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Voyager seule en Tanzanie? English translation pending
by Marineaiehe · 2018-05-09 · 4 replies
Bonjour,

Je prévois de partir 3-4 semaines en juillet/août seule et mon choix se porte sur la Tanzanie. J'ai déjà pas mal voyager seule (Canada, Vietnam et Cambodge) donc j'ai pas mal l'habitude d'être prudente constamment mais j'aimerai être sûre que la Tanzanie n'est pas un pays à risque pour une femme voyageant seule. Donc je prends volontiers tout vos retours de voyages et conseils concernant la sécurité là-bas.

De plus, je prévois de partir en Backpackers (sac à dos et auberges de jeunesse). Donc ma question est : est-ce qu'il est facile de voyager en tant que backpackers et est-ce qu'il y a pas mal d'auberges de jeunesse ?

Vos retours me seraient d'une grande aide pour savoir si je prends mes billets d'avion ou pas. Je vous remercie d'avance ! 🙂🙂🙂

Marine
Vaccins pour retour en France English translation pending
by Carrelages12 · 2018-05-09 · 4 replies
bonjour je souhaite partir un mois aux maroc apres avoir passer un mois aux maroc faut-il faire des vaccins ou une demarche pour rentrer en France merci
Douze jours boucle Athènes - Athènes en famille English translation pending
by Mollymelone · 2018-05-08 · 2 replies
Bonjour, nous sommes une famille de 4 (2 ados). Nous venons de prendre les billets d'avion pour Athènes en juillet et il reste à trouver un circuit équilibré avec location de voiture de 12 jours. J'aurais besoin de votre avis sur les sites avant de réserver les hôtels. Nous prévoyons de rester 3 nuits à Athènes pour y passer une journée complète et probablement une matinée voir une 2è journée avant de rejoindre Nauplie ou environs (3 nuits) puis 3 nuits du côté de Kalamanta, 2 nuits vers Olympie et une nuit à Delphes. Nous ferions Delphes -Athènes dans la journée, décollage le soir. cela vous paraît-il équilibré? il y a peut être des nuits à permuter? Nous avons choisi la Grèce pour l'histoire et la mythologie. Mais nous souhaiterions aussi profiter de la mer et de piscines car il risque de faire bien chaud. Merci beaucoup pour votre aide
Retour de croisière sur le MSC Seaside English translation pending
by Frippe · 2018-05-08 · 10 replies
Alors voila mon avis sur le MSC Seaside du 19 au 29 avril 2018.

Désolé du retard mais j’étais débordé à mon retour!

Très beau navire, j’ai surtout aimé les grandes baies vitré qui nous donne un contact direct avec l’océan, les points de vues sont époustouflant. Très beau bars avec fauteuils confortable.

Je n’ai rien a dire sur le service pour un navire avec autant de passagés! Je suis impressionné du temps d’attente qui était vraiment court. Le service au bar très efficace. Les tables toujours nettoyé dans un temps raisonnable aux buffets.

La nourriture aussi très bonne et franchement, je ne m’attendais pas à manger de l’Osso Bucco de veau du Canard a l’Orange ou même de la Pintade! Au prix payé je dois dire que j’ai très bien mangé et que dire de leur pâtes et pizzas! Super service avec Allan a la salle a mangé!

Pour le forfait vin au repas, notre verre était toujours full mais je dirais de payé l’extra pour avoir un forfait supérieur sinon on boit plus de la piquette qu’autre chose. Aucun problème également avec les 12 coupons boissons que nous avions dans notre forfait, je l’ai utilisé dans les différent bars. Pont 16 des fontaines a vins et bières et boisson gazeuses (self serve) plutôt pratique quand on ne veut pas attendre après le serveur.

Les buffets bien garnie et je ne comprends pas les commentaires négatif! tout le monde y trouve son compte! On disais qu’il n’y avait pas de salades (??) au contraire un bar a salades, charcuteries et fromages que j’ai adoré!

Je crois que certains n’ont pas conscience qu’il y a deux buffets pont 16 et pont 8 (qui offrait moins de choix). Allez a celui du pont 16!

Pour les spectacles j’ai assisté a celui du premier soir seulement qui était bien. Il y avait toujours de l’animation a l’atrium et dans les bars, les bands sont très bon.

Pour les escales nous voulions faire de la plage donc Ochos Rios-Iles Caimans et magasinage a Cozumel et Costa Maya (nous prenions cette croisière plus pour le navire que les escales que nous avions fait plusieurs fois!)

Points négatifs;

Les piscines sont trop petite pour ce grand navire!

Difficulté a trouvé un transat ou sinon cordé comme des sardines!

La prochaine fois je paye pour Aurea qui ont un endroit réservé.

Cabine balcon pont 12, Nous avions deux cabines (deux couples) et celle avec le lit près du placard un vrai enfer!

Difficulté a atteindre nos vêtements, il y a comme un pied entre le lit et placard! Assuré vous d’avoir votre lit dans les portes beaucoup plus pratique!

Donc cabine 12138 lit placard et cabine 12136 lit dans les portes!

Salle de bain minuscule une vrai joke! Faut être très flexible pour l’utiliser!

Voir pour une cabine avec bain comme la 12140 beaucoup plus de place!

Le débarquement très long on a opté pour descendre plus tard afin de contrer ce problème!

Pas assez de boutiques a bord! C’est le jour et la nuit comparé a celles sur le Divina!

Conclusion est ce que je reprendrais ce navire?? Oui mais en Europe pour utiliser le moins possible piscines et transat!

Hôtel avant; 2 nuits au W South beach super! Gran balcon avec vue incroyable sur l’océan. Super service! Directement sur la plage et bien situé près de Ocean Drive et Lincoln Road (10-15 minutes à pied)

Pour le petit déjeuner Orange Blossom de l’autre coté de la rue très abordable. Pour le souper Dolce Italian très bon et super terrasse extérieur.

Hôtel après; Marriott Harbor and Spa Fort Lauderdale; 1 nuit chambre avec balcon pratique mais sans plus. Par contre un vrai Oasis avec piscines a chutes , bar et restaurant directement sur la plage. Super service !

Alors voilà si vous avez des questions n’hésitez pas!

Au plaisir, 😉
Combien de jours pour le tour des Annapurna English translation pending
by Waelee · 2018-05-08 · 3 replies
Bonjour à tous !

J'ai pour projet de partir au Népal fair le Tour des Annapurna du 8 décembre au 28 décembre 2018 (ne pouvant pas partir à une autre période), mon choix est fait sur le parcours : le plus classique, c'est à dire, une fois arrivée à l'aéroport de Kathmandu, rejoindre Besisahar en bus et commencer mon périple à pieds là-bas. Mais des questions se posent...

Après de nombreuses recherches sur internet, je comprend bien qu'il n'y a aucun souci pour atteindre Muktinath en trekk (hormis le col de Thorung La qui peut être enneigé), généralement sur une dizaine de jours.

Néanmoins je m'inquiète concernant la 2nde partie de la boucle : je lis que de Muktinath à Tatopani les routes sont désormais "impropres" à la randonnée étant très empruntées par les divers véhicules motorisés (jeep, minibus...) et qu'il faut dès lors faire le trajet en véhicule (ce qui ne m'enchante guère je ne vous le cache pas...), mais de l'autre côté je lis qu'il y aurait une nouvelle piste de trail (la "NATT").

Par conséquent, je me demande : 1. Cette NATT existe-elle bien et permet-elle de faire Muktinath-Tatopani à pieds ?

2. Est-ce que 20 jours (en comptant le jour du départ "aller" de Paris et le jour du départ "retour de Kathmandou") suffisent pour effectuer cette boucle (et sachant que de Tatopani pour atteindre Pokhara je souhaiterais faire le parcours le plus rapide en passant par Ghorepani) ?

Merci d'avance 😉
Fjords au départ de Copenhague avec Costa le 17 mai 2018 English translation pending
by Magnifica · 2018-05-07 · 2 replies
La magie des fjords du 17 au 31 mai 2018 au départ de Copenhague Nous passons une nuit à Copenhague avant d'embarquer. Avons réservé un Hotel près de la gare centrale. Quel est le moyen le plus simple pour aller jusqu'au port ? Y a t il un bus pour arriver jusqu'à l'embarquement ? Y aurait il un membre du forum qui part le 17 mai de Copenhague ?
Ferry pour la Corse sans pièce d'identité English translation pending
by Zkr · 2018-05-07 · 5 replies
Bonjour tout le monde,

C'est légèrement en panique que je viens vous demander conseil.

Je commence mon travail de saisonnier en Corse Lundi prochain et je comptais prendre le Ferry Vendredi, et là Hic, j'ai viens tout juste de perde ma pièce d'identité et il semblerai que ça soit obligatoire pour embarquer ... j'ai pas de permis ni de passeport ... une carte vitale avec photo pourrait marcher par exemple ?

quelqu'un aurait-eu une situation pareille?

merci d'avance pour votre aide.

Zkr
Contrôle de police et corruption au Khirgizistan English translation pending
by Mintregliss · 2018-05-06 · 9 replies
Bonjour, Je compte aller au Khirgizistan cet automne. Nous allons louer une voiture pour une quinzaine de jours. J'ai lu, à plusieurs reprises, le risque d'être arrêté par de faux (ou de vrais) policiers sur les marchés ou lors de contrôles sur la route près des villes. Ces contrôles semblent "monnayables". Ma question concerne la fréquence de ces contrôles, si ça peut dégénérer, ... Bref si quelqu'un a une expérience récente en la matière (bonne ou mauvaise), j'aimerais savoir à quoi m'attendre. Merci d'avance pour votre réponse.
Cabines extérieures sur le Costa Magica English translation pending
by Dbx06 · 2018-05-05 · 2 replies
Bonsoir , J’aimerais savoir comment sont les cabines extérieures des ponts 1 ou 2 Sur le bateau Costa magica. N’y a t-il pas trop de bruit des machines, de remous Merci de votre retour d’expérience. Fred
Voyager en toute sécurité au Sénégal? English translation pending
by Mariespagne · 2018-05-05 · 106 replies
Bonjour, Je pars au mois d'octobre avec un groupe d'amies au Sénégal dans une villa bord de mer. L'endroit se situe à une heure de Dakar , 360 km de la frontière du Mali et 370 km de la région Casamance et 670 km de la Mauritanie... J'ai beaucoup hésité à réserver mon billet mais sous l'influence de mes copines qui ne voient pas de danger, j'ai accepté... Qu'en pensez-vous? Merci
Retour d'expériences sur conséquences des grèves Air France English translation pending
by Irsn · 2018-05-04 · 5 replies
Nous venons pour la deuxiéme fois en un an voir nos transferts vers Fort de France contrariés.Nous sommes partis le 08 avril au lieu du 07 rejoindre notre navire à Pointe a Pitre donc perte d'un jour de croisiere , Pour obtenir éventuelement un dédomagement d'air France qu elle est la meilleure solution , remplir le dossier au services clients ou faire appel a un cabinet specialisés , avez vous un conseil.

Merci d'avance , nous sommes un certain nombre dans ce cas;

IRSN
Où loger plusieurs semaines dans le nord de l'Arizona ou le sud de l'Utah? English translation pending
by Korriganelgv · 2018-05-04 · 18 replies
Bonjour à tou.te.s,

J'envisage de passer plusieurs semaines dans le nord de l'Arizona ou le sud de l'Utah en octobre (2019 !). Je prendrai vraisemblablement une location sur VRBO, et nous serons en famille (4 personnes). Quel serait selon-vous l'emplacement idéal ?

J'ai trouvé ici-même de nombreux conseils pour se loger lors de roadtrips avec des arrêts de quelques jours tout au plus, mais pour plusieurs semaines, quels seraient vos avis ?

Idéalement (mais je sais que ça reste l'idéal ^^), voici les critères :

- emplacement stratégique pour accéder aux différents et très nombreux spots de la région, notamment à CBS et CBN, aux "organismes" permettant de faire des visites, aux pistes accessibles en 4x4 et en solo, etc...

- proximité d'une ville de taille suffisante pour se réapprovisionner régulièrement ^^

- ambiance agréable de la ville (Page, de ce point de vue, n'a aucun intérêt).

J'ai retenu Kanab, qui semble répondre d'après les conseils qu'on m'a donnés ici-même, aux premier et dernier critères, mais j'ai du mal à estimer la taille de la ville... Pour faire simple, y a--t-il à Kanab un centre commercial ? Type Walmart, wholefoods, autre enseigne dont j'ai oublié le nom... Le critère peut sembler futile mais il donne une bonne idée de l'ampleur des lieux ^^ et de la praticité à y vivre plusieurs semaines.

Y a-t-il une "âme" au centre ville de Kanab ? A titre de comparaison, pour ceux qui connaissent, on a vraiment apprécié les ambiances trouvées à Bend OR, ou à Boise ID...

En dehors de Kanab, auriez-vous d'autres suggestions de point de chute sympa pour rayonner dans la région ?

Merci infiniment pour votre aide !

Christelle
Avis sur Cool Asia Travel pour la Thaïlande? English translation pending
by Juliatravel · 2018-05-02 · 2 replies
Bonjour !

J'organise mon voyage en Thailande pour Février 2019, et je cherche une agence locale pour organiser notre circuit en voiture privée avec guide francophone de Bangkok à Chiang Mai pour 7 nuits.

Je suis en contact avec Cool Asia Travel, et avant de confirmer le circuit avec eux, je voulais avoir votre avis. Quelqu'un a-t-il déjà effectué un cicruit avec eux?

Sinon, pourriez-vous me conseiller une bonne agence locale pour ce circuit ? La majorité des agences organisent aussi l'hébergement, et je souhaite réserver les hôtels moi-même...

Merci d'avance pour vos conseils !
La ViaRhôna à vélo English translation pending
by Elgie · 2018-05-02 · 4 replies
Bonsoir,

Cette année nous marchons à rouer par le Rhône, à cause des limitations de temps (nous n'avons qu'une semaine) et des questions logistiques on se limitera à le dernier tronçon, de Montélimar à Avignon.

Nous marchons avec des vélos pliants, alors ce qu'il m'inquiéte c'est le terrain, si la route marche par des petites autorroutes je n'ai pas du souci, mais est-ce qu'on trouve des pistes à gravel ou trop de boue (on sort en aôut) ou d'autres obstacles pour des roues petites?
À vélo de la Finlande à la Russie English translation pending
by Duragne · 2018-05-02 · 4 replies
Bonsoir à tous J'aimerais savoir si on peut franchir à vélo la frontière entre la Finlande et la Russie à Lappeenranta pour aller jusqu'à St Petersbourg et quelle route prendre car il parait que c'est dangereux , ou bien franchir la frontière à Virolahti et quel itinéraire suivre jusqu'à St Petersbourg . Merci pour votre aide François
Une semaine camping-car en Albanie English translation pending
by Frmire · 2018-05-01 · 3 replies
Bonjour Après la Croatie nous pensons faire un tour en Albanie puis retour par l'Italie Qui peut nous faire un retour sur les différents mode de traversées ? quels sont les bons plans pour loger merci pour vos réponses Françoise Michel
Taux euro/rial dans les hôtels en Iran English translation pending
by Fou2voyage · 2018-04-30 · 1 reply
Bonjour à tous !

J'aurais une petite question.

Voilà, je viens d'arriver à Ispahan dans un hotel que j'ai réservé pour 4 nuits depuis la France. Celui-ci proposait des prix en euro sur son site. Je me suis aperçu en arrivant que les prix affichés au comptoir étaient aussi en euro et qu'il n'y avait "apparemment" pas de prix en rial. Problème, j'ai déjà converti une bonne partie de mon argent (1 euro pour 61 000 rials) et souhaiterais payer en monnaie locale.

Le gérant me propose 68 000 euros pour 1 euro à partir bien sûr du prix de base en euro... Ce qui s'avère très désavantageux, surtout par rapport au taux de conversion officiel.

J'avais entendu dire que les hotels étaient tenus d'avoir des prix en rial et/ou d'appliquer le taux officiel. Est ce exact ? ( ou faux : ) ).

Merci par avance !
Randonnée dans le parc national Chirripó (Costa Rica) English translation pending
by Elle12 · 2018-04-30 · 1 reply
Bonjour, Nous partons trois semaines au août au Costa Rica. Je suis tentée par passer quelques jours dans le parc national de Chirippo pour faire une randonnée. Connaissez vous des randonnées à Faire dans ce parc autre que l'ascension du sommet de chirripo? Merci d'avance pour vos réponses Estelle
Sécurité au Salvador et bus Honduras - Guatemala English translation pending
by Ajfflorian · 2018-04-30 · 5 replies
salut a tous

je m'appelle florian j'adore l'amérique latine , les voyages etc

et en novembre je pars 8 jours au salvador ( san salvador , la playa del tunco , la puerta del diablo , el lago coatepeque et j'aimerais savoir si c'etais vraiment aussi dangereux quon le dit et quon peut lire sur internet

je pense aussi prendre le bus pour guatemala city y tegucigalpa ( honduras ) quelque conseil ?

je vous remerci d 'avance a bientot
Wi-Fi en Iran English translation pending
by Bmag33 · 2018-04-30 · 8 replies
Bonjour , partant en Iran pour une quinzaine de jours en octobre prochain , je voudrais savoir si je pourrai me connecter , grâce un smartphone android , facilement et gratuitement à internet ( Whats App) par l'intermédiaire du wifi des hôtels (4*) , bonne réception , BM
Préparation voyage dans les fjords du nord-ouest de l'Islande en mars English translation pending
by Gmt95 · 2018-04-30 · 8 replies
Bonjour à tous, C'est ma première intervention sur ce forum mais pas ma première consultation. Nous envisageons avec mon épouse un séjour d'une semaine en Islande au mois de mars 2019. Ci-joint la carte de l'itinéraire prévu avec les étapes. Qu'en pensez-vous ? On aimerait bien voir des aurores, ce qui justifie l'époque choisie. Merci de vos précieux conseils. @++ Gérard et Armelle
Majorque en mai: climat, touristes, etc English translation pending
by Alouette123 · 2018-04-30 · 3 replies
Bonjour

J'aimerais savoir s'il y a des personnes qui ont déjà séjournés à Majorque en Mai. Ca semble être la période idéale pour profiter d'un climat agréable mais pas étouffant. Seulement, qu'en est-il de la fréquentation touristique? Ai-je des chances de trouver une île pas trop "encombré" entre le 09 et 15 mai? Certains sites avancent que la haute saison commence déjà en Mai, d'autres en juillet, etc... pas évident d'y vivre clair.

D'avance merci pour vos retours,
Informations TIV et ESTA pour les États-Unis English translation pending
by Hvwll · 2018-04-30 · 3 replies
Bonjour, j'espère que je suis au bon endroit pour une telle question !

Je viens demander votre aide peut-être quelque connaît la réponse ou a déjà vécu ceci. On prévoit avec ma compagne un voyage aux USA l'année prochaine, cependant une question me taraude. Elle n'est pas française, est sous protection subsidiaire et possède pour l'instant un titre de séjour qu'elle renouvelle tous les un ou deux ans (n'a plus aucun papiers de son pays d'origine du coup). Pour voyager hors de France elle va donc faire un titre d’identité et de voyage (TIV) d'une durée d'un an. Le problème c'est que je n'arrive pas à trouver l'info' si c'est considéré comme un passeport "normal" on va dire et que l'ESTA + ça suffit ou s'il lui faut demander le VISA tourisme. Je n'arrive pas à trouver à quoi ça ressemble ou bien même si c'est biométrique ou pas etc...

Merci par avance de ce précieux conseil si des personnes s'y connaissent.
Canal de la Garonne à vélo English translation pending
by Belije01 · 2018-04-29 · 3 replies
Nous sommes du Québec. Nous prévoyons faire le canal en vélo à la mi-juillet de Bordeaux à Toulouse, peut-être Carcassonne. Nous utiliserons les services de Randovélo pour les vélos et l'hébergement. Si vous êtes familier avec ce circuit, nous apprécierions vos suggestions et commentaires. Merci
Visa pour les États-Unis et le Mexique pour étudiant belge English translation pending
by Annececil · 2018-04-29 · 1 reply
Ma fille part pour 10 mois aux États Unis comme exchange student. Bien sûr elle aura son Visa. Cependant sa famille d’accueil va l’emmener en vacances au Mexique. Doit elle demander un visa pour le Mexique avant son départ aux usa ou bien doit elle faire les formalités aux usa ? Ou bien il n’ Y a rien de spécial à faire quand c’ Juste une semaine de vacances ?
Vols AirAsia et bagages English translation pending
by Rastad · 2018-04-29 · 4 replies
Bonjour à tous je suis en train d'acheter mes vols pour nos vacances de cet été

j'ai une demande car j'ai un doute concernant les bagages avec AIR ASIA quand on a sélectionné le vol on nous propose soit un value pack soit un premium flex avec différentes prestations pour le value pack si l'on ne souhaite pas l'option donc avec le tarif de base a t'on le droit aux 20kg de bagages? ou faut il prendre le pack pour bénéficier entre autres des 20 kg de bagages dans le pack il est inscrit

value pack 24, ,99 usd

20kg bagages allowance

1 meal standard seat selection bagages delay

merci d'avance de votre aide Danilo
D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient English translation pending
by Lumpyoli · 2018-04-28 · 26 replies
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...

Arménie - Iran : récit de voyage

Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.

Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.

L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.

Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.

Dimanche 1er octobre :

Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.

Marché couvert de Erevan

Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.

Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.

Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.

Gare de Erevan

Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine

Lundi 2 octobre :

Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.

Monastère de Khor VIrap

Champs aux alentours de Khor Virap

On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.

Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni

Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.

Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.

C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.

Pêcheur à Eghegnazor

Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.

Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.

Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.

Mardi 3 octobre :

Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.



Noravank

Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.

Arates

Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.

Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…

Mercredi 4 octobre:

Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.

Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris

La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.

Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.

Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.

Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.

Jeudi 5 octobre:

La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.

Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.

Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant

Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.

Transhumance

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.

D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.

Sur la route

Monastère de Vorotnavank

Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian

Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.

Tatev

Vendredi 6 octobre:

La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.

Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.

J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.

A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.

En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan

Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.

A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.

Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.

Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.

La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.

Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.

Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.

Un homme transporte du fourrage sur son âne

Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.

C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.

Suite ci dessous ->
Où séjourner en Martinique pour rayonner facilement pendant 2 semaines? English translation pending
by Gdm89 · 2018-04-28 · 9 replies
Bonjour,

Nous souhaitons découvrir la Martinique pendant environs 2 semaines en janvier 2019. Je ne me rends pas compte des distances réelles entre nord et sud. Quel est le coin le plus approprié pour trouver une location qui nous permette d'aller facilement un peu partout ?

Merci d'avance pour vos avis.

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