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Premier voyage à vélo: en Mongolie? English translation pending
Hello hello la compagnie :
toute nouvelle ici car je suis indécise sur la suite de mon voyage....
je plante le décor : je viens de finir de traverser à pied la Nouvelle Zealand 3000km, 15kg sur le dos;) (mon 1er voyage). j’adore la rando pour moi c’était l’un des meilleurs moyens pour découvrir un pays, sa nature, sa vie sauvage et se sentir au milieu du paysage… Durant mon periple j’ai rencontré des cyclo-voyageur, et ils m’ont donné l’envie detenter l’experience car bien plus de rencontre avec les locaux, la rapidité quand on aime pas certaine partie !!et toujours toujours cette sensation d’être au cœur du paysage !
Je dois partir le 19 juillet de nz, et je n'ai pas envie de rentrer de suite en FR. Ma premiere idée etait de voyager en mode backpacker en asie du sud est durant 2 mois. Mais le fait d'etre frustré a regarder derriere une vitre le paysage dans les transports, mon esprit mon corps a besoin d'autre chose et puis aussi la mousson... du coup je me questionne sur une aventure a vélo pour ces 2 mois! Je pense à la mongolie...
alors voila quand dites vous pour une première??? c'est une folie ou pas?? bref j'ai besoin de retour de personne qui s'y connaissent en voyage a vélo. n'hésité pas a me dire ce que vous en pensez poiur l'heure je n'ai pas de plan, j'ai vu que je pouvais arrivé a pekin et prendre le train bus...
et chose importante ma monture: ici j'ai acheté sans le savoir un cannondale made in usa! un ami m'a dit que c'etait un bon velo de voyage... un signe non??
voila merci mercipour vos reponses
des bises
jenny
La Pologne au printemps English translation pending
Après avoir consulté très souvent ce forum pour préparer nos différents voyages tant en Europe qu’en Asie, je me décide à rédiger mon premier carnet de voyage pour un petit périple d’une dizaine de jours que nous venons de faire en Pologne mon compagnon et moi. Il n’a pas pour ambition de tout détailler mais j’espère qu’il vous donnera envie de découvrir ce pays dynamique. Je craignais d’avoir une mauvaise météo, au final il aura fait beau et doux voire chaud.
Notre circuit effectué en train et bus que nous avions réservés à l’avance depuis la France : -Varsovie (1 nuit) -Gdansk (3 nuits, dont une dans le train) -Wroclaw (1 nuit) -Cracovie (3 nuits) -Varsovie. (2 nuits)
Chacun ayant un niveau d’exigence personnel je ne donnerai pas d’avis sur nos hébergements tous trouvés via des plateformes de réservations en ligne, sauf que les prix des chambres doubles avec salle de bains privative ne sont pas si bons marchés comparés à d’autres pays de l’est de l’Europe que nous avons visités. Sauf à Wroclaw nous n’avions pas de petits déjeuners compris, nous nous en sommes accommodés car il y a toujours une bouilloire, du thé et/ou du café offert dans les chambres, et souvent une cuisine pour être autonome.
__ SAMEDI 28/04/2018 NICE - Varsovie Nous partons de Nice avec un vol Wizzair direct pour Varsovie le 28 avril 2018. Arrivés à l’aéroport de Varsovie Chopin en fin de journée nous prenons un train pour la gare de Warsawa Centralna à proximité de laquelle nous avons réservé une chambre dans un Hostel. Nous faisons une première balade dans le quartier qui nous amène rapidement au rond-point Général De Gaulle (on n’est pas trop dépaysé), en bas de la rue animée Nowy Swiat fermée à la circulation, nous y trouvons un resto de plats typiques où nous goutons nos premiers pierogi. Nous trouvons facilement à changer de l’argent et à nous ravitailler pour le petit-déj et picnic du lendemain. __ DIMANCHE 29 avril Varsovie - Gdansk Tôt ce matin, avant de prendre le train pour Gdansk, nous explorons le quartier autour du Palais de la culture et de la science, bâtiment de style Stalinien qui nous rappelle ceux que nous avons vus à Moscou ou à Riga. Nos pas nous portent vers des vestiges du mur du ghetto de Varsovie (ceci dit rien ne nous confirme qu’il s’agit bien d’un mur authentique). Retour à la gare Centralna pour prendre un train rapide (2h50) pour Gdansk très confortable.

Notre Hostel n’est pas très loin de la gare et de la vielle ville où tout peut se faire à pied. Nous sommes agréablement surpris par le nombre de touristes et l’animation qui règne dans les rues avec une ambiance quasi estivale sous un beau ciel bleu. Le centre détruit durant la dernière guerre a été reconstruit à l’identique et a ainsi su garder son charme historique.

__ LUNDI 30 avril Gdansk Le lendemain de notre arrivée à Gdansk, nous trouvons à louer deux vélos et nous partons par les pistes cyclables à Sopot, le Deauville polonais, situé sur le bord de la mer Baltique (à 13 km). En préparant ce voyage j’imaginais que le lieu serait un peu morne hors saison, mais en fait c’était tout l’inverse : du monde partout, les gens en maillot de bain sur la plage, la queue pour s’acheter de bonnes glaces, la longue jetée dont l’accès est payant (8 PLN / pers) envahie de promeneurs. Cela a rendu notre escapade à vélo bien agréable. De retour à Gdansk nous posons les vélos et visitons le musée de l’ambre qui est gratuit ce jour-là. Bon timing car nous échappons ainsi à l’orage qui passe rapidement, à peine si nous nous en apercevons du fond de la « Porte dorée » qui présente également les différentes tortures infligées aux prisonniers (plutôt traumatisant pour les jeunes enfants).

__ MARDI 1er MAI Gdansk Ce matin, c’est à pied que nous poursuivons notre exploration de la ville en commençant par le quartier du chantier naval, avec le monument aux morts des ouvriers, le nouveau bâtiment du centre européen des solidarités et la salle du BHP (CHSCT).

Plus tard visite de l’hôtel de ville et grimpette en haut de la tour qui permet d’avoir une très jolie vue sur la ville. Nous traversons la Motlawa par la passerelle avant qu’elle ne s’ouvre pour laisser passer le bateau de Pirates qui promène les touristes dans le port. De ce côté-là nous visitons les Greniers et le bateau Soldek, puis retraversons avec le petit bateau navette, visitons la fameuse grue sur le quai et jetons un coup d’œil au centre culturel maritime.

Après un bon diner de pierogi délicieux, préparés à la commande, nous prenons le train de nuit pour Wroclaw : nous avons un compartiment de 3 couchettes pour nous deux. Draps et couvertures fournis et petit lavabo. Impeccable. __ MERCREDI 2 MAI Wroclaw Arrivée 5h10 L’arrivée est matinale, réveil à 4h40 par l’agent du train, arrivée à 5h10 ! La gare est grande et un fast-food est déjà ouvert pour nous accueillir et prendre un petit-déjeuner. Ensuite cap vers l’hôtel à côté de la gare et début de la visite à 7h vu que nous n’aurons la chambre qu’à 14h ! Du coup c’est plutôt vide malgré les premiers travailleurs qui se pressent déjà. Nous déjeunons tôt dans un bar à lait où il est difficile de choisir car rien n’est écrit en anglais, mais en montrant les plats pris par d’autres clients on arrive à manger. Après une sieste bien méritée à l’hôtel, nous repartons en suivant le bord du canal. Nous tombons sur une animation militaire qui présente les différents corps d’armée et le matériel. Les enfants polonais sont ravis de monter dans les chars ou d’esquiver un robot taquin. Nous continuons et traversons l’Oder pour visiter le jardin botanique. Ça c’est mon coup de cœur de Wroclaw ! Le printemps éclate dans toute sa splendeur. Le parc est magnifiquement entretenu, avec toutes sortes de rhododendrons de toutes les couleurs, d’iris, de tulipes. Il nous permet de nous reposer de nos longues marches.

Nous repassons par la place du marché qui est maintenant bien animée, et visitons l’Hôtel de ville qui nous déçoit un peu.
__ JEUDI 3 MAI Wroclaw - Cracovie Ce matin nous prenons un bus pour Cracovie ce qui est plus rapide que le train et peu cher (4,5 € par personne). Cela prend 3h10 mais le bus est très confortable.
Après avoir déposé nos bagages dans un petit hôtel près de la gare, nous découvrons à deux pas les festivités de la fête nationale. Parade militaire, remise de décorations, hommages. Le temps est magnifique, il fait même très chaud. Nous nous réfugions dans le parc pour pique-niquer.
Ce premier après-midi nous descendons du nord au sud le centre historique. La ville est bondée de touristes. Nous arrivons quand même à ne pas trop faire la queue pour nous acheter une bonne glace. Nous découvrons la grande place qui nous surprend par sa taille et son style complètement différent de Gdansk, et où un tas d’animations de rues se tiennent, sans compter les calèches blanches tirées par de beaux chevaux joliment harnachés.

A côté, sur une autre place une chorale et le public chantent des chants folkloriques et populaires. J’ai beau zieuter sur le livret de mon voisin, j’ai quand même du mal à suivre et à chanter en polonais ! Nous passons en bas du château de Wawel et poursuivons jusqu’à Kazimierz.
Le soir, de retour à l’hôtel on s’interroge sur quand et comment aller à Auschwitz (Oswiecim). Nous n’avons rien réservé. Après recherches nous optons pour un bus local départ vendredi à 12h00.
__ VENDREDI 4 MAI Cracovie Avant le prendre le bus, nous retournons sur la grande place qui est plus tranquille que la veille. Je peux enfin regarder tranquillement les petites boutiques de la halle aux draps. Nous montons même à l’étage pour faire quelques photos.
La gare routière est juste à côté de la gare ferroviaire. Il nous suffit de traverser cet immense nouveau centre commercial pour y accéder. Nous partons avec la compagnie qui a affiché ses horaires sur le quai, elle dépose les passagers au musée d’Auschwitz même. Compter 1h30 de trajet. De là nous prenons tout de suite la navette gratuite qui va au deuxième site : Birkenau. Ici l’entrée est libre et gratuite toute la journée. Nous prenons le temps de parcourir cet immense site fort émouvant.

Nous reprenons la navette pour retourner au musée et faire la queue pour avoir un billet d’entrée pour après 16h, heure à partir de laquelle la visite est libre et gratuite. Nous pouvons entrer à 16h30 (soit environ 1h de queue mais difficile de faire mieux sans réservation préalable). Là aussi nous parcourrons les blocks qui traitent chacun d’un sujet différent. Il est étrange de voir ce lieu dans une ambiance printanière avec ses grands arbres, les lilas, et l’herbe tendre alors qu’il y a eu tant de souffrance. Retour à Cracovie à la fermeture du site avec la même compagnie de bus.
__ SAMEDI 5 MAI Cracovie Pour visiter il est recommandé de réserver à l’avance, ce que nous n’avons pas fait. Nous arrivons vers 9h et faisons la queue 20’ pour acheter nos billets pour les appartements royaux du Château car il y a un nombre limité d’entrées. Notre visite est programmée pour 13h15 en anglais. En attendant nous visitons la cathédrale, les chapelles royales, et la tour Sigismond. Nous redescendons déjeuner en ville, mais nous aurions pu déjeuner au pied du château au bord de la Vistule car il y a un marché artisanal et des troquets où manger de bonnes saucisses ! Nous y dinerons en fait le soir.
L’après-midi nous traversons la Vistule pour aller dans le quartier de l’ancien ghetto de Podgorze et revenons par Kazimierz.

__ DIMANCHE 6 MAI Cracovie - Varsovie Ce matin nous passons les deux dernières heures à Cracovie en explorant l’ouest de la vielle ville, et découvrons les différents « collegiums » ou universités. Retour à la gare ferroviaire, dont l’entrée se fait par le centre commercial car l’ancienne gare a été reconvertie, départ par train rapide pour Varsovie (durée 2h20).
Cette fois ci notre hostel est plus proche de la vieille ville, et à proximité du musée Chopin que nous visitions en fin de journée (entrée gratuite le dimanche).
Ici aussi la ville est animée, marché artisanal, calèches et vieille ville reconstruite à l’identique. L’artère principale Nowy Swiat fermée à la circulation, et il est agréable de s’y promener.

Le soir nous décidons de nous acheter à l’épicerie d’en face des plats à réchauffer dans la cuisine de l’hostel. Formule bien pratique lorsqu’on accumule de la fatigue avec toutes ses marches. __ LUNDI 7 MAI Varsovie
Nous nous abonnons au service de vélo de la ville et parcourons les rives de la Vistule qui ont été aménagés. C’est bien pratique de se déplacer à vélo et pouvons aller un peu plus loin dans nos déambulations. L’après-midi nous descendons vers le grand parc Lazienki.

Après diner dans un bar à lait végétarien, nous repartons en balade à vélo, mais cette fois-ci avec un tandem ! Rigolo.
__ MARDI 08/05/2018 Varsovie-Nice Train S2 pour se rendre à l’aéroport Chopin et retour à la maison par vol Wizzair direct.
Notre circuit effectué en train et bus que nous avions réservés à l’avance depuis la France : -Varsovie (1 nuit) -Gdansk (3 nuits, dont une dans le train) -Wroclaw (1 nuit) -Cracovie (3 nuits) -Varsovie. (2 nuits)
Chacun ayant un niveau d’exigence personnel je ne donnerai pas d’avis sur nos hébergements tous trouvés via des plateformes de réservations en ligne, sauf que les prix des chambres doubles avec salle de bains privative ne sont pas si bons marchés comparés à d’autres pays de l’est de l’Europe que nous avons visités. Sauf à Wroclaw nous n’avions pas de petits déjeuners compris, nous nous en sommes accommodés car il y a toujours une bouilloire, du thé et/ou du café offert dans les chambres, et souvent une cuisine pour être autonome.
__ SAMEDI 28/04/2018 NICE - Varsovie Nous partons de Nice avec un vol Wizzair direct pour Varsovie le 28 avril 2018. Arrivés à l’aéroport de Varsovie Chopin en fin de journée nous prenons un train pour la gare de Warsawa Centralna à proximité de laquelle nous avons réservé une chambre dans un Hostel. Nous faisons une première balade dans le quartier qui nous amène rapidement au rond-point Général De Gaulle (on n’est pas trop dépaysé), en bas de la rue animée Nowy Swiat fermée à la circulation, nous y trouvons un resto de plats typiques où nous goutons nos premiers pierogi. Nous trouvons facilement à changer de l’argent et à nous ravitailler pour le petit-déj et picnic du lendemain. __ DIMANCHE 29 avril Varsovie - Gdansk Tôt ce matin, avant de prendre le train pour Gdansk, nous explorons le quartier autour du Palais de la culture et de la science, bâtiment de style Stalinien qui nous rappelle ceux que nous avons vus à Moscou ou à Riga. Nos pas nous portent vers des vestiges du mur du ghetto de Varsovie (ceci dit rien ne nous confirme qu’il s’agit bien d’un mur authentique). Retour à la gare Centralna pour prendre un train rapide (2h50) pour Gdansk très confortable.

Notre Hostel n’est pas très loin de la gare et de la vielle ville où tout peut se faire à pied. Nous sommes agréablement surpris par le nombre de touristes et l’animation qui règne dans les rues avec une ambiance quasi estivale sous un beau ciel bleu. Le centre détruit durant la dernière guerre a été reconstruit à l’identique et a ainsi su garder son charme historique.

__ LUNDI 30 avril Gdansk Le lendemain de notre arrivée à Gdansk, nous trouvons à louer deux vélos et nous partons par les pistes cyclables à Sopot, le Deauville polonais, situé sur le bord de la mer Baltique (à 13 km). En préparant ce voyage j’imaginais que le lieu serait un peu morne hors saison, mais en fait c’était tout l’inverse : du monde partout, les gens en maillot de bain sur la plage, la queue pour s’acheter de bonnes glaces, la longue jetée dont l’accès est payant (8 PLN / pers) envahie de promeneurs. Cela a rendu notre escapade à vélo bien agréable. De retour à Gdansk nous posons les vélos et visitons le musée de l’ambre qui est gratuit ce jour-là. Bon timing car nous échappons ainsi à l’orage qui passe rapidement, à peine si nous nous en apercevons du fond de la « Porte dorée » qui présente également les différentes tortures infligées aux prisonniers (plutôt traumatisant pour les jeunes enfants).

__ MARDI 1er MAI Gdansk Ce matin, c’est à pied que nous poursuivons notre exploration de la ville en commençant par le quartier du chantier naval, avec le monument aux morts des ouvriers, le nouveau bâtiment du centre européen des solidarités et la salle du BHP (CHSCT).

Plus tard visite de l’hôtel de ville et grimpette en haut de la tour qui permet d’avoir une très jolie vue sur la ville. Nous traversons la Motlawa par la passerelle avant qu’elle ne s’ouvre pour laisser passer le bateau de Pirates qui promène les touristes dans le port. De ce côté-là nous visitons les Greniers et le bateau Soldek, puis retraversons avec le petit bateau navette, visitons la fameuse grue sur le quai et jetons un coup d’œil au centre culturel maritime.

Après un bon diner de pierogi délicieux, préparés à la commande, nous prenons le train de nuit pour Wroclaw : nous avons un compartiment de 3 couchettes pour nous deux. Draps et couvertures fournis et petit lavabo. Impeccable. __ MERCREDI 2 MAI Wroclaw Arrivée 5h10 L’arrivée est matinale, réveil à 4h40 par l’agent du train, arrivée à 5h10 ! La gare est grande et un fast-food est déjà ouvert pour nous accueillir et prendre un petit-déjeuner. Ensuite cap vers l’hôtel à côté de la gare et début de la visite à 7h vu que nous n’aurons la chambre qu’à 14h ! Du coup c’est plutôt vide malgré les premiers travailleurs qui se pressent déjà. Nous déjeunons tôt dans un bar à lait où il est difficile de choisir car rien n’est écrit en anglais, mais en montrant les plats pris par d’autres clients on arrive à manger. Après une sieste bien méritée à l’hôtel, nous repartons en suivant le bord du canal. Nous tombons sur une animation militaire qui présente les différents corps d’armée et le matériel. Les enfants polonais sont ravis de monter dans les chars ou d’esquiver un robot taquin. Nous continuons et traversons l’Oder pour visiter le jardin botanique. Ça c’est mon coup de cœur de Wroclaw ! Le printemps éclate dans toute sa splendeur. Le parc est magnifiquement entretenu, avec toutes sortes de rhododendrons de toutes les couleurs, d’iris, de tulipes. Il nous permet de nous reposer de nos longues marches.

Nous repassons par la place du marché qui est maintenant bien animée, et visitons l’Hôtel de ville qui nous déçoit un peu.
__ JEUDI 3 MAI Wroclaw - Cracovie Ce matin nous prenons un bus pour Cracovie ce qui est plus rapide que le train et peu cher (4,5 € par personne). Cela prend 3h10 mais le bus est très confortable.
Après avoir déposé nos bagages dans un petit hôtel près de la gare, nous découvrons à deux pas les festivités de la fête nationale. Parade militaire, remise de décorations, hommages. Le temps est magnifique, il fait même très chaud. Nous nous réfugions dans le parc pour pique-niquer.
Ce premier après-midi nous descendons du nord au sud le centre historique. La ville est bondée de touristes. Nous arrivons quand même à ne pas trop faire la queue pour nous acheter une bonne glace. Nous découvrons la grande place qui nous surprend par sa taille et son style complètement différent de Gdansk, et où un tas d’animations de rues se tiennent, sans compter les calèches blanches tirées par de beaux chevaux joliment harnachés.

A côté, sur une autre place une chorale et le public chantent des chants folkloriques et populaires. J’ai beau zieuter sur le livret de mon voisin, j’ai quand même du mal à suivre et à chanter en polonais ! Nous passons en bas du château de Wawel et poursuivons jusqu’à Kazimierz.
Le soir, de retour à l’hôtel on s’interroge sur quand et comment aller à Auschwitz (Oswiecim). Nous n’avons rien réservé. Après recherches nous optons pour un bus local départ vendredi à 12h00.
__ VENDREDI 4 MAI Cracovie Avant le prendre le bus, nous retournons sur la grande place qui est plus tranquille que la veille. Je peux enfin regarder tranquillement les petites boutiques de la halle aux draps. Nous montons même à l’étage pour faire quelques photos.
La gare routière est juste à côté de la gare ferroviaire. Il nous suffit de traverser cet immense nouveau centre commercial pour y accéder. Nous partons avec la compagnie qui a affiché ses horaires sur le quai, elle dépose les passagers au musée d’Auschwitz même. Compter 1h30 de trajet. De là nous prenons tout de suite la navette gratuite qui va au deuxième site : Birkenau. Ici l’entrée est libre et gratuite toute la journée. Nous prenons le temps de parcourir cet immense site fort émouvant.

Nous reprenons la navette pour retourner au musée et faire la queue pour avoir un billet d’entrée pour après 16h, heure à partir de laquelle la visite est libre et gratuite. Nous pouvons entrer à 16h30 (soit environ 1h de queue mais difficile de faire mieux sans réservation préalable). Là aussi nous parcourrons les blocks qui traitent chacun d’un sujet différent. Il est étrange de voir ce lieu dans une ambiance printanière avec ses grands arbres, les lilas, et l’herbe tendre alors qu’il y a eu tant de souffrance. Retour à Cracovie à la fermeture du site avec la même compagnie de bus.
__ SAMEDI 5 MAI Cracovie Pour visiter il est recommandé de réserver à l’avance, ce que nous n’avons pas fait. Nous arrivons vers 9h et faisons la queue 20’ pour acheter nos billets pour les appartements royaux du Château car il y a un nombre limité d’entrées. Notre visite est programmée pour 13h15 en anglais. En attendant nous visitons la cathédrale, les chapelles royales, et la tour Sigismond. Nous redescendons déjeuner en ville, mais nous aurions pu déjeuner au pied du château au bord de la Vistule car il y a un marché artisanal et des troquets où manger de bonnes saucisses ! Nous y dinerons en fait le soir.
L’après-midi nous traversons la Vistule pour aller dans le quartier de l’ancien ghetto de Podgorze et revenons par Kazimierz.

__ DIMANCHE 6 MAI Cracovie - Varsovie Ce matin nous passons les deux dernières heures à Cracovie en explorant l’ouest de la vielle ville, et découvrons les différents « collegiums » ou universités. Retour à la gare ferroviaire, dont l’entrée se fait par le centre commercial car l’ancienne gare a été reconvertie, départ par train rapide pour Varsovie (durée 2h20).
Cette fois ci notre hostel est plus proche de la vieille ville, et à proximité du musée Chopin que nous visitions en fin de journée (entrée gratuite le dimanche).
Ici aussi la ville est animée, marché artisanal, calèches et vieille ville reconstruite à l’identique. L’artère principale Nowy Swiat fermée à la circulation, et il est agréable de s’y promener.

Le soir nous décidons de nous acheter à l’épicerie d’en face des plats à réchauffer dans la cuisine de l’hostel. Formule bien pratique lorsqu’on accumule de la fatigue avec toutes ses marches. __ LUNDI 7 MAI Varsovie
Nous nous abonnons au service de vélo de la ville et parcourons les rives de la Vistule qui ont été aménagés. C’est bien pratique de se déplacer à vélo et pouvons aller un peu plus loin dans nos déambulations. L’après-midi nous descendons vers le grand parc Lazienki.

Après diner dans un bar à lait végétarien, nous repartons en balade à vélo, mais cette fois-ci avec un tandem ! Rigolo.
__ MARDI 08/05/2018 Varsovie-Nice Train S2 pour se rendre à l’aéroport Chopin et retour à la maison par vol Wizzair direct.
Voyager, ce n'est pas (forcément) backpacker English translation pending
Salut salut,
Fort d'un nouveau voyage dans les Canaries (Fuerteventura pour être exact), je prolonge ici une discussion que j'avais entamé sur ce même forum et cette même rubrique il y a maintenant quelque chose comme 3 ans.
A ce moment-la, je venais d'essayer de voyager pour la première fois, a 22 ans, avec un Pass Interrail, sac sur le dos, sans avoir rien prévu ou presque, avec pour premiere destination Milan. J'étais revenu plus ou moins la queue entre les jambes. J'avais alors posté un message sur ce forum disant que je m'étais trompé sur l'idée de voyage, que peut-être je n'étais pas fait pour ca. Et a ce moment, nombreuses ont été les réponses productives et intelligentes sur le fait que l'idée de voyage, ca ne veut rien dire. Que je n'étais pas nécessairement forcé de faire comme les backpackers les plus célèbres que l'on trouve sur le net, sac sur le dos, a passer d'hostel en hostel toutes les semaines et qui s'en accommodent trés bien.
Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager, j'ai pu bouger plusieurs fois et pris l'habitude de voyager. Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise sur ces derniéres année, je pense qu'il est nécessaire pour moi de faire le point sur cette discussion pour que peut-être, d'autres personnes dans le meme cas que moi il y a trois ans puissent se reconnaitre et, je l'espère, etre rassuré par ce que j'ai vécu.
Et donc, je le confirme aujourd'hui, voyager, c'est un concept multiple. Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager. Lors de mes premiers voyages, j'ai tenu a m'enfermer dans le carcan baroudeur et globe-trotteur quitte a ce que cela me frustre. Mais je pense qu'il nécessaire de dire le plus possible qu'il n'y a aucune honte a ne pas opter pour ce profil. Oui, un vrai voyageur peut detester les auberges de jeunesse. Oui, un vrai voyageur n'est pas forcement un mec qui n'aura aucun mal a parcourir le monde seul s'il en a envie. Non, un vrai voyageur n'est pas forcement quelqu'un qui va etre le meilleur pour trouver les bons plans a petits prix et optimiser ses dépenses.
Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses. Et ca s'arrête la. Il m'a fallu du temps et des voyages aux profils bien différents our me rendre compte, et chaque nouvelle destination apporte son lot d'apprentissage.
Et comme vous pouvez vous en douter, je correspond a la petite liste au dessus. Je préfère voyager avec quelqu'un, meme si voyager seul n'est pas non plus un vrai probleme. En revanche, voyager seul en auberge de jeunesse, c'est quelque chose que je supporte pas. Je ne supporte pas non plus economiser et prendre trois bus pour faire en 6 heures quelque chose que j'aurais pu faire en 2 en louant ma voiture, ou simplement en voyageant avec la mienne. La frustration qui découle de mon envie de beaucoup voir mais d'être limité par les transports et leurs horaires et itinéraires est absolument énorme pour moi, alors que cela ne posera pas beaucoup de problèmes a d'autres.
En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants qui auraient des doutes sur leur capacité a voyager parce qu'ils n'ont pas autant apprécié certains de leurs voyages comme ils en rêvaient, le soir, en furetant sur les blogs de voyage sur le net. L'important, c'est de trouver SA façon personnelle de voyager, celle qui maximisera notre plaisir face a l'inconnu.
Fort d'un nouveau voyage dans les Canaries (Fuerteventura pour être exact), je prolonge ici une discussion que j'avais entamé sur ce même forum et cette même rubrique il y a maintenant quelque chose comme 3 ans.
A ce moment-la, je venais d'essayer de voyager pour la première fois, a 22 ans, avec un Pass Interrail, sac sur le dos, sans avoir rien prévu ou presque, avec pour premiere destination Milan. J'étais revenu plus ou moins la queue entre les jambes. J'avais alors posté un message sur ce forum disant que je m'étais trompé sur l'idée de voyage, que peut-être je n'étais pas fait pour ca. Et a ce moment, nombreuses ont été les réponses productives et intelligentes sur le fait que l'idée de voyage, ca ne veut rien dire. Que je n'étais pas nécessairement forcé de faire comme les backpackers les plus célèbres que l'on trouve sur le net, sac sur le dos, a passer d'hostel en hostel toutes les semaines et qui s'en accommodent trés bien.
Trois ans plus tard, grâce à mon travail et ma volonté personnelle de voyager, j'ai pu bouger plusieurs fois et pris l'habitude de voyager. Et fort de ma superficielle mais néanmoins importante expérience acquise sur ces derniéres année, je pense qu'il est nécessaire pour moi de faire le point sur cette discussion pour que peut-être, d'autres personnes dans le meme cas que moi il y a trois ans puissent se reconnaitre et, je l'espère, etre rassuré par ce que j'ai vécu.
Et donc, je le confirme aujourd'hui, voyager, c'est un concept multiple. Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon de voyager. Lors de mes premiers voyages, j'ai tenu a m'enfermer dans le carcan baroudeur et globe-trotteur quitte a ce que cela me frustre. Mais je pense qu'il nécessaire de dire le plus possible qu'il n'y a aucune honte a ne pas opter pour ce profil. Oui, un vrai voyageur peut detester les auberges de jeunesse. Oui, un vrai voyageur n'est pas forcement un mec qui n'aura aucun mal a parcourir le monde seul s'il en a envie. Non, un vrai voyageur n'est pas forcement quelqu'un qui va etre le meilleur pour trouver les bons plans a petits prix et optimiser ses dépenses.
Un vrai voyageur, c'est juste quelqu'un qui aime vivre et voir de nouvelles choses. Et ca s'arrête la. Il m'a fallu du temps et des voyages aux profils bien différents our me rendre compte, et chaque nouvelle destination apporte son lot d'apprentissage.
Et comme vous pouvez vous en douter, je correspond a la petite liste au dessus. Je préfère voyager avec quelqu'un, meme si voyager seul n'est pas non plus un vrai probleme. En revanche, voyager seul en auberge de jeunesse, c'est quelque chose que je supporte pas. Je ne supporte pas non plus economiser et prendre trois bus pour faire en 6 heures quelque chose que j'aurais pu faire en 2 en louant ma voiture, ou simplement en voyageant avec la mienne. La frustration qui découle de mon envie de beaucoup voir mais d'être limité par les transports et leurs horaires et itinéraires est absolument énorme pour moi, alors que cela ne posera pas beaucoup de problèmes a d'autres.
En bref, j'espère par ce message aider des voyagers relativement debutants qui auraient des doutes sur leur capacité a voyager parce qu'ils n'ont pas autant apprécié certains de leurs voyages comme ils en rêvaient, le soir, en furetant sur les blogs de voyage sur le net. L'important, c'est de trouver SA façon personnelle de voyager, celle qui maximisera notre plaisir face a l'inconnu.
Sortie de Bolivie English translation pending
Bonsoir,
Nous allons en avril faire une incursion de 3 jours en Bolivie depuis le Chili (SPA) en passant par une agence qui a l'air sérieuse. Le responsable nous a dit qu'il fallait payer une certaine somme dont je ne me rappelle plus le montant pour sortir de Bolivie mais je n'en trouve aucune trace sur internet. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Merci d'avance.🙂
Île Maurice (vidéo): le voyage d'une vie! English translation pending
Bonjour,
Voici une vidéo qui retrace notre séjour à l'Ile Maurice en Aout dernier. Je vous laisse y découvrir les images de nos différentes activités sur place : nage avec les dauphins, randonnée du Morne Brabant, du Pouce, de la Tourelle, des 7 cascades, plongée à Flic en Flac avec des raies aigles et tortues de mer, snorkeling à Blue Bay, ainsi que nos différentes visites (jardin botanique de Pamplemousse, rhumerie de Chamarel, aventure du sucre, Cap Malheureux, ...)
N'hésitez pas si vous avez des questions par rapport à cela. J'y répondrai avec plaisir.
https://www.youtube.com/watch?v=rGE72pANgKo
Voici une vidéo qui retrace notre séjour à l'Ile Maurice en Aout dernier. Je vous laisse y découvrir les images de nos différentes activités sur place : nage avec les dauphins, randonnée du Morne Brabant, du Pouce, de la Tourelle, des 7 cascades, plongée à Flic en Flac avec des raies aigles et tortues de mer, snorkeling à Blue Bay, ainsi que nos différentes visites (jardin botanique de Pamplemousse, rhumerie de Chamarel, aventure du sucre, Cap Malheureux, ...)
N'hésitez pas si vous avez des questions par rapport à cela. J'y répondrai avec plaisir.
https://www.youtube.com/watch?v=rGE72pANgKo
Thaïlande: que pensez vous de l'attitude de certains touristes? (de plus en plus nombreux...) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voyageons depuis longtemps en Asie du Sud Est( depuis les année 80) mais cette année, les hordes de touristes sur les sites historiques ou dans les temples m'ont profondément agressés et interpelés.
Il y a en effet beaucoup de touristes qui visitent la Thaïlande et je trouve que cela est une bonne chose que de plus en plus de monde puisse voyager et découvrir d'autres civilisations, mais le comportement de certains est devenu complètement inadmissible.
Les selfies deviennent un fléau pour les lieux touristiques car ce qui est devenu important, ce n'est plus la découverte du lieu, ni de s'en imprégner, mais c'est MOI devant le lieu, MOI devant le temple, MOI devant la statue que l'on verra à peine... Au temple blanc à Chiang Rai j'ai vu une personne faire 30 selfies en 3 pas....
Plus personne ne respecte l'autre pour entrer dans un lieu ou pour se retirer lors d'une prise de photo. L'autre n'existe plus...il est comme ...invisible. J'ai été aussi très frappé par l’attitude de ces gens dans les temples qui sont quand même des lieux de cultes. Ils parlent fort, et s'interpellent, mais ce qui m'a semblait le plus irrespectueux est de se faire prendre en photo en étant dos au bouddha et en faisant semblant de prier... et il y avait des familles entières à avoir cette attitude et à rigoler.
Certains thaïs continuent de prier et restent imperturbables, d'autres se sentent perturbés, gênés mais surtout offensés dans leur moment de recueillement et le font savoir avec politesse et courtoisie. Et là, les touristes ne comprennent pas pourquoi les thaïs ne sont pas contents....et ceux sont eux qui agressent le thaï...des scènes vraiment invraisemblables.
En fait ce ne sont pas les touristes qui me dérangent ce sont leurs comportements... Les chinois sont en effet bien placés et en nombre et leurs coté rustres (que j'ai connu dans leur pays dans les années 80) ne fait qu’amplifier ce coté irrespectueux vis à vis des autres. Mais les occidentaux ont aussi une large part de responsabilité pensant arriver dans un pays conquis où on a le droit de tout faire...
Heureusement certains coins restent encore sympas avec des touristes qui ont encore un sens du respect et de l'existence de l'autre... Et puis, les thaïs sont toujours aussi accueillants, souriants et serviables, c'est pour ça que je l'aime toujours autant cette Thaïlande....
Ce ne sont que mes impressions et mon ressenti, et malheureusement j'ai partagé ces mêmes sentiments avec grand nombre de voyageurs.
Qu'en pensez vous? êtes vous de mon avis? ou d'un avis complètement contraire? et que c'est bien ainsi.... ou quelles seraient les solutions
Bon voyage
Guy
Cherche idée de cadeaux à offrir durant un "bike trip" au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte traverser une partie du Cambodge en 2018/2019 en vélo. J'ai donc pas mal de temps encore pour me préparer, mais je préfère organiser certaines choses très à l'avance , notamment, je vais profiter de ce temps pour récolter un maximum d'argent qui additionné à mes propres petites économies me permettrait de faire de petits cadeaux tout le long de mon voyage...
La question que je me pose est :
Si vous deviez emmener quelque chose à distribuer (essentiellement aux enfants) durant un tel voyage, ce serait quoi ?...
Je cherche donc quelque chose qui serait utile et qui ferait plaisir, qui ne prenne pas beaucoup de place (Je serais en vélo), qui ne soit pas des sacs de dollars (Je ne suis pas la banque de France). Qui leur donne le sourire (Bien que je sache que la population cambodgienne n'a pas besoin de cela pour offrir ses sourires).
Bref, je cherche à savoir ce que je pourrais distribuer tout le long de mon voyage...
PS : Exit les associations !... merci
Je compte traverser une partie du Cambodge en 2018/2019 en vélo. J'ai donc pas mal de temps encore pour me préparer, mais je préfère organiser certaines choses très à l'avance , notamment, je vais profiter de ce temps pour récolter un maximum d'argent qui additionné à mes propres petites économies me permettrait de faire de petits cadeaux tout le long de mon voyage...
La question que je me pose est :
Si vous deviez emmener quelque chose à distribuer (essentiellement aux enfants) durant un tel voyage, ce serait quoi ?...
Je cherche donc quelque chose qui serait utile et qui ferait plaisir, qui ne prenne pas beaucoup de place (Je serais en vélo), qui ne soit pas des sacs de dollars (Je ne suis pas la banque de France). Qui leur donne le sourire (Bien que je sache que la population cambodgienne n'a pas besoin de cela pour offrir ses sourires).
Bref, je cherche à savoir ce que je pourrais distribuer tout le long de mon voyage...
PS : Exit les associations !... merci
Pourquoi voyager? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ouvre cette discussion dans le simple but d'établir une "conversation " autour du sujet.
J’exclue de mon propos celles et ceux qui font des "voyages" humanitaires, l'objectif est clair. De même, ceux qui voyagent pour réaliser des reportages, documentaires... Je m'adresse à ceux qui, comme moi, ont la chance de pouvoir découvrir tout ou partie du monde, que ces voyagent se fassent en solo, en famille, en groupe...peu importe, malgré les différences que cela suppose - le contact d'un groupe en bus sera bien évidemment différent d'un voyageur sac au dos !
Alors, pourquoi voyager ?
Voyager, à mon sens, c'est découvrir le monde - planète et habitants - dans autant de diversités qu'il est possible. Réaliser que le monde est un.
Pour ce faire, la mémoire, tous les sens sont en action en parallèle avec l'appareil photo.
Après, qu'en reste-t-il ?
Si ce ne sont que des souvenirs, à la limite à quoi bon. Le problème c'est que la mémorisation disparaitra avec notre mort, autrement dit, si on s'en tient à ça, il y a un côté "égoïste", je n'ai pas le mot exact ! Donc, il faut faire de ces voyages autre chose de complémentaire.
Et si ce quelque chose était le fait de pouvoir transmettre ce que l'on a appris, compris, ce que les voyages ont changé en nous, notre vision du monde et de l'humanité ? Cette humanité dont on voudrait bien voir l'avènement meilleure et plus éclairée.
C'est, surtout, transmettre à ses enfants cette vision.
Sinon, les voyages et leurs traces seront aussi fugaces que notre existence.
Merci de m'avoir lu Bonne journée.
J'ouvre cette discussion dans le simple but d'établir une "conversation " autour du sujet.
J’exclue de mon propos celles et ceux qui font des "voyages" humanitaires, l'objectif est clair. De même, ceux qui voyagent pour réaliser des reportages, documentaires... Je m'adresse à ceux qui, comme moi, ont la chance de pouvoir découvrir tout ou partie du monde, que ces voyagent se fassent en solo, en famille, en groupe...peu importe, malgré les différences que cela suppose - le contact d'un groupe en bus sera bien évidemment différent d'un voyageur sac au dos !
Alors, pourquoi voyager ?
Voyager, à mon sens, c'est découvrir le monde - planète et habitants - dans autant de diversités qu'il est possible. Réaliser que le monde est un.
Pour ce faire, la mémoire, tous les sens sont en action en parallèle avec l'appareil photo.
Après, qu'en reste-t-il ?
Si ce ne sont que des souvenirs, à la limite à quoi bon. Le problème c'est que la mémorisation disparaitra avec notre mort, autrement dit, si on s'en tient à ça, il y a un côté "égoïste", je n'ai pas le mot exact ! Donc, il faut faire de ces voyages autre chose de complémentaire.
Et si ce quelque chose était le fait de pouvoir transmettre ce que l'on a appris, compris, ce que les voyages ont changé en nous, notre vision du monde et de l'humanité ? Cette humanité dont on voudrait bien voir l'avènement meilleure et plus éclairée.
C'est, surtout, transmettre à ses enfants cette vision.
Sinon, les voyages et leurs traces seront aussi fugaces que notre existence.
Merci de m'avoir lu Bonne journée.
Arte: musique thaïe traditionnelle (magazine Latitudes) English translation pending
Pour les mélomanes...
magazinelatitudes.com/...adise-bangkok-video/
"Depuis des années Chris Menist sillonne le continent asiatique pour le compte de labels de rééditions. Son créneau : porter à nos oreilles des musiques thaïlandaises, yéménites, afghanes ou encore japonaises. A Bangkok, il retrouve ses amis du Paradise Bangkok project. Avec eux, il a créé un label et un groupe, continuant ainsi de tisser des ponts entre Orient et Occident."
magazinelatitudes.com/...adise-bangkok-video/
"Depuis des années Chris Menist sillonne le continent asiatique pour le compte de labels de rééditions. Son créneau : porter à nos oreilles des musiques thaïlandaises, yéménites, afghanes ou encore japonaises. A Bangkok, il retrouve ses amis du Paradise Bangkok project. Avec eux, il a créé un label et un groupe, continuant ainsi de tisser des ponts entre Orient et Occident."
Sri Lanka: 3 semaines avec budget restreint English translation pending
Bonjour, je voudrais partir environ 3 semaines au Sri Lanka durant le mois de janvier et je tente tant bien que mal de me figurer un budget et un itinéraire qui me permettrait de découvrir la culture du pays et les zones moins fréquenté par les touristes tout en respectant un budget assez restreint. Quelqu'un à un itinéraire à me proposer ou des lieux à ne pas manquer ainsi d'une idée approximative de coût global?
Merci.
Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017) English translation pending
Hello les voyageurs :)
J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé :) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce que ça a donné 😉
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour et nous sommes actuellement en Indonésie 🙂
Le contexte : - Du 5 mars au 20 avril 2017 - En couple - 7ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - La vidéo récap' - Moalboal - Dumaguete & Apo Island - Siquijor - Bohol - Camiguin - Port Barton (Palawan) - Coron (Palawan) - Le bilan (en chiffre et en lettres, avec des cartes et tout et tout) - Vos critiques et insultes 😉
Allez c'est parti :)
J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé :) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce que ça a donné 😉
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour et nous sommes actuellement en Indonésie 🙂
Le contexte : - Du 5 mars au 20 avril 2017 - En couple - 7ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - La vidéo récap' - Moalboal - Dumaguete & Apo Island - Siquijor - Bohol - Camiguin - Port Barton (Palawan) - Coron (Palawan) - Le bilan (en chiffre et en lettres, avec des cartes et tout et tout) - Vos critiques et insultes 😉
Allez c'est parti :)
Cherche à réunir des retraité(e)s ou seniors style routard(e)s English translation pending
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s
1 164 réponses · 21 639 affichages · Partager
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
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Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
Carnet d'un voyage de 37 jours en Inde du Sud et au Sri Lanka en février / mars 2017 English translation pending
Carnet d’un voyage de 37 jours en Inde du Sud et au Sri Lanka en février/mars 2017
Budget global pour 2 personnes : 2826 € Avion Paris-Chennai, Colombo-Paris (Saudi Arabian Airlines) 882 € Dépenses en Inde : 640 € Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €
Quelques prix : masala dosai 50-80 meal (repas végétarien basique) 60 -80 eau : 1 litre=20, 1litre 1/2=30/35
thé masala : 15-50 thé indien : 10-25 dal fry : 50 chicken masala : 120/180 tuktuk de 40 (1à2km) à 200 (7km)
1ère partie : Carnet d’un voyage de 16 jours en Inde du Sud (Tamil Nadu et Kérala) de Chennai à Mahabalipuram, Pondichéry, Chidambaram, Thanjavur, Trichy, Madurai, Munnar, Alappuzha et Cochin.
02/02 de Paris à Chennai et Mahabalipuram (ou Mamalapuram)
Paris CDG : Décollage dans un Boeing 777-300 de laSaudi Arabian Airways à 11h40 pour 5h40mn de vol jusqu'à Riyad. Nous sommes installés à la queue de l'appareil juste à c��té de la salle de prières ! Avant le décollage, le haut parleur nous convie à une prière pour qu'Allah bénisse notre vol. Beau survol des Alpes, Turin, puis de Rome, Naples, Crotone, Alexandrie, la Mer Rouge à la hauteur d'Hurghada puis le désert jusqu'à Riyad. Attente dans un aéroport froid, moderne, sans beaucoup de charme, les rares boutiques ouvertes n'offrent que des sucreries, du parfum et quelques articles de luxe, pas de tabac ni alcool évidemment. Pour tuer le temps nous discutons avec un groupe de français qui part aussi faire un voyage dans le sud de l'Inde. On nous offre un plateau repas vers 22H puis décollage dans un airbus 330 pour 4h 35mn de vol jusqu'à Chennai. L'avion est rempli de nombreux indiens, travailleurs immigrés au Moyen-Orient qui rentrent chez eux pour les vacances. A l'atterrissage certains se lèvent dès que l'avion a posé les roues sur le sol, tellement ils sont pressés de rentrer, c'est un joyeux foutoir. Nous allons ensuite faire les formalités relatives au visa électronique dans une file spéciale où nous sommes les premiers, c'est vite expédié avec une prise d'empreintes et un coup de tampon dans le passeport. L'attente aux bagages sera plus longue car avec une franchise de 60 kg les Indiens ont bien rempli les soutes, mais arrivent enfin nos « petits sac à dos » d’à peine 9 kg pièce, comparés aux colis indiens. En nous dirigeant vers la sortie nous décidons de prendre un taxi prépayé pour Mamalapuram (1550 rp). Et nous voilà aussitôt plongés dans la chaude ambiance de Chennai : Circulation chaotique de bus, autos, motos, rickshaws, sur des rues rafistolées, le tout à grands coups de klaxon. Il fait déjà bien chaud, pourtant il n'est que 9h du matin. Il nous faut bien 40 mn pour sortir de ce monstre urbain puis c'est la campagne. Un moment on longera sur des km une énorme décharge à ciel ouvert. Les villages et les villes se succèdent tout au long de la route. Au bout d'une heure et demie nous arrivons à Mahabalipuram et payons le droit d'entrée en ville de 40 rp pour 2. Le taxi nous laisse rue Otavai dans laquelle se trouvent de nombreux guest-houses à petits prix. Après en avoir visité plusieurs (Siva, Barack, Vinodhara, etc) vraiment pas convaincants, nous posons provisoirement nos sacs au Sea Breeze qui est un peu mieux mais nettement plus cher (3000 rp) et allons voir le Daphné situé juste à côté et qui nous convient bien : belle grande chambre au dernier étage avec un balcon, AC et ventilo, lit à baldaquin avec moustiquaire et balancelle en rotin. Il fait déjà bien chaud. Nous partons en direction du temple du rivage situé pas très loin de notre GH et c'est la redécouverte 40 ans après de l'Inde. Nous reviennent en tête des images qui démontrent la permanence de certaines choses dans cette Inde immémoriale : les couleurs éclatantes des saris des femmes, la langue tamoule avec ces sonorités caractéristiques roulantes, l’omniprésence des corbeaux bruyants, la circulation assourdissantes de bruits de klaxon, les détritus partout le long des rues, des routes des canaux et des rivières. Nous acquittons les droits d'entrée 2x500 pour les deux sites. Le petit temple du rivage (short temple) est situé en face de la mer mais en est séparé par un rideau d'arbres pour diminuer l'érosion qui a déjà bien poli les sculptures du temple. Des touristes indiens et occidentaux visitent ce beau temple qui a été évidé à partir de monolithes de grès. De belles sculptures quoiqu'un peu effacées émaillent les quatre côtés du temple. Un peu plus loin vers le Sud des groupes d'Indiens trempent les pieds ou se baignent dans une mer qui roule de grosses vagues. De l'autre côté vers le Nord se trouve la plage utilisée par les pêcheurs de Mamalapuram. Nous quittons le temple du rivage et allons nous reposer et nous abriter de la chaleur. Nous ressortons vers 16h et partons à pied en direction du sud et du site des 5 rathas, autre site majeur qui regroupe 5 temples également évidés et redécouverts par les anglais au XIX e siècle. Ils sont mieux conservés que le temple du rivage car protégés par le sable durant plusieurs siècles. Certaines parties n'ont jamais été terminées et sont restées à l'état d'ébauche.

Pèlerins hindous devant la "descente du Gange"
Bel éclairage vers la fin de la journée au soleil couchant. Nous avions oublié que les occidentaux sont très prisés pour figurer sur les photos à côté des indiens, nous avons donc été sollicités pour poser entre les membres de familles indiennes plus d'une fois. Retour vers le centre ville, des bruits caractéristiques nous signalent la présence des tailleurs de pierre, une spécialité de Mamalapuram. Il y a de nombreux ateliers de tailleurs de pierre et ils utilisent du matériel électrique, perceuses, scies, marteaux-burineurs et réalisent des sculptures de toutes tailles et d’une qualité impressionnante, surtout les petits objets dont l’intérieur est évidé et forme des dentelles de pierre alvéolée ! Dîner au Gecko restaurant, bon et pas cher. Nous renouons avec plaisir avec les savoureux plats de dhal (lentilles) et les currys indiens.
03/02 de Mahabalipuram (ou Mamalapuram) à Pondicherry
Bonne nuit quoiqu'un peu perturbée par quelques moustiques emprisonnés sous la moustiquaire et quelques aboiements intempestifs de chiens.
Petit-déjeuner toujours au Gecko pris sur la belle terrasse qui domine la rue commerçante. Nous redécouvrons également avec plaisir la saveur inimitable du thé indien au lait très sucré. Je me suis levé aux aurores vers 6h du matin pour aller voir ce qui se passait du côté des pêcheurs. Rien de particulier, certains rentraient de la pêche, d'autres se préparaient à y aller, le résultat de la pêche ne me semble pas miraculeux à voir les quelques dizaines de poissons pas bien gros qui sont pris dans les filets. Bel éclairage au moment du lever du soleil vers 6h40.
Mahabalipuram : retour des pêcheurs
Puis balade en ville, les femmes se pressent devant les fontaines pour remplir leurs gamelles ou seaux en plastique ou en métal. Tous les commerces sont encore fermés à l'exception des débits de thés et des cantines qui préparent de petites fritures. Découverte du Penance d'Arjuna derrière la station de bus superbement bien éclairé par le soleil levant : C'est une grande fresque sculptée en bas relief sur un pan de falaise vertical de 8m de haut et 30 m de large : des dizaines de personnages et d'animaux animent la surface de cette falaise dans un double mouvement en direction de la faille centrale symbolisant la chute du Gange. Nous y croisons un groupe d'alsaciens écoutant un guide indien francophone très intéressant et parlant remarquablement bien le français. Nous visitons ensuite le superbe temple situé à la gauche de la falaise et dont le fond révèle une autre magnifique fresque sculptée. Nous continuons notre visite par plusieurs petits temples et le fameux rocher en forme de boule instable qui semble prêt à dévaler la pente. Une dernière sculpture d'éléphants et nous retournons vers le Daphné hôtel.
Nous prenons nos affaires et un rickshaw en direction de l'arrêt de bus pour Pondy en dehors du village sur la grande route. La possibilité de prendre un taxi pas cher ne s'est pas concrétisée. Plusieurs bus nous passent sous le nez, car trop pleins pour s'arrêter. Finalement il y en a un qui s'arrête mais qui est déjà bien plein. Nous allons passer une bonne heure debout puis finalement nous récupérons deux places assises. A Pondy nous devons négocier ferme pour faire baisser le prix du rickshaw pour nous conduire à notre G.H. Malheureusement il est plein, nous avions oublié que c'est le W.E. et Pondy est toujours très prisé par les Indiens, heureusement le patron du G.H. qui parle un français parfait nous réserve une place chez un collègue situé un peu plus loin dans Nobili street, quartier calme pas loin de la gare chez Brigitte et Josh. C’est une belle maison traditionnelle, notre chambre est claire avec sdb privée et pdj pour 1600 rp. Josh le mari de la patronne nous offre une collation. Nous partons en direction de la mer, belle promenade le long du rivage avec une mer assez houleuse et de fortes vagues déferlantes. Beaucoup d'Indiens, seuls, en couple ou en famille se sont installés sur les brises- lames et contemplent le spectacle de la mer. De nombreuses inscriptions en français rappellent le passé colonial de la ville. Nous arrivons bientôt devant la statue de Gandi et allons déguster des samosas dans le jardin public de Government Place. Nous continuons notre découverte de Pondy par une visite au temple où un éléphant remercie les fidèles en leur caressant la tête avec sa trompe. Diner de bons plats végétariens au Sugurtu restaurant.
4/2 de Pondicherry à Chidambaram
Balade dans la vieille ville coloniale française et visite au marché très animé, coloré et aux fortes senteurs surtout du côté du poisson ! Départ du GH en rickshaw pour la station de bus (100 rp) d'où nous prenons un bus pour Chidambaram. C'est un bus folklo qui, manié de mains de maître par un chauffeur pressé, nous a amené à Chidambaram en moins de 2h tout en s’arrêtant régulièrement pour laisser monter ou descendre des passagers. Tout au long de la route nous verrons de beaux paysages, avec des cocoteraies et quelques rizières du moins quand il y a suffisamment d'eau, ce qui est le cas ici grâce aux lagunes et aux lacs. On voit également de ci de là de grosses usines (centrales de production d'énergie, usines diverses, dont une usine du chimiste français Arkema). Dans les petits villages traversés il n'est pas rare de voir des huttes aux toits de pailles ou de chaumes. Quelques fantômes noirs (entièrement voilés avec gants noirs) montent dans le bus mais quand elles nous regardent on devine des yeux rieurs, elles ne doivent pas être bien vieilles ! Arrivés à Chidambaram, à la station de bus située non loin du quadrilatère du temple, nous visitons quelques hôtels mais rien de folichon, soit trop chers (3000 rp soit 45€) soit pas chers mais pas terribles (500) finalement nous nous installons au Ritz : belle chambre assez propre avec clim et télé pour 1600.
Nous partons ensuite visiter le fameux temple qui occupe un immense carré au centre de la ville et dont les 4 entrées sont chacune surmontée d'un immense gopura avec des statues peintes de couleur vive. Nous y pénétrons après nous être débarrassés de nos chaussures et allons arpenter l'immense complexe un peu labyrinthique. Le temple principal est un peu sombre mais il y a de temps en temps des espaces non couverts où pénètrent la lumière du soleil. Un peu partout les brahmanes chargés du temple s'affairent ici et là : ils ont une coupe de cheveux particulière avec une partie rasée et un petit chignon sur la partie non rasée. Les nombreux hindous présents font leurs prières et leurs dévotions. A l'extérieur se trouve le grand bassin pour les prières. A l'intérieur du temple une cérémonie se prépare : en effet des fidèles s'agglutinent devant l'entrée d'un sanctuaire aux portes d'argent semi-ouvertes : à l'intérieur des officiants s'activent devant la statue d'un dieu. Les fidèles sont tournés vers la statue joignent les mains, prient pendant que des brahmanes agitent des clochettes et que d’autres font sonner de grosses cloches traditionnelles. À un moment donné un brahmane va promener devant la statue du saint un chandelier aux nombreuses bougies allumées puis un tissu enflammé.

Trichy : Musicien du temple
Tout cela est accompagné par un rituel sonore de chants et de paroles récitées par les brahmanes. On ne comprend pas grand chose mais on est saisi par l'émotion et la ferveur des participants. Nous ressortons du temple et allons dîner dans un restaurant végétarien au pied de notre hôtel : très bon dîner pas cher et savoureux.
5/2 de Chidambaram à Thanjavur
Originalité du matin, nous prenons notre petit-déjeuner à la pâtisserie « Black forest » : Viennoiseries, donuts et cupcake avec deux bons thés, nous n’avons pas osé la « forêt noire » ! Nous repartons au temple nous promener en attendant l'arrivée de nos amis Frédérique et Thierry avec qui nous allons visiter en taxi les vieux temples de la période Chola. Ensemble nous allons déjeuner toujours au même restaurant végétarien et partons pour le temple de Gangaikondacholapuram situé en pleine nature. Il y a pas mal de monde, il est vrai que c’est dimanche et la grande pelouse qui entoure le temple est remplie d'Indiens de tous âges et de toutes conditions qui attendent l'ouverture du temple. Nous nous contentons de l'extérieur et il y a suffisamment de choses à voir. Des sculptures un peu partout, sur les gopuras et sur la fameuse tour pyramidale qui en est couverte. Le taxi, avant de retourner avec nos amis à Pondy nous laisse à un embranchement où nous pouvons prendre un bus pour Kumbakonan. De Kumbakonan un bus local va nous faire découvrir ce qu'est traverser l'Inde profonde en bus omnibus : heureusement nous avions des places assises car le bus s'est rempli assez rapidement au gré des nombreux arrêts au bord de la route ou dans les villages. Il y a pas mal d'activités dans la campagne en ce moment : on récolte le riz et aussi des céréales, des charrettes bourrées de paille entravent la circulation. Le chauffeur de bus est, comme tous les autres un kamikaze de la route, il klaxonne toutes des 5 secondes quand la route est chargée ce qui est le cas à 80%, il double avec ou sans visibilité, slalomant entre les camions, les bus, les motos, les rickshaws, les vélos et les piétons estimant à quelques cm près le gabarit de son bus. Dans les villages il y a beaucoup de maisonnettes en pisé recouvertes d'un toit de chaume, ça sent le dénuement. On voit aussi beaucoup de bétail essentiellement des bovins et des chèvres recherchant dans des champs arides et secs de quoi se nourrir. Arrivés à Thanjavur, le bus nous laisse dans la new bus station à plusieurs km du centre ville. Nous prenons un rickshaw (150rp) qui va nous mener au homestay que nous avions réservé depuis la France à 15mn à pied du grand temple. Nous sommes attendus par un couple d'indiens âgés qui nous fait visiter une belle chambre avec clim, ventilo et sdb avec eau chaude. Comme il se fait tard nous partons seulement explorer les environs et repérer l'entrée du temple puis recherchons de quoi dîner. Nous trouvons notre bonheur à l'ancienne station de bus en plein centre ville. Là il y a de nombreux restaurants populaires ou plus « chics » qui servent de la nourriture végétarienne essentiellement. Nous en choisissons un et dînons de deux excellents et copieux masala dosai que nous avons du mal à terminer.
6/2 de Thanjavur à Trichy (Tiruchirapally)
Excellent petit-déjeuner, entourés par la sollicitude de nos hôtes. Des « rotis », de la margarine et confiture, des toasts, jus de papaye frais, salades de fruits, thé. Nous sommes installés dans le jardin derrière la maison où poussent bananiers, papayers et goyaviers. Nous allons ensuite visiter ce très beau temple de Bradishvara. Toujours de belles portes type gopuras puis un ensemble complexe de temples plus petits, un nandi (taureau) énorme d'une seule pièce. Nous nous attardons devant un petit temple où se prépare une cérémonie, peut-être de remerciements qui va durer plus d'une ½ heure avec un accompagnement de deux musiciens et de plusieurs brahmanes. A la fin de la cérémonie les brahmanes vont creuser un trou pour y planter un mat décoré et peint puis ils vont l'arroser de liquides de différentes couleurs, blanc, orange et rouge.

Temple de Trichy
De la gare de bus nous prenons un bus pour Trichy. Le trajet se fera en un peu plus de 2h à travers une campagne toujours aussi sèche où les pâturages succèdent aux cocoteraies ou à des champs. À Trichy la station de bus se trouve heureusement dans le centre ville, il est donc facile de visiter plusieurs hôtels avant d'en choisir un qui nous convient. Nous essayons le Femina recommandé par le routard. Les chambres sont correctes mais la propreté correcte pour un indien ne l'est pas pour nous. Monique fait changer les draps et les serviettes plus que douteuses. Un grand mariage se prépare en bas mais on n'en souffrira pas trop. Les klaxons de la station de bus proche sont plus sonores. Le lendemain un rickshaw nous conduit au temple Srirangam très éloigné du quartier des hôtels (200rp). Très beau et grand temple comme d'habitude avec de belles sculptures, des gopuras, des bâtiments variés.
7/2 de Trichy à Madurai
Petit déjeuner compris dans le prix au Femina, excellent buffet avec toasts et confiture, plats indiens, fruits frais etc. Nous récupérons nos sacs et partons à pied à la gare toute proche prendre le 1er bus pour Madurai. Nous n'attendons jamais longtemps (de 10mn à 30 mn max) voyage assez rapide par des autoroutes et avec peu d'arrêt. Les routes sont en bon état mais la circulation toujours dense et chaotique. A Madurai le bus nous laisse loin à la new bus station de Mathutavani. Un rickshaw va nous emmener jusqu'à l'hôtel que nous avons choisi le MR International au nom pompeux dans une ruelle calme à 5 mn de l'entrée Ouest du temple. Si les chambres sont correctes, l'état de la lingerie (draps, protège-matelas et serviettes de toilette) est comme d'habitude déplorable. Monique doit faire les gros yeux pour obtenir du linge à peine acceptable. Comme le temple n'est pas encore ouvert (il ouvre à 16h) nous allons nous balader dans le centre ville à la recherche d'un restaurant que nous allons trouver par hasard : c'est un végétarien avec un serveur sympa qui nous explique bien la composition des différents plats. A 16h nous nous dirigeons vers le temple. L'accès est sévèrement gardé par des gardes chiourmes désagréables au possible : il faut enlever ses chaussures, chaussettes, ne pas avoir de pantalons trop courts, se faire fouiller au corps, montrer tout ce qu'on a dans les poches. Après ce contrôle militaire on peut entrer, il faut ensuite payer un droit d'entrée de 50 rp /p. Dans ce temple les occasions de payer sont nombreuses tant pour les touristes que pour les indiens. Quant au temple lui-même il ressemble à ceux que nous avons déjà vus : les gopuras ici sont particulièrement hauts, sculptés et très colorés. A l'intérieur on retrouve les colonnes massives représentants des animaux mythiques, de nombreuses chapelles dédiées aux multiples divinités du panthéon hindou. Nous ressortons au bout d'une heure et allons dîner au « restaurant moderne » près de chez nous n'ayant pas retrouvé le resto de midi. Retour au temple pour la cérémonie à 21h lors de laquelle les prêtres sortent un palanquin représentant l'épouse de Shiva qu’ils amènent passer la nuit dans le temple de Shiva. Il y a quelques groupes de touristes occidentaux et des indiens. Des musiciens accompagnent la cérémonie jouant d'une espèce de hautbois au son aigrelet, d’un harmonium portatif et des percussions.
8/2 de Madurai à Munnar
Devant l'hôtel nous hélons un rickshaw en train de bichonner sa machine et c'est parti jusqu'à la gare de bus d’Arapalayam. Là c'est déjà le joyeux bordel, ça klaxonne de tous les côtés, comme prévu le bus pour Munnar pars à 8h ce qui nous donne le temps de boire un thé horriblement sucré et très lacté mais c'est bon et c'est chaud. Le bus va d'abord emprunter une belle autoroute où il va pouvoir rouler vite puis en approchant de la montagne la moyenne va tomber très vite. La route grimpe en lacets étroits et dévoile un paysage magnifique. Les cocotiers disparaissent, remplacés par la forêt ou des espaces secs, vers la fin on voit apparaître des plantations de cardamome puis les fameuses plantations de thé. Au bout de 5h30 nous voilà à Munnar. Notre JJ Cottage est à 2km du centre de Munnar. C'est un étroit bâtiment tout rose enserré par d'autres maisons identiques. Le patron très sympa nous fait visiter la chambre spacieuse et nickel chrome avec de belles baies vitrées qui donnent sur la campagne et les plantations de thé. Ayant le ventre creux nous allons déjeuner au SN restaurant juste à côté : excellent repas à base de masala et de curry. Le soleil va se coucher et j'en profite pour aller faire un tour dans les plantations en empruntant la route qui part à droite en descendant de notre GH en direction du Lekshmi Estate distant d’un à deux km. Belle plantation bien mise en valeur par un éclairage rasant. En remontant une piste je vois en contrebas le village où sont installés les ouvriers : il s'agit de longs bâtiments divisés en appartements pour chaque famille. Le grand propriétaire ici de 63000 acres de thé est le magnat Tata. Retour à Munnar, le soleil est couché et il commence à faire froid, ça change !

Munnar, dans les plantations de thé
9/2 Munnar
Nuit calme et fraîche, la grosse couverture n’est pas de trop ! il est vrai que nous sommes à près de 1600 m d'altitude. Nous avons choisi de participer à une balade dans les plantations de thé. Notre groupe de 6 touristes démarre peu après 7h pour une ballade dans les environs proches de Munnar. La montée dans les plantations est vraiment magnifique avec le soleil levant qui ourle les tapis des plantations de thé. Belle balade puis c'est la grimpette vers la crête qui domine le paysage et les vallées plantées de théiers. Beau panorama depuis le sommet sur les vallées environnantes et sur les nombreuses plantations de thé qui occupent l’essentiel de la surface. Nous sommes vers 1850 m d'altitude. Puis c'est la redescente toujours dans les plantations de thé. Un peu plus loin nous passons devant les « three houses » cabanes juchées sur de beaux arbres dans un grand jardin fleuri avec une superbe vue sur la vallée en contrebas. Notre guide nous montre quelques épices : cardamome, café, puis c'est le retour par la route qui passe devant Leksmi Estate. En arrivant à notre GH nous apercevons une foule de pèlerins qui s’apprêtent à défiler derrière des chars processionnels. Je vais suivre le défilé jusqu'au village photographiant les groupes de tambourins, les femmes tirant un char avec une longue corde, une autre femme avec une longue tige métallique piquée en travers de la bouche, un homme se balançant, le corps percé de nombreux crochets. Après avoir suivi le défilé durant plus d’une heure et demie je retourne au GH bien fatigué par ces 4 km rajoutés à ceux de ce matin.
Munnar : cérémonie religieuse
10/2 de Munnar à Allepey
Journée transport : départ de Munnar vers 8h en bus local pour Kottayam (5h30) toujours par une belle route qui zigzague dans un paysage de montagne magnifique très vert avec une jungle luxuriante, des cocotiers, des ananas, du tarot, des jacarandas. la route passe par Adimaly puis descend vers la côte. A Kottayam à peine sortis du bus on nous indique un autre bus en partance, c'est celui que nous devons prendre pour aller à Changanachery. Au bout d'une demi-heure nous y voilà, nous hélons un rickshaw pour nous emmener au port d’embarquement. Là on nous dit que le bateau ne part qu'à 17h et il n'est que 13h30, dans un sabir mélangeant malayam et anglais, un homme nous explique que nous pouvons prendre un autre ferry à partir d'un autre village à une dizaine de km d'ici. Aussitôt dit aussitôt fait le rickshaw nous fait passer par de grandes rizières toutes plates et nous mène en 20 mn au quai du village au nom imprononçable ! Effectivement peu après 14h un ferry public accoste au quai et nous embarque pour Allepey : pendant deux heures nous allons tranquillement remonter plusieurs canaux, certains très étroits comme des rivières d'autres larges comme des lacs, nous arrêtant tous les km à de petits débarcadères où attendant les passagers. Bel éclairage sur de superbes rizières, les cocotiers qui ombragent les chemins bordant les canaux, le calme, de superbes oiseaux, hérons blancs, des cormorans, des aigrettes s'envolent à notre approche. Vers 16h nous arrivons à la jetée d'Allepey, prenons un rickshaw pour notre GH (South Canal Holidays) où Bindu et Shameer nous accueillent. Nous avons une belle chambre au 1er qui donne sur le jardin. Vers 18h au moment du coucher du soleil, je vais aller me promener au bord de la plage d’Allepey. Il y a beaucoup de monde sur la plage très peu dans l’eau, mais surtout agglutiné dans la zone où les vagues s'arrêtent. Les vendeurs ambulants sont légion (cerf-volant, glaces, frisbees, boissons) il règne une ambiance familiale très joyeuse.

les backwaters près d'Allepey
11/02 Allepey
Journée repos, la premières depuis notre arrivée ici de plus le cadre de l'hôtel et la ville tranquille d'Allepey s'y prêtent bien. Super petit déjeuner varié pris avec une famille française. L'après-midi nous partons à pied en direction du marché bien calme à cette heure chaude de la journée. Nous allons acheter des épices (poivre, masala, noix de cajou) chez un vendeur spécialisé recommandé par l’hôtelier. En fin de journée je retourne en direction de la plage, comme c’est samedi la plage est bondée, des dizaines de bus qui ont amené les touristes sont garés sur le parking. Sur la place près de la plage des joueurs de cricket s’en donnent à cœur joie.
12/02 Allepey - Pulikunnu - Allepey
Vers 10 h nous enfourchons les vélos (état excellent) prêtés par le GH et empruntons la route qui longe la plage sous les piles de la future autoroute (ou du futur métro aérien), et qui file vers le Sud longeant les quartiers de pêcheurs on y est jamais à plus de 150 m de la plage et on voit les bateaux de pêcheurs tirés sur la sable, il y a aussi de grosses planches au bout recourbé qui servent à pêcher et sont plus maniables pour franchir la barre.
Belle balade dans ces quartiers d’habitation tranquille où la verdure prédomine. La présence de canaux nous rappelle que nous ne sommes pas loin des « backwaters ». Excellent déjeuner au Mushroom restaurant avec Frédérique et Thierry que nous venons de retrouver par hasard. Ensuite un rickshaw nous conduit au quai d'où doit partir le bateau pour Pulikunnu : c'est le quai où il y a une station service pour bateau. À 14h pile nous partons pour une super balade dans les backwaters de toute taille, petits, moyens ou grands. De plus comme c'est dimanche il y a beaucoup de passagers qui vont et viennent, des gens vont à la messe, d’autres au temple. On voit aussi beaucoup d'oiseaux (cormorans, aigrettes, hérons et autres échassiers de différentes couleurs. Le bateau s'arrête régulièrement et les passagers embarquent et débarquent. Au bout de 2h20mn nous arrivons au terminus du village de Pulikunnu. Du débarcadère on voit la grande église blanche de rite syriaque (Fernal church). Les fidèles se préparent pour la messe qui va bientôt commencer. C’est étrange de se retrouver aussi loin du Moyen-Orient et de voir ces églises, témoignages des premiers chrétiens venus évangéliser le Kerala il y a près de 2000 ans ! Au retour, le bus pour Allepey va longer les grandes rizières plates et vertes qui bordent la route de chaque côté.

En attente du bateau-bus
13/12 Allepey – Madakal –Allepey
Cette journée a été consacrée à la visite d’une institution religieuse qui s’occupe d’accueillir, de soigner, d’éduquer et de nourrir des enfants et des adolescents handicapés dont les parents ne peuvent s’occuper soit pour des raisons financières soit par manque de temps. Comme nous soutenons financièrement cette institution en parrainant deux enfants nous y avons été accueillis de façon extraordinaire. Ce fut une journée riche en émotions.
14/12 d’Allepey à Cochin
Levé à 6h je pars en vélo vers les plages du sud pour voir et photographier le retour des pêcheurs. Ciel bouché et nuageux ce qui entraîne un éclairage sans relief. Les embarcations de type planches évoluent un peu plus loin au large et commencent à rejoindre la terre ferme les uns après les autres. Je photographie mais je suis aussi sollicité pour les prendre en photos. Certains pêcheurs me suggèrent de photographier discrètement le dénommé « Mokaface ». Quand je leur montre le résultat, ils sont pliés de rire et tous les pêcheurs de la plage veulent voir la photo de Mokaface et rigolent à gorge déployée contents de la blague qu’ils lui ont jouée.

Départ pour la gare en rickshaw (40) où nous attendrons le train express pour Ernakulam qui aura 30 mn de retard. Nous sommes époustouflés par la propreté de la gare et par les équipements électroniques d’affichage des trains, ça change de notre vision d’il y a 40 ans ! En arrivant à Ernakulam jonction, rickshaw (300) pour notre GH (NestGH) à fort Cochi. C’est une belle maison récente, chambre propre, prix imbattable (1000 rp avec petit-déjeuner), on est à 15 mn à pied du centre ville. Nous allons à la découverte du vieux Fort Kochi et notre premier arrêt sera consacré à la vieille église St-François, 1ère église construite à Cochin par les Portugais au XVIe siècle. De là nous nous rendons aux fameux carrelets chinois, attraction symbolique de Cochin. Qu'en dire : ils fonctionnent apparemment surtout pour les touristes et sont manœuvrés dès qu'un groupe s'en approche pour prendre des photos. L'arrière plan manque de charme avec les installations portuaires en fond et la plage jonchée de détritus. De vrais pêcheurs à la ligne ou à l'épervier tentent leur chance au même endroit. Nous nous arrêtons devant les marchands de poissons installés devant les carrelets pour acheter 500 g de grosses crevettes (800rp 1kg) que nous faisons cuisiner juste à côté pour 120 rp. Un petit délice même si un verre de vin blanc aurait été plus indiqué qu'un thé indien ! Le soleil étant revenu j’en profite pour faire quelques photos devant les carrelets. Retour par la rue commerçante Princess qui ne présente pas beaucoup d’intérêts sauf à vouloir faire du shopping ! Excellent dîner de poissons grillés, dhal, curry de légumes, raita mixte, riz, chapatis au guest-house.

Les carrelets chinois de Cochin
15/12 Cochin
Ce matin visite de la laverie traditionnelle dans le quartier de Veli où s’activent des hommes et des femmes lavant et repassant des tonnes de linge à l’ancienne ce qui nécessite des forces, soit pour battre le linge soit pour soulever des fers à repasser en fonte de 10 kg ! Il s'agit d'une institution d'origine hollandaise très ancienne. Puis nous partons en rickshaw pour le quartier de Matanchery et sa synagogue, quartier très touristique à tel point que l'on y rencontre plus de «visages pâles » que d’autochtones les magasins se succèdent les uns derrière les autres et tous les vendeurs essaient d'attirer le chaland dans leur boutique. On est là dans le même esprit de globalisation qu’à St-Trop, Siem Reap (Cambodge) ou Khao San road à Bangkok, donc pas beaucoup d’intérêt pour nous. Visite émouvante de la synagogue la plus ancienne d'Inde et du Commonwealth. Quant aux magasins de souvenirs, les articles évoluent entre marchandises de pacotille de facture chinoise, brocante variée et antiquités douteuses à prix exorbitant. Nous continuons notre chemin par Bazar road qui est autrement plus intéressante : Entre cette rue et la mer sont installés les entrepôts des grossistes de toutes les marchandises possibles qui arrivent ou repartent par bateaux. On y a visité entre autres un grossiste spécialisé dans les épices dont l’entrepôt regorge de ces grands sacs en toile de jute remplis de macis, poivre, cardamome, anis étoilé, thé, café etc. Retour aux carrelets, apéro de crevettes grillées. Bruno, un marin retraité français installé ici depuis quelque temps et avec qui nous avons engagé la conversation, nous invite à boire l'apéro (en fait du pastis) chez lui. Ce fut bien agréable de boire un pastis en si bonne compagnie.
16/02 Cochin
Balade dans Cochin du côté du cimetière hollandais et le long de la promenade maritime qui longe la plage de Fort Kochi. L’après-midi petit tour jusqu'à Matancherry et la sympathique bazar road. Et dans un magasin recommandé par un expatrié, « Villager Handloom » situé dans Bazar road, nous achetons deux beaux tapis de style kéralais en patchwork avec des inclusions de paillettes d’argent à un prix très honnête.
17/02 de Cochin à Colombo (voir plus bas)
NB : l’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : goo.gl/...os/xGhdwFdu2TDC3Z7z7
Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos une par une.
En guise de conclusion sur l’Inde
En Inde du Sud, il fait déjà très chaud en février, pour nos yeux et nos nez d’occidentaux c'est sale, pour nos oreilles c’est très bruyant, vous n’y êtes jamais seul car il y a du monde partout et pourtant on est vite retombé sous le charme de cette Inde, allez savoir pourquoi ! Le premier « masala tchai » bu, le premier « vegetable korma » mangé, les premiers saris multicolores aperçus, les premiers échos de cette langue tamoule inimitable entendus et tous nos bons souvenirs d’il y a 40 ans nous reviennent en mémoire, nets et purs comme si c’était hier.
L’Inde du Sud c’est aussi ces scènes typiques du sous-continent indien : - la circulation démente en ville, le bruit incessant des klaxons, des moteurs rugissants, des « tuktuk » des rickshaws, les « gendarmes couchés » qu’il faut bien négocier sous peine de décoller de son siège, la conduite « sportive » des chauffeurs de bus sans exception, - L’omniprésence des corbeaux effrontés qui vous narguent et vous frôlent et croassent du matin au soir, - Les hordes d’écoliers et d’écolières en uniforme que l’on rencontre un peu partout, dans les bus, dans les temples, les musées et devant les écoles bien sûr ! - Les saris multicolores des femmes qui au soleil paraissent flamboyer tellement ils prennent la lumière, - Les petites cantines où l’on vient boire le thé, manger des fritures, déjeuner d’un « meal », le repas indien servi sur une feuille de bananier, - La façon amusante de dodeliner de la tête pour acquiescer, - La vie intense qui se déroule dans les temples, avec les fidèles qui viennent en nombre adorer leurs dieux et faire leurs prières, les brahmanes qui soit font la sieste dans les moments creux soit s’activent quand est venu le temps de participer à une cérémonie, - la musique populaire indienne avec ces voix suraigües des chanteuses qui vous vrillent les tympans des heures durant les longs trajets en bus, - les nombreuses sollicitations dont vous faites l’objet en tant qu’occidental et photographe, soit pour photographier des familles indiennes au complet, soit pour intégrer le noyau familial le temps d’un cliché. Je m’imagine en photo immortalisé dans de nombreux albums familiaux et trônant au salon -) - Regardez un indien ou une indienne, esquissez un sourire et vous êtes immédiatement récompensé par un sourire éclatant « plein de dents blanches » qui contrastent avec leur teint et leurs yeux si noirs !
L’Inde du Sud 40 ans après, c’est pareil et en même temps ça a bien changé, tant mieux car la situation ne paraissait pas brillante alors : de nombreux mendiants partout, des routes défoncées, très peu de voitures, une infrastructure touristique très limitée, des bidonvilles. Même si le Tamil Nadu semble moins développé que le Kérala les routes sont dans l’ensemble de bonne qualité, le parc automobile récent, nous avons vu peu de mendiants et uniquement devant les temples, l’infrastructure touristique est beaucoup plus étoffée également, même si les normes d’hygiène sont encore loin des standards européens.
Carnet de voyage d'un séjour de 21 jours au Sri Lanka
Dépenses au Sri Lanka (hors avion France-Sri Lanka) Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €
17/02 de Cochin à Colombo Après 50 mn de vol dans un airbus A320 de Srilankan airways nous atterrissons à Colombo Bandanaraike. Les formalités migratoires et bancaires vite expédiées nous prenons un tuktuk sur la route à la sortie de l'aéroport pour notre gh (1000) situé à Negombo : accueil sympathique de la part des hôtes, avec thé et eau. Belle chambre au sol marbré, sdb nickel. Je pars faire un tour sur la plage toute proche au moment du coucher du soleil. On se croirait en Thaïlande à voir le nombre de touristes qui se baladent sur la plage ou qui boivent leur bière assis sur le sable, tous les âges sont représentés, certains sont là en famille avec de petits enfants. Les touristes sont plus nombreux que les locaux. Un peu plus au nord les catamarans typiques du Sri Lanka sont échoués sur le sable. Le quartier très tranquille de notre GH est composé de petites maisons entourées d'un jardin.
18/02 de Negombo à Anuradhapura Petit déj typique du Sri Lanka avec hopper à l'oeuf, thé super sucré, bananes et fruits frais. Notre hôte nous emmène dans son van jusqu'à la route où nous attendons bien au frais le bus pour Anuradhapura qui passera vers 10h30. Il est déjà bondé mais l'aide du chauffeur nous trouve deux places derrière le conducteur. La conduite est sportive les arrêts pas trop fréquents. Au bout de 4h nous voilà à Anuradhapura, nous nous faisons descendre près de la clocktower que je pensais être près de notre GH mais manque de bol il est à 1,5 km plus au sud près de la mairie. Il fait chaud et lourd mais après nous être renseignés plusieurs fois nous trouvons le Rajata beach resort. C'est un GH tout neuf et propre géré par deux frères très avenants qui nous accueillent avec deux grands verres de jus de pastèque, Au dernier étage une terrasse ombragée a été transformée en salon et salle de restauration. Dans la soirée, l'un des frères nous emmène en voiture à la « Casserole » un restaurant qu'il connaît et qu'il nous a conseillé : C'est un restaurant chic avec éclairage tamisé et clim efficace situé au 1er étage d'un bâtiment moderne avec supermarché et divers magasins. Nous avons commandé deux plats, du nasi goreng (riz à l’indonésienne) et un plat de nouilles avec légumes et viandes variés. Les prix sont tout à fait corrects mais les portions sont tellement monstrueuses que nous n'en mangerons que la moitié chacun !
7950
Anuradhapura : les bassins jumeaux
19/12 Anuradhapura Vers 9h15 nous enfourchons nos vélos et partons en direction du site dont l'entrée se trouve à 2km du GH. Les billets d'entrée sont horriblement chers (3750 rp = 24€ pp). A cette heure 9h 40 il fait encore bon, nous visitons la première dagoba et le musée attenant qui recèle quelques belles sculptures. Puis nous allons successivement voir les parties les plus intéressantes de ce grand site qui s'étale sur 6km de long et 4 km de large. Comme c'est dimanche il y a beaucoup de fidèles et de pèlerins qui sont là pour se recueillir sur les sites majeurs du bouddhisme cinghalais et mondial, il s'agit entre autres de l'arbre sacré du Bouddha , des dagobas Ruvanvelisaya, et du monastère Abhayagiri. Vers 13h la chaleur devenant insupportable nous faisons plusieurs arrêts boissons dont deux noix de coco très rafraîchissantes. Le site d'Anuradhapura nous fait penser à AngkorVat (Cambodge) ou à Sukkothai (Thaïlande), mais les ruines sont beaucoup plus abîmées et moins parlantes, par contre l'environnement est très agréable en pleine campagne avec peu de routes et peu de circulation. Le nombre de touristes reste raisonnable et les autochtones sont les plus nombreux et souvent habillés tout de blanc surtout les femmes. Sur le site de l'arbre de Bouddha les pèlerins sont nombreux à tourner autour du temple et à se recueillir devant l'arbre sacré.

Cérémonie religieuse à Anadhapura
20/02 d'Anuradhapura à Polonnaruwa Matinée consacrée au site de Mihintale : Pour profiter du site aux heures les moins chaudes je m'y rends tôt le matin. Pour y arriver je monte dans un bus pour Polonnaruwa qui mettra 40 mn pour rejoindre Mihintale. Là je prends à pied la direction du site, passe devant le musée encore fermé et commence la visite par la dagoba de Kantaka Chaitya. Je suis seul, le soleil est à peine sorti et les oiseaux en profitent ce qui donne une musique tropicale tout à fait agréable. Après cette visite je me dirige vers le ticket office et visite le réfectoire, la salle de réunions et la salle des trésors : les ruines sont peu parlantes à l'exception de quelques pièces sculptées comme la grande mangeoire et les stèles aux inscriptions. Il y a également une belle statue de lion devant le Sinha Pokuna. C'est ensuite la montée vers les dagobas d'une blancheur étincelante situés au-dessus du site. Des différentes collines que l'on peut gravir par des escaliers à peine marqués dans la pierre, on a une belle vue sur la campagne environnante et quelques rizières. Toujours personne à part un couple de Cinghalais et un oiseau avec un gros bec ressemblant à un toucan. Je redescends vers l'entrée où arrivent maintenant des groupes de touristes occidentaux. Dernière étape au musée qui présente quelques pièces intéressantes. Je saute dans le 1er bus qui passe et me retrouve à Anuradhapura vers 10h. Notre logeur nous emmène en voiture à la station de bus : à 12h45 nous partons pour Polonnaruwa pour 4h de trajet. Route entre savane et forêts tout du long. Le bus nous laisse dans le centre de Polonnaruwa près de la Ceylan bank. Nous partons à pied en direction de notre Thissara GH proche de 600 m. Elle est située dans la proche campagne dans un bosquet en bordure d'une belle rizière d'un vert tendre. Dîner-buffet sur place sur la terrasse dehors en compagnie de moustiques voraces et pénibles : excellent curry de poulet, dhal et salades de concombres.
21/02 Polonnaruwa
Petit-déjeuner sur la terrasse avec en bel arrière plan les rizières et le soleil matinal. Nous allons en vélo au musée en ville acheter les tickets (toujours aussi chers) puis partons en
Anuradhapura
direction du sud en longeant le lac : belles scènes de lavandières au bord du lac, de pêcheurs et d'oiseaux de toutes sortes. Visite des deux sites, la statue de Parakrama Bahu et le bâtiment de Poth Gul Vihara…rien d'exceptionnel, de plus les protections gâchent la vision que l'on peut avoir de la statue ! Nous revenons ensuite sur nos pas et allons visiter les sites près du village dont la fameuse terrasse de la dent de Bouddha. Il y a là plusieurs monuments remarquables tant par leurs sculptures en frises que par les statues de Bouddhas dont certaines très usées par le temps. Bel éclairage et bel environnement dans une forêt clairsemée. Vers 10h les groupes de touristes arrivent mais ça reste acceptable. Je repars à vélo vers 16h pour visiter les sites excentrés au Nord. Premier arrêt pour le temple de Shiva 2 et le Rankot Vihara ? Je continue jusqu'au Lankatilaka, bel ensemble composé d'une dagoba toute blanche et d'une grande « cathédrale » massive et sculptée, bel éclairage de fin de journée.
Puis c'est le Kalu gal Vihara le « sanctuaire du roc » avec ses magnifiques bouddhas sculptés dans la falaise malheureusement à contre-jour. En dernier, j'irai voir le petit bassin au lotus avec ses formes originales inspirées de la fleur éponyme. Retour en ville, dernière promenade le long du lac où viennent se baigner et se laver les habitants avant de rentrer chez eux.
22/02 de Polonnaruwa à Sigiriya Départ en tuktuk en direction de la station de bus de Kaduruwela (300rp) de là nous prenons un bus jusqu'à Inamalawa(180rp) puis un tuktuk (600) jusqu'à notre hébergement un peu difficile à trouver vu que tous les hôtels et GH ont à peu près le même nom et que l'adresse postale est très vague. Accueil sympathique des jeunes propriétaires avec un thé et un jus de fruit de mangue. La grande chambre est toute récente (3 mois) et d'une propreté irréprochable. Je pars me balader sur la route pour admirer le rocher de Sigiriya en cette fin d'après-midi. Belle campagne calme, avec seulement le chant des oiseaux. Excellent dîner à base de curry de tomates : nous avons pu assister à la préparation de ce plat qui comporte de nombreux ingrédients : oignons, ail, piment, cannelle, curcuma, feuilles de carry, sel, gingembre et lait de coco, c-à-d l'eau de trempage de la noix de coco fraîchement rappée,
23/02 Sigiriya A 6h45 le patron m'emmène en tuktuk jusqu'à l'entrée du site de Sigiriya. Il n'y a que 10 personnes qui attendent l'ouverture de la billetterie. A 7h je pénètre sur le site en traversant la grande allée qui sépare les jardins et les bassins puis je me faufile par une étroite ouverture entre deux rochers vers le rocher proprement dit. Il fait bon à cette heure et les touristes sont heureusement rares. Puis commence la grimpette par de larges escaliers réguliers en pierre. Au bout de 10 mn on arrive devant le mur miroir sur lequel on est censé voir des graffitis très anciens, je n'ai pas vu grand chose puis on grimpe par des passerelles et des escaliers métalliques jusqu'à la porte du lion dont il ne reste que les deux énormes pattes encadrant l'escalier qui monte vers le sommet du rocher. De là haut on a une superbe vue panoramique à 360° sur la plaine alentour : on y voit des bosquets alternant avec des lacs et des rizières, au loin on voit des montagnes et de temps en temps pointent vers le ciel un bouddha ou un stupa tout blanc. Le plateau sommital est plus grand et vaste que je ne le pensais : le sommet du rocher n'est pas plat et les constructions épousent les différences de niveau et sont reliées par des escaliers qui permettent de passer d'un niveau à l'autre. Rien de très parlant en dehors de bassins plus ou moins grands et de sièges en pierre destinés aux autorités. Je redescends jusqu'au miroir d'où on prend un court escalier métallique en colimaçon qui mène aux demoiselles. Dommage que les photos soient interdites car elles sont effectivement magnifiques et émouvantes. Descente vers l'esplanade qui correspondait aux jardins, où je croise des multitudes de groupes de touristes chinois, européens et locaux, je n'ose imaginer la cohue dans les petites escaliers tant vers les demoiselles que pour monter au sommet ! Sur la route du GH j'ai croisé une centaine de jeunes musulmans tout de blanc vêtus avec leurs petits calots qui avaient l’air de bien s’amuser !

Vue panoramique du haut du rocher de Sigiriya
24/02 de Sigiriya à Dambulla Notre hôte nous emmène en tuktuk à l'arrêt de bus pour Dambulla, 45 mn plus tard nous y voilà. Là nous prenons un tuktuk (150) pour aller jusqu'au Golden temple où nous déposons nos sacs à dos au book shop à gauche de l'entrée kitschissime du temple (100 rp par bagage), Nous commençons la montée sous un chaud soleil pourtant il n'est que 9H et la foule est déjà dense, mais aujourd'hui c'est « bank holidays » donc les Cinghalais sont en congé. Arrivés en haut devant le kiosque d'entrée on nous apprend que le « « ticket office est tout en bas !!! Enfer et damnation, je dois redescendre 350 marches pieds nus ayant laissé mes sandales à la consigne, puis il me faut remonter les 350 marches pour pouvoir enfin pénétrer dans les grottes en nage et avec des centaines de visiteurs. La 1re grotte toute petite et étroite se laisse difficilement admirer avec tout ce monde qui se bouscule, le bouddha couché n'en est pas moins très beau !
La 2me grotte est beaucoup plus grande et se visite plus facilement, le plafond en est entièrement peint avec des motifs religieux, on peut voir ainsi des centaines de bouddhas ou des scènes religieuses. Le long des murs sont posés des dizaines de bouddhas soit debout soit en position du lotus. La 3me grotte ressemble à la 2me en plus petit. Les autres sont du même style.

Dambulla
Re-descente jusqu'au golden temple, cadeau kitsch du Japon et de la Thaïlande que nous ne visiterons pas. Nous reprenons nos sacs et nous voilà repartis en bus, directement devant le golden temple, pour Kandy que nous atteindrons 2h plus tard par une belle route de montagne dont les paysages tropicaux nous font penser à ceux de Munnar au Kérala. Le bus nous laisse un peu avant Kandy à un carrefour indiqué par l'hôte du GH Suresh. Nous hélons un tuktuk qui peine à trouver le GH mais grâce au téléphone nous y arrivons. Installation dans une belle maison dans un quartier très calme aux rues très pentues. Notre hôte, style baba cool nous accueille aimablement nous offrant du thé et nous faisant visiter la maison et la terrasse au dernier étage. Un tuk-tuk (300 rp) nous dépose au centre ville près du temple de la dent. Il y a pas mal de monde : nous allons visiter les différentes curiosités de cet ensemble de temples divers, il n'y a rien d'exceptionnel, la plupart des bâtiments sont assez récents à l'exception de l'entrée du temple de la dent et du hall aux belles colonnes de bois sculptées. Nous resterons jusqu'à 18h30 pour voir l'ouverture du saint des saints et voir la ferveur de la foule faire la queue pour défiler devant le reliquaire. Petite balade dans le quartier commerçant et bruyant de la ville où se mélange églises chrétiennes, mosquées et temples bouddhistes.
25/02 Kandy Peradenya Petit déjeuner végétarien très sucré et un peu bourratif. Vers 9h nous commandons un tuktuk pour aller au jardin botanique de Peradenya. Il fait beau et chaud et comme on est samedi il y a plein de Cinghalais qui sont venus passer la journée ici en famille emmenant le pique-nique. Grand jardin bien entretenu, avec de très belles sections : celle des orchidées, les allées de palmier royaux et choux-palmistes, les bambous géants. Le secteur des épices était un peu maigrichon ainsi que celui des fougères. Par contre il y a, un peu partout dans le jardin des arbres magnifiques d'une taille impressionnante. Nous prenons le bus urbain pour retourner dans le centre ville avec une circulation dense et chaotique, il nous faudra plus de 40 mn pour faire 6 km de routes bouchonnées. Nous commençons à avoir une petite faim que nous allons satisfaire en allant manger au Devon restaurant, grand restaurant populaire avec une animation musicale très sonore dont on se serait bien passé, quant aux plats ils sont goûteux et à prix raisonnable. Je pars ensuite faire le tour du lac (4km) en un peu moins d'1h. Quelques beaux hôtels et belles maisons se partagent cet endroit privilégié. Petite cérémonie de prières devant l'entrée du temple de la dent.
26/02 de Kandy à Nuwara Eliya Bus intercity. Qu'en dire ? Ticket 3 fois plus cher (les bagages s'ils occupent une place valent le prix de cette place) que le bus local, confort mitigé sur un strapontin branlant, vue sur le paysage très limitée puisque tous les rideaux ont été tirés par les passagers pour dormir dans l'obscurité, heureusement je suis à la fenêtre et je profite un peu du paysage de montagne et des plantations de thé. Temps gris, il pleuviote un peu en arrivant à Nuwara Eliya. Une fois de plus le tuktuk se trompe (à notre avis volontairement pour allonger une course qui aurait été trop courte vu le prix demandé) malgré le fait qu'on lui ait montré le nom et l'adresse du GH. Grande chambre récente avec des baies vitrées partout, hôte très sympathique qui nous accueille avec du thé. Je pars me balader en ville sous un ciel menaçant, d'ailleurs il commencera à pleuvoir vers la fin de ma sortie. C'est assez étrange, on se croirait vraiment en Grande-Bretagne à voir les maisons victoriennes ou de style Tudor, le champ de courses hippiques, les jeunes qui jouent au criquet, le golf et les vénérables hôtels de luxe, sans parler de la poste « so british », même la météo est au diapason avec cette bruine désagréable. Nous allons dîner au Milano, excellente cuisine à prix raisonnable. A la tombée de la nuit les alentours du marché sont un peu glauques avec des mendiants et des gens miteux qui luttent contre le froid qui s'installe. La misère serait-elle plus belle au soleil comme dit la chanson ?
27/02 de Nuwara Eliya à Ella Il a plu une bonne partie de la nuit mais quelques rayons de soleil font timidement leur apparition. Petit-déjeuner au GH puis bus pour la Pedro tea factory (en 10 mn) avec le bus qui part en direction de Kandapola de l'arrêt de bus on voit le bâtiment de la manufacture de thé qui se trouve à 10 mn de marche à pied. Pour 200 rp on a droit à un thé avant et après la visite. La visite elle-même est expédiée en 15 mn et se déroule devant des machines à l'arrêt et sans aucun ouvrier au travail ! Dommage, la guide n'est pas toujours compréhensible autant dire que pas mal d'infos nous passent largement au-dessus ! La visite terminée j'en profite pour aller me promener dans la plantation et faire quelques photos. Retour en bus à Nuwara nous allons chercher nos affaires au GH et repartons à la station de bus non sans avoir au préalable achetés quelques provisions de bouche (samosas et fritures diverses). Pour aller à Ella c'est assez compliqué en bus puisqu'il va falloir changer deux fois, dont la deuxième à Bundarawela. Beaux paysages de montagne avec une route sinueuse et toujours de belles cultures vivrières. Arrivés à Ella nous trouvons facilement le « Grand peak GH » où nous sommes accueillis en français par le patron Sonny et sa femme qui vont nous expliquer avec force détails ce qu'il y a à faire à Ella. Il me reste encore un peu de temps pour faire une balade en direction du Little peak Adams et faire quelques photos des plantations de thé. Excellent dîner (un peu cher ) au GH. La chambre 109 face à la réception et le restaurant a été un mauvais choix : bruit + lumière une bonne partie de la nuit, d'autant que les fenêtres de la chambre qui donnent sur cet espace n'ont pas de rideaux.

Plantations de thé vers Haputale
28/02 de Ella à Haputale et retour Réveil à 5h30 pour aller prendre le train à la gare (15 mn à pied) en direction de Haputale soit 1h de trajet en montagne et parmi les plantations de thé. En arrivant à Dambatenne nous négocions un tuktuk (1000 rp) avec 2 bayonnaises rencontrées hier dans le bus. La montée s'effectue sous un soleil intermittent et un super paysage de plantations de thé, mais à mi- hauteur nous rentrons dans une brume épaisse qui ne nous quittera plus jusqu'au sommet. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire dans la gargote devant le « Lipton seat ». Une petite échappée nous permet d'apercevoir furtivement le point de vue magnifique sur les plantations en bas. Nous commençons la descente (7km) dans la brume, puis sous un ciel relativement dégagé et pour finir sous une pluie battante 2 km avant d'arriver à la manufacture. 1/3 de Nuwara Eliya à TangalleL Levés vers 8h30, petit-déjeuner sur place, entourés de français, c'est normal vu que le patron parle français et en fait sa publicité! Vu le temps couvert nous laissons tomber la balade au little Adam's Peak et prenons un bus pour Welliwaya puis de Wellivaya jusqu'à Tangalle où nous arrivons à 14h sous une bonne pluie qui nous accompagne depuis que nous avons dépassé Hambantota. Au Beach lagoon nous avons réservé une chambre par booking. Belle chambre avec terrasse qui donne sur le jardin et le lagon un peu plus loin. Eau froide et ventilo mais vu les conditions météo c'est suffisant. La pluie va se calmer et cesser ce qui va nous permettre de nous balader le long de la très grande plage balayée par de grosses déferlantes puissantes et mousseuses. Dîner au blue horizon, pas terrible ! le thon est trop frit presque « torréfié » quant au riz aux fruits de mer s'il y a bien du riz les fruits de mer, il faut bien les chercher pour les trouver ! Il est vrai que nous sommes dans un endroit touristique où tout est calculé et fait pour le touriste. Dès que l'on voit des panneaux « happy hours » ou « special buritos » ou « mojito » on sait que l'on est dans une enclave touristique qui pourrait se trouver aux Canaries, à Ibiza, à Siem Reap ou à Vang Vien. Les sonos hurlent des standards occidentaux : Bob Marley, Abba, Pink Floyd et autres !

Coucher de soleil à Polhena
2/3 Tangalle Levé aux aurores, vers 6h, c'est l'heure où le photographe peut espérer faire quelques belles photos, à condition que le soleil ne soit pas voilé ! Je pars en direction du centre ville puis du port pour assister à la criée aux poissons qui viennent d'être déchargés des nombreux bateaux de pêche qui sont amarrés ici. Ambiance affairée avec les vendeurs et les acheteurs qui échangent des prix, des mimiques, des gestes d'accord ou de désaccord. D'autres déchargent les bateaux, d'autres vont chercher de la glace pilée, d'autres encore débitent les poissons, coupent les têtes. Un peu plus près, le long de la plage j'assiste au retour des pêcheurs qui pêchent sur leurs catamarans. On me sollicite pour aider à remonter les pirogues sur le sable et pour hisser le long filet qui est encore largement immergé dans la mer. Au GH, petit-déjeuner mixte (srilankais et continental) puis nous allons à la plage nous baigner devant le restaurant « blue horizon » où un amas rocheux brisent les lames puissantes: eau chaude, mer calme à cet endroit. Sieste et lecture, vers 14h je pars à pied en ville changer de l'argent dans un ATM et en profite pour acheter quelques fritures pour le « 4h » qui sera arrosé par un lime juice. Balade le long de la plage en direction du port.
3/3 de Tangalle à Polhena Petit-déjeuner mixte (continental et cinghalais) comme hier puis nous allons nous tremper une dernière fois dans la mer devant le Blue Horizon, nous sommes seuls à cette heure et la mer est chaude et calme, mais le soleil est brûlant, attention aux coups de soleil ! Nous quittons ce GH sympathique , prenons un tuktuk (150 rp) pour la station de bus et très vite nous attrapons un bus en partance pour Matara : environs 1h15mn plus tard nous voilà à Matara un tuktuk (250 rp) nous emmène jusqu'à Polhena et peine à trouver notre GH qu'il nous disait connaître ! C'est une maison neuve avec 4 ou 5 chambres toutes propres avec ventilo et sdb récente. Je pars explorer la route qui part en direction de l'ouest longeant la côte avec ses nombreux restos et GH. L'après-midi nous irons nous baigner sur la plage publique de Polhena en même temps que des groupes de scolaires venus en bus passer quelques moments ici, ambiance bonne enfant garantie ! Dîner de poissons au GH, si le poisson est bon les légumes bouillis et le riz blanc en accompagnement sont insipides, nous avons aussi goûté au kottu, rien d'exceptionnel.
4/3 Polhena Il pleut depuis cette nuit à verse. Le ciel bleu n'est pas loin et nous partons à pied vers la ville de Matara en empruntant la petite rue qui serpente dans la jungle entre canaux et mer et qui abritent de très belles maisons de maître. Au bout de 50 mn de marche nous longeons main street la rue commerçante de Matara puis arrivons devant les restes du fort hollandais et devant la petite île sur laquelle se trouve un temple. Une fois de plus le déchaussage et la consigne des chaussures est payante (100rp) je refuse tout net et repars en sens inverse, ras le bol de toujours payer ! Balade le long de la très grande et longue plage de Matara. De nombreux couples de jeunes abrités par un parapluie se bécotent sur les bancs publics face à la mer. Achats de fruits et de fritures pour le déjeuner et retour en tuktuk. En fin de journée je pars me baigner dans les petites criques sableuses à l'Ouest de la plage publique de Polhena. Les vagues sont un peu cassées par le récif de corail mais restent assez fortes, de plus des plaques de corail mort pointent sous le sable dans la mer ce qui est dangereux avec une eau trouble qui les cache à nos yeux. Au moment du coucher du soleil je vais faire quelques photos le long de Polhena road. Excellent dîner thaï au resto Lakraj tout près de notre GH.
5/3 de Polhena à Galle Nous partons à pied en direction de l'arrêt de bus sur la route de Matara. Très vite un bus nous emmène à Galle. Du bus stand nous prenons un tuktuk pour notre GH, le Fort Inn. Patronne avenante mais chambre qui s'avère moins reluisante qu'escomptée : draps sales et courts, chambre un peu miteuse, atmosphère lourde, odeur de moisie dont les draps sont imprégnés, salle de bain aux accessoires inexistants ! Ayant réservé par booking pour deux nuits nous sommes piégés, de plus le jeune gérant est prétentieux tout juste capable de regarder à longueur de journée des jeux vidéo ! Nous allons nous promener dans la vieille ville hollandaise et allons croquer quelques fritures à « l'indian restaurant » dont la belle terrasse donne sur les remparts sud. Retour à la chambre. Le soir dîner au même endroit de dhal et de végétable korma : ah la cuisine indienne est incomparable ! et nous paraît supérieure à la cuisine cinghalaise par ses associations d'épices plus subtiles et qui nous à fait apparaitre le rice & curry un peu fade. Nuit difficile avec moustiques agressifs : moustiquaire trouée et ventilo poussif.
6/3 Galle Après de nombreuses palabres avec la patronne, nous changeons de chambre avec une moustiquaire plus neuve, la chambre au 1er est mieux et le prix plus raisonnable. Nous passerons la journée à nous balader en ville à photographier les vieilles maisons coloniales de couleur ocre avec leurs colonnades et leurs avant-toits. Des photographes professionnels s'activent à photographier de jeunes locaux en habit de fêtes et de mariage traditionnels pour je ne sais quelle campagne publicitaire. Le fort de Galle fait partie de ces villes touristiques où le business a transformé une ville originale en produit de la mondialisation avec ses magasins chics vendant des montres de luxe suisse, ses hôtels « heritage » ses Porsche Cayenne, ses vieilles Morris de l'âge d'or. Une maison sur deux est un GH, un magasin de souvenirs, une bijouterie ou un restaurant pour touristes avec des offres « typiques » : tabboule, pizza, bruschetta, panini... ! Heureusement il y a encore en ville des habitants même s'ils vivent essentiellement du tourisme : Le Fort de Galle est indéniablement un beau quartier avec de belles maisons et il s'en dégage encore une atmosphère nostalgique mais pour combien de temps ? Cochin, autre ville touristique et particulière me paraissait plus vivante et plus authentique que fort Galle.

Galle : le quartier du fort
7/3 de Galle à Negombo A la gare un express train va nous emmener à Fort Colombo en 2h30mn, les rails suivent la côte la plupart du temps et des bidonvilles squattent les bords des rails. La nature est toujours aussi exubérante, verte et tropicale. A Colombo, nous prenons un bus pour Negombo à la station de bus toute proche de la gare. 1H30mn plus tard nous descendons à la station de bus de Negombo d'où un tuktuk va nous amener chez Joseph Family GH. Balade sur la plage, baignade dans une eau chaude avec quelques rouleaux pas bien méchants. Excellent dîner à base de produits de la mer chez Aroma sur la route de la mer : crevettes, frites et salade pour Monique, rouget, frites et salade pour moi.

Negombo : le retour des pêcheurs
8/3 de Negombo à Riyad Levé à 6h je pars à la recherche des pêcheurs qui ne devraient pas tarder à ramener leurs filets. En fait en arrivant sur la plage à la hauteur du Starbeach hotel je suis remonté en direction du port vers le sud et au bout de 15mn je suis arrivé à la hauteur d'un quartier de pêcheurs et ai attendu. Les barques ont commencé à arriver bien chargées de filets aux reflets d'argent dus aux poissons qui y étaient piégés. Ici aussi j'ai été sollicité par les pêcheurs pour tirer les barques hors de l'eau, encouragés par les chants rythmés prévus à cet effet. Bel éclairage, belles photos. Retour au GH, petit-déjeuner puis baignade dans une mer chaude et calme. Déjeuner à l'Olive tree, moins bon qu'hier. Retour au GH repos puis départ en tuktuk (800 rp) pour l'aéroport. Malgré les avertissements d'arriver 5h en avance, il n'y a pas foule et en 2h toutes les formalités étaient terminées, le plus long a été l'attente devant le guichet de la Saudi Arabian avec deux cas devant nous qui ont été longs à régler ! Décollage dans un Boeing 777 pour 5h10mn de vol un peu chahuté par moments. Attente à Riyad puis re-décollage dans un 777 pour 6h de vol, arrivée à CDG à 7h du matin.
Conclusion : Nous avons trouvé les Cinghalais d'une grande convivialité, très souriant et d'un abord facile. A notre avis, certains sites anciens ne sont pas exceptionnels, ainsi les monuments d'Anuradhapura sont abîmés et dans l'ensemble peu lisibles, les ruines de Polonnaruwa par contre sont belles, Sigiriya vaut par ses fresques « les demoiselles » et l'originalité de ce gros monolithe. Les grottes de Dambulla avec leurs Bouddhas et leurs fresques sont également remarquables. En dehors de ce triangle culturel nous n'avons pas vu dans notre circuit de grands monuments. Les plages que nous avons vues ne nous ont pas paru exceptionnelles non plus, soit parce que la baignade peut y être problématique à cause des courants dangereux, soit des rouleaux imposants empêchent une baignade tranquille soit la présence d'affleurements de corail invisibles sous l'eau peuvent occasionner des blessures. Nous avons bien aimé les paysages des plantations de thé dans les environs d'Ella et d'Haputale, un peu moins la ville de Nuwara Eliya. L'hôtellerie nous est apparue chère et d'un rapport qualité prix moyen surtout dans les endroits touristiques comme Kandy, Galle. Nous n'avons pas apprécié du tout (et nous ne sommes pas les seuls !) la politique gouvernementale qui vise à faire payer aux touristes un maximum (prix des entrées de temples exhorbitants !) et ce de plus en plus si on suit l'évolution des prix sur quelques années.
Nous avons bien aimé : Les plantations de thé de la région d'Ella et d'Haputale Les sites de Polonnaruwa, Sigiriya et Dambulla
Nous avons moins aimé : Kandy : les environs du lac et du temple de la dent sont agréables, le temple lui-même ne me paraît pas exceptionnel. Nuwara-Elyia : intéressant uniquement pour les bâtiments de style anglais et l'ambiance qui en découle, mais quand il pleut c’est tristounet. Galle : le quartier du fort est en passe d'être « muséifié » : bientôt il ne restera plus que des GH, des magasins pour touristes et des restaurants. Anuradhapura : les ruines sont peu parlantes mais le site est agréable Ella : rien d'authentique, que des GH et des restaurants !
Nous n'avons pas aimé : La pollution dans les villes générée par tous les camions, tuktuk, voitures et bus aux échappements douteux.
L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
https://goo.gl/photos/4BjqeDK2wX7NhMdV7
Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos Une par une.
Budget global pour 2 personnes : 2826 € Avion Paris-Chennai, Colombo-Paris (Saudi Arabian Airlines) 882 € Dépenses en Inde : 640 € Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €
Quelques prix : masala dosai 50-80 meal (repas végétarien basique) 60 -80 eau : 1 litre=20, 1litre 1/2=30/35
thé masala : 15-50 thé indien : 10-25 dal fry : 50 chicken masala : 120/180 tuktuk de 40 (1à2km) à 200 (7km)
1ère partie : Carnet d’un voyage de 16 jours en Inde du Sud (Tamil Nadu et Kérala) de Chennai à Mahabalipuram, Pondichéry, Chidambaram, Thanjavur, Trichy, Madurai, Munnar, Alappuzha et Cochin.
02/02 de Paris à Chennai et Mahabalipuram (ou Mamalapuram)
Paris CDG : Décollage dans un Boeing 777-300 de laSaudi Arabian Airways à 11h40 pour 5h40mn de vol jusqu'à Riyad. Nous sommes installés à la queue de l'appareil juste à c��té de la salle de prières ! Avant le décollage, le haut parleur nous convie à une prière pour qu'Allah bénisse notre vol. Beau survol des Alpes, Turin, puis de Rome, Naples, Crotone, Alexandrie, la Mer Rouge à la hauteur d'Hurghada puis le désert jusqu'à Riyad. Attente dans un aéroport froid, moderne, sans beaucoup de charme, les rares boutiques ouvertes n'offrent que des sucreries, du parfum et quelques articles de luxe, pas de tabac ni alcool évidemment. Pour tuer le temps nous discutons avec un groupe de français qui part aussi faire un voyage dans le sud de l'Inde. On nous offre un plateau repas vers 22H puis décollage dans un airbus 330 pour 4h 35mn de vol jusqu'à Chennai. L'avion est rempli de nombreux indiens, travailleurs immigrés au Moyen-Orient qui rentrent chez eux pour les vacances. A l'atterrissage certains se lèvent dès que l'avion a posé les roues sur le sol, tellement ils sont pressés de rentrer, c'est un joyeux foutoir. Nous allons ensuite faire les formalités relatives au visa électronique dans une file spéciale où nous sommes les premiers, c'est vite expédié avec une prise d'empreintes et un coup de tampon dans le passeport. L'attente aux bagages sera plus longue car avec une franchise de 60 kg les Indiens ont bien rempli les soutes, mais arrivent enfin nos « petits sac à dos » d’à peine 9 kg pièce, comparés aux colis indiens. En nous dirigeant vers la sortie nous décidons de prendre un taxi prépayé pour Mamalapuram (1550 rp). Et nous voilà aussitôt plongés dans la chaude ambiance de Chennai : Circulation chaotique de bus, autos, motos, rickshaws, sur des rues rafistolées, le tout à grands coups de klaxon. Il fait déjà bien chaud, pourtant il n'est que 9h du matin. Il nous faut bien 40 mn pour sortir de ce monstre urbain puis c'est la campagne. Un moment on longera sur des km une énorme décharge à ciel ouvert. Les villages et les villes se succèdent tout au long de la route. Au bout d'une heure et demie nous arrivons à Mahabalipuram et payons le droit d'entrée en ville de 40 rp pour 2. Le taxi nous laisse rue Otavai dans laquelle se trouvent de nombreux guest-houses à petits prix. Après en avoir visité plusieurs (Siva, Barack, Vinodhara, etc) vraiment pas convaincants, nous posons provisoirement nos sacs au Sea Breeze qui est un peu mieux mais nettement plus cher (3000 rp) et allons voir le Daphné situé juste à côté et qui nous convient bien : belle grande chambre au dernier étage avec un balcon, AC et ventilo, lit à baldaquin avec moustiquaire et balancelle en rotin. Il fait déjà bien chaud. Nous partons en direction du temple du rivage situé pas très loin de notre GH et c'est la redécouverte 40 ans après de l'Inde. Nous reviennent en tête des images qui démontrent la permanence de certaines choses dans cette Inde immémoriale : les couleurs éclatantes des saris des femmes, la langue tamoule avec ces sonorités caractéristiques roulantes, l’omniprésence des corbeaux bruyants, la circulation assourdissantes de bruits de klaxon, les détritus partout le long des rues, des routes des canaux et des rivières. Nous acquittons les droits d'entrée 2x500 pour les deux sites. Le petit temple du rivage (short temple) est situé en face de la mer mais en est séparé par un rideau d'arbres pour diminuer l'érosion qui a déjà bien poli les sculptures du temple. Des touristes indiens et occidentaux visitent ce beau temple qui a été évidé à partir de monolithes de grès. De belles sculptures quoiqu'un peu effacées émaillent les quatre côtés du temple. Un peu plus loin vers le Sud des groupes d'Indiens trempent les pieds ou se baignent dans une mer qui roule de grosses vagues. De l'autre côté vers le Nord se trouve la plage utilisée par les pêcheurs de Mamalapuram. Nous quittons le temple du rivage et allons nous reposer et nous abriter de la chaleur. Nous ressortons vers 16h et partons à pied en direction du sud et du site des 5 rathas, autre site majeur qui regroupe 5 temples également évidés et redécouverts par les anglais au XIX e siècle. Ils sont mieux conservés que le temple du rivage car protégés par le sable durant plusieurs siècles. Certaines parties n'ont jamais été terminées et sont restées à l'état d'ébauche.

Pèlerins hindous devant la "descente du Gange"
Bel éclairage vers la fin de la journée au soleil couchant. Nous avions oublié que les occidentaux sont très prisés pour figurer sur les photos à côté des indiens, nous avons donc été sollicités pour poser entre les membres de familles indiennes plus d'une fois. Retour vers le centre ville, des bruits caractéristiques nous signalent la présence des tailleurs de pierre, une spécialité de Mamalapuram. Il y a de nombreux ateliers de tailleurs de pierre et ils utilisent du matériel électrique, perceuses, scies, marteaux-burineurs et réalisent des sculptures de toutes tailles et d’une qualité impressionnante, surtout les petits objets dont l’intérieur est évidé et forme des dentelles de pierre alvéolée ! Dîner au Gecko restaurant, bon et pas cher. Nous renouons avec plaisir avec les savoureux plats de dhal (lentilles) et les currys indiens.
03/02 de Mahabalipuram (ou Mamalapuram) à Pondicherry
Bonne nuit quoiqu'un peu perturbée par quelques moustiques emprisonnés sous la moustiquaire et quelques aboiements intempestifs de chiens.
Petit-déjeuner toujours au Gecko pris sur la belle terrasse qui domine la rue commerçante. Nous redécouvrons également avec plaisir la saveur inimitable du thé indien au lait très sucré. Je me suis levé aux aurores vers 6h du matin pour aller voir ce qui se passait du côté des pêcheurs. Rien de particulier, certains rentraient de la pêche, d'autres se préparaient à y aller, le résultat de la pêche ne me semble pas miraculeux à voir les quelques dizaines de poissons pas bien gros qui sont pris dans les filets. Bel éclairage au moment du lever du soleil vers 6h40.
Mahabalipuram : retour des pêcheursPuis balade en ville, les femmes se pressent devant les fontaines pour remplir leurs gamelles ou seaux en plastique ou en métal. Tous les commerces sont encore fermés à l'exception des débits de thés et des cantines qui préparent de petites fritures. Découverte du Penance d'Arjuna derrière la station de bus superbement bien éclairé par le soleil levant : C'est une grande fresque sculptée en bas relief sur un pan de falaise vertical de 8m de haut et 30 m de large : des dizaines de personnages et d'animaux animent la surface de cette falaise dans un double mouvement en direction de la faille centrale symbolisant la chute du Gange. Nous y croisons un groupe d'alsaciens écoutant un guide indien francophone très intéressant et parlant remarquablement bien le français. Nous visitons ensuite le superbe temple situé à la gauche de la falaise et dont le fond révèle une autre magnifique fresque sculptée. Nous continuons notre visite par plusieurs petits temples et le fameux rocher en forme de boule instable qui semble prêt à dévaler la pente. Une dernière sculpture d'éléphants et nous retournons vers le Daphné hôtel.
Nous prenons nos affaires et un rickshaw en direction de l'arrêt de bus pour Pondy en dehors du village sur la grande route. La possibilité de prendre un taxi pas cher ne s'est pas concrétisée. Plusieurs bus nous passent sous le nez, car trop pleins pour s'arrêter. Finalement il y en a un qui s'arrête mais qui est déjà bien plein. Nous allons passer une bonne heure debout puis finalement nous récupérons deux places assises. A Pondy nous devons négocier ferme pour faire baisser le prix du rickshaw pour nous conduire à notre G.H. Malheureusement il est plein, nous avions oublié que c'est le W.E. et Pondy est toujours très prisé par les Indiens, heureusement le patron du G.H. qui parle un français parfait nous réserve une place chez un collègue situé un peu plus loin dans Nobili street, quartier calme pas loin de la gare chez Brigitte et Josh. C’est une belle maison traditionnelle, notre chambre est claire avec sdb privée et pdj pour 1600 rp. Josh le mari de la patronne nous offre une collation. Nous partons en direction de la mer, belle promenade le long du rivage avec une mer assez houleuse et de fortes vagues déferlantes. Beaucoup d'Indiens, seuls, en couple ou en famille se sont installés sur les brises- lames et contemplent le spectacle de la mer. De nombreuses inscriptions en français rappellent le passé colonial de la ville. Nous arrivons bientôt devant la statue de Gandi et allons déguster des samosas dans le jardin public de Government Place. Nous continuons notre découverte de Pondy par une visite au temple où un éléphant remercie les fidèles en leur caressant la tête avec sa trompe. Diner de bons plats végétariens au Sugurtu restaurant.
4/2 de Pondicherry à Chidambaram
Balade dans la vieille ville coloniale française et visite au marché très animé, coloré et aux fortes senteurs surtout du côté du poisson ! Départ du GH en rickshaw pour la station de bus (100 rp) d'où nous prenons un bus pour Chidambaram. C'est un bus folklo qui, manié de mains de maître par un chauffeur pressé, nous a amené à Chidambaram en moins de 2h tout en s’arrêtant régulièrement pour laisser monter ou descendre des passagers. Tout au long de la route nous verrons de beaux paysages, avec des cocoteraies et quelques rizières du moins quand il y a suffisamment d'eau, ce qui est le cas ici grâce aux lagunes et aux lacs. On voit également de ci de là de grosses usines (centrales de production d'énergie, usines diverses, dont une usine du chimiste français Arkema). Dans les petits villages traversés il n'est pas rare de voir des huttes aux toits de pailles ou de chaumes. Quelques fantômes noirs (entièrement voilés avec gants noirs) montent dans le bus mais quand elles nous regardent on devine des yeux rieurs, elles ne doivent pas être bien vieilles ! Arrivés à Chidambaram, à la station de bus située non loin du quadrilatère du temple, nous visitons quelques hôtels mais rien de folichon, soit trop chers (3000 rp soit 45€) soit pas chers mais pas terribles (500) finalement nous nous installons au Ritz : belle chambre assez propre avec clim et télé pour 1600.
Nous partons ensuite visiter le fameux temple qui occupe un immense carré au centre de la ville et dont les 4 entrées sont chacune surmontée d'un immense gopura avec des statues peintes de couleur vive. Nous y pénétrons après nous être débarrassés de nos chaussures et allons arpenter l'immense complexe un peu labyrinthique. Le temple principal est un peu sombre mais il y a de temps en temps des espaces non couverts où pénètrent la lumière du soleil. Un peu partout les brahmanes chargés du temple s'affairent ici et là : ils ont une coupe de cheveux particulière avec une partie rasée et un petit chignon sur la partie non rasée. Les nombreux hindous présents font leurs prières et leurs dévotions. A l'extérieur se trouve le grand bassin pour les prières. A l'intérieur du temple une cérémonie se prépare : en effet des fidèles s'agglutinent devant l'entrée d'un sanctuaire aux portes d'argent semi-ouvertes : à l'intérieur des officiants s'activent devant la statue d'un dieu. Les fidèles sont tournés vers la statue joignent les mains, prient pendant que des brahmanes agitent des clochettes et que d’autres font sonner de grosses cloches traditionnelles. À un moment donné un brahmane va promener devant la statue du saint un chandelier aux nombreuses bougies allumées puis un tissu enflammé.

Trichy : Musicien du temple
Tout cela est accompagné par un rituel sonore de chants et de paroles récitées par les brahmanes. On ne comprend pas grand chose mais on est saisi par l'émotion et la ferveur des participants. Nous ressortons du temple et allons dîner dans un restaurant végétarien au pied de notre hôtel : très bon dîner pas cher et savoureux.
5/2 de Chidambaram à Thanjavur
Originalité du matin, nous prenons notre petit-déjeuner à la pâtisserie « Black forest » : Viennoiseries, donuts et cupcake avec deux bons thés, nous n’avons pas osé la « forêt noire » ! Nous repartons au temple nous promener en attendant l'arrivée de nos amis Frédérique et Thierry avec qui nous allons visiter en taxi les vieux temples de la période Chola. Ensemble nous allons déjeuner toujours au même restaurant végétarien et partons pour le temple de Gangaikondacholapuram situé en pleine nature. Il y a pas mal de monde, il est vrai que c’est dimanche et la grande pelouse qui entoure le temple est remplie d'Indiens de tous âges et de toutes conditions qui attendent l'ouverture du temple. Nous nous contentons de l'extérieur et il y a suffisamment de choses à voir. Des sculptures un peu partout, sur les gopuras et sur la fameuse tour pyramidale qui en est couverte. Le taxi, avant de retourner avec nos amis à Pondy nous laisse à un embranchement où nous pouvons prendre un bus pour Kumbakonan. De Kumbakonan un bus local va nous faire découvrir ce qu'est traverser l'Inde profonde en bus omnibus : heureusement nous avions des places assises car le bus s'est rempli assez rapidement au gré des nombreux arrêts au bord de la route ou dans les villages. Il y a pas mal d'activités dans la campagne en ce moment : on récolte le riz et aussi des céréales, des charrettes bourrées de paille entravent la circulation. Le chauffeur de bus est, comme tous les autres un kamikaze de la route, il klaxonne toutes des 5 secondes quand la route est chargée ce qui est le cas à 80%, il double avec ou sans visibilité, slalomant entre les camions, les bus, les motos, les rickshaws, les vélos et les piétons estimant à quelques cm près le gabarit de son bus. Dans les villages il y a beaucoup de maisonnettes en pisé recouvertes d'un toit de chaume, ça sent le dénuement. On voit aussi beaucoup de bétail essentiellement des bovins et des chèvres recherchant dans des champs arides et secs de quoi se nourrir. Arrivés à Thanjavur, le bus nous laisse dans la new bus station à plusieurs km du centre ville. Nous prenons un rickshaw (150rp) qui va nous mener au homestay que nous avions réservé depuis la France à 15mn à pied du grand temple. Nous sommes attendus par un couple d'indiens âgés qui nous fait visiter une belle chambre avec clim, ventilo et sdb avec eau chaude. Comme il se fait tard nous partons seulement explorer les environs et repérer l'entrée du temple puis recherchons de quoi dîner. Nous trouvons notre bonheur à l'ancienne station de bus en plein centre ville. Là il y a de nombreux restaurants populaires ou plus « chics » qui servent de la nourriture végétarienne essentiellement. Nous en choisissons un et dînons de deux excellents et copieux masala dosai que nous avons du mal à terminer.
6/2 de Thanjavur à Trichy (Tiruchirapally)
Excellent petit-déjeuner, entourés par la sollicitude de nos hôtes. Des « rotis », de la margarine et confiture, des toasts, jus de papaye frais, salades de fruits, thé. Nous sommes installés dans le jardin derrière la maison où poussent bananiers, papayers et goyaviers. Nous allons ensuite visiter ce très beau temple de Bradishvara. Toujours de belles portes type gopuras puis un ensemble complexe de temples plus petits, un nandi (taureau) énorme d'une seule pièce. Nous nous attardons devant un petit temple où se prépare une cérémonie, peut-être de remerciements qui va durer plus d'une ½ heure avec un accompagnement de deux musiciens et de plusieurs brahmanes. A la fin de la cérémonie les brahmanes vont creuser un trou pour y planter un mat décoré et peint puis ils vont l'arroser de liquides de différentes couleurs, blanc, orange et rouge.

Temple de Trichy
De la gare de bus nous prenons un bus pour Trichy. Le trajet se fera en un peu plus de 2h à travers une campagne toujours aussi sèche où les pâturages succèdent aux cocoteraies ou à des champs. À Trichy la station de bus se trouve heureusement dans le centre ville, il est donc facile de visiter plusieurs hôtels avant d'en choisir un qui nous convient. Nous essayons le Femina recommandé par le routard. Les chambres sont correctes mais la propreté correcte pour un indien ne l'est pas pour nous. Monique fait changer les draps et les serviettes plus que douteuses. Un grand mariage se prépare en bas mais on n'en souffrira pas trop. Les klaxons de la station de bus proche sont plus sonores. Le lendemain un rickshaw nous conduit au temple Srirangam très éloigné du quartier des hôtels (200rp). Très beau et grand temple comme d'habitude avec de belles sculptures, des gopuras, des bâtiments variés.
7/2 de Trichy à Madurai
Petit déjeuner compris dans le prix au Femina, excellent buffet avec toasts et confiture, plats indiens, fruits frais etc. Nous récupérons nos sacs et partons à pied à la gare toute proche prendre le 1er bus pour Madurai. Nous n'attendons jamais longtemps (de 10mn à 30 mn max) voyage assez rapide par des autoroutes et avec peu d'arrêt. Les routes sont en bon état mais la circulation toujours dense et chaotique. A Madurai le bus nous laisse loin à la new bus station de Mathutavani. Un rickshaw va nous emmener jusqu'à l'hôtel que nous avons choisi le MR International au nom pompeux dans une ruelle calme à 5 mn de l'entrée Ouest du temple. Si les chambres sont correctes, l'état de la lingerie (draps, protège-matelas et serviettes de toilette) est comme d'habitude déplorable. Monique doit faire les gros yeux pour obtenir du linge à peine acceptable. Comme le temple n'est pas encore ouvert (il ouvre à 16h) nous allons nous balader dans le centre ville à la recherche d'un restaurant que nous allons trouver par hasard : c'est un végétarien avec un serveur sympa qui nous explique bien la composition des différents plats. A 16h nous nous dirigeons vers le temple. L'accès est sévèrement gardé par des gardes chiourmes désagréables au possible : il faut enlever ses chaussures, chaussettes, ne pas avoir de pantalons trop courts, se faire fouiller au corps, montrer tout ce qu'on a dans les poches. Après ce contrôle militaire on peut entrer, il faut ensuite payer un droit d'entrée de 50 rp /p. Dans ce temple les occasions de payer sont nombreuses tant pour les touristes que pour les indiens. Quant au temple lui-même il ressemble à ceux que nous avons déjà vus : les gopuras ici sont particulièrement hauts, sculptés et très colorés. A l'intérieur on retrouve les colonnes massives représentants des animaux mythiques, de nombreuses chapelles dédiées aux multiples divinités du panthéon hindou. Nous ressortons au bout d'une heure et allons dîner au « restaurant moderne » près de chez nous n'ayant pas retrouvé le resto de midi. Retour au temple pour la cérémonie à 21h lors de laquelle les prêtres sortent un palanquin représentant l'épouse de Shiva qu’ils amènent passer la nuit dans le temple de Shiva. Il y a quelques groupes de touristes occidentaux et des indiens. Des musiciens accompagnent la cérémonie jouant d'une espèce de hautbois au son aigrelet, d’un harmonium portatif et des percussions.
8/2 de Madurai à Munnar
Devant l'hôtel nous hélons un rickshaw en train de bichonner sa machine et c'est parti jusqu'à la gare de bus d’Arapalayam. Là c'est déjà le joyeux bordel, ça klaxonne de tous les côtés, comme prévu le bus pour Munnar pars à 8h ce qui nous donne le temps de boire un thé horriblement sucré et très lacté mais c'est bon et c'est chaud. Le bus va d'abord emprunter une belle autoroute où il va pouvoir rouler vite puis en approchant de la montagne la moyenne va tomber très vite. La route grimpe en lacets étroits et dévoile un paysage magnifique. Les cocotiers disparaissent, remplacés par la forêt ou des espaces secs, vers la fin on voit apparaître des plantations de cardamome puis les fameuses plantations de thé. Au bout de 5h30 nous voilà à Munnar. Notre JJ Cottage est à 2km du centre de Munnar. C'est un étroit bâtiment tout rose enserré par d'autres maisons identiques. Le patron très sympa nous fait visiter la chambre spacieuse et nickel chrome avec de belles baies vitrées qui donnent sur la campagne et les plantations de thé. Ayant le ventre creux nous allons déjeuner au SN restaurant juste à côté : excellent repas à base de masala et de curry. Le soleil va se coucher et j'en profite pour aller faire un tour dans les plantations en empruntant la route qui part à droite en descendant de notre GH en direction du Lekshmi Estate distant d’un à deux km. Belle plantation bien mise en valeur par un éclairage rasant. En remontant une piste je vois en contrebas le village où sont installés les ouvriers : il s'agit de longs bâtiments divisés en appartements pour chaque famille. Le grand propriétaire ici de 63000 acres de thé est le magnat Tata. Retour à Munnar, le soleil est couché et il commence à faire froid, ça change !

Munnar, dans les plantations de thé
9/2 Munnar
Nuit calme et fraîche, la grosse couverture n’est pas de trop ! il est vrai que nous sommes à près de 1600 m d'altitude. Nous avons choisi de participer à une balade dans les plantations de thé. Notre groupe de 6 touristes démarre peu après 7h pour une ballade dans les environs proches de Munnar. La montée dans les plantations est vraiment magnifique avec le soleil levant qui ourle les tapis des plantations de thé. Belle balade puis c'est la grimpette vers la crête qui domine le paysage et les vallées plantées de théiers. Beau panorama depuis le sommet sur les vallées environnantes et sur les nombreuses plantations de thé qui occupent l’essentiel de la surface. Nous sommes vers 1850 m d'altitude. Puis c'est la redescente toujours dans les plantations de thé. Un peu plus loin nous passons devant les « three houses » cabanes juchées sur de beaux arbres dans un grand jardin fleuri avec une superbe vue sur la vallée en contrebas. Notre guide nous montre quelques épices : cardamome, café, puis c'est le retour par la route qui passe devant Leksmi Estate. En arrivant à notre GH nous apercevons une foule de pèlerins qui s’apprêtent à défiler derrière des chars processionnels. Je vais suivre le défilé jusqu'au village photographiant les groupes de tambourins, les femmes tirant un char avec une longue corde, une autre femme avec une longue tige métallique piquée en travers de la bouche, un homme se balançant, le corps percé de nombreux crochets. Après avoir suivi le défilé durant plus d’une heure et demie je retourne au GH bien fatigué par ces 4 km rajoutés à ceux de ce matin.
Munnar : cérémonie religieuse10/2 de Munnar à Allepey
Journée transport : départ de Munnar vers 8h en bus local pour Kottayam (5h30) toujours par une belle route qui zigzague dans un paysage de montagne magnifique très vert avec une jungle luxuriante, des cocotiers, des ananas, du tarot, des jacarandas. la route passe par Adimaly puis descend vers la côte. A Kottayam à peine sortis du bus on nous indique un autre bus en partance, c'est celui que nous devons prendre pour aller à Changanachery. Au bout d'une demi-heure nous y voilà, nous hélons un rickshaw pour nous emmener au port d’embarquement. Là on nous dit que le bateau ne part qu'à 17h et il n'est que 13h30, dans un sabir mélangeant malayam et anglais, un homme nous explique que nous pouvons prendre un autre ferry à partir d'un autre village à une dizaine de km d'ici. Aussitôt dit aussitôt fait le rickshaw nous fait passer par de grandes rizières toutes plates et nous mène en 20 mn au quai du village au nom imprononçable ! Effectivement peu après 14h un ferry public accoste au quai et nous embarque pour Allepey : pendant deux heures nous allons tranquillement remonter plusieurs canaux, certains très étroits comme des rivières d'autres larges comme des lacs, nous arrêtant tous les km à de petits débarcadères où attendant les passagers. Bel éclairage sur de superbes rizières, les cocotiers qui ombragent les chemins bordant les canaux, le calme, de superbes oiseaux, hérons blancs, des cormorans, des aigrettes s'envolent à notre approche. Vers 16h nous arrivons à la jetée d'Allepey, prenons un rickshaw pour notre GH (South Canal Holidays) où Bindu et Shameer nous accueillent. Nous avons une belle chambre au 1er qui donne sur le jardin. Vers 18h au moment du coucher du soleil, je vais aller me promener au bord de la plage d’Allepey. Il y a beaucoup de monde sur la plage très peu dans l’eau, mais surtout agglutiné dans la zone où les vagues s'arrêtent. Les vendeurs ambulants sont légion (cerf-volant, glaces, frisbees, boissons) il règne une ambiance familiale très joyeuse.

les backwaters près d'Allepey
11/02 Allepey
Journée repos, la premières depuis notre arrivée ici de plus le cadre de l'hôtel et la ville tranquille d'Allepey s'y prêtent bien. Super petit déjeuner varié pris avec une famille française. L'après-midi nous partons à pied en direction du marché bien calme à cette heure chaude de la journée. Nous allons acheter des épices (poivre, masala, noix de cajou) chez un vendeur spécialisé recommandé par l’hôtelier. En fin de journée je retourne en direction de la plage, comme c’est samedi la plage est bondée, des dizaines de bus qui ont amené les touristes sont garés sur le parking. Sur la place près de la plage des joueurs de cricket s’en donnent à cœur joie.
12/02 Allepey - Pulikunnu - Allepey
Vers 10 h nous enfourchons les vélos (état excellent) prêtés par le GH et empruntons la route qui longe la plage sous les piles de la future autoroute (ou du futur métro aérien), et qui file vers le Sud longeant les quartiers de pêcheurs on y est jamais à plus de 150 m de la plage et on voit les bateaux de pêcheurs tirés sur la sable, il y a aussi de grosses planches au bout recourbé qui servent à pêcher et sont plus maniables pour franchir la barre.
Belle balade dans ces quartiers d’habitation tranquille où la verdure prédomine. La présence de canaux nous rappelle que nous ne sommes pas loin des « backwaters ». Excellent déjeuner au Mushroom restaurant avec Frédérique et Thierry que nous venons de retrouver par hasard. Ensuite un rickshaw nous conduit au quai d'où doit partir le bateau pour Pulikunnu : c'est le quai où il y a une station service pour bateau. À 14h pile nous partons pour une super balade dans les backwaters de toute taille, petits, moyens ou grands. De plus comme c'est dimanche il y a beaucoup de passagers qui vont et viennent, des gens vont à la messe, d’autres au temple. On voit aussi beaucoup d'oiseaux (cormorans, aigrettes, hérons et autres échassiers de différentes couleurs. Le bateau s'arrête régulièrement et les passagers embarquent et débarquent. Au bout de 2h20mn nous arrivons au terminus du village de Pulikunnu. Du débarcadère on voit la grande église blanche de rite syriaque (Fernal church). Les fidèles se préparent pour la messe qui va bientôt commencer. C’est étrange de se retrouver aussi loin du Moyen-Orient et de voir ces églises, témoignages des premiers chrétiens venus évangéliser le Kerala il y a près de 2000 ans ! Au retour, le bus pour Allepey va longer les grandes rizières plates et vertes qui bordent la route de chaque côté.

En attente du bateau-bus
13/12 Allepey – Madakal –Allepey
Cette journée a été consacrée à la visite d’une institution religieuse qui s’occupe d’accueillir, de soigner, d’éduquer et de nourrir des enfants et des adolescents handicapés dont les parents ne peuvent s’occuper soit pour des raisons financières soit par manque de temps. Comme nous soutenons financièrement cette institution en parrainant deux enfants nous y avons été accueillis de façon extraordinaire. Ce fut une journée riche en émotions.
14/12 d’Allepey à Cochin
Levé à 6h je pars en vélo vers les plages du sud pour voir et photographier le retour des pêcheurs. Ciel bouché et nuageux ce qui entraîne un éclairage sans relief. Les embarcations de type planches évoluent un peu plus loin au large et commencent à rejoindre la terre ferme les uns après les autres. Je photographie mais je suis aussi sollicité pour les prendre en photos. Certains pêcheurs me suggèrent de photographier discrètement le dénommé « Mokaface ». Quand je leur montre le résultat, ils sont pliés de rire et tous les pêcheurs de la plage veulent voir la photo de Mokaface et rigolent à gorge déployée contents de la blague qu’ils lui ont jouée.

Départ pour la gare en rickshaw (40) où nous attendrons le train express pour Ernakulam qui aura 30 mn de retard. Nous sommes époustouflés par la propreté de la gare et par les équipements électroniques d’affichage des trains, ça change de notre vision d’il y a 40 ans ! En arrivant à Ernakulam jonction, rickshaw (300) pour notre GH (NestGH) à fort Cochi. C’est une belle maison récente, chambre propre, prix imbattable (1000 rp avec petit-déjeuner), on est à 15 mn à pied du centre ville. Nous allons à la découverte du vieux Fort Kochi et notre premier arrêt sera consacré à la vieille église St-François, 1ère église construite à Cochin par les Portugais au XVIe siècle. De là nous nous rendons aux fameux carrelets chinois, attraction symbolique de Cochin. Qu'en dire : ils fonctionnent apparemment surtout pour les touristes et sont manœuvrés dès qu'un groupe s'en approche pour prendre des photos. L'arrière plan manque de charme avec les installations portuaires en fond et la plage jonchée de détritus. De vrais pêcheurs à la ligne ou à l'épervier tentent leur chance au même endroit. Nous nous arrêtons devant les marchands de poissons installés devant les carrelets pour acheter 500 g de grosses crevettes (800rp 1kg) que nous faisons cuisiner juste à côté pour 120 rp. Un petit délice même si un verre de vin blanc aurait été plus indiqué qu'un thé indien ! Le soleil étant revenu j’en profite pour faire quelques photos devant les carrelets. Retour par la rue commerçante Princess qui ne présente pas beaucoup d’intérêts sauf à vouloir faire du shopping ! Excellent dîner de poissons grillés, dhal, curry de légumes, raita mixte, riz, chapatis au guest-house.

Les carrelets chinois de Cochin
15/12 Cochin
Ce matin visite de la laverie traditionnelle dans le quartier de Veli où s’activent des hommes et des femmes lavant et repassant des tonnes de linge à l’ancienne ce qui nécessite des forces, soit pour battre le linge soit pour soulever des fers à repasser en fonte de 10 kg ! Il s'agit d'une institution d'origine hollandaise très ancienne. Puis nous partons en rickshaw pour le quartier de Matanchery et sa synagogue, quartier très touristique à tel point que l'on y rencontre plus de «visages pâles » que d’autochtones les magasins se succèdent les uns derrière les autres et tous les vendeurs essaient d'attirer le chaland dans leur boutique. On est là dans le même esprit de globalisation qu’à St-Trop, Siem Reap (Cambodge) ou Khao San road à Bangkok, donc pas beaucoup d’intérêt pour nous. Visite émouvante de la synagogue la plus ancienne d'Inde et du Commonwealth. Quant aux magasins de souvenirs, les articles évoluent entre marchandises de pacotille de facture chinoise, brocante variée et antiquités douteuses à prix exorbitant. Nous continuons notre chemin par Bazar road qui est autrement plus intéressante : Entre cette rue et la mer sont installés les entrepôts des grossistes de toutes les marchandises possibles qui arrivent ou repartent par bateaux. On y a visité entre autres un grossiste spécialisé dans les épices dont l’entrepôt regorge de ces grands sacs en toile de jute remplis de macis, poivre, cardamome, anis étoilé, thé, café etc. Retour aux carrelets, apéro de crevettes grillées. Bruno, un marin retraité français installé ici depuis quelque temps et avec qui nous avons engagé la conversation, nous invite à boire l'apéro (en fait du pastis) chez lui. Ce fut bien agréable de boire un pastis en si bonne compagnie.
16/02 Cochin
Balade dans Cochin du côté du cimetière hollandais et le long de la promenade maritime qui longe la plage de Fort Kochi. L’après-midi petit tour jusqu'à Matancherry et la sympathique bazar road. Et dans un magasin recommandé par un expatrié, « Villager Handloom » situé dans Bazar road, nous achetons deux beaux tapis de style kéralais en patchwork avec des inclusions de paillettes d’argent à un prix très honnête.
17/02 de Cochin à Colombo (voir plus bas)
NB : l’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : goo.gl/...os/xGhdwFdu2TDC3Z7z7
Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos une par une.
En guise de conclusion sur l’Inde
En Inde du Sud, il fait déjà très chaud en février, pour nos yeux et nos nez d’occidentaux c'est sale, pour nos oreilles c’est très bruyant, vous n’y êtes jamais seul car il y a du monde partout et pourtant on est vite retombé sous le charme de cette Inde, allez savoir pourquoi ! Le premier « masala tchai » bu, le premier « vegetable korma » mangé, les premiers saris multicolores aperçus, les premiers échos de cette langue tamoule inimitable entendus et tous nos bons souvenirs d’il y a 40 ans nous reviennent en mémoire, nets et purs comme si c’était hier.
L’Inde du Sud c’est aussi ces scènes typiques du sous-continent indien : - la circulation démente en ville, le bruit incessant des klaxons, des moteurs rugissants, des « tuktuk » des rickshaws, les « gendarmes couchés » qu’il faut bien négocier sous peine de décoller de son siège, la conduite « sportive » des chauffeurs de bus sans exception, - L’omniprésence des corbeaux effrontés qui vous narguent et vous frôlent et croassent du matin au soir, - Les hordes d’écoliers et d’écolières en uniforme que l’on rencontre un peu partout, dans les bus, dans les temples, les musées et devant les écoles bien sûr ! - Les saris multicolores des femmes qui au soleil paraissent flamboyer tellement ils prennent la lumière, - Les petites cantines où l’on vient boire le thé, manger des fritures, déjeuner d’un « meal », le repas indien servi sur une feuille de bananier, - La façon amusante de dodeliner de la tête pour acquiescer, - La vie intense qui se déroule dans les temples, avec les fidèles qui viennent en nombre adorer leurs dieux et faire leurs prières, les brahmanes qui soit font la sieste dans les moments creux soit s’activent quand est venu le temps de participer à une cérémonie, - la musique populaire indienne avec ces voix suraigües des chanteuses qui vous vrillent les tympans des heures durant les longs trajets en bus, - les nombreuses sollicitations dont vous faites l’objet en tant qu’occidental et photographe, soit pour photographier des familles indiennes au complet, soit pour intégrer le noyau familial le temps d’un cliché. Je m’imagine en photo immortalisé dans de nombreux albums familiaux et trônant au salon -) - Regardez un indien ou une indienne, esquissez un sourire et vous êtes immédiatement récompensé par un sourire éclatant « plein de dents blanches » qui contrastent avec leur teint et leurs yeux si noirs !
L’Inde du Sud 40 ans après, c’est pareil et en même temps ça a bien changé, tant mieux car la situation ne paraissait pas brillante alors : de nombreux mendiants partout, des routes défoncées, très peu de voitures, une infrastructure touristique très limitée, des bidonvilles. Même si le Tamil Nadu semble moins développé que le Kérala les routes sont dans l’ensemble de bonne qualité, le parc automobile récent, nous avons vu peu de mendiants et uniquement devant les temples, l’infrastructure touristique est beaucoup plus étoffée également, même si les normes d’hygiène sont encore loin des standards européens.
Carnet de voyage d'un séjour de 21 jours au Sri Lanka
Dépenses au Sri Lanka (hors avion France-Sri Lanka) Vol Cochin-colombo : 242 € Dépenses au Sri Lanka : 1062 €
17/02 de Cochin à Colombo Après 50 mn de vol dans un airbus A320 de Srilankan airways nous atterrissons à Colombo Bandanaraike. Les formalités migratoires et bancaires vite expédiées nous prenons un tuktuk sur la route à la sortie de l'aéroport pour notre gh (1000) situé à Negombo : accueil sympathique de la part des hôtes, avec thé et eau. Belle chambre au sol marbré, sdb nickel. Je pars faire un tour sur la plage toute proche au moment du coucher du soleil. On se croirait en Thaïlande à voir le nombre de touristes qui se baladent sur la plage ou qui boivent leur bière assis sur le sable, tous les âges sont représentés, certains sont là en famille avec de petits enfants. Les touristes sont plus nombreux que les locaux. Un peu plus au nord les catamarans typiques du Sri Lanka sont échoués sur le sable. Le quartier très tranquille de notre GH est composé de petites maisons entourées d'un jardin.
18/02 de Negombo à Anuradhapura Petit déj typique du Sri Lanka avec hopper à l'oeuf, thé super sucré, bananes et fruits frais. Notre hôte nous emmène dans son van jusqu'à la route où nous attendons bien au frais le bus pour Anuradhapura qui passera vers 10h30. Il est déjà bondé mais l'aide du chauffeur nous trouve deux places derrière le conducteur. La conduite est sportive les arrêts pas trop fréquents. Au bout de 4h nous voilà à Anuradhapura, nous nous faisons descendre près de la clocktower que je pensais être près de notre GH mais manque de bol il est à 1,5 km plus au sud près de la mairie. Il fait chaud et lourd mais après nous être renseignés plusieurs fois nous trouvons le Rajata beach resort. C'est un GH tout neuf et propre géré par deux frères très avenants qui nous accueillent avec deux grands verres de jus de pastèque, Au dernier étage une terrasse ombragée a été transformée en salon et salle de restauration. Dans la soirée, l'un des frères nous emmène en voiture à la « Casserole » un restaurant qu'il connaît et qu'il nous a conseillé : C'est un restaurant chic avec éclairage tamisé et clim efficace situé au 1er étage d'un bâtiment moderne avec supermarché et divers magasins. Nous avons commandé deux plats, du nasi goreng (riz à l’indonésienne) et un plat de nouilles avec légumes et viandes variés. Les prix sont tout à fait corrects mais les portions sont tellement monstrueuses que nous n'en mangerons que la moitié chacun !
7950

Anuradhapura : les bassins jumeaux
19/12 Anuradhapura Vers 9h15 nous enfourchons nos vélos et partons en direction du site dont l'entrée se trouve à 2km du GH. Les billets d'entrée sont horriblement chers (3750 rp = 24€ pp). A cette heure 9h 40 il fait encore bon, nous visitons la première dagoba et le musée attenant qui recèle quelques belles sculptures. Puis nous allons successivement voir les parties les plus intéressantes de ce grand site qui s'étale sur 6km de long et 4 km de large. Comme c'est dimanche il y a beaucoup de fidèles et de pèlerins qui sont là pour se recueillir sur les sites majeurs du bouddhisme cinghalais et mondial, il s'agit entre autres de l'arbre sacré du Bouddha , des dagobas Ruvanvelisaya, et du monastère Abhayagiri. Vers 13h la chaleur devenant insupportable nous faisons plusieurs arrêts boissons dont deux noix de coco très rafraîchissantes. Le site d'Anuradhapura nous fait penser à AngkorVat (Cambodge) ou à Sukkothai (Thaïlande), mais les ruines sont beaucoup plus abîmées et moins parlantes, par contre l'environnement est très agréable en pleine campagne avec peu de routes et peu de circulation. Le nombre de touristes reste raisonnable et les autochtones sont les plus nombreux et souvent habillés tout de blanc surtout les femmes. Sur le site de l'arbre de Bouddha les pèlerins sont nombreux à tourner autour du temple et à se recueillir devant l'arbre sacré.

Cérémonie religieuse à Anadhapura
20/02 d'Anuradhapura à Polonnaruwa Matinée consacrée au site de Mihintale : Pour profiter du site aux heures les moins chaudes je m'y rends tôt le matin. Pour y arriver je monte dans un bus pour Polonnaruwa qui mettra 40 mn pour rejoindre Mihintale. Là je prends à pied la direction du site, passe devant le musée encore fermé et commence la visite par la dagoba de Kantaka Chaitya. Je suis seul, le soleil est à peine sorti et les oiseaux en profitent ce qui donne une musique tropicale tout à fait agréable. Après cette visite je me dirige vers le ticket office et visite le réfectoire, la salle de réunions et la salle des trésors : les ruines sont peu parlantes à l'exception de quelques pièces sculptées comme la grande mangeoire et les stèles aux inscriptions. Il y a également une belle statue de lion devant le Sinha Pokuna. C'est ensuite la montée vers les dagobas d'une blancheur étincelante situés au-dessus du site. Des différentes collines que l'on peut gravir par des escaliers à peine marqués dans la pierre, on a une belle vue sur la campagne environnante et quelques rizières. Toujours personne à part un couple de Cinghalais et un oiseau avec un gros bec ressemblant à un toucan. Je redescends vers l'entrée où arrivent maintenant des groupes de touristes occidentaux. Dernière étape au musée qui présente quelques pièces intéressantes. Je saute dans le 1er bus qui passe et me retrouve à Anuradhapura vers 10h. Notre logeur nous emmène en voiture à la station de bus : à 12h45 nous partons pour Polonnaruwa pour 4h de trajet. Route entre savane et forêts tout du long. Le bus nous laisse dans le centre de Polonnaruwa près de la Ceylan bank. Nous partons à pied en direction de notre Thissara GH proche de 600 m. Elle est située dans la proche campagne dans un bosquet en bordure d'une belle rizière d'un vert tendre. Dîner-buffet sur place sur la terrasse dehors en compagnie de moustiques voraces et pénibles : excellent curry de poulet, dhal et salades de concombres.
21/02 Polonnaruwa
Petit-déjeuner sur la terrasse avec en bel arrière plan les rizières et le soleil matinal. Nous allons en vélo au musée en ville acheter les tickets (toujours aussi chers) puis partons en
Anuradhapuradirection du sud en longeant le lac : belles scènes de lavandières au bord du lac, de pêcheurs et d'oiseaux de toutes sortes. Visite des deux sites, la statue de Parakrama Bahu et le bâtiment de Poth Gul Vihara…rien d'exceptionnel, de plus les protections gâchent la vision que l'on peut avoir de la statue ! Nous revenons ensuite sur nos pas et allons visiter les sites près du village dont la fameuse terrasse de la dent de Bouddha. Il y a là plusieurs monuments remarquables tant par leurs sculptures en frises que par les statues de Bouddhas dont certaines très usées par le temps. Bel éclairage et bel environnement dans une forêt clairsemée. Vers 10h les groupes de touristes arrivent mais ça reste acceptable. Je repars à vélo vers 16h pour visiter les sites excentrés au Nord. Premier arrêt pour le temple de Shiva 2 et le Rankot Vihara ? Je continue jusqu'au Lankatilaka, bel ensemble composé d'une dagoba toute blanche et d'une grande « cathédrale » massive et sculptée, bel éclairage de fin de journée.
Puis c'est le Kalu gal Vihara le « sanctuaire du roc » avec ses magnifiques bouddhas sculptés dans la falaise malheureusement à contre-jour. En dernier, j'irai voir le petit bassin au lotus avec ses formes originales inspirées de la fleur éponyme. Retour en ville, dernière promenade le long du lac où viennent se baigner et se laver les habitants avant de rentrer chez eux.
22/02 de Polonnaruwa à Sigiriya Départ en tuktuk en direction de la station de bus de Kaduruwela (300rp) de là nous prenons un bus jusqu'à Inamalawa(180rp) puis un tuktuk (600) jusqu'à notre hébergement un peu difficile à trouver vu que tous les hôtels et GH ont à peu près le même nom et que l'adresse postale est très vague. Accueil sympathique des jeunes propriétaires avec un thé et un jus de fruit de mangue. La grande chambre est toute récente (3 mois) et d'une propreté irréprochable. Je pars me balader sur la route pour admirer le rocher de Sigiriya en cette fin d'après-midi. Belle campagne calme, avec seulement le chant des oiseaux. Excellent dîner à base de curry de tomates : nous avons pu assister à la préparation de ce plat qui comporte de nombreux ingrédients : oignons, ail, piment, cannelle, curcuma, feuilles de carry, sel, gingembre et lait de coco, c-à-d l'eau de trempage de la noix de coco fraîchement rappée,
23/02 Sigiriya A 6h45 le patron m'emmène en tuktuk jusqu'à l'entrée du site de Sigiriya. Il n'y a que 10 personnes qui attendent l'ouverture de la billetterie. A 7h je pénètre sur le site en traversant la grande allée qui sépare les jardins et les bassins puis je me faufile par une étroite ouverture entre deux rochers vers le rocher proprement dit. Il fait bon à cette heure et les touristes sont heureusement rares. Puis commence la grimpette par de larges escaliers réguliers en pierre. Au bout de 10 mn on arrive devant le mur miroir sur lequel on est censé voir des graffitis très anciens, je n'ai pas vu grand chose puis on grimpe par des passerelles et des escaliers métalliques jusqu'à la porte du lion dont il ne reste que les deux énormes pattes encadrant l'escalier qui monte vers le sommet du rocher. De là haut on a une superbe vue panoramique à 360° sur la plaine alentour : on y voit des bosquets alternant avec des lacs et des rizières, au loin on voit des montagnes et de temps en temps pointent vers le ciel un bouddha ou un stupa tout blanc. Le plateau sommital est plus grand et vaste que je ne le pensais : le sommet du rocher n'est pas plat et les constructions épousent les différences de niveau et sont reliées par des escaliers qui permettent de passer d'un niveau à l'autre. Rien de très parlant en dehors de bassins plus ou moins grands et de sièges en pierre destinés aux autorités. Je redescends jusqu'au miroir d'où on prend un court escalier métallique en colimaçon qui mène aux demoiselles. Dommage que les photos soient interdites car elles sont effectivement magnifiques et émouvantes. Descente vers l'esplanade qui correspondait aux jardins, où je croise des multitudes de groupes de touristes chinois, européens et locaux, je n'ose imaginer la cohue dans les petites escaliers tant vers les demoiselles que pour monter au sommet ! Sur la route du GH j'ai croisé une centaine de jeunes musulmans tout de blanc vêtus avec leurs petits calots qui avaient l’air de bien s’amuser !

Vue panoramique du haut du rocher de Sigiriya
24/02 de Sigiriya à Dambulla Notre hôte nous emmène en tuktuk à l'arrêt de bus pour Dambulla, 45 mn plus tard nous y voilà. Là nous prenons un tuktuk (150) pour aller jusqu'au Golden temple où nous déposons nos sacs à dos au book shop à gauche de l'entrée kitschissime du temple (100 rp par bagage), Nous commençons la montée sous un chaud soleil pourtant il n'est que 9H et la foule est déjà dense, mais aujourd'hui c'est « bank holidays » donc les Cinghalais sont en congé. Arrivés en haut devant le kiosque d'entrée on nous apprend que le « « ticket office est tout en bas !!! Enfer et damnation, je dois redescendre 350 marches pieds nus ayant laissé mes sandales à la consigne, puis il me faut remonter les 350 marches pour pouvoir enfin pénétrer dans les grottes en nage et avec des centaines de visiteurs. La 1re grotte toute petite et étroite se laisse difficilement admirer avec tout ce monde qui se bouscule, le bouddha couché n'en est pas moins très beau !
La 2me grotte est beaucoup plus grande et se visite plus facilement, le plafond en est entièrement peint avec des motifs religieux, on peut voir ainsi des centaines de bouddhas ou des scènes religieuses. Le long des murs sont posés des dizaines de bouddhas soit debout soit en position du lotus. La 3me grotte ressemble à la 2me en plus petit. Les autres sont du même style.

Dambulla
Re-descente jusqu'au golden temple, cadeau kitsch du Japon et de la Thaïlande que nous ne visiterons pas. Nous reprenons nos sacs et nous voilà repartis en bus, directement devant le golden temple, pour Kandy que nous atteindrons 2h plus tard par une belle route de montagne dont les paysages tropicaux nous font penser à ceux de Munnar au Kérala. Le bus nous laisse un peu avant Kandy à un carrefour indiqué par l'hôte du GH Suresh. Nous hélons un tuktuk qui peine à trouver le GH mais grâce au téléphone nous y arrivons. Installation dans une belle maison dans un quartier très calme aux rues très pentues. Notre hôte, style baba cool nous accueille aimablement nous offrant du thé et nous faisant visiter la maison et la terrasse au dernier étage. Un tuk-tuk (300 rp) nous dépose au centre ville près du temple de la dent. Il y a pas mal de monde : nous allons visiter les différentes curiosités de cet ensemble de temples divers, il n'y a rien d'exceptionnel, la plupart des bâtiments sont assez récents à l'exception de l'entrée du temple de la dent et du hall aux belles colonnes de bois sculptées. Nous resterons jusqu'à 18h30 pour voir l'ouverture du saint des saints et voir la ferveur de la foule faire la queue pour défiler devant le reliquaire. Petite balade dans le quartier commerçant et bruyant de la ville où se mélange églises chrétiennes, mosquées et temples bouddhistes.
25/02 Kandy Peradenya Petit déjeuner végétarien très sucré et un peu bourratif. Vers 9h nous commandons un tuktuk pour aller au jardin botanique de Peradenya. Il fait beau et chaud et comme on est samedi il y a plein de Cinghalais qui sont venus passer la journée ici en famille emmenant le pique-nique. Grand jardin bien entretenu, avec de très belles sections : celle des orchidées, les allées de palmier royaux et choux-palmistes, les bambous géants. Le secteur des épices était un peu maigrichon ainsi que celui des fougères. Par contre il y a, un peu partout dans le jardin des arbres magnifiques d'une taille impressionnante. Nous prenons le bus urbain pour retourner dans le centre ville avec une circulation dense et chaotique, il nous faudra plus de 40 mn pour faire 6 km de routes bouchonnées. Nous commençons à avoir une petite faim que nous allons satisfaire en allant manger au Devon restaurant, grand restaurant populaire avec une animation musicale très sonore dont on se serait bien passé, quant aux plats ils sont goûteux et à prix raisonnable. Je pars ensuite faire le tour du lac (4km) en un peu moins d'1h. Quelques beaux hôtels et belles maisons se partagent cet endroit privilégié. Petite cérémonie de prières devant l'entrée du temple de la dent.
26/02 de Kandy à Nuwara Eliya Bus intercity. Qu'en dire ? Ticket 3 fois plus cher (les bagages s'ils occupent une place valent le prix de cette place) que le bus local, confort mitigé sur un strapontin branlant, vue sur le paysage très limitée puisque tous les rideaux ont été tirés par les passagers pour dormir dans l'obscurité, heureusement je suis à la fenêtre et je profite un peu du paysage de montagne et des plantations de thé. Temps gris, il pleuviote un peu en arrivant à Nuwara Eliya. Une fois de plus le tuktuk se trompe (à notre avis volontairement pour allonger une course qui aurait été trop courte vu le prix demandé) malgré le fait qu'on lui ait montré le nom et l'adresse du GH. Grande chambre récente avec des baies vitrées partout, hôte très sympathique qui nous accueille avec du thé. Je pars me balader en ville sous un ciel menaçant, d'ailleurs il commencera à pleuvoir vers la fin de ma sortie. C'est assez étrange, on se croirait vraiment en Grande-Bretagne à voir les maisons victoriennes ou de style Tudor, le champ de courses hippiques, les jeunes qui jouent au criquet, le golf et les vénérables hôtels de luxe, sans parler de la poste « so british », même la météo est au diapason avec cette bruine désagréable. Nous allons dîner au Milano, excellente cuisine à prix raisonnable. A la tombée de la nuit les alentours du marché sont un peu glauques avec des mendiants et des gens miteux qui luttent contre le froid qui s'installe. La misère serait-elle plus belle au soleil comme dit la chanson ?
27/02 de Nuwara Eliya à Ella Il a plu une bonne partie de la nuit mais quelques rayons de soleil font timidement leur apparition. Petit-déjeuner au GH puis bus pour la Pedro tea factory (en 10 mn) avec le bus qui part en direction de Kandapola de l'arrêt de bus on voit le bâtiment de la manufacture de thé qui se trouve à 10 mn de marche à pied. Pour 200 rp on a droit à un thé avant et après la visite. La visite elle-même est expédiée en 15 mn et se déroule devant des machines à l'arrêt et sans aucun ouvrier au travail ! Dommage, la guide n'est pas toujours compréhensible autant dire que pas mal d'infos nous passent largement au-dessus ! La visite terminée j'en profite pour aller me promener dans la plantation et faire quelques photos. Retour en bus à Nuwara nous allons chercher nos affaires au GH et repartons à la station de bus non sans avoir au préalable achetés quelques provisions de bouche (samosas et fritures diverses). Pour aller à Ella c'est assez compliqué en bus puisqu'il va falloir changer deux fois, dont la deuxième à Bundarawela. Beaux paysages de montagne avec une route sinueuse et toujours de belles cultures vivrières. Arrivés à Ella nous trouvons facilement le « Grand peak GH » où nous sommes accueillis en français par le patron Sonny et sa femme qui vont nous expliquer avec force détails ce qu'il y a à faire à Ella. Il me reste encore un peu de temps pour faire une balade en direction du Little peak Adams et faire quelques photos des plantations de thé. Excellent dîner (un peu cher ) au GH. La chambre 109 face à la réception et le restaurant a été un mauvais choix : bruit + lumière une bonne partie de la nuit, d'autant que les fenêtres de la chambre qui donnent sur cet espace n'ont pas de rideaux.

Plantations de thé vers Haputale
28/02 de Ella à Haputale et retour Réveil à 5h30 pour aller prendre le train à la gare (15 mn à pied) en direction de Haputale soit 1h de trajet en montagne et parmi les plantations de thé. En arrivant à Dambatenne nous négocions un tuktuk (1000 rp) avec 2 bayonnaises rencontrées hier dans le bus. La montée s'effectue sous un soleil intermittent et un super paysage de plantations de thé, mais à mi- hauteur nous rentrons dans une brume épaisse qui ne nous quittera plus jusqu'au sommet. Nous prenons un petit-déjeuner sommaire dans la gargote devant le « Lipton seat ». Une petite échappée nous permet d'apercevoir furtivement le point de vue magnifique sur les plantations en bas. Nous commençons la descente (7km) dans la brume, puis sous un ciel relativement dégagé et pour finir sous une pluie battante 2 km avant d'arriver à la manufacture. 1/3 de Nuwara Eliya à TangalleL Levés vers 8h30, petit-déjeuner sur place, entourés de français, c'est normal vu que le patron parle français et en fait sa publicité! Vu le temps couvert nous laissons tomber la balade au little Adam's Peak et prenons un bus pour Welliwaya puis de Wellivaya jusqu'à Tangalle où nous arrivons à 14h sous une bonne pluie qui nous accompagne depuis que nous avons dépassé Hambantota. Au Beach lagoon nous avons réservé une chambre par booking. Belle chambre avec terrasse qui donne sur le jardin et le lagon un peu plus loin. Eau froide et ventilo mais vu les conditions météo c'est suffisant. La pluie va se calmer et cesser ce qui va nous permettre de nous balader le long de la très grande plage balayée par de grosses déferlantes puissantes et mousseuses. Dîner au blue horizon, pas terrible ! le thon est trop frit presque « torréfié » quant au riz aux fruits de mer s'il y a bien du riz les fruits de mer, il faut bien les chercher pour les trouver ! Il est vrai que nous sommes dans un endroit touristique où tout est calculé et fait pour le touriste. Dès que l'on voit des panneaux « happy hours » ou « special buritos » ou « mojito » on sait que l'on est dans une enclave touristique qui pourrait se trouver aux Canaries, à Ibiza, à Siem Reap ou à Vang Vien. Les sonos hurlent des standards occidentaux : Bob Marley, Abba, Pink Floyd et autres !

Coucher de soleil à Polhena
2/3 Tangalle Levé aux aurores, vers 6h, c'est l'heure où le photographe peut espérer faire quelques belles photos, à condition que le soleil ne soit pas voilé ! Je pars en direction du centre ville puis du port pour assister à la criée aux poissons qui viennent d'être déchargés des nombreux bateaux de pêche qui sont amarrés ici. Ambiance affairée avec les vendeurs et les acheteurs qui échangent des prix, des mimiques, des gestes d'accord ou de désaccord. D'autres déchargent les bateaux, d'autres vont chercher de la glace pilée, d'autres encore débitent les poissons, coupent les têtes. Un peu plus près, le long de la plage j'assiste au retour des pêcheurs qui pêchent sur leurs catamarans. On me sollicite pour aider à remonter les pirogues sur le sable et pour hisser le long filet qui est encore largement immergé dans la mer. Au GH, petit-déjeuner mixte (srilankais et continental) puis nous allons à la plage nous baigner devant le restaurant « blue horizon » où un amas rocheux brisent les lames puissantes: eau chaude, mer calme à cet endroit. Sieste et lecture, vers 14h je pars à pied en ville changer de l'argent dans un ATM et en profite pour acheter quelques fritures pour le « 4h » qui sera arrosé par un lime juice. Balade le long de la plage en direction du port.
3/3 de Tangalle à Polhena Petit-déjeuner mixte (continental et cinghalais) comme hier puis nous allons nous tremper une dernière fois dans la mer devant le Blue Horizon, nous sommes seuls à cette heure et la mer est chaude et calme, mais le soleil est brûlant, attention aux coups de soleil ! Nous quittons ce GH sympathique , prenons un tuktuk (150 rp) pour la station de bus et très vite nous attrapons un bus en partance pour Matara : environs 1h15mn plus tard nous voilà à Matara un tuktuk (250 rp) nous emmène jusqu'à Polhena et peine à trouver notre GH qu'il nous disait connaître ! C'est une maison neuve avec 4 ou 5 chambres toutes propres avec ventilo et sdb récente. Je pars explorer la route qui part en direction de l'ouest longeant la côte avec ses nombreux restos et GH. L'après-midi nous irons nous baigner sur la plage publique de Polhena en même temps que des groupes de scolaires venus en bus passer quelques moments ici, ambiance bonne enfant garantie ! Dîner de poissons au GH, si le poisson est bon les légumes bouillis et le riz blanc en accompagnement sont insipides, nous avons aussi goûté au kottu, rien d'exceptionnel.
4/3 Polhena Il pleut depuis cette nuit à verse. Le ciel bleu n'est pas loin et nous partons à pied vers la ville de Matara en empruntant la petite rue qui serpente dans la jungle entre canaux et mer et qui abritent de très belles maisons de maître. Au bout de 50 mn de marche nous longeons main street la rue commerçante de Matara puis arrivons devant les restes du fort hollandais et devant la petite île sur laquelle se trouve un temple. Une fois de plus le déchaussage et la consigne des chaussures est payante (100rp) je refuse tout net et repars en sens inverse, ras le bol de toujours payer ! Balade le long de la très grande et longue plage de Matara. De nombreux couples de jeunes abrités par un parapluie se bécotent sur les bancs publics face à la mer. Achats de fruits et de fritures pour le déjeuner et retour en tuktuk. En fin de journée je pars me baigner dans les petites criques sableuses à l'Ouest de la plage publique de Polhena. Les vagues sont un peu cassées par le récif de corail mais restent assez fortes, de plus des plaques de corail mort pointent sous le sable dans la mer ce qui est dangereux avec une eau trouble qui les cache à nos yeux. Au moment du coucher du soleil je vais faire quelques photos le long de Polhena road. Excellent dîner thaï au resto Lakraj tout près de notre GH.
5/3 de Polhena à Galle Nous partons à pied en direction de l'arrêt de bus sur la route de Matara. Très vite un bus nous emmène à Galle. Du bus stand nous prenons un tuktuk pour notre GH, le Fort Inn. Patronne avenante mais chambre qui s'avère moins reluisante qu'escomptée : draps sales et courts, chambre un peu miteuse, atmosphère lourde, odeur de moisie dont les draps sont imprégnés, salle de bain aux accessoires inexistants ! Ayant réservé par booking pour deux nuits nous sommes piégés, de plus le jeune gérant est prétentieux tout juste capable de regarder à longueur de journée des jeux vidéo ! Nous allons nous promener dans la vieille ville hollandaise et allons croquer quelques fritures à « l'indian restaurant » dont la belle terrasse donne sur les remparts sud. Retour à la chambre. Le soir dîner au même endroit de dhal et de végétable korma : ah la cuisine indienne est incomparable ! et nous paraît supérieure à la cuisine cinghalaise par ses associations d'épices plus subtiles et qui nous à fait apparaitre le rice & curry un peu fade. Nuit difficile avec moustiques agressifs : moustiquaire trouée et ventilo poussif.
6/3 Galle Après de nombreuses palabres avec la patronne, nous changeons de chambre avec une moustiquaire plus neuve, la chambre au 1er est mieux et le prix plus raisonnable. Nous passerons la journée à nous balader en ville à photographier les vieilles maisons coloniales de couleur ocre avec leurs colonnades et leurs avant-toits. Des photographes professionnels s'activent à photographier de jeunes locaux en habit de fêtes et de mariage traditionnels pour je ne sais quelle campagne publicitaire. Le fort de Galle fait partie de ces villes touristiques où le business a transformé une ville originale en produit de la mondialisation avec ses magasins chics vendant des montres de luxe suisse, ses hôtels « heritage » ses Porsche Cayenne, ses vieilles Morris de l'âge d'or. Une maison sur deux est un GH, un magasin de souvenirs, une bijouterie ou un restaurant pour touristes avec des offres « typiques » : tabboule, pizza, bruschetta, panini... ! Heureusement il y a encore en ville des habitants même s'ils vivent essentiellement du tourisme : Le Fort de Galle est indéniablement un beau quartier avec de belles maisons et il s'en dégage encore une atmosphère nostalgique mais pour combien de temps ? Cochin, autre ville touristique et particulière me paraissait plus vivante et plus authentique que fort Galle.

Galle : le quartier du fort
7/3 de Galle à Negombo A la gare un express train va nous emmener à Fort Colombo en 2h30mn, les rails suivent la côte la plupart du temps et des bidonvilles squattent les bords des rails. La nature est toujours aussi exubérante, verte et tropicale. A Colombo, nous prenons un bus pour Negombo à la station de bus toute proche de la gare. 1H30mn plus tard nous descendons à la station de bus de Negombo d'où un tuktuk va nous amener chez Joseph Family GH. Balade sur la plage, baignade dans une eau chaude avec quelques rouleaux pas bien méchants. Excellent dîner à base de produits de la mer chez Aroma sur la route de la mer : crevettes, frites et salade pour Monique, rouget, frites et salade pour moi.

Negombo : le retour des pêcheurs
8/3 de Negombo à Riyad Levé à 6h je pars à la recherche des pêcheurs qui ne devraient pas tarder à ramener leurs filets. En fait en arrivant sur la plage à la hauteur du Starbeach hotel je suis remonté en direction du port vers le sud et au bout de 15mn je suis arrivé à la hauteur d'un quartier de pêcheurs et ai attendu. Les barques ont commencé à arriver bien chargées de filets aux reflets d'argent dus aux poissons qui y étaient piégés. Ici aussi j'ai été sollicité par les pêcheurs pour tirer les barques hors de l'eau, encouragés par les chants rythmés prévus à cet effet. Bel éclairage, belles photos. Retour au GH, petit-déjeuner puis baignade dans une mer chaude et calme. Déjeuner à l'Olive tree, moins bon qu'hier. Retour au GH repos puis départ en tuktuk (800 rp) pour l'aéroport. Malgré les avertissements d'arriver 5h en avance, il n'y a pas foule et en 2h toutes les formalités étaient terminées, le plus long a été l'attente devant le guichet de la Saudi Arabian avec deux cas devant nous qui ont été longs à régler ! Décollage dans un Boeing 777 pour 5h10mn de vol un peu chahuté par moments. Attente à Riyad puis re-décollage dans un 777 pour 6h de vol, arrivée à CDG à 7h du matin.
Conclusion : Nous avons trouvé les Cinghalais d'une grande convivialité, très souriant et d'un abord facile. A notre avis, certains sites anciens ne sont pas exceptionnels, ainsi les monuments d'Anuradhapura sont abîmés et dans l'ensemble peu lisibles, les ruines de Polonnaruwa par contre sont belles, Sigiriya vaut par ses fresques « les demoiselles » et l'originalité de ce gros monolithe. Les grottes de Dambulla avec leurs Bouddhas et leurs fresques sont également remarquables. En dehors de ce triangle culturel nous n'avons pas vu dans notre circuit de grands monuments. Les plages que nous avons vues ne nous ont pas paru exceptionnelles non plus, soit parce que la baignade peut y être problématique à cause des courants dangereux, soit des rouleaux imposants empêchent une baignade tranquille soit la présence d'affleurements de corail invisibles sous l'eau peuvent occasionner des blessures. Nous avons bien aimé les paysages des plantations de thé dans les environs d'Ella et d'Haputale, un peu moins la ville de Nuwara Eliya. L'hôtellerie nous est apparue chère et d'un rapport qualité prix moyen surtout dans les endroits touristiques comme Kandy, Galle. Nous n'avons pas apprécié du tout (et nous ne sommes pas les seuls !) la politique gouvernementale qui vise à faire payer aux touristes un maximum (prix des entrées de temples exhorbitants !) et ce de plus en plus si on suit l'évolution des prix sur quelques années.
Nous avons bien aimé : Les plantations de thé de la région d'Ella et d'Haputale Les sites de Polonnaruwa, Sigiriya et Dambulla
Nous avons moins aimé : Kandy : les environs du lac et du temple de la dent sont agréables, le temple lui-même ne me paraît pas exceptionnel. Nuwara-Elyia : intéressant uniquement pour les bâtiments de style anglais et l'ambiance qui en découle, mais quand il pleut c’est tristounet. Galle : le quartier du fort est en passe d'être « muséifié » : bientôt il ne restera plus que des GH, des magasins pour touristes et des restaurants. Anuradhapura : les ruines sont peu parlantes mais le site est agréable Ella : rien d'authentique, que des GH et des restaurants !
Nous n'avons pas aimé : La pollution dans les villes générée par tous les camions, tuktuk, voitures et bus aux échappements douteux.
L'album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
https://goo.gl/photos/4BjqeDK2wX7NhMdV7
Pour voir les légendes des photos il ne faut pas lancer le diaporama, mais faire défiler les photos Une par une.
Le Sri Lanka tant attendu English translation pending
LE SRI LANKA TANT ATTENDU… Février 2017
Mercredi J'atterris à Colombo à 3H30 du matin avec la compagnie Ethiad Airlines. J'ai réservé à la Guesthouse SEA JOY à Négombo (20€/nuit avec pt-déj). A cette heure matinale, la GH est fermée mais le chauffeur de taxi leur téléphone. Heureusement car quand il m'a déposée, il est parti oubliant de me sortir un sac du coffre (où j'avais la tablette avec laquelle j'écris ce soir). Toute affolée, je demande à la patronne de lui téléphoner en lui expliquant dans un charabia affolant que le numéro du taximan est normalement affiché sur son portable. Elle le contacte et contre toute attente, il est revenu... Bienvenue au Sri Lanka ! Vers 8H, un copain d'Ostende, Christian, qui m'avait renseigné cette GH, vient me rejoindre et nous passons la journée ensemble à discuter entre les délicieux jus de mangue et de noix de coco, sans oublier nos succulents repas de crevettes et de calamars. J'ai déjà repéré un salon de massage et j'avoue avoir abandonné Christian le temps d'un massage. Il part ce soir, son circuit se termine.
Jeudi Après mon petit déjeuner, je me sens très fatiguée et retourne me coucher jusqu'à 15H30. Faut dire que je n'avais pas dormi la nuit précédente ni dans l’avion. Sitôt debout, dégustation de jus de papaye puis tuc tuc pour le tour de Négombo. En premier, je vais voir le marché aux poissons mais il est trop tard et il ne reste pratiquement plus rien. Ensuite, je vois la lagune et l'étroit canal (dont je ferai la balade en fin de séjour) puis le fort datant de l’année 640 environ avec l'actuelle prison derrière. Le chauffeur m'arrête dans un jardin de plantes médicinales où le gars veut absolument me vendre un sirop pour maigrir..... Bonjour la diplomatie ! On traverse la ville pour aller au temple bouddhiste où il y a un immense bouddha rouge couché. Ensuite, ce sera arrêt au temple hindou où il y a justement un office religieux, auquel je participe.
Pour terminer, ce sera arrêt devant l'Eglise (St Sébastien, pas sûre). Là, voyant que je vais aussi participer à la messe en plein air, le chauffeur me dit que la GH est tout près et me suggère de rentrer à pied, sans trop me donner le choix. Du coup, je repasse devant le salon de massage et m'y arrête pour en faire un d'une heure (16€) suivi d’un bon rhum-coca, avant de manger un riz curry-poisson.
Vendredi Aujourd'hui, journée repos et plage. J'ai été nager et une vague a emporté mon chapeau faire le tour de l'océan Indien. Au menu, jus de noix de coco et ananas. Le soir, crevettes curry et riz. Je suis encore très fatiguée. Je dors beaucoup. C'est sûrement ma manière d'évacuer le stress accumulé auparavant.
Samedi Départ pour Sygyria. Je rencontre mon chauffeur Sanath qui est venu me chercher à 10 H comme prévu. Il m'a été conseillé par voyage forum. Il paraît sympathique. Apres quelques heures de route dans son van pour six personnes, nous arrivons à Sigiriya. J'ai réservé chez l'habitant à "Nature Villa Lodge". Il y a deux chambres séparées du bâtiment principal. C'est vraiment une charmante petite adresse (15€, pet-déj inclus). La chambre est impeccable. Je ne peux que recommander cette adresse proche du rocher. Un peu plus tard, nous allons faire un petit tour en voiture pour voir le rocher de loin et le bain d'un éléphant dans la rivière. Il est 16H, je loue un vélo et vais me promener deux heures dans la pampa. Je longe un lac et en me retournant, je vois au loin le rocher. Moment magique! En revenant, je retourne à la rivière voir d’autres éléphants se baigner. Je m'arrête un moment aussi pour regarder jouer une famille de singes; les petits sont mignons et les gros me font peur. Ils ont la face rouge, je n'avais jamais vu cette espèce là ni en Inde ni ailleurs. Je rentre à la GH me doucher et manger un plat fait maison sur demande spéciale, un festin à moins de 4€. On me dira encore que je n'ai pas la notion des prix en Belgique...
Dimanche Aujourd'hui, j'ai visité ce qui m'a attiré au Sri Lanka, il y a plusieurs années ; j'ai nommé "le rocher du Lion". Haut de 200 mètres, il est posé sur une longueur de 200 mètres et une largeur de 75 mètres. Départ à 7H45 pour arriver avant les groupes mais il y avait déjà du monde. Faut vraiment y être dès 7H du matin à l'ouverture. L'entrée est vraiment chère 4500 roupies (28€). Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir escaladé. Pour la petite histoire, le roi Kassyapa avide de pouvoir avait emmuré son père et chassé son frère en Inde. Mais celui-ci avait juré de venir venger son père, c'est pourquoi le roi fit construire une forteresse au-dessus de ce rocher à Sigiriya en pleine jungle, pensant que personne ne le trouverait. Il y vécu le restant de sa vie dans la crainte. 18 ans plus tard, le frère revient des Indes et le tua. Le roi qui avait attendu 7 ans que le palais soit fini, n'y aura séjourné que 11 ans. Après ce sont des moines qui l'occupèrent durant une quinzaine d'années puis le site sombra et fut camouflé par la jungle. Ce n'est que des années après qu’il fut redécouvert. Pour la visite, d'emblée, on passe à travers les nombreux jardins et les espaces au pied du rocher. Il y régnait ici une véritable ville bien conçue avec quatre piscines, cours, bassins et canaux plein de crocodiles. Pour accéder aux jardins, il faut payer l’entrée complète. En poursuivant, on peut commencer la première ascension assez facile, ce sont de gros escaliers où l’on peut se reposer. S’ensuit un autre en colimaçon qu’on gravit pour aller admirer les plus anciennes fresques de l'Ile: les Demoiselles de Sigiriya. Il en reste 22 visibles. On ne sait pas trop bien qui elles étaient: les épouses peut-être... car le roi avait 500 femmes et au départ, il y avait 500 fresques. Celles qui restent sont très bien conservées. Elles furent découvertes en 1831 par le plus grand des hasards. Un peu plus loin, le mur servant de garde-fou est criblé de graffitis; il s'est poli au fil du temps et fait un peu effet miroir, je dis bien un peu… On continue l'ascension plus difficile car pas d'endroit pour faire une pause! On est tous à la queue leu leu. Il reste 250 marches en ferraille avant d'arriver à la forteresse dont il ne reste que les ruines. Mais le paysage est à couper le souffle. Ce rocher est planté au milieu d'une jungle luxuriante Derrière le rocher, on aperçoit le rocher Pidurangala qu'on peut escalader aussi mais moins sécurisé au sommet et plus périlleux bien que moins haut (- cher). En redescendant, je vois les nids de frelons pour lesquels j'avais si peur...mais ils ne sont pas sortis et de plus maintenant, c'est grillagé à cet endroit car bien qu'on ait essayé de les exterminer, ils sont revenus l'année suivante encore plus gros. J'aurais mis 4H30 pour cette visite y compris le petit musée dont le prix est compris dans l'onéreux ticket. Encore bien! Je vais manger un plat végétarien puis rentre me doucher et m’endors. A 16H, Sanath vient me chercher pour me conduire à un très ancien monastère bouddhiste où vivent trois moines. On ne peut voir que le grand Bouddha et le stupa; il est interdit de rentrer dans le monastère qui d'extérieur ne ressemble à rien. Ce soir, noddles aux légumes.
Lundi Départ à 8 H pour Dambulla, le centre du triangle culturel. Un roi chassé d'Anuradhapura par les armées tamoules y trouva refuge. Ce roi y rencontra là un ermite qui l'initia à subvenir aux besoins de sa famille. Quand il retrouva son trône, en remerciement, le roi transforma les grottes en temples richement décorés. Au fil des siècles, les sculptures furent complétées. C’est un haut lieu de pèlerinage bouddhiste; Bien que ce site soit moins haut, il m'est difficile de gravir plus de 200 hautes marches, les effets du rocher se faisant sentir. En compagnie de nombreux singes, j'arrive aux cinq grottes et aux 150 bouddhas d'expression différente. Dans la première grotte, il y a un immense bouddha couché représenté comme mort car il n'a pas les pieds au même niveau et ses yeux sont mi-clos. Il date du 1er siècle avant JC et est en granit. II a été repeint en or au 7ème siècle et c'est toujours d'origine. Les fresques du 18ème siècle sont abimées. Le Bouddha reçoit trois repas par jour et après un quart d'heure, on distribue la nourriture aux singes et aux oiseaux. La 2ème grotte est beaucoup plus grande et vraiment magnifique. Il y a aussi un Bouddha couché mais vivant, cette fois, il se repose. Il mesure 10 mètres. Le roi Nissaka Malla en avait fait recouvrir les feuilles d'or; on l'a alors appelé le "rocher doré". Il y a 54 statues de Bouddhas du 1er siècle. Il y a un stupa. Le plafond est peint de scènes religieuses et de Bouddhas en très bon état. Il y a une fissure dans le plafond qui amène de l'eau goutte à goutte dans un sceau depuis 22 siècles; ce seau ne déborde jamais... Où est le truc? Mon driver dit que c'est un miracle... On y voir des divinités hindoues notamment Vishnu. Dans la troisième grotte, il y a encore un Bouddha couché et une cinquantaine de petits bouddhas soit en bois, briques ou ciment mais peints. On y voit la statue du dernier roi du royaume de Kandy (1815). La quatrième grotte est plus petite. C'était le site du premier temple. Les fresques du 18ème siècle sont en mauvais état. En 1975, des voleurs ont éclaté le dagoba à l'explosif persuadé qu'il y avait un trésor dessous. La cinquième grotte du 19ème siècle n'est pas terrible. En redescendant, se dessine un merveilleux paysage. On aperçoit même le rocher de Sigiriya par temps clair, ce qui fut le cas ce jour. En bas, on admire le grand Bouddha doré d’environ 30m. La visite aura duré 2H30 accompagné de mon chauffeur qui est aussi un peu guide (pas autant qu'un officiel mais ses explications et celles du guide du routard me suffisent amplement). Depuis peu, l’entrée du site est gratuite! La ville de Dambulla n'est pas terrible ; j'ai bien fait de loger à Sigiriya. Vers midi, je pars en char à zébu pour me rendre au lac de Hiriwadunna pour y faire du bateau. De l'autre côté du lac, dîner local dans une petite maison. On me montre aussi les techniques de travail pour enlever les noix de coco de leur écorce, on tasse le riz et le tamise, on moud le millet, écrase les épices... J'ai fait ce travail 2 min j'avais déjà mal aux bras. Le repas était composé de légumes dont j'ignorais jusque là l'existence, de riz et de poissons. Obligée de manger avec les doigts car il n'y a pas de couverts et de boire l'eau dans une demi coque de noix de coco. Ces coques servent aussi comme récipients pour y mettre les épices. Retour à la civilisation en tuc-tuc. En passant, j'achète deux mangues et une papaye pour 1,50€. Je vais me reposer et surtout me doucher. A 16 H, je vais faire un massage ayurvédique suivi d'un sauna aux herbes. Je rentre boucler ma valise, demain départ à 9H pour d'autres horizons pas si loin.
Mardi Direction vers le site de Médirigiriya qui se trouve sur ma route pour me rendre à Polonnaruwa. Le chemin de Sigiriya vers cet endroit est magnifique. On s'attend à voir surgir un éléphant de l'épaisse jungle mais je n'en ai pas vu. Par contre, le long de la route, à trois endroits différents, j'ai vu des iguanes: un gros de plus d'un mètre et deux plus petits de 80 cm à vue d'œil. Le site de Médirigiriya est gratuit. Il faut être véhiculé pour s’y rendre. Il date du 7ème siècle mais existait déjà au 2eme siècle. J'ai bien aimé cette balade d'une heure trente en prenant tout mon temps. Il reste des Bouddhas abimés, un édifice circulaire exceptionnel et caractéristique du Sri Lanka: le Vatadage, où les trois rangées de piliers de 5 mètres de haut sont intactes. À côté, un autre monument: le Pilmage où il y avait un grand bouddha couché qui n'existe plus. A gauche, une baignoire médicinale en granit, je pense, provenant de l'Hôpital. J'insiste auprès du driver pour aller voir l'hôpital en ruine. Il me dit que ce n'est pas possible, qu'il est recouvert par la jungle. Je suis têtue et sur le routard, c'est indiqué donc on cherche et on trouve; il ne connaissait pas. J'insiste aussi pour aller voir les anciennes latrine mais on ne les a pas trouvées. Je veux emprunter un sentier derrière l'hôpital mais il n'a pas voulu me suivre disant que c'est trop dangereux et qu'il y a des sangliers. Je l'ai écouté mais seule, j'y serai certainement allée. Je mange puis me repose à la super GH Man Guest Polonnaruwa (22€ pt-déj inclus)avec chambre vue rizières et singes. Très sympa ici.
Mercredi Départ tôt ce matin pour visiter le célèbre site de Polonnaruwa du 11ème et 12èmes siècles. Plus aucun temple n'est actif ici. C'est impératif de visiter ce site après Sigiriya et Dambulla. Il me manquera Annadhapura mais ce sera pour un autre voyage! Il ne m'est pas encore arrivé de catastrophe mais mon chauffeur a clapé la porte du coffre sur son crâne et il a deux points de suture. La visite du site a duré sept heures en prenant 15 minutes pour manger....le chauffeur me dit en trois heures on peut le faire mais il ne me connait pas... Je traîne...c'est d'ailleurs pour ça que je ne pars pas en groupe.... je les vois courir ces groupes. Il rate beaucoup et j'ai entendu des commentaires « on n'a pas le temps d'apprécier! » Moi "oui". C’est un site immense dont je me passerai de vous décrire les détails, le routard est là pour ça. En tout cas, ça vaut la peine. À vélo, ça paraît chouette! Je l'ai fait en voiture descendant 36 fois du véhicule. A vélo, j’y aurais passé la nuit! En gros, j'ai visité 23 temples, le palais, le musée, la statue du roi, la bibliothèque, vu l'hôpital enfin ce qu'il en reste. Après bonne douche puis repas à la GH. Je trouve une mouche dans mon assiette: j'ai continué à manger (pas la mouche)! Je rencontre des Français avec qui, je parle un peu.
Jeudi Départ ce matin pour Kandy; cette grande ville polluée entourée de montagnes et de collines. Le routard dit que c'est une des plus belles villes du monde..... je ne suis pas du tout d'accord! A part le temple de la dent, le lac et les jardins royaux??? Rien… On y va pour l'ambiance de cette ancienne capitale. J'arrive à l'hôtel Kandy View mais, il me dit que la chambre qui m'est réservée se trouve hors du bâtiment et que c'est loin et pas pratique pour moi car ça monte fort. Il me propose une chambre dans le bâtiment principal au double du prix. Je rouspète dans un anglais mélangé de français et d'espagnol. Toujours est-il que je réussi à avoir la chambre dans le bâtiment principal au même prix....
Bon, j'ai dormi un peu plus tard donc nous partons à 10H. Arrivée à 16 H. En chemin, j'achète une mini bouteille de rhum brun...faut se faire plaisir... Le chauffeur va directement à la gare de Kandy pour acheter un billet de train en première classe afin de me rendre à la montagne: tout est complet en première! En deuxième, on doit acheter le ticket au moment du départ et alors, c'est à qui court le plus vite pour avoir une place assise. Vu ma souplesse et mes bagages, je prendrai le minibus. On verra ce que ça va donner... A 5 H, je vais voir le spectacle de danses traditionnelles de KANDY. On y sert à boire et pour faire comme tout le monde, je bois deux bières ce qui ne m'empêchera pas de siffler mon rhum en compagnie de français à l'apéro du soir. Le souper est délicieux.
Vendredi Dernier jour avec mon chauffeur. Nous partons à 9 H pour aller visiter le jardin botanique qui, parait-il est le plus grand et le plus ancien du monde. Il y a une variété de plantes, de fleurs y compris des dizaines d'orchidées différentes, des cactus, des arbres dont le plus vieux est un fucus de 1871. J'ai mis 3H15 pour faire la visite et encore j'ai zappé plusieurs choses. Le chauffeur était mécontent car il me dit il qu'il ne faut que deux heures pour tout visiter... pas moi, voilà....je regarde et j'apprécie. Nous allons diner dans un endroit cher donc je prends deux œufs sur le plat avec du riz...les serveurs me regardent de travers.... Je vais visiter le temple Gadaladeniya puis renonce aux autres. Je demande pour faire le petit tour dans le royal parc of Udawattakele qui est une grande forêt au dessus de la ville. Le routard estime que le tour fait 1,500 km. C'est sans compter qu'il y a des croisements et qu'il n'est pas bien précisé lequel chemin prendre. A deux reprises, je me trompe et doit revenir sur mes pas. J’ai marché 2H30 (avec marche très rapide à la fin car le coucher du soleil approche). J'ai dû faire 7 km. J’ai vu des biches, un sanglier de loin et beaucoup de singes me faisant la haie d'honneur lors de mon passage. Je n'étais pas fière et j'avoue avoir eu très peur... Maintenant, ça m'amuse de repenser à ça. Je fais mes adieux à Sanath, excellent chauffeur, très sympathique, que je recommande vivement.
Samedi Aujourd'hui, je pars visiter le temple de la dent de Kandy. La molaire du Bouddha aurait été dérobée sur son bûcher en 483 avant JC et apportée au Sri Lanka dissimulée dans la chevelure d'une princesse au 4ème siècle. Le temple abrite la relique depuis le 16ème siècle. Je pars sans déjeuner ni café donc mauvais signe. Arrivée au temple, il y a des milliers de personnes qui se bousculent pour entrer, touristes et locaux mélangés. A un moment, un gros monsieur européen m'a carrément bousculée, je lui ai tapé dans le dos.... Je trouve que ça ne vaut pas le coup : trop de monde, on ne voit rien et l'entrée coute quand même 1500 roupies (10€). Je suis morte, je rentre et vais dormir. Je ne quitterai plus l'hôtel, je suis trop fatiguée...un peu d’accumulations des jours précédents. Le soir, je fais un massage à l’hôtel, qui n'est pas bien fait et coûte cher... Bref, ce n'est vraiment pas la plus belle journée du séjour !
Dimanche Fini le chauffeur. Maintenant le bus... 2H30 de trajet assise... c'est déjà bien... Après une heure de trajet, le paysage devient très beau. On monte doucement vers la montagne. J’arrive à la maison d'hôtes Jungle Nuryia-Elyia (3 chambres); je suis seule; on est à 6 km du centre. Accueil sympa. Je mange puis repart en ville faire du shopping, surtout acheter ma petite bouteille de rhum! En rentrant, le gars de service voit ma bouteille et veux en boire aussi... je lui donne un verre...ça y est, je suis bien vue.
Lundi Départ à 5 h du matin pour un trek dans le parc national de Horton Plains. J'y vais en tuc tuc (4500 roupies soit 28 €)+ l'entrée pour une personne: 26€. Les entrées sont vraiment toutes très chères dans cette Ile. Soit, une heure plus tard, je démarre mes 9 km. J'avais lu que c'était facile à faire et comme le nom l'indique "plains", je pensais que c'était une boucle plate avec de temps une montée et une descente. Mais il faut savoir que c'est un vrai trek avec des grosses pierres à escalader, des endroits qui montent secs et d'autres descendent tout aussi secs. J'ai mis 4 heures pour faire le tour en faisant quelques arrêts de 2-3 minutes. Il faut dire que le paysage est magnifique ainsi que le lever du soleil. Par contre, rien vu comme animaux à part un cerf. Il y aurait quelques léopards dans ce paysage sauvage mais avec le bruit des touristes, ils ne peuvent mal de se montrer. Il n'y a plus d'éléphants depuis qu'un colon britannique les a fait chasser vers les années 1830! Je ne regrette pas d’avoir fait cette balade, si ce n'est le prix exorbitant… Je me dis que je suis cool puisque après-midi, je vais voir les cascades de Ramboda sur la route de Kandy à 20 Km de Nuwara-Elyia. Ceci dit en passant, le paysage n'est qu'un tapis vert de plantations de thé. Ceci mélangé aux montagnes au loin, c'est un plaisir pour les yeux. Arrivée aux cascades, il a fallu descendre presque à pic et surtout remonter. Mes mollets se musclent. Ensuite, je visite une manufacture de thé. Là, repos avec une dégustation. J'ai appris qu'il faut laisser tremper le thé vert 3 minutes dans de l'eau chaude non bouillie, 2 minutes pour le thé blanc et 5 minutes pour le the noir.
Mardi Aujourd'hui, départ pour Ella, à 1100 m d'altitude, en bus local archi bondé. J'y rencontre Anaïs, une jeune dame de 28 ans avec qui je sympathise. Trois heures après, nous sommes à Ella. Je vais dans la Guesthouse Leela réservée sur Booking à 18 USD la nuit, que je déconseille vivement! Je n'ai jamais eu une chambre aussi crasseuse. Enfin, j'ai réservé donc je dois rester au moins une nuit. Après-midi, en me dirigeant vers le jardin d'épices, je rencontre Anaïs. Nous marchons un peu puis devons nous abriter car il pleut à seau...
En discutant de ma chambre, on regarde sur Booking et on voit que l’annulation est possible jusqu'à 18H. J'annule vite et rentre dire que je quitte la GH. Ça ne va pas, elle veut que je passe quand même une nuit. Je m'excite un peu mais Anaïs qui m'accompagne tempère le jeu. J’y dormirai une nuit et l'autre nuit dans la GH d'Anaïs bien propre et moins chère.
Mercredi Le temps s'est remis. A 9 H, je dégage de chez Leela. Je suis un peu contrariée de la situation de la veille et n'ai pas envie de bouger. Je me motive par un bon petit déjeuner et chausse mes grosses chaussures de marche. Direction le Little Adams Peak. Belle promenade avec un chemin serpentant entre les plantations de thé. J'y vois les cueilleurs. J’avais lu des commentaires « montée facile » mais quand même après le sentier qui monte légèrement, 317 marches nous attendent! On voit le fameux Ella Rock sous plusieurs facettes. Arrivée au sommet, je ne peux que rester admirative de ce paysage à 360 degrés. Le Ella Rock en face, la vallée superbe, le village et la route tout en-bas. Je m'installe un long moment sur une pierre, en pleine conscience de bien vivre mon moment présent qui est magique. Un beau papillon bleu vient me rendre visite ainsi que des oiseaux bleus également. J'entame tout doucement la descente à mon rythme, contemplant toujours le paysage. La balade dure 2H30. A mi-chemin, je demande à une dame de me prendre en photo. Elle est canadienne et visite le pays avec trois amis. De fil en aiguille, je lui dis que je vais à Kataragama le lendemain. Ils se trouvent qu'ils y vont aussi et propose de m'emmener. Super. La seconde partie du programme est d'aller voir la Démodara Arch Brighe: un magnifique pont à 9 arches. Je commence par aller le voir du haut. C'est une assez longue balade mais au sommet, il y a un point de vue d'où il est agréable de le contempler . Ce n'est pas tout, maintenant faut descendre jusqu'aux rails, sur le pont.
Le sentier qui est large de 50 cm descend à pic à travers la jungle. Difficile de ne pas tomber mais j'ai fait très attention en m'asseyant parfois à terre pour me glisser. Enfin en bas, il reste une heure avant que le train n'arrive + 20 minutes de retard. C’est la première fois que j'attends si longtemps un train que je ne prendrai pas... mais juste pour le plaisir de le voir sortir du tunnel et passer sur le pont en sifflant. J'ai adoré. Je rentre à Ella à pied par les rails (3km); encore une fois en passant juste au milieu de la jungle. Inutile de dire que c'était fabuleux. J'arrive à 17H30 à la gare d'Ella au milieu des rails. J'attends sur un banc qu'un train arrive, encore juste pour le plaisir de l'entendre siffler. De retour à la Guesthouse vers 18H, je file prendre une douche froide (plus d'eau chaude) puis vais souper avec Anaïs. Très belle journée.
Jeudi Je fais mes adieux à Anaïs qui part dans une autre direction et vais, à mon tour, me préparer pour 10 H, heure à laquelle, les canadiens passent me chercher. Nous partons en mini van à cinq. Intéressant car on peut partager les frais. Mon trajet me coute 11 €. En chemin, nous croisons trois éléphants sauvages. Etant assise devant, le chauffeur ouvre la fenêtre et veut que je donne une banane à un éléphant. Je ne vais pas vite assez, il entre sa trompe dans la voiture par la fenêtre me bavant dessus. Ouf, j’ai pu sauver mon appareil photo mais j'ai crié comme je sais le faire quand je suis saisie. Vers midi, arrivée à nos hôtels respectifs. Pas déçue de l'hôtel Señora (25€/nuit): grand luxe. Mon but en venant dans ce bourg à Kataragama, peu fréquenté des touristes, était de me retrouver dans un endroit hindouiste encore en activité. Je me promène deux heures dans ce haut lieu sacré ou se mélangent hindous, bouddhistes et musulmans. J'arrive d'abord à la Mosquée puis vais jusqu'au grand Dagoba d'un blanc immaculé, où se recueillent les bouddhistes. On dit que dans sa flèche dorée, il y a une énorme pierre précieuse.
J'assiste à la dernière puja (prière hindouiste)du soir au temple Maya Davale. La cérémonie dure 45 minutes au son des tambours et des cloches. Je suis contente d’y assister car c’était mon but en venant à Kataragama. Mais alors debout 45 minutes sans bouger... Maintenant, j'ai encore plus mal aux pieds.
Vendredi Je quitte l'hôtel vers 10 heures. Je me rends à Tissaharama en bus local. Je me rends à la Guesthouse Yala Bnb que je recommande vivement. Je vais faire un petit break; je ne ferai pas le safari de Yala que j'avais prévu. Vers 15 H, je vais me balader vers le lac Tissa Wewa qui est artificiel mais aurait été construit au 2ème ou au 3ème siècle avant JC. Ensuite, je vais vers un site archéologique et un dagoba toujours en activité.
Samedi Alors que j'attendais le bus, comme par hasard, le tuc-tuc qui m'a ramené à l'hôtel passe et je fais le trajet avec lui pour 2500 Roupies 16 €....70 km. Je vais à Rékana à 9 km de tangalle à la Guesthouse Coconut Island que je recommande. Ma chambre n'a que trois murs et un toit. J’entends la mer. J’ai été m'endormir sur la belle plage non touristique
Dimanche J’ai très bien dormi avec l'air qui entrait dans la chambre et le bruit de la mer. Ce matin, il fait bon mais sans soleil. Je suis en mode relaxation complet.
Le reste du séjour se passera à la côte sud en passant par Polhéna où j’ai nagé avec les tortues et ai ramassé un gros coup de soleil sur le dos (ben oui à faire la tortue…).
Je passe à Galle sans visiter ; ce sera pour une autre fois.
Ensuite, je me rends en tuc-tuc à Unawatuna où je trouve une belle chambre avec vue mer.
La dernière station, toujours en tuc-tuc, sera Ambalangoda où je vais visiter le musée du masque.
Fini le tuc-tuc. Là, je prends le minibus jusqu’à Colombo et à Colombo un gros bus rouge jusqu’à Négombo où je passe les deux derniers jours et achète mon masque…
Pour ces deux jours, j’ai choisi la GH King Fich qui n’est pas cher et très propre mais il n’y a pas d’ambiance, ni de repas, ni de terrasse, ni de vue.
Le soir, je rencontre un groupe de hippies français avec qui je sympathise et m’amuse un peu. Je les reverrai le lendemain avant mon départ qui a lieu à 23 heures pour l’aéroport. Je profite encore de faire un massage ayurvédique.
Ce voyage m’a beaucoup plu et je compte y retourner pour faire les stations que je n’ai pu faire.
MARIE LE 11 MARS 2017
Mercredi J'atterris à Colombo à 3H30 du matin avec la compagnie Ethiad Airlines. J'ai réservé à la Guesthouse SEA JOY à Négombo (20€/nuit avec pt-déj). A cette heure matinale, la GH est fermée mais le chauffeur de taxi leur téléphone. Heureusement car quand il m'a déposée, il est parti oubliant de me sortir un sac du coffre (où j'avais la tablette avec laquelle j'écris ce soir). Toute affolée, je demande à la patronne de lui téléphoner en lui expliquant dans un charabia affolant que le numéro du taximan est normalement affiché sur son portable. Elle le contacte et contre toute attente, il est revenu... Bienvenue au Sri Lanka ! Vers 8H, un copain d'Ostende, Christian, qui m'avait renseigné cette GH, vient me rejoindre et nous passons la journée ensemble à discuter entre les délicieux jus de mangue et de noix de coco, sans oublier nos succulents repas de crevettes et de calamars. J'ai déjà repéré un salon de massage et j'avoue avoir abandonné Christian le temps d'un massage. Il part ce soir, son circuit se termine.
Jeudi Après mon petit déjeuner, je me sens très fatiguée et retourne me coucher jusqu'à 15H30. Faut dire que je n'avais pas dormi la nuit précédente ni dans l’avion. Sitôt debout, dégustation de jus de papaye puis tuc tuc pour le tour de Négombo. En premier, je vais voir le marché aux poissons mais il est trop tard et il ne reste pratiquement plus rien. Ensuite, je vois la lagune et l'étroit canal (dont je ferai la balade en fin de séjour) puis le fort datant de l’année 640 environ avec l'actuelle prison derrière. Le chauffeur m'arrête dans un jardin de plantes médicinales où le gars veut absolument me vendre un sirop pour maigrir..... Bonjour la diplomatie ! On traverse la ville pour aller au temple bouddhiste où il y a un immense bouddha rouge couché. Ensuite, ce sera arrêt au temple hindou où il y a justement un office religieux, auquel je participe.
Pour terminer, ce sera arrêt devant l'Eglise (St Sébastien, pas sûre). Là, voyant que je vais aussi participer à la messe en plein air, le chauffeur me dit que la GH est tout près et me suggère de rentrer à pied, sans trop me donner le choix. Du coup, je repasse devant le salon de massage et m'y arrête pour en faire un d'une heure (16€) suivi d’un bon rhum-coca, avant de manger un riz curry-poisson.
Vendredi Aujourd'hui, journée repos et plage. J'ai été nager et une vague a emporté mon chapeau faire le tour de l'océan Indien. Au menu, jus de noix de coco et ananas. Le soir, crevettes curry et riz. Je suis encore très fatiguée. Je dors beaucoup. C'est sûrement ma manière d'évacuer le stress accumulé auparavant.
Samedi Départ pour Sygyria. Je rencontre mon chauffeur Sanath qui est venu me chercher à 10 H comme prévu. Il m'a été conseillé par voyage forum. Il paraît sympathique. Apres quelques heures de route dans son van pour six personnes, nous arrivons à Sigiriya. J'ai réservé chez l'habitant à "Nature Villa Lodge". Il y a deux chambres séparées du bâtiment principal. C'est vraiment une charmante petite adresse (15€, pet-déj inclus). La chambre est impeccable. Je ne peux que recommander cette adresse proche du rocher. Un peu plus tard, nous allons faire un petit tour en voiture pour voir le rocher de loin et le bain d'un éléphant dans la rivière. Il est 16H, je loue un vélo et vais me promener deux heures dans la pampa. Je longe un lac et en me retournant, je vois au loin le rocher. Moment magique! En revenant, je retourne à la rivière voir d’autres éléphants se baigner. Je m'arrête un moment aussi pour regarder jouer une famille de singes; les petits sont mignons et les gros me font peur. Ils ont la face rouge, je n'avais jamais vu cette espèce là ni en Inde ni ailleurs. Je rentre à la GH me doucher et manger un plat fait maison sur demande spéciale, un festin à moins de 4€. On me dira encore que je n'ai pas la notion des prix en Belgique...
Dimanche Aujourd'hui, j'ai visité ce qui m'a attiré au Sri Lanka, il y a plusieurs années ; j'ai nommé "le rocher du Lion". Haut de 200 mètres, il est posé sur une longueur de 200 mètres et une largeur de 75 mètres. Départ à 7H45 pour arriver avant les groupes mais il y avait déjà du monde. Faut vraiment y être dès 7H du matin à l'ouverture. L'entrée est vraiment chère 4500 roupies (28€). Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir escaladé. Pour la petite histoire, le roi Kassyapa avide de pouvoir avait emmuré son père et chassé son frère en Inde. Mais celui-ci avait juré de venir venger son père, c'est pourquoi le roi fit construire une forteresse au-dessus de ce rocher à Sigiriya en pleine jungle, pensant que personne ne le trouverait. Il y vécu le restant de sa vie dans la crainte. 18 ans plus tard, le frère revient des Indes et le tua. Le roi qui avait attendu 7 ans que le palais soit fini, n'y aura séjourné que 11 ans. Après ce sont des moines qui l'occupèrent durant une quinzaine d'années puis le site sombra et fut camouflé par la jungle. Ce n'est que des années après qu’il fut redécouvert. Pour la visite, d'emblée, on passe à travers les nombreux jardins et les espaces au pied du rocher. Il y régnait ici une véritable ville bien conçue avec quatre piscines, cours, bassins et canaux plein de crocodiles. Pour accéder aux jardins, il faut payer l’entrée complète. En poursuivant, on peut commencer la première ascension assez facile, ce sont de gros escaliers où l’on peut se reposer. S’ensuit un autre en colimaçon qu’on gravit pour aller admirer les plus anciennes fresques de l'Ile: les Demoiselles de Sigiriya. Il en reste 22 visibles. On ne sait pas trop bien qui elles étaient: les épouses peut-être... car le roi avait 500 femmes et au départ, il y avait 500 fresques. Celles qui restent sont très bien conservées. Elles furent découvertes en 1831 par le plus grand des hasards. Un peu plus loin, le mur servant de garde-fou est criblé de graffitis; il s'est poli au fil du temps et fait un peu effet miroir, je dis bien un peu… On continue l'ascension plus difficile car pas d'endroit pour faire une pause! On est tous à la queue leu leu. Il reste 250 marches en ferraille avant d'arriver à la forteresse dont il ne reste que les ruines. Mais le paysage est à couper le souffle. Ce rocher est planté au milieu d'une jungle luxuriante Derrière le rocher, on aperçoit le rocher Pidurangala qu'on peut escalader aussi mais moins sécurisé au sommet et plus périlleux bien que moins haut (- cher). En redescendant, je vois les nids de frelons pour lesquels j'avais si peur...mais ils ne sont pas sortis et de plus maintenant, c'est grillagé à cet endroit car bien qu'on ait essayé de les exterminer, ils sont revenus l'année suivante encore plus gros. J'aurais mis 4H30 pour cette visite y compris le petit musée dont le prix est compris dans l'onéreux ticket. Encore bien! Je vais manger un plat végétarien puis rentre me doucher et m’endors. A 16H, Sanath vient me chercher pour me conduire à un très ancien monastère bouddhiste où vivent trois moines. On ne peut voir que le grand Bouddha et le stupa; il est interdit de rentrer dans le monastère qui d'extérieur ne ressemble à rien. Ce soir, noddles aux légumes.
Lundi Départ à 8 H pour Dambulla, le centre du triangle culturel. Un roi chassé d'Anuradhapura par les armées tamoules y trouva refuge. Ce roi y rencontra là un ermite qui l'initia à subvenir aux besoins de sa famille. Quand il retrouva son trône, en remerciement, le roi transforma les grottes en temples richement décorés. Au fil des siècles, les sculptures furent complétées. C’est un haut lieu de pèlerinage bouddhiste; Bien que ce site soit moins haut, il m'est difficile de gravir plus de 200 hautes marches, les effets du rocher se faisant sentir. En compagnie de nombreux singes, j'arrive aux cinq grottes et aux 150 bouddhas d'expression différente. Dans la première grotte, il y a un immense bouddha couché représenté comme mort car il n'a pas les pieds au même niveau et ses yeux sont mi-clos. Il date du 1er siècle avant JC et est en granit. II a été repeint en or au 7ème siècle et c'est toujours d'origine. Les fresques du 18ème siècle sont abimées. Le Bouddha reçoit trois repas par jour et après un quart d'heure, on distribue la nourriture aux singes et aux oiseaux. La 2ème grotte est beaucoup plus grande et vraiment magnifique. Il y a aussi un Bouddha couché mais vivant, cette fois, il se repose. Il mesure 10 mètres. Le roi Nissaka Malla en avait fait recouvrir les feuilles d'or; on l'a alors appelé le "rocher doré". Il y a 54 statues de Bouddhas du 1er siècle. Il y a un stupa. Le plafond est peint de scènes religieuses et de Bouddhas en très bon état. Il y a une fissure dans le plafond qui amène de l'eau goutte à goutte dans un sceau depuis 22 siècles; ce seau ne déborde jamais... Où est le truc? Mon driver dit que c'est un miracle... On y voir des divinités hindoues notamment Vishnu. Dans la troisième grotte, il y a encore un Bouddha couché et une cinquantaine de petits bouddhas soit en bois, briques ou ciment mais peints. On y voit la statue du dernier roi du royaume de Kandy (1815). La quatrième grotte est plus petite. C'était le site du premier temple. Les fresques du 18ème siècle sont en mauvais état. En 1975, des voleurs ont éclaté le dagoba à l'explosif persuadé qu'il y avait un trésor dessous. La cinquième grotte du 19ème siècle n'est pas terrible. En redescendant, se dessine un merveilleux paysage. On aperçoit même le rocher de Sigiriya par temps clair, ce qui fut le cas ce jour. En bas, on admire le grand Bouddha doré d’environ 30m. La visite aura duré 2H30 accompagné de mon chauffeur qui est aussi un peu guide (pas autant qu'un officiel mais ses explications et celles du guide du routard me suffisent amplement). Depuis peu, l’entrée du site est gratuite! La ville de Dambulla n'est pas terrible ; j'ai bien fait de loger à Sigiriya. Vers midi, je pars en char à zébu pour me rendre au lac de Hiriwadunna pour y faire du bateau. De l'autre côté du lac, dîner local dans une petite maison. On me montre aussi les techniques de travail pour enlever les noix de coco de leur écorce, on tasse le riz et le tamise, on moud le millet, écrase les épices... J'ai fait ce travail 2 min j'avais déjà mal aux bras. Le repas était composé de légumes dont j'ignorais jusque là l'existence, de riz et de poissons. Obligée de manger avec les doigts car il n'y a pas de couverts et de boire l'eau dans une demi coque de noix de coco. Ces coques servent aussi comme récipients pour y mettre les épices. Retour à la civilisation en tuc-tuc. En passant, j'achète deux mangues et une papaye pour 1,50€. Je vais me reposer et surtout me doucher. A 16 H, je vais faire un massage ayurvédique suivi d'un sauna aux herbes. Je rentre boucler ma valise, demain départ à 9H pour d'autres horizons pas si loin.
Mardi Direction vers le site de Médirigiriya qui se trouve sur ma route pour me rendre à Polonnaruwa. Le chemin de Sigiriya vers cet endroit est magnifique. On s'attend à voir surgir un éléphant de l'épaisse jungle mais je n'en ai pas vu. Par contre, le long de la route, à trois endroits différents, j'ai vu des iguanes: un gros de plus d'un mètre et deux plus petits de 80 cm à vue d'œil. Le site de Médirigiriya est gratuit. Il faut être véhiculé pour s’y rendre. Il date du 7ème siècle mais existait déjà au 2eme siècle. J'ai bien aimé cette balade d'une heure trente en prenant tout mon temps. Il reste des Bouddhas abimés, un édifice circulaire exceptionnel et caractéristique du Sri Lanka: le Vatadage, où les trois rangées de piliers de 5 mètres de haut sont intactes. À côté, un autre monument: le Pilmage où il y avait un grand bouddha couché qui n'existe plus. A gauche, une baignoire médicinale en granit, je pense, provenant de l'Hôpital. J'insiste auprès du driver pour aller voir l'hôpital en ruine. Il me dit que ce n'est pas possible, qu'il est recouvert par la jungle. Je suis têtue et sur le routard, c'est indiqué donc on cherche et on trouve; il ne connaissait pas. J'insiste aussi pour aller voir les anciennes latrine mais on ne les a pas trouvées. Je veux emprunter un sentier derrière l'hôpital mais il n'a pas voulu me suivre disant que c'est trop dangereux et qu'il y a des sangliers. Je l'ai écouté mais seule, j'y serai certainement allée. Je mange puis me repose à la super GH Man Guest Polonnaruwa (22€ pt-déj inclus)avec chambre vue rizières et singes. Très sympa ici.
Mercredi Départ tôt ce matin pour visiter le célèbre site de Polonnaruwa du 11ème et 12èmes siècles. Plus aucun temple n'est actif ici. C'est impératif de visiter ce site après Sigiriya et Dambulla. Il me manquera Annadhapura mais ce sera pour un autre voyage! Il ne m'est pas encore arrivé de catastrophe mais mon chauffeur a clapé la porte du coffre sur son crâne et il a deux points de suture. La visite du site a duré sept heures en prenant 15 minutes pour manger....le chauffeur me dit en trois heures on peut le faire mais il ne me connait pas... Je traîne...c'est d'ailleurs pour ça que je ne pars pas en groupe.... je les vois courir ces groupes. Il rate beaucoup et j'ai entendu des commentaires « on n'a pas le temps d'apprécier! » Moi "oui". C’est un site immense dont je me passerai de vous décrire les détails, le routard est là pour ça. En tout cas, ça vaut la peine. À vélo, ça paraît chouette! Je l'ai fait en voiture descendant 36 fois du véhicule. A vélo, j’y aurais passé la nuit! En gros, j'ai visité 23 temples, le palais, le musée, la statue du roi, la bibliothèque, vu l'hôpital enfin ce qu'il en reste. Après bonne douche puis repas à la GH. Je trouve une mouche dans mon assiette: j'ai continué à manger (pas la mouche)! Je rencontre des Français avec qui, je parle un peu.
Jeudi Départ ce matin pour Kandy; cette grande ville polluée entourée de montagnes et de collines. Le routard dit que c'est une des plus belles villes du monde..... je ne suis pas du tout d'accord! A part le temple de la dent, le lac et les jardins royaux??? Rien… On y va pour l'ambiance de cette ancienne capitale. J'arrive à l'hôtel Kandy View mais, il me dit que la chambre qui m'est réservée se trouve hors du bâtiment et que c'est loin et pas pratique pour moi car ça monte fort. Il me propose une chambre dans le bâtiment principal au double du prix. Je rouspète dans un anglais mélangé de français et d'espagnol. Toujours est-il que je réussi à avoir la chambre dans le bâtiment principal au même prix....
Bon, j'ai dormi un peu plus tard donc nous partons à 10H. Arrivée à 16 H. En chemin, j'achète une mini bouteille de rhum brun...faut se faire plaisir... Le chauffeur va directement à la gare de Kandy pour acheter un billet de train en première classe afin de me rendre à la montagne: tout est complet en première! En deuxième, on doit acheter le ticket au moment du départ et alors, c'est à qui court le plus vite pour avoir une place assise. Vu ma souplesse et mes bagages, je prendrai le minibus. On verra ce que ça va donner... A 5 H, je vais voir le spectacle de danses traditionnelles de KANDY. On y sert à boire et pour faire comme tout le monde, je bois deux bières ce qui ne m'empêchera pas de siffler mon rhum en compagnie de français à l'apéro du soir. Le souper est délicieux.
Vendredi Dernier jour avec mon chauffeur. Nous partons à 9 H pour aller visiter le jardin botanique qui, parait-il est le plus grand et le plus ancien du monde. Il y a une variété de plantes, de fleurs y compris des dizaines d'orchidées différentes, des cactus, des arbres dont le plus vieux est un fucus de 1871. J'ai mis 3H15 pour faire la visite et encore j'ai zappé plusieurs choses. Le chauffeur était mécontent car il me dit il qu'il ne faut que deux heures pour tout visiter... pas moi, voilà....je regarde et j'apprécie. Nous allons diner dans un endroit cher donc je prends deux œufs sur le plat avec du riz...les serveurs me regardent de travers.... Je vais visiter le temple Gadaladeniya puis renonce aux autres. Je demande pour faire le petit tour dans le royal parc of Udawattakele qui est une grande forêt au dessus de la ville. Le routard estime que le tour fait 1,500 km. C'est sans compter qu'il y a des croisements et qu'il n'est pas bien précisé lequel chemin prendre. A deux reprises, je me trompe et doit revenir sur mes pas. J’ai marché 2H30 (avec marche très rapide à la fin car le coucher du soleil approche). J'ai dû faire 7 km. J’ai vu des biches, un sanglier de loin et beaucoup de singes me faisant la haie d'honneur lors de mon passage. Je n'étais pas fière et j'avoue avoir eu très peur... Maintenant, ça m'amuse de repenser à ça. Je fais mes adieux à Sanath, excellent chauffeur, très sympathique, que je recommande vivement.
Samedi Aujourd'hui, je pars visiter le temple de la dent de Kandy. La molaire du Bouddha aurait été dérobée sur son bûcher en 483 avant JC et apportée au Sri Lanka dissimulée dans la chevelure d'une princesse au 4ème siècle. Le temple abrite la relique depuis le 16ème siècle. Je pars sans déjeuner ni café donc mauvais signe. Arrivée au temple, il y a des milliers de personnes qui se bousculent pour entrer, touristes et locaux mélangés. A un moment, un gros monsieur européen m'a carrément bousculée, je lui ai tapé dans le dos.... Je trouve que ça ne vaut pas le coup : trop de monde, on ne voit rien et l'entrée coute quand même 1500 roupies (10€). Je suis morte, je rentre et vais dormir. Je ne quitterai plus l'hôtel, je suis trop fatiguée...un peu d’accumulations des jours précédents. Le soir, je fais un massage à l’hôtel, qui n'est pas bien fait et coûte cher... Bref, ce n'est vraiment pas la plus belle journée du séjour !
Dimanche Fini le chauffeur. Maintenant le bus... 2H30 de trajet assise... c'est déjà bien... Après une heure de trajet, le paysage devient très beau. On monte doucement vers la montagne. J’arrive à la maison d'hôtes Jungle Nuryia-Elyia (3 chambres); je suis seule; on est à 6 km du centre. Accueil sympa. Je mange puis repart en ville faire du shopping, surtout acheter ma petite bouteille de rhum! En rentrant, le gars de service voit ma bouteille et veux en boire aussi... je lui donne un verre...ça y est, je suis bien vue.
Lundi Départ à 5 h du matin pour un trek dans le parc national de Horton Plains. J'y vais en tuc tuc (4500 roupies soit 28 €)+ l'entrée pour une personne: 26€. Les entrées sont vraiment toutes très chères dans cette Ile. Soit, une heure plus tard, je démarre mes 9 km. J'avais lu que c'était facile à faire et comme le nom l'indique "plains", je pensais que c'était une boucle plate avec de temps une montée et une descente. Mais il faut savoir que c'est un vrai trek avec des grosses pierres à escalader, des endroits qui montent secs et d'autres descendent tout aussi secs. J'ai mis 4 heures pour faire le tour en faisant quelques arrêts de 2-3 minutes. Il faut dire que le paysage est magnifique ainsi que le lever du soleil. Par contre, rien vu comme animaux à part un cerf. Il y aurait quelques léopards dans ce paysage sauvage mais avec le bruit des touristes, ils ne peuvent mal de se montrer. Il n'y a plus d'éléphants depuis qu'un colon britannique les a fait chasser vers les années 1830! Je ne regrette pas d’avoir fait cette balade, si ce n'est le prix exorbitant… Je me dis que je suis cool puisque après-midi, je vais voir les cascades de Ramboda sur la route de Kandy à 20 Km de Nuwara-Elyia. Ceci dit en passant, le paysage n'est qu'un tapis vert de plantations de thé. Ceci mélangé aux montagnes au loin, c'est un plaisir pour les yeux. Arrivée aux cascades, il a fallu descendre presque à pic et surtout remonter. Mes mollets se musclent. Ensuite, je visite une manufacture de thé. Là, repos avec une dégustation. J'ai appris qu'il faut laisser tremper le thé vert 3 minutes dans de l'eau chaude non bouillie, 2 minutes pour le thé blanc et 5 minutes pour le the noir.
Mardi Aujourd'hui, départ pour Ella, à 1100 m d'altitude, en bus local archi bondé. J'y rencontre Anaïs, une jeune dame de 28 ans avec qui je sympathise. Trois heures après, nous sommes à Ella. Je vais dans la Guesthouse Leela réservée sur Booking à 18 USD la nuit, que je déconseille vivement! Je n'ai jamais eu une chambre aussi crasseuse. Enfin, j'ai réservé donc je dois rester au moins une nuit. Après-midi, en me dirigeant vers le jardin d'épices, je rencontre Anaïs. Nous marchons un peu puis devons nous abriter car il pleut à seau...
En discutant de ma chambre, on regarde sur Booking et on voit que l’annulation est possible jusqu'à 18H. J'annule vite et rentre dire que je quitte la GH. Ça ne va pas, elle veut que je passe quand même une nuit. Je m'excite un peu mais Anaïs qui m'accompagne tempère le jeu. J’y dormirai une nuit et l'autre nuit dans la GH d'Anaïs bien propre et moins chère.
Mercredi Le temps s'est remis. A 9 H, je dégage de chez Leela. Je suis un peu contrariée de la situation de la veille et n'ai pas envie de bouger. Je me motive par un bon petit déjeuner et chausse mes grosses chaussures de marche. Direction le Little Adams Peak. Belle promenade avec un chemin serpentant entre les plantations de thé. J'y vois les cueilleurs. J’avais lu des commentaires « montée facile » mais quand même après le sentier qui monte légèrement, 317 marches nous attendent! On voit le fameux Ella Rock sous plusieurs facettes. Arrivée au sommet, je ne peux que rester admirative de ce paysage à 360 degrés. Le Ella Rock en face, la vallée superbe, le village et la route tout en-bas. Je m'installe un long moment sur une pierre, en pleine conscience de bien vivre mon moment présent qui est magique. Un beau papillon bleu vient me rendre visite ainsi que des oiseaux bleus également. J'entame tout doucement la descente à mon rythme, contemplant toujours le paysage. La balade dure 2H30. A mi-chemin, je demande à une dame de me prendre en photo. Elle est canadienne et visite le pays avec trois amis. De fil en aiguille, je lui dis que je vais à Kataragama le lendemain. Ils se trouvent qu'ils y vont aussi et propose de m'emmener. Super. La seconde partie du programme est d'aller voir la Démodara Arch Brighe: un magnifique pont à 9 arches. Je commence par aller le voir du haut. C'est une assez longue balade mais au sommet, il y a un point de vue d'où il est agréable de le contempler . Ce n'est pas tout, maintenant faut descendre jusqu'aux rails, sur le pont.
Le sentier qui est large de 50 cm descend à pic à travers la jungle. Difficile de ne pas tomber mais j'ai fait très attention en m'asseyant parfois à terre pour me glisser. Enfin en bas, il reste une heure avant que le train n'arrive + 20 minutes de retard. C’est la première fois que j'attends si longtemps un train que je ne prendrai pas... mais juste pour le plaisir de le voir sortir du tunnel et passer sur le pont en sifflant. J'ai adoré. Je rentre à Ella à pied par les rails (3km); encore une fois en passant juste au milieu de la jungle. Inutile de dire que c'était fabuleux. J'arrive à 17H30 à la gare d'Ella au milieu des rails. J'attends sur un banc qu'un train arrive, encore juste pour le plaisir de l'entendre siffler. De retour à la Guesthouse vers 18H, je file prendre une douche froide (plus d'eau chaude) puis vais souper avec Anaïs. Très belle journée.
Jeudi Je fais mes adieux à Anaïs qui part dans une autre direction et vais, à mon tour, me préparer pour 10 H, heure à laquelle, les canadiens passent me chercher. Nous partons en mini van à cinq. Intéressant car on peut partager les frais. Mon trajet me coute 11 €. En chemin, nous croisons trois éléphants sauvages. Etant assise devant, le chauffeur ouvre la fenêtre et veut que je donne une banane à un éléphant. Je ne vais pas vite assez, il entre sa trompe dans la voiture par la fenêtre me bavant dessus. Ouf, j’ai pu sauver mon appareil photo mais j'ai crié comme je sais le faire quand je suis saisie. Vers midi, arrivée à nos hôtels respectifs. Pas déçue de l'hôtel Señora (25€/nuit): grand luxe. Mon but en venant dans ce bourg à Kataragama, peu fréquenté des touristes, était de me retrouver dans un endroit hindouiste encore en activité. Je me promène deux heures dans ce haut lieu sacré ou se mélangent hindous, bouddhistes et musulmans. J'arrive d'abord à la Mosquée puis vais jusqu'au grand Dagoba d'un blanc immaculé, où se recueillent les bouddhistes. On dit que dans sa flèche dorée, il y a une énorme pierre précieuse.
J'assiste à la dernière puja (prière hindouiste)du soir au temple Maya Davale. La cérémonie dure 45 minutes au son des tambours et des cloches. Je suis contente d’y assister car c’était mon but en venant à Kataragama. Mais alors debout 45 minutes sans bouger... Maintenant, j'ai encore plus mal aux pieds.
Vendredi Je quitte l'hôtel vers 10 heures. Je me rends à Tissaharama en bus local. Je me rends à la Guesthouse Yala Bnb que je recommande vivement. Je vais faire un petit break; je ne ferai pas le safari de Yala que j'avais prévu. Vers 15 H, je vais me balader vers le lac Tissa Wewa qui est artificiel mais aurait été construit au 2ème ou au 3ème siècle avant JC. Ensuite, je vais vers un site archéologique et un dagoba toujours en activité.
Samedi Alors que j'attendais le bus, comme par hasard, le tuc-tuc qui m'a ramené à l'hôtel passe et je fais le trajet avec lui pour 2500 Roupies 16 €....70 km. Je vais à Rékana à 9 km de tangalle à la Guesthouse Coconut Island que je recommande. Ma chambre n'a que trois murs et un toit. J’entends la mer. J’ai été m'endormir sur la belle plage non touristique
Dimanche J’ai très bien dormi avec l'air qui entrait dans la chambre et le bruit de la mer. Ce matin, il fait bon mais sans soleil. Je suis en mode relaxation complet.
Le reste du séjour se passera à la côte sud en passant par Polhéna où j’ai nagé avec les tortues et ai ramassé un gros coup de soleil sur le dos (ben oui à faire la tortue…).
Je passe à Galle sans visiter ; ce sera pour une autre fois.
Ensuite, je me rends en tuc-tuc à Unawatuna où je trouve une belle chambre avec vue mer.
La dernière station, toujours en tuc-tuc, sera Ambalangoda où je vais visiter le musée du masque.
Fini le tuc-tuc. Là, je prends le minibus jusqu’à Colombo et à Colombo un gros bus rouge jusqu’à Négombo où je passe les deux derniers jours et achète mon masque…
Pour ces deux jours, j’ai choisi la GH King Fich qui n’est pas cher et très propre mais il n’y a pas d’ambiance, ni de repas, ni de terrasse, ni de vue.
Le soir, je rencontre un groupe de hippies français avec qui je sympathise et m’amuse un peu. Je les reverrai le lendemain avant mon départ qui a lieu à 23 heures pour l’aéroport. Je profite encore de faire un massage ayurvédique.
Ce voyage m’a beaucoup plu et je compte y retourner pour faire les stations que je n’ai pu faire.
MARIE LE 11 MARS 2017
Compte rendu de 11 jours au Sri Lanka, en routard English translation pending
bonjour a tous,
voici un petit compte rendu de nos 11 jours au sri lanka, entre fin janvier et debut fevrier:
- dimanche 30 janvier, Negombo arrivée le dimanche en fin d'aprem, nous avions reservé sur booking dans la sympathique guesthouse " grand traverse" tenue par une famille adorable. difficile a trouver pour le tuk tuk pris a la sortie de l aeroport ( 3500 rps ), qui demande plusieurs fois son chemin, appelle plusieurs fois la guesthouse et nous fait des demi tours assez flippant sur un enorme boulevard a 2x2 voies. enfin arrives, accueillis par le sourire de la proprietaire, au petit soin pour nous. la chambre est niquel et le repas copieux. que du bonheur apres une journée d'avion.
-lundi 31 janvier, Kandy la famille de "grand traverse" nous amene a la station de bus de negombo, direction kandy. 4 heures de routes cahotiques dans un bus bondé pour faire 120km... nous voila dans le bain. guesthouse de st bridget's country, choisie au hasard dans le lonely. al ecart de la ville, personnel sympa sans plus, idem pour la chambre, le repas est en revanche copieux et tres bon. nous avons flané l apres midi dans kandy, autor de son lac et visité le temple de la dent, tres beau sans etre exceptionnel pour autant pour qui deja visité d autres temples. le museum sur le bouddhisme attenant est interessant.
-mardi 1er et mercredi 2, Sri Pada ( Adam's Peak ) mardi matin, direction la gare de kandy, nous allons inaugurer le train sri lankais. nous ne sommes pas les seuls, la gare est remplie de touristes ( plus que de sri lankais ). jusqu'a hatton, c est parti pour 3 heures dans un train bondé qui ne depasse pas le 40 a l heure, ou nous passons le trajet debout dans le couloir. arrives a hatton, nous prenons un tuk tuk pour 2000 rps jusqu a dalhousie, au pied du sri pada, a une 30aine de kms. la route qui serpente entre des plantations de thé et des lacs est magnifique. nous avions reservé a white house, une guesthouse qui figure dans le lonely. le cadre est sympa, avec une petite riviere en bas, la chambre correcte sans plus ( salle de bain limite niveau propreté...) mais un buffet servi tout les soirs qui s averera etre le moins bon qu on est mangé au sri lanka. il existe pas mal de g.h a dalhousie, aussi je ne conseillerais pas specialement celle ci. un autre point positif malgré tout, le petit briefing et quelques conseils apres le diner par un gars de l'hotel sur l ascension du sri pada. Reveil a une 1h du matin, nous decollons a 1h30, 30 mn avant ce qui est preconisé, au cas ou.la 1ere heure de marche est plutot cool, ca grimpe, mais pas trop, nous avalons les 300 premiers metres de denivellé sans souci. a partir du stupa japonais, sa se corse un peu, il commence a faire plus froid, et ca grimpe de plus en plus dur, il y a du monde, mais pas trop, quelques touristes, des locaux de 4 a 80 ans passes, qui pour certains font l'ascenscion pieds nu! on se fait parfois doubler par des mamies, qui font ce periple tout les ans... les 200 derniers metres sont les plus eprouvants, avec un escalier a la limite de l echelle, et le froid qui se fait de plus en plus mordant. nous arrivons au sommet apres 3 heures de grimpe, nous sonnons la cloche comme le veut la coutume, nous sommes dans les temps mais il nous reste 2 heures avant le lever du soleil, nous voila a attendre, avec des centaines d autres personnes, dans le froid. un polaire et un coupe vent ne sont pas de trop! le temple au sommet compte un passage souterrain pour s abriter du vent mais il est tres vite complet. notre attente ne fut pas vaine, a 6h30 petantes, le lever de soleil est simplement grandiose, et la vue panoramique egalement ( l ouest du sri pada est une immense jungle sauvage protégée). nous savourons l instant quelques temps avant de commencer la descente, sous un soleil naissant bien reconfortant . elle s averera bien plus eprouvante que la montée, malgré les paysages caches par la nuit lors de l ascension qui se devoilent a nous ( nous croisons meme une famille de macaques ). 2h, 5200 marches et 950m plus bas, nous savourons un petit dej bien merité dans une gargotte du village et rentrons a l'hotel pour une sieste bien meritée.
l apres midi, pour 2000 rps, un tuk tuk nous emmene faire une balade, a 6km de dalhousie. une demi heure de marche dans une plantation de thé magnifique, au bord d'un lac, pour atteindre une cascade qui l est tout autant. la baignade est fraiche comme dans une riviere francaise une belle journée d'été, mais tres plaisante. la cascade tombe de 25m, impossible de s en approcher a cause du courant. notre guide est impressionné, comme beaucoup de sri lankais, il ne sais pas nager. retour a l'hotel pour une 2eme nuit avant de repartir jeudi matin pour hatton.
jeudi 3 et vendredi 4, Haputale et le parc national d'Horton Plains. arrivés a la gare d'hatton, nous voila repartis pour 3 heures dans un train encore plus bondé et lent que le 1er, direction haputale. nous y arrivons vers 14h et nous dirigeons vers une g.h indiquee dans le lonely, Dias Rest, sans avoir reservé. nous sommes accueillis comme d'habitude avec du thé, mais le gerant s excuse car tout est reservé. il nous promet un hebergement chez un ami qui tient une g.h est nous propose de laisser nos sacs sur place pour visiter les alentours. pour 1500rps, un tuk tuk nous emmene a la fabrique de thé Dambatenne, ou , durant une petite demi heure de visite guidée, on nous apprends les differents processus de sechage et de conditionnement du thé noir. instructif et interessant, du moins bien plus que la visite du lipton seat, a 7km de la. en theorie, il s agit d un point de vue magnifique, mais en fin d'aprem, nous sommes dans les nuages et n y voyons pas a plus de 10m en contrebas... deception! a faire de preference le matin je pense, avant que les nuages arrivent! retour a la g.h pour recuperer nos sacs, puis a l autre g.h ou nous allons passer la nuit, a quelques km. nous sommes accueillis par un homme discret mais tres sympa, qui nous offre encore un thé. il ne lui restais plus qu une chambre un peu sommaire a son gout ( tout a fait correcte au notre) et il s en excuse mille fois!! un bon riz curry avec une bonne biere le soir et une courte nuit nous attends. le landemain, un tuktuk viens nous chercher a 5h, direction le parc d'horton plains. le trajet est vivifiant, pas plus de 10oC avec le vent du tuk tuk, prevoir polaire et coupe vent, nous sommes a 1800m, et meme sous les tropiques, les nuits sont fraiches! 3000rs l aller retour en tuktuk, et 6500 rs l entree du parc pour 2; ca en vaut la peine, les paysages sont splendides, un mix jungle/savane d'altitude avec du givre dans les zones ombragées, des plantes tropicales et des coniferes, c est tres atypique! un melange du sri lanka et du cantal! la boucle de randonée du parc fait 9km, on la fait en 3h en prenant son temps, . il y a un peu de monde mais ce n est pas oppressant non plus et on voit quand meme pas mal de sambars, une espece de cerf d asie tropicale, assez proche de notre cerf elaphe, dont un male magnifique qui squatte le parking de l entrée en attendant des friandises que leur donnent des touristes denues de mauvaises intentions mais surement pas tres au courant des consequences nefastes de cette habitude... les enfants seront en tout cas ravis de cette rencontre. on a vu en tout cas pas mal d'autres cerfs sur toute la ballade, ainsi que des langurs et des ecureuils, mais de plus loin. les sangliers et les quelques pantheres presentes sont rarement observes. les cascades et le point de vue de world's end sont splendides mais il y a foule! retour vers 11h a la gare d'ohiya ou nous prenons le train pour ella.
- dimanche 30 janvier, Negombo arrivée le dimanche en fin d'aprem, nous avions reservé sur booking dans la sympathique guesthouse " grand traverse" tenue par une famille adorable. difficile a trouver pour le tuk tuk pris a la sortie de l aeroport ( 3500 rps ), qui demande plusieurs fois son chemin, appelle plusieurs fois la guesthouse et nous fait des demi tours assez flippant sur un enorme boulevard a 2x2 voies. enfin arrives, accueillis par le sourire de la proprietaire, au petit soin pour nous. la chambre est niquel et le repas copieux. que du bonheur apres une journée d'avion.
-lundi 31 janvier, Kandy la famille de "grand traverse" nous amene a la station de bus de negombo, direction kandy. 4 heures de routes cahotiques dans un bus bondé pour faire 120km... nous voila dans le bain. guesthouse de st bridget's country, choisie au hasard dans le lonely. al ecart de la ville, personnel sympa sans plus, idem pour la chambre, le repas est en revanche copieux et tres bon. nous avons flané l apres midi dans kandy, autor de son lac et visité le temple de la dent, tres beau sans etre exceptionnel pour autant pour qui deja visité d autres temples. le museum sur le bouddhisme attenant est interessant.
-mardi 1er et mercredi 2, Sri Pada ( Adam's Peak ) mardi matin, direction la gare de kandy, nous allons inaugurer le train sri lankais. nous ne sommes pas les seuls, la gare est remplie de touristes ( plus que de sri lankais ). jusqu'a hatton, c est parti pour 3 heures dans un train bondé qui ne depasse pas le 40 a l heure, ou nous passons le trajet debout dans le couloir. arrives a hatton, nous prenons un tuk tuk pour 2000 rps jusqu a dalhousie, au pied du sri pada, a une 30aine de kms. la route qui serpente entre des plantations de thé et des lacs est magnifique. nous avions reservé a white house, une guesthouse qui figure dans le lonely. le cadre est sympa, avec une petite riviere en bas, la chambre correcte sans plus ( salle de bain limite niveau propreté...) mais un buffet servi tout les soirs qui s averera etre le moins bon qu on est mangé au sri lanka. il existe pas mal de g.h a dalhousie, aussi je ne conseillerais pas specialement celle ci. un autre point positif malgré tout, le petit briefing et quelques conseils apres le diner par un gars de l'hotel sur l ascension du sri pada. Reveil a une 1h du matin, nous decollons a 1h30, 30 mn avant ce qui est preconisé, au cas ou.la 1ere heure de marche est plutot cool, ca grimpe, mais pas trop, nous avalons les 300 premiers metres de denivellé sans souci. a partir du stupa japonais, sa se corse un peu, il commence a faire plus froid, et ca grimpe de plus en plus dur, il y a du monde, mais pas trop, quelques touristes, des locaux de 4 a 80 ans passes, qui pour certains font l'ascenscion pieds nu! on se fait parfois doubler par des mamies, qui font ce periple tout les ans... les 200 derniers metres sont les plus eprouvants, avec un escalier a la limite de l echelle, et le froid qui se fait de plus en plus mordant. nous arrivons au sommet apres 3 heures de grimpe, nous sonnons la cloche comme le veut la coutume, nous sommes dans les temps mais il nous reste 2 heures avant le lever du soleil, nous voila a attendre, avec des centaines d autres personnes, dans le froid. un polaire et un coupe vent ne sont pas de trop! le temple au sommet compte un passage souterrain pour s abriter du vent mais il est tres vite complet. notre attente ne fut pas vaine, a 6h30 petantes, le lever de soleil est simplement grandiose, et la vue panoramique egalement ( l ouest du sri pada est une immense jungle sauvage protégée). nous savourons l instant quelques temps avant de commencer la descente, sous un soleil naissant bien reconfortant . elle s averera bien plus eprouvante que la montée, malgré les paysages caches par la nuit lors de l ascension qui se devoilent a nous ( nous croisons meme une famille de macaques ). 2h, 5200 marches et 950m plus bas, nous savourons un petit dej bien merité dans une gargotte du village et rentrons a l'hotel pour une sieste bien meritée.
l apres midi, pour 2000 rps, un tuk tuk nous emmene faire une balade, a 6km de dalhousie. une demi heure de marche dans une plantation de thé magnifique, au bord d'un lac, pour atteindre une cascade qui l est tout autant. la baignade est fraiche comme dans une riviere francaise une belle journée d'été, mais tres plaisante. la cascade tombe de 25m, impossible de s en approcher a cause du courant. notre guide est impressionné, comme beaucoup de sri lankais, il ne sais pas nager. retour a l'hotel pour une 2eme nuit avant de repartir jeudi matin pour hatton.
jeudi 3 et vendredi 4, Haputale et le parc national d'Horton Plains. arrivés a la gare d'hatton, nous voila repartis pour 3 heures dans un train encore plus bondé et lent que le 1er, direction haputale. nous y arrivons vers 14h et nous dirigeons vers une g.h indiquee dans le lonely, Dias Rest, sans avoir reservé. nous sommes accueillis comme d'habitude avec du thé, mais le gerant s excuse car tout est reservé. il nous promet un hebergement chez un ami qui tient une g.h est nous propose de laisser nos sacs sur place pour visiter les alentours. pour 1500rps, un tuk tuk nous emmene a la fabrique de thé Dambatenne, ou , durant une petite demi heure de visite guidée, on nous apprends les differents processus de sechage et de conditionnement du thé noir. instructif et interessant, du moins bien plus que la visite du lipton seat, a 7km de la. en theorie, il s agit d un point de vue magnifique, mais en fin d'aprem, nous sommes dans les nuages et n y voyons pas a plus de 10m en contrebas... deception! a faire de preference le matin je pense, avant que les nuages arrivent! retour a la g.h pour recuperer nos sacs, puis a l autre g.h ou nous allons passer la nuit, a quelques km. nous sommes accueillis par un homme discret mais tres sympa, qui nous offre encore un thé. il ne lui restais plus qu une chambre un peu sommaire a son gout ( tout a fait correcte au notre) et il s en excuse mille fois!! un bon riz curry avec une bonne biere le soir et une courte nuit nous attends. le landemain, un tuktuk viens nous chercher a 5h, direction le parc d'horton plains. le trajet est vivifiant, pas plus de 10oC avec le vent du tuk tuk, prevoir polaire et coupe vent, nous sommes a 1800m, et meme sous les tropiques, les nuits sont fraiches! 3000rs l aller retour en tuktuk, et 6500 rs l entree du parc pour 2; ca en vaut la peine, les paysages sont splendides, un mix jungle/savane d'altitude avec du givre dans les zones ombragées, des plantes tropicales et des coniferes, c est tres atypique! un melange du sri lanka et du cantal! la boucle de randonée du parc fait 9km, on la fait en 3h en prenant son temps, . il y a un peu de monde mais ce n est pas oppressant non plus et on voit quand meme pas mal de sambars, une espece de cerf d asie tropicale, assez proche de notre cerf elaphe, dont un male magnifique qui squatte le parking de l entrée en attendant des friandises que leur donnent des touristes denues de mauvaises intentions mais surement pas tres au courant des consequences nefastes de cette habitude... les enfants seront en tout cas ravis de cette rencontre. on a vu en tout cas pas mal d'autres cerfs sur toute la ballade, ainsi que des langurs et des ecureuils, mais de plus loin. les sangliers et les quelques pantheres presentes sont rarement observes. les cascades et le point de vue de world's end sont splendides mais il y a foule! retour vers 11h a la gare d'ohiya ou nous prenons le train pour ella.
Location de voiture à La Havane English translation pending
bonjour
nous partons pour cuba pour février 2017 nous sommes à la recherche pour louer des voitures j aimerais savoir s'il quelqu'un connait le site "taxi vinalescuba " car nous demande de payer à 100% sur online en USD
Un gros merci pour vos réponses
nous partons pour cuba pour février 2017 nous sommes à la recherche pour louer des voitures j aimerais savoir s'il quelqu'un connait le site "taxi vinalescuba " car nous demande de payer à 100% sur online en USD
Un gros merci pour vos réponses
Voyager pour fuir English translation pending
Bonjour.
On entend souvent qu'il ne faut pas voyager pour fuir ses problemes ou sa personne. Que nos problèmes et notre caractère nous suivent et que cela ne resoud rien de partir. Jai maintenant la sensation que ma decision de vivre le voyage au long cours est une fuite dans mon cas. En effet, je n ai jamais vraiment eu de lien familliaux me poussant a chercher la sedentarisation dans un endroit proche de mon lieu de naissance. C est triste a dire, mais en voyage, ma famille ne me manque pas. Je suis issu, comme nombre d entre nous, dune famille brisé par les divorces et autres. Je nai jamais vraiment ressenti d amour de ce côté. Ensuite, je crois que mon caractère na jamais favorisé les liens d amitié. A ce niveau, je ne sais pas pourquoi. Les amis que j ai de longues dates ont tous finis par s eloigner de moi... bien que tres sociable et aimant profondément les rencontres. Je nai pas d explications a ce niveau, c est assez dur a vivre.
Donc, avec tout ca, il est vrai que je préfère traverser le monde (a velo pour ma part) et travailler quand jai besoin d argent, plutot que d avoir une vie plus sédentaire.
Le fait est qu aujourdhui jai la chance de partager cela avec une femme merveilleuse que jaime profondément. Elle aime egalement voyager (nous sommes sur la route depuis plus d un an) mais elle souhaite aussi avoir une vie normale et sociale par moment.
Jai peur de ne toujours pas parvenir a avoir une vie sociale enrichissante si je revenais a la sedentarisation.
Je ne cherche pas de reponses vu quiil ny a pas de question. Mais peut etre des conseils ou experiences
On entend souvent qu'il ne faut pas voyager pour fuir ses problemes ou sa personne. Que nos problèmes et notre caractère nous suivent et que cela ne resoud rien de partir. Jai maintenant la sensation que ma decision de vivre le voyage au long cours est une fuite dans mon cas. En effet, je n ai jamais vraiment eu de lien familliaux me poussant a chercher la sedentarisation dans un endroit proche de mon lieu de naissance. C est triste a dire, mais en voyage, ma famille ne me manque pas. Je suis issu, comme nombre d entre nous, dune famille brisé par les divorces et autres. Je nai jamais vraiment ressenti d amour de ce côté. Ensuite, je crois que mon caractère na jamais favorisé les liens d amitié. A ce niveau, je ne sais pas pourquoi. Les amis que j ai de longues dates ont tous finis par s eloigner de moi... bien que tres sociable et aimant profondément les rencontres. Je nai pas d explications a ce niveau, c est assez dur a vivre.
Donc, avec tout ca, il est vrai que je préfère traverser le monde (a velo pour ma part) et travailler quand jai besoin d argent, plutot que d avoir une vie plus sédentaire.
Le fait est qu aujourdhui jai la chance de partager cela avec une femme merveilleuse que jaime profondément. Elle aime egalement voyager (nous sommes sur la route depuis plus d un an) mais elle souhaite aussi avoir une vie normale et sociale par moment.
Jai peur de ne toujours pas parvenir a avoir une vie sociale enrichissante si je revenais a la sedentarisation.
Je ne cherche pas de reponses vu quiil ny a pas de question. Mais peut etre des conseils ou experiences
Sri Lanka ou Taïwan avec ma fille de cinq ans? English translation pending
Bonjour,
j'hésite sur une prochaine destination pour un voyage en tête à tête avec ma fille de 5 ans. Les deux sont très différentes mais me semblent pleines d'intérêt : Sri Lanka ou Taïwan ? Sur place, notre budget sera limité à environ 100 euros par jours. On a l'habitude de voyager sac au dos, en logeant plutôt en guesthouses moyen de gamme qu'en hôtel de luxe... Le voyage serait plutôt orienté nature. Un peu de visites culturelles. Avec un petit arrêt plage en fin de parcours. J'aimerais aussi qu'il soit sanitairement sûr (à prelière vue, les deux destination semblent ok ?) Que me conseilleriez vous ?
j'hésite sur une prochaine destination pour un voyage en tête à tête avec ma fille de 5 ans. Les deux sont très différentes mais me semblent pleines d'intérêt : Sri Lanka ou Taïwan ? Sur place, notre budget sera limité à environ 100 euros par jours. On a l'habitude de voyager sac au dos, en logeant plutôt en guesthouses moyen de gamme qu'en hôtel de luxe... Le voyage serait plutôt orienté nature. Un peu de visites culturelles. Avec un petit arrêt plage en fin de parcours. J'aimerais aussi qu'il soit sanitairement sûr (à prelière vue, les deux destination semblent ok ?) Que me conseilleriez vous ?
Extension du domaine de la chute English translation pending
« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Sri Lanka: coup de cœur! English translation pending
Bonjour à toutes !
Un coup de cœur pour le Sri Lanka m'a fait faire mes valises. Je suis depuis plusieurs mois maintenant expatriée et heureuse de découvrir ce pays chaque jour d'avantage. Je tenais à vous le faire partager et vous inciter à inclure dans votre liste de pays à visiter le Sri Lanka. Pays du sourire, zénitude et nature de malade...
Je peux vous aider pour vos prochains voyages...
Karine
Un coup de cœur pour le Sri Lanka m'a fait faire mes valises. Je suis depuis plusieurs mois maintenant expatriée et heureuse de découvrir ce pays chaque jour d'avantage. Je tenais à vous le faire partager et vous inciter à inclure dans votre liste de pays à visiter le Sri Lanka. Pays du sourire, zénitude et nature de malade...
Je peux vous aider pour vos prochains voyages...
Karine
Tourisme au Sri lanka English translation pending
Bonjour,
Après avoir été 3 fois de suite en Inde du Sud, nous envisageons de nous rendre au Sri Lanka au mois de mars prochain Mais..... une question me taraude....: quelle est l'affluence touristique? Y a-t-il des "hordes" de touristes??? En Inde du Sud - sauf quelques grands sites où l'on voyait évidemment des touristes qui venaient pour repartir rapidement après - il était rare de voir la tête d'un "blanc". Les plages du sud et de l'ouest ne sont déjà pas à notre programme, mais par contre : - le nord avec Jaffa - le triangle culturel - un des parcs nationaux. Nous aimerions également manger "local". Qui voudrait bien me donner ses "coups de coeur"..en immersion? Merci beaucoup!
Après avoir été 3 fois de suite en Inde du Sud, nous envisageons de nous rendre au Sri Lanka au mois de mars prochain Mais..... une question me taraude....: quelle est l'affluence touristique? Y a-t-il des "hordes" de touristes??? En Inde du Sud - sauf quelques grands sites où l'on voyait évidemment des touristes qui venaient pour repartir rapidement après - il était rare de voir la tête d'un "blanc". Les plages du sud et de l'ouest ne sont déjà pas à notre programme, mais par contre : - le nord avec Jaffa - le triangle culturel - un des parcs nationaux. Nous aimerions également manger "local". Qui voudrait bien me donner ses "coups de coeur"..en immersion? Merci beaucoup!
Itinéraire au Sri Lanka en septembre English translation pending
Bonjour,
Je suis preneuse de tout conseil pour notre voyage prévu pour septembre au sri lanka.
L'idée serait de partir 3 semaines en septembre. Nous aimerions aller dans la région de trincomale, a pigeon island, arugam bay, triangle culturel, Nuwara Eliya et faire de baux trajets en train.
On se disait qu'il serait mieux de commencer par la côte est avant que la mousson arrive et que la mer devienne agitée. (ou pensez vous que c'est aussi une bonne période en din septembre ?) Du coup on pensait faire quelque chose comme :
Colombo/negombo => triangle culturel => Trincomale => arugam bay => Nuwara Eliya => retour sur colombo.
Est-ce que ça vous parait faisable ?
Merci beaucoup de tous les conseils !
Je suis preneuse de tout conseil pour notre voyage prévu pour septembre au sri lanka.
L'idée serait de partir 3 semaines en septembre. Nous aimerions aller dans la région de trincomale, a pigeon island, arugam bay, triangle culturel, Nuwara Eliya et faire de baux trajets en train.
On se disait qu'il serait mieux de commencer par la côte est avant que la mousson arrive et que la mer devienne agitée. (ou pensez vous que c'est aussi une bonne période en din septembre ?) Du coup on pensait faire quelque chose comme :
Colombo/negombo => triangle culturel => Trincomale => arugam bay => Nuwara Eliya => retour sur colombo.
Est-ce que ça vous parait faisable ?
Merci beaucoup de tous les conseils !
Voyage sac à dos Sri Lanka en juillet English translation pending
Bonjour !
Nous sommes deux quinquas partant au Sri Lanka du 25 juillet au 6 août 16 et je voulais savoir si c'est judicieux de prendre train et bus pour faire une boucle genre colombo - galle - Tissamaharama - Nuwara Eliya - Kandy - Sigiriya et finir par Negombo ou c'est mieux de louer une voiture. J'ai cru comprendre que conduite pas top là-bas ?
On a déjà fait Thaïlande du nord au sud 3 semaines avec nos 4 enfants sans soucis et on a fait Brésil 3 semaines en location voiture donc j'avoue que j'hésite et besoin de conseils...:)
De plus si vous avez des adresses de guest-house sympa, suis preneuse et en fait suis preneuse de toute info sur un tel voyage !
merci d'avance
kat
Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin English translation pending
Bonsoir à tous,
Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils.
Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère.
Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois).
Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Peur de l'inconnu (premier voyage) English translation pending
Coucou tout le monde !!
Si je viens vers vous aujourd'hui, c'est parce que je me pose de multitudes de questions car j'ai prévu avec mon amoureux un voyage, mon premier voyage loin de la France, et cela me fout un peu la frousse honnêtement ^^
Je suis déjà partie plusieurs fois en Italie, mais aucun depaysement, malgré le fait que la première fois arrivée sur place j'ai eu beaucoup d'appréhensions le premier soir car j'avais perdu tout mes reperes " la peur de l'inconnu", je suis partie aussi une fois à Londres mais un séjour qui s'est mal déroulé : je suis partie avec une amie, sa mere et des amies à elles, j'avais (et j'ai toujours) peur de l'avion et à partir de là tout le monde rigolait de moi quand j'angoissais, puis le séjour été nuuuuul, mais j'étais pas avec les bonnes personnes tout simplement.
Maintenant, je veux voyager, m'épanouir, grandir tout simplement...
Je suis jamais partie aussi loin, cela m'angoisse, de pas être en sécurité.. J'ai peur de l'avion aussi.. j'ai pris easyjet pour aller à Londres, je sentais tout, les secousses, les virages puis les hotesses n'étaient pas non plus rassuré.. je voulais faire le fameux stage mais ça fais mal de balancer 400euros dedans et je sais pas si c'est vraiment efficace.. Des avis sur ceci ?
Question idiote mais pensez vous que cette peur de l'inconnu peut se "soigner" avec une séance d'hypnose ? C'est horrible de sentir des angoisses alors que je veux partir en voyage quoi
Merci beaucoup pour vos reponses !!
Une jeune fille un peu paniquée!!
Si je viens vers vous aujourd'hui, c'est parce que je me pose de multitudes de questions car j'ai prévu avec mon amoureux un voyage, mon premier voyage loin de la France, et cela me fout un peu la frousse honnêtement ^^
Je suis déjà partie plusieurs fois en Italie, mais aucun depaysement, malgré le fait que la première fois arrivée sur place j'ai eu beaucoup d'appréhensions le premier soir car j'avais perdu tout mes reperes " la peur de l'inconnu", je suis partie aussi une fois à Londres mais un séjour qui s'est mal déroulé : je suis partie avec une amie, sa mere et des amies à elles, j'avais (et j'ai toujours) peur de l'avion et à partir de là tout le monde rigolait de moi quand j'angoissais, puis le séjour été nuuuuul, mais j'étais pas avec les bonnes personnes tout simplement.
Maintenant, je veux voyager, m'épanouir, grandir tout simplement...
Je suis jamais partie aussi loin, cela m'angoisse, de pas être en sécurité.. J'ai peur de l'avion aussi.. j'ai pris easyjet pour aller à Londres, je sentais tout, les secousses, les virages puis les hotesses n'étaient pas non plus rassuré.. je voulais faire le fameux stage mais ça fais mal de balancer 400euros dedans et je sais pas si c'est vraiment efficace.. Des avis sur ceci ?
Question idiote mais pensez vous que cette peur de l'inconnu peut se "soigner" avec une séance d'hypnose ? C'est horrible de sentir des angoisses alors que je veux partir en voyage quoi
Merci beaucoup pour vos reponses !!
Une jeune fille un peu paniquée!!
Sept semaines au Sri Lanka: nord, sud, est, ouest et centre English translation pending
Du 1er février au 20 mars 2016 : Nous avons voyagé sept semaines au Sri Lanka en n'utilisant que les transports en commun (bus et trains) et en mangeant aussi souvent que possible dans les petits restos locaux où les prix sont beaucoup moins chers que les restos touristiques, pour la même nourriture bien souvent. Notre budget à deux s'est élevé sur place à environ 1800€ tout compris (sans compter le vol aller/retour et les ETA pris depuis la France). Nous emportons tout en liquide que nous changeons sur place au fur-et -à-mesure dans les bijouteries où l'on peut négocier le taux, le taux des banques n'étant pas du tout avantageux.
Après un vol avec Kuweit Airway (escale à Koweit City de 2h), nous arrivons à l'aéroport à 4h30, nous n'en sortirons qu'à 6h30 (beaucoup de monde au bureau d'immigration). Taxi jusqu'à Negombo : 1400rps. Nous avons le temps d'arpenter Lewis Place, la très longue rue qui longe la mer, bordée de guest-houses, restos et boutiques, afin de dégotter une chambre agréable et pas trop chère. Ce sera à la New Beach Villa, située au bout d'une ruelle qui donne sur la plage, donc au calme, que nous nous installons dans une grande chambre négociée 7000rps pour trois nuits. Le lit est confortable, il y a une terrasse/jardin devant la plage, les sanitaires laissent un peu à désirer mais il y a de l'eau chaude! Nous n'avons jamais pris de chambre avec clim durant ce voyage, par contre il faut bien vérifier le bon fonctionnement du ventilateur, absolument nécessaire car il fait très chaud. Les prix des restos à Negombo sont chers par rapport au reste du pays, néanmoins, nous avons trouvé quelques adresses pour manger pas trop cher : "The Vibe" (seafood et coconut curry excellent pour 400rps) et le "Ceylonica" tout au début de Lewis Place, à la limite de Sea street. -Mardi 2 février : nous devons aller à Colombo faire faire la prolongation de visa car l'ETA n'est valable qu'un mois. Nous prenons donc un tuk-tuk à 7h pour aller à la gare de Negombo. A 8h15, nous descendons à Maradana (une station avant Colombo fort), quartier où se trouve le bureau de l'immigration puis tuk-tuk . Comme nous sommes de bonne heure, nous n'allons pas avoir à attendre longtemps avant d'effectuer toutes les démarches à trois guichets différents. Nous payons 7550rps pour nous deux (env 23€ chacun) et, à 9h45, nous avons terminé. Nous prenons un tuk-tuk pour aller au fort, mais toute la circulation est bloquée à l'entrée du fort car après-demain, ce sera la fête nationale et toutes les compagnies militaires, en tenue de parade, répètent leur défilé. Ainsi, nous pouvons voir tous les costumes des fantassins, les chars d'assaut, les fanfares, les blindés, même les chiens et les démineurs. Toute l'armée s'entraîne pur la parade du National Day.




Nous faisons du change de monnaie dans une boutique de thé près de la Bank of Ceylon, ils proposent toujours un très bon taux (nous y sommes revenus à la fin du voyage et le taux proposé était encore excellent). Nous avons eu entre 155 et 160 rps pour 1€ durant le séjour (la roupie sri lankaise fluctue beaucoup et le taux peut changer tous les jours) Après quelques déambulations dans le quartier du fort et Pettah, nous reprenons le train pour Negombo, où nous finissons la journée sur la plage (très sale). -Mercredi 3 février: Nous allons à pied jusqu'au marché aux poissons où nous flanons parmi les étals, les tapis de poissons qui sèchent au soleil sous l'oeil gourmand des nombreux corbeaux et autres oiseaux qui tournent au-dessus, les pêcheurs secouent les filets pour en détacher les petits poissons... Déjeuner dans une gargote près du marché, beaucoup moins cher que sur Lewis Pl. Retour à la plage, il fait vraiment chaud...


ANURHADAPURA ET MIHINTALE:
-Jeudi 4 février : Nous partons pour Anurhadapura mais nous n'avons pas choisi le bon moyen de transport. Nous avons pris le train jusqu'à Puttalam, très bien, pas de problème mais ensuite le bus est bourré à craquer et réussir à grimper dedans avec les bagages n'est pas une mince affaire. Heureusement, les gens sont très aimables et nous aident, ils nous offrent même leurs places assises (eu égard à nos chevaux blancs?). En fait, il aurait été plus judicieux de prendre un bus direct ! A Anurhadapura, un tuk-tuk nous emmène au Travel Lodge Lake View où le patron nous propose une belle chambre très confortable dans son annexe toute neuve entourée d'un jardin, le "Sacred Sun Garden Hotel" (2500 rps ch double avec petit déj très copieux, excellent). Le patron nous propose la visite du site antique en tuk-tuk pour 5000rps demain matin. Nous dinons à la gh pour ce soir mais demain, nous irons en ville. Plat très bon et copieux : 500rps. -Vendredi 5 février : Visite du site d'Anurhadapura (enfin pas tout le site, les monuments les plus éloignés ne figurent pas dans la visite) mais le chauffeur de tuk-tuk est un très bon guide qui parle un anglais très facile à comprendre, sans accent. Visite intéressante et sympa. Nous rentrons à l'hôtel à 14h45.



Dans la soirée, nous allons à pied en ville où nous dînons dans un petit resto populaire en face de la bus station. Le kothu roti est un plat typiquement sri-lankais à base de roti (pain plat) et de légumes et épices (oeuf, poulet ou poisson, selon le choix), le tout haché avec des plaques métalliques, ce qui fait un bruit d'enfer ! Il y en a tous les soirs dans les gargotes locales.

-Samedi 6 février : Tuk-tuk jusqu'à la new bus station où nous prenons le bus pour Mihintale (30rps/pers). Après un trajet d'env 30mn, nous arrivons aux abord du site. Entrée : 500rps/pers, joli endroit, pas exceptionnel mais sympa. Les frangipaniers en fleurs embaument, l'environnement est magnifique mais il fait une chaleur à crever... et ce n'est pas fini, nous aurons très chaud tous les jours ! Nous sommes encore dans la phase d'acclimatation !



Déjeuner dans une toute petite gargote près de l'arrêt de bus (rice and curry : 150rps, vraiment pas cher !) puis retour en bus.
JAFFNA : La suite à plus tard...
Après un vol avec Kuweit Airway (escale à Koweit City de 2h), nous arrivons à l'aéroport à 4h30, nous n'en sortirons qu'à 6h30 (beaucoup de monde au bureau d'immigration). Taxi jusqu'à Negombo : 1400rps. Nous avons le temps d'arpenter Lewis Place, la très longue rue qui longe la mer, bordée de guest-houses, restos et boutiques, afin de dégotter une chambre agréable et pas trop chère. Ce sera à la New Beach Villa, située au bout d'une ruelle qui donne sur la plage, donc au calme, que nous nous installons dans une grande chambre négociée 7000rps pour trois nuits. Le lit est confortable, il y a une terrasse/jardin devant la plage, les sanitaires laissent un peu à désirer mais il y a de l'eau chaude! Nous n'avons jamais pris de chambre avec clim durant ce voyage, par contre il faut bien vérifier le bon fonctionnement du ventilateur, absolument nécessaire car il fait très chaud. Les prix des restos à Negombo sont chers par rapport au reste du pays, néanmoins, nous avons trouvé quelques adresses pour manger pas trop cher : "The Vibe" (seafood et coconut curry excellent pour 400rps) et le "Ceylonica" tout au début de Lewis Place, à la limite de Sea street. -Mardi 2 février : nous devons aller à Colombo faire faire la prolongation de visa car l'ETA n'est valable qu'un mois. Nous prenons donc un tuk-tuk à 7h pour aller à la gare de Negombo. A 8h15, nous descendons à Maradana (une station avant Colombo fort), quartier où se trouve le bureau de l'immigration puis tuk-tuk . Comme nous sommes de bonne heure, nous n'allons pas avoir à attendre longtemps avant d'effectuer toutes les démarches à trois guichets différents. Nous payons 7550rps pour nous deux (env 23€ chacun) et, à 9h45, nous avons terminé. Nous prenons un tuk-tuk pour aller au fort, mais toute la circulation est bloquée à l'entrée du fort car après-demain, ce sera la fête nationale et toutes les compagnies militaires, en tenue de parade, répètent leur défilé. Ainsi, nous pouvons voir tous les costumes des fantassins, les chars d'assaut, les fanfares, les blindés, même les chiens et les démineurs. Toute l'armée s'entraîne pur la parade du National Day.




Nous faisons du change de monnaie dans une boutique de thé près de la Bank of Ceylon, ils proposent toujours un très bon taux (nous y sommes revenus à la fin du voyage et le taux proposé était encore excellent). Nous avons eu entre 155 et 160 rps pour 1€ durant le séjour (la roupie sri lankaise fluctue beaucoup et le taux peut changer tous les jours) Après quelques déambulations dans le quartier du fort et Pettah, nous reprenons le train pour Negombo, où nous finissons la journée sur la plage (très sale). -Mercredi 3 février: Nous allons à pied jusqu'au marché aux poissons où nous flanons parmi les étals, les tapis de poissons qui sèchent au soleil sous l'oeil gourmand des nombreux corbeaux et autres oiseaux qui tournent au-dessus, les pêcheurs secouent les filets pour en détacher les petits poissons... Déjeuner dans une gargote près du marché, beaucoup moins cher que sur Lewis Pl. Retour à la plage, il fait vraiment chaud...


ANURHADAPURA ET MIHINTALE:
-Jeudi 4 février : Nous partons pour Anurhadapura mais nous n'avons pas choisi le bon moyen de transport. Nous avons pris le train jusqu'à Puttalam, très bien, pas de problème mais ensuite le bus est bourré à craquer et réussir à grimper dedans avec les bagages n'est pas une mince affaire. Heureusement, les gens sont très aimables et nous aident, ils nous offrent même leurs places assises (eu égard à nos chevaux blancs?). En fait, il aurait été plus judicieux de prendre un bus direct ! A Anurhadapura, un tuk-tuk nous emmène au Travel Lodge Lake View où le patron nous propose une belle chambre très confortable dans son annexe toute neuve entourée d'un jardin, le "Sacred Sun Garden Hotel" (2500 rps ch double avec petit déj très copieux, excellent). Le patron nous propose la visite du site antique en tuk-tuk pour 5000rps demain matin. Nous dinons à la gh pour ce soir mais demain, nous irons en ville. Plat très bon et copieux : 500rps. -Vendredi 5 février : Visite du site d'Anurhadapura (enfin pas tout le site, les monuments les plus éloignés ne figurent pas dans la visite) mais le chauffeur de tuk-tuk est un très bon guide qui parle un anglais très facile à comprendre, sans accent. Visite intéressante et sympa. Nous rentrons à l'hôtel à 14h45.



Dans la soirée, nous allons à pied en ville où nous dînons dans un petit resto populaire en face de la bus station. Le kothu roti est un plat typiquement sri-lankais à base de roti (pain plat) et de légumes et épices (oeuf, poulet ou poisson, selon le choix), le tout haché avec des plaques métalliques, ce qui fait un bruit d'enfer ! Il y en a tous les soirs dans les gargotes locales.

-Samedi 6 février : Tuk-tuk jusqu'à la new bus station où nous prenons le bus pour Mihintale (30rps/pers). Après un trajet d'env 30mn, nous arrivons aux abord du site. Entrée : 500rps/pers, joli endroit, pas exceptionnel mais sympa. Les frangipaniers en fleurs embaument, l'environnement est magnifique mais il fait une chaleur à crever... et ce n'est pas fini, nous aurons très chaud tous les jours ! Nous sommes encore dans la phase d'acclimatation !



Déjeuner dans une toute petite gargote près de l'arrêt de bus (rice and curry : 150rps, vraiment pas cher !) puis retour en bus.
JAFFNA : La suite à plus tard...
De retour du Sri Lanka: partageons nos infos English translation pending
De retour du Sri Lanka, je suis disponible pour vous aider à préparer votre voyage. C’est en lisant beaucoup de messages que j’ai préparé le mien, à mon tour maintenant de partager mes infos…
Nous avons pris le vol Emirates avec une escale à Dubaï : compagnie très pro et pour une fois j’avais de la place pour mes grandes jambes ! A l’arrivée, notre chauffeur Shashi Kuma nous attendait. Il s’est d’ailleurs montré exceptionnel tout au long de notre séjour. Nous avons payé 45€ par jour pour ses services. C’est lui qui a réservé nos logements ce qui était plus économique pour nous et lui permettait d’avoir une chambre.
Samedi : Nous arrivons à Colombo à 15h. Il faudra 3h30 pour parcourir 100km et arriver à Anuradhapura. Nous sommes effarés par la manière dont circulent les voitures, les tuk-tuk, les cars mais heureusement, notre chauffeur est très prudent. Nous arrivons à Thilaka holiday home. La chambre était spacieuse et propre, entièrement carrelée. Climatisation. Pas de moustiquaire mais nous n'avons pas été embêté par les moustiques. Un trou de cigarette dans les rideaux mais ce n'est pas grave. Le jardin est sympathique et il y a une piscine que nous n'avons pas testé vu notre arrivée tardive. Ils nous proposent un menu. Le repas est excellent mais pimenté ! Le personnel est très gentil.Tarif : chambre avec petit déjeuner + menu + deux grandes bières : 9000rp.
Dimanche : Nous avons bien récupéré notre fatigue malgré les chiens qui hurlaient dans les alentours… Nous commençons tôt le matin par la visite du site antique (25$). Les sites sont espacés les uns des autres. Il faut donc soit utiliser une voiture (Shashi s'est gentiment proposé de nous déposer sur les différents lieux que nous voulions) ou alors il faut louer un vélo et de pédaler entre les monastères en ruine et les immenses dagobas (stupas) mais il fait très chaud... Ce que nous avons particulièrement aimé c’est le fait qu’on y croise de nombreux locaux en train de prier, vêtus de blanc. Ils sont venus spontanément nous parler. Nous avons aimé ce lieu animé et emprunt de spritiualité. De plus, contrairement aux autres sites, il y avait très peu de touristes... Après notre visite, nous prenons la direction de Sigiriya (2h de route) et nous logeons au Melrose Villas Situé dans un chemin en retrait donc particulièrement calme tout en étant proche du rocher. Différents logements comme des bungalows sont repartis autour d'un jardin . La chambre était spacieuse et propre, entièrement carrelée. La lit possède une moustiquaire mais avec quelques trous donc pas d'une grande efficacité :) mais nous n'avons pas été ennuyés par les moustiques. La restauration était excellente servies sous forme de buffet. Le cuisinier est d'une très grande gentillesse. Le seul point négatif est que Nous avions la chambre 1 juste à côté de la partie restaurant et nous étions réveillés de bonne heure avec le bruit de la préparation de la cuisine. Nous avons payé 19900 pour deux nuits avec petit déjeuner, deux dîners servis sous forme de buffet avec spécialité locale, deux bouteilles d'eau et trois bières.
Lundi : Il est 7h30, nous commençons la journée par la visite du rocher (30$). On grimpe directement le rocher afin de profiter de la fraicheur. Mieux vaut être en forme car la montée comprend des partie raides. Notre chauffeur nous a déconseillé de faire Sigiriya et Dambulla dans la même journée et il avait raison car c'est éprouvant pour les cuisses ! Il n’y a pas d’ombre au sommet donc il faut emporter un chapeau et de l’eau (vendeurs à la sortie). La vue est magnifique. Le rocher est un peu brumeux à notre arrivée. En venant tôt on évite une queue interminable pour accéder au sommet car les escaliers sont très étroits quand on croise des groupes ! Nous descendons vers 10h. Nous apercevons alors une file interminable de touristes dans les marches. Nous prenons la route (1h30) en direction de Polonnaruwa (25$). Comme à Sigiriya, il y a beaucoup plus de touristes ici. Les temples sont en bon état. Nous voulions au départ louer un vélo pour découvrir le secteur mais Shashi était inquiet pour nous car il faisait 36°, pas de vent, un soleil brulant... Il a proposé de nous conduire sur les différents sites et de nous attendre le temps nécessaire pour nos visites. Sur le chemin du retour en direction de Sigiriya, nous visitons un village traditionnel : nous montons au début dans une charrette tirée par des bœufs (c'est pour le folklore!), nous atteignons ensuite les rives du lac où se baignent les habitants. Ils y lavent aussi leur linge. Nous traversons le lac en pirogue. Sur place, un couple d'agriculteurs nous accueille. On nous montre les différentes plantes, les légumes, les épices... mais la communication est très limitée et difficile car ils ne parlent pratiquement pas l'anglais. La femme nous explique qu'elle n'a ni eau, ni électricité. Leur maison est en terre, le toit en feuille de palmiers tressés. ils ont deux pièces : une petite cuisine et une pièce ouverte qui fait office de salle et y dorment également à même le sol. Elle nous montre comment elle prépare le repas. Nous les quittons frustrés de n'avoir pas pu discuter avec eux en raison de la barrière de la langue : la communication était sommaire. Si c’était à refaire, nous ne le referions pas.
Mardi : Nous partons de Sigirya à 7h30. Nous arrivons à Dambulla à 8h00. Bonne nouvelle, l'entrée est désormais gratuite. C’est ouvert de 7h30 à 12h30 et de 13h à 18h. Nous avons mis 2h pour visiter les grottes. C'est un lieu à ne surtout pas manquer. Nous avons adoré. Là encore, il faut grimper des escaliers pour arriver aux grottes mais les marches sont plus régulières qu’à Sigiriya.Nous prenons la direction de Kandy mais notre chauffeur nous propose un arrêt à Matane pour voir untemple hindou très coloré. Nous avons mis 4h30 pour faire Dambulla - Kandy très embouteillé... La circulation était très difficile entre Matane et Kandy surtout en s'approchant de l'ancienne capitale des rois cinghalais totalement embouteillée. Nous faisons un arrêt à Kandy mais le charme n'opère pas... Cette ville très bruyante ne trouve pas grâce à nos yeux à l'exception du lac. L'architecture n'est pas intéressant et nous trouvons cette ville oppressante. Nous rentrons à l'hôtel pour nous reposer, pas mécontent qu'il soit excentré vu le bruit insupportable des klaxons... Nous logeons à riverside villa. Le logement est situé dans un lieu calme, en retrait de la route (mais la voiture est indispensable pour y loger). Notre chambre climatisée comportait une jolie vue sur la rivière. Devant la chambre, un balcon avec deux chaises permettant de profiter de l'extérieur. Les logements sont repartis en plusieurs bâtiments autour de la piscine non chauffée à l'ombre ( eau glaciale) et sans jardin. Autour d'elle, le mobilier était vieillissant. La chambre et la salle de douche étaient carrelée. La salle d'eau avaient un côté vieillot. Beaucoup de fourmis autour de la porte. Pas de connexion internet dans la chambre et très instable à côté de la borne. Beaucoup de mouches côté cuisine... Quant au Rice ans curry, ce n'est pas le meilleur que nous ayons mangé... Bref, avec Ella, c'est le logement que nous avons le moins aimé. Nous avons payé 19900 rp pour la chambre avec petit déjeuner, 4 plats, trois bières, deux bouteilles d'eau et un jus d'ananas.
Mercredi, nous visitons le temple de la dent et le jardin botanique. Personnellement, je ne l’ai pas trouvé extraordinaire. Il y a peu de fleurs (hormis la serre des orchidées). Beaucoup de grosses chauves-souris (nous en verrons d’autres à Tissa). Décidément, nous ne serons pas emballés de Kandy…
Jeudi : départ de Kandy à 8h vers Nuwara Eliya. J'ai hésité un moment avant d'utiliser le train en demandant au chauffeur de venir nous récupérer sur place mais j'avais lu aussi que la route entre Kandy et Nuwara Eliya était magnifique, ce que je confirme. Cette route grimpe sur près de 1400 m en serpentant à travers des plantations de thé. Nous en profitons pour visiter gratuitement une usine (Glenloch) où on nous explique les différentes étapes de la fabrication. La visite se termine par une dégustation de plusieurs sortes de thé. Nous nous promenons à travers les plantations. Des cueilleuses nous invitent à les rejoindre. Nous poursuivons notre chemin vers les chutes de Ramboda. Nous sommes arrivés à Nuwara Eliya à 13h. J’ai trouvé la ville décevante. En r��alité, je suis beaucoup plus charmé par les paysages que par les villes au Sri Lanka. Nous effectuons une petite randonnée Lovers Leap à travers les plantations de thé jusqu’à une cascade. Nous reprenons la route vers Ella (1h30). A la différence de ce matin, la route n'est pas très intéressante mais quand nous arrivons à Ella, la vue à travers l’Ella Gap (faille d’Ella) est fabuleuse. Nous logeons à Rose Garden. Shashi nous avait proposé un logement que j'ai préféré changé car j'ai vu une excellente critique sur TripAdvisor à propos de cette guesthouse dans le centre d'Ella. La chambre était finalement très très petite, avec des lits jumeaux avec moustiquaires mais sans climatisation. Même si elle était propre, je pense que nous aurions mieux fait d'écouter la proposition de Shashi. Le lit ne comprenait pas de drap, juste un drap housse qui était troué. Le seul avantage était qu'elle était dans le centre ( contrairement à celle propose par Shashi située sur les hauteurs mais avec une vue exceptionnelle), ce qui nous a permis de sortir le soir et de manger dans un restaurant dans le centre du village. Par contre, elle était beaucoup plus bruyante que les autres chambres que nous ayons eu. On était finalement content de ne pas y être resté plus d'une nuit. Pour le petit déjeuner, fruit, the, pain et une omelette que nous n'avons pas pu manger en raison de son goût étrange tendance rance. Nous avons payé 3600 rp pour la nuit. En résumé on ne conseille pas cette chambre qui était plébiscité sur Tripadvisor... Restaurant : Chill cafe. Pour la 1e fois depuis notre arrivée, nous avons pu siroter un cocktail. Ce resto est typique pour touriste ! Aucun sri lankais n'y mangeait. Nous avons pris un plat suffisant pour caler notre faim (lamprai bon mais un peu sec) et une bière pour deux. Nous avons payé 3550 rp avec des cocktails à 600rp chacun.
Vendredi : on commence par une balade jusqu’à la colline surnommé Little Adam’s Peak Rock. Une partie du chemin traverse une plantation de thé. L’AR de 4.5 km s’effectue en 1h30. A part les 20 dernières minutes de montée, la marche est facile. Du haut de Little Adam’s Peak, la vue est magnifique ! Nous nous ensuite aux chutes de Rawana Ella, qui se situent à 6 km en contrebas de l’Ella Gap. Hautes de 25 m, elles sont plus impressionnantes que celle de Rambola. Shashi nous dit qu'il ne faut surtout pas rater le site de Buduruwagala qui se situe à 5 kms au Sud de Wellawaya. L'entrée est de 300rp. Nous avons suivi son conseil judicieux. Nous arrivons à notre hôtel d’Uda Walawe à 13h30. Niwahana Une énooooorme chambre, propre et carrelée avec climatisation. Pas de moustiquaire. Un grand balcon au 1e étage avec deux chaises. Le cocotier nous fait de l'ombre agréable, les noix de coco semble à portée de main... La salle de bains est également propre mais je n'ai pas aimé le rideau de douche que j'ai viré. Ce logement est proche du parc ce qui est pratique pour la visite. Nous avons pris deux plats (la cuisine manque de finesse...), 2 bières, 2 bouteilles d'eau et un coca pour 9000rp
A 15h, nous effectuons notre 1e safari photo. Shashi a téléphoné lui même à un chauffeur qui est venu nous chercher à l'hôtel. La balade était fantastique et a duré 3 bonnes heures dans une jeep privée. Entrée du parc : 3100rp + 5000 pour la voiture. Nous n'avons pas pris de guide. Shashi nous a dit que ce n'était pas nécessaire ce qui permet de faire des économies. Un guide a voulu s'imposer à nous d'office, nous avons refusé. Nous n'avons pas regretté, notre chauffeur s'arrêtait parfois et appelait les animaux pour qu'ils se rapprochent. Nous y avons vu des éléphants, des buffles, de nombreuses espèces d'oiseaux, des crocodiles, des renards, faons, tortues.
Samedi : nous visitons un orphelinat pour éléphants Il viennent en aide aux éléphants défavorisés (abandonnés, blessés, maltraités, etc...) de tous âges. Derrière une barrière, on peut les voir être nourris au biberon pour les bébés. Certains font preuve de malice pour obtenir double ration :). L'entrée coute 500rp. Nous y sommes restés 1h. Nous prenons ensuite la direction de Tissa. Nous logeons au Moon beam the wild heaven. La chambre était propre et spacieuse avec climatisation. Nous avions un balcon avec vue sur la piscine et les arbres autour. Le repas du soir était plus finement cuisine que la veille (Uda walawe). Chambre avec petit déjeuner, deux plats, une bière et une bouteille d'eau : 9200rp
Nous prenons la direction de yala à 14h ( sHashi s'est chargé de contacter le chauffeur). La route pour aller au parc dure 30 à 45 mns. Nous sommes rentrés à 19h à l'hôtel. On a été déçu par ce parc surtout en le comparant à celui d'Uda. Il y a beaucoup plus de monde dans ce parc. Nous avons vu beaucoup d'oiseaux, nous avons vu beaucoup plus d'éléphants la veille mais dans de meilleures conditions la veille. Ils étaient beaucoup plus loin que ceux d'Uda. Mais il y a surtout quelque chose qui nous a gênée. Des qu'un éléphant pointe le bout de sa trompe, tous les chauffeurs se dirige à cet endroit créant des embouteillages monstrueux !!! 1/2 h d'embouteillage pour voir un éléphant qui était finalement parti quand nous arrivions à son niveau... On a vu un spectacle d'éléphants jouant dans de l'eau mais là encore, tous les 4x4 se sont rejoints à ce point craint un fois de plus la cohue... On a vu également des buffles, des cochons sauvages, un renard, mangoustes, faon, sambol... A la tombée de la nuit, les différents 4x4 se gare autour de rocher, lieu où le dernier léopard a été aperçu et on attend... Il ne se sera pas montre ce soir la.. D’ailleurs, je pense que voir un léopard à Yala relève du miracle ! En résumé, même si on a vu des animaux, on a finalement eu l'impression de voir plus de 4x4 ! Nous avons donc largement préféré le arc d'Uda. Entrée : 3100rp, 6000 rp pour la voiture. Si c’était à refaire, nous ne referions pas ce parc.
Dimanche : nous longeons la côte jusqu’à Mirissa, notre destination finale. Je n'ai pas aimé Tangalla que j'ai trouvé particulièrement bruyante. Nous avons préféré Goyambokka avec ses superbes criques avec leurs eaux turquoise. Par contre, nous n'aurions pas aimé y rester plusieurs jours malgré le cadre idyllique car il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est la plage toute la journée... Matara est une ville commerçante très étendue, animée et très bruyante également... Au début j’avais hésité entre loger à Mirissa et Matara et finalement, j’ai préféré de loin Mirissa car c'est un village moins bruyant que Matara et Tangalla qui offre une grandes possibilités de logements, de cafés et de restos sur la plage. C'est le lieu idéal pour boire un verre le soir, manger au restau les pieds dans l'eau. La plage y est grande et agréable. On peut trouver des endroits ombragés ou encore utiliser les transats (gratuit si on consomme; sinon il faut compter 500rp pour deux transat et un parasol). Les vagues étaient importantes quand nous y étions. Il faut donc passer les rouleaux pour ne pas être emporter mais ensuite la mer est plus calme en suivant les vagues (il faut néanmoins savoir nager car nous n'avons alors pas pied). Les points négatifs : -C'est une plage où l'on rencontre beaucoup de touristes mais peu de sri lankais (contrairement à Polhena)... - Nous n'avons pas vu énormément de poissons (surtout quand au compare avec les Maldives pas si loin finalement)
Lundi : nous visitons Galle, c’est la seule « grande ville » que nous avons aimé avec ses remparts et ses ruelles étroites. Mais c’était étouffant car il n’y avait pas du tout de vent. Nous faisons un arrêt à Weligama, à la fort port de pêche et spot pour leur surfeur débutant. C'est de de nous séparer de notre chauffeur que nous avons tant apprécié durant ce voyage. Nous lui payons un repas sur le bord de la plage où le poisson était excellent. Shashi se contentera modestement d'un plat de spaghetti à la sauce tomate... Il nous ramène à notre gusthouse à Mirissa. c'est l'heure de nous quitter. Il espère que nous ne l'oublierons jamais et effectivement Shashi restera un de nos meilleurs souvenirs au Sri Lanka.
Mardi : nous effectuons le circuit d’observation des baleines bleues avec Ceylon jet liner. C'était une grosse erreur !!! Il faut être à 6h au port pour obtenir des places corrects. Notre bateau était alors déjà surchargé de chinois qui parlaient extrêmement forts. Heureusement il restait quelques places à l'avant du bateau... Nous quittons le port à 6h45. On nous sert alors un sandwich avec omelette froide, oignon et salade. Je le mange et petit à petit je ne me sens pas bien alors que j'en ai jamais le mal de mer et la mer n'est pas particulièrement agité. Le petit déjeuner ne passe résolument pas ! Je suis malade durant le trajet... Nous apercevons des dauphins, ils passent à côté du bateau mais ne sont pas aussi joueurs qu'au Costa Rica... Il faut naviguer 4h avant de voir une 1e baleine au loin. On aperçoit son dos et ses jets d'eau. Et là, c'est l'horreur, tous les bateaux se rapprochent et foncent dans sa direction. La pauvre baleine était encerclée et j'espérais finalement pas la revoir pour qu'on la laisse tranquille. Elle est réapparue très loin. Je n'avais même pas envie de prendre de photos tant ce spectacle me désolait. Il faut ajouter à cela, le spectacle humain peu ragoûtant avec les chinois qui rotaient, hurlaient, se prenaient en photo dans des positions plus aberrante les unes que les autres ou en robe de mariée, ils nous montaient littéralement dessus pour prendre leur selfie, nous nous sommes même retrouvés soincés contre la rabarde ! Il a fallu que je leur hurle dessus pour qu'on arrête de me plaquer. Cela n'aura pas duré très longtemps car à chaque apparition de l'animal, ils étaient déchaînés !!! Ils se positionnaient tous au même endroit si bien que j'avais peur que le bateau chavire ! Le personnel naviguant leur demandaient d'ailleurs d'équilibrer le bateau. Nous sommes restés à l'écart d'eux, dans le côté opposé.tans pis pour le spectacle des baleines qui, vue les conditions étaient plus détestables qu'agréable... Tout à coup, une autre baleine est apparu proche de nous ce qui m'a permis de faire quelques clichés avant que la horde de chinois se précipite vers notre bord. Bref, quel regret d'avoir réalisé cette activité dans des conditions aussi honteuses.
Mercredi : Snorkelling Mirissa à Paradise Beach Après midi plage et baignade
jeudi : Snorkelling à Polhena puis à Paradise Beach Après midi plage et baignade
vendredi : Snorkelling Mirissa Vol Retour : Vol au départ de Colombo à 20h35
Nous logions à Mirissa à Peacock Villa http://www.peacockvilla.lk/ L'hôtel est très calme et tres agréable avec une chambre spacieuse, tres propre disposant de climatisation et de ventilateur. Il y a aussi un petit balcon avec une table deux chaises et deux fauteuils. Par contre, il faut faire attention à la nuit tombée car, avec la rivière qui coule juste derrière, il y a beaucoup de moustiques. Heureusement, la chambre dispose de moustiquaires. La personne qui s'occupe de l'hôtel est très gentil et serviable. À notre arrivée, la chambre donnait sur un chantier avec des hommes qui regardaient dans la chambre. Nous avons prévenu le responsable qui a immédiatement disposé un paravent en attendant de nous changer de chambre le lendemain. J'ai trouvé cela très professionnel et réactif. Le dernier jour, alors qu'il fallait quitter la chambre à 11h, il a gardé nos valises et nous a proposé à 14h d'utiliser la double d'une chambre non occupée, puis d'attendre le taxi sur la balcon à l'ombre. On ne peut pas prendre le petit déjeuner à l'hôtel mais on peut le faire dans la guesthouse en face Amarasinghe d'en face tenue par sa sœur, qui est moins aimable mais ses pancakes à la banane miel sont excellents. Il y a par contre beaucoup beaucoup de mouche pour dejeuner... Un soir, comme il pleuvait beaucoup, nous y sommes allés pour dîner. Le repas n'était pas mauvais mais pas fantastique non plus ( nous avons pris deux curry crevette et poulet ). J'ai préféré le restaurant qui porte le même nom et est situé à la perpendiculaire de la plage où l'on mange également pour trois fois rien. Restaurant Ocean Moon (sur la plage) On choisit les poissons qui sont disposés sur des étals devant la plage, on nous le cuit et il ne nous reste plus qu'à deguster son poisson frais, les pieds dans le sable en admirant le paysage de carte postale au soleil couchant... Le rêve :) Restaurant Nissan (sur la plage) Le mobilier porte les couleurs de la Jamaïque avec de la musique raggae. Le cadre était très plaisant et le service efficace, ce qui n'est pas toujours le cas au Sri Lanka. La nourriture était tout à fait correct. Nous y allions souvent le midi. On paie 2000 rp pour deux boissons et deux plats et on peut profiter des chaises longues en demandant d'ajouter un parasol. Par contre, pour le dernier repas, j'ai pris du thon qui n'était pas terrible comparé au restau de Wiligama (il était très sec et trop cuit. J'ai eu un doute sur la fraicheur...) Restaurant bar Sun Shine (sur la plage) Deux pinacolada en happyhours 300rp le verre, deux bières et deux plats ( poisson grillé et crevette noix de coco) pour 3000rp. Nous avons été déçu par la qualité du service tres tres leeeeent, 1h30 pour obtenir notre plat alors que nous étions dans les premiers à passer commande... Certes on est en vacances mais il y a des limites... Le poisson grillé était en fait un poisson pané très sec servi avec des frites froides et les crevettes étaient également très sèches. Bref, le cadre est très sympa mais le reste ne suit pas donc a éviter.
Alexandra
Nous avons pris le vol Emirates avec une escale à Dubaï : compagnie très pro et pour une fois j’avais de la place pour mes grandes jambes ! A l’arrivée, notre chauffeur Shashi Kuma nous attendait. Il s’est d’ailleurs montré exceptionnel tout au long de notre séjour. Nous avons payé 45€ par jour pour ses services. C’est lui qui a réservé nos logements ce qui était plus économique pour nous et lui permettait d’avoir une chambre.
Samedi : Nous arrivons à Colombo à 15h. Il faudra 3h30 pour parcourir 100km et arriver à Anuradhapura. Nous sommes effarés par la manière dont circulent les voitures, les tuk-tuk, les cars mais heureusement, notre chauffeur est très prudent. Nous arrivons à Thilaka holiday home. La chambre était spacieuse et propre, entièrement carrelée. Climatisation. Pas de moustiquaire mais nous n'avons pas été embêté par les moustiques. Un trou de cigarette dans les rideaux mais ce n'est pas grave. Le jardin est sympathique et il y a une piscine que nous n'avons pas testé vu notre arrivée tardive. Ils nous proposent un menu. Le repas est excellent mais pimenté ! Le personnel est très gentil.Tarif : chambre avec petit déjeuner + menu + deux grandes bières : 9000rp.
Dimanche : Nous avons bien récupéré notre fatigue malgré les chiens qui hurlaient dans les alentours… Nous commençons tôt le matin par la visite du site antique (25$). Les sites sont espacés les uns des autres. Il faut donc soit utiliser une voiture (Shashi s'est gentiment proposé de nous déposer sur les différents lieux que nous voulions) ou alors il faut louer un vélo et de pédaler entre les monastères en ruine et les immenses dagobas (stupas) mais il fait très chaud... Ce que nous avons particulièrement aimé c’est le fait qu’on y croise de nombreux locaux en train de prier, vêtus de blanc. Ils sont venus spontanément nous parler. Nous avons aimé ce lieu animé et emprunt de spritiualité. De plus, contrairement aux autres sites, il y avait très peu de touristes... Après notre visite, nous prenons la direction de Sigiriya (2h de route) et nous logeons au Melrose Villas Situé dans un chemin en retrait donc particulièrement calme tout en étant proche du rocher. Différents logements comme des bungalows sont repartis autour d'un jardin . La chambre était spacieuse et propre, entièrement carrelée. La lit possède une moustiquaire mais avec quelques trous donc pas d'une grande efficacité :) mais nous n'avons pas été ennuyés par les moustiques. La restauration était excellente servies sous forme de buffet. Le cuisinier est d'une très grande gentillesse. Le seul point négatif est que Nous avions la chambre 1 juste à côté de la partie restaurant et nous étions réveillés de bonne heure avec le bruit de la préparation de la cuisine. Nous avons payé 19900 pour deux nuits avec petit déjeuner, deux dîners servis sous forme de buffet avec spécialité locale, deux bouteilles d'eau et trois bières.
Lundi : Il est 7h30, nous commençons la journée par la visite du rocher (30$). On grimpe directement le rocher afin de profiter de la fraicheur. Mieux vaut être en forme car la montée comprend des partie raides. Notre chauffeur nous a déconseillé de faire Sigiriya et Dambulla dans la même journée et il avait raison car c'est éprouvant pour les cuisses ! Il n’y a pas d’ombre au sommet donc il faut emporter un chapeau et de l’eau (vendeurs à la sortie). La vue est magnifique. Le rocher est un peu brumeux à notre arrivée. En venant tôt on évite une queue interminable pour accéder au sommet car les escaliers sont très étroits quand on croise des groupes ! Nous descendons vers 10h. Nous apercevons alors une file interminable de touristes dans les marches. Nous prenons la route (1h30) en direction de Polonnaruwa (25$). Comme à Sigiriya, il y a beaucoup plus de touristes ici. Les temples sont en bon état. Nous voulions au départ louer un vélo pour découvrir le secteur mais Shashi était inquiet pour nous car il faisait 36°, pas de vent, un soleil brulant... Il a proposé de nous conduire sur les différents sites et de nous attendre le temps nécessaire pour nos visites. Sur le chemin du retour en direction de Sigiriya, nous visitons un village traditionnel : nous montons au début dans une charrette tirée par des bœufs (c'est pour le folklore!), nous atteignons ensuite les rives du lac où se baignent les habitants. Ils y lavent aussi leur linge. Nous traversons le lac en pirogue. Sur place, un couple d'agriculteurs nous accueille. On nous montre les différentes plantes, les légumes, les épices... mais la communication est très limitée et difficile car ils ne parlent pratiquement pas l'anglais. La femme nous explique qu'elle n'a ni eau, ni électricité. Leur maison est en terre, le toit en feuille de palmiers tressés. ils ont deux pièces : une petite cuisine et une pièce ouverte qui fait office de salle et y dorment également à même le sol. Elle nous montre comment elle prépare le repas. Nous les quittons frustrés de n'avoir pas pu discuter avec eux en raison de la barrière de la langue : la communication était sommaire. Si c’était à refaire, nous ne le referions pas.
Mardi : Nous partons de Sigirya à 7h30. Nous arrivons à Dambulla à 8h00. Bonne nouvelle, l'entrée est désormais gratuite. C’est ouvert de 7h30 à 12h30 et de 13h à 18h. Nous avons mis 2h pour visiter les grottes. C'est un lieu à ne surtout pas manquer. Nous avons adoré. Là encore, il faut grimper des escaliers pour arriver aux grottes mais les marches sont plus régulières qu’à Sigiriya.Nous prenons la direction de Kandy mais notre chauffeur nous propose un arrêt à Matane pour voir untemple hindou très coloré. Nous avons mis 4h30 pour faire Dambulla - Kandy très embouteillé... La circulation était très difficile entre Matane et Kandy surtout en s'approchant de l'ancienne capitale des rois cinghalais totalement embouteillée. Nous faisons un arrêt à Kandy mais le charme n'opère pas... Cette ville très bruyante ne trouve pas grâce à nos yeux à l'exception du lac. L'architecture n'est pas intéressant et nous trouvons cette ville oppressante. Nous rentrons à l'hôtel pour nous reposer, pas mécontent qu'il soit excentré vu le bruit insupportable des klaxons... Nous logeons à riverside villa. Le logement est situé dans un lieu calme, en retrait de la route (mais la voiture est indispensable pour y loger). Notre chambre climatisée comportait une jolie vue sur la rivière. Devant la chambre, un balcon avec deux chaises permettant de profiter de l'extérieur. Les logements sont repartis en plusieurs bâtiments autour de la piscine non chauffée à l'ombre ( eau glaciale) et sans jardin. Autour d'elle, le mobilier était vieillissant. La chambre et la salle de douche étaient carrelée. La salle d'eau avaient un côté vieillot. Beaucoup de fourmis autour de la porte. Pas de connexion internet dans la chambre et très instable à côté de la borne. Beaucoup de mouches côté cuisine... Quant au Rice ans curry, ce n'est pas le meilleur que nous ayons mangé... Bref, avec Ella, c'est le logement que nous avons le moins aimé. Nous avons payé 19900 rp pour la chambre avec petit déjeuner, 4 plats, trois bières, deux bouteilles d'eau et un jus d'ananas.
Mercredi, nous visitons le temple de la dent et le jardin botanique. Personnellement, je ne l’ai pas trouvé extraordinaire. Il y a peu de fleurs (hormis la serre des orchidées). Beaucoup de grosses chauves-souris (nous en verrons d’autres à Tissa). Décidément, nous ne serons pas emballés de Kandy…
Jeudi : départ de Kandy à 8h vers Nuwara Eliya. J'ai hésité un moment avant d'utiliser le train en demandant au chauffeur de venir nous récupérer sur place mais j'avais lu aussi que la route entre Kandy et Nuwara Eliya était magnifique, ce que je confirme. Cette route grimpe sur près de 1400 m en serpentant à travers des plantations de thé. Nous en profitons pour visiter gratuitement une usine (Glenloch) où on nous explique les différentes étapes de la fabrication. La visite se termine par une dégustation de plusieurs sortes de thé. Nous nous promenons à travers les plantations. Des cueilleuses nous invitent à les rejoindre. Nous poursuivons notre chemin vers les chutes de Ramboda. Nous sommes arrivés à Nuwara Eliya à 13h. J’ai trouvé la ville décevante. En r��alité, je suis beaucoup plus charmé par les paysages que par les villes au Sri Lanka. Nous effectuons une petite randonnée Lovers Leap à travers les plantations de thé jusqu’à une cascade. Nous reprenons la route vers Ella (1h30). A la différence de ce matin, la route n'est pas très intéressante mais quand nous arrivons à Ella, la vue à travers l’Ella Gap (faille d’Ella) est fabuleuse. Nous logeons à Rose Garden. Shashi nous avait proposé un logement que j'ai préféré changé car j'ai vu une excellente critique sur TripAdvisor à propos de cette guesthouse dans le centre d'Ella. La chambre était finalement très très petite, avec des lits jumeaux avec moustiquaires mais sans climatisation. Même si elle était propre, je pense que nous aurions mieux fait d'écouter la proposition de Shashi. Le lit ne comprenait pas de drap, juste un drap housse qui était troué. Le seul avantage était qu'elle était dans le centre ( contrairement à celle propose par Shashi située sur les hauteurs mais avec une vue exceptionnelle), ce qui nous a permis de sortir le soir et de manger dans un restaurant dans le centre du village. Par contre, elle était beaucoup plus bruyante que les autres chambres que nous ayons eu. On était finalement content de ne pas y être resté plus d'une nuit. Pour le petit déjeuner, fruit, the, pain et une omelette que nous n'avons pas pu manger en raison de son goût étrange tendance rance. Nous avons payé 3600 rp pour la nuit. En résumé on ne conseille pas cette chambre qui était plébiscité sur Tripadvisor... Restaurant : Chill cafe. Pour la 1e fois depuis notre arrivée, nous avons pu siroter un cocktail. Ce resto est typique pour touriste ! Aucun sri lankais n'y mangeait. Nous avons pris un plat suffisant pour caler notre faim (lamprai bon mais un peu sec) et une bière pour deux. Nous avons payé 3550 rp avec des cocktails à 600rp chacun.
Vendredi : on commence par une balade jusqu’à la colline surnommé Little Adam’s Peak Rock. Une partie du chemin traverse une plantation de thé. L’AR de 4.5 km s’effectue en 1h30. A part les 20 dernières minutes de montée, la marche est facile. Du haut de Little Adam’s Peak, la vue est magnifique ! Nous nous ensuite aux chutes de Rawana Ella, qui se situent à 6 km en contrebas de l’Ella Gap. Hautes de 25 m, elles sont plus impressionnantes que celle de Rambola. Shashi nous dit qu'il ne faut surtout pas rater le site de Buduruwagala qui se situe à 5 kms au Sud de Wellawaya. L'entrée est de 300rp. Nous avons suivi son conseil judicieux. Nous arrivons à notre hôtel d’Uda Walawe à 13h30. Niwahana Une énooooorme chambre, propre et carrelée avec climatisation. Pas de moustiquaire. Un grand balcon au 1e étage avec deux chaises. Le cocotier nous fait de l'ombre agréable, les noix de coco semble à portée de main... La salle de bains est également propre mais je n'ai pas aimé le rideau de douche que j'ai viré. Ce logement est proche du parc ce qui est pratique pour la visite. Nous avons pris deux plats (la cuisine manque de finesse...), 2 bières, 2 bouteilles d'eau et un coca pour 9000rp
A 15h, nous effectuons notre 1e safari photo. Shashi a téléphoné lui même à un chauffeur qui est venu nous chercher à l'hôtel. La balade était fantastique et a duré 3 bonnes heures dans une jeep privée. Entrée du parc : 3100rp + 5000 pour la voiture. Nous n'avons pas pris de guide. Shashi nous a dit que ce n'était pas nécessaire ce qui permet de faire des économies. Un guide a voulu s'imposer à nous d'office, nous avons refusé. Nous n'avons pas regretté, notre chauffeur s'arrêtait parfois et appelait les animaux pour qu'ils se rapprochent. Nous y avons vu des éléphants, des buffles, de nombreuses espèces d'oiseaux, des crocodiles, des renards, faons, tortues.
Samedi : nous visitons un orphelinat pour éléphants Il viennent en aide aux éléphants défavorisés (abandonnés, blessés, maltraités, etc...) de tous âges. Derrière une barrière, on peut les voir être nourris au biberon pour les bébés. Certains font preuve de malice pour obtenir double ration :). L'entrée coute 500rp. Nous y sommes restés 1h. Nous prenons ensuite la direction de Tissa. Nous logeons au Moon beam the wild heaven. La chambre était propre et spacieuse avec climatisation. Nous avions un balcon avec vue sur la piscine et les arbres autour. Le repas du soir était plus finement cuisine que la veille (Uda walawe). Chambre avec petit déjeuner, deux plats, une bière et une bouteille d'eau : 9200rp
Nous prenons la direction de yala à 14h ( sHashi s'est chargé de contacter le chauffeur). La route pour aller au parc dure 30 à 45 mns. Nous sommes rentrés à 19h à l'hôtel. On a été déçu par ce parc surtout en le comparant à celui d'Uda. Il y a beaucoup plus de monde dans ce parc. Nous avons vu beaucoup d'oiseaux, nous avons vu beaucoup plus d'éléphants la veille mais dans de meilleures conditions la veille. Ils étaient beaucoup plus loin que ceux d'Uda. Mais il y a surtout quelque chose qui nous a gênée. Des qu'un éléphant pointe le bout de sa trompe, tous les chauffeurs se dirige à cet endroit créant des embouteillages monstrueux !!! 1/2 h d'embouteillage pour voir un éléphant qui était finalement parti quand nous arrivions à son niveau... On a vu un spectacle d'éléphants jouant dans de l'eau mais là encore, tous les 4x4 se sont rejoints à ce point craint un fois de plus la cohue... On a vu également des buffles, des cochons sauvages, un renard, mangoustes, faon, sambol... A la tombée de la nuit, les différents 4x4 se gare autour de rocher, lieu où le dernier léopard a été aperçu et on attend... Il ne se sera pas montre ce soir la.. D’ailleurs, je pense que voir un léopard à Yala relève du miracle ! En résumé, même si on a vu des animaux, on a finalement eu l'impression de voir plus de 4x4 ! Nous avons donc largement préféré le arc d'Uda. Entrée : 3100rp, 6000 rp pour la voiture. Si c’était à refaire, nous ne referions pas ce parc.
Dimanche : nous longeons la côte jusqu’à Mirissa, notre destination finale. Je n'ai pas aimé Tangalla que j'ai trouvé particulièrement bruyante. Nous avons préféré Goyambokka avec ses superbes criques avec leurs eaux turquoise. Par contre, nous n'aurions pas aimé y rester plusieurs jours malgré le cadre idyllique car il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est la plage toute la journée... Matara est une ville commerçante très étendue, animée et très bruyante également... Au début j’avais hésité entre loger à Mirissa et Matara et finalement, j’ai préféré de loin Mirissa car c'est un village moins bruyant que Matara et Tangalla qui offre une grandes possibilités de logements, de cafés et de restos sur la plage. C'est le lieu idéal pour boire un verre le soir, manger au restau les pieds dans l'eau. La plage y est grande et agréable. On peut trouver des endroits ombragés ou encore utiliser les transats (gratuit si on consomme; sinon il faut compter 500rp pour deux transat et un parasol). Les vagues étaient importantes quand nous y étions. Il faut donc passer les rouleaux pour ne pas être emporter mais ensuite la mer est plus calme en suivant les vagues (il faut néanmoins savoir nager car nous n'avons alors pas pied). Les points négatifs : -C'est une plage où l'on rencontre beaucoup de touristes mais peu de sri lankais (contrairement à Polhena)... - Nous n'avons pas vu énormément de poissons (surtout quand au compare avec les Maldives pas si loin finalement)
Lundi : nous visitons Galle, c’est la seule « grande ville » que nous avons aimé avec ses remparts et ses ruelles étroites. Mais c’était étouffant car il n’y avait pas du tout de vent. Nous faisons un arrêt à Weligama, à la fort port de pêche et spot pour leur surfeur débutant. C'est de de nous séparer de notre chauffeur que nous avons tant apprécié durant ce voyage. Nous lui payons un repas sur le bord de la plage où le poisson était excellent. Shashi se contentera modestement d'un plat de spaghetti à la sauce tomate... Il nous ramène à notre gusthouse à Mirissa. c'est l'heure de nous quitter. Il espère que nous ne l'oublierons jamais et effectivement Shashi restera un de nos meilleurs souvenirs au Sri Lanka.
Mardi : nous effectuons le circuit d’observation des baleines bleues avec Ceylon jet liner. C'était une grosse erreur !!! Il faut être à 6h au port pour obtenir des places corrects. Notre bateau était alors déjà surchargé de chinois qui parlaient extrêmement forts. Heureusement il restait quelques places à l'avant du bateau... Nous quittons le port à 6h45. On nous sert alors un sandwich avec omelette froide, oignon et salade. Je le mange et petit à petit je ne me sens pas bien alors que j'en ai jamais le mal de mer et la mer n'est pas particulièrement agité. Le petit déjeuner ne passe résolument pas ! Je suis malade durant le trajet... Nous apercevons des dauphins, ils passent à côté du bateau mais ne sont pas aussi joueurs qu'au Costa Rica... Il faut naviguer 4h avant de voir une 1e baleine au loin. On aperçoit son dos et ses jets d'eau. Et là, c'est l'horreur, tous les bateaux se rapprochent et foncent dans sa direction. La pauvre baleine était encerclée et j'espérais finalement pas la revoir pour qu'on la laisse tranquille. Elle est réapparue très loin. Je n'avais même pas envie de prendre de photos tant ce spectacle me désolait. Il faut ajouter à cela, le spectacle humain peu ragoûtant avec les chinois qui rotaient, hurlaient, se prenaient en photo dans des positions plus aberrante les unes que les autres ou en robe de mariée, ils nous montaient littéralement dessus pour prendre leur selfie, nous nous sommes même retrouvés soincés contre la rabarde ! Il a fallu que je leur hurle dessus pour qu'on arrête de me plaquer. Cela n'aura pas duré très longtemps car à chaque apparition de l'animal, ils étaient déchaînés !!! Ils se positionnaient tous au même endroit si bien que j'avais peur que le bateau chavire ! Le personnel naviguant leur demandaient d'ailleurs d'équilibrer le bateau. Nous sommes restés à l'écart d'eux, dans le côté opposé.tans pis pour le spectacle des baleines qui, vue les conditions étaient plus détestables qu'agréable... Tout à coup, une autre baleine est apparu proche de nous ce qui m'a permis de faire quelques clichés avant que la horde de chinois se précipite vers notre bord. Bref, quel regret d'avoir réalisé cette activité dans des conditions aussi honteuses.
Mercredi : Snorkelling Mirissa à Paradise Beach Après midi plage et baignade
jeudi : Snorkelling à Polhena puis à Paradise Beach Après midi plage et baignade
vendredi : Snorkelling Mirissa Vol Retour : Vol au départ de Colombo à 20h35
Nous logions à Mirissa à Peacock Villa http://www.peacockvilla.lk/ L'hôtel est très calme et tres agréable avec une chambre spacieuse, tres propre disposant de climatisation et de ventilateur. Il y a aussi un petit balcon avec une table deux chaises et deux fauteuils. Par contre, il faut faire attention à la nuit tombée car, avec la rivière qui coule juste derrière, il y a beaucoup de moustiques. Heureusement, la chambre dispose de moustiquaires. La personne qui s'occupe de l'hôtel est très gentil et serviable. À notre arrivée, la chambre donnait sur un chantier avec des hommes qui regardaient dans la chambre. Nous avons prévenu le responsable qui a immédiatement disposé un paravent en attendant de nous changer de chambre le lendemain. J'ai trouvé cela très professionnel et réactif. Le dernier jour, alors qu'il fallait quitter la chambre à 11h, il a gardé nos valises et nous a proposé à 14h d'utiliser la double d'une chambre non occupée, puis d'attendre le taxi sur la balcon à l'ombre. On ne peut pas prendre le petit déjeuner à l'hôtel mais on peut le faire dans la guesthouse en face Amarasinghe d'en face tenue par sa sœur, qui est moins aimable mais ses pancakes à la banane miel sont excellents. Il y a par contre beaucoup beaucoup de mouche pour dejeuner... Un soir, comme il pleuvait beaucoup, nous y sommes allés pour dîner. Le repas n'était pas mauvais mais pas fantastique non plus ( nous avons pris deux curry crevette et poulet ). J'ai préféré le restaurant qui porte le même nom et est situé à la perpendiculaire de la plage où l'on mange également pour trois fois rien. Restaurant Ocean Moon (sur la plage) On choisit les poissons qui sont disposés sur des étals devant la plage, on nous le cuit et il ne nous reste plus qu'à deguster son poisson frais, les pieds dans le sable en admirant le paysage de carte postale au soleil couchant... Le rêve :) Restaurant Nissan (sur la plage) Le mobilier porte les couleurs de la Jamaïque avec de la musique raggae. Le cadre était très plaisant et le service efficace, ce qui n'est pas toujours le cas au Sri Lanka. La nourriture était tout à fait correct. Nous y allions souvent le midi. On paie 2000 rp pour deux boissons et deux plats et on peut profiter des chaises longues en demandant d'ajouter un parasol. Par contre, pour le dernier repas, j'ai pris du thon qui n'était pas terrible comparé au restau de Wiligama (il était très sec et trop cuit. J'ai eu un doute sur la fraicheur...) Restaurant bar Sun Shine (sur la plage) Deux pinacolada en happyhours 300rp le verre, deux bières et deux plats ( poisson grillé et crevette noix de coco) pour 3000rp. Nous avons été déçu par la qualité du service tres tres leeeeent, 1h30 pour obtenir notre plat alors que nous étions dans les premiers à passer commande... Certes on est en vacances mais il y a des limites... Le poisson grillé était en fait un poisson pané très sec servi avec des frites froides et les crevettes étaient également très sèches. Bref, le cadre est très sympa mais le reste ne suit pas donc a éviter.
Alexandra
Retour sur 10 jours au Sri Lanka sans chauffeur English translation pending
Bonjour,
Vu que voyageforum nous a beaucoup aidé dans la préparation de notre voyage maintenant que nous sommes rentrés je prends le temps de revenir sur notre voyage en sac à dos au Sri Lanka.
Nous sommes partis en couple et en sac à dos. Après moult hésitations nous avions décidé de ne pas prendre de chauffeur pour avoir plus de libertés et nous débrouiller par nous même, choix que nous n'avons vraiment pas regretté. Même sur un court séjour, il est tout à fait possible de faire le tour de l'île sans chauffeur :)
Les bus sont vraiment des moyens de transport super pratiques même s'ils conduisent comme des barjos. Pas besoin de s'inquiéter de l'heure, il y a toujours un bus qui part ou l'on veut aller. Du coup c'est vraiment facile d'aller ou l'on veut, quand on veut.
Les gens sont vraiment très gentils. Je n'ai pas eu du tout de gestes/paroles/regards déplacés à mon encontre comme j'avais pu le lire dans certains messages. Tout le monde cherche à vous aider et à partager.
Nous avons eu un rythme assez soutenu je l'avoue mais si vous le préparer bien à l'avance cela se fait très bien et nous avons pris le temps quand nous le voulions. Pour les GH j'avais quasiment tout réservé à l'avance depuis la france en envoyant des mails. Il est tout à fait possible de trouver des logements en arrivant mais nous ne voulions pas y passer du temps. Par contre leur système de réservation est très archaïque. Ils disent oui oui mais en fait il est rare d'avoir exactement la chambre réservée lol mais vous aurez toujours un endroit ou dormir.
Mon plus beau souvenir reste la balade dans les champs de thé à Haputale et la plage de Tangalle ... j'y retournerai bien !
Voilà maintenant pour le récit un peu plus détaillé, n'hésitez pas si vous voulez avoir plus de précisions.
Jour 1 : Aéroport - Sigiriya Arrivée à l'aéroport à 8h. Nous avions fait les ETA en ligne et pas de soucis pour passer tout était en règle. Nous avons mis une heure à peu près. Nous avons changé l'argent directement à l'aéroport et le taux de change est assez proche de ce qu'on peut avoir sur le reste de l'île. A l'aéroport un taxi nous attendait pour nous emmener sur Sigiriya. Nous avons fait le choix d'un chauffeur pour ce trajet pour ne pas "perdre" notre première journée, en plus nous avons réussi grace à ce forum à trouver 2 françaises avec qui partager le trajet ce qui a été plutôt cool. Nous sommes arrivés vers 13h sur Sigirya. L'après midi nous nous sommes baladés dans le village et avons fait l'ascension du Pidurangula rock (il s'agit du petit rocher en face du grand rocher du lion). Balade très sympa, je crois que je l'ai même préféré au grand rocher. GH : Lal homestay, 3000 LKR la nuit avec petit déjeuner. Super rice & curry très copieux, petit déjeuner copieux également. Lal est vraiment très gentil et à l'écoute. Les chambres sont très correctes.
Jour 2 : Sigiriya - Dambulla - Pollonaruwa Ascension le matin du Rocher du lion. L'entrée à augmenter par rapport à ce qui est marqué dans les guides, il est à 4100 LKR je crois (et en parallèle les grottes de Dambulla sont devenues gratuites). Nous avons commencé à monter vers 8h30, ca allait il n'y avait pas encore trop de monde. Ne pas partir plus tard car après il fait vite très très chaud et les cars de touristes affluent. Retour à la GH pour récupérer les sacs puis départ en bus vers Dambulla. C'est pratique l'arrêt est juste en face de la GH. Arrivé à Dambulla, il faut prendre un tuk tuk pour aller jusqu'aux grottes. La nous avons laissé nos sac à dos dans un restaurant juste à côté de l'entrée. Grottes très jolies. Après la visite, nous avons retrouvé un tuk tuk qui nous a emmené jusque Polonnaruwa (il avait fait l'aller le matin et devait rentrer à vide, nous avons donc eu un super tarif ...) Nous avons mis 1h30 en tuk tuk pour rejoindre Polonnaruwa. Arrivés à la GH nous déposons les sacs puis direction les abords du lac pour se promener tranquillement au coucher du soleil. Repas à la GH. GH : Thisara GH, 3500 LKR la nuit avec petit déjeuner sans climatisation. Chambre propre et agréable. Le restaurant donne sur les rizières. Vélo à 250 LKR pour la journée.
Jour 3 : Polonnaruwa - Kandy Visites des temples de Polonnaruwa le matin en vélo. Départ vers 8h le matin, nous avons fini vers 13h mais n'avons pas fait le musée. Cela vaut vraiment le coup de le faire à vélo car les différents monuments sont proches les uns des autres. Retour à la GH pour déposer les vélos et récupérer les sacs puis direction la gare de bus de la nouvelle ville en tuk tuk. En général, je vous conseille de toujours aller au point de départ des lignes de bus pour être sûr d'avoir une place assise dans les bus ... Bus pour Kandy, à peu près 4h de route Arrivée à Kandy, tuk tuk pour aller jusque la GH puis repos jusqu'au lendemain GH : Shanri-la GH, 24€ la nuit avec petit déjeuner, chambre payée à l'avance depuis la france, la propriétaire parle francais
Jour 4 : Kandy Le matin nous avons commencé par la visite du jardin botanique. Nous y sommes restés toute la matinée. Il fait bon se perdre dans les allées :) L'après midi nous avons fait un peu de shopping puis nous nous sommes promenés autour du lac et avons essayé de trouver un point de vue en hauteur sur la ville. Visite du temple de la dent en soirée. GH : idem nuit précédente
Jour 5 : Kandy - Haputale Nous voulions faire le trajet dans la montagne en train comme beaucoup en parlait par contre impossible de réserver une place en 2ème classe même plusieurs jours à l'avance ... donc nous sommes arrivés à 7h30 à la gare pour être sûrs d'avoir des billets. Le train pour les montagnes part à 8h47 le matin. Il y avait un monde fou. Nous étions en 2ème et quasiment que des occidentaux ... pas possible d'avoir de places assises donc nous nous sommes mis au niveau des portes, c'était super sympa. La portion la plus jolie j'ai trouvé était entre Haputale et Nuwera Eliya. Des champs de thé à perte de vue, extra. Nous sommes arrivés vers 14h à Haputale. On a déposé nos sacs à la GH puis nous sommes allés nous baladé vers les monastère puis retour par la voie de chemin de fer. GH : ABC guest inn - chambre avec salle de bain commune mais terrasse avec vue superbe - repas bon mais je pense qu'ils ont un problème avec l'eau qu'ils utilisent pour cuisiner, elle donnent un mauvais goût au riz ... c'est dommage car les légumes & co sont très bien cuisinés ...
Jour 6 : Haputale - Ella Départ en tuk tuk à 8h pour aller jusqu'au Lipton Seat. Nous sommes montés jusqu'en haut en tuk tuk puis nous avons fait le retour à pied (7km dans les champs de thé). Cette balade est juste magique. Déjà le point de vue du Lipton Seat est superbe (mais attention il faut y être tôt sinon des 10h tout est dans les nuages ...) et ensuite la descente dans les champs de thé à la rencontre des cueilleuses est magique ! Au retour, visite de la fabrique de thé Dambatenne. Visite intéressante mais c'est vrai que le guide va hyper vite, ne pas hésiter à lui poser des questions, ca le fera ralentir ;) Le tout nous a pris la matinée. Nous avons pris le bus au pied de la fabrique pour revenir au village (30 min de trajet environ). Passage à la GH pour récupérer les sacs puis direction la gare pour prendre le train jusque Ella. Pareil train bondé mais ca passe vite, il n'y a qu'une heure de trajet entre Haputale et Ella. A l'arrivée à Ella nous avons été scotché de voir que tous les touristes descendait là, c'est impressionnant !!! C'est le seul endroit du pays ou nous avons vu autant de touristes d'ailleurs. Nous sommes allés jusque la GH à pied ou nous avons été super bien reçus, laissé passé une averse puis nous sommes partis à l'ascension du little adam peak. Balade facile d'1h30 à peu près. J'avoue qu'après la balade du matin celle-ci nous a paru beaucoup plus fade mais les paysages sont tout de même très jolis, plus montagneux. Si vraiment vous voulez voir des champs de thés à profusion, préférez Haputale. Le soir nous avons manger au restaurant le Chill sur les recommandations de notre hôte. Restaurant vite complet dont il faut y aller de bonne heure. Ambiance cosmpolite et choix de plats variés. On y mange très bien et on y a passé un très bon moment. GH : 59B rest inn, GH reservé sur bookin, ils n'ont que 2 chambres à louer, à 2 pas du centre et pourtant au calme je vous la recommande vivement. Le propriétaire est très sympa et vous accueille avec une collation pour vous donner tous les bons conseils sur la région.
Jour 7: Ella - Tangalle Départ en bus à 8h40 de Ella vers Tangalle. Pas de chance plus de places assises dans le bus ... heureusement au bout de 30min cela s'est libéré ... 4h de bus au total. Arrivés à Tangalle, tuk tuk jusque notre hébergement et là farniente et balade sur la plage pour le reste de la journée. GH : Ganesh garden dans une beach cabanas, endroit idyllique avec le restaurant qui donne sur la plage, des transats pour se prélasser et tout ce qu'il faut pour passer un bon moment. Seul bémol, impossible de se baigner les courants sont trop forts ... il faut marcher un peu pour trouver des piscines naturelles. Il y a des très beaux coquillages à ramasser par là.
Jour 8 : Tangalle - Matara Matinée repos à la plage sur Tangalle, nous sommes allés jusque Goyambokka en tuk tuk, plage ou l'on peu se baigner mais moins sauvage, plus touristique. Bus le midi direction matara. 1h de trajet. Tuk tuk pour aller jusque la GH Plage l'après midi et balade dans la ville. La ville ne présente pas vraiment d'intérêt. GH : Sunny lanka GH, 3000 LKR la nuit avec le petit déjeuner. Matelas très fins mais sinon chambre et salle de bain propre. Le gérant est plein de bon conseils
Jour 9 : Matara - Galle - Negombo Snorkelling le matin à la plage de Polhena et baignade avec les tortues, moment magiques puis observation des poissons sur la barrière de corail. Retour à la GH pour se doucher et se changer puis tuk tuk jusque la gare de bus et direction Galle (notre bus n'a pas arrêté de faire des arrêts, 1h30 de trajet). Galle nous a assez déçu, j'avoue qu'après en avoir pris plein les yeux à travers tout le pays cette ville nous a paru "fade" mais ce n'est que notre avis. Du coup nous ne sommes pas restés longtemps en plus il faisait vraiment très chaud. Pour rentrer sur Colombo nous avons pris un bus intercity climatisé, ils sont plus petits que les bus classiques et s'arretent très peu entre les villes ce qui fait que le trajet est plus court. Nous avons mis 3h30 pour rallier Colombo depuis Galle. A Colombo, nous avons pris un bus pour aller jusque Negombo. Le bus passait pas l'autoroute du coup il a été assez rapide comme trajet. A la gare de bus, tuk tuk jusque la GH GH : Lakeview residence, 30$ la nuit avec le petit déjeuner et le transfert vers l'aéroport compris
Jour 10 : Retour en France snif ...
Voili voilou, j'espère que ce récit vous aidera à programmer les votres :)
Vu que voyageforum nous a beaucoup aidé dans la préparation de notre voyage maintenant que nous sommes rentrés je prends le temps de revenir sur notre voyage en sac à dos au Sri Lanka.
Nous sommes partis en couple et en sac à dos. Après moult hésitations nous avions décidé de ne pas prendre de chauffeur pour avoir plus de libertés et nous débrouiller par nous même, choix que nous n'avons vraiment pas regretté. Même sur un court séjour, il est tout à fait possible de faire le tour de l'île sans chauffeur :)
Les bus sont vraiment des moyens de transport super pratiques même s'ils conduisent comme des barjos. Pas besoin de s'inquiéter de l'heure, il y a toujours un bus qui part ou l'on veut aller. Du coup c'est vraiment facile d'aller ou l'on veut, quand on veut.
Les gens sont vraiment très gentils. Je n'ai pas eu du tout de gestes/paroles/regards déplacés à mon encontre comme j'avais pu le lire dans certains messages. Tout le monde cherche à vous aider et à partager.
Nous avons eu un rythme assez soutenu je l'avoue mais si vous le préparer bien à l'avance cela se fait très bien et nous avons pris le temps quand nous le voulions. Pour les GH j'avais quasiment tout réservé à l'avance depuis la france en envoyant des mails. Il est tout à fait possible de trouver des logements en arrivant mais nous ne voulions pas y passer du temps. Par contre leur système de réservation est très archaïque. Ils disent oui oui mais en fait il est rare d'avoir exactement la chambre réservée lol mais vous aurez toujours un endroit ou dormir.
Mon plus beau souvenir reste la balade dans les champs de thé à Haputale et la plage de Tangalle ... j'y retournerai bien !
Voilà maintenant pour le récit un peu plus détaillé, n'hésitez pas si vous voulez avoir plus de précisions.
Jour 1 : Aéroport - Sigiriya Arrivée à l'aéroport à 8h. Nous avions fait les ETA en ligne et pas de soucis pour passer tout était en règle. Nous avons mis une heure à peu près. Nous avons changé l'argent directement à l'aéroport et le taux de change est assez proche de ce qu'on peut avoir sur le reste de l'île. A l'aéroport un taxi nous attendait pour nous emmener sur Sigiriya. Nous avons fait le choix d'un chauffeur pour ce trajet pour ne pas "perdre" notre première journée, en plus nous avons réussi grace à ce forum à trouver 2 françaises avec qui partager le trajet ce qui a été plutôt cool. Nous sommes arrivés vers 13h sur Sigirya. L'après midi nous nous sommes baladés dans le village et avons fait l'ascension du Pidurangula rock (il s'agit du petit rocher en face du grand rocher du lion). Balade très sympa, je crois que je l'ai même préféré au grand rocher. GH : Lal homestay, 3000 LKR la nuit avec petit déjeuner. Super rice & curry très copieux, petit déjeuner copieux également. Lal est vraiment très gentil et à l'écoute. Les chambres sont très correctes.
Jour 2 : Sigiriya - Dambulla - Pollonaruwa Ascension le matin du Rocher du lion. L'entrée à augmenter par rapport à ce qui est marqué dans les guides, il est à 4100 LKR je crois (et en parallèle les grottes de Dambulla sont devenues gratuites). Nous avons commencé à monter vers 8h30, ca allait il n'y avait pas encore trop de monde. Ne pas partir plus tard car après il fait vite très très chaud et les cars de touristes affluent. Retour à la GH pour récupérer les sacs puis départ en bus vers Dambulla. C'est pratique l'arrêt est juste en face de la GH. Arrivé à Dambulla, il faut prendre un tuk tuk pour aller jusqu'aux grottes. La nous avons laissé nos sac à dos dans un restaurant juste à côté de l'entrée. Grottes très jolies. Après la visite, nous avons retrouvé un tuk tuk qui nous a emmené jusque Polonnaruwa (il avait fait l'aller le matin et devait rentrer à vide, nous avons donc eu un super tarif ...) Nous avons mis 1h30 en tuk tuk pour rejoindre Polonnaruwa. Arrivés à la GH nous déposons les sacs puis direction les abords du lac pour se promener tranquillement au coucher du soleil. Repas à la GH. GH : Thisara GH, 3500 LKR la nuit avec petit déjeuner sans climatisation. Chambre propre et agréable. Le restaurant donne sur les rizières. Vélo à 250 LKR pour la journée.
Jour 3 : Polonnaruwa - Kandy Visites des temples de Polonnaruwa le matin en vélo. Départ vers 8h le matin, nous avons fini vers 13h mais n'avons pas fait le musée. Cela vaut vraiment le coup de le faire à vélo car les différents monuments sont proches les uns des autres. Retour à la GH pour déposer les vélos et récupérer les sacs puis direction la gare de bus de la nouvelle ville en tuk tuk. En général, je vous conseille de toujours aller au point de départ des lignes de bus pour être sûr d'avoir une place assise dans les bus ... Bus pour Kandy, à peu près 4h de route Arrivée à Kandy, tuk tuk pour aller jusque la GH puis repos jusqu'au lendemain GH : Shanri-la GH, 24€ la nuit avec petit déjeuner, chambre payée à l'avance depuis la france, la propriétaire parle francais
Jour 4 : Kandy Le matin nous avons commencé par la visite du jardin botanique. Nous y sommes restés toute la matinée. Il fait bon se perdre dans les allées :) L'après midi nous avons fait un peu de shopping puis nous nous sommes promenés autour du lac et avons essayé de trouver un point de vue en hauteur sur la ville. Visite du temple de la dent en soirée. GH : idem nuit précédente
Jour 5 : Kandy - Haputale Nous voulions faire le trajet dans la montagne en train comme beaucoup en parlait par contre impossible de réserver une place en 2ème classe même plusieurs jours à l'avance ... donc nous sommes arrivés à 7h30 à la gare pour être sûrs d'avoir des billets. Le train pour les montagnes part à 8h47 le matin. Il y avait un monde fou. Nous étions en 2ème et quasiment que des occidentaux ... pas possible d'avoir de places assises donc nous nous sommes mis au niveau des portes, c'était super sympa. La portion la plus jolie j'ai trouvé était entre Haputale et Nuwera Eliya. Des champs de thé à perte de vue, extra. Nous sommes arrivés vers 14h à Haputale. On a déposé nos sacs à la GH puis nous sommes allés nous baladé vers les monastère puis retour par la voie de chemin de fer. GH : ABC guest inn - chambre avec salle de bain commune mais terrasse avec vue superbe - repas bon mais je pense qu'ils ont un problème avec l'eau qu'ils utilisent pour cuisiner, elle donnent un mauvais goût au riz ... c'est dommage car les légumes & co sont très bien cuisinés ...
Jour 6 : Haputale - Ella Départ en tuk tuk à 8h pour aller jusqu'au Lipton Seat. Nous sommes montés jusqu'en haut en tuk tuk puis nous avons fait le retour à pied (7km dans les champs de thé). Cette balade est juste magique. Déjà le point de vue du Lipton Seat est superbe (mais attention il faut y être tôt sinon des 10h tout est dans les nuages ...) et ensuite la descente dans les champs de thé à la rencontre des cueilleuses est magique ! Au retour, visite de la fabrique de thé Dambatenne. Visite intéressante mais c'est vrai que le guide va hyper vite, ne pas hésiter à lui poser des questions, ca le fera ralentir ;) Le tout nous a pris la matinée. Nous avons pris le bus au pied de la fabrique pour revenir au village (30 min de trajet environ). Passage à la GH pour récupérer les sacs puis direction la gare pour prendre le train jusque Ella. Pareil train bondé mais ca passe vite, il n'y a qu'une heure de trajet entre Haputale et Ella. A l'arrivée à Ella nous avons été scotché de voir que tous les touristes descendait là, c'est impressionnant !!! C'est le seul endroit du pays ou nous avons vu autant de touristes d'ailleurs. Nous sommes allés jusque la GH à pied ou nous avons été super bien reçus, laissé passé une averse puis nous sommes partis à l'ascension du little adam peak. Balade facile d'1h30 à peu près. J'avoue qu'après la balade du matin celle-ci nous a paru beaucoup plus fade mais les paysages sont tout de même très jolis, plus montagneux. Si vraiment vous voulez voir des champs de thés à profusion, préférez Haputale. Le soir nous avons manger au restaurant le Chill sur les recommandations de notre hôte. Restaurant vite complet dont il faut y aller de bonne heure. Ambiance cosmpolite et choix de plats variés. On y mange très bien et on y a passé un très bon moment. GH : 59B rest inn, GH reservé sur bookin, ils n'ont que 2 chambres à louer, à 2 pas du centre et pourtant au calme je vous la recommande vivement. Le propriétaire est très sympa et vous accueille avec une collation pour vous donner tous les bons conseils sur la région.
Jour 7: Ella - Tangalle Départ en bus à 8h40 de Ella vers Tangalle. Pas de chance plus de places assises dans le bus ... heureusement au bout de 30min cela s'est libéré ... 4h de bus au total. Arrivés à Tangalle, tuk tuk jusque notre hébergement et là farniente et balade sur la plage pour le reste de la journée. GH : Ganesh garden dans une beach cabanas, endroit idyllique avec le restaurant qui donne sur la plage, des transats pour se prélasser et tout ce qu'il faut pour passer un bon moment. Seul bémol, impossible de se baigner les courants sont trop forts ... il faut marcher un peu pour trouver des piscines naturelles. Il y a des très beaux coquillages à ramasser par là.
Jour 8 : Tangalle - Matara Matinée repos à la plage sur Tangalle, nous sommes allés jusque Goyambokka en tuk tuk, plage ou l'on peu se baigner mais moins sauvage, plus touristique. Bus le midi direction matara. 1h de trajet. Tuk tuk pour aller jusque la GH Plage l'après midi et balade dans la ville. La ville ne présente pas vraiment d'intérêt. GH : Sunny lanka GH, 3000 LKR la nuit avec le petit déjeuner. Matelas très fins mais sinon chambre et salle de bain propre. Le gérant est plein de bon conseils
Jour 9 : Matara - Galle - Negombo Snorkelling le matin à la plage de Polhena et baignade avec les tortues, moment magiques puis observation des poissons sur la barrière de corail. Retour à la GH pour se doucher et se changer puis tuk tuk jusque la gare de bus et direction Galle (notre bus n'a pas arrêté de faire des arrêts, 1h30 de trajet). Galle nous a assez déçu, j'avoue qu'après en avoir pris plein les yeux à travers tout le pays cette ville nous a paru "fade" mais ce n'est que notre avis. Du coup nous ne sommes pas restés longtemps en plus il faisait vraiment très chaud. Pour rentrer sur Colombo nous avons pris un bus intercity climatisé, ils sont plus petits que les bus classiques et s'arretent très peu entre les villes ce qui fait que le trajet est plus court. Nous avons mis 3h30 pour rallier Colombo depuis Galle. A Colombo, nous avons pris un bus pour aller jusque Negombo. Le bus passait pas l'autoroute du coup il a été assez rapide comme trajet. A la gare de bus, tuk tuk jusque la GH GH : Lakeview residence, 30$ la nuit avec le petit déjeuner et le transfert vers l'aéroport compris
Jour 10 : Retour en France snif ...
Voili voilou, j'espère que ce récit vous aidera à programmer les votres :)
Pensées et angoisse: comment savoir quand il faut partir? English translation pending
Bonsoir,
Je découvre ce forum ce soir, il y a quelques minutes à peine. Non par hasard. J'ai 18 ans, arrêtée mes études après les avoir à peine démarrer. Un point au cœur, des rêves et des idées qui s'amassent, s'enmèlent et s'entremêlent. Et surtout un ressenti de colère, de frustration et d'incompréhension. Ce que je ressens, beaucoup de personnes connaissent sûrement. Pourtant autour de moi j'ai la triste impression d'être seule. Que l'on me dit parfois me comprendre, mais j'en doute. Ce soir j'ai encore cette boule en travers de la gorge qui me prend de plus en plus et m'envahis de plus en plus bas. Une boule au ventre, des excès de fureur. Il est si compliqué d'avoir des rêves en dehors de toute cette machine dans laquelle on vit. Je ne veux pas paraître insouciante je ne pense pas l'être. J'y participe et j'y est mon confort. Mais je refuse le chemin que l'on me propose, ou que l'on m'oblige à prendre, détourner par plein de façons en me disant : fait ton choix. Mon choix ? Un métier, des sous, une routine, des soirées, de l'alcool, des études, un métier encore, des dépenses, de la consommation, des tonnes de fringues et choses. Avant je trouvais une satisfaction après avoir acheter quelque chose. Aujourd'hui je ressens de la culpabilité. Plus je grandi, plus je lis, plus je vois de films, plus j'observe, plus j'essaye de me cultivé et plus je comprend et plus je suis spectatrice et j'ai peur. Je ne sais si c'est le fait que je sois jeune, sûrement, j'y pense parfois. En me disant : Mais Lorène, tout cela te passera. Mais je sens quelque chose de plus fort. Une très forte envie de partir, de voyager. Une envie de réussir de sortir de tout cela. Je me sens oppresser par toute ses choses futiles qui m'entourent. Où sont passés l'essentiel des choses que même moi je n'ai jamais connu ? La première question que l'on me pose souvent est : qu'est-ce que tu fais comme études ? Comme si l'on devait définir les gens à ce seul détail. Et bien rien. Je ne fais plus rien. Je ne manque pas d'idées, très loin de là, seulement je pense en avoir trop. J'ai l'impression que je vais finir par exploser. J'aimerais être une enfant et ne pas me poser toute c'est questions. Je ne veux pas être rangée dans une boîte, je ne veux plus participer à tout cela. Je ressens de plus en plus de crise d'anxiéter. Je ressens la solitude chez moi, entouré de mes amis qui sont "là" pour moi, de ma famille "là" pour moi. Et je me rend compte à quel point on est seul. A quel point je suis seule et à quel point je me sens moins seule ailleurs. Je comprend aussi que les gens ne sont pas ouvert d'esprit. Qu'ils ont peur, d'eux mêmes, des autres, et j'en fais partie. Mais pourquoi me regardent - ils comme si ce que je dis est impossible? Je me bloque complètement, je n'arrive même pas à faire ressortir la créativité que je sens au fond de moi. J'ai des milliers de projets mais je recul sans arrêt. Les gens ont pitiés de moi en ce moment et me demande : tu ne t'ennuie pas? De ne rien faire de tes journées ? Oh mais je ne fais pas rien. Je lis, je réfléchis, j'essaye de me comprendre, de me connaître, de m'accepter, de me faire mes propres idées. Parfois je ressens de la solitude. Puis quand c'est trop je prend mon sac et je pars un week end. Les personnes ne savent pas poser les bonnes questions. Souvent ils m'ennuient et je m'ennuie quand je m'entend parler aussi. Alors j'ai essayé de trouver un travail, histoire de " faire quelque chose" et surtout (je voyais plus cela pour économisé et partir). Mais " tu n'as pas d'expérience, désolé mais c'est pas possible) Ah oui ? et quand est-ce que je l'aurais " l'expérience " alors ? Expérience soit dit en passant de foutre des trucs surgelés dans des rayons.
On me reproche de ne pas avoir la tête sur les épaules. Mais je ne comprend pas, ça me dépasse. Quelle différence entre toi qui est stressé par ton avenir professionnel et moi angoisser par le fait d'avoir peur de ne pas réussir à voyager et découvrir. Qui sommes nous pour juger ?
Comment les accomplir? Comment me lancer? Comment partir ? Où? Il y a tellement de possibilités qu'au final je passe mon temps à rêvé sur internet sans le faire. J'ai peur aussi, peur de me tromper, peur car tout le monde me dit que cela n'est qu'illusoire. Que ce n'est qu'un temps. Mais la vie est un temps. Je n'ai plus peur de l'avenir. Je verrais bien et peut-être que je me planterais. Je comprend aussi que les gens ne voient pas les choses de la même manière que moi. Je pense juste que les opportunités pour moi sont ailleurs.
J'ai peur aussi, de quitter mon confort. Comment fait-on pour ne plus avoir peur? J'y travaille, mais c'est compliqué.
J'entend que l'on m'appelle partout et nul part et j'aime cette idée. De partout et nul part à la fois. J'ai une idée professionnellement parlant, mais elle est possible plus tard. Seulement le temps m'angoisse... Si je pars pas maintenant quand partir? Et si je pars maintenant quand faire ma formation...
Désolé de mon emportement. J'avais besoin de parler ce soir. A des gens qui comprendrais peut-être. Ahhhh... Le Mexique, le retour trop douloureux et déjà plus d'un an. Plus d'un an mais... toujours cette amer déprime. Quand je suis ailleurs, parfois j'ai envie de rentrer, espérant que ça ira mieux, mais... quand je suis de retour, je me rend compte que tout c'est figé et que c'est bien pire.
Merci à ceux qui auront eu le courage de tout lire. J'attend vos retours, de tout et de rien. (excusez mes maladresses d'expressions et mes fautes.)
Une jeune femme perdue. Ou justement qui cherche à se perdre encore plus, pour mieux se découvrir.
Je découvre ce forum ce soir, il y a quelques minutes à peine. Non par hasard. J'ai 18 ans, arrêtée mes études après les avoir à peine démarrer. Un point au cœur, des rêves et des idées qui s'amassent, s'enmèlent et s'entremêlent. Et surtout un ressenti de colère, de frustration et d'incompréhension. Ce que je ressens, beaucoup de personnes connaissent sûrement. Pourtant autour de moi j'ai la triste impression d'être seule. Que l'on me dit parfois me comprendre, mais j'en doute. Ce soir j'ai encore cette boule en travers de la gorge qui me prend de plus en plus et m'envahis de plus en plus bas. Une boule au ventre, des excès de fureur. Il est si compliqué d'avoir des rêves en dehors de toute cette machine dans laquelle on vit. Je ne veux pas paraître insouciante je ne pense pas l'être. J'y participe et j'y est mon confort. Mais je refuse le chemin que l'on me propose, ou que l'on m'oblige à prendre, détourner par plein de façons en me disant : fait ton choix. Mon choix ? Un métier, des sous, une routine, des soirées, de l'alcool, des études, un métier encore, des dépenses, de la consommation, des tonnes de fringues et choses. Avant je trouvais une satisfaction après avoir acheter quelque chose. Aujourd'hui je ressens de la culpabilité. Plus je grandi, plus je lis, plus je vois de films, plus j'observe, plus j'essaye de me cultivé et plus je comprend et plus je suis spectatrice et j'ai peur. Je ne sais si c'est le fait que je sois jeune, sûrement, j'y pense parfois. En me disant : Mais Lorène, tout cela te passera. Mais je sens quelque chose de plus fort. Une très forte envie de partir, de voyager. Une envie de réussir de sortir de tout cela. Je me sens oppresser par toute ses choses futiles qui m'entourent. Où sont passés l'essentiel des choses que même moi je n'ai jamais connu ? La première question que l'on me pose souvent est : qu'est-ce que tu fais comme études ? Comme si l'on devait définir les gens à ce seul détail. Et bien rien. Je ne fais plus rien. Je ne manque pas d'idées, très loin de là, seulement je pense en avoir trop. J'ai l'impression que je vais finir par exploser. J'aimerais être une enfant et ne pas me poser toute c'est questions. Je ne veux pas être rangée dans une boîte, je ne veux plus participer à tout cela. Je ressens de plus en plus de crise d'anxiéter. Je ressens la solitude chez moi, entouré de mes amis qui sont "là" pour moi, de ma famille "là" pour moi. Et je me rend compte à quel point on est seul. A quel point je suis seule et à quel point je me sens moins seule ailleurs. Je comprend aussi que les gens ne sont pas ouvert d'esprit. Qu'ils ont peur, d'eux mêmes, des autres, et j'en fais partie. Mais pourquoi me regardent - ils comme si ce que je dis est impossible? Je me bloque complètement, je n'arrive même pas à faire ressortir la créativité que je sens au fond de moi. J'ai des milliers de projets mais je recul sans arrêt. Les gens ont pitiés de moi en ce moment et me demande : tu ne t'ennuie pas? De ne rien faire de tes journées ? Oh mais je ne fais pas rien. Je lis, je réfléchis, j'essaye de me comprendre, de me connaître, de m'accepter, de me faire mes propres idées. Parfois je ressens de la solitude. Puis quand c'est trop je prend mon sac et je pars un week end. Les personnes ne savent pas poser les bonnes questions. Souvent ils m'ennuient et je m'ennuie quand je m'entend parler aussi. Alors j'ai essayé de trouver un travail, histoire de " faire quelque chose" et surtout (je voyais plus cela pour économisé et partir). Mais " tu n'as pas d'expérience, désolé mais c'est pas possible) Ah oui ? et quand est-ce que je l'aurais " l'expérience " alors ? Expérience soit dit en passant de foutre des trucs surgelés dans des rayons.
On me reproche de ne pas avoir la tête sur les épaules. Mais je ne comprend pas, ça me dépasse. Quelle différence entre toi qui est stressé par ton avenir professionnel et moi angoisser par le fait d'avoir peur de ne pas réussir à voyager et découvrir. Qui sommes nous pour juger ?
Comment les accomplir? Comment me lancer? Comment partir ? Où? Il y a tellement de possibilités qu'au final je passe mon temps à rêvé sur internet sans le faire. J'ai peur aussi, peur de me tromper, peur car tout le monde me dit que cela n'est qu'illusoire. Que ce n'est qu'un temps. Mais la vie est un temps. Je n'ai plus peur de l'avenir. Je verrais bien et peut-être que je me planterais. Je comprend aussi que les gens ne voient pas les choses de la même manière que moi. Je pense juste que les opportunités pour moi sont ailleurs.
J'ai peur aussi, de quitter mon confort. Comment fait-on pour ne plus avoir peur? J'y travaille, mais c'est compliqué.
J'entend que l'on m'appelle partout et nul part et j'aime cette idée. De partout et nul part à la fois. J'ai une idée professionnellement parlant, mais elle est possible plus tard. Seulement le temps m'angoisse... Si je pars pas maintenant quand partir? Et si je pars maintenant quand faire ma formation...
Désolé de mon emportement. J'avais besoin de parler ce soir. A des gens qui comprendrais peut-être. Ahhhh... Le Mexique, le retour trop douloureux et déjà plus d'un an. Plus d'un an mais... toujours cette amer déprime. Quand je suis ailleurs, parfois j'ai envie de rentrer, espérant que ça ira mieux, mais... quand je suis de retour, je me rend compte que tout c'est figé et que c'est bien pire.
Merci à ceux qui auront eu le courage de tout lire. J'attend vos retours, de tout et de rien. (excusez mes maladresses d'expressions et mes fautes.)
Une jeune femme perdue. Ou justement qui cherche à se perdre encore plus, pour mieux se découvrir.
Je ne sais pas où partir, Sri Lanka, Inde, Indonésie? English translation pending
Bonjour
bon ben voila mon mari vient de m annoncer que l on pouvait partir la maintenant donc comme rien n était prévu je dois trouver une destination mais j ai beau regarder sur le net je commence a ne plus ou donner de la tete ! nous pouvons partir 14 jours nous ne sommes que 2 et avons une preference en cette periode pour le soleil ! nous avons etabli un budget de 2500.00 a 3000.00 euros a nous deux c est ce qu il demande ds les tours operateurs en général nous sommes prets a partir soit en vol sec et trouver guest house a droite et a gauche en visitant le plus possible une partie du pays mais nous ne savons pas encore quel pays ! j aime cette idee de se debrouiller arrives la bas mais moi perso je n ai jamais fait et je reste sur mes gardes en fonction de certains endroits (location de voiture .....) mon mari est parti avec son beau frere l annee derniere au Cambodge en moto 15 jours et ce fut une experience inoubliable a tout point de vue pour lui mais moi jusqu a maintenant c était plutôt hotel plage piscine et visites guidees !!! pourriez vous me dire ce que vous pensez du sri lanka , ou inde , ou indonésie ?? merci beaucoup bonne journee
bon ben voila mon mari vient de m annoncer que l on pouvait partir la maintenant donc comme rien n était prévu je dois trouver une destination mais j ai beau regarder sur le net je commence a ne plus ou donner de la tete ! nous pouvons partir 14 jours nous ne sommes que 2 et avons une preference en cette periode pour le soleil ! nous avons etabli un budget de 2500.00 a 3000.00 euros a nous deux c est ce qu il demande ds les tours operateurs en général nous sommes prets a partir soit en vol sec et trouver guest house a droite et a gauche en visitant le plus possible une partie du pays mais nous ne savons pas encore quel pays ! j aime cette idee de se debrouiller arrives la bas mais moi perso je n ai jamais fait et je reste sur mes gardes en fonction de certains endroits (location de voiture .....) mon mari est parti avec son beau frere l annee derniere au Cambodge en moto 15 jours et ce fut une experience inoubliable a tout point de vue pour lui mais moi jusqu a maintenant c était plutôt hotel plage piscine et visites guidees !!! pourriez vous me dire ce que vous pensez du sri lanka , ou inde , ou indonésie ?? merci beaucoup bonne journee