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Visiter la côte est de Taïwan English translation pending
Bonjour,
Mon fils est à Taipei en ce moment pour un échange universitaire et nous allons le rejoindre pour visiter ce pays qui a l'air de beaucoup lui plaire à la fin du mois de novembre ! Nous souhaiterions bien entendu visiter Taipei et ses alentours durant 4 jours et durant 5 jours aller visiter les gorges de Taroko puis descendre sur Green Island. Où vous conseilleriez nous de dormir à l'hôtel pour les gorges de Taroko ? Je pense que nous allons descendre en train pour les gorges de Taroko mais en repartant direction Taitung, ne serait il pas plus facile de prendre un taxi ? Petite précision : nous serons 5 adultes avec bagages
J'ai regardé sur un site de recherche d'hôtels pour trouver un hôtel à Green island mais pensez vous s'il y en a d'autres car il n'y a plus grand chose de disponible. Y a t il d'autres endroits qui valent le coup d'être vus sur cette route ?
Je vous remercie beaucoup de bien vouloir me répondre
Mon fils est à Taipei en ce moment pour un échange universitaire et nous allons le rejoindre pour visiter ce pays qui a l'air de beaucoup lui plaire à la fin du mois de novembre ! Nous souhaiterions bien entendu visiter Taipei et ses alentours durant 4 jours et durant 5 jours aller visiter les gorges de Taroko puis descendre sur Green Island. Où vous conseilleriez nous de dormir à l'hôtel pour les gorges de Taroko ? Je pense que nous allons descendre en train pour les gorges de Taroko mais en repartant direction Taitung, ne serait il pas plus facile de prendre un taxi ? Petite précision : nous serons 5 adultes avec bagages
J'ai regardé sur un site de recherche d'hôtels pour trouver un hôtel à Green island mais pensez vous s'il y en a d'autres car il n'y a plus grand chose de disponible. Y a t il d'autres endroits qui valent le coup d'être vus sur cette route ?
Je vous remercie beaucoup de bien vouloir me répondre
Visiter New York la nuit English translation pending
Bonjour tout le monde.
Je viens vers vous car j ai une question qui n a pas trouvé réponse sur ce forum.
En avril nous repartons pour NY. Nous y sommes allés en Mai dernier et depuis que nous sommes rentrés nous n avons qu une hâte c est d y retourner !!!!
Bref nous avons fait NY en long en large et en travers en grande partie à pieds. Ce Qui nous a valu une certaine fatigue et donc à notre grand regret nous n avons pas visiter NY le soir. Ou très peu.
Alors que nous conseillez vous de visiter le soir ???
Merci de vos réponses !!!
Amelie
Je viens vers vous car j ai une question qui n a pas trouvé réponse sur ce forum.
En avril nous repartons pour NY. Nous y sommes allés en Mai dernier et depuis que nous sommes rentrés nous n avons qu une hâte c est d y retourner !!!!
Bref nous avons fait NY en long en large et en travers en grande partie à pieds. Ce Qui nous a valu une certaine fatigue et donc à notre grand regret nous n avons pas visiter NY le soir. Ou très peu.
Alors que nous conseillez vous de visiter le soir ???
Merci de vos réponses !!!
Amelie
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
3 jours à New York proposition d'itinéraire English translation pending
Bonjour a tous
j'aimerais avoir l'avis des pros des New york sur mon itininéraire
voyage en Mai 2016 (est et ouest), nous seront à new york 2 /3 jours, nous logerons au radio city appartment proche time square j'ai préparé l'itineraire suivant:
J1: le dimanche 15 mai arrivé JFK le 15/05 à 13h arrivé à l'hotel vers 16h, le soir ballade time square
J2: le lundi16 mai 7h30 Ferry pour staten island (vue statue de la libertée) 9h00 /11h00 quartier wall street 13h00 15h00 memorial 11/09 15h00 16h00 shopping century 21 16h00 ballade SOHO, Greenwich Village 20h00 Empire state bulding
J3: le mardi 17 mai 8h00 10h00 top of the rock (proche hotel) 10h00 12h00 pont de brooklin (aller en metro, retour à pied par le pont) 12h00 14h00 ballade chinatown et little Italie 14h00 15h00 route vers centrale park 15h00 17h00 central park 19h00 21h00 croisiere circle line "Harborlight " 21h00 ballade time square
J4: le mercredi 18 mai 8h00 12h00 ballade et shopping 5eme avenue 12h00 transfert vers aeroport 17h30 depart JFK pour LAs vegas
Voila, que penser vous du parcours, trop long?, trop court? y manque t'il des choses? c'est vrai que j'aurais aimé un tour meme tres rapide au MET, mais je n'arrive pas à le caser!!!
sivous avez des suggestion je suis preneur j'aimerais aussi avoir votre avis sur les temps de transfert vers les aeroport que j'ai prévu d'avance merci Julien
voyage en Mai 2016 (est et ouest), nous seront à new york 2 /3 jours, nous logerons au radio city appartment proche time square j'ai préparé l'itineraire suivant:
J1: le dimanche 15 mai arrivé JFK le 15/05 à 13h arrivé à l'hotel vers 16h, le soir ballade time square
J2: le lundi16 mai 7h30 Ferry pour staten island (vue statue de la libertée) 9h00 /11h00 quartier wall street 13h00 15h00 memorial 11/09 15h00 16h00 shopping century 21 16h00 ballade SOHO, Greenwich Village 20h00 Empire state bulding
J3: le mardi 17 mai 8h00 10h00 top of the rock (proche hotel) 10h00 12h00 pont de brooklin (aller en metro, retour à pied par le pont) 12h00 14h00 ballade chinatown et little Italie 14h00 15h00 route vers centrale park 15h00 17h00 central park 19h00 21h00 croisiere circle line "Harborlight " 21h00 ballade time square
J4: le mercredi 18 mai 8h00 12h00 ballade et shopping 5eme avenue 12h00 transfert vers aeroport 17h30 depart JFK pour LAs vegas
Voila, que penser vous du parcours, trop long?, trop court? y manque t'il des choses? c'est vrai que j'aurais aimé un tour meme tres rapide au MET, mais je n'arrive pas à le caser!!!
sivous avez des suggestion je suis preneur j'aimerais aussi avoir votre avis sur les temps de transfert vers les aeroport que j'ai prévu d'avance merci Julien
Climat côte est/côte sud Sri Lanka en octobre English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons dans 3 semaines pour le Sri Lanka et avons constitué un itinéraire sans réservation de Gh ce qui nous permet de garder une certaine liberté. Nous souhaitons nous rendre, entre autre, à Trincomalee et dans les environs de Matara. Quelqu'un a-t-il un retour d'expérience sur cette période là pour la côte Est et celle du Sud ? Peut-on se baigner et faire du snorkelling sereinement avec nos 3 enfants (16, 14 et 7 ans) ?
Avec tous mes remerciements
Nous partons dans 3 semaines pour le Sri Lanka et avons constitué un itinéraire sans réservation de Gh ce qui nous permet de garder une certaine liberté. Nous souhaitons nous rendre, entre autre, à Trincomalee et dans les environs de Matara. Quelqu'un a-t-il un retour d'expérience sur cette période là pour la côte Est et celle du Sud ? Peut-on se baigner et faire du snorkelling sereinement avec nos 3 enfants (16, 14 et 7 ans) ?
Avec tous mes remerciements
Un samedi à New York: plage ou shopping? English translation pending
Bonjour, je suis en pleine préparation de notre voyage en famille à new york et je me demande si il est mieux de faire une journée shopping dans Soho, Tribeka, Nolita, little Italy et Chinatown un Samedi ( peut être trop de monde ?)
Ou bien de faire une journée plage et parc d'attraction pour mon loulou à coney island le Samedi
(même problème affluence ?)
Nous restons 2 semaines sur New York ( et alentours ) et je peut donc placer l'un ou l'autre un autre jour.
Quelqu'un peut il me conseiller?
merci d'avance.
Falbala
merci d'avance.
Falbala
Circuit Nord de l'Afrique du Sud/ Botswana janvier 2016? English translation pending
Bonjour à tous ! 🙂
Quand on va une fois en Namibie et au Botswana...on y retourne une deuxième fois, on rajoute un morceau d'Afrique du Sud..et du coup on a envie de revenir une 3° fois !!!! Alors, on arrive à Jo'burg le 31 Décembre (!) et on en repartira le 16 Janvier; c'est pas bien long, mais mieux que rien et le prix du billet d'avion, "irresistible" ! A priori, on devrait avoir un véhicule genre Bushcamper , sur une base de Toyota double cab. (on est 2) Jusque là tout va bien... mais où on va?????????????? Ce qui nous branche : les paysages grandioses, la faune, les Braai avec le ptit vin qui va bien... et les endroits de rêve pour nous tout seuls... Sur ce dernier point, j'ai comme l'impression que ça va coincer : les sud Af sont justement en vacances à ce moment là, et ils aiment tout comme nous (surtout les braai et le p'tit vin!), ce qui fait que les beaux coins tranquilles sont surpeuplés !🤪 (enfin, on va pas leur reprocher de visiter leur propre pays, quand même...) J'ai donc zappé de la carte: le Kruger, la côte (Ste lucia) et Imfolozi-Hluhluwe les montagnes, bof... Cape Town, dommage c'est trop loin et surcoût de billets (4° voyage en perspective)😏 Donc...j'ai regardé vers le Nord : Limpopo/ Mapubungwe.... Botswana : Tuli/ Khama rhino/Ntwe Pan/Gabarone et retour Jo'burg ??? Qu'en pensent ceux qui ont déjà sillonné ces endroits ??? (saison des pluies???? trop de kms ???) Merci pour tous vos avis, suggestions et adresses !!!! Bonne soirée !😉
Quand on va une fois en Namibie et au Botswana...on y retourne une deuxième fois, on rajoute un morceau d'Afrique du Sud..et du coup on a envie de revenir une 3° fois !!!! Alors, on arrive à Jo'burg le 31 Décembre (!) et on en repartira le 16 Janvier; c'est pas bien long, mais mieux que rien et le prix du billet d'avion, "irresistible" ! A priori, on devrait avoir un véhicule genre Bushcamper , sur une base de Toyota double cab. (on est 2) Jusque là tout va bien... mais où on va?????????????? Ce qui nous branche : les paysages grandioses, la faune, les Braai avec le ptit vin qui va bien... et les endroits de rêve pour nous tout seuls... Sur ce dernier point, j'ai comme l'impression que ça va coincer : les sud Af sont justement en vacances à ce moment là, et ils aiment tout comme nous (surtout les braai et le p'tit vin!), ce qui fait que les beaux coins tranquilles sont surpeuplés !🤪 (enfin, on va pas leur reprocher de visiter leur propre pays, quand même...) J'ai donc zappé de la carte: le Kruger, la côte (Ste lucia) et Imfolozi-Hluhluwe les montagnes, bof... Cape Town, dommage c'est trop loin et surcoût de billets (4° voyage en perspective)😏 Donc...j'ai regardé vers le Nord : Limpopo/ Mapubungwe.... Botswana : Tuli/ Khama rhino/Ntwe Pan/Gabarone et retour Jo'burg ??? Qu'en pensent ceux qui ont déjà sillonné ces endroits ??? (saison des pluies???? trop de kms ???) Merci pour tous vos avis, suggestions et adresses !!!! Bonne soirée !😉
Où s'arrêter entre Salt Lake City et Moab? English translation pending
Bonjour à tous
J'aimerais connaitre vos avis concernant une étape à faire entre Salt Lake City et Moab. En fait quand je dis Salt Lake City , ce serait plutôt Brigham City car j'aimerais visiter la réserve naturelle de Bear River Bird Refuge. Ce lieu m'attire parce que j'aime les oiseaux mais on n'en parle pas beaucoup sur VF. Si certains d'entre-vous connaissent, pouvez-vous me dire si cela en vaut la peine ? J'en reviens à ma première question. Le trajet entre Brigham City et Moab est bien long, aussi j'aimerais faire une étape. J'ai pensé à Castle Dale pour visiter Wedge Overlook et Buck Draw canyon. Qu'en pensez-vous? Est-ce une bonne idée ou y a-t-il mieux à faire sur ce tronçon? D'avance, merci à tous ceux qui ont des conseils.
J'aimerais connaitre vos avis concernant une étape à faire entre Salt Lake City et Moab. En fait quand je dis Salt Lake City , ce serait plutôt Brigham City car j'aimerais visiter la réserve naturelle de Bear River Bird Refuge. Ce lieu m'attire parce que j'aime les oiseaux mais on n'en parle pas beaucoup sur VF. Si certains d'entre-vous connaissent, pouvez-vous me dire si cela en vaut la peine ? J'en reviens à ma première question. Le trajet entre Brigham City et Moab est bien long, aussi j'aimerais faire une étape. J'ai pensé à Castle Dale pour visiter Wedge Overlook et Buck Draw canyon. Qu'en pensez-vous? Est-ce une bonne idée ou y a-t-il mieux à faire sur ce tronçon? D'avance, merci à tous ceux qui ont des conseils.
Itinéraire centre/sud Australie English translation pending
Bonjour a tous,
On est deux cops' qui souhaitent partir en Australie en début d’année prochaine (janvier/ février). On a déjà un itinéraire mais on se rend pas bien compte des distances, du temps pour visiter, découvrir... On a évidemment envie de tout voir mais pas de maniéré bâclée. Bref on attend vos conseils avec impatience :)
Circuit pour 3 semaines (vols compris): - Sydney (3jrs pour découvrir la ville dont 1 journée plages) - Blue Montains (1jr en se levant tôt ce jour la) - Ocean Road de Sydney a Adelaide (4jours) - Melbourne (2jrs pour découvrir la ville avec survol en montgolfière) - Melbourne (1jr Open de tennis) - Vignobles (1jr) - Adelaide (1jr puisqu'on y passe) - Kangourou Island (1jr) - Route pour Ayers Rock (3 jours avec plusieurs arrêt a Flinders Ranges) - Découverte d'Ayers Rock et des environs avec un guide (2jrs)
Maintenant voila nos questions: - Qu'est ce qu'il y a a voir sur l'Ocean Road? Est ce que 4 jours c'est trop long par rapport au reste du circuit)? - Kangourou Island j'ai entendu des mauvaises critiques, qu'est ce que vous en pensez? - On pourrait aussi prendre le Ghan pour Ayers Rocks et faire un tour sur place mais c'est un peu dommage? Combien de temps faut il en faisant plusieurs arrêts (mines d'opales, observatoire des étoiles...) - Est ce qu'il vaut mieux partir avec un camping car (on est pas fan des immenses campings avec piscines ect, on préféré la nature, le feu de camp et les étoiles) ou avec un 4x4 (arrêts dans des hôtels)? - Est ce que si on prend des petites routes on risque de se perdre? - Est ce qu'il y a des choses a enlever pour en privilégier d'autres? On souhaite un peu prendre notre temps malgré tout.
Merciiiiiiii beaucoup d'avance!! Jessie
On est deux cops' qui souhaitent partir en Australie en début d’année prochaine (janvier/ février). On a déjà un itinéraire mais on se rend pas bien compte des distances, du temps pour visiter, découvrir... On a évidemment envie de tout voir mais pas de maniéré bâclée. Bref on attend vos conseils avec impatience :)
Circuit pour 3 semaines (vols compris): - Sydney (3jrs pour découvrir la ville dont 1 journée plages) - Blue Montains (1jr en se levant tôt ce jour la) - Ocean Road de Sydney a Adelaide (4jours) - Melbourne (2jrs pour découvrir la ville avec survol en montgolfière) - Melbourne (1jr Open de tennis) - Vignobles (1jr) - Adelaide (1jr puisqu'on y passe) - Kangourou Island (1jr) - Route pour Ayers Rock (3 jours avec plusieurs arrêt a Flinders Ranges) - Découverte d'Ayers Rock et des environs avec un guide (2jrs)
Maintenant voila nos questions: - Qu'est ce qu'il y a a voir sur l'Ocean Road? Est ce que 4 jours c'est trop long par rapport au reste du circuit)? - Kangourou Island j'ai entendu des mauvaises critiques, qu'est ce que vous en pensez? - On pourrait aussi prendre le Ghan pour Ayers Rocks et faire un tour sur place mais c'est un peu dommage? Combien de temps faut il en faisant plusieurs arrêts (mines d'opales, observatoire des étoiles...) - Est ce qu'il vaut mieux partir avec un camping car (on est pas fan des immenses campings avec piscines ect, on préféré la nature, le feu de camp et les étoiles) ou avec un 4x4 (arrêts dans des hôtels)? - Est ce que si on prend des petites routes on risque de se perdre? - Est ce qu'il y a des choses a enlever pour en privilégier d'autres? On souhaite un peu prendre notre temps malgré tout.
Merciiiiiiii beaucoup d'avance!! Jessie
Itinéraire côte est et sud-est des USA English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un jeune couple et nous partons du 14/05 au 16/06 aux usa. En 2011 nous avons fait la côte ouest et maintenant nous voulons faire l'ouest. Nous ne sommes pas fan d'art, ... nous préférons la nature. Et nous adorons les parcs d'attractions. N'hésitez pas à dire si il y a des trucs qu'il faut absolument voir et que je n'ai pas noté.
14/05 => Arriver à 17h47 à Boston 15/05 => Visite de Copley Square - Prudential Tower - Quincy Market (Faneuil Hall) 16/05 => Visite de l'Université d'Harvard (métro) - Promenade le long de Waterfront - Baleine 17/05 => Visite de Salem (Train) 18/05 => Location de voiture - Cape Cod - Dormir à Providence 19/05 => Visite de Providence - Université de Yale - Fin de journée aller à New York et rendre la voiture 20/05 => Matinée visite de la statue de la liberté et ellis island - Après midi au quartier financier 21/05 => Visite de Flatiron Building - Trump Tower - Empire State Building et Times Square 22/05 => Promener à Brooklyn - Central Park - Musée d'histoire naturelle 23/05 => Une journée à Six Flags Great Adventure (aller retour en bus) 24/05 => Prendre le bus pour Philadelphie - Dans l'après midi faire une visite en segway 25/05 => Love park - Outlet à Philadelphie 26/05 => Prendre le bus pour Washington - Georgetown 27/05 => Visite du National Mall (Maison blanche - Capitole - Washington Monument) 28/05 => Visite du Thomas Jefferson Memorial - Musée Air and Space 29/05 => Prendre l'avion au matin pour Buffalo - Location de voiture pour visite des Chutes du Niagara 30/05 => Visite des Chutes du Niagara - Avion pour orlando - acheter ticket pour disney et universal. 31/05 => Disney - Magic Kingdom 01/06 => Disney - Epcot 02/06 => Disney - Disney Hollywood Studios 03/06 => Disney - Typhoon Lagoon - Blizzard Beach 04/06 => Repos hôtel 05/06 => universal Studio 06/06 => Universal Studio 07/06 => Location de voiture - Direction Cape Canaveral 08/06 => Cape Canaveral - fin de journée aller vers St Petersburg - Coquina Beach 09/06 => Journée à St Petersburg - Coquina Beach - fin de journée direction Naples 10/06 => Journée à la plage - soirée balade sur le Naples Pier 11/06 => Matin direction Everglades 12/06 => Everglades - Fin de journée direction les Keys. 13/06 => Keys 14/06 => Direction Miami Beach 15/06 => Miami Beach 16/06 => Miami Beach - avion à 21h20
Pour l'instant nous avons juste réservé l'avion aller retour. Nous souhaitons finir avec 2 ou 3 jours de plage pour se reposer un peu ;-) Merci pour vos réponses
Jenny
Nous sommes un jeune couple et nous partons du 14/05 au 16/06 aux usa. En 2011 nous avons fait la côte ouest et maintenant nous voulons faire l'ouest. Nous ne sommes pas fan d'art, ... nous préférons la nature. Et nous adorons les parcs d'attractions. N'hésitez pas à dire si il y a des trucs qu'il faut absolument voir et que je n'ai pas noté.
14/05 => Arriver à 17h47 à Boston 15/05 => Visite de Copley Square - Prudential Tower - Quincy Market (Faneuil Hall) 16/05 => Visite de l'Université d'Harvard (métro) - Promenade le long de Waterfront - Baleine 17/05 => Visite de Salem (Train) 18/05 => Location de voiture - Cape Cod - Dormir à Providence 19/05 => Visite de Providence - Université de Yale - Fin de journée aller à New York et rendre la voiture 20/05 => Matinée visite de la statue de la liberté et ellis island - Après midi au quartier financier 21/05 => Visite de Flatiron Building - Trump Tower - Empire State Building et Times Square 22/05 => Promener à Brooklyn - Central Park - Musée d'histoire naturelle 23/05 => Une journée à Six Flags Great Adventure (aller retour en bus) 24/05 => Prendre le bus pour Philadelphie - Dans l'après midi faire une visite en segway 25/05 => Love park - Outlet à Philadelphie 26/05 => Prendre le bus pour Washington - Georgetown 27/05 => Visite du National Mall (Maison blanche - Capitole - Washington Monument) 28/05 => Visite du Thomas Jefferson Memorial - Musée Air and Space 29/05 => Prendre l'avion au matin pour Buffalo - Location de voiture pour visite des Chutes du Niagara 30/05 => Visite des Chutes du Niagara - Avion pour orlando - acheter ticket pour disney et universal. 31/05 => Disney - Magic Kingdom 01/06 => Disney - Epcot 02/06 => Disney - Disney Hollywood Studios 03/06 => Disney - Typhoon Lagoon - Blizzard Beach 04/06 => Repos hôtel 05/06 => universal Studio 06/06 => Universal Studio 07/06 => Location de voiture - Direction Cape Canaveral 08/06 => Cape Canaveral - fin de journée aller vers St Petersburg - Coquina Beach 09/06 => Journée à St Petersburg - Coquina Beach - fin de journée direction Naples 10/06 => Journée à la plage - soirée balade sur le Naples Pier 11/06 => Matin direction Everglades 12/06 => Everglades - Fin de journée direction les Keys. 13/06 => Keys 14/06 => Direction Miami Beach 15/06 => Miami Beach 16/06 => Miami Beach - avion à 21h20
Pour l'instant nous avons juste réservé l'avion aller retour. Nous souhaitons finir avec 2 ou 3 jours de plage pour se reposer un peu ;-) Merci pour vos réponses
Jenny
Tanzanie septembre 2016: safari et Zanzibar English translation pending
bonjour
voilà nous projetons avec une amie un voyage en Tanzanie (environ 3 semaines)
Au programme:
safari (je fais de la photo), paysages, Zanzibar et après avoir lu pas mal de choses positives je serais bien intéressée par faire également Mafia Island
J'ai donc plusieurs questions. Pensez vous qu'il est possible de faire: - les parcs du Nord (Kilimanjaro sans ascension, Arusha, Tarangire, Ngorongoro, Serengeti, lake Victoria, Rubondo Island) - Zanzibar (à la fin du séjour plutôt) - Mafia Island - L'ouest : Mahale mountains, Katavi, Gombe
Ou bien est-ce trop? Et doit on dès lors se résoudre à abandonner l'ouest ?
Autre chose. Nous allons en Tanzanie pour faire un safari et voir de nombreuses espèces animales mais nous souhaiterions également faire des randonnées pour observer les paysages et autres. Quels conseils auriez vous?
Merci d'avance de vos retours.
J'ai donc plusieurs questions. Pensez vous qu'il est possible de faire: - les parcs du Nord (Kilimanjaro sans ascension, Arusha, Tarangire, Ngorongoro, Serengeti, lake Victoria, Rubondo Island) - Zanzibar (à la fin du séjour plutôt) - Mafia Island - L'ouest : Mahale mountains, Katavi, Gombe
Ou bien est-ce trop? Et doit on dès lors se résoudre à abandonner l'ouest ?
Autre chose. Nous allons en Tanzanie pour faire un safari et voir de nombreuses espèces animales mais nous souhaiterions également faire des randonnées pour observer les paysages et autres. Quels conseils auriez vous?
Merci d'avance de vos retours.
Voyage de 3 semaines ouest USA été 2015 English translation pending
Bonjour,
Je pars, avec 3 amis, du 22 août au 12 septembre 2015 à l'ouest des USA. Je travaille actuellement sur mon roadbook !! C'est très long, mais très intéressant... Et également très difficile. C'est pourquoi, j'aimerai avoir vos avis et vos conseils avisés.
Voici l'itinéraire :
Jour 1: Départ de Lyon et arrivée à Los Angeles à 17h30. Nous récupérons la voiture et allons à l'hôtel (Best Western Plus Hollywood Hills) Jour 2: Visite de Los Angeles : le matin Hollywood et Beverly Hills l'après-midi Santa Monica et Venice Beach le soir Griffith Observatory Jour 3: Universal Studios jusqu'à 17h Visite de Dowtown (si possible???) Jour 4: Los Angeles - Kingman (hôtel Best Western Plus Kings Inn) Arrêts à Newberry Springs et Oatman Jour 5: Kingman - Grand Canyon (hôtel Canyon Plaza Resort) Arrêts à Hackberry, Seligman et Williams Prévue d'arriver en début d'après-midi au Grand Canyon et de faire ensuite les 3 points de vue à partir de Grand Canyon Village. Question : Cela est-il faisable?? Jour 6: Le matin : vol en hélicoptère L'après-midi : faire la Hermits Road en empruntant le Rim Trail Jour 7: Grand Canyon - Page (hôtel Courtyard Page at Lake Powell) En partant du Grand Canyon, faire la Desert View Drive Ensuite, Horseshoe Bend (entre 12h et 14h) Check-in à l'hôtel et se rendre ensuite à Lone Rock Beach Glen Canyon Dam Overlook - Wahweap Marina et Wahweap Overlook et assister au coucher de soleil. Jour 8: Page - Monument Valley (hôtel The View) Le matin : Upper Antelope Canyon Prévue d'arriver vers 15h ou 16h à Monument Valley et y faire la Valley Drive Jour 9: Monument Valley - Moab (hôtel Aarchway Inn) Goosenecks - Valley of the Gods - Moki Dugway - Muley Point Overlook Jour 10: Arches NP Le matin : Devil's Garden Trail - Skyline Arch - Broken Arch - Sand Dune Arch Revenir à l'hôtel L'après-midi (vers 16h) : Courthouse Towers - The Windows Section - Delicate Arch (assister au coucher de soleil) Jour 11: Le matin : Canyonlands (Island in the Sky) avec Shafer Canyon Overlook - Mesa Arch - Upheaval Dome - Green River Overlook - Buck Canyon Overlook - Grand View Point Overlook L'après-midi : Dead Horse Point Retour hôtel via la highway 313 Jour 12: Moab - Bryce Canyon (hôtel Best Western Plus Ruby's Inn) Goblin Valley Scenic Drive 12 Prévue arriver 15h ou 16h à Bryce et faire la Scenic Drive Jour 13: Bryce Canyon - Las Vegas (hôtel New York New York) Zion avec Canyon Overlook Trail Valley of Fire : questions peut-on la faire dans l'après-midi, et que faire en priorité ?? Jour 14: Las Vegas Jour 15: Las Vegas - Death Valley (Furnace Creek Ranch) Jour 16: Death Valley - Lee Vining (Lake View Lodge) Jour 17: Lee Vining - El Portal (Yosemite Cesar Lodge) Jour 18: El Portal - San Francisco (Buena Vista Motor Inn) Jour 19: San Francisco Jour 20: San Francisco Jour 21: San Francisco Jour 22: San Francisco - Lyon Vol retour à 19h05
Voilà !!Qu'en pensez-vous ??? Je me suis arrêtée pour le moment au jour 13. Tout ce que j'ai prévu pour le moment est-il réalisable ? Surtout en ce qui concerne les randonnées sur Moab.
Merci pour tous les conseils que vous pourrez m'apporter..😉
Je pars, avec 3 amis, du 22 août au 12 septembre 2015 à l'ouest des USA. Je travaille actuellement sur mon roadbook !! C'est très long, mais très intéressant... Et également très difficile. C'est pourquoi, j'aimerai avoir vos avis et vos conseils avisés.
Voici l'itinéraire :
Jour 1: Départ de Lyon et arrivée à Los Angeles à 17h30. Nous récupérons la voiture et allons à l'hôtel (Best Western Plus Hollywood Hills) Jour 2: Visite de Los Angeles : le matin Hollywood et Beverly Hills l'après-midi Santa Monica et Venice Beach le soir Griffith Observatory Jour 3: Universal Studios jusqu'à 17h Visite de Dowtown (si possible???) Jour 4: Los Angeles - Kingman (hôtel Best Western Plus Kings Inn) Arrêts à Newberry Springs et Oatman Jour 5: Kingman - Grand Canyon (hôtel Canyon Plaza Resort) Arrêts à Hackberry, Seligman et Williams Prévue d'arriver en début d'après-midi au Grand Canyon et de faire ensuite les 3 points de vue à partir de Grand Canyon Village. Question : Cela est-il faisable?? Jour 6: Le matin : vol en hélicoptère L'après-midi : faire la Hermits Road en empruntant le Rim Trail Jour 7: Grand Canyon - Page (hôtel Courtyard Page at Lake Powell) En partant du Grand Canyon, faire la Desert View Drive Ensuite, Horseshoe Bend (entre 12h et 14h) Check-in à l'hôtel et se rendre ensuite à Lone Rock Beach Glen Canyon Dam Overlook - Wahweap Marina et Wahweap Overlook et assister au coucher de soleil. Jour 8: Page - Monument Valley (hôtel The View) Le matin : Upper Antelope Canyon Prévue d'arriver vers 15h ou 16h à Monument Valley et y faire la Valley Drive Jour 9: Monument Valley - Moab (hôtel Aarchway Inn) Goosenecks - Valley of the Gods - Moki Dugway - Muley Point Overlook Jour 10: Arches NP Le matin : Devil's Garden Trail - Skyline Arch - Broken Arch - Sand Dune Arch Revenir à l'hôtel L'après-midi (vers 16h) : Courthouse Towers - The Windows Section - Delicate Arch (assister au coucher de soleil) Jour 11: Le matin : Canyonlands (Island in the Sky) avec Shafer Canyon Overlook - Mesa Arch - Upheaval Dome - Green River Overlook - Buck Canyon Overlook - Grand View Point Overlook L'après-midi : Dead Horse Point Retour hôtel via la highway 313 Jour 12: Moab - Bryce Canyon (hôtel Best Western Plus Ruby's Inn) Goblin Valley Scenic Drive 12 Prévue arriver 15h ou 16h à Bryce et faire la Scenic Drive Jour 13: Bryce Canyon - Las Vegas (hôtel New York New York) Zion avec Canyon Overlook Trail Valley of Fire : questions peut-on la faire dans l'après-midi, et que faire en priorité ?? Jour 14: Las Vegas Jour 15: Las Vegas - Death Valley (Furnace Creek Ranch) Jour 16: Death Valley - Lee Vining (Lake View Lodge) Jour 17: Lee Vining - El Portal (Yosemite Cesar Lodge) Jour 18: El Portal - San Francisco (Buena Vista Motor Inn) Jour 19: San Francisco Jour 20: San Francisco Jour 21: San Francisco Jour 22: San Francisco - Lyon Vol retour à 19h05
Voilà !!Qu'en pensez-vous ??? Je me suis arrêtée pour le moment au jour 13. Tout ce que j'ai prévu pour le moment est-il réalisable ? Surtout en ce qui concerne les randonnées sur Moab.
Merci pour tous les conseils que vous pourrez m'apporter..😉
Réservation des hôtels en Thaïlande English translation pending
Bonjour
Nous partons pour la Thaillande en novembre, et ma question est il impératif de réserver tout les hotels ?
je pensais a celui du 1er soir d'arriver, et comme ensuite nous descendons vers les iles punket, ko yao noi, ko phi phi et ko lanta suivant nos envie et les lieux des trouver directement sur place
merci de vos conseils
merci de vos conseils
Changement de terminal à Johannesburg English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais faire un voyage en Afrique du Sud cet été. J'ai déjà pris mes billets long courrier et j'arrive à Jobourg. Nous passons 13 jours au environ du parc Kruger et du Blyde river canyon, puis nous partons pour 5 jours au Cap.
Je dois prendre mes billets pour le vol intérieur et je me pose la question pour le CPT --> JNB:
Sachant que mon décollage pour mon retour JNB --> NCE est à 19h30 et qu'il faut avant que je récupère mes bagages + que je m'enregistre, pensez-vous que je suis bon si j'attéri à Jobourg de mon CPT--> JNB à 16h35 ?
Est-ce que j'aurais le temps de débarquer (en espérant pas avoir de retard), récupérer mes bagaes, changer de terminal car j'arrive au B et je repart du A pour faire mon enregistrement pour mon retour long courrier ??
Merci pour vos retours car je ne connais pas du tout cet aéroport et le vol plus tôt me fait arriver à 12h45 et j'ai pas envie de passer 7h dans l'aéroport si c'est pas nécessaire.
Je vais faire un voyage en Afrique du Sud cet été. J'ai déjà pris mes billets long courrier et j'arrive à Jobourg. Nous passons 13 jours au environ du parc Kruger et du Blyde river canyon, puis nous partons pour 5 jours au Cap.
Je dois prendre mes billets pour le vol intérieur et je me pose la question pour le CPT --> JNB:
Sachant que mon décollage pour mon retour JNB --> NCE est à 19h30 et qu'il faut avant que je récupère mes bagages + que je m'enregistre, pensez-vous que je suis bon si j'attéri à Jobourg de mon CPT--> JNB à 16h35 ?
Est-ce que j'aurais le temps de débarquer (en espérant pas avoir de retard), récupérer mes bagaes, changer de terminal car j'arrive au B et je repart du A pour faire mon enregistrement pour mon retour long courrier ??
Merci pour vos retours car je ne connais pas du tout cet aéroport et le vol plus tôt me fait arriver à 12h45 et j'ai pas envie de passer 7h dans l'aéroport si c'est pas nécessaire.
Un mois en Malaisie entre juillet et août 2015 avec 3 enfants English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour un mois en Malaisie entre début Juillet et début Aout 2015. 🙂
Nous avons trois enfants dont une grande de 10 ans et 2 jumelles de 6 ans. Nous avons l'habitude de barrouder avec eux (Cuba, Québec, Italie (les pouilles), les cyclades (en voiture depuis la france...), etc...). On s'est toujours débrouillé pour partir en voiture...mais là, on va utiliser les transports en commun. 😉 On l'a fait par le passé mais on avait pas encore les enfants, c'était au Mali ou en indonésie. Là, avec les enfants, on doit préparer le voyage avec votre aide pour éluder plusieurs points d'interrogation:
Pour le moment on veut faire l'itinéraire suivant (avec les destinations où on est pas trop sur entre parenthèses):
Kuala Lumpur-> (Taman Negara) -> Cameron Island -> GeorgeTown -> (Kota Bharu) ->Iles Perhentian -> (iles KAPAS) -> Tasak Cini + Temerich ->(Malaka) -> SIngapour -> Iles Tioman -> (Endau Rompin) -> Kuala Lumpur
On le fait dans ce sens là à cause des moussons qui arrivent fin Juillet sur la cote Nord-Ouest. Oui, c'est trop long !!! 😠 Mais on aime mixer culture / nature / plage 😛. Il y a certainement des choses à enlever. Et en plus on a des questions sur la faisabilité de relier certaines destinations entre elles.
Pour l'itinéraire:
Vu nos deux jumelles de 6 ans, vaut-il mieux faire Taman Negara ou Endau ROmpin ? On a un doute quand à l'accessibilité de Taman Nagara, en particulier avec des enfants. Pour Taman, quelle est la porte d'entrée au parc ?
Kota Bharu nous tenterait beaucoup pour l'authenticité...qu'en pensez-vous ? Idem pour Malaka, mais à la lecture des forum les avis sont partagés. Cela fait-il vraiment redite avec Georgetown ?
Ensuite, est-ce que les iles Kapas ne feront pas redite après les iles perhentian ?
Singapour, c'est un choix. On veut y aller.
Pour les accès en bus:
Jusqu'aux iles perhentian, c'est bon. A priori, pas de soucis. ENsuite, on pense qu'il est possible de se rendre des iles perhentian aux iles Kapas par bateau. Faut-il réserver à l'avance ?...et ensuite, c'est le flou total...🤪
Est-il faisable de se rendre des iles Kapas jusqu'à Tasak CIni ou Temerich ? Puis pour SIngapour, y aura-t-il un trajet direct ?
Pour la fin du voyage, je pense que cela ne posera pas de soucis pour se rendre des Singapour à Tioman pour revenir à KL.
Voilà, merci par avance pour vos conseils avec les enfants et vos commentaires et conseils sur notre idée d'itinéraire.
COté moustique, on nous a déconseillé de prendre un traitement anti-palu avec les enfants et plutôt de porter systématiquement des manches longues imbibées d'insectiside. C'est bon ? 😮
Merci par avance à vous tous.
Yann et Karine
Nous partons pour un mois en Malaisie entre début Juillet et début Aout 2015. 🙂
Nous avons trois enfants dont une grande de 10 ans et 2 jumelles de 6 ans. Nous avons l'habitude de barrouder avec eux (Cuba, Québec, Italie (les pouilles), les cyclades (en voiture depuis la france...), etc...). On s'est toujours débrouillé pour partir en voiture...mais là, on va utiliser les transports en commun. 😉 On l'a fait par le passé mais on avait pas encore les enfants, c'était au Mali ou en indonésie. Là, avec les enfants, on doit préparer le voyage avec votre aide pour éluder plusieurs points d'interrogation:
Pour le moment on veut faire l'itinéraire suivant (avec les destinations où on est pas trop sur entre parenthèses):
Kuala Lumpur-> (Taman Negara) -> Cameron Island -> GeorgeTown -> (Kota Bharu) ->Iles Perhentian -> (iles KAPAS) -> Tasak Cini + Temerich ->(Malaka) -> SIngapour -> Iles Tioman -> (Endau Rompin) -> Kuala Lumpur
On le fait dans ce sens là à cause des moussons qui arrivent fin Juillet sur la cote Nord-Ouest. Oui, c'est trop long !!! 😠 Mais on aime mixer culture / nature / plage 😛. Il y a certainement des choses à enlever. Et en plus on a des questions sur la faisabilité de relier certaines destinations entre elles.
Pour l'itinéraire:
Vu nos deux jumelles de 6 ans, vaut-il mieux faire Taman Negara ou Endau ROmpin ? On a un doute quand à l'accessibilité de Taman Nagara, en particulier avec des enfants. Pour Taman, quelle est la porte d'entrée au parc ?
Kota Bharu nous tenterait beaucoup pour l'authenticité...qu'en pensez-vous ? Idem pour Malaka, mais à la lecture des forum les avis sont partagés. Cela fait-il vraiment redite avec Georgetown ?
Ensuite, est-ce que les iles Kapas ne feront pas redite après les iles perhentian ?
Singapour, c'est un choix. On veut y aller.
Pour les accès en bus:
Jusqu'aux iles perhentian, c'est bon. A priori, pas de soucis. ENsuite, on pense qu'il est possible de se rendre des iles perhentian aux iles Kapas par bateau. Faut-il réserver à l'avance ?...et ensuite, c'est le flou total...🤪
Est-il faisable de se rendre des iles Kapas jusqu'à Tasak CIni ou Temerich ? Puis pour SIngapour, y aura-t-il un trajet direct ?
Pour la fin du voyage, je pense que cela ne posera pas de soucis pour se rendre des Singapour à Tioman pour revenir à KL.
Voilà, merci par avance pour vos conseils avec les enfants et vos commentaires et conseils sur notre idée d'itinéraire.
COté moustique, on nous a déconseillé de prendre un traitement anti-palu avec les enfants et plutôt de porter systématiquement des manches longues imbibées d'insectiside. C'est bon ? 😮
Merci par avance à vous tous.
Yann et Karine
Itinéraire de 17 jours de Phoenix à San Francisco English translation pending
Bonjour,
Nouvelle sur le forum sur lequel je me suis pas mal renseignée pour faire mon itinéraire je souhaite avoir des avis de personnes expérimentées car comme beaucoup j'ai du mal à évaluer les temps de visites ce qu'il est possible de faire dans une journée ou non. Nous partons à 2 avec mon mari du 9 au 27 mai.Donc voilà l'itinéraire auquel je suis arrivée:
Jour 1 : Paris : 7h50 Phoenix : 19h06 durée voyage : Nuit Phoenix Jour 2: Phoenix/ Jerome /Sedona / Grand Canyon ; Nuit à Grand Canyon Jour 3 : Grand Canyon /Tuba City les différents points de vue le long de la rive sud du grand canyon ;ballade le long du Rim Nuit à Tuba City ou est-ce que j’ai le temps de pousser jusqu’à Page ? Jour 4 TubaCity/Page – Lake Powell AM : Après la route faire Antelope Canyon PM : Croisière sur Lake Powell à Rain bowbridge Nuit à Page Jour 5 : Page/ Monument Valley/Moab ou Monticello AM :Monument Valley PM : Parc Canyonlands-The Needles Nuit : j’hésite entre Moab et Monticello compte tenu des distances. Est-ce que cette journée n’est pas trop chargée ? Jour 6: Moab AM : Arches en faisant la rando Delicate Arches PM : Canyonlands : Island in the sky Nuit Moab Jour 7 : Moab/Torrey Goblin, little wild horse et Capitol reef Nuit à Torrey Jour 8: Torrey / Bryce Canyon Bryce Canyon Nuit à Bryce Canyon ou alentours. Une journée entière à Bryce Canyon est-ce trop ? Est ce que le soir on a le temps de s’approcher plus de Zion ? Jour 9 Bryce Canyon/ Springdale (Zion Park) AM: ZionPark, PM: Valley of fire Nuit à Las Vegas? Jour 10: Las Vegas? Jour 11 Las Vegas / Death Valley Nuit à Death Valley Jour 12 : Death Valley/ Mammoth Lakes Ou si Tioga fermé (on sera le 21 mai) Nuit à Mariposa ?? Death Valley/Three Rivers Alabama hills et Sequoia NP Nuit à Three Rivers Jour 13:Mammoth lakes / Mono lakes/ Yosemite (Tioga Road) Ou ??? Je ne sais pas comment aller à Yosemite si Tioga Road fermé. Que peut-on faire ? Remonter à Mariposa Groves ?Ou je pars sur Monterey pour faire une journée de plus à San Francisco ? Jour 14 : Yosemite Mariposa Grove (Forêt de Sequoia en espérant pas de neige!) . Apparemment un trajet en tramway existe (à approfondir) ; Wawona Road ( 50 miles ) ; Yosemite valley. Avec plein d’arrêts et de ballades sur la route.Randonnée de Vernal Falls Nuit à Yosemite El Portal ou à Mariposa Jour 15 : Mariposa/Monterey Aquarium de Monterey, Carmel Nuit à Monterey Jour 16: Monterey / San Francisco côte de Monterey à Santa Cruz, Péninsule de Monterey.(17 mile drive notamment) Jour 17 et 18: San Francisco Jour 19 :Vol San Francisco/Paris
J'ai l'impression que j'ai parfois des journées chargées (vers Moab) et d'autres peut-être au contraire pas assez. Las Vegas j'ai mis une journée mais nous ne sommes pas fan des bling-bling et peut-être le jour 9 nous pourrions arriver en début d'après midi (si le matin suffit pour faire Zion), y dormir et repartir le jour 10? Est-ce que ce serait trop court? Nous souhaitons en voir le maximum mais avec un rythme qui permette de faire des randonnées par-ci par-là et pas de la voiture du matin au soir. J'ai déjà la nuit au Grand Canyon sur le site (très cher!) mais est-ce que je dois tout réserver en mai? C'est sûr que si on ne réserve pas on garde plus de flexibilité mais aussi on perd du temps à chercher. Et puis on peut plus difficilement comparer les prix qu'en le faisant avec du temps à la maison. Avez-vous des conseils sinon pour les hotels? des noms pour des hotels corrects, propres mais vers 60/70€ la chambre max. Merci pour votre aide
Jour 1 : Paris : 7h50 Phoenix : 19h06 durée voyage : Nuit Phoenix Jour 2: Phoenix/ Jerome /Sedona / Grand Canyon ; Nuit à Grand Canyon Jour 3 : Grand Canyon /Tuba City les différents points de vue le long de la rive sud du grand canyon ;ballade le long du Rim Nuit à Tuba City ou est-ce que j’ai le temps de pousser jusqu’à Page ? Jour 4 TubaCity/Page – Lake Powell AM : Après la route faire Antelope Canyon PM : Croisière sur Lake Powell à Rain bowbridge Nuit à Page Jour 5 : Page/ Monument Valley/Moab ou Monticello AM :Monument Valley PM : Parc Canyonlands-The Needles Nuit : j’hésite entre Moab et Monticello compte tenu des distances. Est-ce que cette journée n’est pas trop chargée ? Jour 6: Moab AM : Arches en faisant la rando Delicate Arches PM : Canyonlands : Island in the sky Nuit Moab Jour 7 : Moab/Torrey Goblin, little wild horse et Capitol reef Nuit à Torrey Jour 8: Torrey / Bryce Canyon Bryce Canyon Nuit à Bryce Canyon ou alentours. Une journée entière à Bryce Canyon est-ce trop ? Est ce que le soir on a le temps de s’approcher plus de Zion ? Jour 9 Bryce Canyon/ Springdale (Zion Park) AM: ZionPark, PM: Valley of fire Nuit à Las Vegas? Jour 10: Las Vegas? Jour 11 Las Vegas / Death Valley Nuit à Death Valley Jour 12 : Death Valley/ Mammoth Lakes Ou si Tioga fermé (on sera le 21 mai) Nuit à Mariposa ?? Death Valley/Three Rivers Alabama hills et Sequoia NP Nuit à Three Rivers Jour 13:Mammoth lakes / Mono lakes/ Yosemite (Tioga Road) Ou ??? Je ne sais pas comment aller à Yosemite si Tioga Road fermé. Que peut-on faire ? Remonter à Mariposa Groves ?Ou je pars sur Monterey pour faire une journée de plus à San Francisco ? Jour 14 : Yosemite Mariposa Grove (Forêt de Sequoia en espérant pas de neige!) . Apparemment un trajet en tramway existe (à approfondir) ; Wawona Road ( 50 miles ) ; Yosemite valley. Avec plein d’arrêts et de ballades sur la route.Randonnée de Vernal Falls Nuit à Yosemite El Portal ou à Mariposa Jour 15 : Mariposa/Monterey Aquarium de Monterey, Carmel Nuit à Monterey Jour 16: Monterey / San Francisco côte de Monterey à Santa Cruz, Péninsule de Monterey.(17 mile drive notamment) Jour 17 et 18: San Francisco Jour 19 :Vol San Francisco/Paris
J'ai l'impression que j'ai parfois des journées chargées (vers Moab) et d'autres peut-être au contraire pas assez. Las Vegas j'ai mis une journée mais nous ne sommes pas fan des bling-bling et peut-être le jour 9 nous pourrions arriver en début d'après midi (si le matin suffit pour faire Zion), y dormir et repartir le jour 10? Est-ce que ce serait trop court? Nous souhaitons en voir le maximum mais avec un rythme qui permette de faire des randonnées par-ci par-là et pas de la voiture du matin au soir. J'ai déjà la nuit au Grand Canyon sur le site (très cher!) mais est-ce que je dois tout réserver en mai? C'est sûr que si on ne réserve pas on garde plus de flexibilité mais aussi on perd du temps à chercher. Et puis on peut plus difficilement comparer les prix qu'en le faisant avec du temps à la maison. Avez-vous des conseils sinon pour les hotels? des noms pour des hotels corrects, propres mais vers 60/70€ la chambre max. Merci pour votre aide
Itinéraire de 6 jours/6 nuits à New York English translation pending
Lady's & gentleman,
Vous pouvez me donner votre avis sur cet itinéraire ? Et si vous avez des coups de cœur que vous ne voyez pas dans cette ébauche, je suis preneur ! Merci.
Dimanche 15/02 : - Arrivée à 19h. Direction l'hôtel - Puis direction Time Square.
Lundi 16/02 : - TOR (à l'ouverture - 8h) - Moma - Midtown / 5ème Avenue / Broadway
Mardi 17/02 : - Central Park (Pas trop longtemps) - Flatiron district - West Village - Greenwich village
Mercredi 18/02 : - Lower Manhattan (Ground Zero) - Tribeca - Soho - Noho
Jeudi 19/02 : - Pont de Brooklyn - Dumbo - Brooklyn Heights - Bushwick - Williamsburg
Vendredi 20/02 : - High Line - Chelsea - Meatpacking - East Village (St Mark Place) - ESB (au coucher du soleil)
Samedi 21/02 - Guggenenheim - ... (Quartier coup de coeur, Harlem ?) - Time Square en fin de journée - Vol à 23h30
Vous pouvez me donner votre avis sur cet itinéraire ? Et si vous avez des coups de cœur que vous ne voyez pas dans cette ébauche, je suis preneur ! Merci.
Dimanche 15/02 : - Arrivée à 19h. Direction l'hôtel - Puis direction Time Square.
Lundi 16/02 : - TOR (à l'ouverture - 8h) - Moma - Midtown / 5ème Avenue / Broadway
Mardi 17/02 : - Central Park (Pas trop longtemps) - Flatiron district - West Village - Greenwich village
Mercredi 18/02 : - Lower Manhattan (Ground Zero) - Tribeca - Soho - Noho
Jeudi 19/02 : - Pont de Brooklyn - Dumbo - Brooklyn Heights - Bushwick - Williamsburg
Vendredi 20/02 : - High Line - Chelsea - Meatpacking - East Village (St Mark Place) - ESB (au coucher du soleil)
Samedi 21/02 - Guggenenheim - ... (Quartier coup de coeur, Harlem ?) - Time Square en fin de journée - Vol à 23h30
Itinéraire en Australie 6 semaines avec des enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Je prepare un voyage de six semaines (hors voyage) en Australie au mois de décembre et janvier. Nous sommes une famille de 4 avec deux enfants de 10 et 11 ans.
Avez-vous des conseils sur les zones à visiter et le temps à y rester? Les sites qui pourraient le plus plaire aux enfants?
Pour l'instant nous n'avons pas pris les billets d'avion donc l'aéroport d'arrivée est encore à choisir selon l'itinéraire.
Nous aimerions également faire une partie du voyage en camping car .
D'avance merci pour votre aide !
D'avance merci pour votre aide !
Road trip familial dans l'Ouest américain pour 3 semaines environ en août 2015 English translation pending
Bonsoir,
Je tiens tout d'abord à remercier tous les spécialistes de l'ouest américain dont les nombreux post sur ce forum ont alimenté mes notes au fil de nombreuses heures de lecture!
Quelques précisions sur notre voyage: nous sommes deux couples d'amis avec chacun 2 enfants (7 et 10 ans pour nous; 13 et 16 pour nos amis). Vivant en Haute-Savoie, nous avons l'habitude des routes difficiles et les long trajets ne nous font pas peur (pour l'instant!!!). L'idée était de faire en 21 jours (vous verrez que déjà mon itinéraire déborde alors je négocie durement un jour suplémentaire...) les parcs, SF et la côte. LA ne nous interresse pas si ce n'est pour reprendre l'avion.
Voilà mon premier jet...
J1 : avion pour LAS VEGAS
J2 : LAS VEGAS > ZION 260 Km Las vegas Valley of Fire Zion NP
J3 : ZION > BRYCE 160 km Zion NP Bryce NP
J4 : BRYCE NP
J5 : BRYCE > TORREY 190 km Scenic drive 12 Capitol Reef NP
J6 : TORREY > MOAB 320 km Capitol Reef NP Dead Horse Point SP
J7 : MOAB Arches NP
J8 : MOAB Canyonland NP « island in the sky »
J9 : MOAB > MONUMENT VALLEY 240 km Canyonland « the Needles » Monument Valley
J10 : MONUMENT VALLEY > PAGE 290 km Horseshoes Bend Lake Powell
J11 : PAGE > GRAND CANYON 240 km Lower Antelope Canyon Grand canyon NP
J12 : GRAND CANYON
J13 : GRAND CANYON > LAS VEGAS 480 km Soirée spectacle
J14 : LAS VEGAS > MAMMOTH LAKES 600 km Death Valley
J15 : MAMMOTH LAKES > YOSEMITE 161 km Mono Lake Tioga road
J16 : YOSEMITE
J17 : YOSEMITE > SAN FRANCISCO 240 km
J18 : SAN FRANCISCO
J19 : SAN FRANCISCO
J20 : SAN FRANCISCO > SAN LUIS OBISPO 320 km
J21 : SAN LUIS OBISPO > LOS ANGELES 350 km
J22 : Avion pour la france
Qu'en pensez-vous? Ce n'est pas trop ambitieux?
3 jours à Moab est-ce trop? 1 jour à Page est-ce suffisant pour profiter d'un moment de détente au lac powell? Si je devais enlever 1 jour à la totalité du voyage comment faire pour que ce dernier reste cohérent?
Est-ce que J14 et J15 sont trop lourds au niveau des distances à parcourir?
J'attends vos commentaires avec impatience.
Cordialement.
Je tiens tout d'abord à remercier tous les spécialistes de l'ouest américain dont les nombreux post sur ce forum ont alimenté mes notes au fil de nombreuses heures de lecture!
Quelques précisions sur notre voyage: nous sommes deux couples d'amis avec chacun 2 enfants (7 et 10 ans pour nous; 13 et 16 pour nos amis). Vivant en Haute-Savoie, nous avons l'habitude des routes difficiles et les long trajets ne nous font pas peur (pour l'instant!!!). L'idée était de faire en 21 jours (vous verrez que déjà mon itinéraire déborde alors je négocie durement un jour suplémentaire...) les parcs, SF et la côte. LA ne nous interresse pas si ce n'est pour reprendre l'avion.
Voilà mon premier jet...
J1 : avion pour LAS VEGAS
J2 : LAS VEGAS > ZION 260 Km Las vegas Valley of Fire Zion NP
J3 : ZION > BRYCE 160 km Zion NP Bryce NP
J4 : BRYCE NP
J5 : BRYCE > TORREY 190 km Scenic drive 12 Capitol Reef NP
J6 : TORREY > MOAB 320 km Capitol Reef NP Dead Horse Point SP
J7 : MOAB Arches NP
J8 : MOAB Canyonland NP « island in the sky »
J9 : MOAB > MONUMENT VALLEY 240 km Canyonland « the Needles » Monument Valley
J10 : MONUMENT VALLEY > PAGE 290 km Horseshoes Bend Lake Powell
J11 : PAGE > GRAND CANYON 240 km Lower Antelope Canyon Grand canyon NP
J12 : GRAND CANYON
J13 : GRAND CANYON > LAS VEGAS 480 km Soirée spectacle
J14 : LAS VEGAS > MAMMOTH LAKES 600 km Death Valley
J15 : MAMMOTH LAKES > YOSEMITE 161 km Mono Lake Tioga road
J16 : YOSEMITE
J17 : YOSEMITE > SAN FRANCISCO 240 km
J18 : SAN FRANCISCO
J19 : SAN FRANCISCO
J20 : SAN FRANCISCO > SAN LUIS OBISPO 320 km
J21 : SAN LUIS OBISPO > LOS ANGELES 350 km
J22 : Avion pour la france
Qu'en pensez-vous? Ce n'est pas trop ambitieux?
3 jours à Moab est-ce trop? 1 jour à Page est-ce suffisant pour profiter d'un moment de détente au lac powell? Si je devais enlever 1 jour à la totalité du voyage comment faire pour que ce dernier reste cohérent?
Est-ce que J14 et J15 sont trop lourds au niveau des distances à parcourir?
J'attends vos commentaires avec impatience.
Cordialement.
Voyage à Phuket en famille English translation pending
Bonjour avec mes enfants et mon mari nous avons decider de partir du 7/04/2015 au 30/04/2015 a phuket.
nous aimerions le faire decou rir des eendroits magnifiques et leurs faire faire le plus d activités possibles.
mais une question se pose
ou posez nos valises ?
Que faire
ou manger quelles excursions
quel budget avoir ?!
cmb prevoir pr une excursion phuket james bon island ?
Iles similan ect
Merci a ceux qui repondront
Bâteaux pour Koh Poda depuis Phuket English translation pending
bonjour à tous j'aurais une question afin de boucler mon tour vers phuket pour février 2015.
y a t-il des excursions ou des départs bâteaux pour koh poda depuis phuket? et si oui, pour combien de baths ?
merci à tous
Que faire à Ko Phi Phi? English translation pending
Je vais à Ko Phi Phi du 26 au 30 novembre, et j'aimerai savoir si vous avez des hôtels et des activités à me conseillers sur place ?
J'y vais avec une amie, on a 30 ans.
Séjour à Pemba (Tanzanie) English translation pending
Bonjour,
Nous allons passer 2 semaines à Zanzibar/Pemba à partir du 1er décembre. Mon plan est de passer 3 ou 4 jours ? à Stone Town et alentours ( tour de la ville - lieux intéressants/jardins - port - tour des épices - prison island - et peut-être un trip d'un jour à Chumbe island. Ensuite au moins 5 nuits à Matemwe ( plongées Mnemba Island - visite du Nord et ateliers de boutres - repos/ballades) 3 ou 4 nuits à Pemba 3 nuits dans le Sud Zanzibar à Jambani (visite de Jozani -Makunduchi - Uzi Island ...)
Question pratique : 1) dans quel ordre me conseillez-vous de faire ce programme ? On commence part Stone Town dès l'arrivée. Ensuite, ??? a) est-ce préférable d'aller dans le Sud Zanzibar (Jambani) puis Matemwe - puis Pemba ?? mais terminer par Pemba, est-ce envisageable le jour du retour ? (avion fin d'après-midi) Durée du déplacement ?
b) OU Stone town - Matemwe - Pemba- Jambani ( plus proche de l'aéroport)
2) Pouvez-vous me dire COMMENT aller à Pemba ? Avion ? ou bateau rapide ? Prix - fréquences des moyens de transport - durée du déplacement ? Où sont les lieux de départ et d'arrivée ?
3) Si on est à Matemwe, comment aller à Pemba ? (Je suppose qu'il faut revenir au port à Stone Town ? ou aéroport de Zanzibar ? n'y aurait-il pas une grande perte de temps en déplacement ? (je n'arrive pas à trouver des sites des compagnies de navigation pour obtenir ces renseignements).
4) Quelqu'un aurait -il de bonnes références pour une location de voiture avec chauffeur sur zanzibar et Pemba ?
Merci d'avance à tout qui pourrait m'aider pour l'une ou l'autre de ces questions Vanderjoc de Nalinnes
Nous allons passer 2 semaines à Zanzibar/Pemba à partir du 1er décembre. Mon plan est de passer 3 ou 4 jours ? à Stone Town et alentours ( tour de la ville - lieux intéressants/jardins - port - tour des épices - prison island - et peut-être un trip d'un jour à Chumbe island. Ensuite au moins 5 nuits à Matemwe ( plongées Mnemba Island - visite du Nord et ateliers de boutres - repos/ballades) 3 ou 4 nuits à Pemba 3 nuits dans le Sud Zanzibar à Jambani (visite de Jozani -Makunduchi - Uzi Island ...)
Question pratique : 1) dans quel ordre me conseillez-vous de faire ce programme ? On commence part Stone Town dès l'arrivée. Ensuite, ??? a) est-ce préférable d'aller dans le Sud Zanzibar (Jambani) puis Matemwe - puis Pemba ?? mais terminer par Pemba, est-ce envisageable le jour du retour ? (avion fin d'après-midi) Durée du déplacement ?
b) OU Stone town - Matemwe - Pemba- Jambani ( plus proche de l'aéroport)
2) Pouvez-vous me dire COMMENT aller à Pemba ? Avion ? ou bateau rapide ? Prix - fréquences des moyens de transport - durée du déplacement ? Où sont les lieux de départ et d'arrivée ?
3) Si on est à Matemwe, comment aller à Pemba ? (Je suppose qu'il faut revenir au port à Stone Town ? ou aéroport de Zanzibar ? n'y aurait-il pas une grande perte de temps en déplacement ? (je n'arrive pas à trouver des sites des compagnies de navigation pour obtenir ces renseignements).
4) Quelqu'un aurait -il de bonnes références pour une location de voiture avec chauffeur sur zanzibar et Pemba ?
Merci d'avance à tout qui pourrait m'aider pour l'une ou l'autre de ces questions Vanderjoc de Nalinnes
Trek du camp de base de l'Everest en décembre-janvier (autonome) English translation pending
Bonjour,
nous comptons faire le trek du camp de base de l'Everest de mi-décembre à mi-janvier. ou peut-on se renseigner pour savoir si les loges sont ouvertes et s'il n'y a pas trop de neige?
nous aimerions faire l'island peak aussi Est-ce possible? peut-on trouver un guide au dernier camp? ou bien faut-il prendre un guide depuis lukla?
si nous décidons de partir en autonomie peut-on acheter de la nourriture dans les lodges avant le camp de base ou bien faut-il l'acheter avant de partir?
pour les TIMS et les permis de treks et pour les parcs est-il possible de le faire par internet?
pareil pour le vol de Katmandou à lukla ?
nous avons 1 mois sur place, nous voudrions faire un maximum de chose et par conséquent ne pas perdre de temps.
merci de vos réponses
nous comptons faire le trek du camp de base de l'Everest de mi-décembre à mi-janvier. ou peut-on se renseigner pour savoir si les loges sont ouvertes et s'il n'y a pas trop de neige?
nous aimerions faire l'island peak aussi Est-ce possible? peut-on trouver un guide au dernier camp? ou bien faut-il prendre un guide depuis lukla?
si nous décidons de partir en autonomie peut-on acheter de la nourriture dans les lodges avant le camp de base ou bien faut-il l'acheter avant de partir?
pour les TIMS et les permis de treks et pour les parcs est-il possible de le faire par internet?
pareil pour le vol de Katmandou à lukla ?
nous avons 1 mois sur place, nous voudrions faire un maximum de chose et par conséquent ne pas perdre de temps.
merci de vos réponses
Itinéraire de 14 jours en Australie English translation pending
Bonjour,
Nous sommes à préparer un itinéraire de 14 jours (je sais, c'est court, mais travail oblige....) en Australie, fin janvier-début février 2015.
Nous voulons nous concentrer plus sur les côtes, donc pas de Red Center (ce sera pour une autre fois... je sais, vous allez dire que ça ne se compare pas mais nous avons déjà vu le Grand Canyon à Vegas et le Waimea Canyon sur Hawaii, donc les paysages rocheux, on passe notre tour...mais nous reviendrons...).
J'avais pensé à un itinéraire comme ceci:
Arrivée à Sydney et passe 2 jours, vol vers Cairns (Grande barrière corail),3-4-5 jours, vol vers Hobart (Tasmanie) 3-4-5 jours, vol sur Adelaïdepour Great Ocean Road pour 3 jours et retour par Melbourne.
Est-ce que ça a du sens comme itinéraire pour être satisfaits et ne pas trop perdre de temps en transport? Tous les transferts se feraient en avion, évidemment. Et que nous conseillez-vous dans le coinde Cairns ou enfin, la côte Est: Whitsunday, Fraser island, Magnetic Island? Nous devons choisir.
Aussi, pour la baignade en mer, y a-t-il plusieurs endroits où on peut faire trempette à l'abri des méduses venimeuses présentes à ce temps de l'année?
Nous attendons de vos nouvelles avec impatience et merci à l'avance!
Nancy & Yves
Nous sommes à préparer un itinéraire de 14 jours (je sais, c'est court, mais travail oblige....) en Australie, fin janvier-début février 2015.
Nous voulons nous concentrer plus sur les côtes, donc pas de Red Center (ce sera pour une autre fois... je sais, vous allez dire que ça ne se compare pas mais nous avons déjà vu le Grand Canyon à Vegas et le Waimea Canyon sur Hawaii, donc les paysages rocheux, on passe notre tour...mais nous reviendrons...).
J'avais pensé à un itinéraire comme ceci:
Arrivée à Sydney et passe 2 jours, vol vers Cairns (Grande barrière corail),3-4-5 jours, vol vers Hobart (Tasmanie) 3-4-5 jours, vol sur Adelaïdepour Great Ocean Road pour 3 jours et retour par Melbourne.
Est-ce que ça a du sens comme itinéraire pour être satisfaits et ne pas trop perdre de temps en transport? Tous les transferts se feraient en avion, évidemment. Et que nous conseillez-vous dans le coinde Cairns ou enfin, la côte Est: Whitsunday, Fraser island, Magnetic Island? Nous devons choisir.
Aussi, pour la baignade en mer, y a-t-il plusieurs endroits où on peut faire trempette à l'abri des méduses venimeuses présentes à ce temps de l'année?
Nous attendons de vos nouvelles avec impatience et merci à l'avance!
Nancy & Yves
Déplacement aux Philippines? English translation pending
Hello je dois y partir 3 semaines avec ma femmes et deux enfants (5,5ans et 2 ans).
Je voudrais me déplacer pour aller sur surigao pour rallier siargoa island (coud nine surf) qu'elle est la meilleur solution, existent ils des liaisons avion de puis manille? si oui qu'elle ordre de prix et peut on prendre planche de surf? vaut mieux il acheter directement la bas au guichets ou a l'avance sur le net?
ensuite pour les déplacements par exemple sur luzon, manille/san fernado, quelle est la meilleur solution avec deux enfants? Van surement?
ensuite pour les déplacements par exemple sur luzon, manille/san fernado, quelle est la meilleur solution avec deux enfants? Van surement?
1 mois en camping-car de Melbourne à Cairns English translation pending
Bonjours a tous , j'envisage de partir en australie du 16 mars au 16 avril.
Arrivée sur melbourne et a partir de cette ville , location d'un camping car jusqu’à cairns.
Ce voyage est il pas trop long? Trouve t'on es camping tout le long du trajet? J'ai des idées d étapes mais pouvez vous me conseiller sur les endroits a ne pas manquer.
je suis ouvert a toutes les propositions et conseils😉
Ce voyage est il pas trop long? Trouve t'on es camping tout le long du trajet? J'ai des idées d étapes mais pouvez vous me conseiller sur les endroits a ne pas manquer.
je suis ouvert a toutes les propositions et conseils😉
Programme Queensland Nord août 2014 English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Nous partons le 3 août en Australie
pour atterrir le 5 à Cairns après une soirée à Sydney (on ne peut pas faire plus merci china southern :s)
-> de Cairns nous allons directement nous reposer de notre long vol à Kewarra beach (bien qu'il me semble qu'il pleuve...Qqn a-t-il des infos sur le temps en août...quand il pleut c'est une légère bruine d'1/2 h ou il faut prévoir bouquins, cirets, parapluie, bottes et jeux de société...? :s)
->De là nous allons passer 2 jours dans la daintree forest (bien que la météo ne soit pas top encore une fois....)
-> Ensuite : Soit nous partons directement 3 nuits /4 jours pour Ayers Rocks et nous faisons mareeba 2 jours qui a l'air super pour les paysages, les randonnées equestres, les activités culinaires (cafés, chocolats, vins), voir quelques caves et cascades.....ou d'abord mareeba puis ayers rocks...
J'ai un peu peur que ça fasse beaucoup de "outback" d un seul coup, mais bon...
Mareeba a a l'air bien mieux qu' Atherton.....qu'en pensez vous?
après tout cet "outback" nous allons avoir besoin d'eau, de sable et de soleil et on pensait descendre en voiture vers de îles....le probleme c est que 1.Aller jusqu'aux whitesundays de Mareeba en une fois est beaucoup trop long et nous n'aurons plus que 6 jours devant nous....2. j'ai peur qu'il pleuve et qu'il fasse frois plus on descend...compte tenu du fait que c est l hiver
alors. - n'est il pas mieux de remonter vers cape tribulation et de là faire des excursions vers la barriere de corails, sur des îles (green island etc....)
- ou est ce que vous pensez que c est faisable de descendre pour 6 jours vers magnetic island ou vers mission beach par ex (compte tenu de la distance et du temps) et de là faire une excursion de 3 jours...?
1,5 jour pour descendre. 2-3 jours pour les excursions. 1,5 jour pour remonter en variant les paysages et les stops? Y a t il des stops qui vaillent la peine sans perdre trop de temps sur le chemin?
et si nous nous arrêtons vers Tully ou townsville, n est pas un bon sport concernant les îles et le littoral?
Merci beaucoup beaucoup aux connaisseurs ;)
V
Nous partons le 3 août en Australie
pour atterrir le 5 à Cairns après une soirée à Sydney (on ne peut pas faire plus merci china southern :s)
-> de Cairns nous allons directement nous reposer de notre long vol à Kewarra beach (bien qu'il me semble qu'il pleuve...Qqn a-t-il des infos sur le temps en août...quand il pleut c'est une légère bruine d'1/2 h ou il faut prévoir bouquins, cirets, parapluie, bottes et jeux de société...? :s)
->De là nous allons passer 2 jours dans la daintree forest (bien que la météo ne soit pas top encore une fois....)
-> Ensuite : Soit nous partons directement 3 nuits /4 jours pour Ayers Rocks et nous faisons mareeba 2 jours qui a l'air super pour les paysages, les randonnées equestres, les activités culinaires (cafés, chocolats, vins), voir quelques caves et cascades.....ou d'abord mareeba puis ayers rocks...
J'ai un peu peur que ça fasse beaucoup de "outback" d un seul coup, mais bon...
Mareeba a a l'air bien mieux qu' Atherton.....qu'en pensez vous?
après tout cet "outback" nous allons avoir besoin d'eau, de sable et de soleil et on pensait descendre en voiture vers de îles....le probleme c est que 1.Aller jusqu'aux whitesundays de Mareeba en une fois est beaucoup trop long et nous n'aurons plus que 6 jours devant nous....2. j'ai peur qu'il pleuve et qu'il fasse frois plus on descend...compte tenu du fait que c est l hiver
alors. - n'est il pas mieux de remonter vers cape tribulation et de là faire des excursions vers la barriere de corails, sur des îles (green island etc....)
- ou est ce que vous pensez que c est faisable de descendre pour 6 jours vers magnetic island ou vers mission beach par ex (compte tenu de la distance et du temps) et de là faire une excursion de 3 jours...?
1,5 jour pour descendre. 2-3 jours pour les excursions. 1,5 jour pour remonter en variant les paysages et les stops? Y a t il des stops qui vaillent la peine sans perdre trop de temps sur le chemin?
et si nous nous arrêtons vers Tully ou townsville, n est pas un bon sport concernant les îles et le littoral?
Merci beaucoup beaucoup aux connaisseurs ;)
V
Où voir les plus beaux couchers de soleil dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonsoir,
La question est dans le titre 😉 Quels points de vue choisir pour les plus beaux couchers de soleil à Bryce, Zion, Yellowstone, Arches, Valley of fire, Grand Teton, et éventuellement, si la question est pertinente, Las Vegas, San Diego, Phoenix ou Los Angeles ? Près de Salt Lake City, nous logerons à Layton à l'aller -> Antelope Island. A Monument Valley, ce sera The View -> depuis le balcon ou dans le parc (on l'a fait il y a quelques années, un peu rock&roll au retour, et on logeait à Mexican Hat, ...) Si on arrive à modifier l'itinéraire et qu'on repasse par le Grand Canyon (on s'était dit "bah, on l'a déjà fait", mais on regrette finalement de passer si près et de ne pas s'y arrêter) -> Yaki point ?
Merci.
La question est dans le titre 😉 Quels points de vue choisir pour les plus beaux couchers de soleil à Bryce, Zion, Yellowstone, Arches, Valley of fire, Grand Teton, et éventuellement, si la question est pertinente, Las Vegas, San Diego, Phoenix ou Los Angeles ? Près de Salt Lake City, nous logerons à Layton à l'aller -> Antelope Island. A Monument Valley, ce sera The View -> depuis le balcon ou dans le parc (on l'a fait il y a quelques années, un peu rock&roll au retour, et on logeait à Mexican Hat, ...) Si on arrive à modifier l'itinéraire et qu'on repasse par le Grand Canyon (on s'était dit "bah, on l'a déjà fait", mais on regrette finalement de passer si près et de ne pas s'y arrêter) -> Yaki point ?
Merci.
Shafer Trail, White Rim Road et Lathrop Canyon à VTT English translation pending
Bonjour à tous
Aujourd'hui, très belle journée, mais un peu difficile pour moi. RV à 7h30 chez TagALong à Moab pour le tour en vélo. J'ai un VTT très agréable, bien suspendu, et sur lequel j'ai une bonne position. Je n'aurai pas mal aux mains à la fin de la journée comme je l'ai souvent quand j'utilise -très rarement- ce type d'engin en France. Je suis le seul qui est véhiculé a Island on The Sky par TagAL pour le retour en bike (le copain qui devait m'accompagner ne le pouvait que hier, or le tour d'hier a été annulé).
C'est Keefe, habituellement moniteur de rafting qui me conduit en van avec le vélo, et tout le long du trajet il me vante ce qu'il fait normalement : rafting dans Cataract Canyon. En ce moment le Colorado est très gros, et dans Cataract Canyon, il y a des vagues de 10m. Ça me tenterait bien pour une autre fois (plusieurs jours de descente en principe, mais peut aussi se faire sur une très-très longue journée depuis Moab, jusqu'au lac Powell et retour tard le soir). Je suis largué en haut de la Shafer Trail avec vtt, casque et trousse de secours pour le vélo, vers 8h45. Je vais d'abord trainer au visitor center pour avoir l'avis des rangers, puis vais au point de vue sur la piste, et reviens au départ vers 9h30.
Et je me lance. C'est très facile et très beau pendant toute la partie descente. J'ai de supers freins. Les sensations sont bien meilleures qu'en voiture. Embranchement sur la White Rim rd vers Musselman. Il y a de dures montées qu'on ne remarque pas quand on fait la piste en voiture. Je les grimpe souvent à pied n'étant en rien spécialiste de cet engin de malheur, et ça n'avance pas vite. J'arrive à Musselman vers 10h45, et y reste 1/4h. Je passe finalement l'arche a pied sans avoir peur, et sans vertige, alors que les dernières fois, le plus souvent je "refusais l'obstacle".
Je repars, il reste beaucoup de route à faire. Mais j'ai maintenant une meilleure technique, utilisant plus les capacités de mes 30 vitesses. Et d'autre part, le relief change. Il y a moins de montées, plus de descentes ou de plats, mais la piste est souvent très mauvaise (pour les voitures, car moi, ça ne me gêne pas, c'est même amusant a piloter -surtout en descente-). Cela sur une très longue distance (je ferai près de 40 km). Les décors rouges, rives et vallée du Colorado, sont merveilleux. Mais il fait de plus en plus chaud. Quelques voitures passent, et s'arrêtent toutes pour m'encourager, et demander gentiment si ça va bien pour moi et si je ne veux pas d'eau. Je peine souvent, mais en allant lentement, et en marchant quand ça monte trop, ça va bien.
Vers 12h30, je bifurque sur une piste qui descend le Lapthrop canyon sur 7 km. Souvent c'est du sable, impassable en roulant, et dois donc marcher. Je descends le lit d'un canyon pentu et sableux, c'est également très beau. Par contre je suis en avance, le RV avec le bateau étant fixé en bas à 15h. Il y a des zones à l'ombre de la très haute falaise, et j'en profite pour m'arrêter quelques minutes (il fait hyper chaud 36-37℃ à mon thermomètre).
J'approche enfin de l'arrivée, mais la piste devient soudain une mare, un grand trou d'eau saumâtre. J'essaye de passer sur les hauteurs, mais impossible avec le vélo. Il va donc falloir y aller, et ce n'est pas engageant. J'avance donc à pied, et me lance dans l'eau-gadoue sans appercevoir le sol, et en ignorant la profondeur. J'ai finalement de l'eau jusqu'au milieu du short, et le cadre du vélo est presque entièrement immergé. Mais avec ses énormes pneus (quasiment de moto), le vélo est léger, et flotte presque tout seul. Cela dure finalement 100 mètres environ, puis la piste remonte et sort de l'eau.
Et 100 mètres plus loin, c'est l'arrivée, le fleuve Colorado, majestueux, et une aire légèrement aménagée (toilettes sèches, 3 tables de picnic, dont une plus ou moins à l'ombre que bien sur je choisis). (En fait, le niveau du Colorado est très haut en ce moment, et a inondé un passage habituellement hors d'eau). Il est 14h, et j'ai environ 1h à attendre le jet boat. Il fait très chaud, même à l'ombre. J'aurais bu en tout près de 3 litres d'eau, très chaude et fadasse sur la fin.
Vers 14h45, bruit de moteur sur le fleuve, c'est le jet boat de TagALong. Il y a une dizaine de personnes à bord, et des canoës sur le toit. Il ramène des randonneurs ayant fait 3 jours de rando-canoë plus en aval. TagALong est un bon organisateur. Le pilote avait prévenu les autres passagers que la personne qu'il allait embarquer s'appelle Jean-Pierre. Aussi quand je charge le vélo, tout le monde me fait la fête en m'appelant par mon prénom. On me donne de l'eau bien fraiche. De l'autre côté du fleuve, les Needles, où je pense aller randonner demain, si je n'ai pas trop de courbatures.
La remontée du Colorado par le fleuve est magnifique. Nous passons, mais depuis le fleuve, tous les points de vues traditionnels du haut (gooseneck, deadhorse pt, Thema et Louise, ... Tout ceci à 55 km/h, me dit mon gps. Le fleuve fait des méandres énormes magnifiques en permanence. Vraiment, c'est un moment très agréable. Dommage qu'il ait fallu faire tout ça pour le mériter.
Puis nous nous arrêtons à une aire de mise à l'eau, montons le bateau sur une remorque que traine un bus, et c'est ainsi que se termine le retour à Moab, un peu avant 17h30.
Finalement, j'ai souffert, mais pas tant que ça, et ce fût une très belle journée.
Je me suis permis de faire un CR rapide sur le forum pour inciter les fans de Moab à envisager cette viree. Il n'est en rien beoin d'etre un specialiste de VTT, il sufit d'avoir une condition physique acceptable, et d'etre prêt à en baver (un peu). Le resultat vaut largement l'effort consenti.
J-P 3.15
Aujourd'hui, très belle journée, mais un peu difficile pour moi. RV à 7h30 chez TagALong à Moab pour le tour en vélo. J'ai un VTT très agréable, bien suspendu, et sur lequel j'ai une bonne position. Je n'aurai pas mal aux mains à la fin de la journée comme je l'ai souvent quand j'utilise -très rarement- ce type d'engin en France. Je suis le seul qui est véhiculé a Island on The Sky par TagAL pour le retour en bike (le copain qui devait m'accompagner ne le pouvait que hier, or le tour d'hier a été annulé).
C'est Keefe, habituellement moniteur de rafting qui me conduit en van avec le vélo, et tout le long du trajet il me vante ce qu'il fait normalement : rafting dans Cataract Canyon. En ce moment le Colorado est très gros, et dans Cataract Canyon, il y a des vagues de 10m. Ça me tenterait bien pour une autre fois (plusieurs jours de descente en principe, mais peut aussi se faire sur une très-très longue journée depuis Moab, jusqu'au lac Powell et retour tard le soir). Je suis largué en haut de la Shafer Trail avec vtt, casque et trousse de secours pour le vélo, vers 8h45. Je vais d'abord trainer au visitor center pour avoir l'avis des rangers, puis vais au point de vue sur la piste, et reviens au départ vers 9h30.
Et je me lance. C'est très facile et très beau pendant toute la partie descente. J'ai de supers freins. Les sensations sont bien meilleures qu'en voiture. Embranchement sur la White Rim rd vers Musselman. Il y a de dures montées qu'on ne remarque pas quand on fait la piste en voiture. Je les grimpe souvent à pied n'étant en rien spécialiste de cet engin de malheur, et ça n'avance pas vite. J'arrive à Musselman vers 10h45, et y reste 1/4h. Je passe finalement l'arche a pied sans avoir peur, et sans vertige, alors que les dernières fois, le plus souvent je "refusais l'obstacle".
Je repars, il reste beaucoup de route à faire. Mais j'ai maintenant une meilleure technique, utilisant plus les capacités de mes 30 vitesses. Et d'autre part, le relief change. Il y a moins de montées, plus de descentes ou de plats, mais la piste est souvent très mauvaise (pour les voitures, car moi, ça ne me gêne pas, c'est même amusant a piloter -surtout en descente-). Cela sur une très longue distance (je ferai près de 40 km). Les décors rouges, rives et vallée du Colorado, sont merveilleux. Mais il fait de plus en plus chaud. Quelques voitures passent, et s'arrêtent toutes pour m'encourager, et demander gentiment si ça va bien pour moi et si je ne veux pas d'eau. Je peine souvent, mais en allant lentement, et en marchant quand ça monte trop, ça va bien.
Vers 12h30, je bifurque sur une piste qui descend le Lapthrop canyon sur 7 km. Souvent c'est du sable, impassable en roulant, et dois donc marcher. Je descends le lit d'un canyon pentu et sableux, c'est également très beau. Par contre je suis en avance, le RV avec le bateau étant fixé en bas à 15h. Il y a des zones à l'ombre de la très haute falaise, et j'en profite pour m'arrêter quelques minutes (il fait hyper chaud 36-37℃ à mon thermomètre).
J'approche enfin de l'arrivée, mais la piste devient soudain une mare, un grand trou d'eau saumâtre. J'essaye de passer sur les hauteurs, mais impossible avec le vélo. Il va donc falloir y aller, et ce n'est pas engageant. J'avance donc à pied, et me lance dans l'eau-gadoue sans appercevoir le sol, et en ignorant la profondeur. J'ai finalement de l'eau jusqu'au milieu du short, et le cadre du vélo est presque entièrement immergé. Mais avec ses énormes pneus (quasiment de moto), le vélo est léger, et flotte presque tout seul. Cela dure finalement 100 mètres environ, puis la piste remonte et sort de l'eau.
Et 100 mètres plus loin, c'est l'arrivée, le fleuve Colorado, majestueux, et une aire légèrement aménagée (toilettes sèches, 3 tables de picnic, dont une plus ou moins à l'ombre que bien sur je choisis). (En fait, le niveau du Colorado est très haut en ce moment, et a inondé un passage habituellement hors d'eau). Il est 14h, et j'ai environ 1h à attendre le jet boat. Il fait très chaud, même à l'ombre. J'aurais bu en tout près de 3 litres d'eau, très chaude et fadasse sur la fin.
Vers 14h45, bruit de moteur sur le fleuve, c'est le jet boat de TagALong. Il y a une dizaine de personnes à bord, et des canoës sur le toit. Il ramène des randonneurs ayant fait 3 jours de rando-canoë plus en aval. TagALong est un bon organisateur. Le pilote avait prévenu les autres passagers que la personne qu'il allait embarquer s'appelle Jean-Pierre. Aussi quand je charge le vélo, tout le monde me fait la fête en m'appelant par mon prénom. On me donne de l'eau bien fraiche. De l'autre côté du fleuve, les Needles, où je pense aller randonner demain, si je n'ai pas trop de courbatures.
La remontée du Colorado par le fleuve est magnifique. Nous passons, mais depuis le fleuve, tous les points de vues traditionnels du haut (gooseneck, deadhorse pt, Thema et Louise, ... Tout ceci à 55 km/h, me dit mon gps. Le fleuve fait des méandres énormes magnifiques en permanence. Vraiment, c'est un moment très agréable. Dommage qu'il ait fallu faire tout ça pour le mériter.
Puis nous nous arrêtons à une aire de mise à l'eau, montons le bateau sur une remorque que traine un bus, et c'est ainsi que se termine le retour à Moab, un peu avant 17h30.
Finalement, j'ai souffert, mais pas tant que ça, et ce fût une très belle journée.
Je me suis permis de faire un CR rapide sur le forum pour inciter les fans de Moab à envisager cette viree. Il n'est en rien beoin d'etre un specialiste de VTT, il sufit d'avoir une condition physique acceptable, et d'etre prêt à en baver (un peu). Le resultat vaut largement l'effort consenti.
J-P 3.15