (la fumée de l’encens). On est envoûté par cet encensement; les prêtres exécutent les gestes avec synchronisation. Le tout est haut en couleur. La cérémonie finie, c’est tout doucement à pied que je rejoins l’hôtel non sans passer par les ruelles et les boutiques en abondance.
Mercredi 27 janvier 2010:
A 9h, j’ai rendez-vous avec Sanjou, le jeune guide à la moto. Nous sommes à l’heure et commençons la journée par la visite de « Ram Nagar Fort ». C’est assez loin mais la balade est agréable; nous traversons Le Gange grâce à une longue passerelle en bois. Avant de rentrer au fort, je bois un thé devant l’entrée. La visite est intéressante et assez longue. Le fort est construit en pierres rouges; dans le palais, on y trouve un temple et un musée où sont exposées les voitures ayant appartenu au roi. On y trouve aussi l’école coranique appelée «médersa » qui est très jolie et le lieu est propice à la paix et à la sérénité une fois de plus. Sur le chemin de retour, on peut admirer la vie paysanne. On s’arrête un moment pour comtempler le paysage et la quiétude du moment.
Maintenant, Sanjou me conduit au « Barat kala Bhavan Muséum » où l’on peut contempler des tableaux venant du Rajasthan, du Népal, du Tibet, des sculptures hindoues et bouddhistes, des costumes et collections diverses.
Nous terminerons notre matinée largement entamée par la visite de « Benares Hindu Université » dont je n’ai plus de souvenirs précis. Beaucoup de choses ont été visitées et certainement cet endroit a moins attiré mon attention.
Sanjou me conduit au « temple de Bharat Mata »; splendide temple rose renfermant la carte de l’Inde en marbre qu’inaugura Mahatma Ghandi en 1936 suite aux violentes manifestations entre musulmans et hindous; il offrit cette carte en marbre à la Mère Inde pour montrer que tous étaient égaux devant les religions.
Ici se termine la journée avec Sanjou qui me ramène à l’hôtel; je lui donne 300 roupies; nous négocions la journée du lendemain; il me faut un moto-rickwach pour toute l’avant-midi. Chose faite. Salut Sanjou.
Je continue mon chemin et décide d’avoir voir brûler les bûchers; en passant dans les ruelles du vieux quartier « ghowk » où se tiennent shaddus, vendeurs de bois et d’encens, où arrive les familles amenant leur mort. J’arrive au « Manikarnika ghat » , le principal ghat où se déroulent les crémations 24h/24. Un vieux mandiant me conduit au temple de Shiva et au « Birla ashram »; qui est un lieu d’observation idéal mais où l’on est très fort sollicité pour donner de l’argent soit acheter des kilos de bois pour brûler les pauvres; le kilo de bois coûte cher et il faut 160 kilos pour brûler un corps. Le corps se consumera pendant 2 à 3 H selon la quantité de bois; pour les plus pauvres, certains restes humains ne seront pas consumés et mangés par les animaux ou jetés dans le Gange. Les nouveaux nés et les Saddhus ne seront jamais brûlés car ils sont considérés comme « purs »; ils seront attachés sur une pierre et déposés dans le Gange. Dans les environs de l’ashram et de tout le ghat, certaines personnes sont là et attendent la mort. Je refais ma balade en barque pour me réimprégner de l’ambiance de Varanasi; lieu unique; lieu magique; lieu spirituel. C’est avec un bruit de crépitements de bûcher dans les oreilles que je rejoins mon hôtel pour y passer la nuit. Auparavant, je mange dans un petit buibuis où j’oublie mon sac à dos et donc obligée de retourner le chercher après m’en être aperçue c’est-à-dire à l’hôtel! Mais les indiens ne sont pas voleurs. Peut-être arnaqueurs! En tout cas, mon sac m’attendait.
Jeudi 28 janvier 2010:
Je me lève très tôt ce matin, il est 5h, car je veux assister aux ablutions du matin et faire la balade en barque sur le Gange. Je dois être sur le Gange pour le lever du soleil. Il est donc 5 H quand je quitte l’hôtel; déjà un cyclo-rickwach est là; je le prends. J’arrive au même ghat de « Manikarnika » et négocie une barque pour 100 roupies. Je vois le Ghat de manière différente car vu du Gange, on peut mieux apercevoir les temples qui longent le Gange; je pense au temple incliné de Shiva, au temple népalais et d’autres ainsi que les bûchers brûlants au loin. Je dépose deux petites offrantes sur la rivière sacrée. Mes petites bougies y voyageront rejoignant les centaines d’autres. C’est le lever du soleil. Les couleurs changent. La promenade touche à sa fin. Je compte refaire cette même balade le soir lors de la cérémonie du Puja.
J’ai rendez-vous à dix heures à « SARNATH » avec « tsering », le filleul de Marie-Anne à qui je dois remettre de l’argent et des photos. C’est un haut lieu boudhiste tibétain. Il est au rendez-vous, le contraire m’aurait quand même étonné.
Ce garçon très sympathique m’offre d’abord un tchai avant de me faire visiter sa petite université et me présenter son professeur tibétain. Après avoir fait le tour de l’université, toujours en sa présence, nous allons pénétrer dans les ruines du « Mulagandhakuti Vihara » où se dresse le « Dhâmek Stûpa » datant du 2 et 3ème siècles, agrandi du 7ème siècle. Il mesure 35 mètres de haut pour 30 mètres de diamètre. Il est creusé de niches mais pas de porte; on n’y rentre pas; je ne savais pas et j’ai fait trois fois le tour avant de m’en apercevoir. C’est ici que le Boudha prêcha son premier sermont devant quelques disciples il y a 2500 ans.
Sur le site archéologique, on découvre « le Dharmarâjika Stûpa » l’ancien Stûpa dont il reste uniquement les fondations. J’ai cherché avec Tsering l’arbre où le Boudha trouva l’illumination mais en fait il s’agit d’un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapâla à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gaya. Il reste le musée à visiter qui à ouvert ses portes au public en 1910; on y trouve des pièces datant du 3ème siècle avant J-C au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Je fais mes adieux à Tsering et aux quelques personnes rencontrées sur place notamment un australien qui était très surpris de me voir visiter l’Inde sans parler anglais! Un de plus!
Je rentre de Sarnath vers 13h. A peine récupéré que je repars visiter les derniers temples que j’avais prévu de faire. Un cyclo-rickwach va me conduire de temple en temple; autant dire que je n’en ferai que quelques uns parmi les 1500 temples existant à Varanasi.
Le premier de la série sera le « temple de Durga » un des plus important de Varanasi, surnommé le temple aux singes; il parait qu’ils sont agressifs quand on veut y entrer mais j’ai eu beaucoup de chance car ils ont été gentils et m’ont laissé faire ma visite.
Le deuxième temple que je visiterais sera « le temple de Tulsi Manas » où il y a des automates tout au tour du temple, représentant les scènes de la vie religieuse des Dieux. Assez original et plaisant.
Je termine ma visite avec le richwach en passant par « Harishchandra Ghat », le crématorium électrique aux piliers encrés dans le Gange; il est en activité uniquement le soir. On incinère les plus pauvres dont les familles n’ont pas d’argent pour acheter du bois; les familles font la queue pour récupérer un peu de cendres de leur mort brûlé en commun. Leur karma est moins bon disent les hindous! Je ne vois pas pourquoi! Ha oui, en fait, j’ai oublié mais le vieux monsieur qui m’a conduit à l’ashram m’a surpris en train de photographier un rite funéraire et il m’a promis un mauvais karma et un grave accident; il m’a foutu les jetons surtout que je devais partir faire mon tour à moto mais comme dit Radjou à qui je l’ai raconté, ce n’est pas Dieu qui me l’a prédit!
Varanasi est un lieu est très spirituel. Il existe un tracé circulaire que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Varanasi est connue pour une microcosme de 1'Inde et la ville la plus sacrée de l'hindouisme. Elle a son passé historique. Ses constructions constituentun réseau de voies qui se mettent en évidence au niveau spatial et structurent un passage du macrocosme (ciel) au mesocosme (terre) et finalement au microcosme. (temple ou corps); ce qu’on désigne du terme de mandala de pelerinage. Chaque année a lieu un grand pélérinage; les pèlerins doivent faire 88,5 kilomètres à pied et visiter 108 temples en cinq jours.
Je me dépêche car il faut que je fasse ma balade en barque pendant la cérémonie religieuse; j’y arrive; c’est fabuleux; magique une fois de plus.
Je terminerai ma dernière soirée à Varanasi par la visite du « Golden Temple » strictement interdit aux non-hindous. Ce temple fut construit en 1835; c’est une copie de l’original puisque Aurangzeb l’avait rasé de près. On y trouve ici le véritable « ligam de Shiva » afin qu’il ne soit pas détruit par les musulmans. Ce n’est que 800 kilos d’or qui recouvre le dôme doré de 15,5 mètres. Ce lieu est hautement surveillé par la police. Ayant déjà acheté mes offrandes et enlever mes chaussures, je feins de ne pas comprendre ni lire l’anglais et réussi, dès lors, à m’introduire à l’intérieur du « golden temple »; je suis privilégiée car je ne rencontre aucun autre touriste bien évidemment. En sortant, je me laisse tenter à l’achat d’un CDV sur la ville de Bénares.
Vendredi 29 janvier 2010:
L’avion est à 11h30 mais je décide de partir assez tôt, ne connaissant pas L’aéroport. Sanjou m’a réservé une voiture mais je n’ai pas confiance, la voiture n’arrive pas; mon téléphone est en panne; je suis obligée de demander au portier de me prêter le sien pour téléphoner à Sanjou, qui me dit que le chauffeur veut 500 roupies au lieu de 400. Je suis obligée d’accepter. La voiture arrive peu de temps après. Je n’ai pas confiance en cet homme. J’arrive à l’aéroport de Varanasi avec une impression d’être la seule à connaître l’endroit et me demandant à cet instant s’il y a bien un avion qui va décoller d’ici. Tout petit aéroport de rien de tout. Mais après une heure d’attente, un groupe de chinois arrive; de plus, je rencontre deux personnes suisses avec qui je passe un moment. Nous décollons à l’heure; chose presque incroyable; c’est vrai, en Inde, on ne s’étonne de rien. Petit vol domestique agréable de 45 minutes; on nous sert tout de même du jus de fruit et des gâteaux. J’arrive à KHAJURAHO vers 13 H. Je suis à l’hôtel SURYA. J’ai rendez-vous avec Radju à 14 H. Avant j’essaie de faire réparer ma carte de téléphone; on me dira par la suite que j’ai fait des bêtises avec mon code PIN et je sais que c’est vrai…
Il est 14h30, la carte ne va toujours pas et je ne trouve pas Radju devant l’hôtel. Je montre la photo de Radju à des hommes qui semblaient inquiets de me voir faire les cent pas devant l’hôtel. Hé oui, ils le connaissent. Tout de suite, ils me le montrent. Radju arrivait avec un de ses ami parlant un peu le français.
Nous allons d’abord boire un thé dans le petit restaurant de Radju avant de nous lancer à la découverte d’un endroit magique: les « chutes de Raney »; c’est un ancien volcan; il y a une cascade magnifique dont le bruit de l’eau qui tombe est relaxant; la visite va un peu vite à mon goût mais je suis obligée de suivre le petit guide français qui pense plus à me draguer qu’à m’expliquer exactement ce qu’il en est du lieu. Radju est là aussi. Heureusement, il y a un guide du site qui explique un peu et le petit dragueur doit quand même un peu me traduire. C’est un magnifique canyon. Il y a un mélange de couleur incroyable. On y trouve des pierres vertes, roses, grises; tout est confondu; c’est une pure merveille de la nature. Encore un endroit où je me sens bien et aurait envie de me prélasser beaucoup plus longtemps comme déjà dit. Le guide du site m’offre quelques pierres de chaque couleur en souvenir. Il m’explique aussi et me fait voir des photos d’ailleurs de ce site en pleine mousson; tout est innondé; incroyable…
Je remercie le guide pour la visite de cet endroit merveilleux en lui donnant quelques roupies; il est content et nous laisse continuer un peu la balade en voiture dans la forêt où l’on aperçoit daims, biches, singes et quelques petits animaux.
Mais j’ai aussi surtout l’autre petit mec qui n’arrête pas de vouloir m’aider à descendre, à monter, tout est bon pour me tenir malgré tout ce que je peux lui dire. Radju lui s’amuse à faire des ricochets du haut de la falaise puis on s’y amuse tous finalement. Maintenant, le soleil va se coucher, il est temps de quitter les lieux en passant par des petits villages et la campagne. J’assiste au coucher du soleil sur le chemin de retour. Au passage, j’ai oublié de dire que notre chauffeur inaugurait sa nouvelle petite voiture; j’étais sa première cliente! Le soir, j’assiste à un spectacle de danse assez exceptionnel; très belle couleur aussi et des scènes acrobatiques spectaculaires. C’est en moto qu’on vient me rechercher à la sortie du spectacle car je dois me rendre chez Radju qui m’a préparé à souper; du poulet super-succulent et le traditionnel tchai.
Avant de quitter mes compagnons de fortune, je vais refaire une photo d’identité pour de nouveau avoir une carte de téléphone; le marchand n’accepte pas ma photo et c’est au nom du petit dragueur que j’ai maintenant cette carte. Sur ce coup là, je l’en remercie.
Je rentre à l’hôtel contente des merveilleuses choses vues encore ce jour et prête à recommencer d’autres aventures le lendemain.
Samedi 30 janvier 2010:
J’ai une journée complète uniquement pour voir tous les temples de Khajuraho; c’est pourquoi, je commence de grand matin dès l’ouverture. Toute la matinée sera consacrée à la visite des temples « du groupe ouest » Ces temples ont été construits entre 950 et 1050.Il n’en reste plus qu'une vingtaine. Ils se répartissent en 3 groupes et appartiennent à deux religions: l’hindouisme et le jaïnisme.
Les figures érotiques, sont toujours sur le côté gauche du temple. La pensée tantrique inclut le sexe dans un processus de méditation transcendantale. En bref : atteindre le Nirvana par le plaisir sexuel. Les sculpteurs avaient de l'humour. 8% des sculptures ont un rapport avec le sexe et ce sont les plus photographiées parait-il!
Je pénètre dans le site et fait le tour des temples, le temple Lakshmana dédié à Vishnu, le plus beau; le temple Kandariya Mahadev, dédié à Shiva, le plus imposant avec 900 statues, le temple Jagadamba, dédié àVishnu, Parvatti et Kali. A l’écart, le temple Chitragupta, dédia à Surya, Dieu du soleil. A la sortie du parc, le temple Matangeshvana (près du temple Lakshmana); celui-ci est encore actif; on y voit la statue de Ganesh et son père. On a fait la boucle. Lors de la visite du dernier temple, je rencontre une française qui est aussi sur le site forumvoyage; nous avons échangé des propos avec elle et son mari pendant un très long moment, assis sur un banc au soleil.
Je vais récupérer les 50 roupies que le gardien me doit puis face au Temple Lahshmana, il y a le musée et je ne rate pas d’y jeter un coup d’œil.
J’ai très faim; je commande un chapati cuit dans une grande marmite de rue accompagné d’une sorte de lentilles. Mon pain tombe à terre mais je ne m’en soucie guère, le ramasse et mange.
Un vieux monsieur qui avait reconnu Radju sur la photo me suit depuis un bon moment pour me vendre des cartes postales que je lui achète car de toute façon, il m’en faut et je me laisse séduire par deux jeux de cartes du kamasutra. Ce ne sera pas pour moi mais un pour le copain d’Henri qui a réparé mon sac gratuitement et un pour Alain mais il n’en veut pas…peut-être a-t-il peur que je lui demande de me faire toutes les représentations?
Ho, j’ai mal aux mollets et aux cuisses; monter et descendre tous ces escaliers; ça fait en tout cas un bel exercice.
Après mon mini diner, rendez-vous avec le dragueur, Radju et le chauffeur de taxi pour nous rendre dans le « vieux Khajurâho »; on passera encore par un temple ou deux, comme celui de Vamasa, de Brahma, de Hanuman qui sont dans le « groupe est » et ceux de Duhadev et de Chaturbhuja où il y a une statue de Vishnu de trois mètres, qui sont dans le « groupe sud ». Nous arriverons tant bien que mal dans le vieux village; j’ai failli tomber hors de la voiture tellement nous étions secoués.
Au bout des ruelles étroites, je fais connaissance avec quelques habitants, les enfants qui tirent l’eau du puit, la mamy qui répare son lit, le papa qui pose une nouvelle porte d’entrée, le maître d’école qui me fait visiter les lieux où on ne trouve qu’un tableau, le siège du maître et des tapis à terre pour les élèves s‘asseoir. Evidemment, à la fin de la visite, le professeur me demande de l’argent pour aider l’école; je refuse comme d’habitude de donner de l’argent pour la bonne raison qu’il demande tout de suite de grosse somme.
La visite du village se terminera en rentrant chez Radju pour le coucher du soleil. J’y rencontre john, un flamand, qui s’occupe bénévolement des jardins d’un maharadja à Khajuraho dans le but de le renover pour y cultiver des légumes pour les habitants du village; je propose mon aide mais je ne sais pas trop bien en quoi je vais pouvoir leur être utile.
Après ce magnifique coucher de soleil, j’assiste à l’office religieux de Shiva.
Ensuite, j’ai réservé un massage chez un soi-disant masseur qui pratique à «l’ancienne »; c’est vrai que ce massage fût bénéfique et par surcroît une heure de massage à l’huile pour 8 euros! Se terminera ici ma journée. Le petit dragueur ne sera pas content du pourboir que je lui donne mais il n’a pas mérité plus.
Radju me cuisine encore un bon petit plat et j’en profite pour téléphoner à Marina, qui m’avait renseigné Radju, pour lui expliquer un peu la situation. Radju a compris. Je lui ai bien expliqué qu’il aurait été préférable que lui seul me fasse les visites même ne parlant pas français. En rentrant, je rencontre un autre jeune homme rencontré la veille chez le vendeur de carte de téléphone et j’apprends qu’il a un taxi mais trop tard, le mien est réservé et payé pour le lendemain 5 heures du matin. Je reviendrai avec un souvenir de Khajuraho puisque j’y achete mon petit pendentif de Ganèche ainsi qu’un CDV.
Dimanche 31 janvier 2010:
Départ à 5h du matin pour la gare de JHANSSI; il est prévu de faire escale à ORCCHA à 19 km de Jhanssi; nous y arrivons après 4h30 de voyage, ce qui me laisse environ 3 heures pour visiter les lieux.
Orchha veut dire « cacher »; c’est un petit village paisible, chaleureux, où l’on vénère le Dieu RAMA. Orchha est une ville fantôme, abandonnée depuis très longtemps. Elle revit un peu grâce au tourisme, attirés par les restes des palais et des temples anciens.
Orchha fut la capitale d'un des royaumes Rajpoutes les plus puissants de l'Inde centrale, fondée au 16ème siècle. Le fort domine le village et pour y arriver, il faut traverser la rivière « Betwa ». J’irai d’abord poster mes cartes (qui n’arriveront jamais) et boire un thé avant de commencer la montée vers cette forteresse qui comprend trois palais: le Raja Mahal, le plus beau, situé dans la grande cour centrale, avec des frises encore en état, datant des années 1531-1539. Ensuite, le Jahangir Mahal datant de 1607-1627; puis le Ray Pravi Mahal qui fut la demeure de la célèbre poétesse-musicienne de la cour d’Akar et renvoyée au Raja d’Orchha pour amour promis. On y découvre également les étables à chameaux et les temples hindous. Il y a un aigle géant perché sur une tour. Il ne bouge pas; il est pourtant bien réel. Je n’arrive pas à la photographier à cause du zoom mais par contre, je peux réaliser de très belles photos du temple RAM RAYA et du temple Lakshminarayan ainsi que du village et de la rivière.
Puis ce sera la visite du temple de « Lakshminarayan » situé à 1 km de hauteur de l‘autre côté de la ville; de là, je peux revoir tout le fort, magnifique paysage. De plus, quand je pense avoir visité tout ça, je me sens fière. C’est bizarre, mais la fatigue ne se fait pas sentir!
J’ai encore un peu de temps pour visiter le temple de « Chaturbhy » où le raja y dresse 1 statue de Rama, laissée en place car trop lourde pour la déplacer. Ici je trouve des Dieux nus…
Les couleurs de ce temple sont d’un jaune pâle, ce qui est très joli. Le moment est arrivé de rejoindre mon chauffeur et de nous diriger vers la gare de Jhanssi pour y prendre le train à 14h30. En attendant sur le quai de la gare, je m’amuse à regarder les gens descendre et monter dans les trains, les marchands ambulants, les enfants, les mendiants, les chiens, une vache sur les rails, des moutons aussi; je déguste ces images en même temps qu’un délicieux café au lait. J’achète quelques bananes pour le chemin. Il n’y a pas place pour m’asseoir autre que sur mon sac de voyage et appuyée contre de gros sacs contenant je ne sais quoi!
Il est 17h50, le train arrive et c’est vers 19h que nous arriverons à AGRA qui est la destination suivante. En fait, j’avais réservé un accompagnateur pour cette ville mais de commun accord avec Wahid, voyant que je me débrouille très bien seule, nous annulons l’accompagnateur et j’assure moi-même cette ville. Je descends à l’hôtel Mandakali Villa. Pour l’instant, je n’ai aucun souvenir précis de cet hôtel. Je peux juste dire qu’il est situé à 2 km du Taj Mahal.
Lundi 1er février 2010:
Avant de faire le Taj Mahal et la ville d’Agra, je consacre cette journée à FATEHPUR SIKRI et SIKANDRA. De grand matin, je démarre donc pour Fatehpur Sikri avec un taxi que je loue à la journée; cette ville appelée « ville fantôme » se trouve à 45 km d’Agra. Il faut savoir que Akbar voulait un fils, n’y arrivant pas, il alla à Fatehpur pour y rencontrer un saint afgan « Cheikh Salim Chistni » qui lui prédit un fils; on fît dans cette ville tout un pélérinage de femmes en 1568. Enfin, en 1569, Akbar eut un fils qui s’appela Jahangir (dit Salim plus tard). En remerciement et en l’honneur du Saint, Akbar fit construire son palais près du Saint à Fatehpur et y resta 15 ans.
La visite de Fatehpur dure plus de 4 H. le taxi me dépose d’abord assez loin du site car lui est obligé de rester sur le parking; ne voulant pas payer outre mesure un richwach, je marche déjà 2 km avant d’arriver au palais. Sur place, un jeune homme sera mon serviteur durant toute la visite.
Je commence par la mosquée « jama Masjid », datant de 1571; c’est la plus belle mosquée construite par Akbar; la cour pouvait rassembler 10000 fidèles. Il y fit son premier prêcha pour imposer sa nouvelle religion. Dans la cour, on trouve le Mausolée du St Sheikh Salim Chistni achevée en 1581 soit dix ans après sa mort. C’est un contraste que de voir les pierres rouges de la mosquée et le marbre blanc du mausolée. Dans la crypte au centre d’un déambulatoire percé de fenêtre de marbre, la tombe fait objet de dévotion. On remarque des fils de laine noués au grillage par des femmes qui veulent un fils. Sa dépouille repose néanmoins au sous-sol.
A gauche de la salle des prières, on trouve la plus grande porte de l’Inde appelée «Buland Darwaza »; elle mesure 41 mètres; des versets du coran sont inscrits sur le porche commémorant une victoire d’Akbar. On raconte qu’il existerait un passage secret souterrain menant jusqu’Agra!!! Le guide me conduit devant une petite échoppe; je me laisse séduire par un petit objet de marbre servant à brûler une petite bougie qui reflètera des étoiles.
Dès lors, j’ai fini la visite de la mosquée et je me dirige vers le « palais de Jodha Bai »; ce grand palais entouré d’une enceinte en grès et de neuf portes d’entrées. A peine le temps d’y arriver que déjà, un jeune homme se précipite pour me faire visiter « sans payer » comme il dit; je suis un peu intéressée et le suit. Effectivement, je pense avoir vu beaucoup de choses avec lui que je n’aurais pu voir seule. Il m’emmène en premier lieu près de la porte des éléphants et du coup, la rampe des éléphants et les écuries. Ce lieu est splendide. On marche beaucoup, on monte, on descend mais on visite; c’est beau. Dois-je encore dire que c’est un endroit qui me plait et où je me sens bien mais on devine, en voyant les photos, le bonheur se reflètant sur mon visage. Il fait beau. Je suis habillée en indienne; je porte le bindi sur le front ; je me sens bien; je me sens belle; je me sens jeune; je me sens moi! La vraie Marie. Celle qui aime la vie, la découverte, l’aventure, les défis, les vieilles pierres.
Après le remontée de la rampe des éléphants, je vois un lieu spirituel chrétien, un vieux hammam, la bibliothèque, le pavilllon de la sultane turque; on continue à tourner autour du palais. Insistant pour rentrer à l’intérieur pour voir ce que j’avais sur mon programme, mon petit guide assez rusé arrive à nous faire entrer; et là, je peux découvrir le « Diwan-I-Am »;bâtiment où Akbar donnait ses ordres et rendait justice; on y voit d‘ailleurs le crochet du bourreau; c’est-à-dire de l’éléphant! Il y a le Diwan-I-Khas, le Daulat Khana-I-Khass, le Mariam Makani/Sunahra Makan qu’Akbar fit construire pour sa femme et sa mère, le Panch Mahal et l’Ankh Michauli qui est la trésorerie; il reste l’Anup Talao qui est une aire surélevée face aux appartements de l'empereur et au centre d'un bassin jouait le musicien favori de l‘empereur.
Reste le Palais de Birbal mais je ne me souviens plus de ce site. Je sais juste qu’il a été fait puisqu’il est coché OK. La visite va se terminer mais mon guide me conduit à un endroit où je peux admirer toute la ville bleue de Sikri. Il me ramène au parking avec un petit rickwach; je prends un faux rendez-vous pour en être quitte; je sais que ce n’est pas bien mais parfois, il faut mentir pour se sortir de situation un peu critique.
Mon chauffeur de taxi croit m’emmener dîner et toucher une commission sur mon repas mais il ne me connait pas; après lui avoir refusé de diner puisque j’avais acheté des fruits, il insista. Donc, arrêt. Donc, il a mangé seul et moi, rien. Pas content. Tant pis.
Direction Sikandra qui se trouve à 10 km d’Agra. En passant une sorte de barrage, les douaniers rient car je n’ai pas voulu payer mon droit d’entrée sur le tronçon de route et le taxi a dû se débrouiller; ben oui quoi, tout était compris dans le prix.
A Sikandra, je vais visiter « Akbar Tomb » qui est la deuxième plus grande mosquée après le Taj Mahal. C’est la mausolée de l’empereur Akbar rédigé par lui-même de son vivant. Il est mort en 1605 et c’est son fils Jehangir qui l’achève en 1613. Il est fait en grès rouge incrusté de marbre blanc. Le style annonce le futur mausolée de Shah Jahan. Il est représenté par quatre hauts minarets; ce mausolée trône au centre d’un vaste jardin. Comme à Fatehpur Sikri, ici, les religions se mèlent. Le cénotaphe porte les 99 noms d’Allah. De l’autre côté de la route, il y a le tombeau de Mariyam, l’épouse d’Akbar. Ce site est construit sur des ruines de temples hindous qui sont encore visibles.
La journée se terminera tout doucement et mon taxi me ramène à l’hôtel. Ce sera encore une bonne nuit de repos bien méritée.
Mardi 2 février 2010:
J’ai hésité à faire la visite du Taj Mahal pour deux raisons; la première est que je l’avais déjà visité dix ans plus tôt et la deuxième, la française rencontrée à Khajuraho m’en avait dissuadé en disant que ce n’était pas terrible et le prix cher pour ce que c’est. Mais comme je n’aime pas les regrets, je décide quand même d’effectuer cette visite. Je me lève donc assez tôt pour ne pas tomber dans la foule. Effectivement, l’entrée est chère pour l’Inde (750 roupies/12 euros) mais sur le forum, on m’avait dit que cette entrée était valable pour le fort rouge, le baby taj et également les monuments de Fatehpur Sikri et Sikandra mais de toute façon, ces deux là ont été faits hier. Bref, cette information mal interprétée m’a valu quelques menus ennuis mais j’y reviendrais plus tard!
Pour l’instant, je paye et on me donne un sachet avec une bouteille d’eau et des chaussons. J’admire cette merveille du monde où reposent les corps de Shab Jahan et de son épouse Mumtaz Mahal dans la crypte centrale. LeTaj Mahal fut construit en 1630 par SHAB JAHAN par amour pour sa femme MUMTAZ MAHAL morte en 1631 à la suite de la naissance de leur 14ème enfant. C’est une grande preuve d’amour. Les travaux durèrent 22 ans soit de 1631 à 1653; il fallu 20.000 hommes pour effectuer ce travail et on ne sait pas encore si l’architecte était l’italien Géronimo Véroneo ou le français Augustin de Bordeaux. Depuis un bon moment, le Taj est en danger; il se dégrade à cause de la pollution.
En faisant le tour, on a une vue imprenable sur la « Yasmina rivière » et le « Fort Rouge »; de l’autre côté, on aperçoit une ébauche du mausolée en marbre noir que Jahan fit pour lui et qui ne sera jamais achevé.
A l'intérieur d'une enceinte rectangulaire, il y a le jardin, divisé en carrés par allées et canaux avec une plate-forme centrale surélevée qui porte le mausolée, serti de jardins; on y voit deux mosquées. Le Taj Mahal est tout en marbre blanc légèrement translucide avec quatre façades identiques de sculptures légères et incrustées de milliers de pierres semi-précieuses. Les quatre minarets n’ont qu’en rôle esthétique mais sont construits de façon à s’il y avait un tremblement de terre, le Taj s’écroulerait tout vers l’intérieur. La coupole centrale mesure 18 m; il y en a quatre plus petites.
Le cénotaphe de Mumtaz Mahal occupe le centre du monument, entouré de plaques de marbre découpées en dentelle avec inclusions de pierres dures, il y a 43 variétés de pierres; à côté, il y a le cénotaphe de l'empereur. Mais ils sont vides car les restes sont dans la crypte; il parait qu’il y a une petite porte pour y accéder mais je ne l’ai pas trouvée.
J’ai visité le Taj Mahal d’une manière totalement différente par rapport à la première fois; la visite seule, c’est tellement mieux! Encore une fois, faut-il rappeler que je me sens bien. Je ne regretterai jamais d’avoir revisité le Taj Mahal. Comme quoi, la version d’une personne n’est pas nécessairement la bonne et mieux vaut juger par soi-même.
Je reverrai le Taj dans l’après-midi sous d’autres lumières.
La visite se termine et je me rends maintenant à « ITIMAD-UD-DAULAH »
dit le « BABY TAJ ». Ici, ça se corse un peu car on veut me faire payer l’entrée et je suis bien persuadée que le ticket du Taj Mahal est valable donc je négocie fortement jusqu’au moment où les gardiens veulent me conduire chez le « boos » mais je n’écoute rien et continue mon chemin comme si rien n’était. On trouve le «tombeau de Mirza Ghiyas Beg » qui était le vizir de Jahangir. Il date de 1626. C’est le premier monument moghol tout en marbre et pierres semi-précieuses.Dans la chambre funéraire, il y a le cinotaphe de Itimad et son épouse; aux angles, ce sont les cinotaphes de la famille.C’est très joli et vraiment on dirait le Taj Mahal en miniature.
Aujourd’hui, c’est vraiment une grande journée car c’est au tour du « Fort Rouge » qui est une puissante forteresse datant de 1565. On commence la visite par s’engueuler car de nouveau, je ne veux pas payer l’entrée mais à ce moment, je comprends qu’en fait avec le ticket du Taj Mahal, c’est juste les taxes qui sont exclues donc j’ai juste une ristourne. Autant pour moi. Je présente mes excuses les plus plates et continue ma visite en commençant par la rampe des éléphants.
Le fort fait 2,4 km de muraille et me prendra deux bonnes heures pour en faire le tour. Je tourne et retourne dans ce fort en découvrant tour à tour le « palais de Jahangir » construit par Akbar pour son fils Jahangir; c’est un palais hindou en grès rouge. Puis le «Hanz-i-Jahangir ».
Face au palais, il y a un énorme bassin dans un jardin persan quadrillé.
Ensuite, il y a le « palais d‘Akbar, le Khas Mahal » construit par JAHAN en 1636; il est tout en marbre blanc. Le « Mussammam Burg » est construit pour JAHANGIR.
On passe aussi devant le « Diwan-i-Khas » tout en grès rouge, là où Akbar recevait les ministres. Il y a le trône de Jahangir qui tout en marbre noir et celui de Jahan qui tout en marble blanc. Je me promène aussi par le « Mahchi Bhavan » et la « Nagina Masjid », c’est AURANGZEB qui la construit et y retient son père prisonnier. Derrière l’enceinte , on peut apercevoir les différentes couleurs du Taj Mahal.
Sous le porche en grès stuqué de blanc, on entre au « Diwan-i-am » avec la loge impériale en marche blanc où se trouve le trône de SHAH JAHAN. C’est ici que se déroulaient les audiences publiques et où justice était faite; on voit un peu en bas, des dalles de marbre où étaient installés les ministres et grands vizirs. En face, on trouve dans le jardin la tombe de Colvin, le gouverneur anglais mort 1857.
Je passerai aussi devant « Moti Masjid, » appelé aussi mosquée de la Perle, qui se trouve un peu à l’écart du palais, construite par JAHAN vers 1650; il est en marbre blanc et bleu, comprend une salle prières à trois nefs.
J’aperçois aussi « Mina Masjid » qui est la mosquée privée de l’empereur.
Durant ma visite, je vois aussi un bassin où les fidèles faisaient leurs ablutions ainsi qu’une salle de bain géante dans le jardin.
Je terminerais ce grand tour en passant par les ruines où résident des singes un peu agressifs. J’en ai vu un qui essayait d’attraper les jambes d’un homme qui essayait de les photographier. J’ai vu un autre essayer d’ouvrir une petite boite en plastique contenant un petit jouet; il a tout fait, le mâcher, le pincer, l’écraser jusqu’au moment où le petit jouet en plastique sorti de son étui.
En sortant du fort rouge, on aperçoit « jama Masjid » construit entre 1644-1649 par la fille de JAHAN SHAB. Cette mosquée est le centre du vieux AGRA.
Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pélérinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en rishwash; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beau « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionnniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelat un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-richwach. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parceque je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-rishwach pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais,15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est cahotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa soeur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul rishwash à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au richwash avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaid mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-rishwash, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dit. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne dois pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petit-fils.
Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encourager à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010.
Mercredi 3 février 2010: Je quitte la ville d’Agra pour me rendre à MATHURA; lieu de naissance du dieu Krisna. Direction gare où je rencontre un homme de Kota avec qui je resterai un moment en contact par internet. Dieu sait pourquoi, il m’a donné son adresse email alors que notre dialogue était assez laborieux. Le train est à 11H et j’arrive à Mathura à 13H. Krisna est né dans une famille noble de sept enfants et quand le roi voulut les mettre à mort, Krisna fût recueilli par le berger Nanda et alors Vishnu s’incarna en lui. Il a eu une jeunesse turbulente; il était farceur, aimait les jeux amoureux avec les jeunes bergères. C’est pourquoi le Dieu Krisna sera toujours représenté joyeux, entouré de bergères. Mathura est un grand lieu de pélérinage. Je ne m’attarde pas aujourd’hui et vais directement à VRINDAVAM, 15 kilomètres plus loin. Je fais le trajet en rishwash; chemin très laborieux; très mauvais état mais les vertèbres tenant le coup et moi aussi d’ailleurs, nous y arrivons. Krisna aurait passé sa jeunesse ici en compagnie des gopis « les vachères ». Il y a de nombreux pèlerins et de nombreux ashrams tous dédiés à Krisna. Celui où je passerais la nuit est un des plus beau « l’ashram Iskcon » tout en marbre blanc, se trouvant derrière le temple du même nom. Ma chambre est retenue mais on ne me trouve pas dans la liste; en fait, ils ont inscrit mon prénom et je leur donne mon nom. L’histoire étant réglée, le réceptionnniste me remet les clés et me prévient de faire très attention à mes lunettes car les singes en raffolent; dès lors, je compte bien les laisser dans ma poche car mes lunettes progressives me sont précieuses et chères de surcroit. Ma chambre est vraiment correcte; de loin la plus propre de toutes celles que j’ai eues jusqu’à présent. Le matelat un peu fin mais comme ce sont des lits jumeaux, je les empile un sur l’autre. Le moment est venu de découvrir cette ville de Krisna. Je la trouve très agréable de premier abord. Elle est nettement plus petite que les précédentes. Je décide donc de faire le tour des ashrams en compagnie d’un cyclo-richwach. Nous décidons ensemble du tour et en avant, je m’installe. Il n’eut pas le temps de faire un coup de pédale que déjà un singe a attrapé mes lunettes. Horreur. J’ai oublié de les mettre dans ma poche. Je me demanderai toute ma vie comment c’est possible que ce singe ait pu m’enlever les lunettes sans que je ne l’aperçoive et surtout sans que je ne sente quoique ce soit même pas un de ses petits doigts. Ni vu ni connu. Le voilà parti s’amuser en haut d’un mur. A l’entente de mes cris, les passants habitués se doutant tout de suite de ce qu’il se passait, m’ont dit de lancer des bananas; je cours dans tous les sens; pas de bananes que des pommes et des poires. Mais peu importe, je les prends et nous voilà à lancer au singe narguant des pommes et des poires afin qu’ils oublient mes lunettes. Tout à coup, contre toute attente, il les laissent mais les reprend aussitôt pour finalement les laisser contre une poire. Un enfant et un homme gravissent le mur pour récupérer celles-ci. Je les en remercie vivement, me demandant même si sur le coup ne les ai pas embrassé. Cette fois, mes lunettes en poche, nous partons à la découverte des ashrams. J’en fais une partie seule également afin de découvrir un peu plus la population; j’ai encore des petits objets à offrir. Je discute un peu avec une jeune vendeuse à qui je donne mes pantoufles ainsi que des petits jouets à son garçon. Je photographie ces ruelles et je me sens bien. Je suis heureuse d’être là. Je découvre les maisons barricadées de haut en bas pour que les singes ne rentrent pas. C’est spectaculaire. Je visite encore un peu de temples avant de rentrer au mien pour assister à la cérémonie du soir. Je n’avais jamais participé à ce point à un office Krisna. Le vrai. Celui où on se laisse aller, comme tout le monde, à danser, à chanter, à lever les bras vers le ciel, à se coucher à terre; on est pris dans l’ambiance; cette ambiance que j’aime. Je suis obligée de dire que je me sens chez moi. Je suis bien. En sortant du temple, je me promène encore un moment pour admirer le coucher du soleil et faire coudre les bords de mon foulard « Shiva » acheté à Calcutta. L’heure du repas étant maintenant arrivée, c’est à l’ashram même que je dégusterais une assiette végétarienne dont le nom très connu pourtant m’échappe. Repas succulent. J’adore la nourriture végétarienne. Je rentre prendre une douche et préparer mon programme du lendemain. Je m’endors paisiblement. Jeudi 4 février 2010: Après cette bonne nuit, un tchai s’impose, un peu de shopping car je voudrais une nouvelle tenue indienne mais je ne trouve rien qui me plait sûrement parceque je n’ai pas beaucoup de temps avant de repartir. Aujourd’hui sera mon dernier jour en Inde. Je prends un cyclo-rishwach pour traverser la ruelle avec mes bagages afin qu’il me conduise vers un taxi pour me rendre à Mathura. Le jeune homme se propose de m’y conduire en vélo; je refuse puis finalement me dit que ce serait bien intéressant car il garderait mes bagages pendant que je visite le site « Shri Krisna Janmabhoomi ». En avant pour l’aventure, la dernière enfin je croyais,15 kilomètres en cyclo; bonjour les vertèbres; cette fois vais-je tenir le coup; c’est cahotique! Le mot est faible!!! Nous arrivons à Mathura. Je suis toujours entière. Il me pose devant le fabuleux temple où l’on ne peut emmener ni appareil photo, ni portable, rien… Je décide donc de tout lui laisser plutôt que de déposer mes objets à la consigne. Il me dira quelques minutes après qu’il ne peut rester là et s’en ira 500 mètres plus loin avec mes bagages, mes objets personnels et mes chaussures. Mais peu importe, on se revoit dans deux heures. Je suis donc sur le site de « Shri Krishna Janmabhoomi » où s'élève le temple de « Kesava Deo » construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. J’ai la chance de trouver cette grotte et d’y accéder grâce à un groupe guidé que je suis en douce car ce site est très grand. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa soeur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins se pressent dans ce temple. Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements inter communautaires. Le moment est venu de retrouver mon petit chauffeur et c’est pieds nus que je parcours les 500 mètres nous séparant. Quelle fût ma surprise quand je vis qu’il n’y avait pas un seul rishwash à la ronde! Affolée, je revins sur mes pas trouver la police se tenant devant le temple; je leur explique que je n’ai plus rien, que le chauffeur est parti avec tous mes affaires, je suis pieds nus; je suis perdue car c’est aujourd’hui que je rentre et je vais perdre beaucoup de temps avec mes dépositions, etc… Quand tout à coup, un gamin dit à la police avoir vu le garçon au richwash avec mon sac à dos et tout. La police me demande de suivre le garçon. Je pensais bien que c’était pour me conduire au commissariat mais non, le gamin avait vu le chauffeur qui m’attendait de l’autre côté, 500 mètres plus loin effectivement mais de l’autre côté. Je suis contente. Je lui avais prêté mon traducteur; j’ai oublié de le récupérer. Je n’aurais pas le temps d’effectuer une autre visite à Mathura me dit le chauffeur et il me conduit à la gare. Finalement, vu le temps qu’il me restait, j’aurais pu mais il a voulu finir sa journée me semble t’il! Les attentes sur les quais de gare en Inde me plaisent beaucoup, puis-je encore dire que je m’y sens bien, c’est osé mais c’est comme ça. Une petite fille vient faire un numéro d’acrobatie, je lui donne un sou; elle est mignonne. Le train arrivera avec un peu de retard. Je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Delhi. J’arrive à 20h30 à la gare de Delhi et ai des problèmes avec le porteur qui n’est pas content de ce que je lui donne! Je prends un taxi prépaid mais pas de chance, contrôle de police et perte de temps à la gare. Quand enfin, je pus monter dans un auto-rishwash, il ne compris pas ma destination, ne connait pas l’hôtel et m’emmène je ne sais où mais je savais en tout cas que ce n’était pas la bonne direction. Je lui dit. Il ne veut rien entendre. Je téléphone à Raj à trois reprises pour qu’il lui explique le chemin. Il dit qu’il sait mais 1h30 plus tard, je suis toujours dans le taxi. Je menace d’aller à la police mais peu importe, il est têtu. Ce sera le seul personnage qui m’aura vraiment énervé à ce point durant mon voyage. J’arrive à l’hôtel à 21h30 où j’avais réservé une chambre pour me reposer un peu avant de partir pour l’aéroport et y prendre une douche. Heureux que je ne dois pas y passer la nuit tellement il est crado. Je dépose tout en vitesse et file faire du shopping à toute allure car j’ai envie d’un sac à dos; heureusement, le « quartier des sacs » est tout près et je trouve mon bonheur. J’ai encore un peu de temps pour aller manger une assiette végétarienne dont je ne me souviens toujours pas du nom. Je rentre à l’hôtel me doucher et sortir pour attendre Raj qui vient me chercher à 11h30. Tout se passera très bien à l’aéroport et l’avion partira à l’heure; mon arrivée est prévue pour 7h du matin le 6 février 2010 à Bruxelles où ma fille m’attendra avec mes deux petit-fils.
Mon voyage en Inde se termine. C’était le voyage que je voulais faire. Je suis fière de moi. J’ai réalisé mon rêve. Je remercie Alain de m’avoir fait confiance et m’avoir encourager à réaliser ce voyage. Ce voyage n’a été que du bonheur. Il m’a prouvé ce que je savais faire, m’a donné confiance en moi. Déjà je pense au suivant bien que celui-ci devait être le dernier. Au revoir mon Inde. A bientôt pour d’autres aventures. Marie Claire Le 20 mars 2010.
Croisière en Égypte début juillet English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire une croisière en Egypte, et plus particulièrement Les secrets de Kemet, avec Jet Tours. 😇 En revanche, je partirai a priori seule, ce qui m'inquiète un peu😕. Certains d'entre vous ont-ils déjà tenté l'aventure ? N'hésitez pas à me raconter votre expérience de voyage en Egypte, j'ai très envie de partir, mais je n'ai jamais tenté de faire un voyage organisé, encore mois en solo... Qu'en pensez-vous ? Merci d'avance pour vos conseils ! Manu
J'envisage de faire une croisière en Egypte, et plus particulièrement Les secrets de Kemet, avec Jet Tours. 😇 En revanche, je partirai a priori seule, ce qui m'inquiète un peu😕. Certains d'entre vous ont-ils déjà tenté l'aventure ? N'hésitez pas à me raconter votre expérience de voyage en Egypte, j'ai très envie de partir, mais je n'ai jamais tenté de faire un voyage organisé, encore mois en solo... Qu'en pensez-vous ? Merci d'avance pour vos conseils ! Manu
Tiaret en Algérie English translation pending
Mon père, qui a 70 ans souhaite retourner dans la région deTiaret, ville qu'il a connu en tant que jeune appelé en 1958. Il voudrait revoir ces magnifiques paysages et connaître davantage la population locale.
Ce n'est ni un ancien d'AFN, ni un nostalgique de cette période . Bien au contraire !
Alors, y a t-il danger ou pas ? Si c'est possible, quel type d'hébergement ?
Sur Internet j'ai recensé un seul hôtel à Tiaret.
Merci de me répondre
Les aventures de Lal Gal et Gore Gal au Rajasthan (un mois) English translation pending
Voila le début de mon carnet de route. Petit test avant de savoir si je vous livre tout mon magnifique voyage. J’hésite….
C’est peut-être parce que les rêves sont interprétables que je veux tant garder ce voyage pour moi et ne pas le faire partager…..
Voyage d'un mois au Rajasthan du 02 septembre 2005 au 03 octobre 2005.
On m'a dit à propos de l'Inde: Soit on l'aime, soit on la déteste. Il est encore trop tôt, sentiments partagés... Entre un pays accueillant, coloré, bruyant et parfumé par les odeurs d'épices, et un sous-continent misérable où l'on se méfie des gens trop apatés par l'argent.
Arrivée a Delhi réussie après 5 heures de retard de la part de notre avion. Petit avant goût de l'Inde je pense! Transfert à Mumbai : facile! On s'est débrouillée comme des chefs! A Delhi aussi... On va commencer doucement, prepaid taxi jusqu'à la gare.... Mais c'est trop facile!!! C'est vrai, on est en Inde quand même! On a donc décidé de se faire avoir...
Nous avons du mal à réaliser.. Du monde, mais pas tant qu'on nous avait décrit. Mais petit à petit nous avançons dans la fourmilière qu'est Delhi. Rickshaws, voitures, bus, piétons en pagaille, ça double à gauche, ça double à droite, queues de poisson et .. ça klaxon!! On zigzag, on se faufile, on est secoué, l'aventure a bel et bien commencé! La gare. On va pouvoir se rendre à Agra et quitter Delhi. Cette capitale est impressionnante, trop impressionnante pour nous, routardes débutantes. Un premier Indien nous montre le chemin pour acheter nos billets, puis un second.. changement de discours: nous ne pouvons pas monter dans la gare si nous n'avons pas de billets...entourloupe? Plus tard, je me demanderai comment j'ai pu me poser cette question.. Mais, trop surprises, trop déboussolées, nous repartons dans une agence au centre ville...10 roupies...et plus de billets pour Agra...tout ce qu'il a à nous proposer, c'est une voiture avec chauffeur pour faire le tour du Rajasthan. Pas question! On file dans une autre agence..10 roupies...et rebelote! Plus de billets pour Agra. La fatigue commençant à peser un peu, le ton change : Qu'est-ce qu'on va faire d'un taxi et d'un chauffeur? On veut voyager en bus et en train, en chameau, en moto ou en Rickshaw. On veut visiter l'Inde, oui d'accord, mais on veut surtout vivre en Inde pendant un mois! 10 roupies...et troisième agence. Jamais deux sans trois ok, mais là, c'est la dernière! Il nous charme, nous assurant qu'il fait tout son possible pour nous trouver un train.. D'après lui, ca paraît impossible.. Mais Ganesh serait-il avec nous? Comme par hasard des places se libèrent juste à l'instant. On prend! Au passage il nous refile quand même un package hôtel, pick-up, tour de la ville et train pour Jaipur, rien que ça! Fatiguées, on accepte. On s'est fait rouler... bien évidemment!!
Le midi, premier restaurant Indien.. On ne connaît rien. Si on prenait un thali? Stupéfaction. Une grande assiette, tres grande assiette, des katoris remplis de sauces, viandes, légumes et lassi. Appréhension. Comment mange-t-on ça? De voir deux empotées rigoler devant ce repas gargantuesque, la table d'à coté rit gentiment.. On a besoin d'explications!Notre oreille Française n'ayant pas encore eu le temps de s'habituer à « l'Hinglais », nous faisons ce que nous pouvons. Ridicules et excitées à la fois, nous nous laisser enseigner ensuite par une mère et son fils qui se font un plaisir de nous initier. C'est ce jour là que commença mon addiction aux chapatti...
A la gare, bien deux heures à l'avance, nous nous installons sur notre quai. Des gens, beaucoup de gens. Je ne sais quoi penser. Contente d'être enfin en Inde mais pas très à l'aise.. Les Indiens nous regardent, nous dévisagent, rigolent, parlent entre eux...quoi penser?
La misère. On m'en avait beaucoup parlé avant de partir. »L'Inde est un pays pauvre », « tu va voir tu vas être choquée. ». Je pensais à tout ce que les gens m'avaient dit. Je n'avais pas encore vraiment vu de misère... jusqu'à ce qu'un garçon d'à peu près mon âge s'approche, amputé, sale, les vêtements arrachés, ne parlant pas, n'ayant que son regard suppliant pour me réclamer de l'argent.... Dégoût, tristesse, pitié. Je ne me sens pas bien. Ne pas donner, ne pas céder, c'est dur... C'est ce qu'on avait décidé avec Gore Gal avant de partir.. Donner ou non, ça nous avait beaucoup questionné. Nous ne voulons pas solliciter les gens à faire la manche. Si nous donnons ce serait a des écoles ou associations. De plus, nous ne connaissons pas l'Inde pour nous permettre de donner. Pourquoi lui plutot qu'un autre? Que va-t-il faire ensuite de cet argent ou de cette nourriture? Va-t-il le garder pour lui? Va-t-il se faire agresser et tout piquer? Fait-il parti d'un réseau? Cette question du don est trop compliquée. Il ne faut pas céder. J'ai pitié.. Je crois que c'est réellement la première fois. Peu après, d'autres Indiens l'attrapent, le traînent à terre comme un vulgaire déchet. Ils le jettent dans le tain, l'enferment. Il est faible, ne peut rien faire à part gémir et pousser des cris à vous faire frissonner. Ils le rejètent à terre et le retraine sur plusieurs mètres. Je blanchis, je vais pleurer, ça me donne envie de vomir...
Notre train arrive enfin. Il défile devant nos yeux, on tente d'apercevoir le wagon C1. Il n'y en a pas! Lisant peut-être notre inquiétude sur notre visage ou voulant simplement aider deux touristes égarées dans cette jungle, un Indien tente de trouver notre wagon. On déambule le long du quai à la recherche de ce wagon...qui n'existe pas!C1, S1, c'est vrai que ça se ressemble! Mais grâce à la gentillesse de cet Indien et de tous les autres qui nous ont renseigné, nous nous asseyons enfin sur nos banquettes « classes » de première classe. 3h30 de trajet. Nous sommes fatiguées. Ne pas dormir, surveiller les sacs, ca promet d'être long! Long, pas tant que ça finalement. Bien sûr la fatigue pèse, mais tous nos sens sont en éveil. Le bruit du vieux train, le chant mélodieux de l'Hindi, les « chiiiiips » hurlés par les enfants à chaque arrêt, les couleurs roses orangées de notre premier couché de soleil, les saris multicolores des femmes, une odeur indescriptible qu'on ne retrouve que dans les trains Indiens...Je n'oublie pas la rencontre d'un homme et de sa fille, une discussion sur le mariage, la religion, qui se transmet ensuite à tous ceux qui partagent notre banquette, une tentative de communication avec la vieille femme assise a côté de moi. Pas d'Anglais, que des gestes: Elle me protège lorsqu'une horde d'hommes prennent le train en assaut, pose sa main sur ma jambe en me souriant, me pousse vers elle pour être sûr que j'ai assez de place... Les gestes sont parfois plus forts que des mots.
Agra! On a réussi! L'Indien et sa fille très protectionnistes ne nous lâchent pas tant que nous ne sommes pas entre les bonnes mains de notre pick up. Ils nous donnent même leur numéro de téléphone au cas ou quelque chose se passerait mal. Direction l'hôtel en voiture. Premier réflexe, la ceinture. Une ceinture?!Noooon!Ca n'éxiste pas ici! Après avoir décidé du programme du lendemain, on trouve enfin un lit. Pas pour très longtemps! Nous voulons absolument voir le Taj Mahal au lever du soleil. Deux bonnes raisons à cela : L'atmosphère, les couleurs autour de cette merveille est particulier et bien sûr, tôt le matin, les touristes dorment encore! Lever donc a 5h30 pour y être vers 6h... Stupéfaction! Grandiose, magique, une des merveilles du monde. Le Taj Mahal, imposant semble surgir tel un mirage dans la brume matinale. Beauté indescriptible pour ce monument symbole de l'amour. Nous nous baladons tout autour, émerveillées. Gore Gal s'assoit et tente un vulgaire croquis du Taj. C'est bientôt étouffant dans une marée d'Indiens qu'elle tentera de le finir. Curieux ces Indiens, très curieux et émerveillés par deux touristes, un dessin, et enfin leur photo sur l'écran de mon appareil numérique. 9h du matin et il fait déjà si chaud, nous quittons alors ce lieu à reculons ne décrochant pas des yeux ce palais de marbre blanc. Après un bon chai, notre guide nous amène dans une boutique où le marbre est taillé et décoré. Démonstration, jeux de lumières sur cette pierre translucide... étonnant! Visite, donc...forcing pour acheter.Dur de s'en défaire! Nous goutons ensuite aux joies de l'internet Indien. Vieux ordinateurs, claviers où les lettres sont effacées, et après une heure de tentative d'écriture de mail.... panne de courant!!Arg! Bon ce sera juste trois mots pour rassurer mes proches pendant que Gore Gal subit le massage du guide. Il est bientôt l'heure de manger.. mmmh quel nouveau plat va-t-on gouter aujourd'hui? C'et tla maman du guide qui le prépare. En attendant, Gore Gal et moi allons flâner tranquillement dans les rues d'Agra. Après un bon byriani, nous décidons de partir pour Fatehpur Sikri. Scène comique en rickshaw: Gore Gal et moi à l'arrière, nos deux gros sacs en équilibre sur nos genoux et un Indien, tout maigrichon, pédalant sous une chaleur épouvantable. Ridicule! La gare routière n'est pas trop loin heureusement! Premier trajet dans un bus local... On m'en a souvent parlé de ces foutus bus! Mais surprise, ils ne sont pas si mal!
Arrivée à Fatehpur Sikri. Petite rue, petites boutiques tout le long, des gens partout, des motos, chèvres, vaches et cochons. On cherche un hôtel au plus vite, on trouve, juste en face de la mosquée. 120 roupies, la chambre est correcte.. Nous y posons alors nos sacs et nous nous rendons sur le toit où ils nous offrent à boire tout en papotant. Je suis tout de suite séduite par cette petite ville et par ces gens si accueillants .Cependant, je ne réalise pas encore qu'ici je vais vivre, m'imprégner, m'attacher, à cette ville, à ces gens, à qui je dois mon amour pour l'Inde. C'est réellement ici, que tout a commencer.
Voyage d'un mois au Rajasthan du 02 septembre 2005 au 03 octobre 2005.
On m'a dit à propos de l'Inde: Soit on l'aime, soit on la déteste. Il est encore trop tôt, sentiments partagés... Entre un pays accueillant, coloré, bruyant et parfumé par les odeurs d'épices, et un sous-continent misérable où l'on se méfie des gens trop apatés par l'argent.
Arrivée a Delhi réussie après 5 heures de retard de la part de notre avion. Petit avant goût de l'Inde je pense! Transfert à Mumbai : facile! On s'est débrouillée comme des chefs! A Delhi aussi... On va commencer doucement, prepaid taxi jusqu'à la gare.... Mais c'est trop facile!!! C'est vrai, on est en Inde quand même! On a donc décidé de se faire avoir...
Nous avons du mal à réaliser.. Du monde, mais pas tant qu'on nous avait décrit. Mais petit à petit nous avançons dans la fourmilière qu'est Delhi. Rickshaws, voitures, bus, piétons en pagaille, ça double à gauche, ça double à droite, queues de poisson et .. ça klaxon!! On zigzag, on se faufile, on est secoué, l'aventure a bel et bien commencé! La gare. On va pouvoir se rendre à Agra et quitter Delhi. Cette capitale est impressionnante, trop impressionnante pour nous, routardes débutantes. Un premier Indien nous montre le chemin pour acheter nos billets, puis un second.. changement de discours: nous ne pouvons pas monter dans la gare si nous n'avons pas de billets...entourloupe? Plus tard, je me demanderai comment j'ai pu me poser cette question.. Mais, trop surprises, trop déboussolées, nous repartons dans une agence au centre ville...10 roupies...et plus de billets pour Agra...tout ce qu'il a à nous proposer, c'est une voiture avec chauffeur pour faire le tour du Rajasthan. Pas question! On file dans une autre agence..10 roupies...et rebelote! Plus de billets pour Agra. La fatigue commençant à peser un peu, le ton change : Qu'est-ce qu'on va faire d'un taxi et d'un chauffeur? On veut voyager en bus et en train, en chameau, en moto ou en Rickshaw. On veut visiter l'Inde, oui d'accord, mais on veut surtout vivre en Inde pendant un mois! 10 roupies...et troisième agence. Jamais deux sans trois ok, mais là, c'est la dernière! Il nous charme, nous assurant qu'il fait tout son possible pour nous trouver un train.. D'après lui, ca paraît impossible.. Mais Ganesh serait-il avec nous? Comme par hasard des places se libèrent juste à l'instant. On prend! Au passage il nous refile quand même un package hôtel, pick-up, tour de la ville et train pour Jaipur, rien que ça! Fatiguées, on accepte. On s'est fait rouler... bien évidemment!!
Le midi, premier restaurant Indien.. On ne connaît rien. Si on prenait un thali? Stupéfaction. Une grande assiette, tres grande assiette, des katoris remplis de sauces, viandes, légumes et lassi. Appréhension. Comment mange-t-on ça? De voir deux empotées rigoler devant ce repas gargantuesque, la table d'à coté rit gentiment.. On a besoin d'explications!Notre oreille Française n'ayant pas encore eu le temps de s'habituer à « l'Hinglais », nous faisons ce que nous pouvons. Ridicules et excitées à la fois, nous nous laisser enseigner ensuite par une mère et son fils qui se font un plaisir de nous initier. C'est ce jour là que commença mon addiction aux chapatti...
A la gare, bien deux heures à l'avance, nous nous installons sur notre quai. Des gens, beaucoup de gens. Je ne sais quoi penser. Contente d'être enfin en Inde mais pas très à l'aise.. Les Indiens nous regardent, nous dévisagent, rigolent, parlent entre eux...quoi penser?
La misère. On m'en avait beaucoup parlé avant de partir. »L'Inde est un pays pauvre », « tu va voir tu vas être choquée. ». Je pensais à tout ce que les gens m'avaient dit. Je n'avais pas encore vraiment vu de misère... jusqu'à ce qu'un garçon d'à peu près mon âge s'approche, amputé, sale, les vêtements arrachés, ne parlant pas, n'ayant que son regard suppliant pour me réclamer de l'argent.... Dégoût, tristesse, pitié. Je ne me sens pas bien. Ne pas donner, ne pas céder, c'est dur... C'est ce qu'on avait décidé avec Gore Gal avant de partir.. Donner ou non, ça nous avait beaucoup questionné. Nous ne voulons pas solliciter les gens à faire la manche. Si nous donnons ce serait a des écoles ou associations. De plus, nous ne connaissons pas l'Inde pour nous permettre de donner. Pourquoi lui plutot qu'un autre? Que va-t-il faire ensuite de cet argent ou de cette nourriture? Va-t-il le garder pour lui? Va-t-il se faire agresser et tout piquer? Fait-il parti d'un réseau? Cette question du don est trop compliquée. Il ne faut pas céder. J'ai pitié.. Je crois que c'est réellement la première fois. Peu après, d'autres Indiens l'attrapent, le traînent à terre comme un vulgaire déchet. Ils le jettent dans le tain, l'enferment. Il est faible, ne peut rien faire à part gémir et pousser des cris à vous faire frissonner. Ils le rejètent à terre et le retraine sur plusieurs mètres. Je blanchis, je vais pleurer, ça me donne envie de vomir...
Notre train arrive enfin. Il défile devant nos yeux, on tente d'apercevoir le wagon C1. Il n'y en a pas! Lisant peut-être notre inquiétude sur notre visage ou voulant simplement aider deux touristes égarées dans cette jungle, un Indien tente de trouver notre wagon. On déambule le long du quai à la recherche de ce wagon...qui n'existe pas!C1, S1, c'est vrai que ça se ressemble! Mais grâce à la gentillesse de cet Indien et de tous les autres qui nous ont renseigné, nous nous asseyons enfin sur nos banquettes « classes » de première classe. 3h30 de trajet. Nous sommes fatiguées. Ne pas dormir, surveiller les sacs, ca promet d'être long! Long, pas tant que ça finalement. Bien sûr la fatigue pèse, mais tous nos sens sont en éveil. Le bruit du vieux train, le chant mélodieux de l'Hindi, les « chiiiiips » hurlés par les enfants à chaque arrêt, les couleurs roses orangées de notre premier couché de soleil, les saris multicolores des femmes, une odeur indescriptible qu'on ne retrouve que dans les trains Indiens...Je n'oublie pas la rencontre d'un homme et de sa fille, une discussion sur le mariage, la religion, qui se transmet ensuite à tous ceux qui partagent notre banquette, une tentative de communication avec la vieille femme assise a côté de moi. Pas d'Anglais, que des gestes: Elle me protège lorsqu'une horde d'hommes prennent le train en assaut, pose sa main sur ma jambe en me souriant, me pousse vers elle pour être sûr que j'ai assez de place... Les gestes sont parfois plus forts que des mots.
Agra! On a réussi! L'Indien et sa fille très protectionnistes ne nous lâchent pas tant que nous ne sommes pas entre les bonnes mains de notre pick up. Ils nous donnent même leur numéro de téléphone au cas ou quelque chose se passerait mal. Direction l'hôtel en voiture. Premier réflexe, la ceinture. Une ceinture?!Noooon!Ca n'éxiste pas ici! Après avoir décidé du programme du lendemain, on trouve enfin un lit. Pas pour très longtemps! Nous voulons absolument voir le Taj Mahal au lever du soleil. Deux bonnes raisons à cela : L'atmosphère, les couleurs autour de cette merveille est particulier et bien sûr, tôt le matin, les touristes dorment encore! Lever donc a 5h30 pour y être vers 6h... Stupéfaction! Grandiose, magique, une des merveilles du monde. Le Taj Mahal, imposant semble surgir tel un mirage dans la brume matinale. Beauté indescriptible pour ce monument symbole de l'amour. Nous nous baladons tout autour, émerveillées. Gore Gal s'assoit et tente un vulgaire croquis du Taj. C'est bientôt étouffant dans une marée d'Indiens qu'elle tentera de le finir. Curieux ces Indiens, très curieux et émerveillés par deux touristes, un dessin, et enfin leur photo sur l'écran de mon appareil numérique. 9h du matin et il fait déjà si chaud, nous quittons alors ce lieu à reculons ne décrochant pas des yeux ce palais de marbre blanc. Après un bon chai, notre guide nous amène dans une boutique où le marbre est taillé et décoré. Démonstration, jeux de lumières sur cette pierre translucide... étonnant! Visite, donc...forcing pour acheter.Dur de s'en défaire! Nous goutons ensuite aux joies de l'internet Indien. Vieux ordinateurs, claviers où les lettres sont effacées, et après une heure de tentative d'écriture de mail.... panne de courant!!Arg! Bon ce sera juste trois mots pour rassurer mes proches pendant que Gore Gal subit le massage du guide. Il est bientôt l'heure de manger.. mmmh quel nouveau plat va-t-on gouter aujourd'hui? C'et tla maman du guide qui le prépare. En attendant, Gore Gal et moi allons flâner tranquillement dans les rues d'Agra. Après un bon byriani, nous décidons de partir pour Fatehpur Sikri. Scène comique en rickshaw: Gore Gal et moi à l'arrière, nos deux gros sacs en équilibre sur nos genoux et un Indien, tout maigrichon, pédalant sous une chaleur épouvantable. Ridicule! La gare routière n'est pas trop loin heureusement! Premier trajet dans un bus local... On m'en a souvent parlé de ces foutus bus! Mais surprise, ils ne sont pas si mal!
Arrivée à Fatehpur Sikri. Petite rue, petites boutiques tout le long, des gens partout, des motos, chèvres, vaches et cochons. On cherche un hôtel au plus vite, on trouve, juste en face de la mosquée. 120 roupies, la chambre est correcte.. Nous y posons alors nos sacs et nous nous rendons sur le toit où ils nous offrent à boire tout en papotant. Je suis tout de suite séduite par cette petite ville et par ces gens si accueillants .Cependant, je ne réalise pas encore qu'ici je vais vivre, m'imprégner, m'attacher, à cette ville, à ces gens, à qui je dois mon amour pour l'Inde. C'est réellement ici, que tout a commencer.
Itinéraire de Delhi à Bombay English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars début septembre pour 4 semaines en Inde et je commence à préparer mon prochain itinéraire chez Mother India. Pas mal d'hésitations pour le choix de mes étapes car il y a tant à voir que j'ai du mal à me décider et je voulais donc vous soumettre mon itinéraire pour me dire ce que vous en pensez en sachant que je ne suis pas du genre courir surtout pour un pays comme l'Inde. Cette fois-ci je commence par Delhi pour rejoindre Mumbai fin septembre. Les dates sont les suivantes : Du 4 au 29 septembre. Grosso modo voici la trame du parcours 4/09 Arrivée Dehli 5/09 Delhi 6/09 direction Jhansi et bus pour Chanderi 7/09 Chanderi 8/09 Chanderi 9/09 direction Bhopal 10/09 Bhopal 11/09 Bhopal Sanchi 12/09 Bhopal 13/09 Bhopal- Mandu 14/09 Mandu 15/09 Mandu 16/09 direction Maneshwar 17/09 Maneshwar 18/09 Maneshwar 19/09 direction Jalgaon (omkareshwar ? Ça vaut le détour ?) 20/09 Jalgaon 21/09 Ajanta 22/09 Jalgaon aurangabad 23/09 ellora 24/09 aurangabad 25/09 aurangabad-bombay 26/09 Bombay 27/09 Bombay 28/09 ? 29/09 vol pour Paris
Dites moi ce que ce vous en pensez en terme de faisabilité en sachant que j'emprunte les transports en commun. Mes interrogations se porte sur Chanderi car beaucoup de route depuis Delhi pour 2 jours sur place. L'alternative serait de faire un stop à Agra pour revoir le Taj et ensuite tracer directement sur Bhopal pour me donner une petite marge en terme de temps si gros coup cœur pour une étape. Merci pour vos retours. Rachid
Je pars début septembre pour 4 semaines en Inde et je commence à préparer mon prochain itinéraire chez Mother India. Pas mal d'hésitations pour le choix de mes étapes car il y a tant à voir que j'ai du mal à me décider et je voulais donc vous soumettre mon itinéraire pour me dire ce que vous en pensez en sachant que je ne suis pas du genre courir surtout pour un pays comme l'Inde. Cette fois-ci je commence par Delhi pour rejoindre Mumbai fin septembre. Les dates sont les suivantes : Du 4 au 29 septembre. Grosso modo voici la trame du parcours 4/09 Arrivée Dehli 5/09 Delhi 6/09 direction Jhansi et bus pour Chanderi 7/09 Chanderi 8/09 Chanderi 9/09 direction Bhopal 10/09 Bhopal 11/09 Bhopal Sanchi 12/09 Bhopal 13/09 Bhopal- Mandu 14/09 Mandu 15/09 Mandu 16/09 direction Maneshwar 17/09 Maneshwar 18/09 Maneshwar 19/09 direction Jalgaon (omkareshwar ? Ça vaut le détour ?) 20/09 Jalgaon 21/09 Ajanta 22/09 Jalgaon aurangabad 23/09 ellora 24/09 aurangabad 25/09 aurangabad-bombay 26/09 Bombay 27/09 Bombay 28/09 ? 29/09 vol pour Paris
Dites moi ce que ce vous en pensez en terme de faisabilité en sachant que j'emprunte les transports en commun. Mes interrogations se porte sur Chanderi car beaucoup de route depuis Delhi pour 2 jours sur place. L'alternative serait de faire un stop à Agra pour revoir le Taj et ensuite tracer directement sur Bhopal pour me donner une petite marge en terme de temps si gros coup cœur pour une étape. Merci pour vos retours. Rachid
Malaisie: déception English translation pending
Déçu par ce pays pour le peu que j'y ai vu (10 jours).
KL aucun intérêt, ciel toujours gris, pollution, ville pas faite pour les piétons, grandes tours et chantiers de construction. Bof. Chinatown ok mais au bout de 2 jours c'est bon. Bukit Bintang plutôt bonne surprise j'avoue. Mais impression d'une ville non finie, et manquant totalement de charme.
Malaka. Tout un patacaisse pour une ville qui est sympa ok mais est ce cela vaut le déplacement de l'étranger pour la voir ? A mon avis pas du tout. Encore une fois, marché chinois sympa mais au bout de 2 jours.
J'en viens d'ailleurs à un point dérangeant pour moi : j'ai le sentiment qu'il y a une prédominance de chinois au point que je me demande si je suis en Chine. Les chinois ne sont pas les plus sympas, et de fait je pense qu'ils n'aiment pas bcp les occidentaux et c'est le sentiment que je ressens.
Qui plus est et du fait de cette prédominance chinoise, je ne trouve pas l'identité malaisienne comme j'ai pu en trouver une en Inde. Je savais déjà que la Malaisie était un mix d'indiens, chinois et malais, mais j'ai le sentiment de croiser une majorité de chinois et je ne trouve pas l'âme malaise (malésienne ?). D'ailleurs, Battu Cave c'est cool mais c'est hindou. Ou est donc l'identité MALAISIENNE ? (malaise ? lol)
Penang. Georgetown sympa. Ville que je préfère pour l'heure.
J'ai voulu aller à Kapas, Redang, Pernethian, mais ce ne sont que des iles à touristes friqués. Donc obligé de zapper.
Langkawi : eu des échos de mer pas belle (eau troubles) et de méduses. Donc on raye aussi.
Bouffe. Enchanté au départ puis on en peut plus. Tout est frit, c'est super gras, ou alors en sauce (gras aussi). D'ailleurs tous ceux que je vois sont bien grassouilles.
Attitude. Autant les indiens en Inde ont été adorables autant je trouve la société malaisienne (malaise ?) froide et totalement indifférente. Sont pas méchants, mais ils s'en foutent. Venant de l'Inde, ça pique un peu.
Reste peut être Bornéo ?
Désolé pour les fans de ce pays, je ne fais qu'exprimer une opinion qui ne demande qu'à changer avec le temps.
KL aucun intérêt, ciel toujours gris, pollution, ville pas faite pour les piétons, grandes tours et chantiers de construction. Bof. Chinatown ok mais au bout de 2 jours c'est bon. Bukit Bintang plutôt bonne surprise j'avoue. Mais impression d'une ville non finie, et manquant totalement de charme.
Malaka. Tout un patacaisse pour une ville qui est sympa ok mais est ce cela vaut le déplacement de l'étranger pour la voir ? A mon avis pas du tout. Encore une fois, marché chinois sympa mais au bout de 2 jours.
J'en viens d'ailleurs à un point dérangeant pour moi : j'ai le sentiment qu'il y a une prédominance de chinois au point que je me demande si je suis en Chine. Les chinois ne sont pas les plus sympas, et de fait je pense qu'ils n'aiment pas bcp les occidentaux et c'est le sentiment que je ressens.
Qui plus est et du fait de cette prédominance chinoise, je ne trouve pas l'identité malaisienne comme j'ai pu en trouver une en Inde. Je savais déjà que la Malaisie était un mix d'indiens, chinois et malais, mais j'ai le sentiment de croiser une majorité de chinois et je ne trouve pas l'âme malaise (malésienne ?). D'ailleurs, Battu Cave c'est cool mais c'est hindou. Ou est donc l'identité MALAISIENNE ? (malaise ? lol)
Penang. Georgetown sympa. Ville que je préfère pour l'heure.
J'ai voulu aller à Kapas, Redang, Pernethian, mais ce ne sont que des iles à touristes friqués. Donc obligé de zapper.
Langkawi : eu des échos de mer pas belle (eau troubles) et de méduses. Donc on raye aussi.
Bouffe. Enchanté au départ puis on en peut plus. Tout est frit, c'est super gras, ou alors en sauce (gras aussi). D'ailleurs tous ceux que je vois sont bien grassouilles.
Attitude. Autant les indiens en Inde ont été adorables autant je trouve la société malaisienne (malaise ?) froide et totalement indifférente. Sont pas méchants, mais ils s'en foutent. Venant de l'Inde, ça pique un peu.
Reste peut être Bornéo ?
Désolé pour les fans de ce pays, je ne fais qu'exprimer une opinion qui ne demande qu'à changer avec le temps.
Est-il dangereux d'aller en Egypte en ce moment? English translation pending
Croyez vous que cela est très risqué d'aller en Egypte en ces temps? Ou est-ce qu'il y a clairement moyen d'éviter les tracas.
Le mariage au Mali (en bambara) English translation pending
LE MARIAGE AU MALI
FURUSIRI MALI LA
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Furusiri Mali la
Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. An ka ko naani lajè : musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè ye, olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye.
1. Musonyini furu la
Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, a b’a fè ka min k’a muso ye, a ma daga ale ka wuli a yèrè ye ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. Musonyinina fa wala a baramògò dò de bè mògò ci sungurun somògòw ma. O ciden de bè wele furuboloma. Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò ka tèmèn jeliw kan, bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila ka t’u ka furuko nyènabò. Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la ka na se npogotigi fa wala a binaakè dò ma ni woroden tan (jèman duuru ani bilenman duuru) ye, ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. Olu bè nyògònye dama dòw kè, walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. N’u ma fosi juguman mèn a kan, fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – bè na ni woroden tan wèrèw ye. Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. N’olu m’u ban woro laban ninnu na, a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. O tuma, cè wèrè tè se ka sungurun in nyini furu la bilen, bawo woro bòr’a nòfè.
2. Maminèni
Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan ni dòròmè baa binaani de cè. Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw n’u siginyògònw n’u teriw cè. Muso ka woro mana tila dòròn, a bè fò k’a maminèna. O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya k’u denmuso dira cè ma. O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, furusiri bè se ka kè min na. Nka, sani o don ka se, cèlakaw ka kan ka furunafolo sara.
3. Furunafolo
Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. Nka, ni muso furuko fòlò tè, a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. N’o se tè cè min ye, o b’i sen bò musoko in na. Furuko caman bè dabila ten, muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye.
4. Furusiri yèrè
Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. Komi a bè fò ko : « Kòròbòlikèla si man jan », mògò si tè tulomagèlènya kè, k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. Maliden caman bè siran k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, bawo sibiri ye donmafila de ye. O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, o kosòn, o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. Nka, n’an ko furusa, an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. Ni cèlakaw ye furunafolo sara, furusiri bè se ka kè. Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri – o ye mèri furusiri ye –, a tò kelen bè kè misiri la (kerecènw ta bè kè egilisi de la) wala npogotigi fa ka du kònò. Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, o de bè wele silamè furusiri.
– Mèri furusiri
Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè ka furu nyògòn ma. O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. O kò, kònyòkè ni kònyòmuso n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso ka bò mèri kònò. N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ka taa u somògòw fo. O kò, mògòw bè dumuniba kè.
– Silamè furusiri
Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de bè konyè in nyèmògòya ta. Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. Woro bè di bèè ma. Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila hali dukènè na, k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, a bè yèlèma a cè bara.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Le mariage au Mali
Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali, surtout de quatre choses qui sont : demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même, à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...
1. Demander une femme en mariage
Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille, dont il aimerait faire sa femme, il n’est pas indiqué qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire. Il doit faire part de ses aspirations à ses parents. Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux. C’est le père du prétendant ou un de ses proches qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille. C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages. On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages que les griots, car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots régler leur affaire de mariage. C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages va voir le père de la jeune fille ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola (cinq blanches et cinq rouges) afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme. Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme. Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés. Ils font quelques réunions pour voir s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant. Ils doivent savoir s’il est sérieux, s’il est noble, s’il a un bon caractère. Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages. S’ils n’apprennent rien de mal sur lui, le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola. Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages – apporte dix autres noix de cola. Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi, cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile. Mais il doit venir encore une fois dans cette famille. Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille. S’ils ne refusent pas ces dernières colas, on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance. Alors, aucun autre homme ne peut encore demander cette fille en mariage, car on a déjà pris des colas pour elle.
2. Les fiançailles
Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas, un mouton et de l’argent aux parents de la femme. Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille et deux cent mille francs CFA. Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs, leurs voisins et leurs amis. Dès que les colas pour la femme sont partagées, on dit qu’elle est fiancée. Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances que leur fille est fiancée. Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour, où on peut conclure le mariage. Mais avant que ce jour n’arrive, les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.
3. La dot
Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage s’élève à dix mille francs CFA. Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage, sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA. Mais souvent, on ne respecte pas cette loi. Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent qui dépasse parfois un million de francs CFA. L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme, renonce à cette affaire de femme. Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de la cupidité de certains parents de femmes.
4. La cérémonie de mariage elle-même
Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas célébrer de mariages. Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes. Comme on dit que « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie », personne ne s’entête à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées. Beaucoup de Maliens ont peur de célébrer leur mariage civil un samedi, parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent. Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois. Ceci nous fait penser au divorce. Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte, c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi. Mais quand on parle ici de divorce, on pense au mariage monogame. Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot, le mariage peut avoir lieu. Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie – c’est le mariage civil –, l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église) ou dans la concession du père de la jeune fille. Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille s’appelle mariage religieux.
– Le mariage civil
Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier. Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage religieux. Notre mariage civil et celui des pays européens se ressemblent. Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent à se marier l’un avec l’autre. De cette manière il leur épargne un mariage forcé. S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage. Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée et leurs témoins signent un papier. Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié. Avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée ne sortent de la mairie, les gens font beaucoup de photos. Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture et vont saluer leurs parents. Ensuite, il y a un repas de fête.
– Le mariage religieux (musulman)
Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme, tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée. Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée. C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans qui prend l’affaire en mains. Les marabouts lisent quelques versets du coran. Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée. On donne des colas à tous. Certains croquent tout de suite une cola et donnent leurs bénédictions au nouveau marié et à son épouse. La nuit du mariage religieux, on lave la mariée. Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches. Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale. Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale. L’homme peut sortir, mais la femme ne doit même pas mettre les pieds dans la cour, avant que cette semaine ne soit écoulée. Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire. Quand la mariée sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau et elle déménage chez son mari.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Furusiri Mali la furu-siri/ Mali / la mariage-lier / M. / à Le mariage au Mali
Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. nin / masalabolo / kònò / an / bèna / kuma / furu-siri / Mali / la ce / texte / dans / nous / FUT / parler / mariage-lier / M. / à Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali.
An ka ko naani lajè : an / ka / ko / naani / lajè nous / INJ / chose / 4 / regarder Regardons quatre choses qui sont :
musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè min ye, muso-nyini / furu / la / maminè-ni / furu-nafolo / ani / furu-siri / yèrè / min / ye femme-chercher / mariage / à / fiancer-ACT / mariage-fortune / et / mariage-lier / -même / EQ demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même,
olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye. olu / ye / mèri / furusiri / ani / silamè / furu-siri / ye eux / EQ / mairie / mariage / et / musulman / mariage-lier / EQ à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...
Musonyini furu la muso-nyini / furu / la femme-demander / mariage / en Demander une femme en mariage
Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, Mali / la / ni / kamalennin / dò / nyèbò-ra / npogotigi / dò / fè M. / à / si / jeune homme / un / désirer-AC / jeune fille / un /par Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille,
a b’a fè ka min k’a muso ye, a / bè a fè / ka / min / kè / a / muso / ye il / vouloir / CONV / REL / faire / sa / femme / à dont il aimerait faire sa femme,
a ma daga ale ka wuli a yèrè ye a / ma / daga / ale / ka / wuli / a / yèrè / ye il / ACnég / permettre / lui / INJ? / lever / lui / -même / voir? il n’est pas indiqué
ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. ka / taa / npogotigi / in / so-mògòw / sègèrè / o / konyè / na CONV / aller / jeune fille / cette / maison-gens / rejoindre / DEM / affaire / à qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire.
Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. ale / ka kan ka / a / haminan-ko / nyèfò / a / bangebagaw / de / ye lui / devoir / son / souci-chose / expliquer / ses / parents / FOC / à Il doit faire part de ses aspirations à ses parents.
Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. olu / de / ni / npogotigi / so-mògòw / bè / ko / in / bèè / nyènabò / u / ni / nyògòn / cè eux / FOC / et / jeune fille / maison-gens / chose / cette / toute / régler / ils / et / l’un l’autre / parmi Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux.
Musonyinina fa wala a baramògò dò de muso-nyinina / fa / wala / a / bara-mògò / dò / de femme-demandeur / père / ou / son / maison-homme / un / FOC C’est le père du prétendant ou un de ses proches
bè mògò ci sungurun somògòw ma. bè / mògò / ci / sungurun / so-mògòw / ma INAC / homme / envoyer / jeune fille / maison-gens / à qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille.
O ciden de bè wele furuboloma. o / ci-den / de / bè / wele / furu-boloma DEM / envoyer-enfant / FOC / INAC / appeler / mariage-intermédiaire C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages.
Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò furu-boloma / nyumanw / tè / se / ka / sòrò mariage-intermédiaire / bons / INACnég / pouvoir / CONV / trouver On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages
ka tèmèn jeliw kan, ka / tèmèn / jeliw / kan CONV / surpasser / griots / sur que les griots,
bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. bawo / olu / ye / kuma-tigiw / de / ye / u / tè / dèsè / foyi / fò-cogo / nyuman / na car / eux / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ / ils / INACnég / manquer / rien / dire-façon / bonne / à car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.
O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila o kosòn / mògò / caman / bè jeliw / de / bila pour cela / gens / beaucoup / INAC / griots / FOC / entraîner C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots
ka t’u ka furuko nyènabò. ka / taa / u / ka / furu-ko / nyènabò CONV / aller / leur / CONN / mariage-affaire / régler régler leur affaire de mariage.
Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la furu-boloma / in / bè / wuli / kamalennin / fa / de / tògò / la mariage-entremetteur / cet / INAC / se lever / jeune homme / père / FOC / nom / à C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages
ka na se npogotigi fa ka / na / se / npogotigi / fa CONV / FUT / arriver / jeune fille / pére va voir le père de la jeune fille
wala a binaakè dò ma ni woroden tan wala / a / binaakè / dò / ma / ni / woro-den / tan ou / son / oncle / certain / à / avec / cola-pièce / 10 ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola
(jèman duuru ani bilenman duuru) ye, jèman / duuru / ani / bilen-man / duuru / ye blanches / 5 / et / rouges / 5 / à (cinq blanches et cinq rouges)
ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. ka / sungurun / in / nyini / furu / la / kamalennin / in / ye CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / jeune homme / cet / pour afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme.
Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se du / caman / kònò / npogotigi / bangebagaw / dòròn / tè / se cour / beaucoup / dans / jeune fille / parents / seulement / INACnég / pouvoir Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas
k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. ka / a / latigè / ni / ale / bè / se / ka / di / kamalennin / in / ma / furu / la CONV / le / décider / si / elle / INAC / pouvoir / CONV / donner / jeune homme / ce / à / mariage / en décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme.
U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. u / ka / du-kònò-mògòw / ni / u / balimaw / fana / sen / bè / don / a / la ils / CONN / cour-dans-gens / et / leur / frères et sœurs / aussi / pied / INAC / mettre / la / à Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés.
Olu bè nyògònye dama dòw kè, olu / bè / nyògònye / dama / dòw / kè eux / INAC / réunion / seulement / quelques / faire Ils font quelques réunions pour voir
walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. walasa / ka / a / lajè / ni / olu / ni / muso-nyinina / in / ye / furu-nyògònw / ye afin que / INJ / le / regarder / si/ eux / et / femme-demandeur / ce / EQ / mariage-pareils / EQ s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant.
Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, olu / ka kan ka / a / dòn / ni / a / ye / mògò / sèbè / ye eux / devoir / le / savoir / si / il / EQ / homme / sérieux / EQ Ils doivent savoir s’il est sérieux,
ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. ni / hòròn / don / ni / a / sòn / ka / nyi si / noble / PRES / si / sa / conduite / DES / bien s’il est noble, s’il a un bon caractère.
Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. nin / bèè / ka kan ka / kè / de / sani / furu-boloma / ka / na ceci / tout / devoir / faire / FOC / avant que / mariage-entremetteur / CONN / venue Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages.
N’u ma fosi juguman mèn a kan, ni / u / ma / fosi / juguman / mèn / a / kan si / ils / INACnég / rien / méchant / écouter / lui / sur S’ils n’apprennent rien de mal sur lui,
fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. fa / wala / binaakè / bè / woro-den / tan / ninnu /minè père / ou / oncle / INAC / cola-pièce / 10 / ces / prendre le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola.
Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – ni / dògòkun / fila / tèmèn-na / jeli-kè / min / bè / furu-bolomaya / la quand / semaine / 2 / passer-AC / griot-homme / REL / SIT / mariage-entremetteur / SIT Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages –
bè na ni woroden tan wèrèw ye. bè / na / ni / woro-den / tan / wèrèw / ye INAC / venir / avec / cola-pièce / 10 / autres / avec apporte dix autres noix de cola.
Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, ni / npogotigi / so-mògòw / sòn-na / olu / fana / na si / jeune fille / maison-gens / accepter-AC / elles / aussi / à Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi,
o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. o kòrò ko / jeli-kè / ka / baara / nògòya-ra cela veut dire que / griot-homme / CONN / travail / faciliter-AC cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile.
Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. nka / a / ka kan ka / na / du / in / kònò / sinyè / kelen / wèrè mais / il / devoir / venir / concession / cette / dans / fois / 1 / autre Mais il doit venir encore une fois dans cette famille.
O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. o sen fè / a / bè / woro-den / tan / labanw / don / npogotigi / so-mògòw / bolo alors / il / INAC / cola-pièce / 10 / dernières / mettre / jeune fille / maison-gens / à Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille.
N’olu m’u ban woro laban ninnu na, ni / olu / ma / u / ban / woro / laban / ninnu / na si / eux / ACnég / leur / refuser / noix de cola / dernière / ces / à S’ils ne refusent pas ces dernières colas,
a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. a / be / se / ka / fò / ko / u / sòn-na / u / den-muso / ka / maminè il / INAC / pouvoir / CONV / dire / que / ils / accepter-AC / leur / enfant-féminin / INJ / fiancer on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance.
O tuma, cè wèrè tè se o / tuma / cè / wèrè / tè / se DEM / moment / homme / autre / INACnég / pouvoir Alors, aucun autre homme ne peut encore
ka sungurun in nyini furu la bilen, ka / sungurun / in / nyini / furu / la / bilen CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / encore demander cette fille en mariage,
bawo woro bòr’a nòfè. bawo / woro / bò-ra / a / nòfè car / cola / faire sortir-AC / elle / à la poursuite de car on a déjà pris des colas pour elle.
Maminèni maminè-ni fiancer-ACT Les fiançailles
Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, ni / cè / bè a fè / ka / muso / maminè / a / bara-mògòw / ka kan ka / woro-panyè / kelen quand / homme / vouloir / CONV / femme / fiancer / ses / maison-gens / devoir / cola-panier / 1 Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas,
saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. saga / kelen / ani / wari / bila / ka / taa / di / muso / so-mògòw / ma mouton / 1 / et / argent / mettre / CONV / aller / donner / femme / maison-gens / à un mouton et de l’argent aux parents de la femme.
Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan sinyè / caman / o / wari-hakè / bè / dòròmè / baa / mugan fois / beaucoup / DEM / argent-moyen / SIT / dorome / 1.000 / 20 Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille
ni dòròmè baa binaani de cè. ni / dòròmè / baa / binaani / de / cè et / dorome / 1.000 / 40 / FOC / entre et deux cent mille francs CFA.
(Note : le dòròmè est une pièce de 5 francs, donc dòròmè baa mugan = 5 x 1.000 x 20 = 100.000 CFA, dòròmè baa binaani = 5 x 1.000 x 40 = 200.000 CFA). Au fond, il faut toujours multiplier le nombre des dòròmè avec 5, p.ex. dòròmè fila = 2 dòròmè = 2 x 5 = 10 CFA. Même de nos jours, cette ancienne monnaie est bien en usage, surtout aux marchés).
Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw woro / ni / wari / bè / tila / muso / so-mògòw / ni / u / balimaw noix de cola / et / argent / INAC / séparer / femme / maison-gens / et / leurs / frères et sœurs Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs,
n’u siginyògònw n’u teriw cè. ni / u / siginyògònw / ni / u / teriw / cè et / leurs / voisins / et / leurs / amis / entre leurs voisins et leurs amis.
Muso ka woro mana tila dòròn, muso / ka / woro / mana / tila / dòròn femme / CONN / noix de cola / HYP / séparer / seulement Dès que les colas pour la femme sont partagées,
a bè fò k’a maminèna. a / bè / fò / ko / a / maminè-na il / INAC / dire / que / elle / fiancer-AC on dit qu’elle est fiancée.
O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya o la sa / muso-la-kaw / bè / u / dòn-baga / bèè / ladònniya alors / femme-lieu-personnes / INAC / leurs / connaître-ceux qui / tous / informer Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances
k’u denmuso dira cè ma. ko / u / den-muso / di-ra / cè / ma que / leur / enfant-féminin / donner-AC / homme / à que leur fille est fiancée.
O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, o kò / olu / ni / cè-la-kaw / bè / bèn / don / kan et puis / eux / et / homme-lieu-personnes / INAC / être d’accord / jour / sur / Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour,
furusiri bè se ka kè min na. furu-siri / bè / se / ka / kè / min / na mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire / REL / à où on peut conclure le mariage.
Nka, sani o don ka se, nka / sani / o / don / ka / se mais / avant que / DEM / jour / INJ? / arriver Mais avant que ce jour n’arrive,
cèlakaw ka kan ka furunafolo sara. cè-la-kaw / ka kan ka / furu-nafolo / sara homme-lieu-personnes / devoir / CONV / mariage-fortune / payer les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.
Furunafolo furu-nafolo mariage-fortune La dot
Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, Mali / furu-sariya / la / muso / min / ma / deli / ka / furu M. / mariage-loi / à / femme / REL / ACnég / habituer / CONV / marier Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage
o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. o / ka / furu-nafolo / ye / dòròmè / baa / fila / de / de DEM / CONN / mariage-fortune / EQ / dorome / 1.000 / 2 / FOC / EQ s’élève à dix mille francs CFA.
Nka, ni muso furuko fòlò tè, nka / ni / muso / furu-ko / fòlò / tè mais / quand / femme / mariage-affaire / première / SITnég / Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage,
a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. a / ka / furu-nafolo / man kan ka / tèmèn / dòròmè / baa / kelen / kan sa / CONN / mariage-fortune / ne pas devoir / surpasser / dorome / 1.000 / 1 / sur sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA.
Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. nka / sariya / in / tè / bò / a / sira / fè / sinyè / caman mais / loi / cette / INACnég / sortir / sa / piste / par / fois / souvent Mais souvent, on ne respecte pas cette loi.
Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, muso / so-mògò / dòw / bè / wari-hakè / min / nyini / cè / fè femme / maison-homme / certains / INAC / argent-moyen / REL / demander / homme / à Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent
o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. o / bè / tèmèn / miliyòn / kelen / na / tuma dò la DEM / INAC / surpasser / million / 1 / à / parfois qui dépasse parfois un million de francs CFA.
N’o se tè cè min ye, ni / o / se / tè / cè / min / ye quand / DEM / moyen / SITnég / homme / REL / SIT L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme,
o b’i sen bò musoko in na. o / bè / i / sen / bò / muso-ko / in / na celui / INAC / son / pied / faire sortir / femme-affaire / cette / de renonce à cette affaire de femme.
Furuko caman bè dabila ten, furu-ko / caman / bè / dabila / ten mariage-affaire / beaucoup / INAC / arrêter / ainsi Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de
muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye. muso / so-mògòw / ka / natabaya / ye / o / sababu / ye femme / maison-gens / CONN / cupidité / EQ / DEM / raison / EQ la cupidité de certains parents de femmes.
Furusiri yèrè furu-siri / yèrè mariage-lier / -même Le mariage lui-même
Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Mali / la / waatiw / bè / yen // furusiri / man kan ka / kè / minw / na M. / à / moments / SIT / là-bas / mariage / ne pas devoir / faire / REL / à Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas se marier.
Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. sun-kalo / ni / farafin-kalo / kònòntòn-nan / ye / o / waati / dòw / ye jeûne-mois / et / africain-mois / neuf-ORD / EQ / DEM / période / telles / EQ Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes.
Komi a bè fò ko : komi / a / bè / fò / ko comme / il / INAC / dire / que Comme on dit que
« Kòròbòlikèla si man jan », kòròbòlikèla / si / man / jan tentateur / aucun / DESnég / grand « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie »,
mògò si tè tulomagèlènya kè, mògò / si / tè / tulomagèlènya / kè homme / aucun / INACnég / entêtement / faire personne ne s’entête
k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. ka / a / ka / furu / siri / waati / kofò-len / fila / ninnu / dò / la / kelen / na CONV / son / CONN / mariage / lier / moment / parler de-PART / 2 / ces / certain / à / 1 / à à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées.
Maliden caman bè siran mali-den / caman / bè / siran M.-enfant / beaucoup / INAC / craindre Beaucoup de Maliens ont peur
k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, ka / u / ka / mèri / furusiri / kè / sibiri-don CONV / leur / CONN / mairie / mariage / faire / samedi-jour de célébrer leur mariage civil un samedi,
bawo sibiri ye donmafila de ye. bawo / sibiri / ye /don-ma-fila / de / ye parce que / samedi / EQ / jour-qui a-double / FOC / EQ parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent.
O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. o kòrò ko / fèn / min / mana / kè / sibiri-don / o / bè / kè / tugun cela veut dire / chose / REL / HYP / faire / samedi-jour / DEM / INAC / faire /encore Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois.
Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. yan / mògò / hakili / bè / jigin / furu-sa / de / la ici / homme / esprit / INAC / rappeler / mariage-mourir / FOC / à Ceci fait penser au divorce.
Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, furu-sa / dun / ye / maloya / de / ye / mògò / caman / bolo mariage-mourir / cependant / EQ / honte / FOC / EQ / homme / beaucoup / à Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte,
o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. o kosòn / olu / bè / kaari / sibiri / furusiri / kò pour cela / eux / INAC / renoncer / samedi / mariage / à c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi.
Nka, n’an ko furusa, nka / ni / an / ko / furu-sa mais / quand / nous / dire / mariage-mourir Mais quand on parle ici de divorce,
an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. an / hakili / bè / cè / muso-kelen-tigi / de / ka / furu / la notre / esprit / SIT / aspect? / femme-1-maître / FOC / CONN / mariage / SIT on pense au mariage monogame.
Ni cèlakaw ye furunafolo sara, ni / cè-la-kaw / ye / furu-nafolo / sara quand / homme-lieu-personnes / AC / mariage-fortune / payer Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot,
furusiri bè se ka kè. furu-siri / bè / se / ka / kè mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire le mariage peut avoir lieu.
Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri furu-siri / fila / de / bè / kè / Mali / la / kelen / bè / kè / mèri mariage-lier / 2 / FOC / INAC / faire / Mali / la / 1 / INAC / faire / mairie Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie
– o ye mèri furusiri ye –, o / ye / mèri / furu-siri / ye DEM / EQ / mairie / furu-siri / EQ – c’est le mariage civil –,
a tò kelen bè kè misiri la (tubabu ta bè kè egilisi de la) a / tò / kelen / bè / kè / misiri / la / kerecènw / ta / bè / kè / egilisi / de / la son / reste / 1 / INAC / faire / mosquée / à / chrétiens / part / INAC / faire / église / FOC / à l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église)
wala npogotigi fa ka du kònò. wala / npogotigi / fa / ka / du / kònò ou / jeune fille / père / CONN / concession / dans ou dans la concession du père de la jeune fille.
Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, furu / min / bè / siri / misiri / la / wala / npogotigi / fa / ka / so mariage / REL / INAC / lier / mosquée / à / ou / jeune fille / père / CONN / maison Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille
o de bè wele silamè furusiri. o / de / bè / wele / silamè / furu-siri DEM / FOC / INAC / appeler / musulman / mariage-lier s’appelle mariage religieux (musulman).
Mèri furusiri mèri / furu-siri mairie / mariage-lier Le mariage civil
Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. furusiri-don /nyumanw / ye / alamisa / ni / kari / de / ye mariage-jour / bons / EQ / jeudi / et / dimanche / FOC / EQ Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier.
Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. mèri / furusiri / ka kan ka / kè / misiri / ta / nyè mairie / mariage / devoir / faire / mosquée / celui de / avant Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage musulman.
Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. anw / ka / mèri / furusiri / ni / tubabu / jamanaw / ta / bèè / ye / kelen / ye notre / CONN / mairie / mariage / et / européen / pays / celui de / tous / EQ / 1 / EQ Notre mariage civil et celui de tous les pays européens sont le même.
Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè mèri / bè / cè / ni / muso / nyininka / ni / u / bè a fè maire / INAC / homme / et / femme / interroger / si / ils / vouloir Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent
ka furu nyògòn ma. ka / furu / nyògòn / ma CONV / mariage / l’un l’autre / à à se marier l’un avec l’autre.
O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. o / cogo / la / a / bè / u / tanga / diyagoya-furu / ma DEM / façon / à / il / INAC / les / protéger / obligation-mariage / contre De cette manière il leur épargne un mariage forcé.
N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. ni / u / ko / ònhòn / mèri / bè / u / ka / furu / siri si / ils / dire / oui / maire / INAC / leur / CONN / mariage / lier S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage.
O kò, kònyòkè ni kònyòmuso o kò / kònyò-kè / ni / kònyò-muso et puis / noce-homme / et / noce-femme Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée
n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. ni / u / seerew / bè / u / bolo-nò / bila / sèbèn / na et / leurs / témoins / INAC / leur / main-trace / placer / papier / à et leurs témoins signent un papier.
Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. mèri / bè / furu-sèbèn / don / kònyò-kè / bolo maire / INAC / mariage-papier / mettre / noce-homme / main Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié.
Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso mògòw / bè / foto / caman / ta / sani / kònyò-kè / ni / kònyò-muso gens / INAC / photo / beaucoup / prendre / avant que / noce-homme / et / noce-femme Les gens font beaucoup de fotos avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée
ka bò mèri kònò. ka / bò / mèri / kònò CONV / sortir / mairie / dans ne sortent de la mairie.
N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ni / u / bò-ra / yen / u / bè / don / mòbili / kònò quand / ils / sortir-AC / là-bas / ils / INAC / entrer / voiture / dans Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture
ka taa u somògòw fo. ka / taa / u / so-mògòw / fo CONV / aller / leurs / maison-gens / saluer et vont saluer leurs gens de la maison.
O kò, mògòw bè dumuniba kè. o kò / mògòw / bè / dumuni-ba / kè et puis / gens / INAC / repas-grand / faire Ensuite, il y a un repas de fête.
Silamè furusiri silamè / furu-siri musulman / mariage-lier Le mariage religieux (musulman)
Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, silamè / furusiri / bè / se / ka / kè / muso / fa / ka / du / kònò musulman / mariage / INAC / pouvoir / CONV / faire / femme / père / CONN / concession / dans Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme,
komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. komi / a / bè / se / ka / kè / misiri / dò / fana / kònò comme / il / INAC / pouvoir / CONV / faire / mosquée / une / aussi / dans tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée.
Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw cè-la-kaw / ni / muso-la-kaw / ni / u / teriw / ni / u / dòn-bagaw homme-lieu-personnes / et / femme-lieu-personnes / et / leurs / amis / et / leurs / connaître-ceux qui Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances
bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. bè / nyògòn / dalajè / du / in / wala / misiri / kònò INAC / rassembler / concession / cette / ou / mosquée / dans se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée.
Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de alimami / wala / silamè-jama / in / bèè / la / kòrò-ba-len / de imam / ou / musulman-foule / cette / tous / à / vieillir-grand-PART / FOC C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans
bè konyè in nyèmògòya ta. bè / ko-nyè / in / nyèmògòya / ta INAC / affaire-aspect / cette / autorité / prendre qui prend l’affaire en mains.
Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. moriw / bè / kuranè / suran / dama / dòw / kalan marabouts / INAC / coran / sourate / seulement / quelques / lire Les marabouts lisent quelques versets du coran.
O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. o kò / mògòw / bè / fatiya / ta / kònyò-kè / ni / kònyò-muso / ye et puis / gens / INAC / incantation collective / prendre / noce-homme / et / noce-femme / à Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée.
Woro bè di bèè ma. woro / bè / di / bèè / ma noix de cola / INAC / donner / tous / à On donne des noix de cola à tous.
Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, dòw / bè / woro / kelen / nyimi / o / yòrò / bèè / la certains / INAC / noix de cola / 1 / croquer / DEM / lieu / tous / à Certains croquent sur-le-champ une cola
ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. ka / dugawu / kè / kònyò-kè / ni / a / furu-muso / ye CONV / bénédiction / faire / noce-homme / et / sa / mariage-femme / à et donnent leurs bénédictions au marié et à son épouse.
Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. silamè / furusiri-don / su / fè / kònyò-ko-li / bè / kè musulman / mariage-jour / nuit / à / noce-laver-ACT / INAC / faire La nuit du mariage religieux, on lave la mariée.
Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, musow / bè / kònyò-muso / kun / ni / a / senw / ko femmes / INAC / noce-femme / tête / et / ses / pieds / laver Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée
ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. ka / taa / ni / a / ye / cè / teri / dò / wala / a / bara-mògò / dò / ka / so CONV / aller / avec / elle / à / mari / ami / un / ou / son / maison-homme / un / CONN / maison et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches.
Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. kònyò-kè / bè / taa / a / sòrò / yen / o / ye / u / don-nen / ye / kònyò-so / la noce-homme / INAC / aller / elle / trouver / là-bas / DEM /EQ / entrer-PART / noce-maison / à Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale.
U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. u / bè / dògòkun / kelen / de / kè / kònyò-so / la ils / INAC / semaine / 1 / FOC / faire / noce-maison / à Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale.
Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila cè / bè / se / ka / bò / nka / muso / man kan ka / a / sen / bila homme / INAC / pouvoir / CONV / sortir / mais / femme / ne pas devoir / son / pied / mettre L’homme peut sortir, mais la femme ne doit mettre les pieds
hali dukènè na, hali / du-kènè / na même / cour-surface / à même pas dans la cour
k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. ka / a / sòrò / kunnyògòn / in / ma / ban CONV / le / obtenir / semaine / cette / à / finir avant que la semaine ne soit finie.
Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. ale / bè / waati / in / bèè / kè / a / da-len / bè / sange / kòrò elle / INAC / temps / ce / tout / faire / elle / poser-PART / INAC / moustiquaire / sous Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire.
Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, ni / muso / bò-ra / kònyò-so / la / a / ka / minèn-siri / bè / kè quand / femme / sortir-AC / noce-maison / à / il / CONN / outil-lier / INAC / faire Quand la femme (mariée) sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau
a bè yèlèma a cè bara. a / bè / yèlèma / a / cè / bara elle / INAC / déménager / son / mari / chez et elle déménage chez son mari.
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; ORD = suffixe d’ordinal ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
Bonne lecture !
Herbert
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Furusiri Mali la
Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. An ka ko naani lajè : musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè ye, olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye.
1. Musonyini furu la
Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, a b’a fè ka min k’a muso ye, a ma daga ale ka wuli a yèrè ye ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. Musonyinina fa wala a baramògò dò de bè mògò ci sungurun somògòw ma. O ciden de bè wele furuboloma. Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò ka tèmèn jeliw kan, bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila ka t’u ka furuko nyènabò. Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la ka na se npogotigi fa wala a binaakè dò ma ni woroden tan (jèman duuru ani bilenman duuru) ye, ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. Olu bè nyògònye dama dòw kè, walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. N’u ma fosi juguman mèn a kan, fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – bè na ni woroden tan wèrèw ye. Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. N’olu m’u ban woro laban ninnu na, a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. O tuma, cè wèrè tè se ka sungurun in nyini furu la bilen, bawo woro bòr’a nòfè.
2. Maminèni
Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan ni dòròmè baa binaani de cè. Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw n’u siginyògònw n’u teriw cè. Muso ka woro mana tila dòròn, a bè fò k’a maminèna. O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya k’u denmuso dira cè ma. O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, furusiri bè se ka kè min na. Nka, sani o don ka se, cèlakaw ka kan ka furunafolo sara.
3. Furunafolo
Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. Nka, ni muso furuko fòlò tè, a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. N’o se tè cè min ye, o b’i sen bò musoko in na. Furuko caman bè dabila ten, muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye.
4. Furusiri yèrè
Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. Komi a bè fò ko : « Kòròbòlikèla si man jan », mògò si tè tulomagèlènya kè, k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. Maliden caman bè siran k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, bawo sibiri ye donmafila de ye. O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, o kosòn, o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. Nka, n’an ko furusa, an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. Ni cèlakaw ye furunafolo sara, furusiri bè se ka kè. Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri – o ye mèri furusiri ye –, a tò kelen bè kè misiri la (kerecènw ta bè kè egilisi de la) wala npogotigi fa ka du kònò. Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, o de bè wele silamè furusiri.
– Mèri furusiri
Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè ka furu nyògòn ma. O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. O kò, kònyòkè ni kònyòmuso n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso ka bò mèri kònò. N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ka taa u somògòw fo. O kò, mògòw bè dumuniba kè.
– Silamè furusiri
Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de bè konyè in nyèmògòya ta. Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. Woro bè di bèè ma. Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila hali dukènè na, k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, a bè yèlèma a cè bara.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Le mariage au Mali
Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali, surtout de quatre choses qui sont : demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même, à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...
1. Demander une femme en mariage
Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille, dont il aimerait faire sa femme, il n’est pas indiqué qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire. Il doit faire part de ses aspirations à ses parents. Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux. C’est le père du prétendant ou un de ses proches qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille. C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages. On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages que les griots, car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots régler leur affaire de mariage. C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages va voir le père de la jeune fille ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola (cinq blanches et cinq rouges) afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme. Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme. Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés. Ils font quelques réunions pour voir s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant. Ils doivent savoir s’il est sérieux, s’il est noble, s’il a un bon caractère. Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages. S’ils n’apprennent rien de mal sur lui, le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola. Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages – apporte dix autres noix de cola. Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi, cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile. Mais il doit venir encore une fois dans cette famille. Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille. S’ils ne refusent pas ces dernières colas, on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance. Alors, aucun autre homme ne peut encore demander cette fille en mariage, car on a déjà pris des colas pour elle.
2. Les fiançailles
Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas, un mouton et de l’argent aux parents de la femme. Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille et deux cent mille francs CFA. Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs, leurs voisins et leurs amis. Dès que les colas pour la femme sont partagées, on dit qu’elle est fiancée. Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances que leur fille est fiancée. Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour, où on peut conclure le mariage. Mais avant que ce jour n’arrive, les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.
3. La dot
Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage s’élève à dix mille francs CFA. Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage, sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA. Mais souvent, on ne respecte pas cette loi. Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent qui dépasse parfois un million de francs CFA. L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme, renonce à cette affaire de femme. Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de la cupidité de certains parents de femmes.
4. La cérémonie de mariage elle-même
Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas célébrer de mariages. Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes. Comme on dit que « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie », personne ne s’entête à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées. Beaucoup de Maliens ont peur de célébrer leur mariage civil un samedi, parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent. Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois. Ceci nous fait penser au divorce. Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte, c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi. Mais quand on parle ici de divorce, on pense au mariage monogame. Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot, le mariage peut avoir lieu. Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie – c’est le mariage civil –, l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église) ou dans la concession du père de la jeune fille. Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille s’appelle mariage religieux.
– Le mariage civil
Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier. Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage religieux. Notre mariage civil et celui des pays européens se ressemblent. Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent à se marier l’un avec l’autre. De cette manière il leur épargne un mariage forcé. S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage. Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée et leurs témoins signent un papier. Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié. Avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée ne sortent de la mairie, les gens font beaucoup de photos. Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture et vont saluer leurs parents. Ensuite, il y a un repas de fête.
– Le mariage religieux (musulman)
Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme, tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée. Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée. C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans qui prend l’affaire en mains. Les marabouts lisent quelques versets du coran. Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée. On donne des colas à tous. Certains croquent tout de suite une cola et donnent leurs bénédictions au nouveau marié et à son épouse. La nuit du mariage religieux, on lave la mariée. Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches. Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale. Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale. L’homme peut sortir, mais la femme ne doit même pas mettre les pieds dans la cour, avant que cette semaine ne soit écoulée. Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire. Quand la mariée sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau et elle déménage chez son mari.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Furusiri Mali la furu-siri/ Mali / la mariage-lier / M. / à Le mariage au Mali
Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. nin / masalabolo / kònò / an / bèna / kuma / furu-siri / Mali / la ce / texte / dans / nous / FUT / parler / mariage-lier / M. / à Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali.
An ka ko naani lajè : an / ka / ko / naani / lajè nous / INJ / chose / 4 / regarder Regardons quatre choses qui sont :
musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè min ye, muso-nyini / furu / la / maminè-ni / furu-nafolo / ani / furu-siri / yèrè / min / ye femme-chercher / mariage / à / fiancer-ACT / mariage-fortune / et / mariage-lier / -même / EQ demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même,
olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye. olu / ye / mèri / furusiri / ani / silamè / furu-siri / ye eux / EQ / mairie / mariage / et / musulman / mariage-lier / EQ à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...
Musonyini furu la muso-nyini / furu / la femme-demander / mariage / en Demander une femme en mariage
Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, Mali / la / ni / kamalennin / dò / nyèbò-ra / npogotigi / dò / fè M. / à / si / jeune homme / un / désirer-AC / jeune fille / un /par Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille,
a b’a fè ka min k’a muso ye, a / bè a fè / ka / min / kè / a / muso / ye il / vouloir / CONV / REL / faire / sa / femme / à dont il aimerait faire sa femme,
a ma daga ale ka wuli a yèrè ye a / ma / daga / ale / ka / wuli / a / yèrè / ye il / ACnég / permettre / lui / INJ? / lever / lui / -même / voir? il n’est pas indiqué
ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. ka / taa / npogotigi / in / so-mògòw / sègèrè / o / konyè / na CONV / aller / jeune fille / cette / maison-gens / rejoindre / DEM / affaire / à qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire.
Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. ale / ka kan ka / a / haminan-ko / nyèfò / a / bangebagaw / de / ye lui / devoir / son / souci-chose / expliquer / ses / parents / FOC / à Il doit faire part de ses aspirations à ses parents.
Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. olu / de / ni / npogotigi / so-mògòw / bè / ko / in / bèè / nyènabò / u / ni / nyògòn / cè eux / FOC / et / jeune fille / maison-gens / chose / cette / toute / régler / ils / et / l’un l’autre / parmi Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux.
Musonyinina fa wala a baramògò dò de muso-nyinina / fa / wala / a / bara-mògò / dò / de femme-demandeur / père / ou / son / maison-homme / un / FOC C’est le père du prétendant ou un de ses proches
bè mògò ci sungurun somògòw ma. bè / mògò / ci / sungurun / so-mògòw / ma INAC / homme / envoyer / jeune fille / maison-gens / à qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille.
O ciden de bè wele furuboloma. o / ci-den / de / bè / wele / furu-boloma DEM / envoyer-enfant / FOC / INAC / appeler / mariage-intermédiaire C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages.
Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò furu-boloma / nyumanw / tè / se / ka / sòrò mariage-intermédiaire / bons / INACnég / pouvoir / CONV / trouver On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages
ka tèmèn jeliw kan, ka / tèmèn / jeliw / kan CONV / surpasser / griots / sur que les griots,
bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. bawo / olu / ye / kuma-tigiw / de / ye / u / tè / dèsè / foyi / fò-cogo / nyuman / na car / eux / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ / ils / INACnég / manquer / rien / dire-façon / bonne / à car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.
O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila o kosòn / mògò / caman / bè jeliw / de / bila pour cela / gens / beaucoup / INAC / griots / FOC / entraîner C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots
ka t’u ka furuko nyènabò. ka / taa / u / ka / furu-ko / nyènabò CONV / aller / leur / CONN / mariage-affaire / régler régler leur affaire de mariage.
Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la furu-boloma / in / bè / wuli / kamalennin / fa / de / tògò / la mariage-entremetteur / cet / INAC / se lever / jeune homme / père / FOC / nom / à C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages
ka na se npogotigi fa ka / na / se / npogotigi / fa CONV / FUT / arriver / jeune fille / pére va voir le père de la jeune fille
wala a binaakè dò ma ni woroden tan wala / a / binaakè / dò / ma / ni / woro-den / tan ou / son / oncle / certain / à / avec / cola-pièce / 10 ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola
(jèman duuru ani bilenman duuru) ye, jèman / duuru / ani / bilen-man / duuru / ye blanches / 5 / et / rouges / 5 / à (cinq blanches et cinq rouges)
ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. ka / sungurun / in / nyini / furu / la / kamalennin / in / ye CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / jeune homme / cet / pour afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme.
Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se du / caman / kònò / npogotigi / bangebagaw / dòròn / tè / se cour / beaucoup / dans / jeune fille / parents / seulement / INACnég / pouvoir Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas
k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. ka / a / latigè / ni / ale / bè / se / ka / di / kamalennin / in / ma / furu / la CONV / le / décider / si / elle / INAC / pouvoir / CONV / donner / jeune homme / ce / à / mariage / en décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme.
U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. u / ka / du-kònò-mògòw / ni / u / balimaw / fana / sen / bè / don / a / la ils / CONN / cour-dans-gens / et / leur / frères et sœurs / aussi / pied / INAC / mettre / la / à Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés.
Olu bè nyògònye dama dòw kè, olu / bè / nyògònye / dama / dòw / kè eux / INAC / réunion / seulement / quelques / faire Ils font quelques réunions pour voir
walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. walasa / ka / a / lajè / ni / olu / ni / muso-nyinina / in / ye / furu-nyògònw / ye afin que / INJ / le / regarder / si/ eux / et / femme-demandeur / ce / EQ / mariage-pareils / EQ s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant.
Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, olu / ka kan ka / a / dòn / ni / a / ye / mògò / sèbè / ye eux / devoir / le / savoir / si / il / EQ / homme / sérieux / EQ Ils doivent savoir s’il est sérieux,
ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. ni / hòròn / don / ni / a / sòn / ka / nyi si / noble / PRES / si / sa / conduite / DES / bien s’il est noble, s’il a un bon caractère.
Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. nin / bèè / ka kan ka / kè / de / sani / furu-boloma / ka / na ceci / tout / devoir / faire / FOC / avant que / mariage-entremetteur / CONN / venue Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages.
N’u ma fosi juguman mèn a kan, ni / u / ma / fosi / juguman / mèn / a / kan si / ils / INACnég / rien / méchant / écouter / lui / sur S’ils n’apprennent rien de mal sur lui,
fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. fa / wala / binaakè / bè / woro-den / tan / ninnu /minè père / ou / oncle / INAC / cola-pièce / 10 / ces / prendre le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola.
Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – ni / dògòkun / fila / tèmèn-na / jeli-kè / min / bè / furu-bolomaya / la quand / semaine / 2 / passer-AC / griot-homme / REL / SIT / mariage-entremetteur / SIT Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages –
bè na ni woroden tan wèrèw ye. bè / na / ni / woro-den / tan / wèrèw / ye INAC / venir / avec / cola-pièce / 10 / autres / avec apporte dix autres noix de cola.
Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, ni / npogotigi / so-mògòw / sòn-na / olu / fana / na si / jeune fille / maison-gens / accepter-AC / elles / aussi / à Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi,
o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. o kòrò ko / jeli-kè / ka / baara / nògòya-ra cela veut dire que / griot-homme / CONN / travail / faciliter-AC cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile.
Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. nka / a / ka kan ka / na / du / in / kònò / sinyè / kelen / wèrè mais / il / devoir / venir / concession / cette / dans / fois / 1 / autre Mais il doit venir encore une fois dans cette famille.
O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. o sen fè / a / bè / woro-den / tan / labanw / don / npogotigi / so-mògòw / bolo alors / il / INAC / cola-pièce / 10 / dernières / mettre / jeune fille / maison-gens / à Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille.
N’olu m’u ban woro laban ninnu na, ni / olu / ma / u / ban / woro / laban / ninnu / na si / eux / ACnég / leur / refuser / noix de cola / dernière / ces / à S’ils ne refusent pas ces dernières colas,
a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. a / be / se / ka / fò / ko / u / sòn-na / u / den-muso / ka / maminè il / INAC / pouvoir / CONV / dire / que / ils / accepter-AC / leur / enfant-féminin / INJ / fiancer on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance.
O tuma, cè wèrè tè se o / tuma / cè / wèrè / tè / se DEM / moment / homme / autre / INACnég / pouvoir Alors, aucun autre homme ne peut encore
ka sungurun in nyini furu la bilen, ka / sungurun / in / nyini / furu / la / bilen CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / encore demander cette fille en mariage,
bawo woro bòr’a nòfè. bawo / woro / bò-ra / a / nòfè car / cola / faire sortir-AC / elle / à la poursuite de car on a déjà pris des colas pour elle.
Maminèni maminè-ni fiancer-ACT Les fiançailles
Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, ni / cè / bè a fè / ka / muso / maminè / a / bara-mògòw / ka kan ka / woro-panyè / kelen quand / homme / vouloir / CONV / femme / fiancer / ses / maison-gens / devoir / cola-panier / 1 Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas,
saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. saga / kelen / ani / wari / bila / ka / taa / di / muso / so-mògòw / ma mouton / 1 / et / argent / mettre / CONV / aller / donner / femme / maison-gens / à un mouton et de l’argent aux parents de la femme.
Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan sinyè / caman / o / wari-hakè / bè / dòròmè / baa / mugan fois / beaucoup / DEM / argent-moyen / SIT / dorome / 1.000 / 20 Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille
ni dòròmè baa binaani de cè. ni / dòròmè / baa / binaani / de / cè et / dorome / 1.000 / 40 / FOC / entre et deux cent mille francs CFA.
(Note : le dòròmè est une pièce de 5 francs, donc dòròmè baa mugan = 5 x 1.000 x 20 = 100.000 CFA, dòròmè baa binaani = 5 x 1.000 x 40 = 200.000 CFA). Au fond, il faut toujours multiplier le nombre des dòròmè avec 5, p.ex. dòròmè fila = 2 dòròmè = 2 x 5 = 10 CFA. Même de nos jours, cette ancienne monnaie est bien en usage, surtout aux marchés).
Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw woro / ni / wari / bè / tila / muso / so-mògòw / ni / u / balimaw noix de cola / et / argent / INAC / séparer / femme / maison-gens / et / leurs / frères et sœurs Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs,
n’u siginyògònw n’u teriw cè. ni / u / siginyògònw / ni / u / teriw / cè et / leurs / voisins / et / leurs / amis / entre leurs voisins et leurs amis.
Muso ka woro mana tila dòròn, muso / ka / woro / mana / tila / dòròn femme / CONN / noix de cola / HYP / séparer / seulement Dès que les colas pour la femme sont partagées,
a bè fò k’a maminèna. a / bè / fò / ko / a / maminè-na il / INAC / dire / que / elle / fiancer-AC on dit qu’elle est fiancée.
O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya o la sa / muso-la-kaw / bè / u / dòn-baga / bèè / ladònniya alors / femme-lieu-personnes / INAC / leurs / connaître-ceux qui / tous / informer Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances
k’u denmuso dira cè ma. ko / u / den-muso / di-ra / cè / ma que / leur / enfant-féminin / donner-AC / homme / à que leur fille est fiancée.
O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, o kò / olu / ni / cè-la-kaw / bè / bèn / don / kan et puis / eux / et / homme-lieu-personnes / INAC / être d’accord / jour / sur / Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour,
furusiri bè se ka kè min na. furu-siri / bè / se / ka / kè / min / na mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire / REL / à où on peut conclure le mariage.
Nka, sani o don ka se, nka / sani / o / don / ka / se mais / avant que / DEM / jour / INJ? / arriver Mais avant que ce jour n’arrive,
cèlakaw ka kan ka furunafolo sara. cè-la-kaw / ka kan ka / furu-nafolo / sara homme-lieu-personnes / devoir / CONV / mariage-fortune / payer les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.
Furunafolo furu-nafolo mariage-fortune La dot
Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, Mali / furu-sariya / la / muso / min / ma / deli / ka / furu M. / mariage-loi / à / femme / REL / ACnég / habituer / CONV / marier Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage
o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. o / ka / furu-nafolo / ye / dòròmè / baa / fila / de / de DEM / CONN / mariage-fortune / EQ / dorome / 1.000 / 2 / FOC / EQ s’élève à dix mille francs CFA.
Nka, ni muso furuko fòlò tè, nka / ni / muso / furu-ko / fòlò / tè mais / quand / femme / mariage-affaire / première / SITnég / Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage,
a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. a / ka / furu-nafolo / man kan ka / tèmèn / dòròmè / baa / kelen / kan sa / CONN / mariage-fortune / ne pas devoir / surpasser / dorome / 1.000 / 1 / sur sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA.
Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. nka / sariya / in / tè / bò / a / sira / fè / sinyè / caman mais / loi / cette / INACnég / sortir / sa / piste / par / fois / souvent Mais souvent, on ne respecte pas cette loi.
Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, muso / so-mògò / dòw / bè / wari-hakè / min / nyini / cè / fè femme / maison-homme / certains / INAC / argent-moyen / REL / demander / homme / à Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent
o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. o / bè / tèmèn / miliyòn / kelen / na / tuma dò la DEM / INAC / surpasser / million / 1 / à / parfois qui dépasse parfois un million de francs CFA.
N’o se tè cè min ye, ni / o / se / tè / cè / min / ye quand / DEM / moyen / SITnég / homme / REL / SIT L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme,
o b’i sen bò musoko in na. o / bè / i / sen / bò / muso-ko / in / na celui / INAC / son / pied / faire sortir / femme-affaire / cette / de renonce à cette affaire de femme.
Furuko caman bè dabila ten, furu-ko / caman / bè / dabila / ten mariage-affaire / beaucoup / INAC / arrêter / ainsi Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de
muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye. muso / so-mògòw / ka / natabaya / ye / o / sababu / ye femme / maison-gens / CONN / cupidité / EQ / DEM / raison / EQ la cupidité de certains parents de femmes.
Furusiri yèrè furu-siri / yèrè mariage-lier / -même Le mariage lui-même
Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Mali / la / waatiw / bè / yen // furusiri / man kan ka / kè / minw / na M. / à / moments / SIT / là-bas / mariage / ne pas devoir / faire / REL / à Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas se marier.
Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. sun-kalo / ni / farafin-kalo / kònòntòn-nan / ye / o / waati / dòw / ye jeûne-mois / et / africain-mois / neuf-ORD / EQ / DEM / période / telles / EQ Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes.
Komi a bè fò ko : komi / a / bè / fò / ko comme / il / INAC / dire / que Comme on dit que
« Kòròbòlikèla si man jan », kòròbòlikèla / si / man / jan tentateur / aucun / DESnég / grand « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie »,
mògò si tè tulomagèlènya kè, mògò / si / tè / tulomagèlènya / kè homme / aucun / INACnég / entêtement / faire personne ne s’entête
k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. ka / a / ka / furu / siri / waati / kofò-len / fila / ninnu / dò / la / kelen / na CONV / son / CONN / mariage / lier / moment / parler de-PART / 2 / ces / certain / à / 1 / à à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées.
Maliden caman bè siran mali-den / caman / bè / siran M.-enfant / beaucoup / INAC / craindre Beaucoup de Maliens ont peur
k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, ka / u / ka / mèri / furusiri / kè / sibiri-don CONV / leur / CONN / mairie / mariage / faire / samedi-jour de célébrer leur mariage civil un samedi,
bawo sibiri ye donmafila de ye. bawo / sibiri / ye /don-ma-fila / de / ye parce que / samedi / EQ / jour-qui a-double / FOC / EQ parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent.
O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. o kòrò ko / fèn / min / mana / kè / sibiri-don / o / bè / kè / tugun cela veut dire / chose / REL / HYP / faire / samedi-jour / DEM / INAC / faire /encore Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois.
Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. yan / mògò / hakili / bè / jigin / furu-sa / de / la ici / homme / esprit / INAC / rappeler / mariage-mourir / FOC / à Ceci fait penser au divorce.
Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, furu-sa / dun / ye / maloya / de / ye / mògò / caman / bolo mariage-mourir / cependant / EQ / honte / FOC / EQ / homme / beaucoup / à Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte,
o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. o kosòn / olu / bè / kaari / sibiri / furusiri / kò pour cela / eux / INAC / renoncer / samedi / mariage / à c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi.
Nka, n’an ko furusa, nka / ni / an / ko / furu-sa mais / quand / nous / dire / mariage-mourir Mais quand on parle ici de divorce,
an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. an / hakili / bè / cè / muso-kelen-tigi / de / ka / furu / la notre / esprit / SIT / aspect? / femme-1-maître / FOC / CONN / mariage / SIT on pense au mariage monogame.
Ni cèlakaw ye furunafolo sara, ni / cè-la-kaw / ye / furu-nafolo / sara quand / homme-lieu-personnes / AC / mariage-fortune / payer Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot,
furusiri bè se ka kè. furu-siri / bè / se / ka / kè mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire le mariage peut avoir lieu.
Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri furu-siri / fila / de / bè / kè / Mali / la / kelen / bè / kè / mèri mariage-lier / 2 / FOC / INAC / faire / Mali / la / 1 / INAC / faire / mairie Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie
– o ye mèri furusiri ye –, o / ye / mèri / furu-siri / ye DEM / EQ / mairie / furu-siri / EQ – c’est le mariage civil –,
a tò kelen bè kè misiri la (tubabu ta bè kè egilisi de la) a / tò / kelen / bè / kè / misiri / la / kerecènw / ta / bè / kè / egilisi / de / la son / reste / 1 / INAC / faire / mosquée / à / chrétiens / part / INAC / faire / église / FOC / à l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église)
wala npogotigi fa ka du kònò. wala / npogotigi / fa / ka / du / kònò ou / jeune fille / père / CONN / concession / dans ou dans la concession du père de la jeune fille.
Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, furu / min / bè / siri / misiri / la / wala / npogotigi / fa / ka / so mariage / REL / INAC / lier / mosquée / à / ou / jeune fille / père / CONN / maison Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille
o de bè wele silamè furusiri. o / de / bè / wele / silamè / furu-siri DEM / FOC / INAC / appeler / musulman / mariage-lier s’appelle mariage religieux (musulman).
Mèri furusiri mèri / furu-siri mairie / mariage-lier Le mariage civil
Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. furusiri-don /nyumanw / ye / alamisa / ni / kari / de / ye mariage-jour / bons / EQ / jeudi / et / dimanche / FOC / EQ Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier.
Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. mèri / furusiri / ka kan ka / kè / misiri / ta / nyè mairie / mariage / devoir / faire / mosquée / celui de / avant Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage musulman.
Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. anw / ka / mèri / furusiri / ni / tubabu / jamanaw / ta / bèè / ye / kelen / ye notre / CONN / mairie / mariage / et / européen / pays / celui de / tous / EQ / 1 / EQ Notre mariage civil et celui de tous les pays européens sont le même.
Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè mèri / bè / cè / ni / muso / nyininka / ni / u / bè a fè maire / INAC / homme / et / femme / interroger / si / ils / vouloir Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent
ka furu nyògòn ma. ka / furu / nyògòn / ma CONV / mariage / l’un l’autre / à à se marier l’un avec l’autre.
O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. o / cogo / la / a / bè / u / tanga / diyagoya-furu / ma DEM / façon / à / il / INAC / les / protéger / obligation-mariage / contre De cette manière il leur épargne un mariage forcé.
N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. ni / u / ko / ònhòn / mèri / bè / u / ka / furu / siri si / ils / dire / oui / maire / INAC / leur / CONN / mariage / lier S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage.
O kò, kònyòkè ni kònyòmuso o kò / kònyò-kè / ni / kònyò-muso et puis / noce-homme / et / noce-femme Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée
n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. ni / u / seerew / bè / u / bolo-nò / bila / sèbèn / na et / leurs / témoins / INAC / leur / main-trace / placer / papier / à et leurs témoins signent un papier.
Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. mèri / bè / furu-sèbèn / don / kònyò-kè / bolo maire / INAC / mariage-papier / mettre / noce-homme / main Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié.
Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso mògòw / bè / foto / caman / ta / sani / kònyò-kè / ni / kònyò-muso gens / INAC / photo / beaucoup / prendre / avant que / noce-homme / et / noce-femme Les gens font beaucoup de fotos avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée
ka bò mèri kònò. ka / bò / mèri / kònò CONV / sortir / mairie / dans ne sortent de la mairie.
N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ni / u / bò-ra / yen / u / bè / don / mòbili / kònò quand / ils / sortir-AC / là-bas / ils / INAC / entrer / voiture / dans Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture
ka taa u somògòw fo. ka / taa / u / so-mògòw / fo CONV / aller / leurs / maison-gens / saluer et vont saluer leurs gens de la maison.
O kò, mògòw bè dumuniba kè. o kò / mògòw / bè / dumuni-ba / kè et puis / gens / INAC / repas-grand / faire Ensuite, il y a un repas de fête.
Silamè furusiri silamè / furu-siri musulman / mariage-lier Le mariage religieux (musulman)
Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, silamè / furusiri / bè / se / ka / kè / muso / fa / ka / du / kònò musulman / mariage / INAC / pouvoir / CONV / faire / femme / père / CONN / concession / dans Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme,
komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. komi / a / bè / se / ka / kè / misiri / dò / fana / kònò comme / il / INAC / pouvoir / CONV / faire / mosquée / une / aussi / dans tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée.
Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw cè-la-kaw / ni / muso-la-kaw / ni / u / teriw / ni / u / dòn-bagaw homme-lieu-personnes / et / femme-lieu-personnes / et / leurs / amis / et / leurs / connaître-ceux qui Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances
bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. bè / nyògòn / dalajè / du / in / wala / misiri / kònò INAC / rassembler / concession / cette / ou / mosquée / dans se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée.
Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de alimami / wala / silamè-jama / in / bèè / la / kòrò-ba-len / de imam / ou / musulman-foule / cette / tous / à / vieillir-grand-PART / FOC C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans
bè konyè in nyèmògòya ta. bè / ko-nyè / in / nyèmògòya / ta INAC / affaire-aspect / cette / autorité / prendre qui prend l’affaire en mains.
Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. moriw / bè / kuranè / suran / dama / dòw / kalan marabouts / INAC / coran / sourate / seulement / quelques / lire Les marabouts lisent quelques versets du coran.
O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. o kò / mògòw / bè / fatiya / ta / kònyò-kè / ni / kònyò-muso / ye et puis / gens / INAC / incantation collective / prendre / noce-homme / et / noce-femme / à Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée.
Woro bè di bèè ma. woro / bè / di / bèè / ma noix de cola / INAC / donner / tous / à On donne des noix de cola à tous.
Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, dòw / bè / woro / kelen / nyimi / o / yòrò / bèè / la certains / INAC / noix de cola / 1 / croquer / DEM / lieu / tous / à Certains croquent sur-le-champ une cola
ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. ka / dugawu / kè / kònyò-kè / ni / a / furu-muso / ye CONV / bénédiction / faire / noce-homme / et / sa / mariage-femme / à et donnent leurs bénédictions au marié et à son épouse.
Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. silamè / furusiri-don / su / fè / kònyò-ko-li / bè / kè musulman / mariage-jour / nuit / à / noce-laver-ACT / INAC / faire La nuit du mariage religieux, on lave la mariée.
Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, musow / bè / kònyò-muso / kun / ni / a / senw / ko femmes / INAC / noce-femme / tête / et / ses / pieds / laver Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée
ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. ka / taa / ni / a / ye / cè / teri / dò / wala / a / bara-mògò / dò / ka / so CONV / aller / avec / elle / à / mari / ami / un / ou / son / maison-homme / un / CONN / maison et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches.
Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. kònyò-kè / bè / taa / a / sòrò / yen / o / ye / u / don-nen / ye / kònyò-so / la noce-homme / INAC / aller / elle / trouver / là-bas / DEM /EQ / entrer-PART / noce-maison / à Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale.
U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. u / bè / dògòkun / kelen / de / kè / kònyò-so / la ils / INAC / semaine / 1 / FOC / faire / noce-maison / à Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale.
Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila cè / bè / se / ka / bò / nka / muso / man kan ka / a / sen / bila homme / INAC / pouvoir / CONV / sortir / mais / femme / ne pas devoir / son / pied / mettre L’homme peut sortir, mais la femme ne doit mettre les pieds
hali dukènè na, hali / du-kènè / na même / cour-surface / à même pas dans la cour
k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. ka / a / sòrò / kunnyògòn / in / ma / ban CONV / le / obtenir / semaine / cette / à / finir avant que la semaine ne soit finie.
Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. ale / bè / waati / in / bèè / kè / a / da-len / bè / sange / kòrò elle / INAC / temps / ce / tout / faire / elle / poser-PART / INAC / moustiquaire / sous Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire.
Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, ni / muso / bò-ra / kònyò-so / la / a / ka / minèn-siri / bè / kè quand / femme / sortir-AC / noce-maison / à / il / CONN / outil-lier / INAC / faire Quand la femme (mariée) sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau
a bè yèlèma a cè bara. a / bè / yèlèma / a / cè / bara elle / INAC / déménager / son / mari / chez et elle déménage chez son mari.
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; ORD = suffixe d’ordinal ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
Bonne lecture !
Herbert
Tarif des taxis à Casablanca (escale de croisière) English translation pending
BONJOUR
Pour ceux qui ont fait escale à Casablanca
J'aimerai connaitre le prix des taxis pour 4 personnes -2 adultes 2 enfants- après négociation..
1// De la sortie du bateau à la grande Mosquée aller et retour.. Le taxi attend il pour le retour? ou idem de la sortie du Port.
2// Taxi pour 5H environ pour visite de la Mosquée et tour des lieux touristiques essentiels de la ville.
Prix du taxi ou prix par personne ???
MERCI D'AVANCE DE VOTRE AIDE
Cordialement
Pour ceux qui ont fait escale à Casablanca
J'aimerai connaitre le prix des taxis pour 4 personnes -2 adultes 2 enfants- après négociation..
1// De la sortie du bateau à la grande Mosquée aller et retour.. Le taxi attend il pour le retour? ou idem de la sortie du Port.
2// Taxi pour 5H environ pour visite de la Mosquée et tour des lieux touristiques essentiels de la ville.
Prix du taxi ou prix par personne ???
MERCI D'AVANCE DE VOTRE AIDE
Cordialement
Which Cyclades islands should we choose?
We’re a Canadian couple, both 77, and we’re already planning our vacation for fall 2027.
Timeframe: mid-September to mid-October... dates are flexible, and we might stay even longer.
Initially, I had planned this itinerary:
Athens (3), Naxos (4), Paros (4), Santorini (4), then a flight to Istanbul (7–10 days!!). This would let us maximize our flights and experience another culture.
That’s a lot of ferries, though... I’ve already cut out Milos.
Our second option would be to stay 2 x 15 days on two different islands, but I’d still keep Istanbul as our next destination... or maybe 30 days on one island that offers the chance to take day trips to other islands where the ferry ride is no more than 2 to 2.5 hours. For example, Naxos to Paros only takes 30 minutes. We could return the same evening or stay overnight.
Naxos seems like the best option!!!
For Istanbul, of course we want to do a day cruise on the Bosphorus and see Hagia Sophia. If we stay 6–7 days, what would be the other main attractions? Are there any points of interest we can reach by local bus?
Our second option would be to stay 2 x 15 days on two different islands, but I’d still keep Istanbul as our next destination... or maybe 30 days on one island that offers the chance to take day trips to other islands where the ferry ride is no more than 2 to 2.5 hours. For example, Naxos to Paros only takes 30 minutes. We could return the same evening or stay overnight.
Naxos seems like the best option!!!
For Istanbul, of course we want to do a day cruise on the Bosphorus and see Hagia Sophia. If we stay 6–7 days, what would be the other main attractions? Are there any points of interest we can reach by local bus?
Jeu des photos (2e épisode) English translation pending
Bon, on en était à une souche "dans le désert" ...
Le désert de Tabernas, où ont été tournés les westerns spaghetti ?
😛
Le désert de Tabernas, où ont été tournés les westerns spaghetti ?
😛
Visite d'une journée à Casablanca English translation pending
bonjour
je passe une nuit a casa que pourai je voir en une journée
merci
Singapour 6 jours en famille, mes petites notes English translation pending
Nos questions sans réponse au moment du voyage (6 jours fin juillet 2018) :
- degré de pénibilité à marcher sous 35° humides avec un enfant de 8 ans même si nous supportons relativement bien la chaleur et que nous marchons sans problème
- mode de paiement le plus avantageux au regard du coût des trajets MRT/bus (info trouvée sur le net avant départ : 0.77cts à 2$S suivant le nombre d’escales)
Nous ne connaissions rien à l’Asie, Singapore étant notre premier contact avec ce continent. En repartant de cette ville nous n’en savons pas énormément plus bien entendu, 6 jours c’est court, mais un mot aura résonné en nous tout au long de notre séjour : diversité (des couleurs, de la nourriture, des cultures, des modes de vie). Ce séjour a été une agréable découverte avec ses points positifs (dépaysement, propreté, sécurité...) et négatifs (règlementations/interdictions omniprésentes, contrôle de l’opinion...).
Premier jour, premier food court. Un ami nous récupère sympathiquement à l’aéroport pour nous conduire à notre hôtel, Destination Beach Singapore (1.000$S la chambre triple pour 4 nuitées, pdj inclus, piscine sur le toit). Nous avions fait la resa via Booking qui nous a envoyé quelques jours avant notre arrivée un code pour des réductions sur une soixantaine d’activités à Singapore, nous ne l’avons pas utilisé. L’hotel est situé à 5min à pieds du MRT Nicoll ou 10min à pieds du MRT Lavender, dans un environnement à consonance thaïlandaise. La chambre est fonctionnelle mais petite si vous restez comme nous plusieurs jours avec de nombreux bagages. Deux bémols concernant cet hôtel : la salle du petit dej (bien remplie dés 8h/8h30, étant des lèves très tôt nous n’avons néanmoins pas eu de souci) et les ascenseurs (délais d’attente). La piscine est agréable et de taille raisonnable, il n’y a pas de peignoir en chambre mais des serviettes sont prêtées à la piscine. Nous expédions le check in afin de prendre le temps de profiter de la piscine sur le toit (ouverte 7h/22h) avant de dîner au food court juste en face (Golden Lile Food Centre, 7h/minuit) bien que l’hôtel propose un restaurant et un bar avec tapas mais nous voulions faire les choses au plus simple. Un petit tour à pieds dans le quartier nous amène depuis la mosquée Malabar au Mustafa Centre, nous ne résistons pas longtemps à la curiosité d’un tour à 22h. Surprise, tout est ouvert, du rayon des déodorants à celui des bijoux en or ! Néanmoins nous ne succomberons pas et ne ferons pas d’achats futiles et inutiles, les prix nous semblant peu intéressants (sauf peut être l’or mais n’y connaissant rien nous ne pouvons dire) tout comme le lieu qui reste un centre commercial. Nous allons ensuite nous rafraîchir dans les rues autour de la Sultan Mosquée en sirotant des jus frais.
Deuxième jour, samedi 8h30, après un bon pdj buffet à l’hôtel nous rejoignons à pieds le Kwan Im Thong Hood Cho temple sans oublier de traîner dans les boutiques d’offrandes sur le chemin. Dans l’une d’elle un moine est même présent ce jour là pour vous bénir à partir de $10 d’achat ! Juste à côté se trouve le Sri Krishnan Temple, nous passons du temps dans ce temple à l’entrée gratuite avec possibilité de faire des photos. Nous observons en silence la cérémonie en cours. Pour les incultes que nous sommes une plaquette gentiment remise par une dame explique tout, c’est très intéressant, beau et vivant. Un coup de MRT nous voilà dans Chinatown. Nous commençons par le Wet Market pour ses étals d’espèces vivantes et insolites au rez de chaussée qui valent le coup d'oeil. Puis nous découvrons le Budha Tooth Relic (7h/17h30) situé juste en face. Là encore nous passons du temps entre les différentes salles, le musée et le jardin sur le toit qui nous a enchanté. Nous sommes en plein 50cts Festival, cette année les plats traditionnels des années 30 sont à l’honneur. Nous ne nous faisons pas prier pour les tester dans Chinatown Street Food (mais il y a beaucoup d'autres lieux pour manger au niveau de Chinatown Plazza par ex). Au bout de Pagoda St nous découvrons le Sri Mariamman Temple (7h/12h-18h/21h) qui nous décevra un peu (beaucoup de touristes, aucune activité au moment de notre visite et moins de statues que dans le premier temple). Je ne l’ai pas précisé mais bien entendu il fait chaud et humide, un pléonasme quand cela est associé à Singapore, nos pieds ont mérité un passage chez Alleviate Fish Spa (9h/20h ; $30 pour 30min, situé dans Pagoda St juste avant l’entrée du MRT sur la droite en étage). L’exp��rience est hilarante, le propriétaire Steve extrêmement gentil et sympathique, très attentionné envers notre fille pour qui il s’agit de la première expérience. Un peu plus loin nous continuons notre découverte avec le très apaisant Thian Hock Keng (7h30/17h30, temple of Heavenly Happiness). Nous faisons sonner les cloches en faisant nos vœux avant d’aller visiter la mission taoïste voisine. Dans Pagoda St nous ferons quelques achats souvenirs. Il est 14h, donc l’heure de nous offrir une pause piscine en opérant un repli stratégique à l’hôtel en MRT. Un peu plus tard, requinqué, nous reprenons le MRT pour rejoindre le food court Makansutra (entre autres avec de très bons stands de poissons/crustacés) avant de nous installer sur l’Esplanade pour regarder la répétition du show qui aura lieu le 09/08 pour la fête nationale. Cette répétition a lieu chaque samedi avant la fête nationale pendant 4 semaines, elle a lieu d’environ 18h à 20h avec démonstration des armées (bateaux, avions et défilé militaire avec retransmission sur écran géant) puis chanteurs/danseurs et enfin un éblouissant feu d’artifice sur la baie. Le MRT nous ramène tellement rapidement dans nos pénates et nous profitons de la piscine.
Il est dimanche, comme la veille nous commençons par rejoindre à pieds un temple, cette fois il s’agit du Sakya Muni Buddha Gaya Temple dit aussi temple aux 1.000 lumières. La statue de Buddha est impressionnante. De l’autre côté de la rue nous enchaînons avec le classique Leong Seng Temple puis le Sri Vadapathira Kaliamman (intéressant et vivant). Comme la veille encore nous prenons ensuite le MRT pour rejoindre cette fois Bayfront et les Gardens by the Bay. Nous prenons nos tickets pour visiter les deux dômes (9h/20h, achat tickets $28 avec 10% de réduc en présentant nos cartes embarquements aller Singapore Airlines ; fontaines d’eau potable au niveau des toilettes). Lors de notre séjour avait lieu le Gardens Festival avec une expo d’un concours d’orchidée dans le dôme des fleurs. Ce dôme était donc rempli d’une foule assez compacte assez désagréable, nous avons ainsi préféré la visite du Cloud Forest. S’en suit l’obligatoire retour à notre hôtel pour une pause piscine. Plus tard nous repartons en ville toujours avec le MRT pour une balade dans les jardins (sculptures, Children’s Garden avec jeux d’eau 9h/21h fermé lundi). Nous n’avons pas fait la balade OCBC Skyway dans les arbres (9h/21h, adult $8, child $5). Nous avons ensuite rejoint le rooftop bar du Lighthouse, restaurant du Fullerton Hotel (17h30/23h ; tapas ; happy hour sur une sélection de bière et cocktails 17h30/20h30, smart casual, enfants ok) et regarderons le show sur la baie (dimanche-jeudi 19h45 et 20h45, vendredi/samedi 20h/21h et 22h ; show sur l’eau au niveau de Event Plaza située devant le casino, s’installer pour faire face en face du MBS ou au pied ou au Skypark du MBS, durée 15min). Nous terminons la soirée au Telok Ayer Market pour manger au Lau Pa Sat Festival malgré sa réputation d’être un peu cher pour ce que c’est (18 Raffles Quay Telok ; rue barrée dès 19h en semaine ou 15h en week-end). Effectivement les brochettes sont plus chères qu’ailleurs mais le lieu est sympa, le choix vaste et la facture somme toute raisonnable ($25 à trois sans les boissons). Histoire de continuer le bain de touristes nous rejoignons Bugis St Market (11h/22h ; 3 New Bugis St ; halle couverte climée de 3 étages à la sortie MRT Bugis ; achats souvenirs, nourriture etc.) qui pour nous s’avérera être LE lieu des achats souvenirs ou autres, le choix étant aussi vaste que les prix petits.
Quatrième jour, nous faisons notre checkout, laissons nos bagages à la conciergerie et filons attraper un métro direction l'arrêt "Kent Ridge" point de départ des Southern Ridges (2 fontaines d’eau potable sur le chemin) une balade de 9km dans les arbres. Jusqu’à Faber Peak en ce lundi matin nous sommes tranquilles et croisons peu de monde, par contre nous sommes accompagnés par les chants des oiseaux et même deux singes viendront nous regarder avec curiosité. A Faber Peak nous prenons le temps de jeter un œil au mini Merlion ainsi qu’à la Bell of Hapiness et faisons une pause au resto. Nous avions prévu initialement d’emprunter le cable car (8h45/21h30, Mt Faber Line, durée 30min, forfait 2 lignes $95 ou ligne seule $88 pour trois) afin de rejoindre l’île de Sentosa mais le ciel est couvert gâchant l’intérêt de ce mode de transport. Nous préférons donc emprunter la passerelle couverte et gratuite (env 15min de marche pour rejoindre l’entrée de Sentosa). Une fois sur Sentosa la navette « Tram » est gratuite tout comme le Sentosa Express. Nous allons nous promener à Fort Siloso puis Siloso Beach où l’un d’entre nous rejoins les deux autres en Mega Zip (Adventure Park, 11h/19h, $50). Un petit resto de plage (le Coastes) sera notre point de chute avant de rejoindre le Southern Point et Palawan Beach. Le Sentosa Express (7h/minuit, retour gratuit pas besoin de ticket mais si vous le prenez à l’aller cela coûte $4pp) nous ramène au MRT puis à notre nouvel hôtel (nos bagages ayant été transféré dans la journée) où nous séjournerons jusqu’à notre départ, le Marina Bay Sands (Chambre Premium vue Jardin et option B&B pour deux et ajout des petits déjeuners pour notre enfant = 2.000$S au total). Notre check in est extrêmement rapide car 1/ nous l’avions préparé en ligne et 2/ à notre arrivée il y a tellement de monde en attente qu’un membre du personnel décide de nous faire passer par le VIP counter. Nous montons dans notre chambre (21eme étage, donnant sur les Gardens, douche et baignoire, très très vaste et avec balcon) où les bagages nous rejoignent quelques minutes plus tard. Le temps d’enfiler nos peignoirs et nous allons à la piscine (6h/23h). Il est 15h30 et le lieu est bondé. Ce n’est pas des plus agréable. Nous arrivons toutefois à trouver 3 transats libres et un espace pour les obligatoires photos. La piscine réservée aux adultes est bondée aussi mais forcément plus calme. Le jacuzzi est très appréciable même si il fait chaud. Côté pratique : au moment du check in une carte magnétique par personne est remise, cette carte sert à activer les ascenseurs, une fois au niveau 57 l’accès à la piscine se fait en badgeant chacun à notre tour pour passer un tourniquet sous l’œil attentif d’un membre du personnel.
Cinquième jour, nous profitons de la piscine (plus que calme entre 6h/8h30) et du petit déjeuner au Spago (7h/10h30, situé à côté de la piscine, buffet exceptionnel) avant de repartir sillonner la ville. Aujourd’hui nous retournons dans notre « ancien » quartier pour voir en journée et en détails la Masjid Malabar Mosque puis la Sultan Mosque. Une pause au Selfie Coffee (11 Haji Lane) pour le fun et une plus longue pour le plaisir au Lobby Atlas (dans le Parkview Square, 10h/13h fermé dimanche et le samedi 15h/2h ; 600 North Bridge Rd ; après 17h casual chic sans short/tongs). Cet endroit est un vrai coup de cœur. Nous trouvons le site tellement splendide que nous profitons du cadre feutré pour déjeuner. Nous poussons jusqu’au Raffles malheureusement encore en travaux jusqu’à fin 2018, jetons un œil au pop up bar du Raffles. Ce bar éphémère situé dans la boutique du Raffles (11h/20h) installé le temps des travaux n’a, à notre sens, absolument aucun intérêt. Nous rejoignons le Sri Veeramakaliamman Temple (pieds nus, entrée sur donation) et pousserons par curiosité la porte du Tekka Centre. Il est 14h, la pause piscine s’impose donc retour au MBS pour en profiter, il y a moins de monde. En début de soirée nous retrouvons nos amis au Lavo (seul bar du MBS où les enfants sont autorisés jusqu’à 21h) puis continuons au rooftop du SuperTree by Indochine (casual, efts ok, 10h30/17h, 17h/1h accès bar $20 pp). Nous dînons au food court Satay By the Bay, un peu enfumé mais les tables sur l’arrière sont agréables. La nourriture est bonne et bon marché. Bien entendu nous aurons admiré l'illumination des Super Trees. Il fait toujours aussi bon, un dernier passage à la piscine pour aujourd'hui s'impose.
Voici notre dernier jour. Nous bouclons nos bagages et profitons de la piscine avant d’aller faire notre check out et laisser nos affaires sous la surveillance du MBS. Nous prenons ensuite le ferry afin de passer la matinée sur Lazarus Island. Là bas il n’y a rien si ce n’est des chats et la plage. On se pause, on papote avec nos copains. C’est agréable d’être un peu seuls après 5 jours dans la foule de cette ville (même si pour être honnête les rues sont surtout bondées le week-end). De retour en ville nous repartons vers Chinatown donner un livre à Steve de Alleviate Fish Spa comme promis puis nous allons manger au Ya Kun Kaya Toast de Far East Square dans Chinatown où nous nous régalons de l'ambiance résolument typique et d'un traditionnel Kaya Toast set. Nous allons découvrir le Yueh Hai Ching Temple (qui d’après nous mérite le détour pour la beauté de ses gravures et statues, accès gratuit) puis retournons au MBS. Avant de récupérer nos bagages nous profitons de la possibilité de prendre une douche (carte d’accès pour les sanitaires de la salle de sport remise au moment du check out). Nous prendrons un taxi pour rejoindre l’aéroport : durée 15min, coût 15$S (cash ou CB).
Mes remarques personnelles : difficile de trouver un bar (autre que ceux de rue) qui, après 18-20h, accepte les enfants et/ou un dress code autre que smart casual donc prévoir une tenue correcte et de vérifier la question de la présence de mineurs. Un jus/thé frais coûte dans la rue entre $1.80/2.80.Au food court, ne pas oublier vos mouchoirs (pour garder votre place assise et vous servir de serviette). Un parapluie pour se protéger du soleil et/ou de la pluie n’est pas du superflue. Concernant la météo, lors de notre séjour en moyenne un 30° soit 35° ressenti avec humidité à 80%, nous nous sommes équipés (eau, parapluie, éventail, gourde) et en alternant lieu extérieur/lieu climé tout s’est bien passé. Nous n'avons eu deux épisodes de court orages qui ne nous ont pas empêché de continuer notre découverte. A noter qu’un spray anti moustiques peut être pertinent pour la balade des Southern Ridges (ne pas oublier de prendre de l'eau)
Le duel Tourist Pass ($10 de bon remboursable si vous rendez la carte à temps puis coût $10 pour 1 jour, $16 pour 2 jours et $20 pour 3 jours) vs Ez-link (coût $12 dont $5 non remboursables et $7 de trajet) nous aura beaucoup questionné avant notre départ. Sans prétendre apporter LA réponse et sans avoir lésiné sur l’utilisation du MRT (vive la clim et le repos des pieds), utiliser des cartes EZ-Link (prêtées par notre ami) nous est revenu au total à $10 par personne pour les 5 jours d’utilisation.
Notre trajet le plus cher a été pour rejoindre Sentosa : $1.23 pour faire 24 stations. Pour notre dernière journée à Singapour nous avions rendu ses cartes à notre ami et avons utilisé un Single Ticket : achat (CB ou cash) en machine, le ticket coûte 10cts (qui sont rendus au bout du 3eme trajet) il doit être conservé car il peut servir pour 10 trajets (à chaque nouveau trajet déposer le ticket dans la machine et recharger, par exemple le trajet Bayfront/Chinatown coûte $1.40 avec le single ticket).
Au détour des rues, des marchés et des food court : - repas au food court pour trois en moyenne $11-15 (hors boissons) - se désaltérer d’un bon jus frais dans la rue $1.80 à $3 - boire une bière (demie) $5 - quelques achats souvenirs dans Chinatown et Bugis Street (kimono $10, tote bag $5 les 2, pashmina les 3 pour $10, tampon avec l’effigie du signe astrologique et prénom gravé $25, robe chinoise enfant $10, des bonbons et du thé au Durian $10, mini statue de Buddha en jade (peut être...) $20, baguettes $4 le lot de de 4 jeux de baguettes, un magnet $2) - goûter au durian ($10 la barquette mais nous avons opté comme nous le conseillait le proprio du fish spa pour un durian encore moins cher car plus il est cher plus il est fort hors nos palais français ne seraient pas en capacité de gérer la découverte d’après lui, après avoir testé le moins fort perso je confirme).
Quelques tarifs de trajet en MRT tarif avec la EZ-link card : -Nicoll Highway à Harbourfront (24 stations) = $1.23 - Bendemeer à Bayfront = 1.07 - Dowtown à Bugis = 0.77 - Raffles à Lavender = 0.77 - Nicoll Highway à Farrer = 0.87
Nous ne connaissions rien à l’Asie, Singapore étant notre premier contact avec ce continent. En repartant de cette ville nous n’en savons pas énormément plus bien entendu, 6 jours c’est court, mais un mot aura résonné en nous tout au long de notre séjour : diversité (des couleurs, de la nourriture, des cultures, des modes de vie). Ce séjour a été une agréable découverte avec ses points positifs (dépaysement, propreté, sécurité...) et négatifs (règlementations/interdictions omniprésentes, contrôle de l’opinion...).
Premier jour, premier food court. Un ami nous récupère sympathiquement à l’aéroport pour nous conduire à notre hôtel, Destination Beach Singapore (1.000$S la chambre triple pour 4 nuitées, pdj inclus, piscine sur le toit). Nous avions fait la resa via Booking qui nous a envoyé quelques jours avant notre arrivée un code pour des réductions sur une soixantaine d’activités à Singapore, nous ne l’avons pas utilisé. L’hotel est situé à 5min à pieds du MRT Nicoll ou 10min à pieds du MRT Lavender, dans un environnement à consonance thaïlandaise. La chambre est fonctionnelle mais petite si vous restez comme nous plusieurs jours avec de nombreux bagages. Deux bémols concernant cet hôtel : la salle du petit dej (bien remplie dés 8h/8h30, étant des lèves très tôt nous n’avons néanmoins pas eu de souci) et les ascenseurs (délais d’attente). La piscine est agréable et de taille raisonnable, il n’y a pas de peignoir en chambre mais des serviettes sont prêtées à la piscine. Nous expédions le check in afin de prendre le temps de profiter de la piscine sur le toit (ouverte 7h/22h) avant de dîner au food court juste en face (Golden Lile Food Centre, 7h/minuit) bien que l’hôtel propose un restaurant et un bar avec tapas mais nous voulions faire les choses au plus simple. Un petit tour à pieds dans le quartier nous amène depuis la mosquée Malabar au Mustafa Centre, nous ne résistons pas longtemps à la curiosité d’un tour à 22h. Surprise, tout est ouvert, du rayon des déodorants à celui des bijoux en or ! Néanmoins nous ne succomberons pas et ne ferons pas d’achats futiles et inutiles, les prix nous semblant peu intéressants (sauf peut être l’or mais n’y connaissant rien nous ne pouvons dire) tout comme le lieu qui reste un centre commercial. Nous allons ensuite nous rafraîchir dans les rues autour de la Sultan Mosquée en sirotant des jus frais.
Deuxième jour, samedi 8h30, après un bon pdj buffet à l’hôtel nous rejoignons à pieds le Kwan Im Thong Hood Cho temple sans oublier de traîner dans les boutiques d’offrandes sur le chemin. Dans l’une d’elle un moine est même présent ce jour là pour vous bénir à partir de $10 d’achat ! Juste à côté se trouve le Sri Krishnan Temple, nous passons du temps dans ce temple à l’entrée gratuite avec possibilité de faire des photos. Nous observons en silence la cérémonie en cours. Pour les incultes que nous sommes une plaquette gentiment remise par une dame explique tout, c’est très intéressant, beau et vivant. Un coup de MRT nous voilà dans Chinatown. Nous commençons par le Wet Market pour ses étals d’espèces vivantes et insolites au rez de chaussée qui valent le coup d'oeil. Puis nous découvrons le Budha Tooth Relic (7h/17h30) situé juste en face. Là encore nous passons du temps entre les différentes salles, le musée et le jardin sur le toit qui nous a enchanté. Nous sommes en plein 50cts Festival, cette année les plats traditionnels des années 30 sont à l’honneur. Nous ne nous faisons pas prier pour les tester dans Chinatown Street Food (mais il y a beaucoup d'autres lieux pour manger au niveau de Chinatown Plazza par ex). Au bout de Pagoda St nous découvrons le Sri Mariamman Temple (7h/12h-18h/21h) qui nous décevra un peu (beaucoup de touristes, aucune activité au moment de notre visite et moins de statues que dans le premier temple). Je ne l’ai pas précisé mais bien entendu il fait chaud et humide, un pléonasme quand cela est associé à Singapore, nos pieds ont mérité un passage chez Alleviate Fish Spa (9h/20h ; $30 pour 30min, situé dans Pagoda St juste avant l’entrée du MRT sur la droite en étage). L’exp��rience est hilarante, le propriétaire Steve extrêmement gentil et sympathique, très attentionné envers notre fille pour qui il s’agit de la première expérience. Un peu plus loin nous continuons notre découverte avec le très apaisant Thian Hock Keng (7h30/17h30, temple of Heavenly Happiness). Nous faisons sonner les cloches en faisant nos vœux avant d’aller visiter la mission taoïste voisine. Dans Pagoda St nous ferons quelques achats souvenirs. Il est 14h, donc l’heure de nous offrir une pause piscine en opérant un repli stratégique à l’hôtel en MRT. Un peu plus tard, requinqué, nous reprenons le MRT pour rejoindre le food court Makansutra (entre autres avec de très bons stands de poissons/crustacés) avant de nous installer sur l’Esplanade pour regarder la répétition du show qui aura lieu le 09/08 pour la fête nationale. Cette répétition a lieu chaque samedi avant la fête nationale pendant 4 semaines, elle a lieu d’environ 18h à 20h avec démonstration des armées (bateaux, avions et défilé militaire avec retransmission sur écran géant) puis chanteurs/danseurs et enfin un éblouissant feu d’artifice sur la baie. Le MRT nous ramène tellement rapidement dans nos pénates et nous profitons de la piscine.
Il est dimanche, comme la veille nous commençons par rejoindre à pieds un temple, cette fois il s’agit du Sakya Muni Buddha Gaya Temple dit aussi temple aux 1.000 lumières. La statue de Buddha est impressionnante. De l’autre côté de la rue nous enchaînons avec le classique Leong Seng Temple puis le Sri Vadapathira Kaliamman (intéressant et vivant). Comme la veille encore nous prenons ensuite le MRT pour rejoindre cette fois Bayfront et les Gardens by the Bay. Nous prenons nos tickets pour visiter les deux dômes (9h/20h, achat tickets $28 avec 10% de réduc en présentant nos cartes embarquements aller Singapore Airlines ; fontaines d’eau potable au niveau des toilettes). Lors de notre séjour avait lieu le Gardens Festival avec une expo d’un concours d’orchidée dans le dôme des fleurs. Ce dôme était donc rempli d’une foule assez compacte assez désagréable, nous avons ainsi préféré la visite du Cloud Forest. S’en suit l’obligatoire retour à notre hôtel pour une pause piscine. Plus tard nous repartons en ville toujours avec le MRT pour une balade dans les jardins (sculptures, Children’s Garden avec jeux d’eau 9h/21h fermé lundi). Nous n’avons pas fait la balade OCBC Skyway dans les arbres (9h/21h, adult $8, child $5). Nous avons ensuite rejoint le rooftop bar du Lighthouse, restaurant du Fullerton Hotel (17h30/23h ; tapas ; happy hour sur une sélection de bière et cocktails 17h30/20h30, smart casual, enfants ok) et regarderons le show sur la baie (dimanche-jeudi 19h45 et 20h45, vendredi/samedi 20h/21h et 22h ; show sur l’eau au niveau de Event Plaza située devant le casino, s’installer pour faire face en face du MBS ou au pied ou au Skypark du MBS, durée 15min). Nous terminons la soirée au Telok Ayer Market pour manger au Lau Pa Sat Festival malgré sa réputation d’être un peu cher pour ce que c’est (18 Raffles Quay Telok ; rue barrée dès 19h en semaine ou 15h en week-end). Effectivement les brochettes sont plus chères qu’ailleurs mais le lieu est sympa, le choix vaste et la facture somme toute raisonnable ($25 à trois sans les boissons). Histoire de continuer le bain de touristes nous rejoignons Bugis St Market (11h/22h ; 3 New Bugis St ; halle couverte climée de 3 étages à la sortie MRT Bugis ; achats souvenirs, nourriture etc.) qui pour nous s’avérera être LE lieu des achats souvenirs ou autres, le choix étant aussi vaste que les prix petits.
Quatrième jour, nous faisons notre checkout, laissons nos bagages à la conciergerie et filons attraper un métro direction l'arrêt "Kent Ridge" point de départ des Southern Ridges (2 fontaines d’eau potable sur le chemin) une balade de 9km dans les arbres. Jusqu’à Faber Peak en ce lundi matin nous sommes tranquilles et croisons peu de monde, par contre nous sommes accompagnés par les chants des oiseaux et même deux singes viendront nous regarder avec curiosité. A Faber Peak nous prenons le temps de jeter un œil au mini Merlion ainsi qu’à la Bell of Hapiness et faisons une pause au resto. Nous avions prévu initialement d’emprunter le cable car (8h45/21h30, Mt Faber Line, durée 30min, forfait 2 lignes $95 ou ligne seule $88 pour trois) afin de rejoindre l’île de Sentosa mais le ciel est couvert gâchant l’intérêt de ce mode de transport. Nous préférons donc emprunter la passerelle couverte et gratuite (env 15min de marche pour rejoindre l’entrée de Sentosa). Une fois sur Sentosa la navette « Tram » est gratuite tout comme le Sentosa Express. Nous allons nous promener à Fort Siloso puis Siloso Beach où l’un d’entre nous rejoins les deux autres en Mega Zip (Adventure Park, 11h/19h, $50). Un petit resto de plage (le Coastes) sera notre point de chute avant de rejoindre le Southern Point et Palawan Beach. Le Sentosa Express (7h/minuit, retour gratuit pas besoin de ticket mais si vous le prenez à l’aller cela coûte $4pp) nous ramène au MRT puis à notre nouvel hôtel (nos bagages ayant été transféré dans la journée) où nous séjournerons jusqu’à notre départ, le Marina Bay Sands (Chambre Premium vue Jardin et option B&B pour deux et ajout des petits déjeuners pour notre enfant = 2.000$S au total). Notre check in est extrêmement rapide car 1/ nous l’avions préparé en ligne et 2/ à notre arrivée il y a tellement de monde en attente qu’un membre du personnel décide de nous faire passer par le VIP counter. Nous montons dans notre chambre (21eme étage, donnant sur les Gardens, douche et baignoire, très très vaste et avec balcon) où les bagages nous rejoignent quelques minutes plus tard. Le temps d’enfiler nos peignoirs et nous allons à la piscine (6h/23h). Il est 15h30 et le lieu est bondé. Ce n’est pas des plus agréable. Nous arrivons toutefois à trouver 3 transats libres et un espace pour les obligatoires photos. La piscine réservée aux adultes est bondée aussi mais forcément plus calme. Le jacuzzi est très appréciable même si il fait chaud. Côté pratique : au moment du check in une carte magnétique par personne est remise, cette carte sert à activer les ascenseurs, une fois au niveau 57 l’accès à la piscine se fait en badgeant chacun à notre tour pour passer un tourniquet sous l’œil attentif d’un membre du personnel.
Cinquième jour, nous profitons de la piscine (plus que calme entre 6h/8h30) et du petit déjeuner au Spago (7h/10h30, situé à côté de la piscine, buffet exceptionnel) avant de repartir sillonner la ville. Aujourd’hui nous retournons dans notre « ancien » quartier pour voir en journée et en détails la Masjid Malabar Mosque puis la Sultan Mosque. Une pause au Selfie Coffee (11 Haji Lane) pour le fun et une plus longue pour le plaisir au Lobby Atlas (dans le Parkview Square, 10h/13h fermé dimanche et le samedi 15h/2h ; 600 North Bridge Rd ; après 17h casual chic sans short/tongs). Cet endroit est un vrai coup de cœur. Nous trouvons le site tellement splendide que nous profitons du cadre feutré pour déjeuner. Nous poussons jusqu’au Raffles malheureusement encore en travaux jusqu’à fin 2018, jetons un œil au pop up bar du Raffles. Ce bar éphémère situé dans la boutique du Raffles (11h/20h) installé le temps des travaux n’a, à notre sens, absolument aucun intérêt. Nous rejoignons le Sri Veeramakaliamman Temple (pieds nus, entrée sur donation) et pousserons par curiosité la porte du Tekka Centre. Il est 14h, la pause piscine s’impose donc retour au MBS pour en profiter, il y a moins de monde. En début de soirée nous retrouvons nos amis au Lavo (seul bar du MBS où les enfants sont autorisés jusqu’à 21h) puis continuons au rooftop du SuperTree by Indochine (casual, efts ok, 10h30/17h, 17h/1h accès bar $20 pp). Nous dînons au food court Satay By the Bay, un peu enfumé mais les tables sur l’arrière sont agréables. La nourriture est bonne et bon marché. Bien entendu nous aurons admiré l'illumination des Super Trees. Il fait toujours aussi bon, un dernier passage à la piscine pour aujourd'hui s'impose.
Voici notre dernier jour. Nous bouclons nos bagages et profitons de la piscine avant d’aller faire notre check out et laisser nos affaires sous la surveillance du MBS. Nous prenons ensuite le ferry afin de passer la matinée sur Lazarus Island. Là bas il n’y a rien si ce n’est des chats et la plage. On se pause, on papote avec nos copains. C’est agréable d’être un peu seuls après 5 jours dans la foule de cette ville (même si pour être honnête les rues sont surtout bondées le week-end). De retour en ville nous repartons vers Chinatown donner un livre à Steve de Alleviate Fish Spa comme promis puis nous allons manger au Ya Kun Kaya Toast de Far East Square dans Chinatown où nous nous régalons de l'ambiance résolument typique et d'un traditionnel Kaya Toast set. Nous allons découvrir le Yueh Hai Ching Temple (qui d’après nous mérite le détour pour la beauté de ses gravures et statues, accès gratuit) puis retournons au MBS. Avant de récupérer nos bagages nous profitons de la possibilité de prendre une douche (carte d’accès pour les sanitaires de la salle de sport remise au moment du check out). Nous prendrons un taxi pour rejoindre l’aéroport : durée 15min, coût 15$S (cash ou CB).
Mes remarques personnelles : difficile de trouver un bar (autre que ceux de rue) qui, après 18-20h, accepte les enfants et/ou un dress code autre que smart casual donc prévoir une tenue correcte et de vérifier la question de la présence de mineurs. Un jus/thé frais coûte dans la rue entre $1.80/2.80.Au food court, ne pas oublier vos mouchoirs (pour garder votre place assise et vous servir de serviette). Un parapluie pour se protéger du soleil et/ou de la pluie n’est pas du superflue. Concernant la météo, lors de notre séjour en moyenne un 30° soit 35° ressenti avec humidité à 80%, nous nous sommes équipés (eau, parapluie, éventail, gourde) et en alternant lieu extérieur/lieu climé tout s’est bien passé. Nous n'avons eu deux épisodes de court orages qui ne nous ont pas empêché de continuer notre découverte. A noter qu’un spray anti moustiques peut être pertinent pour la balade des Southern Ridges (ne pas oublier de prendre de l'eau)
Le duel Tourist Pass ($10 de bon remboursable si vous rendez la carte à temps puis coût $10 pour 1 jour, $16 pour 2 jours et $20 pour 3 jours) vs Ez-link (coût $12 dont $5 non remboursables et $7 de trajet) nous aura beaucoup questionné avant notre départ. Sans prétendre apporter LA réponse et sans avoir lésiné sur l’utilisation du MRT (vive la clim et le repos des pieds), utiliser des cartes EZ-Link (prêtées par notre ami) nous est revenu au total à $10 par personne pour les 5 jours d’utilisation.
Notre trajet le plus cher a été pour rejoindre Sentosa : $1.23 pour faire 24 stations. Pour notre dernière journée à Singapour nous avions rendu ses cartes à notre ami et avons utilisé un Single Ticket : achat (CB ou cash) en machine, le ticket coûte 10cts (qui sont rendus au bout du 3eme trajet) il doit être conservé car il peut servir pour 10 trajets (à chaque nouveau trajet déposer le ticket dans la machine et recharger, par exemple le trajet Bayfront/Chinatown coûte $1.40 avec le single ticket).
Au détour des rues, des marchés et des food court : - repas au food court pour trois en moyenne $11-15 (hors boissons) - se désaltérer d’un bon jus frais dans la rue $1.80 à $3 - boire une bière (demie) $5 - quelques achats souvenirs dans Chinatown et Bugis Street (kimono $10, tote bag $5 les 2, pashmina les 3 pour $10, tampon avec l’effigie du signe astrologique et prénom gravé $25, robe chinoise enfant $10, des bonbons et du thé au Durian $10, mini statue de Buddha en jade (peut être...) $20, baguettes $4 le lot de de 4 jeux de baguettes, un magnet $2) - goûter au durian ($10 la barquette mais nous avons opté comme nous le conseillait le proprio du fish spa pour un durian encore moins cher car plus il est cher plus il est fort hors nos palais français ne seraient pas en capacité de gérer la découverte d’après lui, après avoir testé le moins fort perso je confirme).
Quelques tarifs de trajet en MRT tarif avec la EZ-link card : -Nicoll Highway à Harbourfront (24 stations) = $1.23 - Bendemeer à Bayfront = 1.07 - Dowtown à Bugis = 0.77 - Raffles à Lavender = 0.77 - Nicoll Highway à Farrer = 0.87
Bons plans pour une quinzaine de jours à Marrakech dès fin décembre? English translation pending
Hello à tous . Nous désirons partir du 25 ou 26 décembre à Marakech pour une durée de 15 jours + ou -.
Afin que je puisse bien préparer notre séjour, j'aimerais savoir quel température il fait au moi de décembre, j'aimerais aussi savoir le pris d'une chambre d'un coca d'un repas ......
De plus, nous aimerions partir dans le désert à dos de chameau et dormir 1 ou3 nuits dans le désert.
Nous désirons partir dans les montagnes, visitez au mieux la pays, nous ne voulons pas rester tous ce temps à Marakech
je vous remercie d'avance pour vos précieus conseils et merci d'avoir pris du temps pour moi . meilleures salutations à vous tous...😛😛😛😉😉😉😉😄😄😄😄😄🙂🙂🙂🙂🙂
je vous remercie d'avance pour vos précieus conseils et merci d'avoir pris du temps pour moi . meilleures salutations à vous tous...😛😛😛😉😉😉😉😄😄😄😄😄🙂🙂🙂🙂🙂
Visite de Casablanca et circuit à partir de Marrakech avec enfants English translation pending
Bonjour,
Fin avril, nous partons avec nos 3 enfants de 5, 8 et 10 ans au Maroc.🙂 Nous allons d'abord rester une semaine chez ma soeur à Casablanca. Nous souhaitons savoir ce qu'il y a à visiter à Casa et aux alentours, les balades à faire.. Puis nous allons aller à Marrakech, d'où nous souhaitons faire un circuit de 4-5 jours. Quel circuit nous conseillez-vous? Nous souhaitons aller à la rencontre de la population, découvrire la culture locale, les paysages...Merci de nous indiquer des adresses où l'on pourra dormir.
Nous partons pendant les vacances scolaires, pensez-vous qu'il nous faut réserver?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Fin avril, nous partons avec nos 3 enfants de 5, 8 et 10 ans au Maroc.🙂 Nous allons d'abord rester une semaine chez ma soeur à Casablanca. Nous souhaitons savoir ce qu'il y a à visiter à Casa et aux alentours, les balades à faire.. Puis nous allons aller à Marrakech, d'où nous souhaitons faire un circuit de 4-5 jours. Quel circuit nous conseillez-vous? Nous souhaitons aller à la rencontre de la population, découvrire la culture locale, les paysages...Merci de nous indiquer des adresses où l'on pourra dormir.
Nous partons pendant les vacances scolaires, pensez-vous qu'il nous faut réserver?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Xian: transfert direct de l'aéroport jusqu'au site archéologique des statues? English translation pending
Bonjour,
Je me rends prochainement à xian en avion mais n'y restant qu'une seule journée je voulais savoir si pour gagner du temps on pouvait se rendre de l'aéroport directement au site archéologique des statues.
Merci pour vos réponses
Merci pour vos réponses
Couple mixte blanc-noire avec enfants en Inde du Sud / Sri Lanka: racisme? English translation pending
Bonjour
J’envisage un voyage en Inde du sud ( ou Sri lanka) (itinéraire non encore défini) au mois d’aout avec ma famille. Mon interrogation vient du fait que ma femme est noire ( disons marron J , Guadeloupéenne ), mes enfants sont métisses et nous emmènerions un cousin antillais marron aussi. J’ai bien compris que cela sera au mieux « une curiosité » pour les indiens , mais je voudrais être sur de ne pas ressentir de racisme ou d’hostilité extrême. Des membres du forum ont-ils une expérience ou des conseils à ce sujet ? Est-ce qu’il peut y avoir une différence de perception selon que mon choix se porte sur l’Inde ou le Sri Lanka ?
Merci d’avance Hervé
J’envisage un voyage en Inde du sud ( ou Sri lanka) (itinéraire non encore défini) au mois d’aout avec ma famille. Mon interrogation vient du fait que ma femme est noire ( disons marron J , Guadeloupéenne ), mes enfants sont métisses et nous emmènerions un cousin antillais marron aussi. J’ai bien compris que cela sera au mieux « une curiosité » pour les indiens , mais je voudrais être sur de ne pas ressentir de racisme ou d’hostilité extrême. Des membres du forum ont-ils une expérience ou des conseils à ce sujet ? Est-ce qu’il peut y avoir une différence de perception selon que mon choix se porte sur l’Inde ou le Sri Lanka ?
Merci d’avance Hervé
MSC Fantasia, mars 2017: excursions par nous-mêmes? English translation pending
Bonjour à tous,
En croisière, le problème des excursions est souvent épineux : choisir celles de la compagnie MSC (très inégales selon les destinations), ou tenter les offres proposées à quai par les autochtones : taxis, minibus ou autres. (problème qui reste agréable à résoudre de toute façon). Ce n'est pas seulement une question de prix, le but étant d'essayer d'aller au plus près de la population et de la culture locales, dans les quelques heures que durent les escales.
Avez-vous expérimenté des guides locaux à Abu Dhabi, Dubaï, Khasab et Muscat ? L'anglais est-il répandu, et l'€ ?
Merci pour votre avis.
En croisière, le problème des excursions est souvent épineux : choisir celles de la compagnie MSC (très inégales selon les destinations), ou tenter les offres proposées à quai par les autochtones : taxis, minibus ou autres. (problème qui reste agréable à résoudre de toute façon). Ce n'est pas seulement une question de prix, le but étant d'essayer d'aller au plus près de la population et de la culture locales, dans les quelques heures que durent les escales.
Avez-vous expérimenté des guides locaux à Abu Dhabi, Dubaï, Khasab et Muscat ? L'anglais est-il répandu, et l'€ ?
Merci pour votre avis.
Voyage en Afghanistan - infos récentes English translation pending
Hello,
A ceux qui veulent des infos récentes sur l'Afghanistan : je suis en ce moment à Mazar e Sharif, je suis entré en Afghanistan par l'Ouzbekistan. J'ai eu le visa afghan à Paris en 3 jours (50 euros à payer + formulaire très simple, pas besoin de lettre d'invitation et le personnel est très aimable). Pour le reste :
C'est très spécial, on ne se sent pas menacé mais on a pas non plus envie de se retrouver au milieu d'un malentendu (un mec vous dit quelque chose, vous ne comprenez pas et vous le vexez sans le vouloir, etc...). Ces gens ne sont absolument pas habitués à la présence d'étrangers et comme leurs voisins les plus proches les prennent pour des sous-hommes il y a un certain repli sur soi, et en même temps une curiosité. Je porte une tenue locale, ce qui est déjà une forme de respect.
Hier pendant Bozkashi, je croise le regard d'un afghan tout droit sorti des Cavaliers de Kessel, il a un turban et une barbe, nos regards se croisent, il doit se demande ce que je fais là. Je le salue sobrement mais respectueusement (mettre la main sur le ventre et pencher légèrement la tête), il me répond par un franc sourire. C'est arrivé plusieurs fois, ce sont des instants authentiques, qui reposent sur la réciprocité dans le respect et une saine curiosité. 2 "where are you from" aussi.
Hier c'était Nowruz, après le bozkashi il y a eu le réveillon, des gens chantent et dansent, on lance des lanternes volantes, puis il y a le feu d'artifice :)
Ce pays est plein de vie, ça change de l'Ouzbekistan (Boukhara me donnait l'impression d'un disney land dans lequel les touristes n'étaient pas encore arrivés).
Je voyage seul mais j'ai rejoins un ami afghan ici donc c'est pas comme si j'étais vraiment tout seul.
Et inutile de dire que certaines régions sont à proscrire totalement (Helmand, Kandahar, etc...). Les endroits les plus sûrs sont Herat, Kabul, Mazar e Sharif, le Wakhan (liste non exhaustive, ça a l'air d'aller aussi dans le Panshjir).
Quelques photos prises pendant ce voyage : https://flic.kr/s/aHsk8EbDKg (la photo des enfants - 46 - a été prise à leur demande, j'ai pu la faire imprimer pour leur donner le lendemain).
Hier je suis allé à Balkh (Bactres), aujourd'hui j'étais dans le district de Samangan et demain je vais dans l'Hindu Kush.
Lire ça aussi, un post récent qui décrit un voyage en Afghanistan dans plusieurs régions :https://www.lonelyplanet.com/...perience-afghani...
A ceux qui veulent des infos récentes sur l'Afghanistan : je suis en ce moment à Mazar e Sharif, je suis entré en Afghanistan par l'Ouzbekistan. J'ai eu le visa afghan à Paris en 3 jours (50 euros à payer + formulaire très simple, pas besoin de lettre d'invitation et le personnel est très aimable). Pour le reste :
C'est très spécial, on ne se sent pas menacé mais on a pas non plus envie de se retrouver au milieu d'un malentendu (un mec vous dit quelque chose, vous ne comprenez pas et vous le vexez sans le vouloir, etc...). Ces gens ne sont absolument pas habitués à la présence d'étrangers et comme leurs voisins les plus proches les prennent pour des sous-hommes il y a un certain repli sur soi, et en même temps une curiosité. Je porte une tenue locale, ce qui est déjà une forme de respect.
Hier pendant Bozkashi, je croise le regard d'un afghan tout droit sorti des Cavaliers de Kessel, il a un turban et une barbe, nos regards se croisent, il doit se demande ce que je fais là. Je le salue sobrement mais respectueusement (mettre la main sur le ventre et pencher légèrement la tête), il me répond par un franc sourire. C'est arrivé plusieurs fois, ce sont des instants authentiques, qui reposent sur la réciprocité dans le respect et une saine curiosité. 2 "where are you from" aussi.
Hier c'était Nowruz, après le bozkashi il y a eu le réveillon, des gens chantent et dansent, on lance des lanternes volantes, puis il y a le feu d'artifice :)
Ce pays est plein de vie, ça change de l'Ouzbekistan (Boukhara me donnait l'impression d'un disney land dans lequel les touristes n'étaient pas encore arrivés).
Je voyage seul mais j'ai rejoins un ami afghan ici donc c'est pas comme si j'étais vraiment tout seul.
Et inutile de dire que certaines régions sont à proscrire totalement (Helmand, Kandahar, etc...). Les endroits les plus sûrs sont Herat, Kabul, Mazar e Sharif, le Wakhan (liste non exhaustive, ça a l'air d'aller aussi dans le Panshjir).
Quelques photos prises pendant ce voyage : https://flic.kr/s/aHsk8EbDKg (la photo des enfants - 46 - a été prise à leur demande, j'ai pu la faire imprimer pour leur donner le lendemain).
Hier je suis allé à Balkh (Bactres), aujourd'hui j'étais dans le district de Samangan et demain je vais dans l'Hindu Kush.
Lire ça aussi, un post récent qui décrit un voyage en Afghanistan dans plusieurs régions :https://www.lonelyplanet.com/...perience-afghani...
Bus à Casablanca English translation pending
Bonjour,
Y a-t-il quelqu'un qui peut me dire quel bus prendre à Casablanca pour aller du port à la mosquée Hassan 11 ?
Sinon, combien de temps cela peut-il prendre à pied pour me rendre à la mosquée ?
Est-ce qu'à la mosquée on accepte des Euro ?
Merci
Une québecoise qui a hâte de vous visiter.
Y a-t-il quelqu'un qui peut me dire quel bus prendre à Casablanca pour aller du port à la mosquée Hassan 11 ?
Sinon, combien de temps cela peut-il prendre à pied pour me rendre à la mosquée ?
Est-ce qu'à la mosquée on accepte des Euro ?
Merci
Une québecoise qui a hâte de vous visiter.
Week-end à Casablanca: visite, auberge de jeunesse, déplacement? English translation pending
Bonjour,
En septembre que voir à Casablanca et aux alentours?
Nature (ornithologie), culture.
Connaissez-vous une auberge de jeunesse (avec chambres privées)?
Un VL de location est-il suffisant pour se déplacer (même à la campagne)?
En septembre que voir à Casablanca et aux alentours?
Nature (ornithologie), culture.
Connaissez-vous une auberge de jeunesse (avec chambres privées)?
Un VL de location est-il suffisant pour se déplacer (même à la campagne)?
Trek au Mali ou Burkina? English translation pending
Je souhaite partir en Afrique, en trek, fin septembre et j'hésite entre ces 2 destinations...
quelqu'un a t il des "arguments" en faveur de l'un ou de l'autre?
merci bcp et bonne journée !
quelqu'un a t il des "arguments" en faveur de l'un ou de l'autre?
merci bcp et bonne journée !
Hôtels, activités et visites sur Moroni (Comores) English translation pending
Salut
je prepare à faire un voyage sur Moroni pour la première fois et je vous demande humblement de me fournir le maximum info et aux suivants. 1. les hotels au prix moyen au centre des lieu des acticvité tel que nightclub, bars, et centre ville. 2. quoi à visiter le jour
Merci pour toutes info utiles.
Aftana
je prepare à faire un voyage sur Moroni pour la première fois et je vous demande humblement de me fournir le maximum info et aux suivants. 1. les hotels au prix moyen au centre des lieu des acticvité tel que nightclub, bars, et centre ville. 2. quoi à visiter le jour
Merci pour toutes info utiles.
Aftana
Récit de voyage - Israël - informations pratiques English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis rentrée cette nuit d'un voyage en Israël, et je souhaiterais vous partager toutes mes informations pratiques et répondre aux questions que je m'étais moi-même posée avant de partir. Ce message est ma manière de remercier toutes les personnes qui ont posté sur ce forum des informations qui m'ont été utiles pour mes divers voyages :)
N'hésitez pas à me poser des questions si vous le souhaitez, de préférence publiques pour que tout le monde puisse en profiter.
Allez c'est parti!
Informations personnelles J'ai 27 ans, j'ai voyagé seule. Je ne suis pas croyante, et je vous confirme qu'un voyage sans but religieux se prête tout à fait à ce pays, nul besoin d'être croyant pour admirer une mosquée ou apprécier des chants religieux!
Sécurité Cette question est primordiale: je n'ai eu absolument aucun problème de sécurité, de quelque nature que ce soit. On peut tout à fait se promener dans la rue, aller au restaurant, visiter, bref vivre tout en étant en sécurité. On voit beaucoup de militaires dans la rue car le service militaire est obligatoire, 3 ans pour les hommes et 21 mois pour les femmes, donc toute une tranche de la population est en militaire, avec des armes, mais cela ne pose pas de problème particulier. Les sacs sont scannés dans certains endroits (gares ferroviaires, lieux sacrés de Jérusalem, centres commerciaux), mais en ce qui me concerne j'ai apprécié, car je me suis sentie plus en sécurité comme cela. Budget La mauvaise surprise du voyage.. Israël coûte bien plus cher que ce que je pensais! - Avion: 320 euros avec Easyjet, acheté 5 semaines avant le départ - Sur place, j'ai dépensé 760 euros en 15 jours, soit 51 euros par jour. Je suis d'un naturel économe, j'aurais difficilement pu dépenser moins. Mes principales dépenses ont été: --> une excursion d'un jour depuis Jérusalem, 70 euros --> hébergement: j'ai payé en moyenne 20 euros par nuit, pour un lit dans un dortoir. Dans toutes les villes, j'ai pris le lit le moins cher (hôtel le moins cher, dortoir le moins cher, entre 5 et 12 lits). J'ai payé toutes les nuits (15 au total), je n'ai jamais dormi gratuitement (camping, couchsurfing, ami, etc...) --> les musées coûtent très cher et les parcs, souvent 12.5 euros (50 shekels) pour les gros musées. Tous les grands sites religieux sont eux gratuits --> nourriture: j'ai relativement peu mangé, souvent un repas par jour. Pour des falafels, comptez en 4 et 6 euros (+ le plus souvent, petit-déjeuner inclus dans le prix de la chambre).
Visa Les autorités israéliennes n'ont à aucun moment tamponné mon passeport, qui est donc resté vierge. Aucun souci donc si vous allez dans des pays arabes par la suite. Prévoyez de la marge quand vous allez à l'aéroport, à l'arrivée dans le pays mais surtout au retour en France ou ailleurs. Les contrôles sont longs... J'ai mis 1h20 entre le moment où je suis arrivée à l'aéroport Ben Gourion et au moment où j'ai commencé à attendre l'embarquement. Il n'y avait pas spécialement de monde, c'était simplement le temps nécessaire pour passer tous les contrôles...
Itinéraire Arrivée le lundi 24 juillet au soir à Ben Gourion, trajet direct vers Jérusalem Lundi Jérusalem, vieille ville Mardi Jérusalem, musée d'art et Yad Vashem Mercredi Jérusalem, museum on the seam et cité de David Jeudi excursion d'un jour depuis Jérusalem (Masada, Ein Gedi, mer morte) Vendredi route pour Nazareth Samedi Nazareth Dimanche route pour Tibériade Lundi promenade autour du lac de Galilée depuis Tibériade Mardi route pour Haïfa, check-in à l'hôtel, excursion sur l'après-midi à Acre Mercredi Haïfa Jeudi Césarée sur la journée, depuis Haïfa Vendredi route pour Tel-Aviv Samedi Tel-Aviv, musée d'art, plage Dimanche Tel-Aviv Jaffa, plage Lundi Tel-Aviv et avion pour la France
J'avais prévu un tout autre itinéraire avant de partir, et je l'ai modifié beaucoup de fois sur place. Cet itinéraire effectivement fait me semble bien, je vous le conseille. J'ai peut-être passé un jour de trop à Tel-Aviv, mais en fin de voyage cela m'a aussi permis de me reposer et de faire des emplettes. Au final cet itinéraire correspond à celui proposé par le Lonely Planet pour 2 semaines, c'est une coïncidence je m'en suis aperçue après, et je vous le recommande.
Hébergement J'ai toujours dormi en dortoir, en prenant à chaque fois le lit le moins cher que je trouvais dans la ville. J'ai toujours payé entre 75 et 90 shekels, soit une vingtaine d'euros. En allant d'un hôtel répertorié ILH (Israel Hostel) à un autre, prenez une carte et vous aurez une réduction de 5%. Tous les hôtels dans lesquels je suis allée étaient propres, et proposaient du thé et du café gratuits tout au long de la journée. - Jérusalem: Abraham hostel, dortoir de 10 personnes. Beaucoup de monde, et hôtel très bien organisé. Cela fait un peu usine, avec toute cette affluence, tout ce personnel. Mais en contre-partie c'est bien organisé, ils proposent beaucoup de choses. J'ai aimé l'emplacement, vieille ville et centre ville accessibles à pied. - Nazareth: Fauzi Azar Inn. Dortoir de 10 personnes. J'ai adoré, le personnel est charmant, l'endroit est chaleureux, calme, apaisant. J'ai bénéficié d'une navette gratuite entre Jérusalem et Nazareth car les deux hôtels font partie du même groupe. - Tibériade: Tibérias hostel. Dortoir de 10 personnes. J'ai moins aimé cet hotel car je n'ai pas trouvé le personnel sympathique, ils ne sont pas commerçants, par contre j'ai rencontré de super touristes avec qui j'ai passé de bonnes soirées. - Haïfa: Yafo 82 Guesthouse (l'hotêl n'a pas de nom, il est situé au 82 de la rue Yafo / Jaffa). Dortoir féminin de 5 lits (pas de dortoir mixte). Petit-déjeuner non inclus, le seul hôtel où je suis allée dans ce cas. L'homme à la réception est vraiment super! - Tel-Aviv: Abraham hostel, dortoir de 12 personnes. Comme à Jérusalem, c'est très bien organisé, ils proposent pleins de choses et peuvent répondre à toutes les questions, en contre-partie c'est l'usine. --> je recommande tous les hôtels dans lesquels je suis allée, ils sont tous bien, un peu moins pour celui de Tibériade qui m'a moins plu mais je ne suis pas convaincue que la ville offre d'autres hôtels mieux.
Transports - Entre l'aéroport et Jérusalem: sherout, 64 ILS (16 euros) - Entre Jérusalem et Masada-Ein Gedi-la mer morte, excursion, 70 euros la journée pour le transport seul (n'inclue pas les entrées des sites, le guide et la nourriture, agence de voyage de l'Abraham Hostel) - Entre Jérusalem et Nazareth: navette gratuite proposée par l'hôtel - Entre Nazareth et Tibériade: bus (je ne me souviens plus de prix, mais quelques euros) - Entre Tibériade et Haïfa: bus, une vingtaine de shekels je crois (5 euros) - Entre Haïfa et Acre: train (3 euros l'aller simple) - Entre Haïfa et Césarée: deux trains puis bus puis marche. C'est un peu fastidieux, mais avec de la motivation et de la patience, ça se fait très bien ;-) - Entre Haïfa et Tel-Aviv: train, il me semble avoir payé environ 5euros ou quelque chose comme ça - Entre Tel-Aviv et l'aéroport Ben Gourion: train, 3 euros environ, 9 minutes (un seul arrêt depuis la gare Hagana de Tel-Aviv, c'est très rapide)
Les noms de rue étant des transcriptions de l'hébreu, ne soyez pas surpris s'ils peuvent changer d'un plan à un autre. Par exemple Yafo/Jaffa, Chlamé/Salamé, Jérusalem/Yérushalami, etc...
Voilà, j'espère avoir répondu aux questions que vous pouviez vous poser! Je suis à votre disposition si vous en avez d'autres...
En tout cas c'était vraiment un super voyage que j'ai adoré, si votre décision d'y aller est prise je vous félicite, et vous souhaite un excellent voyage!
Bonne journée, Louise
Je suis rentrée cette nuit d'un voyage en Israël, et je souhaiterais vous partager toutes mes informations pratiques et répondre aux questions que je m'étais moi-même posée avant de partir. Ce message est ma manière de remercier toutes les personnes qui ont posté sur ce forum des informations qui m'ont été utiles pour mes divers voyages :)
N'hésitez pas à me poser des questions si vous le souhaitez, de préférence publiques pour que tout le monde puisse en profiter.
Allez c'est parti!
Informations personnelles J'ai 27 ans, j'ai voyagé seule. Je ne suis pas croyante, et je vous confirme qu'un voyage sans but religieux se prête tout à fait à ce pays, nul besoin d'être croyant pour admirer une mosquée ou apprécier des chants religieux!
Sécurité Cette question est primordiale: je n'ai eu absolument aucun problème de sécurité, de quelque nature que ce soit. On peut tout à fait se promener dans la rue, aller au restaurant, visiter, bref vivre tout en étant en sécurité. On voit beaucoup de militaires dans la rue car le service militaire est obligatoire, 3 ans pour les hommes et 21 mois pour les femmes, donc toute une tranche de la population est en militaire, avec des armes, mais cela ne pose pas de problème particulier. Les sacs sont scannés dans certains endroits (gares ferroviaires, lieux sacrés de Jérusalem, centres commerciaux), mais en ce qui me concerne j'ai apprécié, car je me suis sentie plus en sécurité comme cela. Budget La mauvaise surprise du voyage.. Israël coûte bien plus cher que ce que je pensais! - Avion: 320 euros avec Easyjet, acheté 5 semaines avant le départ - Sur place, j'ai dépensé 760 euros en 15 jours, soit 51 euros par jour. Je suis d'un naturel économe, j'aurais difficilement pu dépenser moins. Mes principales dépenses ont été: --> une excursion d'un jour depuis Jérusalem, 70 euros --> hébergement: j'ai payé en moyenne 20 euros par nuit, pour un lit dans un dortoir. Dans toutes les villes, j'ai pris le lit le moins cher (hôtel le moins cher, dortoir le moins cher, entre 5 et 12 lits). J'ai payé toutes les nuits (15 au total), je n'ai jamais dormi gratuitement (camping, couchsurfing, ami, etc...) --> les musées coûtent très cher et les parcs, souvent 12.5 euros (50 shekels) pour les gros musées. Tous les grands sites religieux sont eux gratuits --> nourriture: j'ai relativement peu mangé, souvent un repas par jour. Pour des falafels, comptez en 4 et 6 euros (+ le plus souvent, petit-déjeuner inclus dans le prix de la chambre).
Visa Les autorités israéliennes n'ont à aucun moment tamponné mon passeport, qui est donc resté vierge. Aucun souci donc si vous allez dans des pays arabes par la suite. Prévoyez de la marge quand vous allez à l'aéroport, à l'arrivée dans le pays mais surtout au retour en France ou ailleurs. Les contrôles sont longs... J'ai mis 1h20 entre le moment où je suis arrivée à l'aéroport Ben Gourion et au moment où j'ai commencé à attendre l'embarquement. Il n'y avait pas spécialement de monde, c'était simplement le temps nécessaire pour passer tous les contrôles...
Itinéraire Arrivée le lundi 24 juillet au soir à Ben Gourion, trajet direct vers Jérusalem Lundi Jérusalem, vieille ville Mardi Jérusalem, musée d'art et Yad Vashem Mercredi Jérusalem, museum on the seam et cité de David Jeudi excursion d'un jour depuis Jérusalem (Masada, Ein Gedi, mer morte) Vendredi route pour Nazareth Samedi Nazareth Dimanche route pour Tibériade Lundi promenade autour du lac de Galilée depuis Tibériade Mardi route pour Haïfa, check-in à l'hôtel, excursion sur l'après-midi à Acre Mercredi Haïfa Jeudi Césarée sur la journée, depuis Haïfa Vendredi route pour Tel-Aviv Samedi Tel-Aviv, musée d'art, plage Dimanche Tel-Aviv Jaffa, plage Lundi Tel-Aviv et avion pour la France
J'avais prévu un tout autre itinéraire avant de partir, et je l'ai modifié beaucoup de fois sur place. Cet itinéraire effectivement fait me semble bien, je vous le conseille. J'ai peut-être passé un jour de trop à Tel-Aviv, mais en fin de voyage cela m'a aussi permis de me reposer et de faire des emplettes. Au final cet itinéraire correspond à celui proposé par le Lonely Planet pour 2 semaines, c'est une coïncidence je m'en suis aperçue après, et je vous le recommande.
Hébergement J'ai toujours dormi en dortoir, en prenant à chaque fois le lit le moins cher que je trouvais dans la ville. J'ai toujours payé entre 75 et 90 shekels, soit une vingtaine d'euros. En allant d'un hôtel répertorié ILH (Israel Hostel) à un autre, prenez une carte et vous aurez une réduction de 5%. Tous les hôtels dans lesquels je suis allée étaient propres, et proposaient du thé et du café gratuits tout au long de la journée. - Jérusalem: Abraham hostel, dortoir de 10 personnes. Beaucoup de monde, et hôtel très bien organisé. Cela fait un peu usine, avec toute cette affluence, tout ce personnel. Mais en contre-partie c'est bien organisé, ils proposent beaucoup de choses. J'ai aimé l'emplacement, vieille ville et centre ville accessibles à pied. - Nazareth: Fauzi Azar Inn. Dortoir de 10 personnes. J'ai adoré, le personnel est charmant, l'endroit est chaleureux, calme, apaisant. J'ai bénéficié d'une navette gratuite entre Jérusalem et Nazareth car les deux hôtels font partie du même groupe. - Tibériade: Tibérias hostel. Dortoir de 10 personnes. J'ai moins aimé cet hotel car je n'ai pas trouvé le personnel sympathique, ils ne sont pas commerçants, par contre j'ai rencontré de super touristes avec qui j'ai passé de bonnes soirées. - Haïfa: Yafo 82 Guesthouse (l'hotêl n'a pas de nom, il est situé au 82 de la rue Yafo / Jaffa). Dortoir féminin de 5 lits (pas de dortoir mixte). Petit-déjeuner non inclus, le seul hôtel où je suis allée dans ce cas. L'homme à la réception est vraiment super! - Tel-Aviv: Abraham hostel, dortoir de 12 personnes. Comme à Jérusalem, c'est très bien organisé, ils proposent pleins de choses et peuvent répondre à toutes les questions, en contre-partie c'est l'usine. --> je recommande tous les hôtels dans lesquels je suis allée, ils sont tous bien, un peu moins pour celui de Tibériade qui m'a moins plu mais je ne suis pas convaincue que la ville offre d'autres hôtels mieux.
Transports - Entre l'aéroport et Jérusalem: sherout, 64 ILS (16 euros) - Entre Jérusalem et Masada-Ein Gedi-la mer morte, excursion, 70 euros la journée pour le transport seul (n'inclue pas les entrées des sites, le guide et la nourriture, agence de voyage de l'Abraham Hostel) - Entre Jérusalem et Nazareth: navette gratuite proposée par l'hôtel - Entre Nazareth et Tibériade: bus (je ne me souviens plus de prix, mais quelques euros) - Entre Tibériade et Haïfa: bus, une vingtaine de shekels je crois (5 euros) - Entre Haïfa et Acre: train (3 euros l'aller simple) - Entre Haïfa et Césarée: deux trains puis bus puis marche. C'est un peu fastidieux, mais avec de la motivation et de la patience, ça se fait très bien ;-) - Entre Haïfa et Tel-Aviv: train, il me semble avoir payé environ 5euros ou quelque chose comme ça - Entre Tel-Aviv et l'aéroport Ben Gourion: train, 3 euros environ, 9 minutes (un seul arrêt depuis la gare Hagana de Tel-Aviv, c'est très rapide)
Les noms de rue étant des transcriptions de l'hébreu, ne soyez pas surpris s'ils peuvent changer d'un plan à un autre. Par exemple Yafo/Jaffa, Chlamé/Salamé, Jérusalem/Yérushalami, etc...
Voilà, j'espère avoir répondu aux questions que vous pouviez vous poser! Je suis à votre disposition si vous en avez d'autres...
En tout cas c'était vraiment un super voyage que j'ai adoré, si votre décision d'y aller est prise je vous félicite, et vous souhaite un excellent voyage!
Bonne journée, Louise
Compte rendu de 15 jours en Iran, avril 2015 English translation pending
Petit compte rendu de nos 15J en Iran, du 17 avril au 3 mai 2015
Nous faisions ce voyage à l'occasion des 40 ans de ma femme, et j'ai opté pour un voyage que je souhaitais confort via l'agence Clé2Perse, avec comme contact Afrooz, qui parle Français. J'ai construit le circuit en me basant sur mes lectures, notamment sur ce forum. On l'a validé ensemble et j'ai choisi les hôtels où on voulait dormir, elle les a réservés pour nous. Je lui ai aussi demandé à dormir chez l'habitant 2 nuits. Nous avions un chauffeur parlant anglais sur tout le circuit, et la présence de guides francophones à la journée dans les villes principales (Shiraz, Ispahan, Kashan, Téhéran). Vol Alitalia Paris-Téhéran avec escale à Rome. Arrivée à 23h. Transfert vers Hotel Merhabad à l’aéroport Mehrabad pour vol vers Shiraz le lendemain matin (Compagnie Asaman, 50€ environ par personne) Taux de change : 1 euro = 35 600 rials (à l'aeroport de Téhéran, dans un bureau à Shiraz et un autre à Ispahan)
J1&J2 Shiraz Niyaesh Boutique Hotel. Chambre familiale en face de la réception hyper bruyante le premier soir, nous avons changé pour une chambre à l’étage beaucoup mieux même si plus petite le 2è soir. Jolie cour intérieure pour prendre les repas. Très bon Mirza Ghasemi (Aubergines à l’œuf) Visite du bazar pour se mettre en jambe : moyen. Petit resto sympa près du caravanserail Moshir pour boire notre premier thé (et pas le dernier!) Promenade agréable en fin de journée à Quran Gate et jardin attenant Guide le lendemain pour visite du Jardin Bagh e Eram, avec groupes d’enfants en sortie scolaire. Calme, apaisant. Mausolée du poète Hafez Forteresse Karim Khan, avec dans une rue derrière dégustation de faloudeh (dessert glacé qui a l'apparence de nouilles au citron, pas mauvais) Déjeuner au restaurant dans le complexe Haft Khan au restaurant Foroud. Déco lounge, musiciens traditionnels sur scène, cuisine traditionnelle dans les assiettes. 1M à 4 Mausolée du poète Sa'adi, avec encore des "Where do you come from ?", "Welcome to Iran!" Bel ensemble Shah-e-Cheragh, avec mosquée et mausolée qui brille de mille feux, avec ses miroirs. Entrée et visite du mausolée séparées homme/femme, il a fallu faire venir quelqu'un pour nous faire rentrer. Appareil photo interdit mais portable ok. Belle Mosquée Vakil, tchador de rigueur Magnifique mosquée rose Nazir Al molk, à visiter le matin pour les reflets psychedeliques de ses vitres colorées au sol, mais l'après midi, c'est beau aussi et y a moins de monde...
-J3 route pour petit village de Dehrmood, où nous devons passer la nuit chez l'habitant Sur la route, notre chauffeur nous arrête pour boire le thé chez les nomades, lui même étant issue d'une famille nomade. Puis on passe à coté d'un lac asséché, qui est en fait un lac salé, blanc. Arrivée à Dehrmood chez Hamid. Accueil par lui et sa mère. Beaucoup d'enfants nous entourent, ceux de la famille mais aussi ceux des voisins. On va visiter la cascade du village, et l'employé de la micro boutique en bas de la promenade menant à la cascade nous fait remplir son livre d'or ! De retour à la maison, les femmes embarquent ma femme pour lui faire revêtir un costume traditionnel (4 tenues superposées en faite, on dirait une matriochka tellement ça la grossit et lui fait une petite tête!) Le soir, dîner avec poulet Fassenjun, on fume la Chicha et des personnes nous rejoignent avec un instrument de musique, le santour (sorte de piano où l'on tape sur des cordes avec 2 petites baguettes). Une autre personne nous rejoint et se met lui à chanter. Première nuit à dormir sur un matelas au sol (couchage traditionnel), pas de volet, merci les masques anti lumière mis dans la valise avant de partir. On se lève, la grand mère est en train de faire du pain. Petit dej sous la tente. Et on s'en va assez émus d'avoir partagé cette belle soirée avec nos hôtes.
J3 : Meymand/Zein-O-Din Notre chauffeur nous propose d'aller voir le village troglodytique de Meymand près de Kerman. Bon détour mais pas déçus. Nous sommes tout seul. Notre chauffeur nous fait inviter à boire le thé chez une vieille femme qui vit seule dans une grotte au milieu d'un bric à brac. Elle nous fait goûter des boules de fromage aigre qu'elle vend. On lui achète aussi des herbes séchées. Visite de la Mosquée souterraine, puis visite du petit musée local avec un ancien guide, qui nous ouvre les portes spécialement. Nuit au Caravanserail Zein-O-Din. Chambres simple mais cadre extraordinaire. Buffet moyen et cher (350 000 rials par pers). On observe les étoiles après le dîner. Douches communes mais confortables.
J4&5 :Yazd Visite Temple du feu Arrêt dans une pâtisserie à l'angle près du Complexe Amir Chaqmâq on reviendra en acheter le lendemain. Baklava et assortiments 500 000 rials pour 3 petites boites et une grande Musée de l'eau intéressant avec histoire des Qanats Déjeuner au Ceasar, resto branché, avec succulent agneau grillé, kebab, 1M rials à 3. Hotel Malek o Tajar, toute petite chambre à l’étage, changement pour meilleure chambre mais bruyant le matin avec pdj, wifi payant mais pourri "problème avec la compagnie" (on ne l’a pas payé). Encore une salle de bain où la douche est vraiment au dessus de la cuvette des toilettes. Mosquée Jameh en fin d’apm: mauvaise lumière pou les photos, mais quel lieu! La plus belle mosquée de notre séjour (à nos yeux). On reviendra (2 fois même!) Ballade dans quartier historique Montagne zoroastrienne, prévoir de bonnes chaussures. Belle vue à 360° mais brume Démonstration de Zurkhanyeh à la salle de force à 20h : très recommandable ! On se laisse vite prendre par le tambour et le chant qui encourage les athletes à faire leur mouvement de force ou à tourner sur eux même un peu comme des derviches. Petits sachet de pistaches à la sortie. Direction l’hôtel pour Buffet avant qu’il ferme 350 000 rials par pers. Pas terrible mais découverte de la bière islamique au citron, pas mauvais (quand on n’aime pas la bière…)
J6 Meybod/Chak Chack/Kharanaq Meybod : château en terre bien conservé, glacière, caravanserail reconverti en boutiques d’artisanat Chak chak, belle route dans le désert avec montagnes, pas mal de marches pour accéder à ce lieu de pèlerinage Zoroastrien, belle vue Déjeuner à Kharanaq dans une sorte de resto routier, meilleur resto de la ville, le seul en fait, 300 000 rials à 3, kebabs & khoreshs. Pas si mal, un peu gras. Visite du village construit en terre. Quasiment que des maisons abandonnées mais rénovation en cours (y a encore BEAUCOUP de boulot). On peut rentrer dans beaucoup d'entre elles en faisant attention où on met les pieds... Retour à Yazd, Mosquée Jameh de nuit Rooftop Kohan hotel bien meilleure vue qu’au Farahan fait la veille. Islamic beer lemon dans la cour Dîner au Silk Road hotel, camel stew, ragoût d'aubergines, dough 230 000 Rials à 2
J7 Yazd/Garmeh Mosquée Jameh une dernière fois avec une meilleure lumière Khan e Lari Mansion : bof. On verra beaucoup mieux à Kashan Buffet Garden hotel, un peu à l’écart. Beau jardin mais on mange à l’intérieur, pas mal de choix mais assez cher (800 000 rials pour 2) Route vers Garmeh dans le désert Kavir, avec arrêt dans un caravanserail à l’abandon, beau potentiel mais là aussi, y a du boulot ! Arrivée à Garmeh : tour de la ville avec palmeraie. Diner et nuit à Ateshooni (35€/p full board) simple mais bon accueil du patron Maziar, qui après le repas joue du tambour et du Didgeridoo pour ses invités.
J8 Garmeh. Visite des villages aux alentours. Rencontre avec un vieux monsieur et sa femme qui nous invitent à boire le thé. Et nous invitent à revenir déjeuner après la visite d’autres villages. Au menu chameau, poulet fassenjun, masht. Encore une belle rencontre. Route vers Mesr et Fazahbad. Pause thé au Barandaz Lodge. Conseillé si vous voulez vraiment une immersion dans le désert (versus Ateshooni). En route vers les dunes mais malheureusement, vent et brume de sable, donc expérience assez désagréable hélas. Retour à Garmeh, pour un barbecue dans une autre Guesthouse de Maziar.
J9 Khur/Na'in/Ispahan Détour pour voir le Lac salé de Khur. Pentagones mais bruns et non blancs à cause de la pluie 3 semaines avant nous dit-on… Petit problème mécanique avec la voiture donc demi tour. Arrêt rapide à Anarak, puis Na’in avec belle mosquée Jameh, construite il y a mille ans et décorée de stucs admirablement préservé, beaucoup plus sobre que les autres vues dans le pays. Repas et Nuit à Ispahan chez un couple de retraités. Ballade nocturne le long de la rivière et de ses ponts by night. Beaucoup de gens sur et sous les ponts, qui pique-niquent, fument la chicha, draguent et chantent.
J10&11 Ispahan Visite d’Ispahan avec notre guide francophone, Mme Attefeh Batteni, qui parle un très bon français et nous donnera beaucoup d'informations sur les différents sites. Le meilleur guide notre séjour, vous pouvez l'appelez directement au +98(0)9131030353 ou +98(0)3117718307 mail : Attefeh.Batteni@gmail.com Visite de la mosquée Jameh d'abord , puis place de l’Imam avec mosquée Lotfollah (fabuleux), mosquée de l’Imam (malheureusement en partie masquée par des bâches pour accueillir des pèlerins), Palais Qapu. Tout ces lieux magnifiques réunis dans un si petit périmètre, on en prend plein les yeux . Déjeuner au Traditional Banquet Hall avec Beryani (viande d'agneau haché servi sur du pain, fondant, délicieux) et kebab. Mixte de famille Iranienne et de touristes. Après la nuit chez notre couple de retraités, j'ai choisi de nous faire plaisir en réservant une suite Qajar à l’hotel Abbasi (magnifique hôtel, avec son grand jardin, chambre immense avec coin salon TV dans pièce séparée, mais pas encore le standing international au niveau des chambres avec des petits détails négligés : rideau de douche moche qui colle aux fesses dans la baignoire, corbeille à linge kitsch, eau chaude et froide inversée)! Dîner à 2 pas chez Sherzad, khoresh-e-mast (yaourt au safran avec gras d'agneau qui donne une consistance type aligot, mais sucré, surprenant mais pas mauvais, plutôt en dessert), côtelettes d’agneau, dough, 600 000 rials à 2. Que des touristes en début de soirée, les iraniens arrivent eux à partir de 21h. Petit Ferani en rentrant à l’hôtel (sorte de bouillie à l’amidon nappée de sirop) Le lendemain, palais Shehel Sotun, les ponts de jour, Eglise arménienne Vank, déjeuner (buffet et tahchin, riz grillé avec souris d’agneau 1M à 4 avec chauffeur et guide), minarets tremblants (sans intérêt), shopping dans le bazar, achats de gaz et épices (sumac, safran, citrons noirs, sauce grenade pour fesenjun), salon de thé, dîner au Traditionnel Banquet Hall où on se refait un beryani et lamb kebab, dough, 500 000 rials à 2
J12 Abyaneh Grasse matinée dans notre suite, puis départ pour Abyaneh, joli village de terre rouge avec des petites vieilles qui portent toutes un foulard blanc avec des motifs fleuris (ca change des 50 nuances de noir de certains villages). Déjeuner à Natanz, avant de passer près du site sensible qu'on repère grace à la concentration de batteries anti aériennes... Dîner et Nuit à Manouhcheri Guest house : très beau petit hôtel plein de charme, belle chambre avec deco raffinée. Galerie d'art, boutique avec artisanat moins kitsch qu'ailleurs, bon resto, et même un home cinema au sous sol. Notre hôtel préféré de notre séjour.
J13 Visite des belles maisons Qadjar de Kashan, du Hammam (ne pas rater son toit) et des jardins Bagh e Fin. Petit tour dans le bazar avec au milieu un caravansérail avec son plafond incroyable.
J14&15 Téhéran Route vers Téheran. Déjeuner au pied du mont Darband, avec les téhéranis en balade. Puis direction Forum des artistes avec une expo sur le design, en passant devant l'ancienne ambassade américaine avec ses fresques anti USA. Verre au café 78. Dîner au resto Agha Bozorg. Nuit à l'hotel Ferdowsi. Chambre un peu vieillotte, surtout la sdb bien defraichie. Bon pdf buffet. Le lendemain, c'est notre dernier jour en Iran. Rdv avec notre guide pour visite du Palais du Golestan. Nous voulions ensuite visiter les Joyaux de la Couronne mais c'est ferié aujourd'hui (anniversaire du 1er Imam) donc la banque qui les accueille est fermée. Grrrrr. Dommage. Nous allons dejeuner à Tajrish Square, avec visite d'un petit bazar (le bazar principal en face du Golestan étant lui aussi fermé). Puis nous tentons le Musée du Cinema. Le jardin est ouvert et agréable mais là encore, musée fermé. Nous passons ensuite dans une sorte de mall à l'occidental, faisons quelques courses au supermarché (petit plaisir qu'on aime bien à l'etranger, flaner au milieu des rayons pour decouvrir des produits inconnus chez nous). Et finissons au Ghandi Center pour boire un dernier verre, manger une pizza avant de reprendre l'avion.
Bilan : Enchantés par notre séjour, et la formule chauffeur + guides, certes + coûteuse qu'un voyage en individuel, mais qui nous a aussi permis de prendre notre temps car nos temps de trajet était plus réduits et plus souples qu'en voyageant en bus. Le chauffeur nous a aussi permis de discuter avec des iraniens qui ne parlaient pas forcement anglais, surtout en dehors des grandes villes, en nous servant de traducteur. Et les guides français nous ont permis de mieux découvrir et comprendre les principaux sites, la religion (notamment les différences entre chiites et sunnites), l'histoire perse mais aussi la vie des iraniens aujourd'hui, etc... Les iraniens sont vraiment un peuple accueillant et ouvert, mais aussi lucide et frustré sur leur vie dans ce pays qu'ils considèrent souvent comme une prison. Nous n'avons jamais ressenti la moindre insécurité au cours de nos déplacements. Dépêchez vous d'aller dans ce pays au fort potentiel touristique, avant justement que le tourisme ne le change. Khoda Hafez
Nous faisions ce voyage à l'occasion des 40 ans de ma femme, et j'ai opté pour un voyage que je souhaitais confort via l'agence Clé2Perse, avec comme contact Afrooz, qui parle Français. J'ai construit le circuit en me basant sur mes lectures, notamment sur ce forum. On l'a validé ensemble et j'ai choisi les hôtels où on voulait dormir, elle les a réservés pour nous. Je lui ai aussi demandé à dormir chez l'habitant 2 nuits. Nous avions un chauffeur parlant anglais sur tout le circuit, et la présence de guides francophones à la journée dans les villes principales (Shiraz, Ispahan, Kashan, Téhéran). Vol Alitalia Paris-Téhéran avec escale à Rome. Arrivée à 23h. Transfert vers Hotel Merhabad à l’aéroport Mehrabad pour vol vers Shiraz le lendemain matin (Compagnie Asaman, 50€ environ par personne) Taux de change : 1 euro = 35 600 rials (à l'aeroport de Téhéran, dans un bureau à Shiraz et un autre à Ispahan)
J1&J2 Shiraz Niyaesh Boutique Hotel. Chambre familiale en face de la réception hyper bruyante le premier soir, nous avons changé pour une chambre à l’étage beaucoup mieux même si plus petite le 2è soir. Jolie cour intérieure pour prendre les repas. Très bon Mirza Ghasemi (Aubergines à l’œuf) Visite du bazar pour se mettre en jambe : moyen. Petit resto sympa près du caravanserail Moshir pour boire notre premier thé (et pas le dernier!) Promenade agréable en fin de journée à Quran Gate et jardin attenant Guide le lendemain pour visite du Jardin Bagh e Eram, avec groupes d’enfants en sortie scolaire. Calme, apaisant. Mausolée du poète Hafez Forteresse Karim Khan, avec dans une rue derrière dégustation de faloudeh (dessert glacé qui a l'apparence de nouilles au citron, pas mauvais) Déjeuner au restaurant dans le complexe Haft Khan au restaurant Foroud. Déco lounge, musiciens traditionnels sur scène, cuisine traditionnelle dans les assiettes. 1M à 4 Mausolée du poète Sa'adi, avec encore des "Where do you come from ?", "Welcome to Iran!" Bel ensemble Shah-e-Cheragh, avec mosquée et mausolée qui brille de mille feux, avec ses miroirs. Entrée et visite du mausolée séparées homme/femme, il a fallu faire venir quelqu'un pour nous faire rentrer. Appareil photo interdit mais portable ok. Belle Mosquée Vakil, tchador de rigueur Magnifique mosquée rose Nazir Al molk, à visiter le matin pour les reflets psychedeliques de ses vitres colorées au sol, mais l'après midi, c'est beau aussi et y a moins de monde...
-J3 route pour petit village de Dehrmood, où nous devons passer la nuit chez l'habitant Sur la route, notre chauffeur nous arrête pour boire le thé chez les nomades, lui même étant issue d'une famille nomade. Puis on passe à coté d'un lac asséché, qui est en fait un lac salé, blanc. Arrivée à Dehrmood chez Hamid. Accueil par lui et sa mère. Beaucoup d'enfants nous entourent, ceux de la famille mais aussi ceux des voisins. On va visiter la cascade du village, et l'employé de la micro boutique en bas de la promenade menant à la cascade nous fait remplir son livre d'or ! De retour à la maison, les femmes embarquent ma femme pour lui faire revêtir un costume traditionnel (4 tenues superposées en faite, on dirait une matriochka tellement ça la grossit et lui fait une petite tête!) Le soir, dîner avec poulet Fassenjun, on fume la Chicha et des personnes nous rejoignent avec un instrument de musique, le santour (sorte de piano où l'on tape sur des cordes avec 2 petites baguettes). Une autre personne nous rejoint et se met lui à chanter. Première nuit à dormir sur un matelas au sol (couchage traditionnel), pas de volet, merci les masques anti lumière mis dans la valise avant de partir. On se lève, la grand mère est en train de faire du pain. Petit dej sous la tente. Et on s'en va assez émus d'avoir partagé cette belle soirée avec nos hôtes.
J3 : Meymand/Zein-O-Din Notre chauffeur nous propose d'aller voir le village troglodytique de Meymand près de Kerman. Bon détour mais pas déçus. Nous sommes tout seul. Notre chauffeur nous fait inviter à boire le thé chez une vieille femme qui vit seule dans une grotte au milieu d'un bric à brac. Elle nous fait goûter des boules de fromage aigre qu'elle vend. On lui achète aussi des herbes séchées. Visite de la Mosquée souterraine, puis visite du petit musée local avec un ancien guide, qui nous ouvre les portes spécialement. Nuit au Caravanserail Zein-O-Din. Chambres simple mais cadre extraordinaire. Buffet moyen et cher (350 000 rials par pers). On observe les étoiles après le dîner. Douches communes mais confortables.
J4&5 :Yazd Visite Temple du feu Arrêt dans une pâtisserie à l'angle près du Complexe Amir Chaqmâq on reviendra en acheter le lendemain. Baklava et assortiments 500 000 rials pour 3 petites boites et une grande Musée de l'eau intéressant avec histoire des Qanats Déjeuner au Ceasar, resto branché, avec succulent agneau grillé, kebab, 1M rials à 3. Hotel Malek o Tajar, toute petite chambre à l’étage, changement pour meilleure chambre mais bruyant le matin avec pdj, wifi payant mais pourri "problème avec la compagnie" (on ne l’a pas payé). Encore une salle de bain où la douche est vraiment au dessus de la cuvette des toilettes. Mosquée Jameh en fin d’apm: mauvaise lumière pou les photos, mais quel lieu! La plus belle mosquée de notre séjour (à nos yeux). On reviendra (2 fois même!) Ballade dans quartier historique Montagne zoroastrienne, prévoir de bonnes chaussures. Belle vue à 360° mais brume Démonstration de Zurkhanyeh à la salle de force à 20h : très recommandable ! On se laisse vite prendre par le tambour et le chant qui encourage les athletes à faire leur mouvement de force ou à tourner sur eux même un peu comme des derviches. Petits sachet de pistaches à la sortie. Direction l’hôtel pour Buffet avant qu’il ferme 350 000 rials par pers. Pas terrible mais découverte de la bière islamique au citron, pas mauvais (quand on n’aime pas la bière…)
J6 Meybod/Chak Chack/Kharanaq Meybod : château en terre bien conservé, glacière, caravanserail reconverti en boutiques d’artisanat Chak chak, belle route dans le désert avec montagnes, pas mal de marches pour accéder à ce lieu de pèlerinage Zoroastrien, belle vue Déjeuner à Kharanaq dans une sorte de resto routier, meilleur resto de la ville, le seul en fait, 300 000 rials à 3, kebabs & khoreshs. Pas si mal, un peu gras. Visite du village construit en terre. Quasiment que des maisons abandonnées mais rénovation en cours (y a encore BEAUCOUP de boulot). On peut rentrer dans beaucoup d'entre elles en faisant attention où on met les pieds... Retour à Yazd, Mosquée Jameh de nuit Rooftop Kohan hotel bien meilleure vue qu’au Farahan fait la veille. Islamic beer lemon dans la cour Dîner au Silk Road hotel, camel stew, ragoût d'aubergines, dough 230 000 Rials à 2
J7 Yazd/Garmeh Mosquée Jameh une dernière fois avec une meilleure lumière Khan e Lari Mansion : bof. On verra beaucoup mieux à Kashan Buffet Garden hotel, un peu à l’écart. Beau jardin mais on mange à l’intérieur, pas mal de choix mais assez cher (800 000 rials pour 2) Route vers Garmeh dans le désert Kavir, avec arrêt dans un caravanserail à l’abandon, beau potentiel mais là aussi, y a du boulot ! Arrivée à Garmeh : tour de la ville avec palmeraie. Diner et nuit à Ateshooni (35€/p full board) simple mais bon accueil du patron Maziar, qui après le repas joue du tambour et du Didgeridoo pour ses invités.
J8 Garmeh. Visite des villages aux alentours. Rencontre avec un vieux monsieur et sa femme qui nous invitent à boire le thé. Et nous invitent à revenir déjeuner après la visite d’autres villages. Au menu chameau, poulet fassenjun, masht. Encore une belle rencontre. Route vers Mesr et Fazahbad. Pause thé au Barandaz Lodge. Conseillé si vous voulez vraiment une immersion dans le désert (versus Ateshooni). En route vers les dunes mais malheureusement, vent et brume de sable, donc expérience assez désagréable hélas. Retour à Garmeh, pour un barbecue dans une autre Guesthouse de Maziar.
J9 Khur/Na'in/Ispahan Détour pour voir le Lac salé de Khur. Pentagones mais bruns et non blancs à cause de la pluie 3 semaines avant nous dit-on… Petit problème mécanique avec la voiture donc demi tour. Arrêt rapide à Anarak, puis Na’in avec belle mosquée Jameh, construite il y a mille ans et décorée de stucs admirablement préservé, beaucoup plus sobre que les autres vues dans le pays. Repas et Nuit à Ispahan chez un couple de retraités. Ballade nocturne le long de la rivière et de ses ponts by night. Beaucoup de gens sur et sous les ponts, qui pique-niquent, fument la chicha, draguent et chantent.
J10&11 Ispahan Visite d’Ispahan avec notre guide francophone, Mme Attefeh Batteni, qui parle un très bon français et nous donnera beaucoup d'informations sur les différents sites. Le meilleur guide notre séjour, vous pouvez l'appelez directement au +98(0)9131030353 ou +98(0)3117718307 mail : Attefeh.Batteni@gmail.com Visite de la mosquée Jameh d'abord , puis place de l’Imam avec mosquée Lotfollah (fabuleux), mosquée de l’Imam (malheureusement en partie masquée par des bâches pour accueillir des pèlerins), Palais Qapu. Tout ces lieux magnifiques réunis dans un si petit périmètre, on en prend plein les yeux . Déjeuner au Traditional Banquet Hall avec Beryani (viande d'agneau haché servi sur du pain, fondant, délicieux) et kebab. Mixte de famille Iranienne et de touristes. Après la nuit chez notre couple de retraités, j'ai choisi de nous faire plaisir en réservant une suite Qajar à l’hotel Abbasi (magnifique hôtel, avec son grand jardin, chambre immense avec coin salon TV dans pièce séparée, mais pas encore le standing international au niveau des chambres avec des petits détails négligés : rideau de douche moche qui colle aux fesses dans la baignoire, corbeille à linge kitsch, eau chaude et froide inversée)! Dîner à 2 pas chez Sherzad, khoresh-e-mast (yaourt au safran avec gras d'agneau qui donne une consistance type aligot, mais sucré, surprenant mais pas mauvais, plutôt en dessert), côtelettes d’agneau, dough, 600 000 rials à 2. Que des touristes en début de soirée, les iraniens arrivent eux à partir de 21h. Petit Ferani en rentrant à l’hôtel (sorte de bouillie à l’amidon nappée de sirop) Le lendemain, palais Shehel Sotun, les ponts de jour, Eglise arménienne Vank, déjeuner (buffet et tahchin, riz grillé avec souris d’agneau 1M à 4 avec chauffeur et guide), minarets tremblants (sans intérêt), shopping dans le bazar, achats de gaz et épices (sumac, safran, citrons noirs, sauce grenade pour fesenjun), salon de thé, dîner au Traditionnel Banquet Hall où on se refait un beryani et lamb kebab, dough, 500 000 rials à 2
J12 Abyaneh Grasse matinée dans notre suite, puis départ pour Abyaneh, joli village de terre rouge avec des petites vieilles qui portent toutes un foulard blanc avec des motifs fleuris (ca change des 50 nuances de noir de certains villages). Déjeuner à Natanz, avant de passer près du site sensible qu'on repère grace à la concentration de batteries anti aériennes... Dîner et Nuit à Manouhcheri Guest house : très beau petit hôtel plein de charme, belle chambre avec deco raffinée. Galerie d'art, boutique avec artisanat moins kitsch qu'ailleurs, bon resto, et même un home cinema au sous sol. Notre hôtel préféré de notre séjour.
J13 Visite des belles maisons Qadjar de Kashan, du Hammam (ne pas rater son toit) et des jardins Bagh e Fin. Petit tour dans le bazar avec au milieu un caravansérail avec son plafond incroyable.
J14&15 Téhéran Route vers Téheran. Déjeuner au pied du mont Darband, avec les téhéranis en balade. Puis direction Forum des artistes avec une expo sur le design, en passant devant l'ancienne ambassade américaine avec ses fresques anti USA. Verre au café 78. Dîner au resto Agha Bozorg. Nuit à l'hotel Ferdowsi. Chambre un peu vieillotte, surtout la sdb bien defraichie. Bon pdf buffet. Le lendemain, c'est notre dernier jour en Iran. Rdv avec notre guide pour visite du Palais du Golestan. Nous voulions ensuite visiter les Joyaux de la Couronne mais c'est ferié aujourd'hui (anniversaire du 1er Imam) donc la banque qui les accueille est fermée. Grrrrr. Dommage. Nous allons dejeuner à Tajrish Square, avec visite d'un petit bazar (le bazar principal en face du Golestan étant lui aussi fermé). Puis nous tentons le Musée du Cinema. Le jardin est ouvert et agréable mais là encore, musée fermé. Nous passons ensuite dans une sorte de mall à l'occidental, faisons quelques courses au supermarché (petit plaisir qu'on aime bien à l'etranger, flaner au milieu des rayons pour decouvrir des produits inconnus chez nous). Et finissons au Ghandi Center pour boire un dernier verre, manger une pizza avant de reprendre l'avion.
Bilan : Enchantés par notre séjour, et la formule chauffeur + guides, certes + coûteuse qu'un voyage en individuel, mais qui nous a aussi permis de prendre notre temps car nos temps de trajet était plus réduits et plus souples qu'en voyageant en bus. Le chauffeur nous a aussi permis de discuter avec des iraniens qui ne parlaient pas forcement anglais, surtout en dehors des grandes villes, en nous servant de traducteur. Et les guides français nous ont permis de mieux découvrir et comprendre les principaux sites, la religion (notamment les différences entre chiites et sunnites), l'histoire perse mais aussi la vie des iraniens aujourd'hui, etc... Les iraniens sont vraiment un peuple accueillant et ouvert, mais aussi lucide et frustré sur leur vie dans ce pays qu'ils considèrent souvent comme une prison. Nous n'avons jamais ressenti la moindre insécurité au cours de nos déplacements. Dépêchez vous d'aller dans ce pays au fort potentiel touristique, avant justement que le tourisme ne le change. Khoda Hafez
Préparation d'un voyage en Iran English translation pending
Bonjour !
Tout d'abord, bonne année à la communauté VF ! Le contexte n'est pas super-joyeux en ce moment, mais cela ne m'empêche pas de rêver à mon prochain voyage 😕
Grace à des posts lus ici ou sur le forum du Routard, je commence à préparer un voyage en Iran en individuel. Nous sommes 2 femmes et voulons utiliser les transports locaux, des guides dans les villes et pourquoi pas du logement chez l'habitant si possible.
Le problème, c'est que les congés tombent mal : du 21 mars au 4 avril... Je pensais pouvoir voir la fête du 13ème jour et rencontrer des Iraniens à cette occasion, mais peut-être est-ce avant tout une fête de famille ? (je ne conseillerais pas de visiter Paris à Noël pour rencontrer des parisiens 😊)
Je me demande aussi si la météo ne serait pas franchement mauvaise à cette période-là (pluies). La fête du 13ème jour étant un pique-nique en plein air, j'imaginais que le temps était ok, pas trop froid, pas trop chaud, à cette période, mais peut-être est-ce une erreur de ma part, au vu des sites de météo pour le temps entre Shiraz et Teheran...
Voici le programme auquel j'ai pensé, si cela peut en aider certains à me donner des infos sur la météo et l'opportunité de visiter l'Iran à cette période particulière 🙂 :Arrivée à Teheran puis vol intérieur pour ShiarzShiraz (mausolée du poète Hafiz, pèlerinage des amoureux, mosquée Nasr-ul Mulk, la "mosquée rose" et jardins de Delgosha, bazar couvert, forteresse Karim Khan ?) Persepolis + Pasargades (si possible ?) Yazd (randonnée dans le désert ?)Nain (?) Ispahan (Chehel Sotoun...) Kashan Qom Téhéran (Visitedu bazar, du palais de Golestan, palais du Shah, Darband, village troglodytique de Meymand, place Naqsh-e, mosquée de l’Imam, la mosquée de Cheikh Lotfollah)(Si nous avons le temps :) Qazvin (vallée d'Alamut et les ruines des châteaux des Assassins, visites des ruines de Lamiasar et du château Alamut d'Hassan e Sabbah à Gazor Khan) et si nous avons encore du temps : Gazor KhanN'hésitez pas à commenter ce programme, je l'espère assez peu chargé pour nous permettre de découvrir les merveilles de ce pays.
Yalena
Tout d'abord, bonne année à la communauté VF ! Le contexte n'est pas super-joyeux en ce moment, mais cela ne m'empêche pas de rêver à mon prochain voyage 😕
Grace à des posts lus ici ou sur le forum du Routard, je commence à préparer un voyage en Iran en individuel. Nous sommes 2 femmes et voulons utiliser les transports locaux, des guides dans les villes et pourquoi pas du logement chez l'habitant si possible.
Le problème, c'est que les congés tombent mal : du 21 mars au 4 avril... Je pensais pouvoir voir la fête du 13ème jour et rencontrer des Iraniens à cette occasion, mais peut-être est-ce avant tout une fête de famille ? (je ne conseillerais pas de visiter Paris à Noël pour rencontrer des parisiens 😊)
Je me demande aussi si la météo ne serait pas franchement mauvaise à cette période-là (pluies). La fête du 13ème jour étant un pique-nique en plein air, j'imaginais que le temps était ok, pas trop froid, pas trop chaud, à cette période, mais peut-être est-ce une erreur de ma part, au vu des sites de météo pour le temps entre Shiraz et Teheran...
Voici le programme auquel j'ai pensé, si cela peut en aider certains à me donner des infos sur la météo et l'opportunité de visiter l'Iran à cette période particulière 🙂 :Arrivée à Teheran puis vol intérieur pour ShiarzShiraz (mausolée du poète Hafiz, pèlerinage des amoureux, mosquée Nasr-ul Mulk, la "mosquée rose" et jardins de Delgosha, bazar couvert, forteresse Karim Khan ?) Persepolis + Pasargades (si possible ?) Yazd (randonnée dans le désert ?)Nain (?) Ispahan (Chehel Sotoun...) Kashan Qom Téhéran (Visitedu bazar, du palais de Golestan, palais du Shah, Darband, village troglodytique de Meymand, place Naqsh-e, mosquée de l’Imam, la mosquée de Cheikh Lotfollah)(Si nous avons le temps :) Qazvin (vallée d'Alamut et les ruines des châteaux des Assassins, visites des ruines de Lamiasar et du château Alamut d'Hassan e Sabbah à Gazor Khan) et si nous avons encore du temps : Gazor KhanN'hésitez pas à commenter ce programme, je l'espère assez peu chargé pour nous permettre de découvrir les merveilles de ce pays.
Yalena
MSC Fantasia Méditerranée Barcelone Casablaca English translation pending
Je part sur le Msc Fantasia le 25 Mars 2014 J'ai lu beaucoup info sur les iles Canarie et funchal Mais pas sur casablanca et Barcelone quoi voir par nous même? y t'il des taxis au port à qu'elle prix?
😏 Canada Québec
Un mois au Maroc: auberge pas chère pour 2 filles English translation pending
Nous voulons partir 1 mois au maroc et nous avons un budjet limité pour le logement. Quelqu'un à des suggestions?