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De retour de la croisière "Terres de glaces" Costa Deliziosa (30 juillet-19 août 2011) English translation pending
Bonjour à tous,
Rentrés samedi soir, nous avions prévu de passer un peu de temps à Amsterdam à l'aller et au retour pour ne pas être stressés par d'éventuels retards ou grêves, je vais commencer à vous raconter cette croisière exceptionnelle, tant par l'itinéraire -Norvège, Islande, Groenland, Iles Féroe, Ecosse, que par sa durée 3 semaines.
Tout d'abord un coucou aux membres VF rencontrés sur le bateau, j'espère que vous êtes tous bien rentrés, si vous voulez m'aider à faire ce compte rendu ce sera avec grand plaisir que nous pourrons mêler nos souvenirs et ressentis.
Tout d'abord quelques impressions générales:
La principale à mon sens: nous avons eu un temps exceptionnel, le soleil nous a suivi pendant tout notre périple, et si certaines journées en mer ont été très brumeuses dès que nous entrions dans un fjord comme par miracle la brume se dissipait et le soleil était là (sauf à Nuuk où il a fallu attendre le début de l'après midi pour avoir du soleil).
Le bateau était complet, cependant tout était calme, il y avait bien moins d'enfants que pour des croisières au soleil, et ceux présents que nous avons vu lors des excursions étaient heureux d'être dans le froid et très intéressés par ce qu'ils voyaient.
Je pensais qu'il y aurait beaucoup d'Allemands, de Français de Hollandais, en fait il y avait principalement des Italiens, nous n'étions que 350 francophones donc environ 10% des passagers. J'ajouterai que la moyenne d'age était assez élevée pour un mois d'aout. La destination et le fait que ce soit la seule et dernière croisière de ce type explique peut-être cela.
Je continuerai dans la journée, mais si vous avez déjà des question n'hésitez pas
Notre retour d'une croisière magnifique sur le Costa Magica (compte rendu) English translation pending
Alors je viens vous donner mes premières impressions sur notre croisière, qui je pense ne serra pas la dernière , et oui le virus nous a eu nous aussi😉. Je passe rapidement juste pour vous donner le details de nos peripeties et je vous raconterais plus ensuite, pas trop de temps !!
Donc 1er imprévu qui n'en etait pas vraiment un dailleur, la fameuse escale de tunis qui a été annulé, nous etions prévenu par le today qu'elle risquait de ne pas avoir lieux effectivement elle a bien été annulé en faveur de Ajjacio . Pas de regret pour nous. Pour la petite histoire, le lendemain de notre passage il y a eu un attentat😮😮😮😮
Bref, ensuite a barcelone, nous sommes repartit avec 2 passagers en moins, ils ont été attendu jusqu'a 18h10 alors que le depart etait prevu a 18h avec un tous a bord a 17h30. J'ai suivi ca sur le pont, la polizia etait la, plusieures personnes etaient au téléphone, leur visage afficher sur l'ecran relié au controle des cartes lors de la montée a bord, et au bout de 10 minutes, nous sommes partie sans eux, je n'ai pas eu la fin de l'histoire....
Dans la nuit de mardi a mercredi, a 4h50 du matin, une alarme s'est declenché et hurlait dans le couloirs, dans les 3 min, annonces a tue tete dans les hauts parleurs, j'ai eu la peur de ma vie, surtout que la traduction francaise est arrivé en dernier; je me suis dit : pour qu'il reveille tout le bateau au milieu de la nuit c'est surement très grave !!!!!! Et c'etait finalement un cable qui avait fait faux contacts et qui avait declenché cette alarme. OUF mais autant vous dire que je ne me suis jamais rendormie
Et pour conclure, nous etions en train de diner le dernier soir , diner de gala et la une annonce haut parleur nous annonçant que l'escale de marseille etait annulée pour greve des dockers !!!!! Oui sauf que nous on DEBARQUE a marseille !!!!!!! Explication ensuite sur un système de navette qui a été mis en place, ca nous a valu un debarquement a toulon et 1h20 de bus pour rejoindre marseille !
Mais malgré tout ca leur organisation me laisse sans voix, ils ont toujours été très réactifs et tout s'est très bien finit. Je vous donnerais le details du sejour et mes impressions demain bises a tous
Donc 1er imprévu qui n'en etait pas vraiment un dailleur, la fameuse escale de tunis qui a été annulé, nous etions prévenu par le today qu'elle risquait de ne pas avoir lieux effectivement elle a bien été annulé en faveur de Ajjacio . Pas de regret pour nous. Pour la petite histoire, le lendemain de notre passage il y a eu un attentat😮😮😮😮
Bref, ensuite a barcelone, nous sommes repartit avec 2 passagers en moins, ils ont été attendu jusqu'a 18h10 alors que le depart etait prevu a 18h avec un tous a bord a 17h30. J'ai suivi ca sur le pont, la polizia etait la, plusieures personnes etaient au téléphone, leur visage afficher sur l'ecran relié au controle des cartes lors de la montée a bord, et au bout de 10 minutes, nous sommes partie sans eux, je n'ai pas eu la fin de l'histoire....
Dans la nuit de mardi a mercredi, a 4h50 du matin, une alarme s'est declenché et hurlait dans le couloirs, dans les 3 min, annonces a tue tete dans les hauts parleurs, j'ai eu la peur de ma vie, surtout que la traduction francaise est arrivé en dernier; je me suis dit : pour qu'il reveille tout le bateau au milieu de la nuit c'est surement très grave !!!!!! Et c'etait finalement un cable qui avait fait faux contacts et qui avait declenché cette alarme. OUF mais autant vous dire que je ne me suis jamais rendormie
Et pour conclure, nous etions en train de diner le dernier soir , diner de gala et la une annonce haut parleur nous annonçant que l'escale de marseille etait annulée pour greve des dockers !!!!! Oui sauf que nous on DEBARQUE a marseille !!!!!!! Explication ensuite sur un système de navette qui a été mis en place, ca nous a valu un debarquement a toulon et 1h20 de bus pour rejoindre marseille !
Mais malgré tout ca leur organisation me laisse sans voix, ils ont toujours été très réactifs et tout s'est très bien finit. Je vous donnerais le details du sejour et mes impressions demain bises a tous
Jeu des photos le renouveau English translation pending
bonjour,
puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)
Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)
Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
Installer une attache remorque sur la tige de selle d'un vélo en cadre aluminium? English translation pending
Peut on installer une attache remorque sur la tige de selle d'un vélo en cadre aluminium ? Je voudrais savoir si les contraintes mécaniques appliquées au niveau du tube de cadre ne risquent pas d'entrainer des problèmes
sur les soudures des deux tubes partant quasiment du collier de selle et allant au moyeu de roue arrière.
Retour d'expérience de voyageur au long cours souhaité .
Voyage prévu : France / Chine avec remorque d'un poids maximum de 35 Kg
Avec mes remerciements
Retour de croisière Trésors de l'histoire English translation pending
bonjour a vous
c'est fini pour nous, mais avec pleins de super souvenirs
un gros bisous a nos voisin de table et a pierre et a catetgilles
comme ghiz je suis a votre dispositions pour répondre aux questions que vous vous posez alors n'hésiter pas :
nous avons fait des escursions avec costa, dés que j'aurai tous rangé je vous ferais un commentaire pour chaque excursions
par contre pour ceux qui partent bientot un seul conseil faites attention au prix qui vous sont proposer pendant les arrêt boutique "" costa"" remise !!!!
nous sommes arrivé en voiture a savonne, a ce sujet
je le repete comme ghiz n'hésiter pas a poser vos questions
Seule en Inde en 2007 English translation pending
décidée de partir toute seule en Inde pendant deux mois durant l'été 2007. Je lis, je me renseigne... Certaines expériences me dont dire allé on y va c'est sûr, toute seule se sera tellement mieux, allé au fond des choses, au bout de soi même, rester en contact permanent, ne pas s enfermer dans une bulle ! ENJOY
et puis, il y a les gallères, les peurs et le trains qui me terrorisent. J aurai 20 ans l'été prochain, je suis déjà partie en Inde il y a deux ans avec un ami indien; j ai adoré, c était génial. Je veux y retourner mais qu'en pensez vous d'un point de vu objectif. Deux mois en Inde pour une petite rousse de 20 ans seule : est ce dangereux ???
MERCI
Itinéraire pour la France English translation pending
Allo
J'aimerais avoir l'itinéraire (idéal) pour voir les plus belles choses,
en France. On arrive à Paris et on repart de Paris, total de 20
jours.
Merci de partager vos expérience
RAYN
J'aimerais avoir l'itinéraire (idéal) pour voir les plus belles choses,
en France. On arrive à Paris et on repart de Paris, total de 20
jours.
Merci de partager vos expérience
RAYN
Choix de cadre acier cause douleur aux cervicales (à vélo) English translation pending
Bonjour,
Lors de mes recherches sur le net je suis tombé plusieurs fois sur ce forum donc je me suis dit que ce serait intéressant d'y demander de bons conseils.
Après 3 années à partir en vacances avec nos Peugeot ns pliant et la volonté d'utiliser le moins possible la voiture nous avons décidé d'investir dans des vélos un peux plus sérieux, histoire d'aller encore plus loin avec plus d'efficacité !
Je trouve en occaz un ktm pour ma femme, cadre alu roues de 700 et fourche télescopique avec tous les œillets qui vont bien pour recevoir de l'équipement plus tard. Pour moi je trouve un bmc alpen challenge à 40mn de chez moi à un bon prix et sur place je succombe à cette beauté. Frein à disque hydraulique, cadre alu, roue 700, Shimano 105.... Bref une belle bête !
Sauf que finalement c'est un bout de bois et qu'après chaque sortie je ressent des douleurs aux cervicales. J'ai joué sur tout ce que j'ai pu pour m'y faire, raccourcie la potence avec un angle plus grand, ajouté des cornes, joué sur différents réglages de selle mais rien n'y fait. J'en conclue donc que le soucis ne vient peut être pas de la position plutôt sportive sur ce vélo mais bien le retour des chocs dans directement dans mes cervicales !
Nous envisageons de faire une partie de la Loire à vélo l'année prochaine et je ne me voit pas partir avec le bmc.
Maintenant ce que j'en pense : à 43 ans j'ai été un peu prétentieux de prendre ce type de vélo hyper urbain pour finalement faire un peu de chemin.
Maintenant les solutions et c'est là que j'ai besoin de vos conseils : soit je revend le bmc et je me retrouve un vélo moins typé sportif, soit je trouve un kit cadre et je dépouille le bmc qui est bien équipé.
Cahier des charges : pour une utilisation mixte chemin + ou- roulant/ petite route à 20km/h maxi. En priorité je veux du confort, de bons freins car j'ai ma petite derrière moi, de quoi poser des sacoches avant par la suite, et un budget plutôt serré (disons 300/400e pour un kit cadre que je retrouverai en partie en revendant le bmc) ou 600/700e pour un vélo complet.
Voilà vous savez tout, j'attends vos avis et vos expériences pour m'aider dans mes choix.... Merci !
Lumière d'automne au cœur du Southwest English translation pending
Hello à tous,
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Saribung La en août (Népal) English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai bien envie de faire un tour au Mustang. Comme je ne dispose de longues vacances qu'en été, eh bien je ne peux me rendre dans cette destination qu'à cette période qui n'est pas franchement l'idéal.. A priori, je partirai en août plutôt qu'en juillet.( Ou alors, j'attends la retraite pour partir en octobre novembre ... encore 6 ans !😠) Au départ, je pensais à un trek classique de 10 jours en lodges organisé par Nepal ecology trek (j'avais fait mon 1er trek avec eux il y a 10 ans) et puis... Je me suis penchée sur le site de Pierre Martin (exceptionnel au demeurant) et j'ai envie d'autre chose... J'aimerais bien effectuer la partie Lo Manthang, Saribung La, Phu. Peu de gens parlent de ce trek. Il est assez éprouvant physiquement j'imagine et représente un coût élevé. En fait, j'aimerais savoir si je ne m'expose pas trop à des conditions météo catastrophiques, si le Saribung Pass fait partie de la "rain shadow" comme le reste du Mustang, contrairement à la partie sud des Annapurnas pas mal arrosée pendant la mousson. Ce serait bête de fournir de tels efforts pour ne jamais voir les sommets ! Les agences que j'ai contactées m'affirment que c'est la bonne saison pour effectuer ce trek, mais j'ai quand même un doute, c'est pourquoi je me permets de vous demander vos avis et retour d'expérience. Merci d'avance🙂
J'ai bien envie de faire un tour au Mustang. Comme je ne dispose de longues vacances qu'en été, eh bien je ne peux me rendre dans cette destination qu'à cette période qui n'est pas franchement l'idéal.. A priori, je partirai en août plutôt qu'en juillet.( Ou alors, j'attends la retraite pour partir en octobre novembre ... encore 6 ans !😠) Au départ, je pensais à un trek classique de 10 jours en lodges organisé par Nepal ecology trek (j'avais fait mon 1er trek avec eux il y a 10 ans) et puis... Je me suis penchée sur le site de Pierre Martin (exceptionnel au demeurant) et j'ai envie d'autre chose... J'aimerais bien effectuer la partie Lo Manthang, Saribung La, Phu. Peu de gens parlent de ce trek. Il est assez éprouvant physiquement j'imagine et représente un coût élevé. En fait, j'aimerais savoir si je ne m'expose pas trop à des conditions météo catastrophiques, si le Saribung Pass fait partie de la "rain shadow" comme le reste du Mustang, contrairement à la partie sud des Annapurnas pas mal arrosée pendant la mousson. Ce serait bête de fournir de tels efforts pour ne jamais voir les sommets ! Les agences que j'ai contactées m'affirment que c'est la bonne saison pour effectuer ce trek, mais j'ai quand même un doute, c'est pourquoi je me permets de vous demander vos avis et retour d'expérience. Merci d'avance🙂
Tremblement de terre au Népal English translation pending
http://www.bbc.com/news/world-asia-32461019
Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a 7,9 a eu lieu au Nepal. Ce fil servira a reunir toutes les informations dont vous disposez.
Pour le moment plusieurs batiments effondres, pas d'infos sur le nombre de blesses et de morts.
La tour historique de Dharahara est detruite...😕

Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a 7,9 a eu lieu au Nepal. Ce fil servira a reunir toutes les informations dont vous disposez.
Pour le moment plusieurs batiments effondres, pas d'infos sur le nombre de blesses et de morts.
La tour historique de Dharahara est detruite...😕

Escapade à Las Vegas! English translation pending
Voilà déjà plusieurs mois que je suis rentrée d'une petite escapade entre filles à Las Vegas. Il s'agissait de mon premier séjour dans cette ville démesurée. Pour le plaisir, et pour me changer les idées en cette journée grise, je me suis amusée à rédiger un petit texte relatant notre séjour. Bonne lecture! 😉
Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!
Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…
Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?
Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.
Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…
Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…
Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!
Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…
Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.
La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…
Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.
Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…
Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.
L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.
Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!
Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.
L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!
Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?
Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.
Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?
Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?
C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.
Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.
Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!
Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.
« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!
Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!
La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.
Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.
Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.
Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…
N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.
Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.
Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?
De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!
La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.
Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!
Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…
Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?
Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.
Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…
Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…
Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!
Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…
Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.
La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…
Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.
Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…
Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.
L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.
Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!
Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.
L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!
Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?
Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.
Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?
Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?
C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.
Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.
Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!
Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.
« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!
Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!
La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.
Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.
Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.
Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…
N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.
Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.
Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?
De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!
La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.
Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Croisière Baila sur l'Horizon (Croisières de France) du 1er au 8 septembre 2013 English translation pending
Nous nous sommes inscrites pour la croisière Méditerranée occidentale "Baila" sur L'HORIZON, compagnie Croisières de France, du 1er septembre au 8 septembre 2013, au départ de Marseille, via Barcelone, Valence, Mahon, 1 journée en mer, puis Ajaccio, Gênes et retour sur Marseille. Nous avons réservées sur le pont 4, à l'avant du navire, cabine extérieure 4010. Nous espérons faire une belle croisière. Nous ne connaissont pas "L'Horizon". J'ai choisi cette compagnie, car 100 % française et tout est compris (boissons). En septembre 2012, nous avions fait la croisière Méditérranée orientale sur le MSC MUSICA. Ce fut une très belle croisière, avec un temps magnifique et de très belles excursions ! J'espère ne pas avoir fait une erreur en choisissant cette année la croisière sur CDF HORIZON ?? Il y a-t-il des personnes déjà inscrites sur cette croisière Baila pour 2013. Si oui, je serais ravie d'avoir des retours de croisières d'ici la fin du mois d'août. Merci d'avance😊
Croisière Tutti Frutti sur l'Horizon le 8 avril 2012 English translation pending
Bonjour à tous 😎
Je viens de réserver notre prochaine croisière sur l'Horizon au départ de Marseille. Avez-vous des bons plans ou des conseils pour les escales suivantes et surtout pour éviter les excursions proposées à bord ? 1 - Portofino 2 - Civitavecchia 3 - Salerne 4 - Trapani 5 - Malte
Sachant que le personnel du Bleu de France va être transféré sur l'Horizon puis-je avoir aussi des infos sur la qualité des spectacles ? Des soirées à thème organisées à bord et à ce sujet que faut il prévoir dans nos valises ?
Merci d'avance 😉
Je viens de réserver notre prochaine croisière sur l'Horizon au départ de Marseille. Avez-vous des bons plans ou des conseils pour les escales suivantes et surtout pour éviter les excursions proposées à bord ? 1 - Portofino 2 - Civitavecchia 3 - Salerne 4 - Trapani 5 - Malte
Sachant que le personnel du Bleu de France va être transféré sur l'Horizon puis-je avoir aussi des infos sur la qualité des spectacles ? Des soirées à thème organisées à bord et à ce sujet que faut il prévoir dans nos valises ?
Merci d'avance 😉
Préparation de croisière sur MSC Armonia le 19 août 2011 English translation pending
Voilà, une nouvelle discussion pour la préparation de ma première croisière sur MSC Armonia pour ne pas trop remplir les autres discussions de mes questions
Les escales: - Venise
- Ancone
- Corfou
- Santorin
- La Pirée/Athènes
- Argostoli
- Kotor
je pars avec mes deux enfants de 7ans et 10ans.;on n'a pas eu de cabine monoparentale🙁, il n'y a plus au mois de février donc 1 enfant a payé un tarif adulte et un enfant en tarif enfant( taxe) On a une cabine extérieur à l'arrière 8256 pont 8
avant de prendre le bateau, on va rester 3j à Venise😎😎😎, donc on n'a pas pris l'acheminement proposé par MSC, en plus en réservant les vols le même jour que la résérvation de la croisière j'ai pu trouver un tarif abordable pour faire Paris/Venise (85 eur a/r sur AF)😉😉😉 contre (300 eur et quelques maintenant) 🙁ce que je conseille aux gens de bien regarder les vols ou trains si tgv (90jour pile avant départ) on peut trouver Paris/Marseille à 20eur par exemple! si on est sur de partir!!!
donc tout m'interesse dans les escales et les petites et grandes astuces , je noterai tous vos conseils ...
je prendrai notes promis, même les blagues de notre ami qui m'a dit que le bateau va faire marche arrière en sortant de Venise
première question, comment ça se passe l'embarquement à Venise? où est ce qu'on laisse les bagages en arrivant! merci!
je pars avec mes deux enfants de 7ans et 10ans.;on n'a pas eu de cabine monoparentale🙁, il n'y a plus au mois de février donc 1 enfant a payé un tarif adulte et un enfant en tarif enfant( taxe) On a une cabine extérieur à l'arrière 8256 pont 8
avant de prendre le bateau, on va rester 3j à Venise😎😎😎, donc on n'a pas pris l'acheminement proposé par MSC, en plus en réservant les vols le même jour que la résérvation de la croisière j'ai pu trouver un tarif abordable pour faire Paris/Venise (85 eur a/r sur AF)😉😉😉 contre (300 eur et quelques maintenant) 🙁ce que je conseille aux gens de bien regarder les vols ou trains si tgv (90jour pile avant départ) on peut trouver Paris/Marseille à 20eur par exemple! si on est sur de partir!!!
donc tout m'interesse dans les escales et les petites et grandes astuces , je noterai tous vos conseils ...
je prendrai notes promis, même les blagues de notre ami qui m'a dit que le bateau va faire marche arrière en sortant de Venise
première question, comment ça se passe l'embarquement à Venise? où est ce qu'on laisse les bagages en arrivant! merci!
Voyage en Inde avec un budget de 40,000 roupies par mois: réalisable? English translation pending
Je part pour linde 6 mois du 14 janvier 2011 au 12 juillet 2011, mon voyage pourait changer de parcours tous dependant des rencontre je vais faire en chemin , litineraire de base serais delhi 2 semaines recommander par un amis pour maclimatter a se nouveaux pay , une fois aclimatter , depart pour le taj mahal , Guna , Benares, Patna et Gaya jaimerais me trouver un centre de meditation boudhiste pour 2-3 seance de 10 jours pour ensuite aller a calcuta visiter les eglise de mere theresa et si possible de donner un peux de temps au monde en besoins , si tout fois , certaine eglise veule bien de mon aide ??? sinon hop on repart direction pondy cherry et cochin (kochi) question de mediter et lire devant la mer et je finirais en direction goa .je part seul avec mon sac a dos , jai tout les medicament necessaire au maladie et a la rehidratation , pilule de chlore , croyer vous que je puisse passer un bon voyage avec un budget de 40 000 a 45 000 rupees par mois :S merci davance pour vos conseil , ceci ai mon premier voyage alors je mattend juste au pire, alors les beaux moment me seront juste plus merveilleux ha oui , , mes 2 premieres nuit son deja payer le 15 et 16 janvier a un hotel de new delhi , jai 2 jours pour me trouver de quoi viabler a dormir hehehe , croyer vous le tous realisable ??? merci a vous de me conseiller
charley
charley
Envoyer un colis vers un pays avec une poste peu fiable? English translation pending
je cherhce des retours d'expériences de personnes ayant envoyé un colissimo vers des pays à la poste peu fiable ? arrivée uu non du colis ? colis vide ?
un colissimo a-t'il plus de chance d'arrivée à bon port, entier et en bon état qu'un colis simple ?
au niveau de l’assurance incluse dans le prix du colissimo, celle-ci peut-elle marcher si le colis est arrivé mais vide ? j'ai cherché sur le site "colissimo" mais je n'ai pas trouvé la réponse. Je compte bien évidemment aller demander à la poste mais j'aime bien être un peu informée avant!
Incident arrivée sur le bateau de croisières MSC Splendida à Tunis le 13 avril 2010 English translation pending
Bonjour,
Y at-il des personnes qui étaient présentes sur le splendida la semaine dernière à l'arrivée à Tunis quand le paquebot à eu un petit souci?? bonne journée 🙂
Y at-il des personnes qui étaient présentes sur le splendida la semaine dernière à l'arrivée à Tunis quand le paquebot à eu un petit souci?? bonne journée 🙂
Hôtel Villa Cuba du 17 au 24 mai English translation pending
salut on vien de réserver pour hotel villa cuba varadero pour le 17 mai 2010 .
Je voudrais savoir quelle resto vous nous conseiller qui es proche de cette hotel et ou on peu aller a pied !!
Également si y a des club proche et leur nom , cout d'entrer...
est ce qu'on est proche du gros marcher au puce ???
y a t-il des gens qui y vont au meme date que nous ?
y a t-il des gens qui y vont au meme date que nous ?
Récit de quatre filles au Rajasthan ou un début d’une vocation humanitaire! English translation pending
Nous avons passés 22 jours en Inde. je vous fais un petit résumé de notre expérience mémorable dans ce pays en laissant un peu de côté les villes très connues.
Le circuit:
Delhi. Beaucoup de choses à voir pas assez de temps(juste deux jours) et surtout la fatigue du vol... Ville merveilleuse qui vaut le détour.
Alsisar
Trajet long mais fort en sensations, couleurs, bruits. Finalement cela reste notre premier vrai contact avec la population, le trafic, les animaux... Magnifique.
Le fort d'Alsisar, que dire ... Somptueux, magique et surtout un staff chaleureux et brillant. Même si nous étions les seules à séjourner dans le fort, nous avons eu la chance d'avoir un spectacle de marionnettes et de danse uniquement pour nous... Nous avons été vraiment charmées par l'endroit et les gens sur place.
Bikaner
Nous avons eu l'occasion de rencontrer sur la route des gens merveilleux qui nous ont offert un thé inoubliable et qui nous ont marqué par leur sympathie, leur simplicité et surtout leur vision de la vie... Grâce aux traductions de notre chauffeur, nous avons pu établir un dialogue intense et riche.
Visite du temple de Desnoke. Sensations fortes, mêmes très fortes mais il faut le voir pour le croire et surtout le plus troublant, c’est la dévotion et la vénération portée à ces rats par les personnes. Nous avons profité pour visiter les petites boutiques autour du temple où nous avons discuté de nouveau avec les pèlerins.
Jaisalmer
Impressionnante quand on arrive de Bikaner, sa silhouette se dessine à 10 kilomètres. Visites des havelis et le lac Gadi Sagar Tank.Le village de Lodruva et de son temple. Sur le chemin du retour vers Jaisalmer, visite de Amar Sagar et les fameux cénotaphes Bada Bagh au coucher du soleil. Magnifiques moments… Vous allez peut-être dire encore un autre moment inoubliable, et oui, je vous rassure, il y en aura encore d’autres.
Arrivée à Osyan. Magnifique et phénoménal site. Immense pour quatre personnes… Géant.
Nous avons été gentiment accueillies par le gérant, qui se trouve être le cousin du propriétaire. Il nous a expliqué en long et en large les fondements, les valeurs, les responsabilités reposant sur les frêles épaules des descendants rajpoutes. Nous avons profité de la ballade en chameaux.
Jodhpur
Visite du temple de Sachiya Mata avant de prendre la route pour Jodhpur. Visite de la forteresse Mehrangarh.
Arrivée à l’hôtel. Très chouettes les lits en hauteur…
Visite de la vieille ville, de Sardar Bazar et de sa clock Tower. On s’est régalé en épices…
Sublime rencontre avec le responsable d’une association pour la défense des femmes.
Luni
Site merveilleux où nous avons pu nous reposer au bord de la piscine. Cette étape tombait à pic car nous commencions à être fatiguées mais surtout ce jour était sensiblement chaud. La fraîcheur de la piscine était la bienvenue.
Chambre agréable, personnel très accueillant. Un spectacle de danses rajasthanies en prime que nous avons partagé avec une famille indienne qui était venue juste pour y passer la soirée.
Sadargarh
Route quelque peu tumultueuse mais de nouveau riche en paysages… Moments mémorables, une fois de plus.
Arrivée au fort de Sadargarh. Accueil haut en couleurs par le personnel et surtout par la Maharani.
Splendide fort. Le top point de vue logement, aménagement, …
Udaïpur
Très belle ville. … C’est également la première fois depuis le début du séjour que nous croisons des touristes dans notre hôtel. On s’était habituées à être les uniques occupantes des lieux, des Maharanis tout simplement. Cela devenait difficile de partager les lieux avec des touristes, …
Belle promenade autour du lac en fin de journée. Visite de la ville et du City palace muséum, du Jagdish Temple.
Route vers Khempur. Nous avions l’impression d’avoir visité le fin fond de l’Inde. Magnifique, magique, étonnant. Nous ne sommes pas des inconditionnelles du cheval. Cependant, ce site nous a paru sympathique même si on a réellement eu très chaud.
Le personnel nous a chaleureusement accueilli et nous a permis de faire une splendide ballade dans le village où nous avons pu rencontrer les habitants chez eux. Pas besoin de vous dire que les portes étaient toutes ouvertes et que l’hospitalité débordait à tous les coins de rue. Nous avons là encore eu l’occasion de partager des moments magiques avec les habitants qui nous ont montré leur mode de vie, du maçon au fileur de tissu. De la cuisinière à la grand-mère accrochée à son portable sans compter les enfants par dizaine autour de nous… Un réel plaisir. On était réellement au paradis du sourire, de la joie et du bonheur
Pushkar. Visite de la ville. Grosse déception que cette ville. Travaux sur le lac, des babacools restés “scotchés” aux années peace and love et des “pandits” qui harcèlent.
Roopanagarh. Très beau fort. Personnel très accueillant qui nous a fait une belle visite guidée des lieux avec données historiques à l’appui. Très beau village aussi qui vaut le détour. Nous avons eu de bons fous rires. Les barbiers commençant à se surpasser en matière de soins du visage. Tout cela parce qu’on les prenait en photo. Les clients étaient heureux..
Deuxième belle rencontre humanitaire avec le manager de ce Fort qui s’occupe de la scolarisation des petites filles.Encore magnifique.
Jaipur
Visite du City palace et du jantar Mantar. Splendide soirée au cinéma Raj Mandir. C’est sûr, un bollywood dans cette salle reste mémorable. Fantastique, nous avons adoré ce moment… Visite de l’Amber Palace, du temple de Shiromani, de Jaigarth fort et de Nahagarth fort et du Palais des Vents.
Agra
Visite de Fatehpur Sikri et de la Ville d’Agra.
Magnifique Taj Mahal, à vous mettre la chair de poule.Sa beauté est bien supérieure à ce qu’on peut avoir imaginé. C’est sûr, on y reviendra et cette fois ci pas avec nos amies mais avec nos “jaanu” (nos “chéris”)comme disent les indiens.
Les Indiens:
Quatre filles de 30 ans, il est évident que nous avons eu droit aux réflections “neuneu” des jeunes indiens.Mais jamais nous nous sommes senties en danger, même en nous baladant seules le soir.
Les Indiens hors des villes, femmes comme hommes, sont incroyables de gentillesse, de curiosités.Du plus riche au plus humble, ils nous ont tous donnés de belles leçons de vie.Nous avons perdu, en Europe, beaucoup de valeurs simples:comme la famille, le respect de l’autre…
Notre chauffeur:
Nawal, notre prince: Le plus beau sourire de l’Inde
La Tavera (c'est la voiture), impeccable même si dans la nuit une volée d'oiseaux s'est "appesantie" sur le capot ... Nawal va trouver les cinq minutes nécessaires pour assurer un départ en toute blancheur. Il est parfait et pendant toute la durée du voyage: une conduite tranquille en toute sécurité, sans juron hindi apparent (et pourtant ça le mériterait souvent), une attention aux moindres souhaits (dans la mesure de la raison bien comprise), la souplesse dans le programme prévu (pas obligée de se "tanner" les fesses sur un chameau qui n'en a pas envie si vous préférez les ruelles de Jailsamer, par exemple). Il est là, se prête à faire les traducteurs afin de nous offrir ces moments incroyables décrits plus haut. Ce qui nous a le plus marquées, c’est cette marque de respect qu’il nous a toujours montré. Nos prénoms étaient toujours suivis de “ji”(marque de respect en hindi).Il est donc devenu pour nous Nawalji.
Dans ce monde où l’on parle de tourisme équitable, profitez de votre séjour dans ce pays pour rencontrer ceux qui travaillent sur le terrain afin d’aider les plus démunis. Je crois qu’on leur doit bien ça.
La“pub” est interdite sur ce forum mais je voudrais vous signaler ceux que nous avons rencontrés et qui méritent notre soutien: Même si ça n’est qu’une goutte dans l’océan, ça vaut toujours le coût.
Mr Jasweer, manager du Fort de Roopangarh qui s’occupe de scolariser des petites filles.
Mr Govind S.Rathore, proprietaire du Durang Niwas de Jodhpur qui lui milite pour les femmes et jeunes filles démunies.
Béatrice, propriétaire de l’agence avec laquelle nous avons voyagées.Elle s’occupe de richshaw wallahs à Delhi.
Je suis surprise qu’il n’y est pas plus de discutions sur l’humanitaire dans ces forums de voyage. Quand on a vu l’Inde, on ne peut pas rester insensible. Parler du Taj Mahal ou d’un bon resto, c’est bien mais la claque que l’on a pris, c’est un peu dommage de la taire.
Nous sommes actuellement au Népal, où notre aventure continue.Là aussi, il y beaucoup à écrire et à dire.Un autre post!
Le circuit:
Delhi. Beaucoup de choses à voir pas assez de temps(juste deux jours) et surtout la fatigue du vol... Ville merveilleuse qui vaut le détour.
Alsisar
Trajet long mais fort en sensations, couleurs, bruits. Finalement cela reste notre premier vrai contact avec la population, le trafic, les animaux... Magnifique.
Le fort d'Alsisar, que dire ... Somptueux, magique et surtout un staff chaleureux et brillant. Même si nous étions les seules à séjourner dans le fort, nous avons eu la chance d'avoir un spectacle de marionnettes et de danse uniquement pour nous... Nous avons été vraiment charmées par l'endroit et les gens sur place.
Bikaner
Nous avons eu l'occasion de rencontrer sur la route des gens merveilleux qui nous ont offert un thé inoubliable et qui nous ont marqué par leur sympathie, leur simplicité et surtout leur vision de la vie... Grâce aux traductions de notre chauffeur, nous avons pu établir un dialogue intense et riche.
Visite du temple de Desnoke. Sensations fortes, mêmes très fortes mais il faut le voir pour le croire et surtout le plus troublant, c’est la dévotion et la vénération portée à ces rats par les personnes. Nous avons profité pour visiter les petites boutiques autour du temple où nous avons discuté de nouveau avec les pèlerins.
Jaisalmer
Impressionnante quand on arrive de Bikaner, sa silhouette se dessine à 10 kilomètres. Visites des havelis et le lac Gadi Sagar Tank.Le village de Lodruva et de son temple. Sur le chemin du retour vers Jaisalmer, visite de Amar Sagar et les fameux cénotaphes Bada Bagh au coucher du soleil. Magnifiques moments… Vous allez peut-être dire encore un autre moment inoubliable, et oui, je vous rassure, il y en aura encore d’autres.
Arrivée à Osyan. Magnifique et phénoménal site. Immense pour quatre personnes… Géant.
Nous avons été gentiment accueillies par le gérant, qui se trouve être le cousin du propriétaire. Il nous a expliqué en long et en large les fondements, les valeurs, les responsabilités reposant sur les frêles épaules des descendants rajpoutes. Nous avons profité de la ballade en chameaux.
Jodhpur
Visite du temple de Sachiya Mata avant de prendre la route pour Jodhpur. Visite de la forteresse Mehrangarh.
Arrivée à l’hôtel. Très chouettes les lits en hauteur…
Visite de la vieille ville, de Sardar Bazar et de sa clock Tower. On s’est régalé en épices…
Sublime rencontre avec le responsable d’une association pour la défense des femmes.
Luni
Site merveilleux où nous avons pu nous reposer au bord de la piscine. Cette étape tombait à pic car nous commencions à être fatiguées mais surtout ce jour était sensiblement chaud. La fraîcheur de la piscine était la bienvenue.
Chambre agréable, personnel très accueillant. Un spectacle de danses rajasthanies en prime que nous avons partagé avec une famille indienne qui était venue juste pour y passer la soirée.
Sadargarh
Route quelque peu tumultueuse mais de nouveau riche en paysages… Moments mémorables, une fois de plus.
Arrivée au fort de Sadargarh. Accueil haut en couleurs par le personnel et surtout par la Maharani.
Splendide fort. Le top point de vue logement, aménagement, …
Udaïpur
Très belle ville. … C’est également la première fois depuis le début du séjour que nous croisons des touristes dans notre hôtel. On s’était habituées à être les uniques occupantes des lieux, des Maharanis tout simplement. Cela devenait difficile de partager les lieux avec des touristes, …
Belle promenade autour du lac en fin de journée. Visite de la ville et du City palace muséum, du Jagdish Temple.
Route vers Khempur. Nous avions l’impression d’avoir visité le fin fond de l’Inde. Magnifique, magique, étonnant. Nous ne sommes pas des inconditionnelles du cheval. Cependant, ce site nous a paru sympathique même si on a réellement eu très chaud.
Le personnel nous a chaleureusement accueilli et nous a permis de faire une splendide ballade dans le village où nous avons pu rencontrer les habitants chez eux. Pas besoin de vous dire que les portes étaient toutes ouvertes et que l’hospitalité débordait à tous les coins de rue. Nous avons là encore eu l’occasion de partager des moments magiques avec les habitants qui nous ont montré leur mode de vie, du maçon au fileur de tissu. De la cuisinière à la grand-mère accrochée à son portable sans compter les enfants par dizaine autour de nous… Un réel plaisir. On était réellement au paradis du sourire, de la joie et du bonheur
Pushkar. Visite de la ville. Grosse déception que cette ville. Travaux sur le lac, des babacools restés “scotchés” aux années peace and love et des “pandits” qui harcèlent.
Roopanagarh. Très beau fort. Personnel très accueillant qui nous a fait une belle visite guidée des lieux avec données historiques à l’appui. Très beau village aussi qui vaut le détour. Nous avons eu de bons fous rires. Les barbiers commençant à se surpasser en matière de soins du visage. Tout cela parce qu’on les prenait en photo. Les clients étaient heureux..
Deuxième belle rencontre humanitaire avec le manager de ce Fort qui s’occupe de la scolarisation des petites filles.Encore magnifique.
Jaipur
Visite du City palace et du jantar Mantar. Splendide soirée au cinéma Raj Mandir. C’est sûr, un bollywood dans cette salle reste mémorable. Fantastique, nous avons adoré ce moment… Visite de l’Amber Palace, du temple de Shiromani, de Jaigarth fort et de Nahagarth fort et du Palais des Vents.
Agra
Visite de Fatehpur Sikri et de la Ville d’Agra.
Magnifique Taj Mahal, à vous mettre la chair de poule.Sa beauté est bien supérieure à ce qu’on peut avoir imaginé. C’est sûr, on y reviendra et cette fois ci pas avec nos amies mais avec nos “jaanu” (nos “chéris”)comme disent les indiens.
Les Indiens:
Quatre filles de 30 ans, il est évident que nous avons eu droit aux réflections “neuneu” des jeunes indiens.Mais jamais nous nous sommes senties en danger, même en nous baladant seules le soir.
Les Indiens hors des villes, femmes comme hommes, sont incroyables de gentillesse, de curiosités.Du plus riche au plus humble, ils nous ont tous donnés de belles leçons de vie.Nous avons perdu, en Europe, beaucoup de valeurs simples:comme la famille, le respect de l’autre…
Notre chauffeur:
Nawal, notre prince: Le plus beau sourire de l’Inde
La Tavera (c'est la voiture), impeccable même si dans la nuit une volée d'oiseaux s'est "appesantie" sur le capot ... Nawal va trouver les cinq minutes nécessaires pour assurer un départ en toute blancheur. Il est parfait et pendant toute la durée du voyage: une conduite tranquille en toute sécurité, sans juron hindi apparent (et pourtant ça le mériterait souvent), une attention aux moindres souhaits (dans la mesure de la raison bien comprise), la souplesse dans le programme prévu (pas obligée de se "tanner" les fesses sur un chameau qui n'en a pas envie si vous préférez les ruelles de Jailsamer, par exemple). Il est là, se prête à faire les traducteurs afin de nous offrir ces moments incroyables décrits plus haut. Ce qui nous a le plus marquées, c’est cette marque de respect qu’il nous a toujours montré. Nos prénoms étaient toujours suivis de “ji”(marque de respect en hindi).Il est donc devenu pour nous Nawalji.
Dans ce monde où l’on parle de tourisme équitable, profitez de votre séjour dans ce pays pour rencontrer ceux qui travaillent sur le terrain afin d’aider les plus démunis. Je crois qu’on leur doit bien ça.
La“pub” est interdite sur ce forum mais je voudrais vous signaler ceux que nous avons rencontrés et qui méritent notre soutien: Même si ça n’est qu’une goutte dans l’océan, ça vaut toujours le coût.
Mr Jasweer, manager du Fort de Roopangarh qui s’occupe de scolariser des petites filles.
Mr Govind S.Rathore, proprietaire du Durang Niwas de Jodhpur qui lui milite pour les femmes et jeunes filles démunies.
Béatrice, propriétaire de l’agence avec laquelle nous avons voyagées.Elle s’occupe de richshaw wallahs à Delhi.
Je suis surprise qu’il n’y est pas plus de discutions sur l’humanitaire dans ces forums de voyage. Quand on a vu l’Inde, on ne peut pas rester insensible. Parler du Taj Mahal ou d’un bon resto, c’est bien mais la claque que l’on a pris, c’est un peu dommage de la taire.
Nous sommes actuellement au Népal, où notre aventure continue.Là aussi, il y beaucoup à écrire et à dire.Un autre post!
Groupe de pickpockets au Grand Marché de Sousse (Tunisie) English translation pending
J'attire votre attention sur le fait qu'un groupe de pickpockets opère régulièrement sur le Grand Marché de Sousse chaque semaine. Ils provoquent autour de leur victime une légère bousculade pendant laquelle l'un d'entre eux fouille vos poches.
N'oubliez pas que votre portefeuille et/ou votre passeport partiront dans la direction opposée à celle des membres du groupe qui s'éloignent en courant...
Soyez attentifs ou n'emportez rien sur vous. Ce marché (bétail, véhicules, vêtements, téléphones cellulaires "tombés du camion", cyclomoteurs remis à neuf, puces, alimentation, etc.) vaut pourtant une visite !
N'oubliez pas que votre portefeuille et/ou votre passeport partiront dans la direction opposée à celle des membres du groupe qui s'éloignent en courant...
Soyez attentifs ou n'emportez rien sur vous. Ce marché (bétail, véhicules, vêtements, téléphones cellulaires "tombés du camion", cyclomoteurs remis à neuf, puces, alimentation, etc.) vaut pourtant une visite !
Trouver un vélo à prix modique pour un long trajet? English translation pending
Bonjour,
Dans le but d'un peut-être futur voyage en vélo, je voudrais savoir s'il est possible de trouver un vélo à prix modique et qui convienne pour un long trajet (à vrai dire pas déterminé, mais en tout cas qui puisse résister quel que soit le nombre de km parcourus). Dans mon ignorance avant de faire des recherche sur le forum, je pensais qu'un vélo classique suffirait ! Or donc j'ai vu qu'on parlait de vélos à prix exorbitant, entre 1500 et 2000 euros, presque aussi chers que certaines voitures d'occasion... et n'ayant pas un gros budget, j'aimerais savoir quel est le prix minimum auquel on doit s'attendre ? (vraiment le minimum du minimum)
J'ai aussi lu des témoignages de gens qui achètent des pièces détachées et montent eux-mêmes leur vélo, je crois que c'est No way pour moi qui n'y connais strictement rien !
J'ai aussi entendu parler de vélos 'tour du monde' d'occasion, est-ce que ça se trouve facilement et dans quelle fourchette de prix ils se situent ?
J'espère que vous pourrez me renseigner,
Merci
Dans le but d'un peut-être futur voyage en vélo, je voudrais savoir s'il est possible de trouver un vélo à prix modique et qui convienne pour un long trajet (à vrai dire pas déterminé, mais en tout cas qui puisse résister quel que soit le nombre de km parcourus). Dans mon ignorance avant de faire des recherche sur le forum, je pensais qu'un vélo classique suffirait ! Or donc j'ai vu qu'on parlait de vélos à prix exorbitant, entre 1500 et 2000 euros, presque aussi chers que certaines voitures d'occasion... et n'ayant pas un gros budget, j'aimerais savoir quel est le prix minimum auquel on doit s'attendre ? (vraiment le minimum du minimum)
J'ai aussi lu des témoignages de gens qui achètent des pièces détachées et montent eux-mêmes leur vélo, je crois que c'est No way pour moi qui n'y connais strictement rien !
J'ai aussi entendu parler de vélos 'tour du monde' d'occasion, est-ce que ça se trouve facilement et dans quelle fourchette de prix ils se situent ?
J'espère que vous pourrez me renseigner,
Merci
Retour de croisière sur le Bleu de France (6 au 13 juillet) English translation pending
comme promis mes impressions suite à la croisiére sur le BDF du 6 au 13 juillet
tout d'abord, c'était notre 1ére croisiére et nous en sommes revenus ravis
en effet, veaux souvenirs, belle prestations
point négatif: nos toilettes ne fonctionnaient pas à notre arrivée et ce pendant 2 jours, un peu génant quand même
mauvaise odeur au pont 9 au niveau du zanzibar
malheureusement, n'tant pas habituée à la mer, 1ére nuit passée dans les toilettes à être malade mais la réception m'a fourni des cachets tous les autres soirs et aprés j'ai dormi comme un bébé
le reste que du positif:
le personnel est à vos petits soins pendant toute la semaine
équipement bébé super, lit, baignoire, chaise haute, rien à redire
restauration de qualité au restaurant le flamboyant, variée, également au buffet panorama
buffet du petit déjeuner pour tous les gouts
avons testé le casino, bon moment
le all inclusive est complet, cocktails à gogo, bcp de choix
l'eu de la piscine était un peu froide mais de quoi en profiter et nous n'étions pas montés les uns sur les autres
notre cabine au pont 8, nickel, bcp de place et une cabiniére super sympa ( mais qui ne parle pas français)
les excursions sont parfois honéreuses mais pratiques, pas besoin de chercher un taxi ou un bus pour aller en ville surtout que les centres ne sont pas tout prés des ports
contrairement à l'avis d'une personne ayant navigué en même temps que nous, à l'olive bistrot, nous avons rencontrés 2 serveurs de nationalités étrangéres et franchement super sympa et ils choyés ma fille à chaque fois
le personnel se veut rassurant, ca m'a beaucoup aidé. On m'a conseillé le pont 9, pont de promenade, le soir, pour calmer mes angoisses et regarder à l'horizon, ca a marché à chaque fois
mon mari a testé le millésime cigars, tous les soirs il en fumé un, les prix sont raisonnables
un conseil, ne partez pas chargé de serviettes de toilettes, shampooing et gel douche, tout est fourni et changé 2 fois par jour
prévoyez de bonnes batteries pour les photos, il y a des choses à ne pas rater
les couchers de soleil au pont 9 sont magnifiques
pas d'informations sur les soirées auxquelles nous n'avons pu assister car bébé ne tenait pas le coup
nous étions au service de 19h15, trés bien car quand on rentre d'excursion, il fait faim
voili voilou pour les 1éres impressions qui me viennent à l'esprit
je reste à votre disposition
en tous cas, en 2 mot, ravis et de beaux moments à savourer
Yémen wahdi English translation pending
C'est un privilege d'etre ici. La ville est d'une beaute qui laisse pantois, surtout la nuit. Les facades sont superbes, et les petites fenetres eclairees, dont un certain nombre ont de beaux vitraux, donnent une impression de feerie particuliere. C'est vrai, cette impression de deambuler dans un conte des mille et unes nuits...
Au matin, l'enchantement est different. J'aime l'ambiance a la porte Bab Al Yemen, les hommes en robes blanches avec leurs djambiyas a la ceinture, les dedales du souk, les sons elastiques des voix...
J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...
Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.
Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!
A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...
Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..
Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...
Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...
J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...
J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....
Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...
A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...
A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...
A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...
J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...
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Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...
On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...
Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!
* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...
L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.
Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.
* **
Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.
Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.
A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...
C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!
Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.
Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !
Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.
Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.
Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!
Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!
Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.
Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.
La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...
L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...
De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.
Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...
On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.
J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !
A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...
Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...
Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)
Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...
La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.
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C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...
Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.
Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.
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Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...
On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...
Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.
A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!
Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...
Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...
Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...
Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...
Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).
Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.
A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!
Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...
Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.
Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!
* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.
Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.
Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.
* **
J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.
J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...
Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!
Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...
Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.
Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.
* **
Dernier jour a Sana'a.
Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...
J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.
Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...
Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!
Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...
On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...
Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...
Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.
Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...
Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.
La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!
De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.
L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!
Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.
Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...
Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...
C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...
Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...
Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...
Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.
Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!
A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...
Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..
Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...
Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...
J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...
J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....
Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...
A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...
A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...
A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...
J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...
* **
Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...
On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...
Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!
* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...
L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.
Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.
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Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.
Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.
A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...
C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!
Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.
Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !
Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.
Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.
Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!
Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!
Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.
Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.
La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...
L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...
De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.
Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...
On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.
J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !
A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...
Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...
Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)
Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...
La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.
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C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...
Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.
Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.
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Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...
On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...
Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.
A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!
Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...
Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...
Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...
Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...
Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).
Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.
A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!
Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...
Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.
Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!
* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.
Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.
Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.
* **
J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.
J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...
Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!
Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...
Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.
Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.
* **
Dernier jour a Sana'a.
Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...
J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.
Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...
Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!
Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...
On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...
Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...
Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.
Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...
Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.
La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!
De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.
L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!
Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.
Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...
Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...
C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...
Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...
Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
Retour de la croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Atlantica English translation pending
Bonjour,
je reviens juste d'une croisière Perles des Antilles avec Costa : Guadeloupe, la Romana, isle Catalina, Tortola, Sainte Lucie .. Je vais vous donner mes impressions Nous sommes revenus enchantés de cette croisière. Le service impeccable, la nourriture impeccable on a énormément le choix sur ce qu'on veut manger : la qualité et la quantité. Nous sommes bichonnés tout au long de la croisière par les serveurs, femme de chambre toujours le sourire. Il y a vraiment tout ce qu'il faut à bord et avec costa dès le début de séjour tout est bien organisé. l'embarquement, les transferts, les réunions d'informations pour le débarquement. On a qu'à se laisser vivre et profiter de tout. Par contre bien contrôler ses achats car on règle avec la carte Costa et si on ne fait pas attention on peut revenir avec une sacré note tout est tentant dans le bateau : boissons ... Nous avons pris des excursions par Costa, c'est vrai qu'elles sont bien organisés mais certaines sont assez chères pour ce qu'elles valent.
Nous avons pris l'excursion kayak à Antigua qui valait vraiment le coup l'excursion merveilles de la république dominicaine aussi Par contre Sainte Lucie par mer et terre : on l'a trouvé attrapes touristes à part le retour en catamaran qui était sympa. on a fait plus des arrêts achats que de visites, on avait un timing de fou 1/2 heure pour visiter le jardin botanique, 40 minutes pour manger etc . Ca ne valait pas 110 euros. Les baths a Tortola était cher également pour ce que l'on a fait. On l'a quand même prise car on avait un petit labs de temps. Par contre c'est très beau
Dans l'ensemble très bien, nouvelle experience pour ce qui est de la croisière : bon rapport qualité prix
points négatifs : les excursions sont trop courtes . Peut-être faudrait-il faire une ile de moins et avoir un peu plus de temps pour chaque excursion. Le bateau a extrèmement bougé. Il y a des soirs où le bateau tanguait beaucoup trop, j'ai eu le mal de mer et en discutant avec d'autres personnes beaucoup ont été malade. Normalement ce type de bateau ne devrait pas bouger je pense que nous avons eu une mer trop agité et beaucoup de vent. Nous n'avons pas pu aller à deux soirées on marchait un coup à droite un coup à gauche. Et le soir les verres tremblaient sur les tables c'était désagréable. Cela m'a gâché un peu la croisière. Nos vêtements dans la cabine sur l'étendage balançait et nous étions au premier pont alors quand on montait tout était décuplé.
Je referai peut-être une croisière mais après cet incident, j'hésiterai.
Je reste à votre disposition pour tous renseignements
je reviens juste d'une croisière Perles des Antilles avec Costa : Guadeloupe, la Romana, isle Catalina, Tortola, Sainte Lucie .. Je vais vous donner mes impressions Nous sommes revenus enchantés de cette croisière. Le service impeccable, la nourriture impeccable on a énormément le choix sur ce qu'on veut manger : la qualité et la quantité. Nous sommes bichonnés tout au long de la croisière par les serveurs, femme de chambre toujours le sourire. Il y a vraiment tout ce qu'il faut à bord et avec costa dès le début de séjour tout est bien organisé. l'embarquement, les transferts, les réunions d'informations pour le débarquement. On a qu'à se laisser vivre et profiter de tout. Par contre bien contrôler ses achats car on règle avec la carte Costa et si on ne fait pas attention on peut revenir avec une sacré note tout est tentant dans le bateau : boissons ... Nous avons pris des excursions par Costa, c'est vrai qu'elles sont bien organisés mais certaines sont assez chères pour ce qu'elles valent.
Nous avons pris l'excursion kayak à Antigua qui valait vraiment le coup l'excursion merveilles de la république dominicaine aussi Par contre Sainte Lucie par mer et terre : on l'a trouvé attrapes touristes à part le retour en catamaran qui était sympa. on a fait plus des arrêts achats que de visites, on avait un timing de fou 1/2 heure pour visiter le jardin botanique, 40 minutes pour manger etc . Ca ne valait pas 110 euros. Les baths a Tortola était cher également pour ce que l'on a fait. On l'a quand même prise car on avait un petit labs de temps. Par contre c'est très beau
Dans l'ensemble très bien, nouvelle experience pour ce qui est de la croisière : bon rapport qualité prix
points négatifs : les excursions sont trop courtes . Peut-être faudrait-il faire une ile de moins et avoir un peu plus de temps pour chaque excursion. Le bateau a extrèmement bougé. Il y a des soirs où le bateau tanguait beaucoup trop, j'ai eu le mal de mer et en discutant avec d'autres personnes beaucoup ont été malade. Normalement ce type de bateau ne devrait pas bouger je pense que nous avons eu une mer trop agité et beaucoup de vent. Nous n'avons pas pu aller à deux soirées on marchait un coup à droite un coup à gauche. Et le soir les verres tremblaient sur les tables c'était désagréable. Cela m'a gâché un peu la croisière. Nos vêtements dans la cabine sur l'étendage balançait et nous étions au premier pont alors quand on montait tout était décuplé.
Je referai peut-être une croisière mais après cet incident, j'hésiterai.
Je reste à votre disposition pour tous renseignements
Tour du monde en camping-car English translation pending
Bonjour à tous.
Je m'inscris enfin sur ce forum déjà tellement consulté.
C'est fait, nous allons partir le faire, notre TDM. En septembre/octobre 2007, on démarre. En famille (les filles, 5 et 7 ans, maman et papa, 39 et 40 ans), pour 3 ans, en camping car.
Nous avons pas mal prospecté pour trouver le moyen de locomotion qui nous conviendrait le mieux. Nous arrêtons (?) notre choix sur un CC neuf. Un porteur ford, propulsion, roues jumelées, de marque Laika X700 ( http://www.laika.it/...odotto&prodid=41 ). Il ne reste qu'à l'acheter... Ouille... Nous hésitions avec un CC 4*4, mais vu le niveau de confort (= espace)que nous recherchions, "seul" un camion pouvait nous convenir. Et là, c'est super cher... Ouille ouille ouille... Nous hésitions aussi avec un CC d'occasion, qui comporterait moins d'électronique et de techniques de pointe (exemple le "common rail") pour pouvoir effectuer (enfin faire effectuer, parceque moi, la mécanique...) les réparations plus ou moins partout, sans LA fameuse valise. Avec le risque de pannes dues à l'usure et l'absence de garantie... Mais notre CC neuf n'est pas encore acheté. Si quelqu'un nous persuade qu'un autre choix est meilleur, pourquoi ne pas changer? Le salon prochain du camping car à Bxl sera peut-être l'occasion de faire une bonne affaire ( le 28/10: http://www.bccma.be/fr/info.html ). Alors pour nous faire changer d'avis, ne trainez pas
Bien que l'itinéraire de notre périple ne soit pas encore défini, nous souhaitons parcourir plutôt "l'hémisphère sud": Afrique, Asie du sud, Océanie, Amérique du sud et centrale (et puis peut-être un peu les USA et le Canada.... Mais il faut bien s'arrêter
).
Mais, et c'est l'objet de ce premier message, PAR OU COMMENCER
Nous envigeons de débuter par l'Afrique de l'ouest, du Maroc à l'Afrique du Sud, pour remonter vers la Tanzanie, glisser ensuite vers l'Asie du sud puis l'Océanie pour enfin remonter les Amériques du sud au nord. Comment et par quelles routes, ça c'est un autre problème. Pensez-vous que ce soit possible sans 4*4?
Avis, conseils, éclairages, mises en garde... Nous attendons vos réactions.
Et puis, nous voudrions aussi rencontrer des tourdumondistes en chair et en os. Des ceusses qui l'ont fait avec leurs enfants, pour pouvoir parler, entre autres, scolarité, et puis des autres, qui nous feront tout autant rêver avec leurs récits et réponses aux centaines de questions que nous leur poserons...
(s) Une famille heureuse... et impatiente.
C'est fait, nous allons partir le faire, notre TDM. En septembre/octobre 2007, on démarre. En famille (les filles, 5 et 7 ans, maman et papa, 39 et 40 ans), pour 3 ans, en camping car.
Nous avons pas mal prospecté pour trouver le moyen de locomotion qui nous conviendrait le mieux. Nous arrêtons (?) notre choix sur un CC neuf. Un porteur ford, propulsion, roues jumelées, de marque Laika X700 ( http://www.laika.it/...odotto&prodid=41 ). Il ne reste qu'à l'acheter... Ouille... Nous hésitions avec un CC 4*4, mais vu le niveau de confort (= espace)que nous recherchions, "seul" un camion pouvait nous convenir. Et là, c'est super cher... Ouille ouille ouille... Nous hésitions aussi avec un CC d'occasion, qui comporterait moins d'électronique et de techniques de pointe (exemple le "common rail") pour pouvoir effectuer (enfin faire effectuer, parceque moi, la mécanique...) les réparations plus ou moins partout, sans LA fameuse valise. Avec le risque de pannes dues à l'usure et l'absence de garantie... Mais notre CC neuf n'est pas encore acheté. Si quelqu'un nous persuade qu'un autre choix est meilleur, pourquoi ne pas changer? Le salon prochain du camping car à Bxl sera peut-être l'occasion de faire une bonne affaire ( le 28/10: http://www.bccma.be/fr/info.html ). Alors pour nous faire changer d'avis, ne trainez pas
Bien que l'itinéraire de notre périple ne soit pas encore défini, nous souhaitons parcourir plutôt "l'hémisphère sud": Afrique, Asie du sud, Océanie, Amérique du sud et centrale (et puis peut-être un peu les USA et le Canada.... Mais il faut bien s'arrêter
Et puis, nous voudrions aussi rencontrer des tourdumondistes en chair et en os. Des ceusses qui l'ont fait avec leurs enfants, pour pouvoir parler, entre autres, scolarité, et puis des autres, qui nous feront tout autant rêver avec leurs récits et réponses aux centaines de questions que nous leur poserons...
(s) Une famille heureuse... et impatiente.
Conséquences d'arnaques évitées de justesse en Inde? English translation pending
Bonjour,
J'ai un peu honte de cette histoire mais je me suis faite arnaquée en Inde sur le transport de pierres précieuses. Un classique. Ca paraît vraiment dingue de pouvoir se faire avoir mais, sans me chercher d'excuses, je vous jure que sur place ils sont extrêmement doués. Pourtant je ne pense pas être la blonde de servie, et en y repensant je me demande si j'avais vraiment toute ma tête pour avoir gober ces conneries. Young & foolish... bah oui.
Enfin bref, j'ai réussi à m'en sortir presque "indemne" et ce groupe de gens en a été bien dégoûté car il n'ont pas eu la somme qu'il espérait, loin de là (150 euros à se partager à 6 ou 7, sachant qu'ils en ont bouffé pas mal pour me jeter de la poudre aux yeux genre restaurants branchés etc gnac gnac, ça c'est ma seule satisfaction...). Après à mon retour en France ils n'ont pas arrêté de m'appeler pendant 2 jours genre "mais non mais attends, attends, on va t'expliquer tu n'as pas compris", alors je ne répondais plus mais ça commençais à me saoûler alors je leur ai raccroché 2 ou 3 fois au nez avec un bon vocabulaire anglais (ah... ! l'avantage de connaître la langue de Shakespear et tout ses plus beaux -gros- mots... remarquez... si je n'avais pas su parler anglais je n'aurai pas pu communiquer avec eux et rien de tout ça ne serait arrivé...enfin bon...) et finalement ils m'ont lâché.
Par contre, j'ai des petites interrogations. Ces enfoirés ayant la photocopie de mon passeport, peut-il y avoir un risque ? Parce que franchement j'ai très envie de retourner en Inde là, début septembre je pense, mais j'ai quand même quelques doutes. Je pense avoir eu affaire à un groupe local très doué, mais existent-ils des réseaux etc ? Ils ne vont quand même pas me retrouver si j'y retourne ? On n'est quand même pas dans un film genre mafias, on va me kidnapper etc (désolée ça c'est la version de ma mère...) ?
Voilà... si quelqu'un pouvait me répondre 😉 J'ai honte, j'ai honte... Mais mieux vaut se faire avoir maintenant et à mon âge en s'en sortant indemne et que ça me serve de leçon à vie, que d'avoir vraiment eu une grosse tuile. Et oui, bienvenue dans la vraie vie Marine, les gens ne sont pas tous beaux tout gentils. Triste réalité, mais au moins maintenant je le saurai.
Ah oui, et aussi j'ai leur adresse, numéro de téléphone, etc. Croyez vous utile que j'envoie un e-mail avec toutes ses descriptions genre à l'ambassade d'Inde ou quelque chose comme ou bien est-ce complètement inutile ?
Ciao ciao et merci,
Marine
J'ai un peu honte de cette histoire mais je me suis faite arnaquée en Inde sur le transport de pierres précieuses. Un classique. Ca paraît vraiment dingue de pouvoir se faire avoir mais, sans me chercher d'excuses, je vous jure que sur place ils sont extrêmement doués. Pourtant je ne pense pas être la blonde de servie, et en y repensant je me demande si j'avais vraiment toute ma tête pour avoir gober ces conneries. Young & foolish... bah oui.
Enfin bref, j'ai réussi à m'en sortir presque "indemne" et ce groupe de gens en a été bien dégoûté car il n'ont pas eu la somme qu'il espérait, loin de là (150 euros à se partager à 6 ou 7, sachant qu'ils en ont bouffé pas mal pour me jeter de la poudre aux yeux genre restaurants branchés etc gnac gnac, ça c'est ma seule satisfaction...). Après à mon retour en France ils n'ont pas arrêté de m'appeler pendant 2 jours genre "mais non mais attends, attends, on va t'expliquer tu n'as pas compris", alors je ne répondais plus mais ça commençais à me saoûler alors je leur ai raccroché 2 ou 3 fois au nez avec un bon vocabulaire anglais (ah... ! l'avantage de connaître la langue de Shakespear et tout ses plus beaux -gros- mots... remarquez... si je n'avais pas su parler anglais je n'aurai pas pu communiquer avec eux et rien de tout ça ne serait arrivé...enfin bon...) et finalement ils m'ont lâché.
Par contre, j'ai des petites interrogations. Ces enfoirés ayant la photocopie de mon passeport, peut-il y avoir un risque ? Parce que franchement j'ai très envie de retourner en Inde là, début septembre je pense, mais j'ai quand même quelques doutes. Je pense avoir eu affaire à un groupe local très doué, mais existent-ils des réseaux etc ? Ils ne vont quand même pas me retrouver si j'y retourne ? On n'est quand même pas dans un film genre mafias, on va me kidnapper etc (désolée ça c'est la version de ma mère...) ?
Voilà... si quelqu'un pouvait me répondre 😉 J'ai honte, j'ai honte... Mais mieux vaut se faire avoir maintenant et à mon âge en s'en sortant indemne et que ça me serve de leçon à vie, que d'avoir vraiment eu une grosse tuile. Et oui, bienvenue dans la vraie vie Marine, les gens ne sont pas tous beaux tout gentils. Triste réalité, mais au moins maintenant je le saurai.
Ah oui, et aussi j'ai leur adresse, numéro de téléphone, etc. Croyez vous utile que j'envoie un e-mail avec toutes ses descriptions genre à l'ambassade d'Inde ou quelque chose comme ou bien est-ce complètement inutile ?
Ciao ciao et merci,
Marine
Rencontre du Samedi 28 mais 2005 à Paris English translation pending
Bonjour à tous,
Suite aux recommandations de François, je vous reprécise les détails de la rencontre du Samedi 28 Mai à Paris.
Cette rencontre est un RDV culturel, destiné à nous faire visiter et découvrir le jardin du Luxembourg sous un autre jour, grâce à l'intervention d'Anne48, architecte-paysagiste, qui nous fera un cours privé sur ce fameux jardin. Anne48 nous demande à tous de nous munir de blocs notes avec crayons et feutres, pour tenter de faire des croquis sur place.
Le rendez-vous est fixé à 14 heures au 97, bd Saint Michel, devant le bar le bac Saint-Michel. Pour les retardataires, départ à 14H30 à la grille du jardin la plus proche du métro, rue Auguste Comte, avec comme signe de reconnaissance un fauteuil roulant dans le groupe.
Une pause goûter est prévue dans l’après-midi. Amazonegirl a proposé d’emmener une tarte poire-chocolat, Voyageuse13 une tarte aux pommes maison, Kakinou une tarte à la rhubarbe, Ludomero un cake, et je me charge avec 2 autres personnes des boissons et des bonbons.
Pour finir et pour ceux que ça tente, nous terminerons la soirée par un restaurant chinois de la rue Royer Collars ( menu entre 9 et 15 euros ). Merci de nous indiquer assez rapidement si vous ne pouvez pas être présents au resto ( c’est noté pour jojo, smokey et ludomero )
Seront présents le 28 : 1 - anne48 + 2 personnes 4 - kakinou 5 - louce 6 - amazonegirl 8 - ailleursland + 1 personne 9 - triskelle 11 - smokey + Jojo 12 - mudem 13 - kaou28 14 - zen37 15 - kelaier 16 - Kairoh 17 - Pramod 18 - Aldine 19 - Voyageuse13 20 - shaniataly 21 – Ludoméro
Ouais en attente de confirmation.
Enfin, Pramod s’est proposé de nous montrer son diaporama du Népal. Pour le moment, rien de concret, mais Anne48 peut nous recevoir pour le visionnage…à suivre…
Voilà, je crois que j’ai tout dit…plus qu’une semaine à patienter.
En attendant, bon WE à tous
😉
Suite aux recommandations de François, je vous reprécise les détails de la rencontre du Samedi 28 Mai à Paris.
Cette rencontre est un RDV culturel, destiné à nous faire visiter et découvrir le jardin du Luxembourg sous un autre jour, grâce à l'intervention d'Anne48, architecte-paysagiste, qui nous fera un cours privé sur ce fameux jardin. Anne48 nous demande à tous de nous munir de blocs notes avec crayons et feutres, pour tenter de faire des croquis sur place.
Le rendez-vous est fixé à 14 heures au 97, bd Saint Michel, devant le bar le bac Saint-Michel. Pour les retardataires, départ à 14H30 à la grille du jardin la plus proche du métro, rue Auguste Comte, avec comme signe de reconnaissance un fauteuil roulant dans le groupe.
Une pause goûter est prévue dans l’après-midi. Amazonegirl a proposé d’emmener une tarte poire-chocolat, Voyageuse13 une tarte aux pommes maison, Kakinou une tarte à la rhubarbe, Ludomero un cake, et je me charge avec 2 autres personnes des boissons et des bonbons.
Pour finir et pour ceux que ça tente, nous terminerons la soirée par un restaurant chinois de la rue Royer Collars ( menu entre 9 et 15 euros ). Merci de nous indiquer assez rapidement si vous ne pouvez pas être présents au resto ( c’est noté pour jojo, smokey et ludomero )
Seront présents le 28 : 1 - anne48 + 2 personnes 4 - kakinou 5 - louce 6 - amazonegirl 8 - ailleursland + 1 personne 9 - triskelle 11 - smokey + Jojo 12 - mudem 13 - kaou28 14 - zen37 15 - kelaier 16 - Kairoh 17 - Pramod 18 - Aldine 19 - Voyageuse13 20 - shaniataly 21 – Ludoméro
Ouais en attente de confirmation.
Enfin, Pramod s’est proposé de nous montrer son diaporama du Népal. Pour le moment, rien de concret, mais Anne48 peut nous recevoir pour le visionnage…à suivre…
Voilà, je crois que j’ai tout dit…plus qu’une semaine à patienter.
En attendant, bon WE à tous
😉
Mexique - Avril/Mai 2004 English translation pending
Je rentre d'un voyage de 2 semaines au Mexique.
Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Après un premier voyage au Yucatan en 1992, nous avons cette fois arpenté la région à l’Est de Mexico, jusqu’au Chiapas .
Ven 23 Avril - Vol Air France Paris/Mexico - Arrivée à 18h00 - Récupération voiture de location - Route vers Puebla (120 km) - Nuit à Puebla Sam - Puebla - Route vers Oaxaca (320 km) - Nuit à Oaxaca Dim - Mitla - Hierve el Agua - Yagul - Marché de Tlacolula - El Tule (150 km) - Nuit à Oaxaca Lun - Monte Alban (qq km) - Nuit à Oaxaca Mar - Route vers Tuxtla (540 km) - Nuit à Tuxtla Mer - Canyon de Sumidero - Zoo de Tuxtla - Route vers San Cristobal de las Casas (115 km) - Nuit à SC Jeu - San Juan Chamula - Zinacantan - SC (40 km) - Nuit à SC Ven - Tonina - Agua Azul - Route vers Palenque (240 km) - Nuit à Palenque Sam - Palenque - Route vers Villahermosa (175 km) - Nuit à Villahermosa Dim - Musée de la Venta - Route vers Xalapa (580 km) - Nuit à Xalapa Lun - Musée de Xalapa fermé le lundi !! - Route vers Papantla (215 km ) - El Tajin - Nuit à Papantla Mar - Route vers Teotihuacan (255 km) - Nuit à Teotihuacan Mer - Teotihuacan - Nuit à Teotihuacan Jeu - Route vers Mexico (80 km) - Restitution de la voiture - Templo Mayor - Nuit à Mexico Ven - Musée d’Anthropologie - Marché de la Cuidadela - Nuit à Mexico Sam - Les canaux de Xochimilco - Musée d’Anthropologie 2ème ! - Nuit à Mexico Dim 9 Mai - Palais National - Vol Air France Mexico/Paris à 20h30 -
BUDGET : 10 pesos ($) = 0, 75 €
Vols AF : 620 € l’A/R X 2 Voiture : 685 € Essence : 105 € Péages : 55 € Hôtels : 600 € pour les 16 nuits Entrées sites archéologiques + musées : 25 € X 2 Entrées sites naturels + villages : 15 € X 2 Autre (tous les repas, boissons, transports locaux ...) : 580 €
Total : 3 345 € pour nous 2 pour 17 jours (sans compter les achats de souvenirs)
3 gros retraits cash (Eurocard et Visa) pendant le voyage de 12 000 $ au total (soit 924, 82 € commission incluse) dont le premier à l’aéroport. Le reste payé en CB (Visa, Eurocard, Amex). Nous n’avons pas changé de cash.
GUIDES : Guide du routard 2004 - logistique Guide NEOS - culturel
TRANSPORTS :
1 - Vols Nous avons fait le choix d’Air France qui propose des vols directs à un prix assez intéressant. Billets achetés en Janvier sur Internet auprès d’Anyway.com : http://www.anyway.com Livré en 8 jours par la poste. Prix = 620 € l’A/R
2 - Location de voiture Réservation effectuée en Janvier sur Internet auprès d’Avis : http://www.avis.fr Catégorie C (Chevrolet Corsa 5 portes) - Km illimité - 2 chauffeurs - Assurance LDW incluse - Prix = 9 290 $ (soit 685 € payé par Amex) pour 13 jours. Aucune mauvaise surprise : le prix payé correspondait au devis annoncé par Internet.
L’essence est à 6, 11 $/litre - Budget total de 1 410 $ pour 3 000 km. Aucun problème pour trouver des stations service.
Les autoroutes : elles sont vraiment très chères, cela dit, elles sont en bon état, peu empruntées (sauf dans la banlieue de Mexico), permettent de gagner beaucoup de temps quand celui-ci est compté et de voyager en toute sécurité ... En comparaison, nous avons parcouru les 215 km de Xalapa à Papantla sur une route "libre" en ... 6 heures 🤪 ! Voici ce que nous ont coûté les péages : Mexico - Puebla : 110 $ Puebla - Oaxaca : 154 $ Palenque - Villahermosa : 18 $ Villahermosa - Xalapa : 383 $ Papantla - Teotihuacan : 31 $ Teotihuacan - Mexico : 34 $
Nous avons parcouru environ 3 000 km, tranquillement, sans aucun problème, en conduisant à 2. Nous n’avons jamais été ennuyés par la police. Quelques contôles sans encombre. Aucun racket d’aucune forme.
Nous avions longuement hésité à quitter Mexico dès notre arrivée en avion. Nous avions même demandé conseil ici sur le site et reçu des avis partagés. La fatigue, la nuit surtout nous faisaient hésiter ... Finalement, sur place, nous avons suivi les conseils d’un Américain travaillant à Mexico et venant lui aussi récupérer sa voiture chez Avis : "pas de problème, pourvu que vous preniez l’autoroute. Puebla est à 1h30 de route." A l’écouter, il fallait éviter la route "libre", pas très sûre de nuit. Très gentiment, l’employé d’Avis nous a fait un plan pour accéder à cette autoroute qui se trouve être tout à côté de l’aéroport. Et nous y sommes arrivés, assez facilement finalement, avec l’excitation, l’hésitation, la prudence propres à tout premier parcours en voiture dans une capitale étrangère ... Beaucoup de circulation pour sortir de Mexico. Nous avons mis 2 grosses heures. Personnellement, je ne regrette pas. Pour une première nuit, Puebla a vraiment plus de charme que Mexico ....
3 - A Mexico (sans voiture) Taxi Aéroport - Zocalo : 118 $ (en prepaid) Métro : 2 $ le billet Le métro est simple, propre et sûr
HEBERGEMENT :
Ce fut une bonne surprise : les chambres sont toujours spacieuses (comme aux USA), très propres et l’accueil est toujours très cordial. Sauf à Villahermosa (où on a fini dans un Best Western 😕), nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une chambre.
Voici ceux qui méritent une petite mention. Tous les prix indiqués sont en pesos, par nuit. Le petit déjeuner n’est pas inclus.
Oaxaca : Las Golondrinas (420 $ cash) - Tinico y Palacios 411 - lasgolon@prodigy.net.mex Magnifique demeure aux patios envahis de végétation - Chambre spacieuse aux meubles en pin clair verni - Beaucoup de charme - On peut se garer facilement dans les rues avoisinantes - Un vrai coup de coeur 🙂.
San Cristobal : Hotel Parador Mexicanos (500 $ CB) - Av. 5 de Mayo # 38 - hotel@hparador.com.mx Les chambres sont réparties autour d’un large jardin qui sert aussi de parking - Genre motel avec plus de charme -Grande chambre au plafond en bois - Jolie déco - Sdb simple - Accueil extrêmement chaleureux.
Papantla : Hotel Provincia Express (358 $ CB) - Calle Enriquez 103 - hotprovi@prodigy.net.mx Au coeur de cette petite ville, face au zocalo très animé - Accueil très cordial - Chambre simple mais superbe vue sur le zocalo et le mât des voladores ...Parking dans la rue -
Teotihuacan : Club Med Archeological Villa (630 $ CB) Superbe : charme, confort, accueil, piscine. Tout y est. Sur le site. La restauration y est trop chère : préférer les gargottes tout autour du site.
Mexico : Hotel Catedral (440 $ CB) - Donceles # 95 - http://www.hotelcatedral.com Excellent rapport qualité/prix - Près du zocalo - Grande chambre très propre, sdb neuve - Accueil encore très sympathique
REPAS :
Il faut aimer les tortillas 🤪 !... Ces galettes de maïs accompagnent tous les repas. Nous avons principalement mangé du poisson (absolument délicieux) et du poulet. Voici ce que nous avons payé en moyenne (sans marchander) : 1 filet de poison : 50 $ 1 poulet rôti : 30 $ 4 empanadas : 10 $ 1 quesadilla : 5 $ 1 part d’ananas, de pastèque ou de mangue (servi découpé dans un gobelet ou un sachet) : 5 $ 1, 5 l eau : 6 $ (nous en avons peu acheté car nous trouvions 1 bouteille offerte dans la plupart de nos hôtels) 1 canette de coca : 8 $
Nous nous sommes gavés de fruits frais, de margaritas et de bière (Corona et Sol, douces et rafraichissantes pour moi ou Modela Especial, un peu plus forte pour Philippe). Je ne vous cacherai pas que je préfère de loin la cuisine asiatique 😏 ...
SITES :
Je vous ai déjà prévenus dans mes précédents carnets : on aime les vieilles pierres 😊 ... Si ce n’est pas votre cas, passez donc ce paragraphe ... voire ce carnet ... 😛 Nous avons été gâtés ! Les sites sont respectés et très bien mis en valeur. Et certains sites mineurs sont bien plus fabuleux que ne le laissent supposer les guides.
Budget total entrées des sites archéologiques : 351 $/p - Aucun supplément n’est demandé pour l’appareil photo. Nos impressions, en quelques mots :
Mitla (30 $/p) : petit site, intéressant pour ses décors de briques en relief.
Yagul (30 $/p) ne nous a pas laissé un grand souvenir ...
Monte Alban (38 $/p) : site majestueux et bien peu de touristes.
Tonina (33 $/p) : superbement situé dans une jolie région de prairies vallonnées. Que de marches à gravir ! C’est sur la route d’Agua Azul et de Palenque et l’arrêt est justifié.
El Tajin (38 $/p) : site extraordinaire, très vaste, bien dégagé, pyramide à niches surprenante, pavement des rues très bien conservé (comme rarement ailleurs), magnifiques frises en relief le long du jeu de balle. Par ailleurs, une démonstration de voladores a lieu sur le parvis de l’entrée du site. C’est touristique mais néanmoins très impressionnant. Notre gros coup de coeur 🙂.
Palenque et Teotihuacan (38 $/p chacun) : ces 2 sites majeurs sont trop connus pour qu’on les oublie. Ils sont à la hauteur de leur réputation. Je vous conseille d’y être dès l’ouverture des caisses pour profiter de la fraîcheur matinal (surtout à Palenque qui devient vite étouffant) et d’un calme relatif. Nous étions à 7h00 à l’entrée de Teotihuacan. Il faisait encore froid. Notre courage n’a été qu’à demi récompensé car le ciel était nuageux et le lever de soleil sans éclat. Néanmoins, nous avons tout de même bénéficié du site pour nous tout seuls pendant 1h30. Et ça c’est magique ! Nous avons passé 1 très grosse matinée sur le site de Palenque (que nous avions déjà visité en 92, mais à cette époque ... sous la pluie) et 1 journée pleine à Teotihuacan.
Un petit mot sur les musées :
Le musée de la Venta (30 $/p) : ne le ratez pas. C’est là que vous verrez ces fameuses têtes gigantesques d’Olmèques qui hantent nos esprits quand on pense au Mexique précolombien. Bon ... en tous cas, c’était mon cas, et je rêvais de les voir. Amusant après Angkor de comparer les styles !... Sans rire, c’est incontournable si vous êtes dans la région.
Le musée d’Anthropologie de Mexico (38 $/p) : j’attendais quelque chose du style Musée du Caire, un peu vieillot, un peu fouilli, mais avec de jolies pièces ; j’ai trouvé un prodige architectural, moderne, avec une vraie réflexion muséographique. Les grandes salles donnent toutes sur un immense patio (à ce niveau là, je ne devrais même plus parler de patio d’ailleurs ...) et s’enchaînent chronologiquement et thématiquement. Des reconstitutions, des maquetttes, des vidéos, des plaquettes explicatives (en Anglais), des audio-guides (en Anglais), tout ça de très belle qualité permettent une visite facile et très agréable. Je n’ose dire combien de temps nous y avons passé, j’en ferais hurler plus d’un ! Bref, ça nous a vraiment plu. Et pour ceux qui sont moins branchés musée, celui-ci est tellement didactique et simple que vous pouvez n’y passer qu’une heure ou deux et réussir à voir les pièces principales. Un vrai régal. Pour les mordus comme nous, sachez qu’il y a un petit restaurant qui permet de faire une pause (cher comme souvent dans ce genre de lieux). Personnellement, je conseillerai de le faire à la fin du voyage car les reconstitutions sont alors plus parlantes. En fait, l’idéal serait de pouvoir y faire un petit tour au début du périple et un petit tour à la fin ...
Le musée d’Anthropologie de Xalapa a la réputation de surpasser celui de Mexico ... Bon, on l’a raté. Comme souvent au Mexique, il est fermé le lundi. Aucun de nos 2 guides ne nous le précisait. Alors, peut-être que moi ici, je vais servir à quelque chose 😉 ....
NATURE :
Elle n’est pas en reste ! Ici, il est simple d’alterner une pyramide et une cascade, un musée et un village ! C’est ce qui a rendu ce voyage très varié.
Budget total entrées des sites naturels : 188 $/p
Hierve el Agua (20 $/p) : sympa. Un mini Pamukkale (je dis vraiment mini mini) : des cascades calcifiées, une très jolie vallée, un bassin naturel à l’eau turquoise où l’on peut patauger ... L’endroit attire davantage de Mexicains que de touristes. Tant mieux ! Ambiance festive. Quelques petites gargottes sur la hauteur pour déguster des quesadillas.
Canyon de Sumidero (95 $/p) : c’est touristique (on monte à 8-10 dans un petit bateau à moteur qui ne part que quand il est plein), cher, super organisé (trop ?), l’eau à l’entrée du canyon est terriblement sale ... mais au bout du compte, j’en garde le souvenir d’une balade très agréable dans un site naturel extraordinaire. Allez comprendre ?... Peut-être que les courts instants où le chauffeur a coupé son moteur pour nous laisser tanguer au milieu de cette rivière profonde surmontée de ces 2 hautes falaises a suffit à faire opérer la magie !... Et ma mémoire a supprimé tous les mauvais côtés ?... Sans doute ! A vous de voir ...
Zoo de Tuxtla (20 $/p) : eh bien oui !! Pourtant je ne suis pas fana des zoos mais celui-ci n’est vraiment pas mal. Les enclos sont relativement grands (bien sûr ils pourraient toujours l’être davantage ... ca reste un zoo ...), les animaux ont l’air en bonne santé. Et puis, surtout on y voit des animaux et des oiseaux qu’on ne verra nulle part ailleurs (oui, je sais, à moins de partir avec un zoologue pendant 6 mois ...). Le quetzal notamment, l’oiseau emblématique du Guatemala, aux immenses plumes bleu-vert. Bon, nous, on a aimé !
Agua Azul (30 $/p) : tout le monde connait ! Il y a 12 ans, on les avait ratées, ces fameuses cascades. Problème de voiture, pluie, fatigue ... Et puis, elles devaient sans doute être bien boueuses. On avait abandonné, un peu tristounets .... Alors, cette fois-ci quand on est arrivés, on a eu un petit pincement au coeur. Comment vont-elles être ? Boueuses ? Les guides s’efforcent tellement d’avertir les touristes qu’on finit par se dire qu’elles sont bleues 2 jours par an et vues d’avion .... Bref, grosse inquiétude !... et ... grosse émotion, car, elles étaient, ce jour là, d’un bleu turquoise limpide ! Envahies par les Mexicains qui viennent s’y baigner. Ambiance de folie (j’avais dit festive pour Hierve el Agua, ici c’est de la folie joyeuse). Au delà de la beauté de la couleur de l’eau, les cascades en elles-mêmes sont fabuleuses ; le chemin qui les longe est paradisiaque ! Et avec tout ça, cette ambiance de kermesse, de joie, de jeu. Nombreuses gargottes. Ca aussi, c’est incontournable.
Les canaux de Xochimilco : Il s’agit en fait de jardins flottants dans la banlieue sud de Mexico. Culture de fleurs principalement. Des balades sont proposées en lancha (large barque où on peut tenir à 15, avec une table et des bancs). Le week end, les Mexicains sont très nombreux à venir en famille pour y fêter les événements familiaux (mariage, naissance). Ils louent une lancha, apportent leur picnic et déjeunent pendant la balade, accompagnés d’une autre lancha de mariachis. L’ambiance bat son plein vers midi. Or, la balade vaut plus encore pour l’ambiance que pour les canaux et les jardins (où finalement on a vu peu de fleurs). Tout ça pour dire qu’il est inutile de se lever aux aurores ... Pour y aller : métro (2$/p) + tren ligero (2$/p). Arrivés à Xochimilco, il faut prendre un bus (2, 5 $/p) pour aller jusqu’à l’embarcadère de Zacapa, enfin marcher à pied qq minutes jusqu’à l’embarcadère de Nueva Nativitas où se trouve la majorité des lanchas. Le tarif officiel d’une heure de balade est de 100 $ par lancha. En groupe, ç’est rentable, à 2, un peu moins ... MAIS, le week end, il existe des lancha collectiva qui, pour 10 $/p, vous déposent à l’embarcadère de Salitre d’où l’on rejoint à pied, en traversant un marché aux fleurs très authentique, le tren ligero de Xochimilco. Cette lancha collectiva suit le même parcours que la lancha de la balade d’1 heure et va même au delà ! Voici donc mon conseil : si vous avez le temps d’y aller (pour moi, ce n’est tout de même pas incontournable, sympa, mais pas incontournable), allez-y le week-end vers midi et utilisez la lancha collectiva.
VILLES et VILLAGES :
Que ces petites villes coloniales sont belles et qu’il fait bon se promener le soir sur le Zocalo. On les a toutes aimés, même .... Mexico !! Pourtant on la redoutait cette mégalopole polluée !
Puebla : trop peu vu pour en parler ....
Oaxaca : notre préférée. Des façades colorées, des rues pavées au dallage large, des fleurs, une propreté irreprochable surprenante (je reconnais que je ne m’attendais pas à cela), une ambiance douce. Il y fait bon vivre.
San Cristobal de las Casas : un peu comme Oaxaca mais en beacoup plus touristique. Certes, la ville est belle, la cathédrale s’enflamme dans les dernières heures de la journée (c’est à ce moment là qu’il faut faire la photo !) Mais, mais, mais ... un peu trop de monde sans doute ...
San Juan Chamula - Zinacantan : alors là, je suis bien embêtée ... Je sens que je vais en fâcher plus d’un. On n’a pas vraiment aimé ... Aie, aie aie ... En fait, les Indiens de ces villages vivent du tourisme mais sans joie. Ils nous subissent plus qu’autre chose. Ca nous a mis mal à l’aise. Je n’en dirai pas plus car c’était une impression bien personnelle. Et peut-être que c’est nous qui n’avons pas su briser la glace ... c’est vrai qu’on n’est pas très doué pour ça ... 😕
Mexico : donc, nous voici dans cette mégapole qu’on avait réussi à fuir dès notre arrivée en avion. Mais enfin quand même, nous sommes-nous dit, impossible de venir au Mexique (une 2ème fois qui plus est ! ) sans voir Mexico ... D’abord nous décidons de rendre la voiture pour éviter des ennuis (trouver son chemin, se garer, éviter de se la faire piquer ...) et ça, ce fut vraiment une bonne idée ! Vive le métro ! Facile, pas cher, il va partout, et c’est tellement plus sympa ! Ensuite, nous trouvons un hôtel pas mal du tout (voir plus haut). Enfin, nous déposons tous nos bagages, notre argent, nos papiers, nos appareils photos dans l’hôtel (oui, oui, j’ai fait un peu dans le parano au début) et nous sortons nous promener, à pied, au gré de nos envies. Belle surprise !! Grande surprise !! D’abord, il ne fait pas trop chaud, il fait même un peu gris. Tant mieux, la chaleur en ville, pas mon truc ! Ensuite, la ville a un charme désuet qui nous enchante. Des immeubles coloniaux, vieillots, qui attendent d’être restaurés, des étals de fruits à tous les coins de rues, des marchands sur les trottoirs qui ont appris à remballer toutes leurs marchandises en 10 secondes chrono à la moindre alerte .... Bref, une ambiance agréable. Sans doute, le temps (un peu de pluie et des nuages) a -t-il joué en notre faveur. Nous gardons un super souvenir de Mexico ... SAUF le zocalo. Une horreur. D’ailleurs, je ne comprends même pas qu’on parle encore du zocalo. Ce n’est plus qu’une grand place vide, minérale, et sans âme ...
On a beaucoup aimé : La gentillesse des Mexicains. La mise en valeur du patrimoine culturel : villes et sites. Les fruits dans les rues saupoudrés ou non de piment. L’ambiance en soirée sur les zocalos. Philippe a adoré les tortillas ....
On a moins aimé : Les dos d’ânes ("topes") non signalés sur les routes libres (sans péages) ... Le prix des autoroutes Comme partout en Amérique du Sud, il est difficile de faire des portraits. Les Indiens ne s’y prêtent pas volontiers. J’ai détesté les tortillas 😛 ....
En conclusion, c'est un beau voyage, très facile à organiser et varié. L’alternance des sites archéologiques, des sites naturels, des villes, des villages, des marchés ... apporte une grande variété de plaisirs. Certes, les sites sont moins prestigieux que ceux du Yucatan mais les touristes y sont beaucoup moins nombeux et les paysages bien plus variés. Les Mexicains sont adorables, les Indiens portent sur eux leur lourde Histoire et sont plus réservés.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Après un premier voyage au Yucatan en 1992, nous avons cette fois arpenté la région à l’Est de Mexico, jusqu’au Chiapas .
Ven 23 Avril - Vol Air France Paris/Mexico - Arrivée à 18h00 - Récupération voiture de location - Route vers Puebla (120 km) - Nuit à Puebla Sam - Puebla - Route vers Oaxaca (320 km) - Nuit à Oaxaca Dim - Mitla - Hierve el Agua - Yagul - Marché de Tlacolula - El Tule (150 km) - Nuit à Oaxaca Lun - Monte Alban (qq km) - Nuit à Oaxaca Mar - Route vers Tuxtla (540 km) - Nuit à Tuxtla Mer - Canyon de Sumidero - Zoo de Tuxtla - Route vers San Cristobal de las Casas (115 km) - Nuit à SC Jeu - San Juan Chamula - Zinacantan - SC (40 km) - Nuit à SC Ven - Tonina - Agua Azul - Route vers Palenque (240 km) - Nuit à Palenque Sam - Palenque - Route vers Villahermosa (175 km) - Nuit à Villahermosa Dim - Musée de la Venta - Route vers Xalapa (580 km) - Nuit à Xalapa Lun - Musée de Xalapa fermé le lundi !! - Route vers Papantla (215 km ) - El Tajin - Nuit à Papantla Mar - Route vers Teotihuacan (255 km) - Nuit à Teotihuacan Mer - Teotihuacan - Nuit à Teotihuacan Jeu - Route vers Mexico (80 km) - Restitution de la voiture - Templo Mayor - Nuit à Mexico Ven - Musée d’Anthropologie - Marché de la Cuidadela - Nuit à Mexico Sam - Les canaux de Xochimilco - Musée d’Anthropologie 2ème ! - Nuit à Mexico Dim 9 Mai - Palais National - Vol Air France Mexico/Paris à 20h30 -
BUDGET : 10 pesos ($) = 0, 75 €
Vols AF : 620 € l’A/R X 2 Voiture : 685 € Essence : 105 € Péages : 55 € Hôtels : 600 € pour les 16 nuits Entrées sites archéologiques + musées : 25 € X 2 Entrées sites naturels + villages : 15 € X 2 Autre (tous les repas, boissons, transports locaux ...) : 580 €
Total : 3 345 € pour nous 2 pour 17 jours (sans compter les achats de souvenirs)
3 gros retraits cash (Eurocard et Visa) pendant le voyage de 12 000 $ au total (soit 924, 82 € commission incluse) dont le premier à l’aéroport. Le reste payé en CB (Visa, Eurocard, Amex). Nous n’avons pas changé de cash.
GUIDES : Guide du routard 2004 - logistique Guide NEOS - culturel
TRANSPORTS :
1 - Vols Nous avons fait le choix d’Air France qui propose des vols directs à un prix assez intéressant. Billets achetés en Janvier sur Internet auprès d’Anyway.com : http://www.anyway.com Livré en 8 jours par la poste. Prix = 620 € l’A/R
2 - Location de voiture Réservation effectuée en Janvier sur Internet auprès d’Avis : http://www.avis.fr Catégorie C (Chevrolet Corsa 5 portes) - Km illimité - 2 chauffeurs - Assurance LDW incluse - Prix = 9 290 $ (soit 685 € payé par Amex) pour 13 jours. Aucune mauvaise surprise : le prix payé correspondait au devis annoncé par Internet.
L’essence est à 6, 11 $/litre - Budget total de 1 410 $ pour 3 000 km. Aucun problème pour trouver des stations service.
Les autoroutes : elles sont vraiment très chères, cela dit, elles sont en bon état, peu empruntées (sauf dans la banlieue de Mexico), permettent de gagner beaucoup de temps quand celui-ci est compté et de voyager en toute sécurité ... En comparaison, nous avons parcouru les 215 km de Xalapa à Papantla sur une route "libre" en ... 6 heures 🤪 ! Voici ce que nous ont coûté les péages : Mexico - Puebla : 110 $ Puebla - Oaxaca : 154 $ Palenque - Villahermosa : 18 $ Villahermosa - Xalapa : 383 $ Papantla - Teotihuacan : 31 $ Teotihuacan - Mexico : 34 $
Nous avons parcouru environ 3 000 km, tranquillement, sans aucun problème, en conduisant à 2. Nous n’avons jamais été ennuyés par la police. Quelques contôles sans encombre. Aucun racket d’aucune forme.
Nous avions longuement hésité à quitter Mexico dès notre arrivée en avion. Nous avions même demandé conseil ici sur le site et reçu des avis partagés. La fatigue, la nuit surtout nous faisaient hésiter ... Finalement, sur place, nous avons suivi les conseils d’un Américain travaillant à Mexico et venant lui aussi récupérer sa voiture chez Avis : "pas de problème, pourvu que vous preniez l’autoroute. Puebla est à 1h30 de route." A l’écouter, il fallait éviter la route "libre", pas très sûre de nuit. Très gentiment, l’employé d’Avis nous a fait un plan pour accéder à cette autoroute qui se trouve être tout à côté de l’aéroport. Et nous y sommes arrivés, assez facilement finalement, avec l’excitation, l’hésitation, la prudence propres à tout premier parcours en voiture dans une capitale étrangère ... Beaucoup de circulation pour sortir de Mexico. Nous avons mis 2 grosses heures. Personnellement, je ne regrette pas. Pour une première nuit, Puebla a vraiment plus de charme que Mexico ....
3 - A Mexico (sans voiture) Taxi Aéroport - Zocalo : 118 $ (en prepaid) Métro : 2 $ le billet Le métro est simple, propre et sûr
HEBERGEMENT :
Ce fut une bonne surprise : les chambres sont toujours spacieuses (comme aux USA), très propres et l’accueil est toujours très cordial. Sauf à Villahermosa (où on a fini dans un Best Western 😕), nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une chambre.
Voici ceux qui méritent une petite mention. Tous les prix indiqués sont en pesos, par nuit. Le petit déjeuner n’est pas inclus.
Oaxaca : Las Golondrinas (420 $ cash) - Tinico y Palacios 411 - lasgolon@prodigy.net.mex Magnifique demeure aux patios envahis de végétation - Chambre spacieuse aux meubles en pin clair verni - Beaucoup de charme - On peut se garer facilement dans les rues avoisinantes - Un vrai coup de coeur 🙂.
San Cristobal : Hotel Parador Mexicanos (500 $ CB) - Av. 5 de Mayo # 38 - hotel@hparador.com.mx Les chambres sont réparties autour d’un large jardin qui sert aussi de parking - Genre motel avec plus de charme -Grande chambre au plafond en bois - Jolie déco - Sdb simple - Accueil extrêmement chaleureux.
Papantla : Hotel Provincia Express (358 $ CB) - Calle Enriquez 103 - hotprovi@prodigy.net.mx Au coeur de cette petite ville, face au zocalo très animé - Accueil très cordial - Chambre simple mais superbe vue sur le zocalo et le mât des voladores ...Parking dans la rue -
Teotihuacan : Club Med Archeological Villa (630 $ CB) Superbe : charme, confort, accueil, piscine. Tout y est. Sur le site. La restauration y est trop chère : préférer les gargottes tout autour du site.
Mexico : Hotel Catedral (440 $ CB) - Donceles # 95 - http://www.hotelcatedral.com Excellent rapport qualité/prix - Près du zocalo - Grande chambre très propre, sdb neuve - Accueil encore très sympathique
REPAS :
Il faut aimer les tortillas 🤪 !... Ces galettes de maïs accompagnent tous les repas. Nous avons principalement mangé du poisson (absolument délicieux) et du poulet. Voici ce que nous avons payé en moyenne (sans marchander) : 1 filet de poison : 50 $ 1 poulet rôti : 30 $ 4 empanadas : 10 $ 1 quesadilla : 5 $ 1 part d’ananas, de pastèque ou de mangue (servi découpé dans un gobelet ou un sachet) : 5 $ 1, 5 l eau : 6 $ (nous en avons peu acheté car nous trouvions 1 bouteille offerte dans la plupart de nos hôtels) 1 canette de coca : 8 $
Nous nous sommes gavés de fruits frais, de margaritas et de bière (Corona et Sol, douces et rafraichissantes pour moi ou Modela Especial, un peu plus forte pour Philippe). Je ne vous cacherai pas que je préfère de loin la cuisine asiatique 😏 ...
SITES :
Je vous ai déjà prévenus dans mes précédents carnets : on aime les vieilles pierres 😊 ... Si ce n’est pas votre cas, passez donc ce paragraphe ... voire ce carnet ... 😛 Nous avons été gâtés ! Les sites sont respectés et très bien mis en valeur. Et certains sites mineurs sont bien plus fabuleux que ne le laissent supposer les guides.
Budget total entrées des sites archéologiques : 351 $/p - Aucun supplément n’est demandé pour l’appareil photo. Nos impressions, en quelques mots :
Mitla (30 $/p) : petit site, intéressant pour ses décors de briques en relief.
Yagul (30 $/p) ne nous a pas laissé un grand souvenir ...
Monte Alban (38 $/p) : site majestueux et bien peu de touristes.
Tonina (33 $/p) : superbement situé dans une jolie région de prairies vallonnées. Que de marches à gravir ! C’est sur la route d’Agua Azul et de Palenque et l’arrêt est justifié.
El Tajin (38 $/p) : site extraordinaire, très vaste, bien dégagé, pyramide à niches surprenante, pavement des rues très bien conservé (comme rarement ailleurs), magnifiques frises en relief le long du jeu de balle. Par ailleurs, une démonstration de voladores a lieu sur le parvis de l’entrée du site. C’est touristique mais néanmoins très impressionnant. Notre gros coup de coeur 🙂.
Palenque et Teotihuacan (38 $/p chacun) : ces 2 sites majeurs sont trop connus pour qu’on les oublie. Ils sont à la hauteur de leur réputation. Je vous conseille d’y être dès l’ouverture des caisses pour profiter de la fraîcheur matinal (surtout à Palenque qui devient vite étouffant) et d’un calme relatif. Nous étions à 7h00 à l’entrée de Teotihuacan. Il faisait encore froid. Notre courage n’a été qu’à demi récompensé car le ciel était nuageux et le lever de soleil sans éclat. Néanmoins, nous avons tout de même bénéficié du site pour nous tout seuls pendant 1h30. Et ça c’est magique ! Nous avons passé 1 très grosse matinée sur le site de Palenque (que nous avions déjà visité en 92, mais à cette époque ... sous la pluie) et 1 journée pleine à Teotihuacan.
Un petit mot sur les musées :
Le musée de la Venta (30 $/p) : ne le ratez pas. C’est là que vous verrez ces fameuses têtes gigantesques d’Olmèques qui hantent nos esprits quand on pense au Mexique précolombien. Bon ... en tous cas, c’était mon cas, et je rêvais de les voir. Amusant après Angkor de comparer les styles !... Sans rire, c’est incontournable si vous êtes dans la région.
Le musée d’Anthropologie de Mexico (38 $/p) : j’attendais quelque chose du style Musée du Caire, un peu vieillot, un peu fouilli, mais avec de jolies pièces ; j’ai trouvé un prodige architectural, moderne, avec une vraie réflexion muséographique. Les grandes salles donnent toutes sur un immense patio (à ce niveau là, je ne devrais même plus parler de patio d’ailleurs ...) et s’enchaînent chronologiquement et thématiquement. Des reconstitutions, des maquetttes, des vidéos, des plaquettes explicatives (en Anglais), des audio-guides (en Anglais), tout ça de très belle qualité permettent une visite facile et très agréable. Je n’ose dire combien de temps nous y avons passé, j’en ferais hurler plus d’un ! Bref, ça nous a vraiment plu. Et pour ceux qui sont moins branchés musée, celui-ci est tellement didactique et simple que vous pouvez n’y passer qu’une heure ou deux et réussir à voir les pièces principales. Un vrai régal. Pour les mordus comme nous, sachez qu’il y a un petit restaurant qui permet de faire une pause (cher comme souvent dans ce genre de lieux). Personnellement, je conseillerai de le faire à la fin du voyage car les reconstitutions sont alors plus parlantes. En fait, l’idéal serait de pouvoir y faire un petit tour au début du périple et un petit tour à la fin ...
Le musée d’Anthropologie de Xalapa a la réputation de surpasser celui de Mexico ... Bon, on l’a raté. Comme souvent au Mexique, il est fermé le lundi. Aucun de nos 2 guides ne nous le précisait. Alors, peut-être que moi ici, je vais servir à quelque chose 😉 ....
NATURE :
Elle n’est pas en reste ! Ici, il est simple d’alterner une pyramide et une cascade, un musée et un village ! C’est ce qui a rendu ce voyage très varié.
Budget total entrées des sites naturels : 188 $/p
Hierve el Agua (20 $/p) : sympa. Un mini Pamukkale (je dis vraiment mini mini) : des cascades calcifiées, une très jolie vallée, un bassin naturel à l’eau turquoise où l’on peut patauger ... L’endroit attire davantage de Mexicains que de touristes. Tant mieux ! Ambiance festive. Quelques petites gargottes sur la hauteur pour déguster des quesadillas.
Canyon de Sumidero (95 $/p) : c’est touristique (on monte à 8-10 dans un petit bateau à moteur qui ne part que quand il est plein), cher, super organisé (trop ?), l’eau à l’entrée du canyon est terriblement sale ... mais au bout du compte, j’en garde le souvenir d’une balade très agréable dans un site naturel extraordinaire. Allez comprendre ?... Peut-être que les courts instants où le chauffeur a coupé son moteur pour nous laisser tanguer au milieu de cette rivière profonde surmontée de ces 2 hautes falaises a suffit à faire opérer la magie !... Et ma mémoire a supprimé tous les mauvais côtés ?... Sans doute ! A vous de voir ...
Zoo de Tuxtla (20 $/p) : eh bien oui !! Pourtant je ne suis pas fana des zoos mais celui-ci n’est vraiment pas mal. Les enclos sont relativement grands (bien sûr ils pourraient toujours l’être davantage ... ca reste un zoo ...), les animaux ont l’air en bonne santé. Et puis, surtout on y voit des animaux et des oiseaux qu’on ne verra nulle part ailleurs (oui, je sais, à moins de partir avec un zoologue pendant 6 mois ...). Le quetzal notamment, l’oiseau emblématique du Guatemala, aux immenses plumes bleu-vert. Bon, nous, on a aimé !
Agua Azul (30 $/p) : tout le monde connait ! Il y a 12 ans, on les avait ratées, ces fameuses cascades. Problème de voiture, pluie, fatigue ... Et puis, elles devaient sans doute être bien boueuses. On avait abandonné, un peu tristounets .... Alors, cette fois-ci quand on est arrivés, on a eu un petit pincement au coeur. Comment vont-elles être ? Boueuses ? Les guides s’efforcent tellement d’avertir les touristes qu’on finit par se dire qu’elles sont bleues 2 jours par an et vues d’avion .... Bref, grosse inquiétude !... et ... grosse émotion, car, elles étaient, ce jour là, d’un bleu turquoise limpide ! Envahies par les Mexicains qui viennent s’y baigner. Ambiance de folie (j’avais dit festive pour Hierve el Agua, ici c’est de la folie joyeuse). Au delà de la beauté de la couleur de l’eau, les cascades en elles-mêmes sont fabuleuses ; le chemin qui les longe est paradisiaque ! Et avec tout ça, cette ambiance de kermesse, de joie, de jeu. Nombreuses gargottes. Ca aussi, c’est incontournable.
Les canaux de Xochimilco : Il s’agit en fait de jardins flottants dans la banlieue sud de Mexico. Culture de fleurs principalement. Des balades sont proposées en lancha (large barque où on peut tenir à 15, avec une table et des bancs). Le week end, les Mexicains sont très nombreux à venir en famille pour y fêter les événements familiaux (mariage, naissance). Ils louent une lancha, apportent leur picnic et déjeunent pendant la balade, accompagnés d’une autre lancha de mariachis. L’ambiance bat son plein vers midi. Or, la balade vaut plus encore pour l’ambiance que pour les canaux et les jardins (où finalement on a vu peu de fleurs). Tout ça pour dire qu’il est inutile de se lever aux aurores ... Pour y aller : métro (2$/p) + tren ligero (2$/p). Arrivés à Xochimilco, il faut prendre un bus (2, 5 $/p) pour aller jusqu’à l’embarcadère de Zacapa, enfin marcher à pied qq minutes jusqu’à l’embarcadère de Nueva Nativitas où se trouve la majorité des lanchas. Le tarif officiel d’une heure de balade est de 100 $ par lancha. En groupe, ç’est rentable, à 2, un peu moins ... MAIS, le week end, il existe des lancha collectiva qui, pour 10 $/p, vous déposent à l’embarcadère de Salitre d’où l’on rejoint à pied, en traversant un marché aux fleurs très authentique, le tren ligero de Xochimilco. Cette lancha collectiva suit le même parcours que la lancha de la balade d’1 heure et va même au delà ! Voici donc mon conseil : si vous avez le temps d’y aller (pour moi, ce n’est tout de même pas incontournable, sympa, mais pas incontournable), allez-y le week-end vers midi et utilisez la lancha collectiva.
VILLES et VILLAGES :
Que ces petites villes coloniales sont belles et qu’il fait bon se promener le soir sur le Zocalo. On les a toutes aimés, même .... Mexico !! Pourtant on la redoutait cette mégalopole polluée !
Puebla : trop peu vu pour en parler ....
Oaxaca : notre préférée. Des façades colorées, des rues pavées au dallage large, des fleurs, une propreté irreprochable surprenante (je reconnais que je ne m’attendais pas à cela), une ambiance douce. Il y fait bon vivre.
San Cristobal de las Casas : un peu comme Oaxaca mais en beacoup plus touristique. Certes, la ville est belle, la cathédrale s’enflamme dans les dernières heures de la journée (c’est à ce moment là qu’il faut faire la photo !) Mais, mais, mais ... un peu trop de monde sans doute ...
San Juan Chamula - Zinacantan : alors là, je suis bien embêtée ... Je sens que je vais en fâcher plus d’un. On n’a pas vraiment aimé ... Aie, aie aie ... En fait, les Indiens de ces villages vivent du tourisme mais sans joie. Ils nous subissent plus qu’autre chose. Ca nous a mis mal à l’aise. Je n’en dirai pas plus car c’était une impression bien personnelle. Et peut-être que c’est nous qui n’avons pas su briser la glace ... c’est vrai qu’on n’est pas très doué pour ça ... 😕
Mexico : donc, nous voici dans cette mégapole qu’on avait réussi à fuir dès notre arrivée en avion. Mais enfin quand même, nous sommes-nous dit, impossible de venir au Mexique (une 2ème fois qui plus est ! ) sans voir Mexico ... D’abord nous décidons de rendre la voiture pour éviter des ennuis (trouver son chemin, se garer, éviter de se la faire piquer ...) et ça, ce fut vraiment une bonne idée ! Vive le métro ! Facile, pas cher, il va partout, et c’est tellement plus sympa ! Ensuite, nous trouvons un hôtel pas mal du tout (voir plus haut). Enfin, nous déposons tous nos bagages, notre argent, nos papiers, nos appareils photos dans l’hôtel (oui, oui, j’ai fait un peu dans le parano au début) et nous sortons nous promener, à pied, au gré de nos envies. Belle surprise !! Grande surprise !! D’abord, il ne fait pas trop chaud, il fait même un peu gris. Tant mieux, la chaleur en ville, pas mon truc ! Ensuite, la ville a un charme désuet qui nous enchante. Des immeubles coloniaux, vieillots, qui attendent d’être restaurés, des étals de fruits à tous les coins de rues, des marchands sur les trottoirs qui ont appris à remballer toutes leurs marchandises en 10 secondes chrono à la moindre alerte .... Bref, une ambiance agréable. Sans doute, le temps (un peu de pluie et des nuages) a -t-il joué en notre faveur. Nous gardons un super souvenir de Mexico ... SAUF le zocalo. Une horreur. D’ailleurs, je ne comprends même pas qu’on parle encore du zocalo. Ce n’est plus qu’une grand place vide, minérale, et sans âme ...
On a beaucoup aimé : La gentillesse des Mexicains. La mise en valeur du patrimoine culturel : villes et sites. Les fruits dans les rues saupoudrés ou non de piment. L’ambiance en soirée sur les zocalos. Philippe a adoré les tortillas ....
On a moins aimé : Les dos d’ânes ("topes") non signalés sur les routes libres (sans péages) ... Le prix des autoroutes Comme partout en Amérique du Sud, il est difficile de faire des portraits. Les Indiens ne s’y prêtent pas volontiers. J’ai détesté les tortillas 😛 ....
En conclusion, c'est un beau voyage, très facile à organiser et varié. L’alternance des sites archéologiques, des sites naturels, des villes, des villages, des marchés ... apporte une grande variété de plaisirs. Certes, les sites sont moins prestigieux que ceux du Yucatan mais les touristes y sont beaucoup moins nombeux et les paysages bien plus variés. Les Mexicains sont adorables, les Indiens portent sur eux leur lourde Histoire et sont plus réservés.
Kayaking in Greenland - Disko Bay: Circumnavigation of Arve Princess Island
After two rather rainy kayaking experiences in Alaska at the end of summer in recent years, we chose a slightly drier destination for this late August 2018: the west coast of Greenland. The temperature will certainly be a bit colder, especially at this time of year, but we’re betting on a beautiful end to the season. According to temperature charts, it should be around 5 to 10°C with a few night frosts. The tundra will already have its autumn colors, and by the end of the trip, we might be lucky enough to see the northern lights when the nights get darker.
We’re setting off as a group of three in two inflatable double-seater kayaks (Gumotex) brought from France. The plan is to spend two weeks circumnavigating Arve Princess Island, located north of Ilulissat in Disko Bay, with a possible boat drop-off at the southern tip of the island.
This seems like a fairly classic route in the area—we found several descriptions online (thanks to the authors). With their help and Google Earth, we identified all potential campsites and entered their coordinates into a GPS. The western part of the island, facing the bay, seems ideal for whale watching, while the more rugged eastern side offers access to several glacial walls. We’re somewhat familiar with the area from two winter expeditions on skis and pulkas.
Plus, the commitment is limited due to the island’s proximity to several small villages, including Qeqertaq, Oqaatsut, and even Ilulissat. In fact, we saw fishing boats almost every day. The distance suits us well: 200 kilometers in 16 full days on site, which should leave some leeway in case of bad weather or for hiking.
We booked our flights in June with Air Greenland to Ilulissat for the last week of August and the first week of September. On both the outbound and return trips, we stayed overnight in Copenhagen. The France-Copenhagen flight was with Air France.
We were allowed 3 x 20 kg in the hold. Each kayak with its accessories fits into a 20 kg bag; the last hold bag is for shared gear: tent, stoves, dry bags… We only brought 1.5 kg of semolina for food. In the end, we had 61 kg of gear, and no excess baggage was charged.
Individual gear (clothes and sleeping bags…) was distributed in the cabin luggage.
For the boat transfer, we contacted an agency: Blue Jay, which gave us a number to call upon arrival.
Day 0: Wednesday, August 22 Departure day. After work, I drove from Gap to Marseille’s Marignane Airport for the first leg of the trip to Copenhagen. I enjoyed the rather mild local temperatures: 35°C in the shade. After a layover in Paris, I arrived at the Copenhagen hotel, located two train stops from the airport, where my companions were already settled. No issues—everyone was on time with their luggage.
Day 1 The flight to Greenland was at 9 AM. We had a layover in Kangerlussuaq, where we changed planes, then stopped in Aasiaat before reaching Ilulissat Airport at 3 PM under beautiful sunshine.
We called Blue Jay for the boat transfer: they could take us to the island as early as 6 PM; otherwise, we’d have to wait until the next day. That left us 3 hours to prepare our gear and, most importantly, do our shopping for the two-week trip—it seemed tight, but we gave it a shot.
A quick taxi ride took us to Pisiffik, where we easily found everything we needed: bread, butter, cheese, cold cuts, rice, pasta, jam, muesli… There was no C fuel or methylated spirits for the stoves, but this time we knew the trick: at Stark, a bit uphill from the town, we found the precious liquids. Two hours later, we filled our dry bags and containers with our purchases, and by 5:30 PM, we met Klaus, the Blue Jay manager, directly at the port.
The vacation seemed to truly begin as we sped by boat through the icebergs toward Arve Princess Island. Forty-five minutes later, we spotted a beach lined with rocks where Klaus dropped us off quickly (he had another transfer to make right after).
Here we were on the island, in the middle of nowhere, with all our luggage and food to organize, the tent to set up, and the kayaks to inflate—just 10 hours after leaving the Copenhagen hotel. We got to work, bothered by the flies. Despite our head nets, it was barely tolerable—there were so many of them. They swarmed by the dozens into every bag we opened. It was quite mild: 10°C.
Everything was ready by evening, and we were very happy to have completed all these transfers (planes and boat in a single day) as we slipped into our sleeping bags.
During the night, the wind picked up, and we went out several times to check the tent and kayak anchors. We noticed how bright it was—it was still quite twilight even at 1 AM.
Day 2 5:30 AM wake-up—the south wind was still strong, but since we were heading north, we decided to give it a try anyway.
This was also the moment we loaded the kayaks: since there were only three of us for two double-seater kayaks, we filled the hatch of one kayak, which allowed us to fit all our food. It would have been very difficult if there had been four of us for two kayaks.
Finally, we set off north along the western coast of the island. The conditions were far from ideal—the sea was rough, and the kayaks had a lot of wind resistance. But the main problem was the spray skirt: the gear on deck weighed it down, and the skirt kept coming off… We’d have to deal with it. Barely underway, and whales were already breaking the surface—it was our first time seeing them, and we were very impressed. Too bad the wind didn’t allow for longer contemplation; stopping paddling was impossible with such strong gusts.
We passed a few headlands and even considered stopping due to the conditions. To find some semblance of shelter, we had to hug the coast closely without cutting across the numerous bays, which significantly lengthened the journey. But as the morning went on, the wind died down, and the sea calmed. We spotted several whales and our first seals. It was almost pleasant during the picnic break. By late afternoon, we reached Kangerup Sarqâ Bay, where we had identified a great campsite with a very large beach and a river. But the wind had shifted—it was now coming from the north, making the last hour difficult due to fatigue and headwinds.
The campsite was ideal and beautiful, facing numerous icebergs grounded in the bay.
The GPS alerted us to another major drawback of inflatable kayaks: their slowness. It took us 7.5 hours of actual paddling (excluding breaks) to cover 28 km, averaging 3.7 km/h—somewhat disappointing. But we knew this before leaving, and once again, we’d have to make do!
Day 3 Surprise: at 6 AM wake-up, it was raining, foggy, with a south wind, and the sea was choppy even in the bay. It seemed wise to skip paddling, even though stopping on the second day was tough on morale. We went back to sleep, especially since the travel fatigue and the harsh conditions of the previous day had taken their toll.
At 11 AM, the navigation conditions weren’t any better—at the ends of the bay, we saw huge waves crashing onto the rocks, and giving up for the day became obvious. However, the rain had stopped, so we set off for a hike along the large lake bordering the bay. The wind hadn’t let up, and it was quite cold.
The tundra was starting to take on its autumn colors, and the contrast between the white lichens and the red vegetation was stunning. At the lake, we took out the fishing rods and quickly caught two beautiful Arctic char over 50 cm long.
As the afternoon wore on, the sun seemed closer. Along the beach, we gathered driftwood (mostly old planks) to cook our catch in foil over a fire. Eating our own food in such a beautiful place next to a good fire was comforting after the day’s setback.

In the middle of the night, an Arctic fox entered the tent’s rear awning. It seemed barely intimidated when we shooed it away with loud shouts and then with stones.
Day 4 6:15 AM wake-up—3°C. We were on the water by 8 AM. The wind had dropped significantly, but the sea was shrouded in fog, and it was very cold in these damp conditions.

We passed the bay’s headland, Kangea, and headed toward the abandoned village of Agpat. The atmosphere was very austere—we hugged black rocks in fog that limited visibility to 50 meters, revealing large icebergs as we went.
Suddenly, the water’s surface stirred in front of my kayak, and a huge gray back emerged from the sea. The collision was inevitable, but the whale seemed to understand and dove immediately, passing under the kayak and resurfacing a few meters away. I felt the kayak rock in the white foam and quickly paddled to escape the turbulence. What an emotion!
A light wind began to clear the fog, and the sun made beautiful appearances. Despite the cold, we stopped to visit the abandoned village, which left a strange impression. All the houses were still in good condition and wide open—some must have been very spacious in their time. We went back to sea, and in front of the large Kaangerdluk Bay, we hesitated—the headwind was strong, and large waves split the water. The next beach, from the island of Nua where we stopped to think, was over 8 km away. It was barely 2 PM, but caution led us to stop here for the day. We had covered 12 km—exactly the distance needed to stay on schedule. The afternoon was spent hiking on the island’s hills and gathering mussels and wood.

In the evening, we cooked these large Greenlandic mussels over a wood fire and savored them under the beautiful evening light. The weather was now fine, but the thermometer read -5°C in the sun…
Day 5 Bright sunshine, a glassy sea, and -8°C at 6 AM. Everything was green for setting off, even if putting on damp kayaking gear was a bit unpleasant in the cold. It was the first time we’d paddled on a flat sea since the start of the trip, and our average speed increased slightly.

We entered the Smallesund Strait, marking the end of the island’s west coast. We were close to the large Torssukatak Fjord, where two glaciers flow. The access pass to the fjord was very narrow, and numerous ice chunks blocked access to the beaches. The wind had picked up and was now hitting us head-on (again). Just before entering the fjord, we landed on a steep beach made of large pebbles on Oqaitsut Island. It was very cold with the wind, and moving forward became difficult. We decided to stop for the day both because of the conditions and because the next campsite was far away, given how rugged the fjord was.
We eventually found a flat spot for the tent despite the steep slope. Even with the wind, the weather was beautiful, and we set off on foot for the northeastern cape of the island, overlooking the fjord. The view was far-reaching and exceptional—up close, the large fjord filled with ice and its steep granite cliffs, and in the distance, the ice cap and glacial walls.
We spotted the village of Qeqertaq, whose network we could pick up, allowing us to check the weather forecast, which was rather good. While securing the kayaks in the evening, I noticed the strange behavior of one kayak at the end of the stage was due to the loss of the skeg—impossible to know where it detached. We’d have to do without it.
Day 6 Still that icy headwind from the northeast. We set off anyway for a long stage to reach the large pass connecting the Torssukatak and Ata Fjords.
We advanced laboriously along the high cliffs of the fjord’s southern shore. They faced due north and blocked the sun. We felt the cold and dampness of the rock. It was really cold, especially in the extremities. We picnicked on the western cape of Qeqertakavasak Island. The cold didn’t allow us to stop for more than 20 minutes… But the wind dropped, and the sea was now very smooth. It was heavily cluttered with ice between the icebergs and old pack ice. The goal was to reach the large rocky promontory of Anapnuna, wedged between the Kujatdleq and Kangilerngata Glaciers, but the ice made progress difficult. We stopped to gain height on a small island and spot a passage of open water, but all we saw was white—passing seemed impossible. The currents were very complex, and entire sections of ice were being swept in one direction and then another at an impressive speed.

We wandered through this labyrinth until landing on a beach on the small island of Takissut, where we set up camp, exhausted from the 30 km covered and the vigilance required by the abundance of ice. The place was sublime under the evening sun—we were surrounded by ice and mountains, with the Kangilerngata Glacier in the distance. The summer contrasts were striking between the water, icebergs, sky, and flaming tundra—all colors were represented. Absolute calm reigned.
The lack of drinking water at this spot wasn’t too much of a constraint: as soon as we arrived on the beach, we placed containers under the icebergs stranded in the intertidal zone. They were all full by the time we finished setting up.
Day 7 We had to change our plans: we wouldn’t reach the rocky promontory, too well protected by the ice. We set off under the sun for Igdluluarssuit Island. Although we had spotted a passage just before launching, we quickly found ourselves surrounded by ice. It was everywhere, and finding water to paddle became complicated. We tried to force our way in every direction, even retracing our steps. Everything moved at an impressive speed—we were in the middle of a whirlpool of ice.
The tension rose, and each boat had its share of big scares. I was trapped against ice floes that dragged me toward an iceberg—the pressure on the kayak was enormous; it was going to capsize or puncture! But with a few strong strokes and paddling against the ice, I managed to free myself from the trap. Barely 10 minutes later, my companions were sandwiched perpendicularly between two icebergs that were closing in. The situation was desperate—the kayak was bending and twisting more and more, but with some strong paddle strokes, it finally freed itself. After these particularly unpleasant moments, we were completely blocked. The drifting ice floes had tightened, and the kayaks were no longer even in the water… The only solution: wait with the kayaks on these floes, which were too thin to walk on (even though we didn’t try). Within minutes, the situation cleared—a waterway opened, and we rushed into it. We paddled with one goal: find a larger pool of water. After going back and forth, our path took shape—we had to force the passage several times, attacking the ice directly with the kayaks, and finally, we escaped the worst of the labyrinth. We reached land on the west side of the island and saw that the rest would be easier. To reach the island, we just had to cross the Arsiviup Ikera Strait, which was lightly cluttered. We reached the eastern cape of the island, ideal for camping, even though we had only paddled for 3 hours. We set up camp and hiked to the island’s summit, which overlooks the entire pass and the glaciers.
Everything was magnificent, no matter the direction. At 2 PM, we were at the summit—the beauty of the place and the picnic facing the glacier in the sun without wind made us forget the near-disaster from a few hours earlier. It would be impossible to approach the glacier by kayak, but from our summit on foot, it seemed so close, and contemplating it safely on solid ground was a great moment.
The pass was incredibly complex—everything was in motion, and an impassable passage could become open water within minutes. We were delighted when we returned to camp. A slightly lost whale among the ice accompanied us along the shore. The place was truly beautiful, but the temperature dropped again under the clear sky, preventing us from eating outside.
Day 8 Clear and cold at wake-up: -9°C. The sea had frozen in many places. We hesitated about the rest of the trip—should we start heading back to Ilulissat or linger in the pass, especially to approach the Eqi Glacier? After the incidents of the previous day, we decided to think carefully and paddled to the southern cape of our island to check the ice conditions toward Eqi. The weather had clouded over in the meantime, and the sky was quite gray. At the cape, we spotted the glacier’s wall, still 15 km away.

The fjord was quite cluttered, but it seemed passable. However, there was no guarantee the view would be much better 1 km from the glacier than 15 km away, especially since the front was quite active and therefore dangerous. We decided to head south without passing by the glacier. The cold temperatures encountered in the pass also motivated us to move away from the glaciers and the ice cap. We navigated under a threatening sky but without wind. The kayaks cut through the thin layer of ice on the surface with a crinkling paper sound. We reached the Ata campsite in the late afternoon after 5 hours of rowing without a single break…
The wind had picked up, and we discovered a nice surprise: a refuge with a table and a comfortable bench lined with mattresses. Facing the worsening weather, we settled in comfortably. The kerosene stove was too complex for our three brains—we couldn’t get it started, too bad, as it was 0°C inside. The rest of the afternoon was spent fishing in the large lake, where we landed a beautiful Arctic char, more than enough for three. A good night’s sleep without the risk of foxes or the sound of a tent shaking in the wind.
Day 9 6 AM wake-up to the sound of rain hitting the cabin. The decision was made looking out the window—wind, rain, and fog obscured the sea: we went back to sleep.
New wake-up, and the rain had stopped—we could go out and stock up on fish. We set off on foot toward the lake, following its western shore. It was very overcast, and the wind encouraged us to keep moving. We made our way to a smaller lake at the end of the large one, where we caught a huge Arctic char. A small clearing brightened the picnic, and we headed back to our cabin.
This 20 km hike kept us busy all day: walking on slippery scree and the micro-relief of the peat bogs took time.
Day 10 The sky was clear, but a light south wind made paddling intense. We set off southeast to reach the opposite shore of the fjord. It was very cold, and it was impossible to stop paddling for even a moment without immediately losing ground due to the wind. We crossed the Kangerluarsuk Fjord. I recognized the cape I had reached on skis in the winter of 2017. We found a nice campsite on the southern shore of the fjord: Uiartag. It wasn’t even noon, but facing this headwind, we preferred to stop here rather than exhaust ourselves for a few extra kilometers. Like the previous ones, this campsite was very comfortable: the ground was covered with a thick layer of lichens and mosses, very pleasant to lie on.
We set off on a hike to the heights of the cape, where the weather alternated between large clearings and snow showers. We noticed the loss of the thermometer, poorly attached to the backpack. On the way back, in the small bay of our beach, a whale swam calmly 10 meters from the shore—a beautiful surprise.
The sky cleared completely, and the temperature dropped as night approached.
We’re setting off as a group of three in two inflatable double-seater kayaks (Gumotex) brought from France. The plan is to spend two weeks circumnavigating Arve Princess Island, located north of Ilulissat in Disko Bay, with a possible boat drop-off at the southern tip of the island.
This seems like a fairly classic route in the area—we found several descriptions online (thanks to the authors). With their help and Google Earth, we identified all potential campsites and entered their coordinates into a GPS. The western part of the island, facing the bay, seems ideal for whale watching, while the more rugged eastern side offers access to several glacial walls. We’re somewhat familiar with the area from two winter expeditions on skis and pulkas.
Plus, the commitment is limited due to the island’s proximity to several small villages, including Qeqertaq, Oqaatsut, and even Ilulissat. In fact, we saw fishing boats almost every day. The distance suits us well: 200 kilometers in 16 full days on site, which should leave some leeway in case of bad weather or for hiking.
We booked our flights in June with Air Greenland to Ilulissat for the last week of August and the first week of September. On both the outbound and return trips, we stayed overnight in Copenhagen. The France-Copenhagen flight was with Air France.
We were allowed 3 x 20 kg in the hold. Each kayak with its accessories fits into a 20 kg bag; the last hold bag is for shared gear: tent, stoves, dry bags… We only brought 1.5 kg of semolina for food. In the end, we had 61 kg of gear, and no excess baggage was charged.
Individual gear (clothes and sleeping bags…) was distributed in the cabin luggage.
For the boat transfer, we contacted an agency: Blue Jay, which gave us a number to call upon arrival.
Day 0: Wednesday, August 22 Departure day. After work, I drove from Gap to Marseille’s Marignane Airport for the first leg of the trip to Copenhagen. I enjoyed the rather mild local temperatures: 35°C in the shade. After a layover in Paris, I arrived at the Copenhagen hotel, located two train stops from the airport, where my companions were already settled. No issues—everyone was on time with their luggage.
Day 1 The flight to Greenland was at 9 AM. We had a layover in Kangerlussuaq, where we changed planes, then stopped in Aasiaat before reaching Ilulissat Airport at 3 PM under beautiful sunshine.
We called Blue Jay for the boat transfer: they could take us to the island as early as 6 PM; otherwise, we’d have to wait until the next day. That left us 3 hours to prepare our gear and, most importantly, do our shopping for the two-week trip—it seemed tight, but we gave it a shot.
A quick taxi ride took us to Pisiffik, where we easily found everything we needed: bread, butter, cheese, cold cuts, rice, pasta, jam, muesli… There was no C fuel or methylated spirits for the stoves, but this time we knew the trick: at Stark, a bit uphill from the town, we found the precious liquids. Two hours later, we filled our dry bags and containers with our purchases, and by 5:30 PM, we met Klaus, the Blue Jay manager, directly at the port.
The vacation seemed to truly begin as we sped by boat through the icebergs toward Arve Princess Island. Forty-five minutes later, we spotted a beach lined with rocks where Klaus dropped us off quickly (he had another transfer to make right after).

Here we were on the island, in the middle of nowhere, with all our luggage and food to organize, the tent to set up, and the kayaks to inflate—just 10 hours after leaving the Copenhagen hotel. We got to work, bothered by the flies. Despite our head nets, it was barely tolerable—there were so many of them. They swarmed by the dozens into every bag we opened. It was quite mild: 10°C.
Everything was ready by evening, and we were very happy to have completed all these transfers (planes and boat in a single day) as we slipped into our sleeping bags.

During the night, the wind picked up, and we went out several times to check the tent and kayak anchors. We noticed how bright it was—it was still quite twilight even at 1 AM.
Day 2 5:30 AM wake-up—the south wind was still strong, but since we were heading north, we decided to give it a try anyway.
This was also the moment we loaded the kayaks: since there were only three of us for two double-seater kayaks, we filled the hatch of one kayak, which allowed us to fit all our food. It would have been very difficult if there had been four of us for two kayaks.
Finally, we set off north along the western coast of the island. The conditions were far from ideal—the sea was rough, and the kayaks had a lot of wind resistance. But the main problem was the spray skirt: the gear on deck weighed it down, and the skirt kept coming off… We’d have to deal with it. Barely underway, and whales were already breaking the surface—it was our first time seeing them, and we were very impressed. Too bad the wind didn’t allow for longer contemplation; stopping paddling was impossible with such strong gusts.
We passed a few headlands and even considered stopping due to the conditions. To find some semblance of shelter, we had to hug the coast closely without cutting across the numerous bays, which significantly lengthened the journey. But as the morning went on, the wind died down, and the sea calmed. We spotted several whales and our first seals. It was almost pleasant during the picnic break. By late afternoon, we reached Kangerup Sarqâ Bay, where we had identified a great campsite with a very large beach and a river. But the wind had shifted—it was now coming from the north, making the last hour difficult due to fatigue and headwinds.
The campsite was ideal and beautiful, facing numerous icebergs grounded in the bay.

The GPS alerted us to another major drawback of inflatable kayaks: their slowness. It took us 7.5 hours of actual paddling (excluding breaks) to cover 28 km, averaging 3.7 km/h—somewhat disappointing. But we knew this before leaving, and once again, we’d have to make do!
Day 3 Surprise: at 6 AM wake-up, it was raining, foggy, with a south wind, and the sea was choppy even in the bay. It seemed wise to skip paddling, even though stopping on the second day was tough on morale. We went back to sleep, especially since the travel fatigue and the harsh conditions of the previous day had taken their toll.
At 11 AM, the navigation conditions weren’t any better—at the ends of the bay, we saw huge waves crashing onto the rocks, and giving up for the day became obvious. However, the rain had stopped, so we set off for a hike along the large lake bordering the bay. The wind hadn’t let up, and it was quite cold.
The tundra was starting to take on its autumn colors, and the contrast between the white lichens and the red vegetation was stunning. At the lake, we took out the fishing rods and quickly caught two beautiful Arctic char over 50 cm long.
As the afternoon wore on, the sun seemed closer. Along the beach, we gathered driftwood (mostly old planks) to cook our catch in foil over a fire. Eating our own food in such a beautiful place next to a good fire was comforting after the day’s setback.

In the middle of the night, an Arctic fox entered the tent’s rear awning. It seemed barely intimidated when we shooed it away with loud shouts and then with stones.
Day 4 6:15 AM wake-up—3°C. We were on the water by 8 AM. The wind had dropped significantly, but the sea was shrouded in fog, and it was very cold in these damp conditions.

We passed the bay’s headland, Kangea, and headed toward the abandoned village of Agpat. The atmosphere was very austere—we hugged black rocks in fog that limited visibility to 50 meters, revealing large icebergs as we went.

Suddenly, the water’s surface stirred in front of my kayak, and a huge gray back emerged from the sea. The collision was inevitable, but the whale seemed to understand and dove immediately, passing under the kayak and resurfacing a few meters away. I felt the kayak rock in the white foam and quickly paddled to escape the turbulence. What an emotion!
A light wind began to clear the fog, and the sun made beautiful appearances. Despite the cold, we stopped to visit the abandoned village, which left a strange impression. All the houses were still in good condition and wide open—some must have been very spacious in their time. We went back to sea, and in front of the large Kaangerdluk Bay, we hesitated—the headwind was strong, and large waves split the water. The next beach, from the island of Nua where we stopped to think, was over 8 km away. It was barely 2 PM, but caution led us to stop here for the day. We had covered 12 km—exactly the distance needed to stay on schedule. The afternoon was spent hiking on the island’s hills and gathering mussels and wood.

In the evening, we cooked these large Greenlandic mussels over a wood fire and savored them under the beautiful evening light. The weather was now fine, but the thermometer read -5°C in the sun…
Day 5 Bright sunshine, a glassy sea, and -8°C at 6 AM. Everything was green for setting off, even if putting on damp kayaking gear was a bit unpleasant in the cold. It was the first time we’d paddled on a flat sea since the start of the trip, and our average speed increased slightly.

We entered the Smallesund Strait, marking the end of the island’s west coast. We were close to the large Torssukatak Fjord, where two glaciers flow. The access pass to the fjord was very narrow, and numerous ice chunks blocked access to the beaches. The wind had picked up and was now hitting us head-on (again). Just before entering the fjord, we landed on a steep beach made of large pebbles on Oqaitsut Island. It was very cold with the wind, and moving forward became difficult. We decided to stop for the day both because of the conditions and because the next campsite was far away, given how rugged the fjord was.

We eventually found a flat spot for the tent despite the steep slope. Even with the wind, the weather was beautiful, and we set off on foot for the northeastern cape of the island, overlooking the fjord. The view was far-reaching and exceptional—up close, the large fjord filled with ice and its steep granite cliffs, and in the distance, the ice cap and glacial walls.

We spotted the village of Qeqertaq, whose network we could pick up, allowing us to check the weather forecast, which was rather good. While securing the kayaks in the evening, I noticed the strange behavior of one kayak at the end of the stage was due to the loss of the skeg—impossible to know where it detached. We’d have to do without it.
Day 6 Still that icy headwind from the northeast. We set off anyway for a long stage to reach the large pass connecting the Torssukatak and Ata Fjords.

We advanced laboriously along the high cliffs of the fjord’s southern shore. They faced due north and blocked the sun. We felt the cold and dampness of the rock. It was really cold, especially in the extremities. We picnicked on the western cape of Qeqertakavasak Island. The cold didn’t allow us to stop for more than 20 minutes… But the wind dropped, and the sea was now very smooth. It was heavily cluttered with ice between the icebergs and old pack ice. The goal was to reach the large rocky promontory of Anapnuna, wedged between the Kujatdleq and Kangilerngata Glaciers, but the ice made progress difficult. We stopped to gain height on a small island and spot a passage of open water, but all we saw was white—passing seemed impossible. The currents were very complex, and entire sections of ice were being swept in one direction and then another at an impressive speed.

We wandered through this labyrinth until landing on a beach on the small island of Takissut, where we set up camp, exhausted from the 30 km covered and the vigilance required by the abundance of ice. The place was sublime under the evening sun—we were surrounded by ice and mountains, with the Kangilerngata Glacier in the distance. The summer contrasts were striking between the water, icebergs, sky, and flaming tundra—all colors were represented. Absolute calm reigned.

The lack of drinking water at this spot wasn’t too much of a constraint: as soon as we arrived on the beach, we placed containers under the icebergs stranded in the intertidal zone. They were all full by the time we finished setting up.
Day 7 We had to change our plans: we wouldn’t reach the rocky promontory, too well protected by the ice. We set off under the sun for Igdluluarssuit Island. Although we had spotted a passage just before launching, we quickly found ourselves surrounded by ice. It was everywhere, and finding water to paddle became complicated. We tried to force our way in every direction, even retracing our steps. Everything moved at an impressive speed—we were in the middle of a whirlpool of ice.

The tension rose, and each boat had its share of big scares. I was trapped against ice floes that dragged me toward an iceberg—the pressure on the kayak was enormous; it was going to capsize or puncture! But with a few strong strokes and paddling against the ice, I managed to free myself from the trap. Barely 10 minutes later, my companions were sandwiched perpendicularly between two icebergs that were closing in. The situation was desperate—the kayak was bending and twisting more and more, but with some strong paddle strokes, it finally freed itself. After these particularly unpleasant moments, we were completely blocked. The drifting ice floes had tightened, and the kayaks were no longer even in the water… The only solution: wait with the kayaks on these floes, which were too thin to walk on (even though we didn’t try). Within minutes, the situation cleared—a waterway opened, and we rushed into it. We paddled with one goal: find a larger pool of water. After going back and forth, our path took shape—we had to force the passage several times, attacking the ice directly with the kayaks, and finally, we escaped the worst of the labyrinth. We reached land on the west side of the island and saw that the rest would be easier. To reach the island, we just had to cross the Arsiviup Ikera Strait, which was lightly cluttered. We reached the eastern cape of the island, ideal for camping, even though we had only paddled for 3 hours. We set up camp and hiked to the island’s summit, which overlooks the entire pass and the glaciers.

Everything was magnificent, no matter the direction. At 2 PM, we were at the summit—the beauty of the place and the picnic facing the glacier in the sun without wind made us forget the near-disaster from a few hours earlier. It would be impossible to approach the glacier by kayak, but from our summit on foot, it seemed so close, and contemplating it safely on solid ground was a great moment.

The pass was incredibly complex—everything was in motion, and an impassable passage could become open water within minutes. We were delighted when we returned to camp. A slightly lost whale among the ice accompanied us along the shore. The place was truly beautiful, but the temperature dropped again under the clear sky, preventing us from eating outside.
Day 8 Clear and cold at wake-up: -9°C. The sea had frozen in many places. We hesitated about the rest of the trip—should we start heading back to Ilulissat or linger in the pass, especially to approach the Eqi Glacier? After the incidents of the previous day, we decided to think carefully and paddled to the southern cape of our island to check the ice conditions toward Eqi. The weather had clouded over in the meantime, and the sky was quite gray. At the cape, we spotted the glacier’s wall, still 15 km away.

The fjord was quite cluttered, but it seemed passable. However, there was no guarantee the view would be much better 1 km from the glacier than 15 km away, especially since the front was quite active and therefore dangerous. We decided to head south without passing by the glacier. The cold temperatures encountered in the pass also motivated us to move away from the glaciers and the ice cap. We navigated under a threatening sky but without wind. The kayaks cut through the thin layer of ice on the surface with a crinkling paper sound. We reached the Ata campsite in the late afternoon after 5 hours of rowing without a single break…

The wind had picked up, and we discovered a nice surprise: a refuge with a table and a comfortable bench lined with mattresses. Facing the worsening weather, we settled in comfortably. The kerosene stove was too complex for our three brains—we couldn’t get it started, too bad, as it was 0°C inside. The rest of the afternoon was spent fishing in the large lake, where we landed a beautiful Arctic char, more than enough for three. A good night’s sleep without the risk of foxes or the sound of a tent shaking in the wind.
Day 9 6 AM wake-up to the sound of rain hitting the cabin. The decision was made looking out the window—wind, rain, and fog obscured the sea: we went back to sleep.
New wake-up, and the rain had stopped—we could go out and stock up on fish. We set off on foot toward the lake, following its western shore. It was very overcast, and the wind encouraged us to keep moving. We made our way to a smaller lake at the end of the large one, where we caught a huge Arctic char. A small clearing brightened the picnic, and we headed back to our cabin.
This 20 km hike kept us busy all day: walking on slippery scree and the micro-relief of the peat bogs took time.
Day 10 The sky was clear, but a light south wind made paddling intense. We set off southeast to reach the opposite shore of the fjord. It was very cold, and it was impossible to stop paddling for even a moment without immediately losing ground due to the wind. We crossed the Kangerluarsuk Fjord. I recognized the cape I had reached on skis in the winter of 2017. We found a nice campsite on the southern shore of the fjord: Uiartag. It wasn’t even noon, but facing this headwind, we preferred to stop here rather than exhaust ourselves for a few extra kilometers. Like the previous ones, this campsite was very comfortable: the ground was covered with a thick layer of lichens and mosses, very pleasant to lie on.

We set off on a hike to the heights of the cape, where the weather alternated between large clearings and snow showers. We noticed the loss of the thermometer, poorly attached to the backpack. On the way back, in the small bay of our beach, a whale swam calmly 10 meters from the shore—a beautiful surprise.

The sky cleared completely, and the temperature dropped as night approached.