Results for "Mur+Berlin+|+9+>+196"
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Cayo Coco ou Cayo Guillermo en août? English translation pending
bonjour nous voulons partir vers Cayo Coco ou Cayo Guillermo le 19/08, nous sommes vraiment indécis (la température, l'hotel)
je suis allé sur les sites de météo, en France il annonce des ouragans et à Météo Média du soleil mur à mur (essayez de comprendre)
est-ce que quelqu'un en sait plus? et quel hotel me conseillez vous pour un couple qui a besoin de tranquilité?
merci
est-ce que quelqu'un en sait plus? et quel hotel me conseillez vous pour un couple qui a besoin de tranquilité?
merci
Douche ou baignoire à l'hôtel Viva Dominicus Palace à Bayahibe? English translation pending
je crois que tout est dans le titre
on voulait savoir si dans les chambres du palace s'est une baignoire ou une douche?
merci
Bonne fête du Québec (Saint-Jean Baptiste) English translation pending
Salut a tout les quebecois sur le site .Ou que vous soyez dans le monde, je vous souhaite une bonne st-jean baptiste (fete nationale)
on pense a vous au quebec et nous nous sommes a fuengerola pour 3 semaines en passant tres chaud a fuengerolas 34 degre C. Soleil mur a mur
bye bye junior!!!!!!!
on pense a vous au quebec et nous nous sommes a fuengerola pour 3 semaines en passant tres chaud a fuengerolas 34 degre C. Soleil mur a mur
bye bye junior!!!!!!!
Photos de ma ville English translation pending
Je me suis un peu promener dans le vieux Québec cette semaine ( 15 min en auto de chez moi à peu près ) et voici deux photos.
Une dans la rue du petit Champlain et l'autre c'est une fresque ( grosse peinture sur un mur) à la place royal.
C'est beau quand même non?
Excusez mais il fait nuageux depuis une couple de jour.
Si vous avez des photos de chez-vous pris récemment, cela serait plaisant de les voir.
Excusez mais il fait nuageux depuis une couple de jour.
Si vous avez des photos de chez-vous pris récemment, cela serait plaisant de les voir.Marchés à Rome? English translation pending
Bonjour à tous,
Quelqu'un pourrait m'indiquer ou et quels jour je peux trouver des marchés à ROME.
Merci de vos reponses.
De retour du Serinis Tropical suites English translation pending
bonjour a tous,
nous sommes de retour du Serenis Tropical Suites (12 au 19 février )
A part quelques retards a l'arrivée et au départ pour l'avion et l'autobus, nous avons eu une semaine exceptionnelle. du beau temps mur a mur, la plage un peu agitée (beaucoup de vent).
voici mes commentaires sur son complexe.
1- Les suites sont correctes (pas extraordinaires) tres propres (laissez un pourboire de un dollar US par jour et quelques babioles utilitaires pour la personne qui fait le ménage). Demandez a etre au deuxieme étage car vous pourriez vous retrouvez en dessous et le mur ne sont pas tres bien insonnorisé.
2- La nourriture a été excellente, grand choix au buffet et toujours tres frais et renouvellé continuellement (le vin est moyen, mais c'est gratuit alors on se fait à l'idée)
3- les réservations pour les restaurants à la carte sont un cauchemar, il faut attendre une heure le matin pour venir à bout de réserver et les restaurant steak house et sea food sont toujours complet . nous avons donc préféré continuer d'aller au buffet. nous n'avons jamais laisser de pourboire au buffet et nous avons toujours bien été servi avec le sourire.
4- Il faut etre debout à 6h00 le matin pour réserver ses deux chaises de plage ou à la piscine, sinon oubliez ca vous devrez vous contentez d'un bout de plage assis par terre.
5- Au bar, au début c'était toujours long pour se faire servir. le deuxieme jour, nous avons trouvé le truc. Pour le premier drink de la soirée (tu sors un dollar américain et tu le montre au barman, l'effet est immédiat et tu seras servis avant les autres et par la suite (pour les autres drink de la soirée ) il s'agit de se présenter au meme barman et tu seras servis immédiatement (et cela pour un dollar de pourboire par soir)
6- Nous étions la pour le repos et la tranquilité, donc nous avons été voir l'animation du soir à deux reprises et nous n'avons pas été impressionné, apres 15 minutes nous étions partis (ca dépend surement des gouts).
en résumé, nous avons passé une semaine merveilleuse sans se casser la tête, les gens sont sympatiques et le sourire était de la parti que ce soit pour le personnel de l'hotel ou les clients.
donc à tous ceux qui ont choisi le Sirenis, je leur souhaite de bonne vacance et j'espere que ces commentaires pourront répondre à leurs questions
ps . en passant que vous soyez du coté Cocotal ou Tropical, selon moi c'est du pareil au même.
bonne vacances
nous sommes de retour du Serenis Tropical Suites (12 au 19 février )
A part quelques retards a l'arrivée et au départ pour l'avion et l'autobus, nous avons eu une semaine exceptionnelle. du beau temps mur a mur, la plage un peu agitée (beaucoup de vent).
voici mes commentaires sur son complexe.
1- Les suites sont correctes (pas extraordinaires) tres propres (laissez un pourboire de un dollar US par jour et quelques babioles utilitaires pour la personne qui fait le ménage). Demandez a etre au deuxieme étage car vous pourriez vous retrouvez en dessous et le mur ne sont pas tres bien insonnorisé.
2- La nourriture a été excellente, grand choix au buffet et toujours tres frais et renouvellé continuellement (le vin est moyen, mais c'est gratuit alors on se fait à l'idée)
3- les réservations pour les restaurants à la carte sont un cauchemar, il faut attendre une heure le matin pour venir à bout de réserver et les restaurant steak house et sea food sont toujours complet . nous avons donc préféré continuer d'aller au buffet. nous n'avons jamais laisser de pourboire au buffet et nous avons toujours bien été servi avec le sourire.
4- Il faut etre debout à 6h00 le matin pour réserver ses deux chaises de plage ou à la piscine, sinon oubliez ca vous devrez vous contentez d'un bout de plage assis par terre.
5- Au bar, au début c'était toujours long pour se faire servir. le deuxieme jour, nous avons trouvé le truc. Pour le premier drink de la soirée (tu sors un dollar américain et tu le montre au barman, l'effet est immédiat et tu seras servis avant les autres et par la suite (pour les autres drink de la soirée ) il s'agit de se présenter au meme barman et tu seras servis immédiatement (et cela pour un dollar de pourboire par soir)
6- Nous étions la pour le repos et la tranquilité, donc nous avons été voir l'animation du soir à deux reprises et nous n'avons pas été impressionné, apres 15 minutes nous étions partis (ca dépend surement des gouts).
en résumé, nous avons passé une semaine merveilleuse sans se casser la tête, les gens sont sympatiques et le sourire était de la parti que ce soit pour le personnel de l'hotel ou les clients.
donc à tous ceux qui ont choisi le Sirenis, je leur souhaite de bonne vacance et j'espere que ces commentaires pourront répondre à leurs questions
ps . en passant que vous soyez du coté Cocotal ou Tropical, selon moi c'est du pareil au même.
bonne vacances
Hôtel Santana Beach en janvier English translation pending
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui revient de cet hôtel? Comment était la température? Est-ce que l'eau de la mer était encore bien trouble? Comment était-ce en général?
Tunisie à moto English translation pending
Bonjour,
Qui aurait déjà fait une escapade en moto en Tunisie?
Si vous avez des renseignements je suis preneuse
ce serait pour une dizaine de jours vers le mois d'avril - mai
arrivée à Tunis par le ferry
merci d'avance
Muriel
Mes impressions sur Karthago airlines English translation pending
😄 Nous revenons de Tunisie et avons voyagé avec Karthago airlines. J'étais au départ très inquiète, du fait de nombreux témoignages négatifs.😄
En fait tout s'est bien déroulé, aucun incident à bord, les avions étaient tout à fait corrects. Les pilotes d'âge mûr (c'est rassurant!!!), le personnel de bord jeune et attentif. Les horaires ont été respectés. Seul bémol pour les repas, mais c'est un vol charter de courte durée et le principal pour moi c'est le sentiment de sécurité.😏
Alors, pas de raison de stresser, préparez vos valises en toute sérénité...
En fait tout s'est bien déroulé, aucun incident à bord, les avions étaient tout à fait corrects. Les pilotes d'âge mûr (c'est rassurant!!!), le personnel de bord jeune et attentif. Les horaires ont été respectés. Seul bémol pour les repas, mais c'est un vol charter de courte durée et le principal pour moi c'est le sentiment de sécurité.😏
Alors, pas de raison de stresser, préparez vos valises en toute sérénité...
Vietnam: refus de visa pour la France English translation pending
colère, colère, pourquoi?
voila après une belle histoire, nous avions retrouvé la mère de mon mari après 50 ans de séparation, du fait de la guerre d'Indochine, des décolonisations, de l'Histoire et de la bétise humaine, Nous voila devant le mur de l'administration française. Son visa pour la France de trois mois a été refusé!!!! Nous demandions juste qu'elle puisse voir la vie son fils en France, pendant maximum trois mois!!! Elle devait être accompagné de ses 2 fils. Cela faisait 50 ans qu'elle ne savait rien de son fils.
Maintenant comment faire? Est ce normal de ne pas avoir le droit de recevoir sa mère chez soi, en France?????
Jai besoin d'aide s'il vous plait!!!
Notre histoire était un voyage géographique, historique et affectif, maintenant le cauchemar commence!! Nous pouvons retourner au Vietnam, tant mieux le vietnam est beau, mais pourquoi ne puis je recevoir ma belle-mère chez nous.
Aidez moi s'il vous plait!!!
voila après une belle histoire, nous avions retrouvé la mère de mon mari après 50 ans de séparation, du fait de la guerre d'Indochine, des décolonisations, de l'Histoire et de la bétise humaine, Nous voila devant le mur de l'administration française. Son visa pour la France de trois mois a été refusé!!!! Nous demandions juste qu'elle puisse voir la vie son fils en France, pendant maximum trois mois!!! Elle devait être accompagné de ses 2 fils. Cela faisait 50 ans qu'elle ne savait rien de son fils.
Maintenant comment faire? Est ce normal de ne pas avoir le droit de recevoir sa mère chez soi, en France?????
Jai besoin d'aide s'il vous plait!!!
Notre histoire était un voyage géographique, historique et affectif, maintenant le cauchemar commence!! Nous pouvons retourner au Vietnam, tant mieux le vietnam est beau, mais pourquoi ne puis je recevoir ma belle-mère chez nous.
Aidez moi s'il vous plait!!!
Séjour à Acapulco English translation pending
BOnjour à tous,
je voulais savoir si quelqu'un connassait un tour opérateur qui proposait des séjours à acapulco, et si qq1 avait déjé fait cette destination en janvier.
Merci pour votre aide.
je voulais savoir si quelqu'un connassait un tour opérateur qui proposait des séjours à acapulco, et si qq1 avait déjé fait cette destination en janvier.
Merci pour votre aide.
Chutes du Niagara en février? English translation pending
Afin de planifier mon séjour au Canada, je voulais savoir si les chutes du Niagara se visitent en Février, est-ce que ça vaut la peine de s'y rendre (en train) pour une journée (toronto-niagara- toronto) ?
MERCI
Islande: la peur, l'émotion, le plaisir... (suite) English translation pending
Une sensation étrange, à la frontière de la peur et du plaisir … Un peu comme quand on était enfants et qu’on « jouait à se faire peur » en surgissant au coin d’un mur (bouhhhh !) devant l’autre terrifié … Terrifié, mais grisé de plaisir, avec un cri d’effroi qui se transforme en éclat de rire de soulagement !
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Chris
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Chris
Accrocher une moustiquaire? English translation pending
Juste une petite question: comment accrochez vous votre moustiquaire quand il n'y a pas de crochet????Merci...
Blau Colonial - Cayo Coco - en rénovation English translation pending
Salut!
je reviens d'une semaine tout compris à l'hôtel Blau Colonial. Il n'est pas "rénové" mais en rénovation....c'est bien différent. Imaginez-vous en maillot de bain au bord de la piscine alors que des ouvriers construisent un mur à 2 pas...Imaginez l'ambiance avec un hôtel presque vide.
Préférez le Trip de Cayo Coco les zamis!!!
L'ambiance est là!
De plus la compagnie Jetsgo m'a perdu mes bagages alors imaginez l'enfer. A ce jour je ne les ai pas encore.
Bye
je reviens d'une semaine tout compris à l'hôtel Blau Colonial. Il n'est pas "rénové" mais en rénovation....c'est bien différent. Imaginez-vous en maillot de bain au bord de la piscine alors que des ouvriers construisent un mur à 2 pas...Imaginez l'ambiance avec un hôtel presque vide.
Préférez le Trip de Cayo Coco les zamis!!!
L'ambiance est là!
De plus la compagnie Jetsgo m'a perdu mes bagages alors imaginez l'enfer. A ce jour je ne les ai pas encore.
Bye
TDM Afrique et Amérique English translation pending
African fever ? Si qqn est allé en Afrique (plus l'Afrique de l'est et/ou du sud) comprend ce que ça veut dire.
Mon projet est de faire un TDM axé sur l'Amérique centrale et du sud, puis l'Afrique.
Chercher coéquipier(e) de confiance bien sûr, flexible, mûr(e), qui sache se prendre en main mais aussi partager tant matériellement que moralement.
Départ prévu ? Pas avant mai-juin, le temps de faire encore un peu d'économies, de trouvers les voyagistes les moins chers, de rendre l'appart', vendre des meubles, prendre un maximum de renseignements.
Les pays ? A décider ensemble, personellement je serais plutôt tentée par : Mexique, Nicaragua, Bolivie, peut être Argentine, puis Mali, Botswana, Namibie, Mozambique, Afrique du Sud.
Open pour les conseils qui sont les bienvenus et pour les propositions
Mon projet est de faire un TDM axé sur l'Amérique centrale et du sud, puis l'Afrique.
Chercher coéquipier(e) de confiance bien sûr, flexible, mûr(e), qui sache se prendre en main mais aussi partager tant matériellement que moralement.
Départ prévu ? Pas avant mai-juin, le temps de faire encore un peu d'économies, de trouvers les voyagistes les moins chers, de rendre l'appart', vendre des meubles, prendre un maximum de renseignements.
Les pays ? A décider ensemble, personellement je serais plutôt tentée par : Mexique, Nicaragua, Bolivie, peut être Argentine, puis Mali, Botswana, Namibie, Mozambique, Afrique du Sud.
Open pour les conseils qui sont les bienvenus et pour les propositions
Xi'an: My impressions from 10 years ago
It's raining in Xi'an, and I'm taking the opportunity to jot down a few notes. Don’t bother reading everything—I’m mostly writing this for my mom, who’s hungry for details and keeps track of my trip on the map of China and on Google.
We took a high-speed train from Beijing to Xi'an, which is in the middle of China, about 1,300 km away. The journey takes around 6 hours. The landscapes are flat and quite dry. I didn’t see any individual houses in this country. In the cultivated areas, there are clusters of properties all built on the same model: a square of walls with a built-up section leaning against the back wall. We passed through gigantic cities, each time feeling like we were arriving in Manhattan. After spending several weeks in Siberia, one of the least populated regions in the world, the contrast is harsh. Xi'an isn’t some small backwater where a farmer discovered the Terracotta Army in 1974—it’s a metropolis of 9 million people. The city center is enclosed by a rectangular wall, the best-preserved in the world. An evening stroll through the old town is a source of amazement at every step. First, there are crowds everywhere—you could say that wherever we went in China, there was a lively atmosphere. The illuminations on the wall and the ancient buildings are stunning. Most people wear sneakers, in all colors, which might be explained by the long distances they have to cover.
We first stopped by a public park where there was a dog owners' club. All the dogs were having a blast together. The Chinese love beautiful dogs, often long-haired breeds like Samoyeds, Scottish Collies, Saint Bernards—what about the others? Do they eat them?
The Chinese adore fish—they’re everywhere: aquariums in restaurants and hotels, ponds. A small clay pot in front of a shop, and boom—three goldfish inside. Poor things!
Next, we saw groups of people squatting on the ground making fires. It was the eve of the Qingming Festival, and it’s a custom to buy fake money to burn as an offering to ancestors. On another square, people were flying kites. It looked like they were soaring kilometers into the sky and getting tangled, but they untangled themselves and kept flying... We then found a street overflowing with street food stalls, packed with a noisy, bustling crowd. Lots of skewers of unidentified animals—or worse, according to Claude, unidentified *parts* of animals. I tried a few specialties but stuck to the sweet stuff. We eventually found some nougat that was good, and with our usual bananas—which are delicious in China—we made a meal of it. Of course, we visited the Terracotta Army. It took us 3 hours to get there. At the information center in the train station, I asked which bus to take. I showed a photo of the buried soldiers, and the young woman looked at me with a bewildered, desperate expression. It was like showing the Eiffel Tower to an information desk at Gare de Lyon... She finally wrote down a number on a piece of paper and sent us 34 km back to our starting point. We got to admire the outskirts: endless rows of 40-story buildings. It’s terrifying... If this were in France, we’d immediately wonder about crime in this kind of housing, but apparently, that’s not associated with it in China. In fact, we ask ourselves a lot of questions, and this dive into a world we struggle to understand raises so many. I try to find answers on Bing, but there’s not much out there. I can’t wait to get Google back.
Next, we saw groups of people squatting on the ground making fires. It was the eve of the Qingming Festival, and it’s a custom to buy fake money to burn as an offering to ancestors. On another square, people were flying kites. It looked like they were soaring kilometers into the sky and getting tangled, but they untangled themselves and kept flying... We then found a street overflowing with street food stalls, packed with a noisy, bustling crowd. Lots of skewers of unidentified animals—or worse, according to Claude, unidentified *parts* of animals. I tried a few specialties but stuck to the sweet stuff. We eventually found some nougat that was good, and with our usual bananas—which are delicious in China—we made a meal of it. Of course, we visited the Terracotta Army. It took us 3 hours to get there. At the information center in the train station, I asked which bus to take. I showed a photo of the buried soldiers, and the young woman looked at me with a bewildered, desperate expression. It was like showing the Eiffel Tower to an information desk at Gare de Lyon... She finally wrote down a number on a piece of paper and sent us 34 km back to our starting point. We got to admire the outskirts: endless rows of 40-story buildings. It’s terrifying... If this were in France, we’d immediately wonder about crime in this kind of housing, but apparently, that’s not associated with it in China. In fact, we ask ourselves a lot of questions, and this dive into a world we struggle to understand raises so many. I try to find answers on Bing, but there’s not much out there. I can’t wait to get Google back.
Recommendations for planning a trip to Japan: any agencies to recommend?
Hello everyone,
I’m reaching out to you because I’m planning our next big trip (Japan is really tempting us for the autumn!) and I have to admit, I’m feeling a bit overwhelmed.
My husband and I have always loved traveling, and at 75, we have no intention of stopping... But I find that everything’s getting so complicated. I try to be "modern" by booking online, but as soon as there’s a problem, we hit a wall.
A friend nearly missed her departure last year because of a visa issue that wasn’t explained properly on a website... and no one to call for help, just automated messages.
It makes me a little nervous to be alone in front of a screen so far away, especially since at our age, we like knowing there’s real support if our health takes a turn while we’re there.
Anyway, I’m tired of seeing my file passed from one person to another without ever having the same contact... Do you know of any small, trustworthy agencies or people who still work the "old-fashioned" way and really look after their clients? I love my independence, but I need a real face behind my project.
Thanks in advance for your advice, and I look forward to reading your replies, Catherine
I’m reaching out to you because I’m planning our next big trip (Japan is really tempting us for the autumn!) and I have to admit, I’m feeling a bit overwhelmed.
My husband and I have always loved traveling, and at 75, we have no intention of stopping... But I find that everything’s getting so complicated. I try to be "modern" by booking online, but as soon as there’s a problem, we hit a wall.
A friend nearly missed her departure last year because of a visa issue that wasn’t explained properly on a website... and no one to call for help, just automated messages.
It makes me a little nervous to be alone in front of a screen so far away, especially since at our age, we like knowing there’s real support if our health takes a turn while we’re there.
Anyway, I’m tired of seeing my file passed from one person to another without ever having the same contact... Do you know of any small, trustworthy agencies or people who still work the "old-fashioned" way and really look after their clients? I love my independence, but I need a real face behind my project.
Thanks in advance for your advice, and I look forward to reading your replies, Catherine
Question about Rome2Rio in Thailand
Hi there,
I have a question about the Rome2Rio app. Can you set it up to show routes using the BTS and MRT (for Bangkok) instead of buses or taxis? For example, I’d like to know how long the trip from Chong Nonsi to Bang Khun Non will take, but the app doesn’t suggest the MRT or BTS, even though it’s totally doable. Any tips on how to fix this?
I have a question about the Rome2Rio app. Can you set it up to show routes using the BTS and MRT (for Bangkok) instead of buses or taxis? For example, I’d like to know how long the trip from Chong Nonsi to Bang Khun Non will take, but the app doesn’t suggest the MRT or BTS, even though it’s totally doable. Any tips on how to fix this?
Visa extension request on-site in the Philippines
Hello everyone,
My partner and I would like to travel to the Philippines at the end of August for a 4-month stay. We can’t apply for a tourist visa in advance because (from what I understand) we’d need to provide proof of hotel reservations for the entire stay. But planning a 4-month trip so far ahead isn’t something we want to do.
So my question is about extensions once we’re there:
After the initial 29-day extension request, we’d like to apply for another 2-month extension. Do you know if the same supporting documents are required for this one (pre-booked hotel, 2000 € in the bank account per month requested)?
Or can we go ahead without risk and request the extension without these documents?
Thank you so much for reading, and for this forum existing. Take care,
Boris
My partner and I would like to travel to the Philippines at the end of August for a 4-month stay. We can’t apply for a tourist visa in advance because (from what I understand) we’d need to provide proof of hotel reservations for the entire stay. But planning a 4-month trip so far ahead isn’t something we want to do.
So my question is about extensions once we’re there:
After the initial 29-day extension request, we’d like to apply for another 2-month extension. Do you know if the same supporting documents are required for this one (pre-booked hotel, 2000 € in the bank account per month requested)?
Or can we go ahead without risk and request the extension without these documents?
Thank you so much for reading, and for this forum existing. Take care,
Boris
A month in Cambodia in November 2024
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).

It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.

Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.

It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.


Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.

Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.

Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.

The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.

The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.

The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).

It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.

Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.

It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.


Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.

Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.

Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.

The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.

The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.

The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
What cycling route between Ariège and Drôme?
Hi fellow bike-packers,
so I’m heading out solo by bike this spring, like I do every year—around 1,500 to 2,000 km in total.
This time I want to explore the south of France.
I’ll start by meeting up with a buddy in Ariège, and after that the road’s wide open toward the east, aiming for Drôme.
If anyone has route ideas—especially quiet backroads, places I can wild-camp pretty much anywhere, and climbs that aren’t too steep—I’m all ears!
Thanks, and see you around here or on the road.
Take care.
Public transport between Bayahibe and Las Terrenas
Hi there,
We’re heading to the Dominican Republic for two weeks in January. We’d like to get from Bayahibe to Las Terrenas using public transport. Is it doable in a day? Thanks for your help!
Symphony of the seas ou Carnival pour une croisière en octobre 2021 dans les Caraïbes? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir en croisière en Octobre 21 dans les Caraïbes au départ de MIami ou Port Canaveral et j'hésite entre Royal Caribean sur le Symphony of the seas ou Carnival sur le Mardi Gras (encore en construction à ce jour). Que me conseillez vous entre RC et Carnival? Ou peut être une autre compagnie? Merci d'avance pour votre aide.
Le Kenya en août 2020 comme "solution de repli" English translation pending
Bonjour
Famille avec 2 enfants, nous devions nous rendre à l'ile Maurice ce mois d'aout 2020.
Suite téléphone aux autorités compétentes pour vérifier, l'ile Maurice va fermer ses frontières jusqu'au 31 Aout.
Dans notre plan de vol nous avons une escale à Nairobi.
2 solutions pour nous :
- Tout annuler, prendre l'avoir de la compagnie, et reporter le voyage.
- Rebondir, en passant 3 semaines au Kenya (je sais rien à voir avec Maurice ;-) )
Qu'en pensez vous ?
Famille avec 2 enfants, nous devions nous rendre à l'ile Maurice ce mois d'aout 2020.
Suite téléphone aux autorités compétentes pour vérifier, l'ile Maurice va fermer ses frontières jusqu'au 31 Aout.
Dans notre plan de vol nous avons une escale à Nairobi.
2 solutions pour nous :
- Tout annuler, prendre l'avoir de la compagnie, et reporter le voyage.
- Rebondir, en passant 3 semaines au Kenya (je sais rien à voir avec Maurice ;-) )
Qu'en pensez vous ?
La prière dans le monde! English translation pending
La nuit tombe d’un coup et je suis sans cesse étonnée de passer ainsi du clair au noir.
Après cette journée fatigante, je rentre à la maison et jette mes sandales dans un coin.
Dans son petit bassin de bronze, la fleur de lotus est déjà refermée.
Tout est silencieux mais j’entends le léger murmure incantatoire de Tiago.
Il prie.
Assis devant son petit autel, les volutes odorantes des bâtonnets d’encens s’enroulent autour de ses cheveux noirs. Son dos dur et sombre luit et la lueur de la flamme dans la coupelle de ghee danse sur ses épaules.
La grande image de Shiva fixée au mur se décolle dans un angle, pliant les pointes du trident.
Le dieu garde ses yeux mi-clos sur la création du monde et les cycles de l’univers.
Dans sa longue chevelure, au sommet de sa tête s’enroule un serpent.
Un dieu coloré bienveillant dans cette représentation, l’une de ses quatre mains ouverte sur le genou.
Tiago a posé son offrande, une noix de coco est une guirlande de fleurs jaune dont je ne retiens jamais le nom.
Immobile.
Il prie.
__
J’ai vu des gens agenouillés, des gens couchés face contre terre, assis en tailleur, assis mains jointes. J’ai vu des gens danser, j’ai vu des processions colorées, j’ai entendu des mélopées hypnotiques, j’ai écouté des cymbales, des trompettes, de grandes orgues, des chants liturgiques, des psaumes, le fanbai, des chants grégoriens et des gospels, des chants diphoniques qui remuent le ventre.
J’ai vu des flèches perçant les nuages, des coupoles dorées, des dômes de pierre, des cathédrales, des temples, des autels flamboyant de dorures, des allées de chevaux de pierre, des temples de feu et des chapelles de pierre blotties sous les ombrages, de bois ensevelies sous la neige, des cryptes froides et silencieuses, des maisons d’adoration sans effigie, des monastères accrochés à la montagne , des cloîtres dans la ville.
j’ai vu des costumes de cérémonies multicolores, des tenues de fourrure, des saris de fêtes soyeux, des chapeaux rouge étranges, des plumets et des têtes rasées. J’ai vu des hommes tirer des chars la peau du dos distendue par des crochets, j’ai été subjuguée par des mandala de sable, tout est éphémère.
Partout où mes pas ont foulé d’autres terres, j’ai vu des croyants réunis, rassemblés, unis, bruyants, silencieux, exaltés, recueillis.
J’ai touché des chapelets de buis, d’ivoire, en corail, en noyaux, les perles égrenant le nom divin, les mantras, les prières, tenu des croix de roseaux, de feuilles de maïs, porté des couronnes de fleurs, tenu des moulins de prière. J’ai regardé des dieux vêtus d’oripeaux décolorés, vêtus d’habits précieux, nus ceints d’un pagne, l’arbre à souhaits aux rubans multicolores agités par les tourbillons de neige.
J’ai respiré l’odeur de l’encens, j’ai respiré l’odeur de la cire fondue, j’ai respiré le parfum des fleurs fraîches et l’odeur surette des offrandes pourrissantes.
J’ai fermé les yeux, souvent, pour mieux entendre, pour mieux comprendre.
Et je sais, qu’aujourd’hui, je ne sais rien de cette ferveur puissante qui soulève et porte et emporte les peuples du monde. Je sais aussi que le tremblement de mes jambes et les yeux qui picotent devant la ferveur de Tiago, ce soir là, il y a des lustres, huit peut-être, c’est tellement loin, fut ce qui s’approchait le plus d’une prière. Ou, peut-être étais-je secrètement amoureuse...
Ainsi, je crois que beaucoup ont vécu ces instants étranges de communion, d’observation respectueuse, que beaucoup connaissent les rites et rituels, les byzantins, coptes, maronites, et tant d’autres, des rites de passage et des rites d’intercessions appelant la pluie, la fécondité . Ces rites qui rythment la vie dans tous ces pays que je n’aurais plus le temps de connaître.
Comment se vit la prière en Afrique, chez les aborigènes d’Australie, à Madagascar, à Cuba, en Chine, au Japon, en Indonésie ou ailleurs ?. Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ? Monothéiste, animiste, shintoïsme, bouddhisme, syncrétisme religieux, l’aspect religieux est toujours présents dans mes voyages, l’est-il pour vous aussi ?
Z’avez lu jusqu’au bout ? Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
J’ai vu des gens agenouillés, des gens couchés face contre terre, assis en tailleur, assis mains jointes. J’ai vu des gens danser, j’ai vu des processions colorées, j’ai entendu des mélopées hypnotiques, j’ai écouté des cymbales, des trompettes, de grandes orgues, des chants liturgiques, des psaumes, le fanbai, des chants grégoriens et des gospels, des chants diphoniques qui remuent le ventre.
J’ai vu des flèches perçant les nuages, des coupoles dorées, des dômes de pierre, des cathédrales, des temples, des autels flamboyant de dorures, des allées de chevaux de pierre, des temples de feu et des chapelles de pierre blotties sous les ombrages, de bois ensevelies sous la neige, des cryptes froides et silencieuses, des maisons d’adoration sans effigie, des monastères accrochés à la montagne , des cloîtres dans la ville.
j’ai vu des costumes de cérémonies multicolores, des tenues de fourrure, des saris de fêtes soyeux, des chapeaux rouge étranges, des plumets et des têtes rasées. J’ai vu des hommes tirer des chars la peau du dos distendue par des crochets, j’ai été subjuguée par des mandala de sable, tout est éphémère.
Partout où mes pas ont foulé d’autres terres, j’ai vu des croyants réunis, rassemblés, unis, bruyants, silencieux, exaltés, recueillis.
J’ai touché des chapelets de buis, d’ivoire, en corail, en noyaux, les perles égrenant le nom divin, les mantras, les prières, tenu des croix de roseaux, de feuilles de maïs, porté des couronnes de fleurs, tenu des moulins de prière. J’ai regardé des dieux vêtus d’oripeaux décolorés, vêtus d’habits précieux, nus ceints d’un pagne, l’arbre à souhaits aux rubans multicolores agités par les tourbillons de neige.
J’ai respiré l’odeur de l’encens, j’ai respiré l’odeur de la cire fondue, j’ai respiré le parfum des fleurs fraîches et l’odeur surette des offrandes pourrissantes.
J’ai fermé les yeux, souvent, pour mieux entendre, pour mieux comprendre.
Et je sais, qu’aujourd’hui, je ne sais rien de cette ferveur puissante qui soulève et porte et emporte les peuples du monde. Je sais aussi que le tremblement de mes jambes et les yeux qui picotent devant la ferveur de Tiago, ce soir là, il y a des lustres, huit peut-être, c’est tellement loin, fut ce qui s’approchait le plus d’une prière. Ou, peut-être étais-je secrètement amoureuse...
Ainsi, je crois que beaucoup ont vécu ces instants étranges de communion, d’observation respectueuse, que beaucoup connaissent les rites et rituels, les byzantins, coptes, maronites, et tant d’autres, des rites de passage et des rites d’intercessions appelant la pluie, la fécondité . Ces rites qui rythment la vie dans tous ces pays que je n’aurais plus le temps de connaître.
Comment se vit la prière en Afrique, chez les aborigènes d’Australie, à Madagascar, à Cuba, en Chine, au Japon, en Indonésie ou ailleurs ?. Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ? Monothéiste, animiste, shintoïsme, bouddhisme, syncrétisme religieux, l’aspect religieux est toujours présents dans mes voyages, l’est-il pour vous aussi ?
Z’avez lu jusqu’au bout ? Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
Mauvaise nouvelle pour les gourmets au Vietnam English translation pending
Faute de clients grâce au corona et avec des loyers pharamineux à payer, j'ai le grand regret de vous informer que les fameux restaurant Porte d'Annam et A la folie à Hanoi sont définitivement fermés. Les trois autres restaurants de Didier Corlou, Madame Hien et La Verticale à Hanoi et le Co Mai à Hoi An rouvrent le 1er juin
Retour d'escale croisière à Haïfa (Betlhéem/Jérusalem) English translation pending
bonjour
j'ai fait cette escale en février et ais pris finalement l'excursion avec le bateau
"Betlhéem /Jérusalem "pour 119€ .
cela s'est très bien passé nous avons commencé par un arrêt au café Elvis (toilette payante 0,50 € je précise ça vous évitera de retourner chercher des pièces)
puis direction Betlhéem visite de l'église de la nativité et nous avons bien déjeuner en 45 mn .
enfin direction Jérusalem où nous avons fait le chemin de croix à l'envers la porte étant fermée nous as expliqué notre guide pour finir au mur des lamentations .
au dîner nous étions 3 couples nous avons eu chacun un guide différent et un retour complètement différent .
2 contents et 1 très mécontent de leur guide
donc je comprends maintenant les gens qui ont eu une mauvaise expérience .
j'espère que cela vous servira
bonne journée à tous
Sentier paradisiaque des cascades trouvé au Sud-Tyrol (Italie) English translation pending
Dans ce rapport de randonnée des Dolomites, nous partageons avec vous le magnifique sentier paradisiaque de la cascade. Il s'agit d'une randonnée d'une journée de 15 km dans le Val Venosta, Tyrol du Sud, Italie à partir du village de Glurns, en passant par le village de Schluderns puis en montant jusqu'au château de Coira et en prenant le Sentiero del Sole jusqu'au canal de Berkwaal.
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/1ahxmfUdywQ N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
Nous avons commencé cette journée nuageuse d'été dans le vieux village médiéval de Glurns où nous nous sommes arrêtés au camping Im Park. C'était un joli petit village avec un vieux mur de pierre autour et une architecture autrichienne typique. Nous y avons déjà passé quelques jours et notre partie préférée était un long parc public très vert près des jardins de pommiers avec beaucoup de bancs et loin des routes de voiture.
Nous avons donc traversé le village et sommes sortis sur une piste cyclable menant au village suivant Schluderns. C'était très facile et plat sur plusieurs kilomètres.
Il a traversé les champs avec des plantations de pommes sans fin. Et honnêtement, nous n'avons pas vu autant de pommes dans notre vie. Dès le premier jour où nous venions d'arriver, nous avons vu des kilomètres et des kilomètres de pommiers qui étaient manifestement cultivés dans des tailles industrielles. Il en existait différentes variétés avec différentes nuances de vert et de rouge. Plus tard, nous avons appris que c'était un produit très spécial de la région et que beaucoup de nourriture était faite avec des pommes comme le jus de pomme et différents desserts sucrés comme la célèbre tarte aux pommes autrichienne - Strudel par exemple.
Ensuite, nous sommes arrivés à l'autre au village similaire de Glurns - Schluderns et avons commencé à monter jusqu'au château de Coira. La route était assez raide dès le départ mais au moins la plupart était dans l'ombre.
Le château de Coira avait l'air assez inhabituel avec beaucoup de peinture sur les murs et les fenêtres et les portes. Il était possible de visiter mais nous avons décidé de continuer et d'utiliser la majeure partie de la journée pour la randonnée.
Le temps ce jour-là était tout simplement parfait pour la randonnée en partie nuageux en partie ensoleillé avec l'air frais. Dans l'ensemble, nous avons pensé que l'été est la meilleure saison à passer dans les montagnes, car vous ne souffrez pas de chaleur extrême et le climat est toujours confortable.
Lorsque nous sommes passés près du château, l'itinéraire a continué à monter assez raide cette fois en traversant les champs de pommes. Sur le chemin, nous avons pu profiter des superbes vues sur la vallée et les montagnes environnantes.
Nous avons pris les indications du sentier Sentiero del Sole numéro 17 et l'avons suivi toute la journée. À un moment, la route est devenue plus plate et a commencé à traverser la forêt ombragée. Il longeait le canal de la rivière Berkwaal d'un côté et la proximité de l'eau le rendait très spécial.
Nous avons rencontré beaucoup de gens en randonnée dans différentes directions et nous pensions que c'était probablement l'un des sentiers les plus populaires à emprunter.
Le chemin montait légèrement vers le haut mais était très facile et agréable et à chaque fois qu'il tournait, l'autre belle vue s'ouvrait aux yeux.
Ensuite, nous sommes sortis dans un endroit très spécial où trois canaux fluviaux entraient en un et ils étaient reliés par des constructions en bois, certains d'entre eux étaient littéralement faits du tronc d'arbre. Le débit d'eau était très rapide pour que nous puissions regarder le mouvement de l'eau dans ces canaux étroits. Dans l'ensemble, une grande partie de ce sentier a été faite ou renforcée par des ponts en bois, une partie des sentiers et des rails.
L'eau nous accompagnait tout au long et c'était très rafraîchissant et son son très apaisant. Donc, en suivant ce chemin paisible idyllique, nous sommes arrivés au carrefour où l'un des sentiers a continué à grimper et l'autre faisait une boucle traversant la rivière et continuant à longer la gorge de l'autre côté. Nous avons pris le deuxième et il avait le même marquage que Sentiero del Sole.
L'endroit du carrefour était vraiment magnifique avec la grande rivière large descendant des rochers et beaucoup de hautes chutes d'eau qui y coulaient. Nous avons dû passer les escaliers pour descendre à la rivière puis remonter.
Nous pensions que toute la partie de la rivière était terminée et que les canaux resteraient de l'autre côté. Mais nous avons été surpris de savoir que cela continuait, mais maintenant le flux allait dans l'autre sens et il s'appelait Leiten Waal.
Nous avons donc apprécié le même merveilleux sentier tous les prochains kilomètres. Nous avons trouvé un banc avec une vue panoramique pour prendre notre collation et sommes heureux de savoir qu'il y a beaucoup d'aires de repos et de tables de pique-nique parmi lesquelles choisir pendant ce parcours.
La piste a continué à descendre une descente très douce tout au long de la deuxième partie et ce n'est qu'à la fin qu'elle est devenue plus raide. Nous sommes donc retournés au village de Schluderns et ses champs de pommes et avons terminé le circuit.
Ce fut une merveilleuse journée paisible pour nous avec le plus beau temps et nous étions excités pour les prochains sentiers incroyables à venir dans les Dolomites.
Quelle est la plus belle cascade que vous ayez jamais visitée?
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/1ahxmfUdywQ N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
Nous avons commencé cette journée nuageuse d'été dans le vieux village médiéval de Glurns où nous nous sommes arrêtés au camping Im Park. C'était un joli petit village avec un vieux mur de pierre autour et une architecture autrichienne typique. Nous y avons déjà passé quelques jours et notre partie préférée était un long parc public très vert près des jardins de pommiers avec beaucoup de bancs et loin des routes de voiture.
Nous avons donc traversé le village et sommes sortis sur une piste cyclable menant au village suivant Schluderns. C'était très facile et plat sur plusieurs kilomètres.
Il a traversé les champs avec des plantations de pommes sans fin. Et honnêtement, nous n'avons pas vu autant de pommes dans notre vie. Dès le premier jour où nous venions d'arriver, nous avons vu des kilomètres et des kilomètres de pommiers qui étaient manifestement cultivés dans des tailles industrielles. Il en existait différentes variétés avec différentes nuances de vert et de rouge. Plus tard, nous avons appris que c'était un produit très spécial de la région et que beaucoup de nourriture était faite avec des pommes comme le jus de pomme et différents desserts sucrés comme la célèbre tarte aux pommes autrichienne - Strudel par exemple.
Ensuite, nous sommes arrivés à l'autre au village similaire de Glurns - Schluderns et avons commencé à monter jusqu'au château de Coira. La route était assez raide dès le départ mais au moins la plupart était dans l'ombre.
Le château de Coira avait l'air assez inhabituel avec beaucoup de peinture sur les murs et les fenêtres et les portes. Il était possible de visiter mais nous avons décidé de continuer et d'utiliser la majeure partie de la journée pour la randonnée.
Le temps ce jour-là était tout simplement parfait pour la randonnée en partie nuageux en partie ensoleillé avec l'air frais. Dans l'ensemble, nous avons pensé que l'été est la meilleure saison à passer dans les montagnes, car vous ne souffrez pas de chaleur extrême et le climat est toujours confortable.
Lorsque nous sommes passés près du château, l'itinéraire a continué à monter assez raide cette fois en traversant les champs de pommes. Sur le chemin, nous avons pu profiter des superbes vues sur la vallée et les montagnes environnantes.
Nous avons pris les indications du sentier Sentiero del Sole numéro 17 et l'avons suivi toute la journée. À un moment, la route est devenue plus plate et a commencé à traverser la forêt ombragée. Il longeait le canal de la rivière Berkwaal d'un côté et la proximité de l'eau le rendait très spécial.
Nous avons rencontré beaucoup de gens en randonnée dans différentes directions et nous pensions que c'était probablement l'un des sentiers les plus populaires à emprunter.
Le chemin montait légèrement vers le haut mais était très facile et agréable et à chaque fois qu'il tournait, l'autre belle vue s'ouvrait aux yeux.
Ensuite, nous sommes sortis dans un endroit très spécial où trois canaux fluviaux entraient en un et ils étaient reliés par des constructions en bois, certains d'entre eux étaient littéralement faits du tronc d'arbre. Le débit d'eau était très rapide pour que nous puissions regarder le mouvement de l'eau dans ces canaux étroits. Dans l'ensemble, une grande partie de ce sentier a été faite ou renforcée par des ponts en bois, une partie des sentiers et des rails.
L'eau nous accompagnait tout au long et c'était très rafraîchissant et son son très apaisant. Donc, en suivant ce chemin paisible idyllique, nous sommes arrivés au carrefour où l'un des sentiers a continué à grimper et l'autre faisait une boucle traversant la rivière et continuant à longer la gorge de l'autre côté. Nous avons pris le deuxième et il avait le même marquage que Sentiero del Sole.
L'endroit du carrefour était vraiment magnifique avec la grande rivière large descendant des rochers et beaucoup de hautes chutes d'eau qui y coulaient. Nous avons dû passer les escaliers pour descendre à la rivière puis remonter.
Nous pensions que toute la partie de la rivière était terminée et que les canaux resteraient de l'autre côté. Mais nous avons été surpris de savoir que cela continuait, mais maintenant le flux allait dans l'autre sens et il s'appelait Leiten Waal.
Nous avons donc apprécié le même merveilleux sentier tous les prochains kilomètres. Nous avons trouvé un banc avec une vue panoramique pour prendre notre collation et sommes heureux de savoir qu'il y a beaucoup d'aires de repos et de tables de pique-nique parmi lesquelles choisir pendant ce parcours.
La piste a continué à descendre une descente très douce tout au long de la deuxième partie et ce n'est qu'à la fin qu'elle est devenue plus raide. Nous sommes donc retournés au village de Schluderns et ses champs de pommes et avons terminé le circuit.
Ce fut une merveilleuse journée paisible pour nous avec le plus beau temps et nous étions excités pour les prochains sentiers incroyables à venir dans les Dolomites.
Quelle est la plus belle cascade que vous ayez jamais visitée?
Quelle affluence touristique en ce moment à Jérusalem? (10 février) English translation pending
Bonsoir,
Je suis en train de peaufiner l'organisation de notre prochain séjour à Jérusalem (nous y serons du samedi 15 au jeudi 20 février) et je me demande s'il y aura ou pas beaucoup de touristes et/ou de pèlerins? ? Nous devrions être en basse saison ?
En d'autres termes, faut-il prévoir des temps d'attente pour visiter l'église du Saint-Sépulcre ; accéder au mur des lamentations ou à l'esplanade des mosquées ?
Idem en ce qui concerne l'entrée dans la basilique de la nativité à Bethléem ?
Merci d'avance pour vos retours.