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La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
by Chamadou · 2015-08-17 · 118 replies
Bonjour à tous,

Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.

Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.

Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.

Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.

Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo

Christian
Changement de numéro de cabine MSC sans prévenir? English translation pending
by Alexandre867 · 2015-06-16 · 46 replies
Bonsoir,

En ouvrant mon compte MSC pour la croisière de juillet, je découvre qu'on nous a changé de numéro de cabine de la cabine 15027 à la cabine 15013!

Qui a déjà vécu cette expérience ?

Ce soir il y a de la place selon la photo

Madeira: Between Disappointment and Enchantment
by Lol64 · 2015-06-09 · 96 replies
Bom dia, travelers, A little feedback from our discovery of Madeira—there aren’t many out there! Hoping it might be useful to some of you 🙂

We stayed 7 days in Madeira between May 18th and 25th.

Base: Funchal, the Lido hotel area. A practical neighborhood (lots of restaurants, shops, buses, etc.) but lacking charm. While getting back to Funchal is quick thanks to the road infrastructure, the outskirts of the city are particularly congested in the morning and evening, often due to tourist buses blocking traffic. Plus, even though Funchal enjoys milder weather compared to the rest of the island, you won’t see any sunrises or sunsets there! In short, if I were to do it again, I wouldn’t stay in Funchal for 7 days, even if it’s convenient to unpack once and for all.

Car rental for the week with Avis through locationdevoiture.fr (now Carigami). Zero-excess insurance, two drivers included, full tank on pickup, return with a full tank. After everything I’d read, I was dreading it. No issues at pickup or return. A Citroën C3 with 4,000 km on the clock, which served us perfectly. We brought our own GPS and map, which came in handy. There are signs, of course, but not always where you need them 😛.

Guides & maps: The Rother for hikes, the *Évasion* guide (quite general but very complete), and the Sunflower (borrowed), which I liked less—I found the explanations less clear and a bit messy, but maybe it was just me being unclear 😇. We also had the Freytag & Berndt map at 1:40,000, very useful when exploring the tiniest roads.

Day 1: In the morning, we head to CURRAL DAS FREIRAS. The viewpoint is pretty, very well developed (too much?). We take a short walk down the path as recommended in the Sunflower guide. The environment is wild but doesn’t offer much in terms of views.





We then head east via the expressway. Destination: PONTA DE SÃO LOURENÇO. The sky is overcast there, while just earlier, we were under the sun 😕! We’ll have to deal with the weather’s whims—a constant in Madeira! Off we go for a 3.5-hour round-trip hike, including photo stops, a picnic, and the climb to Ponta do Furado at the very end.





It’s nice, very open, and unlike anywhere else on the island. But it’s also *very* crowded. Mass tourism where everyone’s staring at their feet, barely a smile, hardly a hello 😠. The vibe kind of kills the charm. We were there at lunchtime but didn’t escape the crowds.





Practical detail that matters: no restrooms at the parking lot, none at the Casa do Sardinha, and an environment with no trees or bushes where you can see for miles. Ladies, plan ahead... A hike you should do regardless, with no major difficulty aside from the final climb, though it "undulates" constantly. The trail is perfectly safe.



Back at the parking lot, we take the road to PORTO DA CRUZ, a small village nestled at the foot of the mountain. The natural pools, being cleaned, are empty, and the seaside promenade, splashed by waves, feels a bit gloomy. The charm isn’t there. Return to Funchal via PORTELA and the MIRADOURO DOS INGLESES, which is tricky to find—hidden at the back of a lovely park, tended like an old lady from the 19th century, maybe the former owner of the place...





To be continued... 😉
Le Vietnam est-il pollué English translation pending
by WatchoutBaby · 2015-06-09 · 53 replies
Bonjour,

Je pars en Asie du Sud Est et peut être au Vietnam début Août pour 1 mois et 3 semaines et aurait voulu l'avis des autres forumeurs, ou des expatries vivant au Vietnam, pour savoir si les villes sont très polluées ou pas, est il possible de se déplacer dans les grandes villes sans masque en toute sécurité? Quels types de masques sont ils les mieux adaptes, sont il achetables sur place ou faut il s'en procurer avant le départ? Les plages également sont elles propres? D'une manière générale le Vietnam est il un pays pollue ou pas? Cela a til un impact sur la nourriture également?

Merci d'avance pour vos aiguillages.🙂
Compte rendu de notre croisière en Méditerranée sur le MSC Divina English translation pending
by Grandpierreg · 2015-06-04 · 23 replies
Bonjour à tous !

Je vais vous faire un compte rendu de notre croisière en méditerranée à bord du MSC DIVINA qui a eu lieu de 20 au 27 mai. J’espère qu’il vous sera utile et je suis bien sûr à votre disposition pour toutes questions. Les sujets de discussion, les avis, les comptes rendus, … de ce forum me sont bien utiles pour organiser mes croisières, il est donc normal que j’y participe aussi !

Nous devions faire initialement une croisière à bord du MSC ARMONIA début septembre toujours en méditerranée mais pour des raisons professionnelles, nous avons dû annuler.

Nous avons finalement décidé de partir en mai sur le MSC DIVINA. Nous avions repérer une offre promotionnelle sur ce paquebot et le fait que cette croisière était au départ et à l’arrivée de Barcelone nous arrangeait car ce n’est seulement qu’à 4h ½ de route de Montauban.

Nous avons acheté cette croisière chez AZUR CROISIERES en cabine extérieure BELLA garantie. Nous avons finalement été surclassés en cabine balcon ! La catégorie de prestation n’a pas bougée elle par contre : BELLA alors que la cabine balcon que l’on nous a attribuée était normalement une FANTASTICA.

J’illustrerai ce compte-rendu avec des photos surtout les jours d’escales.

L’itinéraire est le suivant : Barcelone / en mer / Naples / Civitavecchia / La Spezzia / Cannes / Palma de Majorque / Barcelone

JOUR 1 – BARCELONE Nous quittons Montauban sous un ciel nuageux et pluvieux dans la matinée et arrivons à Barcelone en début d’après-midi. Le temps est couvert mais il ne pleut pas. L’embarquement commence à 14 heures. Comme il n’y a pas de parking à proximité immédiate des paquebots comme c’est le cas à Marseille, nous déposons la voiture à « VALET PARKING » que nous connaissons déjà car nous avions fait appel à leur service lors de notre croisière sur le CARNIVAL BREEZE en 2012.

http://valetparking.es/?lang=fr

Nous avons acheté le service « EXCLUSIVE ». Il faut déposer la voiture directement dans leur parking qui est fermé et surveillé apparemment. Il vous transporte ensuite individuellement avec les bagages dans leur propre navette, qui est en fait une voiture, pour vous déposer au pied du paquebot. Le jour du débarquement, vous les appelez, ils viennent vous chercher toujours individuellement au pied du paquebot et vous ramène à leur parking où vous récupérez votre voiture. Il existe également le service « VIP » et «PREMIUM ».

Leur navette nous dépose donc au pied du paquebot. Le MSC DIVINA est le seul paquebot dans le port maritime. A proximité, nous apercevons le luxueux hôtel « W » avec son architecture si particulière avec des yachts amarrés à proximité.

Nous mettons les étiquettes à nos valises et les laissons aux porteurs. Nous rentrons dans la gare maritime pour nous apercevoir alors qu’il y a une longue queue pour l’embarquement. On nous donne un petit papier où est imprimé un mot. Nous n’avons pas compris à quoi il pouvait servir car nous faisons la queue tout de suite.

Les procédures habituelles d’embarquement se font finalement assez rapidement comme toujours d’ailleurs. On nous donne la carte MSC qui va nous servir pour toute la croisière et constatons avec plaisir que nous sommes bien au deuxième service pour le diner comme nous le souhaitions. Sur le carnet de voyage que nous avions reçu par mail quelques semaines auparavant, nous étions sur une liste d’attente pour le choix de ce service.

Nous passons les portiques de sécurité, nous nous faisons prendre en photo et montons ensuite dans le paquebot pour nous diriger directement vers notre cabine balcon au pont 9.

C’est la première fois que nous voyageons en cabine balcon. Jusqu’à présent, nous avions toujours des cabines extérieures. Je m’amuse à comparer ces 2 catégories de cabine MSC et constate avec surprise que le placard de la cabine balcon est plus petit que celui de la cabine extérieure ! Par contre, la paroi de douche est en fait deux parois vitrées qui s’ouvrent et non une simple toile. La décoration est aussi beaucoup plus raffinée, plus belle.

On accède au balcon par une baie coulissante et non par une porte battante comme c’est le cas chez COSTA par exemple. Cette baie coulissante à 2 avantages par rapport à la porte battante : elle ne claque pas et on peut la laisser ouverte. Avec la porte battante, ce n’est pas possible car le vérin fait claquer automatiquement la porte. Il faut sinon retenir cette porte battante avec une chaise.

J’ai constaté également que le soleil allait rarement sur le balcon et dans la cabine car notre balcon est en retrait par rapport au flanc du paquebot et en plus il y a un masque au-dessus de ce balcon dû à l’avancé du buffet au pont 14. Dans la cabine extérieure, nous étions à flanc de navire (pont 5), pas de masque au-dessus et le soleil rentrait facilement dans la cabine.

Enfin, autre différence, dès que des voisins sortent sur leurs balcons, on les attend parler, discuter, s’amuser, … ce qui n’est évidemment pas le cas en cabine extérieure.

Mais malgré ces petits désagréments, nous sommes bien sur enchantés de notre sur classement et bien content d’avoir cette cabine qui offre non seulement l’avantage d’accéder à un balcon avec 2 chaises et une petite table mais également d’accéder à l’air libre (les sabords des cabines extérieures ne s’ouvrent pas ) et d’avoir une plus grande vue vers l’extérieure que le sabord.

Les lits sont placés différemment aussi.

J’ai constaté également que les parois qui séparent les balcons pouvaient s’ouvrir et se rabaisser par un système de serrures. Ces parois peuvent ainsi se rabattre si vous achetez 2 cabines communicantes vous permettant ainsi d’avoir un balcon plus grand. Les membres du personnel MSC les rabattent aussi pour pouvoir plus facilement nettoyer les balcons ou faire de la maintenance. A ce propos, je précise que notre balcon a été nettoyé 2 fois, de l’extérieur, pendant la croisière ! Il nous demande alors de fermer à clef la baie et de tirer les rideaux …

Nous nous débarrassons de nos petites affaires dans la cabine et montons directement au buffet pont 14. La nourriture est correcte et le buffet bien fourni. Les pizzerias sont bonnes mais il n’y a pas suffisamment de garniture.

Lorsque nous revenons à notre cabine, le steward se présente et nous dis la formule habituelle : il est à notre disposition, nous demande à quel service du diner nous sommes et ne pas hésiter à le contacter … On nous livre ensuite nos 2 valises et nous rangeons nos affaires dans ce placard plus petit que d’habitude.

Nous nous reposons un peu mais sans profiter du balcon ! En effet la baie est resté fermée car juste en face de notre cabine, sur l’autre rive du port, il y a une grosse usine qui charge et décharge des containers ainsi que de grosses quantités de ce qui semble être du blé. Tout ceci se fait dans un vacarme assourdissant !

Enfin, vers 18 heures comme prévue, le MSC DIVINA quitte doucement le port nous éloignant ainsi peu à peu de ce vacarme. On ouvre enfin la baie pour regarder le départ sur notre balcon.

Je précise que les horaires qui étaient précisées sur la descriptif de la croisière n’ont pas toujours été respectées : certaines escales ont été rallongées, d’autres raccourcies .A Cannes par exemple, on devait arriver à 10h30 pour repartir à 19 h. On est finalement arrivé à 10 h pour repartir à 18h …

Nous nous préparons ensuite pour le spectacle au théâtre (il peut accueillir 1603 personnes !) qui commence à 19h45. Pour ceux qui ont pris le second service comme nous, le spectacle est avant le diner. C’est l’inverse pour ceux du premier service. Magnifique spectacle comme toujours. Il n’y a pas eu de spectacle le soir de l’escale à Palma de Majorque. Nous allons ensuite diner au restaurant à 21h15, heure du second service (le premier était à 19h30 je crois). Nous découvrons notre table attribuée et les passagers qui partagent cette table avec nous : un couple de belges adorables, très sympathiques et qui ont également réservés chez AZUR CROISIERES.

Le diner à la carte est délicieux même si parfois la quantité est un peu limite surtout les plats de pâtes (c’est pourtant ce qui leur coûte le moins cher !). Les plats de viande ou ceux indiqués par la mention « suggestion du chef » sont au contraire plus copieux. Personnellement, je prenais à chaque fois une entrée + une soupe chaude ou froide (type gaspacho) + le plat principal + une assiette de fromage + un dessert.

Nous n’avons pas pris de forfait boissons qui sont certes à un prix intéressant par rapport à ce qu’ils vous proposent mais vous payez malgré tout plus et consommez plus que si vous consommez au verre. Nous prenions simplement une bouteille d’eau au diner et de temps en temps au bar une bière, un café ou un cocktail. A chaque fois pour une croisière de 8 jours nous ne dépensons pas plus de 30 € / personne en boissons et on ne s’est jamais senti frustré !

Nos voisins belges étaient en fait des personnes modestes et ils n’avaient pas les moyens de mettre beaucoup d’argent : pas de spa/hammam/sauna, pas d’excursions, pas d’assurance, pas de photos, pas de cocktails ou café .... Ils ont acheté la croisière en cabine intérieure BELLA ainsi qu’un forfait de 7 bouteilles d’eau (ils nous ont d’ailleurs donné leur dernière bouteille dont ils n’avaient pas besoin lors du dernier diner). Ils nous ont également expliqués qu’ils économisaient pour pouvoir s’offrir une croisière MSC par an (toujours en intérieure BELLA). C’est leur petit luxe à eux, ils en sont fiers, leur entourage les enviait. Ils avaient l’impression d’être dans un hôtel 5 étoiles pendant 1 semaine d’autant plus cette semaine puisqu’ils ont été surclassés comme nous en cabine balcon ! Ils avaient leurs cartes MSC CLUB GOLD qui leur permettaient d’avoir 10 % de réduction.

Après le diner, nous nous couchons. J’ai été réveillé au milieu de la nuit par un bruit récurrent dans notre cabine. Le paquebot tangue légèrement. Je finis par me lever pour m’apercevoir que c’est la baie qui bouge dans le rail de glissement. « Il y a du jeu » comme on dit. Je plie en 4 le journal de bord et le glisse à l’endroit où ça bouge. Ce n’est pas très élégant mais au moins plus de bruits !

A propos du bruit, j’ai été réveillé tôt le premier matin par le bruit des plateaux sur roulettes des membres du personnel qui roulaient sur les baguettes en métal qui traversent la largeur du couloir au niveau des portes incendies. Il y en avait une à proximité immédiate de notre cabine. Çà a été le seul matin où j’ai été réveillé par ce bruit. Je pense que j’ai fini par m’y habitué. Notre cabine se trouvait pas très loin des ascenseurs et l’on entendait légèrement la musique d’ambiance ainsi que les aspirateurs des membres du personnels pour nettoyer le palier. Mais là aussi, cela ne nous pas bien dérangé…

JOUR 2 – EN MER Nous profitons de cette journée en mer pour visiter le paquebot. Je n’entrerais pas dans le détail sur le MSC DIVINA d’autant plus que c’est le jumeau du MSC SPLENDIDA que nous connaissons déjà. C’est un beau paquebot. Vous pouvez cliquer sur le lien suivant puis cliquer à nouveau sur la petite ligne « vidéo » pour vous faire une idée de ce navire.

http://www.msccroisieres.fr/fr_fr/Navires/MSC-Divina.aspx

Nous en profitons également pour aller au bureau des excursions pour vérifier si les nôtres réservées sur internet ont bien été enregistrées d’autant plus qu’entre temps, il y a eu une modification de la part de MSC du système de réservations. On nous confirme que tout est bien enregistré. Nous avons bien reçu nos tickets de réservation mais ils étaient déposés sur la porte de la cabine côté extérieure (couloir), ce que je n’ai pas trop aimé. Cela peut paraître stupide mais je craignais qu’on nous les vole ! Il n’y a en effet aucune vérification quand vous présentez ces tickets au moment de l’excursion entre votre propre numéro de cabine et le numéro de cabine inscrit sur le ticket de l’excursion ! Jusqu’à présent, ils étaient soit insérés sous la porte, soit déposés dans notre cabine.

Nous recevons un petit mot nous précisant que ce soir en tant que membre MSC CLUB nous sommes invités à un cocktail en présence du Capitaine et de ses officiers dans l’un des salons. Nous y allons puis comme tous les soirs spectacle et dîner. Ce soir, c’est la première soirée de gala.
Retour de Namibie et du Kgalagadi Transfrontier Park, mai 2015 English translation pending
by Michel85200 · 2015-05-22 · 312 replies
Bonjour à toutes et tous.

Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.

Quelques remarques préliminaires...

Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.

Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !

L'avion :

CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !

Le parcours :

Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.

Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !

La voiture :

N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.

Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...

Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.

Une bonne carte (Africa tracks).

Voilà pour la mise en bouche préalable...

Pour la suite...ça vient !

Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Compte rendu Transat 2015 du groupe VF sur MSC Musica départ des caraïbes English translation pending
by Rcoucou · 2015-05-02 · 218 replies
bonjour

à tous ceux qui nous ont suivi pour les préparatifs de cette transat et à ceux qui ont eu l'opportunité de nous accompagner sur le Musica

en ce qui nous concerne, une excellente croisière dans la bonne humeur et sans souci

je laisse le soin à tous ceux qui nous ont côtoyés d'exprimer ici leurs impressions et même si nous avons des avis différents sur certaines choses de rester courtois dans nos propos

les anecdotes sont les bienvenues pour égayer ce fil, même si sur le moment ce n'est pas très risible

Messieurs Dames à vos plumes ...🙂
3 semaines en famille dans l'ouest des USA English translation pending
by Bonsvoyages · 2015-05-02 · 7 replies
Ayant bénéficié de tant de témoignages sur ce forum pour préparer notre voyage, c’est avec plaisir que je m’assieds (tardivement) à mon tour pour témoigner de notre expérience. En août 2013, nous sommes partis en famille (couple + 3 ados) pour un périple de 22 jours dans l’ouest des USA. Ce fut un voyage fantastique, trop court comme toujours.

La première étape fut de définir un itinéraire. Le choix est difficile tant il y a à voir et à faire.

Nous avons opté pour un vol multi-destination qui nous a permis de commencer notre voyage à Los Angeles pour le terminer à Las Vegas. En réservant nos billets d’avion près d’un an à l’avance nous avons déjà économisé quelques centaines d’euros. On nous avait conseillé de faire l’escale en Europe plutôt qu’aux USA pour éviter de devoir récupérer ses bagages lors de l’escale. Mais notre vol faisait étape à NY et franchement, tout va très vite, est très bien organisé et ce n’est pas un souci de refaire le checking lors de l’étape. Pour ceux qui en ont l’occasion, n’hésitez pas à partir un mois pour en profiter pleinement ou alors à scinder ce voyage en 2 : la Californie d’une part, les parcs nationaux d’autre part. Vous ne le regretterez pas.

Pour les hôtels, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Etant à 5, nous avons privilégiés les chambres familiales. Une belle économie sur le budget car en optant pour une chambre double + 1 rollaway bed (lit supplémentaire), nous ne devions payer qu’une chambre au lieu de 2. Il faut savoir que les lits doubles aux USA sont très larges (souvent 1m60/1m80) et qu’on trouve 2 lits doubles dans une chambre double. Pour 5, il ne reste qu’à y ajouter un lit d’appoint (rollawaybed) pour 10 à 15$ la nuit et le tour est joué. La plupart des hôtels proposent cette solution. Sur Booking.com, nous pouvions chaque fois vérifier la taille des lits, de la chambre et la possibilité d’y rajouter un lit d’appoint. Ce fut très simple à réserver et en cas de doute, nous envoyions un mail directement à l’hôtel pour nous en assurer. Tout s’est toujours bien passé. Cette économie nous a permis de nous faire plaisir aussi en optant pour un hôtel de catégorie supérieure. Si en Californie la piscine n’est pas indispensable (il ne fait pas si chaud au bord de l’océan), dans l’intérieur du pays, elle était incontournable, surtout pour nos 3 ados.

Nos différentes étapes furent au final : Los Angeles / San Simeon / San Francisco / Yosemite / Death Valley / Las Vegas / Zion / Bryce / Moab / Monument Valley / Lake Powell / Grand Canyon / Las Vegas soit au total 3800 km. Certains jours les étapes furent plus longues mais jamais cela ne nous a paru trop long car la route est souvent magnifique et l’on ne cesse d’admirer le paysage. Les enfants étaient munis de leur DS, i-pod, … et n’ont pas vu les km défiler.

Nous avons loué une voiture type Chrysler Dodge, 7 places (réservée à l’avance) que nous avons récupérée dès notre arrivée à l’aéroport de Los Angeles. Un 4x4 n’est pas nécessaire pour visiter les parcs à moins que vous ne souhaitiez absolument partir à l’aventure sur des pistes hors des sentiers battus. Même en réservant la voiture à l’avance, il nous a fallu attendre un certain temps avant de la récupérer. Attention, même en ayant tout réservé et défini à l’avance, au comptoir ils ne manqueront pas de vous proposer des assurances et services supplémentaires. Ils essayeront aussi de vous convaincre de prendre une catégorie supérieure. Ne vous laissez pas avoir, ils sont très forts. Avec le décalage horaire, il était déjà très tard (ou très tôt) et nous étions bien fatigués. Une fois la voiture récupérée, nous avons pris la direction de l’hôtel. Il n’était que 9h00 du soir pour les américains mais 6h00 du matin pour nous. Donc sans nous attarder nous avons plongés sous nos draps. Grâce à cela, dès notre réveil 08h00 heure locale, nous étions en pleine forme et n’avons pas souffert du décalage horaire.

Pour gagner du temps sur notre programme du lendemain, nous avions réservé un hôtel à Hollywood. A côté du Hollywood Bld et tout près d’Universal Studio. Nous trouvons cette solution idéale car Los Angeles est immense et on passe vite des heures à traverser la ville. Notre hôtel était parfait, proximité, chambre familiale, petit déj. inclus et piscine.

Jour 1 : Universal Studio, Hollywood Bld et Griffith Observatory. Une journée qui s’annonce bien remplie. Le soleil brille, nous sommes vacances, tout va bien. Pour gagner du temps, avant notre départ, nous avons acheté des Pass « Front of line » sur internet. C’est beaucoup plus cher qu’une entrée simple mais a l’immense avantage de nous éviter les files dans le parc. Comme notre planning est serré ce n’est pas négligeable. Universal Studio est sans surprise, un parc d’attraction, comme tous les parcs d’attractions version USA, très bien organisé avec des shows rôdés et des animateurs super entraînés. Universal Studio n’est pas trop grand et axé sur le cinéma et les grosses productions américaines. Très sympa pour ceux qui aiment les parcs d’attractions et les films ou séries made in USA. Un plongeon direct dans l’American way of life et les coulisses du cinéma. A 15h00, nous aurons terminé tout le parc et ses nombreuses attractions, ce qui nous laisse le temps d’aller nous balader sur Hollywood Bld (à côté de l’hôtel) avant notre soirée prévue au Griffith Observatory. La ballade sur Holywood Bld répond à toutes nos attentes. On est au cœur d’Hollywood, dans ce lieu que l’on a vu 100 fois à la télé ou au cinéma. Du pur folklore, un lieu mythique, des sosies de stars de tous les côtés, des étoiles au sol, des magasins de folies, … nos enfants ne savent plus où regarder, quelle étoile prendre en photo, dans quelles empreintes plonger leurs mains. Welcome in USA.

Pour terminer la journée, après un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel, on nous avait vivement recommandé de monter jusqu’au Griffith Observatory qui offre plusieurs avantages : on est juste en face des fameuses lettres « Hollywood » (photos incontournables), il y a chaque jour des projections de film sur l’espace à ne pas rater (nous sommes arrivés juste trop tard et l’avons raté !) et surtout il y a une vue imprenable sur Los Angeles. Vous arrivez en fin d’après-midi, prenez vos photos, allez voir le film et en sortant la nuit est tombée et vous découvrez un Los Angeles tout illuminé, nouvelle séance de photos. Il y a aussi moyen de manger sur place mais avant 19h00. Pour une première journée de vacances USA, nous en avons déjà des choses à raconter.

Jour 2 : Beverly Hill, Santa Monica, Santa Barbara, Hearst Castle En route pour San Simeon (étape intermédiaire vers San Francisco) par la Highway 1 (route qui longe la côte). Avant de quitter Los Angeles, nous avons prévu de faire un tour du côté de Beverly Hill et Rodeo Drive, la fameuse rue des magasins chics fréquentée par les stars. Les enfants rêvent bien sûr d’en croiser l’une ou l’autre (espoir déçu). Après ce passage obligé qu’on est content d’avoir vu pour enfin voir en vrai ce qu’on a tant de fois aperçu à la télé ou au ciné …, nous prenons la direction de la côte pour découvrir les fameuses plages de Californie, Santa Monica, Santa Barbara, … Chacune de ses plages à son intérêt mais nous manquions de temps pour tout faire et avons dû consentir quelques sacrifices. Mieux vaut prévoir un jour de plus pour mieux profiter de Los Angeles et de ses alentours. A Santa Monica, immense plage de sable fin avec son pier et son parc d’attractions vintage, ses life guards et leurs cabines typiques que l’on voit dans Malibu. C’est aussi la fin de la route 66.

Santa Barbara, jolie petite ville balnéaire en bord de mer qui mérite plus qu’une pause sandwich. Là aussi, possibilité de faire une croisière en mer pour observer les baleines.

Venice et Malibu que nous avons dû passer faute de temps mais à partir desquelles il est possible de louer des vélos pour parcourir la côte. Nous aurions bien aimé nous imprégner des lieux par ce biais. Nous avons aussi fait l’impasse du Getty Center et de la Getty Villa par manque de temps. Donc prévoyez 2 jours pleins pour LA et ses alentours.

La route vers San Francisco peut se faire soit par l’autoroute (+ rapide mais à l’intérieur des terres) soit par la Highway 1 qui longe la côte. La route est dégagée, on y circule très bien et on bénéficie de la vue tout le long du trajet. Cette option est donc vivement recommandée. Bon à savoir, vu la proximité de l’océan, tôt le matin il y a beaucoup de brume et la vue est bouchée par endroit. En cours de journée, le brouillard se lève et la vue est dégagée.

Nous avions prévu de visiter Hearst Castle en cours de route et avons donc réservé un motel à San Simeon. Hôtel sans intérêt mais correct, proche d’Hearst Castle et à proximité de Piedras Blancas où une colonie d’éléphants de mer a pris possession de la plage. On peut les approcher de tout près et c’est vraiment amusant de les observer. Autre possibilité pour la nuit : Cambria, c’est là que nous avons soupé. Tout petit mais plus charmant que San Simeon qui consiste plus en un rassemblement de quelques motels en bord de route. Hearst Castle est à l’image même de la folie américaine, délirant, mégalomaniaque et kitchissime. Pour le visiter mieux vaut réserver son tour à l’avance sur internet. Il y a plusieurs tours possibles et des visites toutes les 1 /2 heures mais c’est vite rempli. Comme toujours aux USA tout est très bien organisé et on ne perd pas de temps.

Jour 3 : Piedras blancas, Carmel, Monterey, San Francisco Nous commençons la journée par le bord de mer où nous prenons le temps d’observer ces fameux éléphants de mer qui ont pris possession de la plage. Nous sommes à quelques mètres d’eux à peine et c’est très amusants de les voir évoluer. Après une petite demi-heure, nous reprenons la route direction San Francisco. Toujours en longeant la côte par la 1, nous avons prévu une halte à Carmel pour visiter le Monastère et la petite ville, pleine de charme dont le maire a longtemps été Clint Eastwood. Cette petite cité balnéaire mérite qu’on prenne le temps de s’y balader. Elle a un charme fou et dénote totalement par rapport aux grandes villes américaines que nous allons traverser (LA, LV, SF). Après Carmel, nous faisons halte à Monterey pour nous promener sur le Pier et visiter son aquarium, le plus grand du monde. Noir de monde mais certaines sections (méduses entre autres) méritent vraiment le détour. Pour aller de Carmel à Monterey il ne faut pas hésiter à emprunter la 17 Miles Drive par la côte (route privée qui longe la côte et traverse des propriétés privées haut de gamme). Après cette visite aquatique, nous reprenons la route pour San Francisco où nous avons rendez-vous avec deux familles d’amis qui, par le plus grand des hasards, se retrouvent aussi à SF ce jour-là. Nous passons la soirée tous ensemble pour dès le lendemain, chacun reprendre notre route de notre côté.

Jour 4, 5 et 6 matin : San Francisco et ses classiques : Alcatraz, Pier 39, Golden gate, Cable car, China town, Alamo Square, Fisherman’s wharf, Ghirardelli Square, Nob Hill, Lombard Street, Japanese Tea Garden, Sausalito (en vélo), 49 miles scenic drive. Je ne m’étends pas sur le sujet car il est déjà largement commenté ailleurs mais tous ces lieux en valent la peine et nous plongent dans une ambiance unique. Durant trois jours, nous avons laissé la voiture dans le parking de l’hôtel et avons circulé à pied, en tram ou en cable car. D’où l’intérêt de choisir un hôtel avec parking (gratuit si possible) car cela coute vite très très cher. Ca monte très fort et même s’il ne fait pas si chaud à SF, on a vite chaud lorsqu’on arpente ses rues. Pour le reste, nous avons eu froid à SF, mieux vaut le savoir, au bord de l’océan il ne fait pas toujours chaud. Mieux vaut prévoir un pantalon, un polar et un coupe-vent. Pour Alcatraz, nous avions également réservé nos places à l’avance via internet. Je crois que sans cela, il est impossible d’avoir des places. Les places se réservent 90 jours à l’avance. Bloquez votre agenda si vous voulez avoir le choix du jour et de l’heure. J’avais lu qu’il valait mieux prendre la première visite de la journée pour éviter la foule c’est ce que nous avons fait mais je ne sais pas s’il y a tant de monde durant la journée. En tout cas, la visite en vaut vraiment la peine et les audio guides en toutes langues sont très bien faits. Une ville à taille humaine, la plus européenne dit-on mais très américaine tout de même. Et à nouveau cette joie d’être plongé en plein film. On connaît cette ville de l’avoir tant de fois vue au cinéma ou à la télé mais y être, c’est encore autre chose. Les rues qui montent et descendent, le cable car, les maisons en bois de toutes les couleurs, la vue sur la baie et bien sûr … le Golden Gate. Lorsque nous y étions avait aussi lieu l’America’s Cup où l’on peut admirer les voiliers filer sur l’eau. Une ville à ne pas rayer de son parcours. Bien entendu, avec nos ados de filles, nous n’avons pas échappé à une séance de shopping dans la rue commerçante principale. C’est ça aussi les vacances et puis c’est toujours sympa de découvrir des enseignes que l’on ne connait pas. Pendant ce temps mon fils a entrainé mon mari au musée mécanique, la plus grande collection d’automates. Il y est retourné 2 fois et en parle encore. Que des vieilles machines à sous, de tous les styles, témoins d’une époque mais très ludiques aussi car on peut encore y jouer. 2 jours et demi ou 3 jours sont bien pour visiter SF. J’ai l’impression d’avoir vu ce que nous souhaitions voir et pour une fois nous ne repartons pas frustrés d’être passé à côté de quelque chose.

Jour 6 suite : Yosemite NP En fin de matinée nous quittons SF pour nous rendre au Yosemite. Comme nous nous éloignons de l’océan, les nuages s’estompent pour laisser la place au ciel bleu et la température augmente radicalement. Puisque nous en avons le temps, nous avons prévu de descendre jusqu’à l’entrée sud « Mariposa » afin de déjà nous balader fin d’après-midi de ce côté pour découvrir les fameux séquoias géants. De cette façon, nous pourrons consacrer la journée du lendemain à la partie centrale du parc via la Tioga Road. Arrivée dans notre hôtel qui est un ancien ranch à proximité de l’entrée du parc. Chouette endroit, rempli d’histoire qui mérite de s’y poser un instant pour savourer le cadre et s’imprégner de l’atmosphère. Mais nous, à peine arrivés, nous partons à la rencontre des séquoias. Super ballade durant laquelle nous croisons une biche et son faon pas farouche du tout. Il y a des écureuils de tous les côtés aussi. Cela monte ferme durant la ballade mais une fois arrivés au sommet les enfants sont contents de profiter du cadre. Après la descente du retour, plongeon dans la piscine de l‘hôtel et souper sympa dans le restau ambiance cow-boy. Pour les parcs nationaux, si vous prévoyez d’en visiter 4 ou plus durant votre voyage, surtout acheté le pass annuel qui coûte le prix de 4 entrées et est valable dans la majorité des parcs durant un an. Vous pourrez donc même le donner à des amis qui prévoient d’y aller à votre retour.

Jour 7 : Yosemite NP Nous avons rendez-vous avec des amis canadiens qui nous ont rejoints spécialement. Notre fille avait séjourné chez eux durant 3 mois et nous avions accueilli leur fille chez nous 3 mois durant également. C’était une surprise pour notre fille et ce fut un bonheur de profiter de leurs retrouvailles. Nous passerons les deux prochains jours ensemble en toute complicité. C’est donc ensemble que nous partons pour le cœur du parc. Le site est merveilleux, les Alpes en plus beau et en plus grand. Très bien organisé comme toujours. On peut donc découvrir les différents points de vue en voiture ou en navette mais aussi bien sûr opter pour la randonnée. Il y a un grand choix de ballades, de durées et de difficultés variées, convenant pour toutes les exigences. Nous avons fait une sacrée ballade ! Une montée infernale qui remonte une rivière pour arriver au sommet d’une cascade impressionnante. Heureusement au départ de la cascade (donc tout en haut), des bassins naturels nous permettent de nous baigner dans cette eau très rafraîchissante. La descente se fera sans aucune difficulté.

Après cette ballade, nous poursuivons notre traversée du parc en voiture, en faisant halte à certains points de vue. Il serait possible de faire d’autres ballades en restant un jour de plus. Mais nous avons prévu de passer la nuit à Bridgeport à la sortie Est du parc et continuons donc notre route. La sortie du parc se fait sous le coucher du soleil qui donne de magnifiques reflets colorés au paysage. Je ne peux m’arrêter de prendre des photos à travers la vitre de la voiture tellement c’est beau et que j’ai envie de saisir chaque instant.

A la sortie du parc, nous faisons face à Mono Lake. Comme le soir est tombé et que nous repasserons demain par ici, nous ferons une halte à ce moment-là. Nous prenons la direction de notre hôtel à Bridgeport pour nous rapprocher de notre visite de Body prévue le lendemain matin. Nous logeons dans un petit hôtel qui nous fait penser à la petite maison dans la prairie ou au Holly Hobbie de Sarah Kay pour ceux qui ont connu cette époque : petit rideaux à fleurs, chambres sous le toit, lit en fer forgé, … Possibilité de manger sur place ce qui nous arrange grandement en cette fin de journée où nous sommes contents de nous asseoir.

Jour 8 : Body, Mono Lake, Death Valley Départ pour Body, cette ville fantôme à ne pas manquer qui vous plonge dans l’ambiance western des chercheurs d’or. Sur place, des rangers bénévoles, passionnés du site, sont là pour vous renseigner et répondre à toutes vos questions. Il y règne une ambiance particulière car la ville a été abandonnée et on a l’impression de se trouver en plein Lucky Lucke. L’école, l’église, la prison, les maisons, l’épicerie, les vieilles voitures, la mine abandonnée, … pendant une bonne heure, on est plongé dans un autre siècle.

En quittant Body, nous partons en direction de la Death Valley Sur la route, nous repassons devant Mono Lake. C’est l’occasion de s’y arrêter pour prendre le temps de s’y balader et admirer les sculptures de sel et de calcaires façonnées par le temps.

Et puis, route pour la Death Valley. Nous avons quelques km à avaler. Nous avons réservé un des deux hôtels situé au cœur du désert et en profitons pleinement. Mieux vaut ne pas avoir de pensées écologiques en y résidant mais c’est un sérieux plus pour découvrir ce merveilleux désert. On nous a prévenus, il fait caniculaire. Les enfants nous demandent de photographier le tableau de bord qui indique la température à chaque nouveau degré franchi. En arrivant dans le parc venant de Yosemite, nous passons par un premier point d’arrêt recommandé : sand dunes (brèves pause photos). Il fait très chaud donc tout se fait en voiture et les haltes sont brèves vu la chaleur. Nous nous installons avec bonheur à l’hôtel où nous nous précipitons vers la piscine pour un premier bain tiède. Compte tenu de la température extérieure l’eau doit avoir près de 35° mais comme il en fait presque 15 de plus en dehors, elle reste relativement rafraichissante. Après ce plongeon bienfaisant, nous nous dirigeons vers un autre point de vue pas trop loin de l’hôtel et recommandé au coucher du soleil : Zabriski. C’est incroyable comme ce désert recèle des coins si différents les uns des autres. Nous commençons à peine à le découvrir mais nous réjouissons de ce que la journée de demain nous réservera. Après le coucher du soleil, nous rentrons à l’hôtel pour y souper et allons nous coucher.

Jour 9 : Death valley, Las Vegas Le lendemain matin après un petit déjeuner copieux, nous nous mettons en route pour découvrir les points de vue renseignés : Bad Water, Artist’s Drive, Dante’s view. Au passage nous faisons un stop à Golden Canyon car sur notre route. Sympa aussi mais il faisait si chaud que nous n’avons pas été voir très loin. Chaque lieu est différent du précédent et tous sont impressionnants. En fin de matinée, nous avons vu ce que nous voulions voir et il est temps de quitter les lieux car la chaleur devient très élevée. Arrivée en fin d’après-midi et repartir en fin de matinée, me semble être le bon timing pour éviter les grosses chaleurs de l’après-midi.

La Death Valley est notre dernière étape en Californie. Cet état mérite vraiment le voyage car il offre à la fois les villes mythiques (Los Angeles et San Francisco), la côte et ses richesses et des parcs incroyables (Yosemite et Death Valley). Il y a aussi pour ceux qui le souhaitent la Napa Valley (grande productrice de vins) et bien d’autres parcs mais qui sont moins incontournables que les deux sus-mentionnés. Au Sud de Los Angeles, il est possible aussi de découvrir San Diego, à la frontière mexicaine et donc très influencée par la culture hispanique. Nous n’avions pas le temps d’y aller mais si on décide de prendre un peu plus de temps en Californie, je pense qu’elle mérite le détour. On peut même décider d’y arriver ou d’en repartir. Nous nous dirigeons à présent vers la région des parcs en marquant une pause à Las Vegas. Bonjour le contraste !
Road trip: l'Ouest américain en 3 semaines English translation pending
by Ju45 · 2015-04-27 · 79 replies
Bonjour à tous,

Après un premier voyage aux USA et québec en 2012 (Washington DC, NY, Québec et Montréal), ce fut une révélation et un vrai coup de coeur pour les "States". Nous avons donc décidé de remettre ça l'été dernier, du 23 août au 15 septembre 2014. J'ai longtemps hésité avant de publier un carnet mais je prends tellement de plaisir à lire les vôtres sur VF que je vais essayer de rendre l'appareil (sans le talent d'écriture ni de photographe de certains....). Au passage je remercie certains en particuliers qui avec leurs sites ou carnets m'ont apporté des précisions indispensables pour un voyage réussi, entre autres west-usa-dream.blogspot.fr/, www.roadtrippin.fr/, www.ouestusa.fr/www.sunsetbld.com/ en + du traditionnel Routard.

Ma chérie et moi sommes un couple de 33 ans, très sportifs et passionnés par les grands espaces. Je suis passionné par l'organisation de voyages. Je vous passe les détails du nombre de modifs effectuées sur le road book et même sur les résas d'hôtels!!

L'euro était à l'époque à 1,35$. Je guettais le cours pour changer au meilleur prix. Nous sommes partis avec toutes les devises dans les poches. C'est un choix personnel, qui évite les frais bancaires à chaque transaction et permet de ne pas être tributaire du cours au moment du voyage. L'inconvénient est d'avoir du cash sur soi, mais ça ne se voit pas forcément comme le nez au milieu de la figure.

Toutes les résas ont été effectué en janvier 2014, soit un peu plus de 6 mois avant le départ. Location de voiture en direct chez Alamo: un SUV intermédiaire pour 557 € tt compris soit 30$ par jour Billets d'avion par Edreams 804€ par personne (Aller Roissy - Los Angeles, retour San Francisco Roissy) Budget des hotels: 2700$ soit 117$ de moyenne par nuit (gamme environ 3*). Tout par booking et hotels.com budget bouffe: 625$ soit moins de 30$ par jour visite: 552$ essence: 427$ soit 20$ par jour Shopping et souvenirs: 696$

J'me lance donc pour ce carnet. Voici donc le périple "théorique" établi sur le road book:

Arrivée prévue à Los Angeles le samedi 23 août 2014, avec au programme: J1 à J3 : Los Angeles J4 : L.A / Laughlin J5: Laughlin / Route 66 / Grand Canyon J6: Grand Canyon / Page J7: Page / Lake Powell J8: Page / navajo NM / Monument Valley J9: Mexican Hat / Goosenecks SP / Valley of the Gods / Canyonlands (the Needles) / Moab J10: Canyonlands (Island in the sky) J11: Moab suite J12: Arches NP J13: Moab / Capitol Reef / Cannonville J14: Bryce Canyon J15: Bryce Canyon / Zion / Springdale J16: Zion / Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas / Death valley / Mammoth lakes J19: Yosemite J20: Yosemite J21: Yosemite / San Francisco J22 à J24 San Francisco et retour en France Arrivée en France J25, mardi 16 septembre 2014...

Voici la carte:



J-1: Vendredi 22/08/2014: ça y est, nous y sommes. Après des mois de préparations, voici la dernière nuit avant le grand départ. Autant dire qu'elle n'est pas optimale. L'excitation est au top, les valises sont bouclées, tout est pointé sur la check list...

J1: Samedi 23/08/2014: Départ vers 6h30 du Loiret, direction Roissy. Le vol Paris Los Angeles (compagnie United) avec escale à Chicago est prévu à 11h15. Nous arrivons à 9h au Terminal 1 pour l'enregistrement. Pour l'instant, tout est ok, on s'en sort! Les minutes n'avancent pas en salle d'embarquement... l'attente devient pénible. 11h, nous voyons les autres vols embarqués et rien ne bouge pour nous, malgré l'heure qui avance.. Et là stupeur, sms qui arrive sur mon téléphone. United nous informe que notre vol est retardé pour des raisons techniques.. Aïe, ça commence!! Après une heure d'attente sans autre information, je me dirige vers le bureau United qui ne peut apparemment rien nous dire. Nouveau sms: nouveau retard annoncé de 45 minutes. On commence à perdre espoir..



La première nuit qui devait être à L.A sera à Roissy!! le dépaysement total! les démarches sont vraiment pénibles, il faut passer au guichet, attendre, récupérer ses bagages, obtenir un bon pour l'hotel et le resto du soir (pris en charge à 100% par la compagnie). Nous apprenons alors que nous ne sommes pas les plus à plaindre, car certains passagers qui devaient embarquer avec nous étaient "reclassés" de la veille pour le même incident... Une fois posés à l'hôtel à Roissypole-gare, j'arrive à joindre le loueur Alamo et le premier hôtel à Los Angeles pour prévenir de notre retard de 24h. Tout est ok, la chambre est bien reservée et la voiture ok. Il y a une "tolérance" de 24h pour récupérer la voiture. Après elle est relouée. Ouf! Nuit à Roissy et demain c'est parti, vraiment!

J2: Dimanche 24/08: Nuit correcte. Nouveau réveil stressé. Nous avons donc été reclassés (par une hôtesse vraiment agréable et patiente malgré la situation) sur autre vol United qui fera escale non plus à Chicago mais à San Francisco (dommage qu'il n'y ait pas de vol direct!). Nous embarquons à l'heure, la malchance semble avoir tourné. Le vol se passe très bien, confortable, plateau repas tout à fait correct. Afin de limiter au maximum le jetlag, on a plusieurs astuces durant le vol: boire beaucoup d'eau, se dégourdir les jambes, dormir au début du vol mais pas trop à la fin afin d'être fatigué en arrivant, mettre les montres à l'heure US pour essayer d'avoir le bon rythme. Bon c'est ça, c'est la théorie!!

L'escale à SF se passe bien, en speed quand même pour l'immigration car on n'a pas beaucoup de temps. il faut récupérer les bagages et se re présenter à une nouvelle porte d'embarquement. L'aéroport est bien grand, on force l'allure histoire de ne pas louper le vol! Nous arrivons à Los Angeles dans l'après-midi. Il fait beau et chaud. Enfin aux States!

On se repère assez facilement, récupère les bagages et go pour la Navette Alamo devant l'aéroport. Quelques 15 minutes, nous sommes sur le parking Alamo. J'avais effectué le check in en ligne 3 jours avant le départ. C'est top, aucun stress, pas d'arnaque, tout est enregistré: permis de conduire, date de naissance etc. Par précaution, j'avais fait un permis international. On choisit notre voiture sur le parking parmi quelques modèles (très bien fait comme toujours aux USA, c'est par catégorie, les clés sont sur les voitures). On prend quelques minutes pour choisir et ce sera le Hyundai Santa Fe. Tout beau tout neuf, avec port USB pour la clé avec les musiques qui vont nous accompagner pendant tout le voyage. On ressort tout tranquillou du parking sans avoir à passer dans un bureau, sans avoir à refuser les sollicitations pour des garanties superflues (il faut juste arriver avec son code barre imprimé envoyé après le check in). Petit stress avant de quitter le parking, l'appli NAvFree se lance mais pas de signal GPS sur le téléphone. J'ai rentré toutes les adresses en point d'intérêt alors il a intérêt de fonctionné!!😠 Tout rentre dans l'ordre en étant patient...

C'est parti pour LOS ANGELES, cette ville tentaculaire qui peut faire peur pour nous autres, conducteurs européens. Finalement au bout de quelques minutes, on prend le pli et ça roule. On se dirige vers notre hôtel (quartier de Burbank) en faisant le détour par Beverly hills et quelques collines avec vue sur le Downtown (que nous ne visiterons pas, n'étant pas convaincu de l'intérêt)

Le quartier de Beverly Hills est sympa, chic et résidentiel. Bien pour se familiariser avec la voiture, la boite auto et la circulation US.



Spadena house:

Notre premier Sunset dans les collines vers Mulholand Drive est sympa. On se fait bien à ce climat californien (du moins celui de L.A😉)

Pour info, la première journée loupée suite à l'incident technique de l'avion devait être consacrée à Hollywood le matin et l'aprem à Westwood Village, Santa Monica, Venice beach, Griffith Observatory au Sunset. Que de temps passé pour établir un programme qui ne se fait pas😠

Une fois la nuit tombée, nous nous dirigeons donc vers le nord de la ville pour notre hôtel situé à Burbank. Il est plus de 20 h quand nous arrivons et nous sommes crevés. La journée est longue avec les - 9 h de décalage. Mais nous sommes ravis de ce premier hôtel, le Best Western Burbank airport Inn. Avec la fatigue, une nouvelle déception aurait été délicate à gérer. Je recommande cette adresse même si les alentours ne sont pas top (pas craignos non plus, juste rien à voir), l'emplacement est idéal pour la partie "ciné" de L.A à savoir Hollywood blvd et Universal Studios. Trop crevés pour faire les "vraies" courses au Walmart préalablement repéré, nous faisons quelques courses d'appoint pour le pik nik du soir qui se fera dans la chambre.





Il est l'heure de se coucher, les vraies vacances commencent demain....

A suivre: Los Angeles et Universal Studios

J3: Lundi 25/08: La nuit a été bonne. Réveillés à 4h, décalage horaire oblige. Prêt pour le petit dej a 7h. 8h30, départ pour Universal Studios. Les places (184$ pour nous 2 ont été resérvé avant le départ, parking compris). On se gare au parking le moins cher, qui n'est pas loin du tout. Je me posais des questions sur la nécessité du parking plus proche. On commence notre "collection" de photos des plaques d'immatriculation des différents états US. Sur ce parking, on mitraille, on en trouve facilement une poignée. On arrive à l'ouverture du parc, c'est calme pour le moment. On est en vacances, il fait beau c'est sympa.



On commence par Lower Lot (Transformers, Revenge of the Mummy, Jurassic park) puis le Studio Tour avec King Kong et on finit par Upper Lot (Simpsons, Shrek, House of horrors et le spectacle Water World).









Nous finissons vers 15h. Parc vraiment sympa, Simpson top, Waterworld divertissant (et reposant pour les jambes en fin de journée😉). Aucune déception, et la chaleur au rendez-vous. Faut s'y faire, étant donné ce qu'il nous attend... En ce milieu d'aprem, petit crochet vers l'hôtel à quelques minutes de route (encore une fois, pratique!) pour une sieste réparatrice.

Vers 18h, en route pour la traditionnelle chasse aux lettres HOLLYWOOD. Bon plan vers canyon lake drive.



Le jeu est sympa, on se fait des bonnes séances avec des montages avec le doigt levé, des sauts, etc . On voit ça depuis gamin dans les films et là on y est. On a la banane!



Après ce Sunset agréable, go to Hollywood boulevard (Walk of fame et compagnie).....
Les aventuriers de l'Arche de Noé - Botswana English translation pending
by Emma78 · 2015-04-27 · 333 replies
Bonjour tout le monde,

Et voilà, toutes les belles choses ont une fin ... hélas.

Notre séjour au Botswana est terminé et nous avons regagné la région parisienne non sans regret. C'est toujours pareil pendant quelques jours, quelques semaines après le retour on a le sentiment d'être écartelé, le corps ici, mais la tête toujours là-bas 🤪

Alors, il est temps pour moi de vous conter nos aventures.

Il était une fois ...

Pendant plusieurs années nous sommes allés à la découverte de l'Asie. Et l'année dernière, pour la première fois, nous avons pris le cap de l'Afrique Australe ... direction la Namibie. Ce fut une révélation, un émerveillement de tous les instants. Et, alors que nous étions dans l'A380 qui nous ramenait à Paris, nous avions une certitude, nous allions poursuivre notre exploration de cette région de l'Afrique.

Alors que faire en en 2015 ? Revenir en Namibie ? aller au Zimbabwe ? En Afrique du Sud ? Et si en 2015 nous allions au Botswana.

Savuti, Moremi, Chobe, Okavango, ces noms magiques évoquent une nature sauvage et vierge, les plus belles zones de safari en Afrique et parmi les plus préservées … une arche de Noé.

Il nous revient aussi en mémoire Ushuaia Nature consacré au Botswana qui nous avait fait rêver il y a une quinzaine d'années. On peut penser ce que l'on veut de Nicolas Hulot mais il savait nous donner envie d'ailleurs ! "Prélude au crépuscule d'une faune"… rien que le titre était une invitation. La préparation ...

Ce voyage nous l'avons préparé longtemps à l'avance car nous savions qu'il fallait réserver très tôt les hébergements compte tenu de la politique de limitation du nombre de voyageurs. A peine revenus de Namibie, nous étions déjà dans la préparation du Botswana. En juin 2014, tout était bouclé, une fois encore grâce à l'aide formidable et précieuse des experts de VF. Merci à vous 😎.

Puis nous avons attendu, patiemment, que le temps s'égrène. Et qu'est-ce que c'est long une année !!!!! Une année où cette faune sauvage, ces paysages, l'Okavango ont nourri notre imaginaire. Nous nous imaginions au coin du feu sous la voute céleste, un verre d'une délicieuse boisson locale à la main à profiter tout simplement.

Pourtant, moins de 3 mois avant de partir, nous avons failli annuler. Un de nos parents était en train de perdre son combat contre une longue maladie et nous savions que l'échéance fatale était de quelques semaines, au mieux quelques mois. Le destin a choisi pour nous, la maladie emportant cet être cher de manière fulgurante quelques jours plus tard.

C'est donc avec des sentiments confus que nous sommes partis à la découverte du Botswana, mais renforcés par l'idée que la vie est courte et qu'il faut savoir en profiter avant qu'il ne soit trop tard. L'organisation ...

Nous avons confié l'organisation à l'agence Africa Cœur Safari, agence située à Kasane, créée par deux français tombés sous le charme du Botswana, Olivier et Cécile.Cécile a été mon interlocutrice tout au long de ces mois de préparation.

L'agence s'est occupée de la réservation des hébergements, de la location du véhicule, des permis pour les parcs, de l'organisation des activités que nous avions prévues (Journée à Victoria Falls, vol en hélicoptère, croisière sur la Chobe …)

J'ai même eu le plaisir de rencontrer Cécile, cofondatrice de l'agence, à Paris peu de temps avant notre départ. Elle était en France pour quelques semaines et m'a remis les réservations, les permis, le road book, la carte routière, la carte SIM … L'itinéraire ...

Si notre choix premier était de partir en lodges, nous avons vite abandonné cette idée compte tenu du coût exorbitant d'un tel projet. Nous avons donc opté pour un mix lodges / campings.

Pour l'itinéraire, il nous a aussi fallu faire des choix, notre expérience du 4x4 étant très limitée. Certes nous avons affronté avec succès des pistes de sable mou en Namibie telles que Sossusvlei ou Pelican Point ... mais difficile de considérer cela comme une expérience significative qui nous apporte la maîtrise suffisante du 4x4.

Nous avons donc éliminé les régions de Nxai Pan et Moremi qui paraissaient un peu compliquées pour nous et nous sommes arrêtés sur l'itinéraire suivant :

Le séjour en quelques chiffres ...

- 15 jours / 13 nuits, dont 7 nuits en camping, 6 en lodge, - 1ère expérience en camping, - 2 500 photos, - 1 500 km parcourus, - 1 € = 10,55 pulas, - 10 jours de pluie avant notre arrivée, - 0 crevaison 😛, - 1 embourbement 🏴‍☠️, - des dizaines de belles rencontres 🙂, - des centaines de merveilleux souvenirs 😎.
Suite prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
by Madikéra · 2015-04-12 · 731 replies
Bonjour,

En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...

Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉

Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...

L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...



Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...



Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...

Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...

D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Petit tour au sud du Costa Rica (Caraïbes et Corcovado) English translation pending
by Max68 · 2015-03-15 · 48 replies
Les apprentis voyageurs sont repartis ... Version avec photos

Préambule

Nous voulions un voyage familial, tous les 4, pas simple ...

Quand ? Avec de grands enfants et leurs contraintes les plages disponibles sont peu nombreuses. Le seul moment qui s'est avéré possible en 2015 est février lors de la "pause" entre les deux semestres de Léonie. Nous partirons donc du 21 février au 6 mars 2015.

Où ? Février impose plus ou moins une destination dans l'hémisphère sud ou au climat tropical si on veut un peu de chaleur et de soleil. Pour Léonie il faut des animaux, Pour Théo une ambiance "fun" Pour les deux un rythme "cool". Et pour les parents un budget réaliste, donc exit Hawaï ou les Galápagos. Au vu de ces critères le Costa Rica s'est imposé, avec sa faune riche, sa flore exubérante, ses plages magnifiques propices au surf et son ambiance "détendue", particulièrement côté Caraïbes.

L'itinéraire: Le Costa Rica est touristique et pas mal américanisé, du moins dans la partie nord, que cela se tienne nous irons au sud. Ca tombe bien car le parc qui nous attirait le plus est au Sud (Corcovado) et la côte Caraïbes également. Comme on voulait un voyage "cool", on s'en tiendra là!. 1 nuit à San José à notre arrivée au Tacacori Lodge 3 nuits sur la côte Caraïbes à Puerto Viejo à la Casa Moabi 1 nuit dans les montagnes entre les Caraïbes et le Pacifique à San Gerardo De Dota au Paraiso Quetzal Lodge 3 nuits à Drake Bay au Las Caletas Lodge 2 nuits DANS le parc du Corcovado en expédition 2 nuits à Ojochal (côte pacifique sud) 1 nuit à San José à nouveau au Tacacori Lodge.

Au début j'avais contacté des agences qui auraient pu prendre en charge "l'intendance" du voyage, mais au final j'ai tout réservé moi-même (ça revient moins cher et s'est plus souple) avec l'aide de Patrick du Tacacori qui s'est occupé de nous trouver un loueur de voiture fiable et qui nous a cherché à l'aéroport. Pour le reste c'est un pays "simple" on peut très bien tout faire par email.

Au niveau vol, à l'aller nous ferons escale à Houston et au retour à New York. Pour l'aller je nous ai gâtés puisque nous emprunterons un Airbus A380.
Formalités après un mariage franco-camerounais: transcription, demande de visa, etc English translation pending
by Craquinette1 · 2015-02-18 · 809 replies
Bonjour à tous !

Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.

Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.

Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)

Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?

Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !

Cécile
Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
by Madikéra · 2015-01-26 · 860 replies
Bonjour,

Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...

Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!

Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir

Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.

Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...

Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place

Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été

Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...

Plus tard, viendra le temps des questions précises...

D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Chez nos voisins, les Marocains English translation pending
by Triade78 · 2015-01-19 · 17 replies
JOUR 1 : 26 Avril 2013 / Arrivée sur Rabat ..la capitale

Nous nous réveillons pour préparer la fin de nos affaires pour partir au Maroc. Nous devons prendre le bus, puis le metro tout ceci pour un decollage vers 12h.

Une fois arrivés, nous recherchons l'enregistrement pour la compagnie Jet Air FLY à destination de Rabat. Nous faisons la queue pour l'enregistrement des valises, quand soudain la chef des hotesses nous fait passer devant en VIP pour nous placer ensemble. Le voyage demarre très bien !

Pour le passage des douanes, vérification classique des passeports. Mais on nous propose de passer par le dispositif PARAFE qui consiste à utiliser la biométrie des passeports. (verification avec l'index dans un sas clos). C'est impressionnant.

Emilie et moi décidons de passer notre temps à visiter les boutiques duty free. En effet, l'embarquement est prévu à 11h20. Finalement, nous décollons à 12h25 pour Rabat. L'arrivée se fera vers 13h. Le vol se passe bien. Arrivés à l'aéroport, Emilie et moi décidons de changer nos euros à savoir 50 euros en dirham représente 542 dh pour disposer de liquidités sur place.

Confiants, nous sortons et nous dirigeons vers un groupe de taxis, nous apprenons que les taxis blancs de l'aéroport n'ont pas de compteur. Nous cherchons à rejoindre le centre de Rabat leur expliquons nous. Un homme nous propose un taxi pour 250 dh pour nous 2, je trouve cela cher et tente de négocier.

Nous consultons le panneau d'affichage dans l'aéroport, et apercevons 150 dh pour aller à notre destination. Nous tentons de comprendre et demandons à un officier de police présent dans l'aéroport qui nous prend en charge et vient avec nous. Tout se passe très vite. Arnaque ou pas , cela se passe ainsi.

De nombreuses embrouilles, et mots agressifs surviennent en arabe, finalement un taxi agacé nous prend pour 150 dh.



Le chemin se fait sans surprises, très bien arrivé mais encore un problème. Nous disposons seulement de 200 dh et la course est à 150dh , nous n'avons donc pas de monnaie. Agacé de nouveau devant notre mutisme, le chauffeur interpelle un passant qui lui fera la monnaie. Nous voilà arrivé chez Ludwig, très stressé, fatigué rue de Tunis au Quartier Hassan à Rabat.

Nous interpellons un gardien de rue des véhicules qui doit nous remettre les clés de l'appartement de mon cousin. Nous entrons, c'est très grand et vide. Nous décidons de partir visiter les alentours. Nous voyons le Mausolée de Mohamed V puis la tour Hassan II.









Celle ci est très imposante, nous descendons ensuite le long de la plage, ce n'est pas une plage en fait mais un port. Les voitures circulent, les piétons passent à l'arrache sans passage piéton , nous prenons le pas et traversons. Nous atteignons le port, plein de bateaux de pêche dans une eau qui paraît salée. Nous continuons et atteignons la kasbah des Oudaïas, une citadelle qui abrite un jardin, appelé le jardin andalou.





Nous rentrons et Emilie est pris d'assaut par Madonna, une femme qui lui met du henné sur les mains. Trop tard, le piège a marché, elle veut de l'argent. Pour la famille qu'elle nous dit et sans cesse elle réclame son argent. D'un coup, un homme arrive et nous intime de payer car elle a reçu du henné sur les mains.





Je ne cherche pas d'histoires mais lui fait comprendre que cela n'était pas demandé et qu'on reviendra pour un au pied mais plus tard. In sha llah. On s'eclipse sans rien donner, ce mensonge a été efficace.

Nous montons vers les kasbah ( maisons colorées de blanc et bleu). Nous suivons un groupe de touristes, et atteint la promenade du sémaphore; c'est un bel endroit .

Nous voyons du haut de la citadelle, et surtout plus loin une plage. Nous descendons, et longeons une plage qui est bordé par un cimetière "El Alou". Emilie trouve cet endroit très joli. Drôle de contraste, drôle de sentiment, un endroit où des morts reposent, et une plage vivante à côté.

Nous continuons et rentrons dans une allée artisanale qui s'avère être un énorme marché. "Tortues, babouches, robes, djelabas, boucher, appareils en tout genre, poufs à remplir". Nous n'achetons rien on se renseigne, on observe. Emilie est ennuyé par les regards des hommes.









Nous finissons par sortir, et décidons de remonter vers la Tour Hassan, vers la station de tram. On longe de nombreux arrêts de taxis bleux. Des taxis à compteur. Cette fois ci ce sont les bons comparés aux taxis sans compteur de l'aéroport.

Nous arrivons enfin vers la Tour Hassan II, que nous apercevions depuis longtemps, épuisé mais content. Nous retournons à notre appartement pour prendre une douche et nous reposer. Nous loupons Samira, la colocataire de mon cousin, car nous détectons de l'eau dans la salle de bains. Hé oui, quand nous sommes partis aucune trace d'eau. Dommage, on cherche un restaurant pas très cher, et notre choix se porte sur "Le restaurant Tajine and tajina"

Nous prenons la direction du tramway, place du 16 novembre pour aller vers le centre ville "Rabat Centre ville Gare". Nous achetons des tickets environ 60 centimes l'aller retour = 24 dh. Nous partons et on finit par rejoindre le restaurant très bien accueilli. Nous sommes installés et nous voilà servis des pains, soupes de fèves, délicieuses avec des olives servis à côté.

Emilie prend un couscous aux légumes à 52 dh, moi une assiette pour découvrir les spécialités ( viande, aubergine, poulet, poivrons rouges..) environ 115 dh.



Ok , nous décidons de passer aux desserts même si nous n'avons pas terminé notre plat trop copieux. Nous choisissons une crèpe au miel et puis le passage obligé : le thé à la menthe.

Chacun a eu son verre, superbe, servi traditionnellement.

Une très bonne soirée vient de passer, nous voilà rentré. Un dodo nous attend, la 1ere journée sur les chapeaux de roues.
Un an et demi de libre.. Le Canada pour première destination.. English translation pending
by Triade78 · 2015-01-16 · 72 replies
Les préparatifs du grand départ :

Voilà maintenant 9 mois que nous avons décidé de partir en Amérique du Nord, nous l'avons convenu le départ ne peut se faire sans préparations. Le fait d'être locataire nous engage, les abonnements doivent être résiliés, il faut aussi réflèchir que faire de notre voiture française..et j'en passe...

Mais revenons à comment nous souhaitons voir notre voyage se dérouler. Effectivement, nous comptons voyager dans le Canada de provinces en provinces...en profitant du Helpx et du Woofing pour proposer nos services en contrepartie d'un logement et de la possibilité d'améliorer notre anglais. Nous attendons aussi de ce programme qu'il soit convivial, et qu'il nous permette de faire de multitudes de rencontres.

Pour cela, nous avons décidé que nous acheterions un van aménagé. J'ai le plaisir de vous dire que nous sommes à l'heure actuelle propriétaires de ce van qui nous tenait tant à coeur mais tout ceci ne s'est pas fait tout seul. Retour sur l'achat de ce van.

Tout d'abord, le calcul du budget nous a fait réflechir. En effet, le coût du logement etait un poste important qu'il nous paraissait de couvrir sans travailler pour gagner de l'argent. Vous l'aurez compris, nous comptons partir en utilisant principalement nos économies sur ce voyage. Le van aménagé nous a donc paru la meilleure option pour voyager. En Janvier 2014, Inscrits sur le site pvtistes.com, nous avons consulté le forum pour toutes les informations disponibles en ce qui concerne l'achat du van. Nous avons aussi consulté la partie "Annonces" où des pvtistes peuvent vendre ou louer leurs biens, ici des vans.

Un van qui avait déja été vendu a attiré notre attention, nous avons donc contacté l'ancien vendeur qui nous a appris que les propriétaires étaient actuellement en Amérique Centrale, au Mexique et qu'il comptait le vendre là bas. Découragés, nous avons gardé contact tout de même avec l'ancien vendeur pour qu'il nous échange son expérience de ce road trip. Elle fut très enrichissante et nous l'en remercions. Merci "Polochon" si tu nous lis.

En Avril 2014, Quelle surprise lorsque le vendeur nous apprend que les propriétaires vont vendre le van. Nous prenons contact avec ces personnes, qui finalement est un couple de français très sympathique qui vont nous éclairer sur de nombreuses zones d'ombres de notre prochain périple. Effectivement, ils souhaitent vendre ce van au Mexique mais après des tentatives, il est très compliqué de vendre ce van au Mexique. Nous gardons contact tout au long de leur périple , des plages du Yucatan jusqu'à leur arrivée à Montréal.





30/09/2014 : Canada nous voilà !

Après avoir pris le bus, et le métro, nous voici à Montréal chez le meilleur ami d'Emilie, nous avons maintenant 6h de décalage horaire avec la France..



Le vol a duré 7h30 mais il s'est très bien passé. Air Transat est une compagnie que l'on recommande, nous avons été très bien servi. Les repas étaient compris, petit bonbon, et sourire des hôtesses au rendez vous.

L'immigration n'a pas été une mince affaire, on ne rentre pas comme ça au Canada.. Mais Emilie a eu son visa touristique de 6 mois et moi pour un an ayant le PVT.

Nous allons goûter la poutine, un plat typique québécois, nous vous en dirons des nouvelles . Trés bon mais nous avons pris une petite portion, qui au final etait tout à fait respectable. De plus comme le plat est bourratif il nous a amplement suffit.



Épuisés, mais contents. Demain on récupère le véhicule et commençons les formalités administratives pour transférer le véhicule à mon nom, s'en suivra un check up et réparations si nécessaires.
L'indignation English translation pending
by Sonntag · 2015-01-07 · 279 replies
Bonsoir à toutes et tous Ce n'est peut-être pas l'endroit mais j'ai envie de vous dire mon indignation (aucun mot n'est assez fort) suite au massacre qui s'est produit ce matin à Paris. Des policiers, des journalistes ont payé de leur vie notre droit à la liberté de la presse.
Choisir un 4x4 pour voyager à deux (Islande) English translation pending
by Kétoupa · 2015-01-06 · 117 replies
Bonjour,

Nous partons à 2 en juillet prochain pour 3 semaines, on souhaite faire le tour de l'Islande et quelques incursions dans les terres (Landmannalaugar, Kerlingarfjöll notamment) et nous dormirons en toile de tente (ou à l'arrière du 4x4 à l'occasion si cela est possible, mais j'imagine qu'il ne faut pas rêver !)

Les billets d'avion sont achetés il reste maintenant à réserver le 4x4, alors là même après avoir parcouru pas mal de sujets sur le forum et avoir visité les sites de Geysir, Rental car etc. j'ai vraiment du mal à me repérer, je me sens même carrément empotée ! Je regarde lesquels sont indiqués 4x4 et le prix indiqué, au delà de ça je ne sais comment faire un choix futé et j'aimerais m'y pencher sérieusement car c'est vraiment LE très gros poste de dépense du voyage !

Je vois sur le forum que le Gran Vitara revient souvent dans les messages mais dans la mesure où nous ne sommes que 2 avec des bagages limités (habitués aux treks donc matériel de camping assez peu volumineux) peut-être peut-on se tourner vers des modèles plus petits et donc moins onéreux ? Ou prendre un modèle moins "moderne" ?

Par exemple chez Blue Car Rental Car je vois que le Gran Vitara manuel est à près de 2800€ (pour les 3 semaines), ils proposent aussi un Jimny 4x4 manuel (ancien modèle) pour environ 2000€. La différence est significative, mais est-ce une "mauvaise économie" ? Avez-vous en tête d'autres modèles de 4x4 dans ces prix et suffisants pour 2 personnes ?

Mille mercis :)
Derrière le Rideau de Bambou English translation pending
by Xrctn · 2015-01-04 · 30 replies
Partant du principe que tous les pays méritent d’être visités (au moins une fois !), je n’avais donc pas de raison pour ne pas aller en… Corée du Nord. Quand mon « Big Brother » lançât l’idée de faire notre premier voyage ensemble qui plus est dans le dernier pays ‘communiste’ au monde, ma réponse fut : « Let’s go ! »

Evidemment aller en Corée peut susciter quelques questions en particulier d’ordre moral « Est-ce que visiter un tel pays n’est pas cautionner son régime ? ». Peut-être mais pas sûr non plus car dans ce cas la liste des pays peu ou pas fréquentables est longue. Dans un passé récent on aurait pu inscrire sur cette liste l’Espagne de Franco, la Grèce des Colonels, le Maroc d’Hassan II, l’Afrique du Sud de l’apartheid, l’Indonésie de Suharto… etc. De nos jours, la situation n’est guère plus brillante en ce qui concerne de nombreux pays comme par exemple, l’Egypte (dictature, coup d’état), la Hongrie (gouvernement d’extrême droite, persécution des minorités), Israël (occupation) sans oublier ni la Russie de Poutine, la Chine ou quelques pays du Golfe Persique… ni le Zimbabwe de Mugabe et pourquoi pas les Etats Unis (peine de mort, Guantanamo…). Mais il y a aussi l’espoir qu’une porte entrebâillée pour des touristes peut, à plus ou moins brève échéance, permettre une plus grande ouverture sur le monde, davantage d’échange et de liberté pour les populations de ces pays-parias, ce qui est le cas, dans une certaine mesure, de la Birmanie voire même de Cuba. Il est donc important d’aller partout, de pouvoir échanger et d’ouvrir les yeux.

Dans le cas de la Corée du Nord, il n’est évidemment pas possible d’aller partout en toute liberté ni d’avoir des contacts directs avec la population puisque l’on est en permanence accompagné par des guides. Impossible également d’entendre d’autres sons de cloche que les discours propagandistes du régime en place. Il ne reste donc qu’à ouvrir les yeux et surtout à lire entre les lignes.

Contrairement à l’idée reçue, on peut donc faire du tourisme en Corée du Nord… à condition toutefois de passer par l’une des rares (mais de plus en plus nombreuses) agences de tourisme agréées par le gouvernement de Corée du Nord. Celle que nous avons choisie : Korea Konsult, se trouve à Stockholm et propose plusieurs séjours et itinéraires au départ de Pékin. Notre choix se porte sur un séjour de cinq jours à Pyongyang avec quelques excursions en dehors de la capitale. Quant aux formalités, elles sont prises en charge par l’agence, il nous faut seulement s’assurer que nous avons un visa chinois.

Pékin 15 Septembre

La magie des transports aériens a toujours quelque chose d’extraordinaire puisque je retrouve Luc comme prévu à l’aéroport de Pékin, à l’autre bout de nos mondes respectifs. Lui est parti la veille de Bruxelles via Moscou et est arrivé il y a juste une paire d’heures, au moment précis où je décollais de Hong Kong après une brève escale. Pour ma part, je suis parti de Perth il y a tout juste douze heures.

Cette année nous faisons vraiment fort puisque c’est la troisième fois que nous nous retrouvons en neuf mois (et à chaque fois sur un continent diffèrent !) alors que nous sommes parfois des années sans nous voir. Bizarrement c’est la première fois que nous voyageons à deux ! Ce voyage sera donc l’occasion de découvrir un nouveau pays mais surtout de ‘nous’ (re)découvrir.

A la sortie de l’aéroport, nous ne trouvons pas de taxi mais une navette qui nous amène dans le centre-ville après avoir parcouru une myriade d’autoroutes qui traversent des banlieues sans fin où poussent des barres d’immeubles plutôt déprimantes agrémentées ici et là d’immeubles futuristes.

Le ciel est presque bleu et la température délicieuse, je suis bien ravi d’avoir un petit break de l’hiver austral qui traine en longueur. En prime, je vais redécouvrir les plaisirs de l’heure d’été.

Le chauffeur du bus nous indique que nous sommes arrivés à destination mais ne précise pas où nous sommes exactement. Après un dialogue de sourds avec un chauffeur de taxi, nous décidons de marcher sur cette immense avenue qui croise d’autres immenses avenues à angle droit. Heureusement, un plan du métro à l’entrée d’une station nous permet de nous repérer. Puisque nous sommes à Fuxingmen et que nous allons jusqu’à Tian’anmen East, il nous suffit donc de continuer tout droit ! Une demi-heure plus tard, je reconnais le portrait du Grand Timonier sur le portique de l’entrée de la Cité Impériale et qui fait face à la Place Tiananmen.

Alors que j’ai mis des décades avant d’enfin connaitre Pékin, jamais je n’aurais imaginé me retrouver ici moins de seize mois après ma première visite. En tout cas rien n’a changé depuis la dernière fois. L’hôtel Emperor se trouve dans la première rue à gauche, une rue bordée d’arbres et qui longe les douves de la Cité Impériale. Nous le trouvons un peu par hasard tant son entrée est discrète. Par contre, les chambres, décorées par un designer allemand, le sont beaucoup moins.

Le temps de déposer les bagages et d’envoyer quelques messages rassurants à celles qui sont restées et nous voilà repartis vers la Place Tiananmen. Celle-ci est pavoisée de drapeaux chinois et de Bahreïn puisque l’émir est en visite officielle en ce moment. Les touristes se prennent en photos devant les soldats immobiles et au garde-à-vous, pendant que les balayeurs sur leur caddy électrique s’assurent qu’aucun papier ou cannette ne traine par terre.

Bientôt, un attroupement se forme au pied du mât où flotte la bannière étoilée chinoise. Le cérémonial du baisser du drapeau va bientôt commencer. Laissons ce moment de grande fierté aux patriotes. Pour notre part nous préférons compter les nombreuses cameras installées au sommet des lampadaires/haut-parleurs géants, admirer, près du mausolée de Mao, les statues des combattants révolutionnaires aux poses dynamiques, observer les badauds venus de monde entier ou encore contempler les façades rectilignes de bâtiments officiels qui entourent la place et celles bien plus exotiques et colorées de la Porte Zhengyangmen et la Tour d’Archers. Nous poursuivons la balade dans le quartier Dashian, une zone piétonnière récemment construite qui regroupe boutiques et restaurants dans un faux décor historique noyé sous les néons maintenant que la nuit est tombée. Une longue marche le long de quelques grands boulevards anonymes et sombres et nous voilà arrivés dans le District de Dongcheng devant un centre commercial luxueux où se trouve l’un des meilleurs restaurants dont la spécialité est le canard… pékinois : DaDong.

Les menus sont de véritables livres d’art bourrés de magnifiques photographies de plats admirablement présentés et définitivement appétissants. Le choix étant trop compliqué à faire, nous optons pour le menu dégustation qui comprend une succession de mets plus exquis les uns que les autres. L’hôtel n’est pas très loin et après ce repas pantagruélique, une petite balade digestive dans les rues calmes est exactement ce qu’il faut pour conclure cette première journée de vacances.

Pékin 16 Septembre

Un réveil tardif nous permet de récupérer un peu de la fatigue du voyage. Café sur la terrasse déserte et ensoleillée qui domine les arbres et les toits rouges de la Cité Interdite vraiment toute proche. A droite, vue imprenable sur la Colline de Charbon surmontée d’une jolie pagode. Derrière nous, perdue dans la brume de chaleur, nous apercevons à peine la multitude d’immeubles modernes qui ne cesse de pousser, toujours plus haut.

Le programme prévu pour la journée (ou de ce qui en reste…) est léger. Nous commençons par une petite marche dans les rues ombragées qui nous mènent jusqu’à l’entrée du parc Jingshan (celui aperçu de la terrasse de l’hôtel) qui fait face à la Cité Interdite. Ce parc, dont l’histoire remonte à plus de mille ans, est situé sur une colline artificielle édifiée avec la terre extraite des douves de la Cité Impériale et des canaux environnants, une tâche titanesque ! Il comprend cinq sommets sur lesquels s’élèvent cinq pavillons. Le plus important abrite un bouddha doré et offre une vue magnifique sur le Palais Impérial. Autrefois, le parc était une partie intégrante et le refuge des Empereurs. D’ailleurs l’un d’eux, Chongzhen (le dernier de la dynastie Ming), s’y pendit en 1644.

Les petits chemins qui grimpent au milieu des arbres et des buissons fleuris sont par endroits pentus mais agréables d’autant plus que nous passons à proximité de musiciens en train de dépoussiérer leurs instruments traditionnels. On ne peut rêver de dépaysement plus complet. Arrivés au sommet, nous retrouvons des dizaines de touristes qui se prennent allègrement en photos devant les toits de la Cité Impériale vêtus de costumes d’empereurs ou de concubines que des marchands malins louent à tour de bras. Pour ma part, c’est une plaque posée au sol qui m’attire car elle indique le centre géographique de Pékin.

Après être restés un long moment à contempler les différentes vues panoramiques embrumées (et à reprendre notre souffle !) nous reprenons la balade vers l’un des vieux quartiers (hutongs) qui résistent encore face aux assauts des promoteurs immobiliers. Succession de ruelles bordées de maisons basses dont les entrées discrètes s'ouvrent sur de larges cours intérieures que partagent plusieurs familles. Mais bien vite nous nous retrouvons sur ces larges et interminables avenues qui se ressemblent toutes et n’offrent que peu d’intérêt.

Nous finissons par trouver le Swissotel, un immeuble rond au pied d’un rond-point géant perpétuellement encombré par une circulation démentielle. Peu d’intérêt donc mais c’est ici que se trouve le siège de la compagnie aérienne nord-coréenne et où nos visas nous attendent.

Nous fêtons l’évènement en allant prendre un late brunch dans l’un des restaurants de l’hôtel avant de prendre un taxi qui nous emmène au 798 Art District un peu plus au nord de la ville.

Dashanzi, la banlieue où nous débarquons une demi-heure plus tard, est un bien curieux quartier. Coincé entre des autoroutes et voies rapides, il est composé d’un amalgame de barres d’immeubles délabrées et flambant neuves, de friches industrielles et d’usines désaffectées. C’est d’ailleurs dans l’un de ces nombreux complexes militaro-industriels tombés en ruines à la fin des années 80 que se situe cette zone artistique qui rassemble musées, galeries d’art, ateliers, boutiques et cafés à la mode.

Construit dans les années 50 en collaboration étroite avec l’URSS et la RDA, le complexe industriel de Dashanzi devait permettre à la Chine de produire des composants électroniques auparavant importés d’URSS. Il comprenait plusieurs usines ainsi que des logements pour les travailleurs et s’étendait sur 500 000 m². L’architecture des lieux est unique, style Bauhaus un style aux formes simplifiées où la forme suit la fonction.

Il n’est pas question non plus de lésiner sur les moyens puisqu’une grande partie de l’équipement est transportée directement d’Allemagne de l’Est par le Transsibérien, une ligne de chemin de fer de quinze kilomètres est construite reliant directement le complexe à la gare centrale de Pékin.

Le complexe de Dashanzi devient vite un modèle du genre et la vitrine d’un communisme social qui associe travail et activités culturelles et sportives, où l’ouvrier méritant et sa famille sont pris en charge de la crèche jusqu’à la maison de retraite. Ce monde ‘merveilleux’ s’écroule vers la fin des années 80, date des premières réformes économiques lancées par Deng Xiaoping qui limitent les subventions aux entreprises d’état. Vers le milieu des années 90, la plupart des usines sont à l’abandon et la zone industrielle reconvertie en zone d’habitation.

C’est également à cette époque que le Département de la Sculpture et l’Académie Centrale des Beaux-Arts, toujours à la recherche d’ateliers spacieux, s’installent dans les locaux vacants. Ils sont bientôt suivis par des artistes d’Avant-Garde inspirés par l’architecture Bauhaus où les grands espaces intérieurs sont conçus pour laisser le maximum de lumière naturelle sur les lieux de travail. Ici, les plafonds courbés sont supportés par de arches tronquées au sommet puis remplacés par de larges baies vitrées inclinées en diagonale donnant ainsi aux toits un aspect de dents-de-scie et afin de minimiser les ombres toutes les fenêtres sont orientées au nord.

Nous déambulons dans ce dédale d’allées étroites aux murs couverts de graffitis et parsemé de sculptures avant-gardistes pour le moins surprenantes. Un monde déjanté et moqueur où le beau côtoie le laid, un monde que nous n’aurions jamais imaginé possible en Chine même en 2013. La Révolution Culturelle est à des années lumières ! Galeries du bizarre, de la provocation mais aussi des ateliers où l’art traditionnel est modernisé par des formes et des couleurs contemporaines. Une belle et surprenante découverte qui vaut absolument le détour.

Encore sous le charme, nous en oublions presque les embouteillages monstres sur le chemin du retour. Nous profitons encore de la douceur du soir pour aller prendre un verre sur la terrasse et regarder les effets de lumières sur les toits de la Cité Interdite. Ce soir, pas de menu gastronomique à la DaDong mais plus simplement une délicieuse soupe garnie et épicée sur une table bancale sur un bout de trottoir d’une rue tranquille.

Pékin 17 Septembre

De la fenêtre de la chambre, je regarde le ciel gris et nuageux qui annonce la pluie. Le temps de pendre un petit café accompagné de quelques tranches du kramick ramené de Bruxelles (Min Dieu qu’ché bon !), de plier les bagages et nous voilà en train de filer sur l’autoroute qui mène à l’aéroport. Notre chauffeur de taxi s’occupe à faire des jeux de roulette sur son portable, non seulement à l’arrêt dans les embouteillages mais également quand il dépasse des camions poursuivis de nuages d’embruns. Heureusement, il les perd tous je n’ose pas imaginer sa réaction s’il devait en gagner un !

Sans trop comprendre ni comment ni pourquoi, nous arrivons à l’ancien terminal bien plus tôt que prévu. Nous pouvons donc nous noyer avec allégresse au milieu de la cohue qui règne dans le hall des départs. Mais où vont tous ces Chinois ?

En tout cas pas à Pyongyang car quand nous finissons par trouver les guichets d’Air Koryo, nous n’y trouvons que des Coréens du Nord (reconnaissables à leur petite taille et leur teint plus sombre mais surtout au pin à l’effigie du Grand Leader épinglé sur le revers de la veste) ensevelis sous des amoncellements de bagages plus ou moins bien ficelés plus un petit groupe de voyageurs aux cheveux gris et à l’accent british quelque peu dépassé par les évènements.

Fort heureusement, nous devons avoir une tête qui revient à l’agent en charge de l’enregistrement des bagages puisqu’il nous fait passer devant tout ce beau petit monde. Mais le temps gagné ici et rapidement perdu aux étapes suivantes : le passage à la sécurité suivi de celui des douanes surtout que nous y arrivons juste au changement de garde.

La porte d’embarquement C9 est située bien à l’écart, serions-nous déjà considérés comme des pestiférés ? Au moins nous avons l’embarras du choix pour ce qui est des banquettes en skaï. Bientôt nous retrouvons les petits Coréens, toujours aussi chargés mais cette fois de sacs remplis de bouteilles de whisky et de cartouches de cigarettes. Puis arrivent quelques petits groupes de touristes essentiellement allemands et scandinaves. Devant nous, des écrans plats géants diffusent des petits reportages sur les endroits à visiter à Pékin, sur les sportifs chinois en vue et même sur l’histoire du Parti Communiste. Ceux-ci sont constamment entrecoupés de publicités vantant les bonheurs de la société de consommation. Pauvre Grand Timonier, qui dans son mausolée climatisé, doit crier à la trahison !

13h. Enfin un peu d’animation du côté de la porte d’embarquement. Du sas vitré, nous apercevons notre beau Tupolev Tu-204-100B (j’ai révisé !) frappé aux couleurs de la République populaire démocratique de Corée mais tout ruisselant sous le crachin pékinois. Les jeunes hôtesses nous indiquent nos sièges et nous remettent le Pyongyang Times, un petit hebdomadaire de huit pages avec à sa une, une photographie du jeune Grand Leader tout sourire. L’intérieur de l’avion est nickel et les sièges de la classe économie sont spacieux et confortables (une rareté de nos jours !).

En attendant que tous les passagers s’installent, je feuillette le magazine Korea Today qui nous résume les grands évènements du mois précédent c’est-à-dire l’emploi du temps du jeune Grand Leader dont le portrait figure une ou plusieurs fois par page. Ici l’inauguration d’une centrale ou usine quelconque, là l’inauguration de la dernière zone urbaine, plus loin une visite d’une caserne accompagné d’une flopée d’anciens combattants souriants ou encore la visite d’une école cerné d’enfants admiratifs. Et toujours ce sourire étincelant, ce costume sombre et élégant et la coupe de cheveux du grand-père qui font apparaitre le jeune Grand Leader comme un demi Dieu, entouré d’une foule aux attitudes volontaires et aux mines radieuses. S’il y avait un Oscar Photoshop, nul doute qu’il irait aux illustrateurs nord-coréens !

Tous les passagers sont maintenant à bord, la majorité est composée de touristes occidentaux, le reste inclus des travailleurs nord-coréens de retour au bercail et quelques femmes (ou maitresses !) de l’élite revenues d’une expédition de shopping dans la capitale chinoise. Curieusement, les rangées de fauteuils du dernier quart de l’avion sont remplies à la dernière minute de paquets et de valises qui n’ont pas trouvé de place dans la soute à bagages.

La pluie occasionne un embouteillage sur les pistes et nous décollons avec près d’une heure de retard ce qui nous permet de feuilleter une fois encore les magazines et même d’étudier la prose révolutionnaire des articles critiquant la politique du Président Obama et vantant celle du jeune Grand Leader. Les hôtesses viennent rompre notre début d’ennui en nous servant des jus de fruit dilués et une espèce d’hamburger froid peu appétissant. En guise de divertissement, nous avons également droit au spectacle de Noël, ou la version nord-coréenne d’un show à la André Rieux où une dizaine de musiciennes en mini-jupes se dandinent en reprenant des airs populaires sur des clips de lancements de missile et sous les applaudissements rythmés de l’audience en uniforme.

Pratiquement au moment où nous survolons la frontière, l’épaisse couche de nuages gris cède la place à un beau ciel bleu et dégagé. Nous pouvons donc admirer par le hublot les paysages montagneux puis les plaines agricoles recouvertes de rizières et de champs jaunes et verts entrecoupés de rivières scintillantes et parsemés de villages aux maisons sagement alignées. De là-haut, nous avons parfois le sentiment de survoler des paysages de la France profonde des années 40 un paysage campagnard sans les balafres des infrastructures modernes.



Nous descendons rapidement, l’aéroport semble être situé au beau milieu des champs. Sur le tarmac, nous passons en revue la flotte des avions à hélices d’Air Koryo soigneusement astiquée par quelques mécaniciens qui ne lèvent même pas la tête au passage notre avion. Des bâtiments en construction encadrent une espèce de hangar flambant neuf. Le comité d’accueil, formé d’hommes et de jeunes femmes portant des uniformes de couleurs différentes, se presse lentement autour de la passerelle bleue que l’on vient d’arrimer. Dans l’avion, l’on entend déjà les crépitements des appareils photo.

Dehors, la douceur de la fin d’après-midi nous surprend agréablement mais nous avons à peine le temps de l’apprécier car on nous fait signe d’accélérer le mouvement, pas question de faire attendre les quatre douaniers installés derrière leur pupitre en bois. Formalités rapides et presque chaleureuses puis nous nous retrouvons dans une espèce de gymnase d’école aux murs blancs. Un tapis roulant grinçant et éternellement vide d’un côté, au fond deux ou trois machines pour l’inspection des valises et de l’autre côté, une petite vitrine et une table sur tréteaux remplies de souvenirs. Une jeune femme vient justement de l’ouvrir et commence à étendre des drapeaux, des poupées, quelques cartes postales, posters et boites de thé au ginseng sans oublier les œuvres écrites par les trois grands Leaders et abondamment illustrées de photographies similaires à celles du magazine épluché dans l’avion. Pour moi ce sera la carte de la Corée réunifiée à 2 Euros. What a bargain ! Pas de problème de change puisque seuls les Euros sont acceptés !

Depuis maintenant près d’une heure nous ne voyons défiler sur ce satané tapis roulant qui perce les oreilles que des paquets ficelés des passagers nord-coréens qui sont promptement embarqués par des jeunes militaires. Nous avons donc largement le temps d’apprendre par cœur le tableau des arrivées d’aujourd’hui : deux vols en provenance de Pékin, un venant de Shenyang (une grosse ville de province située de l’autre côté de la frontière) et le dernier, plutôt surprenant, en provenance de Koweït !?

Nous finissons par récupérer nos valises puis après avoir enregistrés les portables de Luc aux guichets de la sécurité, nous faisons connaissance avec nos guides, le chauffeur et nos cinq compagnons de voyage qui nous attendaient sur le parking en terre battue près du minibus.

Deux guides pour sept touristes… nous sommes soignés ! Le monsieur discret et plus âgé (Monsieur Ho) sera pour les francophones (c’est-à-dire pour nous deux) tandis que la jeune fille souriante (Hyun) sera pour les anglophones (c’est-à-dire les cinq autres).

Le soleil commence à tomber doucement alors que nous roulons sur une route complètement déserte au milieu des champs de maïs. Hyun prend d’emblée les choses en main, en tout cas le micro, et nous résume en quelques minutes plusieurs siècles de l’histoire de la Corée avant de s’étendre plus longuement sur la période 1950-1953. Puis, alors que nous approchons des premiers faubourgs de Pyongyang, elle nous annonce le programme des festivités pour le reste de la journée. Celui-ci se résume à un rapide tour en ville (puisque nous sommes déjà très en retard, se navre-t-elle !), à l’achat d’un bouquet de fleurs que nous irons déposer au pied des statues géantes des ex-Grands Leaders avant de nous recueillir quelques instants. Ça promet ! Mais nous savions également que cela faisait partie du deal quand on vient en Corée du Nord… Les touristes ont ici des devoirs à remplir !!!

Des fenêtres du bus, nous découvrons les premières rues du centre-ville. Barres d’immeubles colorées, larges trottoirs bordées d’arbres où flânent de nombreux piétons profitant de la douceur de cette fin de journée. Chantiers de construction encore en pleine activité, portraits géants des ex-Grands Leaders, espaces verts, drapeaux et bannières. Aux croisements des avenues, nous sommes fascinés par la chorégraphie mécanique mais toujours gracieuse des agentes de la circulation en uniforme blanc immaculé qui font respecter le code de la route. Les chauffeurs de bus, trams, camions ainsi que ceux des 4x4, Mercedes ou des berlines japonaises sont littéralement menés à la baguette.

Derrière les bâtiments monumentaux à la soviétique qui abritent divers ministères, se trouve un autre bâtiment encore plus grand : la Bibliothèque Nationale. Blanc et à colonnades, il est surmonté de toits verts à la chinoise, Monsieur Ho émerge d’un demi-sommeil pour nous confier que ce temple du savoir ne contient pas moins de 30 millions de volumes… Toutefois, il ne précise pas si ce sont des volumes différents ou bien les invendus des œuvres et des biographies des ex-Grands Leaders. C’est également là, ajoute-t-il, qu’il a appris le français (qu’il parle admirablement bien d’ailleurs) et quatre autres langues du coup je regarde ce palais avec des yeux bien plus admiratifs.

C’est près de la fontaine que nous trouvons nos bouquets de fleurs. Ils sont magnifiques malgré leur petit air de recyclé et ne sont pas trop chers (5 Euros). Direction le parc de Mansudae sur les hauteurs, pour aller (enfin) saluer les copains. La nuit est maintenant tombée ce qui nous permet d’admirer les effets de lumières sur les immeubles modernes de la ville. Accompagnés par le chant des grillons invisibles, nous faisons quelques pas sur le chemin qui grimpe vers l’esplanade vide et dominée par deux énormes statues brillantes sous les feux des projecteurs. Sur un piédestal en marbre, le Grand Père, la main tendue, et le Père, la main dans la poche, nous souhaitent la bienvenue.



Hyun nous demande de former une ligne, puis à son signal de faire une petite courbette avant d’avancer ensemble pour déposer nos bouquets parmi la centaine d’autres déposés auparavant. Puisque nous sommes tous des gens éduqués et polis, nous nous prêtons volontiers à ce petit cérémonial sans trop pouffer de rire.

Quelques moments plus tard, nous regagnons le minibus et partons vers notre hôtel. Le Yanggakdo Hotel, situé sur une ile au milieu du fleuve Taedong (très pratique pour garder des touristes trop curieux…), est une tour d’une quarantaine d’étages qui ne paie pas de mine avec un lobby en marbre trop petit, la moitié des ascenseurs en panne, des restaurants lugubres y compris le panoramique au dernier étage mais les chambres, très années 80, sont suffisamment confortables. Et surprise, à la télévision on peut capter en plus des chaines chinoises et russes, CNN et la BBC.

Le repas, que nous prenons dans l’un des quatre restaurants, est l’occasion de faire plus ample connaissance avec nos compagnons de voyage : un couple suédo-danois résidant à Zurich, deux amis Suédois, l’un habitant Stockholm l’autre Bangkok et un Danois travaillant à Séoul. Leur moyenne d’âge ne dépassant pas 30 ans Luc et moi faisons office de doyens. En tout cas le courant passe très bien. Quant au buffet, bien que déjà bien dévalisé par les précédents groupes de touristes, il recèle de plein de mets inconnus et tous excellents.

Pyongyang 18 Septembre

En tirant les rideaux, je découvre la ville couverte d’une brume qui peine à se dissiper. Je n’imaginais pas voir une ville si étendue ni autant de bâtiments modernes. Sur le fleuve, quelques barges remontent lentement à contre-courant. Plus près, un dragueur s’active sérieusement, son ronronnement mécanique est couvert par une musique, entrecoupée de longues phrases ressemblant à des slogans, diffusée par des haut-parleurs invisibles. Au milieu, sur leur petite embarcation bien solitaire, deux pêcheurs lancent leurs filets.





Le petit déjeuner se prend dans l’une des immenses salles au rez-de-chaussée au décor zen et kitsch à la fois. Sur la quarantaine de tables rondes, seules trois ou quatre sont occupées par une poignée de touristes. Au menu : omelette et salade de choux, toasts, confitures et une tasse de café soluble. Une jeune fille en costume traditionnel surveille le toaster pendant que sa collègue fait le passe-passe avec LA bouilloire électrique de l’hôtel. Le gradé est lui en charge du bocal de Nescafé et s’assure de ne mettre qu’une demi-cuiller de précieux granulés par tasse et prend un air catastrophé dès que l’on lui demande une seconde tasse.

Nous retrouvons guides et compagnons de voyage dans le lobby où l’on ne risque pas de se perdre. Hyun nous annonce le changement de programme dû, nous dit-elle, aux terribles inondations de la semaine dernière qui ont non seulement détruit un pont mais également rendu impraticable la route pour aller aux montagnes de Myohyangsan. Nous ne pourrons donc pas visiter le temple bouddhiste de Bohyon, ni la Vallée de Manpok et pire ni visiter l’Exposition de la Fraternité Internationale, un musée qui regroupe une impressionnante collection de cadeaux offerts aux Grands Leaders par des dignitaires étrangers.

Mais pas d’inquiétude, nous rassure-t-elle de suite, il y a un plan B. Celui-ci comprend la visite d’une toute aussi impressionnante collection de cadeaux offerts aux Grands Leaders mais cette fois par les Coréens (inclus ceux de la diaspora, précise-t-elle !), puis nous aurons également la chance d’aller visiter l’usine de mise-en-bouteille de l’eau de la plus importante source du pays, de visiter l’institut agricole et une ferme modèle et apothéose de la journée : la visite du barrage de P’i Do où nous prendrons notre déjeuner. Au retour, visite du Musée de la Guerre. Waouh !

Nous sommes tellement excités par ce nouveau programme que nous précipitons dans le minibus, pauvre Monsieur Ho doit courir derrière nous.

Après avoir traversé les ZUP monumentales à l’ouest de la ville, nous bifurquons à droite sur une petite route de campagne bordée de rizières. Au bout de la route, au pied des collines boisées, se trouve un imposant bâtiment blanc sans fenêtre entouré de pelouses impeccables et d’une grille bien gardée.

Une charmante guide en costume traditionnel (jaune et bleu celui-là) nous prend en charge. Dès l’entrée nous devons chausser des chaussons en feutre, pas question d’abimer le marbre puis passer un sas à fort courant d’air, pas question d’amener nos microbes et enfin déposer nos possessions dans un vestiaire aussi vaste que celui de l’Opéra de Paris, pas question d’affoler les portiques électroniques ni de prendre en photo les précieux cadeaux. Une fois assurée que personne ne mâchouille plus de chewing-gum, elle nous prie de la suivre dans les couloirs de cet immense palais glacial et glacé, marbré des colonnes aux escaliers, des murs aux plafonds et commence à réciter ses commentaires où tout doit être chiffré, mesuré, quantifié avec le maximum de superlatifs possible. Première salle, première vitrine, premier arrêt. « Et voici, un fauteuil recouvert de peaux de tigre, offert au Grand Leader par un couple de paysans du nord de la péninsule ». Un peu plus loin. « Et voici, la première machine à laver sortie de l’usine Numéro 75 et offerte par les valeureux ouvriers de notre patrie » Le ton est donné. Plus que 9 998 cadeaux à admirer !

En fait, la guide ne s’arrête que quelques instants devant certains objets considérés comme les plus importants mais pas toujours les plus beaux ni les plus intéressants. On y trouve de tout, du dessin, à la tapisserie, de la théière au bassinet, du bibelot en bois sculpté à la figurine en porcelaine mais ce sont évidemment les portraits du Grand Leader qui dominent, de l’immense fresque en canevas sur fond d’usines fumantes et de champs moissonnés au délicat médaillon fait en plumes d’oiseaux rares.

Une salle, deux salles, trois salles… il faut presser le pas car si nous ne sommes que sept, nous nous arrêtons à chaque fois à sept endroits différents, une manière de maximaliser nos ressources et talents pour dénicher l’objet le plus kitsch pour ne pas dire le plus moche.

Nous passons à l’étage, celui où sont exposés les cadeaux offerts par les « autres » Coréens. Ainsi, nous découvrons toute une série de Walkman offerte par un fan, une Toyota offerte par un chef d’entreprise sud-coréen, des écrans plats de toutes les tailles et des portables (encore dans leurs emballages !) offerts par Mr Samsung ou encore toute une série de mobilier de salles à manger, plus affreuses les unes que les autres, gracieusement offertes par un Coréen né au Nord mais qui a fait fortune au Sud (le contraire eut été étonnant !). Nous n’oublions pas ni les louches en or, ni les baguettes incrustées de pierres précieuses.

Enfin, il ne nous reste que la dernière salle mais certainement « la plus importante » nous affirme notre hôtesse. Deux soldats poussent les deux immenses portes et nous laissent découvrir une immense salle de réception blanche dominée par deux imposantes statues blanches représentant les deux Ex-Grands-Leaders souriants et éclairées par des lumières roses.

Il nous faut, comme hier, former une ligne et s’incliner. Ah, cette courbette la n’était pas prévue dans le programme ! En guise de récompense nous pouvons jeter un œil sur les cadeaux les plus précieux comme ce magnifique meuble chinois finement ciselé, cette défense d’éléphant sculptée, ce bloc de jade (le plus grand au monde confirme-t-elle) et clou du clou cette toile représentant le fils de l’Ex-Grand Leader en armure (et portant ses lunettes) sur un dragon… plus fort que Don Quichotte et que Saint George réunis !

Heureux de retrouver la chaleur du soleil et de chasser la fraicheur de l’air conditionné, nous commentons sur la bizarrerie de cet endroit à mi-chemin entre un musée des Arts et Métiers d’une ville de province oubliée et d’une exposition de listes de mariage de beaufs pour super-beaufs. Puis de nous demander quel sera le sort de toutes ces horreurs quand il n’y aura plus de Grands Leaders…

Nous repartons vers l’ouest en prenant l’autoroute cette fois une extraordinaire trouée au travers un paysage de forêts et de champs. Les autoroutes nord-coréennes sont aussi larges que celles de Los Angeles mais avec zéro circulation. Rien, pas même un camion sur des kilomètres, juste quelques cyclistes et un véhicule militaire venant dans le sens opposé et que nous évitons de justesse ! En effet, les nids de poule étant tellement nombreux et profonds que seule la voie du milieu est à peu près fréquentable, elle est donc l’objet de toutes les convoitises et est l’occasion pour les chauffeurs (une espèce rare sous ces cieux) de tester leurs nerfs ; ce n’est qu’à la vue des casquettes et des épaulettes que le nôtre finit par céder avec un soupir exaspéré.

Plus loin, nous quittons les cahots de l’autoroute pour ceux des petites routes de campagne bordées de petits ruisseaux et d’alignements d’arbres au tronc blanchi. Les cyclistes sont aussi dignes et presque aussi nombreux qu’à Amsterdam. Leurs porte-bagages sont souvent chargés de gros sacs ce qui les oblige à pousser leur vélo à la moindre petite montée.

Nous passons devant quelques communes, toutes bâties sur un modèle identique. Derrière un petit muret séparant les champs du village, on aperçoit des habitations toujours bien alignées, composées soit de petits immeubles en béton de deux ou trois étages, parfois peints mais le plus souvent pas entièrement terminés, soit de petites villas entourées de petits jardins et potagers et, remplaçant nos églises ou temples, un hall communal orné de bannières. De l’intérieur de notre minibus, l’atmosphère est champêtre et paisible et les paysages baignés de soleil fort agréables.

Un chemin mène à un bâtiment blanc aux vitres fumées qui abrite la Kangso Yaksu Mineral Water Bottle Factory. Nous sommes accueillis par le directeur de l’usine, un petit homme à la chevelure dégarnie qui le fait ressembler à Mao et portant une chemisette décorée d’un petit badge affichant les portraits souriants des deux ex-Grands Leaders. Peut-être avons-nous interrompu sa sieste et veut-il y retourner rapidement car à peine réunis dans le hall d’entrée, il prend sa longue règle et se lance dans de longues explications techniques illustrées par des schémas, des cartes et des photos accrochés aux murs et prestement traduites par Hyun.

Ainsi nous apprenons que l’activité principale de cette usine (la plus importante de la patrie chérie), consiste à mettre en bouteille l’eau de la source d’à côté (la meilleure eau du pays) et que la grande astuce est d’injecter du gaz pour avoir de l’eau gazeuse, « encore faut-il avoir les bons dosages », nous prévient-il ! Et le voilà parti dans un cours de chimie 101 qui ne passionne pas vraiment l’audience plus intéressée à admirer les posters des ex (et présent) Grands Leaders venus inspecter les lieux à plusieurs reprises au cours des dernières décades.

Au moment précis où nous passons les portes vitrées et pénétrons dans une grande salle où il règne une chaleur accablante, voilà la chaine qui se met en route dans un vacarme de bouteilles qui se cognent, les ouvrières masquées prennent leurs positions avec un air concentré. Les bouteilles sont remplies d’eau, capsulées, étiquetées puis mises dans des cageots ou cartons qui seront exportées… « principalement vers la Chine » conclut-il fièrement. Dix minutes plus tard, nous nous retrouvons dans une petite salle climatisée pour une dégustation gratuite. Nous avons même l’opportunité d’acheter (en Euros, svp) toute la gamme des bouteilles. Ceci-dit l’eau est vraiment excellente et vaut bien notre Perrier national.

Une demi-heure plus tard, nous roulons vers la prochaine étape : la ferme modèle, située quelques kilomètres plus loin, à proximité de la petite ville de Kangso. Une route bordée d’arbustes et de jeunes pins conduit jusqu’au vaste parking vide situé en face d’un grand bâtiment carré en béton. Plus loin à gauche, nous apercevons, au pied d’une colline ornée de slogans géants, quelques petits blocs d’appartements noyés dans la végétation et quelques bâtiments plus anciens regroupés autour d’une cour. Une espèce d’obélisque couvert de caractères rouges et un mur de mosaïques représentant le Grand Leader assis parmi des paysans et donnant des conseils pour améliorer les rendements des récoltes (c’est ce qu’indique la légende en bas !) complètent le décor. Il y a également une bande son puisque les haut-parleurs de mauvaise qualité diffusent une litanie de ce qui parait être des slogans, de quoi maintenir le moral et la morale révolutionnaires (et surement empêcher les travailleurs de faire une petite sieste).

Hyun revient avec le chef de la commune. Nous le reconnaissons de suite grâce à son uniforme : un costume avec des manches courtes et porté sans chemise. Après nous avoir souhaité la bienvenue il nous demande de le suivre sur un petit chemin qui mène sur une petite esplanade dominée par un ensemble de statues aussi brillantes que le tissu de son costume. La scène représente l’ex-Grand Leader (le grand-père) souriant, le regard fixé vers l’horizon, entouré de paysans eux aussi souriants, le regard porté vers l’ex-Grand Leader. Tout simplement magnifique. Ce qui l’est moins est le fait que nous devons une fois encore nous aligner et saluer une nouvelle statue. Certes la maitrise de la chorégraphie de courbettes s’améliore à chaque fois (moins celle des fou-rires !).

Devoir accompli, nous écoutons sagement le chef nous chanter sa leçon monotone apprise par cœur mais que Hyun met du cœur à rendre plus mélodieuse. Chiffres, rendements, records, variétés et qualité des récoltes, nouvelles techniques de production, enseignement de haute qualité, tout y passe, tout est dûment traduit et tout ressort de l’autre oreille. Quand notre Danois trop curieux pose la question : « Quand est-il de la mécanisation ? » nous vivons en direct une scène du film «Lost in translation», le chef nous propose alors avec un sourire radieux d’aller voir les serres où murissent les tomates (les meilleures du pays… bien sûr !).







Direction les serres donc où nous attend une autre jeune fille portant un costume éblouissant, jaune et blanc et ruban rouge. Le chef en profite pour s’éclipser discrètement. « Oui vous pouvez entrer dans les serres pour voir la grosseur de nos tomates et la qualité supérieure de nos concombres. » lance-t-elle. Les sept hochements de la tête admiratifs semblent la combler de bonheur.

De l’autre côté des serres se trouvent les bâtiments de l’Institut de Recherche Agricole mais pas question d’aller voir de plus près, « Nos chercheurs sont très occupés ». Nous nous contentons donc de faire des coucous aux gamins, quelque peu étonnés de notre présence, d’encourager un petit groupe d’hommes et de femmes en train de pousser un mini tracteur en panne et de regarder un technicien perché sur son échelle en train de fixer un petit panneau solaire.

« Et voici notre visite de la ferme modèle qui se conclue. » nous annonce Hyun. « Nous allons maintenant voir le plus long barrage du pays. » poursuit-elle.

Nous retrouvons l’autoroute géante, déserte et cabossée jusqu’à l’entrée de la ville de Nampho. Les rues côté recto ressemblent à celles de la capitale : succession de barres d’immeubles aux façades fraichement peintes, des trottoirs bordés d’arbres que partagent piétons et cyclistes. Pour ce qui est du côté verso, c’est un peu moins glorieux et entre deux barres on peut apercevoir brièvement des petites maisons les unes sur les autres dans un état plus ou moins délabré.

Nous passons devant une paire d’usines, de casernes et, à mesure que nous approchons du port, nous apercevons rapidement quelques entrepôts et des quais plutôt vides. Plus loin nous longeons à gauche des marais salants et à droite des champs de céréales qui s’étendent jusqu’aux berges du fleuve Taedong qui prend des allures de baie à mesure que nous approchons de la Mer de Chine. Sur l’autre rive, l’enchevêtrement de montagnes et collines se perd dans une brume de chaleur persistante.

L’entrée du barrage est marquée par une arche et une guérite gardée par des jeunes soldats flottant dans leurs uniformes trop grands. Je comprends maintenant que le barrage n’est pas un barrage hydro-électrique comme je le pensais mais une ‘simple’ digue construite à l’embouchure du fleuve. Construit aux débuts des années 80 par des milliers de soldats (il faut bien les occuper ces braves !) et inauguré en 1986, ce barrage, long de huit kilomètres, relie les deux rives via l’ile de P’i Do et comprend trois écluses ouvertes à marée basse. Il permet ainsi de séparer l’eau salée de la mer de l’eau douce du fleuve et d’augmenter ainsi la superficie des terres irriguées.

A gauche de la route, une vingtaine de cargos attendent patiemment leur tour, à droite les embarcations sont échouées sur le sable, marée descendante oblige. Sur la route nous ne croisons que des militaires et pour la première fois des marins qui ont l’air plus ‘cool’. Le chauffeur de notre minibus nous dépose au pied du phare-monument-musée situé au sommet de l’ile. De là, nous admirons de la vue panoramique sur la baie, les écluses et la mer que l’on aperçoit au fond avant d’aller prendre notre pique-nique (excellent et copieux) dans le restaurant du phare et attendre l’arrivée de la guide officielle du barrage...

Digestion au soleil en écoutant une nouvelle récitation de chiffres entrecoupés d’adjectifs qualificatifs, comparatifs et surtout superlatifs sans oublier bien sur les références aux Grands Leaders et à leur vision. Ici non plus pas question d’approcher de plus près. « Les écluses sont dans une zone militaire. » prévient la guide en fronçant les sourcils, « Et la vue est bien mieux d’où nous sommes. » ajoute-t-elle avec un léger sourire. Contentons-nous donc de la vue générale.

Il est temps de reprendre le chemin du retour en prenant la même autoroute toujours aussi déserte jusqu’à l’immense Avenue de la Révolution bordée d’immeubles blancs. Le chauffeur nous balade dans plusieurs quartiers de la ville, la seule différence est la densité et la hauteur des tours d’appartements. Quel que soit le quartier, nous passons constamment devant des chantiers de construction. Ici d’autres appartements à différents stages de finition, là des installations sportives. Plus loin ceux d’une rénovation d’un parc ou d’une restauration d’une route.

Certains travaux peuvent durer des décennies, comme celui de cet hôtel, le Ryungyong Hotel, en forme d’élégante pyramide de verre qui du haut de ses 105 étages (330 m) domine la ville. Commencés en 1987, les travaux sont abandonnés en 1992, une fois la carcasse terminée. Manque de fonds, pénurie d’équipement et de matériaux, le building reste à l’abandon jusqu’en 2008 date de la reprise des travaux de finition extérieure qui se terminent en 2012. Aujourd’hui, nous informe Mr Ho, les ouvriers aménagent l’intérieur. A voir le peu d’activité qui règne au pied du building, on peut en douter.



Dans cette ville entièrement reconstruite, l’unique bâtiment historique que nous apercevons se trouve au milieu d’un rond-point fleuri. Sur son piédestal en pierre et son double toit vert relevé sur les bords, ce portique en bois ressemble (en plus modeste) aux portes impériales que l’on trouve à Pékin.

Les embouteillages, il y en a quelques-uns, sont l’occasion d’observer de plus près les passagers des trams et des bus et de se rendre compte qu’ils ont les mêmes têtes fatiguées, les mêmes yeux cernés que les passagers d’un bus à Paris ou à New York. La seule différence est que personne ne lit, ni n’écoute de la musique. Quelques-uns, surtout les enfants, une fois la surprise passée, nous font de grands signes et sourires, mais la plupart nous ignore complètement, comme si la présence d’étrangers n’avait rien d’extraordinaire.

Une arche, des alignements de statues, des jets d’eau entourant une statue massive d’un soldat portant un drapeau, une pelouse jusqu’aux marches d’un bâtiment blanc avec un fronton d’arcades, et d’où émerge un flot continu de visiteurs, pas de doute nous sommes bien arrivés au Musée de la Guerre. Mais avant de pénétrer dans ce lieu sacré de la République, une jeune femme en uniforme vient se présenter. Elle sera notre guide et en sa compagnie nous passons en revue la série de statues de glorieux soldats en situation d’héroïsme aigu, puis les restes des prises de guerre diverses : armements, tanks, avions et summum du summum le célèbre navire de guerre américain l’USS Pueblo, capturé en Janvier 1968.



Comme navire de guerre, il n’a vraiment rien de terrifiant puisse qu’il ne s’agit plutôt que d’un petit cargo transformé en navire espion par les Américains. Mais cette prise de guerre permit (et permet encore) d’être un excellent élément de propagande pour la patrie techniquement toujours en guerre. Plus que la prise en elle-même, c’est la saga qui suivit qui fit couler beaucoup d’encre. Les 82 membres d’équipage survivants furent torturés avant d’être finalement libérés en Décembre 1968 en échange d’une lettre officielle d’excuses du gouvernement américain.

Allons-y pour la visite à bord qui n’a rien d’extraordinaire sauf les impacts de balle (marqués en rouge) et la réalisation que la vie à bord ne devait pas être rigolote tous les jours tant tout semble minuscule. Quant à la salle contenant les instruments d’écoute, elle permet de réaliser les avancées technologiques effectuées depuis 68 ! Nous suivons la casquette de notre guide jusqu’au pied de la statue monumentale aperçue plus tôt. Nous aurions dû nous en douter car la voilà qui nous fait signe de former une ligne. Ca va nous connaissons le scenario… à part que cette fois, il y a une variante. En effet, le jeune Danois du groupe la voyant saluer, décide de l’imiter et nous de faire comme lui. Pas de courbette donc mais un beau salut militaire qui prend de court nos guides qui se lancent des regards inquiets avant d’éclater de rire… discrètement quand même !

Nous pénétrons enfin dans le musée, inauguré quelques mois plus tôt. Escalier spectaculaire, lustre démentiel, longues galeries, vitrines de scènes de guerre reconstituées, visiblement de quoi impressionné les nombreux patriotes du pays… et les maintenir dans la pensée du sacrifice. Nous passons devant une multitude de vitrines remplies de médailles, d’armes de tous calibres, de lettres personnelles et de documents officiels, de peintures et de dessins, de bannières, de bustes de vaillants héros. Arrêt prolongé devant la statue du plus grand soldat de l’armée victorieuse et surement le préféré de notre guide qui nous explique que malgré ses jambes brisées, ses bras fracassés, il continuât à tirer avec sa mitrailleuse avec ses dents et tuât au moins une centaine d’ennemis. On n’en fait plus des comme ça !

Nous poursuivons vers une salle de projection où nous est projeté un film nous expliquant la version nord-coréenne des évènements qui ont précédés la guerre de Corée et en énumérant les provocations américaines. Nous en concluons que pour commencer la guerre en Irak, Bush Junior n’a fait que suivre l’exemple de ses prédécesseurs.

Quelques problèmes de queue devant les ascenseurs obligent notre capitaine/guide à changer de stratégie et d’opter pour les escaliers de secours pour accéder à l’étage supérieur où se trouve une salle panoramique avec un dôme genre planétarium jetée dans la pénombre. Mais il n’y a pas de planètes à observer ici, seulement des scènes de combats que l’on découvre à mesure que l’immense plateau sur lequel nous sommes installés complète sa rotation. Effets de bruits et lumières sur des scènes composées de peintures et d’objets réels. La guerre en 360° et en 3D. Paisibles rizières, avions, bombardements, destruction de villes et de villages, feu, sang, tranchées, tanks, reconquête et drapeau qui flotte de nouveau sur un champ de ruines. Epoustouflant, particulièrement pour les oreilles. Je ne sais pas ce qui était le plus pénible, le bruit des armes ou bien la voix du commentateur.

Hyun regarde sa montre avec impatience car nous sommes parait-il en retard, que le restaurant nous attend et qu’il faut traverser la ville. Re-petit tour en ville, les différentes bannières et affiches de propagande nous servent de points de repère et nous commençons maintenant à reconnaitre les principales avenues et rues du centre-ville.

De l’extérieur, rien n’indique que nous sommes arrivés au restaurant. Pas d’enseigne, ni de lumière particulière. D’une manière générale, les rues n’ont pas vraiment de signes distinctifs pour désigner les magasins ou les boutiques, tout au moins nous ne les reconnaissons pas. Les seuls commerces que nous avons parfois repérés, comme par exemple les magasins de fruits et légumes, sont les espèces de kiosques situés au pied des immeubles.

Nous devons être dans les beaux quartiers car en face du restaurant, le drapeau roumain flotte mollement derrière les murs de l’ambassade. Etre posté à Pyongyang doit être une sacrée punition, en tout cas une punition considérée comme trop sévère par le gouvernement français qui n’a pas d’ambassadeur ici.

La petite salle de restaurant, située à l’étage, est archi pleine… de touristes. Menu unique mais une fois encore excellent. Nous goutons ainsi au célèbre Hot Pot nord-coréen. N’en perdant pas une pour revenir sur la bravoure et l’ingéniosité des soldats nord-coréens durant la guerre de Corée, Hyun nous raconte que la recette vient d’un soldat affamé mais génial qui eut la brillante idée faire cuire un bouillon de poisson dans son casque et d’y mettre tout ce qu’il pouvait trouver. Ses compagnons d’infortune l’imitèrent et voilà comment la recette nationale est née ! Ah évidemment, ce ne sont pas nos Poilus qui auraient pensé à ça !!!

Heureusement pour nous, ce soldat était gourmet car il n’ajoutât que des bonnes choses comme du chou, des lamelles de bœuf, de la coriandre, des épices, d’autres légumes, des pâtes, du tofu, des piments, des champignons…etc. et terminât son œuvre en apothéose en y cassant un œuf. C’est fou ce que l’on peut trouver dans les tranchées à cent mètres des lignes ennemies ! Les serveuses gracieuses et souriantes tournent autour des tables en s’assurant que nous ajoutons nos ingrédients dans le bon ordre et que nous ne nous mettons pas le feu à la nappe avec nos braseros foireux.

Suants mille et une gouttes mais l’estomac bien calé, nous voilà partis pour le dernier volet du programme de la journée : les Arirang Mass Games.

Les jeux de masse sont devenus au cours de ces dernières années une spécialité du pays. Après avoir vu à la télévision australienne il y a quelques années un documentaire britannique (A state of mind), je ne veux pas louper l’occasion de les voir.

Les jeux de masse sont un spectacle de quatre-vingt-dix minutes composé de ballets et d’exercices de gymnastique synchronisés accompagnés de musique et d’effets spéciaux auxquels participent plus de… 100 000 personnes ! En fait aucun autre pays au monde ne serait capable aujourd’hui de mobiliser tant de monde pour un spectacle avec si peu de spectateurs payants. Si les prix varient de 350 à 80 Euros, il n’y a en fait que très peu de touristes qui assistent à ce spectacle extravagant qui n’a lieu que quatre fois par semaine de la mi-Juillet à la mi-Septembre (quand ils ne sont pas annulés à la dernière minute, comme c’est parfois le cas). Les participants sélectionnés, parfois dès l’âge de cinq ans, s’entrainent pendant des heures entières dès que les beaux jours arrivent.

Si les jeux de masse ne sont pas une invention nord-coréenne (les premiers jeux de masse apparaissent au XIXème siècle avec les mouvements nationalistes d’Europe orientale, ils incarnent la jeunesse, la force, le militarisme et l'unité), les Nord-Coréens leur ont donné une autre dimension.

La philosophie de l’ex-Grand Leader derrière ce genre d’évènements n’est guère différente de celles des anciens leaders de ces mouvements nationalistes européens quand il déclare : « La gymnastique de masse est importante au niveau de la formation et au développement des enfants à l’idéal communiste. Elle les aide à acquérir une idéologie révolutionnaire, à élargir leur connaissance dans un grand nombre de domaines, à participer aux activités culturelles et à maintenir une morphologie saine et solide, qualités de base requises pour devenir un vrai Communiste. La gymnastique de masse apprend également aux écoliers la discipline, l'organisation et le collectivisme. »

En route donc pour le Stade du Premier Mai, (« Le plus grand au monde ! » précise Mr Ho) situé sur une autre ile au milieu du fleuve. Le long de la route, nous dépassons des cohortes de jeunes et de moins jeunes en uniforme, des membres de famille des participants et des groupes d’écoliers et de travailleurs qui se dirigent en marchant dans la pénombre vers les immenses parkings qui entourent les arcades en béton de l’arène puis se regroupent près des fontaines illuminées.

Au milieu de cette foule des grands soirs, il règne une atmosphère de trépidation. Malgré la cohue tout semble bien rodé et hyper organisé. Aucune bousculade alors que l’on sent l’excitation monter à mesure que nous approchons des dernières marches. Nous franchissons le dernier portique et découvrons l’intérieur de cette gigantesque enceinte à demi-couverte et prenons place sur nos sièges en plastique en haut des gradins réservés aux invités de marque. En face, de l’autre côté de la pelouse synthétique verte, les gradins sont occupés par 10 000 enfants portant des panneaux qu’ils bougent dans un ensemble parfait pour former d’immenses images tout en poussant des cris à l’unisson qui nous envoient des frissons dans le dos. Les panneaux qu’ils tiennent sont en fait des livrets comportant une centaine de pages. Chaque page est donc comme un pixel d’une photo et quand 10 000 pixels changent en même temps, c’est une nouvelle image qui apparait. Il faut le zoom de l’appareil photo pour distinguer les petites têtes qui dépassent à peine. Incroyable.

Les gradins sont loin d’être pleins quand les lumières s’éteignent, que les premiers feux d’artifices éclatent dans le ciel et que retentissent les premières notes de musique annonçant ainsi le début du spectacle.

Et quel spectacle ! Tout simplement extraordinaire. Sans aucun répit, la ‘pelouse’ est constamment envahie par des milliers de participants en costume colorés qui effectuent des chorégraphies parfaitement synchronisées décrivant des scènes remplies de symboles historiques, folkloriques et politiques plus ou moins faciles à décoder. Une musique rythmée aux accents militaires, des effets de lumières et de lasers en plus des enfants-pixels complètent l’ensemble. Du très grand spectacle, terriblement impressionnant. Soldats, judokas, jeunes femmes, enfants, gymnastes exceptionnels, acrobates, trapézistes tout y passe et tous affichent le même sourire figé et le même visage concentré. Dès que les portraits des ex-Grands Leaders apparaissent, les applaudissements redoublent d’intensité.





Mais c’est déjà le grand final, tous les participants (bien plus nombreux que les spectateurs) reviennent sur la piste sous les hourrahs de l’audience galvanisée devant tant de prouesses et de couleurs. Il faut un long moment avant de revenir sur terre et ‘digérer’ ce grand moment auquel nous venons d’assister. La réflexion et les questions viendront plus tard.

A la sortie, les stands proposant posters et t-shirts (et les livres de la doctrine Juche !) font le plein le gouvernement a trouvé là un bon filon à exploiter ! Pyongyang 19 Septembre

Ce matin le petit déjeuner est servi dans le restaurant panoramique, au dernier étage... à condition de pouvoir y accéder car après dix bonnes minutes d’attente toujours pas d’ascenseur. Autre problème, l’ascenseur qui vient enfin d’arriver doit avoir le vertige et être de santé délicate car il décide de descendre et de s’arrêter à pratiquement tous les étages. Ainsi, nous découvrons qu’en dessous du dix-septième, les étages sans moquette, à l’éclairage plus que faiblard et aux murs tachés sont réservés au personnel. Arrivés au rez-de-chaussée, l’homme de garde aux gants blancs et à la grande casquette a dû suivre la même formation que les agentes de la circulation car dès qu’il nous voit il tend le bras et lève la main pour arrêter les passants dans le corridor puis nous regarde et balance gracieusement l’autre bras en pointant l’index vers l’ascenseur en face. Comment a-t-il compris que nous étions descendus pour mieux remonter reste un mystère… en tout cas quelle perspicacité et quelle efficacité !

Evidemment, quand finalement nous arrivons au restaurant panoramique, le buffet a été en grande partie dévalisé mais qu’importe il reste plein de toasts et de la confiture. Quel soulagement également de découvrir que l’hôtel possède une deuxième bouilloire électrique et que le gardien du pot de Nescafé est plus cool que son collègue d’en bas. Peut-être une question d’altitude !?

Le restaurant panoramique semble souffrir de symptômes identiques à ceux de l’ascenseur. Une demi-rotation puis arrêt complet. Quant à la vue panoramique, elle est plutôt restreinte, les laveurs de carreaux ont certainement d’autres chats à fouetter et la brume matinale persiste et signe. Cependant notre petite ile, qui n’a hélas rien à voir avec l’Ile de la Cité, reste partiellement dégagée mais ne révèle rien de bien excitant, à moins d’être un spécialiste en travaux en bâtiments. Mais il me semble qu’un autre hôtel verra le jour… un jour !

Comme d’hab, les doyens sont les premiers ! En attendant le Club des 5… autres, nous observons l’animation dans le lobby. C’est qu’il y en a ce matin avec le départ des athlètes participant aux Championnats d’haltérophilie d’Asie qui se déroulent en ce moment à Pyongyang. D’ailleurs nous avons appris hier qu’un évènement historique avait eu lieu : pour la première fois le drapeau sud-coréen avait été hissé en Corée du Nord après la victoire d’un ‘compatriote’ du sud. Plus loin, des hommes d’affaires chinois sont accueillis en grande pompe par des officiels. Dehors plusieurs groupes de touristes chinois sont en train de fumer comme des cheminées.

Ca y est tout le monde est là et tous avons suivi les recommandations d’Hyun de ne pas mettre ni jeans ni t-shirt car aujourd’hui nous allons rencontrer les ex-Grands Leaders… Aujourd’hui est également un jour férié où l’on célèbre la Fête de Qing Ming, une journée consacrée au culte des Ancêtres et en Corée du Nord, les ancêtres inclus les valeureux soldats morts pour la Mère Patrie et bien sur les ex-Grands Leaders. C’est donc une journée exceptionnelle qui nous attend.

Le soleil brille sur les rues bien plus animées qu’hier. Les piétons ont envahi les trottoirs, beaucoup de femmes portent des robes traditionnelles très colorées, les hommes sont en costume et le reste de la population a sorti les plus beaux uniformes. Les queues aux arrêts de bus sont plus longues et les stations de métro grouillent de monde.

Nous quittons la ville, passons devant de vastes parcs aux arbres alignés comme des sentinelles et d’immenses pelouses dignes des meilleurs terrains de golf et arrivons au Palais-Mémorial Kumusan, un bâtiment rectiligne gris et moche, orné des portraits des défunts Leaders à la denture éblouissante. Le Palais du Soleil, construit en 1976, était la résidence officielle du grand-père avant de devenir à sa mort en 1994 son mausolée (une idée du fils !). Le fils, flippant à l’idée de vivre avec un cadavre, se fit construire une autre résidence plus proche de la capitale. A la mort du fils (en 2011), le petit-fils (le jeune Grand Leader actuel), surement par soucis d’économie (!) et peut-être pour des raisons pratiques (!!) installât la dépouille de son père sous le même toit que celle du grand-père. Coup double donc, ce n’est pas un cadavre mais deux que nous allons de ce pas saluer.







Mais pas de précipitation. D’abord nous devons patienter dans un hall d’honneur en compagnie d’une cinquantaine d’autres touristes étrangers, eux aussi en tenue de gala. Ensuite, nous devons nous mettre en rang par quatre sous une galerie ombragée. Cette opération prend un certain temps contrairement aux Nord-Coréens qui a peine débarqués du tramway s’alignent impeccablement de manière instinctive.

Enfin, un gradé donne le signal de marche. La colonne s’ébranle par petits groupes en faisant des mouvements d’accordéon sous les regards effarés des locaux qui eux ont gardé le petit doigt sur la couture du pantalon. Direction les vestiaires pour y laisser tout ce qui est interdit d’emporter à l’intérieur de ce haut lieu sacré. L’instinct bordélique des Occidentaux revenant au galop, les guides s’efforcent de remettre un peu d’ordre dans les lignes, une manœuvre inutile puisque dix mètres plus loin nous passons en file indienne sur des tapis gorgés de désinfectant puis à la fouille.

Nous nous dirigeons ensuite vers une succession de longs tapis roulants similaires à ceux que l’on trouve dans les aéroports. Sur les murs en marbre sont accrochés des photos représentant les ex-Grands Leaders dans le feu de l’action révolutionnaire. Enfin nous émergeons dans une immense salle aux colonnes de marbre, réalignement et attente avant de pénétrer dans une autre pièce où la statue du Grand-Père rigolard, baignée dans une lumière tamisée, nous toise de toute sa hauteur.

Passage dans un sas où soufflent de puissants courants d’air décoiffant. A peine le temps de réajuster nos mèches rebelles et de se remettre par quatre que nous pénétrons dans une salle au haut plafond plongée dans la pénombre. Au centre, un cercueil en verre contient le corps du grand-père dont on n’aperçoit que la tête à l’aspect cireux, le reste du corps étant recouvert d’un drapeau rouge (une manière comme une autre d’égailler un peu l’atmosphère lugubre qui règne ?!).

Tout en écoutant distraitement une musique propice au recueillement, nous observons attentivement les personnes qui nous précèdent car ce n’est pas le moment de se planter de script ni de froisser les soldats gantés, l’index sur la gâchette de leur mitraillette. Quatre par quatre nous nous présentons au pied du sarcophage, comptons mentalement jusqu’à cinq avant de faire une première courbette, belote sur le côté gauche et rebelote sur le côté droit (pour des raisons de politesse, il n’y a pas de courbette à faire devant la tête dégarnie…). Et d’un !

Nous passons dans la pièce suivante. Changement radical de décor puisque dans cette pièce nous découvrons… un wagon de train ?!?! Il s’agit en fait du wagon dans lequel le grand-père effectuait ses voyages officiels. Sur le mur figure une grande carte du monde sur laquelle des lignes bleues et rouges clignotent elles représentent ses déplacements dans le pays et à l’étranger. A côté, un panneau lumineux indique le nombre des voyages effectués et le total des kilomètres parcourus dans ce wagon. Une estrade permet de jeter un œil à l’intérieur et d’apprécier la simplicité (toute relative) du Grand Leader. Salon, bureau de travail à un bout, chambre et salle de bain de l’autre mais cette partie-là reste cachée derrière des vitres fumées, respectons son intimité, les Nord-Coréens sont des gens pudiques.

La pièce d’à côté contient sa voiture officielle. Heureux Grand Leader qui contrairement à Janis n’a pas du implorer Lord pour avoir sa Mercedes-Benz ! Puis viennent les galeries vitrées derrière lesquelles sont exposés d’autres possessions, ses nombreuses médailles et décorations reçues du monde entier (enfin presque !), sa collection de diplômes honorifiques (ainsi que les pompeux costumes et couvre-leaders qui vont avec) sans oublier les documents officiels écrits de sa propre main. Quelques photos du Grand Leader posant avec d’autres leaders du monde sont là pour nous convaincre que le grand-père jouait dans la cour des très grands (Staline, Mao, Castro, Tito), des moins grands (Honecker, Ceausescu, Husak) et parfois au-delà des frontières du Communisme puisqu’il est même aux côtés d’Arafat, de Moubarak et de Kadhafi !

D’autres couloirs mènent à la pièce où repose l’ex-Grand Leader fils. Repetición de la jugada… Même musique, même décorum, même cercueil en verre, seule la tête est différente. Quant à nos courbettes… nous approchons de la nomination pour le prochain Oscar. Mais la concurrence est rude car parmi les régiments de soldats et de soldates qui nous suivent, certains ont déjà sorti leur mouchoir pour y sécher quelques larmes. Cependant quelques-unes semblent être réellement affectées et leurs sanglots paraissent sincères. Et de deux !

Ce qui est bon pour un Grand Leader l’est également pour l’autre Grand Leader. Lui aussi a droit à son wagon (mobilier plus ‘moderne’), ses voitures officielles, y compris un buggy de golf modifié et encore plus fort son yacht (?!) reposant dans un faux bassin (comment est-il arrivé ici celui-là ?).

Re longs et lents tapis roulants en direction de la sortie cette fois. Ceux de l’autre côté sont maintenant remplis de Nord-Coréens en route pour rendre hommage aux défunts préservés. Ils nous observent discrètement et silencieusement. Que peuvent-ils bien penser en nous voyant ?

Hyun nous annonce maintenant que nous avons quartier libre (pendant vingt minutes) dans les jardins du palais et que nous aurons ainsi l’occasion de nous mêler à la population locale. Chic alors !

Nous apprenons que ces beaux jardins agrémentés de parterres fleuris, de fontaines et de plans d’eau, ont été créés par le petit-fils (l’actuel jeune Grand Leader donc) lui-même et qu’il a même supervisé tous les travaux de rénovation. Pauvres architectes et jardiniers, je n’ose pas imaginer à quel point ils ont dû trembler… Mais peut-être est-il un boss cool ?

Nous nous dispersons donc parmi les groupes de soldats en uniforme et de femmes portant des robes amples cintrées en dessous de la poitrine et aux longs rubans flottant au vent qui attendent patiemment leur tour pour prendre une photo de groupe devant les portraits géants des défunts aux dents blanches comme la neige. D’autres groupes lancent de la nourriture aux gros poissons et aux canards en rigolant et peut-être en rêvant d’en avoir d’aussi dodus dans leur assiette ce soir.

Je me dirige vers un portail ouvert qui donne vers une avenue déserte et des rails de tramway mais le soldat de garde veille. Comme son copain de l’ascenseur un peu plus tôt ce matin, il me fait le coup de la main tendue et du balancement de bras l’index en pointant en direction des jardins.

Après avoir pu constater combien la population locale est raffinée, souriante, sereine et ouverte nous pouvons regagner notre minibus. L’étape suivante se situe sur la colline que l’on aperçoit derrière les toits du palais-mémorial et que l’on rejoint en traversant d’autres espaces intensément verts.

Nous voilà au pied du Cimetière National des Martyres de la Guerre marqué par un portique et une longue série d’escaliers. C’est également un endroit qui offre une intéressante vue panoramique sur la capitale et ses principaux édifices.

Après un court exercice de grimpette nous atteignons les premières terrasses où sont alignés les bustes des plus valeureux combattants. Dans les allées fleuries nous rencontrons de nombreuses personnes en uniforme mais aussi des familles en balade profitant d’un jour férié ensoleillé. Un peu plus haut se trouve un monument en granite rouge et une autre rangée de bustes. Celui au centre, représentant une femme, reçoit le plus d’attention et de bouquets de fleurs. Les Nord-Coréens sont donc aussi des gens galants ! « Non ! » s’exclame Hyun presque offusquée, « Il s’agit de Kang Pan-sok, l’héroïne la plus importante du pays, une activiste communiste pendant la guerre d’indépendance. C’est aussi la mère de notre Eternel Grand Leader (le grand-père ». Ceci explique donc pourquoi tous ces groupes font la queue pour prendre la photo souvenir devant la mère de Dieu pour qui aucun bouquet n’est trop beau. Nous n’y coupons pas, alignement-courbette devant le buste de Madame Mère mais cette fois nous sommes observés avec grande attention par la foule.

Quelques sentiers parcourent le reste de la colline qui est également une réserve naturelle fréquentée par les Pyongyangites avides d’exercice et de tranquillité. Nos guides, toujours pleins de sollicitude, s’assurent que nous revenons dans le droit chemin et bien qu’il ne soit pas encore midi, l’excuse de l’heure du repas tombe à point. Nous regagnons les grandes avenues animées du centre, quant aux parcs du centre-ville, ils sont remplis de famille en train de pique-niquer.

Une fois encore la salle de restaurant se trouve à l’étage, mais ici en plus de la petite boutique de souvenirs du rez-de-chaussée, l’endroit comporte une terrasse ombragée (la première que nous voyons) fréquentée par des familles en train de consommer des jus et des crèmes glacées. Le menu d’aujourd’hui comporte en plus des petits plats habituels (toujours délicieux) des beignets de crevettes et de poissons (tempura) et une rondelle d’un gâteau roulé. Les écrans plats installés au-dessus de la mini-scène de karaoké diffusent en boucle le même spectacle de Noel que nous avons déjà vu dans l’avion… mais ce coup-ci nous aurons l’occasion de voir le grand finale.

L’un des Suédois ayant émis le souhait de prendre un café (un vrai !) nous remontons dans le minibus pour parcourir une paire de centaines de mètres jusqu’au prochain hôtel de luxe (apparemment la marche sur l’avenue parmi la foule des grands jours doit être trop fatigante pour nous !).

Le lobby, d’un style plus que douteux avec ses faux palmiers lumineux et son escalier en marbre, ressemble davantage à ceux que l’on peut trouver à Abu Dhabi. Une hôtesse nous accueille et nous conduit dans un salon privé encore plus ‘tropical’. Lumière tamisée, plantes luxurieuses en plastique, et mobilier de jardin en fer. Personne n’a osé retirer le petit sapin de Noel décoré de guirlandes clignotantes qui repose derrière la colonne centrale, à moins qu’il ne s’agisse d’un excès de zèle et de prévoyance de la part du manager. Ici la télé diffuse les derniers tubes… de musique classique modernisée, interprétés par un pianiste inspiré sur un fond de paysage enneigé. Sur le bar trône une machine à café flambant neuve gardée par deux jeunes ‘barwomen’. A 6 Euros l’expresso, notre Suédois commence à regretter son idée, en tout cas il ne propose pas de tournée générale…

Re-petit tour en bus pour une balade digestive dans un grand et superbe parc. Par contre celui-ci est entièrement désert. Sur les immenses pelouses immaculées aucune famille en train de pique-niquer ou de jouer au ballon. Un peu plus loin se trouve la chaumière (fraichement restaurée) où vécut la famille du Grand Leader avant son exil en Manchourie. Une autre guide nous attend.

Le temps d’ajuster son micro et la voilà partit dans la récitation d’un texte appris par cœur dans un anglais parfait. Seules les envolées lyriques sur les premières années de la vie du grand-père sonnent légèrement faux et malgré ses efforts répétés, elle n’arrive pas à nous soutirer la moindre larme. Pas même, quand en nous montrant parmi les trois cruches, qui servaient de réservoir d’eau à la famille, celle qui est toute bosselée, elle récite des sanglots dans la gorge : « La famille était si pauvre qu’elle ne pouvait pas s’offrir de belles cruches ». Peut-être que la description de la féroce répression japonaise envers cette pauvre famille patriotique et les malheurs familiaux auront plus d’effets espère-t-elle en entamant une autre déclamation. Hélas, elle doit se rendre à l’évidence : ces cinq jeunes Scandinaves ne font guère preuve d’une grande compassion et les deux frères versent dans un cynisme poli. Il ne lui reste plus qu’à nous montrer le puits familial un peu plus loin et à nous faire gouter l’eau fraiche, celle-là même qui rafraichissait son Grand Leader et le rendait si fort, si intelligent et si beau. Goutons donc cette potion magique !

Une petite promenade dans le sous-bois à regarder une paire d’écureuils se poursuivre dans les arbres nous permet de chasser de nos esprits tous les malheurs qui accablèrent le futur héros national.

Chapitre suivant : la visite du métro, objet de fierté pour la nation toute entière. Tous les touristes étrangers de passage dans la capitale nord-coréenne y ont droit, enfin ont le droit de parcourir quelques stations accompagnés de leurs guides. Pendant le trajet pour rejoindre la station de métro, Hyun nous explique la marche à suivre et l’histoire de cette huitième merveille de modernité.

Commencé en 1965, le métro comprend dix-sept stations reparties sur deux lignes. Sa mise en service a lieu entre 1973 et 1975 et les deux dernières stations sont achevées en 1987. Le style « Réaliste socialiste » des stations et le design du réseau sont calqués sur ceux du métro de Moscou, quant aux noms des stations (Gloire, Camarade, Innovation, Terre dorée…) ils font directement référence aux idéaux de la révolution nord-coréenne plutôt qu’à leur situation géographique. En ce qui concerne les records, puisqu’il en faut, le métro de Pyongyang est le moins cher au monde (10 trajets pour 5 petits cents) et parmi les plus profonds (plus de 100 mètres parait-il). Sur ce dernier point, le traumatisme des bombardements et la perspective d’un conflit nucléaire y sont peut-être pour quelque chose !

16 heures, c’est presque l’heure de pointe alors que nous passons devant les portillons de la station Puhŭng située sur la ligne Chŏllima. Des escaliers roulants plutôt raides nous emmènent vers les profondeurs souterraines où grouille une foule endimanchée. Dans les couloirs aux murs blancs et vierges pas de musiciens en train de faire la manche, seulement les programmes de la radio nationale diffusée par des haut-parleurs nasillards. En haut des derniers escaliers, nous découvrons les quais de la station Revitalisation, tout un programme !

Plafond blanc orné de moulures décoratives et de chandeliers colorés, murs en arcades agrémentés de panneaux en bronze et au centre de deux magnifiques mosaïques montrant des scènes de travailleurs enthousiastes et souriants en pleine action. Mais c’est bien sur celle au fond du quai qui est la plus belle et la plus imposante puisqu’elle représente le Grand-Père Leader casquette sur le crane, l’imperméable ouvert, entouré de toute la gamme des travailleurs en habits de travail en train d’essayer de le rattraper, le tout sur un fond de pylônes électriques et de cheminées crachant des nuages de fumées grises, synonymes de progrès et de modernité mais pas très écolo.

Comme les travailleurs nord-coréens ne sont jamais fatigués, on ne trouve pas de banc sur les quais, par contre comme ils sont toujours avides d’information, on y trouve des vitrines où ils peuvent dévorer les pages de leur quotidien favori : le Rodong Sinmun et y découvrir les dernières photos du Petit-Fils Leader.

Les rames de métro se suivent rapidement. Elles ressemblent à celles qui circulaient à Berlin (Est et Ouest) avant la réunification (peut-être un signe ?!). L’intérieur est plutôt sobre et sombre, banquettes en longueur, panneaux en formica imitation bois et l’unique décoration sont les deux petits portraits de qui l’on sait (pas moyen d’échapper à leurs sourires !)





Quant aux passagers, ils font comme si nous n’existions pas, seuls quelques gamins nous jettent quelques regards furtifs. Il faut attendre soit cette petite fille qui veut coute-que-coute toucher les cheveux blonds de l’unique fille de notre groupe soit cet homme légèrement ébréché qui tient absolument à nous céder sa place pour que quelques rires et regards plus directs soient échangés.

La station suivante, Gloire, est encore plus imposante avec ses voutes soutenues par de colonnes en marbre sculptées et enjolivées de dorures. Au plafond pendent de superbes lustres en forme de bouquets de fleurs de toutes les couleurs et les murs sont décorés de mosaïques massives représentant des parcs fleuris, le fleuve et la ville. Celle située près de la sortie montre un paysage grandiose composé de lacs, de montagnes et de fleurs sauvages.

Cinq stations plus loin, tout le monde descend, nous sommes arrivés à Triomphe. Ici, en plus de la statue dorée du Grand Leader l’Ancien déclamant derrière un pupitre, le bras tendu vers un avenir radieux, nous découvrons d’autres immenses mosaïques exaltant le travail, le socialisme et la révolution. Une représentation du Réalisme Socialiste dans toute sa splendeur… sous forme de bande dessinée géante !

Nous retrouvons la lumière du jour pour découvrir une autre fierté nationale et un autre record du monde : l’Arc de Triomphe de Pyongyang. Plus haut de plusieurs mètres mais bien moins triomphant que celui de Napoléon, ce monument, inauguré pour les soixante-dix ans du Leader Eternel en 1982, glorifie encore un peu plus (quand on veut, on peut !) ses exploits militaires au cours de la guerre d’indépendance (1925-1945). L’architecte en chef, un petit malin désirant se faire bien voir, eut même l’idée d’utiliser 25500 blocs de granite blanc, soit un bloc pour chaque jour de la vie d’un homme de soixante-dix ans.

Sur la droite, une allée bordée de statues de sportifs en pleine action conduit à l’entrée d’un autre stade. Juste à côté, une autre mosaïque gigantesque marque l’endroit où le Grand-Père Immortel fit son plus beau discours, un jour de… victoire surement ! Plus loin, au-dessus du parc qui recouvre une partie de la colline, la tour des télécommunications déploie ses antennes.

Hyun nous rappelle que c’est maintenant l’heure de faire du shopping et qu’il faut traverser le rond-point par le passage souterrain. Dans le magasin de souvenirs nous découvrons ce que le pays a à offrir à ses touristes : robes traditionnelles, costumes de Leader, tableaux, posters, statuettes de soldats, boites de thé, bouteilles d’alcool et plus étrange des boites de comprimés de Sang Royal frais apparemment très efficaces pour les personnes souffrantes de maladie du cœur (et peut-être de cœur ?!), de perte de mémoire et de… troubles radioactifs !!!

Ce n’est pas ici que nous dépenserons des fortunes, ni dans le magasin suivant d’ailleurs, une librairie proposant tous les écrits des ex-Leaders (le présent Leader n’étant pas encore un écrivain célèbre), la collection complète, en plusieurs langues, de la Pensée du Juche (doctrine stalinienne revue et corrigée par le Suprême Grand-Père lui-même) et quelques ouvrages illustrés sur l’art ou la géographie de la République populaire démocratique de Corée.

Puisqu’il nous reste encore du temps libre, Hyun nous propose d’aller visiter la place Kim Il-sung, l’équivalent nord-coréen de la place Tiananmen. Située sur la rive gauche du fleuve, elle est le cœur de la capitale, l’endroit où ont lieu toutes les grandes manifestations populaires et défilés militaires régulièrement organisés par l’état. Elle est dominée par la Bibliothèque Nationale et entourée d’autres imposants bâtiments qui abritent, on imagine, des ministères. Sur la rive d’en face, se trouve la Tour du Juche surmontée d’une flamme rouge.

La place est déserte, enfin presque car quelques enfants profitent de l’espace pour faire du patin à roulettes sous les regards bienveillants des ex-Grands Leaders. Le sol est couvert de centaines de symboles et de numéros peints de couleurs différentes qui servent de marques pour les troupes lors des défilés. Le long de l’esplanade qui longe les berges, des aires de jeux et des courts de basket et volleyball ont été aménagés. Ils sont les points de rendez-vous favoris pour les jeunes sportifs et les parents qui amènent leurs enfants s’amuser sur les manèges.

Au bord de l’eau, quelques pêcheurs surveillent leur ligne. Plus loin, une dizaine de pédalos font des ronds dans l’eau. Une partie de volley se crée à l’improviste entre quelques membres du groupe et des jeunes locaux. C’est le premier contact direct avec des Nord-Coréens depuis notre arrivée. Comme quoi le sport peut faire tomber des barrières. Bientôt quelques badauds et cyclistes s’arrêtent pour observer cette scène qui, à voir leurs regards étonnés, ne doit pas se dérouler très souvent.

La nuit commence à tomber alors que nous regagnons l’hôtel. Le repas se prend dans le troisième restaurant de l’hôtel, le plus petit mais aussi celui qui a le plus grand écran de télévision. Ça tombe bien puisque le journal télévisé vient de commencer ! Les premières vingt minutes sont consacrées aux dépôts des couronnes de fleurs au Cimetière National des Martyres de la Guerre par les pontes de l’état. C’est amusant de retrouver à la télévision les endroits que nous avons visités le matin même, d’ailleurs nous reconnaissons le buste de la Mère de Dieu. C’est également l’occasion de juger la plus belle courbette. Notre palme va aux généraux, vainqueurs haut-la-main. Les vingt minutes suivantes sont consacrées aux cérémonies identiques qui ont eu lieu dans le reste du pays. Quel dommage, nous ne verrons pas la fin car notre programme de la journée continue aussi le soir…

Ayant émis le désir d’en connaitre un peu plus sur la vie nocturne de la capitale, Hyun nous propose d’aller visiter une micro-brasserie près de la Tour du Juche. Pourquoi pas ?

On ne peut pas dire que la Rive Droite beigne sous les feux des projecteurs. Dans les rues déjà désertes les lampadaires ne diffusent qu’un semblant de lumière. Tout semble avoir été réservé pour l’illumination de la Tour du Juche et les statues géantes qui occupent les jardins au pied de la tour. Puisque nous sommes juste à côté, autant aller voir de plus près cette structure, croisement entre un obélisque et un phare. C’est aussi l’occasion d’admirer les illuminations sur la Rive Gauche (qui elle ne semble pas connaitre les mêmes restrictions).

Décidément les soixante-dix ans du Grand-Père Leader furent l’occasion de grands travaux puisqu’en plus de l’Arc de Triomphe, on lui dédia également cette tour. Haute de 150 mètres, elle est composée de blocs de granite blanc (gris maintenant) et est surmontée d’une flamme rouge qui brille dans la nuit. Comme l’architecte de cette tour voulait être aussi bien vu que l’architecte de l’Arc de Triomphe, il décidât lui aussi d’utiliser 25 500 blocs (tricheur, va !) mais il s’arrangeât à les empiler en 70 « étages » (histoire d’avoir un bon point supplémentaire !!!).

Dans les jardins, nous apercevons une dizaine de jeunes gens assis au pied des statues en train d’étudier. La présence de la tour serait-elle une source d’inspiration ? Peut-être mais le fait que ce petit parc soit le seul endroit de la capitale à ne pas subir de coupure de courant doit surement y être pour quelque chose…

Jamais nous n’aurions trouvé l’entrée de cette micro-brasserie car elle est située dans une espèce d’immeuble résidentiel au deuxième ou troisième étage et qu’aucune enseigne n’indique ce lieu de débauche.

Nous pénétrons dans une salle plongée dans une demi-pénombre, un bar en bois, des poutres en bois, des tables et des chaises en bois et les murs recouverts de panneaux en bois, on pourrait se croire dans un chalet… en bois, un soir d’après-ski, il ne manque que le feu de… bois. Seules trois tables sont occupées, l’une par un couple d’Occidentaux, les deux autres par des touristes asiatiques qui ne tardent pas à partir. Au menu : trois variétés de bière : houblon, orge-réglisse ou riz.

Pendant qu’une partie du groupe distrait les guides-accompagnateurs, les autres entament la conversation avec le couple qui s’avère être un homme d’affaires polonais résident à Pyongyang et l’ambassadrice tchèque. Evidemment, le son de cloche à propos de la situation actuelle du pays est à l’opposé de celui de nos guides, le leur est plus conforme à ce que nous savons déjà via les media non nord-coréens. Pénuries de tout (surtout en hiver), trafics en tout genre, contrôles permanents, répression… « Tout fout le camp mais il y a quand même du fric à faire. » nous assure l’homme d’affaires en guise d’étrange conclusion !?

Quant à la bière de riz ? Pas mal du tout, en prime elle m’a permis d’apprendre quelques mots de coréen très facilement… mais peut-être pas de m’en souvenir le lendemain matin !!!

Pyongyang 20 Septembre

Les matins à l’hôtel Yanggakdo se suivent et se ressemblent, seule l’heure du rendez-vous dans le lobby varie. Aujourd‘hui c’est 8 heures… à part que les deux copains Suédois ont oublié de se réveiller. Ah, le bonheur des voyages en groupe !

Hyun est inquiète, ce retard lui crée un problème car nous risquons soit de faire attendre les militaires (jamais une bonne idée) soit carrément louper la visite de la Zone Démilitarisée ou DMZ (mauvais coup pour la propagande). La DMZ est une zone tampon coupant la péninsule en deux au niveau du 38ème parallèle nord et qui est devenue après les accords d’armistice de 1953 la frontière entre les deux Corées.

La traversée du centre-ville et des banlieues au sud se fait rapidement. Nous passons sans nous arrêter à proximité du monument de la Réunification, une espèce d’arche en pierre symbolisé par deux femmes tenant un globe puis retrouvons l’autoroute du sud aussi déserte et aussi pleine de nids de poule que celle que nous avons empruntée pour aller à Nampho.



Le temps est doux mais devient de plus en plus nuageux à mesure que nous descendons vers le sud. L’autoroute traverse un paysage de champs puis de montagnes et de vallées que parcourent des rivières plus ou moins larges. Les champs paraissent être prêts pour la moisson mais restent désespérément vides d’activité. Ici et là, nous n’apercevons très brièvement que quelques groupes de paysans une serpe à la main, aucun tracteur, aucune charrette. Les villages que nous discernons parfois au loin ressemblent, en moins pimpant, à ceux remarqués deux jours plus tôt. Dans les pâtures même le bétail est absent. En fait pendant tout le trajet jusqu’à Kaesong (situé à environ150 kilomètres de Pyongyang) nous ne voyons qu’à deux reprises une dizaine de chèvres et quelques bœufs.

A mi-chemin, arrêt au restoroute ! On s’y croirait presque en voyant cet édifice en béton qui enjambe la Reunification Highway. Hélas pas de cafeteria avec vue panoramique sur l’autoroute, seulement des toilettes malodorantes qui fuient. Tant pis pour les malheureux qui n’auraient pas pris une bonne bouffée d’air avant d’ouvrir la porte. Sur le petit parking, deux jeunes femmes ont dressé des tréteaux remplis de babioles, de pommes, de sachets de poissons séchés, de canettes, de paquets de cigarettes et de bouteilles d’alcool et tiennent fermement le thermos d’eau chaude. Ici la tasse de Nescafé coute le même prix que le bol de noodles importées directement de Chine : 1€

A gauche, les sommets des montagnes se perdent dans les nuages gris, à droite les anciens méandres d’une rivière disparaissent sous une immense retenue d’eau créée par un barrage. Encore quelques tunnels et voilà la ville de Kaesong entourée par une chaine de montagnes. Plus loin, Monsieur Ho me montre les toits des usines et des hangars de la zone industrielle (actuellement fermée) créée avec des capitaux sud-coréens pour utiliser la main-d’œuvre nord-coréenne tellement bon marché. « On y fabrique de tout, pièces détachées, vêtements, chaussures, produits alimentaires et de très bonne qualité. » m’affirme-t-il. Ce qu’il n’ajoute pas est le fait que cette récente fermeture entraine un véritable marasme économique pour la région et le pays.

Les choses sérieuses commencent car nous sommes sur le point d’arriver au premier contrôle de la zone démilitarisée marquée par une arche en béton, un slogan et un panneau nous indiquant que Séoul n’est qu’à 70 kilomètres !

Tout le monde descend sous les regards vigilants des sentinelles armées et se réfugie dans un bâtiment qui fait office de… magasin de souvenirs !? On y trouve absolument les mêmes choses que la veille, seul l’éventail des thés et boissons au ginseng est plus large et peut-être aussi celui des casquettes proclamant « Korea is One », détail quelque peu saugrenu alors que nous sommes justement sur la ligne qui la divise en deux !

Hyun peut souffler car ce n’est pas son groupe qui est en retard mais un autre plus important qui finit par débarquer une demi-heure plus tard. Nous reconnaissons quelques têtes aperçues soit à l’aéroport soit pendant la visite du mausolée.

Nous suivons le gradé dans la pièce suivante et nous nous plaçons en demi-cercle devant la grande carte schématique qui détaille la frontière et les installations des deux côtés de la frontière. L’homme à la casquette, un capitaine ou un major quand même, prend sa longue règle et pointe plusieurs symboles et lignes en expliquant le pourquoi du parce que et énumère les choses à faire et à ne pas faire. Ses propos sont traduits par Hyun et il en ressort que pour notre protection nous serons escortés par ses collègues, que nous devrons suivre les chemins balisés car nous pourrions marcher sur une mine, qu’il n’est pas conseillé de faire des gestes brusques ni de courir et que nous avons vraiment de la chance d’être du bon côté de la ligne, Vive l’Armée Populaire. « Des questions ? Tout le monde dehors, en file indienne. » traduit Hyun.

Nous passons donc un par un dans un passage dans le mur en béton sous les regards cette fois inquisiteurs des soldats et remontons dans nos bus respectifs qui attendent déjà de l’autre côté. Nous roulons une paire de kilomètres sur une petite route qui traverse des champs et des marécages avant de redescendre pour visiter les bâtiments où ont été signés les accords d’armistice et qui font office maintenant de musée.

Dans la première salle, on découvre plusieurs tables et des chaises ?! « Tout a été laissé tel quel. » insiste le capitaine/major après avoir détaillé les difficiles négociations. Nous passons ensuite dans le bâtiment suivant, bien plus grand puisqu’il a servi aux cérémonies officielles. « Ce bâtiment a été construit en quelques jours par les soldats de l’armée populaire victorieuse, sous l’ordre de l’Eternel Leader. » précise le gradé. Sur les murs sont accrochés des photos d’époque montrant les acteurs principaux, des copies des documents signés et quelques scènes de guerre et de destruction. Au centre, une grande table sur laquelle reposent les documents officiels et drapeaux des délégations protégés par des boites en verre.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, un petit retour en arrière n’est pas inutile et révèle quelques surprises. Tout commence donc en 1910, année de l’annexion de la Corée par le Japon. L’occupation cruelle et impitoyable donne lieu à des soulèvements populaires qui sont rapidement et durement réprimés. Massacres, expulsions et exil mais aussi résistance et création de comités populaires qui combattent l’occupant dans l’ensemble de la péninsule.

La première surprise donc est d’apprendre que l’idée d’une division de la Corée remonte à la conférence de Yalta de 1945, quand Américains et Soviétiques s’accordent pour occuper militairement et conjointement (et de manière provisoire) la Corée une fois la victoire sur les forces d’occupation japonaise acquise. Les Américains proposent comme limite le 38éme parallèle. Deuxième surprise, ce sont les Russes qui arrivent les premiers en Corée (Aout 1945) avec dans les rangs de l’Armée Rouge… le Grand-Père ! Les Américains débarquent en Septembre, après la capitulation japonaise et le départ des troupes japonaises.

S’ensuit une période d’instabilité et l’émergence de nombreuses factions politiques aussi bien communistes que nationalistes conservateurs supportées par chacune des deux forces occupantes. Les déchirements internes et l’occupation conjointe accentuent la division malgré la promesse d’élections communes sous l’égide des Nations Unies.

Au nord, l’Union Soviétique, considérant l’Organisation Nations Unies comme étant pro-occidentale (la Chine est, à cette époque, représentée par les nationalistes de Chiang Kai-shek) bloque l’entrée de la Commission de l’ONU chargée de superviser les élections générales. Le soutien de Moscou permet au Grand-Père de prendre le pouvoir qui s’empresse de prendre deux mesures populaires : la mise en œuvre d’une réforme agraire et l’épuration de l’ancienne administration coloniale.

Au sud, les Etats Unis refusent de reconnaitre les comités populaires qui représentent au niveau local le Comité pour la préparation de l’indépendance issu de la Résistance, et soutiennent une coalition conservatrice menée par Syngman Rhee et rassemblant nationalistes, propriétaires fonciers, hommes d’affaires et anciens collaborateurs de l’appareil colonial.

Chacun des deux camps met donc en place son homme fort que des élections, organisées séparément, permettent de légitimer. En Aout 1948, les élections au sud donnent naissance à la République de Corée, celles au nord, organisées le mois suivant, à la République Populaire Démocratique de Corée. L’épuration des opposants peut commencer et ce des deux côtés, entrainant ainsi d’importants mouvements de population de chaque côté de la frontière. En 1949, les forces d’occupation se retirent complètement au nord… mais partiellement au sud.

Les incidents de frontière sont permanents. Le 25 Juin 1950, Grand-Père ne tenant plus lance ses troupes vers le sud. Leur progression est rapide, en quelques semaines elles ont envahi la quasi-totalité de la péninsule. En Septembre 1950, les Etats-Unis, contraints d’agir, sollicitent l’intervention des Nations Unies. Les débarquements à Pusan et à Inchon permettent de repousser l’armée nord-coréenne pratiquement jusqu’à la frontière chinoise. En Novembre 1950, c’est l’armée chinoise qui entre en scène, elle lance une contre-offensive et repousse, en Janvier 1951, les forces de l’ONU bien en dessous du 38ème parallèle. Pendant les deux années qui suivent les offensives sont suivies de contre-offensives, toutes aussi meurtrières les unes que les autres, enfin le front se stabilise au niveau de la frontière initiale.

Le 25 Juillet 1953, après plus de trois millions de morts, l’armistice est signé à Panmunjeon, un petit village situé près de la ligne de front, plus précisément dans les bâtiments que nous sommes en train de visiter.

La frontière actuelle correspond à la ligne de cessez-le-feu fixée au moment de la signature de l’armistice. Les accords stipulent également que les troupes doivent se retirer de deux kilomètres de part et d’autre de la ligne, créant ainsi une zone démilitarisée longue de 240 kilomètres et large de… 4 kilomètres. Les accords détaillent également combien de soldats peuvent patrouiller dans la DMZ ainsi que le type d’armement autorisé. Mais ceci n’empêche pas les nombreux incidents de frontière de se produire d’ailleurs plus de cinq cents soldats sud-coréens (surement davantage au nord mais ça c’est secret-défense !) et une cinquante de soldats américains sont morts depuis la fin des hostilités. Le plus récent ne remonte qu’à quatre jours quand un homme fut abattu par des soldats sud-coréens alors qu’il tentait de gagner à la nage la rive nord-coréenne près de Paju.

Parmi les incidents les plus importants on trouve la découverte de tunnels nord-coréens et aussi celui appelé « Incident de la hache » qui se déroule en 1976. Huyn me promet de raconter la suite sur le chemin du retour, car il faut y aller… notre capitaine/major s’impatiente.

Troisième surprise, il existe deux villages dans la DMZ, Kijong-dong Tae au nord et Sung Dong au sud. Des fenêtres du minibus nous apercevons, au-delà des champs, les toits bleus des maisons et des petits immeubles de Kijong-dong Tae. Bizarrement ce village serait parait-il inhabité, les bâtiments que nous voyons ne seraient que des coquilles vides !? Nous apercevons également (pas facile de l’ignorer), juste à côté du village, un immense mat en haut duquel flotte le drapeau nord-coréen. Erigé dans les années quatre-vingts, ce mat de 160 mètres (oui, un record mondial à l’époque !) fut la réponse à celui érigé quelques temps plus tôt par les Sud-Coréens (le leur ne fait que 98 mètres).

Bien, cette fois nous arrivons au cœur du cœur de la Zone Commune de Sécurité (Joint Security Area), l’endroit où ont eu lieu toutes les négociations depuis 1953 et qui consiste en un ensemble de bâtiments divers de part et d’autre de la Ligne de Démarcation Militaire.

Sur le parking, réalignement par rangée de quatre puis en avant au pas cadencé sur le sentier qui mène jusqu’aux marches du Panmungak, un édifice de trois étages qui fait face à la Freedom House située juste en face. Au centre, six bâtiments bas, parfaitement alignés sur la Ligne de Démarcation Militaire, sont gardés par des soldats nord-coréens (les soldats sud-coréens restent invisibles). Notre bon militaire nous propose d’aller admirer la vue de la terrasse du troisième étage.

Voilà donc le Rideau de Bambou. Bien moins angoissant que le Mur de Berlin mais tout aussi impressionnant et surement tout aussi efficace ! Aucune activité de l’autre côté, pas même une âme qui vive ! L’unique animation vient des sentinelles nord-coréennes qui font quelques relèves de garde, histoire de chasser leur ennui.

Bref rien à signaler au sud ! En fait, à part le mat sud-coréen, une tourelle d’observation déguisée en pagode et quelques arbres, nous ne voyons pas grand-chose du reste de la péninsule.



La frontière semble si facile à franchir. C’est surement ce qu’a dû penser ce touriste russe quand il est venu en visite officielle en Novembre 1984 et qu’il a décidé de courir vers le sud en criant qu’il demandait l’asile politique. S’ensuit un échange de coups de feu. Résultat trois soldats nord-coréens et un soldat sud-coréen furent tués mais le transfuge réussît son coup !

Heureusement, rien de tel aujourd’hui et nous pouvons regagner le bus tranquillement. Les militaires sont maintenant souriants et nous font des grands signes d’au revoir. Ils sont surement soulagés de nous voir partir et de retourner à leur tranquillité. En plus il semblerait que la récolte des cigarettes auprès des touristes qui tenaient à se faire prendre en photo en leur compagnie a été bonne.

Dernière surprise, la DMZ est devenu au fil des années et malgré ses champs de mines et ses barrières de barbelés, la réserve naturelle la mieux préservée au monde (un record indirect cette fois !). Elle est maintenant un refuge pour plusieurs espèces animales en voie de disparition et l’on parle même de la mettre sur la liste des Sites du Patrimoine Mondial… ou même de la transformer en Parc de la Paix ?!

Il ne nous reste plus qu’à prendre le chemin du retour jusqu’à Kaesong où nous prenons un autre déjeuner copieux caché sous une douzaine de petites cloches.

Il ne reste pas grand-chose de l’ancienne capitale du Royaume de Corée, ici aussi la guerre a fait des ravages. On n’y trouve pas non plus les splendides et grandioses avenues à la Pyongyang mais plutôt des rues bordées d’immeubles décrépis, des terrains vagues et une petite rivière qui ne respire pas la santé.

Après le repas, nous allons visiter le marchand officiel de cartes postales et de timbres. Nous visitons également l’ensemble d’anciens temples transformés en centre d’éducation, annexe de l’université locale. Il existe donc quelques vestiges de l’ancien régime… mais point de statues des bouddhas.

Il est temps de reprendre la route. Pendant le trajet, Huyn expose sa version du fameux incident de la hache, un incident tout bête mais qui faillit dégénérer en une guerre totale entre les deux pays.

Tout commence donc le 18 Aout 1976, (une période où, à la suite de tentatives de kidnapping et d’accrochages divers, la tension sur la frontière est extrême) quand un groupe de soldats américains et sud-coréens décide de couper les branches d’un arbre qui cache la ligne de mire de l’un de leurs postes d’observation. L’opération devait se dérouler la semaine précédente en présence de soldats nord-coréens mais pour cause de pluie elle fut annulée. Le 18 donc, l’opération d’élagage commence mais est vite interrompue par l’arrivée d’un groupe de soldats nord-coréens. Le Capitaine Pak de la glorieuse armée populaire démocrate demande au Capitaine Bonifas de l’armée impérialiste d’arrêter immédiatement mais Bonifas fait la sourde oreille. Pak fait demander du renfort puis redemande à Bonifas d’arrêter. Bonifas ordonne de continuer l’élagage, ce qui a le don d’énerver un peu plus Pak qui finit par ordonner l’attaque. Massacre à la hache ou courageuse bataille (selon le camp) qui se termine par la mort de deux officiers américains.

Le Grand-Père dénonce l’agression impérialiste et obtient le soutien des nations non-alignées, Ford et ses conseillers décident de monter une opération de grande envergure pour aller couper l’arbre et le président sud-coréen Park Chung-hee préfère temporiser.

Trois jours plus tard, alerte maximale et mobilisation générale. Celle-ci implique des centaines de troupiers, des hélicoptères, des B52 et même le porte-avions Midway ! Les Américains armés de tronçonneuses coupent l’arbre sous les regards incrédules des Nord-Coréens alors que les hélicoptères tournoient au-dessus de la DMZ. Quarante-deux minutes plus, les Américains et Sud-Coréens remballent sans qu’un coup de feu ait été tiré… On n’ose pas imaginer les conséquences si le Grand-Père avait réagi. En tout cas depuis cet incident, les deux parties se sont accordées à ne plus traverser la ligne de démarcation.

Après la pause Nescafé au resto-route toujours aussi peu fréquenté, c’est Monsieur Ho qui vient me faire la causette. En plus de nos discrètes transactions monétaires (€10 contre des Wongs souvenirs), nous bavardons de chose et d’autre, de nos vies respectives et de nos familles. Ainsi j’apprends que son métier de traducteur lui a permis d’accompagner des délégations en Chine, en Russie, en Roumanie, en Allemagne de l’Est et même en Côte d’Ivoire et en Haute-Volta (ce qui m’indique que ses voyages ne sont pas récents, puisque la Haute-Volta s’appelle le Burkina Fasso depuis 1984!) et qu’il aimerait bien visiter d’autres endroits mais qu’hélas depuis la chute du Socialisme, le choix des destinations se réduit. Il m’apprend également qu’il est veuf, sa femme est morte d’un cancer et ce malgré la qualité de la médecine traditionnelle mise en place en Corée du Nord (?!), que son jeune fils rêve de devenir ingénieur car il adore les ordinateurs, qu’il habite près du centre de Pyongynag, qu’il travaille beaucoup avec les touristes chinois et déplore le peu de touristes français qui visitent la Corée du Nord, mais heureusement il y a toujours quelques touristes suisses pour lui permettre de parler français. Puis viennent ses questions l’Australie (qu’il ne semble pas connaitre du tout), la vie que je mène là-bas et sur les possibilités d’y émigrer. Au travers cette longue conversation, je me rends rapidement compte qu’il n’est pas dupe ni complètement « brainwashed » mais plutôt résigné. Sa situation de traducteur le place plutôt bien dans l’échelle sociale, l’accès aux devises étrangères lui permet ainsi qu’à sa famille un certain confort et le contact avec l’étranger et les étrangers lui apportent une fenêtre sur l’extérieur que la majorité de ses concitoyens n’ont pas. Pour autant il ne semble pas être envieux de la vie occidentale car « ici tout est gratuit et personne ne paie d’impôts » ajoute-t-il. Son modèle, peut-être parce qu’il y va plus souvent, reste la Chine « Communiste et moderne. ». Quant à la réunification, il y croit, « L’important ce n’est pas le modèle économique mais la culture commune. ».

Peut-être, mais à observer la réunification allemande, on a compris que c’est bien le premier qui influence la seconde… au grand désespoir des Allemands de l’Est !

Mais voilà déjà les boulevards de la capitale. Nous arrivons devant le Palais des Enfants. « Vite vite, il faut se dépêcher car la représentation des enfants talentueux a déjà commencé. » nous dit Hyun en accélérant le mouvement. Dans le noir, nous nous installons dans de confortables fauteuils le plus discrètement possible. L’audience composée de touristes et d’écoliers semble être hypnotisée par ce spectacle préparé par les enfants, définitivement talentueux. Les numéros sont courts, variés, plaisants, amusants et parfois même époustouflants et se succèdent rapidement sans interruption. Musiciens, acrobates, danseurs, chanteurs, tous ont du répéter des centaines de fois pour arriver à un tel niveau de professionnalisme. Chaque geste, chaque mimique, chaque pas a été minutieusement étudié, il en résulte un manque de spontanéité mais le talent de ces p’tits bout’choux est tout simplement extraordinaire.

L’un de nos Suédois, devant maintenant passer un coup de fil mystérieux et urgentissime à son ambassade, nous voilà de nouveau à faire la tournée des grands hôtels de la capitale (heureusement peu nombreux), car ce sont les seuls endroits susceptibles d’avoir des téléphones publics. Pour le reste du groupe c’est l’occasion de visiter d’autres avenues grandioses et d’autres lobbies d’hôtel. Pas vraiment passionnant mais cette tournée nous permet de voir l’équipe nationale de football chinoise revenir de l’entrainement. Evidemment ce n’est pas l’équipe d’Espagne mais bon, on a les stars que l’on peut !

Et voilà maintenant notre jeune danois qui propose d’aller manger une pizza !? En effet, il a lu dans un guide que le Père Leader avait développé un gout prononcé pour les pizze, à tel point qu’il fit venir un pizzaiolo pour qu’il apprenne à ses chefs comment faire les meilleures pizze (… au monde ?!). Depuis les pizzerias sont devenues des endroits populaires à Pyongyang. Surprise et flattée devant tant de connaissance sur les gouts du Père Leader, Hyun chamboule le programme et nous voilà en route pour la plus célèbre pizzeria de la capitale.

Au-dessus de la porte, un néon rouge et vert nous annonce la couleur. A l’intérieur, un bar, une mini-scène de karaoké, quelques tables sur deux niveaux et une partie cuisine ouverte sur la salle et où s’activent deux élégantes jeunes filles devant les fours à bois.

La chanteuse reprend quelques vieux tubes européens, l’écran de TV diffuse le programme de Noel (que nous connaissons déjà !), deux tablées d’Allemands s’empiffrent et trinquent, dans un coin deux jeunes couples locaux (et friqués !) s’aiment (apparemment) pendant qu’au bar trois mecs vident des bières en matant la chanteuse. Notre Suédois se rachète en nous offrant une bouteille de Chianti (moins chère que six expressos !). Pour ce qui est des pizze : deliziose. Un bon point pour le Père Leader.

Après cet intermezzo impromptu nous reprenons le programme prévu. Puisque nous en sommes déjà à notre dernière soirée, le programme consiste en un diner d’adieu dans le restaurant coréen où est servi le plus copieux hot pot… Décidemment, on les aime les hot pots dans ce pays !

Mais c’est vrai que celui-ci est vraiment exceptionnel, c’est la version Deluxe. En plus il est servi avec une espèce de saké (pas rancuniers ces Nord-Coreens !) et accompagné de la bouteille de Chianti ramenée de la pizzeria !? Et pour la première fois nos guides s’attablent avec nous. Savoureux dernier repas et chaleureux moment aux parfums de fin d’aventure. En effet, nos compagnons de voyage reprendront l’avion pour Pékin demain matin tôt alors que nous prendrons le train en fin de matinée.

Tous, sommes d’accord pour dire que l’« aventure » valait la peine même si elle a été appréciée à des degrés différents. Contrairement à nous, nos cinq Scandinaves, n’ayant pas eu l’occasion de connaitre d’autres pays communistes, n’apprécient peut-être pas les différences que nous avons remarquées tout à long de ce séjour par rapport à l’Europe de l’Est des années quatre-vingts par exemple.

Bon voyage et qui sait à la revoyure !

Pyongyang 21 Septembre

Ce matin, pas la peine de se presser puisque notre train ne part pas avant dix heures trente. Aujourd’hui les ascenseurs sont en forme et obéissants, idem pour le toaster et puisque nous sommes les derniers dans le restaurant panoramique nous ne devons même pas partager la bouilloire.

Brève attente dans le lobby désert. Huyn et Mr Ho reviennent de l’aéroport où ils ont déposé, comme prévu, nos ex-compagnons de voyage. Il ne nous reste plus qu’à monter dans notre minibus et à filer vers la gare toute proche. En route, les passagers des bus surchargés lancent des regards envieux sur les sièges vides du minibus.

Nos guides nous évitent la cohue qui règne autour de la gare et nous poussent dans la salle d’attente des invités de marque. Les gros fauteuils sont couverts de napperons en dentelle semblent être aussi anciens que la gare (rebâtie vers la fin des années cinquante). En tout cas ils sont confortables. Mr Ho revient avec nos billets tamponnés, nous pouvons donc passer la porte qui mène au quai incroyablement large. Le train est déjà là et la locomotive arrive doucement. Les vieux wagons verts nord-coréens sont réservés aux locaux, les deux autres, plus récents sont chinois et réservés aux quelques étrangers qui font le voyage jusqu’à Dandong ou Pékin.

Notre compartiment, qui comprend quatre couchettes est rempli de valises ! Pas de panique, ce sont seulement nos voisins (des Chinois-Coréens ou des Coréens Chinois de retour à la maison) qui se sont trompés de compartiment. Dernier au-revoir à nos charmants et attachants guides qui nous remercient d’être venus en Corée du Nord. Photo souvenir avant de monter dans le train.

Coups de sifflet, fermeture des portes et installation dans notre compartiment maintenant vide. Nous le partageons avec un officiel nord-coréen qui, dès que le train démarre, quitte son costume pour se mettre en pyjama et part rejoindre ses collègues dans le compartiment d’à côté, et un homme d’affaires chinois en train de tester la gamme de sonneries disponibles sur son portable. Super !

Par la fenêtre, nous regardons défiler les banlieues de la capitale qui ne tardent pas à laisser place aux étendues de champs. Un ciel bien gris annonce la pluie. Plus tard une jeune fille prend la commande du déjeuner, menu unique. Elle est suivie du contrôleur qui distribue une flopée de formulaires de douane en chinois et en coréen (?!).

Les bas-côtés le long de la voie de chemin de fer sont couverts de magnifiques fleurs jaunes et mauves, agréables touches de couleurs qui tranchent avec la grisaille environnante. L’allure pépère et le roulis régulier sont propices à l’endormissement mais les arrêts en gare, assez fréquents, sont autant de sursauts. Les gares se ressemblent toutes : bâtiments rectangulaires blanchis surmontés des portraits des deux poster-boys nationaux et entourés petits jardinets ornés de pots de fleurs. Sur les voies de garage quelques wagons anciens sont laissés à l’abandon, ailleurs c’est une locomotive emboutie qui rouille en paix.

Les paysages sont heureusement plus variés. Coté compartiment ce sont des champs encadrés de collines encore boisées au sommet, des plaines parsemées de petits villages entourés de haies ou de murs, des bocages parcourus par de larges rivières et bientôt remplacés par des marécages qui s’étendent jusqu’à la côte. Coté couloir, ce sont des petites montagnes qui viennent trempés leurs orteils dans la longue plaine côtière. C’est aussi le coté le plus animé puisqu’une route longe la voie ferrée et c’est également de ce côté que se situent les petites villes, les grosses bourgades et quelques usines.

L’architecture varie à mesure que l’on se dirige vers le nord. Les maisons basses, style fermettes tout en longueur, aux toits couverts de tuiles grises et aux murs plus ou moins blancs des villages sont remplacées par une version plus coquette à mi-chemin puis disparaissent complètement pour laisser place aux enfilades de petits immeubles en béton de trois ou quatre étages laissés à des stades de finition très variables.

La jeune fille revient à l’heure prévue avec un sac plastique contenant des barquettes de riz, de viande et de légumes, une bouteille d’eau et des baguettes. Pas vraiment appétissant mais pourtant très bon… surtout si l’on aime rogner les os !

La promenade digestive ne nous mène pas très loin. Les wagons locaux, longs dortoirs collectifs baignés dans un mélange d’arômes indéfinissables mais tirant vers le répulsif, n’incitent vraiment pas à la visite. Jeux, discussion et lecture meublent le reste du voyage.

Le soleil et le ciel bleu reviennent et illuminent le vaste tapis jaune des rizières qui a fini par remplacer les marécages. Notre compagnon de compartiment pointe au loin les montants d’un immense pont en construction et marmonne « Dandong ». Il s’agit du nouveau pont qui, une fois terminé, reliera la Chine à la Corée du Nord. Nous approchons donc de la frontière et de la ville de Sinuiji dont nous apercevons déjà les premières banlieues décrépies et les usines.

Au-delà des rizières émergent la ville de Dandong et sa multitude de buildings modernes. Le contraste entre les deux rives de la rivière Yalou qui sépare les deux pays est saisissant. Le train finit par s’arrêter complètement. Les passagers des autres wagons envahissent les quais puis disparaissent vers les passerelles. Le personnel militaire fait des va-et-vient puis se décide à monter dans le train pour inspecter les bagages et embarquer les passeports.

Surprise, le douanier qui examine nos valises parle français et se sent d’humeur bavarde ! Evidemment le fait que deux frères puissent avoir des passeports de différentes nationalités le surprend un peu mais pas autant que les paquets de Gauloises Made in Germany recouverts de messages de santé en russe ! Les quelques paquets que nous lui proposons partent discrètement au fond de sa poche, ils ont un effet magique car ils accélèrent la fouille et nous évitent une inspection plus approfondie des appareils photos alors que dans le compartiment d’à côté les seuls mots prononcés par leur douanier sont « Delete photo, delete photo. »

L’attente est longue et l’unique distraction consiste à regarder ces pauvres terrassiers (et terrassières !) sans pelles, ni gants en train de mettre des cailloux sur des chiffons et de les balancer sur les remblais. Deux heures plus tard, premiers signes de mouvements dû au changement de locomotive et de voie. Les douaniers distribuent les passeports au petit bonheur la chance et Luc se retrouve avec le passeport néo-zélandais de l’un des occupants du compartiment du fond !?

Le soleil est sur le point de se coucher alors que nous franchissons le pont de l’amitié sino-coréenne édifié vers la fin des années trente… par les Japonais. L’autre pont, construit vers 1910, fut en partie détruit par les Américains au début de la guerre de Corée et n’a jamais été reconstruit. Je ne sais pas si l’on y danse dessus mais, à voir le nombre de touristes, on s’y promène. Ce ‘pont cassé’ est devenu l’attraction touristique de Dandong car il offre une vue encore plus proche de la Corée du Nord.

Ce passage entre ces deux rives ou plutôt entre ces deux mondes n’est pas sans rappeler le contraste qui existait entre les deux Berlin dans les années quatre-vingts. D’un côté la désolation triste et sombre, de l’autre une orgie de néons, une débauche de richesse et de modernité. Quel extraordinaire contraste.



Quelques minutes plus tard le train s’arrête dans la gare ultra moderne de Dandong. Nouveaux formulaires à remplir et autre défilé de douaniers, ceux-là sont moins sympas mais bien plus efficaces. Nouvelle longue attente, d’autres wagons sont rattachés au notre, reste à trouver la locomotive. Notre compagnon de compartiment nous quitte une fois son passeport tamponné.

Je retrouve le cérémonial des contrôleurs chinois qui se mettent au garde-à-vous devant chaque porte du train et du chef de gare qui salue tout ce qui bouge et lance des coups de sifflet dans toutes les directions. Le train s’ébranle lentement et passe en revue les immeubles illuminés par de savants effets de lumières.

Nous partons à la recherche du wagon-restaurant. Pas une mince affaire car il faut remonter seize wagons archipleins de Chinois qui ont envahis les étroits couloirs déjà encombrés par une multitude de paquets ficelés. Certains assis sur les strapontins préparent le repas du soir, d’autres regardent des films sur leur écran portable, jouent au ma-jong ou encore discutent. Les pauvres contrôleurs que nous croisons ont déjà l’air épuisé. Miracle voilà enfin le wagon restaurant… lui aussi archiplein !

Un Canadien, apparemment habitué des us et coutumes locales, nous apprend qu’il y a un menu unique et qu’il faut attendre une heure. L’important est de trouver une place assise à l’une des tables. La chance est avec nous, une se libère devant nous et il suffit parfois d’ ‘oublier’ quelques règles de politesse… La commande est passée reste à attendre les plats… en compagnie de deux armoires à glace tchèques.

Les plats arrivent au compte-gouttes, poisson, légumes puis un quart d’heure plus tard, poulet, pates puis après un autre quart d’heure porc, d’autres légumes et enfin le riz. Les deux Tchèques ayant perdu patience après le premier plat n’auront gouté qu’au poisson (partagé en quatre) et qu’aux haricots ! Jamais nous n’avons mangé autant pour si peu !

Nous ne risquons pas de nous perdre puisque nous sommes dans le wagon de queue. L’officiel nord-coréen brièvement aperçu ce matin au départ à regagner sa couchette et ronfle déjà. Nous n’allons pas tarder à l’imiter.

Entre Shenyang et Tianjin 22 Septembre

Une chape grise recouvre l’éternel chantier qu’est devenue la Chine. Des grappes de tours d’immeubles connectées par d’immenses avenues envahissent lentement mais surement les rizières et les champs et remplacent inexorablement les vieux villages. Il pourrait être n’importe quelle heure mais il est déjà 7h et nous devrions arriver à Pékin vers 9h30. Si le train K28 (Dandong-Pékin) n’est pas le plus rapide (14 heures pour 1132 km), ses couchettes sont au moins très confortables.

A l’heure pile nous entrons en gare de Pékin. Il y règne une atmosphère similaire à celle de la gare de Lyon un jour de grand départ multiplié par dix, allez x 3 car c’est Dimanche ! Nous suivons la foule vers la sortie et nous nous retrouvons sur le vaste parvis. Les queues aux stations de taxi sont interminables. C’est un handicapé et son tuk-tuk qui sauve la situation. Certes le prix de la course, vu l’inconfort et la courte distance est phénoménal mais il y a des sacrifices qu’il faut savoir faire… Coincé la valise sur les genoux tout en aspirant les gaz des pots d’échappement, je l’entends déjà en train de se vanter à la pause devant ses collègues : « Vous savez pas les mecs, ce matin j’ai comme gagné le Lotto avec ces deux rigolos, ils avaient même un air de ressemblance ! Et même que quand ils ont sorti leurs Euros, j’les ai en plus entubé avec le taux de change. Des bleus qu’y z’étaient. Pas besoin de bosser demain, tranquillou ».

Heureux d’avoir accompli notre BA (bonne action pour les non-Scouts !) de la journée auprès de ce brave monsieur, nous découvrons notre chambre luxueuse louée au rabais quelques jours plus tôt sur Internet (comme quoi ce que l’on gagne ici on le perd là et vice-versa…).

Quelques heures plus tard, nous prenons un taxi (un vrai) pour aller visiter le Temple du Ciel, un monument incontournable de Pékin situé au milieu d’un grand parc. Un petit coup d’autoroute urbaine et nous débarquons vingt minutes plus tard devant la porte sud et rejoignons les nombreux groupes de touristes venus de toutes les provinces de Chine et de Xio-Navarre et arborant des casquettes de toutes les couleurs.

Une lecture des panneaux d’information nous apprend que l’ensemble date du tout début du XVème siècle et comporte des ajouts datant du XVIème siècle. Ce complexe est le lieu où les Empereurs des dynasties Ming et Qing, qui en tant qu’intermédiaires entre l’humanité et le royaume céleste, offraient des sacrifices au ciel et priaient pour l’obtention de moissons exceptionnelles. Son organisation est liée à la cosmologie chinoise dont l'équilibre reposait sur l'Empereur et son respect des rites. La disposition des différents édifices ainsi que leur forme et leur couleur reprend la thématique du Ciel (bâtiments ronds avec des tuiles bleues) et de la Terre (enceintes carrées et tuiles vertes)

Nous suivons l’allée principale qui mène à l’Autel Circulaire édifié en 1530 puis reconstruit en 1740. Passé le mur d’enceinte carré, nous découvrons une étendue herbeuse et au centre l’autel rond composé de trois terrasses culminant au centre dans une représentation symbolique du chiffre 9. Le chiffre 9 et ses multiples ayant une importante valeur symbolique, il y a donc 9 cercles concentriques qui radient de la pierre centrale, le premier cercle comprend 9 pierres et le dernier 81 (9x9) pierres taillées au millimètre près (qu’ils ont dû bien s’amuser les tailleurs !). Idem pour les marches, toujours par groupes de 9. Quant à la balustrade qui entoure la terrasse, elle comprend 360 balustres en marbre.

Curieusement de nombreux vieux touristes chinois font la queue pour se mettre quelques secondes sur la pierre centrale et une fois dessus claquer des mains ?! Superstition, vœu ? Une explication est donnée par un écriteau : ‘Lorsqu'on se tient sur cette pierre centrale, le bruit que l'on fait en tapant des mains ou en parlant est amplifié’.

Un peu plus loin nous pénétrons dans une autre enceinte ronde (la Voûte Céleste Impériale) qui comprend un pavillon en forme de rotonde construit sur un tertre en marbre et surmonté d’un toit conique et deux autres édifices rectangulaires abritant des tablettes et des peintures. Celui de gauche est dédié au Yang (divinité du soleil) celui à droite au Yin (divinité de la Lune). C’est beau la culture quand même ! Ici aussi il existe une curiosité sonore mais vu la foule qui se bouscule nous ne risquerons pas de l’entendre ! Parait-il donc qu’il existe trois dalles sonores : ‘Si l’on tape des mains devant la première dalle, on obtient un simple écho, si l’on refait l’expérience devant la deuxième, l’écho est double et triple devant la troisième’. Il faudra revenir la nuit pour tenter l’expérience !!!

Il est temps de faire une pause et de s’éloigner un peu de la foule. Ce n’est pas l’espace qui manque (le parc fait plus de 270 hectares !) ni les endroits paisibles sous les pins-cyprès (il n’y a que ça et par milliers !). C’est aussi l’occasion d’observer les Pékinois en train de pratiquer le Taichi et le Qigong (variantes de gymnastique traditionnelle chinoise) ou encore d’admirer ces danseurs qui font tournoyer des longs rubans et d’écouter ces musiciens jouer de leurs anciens instruments (tant qu’ils ne chantent pas c’est tout bon !).

Nous poursuivons la visite-balade en empruntant le Pont Danbi, une espèce de promenade surélevée de 360 mètres de long et presque 30 de large, composé de deux parties différentes, l’une pour les Empereurs, l’autre pour les Princes et autres dignitaires. Il relie le temple la Voute Céleste Impériale au Temple des prières pour de bonnes moissons et est aussi appelé la Voie Sacrée normal puisqu’il est censé nous emmener au Paradis. Peut-être est-ce pour cela qu’il a la particularité d’avoir son extrémité au nord légèrement plus haute que celle au sud ?

Une fois franchie l’enceinte marquée par une magnifique porte située en haut de quelques marches usées et glissantes, nous pénétrons dans une cour dominée par un somptueux bâtiment posé sur trois terrasses en marbre superposées. Le temple, haut de 38 mètres et d’un diamètre de 30 mètres, entièrement en bois (et sans un seul clou parait-il !) est surmonté de trois toits ronds en tuiles bleues. La rotonde qui s’élève devant nous a été reconstruite (en 1889) à l’identique de l’originale (édifiée en 1420).

A l'extérieur, au milieu de l’escalier, trois pierres représentent les nuages, le phœnix et le dragon. A l'intérieur, quatre grosses colonnes symbolisent les quatre saisons au centre, puis douze colonnes symbolisent les douze mois de l'année et encore douze autres les divisions d'une journée. Enfin, les 28 dernières représentent les 28 constellations.

Juste à l’est, se trouve le Temple du Jeûne qui comme son nom l’indique était le lieu où l’Empereur et ses ministres jeûnaient pendant trois jours avant chaque cérémonie. Il sert maintenant de salle d’exposition retraçant la récente restauration du temple (pour les J.O. de 2008).

Nous apprenons également que les dernières cérémonies sacrificielles consacrées au ciel ne furent interdites le gouvernement de la République Chinoise qu’en 1911. Le Temple du Ciel aura donc été le témoin de 654 actes d'adoration céleste pratiqués par 22 empereurs des dynasties Ming et Qing. Depuis 1918, il est ouvert en tant que parc public.

Après en avoir fait le tour une paire de fois et admirer les magnifiques décorations pleines de couleurs, il est temps de se perdre dans les allées de cet immense parc. Nous sommes attirés par des chants que nous entendons au loin. Juste à côté des Sept Pierres (représentant les sept sommets du Mont Taishan, une montagne sacrée en Chine), quelques musiciens sont entourés d’une chorale qui chante des airs populaires repris en cœur par la foule. Plus loin nous assistons à une partie de Go. Sur le chemin de la sortie nous croisons des familles venues prendre une bouffée d’oxygène ou venues faire un peu d’exercices physiques.

Nous retrouvons brièvement les grands boulevards bruyants avant de nous perdre dans le Hutong Xiaoxi et sa multitude de petites rues tranquilles. Enfin nous retrouvons dans le quartier piétonnier de Dashian que nous connaissons déjà. C’est apparemment la période des soldes et les magasins regorgent de clients avides de faire des affaires. Trop peu pour nous, après une bonne soupe nous regagnons notre hôtel en métro.

Aux infos, j’apprends que le typhon Usagi fait des siennes, que l’aéroport de Hong Kong est fermé et que tous les vols transitant par Hong Kong sont annulés demain (le jour de mon départ !). Manquait plus que ça tiens !

Coups de fils à droite à gauche, qui après de longues attentes, ne m’apprennent pas autre chose : les vols sur Hong Kong sont bien annulés et il est inutile d’aller à l’aéroport demain !

Les angoisses tendant à creuser l’estomac, nous ressortons à la recherche d’un resto. Il fait nuit et le quartier ne semble pas être le meilleur pour trouver ce que l’on cherche. Par contre nous n’aurions pas de problème si nous voulions nous faire couper les cheveux… un dimanche à 21h.30 !!!

Finalement, après une marche plus longue que prévue nous atterrissons dans une espèce de bistro jazzy qui aurait plus sa place à New York qu’à Pékin mais voilà, c’est bien la preuve nous vivons à l’heure de la mondialisation !

23h. C’est sur les images de la BBC montrant les queues de voyageurs bloqués dans les salles d’attente de l’aéroport d’Hong Kong que je m’endors. Mauvaise nuit en perspective !

Pékin 23 Septembre

Le réveil sonne très tôt ce matin. Aux nouvelles télévisées, le typhon semble avoir épargné la ville de Hong Kong. Je suis déjà pendu au téléphone et apprends que mon vol a bien été annulé. Reste plus qu’à aller rendre visite aux bureaux de la Cathay Pacific situés à perpette les olivettes pour essayer de trouver une autre solution.

Dehors il pleut. Marche et métro jusqu’aux Twin Towers (eh oui il y en a aussi à Pékin… moins imposantes mais encore debout, elles !). Bizarrement, je suis l’unique client ! Tant mieux car l’on me trouve un vol de remplacement avec Air China via Sydney qui part dans quatre heures ! Célébrations au Starbuck d’en bas avant de filer à l’hôtel faire la valise et prendre le métro jusqu’à l’aéroport. Au revoir précipité. A quand et sur quel continent les prochaines retrouvailles ?

Le voyage du retour est bien plus long et plus pénible que celui de l’aller. Air China est loin d’égaler la qualité et le service de la Cathay Pacific en plus ce détour par Sydney double pratiquement la durée du voyage. Mais voilà ! L’imprévu c’est aussi l’épice des voyages !

Conclusion:

Depuis mon retour, la Corée du Nord et son Jeune Grand Leader ont continué, d’une manière ou d’une autre à dominer une partie des actualités : limonage puis exécution de l’oncle, inauguration d’une station de ski, menaces de guerre suivies de propositions de paix, propositions de réformes économiques, visite controversée d’un joueur de basket américain, procès et emprisonnement d’un missionnaire américano-coréen, diffusion de nouvelles photos de camps de travail… etc. Incroyable comme ce petit pays, qui devrait être aussi insignifiant qu’un petit pays africain, fait autant parler de lui.

La Corée du Nord est-elle réellement une menace ?

Une armée d’un million de soldats et l’arme nucléaire peuvent le faire croire mais, sans être expert en la matière, il s’agit d’une armée sous-équipée, bien endoctrinée mais peu motivée, un peu comme l’était celle de Saddam (pourtant tant redoutée par la presse américaine !). L’arme nucléaire peut certainement créer de sérieux dégâts mais son utilisation entrainerait une réplique catastrophique pour la Corée du Nord que l’on imagine mal le Jeune Grand Leader (ni Obama ou Poutine d’ailleurs) appuyer le premier sur bouton rouge. La rhétorique nord-coréenne n’impressionne même plus la population sud-coréenne comme l’ont montré les dernières menaces d’essais nucléaires. Pour la Corée du Nord, l’arme nucléaire est avant tout un moyen permettant de poursuivre des négociations politiques et économiques avec leur pire ennemi : les Etats Unis d’Amérique.

La division de la péninsule est-elle inéluctable ?

Une chose est certaine : l’actuelle séparation des Corées (elle dure depuis soixante ans maintenant) est un statuquo qui profite à tout le monde. L’état de guerre permet à la Corée du Nord le maintien du régime politique en place qui repose sur une mobilisation permanente et impose des sacrifices à une population isolée et enfermée. Il permet aux Etats Unis de maintenir d’importantes bases militaires proches de la Chine et d’offrir une relative protection à ses deux alliés principaux de la région : la Corée du Sud et le Japon. Pour la Chine, la Corée du Nord est une zone tampon capitale et sur laquelle elle pèse politiquement, c’est aussi est une excuse supplémentaire pour augmenter son budget militaire et tenter de rétablir l’équilibre des forces face aux Etats Unis.

Sur le plan économique, une réunification (toujours envisagée comme une mainmise du Sud sur le Nord) pourrait créer des problèmes à tout le monde et s’avérer être catastrophique, particulièrement sur le plan humanitaire, pour la Corée du Sud qui n’a certainement pas les moyens financiers d’absorber un aussi gros morceau et pour la Chine (réfugiés). Pour le Japon, comme pour la Chine d’ailleurs, une Corée unifiée aurait le potentiel de devenir une puissance économique concurrente trop importante. Pour les Etats Unis, ils perdraient un pied sur le continent asiatique. En fait, à l’heure actuelle, la seule puissance régionale susceptible de supporter une réunification coréenne serait… la Russie. Quel paradoxe !

Vaut-il mieux être Nord ou Sud-Coréen ?

Pour ma part rien ne m’a donné envie de m’installer en Corée du Nord et je ne connais pas (encore !) la Corée du Sud. Je suis donc bien heureux de pouvoir retrouver l’Australie. En fait c’est une question à laquelle seuls les Coréens peuvent répondre. Le problème est que les Nordistes ne peuvent pas aller au Sud ni les Sudistes aller au Nord pour faire la comparaison, leurs gouvernements respectifs le leur interdisant !

Point de vue confort, infrastructure, modernité… etc. le Sud l’emporte haut la main.

Point de vue pollution, le Nord est mieux placé puisque moins développé.

Point de vue politique, la dictature au Nord s’est installée, celle au Sud s’effiloche avec le temps mais n’est pas encore enterrée complètement. L’actuelle présidente Park Geun-hye, la fille d’un précèdent dictateur, semble parfois regretter le bon vieux temps. Les partis politiques sont corrompus, le Parlement prend parfois des allures de ring de boxe, les manifestations sont parmi les plus radiales et les plus violentes et la presse de plus en plus en liberté surveillée. Certes rien de comparable avec la chape de plomb au Nord.

Point de vue éducation, au Nord gratuite mais limitée, peu de moyens, et très encadrée. Au Sud, extrêmement chère, compétitive et épuisante. Une jeunesse endoctrinée et militante au Nord, une jeunesse désabusée et déprimée au Sud.

Point de vue social, c’est quand même le point fort des régimes communistes même s’il reste de sérieuses lacunes comme par exemples la qualité des logements et la qualité des soins. Pendant ce court séjour je n’ai pas vu de mendiants, ni d’affamés, dans la capitale ou dans les régions traversées (mais peut-être étaient-ils déjà dans des camps spéciaux ou aux cimetières !). Par contre, je viens de lire dans le Weekly Guardian (31/01/14) un article de Chico Harlan du Washignton Post sur les personnes âgées oubliées en Corée du Sud où l’on apprend qu’il est fréquent de rencontrer dans les rues de Séoul des petits vieux survivre en faisant les poubelles ou en ramassant des cartons, en fait 50% des personnes âgées sont pauvres (un record, tiens un autre ! dans les pays industrialisés) et que le taux de suicide a triplé depuis 2010. En effet, il n’y a pas de régime de retraite pour cette génération qui a reconstruit le pays après la guerre, et le pourcentage d’enfants s’occupant de leurs parents âgés est passé en quinze ans, de 90% à 37%, en cause un changement des mentalités et des pressions financières de plus en plus fortes. Si tout est gris au Nord, tout n’est pas rose au Sud non plus…

La solution serait donc de naitre au Nord, de travailler au Sud et de prendre sa retraite au Nord ou alors de faire ce que de plus en plus de jeunes (Sud)-Coréens font : immigrer le plus loin possible de cette foutue péninsule !

La page aux photos: ICI et d’autres liens intéressants: Urbanisme de Pyongyang www.academia.edu/...nalysis_of_Pyongyang_

Frontière inter-coréenne ceriscope.sciences-po.fr/...ela-la-guerre-froide
Boucle San Francisco - San Francisco et camping dans les parcs de l'Ouest américain en famille English translation pending
by Copeled · 2014-12-29 · 46 replies
Nous sommes rentrés il y a déjà 4 mois mais il n'y a quasiment pas un jour durant lequel je ne pense pas à ce que nous avons vu lors de notre périple aux Etats-Unis... Comme les autres, je ne rêve que d'une chose : y retourner !

Il y a encore 2 ans, les Etats-Unis n'étaient vraiment pas une destination envisagée mais en découvrant quelques paysages dans un reportage télé, j'ai décidé d'approfondir un peu sur ce forum. Et voilà que des forumeurs plus qu'avisés, des voyageurs subjugués, m'ont permis d'entreprendre une nouvelle aventure. Oui, le voyage commence lors de sa préparation. Celle-ci fut longue mais finalement pas si laborieuse que ça grâce à vous tous qui publiez ici. Entre carnets et réponses à mes questions, vous avez tous contribué à ce que mon voyage soit celui qui me fallait. Je ne vais pas vous remercier individuellement car je ne voudrait oublier personne tant vous êtes nombreux. Il y a certes ceux que nous appelons les "incontournables" qui n'en sont pas à leur première expérience et qui donnent des conseils pointus et bien sentis mais il y a aussi tous ceux qui racontent, chacun avec son style propre, ce qu'ils ont vécu et c'est cette richesse qui fait de cette communauté un trésor. Alors à tous, je dis un grand merci.

4 mois disais-je que nous sommes revenus mais le temps m'a manqué pour, à mon tour, livrer mon expérience. J'avoue que le temps n'est pas ma seule excuse et que j'ai un peu peur aussi d'ennuyer mais après tout, peut-être que dans ce modeste carnet, un de mes souvenirs intéressera un futur voyageur...

Donc, pour résumer très succinctement :

- 5 personnes : Alex et Cécile (moi), 41 ans, Thomas, 16 ans, Elsa, 14 ans et Arno, 12 ans. - 10 mois de préparation (lecture des guides, rédaction d’un premier itinéraire, réservation du vol car certitude de faire la boucle San Francisco pour voir des amis installés sur place depuis 18 ans, sollicitation des membres de Voyageforum.com, rédaction d’un second itinéraire, réservation de la voiture, des hôtels, des campings et de certaines activités). - 23 jours (22 nuits) du 03 août au 25 août 2014 - 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada - 3 grandes villes et 9 parcs - 2 hamburgers seulement - 1 ours

La préparation

Pour notre part, la décision de partir vers l’Ouest s’est prise début octobre, l’itinéraire a commencé à être élaboré dans la foulée (et n’a été finalisé qu’en mars) et les réservations ont démarrée fin octobre.

Nous avons beaucoup lu pour faire nos choix. Les livres : Le Routard Californie 2013*** Le Routard Parcs nationaux de l’ouest américain 2013*** Photographing the Southwest: A guide to the natural landmarks of Southern Utah*** Photographing the Southwest - Arizona: A Guide to the Natural Landmarks of Arizona*** Parcs de l’Ouest américain Bibliothèque du voyageur Gallimard** Petit Futé Parcs nationaux américains Le Guide Vert Parcs de l’Ouest américain Michelin Lonely Planet Ouest américain et San Francisco Les 3 derniers nous ont été parfaitement inutiles. Les sites internet :
http://www.ouestusa.fr/ http://voyageforum.com/

http://www.routard.com/

L'itinéraire prévu

dimanche 3 août : Vol Paris (10h20) – San Francisco (15h20) - Sausalito - Alameda, 80 km, lundi 4 août : San Francisco – Salinas, 180 km, 2h mardi 5 août : Salinas – Los Angeles, 500 km mercredi 6 août : Los-Angeles jeudi 7 août : Los Angeles - Las Vegas, 440 km, 4h vendredi 8 août : Las Vegas –Zion Park, 272 km, 3h samedi 9 août : Zion Park - Bryce Canyon, 127 km, 1h30 dimanche 10 août : Bryce Canyon lundi 11 août : Bryce Canyon – Torrey, 200 km, 2h45 mardi 12 août : Capitol Reef – Moab, 245 km, 2h30 mercredi 13 août : Moab – Arches National Park, 16 km, 20 min jeudi 14 août : Moab – Dead Horse Point – Canyonlands National Park, Island in The Sky, 50 km, vendredi 15 août : Moab - Monument Valley, 230 km, 2h30 samedi 16 août : Monument Valley - Page, 230 km, 2h30 dimanche 17 août : Page - Lower Antelope Canyon, 26 km, 30 min - Lac Powell avec tour en bateau lundi 18 août : Page - Grand Canyon National Park, 186 km, 2h50 mardi 19 août : Grand Canyon – Seligman - Las Vegas, 445 km, 4h30 mercredi 20 août : Las Vegas - Death Valley (190 km, 2h30) – Bishop (266 km, 3 h) jeudi 21 août : Bishop - Bodie (155 km, 2h) – Yosemite National Park (172, 2h50) vendredi 22 août : Yosemite, Yosemite Valley samedi 23 août : Yosemite, Mariposa Grove – Alameda, 290 km, 3 h 40 dimanche 24 août : Journée San Francisco - Silicon Valley

lundi 25 août : Matinée San Francisco puis vol (17h20) – Paris (arrivée 26 août)

Le vol

Nous avons fait le choix d’un vol aller-retour Paris-San Francisco car nous avons récupéré le matériel de camping chez nos amis à Alameda (alors qu’ils étaient absents) puis nous sommes retournés les voir à la fin de notre périple. Nous avons conscience qu’une arrivée à San Francisco suivie d’une boucle en sens inverse (Yosemite, Las Vegas…) et d’un retour depuis Los Angeles aurait été plus judicieux car plus économe en kilomètres. Encore mieux, un retour depuis Las Vegas… Mais là, cela aurait impliqué de faire une croix sur Universal Studio et avec nos ados… La réservation sur un vol de la compagnie irlandaise Aer Lingus date du 21 octobre 2013. Il s’agissait du tarif le plus bas (trouvé grâce au site liligo.com) pour cette période. Dép Paris/Charles de Gaule le dimanche 3 août à 10h20 – escale de 1h15 à Dublin – arrivée San Francisco à 15h20 Retour San Francisco le lundi 25 août à 17h20 – escale de 6h35 à Dublin – arrivée Paris le mardi 26 août à 20h55 Prix total : 4716,05€ (tous frais inclus, bagages, sièges, repas)

Le véhicule de location

Nous avons choisi Avis en passant par Locationdevoiture.fr via Auto Europe.

Nous avons choisi la catégorie « Grande routière Minibus » type Dodge Grand Caravan avec les assurances CDW, THP, LDW et ALI à rendre avec le plein fait pour 794,77€ les 22 jours. Aucun frais supplémentaire pour le deuxième conducteur. Nous avons été très bien reçu ; une Dodge Grand Caravan nous attendait, aucune assurance supplémentaire n’a été proposée, aucune insistance de la part de l’agence suite à notre refus d’une proposition de véhicule 4x4. Ce véhicule a été parfait pour nous 5 avec nos 3 gros sacs, la tente, et les provisions. La boîte automatique est un vrai plus lorsque l’on fait de longs trajets.

Les hébergements

Pour être dès le lever dans les parcs, nous avons privilégié le camping et nous ne l’avons jamais regretté sauf peut-être à Moab. Les hôtels ont tous été réservés très tôt sur les sites booking.com et hotels.com pour Salinas. Ces sites offrent la possibilité d’annulation sans frais ce qui nous a été bien utiles lors de modifications d’itinéraire. J1 : Alameda : Chez nos amis J2 : Salinas : Good Nite Salinas, 1 chambre, 2 lits doubles, 47,32€, correct J3 et J4 : Los Angeles : Hollywood La Brea Inn, 1 chambre, 2 lits doubles + 1 lit d’appoint, 163€ Excellent accueil, emplacement idéal pour se promener sur Hollywood Boulevard, parking, calme car chambres donnant sur une cour, lits inconfortables surtout le lit d’appoint complètement vétuste (ressorts saillants). J5 : Las Vegas : Best Western Plus Casino Royal, 2 chambres, 94€ Super emplacement sur le Strip juste à côté du Tix4Tonight (billets tarif réduit pour les shows et les restaurants), grandes chambres, au calme côté piscine (celle-ci est minuscule mais on en a profité tout seuls de 9h à 10h du matin), lits confortables, café et thé dans la chambre. J6 : Zion : Watchman Campground, emplacement 5 loop C12€ Immenses emplacements dans un cadre de rêve J7 et 8 : Bryce : Sunset Campground, B262, 22,50€ Magnifique camping, très calme, grands emplacements J9 : Torrey : Thousand Lakes RV Park Campground and cabins, 1 cabine de luxe, 51,50€ Joli chalet en bois très bien équipé, au calme, petit jardin avec table et barbecue J10, J11 et J12 : Moab : KOA Campground, C1, 93€ Emplacements minuscules (tente quasiment collée à celle du voisin), sanitaires pas très propres, situé le long d’une grande route très passante qui nous a empêchés de dormir correctement (penser aux boules Quiès), proches d’Arches. Nous avons un peu regretté de ne pas avoir choisi un camping dans le parc d’Arches mais ils sont non réservables. Sans doute préférer les emplacements 50A, 51, 52 et 53 si vous êtes en tente ou les chalets au fond du camping (K1 et 2 puis K21 à 14) J13 : Monument Valley : The View Campgroung, emplacement 8, 15,50€ Camping incroyable, sur le sable rouge, face aux « monuments », sanitaires propres mais neufs quand nous y sommes allés. J14 et J15 : Page : Wahweap Marina RV et Campground, 248, 46,80€ « Usine » à campeurs, grands emplacements, bruyant assez tard car beaucoup de groupes, douches à pièces pas toujours en service et pris d’assaut regroupées à l'accueil (2$ les 15 minutes), laverie toujours ouverte, au bord du lac où on peut se baigner dans une eau chaude jusqu’à tard le soir. J16 : Grand Canyon : Mather Campground, Pine loop 285, 13,50€ Grands emplacements dans une très beau cadre forestier, pas tous très praticables car pas mal de pierres, douches à l'accueil J17 : Las Vegas : hôtel Excalibur, 2 chambres, 105€ Bien placé pour parcourir le sud du Strip, très grand, chambres confortables mais pas de possibilité de café ou thé en chambre, amusant de l’extérieur pour les enfants J18 : Bishop : hôtel America’s Best Value Inn, 2 chambres, petits déjeuners compris, 85€ Très bon accueil, avons reçu la chambre familiale en réservant très tôt (un salon avec un canapé et une chambre avec deux lits double), zone pour prendre le petit déjeuner minuscule (réception + 2 ou 3 personnes maximum) mais petit déjeuner très suffisant et varié. J19 : Yosemite : Crane Flat campground, 238, 15€ Grand emplacement, pas de douche, au calme, à mi-chemin entre Tolumne Meadows (entrée Est) et la vallée. J20 : Yosemite : Wawona Campground, loop B-31, 15€ Très grands emplacements, au calme le long d’une rivière où on s’est baigné et où on a ramassé du bois pour le feu, sanitaires minimalistes également. J21 et J22 : Alameda : chez nos amis.

A présent, je vais pouvoir raconter notre aventure et mettre quelques photos. A suivre...
De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest English translation pending
by Kashtin · 2014-12-15 · 397 replies
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool. Bonne lecture...



La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...

Index du carnet:

Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers

J 1 – 14 mai

Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...

Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.

Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)

Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.

J 2 – 15 mai

Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.

Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...

Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.

J 3 – 16 mai

J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.

Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.

White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.

La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )

Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.

Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...



Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.

Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.



Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.

Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.



Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...

Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.

(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)

J 4 - 17 mai

Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.

Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.

J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.

La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)

Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.

Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.

J 5 - 18 mai

Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.

Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).

Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.



A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...

J 6 - 19 mai

Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.

Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)

Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.



J 7 – 20 mai

Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.

En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...

Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.

Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...

Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.

Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…



J 8 - 21 mai

Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.

La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.

On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.

On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...



Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.

Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.

Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.



Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...

Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!

Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.

Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(

Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...



Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)

Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.

Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...

Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)



Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.



Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)

Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.

L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.

Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...

Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!

La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !

Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !



J 9 - 22 mai

5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...

Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !

Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!



En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)

On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.

Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).

Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.

Nous reprenons la route...



A suivre...
Pour ou contre bébé (moins de 2 ans) en voyage? English translation pending
by Geoffroy777 · 2014-11-18 · 266 replies
Bonjour,

Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…

Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)

Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.

Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....

Pour commencer, voici un début de débat.

· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)

· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !

· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !

· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…

· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…

@ vous,

Geoffroy
Images du Sri Lanka English translation pending
by Douz · 2014-11-16 · 40 replies
Bonjour amis photographes-voyageurs

Je dois avouer que je suis plutôt fasciné par l'Inde. Alors mon premier voyage au Sri-Lanka d'où je reviens, m'a un peu laissé sur ma faim. Mais c'est un autre débat. Bref, j'ai quand même pris du plaisir à photographier cette île et ses sympathiques habitants. Ci-joint une petite sélection d'images.

Pour la technique, photos réalisées au Nikon D 800 - Objectifs 24-70 mm f : 2,8 et 70-200 mm f : 4

Un autre envoi suivra...







































Visa de transit pour la Russie (urgent) English translation pending
by Cocotte55 · 2014-11-14 · 13 replies
Bonjour,

Je suis actuellement à Bishkek au Kirghizstan. Dans le cadre d'un voyage uniquement par les terres depuis plus de huit mois, je souhaite rejoindre la France en passant par le Kazakhstan, la Russie, la Géorgie entre autres. Le dernier visa dont j'ai besoin est donc un visa de transit pour la Russie. Je pensais celui-ci facile à obtenir et j'ai alors « trainé » à me rendre à Bishkek.

Ce matin, je me suis rendue à l'ambassade de Russie et la gentille (hum hum) dame m'a expliqué en quelques minutes derrière une grille que je devrai apporter la semaine prochaine les documents suivants : Copie de mon passeport Photo Formulaire rempli Document expliquant le pourquoi de ce transit par voie teresstre ainsi que mon itinéraire en Russie visa kirgizh tickets de transport Pour les quatre premiers points pas de souci. En revanche pour le visa kirghiz, le souci est financier car je dois payer un visa pour le kirghizstan 15 euros alors que c'est un pays dans lequel je peux rester deux mois sans visa ! Je me suis rendue au bureau des visas et enregistrement mais la charmante dame m'a dit de revenir lundi car il était trop tard (trop tard pour moi car un iranien lui a pu obtenir son visa après moi!). Bref, normalement lundi si j'apporte les documents remplis ça devrait être bon dans le journée (enfin j'espère!).

Le problème est surtout des tpar rapport aux tickets de transport. Je voyage sans avion et je comptais me rendre en Russie depuis le Kazakhstan en train ou bus puis quitter la Russie par bus ou train aussi pour me rendre en Géorgie. Pour le ticket de train du Kazakhstan à la Russie je pense que je peux réserver par internet. Par contre, je ne suis pas sure qu'il y ait des bus qui partent de Russie pour la Géorgie. Ensuite, même s'il y en a est ce que je peux les réserver ? Enfin, les relations entre la Russie et la Géorgie étant toujours tendues obtiendrais je le visa pour la russie si je dis passer en Géorgie ensuite ? Je ne peux faire de « fausses » résa d'avion car ils savent que je voyage par les terres.

Autre solution : prendre un ferry par exemple Sotchi-Trabzon. Mais je dois réserver le ferry avant. J'ai envoyé un email à une compagnie pour avoir des informations voilà plusieurs semaines mais aucune réponse. Est ce possible de réserver par internet ce type de ferry ? Et si oui quelle compagnie contacter ?

Ma dernière option possible avant de devoir m'en remettre à perdre ma philosophie de voyage et prendre un avion : obtenir le visa pour l'Azerbaijan à Almaty (je crois qu'il n'est pas trop dur à obtenir et le délai doit être d'une semaine) mais problème : j'ai lu que les ferrry entre l'Azerbaijan et la Géorgie étaient rares et irréguliers).

Option Turkmenistan et Iran, je me suis renseignée : délai d'obtention des visas bien trop long et incertain au niveau de l'attente

Alors si quelqu'un a des informations, conseils à me donner sur ces différents sujets je suis preneuse de tout !

Tout en sachant que je souhaite être en France pour Noël soit dans cinq semaines et donc que je dispose de très peu de temps pour les démarches administratives !! C'est plus qu'une course, mais j'ai bien vadrouillé et surement trop trainé mais bon tant pis maintenant je dois accélérer mais sans ces fichus visas impossible !!

Merci d'avance !!

Mélanie
Vivre au Lesotho English translation pending
by CarineNed · 2014-11-10 · 337 replies
Mars 2013, je dis: "Oui, on va le réaliser ton vieux rêve... "

Avril 2013, on se demande: "Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?

Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???

Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)

Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".

Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)

Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )

Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre. Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.

Lesotho, nous voilà!

July 2014: Finally Back!!! So Excited to Show the West to the Kids!
by Peggy16 · 2014-10-27 · 480 replies
After nearly 2 years of waiting (yeah, like many of you, we wanted to hit the road again as soon as we got back to France... but first, we had to fill up the piggy bank!), here we are at last—July, the month we’ve been waiting for! We’ve got 30 days of exploring new places ahead of us, as well as revisiting some spots we loved back in 2012.

Here’s the plan: - Joshua Tree NP - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Zion NP (Angel’s Landing) - Bryce Canyon NP (Fairyland Loop trail) - Devils Garden on the HITTR - Capitol Reef NP - Grand Teton NP - Yellowstone NP: Old Faithful - Yellowstone NP: Norris Geyser Basin and Mammoth Hot Springs - Yellowstone NP: Grand Canyon of the Yellowstone - West Thumb and Grand Teton NP - Flaming Gorge - Colorado NM and Fisher Towers - Moab: Arches - Moab: Canyonlands and Corona Arch - Moab: Canyonlands - Moab: rafting and Dead Horse Point SP - Natural Bridges NM and Valley of the Gods - Monument Valley and Horseshoe Bend - Coyote Buttes South - Grand Canyon NP (North Rim) - Grand Canyon NP (North Rim) and Navajo Bridge - Sedona - From Sedona to Tucson - Arizona-Sonora Desert Museum and Saguaro NP - Tombstone

Practical details:

- I’d read that it was better to book flight tickets directly on an airline’s website rather than through a comparison site. So, I spent months searching for reasonably priced tickets for two adults and two kids from Paris to Las Vegas for the outbound trip and from Tucson to Paris for the return. I mostly checked Air France, KLM, and British Airways, but prices were always around 4600 €. Not finding anything, we eventually went through a comparison site: Ebookers. We bought our tickets in mid-December: Paris/Atlanta with Air France, then Atlanta/Los Angeles with Delta for the outbound trip, and Tucson/Atlanta with Delta, then Atlanta/Paris with Air France for the return. Total cost: 4300 €. The layover on the outbound trip made me a little nervous because it was only 2 hours and 15 minutes. A month later, we got an email from Ebookers saying the layover had been reduced to 1 hour and 40 minutes! And a few months after that, it was down to just 1 hour and 30 minutes... So, we called Air France directly (we didn’t go through Ebookers, and it wasn’t a problem), and they put us on different flights. The new layover was 2 hours and 10 minutes—still not a ton of time, but I felt better than with 1 hour and 30 minutes. And anyway, we figured we’d see how it went!

- For the car, we tried several comparison sites, and in the end, AutoEurope won this year: 808 € for a 30-day rental of a Chevrolet Impala through Thrifty. The second driver was free for the entire trip since we picked up the car in California.

- We didn’t rent a GPS or buy one—we just downloaded Sygic on our two phones and bought the US map. I don’t remember the exact amount, but it cost us around 30 €.

- For hotels, I either booked directly on the sites (Xanterra, Grand Canyon Lodge, etc.) or used Hotels.com (to earn nights through their Welcome Rewards program) or Booking.com (when hotels weren’t available on Hotels.com). I always compared the price on Hotels.com with the hotel’s direct rate, but they were usually the same. So, for the same price, I’d rather earn a night with Welcome Rewards! We’d set a budget of 100 € per night on average, and we stuck to it pretty well—the final average came out to 101.20 € when including everything (nights + taxes + any nightly fees + parking fees + bank fees).

- As for luggage, we didn’t want to overpack! So, we left with one medium suitcase for Calista, one for me, one large suitcase for Hugo and Yannick, and a sports bag with Calista’s booster seat (we could’ve taken it on the plane with us, but I didn’t want to lug it around the airport during the layover). That sports bag came in handy on the way back, too—because, as everyone knows, you always come back with more than you left with! Each of us also had a backpack as a carry-on.

Before wrapping up this intro and getting into the real details, I’d like to thank everyone who contributed to my discussions and helped me improve our itinerary!

Quick intro for those who don’t know us: Yannick (36), Peggy (36), Hugo (11), and Calista (8).
West USA 2014 – Là où vous n'aviez pas pensé aller English translation pending
by Zitounet · 2014-10-25 · 730 replies
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.

Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.

Pour suivre :

2 - Channel Island NP – Anacapa
http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354

3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377

4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338

5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419

6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723

7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622

8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733

9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757

10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376

11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685

12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883

13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852

14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801

15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882

16 Bishop Paiute Pow Wow

17 Bishop Paiute Pow Wow suite

Vidéos danses du pow wow

Vidéos danses du pow wow femmes

18 Passage en terre connue

19 En route vers les roches rouges

Toroweap, le grand fossé

Un grand "Cedar Breaks"

Dans la foule du Strip

Ghost Town pour cars de touristes

Chez Batman

Mon classement des 34 parcs

Mon classement de 22 National Monuments

Mon classement des State Parks que je connais

Mon classement des "divers"



La carte des points visités

Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier

Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.



Notre voiture cette année.

Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.



Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.

Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.

Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP

La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.

Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.



Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.

Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.

Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.



La carte selon Google map.

La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.



Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.



Spécimen d'un habitant peu recommandable.



Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.



Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.



Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.



Entraînement de beach-volley sur la plage.

Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.

Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !

Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.



Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.

La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.



Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.

-- A suivre – Anacapa
Retour voyage Italie-Croatie-Monténégro-Albanie-Macédoine-Grèce English translation pending
by Mguibentif · 2014-10-22 · 39 replies
1er jour – mardi 9 septembre 2014

Départ 7 h 05, 33'666 km au compteur de la voiture.

Autoroute via Lausanne, Sierre, Simplon...

Arrêt 15 min. avant Viège pour essence à 9 h 30. 20 litres de super sans plomb à 1.79 frs = 35.40 frs. 3 croissants = 3.40 frs.

10 h, début de la montée du Simplon, ça ne va pas vite, 4 ou 5 arrêts feux rouges – travaux... 10 h 35 on est au sommet du col.

11 h 05, douane Gondo.

Passage par Stresa, Arona, Sesto Calende.

12 h 35, arrêt à Sesto Calende, restaurant Bobo Cuba Libre, Via Sempione 32.

Petit parking, terrasse couverte assez éloignée de la rue, agréable. 2 menus à 9 euros, 1 eau minérale, 1 coca, 2 cafés = 21 euros. 2 spaghetti aux légumes, 2 côtelettes de porc, 1 pommes duchesse, 1 salade mêlée.

Départ vers 13 h 30.

Route par Varese, Como, Bergamo et Brescia où nous arrivons vers 17 h 10. Environ 500 km aujourd'hui.

On s'égare un peu et on retrouve l'hôtel (où nous étions déjà venus) vers 17 h 30.

Hôtel Al Ronchi Motor, chambre 306. Déjà réglée 55 euros sans petit déjeuner via Booking.

Chambre tout en haut à l'arrière, éloignée de la route, 2 lits contigus, (avec un 3 lit perpendiculaire) et une grande salle de bain/WC avec baignoire. La 305 doit être du même genre. WIFI gratuit.

Installation, on ressort faire quelques pas alentours.

Arrêt au Taxi Bar, viale Venezia 97, petite terrasse. 1 coca et 1 eau minérale = 3 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h.

Pas très faim, nous mangeons des fruits emmenés de chez nous ce matin...

2e jour – mercredi 10 septembre 2014

Départ vers 7 h 10, en bas, personne à la réception, bon je pose les clefs, on sort du garage...

On s'arrête juste à côté au bar de la station service. 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.

Départ vers 7 h 30 pour Mantoue (Mantova), on ne se perd pas, on arrive droit dessus, pas mal de camions, surtout en face, mais ça va, on tient un bon 80 km/h.

Environ 12 km avant Mantova, 2 stations service affichant 1.605 euro le litre de sans plomb, ce doit être les 2 seules de toute l'Italie... ! Arrêt à celle IP, environ 15 litres = 25 euros.

Vers 9 h, garés à l'entrée de Mantova, place Porta Giulia.

Parking gratuit dans le secteur. Suis entrée dans un hôtel 2 étoiles, dont le patron semble avoir changé récemment, Hôtel Mantova, Piazza Porta Giulia 3. La personne à l'entrée nous a dit 60 euros pour une chambre double.

Nous partons à pied par le pont pour longer le lac. On peut passer à droite de la Porta Giulia sur un chemin en pierres (piste cyclable), puis en bois, pour longer le lac, ensuite, on rejoint le pont et on arrive en centre ville en tournant à gauche.

9 h 30, on est sur la place Sordello. Petit tour de la place, palais ducal, etc. On n'entre que dans une salle du musée archéologique (gratuit et pas grand à visiter) et dans la cathédrale. On aurait voulu voir la maison romaine sur la place, mais fermée pour travaux jusqu'à fin octobre environ nous dit-on... Entrée 2 euros sinon.

Puis place aux Herbes, on entre dans la Rotonde et dans la basilique proche.

WC publics et surveillés à droite de la Rotonde.

On revient via le parc, la statue de Virgile, une porte dans la muraille, on la longe, parkings gratuits également ici. On se retrouve au début du pont pris ce matin et on retourne vers la voiture.

On est déjà venus et on reviendra pour revisiter plusieurs monuments, musées, etc.

Vers 12 h, repas en face de la voiture, Bar Cittadella. 2 tagliatelles aux bolets, 2 salades mêlées, 2 glaces, 2 cocas light, 1 eau minérale, 2 cafés = 31 euros.

Vers 13 h 10, on repart pour Ferrare, on ne se perd pas et on y arrive vers 14 h 45 h. Là, l'appartement réservé se trouve à côté de l'hôpital. Je vois un écriteau « hôpital » à l'entrée de la ville, je le suis, grosse erreur, on s'égare complètement en dehors du centre ville... Bien, on revient et on retrouve l'autre hôpital, le bon. Parkés devant, gratuitement, à 100 mètres de l'appartement.

15 h 30, on y est, en même temps que 2 autres clients, donc ça freine un peu...

Allogio Low Cost 2.0, via Mortara 1. Donc, ce sont des appartements dans une ancienne église, ce dont on ne se rend compte que depuis l'extérieur. Ascenseur, 2 appartements par étage.

On a l'appartement no 1 au premier étage. 1 grande pièce salon entrée et cuisine, il se pourrait que le canapé présent soit transformable en lit, pas essayé. 1 pièce moyenne pour 1 personne, 1 grande chambre pour nous deux avec lit double. Salle de bains/WC assez grande, confortable, douche, bidet, sèche-cheveux, radiateur chauffant. Tout est très propre et assez neuf. Climatisation dans l'appartement. WIFI gratuit.

J'ai entrevu l'appartement no 2. Il semble se composer de 2 chambres de 2 lits (A et B) avec, je pense, chacune salle de bains et WC et d'une entrée avec salon et cuisine commune. La chambre A et la B pouvant être louée à des personnes ne se connaissant pas apparemment. A vérifier.

Les 2 chambres de l'appartement no 1 donnent sur le Corso, le départ aux feux rouges en dessous ressemble au départ du grand prix d'Imola... Les chambres de l'appartement no 2 donnent sur une rue latérale peut-être plus calme... Nous avons le sommeil lourd, mais certains pourraient être gênés...

J'avais réservé par Booking. On paie les 45 euros et 3 euros de taxe de séjour pour les deux personnes, donc 48 euros.

Demain matin, on peut laisser la clef sur la porte et partir quand on le souhaite (tôt donc...).

Vers 16 h 30, après installation, on repart à pied sur le Corso, tour en centre ville, place centrale, duomo, rues piétonnes, retour en passant autour du Château (dont le haut des 4 tours est en travaux) et par le Corso.

En route, un arrêt pour 2 cocas light via Bocca Canale 12, au Café le Saint-Etienne = 5 euros. C'était calme sur la terrasse, mais l'arrivée de 3 « singes » hurleurs nous ont vite fait fuir...

Plus tard, via Garibaldi 108, arrêt sur la terrasse du resto Glamour. 2 menus à 8 euros = 16 euros.

2 risotto aux bolets, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés. Tout simple, et pas trop lourd pour le soir...

On revient vers 19 h 45 à l'hôtel.

3e jour – jeudi 11 septembre 2014

Petit déjeuner dans le bar en face de l'hôtel, 4 cafés, 1 croissant = 5 euros.

Départ avec la voiture vers 7 h 10.

8 h 15 Ravenne

On passe par Cesenatico, on reste un peu au bord, traversée de Rimini pour revoir le pont romain, etc. Ca ne va pas vite, il pleut depuis Ravenne...

10 h 30, sortie de Rimini, on reprend la SS16, nombreux feux rouges...

2 cafés en route = 2 euros pour s'arrêter 15 min.

Pesaro

Fano à 11 h 30

12 h 45, arrêt dans un Autogrill une quinzaine de kilomètres avant Ancona, sous un déluge de flotte...

1 orrechiette au pesto, 1 spaghetti carbonara, 1 sandwich, 1 petit gâteau, 1 portion de fruits, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 18.90 euros.

Départ vers 13 h 45, on va au port à Ancona. Il s'arrête de pleuvoir, grand soleil maintenant, ouf !

Echange de la réservation sur internet aux guichets, on peut laisser la voiture là et sortir à pied pour aller en ville. 14 h 40 départ.

On prend le quai, on monte au duomo, on redescend, on découvre un ascenseur à côté du Palais des Anziani... on descend de 4 niveaux. En bas, WC tout neufs, chouette, on ne peut pas remonter, l'ascenseur refuse... on poursuit à pied, retour vers le bateau...

Achat en route de 2 paninis et 1 eau minérale pour ce soir dans le bateau = 8 euros.

On revient attendre au terminal, il est 17 h 45, on ne peut pas poursuivre avant 18 h 30 paraît-il...

On attend sagement.

18 h 15, on se déplace jusqu'au bateau. Bloqués devant le portail jusqu'à 19 h.

Bateau SNAV Adriatico. J'avais réservé sur Blue Lines. Réservation faite il y a environ 3 mois, 2 personnes, la voiture et cabine intérieure pour 2 = 218 euros aller simple.

Il est affiché qu'on peut avoir un accès WIFI pendant la traversée = 10 euros, on ne le prend pas.

Ensuite, on entre, pont 4. Ascenseur jusqu'au niveau 6 pour qu'on nous attribue une cabine... 19 h 20, nous y sommes.

Cabine intérieure 6649, presqu'à côté de la réception. Très bien, 2 lits superposés, une table, une penderie, douche, WC. Il y a de la place.

On mange notre petit piquenique et on monte voir les monuments éclairés et le départ d'Ancona. Départ 20 h 25 au lieu de 20 h 15, on s'en sort bien. Arrivée prévue 7 h demain à Split.

Ca bouge un peu, on renonce au café... Retour à la cabine à 21 h.

4e jour – vendredi 12 septembre 2014

On a très bien dormi... 5 h 30, gong de réveil je suppose...

Promenade sur le pont pour voir l'arrivée à Split, magnifique...

2 cafés = 2.60 euros.

On arrive à l'heure à 7 h.

7 h 06, on est dehors avec la voiture, passage de la douane, ça traîne un petit peu, enregistrement des papiers des voitures de devant (voitures du Monténégro et de Bosnie), à la vue du passeport suisse, nous passons directement, sans enregistrement de papiers, sans regarder les cartes verte et grise..

On trouve assez facilement l'appartement réservé sur Booking, on y arrive à 7 h 30, nous pouvons laisser la voiture dans la cour devant et revenir dans l'après-midi, parfait.

Appartements Nina, appartement no 3 au 1er étage, cuisine, salon, chambre à coucher 2 lits avec grand balcon, calme, ça donne à l'arrière. 42 euros pour la nuit (320 kunas). Dans la cour au rez-de-chaussée, il y a 2 appartements (no 1 et no 2) également qui, peut-être, donnent dans un jardin arrière (pas vu l'intérieur des appartements, juste leur 2 portes d'entrée). WIFI gratuit.

Prises électriques comme en France.

A 7 h 45, nous repartons à pied direction le centre ville où nous sommes déjà venus il y a 2 ans.

On descend en passant vers la plage de Bakvice, très jolie, puis on rejoint la gare routière et les ferries en face.

On nous remet les horaires pour demain matin pour aller à Supetar (île de Brac), se présenter 1 h avant et aller acheter les tickets sur place, on ne peut pas les acheter aujourd'hui ; ça fera 226 kunas pour nous deux et la voiture...

On passe devant la gare routière, la gare des trains, on regarde un peu les taux de change qui varient en ville de 7.30 à 7.56 kunas pour 1 euro.

Près du marché, on change 100 euros = 742 kunas.

Plus tard en ville, on rechangera 100 euros pour 750 kunas.

Près du marché, 1 café, 1 eau minérale dans un bar = 13 kunas.

On traverse la vieille ville et on se dirige vers le musée archéologique que l'on n'avait pas pu voir la dernière fois...

En route, 3 croissants dans une boulangerie = 17.40 kunas

Vers 9 h 30, on arrive au musée. 2 entrées = 40 kunas. L'intérieur est assez petit, la cour extérieure est agréable, plusieurs mosaïques notamment . On y reste 1 h. environ

De nombreux objets en provenance de Salona (Solin), voir
http://fr.wikipedia.org/wiki/Solin_(Croatie)

On redescend en coupant sur la droite pour traverser le quartier de Varos.

Promenade en bord de mer.

Vers 12 h 15, arrêt à l'ombre dans une rue ventée pour manger...

Restaurant Sperun, rue Sperun, terrasse à l'air, on respire car il fait très chaud ce jour...

2 poulets aux champignon, patates à l'eau, 1 petite salade mêlée, 3 cocas light, 1 verre de vin, 2 cafés = 244 kunas. Très simple, rien de notoire, mais surtout de l'ombre et de l'air !

Départ vers 13 h 15.

On va encore voir une petite église ancienne au dessus, puis retour vers le centre ville.

Tiens, le bateau de croisière « Horizon » est à quai...

1 glace cornet, 2 boules = 14 kunas.

1 bouteille d'eau dans un tabac = 8 kunas.

3 cartes postales dans 2 endroits différents = 8 kunas

3 timbres encore ailleurs, dans un kiosque, pas facile à trouver... = 16.50 kunas. On revient en direction de l'appartement.

Visite d'un Second Hand, rue Svobode 3, assez grand d'ailleurs... Pas mal du tout, mais on n'a rien trouvé...

Vers 15 h 45, on revient à l'appartement, installation, rangements, tri, lavage, douches, repos, WIFI... La personne présente est sympathique et habite sur place au dessus de notre appartement.

18 h, on va en face au supermarché Tommy acheter quelques victuailles pour piqueniquer ce soir = 37.80 kunas.

Retour, consommation des achats, puis café en face de l'appartement, dans un café fumeur, tiens ça existe encore... Dans le café, une personne debout s'adresse à nous et se présente comme étant Nina, la propriétaire des appartements Nina où nous logeons.

2 cafés = 16 kunas

Retour vers 19 h 30, juste avant un orage...

5e jour – samedi 13 septembre 2014

2 cafés dans le café en face de l'appartement = 16 kunas

On part avec la voiture vers 7 h 40 pour le port prendre le bateau pour Supetar à 9 h.

Là, un instant d'inattention, je me mets dans la file pour Stari Grad... Je pars à pied au guichet acheter les billets et je m'étonne lorsqu'on m'annonce plus de 400 kunas, vu qu'hier on m'avait dit 226... Je montre l'horaire qu'on m'a donné hier avec les 226 marqués à la main dessus, la caissière se marre et me dit que ce n'est pas la même île... Je retourne à la voiture, j'arrive à m'extraire de la file et à ressortir pour rentrer au bout du port pour la file Supetar, ouf !!!

Guichet, effectivement 226 kunas (33 kunas par personne et 160 kunas pour la voiture).

Horaires donnés par Jadrolinja : du 30 mai au 28 septembre 2014

Départs de Split pour Supetar : trajet de 50 min.

5 h 15, 6 h 15, 7 h 45, 9 h 00, 11 h 15, 12 h 45, 14 h 15, 16 h 45, 18 h 00, 19 h 30, 21 h 00 et 23 h 59. En plus, du 27.6 au 31.08, départs à 10 h 30, 15 h 15

Départs de Supetar pour Split : trajet de 50 min.

5 h 00, 6 h 30, 7 h 45, 9 h 00, 10 h 30, 12 h 30, 14 h 00, 15 h 30, 18 h 00, 19 h 30, 20 h 45 et 22 h 45. En plus, du 27.6 au 31.08, départs à 11 h 45 et 16 h 30.

Le bateau part à l'heure à 9 h ; à 10 h, nous sommes garés gratuitement à l'entrée de Supetar. Tour en ville, église, mosaïques du VIe siècle (très endommagée la mosaïque et pas protégée... dommage), tour du village.

2 cafés sur le port = 14 kunas, 1 énorme croissant pour deux dans une boulangerie = 5 kunas.

Devant nous, le parking, il est affiché 8 kunas de l'heure.

Nous repartons pour Bol vers 11 h 20

Jolie route, belles vues sur Hvar, quelques chèvres qui se promènent...

12 h, nous sommes garés à l'entrée de Bol devant Adria Tours où j'ai réservé un appartement pour ce soir, 27.30 euros déjà réglés à la réservation par Booking.

Enormément d'Autrichiens, de Tchèques, de Polonais et d'Allemands sur l'île...

Paperasse, on laisse les passeports car on ne sait pas encore si on va rester une 2e nuit et aller à Hvar sans la voiture demain, nous repasserons plus tard pour le leur dire.

On nous prie de suivre une moto pour nous amener à notre appartement, appartement Mare 1, au dessus de la taverne Konoba Mendula. Il y a un WIFI de la ville dans le secteur, mais trop faible, ça ne fonctionne pas dans l'appartement ou sur la terrasse...

Nous y sommes à 12 h 30, installation. C'est calme. Il n'en sera pas de même vers 19 h 30 quand nous rentrerons... la taverne sera envahie de touristes... un peu de bruit et quelques fumets... En fermant les fenêtres, ça ira... On est samedi soir...

Nous laissons la voiture en face et descendons à pied dans le village, très joli...

Vers 13 h 15, repas au restaurant Jadranka, sur une terrasse en meubles faits de bois d'olivier, très rustique... 2 côtelettes de porc, frites. 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 210 kunas. La patronne est sympathique et parle bien allemand et anglais.

14 h 30, on va voir un peu les horaires des bateaux sur le port.

Il y a des excursions pour Hvar, avec 2 heures d'arrêt et 2 heures d'arrêt en route sur une plage, apparemment pas demain pour 19 euros.

Sinon, il y a un catamaran (pas de voiture à bord!) le matin pour Jelsa et un le soir pour rentrer...

Horaires donnés par Jadrolinja : du 30 mai au 28 septembre 2014

Départs de Jelsa : 6 h 00, arrivée à Bol à 6 h 20, départ de Bol pour Split à 6 h 30 et arrivée à Split à 7 h 40. Le dimanche, le départ de Jelsa est à 7 h.

Départ de Split : 16 h 30, arrivée à Bol à 17 h 40, départ de Bol pour Jelsa à 17 h 50 et arrivée à Jelsa à 18 h 10. Pas de différence pour le dimanche dans ce sens-là...

Donc, on décide de ne pas rester ici demain.

Nous allons voir le monastère à l'entrée de la ville, la petite église à côté, tout ceci est fermé malheureusement...

Arrêt un moment devant la plage vers le monastère.

1 glace = 16 euros.

On remonte depuis là à l'appartement où on arrive vers 16 h.

Départ avec la voiture vers 16 h 20. On la gare vers l'agence Adria Tours, on va récupérer nos passeports et annoncer qu'on ne restera pas. Nous pouvons laisser la clef dans l'appartement demain et partir sans autres.

Nous descendons à pied et suivons le chemin ombragé pour aller voir la plage triangulaire de Zlata Rad. Magnifique promenade avec un temps splendide.

Nous revenons en centre ville en longeant la mer et nous nous arrêtons peu avant la poste. Superbe promenade...

2 gâteaux, 1 coca light, 2 cafés = 51 kunas. Repos un bon moment après le kilomètre lancé...

Nous remontons par la rue arrière jusqu'à Adria Tours, reprenons la voiture et rentrons à l'appartement où nous arriverons vers 19 h 15, un peu mal aux pieds...

6e jour – dimanche 14 septembre 2014

Départ vers 7 h 15

On arrive au ferry à Sumartin vers 7 h 45, il part à 8 h, capacité maximum 25 voitures... il y en a 12 présentes...

Tickets ferry = 226 kunas (33 kunas par personne, 160 kunas pour la voiture)

Entrée dans le ferry en marche arrière...

Départ à 8 h 05, arrivée à Makarska à 8 h 55

Horaires donnés par Jadrolinja : du 30 mai au 28 septembre 2014

Durée trajet : 60 min.

Départs de Makarska du 30 mai au 26 juin et du 1er septembre au 28 septembre 2014 : 9 h 00, 12 h 30, 17 h et 20 h 00 (le 7 septembre seulement à 21 h).

Départs de Makarska du 27 juin au 31 août 2014 : 8 h 00, 11 h 00, 14 h 30, 18 h 00 et 21 h.

Départs de Sumartin du 30 mai au 26 juin et du 1er septembre au 28 septembre 2014 : 6 h 00, 11 h 00, 15 h 00 et 18 h 30. Le dimanche, le départ est à 7 h au lieu de 6 h.

Départs de Sumartin du 27 juin au 31 août 2014 : 6 h 00, 9 h 30, 13 h 00, 16 h 30 et 20 h 00. Pas de différence le dimanche.

On s'arrête sur le quai, parcomètre 10 kunas pour 1 h. Je mets 8 kunas, on en a jusqu'à 10 h.

On change 200 euros, cours 7.43. On verra plus loin 7.53 et 7.56...

Petite promenade en ville, église (on ne peut pas entrer, messe).

1 croissant et 1 petite tresse dans une boulangerie = 11.50 kunas

2 cafés dans la rue arrière = 10 kunas

On repart vers 10 h.

Essence à la sortie de la ville à 10.89 kunas le litre de 95 sans plomb = 150 kunas.

On roule jusqu'à Drevenik où on arrive à 10 h 32 pour voir partir le ferry de 10 h 30...

Capacité du ferry, 30 voitures... 6 voitures présentes n'arriveront pas à y monter...

On se met dans la file pour le suivant (à 12 h).

Achat des tickets du ferry = 140 kunas (32 kunas par personne et 108 kunas pour la voiture)

Horaires donnés par Jadrolinja : du 30 mai au 28 septembre 2014

Durée trajet : 35 min.

Départs de Drevenic : 7 h 30, 9 h 00, 10 h 30, 12 h 00, 13 h 45, 15 h 45, 17 h 15, 19 h 00, 20 h 30 et 22 h 35. En plus, du 26.7 au 17.8, un départ à 5 h 45.

Départs de Sucuraj : 6 h 30, 8 h 15, 9 h 45, 11 h 15, 13 h 00, 15 h 00, 16 h 30, 18 h 00, 19 h 45 et 22 h. En plus, du 26.7 au 17.8, un départ à 5 h 00.

Petite ballade le long de la plage en attendant, puis 2 Coca dans le bar à côté du ferry (avec WIFI) = 26 kunas.

Entrée dans le ferry en marche avant, on ressortira de l'autre côté.

On partira finalement vers 12 h 10.

Arrivée à 12 h 45 à Sucuraj.

On prend la route pour Jelsa (env. 50 km), arrivée à 13 h 55, on se gare avant l'entrée du village.

Il y a plusieurs places pour camping, tentes, campings-car juste avant l'entrée du village, avec baignade possible au dessous.

Vers 14 h, arrêt à l'entrée pour manger, bistrot Laguna. Menus à 40 kunas (penne bolognaise, salade, crêpe). 2 menus, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 124 kunas.

Départ vers 15 h, petite promenade en ville.

15 h 30, demi-tour, on remonte sur la route principale.

16 h 30, on arrive à Hvar.

On dépasse le parking à l'entrée, 50 mètres à droite, route pour Selca, on fait 10 mètres, il y a un appartement à louer sur la droite. Seul « problème », une rampe étroite de 20 mètres à monter en marche arrière pour ceux qui auraient peur...

Grand appartement, pour 3 personnes (peut-être 5 ? car il y a un clic clac dans le salon), superbe, tout neuf, balcon avec vue sur le château. 20 euros par personne que nous règlons tout de suite. WIFI gratuit. Il paraît que c'est 100 euros pour 3 personnes en août... Rooms & Appartements Dolac, famille Matic.

Installation, puis nous repartons vers 17 h à pied au centre ville distant de 100 mètres.

Parking à l'entrée, prix affiché = 15 kunas l'heure et 150 kunas pour 24 heures...

Gare routière (bus) à côté du parking ; à côté, derrière le marché, WC, consignes bagages et laundrette.

Visite du centre, promenade d'une église à l'autre... Magnifiques maisons. Nous ne monterons pas au château. Il faut faire abstraction du côté bling bling du lieu pour surtout apprécier les bâtiments...

Achat de 2 pommes au marché = 4.50 kunas.

Retour vers 20 h à l'appartement.

7e jour – lundi 15 septembre 2014

On va à pied à l'entrée de Hvar.

1 croissant = 8 kunas

2 cafés = 20 kunas.

Départ de l'appartement avec la voiture à 7 h 15.

7 h 45, Jelsa

8 h 50, on est au ferry à Sucuraj, 3-4 voitures devant nous, on se met dans la file.

Tickets du ferry = 140 kunas (32 kunas par personne, 108 kunas pour la voiture).

Capacité du ferry 30 voitures...

Horaires donnés par Jadrolinja : du 30 mai au 28 septembre 2014

Durée trajet : 35 min.

Départs de Drevenic : 7 h 30, 9 h 00, 10 h 30, 12 h 00, 13 h 45, 15 h 45, 17 h 15, 19 h 00, 20 h 30 et 22 h 35. En plus, du 26.7 au 17.8, un départ à 5 h 45.

Départs de Sucuraj : 6 h 30, 8 h 15, 9 h 45, 11 h 15, 13 h 00, 15 h 00, 16 h 30, 18 h 00, 19 h 45 et 22 h. En plus, du 26.7 au 17.8, un départ à 5 h 00.

Petite ballade dans le secteur.

2 croissants = 16 kunas

2 doubles cafés = 24 kunas.

9 h 30, on embarque, on monte en marche avant et on ressortira de l'autre côté du bateau ; il partira à l'heure exacte à 9 h 45.

10 h 15, on est dehors du ferry à Drevenic.

Route côtière.

11 h, frontière de la Bosnie.

2 files, une pour les voitures européennes et suisses, une pour les autres nationalités. Arrêt de 10 secondes, le douanier ne sort pas, ne regarde aucun document...

Arrêt essence à Neum. 1.35 euros le litre de super sans plomb = 35 euros

Autre arrêt pour regarder un supermarché. Pour info, cartouche Malboro à 22 euros et Winston à 20 euros.

On repasse la frontière de la même manière qu'à l'entrée...

11 h 50, arrêt près de la plage publique de Slano. Joli endroit.

Dans le village, parcomètres à 4 kunas l'heure.

Dans le village, restaurant Kolarin, terrasse sous une tonnelle, très agréable. 2 escalopes de veau, frites, légumes, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 220 kunas.

Départ vers 13 h 30 avec la voiture.

14 h, arrêt quelques minutes au dessus de Dubrovnik pour revoir le panorama général, il y a un bateau de croisière ancré au large, magnifique vue d'ensemble.

14 h 30, on est dans Cavtat, on cherche pour ce soir... On se gare et on part à pied...

On trouve un peu en dessus du village Appartements Bellevue (famille Guljemovic), parking ombragé devant, piscine, chambres ou appartements. Chambre 3 A (la 4A et la 5A doivent être similaires), avec balcon vue sur le bateau de croisière et Dubrovnik au loin. Douche/WC, très bien et très propre. WIFI gratuit. On règle tout de suite = 30 euros pour une nuit. On retourne chercher la voiture, on revient, installation, lavage, tentative d'utiliser la piscine, mais eau trop froide, on renonce, déjà qu'on vient d'avoir tous les deux un gros rhume, on ne va pas tenter le diable...

On reprend la voiture, on va au parking payant à l'entrée de Cavtat, 5 kunas de l'heure. On y est à 16 h 45.

Gare routière (bus) à côté. A droite, rue piétonne avec consignes/WC.

Il semble y avoir un bus no 10 pour aller à Dubrovnik.

Taxis, prix affichés : 15 euros pour aller à l'aéroport et 35-40 euros pour aller à Dubrovnik.

Petite promenade en ville, 2 églises, le long de la mer... Assez calme, moins snob que Hvar... On entend quelques avions car l'aéroport est proche, mais on ne peut pas dire que ce soit vraiment très gênant. Très agréable pour une fin d'après-midi...

On revient vers le parking.

Taverne Konoba Kolona, terrasse en hauteur. Pas très faim, 2 salades grecques, 2 glaces, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, couverts payants 10 kunas par personne = 217 kunas. Bof, un peu attrape-touristes..., c'était mieux à midi...

19 h 15, on retourne au parking, tiens il pleut un peu...

3 h. de parking = 15 kunas

19 h 30, retour à l'hôtel.

8e jour – mardi 16 septembre 2014

Départ vers 7 h.

Arrêt à Cilipi, 2 cafés = 14 kunas, 2 croissants au supermarché = 13 kunas Départ vers 7 h 45

7 h, 55 frontière Croatie/Montenegro

Ennuyeux car depuis Cavtat, pas vu de bureau de change jusqu'à la douane...

Douanier croate : regarde les plaques, demande les passeports, voit les passeports suisses, ne les prend pas, on passe en 15 secondes, il n'y a personne devant nous en plus

Douanier monténégrien : demande les 2 passeports, la carte grise et la carte verte de la voiture, ça dure 2 minutes, il n'y a personne devant nous.

8 h 05, on est garé à Igalo, parking Hôtel Igalo (avec guérite, sinon SMS au bord du trottoir...)

On va voir une boutique Vypex que l'on connaît et on cherche une banque pour liquider nos derniers kunas... On nous envoie à la banque CPK à la sortie d'Ivalo.

On arrive à récupérer chacun environ 25 euros qui nous restaient en kunas (ne prend pas les pièces en revanche).

On reprend la voiture à 9 h, 1 euro pour le parking (c'est affiché 1 euro de l'heure d'ailleurs).

On traverse Herzeg Novi par une petite route au bas de la ville, ça ne va pas vite...

9 h 25, on arrive au ferry. Passage = 4.50 euros.

Le ferry part à 9 h 30, 5 minutes après, nous sommes en face, on tourne à droite, direction Tivat.

On continue via Budva, Sveti Stefan et on arrive à Bar vers 11 h.

On retrouve un peu difficilement l'un de nos magasins derrière la gare, magasin Trendy, puis retour et parking en ville derrière le centre commercial central.

12 h 30, restaurant Karuba

2 cocas light, 1 omelette, 1 plat de poulpes, 1 riz avec champignons, 1 coupe de fruit, 2 cafés = 23.80 euros. Là, on n'a plus faim...

Vers 13 h 45, suite du petit tour des magasins en centre ville

On revient vers 15 h 20 au même restaurant, il fait chaud... 2 cocas light = 3.60 euros.

A 16 h, on reprend la voiture et on cherche les appartements Villa Jadran où nous étions déjà il y a 2 ans.

16 h. 30, on y est, chambre/appartement no 12, avec cuisine, divan, 1 lit double, 1 lit simple et une TV satellite avec chaînes françaises et suisses !, tout ça pour 30 euros. WIFI. Parking dans la cour. On ne prend pas le petit déjeuner (2.50 euros par personne) car on se souvient de la quantité de nourriture qui était arrivée la dernière fois, on se contentera d'un café croissant en ville avant de partir pour l'Albanie...

Prises électriques comme en France.

Repos et internet un moment...

Vers 18 h, retour en ville en voiture.

Restaurant pizzeria Pulena. 1 vin rouge, 1 coca light, 1 grosse salade au thon, 1 plat de poulet rôti avec légumes, 2 cafés = 14.70 euros.

Retour à l'hôtel vers 19 h 30.

9e jour – mercredi 17 septembre 2014

Départ vers 7 h.

Essence à côté de l'hôtel à 1.35 euro le litre de super sans plomb 95 = 15 euros. Le prix est le même partout au Monténégro.

Arrêt au centre ville, 4 cafés = 4 euros, 4 croissants = 1.20 euros

Départ vers 8 h 05

On prend la route via Ulcinj, Vladimir, pour aller à la frontière albanaise.

8 h 35, Ulcinj

La route devient plus étroite ensuite, mais en bon état.

Vladimir, magasins, essence, restaurants, etc.

9 h 15, frontière Monténégro/Albanie, une dizaine de voitures devant nous, les bus étant dans une autre file. Ca n'avance pas...

Arrêt, vérification passeports, carte verte, carte grise, ça prend 5 min. pour nous.

9 h 50, on a passé la douane...

Essence super sans plomb 95 affichée à 1.30 euros après la douane, ensuite aux alentours de 180 leks.

Route en bon état, mais ça devient un peu folklorique, vélos, animaux, charrettes, piétons...

On arrive au château de Rozana, je loupe l'entrée de Skodder dans le giratoire... bon, on s'en rend compte env. 3 km après, on revient...

Vers 10 h 30, on arrive dans Skodder, ça roule n'importe comment, piétons et vélos au milieu de la route, toutes sortes de stands sur les trottoirs, on tourne un peu dans ce bord... pour voir les hôtels.

Je vois la banque d'Albanie avec un parking devant. Arrêt, on rentre pour faire du change. Nous changeons 200 euros à 1.387. Ce n'est pas le meilleur taux, mais au moins, c'est fait.

Vers 11 h 15, j'entre dans un parking en plein centre ville, à côté de la place centrale et face à la mosquée. Là, 2 gardiens en uniforme, on me fait arrêter sur une place. En fait, je suis entrée dans le parking de l'hôtel Rozana. A l'heure actuelle, toujours pas vu le nom de l'hôtel sur ce bâtiment disons un peu délabré, surtout les 2 derniers étages qui paraissent condamnés...

Une discussion avec les 2 gardiens qui ne parlent qu'albanais pour leur expliquer qu'on veut simplement aller voir à côté à l'hôtel Kaduku s'il y a de la place. Evidemment, ils ne comprennent rien. Surgit providentiellement un Albanais qui parle français, bon, finalement, il suffit qu'on donne 5 euros aux 2 gardiens pour qu'on puisse rester là 24 h. si on décide de rester... hum... ça sent la magouille, mais ça nous arrange...

Bon, on va voir l'autre hôtel, OK pour une nuit. Hôtel Kaduku, Chambre no 2, 50 euros avec le petit déjeuner. WIFI. La chambre est très bien, calme sur l'arrière. L'hôtel a un très petit parking devant également...

Les prises électriques dans l'hôtel sont comme en Italie. Dans d'autres hôtels, nous aurons des prises de types français, voire les 2 sortes dans la même chambre...

En Albanie, ne jamais traverser la chaussée avec la voiture et se garer à contre sens le long du trottoir d'en face... les flics verbalisent ceci, nous le verrons plusieurs fois (environ 10 euros d'amende paraît-il)...

On ressort, on file 5 euros aux 2 gars, OK, c'est fini, on est tranquille jusqu'à demain matin...

Après installation, on va voir la mosquée (datant de 1995), puis la rue piétonne à l'arrière.

Autour de la mosquée, bureaux de change avec taux affiché 1 euro = 140 leks. Un ou deux gars avec des billets dans les main dans la rue proposant de faire du change. Plusieurs vendeurs de téléphones portables sur le trottoir...

Dans la rue piétonne, Green Tavern. 1 assiette de mixed grill 3 sortes de viande 500gr. 1 salade grecque, 1 coca, 1 verre de vin. = 1.460 leks

Puis, on se déplace dans une boulangerie pour 2 gâteaux = 140 leks.

Puis, 2 cafés ailleurs = 100 leks.

1 carte postale = 30 leks, on va à la poste pour le timbre = 90 leks

Discussion devant l'hôtel Rozana avec un Albanais qui vient travailler en Suisse parfois...

Petit tour pour aller voir la cathédrale catholique (fermée)

Office du tourisme, qui n'a plus de plan de la ville (l'hôtel non plus d'ailleurs)...

On va à pied en direction du château Rozafa, pour voir un peu les magasins, etc. On visite 2 mosquées en route, à mon avis plus belles que celle du centre ville...

Nous irons voir le château et le vieux pont en voiture demain matin en partant. La rue principale qui sort de la ville est assez propre, la chaussée est en bon état, les immeubles ne sont pas très beaux ; les rues arrière, pas terribles... mais pas très sales. Le centre ville est assez agréable, même si l'architecture de certains bâtiments n'est pas trop à notre goût...

En route, 1 coca, 1 eau minérale = 150 leks.

On a bien dû faire 3 km jusque vers le château... Il y a un arrêt de bus, je trouve un Albanais qui parle anglais ; oui, on peut prendre le bus à cet endroit, on paie le ticket à l'intérieur.

Arrive un bus quelques minutes après, on monte devant et on paie à quelqu'un debout au milieu du bus... 30 leks par personne.

Retour à l'hôtel vers 18 h, repos un moment, internet...

Vers 19 h 15, dans la rue piétonne, restaurant « Country club », 1 spaghetti bolognaise, 1 spaghetti ail/huile/piment, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 750 leks

Retour à l'hôtel vers 21 h.

10e jour – jeudi 18 septembre 2014

Petit déjeuner vers 7 h 40. Fromage, beurre, confiture maison, yaourt de Skodder, pain, 4 cafés expresso, omelette... On ne prend pas l'omelette, ni la confiture, ni les yaourts...

Vers 8 h 35, on est au parking au dessous du château Rozafa, parking 100 leks. Si nécessaire, WC sur place à 50 leks. En fait, il y aurait un parking plus haut, mais barrière fermée, donc obligés de se garer en bas...

Une dizaine de minutes pour monter, chemin avec grosses pierres parfois glissantes, éviter les talons aiguilles...

Entrée pour le château, 200 leks par personne.

Magnifiques vues d'en haut.

Dans le château, musée, qui devrait être ouvert à 9 h. A 9 h 20, toujours personne... Un stand de souvenirs, un restaurant avec terrasse qui n'ouvre qu'à 10 h. On abandonne pour le musée...

On redescend, on tourne un peu avec la voiture pour aller à la vieille mosquée au dessous (Mosquée des Plombs). A nouveau, très bien, mais fermé, pas âme qui vive alentours...

10 h 20, on quitte Skodder pour aller au lac Koman, route de Tirana pendant 16 km, tourner à gauche pour aller à Vau Dejes. Jusque là, ça va, environ 30 min. Après, route pour Koman, 36 km. Route assez large, mais ça ne va pas vite... trous, chutes de pierres, animaux, peu de véhicules... 1 h 30 après, nous sommes à Koman. Les paysages en route sont déjà magnifiques.

On passe le tunnel sous le barrage, tiens un gars avec un mitraillette dans le tunnel qui semble défendre l'entrée sous le barrage... Tunnel environ 500 mètres. On arrive sur une place avec le débarcadère, le bureau de renseignement pour les bateaux, un hôtel-restaurant... Il est 12 h 20.

Parking sur la place, on va manger... ça ne va pas vite, mais on y arrive... 1 truite du lac, 1 assiette de côtelettes de porc, 1 frites, 1 salade mêlée, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 1'800 leks. Excellente la truite, le reste assez quelconque.

Là, on décide de ne pas rester ce soir à l'hôtel pour prendre le bateau demain.

Sinon, à l'entrée de Koman, avant le tunnel, 1 camping, 1 autre hôtel fléché, 1 mini-market, 1 ou 2 petits restaurants.

14 h, on repart avec la voiture.

15 h 30, on a rejoint la grande route Skodder-Tirana.

On va à Lehze où on arrive vers 16 h 15. On le traverse, on revient en arrière par la route parallèle.

16 h 30, hôtel Europa, chambre 12, simple, propre, pas d'ascenseur, parking devant. 20 euros avec le petit déjeuner (le petit déjeuner = soit un café, soit un capuccino, c'est tout). WIFI au rez-de-chaussée dans le bar, pas dans les chambres.

Repos et rangement un moment.

Vers 18 h, on reprend la voiture pour monter à la citadelle. Beau chemin, bien aménagé.

Parking 100 mètres avant le site.

Normalement, fermé à 18 h. Il est 18 h 30, on nous vend quand même 2 tickets, 100 leks par personne.

La citadelle est surtout jolie d'en bas et les vues depuis l'intérieur sur la mer sont belles, sinon que des ruines, on distingue encore les restes d'une mosquée.

On revient se garer à l'hôtel, on part à pied voir les rues principales.

Restaurant Veronica, 2 assiettes genre pot-au-feu, 1 salade mêlée, 1 coca, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 1'200 leks. Excellent.

Retour à 21 h 15 à l'hôtel. Au loin, une fête (?) musulmane avec danse dans la cour, c'est un peu bruyant...

11e jour – vendredi 19 septembre 2014

On prend les 2 cafés du petit déjeuner.

Départ vers 7 h 20.

8 h 25, on est garés à Krujé, au dessous de l'hôtel Europa.

On monte à pied jusqu'à l'hôtel Panorama, pas encore trop de monde, on monte la fameuse rue avec le bazar, ils sont en train de s'installer. Eviter les talons aiguilles ici aussi...

En haut, musée ethnographique et Skanderberg, on n'entre pas, petit tour jusqu'au sommet.

2 cafés en attendant un peu que les magasins ouvrent = 200 leks.

On redescend en regardant mieux la rue bazar.

Nous nous faisons proposer du brandy, du koniak, du raki à 2 euros, 1 tapis env. 50 x 70 à 18 euros, 1 nappe en coton à 5 euros, pour donner une idée des prix. Sinon, diverses sortes de dentelles, chaussettes, etc...

La partie ancienne de la ville, dont le bazar, est très agréable à visiter.

En bas, c'est le marché aux vêtements, chaussures, poules, poissons, légumes, etc.

Nous repartons à 10 h 50 avec la voiture pour aller à Tirana. Nous aurions voulu aller d'abord à Durres, mais dimanche, le pape vient à Tirana, donc on va essayer d'éviter cela...

11 h 30, entrée dans Tirana, ça conduit assez sec, mais pas si grave que cela.

On tourne un peu, on voit les divers préparatifs en vue de la visite du pape, certaines rues sont coupées, etc.

Je longe la rivière et je vois un hôtel Town House. Arrêt dans une rue arrière vers 12 h 15, on revient à pied.

Chambre 302, à l'arrière sur une cour calme. La 301 donne devant, c'est l'autoroute quasiment...

45 euros avec petit déjeuner (dès 8 h. demain). WIFI, pas d'ascenseur... Très bien, neuf et propre. Baignoire, coffre-fort, frigo.

Nous payons et allons manger au restaurant de l'hôtel, Il Posto. 1 linguine aux fruits de mer, 1 tagliatelle aux saucisses, 1 salade mêlée, 1 sabayon, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 1'970 leks.

On retourne chercher les valises à la voiture, le garçon nous les monte.

Installation et départ à pied vers 14 h 20.

Il manque effectivement plusieurs plaques d'égoûts en bordure des rues de la ville, notamment celles le long de la rivière.

La rivière a, paraît-il, été nettoyée. Hum... l'eau est boueuse, par endroit mousse de savon, déchets jetés des ponts, ça pue sur chaque pont...

Tour du centre ville, pyramide, place Skanderberg, château, vieux pont, etc. On renonce aux mosaïques qui sont un peu plus loin vu la chaleur.

La mosquée sur la place Skanderberg est magnifique, le reste, j'ai de la peine... si je reviens en Albanie, je ne pense pas revenir à Tirana...

A côté, 2 cocas light sous une tonnelle au calme = 300 leks. Il fait 31 degrés...

Près du château, 2 x 2 boules de glace = 200 leks

Vers 18 h, on repasse à l'hôtel, un bref moment de repos au calme.

On ressort manger sur la terrasse du restaurant Medusa, près du vieux pont. On l'avait repéré cet après-midi, calme ; ce soir, musique à fond... 1 pizza Capriciosa, 1 köfte, 1 verre de vin, 1 coca. On renonce au café vu le bruit... = 1'350 leks.

Retour à l'hôtel vers 20 h 30, quel havre de paix...

12e jour – samedi 20 septembre 2014

On descend vers 7 h 45 avec les valises.

Le petit déjeuner est déjà prêt, donc on ira à la voiture après avec les valises.

Buffet avec beaucoup de choix.

Départ avec la voiture vers 8 h 30 pour aller à Durres.

On reprend la rue le long de la rivière dans l'autre sens, on suit les écriteaux Durres. Route SH56 apparemment.

Parking à Durres à 9 h 45 à côté du forum/marché byzantin. A l'arrière, en partie sous une maison, restes de thermes.

On part à pied visiter l'amphithéâtre.

En route, 2 grands cafés = 200 leks.

Amphithéâtre, on verrait assez bien de l'extérieur, mais on va entrer pour voir les 2 mosaïques dans la chapelle à l'intérieur = 300 leks par personne (ou 2.50 euros)

On descend voir le musée archéologique, fermé jusqu'en octobre environ nous dit-on pour travaux... Dommage, cela aurait été intéressant. Le guide ne semblait pas formel pour octobre, peut-être davantage...

On revient sur le bord de mer, pas extraordinaire, et voir les restes des remparts, on contourne l'amphithéâtre et on revient vers la voiture.

Le quartier est assez plaisant, en 2 h. on en a fait le tour, sans visiter le musée.

Sinon, il y a également un musée ethnographique.

Devant le théâtre, petit restaurant à 12 h. 2 kebabs avec riz, 1 grande salade mêlée, 2 coca light, 2 cafés = 940 leks. Pas d'autre choix de toute façon... mais c'était très bon.

Départ vers 14 h 10 avec la voiture pour Elbasan, via la côte, autoroute d'abord, ensuite non, mais route regoudronnée récemment apparemment, pas de problème.

Essence en route, 25 litres de super 95 sans plomb à 180 leks le litre = 4'500 leks. Quelques stations avec essence à 175 leks le litre, d'autres à 189 leks...

Vers 15 h, on est à Elbasan, on tourne un peu avec la voiture, la rue centrale à l'entrée est en travaux... Restes de murailles, vieille ville, très bien pour une promenade ce soir.

15 h 30, on est installés au Grand Hôtel, à l'entrée de la ville, les travaux commencent au bout de cette rue... Chambre 106, premier étage, pas d'ascenseur, 30 euros. Grande terrasse commune avec les 2 chambres contigües, avec une table, chaise pour chaque chambre. WIFI. Frigo. Très bien, très propre.

Repos un moment, il fait chaud et lourd...

16 h 30, on repart à pied pour le centre ville en traversant le chantier...

Passage le long des murailles, visite de la plus ancienne mosquée d'Albanie (l'intérieur n'a pas d'intérêt, l'extérieur et le minaret en pierres sont beaux), visite du jardin de l'hôtel Guri et du café/salon de lecture qu'ils ont aménagé assez récemment avec beaucoup de goût dans une des tours de la muraille.

Change de 100 euros en ville au cours de 138,69.

En route, 4 gâteaux = 360 leks

Sur une terrasse, 1 eau minérale, 1 coca = 200 leks

Une petite promenade agréable pour une fin d'après-midi...

19 h 30, on est de retour à l'hôtel.

13e jour – dimanche 21 septembre 2014

Petit déjeuner vers 7 h 20.

Départ vers 8 h.

On roule en direction de la Macédoine (route SH3), route en bon état et assez large.

Sur la route, de nombreuses sources et de nombreux lavages auto, alimentés par des sources... Le propriétaire de l'appartement loué à Ohrid nous dira ce soir que toutes ces sources sont alimentées par le lac d'Ohrid (situé au dessus à 600 mètres).

9 h 15, on est au sommet du col, soit on tourne à gauche pour aller en Macédoine, soit on poursuit en direction de Korce.

On descend quelques kilomètres en direction de Korce pour aller à Lin.

Parking à l'entrée du village (ça vaut mieux!) vers 9 h 20, devant l'hôtel Leza, pas mal au bord du lac avec restaurant en terrasse sur le lac.

2 cafés = 200 leks.

Dans le café de l'hôtel, reproductions de mosaïques de la basilique du lieu et de mosaïques d'autres endroits en Albanie.

Les restes de la basilique, si j'ai bien compris l'explication, se trouvent à 15 min. à pied sur la colline, par un chemin en pierre à l'entrée du village, un peu avant l'hôtel. On renonce à monter.

On va à pied jusqu'au bout du village, très joli endroit, maisons anciennes, agréable promenade.

Départ vers 10 h 20, on remonte le col pour tourner à droite et entrer en Macédoine.

10 h 35, douane albanaise, 4 voitures devant nous, on traîne environ 10 min. vérification des passeports, carte grise, carte verte.

Ensuite, douane de la Macédoine, ça recommence, passeports, carte grise, carte verte, police qui ouvre certains coffres de voiture, on nous demande où on va, combien de temps on va rester en Macédoine...

10 h 55, on a passé.

On descend une route à 3 voies pas très plate, mais ça va.

Essence sans plomb 95 un tout petit peu moins chère qu'en Albanie.

Entrée de Struga, on descend au bord du lac. Avant de longer le lac en direction d'Ohrid, on va voir sur le côté droit ce qui s'y trouve... Mauvaise idée, gros embouteillage, peut-être parce qu'on est dimanche, 2 campings, plusieurs chambres et appartements à louer... on fait demi-tour et on traverse Struga, bord de mer assez quelconque...

On continue par la petite route du bord de mer jusqu'à Ohrid.

Vers 12 h, on y est. Je suis un écriteau amphithéâtre, on s'arrête à l'entrée d'un complexe ancien regroupant l'amphithéâtre, quelques églises anciennes, les murailles du château, etc.

On monte à pied l'allée centrale. En haut, entrée pour église et basilique à 100 dinari par personne. Rien à faire, on ne veut pas de mes euros... Bon, pas trop de restos dans le coin, on reprend la voiture et on va se garer en bas, sur le bout du quai...

On trouve un restaurant CMETKA (c'est en cyrillique...) qui accepte qu'on paie en euros et qui me rendra en dinari, ça nous arrange....

1 euro = 61 dinari (taux affiché dans le bureau de change)

2 escalopes de veau, pommes nature, 2 assiettes de champignons, 2 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 1220 dinari. Je donne 50 euros et je récupère environ 1800 dinari.

Si on ne trouve pas de bureau de change, ça ira pour les entrées de sites, etc. aujourd'hui...

En fait, il y aura 2 bureaux de change ouverts dans la rue centrale piétonne...

Vers 14 h, on repart à pied le long de la mer voir le centre ville, quelques maisons anciennes, l'église Sainte-Sophie, 2 entrées à 100 dinari, qu'on ne paiera pas vu qu'il n'y a personne de présent pour encaisser ni à notre entrée ni à notre sortie...

Tour des magasins.

1 carte postale = 50 dinari

1 timbre = 30 dinari 1 bouteille d'1,5 litre d'eau minérale = 30 dinari. Vers 16 h 30, on revient à la voiture.

Le propriétaire des appartements tout proche se promène à vélo, donc on va voir ce qu'il propose...

Appartements « Roze ». 25 euros, WIFI, parking gratuit devant, calme, c'est parfait. Téléphone : 00389 70 85 67 59, bd Maréchal Tito, no 25. Le propriétaire parle anglais.

Dans le jardin, source en provenance de la montagne, on peut la boire... Les 4 studios sont au rez-de-chaussée avec chacun une table dans le jardin. Nous sommes dans le no 4, le mieux placé à mon goût. Il y a un lit simple en plus dans le studio.

Le propriétaire et son fils semblent grands amateurs de vélos, local à vélos dans le jardin aussi...

Installation, repos un moment.

17 h 45, on remonte en voiture dans la partie ancienne où nous étions à midi.

Visite d'une église orthodoxe, Saint Clément ?, magnifiques fresques, entrée 100 dinari par personne. Puis, on remonte voir l'autre église, Saint Pantaleon ?, tombeau de Saint Pantaleon à l'intérieur, moins belle que la précédente et les mosaïques de la basilique à côté. Le même personnage qui ne voulait pas de mes euros à midi, maintenant, il nous laisse entrer sans payer, faut pas s'énerver là... Sinon, 100 dinari par personne.

On jette un oeil sur l'amphithéâtre en redescendant, bof bof...

On ne monte pas jusqu'aux murailles du château. C'est très beau éclairé la nuit, visible du quai en bas également, mais on a vu une vue aérienne montrant qu'apparemment il n'y a strictement rien à l'intérieur de la muraille...

On revient à l'appartement avec la voiture.

Petits achats à l'épicerie du coin, on n'a pas très faim, 153 dinari.

Retour vers 19 h 30 à l'appartement.

14e jour – lundi 22 septembre 2014

Il pleut, ça commence mal, mais ça va s'arranger 1 h après, ouf.

Départ vers 7 h 30

On continue la route autour du lac en direction de Pogradec.

C'est plus sauvage, parc naturel sur notre gauche, route correcte, plus étroite qu'avant Ohrid.

Arrêt dans un hôtel pour 2 cafés = 120 leks

Arrêt dans un supermarché pour acheter diverses choses pour finir notre monnaie macédonienne...

Cigarettes pour info = env. 60 dinari le paquet

On passe à Sv. Naum. Petit détour, parking payant, on renonce vu qu'on a débarrassé toute notre monnaie.

9 h 30, douane macédonnienne, personne devant nous. 10 min. pour les papiers, puis on nous demande si l'on a quelque chose à déclarer, où on va et si on retourne en Macédoine ensuite...

9 h 40, douane albanaise, personne devant nous. 3 min. pour les papiers

9 h 45, on est en Albanie

Juste avant Pogradec, autre parc naturel à notre gauche.

Entrée de Pogradec et dans Pogradec, routes en mauvais état, travaux, ça ne va pas vite...

Arrêt dans Pogradec, 2 cafés = 200 leks

On poursuit jusqu'à Korce.

La route est bonne et assez large.

11 h 15, entrée de Korce, travaux partout, marché... ça n'avance pas fort.

On trouve près de la gare routière et du marché l'hôtel Regency, place de parking en face, le long du trottoir. 11 h 30.

Chambre 101, 30 euros sans le petit déjeuner (ou 40 euros avec le petit déjeuner). On prend la version à 30 euros. WIFI, minibar, chambre assez grande. Ascenseur. La douche, le lavabo et la chasse d'eau s'avéreront assez capricieux...

On ressort vers 11 h 45. On se dirige vers le marché, puis vers le centre ville.

Dans la rue piétonne centrale menant à la cathédrale, restaurant Alfa, sur la terrasse. 1 veau avec sauce fromage/riz, 1 kebab avec aubergine/poivron, 1 salade mêlée pour les deux, 1 tranche de glace, 2 cocas light, 2 cafés = 2'500 leks.

On va voir la cathédrale, assez neuve, les lustres en bois sont gigantesques : le quartier à l'arrière, le musée archéologique est fermé entre 14 h et 17 h

On revient à la voiture, départ à 15 pour Voskopoje. On se fait expliquer où est la route, je me trompe et suis un panneau Voskop qui ne devait pas être un fléchage mais une indication des communes je pense, on revient, on va un giratoire plus loin, là, c'est bien marqué Voskopojé 18 km.

Départ de là à 15 h 15, on arrivera à 15 h 35, route en bon état, petit col, belles vues.

A l'entrée de la ville, on tente de suivre le fléchage à droite pour un ancien monastère à 1.7 km. Chemin peu plat, ça va 400 mètres à 10 km/h jusqu'à un hôtel, après, il faudrait un 4x4... On renonce...

On retourne en centre ville. Arrêt sur le giratoire central, on part à pied à gauche.

A 400 mètres, on peut visiter l'église Saint Nicolas. Magnifiques fresques extérieures et intérieures, celles de l'extérieur abimées par des idiots y ayant gravé leurs noms dessus...

On revient au giratoire et on part sur la droite.

A 200 mètres, on arrive à l'église Cathédral Ste Mary. C'est fermé, mais quelqu'un arrive avec la clef, ouf. Là, l'entrée est payante. 200 leks par personne. L'extérieur de l'église ressemble à une grange, l'intérieur est superbe, fresques, etc.

Il faudrait s'installer dans un hôtel à Voskopoje et aller à pied dans les diverses autres monastères/églises, fléchés à 3, 4 ou parfois 8 km...

17 h 10, nous repartons avec la voiture ; 17 h 45, nous sommes à Korce, on fait le tour du centre ville et on retrouve l'hôtel à 18 h.

Arrêt et repos un moment.

Vers 19 h, on ressort.

3 gâteaux dans une pâtisserie, 2 croissants au chocolat pour demain matin et 2 cafés dans un pub = 400 leks. Pour situer, tout ceci égale le prix d'un café à Genève...

Il recommence à pleuvoir, orage, on revient à l'hôtel vers 20 h 30, juste à temps...

15e jour – mardi 23 septembre 2014

2 cafés à l'hôtel avant de partir = 150 leks

Il pleut à verse, mais ça s'arrêtera au bout d'une heure, heureusement, parce qu'on va pas mal errer dans les chemins de montagne ce jour...

Départ 7 h 50

On va à Maliq pour essayer de rejoindre Gramsh... A la sortie de Maliq, panneau qui signale que la route est coupée plus loin, on va encore 2 km et on demande, effectivement, on ne peut aller que jusqu'à Moglice nous dit-on.

Bon, on redescend à Korce où on arrive vers 8 h 50

On veut aller à Leskovik, mais on se trompe... on part jusqu'à Bilisht où on se rend compte de la bévue... c'est reparti, on retourne à Korce où on arrive vers 9 h 50. Bonne route jusqu'à Bilisht.

9 h 50, on part enfin pour Erseke et Leskovik...

11 h 00 Erseke

Essence, 23 litres de super sans plomb 95 à 1.80 lek le litre = 4'320 leks.

On entre dans un café juste à côté, 2 cafés = 120 leks. Pas de toilettes pour femmes, juste un urinoir... Bien, qu'à cela ne tienne, on va boire un coca dans l'hôtel à côté = 120 leks. Là, il y a des toilettes turques mixtes au moins...

Départ 11 h 30

Route de montagne, trous, etc, ça ne va pas vite. Magnifiques vues sur les montagnes et paysages.

13 h 10, on arrive à Leskovik.

Restaurant de l'hôtel Jorgo. 1 veau avec patates, 1 veau avec flageollets, 1 salade mêlée, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 1'250 leks. Très simple mais très bon.

14 h 10, on repart dans l'idée d'aller à Berat ; ça recommence, route de montagne, trous, etc. Jusqu'à Permet.

16 h Permet, la route est en plaine, ça a l'air d'aller mieux, large, bien goudronnée...On arrive à Ballaban qu'on traverse, pont sur la rivière, on fait encore 1 km. Là, la route se sépare en 3 routes impraticables sans 4x4 ; et encore faudrait-il savoir laquelle prendre... On revient au centre du village où on nous dit que ce n'est pas possible et qu'il faut aller à Tepelene à 18 km...

La route n'est pas trop mauvaise depuis Ballaban.

On arrive à Tepelene vers 17 h 50 ; ça devient pénible, donc, on renonce à Berat pour ce jour.

On débouche sur la SH4 en très bon état, on décide d'aller à Girokaster à 24 km.

18 h 20, on est à Girokaster, un hôtel Geraldo à gauche du giratoire d'entrée, 1 place devant. Il reste 1 chambre au premier étage, chambre 13, sans ascenseur. Balcon depuis lequel on voit le château éclairé la nuit. C'est moche, mais c'est propre, ça ira, ras-le-bol pour aujourd'hui. 25 euros sans le petit déjeuner. Pas de WIFI (ou en panne). Un peu bruyant la route devant si on laisse la fenêtre ouverte...

18 h 45, on part à pied en ville, sans monter dans la partie ancienne.

2 cafés et 2 gâteaux = 260 leks.

20 h 30, retour à l'hôtel.

16e jour – mercredi 24 septembre 2014

2 cafés à l'hôtel, servis avec une bouteille d'eau = 250 leks

Départ 7 h 30.

On met les valises dans le coffre et on laisse la voiture là, on monte à pied à la vieille ville.

En route, 2 croissants = 250 leks

Après, la rue centrale, on tourne à gauche pour la vieille ville. A partir de là, mieux vaut s'abstenir des talons aiguilles...

Belles maisons anciennes, on regarde les boutiques d'artisanat, la mosquée (rien de notoire à l'intérieur).

Achat d'une carte récente de l'Albanie, 1'250 leks.

On continue à monter jusqu'au château, qui ouvre à 9 h. On y arrive vers 9 h 05, la vendeuse de billets arrive à 9 h 15... 2 entrées à 200 leks par personne. On fait le tour de la cour, quelques canons, un vieil avion, la tour de l'horloge, la vue sur les montagnes surtout. Les WC dans la cour s'ouvrent péniblement vers 9 h 45... sont pas pressées les miss dans le secteur...

A l'intérieur du château, possibilité de visiter un musée sur les armes pour 200 leks supplémentaires, ça ne nous intéresse pas et cela semble hermétiquement clos d'ailleurs...

On ressort vers 9 h 50.

On va encore brièvement voir le début du bazar et on redescend dans la ville moderne.

On s'arrête pour reposer nos pieds endoloris par les pavés...

1 coca, 1 eau minérale = 150 leks.

Change de 100 euros dans un bureau de change près de la voiture au taux de 1 euros = 140 leks.

11 h 45, départ avec la voiture par la route SH4, via Tepelene. Elle semble avoir été regoudronnée récemment sur plusieurs kilomètres après Tepelene. Excellent état général (surtout par rapport aux routes d'hier...).

On prend la route via Levan. Il existe une route qui tourne à droite pour aller à Hekal. Ca nous intéresse pour aller l'un des prochains jours à Byllis et éviter de passer par Balsh, on verra...

Vers 13 h, on s'arrête au bord de la route dans un resto « Grill 33 » (qui n'existe que depuis 6 mois nous dit-on).

2 spaghettis bolognaise, 1 salade verte, 1 salade mêlée, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 1'400 leks.

Départ vers 14 h.

14 h 35 environ, on est à l'entrée de Fier.

Direction la rue où se trouvent l'hôpital régional, la maternité, la clinique américaine etc. pour trouver l'hôtel Internacional. On y est à 15 h.

3 nuits à 35 euros (sans petit déjeuner), que je règle tout de suite pour pouvoir récupérer nos 2 passeports...

Chambre 101, 1er étage, sans ascenseur, assez grande, frigo, balcon, parfait, Calme, donne sur le parking de l'hôtel et non sur la rue.

Repos et installation.

Vers 16 h 30, on ressort à pied pour aller au centre. Rien de notoire, mosquée moche, église orthodoxe, une université toute neuve assez spectaculaire, les immeubles sont hétéroclites...

On mange sur une terrasse du Café Deira. 1 poulet au grill, 1 tranches de porc au grill, 1 frites, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 1'200 leks. Très bon

Vers 19 h 15, on est de retour à l'hôtel.

17e jour – jeudi 25 septembre 2014

2 cafés dans un bar face à l'hôtel = 200 leks 2 croissants = 100 leks

On part à 8 h avec la voiture pour Berat...

A priori, ça semble bien parti, route en bon état... jusqu'au croisement avec celle pour Balsh...

Après, ça recommence, trous, travaux, etc. jusqu'à Kuman... 20 km/heure maximum...

Ensuite, ça va un peu mieux, mais encore quelques trous et travaux...

9 h 50, on est garé à Berat.

Visite mosquées et alentours = 100 leks par personne. Très bel intérieur de la mosquée.

Je trouve la ville encore plus belle que Girokaster. Vue d'ensemble sur les maisons anciennes.

On passe à pied le pont central (en travaux), on va sur l'autre rive, vue sur l'église au dessous de la citadelle (dont la porte semble fermée...), on revient par l'autre pont (également en travaux)...

On a décidé de ne pas monter à la citadelle cette fois-ci pour épargner nos chevilles... !

On va dans le centre nouveau, rue piétonne terminée, travaux dans le parc et sur le quai de la rivière. Au bout de la rue piétonne, on revient par l'arrière, route des voitures...

A nouveau, bâtiment de l'université assez spectaculaire...

11 h 40, on tombe sur le restaurant Petrit où certains mangent déjà. Très bien, ça nous arrange, on s'installe.

4 köfte, 1 riz, 1 filet de veau, 1 salade mêlée, 1 coca, 1 verre de vin. La machine à café semble en panne... = 1'100 leks. Simple et très bon.

12 h 45, départ avec la voiture.

On décide de passer par Lushne et de reprendre l'autoroute en direction de Fier pour aller à Ardeniça.

Au début, encore quelques trous et travaux, mais c'est mieux que ce matin...

13 h 50, arrêt à l'entrée de Lushne.

2 cafés, 1 bouteille d'eau = 130 leks

Départ vers 14 h 10, autoroute en bon état

Vers 14 h 30, on sort à Kolonjé. Dans le village, Ardeniça est fléché, bonne route pour y monter, étonnant...

14 h 45, on est garé au pied du monastère, on monte à pied 100 mètres.

Il faut frapper avec le heurtoir, on nous ouvre pour la visite. Magnifique bâtiment et l'intérieur de l'église est presque encore plus beau que les 2 intérieurs vus à Voskopojé.

Ne sachant que faire, nous laissons 200 leks au gardien des lieux, qui semble satisfait.

15 h 15, départ, on retrouve l'autoroute, on traverse un « lac », c'est-à-dire une conduite d'eau qui a dû sauter... ça nettoyera le chassis...

J'aurais bien besoin d'un lavage de la voiture au bord de la route avant de quitter le pays, couverte de poussière, de sable, de boue, etc. On verra ça plus tard...

15 h 30, garés à l'hôtel.

On part à pied à la recherche d'une glace... pas évident... on retrouve une pâtisserie vue l'autre jour qui en produit...

2 x 2 boules de glace = 120 leks

Retour à l'hôtel à 16 h 30

Rangements, nettoyages, internet, etc.

18 h 30, on ressort.

Pas très faim... 1 petite pizza hallal pour deux, 1 eau minérale, 1 coca = 550 leks. Un peu plus loin, 2 cafés = 120 leks.

Retour à l'hôtel à 20 h.

18e jour – vendredi 26 septembre 2014

Il pleut, mais pas trop fort. Cela va s'arrêter vers 9 h 30

2 cafés en face de l'hôtel = 150 leks 3 croissants = 150 leks

Départ avec la voiture vers 8 h 10 pour Byllis

Bonne route dans l'ensemble, via Balsh et Hekal.

9 h 30, on arrive au site, portail, on nous dit d'aller nous garer devant le restaurant, au centre.

2 tickets d'entrée à 300 leks par personne.

On fait le tour du site à pied, il y a des panneaux explicatifs en albanais et anglais.

Belles vues également au loin, notamment sur la rivière.

Impossible de voir les mosaïques, recouvertes de sable... Sinon, le site est intéressant, peut-être moins que celui d'Apolonia où nous irons cet après-midi.

Derrière le restaurant, également quelques tombes dans une maison.

Départ vers 11 h 10 On redescend par la même route, on a bien vu une route qui descendait sur Klos pour reprendre la grande route au bas ? Ca ne semblait pas être un chemin en bon état, donc on a renoncé à essayer...

On décide de s'arrêter à Patos, vers 11 h 45.

Petit tour en ville et repas dans un petit restaurant avec boucherie à côté, grill, etc. 4 saucisses de porc, 4 côtelettes de porc (la moitié aurait suffi...), 1 frites, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 1'430 leks. Bon, là, on n'aura plus faim pendant un moment...

Départ vers 13 h 45 pour Apolonia, via Fier.

Parking à Apolonia à 14 h 20.

Il fait grand beau, belle promenade en perspective...

On nous vend 4 billets d'entrée à 150 leks, un pour le site et un pour le musée par personne.

Visite de l'église, du musée, puis tour du site, odéon, etc. On monte à l'arrière de l'odéon, petit café restaurant avec places assises pour piqueniquer, WC dans le jardin.

2 glaces, 1 bouteille d'eau = 400 leks

On finit la visite du site, puis on va encore à pied jusqu'aux restes de l'amphithéâtre... pas grand chose là, on renonce au nymphéa plus loin.

Très belle église et de magnifiques pièces dans le musée.

Départ avec la voiture à 17 h.

A 17 h 25, on est garés dans le parking de l'hôtel.

Repos un moment.

Pas très faim après les agapes de midi, on ressort acheter une pomme et 4 bananes = 140 leks.

2 cafés en face de l'hôtel = 200 leks.

20 h 30, on est de retour.

19e jour – samedi 27 septembre 2014

2 cafés en face de l'hôtel = 200 leks 3 croissants = 150 leks

Départ de l'hôtel avec la voiture à 8 h 15

Essence en route, à la sortie de Fier, à 1.75 leks le litre de super sans plomb 95 = 4'800 leks.

Bonne route, puis autoroute jusqu'à Vlore.

9 h 15, on est garé à Vloré au dessus de la place de l'Indépendance. Petit tour dans le marché, puis place de l'Indépendance, mosquée ancienne à côté mais fermée, ruines du château...

2 cafés = 100 leks

11 h 00, on repart par la route côtière.

Vers 11 h 30, Orikum. On cherche le parc archéologique, on s'égare et on arrive devant l'entrée de la base navale... Il y a aussi un écriteau parc archéologique sur le mur...

Le gardien nous laisse entrer après avoir conservé un de nos passeports et noté ma plaque de voiture. On doit aller 2 km plus loin, là nous attend quelqu'un qui nous dit de tourner à gauche dans un chemin en terre sur env. 500 mètres... Lui, il coupe à pied à travers la colline et nous retrouve au pied du théâtre.

2 entrées à 200 leks par personne.

On nous explique que l'Université de Genève avait fait des fouilles ici en 2013... !

Apparemment, le théâtre serait plutôt, selon ces dernières fouilles, un nymphéa et non un théâtre...

Certaines personnes sont d'ailleurs encore en train de travailler aujourd'hui à gratter la terre...

Nous montons également au dessus par les escaliers taillés dans la pierre. Belles vues sur Vlore et Orikum.

Nous ressortons et nous arrêtons dans la ville d'Orikum en voyant un petit restaurant, il est 12 h 40.

1 salade mêlée, 1 spaghetti ail/huile, 1 penne arabiata, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 850 leks.

Départ vers 13 h 30.

Magnifique route en direction de Saranda avec vues superbes.

La route n'est pas en très bon état dans la montée du col après Orikum, dès que l'on redescend, ça va mieux à part quelques petits trous par ci par là...

Parc national, puis petit arrêt pour vue panoramique au bord de la route.

Vue générale sur Dhermi, on se croirait déjà en Grèce...

Traversée d'Himaré par le bord de mer.

16 h 30, on est à Sarranda.

Hôtel Myrtaj, juste au dessus des restes de l'ancienne synagogue. Très simple, mais propre. Chambre no 3, avec balcon latéral. WIFI. On va rester au moins 2 nuits. Je paie 40 euros pour les 2 nuits.

Apparemment, terminal bus devant l'hôtel, le long des vestiges de la synagogue.

17 h. On ressort à pied, on descend jusqu'au dessus du port voir les bateaux pour Corfou. On revient le long du quai jusqu'à l'Hôtel Butrint 5 étoiles, on rentre par une rue arrière.

19 h 10, Taverne « Léo ». 2 demi-poulets à la braise, 1 assiette de pommes de terre, 1 eau minérale, 1 coca, 2 cafés = 1'300 leks. Très simple et très bon.

20 h 30, on est de retour à l'hôtel.

20e jour – dimanche 28 septembre 2014

2 cafés dans le café au bas de l'hôtel = 120 leks

1 paquet de 6 croissants au Conad au bas de l'hôtel = 235 leks

Départ vers 8 h 10 avec la voiture.

Excellente route jusqu'à Butrint (a été regoudronnée)

8 h 30, on s'arrête avant le bac, devant l'entrée de Butrint

2 entrées à 700 leks par personne.

Tour du site à pied en suivant le plan donné à l'entrée, on termine par le musée et on redescend tout droit sur l'entrée.

Dans le musée, on peut acheter 2 types de cartes routières d'Albanie.

WC près du théâtre et dans la cour du musée.

Très agréable promenade par un temps splendide et nous sommes tout seuls...

On ne peut voir qu'un petit bout de mosaïque dans la basilique et une mosaïque dans le musée, c'est fort dommage...

Le circuit est intéressant, agrémenté d'explications en anglais et en albanais.

Vers 10 h 40, départ avec la voiture, c'est le moment, il y a déjà 4 cars de touristes...

Nous décidons de passer avec le bac pour aller à Mesopotam et à l'Oeil bleu par l'autre côté du lac.

Aucun affichage de prix, j'essaie de payer avec des euros, refus net, seulement des leks...

Passage voiture et 2 personnes à bord = 500 leks.

La route de l'autre côté du lac offre de splendides panoramas de Butrint vu d'en haut.

11 h 50, on arrive à Mesopotam. On voit une église qui nous paraît trop moderne, je monte me renseigner, non c'est l'église du village, le monastère est plus loin sur la route, à la sortie près du cimetière sur le côté droit de la route. On repart.

12 h 00, arrêt devant un portail assez nouveau semble-t-il qui condamne l'accès au cimetière et au monastère. 2 personnes se promènent avec une échelle, c'est bon, on peut passer, ils ne ferment pas le portail...

On fait 100 mètres à pied jusqu'au cimetière, un berger nous court après pour nous vendre des billets d'entrée à 100 leks par personne... Je n'ai pas assez de pièces pour faire 200 leks et il n'a pas la monnaie de 1'000 leks, ça dure 10 min... finalement, il nous vend 1 seul billet à 100 leks pour les deux... L'église est magnifique à l'extérieur, mais fermée pour rénovation, cerclée de fer pour qu'elle ne tombe pas...

On ressort vers 12 h 30. Ah, les deux personnes avec l'échelle sont en train de coller un écriteau officiel annonçant le monastère...!

On continue la route pour aller voir l'Oeil bleu qu'on atteint vers 13 h, après avoir payé 200 leks pour passer avec la voiture... Les 2 derniers kilomètres sont assez « défoncés »...

On se gare, il y a une partie « café » au bord de l'eau (avec un mariage), et plus loin, un hôtel restaurant avec terrasse au bord de l'eau... Très sympathique tout ça... on s'atable au dessus de l'eau avant d'aller voir l'Oeil Bleu proprement dit 100 mètres plus loin... Pour un dimanche à midi, on ne peut pas dire qu'il y ait foule dans le restaurant...

1 steak, 1 truite (de la rivière d'à côté selon le garçon), 1 assiette de patates, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 2'200 leks.

Après le repas, on va voir l'Oeil bleu (petite terrasse au dessus). Effectivement, magnifiques couleurs...

On décide de poursuivre la route et de rentrer par Delvine. Départ vers 15 h.

Je vois un écriteau « Delvine 10 km » sur la gauche... Je crois que ce devait être un raccourci... et c'est reparti pour un bison futé plein de trous... Sinon, belles vues sur les montagnes à nouveau...

16 h, on arrive péniblement à Delvine...

17 h, on est garé devant l'hôtel. Personne n'est venu faire la chambre, personne en vue non plus, le WIFI ne marchait plus ce matin, idem cet après-midi, c'est un peu n'importe quoi cet hôtel... En fait, un plomb qui a sauté dans le couloir...

Repos un moment.

Vers18 h, on ressort voir un peu au delà de l'hôtel Butrint, puis le quai.

2 cafés et 2 gâteaux sur le quai = 500 leks

Beau coucher de soleil...

Retour à 20 h à l'hôtel.

21e jour – lundi 29 septembre 2014

2 cafés dans le café en bas de l'hôtel = 120 leks 1 croissant et 1 petit pain à la boulangerie = 120 leks

Départ avec la voiture à 8 h

Essence à Ksamil pour terminer nos leks. 12 litres de super sans plomb à 187 leks le litre = 2'200 leks.

On a vu en passant à Ksamil une banque (Tirana Bank), un distributeur dans la station service susmentionnée (banque Raiffeisen) et un bureau de change dans l'office du tourisme. Un ou deux campings également.

8 h 30, passage du bac à Butrint, 500 leks

On continue jusqu'à Mursi, ensuite, certainement encore un bison futé, ça recommence avec une route pleine de trous. On finit par rejoindre la route principale peu avant Konispol.

9 h 30, douane albanaise, personne devant nous, passeports, papiers de la voiture, on passe en 3 min.

9 h 35, douane grecque, ils ont fermé la file pour les voitures à plaques européennes et suisses, on se retrouve dans une file unique derrière 4 voitures albanaises, passeports, papiers de la voiture, ça dure 10 min...

On roule jusqu'à Igoumenitsa.

Vers 10 h 20, on est garé sur l'ancien port pour les ferries pour Corfou.

Le prochain ferry pour Lefkimi part à 14 h.

On laisse la voiture là et on part se promener.

2 cocas light = 3 euros

Pour faire simple, repas au Goodyes, 1 poisson panés, salade, 4 petits sandwichs avec frites, 1 coca light = 9.90 euros.

2 cafés dans un bar à côté = 3 euros

On retourne vers 12 h 20 acheter les billets pour le bateau.

1 voiture et 2 piétons = 39.40 euros (26.40 euros pour la voiture et 6.50 euros par personne), compagnie Sarris Lines.

On peut déjà monter à bord.

Là, le bateau part à 13 h 05... C'est là que je me souviens qu'en Grèce il faut avancer sa montre d'une heure, j'avais totalement zappé ceci bien que je le sache... Heureusement qu'on est revenu assez tôt.

Donc, il est 14 h 05 au départ en fait.

Arrivée à 15 h 05.

Environ 42 km entre le port de Lefkimi et Corfou ville. Cela nous prendra une heure environ, y compris un petit détour pour aller voir où était l'Achilleon pour demain matin (ça ouvre à 8 h).

On arrive vers 16 h 30 à l'hôtel Atlantis (2 étoiles paraît-il), devant le nouveau port.

Chambre no 305, avec balcon et vue sur le port, très bien, on a de la place. On y restera 3 nuits. 55 euros par nuit, sans petit déjeuner, que je règle tout de suite. Parking gratuit devant, ou de l'autre côté de la rue, voire dans une rue latérale en cul-de-sac. Ascenseur, WIFI.

Vers 17 h, on part à pied revoir le centre ville.

19 h, repas dans un restaurant en route (Opama). 1 salade grecque, 1 spaghetti bolognaise, 1 moussaka, 1 verre de vin, 1 coca light = 32 euros.

A côté de l'hôtel, 2 cafés = 3 euros

Retour vers 20 h 15 à l'hôtel

22e jour – mardi 30 septembre 2014

Vers 8 h 30, 4 cafés et 2 croissants au bar à côté de l'hôtel = 8.90 euros

Un bateau de croisière Iberostar arrive et un autre, Aida, arrivera plus tard. Toute la journée, nous allons avoir des bus en provenance des ces bateaux... à l'Achilleion et à Paleokastritsas...

Départ vers 9 h avec la voiture, on retrouve la route pour l'Achilleion après un ou 2 essais...

9 h 30, on est garé au dessous du monument.

Le bus no 10 en provenance de Corfou s'arrête devant.

Entrée 7 euros par personne (il existe une entrée « famille » à 15 euros). Audioguide possible pour 3 euros. Photo faite à l'entrée vendue 4 euros à la sortie pour les intéressés...

Visite en jouant au chat et à la souris entre les divers groupes, on y arrive. Beau palais avec des vues splendides bien entendu.

Départ vers 11 h 30 pour aller à Pelekas.

12 h 15, on est garé dans le village. Petit tour à pied...

Repas à la taverne Agnes, ça ne va pas vite...

1 salade grecque, 1 steack hâché, 1 côtelette agneau, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 glaces 3 boules, pas pris de café = 39.50 euros.

Vers 14 h, on reprend la voiture et on monte au sommet du village voir un point de vue = « Trône de l'Empereur ». De là, vue impressionnante et même sur les bateaux du nouveau port de Corfou...

14 h 30, départ pour le monastère de Paleokatritsas où nous arrivons vers 15 h.

Visite monastère, petit musée, moulin à huile, très intéressant.

Avant la petite montée au monastère (avec route alternée et feu rouge), parking pour plages alentours et aquarium de Corfou à côté.

Le site en général est très beau.

Départ vers 16 h, on arrive à l'hôtel à 16 h 35.

Repos un moment.

17 h 30, on va voir au port en face les tarifs du bateau Corfou ville – Igoumenitsa, 60 euros pour 2 personnes et la voiture.

Nous allons certainement retourner en voiture à Lefkimi après-demain pour y prendre le bateau pour Igoumenitsa.

Ensuite, nous allons au centre ville nous promener.

En route, dans une pâtisserie, 3 gâteaux et 2 cafés = 9.90 euros.

Superbe coucher de soleil sur la citadelle, rues avec magasins éclairés, très agréable promenade...

Retour à l'hôtel à 20 h 30.

23e jour - mercredi 1er octobre 2014

4 cafés et 2 croissants dans le bar à côté de l'hôtel = 8.60 euros

2 bateaux de croisière à quai... Costa Fascinosa et Princendam...

Départ vers 8 h 45

9 h 30, on est garé à côté du monastère de Vlacherna, à Kanoni.

L'extérieur, la position du monastère, est magnifique, l'intérieur ne contient rien d'extraordinaire.

Ensuite on traverse à pied la digue piétonne au bout de la piste de l'aéroport, on assiste à un décollage et un atterrissage... puis on monte vers le café Kanoni pour la vue générale sur le monastère et l'île voisine (Pontikonissi).

Le bus no 2 en provenance de Corfou s'arrête devant le café. On peut le prendre à Corfou à 20 mètres après l'hôtel Atlantis, on a vu l'arrêt devant notre hôtel en sortant à pied...

Départ vers 10 h 45, dans un embouteillage de 10 bus Costa et autres devant le café, 10 minutes pour en ressortir...

Nous allons à Benitses ensuite.

Arrivée vers 11 h 30, petit tour plage et village, assez calme, ouf, plus de bus de croisière...

12 h 15, repas à la Taverne Benitses/Spiros Ca ne va pas vite bien qu'il y ait peu de clients, pas grave, on est bien sous les arbres... 1 espadon, 1 gyros, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 28.70 euros. Très bon, sauf le café qui n'a pas dû être fait avec une machine expresso...

13 h 30, on reprend la voiture et on va se garer à Corfou vers l'hôtel. Arrivée vers 14 h.

Repos un moment.

Vers 15 h 30, promenade en ville à pied

1 carte postale et 1 timbre = 1.10 euros

En route, 1 gâteau, 1 sandwich, 2 coca light, 2 cafés = 7.80 euros

Retour à l'hôtel à 19 h 30.

24e jour - jeudi 2 octobre 2014

2 croissants et 4 cafés dans le bar à côté de l'hôtel = 8.60 euros

Départ à 7 h 30 avec la voiture pour Lefkimi.

8 h 45, on est au bateau pour Igoumenitsa. Le guichet vendant les tickets ouvre à 9 h. Le bateau est prévu pour 9 h 30. Même bateau qu'à l'aller = F/B Lefkimi

Billets pour voiture et 2 adultes = 39.40 euros (26.40 euros pour la voiture et 6.50 euros par personne).

On part à 9 h 32.

10 h 35, on est sorti à Igoumenitsa.

Route pour Parga.

11 h 30 garés à l'entrée de Parga. On est déjà venu, petit tour en ville, il fait 28 degrés...

12 h 15, taverne Sideris. 1 salade au thon pour les deux, 1 rôti de veau avec patates, 1 foie de veau avec patates, 2 cocas light, 1 verre de vin, 2 cafés = 29 euros.

Départ vers 13 h 30 pour Arta.

En route, essence sans plomb 95 à 1.649 euro le litre = 43 euros.

Arta, 15 h 15. On s'arrête brièvement à l'entrée de la ville pour voir le vieux pont.

Grand hôpital à l'entrée de la ville, de nombreux cabinets médicaux de toutes sortes en ville et de nombreuses pharmacies... Jamais vu ça, ce doit être le centre régional de tous les toubibs...

15 h 30, on trouve un hôtel au centre ville, il n'y en a pas d'autre apparemment au centre, = Hôtel Cronos. Chambre 209, avec balcon, frigo, coffre-fort, ascenseur, 55 euros avec le petit déjeuner. (Sinon possibilité de prendre la chambre seule pour 45 euros). Parking dans la rue, sinon parking privé souterrain de l'hôtel à 2 euros par 24 heures.

Repos un moment, il fait 27 degrés...

Vers 17 h, on ressort à pied.

Pas de plan disponible, on y va au bol...

Tour de la ville, visite de plusieurs petites églises byzantines, anciennes et moins anciennes, très belles peintures en général à l'intérieur. Vue sur le petit théâtre. On va voir la tour et la citadelle qui semble en rénovation (fermée).

La grande église byzantine est un musée, qui semble fermé, aucun horaire affiché... Voir notamment l'église Saint-Basile (qui était fermée) et l'église Saint Théodore (ouverte et splendide).

En route, 2 x 3 boules de glaces = 7.20 euros.

Avant de rentrer, 1 gâteau au chocolat, 1 croque-monsieur, 1 Pago, 1 eau minérale, 2 cafés = 10.40 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h 30.

25e jour - vendredi 3 octobre 2014

Petit déjeuner à l'hôtel.

Départ vers 8 h 10.

9 h 10, arrêt 15 min. à Amfilocha pour 2 cafés = 4 euros

L'autoroute n'est pas terminée, avant la coupure pour Agrinio, on pourrait la prendre sur quelques kilomètres. On fait quand même le tour par Agrinio, rien d'extraordinaire, on aurait pu aller tout droit...

Vers 11 h 10, Messolongi, on fait un petit tour en voiture, ça ne nous emballe pas, on repart à 11 h 30 pour Naupacte.

12 h, on est garé à Naupacte, nettement plus jolie. Petit tour du port et en ville, sans monter au château.

Repas taverne Nikos. 1 plat de diverses viandes pour nous deux, 1 patates, 1 salade verte, 1 plat de gros haricots, bon là il y en a pour 4 personnes, on ne finira pas tout... mais très bon. 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 37.60 euros.

Départ vers 14 h 25

14 h 35, on passe le pont Rion, 13.20 euros pour 1 voiture aller simple.

On a déjà fait l'autoroute Patras-Corinthe, donc on prend la petite route côtière. Travaux sur la petite route et sur l'autoroute, avec des camions qui passent d'un chantier à l'autre, d'une route à l'autre... ça ne va pas vite donc...

Vers 16 h 50, arrêt 1/4 d'heure à la plage à Xilocastro pour 2 coca light = 4 euros.

18 h, on est à Corinthe, hôtel Ephira. Chambre 208, avec balcon, à l'arrière et au calme, frigo, WIFI, ascenseur, très bien. 45 euros sans petit déjeuner.

Installation et petit tour en ville à proximité, il me semble qu'il y a davantage de rues piétonnes que lors de notre dernier passage...

En route, 2 gâteaux = 3.80 euros et 4 cafés = 4.80 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h.

26e jour - samedi 4 octobre 2014

4 cafés près de l'hôtel = 4.80 euros, 2 croissants = 2.40 euros

Départ avec la voiture vers 9 h 30.

Arrêt 15 min. pour revoir le canal de Corinthe depuis le pont.

Départ vers 10 h 15 pour Epidaure où on arrive à 11 h 15.

Nous voulions revoir le théâtre surtout... 2 entrées à 6 euros par personne.

Départ vers 12 h 20 avec la voiture pour Nauplie.

Essence à l'entrée de Nauplie à 1.599 euro le litre de super sans plomb 95 = 35 euros.

13 h on est à Nauplie, on tourne un peu...

13 h 30, garés sur le port

Restaurant Gyrokomeio sur la place, sous les arbres. 3 souvlaki, 1/4 poulet, 1 salade grecque pour les deux, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.40 euros.

Vers 15 h, on trouve l'hôtel Elena, chambre 119 sur la cour pour être au calme, 40 euros avec le petit déjeuner. WIFI, frigo, balcon, très bien.

Repos et tri un moment.

On ressort vers 16 h.

Avec la voiture, montée à la tour de l'horloge, puis au château Palamidi.

2 entrées à 4 euros par personne. Magnifique forteresse avec vues impressionnantes sur Nauplie. Eviter les talons aiguilles dans le château...

Vers 18 h, nous sommes garés vers l'hôtel.

On part à pied faire le tour de la vieille ville et de ses rues piétonnes, très agréable promenade, belles maisons et beaux magasins, église également magnifique.

En route, 2 glaces de 3 boules chacun = 12 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h. après avoir vu de loin le château éclairé la nuit, très beau également.

27e jour - dimanche 5 octobre 2014

Petit déjeuner à l'hôtel, buffet avec pas mal de choix.

Départ avec la voiture vers 8 h 15.

On roule jusqu'à Tripoli où on arrive à 9 h 20. Route de montagne avec belles vues sur Nauplie au début.

Depuis Tripoli, problèmes de poubelles, tas d'ordures partout... Grève ? On se croirait presque à Naples...

Petit arrêt au centre ville, rien d'extraordinaire, petite visite à l'église, mais enterrement, donc on n'insiste pas.

2 cafés = 4 euros

On repart vers 10 h 30.

Le fléchage pour Pyrgos à la sortie de Tripoli est fabuleux... Il a fallu demander 3 fois où aller pour trouver la route enfin...

On roule jusqu'à Olympie où l'on souhaite ne revoir que le musée archéologique. Route de montagne, parfois étroite, paysages splendides.

On traverse Legada, joli village, artisanat, hôtels.

Un peu après, gros orage, trombes d'eau... un point positif : ça lavera la voiture des restes des routes albanaises...

On arrive vers 13 h à Olympie, il pleut encore.

Repas à l'entrée d'Olympie dans un petit self-service, en compagnie d'un car d'Argoviens, on n'est pas dépaysés... 2 tomates farcies, 1 salade grecque, 1 coca light, 1 verre de vin = 24.70 euros. 2 glaces = 3.60 euros, 2 cafés = 3 euros.

Vers 14 h, départ à pied, on traverse le village en regardant les magasins. Davantage de choix de reproductions diverses que dans la boutique du musée d'ailleurs...

14 h 40, on est à l'entrée du site. Choix entre : 1 billet à 6 euros pour le musée archéologique, 1 billet à 6 euros pour le site archéologique et 1 billet à 9 euros pour le site archéologique et un musée sur l'olympisme (qui semble fermé le dimanche d'ailleurs)

Heures d'ouverture du site et du musée archéologique, tous les jours de 8 h à 18 h.

Pour le musée archéologique, il faut aller acheter le billet au musée, non à l'entrée du site.

2 billets à 6 euros par personne pour le musée archéologique.

On y reste environ 1 h et on revient à pied en regardant les boutiques de l'autre côté de la rue centrale et la gare.

Départ avec la voiture vers 16 h 15, il pleut encore, pour aller à Pyrgos à 16 km environ.

16 h 45, Pyrgos.

Il nous restera 95 km environ à faire demain matin pour aller prendre le bateau à 15 h. à Patras, en principe aucun problème donc...

Là, c'est la totale, c'est dimanche, beaucoup de magasins fermés, il pleut, il y a des tas d'ordures partout...

On s'encourage et on trouve l'hôtel Panthéon, près de la gare. Chouette, en plus, il y a des Roms qui font la manche devant et il faut rouler dans un tas d'ordures pour y accéder... Qu'à cela ne tienne, on y arrive.

Chambre 302, 45 euros sans petit déjeuner. Ascenseur, WIFI, coffre-fort, frigo, balcon, pas si mal que ça par rapport à l'extérieur... Un seul reproche, une personne forte n'entrera pas dans la douche...

On reste tranquille un moment, puis on ressort voir la zone piétonne. Il pleut encore.

Un petit peu mieux que vers la gare, quelques cafés, etc. sur la place centrale, l'église est en rénovation (échafaudages la masquant totalement). Aucun tas d'ordures dans la zone piétonne en revanche...

En route, 3 gâteaux = 5.70 euros, 4 cafés = 6 euros.

Retour vers 20 h 30 à l'hôtel.

28e jour - lundi 6 octobre 2014

4 cafés dans un café près de l'hôtel = 8 euros, 2 croissants = 3.50 euros

Départ avec la voiture vers 8 h 40

Excellente route jusqu'à Patras, où on arrive vers 9 h 50.

On reste sur l'autoroute jusqu'à la sortie Patras Centre/Port (sortie A).

On arrive dans Patras, là on connaît...

Essence sans plomb 95 à 1.579 euro le litre = 32 euros.

Surprise de voir qu'il y a encore des ferries en centre ville et qu'ils ne sont pas tous au nouveau port à 5 km au sud (c'est fléché "South Port" d'ailleurs...)

On se gare après la gare routière vers 10 h 30.

On revient à pied, on passe par la gare qui semble toujours fonctionner... 4 trains par jour pour Kiato, dont un vers 11 h, il y a des gens qui l'attendent...

Petit tour en centre ville, non on ne remontera pas les 250 marches pour aller au château...

Vers 11 h 45, on s'attable dans un resto italien près de la gare.

Pas grand chose disponible sur leur carte...

2 spaghettis bolognaise, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 21.30 euros.

Achats de sandwiches et boissons pour ce soir et croissants pour demain matin sur le bateau dans une boulangerie juste à côté = 7 euros.

On retourne à la voiture et on roule le long de la mer les 5 km jusqu'au nouveau port.

On y est vers 14 h.

Devant la sortie piétonne du port, bus no 18 pour aller à Patras Centre (et donc à la gare routière j'imagine).

Dans le port, bus no 1 gratuit qui tourne entre les bateaux présents à quai et la sortie piétonne (dans le bâtiment du terminal). Ca ne sert pas à grand chose, s'il y a 200 mètres entre les bateaux et le bâtiment, c'est déjà beaucoup...

Echange de la réservation internet pour les billets au bureau de Grimaldi ferries dans le terminal.

J'avais acheté les billets il y a 3-4 mois, pour une voiture et 2 personnes dans une cabine intérieure = 232 euros.

Nous avons fait exprès de prendre le ferry Patras-Brindisi plutôt que le même d'Igoumenitsa à Brindisi. En effet, pour le même prix, nous partons à 17 h, heure grecque, de Patras, et nous faisons une halte à Igoumenitsa où d'autres personnes vont embarquer à 1 h du matin, heure grecque. Nous préférons passer une bonne nuit dans la cabine plutôt que de monter à 1 h du matin pour ressortir 6 h 30 plus tard si l'on tient compte du décalage horaire...

On passe le contrôle douanier vers 14 h 10. Les grilles d'entrée s'ouvrent à 14 h.

Ensuite, on attend un moment au pied du bateau qu'ils chargent quelques remorques, etc.

On peut monter avec la voiture à 15 h 30. (Lors de l'échange de billets, on m'avait dit 16 h...)

On s'installe tranquillement dans la cabine 787, parfait, 2 lits séparés non superposés, douche, WC, il y a de la place. Le bateau est le "Euroferry Brindisi".

16 h. tout est prêt, on va se promener sur le bateau. Un bar, un casino avec une dizaine de machines à sous, un restaurant self service (qui ouvre à 19 h 30 heure italienne), un magasin.

A partir de maintenant, on recule nos montres d'une heure, il est 15 h (heure de Brindisi...). On arrive normalement demain matin à 8 h 30 à Brindisi.

Le bateau part avec 30 min. de retard à 17 h 30...

1 coca light = 2.60 euros Au bar, les Marlboro sont affichées à 3.90 euros le paquet pour les intéressés, d'autres marques moins cher.

2 cafés = 2.40 euros.

Gros éclairs en soirée, ça tonne, mais le bateau ne bouge pratiquement pas, ouf...

29e jour - mardi 7 octobre 2014

4 cafés au bar = 4.80 euros.

On est censé arriver à 8 h 30 heure italienne...

A 9 h 30, on peut rejoindre les voitures dans le parking du bateau...

9 h 45, on est à l'extérieur, un premier contrôle de certains passeports, puis arrêt douane, passeports et ouverture du coffre...

10 h 15, on est enfin sorti du port...

Autoroute / SS16 pour Bari.

10 h 35 Ostuni

11 h 30, on a fini de tourner autour de Bari

11 h 40, on sort pour aller manger à Bitonto dans un resto où nous sommes déjà allés.

Un piaggio branlant avec une échelle à 20 km/h, je le dépasse, un flic me siffle, paraît que j'ai passé une double ligne blanche, disons quasiment effacée... Dans ces cas-là, on ne parle que le français bien sûr... Las, il abandonne le débat...

12 h 20, parking à Bitonto, 40 ct dans le parcomètre pour être tranquille jusqu'à 13 h, surtout qu'on est presque devant le bureau de police... on s'est déjà fait remarquer avec le piaggio...

On retrouve notre resto = Ragno Verde 1 penne tomate, 1 pâtes aux fruits de mer, 1 dorade au four, 1 tranche de boeuf, 1 salade verte, 1 coca, 1/4 de vin, 2 cafés = 37 euros. Toujours aussi bon... le patron parle quelques mots de français. Le resto fait aussi pizzeria (au feu de bois) le soir.

Vers 14 h, départ, on se perd un peu, on rejoint la SS16 à côté de l'aéroport de Bari.

15 h 30, on traverse Foggia, on se paume pour changer.

16 h 15, on est à Lucera, à l'hôtel réservé sur Booking.

Hôtel Villa Imperiale, 4 étoiles, chambre 52, 59 euros sans petit déjeuner. WIFI Quelques fruits nous attendent dans la chambre en guise de bienvenue, ainsi que de l'eau minérale. C'est grand, presque trop grand...

A côté de l'hôtel, station de bus. La gare des trains est au bas de la rue de l'hôtel.

Repos un moment, on ressort à pied vers 17 h.

En plein dans une procession sortant de l'église San Domenico... visite de l'église, puis d'une autre (la basilique mineure, avec reliques de Fasini), puis footing jusqu'à l'amphithéâtre où on arrive à 18 h 40 et ça ferme à 19 h...

2 billets à 3 euros par personne.

Très bien restauré (en 2009), la personne à l'accueil est charmante.

On revient en centre ville, sur la place du Duomo. On peut y entrer, mais messe en cours... Belle façade, assez sobre.

On s'installe dans une boulangerie à côté du duomo. 2 gâteaux glacés au chocolat, 2 cafés = 9.40 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h 15.

La ville est assez belle, palais, château, etc. On pourrait y passer un peu plus de temps pour y flaner...

30e jour - mercredi 8 octobre 2014

4 cafés et 3 croissants dans le bar à côté de l'hôtel = 7 euros

Départ avec la voiture vers 8 h 15, on va voir l'extérieur du château (qui n'ouvre qu'à 9 h 30). Belle façade et 2 tours assez bien restaurées.

Départ vers 8 h 45 pour Campobasso, on perd quelques minutes pour retrouver la route, mais on y arrive... Pendant les 30 premières minutes, la route est en mauvais état, trous, etc... enfin trois fois rien par rapport à l'Albanie..., après nettement mieux...

10 h, on est garé au pied du château à Campobasso, exactement au pied de la Voie des Pins Sacrés (plantés en 1927 en mémoire des morts de la 1ère guerre mondiale, un nom par arbre, plus d'une centaines d'arbres).

On monte à pied la Voie des Pins Sacrés, on visite le château avec terrasses et mémorial des morts des deux guerres, l'église à côté. On redescend la Voie des Pins Sacrés; au bas 2 églises, San Giorgio fermée (beau portail et chapiteaux) et au dessous San Bartolomeo ouverte (beau portail, à l'intérieur croix en pierre, icônes). 2 magnifiques églises.

Vers 11 h 15, on reprend la voiture et on descend se garer en centre ville près de la Mairie.

Parcomètre jusqu'à 14 h 30 = 2.60 euros

On va visiter la Cathédrale, une petite place avec artisans à l'arrière, le marché.

Vers 12 h 15, juste avant la gare, Bar-trattoria Molise, avec menus à prix fixe = 12 euros.

1 penne aux fruits de mer, 1 spaghetti tomate, 1 saumon aux petits pois, 1 saucisse grillée, 1 patates, 1 brocoli, 1 litre eau minérale, 2 cafés + 1 coca et 1 verre de vin = 26.30 euros. Très bon et la patronne est charmante en plus.

Départ avec la voiture de Campobasso vers 14 h après avoir tourné au moins 10 min. dans les sens interdits, etc. pour trouver la route d'Isernia...

15 h 15, on arrive à Isernia et on trouve tout de suite l'hôtel réservé en plus fléché dès l'entrée de la ville, un miracle...

Hôtel Sayonara, chambre 23, 55 euros avec le petit déjeuner. Ascenseur, WIFI, coffre-fort, frigo, grande chambre, balcon. 1 lit double pour nous et un lit simple. D'autres chambres sont plus petites, sans balcon, etc. Parfait. Parking dans la rue devant. L'hôtel est assez proche de la gare de trains d'Isernia.

Repos un moment.

16 h 20, on part à pied pour aller visiter la vieille ville toute en longueur.

Fontaine très spéciale, églises, cathédrale et visite du sous-sol de celle-ci (entrée à côté).

Une très jolie vieille ville habitée avec des commerces pour la promenade, c'est plaisant.

En route, place du X septembre, 1 pizza Margarita au feu de bois pour deux et 1 coca chez un artisan = 4.80 euros. Une table dans le magasin pour s'asseoir et la manger parfait...

Le 10 septembre 1943, bombardement sur la ville, environ 4'000 morts et beaucoup de bâtiments détruits. Le souvenir de ce jour semble encore très présent (monuments, plaques commémoratives, etc.).

On revient en direction de l'hôtel.

En route, 2 glaces citron = 4 euros, 2 cafés = 2 euros.

Retour vers 20 h à l'hôtel

31e jour - jeudi 9 octobre 2014

Petit déjeuner à l'hôtel (café expresso, croissants, beurre, confiture, jus d'orange).

Départ vers 8 h. avec la voiture.

Essence super sans plomb 95 à 1.685 euros le litre = 45 euros.

Sulmona vers 9 h.

Un premier arrêt avec la voiture vers la cathédrale basilique San Panfilo, devant le parc. Visite de la basilique et surtout magnifique crypte.

On a vu un fléchage pour une abbaye à l'arrière. On reprend la voiture et on arrive à l'abbaye à Badia = abbaye Santo Spirito al Morrone, il est 10 h environ. Jusqu'en 1994, c'était la prison de Sulmona...

C'est noté qu'on ne peut visiter gratuitement qu'accompagné d'un membre du personnel, on entre, personne, on voit deux cours, on ne peut pas entrer dans l'église en travaux.

Il y a également une partie occupée par la direction du parc national Majella.

voir http://www.parcomajella.it/ Dehors, il est écrit qu'il y a un sentier de 66 km dans le parc faisable en 4 jours. Au dessus de l'abbaye, dans le parc, plusieurs ermitages adossés à la montagne.

Surgit donc un membre du personnel qui va en chercher un autre parlant français, et on est parti pour le tour intérieur du monument, sauf l'église en travaux... Il y a même plusieurs pièces stockées là en provenance de L'Aquila suite au tremblement de terre de 2009... Intéressant et inattendu...

11 h 30, on repart avec la voiture pour retourner au centre ville.

La ville est spécialisée dans la fabrication de dragées (confettis), soit en paquets, soit sous forme de fleurs multicolores. De nombreux magasins en vendent un peu partout...

A pied, on voit le duomo (il y a un musée à côté, on n'entre pas), la statue d'Ovide, les restes de l'aqueduc et la fontaine adjacente, ainsi que quelques églises en route... Très jolie petite ville à nouveau où l'on pourrait flâner plus longuement.

Vers 12 h 30, arrêt Pizzeria Ennaro. 1 salade mixte pour les deux. 2 risotto aux bolets, 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 28.50 euros.

Départ avec la voiture vers 14 h pour L'Aquila.

14 h 45, on arrive à L'Aquila, et, comme je le craignais, dans une ville en travaux, échafaudages, camions de ciment, etc. suite au tremblement de terre de 2009. On fait un rapide tour en voiture dans ce chantier et on renonce à même s'arrêter... Trop déprimant...

Vers 16 h, on arrive à Rieti, on se perd à l'entrée, on retrouve l'hôtel réservé sur Booking après 15 min. d'errance...

Hôtel Blu, chambre 10 (sur l'arrière) avec balcon, 45 euros avec petit déjeuner. WIFI, parking (attention, petit et entrée étroite). Pas d'ascenseur.

Au vu du parking, je ressors péniblement en marche arrière me garer en face dans une impasse pour ne pas être coincée demain matin.

Ensuite, nous nous rendons compte que la ville ou autre a dû installer des requérants d'asile dans une grande partie de l'hôtel...

Vers 17 h, on ressort à pied pour faire un tour dans Rieti où nous sommes déjà venus. Point central de l'Italie, duomo et sa crypte, pont romain, murailles, etc.

En route, 2 tartes aux pommes, 4 cafés = 7.20 euros.

Retour à l'hôtel en longeant la muraille éclairée vers 19 h. 45.

32e jour - vendredi 10 octobre 2014

Petit déjeuner à l'hôtel, très copieux...

Départ vers 8 h. 10

Magnifique route de montagne avec villages perchés, de plus, il fait un temps splendide...

9 h 15, on est garés gratuitement à Spoleto, près du marché, le long de la rivière (asséchée...)

Un petit tour dans le marché, puis escaliers roulants (ouverts de 7 h 30 à 20 h 30) pour monter au château.

Tour extérieur du château, vue sur le pont acqueduc, puis on redescend lentement en visitant le duomo (et sa crypte), etc. La ville est toujours aussi belle, c'est un plaisir d'y revenir...

A 12 h 15, arrêt 1 h pour manger. Taverna dei Duchi, bel endroit et calme Menus à 16.50 euros 2 pain/olive et jambon Parme, 2 pâtes à la façon de Spolète, 1 truite, 1 saucisse, 1 patates, 1 aubergines, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 40 euros. Très bon

On poursuit la visite en ville, crypte de Saint Isaac, théâtre romain, Sainte-Agathe, etc. on arrive en descendant place Garibaldi.

1 coca et 1 eau minérale dans un bar = 3 euros

Il fait 27 degrés...

On reprend la voiture vers 14 h 45 pour aller à Perugia (Pérouse). Autoroute gratuite tout le long.

On passe devant Assise qu'on ira visiter demain.

15 h 30, on entre en ville, on suit notre plan et les écriteaux pour aller à l'hôtel Ilgo réservé sur Booking. On y arrive sans trop de difficulté vers 15 h 45. Chambre 306, 43 euros + taxe de séjour 1.50 euros par nuit par personne, sans le petit déjeuner. Ascenseur, WIFI, coffre-fort, frigo, balcon. Parking gratuit. L'hôtel se trouve à l'arrière de l'hôpital de la Misericordia. On y restera 2 nuits.

Il y a une navette gratuite qui part de l'hôtel au centre ville historique à 8 h 30, 9 h 30, 10 h 30 et 16 h 30, 17 h 30, 18 h 30. Elle revient du centre ville à 8 h 40, 9 h 40, 10 h 40 et 16 h 40, 17 h 40, 18 h 40.

Installation, repos un moment.

A 17 h, on reprend la voiture pour aller devant l'hôpital et s'épargner quelques pas. Puis, on monte en ville à pied. Arc étrusque, duomo, bâtiments sur la place, galerie de l'Ombrie (sans entrer), marché, vue, etc. Belle promenade, mais de nombreux bâtiments devraient être nettoyés à mon sens... Surtout qu'apparemment Perugia sera ville européenne de la culture en 2019...

En route, 2 glaces = 3.60 euros.

Nous revenons à pied devant l'hôpital. En face, bar Loris avec terrasse. 1 eau minérale et 1 coca = 3.80 euros. A côté, une trattoria avec pas mal de petites choses, peut-être pour demain soir...

Retour vers 20 h à l'hôtel. Il y a 3 bus de touristes présents...

33e jour - samedi 11 octobre 2014

Journée consacrée à la visite d'Assise. Magnifique journée de visite sous un beau soleil...

Départ de l'hôtel vers 8 h.

Arrêt sur l'autoroute à un café La Cometa/Lucaroni. 2 cafés doubles et 2 croissants = 6.40 euros.

9 h 15, on est garé gratuitement via della Repubblica à Santa Maria de Angeli.

Visite de la basilique.

On part à pied pour Assise en suivant le chemin pour piétons prévu à cet effet, ça monte...

10 h 30, on arrive à la Basilique d'Assise, déjà pas mal de monde...

Visite de la Basilique San Francesco pendant 1 h 30 environ.

On prend la rue centrale du village.

Vers 12 h 15, on voit une trattoria qui affiche un menu à 9.50 euros. 2 pâtes aux truffes, 2 rôtis de porc, 2 frites, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 35 euros

Pendant que l'on commande au comptoir ce que l'on veut avant de nous asseoir, entre un hystérique qui nous coupe pour exiger une pizza sur le champ; nous ne nous laissons pas faire et il sort du magasin en hurlant qu'on est "fous à tuer", la patronne est un peu gênée, mais n'en peut rien... Bien, on est tranquille, il est ressorti, on peut aller s'asseoir, il y a vraiment des dingues partout...

Départ vers 13 h 15, on poursuit la rue centrale jusqu'à l'église Santa Chiara qui ne rouvre qu'à 14 h.

Enormément de boutiques de souvenirs, d'artisanat, de produits alimentaires locaux, etc. Sinon, une bijouterie avec des bagues "locales" = http://www.humilis.it/index.php

En attendant, on poursuit jusqu'à la Porta Nuova. Marché le samedi matin avant la Porta Nuova.

On revient sur nos pas jusqu'à Santa Chiara.

A côté, achat de 2 tickets de de bus à 1.30 euro par personne pour le retour tout à l'heure (sinon 2 euros si achetés dans le bus). Il y a un bus C qui va de la Basilique de Santa Maria de Angeli, via la gare d'Assise, jusqu'à la Place Matteotti. Voir : http://www.umbriamobilita.it/public/resources/orari/urbani/libretto_assisi.pdf

14 h, on entre dans l'église Santa Chiara,

Ensuite, nous sommes montés voir encore l'église San Ruffino, surtout pour la façade et la crypte. A 15 h, on entre dans le musée adjacent qui mène à la magnifique crypte. Entrée 3.50 euros et 2.50 euros pour les plus de 60 ans. On nous fait payer 2.50 euros par personne bien que je n'aie pas 60 ans... Attention, l'entrée se fait à l'extérieur de l'église, sur la place, certains attendaient l'ouverture à 15 h à l'intérieur de l'église... ils doivent encore attendre là... Comme on l'avait remarqué avant d'entrer, nous étions strictement seuls dans la crypte tandis que les autres attendaient dans l'église... On les voyaient même d'en bas s'énerver parce que la grille ne s'y ouvrait pas ! Crypte très spéciale avec un puits et un reste de cloître à l'intérieur.

Ensuite, on rejoint la place Matteotti fléchée en ville, sans monter à la Rocca tout en haut. Il est noté en route "168 marches - 7 minutes" pour y accéder, pas envie de tester...

15 h 50, on arrive à la place.

Le bus arrive à 16 h 05 et part à 16 h 10 comme affiché sur place. Tickets de bus à composter dans le bus.

Il passe par la gare et fait encore un détour, puis s'arrête devant la basilique Santa Maria de Angeli à 16 h 45.

En face, 2 glaces et une bouteille d'eau sur une terrasse = 9.10 euros. Il fait encore 25 degrés...

17 h 30, départ avec la voiture pour rentrer à Perugia.

Essence dans un self-service (machine avec billets de banque) à 1.641 euro le litre de super sans plomb = 30 euros.

18 h 15, on est garé devant l'hôpital, près de l'hôtel.

Dans le snack repéré hier soir, 2 ravioli avec noix, jambon et roquette, 1 verre de vin, 1 coca light, 2 cafés = 20.40 euros.

19 h 15, on arrive à l'hôtel. A nouveau, 3 bus présents...

34e jour - dimanche 12 octobre 2014

Je règle les 2 nuits et les 4 taxes de séjour = 92.40 euros

Départ avec la voiture et arrêt après l'hôpital devant une boulangerie ouverte Café Lupi, 2 cafés et 3 croissants = 4.80 euros

Départ avec la voiture vers 8 h en direction de Sienne par l'autoroute

Sienne vers 9 h 30

Colle Val d'Elsa vers 10 h. Petit arrêt pour dans un café sur la place centrale. 2 cafés et 1 croissant = 4.30 euros

Départ vers 10 h 20

Volterra vers 11 h

Cecina vers 11 h 30.

Pas grand chose d'ouvert... Petit tour et on arrive au Bar Fiorenza. 1 salade thon/haricot, 1 lasagne, 1 risotto champignons, 1 verre de vin, 1 coca light, 1 glace, 1 petit gâteau, 2 cafés = 26.50 euros

Ensuite, on va voir où se trouve l'hôtel réservé près de Vada. A 13 h, personne. Sur ma réservation, il était noté arrivée à 16 h 30.

Pour s'occuper, on va à la gare de Vada proche en voiture. Parking possible. Pas de distributeur de billets, il faut aller les chercher à Vada centre sur la place Garibaldi, pas très pratique ce truc, on verra si l'on va utiliser le train un de ces jours...

On va voir la plage près de Vada, on revient en centre ville.

Visite de l'église, rien d'extraordinaire.

2 cocas light sur la place centrale (place Garibaldi) en attendant = 5 euros

On traîne un peu en ville.

Il y a une laverie self-service, ça nous servira demain. On voit aussi un magasin de seconde main à visiter à l'occasion.

A 16 h, on arrive à la Résidence Borgo Verde, le réceptionniste est déjà là, tant mieux...

J'avais réservé il y 6 mois pour une semaine, via Aldi Voyages, pour 218 frs à deux.

Petites maisonnettes contigües, nous avons la no 21, face à la piscine.

Entrée avec canapé, table, coin cuisine, WC/salle de bain et rangements. Escalier et chambre à coucher en haut. Petite machine à café italienne à disposition.

La maisonnette semble prévue pour 4 personnes, le canapé faisant clic-clac apparemment.

Le WIFI fonctionne bien près de la réception et en face de la piscine, ça tombe bien.

Je prends un forfait WIFI pour 1 semaine = 10 euros.

On range et on vide toutes les valises.

Vers 18 h 30, on retourne en voiture à Vada.

Formule aperitivo au bar La Golosa, sur la place Garibaldi à 5 euros par personne et 2 cafés.

Ca commence bien pendant 10 minutes, puis la serveuse se met à balayer frénétiquement de l'extérieur vers l'intérieur et balance la poussière sur le buffet d'apéritif et sur nous d'ailleurs... une remarque, suivie apparemment d'une remontrance du patron, ça se termine par une serveuse en pleurs à la cuisine... Quelle histoire, nous l'avons dit gentillement pourtant...

Finalement, on a payé 7 euros, le patron à dû lui dire de ne facturer qu'un seul aperitivo pour apaiser la situation je pense car elle n'a jamais voulu encaisser le second...

Retour à l'hôtel vers 19 h 45.

35e jour - lundi 13 octobre 2014

7 h 30, on est à la laverie self-service. 3 jetons à 4 euros (2 machines de 6 kg et 1 séchoir), la lessive est déjà dans la machine.

Pendant que ça tourne, dans la boulangerie d'hier soir 3 croissants et 4 cafés = 7.30 euros

Ensuite, on reprend la voiture pour aller faire quelques commissions à la Coop pour le soir et quelques articles pour chez nous = 64.70 euros

On va également visiter le magasin de seconde main.

10 h 30, on revient à l'hôtel poser la lessive et les commissions dans le frigo.

Puis, on va voir Marina di Bibona, immenses plages de sable.

On revient à la via Matteotti à Cecina, près d'un cordonnier qui n'ouvre qu'à 15 h le lundi...

Repas au restaurant l'Angolo Toscano près du cordonnier. Différents menus, nous prenons celui à 14 euros, avec premier plat, plat principal, légumes, 1 coca light et 1/4 de vin compris. 2 penne aux bolets, 1 poulet, 1 rosbeef, 1 frites, 1 artichauts = 28 euros. Le restaurant fait des pizzas à midi également le mardi, jeudi, samedi et dimanche.

Ensuite, petit tour à pied dans le secteur, il fait 28 degrés et lourd.

En route, 2 cafés = 2 euros et 2 coca light = 4 euros.

A 15 h, cordonnier, 14 euros, ce sera prêt demain.

On va ensuite visiter le duomo de Cecina, rien de notoire.

2 glaces = 5 euros

On rentre vers 16 h 30 à l'hôtel.

Repas léger.

Gros orage et pluie vers 18 h 30, le WIFI n'a pas résisté à l'orage apparemment...

On ne ressortira pas vu la météo...

36e jour - mardi 14 octobre 2014

Grand beau.

Départ vers 7 h 45 pour aller à Piombino par la petite route (SS39, ancienne via Appia).

Cecina, grand marché sur la via Appia le mardi.

On prend de l'essence super sans plomb 95 en route à 1.649 euros le litre = 25 euros (machine automatique à billets).

On arrive à Piombino, on suit la direction centre ville (et non la direction "port"). Puis, on roule jusqu'à Salivoli.

Arrêt à Cala Moresca, la route ne va pas plus loin.

Belles vues sur la mer, sur l'île d'Elbe, plage au bas avec restaurant.

En haut, près du parking, petit café avec terrasse. 2 cafés, 2 croissants = 6 euros.

De là, on pourrait aller à pied jusqu'à Populonia (Baratti) par un chemin d'environ 3 h 30 (no 302) et revenir par le même chemin ou un autre, no 300, en un peu moins de temps. C'est très bien expliqué sur place. Environ 10 km entre Cala Moresca et Populonia.

Nous reprenons la voiture et allons nous garer à Piombino (via Torino).

A pied, vieille ville, musée d'archéologie sur Populonia (à cette saison, ouvert seulement le week-end), phare, tour de l'horloge, églises, château avec musée sur l'histoire de Piombino (à cette saison, ouvert seulement le week-end). Très joli petit tour...

Vers 12 h, repas au restaurant Seven Sins, menus à 10 euros avec entrée, plat principal, 1/4 eau minérale, café. 2 tortellini al ragu, 2 saucisses avec patates et champignons, 1/4 eau, 1 coca light, 2 cafés = 20 euros.

Vers 13 h 30, on reprend la voiture pour aller à Populonia.

Avant de quitter Piombino, on va voir comment cela se passe au port pour prendre un bateau demain pour Portoferraio. A l'entrée du port ferry, un giratoire, une rue à droite où l'on peut se garer gratuitement. Si l'on descend 150 mètres plus bas, on arrive devant les guichets pour prendre les billets et, là, parking à 8 euros la journée... Il existe un parking longue durée fléché de l'autre côté de la route pour 5 euros par jour.

Un premier arrêt un peu avant Populonia pour voir le bord de mer, plages, etc. Plusieurs parkings payants, mais pas à cette époque de l'année. Le coin est très beau, pins anciens, herbe, petites plages...

Ensuite, on monte en suivant les indications pour l'Acropole de Populonia. Parking à 14 h 30 à l'entrée du village = 1 euro.

On va visiter l'Acropole, billet à 5 euros. Sinon, il existe d'autres billets groupés avec la nécropole, etc. 2 billets à 5 euros par personne = 10 euros. On y reste env. 3/4 d'heure. Pénible vu qu'il fait env. 28 degrés...

On va ensuite à pied dans Populonia en passant une porte d'entrée assez étroite.

Juste après la porte, à droite, Taverne de Populonia. Terrasse, 2 cocas light = 7 euros. En face de la terrasse, dans la rue, au numéro 5, en entrant, à droite, les WC de la taverne... Pour ceux qui ne voudraient pas payer 7 euros pour 2 cocas...

On va au bout de la rue, quelques magasins de souvenirs, etc.

A l'arrière, une tour impressionnante. 2 euros pour ceux qui voudraient y monter... En face de la tour, une petite église.

Vers 16 h, on repart avec la voiture.

Au bas du village, au bord de la mer, on peut également faire une halte pour visiter la nécropole de Populonia (entrée payante).

En bord de mer, quelques vestiges également.

Beaucoup de touristes allemands et suisses allemands dans le secteur, surtout pour les plages. Certains se baignent encore.

Sur la côte, entre Piombino et Baratti, et un peu à l'arrière, de nombreux autres sites et parcs à visiter, regroupés sur ce site : http://www.parchivaldicornia.it/

Nous faisons un bref arrêt à Cecina pour récupérer les chaussures chez le cordonnier.

Arrivée à l'hôtel vers 17 h. 10

Repas léger.

37e jour - mercredi 15 octobre 2014

On part pour Piombino vers 7 h 45, en prenant l'autoroute après Cesena.

8 h 45, on est garé gratuitement au dessus du port de Piombino.

On descend à pied et on prend les billets à la hauteur du parking payant. Si on passe sur l'île avec le véhicule, c'est l'endroit idéal pour ce faire. Si on passe à pied, on peut aussi les prendre plus bas dans le bâtiment même du terminal.

2 allers-retour pour Portoferraio, aller à 10 h et retour open aujourd'hui = 51.12 euros. Indifféremment que ce soit Toremar ou Mobyline. Le trajet en bateau dure 1 h. A cette saison, il n'y a plus de bateau rapide qui fait la traversée en 30 min.

En fait, on aurait voulu prendre le bateau de 9 h 30, mais il a été annulé aujourd'hui je ne sais pas pourquoi...

Avec les billets, nous descendons à pied au terminal par un chemin pour les piétons face à la billetterie.

Dans le terminal, 3 croissants et 2 cafés = 5.10 euros

WC à disposition.

Face aux bateaux, un arrêt de bus, bus locaux et un bus qui affiche "Milano" qui attend. Egalement le train qui arrive là.

Vers 9 h 30, on peut monter à pied (et en voiture).

Nous ferons l'aller et le retour sur ce bateau : http://it.wikipedia.org/wiki/Aethalia_(traghetto)

Départ effectif à 10 h 05.

11 h 10, on est sorti du bateau à Portoferraio.

Nous montons à pied en évitant les escaliers jusqu'à la villa de Napoléon. Visite à 5 euros par personne. Surtout belles vues, le mobilier n'a pas un intérêt exceptionnel.

Nous redescendons à travers la vieille ville, toujours en évitant les escaliers. Nous voyons différents forts de loin, visitons 2 églises en route.

Vers 12 h 40, repas sur la terrasse de la Pizzeria Napoletana (piazza Republica). Pizzas au feu de bois. 2 pizzas aux bolets, 2 couverts, 2 cocas light, 2 cafés = 29 euros.

Vers 13 h 30, nous allons en direction du musée archéologique (qui ferme à 13 h), puis nous revenons sur le port et dans les rues arrières.

Dans le port, se trouve cet engin, objet de beaucoup d'attention par les touristes... http://www.superyachts.com/yacht-charter/ocean-pearl-883/

14 h 30, nous sommes au terminal ferries. Il fait 27 degrés... 2 cocas light = 3 euros

Nous montons sur le bateau de retour qui part à 15 h avec 5 min. de retard.

16 h 10, nous sommes à Piombino.

Nous remontons à la voiture à pied et quittons les lieux à 16 h 30.

Nous prenons l'autoroute en direction de Livorno.

17 h 10, 15 min. d'arrêt dans un supermarché pour quelques achats = 12.15 euros.

17 h 40, nous sommes à l'hôtel.

Repas léger...

38e jour - jeudi 16 octobre 2014

Départ vers 7 h 45 pour Pise par la SS206 près de notre hôtel.

Essence super sans plomb 95 en route à 1.645 euros le litre = 30 euros. 2 croissants à la station service = 2 euros.

15 km avant Pise, grosses averses, on a de la chance, cela s'arrête à Pise, puis grand soleil...

On se paume un peu en arrivant à Pise...

9 h 30, on est garé gratuitement le long de l'Arno.

On revient en ville en regardant remparts, église fermée, etc. jusqu'au pont près de Santa Maria della Spina, en travaux, nettoyée, ils sont en train de faire le toit, je ne l'ai jamais vue si propre, on ne peut pas entrer pendant les travaux...

2 cafés avant de franchir le pont = 3 euros

On prend le pont, visite église Saint-Nicolas, plusieurs palais, on arrive vers la tour, de nombreux Japonais et groupes Costa / NCL. Petit tour dans le quartier sans entrer dans la tour ni dans le baptistère déjà vus...

Prix entrée pour la tour : 18 euros, baptistère 5 euros.

On prend 2 billets gratuits pour la cathédrale pour 12 h.

On arrive à y entrer vers 11 h 50 en trichant un peu...

Ensuite, ça se couvre, on va manger dans le secteur pour faire simple...

Restaurant Lastri, via Roma. Menus du jour à 12 euros avec eau minérale. Sur la terrasse couverte, heureusement, grosses averses pendant le repas... 2 pennes tomate, 2 escalopes milanaises frites, 2 eaux minérales, 1 coca light, 1 verre de vin, 15 % pour le service... on arrive à 34.50 euros.

Vers 13 h 30, il ne pleut plus, couvert, on part via Roma, corso Mazzini, place Victor Emmanuel, on revient vers le pont. 2 cafés au même endroit que ce matin = 3 euros.

On retourne à la voiture, départ vers 15 h 15, il recommence à pleuvoir...

Retour via la SS1 jusqu'à l'hôtel où on arrive vers 16 h 30, il ne pleuvra plus ce soir.

Repos et repas léger...

39e jour - vendredi 17 octobre 2014

Départ vers 7 h 45 pour Grosseto par la SS1 Aurelia

Arrêt en route 15 min. dans une station service avec bar, 2 cafés et 3 croissants = 5.30 euros

9 h 20, on est garé gratuitement à Grosseto, à l'extérieur des murailles.

Petit tour en ville, duomo, etc. On est déjà venu ici.

Vers 11 h, départ pour Castiglione della Pescaia, via Marina di Grosseto. Belle route avec de magnifiques pins anciens.

11 h 20, on est garé gratuitement à l'entrée de Castiglione della Pescaia.

Très joli village que nous ne connaissions pas du tout, une jolie surprise. Nous grimpons dans la vieille ville à l'intérieur des murailles, visite des 2 églises. Magnifiques vues d'en haut et pas trop de magasins pour touristes dans la vieille ville... plutôt sur le Corso au bas, et c'est tant mieux.

12 h 30, repas au bas, restaurant La Brace del Nero, sur la terrasse. 2 tagliatelles aux bolets, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 30 euros.

Très peu de monde dans ce village aujourd'hui...

Départ avec la voiture vers 13 h 30.

14 h, nous sommes garés à Follonica. Quelques immeubles un peu hauts... mais jolie plage, 2 restaurants sur l'eau, une rue piétonne, on fait un petit tour à pied. 2 glaces = 5 euros. Rien d'extraordinaire, mais ce n'est pas moche...

15 h, on repart via la SS1, il fait encore 26 degrés...

Arrêt au Conad à Cecina pendant 15 min., quelques achats de complément = 7 euros.

16 h 30, nous sommes à l'hôtel.

Nous allons nous renseigner pour notre départ dimanche matin.

Nous réglons 14 euros de taxes de séjour (1 euro par nuit par personne) et nous pouvons laisser les clefs sur la table et partir quand nous le souhaitons dimanche matin., parfait, ça nous arrange...

Repos et repas léger...

40e jour - samedi 18 octobre 2014

Départ vers 7 h 30 pour Livourne que l'on connaît déjà.

Vers 8 h 15, on est garé gratuitement via Carducci dans la contre-allée, près du Cisternone.

2 cafés et 2 croissants en route = 3.80 euros

On va à pied en ville via la plaza Republica voir le marché à l'arrière de la piaza Grande, puis le marché à la place Garibaldi. Ensuite, tour en ville, magasins via Grande jusqu'au port. Il y a le bateau de croisière Silversea à quai.

Vers midi, repas derrière le duomo, restaurant la Vecchia Senese (qui existe depuis 30 ans), ceci http://www.lavecchiasenese.com/Default2.aspx. Il y a également un four à bois pour les pizzas (le soir je pense).

menu à 15 euros avec entrée, plat principal, eau, vin, café. Très bon, calme, plusieurs personnes âgées du coin y mangent, le patron chante dans la salle, etc... Assez drôle finalement... 1 tagliatelle aux bolets, 1 gnocchi al ragu, 2 tranches de veau au grill, 1 pommes frites, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 30 euros.

Vers 13 h 45, on repart avec la voiture.

14 h, arrêt à Quercianella. 2 glaces = 8 euros, celle aux cerises est excellente, encore une... 4 euros. On a un peu abusé... Petit tour, rien d'extraordinaire... mais on est resté dans le secteur de la gare, on n'est pas descendu en bord de mer...

14 h 40, on reprend la voiture.

Vers 15 h, retour à l'hôtel.

Repos, internet et on refait les valises pour demain matin...

Repas léger...

41e jour - dimanche 19 octobre 2014

On finit la dernière valise et départ à 7 h 35.

Via Aurelia jusqu'à Livourne, Pise, puis direction Massa

Vers Viarreggio, la route est coupée pour travaux...

Bon, on va dans Viarreggio...

9 h à 9 h 30, arrêt 2 croissants et 2 cafés = 4 euros

On retrouve la via Aurelia

En route, essence super sans plomb 95 à 1.645 euro le litre = 20 euros

Vers 10 h, on s'arrête 20 min. pour visiter un petit vide-grenier au bord de la route.

10 h 50, on prend l'autoroute à péage à Sarzana jusqu'à Chiavari où j'ai réservé un hôtel.

11 h 30, péage = 7.90 euros.

On descend sur Lavagna et Cavi di Lavagna. L'hôtel se trouve à peu près à mi-chemin entre la gare de Lavagna et celle de Cavi, on y arrive vers 11 h 45.

Albergo Cavi, à Cavi di Lavagna, via Como, à l'arrière de la grande route et du train. 50 euros avec le petit déjeuner, on peut se garer facilement dans la rue devant. On nous attribue la chambre no 10, la seule où internet fonctionne (en dehors du bar-restaurant au bas). Chambre avec 1 grand lit pour deux et 2 lits individuels, balcon, ascenseur, très simple mais très propre.

Vers 12 h, on part à pied en direction de Cavi pour trouver un restaurant. Grave erreur, rien n'est ouvert... on va jusqu'au delà de la gare de Cavi et on revient...

13 h, on est de retour à l'hôtel...

Repas à l'hôtel, rien n'est affiché, on verra bien...

2 spaghettis au pesto, 1 calamar à la poêle, 1 côtelette milanaise, 2 frites, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 20 euros. Très bon.

On pose nos valises maintenant que la chambre est faite...

14 h 45, on reprend la voiture pour monter à Cogorno voir la Basilique des Fieschi, la route de montagne pour aller à Cogorno est splendide, vues, etc. Puis, on arrive à la basilique en suivant le fléchage "San Salvatore". Ce n'est pas le chemin le plus court, mais on y est arrivé...

15 h 10, on visite la basilique juste avant un baptème ou une messe. Superbe façade également.

On redescend par un chemin plus court et on va à Chiavari, parking gratuit piazza Roma (parce qu'on est dimanche) vers 16 h.

Promenade dans Chiavari, jolie rue centrale à arcades, parcs, belles maisons, trompe-l'oeil, on visite 1 église en route, statue de C. Colomb en bord de mer, etc. Belle ballade pour un dimanche après-midi. En route, 2 glaces = 8 euros.

Retour avec la voiture à l'hôtel vers 18 h 30.

Repos un moment.

Vers 19 h 30, on ressort.

Dans la rue d'à côté, un snack-pizzeria... Pas très faim et pas envie de refaire un footing comme à midi, on prendra 2 steaks hâchés, salade, frites, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 20 euros. Il faudra quand même 35 min. pour que le steak hâché atteigne notre table...

Retour à l'hôtel vers 21 h.

42e jour - lundi 20 octobre 2014

Petit déjeuner à l'hôtel, 4 cafés et 2 croissants.

Départ avec la voiture vers 8 h.

On monte sur l'autoroute jusqu'à Arenzano, sortie à 9 h = 5.40 euros

Ensuite, on roule jusqu'à Savona où on arrive vers 9 h 30, embouteillages en ville, 3 bateaux Costa présent, marché, etc...

9 h 50, on est garé gratuitement près de la gare de Savona.

On est venu pour revoir le marché Piazza del Popolo.

Juste avant, 2 cafés = 2 euros.

Vers 11 h 30, on a terminé, nous allons manger au bar restaurant Le Palme à 12 h. 1 penne aux légumes, 1 penne à l'arabiata, 2 rôtis de veau avec côtes de bettes, 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 30 euros. Tout était excellent.

Départ avec la voiture vers 13 h 15

Essence surper sans plomb à la sortie de Savona à 1.64 euros le litre = 20 euros

On roule tranquillement jusqu'à Diano Marina par la route côtière.

Nous arrivons à l'hôtel réservé vers 14 h 30.

Nous sommes déjà venus ici plusieurs fois...

Hôtel des Mimosas, chambre 308, 39 euros avec le petit déjeuner. Le balcon-terrasse de cette chambre mansardée au 3e étage est plus grand que les petits balcons des autres chambres mansardées du 3e étage et donne sur l'arrière, pas sur la rue. L'ascenseur ne va que jusqu'au 2e étage.

On reste tranquille un moment et on ressort à pied.

Brocante dans la rue au dessus, tour de la ville, quai, etc. Belle promenade.

En route, 2 glaces = 6 euros.

Plus loin, 1 coca light, 2 tartelettes, 2 paninis, 2 cafés = 14 euros

Retour vers 19 h 30 à l'hôtel.

43e jour - mardi 21 octobre 2014

Retour par la route nationale à Bandol.

40'546 km au compteur.

Repos quelques jours et retour à Genève.

Eté 2014 - Ouest USA et Yellowstone: 15 vidéos et 230 photos d'un road trip English translation pending
by JeffPrX · 2014-10-09 · 118 replies
Après avoir évoqué le Kenya, la Scandinavie, l’Islande et le Canada, la destination des USA avait été décidée en septembre 2013.

Les réservations du CC, des billets d’avions et des nuits d’hôtels ont été effectuées à la même période. Ensuite, les nuits en camping et l’hélicoptère ont été réservés vers février. Aucune difficulté rencontrée pour la planification de ce voyage, la grande majorité ayant été faite par internet.

4 adultes participaient à ce road-trip : M mon père (72 ans), A ma mère (70ans), C mon épouse (40 ans) et moi-JF(40 ans). Ayant déjà effectué un voyage en 2005 dans l’ouest des USA (voyage organisé avec itinéraire classique), mes parents nous ont laissé gérer l’organisation du voyage. Ils avaient tout de même suggéré l’hélico pour GC, confirmé la beauté de MV et mon père nous avait précisé qu’il souhaitait cette fois-ci pouvoir rester plus de 30min à BC ! Il sera comblé : nous allions y passer 2 nuits.

Je dois avouer que la préparation de ce trip a pris du temps : des heures et des heures à glaner des infos à la lecture de vos carnets de route sur le web. Ce fut un réel plaisir. 🙂

Quelqu’un a écrit qu’un voyage se vivait en 3 étapes : avant lors de la préparation, pendant en profitant du moment, et après dans l’écriture d’un carnet de route et le traitement des photos. C’est donc autant pour mon épouse et moi que pour faire un juste retour face aux autres dizaines de carnets de voyage lus, que nous nous lançons dans l’écriture de ce road book. Vous y trouverez des informations, des pistes de recherche (je me rappelle d’un carnet de route qui m’a fait effectuer beaucoup de recherches sur le web car il y avait marqué sans plus de détail « W&R canyon chez les hopis »), des sentiments, etc. Il représente ce que nous avons vécu et ressenti.

Bref, tout ne vous intéressera pas, mais n’hésitez pas à poser des questions si vous souhaitez plus de détails sur un point particulier. Soyez indulgents avecl’écriture et les photos. Je compte mettre en ligne tous les jours une journée de trip avec les photos. Une fois ce carnet de route terminé, nous attaquerons une nouvelle préparation de voyage pour 2015, cette fois-ci avec nos enfants. Pourquoi pasl’Ecosse ?...... 😛

Quelques données préalables en vrac Le trip aduré 14 jours et comprenait en gros 250km par jour (en dehors du retour et de la montée de BC vers Yellowstone) : Paris -> LV (via LA) -> GC ->Lee’s Ferry -> MV -> Page -> BC -> Yellowstone -> SLC ->Paris. Nous avons réellement fait 3700km (estimation préalable de 3000km).

Les avions : Paris CDG à LAX : vol Air-France, en A380 vieillissant (écran vidéotactile sur lequel il fallait donner des coups de poings, télécommande qui ne tenait plus en place, siège qui ne s'inclinait presque plus, etc.), avec champagne français, soleil permanent, le fameux chicken or pasta (pasta aux champignons), un atterrissage impeccable. LAX à LV : vol Delta, en CJM900, à peine une heure de vol. En comparaison de l’A380, on sent que le pilote pilote… Ça bouge, ça penche, ça tremble, ça prend les trous d’airs et ça rebondit à l’atterrissage… SLC à Paris CDG : vol Delta, en A330 impeccable, magnifique coucher de soleil, chicken or pasta Les hôtels : Ibis à CDG : parfaitement situé dans l’aéroport, desservi par le shuttle, calme. Circus-circus à LV : réservé par précipitation, excentré des autres casinos. Days Inn à SLC : facile d’accès avec un RV de 30ft, RAS. Le camping-car de 30ft (loué chez Cruise America via camping-car online): récupéré à LV et rendu à SLC, très facile à conduire, la boite automatique est agréable, juste à surveiller l’arrière quand on tourne. Le système de vidange est très pratique. Le rayon de braquage ne permet pas de faire demi-tour rapidement. Le climat : une chance extraordinaire ! Quelques gouttes à Norris basin et 30 min de petite pluie le dernier jour sur l’autoroute arrivant à SLC.Ensoleillé le reste du temps.
De Cape Town à Johannesburg English translation pending
by Michel85200 · 2014-10-02 · 430 replies
Note aux nouveaux lecteurs:

Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.

Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.

L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.

La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.

Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.

Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !

Dissertons plus précisément :

Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.

Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).

Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.

Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?

La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.

Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…

Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).

Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.

Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…

Michel

PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.

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