Search VoyageForum
FR
Trois semaines au Japon en septembre: cherche avis sur itinéraire et hébergement English translation pending
by Noilluj · 2010-07-18 · 42 replies
Bonjour,

Nous sommes en train de préparer notre voyage de 3 semaines au Japon, au mois de septembre.

Après beaucoup de réflexions nous avons établi notre itinéraire provisoire, avec les hébergements (sauf pour Tokyo, où nous ne savons pas encore dans quel quartier chercher un hôtel). Nous pensons prendre le Japan Rail Pass pour 14 jours.

Voici donc l'itinéraire prévu:

Mercredi 08/09 : arrivée Tokyo

Jeudi 09/09 : Tokyo

Vendredi 10/09 : Tokyo – Matsumoto – Kamiköchi (Nishiitoya, 2 nuits)

Samedi 11/09 : Kamiköchi : randonnée

Dimanche 12/09 : Kamiköchi – Takayama (Rickshaw Inn, 1 nuit)

Lundi 13/09 : Takayama – Shirakawago – Kanazawa (Murataya Ryokan, 1 nuit)

Mardi 14/09 : Kanazawa-Kyoto (Ryokan Shimizu ou Tour Club, 5 nuits)

Mercredi 15/09 : Kyoto

Jeudi 16/09 : Kyoto

Vendredi 17/09 : Kyoto-Nara-Kyoto

Samedi 18/09 : Kyoto- Arashiyama, Hozu-gawa-Kyoto

Dimanche 19/09 : Kyoto – Himeji – Hiroshima (Hotel Active, 3 nuits)

Lundi 20/09 : Hiroshima

Mardi 21/09 : Hiroshima – Miyajima – Hiroshima

Mercredi 22/09 : Hiroshima -Tokyo (5 nuits)

Jeudi 23/09 : Tokyo

Vendredi 24/09 : Tokyo : Izu-Shoto

Samedi 25/09 : Tokyo: Fuji-Q Parc d’attractions

Dimanche 26/09 : Tokyo

Lundi 27/09 : Départ Tokyo

Qu'en pensez-vous? Avez-vous des remarques, suggestions, par rapport aux étapes ou hébergements, à la fiasabilité des trajets?

Nous avons également pensé à visiter Koya-San ou Osaka, à partir de Kyoto. Cela vaudrait-il la peine de visiter?

Pour la journée à Izu-Shoto, nous avions envie d'une journée à la plage (si le temps le permet). Avez-vous d'autres suggestions de plages ou stations balnéaires à faire?

Pour les hôtels, vaut-il mieux tout réserver à l'avance? Comme nous ne parlons pas du tout le japonais nous cherchons des hôtels où le personnel parle anglais.

Merci d'avance de vos réponses...
Séjour de trois semaines de Chennai à Trivandrum: votre avis? English translation pending
by Ryho · 2010-07-17 · 7 replies
Bonjour,

Je compte partir seul en Inde au mois de mars pour trois semaines. Arrivé à Chennai et départ de Trivandrum.

Je pense louer une voiture avec chauffeur et faire le trajet suivant et aurais besoin de votre avis. Par avance, merci.

J01 - Repos et visite de Chennai - Nuit à Chennai J02 - Visite de Chennai - Nuit à Chennai J03 - Visite de Mamallapuram et Kanchipuram - Nuit à Mamallapuram J04 - Visite de Pondicherry - Nuit à Pondicherry J05 - Visite de Tiruvannamalai - Nuit à Pondicherry J06 - Repos et visite de Pondicherry - Nuit à Pondicherry J07 - Visite de Chidambaram - Nuit à Thanjavur J08 - Visite de Thanjavur - Nuit à Thanjavur J09 - Visite de Tiruchirapalli - Nuit à Tiruchirapalli J10 - Hésitation entre Tiruchirapalli et Madurai J11 - Visite de Madurai - Nuit à Madurai J12 - Repos à Periyar - Nuit à Periyar J13 - Repos à Periyar - Nuit à Periyar J14 - Munnar - Nuit à Munnar J15 - Hésitation entre seconde nuit à Munnar et Cochin J16 - Visite de Cochin - Nuit à Cochin J17 - Visite de Cochin - Nuit à Cochin J18 - Alleppey - Nuit à Alleppey J19 - Visite de Mannarsala et Aranmula - Nuit à Alleppey J20 - Visite de Padmanabhapuram Palace - Nuit à Trivandrum J21 - Visite de Trivandrum - Soirée et départ pour l'aéroport (vol dans la nuit)

Cela vous semble t'il faisable? Auriez vous des suggestions?

Merci par avance pour votre aide,

Ryan
Itinéraire de deux semaines au Rajasthan: votre avis? English translation pending
by Varkalai · 2010-07-12 · 34 replies
Bonjour,

J'ai voyagé 6 mois en Inde il y a bien bien longtemps :)

Je voudrais y retourner l'hiver prochain, avec mon fils de 8 ans, pour 2 semaines, pendant les vacances scolaires de février. Je voudrais faire Delhi-Agra-Rajasthan, ça me semble idéal pour une première virée en Inde, et pas trop compliqué en terme de transports... avec la possibilité de prendre un vol direct Paris-Delhi AR: quand on part seulement 2 semaines, c'est un détail qui compte ;)

Je ne veux pas tout faire... mais faire un circuit sympa et pas trop compliqué, avec les incontournables suivant: le Taj Mahal même si on le fait rapidement, une réserve naturelle (je n'en ai pas fait à l'époque, là ça me semble incontournable), Jaisalmer et le fameux tour en chameau avec nuit dans le désert, Udaipur car j'avais adoré mais je ne me souviens plus pourquoi!!!)

J'ai un très bon souvenir des trains de nuit, mais au Rajasthan je voyageais en bus, car le train c'était pas ça... mais bien sûr je ne me souviens pas des détails, et ça a peut-être changé...à étudier...

Je commence tout juste à ébaucher un itinéraire possible. Je veux bien votre avis pour ceux qui y sont allés plus récemment...

Voilà mon ébauche:

J1: Vol direct pour Delhi et nuit à Delhi

J2: visite de la ville et nuit à Delhi

J3: train pour Agra le matin (j'ai lu que c'est seulement 3h, c'est vrai?), puis visite du Taj Mahal et nuit à Agra

J4: bus pour Barathpur avec halte à Fathepur Sikri, nuit à Barathpur (apparemment, court trajet de bus... si on part dès le matin et qu'on s'arrête peu de temps à Fathepur Sikri, on peut arriver dans l'aprèm à Barathpur et commencer à visiter le parc?) je ne connais pas ces endroits, ça me tente bien.

J5: fin de la visite à Barathpur (?), puis bus ou train pour Jaipur (je n'arrive pas à trouver les horaires et la durée du trajet Barathpur-Jaipur, pouvez-vous m'aider??), nuit à Jaipur

(si ça vaut le coup, je resterais bien une journée de plus à visiter le parc, en racourcissant mon séjour à Udaipur, notre dernière étape... si une demi-journée de visite suffit, alors non... autant repartir tout de suite... qu'en pensez vous?)

(j'ai pensé aussi à Ranthambore à la place, mais ça me semble pas simple pour les trajets, et est-ce que ça vaut le coup si on n'y reste qu'une ou 2 journées? ??)

J6: visite de Jaipur

nuit de J6 à J7: train ou bus de nuit de Jaipur à Jaisalmer (là aussi si vous avez des indications d'horaires, je veux bien... est-ce possible avec des horaires corrects en une nuit? y a-t-il un train ou seulement des bus??)

J7: journée tranquille à Jaisalmer (qu'est ce que j'ai hate, j'avais adoré cet endroit!!!), nuit sur place

J8-J9: tour en chameau avec Mister Desert (là aussi, quel souvenir!!! je ne veux pas le rater, est-il possible de réserver à l'avance et si oui comment?)

J9 au soir: retour à Jaisalmer et nuit sur place

J10: repos à Jaisalmer, et départ le soir pour Udaipur (il y a bien un bus "luxe" de nuit? je l'ai fait mais je ne m'en souviens pas bien...)

J11-J12-J13: Udaipur (là aussi, j'en ai un souvenir très agréable et reposant! et je crois qu'il y a des hotels bien confortables, ça pourrait être sympa après le chameau, les nuits de bus etc ;))

Puis nous rejoindrons Delhi pour reprendre notre vol de retour... Comment aller d'Udaipur à Delhi sans que ce soit une grosse galère? S'il y a un train de nuit direct, c'est ok! On le prendra la nuit de J13 à J14 si notre vol de retour n'est pas trop tôt... Si c'est compliqué, je suis prète à prendre l'avion, à condition de trouver un vol en correspondance avec notre vol pour Paris... ça m'arrangerait de ne pas re-séjourner à Delhi en fait... Les vols internes sont-ils suffisamment fiables pour que quelques heures de marge suffisent? Si j'ai un vol pour Paris en fin de journée, est-il raisonnable de prendre un vol Udaipur-Delhi le même jour?

Tout cela est à creuser, j'ai le temps! Mais merci d'avance si vous pouvez me donner votre avis et répondre à certaines de mes questions...

Merci! à bientôt!
Taxi des aéroports de Tunis: nouveau phénomène? English translation pending
by Dailleurs · 2010-07-10 · 57 replies
Plusieurs témoins rapportent qu'à la sortie des terminaux T2 et même T1 de l'aéroport "Tunis-Carthage" les chauffeurs de taxi voire quelques accolites, se mettent en bande on ne sait dans quel but réellement, pour "accueillir" le premier voyageur, étranger ou national... Ils s'organisent de la façon suivante : ils présentent un premier taxi, alors que le reste de la file des taxi reste loin derrière, ils s'attroupent (entre 3 et 8) autour de ce premier taxi, en ayant quitté leur volant, pour vous le faire prendre, à force d'agitations et d' interpellations, de sorte que vous vous sentez obligé de subir leur dictat que l'on devine être celui du choix de destination de chaque chauffeur en particulier durant les arrivée nocturnes, extorquer une somme correspondant au bagage, et dans le but aussi de vous imposer une somme forfaitaire à l'arrivée en refusant ou omettant volontairement de mettre le compteur au départ, ce qui fait souvent l'objet de tous les litiges et les abus...

Tout ce-ci sous le regard d'un ou maximum deux policiers armés mais se tenant à l'écart juste une dizaine de mètres plus loin, et qui déclarent à ceux qui les saisissent d'intervenir, ou des plaignants de cette situation, qu'ils sont "seuls" (1 ou 2!) pour tout le terminal, qu'ils ne peuvent intervenir contre cette action en bande organisée, et que leur hiérarchie ne pense pas pouvoir ou vouloir intervenir non plus... C'est cet aspect du retrait de la police qui permettrait de qualifier l'action de ces bandes de "mafia" sous toute réserve de la véracité des faits.

De ma mémoire de voyageur depuis plus de 35 ans entre Paris et Tunis, jamais un tel phénomène n'a été constaté auparavant, et que la Tunisie était réputée pour faire bénéficier tout voyageur ou visiteur d'un minimum d'organisation, sécurité, et droits.

Auriez vous aussi observé un tel phénomène récemment ? Auriez vous des expériences personnelles avec ces "bandes" autour des taxis ou tout autre phénomène similaire qui nuirait aux voyageurs et donnerait la plus mauvaise image à ce pays touristique ou que nous n'aimerions tout simplement pas voir son image se dégrader précisément au sein même et dès les aéroports d'accueil ?.
Région tranquille dans le nord de l'Inde? English translation pending
by Ludomero · 2010-07-03 · 25 replies
Un jour où l’autre j’irai en Inde et ce jour pourrait être proche, aussi je commence à collecter des informations.

Ce séjour comportera pour des raisons personnelles une halte de quelques jours à Agra près du Taj Mahal, or je lis ici et là que le Nord de l’Inde, et en particulier Agra, comporte un nombre important d’accroche-touristes. Etant de toute évidence un mauvais touriste ne sachant pas bien gérer les as du harcèlement je cherche à commencer ce voyage en Inde dans une région pas trop touchée par ce type de personnes. Je ne suis pas certain de pouvoir partir bien longtemps, aussi je vais certainement me limiter au Nord, par quelle région « tranquille » commencer pour ne pas démarrer trop stressé ? 😊
Itinéraire en Chine du 9 au 28 août 2010 English translation pending
by Paganina · 2010-07-02 · 30 replies
Bonjour, Nous partons 19 jours en chine (départ et retour de Pékin), vu l'immensité du pays et la durée de notre séjour nous préférons nous concentrer sur le nord pour ne pas perdre notre temps dans les transports et notre budget dans l'avion. Voilà ce que nous pensions faire : Pékin Datong Xi'an Hua shan Zhengzhou Chendge A part Pekin où nous pensons rester 6 jours nous ne savons pas combien de temps consacrer aux autres escales et si celles si sont vraiment les bonnes, il y l'air d'avoir tellement de choses à voir. Il est certain que le sud nous aurait beaucoup plu mais nous ne voulons pas rentrer sur les rotules et notre budget ne nous permet pas de prendre des vols internes, donc ça sera pour une prochaine fois !!! Besoin de votre aide pour préparer ce fabuleux voyage, avis sur ces destinations ou d'autres meilleures, merci d'avance.

Sab et Seb
Jeu des photos le renouveau English translation pending
by Bordeluche · 2010-06-28 · 580 replies
bonjour,

puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)

Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
Vos croisières en 2011 English translation pending
by Alcati · 2010-06-20 · 334 replies
😉😉😉Bonjour,

J'ouvre cette discussion pour vous demander si parmi vous, certains pensent faire une croisière au cours de l'année 2011. Si oui, faites nous part de votre préparation, de votre réservation ou de ce que vous pensez faire comme circuit.

Cette discussion permettra de recueillir de infos intéressantes pour le journal que tiennent TITI77310 et IDE19.

Pour ma part, je vous informe d'une réservation faite ce w.e. sur l'ATLANTICA. Le départ aura lieu de Savone, le 19 septembre 2011 pour une durée de 14 jours avec pour thème : Passage à l'Est. J'ai effectué cette même croisière sur le Victoria, en septembre 2008 et franchement, j'ai pensé qu'il fallait revenir car certains endroits sont idylliques.

Je vous recommande la traversée du Bosphore de nuit comme de jour. Istanbul est une très belle ville comme Yalta, également. La traversée du canal de Corinthe est à faire et pour ceux qui ont lu mon compte-rendu, je pense en faire un autre beaucoup détaille et surtout plus imagé.

En attendant patiemment ce jour mémorable du départ, je souhaite à tous ceux qui vont partir et à ceux qui attendent leur départ une très belle croisière.

Surtout, n'oubliez pas de mettre des photos dans vos compte-rendus, c'est parlant.

Voici le programme de mon futur circuit ci-dessous.

Bonne journée et merci pour vos prochaines lectures.

JC
Oktoberfest: fêtes de la bière à Munich English translation pending
by Patoune18 · 2010-06-15 · 44 replies
Bonjour,

Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur la fêtes de la bière à Munich ou j'y suis aller il y a 20 ans mais je ne me rappelle plus si:

1- Y-a-t-il une entrée à payer pour rentrer sur le site? 2- Dans les tentes faut-il payer une entrée 3- Comment réserver une table pour 11 personnes sous les tentes? 4- Heures d'ouverture et fermeture?

D'avance merci.

Meilleures saluations

Patoune
Itinéraire de trois semaines au Maroc English translation pending
by Tim034 · 2010-06-14 · 118 replies
Bonsoir à tous,

Après m'être pas mal promené sur ce forum et avoir bien décortiqué un célèbre guide, j'ai concocté un itinéraire pour 3 semaines au maroc.

Nous serons 2, nous resterons 3 semaines (arrivée et départ de casa) fin septembre.

Est ce que cet itinéraire vous semble faisable (on n'a pas envie de courir comme de fous, mais pas non plus envie de trop se trainer), est ce qu'on passe à coté de choses incontournable? est ce que vous avez des idées de choses sympa/insolites à voir ou à faire sur ce parcours? un hotel (on est étudiants donc low budget, on se contrefout pas mal du confort) ou un resto qui vous à marqué? est ce qu'on s'arrête trop longtemps ou pas assez longtemps à tel ou tel endroit? d'autres remarques/suggestions?(be

Jour 1 : arrivée à Casa dans l'aprèm, nuit sur place. On aimerait bien juste réserver cet hotel la, est ce que quelqu'un connait une bonne adresse?

Jour 2 : Train vers Marrakech (est ce mieux de prendre nos billets la veille?) après midi à Marrakech

Jour 3 : On loue une voiture (réserver à l'avance ou on fait notre shopping la veille?) et on part vers ouarzazate. on s'arrètera bien à ait ben haddou et dans un petit village dont j'ai oublié le nom un peu après le col dont j'ai oublié le nom aussi. Nuit à Ouarzazate

Jour 4 : Oasis de Fint, Ouarzazate, ait ben haddou si on l'a pas fait la veille nuit à Ouarzazate

Jour 5 : Route vers Zagora, je pense bien qu'on peut y passer la journée, il y a l'air d'avoir pas mal de choses à voir. Nuit à Zagora.

Jour 6 : Zagora -> Merzouga (ca passe en voiture de tourisme?) via Nkob et Alnif. Nuit à Merzouga (y a-t-il des hotels bon marchés la bas, ca a l'air d'être beaucoup de trucs de standing?)

Jour 7 : On essaye de se dégoter un petit tour dans les dunes, avec nuit en bivouac si possible. Est ce qu'il y a des agences où on ne se retrouve pas à 50 dans un bivouac permanent?

Jour 8 : Route vers les gorges du Todra. Ballade dans les gorges l'après midi (besoin d'un guide?).Dans quel ville/village nous conseilleriez vous de dormir?

Jour 9 : Ballade matinale si on n'en a pas vu assez la veille puis quand on est satisfaits, route vers Les gorges du dades. Nuit à Boulmane (ou ailleurs?)

Jour 10 : Ballades dans les gorges du dades (besoin d'un guide?), est ce que ca vaut la peine de voir todra et dades ou est ce que c'est un peu pareil? Nuit à Boulmane

Jour 11 : Route vers ouarzazate. arrets à Kelaa m'gouna (est ce que la vallée des roses est intéressantes quand c'est pas du tout la saison des roses?) et skoura. Nuit à Ouarzazate.

Jour 12 : Route vers Marrakech. Ne serait il pas plus intelligent de fusionner les jours 11 et 12?

Jour 13 : On rend la voiture on profite un peu de marrakech

Jour 14 : Bus vers Essaouira (matin ou après midi selon qu'on aie envie d'encore un peu rester à Marrakech ou pas)

Jours 15-16-17-18 : On remonte la côte (les bus sont ils fréquents?), quelles sont les plus belles/sympas étapes (essaouira/safi/ouladia/el jadida/autre)?

Jour 19 : On aimerait arriver à Casa au plus tard le jour 19 à midi car la mosquée Hassan 2 est fermée le jour 20. Nuit à Casa

Jour 20 : Casa ou Rabat? que conseillez vous? Nuit à Casa

Jour 21 : On reprend l'avion le matin

Sinon niveau budget je me dis :

Hotels : 10€*21 nuits = 210€, est ce trop optimiste? cela vaut il la peine de prendre une tente? on aura de toutes facons nos duvets Nourriture 15€*21 jours = 315€ (pour deux), est ce suffisant en se disant qu'on fait un repas par jour dans un petit resto et l'autre où on mange dans la rue/marché/picnic Transports publics = 100€ pour deux (environ 1000km en transports publics) 10 jours de location de voiture = 250€. Combien prévoir pour l'essence sachant qu'on roulera environ 1300 bornes? Par contre niveau visites, excursions, ... j'ai du mal à me faire une idée...

Cela vous semble-t-il raisonnable, surestimé, sous-estimé?

1000 fois merci d'avance à ceux qui lisent encore et qui sont prêt à partager leurs expériences

Tim
Osez le Japon seul English translation pending
by Acier · 2010-06-11 · 25 replies
Merci à tous pour vos conseils, tuyaux, et divers avis qui m'ont aidé à réussir totalement mon voyage au Japon. C'est facile, je le confirme et je suis loin de maîtriser l'anglais. Je ne vais pas tout détailler car tout est déjà inscrit sur le site en long en large et en travers, il suffit de dépiauter... Je suis partie du 12 Mai au 5 Juin, en couple. Avion, JR pass 3 semaines, hôtel, restau pratiquement midi et soir, plus de très jolis cadeaux:7000 euro pour deux Quand certains voyagistes proposent 15 jours pour 3400 euros par personne, il ne faut pas hésiter c'est pourquoi je dis encore merci car sans le forum je n'aurai jamais tenté "l'aventure"!!! Mon circuit: Tokyo 5 nuits avec Kamakura Nikko 1 nuit 17 18 Mai défilé , en fait peu de samouraïs mais des costumes, joli tout de même Hakone 2 nuits Kyoto 6 nuits avec Nara, Fushimi Inari Himéji, Hiroshima 2 nuits avec Miyajima Kanazawa 1 nuit Shirakawa go 1 nuit Takayama 1 nuit Re Tokyo la dernière semaine car j'avais un goût d'inchevé! Mont Fuji Matsumoto Nazawa onsen

Ce que je changerai:

Pas de nuit à Shirakawa go, en 2 heures nous avons fait très largement le tour , en prenant son temps, en se baladant dans la campagne environnante, de plus notre hôtesse était bruyante tard le soir et à 6 h du matin, et surprise:douche fermée le matin!!!

Pas la peine d'aller à Nozawa onsen, c'est une petite ville sans aucun charme, avec des onsens dans la rue mais fermés au public(et pour cause, je ne me vois pas nue dans la rue) d' après les guides, c'était idyllique, je voulais faire un onsen avec vue sur la montagne, j'en ai choisi un au hasard car tout était inscrit en Japonais, il n'était pas avenant mais la gentillesse du maître des lieux nous a fait oublier la vue... En plus c'est loin

Conseils

Marcher sur le tokaïdo, c'est agréable. Aller voir Himéji, il n'y a pas d'échaffaudages, juste une grue qui n'empêche pas de faire des photos, c'est l'intérieur qui est fermé. A Kanazawa, visitez une maison de geisha (ochaya Shima) et une maison de samouraï (Nomura) en plus du jardin Kenrokuen. Allez à Matsumoto, on peut visiter l'intérieur tout en bois. Et enfin pour dormir, à Takayama, aller au temple Zenkoji adresse mail:takayamazenkoji@ace.ocn.ne.jp, la plus typique des chambres japonaises que j'ai eu, portes coulissantes avec vue sur jardin japonais pour 3000 yens par personne!

Pour le Fuji allez y de bonne heure ¨même en début d'après midi, il s'est caché, nous avons pris le bus JR(le pass ne fonctionne pas pour ce trajet, 6000 yens)direct de Tokyo.

Voilà, n'hésitez pas et bon voyage à tous!

Domi
Condensé des visites et activités à faire à Lisbonne English translation pending
by Larazou · 2010-06-09 · 31 replies
Bonsoir. De retour d'un Nième voyage au Portugal, j'ai profité pour mettre à jour le résumé que j'ai posté auparavant dans ce forum, de ce qu'il faut faire et voir dans la belle ville de LISBONNE et que je partage avec les futurs visiteurs.

CONDENSE DE CE QU'IL FAUT FAIRE ET VOIR A LISBONNE :m.à.j. du 05.06.2010.

LIENS DE QUELQUES SITES internet DONNANT DES INFOS. SUR LISBONNE.

http://www.portugalmania.com/ http://www.visitlisboa.com/ http://www.askmelisboa.com/en http://www.cm-lisboa.pt/ http://www.luso.u-net.com/lisbon.htm http://www.golisbon.com/

TRANSPORTS URBAINS Je vous conseille dès votre arrivée: - de vous procurer une carte de lisbonne , un plan de métro et la brochure "follow me lisboa" auprès d'un guichet de tourisme. - d'acheter un ticket métro/bus valable 24 h.pour tous les transports:métro, bus, élevator santa justa, les 4 funiculaires . Tarif;4.20 eur les premiers 24 h et 3.70 eur chaque 24 h.suivantes. A acheter dans les stations de métros aux guichets automatiques(faites vous assister si possible par un employé de la station) ou de préférence dans les boutiques"CASA DA SORTE". Une se trouve à l'angle de praça rossio juste à coté de l'arrêt du bus 91(desservant l'aéroport), avec une autre entrée praça da figueira.

QUARTIERS ET MONUMENTS IMPORTANTS A VISITER: - praça do commercio(ou terreiro de paço)nouvellement aménagée avec accès au tage - Praça rossio et da figueira et les rues adjacentes , dont rua portas de santo antao(restos avec terrasse) - Baixa:rua da prata jusqu'à plaça do commercio et les rues avoisinantes - chiado:rua garrett et les rues avoisinantes - bairo alto:rua attalaia et les rues avoisinantes - Resturadores :de l'avenida da liberdade à praça marques de pombal et les jardins"parque edouard VII et estufa fria: métro: restauradores ou marques pombal - la cathédrale(se).tram 28 E - alfama:flâner dans le vieux quartier avec ses restos et boites à fado, en descendant depuis la puerta do sol jusqu'au cais santarem):tram 28 E. - castelo sao georges:accès à partir de la puerta do sol . tram 28 E - Graça :tram 28 E - monastère sao vicenté:graça.tram 28 e - ponteao national:graça.tram 28 e - feria da ladra:marché aus puces le samedi.graça:tram 28 e - mercado da ribeira:métro cais do sodre - Belem( mosterio dos jeronimos-pastelleria antigua do belem-torre do belem -padrao dos descubrimientos):tram 15 E. - Marina "docas santo amaro":Tram 15 E au retour de belem(ou le soir) - parque das naçoes: et son oceanario, pavillon de la connaissance... :métro oriente - Le zoo :métro:jardim zoologico - la gare Rossio.près de praça rossio:métro restauradores ou rossio

LES PLUS BELLES VUES(miradouros) : - Cacilhas:traverser le tage par ferry à prendre à la gare maritime "cais sodre" - miradouro igreja da gracia à graça :tram 28 E - miradouro senora do monte à graça(la plus belle vue de lisbonne):Tram 28 e - miradouro santa catherina:métro chiado ou élevator da gloria - miradouro castelo sao george .tram 28 E

ELEVATORS ET FENICULAIRES : - santa justa (superbe):rua do ouro près praça do rossio .métro rossio ou chiado - da bica (trés pittoresque):rua loreto et calhariz.metro.chiado ou tram 28 E - do lavra:rua portas de santo antao, près de plaça do rossio .métro restauradores - da gloria(pittoresque):restauradores, sur l'av.liberdade:métro restauradores

HEBERGEMENTS BON MARCHE DANS LE CENTRE: - residential coimbra et madrid:3 praça da figueira.tel.+351231421760.métro rossio - hospederia bom dias:25 calçada do carmo.tel.+351213471918.métro chiado - pensao galizia:50 rua do crucifixo.tel.+351213428430.métro rossio - pensao imperial.78 praça restauradores.tel.+351213420166(4° étage sans ascenceur).métro restauradores - albergue popular:121 rua da rosa.métro chiado ou tram 28 E - redential milanesa:Rua da Alegria n.º25. Telf.: +351 213 466 456 | Fax: +351 213 420 945. http://www.milanesa.pt/home.asp?lang=en&content=recepcao&versao=dois....métro:retauradores ou avenida et beaucoup d'autres.

HEBERGEMENTS CATEGORIE MOYENNE DANS LE CENTRE: - hôtel borges:108 rua garett.tel.351213461951.métro chiado(la meilleure situation) - hotel gat rossio:27 rua jardim do regedor:hotelgastrorossio@gatrooms.com. métro restauradores ou rossio - residental forescente:99 rua portas de san antao.tel.+351213425062.métro restauradores ou rossio - residential alegria:12 plaça da alegria.tel.+351213220670.metro restauradores. - pensao londres.53 rua dom pedro V.tel.+351213462203.Métro rossio - hotel americano:rua 1°decembre.tel.+351 213 474 976 .metro restauradores ou rossio - hotel duas naçoes:41 rua da victoria et rua augusta.tel.+351 213 460 710.métro rossio ou chiado - chambre d'hôte avec vue sur le tage:esthel ... plume.la.lune@gmail.com - lisbon lounge hostal:http://www.lisbonloungehostel.com/ :métro rossio location d'appartements meublés: - alfamatejo dans le quartier d'alfama:http://alfamatejo.com/ - autres appartements:http://www.feelathomeinlisbon.com/cgi-bin/fl/app.py?page=1&lang=1 - location également d'appart.dans le centre ou à la limite du bario alto au délà de la rua da rosa: http://www.golisbon.com/apartments/ et beaucoup d'autres.

RESTAURANTS: - bons et pas chers dans la rua dos sapateiros;baixa.métro rossio - dans les escaliers "esc.do duque" au dessus de la gare do rossio:, plusieurs restos sur des plateformes , avec le soir, une belle vue sur la ville et le castelo:métro rossio - dans le bairo alto le soir ou dans la rua loreto à l'extérieur du bairo alto. - Dans les grands centres commerciaux"vasco da gama(métro orienté) et colombo"(métro colégio militar luz):Une multitude de restos servant diverses spécialités avec des prix doux.

Pour les petits budgets, voici une formule bon marché:prendre un plat combiné , (sans entrée), composé de salade, légumes et une viande: sardines grillées ou poisson bacalao ou daurade ou poulet grillé un délice(spécialité du sud"frango piri piri")ou viande rouge. Pour ceux qui vont pour la 1° fois au Portugal, et ne connaissent pas certaines pratiques usitées dans les restos à touristes: les" en cas "déposés d'office sur votre table:beurre, fromages, olives, croquettes de bacalao, ration de jambon serrano..., qui font grimper l'addition: vous pouvez les refuser, si vous n'en voulez pas.

.restos recommandés: .cerveceria trinidad-rua nova da trinidad:magnifique cadre(ancien couvent) et bon rapport qualité/prix.métro chiado .casa do alentejo:rua portas de santo antao.métro rossio .chapito(restô):Costa do Castelo 7.terrasse panoramique avec vue exceptionnelle.tram 28 E .Paparucha:R. D. Pedro V, 18 .Tel: +351 213 425 333:superbe vue sur le castelo sao georges.Métro chiado ou féniculaire da gloria .Fogo de chao -13 avenida elias garcia.tel. +351 217 977 077Métro:campo pequeno ou saldanha. Pour les adeptes de buffets de salades et d'une douzaine de variétés de viande bresilienne à la broche servies à volonté dans votre assiette(rodizio); restaurant le meilleur de lisbonne dans sa catégorie. reservation obligatoire pour le soir.plusieurs formules:choisir le "rodizio traditional" à 15 euros.

CAFES ET PATISSERIES: - pasteleria antiga de belem à belem .tram 15 E ou bus 714 - cafe a brasileira (une institution;à voir et à revoir) .métro chiado - cafe suiça:praça rossio.métro rossio - cafe nicola:praça rossio.métro rossio - pasteleria versailles:(superbe cadre et patisseries)av.republica.métro saldanha - pasteleria national.praça da figueira .métro rossio

FETES IMPORTANTES: .principale fête de lisboa:fête de santo antao du 12 au 30 juin.animation de rue à baixa, alfama, madragoa.... .Noite magica:31 decembre

SORTIR: - Marina Docas santo amaro: restos, bars, live music(superbe mais cher) tram 15e et bus 714 - Docas du parque do naçoes, le week end:bars, discos, restos .Metro "oriente" - bairo alto(surtout le week end-bonne ambiance):bars discos, restos , fado : métro chiado - quartier d'alfama:restos, cafés, bars, et restos avec musique en live:fado, jazz.. .lautasco:7 beco de azinhal .restô:7 costa do castelo .Pois café:Rua São João da Praça 93 .Kuta bar:Travessa do Chafariz del Rey .onda jazz":7 arco de jesus :tel.+351 218 873 064 .Taborda:75 costa do castelo

- pour les boites, discos:

.lux:av.infante dom henrique.santa apolonia .kapital:68. av.24 julio .kremlin:5 escadina da praia.santos. .fragil:126 rua da atalaia dans le bairo alto. et d'autres.

- pour les boites de jazz: .Hot Clube de Portugal. Praça da Alegria, 39, 1250 Lisboa Tel: 213467369 / 213619740 Fax: 213619748. .Ateneu Café. Rua das Portas de Santo Antão, 110. Tel: 00351917231484. .onda jazz:7 arco de jesus.tel.+381 218 873 064

- Pour le fado: +aller le lundi ou le mercredi à "tasca chico" 39 rua dario da noticia, dans le bario alto: bonne ambiance et peu cher. +club de fado:94 rua s.joao da praça.près de la cathédrale.tel.+351 218852704 tram 28 e.chic et très cher il y a de bons petits restos avec progamme de fado dans l'alfama: .Parreirinha de alfama:tel.+351 218868209 .o pereira:tel.+351 218 877 299 .portal do fado:http://www.portaldofado.net/content/view/965/67/ .A baiuca:tel.351 939457098 .S.miguel d'alfama:tel.+351 96 8554422 .esquina de alfama:tel.+351 21 8870590 .Fado mayor:+351 21 8877508 et d'autres - éviter les restos à fado de bario alto, trés touristiques et surtout très chers(Luso-o faia-mesquita-machado...)

SHOPING: - Lisbonne est dotée de gigantesques centres commerciaux dont le plus beaux: .Colombo:métro colegio militar luz.plus de 300 magasins et une centaine de restos. .et vasco de gamma.métro oriente - dans les ruelles de baixa et rua garett(chic). - dans le quartier de saldanha:métro saldanha - dans le quartier autour de l'avenida de roma.métro roma

VISITES IMPORTANTES AUX ALENTOURS: - sintra .train toutes les 20 mn depuis la gare "rossio":métro rossio a voir:palacio da pena(superbe), palacio da sintra , castelo dos mouros, quinta da regaleira Un petit train vous permet d'aller de sintra visiter une belle plage de surfeurs "praia da maça". A 15 mn de marche de maça(ou par bus) on peut accéder à"azenhas do mar", superbe village à flan de falaise avec sa jolie plage. - Mafra et son palais:bus"mafrense" toutes les heures de campo grande à mafra - cascais et ses plages:belle plage "praia do guincho à 9 km de cascais.A voir également"boca do inferno" train toutes les 15 mn pour cascais depuis la gare "cais do sodre".un bus assure également la liaison de cascais à sintra en longeant d'abord la côte, ensuite une jolie route sinueuse. - costa da caparica et ses belles plages:bus N°153 depuis praça de espana ou 135 depuis cacilha ou train fertagus de la gare "entre campos" jusqu'à "pragal" et de là bus 124 ou 194 pour caparica. En été un petit train relie caparica à toutes les plages jusqu'à fonte de telha. - croisière sur le tage:départ cais do sodre ou cais da princesa.Lisboa vista do tejo.tel:+351 21 391 3030

MUSEES:(fermés le lundi pour la plupart) - calouste gulbenkian.Métro;sao sebastian ou plaça de espana - arts populaires:tram 15E ou bus 714 - del azulejo:bus 794 ou 18 ou 42 - centre culturel de belem:tram 15 e - del fado en bas d'alfama :bus 708-28-35-48 ... - oriente:doca de alcantara.tram 15 e - de la presidentia de la republica à belem:tram 15 e et bus 714 - museu national da coches:belem.tram 15 e et bus 714 - et d'autres

PARKINGS DE VOITURES LONGUE DUREE SURVEILLES 24HX 24H. - parking sous terrain"marque pombal:10.90 eur.les 24 h.métro;marques pombal.situé en bordure du parc "edouard VII". Pour y accéder en venant de" l"avenida da liberdad" ou de celle "avenida fontes pereira de melo", faire le tour du rond point "marques pombal"prendre la rua "joaquim antonio da aguilar", tourner dans la 2°rue à droite et suivre les indications. - parking sous la "gare oriente":7.50er.en semaine et 9.50 er.le W.E.les 24 h.Métro:oriente.l'accés se trouve à côté de la station de bus. - parking sous terrain"docas santo amaro" :3.65 eur.les 24 h. Il se trouve sous le pont du 25 avril, dans la marina "docas santo amaro", reputée pour ses restaurants. Pour y accéder à partir de la placça do commercio, prendre la direction"ponte sul"-"alcontara mar"-"torré do belem." Arrivé à l'indication, emprunter ensuite un pont à gauche qui surplombe la voie de trains.Faire le rond point puis, direction" torré de belem". Arrivé devant "new café"tourner à gauche" et revenir sur ces pas en longeant les bords du tage jusqu'au parking sous terrain. De là pour aller au centre il faut aller à pied((5mn)en passant par la marina, traverser la gare de train, "alcontara mar", par le passage sous terrain et à la sortie, prendre le tram 15e ou le bus 714 pour la praça da figueira.

Voilà pour l'essentiel. Attention aux pickpokets qui sévissent à lisbonne dans les trams 28e et 15e lorsqu'ils sont bondés.

Bon séjour dans ce superbe pays.
Circuit de trois semaines en Chine: visiter Datong et Pingyao? English translation pending
by Jobalyne · 2010-06-07 · 15 replies
Bonjour, Nous partons à la fin du mois pour 3 semaines en chine sachant que nous restons 6 jours à pékin et les 4 derniers jours à hong kong.J'ai quelques difficultés à construire mon itinéraire car j'ai peur que nous ne puissions nous rendre dans les différentes villes que nous souhaitons visiter en temps et jours à cause de la difficulté d'obtenir un billet de train.Est-il possible de visiter datong, pingyao, xian, guilin et ses environs longshen(pas sur de l'orthographe) , yangshuo en 10 jours?faudrait-il supprimer une villes?datong?combien de temps est-il nécessaire pour visiter pingyao?, et sinon comment se rendre de pékin à datong(train express de jour?) et pingyao pour réussir à voir ses 2 villes.Voilà c'est beaucoup de questions dans un seul message mais je n'arrive pas à avançer dans l'élaboration du parcours. Je précise aussi que nous partons avec nos 2 enfants de 10 et 14 ans ceci explique aussi cela.Merci de l'aide que vous pourrez m'apporter.
Voyage en famille en Indonésie: retour d'expérience English translation pending
by Taq · 2010-06-02 · 13 replies
Bonjour, Mieux vaut tard que jamais! Je vous fais enfin part de notre voyage d'un mois à Bali-Lombok-Java réalisé en été 2008 en famille ( 2 adultes et 3 enfants de 6, 9 et 12 ans). Cela fait plusieurs fois que j'essaye de poster ce message sans succès...

Voyage Indonésie : été 2008

Note : le petit déj est toujours inclus.

BALI Voyage avec Qatar Airways ( ++). A l'arrivée, sortir de l'aéroport de Denpasar, kiosque des taxis à droite. DAB à côté. Aéroport-Jimbaran en taxi : 50000 rps

1. JIMBARAN p 128 LP ; p418 GDR; p117 F ; 4 nuits: 9/10/11/12 juillet Plusieurs hotels fermés. Hotel :Puri Indra Prastha, très moyen avec piscine. 2 ch x 4 j = 1 700 000 roupies ( 200000-250000 la ch). Non conseillé. Hotel Puri Bambu serait mieux mais + cher - plage sympa, calme, sable. - restau poisson et fruits de mer 1er soir, Lia Café, centre, TB, 234000 rps/famille 2e soir: restau au sud. 736000 rps/famille avec langouste et homard ( langouste : 350000 rps/kg; homard: 100 000 rps/kg) 3e soir : restau au nord : danse legong - coucher soleil

Excursion avec guide + chauffeur francophone le 11/07 : 40 euros/j . Guide: Gus'man Dipa ( tél : 085 238 458 870; email: gus.man72@yahoo.com). Très sympa. - marché de Denpasar (achat épices + sarong) - péninsule de Bukit : plage Dreamland pour voir surfers + Temple Pura Luhur Ulu Watu au coucher de soleil pour voir danse Kecak ( TB) p133 LP

2. OUEST BALI : chauffeur Jimbaran- Gilimanuk : 580000 rps avec arrêt au Temple Pura Tanah Lot p 267 LP + route des épices jusqu'à la traversée d'un arbre près de Manggissari Nuit à Gilimanuk à l'hôtel Sari (2 ch pour 200000 rps). C'est le seul hôtel correct!

3. JAVA Départ par ferry le matin ( 30 mns; 0.70 euros ). A Java, bemo chartérisé 600000 roupies pour aller jusqu'à Cemoro Lawang ( Mont Bromo). Le mieux aurait été de louer une voiture. - Nuit à l'hôtel Lava View Lodge (à réserver : 0335501020) p 329 GDR: 600000 rps la suite ( TB).Arrivée en milieu d'aprem : ballade ( très beau paysage) + réservation excursion pour la nuit. - départ 4h ( il fait très froid) pour voir volcan Bromo au lever de soleil. Réserver une jeep la veille à l'hôtel 24euros . Spectacle grandiose de la plateforme où nous emmène la jeep puis après le lever du soleil, la jeep nous ramène au pied du Bromo pour l'ascension à cheval du volcan ( 3 chevaux : 300000rps). Après l'ascension, la jeep nous ramène à l'hôtel vers 8h pour petit déj. Pour repartir de Cemoro Lawang, bémo (taxi collectif)jusqu'à Probolinggo. De là, bus jusqu'au port de Java : arnaque + bus qui s'arrête tout le temps alors que c'était un soi-disant express! On conseille soit de louer une voiture du port de Java pour aller jusqu'au volcan et la rendre au retour, soit chartériser un bémo pour l'aller et le retour entre le port de Java et le Bromo directement. Ferry puis de nouveau nuit au Sari à Gilimanuk à Bali( 1 ch = 186000 rps) Bémo chartérisé pour Gilimanuk-Lovina(Kalibukbuk): 250000 rps.

4. LOVINA p 257 LP : 16/17/18/19 juillet Location 4x4 : 12 euros/j; essence 6000 rps/l 4 nuits à l'hotel Bayu Kartika dans les bungalows face à la piscine et à la mer : meilleur rapport qualité-prix; superbe piscine, bien situé, beau cadre. 300 000 rps les 2 bungalows/j Le 17 : repos + marché de Singaraja Le 18 : temple Pura Ulun Danu sur le lac Bratan ( sur la route, cérémonie puis singes) puis accrobranche au Bali Treetop Adventure ¨Park à Candikuning.Super! Le 19 : excursion ( tour : 300 000 rps): temple bouddhiste+ sources chaudes Air Panas banjar ( p 263 LP)+ rizières +Munduk+ lacs + cascades de Git Git Le 20: départ très tôt (vers 5.30-6h) avec pêcheur pour voir dauphins en pleine mer au lever du soleil ( 60000 rps /pers).Retour hôtel à 8h pour petit déj puis départ à 9h avec autre bateau pour snorkeling ( 60000 rps/pers). Très beaux fonds et poissons. Retour à 11h. Changement d'hôtel pour dernière nuit à Lovina : hôtel Melka excelsior (réservé en arrivant à Lovina) . 2 ch = 60 dollars - A l'hôtel, nage avec dauphins dans piscine: 600 000 rps pack family ( environ 1/2h pour la famille) + spectacle de dauphins. Pas très écolo mais les enfants ont adoré! Négociation pour garder la voiture pour 10 euros/j et la rendre à Padangbai avant d'aller sur l'île de Lombok.

5. EST : AMED ( p 231 LP; p 474 GDR; p 184 F) Seul endroit où on a galéré pour trouvé un hébergement. 1 nuit (21/07)au Amed café dans beau bungalow pour 450000 rps. - snorkeling en face restau sama sama café - Jemeluk : point de vue Restau Sama Sama très bon poisson barracuda Le 22 : route de Culik à Candidasa (belles rizières) puis tirtatangga water palace. Choix de l'hôtel à Candidasa puis village traditionnel de Tenganan.

6. CANDIDASA 2 nuits ( 22/23 juillet) au Sekar Orchid Beach bungalows : 360000 rps / fam/j. Maison d'hôte, magnifique jardin face à la mer, succulent petit déj. Recommandé. Le 23: -Plage p 225 Lp Pasir Putih à l'est de Candidasa ( 7 kms) - rizières de Sidemen( route qui relie Lung-Kung à Sidemen et Iseh); route de Rendang à Amlapura 210 LP; p 455 GDR

7.PADANGBAI Pour aller à Padangbai de Candidasa, compter 1h30. A Padangbai ( 216 Lp; 463 GDR; 165 F): Padangbai beach inn le 24/07 : 225000 les 2 ch. Bon accueil. - plage Blue Lagoon Réservation par l'hôtel du transfert jusqu'à Gili Trawangan le 25/07 Pick-up pour aller de l'hôtel au port + ferry (6h)+ bemo à Lombok + bateau entre Lombok et île Gili Trawangan: avec agence Wisata ( 120000 rps/adulte; 60000 rps/enfant). Départ 8h30; arrivée 19h

8. GILI TRAWANGAN p 296 LP; 517 GDR; 276 F du 25/07 au 29/07.4 nuits. On a adoré! Arrivée le soir : difficile de trouver un hébergement. On a rechangé le lendemain matin pour loger à l'écart sur la côte est plus au nord : Gili Ranta ( 2 bungalows neufs pour 500000 rps/j ).Coin très sympa, calme, très peu de touristes( à l'inverse du centre). Recommandé - tour de l'île en cidomo ( carriole à cheval): 60000 rps le 26/07 - location de vélo du 26 à 16h au 27 à 16h : 150000 rps les 5 vélos. Tour de l'île en vélo pour voir le coucher de soleil au Nord le 26. - Le 27 : tour des 3 îles ( Gili Trawangan + Meno+Air) en bateau à fond de verre + snorkeling : tortues, beaux fonds, poissons) pour 400 000 rps. L'après-midi, promenade en vélo dans le village. - Pas de DAB ( prévoir argent) - plage + snorkeling + ballades + vélo + jeux avec les petites indonésiennes( famille et voisines). - couveuse à tortues Pour repartir, on a chartérisé un bateau puis à Lombok, taxi jusqu'à Sengiggi où on a cherché à louer une voiture que l'on garderait jusqu'à notre départ vers Bali ( remise au port): 12 euros/j. De Sengiggi, nous sommes allés à Kuta (Lombok)

19. KUTA LOMBOK ( 5 nuits)du 29/07 au 2/08. Kuta Indah hotel avec belle piscine : 300000 rps les 2 bungalows/j - marché de Kuta mercredi matin - Plages Taugung Aun + Taun à l'est; à l'ouest, plages Mawun, Selong Blanaak , Mawi. - excursion au marché de Sengkol le jeudi avant 10h et village de Rembitan - Excellent restau végétarien avec magnifique vue. Départ le 02 pour le port, remise de la voiture, traversée en ferry. On avait réservé un chauffeur au Padangbai Beach Inn pour aller jusqu à Ubud.

10. UBUD p 170 LP du 03/08/au 10/08 Hotel Dewi Sri : 2 bungalows pour 350000 rps. Magnifique cadre. Location de voiture: 120000rps/j ; voiture que l'on rendra à Kuta. Restaus : Café wayan ++le 03/08(banquet dimanche soir à réserver); Bumbu Bali le 06/08 ( bien); casa luna (jalan raya)le 07/08 bien; 3 monkeys ++ le 10/08 ; le 08/08 :réservation au Ketut's Place ( un peu décevant). - palais le 03/08 + spectacle legong barong le 06/08 ( 240000rps/famille) - Sacred Monkey Forest ou Mandala Wisata Wanara p 174 LP le 03/08 - Le 07/08: rafting Sungai Ayung A FAIRE : 200000 rps / pers ( transport, rafting, repas inclus) ++ - spectacles théatre Wayang Kulit le05/08 - le 08/08 : Trekking vers village de Kiliki : 3h de marche dans les rizières avec Dolit ++ ( 08 155 79 14 33) (retour motorisé).Celui-ci nous a emmenés chez lui : repas + instruments+peinture. A ne pas rater! - achats : marionnettes, intruments, ... - le 05/08 : Volcan Batur + procession au temple Tirta Empul - Le 06/08: crémation à Kintamani - Le 09/08:- Bali Bird Park p 198 LP + Rimba Reptil Park p 198 LP . Pour les 2 parcs: 15/7.50 dollars. www.bali-bird-park.com.Les enfants ont adoré (dragons du komodo; parc où on peut porter tortues et autres iguanes) - Puaya près de Sukawati (sud d'Ubud) et Peliatan (à l'est) : fabrication de marionnettes - artisanat (environs) Le 10/08, derniers achats puis départ pour Kuta

11. KUTA: 1 nuit New Arena Hotel: 2 ch communicantes; piscine; déj non inclus ( 500000rps) Shopping le 11/08:Waterbom Park au Sud de Kuta (Bali)à Tuban p 103 LP : parc aquatique www.waterbom-com. Mega-surprise pour les enfants! Départ le soir de l'hôtel pour aéroport.

Départ : prévoir taxe aéroport 150000 roupies /pers ( demander à l'arrivée )

1 euros : 14396 rps
À nous le Mexique! (du 9 au 29 janvier) English translation pending
by Bibouns51 · 2010-05-31 · 6 replies
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!

9 janvier

C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…

10 janvier

Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !

Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !

11 janvier

Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.

On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…

Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…

Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…

A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…

12 janvier

La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !

Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !

Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.

Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !

13 janvier

Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.

Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !

Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).

14 janvier

Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…

15 janvier

Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…

C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…

Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.

Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !

16 janvier

Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…

Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.

Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.

17 janvier

Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.

Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !

Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…

Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.

Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.

18 janvier

C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.

19 janvier

Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…

Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !

Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !

20 janvier

Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…

L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…

Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !

21 janvier

Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.

Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.

El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…

22 janvier

La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.

C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …

23 janvier

Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).

La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !

24 janvier

Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.

Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.

25 janvier

Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…

Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…

J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !

Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…

26 janvier

Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.

Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !

Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…

27 janvier

La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.

28 janvier

Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…

29 janvier

Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...

Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
Votre avis sur mon futur voyage au Cambodge en juillet? English translation pending
by Damokles · 2010-05-31 · 23 replies
Bonjour à tous,

Je prévois un voyage au Cambodge pour le mois de juillet (les dates ne sont pas discutables, vu qu'elles dépendent entièrement de mon métier). Après maintes réflections et diverses lectures, j'ai pu établir un projet de voyage que j'ai officialisé ici: Cambodge, je sais, c'est en anglais, car c'est réalisé de façon à être compréhensible par tous. Mon but est d'y faire un voyage varié: je n'ai pas envie de ne faire que de la culture, ni que des randonnée ou de la plage, ... changer les plaisirs est ce que je cherche. Connaitre les gens du pays m'intéresserais aussi, et pas seulement ceux qui tentent de soutirer de l'argent aux touristes.

Donc voici mes questions: - Comment jugez-vous ce voyage ? - Y-a-t-il des choses qui manquent, auxquelles je n'ai pas pensé ? - Avez-vous remarqué une chose qui "n'en vaut vraiment pas la peine" ? - Vaut-il mieux réserver des demeures/transports à l'avance ou l'accès et le prix sur-place ne changent-ils pas trop ? - L'accès d'un endroit à un autre, peut-il poser des problèmes que je n'ai pas planifié ?

Au plaisir de lire vos réponses.
Retour d'une croisière sur le Coral de Louis Cruises English translation pending
by Boxing82 · 2010-05-30 · 50 replies
Nous revenons de " Cap sur Istambul" du 17 au 27 mai Croisière super Sympa, personnel à vos petits soin le Commandant qui discute avec vous. Des escales qui auraient demandé 2 à 3 hrs de plus mais dans l'ensemble bien surtout si comme nous vous le faite par vos propres moyens. Pour l'eau certe elle est payante mais comme en Espagne quand vous allez au resto.on paie bien le couvert en Italie. Vous pouvez conserver la bouteille achetée à table et la ramener à l'autre repas.Pour les pourboires vous n'etes pas obligé de payer 8 euros par jour, en fin de voyage vous pouvez remplir un document à demander à la réception et de mètre la somme choisit. Ceci vous permet de donner directement au personnel qui vous a servit et fait la cabine. La moyenne d'age était élevée et malheureusement, on se rend trés vite compte du sans gène de cette catégorie d'age, parfois j'entends dire que les jeunes sont mal polis, l'avantage c'est qu'on a l'espoir de les éduquer, certains "Vieux" c trop tard.Et sans cesse des critiques, meme quand c gratuit, par contre on remplit bien les assiettes, on bouscule, sans pardon, pourtant je peux vous assurer la quantité et le choix il y en avait, de la place à bord et dans les Bus aussi. Mais c Ainsi. Pour ceux qui souhaitent des infos, sur les escales Gène, Katakolon, Messine, Istambul, Mikonos, Le Piré, Ajaccio je suis à votre dispo. C'est un navire à taille humaine, famille, ayant pourtant fait des croisières sur la Royal Carribean je ne regrette pas mon choix.
Voyage de quinze jours sans tour opérateur Le Caire - Louxor - croisière sur le Nil - Abou Simbel English translation pending
by Anacrouse · 2010-05-27 · 132 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. La cinquantaine, nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec un adolescent de 15 ans.

- JOUR 1 – samedi: Paris / Le Caire

Arrivée du vol à 20H40. Après environ 1H30 de voiture, nous voici arrivés à Guiseh. Nous avons choisi de passer 3 nuits au pied des pyramides ce qui nous a grandement limité les temps de déplacements pour visiter Ghiseh, Dachour et Saqqarah, évité des embouteillages démentiels et autant que faire se peut la pollution qui est intense. Dès la sortie de l’aéroport, une odeur acre prend à la gorge et aux poumons. Pour la première fois de ma vie j'ai été contente de conserver les fenêtres fermées et de faire fonctionner à la clim qui permet une filtration de l'air.

- JOUR 2 – dimanche: Dachour, Saqqarah, Memphis

On retrouve notre guide à 8H dans le hall de l’hôtel, départ pour une petite heure de route et nos premières visites.On a glissés dans nos sacs des petites lampes torches LED en plus des bouteilles d’eau.

Arrivés à Saqqarah le site ne révèle rien de particulièrement réjouissant, à part la pyramide à degrés de Djoser, en marches d’escalier géantes. Mais ne vous contentez pas de cette première approche. En ce lieu, qui servit de sépulture à nombre de pharaons ainsi qu'à leurs épouses, aux princes et aux notables, le plus beau se cache dans les entrailles de la terre ou dans la douce pénombre des mastabas qui recèlent des bas-reliefs d’une extrême finesse.

A Dachour, situé à 10 km de Saqqarah, 2 pyramides seulement restent intactes, la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge, de même hauteur, les plus grandes d’Egypte après celles de Ghiseh.

Le site est très beau, peu de touristes car il est beaucoup moins fréquenté par les tours, donc il est bien plus tranquille. Il est moins cher aussi.

- La pyramide rhomboïdale doit son nom à sa forme curieuse,

- La pyramide rouge se visite de l’intérieur, par un couloir de 125 marches et un boyau de 1,20 de haut environ et long de 60 mètres, en pente. On arrive dans deux antichambres très hautes, avec des plafonds pointus en dalles de pierre gigantesques en encorbellement. Dans la chambre funéraire une odeur d'ammoniac prend à la gorge et au nez et c’est pratiquement en apnée qu’on a fait le tour du sarcophage. A la fin du boyau, un platelage en bois marque le seuil de l’échelle qui mène à la première antichambre. En sautant dessus, cela produit évidemment un bruit de choc un peu sourd qui en ricochant sur les parois rocheuses, s’amplifie comme si la pyramide s’écroulait soudainement. Très drôle, la pauvre dame devant moi est morte de trouille dans le boyau, ce qui fait beaucoup rire les lycéens qui reviennent.

Memphis, c'est un petit musée en plein air avec le colosse de Ramses 2 couché qui mérite le coup d'œil. A voir également une impressionnante table d’embaumement en albâtre et d'un magnifique sphinx de près de 8 mètres de longueur. Visite rapide et ça tombe bien, la fatigue commence à se faire sentir, la visite de la pyramide cassé en deux, c’est dur pour les reins!.

Retour à l’hôtel vers 16H, on est tous morts. A 19H30, son et lumières au pyramides.

- JOUR 3 – lundi: Ghiseh – Le Caire

Visite du plateau ghiseh. Pharaonique vous avez dit ?

Khéops, la plus grande pyramide c’est 2,5 millions de blocs de 2,5 tonnes, empilés sur une hauteur de 137 mètres. A sa base, la pyramide mesure 230 mètres de côté…

Kheops comme Khephren se visitent de l’intérieur. Contrairement à la pyramide de Dachour, ici la ventilation naturelle a été pensée mais si on respire bien, en revanche, on transpire à grosses gouttes. Retour cassé en deux par le chemin inverse.

Départ pour le musée des antiquités égyptiennes qui se présente comme un gigantesque entassement d’antiquités poussiéreuses, tel que Mariette a posé ses trésors avant de s’en aller.

Au 1er étage, le masque funéraire de Toutankhamon en or massif y est présenté dans une salle sécurisée, entouré de tous ses bijoux et ornements funéraires, en or également pour la plupart.

Les mobiliers d’une richesse exceptionnelle et d’un design parfois étonnant occupent presque une aile entière. La salle des momies est payante. Ce n’est pas impressionnant pour les enfants, les panneaux d'explications sont écrits en anglais.

Retour à l’hôtel avec des courbatures partout.

- JOUR 4 – Le caire-Louxor-Esna, début de la croisière

Nous sommes accueillis par un verre de karkadé, infusion de fleurs d’hibiscus qui se boit chaude ou au contraire, bien fraiche.

Nous larguons les amarres toutes voiles dehors. On file vite, je suis étonnée parce qu’on va à contre courant. Eh oui, le Nil coule du sud vers le nord, alors que Louxor-Assouan, c’est dans l’autre sens.

- JOUR 5 – mercredi navigation, Al Kab –Edfou

A 8H 30, c’est le départ direction Al Kab. Il ne reste de cette ancienne cité que des murailles de brique crue de 12 mètres d’épaisseur que l’on contourne par un petit chemin qui conduit jusqu’à l’entrée d’un site désert. Les bateaux de croisière ne peuvent pas accoster, les tours en bus ne s’arrêtent pas, pas de gare, autant dire que sans bateau ni voiture privés vous n’avez aucune chance de visiter ce site depuis la terre ferme. Il s’agit de tombes de nobles de la 18è et 20è dynastie, creusées dans la falaise qui présentent des décorations très bien conservées décrivant des scènes de la vie quotidienne.

Départ pour Edfou. Pour passer sous le pont il faut démâter… C’est quelque chose, et passé le pont rebelote dans l’autre sens. Arrivée à Edfou, le temple d’Horus, dédié au dieu faucon, domine la ville. Dans un état de conservation exceptionnel, il est par ses dimensions le plus important temple après Karnak.

L’Egypte ancienne témoigne de toute sa grandeur.

- JOUR 6 – jeudi navigation

A 2 heures de navigation d’Edfou, le Nil se rétrécit pour se faufiler entre des falaises de grés.

Arrêt du bateau sur les berges pour une promenade dans le désert à Wadi el Schott pour découvrir d’anciennes inscriptions sur des stèles et des gravures rupestres, en fait des graffitis des soldats de la reine Hatchepsout gravés dans la roche.

Poursuite de notre périple au milieu du désert vers le Djebel Silsilea, carrières pharaoniques et lieu d’extraction du grès servant à édifier les temples. On se rend compte de l’énormité de l’entreprise car le paysage se découvre aujourd’hui comme une gigantesque toile cubiste, entre fleuve et désert.

Longeant la route nous voici arrivés au spéos (sanctuaire creusé dans la roche) d’Horemheb, général des armées.

Nous retrouvons le bateau. La ballade aura duré 3H environ, un peu dur pour les mollets.

- JOUR 7 – vendredi navigation Kom Ombo - Darraw

Navigation tranquille jusqu’à Kom Ombo, constitué par l'union de deux temples accolés. Le temple de droite est consacré à Sobek, le dieu de la fertilité et celui de gauche dédié à Horus, le dieu solaire guerrier.

Après la visite, départ pour une navigation qui devrait nous mener à Darraw. Le temps est bizarre, la lumière devient laiteuse et il commence à souffler un vent tellement chargé de sable qu’on ne voit plus la berge opposée. Le manque de visibilité oblige même les gros bateaux à réduire leur vitesse.

Une ile un peu plus haute et plantée d’arbres nous servira de refuge pour la nuit.

- JOUR 8 – samedi Darraw – Assouan,

C’est le jour du marché aux dromadaires, le plus important de tout le moyen orient. Les bêtes arrivent du Soudan après 40 jours de marche dans le désert.

Tout d’un coup derrière un grand mur, une tête, une autre, elles disparaissent, réapparaissent ailleurs, disparaissent encore…Pour empêcher les dromadaires de s’échapper, les propriétaires leur attachent une patte repliée. Ils sautent donc à cloche patte, comme tous les écoliers.

Le spectacle est incroyable, plus de 1000 bêtes rassemblées qui sautillent en pagaille. Pas un touriste à l’horizon, on a pu caresser un bébé dromadaire de 15 jours. C'est une autre face de l'Égypte, traditionnelle et rurale.

Départ du marché direction d’Assouan pour une visite du musée de la Nubie, des carrières de granit rose avec l'obélisque inachevé et du temple de Philae. Pour les détectives à l’œil aiguisé, il existe dans le temple d’Hathor un bas relief très amusant d’un babouin musicien, on dirait qu’il joue de la guitare électrique.

Nous passerons le reste de la journée et la nuit dans un établissement entre hôtel et maison d’hôtes, à l’architecture nubienne éclatante de couleurs chez Anakato. On dirait un gros château de sable, l’ensemble de manque pas de charme et bénéficie d’un environnement sauvage qui permet des ballades en bateau magnifiques, du surf des sables sur la grande dune, des ballades à dromadaire le long des rives sablonneuses du Nil et la découverte du village nubien.

- JOUR 9 – dimanche Abou Simbel

Départ à 8H direction l’aéroport, l’avion décolle à 9H30, vol 45 minutes.

Nous avons réservé notre nuit chez Fikry, un musicien retraité qui a construit à Abou Simbel une maison nubienne de toute splendeur en briques de terre rouge, avec patios intérieurs, voutes rafraichissantes, immense terrasse donnant sur un petit bras du lac Nasser,

Nous décidons de visiter le temple sans attendre, malgré un soleil de plomb, car le matin le temple est en plein soleil alors que l’après midi, il est à l’ombre. Les reliefs s’effacent et franchement c’est vraiment dommage, en plus de faire injure aux égyptiens anciens qui se sont donnés tant de mal pour honorer l’astre solaire.

Et à cette heure stratégique, les temples sont déjà désertés par les hordes du convoi du matin, tandis que ce celles de l’après midi ne sont pas encore arrivées.

Nous avons décidé en attendant le son et lumière à 17H30 de passer l’après midi à la piscine de Seti.

- JOUR 10 –lundi Louxor

Décollage de l’avion à 7H10, arrivée à Louxor 9H30.

Louxor est une grosse bourgade animée, d'où se dégage une atmosphère de fête et de gaieté. La présence du temple au cœur même de la ville et une concentration inégalée de ruines grandioses lui donnent un cachet particulier. Temples et monuments funéraires de la capitale du Nouvel Empire, témoignent d'une foi aujourd'hui éteinte, mais autrefois bien exigeante.

Notre première visite sera pour le temple de Karnak et ses dimensions extravagantes. Le grand choc survient, une fois franchi le 2e pylône, quand, salle hypostyle, vous vous trouvez face à une forêt de 134 colonnes papyriformes qui laisse ébahi. A l’origine cette salle immense était pourvue d'un plafond en dalles de pierre peintes. Il est permis de rêver…

Retour à l’hôtel pour un peu de repos piscine jusqu’à 17H

Visite du temple de Louxor

- JOUR 11 –mardi vallée des rois carte page 260

Départ de l’hôtel à 8H15 en direction de la vallée des rois qui abrite 63 tombeaux royaux, tous différents, creusés dans les flans d’une vallée désertique isolée. A l’entrée du site, une grande maquette représente la vallée avec l’indication de l’emplacement des tombes. En faisant le tour, les cotés de la maquette sont transparents et permettent de se rendre compte de l’ampleur des galeries creusées en tous sens pour devenir les tombeaux royaux.

Les photos sont totalement interdites sur ce site, sous peine de confiscation soit de l’appareil soit de la carte mémoire. Les fresques sont fragiles et si les couleurs sont arrivés jusqu’à nous dans un état exceptionnel, c’est grâce au climat aride et l’absence d’humidité. Avec le développement du tourisme, des dégradations liées à l’humidité produite par la sueur et la respiration des visiteurs sont apparues. Aussi pour tenter d’en limiter les effets néfastes, les tombes sont ouvertes par roulement. On ne peut pas savoir avant de visiter quelles tombes seront ouvertes. Le billet d’entrée permet d’en visiter 3, parmi celles ouvertes.

Certaines sont payantes en plus comme la très célèbre tombe de Toutankhamon

Nous avons visité les tombes de Ramsès 3, Ramsès 9 et Ramsès 1

Puis nous partons vers la vallée des babouins visiter la tombe de Ay. Le chemin d’accès monte dans une gorge rocheuse et désolée bordée de falaises de calcaire blond. Le silence de cet endroit désertique rend le site très impressionnant et l’homme petit.

Les peintures sont absolument magnifiques. Elles le représentent chassant l’hippopotame dans les marais tandis que des canards volent au dessus d’une foret de papyrus. Sur un coté opposé de la chambre funéraire, 12 babouins symbolisent les heures de la nuit.

Départ pour la visite du temple d’Hatchepsout. En route nous nous arrêtons dans une fabrique d’objets en albâtre, il faut bien faire quelques emplettes.

Ce qui frappe en arrivant Deir al Bahari, ce sont surtout les falaises calcaires spectaculaires au pied desquelles s’étend un monument aux lignes pures parfaitement contemporaines, creusé de la main de l’homme. On accède au temple par une succession de rampes et de terrasses encadrées par des colonnades délicatement sculptées. Les bas reliefs les mieux conservées se trouvent sur la 2è terrasse.

Le plus intéressant est d’observer le récit gravé du voyage de la reine au pays de Pount (sans doute la Somalie ou l’Erythrée).

- JOUR 12 –mercredi

Traversée du Nil pour visiter la rive ouest. On peut prendre le bateau populaire, cout 1LE par passage.

Sur la route après avoir passé la ville nouvelle de Gourna, nous arrivons devant les colosses de Memnon. Il s’agit de deux grandes statues sans visage, assez dégradées qui ne sont qu’un minuscule vestige du temple funéraire d’Aménophis 3, dont il n’en reste quasiment rien, le temps et les inondations du Nil ayant eu raison des briques de terre crue.

On repart direction Medinet Abou (temple de Ramses 3)

On entre dans le site par la porte de Syrie construit come une forteresse asiatique.

Puis le premier pylône marque la façade du temple avec des bas reliefs gravés profondément pour éviter un martelage. Ramsès 3 qui cherche une légitimité dans le prolongement de Ramsès 2 se fait représenter en guerrier victorieux, terrassant des ennemis barbus et à tête bouclée.

Il est intéressant de voir que le pharaon comptabilisait ses victimes grâce aux mains et sexes tranchés. Pas très charitable l’époque !

Ensuite par un chemin pavé et caillouteux nous montons jusqu’à Deir El Medina, village des ouvriers. Nous avons visité 2 tombes d’artisans stupéfiantes de finesse et de beauté, celle de Senedjem et celle de Inherkhaou, qui travaillaient pour les pharaons Seti 1er et Ramsès 2.

Non loin des tombes des artisans, s’étend ce qui reste du temple que Ramsès 2 avait érigé pour son culte funéraire. Pour cette raison Champollion baptisa cet ensemble monumental Ramesseum. Il est essentiellement en ruines.

En face, les tombes des nobles qui, soucieux de mener une belle vie après leur mort, ornaient leurs tombes de scènes très finement détaillées de leur existence quotidienne un peu magnifiée. Les tombes ouvertes au public sont réparties en 5 groupes, chacun nécessitant un billet séparé.

Nous avons visité les tombes de Ramosé, Ouserhat, et Khaemhat

Retour à Louxor avec visite en début de soirée visite du musée de Louxor, relativement récent et aux antipodes de celui du Caire. Ici, les objets sont beaucoup moins nombreux mais ils sont très bien mis en valeur : chefs d’œuvre bas reliefs, statues en grès, momies royales, armes et chars, et puis surtout le mur d’Akhenaton, avec ces visages énigmatiques tellement contemporains…

A voir également des bijoux d’une modernité étonnante, notamment un collier de la reine Ahhotep avec 3 énormes mouches en or, anciennement caché dans les réserves du musée du Caire

En nocturne visite du musée de la momification, qui présente dans un parcours toutes les étapes de la momification, avec les instruments utilisés pour curer les organes et le cerveau.

Quelques momies bien conservées sont exposées, des sarcophages peints et des objets d’accompagnement des morts dans l’au-delà. Musée facile, même pour des enfants.

- JOUR 13 –jeudi Dendera

Départ pour la visite du temple de la déesse Hathor représentée sous les traits d’une femme avec cornes ou à tête de vache. C’est un des édifices les plus emblématiques d’Egypte car il demeure quasiment intact, avec un imposant toit en pierre qui repose sur des colonnes surmontées de têtes de vaches toutes en couleurs, des salles obscures, des cryptes, des escaliers dérobés dans l’épaisseur des murs jusque sur le toit du temple avec une vue superbe. Temple très original et très peu de touristes

- JOUR 14 –vendredi

Arrivée au Caire en fin de matinée. Nous avons prévu d’organiser nos deux derniers jours avec en premier la visite du Caire copte et le lendemain la visite du Caire islamique.

Visite Caire copte

Cette partie du Caire pleine de charme est le plus ancien quartier de la ville.

La forteresse de Babylone s’est transformée très tôt en enclave chrétienne et juive. Ce quartier renferme la synagogue Ben Ezra et plusieurs églises dont l’église suspendue consacrée à la Vierge, l’Eglise Saint Serge construite à la fin du IVème siècle au dessus d’une crypte où la Sainte Famille se serait réfugiée lors de la fuite en Egypte et l’église Sainte Barbara reconstruite au XIème siècle.

Il est à noter que les églises ne se distinguent pas de l’extérieur mais elles possèdent un intérieur très riche. Le musée copte fondé en 1908 est le plus riche musée du monde en art copte au travers d’une collection rare d’objets, de tissus, d’icônes et de manuscrits.

Nous avons eu la chance de faire ses visites avec un guide copte et cela a sans doute changé le regard que nous aurions pu porter comme simples voyageurs. Porté par la foi, il a su nous faire partager des moments d’une belle intensité religieuse et ses explications sur l’iconographie ont été vraiment intéressantes.

- JOUR 15 –samedi

visite du Caire islamique

Lorsqu'en l'an 969 les fatimides, conquérants chiites épris de poésie et de musique, s'emparent de la place qu'ils nomment al- Qahira (la Victorieuse), ils s'empressent d'ériger un lieu d'enseignement religieux, après quelques beaux palais dont l'un suscite l'admiration d'un voyageur persan, perdu dans un dédale qu'il compare à la plus grande des cités de son pays. Le Caire devient la ville des califes raffinés, défendue par une armée d'esclaves, d'eunuques et de mercenaires.

Nous avons fait une assez longue journée de visites soutenues (détail dans mon compte rendu complet).

- JOUR 16 –dimanche

Retour à Paris

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir :

- la croisière avec Gréement du Nil, exceptionnelle, un bonheur absolu, traités comme des princes

- se déplacer en avion pour gagner du temps et du confort sans avoir à subir en urgence les aléas du train

- le timing de visite du Caire, parfait pour un voyage de 15 jours

- la visite à Dendera, un temple magnifique avec des couleurs éclatantes, très peu fréquenté

Ce que nous regrettons :

- Nous aurions du garder notre guide à Assouan pour visiter intelligemment le temple de Philae. Le guide Lonely planet s’est avéré nettement insuffisant. Il aurait fallu, pour se passer de guide, avoir le guide bleu.

- ne pas avoir eu l’idée d’aller de la vallée des rois au temple d’Hatshepsout à pieds en passant par la montagne

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et explications, tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers et les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL

Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 30 pages
La surprise, c'est Pékin! English translation pending
by Genevois · 2010-05-22 · 21 replies
C’est vrai, je reconnais, les bouquets de fleurs, les bijoux, sacs à main ou autre parfums, c’est pas trop mon truc.

Alors évidemment, les dates d’anniversaire, les fêtes religieuses, c’est pas toujours simple. La date approche et toujours aucun cadeau de prévu, au final je me rabats sur un objet ou un autre, qui n’est pas vraiment une surprise. Evidemment, je garde toujours l’invitation au resto (si possible un choix exotique, pas facilement réalisable à la maison) comme option préférentielle. Certainement mon côté épicurien.

Je suis comme ça. Je sais, c’est pas très glamour, mais il faut composer avec et Dominique ne le sait que trop.

Depuis la fin de l’année passée, je me disais déjà que 2010 serait tout de même une année un peu spéciale. 1990 marquait le début de notre vie commune, trois enfants plus tard, nous voici à vingt ! Coupler cet anniversaire-là avec celui des 44 printemps de ma chère et tendre relevait presque du défi, mais quel challenge !

Alors courant novembre, recevant la Newsletter de KLM, je vois les tarifs cassés sur l’Asie : BINGO, j’ai trouvé LE cadeau. La surprise, c’est Pékin ...

Le premier moment d’excitation passé, je me dis quand même que cela ne va pas être si simple. Comment organiser 8 jours à Pékin sans qu’elle ne le sache.

Premier pas, booker les vols pour le mois de mai, son anniversaire se fêtera sur place. Ca, c’est fait. Ensuite, le visa. Aïe, il y a un formulaire à signer. Là, j’ai dû ruser. J’ai placé le document en question dans une enveloppe, j’ai découpé une petite fenêtre ne laissant la place qu’à l’endroit où la signature devait être apposée et j’ai fait passer cela comme une décharge pour un sport extrême dont je ne pouvais pas parler (même si sur le moment, elle n’était pas super contente, la peur sans doute). Et plus la date de départ approchait, plus je surveillais les agendas pour annuler d’éventuels rendez-vous. Sans parler du guide LP consulté au bureau et Voyageforum.com en cachette...

Et bien finalement, j’ai réussi. Tous ceux qui étaient dans la confidence (et ils étaient assez nombreux) ont su tenir leur langue.

Mercredi 12 mai, vers midi

Je rentre dans la cuisine où s’affaire Dominique, je prends mon air le plus innocent possible, mais bien excité intérieurement. «Bon, faut que je te dise : tu as 24 heures pour faire une valise pour plusieurs jours, on part demain matin et ne me demande pas où, aucune chance que j’en parle».

L’effet est total. «Quoi ? mais les gosses ...». «Organisé». «Mes rendez-vous ...». «Organisé». «Et on part combien de temps ? Je mets quoi dans la valise ?». «T’inquiète, on sera rentré pour la fin du mois, prends du léger et de quoi être à l’aise». Basta, pas d’autres infos.

Jeudi 13 et vendredi 14 mai

La valise est prête. Pour une fois ce n’est pas notre sac à dos fétiche, et ça, ça a l’air de contrarier Dominique. Evidemment, elle a tout essayé pour savoir, mais même nos enfants n’ont pas craqué. La surprise tient le coup.

Une fois à l’aéroport, je ne la laisse pas approcher du comptoir KLM pour le check-in, histoire que l’employée ne mette pas, elle, les pieds dans le plat. Aucun problème.

«Ah, on va à Amsterdam ?». «Ca se pourrait...». «Mais ce ne sera qu’un transit ? Car Amsterdam, on a déjà fait». Silence ...

Le transit à l’aéroport de Schiphol est de 3 heures. Je m’assure de la porte d’embarquement en consultant les tableaux, alors évidemment, Dominique essaie de suivre mon regard pour deviner le prochain vol. Difficile, vu le nombre impressionnant de destinations lointaines au départ de la Hollande. La surprise tient encore le coup, à moins d’une heure de décoller.

Peu avant l’embarquement, nous nous dirigeons vers le terminal F, là où notre Boeing 747 est parqué. Tous les vols au départ de ce terminal sont affichés : Osaka, Tokyo, Séoul, New York, Almaty, Beijing ... Dominique procède par élimination. Le Japon non, déjà fait, New York non, déjà fait même si cela date, Almaty au Kazakhstan non, Séoul non ... Elle ne flashe pas sur Beijing, car dans l’excitation (là, elle devient carrément nerveuse), elle ne fait pas le rapprochement Beijing = Pékin. J’avoue, j’y prends un malin plaisir. Je pousse le vice jusqu’à ignorer la porte F3 pour Beijing et marcher au fond du terminal. A chaque porte, son regard m’interroge.

Allez, le suspense a assez duré, je reviens sur mes pas, on se pose devant la porte F3 et je lui sors de mon sac un guide Lonely Planet sur le lequel il est écrit : PEKIN.

La surprise, c’est Pékin ...

Je garde pour moi les quelques minutes qui ont suivi ...

La deuxième surprise (un peu moins bonne), c’est que la version de notre 747 date un peu et il n’y aura pas d’écran individuel pour regarder des films. Le vol va être assez long.

Nous sommes à l’arrière de l’appareil, perdu dans un groupe de voyageurs polonais pas très discrets. Il faut dire que peu après le décollage les bouteilles achetées au Free Shop s’ouvrent et se vident rapidement. Gros rires dans les couloirs de l’avion, flashs photographiques, le vol est animé. Finalement, la plupart s’endormiront assez vite.

9 heures de vol, Ipod, lecture, courts moments de sommeil, nous rattrapons le jour et posons à l’heure à Pékin, il est 09h00. Premier passage obligé, le contrôle de l’immigration. Le préposé aux passeports vérifie scrupuleusement la photo et l’individu devant lui. Mieux vaut avoir une photo ressemblante ... Pas de sourire. Cela nous change du Sri Lanka, notre dernier voyage. Puis, nous récupérons notre valise qui sera passée au X-Ray avant de sortir.

Le Capital Airport de Pékin est à quelque 30 km de la ville. Pour la rejoindre, plusieurs possibilités : le train (25 RMB) qui vous amène à l’arrêt Sanyuanqiao de la ligne 10 du métro, le bus-navette (16 RMB) qui vous pose à proximité directe de la Station Xidan (ligne 4 et 1 du métro) ou encore le taxi qui en 40-45 minutes suivant le trafic peut vous déposer en ville pour une somme d’environ 110 RMB.

Pour notre part, un chauffeur de la Red Lantern Guesthouse nous attend avec nos noms sur une pancarte pour nous conduire à notre lieu de résidence. Ah ben oui, un peu de luxe tout de même, c’est un anniversaire !

La Red Lantern Guesthouse est une adresse que j’ai trouvée sur le web. Située dans le quartier de Xicheng, elle a deux bâtiments. Le principal dans les hutongs et une annexe qui est en retrait de Xinjiekounan Dajie, une avenue commerçante. C’est à ce deuxième endroit que nous aurons notre chambre. Un grand lit, douche et WC, ménage fait tous les jours, dans une petite courette bien accueillante, Wi-fi gratuit, la station de métro de Ping’Anli à environ 250 mètres. 260 RMB la nuit, le petit-déjeuner compris à partir de 5 nuits réservées.

Autant le dire tout de suite, une très bonne adresse, avec des voyageurs du monde entier, ambiance relaxe et personnel qui parle anglais.

Surtout ne pas se coucher maintenant, même si la fatigue est bien présente. Nous décidons de partir à pied dans les hutongs entre Xinjiekou et le lac Houhai, au centre de la ville.

Les hutongs : un ensemble de ruelles étroites, de petites maisons, de portes donnant sur des cours intérieures, d’échoppes diverses. Quartiers où les gens vivent autant dans la rue que dedans, quartier évidemment très populaire. J’apprends que le mot hutong est d’origine mongol et signifie «puits». On en déduit que certaines habitations n’ont peut-être pas l’eau courante ?

Le dépaysement est garanti. Le vélo est roi dans ces ruelles, ne laissant pas la place à deux véhicules. Des vélos rouillés, d’un autre âge, des vélos-charettes aussi, des tricycles. Les gens nous regardent passer, sans une parole, sans un sourire, le Chinois est accueillant mais ne semble pas être disposé à communiquer avec nous.

On marche, on marche ... Nous arrivons à l’entrée nord du parc Behai qui borde le lac du même nom. De magnifiques temples, nos premiers, et aussi des scènes de vie extraordinaires. Près du débarcadère du ferry, des couples s’adonnent à la danse de salon sous les arbres, au son d’un ampli posé à même le sol. les pas de danse sont gracieux, les couples tournent dans le rythme. Un peu plus loin, un karaoké, micro et ordinateur portable, occupe plusieurs personnes qui chantent ma foi fort bien. Le tout sans gêne aucune, sous le regard parfois amusé, parfois admirateur des badauds. Difficile de quitter ce cadre enchanteur.

Nous continuons notre tour du parc Behai (entrée payante), mais en prenant la direction du retour. Nous retraversons les hutongs, par d’autres ruelles, pour rejoindre notre GH.

Nous sommes fourbus, une petite douche, on se pose un moment et on finit par faire une sieste réparatrice de 2 heures. Lorsque nous nous réveillons, il fait nuit. Par commodité, nous prendrons ce soir notre repas à la GH, copieux et excellent. Un petit jeu de cartes, un peu de lecture, la nuit de sommeil sera la bienvenue.

Quelle journée.

Samedi 15 mai

Le lever est pour 09h00, nous récupérons de la nuit perdue dans l’avion. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la cour intérieure, devant notre chambre. La température est très agréable, le temps est beau, comme hier, mais très brumeux, donnant au ciel une couleur grise.

Nous décidons du programme du jour. Ce sera le Palais d’Eté, au nord-ouest de la ville. Nous sommes bien placés car l’endroit est directement accessible par la ligne 4 du métro, dont l’arrêt Ping’Anli est à moins de 250 mètres. En sortant devant la GH, nous voyons des gens jouer de la musique à même le trottoir. Il faut dire que cette portion de Xinjiekou est celle où se trouvent les magasins de musique. Guitares sèches ou électriques, violons, batteries ou instruments traditionnels chinois, il y a de quoi monter un orchestre ici. Apparemment, les gens viennent prendre des leçons sur place, en utilisant le matériel des magasins. Certains jouent à l’intérieur, d’autres sur le trottoir.

Le métro est parfait à Pékin. Neuf, simple, bien indiqué. Les tickets se prennent à un automate, qui rend la monnaie, mais qui ne semble accepter que les billets de 5 RMB. Sinon, pour les autres coupures, il y a un guichet avec un employé. Chaque ticket coûte 2 RMB et permet de rester sur les différentes lignes sans ressortir. A chaque fois que l’on veut descendre sur les quais, les sacs à dos, sacs à mains, etc..., font l’objet d’un contrôle X-Ray de sécurité.

Nous prenons donc nos deux tickets et partons pour la station de Beigongmen, avant-dernière de la ligne 4 en direction du nord. 25 minutes plus tard, nous arrivons sur place. Nous sommes assez rapidement abordés par les vendeurs ambulants (nourriture, objets souvenirs, guides), mais qui ne sont pas agressifs. Nous apprendrons rapidement qu’il faut juste les ignorer.

Vous voulez visiter le Palais d’Eté tranquille et sans trop de monde ? Venez un jour de typhon ou de froid polaire ! Il y a des milliers de visiteurs. La foule est impressionnante, majoritairement chinoise, en groupes, avec un guide portant un petit drapeau de couleur pour se faire reconnaître d’un autre groupe. D’ailleurs, chaque ensemble a son signe distinctif. Première au palmarès, la casquette de couleur. Nous voyons donc des grappes de gens à casquettes rouge, bleue, rose ou jaune déambuler dans les allées et chemins du parc.

Le site est évidemment magnifique et incontournable. Difficile d’ailleurs de le décrire. Temples, chemins pédestres, fleurs, bord du lac autour duquel le site a été construit, tout y est d’une beauté rare. Bien entretenu et propre. On y trouve aussi de quoi manger et boire, pas besoin de charger les sacs pour la visite. Tellement immense qu’il est impossible de tout voir en une fois, même si nous y passons près de 5 heures.

Pour le repas de midi, nous nous posons sur des bancs pour déguster des fruits achetés au marché de Sihuan, au coeur des hutongs et à 10 minutes à pied de notre GH (je reviendrai plus tard sur cet endroit à ne pas rater). La fin de l’après-midi approche, alors bien sûr la lumière se fait meilleure pour les photos. La brume semble d’ailleurs vouloir se disperser un peu.

Il est 16h30, nous prenons le chemin du retour pour une douche et une bière bien fraîche dans notre cour intérieure. La Tsingtao est à 5 RMB la bouteille de 600 ml ! Pour le soir, nous partons en métro au sud de la place Tienanmen et descendons à la station de Qianmen. La rue Qianmen Dajie est une rue piétonne éclairée et bordée de boutiques en tout genre, mais surtout de luxe. Contraste saisissant avec les hutongs.

Ceci nous fait d’ailleurs réfléchir au développement de la Chine, tout du moins citadine. Contraste entre une ouverture rapide à la consommation et au capitalisme à l’occidentale et les traditions séculaires, voire les vestiges d’un communisme récent. Deux Chine entre lesquelles il doit être parfois dur de se situer, surtout pour les jeunes générations.

Nous cherchons de quoi nous sustenter et il suffit de partir dans les petites rues latérales pour trouver grand nombre de restos, de tous styles. Nous nous posons sur une terrasse et choisissons plusieurs plats. Boulettes de légumes frits, poulet sauce soja, tofu épicé, riz. Les goûts sont bien différents, mais surtout il y a beaucoup trop. Nous apprendrons rapidement que les portions sont copieuses ici.

Un couple avec un enfant de 4-5 ans mange à proximité. Le gamin se lève, va en bordure de terrasse, descend son pantalon et arrose l’endroit, en prenant bien soin de balayer à 180 ° tout ce qui est à portée de jet (y compris les pieds de certains clients), de son petit robinet. Sans réaction de qui que ce soit. Ici, les enfants se soulagent dans la rue, parfois au pied des arbres ou dans une pelouse, parfois directement au milieu des trottoirs. Les adultes, eux, ne font pas leurs besoins ainsi. Mais alors, qu’est-ce qu’ils crachent. Homme, femme, bruyamment, sans gêne, parfois près d’un pied ne leur appartenant pas.

Nous revenons dans Qianmen Dajie et remontons vers la porte du Devant, toute éclairée. Splendides bâtiments. La place Tienanmen, devant nous, est fermée dès la tombée de la nuit et gardée par des policiers.

Nous reprenons le métro pour regagner notre quartier, très tranquille en soirée.

Dimanche 16 mai

Nous avons encore un peu de peine à nous lever tôt. Il est dimanche, le but de ce matin est le marché de Panjiayuan, au sud-est de Pékin. Facile de s’y rendre, en métro avec la ligne 10 en descendant à la station Jinsong. 15 minutes de marche en descendant la grande avenue depuis la sortie du métro. De toute façon, il suffit de suivre le flux.

C’est un marché style brocante, avec des calligraphies, des bijoux de jade, des objets en bronze, des meubles en bois, des livres, etc... Il y a de quoi fouiner et trouver quelques bonnes occasions. 2 ou 3 stands de nourriture permettent également de s’y restaurer. Nous y passons la matinée, à déambuler à travers les stands.

Départ pour la plus grande place du monde, Tienanmen. Le titre ne paraît pas usurpé, c’est juste ... immense. La place est entourée de bâtiments officiels, portant les emblèmes du Parti. Entre la place et la Cité Interdite, nous voyons la célèbre Porte de la Paix Céleste qui arbore le portrait de Mao. C’est là que se tiennent les officiels chinois lors des défilés militaires. Autre chose d’impressionnant : la foule, encore et toujours, qui nous rappelle que la Chine compte 1 milliard 300 millions d’habitants ...

Nous sommes à l’entrée de la Cité Interdite, mais il est presque un peu tard pour la visiter, surtout que nous n’avons pas encore mangé. Nous retraversons Tienanmen pour nous diriger vers Qianmen, où nous trouvons un resto sur le bord de la place de Qianmen. Petite particularité pas si rare à Pékin, on paie l’addition à la commande !

Une fois sustentés, nous partons à pied en direction du sud-ouest, à travers les hutongs, pour découvrir le quartier de Liulichang, au sud de la station de métro de Hepingmen. Nous avons une bonne carte, bien précise, et il est facile de se repérer. Aucun Occidental à travers les petites ruelles. Nous voyons très régulièrement des WC publics dans la rue. Toutes les petites maisons anciennes ont-elles les toilettes ?

Traverser ces petits quartiers nous permet de voir les Pékinois dans leur environnement. Même si nous sommes parfois dévisagés, la balade est très tranquille et nous pouvons prendre toutes les photos voulues, même des gens.

Les rues de Liulichang sont magnifiques, les maisons sont anciennes et typiques. On croise surtout des magasins de calligraphie chinoise, de livres anciens, de pinceaux. Notre balade se termine, toujours à l’aide de notre plan, à la station de métro de Xuanwumen, d’où nous regagnons la GH pour une petite pause.

Une Tsingtao plus tard, nous repartons direction Wangfujing, une large rue piétonne et commerçante où la plupart des marques occidentales sont représentées. Retour dans le Pékin moderne. A l’entrée de la rue, sur la gauche, il y a la Wangfujing snack street, qui, comme son nom l’indique, est une succession de stands de nourriture. Brochettes diverses de viande, de fruits, tout n’est pas si attirant. Notamment celles de petits scorpions jaunes, vivants et gesticulant au bout du bâtonnet de bois, avant d’être grillés sur le charbon ardent. Ou celles de scorpions noirs, décidément, ou d’araignées, frits. Sans compter les scarabées, les petits serpents, les grenouilles, bref, une belle panoplie. Ceci dit, on ne voit pas grand monde en acheter, serait-ce pour la galerie ?

Il commence à pleuvoir, nous achetons un parapluie à 10 RMB à un vendeur ambulant qui va réaliser de belles affaires en très peu de temps. Capitalisme à la chinoise.

ll se fait l’heure de manger et nous avons une bonne adresse pour des raviolis à la vapeur. Un restaurant nommé Baijiaoyuan, tout près du métro de Xidan, sur Xiwenhua Jie, à une centaine de mètres dans cette rue, sur la gauche. La précision est nécessaire, car l’enseigne est en Chinois. Quelques marches distinguent l’établissement. Directement à l’entrée, des employés confectionnent les raviolis à la main, prennent la pâte, y apposent la farce et donnent les plateaux préparés pour les passer à la vapeur. La carte donne heureusement quelques précisions en anglais sur les farces : au porc, au boeuf, aux crevettes, aux légumes, etc...

Il y a là deux menus. Un à 48 RMB qui offre 20 raviolis, tous différents, et un autre à 68 RMB, qui en propose 30. Il n’y a pas à hésiter. C’est si bon que 30 raviolis à deux, cela descend facilement !

Une excellente adresse.

Lundi 17 mai

D’après la météo, le temps devait être à la pluie toute la journée, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte. Vu ces bonnes conditions, nous voici partis pour la Cité Interdite, au nord de la place Tienanmen. D’ailleurs la station de métro Tienanmen East donne directement sur l’entrée de la Porte de la Paix Céleste, d’où on peut accéder à la Cité.

Nous sommes souvent sollicités pour un guide, mais sans trop d’insistance. Mis à part si vous souhaitez obtenir des infos sur les temples, les dates et leurs usages, un guide n’est pas nécessaire. Par contre, que de monde, encore et encore. Il faut dire que la Cité Interdite est certainement l’endroit le plus visité de tout Pékin.

Après avoir payé notre droit d’entrée (60 RMB), nous voilà dans la place. Que dire ? C’est juste immense, en surface et en beauté. Les temples se succèdent, tous aussi beaux les uns que les autres. Dire qu’à une époque, cette ville dans la ville était réservée à une élite et que le simple fait d’y jeter un regard interdit entraînait la mise à mort immédiate. Nous flânons sur le site, pendant plusieurs heures, avant de ressortir par la porte nord qui donne sur Jingshanqian Jie. Il est largement plus de 14h00 et donc le temps de manger.

Il y a bien quelques restaurants dans le coin, mais rien en anglais, ni sur les menus, ni dans la bouche des serveurs. Nous nous rabattons sur un endroit où nous voyons des clients manger des nouilles. Mais oui, des nouilles, avec un bon morceau de poulet, voilà une bonne idée. Pour nous faire comprendre, nous montrons le plat d’un voisin et prenons aussi une salade de légumes à la sauce au sésame.

Après les nouilles, nous avisons une pâtisserie avec des gâteaux en vitrine. Et voilà, nous y sommes, c’est l’anniversaire de Dominique aujourd’hui, donc 2 petits gâteaux et 2 vrais cafés. Fiesta ! Il a fallu attendre un peu car la machine à café n’était pas branchée et l’employée ne trouvait ensuite plus le café. Cette machine n’avait pas dû servir depuis quelques temps ...

Le métro nous conduit ensuite au marché aux perles de Hongqiao, tout près du temple du Ciel. Il s’agit d’un magasin à plusieurs étages, pas d’un marché ouvert, où comme son nom l’indique se vendent des perles, soit en collier, bracelet ou montées, soit brutes. Il y a aussi des vêtements, de l’électronique, des sacs à main, des chaussures, tout en contrefaçon vu les prix. Ce qui est incroyable ici, c’est le culot et l’insistance des vendeuses, qui n’hésitent pas à nous empoigner par le bras pour nous conduire à leur stand, à se jeter devant nous et à tout faire pour détourner notre chemin vers leur étal. Ca en devient rigolo. Il y a bien des affaires à réaliser ici, mais le principal objet sera la calculatrice. Pour le marchandage serré qu’il va falloir pratiquer. Le prix annoncé est à diviser de 50 % voire même de 2/3. Et ensuite, le feeling fera le reste. Nous avions déjà marchandé des achats en Thaïlande, mais ici, c’est un autre sport, bien plus ardu. Personnellement, j’aime ça, c’est un jeu.

Au terme d’âpres négociations, nous achetons quelques vêtements, pour nous, pour nos enfants. Bon prix pour nous et bon prix pour la vendeuse aussi, sinon elle n’aurait jamais accepté notre offre. Ah ces Chinois, ils sont durs en affaire ! Retour dans le métro pour la désormais traditionnelle Tsingtao à la GH. Comme toujours, il faut passer nos sacs aux X-Ray avant de pouvoir descendre sur les quais. Fin d’après-midi, les rames sont bondées. Contrairement au Japon, ici pas de file d’attente disciplinées. Les portes s’ouvrent, on bouscule, on monte et on ne s’excuse pas.

La douche et la bière feront du bien. Encore une bien belle journée avec la visite de la Cité Interdite, le site appartenant au patrimoine mondial des lieux exceptionnels (appellation toute personnelle). Nous sommes un peu à court de cash, alors nous allons dans un de nombreux DAB de la rue (ATM en Chine) pour retirer de l’argent avec notre carte Mastercard Maestro. Si vous restez à Pékin, sans aller dans les campagnes pour un plus long périple, pas besoin de changer tout votre argent, pas besoin de chèques, une carte bancaire est largement suffisante.

La fête continue en ce jour spécial. Ce soir, ce sera la spécialité pékinoise : le canard laqué. La GH nous conseille le Qanjude Roast Duck sur Qiamen Dajie. Nous connaissons l’endroit, pas encore ce restaurant. Nous avons tout de même un doute, car il se trouve dans une rue touristique. Va-t-on se retrouver dans un piège à touristes ? Devant le restaurant, alors que nous allions entrer, une femme nous dit que le restaurant n’accepte plus de clients à partir de 20h00, et il est 20h10. Elle nous désigne par contre l’établissement d’à côté qui lui est bien ouvert. Je sens un peu l’embrouille et nous entrons dans le restaurant qui est bel et bien ouvert. Pas très fair-play la manoeuvre ...

Nous scrutons la salle. Pas un Occidental. Nous commandons un menu à 100 RMB pour lequel nous avons des petites crêpes, de la ciboule, une sauce brune un peu sucrée et 200 grammes de canard rôti. Tous les ingrédients sont à mettre dans la crêpe, on la roule et hop, on la mange. Dominique trouve cela bon, sans être vraiment conquise. Bon, il faut dire qu’elle n’est pas une inconditionnelle du canard, mais elle tenait à goûter cette spécialité. Pour ma part, je trouve cela excellent.

Retour à la GH, visionnage et transfert des photos du jour sur mon Macbook.

Et gros dodo !

Mardi 18 mai

Aujourd’hui, location de vélos !

La Red Lantern propose des vélos en très bon état, avec cadenas, pour 30 RMB la monture pour la journée. Nous nous fixons un but, le temple des Lamas, dans le quartier de Dongcheng. Pour y arriver, il y a plusieurs groupes de hutongs à traverser, parfait en deux roues. Le cadenas est utile, il paraît que le vol de vélo est endémique à Pékin.

Premier arrêt, pas bien loin, au fantastique marché de Sihuan, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal de la Red Lantern, en direction de Deshengmennei Dajie. On trouve de tout ici, des légumes et des fruits splendides, des vêtements, d’autres types de nourriture, du poisson, de la viande, du thé, des épices, etc... et pas l’ombre d’un Occidental. Nous y avions déjà acheté des fruits (mangues, fraises, nectarines, melons), mais là, nous faisons nos provisions pour pique-niquer à midi. Des petits pains fourrés au porc ou aux légumes, encore des fruits, des pains au sésame. Outre les achats, la vie du marché est à voir.

Dans les ruelles avant d’y arriver, d’autres étals proposent de tout. Des têtes de canard frites, des abats en tout genre, des poussins (pour en faire quoi ?), des outils, etc... Observer les Pékinois y faire leurs courses est déjà un spectacle.

Direction ensuite le lac Houhai que nous traversons par un petit pont en direction des tours Bell et Drum. Le vélo a un panier devant, pratique pour y laisser la carte et l’appareil photo emballé dans un pull. A l’aide de notre plan, nous pédalons tranquillement à travers les hutongs. Il arrive que nous devions emprunter une plus grande avenue. Sans souci, il y a toujours une large piste cyclable, respectée par les 4 roues, qui nous protège de la circulation.

Le vélo est idéal pour découvrir la vie dans les hutongs. Là, des enfants qui jouent à même la rue, là de femmes qui font leur lessive dans des bassines en plastique, là des vieux qui jouent aux dames ou aux cartes, rien de touristique ici. Nous voyons aussi des artisans couper les fameuses nouilles à la main, avec une dextérité incroyable. Un faux mouvement et plus de doigts ! Ou encore des boulangers cuire leurs miches de pain à la vapeur, dans des récipients en bois superposés. Scènes de vie que nous pourrons également prendre en photo pour de beaux clichés.

Plusieurs fois, nous sommes tentés de pénétrer dans une des cours intérieures visibles depuis la rue. Mais il nous gêne de pénétrer dans l’intimité des habitants. Alors que je guigne par une porte sur une de ces cours, le propriétaire arrive en scooter. Il nous invite à entrer. Nous ferons le tour de la cour, sans entrer dans les maisons, mais suffisamment pour voir que ce genre d’endroit ne recèle aucun luxe apparent et que la vie doit parfois être dure pour certains dans les hutongs.

Nous voilà au temple des Lamas, dédié au bouddhisme. L’endroit a encore une vie spirituelle, des moines sont là, des gens viennent y faire des prières et des offrandes. Ce qui rend sa visite d’autant plus intéressante. Il fait beau, la lumière est propice aux photos. Le lieu est splendide et bien moins fréquenté que la Cité Interdite par exemple.

Après la visite, nous enfourchons nos montures, direction le parc Jingshan, colline qui surplombe la Cité Interdite. Là encore, traversée de hutongs et de Nanlogu Xiang, une rue où seuls quelques véhicules passent et où les deux roues et les piétons sont rois. Par contre, l’endroit devient rapidement touristique avec quantité de bars et de restaurants pour Occidentaux et la jeunesse chinoise. Plus rien d’authentique ici.

La jeunesse pékinoise ne semble pas différente des jeunes d’autres contrées. Accros au téléphone portable, habillement à l’occidental, fans de musique américaine, Starbucks et McDo. Comment les dignitaires du Parti voient-ils la chose ?

Alors que nous arrivons sur le Jingshan, le ciel est noir derrière nous, l’orage va éclater. Nous avons juste le temps de gravir la colline, de nous mettre à l’abri sur un côté du temple que les éléments commencent à se déchaîner. Le vent souffle fort, avant que de grosses gouttes viennent s’écraser sur les toits de la Cité Interdite à nos pieds. Protégés par le temple, nous laissons passer ce déluge, les éclairs zébrant le ciel et le tonnerre grondant. Belles photos d’ailleurs sur Pékin. Quelle chance de ne pas avoir été à vélo à ce moment, quoique nous aurions bien trouvé un endroit pour s’abriter.

Comme le dit le dicton «après l’orage, le soleil», l’astre revient assez rapidement. La lumière est alors splendide, comme toujours juste après la pluie. Les toits mouillés de la Cité Interdite reluisent maintenant juste devant nous. Magique instant.

Nous reprenons le chemin du retour en longeant le lac Houhai où quelques baigneurs nagent dans cette eau verte et pleine d’algues. Le lac est bordé de nombreux restos, assez chics avec de belles terrasses. Nous nous arrêtons au soleil, sur un banc, pour profiter de la chaleur revenue.

Parlons des yaourts. Depuis notre arrivée, j’avais remarqué sur le devant des étals, des pots en terre cuite bleus, recouverts par un film en papier et une paille plantée dedans. Il s’agit de pots de yaourts consommés sur place ! En effet, le vendeur garde les pots, qui doivent certainement être consignés pour être réutilisés. J’en ai fait une grande consommation, ces yaourts sont sucrés et juste excellents. Par contre leur prix varie suivant l’endroit. Dans les zones touristiques, c’est plutôt 5 RMB et ailleurs, on les paie 2 RMB ... Bref, tout cela pour dire que chemin faisant, je me suis arrêté pour manger ces délicieux yaourts !

Avant d’arriver à la GH, nous faisons un nouveau stop au marché de Sihuan pour acheter des fruits pour demain (la Grande Muraille est prévue, avec un départ assez tôt) et du thé, noir et en fleurs de jasmin. Les fleurs de jasmin sont en boule et lorsqu’on verse l’eau bouillante dessus, elles s’ouvrent au fond de la tasse. Un bel effet sur vos invités, à condition de servir le thé dans une tasse transparente !

Petite pause traditionnelle à la GH avant de nous partir au marché de nuit de Donghuamen, tout près de Wangfujing. Nous pensions arriver dans un marché culinaire avec tables et chaises pour déguster des spécialités locales, mais non. En fait, ce sont une succession de stands de brochettes et de nourriture diverse à l’emporter, sans possibilité de s’asseoir. Rien ne nous attire vraiment, pourtant nous avons faim. Finalement, nous nous posons au Beijing Roast Duck Home Style Food, juste derrière les stands. Beaucoup de choix (carte en anglais), excellente nourriture et bon marché. Evidemment, les portions sont énormes.

Retour à la GH par le métro à Wangfujing. C’est fou comme ce métro est pratique et facile à utiliser.

Mercredi 19 mai

Les jours défilent. Aujourd’hui, excursion à la Grande Muraille de Chine à une petite centaine de kilomètres au nord de Pékin. Il y a plusieurs sites où la Muraille peut se visiter, notamment Badaling, le plus célèbre. Mais aussi le plus fréquenté, son accès se faisant par autoroute, plus facile les cars qui véhiculent les groupes. Pour notre part, nous choisissons d’aller à Muntianyu, moins connu des tours-opérateurs.

Il y a aussi plusieurs moyens de s’y rendre. En taxi, en transports publics. Nous avons choisi l’option de la GH, avec un forfait transport, ticket d’entrée sur le site, repas du matin et de midi. Certes, plus cher que les transports publics, soit 320 RMB p. pers., mais aussi plus pratique.

Nous partons à 06h45, après avoir ingurgité un bon petit-déjeuner. Une heure de route plus tard, nous voici sur place. Aucun car à l’horizon, les parkings sont vides. Nous sommes venus en voiture, à trois. Nous et un jeune Chinois de Hong-Kong qui porte un magnifique t-shirt ... rouge à croix blanche !!! Nous discutons durant le trajet. Est-il Suisse ? Non, mais il a visité la Suisse l’an dernier, notamment Genève où nous habitons. Petite planète, nous voici en route pour la Grande Muraille et nous parlons des sites touristiques de notre ville !

Pour monter sur la Muraille, trois options à Muntianyu. Un télécabine qui arrive plutôt sur la gauche du site, un télésiège qui arrive tout à droite du site et à pied pour les deux options (environ 30-40 minutes suivant votre rythme). Notre chauffeur nous conseille de monter en télésiège et d’aller directement à la tour N° 1, tout à droite. C’est la plus dure à atteindre, car cela grimpe sec, et c’est aussi de là que le panorama est superbe pour des photos avec la Muraille dépourvue de touristes. En plus, quittant la tour, nous aurons le soleil dans le dos, idéal pour faire les photos. En venant du télécabine, le soleil est de face. Le site est composé au total de 20 tours, accessibles au public. La 1 tout à droite, jusqu’à la 20. Le tout en suivant une courbe de crête.

Nous achetons donc le complément pour la montée en télésiège et une fois en haut départ pour la tour 1. Je confirme, c’est rude ! Les marches sont parfois tellement raides qu’il faut s’aider des mains pour monter. Il nous faut environ 40 minutes pour arriver en haut, mais quelle récompense. Le site est grandiose. Tout le monde connaît la Muraille de Chine, mais l’avoir devant soi est une émotion particulière. Quelle folie d’avoir construit cet ouvrage. On voit des tours perchées sur des crêtes, bien plus haut. Quel travail d’avoir monté les pierres ici. On dit que la moitié de la population a été réquisitionnée pour ce labeur, les pertes humaines ont dû être nombreuses.

Nous partons vers l’arrivée du télécabine (l’option choisie par la majorité des gens), qui représente la tour N° 14. Des vendeurs ambulants commencent à s’installer sur la Muraille, avec des boissons fraîches et des barres chocolatées, sous des parasols colorés pour se protéger d’un soleil qui commence à cogner. Des rudiments d’anglais leur ont visiblement été enseignés : «Do you want Beer or cool water ?». Plus les chiffres pour les prix, bien entendu. C’est à peu près tout. Il nous faut pas loin de 90 minutes pour parcourir la Muraille jusqu’à la tour 14, le rythme n’est pas rapide, vu les fréquentes déclinaisons. Le monde est arrivé, les groupes ... Les opportunités de faire de belles photos sont nombreuses, mais il devient de plus en plus difficiles de n’avoir personne sur les clichés. Et le soleil, lui, commence à donner à fond.

Voilà pourquoi il est important d’arriver tôt, ce qui n’est pas toujours facile en transport public.

Nous faisons une pause en-dessus du télécabine, mais les groupes de touristes chinois sont particulièrement bruyants. Nous avalons rapidement quelques fruits et nous nous remettons en route pour revenir vers l’arrivée du télésiège, dont la majeure partie est en descente. Il y a là une descente en luge d’été qui offre un moment de récréation après l’effort accompli. La matinée touche à sa fin, les cars sont arrivés, il y a maintenant bien du monde sur la Muraille.

Notre chauffeur nous emmène, notre compagnon de Hong-Kong et nous-mêmes dans un restaurant du coin pour le repas de midi. Comme d’habitude, les portions sont énormes et le repas est excellent. Impossible de tout finir. Retour en voiture sur Pékin. A notre arrivée en ville, la route longe le stade olympique, le fameux stade qui ressemble à un nid. Voyant que je prépare mon appareil photo, notre chauffeur arrive à ralentir suffisamment sur le bord de la route, et j’arrive à prendre quelques clichés de ce monument architectural.

Nous arrivons à la GH en début d’après-midi. Nous sommes fourbus et ferons les «larves» le reste de la journée sur notre terrasse de la cour intérieure, à bouquiner, à jouer aux cartes ou à profiter du Wi-fi. Les jambes sont lourdes ...

Pour le repas du soir, nous allons dans un resto coréen à 100 mètres de la GH sur le chemin de la station de métro de Ping’Anli. Spécialité : le barbecue. Chaque table a son petit grill et on peut commander des légumes et plusieurs sortes de viande à griller, dont du chien ... Nous nous contentons du boeuf, nature, au sésame, au ginseng, et des légumes. Encore un très bon repas.

Nous sommes bien fatigués ce soir. Notre chambre est restée bien fraîche, malgré les 30° du jour.

Jeudi 20 mai

Dernier jour complet à Pékin. La fatigue des visites se fait bien sentir, alors le rythme du jour sera tranquille. Bien sûr, il y a encore des temples à voir, des quartiers à visiter, des lieux où se rendre non loin de Pékin, mais en une petite semaine, on ne peut pas tout faire.

Nous retournons au marché de Sihuan, pour faire quelques achats : du sésame, blanc et noir, bien moins cher que chez nous. Le commerçant est très sympa et nous fait goûter de la pâte de sésame. Il nous explique à quoi elle sert en cuisine, mais en chinois ... malgré quelques signes et gestes, il faudra regarder sur le net pour trouver des recettes, car il est impossible de se comprendre. Nous achèterons le pot de pâte de sésame, qu’il fabrique dans sa petite échoppe.

Ensuite, nous prenons le bus 105 (le 111 va aussi) pour nous rendre au nord-ouest de la ville, au terminus, où il y a un grand centre commercial. Nous voulons encore faire quelques achats et voir à quoi ressemble un supermarché chinois. Surprise, c’est un Carrefour ! Le sous-sol est le rayon nourriture et nous déambulons dans les rayons qui sont pleins de produits qui nous sont inconnus. Encore quelques achats de thé que nous ramènerons en valise et des fruits pour midi.

Il est finalement 15h00 lorsque nous revenons à la GH. Nous voulons faire notre valise maintenant, car ce soir nous allons voir un spectacle d’acrobatie à 18h00. De 13 kilos au départ, voilà que la valise en fera 20, balance officielle de l’aéroport de Pékin faisant foi !

A 18h00, nous partons pour le théâtre Tiandi. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et il nous faut près de 35 minutes en voiture pour nous y rendre. Début du spectacle à 19h15. nous avons des sièges tout devant la scène, au prix de 180 RMB le siège. Mais le show sera à la hauteur. Jonglages, sauts, équilibristes, funambules, toute la panoplie de l’acrobatie y passe et sans fausse note. Certaines figures sont carrément époustouflantes. La salle n’est pas pleine, mais le spectacle a lieu tous les soirs. D’autres salles proposent également ce genre de spectacles.

Il est 21h00, il nous faut trouver un taxi pour rejoindre notre GH. Facile, il y en a suffisamment qui circulent dans Pékin. Moins facile, donner l’adresse où l’on veut se rendre. D’ailleurs, nous montrons l’adresse de la GH en chinois. Quasi aucun chauffeur de taxi ne parle anglais, même le mot «Airport» leur est inconnu. Pour être sûr d’arriver à destination, pas d’autres choix : il faut avoir l’adresse en chinois.

Nous mangeons une bricole à la GH pour aller se coucher assez tôt, réveil à 06h15 demain matin, notre vol décolle à 11h00.

Vendredi 21 mai

Le réveil est donc programmé à 06h15. De quoi boucler la valise, prendre un petit-déjeuner avant de trouver un taxi pour monter au Capital Airport. Vers 07h30, nous sommes sur le trottoir devant la Red Lantern. Très rapidement, nous trouvons un taxi libre. Par précaution, nous avions fait inscrire le nom de l’aéroport et le numéro du terminal sur un papier et nous avons bien fait.

Nous avons beau essayé de faire comprendre au chauffeur que nous allons à l’aéroport, au terminal 2, mais rien n’y fait. Le papier nous sauve la mise... Il y a finalement moins de circulation que prévu et nous mettons moins de 45 minutes pour arriver. 110 RMB, péage d’autoroute compris. Nous aurions aussi pu prendre la navette près de Xidan, dont le premier trajet débute à 05h30. Nous avions juste peur de ne pas arriver à l’heure à cause de la circulation. Finalement, nous aurions pu.

Bizarrement, l’aéroport est presque vide, rien à voir avec l’effervescence des aéroports d’autres mégapoles. Le check-in est rapide et bien organisé. Les contrôles de sécurité sont minutieux, fouille corporelle pour tout le monde avec un détecteur de métal. Même si l’aéroport est grand, peu de commerces et un Wi-Fi gratuit auquel je n’arrive pas à me connecter.

Le 747 de KLM a atterrit à l’heure, la maintenance de l’avion ne pose de problème. Nous décollerons à l’heure.

Pékin, une bien belle surprise.
Thaïlande: la situation au mercredi 19 mai English translation pending
by Khunfred · 2010-05-19 · 280 replies
Bangkok: selon ses propres déclarations, l'armée contrôle désormais tout le secteur central de BKK. Les opérations ont été menées ce matin, à l'aide de blindés. Elles sont terminées selon les autorités. On rapporte 5 morts, dont 1 journaliste italien, et une cinquantaine de blessés, dont 2 autres journalistes. Le bilan s'alourdit d'heure en heure. Un chef d'entreprise français indique que de nombreux biens ont été affectés, notamment des immeubles qui continuent de brûler, comme le confirment les TV thaïs. De nombreux immeubles ont dû être évacués, dont celui du Bangkok Post d'ailleurs.

Un journaliste confirme les déclarations de l'armée, mais rapporte maintenant des violences sporadiques dans les quartiers environnants, à la périphérie de la zone de bouclage. Les medias éprouvent quelques difficultés pour faire le point précisément à cette heure, étant donné la frénésie des événements.

Udon Thani: incendie de l'ancien hôtel de ville, après rassemblement de 5 000 manifestants. Khon Kaen: manifestation devant l'hôtel de ville, certains manifestants ont rompu les cordons de sécurité, portant avec eux des bidons d'essence et des pneus.

(Reuters/BP/AlJazeera/FrInter)
Inde du Nord: lieu qui vous aurait vraiment marqué? English translation pending
by Laureneparis · 2010-05-16 · 36 replies
Je suis partie en Inde du nord en février, tellement conquise par ce pays, je veux le faire partager, j'y retourne donc avec de nouvelles personnes en février prochain.

Je reprogramme, New Deli-Jaisalmer-Jaipur- Agra-Varanasi

J'aurais aimé rajouter un étape, hors des villes de udaipur, fathepur sikri. Je suis à la recherche d'un lieu qui aurait vraiment marqué certains d'entre vous...

Bonne soirée, à tous et mille merci d'avance !!
Ryannair condamnée suite au nuage de cendres English translation pending
by Bordeluche · 2010-05-15 · 98 replies
je suis le premier ! oups !

repiqué sur le site du parisien :

La compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair a été condamnée à trois millions d'euros d'amendes pour avoir violé dans 178 cas ses obligations légales d'assistance aux passagers en cas d'annulation de leur vol, a annoncé samedi l'Organisation italienne de l'Aviation civile (ENAC). "A l'issue des enquêtes effectuées, l'ENAC a condamné la compagnie irlandaise Ryanair à des amendes pour un total d'environ trois millions d'euros pour violation dans 178 cas de ses obligations d'assistance aux passagers prévues par la loi en cas d'annulation d'un vol", a indiqué l'ENAC dans un communiqué.

Ces 178 violations ont été commises entre le 17 et 22 avril, période au cours de laquelle des centaines de vols furent annulés en raison du nuage de cendres volcaniques en provenance d'Islande. L'ENAC reproche en particulier à Ryanair de ne pas avoir rempli ses obligations envers ses passagers bloqués à l'aéroport romain de Ciampino, à qui elle n'avait pas fourni les boissons, repas et nuits d'hôtel prévus par la réglementation. L'ENAC, la Protection civile italienne et la société de gestion de l'aéroport (ADR) avaient dû se substituer à Ryanair auprès de ses clients. L'ENAC souligne dans son communiqué que dans ces circonstances exceptionnelles la quasi-totalité des autres compagnies avaient en revanche fourni l'assistance prévue aux passagers afin de limiter les désagréments dus à l'annulation des vols. En avril, la Commission européenne avait déjà lancé un avertissement direct au transporteur: "Il n'y a pas de droits des passagers au rabais pour les compagnies à bas coûts. Ryanair devra les appliquer comme toute autre compagnie", avait souligné Helen Kearns, porte-parole en charge des Transports.

Pique-nique "autour du monde" à Antibes le 17 juillet English translation pending
by Nessie2 · 2010-05-15 · 79 replies
Je vous invite le temps d'une soirée à vous envoler pour un petit tour du monde...

Un petit pic nic AUTOUR DU MONDE ça vous dit ? 😉

Et bien les voyages sont tjs à l'honneur alors faisons voyager aussi nos papilles.

L'on n'a pas encore vu la couleur du printemps, mais à la mi-juillet l'été devrait être bien installé.

Et donc le temps le bon moment pour nous retrouver comme chaque année en bord de mer pour admirer un merveilleux coucher de soleil en sirotant un bon petit cocktail, en se délectant de qq mets rafinés, tout en conversant de nos escapades passées ou à venir à l'autre bout de la planête en regardant au loin les avions attérir et décoller de Nice en se demandant vers quelle destination les passagers s'envolent-ils ?

AUTOUR DU MONDE pourquoi ? Parce que je demande à chacun d'apporter pour notre pic nic quelque chose d'étranger (pas de la région non non mais d'un pays étrangers). Que ceux qui sont nuls en cuisine se rassurent en supermarché l'on trouve des choses formidables.

Mais sortons de la sacro sainte pissaladière, quiche lorraine, chips, saucisson ... Pas besoin de partir loin Les feuilles de vignes grecques sont délicieuses, le poulet mariné à l'indienne est un régal ou à la sauce barbecue ou au saté, les accras, les sushis, les rouleaux de printemps, le guacamole avec ses nachos, ect... sans oublier le punch, ou la caipirinha ou le pina colada ...

Le pic nic se déroulera : - le samedi 17 juillet au soir - entre Villeneuve -Loubet et Antibes pas loin du casino La Siesta (plus d'indications exactes au moment venu) - à partir de 18h (afin de profiter encore un peu du soleil pour ceux qui le désirent, d'une petite baignade..) - la plage est de galets donc apporter de quoi s'asseoir (serviettes, petit coussin, enfin de quoi ne pas avoir trop mal aux fesses toute la soirée - ne pas oublier LES BOUGIES OU LAMPES DE CAMPING car les lampadaires du bord de route n'éclairent pas vraiment

Je vous espère nombreux, chaque année l'on passe un excellent moment, pour ceux qui en doutent allez donc faire un petit tour sur les photos de l'année dernière.

Je ne sais pas si nos amis calédoniens seront parmi nous, ils sont de la réunion à la base et nous avaient concocté aie aie aie des petits choses délicieuses

Alors à bientôt pour un embarquement immédiat
Bangkok: la situation au samedi 15 mai English translation pending
by Khunfred · 2010-05-15 · 97 replies
AlJazz/Frinter/BP, 1:30pm heure locale:

- Un journaliste déclare sur FrInter qu'il est entré anonymement et très tranquillement dans le périmètre bouclé par les Militaires, à l'insu de ces derniers, et s'est rendu sans être contrôlé jusqu'à la base des Reds de Ratchadamnoen. Bouclage donc "poreux". Le camp est calme, les gens se restaurent tranquillement.

- Toujours des explosions de part et d'autre, affrontements sporadiques des forces de l'ordre avec des petits groupes violents. - Issue incertaine des affrontements selon la presse - Déclarations des leaders rouges: on ne bougera pas, on peut encore tenir plusieurs jours. - BTS et MRT totalement fermés

Pas d'incident ailleurs dans BKK, trafic "fluide" dans la capitale, pas d'incident relaté ailleurs dans le pays.

l
Faire la boucle Hanoï - Sapa - Bac Ha - Dien Bien Phu - Hanoï avec une agence, un chauffeur ou seul? English translation pending
by Williama · 2010-05-14 · 38 replies
Bonjour honorables routards🙁

J'aimerai faire la boucle ci-dessus. Quelle est selon vous la meilleure option : s'en remettre à une agence à Hanoï? prendre contact avec un chauffeur indépendant fiable et prendre son temps? se démerder seul? Par avance merci pour vos conseils.
Deux semaines dans la région de Kyoto: quel pass prendre? English translation pending
by Sylvsteph · 2010-05-14 · 45 replies
Avec mon ami, nous commençons à prévoir un voyage au Japon, très à l'avance vu ce qu'on entend dire sur les prix des hébergements et transports, on risque d'en avoir pour quelques années à mettre de côté le budget. Nous pensons passer 2 semaines à kyoto et prendre un pass pour les transports mais en alternant journées de visites à pied de Kyoto et journées de visite à l'extérieur (Nara, Osaka...), donc en utilisant le pass un jour sur 2 ou 2 jours sur 3 à peu près. Quel pass prendre? Les deux dernières semaines de novembre ou la dernière semaine de novembre + la première de décembre, pour les arbres couleurs rouge et rouille, est-ce de bonnes périodes? Quels vêtements prévoir? Nous aimerions avoir une chambre pour 2 si possible et rester dans la même durant tout le séjour, quels seraient les hôtels ou auberges les moins chers dans Kyoto? Merci d'avance Sylvie
Madagascar: Rajoelina pas candidat English translation pending
by Mesrob · 2010-05-12 · 135 replies
Madagascar: Rajoelina pas candidat AFP 12/05/2010 | Mise à jour : 21:13Le président du régime en place à Madagascar Andry Rajoelina a affirmé cesoir qu'il ne serait pas candidat à la prochaine élection présidentielle, dont il a annoncé la tenue pour le 26 novembre prochain."J'ai pris la décision de ne pas être candidat à l'élection présidentielle pour terminer la transition dans la neutralité", a déclaré M. Rajoelina, dans une allocution à la nation en langue malgache diffusée à la télévision nationale.

"Je me sacrifie pour ne pas sacrifier les Malgaches ", a-t-il expliqué, assurant que son "seul but est de mettre en place la quatrième République". Face au blocage de la situation politique, M. Rajoelina, qui promettait depuis la semaine dernière une "feuille de route" pour sortir de la crise, a annoncé dans son allocution un calendrier pour la transition, qui doit s'achever par une élection présidentielle le 26 novembre.

Un référendum constitutionnel est prévu le 12 août, et des élections législatives le 30 septembre. Un "dialogue national" sera organisé auparavant du 27 au 29 mai, a précisé M. Rajoelina. "J'ai pris mes responsabilités, et je pense que la communauté internationale prendra les siennes pour nous aider", a-t-il souligné.

Madagascar est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant et ex-maire d'Antananarivo, M. Rajoelina, soutenu par l'armée.
Retour de l'Anti-Atlas au Maroc (avec photos) English translation pending
by Michagadir · 2010-05-12 · 57 replies
Bonjour les amoureux du Maroc. Revenant , il y a quelques jours, d'une énième visite de cette magnifique région qu'est l'Anti Atlas, riche en paysages somptueux et chargée d'histoire, je ne peux m'empêcher de donner quelques nouvelles. 1 - Tafraout, confirmant le " frémissement " qui parcours le Maroc, s'embellit de jour en jour. Deux charmantes petites places ont été créées... 2 - Les " rochers peints " ont été ...repeints. On aime ou on n'aime pas, selon sa sensibilité mais le site ne laisse pas indifférent. L'ancienne piste cahoteuse qui y mène a été retracée rendant l'accès plus facile aux véhicules de tourisme. Peut-être va elle être goudronnée ?? ( je ne l'espère pas ..) 3 - La nature est resplendissante probablement suite a l'hiver pluvieux qui a sévit ici. Les amandiers sont lourds de fruits déjà bien développés. Quand aux arganiers, il ne me semble pas les avoir vu aussi chargés de fruits depuis de nombreuses années. ( ce qui ne devrait pas quand même faire baisser le prix de l'huile..) Même les " roustonniers " présentent de ( mauvais ) gros fruits..( attention, très toxique ..) Bonne journée à tous.
Vivre l'Inde du Sud début juillet-fin août 2010: vos conseils? English translation pending
by Fonk · 2010-05-10 · 26 replies
Bonjour a tous. Tout d'abord, je sais que ces sujets ont déjà été abordé, j'ai déjà beaucoup lu sur les questions que je me pose, mais étant donné qu'il s'agira de mon premier voyage, je préfère avoir un avis un peu plus personnel et rassurant. Je compte partir en Inde en solo, ou accompagné (Mes amis ne sont pas aussi enthousiaste que moi, on verra plus tard pour eux;) de début Juillet a fin Aout 2010 (suivant les avions que je trouverais).

Ce sera mon premier voyage en solidaire, même si j'ai déjà beaucoup voyagé, c'était a chaque fois en groupe dans un organisme pour jeunes. Je me pose beaucoup de questions, notamment concernant mon age, j'ai 18 ans et je suis un mec, mes proches me déconseillent ce voyage seul, mais qu'importe, 18 ans, c'est l'age de raison, je m'auto permet ;) cependant, il est vrai que j'appréhende un peu, j'ai un moral d'acier mais je n'ai jamais été confronté a une situation comme celle ci et sachant que je compte partir approximativement deux mois, je ne sais pas trop comment m'y préparer. Est il dangereux de voyager en Inde seul a 18 ans ?

j'ai définitivement choisis l'Inde du Sud, car on m'en a énormément parlé et que les dires des forumeurs m'incitent a visiter cette partie du pays, il y a cependant le probleme de la mousson, d'apres ce que j'ai compris elle me semble évitable suivant le trajet mais je ne sais pas tout de meme pas si il est vraiment contre indiqué de partir dans ces conditions, surtout dans mon cas.

Ne connaissant de l'Inde que ce que j'ai lu sur ce forum, dans quelques bouquins, a la télé et dans les guides (que je consulte en ce moment) je ne sais pas trop par ou ni comment commencer, je sais seulement que j'ai deux mois pendant lesquel j'ai la possibilité de "vivre" la-bas. Je pense donc commencer mon périple a Chennai et le terminer a Mumbai (ou inversement) et entre découvrir le Tamil Nadu en général, et les états de Kerala et Goa, en passant bien sur par certains points incontournables, il me semble comme Ponticherry, Mysore, Munnar Cochin Kanniyakumari, Allepey, Mangalore, Hyderabad... Ces points ne sont pas dans l'ordre, car je serais incapable de dire pour des raisons pratiques (par rapport aux transports) comment les joindres, mais c'est tout de meme les principaux sites dont j'espere avoir la chance de profiter. Je ne sais pas encore combien de temps de m'attarderais dans chaque "point", je prefere limite en éliminer quelques uns plutot que de bacler mes découvertes. N'hésitez pas si vous avez des conseils et des coups de coeurs qui pourraient enrichir mon voyage, c'est pour ça que je suis la. J'aimerais autant découvrir la vie du quotidien des indiens que visiter les lieux touristiques, c'est pourquoi il me plairait aussi de visiter le centre de la péninsule "Karnataka", ou on m'a parlé de lieux extraordinaires comme Badami par exemple. A mon avis je pense que le voyage se fera surtout au feeling mais on m'a beaucoup parler de l'importance de bien reserver ses trains, donc je ne sais pas encore trop quoi faire. De plus, j'espere trouver quelques compagnons de route moyennant le fait de modifier un peu son itinéraire, l'assouplir. D'ailleurs si certains sont tentés un peu de compagnie dans le sud de l'Inde entre juillet et Aout, pourquoi ne pas faire un bout de chemin ensemble.

En ce qui concerne le logement sur place, on m'a dit que c'était facilement trouvable aux alentours des gares pour plus ou moins 400-500Rs/nuit dans des hôtels pas trop miteux, on m'a également parler de "chambre d'hotes" ou Courchsurfing mais je ne sais pas trop ce que ça vaut, ni comment les repérer. si vous avez des plans dans certaines villes, hotel ou hote, je suis preneur.

Je pense que j'en ai assez dit pour ce soir/matin, désolé c'est long, meme tres long mais bon comme je l'ai dit, c'est mon premier voyage serieux en solo, j'prefere précautionner. ;) Merci d'avance
Deux semaines de rêve aux Seychelles English translation pending
by Fandestropic · 2010-05-07 · 29 replies
LE VOYAGE

Nous avons tout organisé nous mêmes, vols direct par air seychelles, très bien. Nous arrivons à Mahé et poireautons un peu car le prochain vol pour Praslin est déjà plein, nous prendrons le suivant. On monte à bord du "petit coucou", il fait une chaleur éprouvante là-dedans! C'est la 1ère fois que je monte dans un mini avion comme celui là, et je dois dire que je ne suis pas du tout rassurée, les sensations sont bien différentes à bord d'un boeing 😉 Mais la vue depuis là haut fait vite oublier le stress! Une fois dans le ciel on a une vue panoramique magnifique sur Mahé et les petites îles environnantes, puis sur Praslin. Après quelques minutes de vol, nous atterrissons à Praslin, on récupère les bagages à une vitesse affolante, et taxi direction la jetée. Une petite averse tropicale nous accueille à la jetée pendant qu'on attend le bateau pour la Digue. La fatigue du voyage commence à se faire sentir, et la faim aussi... On débarque à la Digue, avec nos grosses valises, les conducteurs de chars à boeufs se dirigent vers nous, on leur dit qu'on va d'abord aller manger, ils n'insistent pas... Après avoir bien mangé dans le take-away le plus proche, c'est parti pour le char à boeuf qui nous mène à notre location: anse sévère bungalow. Les chemins sont bien agréables, et la lenteur du char à boeuf nous fait apprécier d'autant plus la beauté des paysages...

LE BUNGALOW

Nous arrivons au bungalow, que j'ai réservé comme ça sur un coup de tête, après avoir eu une conversation au téléphone avec la propriétaire, sans savoir à quoi il ressemble. D'autant plus qu'à l'époque, je n'avais jamais réussi à trouver avis ni photos sur internet 🤪 C'est donc hyper stressés à l'idée d'avoir fait une bêtise que nous arrivons à anse sévère. Le char à boeuf s'arrête devant une jolie maison posée sur une petite pelouse juste au bord d'une plage immaculée. Nous sommes interloqués. Non c'est pas possible que ce soit là, ce serait trop beau... Mais si nous dit le conducteur, c'est bien là! Mon mari se met presque à bégayer, mais c'est tout, tout, toute la maison, que pour nous? Oui oui... Hum... La femme de ménage nous accueille, tout sourire... Et alors là on se met à nager en plein rêve... On dépose les bagages, et je file me rafraîchir dans le lagon, bleu turquoise... La plage est déserte, le sable blanco de chez blanco, il y a même 2 cocotiers qui se couchent vers la mer, et ces fameux rochers gris au bord de l'eau...

LA DIGUE

Nous louons tout de suite 2 vtt, pour se ballader plus rapidement dans l'île. Dès le 1er jour, je ne sais plus à quel propos, mais on s'engueule avec mon mari, devant le loueur de vélo. Pas une engueulade affreuse non, mais juste un énervement, auquel on réagit en bon européen surbooké par une année de boulot, excédé au moindre grain de sable... Et là Daniel, le loueur de vélo, me regarde d'un drôle d'air et me dit: "mais pourquoi tu cries? C'est pas grave! Ya pas de raison de crier! Vous avez de la chance, vous êtes aux Seychelles. Vous êtes en vacances là, faut pas se disputer comme ça... Regardes, il fait beau, il fait chaud, prenez les vélos et allez vous promenez, mais ça ne sert à rien de crier..." Et là je me sens tout à fait stupide 😊 et je comprend toute la portée de ce qu'il vient de me dire... Je vais essayer de me transformer en seychelloise jusqu'à la fin des vacances... Zen, zen, zen, rien n'est grave, ya pas de problème, on a tout notre temps... Et plus une seule dispute pendant les 2 semaines 😉 Les ballades autour et au coeur de l'île sont une merveille, cette île a une ambiance complètement magique, les habitants nous disent bonjour, ils sourient, tout le monde est tranquille... Les plages sont toutes plus fabuleuses les unes que les autres...

LA VISITE DE L UNION ESTATE

Est-ce l'excitation du fait de savoir que nous allions voir l'anse source d'argent? Toujours est-il que ce matin là, je suis tombée du lit à 5h30! A peine le jour commence à se lever, nous enfourchons nos bicyclettes direction l'union reserve. De toutes façons, nous avions prévu de s'y rendre tôt: il faut payer l'entrée en euros cash, hors nous avons dépensé tous nos euros, et vu la "course aux euros" içi, impossible de s'en procurer! Il se trouve que sur internet avant notre départ, j'ai lu qu'en arrivant avant 8h, les grilles du parc restant ouvertes, ce qui nous est confirmé par les autochtones... pas bien, mais on rentre sans payer! Il était hors de question de rater ce parc pour 8 euros de monnaie qui nous manquent! J'ai même proposé hier à la dame du guichet de payer plus cher l'entrée mais en roupies, c'est NON!!! Ni vu ni connu, il est à peine 7h quand nous entrons dans la réserve. Première surprise agréable: le sol est relativement plat, c'est moins fatigant à vélo, parce que là depuis quelques jours, moi je n'en peux plus de toutes ces côtes... Un tour vite fait, on passe devant le cimetière qui date de l'époque des colons... On ne me l'aurait pas dit je l'aurais deviné: les tombes sont effectivement très très anciennes, ça se voit!! En tournant à gauche, nous arrivons à l'enclos des tortues géantes. Elles ont entre 30 et 90 ans nous dit le panneau. Je ne suis pas spécialiste, mais effectivement elles sont géantes ces tortues. Mon mari s'approche du muret et passe sa main. Je rêve! Une tortue s'approche, et... elle lève la tête, on jurerait un chat en train de quémander une caresse! Je fais de même... ouhhhhhhh comme c'est bizarre la peau d'une tortue! Séance photos calins-tortues. Il est 8h, il fait déjà super chaud! Nous continuons la ballade. Chacun pédale à son rythme, donc bien sûr je suis à la traîne! Je rejoins Seb qui me dit "Tu as vu la plantation de vanille?" euh ben non... j'l'ai pas vu pourquoi c'était où? On repasse devant cette fameuse plantation... Ah oui effectivement il y a bien un panneau! Mais heureusement, parce que jamais je n'aurais deviné que ces grandes feuilles vertes enroulées en lianes étaient de la vanille! Nous pédalons encore un peu, suivant les indications pour se rendre à source d'argent. Nous passons devant de jolis payages, une roche de granit immense, presque une petite montagne, surgie de nulle part au milieu des cocotiers... Plus loin ce sont des étangs entourés d'une végétation dense... Ah ca y est nous y sommes! Le panneau indique source d'argent, il y a un parking à vélo, et le sol devient sablonneux... Mon coeur se met à battre très fort! Depuis tant d'années j'en rêve de cette plage!!! Je revois encore mon père qui me dit avant notre départ: "surtout, ramènes moi une photo où on te voit sur cette plage près des rochers!". Ces rochers que l'on voit partout, sur les magazines, les brochures des hôtels, les guides de voyages, les documents de l'office du tourisme... Je dis à Seb le fond de ma pensée: oui je suis surexcitée à l'idée de voir à quoi elle ressemble en vrai cette plage, mais j'ai peur d'être un peu déçue... Tout le monde en dit du bien, dans les mag, dans les guides, dans les forums... ne serait-ce pas un peu trop, tout cet engouement autour de cette plage? Toute à ces pensées, je quitte mes claquettes pour avancer plus facilement, maintenant, le sentier est carrément en sable. On passe sous une arche de granit, qu'on dirait posée là pour "faire beau" au dessus du chemin! On passe les gros rochers... et nous y voila, oui ca y est, je suis sur la plage source d'argent!!! J'ai ma petite larme à l'oeil, parce oui c'est beau, oui c'est magique, oui c'est comme l'ont décrit les autres voyageurs avant moi... Des magnifiques crabes bleus se cachent sous le sable. Mais la chaleur est insupportable, vite un plongeon dans le lagon, avec mon masque et mon tuba... Et oui là aussi c'est vrai, le site a dû souffrir de la pollution: pas un poisson en vue! Plus le jour s'éclaire et plus c'est beau; la lumière sur la roche, les reflets turquoises du lagon qui se révèlent, le vert des cocotiers qui s'illumine... J'attend que le soleil soit suffisamment haut pour prendre des photos, et là impossible de s'arrêter. L'appareil qui va sous l'eau, et même le numérique, je vais dans l'eau avec, de toutes façons il n'y a pas une vague dans le lagon! On entend les vagues qui s'écrasent contre la barrière de corail au loin, on voit l'écume, mais là, dans le lagon, on dirait une baignoire géante! Ca y est le soleil tape, je suis éblouie, mais je regarde autour de moi, pour ne pas perdre une miette de ce paysage irréel, cet amas de roches de granit posées les unes contre les autres, ces cocotiers surgis de nulle part, la couleur de l'eau... Non les photos des magazines n'étaient pas truquées, les dégradés du lagon, c'est vraiment comme ça! Jamais de ma vie, moi qui suis pourtant très "photos", je n'ai mitraillé un site de la sorte... Et la plage est encore déserte, même à 11h!!! Je ne trouve pas les mots pour décrire l' atmosphère magique qui se dégage de cet endroit, la luminosité de cette plage, les couleurs changeantes du lagon... Mais bon à un moment il faut bien sortir de l'eau, surtout que mon nez est déjà tout rouge (penses à tes coups de soleil ma chérie...). Nous partons donc nous sécher à l'ombre d'un cocotier, un peu plus loin, avec une vue d'ensemble imprenable sur le site. (euh oui encore quelques photos...). Quelques minutes plus tard, nous repartons à bicyclette et arrivons devant la maison de planteur, c'est dans cette maison que fût tourné le film Emmanuelle, mais de nos jours elle est plus connue pour servir de quartiers d'été au président de la république des seychelles. Elle est beaucoup plus grande que je ne l'avais imaginé, mais aussi belle que sur les photos: immense toit de feuilles de latanier, balcon en bois tout autour, jolie pelouse fleurie... En la contournant, nous repassons devant les tortues: deux d'entres elles s'accouplent, serait-ce l'atmosphère "Emmanuelle" qui hantent les esprits? Amusés, nous les photographions. Un peu plus loin, nous voici arrivés à "l'usine" d'huile de coco (en plein air bien sûr!). Tandis que les employés débourrent la noix, un boeuf tourne autour d'une meule pour en extraire l'huile. Parce que la noix de coco quand elle tombe de l'arbre, forcément elle n'est pas comme au supermarché: 2 à 3 fois plus volumineuse, entourée d'une espèce d'écorce qu'on appelle la bourre. Il y a là un grand tas de noix de coco et quelques pieux sur lesquels il faut taper avec la noix pour la débourrer. Nous discutons avec un employé seychellois qui nous explique le principe. Seb essaie... plusieurs fois sans succès... mais finit par débourrer 3 noix! L'employé nous explique que chacun d'entre eux doit faire 1000 cocos par jour, à sa guise le matin, sur une journée entière, peu importe qu'il ait finit en 4 ou 8h, chacun fait 1000 cocos par jour, sous un soleil de plomb. Je m'amuse de voir autant de cocos en un seul endroit, et l'employé me précise que c'est très peu, il m'explique qu'avant l'arrivée du tourisme, l'île était entièrement recouverte de cocotiers, qu'il y avait beaucoup plus de travail et d'huile importée. Je reste pantoise devant une telle remarque, me demandant si ce seychellois peut imaginer à quoi ressemble une station touristique européenne remplie de gratte-ciels... mais je me sens un peu coupable finalement d'être là: c'est si beau, le gouvernement seychellois parviendra-t-il à préserver toutes ces richesses naturelles? Enchantés de ce contact encore une fois si facile avec les habitants de cette île, nous repartons avec nos noix de cocos dans le panier à l'arrière des vélos. Nous quittons le parc la tête remplie de souvenirs magiques...

GRANDE ANSE ET LE LOUTIER COCO

Il paraît que la plage de Grand Anse est magnifique, mais on dit aussi que c'est fatigant d'y accéder! C'est vrai que sur la Digue, c'est les pieds ou le vélo, le char à boeuf étant réservé aux petites distances et surtout aux routes plates... Effectivement, partis de l'opposé de l'île, il nous faut plus d'une heure pour arriver à bon port. Bon une heure ça va, si ce n'était cette chaleur insupportable après avoir pédalé sur ces routes pentues (voir marché en traînant le vélo...) C'est donc logiquement complètement assoiffés que nous arrivons à Grand Anse... Mais là Ohh miracle, j'aperçois un bar-restaurant, le loutier coco indique le panneau. En plus c'est trop beau, la plage est immense, les rouleaux de l'océan indien sont turquoises... et là, se trouve une paillote, trop charmante!!! Pieds dans le sable, nous "entrons" sous les feuilles de lataniers, un peu d'ombre ouf!!! Mais surtout j'ai SOIF, très soif. A boire, n'importe quoi mais donnez moi quelque chose à boire! On s'installe sur les rondins de bois tandis que la serveuse donne un coup de "feuille fraîche" pour balayer les grains de sable sur notre table. Et là aïe ça se corse, je demande un coca, Seb une bière. Tout sourire, la serveuse nous annonce que la bière est fraîche, mais pas les autres boissons, elles n'ont pas encore été mises dans le frigo! Même pas de l'eau? Non, même pas... Oui oui oui, mais moi j'ai horreur de la bière! Mais là le problème, c'est qu'il est 10h et il doit faire dans les 30°c déjà, je viens de me taper une heure de côte à vélo, moi qui me fatigue déjà avec 4 étages d'escaliers... Je ne comprends pas bien comment c'est possible ça, le bar est ouvert depuis 9h, on est sous l'équateur... et les boissons n'ont pas été mises dans le frigo!!!! Mais comme aux Seychelles rien n'est grave et rien n'est sujet à énervement, et comme surtout je suis complètement déshydratée, je me rabats sur un soda chaud.... Beurk mais bon, je retrouve la sensation de ma langue contre mon palais! La serveuse nous indique que pour 12h30 il y a un buffet barbecue créole. Hum hum, attends ils nous proposent des boissons chaudes, ils croient pas que je vais venir manger ce midi, et puis quoi encore??!! Sauf que après s'être perdus une heure dans la jungle (sentier mal indiqué ou sommes pas doués?!) avant d'atteindre la plage de Petite Anse, on est de nouveau assoiffés! Et la plage de Petite Anse, c'est 400 mètres de sable sans ombre!!! Et justement, au retour, quand on arrive à Grand Anse, (en 5 minutes cette fois ci on a trouvé le sentier...) il est proche de 12h30, on a soif et faim aussi, et Grand Anse, ça veut dire 3 ou 4 km avant de trouver un endroit où se restaurer et se désaltérer... Nous voici donc attablés de nouveau sur ces rondins, un coca frais entre les mains cette fois ci... De la musique créole, le bruit des vagues, le sable frais sous nos pieds, et de l'OMBRE!!! Les serveurs chantent et dansent, les serveuses rient... et l'un d'entre eux annonce au micro que "la bouffe is ready". C'est pieds nus que nous allons choisir nos plats. On prend de tout, à part le poisson et le poulet d'ailleurs, on ne connaît pas grand chose! On goûte donc à ces saveurs inconnues, je tombe bien sûr sur un piment, et c'est un vrai celui là! J'ai commandé 3 bouteilles d'eau durant le repas, dont 2 après ce piment!! Des crudités, inconnues pour nous, ont pourtant un goût semblable à "nos" crudités habituelles... Tout est délicieux: entrées, poissons, sauces, légumes.... D'ailleurs le repas est si bon que la glace proposée en dessert paraît un peu "minable", mais de toutes façons on n'a plus faim (le buffet est à volonté, mais en goutant déjà une fois de chaque plat...) Est ce le cadre très "nature", l'ambiance excellente, les plats délicieux, ou encore le fait que nous avons vu cet endroit un peu à la manière dont on regarde une oasis perdue en plein désert... En tous cas, j'en ai encore l'eau à la bouche rien que de repenser à ce repas! (Et tu vois, tu ne voulais pas y manger parce qu'ils n'avaient pas mis les boissons au frais...) Après 4 jours de bonheur, nous reprenons le bateau direction Praslin

PRASLIN

Arrivés à l'hirondelle, le guest house est plutôt bien. Bon rien à voir avec la location que nous venons de quitter, mais je crois qu'il n'y a pas d'équivalent à cette merveille... L'hirondelle est face à côte d'or. Cette plage vaut sa réputation, elle est magnifique, et super agréable pour se baigner, et... à mon grand étonnement quasi déserte! Nous mangeons des hamburgers, attablés au resto de plage du paradise sun, éblouis de soleil et de sable blanc, face à chauve-souris island... Nous avons d'ailleurs choisi le bon côté de l'île car Grande anse est couverte d'algues à cette époque... Dès le 1er jour, nous trouvons l'ambiance de Praslin bien différente, plus "friquée". Nous louons une petite jeep et partons à la découverte de Praslin, ses plages, ses chemins montagneux, la vallée de mai... La côte qui mène à anse la blague nous laissera des souvenirs mémorables, nous avons été obligés de se mettre en position 4*4 pour ne pas caler... Malgré l'ambiance un peu plus "rupin", nous apprécions cette île. Les plages y sont toutes plus désertes les une que les autres (à part anse lazio, qui nous a paru "surpeuplée", enfin surpeuplée dans une moindre mesure, c'est juste qu'elle n'était pas déserte comme les autres 😉) Une journée entière à faire du snorkelling autour d'un îlot rocheux nous aura valu des coups de soleil mémorables, qui nous auront obligés à rester la journée entière du lendemain dans notre bungalow, une journée gâchée à cause de mon inconscience, ne pas avoir mis de crème sous les tropiques, quelle imbécile 😠 Après 4 jours, direction Mahé, on reprend le petit coucou, j'ai nettement moins peur cette fois-ci 😎

MAHE

Nous louons une voiture aussi, la circulation est plus dense qu'à Praslin, mais c'est loin d'être le périph, nous arrivons sans encombre à notre hôtel, après avoir conduit sur des routes aux bas-côtés impressionnants! 😮 Le tour de l'île nous ravira également par son lot de découvertes, entre les plages (désertes pour la plupart là aussi) et les routes extrêmement pentues et souvent très étroites... Parmi nos meilleurs souvenirs: la plage de Port Launay, d'un calme olympien, un sable d'une douceur incroyable, une eau plate... C'est celle que nous avons le plus apprécié avec celle de côte d'or pour se baigner. La paisible anse Gaulettes, sous l'auberge lazare picault, nous a beaucoup plu aussi, même si elle est moins pratique pour la baignade. La petite cascade sur les hauteurs de Port Glaud était bien sympa aussi, et la route pour y accéder m'aura valu une petite frousse quand même 😄 Le sud de l'île était complètement désert, mis à part un pauvre policier qui remontait à pied une énorme côte en plein soleil, et que nous avons pris en stop ruisselant de sueur... Le petit marché et la minuscule capitale Victoria sont charmants aussi, et tout petits, tout petits... Les couchers de soleil depuis la baie de Beauvallon sont magnifiques, même si nous avons trouvé la plage en elle-même très quelconque... La vue vers Silhouette est très belle depuis ce point de vue.

LA DIGUE LA DIGUE LA DIGUE, PLEBISCITEE!

Nous avons grandement apprécié les 3 îles, Mahé pour ses paysages, Praslin pour ses plages... Mais l'ambiance de la Digue est quasi indescriptible, magique, incomparable... Ca restera notre gros gros coup de coeur, et si nous devions un jour revenir aux Seychelles, nul doute que notre étape à la digue serait beaucoup plus longue... Désolée d'avoit été si longue, et merci à ceux qui auront eu la patience d'aller jusqu'au bout 😉

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display