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Costa Rica: rafting pour débutants et bons bains thermaux à Arenal? English translation pending
by Theeodora · 2011-02-21 · 5 replies
Je pars au Costa Rica au mois d'avril prochain.

Est-il possible de faire du Rafting en étant débutant ? Ou ? avec quelle compagnie ?

Est ce possible d'organiser ça au départ de Puerto Viejo de Talamanca (pour le Rio Pacuare) sachant que je ne louerai pas de voiture.

Par ailleurs concernant les bains thermaux... j'aurai aimé savoir ceux qui sont bien (bon rapport qualité/prix) .

Merci d'avance pour vos réponses.
Ramener une thailandaise pour un mois en Belgique? English translation pending
by Allan1985 · 2011-02-21 · 33 replies
Bonjour à tous,

Je viens de revenir de mes vacances en Thailand où j'ai eu le plaisir de rencontré une femme thaïlandaise. Je souhaite la faire revenir pour une durée de un mois en Belgique.

Afin de voir si elle se plait ici. Pour ce faire quelles sont les démarches à entreprendre pour la ramener chez moi?

Est ce que je dois de mon côté réaliser des démarches en belgique et quelles sont les démarches que ma petite copine doit réaliser en Thailand afin de venir?

Merci d'avance
Itinéraire Thaïlande - Laos? English translation pending
by El3a · 2011-02-14 · 8 replies
Bonjour à tous !

Après avoir parcouru longuement le forum, farfouillé dans les topics, j'en viens à poser ici mes quelques questions en espérant que des âmes charitables puissent me donner des avis éclairés !

J'envisage de parcourir la Thailande puis le Laos dans quelques semaines ou quelques mois.

Je prévois atterrir à Bangkok, de asser à Ayuthaya puis à Chiang Mai.Ensuite me rendre à Chiang Rei. Première question où traverser la frontière ? D'où peut-on descendre le fleuve en bateau lent ? De Huay Xai ? Si pour la Thailande, mon circuit me parait clair, ça se complique un peu pour le Laos...

Je pensais descendre le Mékong jusqu'à Luang Prabang, mais aussi profiter du Nord, est-ce compatible ?

Aller jusqu'à Vang Vieng, puis jusqu'à Ventiane (y aller malgré les mauvais avis ou à déconseiller ?)

Finir direction Paksé et le Plateau des Boloven.

J'aimerais terminer en retournant dans le sud de la Thailande et profiter des îles. D'où quitter le Laos pour re-rentrer en Thailande ?

Je prévois 2 mois pour ces 2 pays, est-ce trop court ? Y a -t-il des endroits que je peux "zapper" pour passer plus de temps dans d'autres que j'aurais oublié ?

Et dernière question : je pense partir "léger" avec le strict minimum. Short, débardeur, claquettes suffisent ou faut-il prévoir des vêtements "chauds" pour certains endroits ?

Je remercie d'avance les personnes qui prendront le temps de m'éclairer !
Voyage camping-car de deux semaines en Alsace English translation pending
by Eric791 · 2011-02-13 · 17 replies
bjr; nous voila decider cette annee sa sera l'alsace .est qu'il y a des personnes qui peuvent nous donnez des infos merci a vous tous a bientot.
Un mois à Salt Lake City (Utah) English translation pending
by Martinedsn · 2011-02-11 · 30 replies
SALT LAKE CITY (Utah, USA) janvier-février 2010; – 1 mois à Salt Lake City en “14” épisodes.

1 mois à Salt Lake City. Nos amis me demandent de relater notre séjour à SLC. Ayant pris quelques notes lors de l’une ou l’autre soirée, je vais les reprendre une à une, les corriger et les agrémenter. Passez un agréable moment en notre compagnie

Plan. Episodes 1. 😠 Trois valises olé! 2. 🙁 Le départ 3. 😊 Le bonheur 4. 🙂 SLC ville 5. 😮 Réflexion 6. 🤪 Bisons futés 7. 🤪 Les neurones 8. 🙂 Le capitole 9. 😇 La franc-maçonnerie 10.😛 La restauration 11.😄 Utah Jazz 12.😐 Le Parc des Arches 13.🏴‍☠️ Les sports d'hiver 14.😏 La généalogie

...............
Voyage au Brésil en famille du 15 juillet au 15 août 2011 English translation pending
by Marcoalsace · 2011-02-08 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je suis entrain de préparer un voyage au Brésil. Nous sommes une famille de 4 personnes dont une petite fille de 4 ans. J'ai besoin de votre aide afin de savoir quelle est la façon la plus simple pour voyager dans ce pays. J'ai pensé à louer un appartement pour quelques jours à Rio, Salvator de Bahia et autres villes à me conseiller. Est-ce une bonne solution ? Nous pourrions ainsi rayonner en voiture à partir de chaque point de chute. Que faut-il prévoir comme durée pour visiter l'état de Rio, l'état de Bahia ? L'Amazonie avec Manaus est-elle un choix judicieux avec un enfant de 4 ans (moustiques et autres désagréments ..) ? Merci pour votre aide et information. Bonne journée à toutes et tous.
Douze jours en Islande à pied avec un petit budget English translation pending
by Seti83 · 2011-02-07 · 22 replies
Bonjour

Mon ami et moi nous nous appretons à aller 12 jour(+ 2 jours d'avion) en Islande au mois d'aout , mais nous savons pas trop par où commencer, et se seras uniquement à pied et en stop( peut être 1 ou 2 fois le bus) car pas trop de moyens financiers

Nous pensons faire l'ouest pour ne pas s'éloigner de l'aéroport, nous avons pensé à la péninsule de Snæfellsness ( et tout ce qu'il y a voir sur la route depuis Reykjavik., ...?! ) Nous voulons faire quelques petites randonnée avec 2 / 3 jours d'autonomies ( en combien de temps peut-on faire le golden-circle à pieds ??) et bien sûr au retour passer par le Bluelagon. Est-ce faisable en si peu de temps ? Si vous avez d'autres idée d'endroits à voir a l'ouest ou centre ouest...

Coté matériel on est pas trop mal équiper pour le bivouac . Au niveau nourriture nous pensions ramener pas mal de repas lyophiliser ( à voir)

Les billets sont déjà réserver chez Airberlin

Merci d'avance pour vos conseils
Népal - deux semaines en juillet - conseils? English translation pending
by Sabaidee · 2011-02-02 · 20 replies
Namaste !

J'ai mon billet pour Kathmandu. Départ le 9 juillet (impossible de partir à une autre date ...). J'ai déjà bien "potassé" mes guides et fait des recherches sur VF mais malgré tout j'aimerais avoir vos conseils, vu la saison, sur ce qui est mieux de voir et/ou faire, où loger, quels villes/villages à privilégier ou à éviter, etc ...

D'avance, merci pour vos réponses.

@+, Sabaïdee
Vaccination pour la rage à Bali? English translation pending
by Psypsy · 2011-01-31 · 19 replies
Bonjour,

En savez-vous un peu plus sur l'état de l'épidémie de rage sur Bali ? Nous prévoyons un voyage de 5 semaines en juillet prochain en famille et hésitons à nous faire vacciner. Merci pour vos informations.
Choisir une semaine à Tokyo ou à Séoul en mars? English translation pending
by Frenchyline · 2011-01-29 · 8 replies
Bonjour,

Je projette un voyage d'une semaine en mars prochain et j'hésite entre Tokyo ou Séoul. Je n'arrive pas à obtenir beaucoup d'infos sur Séoul, je m'adresse donc à vous voyageurs pour vos infos d'experts! Mes intérêts: visites de quelques temples, boutiques high tech et sorties nocturnes. Le budget semble plus raisonnable à Séoul qu'à Tokyo mais est ce réellement le cas?

Merci pour vos commentaires.

Bruno
Hôtels Grand Palladium Colonial et Barcelo Colonial Maya? English translation pending
by Vapo · 2011-01-21 · 9 replies
Bonjour,

J'aimerais connaître vos impressions et commentaires au sujet de ces deux hôtels. Est-il vrai que la plage au Barcelo est plus belle et plus longue pour les gens qui comme nous désirent marcher sans se mettre quelque chose dans les pieds. La nourriture au Barcelo est-elle bonne et diversifiée.

Sur une quote de 10 comment donnez-vous au Barcelo et détaillez-moi votre quote.

Merci encore une fois et difficile pour moi de faire un choix entre ceux hôtels car c'est la première fois que je vais à Rivière Maya.

😇🙂
Volontariat international / prospection et alimentation en eau potable English translation pending
by Motla · 2011-01-14 · 10 replies
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonjour,

je suis à la recherche d'une action humanitaire dans le domaine de l'eau, je précise : j'ai réalisé un master en géologie appliquée me permettant d'acquérir des connaissances dans la prospection du sous-sol pour la recherche des eaux souterraines et dans la gestion de ces dernières. J'ai ensuite travaillé pendant 2 ans dans un bureau d'étude spécialisé dans le domaine des sites et sols pollués où j'ai pu apprendre à gérer des projets de A à Z (de la commande client à la facturation, en passant par la gestion des sous-traitants et la réalisation des terrrains (forage, prélèvements d'eau et de sols)). J'aimerais maintenant mettre mes compétences à profit de populations ne bénéficiant pas d'un accès aisé à l'eau potable. De par mes études et les médias, deux zones sont principalement demendeuses a priori : l'Arique (surtout le Sahel) et l'Asie (plutôt du Sud-Est). Personnellement, moi je suis près à me rendre partout mais le problème c'est que c'est plus difficile que ce que je pensais "bêtement". J'ai beau multiplier mes recherches sur internet, j'ai beaucoup de mal à trouver une réelle demande, explicitement formulée, c'est pourquoi je me tourne vers vous, pour obtenir des pistes, conseils, vous avez compris quoi... Par contre il y'a un petit souci de mon côté (qui peut être de taille), c'est que je ne maîtrise pas franchement la langue de shakespeare, niveau scolaire pas plus. Ceci dit de nombreux pays sont francophones, surtout en Afrique, et le Cambodge aussi. Et après moi je suis près à apprendre bien entendu, au contraire même.

Merci par avance, à tous les gens qui auront eu le courage de lire l'intégralité du message d'une par et encore plus à ceux qui pourront m'aider.

++, Thomas.
Thaïlande et Vietnam en vingt-quatre jours English translation pending
by Bilbaquoi · 2011-01-13 · 7 replies
Bonsoir à tous,

Je connais déjà la Thailande (pays que j'ai adoré) et j'aimerais la faire découvrir à mon ami. Notre parcours serait le suivant

Bangkok pour 5 jours Koh Phi Phi (ou autre Ile que vous connaissez, ps : je connais deja Koh lanta) pour 4 jours Hanoi (Vietnam) pour 10 jours. On aimerait visiter la Baie l'Halong et faire un trekk (je ne sais pas si c'est possible au Vietnam, j'en ai fais un à Chiang Mai). Puis retour sur Bangkok pour 5 jours.

J'aimerais inclure le sud du Vietnam mais mon ami est pas trop partant...

J'ai peur que 10 jours à Bangkok soit trop long (quelques jours suffisent).

J'aimerais savoir si vous avez des tuyaux à me filer, des choses à visiter comme villes près de Bangkok. Qu'y a t'il à visiter à Hanoi ? 10 jours parraissent long. Connaissez-vous une ile sympa dans toutes les Koh du Pays ?

Merci pour vos reponses. A bientot.
Madagascar: Tsingy ou Manakara? English translation pending
by Marydom · 2011-01-10 · 24 replies
Bonjour, Je sais c'est très difficile de répondre à cette question, mais je dois choisir. Tsingy ou Manakara ???? Pouvez-vous me donner votre avis Merci
Île d'Hainan et le sud de la Chine: endroits sauvages? English translation pending
by Merrykri · 2011-01-09 · 7 replies
Bonjour à tous.

Quelqu'un connait-il l'île de Hainan ?

J'aimerais visiter cette île mais je me pose plusieurs questions.

Y'a t il des endroits encore sauvages : sur la côte (plages et baies) et à l'intérieur ? La forêt tropicale a t elle une place importante sur cette île ? L'île est-elle vraiment montagneuse du type réunion, corse.... (je ne parle pas de la végétation mais du relief) ou est-elle plus plane ? Les déplacements sont-ils faciles et peu coûteux.

Sur la côte des provinces tropicales du sud de la Chine, reste t il des endroits préservés et paradisiques ?

Que conseillez-vous plus généralement si l'on recherche des endroits à l'environnement préservé et surprenant en Chine du Sud (Au sud d'une ligne Shanghaï/Kunming)

Connaissez-vous la région du Xishuangbanna dans le Yunan, vaut-elle le coup d'être visitée, quel est son aspect général concernant le relief, la végétation, l'atmosphère des villes et villages ?

Je sais que j'en demande beaucoup et je vous remercie beaucoup de répondre à mes questions. Guyome
Méditation en Thaïlande: adresse d'un temple bouddhiste ouvert aux étrangers? English translation pending
by Aroux6 · 2011-01-07 · 12 replies
Qui peut me donner une adresse d'un temple bouddhiste ouvert aux étranger pour y faire soit une retraite de quelques jours, soit de la méditation en journée, Bangkok ou Chang mai. Merci

André
Les parcs du Nord chilien à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2011-01-06 · 8 replies
Parcs nationaux nord du Chili de Sajama à Colchane

Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.

Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.

Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.

Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.

La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.

Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.

Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.

Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !

Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.

Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !

Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.

Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !

Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.

Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.

Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.

La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.

Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.

Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.

Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.

Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.

Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.

Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.

Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.

Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.

Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.

Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.

Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.

La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu’une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.

Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.

La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.

Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.

Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.

Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.

Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.

Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.

Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.

Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.

Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.

La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.

Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.

La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.

Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.

Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.

Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
De retour de deux semaines en Thaïlande English translation pending
by Timek · 2010-12-30 · 19 replies
Bonjour,

Un petit post pour faire le bilan d'un rapide séjour en Thaïlande, histoire de partager avec ceux que ça peut intéresser mes expériences, notamment en hébergements, activités et lieux

- Première semaine dans le Nord, autour de Chang Mai : après une escale de 24 heures à Dubaï (hors sujet mais : Hôtel Premier Inn International Airport à recommander : pas trop cher pour la ville 80 € quand même, excellent accueil, navette aéroport gratuite, belles chambres, bon buffet petit-dej), arrivée à 08h à Bangkok. Je saute aussitôt dans un avion pour Chang Mai (Air Asia, parfait mais c'est du low cost, donc tout est en surplus) Hébergement Chang Mai : dans la vieille ville, côté ouest, à une minute du Wat Phra Sing. Essentiellement un joli bar-restaurant tout en bois, avec quelques bungalows en bois au fond. Bungalows simples mais propres, avec eau chaude et wifi, 350 Bath. Personnel très discret, mais cool et qui ne vous oblige pas à prendre des activités chez eux puisqu'ils n'en proposent pas !
http://www.baanlansa-guesthouse.com/

- Un trek s'imposait. Je recommande très fortement http://www.pooh-ecotrekking.com/ (sauf si vous recherchez les ballades à dos d'éléphant, le bambou-rafting et les circuits empruntés par la plupart des touristes). Pooh propose des choses hors des sentiers battus. J'ai choisi le circuit 3j/2nuits où la première nuit se passe dans un village Karen chez l'habitant, sur la "terrasse" à même le sol (petit matelas fourni quand même), préparation du repas en commun. La deuxième se passe dans un refuge en bois au bord d'une rivière (dans laquelle on se lave). On termine par la traversée d'une grotte inondée, à la lumière de torches qu'on prépare soi-même. Paysages superbes, montagneux, calme, pas croisé un seul autre groupe de touristes en 3 jours ! C'est beau, c'est tranquille (entre 3 à 4 heures de marche /jour), c'est rudimentaire, c'est humain, c'est respectueux. Et l'équipe de l'agence est tellement adorable ! Dommage qu'on ai terminé sous la pluie.

- fin de première semaine, je dois passer une nuit à Bangkok, entre deux vols intérieurs. Hotel Convenient Resort, à côté de l'aéroport, on vient vous chercher (attention, ils vous attendent avec le petit panneau à votre nom du côté des arrivées internationales), pas trop cher (900 Bath), personnel très accueillant. Pas de petit-dej, grandes chambres sinistres, absolument sans aucun charme (les photos du site sont trompeuses), ça résonne. Pratique pour un transit un peu long. Pas plus. http://www.convenientresort.com/

- 2e semaine : le sud et les îles.

- je commence par Koh Tarutao, réserve naturelle. Hébergement géré par les gardes-forestiers, via http://www.thaiforestbooking.com/ Je voulais un truc tranquille, sans trop de touristes et j'imaginais des petites cabanes basiques, quelque chose d'un peu Robinson Crusoé. En fait, j'ai été un peu déçu car tout est très aménagé (presque à l'image des parcs nationaux US) et les "bungalows" sont en fait des maisonnettes en dur, d'ailleurs très (trop) bien, il y a un restaurant, une supérette (dans laquelle il n'y a rien), des vélos à louer (indispensable). Tout ça est un peu sinistre (d'autant qu'il a plu pendant les 2 jours que je suis resté). Les plages sont superbes, sable blanc mais jonchées de détritus, falaises couvertes de jungle... . Superbes ballades à faire, des singes un peu partout, un paradis pour les amoureux des oiseaux et vraiment très peu de monde.

- une nuit à Koh Lipe

Je pensais pouvoir faire Tarutoa-Lanta dans la même journée, mais ce n'est pas possible. J'ai donc fait étape pour un après-midi et une nuit à Koh Lipe. Je ne pourrais pas en dire grand'chose car à peine débarqué, j'y ai fait une rencontre qui m'a permis de connaître les thaïlandais de manière plus, comment dire... rapprochée... Bref. Beaucoup de touristes, une rue principale qui part de la plage où on débarque : la Walking Street, qui n'est qu'un alignement d'agences de voyages, de guest-houses, de bars, de restos, de salons de tatouages. Mais tout ça dans une atmosphère cool et relax. Moi qui déteste les ghettos à touristes, je dois avouer que je ne me suis pas senti agressé et j'ai trouvé cette petite île plutôt sympa. Pour les restos, évitez-ceux de la Walking Street, allez jusqu'au bout et tournez à droite. Il y a là quelques restos plus authentiques, plus transquilles et moins chers. Mon hébergement : Serene Resort, au sommet de la Walking Street, sur la gauche en venant de la plage. 500 Bath pour une minuscule hutte en bambou avec SDB et WC et WiFi. Personnel adorable. Ca aurait été parfait si un générateur dans le quartier n'avait tourné toute la nuit.

- Koh Lanta : la faute de goût, l'erreur de parcours. Mais pourquoi cet engouement pour Koh Lanta ??? Ok, les plages, belles, longues, plutôt propres. La vieille ville, Ban Lanta et ses maisons sur pilotis, son village de pêcheurs, la côté Est plus tranquille et plus interessante que la côte Ouest. La côte Ouest.... une route qui la longe du Nord au Sud, très fréquentée, bruyante, inenvisageable au moins jusqu'au village de Phrae Ae. En débarquant à Saladan, tout au nord, envahie de hordes de touristes, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas le faire et me suis réjouis d'avoir réservé tout au sud, sur la dernière plage, là où la route de l'horreur se transforme en piste, décourageant la plupart des touristes. :

http://www.bamboobay.net/ Beaux bungalows (encore une fois, plutôt des maisonettes), vue superbe sur la mer, plage tranquille car uniquement trois petits "resorts", belle décoration des chambres, restaurant excellent, serveurs adorables (salut à Neil), location scooter pour 350 baths/jour. Mais 1 000 bath/nuit, sur une colline donc pente raide pour rejoindre son hébergement (même moi qui suis un grand randonneur en montagne, je tirais la langue !), patron (un farang scandinave) inexistant (un vague signe de tête à mon arrivée et plus rien), wifi au resto seulement, ambiance famille avec pleins de gosses partout et, principal défaut : situé sur Koh Lanta ! En plus, temps pas terrible J'avais réservé pour 4 nuits, je suis parti au bout de 2, pour rejoindre un autre enfer touristique

- Koh Phi-Phi Heureusement que l'île est absolument superbe, le site à lui seul justifierait le voyage en Thaïlande ! Mais il y a le revers de la médaille : c’est un enfer touristique. Du monde partout, la « capitale », Tonsai, est un exemple de ce que peut produire de pire le tourisme balnéaire de masse : un amoncellement de restos-usine, des agences proposant toutes les mêmes packages standarisés, des bars bruyants, quelques salons de massage pour mâles hétéros en goguette, des boutiques de souvenirs bidons, la musique à fond jusqu’à tard dans la nuit lors des beach-parties. A vomir. Mon hébergement : PP Bay View Pavilion Resort, tout au bout de la plage de Lhodalum. 600 baths pour une hutte en bambou avec SDB, personnel très sympa, mais tout est en chantier, impression de dormir au milieu d’une décharge

Etant à Koh Phi Phi, j’ai quand même voulu faire du snorkelling et suis tombé sur une excellente agence, Adventure Club (je crois), qui propose des trucs plutôt respectueux de l’environnement, en petits groupes, de bonne heure (afin d’éviter la foule), expliquant ce qu’on fait, ce qu’on voit. Encadrement européen, australien et étatsunien. 800 baths la demi-journée, avec eau fraiche et fruits sur le long-tail boat.

- dernière étape : Bangkok. - J’avais tellement lu que Bangkok était une ville invivable, polluée, bruyante, exténuante, que je n’avais prévu d’y passer qu'une journée et demie. Quel dommage ! Effectivement, c’est monstrueux, bruyant, pollué, fatigant, comme beaucoup de très grandes villes en drevenir, mais quelle énergie ici ! Quelles pulsations ! Quels chocs entre l’ancien et le moderne. J’ai adoré ! (en tout cas, jusqu’à ce qu’on me vole mon caméscope numérique HD acheté il y a un mois…). Il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut prévoir un minimum de 3 jours.

Mon hébergement : Inn Sala Daeng (theinnsaladaeng.com) Hôtel moderne, très propre, belles petites chambres avec eau chaude et wifi, buffet petit-dej (un peu succint) et idéalement situé à 2 mn à pied du Skytrain et de la frénésie de Silum, dans une petite rue calme. 1600 bath la nuit, pour se reposer avant le long trajet de retour vers la France.
Retour de dix jours à Phuket déçu English translation pending
by Lafrite45 · 2010-12-27 · 18 replies
bonjour j'étais à phuket 10 jours en décembre. je voulais dire toute ma déception par rapport à cet endroit. J'étais à KATA, soit disant une des plus belles plages. J'étais au kata orient house. je ne conseille pas le kata orient house où alors juste une nuit pour trouver autre chose ... propriétaire mal-aimable (repris par une thai) l'endroit : phuket en général --> aucun charme, une circulation IMPOSSIBLE : ile traversée par une 4 voies. Quelques endroits plus charmants et où il y a moins de monde : au sud, village de pecheurs. Mais sinon aucun intéret : la plage de KATA est assez propre mais rien de fabuleux La circulation dans l'ile : très dangereuse en scooter. On a eu un accident. Heureusement que le scooter était loué par un européen qui ne réclamait pas le passeport comme monnaie d'échange sinon c'est la dictature des tuk tuk qui opèrent à un prix exhorbitant pour faire 3 km : la vraie mafia

bref, aucun intéret pour phuket où nous sommes vraiment considérés comme des euros sur pattes. une clientèle de touristes exclusivement russe. vive phuket-vodka ! A FUIR !

choisir une ile du style koh phi phi ou plus calme mais surtout pas phuket

en tout cas merci à tous les gens du forum qui m'ont aidé à préparer mon voyage je voulais juste faire ce message pour dire aux gens que phuket, ce n'est vraiment pas la thailande !
Vos très petites villes ou villages coups de coeur au Tamil Nadu / Kerala / Karnakata? English translation pending
by Lisapaname · 2010-12-24 · 12 replies
Bonjour, je n'ai ouvert aucun guide, j'ai juste parcouru le forum (en long en large et en travers je le reconnais :)), et j'ai noté les noms qui revenaient le plus souvent, et j'ai mis des points sur une carte. La carte est très jolie : http://www.cijoint.fr/cj201012/cijDd8sF08.jpg Je n'irai pas partout, ces petits points bleus me serviront juste de repère dans mon parcours (4 mois). Mais la carte est complètement vide dans un rayon de 100km autour de Salem, et de 50km autour de Kayathar. Je ne sais pas pourquoi... Y a-t-il une raison pour que les villes à l'intérieur des terres soient moins cité dans les conseils aux voyageurs ?

Si vous avez des villes-coup-de-coeur qui ne seraient pas encore marquées sur la carte, je serais très contente de pouvoir les ajouter ! J'attends vos conseils :)

Bonnes fêtes de fin d'année à tous Lisa
Voyage de sept mois en Indonésie avec nos enfants en 2011 English translation pending
by Ryjis · 2010-12-15 · 7 replies
bonjour, Nous somme moi Yann, ma femme Imah et mes enfants 3 ans Idris et 6 ans Junior, sur le poins de partir pour un voyage en indo pour une période 7 mois nous allons passé par bukit lawang que nous connaissons trés bien pour 1- 2 mois et nous partirons pour la Malaisie Kuala ou penang puis sur java, bali.

je recherche encore des infos, des adresse plus particulièrement sur les hôpitaux, car nous avons eux des difficulté avec Idris le dernier voyage et c'etais laborieux pour trouver quelque chose de correcte.

si vous avez aussi des adresse pour des logements bon marché voir chez l'habitant ca serais vraiment cool.

éventuellement si vous connaissez des astuce pour trouvez du travail

et biensur si vous conaisser des endroit a ne pas manquer sachant que nous somme une familles de routard, mais que ne nous pouvons tous de même pas faire des assenions.

les prix en indo semble avoir flambé ses dernière années quelqu'un est il surplace pour nous donner des exemple:

logement hotel 100000 roupia mini ?? nourriture 20000 roupia mini ?? légume ?? suite au éruptions multiple des volcan les prix en fait boom ?? viande ?? etc..

merci d'avance pour vos réponse a +
Voyage aux 4000 îles (Laos) English translation pending
by Marcvoyages · 2010-12-15 · 15 replies
Bonjour,

Je pars bientôt pour le Laos. Je sens que le voyage sera malheureusement bien trop court, notamment pour la partie dans le Sud. Me basant sur divers itinéraires trouvés ici et là, j'avais élaboré le programme suivant sur quatre jours:

1er jour: Plateau des Bolaven avec départ de Pakse et arrivée à Champasak pour la nuit;

2e jour: visite du Wat Phou au petit matin, puis descente sur Don Khong ou Khone;

3e jour: Don Khong

4e jour: Don Khong, puis retour sur Pakse en fin de journée pour un départ par avion le lendemain.

Bref, je pensais avoir près de trois jours complets pour découvrir les 4000 îles sans trop de stress et me rendre si possible à la fois à Don Khong et à Don Det/Khone.

En cherchant un peu les horaires, je me rends compte que la plupart des transports partent tôt le matin. Par exemple pour le trajet Don Khong - Pakse, le site Travelfish indique "Departures at 06:00, 07:00, 08:00 and 08:30" !

Quelqu'un sait-il s'il est possible et facile de trouver des moyens de transport sur ces destination en milieu ou fin de journée. Par exemple, est-il possible de faire Champasak - Don Khong en partant vers midi et quelle serait l'heure d'arrivée approximative? Et est-il possible de revenir sur Pakse depuis Don Khong ou Don Det en partant l'après-midi? Même chose pour le trajet Don Khong - Don Det: je n'ai vu que des indications sur des départs le matin. Trouve-t-on facilement des navettes à d'autres moments de la journée?

Merci d'avance!
Petit récit de vacances en Thaïlande et questions pour un nouveau voyage English translation pending
by Mousse51 · 2010-12-08 · 15 replies
Bonjour tout le monde,

Un post pour raconter un voyage de deux semaines et demie l'année passée et poser des questions pour un nouveau voyage cette année !

En 2010, mon amie son fils de 4 ans et moi nous sommes rendu en thailande au mois de mai. Et oui en suisse les petits commencent l'école plus tardivement ce qui est positif pour le choix des dates.

Nous avons trouvé un vol direct Zurich-Bangkok avec la Thai ! On avait peur de faire une escale avec un jeune de 4 ans ! Le vol aussi bien à l'aller qu'au retour c'est très bien passé et thai est vraiment une compagnie haut de gamme avec un personnel charmant. Petits bémol, une équipe de jeune brésilien saoul et forcément pas du tout respectueux...

Arrivé à bangkok à 5h30 du matin avec un jeune qui n'avait dormi que 2 heures (merci mario bros dans l'avion) on a d'abord constaté une chaleur hallucinante malgré l'heure matinal et aussi et aussi que les chauffeurs de taxi ne parlent pas anglais ou très peu (au moins ils font semblant de comprendre)

Pour resituer l'histoire on arrivait en pleine période "chemise rouge" donc on avait pris un hotel proche du palais royal. (wat je sais plus) et de la gare routière pour partir en direction de kanchanaburi.

On a été à bangkok 1 jours a visiter les what et flaner dans les rues afin de découvrir le gigantisme de la ville et aussi de profiter de la piscine de l'hotel ! Royal hotel à 1200 baths ! très bien.

Le lendemain départ pour kanchanaburi, en bus 100 baths pour les adultes ! extra, clim et seul touriste dans le bus…

A kanchanaburi on a logé à la pon pehn guesthouse, que dire, superbe, très propre, piscine, personnel charmant, attentionnée comme tout pour l'enfant pour un coût de 1000 bths par nuit ! Que du bonheur.

A kanchanaburi, on a fait le temple des tigres, c'est quant même hyper fort de se coucher sur un tigre, de le caresser mais il est difficile de pas remarquer que c'est une pompe à frique et je parle pas des conditions pour les animaux (en même temps, c'est plus le combat de Brigitte B. que le mien)

Chute d'erewan, superbe très belle ballade, conclut d'un magnifique orage, ballade à dos d'élephant, bamboo rafting sur la rivière kwai pas de sensation forte, mais quelle bonheur de se nager dans cette rivière avec de la flore très luxuriante aux alentours, massage des pieds par des petits poissons, safarie ou on fini à donner des carottes au girages dans un bus (très sympa), marché local (pas terrible)..

Enfin bref 5 jours, très sympa, reposant, très chaud (+ de 41°), gens sympas et très très bien mangés.

Ensuite retour à bangkok pour aller à Ko Samui, c'était le jour le plus violent des manifestations… effectivement les petites nuages de fumées ne laissaient rien prévoir de bon.

Arrivés sans encombre, mais avec un porte monnaie amoindrie (merci air bangkok) nous voila enfin à Ko Samui et là c'est …. le drame … Dès le début on sent qu'on est plus du tout traiter comme à Kanchanaburi ou Bangkok ! On est de l'argent et c'est tout. Taxi minimum 5x plus chère qu'ailleurs, nourriture 3x fois plus chère qu'à Kanchanaburri, bcp de béton à bcp d'endroit. On avait choisi un hotel dans le nord de l'île dans un coin peu animé, a peine arrivé on nous signale que la réservation n'a pas marché malgré un téléphone d'un ami thailandais qui nous a confirmé la réservation bref c'est pas grave il reste des places. L'hôtel est sympa, un peu chère mais bien.

En entrant dans la mer, nouvelle déception l'eau n'est pas clair, très chaude mais pas du tout clair.. Bref loin du rêve vendu sur les cartes postales .. nous restons encore un jour pour bien se reposer (quoique avec un petit de 4 ans au bord de la mère et de la piscine …) et après nous partons sur Ko Tao qui devraient nous correspondre un peu mieux.

Nous rencontrons des touristes dans le bateau qui nous signale la plage de Ao leuk (ou quelques chose comme cela) située à l'est de Ko Tao, et la c'est le rêve le paradis, personne, corail, hôtel très sympa … du bonheur a l'état pure !

Ensuite nous avons encore fait 3-4 nuits dans les criques de l'est de l'île à part une fois ou l'hôtel était cher et la plage boueuse, le reste c'était extraordinaire ! mais nous avons évité les deux plages les plus touristiques (pier et ..?)

Il restait plus que trois jours de voyages, alors nous avons pris le bateau pour une nuit à ko samui et ensuite retour à Bangkok. En effectuant un rapide budget, nous nous sommes cordées une nuit de rêve, malheureusement la dernière, au nei ler park swiss hotel à Bangkok ! Très chère, mais quelle piscine, quelle sensation de bien-être, et le personnel a bien vu qu'on était plus roots que guindé et n'a jamais rien dit sur l'état de nos habits ou autres…

Et le lendemain retour en suisse .. pfff quelle déprime, une seule envie repartir au plus vite !

Comme on aime bien céder à nos envies c'est fait nous retournons en thailande, mais comme le petit à commencé l'école nous devons y aller en avril, ce qui est loin d'être la pire période, peut-être chaude, mais c'est en tout les cas pas un problème pour nous.

Alors pour les dates, nous nous déplacerons du 8 avril au 26, c'est trop peu, c'est sûr, mais on tire déjà bien sur la corde au travail, et pour l'école du petit !

Après avoir parcouru le forum, j'ai deux ou trois petites questions aux forumeurs (on écrit cela comme ça ?)

Nous allons dormir 2 nuits sur bangkok et ensuite départ pour Chang Mai. Nous avons prévu de dormir du 10 au 14 à Chang mai voir le 15 tout dépend les dispos là haut et des billets d'avions. Par la suite nous descendrons vers trang en avion (air asia jusqu'à hat yai) avec transfert en bus jusqu'à trang.

Nous aimerions passé une nuit sur trang histoire de se poser et dès le lendemain partir sur Ko Kradan, ko MUk etc etc

En parcourant à de nombreuses reprises le forum, nous avons choisi Ko Kradan, et Ko Muk en raison de leur faible affluence de touristes (enfin moins qu'à Ko Samui et Ko phi phi) et surtout de leur beauté et de la possibilité de faire du snorkeling. Nous recherchons des petites îles, pas bondé et sympa un peu comme le côté est de Ko Tao et non pas le côté ouest de Ko Tao.

Par la suite retour sur bangkok pour la dernier nuit et retour déprimant en suisse.

Voici mes questions:

1. On cherche un guesthouse avec une piscine dans le centre de Chang Mai, mais ou il y du calme, (on cherche un peu le mouton à cinq pattes je pense) aux alentours de 1'000 baths

2. Quel possibilité de logement sur Ko Kadran après le 15 avril ?

3. Idem mais sur Ko Muk ?

4. Pour la dernière nuit on cherche un hôtel vraiment classe sur bangkok, que conseillez-vous ?

5. Ko Kradan et Ko Muk sont-elles de bon choix ? il y a-t-il d'autres îles à visiter ?

6. Quelles visites effectuer à Bangkok, Chang Mai avec un enfant de 5 ans ?

Merci d'avance de vos réponses !
Somaliland, bienvenus nulle part English translation pending
by Colombiano · 2010-12-07 · 15 replies
Somalie Éthiopienne

Une vaste plaine verdie par les pluies, telle m’apparaît la région Somali d’Éthiopie lorsque je la survole. J’ai embarqué dans une sorte de bus volant qui part d’Addis-Abeba et dessert plusieurs villes du « Far East » éthiopien. Les passagers me dévisagent avec étonnement lorsqu’ils réalisent que je vais descendre à Jijiga, la capitale de la région. Géographiquement parlant, je suis toujours en Éthiopie, mais sur le terrain la situation est plus complexe. Cette région, peuplée de Somalis, un peuple musulman aux traditions très différentes de celles de l’Éthiopie chrétienne, est encore affectée par les combats qui opposent toujours le FLO, le Front de Libération de l’Ogaden (partie de la région limitrophe de la Somalie), à l’armée éthiopienne.

A l’aéroport je suis accueilli par Yaya, un chauffeur du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU. Il me dépose à mon hôtel et s’excuse de devoir me laisser mais il est appelé sur le terrain pour fixer quelques poutres dans un camp de réfugiés situé à proximité. Assis sur la terrasse, j’ai le temps d’observer ce qui se trame autour de moi. Les assemblées d’anciens débattent du commerce, des affaires de familles, des mariages dont le but est surtout d’apaiser les tensions et/ou agrandir les troupeaux. Je me remémore les mots de mon amie à Addis lorsque nous discutions de Jijiga : « Toi, tu ne réalises pas vraiment où tu vas atterrir! »

La ville est coupée en deux par une artère qui ressemble plus à une piste d’atterrissage qu’à une avenue. D’un côté le quartier Amhara, où se sont installés les premiers fonctionnaires coloniaux éthiopiens. On y trouve de nombreux bars crasseux dans lesquels trône une table de billard et où l’on peut parier une bière avec son voisin sur l’issue de la partie. De l’autre côté, le quartier des Somalis, plus commerçant, où les marchandises électroniques fraîchement arrivées du Somaliland voisin sont plus faciles à trouver que la moindre goutte d’alcool. Pour la plupart des habitants, les relations sont cordiales mais distantes avec les membres de l’autre groupe. On ne peut ignorer les tensions qui existent à quelques kilomètres de là. Au marché, on ne demande pas à un étranger s’il est en visite mais s’il travaille pour la CIA où le Mossad. Dès que la nuit tombe, les portes des hôtels sont cadenassées, les fenêtres barrées. Tout le monde est soumis à une fouille plus ou moins rigoureuse à l’entrée dans un bar où un restaurant. Les conversations tournant autour du FLO sont prohibées en public. Enfin, l’armée impose un semi couvre-feu à partir de 19h00, seules les voitures privées sont autorisées à circuler.

Je traîne deux jours à Jijiga pour tenter d’en savoir plus sur le Somaliland et m’assurer des contacts. Puis enfin, me voilà en route pour Hargeisa, la capitale. Une camionnette archi-bondée me mène jusqu’à la frontière où je devrai trouver un camion de marchandises acceptant quelques passagers pour arrondir ses fins de mois. À la frontière, l’ambiance tout à coup s’anime. Alors que Jijiga et ses environs paraissent vivre sous une chape de plomb, la ville frontière de Wajaale grouille d’activité. Des camions chargés de qat arrivent d’Ethiopie et repartent pleins produits électroniques échangés contre leur chargement avec des camions somalis, ceci à longueur de journée. Comme toute ville frontière, elle grouille de petits contrebandiers qui font des allers-retours avec téléphones portables, pierres précieuses ou cigarettes.

Une fois réglées les formalités administratives, je réalise brusquement que, voilà, j’y suis, au Somaliland, cette région sécessionniste de la Somalie réputée pour être l’une des plus dangereuses au monde. Peu de personnes osent s’y aventurer, les informations dont on dispose sont maigres. Je n’ai pas la prétention d’apporter une vision éclairée sur les problématiques somaliennes, je veux seulement témoigner de ce que j’ai pu observer sur place.
Réserver un hôtel à Goa en décembre? English translation pending
by Zouzou56 · 2010-12-02 · 8 replies
Bonjour, Je compte passer une bonne dizaine de jours à Goa entre le 11 et 23 décembre, la haute saison donc. J'ai quelques idées d'endroits où me poser ; Mandrem (belle plage tranquille), Vagator (animé mais pas trop), Agonda (belle plage du sud)... Comme je lis des avis très différents sur les plages de Goa, je voudrais me laisser la liberté de voir sur place. Faut-il réserver des guesthouse à l'avance, où puis-je me permettre d'arriver comme ça, même à cette période de l'année? Et si vous avez des adresses, petits et moyens budget, cela m'intéresse aussi.

Merci d'avance
Ladakh et la vallée de Langtang? English translation pending
by Tenzinsakado · 2010-12-01 · 5 replies
Pourrait on me dire dans quelle région se trouve la vallée du Langtang au Ladakh et si on pouvait éventuellement me parler du village de Chumathang. Est il relativement accéssible de Leh l'hiver ? Merci bien à vous les routards, les montagnards, les baroudeurs et baroudeuses!!!😉
Visite de Kuching en six jours? (Malaisie) English translation pending
by Nessie2 · 2010-11-30 · 23 replies
Bonjour

Je vais suite à une petite semaine sur phuket partir sur kutching via singapore je voudrais savoir si singapore vaut vraiment le coup que j'y séjourne pour visiter deux jours si 6 jours sur kutching seront suffisants pour visiter le principal aux alentours je ne suis jamais allée à bornéo je connais bien la malaisie que j'adore ensuite je file sur les perhentians pour terminer mon voyage avant de remonter sur bangkok merci pour vos conseils
Traversée à vélo des salars de Coipasa et Uyuni, novembre 2010 (Bolivie) English translation pending
by Lucbertrand · 2010-11-25 · 2 replies
Traversée des salars de Coipasa et d’Uyuni

Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.

Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.

Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.

Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.

Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.

Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.

Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.

Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.

Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.

La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.

Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.

Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.

Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.

Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.

Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.

Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.

Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.

Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.

Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.

Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.

Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.

Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.

Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.

Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.

Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !

Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.

Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.

Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.

Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.

Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.

Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.

Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.

La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
Cambodge: choix d'hôtel à Phnom Penh? English translation pending
by Moi99 · 2010-11-24 · 17 replies
Bonjour, J'arrive un mardi soir à 22h40 à Phnom Penh et je voudrais prendre un bus le lendemain pour Siem Reap. Quel hôtel me conseillez-vous pour être proche de la gare routière et pour que l'hôtel puisse s'occuper de me procurer un billet pour le bus. Budget moins de 50 US$ mais salle de bain et WC à l'intérieur et fenêtre dans la chambre! Merci d'avance pour vos conseils.
Itinéraire de vingt et un jours en famille sur l'Inde du Sud English translation pending
by Deltacoin · 2010-11-24 · 3 replies
Bonjour,

Je suis en déplacement prof. en inde. Ma famille me rejoint et nous partons pour 21 jours afin de découvrir le sud de l'Inde. Nous avons 2 enfants de 6 et 8 ans. Le but est d'alterner visite de temple/architecture et faune/nature afin que tout le monde s'y retrouve.

J'ai des doutes sur la fin du voyage Tous vos commentaires sont les bienvenue.

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